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la mise à la retraite de deux officiers magistrats  : une confusion administrative monumentale

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la mise à la retraite de deux officiers magistrats  : une confusion administrative monumentale

 

Centrafrique.org/charlatanisme-sorcellerie-et-autres-affaires-les-enjeux-de-la-prochaine-session-criminelle-en-decembre/le-magistrat-jacques-wakara/” rel=”attachment wp-att-70822″ data-wpel-link=”internal”>Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour
Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Le décret présidentiel du 15 mars 2024 mettant à la retraite des officiers de l’armée centrafricaine continue de faire débat.

 

La décision présidentielle du 15 mars 2024, annonçant la mise à la retraite des officiers des Forces armées centrafricaines ayant atteint la limite d’âge de leur grade, continue de susciter du débat. Cependant, ce qui a intensifié les controverses, c’est l’inclusion de deux officiers magistrats dans cette mesure présidentielle. Ces deux professionnels, capitaine Yetinzapa et lieutenant Djialla Yves, après avoir été incorporés dans l’armée nationale, ont suivi une formation à l’école nationale de la magistrature de Bangui, . Suite à leur formation, ils ont exercé dans la magistrature et occupent des postes importants au sein du système judiciaire du pays depuis plusieurs années.

Cependant, à la grande surprise de tout le monde, ils ont été cités dans le décret présidentiel plaçant certains officiers à la retraite.  Par conséquent, leur mise à la retraite de l’armée a soulevé des questions quant à la cohérence et à la légalité de cette décision.

 

Les Centrafricains s’inquiètent de l’existence de deux fonctions publiques distinctes dans le pays. Si les magistrats Yetinzapa et Djialla Yves sont également soumis aux règles de retraite militaire, devraient-ils également être concernés par les mêmes dispositions dans le secteur judiciaire ? Cette interrogation révèle une lacune dans la clarification des statuts professionnels et des réglementations gouvernementales, ce qui laisse place à une confusion administrative généralisée.

 

Par ailleurs, la question des salaires perçus par ces magistrats-officiers suscite également des débats. Si, en tant qu’officiers militaires, ils perçoivent une solde militaire, sont-ils également rémunérés en tant que magistrats ? Cette dualité des revenus, si elle existe, soulève des inquiétudes quant à l’équité et à la transparence du système de rémunération du secteur public. Les citoyens du pays de Boganda exigent des éclaircissements sur cette éventuelle double salaires, espérant une réponse du gouvernement pour dissiper tout soupçon de favoritisme ou de corruption.

 

Les deux magistrats concernés occupent des postes importants dans le système judiciaire. L’un d’eux est le deuxième substitut du commissaire du gouvernement à Bangui, tandis que l’autre travaille au tribunal militaire permanent de Bouar. Leur expérience et leur expertise dans le domaine de la justice laissent planer le doute sur la pertinence de leur retraite anticipée. De nombreux observateurs estiment que la contribution de ces professionnels à l’administration de la justice aurait pu être élargie, ce qui aurait profité à l’ensemble du système judiciaire.

 

Face à ces préoccupations croissantes, les autorités centrafricaines sont invitées à clarifier la légalité et la justification de la mise à la retraite de ces deux magistrats. Des explications transparentes sont nécessaires pour rétablir la confiance du public dans l’intégrité du gouvernement et dans la gestion de la fonction publique. La résolution de cette confusion administrative assurera une transition en douceur vers une administration publique plus claire et plus efficace.

 

Le départ à la retraite de deux magistrats soulève des questions sur la cohérence et la transparence de l’administration publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les portes de TELECEL-Centrafrique  fermées à nouveau par la justice.

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Les portes de TELECEL-Centrafrique  fermées à nouveau par la justice

 

siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 Dans une nouvelle tournure surprenante ce lundi 25 mars, dans la matinée, les portes de la direction générale de la société de la téléphonie mobile TELECEL Centrafrique ont été à nouveau scellées par une décision judiciaire, suscitant de nombreuses inquiétudes et débats.

 

Dans les rues animées de Bangui, la fermeture inattendue du siège actuel de TELECEL Centrafrique, en raison d’une décision judiciaire, a provoqué une onde de choc dans la capitale Bangui et dans le secteur des télécommunications. Au cœur de cette controverse se trouve un différend financier complexe impliquant l’immeuble même que TELECEL Centrafrique occupe pour sa direction générale, précédemment loué et plus tard accepté d’être acheté.

“Bannière annonçant la fermeture judiciaire d’un immeuble par Maître Jean Paul Togo, affichée sur une façade à fenêtres grillagées.” Description
les portes closes de la Télécel Centrafrique ce lundi 25 mars 2025. CopyrightfCNC

 

Un employé anonyme a partagé leur réaction immédiate, déclarant :

. Ce témoignage souligne la nature abrupte de la fermeture et l’impact direct sur la main-d’œuvre de TELECEL Centrafrique, qui fait maintenant face à l’incertitude quant à son avenir professionnel.

 

La discorde financière provient d’un paiement incomplet pour l’achat de  l’immeuble. « Cela fait un moment que TELESEL n’a pas effectué de paiement pour la somme convenue », a révélé une personne familière avec le dossier. La décision des héritiers de M. Perrière d’intenter une action en justice après une longue inaction de TELECEL Centrafrique a conduit à la mesure dramatique de fermeture du site opérationnel de l’entreprise.

 

Cet épisode soulève des questions cruciales sur la gestion financière et les obligations contractuelles au sein des entreprises en République centrafricaine. Il met en lumière le sort des employés, qui sont souvent les victimes involontaires de tels différends financiers.

 

« La fermeture n’affecte pas seulement le désaccord financier immédiat. Cela a des implications plus larges pour le paysage des télécommunications dans le pays », a noté un analyste économique local, qui a requis l’anonymat. « TELESEL était un acteur important sur le marché. Son absence soudaine pourrait perturber les services, réduire la concurrence et potentiellement avoir un impact sur les prix à la consommation et la qualité des services. Espérant que la fermeture des portes de la Télécel ne va pas durer plus de deux jours ».

 

En revisitant ce récit en mettant l’accent sur l’importance de l’immeuble actuel pour les opérations de TELESEL et l’intervention judiciaire qui en a résulté, cette analyse met en lumière les couches complexes de la mauvaise gestion financière et le besoin crucial de respecter les engagements contractuels. Cette situation nous rappelle brutalement l’importance d’une saine gestion financière et les effets considérables des litiges juridiques sur les employés, les consommateurs et le paysage économique en général.

 

 

Par Fortuné  Boberang

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Après avoir longtemps nié, Josué Richard Pouambi, Président du HCC,  avoue son appartenance au MCU

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Après avoir longtemps nié, Josué Richard Pouambi, Président du HCC,  avoue son appartenance au MCU

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 L’indépendance des médias dépend de celle de leurs régulateurs. La confession bien que tardive  de Josué  -Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de la Communication en République centrafricaine  remet profondément en question ce principe.

 

La neutralité compromise de la HCC depuis des années

 

Josué -Richard Pouambi, à la tête du Haut conseil de la Communication en RCA HCC) depuis 10 ans, s’est longtemps présenté comme un gardien de l’éthique des médias. Pourtant, son appartenance au MCU, parti au pouvoir, révèle une réalité troublante : le HCC ne peut prétendre à une impartialité totale.

 

            Conflit           d’intérêts évident :

 

La confession tardive de Pouambi révèle un conflit d’intérêts flagrant depuis des années. Comment assurer l’objectivité des décisions de la HCC alors que son président fait preuve d’une telle proximité avec le gouvernement ?

 

Un coup porté depuis 10 ans à l’indépendance des médias

 

L’affiliation politique de Pouambi au MCU jette une ombre sur la crédibilité du HCC. Ses actions, même celles visant à lutter contre les contenus haineux, peuvent désormais être considérées comme des tentatives de faire taire les voix critiques à l’égard du gouvernement.

 

            Une    institution sous influence :

 

Cette révélation affaiblit la position de la HCC en tant qu’entité de régulation neutre et ébranle la confiance dans sa capacité à protéger une presse libre et indépendante.

 

Les actions du HCC : entre pédagogie et contrôle

 

Le HCC a en effet pris des mesures contre les discours de haine et a offert des formations aux journalistes. Mais cette façade éducative cache-t-elle depuis des années une volonté d’aligner les médias sur les intérêts du gouvernement ?

 

  • La formation comme outil de conformité ? :

 

L’accent mis par Pouambi sur la formation trahit une tentative possible de façonner le paysage médiatique selon une ligne éditoriale favorable au gouvernement.

 

Une façade de liberté de la presse

 

Malgré les revendications de Pouambi sur la liberté de la presse, l’indépendance et la liberté d’expression en République centrafricaine restent menacées. La proximité de la HCC avec le pouvoir central suscite de vives inquiétudes quant à la véritable ouverture du débat public.

 

            La       liberté de la presse en danger :

 

La critique ouverte du lien entre le président de la HCC et le parti au pouvoir met en évidence la fragilité de la liberté de la presse dans un contexte de contrôle accru de l’État.

 

L’appartenance de Josué -Richard Pouambi au parti au pouvoir remet en cause l’intégrité du HCC et, par extension, l’indépendance des médias centrafricains. Un appel urgent à revoir les pratiques et à redéfinir les normes régissant les institutions de régulation afin de préserver le pilier démocratique de la liberté de la presse.

 

Par Alain Nzilo

 

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Mystère et crime : deux morts suspectes secouent la ville frontalière de Cantonnier

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Mystère et crime : deux morts suspectes secouent la ville frontalière de Cantonnier

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Deux morts mystérieuses ont secoué la paisible ville frontalière de Cantonnier, en République centrafricaine. Le 24 mars 2024, la découverte macabre d’un corps sans vie a secoué la population locale, soulevant des questions sur la sécurité dans cette région frontalière.

 

Dimanche 24 mars 2024, vers 14 heures, un corps sans vie a été retrouvé sur un petit chemin piétonnier dans le quartier de Gbasson à Cantonnier, une ville située au nord-est de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. Le cadavre, identifié comme étant celui d’Emmanuel Ngaka, un agriculteur de 40 ans et père de deux enfants, a été découvert à seulement 65 mètres de la résidence de son frère, Ferdinand Gbékéndé.

 

L’enquête préliminaire suggère qu’un acte criminel pourrait avoir été commis, car un couteau et une torche ont été retrouvés près du corps. La police de Béloko, a immédiatement ouvert une enquête pour découvrir les circonstances exactes de cette mort tragique.

 

 « Emmanuel était un homme paisible, toujours occupé à travailler dans ses champs. Je n’arrive pas à croire qu’il ait été victime d’un crime aussi odieux. », regrette Patricia, un voisin de la victime, avant d’ajouter : « Le quartier de Gbasson est généralement calme. Cette mort inexplicable nous laisse tous perplexes et inquiets pour notre sécurité ».

 

Cantonnier, autrefois une ville paisible, est aujourd’hui en proie à la peur et à l’incertitude. En effet, cette tragédie survient à un moment où la criminalité transfrontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun est en hausse.

 

Au cours de la même semaine, un autre incident macabre a choqué la communauté. Le cadavre mutilé d’un homme a été retrouvé derrière un terrain de football local par une jeune fille à la recherche de champignons. Les agresseurs sont allés jusqu’à enlever les organes génitaux de la victime, ajoutant une dimension encore plus sinistre à cet acte odieux.

 

 « La présence de criminels opérant de part et d’autre de la frontière entre la RCA et le Cameroun est devenue un fléau pour notre communauté. Nous exhortons les autorités à renforcer la sécurité dans le secteur», déclare Joseph, qui ajoute : « Nous vivons dans la peur constante. Personne ne sait qui sera la prochaine victime de ces actes barbares. Justice doit être rendue pour que nous retrouvions la paix ».

 

Malgré les efforts déployés par les forces de l’ordre pour endiguer cette vague de violence, les habitants de Cantonnier restent profondément troublés par ces événements tragiques. La nécessité d’une action concertée entre les autorités locales et nationales pour assurer la sécurité des citoyens est devenue plus urgente que jamais.

 

Les récents décès suspects à Cantonnier soulèvent de vives inquiétudes quant à la sécurité dans cette région frontalière. Alors que les enquêtes se poursuivent, la communauté locale appelle à des mesures urgentes pour mettre fin à cette vague de violence et rétablir un sentiment de sécurité. Les autorités sont instamment priées de prendre des mesures décisives pour assurer la protection des citoyens et veiller à ce que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Centrafrique : Spectaculaire accident de camion de la MINUSCA à Obo

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Spectaculaire accident de camion de la Minusca à Obo

 

Centrafrique.org/le-camion-citerne-de-la-minusca-dob-accidente-filme-par-un-temoin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/le-camion-citerne-de-la-Minusca-dOb-accidente-filme-par-un-temoin-417×450.jpg” alt=”Le camion citerne d’eau de la Minusca d’Obo accidenté, filmé par un témoin” width=”417″ height=”450″ />
Le camion citerne de la Minusca d’Obo accidenté, filmé par un témoin

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Un accident dramatique impliquant un camion-citerne de la MINUSCA a secoué la ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou,  dimanche dernier.

 

Dimanche matin, un camion-citerne destiné à fournir de l’eau à la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) s’est dirigé vers une source construite par un missionnaire nommé Dan, à la station AIM, derrière l’aérodrome d’Obo. Cette eau, indispensable à la vie quotidienne de la mission, était régulièrement puisée sans incident.

 

Tout semblait routinier jusqu’à la semaine dernière. Le camion, après avoir chargé de l’eau sans problème le matin, était sur le chemin du retour pour un autre remplissage en fin d’après-midi. Mais alors qu’il remplissait le citerne et s’approchait au retour de la tombe du père Dan, le créateur de la source vitale, le scénario a basculé vers la tragédie.

 

L’accident s’est produit avec une brutalité inattendue. Le conducteur, du nom de Gbaya Michel,  et son assistant, du nom d’Alain alias Alino, coincés dans la cabine, ont vécu des moments de détresse. L’assistant a réussi à s’échapper rapidement, mais le conducteur a été grièvement blessé, immobilisé par le volant.

 

La scène de l’accident a été marquée par l’urgence des efforts pour sauver le conducteur. « L’opération de sauvetage a été intense. Tout le monde essayait de faire de son mieux, mais le conducteur était sérieusement pris au piège », rapporte un témoin sur les lieux interrogé par la rédaction du CNC.

 

Après d’intenses efforts, le conducteur a été libéré et transporté à l’hôpital dans un état critique. L’incertitude planait sur son sort lorsqu’un avion, spécialement en provenance de Bangui, l’a emmené, laissant derrière lui une communauté en état de choc, à la recherche de réponses.

 

L’accident met en lumière les risques quotidiens encourus par les membres des missions humanitaires dans les zones isolées. L’itinéraire habituel du camion-citerne, symbole du lien vital entre la source d’eau et la mission, s’est transformé en tragédie, mettant en lumière la précarité de la vie dans ces régions reculées.

 

Il convient de rappeler que le drame a brusquement interrompu la routine d’Obo, révélant les défis et les dangers de l’approvisionnement en eau dans des conditions précaires.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La chaleur à Birao pendant le Ramadan : un défi pour les fidèles musulmans locaux

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La chaleur à Birao pendant le Ramadan : un défi pour les fidèles musulmans locaux

 

Centrafrique.org/defaillance-et-desertion-le-tableau-inquietant-de-ladministration-publique-a-birao/batiment-de-la-prefecture-de-la-vakaga-birao/” rel=”attachment wp-att-72721″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Batiment-de-la-prefecture-de-la-Vakaga-Birao-450×306.jpg” alt=”Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao” width=”450″ height=”306″ />
Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 À Birao, la capitale de la préfecture de la Vakaga, les musulmans endurent une chaleur étouffante pendant le mois sacré du Ramadan.

 

À Birao, une ville située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, les musulmans sont confrontés à un défi supplémentaire pendant le mois sacré du Ramadan. Alors que le reste du pays bénéficie de températures plus clémentes en raison de pluies intermittentes, Birao reste sous l’emprise d’une vague de chaleur persistante. Les prévisions météorologiques prévoient des températures allant jusqu’à 41 degrés Celsius dans l’après-midi, ce qui rend le jeûne encore plus difficile pour la communauté musulmane locale.

 

Les habitants de Birao, en particulier les musulmans, sont confrontés à des conditions météorologiques extrêmes pendant le Ramadan. Ousman, également connu sous le nom de Gambor, explique comment lui et sa famille font face à cette chaleur étouffante :

« Nous arrosons le sol et ajoutons du sable pour créer une surface humide sous le hangar, ce qui permet de soulager la chaleur étouffante. » Malgré ces efforts, la chaleur incessante pèse lourdement sur la population locale. Certains fidèles musulmans, épuisés par les fortes chaleurs, envisagent même de rompre leur jeûne.

 

Cependant, l’imam Moussa Daoud de la mosquée centrale de Birao rappelle à la communauté les enseignements de l’islam concernant le jeûne pendant le Ramadan.

« Bien que la chaleur soit difficile, un bon musulman doit persévérer dans son jeûne », dit-il. Il souligne l’importance de suivre les directives du Coran, qui encouragent les croyants à jeûner pendant le mois sacré. Moussa Daoud rappelle également aux fidèles musulmans qu’en cas de maladie, ils doivent consulter un imam avant de rompre leur jeûne. Rompre le jeûne sans permission peut avoir de graves conséquences en vertu de la loi islamique, avec une période de jeûne prolongée en guise de pénitence.

 

Cette année, le ramadan en République centrafricaine a commencé le 11 mars et se poursuivra pendant un mois. Pour les musulmans, cela signifie s’abstenir de nourriture et d’eau de l’aube au coucher du soleil, dans des conditions météorologiques déjà difficiles à Birao. Malgré les difficultés, la communauté musulmane locale reste déterminée à respecter les principes de sa foi et à observer le Ramadan avec dévotion.

 

Malgré la chaleur intense, les musulmans de Birao continuent de jeûner avec dévotion et détermination pendant le Ramadan.

 

Dans cette ville du nord-est de la République centrafricaine, la chaleur torride n’ébranle pas la foi des fidèles musulmans. Malgré des conditions météorologiques extrêmes, ils continuent de jeûner avec détermination et persévérance, honorant les enseignements de l’islam.

 

Par Moïse Banafio

 

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Entre explosions à Tessé et attentat en Russie : la condoléances  de Touadera à Poutine  crée polémique

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Entre explosions à Tessé et attentat en Russie : la condoléances  de Touadera à Poutine  crée polémique

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-son-homologue-russe-Poutine-lors-dune-audience-a-Moscou-450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)

 Lorsque la solidarité internationale éclipse la détresse nationale, le contraste entre la compassion distante et le silence local devient frappant.

 

Explosion à Tessé, plusieurs morts

 

Mercredi 20 mars 2024, une tragédie a frappé la population de Tessé avec une explosion dévastatrice sur le site de l’usine de Palme d’Or, à 120 kilomètres de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Cet événement a causé la mort de trois personnes et en a blessé une vingtaine d’autres, soulevant une vague de détresse et d’incompréhension parmi les habitants.

 

Attentat en Russie et la lettre de condoléances :

 

Dans un communiqué publié le 23 mars 2024 par la présidence centrafricaine, l’attention des autorités centrafricaines est attirée plutôt sur un autre événement : un attentat terroriste à Moscou qui a fait des dizaines de morts. La lettre adressée au président russe Vladimir Poutine par son homologue centrafricain exprime sa profonde compassion et condamne fermement l’acte terroriste. Cette manifestation de solidarité à l’égard de la Russie contraste fortement avec le silence observé en réponse à la tragédie nationale.

 

Témoignages au cœur du drame :

 

  • « Nous sommes comme des fantômes, invisibles à notre propre gouvernement », se lamente Mathieu, rescapé de l’explosion de Tessé, marqué par la douleur et l’incompréhension.
  • Une infirmière de l’hôpital de Bimbo, où les blessés ont été emmenés, partage son désarroi : « Chaque jour, nous luttons pour sauver des vies avec des ressources limitées. Où est l’aide gouvernementale maintenant ? »
  • « J’ai perdu mon frère dans cette explosion. Pourtant, le monde semble ne se tourner que vers Moscou », s’indigne Fleur, une jeune femme dont le chagrin est rendu plus amer par l’indifférence de ses dirigeants.

 

Le deux poids deux mesures du deuil :

 

L’affection et la solidarité exprimées par le Président centrafricain à l’égard du Président Poutine mettent en évidence une douloureuse politique de deux poids, deux mesures. Alors que les autorités s’empressent de montrer leur soutien à un pays étranger, leurs propres citoyens, victimes de tragédies similaires, se sentent abandonnés et négligés.

 

L’éveil de la voix des citoyens :

 

La réaction des autorités sud-africaines a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, révélant un profond malaise. « Comment nos propres dirigeants peuvent-ils se détourner alors que nous souffrons ? », demande une voix dans la foule, résumant le sentiment d’abandon ressenti par de nombreux Centrafricains.

 

Dans la tragédie, la véritable mesure de la solidarité ne réside pas seulement dans les gestes internationaux, mais aussi dans la capacité de reconnaître et de répondre à la souffrance à l’intérieur de ses propres frontières.

 

 

Par Alain Nzilo

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Projet de loi du député Auguste Boukanga : vers la fin de l’immunité des magistrats ?

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Projet de loi du député Auguste Boukanga : vers la fin de l’immunité des magistrats ?

 

Centrafrique.org/nepotisme-en-haute-cour-lascension-de-nimery-ben-colbert-neveu-de-abazene-dans-la-magistrature-centrafricaine/photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service/” rel=”attachment wp-att-72018″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service-450×300.jpg” alt=”Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de service. CopyrightDiaspora” width=”450″ height=”300″ />
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Le député Auguste Boukanga propose une loi visant à abolir l’immunité judiciaire, une initiative cruciale pour la justice en République centrafricaine.

 

Auguste Boukanga, avec détermination, déclare  : « À la fin de cet article, les magistrats bénéficient du privilège de la compétence, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas poursuivis, qu’ils sont au-dessus de la loi. » Cette phrase résume l’essence de son combat contre un système judiciaire partial.

 

La racine du problème :

 

Le privilège de  juridiction des magistrats est un terrain fertile pour la corruption.

« Comprenons pourquoi la corruption est la règle dans le processus judiciaire de notre pays », souligne M. Boukanga, soulignant la gravité de la situation. Ce système privilégie les verdicts vendus au plus offrant, éloignant la justice de sa mission première.

 

Une proposition en faveur de l’équité :

La loi actuelle, qui date de 1996, est aujourd’hui sous les feux de la rampe. « Personne n’est au-dessus de la loi », rappelle Boukanga, soulignant l’incohérence de l’immunité totale des magistrats. La comparaison avec les dispositions constitutionnelles relatives à la destitution du Président de la République ou des membres de l’Assemblée nationale renforce son argumentation.

 

Le serment oublié ?

 

Les magistrats jurent d’exercer leurs fonctions avec impartialité. « Je jure et promets d’exercer fidèlement et loyalement mes fonctions », a déclaré Boukanga, rappelant le serment des magistrats. Pourtant, la réalité semble s’écarter de ces idéaux, un fossé que la proposition cherche à combler.

 

Réactions des citoyens :

 

  • Fatou, institutrice : « La justice doit être la même pour tous. Cette loi pourrait restaurer notre confiance dans le système judiciaire ».
  • Florent , étudiant en droit : « Changer la loi sur l’immunité des magistrats est un pas vers une République plus juste. »

 

Un appel à l’action :

 

La note de Boukanga ne se contente pas de critiquer, elle appelle à des actions concrètes. « Il s’agit de la bonne application de la justice dans notre pays », insiste-t-il, soulignant l’urgence de cette réforme pour la démocratie et le développement.

 

Le cas de Crépin Mboli-Goumba:

 

La lutte contre la corruption et l’impunité judiciaire est semée d’embûches. Maître Crépin Mboli-Goumba, qui dénonçait ouvertement la corruption et les réseaux mafieux infiltrant la justice, en est un exemple frappant. Brusquement arrêté, il a été jugé le 20 mars dernier, mettant en évidence la dure réalité pour ceux qui osent défier le statu quo. Cette affaire souligne l’urgence de réformer un système où la dénonciation de la corruption est punie au lieu d’être protégée.

 

La proposition de Boukanga ouvre la voie à une justice véritablement équitable, où personne n’est au-dessus de la loi.

 

La réforme judiciaire proposée par Auguste Boukanga est plus qu’une nécessité législative, c’est un appel à la justice dans un système où même des voix courageuses comme celle de Crépin Mboli-Goumba font face à la répression pour avoir défendu la vérité. Cet appel à l’action est un test crucial pour la République centrafricaine, car il permet de déterminer si le pays peut transcender les pratiques qui nuisent à son développement et à sa démocratie. Le projet de révision de la loi sur l’immunité des magistrats symbolise une marche vers une gouvernance où la justice et l’intégrité l’emportent sur la corruption et l’impunité.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Douloureuse Explosion à l’Usine Palme d’Or de Lessé, la société civile promet de réagir

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La Douloureuse Explosion à l’Usine Palme d’Or de Lessé, la société civile promet de réagir

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Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

 

Un drame a secoué le village Lessé, dans la préfecture de la Lobaye,  avec l’explosion mortelle à l’usine Palme d’Or, poussant la société civile à promettre une action décisive.

 

Dans le silence des vastes étendues vertes, le village de Lessé, situé à 120 kilomètres de la capitale centrafricaine, Bangui, a été le théâtre d’une tragédie qui a ébranlé ce petit village. Le mercredi 20 mars 2024, une explosion dévastatrice a secoué l’usine de Palme d’Or, faisant trois victimes mortelles et une vingtaine de blessés, désormais sous soins intensifs à Bangui, précisément à l’hôpital de Bimbo. Cet incident tragique, résultant d’une panne de chaudière, a non seulement laissé des familles en deuil mais a également résonné comme un coup de tonnerre au sein de la communauté de Lessé et bien au-delà, jusqu’à Bangui.

 

La Communauté en Émoi

 

La nouvelle de l’explosion s’est répandue comme une onde de choc, suscitant une onde d’émoi et de colère au sein de la population locale.

C’était un jour comme un autre, jusqu’à ce que cette explosion déchire le silence. On ne sattend jamais à ce que la tragédie frappe si près de chez soi,” confie Jacques, un habitant de Lessé, encore sous le choc.

La presse nationale, saisissant l’ampleur du drame, n’a pas tardé à en faire ses gros titres, témoignant de la gravité de l’événement qui a rapidement capté l’attention nationale.

 

La Société Civile en Mouvement

 

Face à cette catastrophe, la société civile a rapidement mobilisé ses forces. Dr Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC),  figure emblématique de cette mobilisation, a annoncé samedi dernier avoir visité le site de l’incident. Sa déclaration, publiée sur les réseaux sociaux, promet la publication dun rapport dobservation le mardi 27 mars, lors dune conférence de presse à Bangui.

Les responsabilités doivent être établies et les coupables tenus de répondre de leurs actes,” affirme-t-il, soulignant la nécessité de défendre les intérêts des communautés face à ce qu’il qualifie de dictature du capitalisme sauvage.”

 

La Réponse de Palme dOr

 

La société Palme dOr, jusqu’à présent, n’a pas fait de déclaration officielle concernant l’incident. Cependant, les appels à une réponse claire et à des mesures compensatoires pour les victimes et leurs familles se font de plus en plus pressants. La population attend avec impatience le rapport du Dr Beninga, espérant qu’il jettera la lumière sur les circonstances de l’explosion et contribuera à la mise en place de mécanismes de prévention pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

 

Un Appel à la Solidarité

 

L’explosion à l’usine Palme d’Or est un douloureux rappel des risques auxquels sont exposés les travailleurs de l’industrie. Alors que la population de Lessé tente de se remettre de ses blessures, cet événement tragique appelle à une réflexion profonde sur la sécurité industrielle et la protection des travailleurs en République Centrafricaine.

 

En un mot, la solidarité et le soutien envers les victimes et leurs familles sont primordiaux en ces moments difficiles. La tragédie de Lécé n’est pas seulement celle d’une communauté, mais celle de toute une nation appelée à se rassembler pour surmonter cette épreuve.

 

 

 

 

 La marche à pieds des anciens à Bangui : un symbole brutal du chaos circulatoire

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La marche à pieds des anciens à Bangui : un symbole brutal du chaos circulatoire

 

Avenue du 15 mars en terre arrosée avec circulation mixte de motos, camions et piétons sous un ciel nuageux.
Avenue du 15 mars en terre arrosée . CopyrightCNC

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 mars 2024 (CNC)

 La capitale centrafricaine, Bangui, est confrontée depuis plus de huit ans à une crise de circulation sans précédent.

 

Le choix des aînés de marcher à pieds

 

À première vue, voir des personnes âgées, y compris des anciens ministres, des anciens cadres supérieurs de l’État et des anciens hauts fonctionnaires des Nations Unies, possédant au moins un véhicule personnel, préfèrent marcher  à pieds  ou prendre un autobus pour se déplacer peut suggérer un choix écologique ou sanitaire. Cependant, derrière cette scène se cache une réalité plus sombre. Interrogés, ces dignitaires, âgés de soixante à 70 ans, ont révélé une raison commune de leur préférence pour la marche : la peur des accidents dans un contexte de circulation chaotique.

 

« À notre âge, la sécurité passe avant tout. Conduire à Bangui, c’est risquer des vies, y compris la nôtre », a déclaré l’un des anciens ministres interrogé par la rédaction du CNC.

 

Le chaos circulatoire de Bangui

Bangui souffre d’infrastructures routières défaillantes. L’absence de signalisation, les feux de circulation absents, les trottoirs inexistants et les routes creusées de nids-de-poule font partie du quotidien des Banguians. Les conducteurs, en l’absence de règles claires, adoptent des comportements imprévisibles, augmentant ainsi le risque d’accidents.

 

« Se promener dans les rues est un défi. Chaque sortie est une aventure où tout peut arriver », témoigne Sylvain Bingo, un chauffeur de moto-taxi.

 

La voix des piétons

 

Les piétons, particulièrement vulnérables dans ce chaos, expriment leurs inquiétudes.

« Marcher à Bangui, c’est risquer sa vie à chaque coin de rue », explique un habitantdu PK9 , témoignant de la peur quotidienne des piétons.

 

La nécessité d’une réforme

 

Ce sombre tableau soulève une question urgente : comment Bangui peut-elle sortir de ce chaos circulatoire ? Les témoignages d’anciens fonctionnaires et de citoyens soulignent la nécessité d’une réforme profonde des infrastructures et de la régulation de la circulation.

 

« Si nous voulons protéger nos aînés et nos enfants, il est impératif de repenser notre système de circulation », suggère Josué Singha, un fonctionnaire des Nations Unies à la retraite.

 

La marche des anciens à Bangui est une sonnette d’alarme, un appel urgent à l’action.

 

Cette situation révèle non seulement les enjeux de la circulation à Bangui mais aussi l’esprit de résilience de ses habitants. Les témoignages recueillis, qu’il s’agisse d’anciens dignitaires ou de piétons, brossent un tableau saisissant des défis quotidiens auxquels ils sont confrontés et de leur fort désir de changement. Si cette situation appelle les autorités à agir d’urgence, elle montre aussi la capacité de la communauté à s’adapter et à survivre dans des conditions loin d’être idéales. La marche des aînés n’est pas seulement un choix personnel, c’est un symbole fort de la nécessité de repenser et de réhabiliter l’infrastructure et la réglementation de la circulation de la ville afin d’assurer la sécurité et le bien-être de tous ses résidents.

 

 

Par Anselme Mbata

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Échec de la mise en place de la commission paritaire à l’ONASPORTS : dévoilement d’une profonde crise de gouvernance

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Échec de la mise en place de la commission paritaire à l’ONASPORTS : dévoilement d’une profonde crise de gouvernance

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L’entrée principale du stade 20 000 places bloquée par le personnel de l’ONASPORT en grève

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 La tentative avortée de mettre en place la commission paritaire à l’ONASPORTS met en lumière une profonde crise de gouvernance au sein de cette institution.

 

Au sein de l’Office national de gestion des infrastructures sportives publiques, connu sous son acronyme ONASPORTS, une atmosphère de tension et de controverse règne suite à l’échec de l’organisation de la réunion pour la mise en place de la commission paritaire prévue le 20 mars 2024. Cette situation révèle des lacunes dans la gestion et les relations internes, soulevant des questions cruciales sur la gouvernance au sein de l’établissement.

 

Des lacunes évidentes

 

L’absence du Conseil d’Administration et la non-participation du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ministère de tutelle, ont été les principales raisons invoquées pour justifier l’annulation de la mise en place de la commission. Ces éléments essentiels, selon les statuts de l’ONASPORTS, mettent en évidence des dysfonctionnements structurels et un manque de respect des procédures réglementaires.

 

Un directeur général en position délicate

 

Le directeur général de l’ONASPORTS, monsieur Hervé Sévérin Lidamon,  se retrouve au centre de cette crise. Son refus de respecter les directives  de son ministère de tutelle et sa volonté d’organiser à tout pris cette assise sans la présence de son ministère de tutelle et sans la délégation du personnel de l’onasports, a suscité de nombreuses réactions hostiles à son égard. Cet entêtement révèle un isolement croissant vis-à-vis des différentes composantes de l’organisation et remet en question son approche managériale.

 

Demandes du personnel

 

La délégation du personnel a souligné qu’elle ne refuse pas de se rendre à cette commission, mais qu’il est primordial de commencer par restituer les salaires du personnel qui ont été coupés. Ils insistent sur le respect des textes administratifs, notamment l’article 08 du statut de l’ONASPORT et l’article 26 de l’accord d’établissement. De plus, ils soulignent l’importance d’avoir une réunion du conseil d’administration avant de participer à cette commission paritaire.

 

Perspectives et responsabilités

 

L’impasse rencontrée souligne l’urgence de réévaluer les modes de gouvernance au sein de l’ONASPORTS. La nécessité de rétablir le dialogue et d’assurer une gestion respectueuse des règles et des individus est cruciale. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports est l’occasion de réaffirmer son rôle de tutelle et de garant des bonnes pratiques administratives et éthiques.

 

Rappelons que l’échec de la mise en place d’un comité à l’ONASPORTS illustre les défis profonds auxquels l’organisation est confrontée, nécessitant une introspection et des actions décisives pour surmonter la crise de gouvernance actuelle.

 

Cette situation met en évidence l’importance de la transparence, du respect des procédures et du dialogue au sein des institutions, essentiels pour traverser les crises et assurer une gestion saine et productive.

 

Par Alain Nzilo

 

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Alfred Poloko Plaide pour l’Adoption de la Crypto-Monnaie dans la CEMAC Malgré le Fiasco en Centrafrique

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Alfred Poloko Plaide pour l’Adoption de la Crypto-Monnaie dans la CEMAC Malgré le Fiasco en Centrafrique

 

Monsieur Alfred Poloko, Président du Conseil Économique et Social de la République centrafricaine
Monsieur Alfred Poloko, Président du Conseil Économique et Social de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Malgré un accueil mitigé en République centrafricaine, M. Alfred Poloko, président du conseil économique et social, pousse à l’intégration des cryptomonnaies dans les six pays de la CEMAC.

 

Depuis son introduction en tant que deuxième monnaie légale en République centrafricaine, la crypto-monnaie n’a pas donné les résultats escomptés. Loin de stimuler l’économie, son adoption semble n’avoir laissé aucune trace dans le quotidien des Centrafricains, aucun citoyen n’ayant véritablement adopté cette monnaie pour ses transactions quotidiennes. Ce constat amer souligne le décalage entre les ambitions présidentielles et la réalité économique et sociale du pays.

 

Un contexte favorable ?

 

La RCA jouit actuellement d’une influence régionale notable, avec la présidence de plusieurs institutions clés de la CEMAC. Cette position privilégiée est considérée par certains comme une occasion unique de promouvoir des initiatives ambitieuses, telles que l’adoption de cryptomonnaies. Cependant, cette approche a suscité une vive opposition, notamment en raison des graves conséquences économiques et sécuritaires potentielles pour une région déjà fragile.

 

Critiques et appréhensions

 

Les détracteurs de cette proposition sont véhéments, pointant du doigt les risques de se lancer dans une aventure aux conséquences mal mesurées. L’instabilité des valeurs des crypto-monnaies, les défis réglementaires et de sécurité et le manque d’infrastructures technologiques adéquates font partie des principales préoccupations.

« C’est un bond en avant risqué qui pourrait compromettre la stabilité économique déjà précaire de notre région », déclare un économiste centrafricain s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Vers une solution concertée ?

 

L’appel du président Tanga Poloko à « se libérer de toute peur » d’utiliser les crypto-monnaies est audacieux mais nécessite une approche plus nuancée et concertée. Si les cryptomonnaies doivent être intégrées dans l’économie de la CEMAC, cela devrait s’accompagner d’un cadre réglementaire fort, d’une campagne d’éducation financière de la population et d’une évaluation rigoureuse des impacts sociaux et économiques.

 

Alors que le conseil économique et social de la République centrafricaine délibère sur la question des cryptomonnaies, prudence et inclusion doivent être les mots d’ordre. La transition vers une économie numérique est inévitable et souhaitable, mais elle doit être menée de manière réfléchie pour s’assurer que les avantages l’emportent sur les risques. Le débat sur les crypto-monnaies en RCA est loin d’être terminé et nécessitera la participation active de tous les secteurs de la société pour tracer la voie vers un avenir prospère et sûr.

 

Par Alain Nzilo

 

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Lutte pour la survie : la crise de l’eau et de l’électricité  en Centrafrique s’empire du jour au jour

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Lutte pour la survie : la crise de l’eau et de l’électricité  en Centrafrique s’empire du jour au jour

 

Une femme qui attend l'arrivée de l'eau de la SODECA
Une femme qui attend l’arrivée de l’eau de la SODECA. Photo CNC

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Au Cœur de l’Afrique, le pays de Barthelemy Boganda, pays de « Zo kwé Zo »,  fait face depuis des années à une crise humanitaire grave et sans précédent, où l’accès au besoin les plus élémentaires tels que l’eau potable et l’électricité  est dramatiquement restreint. Dans ce context, chaque jour devient une lutte pour la survie, révélant  la dure réalité d’une population confrontée à des défis inimaginables.

 

Un sombre tableau se dessine en République centrafricaine, où l’accès aux besoins les plus élémentaires tels que l’eau potable et l’électricité est dramatiquement limité. Des récents rapports, dont ceux d’Action contre la Faim et de la Banque mondiale, révèlent des chiffres alarmants : entre 65 et 67 % des Centrafricains n’ont pas accès à l’eau potable, tandis que 98 % vivent sans électricité. Ce manque d’accès aux ressources essentielles pose la question suivante : s’agit-il d’une série de malédiction divine ou du résultat d’une mauvaise gestion profonde ?

 

Témoignage d’un banguissois:

« Chaque jour est une lutte. Sans eau ni électricité, vivre dignement devient un défi insurmontable », explique Jacques, père de famille vivant au PK11, à la sortie nord de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

La Situation en République centrafricaine soulève des questions sur la nature de ces défis. Est-ce le résultat du destin, une malédiction divine comme certains le croient, ou plutôt le symptôme d’un état défaillant ?

 

Témoignage d’un expert en gouvernance :

« Ce à quoi nous assistons en RCA n’est pas le fruit du hasard. Il y a des décisions politiques et des priorités en matière de gouvernance », explique Mme Béatrice, chercheuse en politiques publiques.

 

Au-delà des statistiques, les impacts de cette crise se font sentir au quotidien. Les centrafricains doivent parcourir de longues distances pour accéder à l’eau, tandis que l’absence d’électricité limite non seulement le confort, mais aussi les opportunités économiques et éducatives.

 

Témoignage d’un jeune entrepreneur :

« Le manque d’électricité est un obstacle majeur. Sans elle, il est impossible de faire fonctionner mon atelier après le coucher du soleil », se lamente Ahmadou, qui tente de lancer sa start-up.

 

Un appel à la solidarité internationale se fait sentir. Alors que certains soutiennent que la situation actuelle pourrait être un dessein divin, d’autres, de manière plus critique, y voient la conséquence d’une gestion défectueuse de l’État.

 

Témoignage d’un représentant d’ONG :

« Ce n‘est pas une fatalité. Avec un engagement international soutenu et une volonté politique locale, des améliorations sont possibles », déclare Sarah, coordinatrice d’une ONG internationale en République centrafricaine.

 

Ceci dit, la crise des besoins fondamentaux en RCA n’est pas seulement un problème de ressources, mais aussi de répartition, de gouvernance et de politique. Les citoyens, pris entre résignation et espoir, réclament un changement significatif.

 

La République centrafricaine se trouve entre le désespoir et l’espoir, où chaque choix de gouvernance influencera son avenir.

 

Par Anselme Mbata

 

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Quand le directeur général adjoint de la Garde présidentielle restreint les visites aux députés Dominique Éphrem Yandocka

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Quand le directeur général adjoint de la Garde présidentielle restreint les visites aux députés Dominique Éphrem Yandocka

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA” width=”450″ height=”297″ />
Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Dans les dédales politiques et judiciaires de la République centrafricaine, un épisode criminel met en lumière les tensions entre le pouvoir et l’opposition. L’interdiction de rendre visite au député Dominique Éphrem Yandocka, détenu à l’infirmerie de la garde présidentielle à  Camp de Roux à Bangui, jette une ombre sur les droits humains et la justice dans le pays.

 

L’incident, marqué par la décision du directeur général adjoint de la garde présidentielle de limiter l’accès à Dominique Éphrem Yandocka uniquement à sa famille et à son avocat, révèle les limites imposées à la solidarité politique et à l’assistance juridique. Cette restriction est intervenue la semaine dernière, malgré l’autorisation judiciaire permettant à l’ancien Premier ministre et député Martin Ziguelé de se rendre visite à son collègue Dominique Éphrem Yandocka, illustrant une tension palpable entre les institutions de l’État.

 

Dominique Éphrem Yandocka, gravement malade, symbolise une figure centrale dans cette affaire. Son arrestation le 15 décembre dernier à son domicile à 4 heures du matin, et son accusation de tentative de coup d’État, considérées avec scepticisme par les observateurs internationaux et des entités telles que les Nations unies, soulèvent de profondes questions sur la liberté politique et la manipulation judiciaire en RCA.

 

Les appels à sa libération, de l’expert des droits de l’homme de l’ONU aux opposants politiques comme Anicet Georges Dologuelé en passant par le député Joseph Bendounga, mettent en évidence l’ampleur de la solidarité politique pour le député Dominique Éphrem Yandocka.

 

Le refus du régime de répondre à ces appels, décrits par certains proches du pouvoir comme un « sacrifice », ajoute une couche d’intrigue et de spéculation. L’état de santé précaire de Dominique Éphrem Yandocka et les conditions de détention douteuses exacerbent les craintes d’abus de pouvoir et de justice partielle.

 

Cette crise met en lumière les défis cruciaux auxquels est confrontée la démocratie en République centrafricaine. Les actions du directeur général adjoint de la garde présidentielle, qui a restreint les visites aux députés Dominique Éphrem Yandocka, représentent un symptôme plus large des tensions entre l’autorité de l’État et les libertés individuelles. Un suivi étroit de la part de la communauté internationale est crucial pour préserver la justice et les principes des droits de l’homme dans le pays.

 

Par Éric Azoumi

 

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Donc sont-ils au courant ? Des questions se posent après l’explosion de Lessé en RCA

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Donc sont-ils au courant ? Des questions se posent après l’explosion de Lessé en RCA

 

Centrafrique.org/les-photos-collees-de-lexplosion-a-lusine-de-tesse/” data-wpel-link=”internal”>Les photos collées de l'explosion à l'usine de Tessé, survenue le mercredi 20 mars 2024. Photo circulant sur Facebook
Les photos collées de l’explosion à l’usine de Lessé, survenue le mercredi 20 mars 2024. Photo circulant sur Facebook

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Suite à l’explosion dévastatrice de l’usine Palme d’Or de Lessé, 120 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, la réponse du gouvernement centrafricain s’est matérialisée par l’annonce d’une délégation sur place, révélée par le député Brice Kevin KAKPAYEN à un journaliste centrafricain.

 

Une tragédie et des questions :

 

Le 20 mars a marqué un jour sombre pour Lessé avec une explosion à l’usine Palme d‘Or. Cette catastrophe a fait des morts et des blessés, soulevant une vague d’indignation et de questions sur la sécurité industrielle et la gestion des urgences dans le pays. Les victimes, au nombre d’une vingtaine, ont été rapidement transportées à Bangui, soulignant la gravité de la situation.

 

Silence initial et critiques croissantes :

 

L’absence initiale de communication officielle de la part des autorités centrafricaines a rapidement été perçue comme un échec. Cette réaction contraste fortement avec la promptitude du gouvernement à réagir aux événements qui se sont produits en Russie, laissant les citoyens dans l’attente et la frustration.

 

Pression croissante des citoyens :

 

L’inquiétude et la colère se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux, où les citoyens ont exprimé leur consternation face à ce qu’ils percevaient comme une négligence de leur gouvernement. Les questions relatives à la préparation et à la réponse aux situations d’urgence sont devenues de plus en plus pressantes, exigeant des mesures concrètes et visibles.

 

Clarification et engagement :

 

Face à la pression croissante de l’opinion publique, le gouvernement a finalement esquissé une réaction par l’intermédiaire du député Brice Kevin KAKPAYEN. Il a annoncé l’envoi d’une délégation gouvernementale et parlementaire pour évaluer la situation sur place et coordonner les opérations d’assistance. Bien que retardée, cette annonce a été un pas vers la prise de responsabilité.

 

Il convient de rappeler que l’explosion de Lessé a révélé une série de défis dans la gestion de crise et la communication gouvernementale. L’annonce d’une visite spéciale d’une délégation, loin de témoigner d’une action proactive du gouvernement, met plutôt en évidence une réponse sous pression, soulignant le besoin crucial de transparence et d’efficacité dans la réponse aux catastrophes.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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La Croix-Rouge Centrafricaine au Secours des Victimes de Catastrophes Naturelles

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La Croix-Rouge Centrafricaine au Secours des Victimes de Catastrophes Naturelles

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-nombre-de-deplaces-internes-a-augmente-au-cours-du-dernier-mois-selon-la-cnmp/les-deplaces-internes-en-rca/” rel=”attachment wp-att-52611″ data-wpel-link=”internal”>Les déplacés internes dans un camp à Bria

 

 

Face aux récentes catastrophes naturelles qui ont touché la sous-préfecture de Mongoumba en Lobaye et la ville de Bria en Haute-Kotto, la Croix-Rouge centrafricaine a apporté un soutien indéfectible aux victimes. Cette solidarité a été soulignée lors d’une conférence de presse tenue le 22 mars à Bangui, mettant en évidence la profondeur de l’engagement humanitaire de l’organisation.

 

Une mission humanitaire urgente

 

Environ 254 ménages à Bria et 103 autres à Mongoumba ont bénéficié de l’aide de la Croix-Rouge, qui s’est manifestée par une aide financière et un soutien à la reconstruction des maisons détruites. Cette initiative s’aligne sur la mission de l’organisation qui consiste à soutenir les personnes vulnérables en période de conflit et de catastrophe. Le révérend Pasteur Antoine Mbao Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine, décrit l’ampleur de la situation :

« Depuis le mois d’octobre, des pluies torrentielles se sont abattues sur notre pays, provoquant des désastres parmi la population. »

 

Défis de l’intervention

 

Le révérend Pasteur Antoine Mbao Bogo souligne les défis rencontrés depuis le début des pluies d’octobre, qui ont conduit à des catastrophes. Confrontée à une forte demande d’aide, l’organisation a dû réagir rapidement malgré les difficultés.

« La demande était forte, mais nous avons fait des demandes et nous y avons répondu », explique le révérend Mbao Bogo, soulignant la réactivité de l’organisation.

 

Une approche innovante : les transferts monétaires

 

À Mongoumba, chaque famille touchée a reçu 50 000 francs, une approche novatrice privilégiée par la population elle-même. Cette stratégie de « transferts monétaires », une première dans le pays, a permis une assistance directe et efficace, en complément de la construction de puits d’eau et de latrines et de la distribution de kits de construction à Bria. Le révérend Mbao Bogo précise :

« La population a opté pour les transferts monétaires. C’est une première dans notre pays. Nous avons pu les aider dans ces transferts ».

 

Témoignages de solidarité

 

Madame Béatrice, bénéficiaire de l’aide à Mongoumba, exprime sa gratitude : « Cette aide est une bouée de sauvetage pour nous. La reconstruction de notre maison était un défi insurmontable sans l’intervention de la Croix-Rouge ».

M. Paul, un habitant de Bria touché par les vents violents, témoigne : « Les kits de construction et les nouvelles installations sanitaires ont considérablement amélioré notre quotidien. »

 

Il convient de rappeler que l’engagement de la Croix-Rouge centrafricaine auprès des communautés touchées par les catastrophes naturelles témoigne d’une solidarité et d’une adaptabilité exemplaires. Malgré les difficultés, l’organisation continue d’apporter espoir et soutien aux plus vulnérables, affirmant son rôle crucial dans la réponse humanitaire en République centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Entre justice et pouvoir : la visite entravée de Martin Zigueler à Yandocka

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Entre justice et pouvoir : la visite entravée de Martin Zigueler à Yandocka

 

Centrafrique.org/corruption-et-pauvrete-en-Centrafrique-les-liens-devastateurs-devoiles-par-martin-ziguele/le-president-du-mlpc-martin-ziguele-depute-de-bocaranga-3/” rel=”attachment wp-att-66913″ data-wpel-link=”internal”>Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,

 

 

Bangui, 24 mars 2024 (CNC)  

 À Bangui, capitale centrafricaine, la visite de l’ancien premier ministre et député Martin Ziguelé au député Dominique Yandocka soulève des questions sur le respect de l’autorité judiciaire et des droits fondamentaux, dans un contexte marqué par des tensions politiques.

 

Le jeudi 21 mars 2024, ce qui aurait dû être une procédure de routine a pris un tournant inattendu et significatif dans le paysage politique et judiciaire du pays de Barthelemy Boganda, la République centrafricaine. Un député du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC), qui, en l’occurrence Martin Ziguelé, ancien premier ministre,  tentait de rendre visite à l’honorable Dominique Ephrem YANDOCKA détenu au camp de Roux, s’est heurté à une série d’obstacles malgré une autorisation de la justice. Cette histoire, qui part d’une approche de transparence et de préoccupation, met en évidence les frictions entre les décisions judiciaires et les ordres militaires, illustrant un défi majeur pour l’État de droit en RCA.

 

À l’arrivée du député Martin Ziguelé à la prison du camp de Roux, il a été informé du transfert de YANDOCKA à l’infirmerie de la garde présidentielle, une complication supplémentaire qui était de mauvais augure. Sa rencontre avec YANDOCKA, bien que brève, était sous surveillance, une intrusion qui rappelle les limites imposées même aux élus de la nation. La situation s’envenime lorsque l’ancien premier ministre Martin Ziguelé reçoit l’ordre de quitter les lieux, une directive émanant d’un commandant non identifié, malgré la présentation de l’autorisation judiciaire.

 

Cette histoire n’est pas seulement celle d’un refus de visite, elle est emblématique des défis auxquels est confrontée la justice en RCA. Les instructions militaires dérogatoires aux autorisations judiciaires soulèvent des questions sur le respect des droits fondamentaux et de l’autorité du pouvoir judiciaire. L’intervention du colonel, directeur de la garde présidentielle, refusant la visite malgré une autorisation claire, ne fait qu’ajouter à la perplexité et à la variabilité du récit, révélant une complexité et une variabilité dans les interactions entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

 

L’appel du député Martin Ziguelé à la Minusca et à la communauté internationale vise non seulement à attirer l’attention sur le cas de YANDOCKA, mais aussi à souligner l’urgence d’une réforme pour garantir le respect des droits de l’homme et de l’État de droit.

 

L’incident de la visite refusée à Ndoka dépasse le cadre individuel pour remettre en question le fragile équilibre entre la justice et le pouvoir en RCA, soulignant l’importance cruciale de l’intégrité judiciaire pour l’avenir du pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Le retour au bercail, un nouvel espoir pour les réfugiés centrafricains en RDC

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Le retour au bercail, un nouvel espoir pour les réfugiés centrafricains en RDC

 

Centrafrique.org/groupe-des-refugies-centrafricains-en-rdc-sapprettaient-a-rentrer-au-pays/” data-wpel-link=”internal”>Groupe de réfugiés avec des travailleurs humanitaires se préparant pour le rapatriement en République Centrafricaine depuis la République démocratique du Congo.
Groupe des refugiés centrafricains en RDC s’apprêttaient à rentrer au pays

 

 

Bangui, 24 mars 2024 (CNC)

 Dans la petite localité de Worobe, à deux pas de Zongo, en République démocratique du Congo, une cérémonie discrète mais significative s’est déroulée le vendredi 22 mars 2024. Elle a marqué le retour de 170 âmes, réparties en 36 foyers, dans leur pays natal, la République centrafricaine. Ce geste, loin d’être anodin, témoigne d’une aspiration profonde à la paix et à la stabilité dans un pays marqué par des années de conflit.

 

Sentiments mitigés de joie et d’appréhension

 

Parmi les voix qui se sont élevées lors de ce moment poignant, il y a celles des réfugiés eux-mêmes, porteurs d’espérance mais aussi témoins des défis à venir.

« Nous revenons le cœur léger mais l’esprit anxieux, conscients des difficultés mais nourris par l’espoir de la reconstruction », partage l’un d’eux, symbole vivant d’un avenir à reconstruire.

 

Un appel à la paix et à la reconstruction

 

Se faisant l’écho de ce sentiment, Madame Angel Dikongue, représentante du HCR, a lancé un appel passionné aux rapatriés : qu’ils soient des agents de paix dans leur communauté.

« Votre retour est un pas vers la paix, mais la vraie réconciliation se jouera dans la vie de tous les jours », a-t-elle souligné, soulignant l’importance de chaque geste vers l’harmonie.

 

Un processus continu

 

Ce deuxième convoi de rapatriement volontaire n’est qu’une étape dans un processus plus large de retour des réfugiés centrafricains. La situation dans le pays reste complexe, avec des défis en matière de sécurité, de développement et de cohésion sociale à relever. Pourtant, chaque retour est une victoire sur le désespoir, un pas en avant vers la réconciliation.

 

  • Témoignages de résilience
  • « Nous revenons pour construire, pas pour oublier », affirme un jeune père.
  • « La peur nous a suivis, mais l’espoir nous guide », confie une mère, tournée vers l’avenir.
  • Un appel à la solidarité
  • « Ce retour n’est qu’un début. Le soutien doit se poursuivre », insiste un ancien réfugié, soulignant le besoin crucial d’aide à la réintégration.

 

Le retour des réfugiés centrafricains, bien que modeste, est monumental par ce qu’il symbolise : la possibilité d’un avenir pacifié, d’une communauté reconstruite sur les ruines du passé. C’est un témoignage de la résilience humaine et un rappel poignant que, malgré les défis, l’espoir reste la pierre angulaire de la reconstruction.

 

Par Éric Azoumi

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Pénurie d’eau à Paoua : un défi croissant pour 40 000 habitants

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Pénurie d’eau à Paoua : un défi croissant pour 40 000 habitants

Minusca-redonne-de-lespoir-aux-veuves-de-paoua/rondpoint-paoua/” rel=”attachment wp-att-66109″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/rondpoint-paoua-450×282.jpg” alt=”Rond point de Paoua rebaptisé Place de l’unité et de la cohésion sociale” width=”450″ height=”282″ />
Rond point de Paoua rebaptisé Place de l’unité et de la cohésion sociale

 

 

Bangui, 24 mars 2024 (CNC)

À Paoua, la pénurie d’eau affecte gravement la vie de 40 000 habitants, aggravée par la démographie croissante et la défaillance des infrastructures.

 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la réalité quotidienne de ses habitants est loin d’être paisible. La ville de Paoua, avec ses 40 000 habitants, se retrouve au cœur d’une crise qui touche l’un des besoins humains les plus fondamentaux : l’accès à l’eau potable. La croissance démographique, conjuguée aux problèmes persistants de l’Agence nationale de l’eau et de l’assainissement (ANEA), a plongé la région dans une grave pénurie d’eau.

 

Les autorités municipales tirent la sonnette d’alarme et plaident pour une intervention urgente, dans l’espoir d’augmenter le nombre de points d’eau et d’assurer le bon fonctionnement de l’ANEA. Ces appels mettent en évidence le contraste frappant entre la richesse potentielle de la région en ressources naturelles et l’amère réalité de ses habitants qui luttent pour les besoins les plus élémentaires.

 

Témoignages et  Voix unies :

 

Rostand Kozibe, le responsable du groupe dans le deuxième arrondissement, exprime une réalité dure mais partagée :

« Les populations souffrent beaucoup à cause de l’eau. » Cette souffrance est une constante dans ses paroles, reflétant la gravité de la situation.

 

Un résident fait écho à cette réalité en ajoutant : « Chaque jour, c‘est la même lutte pour un bien aussi fondamental. » Ces mots résument l’urgence d’agir, tandis que le témoignage d’une mère, « Voir mes enfants sortir tôt le matin pour aller chercher de loin de l’eau est insupportable », souligne l’aspect humain profondément touchant de cette crise.

 

Appels à l’action et perspectives d’avenir :

 

Face à cette crise, la mobilisation des collectivités territoriales vers une solution durable est primordiale. La réparation des infrastructures existantes, couplée à l’investissement dans de nouveaux points d’eau, apparaît comme une nécessité urgente. Le renforcement de l’ANEA est également crucial pour une gestion efficace de l’eau dans la région.

 

L’urgence de la situation à Paoua exige une attention immédiate et des actions concrètes pour garantir l’accès à l’eau potable. Au-delà de la résolution d’une crise de l’eau, il s’agit d’un combat pour la dignité, la santé et le bien-être de milliers de personnes, rappelant à tous l’importance vitale de l’eau dans nos vies.

 

Par Gaël Boberang

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L’insalubrité à Bambari : un défi croissant pour la santé et l’environnement

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L’insalubrité à Bambari : un défi croissant pour la santé et l’environnement

 

Centrafrique.org/rca-retour-au-calme-a-bambari-apres-des-detonations-darmes-automatiques/rondpoint-bambari-curille/” rel=”attachment wp-att-42573″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/rondpoint-bambari-curille-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />
Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, 24 mars 2024 (CNC)  

 La ville de Bambari, connue pour sa vivacité, est confrontée à un défi grandissant : l’insalubrité. Notre correspondant local a constaté une accumulation inquiétante de déchets, présentant des risques pour la santé et l’environnement.

 

Un danger imminent pour la santé

 

L’abbé Bienvenue Freddy Kongoniye, major de l’hôpital Notre Dame de Victoire, souligne les conséquences directes de cette situation.

« L’insalubrité, c’est-à-dire les déchets mal gérés, crée un énorme problème dans la ville », affirme-t-il.

La gestion des déchets est un enjeu majeur de santé publique. Les tas d’ordures non traitées deviennent des terrains fertiles pour des maladies, dont le paludisme, identifié par l’abbé comme la principale cause de mortalité.

 

Responsabilité partagée

 

L’abbé Kongoniye souligne l’importance de la responsabilité individuelle et collective dans la gestion des déchets.

« Si nous parvenons à prendre soin de notre environnement, c’est toute la communauté qui est protégée », explique-t-il. Il propose des solutions pratiques pour limiter la prolifération des déchets, comme l’utilisation de fosses ou de poubelles, pour empêcher les moustiques, vecteurs de maladies, de se reproduire.

 

Des initiatives locales nécessaires

 

Il soulève une question cruciale : la municipalité joue-t-elle son rôle ? Des tas d’ordures s’accumulent près des écoles et des marchés, comme à Kedigra, mettant en danger la santé des enfants et des commerçants. La situation exige une action urgente de la part des autorités locales pour renforcer la collecte et le traitement des déchets.

 

Notons que l’insalubrité à Bambari n’est pas une fatalité. Chaque résident, armé d’une sensibilisation et d’une action, peut contribuer à un environnement plus sain. L’urgence est réelle et il est impératif que la municipalité intensifie ses efforts pour un Bambari propre et sûr.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Alain Gbaziali : Le Magistrat au Passé Sombre et aux Pratiques Corrompues

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Alain Gbaziali : Le Magistrat au Passé Sombre et aux Pratiques Corrompues

 

 

 

 

Bangui, 18 mars 2024 (CNC)

 Le magistrat Alain Gbaziali, président de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Bangui, est empêtré dans un scandale de corruption. Ses récentes accusations contre Maître Crépin Mboli-Goumba ont jeté une lumière crue sur ses pratiques douteuses.

 

Alain Gbaziali, magistrat à la réputation douteuse, a récemment défrayé la chronique en accusant Maître Crépin Mboli-Goumba de tentative de sa corruption. Selon Alain Gbaziali, Mboli-Goumba aurait tenté de le soudoyer avec une somme substantielle de 10 millions de francs CFA dans une affaire de succession. Cette déclaration a soulevé des questions sur les motivations de Gbaziali et a mis en lumière son passé troublant.

 

En effet, ce n’est pas la première fois que le nom d’Alain Gbaziali est associé à des allégations de corruption. En 2002, alors qu’il était président du tribunal de commerce, un média centrafricain, en l’occurrence « le Novateur » de Mokwapi l’avait traité de corrompu. Ces accusations ont persisté au fil des ans.  En 2005, en pleine audience, maître Zarambaud l’avait traité même de corrompu.   Et ce n’est pas tout ! Même Quand il était encore à la chancellerie, il passait son remis à escroquer les justiciables, ce qui avait poussé le Ministre d’alors à le mettre en garde, lui disant que la chancellerie n’est pas faite pour ça. Même dans  le dossier de la famille Maythe. Afin de trouver une solution,  il exigeait 3 , 5 et 5 millions, jusqu’à récemment.

 

L’affaire la plus récente met en lumière les méthodes de Gbaziali pour solliciter des pots-de-vin. Des Magistrats ont témoigné à CNC que lors du dernier conseil de la magistrature, qui permet l’affectation  des Magistrats dans les juridictions ,  il demandé à ses collègues de l’argent pour leur trouver des bons postes. Il a même accepté 100 000 francs CFA

 

Et le plus surprenant, dans sa déposition devant un huissier de justice, Alain Gbaziali a tenté de se disculper en affirmant avoir refusé les propositions de pots-de-vin de Maître Mboli-Goumba. Cependant, ses antécédents et les témoignages recueillis soulèvent des doutes sur la véracité de ses affirmations. Sa réputation, entachée par des années de suspicion et d’accusations, ne joue pas en sa faveur.

 

En outre, les centrafricains se demandent comment quelqu’un qui demande même 100 000 francs de pot-de-vin ne peut refuser 10 millions ?

 

L’implication de Gbaziali dans différentes affaires de corruption qui secoue la justice nationale compromet l’intégrité du système judiciaire centrafricain et soulève des inquiétudes quant à l’indépendance de la justice. Dans un pays où la corruption est endémique et où la confiance du public dans les institutions est fragile, de telles révélations ne font qu’exacerber une situation déjà précaire.

 

Rappelons que l’affaire Alain Gbaziali met en lumière les défis persistants liés à la corruption et à l’intégrité du système judiciaire centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Chaos et terreur à Mbali : le pillage des civils par les mercenaires russes et les soldats FACA

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Chaos et terreur à Mbali : le pillage des civils par les Mercenaires russes et les soldats FACA

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)

 La tranquillité de Mbali, commune de la préfecture de Mambéré, est brisée. La population vit un cauchemar du jamais vu depuis l’arrivée des soldats des FACA et des mercenaires russes.

 

Depuis cinq jours, une vague de terreur s’abat sur la commune de Mbali, au nord-ouest de la RCA. Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), accompagnés de mercenaires russes, ont lancé une série d’actions plongeant la population dans la désolation et la peur. Les témoignages recueillis auprès des habitants révèlent l’ampleur de la violence : pillages, vols et un niveau de brutalité sans précédent à l’encontre des civils.

 

« Depuis leur arrivée, l’insécurité est devenue notre quotidien », confie un habitant, souhaitant garder l’anonymat.

« Ils ont pillé nos maisons, volé nos biens et semé la terreur. »

 

Contrairement aux rebelles, souvent craints mais décrits comme moins nuisibles aux civils, les actions des mercenaires de Wagner et des soldats FACA représentent une menace directe pour la vie quotidienne des habitants. Ils érigent des barricades, fouillent et volent les taxi motos, sources vitales d’approvisionnement pour la commune, saisissant tout ce qui a de la valeur.

 

Parmi les articles les plus convoités, les motos neuves ou en bon état ont été spécifiquement ciblées.

« Quand je revenais de Gadzi, ils  m’ont arrêté et pris ma moto, toute neuve, sans aucune explication », raconte le propriétaire de l’une des motos saisies, reflétant la détresse de beaucoup d’autres personnes dans des situations similaires.

 

« J‘ai vu de mes propres yeux les soldats FACA et les mercenaires russes fouiller les maisons, prendre l’argent des plus vulnérables, même celui qui se cache dans les pagnes des femmes et dans des slips », raconte une femme âgée, la voix tremblante de peur et d’indignation.

 

L’accusation portée contre un vieil homme du village, battu par les russes pour avoir prétendument aidé les rebelles, reflète la paranoïa et la violence gratuite exercées par ces forces censées protéger la population. Cette brutalité a forcé de nombreux habitants à fuir vers la brousse, où les femmes sont contraintes d’accoucher dans des conditions déplorables, mettant en danger leur vie et celle de leurs enfants.

 

La détresse de la population de Mbali a résonné au-delà des frontières de la commune, grâce aux appels à l’aide qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Des audios déchirants circulent, témoignant de l’urgence de la situation et de l’impérieuse nécessité d’intervenir pour rétablir l’ordre et la sécurité.

 

Un chef de village, une source locale faisant autorité, a déclaré que la quantité de marchandises saisies par les mercenaires de Wagner, les Russes et les FACA pourrait dépasser vingt millions de francs CFA, soit 30 000 euros. Ce chiffre met en évidence l’ampleur des pillages et la gravité de la situation.

 

La population de Mbali, prise entre deux feux, s’interroge sur l’avenir. Face aux dérives des mercenaires et des forces armées, vers qui se tourner ? Le dilemme est rude : gouvernement, rebelles ou aide extérieure, qui peut vraiment offrir un refuge et une solution à leurs souffrances ?

 

Dans le contexte actuel, l’inquiétude grandit quant à l’influence de Wagner et aux intentions réelles des forces en présence, laissant les habitants de Mbali dans un état de profond désarroi et de confusion quant à leur sécurité et à leur avenir.

 

Par Bertrand Siri

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La File d’Attente Réinventée: Bouteilles et Pierres, Symboles d’Espoir des Jeunes Candidats à la fonction publique centrafricaine

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La File d’Attente Réinventée: Bouteilles et Pierres, Symboles d’Espoir des Jeunes Candidats à la fonction publique centrafricaine

 

 

Centrafrique.org/135-candidats-a-lintegration-dans-la-fonction-publique-centrafricaine-representes-par-les-cailloux-et-bouteilles-dans-la-queue-a-la-direction-de-la-fonction/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/135-candidats-a-lintegration-dans-la-fonction-publique-centrafricaine-representes-par-les-cailloux-et-bouteilles-dans-la-queue-a-la-direction-de-la-fonction-450×277.jpg” alt=”Trottoir jonché de bouteilles et des morceaux de cailloux et divers débris le long du mur de la direction générale de la fonction publique à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Ceci représente les candidats à l’intégration dans la fonction publique centrafricaine qui gardent leur place par des bouteilles et des pierres.” width=”450″ height=”277″ />
135 candidats à l’intégration dans la fonction publique centrafricaine représentés par les cailloux et bouteilles dans la queue à la direction de la fonction. CopyrightCNC

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)

 Le projet d’intégration de six mille jeunes dans la fonction publique centrafricaine a soulevé des défis sans précédent et des tensions palpables devant le ministère de la fonction publique..

 

Un système débordé

 

La promesse du gouvernement d’intégrer six mille candidats dans la fonction publique à la veille des élections législatives et présidentielle de 2025 a déclenché une ruée sans précédent vers les bureaux administratifs. Cette annonce, censée apporter une lueur d’espoir à une population majoritairement sans emploi, a au contraire exacerbé les tensions. Les candidats, dans une course contre la montre et la compétition, adoptent des stratégies inhabituelles pour conserver leur place dans une file d’attente interminable.

 

File d’attente matérialisée

«

Je n’ai jamais rien vu de tel de ma vie. Des bouteilles et des pierres portant nos noms servent désormais d’espaces réservés dans ces files d’attente interminables », partage Jean-Pierre, candidat. Ce système déconcertant, où des objets inanimés remplacent les individus, témoigne du désespoir et de l’ingéniosité humains face à l’adversité. Chaque jour, près de deux cents bouteilles et pierres sont alignées, symbolisant l’espoir et l’attente d’une vie meilleure.

 

Un ballet administratif quotidien

 

Le processus est devenu un ballet administratif où la place de chacun n’est pas marquée par sa présence physique mais par une pierre ou une bouteille.

« Le soir, on dépose son nom sous une pierre, et le lendemain, c‘est son passeport d’entrée », explique Fatou, une autre candidate. Cette méthode, bien que créative, met en évidence l’ampleur du désespoir chez les jeunes qui cherchent leur place au soleil.

 

Les conséquences d’une promesse

 

Cette situation illustre non seulement la précarité de l’emploi mais aussi l’impréparation face à l’ampleur de la demande. Le gouvernement, en tentant de motiver les jeunes centrafricains dans le cadre de la prochaine présidentielle de 2025, a peut-être sous-estimé la capacité d’accueil de ses propres structures et le désespoir de sa jeunesse.

« C‘est un vrai parcours du combattant. Chaque jour est un combat pour ne pas perdre sa place, au sens propre comme au sens figuré », confie Freddy, les yeux rivés sur la pierre qui porte son nom.

 

L’initiative d’intégration à la fonction publique, aussi louable soit-elle, révèle les failles d’un système à bout de souffle.

 

Cette présentation illustre bien les difficultés et les dispositifs de fortune mis en place par les candidats à l’insertion dans la fonction publique centrafricaine. Leur quotidien, marqué par l’attente et l’incertitude, est le reflet d’une société en quête de stabilité et de dignité.

 

Par Alain Nzilo

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Guerre de l’instauration des associations des Étudiants : le bras de fer s’intensifie à l’université de Bangui

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Guerre de l’instauration des associations des Étudiants : le bras de fer s’intensifie à l’université de Bangui

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-etudiants-en-greve-pour-reclamer-le-paiement-de-leur-bourse/greve-des-etudiants-de-luniversite-de-bangui-reclamant-le-paiement-de-leur-bourse-le-3-avril-2020-par-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-37135″ data-wpel-link=”internal”>Grève des Étudiants de l'Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d'études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Grève des Étudiants de l’Université de Bangui . Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)  

 La démocratie étudiante à l’Université de Bangui, l’unique établissement universitaire public  du pays,  est menacée, ce qui plonge l’institution dans une profonde tourmente.

 

L’Université de Bangui, haut lieu de l’apprentissage et de l’innovation en République centrafricaine, est aujourd’hui au cœur d’une polémique qui remet en cause les principes mêmes de la démocratie étudiante. La décision du rectorat de mettre en place la Coordination nationale des étudiants centrafricains (CNECA) en lieu et place de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) est au centre de cette tourmente, perçue par beaucoup comme une ingérence flagrante du régime en place dans les affaires universitaires.

 

Violation des principes démocratiques :

 

La création du CNECA, jugée illégitime par une partie importante de la communauté universitaire, représente la tentative du parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs unis (MCU), de diluer toute forme de démocratie restante au sein de l’université. Élysée NGUEMALE, président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en République centrafricaine, dénonce cette décision comme une « violation manifeste de tous les principes démocratiques ».

 

Manipulation et accusations de trahison :

 

L’implication des autorités rectorales dans ce processus, apparemment sous la pression du gouvernement, a été sévèrement critiquée. NGUEMALE les accuse de trahison, de se laisser manipuler par le pouvoir pour « livrer leur âme et leur intellectualité ».

 

Mobilisation pour la démocratie :

 

En réponse à cette situation, NGUEMALE appelle les étudiants à résister à ce qu’il décrit comme une « manœuvre dictatoriale ». Il demande de toute urgence la formation d’un comité chargé d’organiser des élections équitables pour l’ANECA dans les 60 jours, un appel qui semble gagner en popularité parmi les étudiants.

 

  • Violation des droits démocratiques :
  • La création du CNECA met en évidence une violation des principes démocratiques.
  • Les autorités rectorales sont critiquées pour leur complicité présumée.
  • La revendication d’élections libres pour l’ANECA est devenue un cri de ralliement.
  • Réactions et appel à l’action :
  • NGUEMALE encourage la résistance contre l’oppression politique.
  • Un mouvement étudiant se mobilise pour sauvegarder la démocratie universitaire.

 

Rappelons que la défense de la démocratie étudiante devient un cri de ralliement à Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Recrutement et Corruption : Les Zones d’Ombre de la Gendarmerie Centrafricaine

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Recrutement et Corruption : Les Zones d’Ombre de la Gendarmerie Centrafricaine

 

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candidat au concours du recrutement des policiers et gendarmes lors des épreuves sportives à Bangui le 16 septembre 2019. Crédit photo : Minusca.

 

 

Bangui, 20  mars 2024 (CNC)  

 La République centrafricaine, en proie à une instabilité politique chronique, voit aujourd’hui son armée, notamment la gendarmerie, secouée par des scandales de recrutement d’une ampleur sans précédent. Dans les coulisses de la sélection des nouveaux membres de cette institution autrefois vénérée, se cachent des pratiques douteuses, des favoritismes flagrants et une corruption généralisée. Les récentes révélations sur les processus de recrutement ont jeté une lumière crue sur l’état de déliquescence morale et institutionnelle qui règne au sein des forces de sécurité nationale.

 

Le recrutement au sein de la gendarmerie centrafricaine a récemment fait l’objet de vives critiques et de controverses. Cette institution, autrefois respectée et considérée comme noble, semble avoir perdu sa lettre de noblesse en raison de pratiques douteuses et de malversations lors des processus de sélection de nouveaux membres. Ces dernières années, plusieurs recrutements ont été entachés par des allégations de corruption, de favoritisme et d’irrégularités flagrantes, jetant ainsi une ombre sur l’intégrité et la crédibilité de cette force de sécurité nationale.

 

Une des principales critiques concerne la composition des comités de recrutement, infiltrés par des éléments douteux et des individus impliqués dans des réseaux de corruption, à l’exemple de Madame Patricia Mamadou, Général Matongo et le ministre de la sécurité publique lui-même. Ces personnalités influentes du ministère de la sécurité, appuyées par des membres de la MINUSCA, semblent avoir manipulé les processus de sélection pour servir leurs propres intérêts. Ces pratiques compromettent gravement l’intégrité et la légitimité des recrutements, sapant ainsi la confiance du public dans les institutions chargées de maintenir l’ordre et la sécurité.

 

« C’est un scandale flagrant ! Ils nous volent nos chances de servir notre pays de manière honorable », s’exclame Marie, une résidente du quartier Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui indignée par les récentes révélations sur les pratiques de recrutement.

 

Un aspect particulièrement préoccupant est l’absence de critères clairs et objectifs dans le processus de recrutement. Au lieu de privilégier les compétences, l’intégrité et la qualification des candidats, les décisions semblent être influencées par des considérations politiques, sociales et personnelles. Le favoritisme envers les proches des hauts fonctionnaires et des personnalités politiques est monnaie courante, au détriment des aspirants méritants et compétents.

 

« C’est une honte pour notre pays ! Nous avons besoin de forces de sécurité dignes de confiance, pas des marionnettes des politiciens corrompus », déclare Jean, un commerçant au marché Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, exprimant son indignation face à la situation.

 

De plus, l’absence de vérifications de l’aptitude morale et professionnelle des candidats soulève des préoccupations majeures quant à la qualité et à l’intégrité des forces de sécurité. La prolifération de recrues non qualifiées, voire criminelles, compromet la capacité de la gendarmerie à remplir efficacement ses missions de maintien de l’ordre et de protection des citoyens.

 

« Nous sommes livrés aux criminels ! Comment pouvons-nous nous sentir en sécurité lorsque ceux qui sont censés nous protéger sont corrompus jusqu’à la moelle ? », s’interroge David, un enseignant au lycée de Fatima de Bangui, exprimant le sentiment de vulnérabilité de nombreux citoyens face à l’impunité et à la corruption au sein des forces de sécurité.

 

La multiplication des irrégularités et des scandales au sein du processus de recrutement témoigne d’un dysfonctionnement structurel profond au sein de l’appareil sécuritaire de la République centrafricaine. Ces pratiques compromettent la sécurité nationale et alimentent l’instabilité, sapant ainsi les efforts visant à restaurer la paix et la stabilité dans le pays.

 

En outre, l’implication directe de hauts responsables, y compris le général Matongo et d’autres personnalités influentes, soulève des questions sur l’ampleur de la corruption et de l’impunité au sein des élites politiques et militaires. Il est impératif que des mesures sérieuses et transparentes soient prises pour enquêter sur ces allégations, traduire les responsables en justice et réformer en profondeur les processus de recrutement au sein des forces de sécurité.

 

En réalité, la défaillance dans le recrutement au sein de la gendarmerie centrafricaine est un symptôme alarmant d’un système institutionnel corrompu et dysfonctionnel. Il est temps d’agir de manière décisive pour restaurer l’intégrité et la crédibilité de nos institutions de sécurité, afin de garantir la protection et le bien-être de tous les citoyens de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

 

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Tragédie à Paoua, une mère face à la justice pour acte de maltraitance par le feu sur sa fillette

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Tragédie à Paoua, une mère face à la justice pour acte de maltraitance par le feu sur sa fillette

 

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La suspecte au commissariat de Paoua.

 

 

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)  

 Dans le quartier tranquille de Korobaïlé à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, un acte de violence inimaginable a brisé le calme, mettant en lumière les recoins sombres de la maltraitance des enfants. Mme Pierrette Setto, âgée de 32 ans, est accusée d’avoir infligé de graves brûlures à sa fille de 9 ans en utilisant le feu, une méthode de punition qui défie l’entendement.

 

L’incident, qui a eu lieu dimanche dernier, a laissé la communauté sous le choc. Les blessures subies par la jeune Christelle Beamboye, en particulier aux joues, aux cheveux, à l’anus et aux organes génitaux, témoignent d’un niveau de violence incroyable. L’affaire a été rapidement portée à l’attention des autorités, ce qui a conduit Mme Setto directement au poste de police de Paua, où elle attend actuellement une procédure pénale.

 

Le chef de la police de Paoua, Thierry Agouda, a fait part de sa consternation face à l’incident.

« Dans notre communauté, où chaque enfant est chéri, de tels actes de maltraitance nous rappellent la nécessité de rester vigilants et solidaires. La loi doit être appliquée avec toute sa force pour protéger les plus vulnérables », a-t-il déclaré, soulignant la responsabilité collective dans la prévention de la violence domestique.

 

Les motivations derrière les actions de Mme Setto restent floues, enveloppées d’un voile de douleur et de regret. Cependant, les répercussions de ses actes ont plongé une famille dans la tourmente et un enfant dans une agonie physique et psychologique.

 

Actuellement hospitalisée, Christelle Beamboye reçoit les soins nécessaires pour soigner ses blessures. Le personnel médical de l’hôpital de Paoua s’engage à lui apporter le soutien et la compassion dont elle a désespérément besoin pendant cette période traumatisante.

« Le chemin vers la guérison sera long pour Christelle, mais nous sommes là à chaque étape », déclare un médecin de l’hôpital, reflétant l’engagement de la communauté envers son plus jeune membre.

 

Les voisins et les membres de la victime, profondément touchés par l’événement, se sont rassemblés pour offrir leur soutien.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux face à une telle injustice. Aujourd’hui, nous élevons la voix pour Christelle, afin qu’aucun autre enfant n’ait à endurer de telles souffrances », déclare une habitante du quartier de Korobaïlé, marquant une vague de solidarité contre l’indifférence.

 

Cette tragédie soulève des questions douloureuses sur la dynamique familiale, la santé mentale et les mécanismes de soutien disponibles pour les personnes en détresse. Il s’agit d’un rappel brutal de la responsabilité de chaque individu et de chaque institution de protéger les enfants, de reconnaître les signes de détresse et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Par Gaël Boberang

 

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L’Influence de Wagner en Centrafrique: une Source de Déstabilisation Régionale

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L’Influence de Wagner en Centrafrique: une Source de Déstabilisation Régionale

 

Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan
Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye en escale au Soudan. CopyrightDR

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)

 L’emprise de Wagner sur la République centrafricaine fait courir des risques de déstabilisation pour tous les pays africains, à commencer par les pays voisins de la RCA.

 

Une empreinte qui dépasse les frontières

 

Le Groupe Wagner, acteur majeur sur les plans militaire, économique et politique en République centrafricaine, joue un rôle clé dans la dynamique des conflits dans les pays africains. Sa présence suscite des inquiétudes quant à son impact sur la sécurité et la stabilité de ces pays.

 

  • Répercussions régionales

 

Au         Mali, au Burkina Faso et au Niger, les opérations de Wagner en République centrafricaine ont des répercussions directes sur la sécurité et la stabilité de ces trois pays d’Afrique de l’ouest. Depuis la République centrafricaine, Wagner parvient à déstabiliser ces trois pays, incitant certains de leurs officiers militaires à fomenter des coups d’État et à s’emparer du pouvoir, instaurant un régime dictatorial sanguinaire.

 

  • Le cas du Tchad: En 2023, une tentative de déstabilisation du Tchad via la formation des jeunes rebelles tchadiens par Wagner sur le territoire centrafricain, notamment dans Lim-Pendé, a échoué, suite à l’intervention rapide de l’armée tchadienne sur le territoire centrafricain. Cette situation a failli provoquer un conflit direct entre le Tchad et la Centrafrique, mais Bangui a compris très vite et lâcher les rebelles aux militaires tchadiens .

 

La présence de Wagner dans notre pays a poussé nos autorités à gonfler leur muscle aux voisins. Ils se croient désormais intouchables. Même les pauvres jeunes tchadiens ont été entraînés par Wagner dans un conflit qui nest pas le leur”, confie un centrafricain à CNC.

 

La Centrafrique, base de recrutement pour Wagner

 

L’implication de Wagner dans le conflit au Soudan, documentée par le Wall Street Journal, illustre une stratégie plus large de déstabilisation, utilisant la République centrafricaine comme terrain de recrutement de ses mercenaires communément appelés « russes noirs ». Des jeunes, notamment des russes noirs Peuls, sont recrutés pour renforcer les rangs des combattants au Soudan, dans un jeu d’influence qui transcende les frontières.

 

  • Combat à dimension internationale

 

La          présence de forces spéciales ukrainiennes au Soudan, qui entraînent les forces armées soudanaises contre les rebelles soutenus par Wagner, ajoute une couche de complexité au conflit. Cette intervention souligne l’interdépendance des conflits régionaux et internationaux.

 

  • Conséquences de l’engagement de Wagner en Centrafrique

 

Le          recrutement en République centrafricaine pour le conflit soudanais met en lumière les méthodes de Wagner, suscitant une réaction locale et internationale.

« Ces recrutements par Wagner forcent nos jeunes à une guerre qui n’est pas la leur, laissant nos communautés en deuil », confie un leader communautaire de la Vakaga.

 

  • Réactions internationales

 

  • La communauté internationale reste divisée. Des sanctions sont en cours de discussion, mais l’efficacité de telles mesures reste incertaine. Un expert africain en sécurité analyse : « La lutte contre Wagner nécessite une approche multilatérale, impliquant à la fois des pressions politiques et des actions concrètes sur le terrain. »

 

La stratégie de Wagner en République centrafricaine, avec son impact régional et ses liens avec le conflit au Soudan, nécessite une attention soutenue et une action coordonnée pour préserver la stabilité régionale.

 

Par Alain Nzilo

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Le PNCN en quête d’identité :  opposition constructive ou alignement ?  

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Le PNCN en quête d’identité :  opposition constructive ou alignement ?  

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Cyriaque Gonda, le regretté Président fondateur du PNCN. CopyrightDR

 

 

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)  

 Le récent entretien de monsieur Prosper Daouda, président par intérim du PNCN sur la Radio Ndékè – Luka, révèle une réalité politique nuancée et parfois contradictoire.

 

Le poids du passé et la vision de l’avenir :

 

« Vous vous souvenez d’un souvenir très douloureux », commence Prosper Daouda, évoquant la perte douloureuse de Cyriaque Gonda, soulignant son rôle emblématique dans la politique centrafricaine. Malgré cette défaite, Daouda insiste sur le fait que le parti reste animé par une idéologie forte, « c‘est son idéologie qui le maintient en vie ». Pourtant, cette noble vision se heurte à la réalité d’un parti qui semble osciller entre deuil et désir de renouveau, dans un contexte où les actions et les financements restent flous.

 

Entre affirmation de force et réalités :

 

« Au contraire, le PNCN enregistre beaucoup, beaucoup de nouvelles adhésions », Daouda réfute l’idée d’un affaiblissement du PNCN. Cependant, cette affirmation semble en contradiction avec la perception du public et les rumeurs selon lesquelles les partisans se disperseraient vers le parti au pouvoir. Ce contraste pose la question de la dynamique interne réelle du parti et de son positionnement face à un pouvoir dominant.

 

L‘opposition « constructive » : un oxymore politique ?

 

« Nous sommes l’opposition et nous faisons des propositions. Nous critiquons les choses qui ne vont pas », déclare Daouda. Mais cette approche est-elle vraiment viable dans un système politique où le pouvoir semble orchestrer l’opposition à son avantage ? La notion même d’opposition « constructive » devient ainsi paradoxale, surtout lorsque l’indépendance de ces petits partis semble compromise par des liens financiers et stratégiques avec le pouvoir.

 

L’UFDO et le PNCN : alliance stratégique ou mariage de raison ?

 

« L’UFDO, nous étions ensemble et il s’est passé quelque chose qui n’allait pas », explique Daouda à propos de la relation entre le PNCN et l’UFDO, ainsi que du rôle joué par feu Gonda dans cette coalition. Si l’UFDO est perçue comme une opposition modérée, créée sous l’égide du pouvoir pour diluer les voix dissidentes, où se situe vraiment le PNCN dans ce paysage ? La volonté de Daouda de revenir à l’UFDO reflète-t-elle une stratégie politique réfléchie ou une nécessité de survie dans un environnement contrôlé ?

 

« Nous devons d’abord faire en sorte que les choses avancent », conclut Daouda, offrant un aperçu des défis et des contradictions au sein du PNCN. Se présentant comme une  opposition « constructive », le parti navigue en eaux troubles, où les idéaux semblent parfois compromis par des réalités politiques complexes. En effet, Cette analyse met en évidence la nécessité d’une opposition plus affirmée et indépendante pour une démocratie centrafricaine dynamique.

 

Par Alain Nzilo

 

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Kabo assiégé par la méningite : une crise sanitaire oubliée

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Kabo assiégé par la méningite : une crise sanitaire oubliée

 

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Pancarte de l’hôpital de Kabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. CopyrightCNC

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)

 Kabo, une localité de la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord-ouest de la République centrafricaine, est aux prises avec une formidable épidémie de méningite, laissant ses habitants dans un profond désarroi et une vulnérabilité sanitaire alarmante.

 

Dans le lourd silence de la nuit à Kabo, la ville semble retenir son souffle face à l’avancée inexorable de la méningite.

« La ville est assiégée par la maladie, et notre hôpital, abandonné à son sort, n’a plus de médecin pour veiller sur les plus de quinze âmes désespérément admises depuis le début de l’épidémie dans la ville», rapporte Alain Sanga , un citoyen résident de Kabot alarmé par la situation.

 

Une communauté en détresse

 

Le départ de l’ONG internationale Médecins Sans Frontières de Kabo a laissé un grand vide.

« L’évacuation de MSF a marqué le début d’une ère sombre pour Kabo. Aujourd’hui, notre hôpital ressemble plus à un tombeau qu’à un lieu de guérison », confie une infirmière qui est restée malgré les conditions.

Ce témoignage met en lumière le désespoir du personnel face à l’ampleur de cette crise.

 

La situation est encore plus tragique pour les  familles des patients. Une mère accablée de chagrin partage :

« Voir mon enfant lutter contre la fièvre, impuissant, est une torture. Où est l’aide promise ? Ce cri du cœur révèle le désarroi des familles face à une réponse sanitaire inefficace.

 

Abandon par l’État et la communauté internationale

 

L’espoir d’une intervention de l’État s’amenuise de jour en jour.

« Nous avons été laissés pour compte. Les promesses d’aide sont comme des mirages dans le désert », déclare un responsable local désabusé.

 

Cependant, la solidarité au sein de la communauté n’offre qu’une faible lueur d’espoir.

« En l’absence d’aide, nous nous efforçons de prendre soin les uns des autres, en partageant nos maigres ressources », témoigne un bénévole, symbolisant l’esprit de résilience de Kabo.

 

Vers une issue incertaine

 

La lutte de Kabo contre la méningite est loin d’être isolée, mais elle incarne la lutte plus large contre la négligence en matière de santé dans les régions vulnérables. La détresse de Kabo met en lumière les failles de notre système de santé, où les communautés les plus défavorisées font face à des crises sanitaires avec peu ou pas de soutien.

 

La situation à Kabo est une tragédie qui se déroule à l’abri des regards du monde, un sombre rappel de l’inégalité en matière de santé mondiale.

 

Par Cyrille Féinam

Correspondant du CNC à Kabo

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Crise de l’eau à Obo : un défi de survie quotidien

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Crise de l’eau à Obo : un défi de survie quotidien

 

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 CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 mars 2024 (CNC

 La pénurie d’eau à Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou  met en évidence les défis cruciaux auxquels sont confrontés ses habitants.

 

La lutte matinale pour l’eau

 

À l’aube, les rues d’Obo s’animent avec une quête essentielle : l’accès à l’eau potable. Les quartiers de Nairobi et d’Abouna sont particulièrement touchés, où la sécheresse a tari les sources traditionnelles. Les habitants, armés de bidons et de récipients, se précipitent vers les points d’eau, certains se réveillant avant l’aube pour assurer leur tour. Cette scène quotidienne révèle l’ampleur de la crise de l’eau dans cette ville du sud-est de la RCA.

 

Alternatives risquées

 

Privés de forages, beaucoup se tournent vers des puits non améliorés, malgré les risques sanitaires.

« C‘est difficile… Nous n’avons qu’un seul point d’eau », raconte Jean-Marie, un habitant, illustrant leur situation précaire. Les témoignages abondent, évoquant les maladies d’origine hydrique et la nécessité de trouver des solutions durables.

 

Voix d’autorités et d’experts

 

Donatien Kumbuiki, le secrétaire général du quartier d’Abouna, exprime l’urgence :

« Les gens souffrent beaucoup pour boire de l’eau. » Cette détresse est reconnue par les autorités locales, dont le sous-préfet Dieudonné Yapoula, qui souligne l’effet aggravant de la sécheresse et promet des actions des autorités centrales.

 

Armand Gizeh, le médecin-chef, déconseille la consommation d’eau non potable et propose des mesures préventives, comme la purification de l’eau à domicile, pour lutter contre les maladies hydriques.

 

Analyse et perspectives

 

Face à cette crise, la communauté d’Obo fait preuve d’une résilience remarquable, même si la situation reste critique. La dépendance à l’égard d’un seul point d’eau et l’utilisation de l’eau provenant de puits non améliorés soulignent la nécessité d’améliorer les infrastructures hydrauliques.

 

Réponse sanitaire

 

La prévention des maladies d’origine hydrique nécessite une éducation à l’hygiène et l’accès à des méthodes de purification de l’eau. Les conseils d’Armand Gizeh méritent une attention pour préserver la santé publique en attendant des solutions permanentes.

 

L’appel à la solidarité

 

L’alerte tirée par Donatien Kumbuiki et le sous-préfet Yapoula nous rappelle l’importance de la solidarité et de la rapidité d’action des autorités. La crise actuelle nécessite une mobilisation à tous les niveaux de gouvernement et une coopération internationale pour fournir une aide efficace et durable.

 

Vers une résolution ?

 

Les autorités centrales étant conscientes du problème, la patience des habitants est mise à rude épreuve. La promesse d’une solution adéquate doit se traduire rapidement par des actions concrètes pour éviter une détérioration de la situation humanitaire.

 

Défis et espoirs

 

L’accès à l’eau potable est un droit fondamental, et sa rareté à Obo met en évidence les graves défis auxquels sont confrontées de nombreuses communautés dans le monde. Cette crise offre également l’occasion de repenser la gestion de l’eau et de renforcer les systèmes de santé publique, avec l’espoir d’un avenir où l’eau n’est plus une source de souffrance mais un bien commun accessible à tous.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Lutte contre la violence basée sur le genre à Boali : une initiative de l’ONG FAEDD

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Lutte contre la violence basée sur le genre à Boali : une initiative de l’ONG FAEDD

 

Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Deux femmes qui reviennent du champs . Photo CNC

 

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)  

 Dans la paisible ville de Boali, localité situé à 95 kilomètres de Bangui, une réalité plus sombre émerge, celle de la violence basée sur le genre (VBG), un problème de plus en plus alarmant. L’ONG Femmes actives et entreprenantes pour le développement durable (FAEDD) est en première ligne pour contrer cette tendance inquiétante en initiant un atelier de sensibilisation de trois jours. Cette initiative vise non seulement à éduquer mais aussi à engager la communauté locale dans une lutte inébranlable contre la violence basée sur le genre.

 

La montée des VBG à Boali n’est plus un secret pour personne. Gisèle Mbita, la coordinatrice de la FAEDD, partage un constat troublant :

« Lors de notre dernière visite, des histoires de violence nous ont été partagées, dévoilant une réalité souvent cachée ou minimisée par la communauté. Nous sommes là pour éclairer les femmes sur leurs droits et les moyens de se défendre ». Cette déclaration a eu un impact significatif lors de l’atelier, soulignant l’urgence de la situation.

 

Se référant à la législation centrafricaine sur les peines applicables aux auteurs de VBG, Gisèle Mbita souligne la nécessité d’adopter des mesures similaires à Boali. Elle explique :

« Des peines allant jusqu’à trois ans de prison et des amendes importantes sont prévues. Ces dispositions légales servent de modèle pour protéger efficacement nos femmes et nos filles ».

 

Les témoignages des participants à l’atelier résonnent comme un appel à l’action. Omega Mokongoma, un participant, exprime son engagement :

« Nous devons mettre fin à cette violence. Frapper une femme, un enfant, c’est inacceptable. Je m’engage à promouvoir le respect et la protection au sein de ma communauté ».

 

Gizazé, le chef du quartier Bowling 1, partage cette ambition de changement :

« Je vais sensibiliser mes électeurs à la gravité des VBG et à l’importance de protéger nos femmes et nos enfants. Tout le monde doit comprendre que ces actes ne resteront pas impunis ».

 

L’initiative de l’ONG FAEDD aboutit à la création d’un comité de suivi, une avancée significative dans la lutte contre les VBG à Boali.

« Ce comité jouera un rôle essentiel dans le suivi et le signalement de tous les cas de violence, en assurant une réponse rapide et efficace », a déclaré un membre de la FAEDD.

 

La mobilisation contre les VBG à Boali va au-delà des simples ateliers. Elle reflète une prise de conscience collective d’une menace qui mine la cohésion et le bien-être de la communauté. Tous les habitants de Boali sont invités à se joindre à cette cause, armés de connaissances, de solidarité et d’un engagement indéfectible.

 

Notons que  l’atelier de la FAEDD à Boali n’est pas seulement un événement éducatif ; Elle marque le début d’une révolution sociale. Une révolution où chaque individu, homme, femme, jeune ou vieux, participe activement à la protection et au respect de l’autre. Boali donne l’exemple de la résilience et de l’espoir, prouvant qu’ensemble, une communauté peut surmonter les obstacles et œuvrer pour un avenir sans violence. La lutte contre la violence basée sur le genre ne s’arrête pas là ; Elle ne fait que commencer, soutenue par les voix de ceux qui refusent de se taire.

 

Cette bataille, bien que difficile, est nécessaire pour assurer la sécurité et la dignité de tous les habitants de Boali. Cela nécessite un engagement à tous les niveaux de la société, une compréhension profonde des enjeux et des défis, et une volonté inébranlable de voir un jour ces violences appartenir au passé. Le chemin est long, mais la détermination des habitants de Boali et de l’ONG FAEDD promet de transformer cette vision en une réalité tangible.

 

Par Ghislain Ngara

 

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Chefs de quartier et police judiciaire en RCA : Rôles, confusions et solutions

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Chefs de quartier et police judiciaire en RCA : Rôles, confusions et solutions

 

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Face à la cour d’appel de Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, 22 mars 2024 (CNC)  

 Dans le cadre d’un effort de renforcement du système judiciaire en République centrafricaine, l’initiative de formation des acteurs de la justice par la Minusca souligne l’importance d’une approche holistique. Au cœur de cette initiative, le juge Bethel Anicet Parfait Kaouet, Premier-juge au tribunal de Bimbo , partage ses idées et sa vision d’une justice accessible et équitable lors d’un atelier de formation à Bangui.

 

Un partenariat judiciaire pour l’équité

 

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les officiers de police judiciaire, qui sont nos proches collaborateurs », précise M. Kaouet, soulignant la qualité remarquable de leur travail. Cette coopération vise à assurer une transition harmonieuse des affaires entre les différentes instances de justice.

 

  • Clarification des rôles :

 

Kaouet pointe une zone d’ombre concernant la collaboration avec les chefs de quartier.

« La plupart des chefs de quartier ne maîtrisent pas le code de procédure civile », déplore-t-il, appelant à une meilleure prise de conscience pour éviter de marcher sur les compétences des uns et des autres.

  • Résolution des litiges fonciers :

 

« La terre appartient à l’État », rappelle Kaouet, insistant sur la nécessité de saisir le ministère de l’Urbanisme pour éviter les litiges fonciers.

« C’est par méconnaissance des textes que les gens sèment le désordre dans les quartiers », explique-t-il, mettant en avant un problème récurrent.

 

L’importance cruciale de connaître les lois

 

« J’invite la population centrafricaine à s’imprégner de la loi de notre pays », lance Kaouet, soulignant l’adage juridique selon lequel l’ignorance de la loi n’est pas une excuse. Il souligne l’accessibilité de la justice pénale et la mise en place d’un système d’aide juridictionnelle pour les affaires civiles, visant à réduire les obstacles financiers.

 

En un mot, l’engagement du juge Kaouet en faveur de la formation des acteurs de la justice en République centrafricaine ouvre la voie à une meilleure compréhension et application des lois. Son appel à une connaissance approfondie des textes législatifs et au respect des compétences juridictionnelles est un pas vers une justice plus juste et inclusive, essentielle à la cohésion sociale et au développement du pays.

 

 

Par Éric Azoumi

 

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Le Prix de l’Opposition : le Procureur demande 500 Millions dans le Procès de Mboli-Goumba

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Le Prix de l’Opposition : le Procureur demande 500 Millions dans le Procès de Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/soulevement-et-liberation-provisoire-le-proces-tumultueux-de-maitre-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-avec-ses-avocats-peu-apres-sa-liberation-provisoire/” rel=”attachment wp-att-74430″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-avec-ses-avocats-peu-apres-sa-liberation-provisoire-450×372.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC avec ses avocats peu après sa libération provisoire” width=”450″ height=”372″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC avec ses avocats peu après sa libération provisoire

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 Dans un tournant judiciaire inattendu, le procureur de la République demande une amende exorbitante contre Maître Crépin Mboli-Goumba, illustrant un conflit où justice et politique sentremêlent dangereusement en République Centrafricaine.

 

Un procès sous haute tension :

 

Le procès de Maître Crépin Mboli-Goumba, reporté à plusieurs reprises et finalement tenu hier le 20 mars, dépasse le cadre juridique. Accusé d’outrage à magistrat, le procureur a requis une peine d’un an de prison assortie d’une amende de 500 millions de francs CFA, mettant en lumière une affaire marquée par des connotations politiques. Cette stratégie semble viser à affaiblir financièrement et moralement une figure de l’opposition, en brossant un tableau où le pouvoir utilise la justice comme une arme.

 

Les dynamiques politiques à l’œuvre :

 

Au cœur de cette affaire, Maître Crépin Mboli-Goumba, leader du PARTI AFRICAIN POUR UNE TRANSFORMATION RADICALE ET L’INTEGRATION DES ÉTATS (PATRIE), et figure centrale du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, représente une voix critique contre le régime actuel. Ses accusations ouvertes de pratiques mafieuses au sein de l’appareil judiciaire, visant le ministre de la Justice, monsieur Djoubaye Abazène,  et indirectement le président putschiste Faustin Archange Touadera, ont scellé son sort dans une bataille où la politique éclipse la légalité.

 

Accusations de « mafia judiciaire » :

 

La brutalité de l’arrestation de Maître Crépin Mboli-Goumba, et les charges disproportionnées portées contre lui, témoignent de l’utilisation de la justice comme outil de répression politique. Les termes de « mafia judiciaire » utilisés par les observateurs et Maître Mboli-Goumba lui-même ne sont pas choisis à la légère, ils reflètent une réalité où la loi est manipulée au service d’intérêts particuliers.

 

Réactions et témoignages :

 

Les réactions à ce procès vont de l’inquiétude à l’indignation.

« C‘est un signal alarmant pour la démocratie », confie un observateur anonyme. Un autre ajoute :

« C‘est clairement une tentative d’étouffer l’opposition, un abus de pouvoir déguisé en justice. »

 

 

Ce procès contre Maître Crépin Mboli-Goumba nous oblige à nous interroger sur les frontières entre justice et manœuvres politiques en République centrafricaine. La demande exorbitante du procureur révèle non seulement la vulnérabilité des opposants politiques face à un système judiciaire manipulé, mais appelle également à une réforme profonde des institutions pour garantir l’équité et la liberté d’expression dans un climat politique de plus en plus polarisé.

 

Par Alain Nzilo

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Projet d’Intégration dans la Fonction Publique : La Grande arnaque du gouvernement centrafricain

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Projet d’Intégration dans la Fonction Publique : La Grande arnaque du gouvernement centrafricain

 

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Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)  

 La République centrafricaine s’enfonce dans une escroquerie systématique des centrafricains orchestrée par son propre gouvernement.

 

Le gouvernement centrafricain a lancé un ambitieux projet d’insertion dans la fonction publique, promettant un avenir professionnel stable à de nombreux citoyens. Cependant, ce qui semblait être une aubaine s’est rapidement transformé en un piège coûteux et décevant pour les aspirants fonctionnaires.

 

50 000 FCFA pour l’authentification des diplômes étrangers

 

Dans le cadre du projet d’intégration des jeunes centrafricain dans la fonction publique de leur pays, une mesure controversée a été mise en œuvre, touchant particulièrement les jeunes centrafricains ayant obtenu leurs diplômes à l’étranger (arnaque du gouvernement centrafricain ). Le ministère de la Fonction publique exige de ces candidats qu’ils franchissent une étape supplémentaire : l’authentification de leur diplôme par le ministère centrafricain des Affaires étrangères. Cette procédure, loin d’être une simple formalité administrative, s’est avérée être une source de frustration et de consternation pour de nombreux aspirants fonctionnaires.

 

L’exigence en question oblige les candidats à payer une somme substantielle de cinquante mille francs CFA  pour la certification de leur diplôme. Pour plusieurs, il s’agit d’un investissement financier important, ce qui soulève des questions quant à l’équité et à l’accessibilité de ce processus.

 

Ce qui est encore plus intrigant, c’est la capacité opérationnelle du ministère des Affaires étrangères à mener à bien cette tâche. Dans un pays où les infrastructures de communication et les réseaux internationaux sont limités, comment ce ministère parvient-il à vérifier l’authenticité des diplômes obtenus à des milliers de kilomètres ? La méthode utilisée pour contacter les institutions étrangères et obtenir une confirmation rapide reste floue, ce qui alimente les spéculations sur l’efficacité et la légitimité de cette approche.

 

Cette situation met en lumière un problème plus large d’un système qui semble davantage axé sur l’arnaque du gouvernement centrafricain des candidats au détriment de l’intégrité et de l’efficacité. Les candidats, déjà confrontés à l’incertitude et aux défis liés à la recherche d’emploi, se retrouvent contraints de débourser une somme exorbitante pour une démarche dont la valeur ajoutée est discutable.

 

« Est-ce vraiment dans l’intérêt public, ou s’agit-il simplement d’une nouvelle façon d’exploiter ceux qui cherchent à servir leur pays ? », s’interroge Martine Doté, exprimant une frustration largement partagée par ses pairs. Plutôt que d’assurer l’équité et la compétence au sein de la fonction publique, cette approche semble créer des obstacles supplémentaires, décourageant particulièrement ceux qui ont investi dans une éducation à l’étranger, souvent dans l’espoir de contribuer au développement de leur pays.

 

Dans ce contexte, la question de l’efficacité de l’administration publique et de son engagement en faveur de l’intégrité et de la transparence est plus que jamais d’actualité. Alors que la République centrafricaine aspire à la stabilité et au progrès, il est crucial de revoir ces procédures, non seulement pour faciliter l’accès à la fonction publique, mais aussi pour restaurer la confiance dans les institutions de l’État.

 

Certification des diplômes obtenus localement

 

La certification des diplômes obtenus localement en République centrafricaine représente un autre niveau de complexité et de dépenses pour les demandeurs d’emploi qui aspirent à rejoindre la fonction publique. Cette mesure, appliquée aussi bien aux diplômes de l’enseignement secondaire qu’à l’enseignement supérieur, nécessite des démarches spécifiques et coûteuses de la part des candidats (arnaque du gouvernement centrafricain ).

 

Pour ceux qui ont obtenu leur baccalauréat, une visite à la direction des examens et concours est nécessaire. Là, un processus d’authentification du diplôme attend le diplômé, pour lequel une somme d’argent doit être versée. Cette démarche, qui peut sembler être une simple formalité administrative, s’avère être une source de frustration et un obstacle financier important pour de nombreux jeunes.

 

Le parcours est similaire pour les diplômés de l’Université de Bangui ainsi que d’autres écoles supérieures, qui doivent également s’engager dans un processus d’authentification et de certification de leurs diplômes. Cette approche implique le paiement d’une somme d’argent, ce qui ajoute un fardeau supplémentaire à ceux qui ont déjà investi du temps et des ressources dans leur éducation.

 

Ces procédures soulèvent plusieurs questions quant à leur nécessité et à leur efficacité. Pourquoi imposer des frais supplémentaires à des diplômés qui ont déjà fait la preuve de leur compétence et de leur engagement en terminant leurs études ? De plus, ces coûts supplémentaires représentent un obstacle particulièrement difficile pour ceux qui se trouvent déjà dans une situation financière précaire.

 

L’impact de ces procédures coûteuses et lourdes sur les demandeurs d’emploi est palpable. Non seulement ils constituent un obstacle financier à l’entrée dans la fonction publique, mais ils peuvent également décourager les talents locaux de poursuivre une carrière dans le secteur public. Alors que le pays cherche à développer et à stabiliser son administration, ces obstacles administratifs et financiers pourraient avoir l’effet inverse, en limitant l’accès aux postes publics aux seules personnes capables de supporter ces coûts.

 

Dans une période où la République centrafricaine s’efforce de renforcer son administration et d’attirer des compétences pour son développement, il apparaît essentiel de reconsidérer ces procédures. La simplification et l’allègement de ces processus pourraient non seulement faciliter l’accès à la fonction publique pour de nombreux candidats méritants, mais aussi améliorer la transparence et l’équité du processus de recrutement pour éviter l’arnaque du gouvernement centrafricain .

 

Le certificat médical, une autre arnaque du gouvernement centrafricain

intégration dans la fonction publique en République centrafricaine a révélé un enchaînement de dysfonctionnements et d’abus suscitant l’inquiétude des candidats. Selon les directives du ministère de la Fonction publique, ce document doit être délivré par le service de santé de l’inspection du travail. Cependant, la procédure pour l’obtenir s’est transformée en une source de frustration et d’arnaque publique.

 

Les candidats sont tenus de payer quatre mille cinq cents francs CFA pour le certificat médical. Pourtant, une fois le paiement effectué, ils reçoivent un reçu officiel indiquant seulement 2 500 francs CFA. Cet écart entre le montant payé et celui inscrit sur le reçu laisse un trou béant de deux mille francs  CFA (2 000 francs CFA), la destination de cet argent restant un mystère (arnaque du gouvernement centrafricain ). Cette situation jette une ombre sur l’intégrité du processus, laissant les candidats se demander où va réellement leur argent.

 

Le problème ne s’arrête pas là. Les candidats qui satisfont à cette exigence financière reçoivent leur certificat médical sans subir d’examen médical. Cette pratique remet en question la validité du certificat lui-même et soulève des inquiétudes quant à l’efficacité de cette exigence en tant que critère de sélection pour l’entrée dans la fonction publique. Si le but de ce certificat est d’assurer la bonne santé des futurs fonctionnaires, l’absence d’un véritable examen médical semble contre-productive et superficielle.

 

De plus, la précipitation pour obtenir ce document a entraîné une surcharge des services concernés, entraînant des retards importants. Les candidats doivent maintenant attendre trois à quatre semaines avant d’avoir accès au personnel nécessaire à la délivrance du certificat, ce qui ajoute une couche supplémentaire de stress et d’incertitude à leur parcours.

 

La carte nationale d’identité et le classeur de l’inspection du travail, une autre arnaque ouverte

 

L’exigence récente d’une carte nationale d’identité et l’obligation d’acheter un classeur spécifique pour le dépôt des dossiers à l’inspection du travail en République centrafricaine ajoutent une couche supplémentaire de complexité et de coûts pour les candidats désireux d’intégrer la fonction publique. Cette section examine l’impact et les motivations possibles de ces nouvelles règles, qui semblent peser sur les candidats financièrement plus qu’elles n’améliorent le processus de sélection.

 

L’exigence de la carte nationale d’identité

 

Jusqu’à récemment, la carte nationale d’identité n’était pas un document obligatoire dans le dossier de candidature à la fonction publique. L’introduction soudaine de cette exigence a soulevé des questions sur ses motivations réelles. Certains y voient une stratégie visant à pousser les candidats à aller verser encore une importante somme d’argent aux partenaires libanais du Président Faustin Archange Touadera. D’autres s’interrogent sur la raison d’être de l’ajout d’une contrainte financière et administrative supplémentaire pour les candidats, déjà submergés par les multiples frais et démarches nécessaires pour postuler.

 

La vente imposée de classeurs

 

Là encore, c’est grave. L’obligation d’acheter un classeur à un prix exorbitant pour le dépôt d’un dossier ajoute une dimension supplémentaire à la controverse. Sur le marché, le prix d’un cartable varie entre trois cents et cinq cents francs CFA (300 à 500 francs CFA), mais à l’inspection du travail, les candidats sont obligés de payer trois mille cinq cents francs  pour un article similaire. Cette pratique, qui empêche les candidats d’apporter leur propre matériel acheté à un prix raisonnable, est perçue non seulement comme de l’exploitation financière, mais aussi comme un manque de considération pour la situation économique des candidats.

 

Cette situation pose la question de savoir si ces exigences servent réellement les intérêts de l’administration et des candidats ou si elles représentent une opportunité pour certains acteurs de bénéficier indûment du processus de recrutement. En imposant des coûts injustifiés et supplémentaires, le système risque de décourager les candidats compétents mais moins fortunés et de compromettre l’intégrité du processus de sélection.

 

Le mirage de l’intégration : stratégie électorale pour 2025

 

La promesse d’intégrer six mille jeunes centrafricains dans la fonction publique centrafricaine a suscité beaucoup d’intérêt et d’espoir parmi les citoyens. Cependant, une analyse de la loi de finances pour l’année 2024 révèle que le gouvernement n’a alloué aucun budget pour la réalisation de ce projet. Cette omission soulève des questions sur la sincérité de l’annonce du gouvernement et sur son engagement réel à améliorer les perspectives d’emploi des centrafricains.

 

L’annonce avait été perçue comme une initiative louable visant à atténuer le chômage et à revitaliser l’administration publique avec de nouveaux talents. Toutefois, l’absence de dispositions financières dans le budget pour l’année précédant les Élections de 2025-2026 indique que le projet pourrait ne pas être aussi prioritaire qu’annoncé. Cette révélation alimente les spéculations selon lesquelles l’engagement du gouvernement à intégrer ces candidats pourrait n’être qu’une manœuvre politique visant à apaiser les tensions et à gagner le soutien populaire en vue des prochaines Élections.

 

Le processus de dépôt et d’examen des dossiers, qui devrait s’étendre jusqu’en  2025, l’année d’Élections, semble s’inscrire dans une stratégie à long terme visant à maintenir l’espoir et l’attention des citoyens, sans garantie de réalisation. Cette tactique risque de générer de la frustration et du mécontentement parmi les candidats et de miner la confiance dans les promesses du gouvernement.

 

La situation met en évidence un décalage entre les annonces politiques et les actions concrètes. Alors que les citoyens espèrent des améliorations tangibles dans leur vie quotidienne et professionnelle, l’utilisation des projets d’emploi comme outils politiques pourrait avoir des répercussions négatives sur la perception et la légitimité du gouvernement.

 

Conclusion

 

La nécessité de présenter une carte nationale d’identité et d’acheter un classeur à un prix gonflé illustre les défis et les obstacles supplémentaires imposés aux candidats à la fonction publique en République centrafricaine. Ces pratiques, qui semblent s’écarter des principes d’équité et de transparence, nécessitent une réévaluation urgente afin de s’assurer que le processus de recrutement reste accessible à tous et exempt d’exploitation financière. Sans une telle intervention, la confiance dans le système administratif risque de s’éroder, ce qui sape les efforts de développement et de gouvernance du pays (arnaque du gouvernement centrafricain ).

 

Par Alain Nzilo

 

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Vol spectaculaire au nord de Bangui : une leçon de moto tourne à l’l’arnaque

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Vol spectaculaire au nord de Bangui : une leçon de moto tourne à l’l’arnaque

 

Centrafrique.org/une-geante-manifestation-populaire-a-bangui-apres-un-accident-mortel-sur-lavenue-de-france/les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-48027″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Les taxis motos de la capitale centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Bangui, les motos taxis

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 Un spectaculaire vol de moto secoue le quartier PK12 à la sortie nord de la capitale Bangui, laissant le propriétaire dans la consternation.

 

Hier, jeudi 20 mars, le calme habituel du quartier PK12, à la sortie nord de Bangui, a été perturbé par un événement très inhabituel. Sur le terrain de football de Bégoua, un acte de tromperie digne d’un scénario de film du théâtre ivoirien s’est déroulé.

 

Un individu, sous prétexte d’apprendre à conduire une moto, s’est approché d’un conducteur de moto-taxi. Le soi-disant étudiant, après avoir contacté le chauffeur la veille, a fixé un rendez-vous pour jeudi sur le terrain susmentionné. Vers 16 heures, les deux hommes se sont rencontrés, prêts pour la leçon d’équitation prévue.

 

Selon un témoin qui a observé la scène de loin, le faux apprenti, après quelques tentatives, a semblé s’habituer à la moto.

« Il a fait semblant d’apprendre, avec des démarrages hésitants, mais tout à coup, il a accéléré à toute vitesse et a disparu avec la moto », raconte le témoin, visiblement abasourdi par l’audace de l’escroc.

 

Le conducteur de la moto, trompé par la ruse de son homologue, s’est retrouvé désespéré.

« Je n’arrivais pas à croire que quelqu’un qui prétendait ne pas savoir conduire une moto puisse mettre en œuvre un tel plan », confie-t-il, encore sous le choc.

Avant la grande évasion, l’escroc a même remis 5 000 francs CFA au conducteur de la moto, comme pour sceller leur affaire, une somme qui n’a pas pu compenser la perte subie.

 

Bien qu’isolé, ce vol suscite des inquiétudes quant à la sécurité dans les zones périphériques de Bangui.

« C’est une sonnette d’alarme pour tous les exploitants de moto-taxis. Nous devons être désormais plus vigilants, surtout avec les nouveaux clients », déclare un représentant local des conducteurs de motos-taxis.

 

Ce vol ingénieux met en évidence l’importance de la prudence, même dans les échanges les plus banals.

 

Cet article illustre comment un acte criminel peut entraîner non seulement des pertes matérielles, mais aussi éroder la confiance au sein de la communauté. À travers le récit de cet événement, nous voyons à quel point il est crucial de rester vigilant et de renforcer les mesures de sécurité, en particulier dans les interactions quotidiennes qui semblent anodines.

 

 

Par Anselme Mbata

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Multiplication des Barrières Illégales : Trafic et racket des usagers dans l’Ouham et Lim-Pendé

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Multiplication des Barrières Illégales : Trafic et racket des usagers dans l’Ouham et Lim-Pendé

 

Centrafrique.org/alerte-info-3-pick-up-des-humanitaires-enleves-par-les-rebelles-de-3r-a-baboua/barriere-checkpoint-gendarmes-de-gallo-dans-la-nan-mambere-le-17-avril-2020-par-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-38606″ data-wpel-link=”internal”>Barrière de contrôle des gendarmes à Gallo, non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Barrière de contrôle des gendarmes , non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

 

Bangui, 20 mars 2024 (CNC)

 La création incessante de postes de contrôle illégaux par les forces de l’ordre dans les préfectures de Ouham et de Lim-Pendé dresse un tableau troublant de la corruption et des abus dans cette région.

 

Le mois dernier, le Premier ministre Félix Moloua a annoncé la création d’une brigade mixte chargée de surveiller et de démanteler les postes de contrôle illégaux, mais la réalité sur le terrain est tout autre. Les préfectures de l’Ouham et de Lim-Pendé restent des bastions des pratiques illicites, les forces de l’ordre orchestrant une multiplication effrénée de ces obstacles, mettant à mal la vie des citoyens ordinaires.

 

Selon les témoignages recueillis, les soldats de l’armée nationale, censés assurer la sécurité des citoyens, se transforment en prédateurs économiques sur les grands axes routiers comme par exemple sur l’axe Kouki – Nana-Bakassa. Les motards sont particulièrement visés, contraints de subir des extorsions déguisées en contrôles routiers.

 

Freddy, un témoin, rapporte :

« Les soldats exigent des taxes exorbitantes pour passer ces points de contrôle. Même les produits locaux les plus simples sont soumis à des frais arbitraires. C’est devenu une mafia organisée ».

 

Une victime, qui a souhaité garder l’anonymat, a raconté son expérience :

« Je transportais des sacs de manioc pour ma famille quand j’ai été arrêtée. Les soldats m’ont forcé à payer une taxe considérable, menaçant de confisquer ma marchandise si je refusais ».

 

Ces pratiques généralisées alimentent un cycle de corruption et d’impunité, sapant les fondements mêmes de l’État de droit. Les citoyens, déjà confrontés à des défis économiques, se retrouvent piégés dans ce racket institutionnalisé.

 

La prolifération des postes de contrôle illégaux à Ouham et Lim-Pendé est symptomatique d’un dysfonctionnement plus large au sein des forces de l’ordre. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour mettre fin à ces pratiques préjudiciables à la population.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Entre félicitations et polémiques : la lettre de Touadéra à Poutine

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Entre félicitations et polémiques : la lettre de Touadéra à Poutine

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-et-vladimir-poutine-a-couteaux-tires-suite-a-la-discrete-visite-devgueni-prigojine-a-bangui/touadera-et-prigojine/” rel=”attachment wp-att-68378″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera et Vladimir Poutine à couteaux tirés suite à la discrète visite d’Evguéni Prigojine à Bangui

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 La récente lettre de félicitations de Touadéra à Poutine après sa réélection a déclenché un débat animé dans le pays et sur les réseaux sociaux.

 

Une lettre de reconnaissance et d’amitié

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a adressé une lettre remplie d’éloges et de félicitations à Vladimir Poutine suite à sa réélection. Cette lettre souligne l’attachement du peuple russe à Poutine et la volonté de poursuivre une coopération exemplaire entre les deux nations. Dans un geste d’admiration et de respect, le président Touadéra mentionne la démocratie et la transparence de l’élection russe, ainsi que les réalisations de Poutine pendant son mandat.

 

Un Défi de Rédaction Constant

 

Un aspect remarquable et régulièrement critiqué de la communication présidentielle centrafricaine est la présence d’erreurs grammaticales et typographiques dans les documents officiels. Cette lettre ne fait pas exception, suscitant des commentaires sur les médias sociaux non seulement sur le fond mais aussi sur la forme.

 

– Commentaire de Denis :

« Quand le président Touadera déifie Poutine. (…) Passer d’un maître à un autre n’est rien d’autre que se condamner soi-même à la servitude ».

– Réaction citoyenne sur la forme:

« Encore une fois, une communication officielle entachée d’erreurs. C’est en train de devenir une habitude décevante pour la présidence ».

– L’avis d’un enseignant :

« Il est regrettable que même dans les documents d’une importance capitale, l’attention portée aux détails linguistiques soit négligée. Qu’est-ce que cela enseigne à nos jeunes ? »

– Point de vue d’un analyste centrafricain des médias :

« Ces erreurs récurrentes dans les communications officielles peuvent nuire à l’image de notre pays sur la scène internationale. Il est temps de revoir le processus de vérification avant la publication ».

 

Réactions mitigées sur les réseaux sociaux

 

Pourtant, cette lettre n’a pas manqué de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Un détail, en particulier, a retenu l’attention : l’utilisation de majuscules dans les mots « Votre» et « Vous» adressés à Poutine, interprétée par certains comme un signe de soumission.

 

Un débat plus large sur l’indépendance

 

La lettre de Touadera à Poutine a ainsi ouvert un débat beaucoup plus large sur l’indépendance réelle de la République centrafricaine. Alors que certains y voient une quête de soutien et de partenariat stratégique, d’autres y voient une preuve de dépendance politique et économique.

 

La lettre de Touadera à Poutine révèle la complexité des relations internationales de la République centrafricaine.

 

Cette analyse enrichie aborde non seulement les nuances de la diplomatie centrafricaine mais aussi les défis récurrents dans la rédaction des communications officielles, soulignant l’importance de la qualité rédactionnelle en plus des choix politiques. Il met en lumière le dialogue entre la volonté d’affirmer son indépendance géopolitique et la nécessité d’assurer une communication irréprochable pour véhiculer cette ambition.

 

Par Alain Nzilo

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L’Oubli Prolongé des Réfugiés Centrafricains au Bénin: Leur Plaidoyer au gouvernement et aux institutions

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L’Oubli Prolongé des Réfugiés Centrafricains au Bénin:  Leur Plaidoyer au gouvernement et aux institutions

 

Centrafrique.org/unite-et-espoir-les-refugies-centrafricains-au-benin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Unite-et-espoir-Les-refugies-centrafricains-au-Benin-450×299.jpg” alt=”Groupe de sept réfugiés centrafricains vêtus de t-shirts bleus avec le logo du HCR, debout sur un sol sablonneux au Bénin.”” width=”450″ height=”299″ />
Les centrafricains refugiés au Benin.

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 Lexil forcé de millions de Centrafricains, échappant aux conflits de 2013 – 2016, a dispersé des familles entières à travers lAfrique et le monde.

 

Le long chemin du retour

 

La crise militaro-politique qui a secoué la République centrafricaine entre 2013 et 2016 a entraîné un exode massif de sa population. Parmi les destinations de ces réfugiés, le Bénin s’est révélé être un refuge temporaire, bien que marqué par l’incertitude. Malgré leur désir de rentrer chez eux, la réalité est tout autre pour ces réfugiés qui, loin de leur pays d’origine, se retrouvent dans une impasse bureaucratique.

 

Steeve Mballa, réfugié centrafricain résidant au Bénin, témoigne de cette quête de retour. En 2022, avec ses compatriotes, il s’est rapproché de la Commission nationale pour les réfugiés, représentant le HCR dans le pays, pour demander un rapatriement volontaire. Leur demande reste sans réponse, les laissant dans une attente interminable.

 

Un cri d’espoir ignoré

 

La communauté centrafricaine du Bénin, impatiente de rentrer, se heurte à l’inaction et au silence. Steeve Mballa souligne leur détresse : « Nous ne savons pas comment alerter notre gouvernement pour obtenir de l’aide. » Il ajoute : « Nous avons vu vos publications sur le rapatriement des Centrafricains du Cameroun. C’est pourquoi je vous écris, en espérant que vous pourrez alerter les autorités pour notre cause », confie Steeve Mballa à la rédaction du CNC. Cette déclaration reflète un besoin désespéré d’être entendu et soutenu.

 

Des vies en suspens

 

Amina, mère de trois enfants, partage son angoisse : « Nous attendons tous les jours des nouvelles qui ne viennent jamais. Nos vies sont en suspens ». Ce sentiment d’incertitude est également ressenti par Marc, un jeune homme qui espère reprendre ses études interrompues par l’exil. « J’ai perdu des années de ma vie ici au Bénin, avec l’espoir de rentrer un jour chez moi en République centrafricaine pour reconstruire », exprime-t-il. Jeanne, arrivée au Bénin avec sa famille, ajoute sa voix au chœur des demandes de retour : « Nous voulons juste rentrer chez nous, mais nous nous sentons oubliées par le monde. »

 

Appel au gouvernement centrafricain et aux partenaires internationaux

 

Ces réfugiés demandent désespérément à leur gouvernement et aux organisations internationales, telles que le HCR, d’intervenir. Leur demande est simple : faciliter leur retour en République centrafricaine, leur pays d’origine, où ils aspirent à reconstruire leur vie.

 

Il est intéressant de noter qu’à l’ombre de la négligence, les réfugiés centrafricains au Bénin lancent un plaidoyer poignant pour un retour au pays.

 

En recadrant les témoignages de Steeve Mballa et d’autres réfugiés, leur récit entremêlé reflète leur situation prolongée d’incertitude et d’espoir. Leur désir de rentrer chez eux appelle une réponse concrète de la part des autorités compétentes, dans l’espoir de mettre fin à leur longue attente.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’éducation dans le  Haut-Mbomou : un défi immense à relever

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L’éducation dans le  Haut-Mbomou : un défi immense à relever

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-enseignants-en-greve/ecole-prefectorale-dobo/” rel=”attachment wp-att-50286″ data-wpel-link=”internal”>École préfectorale fille d'Obo
École préfectorale fille d’Obo, au sud-Est de la Centrafrique. Photo CNC

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 Au sud-est de la République centrafricaine, la préfecture du Haut-Mbomou fait face à d’importants défis éducatifs. Paul Guitrimbi, inspecteur académique du Haut-Mbomou, revient sur la situation complexe des écoles fondamentales 1 et 2, marquée par une pénurie d’enseignants qualifiés et un manque d’infrastructures adéquates.

 

Les réalités sur le terrain

 

Si les cours ont repris normalement dans la plupart des établissements du Haut-Mbomou, des disparités inquiétantes se cachent. Les sous-préfectures comme Mboki sont dans une situation d’urgence, où les mouvements de population et la relocalisation des enseignants vers d’autres zones ont laissé des lacunes importantes dans le système éducatif local.

« La situation est particulièrement préoccupante à Mbouki », admet Guitrimbi, révélant l’ampleur des difficultés.

 

Un manque flagrant de ressources humaines

 

La préfecture du Haut-Mbomou, selon Guitrimbi,  est confrontée à un manque criant de personnel éducatif. Sur une quarantaine d’écoles, peu ont l’avantage d’avoir des enseignants formés.

« Il n’y a pratiquement pas d’enseignants qualifiés dans toutes les écoles du Haut-Mbomou », confirme l’inspecteur Guitrimbi, soulignant l’ampleur du problème. Cette lacune oblige les établissements à s’en remettre aux parents-enseignants, une solution loin d’être idéale.

 

Renforcement des besoins en matière d’infrastructure

 

Outre le personnel, l’infrastructure scolaire est un autre point d’achoppement. Si certains secteurs ont bénéficié de l’appui des partenaires pour réhabiliter ou construire des salles de classe, d’autres, comme Zémio, souffrent d’un déficit criant d’espaces et de matériels d’apprentissage.

« Il y a un manque d’infrastructures et de mobilier scolaire », précise Guitrimbi, mettant en lumière les obstacles matériels à l’éducation.

 

Voix des parties prenantes

 

Des parents-enseignants aux élèves, l’inquiétude est partagée.

« Nous faisons de notre mieux, mais sans formation adéquate, nos efforts sont limités », confie un parent-enseignant d’Obo, témoignant de la précarité de cette solution d’urgence.

Un élève de Zémio, étudiant, quant à lui, ajoute :

« Les conditions d’apprentissage sont difficiles, surtout quand il faut étudier dans des conditions difficiles. »

 

Appel à l’action

 

Face à ces défis, l’inspecteur académique interpelle le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux. Il est urgent d’intégrer de nouveaux enseignants qualifiés et de renforcer les infrastructures scolaires pour assurer un meilleur avenir éducatif aux enfants du Haut-Mbomou.

 

Notons que la mobilisation est essentielle pour l’avenir de l’éducation dans le Haut-Mbomou.

 

L’article met en lumière les enjeux de taille mais aussi la résilience des acteurs éducatifs du Haut-Mbomou. La voie vers une amélioration significative de l’éducation dans cette préfecture nécessite une collaboration étroite entre le gouvernement, les partenaires internationaux et la communauté locale. Grâce à des efforts conjoints, le Haut-Mbomou peut surmonter ces obstacles pour offrir à ses enfants l’éducation de qualité qu’ils méritent.

 

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

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Vers la relance du port pétrolier de  Salo: un élan vital pour l’économie de Nola

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Vers la relance du port pétrolier de  Salo: un élan vital pour l’économie de Nola

Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine

 

 

Bangui, 21 mars 2024 (CNC)

 À l’ombre de son passé prospère, la communauté de Salo, nichée dans la sous-préfecture de Nola, nourrit l’espoir de la renaissance de son port pétrolier, stimulant ainsi l’économie locale et répondant aux aspirations de ses habitants.

 

La fermeture prolongée du port pétrolier de Salo, autrefois pierre angulaire de l’économie de la République centrafricaine après le port de Bangui, a plongé la communauté de Salo dans une réalité économique difficile. Aujourd’hui, la population locale, soutenue par les autorités, se mobilise pour la réouverture de ce port, lueur d’espoir pour un avenir meilleur.

 

Un appel sincère des résidents

 

« Quand le port était opérationnel, nos vies étaient différentes, plus dynamiques », raconte Gervais Ngama, un résident de longue date de Salo. « Les produits étaient plus accessibles et il y avait plus de travail pour nos jeunes. Maintenant, c‘est comme si tout s’était arrêté ».

 

Marie Sorio, commerçante au marché de Salo, ajoute : « La fermeture du port a durement touché nos entreprises. Avant, nous recevions régulièrement des marchandises. Aujourd’hui, tout est plus compliqué et plus cher ».

 

L’engagement des autorités

 

François Lagombi, figure locale, se souvient d’une promesse importante  avec Faustin Archange Touadera :

« Lors de notre rencontre en décembre 2021 à Damara, le président a reconnu l’importance de et a promis sa réouverture. Cette promesse est notre lueur d’espoir ».

 

Le souvenir du pillage

 

Revenant sur la crise de 2013, Charly Bouba souligne : « Les pillages ont été dévastateurs. « Ce port n‘était pas seulement un dépôt, c’était le cœur battant de notre économie. Sa réhabilitation est cruciale pour notre survie économique ».

 

Vers une solution durable

 

Les témoignages des habitants de Salo révèlent non seulement les défis économiques et sociaux posés par la fermeture du port, mais aussi une volonté fervente de changement. Le gouvernement, face à cette mobilisation, se trouve à la croisée des chemins, entre promesses et attentes.

 

La réouverture du port pétrolier de Salaudan pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour la communauté de Salo, apportant une reprise économique, des opportunités d’emploi et une amélioration significative de la qualité de vie de ses habitants.

 

Il y’a lieu de rappeler que le sort du port pétrolier de Salo dépend des décisions et des actions concrètes des autorités. Cependant, l’esprit de résilience et d’optimisme de la population de Salo est plus vivant que jamais, alimentant l’espoir d’une renaissance économique et sociale dans la sous-préfecture de Nola.

 

Par Bertrand Siri

 

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