Les milices pro-Wagner terrorisent la population de Zémio
Bangui, CNC. La situation sécuritaire se dégrade dangereusement à Zémio, dans le Haut-Mbomou. Les milices pro-Wagner , communément appelés miliciens Azandé, équipés et armés par le groupe Wagner, multiplient les exactions contre les populations civiles. Dans la nuit du lundi au mercredi, ces hommes en armes ont déclenché des tirs nourris avec des armes lourdes, semant la panique parmi les habitants.
Des raids meurtriers des milices pro-Wagner dans toute la région
Avant de revenir terroriser Zémio, ces miliciens avaient déjà mené des opérations sanglantes dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Leurs cibles principales : les éleveurs peuls, les réfugiés soudanais et les communautés musulmanes de Démbia et Rafaï.
Un ancien responsable local témoigne sous couvert d’anonymat : « Ces miliciens agissent en toute impunité. Ils disposent d’un arsenal militaire fourni par Wagner, avec la bénédiction des autorités. Leurs raids meurtriers se multiplient sans que personne ne puisse les arrêter ».
Des milices pro-Wagner intégrées de force dans l’armée
Le gouvernement centrafricain tente de légitimer ces milices pro-Wagner en prétendant les avoir intégrés dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Cette manœuvre permet de justifier l’attribution d’armes lourdes financées par le budget de l’État.
« Nos impôts servent à armer des milices pro-Wagner qui terrorisent leur propre population. C’est un comble », dénonce un activiste des droits humains basé à Bangui.
Des nuits d’angoisse pour les habitants
Les tirs nocturnes incessants de ces milices pro-Wagner traumatisent particulièrement la population de Zémio. Un habitant raconte : « Ces milices pro-Wagner tirent sans raison apparente, juste pour nous terroriser. Nos enfants ne dorment plus. Nous vivons dans la peur permanente de ces miliciens qui se comportent comme en territoire conquis ».
Cette démonstration de force des milices pro-Wagner dans le Haut-Mbomou révèle l’échec du processus de désarmement et l’incapacité de l’État à protéger ses citoyens. Plus grave encore, elle démontre la dangereuse dérive d’un pouvoir qui arme des groupes incontrôlés au détriment de sa population.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)