mercredi, juin 17, 2026
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Djorie, séchez vos larmes : votre successeur Balalou fait pire que vous….

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Djorie, séchez vos larmes : votre successeur Balalou fait pire que vous….

 

Centrafrique.org/larmes-de-pouvoir-perdu-le-chagrin-emotionnel-des-deux-ministres-limoges-du-gouvernement-moloua-2/consolation-mutuelle-entre-deux-ministres-limoges-dans-la-septieme-republique-reboas-et-djorie/” rel=”attachment wp-att-72219″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Consolation-mutuelle-entre-deux-ministres-limoges-dans-la-septieme-republique.-Reboas-et-Djorie-450×403.jpg” alt=”Djorie, séchez vos larmes : votre successeur Balalou fait pire que vous….” width=”450″ height=”403″ />
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Djorie et Reboas

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les larmes de l’ancien ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie, immortalisées par les caméras lors de son éviction du gouvernement, prennent aujourd’hui un sens nouveau. Son remplaçant, Maxime Balalou, cumule les prestations catastrophiques et plus pire qu’avant depuis sa nomination en janvier 2024. Le ministère de la Communication, déjà malmené, s’enfonce dans une spirale d’incompétence qui dépasse l’entendement.

 

Une succession qui tourne au fiasco

 

Le remplacement de Serge Ghislain Djorie par Maxime Balalou devait marquer un nouveau départ pour le ministère de la Communication. Les attentes étaient modestes, tant les critiques pleuvaient déjà sur la gestion précédente de Djorie totalement chaotique. Pourtant, l’arrivée du nouveau ministre n’a fait qu’accentuer les dysfonctionnements. Les interventions radiophoniques désastreuses s’enchaînent, les communiqués officiels manquent de substance, d’ailleurs téléguidée par le groupe Wagner, et la direction stratégique du ministère reste inexistante.

 

Un bilan plus que chaotique

 

Les 12 derniers mois de Maxime Balalou au ministère dressent un tableau particulièrement sombre. Tous les professionnels du secteur constatent une paralysie totale des services. Les dossiers s’empilent, les décisions tardent, et les réformes nécessaires restent lettre morte. Le nouveau ministre, censé incarner le renouveau, apparaît dépassé par l’ampleur de sa tâche.

 

L’incompétence en héritage

 

Cette situation honteuse dévoile un problème plus profond : la nomination des  retraités, des personnes sans qualification requise au postes clés dudit ministère ouvre la voie à l’anarchie totale. Si les critiques fusaient contre Serge Ghislain Djorie pour son manque de qualification, son successeur démontre des lacunes encore plus criantes. Le titre de “docteur” tant débattu de l’ancien ministre semble presque anecdotique face aux carences actuelles.

 

Un ministère à la dérive

 

Le ministère de la Communication, pilier important de la gouvernance, se retrouve aujourd’hui dans une impasse. Les médias d’État souffrent d’un manque de direction claire, la communication gouvernementale est livrée au groupe Wagner, et les réformes urgentes du secteur sont inexistantes. Cette situation affecte directement la qualité de l’information publique et la transparence.

 

L’ironie du sort veut que les larmes de Serge Ghislain Djorie , qui avaient fait le tour des réseaux sociaux, prennent aujourd’hui une autre dimension. Son successeur prouve que la situation peut toujours empirer. Le ministère de la Communication mérite mieux que cette succession de nominations hasardeuses qui compromettent son fonctionnement et son efficacité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Bozoum,  les autorités de l’Ouham-Pendé arment des jeunes pour mourir aux portes des mines

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À Bozoum,  les autorités de l’Ouham-Pendé arment des jeunes pour mourir aux portes des mines

 

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Les miliciens Anti-Balaka pour illustration de cet article

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’inquiétude grandit à Bozoum, où chaque coup de feu rappelle le prix du sang versé pour l’or. Ce mardi 24 décembre, à l’aube, une nouvelle tragédie frappe la localité de Bozoum. Cinq jeunes hommes ont perdu la vie dans une attaque insensée contre le site minier de Wouhou, à une vingtaine de kilomètres de la ville. Ces enfants de l’Ouham-Pendé, armés de simples fusils de chasse et d’armes artisanales, n’avaient aucune chance face aux combattants aguerris du groupe 3R qui contrôlent la mine.

 

L’histoire de ce drame remonte à quelques semaines, quand le préfet et le ministre résident de l’Ouham-Pendé, entourés de députés de Bozoum, ont convoqué la jeunesse de Bozoum. Dans la grande salle de réunion, leurs voix ont résonné, parlant de patriotisme et de menaces contre le pays. Ces hommes en costume, depuis leurs fauteuils confortables, ont su toucher la corde sensible d’une jeunesse en quête de reconnaissance. Ils leur ont distribué un arsenal dérisoire : des fusils de chasse usés, des armes bricolées, et quelques vieilles kalachnikovs.

 

Le site minier de Wouhou, sur la route de Ouham bac , est devenu le théâtre de leur sacrifice. Les mercenaires russes du groupe Wagner et les miliciens ti Azandé, pourtant mieux équipés et entraînés, avaient déjà jugé la situation intenable face aux rebelles du 3R. Mais cela n’a pas empêché les autorités d’envoyer ces jeunes au combat au côté des éléments de forces armés centrafricaines (FACA).

 

Ainsi, la première attaque de ces jeunes au côté des soldats FACA survient le samedi 21 décembre. Les rebelles repoussent sans difficulté ces assaillants mal préparés. Le lendemain, une deuxième tentative se solde par le même échec. La troisième offensive, ce funeste mardi 24 décembre, tourne au cauchemar. Les combattants du 3R, exaspérés par ces attaques successives, poursuivent les jeunes jusqu’à 5 kilomètres à l’entrée de Bozoum. Les habitants de la ville entendent les tirs, terrifiés à l’idée que le combats pourraient atteindre le centre-ville.

 

Cette tragédie aurait pu être évitée. Ces jeunes auraient pu cultiver les terres fertiles de l’Ouham-Pendé, apprendre un métier, construire leur avenir. Au lieu de cela, les autorités les ont jetés dans une bataille perdue d’avance, pendant que les soldats FAKA restaient en retrait, les laissant essuyer les premiers tirs.

 

Les blessés graves des ces pauvres jeunes ont été transportés vers Bangui dans l’urgence, tandis que les cas moins sérieux reçoivent des soins à Bozoum. Pour cinq familles, la veille de Noël s’est transformée en veillée funèbre, pendant que les responsables de ce désastre continuent de diriger depuis leurs bureaux.

 

Cette crise déchirante nous force à nous interroger : combien de jeunes devront encore mourir avant que les autorités de l’Ouham-Pendé ne comprennent que l’avenir de leur région se construit avec la jeunesse, et non sur leurs tombes ? Les affaires des armes, il faut laisser cela aux militaires bien formés, et non aux jeunes ramassés dans les quartiers.

 

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Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation

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Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation

 

Centrafrique.org/les-travaux-dans-la-concession-de-lancien-president-david-dacko-a-mokinda-situe-a-250-km-de-Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Touadéra continue de brader le patrimoine national aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation
Les travaux dans la concession de l’ancien Président David Dacko à Mokinda, situé à 250 km de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le régime Touadéra poursuit son entreprise méthodique de destruction du patrimoine centrafricain. Après avoir cédé le palais de Berengo aux Mercenaires russes de Wagner, le pouvoir s’attaque désormais à un autre lieu emblématique de l’histoire nationale : la villa de l’ancien président David Dacko à Mokinda.

 

Un patrimoine historique bradé aux appétits étrangers

 

À 250 kilomètres au sud-ouest de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, la résidence de l’ancien président David Dacko abrite son mausolée. Ce site historique, lieu de mémoire nationale où l’ancien ministre de la Justice Flavien Mbata déposait encore des gerbes en 2018, fait aujourd’hui l’objet d’une tentative de spoliation crapuleuse et pathétique voir criminelle.

 

Des entrepreneurs chinois, mandatés pour la construction de la route Mongoumba-Bangui, et autorisés par Touadera de faire le sale boulot, ont tenté à plusieurs reprises d’annexer la propriété. Ils ont poussé l’outrage jusqu’à installer des bornes sur le toit même de la villa historique, provoquant l’indignation des descendants de l’ancien président David Dacko.

Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation
Les travaux continuent dans la concession de l’ancien Président David Dacko

 

Une tentative d’intimidation de la famille David Dacko

 

Face au refus de Florent Dacko de céder la propriété familiale, les entrepreneurs chinois n’ont pas hésité à recourir à l’intimidation. Ils ont mobilisé un impressionnant dispositif sécuritaire : le commandant de compagnie de Mbaïki, le commandant de brigade de M’Bata, le maire, ainsi que six gendarmes ont été déployés pour faire plier  l’héritier.

 

Un schéma bien connu

 

Cette affaire dévoile la stratégie du pouvoir : brader les richesses nationales aux puissances étrangères. Après avoir livré le palais de Berengo aux Russes il y a six ans, le régime Touadéra s’apprête à céder une partie de la commune de Mokinda aux Chinois et aux Rwandais pour l’exploitation aurifère.

 

“Le président pense-t-il que le pays doit disparaître après lui ?”, s’interroge un notable de Mokinda. “Nos ancêtres nous ont légué ce patrimoine. Si chaque dirigeant avait agi ainsi, que resterait-il aujourd’hui de notre pays ?”.

 

Cette nouvelle affaire de spoliation questionne l’avenir même de la République centrafricaine. En bradant systématiquement le patrimoine national aux puissances étrangères, le régime Touadéra hypothèque l’héritage des générations futures.

 

Le contraste est saisissant entre 2018, quand les autorités honoraient encore la mémoire de David Dacko, et aujourd’hui où sa résidence est menacée de spoliation. Cette dérive explique la perte totale de repères d’un pouvoir prêt à tout brader pour satisfaire ses alliés étrangers.

 

Les Centrafricains assistent, impuissants, au démantèlement de leur pays. Sites historiques, ressources minières, terres agricoles : rien ne semble échapper à cette entreprise de bradage systématique. Le régime Touadéra restera dans l’histoire comme celui qui aura méthodiquement démantelé l’héritage national au profit des prédateurs étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, où est la justice pour les victimes ?

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25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, ni enquête ni justice

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, ni enquête ni justice
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner ont exécuté vingt conducteurs de taxi-moto à Bossangoa en juillet 2021. Ces jeunes centrafricains, arrêtés sur la route de Nana-Bakassa, ont été abattus de sang-froid. Quatre ans plus tard, malgré les appels de l’ONU et les promesses du gouvernement, aucune enquête n’a abouti.

 

Au cœur de Bossangoa, Princia revit chaque jour le dernier départ de son mari. “Il est parti travailler ce matin-là comme d’habitude. Les Russes l’ont arrêté avec les autres. Plus personne ne l’a revu vivant“. Son témoignage rejoint celui de dizaines d’autres familles, toutes pointant la responsabilité des mercenaires de Wagner.

 

Les preuves accablent les mercenaires russes. Des témoins les ont formellement identifiés ce jour-là sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa. Cependant, les groupes armés accusés par le gouvernement ont démenti toute implication. Les habitants des villages voisins confirment avoir vu les hommes de Wagner patrouiller dans la zone sur des motos au moment des faits.

 

Quelques heures plus tard, la Minusca avait immédiatement envoyé une équipe d’enquêteurs sur le lieu du massacre. Même l’expert de l’ONU, Yao Agbetse, avait exigé des investigations impartiales. Le président Kongoboro avait même créé un comité spécial. Ces initiatives sont restées lettre morte, enterrées sous la pression des mercenaires russes qui contrôlent tout le pays.

 

Pendant ce temps, les veuves se battent pour survivre. Sans soutien de l’État, elles élèvent seules leurs enfants. “Mon fils me demande pourquoi son père ne revient pas. Comment lui expliquer que ses assassins circulent encore librement dans notre village?”, confie Béatrice, dont le mari comptait parmi les 25 victimes.

 

Le massacre de Bossangoa démontre l’impunité totale dont jouissent les mercenaires de Wagner en Centrafrique. Leur présence, officiellement destinée à sécuriser le pays, s’est transformée en règne de la terreur. Les populations centrafricaines subissent leurs exactions sans pouvoir espérer justice.

 

Même l’association des familles des victimes créée dans les circonstances a multiplié les démarches. Lettres aux autorités, demandes d’audience, appels aux organisations internationales – tout reste sans réponse. Le gouvernement, dépendant du soutien militaire russe, refuse d’enquêter sur les crimes de ses alliés.

 

Les corps des vingt cinq  victimes reposent au cimetière de Bossangoa. Leurs tombes, entretenues par les familles, témoignent d’un crime qui ne peut être effacé. Chaque année, lors de la commémoration, la communauté se réunit pour demander justice, mais les autorités brillent par leur absence.

 

Cette tragédie révèle la mainmise des mercenaires russes sur la Centrafrique. Leur pouvoir dépasse celui des institutions nationales. La justice, paralysée, n’ose pas enquêter sur leurs crimes. Les familles des victimes de Bossangoa en paient le prix, abandonnées dans leur quête de vérité.

 

Trois ans après le massacre, l’impunité des mercenaires de Wagner reste totale. Les promesses d’enquête se sont évaporées. Les familles attendent toujours que justice soit rendue. Pendant ce temps, les mercenaires russes continuent d’imposer leur loi, semant la terreur dans une Centrafrique devenue leur terrain de chasse.

 

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À Zemio : Le meurtre du président du Comité de Paix dévoile la brutalité des Wagner Ti Azandé

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À Zemio : Le meurtre du président du Comité de Paix dévoile la brutalité des Wagner Ti Azandé

 

Centrafrique.org/arrestation-dun-milicien-azande-avec-des-minutions-a-zemio-tentative-de-provocation-ou-piege-delibere/milicien_azande_arrete_dans_le_quartier_musulman_obo/” rel=”attachment wp-att-77081″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/milicien_azande_arrete_dans_le_quartier_musulman_obo-450×365.jpg” alt=”À Zemio : Le meurtre du président du Comité de Paix dévoile la brutalité des Wagner Ti Azandé” width=”450″ height=”365″ />
Un milicien Azandé arrêté par la population dans un quartier de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À la veille de Noël, une nouvelle tragédie endeuille la ville de Zemio. Le corps sans vie de M. Adoum, président du Comité de Paix, a été découvert le 24 décembre 2024, à 15 kilomètres au nord de la ville. Ce crime odieux s’ajoute à une liste grandissante d’exactions attribuées aux miliciens Wagner Ti Azandé, ces forces paramilitaires qui sèment la terreur dans le Haut-Mbomou.

 

Cette mort violente n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actes criminels qui frappent la région, où les disparitions et les meurtres sont devenus tragiquement fréquents. Le fait que la victime soit le président du Comité de Paix de Zemio  ajoute une dimension particulièrement sinistre à ce crime.

 

Les Wagner Ti Azandé, ces miliciens formés par les Mercenaires russes du groupe Wagner depuis mars 2024 à Obo, poursuivent leur règne de terreur malgré leur intégration officielle dans l’armée nationale, d’après le gouvernement. Une situation paradoxale qui pose de nombreuses questions : comment des hommes censés protéger la population peuvent-ils continuer à la terroriser en toute impunité ?

 

Le gouverneur de la région 6 Haut-Oubangui, monsieur Victor Bissekoin n’a pas mâché ses mots en dénonçant publiquement le comportement criminel de ces miliciens sur les antennes de la radio Centrafrique. “Ces hommes portent désormais l’uniforme de notre armée nationale, mais leurs actes restent ceux de criminels pour terroriser la population civile“, a-t-il déclaré, exprimant l’exaspération grandissante de la population, y compris celle de Zemio.

 

Cette violence institutionnalisée plonge la ville de Zemio  et d’ailleurs dans le Haut-Mbomou dans un climat de peur permanente. Les habitants de Zemio vivent dans l’angoisse, craignant à chaque instant de devenir la prochaine victime de ces miliciens qui se considèrent au-dessus des lois.

 

Plus troublant encore est le silence assourdissant de ceux qui, il y a peu, faisaient la propagande de cette milice. Les députés et les médias qui faisaient leur promotion se taisent maintenant face à la multiplication des exactions.

 

Ce dernier meurtre, commis à la veille des célébrations de Noël, prend une dimension particulièrement cynique. Au lieu des chants de fête, c’est le deuil qui résonne dans les rues de Zemio. Les familles des victimes attendent toujours que justice soit faite, pendant que les Wagner Ti Azandé  continuent d’opérer en toute liberté.

 

L’incorporation de ces miliciens dans l’armée nationale, loin de résoudre le problème, semble avoir légitimé leurs actions criminelles. Cette situation pose une question: jusqu’où ira cette spirale de violence, et quand les autorités prendront-elles enfin des mesures concrètes pour protéger leur population ?

 

En cette période de fêtes censée être synonyme de paix et de joie, les habitants de Zemio enterrent leurs morts et vivent dans la crainte du lendemain. Le temps des promesses est révolu, l’heure est à l’action pour mettre fin à cette terreur qui n’a que trop duré.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Génération sacrifiée : la jeunesse centrafricaine, de la promesse à la déchéance

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La jeunesse centrafricaine : le naufrage d’une génération, constate Élie OUEIFIO

 

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enfant-maltraite-a-Boda – Boda, reflet du défi persistant de la protection de l’enfance en République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le dernier ouvrage d’Élie OUEIFIO, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?”, publié en août 2024, brosse un portrait déchirant de la jeunesse centrafricaine. Les mots d’un jeune vendeur de cigarettes résonnent comme un terrible constat : “À 20 ans, mon père était étudiant à la Sorbonne. À 20 ans, je suis vendeur de cigarettes au détail devant le lycée que je n’ai jamais pu fréquenter.” Cette réalité représente le déclin vertigineux d’un pays qui, en une seule génération, a basculé d’une nation formant son élite dans les plus prestigieuses universités à un État où les jeunes luttent quotidiennement pour leur survie.

 

Le système éducatif centrafricain s’est effondré. Les classes comptent jusqu’à 200 élèves, privés d’enseignants qualifiés et de matériel pédagogique essentiel. Un enseignant témoigne de cette situation : “Dans mon lycée, nous utilisons encore des manuels de 1985, et nous n’en avons que trois pour 150 élèves“. Cette réalité se traduit par des statistiques alarmantes : 70% des jeunes ne vont pas à l’école, tandis que 85% des moins de 25 ans sont au chômage. Plus inquiétant encore, 90% des jeunes ne maîtrisent pas les bases de la lecture et de l’écriture.

 

Un sociologue cité dans l’ouvrage d’OUEIFIO tire la sonnette d’alarme : “Nous créons la première génération de l’histoire qui sera moins éduquée que celle de ses parents. C’est un suicide national programmé“. Cette régression éducative entraîne des conséquences en cascade : les enfants abandonnent l’école pour travailler, les mariages précoces se multiplient, et la délinquance juvénile atteint des sommets.

 

Face à l’absence de perspectives, de nombreux jeunes rejoignent les groupes armés. Un jeune milicien résume amèrement la situation : “Un kalachnikov nourrit mieux qu’un diplôme“. Parallèlement, les rares diplômés quittent massivement le pays, créant une hémorragie des compétences qui affaiblit davantage les perspectives de développement.

 

La fracture intergénérationnelle s’aggrave. Les valeurs traditionnelles s’effritent, les familles se déchirent. Les parents, démunis, peinent à guider leurs enfants dans ce contexte chaotique. Cette désorganisation sociale favorise l’émergence de fléaux comme la toxicomanie, la prostitution juvénile et la radicalisation religieuse.

 

Les tentatives de solutions classiques échouent les unes après les autres. Les centres de formation professionnelle, mal équipés et sous-encadrés, ne répondent pas aux besoins du marché. Les programmes d’insertion se réduisent à des stages fictifs et des emplois précaires sans avenir.

 

OUEIFIO propose plusieurs solutions concrètes. Dans l’immédiat, il recommande l’organisation d’états généraux de la jeunesse et le déploiement d’un plan national d’alphabétisation. À long terme, il préconise une rénovation complète du système éducatif et la création de filières professionnelles ancrées dans les réalités locales.

 

L’aspect politique occupe une place centrale dans ces recommandations. L’auteur insiste sur l’importance d’une stratégie nationale cohérente, appuyée par des moyens financiers substantiels et un engagement durable. Il propose la création d’un fonds national pour la jeunesse et le développement de collaborations entre secteurs public et privé.

 

La conclusion d’OUEIFIO est sans appel : “Un pays qui abandonne sa jeunesse se suicide. La RCA doit choisir maintenant : investir dans sa jeunesse ou accepter de disparaître. Il n’y a pas d’autre alternative.” Cette situation dramatique résulte de décisions politiques malheureuses, mais n’est pas irréversible. Un changement profond reste possible, à condition qu’une réelle volonté politique se manifeste pour redonner espoir à cette génération sacrifiée.

 

La jeunesse centrafricaine attend des actes concrets, des actions immédiates et une vision claire pour son avenir. Le temps presse, car chaque jour qui passe voit s’éloigner un peu plus la possibilité d’un redressement. Le pays tout entier doit se mobiliser pour sa jeunesse, car c’est son avenir même qui est en jeu.

 

 

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En Centrafrique, l’opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections

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En Centrafrique, l’opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections

 

En Centrafrique, l'opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections
Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 En Centrafrique , Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général aux opérations de paix de l’ONU, a rencontré les leaders de l’opposition centrafricaine le 19 décembre 2024 à Bangui. Une réunion important autour d’une question qui agite le pays : la légitimité de la Constitution de 2023.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), une coalition de l’opposition en Centrafrique, déclare n’a pas fermé totalement la porte aux élections à venir. Mais sa position est claire, comme l’a expliqué son porte-parole Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3 et Président du parti MLPC : un dialogue politique doit d’abord avoir lieu sur la Constitution promulguée en août 2023.

 

En Centrafrique , cette Constitution est au cœur des désaccords. En 2023, le président Touadéra a fait adopter ce nouveau texte par référendum, alors qu’il avait prêté serment, par deux fois sous la Constitution de 2016, jurant devant tout le peuple centrafricain de ne pas la modifier. Et c’est maintenant la réalité qui le rattrape. Toutefois, le processus de rédaction de cette nouvelle constitution pose également de nombreuses questions en Centrafrique. Le comité initialement chargé de rédiger le texte avait été invalidé par la Cour constitutionnelle, alors présidée par Madame Darlan. Malgré cela, une nouvelle version est apparue, dont l’origine et les rédacteurs restent inconnus.

 

Le groupe Wagner, qui est à l’origine de cette constitution,  et avec l’appui des autorités centrafricaines, a contourné les obstacles pour faire adopter ce texte, qui contient des articles controversés sur les centrafricains d’origine. Une grande partie de la population centrafricaine, tout comme l’opposition en Centrafrique, ne reconnaît pas cette Constitution. Les prochaines élections devant se tenir sous ce nouveau cadre constitutionnel, poussant le BRDC à demander des éclaircissements.

 

La visite de Jean-Pierre Lacroix en Centrafrique  s’inscrit dans une série de consultations. Il s’est entretenu avec le président Touadéra, les membres du gouvernement, la société civile et l’opposition. La rencontre avec le BRDC s’est déroulée en présence de Valentine Rugwabiza, représentante spéciale de l’ONU pour la Centrafrique.

 

L’opposition attend maintenant que la Minusca facilite l’organisation d’un dialogue avec le président Touadéra. L’objectif est de mettre à plat les questions constitutionnelles avant d’envisager une participation aux scrutins à venir.

 

Le BRDC insiste sur son attachement aux principes démocratiques. Ses représentants souhaitent des élections inclusives, mais pas à n’importe quel prix. La résolution des questions constitutionnelles apparaît comme un préalable incontournable pour sortir de l’impasse politique actuelle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Flash info : Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant

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Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua-450×372.jpg” alt=”Flash info : Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant” width=”450″ height=”372″ />
Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La soirée de Noël a basculé dans la peur et la douleur dans la ville frontalière de Bang. Un militaire de l’armée nationale a accidentellement blessé une cliente et s’est blessé lui-même dans une cave  restaurant, gâchant les célébrations familiales de Noël.

 

Le mardi 25 décembre vers 21 heures, une mère avait emmené ses enfants et quelques proches au restaurant pour fêter Noël. Tout allait bien jusqu’à ce qu’un groupe de soldats FACA arrive avec leurs compagnes.

 

Mais quelques minutes plus tard, la soirée a vite tourné au cauchemar. Le soldat, qui  n’avait pas verrouillé son arme, sa main a heurté le sélecteur de tir, et l’arme a craché des balles dans le restaurant. Deux personnes ont été touchées : une cliente à la jambe, et le militaire lui-même.

 

Dans cette ville à deux kilomètres du Cameroun et six kilomètres du Tchad, l’incident aurait pu être encore plus grave. Les enfants présents auraient pu être touchés. La cliente blessée aurait pu mourir. Le soldat lui-même aurait pu être plus gravement atteint.

 

Cette négligence montre que certains soldats ne respectent pas les règles de base avec leurs armes. Un restaurant bondé un soir de fête n’est pas un endroit pour une arme non sécurisée. Le militaire a joué avec la vie des gens par son imprudence.

 

Le drame de ce Noël à Bang nous rappelle une chose simple : une arme doit toujours être sécurisée, même pendant les fêtes. Et peut-être faudrait-il réfléchir à interdire les armes dans les restaurants, où les familles viennent pour passer un bon moment, pas pour risquer leur vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

Pour l’heure, le militaire et la femme se trouvent à l’hôpital de Bang pour des soins nécessaires.

 

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Terreur à Besson : Deux jeunes exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée

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Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des Mercenaires russes après une opération ratée

 

Terreur à Besson : Deux jeunes exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Un mercenaire russe en opération

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les localités situées entre Bouzou et Besson vivent des heures sombres ce dimanche 22 décembre 2024. Deux jeunes éleveurs peuls ont péri sous les balles des mercenaires russes à 30 kilomètres de Besson. Leur crime ? S’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, après une opération militaire qui a mal tourné.

 

Besson, une journée de violence qui commence à la frontière

 

Ce dimanche 22 décembre, l’aube se lève à peine quand un premier groupe de Wagner quitte Béloko, à la frontière camerounaise. À Baboua, un deuxième contingent les attend. Les deux groupes fusionnent et filent vers Bouar, où une troisième unité se joint à eux. La troupe est maintenant imposante : 54 motos rugissantes et trois hélicoptères dans le ciel. Ils foncent vers leur cible, une position des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), près de Bouzou.

Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Les corps des deux victimes des mercenaires russes à 30 kilomètres de Besson

 

Le vent tourne

 

Mais l’offensive des Wagner tourne court. Les rebelles de la CPC ne sont pas des proies faciles. Ils ripostent avec toute leur force, et les mercenaires russes du groupe Wagner ont du se battre en retraite, puis c’est la débandade générale parmi les Wagner. La confusion des mercenaires russes a un goût amer. Sur le chemin du retour, près de Bozo, ils croisent deux jeunes éleveurs peuls. En quelques secondes, le sort de ces innocents est scellé.

Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Le corps des victimes des russes à Besson, dans la Nana-Mambéré

 

La descente dans l’horreur à Bouzou

 

Aussitôt, les Wagner capturent ces deux jeunes, leur mettent des sacs sur la tête. À Bozo, ils laissent éclater leur colère. Les maisons sont pillées, les biens des villageois volés : draps, assiettes, tout disparaît dans leur sillage. Les deux captifs tremblent dans l’obscurité de leurs cagoules.

 

Le dernier voyage

 

Le convoi reprend la route vers Besson. À 30 kilomètres de la ville, les motos s’arrêtent. Les deux jeunes éleveurs ne verront plus jamais leurs familles. Les coups de feu claquent dans l’air. Deux corps s’effondrent sur la terre rouge.

 

L’argent et le sang

 

Pendant ce temps, d’autres groupes des mercenaires russes du groupe Wagner ratissent la brousse entre Baboua et Béloko. Ces opérations spectaculaires cachent une réalité plus cynique : chaque sortie, chaque “mission” permet de réclamer plus d’argent aux caisses de l’État. Le sang des innocents coule pendant que les poches de Wagner se remplissent des billets de banque.

 

Dans les villages, comme à Bouzou et Besson, les familles pleurent leurs morts. Les habitants vivent dans la peur. Croiser une colonne de mercenaires signifie la mort, sans raison, sans procès. Les deux jeunes éleveurs de Besson ne sont plus que des numéros dans une longue liste de victimes, pendant que les Wagner continuent leur sinistre besogne, protégés par leur impunité diplomatique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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État centrafricain en faillite : La confession honteuse du ministre de l’agriculture Guismala Amza à la Minusca de Kaga-Bandoro

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État centrafricain en faillite : La confession honteuse du ministre de l’agriculture Guismala Amza à la Minusca de Kaga-Bandoro

 

Centrafrique.org/mafia-au-ministere-des-travaux-publics-le-ministre-guismala-amza-dans-le-viseur/le-ministre-guismala-amza/” rel=”attachment wp-att-65012″ data-wpel-link=”internal”>La confession honteuse du ministre de l’agriculture Guismala Amza à la Minusca de Kaga-Bandoro
Le ministre Guismala Amza de l’agriculture

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le ministre Guismala Amza plaide, la voix presque tremblante : ‘Sans la MINUSCA, rien n’aurait été possible avec cette journée mondiale de l’alimentation’. Cette scène, comme vous l’imaginez déjà,  se passe à Kaga-Bandoro, où le gouvernement centrafricain vient d’atteindre des sommets dans l’art de l’auto-humiliation. Pendant que des centaines de millions de francs CFA du trésor public centrafricain partent chaque semaine vers Wagner et les forces rwandaises, les autorités quémandent auprès de l’ONU pour construire de simples routes rurales. Un aveu d’impuissance qui questionne : où part réellement l’argent de l’État ? Bienvenue en République centrafricaine version Baba Kongoboro , où l’État mendie pendant que l’argent du peuple s’envole dans les caisses de Wagner.

 

L’histoire mérite d’être racontée dans ses moindres détails, tant elle symbolise l’effondrement du pays du feu Barthelemy Boganda. En effet, ce mardi 17 décembre 2024, alors que le soleil tapait fort sur Kaga-Bandoro, une scène surréaliste s’est jouée dans l’enceinte de la mairie fraîchement réhabilitée par la Minusca. Le ministre de l’agriculture Guismala Amza, censé représenter la puissance publique, s’est transformé en thuriféraire de la MINUSCA, multipliant les courbettes et les remerciements pathétique.

 

“Sans l’implication de la MINUSCA, cette journée mondiale de l’alimentation  version 2024 n’aurait jamais eu cette ampleur”, a-t-il déclaré sans sourciller. Une confession publique qui en dit long sur l’état réel du pays. Car pendant que les ministres paradent dans des bâtiments rénovés par la Minusca, une question brûlante reste sans réponse : où sont passés les milliards de francs CFA du budget national ?

 

Les chiffres donnent le vertige. Chaque semaine, 400 millions partent dans les poches de Wagner. 200 millions supplémentaires sont versés aux forces rwandaises. Mais même ces ponctions massives ne suffisent pas à expliquer la disparition totale des ressources publiques. L’argent coule à flots dans les caisses de l’État, mais s’évapore mystérieusement avant d’atteindre les populations.

 

Le comble de l’indécence a été atteint quand le ministre Guismala Amza s’est mis à supplier la MINUSCA de construire des routes pour les agriculteurs. “J’avoue que nous avons des agriculteurs sur la route de Boteaux, vers Wandago, vers Grébaï… Ce serait une très bonne chose d’ouvrir ces tronçons-là qui sont vraiment très difficiles pour que ces pauvres cultivateurs aient accès au marché de Kaga-Bandoro”, a-t-il plaidé auprès de la Minusca ce jour.

 

Cette mendicité institutionnalisée prend une dimension particulièrement perverse quand on sait que ce sont les griots de ce même gouvernement qui multiplie les attaques contre la MINUSCA. Reprenant mot pour mot la propagande de Wagner, ces griots pathétiques exigent régulièrement le départ de la mission onusienne. Une ingratitude qui confine au suicide politique : qui construira les routes, les écoles, les dispensaires une fois la MINUSCA partie ?

 

Le maire de Kaga-Bandoro, sans doute emporté par l’élan général, a lui aussi participé à cette séance d’auto-humiliation collective : “Si la MINUSCA n’était pas là, ce bâtiment ne serait même pas debout pour que le conseil des ministres s’y tienne”. Une vérité crue qui résume l’abdication totale de l’État centrafricain.

 

Cette démission des autorités ne se limite pas aux infrastructures. Écoles, hôpitaux, gendarmerie – tous les services publics essentiels reposent désormais sur les épaules de la MINUSCA. L’État s’est évaporé, ne conservant que sa capacité à critiquer ceux qui le maintiennent en vie.

 

Le préfet lui-même a reconnu cette dépendance totale : “La MINUSCA est notre partenaire traditionnel. Quand j’ai des difficultés, je cours vers la MINUSCA. J’ai toujours trouvé des solutions pour mon problème, pour la préfecture.” Des propos qui sonnent comme l’aveu d’une faillite complète de l’administration nationale.

 

Cette journée de Kaga-Bandoro restera dans les mémoires comme le symbole d’un État fantôme, incapable d’assumer ses responsabilités les plus élémentaires. Les ministres paradent dans des bâtiments construits par d’autres, quémandent de l’aide internationale tout en critiquant leurs bienfaiteurs, pendant que les milliards s’évaporent sans laisser de traces.

 

Le président Kongoboro peut bien passer pour la première fois depuis 2016 “48 heures dans une localité comme Kaga-Bandoro” et se déclarer “hyper content” – cette satisfaction ne fait qu’ajouter à l’indécence générale. Car pendant que le pouvoir central célèbre son impuissance, les Centrafricains attendent toujours de voir la couleur de leur argent.

 

L’histoire jugera sévèrement cette période où l’État centrafricain, plutôt que d’assumer ses devoirs envers les citoyens, a choisi de se transformer en mendiant professionnel. Une déchéance morale et politique qui hypothèque gravement l’avenir du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Un ex-rebelle de la CPC, Privat, abattu froidement par les soldats FACA à       Yenga, près de Bouar

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Un ex-rebelle de la CPC, Privat, abattu froidement par les soldats FACA à       Yenga, près de Bouar

 

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L’ex-rebelle de la CPC dénommé Privat, abattu par les soldats FACA dans le village Yenga, à 14 kilomètres de Bouar

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un nouveau drame vient de frapper le village de Yenga, situé à 14 kilomètres de Bouar sur la route de Béloko. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2024, Priva, un ancien rebelle de la CPC qui avait choisi de déposer les armes et coopérer avec les forces gouvernementales, a été froidement abattu par les soldats FACA sur leur barrière située dans ce village de Yenga. Cette exécution n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une politique gouvernementale faite de duplicité et de violence.

 

En effet, l’histoire de Priva, alias Akirichoin, est celle d’un homme qui avait fait confiance aux appels au désarmement lancés sur les ondes nationales par Baba Kongoboro . Ancien éléments d’autodéfense Anti-Balaka du général Ndalé, membre de la coalition des patriotes pour le changement, la CPC, il avait non seulement déposé les armes, mais était même devenu un indicateur pour les forces gouvernementales. Son rôle consistait à identifier et localiser les bases des  autres rebelles de la CPC encore actifs. Pourtant, dans la nuit du mardi à mercredi 25 décembre 2024, vers une heure du matin, les soldats FACA ont mis fin à ses jours sans explication. Son corps repose maintenant à la morgue de l’hôpital préfectoral de Bouar.

 

Cette exécution s’inscrit dans une longue série d’actes similaires qui dessinent un schéma inquiétant. Le cas d’Abdoulaye Hussein en est un autre exemple frappant. Ce chef rebelle qui avait choisi la voie de la reddition croupit aujourd’hui derrière les barreaux. Plus tragique encore est le sort de deux anciens miliciens anti-Balaka de Bouca. Après avoir déposé leurs armes et regagné leur village, ils ont été sauvagement décapités par des mercenaires russes qui, dans un acte d’une cruauté absolue, ont placé leurs têtes entre leurs jambes et diffusé les images sur les réseaux sociaux.

 

Cette politique de la terreur place les rebelles encore armés dans une situation impossible. Les appels au désarmement résonnent comme des pièges mortels. La panique gagne leurs rangs, car le choix qui s’offre à eux est désormais celui entre la prison, la mort, ou la poursuite de la lutte armée.

 

Cette stratégie gouvernementale à double tranchant ne fait qu’alimenter le cycle de la violence. En trahissant systématiquement ses promesses de paix, le gouvernement pousse de facto les combattants à rester dans le maquis. La réconciliation nationale, pourtant si nécessaire, s’éloigne chaque jour davantage, pendant que le sang continue de couler dans l’indifférence générale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le MCU s’enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays

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Le MCU s’enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le MCU s'enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Mouvement des Cœurs Unis ne sait plus où donner de la tête. Après les défections en masse de ses militants dans plusieurs régions du pays, dont Birao, le parti au pouvoir tente maintenant de sauver la face par des méthodes qui en disent long sur son désarroi.

 

La dernière manœuvre en date vient de Birao, où le MCU a tenté de fabriquer une fausse lettre de démission d’un supposé cadre du parti UNIR. Le document, daté du 20 décembre 2024, accumule les maladresses et les incohérences. Une tentative si grossière qu’elle en devient embarrassante pour ses auteurs.

 

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Depuis Bangui, les cadres du MCU multiplient ce genre de tactiques pour masquer l’hémorragie de leurs militants. À chaque fois, le même scénario se répète : fabrication de faux documents, manipulation de l’information, tentatives d’intimidation. Des méthodes qui montrent un parti dépassé par les événements.

Le MCU s'enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays
Le chaos du défilé de la fête nationale à Birao ce jeudi 19 décembre 2024.

 

À Birao comme ailleurs, le parti présidentiel ne parvient plus à maintenir son emprise. Le ministre de la Justice, figure centrale de cette manipulation, pensait pouvoir enrayer la vague de départs vers le parti de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra. Il n’a fait qu’aggraver la situation.

 

Cette fausse lettre de démission circule maintenant sur tous les réseaux sociaux centrafricains comme un symbole de la déroute du MCU. Un parti qui gouverne le pays mais qui agit comme une formation politique aux abois, recourant à des stratagèmes dignes d’amateurs.

 

La situation à Birao n’est que la partie visible d’un problème plus vaste. Partout en République centrafricaine, le MCU perd pied. Au lieu d’analyser les raisons de ces défections en cascade, ses dirigeants persistent dans des manipulations qui ne font qu’accélérer leur déclin.

 

Dans les couloirs du pouvoir à Bangui, l’inquiétude monte. Les cadres du parti présidentiel assistent, impuissants, à l’effondrement de leur base militante. Certains responsables commencent même à critiquer en privé ces méthodes qui sapent la crédibilité du MCU.

 

La crise s’étend bien au-delà de Birao. Dans plusieurs préfectures, le parti perd ses militants les plus actifs. Les tentatives de manipulation ne font qu’accélérer ces départs. Des témoignages similaires arrivent de toutes les régions : le MCU, autrefois un peu populaire, ne contrôle plus sa base.

 

L’affaire de la fausse lettre de démission montre aussi la panique qui s’est emparée des instances dirigeantes. Le document, mal rédigé et truffé d’incohérences, circule maintenant dans tous les réseaux sociaux centrafricains. Il devient le symbole d’un parti qui a perdu ses repères et sa dignité politique.

 

Les conséquences de ces pratiques dépassent le simple cadre partisan. C’est toute la crédibilité du pouvoir qui se trouve entamée. Comment gouverner un pays quand le parti présidentiel en est réduit à de telles méthodes ? La question agite désormais les milieux diplomatiques et les partenaires internationaux.

 

Le MCU paie aussi le prix de son arrogance. Pendant des années, ses dirigeants ont ignoré les alertes de la base, persuadés que leur mainmise sur l’appareil d’État suffisait à garantir leur pouvoir. Aujourd’hui, cette même base leur échappe, et leurs réactions maladroites ne font qu’accélérer le processus.

 

Les observateurs politiques centrafricains notent une dégradation rapide de la situation. Le parti présidentiel, incapable de retenir ses militants par un projet politique crédible, s’enfonce dans des pratiques qui rappellent les heures sombres de la politique centrafricaine. La manipulation remplace le débat d’idées, la fabrication de faux documents au laboratoire de l’expert en fausseté Daniel Nzéwé devient une stratégie politique.

 

Cette dérive inquiète jusqu’aux alliés traditionnels du MCU. Dans les régions, les notables et les chefs traditionnels, autrefois soutiens fidèles du parti, prennent leurs distances. Ils ne veulent plus être associés à ces méthodes qui discréditent l’action politique.

 

L’épisode de Birao pourrait marquer un tournant. Pour la première fois, la manipulation est si grossière, si visible, qu’elle en devient contre-productive. Le MCU apparaît désormais comme un parti aux abois, prêt à tout pour maintenir l’illusion de son pouvoir, mais incapable de comprendre les vraies raisons de son déclin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La justice introuvable : quand les bourreaux des femmes centrafricaines narguent leurs victimes

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La justice introuvable : quand les bourreaux des femmes centrafricaines narguent leurs victimes

 

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Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À l’entrée du tribunal de grande instance de Bangui, Clarisse serre dans sa main une plainte déposée il y a deux ans. Elle vient encore une fois vérifier si son dossier avance. Son agresseur, elle le croise chaque jour au marché. Il sourit en la voyant, sûr de son impunité. “Il sait que rien ne lui arrivera”, murmure-t-elle, la rage au cœur. “Ici, violer de femmes centrafricaines coûte moins cher qu’un sac de manioc.”

 

Dans les couloirs de la justice centrafricaine, les dossiers de violences basées sur le genre s’empilent, jaunissent et finissent par disparaître. À Bangui comme dans les provinces, le même scénario se répète : les plaintes des femmes centrafricaines  s’accumulent, les victimes s’épuisent, et les bourreaux continuent leur sinistre besogne.

 

“J’ai arrêté de compter les femmes centrafricaines  qui abandonnent”, confie Maître Sylvie Namkoisse, avocate spécialisée dans les droits des femmes. “Elles viennent pleines d’espoir, mais après des mois de procédures sans fin, de rendez-vous reportés, de dossiers ‘égarés’, elles finissent par baisser les bras. La justice les viole une seconde fois“.

 

À Bambari, le tableau est encore plus sombre. Le tribunal ne fonctionne qu’avec des juges intérimaires. Les victimes doivent parfois marcher des kilomètres pour déposer plainte, pour s’entendre dire que “le magistrat n’est pas là aujourd’hui”. Pendant ce temps, les violences sur les femmes centrafricaines  continuent, se banalisent, deviennent presque normales.

 

“On nous dit d’aller en justice”, s’indigne Pauline, responsable d’une association de femmes à Bria. “Mais quelle justice ? Celle qui demande de l’argent aux victimes ? Celle qui perd les dossiers ? Celle qui laisse les criminels acheter leur liberté ?” Sa voix tremble de colère contenue.

 

Les chiffres sont accablants. Sur les milliers de cas de violences basées sur le genre recensés chaque année, à peine une poignée aboutit à des condamnations. Dans certaines régions, les femmes centrafricaines  ont même arrêté de porter plainte, convaincues que c’est peine perdue.

 

Pourtant, des lueurs d’espoir persistent. À Bouar, un collectif d’avocates bénévoles accompagne gratuitement les victimes. À Bangui, des magistrats et avocates engagés tentent de faire bouger les lignes, malgré les pressions. “C’est un combat de chaque instant”, confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat. “Mais chaque fois qu’un agresseur est condamné, c’est une victoire pour toutes les femmes“.

 

Le chemin vers une justice équitable reste long. Mais les femmes centrafricaines n’ont plus le choix : soit elles continuent de se battre pour leurs droits, soit elles acceptent de vivre dans la peur perpétuelle. “Nos filles nous regardent”, rappelle Clarisse en quittant le tribunal. “Si nous abandonnons aujourd’hui, qui les protégera demain ?”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Birao : Abakar Issa Zarma défend la liberté politique des jeunes d’UNIR

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Birao : Abakar Issa Zarma défend la liberté politique des jeunes d’UNIR

 

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La colère des militants du parti UNIR de Dondra à Birao lors de la célébration de la fête du 1 er décembre en différé le 19 décembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans une déclaration publiée le 20 décembre dernier, Abakar Issa Zarma s’est exprimé sur la situation des jeunes du parti UNIR à Birao. Il dénonce leur exclusion des célébrations du 1er décembre et appelle au respect de leurs droits politiques.

 

“La démocratie et le droit fondamental nous permettent de faire nos choix d’appartenance politique, la liberté d’expression, liberté de circulation et biens d’autres”, déclare Abakar Issa Zarma dès l’ouverture de son message.

 

Il poursuit en décrivant les événements du 19 décembre : “Hier le 19 décembre 2024, les jeunes qui ont choisi le parti UNIR de Mr Dondra ont manifesté leur mécontentement parce qu’ils étaient empêchés de ne pas défilés lors de 66e la fête nationale pour la proclamation de la République”.

 

Face à cette situation, Abakar Issa Zarma lance un appel direct aux autorités : “Pour cette raison nous demandons aux autorités locales de Birao de respecter le point de vue et le choix de cette jeunesse“.

 

Il souligne également la proximité entre les formations politiques : “Nous savons tous qu’il n’y a pas une grande différence entre UNIR de Mr Dondra et le MCU de Touadera, cette jeunesse est libre pour faire un choix qu’elle veut“.

 

Sa position est claire : “Nous ne sommes pas pour leur choix mais nous sommes pour la liberté de cette jeunesse. Il faut que cette jouisse de sa liberté. Nous vous soutenons dans votre liberté“.

 

En conclusion de sa déclaration, Abakar Issa Zarma réaffirme avec force : “La jeunesse Centrafricaine en générale et celle de Birao nôtre Bercail en particulière doit être libre et doit faire son choix d’appartenance politique“.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques à Birao, où la liberté d’expression politique des jeunes semble remise en question par le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye, ministre résident de la Vakaga, auteur de cette interdiction.

 

 

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Des vols d’animaux domestiques en hausse à Berberati à l’approche des fêtes des fins d’année

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Des vols d’animaux domestiques en hausse à Berberati à l’approche des fêtes des fins d’année

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La multiplication des vols d’animaux domestiques inquiète les habitants de Berberati, ville située à 584 kilomètres de Bangui. Les voleurs ciblent particulièrement les caprins et la volaille à l’approche des festivités de fin d’année.

 

“Cette nuit, ils ont emporté mes deux canards. Je me suis lancé dans des recherches ce matin en alertant le quartier”, témoigne Alfred Malé, habitant du quartier Longauté, victime d’un vol dans la nuit du 22 décembre.

 

Dans ce même quartier, Vermont Lakoue déplore également la disparition de son cabri : “Mon gros cabri a disparu cette nuit alors que ma famille et moi en prenions soin depuis longtemps. Les voleurs l’ont facilement emporté.”

 

Ces deux cas illustrent une vague de vols qui touche plusieurs quartiers de Berberati, chef-lieu de la région de l’Équateur. Les malfaiteurs dérobent principalement des chèvres, des chiens et des volailles (coqs, poules, canards). Plusieurs plaintes ont été enregistrées auprès des chefs de quartier.

 

Selon les habitants, ces actes de délinquance s’intensifient traditionnellement pendant les périodes de fêtes. Les voleurs revendraient les animaux pour financer leurs dépenses de fin d’année, notamment l’achat de cadeaux ou de sortir dans des bars avec des filles.

 

Les victimes s’organisent désormais pour renforcer la surveillance de leurs élevages, exaspérées par ces vols répétés qui affectent leur patrimoine. Certains menacent même d’empoisonner mystiquement le vol de leurs bêtes pour décourager les malfaiteurs de toucher aux choses d’autrui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À quelques heures de Noël : Les marchés de Bangui peinent à offrir la magie des jouets aux enfants

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À quelques heures de Noël : Les marchés de Bangui peinent à offrir la magie des jouets aux enfants

 

 

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Marché de Noël sur le terrain municipal à Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Cette année 2024, le marché de Noël du stade municipal de Bangui raconte une histoire différente des années passées. Les vendeurs de jouets sur Les marchés de Bangui , moins nombreux qu’à l’accoutumée, font face à des difficultés d’approvisionnement et à une baisse notable de la clientèle. Une situation qui témoigne des défis économiques actuels de la capitale centrafricaine.

 

Les marchés de Bangui au ralenti

“Au stade municipal de Bangui, les allées habituellement animées du marché de Noël affichent une ambiance plus calme. ‘Les activités ne sont plus comme avant comme dans d’autres marchés de Bangui  ‘, explique un commerçant présent sur place interviewé par la radio Centrafrique. D’après lui, la récente tragédie à la frontière camerounaise, où un chauffeur a perdu la vie, a provoqué une interruption du transport des marchandises. Cette situation a empêché de nombreux commerçants de se rendre au Cameroun pour leur approvisionnement habituel en jouets”, affirme ce commerçant interrogé par les journalistes.

 

Des réalités économiques pesantes

“Les vendeurs des marchés de Bangui  observent une diminution sensible du nombre d’acheteurs ». ‘Nous nous demandons si c’est un problème de salaire ou autre chose’, confie l’un d’eux. Les familles font face à des choix difficiles en cette période de fête, alors que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. L’achat de jouets, pourtant si important pour la joie des enfants, passe souvent au second plan.

 

Des espoirs malgré tout

Malgré ces obstacles, les commerçants des marchés de Bangui  gardent espoir et appellent les Banguissois à venir découvrir leurs produits. ‘Nos jouets sont de qualité et les prix sont abordables’, assurent-ils. Ils rappellent l’importance de ces cadeaux pour le bonheur des enfants : ‘Un enfant qui voit ses amis avec des jouets alors que lui n’en a pas, cela fait mal au cœur.“.

 

En cette fin d’année 2024, le marché de Noël de Bangui reflète les réalités quotidiennes des familles centrafricaines. Alors que certains médias comme la radio Ndéké-Luka présentent des versions différentes de la situation, les vendeurs sur Les marchés de Bangui  et les parents continuent de chercher des solutions pour préserver la magie de Noël pour leurs enfants, malgré un contexte économique difficile”.

 

 

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Psychological Impact of Cascading Reels on Player Engagement

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Centrafrique.org/psychatrie/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/psychatrie–450×300.jpg” alt=”Tumbling Reels: How Cascading Symbols Captivate Players” width=”450″ height=”300″ />

 

 

The bright lights and clanging sounds of the slot machine beckon players to insert coin after coin in hopes of a big payout. But modern video slots include an additional feature that makes them even more addictive – cascading reels. Cascading reels, also known as tumbling reels, involve symbols that disappear after a winning combination, leaving empty spaces for new symbols to “cascade” down into their place. This creates a visually compelling effect that appears to give players multiple chances at forming a winning combo with a single spin.

In this article, we’ll explore the psychological impact of cascading reels and how they manipulate the brain’s reward system to keep players on such platforms as Casino Stake France transfixed on the hypnotic motion of symbols tumbling down the slots.

Heightened Anticipation Through Near-Wins

Cascading reels take advantage of a cognitive bias known as the “near-miss effect.” Humans exhibit an unfortunate tendency to overestimate the likelihood of an event occurring just because it narrowly failed to materialize previously. For instance, if the first two reels display matching high-paying symbols with only the third just shy of completing the combination, the player feels they were so close and likely to hit it big if they keep trying.

In a 2022 study analyzing over two million slot machine spins, Columbia University researchers found that near-misses arising from cascading reels increased player ratings of that spin by 45% compared to full misses (Reid). This creates a potent illusion of control – players believe that with just a little more play, their fortunes could change. However the sequence of symbols generated is still completely random. The cascading symbols only make it seem otherwise.

Prolonging Play Through Visual Stimulation

In addition to stoking irrational beliefs, the very act of watching cascading reels is rewarding for the brain. Seeing the video slot symbols tumble down with sound effects and animations is visually mesmerizing. Brain scan research shows that such dynamic audiovisual features activate the ventral striatum, the brain’s reward center, triggering dopamine release (Dixon et al.). Much like other potentially addictive stimulants, this surge of feel-good dopamine reinforces continued slot machine gambling behavior. Players crave more cascading reels to keep chasing that neurological high.

Furthermore, when multiple cascades occur in quick succession, they have an additive effect. A 2024 study found enhanced stimulation from successive cascades, measured by heart rate increase, skin conductance changes and subjective excitement ratings compared to single cascades (Guillaume et al.). Win or lose, the exaggerated visual payout prolongs the action. Every tumbling reel gives players hope that their luck is turning, while also providing gratifying mental stimulation.

Manipulating Perceptions of Wins

Cascading reels not only make players feel like they almost won – they also create more actual winning symbol combinations. Having symbols disappear to be replaced means more chances of forming clusters of matching symbols. Studies show that this dramatically inflates the number of wins a player experiences.

Researchers programmed identical payout percentages into slot machine simulators, one with cascading reels and one without. The results showed nearly four times more wins per 100 spins occurred on the cascading reel game (89 vs. 23 wins). Yet, the total money returned was unchanged. By allowing wins on multiple lines simultaneously and then clearing space for more possible lines to win, the player’s overall hit frequency soars even when the game’s hold percentage favors the house at an equal rate.

This fosters an illusion of generosity from the slot machine. Since wins come around far more often – just generally of minuscule amounts – players feel like the game is being more liberal. But percentage-wise, it is still relatively stingy compared to the player’s long-term investment. It’s just spread out to seem more permissive through visual sleight of hand.

StudyYearResult
Reid202245% higher player ratings of near-miss spins with cascading reels versus full misses
Dixon2023Dynamic audiovisual features of modern slot machines activate the brain’s reward centers, releasing dopamine
Guillaume2024Cascading reels trigger increased physiological arousal and excitement, which accumulates across successive cascades

Final Thoughts

Ultimately, cascading reels leverage various psychological weaknesses in human cognition to enhance player persistence. The tumbling symbols not only look pretty – they subversively promote the idea that wins are just around the corner, while activating neurocircuitry that drives addiction. Beating the house odds was already unlikely, but cascading reels made finally walking away even harder. Their visually arresting motion offers constant psychological nourishment that cannot be torn away from.

 

FLASHINFO : 21 mois sans PGA,  les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville

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FLASHINFO : 21 mois sans PGA,  les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville

 

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>21 mois sans PGA, les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’atmosphère est tendue ce mardi sur la base militaire de l’armée nationale à Mann, une ville située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Des tirs nourris retentissent depuis l’aube à l’intérieur du camp militaire, où les Forces Armées Centrafricaines (FACA) protestent contre le non-paiement de leur Prime Globale d’Alimentation (PGA).

 

En effet, les militaires du 8ème et du 9ème Bataillon d’Infanterie Territoriale, ainsi qu’une troisième unité récemment déployée, n’ont pas perçu leur PGA depuis 21 mois. Cette situation particulièrement difficile affecte également les nouveaux FACA arrivés il y a trois mois, qui n’ont jamais reçu cette prime indispensable à leur subsistance.

 

Nous souffrons gravement ici depuis notre arrivée à Mann. Même nos familles qui sont restées à Bangui souffrent également. Comment on peut se nourrir sans cette prime qui représente d’ailleurs une part importante de nos revenus ?”, confie à la rédaction du CNC un militaire sous couvert d’anonymat.

 

Dans les rues de Man, la population retient son souffle. Les commerces ont fermé leurs portes et les activités sont au ralenti. “Nous comprenons la colère des militaires, mais ces tirs nous font peur. Nos enfants s’inquiètent de sortir dehors “, explique Marie K., mère de famille du centre-ville.

 

Ce mouvement de protestation fait écho aux récentes manifestations similaires dans d’autres villes du pays. Les garnisons de Birao, Sam-Ouandja, Bakouma et Obo ont connu des tensions comparables ces dernières semaines, toujours liées au non-versement de la PGA.

 

Les autorités militaires locales tentent actuellement d’apaiser la situation, mais les FACA exigent des réponses concrètes concernant ces 21 mois d’arriérés. La tension reste vive sur la base de l’armée nationale alors que le soleil vient de se lever sur Man.

 

Notre équipe continue de suivre l’évolution de la situation heure par heure, et les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

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Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s’invite en direct dans l’émission Tribune Libre

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Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s’invite en direct dans l’émission Tribune Libre

 

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Karle Ngrebada, directeur de l’agence centrafrique presse

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

La honte s’est installée vendredi soir sur le plateau de l’émission Tribune Libre de la télévision centrafricaine. Pendant plus d’une heure, les téléspectateurs ont assisté à un spectacle navrant : trois intervenants qui se contredisent ouvertement sur l’arrestation des deux journalistes de France 24 à Bangassou le 13 décembre dernier.

 

Une soirée de confusion totale en direct à la télévision centrafricaine

 

21 heures à la radio-télévision centrafricaine. Le présentateur Martial Vianney Bofo accueille ses invités : Karl Ngrebada, directeur de l’Agence Centrafrique presse (ACAP), et Anicet Deganadji du journal Adrénaline Info. L’ambiance est tendue. Le sujet du débat : l’interpellation par les Mercenaires russes des deux reporters de la chaine France 24 Caroline Dumay et James Stefan Carstens à Bangassou.

 

Mais dès les premières minutes de l’émission à la télévision centrafricaine, la confusion s’installe. Karl Ngrebada affirme d’abord que les journalistes n’avaient pas respecté les procédures. Puis, quelques minutes plus tard, le voilà qui raconte avoir personnellement suivi leur dossier d’accréditation et même assisté à leur rencontre avec le ministre de la Communication.

 

“Ces journalistes viennent régulièrement en Centrafrique, ils connaissent parfaitement les procédures”, lâche-t-il, contredisant totalement ses propos précédents.

Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s'invite en direct dans

 

Des accusations qui tombent du ciel

 

Le deuxième intervenant, Anicet Deganadji, se lance alors dans un récit fantasque et pathétique. Sans la moindre preuve, il accuse les journalistes d’avoir tenté de “pousser les ex-combattants à reprendre les armes”. Une version qui n’avait jamais été évoquée lors de leur arrestation.

 

“Ils auraient même vilipendé les autorités politiques”, ajoute-t-il, sans jamais expliquer d’où viennent ces informations ni présenter le moindre élément concret.

 

Une manipulation signée Wagner

 

Dans les différents quartiers de la capitale, personne n’est dupe. Cette émission porte la signature du groupe Wagner, désormais maître dans l’art de la propagande en Centrafrique. Les mercenaires russes tentent visiblement de camoufler une arrestation arbitraire derrière un écran de fumée médiatique.

 

“Ils ont fait arrêter ces journalistes sans raison, et maintenant ils inventent des histoires pour se justifier”, explique un ancien ministre sous couvert d’anonymat. “Mais ils sont tellement maladroits que leurs mensonges se contredisent en direct à la télévision centrafricaine “.

 

Voilà que les deux tintin se contredisent en direct à la télévision centrafricaine

 

Karl Ngrebada, le directeur de l’ACAP qui prétend avoir personnellement suivi le dossier des journalistes, assure que Caroline Dumay et James Stefan Carstens avaient reçu une accréditation “pour réaliser des reportages sur la réconciliation et la paix” à Bangassou. Selon ses propos, leur faute professionnelle se limiterait à ne pas s’être présentés aux autorités locales et d’avoir interrogé des éléments de groupes armés sans autorisation.

 

Mais à la surprise générale des téléspectateurs de la télévision centrafricaine, Anicet Deganadji du journal Adrénaline Info arrive avec une version complètement différente : les deux journalistes auraient obtenu leur accréditation “pour une réalisation de documentaire sur l’église catholique de la dite localité“.

 

Cette contradiction sur un document administratif aussi basique qu’une accréditation officielle montre à quel point cette émission s’est transformée en une foire aux mensonges pathétique téléguidé par Wagner. Un vieil adage centrafricain le rappelle bien : “Les menteurs finissent toujours par se prendre les pieds dans leurs propres histoires“.

 

Un pouvoir qui perd le fil

 

Cette soirée désastreuse du vendredi 20 décembre à la télévision centrafricaine  a surtout montré un régime dépassé par ses propres contradictions. Comment expliquer qu’une équipe de France 24, venue avec toutes les autorisations nécessaires, se retrouve brutalement accusée d’espionnage et de manipulation des rebelles ?

 

L’émission s’est terminée dans la confusion la plus totale, laissant les téléspectateurs centrafricains médusés devant tant d’amateurisme. Une chose est certaine : cette soirée restera dans les annales comme l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire en matière de communication politique.

 

Un leader centrafricain de la société civile résume parfaitement la situation : “Quand on ment, il faut au moins se mettre d’accord sur la version à raconter. Là, c’était pathétique“.​

 

Par Dr Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….

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À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À Bohong, une localité située à 70 kilomètres de Bocaranga, et à 75 kilomètres de Bouar, des voyageurs vivent un véritable calvaire. Le 17 décembre, une maman centrafricaine venue de Yaoundé avec ses deux enfants mineurs pour passer les fêtes de fin d’année avec ses parents dans son village d’origine de Kou-Wone, situé  après Ndim en allant vers Paoua, s’est retrouvée au cœur d’une scène qui en dit long sur ce que subissent les voyageurs sur cet axe secondaire.

 

Ce jour-là, le taxi-brousse en provenance de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, en direction de Bokaranga. Dans le véhicule, il y’a plein des passagers, parmi lesquels une mère accompagnée de ses deux enfants, dont celui d’un an,  depuis Yaoundé pour retrouver sa famille à Kou-Wone. Mais en arrivant à quelques kilomètres à l’entrée de Bohong, le chauffeur doit s’arrêter : un énorme tronc d’arbre coupe la route. À côté, un triangle de signalisation. Sous un manguier, le commandant de la brigade de gendarmerie de Bohong, l’adjudant  Selek Constant, droit dans sa botte,  a installé son bureau : une table accompagnée d’une chaise.

 

Pour faire le “sale boulot”, le commandant de brigade de la gendarmerie Selek Constant  a placé un jeune civil – qui n’est ni gendarme ni policier – chargé d’arrêter les véhicules et de ramasser l’argent. Ainsi, après l’arrêt du véhicule, l’auxiliaire commence à demander les papiers de chaque passager. Tombant sur la mère qui a sur ses genoux ses deux enfants, il lui demande ses documents d’identité. La maman ne peut présenter que sa carte d’électeur.

 

“Ce n’est pas suffisant. Il faut payer 1000 francs”, dit l’auxiliaire.

 

“Je n’ai pas cet argent”, répond la mère. “J’ai déjà dépensé beaucoup pour venir de Yaoundé avec mes enfants”.

 

Carrière Lagbo, un juriste de Bokaranga qui se trouvait également dans le même véhicule, ne peut rester sans rien faire. Il commence d’abord à parler avec l’auxiliaire, plaidant le sort de la mère. Mais l’auxiliaire campe sur ses positions, imposant les 1000 francs CFA à payer obligatoirement. Dans ce contexte, Carrière Lagbo quitte pour aller voir le commandant en personne pour plaider le cas de la mère. S’approchant du commandant Selek Constant  sous son manguier, il commence à lui parler poliment.

À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….
Une barrière des soldats FACA à la sortie de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

“Mon commandant, il y a une mère venue du Cameroun avec deux enfants qui n’a pas de quoi payer. Elle a sa carte d’électeur. En tant que Centrafricain, vous pourriez l’aider et la laisser partir…”

 

Le commandant, déjà en colère,  dit ceci : “MAIS TOUT D’ABORD TU ES QUI TOI-   LÀ ? TU ES QUI POUR ME PARLER COMME ÇA ?”

 

Sans s’énerver, Carrière Lagbo poursuit : “Je suis juste un citoyen qui demande de l’aide pour une mère qui n’a pas les moyens. Et nous savons tous que ces barrières ne sont pas autorisées. D’ailleurs nous sommes tous sous la loi, et la loi interdit cette barrière illégale “.

 

C’est cette dernière remarque sur la barrière qui fait sortir l’adjudant  Selek Constant  de ses gonds. Il bondit de sa chaise, la main sur son pistolet attaché à sa cuisse.

 

“Tu es qui, toi ? TU ES QUI pour me dire ça ?” hurle le commandant, les yeux rivés sur Carrière Lagbo.

 

Lagbo garde son calme : “Je suis un simple citoyen centrafricain. Je ne cherche pas la polémique. Je vois juste une mère dans le besoin, alors je viens vers vous pour plaider sa cause”.

 

“Et la barrière ? Pourquoi tu parles de la barrière ?” insiste le commandant, de plus en plus menaçant.

 

“Je constate simplement que vous avez barré la route avec un gros tronc d’arbre et mis des triangles. Nous savons tous que personne n’est au-dessus de la loi, et que la loi interdit ces barrières ici. Sur l’axe Bocaranga – Bouar, toutes les barrières illégales sont interdites par un décret présidentiel , et vous le savez très bien “.

 

Le commandant, furieux, s’approche tout près de Carrière Lagbo. Il serre son pistolet. “La préfète de l’Ouham-Pendé est passée ici ! Elle a vu cette barrière ! Elle n’a rien dit ! Le procureur de Bocaranga est passé aussi ! Il n’a rien dit ! Mais toi, TU ES QUI ? Toi et Touadera là, vous connaissez quoi de la situation sécuritaire dans cette localité ? Vous racontez n’importe quoi !”

 

Puis, pointant son doigt vers Carrière Lagbo : “Va dire à Touadéra qu’il ne connaît rien  de notre situation ici ! Toi et Touadera, vous  racontez des bêtises tous les deux ! Je vous préviens, à partir de maintenant, je vais donner l’ordre à tous les hommes en tenue dans cette localité. Quand ils te voient passer, ils doivent t’agresser ! Tu vas voir ! On va t’agresser. Si tu veux, tu peux aller dire cela à Touadera. Vous savez combien on souffre ici ? Allez-dire cela à Touadera !”

 

Carrière Lagbo reste digne : “Vos menaces ne changent rien au problème. Je plaide juste pour cette dame. C’est tout. L’affaire de Touadera là, tu laisses à côté. On est tous des centrafricains. Si vous avez votre problème avec Touadera, va lui dire cela  “.

 

Pendant cette altercation, un autre passager sort 1000 francs et les donne à la mère pour qu’elle puisse continuer son voyage. Mais quand elle tend l’argent à l’auxiliaire, celui-ci refuse les 1000 francs. Le commandant, voyant l’auxiliaire refuse ce billet de banque, crie sur lui de le prendre immédiatement.

 

L’auxiliaire, effrayé par la colère de son chef, tend sa main et récupère l’argent.

 

Rappelons qu’il y’a un an, ce type de comportement a déjà eu des conséquences tragiques à Bohong. L’an dernier, un gendarme en service sur cette barrière a payé de sa vie les agissements de son commandant. Des hommes armés non identifiés, exaspérés par les pratiques de racket, ont ouvert le feu sur lui, le confondant avec le commandant de brigade. Grièvement blessé, le gendarme n’a pas survécu au trajet vers l’hôpital de Bouar. Cette mort tragique montre combien la politique de racket du commandant crée des rancœurs profondes dans la localité, mettant en danger la vie même de ses hommes qui exécutent ses ordres sur le terrain.

 

Notons que cette barrière n’est pas la seule. Entre Bohong et Bokaranga, toutes les barrières supprimées sont toutes ramenées à leur place. À chaque fois, il faut payer. Les gendarmes ont même des quotas à respecter chaque semaine.

 

Notons que cette scène montre à quel point la situation est devenue incontrôlable sur l’axe Bohong – Bocaranga. Les chauffeurs et passagers qui empruntent cette route quotidiennement racontent que ce commandant a transformé la zone en son territoire personnel.

 

Cette histoire de la mère et de ses enfants n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Chaque jour, des dizaines de voyageurs subissent le même traitement. Certains doivent rebrousser chemin, d’autres s’endettent pour payer les “droits de passage”.

 

Quant à Carrière Lagbo, malgré les menaces de mort, il n’a pas cédé. Son seul tort ? Avoir osé rappeler la loi à un homme qui se croit tout permis. Comme il l’a dit avant de partir : “Un simple billet de 1000 francs peut être une fortune pour une mère qui voyage avec ses enfants. Comment peut-on dormir tranquille en sachant qu’on affame les plus pauvres ?”

 

Cette situation dévoile un système bien rodé sur l’axe Bouar. Les habitants racontent que chaque point de contrôle a sa “spécialité”. À certaines barrières, les gendarmes ciblent les commerçants. À d’autres, ils s’en prennent aux voyageurs sans papiers. Mais le plus souvent, tout le monde doit payer, papiers ou pas.

 

Les chauffeurs de taxi-brousse témoignent sous couvert d’anonymat : “Pour un aller simple Bouar-Bokaranga, un passager devait prévoir au moins 5.000 francs rien que pour les barrières. Si d’aventure un passager refuse de payer, ils nous bloquent pendant des heures. Certains collègues ont même vu leurs pneus crevés en représailles.”

 

En attendant, le commandant continue ses activités en toute impunité. Sa dernière menace envers Carrière Lagbo résonne comme un avertissement à tous ceux qui oseraient dénoncer ses pratiques : “Je donne l’ordre à tous les hommes en tenue. Quand ils te voient, ils doivent t’agresser.”

 

Le message est clair : à Bohong, c’est la loi du plus fort qui règne. Et pour l’instant, le plus fort porte un uniforme et un pistolet à la cuisse.​​

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Le régime Touadéra sombre dans la paranoïa : quand Wagner dicte la communication gouvernementale

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Le régime Touadéra sombre dans la paranoïa : quand Wagner dicte la communication gouvernementale

 

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L’actuel minisre de la communication, Maxime Balalou, également porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les déclarations menaçantes du ministre Maxime Balalou, porte-parole du régime Touadéra,  lors de sa conférence de presse du 16 décembre révèlent l’emprise totale des Mercenaires russes sur le pouvoir centrafricain. Le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou s’est transformé en simple relais d’une propagande russe destinée à terroriser la population.

 

Une mise en scène pathétique du régime Touadéra

 

“Que ceux qui sont courageux n’ont qu’à venir. Ils vont aussi sentir leur douleur”. Ces mots résonnent dans la salle de conférence du ministère de la Communication comme une menace à peine voilée. Face aux journalistes médusés, Maxime Balalou déroule un discours martial préparé avec soin par les Wagner. Le ministre, autrefois réputé pour sa modération, apparaît métamorphosé. Sa voix tremble légèrement tandis qu’il agite le spectre d’une mystérieuse alliance entre l’Ukraine et l’ancien ministre Armel Sayo pour déstabiliser le régime Touadéra.

 

La fabrique du mensonge par Wagner

 

Le scénario est écrit d’avance  par Wagner : créer une menace imaginaire pour justifier la présence des mercenaires russes. Le ministre Maxime Balalou évoque pêle-mêle un soutien ukrainien à Armel Ngatoloum Sayo, une marche imminente sur Bangui, des complots ourdis dans l’ombre. Aucune preuve n’est avancée, aucun élément tangible n’est fourni. La technique est éprouvée : répéter inlassablement des accusations infondées pour terroriser la population.

 

“Cette stratégie de communication du régime Touadéra  est directement importée de Moscou”, analyse Zonda, un membre de l’Observatoire Centrafricain des Droits Civiques. “Wagner fabrique de toutes pièces des menaces pour se rendre indispensable aux yeux de Baba Kongoboro . Le gouvernement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement des directives russes”.

 

Un régime Touadéra  aux abois

 

La performance du ministre Maxime Balalou révèle surtout la fragilité d’un régime qui ne tient que par la présence des mercenaires russes du groupe Wagner et des forces spéciales rwandaises. Derrière ces exagérations,  “On a peur de personne !”, “On est une République organisée”,  transparaît une peur panique de perdre le contrôle. Le pouvoir se barricade derrière Wagner, multiplie les checkpoints mentaux, renforce la surveillance des populations dans le seul but de terroriser les citoyens centrafricains.

 

Les déclarations belliqueuses de Maxime Balalou masquent mal une réalité plus sordide : l’État centrafricain a perdu toute souveraineté. Les mercenaires russes contrôlent désormais tous les leviers du pouvoir, de l’armée jusqu’à la communication gouvernementale. Les ministres ne sont plus que des marionnettes récitant des textes préparés par Wagner.

 

Une dérive inquiétante du régime Touadéra

 

Cette mainmise des russes sur les institutions centrafricaines s’accompagne d’une dérive autoritaire inquiétantes. La conférence de presse du ministre Balalou prépare le terrain pour une nouvelle vague de répression contre la population. En criminalisant certains centrafricains, en les accusant de collusion avec des puissances étrangères, le régime Touadéra  se donne les moyens d’une répression accrue.

 

Marie-Thérèse, activiste de la société civile centrafricaine, tire la sonnette d’alarme : “Nous assistons à la mise en place d’un État policier sous contrôle russe. Ces accusations fantaisistes serviront à justifier des arrestations arbitraires et à museler toute voix dissidente”.

 

Un ministre poupée, surtout père de famille,  sous influence totale de Wagner

 

Le cas de Maxime Balalou explique parfaitement cette dérive pathétique. Depuis sa nomination en janvier 2024 comme porte-parole du gouvernement, ce fonctionnaire de l’État  s’est mué en propagandiste zélé. Ses conférences de presse hebdomadaires sont devenues des exercices de récitation où transparaît l’influence de Wagner.

 

Le ministre multiplie les déclarations martiales et les accusations fantaisistes, reprenant mot pour mot la rhétorique des mercenaires russes. Son dernier show médiatique révèle un homme sous emprise, contraint de relayer une propagande grossière au risque de perdre toute crédibilité.

 

L’avenir hypothéqué de la RCA

 

Cette conférence de presse restera comme un symbole de l’effacement de l’État centrafricain. Derrière la mise en scène belliqueuse de Maxime Balalou se dessine la réalité d’un pays sous tutelle étrangère, où les institutions ne sont plus que des coquilles vides aux mains des mercenaires.

 

En agitant des menaces imaginaires, en criminalisant certains centrafricains, le pouvoir creuse chaque jour davantage le fossé avec la population. La dérive paranoïaque du régime Touadéra , encouragée par Wagner, hypothèque gravement les chances d’une transition démocratique. Les Centrafricains assistent, impuissants, à la transformation de leur pays en protectorat russe.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les pisteurs de Wagner frappent à Bossangoa : un collecteur d’or dépouillé de 2,3 millions de francs

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Les pisteurs de Wagner frappent à Bossangoa : un collecteur d’or dépouillé de 2,3 millions de francs

 

Centrafrique.org/encore-les-faca-tidjani-mecanicien-de-kouki-arrete-pris-au-piege-de-linjustice/homme-conduisant-une-moto-a-la-sortie-de-la-ville-de-kouki-la-route-est-en-terre-a-lentree-de-kouki-sur-laxe-nana-bakassa-tout-ensoleille/” rel=”attachment wp-att-74702″ data-wpel-link=”internal”>Les pisteurs de Wagner frappent à Bossangoa : un collecteur d'or dépouillé de 2,3 millions de francsHomme conduisant une moto à la sortie de la ville de Kouki. La route est en terre à l’entrée de Kouki sur l’axe Nana-Bakassa tout ensoleillé. Homme-conduisant-une-moto-a-la-sortie-de-la-ville-de-Kouki.-La-route-est-en-terre-a-lentree-de-Kouki-sur-laxe-Nana-Bakassa-tout-ensoleille Les FACA, Encore les FACA :  Tidjani, mécanicien de Kouki,  arrêté, Pris au Piège de l’Injustice
Un conducteur de moto à la sortie du village Kouki, près de Bossangoa. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La peur gagne du terrain dans les circuits de l’or en Centrafrique. À Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, les hommes de Wagner ont placé leurs pions partout. Ce mardi 17 décembre, un jeune collecteur d’or en a fait l’amère expérience, perdant toutes ses économies dans un guet-apens minutieux.

 

En effet, le drame de ce jeune homme montre comment travaillent les Mercenaires russes du groupe Wagner. Dans les ruelles de Bossangoa, rien ne reste secret longtemps. Une simple conversation sur son voyage prévu vers Bangui a suffi. Les informateurs de Wagner ont aussitôt lancé leurs hommes sur sa trace.

 

Tout s’est passé comme dans un film. À deux kilomètres du village Ndjo, sur une route en apparence tranquille, les hommes armés surgissent. Le jeune collecteur, qui transportait une femme et un autre passager sur sa moto en direction de Bangui, la capitale, n’a rien pu faire quand ces hommes lourdement armés les ont barré la route. Après avoir arrêté la moto et menacé le conducteur, ils ont commencé à palper tous les passagers. La fouille ne laisse rien au hasard  sur les occupants: 1,5 million de francs dans les poches du jeune collecteur, 800 000 francs sur sa passagère ont été récupéré par ces bandits.

 

Un détail attire l’attention : le troisième voyageur, un jeune homme, au regard suspect,  n’avait pas d’argent sur lui. Dans ces coups montés par Wagner, le hasard n’existe pas. Les habitants de Bossangoa parlent déjà d’une possible complicité dans cette attaque bien préparée.

 

Pour finir, et avant de quitter le lieu, les assaillants brûlent la moto. Le message passe fort et clair aux collecteurs d’or : personne ne peut plus travailler dans les mines d’or ou de diamants sans l’aval de Wagner. À Bossangoa, les Russes contrôlent maintenant tout le commerce de l’or.

 

L’histoire des “groupes armés” ne trompe plus personne. Ces attaques portent la marque des mercenaires : peu d’hommes, des infos précises, une action rapide. Les Russes ont tissé leur toile dans chaque coin de la ville de Bossangoa, dans tous les villages.

 

Les Centrafricains qui travaillent dans l’or à Bossangoa vivent dans la peur. Aller à Bangui est devenu un calvaire. À chaque voyage avec de l’argent ou de l’or, le danger guette. À Bossangoa, les hommes de Wagner font la loi sur tout le commerce de l’or, laissant la population dans l’angoisse permanente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels

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Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels

 

Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La couverture médiatique des voyages officiels du président Kongoboro s’effondre. Pendant que le putschiste de Bangui participe au sommet de la CEMAC à Yaoundé et se rend au Burkina Faso, la Radio Centrafrique reste muette aux premières heures de son arrivée sur place. Une radio associative, c’est-à-dire de l’ONG internationale Hirondelle, assure désormais l’information que les médias publics ont abandonnée.

 

Le contraste est saisissant. D’un côté, une radio associative Ndéké-Luka qui devient de facto la radio d’État et informe en détail sur les déplacements présidentiels. De l’autre, un silence assourdissant des médias d’État comme la radio Centrafrique, censés être en première ligne pour couvrir l’actualité gouvernementale.

 

Au ministère de la Communication, la nomination de cadres sans expérience journalistique produit ses effets. La rédaction de la Radio Centrafrique, dirigée désormais par une recrue novice, peine à assurer ses missions fondamentales. Les reportages manquent de rigueur journalistique, le style est approximatif.

 

Cette défaillance marque une rupture avec les pratiques antérieures. Sous la présidence Kolingba, ou encore Patassé, les correspondants de la presse présidentielle transmettaient des comptes-rendus détaillés depuis l’étranger. Les citoyens pouvaient suivre l’action diplomatique de leur président en temps réel.

 

Aujourd’hui, c’est radio Ndéké-Luka (RNL) qui remplit étonnement ce rôle délaissé. Lors du récent sommet de la CEMAC à Yaoundé comme pour le déplacement au Burkina Faso, seule cette station a couvert l’événement dès l’arrivée sur place de Baba Kongoboro. Une situation qui interroge sur la capacité des médias publics à remplir leur mission d’information.

 

Le ministre Maxime Balalou porte une lourde responsabilité dans cette dérive. Sa politique de nominations des incompétents a fragilisé les rédactions. L’amateurisme s’est installé, au détriment du professionnalisme journalistique attendu des médias d’État comme la radio Centrafrique.

 

La qualité de l’information sur les antennes de la radio Centrafrique en pâtit gravement. Les textes diffusés trahissent un manque de formation journalistique. Le ton, la construction des sujets, tout indique une régression inquiétante des standards professionnels.

 

Pour l’avenir de l’information publique en Centrafrique, un sursaut s’impose. Le retour à des pratiques journalistiques rigoureuses et à une couverture complète de l’actualité présidentielle est indispensable. Les citoyens méritent mieux que ce silence des ondes nationales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Au Tchad, des milliers de réfugiés pris au piège

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Au Tchad, des milliers de réfugiés pris au piège

 

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Monsieur Laurent Ragba Fautour, juriste, photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le soleil se couche sur le quartier Chagoua de N’Djamena. Dans une petite maison aux murs écaillés, Laurent Ragba sort une pile de documents jaunis par le temps. Ces papiers racontent l’histoire de milliers de vies suspendues entre deux mondes : celui qu’ils ont fui et celui qui peine à les accueillir. Au Tchad, terre d’asile pour plus de 400 000 réfugiés, l’aide humanitaire devait être une bouée de sauvetage. Elle est devenue, pour beaucoup, source d’angoisse et d’incompréhension. Entre promesses d’assistance et réalité du terrain, ces hommes et ces femmes livrent un combat quotidien pour leur survie et leur dignité.

 

 

En effet, ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté  pour venir au Tchad comme réfugiés dépendent largement de l’aide humanitaire pour survivre. Une aide mensuelle de 30 000 FCFA par famille, à peine suffisante pour acheter de quoi manger. Dans les camps comme dans les zones urbaines, la vie s’organise tant bien que mal. Les enfants vont à l’école quand c’est possible, les parents cherchent du travail, mais les obstacles restent nombreux.

 

Les relations entre réfugiés et organisations humanitaires sont parfois tendues. Certains bénéficiaires parlent de traitements arbitraires, de décisions inexpliquées, de droits bafoués. La loi tchadienne de 2020 sur l’asile garantit pourtant des droits fondamentaux aux réfugiés. Mais entre les textes et la réalité du terrain, le fossé se creuse.

 

L’histoire de Laurent Ragba Foutour en est un exemple frappant. Ce réfugié centrafricain de 68 ans vit à N’Djamena depuis 2014. En janvier 2020, son allocation mensuelle est subitement coupée après une altercation avec un agent du HCR. Sa fille Noura, veuve avec quatre enfants, subit le même sort. Malgré ses nombreuses démarches auprès des autorités, ses lettres au Premier Ministre, ses rendez-vous à la Commission Nationale d’Accueil des Réfugiés (CNARR), rien ne bouge.

 

“On nous traite comme si nous n’avions aucune valeur”, confie Laurent, les yeux brillants de colère contenue. Ancien cadre politique dans son pays, il refuse de baisser les bras. Avec l’aide d’un avocat, il a décidé de porter l’affaire devant la justice tchadienne. Le montant des allocations impayées dépasse aujourd’hui 1,5 million de FCFA.

 

Au Tchad, cette situation n’est pas isolée. D’autres réfugiés témoignent de difficultés similaires. Les organisations humanitaires, débordées par l’ampleur des besoins et confrontées à des contraintes budgétaires, peinent parfois à assurer un suivi personnalisé de chaque dossier.

 

Pour beaucoup de réfugiés, l’espoir d’un retour au pays s’éloigne. Les conflits qui secouent la région s’enlisent. En attendant, ils doivent composer avec une aide humanitaire parfois défaillante et un statut précaire. Une situation qui questionne l’efficacité du système d’assistance aux réfugiés en Afrique centrale.

 

Des réunions se tiennent, des rapports s’écrivent, mais sur le terrain, des familles comme celle de Laurent continuent d’attendre. Attendre que leurs droits soient reconnus, que leur dignité soit respectée. Attendre, tout simplement, de pouvoir vivre normalement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La désinformation à l’ère du bouche-à-oreille : le cas de Bocaranga

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La désinformation à l’ère du bouche-à-oreille : le cas de Bocaranga

 

Centrafrique.org/bangui-vol-spectaculaire-du-telephone-de-dimitri-sitiy-les-wagner-menacent-de-bruler-un-quartier-complet/dimitri_sitiy_chef_des_wagner_en_centrafrique/” rel=”attachment wp-att-78264″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/dimitri_sitiy_chef_des_wagner_en_centrafrique-450×418.jpg” alt=”La désinformation à l’ère du bouche-à-oreille : le cas de Bocaranga” width=”450″ height=”418″ />
Dimitri Sitiy, chef des Wagner en centrafrique

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’absence d’internet et de téléphonie mobile ne protège pas les populations rurales de la désinformation , selon le député Martin Ziguélé. Dans sa circonscription de Bocaranga 3, à 532 kilomètres de Bangui, les rumeurs et désinformation persistent, portées par le bouche-à-oreille traditionnel.

“Dans ma circonscription électorale, il n’y a pas de réseaux sociaux. Les habitants n’ont pas accès au téléphone”, a expliqué le président du MLPC, également membre de la Commission Finance lors d’une interview sur Radio Guira FM. Pourtant, le problème de désinformation  demeure bien présent.

Pour contrer ce phénomène, le député Martin Ziguelé maintient un contact régulier avec sa base. “Nous sommes obligés d’appeler par téléphone pour donner l’information correcte et dire que telle chose n’est pas vraie”, précise Martin Ziguélé, qui doit souvent intervenir pour démentir des rumeurs.

Le parlementaire s’appuie sur un réseau d’informateurs locaux pour identifier rapidement les fausses informations en circulation. Une tâche rendue complexe par l’étendue de sa circonscription et les difficultés de communication.

“La parole est très importante et doit être responsable”, insiste le député Martin Ziguelé. Dans ces zones rurales où l’information circule principalement par la voie orale, les conséquences d’une fausse nouvelle peuvent rapidement devenir incontrôlables.

Cette situation particulière des zones rurales centrafricaines pose un défi majeur dans la lutte contre la désinformation. Si les réseaux sociaux amplifient le phénomène en ville, les mécanismes traditionnels de transmission de l’information nécessitent une approche différente en milieu rural.

“Ce qui distingue l’homme de l’animal c’est la capacité de parler”, rappelle Martin Ziguélé. “Nous devons utiliser cette capacité pour construire, pas pour détruire notre société”.

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Une noyade tragique sur la rivière Ouaka ravive les inquiétudes à Kouango

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Une noyade tragique sur la rivière Ouaka ravive les inquiétudes à Kouango

 

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Pirogue sur le rivière Oubangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La rivière Ouaka a de nouveau frappé. Le 14 décembre 2024, alors que le soleil déclinait sur le village de Touhou, à 22 kilomètres de Kouango, une pirogue transportant des pêcheurs et des passagers a basculé dans les eaux tumultueuses. Un homme a disparu dans les profondeurs, ravivant les blessures d’une communauté déjà meurtrie par des drames similaires.

 

“Mon frère était dans cette pirogue. Nous avons tout tenté pour le retrouver, mais les eaux l’ont emporté”, raconte Pascal, la voix nouée par l’émotion. “Chaque jour, nous scrutons la rivière, espérant apercevoir son corps, permettre à notre famille de faire son deuil. Mais jusqu’à présent, rien“.

 

Cette tragédie survient exactement un an après la noyade d’un jeune Peul au même endroit. Les habitants de Touhou parlent désormais d’une “malédiction”. Les anciens évoquent les “talimbis”, ces esprits des eaux qui, selon les croyances locales, attirent les voyageurs dans leurs pièges aquatiques.

 

La période est particulièrement critique pour cette communauté riveraine. À l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, la rivière Ouaka constitue l’unique voie d’approvisionnement pour les villages environnants. Les pêcheurs et commerçants, contraints d’emprunter cette route fluviale périlleuse, naviguent désormais dans la peur.

 

“Nous devons continuer à utiliser la rivière, nous n’avons pas le choix”, explique Ataouaka Narcisse, un pêcheur local. “Mais chaque traversée devient une épreuve. Nous prions avant de monter dans les pirogues, nous surveillons le moindre remous, le moindre signe“.

 

La disparition du passager pose aussi des questions sur la sécurité de la navigation fluviale dans la région. Les pirogues, souvent surchargées, naviguent sans gilets de sauvetage. Les points d’accostage, rudimentaires, deviennent particulièrement dangereux pendant la saison des pluies.

 

Les témoignages recueillis auprès des rescapés décrivent une scène de chaos. La pirogue, qui transportait des produits de pêche et plusieurs passagers, aurait commencé à tanguer violemment avant de se retourner. Dans la panique qui a suivi, certains ont réussi à s’accrocher à l’embarcation renversée, d’autres ont nagé jusqu’à la berge. Mais un homme a été happé par le courant.

 

“J’entends encore les cris”, confie un rescapé qui préfère garder l’anonymat. “L’eau était agitée ce jour-là. Nous avons essayé de former une chaîne humaine pour le retrouver, mais le courant était trop fort“.

 

La disparition a déclenché une vaste opération de recherche. Pendant plusieurs jours, les villageois ont sillonné les berges, tandis que les pêcheurs expérimentés sondaient les eaux profondes. Sans succès.

 

Cette nouvelle tragédie ravive aussi les tensions entre les différentes communautés qui dépendent de la Ouaka. Les pêcheurs accusent les “talimbis”, d’autres pointent du doigt le manque d’infrastructures et l’absence de mesures de sécurité.

 

Le chef du village de Touhou a lancé un appel pressant aux autorités de Kouango : “Nous ne pouvons plus accepter que la rivière prenne nos enfants. Il nous faut des équipements de sécurité, des points d’accostage aménagés, une réglementation de la navigation“.

 

Cette tragédie s’ajoute à une longue liste d’accidents sur la Ouaka. En 2023, trois personnes avaient péri dans des circonstances similaires. Les statistiques officielles restent parcellaires, mais les habitants affirment que chaque année, la rivière réclame son tribut.

 

À l’approche des fêtes, période traditionnellement marquée par une intensification des déplacements fluviaux, la crainte grandit dans les villages riverains. Les familles redoutent que d’autres drames ne viennent assombrir cette période festive.

 

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Kaga-Bandoro : le silence assourdissant des femmes violées

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Kaga-Bandoro : le silence assourdissant des femmes violées

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À la lisière de Kaga-Bandoro, Pulchérie marche tous les jours devant la maison de son bourreau. Trois ans après son viol, son agresseur la salue encore, un sourire narquois aux lèvres. “Il sait que ma plainte dort quelque part dans un tiroir du tribunal”, souffle-t-elle. “Ici, le viol d’une femme fait moins de bruit qu’une chèvre volée.”

 

Le district sanitaire de la ville est devenu le témoin muet de ces horreurs. “Chaque semaine, nous recevons au moins cinq victimes de viol”, confie l’infirmière Marie-Josée, la voix lasse. “Des femmes, des adolescentes, parfois même des fillettes. Certaines arrivent en sang, d’autres attendent des mois avant d’oser venir. Nous soignons les corps, mais qui soignera leurs âmes ?”

 

Les récits se ressemblent tragiquement. Clarisse, 32 ans, a été agressée dans son champ. Adeline, 19 ans, sur le chemin du marché. Béatrice, 45 ans, dans sa propre maison. “Les hommes armés entrent comme si c’était normal”, raconte cette dernière. “Ils prennent ce qu’ils veulent. Ton corps ne t’appartient plus“.

 

Le tribunal de Kaga-Bandoro fonctionne au ralenti, avec des juges intérimaires débordés. “Les dossiers s’entassent”, admet un greffier sous couvert d’anonymat. “Quand une femme vient porter plainte, on prend sa déposition, mais après… C’est comme jeter une pierre dans un puits sans fond.”

 

Plus révoltant encore : les arrangements à l’amiable. “Les familles des violeurs proposent de l’argent”, explique Maître Honorine, une avocate. “Parfois, ce sont les chefs de quartier qui font pression pour ‘arranger’ l’affaire. 100.000 francs CFA pour acheter le silence d’une femme détruite. C’est le tarif de la dignité ici“.

 

Dans son petit bureau, Mama Florence reçoit ces femmes brisées. Responsable d’une association locale, elle tente de les accompagner, de les soutenir. “Beaucoup ne parlent pas français”, explique-t-elle. “Elles ne connaissent pas leurs droits. Quand elles arrivent au tribunal, on les renvoie parce qu’elles n’ont pas les bons papiers. C’est un cercle vicieux de désespoir.”

 

Les séquelles sont profondes. Jeanne, violée il y a cinq ans, ne dort plus sans lumière. Sarah a perdu son mari qui l’a répudiée après son viol. Marie-Claire est tombée enceinte de son agresseur. “Mon enfant aura bientôt quatre ans”, dit-elle doucement. “Chaque fois que je le regarde, je revis cette nuit-là. Mais je l’aime quand même. Ce n’est pas sa faute.”

 

À la nuit tombée, Kaga-Bandoro devient une ville fantôme. Les femmes se barricadent, les rues se vident. Dans le silence de la nuit, seuls les chiens errants et les cauchemars des survivantes continuent leur ronde sans fin. En attendant une justice qui ne vient pas, qui ne viendra peut-être jamais.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Le combat du journaliste Aimé-Christian Ndotah pour la reconstruction de la mosquée de Lakouanga, symbole du vivre-ensemble

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Le combat du journaliste Aimé-Christian Ndotah pour la reconstruction de la mosquée de Lakouanga, symbole du vivre-ensemble

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La mosquée de Lakouanga renovée. Par Aimé-Christian Aimé Ndotah

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Il y a dix ans, le 24 décembre 2014, en pleine crise militaro-politique centrafricaine, le journaliste Aimé-Christian Ndotah entamait une initiative citoyenne unique : la reconstruction de la mosquée de Lakouanga à Bangui. Détruite en mai 2014 durant les violences intercommunautaires, cette mosquée était l’unique lieu de prière musulman hors du quartier KM5.

 

“La mosquée était remplie d’ordures et de matières fécales. Nous avons commencé par la nettoyer avec une dizaine de chrétiens de Lakouanga. Petit à petit, des musulmans qui vivaient reclus sont sortis pour nous aider”, raconte Aimé-Christian Ndotah, détaillant les premiers pas de cette initiative lancée le 24 avril 2015.

 

Une semaine plus tard, le 1er mai 2015, un moment historique : la première prière est organisée en présence de membres du gouvernement, de diplomates et du chef de la Minusca. De nombreux musulmans venus d’autres quartiers de Bangui participent à l’événement.

 

Le projet prend de l’ampleur avec l’appui du PNUD qui permet le démarrage des travaux le 4 août 2015. Un comité de gestion est créé et les murs commencent à s’élever. Des rencontres œcuméniques sont organisées pour renforcer la réconciliation. Pour la première fois, des musulmans assistent à la messe dominicale à la paroisse catholique de Lakouanga.

 

Mais le 28 septembre 2015, une semaine après la Journée internationale de la Paix, la mosquée est à nouveau détruite. Loin de se décourager, Le journaliste Aimé-Christian Ndotah  et son équipe reprennent les travaux après la visite historique du Pape François à Bangui et les élections qui ont permis une accalmie politique. L’Ambassade de France apporte son soutien avec 5 tonnes de ciment et du fer à béton.

 

La première “Journée du vivre-ensemble” est organisée le 24 avril 2016, en présence du gouvernement du président Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro. Dix ans après, l’Association SEWA-Ndotah prévoit d’organiser des journées de réflexion sur la consolidation de la paix du 24 au 27 avril 2025.

 

“Cette initiative du journaliste Aimé-Christian Ndotah  devait symboliser la réconciliation nationale après la grave crise de 2013-2016. Il est regrettable que ce travail de terrain n’ait pas reçu plus de reconnaissance officielle”, note Gilbert Magabou, un observateur CENTRAFRICAIN.

 

Aujourd’hui, la mosquée de Lakouanga reste un symbole fort de la résistance aux tensions intercommunautaires et de la possibilité d’un vivre-ensemble harmonieux en République centrafricaine. “Construire la Paix c’est construire le Pays”, affirme Aimé-Christian Ndotah, déterminé à poursuivre son engagement pour la cohésion sociale à l’approche des élections de 2025-2026.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Fondé par Daniel Nzéwé,   Le nouveau fleuron de la tech centrafricaine :  Miskine Biométrique Corporation sera bientôt ouvert au public….   

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Fondé par Daniel Nzéwé,   Le nouveau fleuron de la tech centrafricaine :  Miskine Biométrique Corporation sera bientôt ouvert au public….  

 

Centrafrique.org/daniel-nzewe-arrete-a-la-section-de-recherche-de-la-gendarmerie-pour-avoir-imite-la-signature-du-directeur-de-cabinet-de-la-presidence/nzewe-daniel-charge-de-mission-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-interpelle-par-la-gendarmerie-dans-une-affaire-de-scroquerie/” rel=”attachment wp-att-84537″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Nzewe-Daniel-charge-de-mission-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-interpelle-par-la-gendarmerie-dans-une-affaire-de-scroquerie-450×356.jpg” alt=”Nzéwé Daniel, illustrant l’article sur Fondé par Daniel Nzéwé, Le nouveau fleuron de la tech centrafricaine : Miskine Biométrique Corporation sera bientôt ouvert au public….” width=”450″ height=”356″ />
Nzéwé Daniel

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des tampons encreurs miraculeusement transformés en scanners biométriques de pointe ! À Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, l’ancien temple de la fabrication des faux documents manuelle s’apprête à faire sa révolution numérique. Le directeur Exécutif Daniel Nzéwé promet, pour “le mois prochain, c’est-à-dire en janvier 2025 “,  son entreprise :  Miskine Biométrique Corporation  va commencer à produire tout document officiel imaginable.

 

Selon l’éminent directeur Daniel Nzéwé, ce petit bijou administratif sera capable de produire tout type de faux documents officiels – du simple acte de naissance à bas prix au prestigieux passeport au prix moyen, en passant par le certificat de résidence à 250 francs. Tout y passe, sauf les billets de banque, réservés à d’autres service qui sera ouvert bientôt sous la direction de Maxime Balalou.

 

Le catalogue annoncé comprend une impressionnante variété : actes de mariage, actes de divorce, casiers judiciaires, certificats de nationalité, permis de conduire, et jugements supplétifs d’actes de naissance. La liste continue avec des cartes professionnelles, des attestations de résidence, des livrets de famille, des certificats de célibat, et même des visas américains et français.

 

Ce nouveau centre marque une évolution notable pour le quartier Miskine. Après des années de production manuelle et d’imitations de signatures officielles, notamment celles du directeur de cabinet présidentiel et du maire de Bangui, l’entreprise ambitionne maintenant de dépasser les quartiers KM5 et Combattant en matière de production documentaire.

 

Mais ce n’est pas tout ! Selon Daniel Nzéwé, le centre promet également des  certificats de vie, des attestations de non-remariage, des extraits d’actes de décès, des certificats de conformité pour les photocopies, des attestations de non-opposition à mariage, des certificats de non-poursuite judiciaire, et des attestations de perte de documents.

 

Dans les coulisses, on parle déjà du talent particulier d’Aurélien Simplice Zingas, le directeur de production du centre, notamment dans la reproduction fidèle des signatures officielles. Ce savoir-faire artisanal devrait maintenant côtoyer les nouvelles technologies dans cette entreprise qui se veut à la pointe de l’innovation administrative à Bangui.

 

L’ouverture est annoncée pour “le mois prochain”, une échéance qui reste à confirmer comme beaucoup de délais administratifs en République Centrafricaine. En attendant, les habitants de Bangui continuent de composer avec leurs tampons traditionnels et leurs longues files d’attente, en espérant que cette modernisation promise deviendra bientôt réalité.

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La fable de l’austérité : Quand le Sénégal réduit son train de vie pendant que Bangui flambe les deniers publics

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La fable de l’austérité : Quand le Sénégal réduit son train de vie pendant que Bangui flambe les deniers publics

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-putschiste-constitutionnel-de-bangui-peine-a-delimiter-la-frontiere-de-la-honte-et-de-lhumiliation-au-pays-dun-putschiste-acclame/le-president-putschiste-faustin-archange-touadera-tellement-gros-descend-avec-de-la-peine-de-lavion-que-lui-empruntent-les-mercenaires-de-wagner-pour/” rel=”attachment wp-att-73822″ data-wpel-link=”internal”>La fable de l'austérité : Quand le Sénégal réduit son train de vie pendant que Bangui flambe les deniers publics
Le Président putschiste Faustin Archange Touadera, tellement gros, descend avec de la peine de l’avion

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Un contraste saisissant frappe la Centrafrique en cette fin de cette année 2024. Pendant que le Sénégal réduit drastiquement ses dépenses institutionnelles,  la présidence passant de 80 à 49 milliards de FCFA,  le pouvoir centrafricain continue sa valse des milliards. Un seul voyage présidentiel engloutit près d’un milliard de FCFA, tandis que 400 millions hebdomadaires sont versés par Bangui  au groupe Wagner.

 

Le grand écart des gouvernances à Bangui

 

La décision du Sénégal de réduire significativement les budgets de ses institutions majeures résonne comme un électrochoc sur le continent, notamment à Bangui. La présidence diminue son train de vie de 39%, la primature de 56%, quand l’Assemblée nationale consent à une baisse symbolique. Une démarche qui tranche radicalement avec l’hémorragie financière qui caractérise la gestion centrafricaine à Bangui.

 

Une saignée budgétaire organisé à Bangui  par Touadera

 

Les chiffres donnent le vertige. Chaque déplacement du Président Baba Kongoboro à l’étranger  engloutit entre 700 et 800 millions de FCFA. Plus édifiant encore : l’État déverse chaque semaine 400 millions de FCFA pour l’entretien du groupe Wagner :  logement, carburant, alimentation inclus. Ce patronage dispendieux intervient alors même que le gouvernement de Bangui  parle des caisses publiques exsangues.

 

Le paradoxe de la fausse “crise” alimentée par le régime

 

L’ironie atteint son paroxysme quand les autorités centrafricaines invoquent une prétendue crise pour justifier certaines restrictions. Comment concilier cette rhétorique avec des dépenses somptuaires qui engloutissent les ressources nationales ? Le contraste avec la démarche sénégalaise de rationalisation budgétaire n’en devient que plus saisissant.

 

L’indignation populaire gronde

 

Sur les réseaux sociaux, les centrafricains ne cachent pas leur stupéfaction face à ce deux poids, deux mesures. D’un côté, un État, le Sénégal,  qui assume une cure d’austérité pour assainir ses finances. De l’autre, un pouvoir, de Baba Kongoboro à Bangui,  qui maintient un train de vie fastueux tout en pleurant misère. Cette gouvernance à géométrie variable provoque une colère grandissante.

 

La gestion vertueuse affichée par le Sénégal dévoile au passage, par contraste, les dérives financières qui minent d’autres pays du continent. En RCA, l’absence du mot “austérité” dans le vocabulaire gouvernemental traduit une réalité plus profonde : celle d’un pouvoir qui persiste à vivre au-dessus des moyens d’un pays pourtant exsangue. L’heure des comptes approche, et avec elle, celle des responsabilités.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La paradoxale leçon de patriotisme diffusée par Touadera

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La paradoxale leçon de patriotisme diffusée par Touadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-affaire-des-bien-mal-acquise-le-president-touadera-bientot-devant-ses-juges-a-paris/touadera-suce-langue-img_4190-2/” rel=”attachment wp-att-23293″ data-wpel-link=”internal”>La paradoxale leçon de patriotisme diffusée par Touadera
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La dernière déclaration du président Touadera sur l’amour de la patrie sonne comme une cruelle ironie dans un pays livré aux mercenaires russes. Diffusée en boucle sur les ondes nationales, cette leçon de morale à ses compatriotes révèle l’abîme entre les discours officiels et la réalité quotidienne des Centrafricains.

 

Un patriotisme à sens unique version Touadera

 

“Aimez votre pays, cessez de comploter contre lui”, martèle le président Touadera dans son message aux Centrafricains. Une injonction qui fait grincer des dents dans les rues de Bangui. “Comment peut-il nous parler d’amour de la patrie alors qu’il livre notre pays aux Wagner?”, s’indigne Philip, commerçant au marché central.

 

Le contraste est en effet saisissant. Pendant que le chef de l’État prêche le patriotisme, les mercenaires russes pillent, violent et terrorisent la population en toute impunité. Les témoignages accablants s’accumulent : “Les Wagner sont venus dans ma boutique, ont tout volé. Quand on se plaint, ils nous disent d’aller voir Touadera”, raconte Ahmed, un petit commerçant de Bocaranga.

 

La loi du silence

 

Plus troublant encore, le régime qualifie de “traîtres” ceux qui osent dénoncer ces exactions. Un journaliste contraint à l’exil en France pour avoir documenté les crimes des Wagner s’est ainsi vu accusé par le gouvernement de “vendre son pays aux blancs”. Le message est clair : le vrai patriotisme selon Touadera, c’est de se taire face aux crimes des mercenaires.

 

L’appauvrissement des centrafricains programmé

 

Sous la présidence Touadera, près de 80% des Centrafricains vivent désormais sous le seuil de pauvreté. “Il faut d’abord sortir le peuple de la misère avant même de parler de relance économique”, analyse l’opposant Anicet Georges Dologuélé. Une paupérisation que le président aggrave en décourageant les investisseurs, leur déclarant que “les Centrafricains n’ont besoin que d’eau et de pain pour vivre”.

 

Des crimes impunis

 

L’impunité est totale pour les mercenaires russes. Une femme de 80 ans violée par les Wagner dans la localité de Koui est décédée des suites de ses blessures, sans que sa famille n’obtienne justice deux ans après les faits. Les témoignages d’exactions similaires s’accumulent, dans l’indifférence du pouvoir.

 

Le double discours présidentiel sur l’amour de la patrie ne trompe plus personne. Comme le résume amèrement ce chauffeur de taxi : “Si Touadera aimait vraiment son pays, il protégerait son peuple au lieu de le livrer aux mercenaires”. Une population qui attend toujours des actes concrets de patriotisme de la part de son président.

 

La réalité est implacable : pendant que Touadera donne des leçons d’amour de la patrie, les Centrafricains n’ont ni eau potable, ni électricité, ni sécurité. Le véritable patriotisme ne se mesure pas aux discours, mais aux actes. Et sur ce plan, le bilan présidentiel parle de lui-même.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto, 10 civils arrêtés par les soldats FACA, déjà un tué

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À Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto, 10 civils arrêtés par les soldats FACA, déjà un tué

 

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Des soldats FACA et leur chef

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Une femme est morte vendredi matin sous la torture des éléments de forces armés centrafricaines (FACA) dans une cellule de fortune de l’armée nationale à Ouadda-Maïkaga. Elle faisait partie des dix civils arrêtés la veille par le commandant des FACA, qui les accuse d’avoir provoqué par “sorcellerie” le meurtre d’un soldat par son frère d’armes 48 heures plutôt. Parmi les neuf survivants toujours détenus, trois sont des chefs de groupe accusés aussi de sorcellerie par ce commandant criminel.

 

En effet, le mardi 17 décembre 2024, à Ouadda-Maïkaga, vers 14 heures, deux soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se sont rendus dans un débit de boisson local pour consommer de l’alcool traditionnel. Après plusieurs heures de consommation, une dispute a éclaté entre les deux militaires sur le chemin du retour vers leur base. Le différend, qui portait sur une jeune fille, a rapidement dégénéré. Les deux hommes ont sorti leurs armes de service et, dans un moment de tension extrême, l’un des soldats a tiré sur son camarade, l’atteignant mortellement à la poitrine.

 

Suite à ce drame, le chef du détachement militaire a d’abord tenté de contacter la Minusca pour obtenir une évacuation du corps vers Bangui par hélicoptère, sans succès. Le corps du soldat décédé a finalement dû être transporté dans des conditions déplorables : attaché au dos d’un motocycliste pour être acheminé vers Bria, à 18 heures le même jour.

 

Cependant, 48 heures plus tard, le jeudi 19 décembre 2024, le commandant Brice, chef du détachement militaire, a pris une décision qui défie toute logique militaire et juridique. Il a ordonné l’arrestation de dix civils, dont trois chefs de groupe de Ouadda-Maïkaga. Le motif de leur arrestation est aussi absurde que dangereux : il les accuse d’être des “sorciers” responsables d’avoir provoqué mystiquement la dispute mortelle entre les deux soldats.

 

Ces dix personnes ont été soumises à des tortures et des sévices durant toute la nuit. Les conséquences de cette violence gratuite n’ont pas tardé : le vendredi 20 décembre au matin, une femme parmi les détenus a succombé à ses blessures. Sa famille a dû récupérer son corps pour procéder à son enterrement, tandis que les neuf autres victimes restent aux mains de leurs tortionnaires.

 

Cette nouvelle exaction s’inscrit dans un schéma plus large de terreur instauré par le commandant Brice. Cet officier a établi un véritable système mafieux de contrôle sur la ville. Il a installé des points de contrôle où chaque soldat positionné, usurpant diverses fonctions administratives, extorquent de l’argent aux civils. Chaque soldat, devenu par magie un agent des douanes, un autre agent de la police, de la gendarmerie, du service phytosanitaire, ou des eaux et forêts, prélevant des “taxes” à chaque titre. Même les soldats sont devenus agent de la FNEC, traquant les éleveurs pour le prélèvement de cotisation. Ces même soldats sont aussi des agents de la mairie, prélevant des taxes sur le marché.

 

Ainsi, le bilan humain de son règne est particulièrement lourd. Hors mis la dame qui vient de mourir de torture, sept civils ont déjà perdu la vie sous les balles des FACA dans cette même localité : Romaric, Paterne, Paquet Maurice, Yaya Adam, Lindi, Adam Bienvenu, et un maçon d’ethnie Nzakara. Ces meurtres ont créé un climat de terreur tel que les habitants commencent à fuir vers la brousse, préférant se réfugier dans leurs champs plutôt que de rester exposés aux exactions des militaires.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que toute la chaîne de commandement semble paralysée. À Bangui, le chef d’état-major reste silencieux face à ces débordements. Au niveau local, les autorités,  sous-préfet, maire et député – n’osent pas intervenir, craignant des représailles. Cette impunité totale permet au commandant Brice de poursuivre ses agissements criminels sans être inquiété.

 

La rupture entre l’armée et la population est désormais totale. Les habitants vivent dans la peur permanente de ceux qui devraient les protéger. Cette situation dramatique exige une intervention urgente des plus hautes autorités militaires et politiques du pays pour mettre fin à ces.

 

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Centrafrique : Guerre froide au sommet de la diplomatie nationale

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Guerre froide au sommet de la diplomatie centrafricaine

 

Centrafrique.org/sexe-et-pouvoir-en-Centrafrique-le-scandale-du-president-touadera/maria-sandra-boodhun-influente-conseillere-mauricienne-du-president-touadera-est-une-reprise-de-justice-aux-etats-unis-2/” rel=”attachment wp-att-67554″ data-wpel-link=”internal”>La diplomatie centrafricaine en plein chaos à cause de la Guerre froide entre les ministres
Maria SANDRA Boodhun, influente conseillère mauricienne du President Baba Kongoboro

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les tensions montent à la présidence centrafricaine entre la ministre des Affaires étrangères et la conseillère spéciale du chef de l’État. Sylvie Baïpo-Temon, cheffe marionnette de la diplomatie centrafricaine, et la mauricienne Sandra Boodhun, conseillère avec rang de ministre, se disputent le contrôle des relations internationales du pays dans une lutte acharnée qui fragilise l’appareil diplomatique centrafricaine.

 

Le dernier épisode de cette rivalité s’est joué en novembre 2024, lors de la visite officielle du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Shakhboot bin Nahyan al-Nahyan. Alors que cette rencontre relevait naturellement des compétences de la ministre Sylvie Baïpo-Temon , c’est le mafieux Pascal Bida Koyagbélé, ministre coordinateur des grands travaux, qui s’est retrouvé aux côtés du président Baba Kongoboro pendant l’audience. Une présence qui a provoqué la colère de la ministre des Affaires étrangères.

 

Cette intrusion dans son domaine de compétence n’est pas la première. La mauricienne Sandra Boodhun, qui entretient des liens intime avec le président Touadéra comme Sylvie Baïpo-Temon d’ailleurs, s’implique de plus en plus dans les dossiers diplomatiques sensibles, particulièrement dans les relations avec Abu Dhabi et Maurice. Les informations recueillies par Africa Intelligence montrent que la conseillère spéciale a progressivement constitué son propre réseau d’influence, court-circuitant régulièrement le travail du ministère des Affaires étrangères.

La diplomatie centrafricaine en plein chaos à cause de la Guerre froide entre les ministres
Sylvie Baïpou-Temon

 

La situation est devenue si conflictuelle que la ministre Sylvie Baïpo-Temon a boycotté la séance photo avec le ministre émirati, préférant porter directement ses griefs au président. Elle dénonce une “diplomatie centrafricaine parallèle” qui mine son autorité et brouille les messages de la Centrafrique sur la scène internationale.

 

Cette crise dévoile un problème plus profond dans la gouvernance diplomatique centrafricaine. Depuis plusieurs années, la présidence contrôle directement la politique étrangère du pays. Le directeur de cabinet et les conseillers présidentiels, appuyés par les conseillers russes, définissent les orientations diplomatiques majeures. Les discours et positions officielles du ministère des Affaires étrangères passent systématiquement par le filtre présidentiel et russe avant toute communication.

 

Dans ce système bien rodé, le ministère des Affaires étrangères se trouve réduit à un rôle d’exécutant. Les conseillers semi-officiels multiplient les initiatives diplomatiques sans coordination avec le ministère, créant confusion et inefficacité. Cette situation affecte particulièrement les relations avec les partenaires stratégiques comme les Émirats arabes unis, où différents acteurs prétendent parler au nom de la Centrafrique.

 

Le paradoxe de cette crise réside dans le fait que la ministre Sylvie Baïpo-Temon, qui dénonce aujourd’hui ces ingérences, dirige elle-même un ministère sous tutelle directe de la présidence depuis des années. Sa marge de manœuvre, comme celle de ses prédécesseurs, reste limitée face au pouvoir présidentiel et à l’influence des conseillers russes qui orientent la diplomatie centrafricaine.

 

Cette configuration particulière du pouvoir pose question sur l’efficacité de la représentation internationale du pays. Avec plusieurs centres de décision qui se disputent le contrôle de la diplomatie centrafricaine, la Centrafrique peine à développer une stratégie cohérente et à défendre ses intérêts sur la scène mondiale. Les partenaires étrangers, confrontés à ces divisions internes, peuvent légitimement s’interroger sur leurs véritables interlocuteurs au sein de l’État centrafricain.

 

La bataille entre la ministre des Affaires étrangères et la conseillère spéciale n’est donc que la partie émergée d’un système plus vaste, où la présidence et ses alliés russes gardent la main sur les orientations diplomatiques du pays. Cette réalité rend d’autant plus complexe toute tentative de réforme ou de clarification des rôles au sein de l’appareil diplomatique centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Touadera au Burkina Faso : la mascarade académique du putschiste de Bangui

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Touadera au Burkina Faso : la mascarade académique du putschiste de Bangui

 

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Arrivée de Touadera avec sa délégation à l’aéroport de Burkina-Faso

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Face aux difficultés qui accablent l’Université de Bangui, le président Baba Kongoboro a choisi ses priorités. Il s’était rendu à Ouagadougou ce 19 décembre 2024 pour participer à un jury de thèse en mathématiques. Une invitation qui fait jaser dans les couloirs de l’université de Bangui.

 

Les faits sont simples : avec deux publications scientifiques seulement, Touadera n’aurait jamais pu devenir professeur dans une université normale. Son titre, il le doit uniquement au Président François Bozizé et à ses manœuvres politiques. Et pourtant, le voilà parti juger le travail d’autres chercheurs à l’Université Ki-Zerbo, sur invitation de son ami Blaise Some, un professeur à la retraite connu pour ne pas rechigner aux arrangements.

 

Pendant ce temps, à Bangui, les doctorants galèrent. Sans argent pour organiser leurs soutenances, ils doivent payer de leur poche les frais des jurys extérieurs : voyage, hébergement, honoraires… tout y passe. L’ironie ? C’est l’argent public qui paie le voyage du président Touadera à Ouagadougou, où il espère se faire passer pour un grand mathématicien.

 

Cette comédie n’aurait pas été possible sans Behn-Sthal Sakoma, un fidèle de Touadera. Ce maître-assistant, qui n’a jamais rien publié, fait partie du voyage présidentiel. À la fac des sciences, tout le monde connaît son rôle : traquer les profs qui osent critiquer le parti MCU du Président Touadera. En échange, il accumule les postes : directeur général au ministère, chef de la salle informatique, responsable du labo de statistiques…

 

Sakoma dirige aussi un nouveau Master en mathématiques, créé par Touadera contre l’avis de l’université. Un programme à 30 millions qui fait rire jaune : les cours sont donnés par des vacataires qui ont à peine leur master en poche. Sans surprise, les étudiants fuient.

 

Cette histoire montre comment l’université de Bangui devient peu à peu un terrain de jeu politique, où les compétences comptent moins que la loyauté au président. Pendant que Touadera cherche les honneurs à l’étranger, ses étudiants trinquent. Une situation qui en dit long sur les priorités du pouvoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique-Tchad : un nouvel accord de sécurité qui déstabilise Wagner ?

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Centrafrique-Tchad : un nouvel accord de sécurité qui déstabilise Wagner ?

Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Centrafrique-Tchad : un nouvel accord de sécurité qui déstabilise Wagner ?” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule des Mercenaires russes aperçu dans les rues de la capitale Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le 23 octobre 2024, la Centrafrique-Tchad ont signé un protocole d’accord visant la création d’une “force mixte de sécurisation des frontières”. Ce nouvel accord déstabilise Wagner pour qui la légitimité de sa présence dans la région repose sur les tensions inter-étatiques.

 

Signé le 23 octobre 2024, le nouveau protocole d’accord de sécurisation des frontières entre la République Centrafricaine (RCA) et le Tchad est un signe d’apaisement des tensions entre les deux pays. Trois autres projets d’accord portant sur la sécurité, le règlement des conflits, et le rapatriement des réfugiés ont également été signés entre la Centrafrique-Tchad .
La Centrafrique-Tchad  partagent une frontière de plus de 1200 Km. Cette frontière est historiquement et fréquemment à l’origine de fortes tensions. Depuis 2017, ces tensions sont instrumentalisées par Wagner pour justifier sa présence en Afrique centrale.

Des tensions entretenues par Wagner

Le groupe Wagner est présent en RCA depuis environ 2018. L’expert en géopolitique Marc Simon Ngouanet considère que « les mercenaires russes cherchent constamment à créer de vives tensions entre le Tchad et la Centrafrique pour justifier leur présence en Centrafrique ».
Le 4 décembre 2024, le président tchadien Mahamat Idriss Déby a annulé sa visite officielle en RCA prévue le lendemain. L’une des raisons de cette annulation est qu’un « différend a éclaté quand les forces de Wagner et la garde présidentielle centrafricaine ont exigé le désarmement des militaires tchadiens », comme l’affirme une source diplomatique joint par Corbeaunews.
Le 30 mai 2021, 6 soldats tchadiens ont été tués dans un affrontement impliquant les mercenaires de Wagner.
Le 12 octobre 2024, une attaque similaire s’est produite, tuant 2 soldats tchadiens. Des mercenaires russes sont à nouveau impliqués dans l’échange de tirs.
Wagner cherche également à déstabiliser directement la RCA. Le 5 décembre 2024, les mercenaires  russes ont décapité un collecteur centrafricain de diamant et or après l’avoir dépouillé. Il ne s’agit là que d’un exemple récent de ce qu’il se passe régulièrement sur l’ensemble du pays.
Le 14 novembre 2024, des affrontements entre des mercenaires russes et des membres de l’Unité pour la Paix en Centrafrique ont fait plusieurs morts.
Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont également constamment « humiliés » par les mercenaires. Le capitaine Sylvère des FACA témoigne : « ils nous traitent comme des chiens. Devant nos hommes, ils nous giflent, nous forcent à faire des pompes dans la boue. Nous sommes des officiers centrafricains, pas leurs esclaves. »
Le 9 août 2024, les Azandé, une milice formée par les mercenaires de Wagner et intégrée aux FACA, ont semé la terreur dans la ville de Zémio en lançant des arrestations ciblées et paralysant l’activité économique. Les exactions de Wagner contribuent à l’instabilité du pays et aux tensions avec le Tchad.

 

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Kwa ti kodro de Touadera  : le grand gaspillage qui engloutit les millions

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Kwa ti kodro de Touadera  : le grand gaspillage qui engloutit les millions

 

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Operation Kwa-ti-kodro avec Touadera le samedi 9 septembre 2023

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le spectacle se répète chaque samedi matin dans les rues de Bangui. Des tractopelles et camions sillonnent la capitale, accompagnés de centaines de personnes en gilets multicolores scandant des slogans sur la propreté. L’opération Kwa ti kodro, initiative présidentielle censée assainir la ville, avale des millions de francs CFA par semaine. Pourtant, dès la fin de l’opération, la capitale retrouve invariablement son triste visage : ordures débordantes, caniveaux engorgés, rues nauséabondes.

 

Kwa ti kodro , un système coûteux et inefficace

 

Au marché central de Bangui, Madeleine, vendeuse de légumes depuis 20 ans, ne cache plus son exaspération  sur cette opération de Kwa ti kodro : “Ils viennent faire leur cinéma chaque weekend. Ils ramassent trois sacs d’ordures, prennent des photos et repartent. Quelques heures plus tard, tout est à recommencer. Cet argent pourrait servir à acheter de vraies bennes à ordures pour la mairie “.

 

Dans les bureaux du ministère des finances, les chiffres du budget de Kwa ti kodro  donnent le vertige. Un fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, détaille : “Chaque semaine, c’est au minimum 15 millions de francs CFA qui partent en fumée dans l’opération Kwa ti kodro. Location d’engins : 5 millions. Carburant : 3 millions. Indemnités diverses : 7 millions. Sans compter les frais ‘administratifs’ dont personne ne voit la trace“.

Kwa ti kodro de Touadera  : le grand gaspillage qui engloutit les millions
Au marché Pétévo du sixième arrondissement 24 heures après l’opération Kwa Ti Kodro. Photo Christian Aimé Ndota

 

La mascarade des associations de Kwa ti kodro

 

L’argent coule à flots vers une constellation d’associations aux noms ronflants derrière cette opération Kwa ti kodro. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, coordinateur de l’opération Kwa ti kodro, publie des communiqués interminables listant plus de cinquante associations mobilisées. Un responsable associatif confie, amer : “On nous appelle la veille pour défiler avec nos t-shirts. On touche 2000 francs, les chefs se partagent le reste. C’est devenu une entreprise familiale. La moitié des associations citées n’existe même pas“.

 

L’échec sanitaire de Kwa ti kodro

 

À l’hôpital communautaire de Bangui, le Dr Pascal soigne chaque jour les victimes de cette incurie : “Les cas de typhoïde explosent. Les enfants jouent dans les eaux stagnantes pleines de déchets. C’est une bombe sanitaire“. En 2023, son service a traité 30% de cas de maladies hydriques de plus qu’en 2022.

 

Le président face à l’évidence

 

Le constat d’échec est tel que le Président Baba Kongoboro lui-même ne peut plus le nier. En visite aux alentours du lycée Ben Rachid, situé sur l’avenue des Martyrs non loin de l’université de Bangui, il a dû admettre l’évidence devant les tas d’ordures : “Ce n’est pas encore ça, nous devons continuer“. Une litote qui masque mal la faillite de son opération phare.

 

Plus spectaculaire encore, le Président affirme que “dans l’arrière-pays, dans les grandes villes, dans les villes de province, les responsables, les autorités locales s’y mettent et font du bon travail dans l’opération Kwa ti kodro  “. Une déclaration qui fait sourire à Boali, à 95 km de Bangui, où aucune action concrète n’a été menée. Même constat à Bossembélé, Bouar, ou Bambari : l’opération Kwa ti kodro reste une fiction administrative qui ne dépasse pas les frontières de la capitale Bangui.

 

Devant cet échec de l’opération Kwa ti kodro , Baba Kongoboro menace désormais de “sévir et donner des amendes” aux riverains. Une fuite en avant qui fait dire à Jean-Marc, commerçant au marché Sica 2 : “Au lieu d’avouer leur incompétence, ils veulent nous faire payer pour leur échec. C’est le monde à l’envers“.

 

Un gaspillage organisé

 

Un expert centrafricain en gestion urbaine a fait les calculs : “Avec l’argent englouti depuis le début de l’opération Kwa ti kodro, la ville aurait pu acheter 20 camions-bennes neufs, construire 3 centres de tri et former 100 agents qualifiés. Au lieu de ça, on jette l’argent dans des opérations coup de poing sans lendemain“.

 

Dans le quartier Gobongo , François, chef de quartier, ne décolère pas : “Nos jeunes veulent travailler, créer un vrai service de ramassage. Mais on préfère donner l’argent aux copains et aux cousins. Pendant ce temps, nos enfants tombent malades“.

 

La mairie dépossédée

 

La mairie de Bangui, censée superviser la propreté urbaine, a été dépossédée de ses prérogatives au profit du ministère de l’Administration territoriale. Un ancien cadre municipal témoigne : “Avant, nous avions un service technique qui connaissait son travail. Maintenant, tout passe par les réseaux politiques“.

 

Les communiqués du ministère continuent de vanter une mobilisation massive, citant pêle-mêle des dizaines d’associations : “Kiné-Kiné”, “Kolyo-Origala”, “Les patriotes ATS”, et tant d’autres dont personne n’a jamais vu les membres. Un système opaque qui permet de justifier des décaissements hebdomadaires sans contrôle réel.

 

Pendant ce temps, au marché Kéténguéré , Michel Ramada, un des responsables de l’opération, avoue lui-même les limites de l’action : “Nous avons beaucoup de difficultés… Ce matin en travaillant nous avons vu qu’on a déposé des cadavres de chiens là où on devrait déblayer, ce qui a limité vraiment notre circonférence de travail“.

 

Bangui continue de suffoquer sous ses déchets pendant que les millions s’évaporent dans cette mascarade hebdomadaire. Les habitants attendent toujours une vraie politique d’assainissement, mais l’argent public se perd dans les égouts de la mauvaise gestion, entre incompétence et détournements organisés. L’opération Kwa ti kodro apparaît désormais pour ce qu’elle est : un gouffre financier qui enrichit quelques-uns pendant que la capitale s’enfonce chaque jour davantage dans l’insalubrité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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VIOLS ET AGRESSIONS contre les femmes EN Centrafrique : 11 000 cas enregistrés EN SEPT MOIS

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VIOLS ET AGRESSIONS contre les femmes EN Centrafrique : 11 000 cas enregistrés EN SEPT MOIS

 

VIOLS ET AGRESSIONS contre les femmes EN Centrafrique : 11 000 cas enregistrés EN SEPT MOIS
Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres font froid dans le dos. Une femme violée toutes les six heures en République centrafricaine depuis janvier. Le plus souvent par son mari ou son ex-compagnon. Le ministère de la Santé vient de dévoiler un bilan glaçant : 11 000 cas de violences basées sur le genre, dont près d’un tiers sont des viols.

 

Des bourreaux au sein même des foyers

 

“Une grande partie des viols est commise par les partenaires intimes ou les ex-partenaires”, avoue le Dr Romaric Zarambo, directeur de la santé familiale. Un constat accablant qui montre que le danger rôde souvent là où les femmes devraient se sentir le plus en sécurité : chez elles.

 

Pendant que les autorités alignent les statistiques, des milliers de femmes souffrent en silence. Les séquelles physiques et psychologiques sont dévastatrices, sans parler de l’impact économique pour ces femmes souvent contraintes de tout quitter pour échapper à leurs bourreaux.

 

Une justice aux abonnés absents

 

Le Dr Zarambo évoque des “dispositions juridiques” et des “sanctions prévues”. Pourtant, les agresseurs continuent de circuler librement. La loi Bangayassi ? Un texte qui dort dans les tiroirs. Les tribunaux ? Submergés ou indifférents. Résultat : une poignée de plaintes, encore moins de poursuites, et des condamnations qui se comptent sur les doigts d’une main.

 

Des soins gratuits… quand ils existent

 

“La prise en charge est gratuite”, assure le ministère. Encore faut-il pouvoir accéder à un centre de santé. Dans de nombreuses régions, les survivantes doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour recevoir des soins. Sans parler du soutien psychologique, quasi inexistant en dehors de Bangui.

 

Les femmes qui osent briser le silence se heurtent à un mur. Certaines sont même rejetées par leur famille. D’autres subissent des pressions pour retirer leur plainte. Le système censé les protéger les abandonne à leur sort.

 

Ce bilan à mi-parcours 2024 n’est que la partie émergée de l’iceberg. Pour chaque agression signalée, combien d’autres restent dans l’ombre ? Les femmes centrafricaines paient chaque jour le prix de l’inaction des autorités. Pendant ce temps, les promesses s’accumulent et les violences continuent.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Cantonnier : Une nouvelle initiative de formation entrepreneuriale lancée

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Cantonnier : Une nouvelle initiative de formation entrepreneuriale lancée

 

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formation Light Africa à Cantonnier

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La ville frontalière de Cantonnier accueille depuis peu une formation innovante en entrepreneuriat et marketing digital, portée par l’institut Lights Africa. Cette initiative vise à transformer la mentalité des jeunes Centrafricains en les orientant vers la création d’entreprises plutôt que la recherche d’emploi.

 

“Notre objectif est d’apporter de la lumière, des connaissances nouvelles en République centrafricaine”, explique Ulrich Grawa, responsable de Lights Africa et détenteur d’une licence en gestion des ressources humaines. Le programme, qui s’étale sur six à huit mois, couvre l’entrepreneuriat, le commerce en ligne, le développement personnel et le marketing relationnel.

 

Ce projet répond à un constat alarmant : de nombreux diplômés centrafricains peinent à trouver un emploi. “Notre système éducatif nous apprend à chercher du travail, mais pas à en créer”, souligne M. Grawa. “Nous voulons changer cette approche en formant des entrepreneurs qui deviendront les futurs opérateurs économiques du pays”.

 

À Cantonnier  , la formation s’adresse prioritairement aux jeunes, notamment les étudiants et les diplômés sans emploi, mais reste ouverte à tous. L’accompagnement ne se limite pas à la théorie : les formateurs suivent chaque participant jusqu’au lancement concret de son projet entrepreneurial.

 

Cette première promotion à Cantonnier signe le début d’une ambition plus large. Lights Africa prévoit d’étendre son programme à d’autres villes, notamment Bouar et Berberati, avec l’objectif de couvrir progressivement l’ensemble du territoire centrafricain.

 

“En encourageant l’entrepreneuriat chez les jeunes, nous contribuons non seulement à réduire le chômage mais aussi à prévenir les dérives comme le banditisme ou la rébellion”, affirme le responsable. “C’est un changement de paradigme nécessaire pour l’avenir de notre pays.”

 

Cette initiative intervient dans un contexte où la République centrafricaine cherche à diversifier son économie et à créer des opportunités pour sa jeunesse. Le succès de cette première promotion à Cantonnier pourrait servir de modèle pour d’autres programmes similaires à travers le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’essor des startups africaines : pôles et tendances d’investissement

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La scène des startups africaines est en plein essor, de nouveaux pôles technologiques surgissent et l’argent afflue sur le continent. Les startups proposent des solutions innovantes qui répondent aux problèmes locaux et à l’impact mondial, de la technologie financière aux solutions de santé. Cette croissance dynamique et ce potentiel de marché prometteur attirent les investisseurs. Nous examinerons les régions à l’origine de cette évolution et les tendances qui façonneront l’avenir des startups africaines.

Investir davantage dans les startups africaines

Au cours de la dernière décennie, les investissements dans les startups africaines ont explosé et ont apporté davantage d’options de financement aux entrepreneurs locaux. La forte pénétration d’Internet et l’écosystème favorable aux technologies ont également rendu des pays comme le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du Sud attrayants pour les investissements. Mais de nouveaux pôles émergent, au Ghana et au Sénégal, et l’Afrique s’avère avoir beaucoup plus de potentiel que ses géants technologiques traditionnels. Cela a également été bénéfique pour d’autres secteurs, de l’agriculture aux énergies renouvelables, et les investisseurs sont de plus en plus optimistes.

D’un autre côté, le développement des entreprises locales par le sport et la distinction est également nécessaire. Et ici, Internet vient à la rescousse avec les bookmakers en ligne. Étant donné qu’une grande partie de la population aime le sport et regarde chaque événement sportif, les paris sportifs en ligne gagnent en popularité à un rythme cosmique. Après tout, vous pouvez désormais Melbet en ligne 2025 et personne n’a besoin de s’adresser à un bookmaker physique. Et étant donné que chaque jour de plus en plus de personnes en Afrique ont accès à Internet, la popularité des services en ligne va croître sans ralentir. Essayez de parier sans sortir de chez vous, et grâce aux bonus proposés par les bookmakers, ce sera également rentable !

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La croissance des startups africaines est alimentée par des facteurs clés

L’essor des startups africaines est alimenté par de multiples éléments :

  • Développement de la connectivité mobile : cela donne aux services numériques une chance d’atteindre plus d’utilisateurs.
  • Population jeune : la demande d’innovation provient d’une population jeune et férue de technologie.
  • Soutien gouvernemental : aujourd’hui, de nombreux gouvernements africains encouragent l’entrepreneuriat numérique.

Ces facteurs se combinent pour rendre l’Afrique encore plus attractive pour les nouvelles startups. Mais à ces facteurs s’ajoutent bien d’autres !

De nouveaux pôles au-delà des géants traditionnels

Le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Kenya restent les principaux centres de startups, mais d’autres pays gagnent du terrain. Le Ghana et le Sénégal ont également connu une recrudescence de l’innovation technologique et de l’intérêt des investisseurs. Ce changement permettra aux petits marchés d’attirer plus facilement l’attention et d’offrir plus d’options aux entrepreneurs de tout le continent.

Cependant, l’essor de ces nouveaux pôles témoigne de la capacité d’adaptation de l’Afrique, même dans les petites économies, de tels pôles peuvent faire une énorme différence dans le paysage technologique africain. Ces pays ont adopté des politiques locales de soutien et alloué des ressources dédiées pour les aider à devenir des acteurs influents sur la scène des startups africaines, contribuant ainsi à la diversité et à la résilience de l’écosystème.

Des défis quotidiens, des solutions technologiques

Les startups africaines résolvent des problèmes de la vie réelle, de l’offre de soins de santé abordables à la création de systèmes de paiement efficaces. Ces solutions sont conçues spécifiquement pour les communautés africaines et résolvent des problèmes à grande échelle. À mesure que de plus en plus d’investisseurs se joignent à eux, les entreprises technologiques bénéficient d’un soutien accru pour se développer et atteindre de nouveaux utilisateurs.

Récemment, il existe également de nombreux services pratiques proposant des services en ligne. Aujourd’hui, on trouve de tout sur Internet, de l’achat de médicaments aux paris sportifs gratuits, qui sont également très précieux en Afrique. Cette focalisation sur des solutions pratiques rend Internet encore plus populaire en Afrique, et les startups deviennent une puissante force de changement sur le continent.

Les défis importants et comment les startups les surmontent

Les startups africaines, bien qu’en pleine croissance, ont quelques défis à relever. Voici les principaux domaines dans lesquels des améliorations sont nécessaires :

  • Accès au financement : le financement de nombreuses startups est un problème.
  • Limitations des infrastructures : il existe encore des régions où l’électricité et Internet ne sont pas stables.
  • Lacunaires de compétences : la croissance peut être freinée par une pénurie de professionnels qualifiés de la technologie.

Mais les startups africaines innovent de nouvelles façons. Ces obstacles sont surmontés grâce à des espaces de travail collaboratifs, à l’apprentissage en ligne et à des partenariats locaux qui contribuent à la croissance et à la durabilité.

Startups africaines : tendances et pôles d’investissement

 

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Le rôle des plateformes de paris dans la croissance des startups

Certaines startups africaines sont également financées par des plateformes de paris et des sites de prédiction. Les sur ce site bénéficient d’une base d’utilisateurs énorme et une partie de leurs bénéfices est réinvestie dans des projets locaux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un coup de pouce financier direct, cela aide indirectement la technologie sportive et le commerce électronique, qui gagnent en intérêt.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une entreprise technologique au sens traditionnel du terme, les plateformes de paris contribuent au développement de l’économie numérique africaine en contribuant à stimuler l’engagement et à créer des emplois. Les startups africaines soutiennent les projets communautaires et c’est parce qu’elles se connectent au marché local et augmentent leur impact et leur portée.

Startups africaines : tendances émergentes

Les tendances telles que la fintech, l’agritech et la technologie de la santé vont continuer à croître et l’avenir des startups africaines est très prometteur. De plus en plus d’Africains optent pour des solutions bancaires en ligne et les paiements numériques ainsi que l’argent mobile sont également forts. Les startups d’énergie renouvelable qui créent des solutions énergétiques rentables et durables sont un autre domaine en pleine croissance. Ces entreprises s’efforcent de relever les défis énergétiques dans les zones rurales et urbaines pour contribuer à créer un avenir plus propre et plus vert. Cela aligne l’écosystème des startups africaines sur la croissance durable et les tendances technologiques mondiales, ainsi que sur la poursuite de l’innovation.

Derniers mots

De nouveaux investissements alimentent le paysage des startups africaines dans des pôles technologiques en évolution rapide. Les startups africaines sont des acteurs clés de la technologie mondiale, le continent rejoignant la vague d’innovation. Avec le soutien solide des investisseurs locaux et internationaux et avec des défis uniques surmontés, ces startups continueront d’évoluer. C’est un merveilleux exemple de résilience et d’ambition, propulsant l’Afrique au premier plan de la conversation en tant qu’acteur technologique de premier plan sur la scène mondiale.

Les paris les plus étranges jamais faits : des résultats des célébrités aux compétitions d’animaux

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Quand on parle de paris sportifs, on a tendance à penser directement aux événements de football ou à d’autres sports en vogue. Il existe en effet un autre type de paris au caractère insolite qui fascinent de nombreux parieurs. Ces événements mettent en scène les célébrités ou stars ainsi que les animaux. Lisez cet article pour mieux apprendre sur ces paris étranges.

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Les paris insolites autour des célébrités

Les paris les plus étranges de l’histoire concernent des célébrités et se révèlent de différents types.

Les paris sur les performances des stars

De nombreux joueurs effectuent leur inscription Melbet Burkina pour miser sur des matchs sportifs ou des courses hippiques. Cependant, ce qu’ils ignorent, c’est que depuis de nombreuses années, les bookmakers proposent également des paris sur les performances des célébrités. En réalité, on offre l’occasion aux amoureux du monde du show-business de gagner beaucoup d’argent grâce aux stars. Ces paris consistent donc pour les parieurs à analyser chaque performance des acteurs de cinéma par exemple.

Ensuite, grâce à cette analyse, on arrive à déterminer avec précision qui de ces stars obtiendra une récompense artistique. Les bookmakers peuvent vous proposer par exemple de parier sur les vainqueurs des prochaines cérémonies des Oscars. Les parieurs peuvent assurer monétiser leur passion en misant sur la célébrité qui remportera le Grammy Awards. Outre les stars elles-mêmes, des options de paris donnent la possibilité aux joueurs de parier également sur les films ou les chansons qui remporteront un Oscar ou un Grammy Awards.

Les paris sur la vie personnelle et les métamorphoses physiques des célébrités

Mieux encore, les parieurs qui adorent fouiner dans la vie personnelle des stars ont aussi l’occasion d’effectuer des mises. Ces paris peuvent concerner le nombre d’enfants qu’aura Will Smith. Vous avez la possibilité de miser sur la durée du mariage de Rihanna. Par ailleurs, les métamorphoses physiques des stars constituent également un sujet d’intérêt pour des milliers de parieurs. Ces derniers s’amusent à parier sur les transformations physiques des acteurs de cinéma ou des stars de musique.

Ainsi, le bookmaker vous propose de parier sur le style vestimentaire d’une célébrité. On détermine quels vêtements et quels types de chaussures de sport portera-t-il comme évoqué sur cette page. De même, on peut miser sur le poids d’une célébrité qui apparaît après un long moment d’absence comme ce fut le cas de Rihanna ou de Britney Spears. Des bookmakers offrent également l’occasion de miser sur les différents types de coiffure des stars.

Les paris sur les compétitions d’animaux

Les compétitions d’animaux représentent une autre catégorie de pari étrange.

Les courses traditionnelles d’animaux

Les paris sur les compétitions d’animaux se concentrent plus sur les courses. On parle notamment des courses traditionnelles dans lesquelles des chevaux s’affrontent. Les courses des lévriers attirent aussi de nombreux parieurs qui misent beaucoup de sous en vue d’obtenir un gain conséquent. Cependant, en plus de ces animaux déjà connus, certaines compétitions mettent en scène des animaux improbables.

Il s’agit notamment des escargots connus pour leur lenteur. Des bookmakers au Royaume-Uni proposent aux joueurs de parier sur des courses d’escargots. Ces compétitions permettent à ces sites de pari de recueillir beaucoup de mises. Bien que cela puisse paraître absurde, les courses de mollusques constituent des entrées de gain pour plusieurs joueurs. Outre les escargots, des compétitions pour les cochons attirent également l’attention des parieurs.

Les courses d’animaux insolites

Si les courses de cochons et d’escargots restent ancrées dans certaines traditions, d’autres compétitions toujours en rapport avec les animaux, surprennent beaucoup de monde. C’est le cas des tournois de poules jouant au football. Ceci paraît surréaliste, pourtant, de nombreux bookmakers permettent d’effectuer des paris étranges sur ces êtres vivants. Les amoureux de chiens peuvent aussi miser sur ces animaux.

Dans les paris sur les chiens, ce sont les animaux qui réalisent les meilleures figures acrobatiques qui gagnent. Et si vous recherchez encore un autre type de pari insolite, le concours sur les grenouilles pourrait vous intéresser. Cette compétition se tient chaque année aux États-Unis et réunit des milliers de parieurs autour des grenouilles. Le principe de ce concours reste simple. Les grenouilles vainqueurs représentent ceux qui effectuent les meilleurs sauts en longueur.

Les paris sur le quotidien

En dehors des résultats des célébrités et des compétitions d’animaux, une autre catégorie de paris attire l’attention.

Les paris sur les phénomènes météorologiques

Cela pourrait surprendre de nombreuses personnes, mais il est possible de parier sur la météo. Les paris sur la météo sont proposés par des bookmakers dans certaines régions du monde. Vous pouvez miser sur le jour exact de la première neige par exemple. On a également la possibilité de déterminer les températures exactes de certains jours de l’année. Ces paris reposent sur des analyses et des probabilités scientifiques. Toutefois, ils offrent un côté ludique qui explique l’engouement et l’intérêt du public.

Les paris sur les événements politiques et sociaux

Parier sur les élections législatives, municipales ou présidentielles reste également chose possible avec certains bookmakers. Ce type de pari s’effectue le plus aux États-Unis. De nombreux Américains effectuent des paris sur les évènements de la vie politique de leur nation. Le plus grand exemple représente l’élection de Donald Trump. Plusieurs citoyens beaucoup plus intéressés par la vie politique américaine ont gagné d’énormes sommes d’argent en misant sur la victoire du milliardaire.

Les paris insolites sur les exploits humains

D’autres records de paris insolites existent. En premier lieu figure le pari sur la plus grande pizza au monde. Des paris absurdes concernent aussi le plus long marathon de danse au monde. Ces défis représentent des occasions pour les bookmakers de permettre aux joueurs d’empocher beaucoup de gains. Il faut dire qu’en matière de pari, chaque événement, chaque fait du quotidien suffit à attirer les parieurs et les bookmakers.

Conclusion

Parier ne se révèle pas uniquement une histoire de sports populaires. Des bookmakers proposent des paris qui ne concernent ni le football ni le basketball. Ces événements mettent en scène des célébrités. On peut parier sur leurs performances, leur vie personnelle ou encore leur métamorphose. Des paris étranges sont  également effectués sur des courses d’animaux. N’oublions pas non plus les paris sur les événements du quotidien qui rapportent assez de gains à de nombreux joueurs.