Le directeur de la CNS s’auto-glorifie avec un prix suspect d’Afrique du Sud

Bangui, CNC. Le directeur général de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), Fabrice Assap, démontre une nouvelle fois sa propension inquiétante à l’auto-promotion démesurée. Non content d’avoir fait repeindre la façade de son institution aux frais du contribuable, il se targue maintenant d’un prétendu prix d’excellence d’une mystérieuse organisation sud-africaine, avant même sa remise officielle.
Un prix douteux d’une organisation fantôme
L’International Committee of Excellence (ICE), une structure totalement inconnue basée prétendument à Johannesburg, aurait choisi d’attribuer au général Assap un “Prix d’Excellence et de Leadership en Sécurité 2024”. Cette distinction, censée être remise en novembre prochain à Bangui, fait déjà l’objet d’une campagne d’autopromotion frénétique sur les réseaux sociaux par son supposé lauréat.
« Cette prétendue récompense est une mascarade. Comment une organisation soi-disant basée à Johannesburg, et totalement inconnue du public, peut-elle évaluer la sécurité en Centrafrique sans réelle étude du terrain ? » , s’interroge un ancien cadre de la police nationale sous couvert d’anonymat.
Une CNS en plein chaos
La réalité sur le terrain contraste violemment avec cette autocélébration pathologique du directeur Assap. Selon des sources internes à l’institution, la CNS traverse une crise profonde signée par la désorganisation spectaculaire des services et le mécontentement croissant du personnel.
« Le directeur général de la police nationale lui-même a publiquement déclaré que la CNS avait échoué dans sa mission. Au lieu de régler les problèmes, notre directeur préfère se pavaner avec des prix imaginaires » , déplore un agent de la CNS.
Une gestion questionnée
La récente rénovation de la façade du siège de la CNS pose de sérieuses questions sur l’utilisation des fonds publics. Le directeur tente de capitaliser sur un bref séjour de cinq jours en Chine effectué il y a plusieurs années pour s’ériger en expert, alors que ses agents manquent de moyens élémentaires pour accomplir leurs missions quotidiennes.
« Pendant que le directeur repeint les murs et s’autoproclame lauréat de prix douteux, nous n’avons même pas de carburant pour effectuer nos patrouilles » , témoigne un agent de police affecté à la CNS.
Entre une communication désordonnée sur les réseaux sociaux et une quête obsessionnelle de reconnaissance, le directeur de la CNS manifeste des signes inquiétants de déconnexion avec la réalité du terrain. Pendant qu’il parade avec un prix imaginaire non encore remis par une organisation mafieuse, la sécurité des Centrafricains, elle, continue de se dégrader dans l’indifférence la plus totale.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)