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RCA : sous pression de Wagner, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène  est contraint d’évacuer sa famille en exil

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:41:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est inédit! Incroyable, mais vrai! Le ministre français des Affaires étrangères a tout à fait raison de dire qu’en Centrafrique,  « le groupe Wagner se substitue à l’État ». Après être la nouvelle cible de Wagner dans  le gouvernement Dondra, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène   ne se sent plus en sécurité dans le pays. Il reçoit des menaces de plus en plus directes de la part de Wagner, et pense sérieusement à s’exiler. Depuis une semaine, c’est toute sa famille qui est désormais en exil au Cameroun.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique. Copyright RFI

 

Souvenez-vous, la semaine dernière, un cadre supérieur au ministère des Finances  disait ceci :

« En rca d’aujourd’hui, contrôlée totalement par la société Wagner, il faut contrôler son geste et langage surtout quand il s’agit des mercenaires russes de la société Wagner ».

Justement c’est ce qui est arrivé au ministre d’État  en charge de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène quand il avait rendu public le rapport  de synthèse de la commission d’enquête spéciale dans lequel la commission avait reconnu des  graves incidents avérés  impliquant les mercenaires du groupe Wagner . Aussitôt, c’est toute la capitale qui est en ébullition. Le Groupe Wagner monte au créneau et tape sur la table.

Sous la colère,  il avait tenté dans un premier temps d’organiser une marche des prétendus jeunes centrafricains à Bangui pour contraindre le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène   à déposer sa démission. Puis  il change de stratégie et préfère menacer directement le ministre pour le pousser en exil. Il l’accuse même  d’avoir ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la RCA par les ennemis.

Cependant, le ministre, inquiet de la situation, préfère évacuer en urgence toute sa famille  (femmes et enfants) en exil au Cameroun. Ainsi, depuis une semaine, ses femmes et ses enfants sont arrivés à Douala au Cameroun. Même  son fils aîné et ses deux neveux qui sont inscrits en Master 2 des sciences juridiques à l’Université Amadou Hampate Bâ  au Sénégal qui étaient arrivés à Bangui  pour composer le concours de l’école nationale  d’administration et de magistrature sont également repartis en toute urgence sur Sénégal. Ils sont arrivés ce mercredi à Dakar.

Entre temps à Bangui, on tente le tout pour le tout pour calmer la colère du groupe Wagner. Ainsi, le 15 octobre dernier, le président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji  avait remis à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la prétendue « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure. De même que le ministre  chargé du secrétariat  général du gouvernement Maxime Balalou, dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, tenait à remercier   et à faire l’éloge des hommes de Wagner dans le pays.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Insolite ! Ndassima, évasion spectaculaire de Monsieur  Jordy alias Bulldozer  aux mains des mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:30:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme, surnommé Bulldozer  , de son vrai prénom Jordy, originaire de Grimari,  est un artisan minier à Ndassima depuis plus de 7 ans. Mais depuis quatre jours, il a été interpellé  par les Mercenaires russes de la société Wagner basés à Ndassima. Soupçonné d’avoir disposé discrètement d’une quantité importante d’or à son domicile,  il est parvenu ce mercredi à  s’échapper, mais sa maison par contre a été détruite par ses  bourreaux.

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Les mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique

 

C’est un fait inédit. L’homme, surnommé avant bulldozer  , est désormais appelé  bulldozer   le champion  en raison de son exploit remarquable de ce jeudi 21 octobre 2021.

En effet, Monsieur Jordy alias Bulldozer   est un artisan minier qui a longtemps travaillé sur les chantiers miniers de Ndassima avant l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner. Mais depuis quelques jours, des rumeurs circulent dans la ville faisant état d’une quantité importante  d’or qu’il aurait caché à son domicile. C’est ainsi que les mercenaires russes du groupe Wagner  sont allés l’interpellé, et sa maison perquisitionnée la semaine dernière.. Depuis quatre jours, l’homme est placé en détention arbitraire dans la base des mercenaires russes à Ndassima. Mais ce mercredi 20 octobre 2021 dans la matinée, il appelle l’un des mercenaires russes et lui avoue qu’il détient bel et bien 75 grammes d’or qu’il aurait  caché au bord d’un fleuve près de son champ.  Les Russes l’ont demandé s’il peut leur montrer  l’endroit exact. Il leur disait qu’il pourrait aller leur montrer la place exacte.  C’est ainsi qu’ils l’ont embarqué à bord de leur moto et parcourir au moins 5 kilomètres dans la forêt.  Arrivée en pleine forêt, l’homme leur a indiqué un endroit  proche du fleuve Ouaka et précise qu’il a mis dans une boîte et enterré ici. Aussitôt, les mercenaires russes, venus à bord des motos, ont commencé à creuser le sol avec de haches.  Cependant, Monsieur Bulldozer les surveille de près, et leur disait qu’il a envie de déféquer. Les mercenaires lui ont montré un endroit situé à environ 50 mètres d’eux pour se soulager. Mais à leur grande surprise, ils entendent boum! Boum!  Le bruit d’eau. Ils se sont rendu compte que c’est Monsieur Bulldozer   qui est en train de s’échapper. Ils tirent en rafale en direction du fugitif, mais il parvient à traverser le fleuve et s’échapper.  Les mercenaires russes, qui sont parvenus à faire une petite corvée spectaculaire, étaient rentrés bredouilles   à Ndassima.

C’est ainsi qu’ils sont allés incendier sa maison et détruire celles de sa famille.  Pour l’heure, la ville de Ndassima est sous tension entre les habitants et les mercenaires russes qui tentent d’arrêter toute personne en lien avec le fugitif surnommé désormais  « Bulldozer   le Champion».

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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RCA : arrestation de madame Huguette TASSEMAYO , une cadre du parti KNK

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:15:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une cadre du parti de l’opposition KNK de l’ancien Président François Bozizé a été interpellée ce mercredi 20 octobre 2021 à son domicile du quartier PK13 route de Boali par des forces de défense et de sécurité (FDS).

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Selon les voisins, madame Huguette TASSEMAYO a été kidnappée vers 5 heures du matin par les éléments de défense et de sécurité venus à bord de 3 véhicules lourdement armés. Selon le témoignage de l’une de ses filles interrogées par les journalistes, l’un des véhicules est estampillé à l’image de lion .

Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de cette nouvelle arrestation dans le rang du parti de l’opposition KNK. Mais selon les témoignages de certains de ses proches, elle aurait eu des communications sur le portable de l’ancien Président François Bozizé qui serait sur écoute. C’est pour cette raison qu’elle  aurait été retracée par les services de renseignement et interpellée.

Rappelons que l’ancien Président François Bozizé, après avoir été renversé du pouvoir en 2013, vivait en exil en Ouganda durant presque sept ans. Rentré clandestinement au pays en 2019 il avait été investi le vendredi 24 juillet  2020 candidat de son parti à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Mais à la grande surprise des militants de son parti, sa candidature a été rejetée par la cour constitutionnelle  le 4 novembre 2021. Pendant ce temps, l’homme, qui se trouvait à Kaga-Bandoro  au moment de l’invalidation de sa candidature par la cour constitutionnelle, jugeait mieux de rester dans le maquis et  créer  une coalition des groupes armés dénommés coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a ensuite mené en janvier dernier une violente attaque  sur la capitale, poussant les autorités à mener une violente répression des cadres de son parti le KNK, mais également des militaires de même ethnie que lui..

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État en charge de la justice, accusé par certains députés d’avoir vendu le pays

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:24:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé mercredi devant le parlement centrafricain, le ministre d’État en charge de la justice  Arnaud Djoubaye Abazène  a été foudroyé  par certains députés  proches du pouvoir qui l’ont formellement accusé d’avoir vendu le pays aux ennemis, autrement dit à la France.

Vue d'ensemble de l'hémicycle de l'Assemblée nationale remplie par les élus de la nation
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC

 

Selon l’Assemblée nationale, la présentation le 1er octobre dernier du rapport du gouvernement centrafricain reconnaissant la responsabilité des FACA et “alliés russes” dans une vingtaine d’exactions en marge des combats avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  qui serait à l’origine de l’interpellation ce mercredi du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène  par les députés soi-disant de la nation.

Selon des sources concordantes, le numéro 2 du gouvernement, le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazene a pris soin de ne prévenir ni la chaîne de commandement du groupe de sécurité privé Wagner, officiellement présent via la société Sewa Security Services, ni l’ambassade russe avant la publication  du rapport  de la commission d’enquête spéciale. C’est effectivement sur ce point que les députés sont revenus dessus pour le foudroyer des questions et faire des commentaires  bizarres. Certains ont repris textuellement les arguments des détracteurs du ministre selon lesquels il n’aurait pas lu  le contenu du rapport, mais préfère  le publier quand même. D’autres, plus extrémistes, l’ont accusé d’avoir fait le jeu des ennemis, particulièrement de la France en lui ouvrant  la boîte à pandore pour la déstabilisation de la RCA à travers ses médias : RFI , France 24, TV5,  etc.. Mais le ministre, de son côté, faisait le profil bas en raison de son gagne-pain et de sa sécurité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : transfèrement à Bangui du général Papa Bobiri, interpellé par les mercenaires de Wagner à Bria

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:19:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis deux jours,  des tractations menées par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba sont en cours pour sa libération. L’homme est soupçonné par les Mercenaires russes du groupe Wagner d’être l’un des principaux auteurs de la dernière attaque contre les positions  des soldats FACA à Bria la semaine dernière.

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Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

L’autoproclamé général Papa Bobiri, ex-bras droit du chef rebelle Ali Darassa, devenu désormais proche du ministre Hassan Bouba, nouveau chef d’une faction de l’UPC, soupçonné par les mercenaires russes du groupe Wagner  d’être l’un des principaux auteurs de l’attaque du mardi 12 octobre dernier contre les positions des soldats FACA  qui a occasionné la mort de trois victimes, dont 2 assaillants et un mercenaires de Wagner, avaient été interpellés à son domicile  du quartier Gobolo le week-end dernier. Finalement à l’issue de sa garde à vue à Bria, il a été transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Il devrait être déféré devant le procureur général, mais des tractations, menée par le ministre de l’élevage Hassan Bouba  sont en cours pour sa libération.

Selon des informations recueillies auprès des enquêteurs à Bangui, le général Papa Bobiri serait libéré au plus tard ce week-end.

« Les tractations sont en bonne voie », témoigne l’un de ses proches à CNC.

Rappelons que Monsieur Papa Bobiri, selon ses proches, n’est ni impliqué,  encore moins informé de l’attaque qui a coûté la vie à un mercenaire de Wagner la semaine dernière.  D’ailleurs, , le général Papa Bobiri ne fait plus partie des officiers de l’UPC faction Ali Darassa. Il est derrière la faction progouvernementale dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba.  D’ailleurs il est le frère aîné de l’autoproclamé général Makay Bobiri de l’UPC et de    Monsieur Moussa Bobiri, ex-porte-parole de l’UPC qui réside actuellement chez le ministre Hassan Bouba à Bangui.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Communiqué de presse de l’État-major des armées

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Le Chef d’état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou, ici le 01 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

(Large diffusion en sango et Français)

 

Le Général de Corps d’Armée, Chef d’État-Major des Armées demande impérativement aux candidats admissibles au recrutement dans les Forces Armées Centrafricaine (FACA) de la deuxième vague 2020 de se présenter au Centre de Formation de Kassaï (CFK) le Jeudi 21 Octobre 2021 à 7heurs 00minute, muni de leur récépissé délivré lors du processus du recrutement et de leur carte d’identité.

Cela concerne: Le reste des candidats des huit Arrondissements de bangui, de Bimbo, de Begoua ainsi que ceux des 16 Préfectures.

Le Général de Corps d’Armée, Chef d’État-Major des Armées prie toute personne à l’écoute du présent communiqué et connaissant les intéressés de bien vouloir leur en faire part.

 

Fait à Bangui, le 19 OCT 2021

Chef d’État-Major des Armées

PommesZephirin MAMADOU

La Centrafrique appelle la France à cesser de l’«infantiliser» après des déclarations de Le Drian

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 23:15:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 17 octobre, le chef de la diplomatie française déclarait que le groupe de sécurité privé russe Wagner «confisquait la capacité fiscale de l’Etat» centrafricain. La ministre des Affaires étrangères de ce pays a dénoncé des propos mensongers.

Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l'Etranger - Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE
Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

«Il y a un acharnement […] et un souhait d’infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s’arrêter» : c’est en ces termes que la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Sylvie Mbaïpo-Temon a réagi, auprès de l’AFP ce 19 octobre, à des propos tenus par son homologue français l’avant-veille. Elle s’est également dite à ce sujet «stupéfaite» de la réaction «extrême» et «mensongère» de Jean-Yves Le Drian.

Il y a un acharnement […] et un souhait d’infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s’arrêter

Le 17 octobre, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré à propos des membres du groupe de sécurité privée russe Wagner qui, selon lui, «fait la guerre par procuration pour le compte de la Russie» : «Lorsqu’ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays.» Le ministre français avait ajouté : «L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat.»

Confusion française entre Wagner et Moscou

Ces propos faisaient écho à l’accusation de la France selon laquelle une partie des instructeurs militaires que la Russie a déployés en Centrafrique pour soutenir les autorités locales seraient des membres de Wagner. Cette accusation, portée également par des ONG et l’ONU selon l’AFP, est démentie par la Russie.

Moscou revendique en effet la présence de 1 135 instructeurs russes en Centrafrique, qui ne prennent pas part directement aux opérations de combat contre «les groupes armés illégaux», et dénonce toute confusion entre ses militaires et le groupe privé Wagner.

Or, un tel mélange des genres est récurent dans le discours des chancelleries occidentales, et notamment de Paris : l’AFP rappelle que Wagner «est accusé, notamment par la France, d’agir pour le compte du Kremlin là où il ne veut pas apparaître de manière trop officielle». Ce trait d’union tracé par Paris entre Moscou et Wagner est d’autant plus significatif qu’il semble exclusif à la Russie : les autorités françaises ne paraissent pas s’inquiéter, par exemple, de l’implication aux quatre coins du monde la société américaine BlackWater, qui fait pourtant partie des entreprises de sécurité privée dont les actions suscitent régulièrement la controverse.

Paris obnubilé par la Russie en Afrique ?

Le 30 mai déjà, le président français Emmanuel Macron déclarait dans le JDD qu’un «discours anti-Français a[vait] permis de légitimer une présence de mercenaires prédateurs russes au sommet de l’Etat avec un président Touadéra qui est aujourd’hui l’otage du groupe Wagner». Quelques jours après, Paris gelait son aide budgétaire et suspendait sa coopération militaire avec Bangui.

Au-delà de la confusion Wagner/Moscou, la France exprime ouvertement ces réticences à voir la Russie accroître son influence dans certains pays d’Afrique, en Centrafrique mais aussi Mali. Un discours qui contribue à accroître les tensions entre Paris et Bamako, ce dernier goûtant peu de recevoir des leçons quant à ses relations internationales.

 

AFP

DECLARATION DE l’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE(UPC) RELATIVE A L’INSTAURATION D’UN CESSEZ-LE-FEU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

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Le logo officiel de l’UPC

 

DECLARATION DE l’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE(UPC) RELATIVE A
L’INSTAURATION D’UN CESSEZ-LE-FEU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FAUSTIN

ARCHANGE TOUADERA

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) a été informée, à l’instar de l’opinion nationale et internationale, dans la presse de la décision prise par le Président de la République, Monsieur Faustin Archange TOUADERA ; décision enjoignant à ses forces d’observer un cessez-le-feu unilatéral, d’application immédiate.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son chef d’état-major général et coordonnateur militaire le Général d’armée Ali Darrassa Mahamat prend acte de cette annonce et tient toutefois à déplorer le temps perdu par le chef de l’Etat, et les innombrables pertes en vies humaines et destructions de biens de paisibles populations.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) ne peut manquer par ailleurs, d’exprimer sa préoccupation face aux ambiguïtés contenues en creux dans la déclaration présidentielle d’une part, perceptibles dans les actes et /ou propos d’autres acteurs de premier plan et des seconds couteaux du gouvernement. Il est pour le moins difficile de n’y pas voir une corrélation avec les propos du chef de l’Etat selon lesquels lesdites FACA et leurs soutiens russes dont il est d’ailleurs fait état du renforcement numérique, restent activement engagés dans l’exécution des missions qui leur sont assignées. La référence dans cette déclaration au « maintien de l’ordre public » et à « la légitime défense » n’est-elle pas un artifice rhétorique pour couvrir la poursuite des exactions qui endeuillent chaque jour davantage la population centrafricaine ? Tenant compte de ce qui précède l’UPC se réserve le droit de la légitime défense.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), constant dans sa volonté sans cesse réaffirmée d’œuvrer à l’avènement de la paix et d’un ordre politique juste, à l’unité de tous les centrafricains, veut néanmoins croire que le Président engagera le dialogue réellement inclusif itérativement réclamé par toutes les forces vives de la nation et les partenaires de la République centrafricaine.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) réaffirme son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, prend l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration du Président Faustin Archange TOUADERA portant instauration d’un cessez-le-feu unilatéral sur toute l’étendue du territoire national.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), exprime sa gratitude aux chefs d’Etats de la région des grands lacs (CIRGL), à son excellence Monsieur JOÂO MANUEL GONÇALVES LOURENÇO président de la République angolaise, a la CEEAC, au secrétaire général des Nations Unies et à tous les représentants des organisations sous régionales et internationales qui ont œuvré sans relâche à l’instauration d’un dialogue inter centrafricain, pour un retour de la paix dans notre pays.

Vive la paix et vive la Centrafrique apaisée.

Fait à Bokolobo le19/10/2021 Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC

COD-2020: DÉCLARATION RELATIVE AU CESSEZ-LE-FEU UNILATERAL ANNONCÉ PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

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Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR

 

DÉCLARATION RELATIVE AU CESSEZ-LE-FEU UNILATERAL
ANNONCÉ PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

La Conférence des Présidents de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD- 2020) lors de sa réunion extraordinaire tenue ce jour 18 octobre 2021, a analysé la déclaration du Président de la République, relative au Cessez-le-feu unilatéral sur l’ensemble du territoire national et en déduit ce qui suit :

La COD2020 rappelle que cette déclaration faite par le Chef de l’Etat d’un cessez- le-feu unilatéral et de cessation de toutes opérations militaires est une composante de la feuille de route pour la paix en République centrafricaine adoptée par les Chefs d’États de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) lors du mini-sommet sur la rca tenu à Luanda depuis le 16 septembre 2021.

Il n’est de secret pour personne que cette déclaration tardive d’un cessez le feu intervient à la suite de pressions de la communauté internationale qui s’impatientait de la mise en œuvre des recommandations contenues dans cette feuille de route. Pourtant, déclarée plus tôt, elle aurait pu permettre de faire l’économie des nombreuses vies perdues dans les dernières boucheries enregistrées à Bossangoa, Alindao, Matchika, Bambari et autres.

Il était clair et c’est le lieu de relever, qu’en prenant tout ce temps, le régime voudrais d’abord renforcer la position de ces troupes (Faca et alliés) sur le terrain en matériels et en hommes, en même temps qu’il s’activerait à établir un réseau de recrutement de combattants supplétifs en RDC dans les rangs des anciens rebelles du ADF Malu avec l’appui des autorités Rwandaises.

La COD-2020 note en substance que cette déclaration d’un cessez-le-feu unilatéral immédiat, dans un contexte de sanglante belligérance comme nous le vivons et de recherche de la paix par un dialogue auquel nous aspirons, est un acte majeur qui participe indiscutablement de l’instauration d’un climat de décrispation, de cessation des violences et des hostilités comme préalables. Mais encore, faudrait-il qu’elle soit appliquée véritablement.

Or, aussitôt déclaré le 15 octobre, ce cessez-le-feu a aussitôt été violé le 16 octobre par les alliés russes Wagner du régime, qui ont investi militairement le village Yangala à 17 km de Bossangoa et des villages Bofori, Yourouba et Boansouma de la commune de Benzambé, tuant, pillant, saccageant tout sur leur passage.

De ce qui précède, la COD-2020 fait remarquer en définitive que :

        1. Pour que cette déclaration de cessez-le-feu immédiat ne soit pas que de façade, elle doit être entièrement respectée et accompagnée d’ordres et d’instructions clairs ainsi que de dispositifs pratiques pour contrôler sa mise en œuvre effective comme l’exigent le principe.
      1. La COD-2020, soucieuse d’un retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale dans notre pays clame ici haut, qu’il est impératif que les crimes et les violences sur les populations cessent et que nous allions tous à un dialogue républicain inclusif (regroupant tout le monde y compris les groupes armés) afin de redonner une chance à la paix dans notre pays, dans le cas contraire, elle sera obligée de reconsidérer sa participation à un rendez-vous sans

Fait à Bangui, le 19 octobre 2021

Pour la Conférence des Présidents, le Président en Exercice

Cyriaque GONDA

 

Premières fritures sur la ligne Moscou-Bangui

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Si les relations entre la Russie et la Centrafrique restent fortes, elles se sont tendues ces dernières semaines. Privé de ses relais officiels sur place depuis cet été, Moscou navigue désormais à vue.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Officiellement, “l’excellence” de la coopération russo-centrafricaine est toujours vantée par les deux pays. Mais, en coulisse, les incompréhensions s’accumulent depuis la rentrée. Avant la fin de la très attractive coopération douanière entre les deux pays, décidée de manière unilatérale, le 6 octobre, par le nouveau ministre des finances Hervé Ndoba – sous pression des bailleurs et qui a suscité l’ire de Moscou -, la diplomatie russe avait subi une déconvenue bien plus grande encore.

En effet, la présentation le 1er octobre dernier du rapport du gouvernement centrafricain reconnaissant la responsabilité des FACA et “alliés russes” dans une vingtaine d’exactions, en marge des combats avec les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), a jeté un coup de froid sur l’axe Bangui-Moscou. Si celui-ci épingle a minima, en énumérant une liste d’exactions bien moins nombreuses que celles documentées par le panel des experts des Nations unies en juin dernier, il constitue néanmoins une petite révolution tant Bangui refusait jusqu’à présent d’admettre d’éventuelles responsabilités d’”instructeurs” russes. Motif d’irritation supplémentaire pour Moscou : selon nos informations, avant de rendre les conclusions du rapport publiques, le numéro 2 du gouvernement, le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazene, a pris soin de ne prévenir ni la chaîne de commandement du groupe de sécurité privé Wagner, officiellement présent via la société Sewa Security Services, ni l’ambassade russe.

 

Chancellerie fantôme

 

Ces manœuvres s’expliquent par une tentative de rééquilibrage diplomatique de la part de Bangui vis-à-vis des partenaires et bailleurs internationaux, chez qui l’on s’inquiète de la collaboration avec la société Wagner (AI du 04/10/21). En conséquence, les relations avec Moscou semblent désormais teintées d’incompréhensions.

 

Ainsi, fin septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président centrafricain a tenté de rencontrer le ministre des affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov. Mais ce dernier, qui s’est pourtant longuement entretenu avec le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop, n’a pas donné suite aux sollicitations du chef de l’Etat.

 

A Bangui, ce flottement se ressent jusqu’au sein de la chancellerie russe. Le très actif ambassadeur Vladimir Titorenko, toujours prompt à défendre les actions des “instructeurs russes” dans le pays, est absent de la capitale depuis l’été. Officiellement toujours en poste, Titorenko paie le malaise qu’ont suscité à Moscou certaines de ses sorties médiatiques, comme l’avait révélé Africa Intelligence (AI du 14/05/21).

 

Quant au très discret Valery Zakharov, tout puissant conseiller présidentiel russe à la sécurité nationale, il n’a, lui aussi, plus été aperçu à Bangui depuis le mois de juin. En son absence, c’est le tout juste trentenaire Dmitry Sergeevich Sytii, et l’énigmatique “colonel Vassili”, ancien des forces spéciales russes, qui gèrent la chaîne de commandement des quelque 2 000 hommes présents à Bangui et dans l’arrière-pays.

 

Tupolev mystère à Bangui

 

Si les canaux officiels de Moscou à Bangui semblent momentanément suspendus, cette absence contraste avec l’activisme souterrain de plusieurs appuis de Moscou dans le pays ces derniers jours.

 

Hasard du calendrier ou non, le soir même de la présentation des conclusions centrafricaines, un Tupolev Tu-154 immatriculé RA 85042 a quitté Moscou. Après une escale à Lattaquié, en Syrie, l’avion s’est posé sur le tarmac de Bangui, le samedi 2 octobre. Si rien n’a filtré de l’identité des passagers, la rumeur sur la présence au sein de l’appareil d’Evgueni Prigozhin – présenté par les Etats-Unis comme le financier de Wagner (AI du 27/07/21) -, s’est répandue dans la capitale centrafricaine sans qu’elle puisse être confirmée. Un colonel de la garde présidentielle a ainsi affirmé être venu en personne accueillir Prighozin à l’aéroport pour le conduire à la présidence.

 

Si l’identité des passagers que transportait l’aéronef a tant alimenté les spéculations, c’est que ce Tupolev n’est pas n’importe lequel. Il appartient en effet à la 223 Flight Unit de l’armée de l’air russe, une unité qui a la spécificité de disposer d’un statut de compagnie aérienne “civile”, très présente en Syrie et en Libye, où Moscou déploie plusieurs centaines de paramilitaires. Après moins de 24 heures à Bangui, l’appareil mystère était de retour à Moscou dans la soirée du 3 octobre.

 

Les groupes armés en embuscade

 

Face à ce flottement, la relation russo-centrafricaine devrait connaître un crash-test dans les prochaines semaines, avec le début de la saison sèche qui pourrait coïncider avec de nouvelles offensives des groupes rebelles.

 

Dès le début du mois d’octobre, les combats ont violemment repris dans les localités de l’arrière-pays entre les militaires et alliés russes d’une part, et les groupes armés membres de la CPC. Dans ce contexte, une mission militaire russe est attendue dans la capitale centrafricaine dans les tous les prochains jours pour “évaluer la situation”.

 

Dans le but de calmer le jeu, et pour respecter la feuille de route du dialogue politique poussé par l’Angola, le président Faustin-Archange Touadéra a déclaré un cessez-le-feu unilatéral vendredi 15 octobre.

 

https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest-et-centrale_diplomatie/2021/10/19/premieres-fritures-sur-la-ligne-moscou-bangui,109699020-eve

 

Africa Intelligence 19/10/2021

 

VENDREDI 15 OCTOBRE 2021 : ESPOIR OU AUTRE HYPOCRISIE POLITIQUE ?

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Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Le vendredi 15 octobre 2021 restera-t-il à jamais une grande date dans l’histoire politique de notre pays ? Restera-t-il le jour où un Président Centrafricain a enfin prononcé l’un des mots salvateurs que le Peuple Centrafricain voulait entendre depuis 2012-2013 et les voir appliqués : cessez-le-feu, sécurité, paix, cohésion sociale, vivre ensemble ?  Nous souhaitons très vivement que ce vendredi 15 octobre 2021, le soit, parce que :

    • Ce Vendredi 15 octobre 2021 convint que la réalité et le pragmatisme politiques s’imposent

dans les recherches d’idoines solutions pour mettre fin à cette énième crise militaro-politique qui n’a que trop duré et qui est devenue un véritable fonds de commerce politique, diplomatique et de mercenariat.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA a enfin prononcé les mots tant recommandés par

ses pairs de la CIRGL et tant attendus par le Peuple Centrafricain ; CESSEZ-LE-FEU. Ces trois mots combinés, enfin prononcés, ont suscité engouement et espoir et sont censés déclencher ou enclencher tout un processus politico-militaire devant aboutir à la fin des hostilités, à l’instauration de la sécurité véritable, tant souhaitée et tant attendue.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021 le Président TOUADERA, par son discours, adhère enfin à la

vision socio-politique collective selon laquelle les solutions à la crise centrafricaine actuelle sont et demeurent centrafricaines, lesquelles ne doivent résulter que par la seule voie de consensus, à travers un dialogue national inclusif  sincère et franc.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA, par son discours, rassure tout un Peuple

désabusé, meurtri par les exactions de ses bourreaux mercenaires-partenaires et de ses criminels requins et donne espoir pour la fin de l’insécurité.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA, par son discours, annonce enfin la fin

d’une psychose et d’une hantise sociales et l’espoir d’un possible futur vivre ensemble.

 

Nous félicitons le Président TOUADERA pour avoir prononcé enfin les mots salvateurs ‘’cessez-le-feu’’ et nous l’encourageons vivement à réellement concrétiser l’espoir suscité pour la paix en Centrafrique et pour sa grandeur politique personnelle.

 

Mais seulement, les faits ante et post discours du 15 octobre 2021, ci-après évoqués, suscitent inquiétudes, doutes, interrogations et laissent présager que le pire est à venir : la mer des batailles :

    • Les révélations faites par le Ministre d’Etat WILLYBIRO SAKO à Bria en terre de BAREM BAKIE et le

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux DJOUBAYE ABAZEN à propos des Mercenaires russes qui sont devenus les maîtres du pays;

    • Le massacre de Matchika, Sous-Préfecture de Bambari, dont le contexte et les modes opératoires laissent

soupçonner le zélé HASSAN BOUBA, Ministre de l’Elevage qui veut se substituer à NDARASSA ALI et qui a mis en place un groupe d’assassins , rappelant cyniquement son collègue DJOUBAYE ABAZENE, qui, avec la bénédiction politique du Président TOUADERA, avait piloté les luttes fratricides entre Goula et Rounga à Birao, Bria et Ndélé, dont les modes opératoires n’ont pas épargné des nourrissons.

    • L’inopiné départ en exil de la famille DJOUBAYE ABAZENE.
    • La prétendue tentative d’assassinat du Président TOUADERA, évoquée politiquement gauche par son

agent de sécurité russe, qui a obligé les pilotes de l’avion présidentiel de BONGO ALI, mis à sa disposition, de réatterrir d’urgence à l’aéroport Bangui-M’Poko après décollage, pour faire sensation et influence.

      • La sommation faite à Libreville au Président TOUADERA, par le Président BONGO ALI, aux noms de leurs pairs de la CIRGL.
  • Les félicitations, encouragements et remerciements adressés aux mercenaires russes quelques heures avant

ce discours du 15 octobre 2021, par le Président de l’Assemblée Nationale SARANDJI, pour les basses besognes réalisées : tueries de masse, incendies de villages, dépossession systématique des Centrafricains de leurs biens personnels et autres…

  • Le massacre du village Ng’Bodingmon, commune de Benzambé, Sous-Préfecture de Bossangoa le samedi 16 octobre par les mercenaires-partenaires russes de TOUADERA.
  • L’arrivée massive des rebelles ADF à Bangui ces dimanche 17 et lundi 18 octobre 2021, sur demande du Président TOUADERA.

Les rapprochements, les similitudes, les contextes et les modes opératoires de ces faits ante et post discours du 15 octobre 2021 convainquent à la prudence, à la méfiance et à la précaution. Vigilance oblige.

 

Un discours pour gagner du temps ? Une autre fuite en avant ? Qui veut la paix prépare la guerre ? Une autre roublardise, comme le Président TOUADERA en a l’art ? Un autre manque de respect du Président TOUADERA envers ses pairs de la CEMAC, de la CEEAC et de la CIRGL ? Ou une autre hypocrisie politique ?

 

Attendons et observons seulement. Mais, attention, il faut prendre les précautions qui s’imposent.

 

Les SȍNS ZẬNGOẬ nous avaient déjà alertés… Attention et attention…..

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                            Président Fondateur du PDCA

RCA : la déclaration de soutien de Sarandji aux mercenaires russes suscite de controverse

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:41:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une lettre de félicitations adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji tient à  remercier  et encourager tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique. Or, pour l’opposition démocratique, cette lettre de félicitations est sans doute une sorte de pied de nez fait à l’encontre des victimes civiles qui leur est imputé dans des faits encore sous investigation.

Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique
Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Selon le parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), la déclaration de soutien de Sarandji aux paramilitaires Russes n’engage que lui.

Martin Ziguélé : « la déclaration de soutien de Sarandji aux paramilitaires Russes n’engage que lui et les députés qui pensent comme lui, comme nous sommes en démocratie cela n’engage pas le MLPC ». Même  son de cloche du côté du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), dirigé par le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga. D’ailleurs, lors de la cérémonie au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence de Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la prétendue communauté des officiers russes en Centrafrique, certains députés de l’opposition ont dû claquer la porte. Ils indiquent que  ce n’est pas du tout normal que ces psychopathes criminels  étrangers qui ont massacré le peuple centrafricain soient remerciés par la noble institution de la République.

Pour la coalition des patriotes centrafricains (CPC), cette lettre de félicitations aux mercenaires russes par le Président de l’Assemblée nationale est sans doute une sorte de pied de nez fait à l’encontre des victimes civiles qui leur est imputé.

« Le Président de l’Assemblée nationale a jugé opportun de remettre une lettre de félicitation et d’encouragement aux communautés des officiers russes en Centrafrique, à travers leur responsable, dans l’hémicycle des représentants du peuple, une sorte de pied de nez aux victimes civiles qui leur sont imputées dans des faits encore sous investigation ».

Selon les députés de la majorités interrogés par CNC, cette lettre de félicitation vise avant tout à remercier et à encourager les partenaires militaires russes pour leur bravoure afin de les encourager à garder leurs positions, car ce dernier temps, suite à la publication des conclusions de la commission d’enquête spéciale dont une partie  des exactions leur sont imputées, nombreux sont en colère  et commencent à abandonner leur position sur le terrain au profit des rebelles. Cela est inquiétant, car ils ne sont qu’à quelques mois  du début de la septième législature, et si les rebelles arrivent à prendre le pouvoir, ce sont les députés qui sont d’abord les premiers perdants dans cette affaire, disaient-ils.

Rappelons que le vendredi dernier, Dans une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le parlement centrafricain tient à remercier tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Le faux panafricaniste Harouna Douamba se retrouve encore une fois au cœur d’un scandale.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:37:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le célèbre hôtel « Ledger Plaza » est secoué par une crise de gouvernance depuis l’année dernière. En effet, le directeur sortant de l’établissement qui est accusé d’avoir détourné plusieurs milliards refuse de laisser sa place à un remplaçant nommé par le conseil d’administration.  

Le sulfureux Harouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Conscient de ces tractations, Harouna Douamba s’est inséré dans la brèche en jouant les intermédiaires. Il aurait en effet perçu plus de 10 millions de FCFA de la part de la nouvelle direction de l’hôtel pour soudoyer des journalistes locaux. Pourtant, les médias visés n’auraient reçu chacun que 10.000 FCFA, le reste de l’enveloppe restant vraisemblablement dans les mains de M. Douamba. Le manipulateur aura donc joué un rôle clé dans cette mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui embarrasse aujourd’hui le Palais de la Renaissance.

 

      1. Douamba, né au Burkina Faso et élevé en Côte d’Ivoire, ne rate aucune opportunité pour s’enrichir au détriment de la République de Centrafrique et des Centrafricains. Ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans les affaires internes d’un État souverain pour son propre intérêt.

 

Au printemps 2021, il était déjà au cœur d’un scandale de fake news orchestré par son ONG fictive « Aimons Notre Afrique ». Pour rappel, un vaste réseau de faux comptes Facebook avait été créé autour de cette pseudo ONG panafricaniste et son agence de communication, ANA-COM. En mai 2021, Facebook annonçait ainsi la suppression de 32 pages et 46 profils, tous liés à Monsieur Douamba en Centrafrique. On apprend alors que ses comptes, dont de nombreux médias fictifs, conduisaient des campagnes de désinformation à grande échelle, afin notamment de promouvoir la Russie. C’est encore lui qui, à plusieurs reprises depuis 2017, avait organisé des campagnes de désinformation contre la Minusca, en l’accusant notamment, sans aucune preuve, d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés dans le nord-est du pays.

 

Il semble que ces activités plus que douteuses apportent leur lot d’avantages. Rappelons en effet que M. Douamba occupe  un logement de luxe sur l’avenue Barthélemy Boganda, dont le loyer mensuel de 1,5 million de francs CFA serait payé par le trésor public, c’est-à-dire par les Centrafricains.

 

Mais le vent a tourné, et les supercheries de M. Douamba ne trompent plus personne. Il est désormais désavoué de tous côtés, y compris par ceux qui l’avaient d’abord soutenu et qui s’étaient laissés dupés par ses mensonges. Ainsi, en août dernier, le collectif des Journalistes Protectionnistes et Engagés de Centrafrique (JPEC) a tenu une conférence de presse pour dénoncer les malversations du faux panafricaniste Harouna Douamba. Entres autres choses, les journalistes centrafricains reprochent à M. Douamba des abus d’autorité sur les médias du pays, sur les forces de l’ordre et même sur les autorités judiciaires. Parmi ses détracteurs, Johnny Yannick Nalimo, ancien proche collaborateur de Douamba. Ce dernier l’avait personnellement nommé représentant national pour la rca de l’ONG qu’il dirige, « Aimons Notre Afrique », en 2018.

 

Aujourd’hui, M. Nalimo veut alerter sur la vraie nature d’un homme dont il a été l’une des victimes : un homme qui, au nom d’une éthique panafricaniste pervertie, monnaye ses services au plus offrant.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : panique à Benzambé, la population en fuite, les mercenaires russes les pourchassent et tuent trois à nouveau

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:00:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les habitants de la commune de Benzambé, dans la préfecture de l’ouham,  font face depuis deux jours aux multiples exactions  des Mercenaires russes de la société Wagner. Certains ont dû quitter leur domicile pour se réfugier dans des villages voisins, d’autres, dans la brousse. Ce qui n’empêche pas les hommes de Wagner de les pourchasser et tuer trois. Une catastrophe humanitaire en cours.

Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille
Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

En effet, le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera

Une patrouille des mercenaires russes de la société Wagner, en provenance de la ville de Bossangoa, est arrivée samedi vers 16 heures dans la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa. Selon les témoins de la scène, ces mercenaires de Wagner ont commencé à la destruction et au pillage  des boutiques, des greniers, vols et assassinats de bétail, pillage de poste de santé :  vol des panneaux solaires, du frigo, des médicaments… etc.. Pendant ce temps, les populations, prises de panique, ont quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse, certains dans des villages voisins. Mais les mercenaires de Wagner, toujours dans leur folie meurtrière et destructrice,  ont pourchassé les habitants dans la brousse avant de tuer à nouveau trois d’entre eux.

Pour l’heure, la ville est complètement déserte, et toutes les activités administratives, commerciales et économiques sont à l’arrêt. Seuls les mercenaires russes qui sont présentement dans la ville.

Rappelons qu’avant leur arrivée à Benzambé dimanche, les hommes de Wagner ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail   et assassinat de quatre personnes dans des villages qui sont situés entre Bossangoa et Benzambé.

Le bilan humain fait état de sept personnes assassinées en tout depuis samedi.

Pour le moment, à Bangui, on tente en vain de pousser le préfet de l’Ouham à faire une déclaration à la radio niant toutes ces exactions.

Affaire à suivre…

 

Par Arsène Féimonazoui

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RCA : arrestation à Bria par les mercenaires russes de l’autoproclamé général Papa Bobiri, un proche du ministre Hassan Bouba

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:02:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’attaque des positions des soldats FACA dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés  formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé à des interpellations massives  et aveugles de plusieurs personnes, dont l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri, proche du ministre de l’Élevage   Hassan Bouba.

Un présumé rebelle de l'UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner
Un présumé rebelle de l’UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon nos informations, depuis deux jours, les hommes de Wagner ont soupçonné  l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri d’être l’un des principaux auteurs de l’attaque du mardi 12 octobre dernier contre les positions des soldats FACA  qui a occasionné la mort de trois victimes, dont 2 assaillants et un mercenaires de Wagner. C’est ainsi que le samedi dernier, à la surprise  de sa famille, il a été interpellé à son domicile par les hommes de Wagner. Or, Monsieur Papa Bobiri, selon ses proches, n’est ni impliqué,  encore moins informé de l’attaque.  D’après des informations recueillies, le général Papa Bobiri ne fait plus partie des officiers de l’UPC faction Ali Darassa. Il est derrière la faction progouvernementale dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba.  D’ailleurs il est le frère aîné de l’autoproclamé général Makay Bobiri de l’UPC et de    Monsieur Moussa Bobiri, ex-porte-parole de l’UPC qui réside actuellement chez le ministre Hassan Bouba à Bangui.  Toutefois, selon ses proches, des tractations seraient en cours pour sa libération.

Rappelons que la semaine dernière, le ministre Hassan Bouba avait  dépêché à Bria, dans la Haute-Kotto,  deux de ses officiers  pour participer aux opérations du désarmement  de tous ses combattants dans la ville.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : retour dans la rue des employés de la SOCATEL, ils réclament le paiement de 8 mois de leurs salaires

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:22:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus dans ce pays. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) connaissent  une situation désespérée et sans espoir. Ils touchent désormais le fond. Ce lundi 18 octobre, ils sont descendus à nouveau dans la rue pour exiger le versement immédiat de 8 mois sur les 69 mois d’arriéré de leur salaire. Incroyable !

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/protail-de-la-socatel-bloque-par-les-manifestants-450×338.png” alt=”L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants ce lundi 21 septembre 2020. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants . Photo CNC

 

Depuis déjà plusieurs mois, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) ne savent pas à  quel saint se vouer leur sort. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, ils ne savent pas comment préparer la rentrée scolaire de leurs enfants, en un mot faire face aux besoins quotidiens de leur famille. C’est ainsi que ce lundi 18 octobre, ils sont descendus dans la rue, barricader l’avenue des martyrs avec des poteaux électriques, mais également  l’entrée principale de leur direction  générale avec des feuilles de manguier pour exprimer leur ras-le-bol.

« Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire. Mais les enfants des employés de la SOCATEL ne  font pas la rentrée avec leurs collègues.  Les travailleurs de la SOCATEL totalisent  plus de 70 mois  d’arriéré de salaire  sur lesquels ils exigent pour cette rentrée scolaire  8 mois de salaire. Faute de quoi, nous allons intensifier  la manifestation pour perturber l’ordre public dans la capitale », a déclaré le délégué  des cadres de la SOCATEL. Même son de cloche du côté d’une autre employée : «  J’ai des problèmes pour payer mon loyer, ma santé, la santé de mes parents. Mon père est malade je n’arrive pas à le soigner. On demande à ce qu’ils nous donnent  la totalité de nos arriérés. Et si ça ne marche pas, il n’a qu’à fermé les portes et nous donne notre argent  comme ça il trouve une autre génération  et travaille avec ».

Rappelons que depuis le début de cette année, aucun salaire n’est versé aux employés de la SOCATEL.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

Coalition des Patriotes pour le Changement

Coordonnateur Général
Porte-parole politique

RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION
D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT
PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), a appris par la voie des ondes la déclaration du Président Faustin Archange TOUADÉRA proclamant un cessez-le-feu unilatéral et immédiat à partir du vendredi 15 octobre 2021 à minuit.

Avant d’exprimer sa réaction à cette annonce, attendue depuis la publication du procès-verbal du 3ème mini-sommet des Chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) du 16 septembre 2021 à Luanda, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à faire tout d’abord un rappel en trois points :

Premier point : La crise politico-militaire en cours a été imposée à la Coalition des Patriotes pour le Changement et à la population centrafricaine, par l’acharnement du Président Faustin Archange TOUADÉRA et du pouvoir de Bangui à s’opposer au jeu démocratique normal en empêchant les candidats déclarés de se soumettre librement au verdict des urnes. En quittant Bangui le 30 novembre 2020, François BOZIZÉ Yangouvonda, ancien Président de la République, ne partait pas prendre le maquis ni créer une rébellion, mais poursuivait des déplacements dans le cadre de sa campagne électorale. L’invalidation de sa candidature par la Cour Constitutionnelle a modifié le cours des événements et la donne.

Second point : La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), [1]face à l’escalade militaire entre ses éléments et ceux des Forces de Défense et de Sécurité et [2] face à un bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles centrafricaines ; [3] considérant l’implication dans les combats de mercenaires étrangers du Groupe Wagner et du détachement des Forces Spéciales Rwandaises, opérant les uns et les autres en dehors de tout mandat des Nations- Unies ; avait fait une offre de cessez-le-feu dès le début des hostilités le 23 décembre 2020, offre sèchement rejetée par le Gouvernement de TOUADÉRA.

Troisième point : Une Concertation élargie des forces vives de la nation “avant la
tenue des élections générales ” a toujours été une exigence unanimement partagée

par l’opposition démocratique, la société civile, les confessions religieuses, certains membres de la Communauté internationale, etc. L’idée en a même été soutenue par la Cour Constitutionnelle. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA y a toujours opposé un refus catégorique jusqu’à l’organisation calamiteuse des élections dans des conditions contestables et contestées, avant de se rabattre sur le concept de Dialogue Républicain, à l’écart duquel il a tenté de tenir certains protagonistes, tout en cherchant à ressusciter coûte que coûte l’APPR-RCA, qui se présenterait alors comme un carcan et non un accord. Ainsi se propose-t-il de discuter – au moyen de deux outils : avec les uns dans le Dialogue Républicain ; avec les autres dans l’APPR-RCA, dans un souci permanent de diviser, tout en poursuivant des objectifs obscurs et inavouables.

Quoi qu’il en soit, après ce rappel, La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), prend acte de la déclaration du Président de la République, Chef de l’État, Faustin Archange TOUADÉRA, lequel a proclamé un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, tout en l’exhortant à pousser sa logique à son terme et à adhérer au principe d’inclusivité du Dialogue.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) note avec satisfaction, pour les en féliciter, qu’aussi bien la réaction du Secrétaire Général des Nations-Unies que la déclaration de la CIRGL ou encore celle du G5+ au cessez-le-feu, insistent les unes et les autres sur la nécessité, évidente à nos yeux, d’un Dialogue Républicain inclusif, ouvert et constructif entre toutes les forces vives.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) déplore que des personnalités de premier rang ou proches du pouvoir, concomitamment à la déclaration de cessez-le-feu, importante voire essentielle pour l’avenir de la nation centrafricaine, s’évertuent à brouiller le message du Président de la République, en donnant des signaux contradictoires et même contraires :

    • Des seconds couteaux continuent de proférer des proses guerrières dans des déclarations tonitruantes et des postures de provocation, opposées à l’esprit d’apaisement inhérent à la proclamation du cessez-le-feu ;
    • Le Président de l’Assemblée Nationale a jugé opportun de remettre une lettre de félicitation et d’encouragement aux communautés des officiers russes en Cen- trafrique, à travers leur responsable, dans l’hémicycle des représentants du Peuple, une sorte de pied-de-nez aux victimes civiles qui leurs sont imputées dans des faits encore sous investigation.

Par ailleurs, les exactions de ces mercenaires dans l’arrière-pays continuent d’endeuiller des villages entiers deux jours après l’annonce du Chef de l’État. C’est le cas à Bambari, à Benzambé et ailleurs. Il est temps que tout cela cesse immédiatement.

Lorsque le Président TOUADÉRA dit que le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice par les FSI de leurs missions régaliennes de maintien de l’ordre public, ni
à l’exercice de la légitime défense par les FDS, ni à la poursuite par la Minusca de son mandat (de protection des population), doit-on comprendre qu’il aurait omis d’indiquer aux FACA et aux Groupes des mercenaires que les attaques sur les villages, les violences et exactions sur les populations étaient également suspendus ?

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) prend à témoin les communautés nationale et internationale sur ces dérives regrettables et dommageables, qui continuent à pousser des populations démunies et meurtries à se cacher dans la forêt.

Enfin, des informations de sources dignes de foi font état du recrutement par le pouvoir et de l’arrivée imminente de nouveaux mercenaires en provenance des provinces de la République démocratique du Congo.

Avant de terminer son propos, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à remercier les Chefs d’État de la CIRGL, le Secrétaire Général des Nations-Unies, la CEEAC agissant en sa qualité de CER de l’Union Africaine, le G5+, pour tous les efforts de la Communauté Internationale dans la recherche des solutions à la crise multi-décennale en République Centrafricaine.

Elle souhaite que la raison puisse finalement l’emporter afin que ce conflit, qui n’a que trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la Nation et tous les protagonistes impliqués dans les opérations armées, dans un Dialogue Républicain Inclusif.

 

Fait à Paris, le 18 octobre 2021

P/ Le Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes ir le Changement

Le groupe Wagner se substitue à l’autorité de l’État en Centrafrique, selon Paris

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 10:11:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. ALAIN JOCARD / AFP

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé dimanche soir les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se «substituer» à l’autorité de l’Etat en Centrafrique et d’en «confisquer la capacité fiscale».

Le Ministre français des affaires étrangères Le Drian. Photo Anadolu.

 

«Lorsqu’ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays», a-t-il affirmé dans l’émission «C dans l’air» sur la chaîne France 5. «L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat», a-t-il dit.

La France, très impliquée militairement dans la lutte antiterroriste au Mali, est vent debout contre une possible arrivée du groupe Wagner dans ce pays pour y former les forces armées locales et assurer la protection des dirigeants. Elle a d’ores et déjà averti les autorités de transition maliennes qu’une présence de Wagner remettrait en cause son engagement militaire au Mali. «Ce n’est pas envisageable pour nous. C’est tout à fait incompatible avec la manière dont nous concevons la lutte contre le terrorisme au Mali», a réitéré Jean-Yves Le Drian.

Le groupe Wagner est soupçonné, notamment par Paris, d’agir pour le compte du Kremlin là où ce dernier ne veut pas apparaître de manière trop officielle. «Wagner c’est d’abord une société de Mercenaires russes qui fait la guerre par procuration pour le compte de la Russie même si la Russie s’en défend (…) Ca ne trompe personne», a martelé le ministre.

Le chef de la diplomatie française s’en est plaint en septembre auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies à New York. «Je lui ai dit comme cela. Il a dit c’est pas moi. Je lui ai dit si c’est vous. Ils se réfugient derrière le fait que tel ou tel Etat a le droit de passer un contrat avec telle ou telle société. Or ce n’est pas la réalité», a-t-il raconté.

«La réalité c’est que ce sont des combattants, des gens qui violent le droit international et remetttent en cause la souveraineté même des Etats», a-t-il lancé.

 

Le Figaro

RCA : un présumé violeur en série des jeunes filles arrêté par la police dans le quatrième arrondissement de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:26:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un colonel de la douane centrafricaine, soupçonné d’être un possible violeur en série des jeunes filles adolescentes a été arrêté vendredi au quartier Dédéngué 5dans le quatrième arrondissement de Bangui par les enquêteurs  de la police judiciaire.  L’homme a été transféré et placé en garde à vue au commissariat central. Il attend son possible déferrement devant le parquet près tribunal de grande instance de Bangui.

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Le colonel des douanes Valentin Nicaise Balegolo dans les locaux de la police le 17 octobre 2021 par CNC

 

Il s’appelle  Valentin Nicaise Balegolo,  colonel des douanes  âgées d’une cinquantaine d’années  a été arrêté vendredi vers 20 heures à son domicile du quartier Dédéngué 5, à Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Soupçonné d’avoir violé plus d’une dizaine des filles mineures  et forcer  certaines filles majeures à coucher avec lui, le suspect a été présenté  avec une dizaine de ses victimes à la presse le lendemain au commissariat central de Bangui.

À en croire aux enquêteurs, ce n’est pas pour la première fois que le suspect est interpellé par les forces de l’ordre.  Mais à chaque fois quand il est déféré devant le parquet pour les mêmes motifs, il utilise son argent pour corrompre les juges qui le libèrent immédiatement. Et une fois chez lui, il recommence les mêmes bêtises. Mais pour le présent cas, il a été piégé par ses propres victimes qui ont déposé des plaintes à la police.

L’une des victimes raconte son histoire : «  J’étais à la maison quand  une fille est venue me dire que « le père Valentin »  a demandé que je vienne chez lui. La même fille a invité d’autres filles et   nous sommes allés chez père Valentin. C’est ainsi que nous sommes tombés dans son piège et je perds ma virginité. Au retour, il nous   a donné une somme de 7500 francs CFA en nous recommandant de revenir avec d’autres jeunes filles. C’est ainsi que je suis moi-même revenue avec  une de mes camarades qui, à son tour,  à commencer à amener  d’autres ». Une folle histoire.

D’après un officier de la police, le suspect possède également un pistolet factice  dans sa chambre.  Si une victime refuse de coucher avec lui, il la menace avec ce pistolet et la contraindre de le faire. Et ce n’est pas tout!  D’après les témoignages recueillis, à la fin de chaque rapport sexuel qu’il a eu avec ses victimes, le suspect leur donne de l’eau dans un seau pour se laver dedans. Par la suite, il conserve précieusement le reste de l’eau usée. Pour faire quoi avec ? Difficile de le savoir. Mais ce qui est aussi étonnant, l’homme filme par son téléphone ses ébats sexuels  avec ces mineures. La police dit également avoir retrouvé dans son téléphone portable des dizaines des vidéos l’incriminant. Mais le suspect, de son côté, ni tout et dit n’avoir rien à se reprocher. La police, de son côté, a annoncé vouloir le transférer à l’unité mixte  de répression des violences faites aux femmes à la gendarmerie de Bangui.

Rappelons que le suspect avait été chassé de son ancien quartier de Lakouanga  pour les mêmes raisons.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : nouvelle exaction des mercenaires russes dans la préfecture de l’Ouham

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:16:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la première violation officielle de cessez-le-feu unilatéral décrété par le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur l’ensemble du territoire par les Mercenaires russes de la société Wagner. Ils ont attaqué et pillé plusieurs villages  dans l’ouest de la ville de Bossangoa, mais aussi  tuer deux individus.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Un-convoi-des-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-direction-Bossangoa-450×446.jpg” alt=”Un convoi des mercenaires Syriens de la société Wagner direction Bossangoa” width=”450″ height=”446″ />
Un convoi des mercenaires de Wagner

 

Le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, vers 15 heures, dans la localité de Bossangoa, plus précisement au village Kpondigmon, situé à dix-huit kilomètres sur l’axe Benzambé, les mercenaires de la société Wagner, à bord  des motos et des véhicules,  ont débarqué   dans ce village armes à la main. Ils ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail jusqu’à l’entrée de la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa, occasionnant la fuite générale de la population.  Mais sur place à Benzambé, ils ont pillé le poste de santé et voler les panneaux solaires qui alimentent le frigo avant de tuer quatre personnes sur la route de Yrouba, et ils on pris également une sommes de 2000000 de francs CFA sur une personne. On ignore les raisons de cet acte criminel, mais comme souvent chez les hommes de Wagner en Centrafrique, on peut tuer simplement pour se faire plaisir, et voler pour résister.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si réellement que le chef de l’État, avant de prendre sa décision de suspendre toutes opérations militaires sur l’ensemble du territoire national,  informe-t-il ses alliés mercenaires de Wagner ? N’oubliant pas que ces paramilitaires  n’obéissent qu’à leur propre chef hiérarchique russe. Et donc la décision du chef de l’État ne pourrait pas les concerner. D’ailleurs, ils ont tous les arguments possibles pour se défendre de leurs exactions.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste rédacteur

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Cessez-le-feu décrété par le chef de l’État: la présidence précise qu’il ne concerne que les rebelles qui ont déposé les armes (Albert Yaloké)

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:50:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Les FACA et les forces alliées vont continuer  leur travail de sécurisation du pays », a indiqué le porte-parole de la présidence de la République Albert Yaloké Mokpème. Et ce n’est pas tout!

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Monsieur Albert Yaloké Mokpème Copyrightprimature

 

Pour couper court à certaines rumeurs qui circulent dans le pays après la décision prise par le chef de l’État de suspendre toutes les opérations militaires contre les groupes armés sur l’ensemble du territoire national, la présidence de la République tient à éclairer la lanterne des Centrafricains  sur le contenu de ce cessez-le-feu unilatéral.

Albert Yaloké Mokpème : « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Un communiqué de l’État major devrait suivre pour indiquer  les lieux de cantonnement des hommes qui ont déposé les armes. Ceux qui n’enlèvent rien, au travail  des forces de défense et de sécurité en cas d’attaque,  ils doivent exercer leur droit  de protection. On est plus dans le cadre  des opérations militaires  qui consistaient à pourchasser dans leur dernier retranchement les éléments du CPC  qui ont repris des armes. Aujourd’hui ils ont décidé de déposer les armes, de donner leur position et l’on va procéder au cantonnement  et à leur désarmement. La Minusca doit continuer  son travail de maintien  de la paix  et de protection de la population. Les FACA et les  alliés vont continuer leur travail de sécurisation du pays. Quant aux éléments du FPRC et de l’UPC qui refusent de signer  et de baisser les armes, ils seront considérés  les ennemis de la paix par nos forces de défense et de sécurité ».

Pour  le porte-parole de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) Abakar Sabome, le cessez-le-feu décrété par le chef de l’État est une bonne chose. Mais des informations confidentielles  qui leur sont parvenues font état du recrutement clandestin par le chef de l’État de 500  rebelles ADF qui commettent de nombreux crimes à l’est de la République démocratique du Congo pour venir en République centrafricaine les combattre. Et donc ce cessez-le-feu est un jeu qui à un seul but, rouler la communauté internationale et nationale dans la farine pour la seconde fois.

Du côté de 3R, on exprime sa réticence quant  au cantonnement des éléments pour le désarmement annoncé.

« On n’est pas bête  pour tomber pour la seconde fois dans leur piège », déclare un officier général de 3R.

Du côté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), on se dit prêt à mener la bataille jusqu’à la mort. Même son de cloche du côté de Nourredine Adam du FPRC dont une bonne partie de ses éléments se sont désarmés déjà.

Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État avait décrété un cessez-le-feu unilatéral  sur l’ensemble du territoire national. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies… ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

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RCA : suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane, le bras de fer se poursuit

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:32:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la suspension de l’assistance technique  russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine le 10 octobre dernier, une scène inédite se poursuit en ce moment au poste de la douane de Béloko, à la frontière avec le Cameroun.

 

 

 

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir avec tous les soldats russes », a déclaré le soi-disant douanier russe à ses collègues centrafricains en poste à Béloko. En plus, l’homme ne s’arrête pas et ajoute ceci :

« Je vous assure que le Premier ministre Henri-Marie Dondra va sortir dans les prochains jours une nouvelle note pour nous confirmer dans notre fonction. Donc je ne peux pas bouger d’ici. ». Et ce n’est que le début!

Une semaine après la décision du ministre des Finances et du Budget  de suspendre l’assistance technique russe aux différents postes douaniers centrafricains, la tension ne cesse de monter entre  le gouvernement centrafricain et la soi-disant « mission économique russe en Centrafrique » animée par le groupe Wagner.

« Actuellement les caisses de l’État sont vides. Nous cherchons de l’argent pour payer les fonctionnaires. On croyait qu’avec l’assistance technique russe on pourrait mobiliser plus des ressources  domestiques, mais la réalité est toute autre chose. Et donc il faut changer des méthodes », a déclaré à CNC un cadre supérieur au ministère des Finances.  

Cependant, dans les rues de la capitale, on pense que cet accord permet aux agents russes de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux. Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par les Russes au profit du groupe paramilitaire WAGNER. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Massacre de Matchika : une nouvelle révélation, Hassan Bouba et son bras droit Kiri pointés du doigt

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:14:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’écran de fumée autour des tueries de Matchika commence à s’éclaircir. Il semblerait que le commando qui a attaqué, brûlé les véhicules et massacré les populations civiles dans cette embuscade aient été recruté par le ministre de l’élevage Hassan Bouba, ministre de l’élevage, chef de la nouvelle faction de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC).

Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l'élevage Hassan Bouba
Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba

 

Ce commando de quinze hommes commandé par un certain Kiri a été recruté par Hassan Bouba en connivence avec les Wagner. Ce sont eux qui ont élaboré le plan de ce massacre ignoble pour ensuite rejeter la faute sur l’UPC, dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

À l’actif de ce commando de la mort dirigé par Kiri sous les ordres direct d’Hassan Bouba, on compte les tueries où des prêtres ont perdu la vie comme à Séko, Maloum, Tagbara et même Bambari.

Et donc après les tueries du village de Matchika, le groupe des quinze terroristes ont été exfiltré près d’une école à 10km de Sibolo par les Wagner. Pour les couvrir ils sont présentés comme étant des combattants voulant adhérer au DDRR.

Si ce sont les hommes de Kiri, l’homme de main du ministre Hassan Bouba, téléguidé par les Wagner, qui sont les auteurs de ce massacre pourquoi le parquet de Bambari accuse des innocents qui étaient déjà derrières les verrous au moment où le crime avait lieu?

Est-ce que le Palais de la Renaissance était informé de ce plan macabre concocté par les Wagner et exécuté par les mains assassines des sbires du ministre Hassan Bouba?

Pourquoi Hassan Bouba bénéficie-t-il de la protection de l’État et de l’impunité totale face à des crimes aussi atroces ?

Affaire à suivre….

 

Prisca Vickos

Journaliste

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RCA : le général  Massaye de l’UPC dément son appartenance à l’UPC de Hassan Bouba et refuse de désarmer ses éléments

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:13:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien commandant de zone de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) à Mobaye, l’autoproclamé général Massaï  annonce dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux son appartenance à l’UPC dirigée par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, contrairement à ce qui a été annoncé par le sulfureux Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, désormais chef d’une faction rebelle de l’UPC.

les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Il y’a quelques semaines, le ministre de l’élevage Hassan Bouba, dans une conversation téléphonique avec le fameux général Massaï de l’UPC, avait tenté de le séduire  de soutenir le gouvernement, et accepter le processus du désarmement en cours. Mais l’homme, de son côté, n’avait pas donner une suite favorable au ministre qui a malheureusement aussitôt saisit  le gouvernement pour annoncer que le général Massaye se dit prêt pour aller au désarmement.  C’est ainsi que le gouvernement  avait pris contact la semaine passée  avec le général Massaye  de rester sur place avec tous ses éléments avant le passage du comité du désarmement.

Surpris de cette annonce, le fameux général Massaye  tient à faire un démenti public pour dénoncer les manœuvres dangereuses  du ministre de l’élevage Hassan Bouba. D’après lui, il ne se reconnaît pas dans la faction de l’UPC dirigée par le ministre Hassan Bouba. En ce sens, il n’a aucune autorité sur lui pour lui exiger de procéder au désarmement de ses hommes. Par contre il affirme toujours être dans l’UPC dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, le ministre Hassan Bouba avait annoncé dans un communiqué disposer plus d’éléments  dans sa faction que celle de son ex-ami Ali Darassa.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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DÉCLARATION DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE- FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/crise-en-Centrafrique-au-menu-du-mini-sommet-de-Luanda-450×253.jpg” alt=”Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique” width=”450″ height=”253″ />
Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique

 

RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE-
FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a pris note, avec une grande satisfaction, de la déclaration unilatérale de cessez-le-feu sur toute l’étendue de la République Centrafricaine à partir du 15 octobre 2021, tel qu’annoncée par Son Excellence le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République Centrafricaine (RCA).

Pour cette raison, la CIRGL félicite le peuple centrafricain, et considère la décision de cessez-le-feu comme une reconnaissance qu’un dialogue ouvert et constructif entre toutes les forces vives est le meilleur moyen de parvenir à la paix et à la stabilité tant désirées par le peuple centrafricain.

La CIRGL se félicite des progrès réalisés et appelle tous les acteurs politiques et militaires à respecter le cessez-le-feu et les principes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, comme référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine.

La CIRGL félicite Son Excellence le Président Faustin Archange Touadéra pour la fermeté et la détermination avec lesquelles il a cherché à suivre les recommandations du 3ème Mini-Sommet du CIRGL, qui s’est tenu à Luanda le 16 septembre 2021.

La CIRGL réaffirme que le cessez-le-feu est un facteur indispensable pour le succès de l’ensemble du processus afin decréer un climat propice permettant de progresser vers la voie de la paix et de la réconciliation nationales, ainsi que la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine approuvée lors du 3ème Mini-Sommet à Luanda, y compris le Programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

En conclusion, la CIRGL appelle la communauté internationale, en particulier le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à renouveler sa confiance dans le processus politique en cours en République Centrafricaine et à apporter tout le soutien nécessaire à la sauvegarde de la sécurité et à la promotion du bien-être du peuple centrafricain.

Fait à Luanda, le 16 octobre 2021.-

JOÂO MANUEL GONÇALVES LOURENÇO,

PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D’ANGOLA
ET PRÉSIDENT EN EXERCICE DE LA CONFÉRENCE
INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS

RCA : communiquée de presse conjoint du G5+ sur la déclaration de cessez-le-feu sur toute l’étendue du territoire

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COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Le G5+, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine se félicite de la déclaration du Président de la République centrafricaine appelant à la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire.

Le G5+ exprime son soutien à cette initiative qui résulte de la feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine, adoptée par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs au mini-Sommet du 16 septembre à Luanda.

Le G5+ note que la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine exige que tous les acteurs s’engagent immédiatement à cesser les actions armées et à travailler pour un climat apaisé, afin de faciliter un dialogue inclusif et crédible à travers le pays.

Le G5+ appelle à un strict respect des droits de l’homme et de l’état de droit, y compris à travers la poursuite d’actions concrètes pour combattre l’impunité, ainsi qu’un engagement à se conformer aux exigences du droit international humanitaire.  Ces éléments restent essentiels pour assurer le progrès du processus de paix et de dialogue en cours.

Les membres du G5+ réitèrent leur engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines pour soutenir les processus politiques et de paix, pour le bien-être de tous les Centrafricains.

 

Mme. Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis d’Amérique

Auprès de la République centrafricaine

  1. Jean-Marc GROSGURIN

Ambassadeur, Haut Représentant de la France

Auprès de la République centrafricaine

  1. Douglas CARPENTER

Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne

Auprès de la République centrafricaine

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale

En République centrafricaine

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté

Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

En République centrafricaine et Chef de la Minusca

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine

Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale

 

RCA :  un greffier en chef du tribunal tombé dans une embuscade des bandits armés

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:44:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon la famille de la victime, l’embuscade a eu lieu à 55 kilomètres de la ville de Damara sur l’axe Sibut. La victime a été violentée,  sa moto emportée par les assaillants encore non identifiés par le service de la gendarmerie locale.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/village-Kiné-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-CNC-450×376.jpg” alt=”Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”376″ />
Illustration du village Boyo, situé à 55 kilomètres de Damara sur l’axe Sibut le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

L’information a été rendue publique par la radio Ndékèluka ce dimanche 17 octobre 2021. Selon ses informations, la victime a été identifiée clairement comme Monsieur André Gounoumoundjou, greffier en chef du tribunal de grande instance de Sibut. Il est tombé dans le filet des hommes armés ce samedi 16 octobre au village Boyo, situé à 130 kilomètres  de Bangui sur l’axe Damara. Il a été agressé physiquement par les assaillants, sa moto ainsi que son porte-monnaie avec une somme d’argent ont été emportés.

Pour l’heure, la victime est placée sous traitement médical en raison de ses blessures.

Rappelons que dans le secteur environnant de la ville de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, des bandits armés terrorisent  les communautés et braquent les populations depuis plusieurs mois en toute impunité. Même les éleveurs en transhumance dans la localité ont également subi de lourds tributs dans cette criminalité. Mais du côté du gouvernement, c’est le silence total. Aucune action  concrète est envisagée pour débusquer ces malfaiteurs, pourtant la ville de Damara est le village natal du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et son épouse  Tina Touadera y réside et fait des affaires également.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Laurent Gbagbo lance le “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire”

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:36:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, de retour au pays depuis juin après près de 10 ans d’absence, lance ce week-end un nouveau parti politique pour “réunir la gauche”, avec l’élection présidentielle de 2025 en ligne de mire.

Des partisans tiennent une affiche à l'effigie de l'ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d'Ivoire, le 13 juin 2021
Des partisans tiennent une affiche à l’effigie de l’ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, le 13 juin
2021

 

“C’est le grand retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique”, assure à l’AFP Justin Koné Katinan, porte-parole de l’ancien chef de l’Etat.

Depuis son arrivée à Abidjan le 17 juin, acquitté par la justice internationale qui le jugeait pour crimes contre l’humanité dans la sanglante crise post-électorale de 2010, Laurent Gbabgo n’a pourtant jamais été très loin de la politique.

Visite chez l’ex-président et ancien rival Henri Konan Bédié, rencontre de “réconciliation” avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara, rupture consommée avec son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan: il a occupé le paysage politique ivoirien.

“Assumons de faire de la politique”, avait-il lancé dès le 10 juillet dernier, lors de sa visite chez M. Bédié.

Le Front populaire ivoirien (FPI), son parti historique fondé dans la clandestinité en 1982, étant désormais aux mains de M. Affi N’Guessan, M. Gbagbo a choisi de donner un nouveau souffle à son retour en créant sa propre formation.

1.600 délégués sont attendus au prestigieux Hotel Ivoire d’Abidjan pour rédiger le manifeste et les textes de cette nouvelle formation qui devrait s’appeler “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire” (PPA-CI).

Dans le nom comme dans le logo – deux mains entrelacées dans une carte d’Afrique – qui seront proposés dimanche, l’accent est mis sur la dimension panafricaine du parti.

La souveraineté de l’Afrique face aux puissances occidentales devrait d’ailleurs faire partie des thèmes phares du congrès ce week-end.

Pas question pour autant de délaisser la politique nationale en Côte d’Ivoire. Dans l’entourage de l’ancien président, le mot d’ordre est clair: ce nouveau parti vise à recréer un débat politique dans un pays où l’opposition est considérablement affaiblie depuis 10 ans.

“Nous voulons constituer un parti d’opposition politique normal qui apporte une critique. Pour que le débat quitte la violence et devienne essentiellement politique”, clame Justin Koné Katinan.

“On attend de voir si ce sera une opposition réelle ou un parti en quête du pouvoir. On verra comment ils vont procéder, quel sera leur programme alternatif”, estime l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

Avec Simone Gbagbo ?

Reste à savoir quelles personnalités politiques ivoiriennes rejoindront cette plateforme. Une grande partie des cadres et anciens ministres du FPI vont suivre leur ancien leader dans cette nouvelle aventure, mais quelques inconnues demeurent.

Simone Gbagbo d’abord. L’ex-Première Dame, dont Laurent Gbagbo a demandé le divorce à son retour en Côte d’Ivoire envoie des signaux ces dernières semaines pour faire cavalier seul, à l’image du lancement d’une plateforme la soutenant.

Charles Blé Goudé, ensuite. L’influent pilier du régime de Gbagbo (2000-2011), dont il a été le co-accusé à la Haye, est toujours bloqué aux Pays-Bas depuis son acquittement, faute de passeport, mais entretient le mystère sur son rôle lors de son retour en Côte d’Ivoire.

Enfin Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui a aidé Alassane Ouattara à accéder au pouvoir contre Laurent Gbagbo est aujourd’hui tombé en disgrâce, condamné à perpétuité en juin pour “complot” et actuellement en exil. De quoi laisser la porte entrouverte à celui qui incarne désormais une frange de l’opposition au chef de l’Etat.

“Ceux qui veulent nous rejoindre savent à quoi s’en tenir. Nous sommes un parti de gauche, et ceux qui s’y retrouvent peuvent venir”, glisse Justin Koné Katinan.

Le lancement de ce parti, quatre mois après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, est en tout cas une première étape vers la présidentielle de 2025.

Un projet de l’exécutif visant à limiter l’âge des candidats à 75 ans pourrait toutefois constituer un obstacle aux ambitions de Laurent Gbagbo. En 2025, il aura 80 ans.

 

Par VOA / AFP

Rumeurs de complot à Bissau: le gouvernement dédramatise

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:50:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un jour après la sortie du chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau, le général Biagué Na N’Tan, disant avoir déjoué un complot, le gouvernement tente de calmer le jeu.

Le général Biagué Na N'Tan, chef d'état-major des forces armées de Guinée-Bissau
Le général Biagué Na N’Tan, chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau

 

Nous tenons à préciser à l’endroit de l’opinion publique que le chef d’état-major général n’a pas dénoncé un quelconque mouvement vers un coup d’État, parce qu’en Guinée-Bissau il n’y a pas de coup d’État en préparation. La Guinée-Bissau se dirige vers une décennie de vie politique dans la paix et la tranquillité, sans coup d’État”, a déclaré Fernando Vaz, ministre du Tourisme et porte-parole du gouvernement.

Entre temps, des voix s’élèvent pour exiger une enquête sur les déclarations du général Na N’Tan​.

“Le chef d’état-major dispose d’une structure, en l’occurrence le Conseil d’état-major et d’autres entités, qu’il peut saisir pour savoir ce qui se passe vraiment. En d’autres termes, il peut convoquer ces personnes qu’il dit avoir identifiées”, a déclaré l’avocat Augusto Na Sambé, de l’Institut de défense nationale, qui qualifie de “très graves” les propos du général.

“Il est nécessaire de dévoiler les bases sur lesquelles ce mouvement est conçu pour provoquer un coup d’État”, a déclaré Fransual Dias, un autre avocat.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le général Biagué Na N’Tan insinue la mobilisation des militaires pour subvertir l’ordre constitutionnel du pays.

Aucune déclaration pour l’instant de la part du chef de l’État Umaro Sissoco Embalo, qui la veille avait été reçu par son homologue français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée, à Paris.

 

Article de Lassana Cassamá du service en langue portugaise de la VOA. Traduit et adapté par VOA Afrique. Lire l’original >>

 

RCA : l’Assemblée nationale adresse une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement aux mercenaires russes de la société Wagner  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:24:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le parlement centrafricain tient à remercier tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique.

Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d'encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique
Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Suite aux conclusions de la commission d’enquête spéciale mise en place suite aux nombreux rapports documentant des exactions commises par les rebelles, l’armée et les mercenaires russes de la société Wagner, ces derniers se disent surpris et étonnés de voir que lors de la présentation dudit rapport par  le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Abazène impute en partie la responsabilité de ces crimes sur les mercenaires de Wagner. Ceci est inadmissible et impardonnable, disait Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique ».

Ainsi, depuis une semaine, on assiste à  des scènes de mécontentement des hommes de Wagner sur le terrain. Ils propagent des rumeurs dans la capitale selon laquelle la ville de Bangui serait attaquée par les rebelles. Ils menacent de se retirer de certaines villes de province au profit des rebelles. Ils mettent la pression sur le chef de l’État centrafricain de limoger son ministre d’État chargé de la justice. En un mot, ils multiplient de tapage pour montrer au chef de l’État qu’ils sont vraiment mécontents de ce rapport qui pourrait bien freiner leur extension en Afrique centrale ou de l’ouest.

Entre temps, à l’assemblée nationale, les députés, inquiets de leur pain quotidien, tentent de les supplier.

« On est à moins d’un an de la septième législature. Si les russes quittent, les rebelles vont aussitôt prendre le pouvoir, et nous perdons tout », assure un député indépendant.

Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique
Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

À la grande surprise de tous, ce vendredi 15 octobre, sur l’initiative du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, une lettre officielle a été remise à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure.

Simplice Mathieu Sarandji : «  Dans la lutte que mène depuis quelques années notre peuple, à travers nos forces armées Centrafricaines (FACA) et forces de Défense et de Sécurité (FDS), contre les terroristes véritables ennemis de la paix, les Interventions du Contingent Russe aux côté de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes.

Au nom de tous les élus de la Nation Centrafricaine et en mon nom personnel, Je vous adresse nos sincères félicitations pour votre bravoure ainsi que nos encouragements soutenus pour la poursuite de votre noble mission dont les résultats sont reconnus par le peuple que nous avons l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale.

Veuillez accepter. Mesdames, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

Rappelons que Monsieur Alexandre Ivanov affirme être à la tête de l’organisation appelée « communauté des officiers russes » et revendique représenter les « instructeurs » russes présents en République centrafricaine.

Sur son compte Twitter, actif depuis le mois de mars 2021 seulement, la Communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI) affirmait le 26 mars agir « ouvertement, en vertu d’un contrat officiel conclu dans le cadre de la coopération entre la Russie et la RCA ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CPI : fin de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur  contre Mahamat Saïd

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Bangui, République centrafricaine, samedi 16 octobre vendredi, 15 octobre 2021, 16:39:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Conformément aux statuts de Rome et à la procédure de la Cour pénale internationale, il est prévu, avant le procès, un examen approfondi du dossier. C’est à cela que consiste l’audience qui a eu lieu du 12 au 14 octobre 2021 à La Haye. Cette audience doit permettre à la Chambre préliminaire de vérifier si le procureur de la CPI a suffisamment de preuves pour soutenir son accusation, indique Monsieur Rosmon Zokoue de l’équipe de la communication de la CPI en Centrafrique.  

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l’audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

C’est la première procédure judiciaire ouverte devant la CPI à l’encontre d’un membre de la Séléka. « Mais pour que la CPI puisse rendre justice comme il se doit, elle devra poursuivre des suspects de plus haut niveau », estime Human Rights Watch dans un communiqué. D’après cette organisation des droits de l’homme, cette affaire représente un pas important et bienvenu dans la lutte contre l’impunité des crimes graves commis dans la République centrafricaine. Cependant, pour la société civile centrafricaine, on souhaite que cette audience aboutisse à la confirmation des charges pour permettre le démarrage du procès. Mais pour la défense de Monsieur Mahamat Saïd, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer  certains chefs d’accusation  pour manque de précision.

« Ne confirmez pas les charges sur Mahamat Saïd. Ainsi, la justice sera faite », déclare l’avocat de défense.

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Monsieur Rosmon Zokoue, membre de l’équipe communication du bureau local de la CPI en rca, explique en quoi consiste le procès.

Rosmon Zokoue : « Comme vous le savez, toute personne jouit de la présomption d’innocence. Mais, pour pouvoir avancer avec la procédure, on doit se rendre compte s’il y a suffisamment de preuves à charge de la personne poursuivie. C’est en cela que consiste l’audience de confirmation des charges. Et si on se rend compte qu’il n’y a pas suffisamment d’indices de culpabilité, qu’il n’y a pas suffisamment de charges, à ce moment-là, la Chambre préliminaire va infirmer les charges qui pèsent sur la personne poursuivie, dans le cas d’espèce, sur Mahamat Saïd. Et si la Chambre se rend compte qu’effectivement il y a suffisamment d’indices de culpabilité, la Chambre va confirmer les charges et va rendre son jugement pour confirmer cela. Et, ce n’est qu’après que l’examen au fond, c’est-à-dire le procès proprement dit, où l’on va examiner les infractions mises à charge va s’ouvrir. ».

Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui  en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que cette audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd a été retransmise en direct, organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes  du quatrième arrondissement de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RCA : « LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES », dixit Monsieur Jean-Serge Wafio

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 Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:43:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ‘’ LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES. ELLE A CAUSÉ LA DÉCHÉANCE DE L’ÉTAT EN PERMETTANT AUX NULS, AUX INCAPABLES ET AUX IGNORANTS DE SE HISSER AU SOMMET DE L’ÉTAT.

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L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

LE PEUPLE LEUR A CONFIÉ SES VOIX ET ILS LES UTILISENT POUR BERNER CE MÊME PEUPLE, POUR CACHER LEUR INCAPACITÉ À S’ÉLEVER VERS LE MONDE DES IDÉES, LE MONDE IDÉAL.

JE SOUFFRE POUR CEUX QUI PENSENT QUE LA POLITIQUE EST L’ART DE LA RUSE ET DU MENSONGE, ILS N’ONT PAS BIEN COMPRIS MACHIAVEL.

LA POLITIQUE EST LE DOMAINE DE L’ÉLEVATION DE L’HOMME QUI S’EST APPROPRIÉ LES VERTUS HUMAINES ET QUI SE DONNE LES MOYENS DE LES RESPECTER. C’EST POURQUOI, IL FAUT SE TENIR LOIN DE CES GENS QUI N’ONT RIEN COMPRIS DE LA POLITIQUE ET DES VERTUS HUMAINES.

RESTONS NOUS-MÊME, LOIN DE CES MIASMES MORBIDES ‘’  ………………………………………..PLATON

 

RCA : le Président de la République Faustin Archange Touadera suspend les opérations militaires contre les groupes armés rebelles

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:15:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera  déclare un cessez-le-feu  à partir du vendredi 15 octobre 2021. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées ».

Voici l’intégralité de son discours :

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

MESSAGE A LA NATION

DE SON EXCELLENCE LE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

 

A L’OCCASION DE LA DECLARATION DE CESSEZ-LE-FEU SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

BANGUI, 15 OCTOBRE 2021

– Centrafricaines ;

– Centrafricains ;

– Mes Chers Compatriotes ;

Depuis ma prise de fonction, le 30 mars 2016, dans le cadre de mon premier mandat, tout mon effort tend, comme vous le savez, à débarrasser notre pays des démons de la haine, de la division, de la destruction, de la violence aveugle.

Ensemble, nous avons travaillé à bâtir patiemment la paix et la sécurité pour tous, la réconciliation nationale, le vivre ensemble et jeté les bases d’un relèvement économique de notre pays.

Nous nous sommes efforcés de toujours employer le dialogue pour rechercher la paix et asseoir une nouvelle République, un Etat de droit.

Nos efforts, soutenus par la communauté internationale, commençaient à porter des fruits.

Malheureusement, notre pays a été replongé dans une crise sécuritaire, en décembre 2020, alors que nous n’avons pas encore fini de faire le deuil de nombreuses victimes civiles et militaires du conflit armé, déclenché en 2012 et de leur rendre justice.

En effet, rentré clandestinement au pays après plusieurs années

d’exil en Ouganda, l’ancien Président François BOZIZE a minutieusement conçu et mis en œuvre un plan machiavélique de déstabilisation des institutions de la République, issues des élections démocratiques et transparentes de 2015-2016.

Le 15 décembre 2020, il a créé une rébellion dénommée « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC), par la signature de la déclaration dite de KAMBA KOTA, alors que le peuple se préparait à aller aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020.

Cette rébellion, composée à la fois de certains groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, du 6 février 2019 et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité dévoyés, a entrepris la conquête de nombreuses villes de province avant de lancer une attaque simultanée et coordonnée sur la ville de Bangui, le 13 janvier 2021.

Cette guerre devenue protéiforme dont la finalité était d’interrompre le processus électoral, le reversement des institutions légitimes et l’instauration d’une transition politique à des fins égoïstes, a semé la désolation dans nos foyers, provoqué une crise humanitaire dans un contexte de la pandémie de COVID-19 à très fort impact économique et social.

Mes Chers Compatriotes ;

L’un de mes devoirs, dans le cadre de notre Constitution, est d’assurer la sécurité du peuple contre toute forme d’agression.

Ainsi, devant la gravité des crimes commis par la CPC sur les populations civiles innocentes et les humanitaires, et vu que les règles d’engagement de la Minusca ne lui permettraient pas de contrer les assauts meurtriers de la rébellion, j’ai fait usage du droit que me confère la Constitution, en recourant aux accords de coopération militaire et de défense en vigueur pour rétablir la légitimité constitutionnelle, assurer la sécurité de la population et protéger l’intégrité du territoire national.

Les Forces Armées Centrafricaines, appuyées par les forces alliées russes et rwandaises, ont pu repousser les assauts de la CPC et reconquérir une bonne partie du territoire national.

Convaincu que seul le dialogue pourrait apporter une paix durable et une solution pérenne à la crise interminable qui mine notre pays, j’avais annoncé, à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de l’APPR, le 6 février 2021, un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation afin de créer un climat apaisé et un environnement national propice à la construction de notre pays.

Il résulte des conclusions des consultations nationales organisées à cet effet la nécessité d’organiser un Dialogue Républicain, sur le territoire national.

Le Comité d’organisation, installé le 1er septembre 2021, travaille avec abnégation pour nous proposer la date de la tenue du Dialogue Républicain.

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai le devoir de vous informer que, soucieux de contribuer à l’évolution positive de la situation politique et sécuritaire en dans notre pays, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), ont initié une feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine, qui a été adoptée lors du mini-sommet du 16 septembre 2021, à Luanda, en Angola.

Cette feuille de route a prévu des engagements tant pour la CPC que pour le Gouvernement.

Conformément à cette Feuille de route conjointe, les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali DARASSA, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

Les consultations sont poursuivies par les experts de la CIRGL et nous espérons que ces deux leaders dont les groupes armés sont à l’origine des pires atrocités subies par nos populations, s’engageront bientôt à renoncer à la violence et à revenir dans l’APPR qui reste le socle d’une paix durable en République Centrafricaine.

Au nombre des engagements du Gouvernement, figure la déclaration d’un cessez-le-feu, comme facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d’un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale.

Mes Chers Compatriotes ;

La paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre.

Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées.

Pour donner une chance à la paix, j’ai toujours prêté une oreille plus accueillante à la promesse faite par les leaders des groupes armés de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

C’est en effet pour donner une chance à la paix que je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour, 15 octobre 2021, à minuit.

Bien sûr, ce n’est pas une décision facile à prendre. Mais mon devoir de Père de la Nation, ne voulant qu’aucun fils du pays ne périsse par l’épée des ennemis de la paix, est d’aller chercher la paix, où qu’elle se trouve, même au bout de la terre.

Nous avons donc deux outils de paix : l’APPR pour les groupes armés et le Dialogue républicain pour les forces vives de la Nation.

Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration, si besoin en était encore, de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue et non celle des armes, dans le règlement de la crise qui secoue notre pays.

Ce cessez-le-feu unilatéral immédiat a aussi des raisons humanitaires. Il permettra, j’en suis persuadé, à nos concitoyens des zones occupées par la CPC et les autres groupes armés, d’accéder à l’aide humanitaire, aux services sociaux de base, de circuler et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Ce cessez-le-feu vise également à protéger la population contre les violences aveugles, faciliter le dialogue républicain en cours d’organisation et la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

Je tiens à préciser que le cessez-le-feu immédiat ne fait pas obstacle à l’exercice par nos forces de sécurité intérieure de leurs missions régaliennes, notamment le maintien de l’ordre public et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

Aussi, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice de la légitime défense par les Forces de défense et de sécurité, chargées de protéger l’intégrité du territoire national et les institutions de la République contre toute forme de menaces.

Le cessez-le-feu ne fait pas obstacle non plus à l’exercice, par la MINUSCA, de son mandat.

Enfin, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’administration de la justice.

J’appelle les leaders de la CPC et les représentants désignés et le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le cantonnement, dans des meilleurs délais, des ex-combattants de la CPC.

J’invite naturellement les leaders de la CPC à respecter enfin leur parole donnée et de donner la chance à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble, gage d’un développement socio-économique de notre pays.

Pour donner une chance à la paix, j’ai également mis en place un Comité d’organisation du Dialogue républicain qui travaille d’arrache-pied pour la tenue dudit dialogue.

La crise, vous le savez, n’est pas seulement sécuritaire ; elle est aussi politique ; elle est souvent alimentée par des messages de haine, des manipulations, des désinformations, voire par l’absence de confiance et d’amour réciproques entre les acteurs politiques du pays.

J’ai la conviction que le Dialogue républicain, organisé dans le cadre de la Constitution et des lois de la République, aboutira enfin à l’identification des principaux maux qui gangrènent notre pays et à la décrispation totale de la situation politique sécuritaire du pays.

Enfin, il n’est pas tard de faire la paix, et le fondement d’une paix solide et permanente est la justice ; la justice pour ceux qui continuent de vivre la tragédie provoquée par la perte des êtres chers.

J’exhorte la communauté internationale dont le soutien ne nous a jamais fait défaut, à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

En terminant mon message, je remercie tous les Etats membres de la CIRGL et de la CEEAC pour leur soutien sans cesse renouvelé, au processus de paix en République Centrafricaine.

Je ne doute pas qu’ils continueront à nous accompagner dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe.

J’en appelle, mes Chers Compatriotes, à votre vigilance et surtout à votre patriotisme pour surmonter les douleurs, les déchirements et aller au dialogue républicain pour sortir notre pays de la situation dans laquelle nous l’avons collectivement plongé.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple !

Je vous remercie.

 

RCA : une personne tuée, un camion incendié par des hommes armés dans la localité d’Alindao

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 13:46:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les autorités locales, la scène s’est produite  ce vendredi 15 octobre 2021  au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui transportait des marchandises, tombées en panne, a été incendié par des hommes armés, identifiés comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon les mêmes sources, le camion, du type CBH, transportant des marchandises : 40 tonnes de sucres, avait quitté la ville de Bambari ce jeudi 14 octobre aux environs de 16 heures, à destination de la sous-préfecture d’Alindao quand il avait fait un accident au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao.  Les blessés ont été évacués cette nuit dans un hôpital à Alindao quelques heures plus tard pour y recevoir des soins d’urgence.  Malheureusement,  le lendemain, c’est-à-dire ce vendredi 15 octobre, très tôt le matin,  le véhicule a été complètement incendié  avec ses cargaisons par des hommes inconnus, soupçonnés d’être des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Au même moment, un habitant du village Mbollo, qui surveillait le véhicule, a été malheureusement tué par les assaillants.

Rappelons que le 5 octobre dernier, un convoi des véhicules  qui quittait la ville de Bambari pour Bangassou était tombé dans une embuscade des hommes armés au village Matchika, situé à environ 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Plus d’une vingtaine  des personnes tuées, plusieurs autres blessées. Le gouvernement, dans un communiqué, avait attribué l’attaque aux éléments rebelles de l’UPC.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 3 soldats FACA tués,  et 5 autres blessés dans une embuscade des rebelles dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 10:59:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une patrouille des  éléments des forces armées centrafricaines (FACA est tombée dans une embuscade  tendue par les présumés rebelles de 3r, membres de la CPC ce jeudi 14 octobre  près de Ngaoundaye, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Selon des sources officielles locales, l’attaque est survenue  ce jeudi 14 octobre 2021 aux environs de 16 heures dans la périphérie de la sous-préfecture de Ngaoundaye.  Le bilan est lourd : trois morts et cinq blessés, selon  les différentes sources médicales et sécuritaires recoupées par la rédaction du CNC.

Les soldats FACA  ont ce pendant pu riposter « énergiquement « selon  les termes utilisés par une source au sein de l’État major général  des armées à Bangui.

 

Cependant, l’attaque n’a pas été revendiquée : l’armée nationale attribuée  aux éléments rebelles du mouvement 3R, membres de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) très actifs dans la région.

Rappelons que la zone est depuis plusieurs mois, voir plusieurs années  un terrain d’action récurrente  du mouvement 3R,dirigé par un Peul d’origine centrafricaine, membre de la coalition des patriotes centrafricains, dirigée par l’ancien Président François Bozizé.

Selon les mêmes sources, les corps et les blessés devraient être évacués ce vendredi matin  14 octobre vers la capitale Bangui par des hélicoptères de la Minusca, la mission des nations unies en République centrafricaine.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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Comment Vladimir Poutine pousse ses mercenaires en Afrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 02:41:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie s’appuie sur les mercenaires du groupe Wagner pour défendre ses intérêts dans plusieurs pays d’Afrique. Décryptage

 

La France, qui lutte depuis 2014 contre les djihadistes à travers l’opération Barkhane, tente de s’opposer à cette ingérence de Moscou.

Après la Syrie, la Libye et la République centrafricaine (RCA), Moscou assume désormais sans complexe sa stratégie d’influence en Afrique. Prochain objectif: le Mali. Le 26 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Sergueï Lavrov a confirmé que Bamako avait approché des «sociétés militaires privées» (SMP) russes pour former son armée et tenter d’accroître sa sécurité, menacée tous les jours par le djihadisme et l’instabilité.

À New York, le chef de la diplomatie russe a certes affirmé que Moscou n’était en rien impliqué et n’a pas cité le groupe des mercenaires de Wagner – mais cette omission n’a trompé personne. On aura surtout retenu que, pour la première fois aussi nettement, le ministre russe a reconnu le rôle de ces soldats de fortune, qui seraient parrainés par Ilya Prigogine, un sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine. Une «armée de l’ombre», même si elle est de moins en moins secrète, sur laquelle le pouvoir russe compte pour défendre ses intérêts, en Syrie,

 

Le Anadolu avec AFP 

Anicet-Georges Dologuélé : « Le jour où Bozizé a offert un second mandat à Touadéra »

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

Par Mathieu Olivier

Jeune Afrique 

 

En 2020, l’ancien Premier ministre centrafricain pensait pouvoir compter sur le soutien du chef de l’État déchu. Mais, à peine scellé, leur pacte volait en éclats, comme le raconte celui qui s’est senti floué. « Ce que je retiens, c’est surtout une immense déception. À l’occasion du scrutin présidentiel de 2015-2016 déjà, j’avais sollicité le soutien du Kwa Na Kwa (KNK), la formation de François Bozizé. Le parti me l’avait accordé, mais pas Bozizé en personne, qui avait choisi de soutenir Faustin-Archange Touadéra. Or il était très populaire et son soutien comptait davantage que celui du KNK. À la présidentielle suivante, en 2020, tout le monde a donc voulu se rapprocher de lui. Bien sûr, Bozizé a d’abord essayé de mettre la coalition de l’opposition à son service, créant de ce fait une compétition feutrée entre lui et moi. Puis sa candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle, ce à quoi nous nous attendions tous. Restait alors à savoir qui il allait soutenir.

 

 

Là, il a annoncé qu’il était favorable à une candidature unique de l’opposition, incarnée par un leader qui disposerait déjà d’un électorat. En dehors de lui, cela ne pouvait s’appliquer qu’à moi. C’était mon portrait-robot. Les autres ayant décidé d’y aller seuls, Bozizé m’a donc appelé pour que l’on se rencontre chez lui, à Bossangoa. Le rendez-vous a eu lieu le 16 décembre. Comme je voulais faire l’aller-retour dans la journée, nous sommes partis très tôt de Bangui en voiture. Christian Guénébem, le directeur de campagne et l’un des principaux lieutenants de Bozizé, ouvrait la route, sous les couleurs du KNK. Mon convoi suivait, avec mes affiches de campagne. Sur place, nous avons attendu Bozizé deux heures durant, sans savoir pourquoi. L’entretien a duré moins de trente minutes. Il m’a dit : « Il y a cinq ans, je ne vous avais pas soutenu comme il se devait et je m’en mords les doigts. Aujourd’hui, vous faites preuve de constance en sollicitant à nouveau le soutien du KNK. Vous l’avez, ainsi que le mien. »

 

« Un gigantesque gâchis »

 

Il a confié la suite des négociations à Guénébem, et nous nous sommes juste entendus sur le fait qu’il fallait que cette entente soit connue des Centrafricains et diffusée dans les médias. Le lendemain, elle a été rendue publique. En réalité, cela n’est jamais allé plus loin. On n’a jamais signé un véritable accord. Me doutais-je que cette alliance ne serait pas solide ? Sur la route de Bossangoa, on avait croisé, dans les villages, quelques centaines de jeunes anti-balakas en tenues disparates, bardés de fusils artisanaux et d’amulettes de protection. J’avais demandé pourquoi, et Bozizé m’avait répondu qu’ils s’étaient auto-constitués pour assurer sa sécurité. Quand je suis rentré à Bangui et que j’ai entendu parler de la Coalition des patriotes pour le changement [CPC, alliance de groupes rebelles anti- Touadéra], je me suis dit que notre entente était morte. La CPC a « pourri » ma campagne par sa présence dans les principales villes de province. Comme j’étais soucieux de la sécurité de mon équipe de campagne, je suis prudemment resté à Bangui. Cela ne m’a pas empêché de faire 31% des voix au premier tour, score qui a été ramené à 21% sous la pression du pouvoir, pour permettre à Touadéra de se déclarer vainqueur au premier tour. Au travers des actions d’intimidation de la CPC, Bozizé avait empêché le vote, notamment dans l’Ouham-Pendé, l’Ouham et la Ouaka, régions où je devais faire mes meilleurs scores ! Ce sont davantage ces actions que l’annonce de son ralliement à la CPC qui m’ont pénalisé. Bozizé avait-il conscience qu’il était en train d’offrir un second mandat à Touadéra ? Il a cru qu’il pourrait retrouver le pouvoir en s’appuyant sur ceux qui l’avaient fait tomber en 2013. Mais la CPC n’a jamais été en mesure de marcher avec efficacité sur Bangui… Depuis notre rencontre de Bossangoa, je n’ai jamais eu l’occasion de reparler à François Bozizé, sauf pour l’informer que ma délégation était bien rentrée à Bangui. Finalement, tout cela est un gigantesque gâchis. Si notre accord avait été signé et mis en œuvre, nous serions au pouvoir. Aujourd’hui, on repart de zéro. »

 

 

RCA : le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, nouvelle cible de Wagner dans  le gouvernement Dondra ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 09:38:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y’est! La roue s’arrête de tourner autour de la capitale centrafricaine.  Les mercenaires russes de la société Wagner, épinglés dans le dernier rapport  de la commission d’enquête spéciale, viennent de désigner un parfait coupable : le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène. Son tort, avoir rendu public le contenu classé confidentiel du rapport de la commission d’enquête spéciale. Pour la société de mercenariat Wagner,  tout sauf ça! Il faut corriger le tir et redorer l’image de ses mercenaires.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique. Copyright RFI

 

C’est à travers une marche en préparation des prétendus jeunes centrafricains à Bangui que  la société Wagner tente d’écarter le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène du gouvernement.

« En RCA d’aujourd’hui, contrôlée totalement par la société Wagner, il faut contrôler son geste et langage surtout quand il s’agit des mercenaires russes de la société Wagner », assure un cadre au ministère de l’Administration du territoire qui ajoute que la société Wagner injecte des milliards de francs CFA dans la communication pour soigner son image. D’après lui, les journalistes nationaux comme étrangers africains sont payés pour manipuler l’opinion africaine.

Selon les informations du CNC, un prétendu collectif des jeunes leaders s’active en ce moment pour organiser une marche dans la capitale Bangui afin de demander la démission du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, neveu de l’ancien Président de transition Michel Djotodia. Selon ses détracteurs, il avait ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la RCA par les ennemis.

« Comment il peut rendre public un rapport dont il n’a pas lu tout le contenu ? En plus, ce n’est pas son rôle de communiquer là-dessus. Il devrait recevoir ce  rapport dans son bureau et en discuter avec  les membres du gouvernement et sa hiérarchie du contenu. Je crois qu’il est  manipulé par les ennemis  du peuple centrafricain », s’alarme un prétendu jeune leader  centrafricain.

Le 2 octobre dernier, le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène avait rendu publiques les conclusions du rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place  au mois de mai dernier. Dans ce rapport, les enquêteurs ont imputé une partie des exactions sur la population aux mercenaires russes de la société Wagner qui appuient les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Mais pour la société Wagner,  le fait d’épingler ses hommes dans ce rapport fragilise leur stratégie d’extension  en Afrique.  Et donc il faut à tout prix contrecarrer et imposer un autre rapport fabriqué. C’est pourquoi, le procureur général près tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo avait déclaré dans les radios que les travaux de la commission se poursuit, et que les détails seraient publiés prochainement. Une histoire de minimiser l’implication des mercenaires russes dans ces exactions.

Pour les prétendus jeunes leaders centrafricains, c’est un coup d’État à la méthode ivoirienne qui se prépare en ce moment.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alindao, attaque des positions des soldats FACA en cours

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 07:07:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Alindao, située  à environ 505 kilomètres au nord de Bangui a été secouée de nouveau ce jeudi matin par des détonations d’armes de guerre de tout calibre. Les rebelles de l’UPC du sulfureux chef rebelle mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville.

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

 « C’était vers 3 heures du matin ce jeudi que les assaillants ont attaqué nos positions dans la ville. Le combat est en cours, nos hommes sont en train de faire face aux assaillants », témoigne un officier de l’armée nationale depuis Bangui.

Selon un habitant de la ville joint au téléphone, les assaillants sont actuellement visibles au centre-ville. Ils circulent et tirent partout avec leurs armes.

« On ignore actuellement les positions des soldats FACA s’ils sont encore dans la ville où ils se sont retirés  », demande-t-il.

Aucun bilan provisoire n’est disponible pour le moment.

Rappelons que c’est depuis une semaine que les rumeurs d’attaque de la ville par les rebelles circulent dans la ville. Certains habitants ont quitté en masse leur domicile pour se réfugier sur le site des déplacés au sein de l’Église catholique  ou encore dans l’hôpital pour tenter d’échapper à une éventuelle violence. La ville avait été totalement paralysée  par ces rumeurs qui se concrétisent  très tôt ce matin.

Selon les dernières informations recueillirs, les soldats FACA et leurs alliés russes ont repoussé l’attaque des assaillants hors de la ville qui est toujours paralysée.Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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RCA : suspension du partenariat avec la « mission économique russe », un véritable bras de fer se déroule en ce moment au poste de Douane de Béloko :  

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:56:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement a signé en mai 2021 un protocole de collaboration avec la mission économique  russe dans le cadre  de ses relations  avec la Fédération de Russie en vue de l’aider à identifier, soi-disant,  les leviers  permettant une mobilisation accrue des ressources  domestique conformément aux objectifs du programme économique et financier signé avec les partenaires techniques et financiers du pays, force est de constater malheureusement  que cette collaboration inédite n’a pas produit les résultats escomptés. Le 6 octobre 2021, le gouvernement, à travers le ministre des Finances et du Budget, a annoncé la suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine pour le 10 octobre 2021. Malheureusement trois jours après la date butoir, certains « experts douaniers russes » ne veulent pas quitter leurs postes.  À Béloko par exemple, c’est un véritable bras de fer entre le receveur  principal et l’expert russe pour le contrôle de la barrière.

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

Le 11 octobre dernier, 24 heures après la date officielle de l’achèvement  de la mission d’assistance russe auprès  des différents postes de la douane centrafricaine, l’assistant-douanier russe en poste à Béloko conteste la décision du gouvernement centrafricain  et annonce qu’il ne quittera pas  le poste de la douane de Béloko tant que les Mercenaires russes de la société Wagner sont toujours au côté des soldats FACA à Béloko.

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir également avec tous les soldats russes », a déclaré le douanier russe à ses collègues centrafricains. Et ce n’est pas fini pour autant ! Il confisque la clé de la barrière et empêche tous les véhicules de traverser, et ce, jusqu’à 16 heures. Le receveur de la douane de Béloko, Monsieur Alexandre Bambélé a appelé le douanier russe pour le faire comprendre que les militaires russes ont leur propre note de mission.  Vous êtes venus différemment. Ainsi, il demande au douanier russe de lui restituer la clé de la barrière. Il l’a fait, et le receveur est allé ouvrir la barrière aux véhicules de traversée. Mais arrivée à 17 heures, l’heure du lancement des convois  venus du Cameroun, le douanier russe, sous la colère, est allé s’asseoir à sa place habituelle sur une chaise avec son ordinateur sur la barrière pour travailler. Une fois de plus,  le receveur de la douane de Béloko est allé lui faire lire la note du ministre qui a annoncé l’achèvement de la mission d’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane centrafricaine. Mais l’homme, toujours avec son téléphone à l’oreille, refuse de céder sa place et pousse un cri de colère :

« Si je quitte ici, c’est que les militaires russes doivent aussi dégager d’ici, comme ça les Seleka viendront occuper la ville. On verra bien  », ajoute-t-il.

C’est une véritable bataille en ce moment entre les douaniers russes et leurs collègues centrafricains.

Rappelons qu’après la suspension des activités de la mission économique russe auprès de la douane centrafricaine, les hommes de Wagner exigent du chef de l’État le versement d’une somme compensatoire  de 40 milliards de francs CFA, et ce, au plus tard mercredi 13 octobre 2021.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com