Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/armoirie-de-la-Republique-centrafricaine-450×450.jpg” alt=”armoirie de la République centrafricaine” width=”450″ height=”450″ />
DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA Francophonie ET DES CENTRAFRICAINS DE LÉTRANGER SUR LES INCIDENTS SURVENUS
Le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait par la présente déclaration rétablir les faits et couper cours à toutes les tentatives
d’instrumentalisation et/ou d’extrapolation de l’incident survenu le 1 Novembre 2021.
En effet, certains journaux, dont je tairais les noms, qui n’ont que pour seule source les récits des survivants présents ou non-présents sur le lieu des faits, spéculent sur les versions données par le Gouvernement, cela sur base d’interprétations d’images prises à bon escient.
Face à la gravité de l’indident, le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger présente ses condoléances les plus attristées à la famille de la jeune victime d’un crime odieux au regard des circonstances des faits.
Le Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait rappeler l’importance dans de telle circonstance de faire preuve d’objectivité, de responsabilité et d’homogénéité de traitement des dossiers et évènements. Pour cela, il ne nous faut point faire fi d’éléments pour laisser à la mase l’opportunité de se faire sa propre opinion. Nous nous devons d’éviter les tensions inutiles, d’assister les blessés et surtout de soutenir la famille éplorée.
Pour rappel, le Ministère de l’ntérieur en charge de la Sécurité Publiquea récemment scrupuleusement fait un rappel d’interdiction de balades sportives ou autre, sous aucun prétexte aux alentours de la Résidence du Président de la République Centrafricaine. Ce rappel à l’ordre, qui faisait suite à une interpellation des forces de sécurité intérieure d’éléments de la Minusca dans les environs de la Résidence, ne peut souffrir du motif du nouvel arrivant en terre centrafricaine, notant qu’aucun Etat ne permet des balades touristiques, pour prise de photos, du domicile d’un Chef d’Etat.
L’erreur, en premier lieu déclinée, par le porte-parole de la MINUSCA aurait pu etre aceptée. Mais dès lors qu’il s’agissait d’un cortège de véhicules, arrivés pour les besoins de rotation du contingent de police égyptien, par quoi se justifie la sortie du cortège d’un des véhicules qui préférant se détourner des portes de sa caserne pour poursuivre son chemin jusqu’à 120 mètres du domicile du Président de la République, afin d’y prendre des photos, refuser d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité de la Résidence, prendre la fuite en heurtant dans sa redescente vers sa caserne la jeune Lumière Joie de Puissance, àgée de t6 ans, entrainant sur au moins 20 metres, le corps de la victime, obligeant les éléments de sécurité à réagir pour stopper le véhicule onusien qui s’est réfugié dans sa caserne, au demeurant caserne dont le chemina été retrouvé sans problème pour abri.
Sachant que:
-La caserne du contingent dont il est question se trouve à 550 mètres de
a Résidence, et les images des dégăts sur le véhicule onusien attestent d’impacts de projectiles sur l’arrière du véhicule, de fait un véhicule en position de descente.
La première barrière se trouvant à 250 mètres du domicile a été
franchie par le véhicule car ouverte en journée, sans essuyer de tirs, pour se retrouver à moins de 120 mêtres de la Résidence du Président.
II nous faut reconnaitre que cest bel et bien I’interpellation du fait de prises de photos qui a fait dégénérer la situation et causé le drame ultime, résultant en la perte d’une jeune centrafricaine dans la fleur de l’áge.
La simple acceptation d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité du domicile du Président de la République aurait évité, nul doute l’incident ayant causé la mort de Lumière Joie de Sagesse. Une mort soudaine attribuée à ce non-respect de la réglementation et textes érigés par la République Centrafricaine et au refus du rappel à l’ordre. Or dans l’application de tout mécanisme international de protection des civils et cela confomément à la Charte des Nations Unies et du droit international, il est inclut le principe indéniable du respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.
A ce titre, le Ministère des Affaires Etrangères s’impose de lancer par ce communiqué:
Un rappel au respect de la mémoire de sa compatriote, fille, soeur,
cousine, amie, petite-fille, Lumiëre Joie de Puissance; Un rappel à la nécessité d’un point avec le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies, tel que sollicité auprès de son Directeur de Cabinet, en vue de lever toute équivoque sur cet incident qui survient à quelques jours de la fin du processus de renouvellement du mandat de la MINUSCA:
Une revue des obligations des deux parties dans l’Accord de siège qui lie le Gouvernement centrafricain et ‘Organisation des Nations Unies relatif au statut de la MINUSCA afin de lever toutes mauvaises interprétations.
3luie BAIDOTEMON Minite desAfftdiros Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/armoirie-de-la-Republique-centrafricaine-450×450.jpg” alt=”armoirie de la République centrafricaine” width=”450″ height=”450″ />
Communiqué du Gouvernement
Le Gouvernement centrafricain regrette l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 à 14h30 dans les environs de la résidence du Président de la République, Chef de l’Etat.
Le Gouvernement déplore la mort de la fille âgée de 16 ans lors de cet incident regrettable, présente ses condoléances à la famille de la victime et compatit également avec les blessés du contingent égyptien de la Minusca.
Voici les faits :
Trois (03) mini-bus de la MINUSCA rentraient de l’aéroport Bangui M’poko en convoi unique à leur base située non loin du domicile du Président de la République, Chef de l’état. Un des bus se serait égaré. Le chauffeur qui semblait ne pas connaître le chemin se retrouve dans le dernier périmètre interdit, zone de sécurité de la résidence du Président de la République. Dans le véhicule les occupants prenaient des photos de la résidence à quelle fin nous ne savons. La garde présidentielle s’en rend compte et tente d’interpeller le chauffeur qui refuse d’obtempérer en prenant la fuite. Dans sa course effrénée, il heurte mortellement la jeune fille en la trainant sur plus de vingt (20) mètres. Les éléments de la sécurité presidentielle ayant aperçu la fille sous le bus auraient fait des tirs de sommation en l’air ainsi que dans les pneus du véhicule pour le stopper mais en vain. Malheureusement ces tirs auraient occasionné des blessés dans le bus de la MINUSCA.
Le Gouvernement Centrafricain exige avec fermeté qu’une enquête conjointe soit diligentée afin de situer les responsabilités.
Fait à Bangui le 03 Novembre 2021
Pour Le Gouvernement
e Ministre Chargé de la Communication et des Media
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:29:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une demande avait été introduite le mois dernier par l’honorable Auguste Boukanga auprès du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji pour la mise en place d’une commission d’audit parlementaire aux fins d’auditer le trésor public sous Monsieur Henri-Marie Dondra, ministre des finances de 2016 à fin avril 2021, devenu ensuite Premier ministre depuis fin avril.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Le-premier-ministre-Henri-Marie-Dondra-a-la-tribune-de-lAssemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement-450×338.jpg” alt=”Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement” width=”450″ height=”338″ />Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC
Selon le député Auguste Boukanga qui avait introduit la demande, cette commission d’enquête parlementaire sera placée sous sa direction et composée des députés de la commission finances et plan, de la cour de compte, des inspecteurs D’ÉTAT, des inspecteurs des finances et des personnalités indépendantes à désigner.
Une démarche qui n’a pas encore reçu officiellement de réponse, mais cette manœuvre marque bien le début de la guerre de succession au chef de l’État. Selon certains proches du Premier ministre, ce dernier est désormais dans le viseur de ses adversaires politiques.
Commençant par son prédécesseur Firmin NGRÉBADA, l’homme qui ambitionne de se positionner comme possible candidat de la majorité à la prochaine présidentielle de 2025 – 2026, multiplie des manœuvres auprès de certains députés pour engager une motion de censure contre lui, mais aussi des médias pour tenter de le salir au maximum. D’après ses dispositions d’esprit, Henri-Marie Dondra serait sans doute un véritable adversaire politique à abattre avant 2025. Mais hors-mis Firmin NGRÉBADA, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji engage discrètement aussi un jeu d’adversité à l’égard du Premier ministre Henri-Marie Dondra.
« Sarandji se voit déjà candidat du parti au pouvoir dans quatre ans, mais il faut éliminer les adversaires possibles, tant du côté du pouvoir que de l’opposition », ajoute un proche du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.
Ajoutant à cela, l’implication de la société Wagner dans cette bataille qui semble jouer en faveur des adversaires politiques de l’actuel premier ministre. Mais d’ores et déjà sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la bataille de positionnement commence.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:34:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration de retrait de la note relative à la mise en place de la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de la levée d’immunité parlementaire de certains honorables députés de l’opposition, le Président de l’assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji a décidé de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc. Mais cette décision, loin de calmer le climat politique dans le pays, continue de soulever la controverse.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-President-de-lassemblee-nationale-Simplice-Mathieu-Sarandji-le-5-mai-2021.-Photo-CNC-450×338.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
« Alors que nous nous approchons de la tenue effective du Dialogue républicain, à notre grande surprise, certains leaders politiques de l’opposition ont décidé de se retirer du Comité préparatoire. Pour justifier ce retrait, ils ont reproché au Bureau de l’Assemblée nationale la convocation de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée d’immunité parlementaire des quatre honorables députés introduite par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le 09 avril 2021. Cette Commission n’ayant pas été mise en place pendant la sixième législature pour donner suite à la demande du juge d’instruction conformément aux dispositions de l’Art. 119 du Règlement Intérieur de l’assemblée nationale, le Bureau de l’Assemblée nationale a écrit aux Présidents des groupes parlementaires afin de désigner leurs représentants pour la reprise des travaux et d’aboutir à un rapport à présenter à la plénière. Cependant, face aux réactions négatives suscitées par ce qui précède, je réaffirme au nom de la Représentation nationale, mon attachement au processus du Dialogue républicain, et invite chaque fille et fils de notre pays à être l’artisan de la réussite de cette grande rencontre dont l’objectif est le retour à une paix définitive, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Dans l’intérêt supérieur de la paix, après avis du Bureau, je décide de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc », déclare le Président de l’assemble nationale Simplice Mathieu Sarandji.
Aussitôt dans l’hémicycle, la quasi-totalité des députés a exprimé son soulagement, mais parmi eux, il y’a ceux qui croient que la décision du Président de l’assemblée nationale de suspendre la procédure de la levée d’immunité parlementaires de ces trois députés de l’opposition est un jeu politique.
La suspension n’est pas l’annulation
Pour ces députés de l’opposition, le mal est déjà fait, et le PAN a décidé de suspendre simplement sa décision et non de l’annuler.
« Présentement, plus de 85% des députés sont déterminés à faire barrage à ce projet. Et ce qui est très rassurant, le travail est fait ensemble avec tous les députés, y compris ceux de l’opposition et de la majorité présidentielle qui menacent même le PAN de motion de destitution au cas où il ne protégerait pas les députés. Actuellement nous sommes sur la stratégie d’une annulation pure et simple du dossier et non rester sur la suspension qui à tout moment peut constituer une épée de Damoclès », déclare un député indépendant.
Au même moment, dans certains états-majors de l’opposition, on ne croit plus au retour de leurs représentants dans le comité préparatoire du dialogue républicain.
« PERSONNE NE DOIT REPARTIR AU COMITÉ PRÉPARATOIRE. OU BIEN LE DIALOGUE EST INCLUSIF OU BIEN RIEN. ET IL SE DÉBROUILLE AVEC SES WAGNÉRIENS », ajoute un cadre du parti CRPS de maître Nicolas Tiangaye.
À l’université de Bangui, on estime que la décision du Président de l’Assemblée nationale est un jeu politique :
« La politique est également un jeu comme tous les jeux constituant le sport. Chaque camp développe ses stratégies pour remporter le match. Et lorsque la faille se présente du côté adverse, il faut exploiter suffisamment pour gagner. Ceci dit, l’occasion se présente en or pour affaiblir Touadera et le MCU », affirme Jean-Philippe, enseignant à la faculté des sciences juridiques. VICTOIRE CAMARADE de LA LUTTE CONTINUE.
Du côté du pouvoir, c’est seulement la déclaration du médiateur de la République qui appelle les partis de l’opposition à faire preuve de sagesse et réintégrer le comité préparatoire du dialogue, unique voie pour le retour de la paix dans notre pays.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:05:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est l’occasion pour tous les journalistes présents en centrafrique de faire le point sur leur situation, et de tirer le bilan des années passées qui ont malheureusement été bien lourdes dans le domaine de la sécurité des journalistes et reporters dans ce pays.
les journaux de Centrafrique
Pour rappeler les faits, en 2014, la journaliste française Camille Lepage est retrouvée assassinée dans le Nord-Ouest de la Centrafrique. En 2018, trois journalistes russes sont retrouvés criblés de balles à proximité de Bambari.
Ces événements qui ternissent clairement l’image de la Centrafrique, en contribuant à situer le pays à la 126ème place dans le classement mondial de la liberté de la presse, ne sont malheureusement que ceux qui ont déclenché une onde de choc dans la presse internationale. En effet, certains de ces événements notables semblent volontairement passés sous silence et étouffés pour des raisons éminemment politiques.
Par exemple, l’assassinat des trois journalistes opposés au gouvernement russe, n’a encore pas été élucidé, plus de deux ans après l’événement.
En effet, de nombreuses zones d’ombre subsistent, concernant le refus de l’entreprise WAGNER d’accueillir ces journalistes, qui enquêtaient justement principalement sur cette société. A noter que les biens de ces reporters n’ont pas été dérobés, ce qui exclut l’hypothèse d’un assassinat ayant pour but de les voler… Mais aussi pourquoi ces journalistes pourtant habitués des zones de conflits comme la Syrie où ils avaient déjà réalisés des reportages, n’ont pas su se protéger ici en Centrafrique, qui est tout de même un pays moins dangereux que la Syrie en pleine guerre contre des groupes terroristes.
Ces questions toujours en suspens laissent à penser que la seule erreur de ces journalistes professionnels a été de venir poser des questions sur une société puissante souhaitant rester discrète sur ses agissements et ses objectifs.
Cependant, ces événements cachent d’autres problèmes plus discrets. En effet la situation des journalistes centrafricains n’est pas plus agréable. Entre pressions et menaces des différents protagonistes actuellement présents, le journalisme en Centrafrique perd de plus en plus de son indépendance.
En 2019, un gendarme ouvre le feu sur un journaliste à Bouar, et deux reporters ont été violemment interpellés à Bangui.
Cette influence extérieure se remarque facilement : les médias souhaitant maintenir leur indépendance d’opinion sont rapidement victimes de commentaires haineux sur les réseaux sociaux afin de les faire taire. Alors que la presse écrite, plus vulnérable et sous influence, se résume bien souvent à des éditoriaux, des rumeurs ou des campagnes de calomnies.
Il est en effet simple de constater qui influence quel média, il suffit de regarder le changement de contenu des différents journaux ou pages d’informations sur internet. Il est aisé de remarquer que certains médias très investis dans l’indépendance de la Centrafrique par le passé, présentent depuis l’arrivée de la société WAGNER sur le territoire, le partenaire russe comme le sauveur d’une situation particulièrement complexe depuis de nombreuses années. Mais ces médias devraient se méfier de leur nouveau maître, car comme le dit un vieux proverbe, « un séjour dans l’eau ne change pas le tronc d’arbre en crocodile ».
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:12:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont pris position militairement depuis vendredi dernier dans la localité de Létélé, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Bocaranga. Au même moment, à Dimbi, dans le sud-Est, ce sont des détonations d’armes qui secouent la ville, paniquant les populations.
Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021
À Létélé, dans l’Ouham-Pendé, les soldats FACA se renforcent. Ils ont placé leur checkpoint sur trois direction, notamment sur la voie qui mène à Paoua, sur celle qui mène aussi à Ngaoundaye, puis celle de Bocaranga.
Selon les populations locales, la présence des soldats FACA dans leur localité les rassure.
« C’est depuis le vendredi dernier que les Mercenaires russes les ont placés ici. Ça nous rassure car Létélé est un croisement. C’est un lieu stratégique dans la zone où les rebelles de 3R se sont positionnés depuis plusieurs années », témoigne un fonctionnaire de l’État dans la ville.
Dans l’ouest, notamment dans la sous-préfecture de Gamboula, les mercenaires russes ont quitté la ville à destination de la commune de Dilapoko à bord de 15 motos et de deux pick-up. On ne sait pas s’ils veulent renforcer leur position jusqu’à Bang.
Au même moment, ce lundi 1er novembre, dans la soirée, à Dimbi, dans la Basse-Kotto, la ville est secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon des témoins, ce sont des éléments rebelles de l’UPC qui sont encore dans la ville qui ont fait ces tirs assourdissants. On ignore les raisons exactes. Mais le lendemain, le calme est revenu dans la ville, et toutes les activités ont repris.
Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait décrété un cessez-le-feu unilatéral sur tout le territoire national. Mais sur le terrain, les attaques se multiplient. Il semble que ce cessez-le-feu n’est pas respecté.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:23:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Convoqué ce mardi 2 novembre 2021 à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu dans l’affaire Bocom, si possible placé en détention provisoire, le chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports Daniel Nzéwé ne s’est pas présenté. Selon nos informations, l’homme serait en fuite.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Daniel-Nzewe-tres-bon-format-450×364.jpg” alt=”Monsieur Daniel Nzéwé” width=”450″ height=”364″ />Monsieur Daniel Nzéwé
Après le limogeage de son complice Daniel Ngrépayo, Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports épinglé dans une affaire du détournement de 5 millions de francs CFA de Covid-19 alloué au ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est son tour d’être épinglé dans une autre affaire, celle de Bocom, évaluée à plus de 50 millions de francs CFA de dommage.
Selon nos informations, Monsieur Daniel Nzéwé, impliqué dans cette affaire, avait été convoqué ce mardi 2 novembre à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu pour la troisième fois. Selon une source proche du dossier, il aurait été trahi par l’inspection générale d’état concernant l’affaire Bocom. Or, dans la même journée de ce mardi 2 novembre, il a été aperçu dans son bureau en train de déménager certains documents. À bord d’un taxi course, l’homme faisait des navettes entre son bureau et son quartier. On ignore exactement ce qu’il était en train de cacher.
Alors, a-t-il entendu qu’il serait en phase d’être limogé de ses fonctions ? Ou s’agit-il des documents compromettants qu’il tentait de les cacher ou c’est une fuite tout simplement ?
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 13:41:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambassade des États-Unis, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé en République centrafricaine annoncent l’arrivée de 336 000 doses du vaccin COVID-19 à injection unique de Johnson & Johnson. Cette livraison fait suite à celle de 302 400 doses en juillet, ce qui porte lacontribution totale des États-Unis à 638 400 doses.
Don de vaccin Covid-19 en Républiquiue centrafricaine
Le gouvernement américain a fait don des vaccins à la République centrafricaine via l’installation COVAX. Cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement américain, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé pour garantir un accès équitable aux vaccins COVID-19.
Le don de 638 400 doses de vaccin COVID-19 sûres et efficaces à la République centrafricaine démontre l’engagement des Etats-Unis à servir d’arsenal mondial pour les vaccins COVID-19. A ce jour, les Etats-Unis ont livré plus de 200 millions de doses de vaccin à plus de 100 pays dans le monde.
“Les États-Unis sont fiers d’avoir fourni 638 400 doses de vaccin COVID-19 au peuple centrafricain”, a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. “Ce dernier don est un exemple puissant de notre partenariat sincère et de notre engagement à long terme en République centrafricaine.”
Fran Equiza, représentante de l’UNICEF en République centrafricaine, a fait remarquer “qu’il est important que chacun se vaccine comme première étape vers une protection collective contre le COVID-19.”
Les vaccins ont été livrés au ministère de la santé par l’intermédiaire de l’UNICEF. Les responsables de la santé publique centrafricaine fourniront des informations sur leur utilisation.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:48:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’information a circulée comme une traînée de poudre dans les états-majors des partis politiques de l’opposition démocratique membre de la COD2020 : le pouvoir de Bangui fait marche arrière sur la question de la levée de l’immunité parlementaire des honorables Dologuélé, Ziguélé et Zingas.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Du coup une réunion extraordinaire est prévue aujourd’hui, ce mardi 2 novembre, à l’Assemblée Nationale.
D’après les indiscrétions glanées ici et là, il semblerait que la COD2020 va demander la permission au président de la république le droit de retourner dans le dialogue républicain.
Certains des leaders de cette plateforme de l’opposition ont besoin de ce dialogue républicain pour se nourrir ou pour survivre. Il se dit que d’autres sont même entretenus par le pouvoir et que la rupture avec celui-ci n’était pas du tout de leur goût.
Donc il y a fort à parier que la décision qui sortira de cette réunion préconisera la fin de la fronde et le retour dans les rangs de la CID2020. En espérant que le président de la république accepte de les receuillir à nouveau.
Aujourd’hui, 1er novembre 2021, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») a rejeté à l’unanimité l’appel interjeté par Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») contre la décision rendue par la Chambre préliminaire II le 17 mai 2021 concernant l’exception d’incompétence soulevée par la Défense.
La Chambre d’appel est composée du juge Piotr Hofmański, président, qui a donné lecture du résumé de l’arrêt en audience publique aujourd’hui, de la juge Luz del Carmen Ibáñez Carranza, du juge Perrin de Brichambaut, de la juge Solomy Balungi Bossa et du juge Gocha Lordkipanidze.
En rejetant les quatre moyens d’appel soulevés par la Défense, la Chambre d’appel a souligné, entre autres, qu’elle n’avait décelé aucune erreur dans le raisonnement suivi par la Chambre préliminaire dans sa définition d’une « situation » portée devant la Cour au moyen de paramètres temporels, territoriaux et, dans certains cas, personnels. Elle a également conclu que le fait que l’ONU ne finance pas les activités de la Cour découlant d’un renvoi de situation par le Conseil de sécurité n’invalide pas la résolution 1593 par laquelle cette situation a été renvoyée à la CPI. Quant à l’allégation selon laquelle la Chambre préliminaire n’a pas tenu compte de l’absence de soutien du Conseil de sécurité à la Cour en matière logistique et de sécurité au Soudan, la Chambre d’appel a jugé que la Défense n’avait pas démontré en quoi cette erreur de droit présumée se rapportait à la compétence de la Cour.
Enfin, pour ce qui est du principe de la légalité, nullum crimen sine lege, la Chambre d’appel a conclu que le renvoi de la situation au Darfour (Soudan) a eu lieu à la suite de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire, alors constitutives de crimes au regard du droit international. Elle a ajouté que les crimes sanctionnés par le Statut devaient représenter de manière générale l’état du droit international coutumier au moment de la rédaction du Statut. Cela va clairement dans le sens de la prévisibilité des poursuites pour ces crimes même lorsque le comportement en cause a lieu sur le territoire d’un État non partie au Statut. La juge Ibáñez a exprimé une opinion individuelle concernant ce moyen d’appel et, tout en souscrivant à la position finale de la majorité, a considéré que la compétence de la Cour à l’égard du comportement en cause en l’espèce est antérieure à la résolution 1593 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a simplement déclenché la compétence de la Cour, et qu’il n’est donc pas besoin de renvoyer à d’autres sources de droit.
Ali Abd-Al-Rahman a été remis à la CPI le 9 juin 2020, après sa reddition en République centrafricaine. Il a comparu pour la première fois devant la Cour le 15 juin 2020. L’audience de confirmation des charges s’est tenue devant la Chambre préliminaire II du 24 au 26 mai 2021. Le 9 juillet 2021, la Chambre préliminaire II de la Cour a rendu, à l’unanimité, une décision confirmant toutes les charges portées par le Procureur à l’encontre d’Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») et a renvoyé celui‑ci en jugement devant une chambre de première instance. L’ouverture du procès dans cette affaire est prévue le 5 avril 2022.
Les 31 charges portées en l’espèce comprennent : le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle, constitutif de crime de guerre ; le meurtre constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le pillage constitutif de crime de guerre ; la destruction de biens de l’ennemi constitutive de crime de guerre ; le crime d’autres actes inhumains, constitutif de crime contre l’humanité ; les atteintes à la dignité de la personne constitutives de crime de guerre ; le viol constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le transfert forcé de population constitutif de crime contre l’humanité ; la persécution constitutive de crime contre l’humanité ; la torture constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; les traitements cruels constitutifs de crime de guerre ; et la tentative de meurtre constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre.
Pour plus de renseignements sur cette affaire, veuillez cliquer ici.
Bangui, le 2 novembre 2021 – Dix casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police Constituée égyptienne de la MINUSCA, ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi, 1er novembre, à Bangui, par des éléments de la garde présidentielle.
Arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en rca, et en direction de leur base, les éléments de l’Unité de Police Constituée égyptienne ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés.
Dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police Constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie. Une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée.
La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie.
Le leadership de la MINUSCA et des membres du Gouvernement ont initié immédiatement le dialogue pour l’ouverture des enquêtes nécessaires afin de tirer toutes les conséquences judiciaires de cet incident conformément aux obligations qui leur incombent en vertu de l’Accord entre l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République Centrafricaine relatif au statut de la MINUSCA (SOFA).
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:11:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi 1er novembre 2021, un communiqué de l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA) affirme qu’un drone du type MAVIC, équipé des « engins explosifs improvisés » a survolé la position des soldats FACA déployés dans la localité d’Abba », dans la Nana-Mambéré. « Ce drone MAVIC qui tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit ». Mais ce communiqué de l’État-major, loin d’être pris au sérieux par la population, tourne à la dérision dans la capitale.
D’après un officier de l’armée nationale interrogé par CNC, le drone MAVIC est un drone commercial et non militaire :
« J’ai vu ce communiqué de l’État major, c’est un tissu de mensonge. Un drone MAVIC est un drone commercial qui ne peut en AUCUN CAS être équipé de missiles ou autres armes à feu. Impossible. On ne peut pas les confondre », affirme-t-il.
D’après lui, « Les drones d’attaque comme les Reaper volent à plus de 2000 mètres d’altitude. Les FACA ne disposent pas de missiles sol-air de type Sam7 pour les abattre, ni même les Wagner d’ailleurs. Ce n’est pas avec leur Kalachnikov ou leur DKM ou même leur RPG 7 qu’ils vont faire quoi que ce soit ».
Voici un drone d’attaque de modèle Reaper (américain) acheté par l’armée française
En plus, ce qui fait rire les gens, dans ce communiqué de l’état-major des armées, il est indiqué que ce drone du type MAVIC tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit.
« un engin explosif improvisé ? »
Voilà encore une preuve de méconnaissance des armes militaires. Un engin explosif improvisé n’est autre chose qu’une mine explosive. Et un drone transporte une mine explosive ? Ceci est une comédie à l’Ivoirienne.
« Mais bon, ça ne m’étonne pas de la part du général de corps d’armée Zéphyrin Mamadou, car il n’y connaît rien du tout » ajoute-t-il.
Pour cet officier de l’armée nationale, cette annonce de l’état-major n’a qu’un seul objectif : justifier à l’avance des attaques contre les hélicoptères de la Minusca et des Tchadiens.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:05:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits ce lundi 1er novembre vers 14 heures proches de la résidence du Président de la République Faustin Archange Touadera. La victime, qui s’appelait Lumière Divine, âgée de 18 ans, a été tuée accidentellement dans cette confusion. C’est la colère et la stupéfaction de sa famille.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481-300×150.jpg” alt=”” width=”300″ height=”150″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481-300×150.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481-150×75.jpg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg 550w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Les membres de la garde présidentielle à Bangui
Selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, ce lundi 1er novembre vers 14 heures, la victime, Mademoiselle Lumière Divine, domiciliée au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement, a été tuée accidentellement par les présumés Casques bleus égyptiens de la Minusca proche de la résidence du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
En effet, vers 13 heures ce lundi, mademoiselle Divine avait été envoyée par sa mère pour prendre de l’argent, mais celle-ci a préféré emprunter la rue qui quitte vers le domicile du Président de la République en passant derrière la radio Ndékèluka pour sortir sur l’avenue de l’indépendance en face du ministère des Transports.
Cependant, selon les mêmes sources, un véhicule de la MINUSCA équipé de quelques contingents ÉGYPTIENS basés et caserné a quelques mettre du domicile du Président de la République s’est stationné et en train de filmer et prendre des images de la résidence du chef de l’État.
Les éléments de la Garde présidentielle, dans leurs factions, ont constaté la prise de photo de la résidence présidentielle par les Casques bleus du contingent égyptien, ont fait des tirs sur eux pour tenter de les intercepter, mais ces derniers démarrent leur véhicule en toute vitesse et prendre la fuite précipitamment pour rentrer a la caserne. Malheureusement le véhicule a percuté sauvagement la jeune Lumière Divine qui a de facto succombé de ses blessures.
Cependant, à Boyrabe, on indique que la victime aurait été accidentellement fauchée par le véhicule des Casques bleus égyptiens qui n’ont pas pu s’arrêter pour évacuer la victime à l’hôpital. Devant ce comportement inadmissible, les éléments de la garde présidentielle qui sont en faction dans le parages ont ouvert le feu sur le véhicule des Casques bleus qui ont pu s’échapper.
Faux, rétorque la Minusca qui refuse de faire des commentaires.
Mais selon une autre source proche de la Minusca, il y’aurait 10 Casques bleus égyptiens non armés blessés, dont 8 par balles et deux par éclats .
« Les gardes présidentielles ont ouvert le feu à balles réelles sur les Casques bleus de la police intégrée des Égyptiens, blessant au moins dix alors qu’ils étaient en route pour l’aéroport », explique la source.
Mais informés de la nouvelle, les parents de la victime sont paniqués et traumatisés de la situation. Plusieurs personnalités se sont rendues sur le lieu pour constater les faits.
Pour l’heure, le corps de la jeune fille se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire, mais c’est la tension qui règne actuellement entre les Casques bleus égyptiens et les éléments de la garde présidentielle.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:02:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En tout cas c’est ce que révèle une enquête du service de renseignement de la présidence de la République. L’homme avait été convoqué au palais, entendu, puis libéré quelques heures plus tard par les enquêteurs. Mais selon une investigation menée par la rédaction du CNC, Monsieur Ghislain HOUEMAVO est un activiste béninois, véritable mafieux placé par son oncle Pierre AGBOBA , Président du conseil d’administration, à la tête de l’Aviation Handling Service en République centrafricaine (AHS-rca).
Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service
Après la tentative de prise du pouvoir par la coalition des patriotes centrafricains (CPC) le 13 janvier dernier, plusieurs personnalités civiles et militaires, soupçonnées de collaborer avec les assaillants, ont été interpellées, d’autres déférées devant le procureur général près du tribunal de grande instance de Bangui et placées en détention provisoire. Parmi ces personnalités se trouvait Monsieur Ghislain HOUEMAVO, Directeur général de l’Aviation Handling Service ( AHS). Convoqué à la présidence de la République, l’homme avait eu un entretien serré tête à tête avec Monsieur Michel – Nicaise Nassin, ex-chef de renseignement à la présidence de la République. Son passeport avait été retiré, et il était interdit de quitter le territoire.
Mais quelques heures après son retour au bureau, il appelle la présidence, et un accord avait été trouvé contre un versement d’une importante somme d’argent. C’est ainsi que vers 17 heures, le même jour, Monsieur Ghislain HOUEMAVO avait récupéré son passeport et commence à se moquer des autorités centrafricaines : « Les Centrafricains sont tous des ingrats. D’ailleurs je les ai mis tous dans mes poches, y compris leurs autorités ».
Banderole de grève des personnels de l’Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur HOUEMAVO Ghislain Habib
Mais qui est Monsieur Ghislain HOUEMAVO, directeur général de la société Aviation Handling Service ?
Travaillant en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Ghana, Côte d’Ivoire et au Bénin, Monsieur Ghislain HOUEMAVO est atterri en Centrafrique comme Directeur général de la société Aviation Handling Service grâce à son oncle, Monsieur Pierre AGBOBA , président du conseil d’administration de ladite société. Mais une fois qu’il a pris ses nouvelles fonctions en Centrafrique, il se rend compte très vite que ce pays est beaucoup plus favorable aux faussaires. C’est ainsi qu’il a mis en place une véritable bande des mafieux, des criminels en col blanc, téléguidés par son groupe d’espion composé de :
Chef de service passage, monsieur HOMPA – Germain (un gros champion en mensonge);
Chef de service de fret, monsieur BELLA-LITE Pierre Alias Pedro;
Son Directeur administratif et financier, monsieur Francisco DALMEDA. Un togolais renvoyé à la société Coloré RCA pour des vols aggravés.
Selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, Monsieur Ghislain HOUEMAVO détourne mensuellement au moins une somme de 150 millions de francs CFA. Il est à la tête d’une chaîne hôtelière de plusieurs suites en Afrique de l’Ouest, dont une de trois étoiles en Côte d’Ivoire.
Mais sur le plan professionnel, c’est une autre affaire. Les équipements utilisés actuellement par la société Aviation Handling Service sont ceux de la compagnie Air Afrique utilisés dans les années 80. Ceci dit, la société AHS n’a fait aucun investissement. Elle préfère repeindre ces vieux équipements et les mettre en service. En plus, certains clients se plaignent de leur mauvais accueil à l’aéroport de Bangui Mpoko. Les employés s’habillent comme s’ils sont dans leur ferme à Ndangala, avec un climat de travail hostile. Ce qui les pousse à demander son départ de la tête de l’AHS société AHS.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:41:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner ont mis en place un système mafieux ignoble qui leur permet de siphonner les caisses de l’État centrafricain sous l’œil bienveillant du gouvernement. Avec la complicité des commerçants libanais, le trésor public centrafricain leur débourse de grosses sommes d’argent qui échappent à tout contrôle.
Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration du lycée de Miskine à Bangui
Selon des sources au sein du trésor public centrafricain (TPC), les éléments de la société Wagner s’approvisionnent chez les commerçants libanais dans la capitale. Par la suite, ils leur expliquent que c’est le trésor public qui paye la facture. C’est ainsi que les commerçants libanais se présentent au trésor public avec des factures fictives pour le paiement. Le trésor public, de son côté, verse aux commerçants libanais la somme inscrite sur la facture, et le compte est joué. Un véritable circuit mafieux tant du côté des mercenaires russes que des commerçants libanais pour siphonner les caisses de l’État.
Et c’est le même jeu que les hommes de Wagner le font dans les villes de province. Ils ramassent les marchandises des commerçants sur le marché, ils leur disent d’aller voir le Président Touadera pour le règlement de la facture. Même le whisky frelaté, ils envoient les pauvres dames vendeuses après consommation au chef de l’Etat pour se faire payer.
Mais ce qui est plus choquant dans cette affaire, les marchandises ramassées par les mercenaires russes sont parfois écoulées à bas prix dans les quartiers. Ce sont les mêmes actes qu’ils posent à Paoua, Bouar, Bossangoa, Bria, Bambari etc..
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:09:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un appel téléphonique d’urgence a conduit ce lundi 1er novembre vers 14 heures des agents du service de police de la brigade criminelle de Bangui devant l’hôtel Levy’s situé sur l’avenue Barthelemy Boganda, près du dispensaire de Lakouanga en raison de la présence d’une personne inconsciente. Les policiers ont constaté le décès de l’individu peu après leur arrivée sur le lieu.
Une autopsie qui sera pratiquée sur le cadavre révèlera la cause de la mort de l’individu. Entre temps, des enquêteurs de la police ont entrepris l’examen du lieu où la mort a été constatée. Mais selon les premiers éléments de l’enquête, la victime s’appelle Euloge MALA, âgé de 48 ans, domicilier au quartier Guitangola, père de 7 enfants. Il travaille comme Chargeur en face de l’Hotel Levy’s a Lakouanga.
Ce lundi 1 novembre, vers 14 heures, sur le lieu de son travail, il marchait à bord de l’avenue Barthelemy Boganda sur les bétons posés sur des canaux a l’usage d’irrigation d’eau. Mais par inattention, sa jambe gauche est tombée dans ce canal. Immédiatement, il a perdu l’équilibre et tombe au sol par derrière. En chutant, il a cogné gravement son crâne contre le béton, et succombe sur le champ.
Transféré d’urgence à l’hôpital, son décès a été cliniquement déclaré par les médecin urgentiste qui n’ont rien pu faire.
Pour l’heure, le corps de la victime se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire.
Entre temps, la police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances réelles de cet accident mortel.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Vaste-distribution-des-T-shirtsin-je-suis-Wagner-450×338.jpg” alt=”Vaste distribution des T-shirts "je suis Wagner" aux forces de l’ordre et de défense nationale par la société russe de mafia Wagner” width=”450″ height=”338″ />Vaste distribution des T-shirts “je suis Wagner” aux forces de l’ordre et de défense nationale par la société russe de mafia Wagner
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:26:29 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est un véritable pied de nez donné au chef de l’État Faustin Archange Touadera, à son Premier ministre Henri-Marie-Dondra, à son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Temon qui ont catégoriquement nié depuis plusieurs mois qu’ils ne connaissent pas la société de mercenariat russe Wagner, mais que celle-ci n’est pas aussi en Centrafrique.
Une dame habillée avec un T-shirt ” Je suis Wagner”.
« Je suis Wagner », »je suis pro-Wagner », tels sont les messages de propagande imprimés sur des T-shirts distribués à tour de bras dans la capitale centrafricaine Bangui, notamment à la gendarmerie, à l’école nationale de police et au croisement de l’ÉNERCA au centre-ville par la société Wagner. Par ce geste, la société de mercenariat russe Wagner veut montrer aux yeux du monde qu’elle est bel et bien implantée en République centrafricaine. Pourtant, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, son Premier ministre Henri-Marie Dondra, son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Temon, le chef d’État major de l’armée Zéphirin Mamadou et bien d’autres personnalités proches du chef de l’État ont longtemps nié catégoriquement que la société Wagner, ils ne la connaissent pas, elle n’est pas en République centrafricaine, contrairement aux affirmations des experts des Nations unies, à la société civile centrafricaine, à l’opposition démocratique centrafricaine, aux autorités françaises, aux médias nationaux et internationaux qui ont affirmé la présence des mercenaires de la société Wagner au côté des soldats de l’armée nationale en Centrafrique.
Les T-Shirts blancs distribués aux soldats FACA, aux policiers et aux gendarmes dans leurs camps respectifs
Il y a quelques mois, une enquête de l’ONU, de la chaîne américaine CNN, de la radio France internationale (RFI) a montré que ces mercenaires de Wagner sont à l’origine de plusieurs exactions, notamment les crimes de guerre, crimes contre l’humanité commis sur les civiles dans l’arrière-pays. Mais le chef de l’État, lors de son entretien au magazine panafricain jeune Afrique le mois dernier, avait répondu ceci à la question du journaliste sur la société Wagner :
« Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? », et d’ajouter ceci : « Moi je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire ».
Même à l’ambassade de la Fédération de Russie à Bangui, les diplomates disent ne pas connaître la société Wagner, y compris la prétendue communauté des officiers russes en Centrafrique » dirigée par Monsieur Alexandre Ivanov.
Mais la distribution massive des T-shirts « Je suis Wagner » commence à lever le voile petit à petit sur des zones d’ombre qui entourent cette affaire.
Affaire à suivre…
Les T-Shirt noirs de “Je suis Wagner” distribués aux soldats FACA au camp Kassaï
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:56:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y’a deux jours, les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé, la PATRIE de Monsieur Crépin Mboli-Goumba, ont annoncé leur retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain. Alors, le dialogue tant annoncé est-il encore crédible ?
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Selon les partis politiques de l’opposition, la décision du pouvoir d’exhumer le dossier de la levée d’immunité de leurs trois parlementaires, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuelé et Simplice Aurélien Zingas, est sans doute une démarche qui est de nature à nuire à la recherche de la paix.
« Ça été toute une surprise pour nous parce qu’il y a seulement trois mois, une visite de la délégation de la communauté internationale était arrivée en Centrafrique pour demander à ce qu’on évite toute démarche qui sont de nature à nuire à la recherche de la paix. Et ensuite, quatre semaines après la discussion de Sant’Egidio où nous avons discuté tout ce qui constitue les socles d’une nécessaire décrispation pour aller au dialogue, voilà que le régime a choisi d’exhumer cette procédure illégale avec des dossiers qui sont vides pour tenter de lever l’immunité de ces trois députés », a déclaré Monsieur Cyriaque Gonda, Président en exercice de la coalition de l’opposition démocratique (COD – 2020(. D’après lui, ce qui a exactement motivé leur sortie du comité de dialogue c’est « cette résurrection malheureuse » de la procédure de la levée d’immunité de leurs députés par le Président de l’Assemblée nationale ».
Du côté de PATRIE de maître Crépin Mboli-Goumba, on décide également le retrait de son Représentant Monsieur B&AÏGAMA Beniamin, Président du Sous-comité Sécurité au sein du Comité d’organisation du dialogue républicain. Selon le parti PATRIE, la décision du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de réactiver la procédure de la levée de l’immunité des trois députés de l’opposition n’est pas de nature à faciliter la tenue du dialogue et est en contradiction avec l’esprit d’apaisement prôné.
Pour le MLPC, même son de cloche.
» »c’est une volonté du pouvoir d’éliminer de l’échiquier politique nationale toute voix discordante, d’assassiner la démocratie et de saboter le Dialogue en préparation ».
Du côté du pouvoir, c’est le silence total. On ne veut surtout pas faire des commentaires pour l’instant.
Pour rappel, le 27 octobre 2021, le Présidents de l’assemblée nationale avait adressée une note aux Présidents des groupes parlementaires de leur demander de lui faire parvenir les noms de leur chaque représentant aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition suite à la demande du ministre d’alors par intérim Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène qui avait demandé la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition « dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur de la rébellion CPC, et son ancien ministre Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:36:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération a débuté vendredi dans des localités proches de Bouar où les 3R sont particulièrement actifs. Cette opération aurait entraîné beaucoup de blessés, a-t-on appris du côté de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA).
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Selon des sources militaires, un véhicule a sauté samedi 30 octobre dans la matinée sur une mine près de la localité de Bondiba à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Abba – Baboua. Le véhicule a été complètement détruit et les occupants sont dans des états graves. C’est pourquoi L’armée lance depuis vendredi une opération de ratissage dans des localités proches de Bouar où les 3R sont particulièrement actifs. Cette opération aurait entraîné beaucoup de blessés, dit-on du côté de l’État major.
Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, un véhicule humanitaire, en provenance de Paoua (Lim-Pendé), et à destination de Bocaranga, avait sauté sur une mine terrestre au village Bokomboussi, dans la commune de Loura. Le bilan faisait état d’un mort et de deux blessés graves rapatriés à Paoua.
Notons que dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le mois dernier, La Minusca avait annoncé avoir suspendu ses opérations de déminage jusqu’à nouvel ordre. Elle dit avoir été empêchée par les forces de défense centrafricaines et leurs alliés russes de la société Wagner. Ce que la Minusca regrette tout de même.
Toutefois, à Bouar, dans la Nana-Mambéré, la Minusca avait organisé une réunion de sensibilisation avec les tous les chefs des quartiers pour les sensibiliser au danger des mines terrestres.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:23:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois désormais ex-rebelles de l’UPC ont indiqué aux forces de l’ordre à leur sortie que la plupart de leurs compagnons d’armes qui sont encore au maquis « expriment également leur volonté de se désarmer », mais « c’est l’occasion qui ne leur permet pas », selon des sources militaires locales.
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Selon les mêmes sources, c’était le jeudi 28 octobre dernier que les trois rebelles, qui affirment appartenir au mouvement UPC, sont sortis de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.
« Les trois rebelles sont sortis vers le quartier Bangui-ville dans le centre Alindao. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à la brigade de la gendarmerie », a indiqué un élément des forces de sécurité intérieure détaché à Alindao.
Selon nos informations, après l’accueil de ces trois ex-rebelles au poste de la gendarmerie, les casques bleus de la Minusca, informé de la nouvelle, sont allés pour les consulter, mais les Mercenaires russes les ont catégoriquement interdit. Ainsi, ces trois ex-rebelles ont été désarmés par les mercenaires russes, et leurs armes ont été remises aux soldats FACA.
Pour l’heure, l’un des deux ex-rebelles s’adonne déjà aux activités de vente de thé au marché central.
« Ce sont des enfants d’Alindao », ajoute un élément de la gendarmerie.
Au même moment, on apprend la sortie de quelques éléments de l’UPC à 17 kilomètres d’Alindao sur l’axe de Kongbo, plus précisément dans le village Badica pour demander leur désarmement.
Et ce n’est pas tout. Sur l’axe Bambari, à 17 kilomètres d’Alindao, d’autres éléments rebelles de l’UPC sont sortis également pour demander leur désarmement.
Rappelons que le mouvement UPC est actuellement divisé en deux factions : celle dirigée par Ali Darassa, et celle dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba, favorable au processus du désarmement en cours.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:14:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les présumés rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) ont signé une nouvelle attaque ce samedi 30 octobre dans la localité de Ngakobo, plus précisément au village Dar es Salam, a-t-on appris des sources locales.
Les combattants rebelles de l’UPC.
Cette nouvelle est livrée par le Président de la société civile de la commune de Ngougbia, située à 57 kilomètres au sud de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka. Il dresse le bilan provisoire à quatre motocyclettes capturées et incendiées par les assaillants à 3 kilomètres de Ngakobo sur l’axe croisement Didi, plus précisément au village Dar Es Salam.
« C’était le samedi peu après après-midi que les éléments de l’UPC ont attaqué le village Dar el Salam. Nous avons enregistré un bilan de quatre motos incendiées et une personne violentée, puis emportée dans la brousse avant d’être relâchée quelques heures plus tard », a-t-il déclaré.
Se faisant, il plaide auprès des autorités militaires de procéder au ratissage des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la localité pour espérer au retour définitif de la paix et de la sécurité dans cette région..
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le cadre de la lutte contre le paludisme en République centrafricaine, la République Populaire de Chine apparaître comme un partenaire du premier plan à appuyer le gouvernement à combattre cette maladie à travers un don à titre gracieux de médicaments paludiques. Durant 5 ans, entre 2016-2020, la République populaire de Chine a offert des lots de médicaments notamment l’artemether injectable, Duo-cotexin et ASAQ en comprimé d’un montant de 15.000.000 de Yuan Renminbi soit environ 1.324.707.783 de francs CFA repartis entre 2016-2020.
Deux personnels soignants entrain de signer des documents CopyrightCNC
Les conflits armés déclenchés en 2013, ont profondément impacté le système sanitaire de la République centrafricaine. Beaucoup de formations sanitaires du pays ont été détruites pour la plupart. Pendant ce temps, le pays enregistre plus de 50% de taux du paludisme qui est la première cause de morbidité et de mortalité au sein de la population rendue vulnérable par les conflits.
Or, le gouvernement centrafricain qui se bute à de nombreuses difficultés liées aux conflits, ne pouvait faire face à la situation sanitaire inquiétante. Et donc, il a fallu solliciter l’aide du partenaire chinois pour sauver la population du paludisme. C’est ainsi que le gouvernement de la transition centrafricain a tendu la main au gouvernement de la Chine qui a favorablement répondu.
A travers le partenariat entre les deux pays, la Chine a commencé à octroyer gracieusement un don de 5 lots de médicaments antipaludiques pendant cinq ans, de 2016 à 2020. Le montant s’élève à 15.000.000 de Yuan Renminbi soit 1324707783 de francs CFA, repartis annuellement un lot d’antipaludique d’un montant d’environ 3.000.000 Yuan Renminbi soit 264941556 de francs CFA chaque année.
Durant les 5 années de cet appui, 988740 traitements antipaludiques ont été réceptionnés par le ministère centrafricain de la santé et de la population. Ces traitements sont notamment 666.740 traitements de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, 322.000 antipaludiques à savoir : Artémether injectables, Duo-cotexin en comprimé. Les traitements sont exécutés par les régions sanitaires 1(BEGOUA), 2(BERBERATI), 3(BOSSANGOA), 4(Bambari), 5(BRIA), 6(BANGASSOU) et 7(BANGUI) et les 35 districts sanitaires sur l’ensemble du pays.
Au terme de 5 ans années d’exécution liée à l’accord entre les gouvernements centrafricain et chinois, les dons en médicaments ont permis de réduire le taux de décès liée au paludisme de 2016 à 526 en 2020 grâce à l’aide médicale Chinoise selon le Dr Christophe NDOUA, Chef de Service de Lutte contre le Paludisme.
C’est pourquoi, aujourd’hui, le gouvernement centrafricain a entamé de discussions avec son partenaire stratégique pour la continuité de ce programme d’aide gratuite en produits antipaludiques en faveur de la population, pour la période de 2021-2025…….
Il faut dire que le partenariat consolidé entre la République centrafricaine et la République Populaire de Chine dans le domaine sanitaire a permis à la population centrafricaine vulnérable frappée par le paludisme d’être prise en charge. Cela a permis à ce pays d’environ 5 millions d’habitants de réduire le taux de mortalité lié au paludisme.
Suite à la Note N°295/AN/P du 27 Octobre 2021 du Président de l’Assemblée Nationale adressée aux Présidents des Groupes Parlementaires et ayant pour objet levée de l’Immunité parlementaire des trois (03) Députés de la Nation notamment, Martin ZIGUELE du MLPC, Anlcet Georges DOLOGUELE et llmpllce Auréllen ZINGAI de
la COD 2020, le PATRIE considère que ces mesures ne sont pas de nature à faciliter la tenue du Dialogue et sont en contradiction avec l’esprit d’apaisement prôné.
De ce fait, le Bureau Politique décide en sa séance hebdomadaire du samedi 30 Octobre 2021 du retrait de son Représentant Monsieur B&AÏGAMA Beniamin, Président du Sous-comité Sécurité au sein du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
COMMUNIQUE DE PRESSE
Comme dans un jeu de rôle, l’acte que vient de poser le Président de l’Assemblée Nationale le 27 octobre 2021, par la demande de constitution de la Commission Ad hoc chargée de l’examen de la question de la levée de l’Immunité des Députés de l’Opposition dont Martin ZIGUELE, président du MLPC et du Groupe Parlementaire de ce Parti à l’Assemblée Nationale, en dit long sur la volonté du pouvoir d’éliminer de l’échiquier politique nationale toute voix discordante, d’assassiner la démocratie et de saboter le Dialogue en préparation.
Par cet acte, toute équivoque est désormais levée sur la tenue du Dialogue vers lequel le pouvoir se dirige à pas forcés.
Le Bureau Politique du MLPC, après une analyse approfondie de la situation nationale et malgré son Implication dans les préparatifs du Dialogue à travers son représentant dans le Comité Préparatoire de celui-ci. décide à compter de ce Jour samedi 30 octobre 2021 :
du retrait dudit Comité du Camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU et de la suspension de sa participation aux travaux audit Comité;
– de tenir le pouvoir responsable de la situation ainsi créé.
Par ailleurs, le Bureau Politique dénonce vigoureusement les entraves faites aux membres de la famille du Camarade Martin ZIGUELE, dans leur liberté d’aller et venir.
Fall k Bangui, le 30 Octobre 2021 Pour le Bureau Politique
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Maître-Nicolas-Tiangaye-Président-de-la-Convention-républicaine-pour-le-progrès-social-CRPS-et-porte-parole-de-la-COD-2020-450×337.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020″ width=”450″ height=”337″ />Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pendant que le peuple centrafricain recherche par tous les voies et moyens notamment par l’organisation d’un dialogue le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays, le régime du président TOUADÉRA ne cesse de montrer ses intentions guerrières et antidémocratiques.
En effet, le mercredi 27 octobre 2021, le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji a décidé sur instructions du Président TOUADÉRA de ressortir et de réactiver la procédure illégale de levée de l’immunité des députés de l’opposition démocratique (Anicet Georges DOLOGUELÉ, Martin ZIGUELÉ et Aurélien Simplice ZINGAS) foulant ainsi au pied l’exigence de la décrispation politique et de la création d’un climat apaisé pour aller au dialogue.
En outre, avec la reprise des mesures d’interdiction de sortie du territoire des membres de l’opposition démocratique dont la liste est déposée à nouveau au commissariat de police de l’air de l’aéroport Bangui M’poko, le régime du Président TOUADÉRA a décidé d’accentuer sa politique de terreur et de traque des opposants.
Il en ressort donc que le régime ne veut ni de la paix ni du retour de la sécurité ni de la réconciliation et surtout ni d’un dialogue devant regrouper les fils et les filles du pays.
Par conséquent, la COD-2020 décide à compter de ce jour samedi 30 octobre 2021, du retrait du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain ses représentants à savoir l’honorable Aurélien Simplice ZINGAS, Président du sous-comité Santé et Serge PSIMHIS, membre du sous-comité Thématique.
Fait à Bangui, le 30 octobre 2021
Pour la Conférence des Présidents, le Président en Exercice
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 octobre 2021, 11:18:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au motif de mieux lutter contre les exportations illégales et de renforcer la transparence du secteur, l’exécutif centrafricain entend réécrire son code minier dont la dernière mouture date d’Avril 2009. Un projet de loi pour l’adoption de ce nouveau code est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale mais le processus d’adoption de ce projet de loi est actuellement en suspens…
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC
Ce projet de nouveau code minier confère des attributions extrêmement larges à une société dénommée GEMINCA (Gemmes et minéraux de Centrafrique) dans laquelle l’Etat centrafricain serait actionnaire majoritaire (dont les statuts et l’actionnariat demeurent inconnus) qui contrôlerait de fait l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur.
Ainsi, Les artisans miniers seront obligés de vendre leur production à la GEMINCA ou aux bureaux d’achat (article 155). La collecte des pierres sera effectuée par des « acheteurs agréés par le Ministère des Mines » et seront salariés de la GEMINCA (article 159). Les bureaux d’achats « doivent obligatoirement être reconnus par la GEMINCA » (article 161). Enfin, « les tailleries et les bijouteries sont tenues de s’approvisionner en produits miniers exclusivement auprès de la société GEMINCA » (Article 155).
De nombreux acteurs du secteur inquiets
Ce nouveau Code viendrait ainsi bouleverser le système actuel basé sur une exploitation artisanale qui confère un emploi à de nombreux artisans qui le plus souvent extraient le minerai en payant des ouvriers, le revendent à des collecteurs, lesquels les monnaient aux bureaux d’achat autorisés à exporter. Cette filière qui génère ainsi des revenus à de nombreux intermédiaires et permet la survie de plus d’un nombre très conséquent de familles de Centrafrique est donc clairement menacé par ce nouveau code minLe fait que les artisans miniers et les coopératives minières ne puissent plus exporter et doivent exclusivement vendre leur production à la GEMINCA risque contrairement à l’effet escompté de renforcer la contrebande de diamants alors que plus de 80 % de la production de diamants sort aujourd’hui en contrebande du pays, sans aucun contrôle de l’Etat sur cette ressource…
Le précédent de l’opération « closing gate ».
Les principaux acteurs du secteur risquent par ailleurs de se sentir floués par ce nouveau projet de code minier et l’importance octroyée à la société GEMINCA. L’on se souvient encore de la décision d’Octobre 2008, lorsque le Ministre des Mines Sylvain Ndoutingaï avait retiré l’agrément d’exportation minière à huit des dix bureaux d’achat officiellement agréés pour collecter l’or et le diamant en RCA. Dans le cadre de cette opération « closing gate », des fonctionnaires des mines et des soldats avaient été déployés dans les zones minières du pays où ils avaient confisqué des pierres précieuses, de fortes sommes d’argent et autres biens tels que véhicules aux bureaux d’achats et aux collecteurs. Sous prétexte de situation fiscale ou administrative irrégulières, de lourdes amendes sont imposées. Les victimes parlèrent de cet épisode comme d’un braquage officiel perpétré puisque les biens saisis ne leur seront jamais restitués. L’un des principaux objectifs de cette opération consistait à s’emparer de la part de marché des exploitants évincés et, ce faisant, à créer un quasi-monopole pour certains négociants en diamants du pouvoir. Quelques mois après cette opération, la Séléka exigea une compensation financière et la restitution des diamants et de l’or « volés » par le régime en 2008…
L’exemption octroyée à la société MIDAS RESSOURCES.
Selon l’article 155 du projet de loi, « l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de pierres, métaux précieux et semi-précieux sont autorisées aux titulaires des titres miniers d’exploitation industrielle conformément aux dispositions de la présente loi. » Cet article permet ainsi à la seule société minière titulaire d’un permis « de production industrielle » MIDAS RESSOURCES indirectement détenue par des intérêts russes de la galaxie du groupe de mercenaire PMC Wagner de continuer à exploiter le juteux site aurifère de Ndassima et de continuer à en exporter le produit.
Le marché de la sécurisation des sites miniers
Les partenaires russes cherchent par tous les moyens à recouvrer les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC Wagner pour aider à combattre les groupes rebelles en Centrafrique. Or, l’article 154 du projet de loi dispose que « pour exécuter efficacement la politique de l’État dans le domaine de la circulation des pierres et des métaux précieux et semi-précieux, la société GEMINCA peut à sa discrétion, faire appel à tout service de sécurité. » Cet article ouvre clairement la porte à l’octroi d’un vaste marché de sécurisation de sites miniers par le groupe de mercenariat privé PMC Wagner aux frais de l’Etat Centrafricain.
Cette refonte du Code minier apparaît donc clairement mettre en danger la survie de nombreux acteurs clé du secteur tout en favorisant les intérêts de la société privée Wagner.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/upc-logo-319×450.jpg” alt=”Le logo officiel de l’UPC” width=”319″ height=”450″ />Le logo officiel de l’UPC
DÉCLARATION DE L’UNITÉ POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE SUR LES VIOLATIONS DU CESSEZ-LE-FEU PAR LES FACA ET LES Mercenaires russes DE LA SOCIÉTÉ WAGNER
Par une déclaration publique du 15/10/2021, le Président Faustin A TOUADERA a informé l’opinion nationale et internationale de l’instauration, par décision personnelle, d’un cessez-le-feu d’application immédiate sur toute l’étendue du territoire centrafricain afin, dit-il, de « donner une chance à la paix ».
L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son chef d’état-major et coordonnateur militaire le général Ali DARRASSA MAHAMAT a, dans sa déclaration du 19/10/2021, pris l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration présidentielle en respectant pour sa part le cessez-le-feu proclamé par Monsieur TOUADERA, bien qu’unilatéralement et sans concertation préalable aucune. Ce faisant, l’Unité pour la Paix en Centrafrique illustrait une fois de plus son constant souci de favoriser le retour d’une paix juste en République Centrafricaine et son adhésion à toute initiative susceptible d’y conduire. C’est dans cette logique que les axes contrôlés par les unités opérationnelles de l’UPC ont été ouverts à la circulation des hommes de Monsieur TOUADERA (FACA et les diables de WAGNER, barbares et envahisseurs de l’Afrique).
Cependant, en violation de la déclaration présidentielle proclamant un cessez-le-feu, les forces de Monsieur TOUADERA ont confirmé en tous points les appréhensions soulevées par l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dans sa déclaration du 15/10/2021, et par la CPC dans la sienne en date du 18/10/2021. En effet dès le lendemain de la proclamation présidentielle du cessez-le-feu, celui-ci a fait l’objet de violation par les forces armées au service de Monsieur TOUADERA, lesquelles violations sont continués depuis cette date, dont les cas suivants sont un échantillon significatif :
-le 16/10/2021 les hommes de Monsieur TOUADERA ont, dans le village KPONDIGMON à 18 km de Bossangoa, saccagé des habitations et des greniers, abattu des chèvres et même des poulets, violé des femmes et jeunes filles ;
-le 16/10/2021 les hommes de Monsieur TOUADERA ont incendié des habitations, pillé l’hôpital, violé des femmes et petites filles, tué 7personnes dont des petits enfants a Benzambé, village de l’ancien président FRANÇOIS BOZIZÉ YANGOUVONDA ;
-le 16/10/2021 toujours, les hommes de Monsieur TOUADERA se sont rendus dans la localité de BOKOLOBO où ils ont assassiné 7 civils et en ont arrêté plusieurs ;
-le 21/10/2021 dans le village de MAN, les hommes de Monsieur TOUADERA ont sommairement exécuté un berger et ont abattu 10 de ses animaux ; le même jour à DANKOBIRA, localité situé à 20 km de KOUI, les hommes de Monsieur TOUADERA ont fait une irruption et pillé systématiquement commerces et particuliers ;
-le 25/10/2021 dans le village de BOHONG, les hommes de Monsieur TOUADERA ont procédé à une rafle de plus de 70 personnes dont certaines ont été arrêtées dans l’église. Conduites à BOUAR, ces civils innocents ont été sommés d’acquitter chacun une rançon de 25 mille francs CFA pour leur libération ;
-le 27/10/2021 entre MALOUM et GALOUGOU dans la OUAKA, les hommes de Monsieur TOUDERA (FACA et diables de WAGNER, barbares et envahisseurs de l’Afrique) ont attaqué une base de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC).
Ces meurtres et actes de vandalisme perpétrés par les diables de la société WAGNER, agissant seuls ou en compagnie des FACA, engagent la responsabilité du Président TOUADERA et décrédibilisent sa déclaration proclamant l’instauration d’un cessez-le-feu. En tout état de cause, l’Unité pour la Paix en Centrafrique a loyalement respecté ledit cessez-le-feu.
Cependant, l’Unité pour la Paix en Centrafrique ne saurait rester les bras croisés pendant que les populations civiles sont assassinées et spoliées des maigres ressources de survie dont elles disposent encore. L’Unité pour la Paix en Centrafrique ne saurait davantage laisser ses unités à la merci des attaques déloyales des forces de Monsieur TOUADERA. Elle prend donc l’opinion nationale et internationale à témoin de la nécessité d’exercer désormais son droit à la légitime défense chaque fois que de besoin.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique tient néanmoins à réaffirmer son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, aux chefs d’états de laquelle elle réitère sa gratitude pour leurs efforts tendant à instaurer un dialogue inter centrafricain inclusif pour le retour de la paix.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 octobre 2021, 02:26:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés ». Ces quelques mots inquiets, ce sont ceux des��experts de l’ONU quiont récemment pu observer les dernières évolutions de la situation complexe dans laquelle se trouve la République centrafricaine en proie à l’influence grandissante de groupes paramilitaires dans sa société.
drapeau russe en Centrafrique AFP
Dans ce texte, les observateurs citent explicitement le groupe de mercenaires russe « Wagner » précisant par ailleurs que « des civils, des membres du personnel de maintien de la paix, des journalistes, des travailleurs humanitaires et des membres de minorités en République centrafricaine » avaient été victimes de ces cas de harcèlement « violent ».
D’après les témoignages, les citoyens centrafricains de plus en plus terrifiés n’osent pas porter plainte ou demander justice car, comme le détaille le communiqué, les membres du groupe paramilitaire « travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention de personnes. Cela signifie que les victimes n’ont souvent aucun accès à la justice ».
La Russie nie
De son côté, la Russie continue comme elle l’a toujours fait, à nier la présence du groupe Wagner sur place et se contente de parler « d’instructeurs russes » chargés de former les forces armées centrafricaines sans participer aux combats contre les groupes rebelles. Un argument largement remis en cause par tous les observateurs, experts et journalistes qui travaillent sur le sujet.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le groupe Wagner en Centrafrique est épinglé par l’ONU pour les exactions commises dans le pays. En début d’année, un autre groupe d’experts avait déjà alerté sur les « violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment les détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires ». Un constat que venait confirmer un rapport publié au mois d’avril par l’ONG The Sentry en partenariat avec CNN dénonçant aussi des « massacres, exécutions extrajudiciaires, tortures, pillages et viols » commis par les membres de l’organisation paramilitaire en RCA.
Cesser les relations avec le groupe Wagner
Devant une telle documentation, l’ONU, dans son communiqué du 27 octobre, a demandé au « gouvernement centrafricain de mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner ». Les expertsexhortent aussi les autorités à « se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, à savoir demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur leur territoire, et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe. »
Face à ces accusations, l’organisation « Communauté des officiers pour la Sécurité Internationale » (Cosi) dirigée par celui qui se fait appeler Alexandre Ivanov, lui-même présenté comme le « représentant » des « instructeurs » russes notamment en Centrafrique, nie l’ensemble de ces allégations. Allégations qualifiées de « provocation » et qui ne seraient accompagnées d’aucune « preuve ». Selon la structure, cela « ne correspond pas à la réalité et toutes les accusations sont basées sur des rumeurs ».
Une ligne de défense en contradiction avec les autorités de Bangui elles-mêmes. Début octobre, elles avaient reconnu les accusations formulées en début d’année par l’ONU sur des crimes et actes de torture commis notamment par « les instructeurs russes ». Reste à savoir dans un pays troublé et qui accumule les crises politiques quelle suite le gouvernement de Bangui donnera à ces accusations…
Une analyse de l’insécurité alimentaire aiguë (IAA) en République centrafricaine pour la période de septembre 2021 à mars 2022 a classé neuf sous-préfectures en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 59 en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). Sur les 4,9 millions de personnes vivant dans les sous-préfectures analysées 2,1 millions (43%) connaîtront des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC ou plus) jusqu’en mars 2022, dont environ 620.000 personnes en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC).
Une analyse IPC de la malnutrition aiguë de 68 sous-préfectures et de Bangui, menée en même temps que celle de l’IAA, a révélé qu’entre septembre 2021 et août 2022, près de 214.000 enfants de moins de cinq ans et plus de 98.000 femmes enceintes ou allaitantes souffriront probablement de malnutrition aiguë.
Une assistance alimentaire immédiate, un soutien aux moyens de subsistance et des programmes de traitement et de prévention de la malnutrition sont nécessaires pour éviter une détérioration de la situation.
Cinq ans de prison ferme pour Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit d’Ali Bongo
Bangui ( République centrafricaine ) – Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, accusé de corruption, a été renvoyé du gouvernement gabonais.
Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit du président gabonais Ali Bongo Ondimba, a été condamné vendredi par le tribunal de Libreville à cinq ans de prison ferme pour “délivrance indue de documents administratifs”.M. Laccruche a également été condamné à verser une amende de 5 millions de francs CFA, soit environ 7.500 euros. Les réquisitions du parquet ont été suivies.”C’est une peine inique qui fait perdre tout crédit à la valeur de la justice”, a déclaré à l’AFP Anges-Kevin Nzigou, avocat de M. Laccruche. “Je ne sais pas si nous allons faire appel, je ne crois pas en la capacité des magistrats dans le dossier de dire le droit”, a poursuivi M. Nzigou, évoquant une “décision politique”.M. Laccruche, portant une chemise bleue et arborant une barbe de quelques jours, est apparu à la barre le visage émacié et le dos voûté, visiblement marqué, a constaté un journaliste de l’AFP.Nommé directeur du cabinet présidentiel en 2017, M. Laccruche, franco-gabonais de 41 ans, était devenu le véritable homme fort du pouvoir après l’accident vasculaire cérébral du président Bongo en octobre 2018, qui avait laissé le chef de l’État très affaibli et absent de longs mois du pays. Il est reconnu coupable d’avoir obtenu illégalement la nationalité gabonaise.En novembre 2019, peu après le retour du président Bongo sur le devant de la scène politique, M. Laccruche avait d’abord été écarté de la présidence, avant d’être la cible d’une opération anti-corruption appelée Scorpion, qui avait aussi visé des ministres et hauts fonctionnaires qui lui étaient fidèles.Il avait été arrêté en décembre 2019, tout comme plusieurs ministres et hauts-fonctionnaires, et incarcéré à Libreville pour détournements de fonds publics.Il a été condamné pour un chef relativement mineur au regard des autres pour lesquels il est aussi poursuivi dans des enquêtes séparées.Depuis 2020, une juge d’instruction parisienne enquête sur des accusations de “détention arbitraire” par les autorités gabonaises de Brice Laccruche, mais aussi de son frère Grégory, également poursuivi pour détournements de fonds publics.Le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a également estimé fin 2020 que la détention des frères Laccruche et de trois autres personnes était “arbitraire” et demandé leur “libération immédiate” ainsi qu’une “indemnisation”.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:30:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci est sans doute une lourde perte pour le chef rebelle Ali Darassa, coordonnateur et chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Son adjoint, l’autoproclamé général de division Moussa Issa et ses officiers ainsi que ses quatorze éléments ont fait défection cette semaine à Bambari.
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Selon des informations recueillies, les généraux de l’UPC qui ont fait défection cette semaine sont pour la plupart les auteurs présumés des attaques de l’UPC dans la périphérie de la localité de Bambari.
Il s’agit du général de division Moussa Issa Conte, adjoint d’Ali Darassa, du général Sisankeri Ousman, du colonel Issa Moussa, du colonel Douna, du colonel Abdoulaye Makelepa et ses quatorze éléments rebelles. Ils ont rallié la faction Hassan Bouba, un ancien élément de Baba Ladé et actuel ministre de l’Élevage, favorable au processus du désarmement en cours. C’est ainsi que d’autres sont sortis à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, d’autres à Ngakobo, située à 57 kilomètres au sud de Bambari, aussi à 99 kilomètres au nord-Est de Kouango, et à 460 kilomètres au nord-Est de Bangui.
Selon les mêmes sources, ces généraux de l’UPC faction Ali Darassa qui ont fait défection devraient être accueillis par les Mercenaires russes et les soldats FACA à Bambari et à Ngakobo.
Rappelons que le tchadien Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’UPC, après avoir été proposé au gouvernement par son ex-ami Ali Darassa, a décidé de le lâcher en créant sa propre faction de l’UPC le mois dernier.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:50:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération du recrutement a débuté il y a trois semaines, et ce, quelques jours après le massacre de Matchika le 5 octobre dernier. Plusieurs dizaines des miliciens Anti-Balaka de Bambari ont été recrutés par les Mercenaires russes de la société Wagner pour une formation rapide de deux semaines malgré le doute exprimer par certains conseillers du chef de l’État.
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Ces ex-miliciens Anti-Balaka ont été formés deux semaines dans la forêt qui se trouve dans la périphérie de Bambari et habillés en tenue militaire de l’armée nationale. Ils constituent une unité des forces armées centrafricaines constituée par les mercenaires russes à Bambari. Équipés d’un véhicule de patrouille, ils sont directement gérés par la présidence de la République, selon des sources au sein de l’armée nationale.
Or, selon certains proches du chef de l’État qui avaient déconseillé une telle pratique au Chef de l’Etat, les miliciens Anti-Balaka font partie intégrante de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une coalition des rebelles qui mène une lutte armée contre leur régime. Les recruter et les former, c’est former les rebelles de cette coalition contre le régime. Mais pour les mercenaires russes de Wagner, dépassés par les événements, la seule solution alternative à leurs souffrances sur le terrain, c’est de former leurs propres éléments FACA à eux puisque les anciens font la tête trop souvent.
selon ces conseillers, « quand ils seront formés et dotés, le moment venu ils pourraient ne pas combattre, rejoindre le camp adverse et se tournent contre l’armée nationale. Et c’est un éternel recommencement », disaient-ils.
Comme disait un officier général de l’état-major, ces mercenaires Russe sont tellement têtus, turbulents et incontrôlables qu’ils font des choses à leur tête.
« Ils réagissent comme s’ils ont désormais le pouvoir de décider seuls. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau pourtant. Mais force est de constater malheureusement qu’en ce moment en RCA il y’a deux états-majors des forces armées centrafricaines (FACA) : un aux mains des Russes, un aux mains de l’État centrafricain », regrette-t-il.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:06:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la première action visée par les mercenaires russes de la société Wagner dans leurs démarches de mise à leurs disposition les archives de l’Assemblée nationale. Les trois députés visés par cette demande de la levée d’immunité parlementaire sont l’honorable Martin Ziguélé, ancien premier ministre, Président du parti MLPC. Le second c’est l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé, président du parti URCA, et le troisième député visé c’est l’honorable Simplice Zingas. Le quatrième c’est Abdoul Karim Meckassoua, député du troisième arrondissement de Bangui, déchu de son titre de député il y a quelques mois par la cour constitutionnelle.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Dans une note adressée le 27 octobre aux Présidents des groupes parlementaires, le Président de l’Assemblée nationale , le géographe Simplice Mathieu Sarandji leur a demandé de lui faire parvenir les noms de leurs représentants aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité parlementaire des quatre députés, actuellement réduits à trois.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, 24 heures après la note du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, des tractations débutent pour former la commission ad hoc, et tous les députés de la majorité présidentielle se sont réunis ce jeudi 28 octobre pour recevoir les consignes.
Pour la majorité des Centrafricains, c’est une vieille affaire qui avait soulevé d’énormes polémiques dans le pays que le régime voudrait ressusciter à quelques mois de la tenue du dialogue politique national.
Rappelons qu’en avril dernier, le ministre par intérim d’alors, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène avait adressé un courrier au Président de l’Assemblée nationale pour demander la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition « dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur de la rébellion CPC, et son ancien ministre Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.
Selon le ministre, cette demande d’immunité parlementaire a été formulée à la demande du doyen des juges d’instruction. Mais à un mois de la fin de la sixième législature qui avait eu lieu en mai dernier, la demande de la levée d’immunité de ces quatre députés avait été classée sans suite en attendant la septième législature. Voilà maintenant que le dossier est activé par le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à seulement quelques semaines après la consultation des articles par les mercenaires russes de la société Wagner à l’origine de cette demande et les tractations sont en cours. Va-t-on vers la levée d’immunité de ces trois derniers opposants au régime ?
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:34:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De violents affrontements entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner, ont eu lieu depuis le mardi 26 octobre sur l’axe Bambari-Maloum en allant vers Ippy.
Obo-dans-le-Haut-Mbomou-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo dans le Haut-Mbomou” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement a débuté 24 heures plutôt, le mardi 26 octobre entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats de l’armée nationale, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner.
En effet, les forces coalisées FACA et Wagner ont à nouveau violé le cessez-le-feu proclamé unilatéralement par le chef de l’État en attaquant quatre checkpoints tenus par les éléments rebelles de l’UPC du sulfureux Ali Darassa au croisement Balission, provoquant ainsi un violent affrontement durant plusieurs heures. Le bilan faisait état de plusieurs morts dans les deux camps.
Cependant, à leur retour, les hommes de Wagner et les soldats FACA ont fait halte au village de Boïni, détruisant plusieurs habitations, faisant une dizaine des victimes au passage, parmi lesquelles il y’avait des enfants de bas âge ? Et ce n’est pas tout ! Quelques heures plus tard, l’hélicoptère russe entre en jeu et pilonne plusieurs villages sur l’axe Maloum-Goulougou.
Pour l’heure, dans ces villages, toutes les activités sont à l’arrêt, et les habitants sont en fuite dans la brousse. Un e véritable catastrophe.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:08:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois soldats FACA, détachés à Ippy, à environ 496 kilomètres au nord de Bangui, ont été soupçonnés d’avoir assassiné crapuleusement deux éleveurs peuls à deux kilomètres à la sortie nord de la ville sur l’axe Bria. Les corps des deux victimes ont été retrouvés et inhumés par la famille. Mais les langues commencent à délier, et les trois suspects s’accusent mutuellement.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Le-rondpoint-de-la-ville-dIppy-450×412.jpg” alt=”Le rondpoint de la ville d’Ippy” width=”450″ height=”412″ />Le rondpoint de la ville d’Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, au centre-nord du pays. Photo CNC/ Moïse Banafio
Selon la famille des victimes, ces dernières étaient parties vendre leurs bœufs dans un village à la périphérie de la ville d’Ippy le samedi dernier. Mais c’est à leur retour qu’ils auraient croisé leurs criminels au cours de route. Ils ont été attachés les mains dernières et fusillées par balle, selon l’autopsie virtuelle de leur corps en état de décomposition retrouvé ce mercredi 27 octobre sur le lieu de la scène. Aussitôt, leurs familles ont été informées de la nouvelle, et leurs dépouilles inhumées le même jour.
Cependant, au centre de la ville de Ippy, les noms des trois présumés auteurs de cet acte criminel commencent à bizarrement circuler. Il s’agit des trois soldats FACA, dont un sous-officier supérieur qui auraient croisé les deux victimes à leur retour, puis les assassiner froidement.
Selon les différents témoignages recueillis, les trois présumés criminels auraient emporté l’argent des victimes après leur assassinat. C’est effectivement au moment de partage du butin que les trois présumés criminels ne se sont pas entendus. L’adjudant-chef, qui était à la tête des malfaiteurs au moment de la commission des faits, aurait pris la grosse somme. Ce qui a provoqué la colère des deux autres qui ont commencé à sortir l’affaire au grand jour. ” un business c’est un business. Y’a pas chef dedans. C’est pas une prime. ” avance un des deux soldats.
Pour l’heure, les proches des victimes voudraient aller informer les Mercenaires russes sur l’affaire.
En Chine, un nouveau milliardaire apparaît quasiment tous les jours
Bangui ( République centrafricaine ) – C’est ce que montre la nouvelle liste des fortunes publiée ce mercredi par le magazine chinois Hurun.
L’année dernière, 307 nouveaux milliardaires en dollars sont apparus en Chine. Ou en d’autres termes : presque chaque jour, il y a un nouveau milliardaire en dollars dans la République populaire. C’est ce que montre la nouvelle liste des fortunes publiée ce mercredi par le magazine chinois Hurun. La deuxième plus grande économie du monde compte désormais un total de 1 185 milliardaires en dollars. Ce nombre a été multiplié par cinq en dix ans.Selon Hurun, la plus grande fortune – quelque 60,6 milliards de dollars (52,2 milliards d’euros) – se trouve chez Zhong Shanshan, 67 ans, propriétaire de la société de boissons Nongfu Spring.Il précède Zhang Yiming, le fondateur de 38 ans de la plateforme vidéo Tiktok. Sa fortune est estimée à 52,8 milliards de dollars. Zeng Yuqun, haut dirigeant du fabricant de batteries pour voitures CATL, arrive en troisième position avec 47,4 milliards de dollars. Le top 5 est complété par Pony Ma, qui dirige la société technologique Tencent, et Jack Ma, fondateur d’Alibaba.En raison de la crise du marché immobilier chinois, il n’y a plus un seul magnat de l’immobilier dans le top 10. Xu Jiayin, fondateur du promoteur immobilier en difficulté Evergrande, était encore en tête de liste en 2017. Il est depuis retombé à la 70e place, mais toujours avec 11,3 milliards de dollars d’actifs.L’offensive de Pékin coûte cherL’offensive de Pékin contre les géants de la technologie et de l’immobilier coûte également cher aux grandes fortunes chinoises du secteur, qui reculent dans un classement de référence. Jack Ma, homme le plus riche de Chine encore l’an dernier, a ainsi plongé au cinquième rang, avec une fortune en baisse de 36 %, à 39,6 milliards de dollars. Le fondateur du géant du commerce en ligne Alibaba a trébuché l’an dernier en tentant d’introduire en Bourse sa filiale Ant, spécialisée dans les paiements en ligne.Cette opération, qui aurait dû être la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps, a été bloquée à la dernière minute par le régime chinois, quelques semaines après que Jack Ma a critiqué publiquement les autorités de régulation financière. Ce fiasco a été suivi d’une offensive des autorités contre les géants de la tech, accusés d’abuser de leur position dominante.L’autre géant du secteur, Tencent, voit ainsi la fortune de son patron fondre de 19 % et Pony Ma reculer de la deuxième à la quatrième place.Exception: à 38 ans, le patron de Bytedance, propriétaire du très populaire réseau social TikTok, a multiplié par trois sa fortune pour arriver à la deuxième place. Zhang Yiming pèse désormais 52,8 milliards de dollars.À la différence des magnats de l’immobilier, ceux de la voiture propre tirent leur épingle du jeu: l’empereur de la batterie Zeng Yuqun, à la tête du groupe CATL, grimpe à la troisième place après avoir triplé sa fortune en l’espace d’un an.
La police arrête un Nigérian qui voulait se vendre aux enchères
Bangui ( République centrafricaine ) – La police islamique au Nigeria a arrêté un homme qui voulait se vendre aux enchères pour échapper à la pauvreté, a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales.
Un tailleur de 26 ans, Aliyu Idris, a été arrêté mardi par la police des moeurs à Kano, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux le montrant avec une affichette indiquant qu’il était à vendre aux enchères au prix de départ de 20 millions de naira (environ 42.000 euros).Kano, dans le nord du Nigeria, figure parmi la dizaine d’Etats nigérians à majorité musulmane où la charia est appliquée au côté de la loi nigériane, dérivée de la Common Law de l’ancien colon britannique.”Nous l’avons arrêté pour s’être mis en vente, ce qui est illégal en vertu de la loi islamique”, a déclaré Lawal Ibrahim Fagge, un porte-parole de la police religieuse, appelée Hisbah. “Il est en garde à vue”, a-t-il ajouté, expliquant cet “acte abject” par la pauvreté et l’ignorance du jeune homme.Le jeune homme s’était promené la semaine dernière en ville avec son affichette autour du cou. Après avoir été pris en photo par des habitants, il a fait sensation sur les réseaux sociaux.Il avait expliqué à des journalistes qu’il se vendait pour échapper à “son insupportable pauvreté” et qu’il voulait donner la moitié de l’argent à ses parents ainsi que deux millions de naira à la personne qui organiserait l’enchère.Il avait aussi promis d’être “un serviteur loyal” à celui qui l’achèterait.Aucune poursuite n’a été engagée contre lui, selon le porte-parole de la police islamique.Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a été durement touché par la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement qui ont nui au prix mondial du pétrole brut.Confrontée à sa deuxième récession en cinq ans, après le début de la pandémie, l’économie du Nigeria a commencé à reprendre quelques couleurs au cours des derniers mois.Mais l’inflation, en particulier des denrées alimentaires, reste très élevée, accentuant encore la pauvreté de nombreux habitants, dont la plupart vivent avec moins de deux dollars (1,70 euro) par jour.
Bangui ( République centrafricaine ) – Des mitrailleuses lourdes et des véhicules tout-terrain… du matériel militaire offert par la France, pour aider le Niger à combattre les groupes terroristes. Analyse.
Le Niger est frappé comme d’autres pays du Sahel notamment, depuis plusieurs années par des attaques meurtrières de groupes jihadistes.Pour y faire face Niamey bénéficie notamment du soutien, logistique et en matière de formation, des pays occidentaux et notamment la France.Le centre de commandement de la Task force européenne Takuba sera par ailleurs prochainement installé au Niger. On le voit, le pays prend plus en plus de place auprès de la France au moment où les relations de Paris avec le Mali se tendent.Pour Seidik Abba journaliste et écrivain, spécialiste des questions sécuritaires, même si le Niger devient de plus en plus l’épicentre de la lutte contre le terrorisme au Sahel, cela ne doit pas faire perdre de vue que la réponse doit être régionale. Il s’en explique au micro de Carole Assignon.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 11:58:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un télégramme diplomatique adressé aux patrons du Quai d’Orsay dès le mois de mars 2018, Christian Bader, alors ambassadeur de France en Centrafrique, s’inquiète de la stratégie russe en Centrafrique, sans qu’à Paris à l’époque on prenne suffisamment la menace au sérieux. Sa clairvoyance est mal payée de retour puisqu’il est rappelé brutalement à Paris par Jean Yves Le Drian qui mettra plusieurs mois à lui offrir une nouvelle affectation au Soudan du Sud.
Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021
Voici le texte de ce document interne au Quai d’Orsay
Mise en oeuvre à la suite de contacts bilatéraux dont les premiers remontent semble-t-il à novembre 2016, alors que la France venait d’annoncer la fin de l’opération Sangaris, la stratégie russe se déploie en RCA sur trois axes convergents et profondément interconnectés (l’axe militaro-sécuritaire, l’axe économique et l’axe politique).
Cette stratégie qui revêt, sur place, des allures tentaculaires doit aujourd’hui être considérée, tant en raison de sa nature que de ses méthodes, comme un danger pour la stabilité de la RCA.
Les trois axes de la stratégie russe en RCA.
1.1. L’axe militaro-sécuritaire. Agréée le 15 décembre 2017 par le CSNU, la première livraison d’armes au profit des FACA et des FSI, suivie à partir du 27 décembre par l’arrivée de 175 instructeurs russes de la société privée Sewa Security Services, a été le point d’entrée des russes en RCA. Cette première livraison, effectuée à la faveur de neuf rotations d’Iliouchine 76 effectuées entre le 26 janvier et le 8 février depuis la basse aérienne de Chkalovski, en passant par Khmeimin (Syrie) et Khartoum, portait, on peut le rappeler, sur 1700 fusils d’assaut AKM, 600 pistolets automatiques Makarov, 280 fusils mitrailleurs Kalashnikov PK et RPK, 100 lance-roquettes et 40 mitrailleuses DshKM et KPVT (avec de grandes quantités de cartouches, grenades et roquettes).
Très rapidement, cette livraison (d’ailleurs effectué dans des conditions peu transparentes, et sans que l’UNMAS s’investisse dans les contrôles qu’il lui appartenait pourtant d’effectuer) s’est cependant élargie à des actions qui dépassent le périmètre autorisé :
-d’une simple formation au maniement des armes livrées, l’action russe est en effet passée, sans concertation, ni avec l’EUTM, ni avec la MINUSCA, à l’instruction militaire complète, sur 2 mois, de 200 FACA issus de GSPR et du BIT3 formé par l’EUTM à Mukhiyat près d’Omdurman (Soudan), à des actions d’encadrement et d’armement des FACA lors d’opérations sur le terrain (ce qui n’était pas prévu dans la demande d’exemption) et à la construction, à Berengo à une soixantaine de kms au Sud-ouest de Bangui, d’un camp militaire pourvu d’une piste d’atterrissage appelée à servir de base logistique pour d’éventuelles activités minières ;
-les Russes cherchent par ailleurs à faire signer aux Centrafricains un accord global de défense, comportant un « soutien à la professionnalisation » d’un nombre de FACA compris entre 8000 et 20.000 ; on parle également, dans ce cadre, d’un vaste projet de mécanisation de l’agriculture centrafricaine, dont le financement serait réalisé à la faveur d’un prêt confessionnel octroyé par la banque chinoise Exim Bank ;
-d’autre part, alors que les armes et les munitions devaient être remises aux FACA et aux FSI, elles continuent d’être étroitement contrôlées et stockées par les Russes, qui les distribuent au compte-goutte (au grand dam des officiers FACA, dont le CEMA), et de surcroît sans respecter le ratio, prévu par le CSNU, entre FACA et FSI ;
-malgré plusieurs relances de la MINUSCA et de l’UNMAS, les armes russes stockées au camp de Roux n’ont toujours pas pu être inspectées, et la MINUSCA semble, sur ce dossier, peu désireuse de pousser les Russes dans leurs retranchements.
-les Russes ont enfin proposé en mars 2018 au MILAD du DOMP de déployer au sein de la MINUSCA, confrontée à un problème lancinant de « trou capacitaire » de la force, un contingent russe de 750 soldats.
Bien que nos interlocuteurs centrafricains s’obstinent, sur instructions expresses du chef de l’Etat, à observer la plus grande discrétion sur le dossier russe, et qu’ils continuent d’affirmer que cette livraison d’armes, agréée par les Nations Unies, constitue la raison essentielle, sinon unique, de la présence russe dans le pays, il a été clair depuis le début que ce don d’armement, approuvé par le Conseil de Sécurité et utilement accompagné par le détachement de personnels charger d’en administrer les modalités en toute conformité avec les prescriptions du CSNU, n’a été que le « ticket d’entrée » du retour des Russes en RCA, et le prétexte d’un activisme qui s’est aussitôt et rapidement déployé dans d’autres directions, d’abord économique et, ce qui est plus préoccupant, politique.
1.2. L’axe économique.
Bien que les ressources naturelles de la RCA, au demeurant importantes, ne sauraient constituer pour le géant russe un enjeu stratégique important, elles présentent, à l’échelle locale (ne serait-ce que pour compenser les investissements jusqu’à présent consentis par les deux sociétés privées russes actives en RCA) un intérêt certain. Celui est incarné par une société privée de droit local créée en novembre 2017 à Bangui, Lobaye Investment SARL (dirigée par Evgueni Khodotov), une filiale de la société M-Invest, qui, il convient de le rappeler, est contrôlée par le milliardaire Evgueni Prigogine, dirigeant du groupe Wagner (dont sont issus la plupart des Russes actuellement présents, pour certains avec de passeports falsifiés, sur le territoire centrafricain) et étroitement lié à la mafia de SaintPétersourg.
Selon plusieurs sources, le Président Touadéra aurait d’ores et déjà conclu avec les Russes, dans le plus grand secret et en violation flagrante de l’article 60 de la constitution (article que le pouvoir envisage du reste de supprimer dans le cadre d’une réforme constitutionnelle), un accord octroyant à Lobaye Investment des droits d’exploitations dans plusieurs zones minières du pays (Bria, Ndélé, Bambara, Bangassou ou Boda), actuellement contrôlées par des groupes armés issus de l’ex-séléka.
Je rappelle que, les 7 et 8 mai, deux convois de camions russes (une trentaine de véhicules au total, pour un effectif de 200 hommes, ce qui porterait aujourd’hui le total des Russes présents sur le territoire centrafricain à près de 400) venus du Soudan ont franchi la frontière à la hauteur d’Am Dafok ; l’un des convois, comprenant 18 véhicules, chargés d’équipements divers (matériel médical nécessaire à l’équipement d’un hôpital de campagne, équipements destinés au montage de bases logistiques, armes légères et matériel chinois de forage pétrolier, apparemment celui-là même que les Chinois avaient évacué de Birao), aurait atteint la localité de Ndele ; l’autre, qui se dirigeait vers Bria et Sam Ouandja, a été perdu de vue.
1.3. L’axe politique.
Celui-ci constitue de toute évidence l’objectif ultime d’une stratégie russe qui, comme le poste l’a indiqué à plusieurs reprises, est appelé à servir le grand retour de la Russie sur un continent africain dont la France se serait détournée, et son rayonnement à partir d’un axe central qui relie le Soudan à l’Angola, en passant par la RCA et le Congo Brazzaville. En RCA, où la faiblesse persistante des institutions et la désarmante cupidité de tous ceux qui, légitimement élus ou issus de bandes armées mafieuses, contrôlent les ressources du pays, ont grandement facilité l’entrisme des Russes, ceux-ci poursuivent, avec des méthodes et des moyens sans comparaison avec ceux des partenaires traditionnels du pays, des objectifs dont la nature politique ne peut plus faire le moindre doute.
Les cibles de ces objectifs sont :
Les institutions centrafricaines :
-la Présidence de la République, où sont aujourd’hui présents au moins deux conseillers russes : l’omniprésent Valery Alexandrovitch Zakharov, n° 2 de Lobaye Investment, et qui, autoproclamé (sans décret connu) « Conseiller du Président en charge de la Sécurité nationale », apparaît aux réunions du Comité Restreint de Sécurité (CRS), organisme qui, rassemblant le MinDef, le MinInt, le CEMA, le Directeur Général de la Police Nationale et le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, planifie et exécute toutes les opérations des FACA et des FSI ; et le fameux « colonel Kyrill » qui, avec cinq de ses hommes, coiffe depuis mars 2013, sans décret connu, mais avec l’accord du Président Kagamé, le chef rwandais du Groupement de Sécurité Présidentielle (GSPR) chargé de la protection rapprochée du Président. A noter que le Président Touadéra est personnellement intervenu, tant auprès de députés de l’Assemblée Nationale que des groupes armés du Nord-est pour les inciter à faciliter le développement des intérêts russes en RCA, et que plusieurs de ses conseillers, parmi les plus résolument hostiles à notre pays (ainsi Firmin Ngrebada, Directeur de Cabinet, le Colonel Selesson, membre du cabinet présidentiel chargé du DDRR, ou Rameaux Claude Bireau, conseiller économique à la Présidence et cousin de FAT) sont acquis de longue date aux intérêts russes, dont ils constituent d’actifs relais ;
-le gouvernement centrafricain, et notamment le Ministère de la Défense (où les Russes disposent avec Patrick Dalemet Dangara, directeur de la stratégie, d’un relais actif, mais où, il convient de le noter, ils ont eu maille à partir avec le CEMA, le général Ludovic Ngaifei, irrité par leur paternalisme, leur entrisme et le contrôle étroit qu’ils continuent d’exercer sur les armes et les munitions, distribués au compte-gouttes) et le Ministère de l’Intérieur, où le même Zakharov siège au sein du Centre opérationnel Commun (COC, l’équivalent du « centre de crise ») ;
-le Parlement centrafricain, dont le bureau est désormais contrôlé par une majorité favorable au Président Touadéra, et dont la vice-présidence est assurée par un affidé du chef de l’Etat (je rappelle que le Président Meckassoua se trouve depuis plusieurs semaines en France pour raisons de santé), fait également l’objet de la sollicitude des Russes : 80 députés, soit la majorité des membres d’une Assemblée qui en compte 14, ont été invités à se rendre à Saint-Pétersbourg pour y participer, au côtés du chef de l’Etat et d’une nombreuse délégation, au forum économique qui aura lieu à partir du 22 mai.
Les groupes armés
-A Bangui, les Russes sont discrètement intervenus à plusieurs reprises, mais sans obtenir des résultats concluants, au sein du PK5, d’abord pour distribuer des marchandises aux victimes des affrontements consécutifs à l’opération de police ratée de la MINUSCA, et ensuite pour proposer au chef mafieux Nimeri Matar, dit « Force, et à une vingtaine de membres de son entourage une extraction du quartier et un exil doré dans un autre pays (que celui-ci a refusé, préférant « mourir chez lui les armes à la main ») ;
-dans le Nord-est du pays et dans d’autres lieux (ainsi Khartoum), les Russes entretiennent avec les dirigeants de plusieurs groupes armés issus de l’ex-Séléka (notamment le FPRC de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène, le RPRC de Damane Zakaria et l’UPC d’Ali Darassa) en raison d’actifs (mais pour l’instant peu fructueux) contacts à la faveur desquels ils tentent de négocier, dans le cadre de l’accord au terme duquel le Président Touadéra a octroyé aux Russes des droits miniers, le bénéfice de l’exploitation des mines locales (or, diamant, uranium) et un droit de passage dans les zones minières, en échange d’un intéressement aux revenus d’exploitation (on parle de 30 %), d’infrastructures (hôpitaux, routes) dont la construction serait le cas échéant confiée à des compagnies chinoises et de la création de centaines d’emplois dans le domaine de la sécurité (une alternative plutôt crédible à un DDRR dangereusement enlisé), voire à l’octroi de postes ministériels à Bangui ou, comme cela est avéré s’agissant du FPRC, d’une aide militaire pour la conquête de Bangui. Je note que Valery Zakharov s’est rendu à plusieurs reprises à Cotonou, où il a rencontré l’ex Président Michel Djotodia (au grand dam de l’exprésident François Bozizé qui, dans sa retraite ougandaise, n’a pas pour l’instant eu droit aux mêmes égards).
L’opinion publique centrafricaine et africaine
Parmi les instruments mis par les Russes au service de ces objectifs politiques, il convient de noter des actions d’« agit prop » qui, toujours menées par des membres de Lobaye Invest (Evgueni Khodotov, Evgueni Frolov et Dmitri Sytyi), en liaison étroite avec Sputnik et sans doute avec d’autres médias anti-français comme Afrique Média, ont non seulement pour objet de présenter sous leur meilleur jour les actions déployées par les Russes en RCA et de gagner les coeurs (ainsi avec la récente distribution de 300.000 FCFA à toutes les victimes, musulmanes et chrétiennes, des dernières violences qui ont affecté la capitale centrafricaine), mais également et surtout de mener une très active campagne de dénigrement et de désinformation dirigée contre la France, contre la politique française en Afrique et contre l’Ambassade de France à Bangui.
Cette campagne s’exprime à travers de multiples articles parus dans des journaux centrafricains (notamment le quotidien « l’Expansion ») et consacrés à la France, présentée comme un partenaire aigri, obsolète et défectueux; tour à tour accusée d’avoir pillé les ressources de la RCA, d’y avoir mené une politique interventionniste et néo-colonialiste, de vouloir punir les dirigeants centrafricains d’avoir fait le choix de la Russie et de préparer un coup d’Etat visant à chasser le président Touadéra du pouvoir. Il est très probable que l’action déstabilisatrice menée depuis quelques semaines par l’un de nos compatriotes, le fameux « Code Alpha » qui, d’abord depuis la Mauritanie, puis la France, entretient des contacts réguliers avec les groupes armés du Nord-Est pour les assurer d’un prétendu soutien militaire français, s’inscrit dans le cadre de ces actions nuisibles et de nature à représenter, non seulement une nuisance pour nos intérêts en RCA, mais un risque pour la sécurité de nos compatriotes et de nos entreprises.
Une stratégie qui constitue, par sa nature et ses méthodes, un danger pour la stabilité de la RCA.
2.1. Au moment où le pays est entré, depuis plus d’un mois, dans sa crise la plus grave depuis la mise en place, au printemps 2016, des nouvelles institutions démocratiques, la stratégie des Russes apparaît comme un facteur de déstabilisation plutôt que comme un élément utile à la reconstruction du pays, de son économie et de ses forces armée :
-elle est mise en oeuvre pour l’instant, non pas par le gouvernement russe, mais par deux sociétés privées dont les représentants sur place n’ont aucun statut officiel (malgré les titres dont ils se parent et les responsabilités importantes qui leurs sont confiées par les dirigeants centrafricains, et notamment par le Président Touadéra luimême), dont les employés sont pour l’essentiel issus du groupe Wagner qui s’était illustré en Ukraine et en Syrie, et dont les dirigeants sont étroitement liés à la mafia de Saint-Pétersbourg ;
-elle est par ailleurs déployée sans la responsabilité et la transparence qui feraient des Russes des partenaires « normaux » en République centrafricaine. Leurs opérations s’effectuent en effet dans l’opacité, sans concertation (malgré quelques timides contacts avec l’EUTM) avec la communauté internationale ; les interactions avec les Chinois et leurs entreprises sont en revanche manifestes. Leurs contacts, pourtant très actifs et diversifiés, s’opèrent dans le secret, en marge des canaux officiels, et la plupart du temps en contradiction flagrante avec les messages véhiculés à travers ces canaux. J’observe que nos collègues de l’Ambassade de Russie à Bangui, pourtant associés aux réunions de concertation organisées dans le domaine sécuritaire, notamment par la MINUSCA, se sont pour l’instant avérés incapables de contribuer utilement à ces réunions, prétendant, sans doute de bonne foi, ne pas disposer des informations, voire des instructions nécessaires ;
-elle complique et affaiblit, en se substituant à eux, les processus de sortie de crise menés par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale. Les négociations avec les groupes armés se déploient ainsi sans lien avec le panel de l’Union Africaine et avec une initiative de paix qui constitue à l’heure actuelle le seul processus légitime (à défaut d’être réellement crédible) de sortie de crise ; les projets de coopération généreusement offerts par les Russes en contrepartie des ressources dont ils tentent de prendre le contrôle sont conçus en dehors des règles et des contraintes du RCPCA, et sans la moindre concertation avec les autres bailleurs ; les propositions faites aux groupes armés, notamment en matière de « recyclage » dans des compagnies de sécurité vident de sa substance un DDRR déjà sérieusement compromis ; enfin, ce qui est plus grave, en offrant à certains groupes armés l’aide militaire dont ils auraient besoin pour continuer de s’assurer le contrôle de leurs zones de prédation, voire pour se lancer à la conquête de Bangui et en chasser le Président légitimement élu, les Russes ne contribuent guère, même si ces offres n’ont d’autre but que de rallier les groupes armés à leurs projets, à la stabilisation du pays.
2.2. L’entrisme de ce partenaire singulier risque en outre d’avoir des conséquences négatives :
-en isolant encore davantage la RCA qui, déjà coupée de son environnement sous-régional et entourée d’Etats de plus en plus méfiants, voire hostiles, risque en se jetant avec aussi peu de discernement dans les bras des Russes de finir par s’aliéner d’autres partenaires (MINUSCA, EUTM, Union Européenne, Etatsunis, France), dont les contributions à sa stabilité et à son développement sont pourtant essentielles ;
-en exacerbant, au sein d’une classe politique centrafricaine déjà très divisée, les clivages entre ceux qui, autour du chef de l’Etat, escomptent retirer des bénéfices de la collusion avec les Russes, et ceux qui, de plus en plus nombreux, non seulement au sein des partis d’opposition, mais également des FACA et des FSI, voient d’un mauvais oeil ces nouveaux maîtres, dont ils comprennent et redoutent l’égoïsme, dont le paternalisme et la condescendance les indispose, et dont les méthodes et l’activisme les déroutent; beaucoup de nos interlocuteurs se tournent aujourd’hui vers nous et, pour reprendre l’expression forte de l’un d’entre eux, exhortent « la France, mère de la RCA, à ne pas abandonner son enfant à une marâtre
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 11:30:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Actif sur le terrain militaire et dans les médias, le groupe de sécurité privée Wagner fait preuve d’un activisme qui tranche avec la réserve qu’observe la diplomatie russe ces dernières semaines, au point de créer des distensions avec les canaux officiels de Moscou.
centrafricain-Sarandji-qui-remet-la-lettre-de-felicitations-et-dencouragement-au-representant-des-forces-russes-en-Centrafrique.-CopyrightCNC-450×277.jpg” alt=”Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. Copyright2021CNC” width=”450″ height=”277″ />Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. Copyright2021CNC
C’est l’un des VRP du groupe de sécurité privée Wagner en Centrafrique. Celui qui se fait appeler Alexandre Ivanov auprès des médias centrafricains s’est fait acclamer le 15 octobre dernier par les députés lors d’une cérémonie organisée à l’Assemblée nationale par son président, Simplice Mathieu Sarandji, dit “SMS”, par ailleurs mentor politique du chef d’Etat Faustin Archange Touadéra. Une très bruyante célébration officielle alors que l’Etat centrafricain est critiqué pour sa proximité avec Wagner. Ivanov est le porte-parole de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (Cosi), confidentiel canal médiatique des instructeurs russes sur le réseau social Twitter. La Cosi est elle-même proche de la Fondation pour la défense des valeurs nationales, think-tank de la galaxie Wagner dont le financier est un proche direct du président russe Vladimir Poutine, Evgueni Prigozhin.
Cérémonie Wagner
Les coulisses de l’opération de communication ont été tumultueuses. Elle s’est tenue en lieu et place d’une séance de questions aux ministres de l’intérieur, Michel Nassin, et de la défense, Jean-Claude Rameaux Bireau, laquelle s’avérait potentiellement embarrassante alors que les Forces armées centrafricaines (FACA) et les alliés russes subissent des attaques dans l’arrière-pays. Après un report dû à l’absence des ministres, “SMS” a préféré contre-attaquer sur le plan politique en organisant à la va-vite cette cérémonie à la gloire des alliés russes et rwandais. Ces derniers étaient finalement absents.
La célébration a surtout incommodé la diplomatie russe, prévenue à la dernière minute. Etait invité Dmitriy Sytyi, le remplaçant de Valery Zakharov, le conseiller russe à la sécurité nationale du président Faustin Archange Touadéra, absent depuis plusieurs mois (AI du 19/10/21).
Plausible déni
L’épisode est symptomatique de la position équivoque de la diplomatie russe vis-à-vis du groupe de sécurité privée Wagner. Côté centrafricain, les autorités promeuvent la “coopération russe” comme un bloc homogène.
Coté russe, le narratif sur la présence des instructeurs est cependant plus ambigu, afin de pouvoir nier toute implication gênante pour Moscou. Une ambivalence qui n’est pas sans engendrer quelques incohérences. Ainsi l’ambassade russe à Bangui affirme ne pas connaître la Cosi, qui prétend pourtant représenter les instructeurs, présents dans le cadre d’un accord officiel entre la Russie et Centrafrique signé en 2018.
Les canaux officiels de la diplomatie russe sont contraints de cohabiter et parfois collaborer avec le groupe paramilitaire, notamment pour les questions sécuritaires, mais non sans tension. Parmi les raisons de l’absence de l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko depuis de longs mois figurerait ainsi la réticence de ce dernier vis-à-vis de Wagner, et ce malgré ses prises de position publiques tranchées en faveur des instructeurs. Il était par ailleurs de notoriété publique que ses relations avec Zakharov étaient difficiles.
A la tête du bureau du ministère de la défense russe ouvert à Bangui en 2020, le général Oleg Polguev a également été une victime collatérale des tensions avec le groupe paramilitaire. Selon nos informations, il a dû quitter son poste début juillet et regagner la Russie à cause d’une mauvaise entente avec des éléments de Wagner.
Un embarras qui s’illustre jusqu’aux plus hautes sphères des officiels moscovites : mi-septembre, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a ainsi refusé de rencontrer Faustin Archange Touadéra en marge de l’assemblée générale des Nations unies. Le président centrafricain est de plus en plus associé par les chancelleries occidentales, mais aussi africaines, au groupe paramilitaire (AI du 29/06/21).
Une diplomatie culturelle active
A rebours de la discrétion de la diplomatie russe de ces dernières semaines, Wagner, de son côté, semble pour le moment ne pas vouloir mettre un coup d’arrêt à ses activités en Centrafrique. Et ce même si certains paramètres semblent lui échapper, comme les dynamiques des groupes armés dans l’arrière-pays. Sur le plan économique, la coopération douanière que portait le groupe de sécurité privée a été pour le moment suspendue par des Centrafricains soucieux d’un rééquilibrage diplomatique vis-à-vis des partenaires occidentaux (AI du 04/10/21). Mais la société rebondit au niveau culturel : elle a entamé la construction d’un futur centre culturel russe sur les bords du fleuve Oubangui, sur le modèle de l’Alliance française. Il sera voisin des ambassades russe et française. Un deuxième film, après le succès médiatique de Tourist, diffusé en mai pour promouvoir l’activité des forces russes en Centrafrique, est également en tournage.