À Bayanga, l’école du village Gbokosso : symbole de l’abandon total du système éducatif en Centrafrique
Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale
Bangui, CNC. Au village Gbokosso, à 58 kilomètres de Bayanga, une scène désolante traduit l’état catastrophique de l’éducation en République centrafricaine. Les élèves prennent leurs cours dans une église évangélique, après l’effondrement du hangar qui servait de salle de classe pendant les vacances.
Un système D qui masque la défaillance de l’État au village Gbokosso
L’église de coopération évangélique du village Gbokosso s’est transformée en salle de classe improvisée depuis la rentrée académique 2024 – 2025. Cette solution de fortune, obtenue grâce à la bienveillance du pasteur local, dissimule mal l’incapacité criante des autorités à garantir des conditions d’apprentissage décentes aux élèves.
Ouago Guillaume, directeur de l’établissement scolaire du village Gbokosso, dévoile la précarité de la situation : « Si aujourd’hui nous sommes ici à l’église de coopération, c’est le pasteur qui nous a donné cet accord en attendant de finir la construction. Sans sa générosité, nous accuserions un retard considérable dans notre programme ».
Un enseignant seul face à tous les niveaux
Plus alarmant encore, l’école du village Gbokosso ne dispose que d’un seul enseignant pour tous les niveaux, du CI au CM2. Pour gérer cette situation aberrante, le directeur a dû mettre en place un système de rotation : « Je commence le matin et à 9h, je libère les élèves des classes de CI à CE2. De 9 heures à l’après-midi, je continue avec ceux du CE2 à CM2 ».
Les parents d’élèves du village Gbokosso, derniers remparts face à la démission de l’État
Devant l’inaction des autorités, les parents d’élèves tentent de construire un nouveau hangar avec leurs maigres moyens. Une initiative louable mais qui souligne l’abandon total des zones rurales par le ministère de l’Éducation nationale.
Le cri d’alarme du directeur aux autorités résonne comme un appel dans le désert : « S’il y a de grandes vacances, je leur demande de faire des tours dans les écoles pour voir les difficultés et les problèmes de chaque établissement ».
Cette situation à Gbokosso n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle reflète la réalité brutale d’un système éducatif rural à l’agonie, où des milliers d’élèves centrafricains sont privés de leur droit fondamental à une éducation digne de ce nom. Pendant ce temps, les autorités brillent par leur absence, laissant les communautés locales se débrouiller seules face à ce naufrage éducatif.
Le football n’est pas seulement un sport, mais également un pilier social essentiel pour de nombreux pays africains. Ce jeu, qui rassemble des millions de personnes, influence l’économie et la culture du continent. Ces dernières années, des entreprises comme 1xBet ont augmenté leurs investissements dans le football africain, en parrainant des clubs, des ligues et des tournois, contribuant ainsi à la popularisation du sport et au développement de l’infrastructure footballistique. Les utilisateurs peuvent également télécharger l’application 1xBet sur le site https://telecharger-apk.com/ pour un accès pratique aux paris sportifs et aux résultats. Dans cet article, nous examinerons comment 1xBet soutient le football africain grâce à des partenariats et des parrainages.
1xBet s’est implantée sur le marché africain en tant qu’entreprise visant non seulement le succès commercial, mais également la création d’un impact positif sur l’industrie sportive. La société accorde une importance particulière au soutien des projets locaux et des initiatives sportives, en investissant dans des clubs de football et des événements. L’une des ambitions de 1xBet est de renforcer sa marque en soutenant le football africain, un sport qui attire des millions de fans sur le continent.
Parrainage des clubs et des ligues de football
L’un des principaux axes d’activité de 1xBet en Afrique est le parrainage des clubs et des ligues de football. La société a conclu des accords avec plusieurs équipes africaines renommées, telles qu’Akwa United au Nigeria. Ce partenariat inclut un financement, la fourniture d’équipements, ainsi qu’un soutien publicitaire et la présence de la marque sur les uniformes de l’équipe. De tels partenariats permettent aux clubs de consolider leur position, d’améliorer leur stabilité financière et de participer à davantage de tournois tout en attirant des joueurs plus qualifiés.
Soutien aux tournois et événements sportifs
1xBet sponsorise activement les principaux tournois de football en Afrique. Par exemple, la société est partenaire officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), ce qui inclut le parrainage de la Coupe d’Afrique des Nations (AFCON), de la Ligue des Champions de la CAF, de la Coupe de la Confédération CAF et de la Supercoupe CAF. La marque 1xBet est visible dans les stades, sur les écrans LED et dans les zones d’interview, renforçant ainsi la notoriété de l’entreprise tout en promouvant le football en Afrique.
Au Kenya, 1xBet soutient la Waziri Super Cup, un tournoi amateur offrant aux jeunes une plateforme pour démontrer leurs talents. 1xBet fournit aux équipes un équipement complet et finance le prix en argent, contribuant ainsi au développement des infrastructures et attirant l’attention des communautés locales.
Initiatives sociales et développement des jeunes
L’un des axes prioritaires de 1xBet est le soutien au football pour les jeunes. La société collabore avec des académies de football et des fonds de développement des jeunes talents. En parrainant des formations et des programmes d’entraînement, 1xBet permet aux jeunes joueurs de développer leurs compétences et d’aspirer à une carrière professionnelle. Par ailleurs, l’entreprise soutient des projets sociaux offrant aux jeunes des plateformes de développement sportif, favorisant à la fois leur croissance sportive et sociale.
Impact de 1xBet sur le développement des infrastructures footballistiques
1xBet influence également le développement des infrastructures footballistiques en Afrique. Grâce à des projets de partenariat, certains pays ont modernisé leurs stades, construit des centres d’entraînement et créé des installations sportives. Le soutien aux infrastructures renforce les clubs africains en améliorant les conditions d’entraînement et de préparation des joueurs, augmentant ainsi la compétitivité des clubs africains sur la scène internationale.
Contribution économique et promotion du football africain
Les investissements financiers de 1xBet jouent un rôle important dans l’économie des pays où la société collabore avec les ligues et les clubs de football. Les accords de parrainage, tels que les partenariats avec les équipes nationales du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, ont permis d’attirer de nouvelles ressources pour le développement des équipes et de promouvoir les équipes et joueurs africains sur la scène internationale, attirant l’attention des recruteurs et investisseurs mondiaux.
Défis et aspects éthiques du parrainage
Comme pour toute collaboration avec des entreprises de paris, le parrainage de 1xBet suscite certaines interrogations. Parmi les aspects éthiques figure l’impact sur les jeunes fans et les risques potentiels liés aux jeux d’argent. Les pays africains ont besoin d’une régulation stricte pour réduire les impacts négatifs sur la population. Il est important que 1xBet respecte les règles du parrainage responsable, propose des programmes éducatifs et participe à des initiatives de prévention de la dépendance au jeu.
Conclusion
Le parrainage et le partenariat de 1xBet ont un impact significatif sur le développement du football africain. Le soutien financier des clubs, des tournois et des programmes sociaux crée des opportunités de croissance et de professionnalisation pour les équipes africaines et les jeunes joueurs. Grâce à cette collaboration, le football africain devient plus populaire et accessible, contribuant ainsi au développement continu du sport sur le continent.
À l’ère de la transformation numérique, l’industrie sportive est devenue plus accessible et interactive pour les fans et les utilisateurs de plateformes en ligne. Parmi les entreprises intégrant activement des innovations pour améliorer l’expérience client figure 1win. Cette société offre à ses utilisateurs des outils et des applications numériques, facilitant l’accès aux événements sportifs, aux diffusions en direct et aux analyses. Examinons plus en détail comment 1win utilise les technologies numériques pour élargir les possibilités dans le monde du sport et des paris.
La plateforme numérique de 1win
Le cœur de l’écosystème numérique de 1win est sa plateforme pratique et multifonctionnelle. Le site offre aux utilisateurs une interface intuitive, permettant de trouver facilement les événements d’intérêt, de placer des paris rapidement et de consulter les résultats des matchs. La plateforme propose des milliers d’événements sportifs issus de diverses ligues et tournois, offrant ainsi de nombreuses options de paris aux clients. La rapidité de chargement du site et son adaptation aux différents appareils permettent aux utilisateurs de profiter d’une expérience agréable, quels que soient leurs compétences techniques.
Applications mobiles 1win et accès aux événements sportifs
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Diffusions en direct et vidéo-analyse
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Technologies interactives pour améliorer l’expérience utilisateur
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Intelligence artificielle et automatisation au service des utilisateurs
L’intelligence artificielle (IA) joue également un rôle crucial sur la plateforme 1win. Grâce à des algorithmes d’IA, 1win analyse le comportement des utilisateurs et propose des recommandations personnalisées sur les paris et les événements sportifs en fonction de leurs préférences. L’automatisation optimise le fonctionnement du service client, assurant une réponse rapide aux demandes des clients et des offres personnalisées. Cela rend l’interaction avec la plateforme plus fluide et rapide, améliorant l’expérience globale des utilisateurs.
Sécurité et protection des données des utilisateurs
1win accorde une grande importance à la sécurité des données de ses utilisateurs, en utilisant des technologies de cryptage avancées pour protéger les informations personnelles et les transactions financières. La protection des données et la confidentialité renforcent la confiance envers la plateforme, ce qui est essentiel pour les utilisateurs qui parient régulièrement et effectuent des transactions financières. Des méthodes de cryptage modernes et une authentification à deux facteurs ajoutent un niveau de sécurité supplémentaire.
Conclusion
Les technologies numériques utilisées par 1win créent un environnement pratique et sécurisé pour les amateurs de sport et de paris. Les diffusions en direct, l’analyse, la gamification et les solutions mobiles font de la plateforme 1win l’une des plus avancées et conviviales pour les utilisateurs. À l’avenir, 1win pourrait introduire encore plus d’innovations, améliorant l’interaction des utilisateurs avec la plateforme et enrichissant leur expérience sportive.
La dictature de Liliane GAMANZA au HCR de Bangui : Des milliers de réfugiés privés d’aide sociale
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR
Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une enquête exclusive de la rédaction du Corbeau News Centrafrique (CNC) révèle une série de dysfonctionnements graves au sein du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bangui. Des centaines de familles de réfugiés dénoncent un système d’aide défaillant, signé par des pratiques discriminatoires et le comportement controversé d’une responsable de service communautaire, madame Liliane GAMANZA….
L’effondrement du système d’assistance au sein du HCR de Bangui
La situation des réfugiés au pays de Barthelemy Boganda atteint un niveau de précarité alarmant. L’assistance, autrefois multidimensionnelle, se réduit aujourd’hui à une aide scolaire partielle et mal gérée.
« Nous n’avons plus aucun soutien médical. Un réfugié peut tomber malade, personne ne l’assistera avec des médicaments. Nous sommes totalement dépourvus », témoigne un représentant de la communauté congolaise à Bangui.
Cette dégradation touche particulièrement les familles nombreuses. Une mère de sept enfants, tous exclus du programme d’aide scolaire par le HCR de Bangui, malgré des dossiers complets, partage son désespoir :
« Mes enfants risquent de perdre une année scolaire entière. Quand je me présente au bureau du HCR de Bangui pour des explications, on me considère même pas. D’ailleurs ce que tu dis semble n’avoir aucun échos auprès des agents, plus pire de madame Liliane GAMANZA ».
Des-refugies – RCA : le HCR et les Etats voisins s’engagent à accroître l’appui aux personnes déracinées par les crises
Un processus de sélection chaotique des bénéficiaires d’aides au sein du HCR de Bangui
Le système d’attribution des aides au sein du HCR de Bangui expose des défaillances majeures. La procédure, théoriquement claire, devient opaque dès les premières étapes.
« Nous déposons nos dossiers auprès de l’expert en éducation de la CNR, monsieur Jean YAMBOLESSIO. Il établit une première liste transmise au HCR de Bangui pour validation. Mais le processus déraille complètement à ce stade », explique à CNC un père de famille soudanais.
Les témoignages concordants décrivent un parcours absurde :
Parfois trois phases ou plus d’affichage des listes, des modifications inexpliquées, des disparitions de noms préalablement validés.
« Mon enfant figurait sur la première liste. J’ai même vérifié son nom. Mais lors du paiement final, il avait mystérieusement disparu », raconte un réfugié rwandais à Bangui.
La dictature de Liliane GAMANZA, une Chargée de service communautaire du HCR de Bangui au comportement spectaculaire
Au centre des critiques, Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire au HCR-Bangui, cristallise le mécontentement. Son attitude envers les réfugiés provoque l’indignation.
« Elle nous traite comme des mendiants. Quand nous demandons des explications sur nos dossiers rejetés, elle nous répond avec mépris, parfois même avec des insultes », dénonce un représentant de la communauté éthiopienne.
Une communauté diverse abandonnée par le HCR Bangui
L’ampleur du problème touche l’ensemble des communautés réfugiées. Les Congolais, représentant environ 80% des réfugiés à Bangui, sont particulièrement affectés. Mais la situation n’épargne personne : Soudanais, Rwandais, Éthiopiens, Angolais, tous rapportent des expériences similaires.
« Sur plus de mille foyers ayant déposé des dossiers, seule une fraction reçoit l’aide scolaire promise. Et même ceux qui sont acceptés doivent supporter des retards inexplicables dans les versements », souligne un membre du comité des réfugiés. De plus, madame Liliane explique à certains refugiés que les dossiers sont clos, et il n’y aura pas de possibilité pour les oublis ou autres d’être régularisés.
Une administration dépassée
La Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) peine à gérer la crise. Face aux protestations croissantes, la direction tente de temporiser. Le directeur de la protection, lors d’une récente réunion, a proposé d’attendre le retour du Secrétaire Général, actuellement en mission, pour examiner les doléances. Mais au niveau du HCR, madame Liliane bloque déjà la procédure et ferme les dossiers.
« On nous fait patienter depuis des mois. Chaque fois qu’on se plaint, on nous demande d’attendre. Pendant ce temps, nos enfants risquent l’exclusion des écoles », s’indigne un parent d’élève.
Vers une escalade des tensions
La patience des réfugiés atteint ses limites. Des mouvements de protestation se préparent, malgré les risques. « Nous n’avons plus le choix. Si rien ne change, nous descendrons dans la rue », prévient un refugié congolais.
Les autorités suivent la situation avec inquiétude. Des sources policières confirment la mise en place de dispositifs préventifs en cas de manifestation.
Absence de réponse institutionnelle du HCR de Bangui
Les tentatives de notre rédaction pour obtenir des réponses officielles restent vaines. Madame Liliane, partie en congé en Europe selon nos sources, demeure injoignable. Le bureau du HCR à Bangui garde le silence, tandis que la CNR reporte toute communication au retour de son Secrétaire Général.
Une urgence humanitaire
La situation exige une intervention rapide des instances internationales. Les organisations de défense des droits des réfugiés appellent à une enquête indépendante sur ces dysfonctionnements qui menacent la survie de milliers de personnes vulnérables.
La rédaction du CNC poursuit son investigation et promet de nouvelles révélations dans les prochains jours. La rédaction dispose d’autres témoignages et documents qui pourraient éclairer davantage l’ampleur de ce scandale humanitaire au cœur de Bangui.
À 26 ans, Alida Gompoulé, une mère de 2 enfants égorgée par son époux à Cantonnier
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Commissariat-de-police-de-la-ville-de-Beloko-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun-450×294.jpg” alt=”Commissariat de police de la ville de Béloko à la frontière avec le Cameroun Commissariat-de-police-de-la-ville-de-Beloko-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun Le fiasco du projet informatique d’immigration à Béloko en Centrafrique : Promesses non tenues et gaspillage de fonds publics” width=”450″ height=”294″ />Commissariat de police de la ville de Beloko à la frontiere avec le Cameroun
Bangui, CNC. Un nouveau crime conjugal vient endeuiller la ville de Cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Dans la nuit du 26 octobre 2024, Alida Gompoulé, 26 ans, mère de deux enfants, a été sauvagement assassinée par son mari, Aimé Kachou. Ce meurtre particulièrement violent expose cruellement l’incapacité chronique des autorités centrafricaines à protéger les femmes des violences domestiques.
La chronologie d’un crime prémédité d’ Alida Gompoulé
Les circonstances du drame révèlent une scène d’une violence inouïe. De retour de sa journée d’activité commerciale au chantier d’or vers 20 heures, Alida Gompoulé a découvert son mari en compagnie d’une autre femme dans leur lit conjugal. Face à cette situation, le mari s’est alors livré à des violences d’une rare brutalité. Après avoir frappé sa femme jusqu’à la perte de conscience, Aimé Kachou a achevé son acte criminel en l’égorgeant avec un couteau. Non content d’avoir ôté la vie à la mère de ses enfants, il a dépouillé sa victime de ses gains de la journée avant de prendre la fuite.
Des défaillances criantes dans la prévention
Les circonstances du drame révèlent une accumulation de défaillances inquiétantes dans la protection des femmes. Les voisins interrogés confirment que la victime subissait régulièrement des violences, sans qu’aucune intervention des forces de l’ordre n’ait été effectuée.
> “Nous entendions souvent des cris et des disputes violentes, mais personne n’osait intervenir par peur des représailles”, témoigne un habitant du quartier sous couvert d’anonymat.
Une enquête bâclée sur le meurt d’Alida Gompoulé qui pose des questions
La réaction des forces de l’ordre après la découverte du corps provoque de nombreuses interrogations. Ce n’est que le lendemain matin, alertés par l’absence d’activité et la porte hermétiquement close, que les voisins ont découvert l’horrible scène. Au lieu de mettre en place une véritable enquête pour retrouver le meurtrier en fuite, la police s’est contentée de placer en garde à vue les voisins qui ont donné l’alerte. Cette procédure aberrante démontre l’amateurisme des forces de l’ordre dans le traitement des violences faites aux femmes.
Un système judiciaire défaillant
Le parcours de la victime démontre la faillite totale du système de protection judiciaire. Travailleuse dans un site d’orpaillage, Alida Gompoulé n’avait aucun recours face aux violences qu’elle subissait. L’absence de structures d’accueil pour les femmes battues à Cantonnier, comme dans la majorité des villes centrafricaines, les condamne à rester prisonnières de situations mortifères.
L’impunité des auteurs de violences conjugales
Le meurtrier court toujours, bénéficiant de la désorganisation des services de police. Cette impunité est symptomatique du laxisme des autorités face aux violences conjugales. Selon les données du Ministère de la Justice, moins de 5% des auteurs de féminicides sont condamnés en République centrafricaine.
En attendant, les deux enfants d’Alida Gompoulé rejoignent les rangs des orphelins de féminicides, victimes collatérales d’un système qui refuse obstinément de protéger les femmes centrafricaines.
L’ancien braqueur de Paris, le Camerounais Jules Njawe s’improvise porte-parole présidentiel et étale les failles du régime Touadéra
Centrafrique.org/appel-a-une-manifestation-pacifique-pour-demander-lexpulsion-dun-ministre-conseiller-etranger-de-la-rca/les-deux-bagarreurs-en-chemises-blanches-a-cote-du-president-touadera-wilfried-sebiro-et-a-droite-jules-ndjawe/” rel=”attachment wp-att-67557″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Les-deux-bagarreurs-en-chemises-blanches-a-cote-du-president-Touadera-Wilfried-Sebiro-et-a-droite-Jules-Ndjawe-450×239.jpg” alt=”Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé Les-deux-bagarreurs-en-chemises-blanches-a-cote-du-president-Touadera-Wilfried-Sebiro-et-a-droite-Jules-Ndjawe Appel à une manifestation pacifique pour demander l’expulsion d’un ministre conseiller étranger de la RCA” width=”450″ height=”239″ />Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé
Bangui, CNC. Dans une sortie médiatique qui démontre la dérive du pouvoir centrafricain, Jules Njawe, un Camerounais, de surcoît un ancien braqueur de Paris, récemment apparu sur la scène politique centrafricaine, s’est autoproclamé porte-parole de la présidence. Avec un langage rudimentaire rappelant étrangement la rhétorique des mercenaires russes, il accumule mensonges et contradictions, exposant involontairement les failles béantes du régime.
Un passé sulfureux de Jules Njawe qui interroge
Avant de se proclamer voix officielle du président putschiste Touadéra, Jules Njawe s’est fait remarquer par une altercation physique au lycée Barthélemy Boganda lors du référendum constitutionnel de juin 2023. « Un incident violent qui a contraint le président Touadéra à fuir précipitamment les lieux comme un lapin », témoigne l’un des journalistes du CNC présent ce jour-là. Comment un tel individu peut-il prétendre représenter la plus haute institution du pays ? Plus grave encore, ce monsieur est un ancien blouse noire de Paris, il a commis énormement des dégâts en France.
Des mensonges éhontés de Jules Njawe sur la crise des carburants
Jules Njawe tente maladroitement de justifier la flambée des prix du carburant en accusant Total et en manipulant les chiffres. « c’est même le gouvernement lui-même qui a officiellement décrété le doublement des prix à la pompe. Accuser Total est un mensonge grossier et pathétique », explique Jean-Marc Féimonazoui, spécialiste centrafricain en économie. Plus grave encore, il défend le contrat opaque avec la société camerounaise Neptune Oil, une entreprise de son pays d’ailleurs, ignorant délibérément les alertes du FMI sur l’irrégularité de cette transaction. En plus, dans sa tentative de défendre la politique énergétique mafieuse du gouvernement, Njawe avance des chiffres erronés, des explications bancales et volontairement criminelle sur le rôle des banques. En outre, il accuse le FMI de partialité sans apporter la moindre preuve, révélant une méconnaissance totale des mécanismes économiques.
Des voyages présidentiels ruineux et sans retombées
Le porte-parole improvisé Jules Njawe justifie les déplacements incessants du président Touadéra à l’étranger par de prétendus négociation pour le bien du pays, en exemple de l’accord sur l’exploitation pétrolière avec la Chine. La réalité est tout autre : chaque voyage présidentiel coûte environ 700 millions de francs CFA aux contribuables centrafricains, sans aucun bénéfice tangible. Depuis 2016, aucun compte-rendu officiel n’a été présenté sur les retombées de ces déplacements dispendieux.
Le double jeu avec la France exposé par Jules Njawe au grand jour
La rhétorique anti-française de Jules Njawe révèle l’hypocrisie du régime. D’un côté, il accuse Paris de bloquer les transactions financières pour l’achat de matières premières, paralysant ainsi les travaux routiers dans le pays. De l’autre, le gouvernement continue de solliciter l’appui budgétaire française. « Cette posture est d’autant plus incohérente que le régime vient de s’entendre avec la France pour un appui budgétaire au gouvernement centrafricain », souligne Pierre Nzala, analyste politique centrafricain.
Un bilan catastrophique masqué par des excuses fantaisistes de Jules Njawe
Face aux questions légitimes sur l’absence totale de développement depuis 2016, Jules Njawe se réfugie derrière l’argument éculé du “chaos hérité”. Or, le président Touadéra a fait campagne en connaissance de cause. « Les fonds qui auraient dû servir à la reconstruction du pays ont été engloutis dans le financement des mercenaires russes », révèle Martin Ziguélé, ancien Premier ministre.
Les infrastructures de base toujours en souffrance
L’état des infrastructures de base reste désastreux : routes impraticables, coupures d’électricité chroniques, accès à l’eau potable limité. « La population souffre quotidiennement pendant que le pouvoir s’invente des excuses », déplore un enseignant centrafricain, membre de l’Association des Consommateurs centrafricains.
Une communication présidentielle aux antipodes des standards
Le niveau de langage déplorable de Jules Njawe questionne la crédibilité même du pouvoir. « Comment peut-on confier la communication présidentielle à quelqu’un qui s’exprime comme un écolier ? », s’interroge le Pr Joseph Seregaza de l’Université de Bangui. Ses formulations approximatives, comme « le temps du président n’est pas le temps du peuple », révèlent un amateurisme inquiétant.
L’opposition caricaturée pour masquer l’incompétence
Face aux critiques légitimes de l’opposition sur la gestion catastrophique du pays, Njawe ne trouve rien de mieux que de les accuser d’avoir « échoué » par le passé. Une rhétorique infantile qui évite soigneusement de répondre aux questions de fond sur l’absence de progrès sous Touadéra.
La prestation affligeante de Jules Njawe symbolise la dérive d’un régime aux abois, incapable d’assumer son bilan désastreux. La Centrafrique mérite mieux qu’un porte-parole improvisé au français approximatif, dont les mensonges maladroits ne font que souligner l’ampleur de la crise que traverse le pays.
Payer ou mourir : Les Wagner terrorisent les commerçants de Bokolobo et Bria
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/les-mercenaires-de-wagner-a-Bambari-par-cnc-450×347.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc Wagner : des mercenaires russes impitoyables” width=”450″ height=”347″ />Les mercenaires russes du groupe Wagner à Bambari par Corbeaunews
Bangui, CNC. Les mercenaires russes du groupe Wagner intensifient leurs activités criminelles dans le centre et le centre-nord de la République centrafricaine. En l’espace d’une semaine, sept commerçants ont été kidnappés et contraints de verser des rançons totalisant plus de 16,5 millions de francs CFA à Bokolobo, dans la préfecture de la Ouaka, et à Bria dans la Haute-Kotto.
Opération Payer ou mourir : une descente brutale à Bokolobo
La semaine dernière, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une opération d’intimidation d’une ampleur spectaculaire à Bokolobo, localité située à 60 kilomètres de Bambari. Lors de cette opération Payer ou mourir , cinq commerçants ont été violemment arrachés à leurs activités quotidiennes. Pour chaque otage, les Wagner ont exigé une rançon de 1,5 million de francs CFA, soit un total de 7,5 millions de francs CFA. Les familles, démunies face à cette situation, ont été contraintes de vendre des biens et d’emprunter pour réunir les sommes exigées.
« Les Wagner sont arrivés sans prévenir, armés jusqu’aux dents. Ils nous ont accusés de collaborer avec des groupes armés, une accusation totalement fausse qu’ils utilisent pour justifier leurs opération Payer ou mourir», témoigne l’un des commerçants libérés, sous couvert d’anonymat par peur des représailles.
Nouvelle opération Payer ou mourir à Bria
Encourageai par le “succès” de leur première opération Payer ou mourir à Bokolobo, les mercenaires russes ont quitté Bambari ce samedi 26 octobre pour se rendre à Bria, dans la Haute-Kotto. Là-bas, ils ont ciblé deux commerçants connus, Ousmane et Mahamat, exigeant cette fois 3 millions de francs CFA par personne.
Cette arrestation n’est pas la première pour ces deux commerçants. Quelques mois auparavant, ils avaient déjà été victimes d’une opération Payer ou mourir. Enlevés à Bria et détenus à Bambari, ils avaient dû verser chacun 5 millions de francs CFA à leurs ravisseurs russes pour leur libération. Les Wagner leur avaient également imposé un “impôt” mensuel à verser, une pratique courante dans leur système d’extorsion.
Payer ou mourir : un système d’extorsion sophistiqué
À Bria, les Wagner ont mis en place un véritable réseau d’informateurs et un système sophistiqué d’extorsion. Les commerçants et les orpailleurs sont particulièrement ciblés. Les mercenaires surveillent leurs activités et leurs déplacements, créant un climat de terreur permanent.
« Ils ont des espions partout », explique un commerçant de Bria. « Dès qu’ils apprennent qu’un commerçant a fait une bonne affaire ou qu’un orpailleur revient du chantier, ils inventent des accusations de complicité avec les rebelles. C’est devenu leur méthode favorite pour justifier les arrestations et les demandes de rançon ».
Des méthodes mafieuses bien rodées : Payer ou mourir
Les méthodes des Wagner suivent un schéma bien établi : Payer ou mourir. D’abord, ils identifient les commerçants ayant une certaine activité économique. Ensuite, ils procèdent à des arrestations arbitraires basées sur des accusations fabriquées de toutes pièces. Enfin, ils négocient des rançons exorbitantes avec les familles des victimes.
« Après avoir payé la rançon, ils nous imposent un tribut mensuel à verser chaque mois », révèle un autre commerçant. « Si nous refusons de payer ou si nous fuyons comme l’ont fait Ousmane et Ali, ils nous pourchassent et nous arrêtent à nouveau avec des rançons encore plus élevées. C’est un cercle vicieux dont nous ne pouvons pas nous échapper ».
Une population abandonnée face aux exactions
Face à ces exactions répétées, les populations locales se sentent totalement abandonnées. Les autorités centrafricaines semblent impuissantes ou peu disposées à intervenir pour protéger leurs citoyens. Cette situation pose de sérieuses questions sur la souveraineté même de l’État centrafricain sur son territoire.
« La France nous a envoyé à la Russie pour nous punir », déclare avec amertume un ancien otage. « Et voilà le résultat : nous sommes devenus les vaches à lait des russes. Notre seule option est de rester tranquilles, de souffrir en silence et d’espérer ne pas être tués par ces barbares ».
Cette situation dramatique démontre la mainmise totale des mercenaires russes sur tout le territoire national, où ils agissent en toute impunité comme une véritable force d’occupation prédatrice. Pendant ce temps, Baba Kongoboro et son gouvernement paradent dans la capitale Bangui tranquillement, sans aucune perspective d’amélioration de la situation de ces pauvres à l’horizon.
À Koundé, une famille de neuf âmes vit dans une hutte de deux chambres effondrée
Centrafrique.org/kounde-maison-detruite/” data-wpel-link=”internal”>À Koundé, dans l’ouest centrafricain, Joël Porro et sa famille de neuf personnes survivent dans une hutte de paille partiellement détruite par les pluies CopyrightCNC
Bangui, CNC. À Koundé, un village de la sous-préfecture de Baboua (préfecture de Nana-Mambéré), une famille de neuf personnes survit dans des conditions extrêmement précaires. Leur habitation, une hutte de deux pièces au toit de paille, s’est partiellement effondrée il y a un mois suite à de fortes pluies.
Joël Porro, cultivateur et père de famille, témoigne : “Notre maison s’est en partie écroulée. Seule une chambre reste debout, avec un toit intact. Nous sommes neuf à nous entasser dans cet espace réduit”.
Légende pour kounde-maison-en-paille.jpg dans l’article
La famille compte sept enfants âgés de 0 à 9 ans, tous non scolarisés. Esther Doudou, la mère, lance un appel à l’aide : “Nous avons besoin d’assistance pour réparer notre toit. Nous cultivons actuellement pour acheter de la paille, mais c’est insuffisant“.
Les parents, démunis, hésitent à solliciter le gouvernement. “Demander de l’aide aux autorités reste souvent sans réponse”, explique Joël Porro. Ils se tournent donc vers les ONG nationales et internationales présentes dans le pays.
D’après les habitants de Koundé, situé près de la frontière camerounaise, les victimes de catastrophes naturelles dans la zone sont rarement identifiées, ce qui explique l’absence d’assistance.
Cette situation dévoile aux yeux du monde les conditions de vie extrêmement difficiles dans les zones rurales de Centrafrique, où de nombreuses familles vivent dans un dénuement total, privées d’accès aux services de base comme l’éducation ou un logement décent.
La CPI intensifie sa sensibilisation dans l’Ombella M’Poko
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Monsieur-Gama-Uziel-entrain-de-sensibiliser-la-population-de-la-ville-de-Yaloke-450×253.jpg” alt=”Monsieur Gama Uziel entrain de sensibiliser la population de la ville de Yaloké” width=”450″ height=”253″ />Monsieur Gama Uziel entrain de sensibiliser la population de la ville de Yaloké. CopyrightCNC
Bangui, CNC. L’équipe d’information publique et de la sensibilisation de la Cour pénale internationale (CPI) vient d’achever une tournée de trois jours dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, du mardi 15 au jeudi 17 octobre . Cette mission de sensibilisation, menée dans trois villes stratégiques, a permis de renforcer la compréhension du rôle de la juridiction internationale auprès des populations locales.
La délégation, dirigée par Won-Nzerinta Gama Uziel et comprenant Marise Djimassé ainsi que l’ambassadeur de la justice Abdrahim Yambala, a débuté son périple à Yaloké, à 225 km de Bangui. Dans l’hôtel de ville, l’équipe a rencontré un public diversifié : autorités administratives et militaires, leaders religieux, représentants des associations de femmes et de jeunes, chefs de quartiers et de villages, associations de commerçants et de taxi-motos. La session s’est conclue par un quiz interactif sur les activités de la CPI, où les participants ayant donné les bonnes réponses ont reçu des prix promotionnels : parapluies et t-shirts ornés du logo de la Cour.
Le lendemain à Bossembélé, située à 157 km de la capitale, la maison des jeunes a accueilli une réunion similaire. En présence de la nouvelle sous-préfète Béatrice Namkona, les échanges ont réuni le même éventail d’acteurs locaux. L’équipe a repris le format éprouvé la veille, alternant présentations informatives et séances de questions-réponses avec distribution de cadeaux aux participants les plus perspicaces.
La tournée s’est achevée jeudi 17 octobre à Boali, à 95 km de Bangui. À l’hôtel de ville, les représentants de la CPI ont poursuivi leur travail de sensibilisation auprès des forces vives de la commune. Comme dans les deux villes précédentes, le programme a associé sessions d’information et activités ludiques, permettant aux participants de tester leurs connaissances sur la juridiction internationale.
“Notre objectif est de cultiver une meilleure compréhension du rôle et des principes de la CPI”, explique Won-Nzerinta Gama Uziel. “Ces rencontres directes avec les populations permettent d’entretenir un dialogue constructif avec les communautés affectées.”
Le logo de la cour pénale internationale accroché sur le mur de l’hôtel de la ville de Boali, à 95 km de Bangui, le 17 octobre 2024. CopyrightCNC
Dans chaque ville, les échanges ont porté sur les mécanismes de la justice internationale et son importance pour la stabilité du pays. Les participants ont montré un vif intérêt, posant de nombreuses questions sur le fonctionnement de la Cour et ses procédures.
Cette initiative de proximité témoigne de la volonté de la CPI de maintenir des liens étroits avec les populations centrafricaines. La juridiction internationale poursuit ainsi son travail d’information et de sensibilisation, essentiel pour renforcer la compréhension de son action dans le pays.
Les autorités locales ont salué cette démarche qui permet aux citoyens de mieux appréhender le rôle de la justice internationale. La mission envisage déjà de nouvelles tournées dans d’autres préfectures pour poursuivre ce travail de sensibilisation auprès des communautés.
Circulation à Bangui : le cocktail mortel de routes défoncées et d’absence de régulation
Centrafrique.org/Centrafrique-accident-de-circulation-a-gobongo-quatre-personnes-dans-un-etat-serieux/accident-circulation-trois-motos-et-un-vehicule-quartier-gobongo-bangui/” rel=”attachment wp-att-26612″ data-wpel-link=”internal”>accident de circulation impliquant trois-motos et un vehicule-quartier-gobongo-bangui – Centrafrique : accident de circulation à Gobongo
Bangui, CNC. La capitale centrafricaine connaît une hécatombe routière sans précédent. Avec 30 blessés graves recensés quotidiennement à l’hôpital communautaire de Bangui, les accidents de la route, principalement causés par les taxis-motos, sont devenus un véritable fléau de santé publique que les autorités peinent à endiguer. Cette situation catastrophique, qui perdure depuis plus d’une décennie, illustre l’incapacité chronique de l’État à assurer la sécurité de ses citoyens.
Accident de circulation à Bangui : un système de santé au bord de la rupture
Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui brosse un tableau accablant. « Chaque matin, nous avons 30 dossiers de victimes graves d’accidents de circulation à Bangui à traiter, sans compter les blessés légers », révèle le Professeur Bertrand Tekpa, chef du service de traumatologie. Ces chiffres alarmants ne représentent que la partie visible de l’iceberg puisque de nombreuses victimes d’accident de circulation à Bangui se dirigent vers d’autres structures comme l’hôpital MSF de SICA où les soins sont gratuits.
Les statistiques d’accident de circulation à Bangui sont particulièrement inquiétantes : dès 2012, le service enregistrait déjà 1665 victimes d’accidents graves et 250 décès. Une décennie plus tard, la situation n’a fait qu’empirer. « Les motos sont impliquées dans 75% des accidents, causant principalement des traumatismes graves nécessitant des interventions chirurgicales », précise le Professeur Tekpa. La surcharge des services d’urgence compromet la qualité des soins, tandis que de nombreuses victimes, faute de moyens, renoncent même à se faire soigner.
Une régulation inexistante du transport urbain
La prolifération anarchique des taxis-motos illustre l’échec cuisant des autorités à organiser le transport urbain. Alors que Bangui, ville de plus d’un million d’habitants, compte moins de 100 taxis automobiles et seulement 70 bus, les taxis-motos se sont multipliés sans aucun encadrement. « Il n’y a aucune réglementation suivie. Ni permis de conduire, ni port du casque, ni respect des rétroviseurs obligatoires », dénonce Karl Blagué, coordonnateur d’organisations de la société civile.
Les syndicats de taxis-motos, censés structurer la profession, sont eux-mêmes gangrenés par des querelles politiques. « La plupart des conducteurs n’ont plus confiance en leur syndicat qu’ils jugent politisé », révèle une source interne. Cette politisation empêche toute tentative sérieuse d’organisation du secteur de circulation à Bangui.
Circulation à Bangui : des infrastructures routières en décrépitude totale
L’état catastrophique des routes aggrave considérablement la situation de circulation à Bangui. « De PK9 pour entrer à Pétévo jusqu’au centre ville, c’est un calvaire quotidien avec des fossés tellement profonds que les petites voitures y restent coincées », témoigne Antoinette Montaigne, ancienne ministre. Cette dégradation des infrastructures a des conséquences dramatiques, notamment pour les femmes enceintes qui subissent de nombreuses fausses couches à cause des chocs sur les routes défoncées.
La situation est encore plus alarmante en province. Sur la route nationale 2, reliant Bangui à la frontière soudanaise, des voyageurs peuvent rester bloqués pendant des semaines dans des zones marécageuses. Les travaux d’entretien routier, pourtant essentiels, semblent avoir été totalement abandonnés par les autorités.
Un ministère des transports paralysé par l’inertie
Face à cette situation dramatique, la direction générale des transports urbains se contente de vagues promesses. « Nous avons envoyé des termes de référence pour une campagne de sensibilisation », affirme son directeur Nono Wenceslas Nguélékoumo, sans préciser ni calendrier ni moyens concrets. Cette inertie administrative contraste violemment avec l’urgence de la situation sur le terrain.
Les recommandations formulées depuis des années restent lettre morte : limitation de vitesse en agglomération à 30-50 km/h, contrôle de l’âge des conducteurs, réglementation des charges transportées. Aucune de ces mesures basiques n’a été mise en œuvre efficacement.
Les accidents de la route à Bangui dévoile une triple faillite : celle de l’État incapable d’organiser les transports urbains, celle des infrastructures laissées à l’abandon, et celle du système de santé débordé. Cette situation désastreuse témoigne d’une gouvernance défaillante où les autorités semblent avoir abandonné leurs responsabilités les plus élémentaires envers la population. Pendant ce temps, le bilan humain ne cesse de s’alourdir dans une indifférence qui confine au mépris institutionnalisé.
Nana-Mambéré : le village Douala-Zoungbé , totalement isolé, est dans le dénuement sévère
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/Croisement-koundé-béloko-450×337.jpg” alt=”Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga Croisement-koundé-béloko RCA : Nana-Mambéré, les rebelles de 3R bloquent les circulations sur l’axe Bouar-Niem et lancent un ultimatum aux habitants du village Abba-Bondiba de quitter la zone.” width=”450″ height=”337″ />Croisement koundé Béloko RCA
Bangui, CNC. À l’ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun, le village de Douala-Zoungbé et ses environs vivent dans un isolement extrême, privés des services les plus essentiels. Sans école, sans centre de santé ni accès à l’eau potable, les 112 groupements qui composent cette localité tentent de survivre malgré des conditions particulièrement difficiles.
« Les enfants du village Douala-Zoungbén’apprennent rien, ils grandissent comme ça, sans aucune formation. C’est dangereux pour leur avenir » , déplore Alexis Saïdou, chef du groupe secteur Toumba dans le village Douala-Zoungbé . L’absence d’infrastructure scolaire condamne toute une génération à l’analphabétisme.
La situation sanitaire s’avère tout aussi alarmante au village Douala-Zoungbé . Les femmes enceintes doivent parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre les centres de santé de Koundé (25 kilomètres), Besson ou Cantonnier (65 kilomètres). « Certaines femmes perdent leurs enfants, d’autres meurent pendant le trajet. La situation est critique » , précise le chef de groupe.
L’enclavement du village Douala-Zoungbé aggrave ces difficultés. Seules les motos peuvent accéder au village, sur des pistes impraticables pour les véhicules. Une contrainte qui complique davantage l’accès aux soins d’urgence.
Par ailleurs, la présence de l’armée camerounaise dans la zone restreint les déplacements des habitants entre les villages frontaliers, tels que Simon, Douala et Besson, ajoutant à leur isolement.
Malgré ce contexte difficile, la population tente de s’organiser. « Les jeunes s’activent dans des groupements agricoles et pastoraux pour générer quelques revenus » , indique Alexis Saïidou. Mais sans infrastructures de base ni soutien extérieur, le développement du village reste très limité.
Le chef de groupe lance un appel pressant aux autorités et aux organisations internationales : « Une génération entière risque d’être sacrifiée. Notre village pourrait rester des décennies en arrière sans aide pour construire des écoles et des centres de santé » .
Des violences basées sur le genre explose à Bayanga
Centrafrique.org/Bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>police-sur-un-vehicule – Bangui, une fillette de 12 ans échappe à un viol
Bangui, CNC. À Bayanga, située à 720 km de Bangui, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, le centre des droits de l’homme enregistre une moyenne de 40 cas de violences basées sur le genre (VBG) par trimestre, avec une majorité de victimes féminines.
“Nous recensons environ 4 cas par semaine, pouvant atteindre 9 à 10 certaines semaines. Sur un mois, cela représente près de 40 cas traités par notre centre”, explique Michelin Limbaya Gbongombe, responsable du centre des droits de l’homme de Bayanga.
Les violences à Bayanga signalées prennent diverses formes. “Nous traitons des cas de coups et blessures où l’homme a exercé une violence physique sur la femme. Mais aussi des cas de déni de ressources, quand l’homme prive délibérément sa conjointe de moyens financiers pour vivre et nourrir la famille”, précise le responsable.
Les violences psychologiques à Bayanga et morales sont également courantes, notamment les injures publiques proférées devant les enfants, portant atteinte à la dignité des victimes.
Si les femmes constituent la majorité des plaignants, les hommes victimes de VBG restent peu nombreux à porter plainte. “Les signalements masculins sont rares, environ 2 à 3 cas des violences à Bayanga par mois. Ils concernent principalement l’abandon d’enfants par leur conjointe”, souligne M. Gbongombe.
Le centre préconise le dialogue pour résoudre les conflits de violences à Bayanga. “Quand plusieurs personnes vivent sous le même toit, les problèmes sont inévitables. Mais la violence n’est jamais une solution”, conclut le responsable.
Un phénomène des violences à Bayanga qui persiste malgré les efforts des autorités centrafricaines pour promouvoir l’égalité homme-femme, comme stipulé dans la nouvelle Constitution illégale promulguée le 30 août 2023 par le président Baba Kongoboro.
Le faussaire du MCU tombe : Nzéwé Daniel arrêté pour avoir imité la signature du directeur de cabinet présidentiel pour une escroquerie internationale de 3 milliards
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Nzewe-Daniel-charge-de-mission-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-interpelle-par-la-gendarmerie-dans-une-affaire-de-scroquerie-450×356.jpg” alt=”Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, interpellé par la gendarmerie dans une affaire de l’imitation de signature du directeur de cabinet de la présidence dans une escroquerie des investisseurs étrangers” width=”450″ height=”356″ />Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports
Bangui, CNC. Nzéwé Daniel , figure très controversée du parti présidentiel MCU et artisan de multiples escroqueries, vient d’être placé en détention provisoire à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Cette arrestation marque un tournant dans le parcours chaotique de celui qui, depuis des années, multipliait les malversations sous la protection de hauts dignitaires du régime.
Nzéwé Daniel : une chute instrumentée par ses propres excès
L’arrestation de Nzéwé Daniel intervient dans le cadre d’une vaste affaire de faux documents et d’escroquerie impliquant des investisseurs étrangers. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de la gendarmerie, le suspect aurait orchestré un système sophistiqué de fausses invitations officielles, usurpant notamment la signature du directeur de cabinet de la présidence pour attirer des hommes d’affaires internationaux dans ses filets.
“L’affaire dépasse les 2 à 3 milliards de francs CFA”, confie une source proche du dossier. Des investisseurs canadiens, saoudiens et israéliens figurent parmi les victimes de ce réseau d’escroquerie particulièrement audacieux. Le magistrat Obed Namsio, directeur de cabinet présidentiel, a personnellement exigé des sanctions exemplaires après la découverte de sa signature contrefaite sur des documents officiels.
Nzéwé Daniel : un passé criminel accablant
Cette nouvelle arrestation n’est que le dernier épisode d’une longue série de malversations. Connu à l’origine sous le nom de Koli-Kanga à Bambari, Nzéwé Daniel traîne derrière lui un passé judiciaire particulièrement lourd. Ses activités criminelles remontent à ses années d’études, où il s’était déjà illustré par des détournements de fonds destinés aux étudiants.
Parmi ses “faits d’armes” les plus notoires figure l’escroquerie de l’ancien Premier ministre Abel Goumba, dépouillé de 14,9 millions de FCFA en 2005. Plus récemment, en 2015, il détournait 20 millions de FCFA destinés à la préparation du Forum de Bangui. Son passage à la Socatel et chez Moov a également été signé par des détournements massifs d’une ampleur inégalée, sans oublier une condamnation pour l’escroquerie des investisseurs chinois qui lui avait valu un séjour à la prison de Ngaragba.
Une protection politique de Nzéwé Daniel qui s’effrite
La longévité de Nzéwé Daniel dans ses activités frauduleuses s’explique en grande partie par ses connexions politiques. Après avoir bénéficié de la protection de l’ancien ministre d’État, le feu Cyriaque Gonda, il avait rejoint le parti présidentiel MCU, y trouvant un nouveau parapluie politique.
“Dans le régime de Touadéra, tout le monde est au-dessus de la loi. Du président de la République jusqu’à la fin, tout le monde est au-dessus de la loi. C’est ce qui fait qu’il en a profité et beaucoup de gens ont profité de faire le chaos”, analyse un observateur politique sous couvert d’anonymat.
Nzéwé Daniel : un mode opératoire sophistiqué
Les enquêteurs ont mis au jour un système particulièrement élaboré d’escroquerie mis en place par le sulfureux escroc Nzéwé Daniel. Expert en faux documents, Nzéwé Daniel excellait dans la contrefaçon de cachets officiels et de signatures. Sa dernière opération, qui a précipité sa chute, visait des investisseurs étrangers attirés par de fausses promesses dans le secteur minier.
“L’homme a un argument solide, une voix facile pour corrompre ses interlocuteurs. Même accusé, quand il vient parler, tu penses que sa réponse est réelle”, témoigne un ancien collaborateur. Cette capacité à manipuler ses victimes, couplée à des protections politiques, lui a longtemps permis d’échapper aux poursuites.
Une bataille interne au MCU pour la protection de Nzéwé Daniel
L’arrestation de Nzéwé révèle également des tensions au sein du parti présidentiel. Si certains cadres continuent de le soutenir, d’autres, comme le directeur de cabinet présidentiel, exigent des sanctions exemplaires. “Nzéwé Daniel a dépassé les bornes. Il doit être puni pour son comportement”, aurait déclaré ce dernier selon nos sources.
Un avenir incertain
Alors que Nzéwé Daniel croupit en cellule, la question de son sort judiciaire reste en suspens. Les pressions politiques s’exercent dans les deux sens, certains réclamant une sanction exemplaire quand d’autres œuvrent en coulisse pour étouffer l’affaire.
Cette arrestation pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption en République centrafricaine, à condition que la justice puisse travailler sereinement. Le cas Nzéwé constitue un test pour la volonté politique de mettre fin à l’impunité des escrocs de haut vol qui prospèrent dans l’ombre du pouvoir.
La fièvre du remaniement embrase le gouvernement Moloua
Centrafrique.org/lenigme-du-premier-ministre-felix-moloua-une-bouche-toujours-entreouverte-qui-capte-lattention-des-reseaux-sociaux/le-premier-ministre-felix-moloua-la-bouche-entreouverte/” rel=”attachment wp-att-72139″ data-wpel-link=”internal”>Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte – L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux
Bangui, CNC. Une onde de choc secoue le palais présidentiel à Bangui. Depuis plusieurs jours, une rumeur tenace de remaniement ministériel paralyse l’action gouvernementale, plongeant les membres du cabinet dans une angoisse palpable. Cette agitation révèle les failles d’un système où l’ambition personnelle prime sur l’intérêt national.
Le gouvernement Moloua en proie à la panique
Dans les couloirs des ministères à Bangui, l’heure n’est plus au travail mais à la course effrénée pour sauver son poste. Un conseiller technique ministériel confie sous couvert d’anonymat :
« Dans le gouvernement Moloua , Les ministres désertent leurs bureaux. Ils multiplient les voyages à l’intérieur du pays et les visites nocturnes chez les féticheurs ».
Cette frénésie touche particulièrement les ministres nommés il y a dix mois, considérés comme les plus incompétents dans le gouvernement Moloua 2.
La bataille pour le poste de Premier ministre fait rage. Plusieurs prétendants se bousculent déjà dans les starting-blocks : le ministre de la Justice, celui de l’économie, y compris celui de l’Éducation, le ministre de l’Économie, sans oublier les titulaires des portefeuilles des Transports et de l’Environnement dans le gouvernement Moloua. Tous se livrent à un lobbying intense pour s’attirer les faveurs présidentielles.
Une femme Premier ministre ?
Un nouvel élément vient pimenter ces spéculations : la possible nomination d’une femme à la tête du gouvernement. Un diplomate en poste à Bangui rapporte :
« Les rumeurs évoquent une personnalité résidant actuellement en France. Mais le président Touadéra n’a pas encore tranché ».
Cette hypothèse alimente toutes les conversations dans la capitale centrafricaine.
Un immobilisme gouvernemental paradoxal
Paradoxalement, cette effervescence contraste avec l’immobilisme qui caractérise habituellement le gouvernement Moloua. Le Premier ministre actuel, Félix Moloua, totalise près de quatre années à son poste. Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères, cumule cinq ans de présence malgré son inexpérience diplomatique. Quant à Justin Gourna-Zacko, ministre des Postes et Télécommunications, il détient un record de longévité avec huit ans au même poste.
Dans le gouvernement Moloua , des ministres inamovibles aux conséquences désastreuses
Cette stabilité gouvernementale cache une réalité plus sombre. Un haut cadre de l’administration publique dénonce :
« Dans le gouvernement Moloua , les ministres qui restent trop longtemps à leur poste finissent par maîtriser tous les mécanismes de détournement. Ils pillent les ressources publiques en toute impunité ».
L’exemple de l’armée nationale prouve l’échec de cette politique. Hors mis le gouvernement Moloua , Le chef d’état-major, le général d’armées Zéphirin Mamadou, en poste depuis plus de six ans, établit un record historique de longévité. Pendant ce temps, les Forces armées centrafricaines demeurent dans un état critique, incapables d’assurer pleinement leurs missions régaliennes.
Dans le gouvernement Moloua , un cercle privilégié est hors d’atteinte
Dans cette atmosphère tendue dans le gouvernement Moloua, un groupe restreint de ministres, comme celle des actions humanitaires, des affaires étrangères et celle de la culture affiche une sérénité déconcertante. Leur proximité avec le président Touadéra leur garantit une immunité tacite. Un ancien ministre analyse :
« Le chef de l’État privilégie la loyauté personnelle à la compétence professionnelle. Cette pratique paralyse l’administration et hypothèque l’avenir du pays ».
Cette situation révèle les limites du système de gouvernance actuel. Pendant que les ministres s’inquiètent pour leur poste, les dossiers s’accumulent et les réformes urgentes attendent. La population centrafricaine, elle, continue de faire les frais de cette paralysie au sommet de l’État.
Le président Touadéra, connu pour sa réticence aux changements brutaux, se trouve face à un dilemme. Céder à la pression et renouveler son équipe au risque de froisser des fidèles, ou maintenir le statu quo au détriment de l’efficacité gouvernementale ? La réponse à cette question pourrait redessiner le paysage politique centrafricain pour les mois à venir.
Le régime Touadera replonge la RCA dans le chaos avec ses mercenaires Wagner, selon la CPCF
Bambari-en-fevrier-2022/” rel=”attachment wp-att-54008″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-de-Bambari-en-fevrier-2022-450×203.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité de Bambari en février 2022 Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-de-Bambari-en-fevrier-2022 Assassinat du général Zakaria Damane, les mercenaires russes rejettent leur responsabilité et accusent l’UPC” width=”450″ height=”203″ />Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat
Bangui, CNC. La Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPC-F) vient d’annoncer la reprise des hostilités en République centrafricaine, mettant fin à trois mois de cessez-le-feu unilatéral. Cette escalade de la violence découle directement de l’attitude belliqueuse du gouvernement Touadera et de ses mercenaires russes Wagner.
Une occasion de paix sabotée, selon la CPC-F
Le 26 juillet 2024, la CPC-F avait fait un geste d’apaisement en décrétant une cessation des hostilités pour faciliter l’accès humanitaire aux populations. Mais plutôt que de saisir cette opportunité de dialogue, le gouvernement a multiplié les provocations militaires avec ses supplétifs Wagner dans plusieurs préfectures du pays.
“Le gouvernement n’a jamais cessé ses opérations contre nos positions et les populations civiles dans le Haut-Mbomou, Markounda, la Ouaka, la Haute-Kotto, l’Ouham et la Vakaga”, dénonce le général Ali Darrassa Mahamat, Coordonnateur militaire de la CPC-F dans un communiqué daté du 25 octobre.
La population civile, première victime
Cette reprise des combats va sans doute aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique. Dans les zones sous contrôle gouvernemental, selon la CPC-F, les exactions des mercenaires Wagner contre les civils se multiplient, tandis que l’aide humanitaire peine à atteindre les populations dans le besoin.
“Le président Touadera préfère s’accrocher au pouvoir avec l’aide de criminels russes plutôt que de chercher une solution politique inclusive”, fustige un officier général de la CPC-F. “Cette stratégie ne fait qu’enfoncer davantage le pays dans la violence“.
Une fuite en avant mortifère, d’après la CPC-F
Alors que la communauté internationale ne cesse d’appeler à une désescalade, le régime Touadera persiste dans sa logique guerrière en s’appuyant sur Wagner, dont les méthodes brutales ne font qu’attiser les tensions. Cette alliance toxique hypothèque gravement les perspectives de paix en RCA.
La reprise des hostilités par la CPC-F n’est que la conséquence logique de l’intransigeance d’un pouvoir qui a choisi la répression plutôt que le dialogue, préférant la violence des mercenaires à la réconciliation nationale. Les Centrafricains en paieront une nouvelle fois le prix fort.
Bangui, CNC. Un acte de justice populaire a dégénéré en bain de sang dans le village Garba, à 50 km de Bozoum sur l’axe Nanga-Boguila. Les affrontements meurtriers entre deux familles révèlent l’absence totale de l’autorité de l’État dans les zones reculées de la République centrafricaine.
Une spirale de violence meurtrière dans le village Garba
Le drame a commencé dans le village Garba le week-end dernier lorsqu’une famille a accusé une femme d’une soixantaine de pratiquer la sorcellerie “Ngbin” sur leurs parents. Sans aucune forme de procès, ils ont capturé la dame avant de la battre à mort. En représailles, les proches de la victime, armés de couteaux, ont attaqué les bourreaux, provoquant plusieurs décès dans les deux camps rivaux.
Le village Garba livré à lui-même
“En l’absence totale des forces de l’ordre et d’un tribunal, les habitants règlent leurs différends par la violence”, déplore Martin Zala, notable du village. “Cette situation explosive perdure car personne ne peut faire respecter la loi”.
L’impuissance de la justice officielle
Le tribunal de Bozoum existe mais fonctionne à un rythme compliqué, faute de moyens et de personnel. “Les magistrats brillent par leur absence et les forces de l’ordre sont inexistantes dans des localités éloignées”, explique Me Jean Mballa, avocat au barreau de Bangui. “Cette défaillance de l’État pousse les populations à se faire justice elles-mêmes“.
Un phénomène en expansion
Cette tragédie du village Garba n’est pas un cas isolé dans le pays. La justice populaire gagne du terrain dans les zones rurales centrafricaines abandonnées par l’État. Les accusations de sorcellerie débouchent régulièrement sur des exécutions sommaires, suivies de cycles de vengeances meurtrières.
Les familles endeuillées du village Garba restent dans une tension extrême, sans aucune perspective de médiation officielle. Cette situation dramatique révèle l’urgence de restaurer l’autorité de l’État et un système judiciaire fonctionnel sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Persécution au ministère de la Communication : Christian-Aimé Ndota passe à l’offensive judiciaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou. Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou En France, un jeune prétend être le fils du Porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, tente d’intimider les policiers français” width=”450″ height=”207″ />Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou – En France, un jeune prétend être le fils du Porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, tente d’intimider les policiers français
Bangui, CNC. Le journaliste Christian-Aimé Ndota vient d’annoncer qu’il va porter plainte contre le ministre de la Communication devant le tribunal administratif. Cette décision intervient après des mois de tracasseries administratives, marquant une nouvelle étape dans la persécution systématique de ce professionnel des médias par les autorités.
Un acharnement qui perdure contre Christian-Aimé Ndota
Le ministère de la Communication refuse de délivrer à Christian-Aimé Ndota son certificat de reprise de service, un mois après la fin de sa suspension arbitraire. Cette obstruction administrative s’ajoute à une longue liste de mesures vexatoires visant à entraver le travail de ce journaliste.
« J’ai décidé de porter plainte contre le ministre de la Communication auprès du tribunal administratif dès le lundi 28 octobre 2024. Que justice soit faite », déclare Christian-Aimé Ndota sur sa page Facebook.
Des irrégularités procédurales flagrantes dans le dossier contre de Christian-Aimé Ndota
L’accumulation des violations des droits de ce professionnel des médias démontre un schéma inquiétant. Quatre mois après la décision de suspension, le conseil de discipline ne l’a toujours pas auditionné, en violation des règles élémentaires de la procédure administrative. Son recours déposé le 17 juillet 2024 auprès du Conseil Supérieur de la Fonction Publique reste lettre morte.
Une continuité dans la répression contre Christian-Aimé Ndota
Cette persécution administrative rappelle les méthodes de l’ancien ministre de la Communication, Serge Ghislain Djori. Son successeur, Maxime Balalou, perpétue ces pratiques d’intimidation envers les journalistes indépendants qui osent exercer leur métier avec professionnalisme.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de pressions sur tous les journalistes centrafricains et les médias en général. La multiplication des sanctions administratives arbitraires vise à museler les voix dissidentes et à décourager tout journalisme critique. L’absence de réponse aux recours administratifs légaux pousse désormais les victimes à se tourner vers la justice, dernier rempart contre ces abus de pouvoir.
La Cour d’appel de Bambari redémarre ses activités après une décennie d’inactivité
Centrafrique.org/les-juges-de-la-cour-dappel-de-bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-juges-de-la-cour-dappel-de-Bambari-450×203.jpg” alt=”Magistrats en toge rouge et noire devant le drapeau centrafricain lors de la cérémonie de réouverture de la Cour d’appel de Bambari en République centrafricaine” width=”450″ height=”203″ />Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption
Bangui, CNC. La justice retrouve ses marques dans la région centre-est de la République centrafricaine. À Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui, la Cour d’appel reprend ses activités après plus d’une décennie d’interruption. Un nouveau bâtiment comprenant une dizaine de bureaux, construit par la Minusca, permet désormais aux magistrats de travailler dans des conditions optimales.
« Cette reprise des activités judiciaires de la Cour d’appel de Bambari représente un message fort pour la population de notre ressort. Les accusés n’auront plus à être transférés à Bangui pour leurs procès », déclare le président de la Cour d’appel lors de la cérémonie de tirage au sort des jurés ce vendredi 25 octobre 2024.
La Cour d’appel de Bambari , une juridiction aux compétences étendues
La juridiction couvre sept préfectures : Bambari (Ouaka), Bangassou (Mbomou), Obo (Haut-Mbomou), Alindao (Basse-Kotto), Bria (Haute-Kotto) et Birao (Vakaga). Cette vaste zone géographique, qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres, nécessitait une institution judiciaire capable de traiter les affaires criminelles localement.
Vingt-et-un dossiers à examiner pour la session criminelle 2024 à la Cour d’appel de Bambari
Pour sa première session criminelle prévue du 5 au 25 novembre 2024, la Cour d’appel de Bambari examinera vingt-et-un dossiers. « Les affaires concernent principalement des accusations de viol sur mineurs et des cas de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort », précise le procureur général près la Cour d’appel de Bambari.
Une procédure rigoureuse
Conformément au code de procédure pénale centrafricain, un jury populaire de quinze membres a été constitué. « Le tirage au sort des jurés parmi la population de Bambari respecte les dispositions légales qui exigent la présence de citoyens dans la composition juridictionnelle », explique un magistrat de la Cour.
Des défis logistiques à surmonter par la Cour d’appel de Bambari
L’étendue du ressort territorial de la Cour d’appel de Bambari pose des défis considérables. Un accusé originaire d’Obo, poursuivi pour viol sur mineur, devra parcourir plus de 1320 kilomètres pour comparaître devant la Cour. Les autorités judiciaires assurent que des dispositions sont prises pour garantir le transport des accusés et des témoins.
Un programme de formation
Des sessions de formation sont organisées pour les jurés sélectionnés, le personnel judiciaire et les professionnels des médias. Ces formations visent à garantir un bon déroulement des audiences et une couverture médiatique appropriée des procès.
Perspectives de développement
Cette renaissance judiciaire s’inscrit dans un contexte plus large de reconstruction des institutions de la République centrafricaine. La présence d’une Cour d’appel fonctionnelle à Bambari devrait contribuer à réduire l’impunité et à restaurer l’autorité de l’État dans cette région.
« La justice de proximité devient une réalité pour les populations de notre ressort. Cette reprise des activités judiciaires marque un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité », souligne le président de la Cour d’appel.
La session criminelle de novembre 2024 constituera un test déterminant pour cette institution renaissante. Son succès pourrait servir de modèle pour la réhabilitation d’autres juridictions en province, renforçant ainsi le maillage judiciaire sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Bangui, CNC. Un accident de circulation tragique s’est produit samedi 26 octobre en fin d’après-midi devant la tribune municipale de Bossangoa, située à environ 305 kilomètres au nord de Bangui. Une collision entre deux motos a coûté la vie à un homme et fait plusieurs blessés, marquant une nouvelle fois les dangers de la circulation routière dans la ville.
En effet, la victime, identifiée sous le nom de Belarmain, circulait seule sur sa moto lorsqu’elle est entrée en collision avec un taxi-moto. Ce dernier transportait une femme et ses deux enfants qui venaient juste d’être libérés de l’hôpital, ajoutant une dimension particulièrement tragique à l’événement. Les circonstances exactes de la collision restent à déterminer par les forces de l’ordre locales.
Intervention d’urgence et conséquences
Immédiatement après l’accident, les victimes ont été rapidement transportées vers l’établissement hospitalier le plus proche. Malgré les efforts du personnel médical, Belarmain a malheureusement succombé à ses blessures deux heures après son admission, vers 19h07. Le conducteur du taxi-moto, la mère et ses deux enfants ont été sérieusement blessés et demeurent hospitalisés pour recevoir des soins intensifs et diverses interventions médicales.
Contexte de Bossangoa
Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, est une ville importante du nord de la République centrafricaine. La circulation y est particulièrement dense avec des motos, notamment aux abords des édifices publics comme la tribune municipale où s’est produit l’accident. Les motos-taxis, moyen de transport privilégié dans cette ville de l’Ouham, jouent un rôle déterminant dans la mobilité urbaine mais sont également source de nombreux accidents.
Image de l’accident parle d’elle-même
L’image de l’accident parvenue à notre rédaction montre une des victimes allongée sur un lit d’hôpital, témoignant de la violence du choc et de la gravité de l’accident. Par respect pour les familles et les victimes, nous avons choisi de ne pas publier cette image.
Réactions et mesures
Les autorités préfectorales n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de l’accident, mais cet événement tragique pousse les citoyens à s’interroger sur la question de la sécurité routière dans la ville de Bossangoa et ses environs. Les habitants du quartier, témoins de l’accident, appellent à des mesures renforcées pour prévenir ce type de drame.
Notre rédaction présente ses sincères condoléances à la famille de la victime et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.*
Inondation à Bozoum : voici les conseils absurdes et spectaculaire d’un technicien agricole aux victimes
Centrafrique.org/bozoum-sous-les-eaux-la-saison-des-pluies-met-la-Centrafrique-a-genoux/inondation_ville_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83711″ data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bozoum
Bangui, CNC. À Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, les récentes inondations ont laissé place à une situation ubuesque. Un technicien de l’Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA) vient de formuler des recommandations qui défient toute logique, provoquant stupeur et indignation parmi la population locale.
Inondation à Bozoum , et une expertise en question
Faustin Ndoupendji, conseiller technique agricole à Bozoum, s’est adressé aux agriculteurs sinistrés avec des propos déconcertants :
« Vous devez faire un bon choix pour avoir une bonne parcelle et cultiver là dessus. Il Et il faut toujours être courageux, et là c’est notre dernier métier… à la fin tu dois avoir quelque chose à manger ou bien inscrire tes enfants, faire inscrire tes élèves avec le peu que tu vas récolter » .
Cette déclaration, empreinte d’une syntaxe approximative et d’un raisonnement nébuleux digne d’un papa troublé, provoque de sérieuses interrogations sur la compétence des agents censés guider les agriculteurs en ces temps difficiles d’inondation à Bozoum.
Inondation à Bozoum : des recommandations hors-sol
Le technicien poursuit avec des conseils qui semblent ignorer totalement la réalité du terrain :
« Donc, maintenant c’est le moment de faire le choix d’une future parcelle. Si il y a un devoir, comment il peut le faire ? Mais éviter là où il y a le passage d’eau, parce que ça peut causer de préjudices » .
Ces suggestions, loin d’apporter des solutions concrètes, ignorent l’ampleur des dégâts causés par les inondations et les défis immédiats auxquels sont exposés les agriculteurs.
Une population médusée
Les habitants de Bozoum, déjà aux prises avec les conséquences des inondations, peinent à comprendre ces recommandations.
Un agriculteur de Bozoum témoigne : « Nous avons perdu nos récoltes, nos maisons sont détruites, et on nous parle de choisir de nouvelles parcelles ? C’est une plaisanterie de mauvais goût » .
Des autorités muettes
L’absence de réaction des autorités compétentes devant ces déclarations aberrantes ajoute à la confusion générale. Le silence du gouvernement et des responsables de l’ACDA laisse planer le doute sur la qualité de l’encadrement technique proposé aux agriculteurs centrafricains.
Un représentant d’une ONG à Bozoum s’insurge : « Ces propos démontrent un manque total de professionnalisme. Les agriculteurs ont besoin d’un soutien concret, pas de conseils absurdes » .
Une crédibilité en péril
L’épisode de Bozoum jette une lumière crue sur les dysfonctionnements des services d’accompagnement agricole en République centrafricaine. Il pose la question capitale de la formation et de la sélection des techniciens envoyés sur le terrain.
Alors que les agriculteurs de Bozoum luttent pour surmonter les conséquences des inondations, ils se retrouvent désormais exposés à un nouveau défi : faire la part entre les conseils pertinents et les élucubrations d’un technicien visiblement dépassé par sa mission.
Un nouveau collège public ouvre ses portes à Cantonnier-Béloko
Centrafrique.org/college-de-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>La façade rénovée du Collège d’Enseignement Général de Cantonnier symbolise l’espoir d’un meilleur avenir éducatif dans cette ville frontalière
L’inspection académique de la Nana-Mambéré a inauguré un nouveau collège d’enseignement général ce mercredi 23 octobre 2024 dans la localité de Cantonnier-Béloko, située à 560 km de Bangui. Cet établissement, qui occupe temporairement trois salles de classe de l’école Postes de Cantonnier, vise à renforcer l’offre éducative dans cette zone frontalière avec le Cameroun.
“La création de ce collège à Cantonnier Béloko répond à un besoin stratégique. Cantonnier est une ville frontalière avec le Cameroun. Notre mission consiste à améliorer la qualité du système éducatif centrafricain dans cette région”, déclare Faustin Basadi, inspecteur académique de la Nana-Mambéré.
Cette ouverture du nouveau collège à Cantonnier Béloko s’inscrit dans un contexte éducatif complexe. Lors de sa tournée d’inspection sur l’axe Bouar-Cantonnier, l’inspecteur a relevé plusieurs défis : “Les constats sont amers. Nous manquons d’enseignants qualifiés. Les élèves s’entassent dans les salles de classe, avec parfois un seul enseignant pour tout un cycle”, explique-t-il.
Le nouveau collège à Cantonnier bénéficie déjà d’une équipe administrative, avec un directeur d’études et un intendant.“Je demande aux responsables d’accomplir loyalement leurs tâches en privilégiant les critères de compétence et de mérite”, souligne l’inspecteur Basadi.
L’exploitation aurifère perturbe la scolarisation
L’ouverture de ce collège à Cantonnier intervient dans une région où l’exploitation minière artisanale détourne de nombreux jeunes de l’école. “L’exploitation des mines en République centrafricaine entrave le système éducatif. Malgré les revenus générés, cette activité pénalise l’éducation des enfants”, note l’inspecteur académique.
Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale, avait annoncé le recrutement d’enseignants contractuels pour combler le déficit en personnel qualifié. Une mesure attendue avec impatience par les responsables locaux pour assurer un meilleur encadrement des élèves.
Ce nouveau collège à Cantonnier représente un espoir pour les jeunes de Cantonnier-Béloko et des villages environnants. Les autorités éducatives appellent les parents à privilégier la scolarisation de leurs enfants plutôt que le travail dans les mines, rappelant que “l’éducation reste le fondement du développement du pays”.
Attaque, règlement de compte : le déchirements au sein du MLPC-CO prend de l’ampleur
Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-au-chevets-de-koyambonou-et-sa-bande-coinces/assis-de-gauche-a-droite-etienne-malekoudou-chantal-jean-edouard-koyambonou-et-gonidere/” rel=”attachment wp-att-63806″ data-wpel-link=”internal”>Assis de gauche a droite, Étienne Malekoudou, Chantal Jean Edouard Koyambonou, e Gonidere . CopyrightCNC
Bangui, CNC. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain-Courant Originel (MLPC-CO), une faction dissidente créée par le pouvoir pour affaiblir l’opposition, sombre dans un chaos spectaculaire. Au cœur de cette débâcle, Etienne Malekoudou, un prétendu avocat dont les compétences juridiques sont plus que douteuses, vient de publier une déclaration qui dévoile l’ampleur de la manipulation instrumentée par le régime.
Une dissidence en pleine implosion au sein du MLPC-CO.
Le MLPC-CO, né en 2022 sous l’impulsion de Chantal Jean-Édouard Koyambonou après son éviction du MLPC historique, se désagrège à vue d’œil. Divisé en trois factions rivales, ce groupuscule issu des manœuvres du pouvoir pour saper l’opposition légitime expose au grand jour son inconsistance politique et son manque total de crédibilité.
“Le MLPC-CO n’est qu’une coquille vide créée par le régime pour diviser l’opposition. Aujourd’hui, cette marionnette leur échappe et se retourne contre ses créateurs et créée la confusion au sein du MLPC-CO “, analyse un observateur politique sous couvert d’anonymat.
Malekoudou : un “avocat” au service de la confusion au sein du MLPC-CO
Etienne Malekoudou, figure de proue de l’une des factions du MLPC-CO, vient de publier un communiqué qui montre parfaitement l’amateurisme et la confusion régnant au sein du MLPC-CO. Se présentant comme “Coordinateur National”, il dénonce la création d’un “Bureau Politique Provisoire” par un certain Jacquesson Mazette, autre dissident en quête de miettes.
“Malekoudou démontre une ignorance crasse du droit et des statuts du parti qu’il prétend défendre”, déclare un juriste centrafricain. “Il mélange allègrement les statuts du MLPC historique et ceux de sa propre faction dissidente. C’est un non-sens juridique total qui ne fait que souligner l’incompétence de ce soi-disant avocat.”
En effet, le communiqué invoque les statuts du MLPC pour contester la légitimité du bureau créé par Mazette, alors même que le MLPC-CO n’a aucune existence légale reconnue. Cette confusion délibérée ne fait que renforcer l’idée d’une manipulation grossière orchestrée par le pouvoir.
Des marionnettes qui s’entredéchirent au sein du MLPC-CO
“Ces pseudo-opposants ne sont que des pantins manipulés au sein du MLPC-CO par le régime pour diviser et affaiblir le véritable MLPC”, affirme un ancien cadre du parti. “Koyambonou a été récompensé par un poste ministériel, tandis que Malekoudou et Mazette se battent pour les miettes, espérant sans doute une reconnaissance similaire”.
Cette stratégie de division au sein du MLPC-CO, bien que grossière, semble atteindre son objectif. Pendant que ces dissidents se déchirent publiquement, le MLPC historique et son président légitime, Martin Ziguélé, peinent à faire entendre leur voix face à ce brouhaha artificiel.
Un appel à la vigilance citoyenne
Face à ce spectacle navrant au sein du MLPC-CO, la population centrafricaine est appelée à la plus grande vigilance. “Il est important de ne pas se laisser berner par ces manœuvres qui discréditent l’opposition tout entière”, prévient un militant de la société civile centrafricaine. “Le régime cherche à créer une opposition de façade, docile et inefficace. Ne tombons pas dans ce piège grossier”.
Le cas Malekoudou et du MLPC-CO démontre parfaitement une fois de plus les dérives d’une classe politique manipulée en perte de repères, où l’opportunisme et l’amateurisme le disputent à la manipulation éhontée. Il est grand temps que les véritables forces d’opposition se ressaisissent pour offrir une alternative crédible aux Centrafricains, loin de ces querelles intestines stériles qui ne servent que les intérêts du pouvoir en place.
La République centrafricaine mérite mieux que ces pitoyables manœuvres politiciennes. L’heure est venue pour les citoyens de rejeter ces faux opposants et d’exiger une véritable alternative politique, capable de relever les immenses défis auxquels le pays est confronté.
Entre mécanique et mysticisme : l’énigme des voitures de Djorie et Sébiro qui ont pris feu à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Vehicule-de-lancien-ministre-conseiller-Wilfried-Sebiro-incendie-a-Bangui-450×450.jpg” alt=”Véhicule de l’ancien ministre-conseiller Wilfried Sebiro incendié dans la concession de l’école nationale d’administration et de la magistrature à Bangui le 25 octobre 2024à Bangui” width=”450″ height=”450″ />Véhicule de l’ancien ministre-conseiller Wilfried Sebiro incendié à Bangui
Bangui, CNC. Deux incidents troublants se sont produits la semaine dernière dans la capitale centrafricaine. Les véhicules de l’ancien ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie, limogé en janvier 2024, et de Maurice Wilfried Sébiro, ex-ministre-conseiller en communication présidentielle, ont été consumés par les flammes dans des circonstances énigmatiques.
Le Toyota Land Cruiser VX appartenant à Maurice Wilfried Sébiro, qui occupe toujours un poste à la présidence, a pris feu subitement dans l’enceinte de l’École Nationale d’Administration et de la magistrature (ENAM).
« Au démarrage, j’ai remarqué une anomalie. Le temps de réagir, les flammes avaient déjà envahi le compartiment moteur » , explique-t-il sur sa page Facebook.
D’après notre expert en mécanique automobile, Jean-Marc Houlous, plusieurs facteurs peuvent provoquer un tel incendie : « Sur ce modèle de Land Cruiser, une fuite de carburant au niveau de la rampe d’injection ou un court-circuit électrique près du bloc moteur peuvent déclencher un feu rapide et intense » .
Le véhicule de monsieur Serge Djorie, stationné devant le Conseil Constitutionnel, a connu un sort identique. Ces incidents alimentent les conversations dans les quartiers de Bangui. Certains évoquent des pratiques mystiques, particulièrement en cette période de fin d’année propice aux rituels de renouvellement de puissance selon les croyances locales.
« Ces accidents surviennent souvent quand les protections mystiques arrivent à expiration » , affirme Papa Séréfio, un tradipraticien reconnu dans la capitale Bangui. D’autres, plus pragmatiques, pointent le manque d’entretien régulier des véhicules, aggravé par la chaleur intense de cette saison.
Les services de sécurité n’ont pour l’instant communiqué aucune information sur l’origine de ces incendies. Une expertise technique approfondie permettrait d’élucider ces événements qui intriguent la population banguissoise.
Blanchiment de capitaux en Centrafrique : des forces de défense et de sécurité formées à Cantonnier
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Commissariat-de-police-de-la-ville-de-Beloko-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun-450×294.jpg” alt=”Commissariat de police de la ville de Béloko à la frontière avec le Cameroun Commissariat-de-police-de-la-ville-de-Beloko-a-la-frontiere-avec-le-Cameroun Le fiasco du projet informatique d’immigration à Béloko en Centrafrique : Promesses non tenues et gaspillage de fonds publics” width=”450″ height=”294″ />Commissariat de police de la ville de Beloko à la frontiere avec le Cameroun
Bangui, CNC. Des représentants des forces de défense et des services de sécurité ont reçu une formation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en Centrafrique ce mercredi 16 octobre 2024 à Cantonnier, à proximité de la frontière camerounaise. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs locaux dans la lutte contre le blanchiment de capitaux en Centrafrique.
“Le criminel ne doit pas profiter des produits de ses activités illégales”, déclare Giscard Gassien Mangou, magistrat et directeur général par intérim de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF). Cette session organisée dans la salle de conférences de Santa Maria vise à former les agents de l’État sur la détection des flux financiers suspects dans le cadre du blanchiment de capitaux en Centrafrique.
La position stratégique de Cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun, en fait une zone sensible pour les transactions financières douteuses et le blanchiment de capitaux en Centrafrique . “La localisation de Cantonnier et de Béloko près de la frontière nécessite une vigilance accrue sur les mouvements de fonds qui pourraient servir à l’achat d’armes ou au financement d’activités criminelles”, précise le directeur de l’ANIF.
Cette formation s’inscrit dans le programme soutenu par la Banque Africaine de Développement à travers le KAMEREF. Elle porte une attention particulière au secteur minier, où la présence d’opérateurs étrangers dans l’exploitation de l’or et du diamant requiert un contrôle rigoureux des transactions financières.
L’initiative bénéficie du soutien direct du gouvernement de Félix Moloua sous la supervision du président Baba Kongoboro , dans le cadre de sa politique de lutte contre la corruption et les activités illégales.
Centrafrique : 161 fonctionnaires centrafricains admis à la retraite
Bangui, CNC. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Marcel Djimassé, a signé un arrêté mettant à la retraite 161 fonctionnaires centrafricains à compter du 31 décembre 2024. Cette décision touche des agents de divers corps de l’administration ayant atteint la limite d’âge, selon l’arrêté.
L’éducation nationale particulièrement concernée pour ces fonctionnaires centrafricains admis à la retraite.
Parmi les fonctionnaires centrafricains admis à la retraite, le secteur de l’éducation nationale se trouve en première ligne avec 23 professeurs de lycée et de collège, ainsi que 9 instituteurs. Christophe Beret-Abossolo, professeur de lycée né en 1962, figure parmi les enseignants concernés. Après plus de 35 ans de carrière, il exprime des sentiments mitigés : « Je suis fier d’avoir contribué à former des générations d’élèves, mais je m’inquiète pour l’avenir de l’éducation dans notre pays » .
La santé, autre secteur clé impacté pour ces fonctionnaires admis à la retraite.
Le domaine de la santé voit également partir 34 de ses fonctionnaires admis à la retraite , dont 2 médecins généralistes. Le Dr Guy Roger Dotte, né en 1962, s’apprête à quitter son poste à l’hôpital communautaire de Bangui. « Notre système de santé manque cruellement de personnel qualifié. Mon départ, comme celui de mes collègues, risque d’aggraver la situation » , s’alarme-t-il.
L’administration générale perd des cadres expérimentés pour cette vague de départ de ces fonctionnaires centrafricains admis à la retraite.
L’administration générale n’est pas épargnée, avec 38 cadres admis à la retraite. Parmi ces fonctionnaires centrafricains admis à la retraite, Bendert Bokia, administrateur civil principal né en 1962, s’inquiète de la perte d’expertise : « Nous emportons avec nous des décennies d’expérience. Il faut assurer une transition en douceur pour ne pas désorganiser les services » .
Des départs des fonctionnaires centrafricains admis à la retraite dans tous les secteurs.
L’arrêté concerne également d’autres secteurs comme les finances, les douanes, les impôts, ou encore l’aviation civile. Jean Paul Azo Abdoulaye, ingénieur d’exploitation de l’aviation civile né en 1962, quittera ses fonctions à l’aéroport international Bangui M’Poko. « La sécurité aérienne exige une expertise pointue. J’espère que mon remplaçant sera formé à temps » , déclare-t-il.
Un congé libératoire de trois mois.
Selon l’arrêté ministériel, les fonctionnaires centrafricains admis à la retraite bénéficieront d’un congé libératoire de trois mois à partir du 1er octobre 2024. Cette période vise à faciliter la transition entre la vie active et la retraite.
Aucune dérogation prévue.
Le texte précise qu’aucun maintien en activité ne sera autorisé après l’admission à la retraite, même pour les agents nommés par décret présidentiel. Cette disposition soulève des interrogations quant à la continuité de certains services, notamment dans les zones rurales où le recrutement s’avère difficile.
Une mesure inscrite dans le cadre légal.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application du statut général de la fonction publique centrafricaine. Elle vise à assurer le renouvellement des effectifs de l’administration et à maîtriser la masse salariale de l’État, dans un contexte économique tendu.
Des défis pour l’administration centrafricaine.
Le départ à la retraite de ces 161 fonctionnaires, dont certains occupent des postes clés, provoque plusieurs défis pour l’administration centrafricaine. Le premier concerne le recrutement et la formation de leurs remplaçants.
Arsène Sakazo, analyste politique à Bangui, souligne l’ampleur de la tâche : « L’État centrafricain doit non seulement recruter, mais aussi former rapidement ces nouveaux agents pour éviter une rupture dans la continuité du service public » . Il ajoute que « dans certaines régions comme la Vakaga ou le Haut-Mbomou, distantes de plus de 700 km de Bangui, le recrutement de personnel qualifié s’annonce particulièrement ardu » .
La transmission des connaissances constitue un autre enjeu majeur. Marie-Claire Dobola, experte en gestion des ressources humaines, préconise la mise en place d’un système de tutorat : « Il faut organiser un transfert de compétences entre les agents partants et leurs successeurs, particulièrement dans les domaines techniques comme l’aviation civile ou la santé » .
Un impact sur le fonctionnement des services.
L’impact de ces départs sur le fonctionnement quotidien des services publics suscite des inquiétudes. Dans le secteur de l’éducation, déjà en tension, la perte de 32 enseignants expérimentés risque d’aggraver le déficit d’encadrement dans les établissements scolaires.
Un membre du secrétariat général du Syndicat national des enseignants de Centrafrique (SYNECA), tire la sonnette d’alarme : « Avec le départ de ces enseignants chevronnés, nous craignons une baisse encore plus grave de la qualité de l’enseignement. Le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour combler ce vide » .
Des opportunités pour la jeunesse centrafricaine ?
Malgré les inquiétudes, certains voient dans ces départs à la retraite une opportunité pour la jeunesse centrafricaine. Bernard Yangongo, membrre influent de l’Association des jeunes diplômés de Centrafrique, se veut optimiste : « Ces départs vont libérer des postes pour les jeunes diplômés qui peinent à intégrer la fonction publique. C’est l’occasion de rajeunir et de dynamiser notre administration » .
Le gouvernement appelé à anticiper.
Face à ces enjeux, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler le gouvernement à anticiper les conséquences de ces départs massifs à la retraite. Un député de la majorité présidentielle interpelle l’exécutif : « Le gouvernement doit présenter un plan clair pour assurer la continuité du service public et la formation des nouveaux agents. Nous ne pouvons pas nous permettre une désorganisation de notre administration » .
Alors que le pays poursuit ses efforts de stabilisation et de développement, la gestion de cette transition au sein de l’administration apparaît comme un test crucial pour le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, surnommé « Baba Kongoboro » . La capacité de l’État à maintenir la qualité des services publics, malgré le départ de cadres expérimentés, sera scrutée de près par la population et les partenaires internationaux de la République centrafricaine.
La société civile centrafricaine se dresse unanimement contre la loi sur les “agents étrangers” du gouvernement centrafricain
Centrafrique.org/retour-de-bozize-la-societe-civile-appelle-les-militants-de-knk-et-du-mcu-au-calme-et-a-la-retenue/les-deux-leaders-de-gtsc-gervais-lakosso-et-paul-crescent-beninga-par-cyrille-jefferson-yapende-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-35263″ data-wpel-link=”internal”>Les deux leaders de GTSC Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga
Bangui, CNC. Une mobilisation sans précédent agite depuis quelques jours le pays de Barthelemy Boganda, la République centrafricaine. Plus de 45 organisations de la société civile centrafricaine, réunies ce 23 octobre à Bangui, ont lancé un appel solennel contre le projet de loi sur les “agents étrangers” qui doit être soumis au vote de l’Assemblée nationale ce vendredi. Cette levée de boucliers témoigne de l’inquiétude grandissante face à ce que les acteurs centrafricains qualifient de “dérive autoritaire” du pouvoir.
Une coalition inédite de la société civile centrafricaine contre un projet liberticide
“Jamais auparavant nous n’avions vu une telle unanimité au sein de la société civile centrafricaine”, déclare Ger Yad Laxos, coordinateur du G7SC, qui a présidé la réunion extraordinaire des organisations. “Des associations de défense des droits humains aux groupements professionnels, en passant par les organisations de développement local, tous les secteurs de la société civile rejettent catégoriquement ce texte qui menace leur existence même“.
Le front uni de la société civile centrafricaine formé par ces organisations traduit l’ampleur des inquiétudes. “Cette mobilisation exceptionnelle de la société civile centrafricaine montre que nous avons parfaitement conscience du danger que représente cette loi pour l’avenir de notre pays”, souligne Adolphe Tickis, président de la ROSCA-GD, l’une des principales organisations signataires.
Une analyse accablante du projet de loi
Les organisations signataires ont minutieusement analysé le projet de loi, révélant son caractère profondément antidémocratique. “Notre examen juridique démontre que ce texte viole non seulement la Constitution centrafricaine, mais aussi l’ensemble des conventions internationales ratifiées par notre pays”, explique Me Soungba Jaffre du DPADH.
“Ce qui nous alarme particulièrement, c’est la similitude frappante avec la loi russe de 2012 sur les agents étrangers”, poursuit Rosalie Lob-Dé de l’organisation Londo Na Ye.“Le gouvernement n’a même pas pris la peine d’adapter le texte à notre contexte national. C’est une copie servile qui révèle les véritables intentions derrières ce projet“.
Des conséquences désastreuses pour la société civile centrafricaine
Les organisations de la société civile centrafricaine dénoncent les multiples dangers que représente cette législation. “Si cette loi est adoptée, toute organisation recevant un financement étranger sera automatiquement étiquetée comme ‘agent étranger’, avec toutes les conséquences que cela implique”, alerte Abel Matchoy de l’AFCMP. “C’est une tentative évidente de criminaliser la coopération internationale et d’isoler la société civile centrafricaine“.
La stigmatisation des acteurs centrafricains inquiète particulièrement. “Dans un pays où la reconstruction et le développement dépendent largement de la coopération internationale, cette loi créera un climat de suspicion généralisée”, prévient Ngbanmawo Ue de l’ACMCGP. “Nos partenaires internationaux seront découragés de travailler avec nous, ce qui aura des conséquences dramatiques pour les populations vulnérables que nous soutenons.”
Un appel pressant de la société civile centrafricaine aux autorités
Face à cette menace imminente, les organisations ont formulé des recommandations urgentes aux autorités. “Nous exigeons la suspension immédiate de la procédure d’adoption de ce projet de loi”, déclare Dongbo Guy Axel du CAT-RCA. “Le gouvernement doit retirer ce texte et engager une véritable consultation avec la société civile sur les enjeux de la coopération internationale“.
L’Assemblée nationale est également interpellée. “Nous appelons solennellement les députés à prendre leurs responsabilités”, insiste Sougbenet Langy du CIONGCA.“Voter cette loi reviendrait à porter un coup fatal à la démocratie centrafricaine et à l’engagement citoyen dans notre pays“.
Une mobilisation de la société civile centrafricaine qui s’intensifie
Les organisations de la société civile centrafricaine signataires ont annoncé une série d’actions pour les jours à venir. “Nous ne nous arrêterons pas à cette déclaration”, affirme Ndoba Nickel de ROSCA-GB. “Des manifestations pacifiques sont prévues, et nous continuerons à sensibiliser la population sur les dangers de cette loi“.
Une délégation conduite par le G7SC doit également rencontrer les présidents des groupes parlementaires. “Nous espérons encore pouvoir convaincre suffisamment de députés de rejeter ce texte liberticide“, explique Molowala Wot Hala de l’ANDAC. “L’avenir de la société civile centrafricaine est en jeu.”
Alors que le vote approche, la tension monte à Bangui. “Cette loi représente un tournant décisif pour notre pays”, conclut Ngbo-Landex de l’OJBO. “Soit nous réussissons à bloquer ce texte et nous préservons l’espace démocratique, soit nous assistons à l’installation d’un régime de plus en plus autoritaire en République centrafricaine“.
La mobilisation de la société civile centrafricaine face à ce projet de loi révèle l’ampleur des inquiétudes quant à l’évolution du pays. Dans les prochaines 48 heures, le vote de l’Assemblée nationale dira si ces voix d’alarme ont été entendues.
Nous vivons à l’ère des rencontres en ligne. Les « swipes », les « likes » et les « matchs » dans les applications de rencontre les plus populaires sont déjà devenus un phénomène tout à fait courant. Plus de 17 % des mariages modernes commencent par une rencontre sur Internet, et ce chiffre augmente rapidement.
Le véritable essor des rencontres sur le web a commencé en 2012 avec la sortie de l’application Tinder. À l’époque, le mécanisme du « swipe » était vraiment quelque chose de nouveau. Il a transformé la recherche de l’âme sœur en une sorte de jeu engageant et vraiment inédit. L’intérêt pour les rencontres en ligne n’a fait que croître au cours des années qui ont suivi. Aujourd’hui, une personne sur trois a rencontré quelqu’un en ligne au moins une fois dans sa vie.
Mais la popularité des rencontres en ligne augmente-t-elle réellement les chances de réussite des rencontres ? Découvrons-le !
Les principaux avantages et inconvénients des applications de rencontre actuelles.
Dans le monde moderne, où il ne reste parfois plus de temps pour la vie personnelle, les rencontres en ligne sont devenues une véritable aubaine pour des millions de personnes. Après tout, elle offre vraiment de nombreux avantages :
Commodité et accessibilité. Vous pouvez rencontrer de nouvelles personnes presque à tout moment et n’importe où. Et les paramètres flexibles de recherche de partenaires potentiels permettent de simplifier considérablement votre tâche.
Variété et grand choix. Les services de rencontre modernes comptent des millions d’utilisateurs inscrits, parmi lesquels il y a effectivement de nombreuses personnes qui vous intéresseront et avec lesquelles vous aurez plaisir à faire connaissance, à nouer des amitiés, voire des relations.
Économie de temps et de ressources. Les applications de rencontres réduisent le temps nécessaire à la recherche de partenaires potentiels, éliminent les dépenses inutiles et permettent d’écarter facilement les candidats inadéquats sans y consacrer beaucoup de temps et d’énergie.
Pour de nombreux contemporains, ces avantages sont suffisants pour utiliser régulièrement les applications de rencontres et chercher l’amour. Pourtant, il est tout aussi important de rappeler aussi les inconvénients de ce format de rencontre :
Fausses informations et tromperie. Rien ne garantit que les informations contenues dans le profil d’une personne soient exactes. De nombreuses personnes ont tendance à embellir considérablement leur biographie, à retoucher exagérément leurs photos, voire à créer de faux profils qui n’ont rien à voir avec la réalité.
Le manque de sérieux de nombreux utilisateurs et utilisatrices. Tous les participants des services de rencontre n’ont pas vocation à faire des rencontres sérieuses et prometteuses. L’application Tinder susmentionnée est même parfois qualifiée d’application de rencontres d’un soir. Y trouver des personnes vraiment sérieuses et intéressantes peut parfois s’avérer très problématique.
Le risque de déception. Lorsque vous rencontrez quelqu’un sur une appli ou un site de rencontre, la plupart des communications se font par chat textuel. Mais ce format de communication ne permet pas d’évaluer objectivement une personne et conduit parfois à la juger de manière biaisée. Vous formez dans votre subconscient une image idéalisée de votre interlocuteur ou de votre interlocutrice, qui en réalité n’existe pas. Vous êtes alors déçu(e).
Si vous souhaitez vraiment faire des rencontres sérieuses, éviter les déceptions et communiquer avec des interlocuteurs intéressants et prometteurs, les sites de rencontres traditionnels ne sont peut-être pas faits pour vous. Heureusement, il existe d’excellentes alternatives à essayer.
Le chat vidéo en ligne : un format de rencontre en ligne qui vous plaira.
Il est clair que les applications de rencontre traditionnelles ne sont pas près de disparaître. Elles sont toujours très populaires, même si elles présentent des inconvénients évidents. Mais vous ne devriez certainement pas vous concentrer exclusivement sur elles. Si vous souhaitez élargir votre cercle de connaissances, trouver de nouveaux amis ou rencontrer l’amour sur le Web, nous vous recommandons vivement de découvrir le format du chat vidéo en ligne.
Aujourd’hui, les chats vidéo aléatoires populaires se comptent par dizaines, et ceux qui le sont moins par centaines. Il est également très facile de se perdre dans cette diversité. C’est pourquoi nous aimerions vous recommander plusieurs options dignes d’attention:
LuckyCrush — un chat vidéo pratique, minimaliste et moderne avec un filtre de genre, un choix de langue de communication et un bon service d’assistance. Selon les informations figurant sur le site web, le service compte actuellement plus d’un million d’utilisateurs originaires de plus de 100 pays.
CooMeet — une alternative Lucky Crush qui, comme beaucoup d’autres chats vidéo similaires, propose aux utilisateurs des filtres de genre et de langue. Mais contrairement à de nombreux analogues, le filtre de genre sur CooMeet fonctionne parfaitement et ne met toujours en relation que des hommes avec des filles. De plus, les filles font toujours l’objet d’une vérification de compte, il n’y a donc pas de faux-profils ou de bots sur le site. Chat vidéo dispose également d’applications mobiles conviviales pour iOS et Android, d’un traducteur de messages intégré et d’un excellent service client.
Monkey — un autre chat vidéo en ligne assez connu, où vous pouvez non seulement rencontrer et communiquer avec de nouvelles personnes en tête-à-tête, mais aussi obtenir plusieurs fonctionnalités supplémentaires. Vous pouvez y créer un compte, vous présenter, partager des photos et des vidéos. Dans Monkey, vous pouvez discuter en tête-à-tête ou dans le cadre d’un chat vidéo de groupe, si cela vous intéresse.
FaceFlow — un chat vidéo en ligne qui prend en charge les appels individuels et les chats de groupe. Il existe une fonctionnalité FaceFlow très pratique : la possibilité de transmettre un lien d’invité à un autre utilisateur. En cliquant dessus, il se connectera à votre chat de groupe et pourra prendre part à la conversation. C’est assez pratique si vous aimez discuter avec des amis en ligne.
Tinychat — pas tout à fait un chat roulette classique. Tinychat ne se concentre pas sur les rencontres aléatoires en tête-à-tête, mais sur la diffusion de vidéos. Vous pouvez diffuser des vidéos à un large public ou regarder les flux d’autres utilisateurs qui vous intéressent. Il existe une section distincte où sont rassemblées les diffusions des utilisateurs qui se trouvent près de vous.
Ces alternatives à Luckycrush, ainsi que d’autres, valent vraiment la peine d’être prises en considération. Bien que le principe de fonctionnement de base soit le même, il existe de nombreuses fonctions individuelles et capacités supplémentaires différentes. Par conséquent, si vous envisagez le chat vidéo comme format de rencontre, mais que vous ne savez pas quoi choisir, vous devriez essayer plusieurs options différentes et évaluer indépendamment tous leurs avantages et inconvénients.
Alors, quel est le Meilleur choix : les applications de rencontres ou les chats vidéo en ligne ?
En fait, il n’y a pas de réponse claire à cette question. Il s’agit de formats complètement différents, qui présentent chacun des avantages évidents et des inconvénients qui le sont tout autant. Il est très peu probable qu’un format supplante l’autre. Ils coexistent avec succès dans l’espace Internet moderne et répondent aux besoins d’un public de plusieurs millions de dollars. Et l’essor des rencontres en ligne n’empêche certainement pas les gens de nouer de vraies relations.
Bien entendu, les applications de rencontres et les chats vidéo se développent progressivement, élargissent leurs fonctionnalités et ajoutent de nouvelles fonctions pour leurs utilisateurs. En outre, ils commencent à utiliser des éléments de l’un et de l’autre : les profils des membres et les filtres de recherche apparaissent dans les chats vidéo aléatoires, et des chats vidéo intégrés apparaissent dans les applications de rencontre. Peut-être ces formats fusionneront-ils un jour en un seul type de service de rencontre. Mais cette perspective est encore très lointaine.
Le scandale des marchés truqués au sein de la Minusca fait de ravage
Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Vue rapprochée du chantier du rond-point des Nations Unies, révélant la simplicité des installations.
À Bangui, la colère gronde parmi les entrepreneurs centrafricains. La MINUSCA, mission des Nations Unies censée contribuer au développement du pays, pratique un favoritisme criminel dans l’attribution de ses marchés, excluant systématiquement les entreprises locales au profit d’intérêts étrangers.
Marchés truqués au sein de la MINUSCA : le cas du rond-point des nations-unies qui fait déborder le vase
La récente attribution du marché pour l’aménagement du rond-point des Nations Unies à Bangui cristallise toutes les frustrations. Ce projet, d’une valeur de 63 millions de francs CFA, a été confié à l’ONG congolaise “Médecins d’Afrique”, au mépris total des compétences nationales.
“C’est une gifle pour tous les entrepreneurs centrafricains”, s’indigne Jean-Pierre Seregaza, patron d’une PME de BTP à Bangui. “Comment une ONG médicale étrangère peut-elle obtenir un contrat de travaux publics chez nous ?Nous avons les compétences et l’expérience nécessaires. Cette décision est incompréhensible et inacceptable.”
Les travaux, débutés mi-septembre, doivent s’achever en janvier. Pendant quatre mois, les Banguissois assisteront, impuissants, à ce chantier symbole d’un système qui les exclut de leur propre développement.
conference_presse_minusca_gouvernement – L’autorité de l’État centrafricain s’étend progressivement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de la MINUSCA
Un système de favoritisme bien rodé au sein de la MINUSCA
Cette attribution contestable n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon plusieurs sources au sein de la MINUSCA, un véritable réseau s’est mis en place pour détourner les marchés au profit d’intérêts étrangers.
“Le responsable congolais chargé des appels d’offres au sein de la MINUSCA attribue systématiquement les contrats à des entreprises de son pays, voire à ses propres sociétés écrans”, révèle un employé de la Minusca interrogé par la rédaction du CNC. “C’est un secret de polichinelle, mais personne n’ose s’y opposer ouvertement“.
Le secteur de la restauration n’échappe pas à ces pratiques douteuses au sein de la MINUSCA. M. Tanoh, chef ivoirien de l’administration et de la logistique en poste depuis 2014, a lui aussi accordé l’ensemble des contrats de restauration à sa compatriote ivoirienne résidant à Bangui surnommée “Cloclo“.
“Des millions de dollars de contrats échappent ainsi à l’économie centrafricaine”, déplore François Balépou, un activiste de la société civile centrafricaine. “C’est un gâchis monumental qui prive nos entrepreneurs de ressources vitales pour se développer.”
Le controversé chantier du rond-point des Nations Unies à Bangui, attribué à une ONG congolaise
Les entrepreneurs centrafricains exclus et désemparés.
Face à ces pratiques mafieuses au sein de la MINUSCA, les entrepreneurs locaux se sentent abandonnés et trahis. Malgré leurs compétences et leur volonté de participer au développement de leur pays, ils se retrouvent systématiquement écartés des opportunités offertes par la présence de la MINUSCA.
“Nous avons investi dans du matériel, formé notre personnel, respecté toutes les procédures”, témoigne Marie Gallo, gérante d’une entreprise de BTP à Bangui. “Mais chaque fois qu’un appel d’offres est lancé, c’est toujours la même histoire : le marché est attribué à une entreprise étrangère fictive, souvent sans expérience dans le domaine. C’est décourageant et injuste“.
Ce sentiment d’injustice est partagé par de nombreux acteurs économiques centrafricains. “La MINUSCA dépense des milliards dans notre pays, mais ces sommes ne profitent pas à notre économie”, constate Alain Mballa, économiste centrafricain. “C’est un cercle vicieux : sans accès à ces marchés, nos entreprises ne peuvent pas se développer et restent donc toujours considérées comme ‘pas assez qualifiées’ pour les contrats suivants au sein de la MINUSCA “.
L’impact négatif de ces pratiques au sein de la MINUSCA sur l’économie centrafricaine.
Les conséquences de ces pratiques au sein de la MINUSCA vont bien au-delà des frustrations individuelles. C’est toute l’économie centrafricaine qui pâtit de cette situation.
“Chaque contrat attribué à une entreprise étrangère représente des emplois perdus pour les Centrafricains, des impôts non perçus par l’État, et un manque à gagner pour toute la chaîne de sous-traitants locaux”, explique Basile Yakoma, spécialiste en développement économique. “À long terme, cela freine considérablement le développement du secteur privé national, pourtant essentiel à la stabilité et à la prospérité du pays“.
De plus, cette situation au sein de la MINUSCA alimente un sentiment de méfiance envers les organisations internationales. “Comment pouvons-nous croire aux discours sur le renforcement des capacités nationales quand nous constatons jour après jour que nos compétences sont ignorées ?”, s’interroge Paul Mbério.
La MINUSCA reste sourde aux appels.
Malgré les protestations répétées du secteur privé centrafricain, la MINUSCA semble imperméable aux critiques. Aucune mesure concrète n’a été prise pour remédier à cette situation.
Cette inertie alimente les tensions et les suspicions. “Il y a forcément des intérêts puissants au sein de la MINUSCA derrière ce système”, estime un entrepreneur qui préfère garder l’anonymat. “Sinon, comment expliquer qu’une pratique aussi manifestement préjudiciable puisse perdurer année après année ?”
Vers une mobilisation des entrepreneurs ?
Face à cette situation bloquée au sein de la MINUSCA, certains entrepreneurs centrafricains envisagent des actions plus radicales. “Nous réfléchissons à organiser une action robuste pour faire entendre notre voix”, annonce Parfait, un entrepreneur centrafricain. “Si la MINUSCA ne veut pas nous écouter, peut-être qu’elle nous verra“.
D’autres plaident pour une internationalisation du problème. “Nous devons alerter le siège des Nations Unies à New York”, propose Clarisse Sonia Séréfio, avocate centrafricaine. “Ces pratiques vont à l’encontre des principes mêmes de l’ONU en matière de développement durable et de renforcement des capacités locales”.
Une chose est sûre : sans une réforme en profondeur de ses procédures d’attribution des marchés au sein de la MINUSCA, la MINUSCA risque de perdre définitivement la confiance des entrepreneurs centrafricains qu’elle est censée aider. Le développement économique du pays, déjà fragile, en paierait le prix fort.
Bangui, CNC. Lors de la dernière conférence de presse du BRDC à Bangui le 11 octobre dernier, Maître Crépin Mboli-Goumba, figure de proue du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a répondu aux critiques accusant l’opposition de passivité devant les problèmes du pays. Sa réplique, à la fois incisive et argumentée, offre un éclairage nouveau sur la conception du rôle de l’opposition en République centrafricaine.
Une mission de transformation, non de substitution.
Maître Mboli-Goumba a d’emblée rejeté l’idée que l’opposition devrait se substituer au gouvernement dans la réalisation de projets d’investissement ou la fourniture de services publics. “Notre vocation, c’est de conquérir le pouvoir, l’exercer pour transformer la société”, a-t-il affirmé. Cette déclaration positionne clairement l’opposition comme une force politique aspirant à gouverner, plutôt qu’une entité caritative ou un organe d’exécution parallèle.
Le peuple comme souverain primaire.
Le coordinateur du BRDC a rappelé un principe fondamental de la démocratie : “Il y a un souverain primaire qui s’appelle le peuple, qui abdique en faveur d’un régime, parce qu’il y a l’État et le souverain primaire abdiquent en faveur des gouvernants dans la responsabilité et de donner satisfaction aux besoins du peuple”. Cette analyse replace le débat dans le cadre des institutions démocratiques, où le gouvernement élu a la responsabilité première de répondre aux besoins de la population.
Critique et dénonciation : le cœur de l’action opposante.
Mboli-Goumba a insisté sur le rôle critique de l’opposition : “Nous avons dénoncé, pourquoi nous avons dénoncé ? Parce que ça fait partie de la promesse républicaine”. Il a souligné que l’opposition a pour devoir de pointer du doigt les manquements du gouvernement, qu’il s’agisse de sécurité, de protection des plus vulnérables, ou de gestion des catastrophes naturelles.
La question des moyens.
“Nous avons 3 000 sinistrés dans votre âme et conscience. Vous pensez que l’opposition va se lever sans les moyens de l’État pour aller faire quoi ?” Cette interrogation rhétorique de Maître Mboli-Goumba dévoile le décalage entre les attentes envers l’opposition et les moyens dont elle dispose réellement. Il souligne ainsi l’absurdité de demander à l’opposition de résoudre des problèmes qui relèvent de la compétence et des ressources de l’État.
Vers une redéfinition des attentes.
Les propos de Mboli-Goumba invitent à repenser les attentes envers l’opposition en RCA. Il suggère que le rôle de l’opposition n’est pas de se substituer au gouvernement, mais de maintenir une pression constante pour que celui-ci remplisse ses obligations envers le peuple. “Si on fait du revendicatif, on est dans le syndicalisme, on revendique, ça s’appelle les doléances”, explique-t-il, distinguant ainsi l’action politique de l’opposition d’une simple démarche revendicative.
Une vision claire pour une opposition efficace.
En réaffirmant le rôle de l’opposition comme force de surveillance, de critique et d’alternative politique, Maître Crépin Mboli-Goumba pose les jalons d’une conception moderne de l’opposition en RCA. Cette vision, loin de l’image d’une opposition passive ou uniquement contestataire, dessine les contours d’une force politique responsable, prête à gouverner et déterminée à transformer la société centrafricaine.
Dans un contexte politique souvent tendu, où les attentes envers l’opposition peuvent être contradictoires, l’intervention de Mboli-Goumba apporte une clarification bienvenue. Elle invite les Centrafricains à repenser leur relation avec les forces politiques du pays et à envisager l’opposition non comme un palliatif aux carences du gouvernement, mais comme une alternative crédible pour l’avenir de la nation.
Nouvelle tentative de suicide d’un détenu camerounais à la prison du camp de Roux : Les dérives d’une justice à deux vitesses
Centrafrique.org/rca-une-nouvelle-structure-penitentiaire-flambant-neuve-financee-par-les-etats-unis-a-ete-remise-au-gouvernement/dans-une-cellule-de-la-prison-de-ngaragba-a-Bangui-le-8-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38351″ data-wpel-link=”internal”>Dans une cellule de la prison de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Un employé camerounais de l’ancienne société de la cryptomonnaie “La clé du succès” a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 23 octobre 2024 à la prison du camp de Roux, après presque deux ans de détention préventive sans procès. Cette tentative désespérée expose une fois de plus au grand jour les graves dysfonctionnements du système judiciaire centrafricain.
Une détention arbitraire à la prison du camp de Roux qui perdure
En effet, l’homme avait été interpellé à l’ouest du pays, notamment à Berberati, dans la Mambéré Kadéi, alors qu’il tentait de regagner son pays, le Cameroun, après la fuite des dirigeants nigérians de la société qui ont emporté des milliards de francs CFA appartenant aux épargnants centrafricains. Depuis son arrestation en 2023, aucun juge ne l’a entendu, aucune charge officielle n’a été retenue contre lui.
“Les responsables de ‘La clé du succès’ vivent tranquillement à l’étranger avec l’argent volé, pendant qu’un simple employé croupit dans la prison du camp de Roux sans jugement. Cette situation démontre l’absurdité de notre système judiciaire”, dénonce un avocat centrafricain au barreau de Bangui.
Des conditions de détention inhumaines à la prison du camp de Roux
Au-delà de l’injustice de sa détention à la prison du camp de Roux, le détenu subit des traitements dégradants. Son téléphone personnel a même été confisqué et utilisé par le régisseur de la prison, selon des sources internes. Cette tentative de suicide intervient quelques jours après un autre décès survenu le 19 octobre dans cet établissement pénitentiaire. De plus, il y’a sans cesse de la grève de la faim répétée des détenus dans cette prison, mais ignorée par les autorités centrafricaines.
“Les conditions de détention à la prison du camp de Roux sont catastrophiques. Sans soutien familial ni assistance juridique, beaucoup de détenus sombrent dans la dépression”, révèle un ancien détenu qui préfère garder l’anonymat.
Un scandale financier impuni
L’affaire rappelle l’ampleur du scandale de “La clé du succès”, dont les responsables, notamment Mariam Aboubakar, ont disparu avec les économies de centaines d’épargnants. Plus troublant encore, cette société bénéficiait d’une protection des forces de l’ordre avant sa disparition.
Le cas de ce détenu camerounais démontre l’incapacité des autorités à poursuivre les véritables responsables de cette escroquerie. Pendant que les petits employés paient le prix fort, les cerveaux de cette arnaque continuent de narguer la justice centrafricaine à l’étranger.
Contactée, l’administration pénitentiaire n’a pas souhaité répondre à nos questions sur les conditions de détention au camp de Roux ni sur l’absence de procédure judiciaire dans ce dossier.
Les mercenaires de Wagner sèment à nouveau la terreur à Birao : pillages, panique, et déplacements forcés de population
Centrafrique.org/a-laerodrome-de-birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-arrivent-dans-la-ville/” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes stationné sur une piste en terre rouge avec des bâtiments et des arbres en arrière-plan à l’aérodrome de Birao” width=”450″ height=”282″ />À l’aérodrome de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à 1078 km de Bangui. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Une nouvelle vague de violence déferle une nouvelle fois depuis 3 jours sur Birao. Les mercenaires russes du groupe Wagner, arrivés par hélicoptère le mardi 22 octobre 2024 dans la préfecture de la Vakaga, perpétuent leurs exactions contre la population civile. La vingtaine d’hommes armés, accompagnée de quelques soldats FACA, a immédiatement lancé une campagne d’intimidation et de réquisitions forcées des motos dans la ville.
Terreur à Birao : pillages et population en fuite
Les faits sont accablants. À peine débarqués à Birao, les mercenaires russes ont confisqué une vingtaine de motos aux jeunes conducteurs de taxi-moto. Quelques heures plus tard, ils ont investi la localité de Terfel, située à 12 kilomètres sur l’axe Ouandja, provoquant un exode massif de la population terrorisée.
“Les habitants, femmes, enfants, jeunes et vieillards ont dû fuir précipitamment dans la brousse, abandonnant leurs habitations aux mercenaires qui en ont profité pour les piller systématiquement”, rapporte un témoin qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles.
Une opération aux motifs troubles sème la terreur à Birao
Cette descente musclée constitue la cinquième intervention des Wagner dans la préfecture de la Vakaga depuis le début de l’année. Le timing de cette opération coïncide avec l’alerte lancée le 9 octobre par le maire de Sikikédé concernant des infiltrations présumées de rebelles soudanais et centrafricains à la frontière.
Suite à la l’alerte du maire de Sikikédé, Le commandant-adjoint du détachement FACA à Sikikédé préconisait un “renforcement de la surveillance” – un euphémisme qui, dans le contexte actuel, revient à solliciter l’intervention des mercenaires russes au détriment de l’armée nationale, dépourvue de moyens.
Terreur à Birao : une population prise en otage
Les habitants de la région de la Vakaga gardent des souvenirs traumatisants des précédentes interventions des Wagner. Leur mode opératoire reste inchangé : intimidations, passages à tabac et humiliations publiques. Les civils sont contraints de “regarder le ciel” pendant des heures, une pratique de torture psychologique désormais tristement célèbre dans le coin.
Le désarroi des habitants de Terfel s’ajoute à la longue liste des exactions commises par ces mercenaires qui agissent en toute impunité sur le territoire centrafricain. Cette situation pose la question de la souveraineté nationale et de la protection des populations civiles dans un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité.
L’impuissance des FACA et le recours systématique aux mercenaires russes pour des opérations de “sécurisation” qui virent invariablement au cauchemar pour les populations locales démontrent l’échec patent de la stratégie sécuritaire actuelle dans le pays.
Entre Nanga-Boguila et Markounda, les 3R installent leur barrière et demandent des pièces d’identité aux usagers
Centrafrique.org/le-general-rebelle-doborodje-goska-designe-nouveau-chef-detat-major-de-3r/le-chef-etat-major-3r-a-droite-et-son-garde-du-corps-a-gauche/” rel=”attachment wp-att-57251″ data-wpel-link=”internal”>Le chef d’État-major de 3R et ses gardes du corps dans la localité de Gallo. CopyrightCNC
Bangui, CNC. L’impuissance des autorités centrafricaines face aux exactions des rebelles du Mouvement 3R dans la région ouest et nord-ouest du pays révèle l’étendue du mensonge gouvernemental sur le contrôle du territoire national. Malgré les déclarations triomphalistes de Bangui sur une paix retrouvée, la réalité sur le terrain est tout autre.
Les 3R installent des barrières illégales en toute impunité.
À seulement 30 kilomètres de Nanga-Boguila, sur l’axe menant à Markounda, les rebelles du 3R ont érigé des barrages routiers en toute impunité. Ils y imposent leur loi, exigeant pièces d’identité et rançons aux populations locales. Un habitant témoigne :
« Nous sommes allés vendre nos produits sur le site minier de roquette pour acheter des fournitures scolaires. À notre grande surprise, nous avons été arrêtés à une barrière rebelle à 30 kilomètres de notre départ. Ils nous ont demandé nos papiers et nous ont extorqué 15 000 francs. Ce n’est pas la seule, il y en a plusieurs sur la route » .
Cette situation ubuesque se déroule à quelques kilomètres seulement des positions des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Mercenaires russes de Wagner, qui sont stationnés d’ailleurs à Nanga-Boguila et Markounda, et censés sécuriser la zone.
Les 3R et l’échec cuisant des mercenaires russes.
Les tentatives des mercenaires de Wagner pour déloger à plusieurs reprises les rebelles des sites miniers de la région se sont soldées par un échec retentissant. Subissant de lourdes pertes, ils évitent désormais soigneusement les zones contrôlées par le 3R. Un observateur local confie :
« Les Wagner ont essayé d’attaquer les rebelles sur les sites miniers de roquette vers Markounda, mais en vain. Ils ont subi tellement de pertes qu’ils ont maintenant peur de s’approcher quand les 3R sont présents » .
Cette débâcle des forces russes laisse le champ libre aux rebelles pour étendre leur emprise sur la région.
Un gouvernement dans le déni
Pendant ce temps, le gouvernement centrafricain persiste dans son déni de réalité, clamant contrôler « 100% du territoire » . Ces déclarations mensongères ne font que souligner l’incapacité de l’État à assurer la sécurité de ses citoyens et l’intégrité de son territoire.
L’économie locale asphyxiée et les 3R en pleine activité.
Les activités de rançonnement des rebelles paralysent l’économie locale. Les commerçants et agriculteurs, déjà déstabilisés par des années de conflit dans leur localité, voient leurs maigres revenus ponctionnés par ces prédateurs. La scolarisation des enfants est directement menacée, les parents peinant à réunir les fonds nécessaires pour l’achat de fournitures scolaires.
Devant une telle situation, l’inaction du gouvernement centrafricain et l’inefficacité des forces armées centrafricaines ne font qu’aggraver la crise. Sans une réponse ferme et coordonnée, la région de Nanga-Boguila risque de sombrer davantage dans le chaos, laissant ses habitants à la merci des groupes armés.
Les Mensonges de l’État-Major des FACA sur les Primes Impayées Provoquent la Colère des Troupes sur le terrain….
Centrafrique.org/recrutement-illicite-au-sein-des-faca-une-enquete-de-letat-major-des-armees-fait-tomber-plusieurs-tetes/le-chef-detat-major-mamadou-zephirin/” rel=”attachment wp-att-63116″ data-wpel-link=”internal”>Le général d’armée Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de forces armées centrafricaines (FACA)
La Mascarade du Communiqué N°250 de l’État-Major des FACA
Bangui, CNC. L’État-Major des FACA (Forces Armées Centrafricaines ) vient de publier un communiqué N°250, daté du 23 octobre 2024, qui nie les informations concernant les troubles à Ouanda-Djallé. Ce document, signé par le Général Zéphirin Mamadou, présente une version des faits qui ne correspond pas à la réalité du terrain. L’État-Major prétend que les militaires n’ont que quatre mois de service, alors que la vérité des arriérés de paiement s’étend sur 18 mois.
Un État-Major des FACA Miné par le Népotisme
La nomination du Général Zéphirin Mamadou à la tête de l’État-Major des FACA et celle du Général Sakama comme chef des opérations militaires résultent d’une politique de copinage présidentiel. Ces officiers, choisis par le Président Kongoboro pour leurs liens personnels plutôt que leurs compétences, n’ont jamais dirigé d’unités militaires dans leur carrière dans l’armée nationale. Leur maintien aux postes de commandement dépend principalement du soutien du groupe Wagner, créant une administration déconnectée des réalités du terrain.
Les Événements de Birao : Le Début de la Contestation
Il y a près de deux mois, la ville de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République Centrafricaine, a connu les premières manifestations des FACA. Les militaires, privés de leurs Primes Globales d’Alimentation (PGA) depuis 18 mois, ont exprimé leur mécontentement par des tirs nocturnes. L’État-Major des FACA a réagi par une mesure insuffisante : le versement d’un seul mois de prime, réduite à 30 000 francs au lieu des 45 000 francs réglementaires.
La Crise de Ouanda -Djallé : L’Escalade du Conflit
Le mercredi 23 octobre 2024, les militaires de Ouanda-Djallé ont manifesté du matin au soir. Cette nouvelle protestation prouve l’aggravation de la situation. Radio Ndéké Luka, dans sa couverture des événements, a rapporté sept mois d’arriérés de PGA, un chiffre déjà minimisé par rapport aux 18 mois réels de non-paiement, dans l’optique de faire plaisir au gouvernement.
Les Manipulations de l’Information par l’État-Major des FACA
L’État-Major des FACA tente de discréditer la Radio Ndéké Luka, accusant la station de diffuser des informations erronées, malgré sa bonne volonté de minimiser l’ampleur des choses. Franchement, la radio a présenté une version atténuée de la crise en mentionnant uniquement sept mois d’arriérés. Les témoignages des soldats dans toutes les régions confirment pourtant que les PGA restent impayées depuis un an et demi.
Les Conséquences d’une Gestion Amateur de l’État-Major des FACA
Cette administration militaire, caractérisée par son incompétence, produit des effets désastreux :
La démotivation des troupes face aux promesses non tenues
La multiplication des incidents dans différentes régions du pays
La perte de crédibilité de la hiérarchie militaire
L’affaiblissement de la capacité opérationnelle des FACA
Une Menace Grandissante : La possible Suppression des PGA par l’État-Major des FACA
Des sources internes indiquent que l’État-Major des FACA envisage la suppression totale des Primes Globales d’Alimentation. Cette décision, si elle se concrétise, risque de déclencher une crise majeure dans les rangs des FACA. La situation actuelle à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, où les militaires ont manifesté toute une journée, pourrait préfigurer une vague de protestations plus large.
Un Besoin Urgent de Réforme
Les FACA nécessitent une direction compétente, capable de :
– Gérer efficacement les ressources militaires
– Assurer le paiement régulier des primes
– Maintenir la discipline sans recourir aux mensonges
– Restaurer la confiance entre la troupe et le commandement
La crise actuelle des PGA révèle les failles profondes d’une administration militaire amateur, plus préoccupée par sa survie politique que par le bien-être des soldats qui défendent la nation. La nomination d’officiers incompétents aux postes clés compromet non seulement le moral des troupes mais aussi la sécurité nationale.
Double Braquages spectaculaire à Mbaïki : des commerçants dévalisés sous les armes de guerre
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille – Centrafrique / Soudan: Une fermeture de frontières qui ne laisse pas indifférent
Bangui, CNC. Dans la nuit du mardi 22 octobre 2024, plusieurs attaques à main armée ont semé la terreur à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, située à 107 kilomètres au sud de Bangui. Des malfrats lourdement armés ont ciblé des commerces du marché central et une habitation au quartier Bombekiti, dérobant argent et biens de valeur.
Braquages à Mbaïki : Un assaut coordonné au marché central
Le premier Braquages à Mbaïki s’est déroulé au marché central où les assaillants ont exploité une faille dans le dispositif de sécurité.
« Les malfaiteurs sont venus par l’arrière du bâtiment, contournant la sentinelle postée à l’entrée principale », précise Abdel Zakaria, l’un des commerçants victimes de ce Braquages à Mbaïki .
Les bandits ont d’abord forcé l’accès au restaurant avant de s’attaquer à la boutique adjacente.
« Ils ont percé un trou important dans le mur arrière pour s’introduire dans mon commerce. Ils ont emporté une quantité considérable d’or appartenant à mon frère, ainsi que la caisse », détaille le commerçant, encore sous le choc de ce Braquages à Mbaïki .
Braquages à Mbaïki : Une autre opération méticuleuse au quartier Bombekiti
Parallèlement, un autre groupe de malfrats opérait dans le quartier résidentiel de Bombekiti. Le témoignage de Bouba Aliou révèle une attaque minutieusement préparée :
« Les assaillants sont arrivés aux alentours de 22 heures. Ils ont patiemment attendu sous une pluie fine, dissimulés dans ma concession ».
Vers minuit, les criminels sont passés à l’action.
« Ils ont d’abord neutralisé mon gardien, l’ont ligoté dans la cuisine. Ensuite, ils ont brisé la fenêtre de ma chambre. Je me suis réveillé avec une arme pointée sur moi », relate M. Aliou.
Une fouille systématique sous la menace lors de ce Braquages à Mbaïki
Les malfrats ont procédé à une fouille méthodique de l’habitation.
« Ils ont forcé toutes les valises, les cantines. Ils m’ont contraint à découper le sac plastique contenant les recettes du jour », poursuit la victime.
Les assaillants ont découvert et emporté les bijoux de son épouse, l’argent destiné aux dépenses familiales, ainsi que ses documents d’identité. Dans un geste cynique, ils n’ont laissé que le permis d’exploitation minière à leur victime, déclarant :
« Ceci vous permettra de générer de nouveaux revenus ».
Un climat d’insécurité grandissant
Ces incidents s’inscrivent dans une série de Braquages à Mbaïki depuis plusieurs mois.
« Les braquages se multiplient sans que des mesures efficaces soient prises », déplore Abdel Zakaria, qui interpelle les autorités : « La sécurité est inexistante ici. Le gouvernement doit agir pour protéger la population ».
L’absence de patrouilles nocturnes et le manque d’équipements des forces de l’ordre à Mbaïki constituent des facteurs aggravants. Les commerçants demandent le renforcement urgent du dispositif sécuritaire dans la préfecture de la Lobaye.
Cette recrudescence d’actes criminels menace l’activité économique de Mbaïki, plaque tournante du commerce dans le sud -ouest de la République centrafricaine.
La Centrafrique au bord du chaos : un cri d’alarme retentissant de Fidèle Hintia alias le dernier soldat
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Fidele-Hintia-lactiviste-politique-centrafricain-338×450.jpg” alt=”Hintia Fidèle, président de la Commission nationale d’évaluation du Congrès national centrafricain pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD), en costume gris et chemise blanche, dans son bureau” width=”338″ height=”450″ />Hintia Fidèle, président de la Commission nationale d’évaluation du Congrès national centrafricain pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD),
Bangui, CNC. Dans un communiqué de presse largement relayé sur les réseaux sociaux, Fidèle Hintia, président de la Commission Nationale d’Evaluation du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), dresse un tableau alarmant de la situation en République centrafricaine. Son analyse sans concession dévoile une crise multidimensionnelle qui menace l’avenir même du pays.
La Centrafrique au bord du chaos , et une population prise au piège
Le communiqué de presse du CNCA-PDD dépeint une réalité brutale pour les Centrafricains. Les services de base, loin d’être garantis, sont devenus des privilèges hors de portée pour la majorité. L’accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’électricité et à l’éducation s’apparente désormais à un luxe, selon Hintia Fidèle. Cette situation provoque une dégradation constante des conditions de vie, plongeant de nombreux citoyens dans une précarité extrême, poussant la Centrafrique au bord du chaos.
Le spectre du chômage à grande échelle plane sur la jeunesse
L’un des aspects les plus inquiétants soulevés par le communiqué est l’ampleur du chômage qui frappe la jeunesse centrafricaine. Fidèle Hintia évoque des chiffres « inimaginables » , suggérant une génération entière privée de perspectives d’avenir. Cette situation engendre un sentiment de désespoir et fait naître le risque d’une instabilité sociale croissante, précipitant la Centrafrique au bord du chaos.
Des violences endémiques contre les femmes
Le texte du CNCA-PDD fait état de violences généralisées à l’encontre des femmes centrafricaines. Viols, féminicides et diverses formes d’abus sont évoqués, mettant en évidence un climat de terreur qui règne dans le pays. Ces actes, attribués à des mercenaires étrangers du régime comme ceux du groupe Wagner et rwandais, démontrent l’incapacité du gouvernement à protéger ses citoyens les plus vulnérables, plongeant de facto la Centrafrique au bord du chaos.
La Centrafrique au bord du chaos, un pouvoir accusé de tous les maux
Le communiqué n’épargne pas les autorités actuelles, pointant du doigt une « complicité » du président Touadera et de son gouvernement face aux problèmes du pays. Fidèle Hintia va jusqu’à établir un parallèle entre le chef de l’État et des figures historiques controversées, le qualifiant de « nouveau Pol Pot » . Ces accusations traduisent un profond mécontentement envers la gouvernance actuelle de Touadera.
Appel à un soulèvement populaire face à la descente de la Centrafrique au bord du chaos
Face à ce qu’il considère comme une situation désespérée, le CNCA-PDD, par la voix de Fidèle Hintia, lance un appel au peuple centrafricain. Le document présente le soulèvement populaire comme l’unique « arme de revendication sociale, politique et économique » capable de libérer le pays de ses maux actuels. Cette posture radicale met en évidence l’extrême tension qui règne dans le pays et le sentiment d’impasse ressenti par une large partie importante de la population.
Un avenir incertain
Le tableau brossé par Fidèle Hintia laisse entrevoir un avenir incertain pour la République centrafricaine. L’accumulation des problèmes sociaux, économiques et sécuritaires fait craindre une détérioration encore plus prononcée de la situation si des mesures drastiques ne sont pas prises rapidement.
Le communiqué du CNCA-PDD incite à s’interroger sur l’avenir de la Centrafrique. Il dévoile des défis majeurs auxquels le pays doit faire face pour espérer sortir de la spirale de crise dans laquelle il semble enfermé.
Dans un contexte aussi tendu, le dialogue et la recherche de solutions consensuelles apparaissent comme des impératifs pour éviter que la République centrafricaine ne sombre davantage dans l’instabilité. Le cri d’alarme lancé par Fidèle Hintia et le CNCA-PDD, qu’on l’approuve ou non, ne peut être ignoré et appelle à une réflexion profonde sur l’avenir du pays.
Frédéric Inamo, DG des Douanes, nie la gravité de la crise sécuritaire en Centrafrique
Centrafrique.org/18694-2/frederic-inamo-des-douanes-corbeaunews-ngaba-img_30janv2018162840/” rel=”attachment wp-att-18695″ data-wpel-link=”internal”>Frédéric Inamo, directeur général de douane centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, CNC. L’interview accordée ce lundi 21 octobre 2024 par le Directeur Général des Douanes centrafricaines, Frédéric Inamo, à la radio Ndékè Luka a provoqué l’indignation de nombreux citoyens centrafricains. Ses propos sur la situation sécuritaire du pays révèlent une méconnaissance alarmante de la réalité vécue par des nombreux Centrafricains.
Une vision déconnectée de la gravité de la crise sécuritaire en Centrafrique
Le Directeur Général a affirmé que le retour du siège de l’École Inter-État des Douanes à Bangui était effectif, après sa délocalisation en Guinée équatoriale pour des raisons de sécurité. Il a ensuite déclaré : “…Il y a quelques bruits de bottes dans les villes de province, ce qui relève du banditisme. Cela existe dans tous les pays du monde”.
Cette déclaration choquante minimise gravement la situation sécuritaire en République centrafricaine. Les faits contredisent totalement cette vision :
– Des soldats sont régulièrement tués lors d’attaques des rebelles dans les villes de provinces
– Les positions de l’armée nationale subissent des assauts des groupes armés
– Des civils sont victimes de violences dans les provinces
– Les agriculteurs ne peuvent pas cultiver librement leurs champs
– Les agences humanitaires voient leurs déplacements entravés
Un discours irresponsable de la gravité de la crise sécuritaire en Centrafrique
Le Directeur Général semble ignorer la réalité de la gravité de la crise sécuritaire en Centrafrique vécue par ses compatriotes hors de Bangui. Sa position confortable dans la capitale ne l’autorise pas à banaliser les souffrances quotidiennes des Centrafricains.
Son discours irresponsable interroge sur sa capacité à occuper un poste aussi important. Rappelons que sa nomination à la tête des Douanes il y a 8 ans est due à ses liens familiaux avec le pouvoir en place.
Des conséquences dramatiques de la crise sécuritaire en Centrafrique
L’insécurité persistante dans le pays a des répercussions dramatiques :
– L’activité économique est paralysée dans de nombreuses régions
– Les commerçants ne peuvent travailler sereinement
– Le développement du pays est gravement entravé
En qualifiant ces violences de simple “banditisme”, le Directeur Général nie la gravité de la situation. Cette attitude est une insulte aux victimes et à leurs familles.
Les Centrafricains attendent de leurs dirigeants qu’ils reconnaissent l’ampleur des défis sécuritaires et agissent en conséquence. Minimiser ces problèmes ne fera qu’aggraver une situation déjà critique.
Le contrôle géo-sanitaire intensifie la lutte contre les conserves dangereuses à Cantonnier et Béloko
Centrafrique.org/1-le-controle-geo-sanitaire-intensifie-la-lutte-contre-les-conserves-dangereuses-a-cantonnier-et-beloko/” data-wpel-link=”internal”>Le contrôle géo-sanitaire intensifie la lutte contre les conserves dangereuses à Cantonnier et Béloko. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Les services de contrôle géo-sanitaire ont lancé une vaste campagne de sensibilisation lundi 21 octobre 2024 à Cantonnier, une ville frontalière centrafricaine située à plus de 600 kilomètres à l’ouest de la capitale centrafricaine Bangui, pour alerter la population sur les dangers des conserves alimentaires en mauvais état. Cette opération s’étend également jusqu’à Béloko, point stratégique situé à 104 km de Bouar et à la frontière avec le Cameroun.
Marie-Jeanne Korobaïlé, chef du poste de contrôle géo-sanitaire de Béloko, tire la sonnette d’alarme : “Le botulisme, maladie grave provoquée par la consommation d’aliments issus de conserves détériorées, peut entraîner des complications mortelles sans prise en charge médicale adaptée. Nous observons trop de négligence dans le stockage et la vente de ces produits”.
L’inspection a révélé des pratiques inquiétantes dans les boutiques et sur les étals des marchés. “Nous avons découvert des stocks importants de sardines, fromages et boissons en conserve présentant des signes évidents de détérioration : boîtes cabossées, bombées ou rouillées”, précise un agent du contrôle sanitaire qui a participé à l’opération.
Jean-Marc Mbali, commerçant à Cantonnier depuis 15 ans, reconnaît l’ampleur du problème : “Certains vendeurs proposent des conserves à prix cassés malgré leur mauvais état. Ces produits transitent souvent par des circuits informels depuis le Cameroun. Les consommateurs, attirés par les bas prix, ignorent souvent les risques“.
Les autorités sanitaires ont établi un plan d’action en trois volets :
– Formation des commerçants aux bonnes pratiques de stockage
– Inspections régulières des points de vente
– Sensibilisation des consommateurs aux critères de qualité des conserves
“Notre priorité est la protection des populations. Dans cette région frontalière où transitent quotidiennement des marchandises, nous devons renforcer la vigilance”, souligne Mme Korobaïlé.
Les services sanitaires prévoient d’étendre ces contrôles à d’autres localités de la préfecture de Nana-Mambéré. Une attention particulière sera portée aux communes de Baboua et Abba, situées respectivement à 104 et 35 kilomètres de la frontière camerounaise.
Les premiers résultats de la campagne semblent positifs. “Depuis le début des contrôles, nous constatons une prise de conscience des vendeurs et des consommateurs”, note un agent de santé au centre médical de Cantonnier. “Plusieurs commerçants ont spontanément retiré de la vente les produits suspects.”
Les autorités invitent la population à signaler tout cas d’intoxication alimentaire aux postes de santé les plus proches et rappellent l’importance de vérifier systématiquement l’état des conserves avant achat : absence de déformation, date de péremption visible et lisible, absence de rouille ou de fuite.
« Est-ce que Beninga est le mari de sa tante ? » : Quand Maître Nicolas Tiangaye raille le ministre de l’Énergie
Centrafrique.org/rca-elections-2020-2021-selon-maitre-nicolas-tiangaye-les-membres-de-lane-sont-dans-le-dispositif-de-fraude-electorale-de-touadera/maitre-nicolas-tiangaye-president-de-la-convention-republicaine-pour-le-progres-social-crps-et-porte-parole-de-la-cod-2020/” rel=”attachment wp-att-39723″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Maître-Nicolas-Tiangaye-Président-de-la-Convention-républicaine-pour-le-progrès-social-CRPS-et-porte-parole-de-la-COD-2020-450×337.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020 Maître-Nicolas-Tiangaye-Président-de-la-Convention-républicaine-pour-le-progrès-social-CRPS-et-porte-parole-de-la-COD-2020 RCA : élections 2020-2021, selon maître Nicolas Tiangaye, les membres de l’ÂNE sont dans le dispositif de fraude électorale de Touadera” width=”450″ height=”337″ />Maître Nicolas Tiangaye
Bangui, CNC. La tension monte d’un cran entre l’opposition centrafricaine et le gouvernement sur fond de scandale pétrolier. Maître Nicolas Tiangaye, l’ancien dernier premier ministre de Bozizé, et figure emblématique du BRDC, a lancé une pique mémorable à l’encontre du ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, provoquant l’hilarité générale lors d’une conférence de presse à Bangui le 11 octobre dernier.
Un rapport qui fait des vagues.
Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a publié en septembre dernier un rapport accablant sur la gestion du secteur pétrolier en RCA. Ce document dénonce des pratiques qualifiées de “mafieuses” dans l’attribution de l’exclusivité de la distribution de carburant à la société Neptune.
La réaction épidermique du ministre Piri.
Face à ces accusations, le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, a vivement réagi. Dans ses déclarations publiques, il s’est adressé au porte-parole du GTSC, M. Beninga, de manière jugée désinvolte par l’opposition, l’appelant simplement par son nom sans utiliser la formule de politesse “Monsieur”.
L’ironie mordante de Maître Tiangaye.
C’est dans ce contexte que Maître Nicolas Tiangaye, l’ancien premier ministre, avocat réputé et membre influent du BRDC, a lancé sa pique désormais célèbre. S’exprimant en langue nationale pour plus d’impact, il a demandé avec une ironie mordante : « Beninga ni a yéké koli ti mama ti lo? » En français : “Est-ce que Beninga est le mari de sa tante ?”
Cette question rhétorique, qui a déclenché l’hilarité dans la salle, visait à souligner l’inconvenance de l’attitude du ministre. En suggérant une relation familiale fictive qui justifierait une telle familiarité, Tiangaye a habilement tourné en dérision le manque de respect du ministre.
Un rire qui en dit long.
Les rires qui ont suivi cette remarque ne sont pas anodins. Ils témoignent de la tension palpable entre le pouvoir et l’opposition, mais aussi de l’efficacité de l’humour comme arme politique. En ridiculisant l’attitude du ministre, Tiangaye a réussi à captiver l’attention sur le fond du problème : les accusations graves portées par le rapport du GTSC.
Au-delà de la blague : un message sérieux.
Derrière cette saillie humoristique se cache un message sérieux. Pour l’opposition, l’attitude désinvolte du ministre est perçue comme une tentative de détourner l’attention des véritables enjeux soulevés par le rapport. Maître Tiangaye suggère que ce manque de respect est révélateur du malaise du gouvernement face aux accusations de mauvaise gestion du secteur pétrolier.
L’humour, une arme redoutable en politique.
Cet épisode démontre la puissance de l’humour en politique. En une phrase bien sentie, Maître Tiangaye a non seulement ridiculisé l’attitude du ministre, mais a aussi réussi à ramener l’attention sur les accusations de mauvaise gestion du secteur pétrolier. Dans un contexte politique tendu, l’opposition centrafricaine prouve qu’elle sait manier l’ironie pour faire passer ses messages, tout en gardant le débat centré sur les enjeux cruciaux pour l’avenir du pays.
Le PND centrafricain : Des promesses grandioses pour 7000 milliards de francs CFA, mais où sont les BRICS ?
Centrafrique.org/apaisement-diplomatique-au-sommet-de-brics-les-autorites-russes-rassurent-faustin-archange-touadera-apres-la-disparition-de-prigojine/monsieur-serguei-lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-faustin-archange-touadera-en-marge-du-sommet-de-brics-en-afrique-du-sud/” rel=”attachment wp-att-68178″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/monsieur-Serguei-Lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-en-marge-du-sommet-de-BRICS-en-Afrique-du-Sud-450×417.jpg” alt=”monsieur Sergueï Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud monsieur-Serguei-Lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-en-marge-du-sommet-de-BRICS-en-Afrique-du-Sud Apaisement Diplomatique au Sommet de BRICS : Les Autorités Russes Rassurent Faustin-Archange Touadéra Après la Disparition de Prigojine” width=”450″ height=”417″ />monsieur Serguei Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin-Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient de dévoiler son ambitieux Plan National de Développement (PND), chiffré à 7000 milliards de francs CFA. Ce montant pharaonique, plus de trois fois supérieur au précédent Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) de 2016, soulève de sérieuses questions quant à son financement et à la réelle implication des partenaires tant vantés par le pouvoir.
Le PND centrafricain : un projet colossal aux contours flous.
Le PND centrafricain, présenté comme la solution miracle pour “mettre la Centrafrique sur les rails du développement”, reste étonnamment vague sur ses modalités de financement. Le gouvernement se contente d’évoquer de futures “tables rondes avec des bailleurs “ pour solliciter des fonds. Une approche pour le moins hasardeuse pour un projet de cette envergure.
L’absence criante des BRICS pour le PND centrafricain.
Alors que le pouvoir centrafricain ne cesse de vanter son partenariat avec les BRICS, et particulièrement la Russie, leur contribution au PND centrafricain brille par son absence. Un haut fonctionnaire centrafricain, sous couvert d’anonymat, déclare : “On a l’impression que tout est fait par les Nations Unies, l’Union Européenne, la Banque Mondiale et le FMI. La Russie ne fait que bénéficier aisément des résultats des fonds débloqués“.
Cette situation est d’autant plus choquante que la Russie semble tirer un profit considérable de ses activités en Centrafrique. Notre source poursuit : “C’est la Russie qui pille le pays, l’or, le diamant, la douane, les finances, tout est sous contrôle russe. On paye la Russie des milliards et des milliards par mois“.
Des promesses en l’air.
Les BRICS avaient pourtant fait de grandes annonces, notamment l’ouverture d’un bureau régional d’Afrique centrale à Bangui. Plus de deux ans après, aucun signe concret de cet engagement. Un observateur centrafricain ironise : “Peut-être qu’ils veulent louer une cage quelque part dans le quatrième arrondissement, on ne sait même pas. Mais la BEAC, une simple banque centrale d’Afrique centrale a un beau bâtiment, les BRICS doivent aussi construire leur immeuble et non louer une cage au quartier Boy-Rabe .”
Le fossé entre les promesses et la réalité est flagrant. Les BRICS avaient évoqué des investissements massifs dans les infrastructures ferroviaires et routières. À ce jour, pas le moindre “dépôt de pierres” n’a été observé.
L’heure des comptes a sonné.
Face à ce constat alarmant, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une contribution substantielle des BRICS au PND. Un économiste centrafricain affirme : “Sur les 7000 milliards, les BRICS doivent débloquer au moins 5000 milliards. Ils ne peuvent pas se contenter de belles paroles“.
Il est temps que le gouvernement centrafricain exige des engagements concrets de ses partenaires des BRICS. Sans leur participation massive, Le PND centrafricain risque de n’être qu’un énième plan grandiose sur le papier, sans impact réel pour la population centrafricaine qui attend désespérément des améliorations de ses conditions de vie.
MINE D’OR DE NDASSIMA OU LE SYMBOLE D’UN SCANDALE NOMMÉ WAGNER
Centrafrique.org/pour-les-mines-or-de-ndachima/” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes exploitent massivement de l’or d’une manière industrielle” width=”450″ height=”253″ />
Bangui, CNC. L’information est à peine croyable. Pourtant, elle est aussi vraie que les rayons de soleil sur un visage. Voulant effectuer une mission de contrôle sur la mine d’or géante de Ndassima, située au centre du pays, le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Ruffin Bénam Beltoungou, s’est vu opposé une fin de recevoir par les mercenaires russes de Wagner. Autrement dit, l’État centrafricain n’est pas le bienvenu sur cette portion de son propre territoire souverain riche en diamant et en or, dont la valeur est estimée à près de 3 milliards de dollars. Comme si des mercenaires privés empêchaient un responsable russe de se rendre sur une emprise située en Russie. Un comble.
FORTERESSE IMPÉNETRABLE
À l’évidence, les hommes de Vladimir Poutine ont transformé la mine d’or de Ndassima en une forteresse impénétrable interdite à tout le monde, sauf aux aéronefs affrétés par Wagner, qui servent à acheminer les ressources sorties du sous-sol centrafricain directement à Moscou. Pire, les conditions de travail imposées par ces mercenaires aux ouvriers centrafricains confinent à l’esclavage. Ces petites mains, recrutées de force par les hommes de Wagner ont un statut à peine supérieur que celui d’un animal. Ils sont soumis à un régime inhumain, travaillant au moins 17 heures par jour et n’ayant droit qu’à quelques minutes de repos pour un repas frugal.
Impuissants face à une telle situation scandaleuse qui interpelle toutes les bonnes consciences, les dirigeants du pays ne peuvent rien faire pour sortir leurs compatriotes des griffes des soldats perdus de Poutine, lesquels se comportent en Centrafrique comme dans un territoire conquis. Ces mêmes dirigeants centrafricains sont aussi incapables de faire comprendre à leurs protecteurs russes de Wagner que dans tous les pays du monde, y compris en Russie, l’exploitation des ressources minières est soumise à des règles, notamment le paiement des taxes légales à l’État. Or, en plus de ne pas déclarer les quantités d’or et de diamants qu’ils exploitent, les Russes n’ont jamais payé aucune taxe à l’État centrafricain depuis plus de cinq ans.
EFFORT DE GUERRE DE LA RUSSIE
Mieux, selon Ruffin Bénam Beltoungou, « deux tiers de la production nationale d’or, soit deux tonnes, quittent le pays sans être déclarés ». Inutile de faire observer que plus de la moitié des deux tonnes est issue de la production de Wagner, qui a créé une myriade de société, dont les plus emblématiques sont Lobaye Invest, Bois Rouge ou encore International Global Logistic, lui permettant d’exporter l’or de la mine géante de Ndassima ou le bois des forêts de la Lobaye. Wagner a également infiltré le trafic illégal de diamants. L’exploitation de ces ressources permet aux Russes de faire des bénéfices de plusieurs milliards d’euros, qui servent à financer en partie l’effort de guerre de la Russie en Ukraine, sans payer un centime de taxes officielles à l’État centrafricain.
L’ÉTAT INCAPABLE DE MOBILISER LES RESSOURCES PROPRES
Conséquence, les caisses publiques sont désespérément vides. Par exemple cette année, les autorités centrafricaines ont été contraintes de présenter une Loi de finance rectificative. Alors que les prévisions budgétaires initiales pour l’année 2024 étaient estimées à plus de 316 milliards de FCFA, les nouvelles prévisions tablent désormais sur 297,77, soit un déficit de 29,82 MILLIARDS DE FCFA – ce qui représente 1,7% du Produit intérieur brut (PIB). Quant au solde primaire, il est déficitaire de 47,98 milliards de FCFA, correspondant à 2,7% du PIB. D’ailleurs, des 297,77 milliards de FCFA, l’État est incapable de mobiliser les quelques 162,50 milliards de FCFA de ressources propres.
SE REMPLIR LES POCHES
On ne peut donc s’empêcher de se demander à quoi servent les Russes de Wagner, si ce n’est à appauvrir davantage l’État centrafricain. Quel est l’intérêt de la République centrafricaine de conclure une alliance avec un groupe privé de mercenariat, dont l’unique objectif est de se remplir les poches au détriment des intérêts vitaux du pays ? Il est impossible de ne pas se souvenir des nombreuses dénégations du président Faustin Archange Touadera qui, en septembre 2021 par exemple, alors que les mercenaires de Wagner étaient déjà présents dans en Centrafrique depuis au moins trois ans, continuait de s’enfermer dans le déni. « Je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire », déclarait-il contre l’évidence.
On a envie de lui rétorqué quels sont les types qui ont mis son pays sous coupe réglée ? La question demeure posée. Aujourd’hui, les hommes de Prigojine qu’il disait ne pas connaître, ont tissé une toile impressionnante à Bangui, et sont devenus un boulet qu’il a du mal à s’en défaire. Entre temps, le peuple centrafricain, lui, continue de tirer le diable par la queue.