Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le chef de l’État, Professeur Faustin Archange Touadera a été copieusement hué par une centaine des retraités en colère, ce jeudi 30 décembre 2021 au passage de son cortège devant le trésor public à Bangui. Il s’agit d’un signe d’exaspération et de colère d’une couche de la population vis-à-vis de leur souffrance.
Environ 200 retraités ont barricadé, jeudi 30 décembre 2021 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, les voies devant la direction générale du Trésor public, obstruant totalement la circulation devant le palais de la renaissance et l’hôtel de ville.
Les manifestants ont réclamé le paiement d’un trimestre d’arriéré de leur pension sur 12 avant la fête des fins d’années.
« Il y’a un peu plus de trois mois que nous plaidons auprès du gouvernement pour payer le reste des pensions. Une lettre avait été adressée au ministre des Finances à ce sujet, et à la présidence de la République et au courant. Seulement cette lettre est restée sans suite jusque là. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. C’est pourquoi nous sommes sortis dans la rue pour manifester notre colère », déclare l’un des manifestants.
Au même moment, le cortège du chef de l’État, escorté par les Casques bleus et les Mercenaires russes de la société Wagner, apparaît derrière la mairie. Constatant la présence des manifestants devant la direction générale du Trésor, il faisait une déviation. Mais les manifestants, très vigilants, ont vite repéré le cortège et s’engagent dans un bras de fer spectaculaire avec les gardes présidentielles. Des cris de réprobation poussés par les manifestants en direction du cortège du chef de l’État. Des coups de sifflet, des insultes…, Touadera avaient sûrement constaté le mécontentement de ces retraités ce jour. Il leur manquait seulement des casseroles.
« Nous voulons juste faire remarquer notre présence ce jour. Faut pas qu’ils nous oublient. Qu’ils n’oublient pas nos pensions. C’est rien devant la solde des mercenaires russes », s’exclame une manifestante de 70 ans, ancienne directrice de l’école.
Rappelons que les retraités ont débuté leur grève le lundi 27 décembre 2021 devant la direction générale du trésor public pour réclamer le paiement d’arriéré de leur pension qui ne s’élève pas à grand-chose..
Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) du général rebelle Mahamat Alkhatim n’a pas été démobilisé, mais il a été repoussé par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais. Ceci dit, il reste une force qui pourrait faire son retour. C’est justement ce que son chef d’état-major tente de le faire en réorganisant ses troupes sur le terrain depuis quelques jours, mais le gouvernement, dépassé, ne fait qu’observer.
les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique de Mahamat AlKhatim. Photo CNC
Après de multiples attaques d’une poignée de ses troupes dans la localité de Mbrés, au centre nord de la rca, le mouvement patriotique pour le changement (MPC) du général rebelle Mahamat Alkhatim tente de réorganiser ses troupes sur le terrain face aux forces gouvernementales qui ont ébranlé sa machine de guerre à Kaga-Bandoro, Batangafo et Kabo, une localité située à la frontière avec la République du Tchad, leur pays de repli. Mais le seul souci, c’est la population qui souffre de cette violence inutile. Et le gouvernement, de son côté, est aujourd’hui dans l’incapacité de veiller à leur protection via le rétablissement d’une force publique et la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. L’exercice du pouvoir est en lambeaux à Bangui, et inexistants en province.
Assurer la protection de la population est une obligation incontournable et urgente que le dispositif sécuritaire actuel ne garantit pas. La population civile est abandonnée aux mains des criminels, que ça soit du côté des Mercenaires russes, des soldats FACA ou encore des rebelles.
« La persistance de l’anarchie dans le pays risque de fragiliser davantage le pays, d’exacerber les tensions et d’empêcher une reprise économique qui est déjà à terre », déclare Monsieur Éric Siolo, enseignant à l’université de Bangui.
Bangui, 4 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cinq personnes, dont une femme enceinte, ont péri dans le naufrage d’une pirogue au sud-ouest de Bangui sur la rivière Mpoko ce lundi 3 janvier 2022. On ignore le nombre exact des personnes qui étaient dans l’embarcation quand elle a chaviré. Les témoins ont indiqué que ce sont des femmes commerçantes du village Wessona, à la rive droite de la rivière Mpoko, dans la commune de Bimbo 3 qui ont traversé pour venir vendre leurs marchandises au centre-ville.
rca-le-maire-de-mobaye-rassure-la-population-locale-apres-lincident-survenu-samedi-dernier-entre-les-pecheurs-du-village-boronga-et-ceux-de-la-rdc/des-civils-traversent-le-fleuve-de-banguassou-vers-la-rdc-dans-une-pirogue-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-45795″ data-wpel-link=”internal”>Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC
Selon les témoins, l’accident s’est produit ce lundi 3 janvier 2022 vers 5h40 du matin. Les victimes étaient toutes des femmes. L’une était enceinte. Leurs corps étaient encore sous l’eau quand nous avons appris la nouvelle. Les autorités locales s’activent pour les retrouver.
Selon un élément de forces de l’ordre détaché dans la localité, cet accident vient sans doute du mélange entre acte de sorcellerie et banale négligence des hommes sur fond de manque criant d’infrastructure.
Selon l’AFP, les naufrages de telle embarcation sont fréquents sur la rivière Mpoko, de même que sur l’Oubangui. Plusieurs centaines des personnes traversent cette rivière chaque jour dans les deux sens. Certains se rendent dans leur plantation dans les villages riverains de l’Oubangui, tandis que d’autres viennent à Bangui pour s’approvisionner.
Rappelons que la rivière Mpoko, ou a eu lieu le naufrage est un affluant de la rivière Oubangui qui sépare la République centrafricaine de la République démocratique du Congo.
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le syndicat autonome des enseignants du supérieur réclame du gouvernement le décret d’application de leur statut particulier, la nomination du nouveau recteur depuis six mois.
Le syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES( a entamé lundi une grève illimitée dans toutes les universités et institues universitaires publics de la République centrafricaine. Cette décision fait suite à deux mouvements d’arrêt de trois jours, huit jours, puis 21 jours la semaine dernière.
Les enseignants grévistes ont formulé cinq revendications, entre autre : le décret d’application de leur statut particulier, la nomination du nouveau recteur.
« Comment faire avec un gouvernement qui n’a pas d’égard pour l’enseignement supérieur ? », s’interroge Monsieur Eddy Wodé Palem , secrétaire exécutif du syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES), et ajoute ceci :
« Suite à notre assemblée générale le 31 décembre 2021 , les enseignants du supérieur ont décidé d’observer une grève illimitée à compter de ce lundi 3 janvier 2022. Nous revendiquons du gouvernement la signature d’un décret qui pourrait ajuster certaines dispositions particulières applicables aux cadres des enseignants du supérieur. Il y’a des points qui sont propres à nous, mais je n’ose pas rentrer dans le détail maintenant. Nous avions entamé des négociations depuis fin août 2021, et jusqu’à présent il n’y a pas de suite favorable. Arrivé à un moment, le gouvernement nous a fermé la porte, c’est-à-dire que le gouvernement a rompu la négociation de manière unilatérale. Et donc nous avons compris que le gouvernement n’est pas disposé à satisfaire nos revendications ».
Le syndicaliste appelle le gouvernement à honorer ses engagements. : nous demandons la signature d’un décret qui pourrait ajuster certaines dispositions particulières applicables aux cadres des enseignants et c’est tout , avant de regretter que le gouvernement fait « la sourde oreille jusqu’à présent ».
À la faculté des sciences juridiques, notre équipe sur place n’a constaté aucune présence d’enseignants ce lundi 3 janvier.
Rappelons que le jeudi 30 décembre, le collectif des enseignants intégrables du supérieur a observé une grève de trois jours pour réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont prévu de paralyser, voir même empêcher tous les concours qui va être organisées à la fin de cette année s’ils n’obtiennent pas des réponses concrètes à leur revendication .
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! C’est parti pour 2022. Les FACA et les Mercenaires russes ont ouvert le bal avec une nouvelle attaque des positions de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village Djakoundou , situé à une dizaine de kilomètres de Kohwone sur l’axe Pougole en allant vers Paoua. Le bilan provisoire fait état d’un rebelle tué, un autre blessé.
centrafrique.org/wagner-liberateurs-ou-envahisseurs/les-mercenaires-russes-en-patrouille-dans-la-ville-de-paoua/” rel=”attachment wp-att-51100″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes en patrouille dans la ville de Paoua
L’opération a été menée ce dimanche 2 janvier 2022 par les mercenaires russes et les soldats FACA très tôt le matin vers 6 heures dans le village Djjakoundou, dans la préfecture de Lim-Pendé, au Nord-ouest de la République centrafricaine. Le combat a duré un peu plus de deux heures entre les rebelles et les forces gouvernementales.
Du côté des soldats de l’armée nationale et des mercenaires de Wagner, aucun bilan n’est annoncé, mais une source hospitalière a affirmé qu’il y’avait eu des cas des blessés et de mort. Du côté des rebelles, la même source à préciser qu’un rebelle a été tuée, un autre blessé à la jambe.
Pour l’heure, les rebelles sont toujours visibles dans le village Djakoundou, mais la localité s’est vidée totalement de ses habitants qui n‘ont plus de choix que de quitter leur domicile et se réfugier dans la brousse. Du côté des FACA et des mercenaires russes, la même source a indiqué qu’ils se sont repliés en direction de Pougole en allant vers Paoua.
Rappelons que la localité de Pougole, de Kohwone et ses environs sont depuis plusieurs années des cibles d’attaque des rebelles et des forces gouvernementales. Et la population civile, victime de cette guerre inutile, continue de payer le lourd tribut.
Centrafrique.org/michel-gbezera-bria-ambassadeur-de-la-rca-en-france/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Michel-Gbezera-Bria-Ambassadeur-de-la-RCA-en-France-450×412.jpg” alt=”Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France” width=”450″ height=”412″ />Michel Gbézéra Bria, Ambassadeur de la RCA en France. CopyrightAmbassade RCA
POUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE TOUJOURS
Comme de coutume et pour partager plus largement avec mes Compatriotes, et ce quelle que soit ma position dans la structure de l’État, je prends, de nouveau, la plume comme Michel GBEZERA-BRIA, citoyen d’un pays, mon seul pays, la République Centrafricaine.
Car, tant qu’elle tiendra debout et même toute tremblotante, cette plume, exclusivement centrafricaine, griffonnera pour elle.
Je sais et en suis coutumier : voulant me couvrir des chapeaux qu’ils auront teintés de la couleur de leur choix, certains feront tinter les casseroles que je traine depuis que je suis au service de cette République Centrafricaine après les avoir vidées sans savoir ce qu’elles contenaient.
En plus d’avoir été traité d’opportuniste qui ne signifie pas grand-chose, j’ai été nommé d’ « inodore » et d’ « incolore ». J’ai répondu : je souhaite pour la République Centrafricaine un État incolore, inodore fort et rassembleur qui ne distingue pas ses enfants. Mu par l’intérêt général cet Etat s’imposerait avec grande fermeté, grâce à ses agents de haute qualité et dévoués, à ces intérêts catégoriels, armés ou pas, qui sont un péril pour notre pays.
Les éléments fondamentaux de cet intérêt général sont le territoire et la qualité de Centrafricain. Point. Pas d’autre qualité. Car, l’Etat demeurera pour longtemps encore la main vigoureuse qui porte l’espérance pour notre survie là où nous sommes et l’espérance de la majorité des Centrafricains et surtout des jeunes à la quête de la réalisation d’un idéal.
Un Chef d’Etat m’a reproché mon manque d’engagement politique à ses côtés parce que je n’appartenais pas à son parti. Apparemment, ma mission d’essayer de tenir son cabinet, service public, au péril de ma sécurité, ne suffisait pas. Il me fallait, en plus, prouver ma loyauté, cette loyauté de claquette des mains même sans conviction. Je ne me le devais pas.
Un parti porte une vision et c’est important. Elle entraine pour la construction d’un pays. Cependant la réalisation de cette vision, si elle parvient au pouvoir, ne dépend pas exclusivement des membres du parti. Celui-ci nait, peut ou non grandir jusqu’à atteindre le sommet, s’anémier des fois et mourir souvent comme une rose chez nous c’est-à-dire même pas le temps de la vie courte d’une personne en Centrafrique ou perdre le pouvoir.
Or, l’Etat, cet extraordinaire guide et protecteur à travers ses institutions et notamment une administration, civile et militaire compétentes, doit continuer son chemin, toujours plus solide, imperturbable aux régimes et querelles politiques.
La permanence de cet Etat et sa fortification ne sont pas ainsi nécessairement assurées par les membres des partis politiques ; elles le sont souvent par des serviteurs « non engagés politiques » c’est à dire engagés pour la réalisation de cet intérêt général comme, de nettoyer le bureau pour le planton, de saisir une note pour la secrétaire, de soigner pour l’infirmier, d’enseigner pour le maître , de cultiver son champ pour le paysan, de pêcher pour le pêcheur, de vendre sa bouillie et son beignet pour la commerçante, de tenir le service comme le haut fonctionnaire, de protéger son Compatriote comme le policier, le gendarme ou le militaire, de faire rentrer ce puissant vecteur de la solidarité nationale qu’est l’impôt, par exemple.
Oui, peut être tiède, inodore et incolore pour un parti, mais je suis chaud et prends des couleurs pour l’Etat dont j’ai en quelque sorte la passion. Et puis un pays peut bien se conduire sans partis.
Certains verront donc dans ce nouvel écrit ce qu’ils voudront bien voir.
Fondé sur la grande et persistante inquiétude qui est mienne pour la République Centrafricaine, pour son sol, notre sol et pour le devenir du Centrafricain, voici mon propos d’échange pour cette fois-ci. Il inclura de fréquentes redites puisque c’est la même personne qui parle et écrit depuis plusieurs années notamment sur la question de l’Etat.
L’une des conséquences de la crise de 2013 est encore la toute puissance de l’arme illégale. La dangerosité de cette arme n’est plus à démontrer qui a conquis la majeure partie de nos provinces. Obstacle à la reconstruction de l’Etat dont elle vide de son sens le monopole de la violence, cette arme inquiète notre devenir commun qui devrait pourtant maintenir et concentrer toute notre vigilance.
La présence massive des forces étrangères, malgré leur sens élevé de solidarité et de sacrifice, n’empêche pas cette affirmation. Bien au contraire.
Une clarification s’impose.
L’ONU est une organisation gouvernementale. La République Centrafricaine est membre de cette organisation dont le Secrétaire Général, fonctionnaire est un obligé de la République Centrafricaine, Etat qui le nomme à l’Assemblée générale des Nations Unies sur recommandation du Conseil de sécurité. Il a droit à des égards en tant que premier fonctionnaire international mais il n’a nullement les prérogatives d’un Chef d’Etat et encore moins son Représentant comme d’ailleurs tout fonctionnaire international, quelle que soit sa place dans la hiérarchie de l’organisation.
Les forces chez nous tiennent ainsi non pas de la volonté du Secrétaire Général des Nations Unies mais de la volonté des Etats et de celle de la République Centrafricaine. Le Représentant du Secrétaire Général traduit donc sur le terrain la volonté des Etats dont celle de la République Centrafricaine.
Il n’est nullement un proconsul qui, à la tête d’une armée, gérerait pour Rome en l’occurrence pour New York une province qui serait la République Centrafricaine.
Si le Représentant du Secrétaire Général ou tout fonctionnaire international, agit en proconsul en République Centrafricaine professant, opinant sur tout et même décidant, c’est parce que nous le voulons.
De telle sorte que les représentants des organisations internationales c’est-à-dire des fonctionnaires qui n’ont nulle autre autorité sur un gouvernement que celle de proposition et même les représentants des organisations non gouvernementales tiennent, chez nous, des postures étonnantes, de hauteur, qu’ils ne se permettraient pas ailleurs.
Il faut le redire et agir en conséquence : la Minusca est à la disposition du gouvernement centrafricain. L’inverse ne s’admet pas qui donnerait des pouvoirs qui ne sont pas les siens au Secrétaire Général des Nations Unies et à son Représentant, fonctionnaire, obligé de l’Etat centrafricain comme il est l’obligé de ses collègues ambassadeurs à Bangui qui représentent des Etats.
Certes la République Centrafricaine est d’une extrême faiblesse. La prise de conscience de notre juste mesure et l’humilité conséquente conduisent à ne point nous gargariser des mots de souveraineté ni d’indépendance.
Cependant les rapports de forces qui nous sont absolument défavorables ne nous empêchent pas de savoir les règles pour rechercher les voies, assurément étroites, d’éviter l’aplatissement qui n’a nullement lieu d’être.
Une Représentante du Secrétaire Général m’a convié, à pied levé, à participer à un repas chez elle alors que j’étais Directeur de Cabinet d’un Chef d’Etat. C’était comme si, ensemble à Bossangoa dans notre jeunesse, nous avions nagé dans l’Ouham ou dansé dans cette limpidité de ce clair de lune sous la merveilleuse voûte constellée de la saison sèche de ce coin de la République Centrafricaine. Non, nous ne l’avons jamais fait et quand bien même cela aurait été qu’il faut distinguer les choses. J’ai décliné l’invitation : la porte de ma maison lui était ouverte si elle avait une communication à me livrer.
Elle est venue et nous avons eu une discussion utile. Autrement dit, la représentante du Secrétaire Général des Nations unies reconnaissait la demande de l’Etat même faible que je représentais même si ma demeure était une masure par rapport à sa résidence. De toutes les manières, il faut recevoir dans les conditions de sa vie.
Je note ici par ailleurs combien il a été délicat à l’époque de faire comprendre que le Secrétaire Général qui a rendu la première visite de ce genre à la République Centrafricaine avait droit à la considération que requiert son statut sans aller jusqu’à lui conférer celle d’un Chef d’Etat, à lui dérouler le tapis rouge. Le tapis rouge pour les représentants des organisations internationales est d’honorer les obligations que nous avons vis à vis d’elles comme Etat membre.
En conséquence de ce qui précède, le Représentant du Secrétaire Général ainsi que le Chef
de la force des Nations Unies ne doivent pas être la cible de nos critiques.
De nous-mêmes
La cible est d’abord nous-mêmes puisque le fonctionnaire international civil ou militaire vous dira, avec grande raison, ceci : quelles sont les instructions de la République Centrafricaine ou si l’on préfère qu’attend la République Centrafricaine de leur organisation ?
Notre position doit être connue avec clarté, précision et fermeté même dans notre état de faiblesse. En effet comme partout, l’absence de position ou la faiblesse de la position interne est une aubaine d’être comblée évidemment par la position extérieure. Toute attitude qui tiendrait d’un complexe d’infériorité, comme si le représentant de l’Etat était l’obligé du fonctionnaire international ou du représentant d’une ONG ne se justifie pas.
Or, une chose est d’être conscient de sa faiblesse et une autre est d’être complexé car, on peut tirer de sa faiblesse une position de non complexe puisque la conscience de soi, de ce que l’on est, génère la confiance en sachant où on va, avec décision.
C’est justement parce que nous sommes faibles que notre « oui » et surtout notre « non » peut prendre de la valeur parce que nous aurons construit une vision claire, fondée sur la prééminence de l’intérêt général pour lequel nous nous serons payés les premiers efforts pour le préserver. Ceux-ci sont un puissant appel et stimulant pour l’extérieur certes mais avant tout pour nous-mêmes. En effet, dans un pays sous scolarisé comme le nôtre, l’exemple de la valeur positive est découplé et est entrainant pour la réalisation de ces efforts premiers internes avant de recourir à l’extérieur.
C’est ici le lieu de souligner que la confiance sinon la prééminence accordée à l’étranger ces vingt dernières années, même dans les domaines de la souveraineté comme les affaires étrangères et la défense interroge gravement. Elle soulève la question essentielle de la confiance du Centrafricain en lui-même et du Centrafricain envers l’autre centrafricain.
Négligeant souvent qu’il y a des mécanismes pour vérifier la qualité de l’étranger et ce bon sens qu’ « à bon mentir qui vient de loin », la parole de l’étranger vendant mirages et miroirs aux alouettes, est tenue d’office de crédible, Ce point mériterait un autre développement.
Ce n’est donc pas au Secrétaire Général ni à son représentant qu’il faut s’adresser mais à nous- même. C’est le premier palier, fondamental
Munis de notre position, le second palier est celui-ci : les Etats. D’abord ceux qui sont membres du Conseil de sécurité en distinguant les membres permanents qui ont droit de véto et les non permanents. Et les circonvenir en amont avant toute décision du Conseil.
En aval, maintenir un dialogue constant avec les Etats qui se sont penchés concrètement sur la République Centrafricaine. Un sort particulier sera alors réservé à ceux qui, disposent des hommes civils ou militaires sur le terrain.
Cette approche n’est évidemment pas exclusive de tout autre contact qui pourrait soutenir notre position.
Cependant, que nous le voulions ou ne le voulions pas et toute sensibilité qui n’a rien à voir avec les affaires de l’Etat et qui tiendrait du passé écartée, un constat s’impose. Pour nous, la France, membre permanent du Conseil de sécurité est la pierre angulaire de notre action. Je ne le dis pas parce que je suis Ambassadeur en France puisque je l’avais déjà souligné en République Centrafricaine mais la réalité le commande.
En effet, ce pays, puissance nucléaire qui va dans l’espace veut garder son rang des premiers dans le monde ! Nous qui sommes dans les derniers demandons à mettre en valeur ce dont nous disposons pour satisfaire ces besoins élémentaires de la population qui ne sont plus les préoccupations des premiers comme celle d’éradiquer le paludisme et de faire aller le maximum possible de nos enfants à l’école dont l’avenir est sujet de grande préoccupation avec toutes ces crises.
Il y a certainement des pans pour promouvoir un partenariat plus dynamique surtout que nous appartenons à ce monde francophone.
A condition évidemment que de part et d’autres, nous soyons conscients que nous sommes en 2000 et non en 1960. Pour mon pays, l’ouverture est nécessaire certes mais il faut partir d’une base qui est celle de construire une économie avec les sociétés notamment françaises qui n’exclut nullement le multilatéralisme même pour les affaires.
Sur ce point de la France et de la République Centrafricaine, je renvoie à mon vieil article publié dans le journal « Le Confident » qui s’intitule « de la République Centrafricaine, de la France et de la Francophonie » où je débattais entre autres des relations de notre pays avec la France. Je rappelais à l’occasion ce mot qui serait de Montesquieu à savoir qu’il faut toucher aux lois d’une main tremblante. Il en de même des conventions et des alliances internationales.
Par ailleurs, le devoir de mémoire ne doit pas être invoqué seulement par la France pour notre participation aux guerres mondiales et coloniales. Même si notre pays peut trouver beaucoup à redire sur la France à son égard, nous avons également un devoir de mémoire vis-à-vis d’elle qui, à divers titres, a sauvé des vies centrafricaines au prix de la vie de ses enfants.
Elle vient en ce mois de septembre 2017 de réaffirmer son soutien à la cause de la République Centrafricaine. Cette voix porte et il convient de continuer à la capitaliser.
Après la terrible guerre civile pour la fin de laquelle la France a puissamment concouru, le Cameroun, notre voisin, avec sa discrétion habituelle et sourcilleux de soi, est un exemple.
D’abord d’Etat dont le symbole n’est pas un mot creux. Au cours d’une cérémonie, j’ai été frappé par le respect accordé au Directeur adjoint de cabinet qui représentait le Chef de l’Etat. Normal puisqu’à travers la personne de ce dernier, c’était le Souverain qui était présent. Or, chez nous, le formalisme qui induit que le dépositaire de l’autorité, quel qu’il soit, doit être respecté ainsi que la distance nécessaire à la préservation et à la protection de cette autorité semblent avoir disparu.
De telle sorte que l’absence ou le mauvais fonctionnement des échelons inférieurs associés à la méfiance même si ces échelons qui tamisent sont compétents, on tient absolument à soumettre des cas insignifiants même d’intendance au Chef de l’Etat qui, parfois joue le jeu.
Or, la protection d’un Chef d’Etat n’est pas seulement ceux qui portent les armes ; celle-ci est aussi assurée par ces civils qui, dans le fonctionnement régulier de l’Etat, sont les paravents et encaissent les réprobations. Cette protection induit également la question de confiance et de la capacité de savoir déléguer, d’être vraiment le recours ultime et non de se disperser dans le détail.
Ensuite, le Cameroun est aussi un exemple de construction économique dans le silence avec un tapis des entreprises françaises. Le mérite de ce tapis est, entres autres, de renforcer la confiance des investisseurs et en même temps d’être aussi un aimant qui attire les entreprises autres que françaises. J’ai été frappé par la publicité d’investir au Cameroun sur la télévision canadienne. Même de la banane grillée venant de ce pays se vend dans un super marché de Bangui !
En visite officielle en France, le mot d’un Chef d’Etat d’un pays anglophone a été d’instruire le corps diplomatique africain venu l’accueillir à l’aéroport d’inciter d’abord les entreprises françaises à investir en Afrique et ensuite, sous forme de boutade, de boire avec elles du champagne puisque nous sommes en France. Toute une approche différente !
Oui, faire des affaires, des vraies avec des structures qui emploient et paient leurs impôts, dans un contexte de sécurité générale et notamment juridique que nous souhaitons vivement voir revenir.
Ministère des Affaires Etrangères
Les considérations sur le fonctionnaire international ne sont pas nouvelles. Le département compétent, le ministère des Affaires Etrangères les possède. Encore faudrait qu’il les fasse approprier par les autres. Car, je sais un peu ce qu’il en coûte que d’être passé quatre fois par ce département.
Département phare, il attire. La diplomatie est la parole souveraine d’un pays portée par le Chef de l’Etat et par délégation le ministre des affaires Etrangères quelle que soit son rang dans la hiérarchie gouvernementale. Même au bas de l’échelle gouvernementale, la voix du ministre des Affaires Etrangères a primauté sur celle de ses collègues.
Je reviens d’une visite en Asie avec un Chef d’Etat. J’avais encore des cheveux, le ventre plat et la tête de l’étudiant. Dans notre délégation, des gradés dont un Ministre d’Etat et des ministres qui me précédaient dans l’ordre protocolaire centrafricain.
Escale à Paris sur le chemin de retour. Le protocole français me réserve un sort spécial : voiture avancée avec motard. Seul dans la voiture je ne boude pas un certain plaisir d’avoir été distingué, non pas GBEZERA-BRIA mais Ministre des Affaires Etrangères parmi les gradés qui pour certains, on m’aurait pincé le nez que le lait allait encore couler. Puéril plaisir mais plaisir quand même.
Mais ce phare qu’est le ministère des Affaires Etrangères qui devrait être constamment allumé est parfois obscurci ou s’allume avec intermittence.
Car, ce département est aussi un souffre- douleur : quand cela va, on en a cure et quand ça va mal même quand il n’est ni concerné ni consulté, c’est de sa faute. Alors, les points de vue péremptoires négatifs pleuvent. J’ai, ministre des Affaires Etrangères, refusé d’aller à une Assemblée générale de l’ONU tant il a été souligné le caractère budgétivore de la mission mais surtout de ce que cette assemblée n’apportait rien de « concret ».
Dommageable quiproquo et perception absolument erronée des relations entre Etats!
J’ai, au demeurant dans « Le Citoyen », discuté de cette question de « concret » quand ce journal a estimé que les voyages des Premiers Ministres n’apportaient rien de « concret » à la République Centrafricaine.
Ainsi, de mon temps, la voix de la République Centrafricaine, s’est parfois dispersée, exprimée par des départements techniques qui, sans relation avec le département des affaires étrangères, jugeaient de la qualité de nos relations avec les Etats tiers.
Des fois, cette voix est même portée, pire, publiquement par des conseillers des Chefs de l’Etat. Une ligne ici.
Directeur de cabinet de deux Chefs d’Etat, je ne cessais de souligner aux conseillers ces traits qui devraient être les nôtres : disponibilité et discrétion voire effacement ; efficacité et courage de la franchise polie car porter la vérité à un prince est parfois péril surtout si l’écoute, difficile, est aussi méfiante ; respect aux membres du gouvernement auxquels nous ne devrions pas nous substituer, quels que soient nos titres et notre proximité avec le Souverain.
Car, ce sont les membres du gouvernement qui engagent l’Etat, engagent leur responsabilité devant la nation notamment devant l’Assemblée nationale ; ils engagent même leur sécurité et celle de leur famille parce que appartenant à l’Exécutif c’est-à-dire appelés à prendre constamment des décisions parfois difficiles, impopulaires mais nécessaires pour la vie d’une nation.
Même si elle participe de la gestion d’un pouvoir dont l’essence est de se conserver et de ne pas être partagé, la doublure du gouvernement par le cabinet du Chef de l’Etat est souvent source de confusion. Elle est une gêne pour la gestion sereine, organisée des affaires de l’Etat. Obstacle d’autant plus grand que si, à la concertation et la coordination manquantes, s’ajoutent des ambitions et des suffisances personnelles, enflées sous le prétexte de la proximité avec le Chef de l’Etat.
Le sommet de cette confusion a été atteint sous l’Empire avec le gouvernement du Premier Ministre PATASSE et la Cour impériale dirigée par un Ministre d’Etat. C’est vrai, un pouvoir fort tremblait et une ambition se pointait.
En tout cas, la multiplicité des voix nuit à l’unicité de notre parole diplomatique. Or, la voix d’un pays est d’autant plus écoutée à l’extérieur qu’elle reflète un consensus au niveau national comme une grande plume l’a soutenu.
La difficulté récurrente donc pour le département des Affaires Etrangères est de convaincre qu’il est outillé pour précéder, permettre de conclure et suivre. J’insiste sur le suivi de la parole nationale et étrangère surtout quand elles se sont échangées car, ce suivi est un gage de crédibilité.
Si ma mémoire ne me trahit pas, au Mali, le ministère des Affaires Etrangères est voisin de la Présidence : tout un symbole de la confiance et de l’importance accordée aux relations internationales.
Je précise ceci : la souveraineté du Chef de l’Etat de confier des missions notamment dans le domaine de la diplomatie à des tiers n’exclut nullement l’impérieuse nécessité de l’unicité de la voix centrafricaine que devraient renforcer ces missions ponctuelles.
De toutes les manières, la multiplicité consolide notre faiblesse.
En l’espèce avec les organisations internationales et notamment la MINUSCA, l’attitude de la République Centrafricaine doit être une. Toute action individuelle est sans impact ou d’impact insignifiant car c’est de l’agitation. N’est alors pas loin le haro sur l’agitateur. En effet celui-ci non seulement n’aura rien compris puisque baudet mais encore n’aura pas saisi qu’il pouvait être le mouton noir à être sacrifié.
Premier Ministre, je ne pouvais pas accepter la difficulté pour l’ Etat d’assumer ses devoirs régaliens. Même l’oxygène manquait dans les formations hospitalières. Avant que le gouvernement ne s’intéresse de près au secteur forestier, je me remémore mes gesticulations pour que les diamantaires s’acquittent de ce qu’ils doivent à l’Etat. J’ai découvert alors la puissance et l’imbrication des intérêts nationaux et extérieurs. Et bien sûr je me suis planté.
Mais je radote et reviens à mon sujet à savoir qu’il faut donc chercher à connaitre, les Etats qui interviennent chez nous et les circonvenir, de façon permanente, en amont et aval une fois notre vison définie.
Des intérêts
Mais s’adresser à un Etat tiers veut ce minimum : quels sont les intérêts de ces Etats ? Quels sont ceux des pays qui ont envoyé leurs citoyens notamment des soldats en République Centrafricaine ? Quelle est la nature de leur régime ? Quelles sont leurs alliances ? Quelle est leur place en Afrique et quelle est leur idée de la République Centrafricaine ?
Se poser ces questions revient à cette simple observation que je ressasse : tout soldat sur un sol étranger est d’abord et avant tout le bras armé de son pays. Il est l’expression d’une politique.
Mais le soldat étranger peut également être l’expression de la politique d’un Etat tiers parce qu’un intérêt peut cacher un autre.
Car, je me répète, toute action d’un Etat vis-à-vis d’un autre, qu’elle soit directe ou indirecte, de parole ou de silence, est toujours un acte de politique étrangère ; celle-ci poursuit un intérêt qu’il convient, de manière assidue, de chercher à discerner au regard de son propre intérêt. Si les deux intérêts, intérieur et extérieur, sont complémentaires, il faut œuvrer à renforcer cette complémentarité et s’ils sont divergents ou contradictoires, œuvrer à les rendre moins divergents ou contradictoires.
C’est le rôle de la parole diplomatique, ferme à l’occasion, sans éclat, sans fanfaronnade, discrète en dehors des lumières et des micros souvent contreproductifs en ayant toujours à l’esprit le rapport des forces et la sauvegarde de l’honneur des Etats.
Notre parole pourrait être celle-ci :
Notre intérêt, à nous Centrafricains est de vivre en paix dans notre Patrie, entière, de préserver la vie et l’avenir du Centrafricain avec un bon dispensaire de proximité, une bonne école de proximité, en développant une économie dont la mamelle est l’agriculture et l’élevage, la forêt et cette richesse minière connue.
Nous ne grignotons pas les frontières ni ne lorgnons sur les richesses des autres pas plus que nous ne jouons aux grandes puissances.
Vivre chez nous, avec une police, une gendarmerie et une armée qui nous protègent. De qualité, elles le peuvent et pas nécessairement de quantité.
Je le souligne à nouveau avec toute la force que me donnent encore mes vieux, cerveau, os, muscles et nerfs : un pays est protégé d’abord et avant tout par ses enfants ; un pays a le droit de chercher, par tous les moyens, à se défendre qui vont de la parole à la plume, du bec à l’ongle, des pieds à l’arme. C’est parler ainsi de la conséquence, évidente, de l’appartenance à une Patrie, à un Foyer dont la perte nous rendrait apatrides tout comme le morcellement est inadmissible.
Ce devoir et ce droit n’excluent pas la solidarité internationale armée. Cependant, ils ne s’abandonnent et ne doivent pas s’abandonner à ce genre de solidarité internationale.
La substitution de cette solidarité internationale spécifique à la nationale, centrafricaine, risque de nous porter un incommensurable préjudice. D’abord l’attachement sentimental au terroir n’est pas le même pour le centrafricain que pour l’Etranger avec toutes sortes de conséquences. Ensuite plus sont nombreux ceux qui sont mis au service de cette solidarité spécifique et plus nous perdons la maitrise sur notre destin surtout qu’enfin les intérêts extérieurs qui se bousculent sur un territoire tiers peuvent constituer une menace.
C’est pourquoi, avoir l’humilité de jauger, pour les éviter, les erreurs du passé et même du passé présent comme celles des précédentes missions militaires, est une approche peut être souhaitable. Ces erreurs sont une richesse puisqu’elles peuvent orienter autrement et positivement sans compter que tout n’a pas été que négatif dans le passé.
A mésestimer ces erreurs, rire d’elles en les personnalisant occultent toute analyse objective et approfondie. L’Etat est une continuité si possible du positif et de son renforcement dans le temps.
De BOGANDA aux différents régimes, sauf la césure de 2013, une ligne commune peut être esquissée depuis que la République Centrafricaine est la République centrafricaine que je souligne encore : la tumultueuse et brève histoire de cette République est aussi une quête combien difficile de l’affirmation de sa personnalité.
Je relève ici que, déjà, lors de la lutte pour l’indépendance, le MESAN a gardé son indépendance en refusant d’être une section du RDA alors implanté dans la plupart des colonies francophones.
C’est connu : la première visite à l’extérieur du Président DACKO a été Israël suivie des années plus tard par le Président KOLINGBA. C’est connu aussi que la République Centrafricaine avec le Tanganyika du mwalimu, maitre, Julius NYERERE a été l’un des premiers africains à reconnaitre la République Populaire de Chine comme est connu le réalisme de la politique étrangère du Président BOKASSA.
En effet, en dépassant les hommes, les erreurs des dirigeants et peut être même les fautes, on aboutit à ceci : ces régimes ont essayé sauf donc cette notable exception de 2013, d’apporter leur touche à l’affirmation de cette personnalité.
Mais, ils se sont heurtés, se heurtent et se heurteront à l’impitoyable réalité des rapports de force. C’est ainsi aussi aborder le partage du monde en zones d’influence. La question est de savoir comment capter en notre faveur les forces plus puissantes puisque ces forces ont besoin des moins puissantes comme la nôtre pour diverses raisons dont la première est économique.
Surtout en cette période où l’Afrique refait l’objet de grandes convoitise et rivalité qui ne se limitent plus à l’Europe.
En conséquence, la République Centrafricaine doit regarder par-delà la bannière internationale de l’ONU et scruter les pays qui sont chez nous derrière ce drapeau.
Au demeurant, cette bannière peut être royalement mise de côté ou méprisée. Les grandes puissances le démontrent qui ont traité la plus importante des organisations internationales de « machin » ou frappé son pupitre avec une chaussure ou gardé leur souveraineté de commandement même sous la bannière.
De la contradiction
Sur notre sol, d’ un côté, il y a donc cette présence massive des forces étrangères, volonté des Etats et donc des intérêts ; d’un autre côté, face à ces forces, persistent l’insécurité qui ne finit pas de causer des morts, des souffrances, des déplacés et des exilés ainsi que, l’émiettement du territoire et la fragilisation de l’autorité de l’Etat. C’est pourquoi, il me parait légitime, à moi Centrafricain, de continuer de lever cette contradiction.
On forme nos soldats ! On restructure notre armée. C’est bien et cela prendra le temps que cela prendra ! Mais en attendant, l’existence d’une République centrafricaine entière est mise en péril par des hommes dont on ne sait pas dans quelle académie ils ont été formés tout en disposant de formidables armes alors que les formés sont bras ballants.
D’une part, au profit de l’illégalité, la puissance de feu et son renforcement avec pour conséquence des tragédies humaines et un territoire qui se morcelle.
D’autre part, au détriment de la légalité, l’impuissance et la déliquescence de feu avec pour conséquence l’impossibilité d’assumer l’une des missions essentielles d’un Etat, la protection de son citoyen et de son sol. Il est trop aisé dans ces conditions de rendre responsable un gouvernement démuni de la puissance de feu.
Kaga Bandoro comme Bangassou, Bocaranga entre autres nous le rappellent avec éclat. Comme si on voulait créer de nouveaux rapports de force au détriment de la légalité.
Mon inquiétude, grande depuis, persiste. Cette contradiction ne tient-elle pas d’un dessein ?
Notre Pays est si vaste mais si vide d’hommes ; d’autres pays sont si petits et même grands, surpeuplés. Des peuples errant, sans terre, cherchent une terre. La nôtre, est bonne, l’eau abondante. Le pâturage, aménagé peut être source de grands revenus alors que certains pays sont en quête d’eau et de fourrage en dehors de chez eux
Ces deux catégories, surpeuplés ou sans terre, ont en commun un objectif : trouver un sol, élargir leur territoire comme le nôtre qui est une aubaine. Il faudrait donc être précautionneux devant les nouvelles alliances.
Déjà, des militaires étrangers s’installeraient chez nous après avoir servi dans les forces internationales.
Le bois fait défaut à certains qui convoitent le nôtre, cet or vert !
Notre sous-sol est de grande promesse et les instruments des satellites de deux grandes puissances mondiales auraient été déréglés en survolant notre territoire dans les an
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une cinquantaine des hommes armés, appartenant au mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), du général Bobo ont fait irruption vendredi 31 décembre 2021 dans la préfecture de Mambéré-Kadéï(ouest de la République centrafricaine), et ont investi le village Bania, situé à 53 kilomètres de Berberati, une localité en proie à des affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales.
centrafrique.org/17891-2/de63f90c-b44e-4c94-860e-51dba433b7d1/” rel=”attachment wp-att-17892″ data-wpel-link=”internal”>La ville de Berberati en Republique Centrafricaine
Selon des sources locales, les rebelles ont fait leur incursion fracassante dans le village Bania aux environs de 15 heures avec des tirs à bout portant, faisant plusieurs blessés, brûlant des habitations. La ville est vidée de sa population, plongée dans la psychose et qui n’a plus de choix que de se réfugier dans la brousse.
Pour l’heure, les rebelles continuent d’occuper le village, et les soldats FACA ainsi que leurs alliés russes ne sont pas encore arrivés sur place.
Rappelons qu’en mars de l’année dernière, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris les localités de Bania, Yamouda, Boudoua, etc., situées dans la commune de Basse-Mambéré aux mains des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les rebelles, de leur côté, ont adopté une nouvelle stratégie, celle d’incursion fortuite dans certaines localités, mettant en mal le dispositif des forces gouvernementales.
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cette année, rien que pour la nuit de Saint-Sylvestre, 40 blessés et 3 morts, dont un bébé de moins de deux ans ont été enregistrés dans l’agglomération de Bangui. Le réveillon a été marqué par des coups de feu dans tous les quartiers de la capitale centrafricaine. Des kalachnikovs et autres armes automatiques entendues ont marqué les esprits de la population.
rca-deux-touristes-suedois-braques-par-des-policiers-a-bangui/entree-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-49368″ data-wpel-link=”internal”>Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC
Bangui est encore une ville poudrière, la nuit de la Saint-Sylvestre 2022 à révéler. Près de 8 ans déjà, notre pays après un coup d’état sanglant, s’installe inexorablement dans un chancre mou de crise à ne pas s’en sortir. Rien qu’à Bangui, les habitants ont confirmé que la capitale demeure une ville poudrière. Le 8e, 7e,6e, 5e et 1er arrondissement sont devenus des champs de tir et le 4e et 3e arrondissement ferait à eux seuls une manufacture d’armements de tout genre et de toutes les gammes. La nuit du 31 décembre, il y a eu des coups de feu partout, aux quartiers KM5 et Boyrabe nous en avions été dégoûtés, nous avions écouté des séries de tirs à l’arme légère, des grenades dégoupillées qui explosent, certaines armes étaient placées sur des véhicules et ils tiraient en l’air, même les forces de la Minusca ont dû chercher refuge. Mais cette fois, ce sont des soldats FACA qui étaient à l’origine de ces tirs. Mais les balles perdues issues des tirs de la nuit du 31 au 1er à Bangui ont fait des dégâts au sein de la population. On parle de 40 blessés et d’au moins 3 morts, dont un bébé de moins de deux ans.
La rca est sans administration, le pouvoir de Bangui ne peut se prévaloir de détenir un pouvoir, ni le destin d’un peuple. Le régime du 30 mars qui devrait être un soc, c’est-à-dire la grosse lame pointue devant la charrue qui s’enfonce dans le sol pour ouvrir des sillions dans la terre et qui permet de labourer, malheureusement il ressemble parfaitement à un pair de bœufs placé derrière la charrue.
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information qui nous était parvenue à la veille de fête du Nouvel An, et confirmée par les autorités locales faisant état de la pose de plusieurs mines terrestres sur la route reliant la commune d’élevage de Yéléwa à celle de Sabewa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Selon la population locale, l’axe Yéléwa – Ngaoui, à la frontière du Cameroun, passant par les localités de Sabewa et de Safou a été complètement piégé par des engins explosifs enfouis au sol.
« En revenant du champ, j’ai vu six blancs poser des petits engins au sol. Moi je ne tenais pas compte de ce qu’ils faisaient, mais l’un d’eux m’avait interpellé pour savoir d’où je viens. Je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient, mais avec de langage de signes, on arrive à se comprendre. Ils m’ont demandé de faire attention avec ce petit engin au sol. Je leur avais répondu merci et je continuais mon chemin. Chose bizarre, ils n’ont pas désamorcé l’engin et sont partis. De là, je commence à faire attention à mes pas jusqu’à arriver à la maison. Mais au cours de route, j’ai vu deux mêmes engins encore. Sur un trajet d’environ 7 kilomètres, j’ai pu observer trois engins de même type au sol », déclare un habitant du village Safou interrogé par CNC.
À Sabewa par contre, l’un des engins a explosé au passage d’une motocyclette ce vendredi 31 décembre 2021, blessant grièvement le conducteur. Mais selon la population locale, la route menant à Yéléwa est gorgée des engins explosifs. C’est difficile pour eux de circuler sans tomber sur une mine terrestre.
Mais le seul problème est de savoir qui a posé ces engins explosifs au sol.
Pour les populations locales, il ne fait aucun doute, les Mercenaires russes seraient à l’origine, mais difficile de confirmer ces allégations.
Rappelons que le 30 décembre dernier, 3 Casques bleus tanzaniens ont été grièvement blessés dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine. Mais le lendemain, le 31 décembre 2021, un véhicule des Nations unies, à bord de trois Casques bleus bangladais, a également sauté sur une mine dans la localité de bang, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.
Deux Casques bleus grièvement blessés, et un autre légèrement touché. Ceci dit, en deux jours, 6 Casques bleus de la Minusca ont été blessés par des engins improvisés.
Bangui, 3 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation (CJCLD), a lancé le jeudi dernier, sa 1ère campagne de sensibilisation communautaire sur la lutte contre la désinformation au marché central de Bangui. Initiée par le CJCLD, cette campagne vise à sensibiliser les communautés sur les dangers de la diffusion des rumeurs et désinformations afin de réduire leur impact dans la société.
Deux membres du CJCLD sensibilisent au marché central de Bangui. CopyrightCNC
Après plus d’une semaine du lancement officiel de son projet : « Sauver la Démocratie contre la Désinformation en Centrafrique », le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation s’active déjà à lutter contre ce fléau qui continue de saper la base de cohabitation en République centrafricaine. Dans le cadre de ce projet, appuyé par l’Ambassade de France en Centrafrique, cette coalition des professionnels des médias a mené sa première campagne de sensibilisation communautaire au cœur de la capitale centrafricaine, précisément au marché central de Bangui.
Dès 9 heures déjà, le marché central de Bangui était inondé des clients. Les commerçantes et commerçants ont installé leurs marchandises. La présence des membres du consortium a motivé les commerçantes et commerçants qui n’ont pas caché leur joie de voir l’équipe du CJCLD et leurs inquiétudes à travers des témoignages recueillis à chaud par des journalistes invités pour la circonstance. Tous aspirent à la lutte contre la désinformation qui crée la peur et psychose dans la communauté.
D’après Olivier Tambo, président de l’Association des « Koli et Wali Gara » du marché central de Bangui :« les fausses nouvelles sont un phénomène que nous combattons. Ce phénomène existe dans le marché central. C’est pourquoi, nous demandons non seulement aux commerçants mais aussi à la population de vérifier les informations avant de les diffuser».
Même son de cloche chez, Jean Paul YET, Secrétaire Général de l’Association Koli et Wali Gara de marché central, qui a jugé salutaire cette campagne qui selon lui, va aider à réduire la propagation des fausses nouvelles dans leur communauté commerciale.
« C’est une satisfaction de joie, vous savez même dans la Bible, il a été dit que toute chose a été créée par la parole et elle a une puissance, donc si cette parole n’est pas bien prononcée, ça va créer de problèmes dans la société. C’est pourquoi nous sommes là avec les journalistes pour sensibiliser les commerçants face à ce danger », a-t-il dit.
Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto, Coordonnateur du CJCLD, a renchéri en ces termes : « Beaucoup pensent que la rumeur circule uniquement sur les réseaux sociaux. Mais après une longue étude menée par le CJCLD, il s’avère que les fausses nouvelles se propagent davantage dans le milieu communautaire. C’est pourquoi, nous optons pour le marché central qui est le plus grand marché de la rca car cet espace commercial fait partie des endroits où les fausses informations sont distillées…»
Le CJCLD envisage de mener d’autres campagnes non seulement à Bangui mais dans certaines villes de provinces de la République Centrafricaine.
RCA : les fidèles musulmans du sixième arrondissement de Bangui pourront bientôt prier dans la mosquée de Pétévo
Le lieu de culte a été détruit pendant la crise de 2013. En prélude à sa réouverture, une rencontre a eu lieu mardi entre les autorités locales, les leaders communautaires et religieux de la localité. C’est une initiative de la jeunesse islamique centrafricaine, appuyée par la Minusca.
« Vous savez que le sixième arrondissement est resté unique arrondissement ou on n’a pas encore commencé à faire la prière. Suite à ces événements-là, la population, et surtout les leaders du sixième arrondissement se sont mobilisée pour venir en appui à la jeunesse islamique centrafricaine, en partenariat avec la Minusca pour essayer d’échanger, de voir dans quel contexte nous allons commencer la prière », a déclaré Ougba Ben Amadou, Président de la jeunesse islamique du sixième arrondissement.
D’après lui, même s’il s’agit de faire une hutte, puis commencer la prière, et voir ensuite comment la sécuriser.
« C’est dans cette optique que nous nous sommes retrouvés pour ce partage », a-t-il ajouté.
Pour le démarrage des activités de la mosquée, Ougba Ben Amadou met surtout l’action sur la sensibilisation et l’aide du voisinage de ce lieu du culte.
“Il faut d’abord travailler le moral, et conscientiser les leaders, surtout le voisinage pour faire comprendre l’importance de nous aider à retourner et commencer la prière ».
/, l’homme assure qu’il y’aura une seconde activité de salubrité prévue pour le 8 avril sur le lieu de la prière :
« D’ici jeudi, on fera cette activité sur le site même de la mosquée », déclare-t-il.
Selon la presse sénégalaise, en résidence surveillée depuis le putsch de Mamady Doumbouya et ses hommes, Alpha Condé est, à présent, autorisé à quitter le pays dans les prochains jours. Une nouvelle fraichement accueillie avec satisfaction par les partisans de l’ancien Président.
Centrafrique.org/demission-surprise-du-ministre-de-la-justice-en-guinee/le-president-guineen-alpha-conde-sadresse-aux-deputes-europeens-lors-dune-session-pleniaire-a-strasbourg-en-france-le-29-mai-2018/” rel=”attachment wp-att-29020″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/le-président-guinéen-alpha-condé-sadresse-aux-députés-européens-lors-dune-session-pléniaire-à-strasbourg-en-france-le-29-mai-2018-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Le Président guinéen Alpha Condé dans le parlement européen en mai 2018. AFP
« Le CNRD a décidé d’autoriser l’ancien président de la République à se rendre à l’étranger pour un contrôle médical dans les jours à venir. Cette démarche purement humanitaire s’inscrit dans le cadre du respect de la dignité humaine et de la considération que le CNRD n’a cessé d’observer à l’égard des anciens dirigeants du pays », a informé le lieutenant-colonel Aminata Diallo qui lisait le communiqué de presse à la télévision nationale Guinéenne, lit-on sur Igfm.
Bangui, 1 janvier 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux Casques bleus bangladais de la Minusca ont été grièvement blessés vendredi matin, suite à l’explosion d’un engin explosif non identifié au passage de leur véhicule à Bohong, localité située entre Bocaranga et Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine), tandis qu’un troisième a été légèrement blessé.
Quelques jeunes de Bang ont érigé de barriccades à la sortie du camp de la Minusca de contingent bangladais pour tenter de les empêcher de partir à Man, et les laisser à la merci des rebelles de 3R
Les trois Casques bleus faisaient partie d’un convoi du contingent bangladais qui effectuait une patrouille de protection des populations, sur l’axe Bouar-Bocaranga, quand l’explosion est survenue. Les deux blessés graves ont été transportés par hélicoptère à Bouar pour y être soignés à l’hôpital de la MINUSCA.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, se dit attristé par ce nouvel incident et condamne fermement l’utilisation des engins explosifs par les groupes armés. « Je souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix blessés et salue l’engagement et la bravoure de tous les Casques bleus déployés au sein de la MINUSCA dans leur mission de protection des populations civiles », déclare le Représentant spécial.
L’explosion de cet engin explosif a eu lieu 24 heures après celle survenue dans le sud-ouest de la RCA, au cours de laquelle trois soldats de la paix tanzaniens ont été blessés, portant à trois le nombre d’incidents avec des engins explosifs ayant touché des Casques bleus de la MINUSCA en 2021. De nombreux Centrafricains ont également été tués ou blessés dans les explosions de ces engins explosifs dans différentes parties de la RCA.
“Malgré les conditions difficiles sur le terrain, la MINUSCA reste déterminée à exécuter pleinement son mandat pour la paix et la stabilité en RCA”, précise Mankeur Ndiaye.
Par ailleurs, des Casques bleus tanzaniens, qui tentaient de récupérer le véhicule touché par l’explosion d jeudi, ont essuyé des tirs d’éléments armés non identifiés, qui ont pris la fuite avec la riposte vigoureuse des Casques bleus. Un soldat de la paix a été légèrement blessé par balle lors de l’incident.
La MINUSCA rappelle que les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre et sont passibles de poursuite par les juridictions nationale et internationale.
Selon plusieurs témoignages concordants, des véhicules de transport de troupes, de matériel et des camions-citernes de l’armée malienne ont quitté Bamako en direction de Ségou puis de Sévaré, dans le centre du pays. À leur bord, « plusieurs » hommes blancs étaient en treillis. Aucun chiffre précis n’a pu être avancé par les témoins qui à Bamako et à Ségou se sont confiés à RFI.
Centrafrique.org/rca-les-mercenaires-russes-desormais-dans-la-contrebande-des-boissons/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain/” rel=”attachment wp-att-51782″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain-450×450.jpg” alt=”Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion transport des vivres des éléments sur le terrain” width=”450″ height=”450″ />Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
Lorsqu’ils se déplacent, même lors d’opérations conjointes avec les Fama, les soldats français de Barkhane, onusiens de la Minusma ou européens de Takuba utilisent leurs propres véhicules. Alors qui sont ces passagers ?
« Nous avons les mêmes informations, confirme un haut gradé de l’armée française. Et nous pensons que ce sont des hommes de Wagner, mais nous n’avons pas de preuve irréfutable. » Ce militaire français rappelle que quinze pays s’étaient déjà inquiétés de la présence des mercenaires russes au Mali, il y a une semaine, après avoir observé la construction d’un camp sur la base aérienne 101, au nord de la piste de l’aéroport de Bamako. « Nous avons aussi des informations sur la présence d’un ou plusieurs géologues proches de Wagner à Ségou, Kayes et Sikasso », poursuit ce haut-gradé français, qui évoque l’identification et la sécurisation de sites miniers.
L’armée malienne dément
« On pense que 50 à 80 conseillers russes sont aujourd’hui à Bamako et dans les environs », poursuit le haut gradé français. Wagner ? L’armée russe ? « Les autorités entretiennent l’ambiguïté », selon cette source, qui affirme ne pas avoir obtenu de réponse claire de la part de l’état-major malien au sein duquel on dément fermement.
« C’est faux, affirme le porte-parole de l’armée malienne. Si on voulait transporter des hommes de Wagner, on ne passerait pas par la route, au vu et au su de tous! On a des avions, on pourrait le faire plus discrètement. Ces informations sont erronées. »
Le 23 décembre, quinze pays occidentaux avaient déjà condamné dans un communiqué conjoint le déploiement de mercenaires de Wagner au Mali. Bamako avait démenti un tel déploiement et, déjà, exigé des preuves assurant n’être engagé « que dans un partenariat d’État à État avec la Fédération de Russie, son partenaire historique ».
Centrafrique.org/rca-communique-necrologique-de-la-federation-europe-ameriques-asie-moyen-orient-oceanie-du-mlpc/mlpc-logo-officiel-3/” rel=”attachment wp-att-37107″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).
L’année 2021 se termine,
Avant de vous présenter nos vœux comme cela est de coutume, permettez-moi de vous rappeler l’importance de la démocratie, de la lutte politique, et la place qu’occupe notre parti le MLPC dans le paysage Politique centrafricain.
Ceci conduit naturellement, à évoquer notre fédération (fédération MLPC de France) qui, censée incarner les idéaux et représenter les valeurs de notre parti en France, peine à prendre son envol.
Cette lutte pour subsister se nourrit de la mobilisation et des actions de ses membres est menacée d’immobilisme.
Toutefois, en 2022 si notre implication et notre mobilisation restent aussi frileuses et ambiguës,
Nous aurons qu’une seule alternative, se relever et se remobiliser où bien accepter le dictat des autres forces politiques.
Le défi est là et je nous crois encore capable de le relever avec conviction et vigueur.
En 2021, nous n’avons pas finalisé tous nos ambitieux projets comme convenu, nous avons connu aussi quelques échecs, de même, nous avons été éprouvés avec la disparition de certaines et certains camarades.
Cependant, nous avons connu également des avancées au niveau politique à travers vos soutiens multiformes, sur le plan financier et intellectuel afin de maintenir le parti debout au niveau national et en France.
Pour cette nouvelle année 2022 qui s’annonce, le bureau fédéral MLPC de France se joint à moi pour adresser aux militantes et militants du monde entier et principalement à celles et ceux de la fédération de France ses vœux les meilleurs. Que cette année d’espoir et fraternité vous apporte joie et bonheur.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un terrible accident impliquant un camion de six roues de marque RENAULT a fait au moins un mort dans le quatrième arrondissement de Bangui ce vendredi 31 décembre 2021, a-t-on appris des sources sécuritaires.
rca-grave-accident-de-circulation-sur-lavenue-de-lindependance-a-bangui/avenue-de-lindependance-au-niveau-du-quartier-fouh-le-14-mai-2020-par-treg/” rel=”attachment wp-att-46509″ data-wpel-link=”internal”>Avenue de l’indépendance niveau quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Boberang
Selon les mêmes sources, ce camion, transportant plusieurs centaines des casiers de bouteilles, en provenance du quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui, a percuté violemment les garde-fous du jardin du cinquantenaire.
Selon le témoignage du conducteur à la brigade de la gendarmerie, un disfonctionnement du compresseur à air serait à l’origine de l’accident.
Sur place, certains témoins parlent de quatre morts, mais une autre source proche de l’hôpital parle d’un mort et quatre blessés. À en croire la même source, la victime serait un artisan bricoleur dans un atelier de pneumatique.
2021 aura été une nouvelle année de détresse du peuple centrafricain. Mais jusqu’à quand devrons-nous encore souffrir autant ? Jusqu’à quand devrons-nous encore supporter de voir notre pays bien aimé être pillé par des oiseaux de proie, des rapaces, et voir nos enfants se faire tuer dans des combats sans fin et sans merci, dans l’indifférence de ceux qui sont censés nous protéger?
Ô, chère terre de nos mères et de nos pères, la nouvelle année qui commence sonnera-t-elle enfin le glas de nos malheurs et donnera-elle le signal de la renaissance de notre Patrie ?
Pour ma part, Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères, Mes Chers Compatriotes, je le crois de toutes mes forces !
J’ai bien connu Faustin-Archange Touadéra, universitaire studieux et respecté. J’ai par la suite eu à travailler avec lui au sein d’un gouvernement. Au- delà de nos accords ou désaccords, il s’était toujours montré un Premier ministre respectueux des institutions.
Mais le Faustin-Archange Touadéra d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec ces souvenirs désormais évanouis tant il apparaît qu’il est devenu un politicien à l’ambition démesurée et à la voracité insatiable, préoccupé par ses intérêts personnels, sans le moindre égard pour le Peuple.
Il ne fait plus aucun doute que le seul objectif de Faustin Archange Touadéra est de se maintenir au pouvoir coûte que coûte en manipulant le suffrage universel, fondement sacré de la démocratie, en utilisant à sa
convenance nos institutions constitutionnelles et notre justice comme des instruments à son service et en marchant sur les cadavres de ses concitoyens. Force est de reconnaître qu’il a accepté de devenir le complice de ceux qui pillent notre bien aimée Patrie.
Aujourd’hui, le roi est nu, le roi est désemparé, le roi est désorienté. Ce roi qui n’est plus guère qu’une marionnette a ruiné son pays. Il s’est déshonoré en piétinant la Constitution, en truquant les élections, en instrumentalisant nos tribunaux, en lâchant ses chiens de garde contre son peuple. Il n’est plus digne de gouverner.
Ô Peuple centrafricain, toi si fier, toi si noble, toi si courageux, tu ne courberas plus longtemps l’échine sous le joug de ceux qui te trahissent et meurtrissent ta terre natale en pillant les richesses qui t’appartiennent, les trésors qui sont sous ta souveraineté.
Car, enfin, l’illusion s’est dissipée, même chez ceux qui refusaient de voir l’évidence que, pourtant, je n’ai cessé de dénoncer au péril de ma vie et de ma sécurité. Faustin Archange Touadera n’a plus la réalité du pouvoir, il n’en a plus que les apparences. Il a cédé le sort de la République centrafricaine à un groupe de ” mercenaires”, de paramilitaires qui étendent désormais leurs racines vénéneuses au-delà de nos frontières, jusque vers des pays amis afin de les déstabiliser, voire de planifier le renversement par la force de leurs régimes. La communauté internationale le reconnaît enfin.
Alors, avant que le soleil de la nouvelle année 2022 se lève, que souhaiter pour notre Cher Pays ?
Les vœux que je voudrais formuler pour notre pays, c’est à vous que je les adresse ! C’est à vous, mes Chères Sœurs, mes Chers Frères, mes Chers Compatriotes ; à vous qui êtes reclus dans les souffrances qui vous sont imposées ; vous qui souffrez des errements d’une politique ivre de ses propres turpitudes ; vous mes Chers Sœurs et Frères déplacés internes ou réfugiés. C’est à vous que je formule le vœu que la Providence et la Puissance collective de vos esprits nous donnent la force de repousser, ce mal qui nous ronge et qui, après en avoir fait le lit, fait aujourd’hui la lie de nos malheurs.
Moi, je ne renonce pas. Je ne me décourage pas. Je ne me ménage
pas.
A vous, mes Chers Compatriotes, mes souhaits pour 2022 sont nourris d’une inébranlable confiance, d’une détermination encore plus assumée, d’une conviction et d’une foi sans bornes.
Je forme tous mes vœux pour que l’avènement de l’année 2022 fasse vibrer, en chacune et chacun d’entre nous, la corde nationale qui permettra de restaurer les fondements de notre démocratie et des principes unitaires de notre République, dans le respect de nos différences mais tous ensemble, unis.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères, Chers Compatriotes,
EN DEPIT DE TOUTES NOS DIFFICULTÉS ET DE NOS MEURTRISSURES, JE VOUS SOUHAITE MES VŒUX DE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2022
Centrafrique.org/image-de-message-de-nouvel-an-siriri/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/image-de-message-de-nouvel-an-siriri-450×214.jpg” alt=”image de message de nouvel an siriri” width=”450″ height=”214″ />
Très Chers compatriotes,
La COALITION SIRIRI, comme son nom l’indique, n’a pour vocation majeure que de prôner la paix, la justice et les efforts conjugués pour le développement. Nous sommes une plateforme citoyenne de nombreux sympathisants qui partageons régulièrement depuis cinq années, cet idéal noble et surtout la vertu du dialogue, pour réconcilier les cœurs et les esprits de tous les centrafricains sans exclusif donc sans clivage communautaire, confessionnel et sociopolitique.
En mon nom, au nom des membres du bureau politique, bureau militaire et au nom de tous les sympathisants de la COALITION SIRIRI, nous formulons à l’endroit de tous nos Compatriotes, les vœux chaleureux de bonne et heureuse année 2022.
En dépit de ces vœux qui se veulent dans la joie, nous n’ignorons pas les douleurs encore vives dans les cœurs et dans la chair de beaucoup de Compatriotes, victimes d’hier et victimes récentes suite aux événements tant du Km5 que de Bakouma, de Boda, de Bambari, de Paoua, de Berberati, de Obo, de Bria, de Bossangoa, de Kaga-Bandoro et autres.
Nous, centrafricains, n’avons plus rien à craindre si ce n’est d’être des survivants des hécatombes que nous avons connues depuis ces dernières années, ce qui semble se perpétuer justement au Km5, à Bakouma, à Boda, à Bambari, à Paoua, à Berberati, à Obo, à Bria, à Bossangoa, à Kaga-Bandoro et dans d’autres localités du pays. Et nous ne pouvons qu’implorer la providence de nous assister, pour restaurer la Sécurité, la Justice et la Paix, et pour nous faire grâce de Santé, de Bonheur et d’une vie aussi enfin heureuse et pleine de Béatitudes.
Le bonheur partagé est la conquête de tous et tous nous y avons droit. Ensemble, saisissons une de plus l’occasion de cette nouvelle année, en dépit des douleurs encore vives, dans nos cœurs et dans notre chair, de nous réapproprier et d’apprendre une des leçons majeures de notre Père Fondateur, Barthélemy BOGANDA, qui dit : « la valeur d’un peuple se mesure à l’intensité de l’effort dont il est capable ».
La COALITION SIRIRI lance un vibrant appel et un cri de ralliement à l’intensification de cet effort, un rêve qui nous est aussi bien possible à l’aurore de cette nouvelle année, année de tous les espoirs et de tous les combats :
Pour pouvoir éradiquer l’insécurité généralisée sur tout le territoire national, en ignorant le gouvernement qui a trahi le peuple par son impuissance et son immobilisme ;
Pour dénoncer la pusillanimité de la Minusca vis-à-vis de Touadera, de Wagner et leurs partenaires en Centrafrique ;
Pour mettre fin à la prolifération des mercenaires (Wagner) et des groupuscules militarisés qui ne cessent de massacrer et terroriser la paisible population, partout et à tout moment ;
Pour nous retrouver au sein de la COALITION SIRIRI et faire éviter à jamais toutes ces gaffes et dégâts, et surtout le laxisme chronique dans les administrations, et pour faire du peuple une vraie force de progrès et Non de régression ;
Pour nous retrouver au sein de la COALITION SIRIRI, pour pousser à mettre fin aux malversations sur les deniers publics et à la prédation sur les ressources du pays au risque d’hypothéquer à jamais l’espérance des générations futures ;
Pour combattre toute forme de manipulation tendant à faire l’apologie de la haine et de la division sur fond des considérations régionales, communautaires et confessionnelles, qui puissent compromettre dangereusement l’unité et la cohésion nationales ;
Pour contribuer à apporter des solutions appropriées à la centrafricaine, en vue de régler définitivement la question du DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement) ;
Enfin, pour œuvrer sans relâche par tous les moyens autorisés, afin d’amener le peuple à s’approprier son destin quant à la résolution des problèmes cruciaux, notamment, la restauration de la Sécurité, de la Paix et de la Justice d’une part, et le développement d’un système adéquat et efficace d’éducation nationale qui conduisent à une prospérité satisfaisante et partagée proportionnellement à nos ambitions et moyens sans trahir notre conscience et sans nous soumettre aux dictats des oligarchies prédatrices qui ne cessent de convoiter notre espace et nos ressources à notre fort détriment.
La COALITION SIRIRI est une émanation du peuple centrafricain qui refuse la défaite et qui est déterminé à faire de la République Centrafricaine un pays de paix et de prospérité et un pays émergent fier de sa place de choix remarqué dans le concert des nations.
Moins de la moitié des parties belligérantes dans le monde s’est engagée à protéger les enfants
NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 31 décembre 2021/APO Group/ —
Cette année a été marquée par une recrudescence des graves violations contre les enfants dans des conflits de longue durée ou récents, avertit aujourd’hui l’UNICEF.
De l’Afghanistan au Yémen et de la Syrie au nord de l’Éthiopie, des milliers d’enfants ont payé un prix exorbitant alors que des conflits armés, des violences intercommunautaires et l’insécurité perduraient. La semaine dernière encore, selon certaines sources, quatre enfants figuraient parmi les 35 personnes au moins – dont deux membres du personnel de Save the Children – qui ont été tuées dans l’État de Kayah, dans l’est du Myanmar. Il ne s’agit que du dernier exemple notable du tribut bien trop lourd que les conflits imposent aux enfants et des menaces continues qui pèsent sur les travailleurs humanitaires.
« Les années se suivent et les parties belligérantes continuent d’afficher le plus profond mépris pour les droits et le bien-être des enfants », affirme la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore. « Des enfants souffrent et des enfants meurent à cause d’une telle insensibilité. Nous ne devons renoncer à aucun effort pour mettre ces enfants à l’abri du danger. »
Même si les données ne sont pas encore disponibles pour l’année 2021, en 2020, l’ONU a vérifié 26 425 violations graves contre les enfants. Au cours des trois premiers mois de 2021, le nombre total de violations graves vérifiées a légèrement reculé. Néanmoins, les cas vérifiés d’enlèvements et de violences sexuelles ont continué de grimper à un rythme préoccupant – de plus de 50 % et 10 %, respectivement – par rapport au premier trimestre de l’année précédente.
La Somalie a enregistré le plus grand nombre d’enlèvements vérifiés, suivie de la République démocratique du Congo (RDC) et des pays du bassin du lac Tchad (Cameroun, Niger, Nigéria, Tchad). Les cas vérifiés de violences sexuelles ont été les plus nombreux en RDC, en Somalie et en République centrafricaine.
Cette année a été celle du 25e anniversaire de la publication du rapport phare de Graça Machel, « Impact des conflits armés sur les enfants », qui réclamait à la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants contre le fléau de la guerre et appelait les Nations Unies et la communauté mondiale à agir pour protéger les enfants.
L’ONU a vérifié 266 000 cas de violations graves à l’encontre d’enfants dans plus de 30 situations de conflit en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine au cours des 16 dernières années. Il ne s’agit que des cas vérifiés au travers d’un mécanisme de surveillance et de communication dirigé par l’ONU qui a été mis en place en 2005 pour systématiquement documenter les violations les plus scandaleuses commises à l’encontre d’enfants dans des zones de conflit. Les véritables chiffres sont probablement nettement plus élevés.
Les cas vérifiés d’enlèvements et de violences sexuelles ont continué de grimper à un rythme préoccupant – de plus de 50 % et 10 %, respectivement – par rapport au premier trimestr
L’Afghanistan compte par exemple le nombre le plus élevé d’enfants victimes vérifiés depuis 2005, avec plus de 28 500, ce qui représente 27 % de l’ensemble des enfants victimes dans le monde. Par ailleurs, c’est dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord que le nombre d’attaques vérifiées d’écoles et d’hôpitaux est le plus haut depuis 2005. Au cours des six premiers mois de cette année, 22 attaques de ce type ont ainsi été vérifiées.
En octobre, l’UNICEF indiquait que 10 000 enfants avaient été tués ou mutilés au Yémen depuis l’escalade du conflit en mars 2015, soit l’équivalent de quatre enfants chaque jour.
Loin des unes des journaux, l’ONU a vérifié des violations dans des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, la Colombie, la Libye, le Mozambique et les Philippines.
Malgré des décennies de plaidoyers auprès des parties belligérantes et de ceux qui les influencent et en dépit de mécanismes de surveillance, de communication et de riposte améliorés pour les violations graves des droits, les enfants sont encore les premiers touchés par la guerre. Chaque jour, des filles et des garçons qui vivent dans des zones affectées par des conflits subissent des horreurs indescriptibles qu’aucun être humain ne devrait jamais connaître.
L’utilisation d’armes explosives, en particulier dans des zones peuplées, constitue une menace tenace et croissante contre les enfants et leur famille. En 2020, les armes explosives et les restes explosifs de guerre ont été à l’origine de près de 50 % du total des enfants victimes et ont provoqué la mort ou la mutilation de plus de 3 900 enfants. Les armes explosives peuvent avoir des effets mortels et durables sur les enfants, y compris en interrompant des services essentiels à leur survie.
Dans de nombreux cas, les enfants sont victimes de multiples violations graves de leurs droits. En 2020, par exemple, 37 % des enlèvements vérifiés par l’ONU ont entraîné le recrutement et l’utilisation d’enfants dans des guerres. En Somalie, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, cela représentait ainsi plus de 50 % des cas.
L’UNICEF appelle toutes les parties belligérantes, y compris les 61 parties figurant dans les annexes du Rapport annuel 2021 du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, à s’engager à adopter des plans d’action formels et à prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants. Ces mesures doivent notamment consister à empêcher, pour commencer, que ces violations graves surviennent, à libérer les enfants des forces et des groupes armés, à protéger les enfants contre les violences sexuelles et à stopper les attaques contre des hôpitaux et des écoles.
Depuis 2005, seulement 37 plans de ce type ont été signés par des parties belligérantes, un nombre terriblement faible compte tenu des enjeux pour les enfants.
« Au bout du compte, la sécurité des enfants qui vivent dans des zones de guerre peut uniquement être assurée lorsque les parties belligérantes prennent des mesures concrètes pour les protéger et pour arrêter de commettre des violations graves », affirme Henrietta Fore. « Alors que l’année 2021 touche à sa fin, j’appelle toutes les parties belligérantes à mettre fin aux attaques contre les enfants, à défendre leurs droits et à faire tout leur possible pour trouver des résolutions politiques pacifiques aux guerres. »
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le couvre-feu, autrefois instauré de 22h à 5h du matin, est réaménagé entre 20h et 5h du matin dans la préfecture centrafricaine de Haute-Kotto (centre- nord) par les Mercenaires russes de la société Wagner en raison de la fête du Nouvel An.
centrafrique.org/bria-trois-rebelles-de-la-cpc-tue-par-les-mercenaires-russes-au-village-bongou/un-mercenaire-de-la-societe-wagner-sur-une-moto-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47195″ data-wpel-link=”internal”>Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
L’annonce de ce nouveau réaménagement du couvre-feu local a été faite jeudi soir par les mercenaires russes à la veille du réveillon du Nouvel An. D’après eux, l’objectif de ce nouvel ordre serait d’éviter au maximum les incursions des hommes armés dans la ville, et durant cette période, les patrouilles doivent s’intensifier et que les barrières à l’entrée ou à la sortie de Bria doivent rester baissées. Mais selon des sources préfectorales, cette décision du rallongement du couvre-feu dans la Haute-Kotto a été faite par les mercenaires de Wagner sans consultation du haut représentant de l’État dans la préfecture. Le préfet, de son côté, affirme également qu’il n’a pas été consulté.
« Les Russes ont annoncé la nouvelle du couvre-feu à la population sans passer par le préfet », déclare un fonctionnaire à la préfecture.
Selon les mercenaires russes, ce nouveau réaménagement du couvre-feu local expire le 5 janvier 2022. Après cette date, le couvre-feu revient aux heures initiales: de 22 heures à 5 heures du matin.
Suite aux offensives des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais au mois de janvier dernier afin de faciliter les élections législatives, les éléments des groupes armés fusionnés dans la nouvelle alliance rebelle dénommée la des patriotes pour le changement (CPC) ont renoncé à toutes leurs positions à Bria et opèrent désormais en mode de coupeurs de route.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Trois Casques bleus tanzaniens de la Minusca ont été blessés, dont l’un grièvement, jeudi matin près du village de Batouri Bole, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï (sud-ouest de la République centrafricaine), lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif non identifié. Le militaire gravement atteint a été transporté à Bouar pour y être soigné avant son évacuation sur Bangui.
Les casques bleus en patrouille à la gare routière d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio
L’incident est survenu aux environs de 11h00 alors que leur convoi venait de quitter la ville de Berbérati à destination des postes militaires temporaires de la Force à Gbambia et Amada-Gaza, localités situées à une centaine de kilomètres au nord-est de Berbérati.
La MINUSCA condamne fermement l’utilisation des engins explosifs par les groupes armés dans certaines parties du territoire centrafricain et qui ont déjà causé des dizaines de morts et de blessés parmi les populations civiles.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA souhaite un prompt rétablissement aux Casques bleus blessés. “Malgré les conditions difficiles auxquelles nos Casques bleus sont confrontés sur le terrain, aggravées par l’apparition d’engins explosifs improvisés, la MINUSCA reste résolument déterminée à exécuter son mandat pour la paix et la stabilité en RCA”, souligne Mankeur Ndiaye.
C’est la troisième fois que des Casques bleus de la MINUSCA sont victimes des engins explosif en RCA.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, lors de la cérémonie de la clôture de la seconde session parlementaire 2021, tire la sonnette d’alarme sur le détournement présumé des primes générales d’alimentaires (PGA) des militaires sur le terrain. Ainsi, il demande au gouvernement de déposer la loi du règlement pour promouvoir la bonne gouvernance. Une déclaration étonnante pour de nombreux Centrafricains qui pense que c’est la stratégie d’un voleur qui crie au voleur.
rca-quand-mathurin-dimbele-nakoe-remet-en-cause-publiquement-la-decision-de-son-patron-simplice-mathieu-sarandji/simplice-mathieu-sarandji-ok-ok/” rel=”attachment wp-att-51482″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale lors de la lecture de sa décision de suspension de la procédure de levée d’immunité parlementaire de ses collègues députés Ziguélé, Dologuélé et Zingas
Détournement des PGA des militaires
Selon le député de Baoro Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale, les multiples rackets des populations par les forces de défense et de sécurité intérieure à l’intérieur du pays tirent son origine dans le détournement des primes générales d’alimentation (PGA) des militaires qui sont déployées sur le terrain. Il interpelle la hiérarchie militaire afin de prendre ses responsabilités.
Simplice Mathieu Sarandji : « la représentation nationale, par ma voix, saisit cette occasion pour demander avec fermeté à la hiérarchie militaire de régler sans délai la situation liée au traitement des éléments engagés sur le terrain, en ce qui concerne leur prime globale d’alimentation (PGA),et de veiller surtout sur la périodicité des relèves afin de ne pas affecter le moral des troupes ».
Bonne gouvernance
Par ailleurs il demande au gouvernement de déposer dans le délai la loi de règlement, chose qui n’est pas faite depuis plusieurs années pour promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des choses publiques.
Simplice Mathieu Sarandji : « je me vois dans l’obligation d’interpeller le gouvernement quant au respect du délai, car cela fait déjà plusieurs années que les projets des lois des règlements ne sont pas soumis à l’examen de l’Assemblée nationale pour adoption alors qu’il s’agit là d’une exigence qui participe à la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques ».
Et ce n’est pas tout! Simplice Mathieu Sarandji fustige encore l’attitude de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui, selon lui, ne fait pas l’usage de son mandat pour la protection des biens et personnes.
Simplice Mathieu Sarandji : « cette situation nous amène à nous poser des questions sur l’efficacité de la Minusca qui , semble-t-il, est dotée d’un mandat robuste, mais dont les résultats constatés sur le terrain sont plutôt minimes. La Minusca doit véritablement changer de paradigme en recadrant fortement son absence sur le terrain en faveur de nos populations ».
Pour des nombreux centrafricains, Simplice Mathieu Sarandji, ancien premier ministre du Président Touadera, mis en cause dans de nombreux cas du détournement du denier public, se permet aujourd’hui de se faire passer comme un homme exemplaire en taxant les autres de voleurs. Quant à son attaque gratuite contre la Minusca, tout le monde pense que c’est toujours dans le cadre de la stratégie de diabolisation de la communauté internationale élaborée par Moscou lors de son dernier voyage en Russie.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine se classe parmi les trois premiers pays les plus touchés par la malnutrition en Afrique, selon un classement du programme alimentaire des Nations unies. Dernier dans sa récente étude de la pauvreté, publiée récemment sur son site web, le PAM classe la rca dans la catégorie des pays dont le taux de malnutrition est supérieur à 35% de sa population totale
Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.
Dans sa dernière cartographie de la pauvreté publiée récemment sur son site internet, le programme alimentaire mondiale (PAM) a classé la République centrafricaine dans la catégorie des pays dont le taux de personnes c est supérieur à 35% de la population totale durant la période 2018 – 2020.
Ainsi, la République centrafricaine (RCA) est répertoriée par le programme alimentaire mondial (PAM) dans la même catégorie que la République du Congo, la République démocratique du Congo et le Madagascar dont le taux de leur population sous alimentées est supérieur à 35%. Selon le 10e rapport annuel du cabinet Economist Impact, les systèmes alimentaires restent vulnérables aux chocs économiques, climatiques et géopolitiques. En 2021, la sécurité alimentaire mondiale se replie pour la troisième année consécutive. Cette étude soutenue par Corteva Agriscience met en exergue l’indispensable investissement dans la recherche ainsi que le rôle des politiques publiques pour contenir la hausse du coût de l’alimentation et maintenir la production agricole.
Selon le cabinet Economist Impact, L’indice de sécurité alimentaire des 113 pays a été évalué sur la base de quatre piliers liés à l’alimentation : l’accessibilité, la disponibilité, la qualité et la salubrité, et enfin la résilience des ressources naturelles pour maintenir une production agricole durable. Pour établir les scores, 59 indicateurs uniques de sécurité alimentaire sont passés au crible, y compris les inégalités de revenus et économiques, les inégalités entre les sexes et les inégalités en matière d’environnement et de ressources naturelles.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Trente ans après les géantes grèves des enseignants qui avaient plongé la République centrafricaine entre 1989 – 2003 dans des années scolaires blanches qui ont anéanti une partie du cursus scolaire des élèves, la rca vit à nouveau sous une nouvelle menace d’une année blanche en 2021. C’est ce que pensent les étudiants de l’université de Bangui suite aux multiples grèves observées par leurs enseignants.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Une grève succède à une autre
Alors que les 21 jours de grève du syndicat autonome des enseignants du supérieur expirent ce jeudi 30 décembre 2021, celui des enseignants intégrables du supérieur commence ce jeudi 30 décembre. Une situation inquiétante pour les étudiants qui se préoccupent de leur avenir surtout que les enseignants intégrables ont prévu de paralyser, voir même empêcher tous les concours qui vont être organisés à la fin de cette année s’ils n’obtiennent pas des réponses concrètes à leur revendication .
« Aujourd’hui nous entrons dans notre grève silencieuse, c’est-à-dire qu’il y’aura de séance d’affichage des banderoles ici à l’université et au sein des différents départements et institutions. Et après ce délai, c’est là que nous allons maintenant toucher aux paralysies au sein de l’administration universitaire et même empêcher tous les concours qui vont être organisés à la fin de cette année », déclare Monsieur Josué Stéphane, Président du collectif des enseignants du supérieur intégrables.
Négociation en cours
D’après le Président du collectif des intégrables, une séance de négociation serait engagée par la rectrice par intérim de l’université de Bangui.
« Nous venons d’avoir une convocation de la part de la vice-rectrice qui nous convoque, tout le bureau du collectif pour un entretien. L’ordre du jour n’est pas communiqué. D’après le communiqué, ce serait séance tenante », ajoute-t-il.
Du côté du syndicat autonome des enseignants du supérieur dont la grève de 21 jours a expiré jeudi 30 décembre, le secrétaire exécutif affirme qu’une assemblée générale se tiendra ce jour pour déterminer si leur grève pourrait être prolongée ou pas.
Du côté des étudiants de l’université de Bangui, c’est l’indignation et la colère.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, enquête actuellement sur une maladie non identifiée s’étant déclarée au Soudan du Sud. Dans cet Etat enclavé d’Afrique de l’Est, coincé notamment entre l’Ethiopie et la République centrafricaine, ce mal mystérieux est, selon les autorités, déjà à l’origine de 97 décès.
Monsieur Peter Thomson.
Les victimes sont toutes originaires de Fangak, dans l’Etat de Jonglei, situé dans le nord du pays, en proie à d’importantes inondations.
Les symptômes le plus souvent observés sont divers : diarrhée, fièvre, maux de tête, toux, perte d’appétit, faiblesse et douleurs articulaires, notamment à la poitrine.
Le commissaire de l’Etat de Fangak, Biel Boutros Biel, a déclaré le 23 décembre dernier à ABC News que le dernier décès attribué à la mystérieuse maladie était survenu chez une femme âgée.
Les séniors figurent en effet parmi les victimes les plus nombreuses, mais des enfants âgés de 1 à 14 ans, en sont également morts, selon un communiqué du ministère de la Santé du Soudan du Sud relayé par la chaîne d’information américaine.
Des experts médicaux de l’OMS se sont rendus sur place pour tenter de comprendre de quoi il s’agissait. Biel Boutros Biel a toutefois affirmé qu’ils sont depuis repartis, sans livrer leurs conclusions aux autorités locales.
Des inondations «parfaites» pour les épidémies
Dans une déclaration transmise à ABC News, Collins Boakye-Agyemang, porte-parole de l’OMS Afrique, a déclaré que l’agence avait commencé à enquêter sur cette épidémie en novembre, mais sans fournir plus de détails.
La chaîne britannique BBC News a de son côté affirmé que dans la mesure où la région a récemment été touchée par de fortes inondations, l’OMS a testé des échantillons de patients infectés pour savoir s’ils étaient morts du choléra.
Cette maladie infectieuse est en effet généralement contractée par l’ingestion d’aliments ou eaux contaminés. Toutefois, toujours selon BBC News, les échantillons sont revenus négatifs pour cette infection bactérienne.
Dans un communiqué publié en novembre dernier, l’ONG Médecins Sans Frontières avait qualifié les inondations en cours au Soudan du Sud de «tempête parfaite» pour les épidémies.
Un qualificatif qui, à l’heure du réchauffement climatique et en pleine pandémie mondiale due au Covid-19, prendrait presque des airs de prophétie.
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un lieutenant des forces armées centrafricaines du nom Amady Jérémy a été tué dans la nuit du mardi à mercredi 29 décembre 2021 par les Mercenaires russes à Bouka, une localité située à 285 kilomètres au nord de Bangui, a-t-on appris de l’état-major des armées.
Statue Soldat FACA au croisement de du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Selon l’état-major des forces armées centrafricaines, l’incident s’est produit à cause d’un problème de communication avec leurs partenaires russes. Le lieutenant serait confondu avec les miliciens Anti-Balaka qui ont tenté d’attaqué leur position pendant qu’ils étaient en pleine opération de ratissage. Mais pour la famille de la victime, ce n’est pas la réalité de ce qui se passe sur le terrain. « Il y’a quelque chose qui cloche. Le lieutenant avait quitté Bangui mardi après-midi pour aller récupérer le corps d’un soldat FACA décédé à Bouca de suite d’une maladie. Mais à son arrivée à 1 kilomètre à l’entrée de la ville vers 22 heures, il avait été tué par les mercenaires russes qui ont ouvert le feu sur son véhicule », disait la famille. D’après elle, quelle est cette façon de tirer sur un véhicule ou une moto sans sommation ? Or, une source militaire locale a confirmé à CNC que la mort du lieutenant est survenue suite à un incident dans lequel son véhicule, roulé à une seule phare cette nuit, avait été confondu avec une motocyclette des assaillants.
Un autre témoin, joint par la rédaction du CNC, a indiqué que c’est de cette manière que les mercenaires russes tuent les pauvres citoyens dans la localité.
« S’ils te voient seul sur ta moto, il est fort probable qu’ils te tuent pour récupérer ton engin et te fouiller pour emporter tes biens. Malheureusement c’est ce vaillant lieutenant qui paye le prix fort de cette criminalité organisée en toute impunité par ces mercenaires », balance cet habitant. Pour l’heure, le corps de la victime vient d’arriver à Bangui à bord d’un véhicule militaire ce mercredi vers 17 heures, et placé à la morgue de l’hôpital général au centre-ville de Bangui.
La sous-préfecture de Bouka, située dans l’ouham-Fafa, est le théâtre d’intense affrontement entre les forces de l’ordre et les miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même la semaine dernière, deux individus ont été tués par les miliciens Anti-Balaka dans cette même localité. Aussi, l’ancien ministre de la Culture, Monsieur Dieudonné Ndomaté, l’ancien chef milicien Anti-Balaka qui avait rejoint le rang de la rébellion du CPC avaient été interpellés dans cette localité de Bouka par les forces de l’ordre et transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui, puis à la prison centrale de Ngaragba.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ils font un maximum de bruits, mais n’apportent rien de concret au développement de la République centrafricaine, sauf l’appauvrir davantage. Après les eaux et forêts, le transport, la justice, la sécurité, la défense et les finances, c’est maintenant la contrebande des boissons, pour ne pas dire de l’alcool et de la drogue qui les intéressent.
Les Mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
Avoir des dirigeants mafieux, gangsters
et népotistes à la tête d’un pays, c’est favoriser le crime organisé transnational. Une véritable source de l’appauvrissement de plus de deux décennies de toute une génération. C’est exactement ce qui se passe actuellement en République centrafricaine (rca) avec la société de mafia russe Wagner.
Cette société, avec ses 3 000 mercenaires déployés dans le pays, arrive à terroriser tout un peuple et le pris en otage. Personne ne doit ouvrir sa bouche : les journalistes, les juges, les forces de l’ordre et celles de la défense et de sécurité doivent tous être terrifiés et doivent avoir tous aussi les langues cadenassées qui ne peuvent plus s’ouvrir. C’est exactement de cette manière que la mafia fonctionne dans un pays, couplée avec la désinformation et la manipulation.
On a vu avec la société Wagner en RCA. Après la campagne trompeuse de la fabrication de la boisson russe vodka dans le pays, cette même société s’adonne désormais à la contrebande des boissons étrangères.
Selon nos informations, depuis des mois durant, des centaines et des milliers des cartons et casiers des bières camerounaises arrivent à Bangui à bord des camions des mercenaires russes de la société Wagner et sont vendus en gros aux commerçants, restaurants et hôtel de la place dont hôtels comme Ledger Plazza, Oubangui hôtel ainsi que d’autres débits de boissons.
Contacté par CNC, un agent de la douane confirme ce trafic illicite opéré par les mercenaires russes et affirme qu’ils ne peuvent rien faire, rien contrôler du moment où ils utilisent leurs véhicules militaires pour transporter ces marchandises.
« Ces hommes de Wagner ne payent rien comme droits de douane, encore moins des impôts sur ces transactions frauduleuses. C’est aussi une manière pour eux de faire chuter la seule société française MOCAF installée dans le pays », a conclu cet agent sous couvert de l’anonymat.
Pour un enseignant du lycée de Gobongo :
« Ces Russes nous disent qu’ils veulent fabriquer de la vodka ici sur place. Mais depuis plusieurs mois on ne voit rien sortir de leur usine fantôme, mais ils se consacrent davantage dans la contrebande ».
Selon un cadre au ministère des Finances, c’est exactement ce qu’ils voudraient faire dans l’avenir avec le trafic illicite des carburants. D’après lui, la société Wagner voudrait importer sa propre essence en RCA, mais ne voudrait pas s’acquitter des droits des douanes.
Avec cette société de mafia russe, comment la Centrafrique va s’en sortir ?
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « Les gens avides de pouvoir n’ont aucune limite dans ce pays ! », « Une chose est sure, c’est que ce monument désavoue ceux qui ont osé le mettre en place », « Il est une insulte aux Centrafricains. Ils auraient plutôt dû en faire un pour tous les Centrafricains qui vivent le martyr en province sous la terreur que font régner les mercenaires de la Wagner ! », « Les autres là, ils vont continuer longtemps à nous rouler dans la farine comme ça ! », « Ce monument est la pire honte de notre pays !». Autant de phrases que l’on peut entendre dans le tout Bangui depuis qu’il a été mis en place et inauguré par les autorités centrafricaines quelques jours avant le défilé.
centrafrique.org/lunion-europeenne-denonce-linfluence-russe-en-republique-centrafricaine/statue-russe-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-52136″ data-wpel-link=”internal”>Statue à la gloire des Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Il n’est jamais facile de faire l’unanimité mais dans le cas précis du monument sensé glorifier les mercenaires russes, il semblerait qu’on s’en approche si l’on en croit les langues qui se délient dans la capitale !
Preuve en est l’inquiétude des Russes qui voyant leur réalisation de monument mal perçue par la population banguissoise mènent une vraie campagne de propagande dans les médias à grand coup de billets de 10000 pour faire croire que ce monument c’est un peu Noël avant l’heure ! On lit même que ce monument est un haut-lieu du tourisme dans la capitale. De mémoire de Centrafricaine, avec la dégradation de la situation sécuritaire, il n’y a plus eu de grosses vagues de touristes depuis des lustres !
Les derniers sont ceux du film du même nom, et qui sont tout sauf des touristes au sens propre du terme ! En effet, ils pillent les ressources, violent les femmes et filles du pays, tuent sans discernement et sèment le chaos. Ce ne sont pas des touristes mais des mercenaires sanguinaires, des barbares !
Il y a fort à parier qu’après la volonté d’imposer l’apprentissage du russe à l’université, on assistera au défilé des écoles devant ce monument russe ! La meilleure façon pour les russes de manipuler les esprits de la jeunesse du pays !
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un gendarme centrafricain a été tué mercredi dans une attaque contre des positions de l’armée nationale dans la localité de Ngakobo, situé à 460 kilomètres au nord-Est de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka.
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
L’attaque a été perpétrée le mercredi 29 décembre 2021 vers 3 heures du matin par une dizaine des hommes lourdement armés, identifiés comme des éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). L’affrontement a duré un peu plus de trente minutes, et les rebelles ont occupé brièvement la ville après que les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure se sont repliés de la ville.
Selon le ministère de la Sécurité publique, un gendarme de première classe d’une vingtaine d’année du nom de Marius Serge Yagbongo, 27e promotion habitant au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui, détaché à la protection de la société de sucrerie de Ngakobo, a été tué dans l’attaque. En même temps, la brigade de la gendarmerie locale a également été saccagée par les assaillants.
Après l’arrivée de renfort des Mercenaires russes et des soldats FACA, les rebelles se sont repliés dans la brousse à destination du sud-Est vers Kouango.
Rappelons que depuis plusieurs mois, la localité de Ngakobo, située à une cinquantaine de kilomètres au sud-Est de Bambari, est le théâtre des violents affrontements entre les forces de l’ordre et les groupes armés. La population civile, première victime de cette criminalité, paye le lourd tribut dans cette barbarie.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 décembre, le centre d’appels d’urgence de l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a reçu un appel concernant une personne blessée ayant besoin d’une assistance médicale urgente dans la zone sanitaire de Tinto.
L’une de nos ambulances est parvenue à prendre en charge le patient au matin dans la zone d’Ashum. Etant donné son état grave, il a dû être transféré à Mutengene via Kumba pour y subir une intervention chirurgicale.
Le fait d’entraver et d’obstruer notre travail met la vie des patients en danger
Comme convenu et régulièrement appliqué, MSF avait au préalable contacté les autorités militaires locales. Nos équipes les avaient informées du transfert d’un patient blessé à Mutengene. Toutefois, une fois arrivée au point de contrôle de Nguti, l’ambulance a été arrêtée par les forces de sécurité camerounaises et contrainte de retourner à Mamfe, où le patient a dû être traité et stabilisé.
Depuis, nous sommes en contact avec les autorités pour comprendre l’origine des problèmes de communication relative à ce transfert de patient, afin d’éviter de nouveaux incidents de ce type avec nos ambulances.
Concernant cet incident et les allégations publiées dans certains médias, MSF se doit ici de rappeler que:
Au Cameroun comme partout ailleurs dans le monde, MSF traite les personnes sur base des seuls besoins médicaux, indépendamment de leurs origines ou de leurs affiliations. Cette action médico-humanitaire impartiale et neutre est notamment protégée par les Conventions de Genève, qui précisent que les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et celles qui sont mises hors de combat par maladie, blessure, détention ou toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune discrimination basée sur la race, la couleur, la religion ou les croyances, le sexe, la naissance ou la richesse, ou tout autre critère analogue.
Le fait d’entraver et d’obstruer notre travail met la vie des patients en danger.
Les allégations de complicité avec tout acteur d’un conflit mettent les patients et le personnel de MSF en danger grave et immédiat.
Nous appelons donc chacun à faire preuve de responsabilité dans ses déclarations et publications relatives à notre action humanitaire dans le pays. La diffusion d’informations portant atteinte à notre réputation d’organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante met en danger la vie de nos équipes et de nos patients dans un contexte déjà très sensible.
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye, rend un vibrant hommage au peuple centrafricain pour sa résilience face aux difficultés et lui souhaite une bonne année, « surtout une année de paix », a indiqué mercredi la Mission. Lors de la conférence hebdomadaire, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur le message du Représentant spécial à l’occasion du Nouvel An: « Avec le gouvernement, sous le leadership du Président Touadéra engagé au service de la paix, et avec tous les partenaires, nous continuerons à travailler pour un retour rapide de la paix afin que la RCA puisse retrouver la sécurité et la stabilité, et s’engager sur la voie du développement ».
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique
S’adressant au personnel de la MINUSCA et du système des Nations Unies en RCA, le Représentant spécial a indiqué que le leadership « sait qu’il pourra compter sur la contribution de chacun d’entre vous pour exécuter le mandat, en appui aux autorités et au peuple centrafricains, avec professionnalisme, dévouement et dans le respect des valeurs et principes de l’organisation ».
Le porte-parole de la MINUSCA a également évoqué la décision du Conseil de sécurité, le 21 décembre dernier, d’inscrire le chef de l’UPC, Ali Darassa, sur la liste des sanctions. Selon le Conseil, l’UPC que dirige Ali Darassa s’est livrée à de nombreuses atteintes aux droits humains et violations du droit international humanitaire depuis sa création en 2014. « Le Comité 2127 indique aussi que l’UPC d’Ali Darassa a tué, torturé, violé et déplacé des civils, et s’est livrée aussi au trafic d’armes, à des activités de taxation illégales et à une guerre contre les forces de défense et de sécurité de la République centrafricaine ainsi que contre d’autres milices », a déclaré le porte-parole. Il a précisé que le communiqué de presse du comité 2127 souligne qu’Ali Darassa a joué un rôle de premier plan dans la création de la CPC qui a pris les armes pour s’opposer aux élections et a tenté d’entrer à Bangui, en violation des engagements de l’UPC dans le cadre de l’Accord de paix du 6 février 2019.
En ce qui concerne la situation des droits de l’homme, le porte-parole a souligné que la Mission a documenté et confirmé entre le 21 et le 27 décembre, neuf incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté au moins 37 victimes. « La plupart des incidents sont attribuables aux groupes armés signataires de l’accord de paix (6 incidents – 8 victimes) tandis que la majorité des victimes sont quant à elles attribuables aux agents de l’Etat et autres personnels de sécurité (3 incidents – 29 victimes) », a-t-il déclaré, ajoutant, par ailleurs, que 7 incidents de violations graves des droits de l’enfant ont été documentés entre le 17 et le 23 décembre.
Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Zouhair El Kandoussi, a indiqué que « la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire centrafricain demeure relativement calme mais imprévisible avec des incidents enregistrés ». « Cette semaine à Bangui, la situation sécuritaire est restée calme même si la criminalité continue d’être une préoccupation sérieuse dans la ville », a-t-il déclaré faisant le point sur la situation sécuritaire dans le pays. Face à cette situation d’insécurité, « la Force de la MINUSCA intensifie des patrouilles robustes de nuit comme de jour, afin d’anticiper les attaques des groupes armés contre les populations ».
De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le commissaire Serge Ntolo Minko, a fait part du soutien qu’a apporté cette semaine l’UNPOL aux forces de sécurité intérieure centrafricaines (FSI), à Bangui et à l’intérieur du pays. « Le 23 décembre, UNPOL a remis des bâtiments à l’école de Gendarmerie de Kolongo, comprenant 10 cabines de toilettes, financées sur fonds programmatiques de pour 57.957.387 francs CFA. Le 27 décembre, UNPOL a procédé à la remise aux autorités, de l’édifice réhabilité et équipé de l’unité spéciale anti-fraude (USAF) de Bossangoa. Ledit bâtiment a été financé sur fonds programmatiques pour 48.877.142 francs CFA, pour aider à la restauration rapide de l’autorité de l’Etat.», a déclaré le commissaire Ntolo Minko, concluant que ces infrastructures vont aider au renforcement des capacités et au développement des FSI.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cinq victimes revenaient du chantier minier vers Lamy-Pont quand elles ont croisé les Mercenaires russes de la société Wagner dans le village de Sagaini, situé entre la sous-préfecture de « Abba » et la localité de Nguia-Bouar, non loin de la frontière camerounaise. Mais le lendemain, le même acte s’est produit, cette fois-ci dans le village de Haute – Batouri, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi. Deux éleveurs interpellés par les mercenaires russes et torturés, l’un perd sa vie et l’autre gravement blessés.
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Selon le témoignage des victimes rapporté par des témoins qui les ont retrouvés, ce sont tous des jeunes centrafricains travaillant sur des chantiers miniers au village Lamy-Pont, situé à une quarantaine de kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Or, ce lundi 27 décembre 2021, en voulant se rendre à la frontière du Cameroun pour faire écouler leurs produits miniers, ils ont eu le malheur de croiser les mercenaires russes dans le village Sagaini. Après leur interpellation, ils ont été littéralement dépouillés de leur bien. Attachés par des cordes à la méthode Seleka, les cinq jeunes artisans n’avaient aucune chance de s’en sortir. Gravement torturés, trois qui n’ont pas pu supporter ont succombé de leur blessure, tandis que les deux autres, aussi gravement torturés, perdent connaissance. Malgré cela, les mercenaires russes ne s’arrêtent pas là. Ils prennent un couteau et sectionnent pour chacun les tendons des pieds.
Laissés pour morts, les deux survivants ont été retrouvés par trois cultivateurs qui les ont tout de suite reconnus. Mais d’après ces trois cultivateurs, ils ne pouvaient pas les toucher, car les Russes ont la fâcheuse habitude de piéger les corps de leurs victimes avec des grenades. C’est pourquoi ils les ont laissés sur place et rentrer à la maison. Une heure plus tard, les deux survivants ont repris connaissance normalement, et l’un des deux arrive à sectionner les cordes avec ses dents et se libère, puis libère son ami, mais ils n’arrivent pas toujours à marcher à cause de leurs tendons sectionnés. Justement, par un coup de chance, un motard qui venait de « Abba » s’est arrêté à leur niveau, mais ne voudrait pas les transporter à cause des checkpoints des soldats FACA. Ils demandent son téléphone et appellent le service d’urgence d’un centre de santé au Cameroun qui a dépêché une moto qui s’est rendue sur le lieu par une route secondaire. C’est ainsi que les deux victimes ont la vie sauf, tandis que leurs trois compagnons d’artisans ont perdu leur vie comme du jeu après leur torture.
Un fait qui montre à quel point les mercenaires de Wagner considère les noirs comme des bêtes sauvages qu’ils doivent les exterminer.
Le lendemain, vers Haute-Batouri, dans la Nana-Mambéré, deux éleveurs, en provenance du Cameroun avec leurs bœufs, ont été arrêtés par les mercenaires russes de la société Wagner. Torturés sauvagement, l’un arrive à succomber de ses blessures, l’autre gravement blessé et transféré dans un hôpital vers le Cameroun.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – D’après un compatriote centrafricain, la République centrafricaine se trompe de guerre depuis plus de vingt ans…et ça continue. C’est d’ailleurs dans le même sens que Monsieur Paul Doko, sur les réseaux sociaux, avait publié à la veille du Noël sa réflexion intitulée « Délinquance fiscale et enrichissement illicite nous font plus de tort que la guerre ». Vrai ou faux ?
Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021
Si cette réflexion de Monsieur Paul Doko a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui pensent que si beaucoup des centrafricains ignorent que la délinquance fiscale et l’enrichissement illicite nous font plus de tort que la guerre, c’est parce que nos dirigeants ont blindé le cerveau des centrafricains comme quoi « s’il nous manque la route, c’est la faute à la France, problème de l’électricité, c’est la faute à la France, même s’il nous manque le lit, c’est la faute à la France », s’indigne Monsieur Anselme Bade. Mais pour l’ancien ministre Laurent Gomina Pampali, il faut créer une autre atmosphère sociopolitique détendue et favorable au vrai vivre ensemble basé sur des principes de vie clair et généreux :
« Mobilisons-nous au sein de la catégorie consciente de ces facteurs mortifères que l’éducation à l’éthique se fasse à tous les niveaux d’activité et de vie sociale (association, partis politiques, institution publique et privée), et le pays pourrait enregistrer un changement positif et de manière pacifique », a déclaré l’ancien ministre Laurent Gomina Pampali. Une véritable leçon de morale faite à nos dirigeants actuels qui préfèrent s’enrichir
illégalement du dos du peuple centrafricain, en faisant venir toute sorte des parrains mafieux, des trafiquants de drogue dans le pays, tout en pompant abondamment et illégalement des frics dans les caisses de l’État. Au passage, ils ne laissent que des miettes à leurs griots qui font des tapages médiatiques à leur place afin de garantir leur richesse.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour les parents de l’ancien maire de Bambari Didier Wangay, assassiné avec sa famille le 14 décembre 2021 par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera dans sa ferme du village Gallougou, il ne fait aucun doute, l’ombre du ministre Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpée par la cour pénale spéciale pour crime contre l’humanité et crime de guerre, plane sur l’assassinat odieux de l’ancien maire de Bambari.
Hassan Bouba à Bambari, le 24 décembre 2021
D’après eux, cela fait déjà plusieurs années que le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba pointait du doigt l’ex-maire par intérim Didier Wangay d’avoir poussé les habitants de Bambari, particulièrement ceux du quartier Bornou à faire des marches contre lui. Il aurait accusé l’ancien maire d’avoir raconté des histoires à son nom à la Minusca qui avait ouvert une enquête contre lui en 2018. Selon ses propos rapportés par les parents de l’ancien maire, c’est encore ce dernier qui aurait l’indexé dans le massacre de 112 personnes dans le camp des déplacés de l’évêché d’Alindao le 15 novembre 2018 dans lequel deux prêtres catholiques, 44 femmes et 19 mineurs ont été tués. Pour se venger de ces allégations, selon les parents de l’ancien ministre, le ministre Hassan Bouba montait les autorités contre celui-ci pour le discréditer et montrer aux yeux de l’opinion qu’il serait un cadre de la rébellion de l’UPC. C’est ainsi qu’ils pensent que l’ombre du ministre Hassan Bouba plane sur son assassinat.
« Il serait capable de monter ces miliciens Anti-Balaka d’aller tuer l’ancien maire Didier Wangay et balader avec sa tête sur des motos dans des rues de Bambari », témoigne l’un de des cousins de la victime.
Rappelons qu’après l’assassinat de Monsieur Didier Wangay le 14 décembre dernier, les noms du maire actuel de Bambari et celui du préfet de l’Ouaka circulent dans la ville de Bambari comme quoi ils seraient des principaux commanditaires de son assassinat.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les vœux populaires que, nous Centrafricains, nous nous souhaiterons certainement cette dernière semaine de l’année 2021, seront la libération politique du pays, la sécurité, la paix du cœur, la paix sociale et la protection divine. Et l’image qui restera gravée à jamais dans notre mémoire collective est celle d’une année 2021 noire sur tous les plans, vu toutes les négativités socio-politiques hyperboliques avec comme cerise sur le gâteau l’incompréhensible absence des trois (3) principales têtes gouvernantes, le Président illégitime de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, qui ont choisi de passer une bonne partie du mois de décembre à l’extérieur, comme s’il y avait pressentiment d’un danger imminent, alors que le mois de décembre se veut de tradition politique un mois de rattrapage politique à travers quelques actions sociales pour distraire démagogiquement le Peuple.
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Le Président illégitime de la République, Mr TOUADERA a choisi d’aller dans les pays du golfe et en Europe pour vendre ses derniers diamants, dit-on. Certains membres de la mission présidentielles, inquiets, ont instruit familles et parents au cas où ce serait un voyage sans retour. Les réseaux sociaux nous apprendront dans un premier temps, que le Président illégitime TOUADERA a été empêché de quitter Dubaï, et dans un second temps, qu’il a pu quitter Dubaï pour la Turquie. Fake new ou pas, est-il que cette information a suscité une panique générale et induit la traversée du fleuve Oubangui par de nombreuses personnalités politiques qui avaient choisi de s’exiler momentanément à Zongo (RDC) pour précaution sécuritaire. Le Président de l’Assemblée Nationale, sous prétexte d’aller chercher de l’argent à Moscou, y a été pour être formaté en manières de rebondissement politique, dans l’espoir de sauver un pouvoir très chancelant, soutenu par les mercenaires-partenaires de la société Wagner qui s’affichent de plus en plus comme les décideurs politiques à Bangui et qui viennent d’être condamnés politiquement et diplomatiquement par l’Union Européenne-UE. Le Premier Ministre, à la tête d’une forte délégation, part assister à un match quelque part au Portugal, abandonnant le pays entre les mains du sulfureux Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale. Ainsi, la République Centrafricaine qui avait ployé sous tous les précédents régimes politiques, qui s’est écroulée sous le sanguinaire régime de l’auto-proclamé Président NDJOTODIA, avec la coalition seleka en 2012-2013, poursuit à vitesse grand V ce mois de décembre 2021, sa descente amorcée depuis le 30 mars 2016, dans les noires abysses de l’enfer, laquelle descente en enfer prendra bien fin d’une manière ou d’une autre en 2022.
L’année 2021, il faut le reconnaître, a été et restera à jamais une année d’hyperboliques souffrances, affres et exactions, que mêmes celles du dictatorial régime BOKASSA n’ont pas égalé, une année de déshumanisations et de bestialisations qui nous renvoient à la barbarie primaire de l’histoire des hommes, que nous nous faisons l’obligation de rappeler pour et par devoir de mémoire et de conscience :
Le premier, est le cas de Jean Le Baptiste ou Jean Le Baptiseur ou encore Jean Baptiste, le précurseur du Christ JÉSUS, que Hérode Antipas a fait décapiter, sur demande de Salomé, la femme de son frère qu’il a prise pour épouse. ‘’ Selon les évangiles synoptiques, Jean Le Baptiste fustige le mariage d’Hérode Antipas avec la femme de son frère Hérode Philippe…, « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Mc 6,18). En effet, cette union choquait « en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère » (Lv 18,16, Lv 20,21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement. A la demande de la fille d’Hérodiade, Salomé, Antipas le fait jeter en prison puis le fait exécuter’’. Tout chrétien conséquent connait ce fait biblique.
Le second, est la féroce répression que les administratifs coloniaux de l’Oubangui Chari ont fait faire par les troupes coloniales convoyées depuis l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, pour reconquérir le territoire de l’Oubangui Chari, village après village et vallée après vallée, après le soulèvement des Oubanguiens de 1909 à 1911 et la guerre de Kongo Ouara de 1928 à 1931, deux véritables guerres coloniales, demeurées longtemps cachées, à cause des méfaits du portage et du travail forcé, ayant engendré d’in imaginables conséquences, notamment des têtes coupées, empalées, plantées devant les maisons des victimes, des corps démembrés, abandonnés aux vautours, avec interdiction faite aux familles et parents de pleurer et de les enterrer.
Ces deux rappels, parce que les barbares pratiques de ces époques révolues, ont été ces dernières semaines exécutées avec grand zèle dans la Sous-Préfecture de Bambari avec la décapitation de WANGAY Didier, dont la tête a été brandie comme un trophée dans l’enceinte de la gendarmerie devant le Préfet de la Ouaka et le Maire de Bambari, qui voulaient voir cette tête, et dans celle de la base logistiques des mercenaires-partenaires de la société Wagner et, les monstrueux assassinats de son fils handicapé, de AÏCHA KETE et de MAHAMAT ALI BACHAR, pour des raisons politiciennes que la raison ignorera jusqu’à ce que les enquêtes de la justice révèlent les en-dessous qui laisseraient certainement penser à la ‘’pratique de politiquement effacer le tableau’’, acte de destruction et d’élimination politiques qui se constate à chaque fin brutale de régime politique depuis quelques décennies, sous forme d’incendies des immeubles, des archives, d’éliminations physiques pour ne pas laisser des témoins encombrants, tels ont été les cas, en 2003, du complexe rénové de la Primature, de l’aile Est des trois (3) étages du Building Administratif, de la destruction des situations comptables au Trésor Public et de la disparition des recettes hebdomadaires du 18 au 23 mars 2003 et autres…
Nous pouvons affirmer sans fausse honte ou sans risque de récusation, qu’en 2021, le bateau Centrafrique, barré par le capitaine TOUADERA a réellement et effectivement connu le paroxysme du chaos, pour dire mieux, le paroxysme de la barbarie primaire, parce que incapable, pris en otages et prisonnier des mercenaires-partenaires importés qui soutiennent du bout des doigts son fauteuil présidentiel chancelant, il a laissé faire, permettant ainsi à ses protecteurs de se livrer à toutes les prédations pour se rembourser de leurs appuis et soutiens. C’est pour dire que l’année 2021 a été l’année de tous les excès ou hyperbolismes, d’inimaginables, d’inconcevables, d’inadmissibles, d’intolérables et d’abominables barbaries, démissions, dénis dont les plus caractéristiques dépassent tout entendement politique et moral :
Une année de fortes consécration et montée en puissance de la déliquescence, de l’absence de l’Etat, et par voie de conséquence, d’un manque inacceptable des services publics de base ;
Une année d’ivresse bordelique et du paganisme des pouvoirs politiques ;
Une année d’éclatement de l’unité nationale en mosaïques communautaires, faussement et confessionnellement racialisées ;
Une année de dignité très fortement entamée à cause des humiliations, des frustrations, des déshonneurs, des mépris, des chasses aux sorcières permanents, subis par tout le Peuple centrafricain ;
Une année où la Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont refusé de sauver la République contre des milliards de fcfa, bénissant ainsi le hold-up électoral du candidat TOUADERA ;
Une année d’actes fratricides, d’ethnocides, de génocides politiquement bénis par le Président illégitime TOUADERA ;
Une année de tous les deuils dans toutes les familles, même chez les cousins biologiques du Président illégitime TOUADERA qui se sont bien mordus les doigts, en pleurant leurs enfants, non formés ou mal très formés militairement, tués constamment au front, dans sa guerre contre la CPC :
Une année de grandes oppositions des Centrafricains aux Centrafricains politiquement organisées par le Président illégitime TOUADERA qui veut s’accrocher au pouvoir à tout prix ;
Une année d’overdose du banditisme et du terrorisme d’Etat par les requins et la garde présidentielle interposés ;
Une année d’overdose de tueries crapuleuses de masse, d’assassinats politiques ciblés, de pillages en tous genres, de trafics d’organes humains par les mercenaires-partenaires de la société Wagner ;
Une année d’impuissance et d’incapacité du Président de la République, qui, braqué plusieurs fois à son domicile par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, a fini par concussion leur abandonner la perception des recettes des douanes, accroissant ainsi les arriérés de salaires, bourses, pensions, règlements des fournisseurs et absence des fournitures de base.
Enfin, 2021 restera, dans la conscience collective, l’année noire qui semble durer plus de douze (12) mois, à cause de la pénible traversée de la zone de turbulences toua dérades, zone de turbulences que nous avons pressentie et évoquée aux Pionnières et Pionniers du PDCA le 09 juin 2018. Année d’overdoses sur tous les plans, durant la traversée cette zone de turbulences toua dérades, qui finit ainsi la traversée multiséculaire des souffrances voulues par DIEU, pour permettre à ce Peuple Centrafricain de donner un sens à sa vie et vivre désormais dans la vérité, la paix et connaître enfin la gloire et la splendeur divines.
C’est pour dire que 2022 se veut et s’annonce comme une année de libération du Peuple Centrafricain, longtemps opprimé, martyrisé, meurtri, désabusé pour ses richesses naturelles qui ne cessent de faire toutes les convoitises démesurées. Année de libération, mais aussi année de réappropriation de ses pouvoirs naturels qu’il n’a délégués qu’une seule fois en 1993, mais qui ont été souvent usurpés, à travers un dialogue inclusif national, franc, sincère et citoyen, à l’issu duquel ce Peuple Centrafricain doit se voir proposer une vision politique ambitieuse et transformationnelle pour se relever politiquement et se reconstruire économiquement, et oublier ou effacer l’image négative que CAMARA LAYE colle depuis aux Hommes Politiques Africains, surtout francophones :
‘’ Nos Hommes Politiques d’aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de Grands Hommes ? C’est douteux ; ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples et exilent nos cadres, sèment la mort’’ ( dicocitation.com/citation-php-de CAMARA LAYE).
Oui, cette image se colle bien aux Gouvernants Politiques centrafricains qui, depuis 1960, se sont toujours situés au-dessus du Peuple Centrafricain pour servir et se faire servir, et ont rendu néant le pays depuis 2012-2013, lequel pays néant que nous devons maintenant impérativement relever, d’où nécessité de fortes et vigoureuses actions bien ciblées, avec des effets multiplicateurs, à moyens et longs termes, sur fond de totale adhésion et implication, lesquelles actions ciblées s’entendent par des objectifs bien choisis, avec des moyens conséquents tout en limitant les déchets pour des résultats escomptés, parce qu’une reconstruction, après une néantisation telle que celle que nous avons connue, oblige au pragmatisme et au réalisme politiques, à des programmations conséquentes. Donc, un défi à relever qui exclut l’échec, très caractéristique du genre des éducations traditionnelles Ngakola, Soumalé, Gaza, Labi, Ndoyo, Ngaragué, qui préparaient traditionnellement les adolescents à la vie active en toute responsabilité. Pour cela, nous devons avoir, maintenant et désormais, une vision politique ambitieuse et transformationnelle, recourir à la fois aux valeurs traditionnelles positives et aux nouvelles technologies de l’information et de communication-NTIC qui nous permettront de faire des comparaisons à temps réel et apporter à temps réels et utiles les modulations qui s’imposent. Pour réussir cette ambitieuse vision politique transformationnelle, nous devons impérativement comprendre notre chute ou notre néantisation pour mieux nous relever et nous reconstruire, après notre longue et historique descente dans les noires abysses de l’enfer qui a commencé en 1454, pour terminer en cette année 2021, qui finit.
En effet, l’espace géographique, qu’on appelle aujourd’hui République Centrafricaine ou Centrafrique, a été façonné ou modelé durant six (6) siècles et a connu toute une succession de phénomènes destructeurs qui continuent d’impacter très fortement son existence en tant qu’Etat, dit souverain, et compromettre son expansion socio-économique si de radicales corrections ne sont pas apportées ; pour mieux apporter les corrections qui s’imposent, nous devons nous poser les vraies et bonnes questions pour trouver les vraies et bonnes réponses à travers un dialogue national inclusif devenu inévitable, lequel demeure le seul déterminant absolu pour notre survie nationale, lequel nous permettra d’avoir la force politique et morale de nous remettre en cause et de trouver des réponses adéquates aux fondamentales questions, telles,
Y a-t-il encore des causes profondes non encore connues de la néantisation de la République Centrafricaine ?
De quelle manière le vécu de notre histoire politique peu glorieuse pourrait-il continuer d’obérer ou d’impacter très fortement le relèvement politique et la reconstruction économique et une prospérité économique partagée ?
Quel modèle de société et quelle forme de régime politique s’imposeront à nous après tous ces gâchis politiques ayant induit notre néantisation ?
Comment désormais organiser les délégations et la gestion des pouvoirs politiques que va conférer le Peuple Centrafricain, conformément au nouvel ordre constitutionnel et démocratique ?
Comment organiser la redistribution des pouvoirs sociaux et économiques pour une effective symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
Et quelles seraient les ressources indispensables, immédiates ou disponibles ou à se procurer, sans aliéner la souveraineté retrouvée ?
Pour dire encore mieux, l’année 2022 se veut une année d’audace, d’orgueil patriotique, parce qu’il faut oser et réussir à (1) restaurer la sécurité, (2) restaurer l’autorité de l’Etat sur la base de nouvelles légalité et légitimité consensuellement définies, (3) restaurer la paix du cœur et la paix sociale, (4) reconstituer l’unité nationale ou refonder la Nation, en redonnant confiance au Peuple Centrafricain, (5) situer le Peuple Centrafricain au centre de la Politique Nationale, (6) susciter une adhésion collective et participative pour une transformation et une auto-organisation. L’option pour cette ambitieuse et audacieuse vision politique transformationnelle, impliquera inéluctablement une prise en conscience pour une nouvelle mentalité politique par laquelle et dans laquelle chaque Centrafricain doit s’y retrouver et pouvoir regarder désormais frontalement et savoir dire un non licet, s’il le faut et quand il le faut.
Mais, au préalable…, des mea culpa s’imposent parce que le Président illégitime TOUADERA, en toute conscience politique, dans son discours du 63éme anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er Décembre 1958, s’est politiquement accusé et a accusé tous ses prédécesseurs en ces termes : ‘’Nous devons reconnaître qu’au cours de ces 63 années, nous n’avons pas su placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout’’. Petite phrase qui signifie tout et dit tout. Qui pourrait dire mieux que TOUADERA, actuel Président illégitime de la République, que tous nos gouvernants politiques passés ne se sont plus préoccupés que de leurs seuls intérêts personnels et égoïstes que de ceux du Peuple Centrafricain ? Aveu et accusations générationnels et intergénérationnels qui obligent les anciens gouvernants, encore en vie, à faire leur mea culpa et demander sincèrement pardon au Peuple Centrafricain, parce qu’ils n’ont jamais privilégié les intérêts du Peuple Centrafricain, mais au contraire, ils se sont tous mis au-dessus de ce Peuple Centrafricain pour se servir, se faire servir et non le servir. De même, le Monde Intellectuel, la Jeunesse et le Monde des Leaders Politiques et Sociaux centrafricains se doivent de faire leurs mea culpa et demander aussi pardon au Peuple Centrafricain, pour les compromissions pour subsides et existentialisme politiques, pour une certaine préférence extérieure au détriment des préférences nationales avec totale déconnection de nos réalités nationales et locales. C’est ainsi que sans esprit critique, beaucoup d’entre-nous se sont laissés longtemps embobinés par la formule magique et endormante de l’Union Sacrée, par laquelle le Président TOUADERA avait voulu embarquer toutes les Forces Vives de la Nation pour faciliter le déroulement de ses agendas politiques cachés. Ceux qui s’étaient laissés embarqués, avaient balayé de revers de mains les pertinentes critiques et observations émises dès les premières dérives politiques et dictatoriales constatées, pour finir par quitter, tambour battant, le camp toua dérade après avoir obtenu ou non les subsides recherchés, pour se faire opposants politiques de circonstance, démontrant de cette manière, le caractère versatile et/ou opportuniste de l’Homme Politique Centrafricain.
Nous ne devrons pas oublier que c’était certains dits Leaders Politiques, qui en 2010-2012, avaient fait savoir à leurs parrains qu’ils ne voudraient plus composer avec le Président BOZIZE YANGOUVONDA, parce qu’il n’est pas homme de confiance, et ont facilité ainsi l’avènement de la coalition seleka qui a induit la néantisation du pays en 2012-2013. NDJOTODIA Michel, envoyé au feu, malgré lui, pour assurer l’intérim et leur permettre de récupérer les différents fauteuils présidentiels, à la Présidence de la République, à l’Assemblée Nationale et celui de la Primature, par des élections politiquement arrangées, sans balisage politique préconisé par ceux-ci, a pataugé comme le diable dans de l’eau bénite et a fini par rendre le tablier à Ndjaména (Tchad), de manière arrangée par le défunt Président DEBY IDRISS ITNO, après 10 mois de bestialité.
Fait encore plus inconséquent, nous reprochons à nos Chefs d’Etat de vouloir s’accrocher au fauteuil présidentiel, alors que nous-mêmes, nous nous accrochons à nos fauteuils de Présidents du Parti, sans nous soucier de préparer la relève. Combien de Présidents de Partis Politiques ont effectivement et réellement organisé des formations pour leurs Cadres ou ont éduqué politiquement leurs militants ? L’Ecole du Parti est superbement ignorée, parce qu’encore un luxe. Nous négocions les nominations de nos Cadres dans les hautes administrations ou aux postes ministériels contre intéressements personnels au lieu d’exiger d’eux de fortes contributions ou de solides soutiens pour le Parti.
Quant à la Jeunesse Centrafricaine, censée prendre la relève progressivement au cours des 5, 10, 15 et 20 prochaines années, elle est encore plus problématique que les générations finissantes. Son attitude et son comportement sont résumés en ces termes par KOUAME Christ Armand, ‘’ la jeunesse africaine, dans sa majorité, n’aspire pas à construire une société meilleure. Elle aspire à profiter d’un système tordu. Elle court après celui qui distribue le poisson et elle tourne le dos à celui qui veut lui apprendre à pêcher’’. Cette affirmation est le parfait reflet de l’attitude atypique du Jeune Centrafricain, mal éduqué, mal formé, mal informé, maintenu politiquement dans l’ignorance, qui réagit souvent de manière épidermique, intéressée financièrement et sans discernement. Le pouvoir MCU, tout comme les précédents pouvoirs, ont trouvé en la Jeunesse Centrafricaine un terreau de manipulations politiciennes contre de minables billets de 1000 ou 2000 fcfa, pour de gravissimes actes. Le récent gravissime acte de cette Jeunesse, en cette fin d’année 2021, est le drapeau français que 8 Jeunes Centrafricains manipulés ont brûlé, après manifestation devant l’ambassade de la France à Bangui, un acte qui frise une déclaration de guerre, alors que nous ne cessons de tendre la main à la France pour demander des aides financières.
Maintenant et désormais, nous avons l’obligation et nous devons nous faire l’obligation de bousculer tous les tabous, toutes les pratiques et négativités qui ont fait nos faiblesses et ont induit la néantisation de Centrafrique. Nous devons avoir le courage politique et la force morale d’admettre que nous sommes aussi responsables et complices d’une manière ou d’une autre, des souffrances du Peuple Centrafricain. Si toute la classe politique a failli, cela signifie que nous avons tous failli, selon le principe de collégialité qui fait la force de la discipline militaire ou des éducations traditionnelles, selon lequel quand un seul membre du groupe commet une faute, c’est tout le groupe qui est tenu pour responsable. Donc, sans fausse honte, nous devons aussi nous considérer comme responsables, complices passifs et/ou actifs de la misère du Peuple Centrafricain, parce que nous n’avons pas assez eu le courage de dire la vérité qu’il faut et au moment qu’il faut, parce que nous avons choisi de caresser dans le sens des poils pour questions d’intérêts personnels égoïstes, parce que nous avons privilégié des querelles de personnes aux débats d’idées, de querelles générationnelles inutiles ou encore, parce que nous n’avons pas le courage de poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes réponses, et encore, parce que nous avons choisi d’avoir des maîtres de conscience quelque part, nous déconnectant de nos réalités nationales et locales en prétendus intellectuels civilisés, et regardant les autres d’en haut, parce que titulaires de diplômes universitaires ; pour nous, les diplômes d’études générales universitaires sont les seules références de réussite sociale, alors que ces diplômes doivent ou devraient nous permettre de nous orienter vers des formations scientifiques, techniques et professionnelles, sans lesquelles tout développement ne serait que pure illusion.
‘’ En Afrique francophone, le diplôme n’est pas un moyen vers une fin, mais plutôt la fin en soi. Il ne permet pas d’atteindre un but, il est carrément le but’’,
‘’ …l’école occidentale n’est pas un péché comme l’affirme SHEKAU, mais elle une construction d’idées largement déconnectées de nos problèmes d’Afrique’’, dixit MOHAMED KONARE.
Ces quelques observations crues hérisseront certainement des poils, feront rougir certainement des yeux, j’en suis conscient, mais hélas…, nous devons désormais nous regarder frontalement, et nous dire telles quelles toutes les vérités ou telle quelle toute la vérité. Maintenant et désormais, nous, des Forces Vives de la Nation, censés être des meneurs d’hommes, après les 63 ans du vécu de notre histoire politique très peu glorieuse, devons savoir nous faire plus résilients, nous réconcilier avec nous-mêmes et avec tous les autres Compatriotes, parce que notre survie, en tant que Nation, au sein du concert des Nations, nous oblige à ré créer une société centrafricaine, plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire nous devons désormais oser, mais oser pour réussir ; un oser qui se veut comme un défi, parce que nous devons réussir à nous relever politiquement et à nous reconstruire socialement et économiquement. Comme disait un Sage Africain, ‘’ il faut tomber pour comprendre l’importance de ce qu’est se relever’’. S’agissant de nous Centrafricains, nous sommes tombés sur nos têtes, c’est-à-dire nous n’avons pas simplement chuté, ni connu un affaissement économique, mais nous sommes néants ou néantis. Et il nous faut des sacrifices pour nous relever et nous reconstruire.
Merci et Sincères considérations, avec tous mes vœux les meilleurs pour le Nouvel An 2022
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins cinq personnes ont été blessées mardi dans une attaque des hommes armés, identifiés formellement par la population comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le nord-ouest de la République centrafricaine, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée.
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Selon nos informations, l’attaque avait eu lieu mardi 28 décembre 2021 aux environs de 4 heures du matin dans le village Bezéré, une localité située à environ une vingtaine de kilomètres de Bocaranga.
D’après Monsieur Claude Mbaya, un habitant de Bezéré contacté par CNC, les éléments rebelles de 3R ont lancé l’attaque contre leur village aux environs de quatre heures du matin. Ils ont commis des dégâts importants, et blessant un Soldat FACA qui avaient été transférés dans un hôpital à Bocaranga. On signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants.
Quelques heures plutôt, vers 1 heure du matin, à la frontière avec le Cameroun, une attaque de représailles menée par les éleveurs peuls a coûté la vie à deux personnes, toutes habitantes du village Mbinayi, dans la localité de Ngaoundaye, situé à 70 kilomètres au nord – ouest de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé.
Rappelons que les préfectures de Lim-Pendé, de l’ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré sont en proie à de violents combats entre des rebelles, particulièrement ceux du mouvement 3aR, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a pris acte de la reprise économique lente et modérée de la croissance économique sous-régionale en 2021, après la récession enregistrée l’année dernière du fait de la pandémie de la COVID-19.
Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Selon un communiqué publié ce mardi après une session par visioconférence le 20 décembre, les prévisions de la BEAC, siégeant à Yaoundé, tablent sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 1,9% en 2021 et de 3,7% en 2022, porté principalement par un rebond de l’activité non pétrolière, contre -1,7% en 2020.
De même, les six Etats membres de la BEAC (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) devraient connaître un repli des pressions inflationnistes à 1,7% en 2021, contre 2,6% un an plus tôt, avant une remontée à 2,2% en 2022 du fait de la pression de l’inflation importée.
Quant à la masse monétaire, la BEAC indique qu’elle croîtrait de 12,6% en 2021 et de 11,2% en 2022, contre 11,1% douze mois plus tôt, les avoirs extérieurs nets chutant pour leur part de 34,7% après -31,3% en 2020.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon une disposition prise par l’état-major de l’armée nationale depuis 2019, et ce, jusqu’à nouvel ordre, toutes les femmes militaires, plus précisément celles qui viennent de sortir de formation initiale communément appelée « les Préfates », ne devraient pas être détachées systématiquement sur le théâtre de l’opération à l’intérieur du pays. Les raisons évoquées, éviter leur agression sexuelle par les Mercenaires russes de la société Wagner. Mais en réalité, l’état-major connaît l’ampleur du problème, mais il n’a rien fait pour le résoudre ou informer le public. Ces femmes soldats, de même que leurs collègues masculins, continuent d’être terrifiées, et les dégâts sont énormes.
Bouar-bloque/les-nouveaux-soldats-lors-de-leur-sortie-a-Bouar-au-nord-ouest-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-43759″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats formés par les instructeurs européens à Bouar, au nord-ouest de la rca. Photo CNC
Selon l’état-major de l’armée centrafricaine, deux femmes soldats sur trois, nouvellement sorties de formation, sont victimes d’agression sexuelle pendant leur détachement dans les villes de province, principalement causée par les mercenaires russes, de même que leurs collègues masculins qui ne sont toujours pas épargnés. Le cas récent, c’est celui de koui, de Mbéréwock, de Mann et de Bang, où ces femmes soldats, une fois détachées dans ces localités, sont recherchées par les mercenaires de Wagner pour être violées. Mais comme leurs chefs les ont mis en garde avant leur départ, elles sont obligées de dormir chaque nuit hors de leur base. À koui, elles sont toujours à côté de leur colonel même pour dormir. Chez leurs collègues masculins, ils sont laissés à leur triste sort. Selon eux, quand les mercenaires russes sont arrivés dans leur base, ils ramènent parfois avec eux leur alcool, des drogues, etc.. Mais une fois consommés, ils commencent à les pousser à sucer leur sexe, ou de coucher avec eux.
« S’ils commencent à dire FOKA FOKA, il est temps de partir. Ils veulent dire qu’on fasse de rapport sexuel entre hommes. Si tu tardes sur place, ils vont te forcer à sucer leur sexe, parfois te violer sexuellement », racontent les soldats FACA détachés dans le Nord-ouest.
D’après eux, c’est un phénomène bien connu de l’état-major, mais comme les Russes prennent en otage l’armée nationale, ils ne peuvent rien faire.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La libération surprise du ministre de l’Elevage Hassan Bouba Ali le 26 novembre, une semaine après son arrestation très médiatisée pour crime contre l’humanité, relance le débat sur les difficultés du pays à exécuter ses mandats d’arrêt et à fonctionner sans entrave.
rca-la-cour-penale-speciale-passe-a-la-vitesse-superieure-avec-21-suspects-sous-les-verrous/les-magistrats-de-la-cour-penale-speciale-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-38415″ data-wpel-link=”internal”>Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Alain Tolmo, substitut du procureur de la Cour pénale spéciale (CPS), avait pourtant porté un message de confiance le 8 septembre dernier en affirmant que les premiers procès de la CPS pour la Centrafrique s’ouvriraient avant la fin de l’année : « Il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanité. C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler ».
L’affaire « Bouba Ali » est représentative des difficultés auxquelles la Cour pénale spéciale est confrontée en Centrafrique. Arrêté dans son bureau ministériel le 19 novembre puis inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPS, l’ancien numéro 2 du groupe rebelle UPC, encourait la réclusion à perpétuité. Exfiltré de la prison du Camp de Roux par des gendarmes centrafricains le 26 novembre sur ordre des autorités locales et en dehors de toute décision judiciaire, le ministre de l’Elevage avait pu regagner son domicile en dépit du mandat de dépôt émis par la CPS. Plus tôt dans la journée, l’unité chargée de l’extraire de la maison d’arrêt pour le présenter aux juges d’instruction avait été empêchée d’accéder au site. La CPS a ensuite connu l’ultime humiliation lorsque le président Faustin-Archange Touadera a décoré Hassan Bouba Ali de l’Ordre National du Mérite.
La Cour pénale spéciale est une juridiction mixte composée de magistrats centrafricains et internationaux. Créée en 2015, elle est chargée de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides perpétrés en rca depuis 2003. Le substitut du procureur Alain Tolmo, résume ainsi la vocation de la CPS : « Il faut que nous assimilions calmement, fermement et sereinement vers les procès emblématiques. Voilà le travail de la Cour pénale spéciale et cela contribue à amener la paix dans ce pays qui est meurtri ». Selon l’ONG américaine Amnesty international, des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont toujours en liberté en Centrafrique.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ces 15 combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont 12 miliciens Anti-Balaka et 3 du mouvement 3R, se sont rendus, la semaine dernière, volontairement aux autorités militaires de la Nana-Mambéré. L’objectif, intégrer le processus du DDRR lancé par les autorités il y a quatre ans, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
D’après ces mêmes sources, c’était le mercredi 22 décembre dernier que les 15 rebelles, qui affirment appartenir à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sont sortis de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.
« Ces ex-combattants rebelles, dont 12 ex-miliciens Anti-Balaka et 3 ex du mouvement 3R (Retour, réclamation, Réhabilitation),sont sortis vers le village Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré », a indiqué un élément des forces de sécurité intérieure détaché à Bouar.
Parmi ces rebelles désarmés à Bakari, figure un vieux papa, conseiller au sein du mouvement 3R et son garde du corps ainsi qu’un capitaine rebelle, frère de l’ancien coordonnateur de 3R qui vit actuellement à Bangui.
Ces ex-combattants ont été transférés dans la capitale depuis la semaine dernière, selon l’état-major du Nord-ouest.