Bria : L’ex-général Anti-Balaka Thierry-François Binga, connu sous le nom de Bokassa est mort!
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L’ex-général Bokassa lors de la réunion de la reconciliation à la Mairie de Bria en 2020
L’ex-général autoproclamé milicien Thierry-François Binga, également connu sous le nom de Bokassa, un criminel anti-Balaka redouté, est décédé la semaine dernière à Bria.
La mort de l’ancien général anti-balaka Thierry-François Binga, plus connu sous le nom de Bokassa, a suscité des réactions contrastées à travers toute la Haute-Kotto. Après des années de terreur et de violence, sa disparition marque la fin d’un chapitre sombre de l’histoire de la République centrafricaine.
Comme les gens ont l’habitude de le dire, « il y’a un début à toute chose, et il y’a également une fin à toute chose », et les hommes en font partie. C’est ce qui est arrivé à monsieur Thierry-François Binga, connu sous le nom de Bokassa, un criminel sans pitié qui a autant souffert la population de la Haute-Kotto lors de la crise qui a secoué le pays entre 2013 et 2016, en enterrant même parfois ses victimes vivantes. Pourtant, le mois dernier, sur l’initiative de la Minusca et du Préfet de la Haute-Kotto, une rencontre de la paix avait été organisée à Irabanda, et l’ex-général Thierry-François a affirmé avoir déposé les armes depuis le 30 juillet 2021, et qu’il est désormais pour la paix. Malgré sa récente déclaration, Dieu a décidé autrement.
Tombé malade dans son village de Mbama, situé à environ 35 kilomètres de Bria sur la route d’Irabanda, l’ex-autoproclamé général Bokassa a été transféré à l’hôpital district de Bria. C’est finalement dans cet hôpital qu’il a laissé sa vie. C’est la fin d’une longue carrière d’un délinquant criminel.
Malgré les atrocités qu’il a commises pendant la crise qui a secoué le pays entre 2013 et 2016, certains expriment une certaine empathie à son égard, tandis que d’autres célèbrent sa disparition comme une victoire pour la justice divine et la paix.
Dans la préfecture de la Haute-Kotto, où Bokassa a fait des ravages pendant des années, les réactions à sa mort sont mitigées. Certains habitants se souviennent encore des horreurs qu’ils ont endurées sous son règne, tandis que d’autres soulignent qu’il était autrefois l’un d’entre eux avant de sombrer dans la violence et la cruauté.
« J’ai perdu ma fille à cause de lui », se lamente Marie, une habitante de Bria. « Elle avait à peine 19 ans quand ses hommes l’ont arrachée chez moi et ils ne l’ont emmenée. Je ne l’ai jamais revue. Sa mort ne ramènera pas ma fille, mais cela me soulage de savoir qu’il ne peut plus faire de mal à personne ».
D’autres, cependant, choisissent de se souvenir des aspects les plus positifs de la vie de Bokassa avant qu’il ne devienne un seigneur de guerre. « C’était un homme respectueux dans notre village», explique Pierre, un ancien voisin de Bokassa à Mbama. « Il aidait les gens, soutenait les familles dans le besoin. Ce n’est qu’après la guerre qu’il a changé ».
Pourtant, même ceux qui cherchent à comprendre les circonstances qui ont conduit Bokassa sur la voie de la violence ne peuvent ignorer le traumatisme qu’il a infligé à tant de personnes. Ses victimes témoignent des horreurs qu’elles ont endurées de ses mains.
« Il nous a forcés à regarder nos proches enterrer vivants », raconte Jean, un survivant de la violence d’il y a des années. « Il riait en le faisant, comme s’il prenait plaisir à notre douleur. »
« J’ai perdu toute ma famille à cause de lui », ajoute Solange, une autre victime. « Je n’ai plus personne à qui parler, plus personne pour me soutenir. Sa mort apporte un peu de justice, mais elle ne guérira jamais les blessures qu’il a causées ».
Pourtant, Bokassa n’est pas le seul criminel de la Haute-Kotto. Le cas de l’ex-autoproclamé général Ousta est régulièrement cité. Cet homme, encore vivant, circule en toute impunité dans la capitale Bangui sans s’inquiéter d’une quelconque conséquence, parce qu’il conjugue actuellement avec le pouvoir en place via ses frères Djoubaye Abazène, Guismala Amza et Djono Ahaba qui sont au gouvernement.
Malgré la mort de Bokassa, certains craignent que d’autres criminels de guerre continuent de semer la terreur en toute impunité.
L’exemple du général autoproclamé Ousta, du FPRC, est cité comme preuve que la justice n’est pas toujours rendue dans ce pays.
« Nous devons rester vigilants », exhorte Mariam, une militante des droits de l’homme. « La mort de Bokassa ne signifie pas que notre combat est terminé. Tant qu’il y aura des criminels en liberté, nos communautés resteront en danger ».
La mort de Bocassa marque la fin d’une époque, mais la lutte pour la justice continue.
Par Moïse Banafio
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![Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires Wagner, aux FACA et à la coalition UPC-LRA Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA). Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou. Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives. Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne. Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement. Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés : L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif. Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé. Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner. Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité. La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou. Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions. Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination. Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou. L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou. Par Anselme Mbata Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/capture-decran-de-la-video-des-soldats-FACA-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme-218x150.jpg)
