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La MINUSCA annonce une opération militaire contre les rebelles de la CPC sur l’axe Bambari – Alindao

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L’opération a déjà permis aux casques bleus de chasser les groupes armés dans la localité de Boyo

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Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a engagé une action de domination sur l’axe Bambari – Alindao pour déloger les groupes armés qui cherchent à s’y implanter.

 

Au cours de la conférence hebdomadaire de la Mission, mercredi à Bangui, le porte-parole de la Force, le Major Zouhair El Kandoussi, a déclaré que l’action en cours, visent à « sécuriser la population civile, protéger les civils et réduire l’influence des groupes armés », tout en poussant les forces du mal à désarmer.

Selon le porte-parole militaire de la MINUSCA, l’action engagée a déjà permis aux casques bleus de chasser les groupes armés dans la localité de Boyo. « Les populations de Boyo ont remercié chaleureusement la MINUSCA d’avoir libéré la ville des groupes armés », a-t-il dit, ajoutant que « la force souligne que rien ne pourra arrêter sa détermination à toujours œuvrer à la protection des civils ». Le Major Zouhair El Kandoussi a également précisé que « l’opération de Bambari vise à inciter un plus grand nombre d’éléments armés à rejoindre le programme DDR ».

Les populations de Boyo ont remercié chaleureusement la MINUSCA d’avoir libéré la ville des groupes armés

Faisant le point sur la situation sécuritaire dans le pays, le Major Zouhair El Kandoussi a souligné que « la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire centrafricain demeure relativement calme mais imprévisible », affirmant que « la MINUSCA continue inlassablement à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine et que les réfractaires de crimes de guerre seront traduits devant les juridictions compétentes ». 

Intervenu de son côté, lors de cette présentation des actions de la Mission, Guy Karema, chargé de communication à la MINUSCA, a indiqué que du 11 au 17 janvier, la MINUSCA a documenté 13 cas d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté au moins 43 victimes. A ces dernières, a-t’il précisé, s’y ajoutent 9 incidents allégués, représentant 11 violations des droits de l’homme et du droit humanitaire qui auraient affecté 13 victimes. « Bien que le nombre d’incidents et de violations documentés cette semaine reste stable par rapport à la semaine précédente, le nombre de victimes a presque triplé en raison de deux attaques indiscriminées dans les préfectures de la Haute-Kotto et de l’Ouham et ayant fait respectivement 5 morts et 15 blessés, d’une part, et 3 morts et 5 blessés, d’autre part », a expliqué Guy Karema, signalant que « la large majorité des incidents, violations et victimes documentés cette semaine sont attribuables aux acteurs étatiques ».

En plus des activités de monitoring, le chargé de communication a signalé que la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a poursuivi son plaidoyer auprès des autorités pénitentiaires du Camp de Roux, où un foyer des cas de Covid-19 a été détecté, afin que les détenus bénéficient des conditions de détention et d’une assistance médicale conformes aux standards internationaux. Il a par ailleurs indiqué que, le 18 janvier, le bureau régional de la MINUSCA à Paoua a organisé une mission conjointe avec les équipes de communication et de sensibilisation de la Cour Pénale Spéciale (CPS) aux villages de Koundjili et Lemouna, deux lieux de massacre en mai 2019, qui ont couté la vie à 22 personnes, et occasionné de nombreux viols et autres exactions. « Cette mission s’inscrit dans la préparation des populations de la sous-préfecture de Paoua, qui inclut les familles des victimes, pour la radiodiffusion en direct du procès des auteurs de ce crime et une campagne de sensibilisation multiforme », a-t-il précisé.

Pour sa part, la porte-parole de la Police de la MINUSCA, Capitaine Sylvie Mazalo Agba, a indiqué que la Police des Nations (UNPOL) continue de soutenir les autorités centrafricaines dans la lutte contre l’impunité dans le pays. « Le 14 janvier, elle a appuyé le transfèrement par vol UN de sept détenus dont deux femmes de la maison d’arrêt de Paoua pour celle de Bouar sur demande du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua. Deux autres personnes précédemment gardées à vue à la brigade de Gendarmerie de Ndélé ont été transféré le 11 janvier à Bangui par vol UNafin de comparaitre devant la justice », a-t-elle indiqué.

La porte-parole de la Police a par ailleurs fait part de la rencontre le 12 janvier, du coordonnateur UNPOL du Pilier développement avec le directeur général de la Police centrafricaine (DGPC). « Leurs discussions ont porté sur les différents projets réalisés et ceux en cours au profit de la Police centrafricaine, particulièrement dans le domaine du renforcement des effectifs et des équipements de certains commissariats. Il a également été question de la remise prochaine du Commissariat de Police de Mongoumba dans la préfecture de la Lobaye et de l’organisation de la sélection et de la formation des Officiers de Police Judiciaire. A cette occasion, le directeur général de la Police centrafricaine a salué l’évolution des travaux de réhabilitation du Commissariat de Police de Boali », a-t’elle souligné.

 

Avec la Minusca

Réaction à l’article de la demande d’agrément de nomination de madame Marie-Madeleine KOUET comme ambassadrice en France

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Madame Marie-Madeleine KOUET, ancienne Présidente de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

Près d’une semaine après la publication de notre article sur le site du CNC intitulé « RCA : une demande d’agrément de nomination de Madame Marie-Madeleine KOUET comme ambassadrice en France refusée », de diverses sources contactées par la rédaction du CNC à l’ambassade de France à Bangui et à Paris démentent l’existence d’une telle demande centrafricaine auprès du gouvernement français.

À ce titre, la rédaction du CNC présente toutes ses excuses au chef de l’État centrafricain, à madame Marie-Madeleine KOUET, au gouvernement centrafricain, et au gouvernement français pour cette erreur, et tient à préciser que l’article a été supprimé de notre base des données.

 

Anselme Mbata

Rédacteur en chef du CNC

 

Un attentat à la bombe fait au moins quatre morts en Somalie

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le porte-parole du gouvernement somalien, Mohamed Ibrahim Moalimuu, a été blessé dans un attentat suicide à Mogadiscio, en Somalie, le 16 janvier 2022.

Le groupe militant al-Shabab a revendiqué la responsabilité de l’attaque./////////////.

Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de dix autres blessées après qu’un kamikaze a fait exploser une veste explosive dans un salon de thé à l’extérieur d’un centre d’entraînement de l’armée dans le quartier de Wadajir à Mogadiscio, a déclaré la police./////////////.

Selon la police, le kamikaze est entré dans le salon de thé, s’est fait passer pour un client et s’est assis pour prendre le thé. Quelques instants plus tard, le kamikaze s’est fait exploser./////////////.

Le porte-parole de la police, le major Abdifatah Aden, a déclaré que le kamikaze avait délibérément visé les clients du salon de thé. Quatorze personnes ont été blessées dans l’explosion, et quatre d’entre elles ont succombé à leurs blessures après avoir été évacuées de la scène, a déclaré Aden./////////////.

Le groupe militant al-Shabab a immédiatement revendiqué la responsabilité de l’attaque de mardi./////////////.

L’explosion a fortement endommagé le salon de thé, qui était fait de tôle ondulée./////////////.

Une deuxième explosion s’est produite environ deux heures après la première, dans le même quartier, selon la police. Cette dernière a été provoquée par un engin fixé à un véhicule appartenant à une société privée, et aucune victime n’a été signalée, a indiqué la police./////////////.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement somalien et ancien journaliste Mohamed Ibrahim Moalimuu a été grièvement blessé lorsqu’un kamikaze s’est précipité vers sa voiture et a fait détoner une veste explosive./////////////.

La main et la jambe de Moalimuu ont été blessées par les éclats de l’engin. Il a depuis été transporté par avion en Turquie pour y recevoir un traitement médical.

Avec VOA
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Une nouvelle attaque des mercenaires russes dans le nord fait une dizaine des morts et des blessés

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Bangui, 19 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le village d’Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé a été gravement secoué dimanche dernier par une nouvelle attaque des Mercenaires russes sur un chantier minier. Des personnes tuées,  des habitations incendiées, la situation humanitaire deviennent de plus en plus catastrophiques dans cette région du nord de la République centrafricaine.

Panneau de signalisation à Bria
Panneau de signalisation à Bria. Photo CNC

 

Après près de deux semaines d’accalmie,  la préfecture de Haute-Kotto sombre à nouveau dans un nouvel épisode de violence. Les mercenaires de Wagner, principaux auteurs des exactions ces derniers temps dans la région, commettent à nouveau une série de crime dans le village Aïgbado puis au village Yanga.

À lire aussi : RCA : Bria, les habitants du village Aïgbado séquestrés par les rebelles de la  CPC

 

En effet, selon des informations du CNC, le dimanche dernier, peu avant midi, les mercenaires russes, lourdement armés, à bord de leur véhicule,  ont pris la direction de la ville de Ndélé. Mais 75 kilomètres plus loin, ils sont arrivés dans le village Aïgbado. Leur présence faisait paniquer la population locale qui garde encore leur mauvais souvenir. Mais pendant que les gens s’affolaient, les mercenaires russes tiraient sur la foule sans distinction, tuant 8  personnes et incendier une dizaine des maisons.  Au même moment, certains rebelles de l’UPC qui sont présents dans le coin, visent également les mercenaires Russes, blessant au passage quatre, déclenchant ainsi la colère de ces derniers.  Suivant la direction de la foule, les mercenaires russes sont allés dans le village Yanga, situé à 70 kilomètres du village Aïgbado, incendier des habitations et tuer à nouveau 5 personnes et blesser une dizaine d’autres qui sont transférés à la clinique médicale du médecin sans frontière (MSF) à Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : nouvelle vague de propagande de la société de mafia russe Wagner sur les réseaux sociaux en langue russe

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Bangui, 19 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « Nouvelle vidéo de propagande du Groupe #Wagner sur la #Centrafrique qui dépeint un climat de ténèbres où les forces du bien (Wagner) luttent contre les forces du mal (la CPC?) … en circulation sur les réseaux sociaux en langue russe ».

 

 

Comme si les multiples opérations de  propagande et de fake news menées depuis plusieurs années en République centrafricaine par la société de mercenariat russe Wagner pour tenter de déshumaniser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et suscité la haine de la population ne leur suffisent pas, cette nébuleuse société de mafia russe lance depuis deux semaines  sur les réseaux sociaux en langue russe   « une nouvelle vidéo de propagande sur la #Centrafrique qui dépeint un climat de ténèbres où les forces du bien (Wagner) luttent contre les forces du mal (la CPC?) », selon Nathalia Dukhan, analyste et enquêtrice de conflit chez « The  Sentry.

Mais selon un autre analyste politique centrafricain, la propagande menée par Wagner depuis la Russie se concentre sur la manipulation des émotions au détriment des facultés de raisonnement et de jugement. D’après lui, ce groupe de « l’armée de l’ombre »  est à l’offensive sur les réseaux sociaux afin de rallier des partisans et diffuser sa propagande,

Comme tout le monde le sait, les mercenaires de Wagner ne sont pas arrivés en RCA pour protéger la population, mais protéger le régime du Président Faustin Archange Touadera , disait l’annaliste Nathalia Dukhan.

 

 

Selon les experts des nations unies et la commission d’enquête spéciale mise en place par le chef de l’État centrafricain, ces mercenaires de Wagner sont également à l’origine des nombreuses exactions commises sur la population civile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : le MCU, parti au pouvoir, est sur le point de s’exploser

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mouvement des cœurs unis, le MCU, au pouvoir depuis 2016, est au bord de l’explosion. En cause : une querelle de leadership qui divise chaque jour un peu  plus le partit. Les escarmouches se poursuivent entre les partisans de l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA et  ceux du Président de l’Assemblée nationale, ou encore à ceux du Premier ministre Henri-Mari Dondra, en passant par les réseaux sociaux, les militants des trois camps multiplient les actes d’hostilité, mettant à mal l’image de leur parti.

Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale lors de la lecture de sa décision de suspension de la procédure de levée d'immunité parlementaire de ses collègues députés Ziguélé, Dologuélé et Zingas
Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale lors de la lecture de sa décision de suspension de la procédure de levée d’immunité parlementaire de ses collègues députés Ziguélé, Dologuélé et Zingas

 

Une querelle de leadership divise chaque jour un peu plus le mouvement des cœurs unis (MCU). Tout a commencé en juin dernier après l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à la tête de l’Assemblée nationale, puis le choix de l’ancien ministre des Finances Henri Mari Dondra comme Premier ministre en remplacement de Firmin NGRÉBADA, élu député de Boali, et  qui ambitionne le perchoir de l’assemblée nationale. Sauf que le Président de la République en a décidé autrement, et c’est Simplice Mathieu Sarandji qui a été élu à ce poste.

Selon la constitution de la République centrafricaine, le chef de l’État Faustin Archange Touadera entame depuis l’année dernière son dernier quinquennat. Et pour lui succéder, chacun des trois personnalités cherche à se positionner sur la machine électorale du pouvoir, le mouvement des cœurs unis.

Depuis sa création en 2018, le MCU, parti au pouvoir,  est dirigé par Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, aujourd’hui élu président de l’assemblée nationale. Mais depuis deux mois, l’homme est éclaboussé par des affaires criminelles et du détournement des deniers publics. Une plainte avait été déposée au tribunal de grande instance pour la disparition d’un homme d’affaires centrafricain. Pour les partisans du premier ministre Henri Mari Dondra et ceux de l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, Simplice Mathieu Sarandji est totalement grillé, et ne peut plus pouvoir prétendre à représenter le MCU à la prochaine présidentielle de 2025 avec des nombreuses casseroles derrières. Ce qui pousse les partisans  de Firmin Ngrebada à affronter frontalement ceux du premier ministre Henri-Mari Dondra, sans oublier ceux du Président de l’assemblée nationale qui tentent de sauver leur champion et le ramener dans la course.

Ainsi, depuis deux semaines, on assiste sur les réseaux sociaux à une véritable guerre des clans :  des intimidations, des menaces de mort, de la diabolisation….

Mais ce qu’ils semblent oublier, la décision finale revient au chef de l’État.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA: La LRA de Joseph Kony envisage-t-elle de créer sa principale base arrière à Obo ?

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Centrafrique.org/une-dizaine-des-personnes-kidnappees-dans-une-incursion-des-rebelles-de-la-lra-au-sud-est-de-la-rca/des-rebelles-de-la-lra-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-40991″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants de l'Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l'intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.
Des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l’intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.

 

Bangui, 19 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Plus de trente ans après la création de l’armée de résistance du seigneur (LRA), le principal leader de ce groupe armée ougandais Joseph Kony, recherché par la cour pénale internationale pour crime contre l’humanité,  reste introuvable. Selon l’ONU,  cette milice armée aurait massacré plus de 100 000 personnes,  enlevé plus de 60 000 enfants et provoqué le déplacement d’au moins 1,7 million de personnes. Mais ces dernières années, sa force de frappe est considérablement affaiblie. Mais chose étonnante, le 14 janvier dernier, ses principaux chefs ont adressé une lettre aux autorités de la ville centrafricaine d’Obo demandant leur installation dans la ville. Le but, selon des sources locales, est de dialoguer avec les autorités d’Obo et de contribuer au retour définitif de la paix dans cette région frontalière de la République centrafricaine. Mais une source militaire centrafricaine doute de la sincérité de ces « terroristes ».

 

Cette lettre, transmit au préfet du Haut-Mbomou Jude Ngayoko, a été reçue par l’intéressé  le vendredi 14 janvier dernier. Les auteurs, qui ont indiqué leur position actuelle en République démocratique du Congo, envisagent de dialoguer avec les autorités locales en vue de créer des conditions favorables au retour de la paix et la stabilité dans la préfecture du Haut-Mbomou. Mais pour un officier des forces armées centrafricaines (FACA), cette milice ougandaise, considérablement affaiblie, cherche des moyens pour créer une base arrière dans le pays.

« C’est une demande qu’il faut l’analyser avec beaucoup de précautions », ajoute cet officier FACA.

Mais pour les autorités locales,  cette initiative menée par ces officiers de la LRA est à saluer malgré de doute sur leur bonne volonté.

Selon les nations unies, au moins 80% de la LRA est composé  d’enfants soldats.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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L’ONU appelle à être proactif pour protéger les enfants des conflits armés

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« Il y a vingt-cinq ans, la communauté mondiale a lancé un appel à l’action audacieux pour mettre fin au fléau des enfants tués, mutilés, recrutés et utilisés dans les conflits, pour mettre fin aux enlèvements et aux violences sexuelles, pour mettre fin aux attaques contre les écoles et les hôpitaux, et pour mettre fin aux refus de l’aide humanitaire vitale », a rappelé António Guterres, énumérant les six graves violations que vise à éradiquer et prévenir le mandat adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de sécurité en 1996.

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L’ONU appelle à être proactif pour protéger les enfants des conflits armés

 

Il faut faire beaucoup plus 

Le Secrétaire général a souligné que depuis lors, le Bureau pour les enfants et les conflits armés – dirigé par son Représentant spécial – n’a cessé de travailler sans relâche pour protéger les enfants pris au piège des conflits, démontrant qu’« étape par étape…il est possible de mettre un terme aux violations graves commises à l’encontre des enfants ».

Il s’est félicité des plus de 170.000 enfants recrutés par des groupes et des forces armées qui ont été libérés ainsi que des centaines d’engagements et de plans d’action visant à sauver des vies qui ont été signés et mis en œuvre, au cours des 25 dernières années.

« Mais il faut faire beaucoup plus. Des enfants sont toujours en danger. La paix se fait rare. Les cycles de violence et de désespoir ne s’arrêteront pas automatiquement », a fait valoir M. Guterres.

Le chef de l’ONU a appelé la communauté internationale à continuer à soutenir le travail vital de surveillance et d’information du Bureau. « Nous devons renforcer notre soutien aux enfants libérés afin qu’ils puissent se réintégrer dans leurs communautés », a continué M. Guterres.

Il a également appelé « à accorder la priorité aux besoins et aux droits des enfants dans les négociations de paix » et « honorer leur bravoure et leur résilience en leur donnant une voix pleine et active dans l’avenir de leur pays ».

Le chef de l’ONU a appelé la communauté à tenir les promesses auxquelles elle s’est engagée il y a 25 ans, soulignant que « le mandat sur les enfants et les conflits armés est plus important que jamais ».

Comprendre le passé pour inspirer l’avenir

Une nouvelle étude publiée mardi à l’occasion des 25 ans du mandat « Enfants et conflits armés » propose une nouvelle voie pour dynamiser la protection des enfants touchés par les conflits armés, fondée sur la prévention, la collaboration, la réintégration et un mécanisme de suivi renforcé.

Il s’agit de la première étude complète à analyser de manière holistique les défis, les opportunités et les succès dans l’exécution du mandat des Nations Unies CAAC depuis sa création en 1996. Elle a été présentée lors d’un événement de haut niveau co-organisé par la Norvège pour commémorer le 25e anniversaire du mandat.

Selon la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, l’étude a pour objectif d’éclairer l’évolution du mandat au cours des 25 dernières années afin d’aider la communauté internationale à mieux préparer les 25 prochaines années du mandat.

« L’étude fournit une photographie de la situation actuelle de mon mandat… Mais elle ouvre la fenêtre à une voie renforcée vers l’avenir en mettant en évidence certaines recommandations collectives pour inspirer les 25 prochaines années, alors que nous augmentons notre engagement pour assurer une meilleure protection des enfants dans les situations de conflit armé dans le monde entier », a déclaré Mme Gamba.

La voix des enfants au cœur de l’étude

Les enfants étant au cœur du mandat, leurs voix et leurs messages sont également au centre de cette étude et ont été inclus dans des discussions de groupe et des consultations facilitées par l’Institut Dallaire, Défense des Enfants International et le Comité International de Secours.

« Donner la parole aux enfants vivant au milieu des hostilités reste au cœur du mandat « Enfants et conflits armés », car ce sont leurs besoins qui nous guident dans nos efforts pour mieux les protéger », a ajouté Mme Gamba.

« Aujourd’hui, je demande à la communauté internationale de renouveler son engagement en faveur des enfants touchés par les conflits et de faire plus, de faire mieux, pour les protéger du danger et de redoubler d’efforts pour mettre fin à toutes les violations à l’encontre des enfants dans les situations de conflit armé », a-t-elle encore dit.

L’étude a été produite par le Bureau de la Représentante spéciale et présente l’évolution du mandat du CAAC depuis sa création par l’adoption de la Résolution 51/77 par l’Assemblée générale en 1996. Des consultations approfondies ont été menées auprès des États membres, des entités de l’ONU et d’organisations de la société civile tout au long de l’année 2021 afin d’alimenter l’étude.

 

Avec ONU info

CAN 2022 : le Gabon qualifié, les Comores victorieuses, le Ghana éliminé

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Les Gabonais ont réussi une belle performance dans le groupe C : malgré les obstacles, ils ont obtenu le point du nul contre un Maroc accrocheur (2-2), et par la même occasion un ticket pour les huitièmes de finale.

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Le but de Jim Allevinah (Gabon) face au Maroc, lors de la CAN 2022. © FMM / Pierre René-Worms

 

Allevinah punit l’erreur marocaine

 

Après le match Zimbabwe-Guinée (2-1), ce Gabon-Maroc a commencé sur un bon rythme, avec des Lions de l’Atlas gardant le ballon dans les pieds. Bien en place, les Panthères se sont appliquées à respecter les consignes tactiques de Patrice Neveu avant d’exploiter la première gaffe marocaine.

Sur une longue ouverture du portier gabonais Jean-Noël Amonome, Sofiane Chakla a glissé sur la pelouse et laissé le ballon filer. Jim Allevinah en a profité derrière et s’en est allé remporter son duel avec Munir, le gardien marocain (21e). Déjà buteur face au Ghana, le Clermontois brille dans cette CAN. Après la pause, Allevinah a bien failli signer un magnifique doublé. Dommage pour lui, sa reprise de volée dans un angle fermé s’est écrasée sur la barre transversale (59e).

20 dernières minutes de folie

Dominateurs mais menés, les hommes de Vahid Halilhodzic ont appuyé sur l’accélérateur à l’heure de jeu et ont fini par être récompensés. Dans la surface, Sofiane Boufal s’est écroulé au contact de Jean-Noël Amonome. L’Angevin s’est présenté pour tirer et transformer le penalty (73e).

Cette égalisation a été le point de départ d’une fin de rencontre folle. Sous les yeux des supporters gabonais, Jim Allevinah s’est arraché côté gauche pour centrer vers Aaron Boupendza au premier poteau. Le malheureux Nayef Aguerd a alors marqué contre son camp (81e). Le doute ne s’est toutefois pas installé longtemps. Juste le temps pour Achraf Hakimi d’égaliser à nouveau sur un coup franc magnifique (84e). Dans un stade Ahmadou-Ahidjo survolté, les ultimes minutes ont été intenses, mais sans nouveau but.

Au rendez-vous des huitièmes

Le Gabon a plusieurs fois cru subtiliser la première place au Maroc mardi soir. Pris à la gorge, les Lions de l’Atlas ont su réagir pour refaire surface et conserver leur statut de leaders du groupe C avec 7 points. Le Gabon est deuxième avec 5 points. Les deux équipes joueront les huitièmes de finale.

Dans l’autre rencontre de la poule, le scénario a été fou entre les Comores et un Ghana réduit à dix contre onze après l’expulsion d’André Ayew. Les Comoriens ont eu le dernier mot (3-2) et ainsi obtenu la première victoire de leur histoire en Coupe d’Afrique des nations. Avec 3 points au compteur, ils doivent attendre la fin du premier tour pour savoir s’ils seront parmi les meilleurs troisièmes. Le Ghana, dernier avec un seul point, quitte la compétition la tête basse.

Par RFI

 

Centrafrique : une coupure d’électricité empêche un avion d’Air France de décoller

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un avion d’Air France reliant la capitale centrafricaine à celle de la France n’a pas pu décoller ce lundi à Bangui à cause d’une panne de connexion et d’électricité. Le vol est ajourné pour ce mardi 18 janvier 2022.

centrafrique.org/un-enfant-retrouve-mort-dans-le-train-datterrissage-dun-avion-arrive-a-laeroport-roissy-charles-de-gaulle-en-provenance-dabidjan/un-avion-airbus-de-la-compagnie-air-france/” rel=”attachment wp-att-35496″ data-wpel-link=”internal”>un avion airbus de la compagnie air france

 

Le vol AF 775 d’Air France reliant Bangui à Paris a été immobilisé ce lundi 17 janvier 2022 sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko à cause d’une panne de connexion internet et d’électricité.

Bien avant 13 heures, il y’avait une panne de connexion internet, et les formalité au départ avant l’embarquement étaient faites manuellement. Mais une fois l’embarquement terminé et tous les passagers dans l’avion, les agents de bord ont vite découvert qu’il y’a un problème mathématique. Le nombre des passagers à bord ne correspond pas au nombre réel.  A cela s’ajoute des doutes sur certain visa. Les agents ont mis du temps pour revérifier.  Pendant ce temps, la nuit tombe sur la capitale, et le système d’éclairage de la piste ne fonctionne plus. Il faisait sombre partout.

Pour la sécurité des passagers et de la population banguissoise, la compagnie a décidé de reporter le vol pour ce mardi 18 janvier à 10 heures.

Ceci est une réalité de tout ce qui se passe dans le pays depuis plusieurs années.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique: Formés à la hâte et au rabais, les FACA meurent de plus en plus jeunes

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En province, les combats entre la CPC et les FACA et leurs alliés russes sont journaliers, que ce soit dans l’ouham, l’Ouham Pendé, en Ouaka ou encore en Bamingui-Bangoran ! Cela montre que le pays est loin d’être pacifié contrairement à ce que l’on peut entendre.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Il est compliqué d’évaluer les pertes du côté de la CPC mais selon certaines sources, les pertes occasionnées parmi les FACA et les mercenaires de la WAGNER augmentent de manière significative voire préoccupante d’après les informations circulant au sein du pouvoir.

Signe évident de cet état de fait, il a même été décidé de construire un monument pour mettre à l’honneur les morts russes en Centrafrique et accessoirement les FACA, dont le sacrifice semble passer au second plan pour l’envahisseur russe.

Ce qui est également inquiétant, c’est le rythme élevé de formations que les instructeurs russes imposent et surtout l’envoi de jeunes bataillons, avec peu d’expérience, à peine la formation finie… Le tout sans que les FACA ne passent par une phase d’entraînement pourtant primordiale ! Être formé est une chose mais être entraîné en est une autre. Déjà aucune armée dans le monde ne considère que ses jeunes soldats ne puissent être formés au bout d’un mois seulement. Cela se traduit par des pertes de plus en plus nombreuses sur le terrain à cause de la formation bâclée et menée au pas de charge et ne permettant pas à elle seule de rendre nos FACA opérationnels d’emblée.

 

Cela renforce l’idée que les mercenaires de la Wagner n’ont que faire des FACA et qu’ils utilisent ces derniers comme supplétifs, sans se soucier de leur sort ! Preuve en est, l’abandon des FACA par Wagner en plein combat par peur de résister à la l’UPC à Kouango récemment. Les Mercenaires russes ont indiqué qu’il revenait aux FACA de défendre leur pays et que eux n’avaient pas vocation à mourir à leur place…

 

On souhaite bien du courage aux jeunes FACA du bataillon d’infanterie territorial récemment envoyé au combat dans ces conditions. Ce n’est pas le t-shirt qu’ils ont reçu en cadeau par leur formateur russe qui va les protéger pour l’accomplissement de leur mission de protection et de stabilisation du pays.

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : violent affrontement entre les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de l’UPC dans la Ouaka

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La semaine dernière, dans le village de Yagoundaba, localité située entre la ville d’Ippy et le village Kolo, dans la préfecture de la Ouaka, un violent affrontement avait opposé les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le dégât est énorme, on parle d’une dizaine des morts et des blessés.

Image d'illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR
Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR

 

Selon des informations recueillies sur place, c’était le vendredi, peu avant midi, plusieurs dizaines des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), basée quelque part à l’entrée du village Yagoundaba, ont quitté précipitamment leur quartier général pour se positionner à 5 kilomètres plus loin sur l’axe Kolo suite à une information importante qu’ils venaient de recevoir de la part de l’un de leurs indicateurs. En réalité, ils devançaient les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera qui étaient en route pour mener un violent assaut contre leur base. Malheureusement pour eux, la nouvelle est arrivée vite aux oreilles de leurs ennemis qui se sont préparés en conséquence.

Comme prévu, les miliciens Anti-Balaka, à bord d’une vingtaine des motos et lourdement armés, sont venus tombés dans le piège des rebelles comme des papillons. Un violent affrontement avait eu lieu. On parle d’une dizaine des morts et des blessés côté Anti-Balaka.

Selon les informations recueillies, seulement 3 miliciens Anti-Balaka  qui sont sortis à Ippy, les autres sont toujours portés disparus. Certaines sources parlent de 12 morts et quatre blessés transférés au dispensaire de Kolo.

Rappelons que cette milice Anti-Balaka avait été créée par les Mercenaires russes pour combattre et capturer le chef rebelle Ali Darassa, retranché dans la périphérie de Bambari et Ippy.

 

Par Bertrand Yékoua

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Centrafrique : Bombardement du site minier de Ndassima, le bilan s’alourdit

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le bombardement du site est survenu il y a dix jours vers 2 heures du matin alors que tout le staff dormait encore sur la base d’exploitation minière de Ndassima. Des explosifs largués par un avion militaire de Wagner auraient coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes, militaires comme civils. L’état-major parle d’une erreur de cible. Est-il vraiment une erreur ?

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Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC

 

Selon le groupe du travail de la société civile,  un avion militaire aurait bombardé le site minier de Ndassima le dimanche 9 janvier  2022 aux environs de 02h00, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines. Mais l’état-major, de son côté, tente de minimiser et parle seulement de quelques blessés qui ont été transférés à l’hôpital. Or, selon des témoignages recueillis, le nombre des morts et des blessés serait plus lourd que celui annoncé par le pouvoir.

Selon certains témoins joints par la rédaction du CNC, dans la nuit du mardi à mercredi 12 janvier, une vingtaine des corps, voire plus, ont été transférés à la morgue de l’hôpital communautaire vers 3 heures du matin.

« C’était vers 2 heures, voir 3 heures du matin quand nous avions entendu des hommes pleurer. Par curie usité, moi et mes deux voisins sommes partis voir  ce qui s’est passé. À notre surprise, c’était des dizaines des corps transportés dans trois gros véhicules militaires qui sont étalés au sol dans la morgue. Il y’avait des blancs parmi les victimes. Ceux qui pleuraient étaient des conducteurs de ces camions militaires », déclare un parent d’un patient hospitalisé à l’hôpital communautaire. Or, la veille, à Bambari, l’hôpital local avait annoncé qu’il avait enregistré 10 blessés, dont un mercenaire russe. Mais vu l’ampleur du dégât et le mystère qui entoure le dossier, on imagine mal qu’il y’avait seulement 10 blessés. Selon certaines sources médicales, il y’avait des blessés et des morts qui sont acheminés dans la capitale par la voie aérienne. Ce qui complique davantage le comptage des nombres des victimes.

Rappelons que c’est depuis plus de deux semaines dans les localités de Bambari que les hélicoptères de Wagner multiplient de bombardement aérien sur certains villages afin de harceler et couper de sommeil aux éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique. Selon l’état-major de l’armée, c’était un hélicoptère militaire de l’armée nationale qui  serait à l’origine de cet incident. D’après les témoins, c’était vers 2 heures du matin      Que l’hélicoptère aurait largué des explosifs sur la base d’exploitation minière de Ndassima, gérée par la société Wagner,  détruisant au passage un de leur conteneur, et tuant plusieurs personnes. Une partie des blessés a été transférée dans un hôpital à Bambari, d’autres à Bangui. On ignore le nombre exact des Mercenaires russes blessés ou tués dans cette attaque.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Centrafrique: La faim gagne encore du terrain dans le nord-ouest du pays

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A quelques 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale, les étals du marché de Paoua sont clairsemés ; il manque de tout, même des fruits et légumes. Non seulement l’insécurité qui perdure dans la région ne facilite pas les approvisionnements et génère des vols voire des pillages mais le prix des quelques denrées que l’on trouve a flambé, réduisant en ainsi l’accès à ces derniers qu’à ceux qui ont les moyens d’en bénéficier.

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Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

« La situation est de plus en plus catastrophique » témoigne un habitant « et on a du mal à imaginer du mieux par les temps qui courent ». Et malheureusement, les chiffres avancés par le programme alimentaire mondial (PAM) semblent lui donner raison. En effet, ce dernier estime que 42 % de la population centrafricaine souffre de la faim. Ce chiffre est une moyenne car dans la préfecture de lime-Pendé dont le chef-lieu est Paoua, il monte jusqu’à 61 %, soit quasiment deux personnes sur trois.

Malgré les aides alimentaires distribuées par le PAM, cela ne permet malheureusement pas de combler tous les besoins. « Tout le monde ici s’inquiète de la situation désastreuse », s’exclame une jeune mère qui explique qu’elle ne voit pas comment son enfant va pouvoir grandir comme il faut dans ces conditions. « Je ne sais pas comment nous ferions sans ces aides, nous serions déjà morts » poursuit-elle. La région est clairement en phase d’urgence alimentaire.

Les prévisions pour 2022 sont plutôt pessimistes puisque l’ONU annonce d’ores et déjà que plus de 3 millions de Centrafricains auront besoin d’assistance humanitaire, soit quasiment 63 % de la population du pays. Espérons que la réalité dans les faits sera meilleure que celle annoncée !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : les évêques tirent la sonnette d’alarme sur les crises diverses dans le pays

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Bangui, 18 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les évêques de Centrafrique ont attiré l’attention du gouvernement sur les profondes mutations qui dramatisent la situation du pays, lors de la conférence épiscopale de 2022, selon

une source officielle.

Photos de la cloture de l'assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake Faits d'actu
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake
Faits d’actu

 

Les responsables religieux ont exprimé l’inquiétude en faisant le point sur la situation sécuritaire, diplomatique, socio-économique, sanitaire et éducative pendant des échanges avec le président du pays et le chef du gouvernement.

“C’est avec grande consternation et beaucoup de questionnements que nous assistons à des sorties médiatiques et des campagnes de désinformation visant à ternir l’image et la réputation de notre pays afin de maintenir les tensions conflictuelles au mépris de la souveraineté de l’Etat centrafricain”, indique le communiqué final publié dimanche soir.

“Cette situation vise à marginaliser et à isoler notre pays sur le plan diplomatique et international et cause un grand dommage économique dans le partenariat avec les institutions financières internationales qui soutiennent l’économie fragile de la République centrafricaine. Pendant ce temps, à l’intérieur du pays, certains groupes armés demeurent actifs et commettent des exactions”, ont-ils ajouté.

“Nos ressources naturelles, minières et forestières sont pillées. Nous assistons aujourd’hui à une exploitation abusive et effrénée de ces ressources par des étrangers avec la complicité de certains compatriotes. La dégradation et la destruction de notre environnement sont effrayantes”, ont-ils estimé.

Par ailleurs, les évêques ont appelé le gouvernement à la transparence autour des conventions signées avec les partenaires et pays étrangers.

Cette conférence annuelle s’est tenue du 10 au 16 janvier à Bimbo, une localité près de la capitale centrafricaine de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim avec Xinhua

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Le Cap-Vert tient tête au Cameroun, le Faso ne convainc pas face à l’Éthiopie

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Cameroun a été tenu en échec par le Cap-Vert (1-1), mais conserve la première place de son groupe grâce au cinquième but de Vincent Aboubakar à la CAN, lundi à Yaoundé.

Moins brillants offensivement que contre l’Éthiopie (4-1), les “Lions Indomptables” joueront leur 8e de finale le 24 janvier à Yaoundé, dans ce stade d’Olembé mal garni en début de match, et proche de sa jauge autorisée, 80%, au coup de sifflet final.

La suite du programme risque de se corser nettement, car le pays hôte pourrait bien hériter d’un monstrueux troisième de groupe, le Ghana, la Côte d’Ivoire ou l’Algérie!

Le Burkina Faso, qui a fait match nul (1-1) contre l’Ethiopie dans l’autre rencontre de la journée, termine deuxième avec 4 points, devançant le Cap-Vert qu’il a battu (1-0) lors de la phase de poule. Mais les “Tiburones Azules” (Requins Bleus), avec 4 points également, peuvent espérer finir parmi les quatre meilleurs troisièmes qui participeront aux 8e de finale.

Le Cameroun a une fois encore compté sur son capitaine, Vincent Aboubakar (39e), qui a repris dans le but une frappe déviée par Edilson “Diney” Borges.

“Madjer” de Garry Rodrigues

Après ses deux doublés contre le Burkina-Faso (2-1) et l’Éthiopie (4-1), “Abou” avance au rythme du recordman sur une CAN, le Zaïrois Pierre Ndaye Mulamba, 9 buts en 1974, en cinq rencontres, comme Michel Platini à l’Euro-1984.

Le “capi” a déjà rejoint Samuel Eto’o (5 buts en 2006 et 2008) et dépassé une autre légende des Lions Indomptables, Roger Milla (4 buts en 1986), comme Patrick Mboma en 2004.

Jusqu’ici, Aboubakar n’avait marqué qu’un but en Coupe d’Afrique, mais quel but! Une reprise de volée après un coup du sombrero pour gagner la finale 2017 contre l’Égypte (2-1), à deux minutes du coup de sifflet final!

Mais le Cap-Vert aussi marque de beaux buts. Lundi, il a égalisé d’une superbe “Madjer” de Garry Rodrigues (53e) sur un centre de Kenny Rocha Santos.

Le Cameroun a concédé un but à chaque match, un point à surveiller pour un des favoris.

Son sélectionneur, Toni Conceiçao, a essayé une troisième charnière centrale, cette fois c’est le Stéphanois Harold Moukoudi qui était associé à Michael Ngadeu, après Jérôme Onguéné contre le Burkina et Jean-Charles Castelletto contre l’Éthiopie.

Et son excellent gardien, André Onana, très à l’aise dans le jeu au pied, à l’école de l’Ajax Amsterdam, a quand même encore raté une sortie aérienne (44e).

Offensivement, le Cameroun a un peu patiné. Jouant cette fois en jaune, comme lors de la finale de leur première victoire en CAN (1984), les Lions ont pourtant tout fait pour signer une troisième victoire. Mais Karl Toko Ekambi (43e), Pierre Kunde (49e) ou Aboubakar lui-même (66e) ont manqué de précision.

Le stade a tremblé sur d’ultimes assauts de Samuel Oum-Gouet (75e) ou Clinton Njie (80e, 90e+3). Les Lions ont sept jours pour régler la mire.

Avec VOA

Centrafrique: l’épiscopat dénonce l’exploitation abusive des ressources

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Par Lucie Sarr

 

Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Réunis pour leur première assemblée plénière de l’année 2022, les évêques de Centrafrique ont publié, un message daté du 14 janvier.

Photos de la cloture de l'assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake Faits d'actu
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des évêques de Centrafrique/ Landry Koyassake
Faits d’actu

 

Après avoir, pour sa première assemblée plénière annuelle, eu des moments de prière et d’échanges avec les autorités centrafricaines, l’épiscopat de ce pays a publié, un message daté du 14 janvier. Dans ce texte, les neuf évêques et archevêques de ce pays d’Afrique centrale sont revenus sur l’importance du Synode sur la synodalité.

« À la suite du Christ, l’Église a fait de la synodalité sa façon habituelle de vivre et d’exercer sa mission dans le monde, ont-ils notamment écrit. Les conciles œcuméniques représentaient un exemple éloquent de cette expression ecclésiale lorsque des idées contraires menaçaient la foi de l’Église et son unité ». Et d’expliciter le but du synode : « Pour cette fois, il [le pape] veut écouter chaque baptisé en tant que sujet actif de l’évangélisation ».

Situation sociopolitique du pays

S’intéressant à la vie sociopolitique de la République centrafricaine, la Conférence des évêques a dénoncé « des sorties médiatiques et des campagnes de désinformation visant à ternir l’image et la réputation » du pays et à « maintenir les tensions conflictuelles au mépris de la souveraineté de l’État Centrafricain ».

« Cette situation vise à marginaliser et à isoler notre pays sur le plan diplomatique et international et cause un grand dommage économique dans le partenariat avec les institutions financières internationales qui soutiennent l’économie fragile de la République centrafricaine », ajoute-t-elle.

Aux yeux des évêques de ce pays, les ressources y sont abusivement exploitées par « des étrangers avec la complicité de certains compatriotes ». « La dégradation et la destruction de notre environnement sont effrayantes, s’alarment-ils également. Nous appelons de tous nos vœux que la transparence soit faite autour des conventions entre la Centrafrique et les partenaires et pays étrangers ».

L’épiscopat centrafricain s’est, par ailleurs, exprimé sur la question du Dialogue républicain souhaité par le président Faustin Archange Touadera et censé réunir les forces vives de la nation autour d’une même table. Il s’inquiète notamment du retrait de plusieurs responsables politiques et s’interroge « sur l’impact réel d’un tel exercice politique dans la recherche d’un retour à la paix, à la concorde et à la réconciliation nationale ». Tout en exprimant le vœu ardent que ce dialogue soit inclusif, il prévient que ces concertations ne doivent pas « non plus devenir une patente pour l’impunité ». « Il n’est pas question de sacrifier les exigences de la justice sur l’autel du politique », insiste-t-il.

Crise des valeurs morales

Les évêques centrafricains se sont enfin inquiétés de la crise des valeurs morales. « La corruption, l’enrichissement illicite, la gabegie, l’incompétence et le manque de déontologie professionnelle dans certains services de l’État, l’abus d’autorité et l’injustice, sont autant de symptômes qui traduisent et mettent à grand jour la crise de valeurs morales fondamentales » citent-ils fustigeant, par la même occasion, le comportement d’« adultes véreux [qui], forts de leur stature et position sociale, profitent » de la naïveté des enfants et les « exploitent à des fins sexuelles, hypothéquant ainsi leur jeunesse et leur avenir ».

Cette déclaration a aussi été l’occasion pour la conférence épiscopale centrafricaine, de décrier l’absence de cours d’éducation civique et morale qui étaient autrefois dispensés dans les établissements scolaires du pays.

 

Par Lucie Sarr

La croix

RCA : le projet du budget de l’ÂNE pour les élections municipales, revu à la hausse par le chef de l’État, suscite de nombreuses controverses

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En République centrafricaine, les dernières élections ont coûté plus cher à l’État et aux partenaires internationaux sans atteindre des résultats de qualité. Pour cette année 2022, avec les élections municipales, le projet du budget de l’autorité nationale des élections, estimé à 9 milliards de francs CFA, a été revu à la hausse par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Pour l’opposition, il s’agit sans doute d’un véritable hold-up  sur le budget des élections qui se profile à l’horizon.

Le président de l'ANE, Barthélémy Mathias Morouba fait la lecture des résultats provisoires des élections législatives du second tour et des partielles
Ici, le président de l’ANE, Barthélémy Mathias Morouba fait la lecture des résultats provisoires des élections législatives du second tour et des partielles du 14 mars 2021, le 21 mars 2021 dans la salle de l’autorité nationale des élections. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Le projet de budget de l’autorité nationale des élections pour les élections municipales qui était de 9 milliards de francs CFA a été porté à 15 milliards de francs CFA par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, a-t-on appris des sources confidentielles proches de la présidence de la République.

Pour de nombreux observateurs, il ne fait aucun doute, la hausse de ce budget est la preuve que le chef de l’État prévoit d’organiser en même temps avec les municipales le référendum constitutionnel cette année. Or, pour l’opposition démocratique,  il s’agit d’un véritable hold-up  sur le budget des élections qui se profile à l’horizon.

S’agissant de ces élections municipales, ces leaders de l’opposition estiment que sans une reforme profonde et structurelle de l’autorité nationale des élections (ÂNE), ces municipales seront la reproduction des hold-up électoraux des présidentielles et des législatives de 2020 et 2021.

À en croire un juriste centrafricain, « l’ambition du chef de l’État serait d’accaparer totalement le pouvoir MCU sur le terrain politique dans le pays au triple niveau :  présidentiel, législatif et local ».

On aura ramené le parti unique, ajoute-t-il.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Salé  Zabadi,auteur présumé de plusieurs braquages des éleveurs peuls vers Paoua, a été arrêté au Tchad

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Bangui, 17 janviers 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le tristement célèbre auteur présumé des nombreux braquages des éleveurs peuls dans la préfecture de Lim-Pendé,  plus précisément vers Paoua, Monsieur Salé  Zabadi, un ex-général du FPRC a été interpellé à Moundou, puis transféré à Ndjamena  par les forces de l’ordre tchadiennes, a-t-on appris des sources sécuritaires de ce pays ami.

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Régulièrement accusé par les éleveurs peuls de les avoir rançonnés et brutalisés, l’ancien général du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Monsieur  Salé  Zabadi a été arrêté la semaine dernière par les forces de l’ordre tchadiennes à Moundou, puis transférées à Ndjamena. Cette interpellation fait suite à la plainte d’un éleveur qui avait indiqué que le suspect, avec ses éléments,  lui aurait volé il y a deux mois 10 têtes des bœufs dans des localités environnantes de Paoua.

Selon une source sécuritaire jointe par la rédaction du CNC à Paoua, ce fameux général rebelle malfaiteur Salé  Zabadi aurait régné en maître depuis près de trois ans  vers Paoua. Avec ses hommes, l’homme multiplie le racket de la population civile et rançonne  les éleveurs peuls. Ils n’hésitent pas à faire usage de leurs armes. C’est suite à ses activités du grand banditisme qu’il a été arrêté puis transféré à Ndjamena par les forces tchadiennes.

Contrairement à ce qui a été mentionné dans certains médias étrangers,  cette région de Paoua en allant vers le Tchad a été contrôlée depuis plus de trois ans par le sulfureux Salé  Zabadi et ses hommes qui ne sont pas des éléments du mouvement 3R.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : vive tension entre les anciens rebelles de l’UPC et les soldats FACA à Bambari, un mort  

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plus d’une semaine, à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, le courant ne passe plus entre les soldats FACA et les anciens rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique qui ont récemment quitté massivement leur maquis pour intégrer le processus du DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion ) piloté par les mercenaires de Wagner.

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

À Bambari, les soldats FACA n’ont pas apprécié l’intégration des anciens rebelles de l’UPC dans les unités mixtes chargées de traquer le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et coordonnateur militaire de l’UPC. Selon eux, ces ex-rebelles, qui ne sont pas formés et incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA), constituent toujours un danger permanent non seulement pour eux, mais aussi pour tous les Centrafricains. En plus, ils les considèrent toujours comme leur ennemi, cible à abattre.

C’est ainsi que dans la nuit du vendredi à samedi 15 janvier 2022, un ex-colonel de l’UPC, surnommé ambassadeur, a été abattu froidement par les soldats FACA à Bambari, son corps jeté dans la rue. Selon certains témoins, cet ancien officier de l’UPC, qui a récemment déposé son arme, aurait demandé de permission aux Mercenaires russes pour regagner son domicile et aller se soigner à l’hôpital. Mais pour les soldats FACA, cet homme n’inspire pas confiance, et pourrait jouer au double jeu. La seule solution, « c’est de l’éliminer ». C’est ainsi que dans la nuit du vendredi à samedi 15 janvier 2022, trois soldats FACA, qui l’ont suivi discrètement depuis le centre-ville, l’ont froidement abattu à quelques mètres de chez lui.

Mais à l’annonce de sa mort, c’est la colère et la stupéfaction au sein de ses collègues  anciens rebelles de l’UPC. Ils craignent désormais publiquement pour leur sécurité.

Rappelons qu’à Bambari, il y’a quatre unités chargées de traquer le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants. Il s’agit des soldats FACA, des mercenaires russes, des miliciens Anti-Balaka et les ex-rebelles de l’UPC

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ACCUSÉ D’ENLÈVEMENT, DE TORTURES ET D’ASSASSINAT D’UN PÈRE DE FAMILLE.

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Suite à des révélations par voie de presse relayées en boucle sur les réseaux sociaux, le président de l’assemblée nationale serait accusé d’avoir organisé l’enlèvement, la torture et l’assassinat d’un sujet centrafricain.

Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

En effet, selon les termes de révélations, un chef de famille a été enlevé par des hommes armés depuis janvier 2021 alors qu’il était en attente d’audience avec le secrétaire national du parti au pouvoir devenu actuellement président de l’assemblée nationale. Sur instruction du commanditaire, la personne enlevée aurait été sauvagement torturée et assassinée. En toute logique humaine, il apparaît évident de souligner qu’il s’agit d’une accusation grave, inacceptable surtout qu’elle met en cause selon les termes de la constitution la deuxième personnalité politique du pays qui aspire occuper le palais présidentiel en cas d’empêchement définitif du président de la république.

Loin de minimiser la détresse absolue de la famille de la victime et se référant au scandale du football gabonais où la presse britannique «the guardian » a révélé les cas de viol et d’agressions sexuelles sur mineurs, le procureur de la république du Gabon a diligenté une enquête judiciaire qui a abouti à l’arrestation des présumés coupables. Les faits graves reprochés au président de l’assemblée nationale n’étant pas pénalement prescrits, le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui, garant constitutionnelle de la sécurité et de l’intégrité physique des citoyens, disposant de l’opportunité des poursuites devrait ouvrir une information judiciaire en vue de déterminer l’existence juridique de l’infraction, d’en rechercher éventuellement les auteurs ou complices afin de les déférer devant les tribunaux compétents pour les punir conformément à la loi en vigueur.

Face à ce silence de cathédrale et devant l’amertume de la famille, le citoyen lambda s’interroge :

Le président de l’assemblée nationale se croyant au dessus de la loi,  utilise t-il sa posture pour régler des comptes personnels liés à la haute mafia ?

Pourquoi ne démissionne t-il pas pour laver l’affront ?

Pourquoi les parlementaires ne mettent-ils pas en place une commission d’enquête parlementaire pour élucider les faits ?

L’hémicycle ou le palais du peuple s’est-il érigé en « forteresse » pour protéger de potentiels assassins ?

Pourquoi l’assemblée nationale est-elle sourde à la détresse de cette famille ?

Qu’est-ce qui peut justifier légitimement le mutisme des parlementaires ?

Pourquoi le procureur de la république ne demande t-il pas une levée de l’immunité parlementaire afin de l’auditionner sur les faits qui lui sont reprochés ?

La justice est-elle juste et égale à l’égard de tous les citoyens ?

Le principe d’égalité de tous devant la justice n’a t-elle pas de valeur constitutionnelle en Centrafrique ?

Où sont passés les organismes et associations de défense des droits humains ?

Au delà de tout ce qui précède, et faisant abstraction de toutes considérations politiques ou politiciennes, nous demandons avec humilité au président de l’assemblée nationale de ne pas se contenter d’un simple communiqué de presse signé par son directeur de cabinet car il s’agit de «mort d’homme ».

Il serait souhaitable en tant que responsable de l’institution qui incarne le peuple de chercher à laver l’affront en déposant une plainte pour diffamation contre la famille du disparu et peut être que la vérité jaillira…

mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 15 janvier 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : reprise des exactions des rebelles de la   CPC à Nzacko, une dizaine des filles violées, les commerçants rançonnés

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si ce ne sont pas les rebelles, ce sont des Mercenaires russes et leurs supplétifs soldats FACA. Les populations centrafricaines, notamment les jeunes filles, les mamans et les personnes âgées, que ça soit au nord, sud, Est ou ouest continue de subir les conséquences tragiques de la guerre menée par des groupes armées et les forces gouvernementales.

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

À Nzacko, dans le sud-Est de la République centrafricaine, après le retrait provisoire des mercenaires russes de la ville, les rebelles du FPRC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigé localement par le général rebelle Mahamat Salé, occupent à nouveau la ville. Comme les mercenaires russes, ces malfaiteurs sèment le chaos au sein de la population locale. Ils se sont livrés à des actes de violence d’une extrême gravité sur la population civile.

Selon certains témoins interrogés par la presse, le vendredi dernier, ces rebelles avaient mis la main sur 14 filles, dont l’âge varie entre 12 et 16 ans. Ils les ont agressés sexuellement avant de les relâcher.  C’est un crime grave, selon certains observateurs.

Les commerçants, de leur côté, ne sont pas aussi épargnés. Les rackets et les braquages se multiplient, poussant certains habitants à fuir la ville pour se réfugier à 60 kilomètres plus loin à l’est vers Bakouma.

Rappelons que la récente flambée de violence suite à l’attaque des rebelles de la coalition des rebelles sur la capitale, puis la contre-offensive des forces gouvernementales soutenues par des milliers des mercenaires russes  aggrave la situation déjà désespérée de la population centrafricaine, avec des violations graves contre les femmes et les enfants.

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : Le traitement de la Covid 19 restera une priorité pour 2022

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon un rapport de l’OMS, 2019 et 2020 auront été pour l’Afrique des années complexes. En effet la crise alimentaire n’a cessé d’augmenter, et la pandémie de Coronavirus n’a cessé de faire de ravage. En 2020, le continent comptabilisait plus de 281 millions d’individus en sous-alimentation, soit 46 millions de plus que l’année précédente.

Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Sortie d’une ambulance de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

La zone du continent disposant de la prévalence de la sous-alimentation la plus élevée est l’Afrique centrale, avec une part de 31%. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans cette zone continue d’augmenter, en raison des conflits, du changement climatique, des ralentissements économiques et sanitaires (avec la Covid 19 et le VIH). « Les populations ont subi des pertes dévastatrices en vies humaines et pâtissent de problèmes de santé», a déclaré dans un message de fin d’année 2021, Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

 

La Centrafrique est selon l’ONU, le deuxième pays le moins développé au monde. Elle est depuis 2013 au cœur d’une guerre civile. Malgré le fait que cette dernière a considérablement baissé d’intensité au cours des quatre dernières années, la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire du pays demeure complexe et ne s‘améliore pas.

C’est pour cette raison que le traitement de la Covid 19, restera une priorité pour les ONG. Médecin Sans Frontière (MSF) a déjà identifié et priorisé ses actions humanitaires pour 2022. « Notre principale zone d’intervention restera l’Afrique, avec la Centrafrique, la République démocratique du Congo et le Sud Soudan » indique Jean-Guy Vataux directeur général adjoint de MSF.

Pour L’OMS, les actions de sensibilisation, de traitement de la Covid 19 resteront au cœur de l’agenda africain. En parallèle, les organisations internationales, rappellent que certes la Covid19 occupe le devant de la scène, néanmoins, il est important de ne pas négliger la présence et l’augmentation de maladies tropicales, parasitaires (paludisme, schistosomiase, papillonite…) et sexuellement transmissibles (VIH, Hépatite C…). Augmentant chaque semaine, elles rendent les populations vulnérables, notamment les plus jeunes, alors qu’elles pourraient disposer de soins pour être traitées au bon moment.

 

L’objectif des organisations mondiales est donc de renforcer leurs actions en Afrique, particulièrement en RCA, afin de contribuer à un rétablissement de la situation sanitaire et humanitaire et restaurer un retour à la stabilité.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls

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Bangui, 17 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et peuls constituent  en République centrafricaine une vive préoccupation. Et pour cause, certaines ONG des droits de l’homme,  dans leurs rapports récents, font mention de nombreuse violation de droits de l’homme dont un nombre élevé concerne les violences et la discrimination à l’endroit des pygmées et Peuls.

l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
À Moungoumba, l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls

 

C’est à cet effet que s’est déroulée dans le pays, depuis le mois d’octobre dernier,  une campagne de sensibilisation sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls

À cette occasion, l’ONG Action pour le Développement des Peuls, pygmées Aka et Ba-Yaka, appuyées par la division droits de l’homme de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca),  a mené diverses activités pour sensibiliser les populations contre les violences en tout genre faites à l’endroit de cette couche de la population marginalisée.  Des initiatives qui ont réuni divers participants aussi bien à la capitale que dans les villes de l’intérieur du pays.

l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls
À Bangui, l’ONG ADPPAB sensibilise sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et Peuls

 

À Bangui, un atelier de sensibilisation publique  avait été organisé du 19 au 22 octobre 2021 sur la prévention des violences faites à l’endroit des peuples autochtones pygmées et peuls. Cette activité a été appuyée par la division des droits de l’homme de la Minusca, et en présence de Monsieur Sylvain Djamani, représentant du Monsieur le maire de Bangui.

À Sibut, l’ONG ADPPAB a également organisé du 11 au 14 décembre 2021 un atelier de sensibilisation du public sur la violence faite à l’endroit des Peuls dans cette ville très affectée par de violences intercommunautaires. C’était en présence de madame la préfète de Kémo et du Monsieur le maire de la ville.

À Moungoumba, des séances de sensibilisation ont été également organisées  du 21 au 24 décembre 2021 en présence du sous-préfet et de Monsieur le représentant du maire de la ville.

Selon le responsable de l’ONG ADPPAB, l’objectif de ces ateliers est de défendre le droit de ces peuples autochtones pygmées et peuls ainsi  que pour la lutte contre leur marginalisation et leur discrimination dans la société.

Rappelons que la situation des pygmées qui reste similaire à celle des Peuls pose le problème de droits des minorités. Ils se plaignent  du problème de la mise en quarantaine dont ils font l’objet régulièrement.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

À Bawi, la MINUSCA œuvre à instaurer un climat de confiance entre les forces de sécurité intérieure et les communautés

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Bangui, 16 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce dialogue communautaire a servi de cadre de d’échanges aux participants pour s’informer sur les rôles et responsabilités de la police. En appui à la mise en œuvre du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR5), la Section DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration) de la Minusca de Bouar a organisé le jeudi 13 janvier à Bawi une session de dialogue communautaire entre les forces de sécurité intérieure et les communautés sous la présidence du sous-préfet de Baoro, Daniel Kpassinam.

Une patrouille mixte de la Minusca et de la police nationale à Bambari. CNC

 

Rassemblant 30 participants dont 2 policiers, 2 gendarmes, 7 femmes et 19 leaders de communautés et de groupements des localités de Bawi, Baoro et environ, ce dialogue communautaire a servi de cadre de d’échanges aux participants pour s’informer sur les rôles et responsabilités de la police et de la gendarmerie dans l’amélioration de l’environnement sécuritaire. Les discussions ont également porté sur l’appui que les communautés peuvent apporter aux forces de sécurité intérieure dans la conduite des missions de sécurisation dans la sous-préfecture de Baoro.

De la participation active des communautés à cette activité qui leur a permis de mieux comprendre les missions assignées à la police

A l’issue de la session de dialogue communautaire, le sous-préfet de Baoro, Daniel Kpassinam s’est réjoui « de la participation active des communautés à cette activité qui leur a permis de mieux comprendre les missions assignées à la police et à la gendarmerie ». Il a également relayé « le souhait des communautés de voir les forces de sécurité intérieure devenir une police de proximité qui va vers les populations afin de s’enquérir de leurs nouvelles. »

En marge de cette session de dialogue communautaire, l’équipe DDR a organisé une session de sensibilisation communautaire où des messages de sensibilisation ont été partagés sur la cohésion sociale, la paix et de la sécurité au sein des communautés.

Enfin, cette mission a été l’occasion d’effectuer l’enregistrement de 53 bénéficiaires du programme CVR5 dont 23 femmes et de procéder à la visite d’un site devant servir à la construction d’une école dans le cadre des actions de stabilisation des communautés et de prévention des conflits.

Le Programme de réduction de la violence communautaire (CVR5) est une initiative de la MINUSCA visant à promouvoir le dialogue entre les communautés et les forces de sécurité intérieure afin d’améliorer la sécurité et contribuer à la protection des populations. Il vient appuyer le Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (PNDDRR) mis en œuvre par le gouvernement centrafricain pour le rétablissement de la paix en République centrafricaine.

 

Avec Minusca

La justice guinéenne ordonne d’enquêter sur les crimes sous l’ex-président Condé

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Bangui ( République centrafricaine ) – La justice guinéenne a ordonné l’ouverture d’investigations sur les crimes présumés commis sous l’ex-président Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat en septembre 2021.

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“Je vous instruis (…) d’engager sans délai ou faire engager les poursuites judiciaires ou de saisir la juridiction ou les juridictions compétentes autour des faits présumés commis pendant la période allant de 2010 à 2020 par des personnes qui restent à identifier”, indique le procureur général près la Cour d’appel de Conakry Alphonse Charles Wright dans un courrier consulté par l’AFP vendredi et adressé aux procureurs sous ses instructions.La période mentionnée couvre celle pendant laquelle Alpha Condé a dirigé la Guinée (2010-2021) avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire dirigé par le colonel Mamady Doumbouya, qui s’est fait investir depuis président de transition.Le procureur général cite parmi les faits sur lesquels enquêter les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations ou les enlèvements par des agents de l’Etat, les actes de torture et les atteintes aux libertés individuelles.Les enquêtes s’appuieront sur des appels à témoins, des auditions de victimes, des réquisitions judiciaires “sans aucune forme d’opposition de secret professionnel”, indique le procureur général.Les dernières années de M. Condé à la tête du pays ont été marquées à partir de 2019 par un exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir, selon les défenseurs des droits humains, face à une vive contestation contre un troisième mandat du président. La contestation, plusieurs fois brutalement réprimée, a fait des dizaines de morts civils et quelques morts dans les rangs des forces de sécurité.La réélection de M. Condé en octobre 2020, vigoureusement contestée par l’opposition, a été précédée et suivie par des dizaines d’arrestations.Le colonel Doumbouya a assuré qu’il n’y aurait pas de “chasse aux sorcières” mais que la justice sera la “boussole” du pays.L’ordre d’ouvrir des investigations intervient alors que M. Condé, en résidence surveillée à Conakry, vient d’être autorisé à suivre des soins médicaux à l’étranger pendant un mois. M. Condé, 83 ans, n’a pas encore quitté le pays.

Avec VOA
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Groupe C: le Maroc en 8e de finale, le gardien des Comores salué

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AFP/VOA

Le Maroc s’est qualifié pour les 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en battant les Comores (2-0) dont le gardien Salim Ben Boina a été le héros du stade omnisports de Yaoundé, vendredi.

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Solides, les hommes de Vahid Halilhodzic ont marqué tôt, par Selim Amallah (17e), puis contenu leur adversaire avant dix dernières minutes plus folles, après un penalty de Youssef En-Nesyri arrêté par Ben Boina (83e).

Zakaria Aboukhlal (89e) a finalement signé le but du 2-0, concrétisant l’écrasante domination marocaine.

Après la victoire contre le Ghana (1-0), les “Lions de l’Atlas” assurent leur place en 8e de finale. Ils vont pouvoir bichonner leurs attaquants blessés ou positifs au Covid. En-Nesyri a joué les 25 dernières minutes, Ryan Mmaee attend un test négatif.

Les Comores auront besoin d’un exploit au troisième match contre le Ghana pour espérer une place de meilleur troisième. Et leur gardien, qui remplaçait Ali Ahamada aligné au premier match contre le Gabon (vainqueur 1-0), a fait honneur au football des îles de l’Océan Indien.

Pour son tout premier match dans une phase finale de la CAN, Ben Boina s’est fait remarquer sur des arrêts face à Alakouch (75e) ou Achraf Hakimi (77e), avant de soulever la – maigre – foule avec une triple parade sur sa ligne (78e) qui a même déclenché des applaudissements dans la tribune de presse, journalistes marocains compris.

Le Gabon tient le Ghana en échec

Le Gabon a logiquement égalisé dans les dernières minutes contre le Ghana (1-1).

Les Ghanéens peuvent regretter de s’être contentés de défendre en seconde période.

Ils avaient marqué un joli but, où “Dédé”, ex-star de Marseille a tout fait tout seul: contrôle orienté pour tourner autour d’Anthony Oyono et frapper au ras du poteau (18e).

Les Panthères ont aussi du mérite, elles jouaient encore sans leurs deux stars, Pierre-Emerick Aubameyang et Mario Lemina, pour quelques résidus de Covid détectés alors qu’ils avaient passé la veille un test négatif.

Avec ce nul, les Gabonais ont presque une place en 8e de finale, au pire parmi les meilleurs troisièmes.

En Centrafrique, des éleveurs pris en tenaille entre milices et militaires, y compris les mercenaires de Wagner

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Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Repoussés hors des couloirs de transhumance, les Peuls empruntent d’autres routes et empiètent parfois avec leurs bêtes sur les champs des agriculteurs.

Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Les éleveurs peuls s’inquiètent de la présence de groupes armés et de forces pro-gouvernementales qui ciblent la population nomade. Ici à Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, en novembre 2021. BARBARA DEBOUT / AFP

La silhouette longiligne de Lamine Bina émerge au milieu de son troupeau dans cette plaine du nord-ouest de la Centrafrique. En pleine période de transhumance, l’éleveur pose nerveusement son regard sur son cheptel puis sur l’horizon. Les milices armées comme les forces pro-gouvernementales ciblent fréquemment les nomades.

Ce Peul de 37 ans, dont le nom a été changé pour sa sécurité, a durant deux décennies emprunté les mêmes couloirs de transhumance, entre octobre et juin, quittant les plateaux arides du Tchad et du Soudan pour rejoindre les plaines de Centrafrique et les grands marchés aux bestiaux. Mais la résurgence des violences dans ce pays a changé la donne pour ces nomades.

 

Après avoir fortement baissé d’intensité depuis trois ans, la guerre civile, entamée en 2013 entre un Etat quasi failli et une multitude de groupes et milices armées qui contrôlaient ou écumaient encore fin 2020 plus des deux tiers du territoire, a connu un brusque regain d’intensité quand des rebelles ont lancé une offensive il y a un an pour renverser le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra.

Ils ont vite été repoussés par une fulgurante contre-offensive de l’armée grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes, des mercenaires de la société privée de sécurité Wagner selon l’ONU. Ils ont regagné la majeure partie du pays en repoussant les rebelles hors des agglomérations. Mais ces derniers ont changé de tactique et mènent aujourd’hui des actions de guérilla dans les campagnes.

Taxés, pillés ou tués

Et ils rançonnent les éleveurs nomades, notamment durant la transhumance. Une manne pour les milices, l’élevage représentant en Centrafrique environ 13 % du PIB, selon l’ONU. « J’ai perdu beaucoup de bœufs », se désole Lamine dans son long boubou beige, en caressant les naseaux d’une de ses bêtes. « Les rebelles me demandent régulièrement de l’argent, mais je ne peux pas payer. Ils prennent dix ou quinze bœufs et la situation peut rapidement dégénérer si je refuse », lâche-t-il.

Un drame pour cet homme qui possède quelque soixante-dix bêtes. Alors, par crainte des attaques, il reste près de Paoua, ville à 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui. « Cette situation m’oblige à vendre sur place, moins cher », explique-t-il, la voix couverte par des bruits de sabots et des meuglements : « Ici, je peux gagner entre 200 000 et 300 000 francs CFA [entre 300 à 450 euros] par tête, alors qu’à Bangui le prix grimpe à 400 000. »

 

des mercenaires russes de Wagner

« Et nous avons aussi besoin de faire pâturer nos bêtes en brousse et de voyager, mais les rebelles sont là », souffle Mahamat. Les rebelles, autour de Paoua, ce sont les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’un des groupes armés les plus puissants, se présentant comme une milice d’autodéfense peule et qui avait étendu, avant la contre-offensive russo-centrafricaine, son emprise sur tout le nord-ouest, empochant d’importants revenus de la transhumance.

Par peur d’être taxés, pillés ou tués, de nombreux éleveurs avaient rejoint ce groupe ou comptaient sur les 3R pour les appuyer dans leurs affrontements récurrents avec les cultivateurs sédentaires.

Assimilés aux miliciens

Dans tous les pays de la bande sahélienne ou frontaliers de cette zone désertique, les affrontements sanglants entre éleveurs nomades et cultivateurs sédentaires sont un fléau récurrent depuis des temps reculés. Les uns faisant migrer leurs bêtes du Sahel pour les faire paître dans les zones moins arides, en l’occurrence du Tchad et du Soudan vers la Centrafrique, déclenchant fréquemment conflits fonciers et combats meurtriers.

Mais aujourd’hui, ces nomades assurent aussi être les cibles des forces pro-gouvernementales, en particulier des paramilitaires russes, récemment accusés par l’ONU de crimes et d’exactions contre les civils en Centrafrique.

« Les militaires nous accusent d’être de mèche avec les rebelles », s’émeut un éleveur rencontré dans la zone de Paoua et qui requiert l’anonymat par peur de représailles. « Il n’est pas rare qu’ils tirent sur nous et nos bêtes », assure-t-il.

Pour Thierry Vircoulon, spécialiste de la région à l’Institut français des relations internationales (IFRI), les éleveurs peuls sont « ciblés par les forces pro-gouvernementales », car assimilés aux miliciens des 3R.

« Les Russes font une identification ethnique très simple » et ne cherchent pas à différencier un éleveur d’un milicien, renchérit Roland Marchal, chercheur du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.

 

Repoussés hors des couloirs de transhumance, les éleveurs empruntent d’autres routes et empiètent parfois avec leurs bêtes sur les champs des agriculteurs. En juin 2021, au moins quatorze personnes ont été tuées dans des combats entre les deux communautés dans le nord-ouest, près de la frontière avec le Tchad.

« Le passage du bétail dans les champs des agriculteurs donne parfois lieu à des incendies de maisons, des attaques et des meurtres », confirme Amadou Traoré, chef du bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Paoua.

 

Le Monde avec AFP

 

RCA : étonnante réponse de Monsieur Sarandji aux enfants de l’homme d’affaires Issa Manu, disparu mystérieusement au siège du MCU

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Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Issa Manou, un opérateur économique centrafricain,  enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes au siège du parti au pouvoir, le MCU, alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU), demeure toujours introuvable. Ses enfants, après près d’une année d’angoisse, ont déposé plainte contre Monsieur Simplice Mathieu Sarandji devant le tribunal de grande instance de Bangui. Mais chose étonnante,  le suspect, qui est également le Président de l’Assemblée nationale, répond sèchement aux enfants de la victime et les menace de poursuite judiciaire. Chose contraire. À travers un communiqué de presse, Monsieur Sarandji parle d’une manipulation politique. Une façon simple de détourner cette affaire judiciaire en politique. D’après lui, il n’y aurait aucune plainte déposée contre lui au tribunal de grande instance de Bangui, et rejette catégoriquement ces allégations portées contre lui.

Ci-dessous l’intégralité de son communiqué de presse :

le siège du mouvement coeurs unis au quartier malimaka dans le cinquième arrondissement par cyrille jefferson yanpendé
Le siège du mouvement Coeurs unis (MCU) du chef de l’État Faustin Archange Touadera dans le cinquième arrondissement de Bangui, au quartier Malimaka. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis quelques jours une plainte, datée du 20 janvier 2021 et non enregistrée au Tribunal de Grande Instance de Bangui, est constamment relayée non seulement sur les réseaux sociaux mais également dans les colonnes de certains quotidiens de la place. Cette plainte fait état d’une prétendue disparition de Monsieur Issa MANOU impliquant le Secrétaire Exécutif National du Mouvement Cœurs Unis.

Á y regarder de très près, la publicité faite autour d’une soi-disant disparition du nommé Issa MANOU n’est qu’une tendance morbide et malicieuse de certains politiciens centrafricains de porter gratuitement atteinte à l’honneur et à la considération du Président de l’Assemblée Nationale.

Il faut souligner que le Président de l’Assemblée Nationale n’a jamais connu le nommé Issa MANOU ni n’a reçu une demande d’audience de ce dernier. En quoi, doit-on absolument impliquer à tort le Président de l’Assemblée Nationale dans une affaire dont il ne connait ni les tenants et les aboutissants ?

Le Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale met au défi les auteurs de ces allégations mensongères, de fournir les preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise policières, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces affirmations gratuites.

Sous réserve de poursuites judiciaires contre les signataires de ladite plainte pour diffamation, le Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale voudrait saisir cette opportunité pour attirer l’attention des spécialistes de média sur la nécessité de bien vouloir vérifier la source des documents qu’ils se contentent de publier allégrement et sans aucune retenue.

 

 

Centrafrique : visite du représentant-pays de la cour pénale internationale, Monsieur Mike Cole à Bria

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Bangui, 14 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une délégation du bureau de la cour pénale internationale en Centrafrique, conduite par son représentant-pays en Centrafrique, Monsieur Mike Cole, s’est rendue à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

Une photo de famille avec le chef du bureau pays de la Cour pénale internationale monsieur Mike Cole devant le tribunal de grande instance de Bria
Une photo de famille avec le chef du bureau pays de la Cour pénale internationale monsieur Mike Cole devant le tribunal de grande instance de Bria. Photo CPI-rca

 

Le but de cette visite, selon le bureau de la cour pénale internationale dans le pays, c’est la prise de contact avec les communautés affectées, les autorités pour présenter le travail de la Cour en RCA. La délégation est composée de trois personnalités qui sont :

1) Monsieur Mike COLE, représentant pays de la CPI en RCA

2) Monsieur Blaise ZALAGOÉ, officier responsable de la participation des victimes

3) Monsieur Gama UZiel WON-NZERINTA, responsable de l’information publique et sensibilisation.

Une rencontre d'échange avec les autorités de la ville de Bria
Une rencontre d’échange avec les autorités de la ville de Bria

 

Sur place à Bria, la délégation a rencontré d’abord les victimes de LRA, ensuite les autorités administratives y compris les leaders religieux, les leaders d’opinion, les représentants de la jeunesse, les chefs de groupe et quartiers et une troisième rencontre avec les membres de CMOP.

Pour le bureau de la cour pénale international, ce n’est pas la première fois pour la Cour de faire des missions en provinces

« Ce n’est pas une première fois pour la Cour de faire des missions en province, par contre c’est notre première mission dans la ville de Bria il faut le préciser. Par contre il y a presque une année et demie nous n’avons pas pu faire des missions à cause de la Covid-19 et aussi liée à la sécurité. Bien sûr c’est notre première mission dans la ville de Bria, il faut le préciser », indique le bureau de la CPI en RCA. D’après lui, plusieurs autres missions en province sont en programmation pour cette année 2022.

L'arriver de la délégation à l'aérodrome de Bria
L’arriver de la délégation à l’aérodrome de Bria

 

Rappelons qu’après Bria, la délégation s’est rendue à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, dans l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les enfants de l’homme d’affaires Issa Manou, disparu dans des conditions étonnantes depuis le 20 janvier 2021, déposent plainte contre le PAN Simplice Mathieu Sarandji

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Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme d’affaires Issa Manou a été enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU). Ses enfants, après près d’une année d’angoisse, déposent plainte contre Monsieur Simplice Mathieu Sarandji devant le tribunal de grande instance de Bangui.

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Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

C’était avec un cœur serrer l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :

« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue ».

D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle.  C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conductrice de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis

ce jour.

Pour les enfants de l’homme d’affaires, il est temps que la justice de leur pays s’intéresse à cette affaire de la disparition de leur père qui est un homme très responsable et qui s’est toujours battu dignement pour assurer l’éducation et la survie  de ses enfants. En cas du décès, son corps pourrait leur remettre pour qu’il soit inhumé dignement.

Selon un juriste contacté par CNC, il est peu probable que la lumière soit faite en ce moment sur la disparition de l’homme d’affaires Issa Manu, car la personne visée, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji est actuellement député de la nation, et Président de l’Assemblée nationale. Il ne pourrait pas donc être poursuivi devant la justice à cause de son immunité parlementaire.

 

 

Jalousie, détonation d’armes automatiques, un blessé, un soldat FACA interpellé par la gendarmerie

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Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un soldat des forces armées centrafricaines (FACA) a été interpellé par les éléments de la gendarmerie suite à des tirs d’armes automatiques survenus dans la nuit du mardi à mercredi 12 janvier au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, selon des sources militaires contactées par la rédaction du CNC.

rca-larmee-nationale-a-un-nouveau-brassard-celui-de-wagner/profil-brassard-wagner/” rel=”attachment wp-att-51755″ data-wpel-link=”internal”>Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner

 

À en croire les mêmes sources, ce mardi 11 janvier, vers 19 heures, un Soldat FACA, à cause de la jalousie, a tiré plusieurs balles avec son arme de service sur un homme au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Selon les témoins de la scène, c’est depuis plusieurs semaines que ce soldat soupçonnait ce jeune homme d’avoir dragué sa copine. Il était à sa recherche depuis. Mais ce mardi, vers 19 heures, il l’a croisé au quartier Malimaka. Il tentait de l’abattre avec son fusil de service, mais le jeune avait eu la chance de s’échapper vite derrière une maison du coin. L’une des projectiles a atteint un jeune de 12 ans qui était chez lui. Gravement blessé, il a été transporté d’urgence à l’hôpital communautaire.

Pendant ce temps, le service d’intervention de la gendarmerie est appelé en urgence sur le lieu, mais le soldat FACA a pris la poudre d’escampette.  Malheureusement pour lui, il a été interpellé sur le lieu de son travail le lendemain, c’est-à-dire ce  mercredi par les gendarmes.

Placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, il attend son déferrement devant le parquet.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Il y a 44 ans, Bokassa 1er était sacré Empereur

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Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En décembre 1977, les centrafricains perdent un Maréchal, pour y retrouver un Empereur. C’est au palais du couronnement à Bangui, que Jean-Bedel Bokassa, est devenu Bokassa 1er, Empereur de Centrafrique.

rca/bokassa-en-russie/” rel=”attachment wp-att-46683″ data-wpel-link=”internal”>Thierry Simbi, Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant Pierre le Grand
Thierry Simbi, Photo: Visite de Jean-Bedel Bokassa en Juillet 1970 à Léningrad (Saint Petersbourg) devant la statue du cavalier de bronze représentant
Pierre le Grand

 

Inspiré des fastes Empires occidentaux et orientaux, Bokassa 1er est le 3ème souverain impérial du 20e siècle après Hirohito et le shah d’Iran.

La pompe centrafricaine se traduit par une tenue extraordinaire confectionnée spécialement pour l’occasion : aube grège faite de perles incrustées de diamants, et couronne de lauriers en or.

C’est dans le silence le plus total que Bokassa va se couronner, en posant la couronne impériale, lui-même, sur sa tête. C’est ensuite au tour de l’impératrice Catherine d’être couronnée par l’empereur. Agenouillée devant lui, dans une robe d’or incrustée de diamants, elle recevra des mains de Bokassa 1er sa couronne.

Dans la salle, des représentants de nombreux pays ont été conviés pour cette journée exceptionnelle pour l’Empereur, qui a lancé pour cette occasion plus de 10 000 invitations. C’est le musicien Manu Dibango qui assure l’animation. Malgré la crise et la famine qui touchent le pays, plus de 100 tonnes de nourriture ont été prévues.

Après la cérémonie, l’empereur a parcouru la capitale à bord d’un carrosse fait d’or et de bronze tiré par des chevaux de haras. Malheureusement, ces derniers mourront sous la chaleur et le poids d’un tel carrosse.

Pour financer cette cérémonie qui coûtait le quart des dépenses annuelles du pays, l’empereur Bokassa 1er avait réduit les salaires des fonctionnaires et taxait davantage la population. Le président Mouammar Kadhafi, a également participé au financement de ce sacre.

Le règne de Bokassa 1er ne durera que 2 ans. Il prit fin lorsqu’il demanda à la France de lui donner la bombe atomique afin de faire pression sur son peuple et les pays voisins. C’est avec lui que disparaîtra l’Empire, pour laisser place à la République Centrafricaine.

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA: un lieutenant de l’armée nationale tué dans un accident de circulation à Bangui

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Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA) est décédé à la suite d’une collusion impliquant un camion-benne  sur le boulevard Charles de Gaulle à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

rca-les-nations-unies-appellent-la-communaute-internationale-a-faire-plus-pour-aider-le-pays/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-46448″ data-wpel-link=”internal”>Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Selon le service de la police de l’agglomération de Bangui, ce mercredi 12 janvier, vers 12 heures, sur boulevard Charles de Gaulle, au centre-ville de la capitale, un terrible accident impliquant un camion benne et une motodame a coûté la vie à un lieutenant de l’armée nationale.

Selon la même source, le camion, qui revenait de Ngaragba dans le septième arrondissement, a violemment percuté la motodame conduite par le lieutenant Kevin  Béréyombi qui revenait du centre-ville. Les roues arrière côté droit du camion-benne ont roulé sur le crâne du lieutenant FACA.

Selon les témoins, l’officier voulait éviter les trous du bitume qui surplombent la colline des panthères. Malheureusement, le choc a été trop brutal, il a perdu la vie et sa moto complètement broyée.

Pour l’heure, le corps du lieutenant se trouve à la morgue de l’hôpital général à Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La MINUSCA note une augmentation significative du nombre d’engins explosifs en Centrafrique

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Bangui, 13 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cinq engins explosifs ont été découverts, dont deux n’ont pas explosé, et trois ont explosé sur des véhicules des Forces armées centrafricains (FACA) et de la Minusca.

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Un casque bleu analyse un endroit où des engins explosifs ont été trouvés en avril sur la route Bocaranga-Bouar à l’ouest. ©MINUSCA,

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) note une augmentation significative du nombre d’engins explosifs non identifiés, notamment dans le nord-ouest de la rca.

Lors de la présentation du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA sur Radio Guira FM, la radio des Nations unies en RCA, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le major Zouhair El Kandoussi, a indiqué que depuis le début de l’année, « cinq engins explosifs ont été découverts, dont deux n’ont pas explosé, et trois ont explosé sur des véhicules des Forces armées centrafricains (FACA) et de la MINUSCA », promettant de poursuivre les opérations de nettoyage des zones infestées

Le porte-parole de la Force de la MINUSCA a dénoncé cette « nouvelle tactique qui n’avait pas été démontrée par les éléments du groupe 3R auparavant », et qui vise à empêcher les casques bleus et les FACA dans l’exécution de leur mandat. « Deux engins explosifs découverts se trouvaient près de Babaza le 31 décembre 2021, un autre a été découvert au village de Nzakoundou le 2 janvier 2022, deux autres engins explosifs ont endommagé les véhicules de la MINUSCA près de Bohong, les 30 et 31 décembre 2021 », a précisé le Major El Kandoussi. Selon ce dernier, « il est estimé que les membres du groupe 3R ont mis en place ces engins explosifs non identifiés pour cibler les véhicules à roues des FACA et les casques bleus de la MINUSCA ».

Pour ce faire, « les éléments de la MINUSCA anticiperont de telles tactiques dans d’éventuelles attaques du groupe 3R », a-t’il rassuré. Par ailleurs, le Major Zouhair El Kandoussi a noté « une situation sécuritaire relativement calme mais imprévisible sur l’ensemble du pays », regrettant que cette semaine à Bangui, la criminalité continue d’être une préoccupation sérieuse dans la ville. « La MINUSCA continue inlassablement à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine et les réfractaires de crimes de guerre seront traduits devant les juridictions compétentes », a-t-il averti.

La MINUSCA continue inlassablement à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité en République centrafricaine

De son côté, le chargé de communication à la MINUSCA, Guy Karema, est revenu sur les inquiétudes de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et humanitaire, Denise Brown, sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la localité de Boyo, après une mission dans la localité, le 6 janvier dernier. Selon Denise Brown, « différents éléments armés sont entrés dans Boyo et sur place, il y a des allégations d’assassinat, des maisons ont été détruites, des matériels aratoires et des stocks de semences volés », tout en insistant sur le respect des civils, lors des conflits armés.

Selon le constat fait par la Représentante spéciale adjointe, l’école n’est pas fonctionnelle depuis deux ans dans la localité à cause de l’insécurité, et le centre de santé fait face à un sérieux problème de médicament. « La sécurité n’est pas encore totale dans ces localités, donc il y a sérieusement du travail à faire », indique-t ’elle, avant d’ajouter que « le message de la population est que l’on reste à ses côtés. La MINUSCA a déployé le contingent népalais qui a fait un excellent travail en gérant une situation de conflit extrêmement compliquée tout en protégeant la population », a-t-elle fait savoir. La Représentante spéciale adjointe insiste sur le respect des civils lors des conflits armés, car, « les civils ne font pas partie du conflit. S’attaquer à eux à cause de leur appartenance à une communauté est contraire au principe du Droit International Humanitaire.

 

Il est alors important de respecter les civils et les laisser en dehors du conflit »

 

Le chargé de communication à la MINUSCA, Guy Karema, est également revenu sur la situation des droits de l’homme dans le pays. Il a fait savoir que la Mission a enregistré et documenté 7 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 15 victimes, entre le 4 et le 10 janvier 2022. « S’y ajoutent également 10 incidents allégués, représentant 14 violations des droits de l’homme et du droit humanitaire qui auraient affecté 21 victimes », a indiqué Guy Karema, ajoutant que « la totalité des incidents, violations et victimes documentés cette semaine sont attribuables aux acteurs étatiques, à l’exception des 8 victimes dans la Nana-Mambéré, qui ont perdu la vie ou été blessées par des balles perdues lors d’affrontements entre acteurs étatiques et les groupes armés ».

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le commissaire Serge Ntolo Minko, a salué la parfaite collaboration entre la composante Police des Nations unies (UNPOL) et les Forces de sécurité intérieures centrafricaines (FSI), ayant permis de « circonscrire rapidement le 07 janvier, l’incident survenu au 3e arrondissement de Bangui, à la suite d’une interpellation d’un commerçant qui a mal tourné, occasionnant malheureusement deux morts et environ cinq blessés ». Il a par ailleurs rassuré que « les états-majors intégrés de la MINUSCA, à travers leurs unités de police constituées et les officiers de police individuels, conjointement avec leurs homologues des FSI, continuent les patrouilles diurnes et nocturnes sur différents artères, carrefours et zones sensibles de la ville de Bangui et en régions », afin de garantir la sécurité des populations.

Le commissaire Serge Ntolo Minko a par ailleurs rappelé que la composante Police des Nations unies a organisé trois sessions de formation au profit de 90 policiers et gendarmes centrafricains, dans le cadre de leur renforcement des capacités. « La première session a porté sur le thème “collecte et exploitation du renseignement en période électorale” ; la deuxième, quant à elle, a concerné “les droits et protection des civils en période électorale” ; enfin, la troisième session s’est penchée sur les “violences basées sur le genre” », a détaillé le commissaire Serge Ntolo Minko.

 

 

Par United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in The Central African Republic (MINUSCA).

 

RCA : Monsieur Abakar Sabone relevé de ses fonctions de porte-parole militaire de la CPC

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Centrafrique.org/abakar-sabone-une-trajectoire-au-gre-des-rebellions/abacar-sabome/” rel=”attachment wp-att-43948″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.  ” width=”450″ height=”253″ />
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Depuis un certain temps, la Coordination Générale de la Coalition des patriotes pour le Changement (CPC) constate avec étonnement que certaines personnes se donnent la liberté de parler et de faire des déclarations intempestives, souvent contradictoires, au nom de la Coalition.

À plusieurs reprises, la Coordination Générale a demandé à leurs auteurs de se référer aux instances habilitées pour recevoir des orientations avant toutes déclarations. La Coordination Générale est au regret de constater que, malgré ses nombreuses mises en gardes, la dernière sortie de Monsieur Abakar SABONE, Porte-parole militaire de la CPC, est de nature à semer la confusion dans la compréhension de la ligne politique et des objectifs de la CPC, déroutant ainsi nos combattants, nos sympathisants et nos partenaires politiques.

Contre toute attente, le sieur Abakar SABONE, outrepassant son rôle de Porte- parole militaire de la CPC, est allé jusqu’à faire appel à l’opposition politique et démocratique pour exiger le retour de ses représentants dans le Comité Préparatoire du Dialogue Républicain en souffrance, en faisant fi des exigences de celle-ci.

Fort de tout ce qui précède, la Coordination générale porte à lattention de la communauté nationale et internationale que la déclaration de monsieur Abakar SABONE n’a jamais été discutée, encore moins concertée avec le Conseil des leaders de la CPC.

Monsieur Abakar SABONE, dans sa prestidigitation politique habituelle, et certainement en collusion avec des intérêts qui pourraient le servir et lui seul, par cette énième sortie hasardeuse, sème la confusion dans l’esprit des Centrafricains, des leaders de l’opposition politique et démocratique ainsi que dans celui de la Communauté internationale.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) n’a jamais été opposée au principe d’un Dialogue Politique et inclusif ; tout du contraire. Si jusqu’à ce jour ce dialogue réclamé par toutes les forces vives de la nation n’a jamais eu lieu, cela n’a pas été du fait ni de la CPC ni des autres forces vives de la nation. N’eut été la posture « va-t-en-guerre » de Monsieur TOUADERA ce Dialogue tant souhaité aurait déjà été effectif.

Cela dit, la CPC tient à rappeler à l’opinion nationale et internationale ainsi qu’à tous les Patriotes, qu’à compter de ce jour Monsieur Abakar SA- BONE est relevé de ses fonctions et n’officie plus en tant que Porte- parole militaire du mouvement.

À cet effet, toutes paroles ou déclarations faites par ce dernier n’engagent plus la responsabilité de la Coordination Générale ni celle des leaders de la CPC.

La Coordination Générale de la CPC saisit l’occasion pour présenter ses excuses aux leaders de l’opposition politique et démocratique, aux sympathisants ainsi qu’à toute personne physique ou morale que les sorties hasardeuses de Monsieur Abakar SABONE auraient choquées.

 

Fait à PARIS, le 11 Janvier 2022 /

Le Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes pour le changeement (CPC)

 

Porte-parote politique

  1. Serge Simon BOZANGA

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RCA : bouclage des quartiers, fouille porte par porte, une centaine des personnes interpellées par les forces de l’ordre

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Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un millier des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie  et de la police ont mené, ce mardi 11 janvier,  une opération de fouille systématique des maisons porte par porte dans une partie du deuxième arrondissement de Bangui. Selon la police, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères.

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Dans le cadre de ses opérations de contrôle d’identité, de la recherche des suspects et des armements, le ministère de la sécurité publique a lancé depuis le mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, le huitième arrondissement,  puis le quatrième arrondissement, le troisième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce mardi 11 janvier, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du deuxième arrondissement, vers les quartiers Sica 2 à la limite de l’institut New-Tech, pont castors en face du QG de la Minusca. Les forces de l’ordre fouillent des maisons, cherchent des armes et objets dangereux.

L’opération de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre a permis de mettre la main sur quelques suspects qui ont été aussitôt transférés à la compagnie nationale de sécurité (CNS).  Et ce n’est pas tout ! L’opération a permis également l’arrestation d’une centaine des personnes sans papier, des armes de guerre et des effets militaires. Selon la police, une vingtaine des étrangers sans papier, dont des camerounais, des kenyans, des ougandais, des rwandais et congolais  ont été également interpellés et conduits à la direction de surveillance du territoire (DST).

Pour la majorité de la population, cette opération  est bien pour la sécurité  dans le secteur, car il y’aurait eu une infiltration des personnes de mauvaise  intention et aussi plusieurs actes de braquages sont enregistrés ce dernier temps.

Rappelons que ces opérations de fouilles des maisons qui se poursuivent dans la capitale et ses environs interviennent  après de multiples cas de braquages à mains armées dans les quartiers de la capitale et de ses environs.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : gigantesque Incendie dans un camp des déplacés à Alindao

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Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le camp des déplacés de l’église catholique, appelé Galilée, au centre de la ville d’Alindao, a été ravagé par un violent incendie ce mardi 11 janvier 2022. Environ 1500 habitations réduites en cendre, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.

centrafrique.org/site-des-deplaces-internes-de-leglise-catholique-dalindao-reduit-en-cendre-le-11-janvier-2022/” data-wpel-link=”internal”>Site des déplacés internes de l'église catholique d'Alindao réduit en cendre le 11 janvier 2022
Site des déplacés internes de l’église catholique d’Alindao réduit en cendre le 11 janvier 2022

 

La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais selon certains témoins du sinistre, les feux seraient causé par une mauvaise manipulation d’un enfant vers 12 heures, emporté par le vent avant de se propager très rapidement, et détruisant au passage environ 1500 habitations. Aucun dégâts humains enregistrés, mais le site des déplacés de l’église catholique abrite des milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2016.
Pour rappel, les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria.
Selon les humanitaire, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.

Par Bertrand Yékoua
Journaliste, correspondant du CNC à Bambari
Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892
Email : alainnzilo@gmail.com

La mission logistique française à Bangui fait le bilan de ses actions en République centrafricaine

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Bangui, 12 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mardi 11 janvier 2022, le commandement de la mission logistique française en République centrafricaine a organisé un café média avec une trentaine des journalistes aux camps M’Poko  à Bangui. L’objectif,  présenter ses vœux et le bilan de la mission à la presse.  

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Le lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON

 

Après une séance de présentation de ses vœux à la presse, le commandant Jean-Marie  de la mission logistique française à Bangui a dressé le bilan de la mission. D’après lui, la Mislog conduit vingt-huit projets pour un budget de 71 500 000 FCFA.

Ces projets sont basés sur : La santé; l’éducation; les sports; la culture et  le social / Emploi.

 

Selon le commandant Jean-Marie  de la mission logistique française à Bangui, sur le plan de la santé, la Mislog a eu à faire la formation sur les gestes qui sauvent et a participé à la cérémonie du 60e anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui.

Sur le point éducatif, la Mislog a fait l’atelier Lecture Écriture et Dialogue; elle a fait également des dons de kits scolaires dans plusieurs établissements publics et privés, sans oublier l’accompagnement de projets PADA en lien avec l’AFD et l’inauguration des ateliers du lycée technique avec l’AFD;

Dans le domaine de sports, la Mislog a eu à réaliser plusieurs projets, entre autres : le tournoi de pétanque; la conférence des athlètes paralympiques des JO; le gala de boxe; l’inauguration du terrain de basket du lycée Boganda avec AFD; l’inauguration du terrain de basket de l’école KOUDOUKOU;

Au plan culturel, nous avons Handicapable Festival; la fondation Handicapable et l’ouverture de la CAN;

Au niveau du social / emploi : Dons de machine à coudre; Dons de matériels de culture.

 

Pour sa part, le lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON, qui commande cette mission explique la pertinence de la mission et toutes les questions liés à la mission a été répondu par le colonel. La Mislog accompagner tous les militaires français qui se trouve à la Minusca et à l’EUTM et veuille sur la sécurisation du camps M’Poko.

Rappelons que ce café presse a réuni une trentaine des professionnels des différents médias centrafricains.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le groupe du travail de la société civile s’inquiète de la recrudescence de violences (armées) dans certaines localités du pays

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Centrafrique.org/rca-prorogation-illegale-du-mandat-de-touadera-paul-crescent-beninga-sinsurge-et-interpelle-les-deputes/paul-crescent-beninga-porte-parol-gtsc-4/” rel=”attachment wp-att-37276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc-450×337.jpg” alt=”Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc” width=”450″ height=”337″ />
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

Déclaration du GTSC relative à la recrudescence de violences dans l’arrière-pays

 

Le GTSC constate depuis près de deux mois la recrudescence de violences (armées) dans

certaines localités du pays à l’instar des communes de Mann, de Boyo, de Ngaoundaye, de  Ndassima, de la ville de Bria… Les populations de ces localités sont quotidiennement  confrontées à des cas de violences injustifiées.

Selon les informations qui nous sont parvenues, les groupes armés, notamment, le mouvement  3R et certaines forces alliées au gouvernement seraient à l’origine des violences auxquelles sont  soumises les populations des localités susmentionnées. Ces violences ne se justifient pas car la  population centrafricaine ne pourrait en aucun cas être prise en otage et/ou servir de main­d’œuvre à des officines qui se livrent aux actes de pillage de nos ressources naturelles.

Aussi, a-t-on appris qu’un avion aurait bombardé le site de Ndassima le dimanche 09 janvier  2022 aux environs de 02h00, entrainant de nombreuses pertes en vies humaines. Le GTSC  présente ses condoléances aux familles endeuillées et s’interroge, par la même occasion, sur  l’origine de cet acte qui révèle non seulement les difficultés auxquelles l’on est confronté dans  la protection de notre espace aérien mais aussi témoigne de ce que notre territoire pourrait  devenir un espace d’affrontement opposant des puissance étrangères si l’on n’y prend pas garde.

Au regard de tout ce qui précède, le GTSC :

✓ attire l’attention des groupes armés et des forces alliées au gouvernement sur la nécessité  de laisser les populations de l’arrière-pays vaquer librement à leur occupation ;

✓ invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour assurer la protection des biens et  des personnes sur l’étendue du territoire centrafricain.

Fait à Bangui le 10 Janvier 2022

Le Porte-parole

 

Paul-Crescent BENINGA

Plateforme de proposition de solutions pour la résolution pacifique des conflits et de contrôle citoyen

Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine