ALERTE INFO – Koundé : deux soldats FACA tués, Un Chinois et une Centrafricaine kidnappés, puis libérés
Bangui, CNC. Une attaque meurtrière s’est produite le 31 octobre aux environs de 16 heures près de Koundé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Des éléments du groupe armé 3R ont tendu une embuscade à un véhicule militaire transportant un ressortissant chinois et une citoyenne centrafricaine, faisant deux morts parmi les Forces armées centrafricaines (FACA).
L’adjudant Ali et le soldat de première classe Feigoudouzoui, responsables de la sécurité, escortaient le ressortissant chinois et la citoyenne centrafricaine dans un pick-up, après leur journée de travail sur le site minier de Mbali, situé à 9 kilomètres. L’attaque s’est déroulée près du village Alim, à 5 kilomètres sur la route de Cantonnier.
Le bilan de cette embuscade est particulièrement lourd pour les FACA. L’adjudant Ali a péri dans l’incendie du véhicule et son arme a été dérobée par les assaillants. Le soldat Feigoudouzoui, grièvement touché par balle lors de l’attaque, a succombé à ses blessures peu après son transport à l’hôpital, portant à deux le nombre de militaires tués dans cette opération. Les autres occupants du véhicule – le ressortissant chinois, la citoyenne centrafricaine et leur chauffeur – ont été capturés et emmenés en brousse par les éléments du 3R.

Une opération de libération a abouti deux jours plus tard près du village de Mballé, dans les environs de Koundé, permettant de secourir les otages sains et saufs. Le corps carbonisé de l’adjudant Ali a été transporté à l’hôpital pour les procédures d’identification et de remise à sa famille.
D’après les informations recueillies par la rédaction du Corbeau News Centrafrique, cette attaque s’inscrit dans un cycle de violences et de représailles qui secoue la région depuis plusieurs semaines. Des sources locales rapportent que plusieurs éleveurs musulmans Peuls ont été tués par les FACA et leurs alliés russes lors de leurs déplacements pour s’approvisionner dans les villages environnants.
Un incident particulièrement grave aurait mis le feu aux poudres il y a une dizaine de jours. “Un éleveur qui était sorti pour acheter des provisions a été intercepté sur dénonciation du chef du village. Les FACA sont intervenus et l’ont exécuté”, confie une source locale sous couvert d’anonymat. Cet événement aurait déclenché la volonté de représailles du groupe 3R contre les forces armées centrafricaines.
Cette nouvelle attaque révèle la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays, particulièrement autour des zones minières où les intérêts économiques attisent les tensions entre les différents acteurs armés. La présence d’exploitants miniers chinois dans la région ajoute une dimension internationale à ces enjeux locaux déjà complexes.
Les autorités militaires n’ont pas encore réagi officiellement à cette attaque qui constitue un revers significatif pour les FACA dans leur mission de sécurisation des zones minières stratégiques.
Le Corbeau News Centrafrique poursuit son enquête pour comprendre les circonstances exactes de cette embuscade et ses implications pour la stabilité régionale. Des mises à jour seront publiées au fur et à mesure que de nouvelles informations seront confirmées par nos équipes sur le terrain.
Cette attaque ravive les inquiétudes sur la capacité des forces de sécurité à protéger efficacement les sites miniers et leurs personnels, dans une région où les groupes armés maintiennent une présence active malgré les efforts de pacification.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)