jeudi, juin 18, 2026
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La mafia dans la prison de Ngaragba : un système de prédation institutionnalisé par le chef de sécurité, Laguélogo Brice

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La mafia carcérale de Ngaragba : un système de prédation institutionnalisé par le chef de sécurité, Laguélogo Brice

 

Centrafrique.org/rca-une-nouvelle-structure-penitentiaire-flambant-neuve-financee-par-les-etats-unis-a-ete-remise-au-gouvernement/dans-une-cellule-de-la-prison-de-ngaragba-a-bangui-le-8-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38351″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”La mafia carcérale de Ngaragba : un système de prédation institutionnalisé par le chef de sécurité, Laguélogo BriceNgaragba, Prison de l’Injustice : L’Église Plaide pour une Réforme Face aux Abus Carcéraux” width=”450″ height=”239″ />
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La prison centrale de Ngaragba, située dans le septième arrondissement de Bangui, est devenue le lieu d’un scandale systémique qui défie toute notion de justice et d’humanité. Sous la direction implacable de son chef de sécurité, Laguélogo Brice, cet établissement pénitentiaire s’est transformé en une véritable entreprise criminelle où les droits les plus élémentaires des détenus sont quotidiennement bafoués.

 

Le système mis en place par Laguélogo Brice repose sur une exploitation méthodique de la misère carcérale. L’une des pratiques les plus choquantes concerne la location des cellules aux détenus. Dans le quartier baptisé “Maison Blanche 2” (MB2), chaque détenu est contraint de payer 5 000 francs CFA par mois pour avoir le privilège de dormir dans une cellule. Cette taxe illégale s’apparente à un loyer imposé à des personnes déjà privées de liberté.

MB2 est le quartier le plus concerné, mais d’autres zones seraient également soumises à cette taxe illégale. Les détenus n’ont pas le choix : s’ils ne payent pas, ils sont transférés dans un secteur redouté de la prison, voir même à la  Porte Rouge.

 

La Porte Rouge représente l’antichambre de l’enfer carcéral. Ce quartier de la prison de Ngaragba est souvent réservé aux détenus nouvellement arrivés et en attente d’affectation dans une cellule. Mais depuis quelques mois, la porte rouge est réservée uniquement à isoler les prisonniers atteints de tuberculose. Pour le chef de sécurité, c’est une occasion pour lui  d’utiliser comme outil de répression contre les détenus insolvables. Des hommes en parfaite santé se retrouvent ainsi délibérément exposés à la contamination, dans une indifférence totale des autorités sanitaires. Plusieurs sources au sein de la prison confirment que cette pratique délibérée équivaut à une condamnation à mort lente pour ceux qui osent défier le système.

 

L’emprise mafieuse de Laguélogo Brice ne s’arrête pas là. Il a instauré un véritable monopole commercial à l’intérieur des murs de la prison. Son épouse approvisionne régulièrement l’établissement en gâteaux de qualité exécrable, si durs et souvent si périmés que les détenus les surnomment “les gâteaux robots”. Ces produits impropres à la consommation sont pourtant vendus à prix fort aux prisonniers qui n’ont d’autre choix que de les acheter pour survivre.

 

Parallèlement, Laguélogo Brice a mis sur pied un système de taxation qui rivalise avec les pires pratiques des milices armées. Les détenus qui tentent de subsister en vendant quelques produits de base :    arachides, poisson fumé, oignons ou autres condiments,  doivent verser une part de leurs maigres revenus au chef de sécurité. Ce racket organisé s’effectue au vu et au su de toute l’administration pénitentiaire, dans une impunité totale.

 

Ce qui rend ce scandale encore plus révoltant, c’est le silence complice des plus hautes autorités du pays. Le ministère de la Justice, la présidence de la République et l’ensemble des institutions chargées du contrôle des prisons sont parfaitement informés de ces pratiques depuis des années. Les médias locaux ont à plusieurs reprises tiré la sonnette d’alarme, sans que cela ne provoque la moindre réaction officielle.

 

Laguélogo Brice, loin de se cacher, agit avec une arrogance déconcertante. Il aurait même déclaré à plusieurs reprises que personne ne pourrait l’arrêter, un défi lancé à l’État de droit qui en dit long sur le niveau de corruption et de complaisance qui règne dans le système pénitentiaire centrafricain.

 

Derrière ces faits sordides se cache une réalité encore plus sombre : la prison de Ngaragba n’est plus un lieu de justice, mais un espace où se perpétue une violence institutionnalisée. Les détenus subissent une double peine : celle prononcée par les tribunaux, et celle, bien plus cruelle, infligée par leurs geôliers.

 

Alors que la communauté internationale se préoccupe régulièrement de la situation des droits de l’homme en Centrafrique, ce scandale persistant dans la principale prison du pays en dit long sur l’ampleur du travail qui reste à faire. Tant que des responsables comme Laguélogo Brice pourront agir en toute impunité, tant que les autorités fermeront les yeux sur ces pratiques moyenâgeuses, la notion même de justice restera un vain mot dans les geôles centrafricaines.

 

La situation à Ngaragba n’est pas seulement un dysfonctionnement,  c’est la preuve d’un système carcéral qui a totalement perdu de vue sa mission de réinsertion et de justice. Elle pose des questions fondamentales sur l’état de droit en Centrafrique et sur la capacité des institutions à protéger les plus vulnérables, même – et surtout – lorsqu’ils sont entre les mains de l’État….

 

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Grand désordre à l’Université de Bangui :  bras de fer entre le doyen Jean-Claude Azoumaye et ses chefs de département de la Faculté des lettres et sciences humaines

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Grand désordre à l’Université de Bangui :  bras de fer entre le doyen Jean-Claude Azoumaye et ses chefs de département de la Faculté des lettres et sciences humaines

 

Centrafrique.org/le-cauchemar-sans-fin-des-etudiants-en-anthropologie-de-luniversite-de-bangui/la-faculte-des-lettres-et-sciences-humaines-de-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-85532″ data-wpel-link=”internal”>Grand désordre à l’Université de Bangui : bras de fer entre le doyen Jean-Claude Azoumaye et ses chefs de département de la Faculté des lettres et sciences humaines
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’Université de Bangui, la Faculté des lettres et sciences humaines connaît un conflit majeur entre le doyen Jean-Claude Azoumaye et les chefs de département, affectant les étudiants.

 

La Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Bangui, un établissement clé pour la formation en sciences humaines dans le pays, traverse une période de désordre sans précédent. Depuis janvier 2022, date de l’arrivée de Jean-Claude Azoumaye à la tête de la faculté, une série de décisions controversées a engendré un conflit ouvert avec les chefs de département de ladite faculté, perturbant le fonctionnement de l’institution et affectant directement étudiants et professeurs.

 

Lors de sa première année à la tête de la faculté, Jean-Claude Azoumaye  collabore sans heurt avec ses collègues. Il s’intègre, travaille avec les chefs de département, et la faculté fonctionne normalement. Mais dès la deuxième année, l’ambiance change. Le doyen Jean-Claude Azoumaye  adopte une approche solitaire, prenant des décisions sans consulter les responsables des départements, qui sont pourtant essentiels à la gestion des programmes, des examens et des emplois du temps. Cette centralisation du pouvoir crée un fossé entre lui et ses collaborateurs.

 

Pour renforcer son contrôle, Jean-Claude Azoumaye met en place une cellule informatique rattachée directement à son bureau. Désormais, les notes des étudiants aux examens, normalement gérées par les départements, passent par cette cellule. Les résultats sont publiés sans que les chefs de département ne soient impliqués, ce qui les met à l’écart. De plus, il confie la surveillance des examens à des étudiants, une pratique qui surprend. Par exemple, des étudiants en sociologie supervisent des examens d’anthropologie, alors que cette tâche revient traditionnellement aux professeurs, sous la coordination des chefs de département. Cette décision, perçue comme un manque de confiance envers les responsables académiques, alimente les tensions.

 

Pour cette année scolaire 2024 – 2025, le conflit atteint un point critique. Un chef de département de sociologie, excédé par les désaccords avec le doyen, décide de quitter son poste. Cette démission révèle l’ampleur du malaise au sein de la faculté. Beaucoup reprochent à Azoumaye une gestion autoritaire, où il impose ses choix sans dialogue. On lui prête une attitude de chef absolu, décidant seul de tout, des plannings aux résultats d’examens.

 

La situation devient encore plus inquiétante avec l’annonce d’un arrêt des cours prévu pour fin mai 2025. Cette décision, prise unilatéralement par le doyen, choque les professeurs, dont beaucoup n’ont pas terminé leurs enseignements. Certains cours n’ont même pas été dispensés. Les étudiants, eux, s’inquiètent pour leur avenir. Comment réussir des examens sans avoir suivi l’ensemble des matières ? Ils craignent de valider des années universitaires sans les connaissances nécessaires, ce qui compromet la qualité de leur formation. Les enseignants, dépassés, tentent de s’organiser pour rattraper le retard, mais se heurtent à l’inflexibilité d’Azoumaye, qui refuse de repousser la fin des cours.

 

Le rectorat de l’Université de Bangui, bien informé de la situation, n’a pas encore pris de mesures concrètes. Le recteur, le vice-recteur et le secrétaire général savent que la faculté est en crise, mais leur inaction laisse le champ libre au désordre. Les plaintes s’accumulent : les étudiants dénoncent un manque de préparation pour les examens, les professeurs regrettent l’absence de coordination, et les chefs de département se sentent ignorés….

 

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Tensions militaires à Ndélé : le préfet sonne l’alarme sur les problèmes de coordination

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Tensions militaires à Ndélé : le préfet sonne l’alarme sur les problèmes de coordination

 

Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>Tensions militaires à Ndélé : le préfet sonne l'alarme sur les problèmes de coordination
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ndélé, c’est le bazar total. Les forces militaires censées protéger la population s’enlisent dans un désordre indigne d’une armée professionnelle. La faute à qui ? Au chef des opérations militaires incompétent, des ordres absurdes et une coordination qui frise le ridicule. Résultat : sur le terrain, tout part en vrille.

 

En effet, le chef d’État-major : incompétent, le chef des opérations militaires : incompétent, Les soldats, déployés sur le terrain, sont livrés à eux-mêmes, multiplient les bourdes. Patrouilles qui se croisent sans se parler, mouvements d’armes sans contrôle, approvisionnements qui n’arrivent jamais. « On manque de tout : nourriture, carburant, munitions. On dirait qu’on nous envoie au front pour échouer », confie un soldat sous couvert d’anonymat. Et pendant ce temps, la population vit dans la peur, coincée entre des forces désorganisées et des tensions qui menacent d’exploser.

 

Le préfet de Bamingui-Bangoran, Dongopu Magui Francis, a confirmé ces difficultés. “Nous faisons face à des défis importants dans la coordination entre les différentes forces présentes sur notre territoire”, a-t-il reconnu, tout en niant qu’il s’agisse d’une mutinerie à proprement parler.

 

Les autorités promettent des réunions, des calendriers de patrouilles, des inspections. Mais ces mesurettes ne règlent rien. Ce qu’il faut, c’est un vrai leadership, des ordres clairs et des moyens pour les soldats. Car à Ndélé, chaque erreur se paye cher. La région, déjà fragile, ne peut pas se permettre un tel amateurisme.

 

Les incidents rapportés par plusieurs sources concordantes incluent :

Face à cette situation explosive, les autorités ont mis en place un dispositif d’urgence :

– Réunions quotidiennes entre les différents commandants des unités stationnées

– Mise en place d’un calendrier coordonné pour les patrouilles

– Renforcement du dialogue civilo-militaire

– Inspection des conditions de vie dans les bases

 

Le préfet Francis a tenu à rassurer la population : “La situation est sous contrôle et nous travaillons main dans la main avec les commandants militaires pour rétablir une coordination efficace entre toutes nos forces de sécurité“.

 

Des observateurs soulignent que ces tensions interviennent dans un contexte sécuritaire déjà fragile pour cette région frontalière, où se croisent :

– Des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA)

– Des unités des forces alliées

– Des casques bleus de la Minusca

– Des agents des forces de sécurité intérieure

 

Le préfet a annoncé la mise en place prochaine d’un système de rotation des troupes et l’arrivée de renforts logistiques pour améliorer les conditions de vie des militaires. “Nous devons absolument éviter que ces tensions ne dégénèrent et ne viennent perturber le fragile équilibre sécuritaire de notre préfecture”, a-t-il conclu.

 

La situation reste néanmoins sous haute surveillance, avec des patrouilles conjointes renforcées dans la ville et ses alentours immédiats. Les autorités appellent la population à garder son calme et à signaler tout mouvement suspect aux forces de l’ordre….

 

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Centrafrique : Disparition inquiétante d’un conducteur de taxi-moto enlevé sur son lit d’hôpital par des mercenaires russes à Bria

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Disparition inquiétante d’un conducteur de taxi-moto enlevé sur son lit d’hôpital par des mercenaires russes

 

Centrafrique.org/nana-bakassa-des-bandits-impitoyables-depouillent-et-torturent-des-commercants-de-boguila/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse/” rel=”attachment wp-att-74880″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse-418×450.jpg” alt=”Centrafrique : Disparition inquiétante d’un conducteur de taxi-moto enlevé sur son lit d’hôpital par des mercenaires russes” width=”418″ height=”450″ />
un taxi moto sur une route boueuse

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un jeune conducteur de taxi-moto, originaire de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga,  au nord-est de la République Centrafricaine, est actuellement porté disparu. Les faits entourant sa disparition sont particulièrement graves : après avoir survécu à une tentative d’exécution, il a été enlevé en pleine convalescence depuis l’hôpital de Bria par un commando composé des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires russes.

 

Selon le récit détaillé des événements, dont les informations ont été recueillies auprès de la famille de la victime et des sources officielles locales, le jeune homme, dont l’identité n’est pas divulguée pour des raisons de sécurité, s’était rendu initialement à l’hôpital de Ouadda-Maïkaga. Son déplacement visait à accompagner son épouse, sur le point d’accoucher. Après l’admission de sa femme, il avait repris son activité professionnelle de conducteur de taxi-moto afin d’assurer les revenus nécessaires à son foyer. Quelques jours plus tard, il retourna à l’hôpital à Ouadda dans l’intention de raccompagner son épouse et leur nouveau-né à leur domicile familial.

C’est sur le chemin du retour, alors qu’il se trouvait à quelques kilomètres de Ouadda-Maïkaga, que le drame a commencé. Il a été intercepté par le commando de la mort composé des mercenaires russes et des soldats FACA.

Toujours selon les témoignages rapportés à la rédaction du CNC par les mêmes sources, les membres du commando ont procédé à son interrogatoire qualifié d’informel sur les lieux de l’interception. Durant cet interrogatoire, ils ont accusé le conducteur de taxi-moto de collusion avec des groupes rebelles opérant dans la zone. Le jeune homme aurait fermement nié ces accusations, insistant sur le fait qu’il était un simple conducteur de moto-taxi, et qu’il n’avait aucune affiliation de nature politique ou militaire avec une quelconque organisation armée.

Malgré ses dénégations répétées, le commando de la mort l’a contraint de force à les suivre jusqu’aux abords de la rivière Pipi, située à 3 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur l’axe de Ouanda-Djallé. C’est à cet endroit que les agresseurs ont ouvert le feu sur lui, tirant à sept reprises. Le jeune homme a été touché par plusieurs projectiles et a été laissé sur place, présumé mort par ses assaillants.

Miraculeusement, le conducteur de taxi-moto a survécu à ses blessures. Aucun de ses organes vitaux n’avait été atteint par les tirs. Dans un état critique, et malgré la gravité de ses blessures, il aurait réussi à ramper sur plusieurs kilomètres, faisant preuve d’une détermination remarquable. Il a finalement trouvé refuge auprès de la base de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) à Ouadda-Maïkaga. Ce poste était occupé par des Casques bleus de nationalité rwandaise.

Sur place, et constatant l’urgence et la gravité extrême de son état de santé, les Casques bleus rwandais ont immédiatement pris en charge le blessé et organisé son évacuation. Étant donné que l’hôpital de Ouadda-Maïkaga ne disposait pas des structures médicales et de la capacité nécessaires pour traiter des blessures de cette importance, il a été décidé de le transférer vers l’hôpital de Bria, mieux équipé.

Or, pendant que le jeune homme était en cours de soins intensifs à l’hôpital de Bria lorsqu’un nouvel événement choquant s’est produit. Des mercenaires russes, ayant visiblement été informés qu’il avait survécu à la tentative d’exécution et qu’il se trouvait à Bria, se sont introduits de force dans l’établissement hospitalier. Devant le personnel médical, qui s’est retrouvé impuissant face à la situation, les mercenaires russes ont procédé à l’enlèvement du blessé. Ils l’ont extrait de force de son lit d’hôpital.

Depuis cet enlèvement survenu à l’hôpital, le jeune conducteur de taxi-moto n’a donné aucun signe de vie. Il est, à ce jour, toujours porté disparu.

Sa famille, résidant à Ouanda-Djallé, est plongée dans une profonde angoisse. Les proches de la victime réclament avec insistance des réponses claires concernant le sort de leur parent. Ils exigent également la restitution de son corps dans l’éventualité où il aurait été exécuté après son enlèvement. Un membre de la famille a exprimé leur détresse en déclarant : « S’ils l’ont tué, qu’ils nous rendent au moins son corps. Nous voulons l’enterrer dignement ». La famille maintient fermement que le jeune homme n’a jamais été impliqué de quelque manière que ce soit dans les activités des groupes armés présents dans la région….

 

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Centrafrique : quand les propagateurs de fake news se réunissent pour dénoncer les fake news

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quand les propagateurs de fake news se réunissent pour dénoncer les fake news

 

Centrafrique.org/le-regime-touadera-sombre-dans-la-paranoia-quand-wagner-dicte-la-communication-gouvernementale/maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-86241″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou–450×225.jpg” alt=”Centrafrique : quand les propagateurs de fake news se réunissent pour dénoncer les fake news” width=”450″ height=”225″ />
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Bangui discute de la liberté de la presse, mais le gouvernement et ses griots, experts en désinformation, accusent les autres de fake news.

 

Le lundi dernier, , la République centrafricaine a marqué, avec un jour de retard, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Une table ronde à Bangui a rassemblé magistrats, journalistes et prétendus experts pour parler fake news et responsabilité des médias. Mais l’exercice a vite tourné à l’ironie. Le gouvernement et ses communicants, champions de la manipulation, se sont posés en défenseurs de la vérité, tandis que la Minusca jouait leur propre partition. Dans une RCA au bord du chaos électoral, l’information est une arme, et la vérité, une victime totalement oubliée.

 

Gervais Francis Voyemakoua, magistrat spécialisé dans la régulation des médias, a rappelé que l’article 12 de la loi sur la liberté de la communication impose des règles déontologiques à quiconque diffuse une information, même sur WhatsApp. Des paroles sensées, mais vides face à un pouvoir qui les ignore. Tita Samba-Sollé, présenté comme expert en communication par le pouvoir, a noté que la frontière entre journalisme professionnel et publications amateurs s’est brouillée. Ce qu’il n’a pas dit, c’est que ce flou profite à ceux qui contrôlent : le gouvernement, ses griots et leurs alliés.

 

Prenez la crise du Haut-Mbomou, dans le sud-est. L’ex-détenu Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, et le ministre de la Défense ont affirmé que les miliciens azandés, impliqués dans des affronteements avec les forces gouvernementales, sont manipulés par des acteurs politiques de l’opposition. Ils savent que c’est une accusation sans preuve, mais ils la lancent sciemment. Leur but ? Diviser, accuser les autres, et détourner l’attention des routes défoncées, des écoles fermées, des hôpitaux à l’agonie. Leurs griots, ces communicants autoproclamés experts, ont amplifié le mensonge. Sur WhatsApp, Facebook, dans les médias, ils inondent l’espace de post accusant des figures du Haut-Mbomou, les traitant de financiers du chaos, d’ennemis de la nation. Pas un fait, juste des insultes et des mensonges qu’ils osent appeler vérité vérifiée. Ils parlent de fact-checking, mais c’est de la propagande brute, et le pouvoir les encense pour ça.

 

Le gouvernement est l’architecte de ce chaos de désinformation. Balalou, le ministre de la Défense, les hautes sphères : ils savent qu’ils mentent. Leurs accusations sont creuses, mais ils les brandissent pour semer la méfiance et protéger leur mainmise. Quand leurs griots attaquent sur les réseaux, insultant opposants et journalistes, le pouvoir se dédouane, accusant les citoyens, les médias, les dissidents de propager des fake news. Mais c’est eux qui organisent ce chaos. Ils refusent d’admettre leur rôle, préférant crier au complot pour sauver la face.

 

Wagner, de son côté, est le cerveau de la manipulation. Tout le monde sait que les mercenaires russes mènent la danse, mais personne n’ose le dire. À Boy-Rabe, près de la résidence du chef de l’État, ils emploient des jeunes pour alimenter des blogs anonymes, des pages Facebook, des chaînes WhatsApp qui noient le pays sous des récits biaisés. Ils désignent les opposants comme traîtres, les journalistes comme vendus, les communautés comme rebelles. Leur stratégie s’étend au-delà de la RCA.

 

La MINUSCA joue un jeu tout aussi trouble. La mission de l’ONU, qui finance des initiatives contre la désinformation, sait que le pouvoir et Wagner, ses anciens détracteurs, sont les vrais artisans des fake news. Elle sait que les campagnes contre elle, il y a quelques années, venaient des mêmes qui prêchent la vérité aujourd’hui. Mais elle ferme les yeux, trop contente d’entendre des discours sur la lutte contre les fake news qui servent ses intérêts. Son silence est une complicité, son soutien au gouvernement, une hypocrisie.

 

Les griots du régime, ces communicants sans formation ni éthique, sont le bras armé de cette propagande. Ils se disent experts, mais leur seul talent est de relayer les mensonges du pouvoir. Ils écrivent des articles biaisés, lancent des accusations sans preuves, insultent quiconque ose critiquer. Quand leurs posts inondent les réseaux ou les médias, le gouvernement les présente comme de l’information vérifiée. Mais c’est une farce. Leur propagande est grossière, et les Centrafricains, coincés sans alternative, l’absorbent. Ces griots refusent d’assumer leur rôle, accusant les journalistes ou les opposants à leur place.

 

Les médias, eux, ne sont pas innocents. Certains reprennent les déclarations officielles sans réfléchir, relayant des mensonges en les faisant passer pour des vérités. Quand ils le font, le pouvoir les encense, disant qu’ils parlent vrai. Mais c’est une illusion. Ce qu’ils diffusent, c’est la voix du régime, amplifiée par Wagner et ses griots. Les journalistes qui enquêtent, qui questionnent les accusations sans fondement, sont rares. La peur, l’opportunisme ou le manque de moyens les taisent. Dans un pays où l’information passe d’abord par WhatsApp, une rumeur bien placée vaut plus qu’une enquête solide.

 

Pourquoi cette complaisance ? Parce que le pouvoir paie. Ceux qui sont dans le régime trouvent un pain à manger, alors ils ferment les yeux. Ministres, communicants, relais médiatiques : tous profitent du système. Mais ceux qui sont dehors, ceux qui voient clair, savent que c’est un mensonge. Le gouvernement accuse les autres pour se dédouaner, Wagner manipule dans l’ombre, la MINUSCA joue les innocentes, et les griots polluent l’espace public. À l’approche des élections, ce jeu menace de tout faire basculer, et la vérité reste introuvable….

 

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Le cabinet parlementaire du député Akras apporte une aide d’urgence aux sinistrés de Bouchia

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Le cabinet parlementaire du député Akras apporte une aide d’urgence aux sinistrés de Bouchia

 

Le cabinet parlementaire du député Akras apporte une aide d'urgence aux sinistrés de Bouchia
Des bâches ont été remises à la population de l’arrondissement de Bouchia par l’équipe du cabinet parlementaire de l’honorable Hassan AKHRAS. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le cadre de sa tournée humanitaire, le cabinet parlementaire du député Hassan Akras a effectué sa troisième opération d’assistance humanitaire dans le village de Bouchia, situé dans le troisième arrondissement de la commune de Mbata. Cette troisième action intervient après celles effectuées à Bokanga, 86 kilomètres, et Bangui Bouchia, 92 kilomètres de la capitale.

 

Rappelons le, la localité de Bouchia situé dans le troisième arrondissement de la commune de Mbata. a récemment subi des intempéries destructrices. En effet, au début du mois, des pluies torrentielles accompagnées de vents violents ont détruit 72 habitations, laissant de nombreuses familles sans abri qui vivent dans des conditions difficiles.

 

En réponse à cette catastrophe, le cabinet du député a organisé une distribution de secours comprenant :

– 72 bâches pour abriter temporairement les familles sinistrées

– Des kits alimentaires pour chaque famille contenant : riz, sardines, huile et autres produits de première nécessité

– Une enveloppe financière à chaque famille pour l’achat de matériaux de reconstruction (pointes, etc.)

Le cabinet parlementaire du député Akras apporte une aide d'urgence aux sinistrés de Bouchia
Des vivres composés de riz, d’huile et de boîtes de sardines ont été remis à la population de l’arrondissement de Bouchia par l’équipe du cabinet parlementaire de l’honorable Hassan AKHRAS. Photo CNC

 

Cette aide vise à permettre aux habitants de faire face aux conséquences immédiates de la catastrophe tout en entamant la reconstruction de leurs habitations.

 

Cette intervention constitue la troisième étape de la tournée humanitaire du cabinet parlementaire dans la circonscription de Mbaïki 3, après les distributions de matériel médical à Bokanga et Bangui Bouchia.

 

Les opérations se sont déroulées selon le programme préétabli, avec la participation des autorités locales et des représentants communautaires. Le cabinet a assuré que toutes les familles affectées par les intempéries ont pu bénéficier de cette aide d’urgence.

 

Cette action démontre la volonté du député Akras de répondre aux besoins diversifiés de sa circonscription, qu’il s’agisse de soutien médical comme dans les villages précédents, ou d’aide d’urgence comme à Bouchia.

 

Le cabinet parlementaire a indiqué que cette tournée humanitaire se poursuivra dans d’autres localités de la circonscription, selon les besoins identifiés….

 

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Ecobank, BPMC et autres banques récompensés : Quels rôles jouent ces institutions dans la stabilité financière centrafricaine ?

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Ecobank, BPMC et autres banques récompensés : Quels rôles jouent ces institutions dans la stabilité financière centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/financement-des-pme-la-bad-garantit-une-ligne-de-credit-via-ecobank-pour-le-commerce-international/immeuble-de-la-direction-generale-de-ecobank-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-74571″ data-wpel-link=”internal”>Ecobank, BPMC et autres banques récompensés : Quels rôles jouent ces institutions dans la stabilité financière centrafricaine ?
Immeuble de la direction générale de ecobank Centrafrique. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une cérémonie a récompensé Ecobank, BPMC, BGFI, BSSIC, Orange Centrafrique, MSF Belgique, World Vision et lors de l’inauguration du siège de Burvalle Centrafrique. Que font ces institutions pour la RCA ?

 

Des institutions financières aux résultats mitigés

 

Ecobank, active en République centrafricaine (RCA) depuis des années, propose des services bancaires pour les entreprises et les transactions internationales. La Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC) finance des projets publics et privés, tandis que la Banque gabonaise  et française internationale (BGFIBANK) et la BESSIC, soutiennent les petites et moyennes entreprises (PME) à travers des crédits. Orange Centrafrique offre des assurances pour sécuriser les investissements dans un contexte économique instable.

 

Pourtant, l’accès aux services bancaires reste limité pour beaucoup de Centrafricains. Les agences de ces banques se concentrent presque exclusivement à Bangui, avec quelques rares exceptions comme Berberati. Dans les villes de province, les habitants, y compris les fonctionnaires, doivent souvent se rendre dans la capitale Bangui pour toucher leurs salaires, faute d’agences ou de distributeurs automatiques. À Bangui, les guichets sont régulièrement débordés, obligeant les usagers à attendre longtemps dans des conditions difficiles. Ces problèmes persistent depuis des années sans améliorations notables.

 

Ecobank tente de se démarquer en ouvrant des agences et des distributeurs hors du centre-ville de la capitale, mais ces efforts restent insuffisants face aux besoins d’une population qui manque de services financiers accessibles. La BPMC, la BFB et la Banque Sahélo-Sahélienne pour l’Investissement et le Commerce (BSSIC) n’ont pas montré de progrès significatifs dans l’extension de leurs réseaux ou l’amélioration de leurs prestations.

 

Orange Centrafrique : un acteur reconnu

 

Orange Centrafrique, également récompensé lors de la cérémonie, se distingue par son rôle dans les télécommunications et les services financiers mobiles. Grâce à son service Orange Money, l’opérateur permet à des milliers de Centrafricains, même dans des zones reculées, d’effectuer des transactions, de payer des factures ou d’épargner via leurs téléphones. Son réseau, bien plus étendu que celui des banques, couvre de nombreuses villes et villages, rendant les services accessibles là où les institutions financières sont absentes. Les Centrafricains saluent souvent Orange pour sa fiabilité et son impact direct sur leur quotidien, notamment pour les petits commerçants et les familles qui dépendent de ces outils pour gérer leurs finances.

 

Les ONG : des contributions inégales

 

Parmi les organisations non gouvernementales récompensées, MSF Belgique se distingue par son travail dans le domaine de la santé. Active dans plusieurs régions, elle apporte une aide essentielle aux populations, en particulier dans les zones touchées par les crises. Son engagement est largement reconnu et apprécié.

 

World Vision, en revanche, pose question. Cette ONG, d’origine américaine, intervient dans des projets sociaux, mais sa gestion est critiquée. Beaucoup pointent une forte présence d’expatriés, notamment congolais de la RDC , dans ses équipes, et un recrutement local insuffisant. Des voix reprochent à World Vision de marginaliser les Centrafricains dans ses activités, ce qui limite son impact pour les communautés qu’elle est censée servir.

 

Une cérémonie qui laisse perplexe

 

Organisée par Burvalle Centrafrique, la remise de trophées, saluée par Aruna Nikkema de BBS Holding, visait à célébrer la contribution de ces institutions au développement de la RCA. Mais que signifie réellement cette distinction ? Les critères ayant conduit à ces récompenses ne sont pas clairs. L’événement semble surtout destiné à renforcer les liens entre les organisateurs et les institutions récompensées, plutôt qu’à refléter un progrès concret pour la population.

 

Les banques, malgré leur rôle dans l’économie, peinent à améliorer l’accès aux services ou la qualité de leurs prestations. À l’exception d’Orange et de MSF, dont les actions touchent directement les Centrafricains, les autres récipiendaires laissent planer des doutes sur leur impact. Cette cérémonie profite-t-elle vraiment aux citoyens, en particulier ceux des régions éloignées ? Les institutions récompensées répondent-elles aux besoins quotidiens des Centrafricains ? Ou s’agit-il d’un geste symbolique, davantage tourné vers les intérêts des organisateurs que vers le bien-être général ?

 

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Centrafrique : le Parti Africain du Progrès dénonce l’Austérité Budgétaire annoncée par le gouvernement

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Centrafrique : le Parti Africain du Progrès dénonce l’Austérité Budgétaire annoncée par le gouvernement

 

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Alain Touaboy, Président du Parti Africain du Progrès

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Parti Africain du Progrès (PAP), par la voix de son Président Alain TOUABOY, a rendu public un communiqué officiel daté du 18 mai 2025, interpellant les parlementaires et alliés progressistes de gauche face à un projet de loi de finances rectificative pour 2025.

 

Intitulé « APPEL AUX PARLEMENTAIRES ET ALLIÉS PROGRESSISTES DE GAUCHE », le document estampillé N°073/PAP/PR/BP/SG, dénonce avec fermeté une politique d’austérité jugée préjudiciable aux couches sociales les plus vulnérables.

Dans son communiqué, le PAP et son Président Alain TOUABOY critiquent vivement les orientations budgétaires envisagées. Ils désapprouvent les « orientations extra libérales de ce gouvernement, illustrées par cette loi de Finances abusivement appelée “budget citoyen”, dans laquelle, encore une fois on sacrifie les plus fragiles, on omet des subventions sectorielles au nom d’une rigueur budgétaire dogmatique ».

Le texte, signé par le Président du PAP, Alain TOUABOY, accuse cette « thérapie d’austérité » de satisfaire « scrupuleusement les appétits des acteurs internationaux dont les objectifs ignorent très souvent les valeurs de justice sociale, de solidarité et d’égalité chères à l’action publique ».

Ce budget dit “d’austérité”, comme le souligne le gouvernement devant l’Assemblée nationale, est présenté comme une nécessité économique. Pourtant, le Parti Africain du Progrès, par la voix de son Président Alain TOUABOY, y voit « une attaque frontale contre les classes populaires en tournant le dos à l’urgence sociale ». Le communiqué souligne que ce projet « réduit les dépenses publiques à forte valeur ajoutée, gèle les salaires des fonctionnaires, proscrit les aides sociales, tout cela limite les moyens d’intervention des services publics, alors même que nos concitoyens font face à une inflation galopante, et une précarité croissante ». Le Président Alain TOUABOY demande au Ministre des Finances de « nous indiquer dans quels secteurs d’activités a-t-il procédé aux coupes budgétaires et pourquoi ces secteurs ? et quels ont seront les impacts réels sur les conditions de vie de nos concitoyens ? ».

Le PAP, sous la signature de son Président Alain TOUABOY, interroge également l’absence de justice fiscale, pointant du doigt les « exonérations abusives dont bénéficient les organisations internationales agissant sur le territoire national ». Le communiqué demande : « Où sont les mesures pratiques prises contre la fuite des capitaux ? Ou sont les contributions exceptionnelles des grosses fortunes amassées en un rien de temps ou encore celles des grandes sociétés minières, forestières qui ne font pas de la redistribution ? Ce n’est pas aux travailleurs, aux retraités, ni à la jeunesse de faire ce sacrifice ! ». Le Président Alain TOUABOY et les militants du PAP rejettent « cette politique d’austérité, tendant à réduire l’État à un rôle marginal en l’empêchant de mener des politiques publiques volontaristes ».

À cet effet, le PAP et son Président Alain TOUABOY appellent les parlementaires à « réclamer du gouvernement plus de clarté concernant ce budget rectificatif, en invitant ce dernier à révéler les causes réelles du dérapage budgétaire actuel, à présenter l’état de la lutte contre la corruption, et d’investiguer réellement les cas de détournements massifs des deniers publics orchestrés par certains fonctionnaires zélés qui affirment ne rien craindre en raison des garanties protectrices dont ils disposent en haut lieu ». Le communiqué, signé par le Président Alain TOUABOY, conclut sur la détermination du PAP à continuer de se battre « ici et dans la rue, (…) aux côtés de nos concitoyens pour une Centrafrique meilleure »….

 

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Vérification du profil sur 1win : le guide complet pour les utilisateurs du Gabon

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Dans l’univers en constante évolution des paris en ligne, où les enjeux financiers deviennent de plus en plus élevés et où les tentatives de fraude se perfectionnent sans cesse, la vérification d’identité s’impose comme une barrière incontournable. Elle protège non seulement les plateformes contre les abus, mais elle agit également comme un rempart de confiance pour les utilisateurs. Dans ce contexte, les joueurs du Gabon qui choisissent la plateforme 1win ne se contentent pas de rejoindre un site de jeux – ils entrent dans un écosystème structuré, sécurisé et conforme aux exigences réglementaires locales.

Sur http://1winplaying-ga.com, la vérification du profil utilisateur revêt une importance cruciale. Elle sert à la fois de garde-fou technologique et de sésame opérationnel. En d’autres termes, elle assure que les données personnelles de l’utilisateur – telles que son nom, son adresse et sa nationalité – soient correctement enregistrées et sécurisées. Mais au-delà de cet aspect purement technique, elle conditionne l’accès à toute la sphère financière de la plateforme : dépôt de fonds en franc CFA (XAF), retraits sans blocage, activation de bonus exclusifs, participation aux campagnes promotionnelles et tournois organisés par 1win. Ignorer cette étape reviendrait à renoncer à une grande partie des avantages proposés.

Ce qui différencie 1win d’une multitude d’autres sites concurrents, c’est la manière dont cette vérification est pensée et mise en œuvre. Loin des procédures longues, confuses ou intrusives, la plateforme mise sur une stratégie locale et intuitive, parfaitement adaptée au marché gabonais. L’interface est intégralement francophone, l’assistance clientèle est disponible 24h/24 et 7j/7, et les étapes de validation ont été optimisées pour être accessibles, même pour les utilisateurs novices. Pas besoin de connaissances techniques ou de ressources particulières : quelques documents bien scannés, un profil complet et une adresse valide suffisent pour débloquer tout le potentiel de votre compte 1win.

Comment se déroule la vérification de profil sur 1win : étapes, documents nécessaires et conseils pratiques

Le processus de vérification sur 1win est clairement structuré et divisé en étapes précises. Cela permet aux nouveaux utilisateurs de s’adapter rapidement et de débloquer l’accès à toutes les fonctionnalités de la plateforme. L’essentiel est de remplir correctement son profil et de fournir des documents valides prouvant son identité et son adresse de résidence.

Étape de vérificationDocuments à fournirDélai moyenParticularités pour le Gabon
Complétion du profilNom, date de naissance, adresse, devise du compte (XAF)5 à 10 minutesLa devise XAF est détectée automatiquement
Téléversement des documentsCarte d’identité/passeport, facture ou relevé bancaireJusqu’à 24 heuresLes scans doivent être nets et en couleur
Contrôle par le service de sécuritéRevue manuelle, vérification vidéo (parfois)1 à 2 joursUne photo avec pièce d’identité peut être demandée

Une fois toutes ces étapes franchies, le compte est officiellement vérifié. L’utilisateur obtient un accès complet aux retraits, aux limites étendues de mise, aux offres VIP et à tous les avantages exclusifs de 1win. En résumé, la vérification est un vrai passeport vers une expérience enrichie.

Ce qu’il faut absolument savoir avant de vérifier son compte sur 1win : erreurs fréquentes à éviter pour une validation rapide

Se lancer dans le processus de vérification sur 1win peut sembler anodin, mais une petite erreur peut retarder votre accès à l’ensemble des fonctionnalités de la plateforme. Pour les utilisateurs du Gabon, où la devise officielle est le franc CFA (XAF), il est essentiel de préparer cette étape avec rigueur. Trop de joueurs négligent certains détails, croyant que tout se fait automatiquement. En réalité, 1win applique des normes strictes pour protéger les données des utilisateurs et garantir une conformité légale. Voici donc les principales erreurs à absolument éviter pour réussir votre vérification du premier coup.

  • Données incomplètes ou incorrectes dans le profil: beaucoup remplissent leur profil à la hâte, oubliant que chaque champ doit refléter exactement les informations figurant sur leurs documents officiels. Un simple écart dans l’orthographe d’un nom ou l’absence d’un numéro peut entraîner un refus.
  • Photos floues, mal cadrées ou en noir et blanc: pour que les systèmes automatisés et les agents de validation puissent lire vos documents, ceux-ci doivent être bien éclairés, en couleur, sans reflets ni flou. Les images doivent inclure tous les bords du document.
  • Utilisation d’un VPN ou d’un proxy lors de l’inscription: même si cela semble anodin, l’usage de ces outils peut déclencher une alerte de sécurité. 1win souhaite que chaque profil reflète une localisation réelle, surtout pour les utilisateurs du Gabon.
  • Fourniture de documents appartenant à une autre personne: certaines personnes essaient d’utiliser la carte d’identité d’un proche. Cela est formellement interdit et peut entraîner un bannissement définitif.
  • Omission d’un justificatif de domicile récent: il ne suffit pas d’envoyer votre pièce d’identité. Il faut aussi prouver que vous résidez bien à l’adresse mentionnée sur votre profil. Un relevé bancaire ou une facture d’eau/électricité datant de moins de trois mois est recommandé.
  • Ignorer les e-mails ou messages du service client: le support peut demander des précisions ou des fichiers supplémentaires. Un silence prolongé de votre part bloque le processus de vérification.
  • Sélection d’une devise autre que le XAF pour les utilisateurs gabonais: cela peut entraîner des conversions non souhaitées, des blocages de transactions ou même des suspicions de fraude.
  • Créer un nouveau compte après un refus de vérification: cette méthode est non seulement inefficace, mais contrevient aussi aux conditions d’utilisation de 1win. Cela peut vous exclure définitivement de la plateforme.
  • Envoyer des captures d’écran de documents au lieu de scans originaux: les systèmes automatiques de 1win détectent ce type de fichier et les rejettent immédiatement. Utilisez uniquement des fichiers JPG ou PDF bien scannés.
  • Essayer de retirer des fonds avant d’avoir finalisé la vérification: cette erreur très fréquente mène à des frustrations inutiles. Les retraits sont strictement bloqués tant que la vérification n’est pas complète.

En gardant à l’esprit ces pièges classiques, vous évitez les retards inutiles et accélérez considérablement le processus. Cela vous permet non seulement de jouer sereinement sur 1win, mais aussi de bénéficier rapidement des retraits, bonus et offres spéciales réservées aux comptes vérifiés.

Conclusion: pourquoi la vérification de profil sur 1win n’est pas une simple formalité

 

Vérifiez votre compte 1win Gabon et débloquez tous les avantages

 

Finaliser la vérification de son profil sur 1win ne se limite pas à cocher une case administrative – c’est le socle même d’une expérience de jeu fluide, sécurisée et conforme aux exigences locales du Gabon. Pour chaque joueur sérieux, cette étape représente un engagement envers la transparence, la protection de ses fonds et la maîtrise de son identité numérique. Elle instaure une relation de confiance entre l’utilisateur et la plateforme, élément indispensable dans le domaine des jeux en ligne.

Il est important de souligner que cette procédure profite à toutes les parties. D’un côté, 1win s’assure que chaque compte est bien détenu par une personne réelle résidant au Gabon, ce qui limite les fraudes et les usages abusifs. De l’autre côté, les utilisateurs disposent d’un accès complet à leur espace personnel : retraits en franc CFA (XAF), participation aux promotions, élévation de statut… Rien n’est inaccessible une fois le compte validé. C’est une preuve que 1win ne considère pas la conformité comme un fardeau, mais comme une force.

En définitive, passer par la vérification de profil sur 1win, c’est s’ouvrir les portes d’une plateforme fiable, localisée, et conçue pour les joueurs gabonais. Ne laissez pas cette opportunité vous échapper – suivez les étapes, évitez les pièges, et commencez à jouer en toute confiance. Car chez 1win, chaque détail compte, et chaque utilisateur mérite un environnement de jeu à la hauteur de ses attentes.

 

Une révolution mobile localisée: comment l’application 1win transforme l’expérience

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Centrafrique.org/ou/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/ou-450×450.png” alt=”Installez 1win Gabon: votre appli locale de paris mobiles” width=”450″ height=”450″ />

 

Très peu de plateformes prennent réellement en compte les réalités numériques locales lorsqu’il s’agit de proposer des applications mobiles de paris. La majorité se contente de reproduire une version simplifiée de leur site, sans réfléchir aux contraintes techniques, aux usages spécifiques ou aux besoins culturels du public ciblé. C’est là que l’application mobile 1win bouleverse totalement le paysage du jeu en ligne au Gabon. Elle ne se contente pas de reproduire les fonctionnalités du site web : elle est repensée de fond en comble pour s’adapter aux conditions locales. Ergonomie fluide, navigation logique, chargement rapide sur réseau 3G ou instable — tout a été ajusté avec soin pour offrir une expérience véritablement intuitive, même sur des smartphones à faibles performances.

Les plateformes web classiques imposent souvent des exigences difficiles à tenir dans le contexte gabonais : connexion haut débit, compatibilité avec les dernières versions de navigateurs, ou même nécessité de se connecter via VPN pour contourner les restrictions géographiques. À l’inverse, l’application 1win-gabon.org crée un environnement intégré et minimaliste, où chaque fonction — inscription, paris sportifs ou casino, dépôts, retraits, assistance en ligne — est pensée pour être disponible en un seul geste. L’intégration native du franc CFA (XAF) permet non seulement de simplifier les paiements, mais aussi d’éliminer les frais cachés liés aux conversions de devises étrangères, ce qui reste un frein majeur sur d’autres plateformes.

La sécurité n’est pas reléguée au second plan — elle est au cœur même de la stratégie de 1win. L’application intègre un cryptage de niveau bancaire basé sur les standards AES-256, des connexions sécurisées SSL, une vérification par code OTP et une gestion des sessions renforcée pour éviter toute compromission. En plus de cela, les mises à jour régulières corrigent immédiatement les failles potentielles et garantissent un haut niveau de stabilité, même pendant les heures de forte activité. En somme, l’application 1win n’est pas un simple outil : c’est un véritable écosystème mobile de paris numériques, conçu avec rigueur, adapté avec intelligence et déployé avec une vision claire du marché gabonais.

Guide détaillé d’installation: accéder à 1win depuis votre smartphone en toute simplicité au Gabon

L’installation de l’application mobile 1win a été pensée pour être universellement accessible, même dans les régions où l’infrastructure numérique reste limitée ou sujette à des interruptions fréquentes. Contrairement à certaines plateformes qui exigent un accès constant à des services comme Google Play ou Apple ID, 1win mise sur une approche directe, simple et robuste. Tout commence par une visite sur le site officiel 1win Gabon, où sont disponibles les liens de téléchargement adaptés à chaque type d’appareil — qu’il s’agisse d’un smartphone Android, iOS ou Huawei.

Le fichier APK pour Android est fourni sans détours ni intermédiaires. Les utilisateurs d’iPhone peuvent, eux, accéder à l’application via le navigateur Safari sans passer par l’App Store — une solution stratégique dans les zones où l’accès à certaines boutiques d’applications peut être restreint ou instable. Même les détenteurs d’appareils Huawei sans services Google peuvent procéder à une installation manuelle via l’APK, ce qui garantit une compatibilité étendue pour le public gabonais.

PlateformeCompatibilitéMode d’installationParticularités techniques
Android+Fichier APK directFonctionne même sur Android 5.0+
iOS+Via Safari uniquementPas besoin de l’App Store
Huawei+APK indépendantCompatible sans Google Services
PCNon disponibleAccès recommandé via navigateur

Une fois le fichier téléchargé, il suffit d’autoriser l’installation d’applications tierces dans les paramètres du téléphone. L’installation est instantanée et n’alourdit pas le système. L’application se lance en français, accepte les paiements en XAF et intègre directement l’assistance 1win locale pour le Gabon. Aucune étape n’est superflue, tout est optimisé pour un usage immédiat.

Fonctionnalités majeures de l’application 1win: pourquoi les joueurs gabonais l’adoptent massivement

Loin d’être une simple version allégée du site, l’application 1win est un noyau technologique à part entière. Elle est construite autour de trois piliers : accessibilité, personnalisation et performance. Chaque fonctionnalité est utile, intuitive et conçue pour des sessions de jeu rapides, interactives et sûres.

  • Langue et devise intégrées: l’application s’ouvre automatiquement en langue française, sans nécessité de réglages manuels. Elle prend entièrement en charge le franc CFA (XAF), ce qui permet aux utilisateurs de visualiser immédiatement leurs soldes, de placer des mises, de recharger leur compte et de retirer des gains dans leur devise locale — sans devoir convertir, calculer ou subir des taux défavorables. Cette intégration rend la plateforme plus claire, plus accessible et surtout parfaitement adaptée aux réalités économiques du Gabon.
  • Compatibilité avec les services locaux: 1win s’intègre aux systèmes de paiement les plus utilisés dans le pays, notamment Airtel Money, Moov Money et GabPay. Cela signifie que les joueurs peuvent effectuer des transactions financières directement depuis leur téléphone, sans carte bancaire internationale, sans se rendre en agence physique et sans frais cachés. L’ajout de ces services locaux dans l’écosystème de l’application garantit une fluidité remarquable dans les dépôts et retraits, même pour les utilisateurs des zones rurales.
  • Streaming en direct fluide: les matchs de football, tennis, basketball et autres sports sont accessibles en streaming HD directement depuis l’application, sans exiger d’abonnement externe ou de passer par une plateforme tierce. Le visionnage en direct est optimisé même sur des connexions mobiles instables — un avantage crucial dans les régions où le débit peut varier. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de suivre leurs paris en temps réel, avec une immersion complète, comme s’ils étaient dans le stade.
  • Alertes intelligentes: l’application 1win propose des notifications dynamiques et personnalisables. Les utilisateurs peuvent recevoir des alertes sur les évolutions de cotes, la disponibilité de nouveaux bonus, les rappels de paris actifs, les résultats de matchs ou même des suggestions basées sur leurs habitudes de jeu. Ces notifications ne sont pas intrusives, mais conçues pour informer efficacement, aider à réagir à temps et maximiser les opportunités de paris sans surveiller constamment l’application.
  • Traitement financier instantané: les opérations de dépôt et de retrait sont exécutées en temps réel, souvent en moins de 30 secondes. Grâce à la connexion directe avec les opérateurs de paiement locaux, les utilisateurs n’attendent pas plusieurs heures ou jours pour accéder à leurs fonds. De plus, aucun frais n’est appliqué sur les opérations effectuées via les canaux nationaux, ce qui renforce la transparence financière et la confiance dans la plateforme. C’est un point central qui fait la différence avec d’autres sites où les retraits sont lents et opaques.

L’optimisation technique de l’application permet une utilisation fluide sur tous types de smartphones. Même avec une mémoire limitée ou une connexion instable, 1win reste fonctionnelle, rapide et agréable à utiliser. Les utilisateurs du Gabon y trouvent une solution complète pour vivre leurs paris à 100 % depuis leur téléphone.

Conclusion stratégique: pourquoi l’application 1win redéfinit les standards du jeu mobile au Gabon

Installez 1win Gabon: votre appli locale de paris mobiles

 

Dans un monde où la mobilité dicte les usages numériques, les joueurs d’aujourd’hui ne se contentent plus d’un simple site internet compatible avec les smartphones. Ils recherchent une application véritablement pensée pour leurs besoins, leurs habitudes et leur environnement local. Cela inclut non seulement une interface intuitive, mais aussi une intégration transparente des moyens de paiement, des options de paris localisés, une assistance en langue française et une réactivité à toute épreuve. Dans ce contexte, 1win dépasse largement les attentes en proposant bien plus qu’un outil de jeu : c’est un espace personnel sécurisé, rapide, et entièrement localisé pour le Gabon.

L’un des éléments les plus distinctifs de cette application, c’est sa capacité à répondre aux deux extrêmes du spectre utilisateur. Les débutants, souvent intimidés par la complexité des plateformes de paris, y trouvent une navigation fluide, des explications claires, des Formulaires simples, et des bonus d’accueil faciles à activer. En quelques minutes, ils peuvent s’inscrire, effectuer leur premier dépôt en franc CFA (XAF) via des moyens de paiement locaux, et placer un pari sans avoir à passer par des démarches longues ou techniques. C’est cette simplicité d’accès qui fait de 1win un point d’entrée privilégié pour ceux qui découvrent l’univers des paris.

 

 

 

1win sports bet: quand les Paris sportifs deviennent un avantage technologique

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Centrafrique.org/pub-du-mardi-1/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/pub-du-mardi-1-450×450.png” alt=”Parier intelligemment sur le sport avec 1win au Congo” width=”450″ height=”450″ />

 

Dans un monde où les événements sportifs se déroulent en direct sur tous les écrans et où les cotes évoluent à la vitesse de la lumière, la plateforme 1win ouvre aux utilisateurs une nouvelle dimension du pari. Il ne s’agit pas simplement de cliquer sur « parier » — c’est un véritable écosystème, façonné pour former des habitudes, nourrir l’analyse et rythmer la vie des parieurs. L’interface est entièrement adaptée aux besoins des utilisateurs congolais, avec une prise en charge complète de la monnaie locale — le franc congolais (CDF), rendant l’expérience simple, fluide et transparente.

Ce qui distingue http://1winplay.org des autres, c’est son attention au détail. La plateforme ne se limite pas aux grands championnats populaires. Elle permet de plonger dans le sport local, les ligues secondaires, les compétitions de jeunes et même les simulations virtuelles, particulièrement appréciées par les utilisateurs. Cela permet à chaque parieur de trouver son terrain de jeu, son rythme et sa stratégie.

L’évolution du pari sportif est indissociable de l’analyse en direct, et 1win en a fait un pilier. Du suivi des cotes en temps réel à l’actualisation instantanée des résultats, tout est conçu pour maximiser la prise de décision. Ici, il ne s’agit pas de jouer à l’aveugle — chaque pari repose sur des données, des tendances et une intuition bien alimentée.

Les options de paris chez 1win : zoom sur les disciplines et les formats disponibles

La plateforme 1win propose un éventail impressionnant de disciplines sportives, que ce soit pour les novices ou les parieurs expérimentés. Du football au eSport, en passant par le tennis ou la Formule 1, tout est là. Les mises se font en un clic, 24h/24, avec un calcul automatique en CDF, rendant l’utilisation idéale pour les joueurs du Congo.

SportTypes de parisFormats disponiblesAdapté au CDF
Football1X2, handicaps, totauxEn direct, pré-matchConversion automatique des cotes
BasketballTotaux, par quartParis combinés, expressPrise en charge des ligues africaines
TennisGagnant, setsLive, tie-breaksCotes avantageuses sur les outsiders
eSportDota 2, CS2, LoLParis en live, à long termeStreaming des matchs en direct
Boxe / UFCRounds, KORésultat exactActualisation en temps réel
Formule 1Podium, chronoPrédictions avancéesPrise en compte de la météo

Chez 1win, il ne s’agit pas uniquement de choisir une équipe gagnante. Les formats de mise incluent des express combinés, des événements individuels, des performances spécifiques et plus encore. Cela permet aux joueurs de maximiser leurs gains tout en explorant différentes approches. Les paris en franc congolais (CDF) simplifient l’ensemble du processus — sans frais de conversion ni mauvaises surprises.

Comment améliorer ses performances : conseils pratiques approfondis pour les parieurs sur 1win

Pour exploiter pleinement le potentiel des paris sportifs avec 1win, il ne suffit pas de miser au hasard ou de suivre son instinct. Il faut adopter une approche méthodique, structurée et durable. Les parieurs performants combinent analyse statistique, gestion psychologique, timing d’intervention et anticipation stratégique. Heureusement, 1win met à disposition une panoplie d’outils pensés pour accompagner chaque utilisateur dans son évolution, que ce soit depuis un ordinateur ou un appareil mobile.

  • Analyse les statistiques avant de miser: chaque événement est influencé par une multitude de paramètres — forme récente, historique des confrontations, conditions météo, absences de joueurs. La base de données fournie par 1win te permet de comparer ces éléments et de bâtir une prédiction logique plutôt qu’intuitive.
  • Utilise les paris en direct avec stratégie: parier en temps réel exige une capacité de réaction rapide. Sur 1win, tu peux visualiser les fluctuations de cotes, suivre la dynamique d’un match et ajuster ta mise à la seconde près — par exemple, intervenir après une blessure clé ou un changement tactique notable.
  • Gère ta bankroll avec rigueur: établis dès le départ une enveloppe budgétaire hebdomadaire ou mensuelle. 1win permet de configurer des limites de dépôt ou de mise, ce qui réduit les risques de dépassement émotionnel et favorise une pratique plus durable.
  • Évite les décisions émotionnelles: après une série de défaites, la tentation de vouloir « se refaire » est grande. 1win te propose des options de pause ou d’auto-exclusion temporaire pour t’aider à garder la tête froide.
  • Construis tes express intelligemment: un bon pari combiné repose sur la cohérence des choix. Évite de mélanger des sports trop différents ou des niveaux de compétition non comparables. Deux ou trois sélections solides valent mieux qu’un ticket à dix matchs au rendement incertain.
  • Suis l’actualité sportive: au-delà des chiffres, les émotions, les rivalités et les motivations jouent un rôle décisif. Grâce aux fiches d’avant-match disponibles sur 1win, tu peux prendre la température avant chaque événement et mieux comprendre les enjeux.
  • Testes différentes stratégies en parallèle: par exemple, compare sur deux semaines une méthode basée sur les favoris avec une méthode orientée vers les outsiders. 1win enregistre ton historique de paris — un outil parfait pour l’auto-évaluation.
  • Joue à ton propre rythme: le site n’impose aucune fréquence de jeu. Tu peux choisir de parier uniquement le week-end ou pendant les grandes compétitions — 1win reste accessible à toute heure, sans pression extérieure.
  • Utilise l’application mobile de manière flexible: grâce à l’appli 1win, tu peux analyser, miser et suivre les résultats depuis n’importe où. Que tu sois dans un taxi, à la maison ou au stade, toutes les fonctionnalités sont disponibles sans compromis.
  • Profite des bonus et offres de remboursement: ces promotions ne sont pas là uniquement pour attirer — elles sont réellement utiles. Utilise-les pour expérimenter des stratégies à risque ou pour parier sur des sports que tu maîtrises moins.

Les joueurs chevronnés sur 1win comprennent que le succès dans les paris sportifs vient de la répétition d’un processus intelligent. Ce n’est pas un jackpot, mais un entraînement constant à lire le jeu, repérer les valeurs cachées dans les cotes et intervenir au bon moment. Avec son interface fluide, sa compatibilité totale avec le franc congolais (CDF) et ses outils analytiques puissants, 1win donne aux parieurs du Congo tous les moyens de transformer leur passion en maîtrise.

Conclusion : pourquoi 1win est devenu la référence des paris sportifs au Congo

 

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À l’heure où les habitudes numériques s’accélèrent au rythme d’une connectivité toujours plus mobile, 1win transforme chaque interaction en une expérience fluide, cohérente et profondément ancrée dans la réalité congolaise. Il ne s’agit pas uniquement de proposer une plateforme — il s’agit de créer un écosystème de confiance. Grâce à un support complet en langue française, à l’intégration directe du franc congolais (CDF) pour toutes les transactions, et à un service client accessible, 1win ne laisse aucun angle mort dans le parcours utilisateur. Chaque fonction, du dépôt au retrait, est pensée pour minimiser les frictions et maximiser le confort.

Mais ce qui distingue réellement 1win, c’est son modèle de transparence radicale. Les utilisateurs ne sont pas noyés sous les conditions floues ou les frais imprévus. Chaque pari repose sur une infrastructure claire, où les règles sont affichées, les délais respectés, et les probabilités visibles. Ce respect du joueur n’est pas accessoire — c’est le cœur de la stratégie de croissance. Résultat: la fidélisation est organique. Les joueurs ne reviennent pas par hasard, mais parce qu’ils savent qu’ils sont traités avec équité.

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Dans la Septième République de Touadéra, l’Assemblée Nationale Protège les Voleurs : Le Cas Emblématique d’Héritier Doneng

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Dans la Septième République de Touadéra, l’Assemblée Nationale Protège les Voleurs : Le Cas Emblématique d’Héritier Doneng

 

Centrafrique.org/lassemblee-nationale-ouvre-une-enquete-sur-le-scandale-du-stade-20-000-places-de-bangui/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-de-touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-85330″ data-wpel-link=”internal”>Dans la Septième République de Touadéra, l’Assemblée Nationale Protège les Voleurs : Le Cas Emblématique d’Héritier Doneng
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la Septième République instaurée par le président Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, l’Assemblée nationale semble avoir abdiqué son rôle de sanction des responsables corrompus. Le scandale impliquant Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, illustre cette dérive.

 

En effet, cette année 2025, une enquête parlementaire au ministère de la jeunesse et des sports a révélé des détournements massifs, mais l’Assemblée, paralysée par des influences politiques, s’est contentée de proposer son limogeage plutôt que d’exercer son pouvoir constitutionnel de censure. Ce choix alimente les moqueries des Centrafricains, qui ironisent sur une prétendue « septième république des Voleurs Protégés » – une expression satirique dénonçant l’impunité des élites.

 

Une Constitution Ambiguë : Pouvoirs de Censure Affaiblis

 

Adoptée par référendum le 30 juillet 2023 et entrée en vigueur le 30 août 2023, la nouvelle Constitution de la République centrafricaine marque l’avènement de la Septième République. Ce texte, dénoncé par l’opposition comme un « coup d’État constitutionnel » visant à pérenniser le pouvoir de Touadéra, redéfinit les mécanismes de responsabilité des dirigeants. L’article 86 de la Constitution stipule explicitement que l’Assemblée nationale peut voter une motion de censure contre le gouvernement ou un ministre, entraînant leur démission si adoptée à la majorité des deux tiers des députés. Le texte précise :

 « Il est mis fin aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République, à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité des deux tiers (2/3) des Députés composant l’Assemblée Nationale ».

 

De plus, l’article 87 permet au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du gouvernement sur un texte, avec une motion de censure comme seule contre-mesure dans les 24 heures. Ces dispositions confèrent à l’Assemblée un pouvoir théorique de sanction contre les abus, y compris les détournements de fonds publics par des ministres comme Héritier Doneng.

 

Toutefois, dans le cas d’Héritier Doneng, l’Assemblée a choisi de ne pas recourir à ce mécanisme. Cette inaction, perçue comme une protection des « voleurs » au sein du gouvernement, contraste avec les attentes des citoyens, qui raillent l’idée d’une « république des voleurs » où les corrompus seraient non pas punis, mais protégés. Cette expression, absente de la Constitution, semble être une critique populaire relayée sur les réseaux sociaux, symbolisant l’impunité sous la Septième République.

 

Héritier Doneng : Un Ministre au Cœur du Scandale

 

Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 4 janvier 2024, Héritier Doneng, ancien chef milicien, est rapidement devenu un symbole de corruption. Une commission d’enquête parlementaire, initiée en novembre 2024, a dévoilé des détournements massifs dans son ministère. Les fonds publics destinés à des projets pour la jeunesse et le sport, notamment la réhabilitation du stade 20 000 places à Bangui, ont été siphonnés pour financer un train de vie ostentatoire : voitures de luxe, un duplex, et un immeuble en construction. Avant son entrée au gouvernement, Doneng ne possédait aucune richesse notable, rendant ses explications – selon lesquelles ces acquisitions proviendraient de ses « propres moyens » – peu crédibles.

 

Le 13 novembre 2024, lors de son audition devant l’Assemblée nationale, Héritier Doneng a aggravé son cas. Ses déclarations, décousues et marquées par un français approximatif, ont scandalisé les parlementaires. Le président de l’Assemblée, Simplice Mathieu Sarandji, a comparé son attitude à celle d’un « élève qui n’ayant pas appris sa leçon, cherche à rejeter la faute de ses échecs sur ses enseignants ». Doneng a stupéfié l’hémicycle en prétendant avoir financé de sa poche la réhabilitation de trois stades :  municipal, Toungoufara, et Omnisport, en plus du stade 20 000 places. Ces affirmations, jugées absurdes, ont renforcé les soupçons de détournement des 400 millions de FCFA alloués à ce dernier projet.

 

Le Fiasco du Stade 20 000 Places

 

Le projet de réhabilitation du stade de 20 000 places, financé à hauteur de 400 millions de FCFA, est un échec retentissant. Malgré les fonds débloqués, les travaux, confiés à des entreprises opaques sous la supervision de Doneng, n’ont pas permis au stade de répondre aux normes de la FIFA et de la CAF. La Centrafrique reste interdite d’accueillir des matchs internationaux, obligeant l’équipe nationale à jouer à l’étranger, à Douala, Yaoundé, ou au Maroc, au prix de dépenses supplémentaires. Une visite éclair du président Touadéra le 12 novembre 2024, accompagnée du gouvernement, n’a fait qu’amplifier les interrogations sur la gestion de ce chantier.

 

La commission d’enquête a également pointé la fermeture inexpliquée en 2024 du complexe sportif Barthélemy Boganda, officiellement pour une inspection de la CAF, mais qui pénalise les professionnels locataires du site. Par ailleurs, Doneng a instauré un parking payant au complexe, dont les recettes disparaissent dans des circuits opaques, alimentant les soupçons de détournement.

 

Une Assemblée Ridiculisée : « Proposer au lieu de Sanctionner »

 

Malgré les preuves accablantes, l’Assemblée nationale s’est contentée de proposer le limogeage de Héritier Doneng au Premier ministre et au président Touadéra, renonçant à voter une motion de censure prévue par l’article 86 de la Constitution. Cette décision, perçue comme un aveu d’impuissance, a déclenché une vague de moqueries parmi les Centrafricains. Sur les réseaux sociaux, l’expression « septième république des voleurs » circule, dénonçant une Assemblée qui, loin de sanctionner, semble couvrir les abus des puissants. Le précédent du maire de Bangui, accusé de détournements mais maintenu en poste, renforce cette impression d’impunité généralisée.

 

Cette passivité contraste avec le rôle assigné à l’Assemblée par la Constitution. L’article 86 confère aux députés le pouvoir de renverser un ministre ou l’ensemble du gouvernement en cas de faute grave, comme le détournement de fonds publics. En optant pour une simple recommandation, l’Assemblée trahit les attentes des citoyens et renforce l’idée que la Septième République protège les « voleurs » au détriment de la justice.[](https://mjp.univ-perp.fr/constit/cf2023.htm)

 

Une Constitution Contestée : Un Bouclier pour les Élites ?

 

La Constitution de 2023, adoptée dans un climat de controverses, est accusée de consolider le pouvoir de Touadéra tout en affaiblissant les mécanismes de contrôle. Outre l’allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans et la suppression de la limite des mandats, le texte redéfinit la nationalité centrafricaine de manière restrictive, suscitant des critiques pour son caractère discriminatoire. L’article 10, qui stipule que « la nationalité centrafricaine est une et exclusive » et définit un Centrafricain d’origine comme « toute personne dont les parents sont eux-mêmes centrafricain d’origine », a été amendé sous la pression pour atténuer son exclusionnisme.

 

Cependant, ce sont les dispositions sur la responsabilité des dirigeants qui cristallisent les critiques dans le cas Doneng. Bien que la Constitution dote l’Assemblée de pouvoirs de censure, l’influence de Touadéra sur les institutions, y compris la mise à la retraite forcée de la présidente de la Cour constitutionnelle Danièle Darlan en 2023, suggère une mainmise exécutive qui paralyse les contre-pouvoirs. Cette centralisation du pouvoir alimente l’idée que la Septième République est conçue pour protéger les fidèles du régime, même lorsqu’ils sont impliqués dans des scandales de corruption.

 

Vers une Redéfinition de la Gouvernance ?

 

Le scandale Doneng dévoile les failles de la gouvernance sous la Septième République. L’échec de l’Assemblée à utiliser ses prérogatives constitutionnelles pousse à s’interroger sur l’indépendance du législatif face à l’exécutif. Les Centrafricains, lassés par l’impunité, continuent de dénoncer une classe dirigeante qui, sous couvert d’une nouvelle Constitution, perpétue la prédation des ressources publiques. La « Semaine Nationale des Voleurs Protégés », bien qu’ironique, reflète un ras-le-bol généralisé….

 

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Tirs des Wagner sur les positions des 3R à Nandobo et Bozoum, quel avenir pour le cessez-le-feu signé à Ndjamena ?

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Tirs des Wagner sur les positions des 3R à Nandobo et Bozoum, quel avenir pour le cessez-le-feu signé à Ndjamena ?

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-du-groupe-wagner-sattaquent-au-betail-des-eleveurs-apres-leur-defaite-face-aux-rebelles-de-3r/les-rebelles-de-3r-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-wagner-et-faca/” rel=”attachment wp-att-84784″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-rebelles-de-3R-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-Wagner-et-FACA-336×450.jpg” alt=”Tirs des Wagner sur les positions des 3R à Nandobo et Bozoum, quel avenir pour le cessez-le-feu signé à Ndjamena ?” width=”336″ height=”450″ />
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La semaine dernière, Wagner tire sur les positions des 3R à Nandobo et Bozoum, défiant l’accord de N’Djamena. Cet engagement avec 3R et UPC survivra-t-il ?

 

Une opération avortée à Nandobo

 

À Nandobo, un village situé entre Carnot et Berbérati, à environ 50 km de cette dernière, Wagner et les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) se sont déployés dans la brousse de cette localité pour désarmer des éléments du mouvement 3R. Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les rebelles, avertis par leurs éclaireurs de l’arrivée imminente des forces de Wagner et des soldats FACA, se sont retirés avant l’opération. À leur arrivée, les mercenaires et les soldats n’ont trouvé aucune trace des 3R. Pendant 30 à 40 minutes, ils ont tiré en l’air, dans ce qui semble être une démonstration de force. Ces tirs, signalés un jeudi vers 18 heures, n’ont pas fait de victimes directes, mais ils ont semé la peur parmi les habitants.

 

Un incident tragique à Bozoum

 

Un scénario similaire s’est déroulé à Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Là encore, Wagner et les FACA visaient des positions des 3R située à 25 kilomètres de la ville, mais les rebelles, prévenus, avaient disparu. Pendant près de 40 minutes, les mercenaires ont tiré en l’air, sans rencontrer d’opposition. Malheureusement, cet épisode a eu des conséquences graves : un enfant a été blessé par une balle perdue. Cet incident rappelle que, même sans affrontements, de telles actions peuvent mettre en danger la population.

 

Wagner, un acteur incontournable mais problématique

 

Les mercenaires du groupe Wagner, qui soutiennent le gouvernement centrafricain, n’auraient pas été consultés par le gouvernement tchadien lors des négociations de N’Djamena, signées le 19 avril 2025 entre le gouvernement, le mouvement 3R, et l’UPC d’Ali Darassa. Mécontents, ils semblent déterminés à imposer leurs propres conditions. Peu après l’accord, ils ont exigé que les 3R et l’UPC se désarment dans un délai de dix jours, sans offrir de garanties claires. Ils ont ordonné aux éléments de l’UPC de se regrouper à Pombolo, à 60 km de Bambari, et aux 3R de se rassembler à Niem, dans la Nana-Mambéré, avant le 18 juillet. Ces exigences, formulées sans dialogue, ont amplifié les tensions sur le terrain.

 

Une menace pour l’accord de paix

 

Les agissements de Wagner, soutenus par les FACA, contredisent l’esprit de l’accord de N’Djamena. En agissant unilatéralement, ils fragilisent la confiance nécessaire pour avancer vers une paix durable. Les tirs en l’air, bien que sans affrontements directs, envoient un message clair : Wagner cherche à maintenir la pression sur les groupes armés, quitte à risquer des incidents comme celui de Bozoum. Ces actions rappellent d’autres épisodes violents attribués aux mercenaires, comme l’assassinat de trois rebelles de l’UPC, dont les corps ont été mutilés.

 

Pour beaucoup, les motivations de Wagner vont au-delà de la sécurité. En Centrafrique, les mercenaires bénéficient de primes de risque élevées et d’un accès aux ressources du pays. Un retour à la stabilité pourrait réduire leur influence et leurs profits. En entretenant un climat d’insécurité, ils justifient leur présence tout en affaiblissant l’État centrafricain, dont ils contrôlent de nombreux rouages.

 

L’accord de N’Djamena représentait une lueur d’espoir pour apaiser les tensions entre le gouvernement, les 3R, et l’UPC, mais les récents événements à Nandobo et Bozoum montrent à quel point cet engagement reste fragile. Sans une coordination réelle entre le gouvernement, les groupes armés, et leurs soutiens internationaux, le cessez-le-feu risque de s’effondrer. Les habitants de ces localités, pris entre les tirs et la peur, attendent des signes concrets d’apaisement. La question demeure : l’accord survivra-t-il à la stratégie de pression de Wagner ?

 

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Banangui : terreur et pillage, Les mercenaires russes sèment le chaos

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Banangui : terreur et pillage – Les Mercenaires russes sèment le chaos

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lonu-alerte-sur-les-risques-de-famine/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-2/” rel=”attachment wp-att-24637″ data-wpel-link=”internal”>Banangui : terreur et pillage – Les mercenaires russes sèment le chaos
Déplacement de la population en fuite de violence

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Vendredi dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont semé la panique à Banangui, pillant maisons, hôpital et radio, avant d’être récupérés par leur propre hélicoptère venu de Zemio.

 

Banangui, village situé à environ 50 km de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, a subi une attaque violente vendredi. Des mercenaires, clairement  identifiés comme les éléments du groupe Wagner,  sont arrivés, peu avant midi,  dans la localité, et ont commencé à ouvrir des tirs en l’air, provoquant une fuite paniquée des habitants vers la brousse. Une fois la population dispersée, ils ont littéralement pillé les habitations, volant des biens personnels.

 

Et ce n’est pas tout! Les mercenaires russes se sont ensuite dirigés vers la radio HF, installé dans un bâtiment construit par une ONG afin de faciliter les communications locales, et l’ont entièrement démontée, emportant le matériel. Puis, ils ont attaqué l’hôpital du village, où ils ont pris les médicaments, les panneaux solaires et les batteries. Après ces pillages, ils ont appelé leur propre hélicoptère, stationné à Zemio, qui est venu les récupérer sur place avant de quitter la zone.

 

Les dégâts matériels sont importants : maisons vidées, infrastructures sanitaires et de communication saccagées. Aucun bilan humain n’a été communiqué, mais la population, traumatisée, craint de nouvelles attaques….

 

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Centrafrique : la chasse aux correspondants du CNC est lancée à Ouadda-Maïkaga

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la chasse aux correspondants du CNC est lancée à Ouadda-Maïkaga

 

Centrafrique.org/?attachment_id=88856″ rel=”attachment wp-att-88856″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la chasse aux correspondants du CNC est lancée à Ouadda-Maïkaga
Brigade de la gendarmerie de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ouadda-Maïkaga, deux personnes, dont le frère du général Zakaria Damane, sont visées par la gendarmerie, accusées faussement d’être correspondants du CNC.

 

À Ouadda-Maïkaga, petite ville de la Haute-Kotto, l’ambiance est lourde. Deux habitants, Abdou Ousmane Issa et Omar Ghidya, frère du général Zakaria Damane, tué en 2022 par des mercenaires russes, sont dans le collimateur de la gendarmerie. On leur reproche, sans preuve, d’être des correspondants du Corbeau News Centrafrique (CNC). Cette affaire, loin d’être une exception, montre à quel point les journalistes et ceux soupçonnés de travailler avec le CNC sont traqués, non seulement dans les provinces, mais aussi à Bangui, où la répression est tout aussi sévère.

 

Tout commence il y a quelques jours. Un commandant de brigade, nouvellement arrivé à Ouadda-Maïkaga, appelle Omar Ghidya au téléphone et lui demande de venir à la gendarmerie. Omar, sans méfiance, s’y rend. Mais sur place, l’attitude change. Le commandant lui demande de remettre son téléphone pour, dit-il, vérifier ce qu’il contient. Surpris, Omar obéit, mais quelque chose cloche. Pourquoi vouloir fouiller son téléphone sans explication ? Inquiet, il prend la fuite à toute vitesse et se réfugie à la base de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique. Là, il explique qu’il ne comprend pas pourquoi on s’en prend à lui et craint une arrestation sans raison.

 

Peu après, des rumeurs circulent : Omar et Abdou Ousmane Issa seraient accusés d’envoyer des informations au CNC. À Ouadda-Maïkaga, comme à Bangui, être lié à ce média est une accusation grave. Le CNC, qui relaie souvent des critiques contre le gouvernement, dérange les autorités. Pourtant, rien de concret n’est présenté contre les deux hommes. Leurs téléphones, saisis par la gendarmerie, sont envoyés à Bangui pour une soi-disant enquête. En attendant, ils vivent dans l’angoisse, protégés par la MINUSCA.

 

Cette histoire rappelle un passé douloureux pour la famille de Zakaria Damane. En février 2022, ce général du RPRC, retiré de la vie militaire, vivait paisiblement dans ses champs à Ouadda-Maïkaga. Des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué sa maison, tué sa femme et plusieurs de ses enfants, pillé ses biens, puis l’ont retrouvé sur une route, torturé et égorgé. Son corps, piégé par des mines, n’a été rendu à sa famille qu’une semaine plus tard, après l’intervention du président Baba Kongoboro. Trois ans après, la justice n’a pas été rendue, et maintenant, Omar, son frère, semble être une nouvelle cible.

 

Mais Ouadda-Maïkaga n’est qu’un exemple parmi d’autres. À Bangui, dans les provinces, partout en Centrafrique, ceux qui sont soupçonnés de collaborer avec le CNC sont pourchassés. À              Ippy, dans la Ouaka, en 2022, un homme a été arrêté par des mercenaires russes parce qu’il portait un ordinateur portable. Accusé d’être un correspondant du CNC, il a été battu, son matériel détruit. À Bangui, un jeune qui filmait une scène au tribunal, lors de l’arrestation de deux Franco-Algériens, a été violemment frappé par des militaires, traité de « correspondant du CNC ». À Moungoumba, dans la Lobaye, un journaliste travaillant pour la commission nationale pour les réfugiés a été enlevé, torturé et emprisonné, accusé sans preuve d’avoir partagé des informations avec le CNC.

 

Ces cas se multiplient, et le constat est clair : aucun correspondant du CNC, ou supposé tel, n’est libre en Centrafrique. À Bangui, où la répression est parfois plus visible, comme dans les provinces, les autorités semblent avoir donné un ordre clair : traquer toute personne associée au CNC. Les gendarmes fouillent les téléphones, mènent des enquêtes floues, souvent sans base légale. Les victimes, elles, se retrouvent sans défense, terrorisées par des accusations vagues.

 

Et pourtant, à Bangui, un journaliste centrafricain répond avec ironie : « Le CNC a son satellite. Si vous voulez l’arrêter, montez au ciel, attrapez ce satellite, ramenez-le sur terre et mettez-le en prison. Mais courir après des gens comme ça, c’est une perte de temps ». Cette phrase, à la fois sérieuse et moqueuse, résume tout. Le CNC, avec ou sans correspondants, continue de publier, de déranger. Et les autorités, plutôt que d’opter pour la transparence, choisissent la répression.

 

Pour Abdou Ousmane Issa et Omar Ghidya, l’avenir est incertain. Leurs téléphones sont confisqués, leur liberté menacée. À Ouadda-Maïkaga, à Bangui, partout en Centrafrique, la peur gagne du terrain. Une question persiste : combien de temps cette traque des voix critiques va-t-elle durer ? Et à quoi bon parler de liberté de la presse si, sur le terrain, on l’étouffe ?

 

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À Zemio, les gendarmes recherchent le commerçant Narcisse après les révélations sur la disparition de Tisso René

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À Zemio, les gendarmes recherchent le commerçant Narcisse après les révélations sur la disparition de Tisso René

 

Centrafrique.org/arrete-puis-remis-aux-mercenaires-russes-tisso-rene-premier-conseiller-a-la-mairie-de-zemio-ne-donne-plus-signe-de-vie-a-sa-famille/tisso-rene/” rel=”attachment wp-att-89931″ data-wpel-link=”internal”>À Zemio, les gendarmes recherchent le commerçant Narcisse après les révélations sur la disparition de Tisso René
L’enseignant Tisso René, également premier adjoint au maire de Zemio, enlevé par les Mercenaires russes à Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Suite aux révélations du fils de Tisso René sur la radio Ndékè Luka la semaine dernière, les gendarmes cherchent à interpeller le commerçant Narcisse, dit Nara, témoin oculaire de l’affaire, désormais en fuite.

 

L’affaire de l’enlèvement et disparition de monsieur Tisso René, premier conseiller municipal et unique professeur d’histoire-géographie à Zemio, connaît un nouveau développement. Lors d’une intervention sur la radio Ndékè Luka la semaine dernière, son fils a révélé que son père avait été bien arrêté il y a une semaine au domicile du commerçant Narcisse, surnommé Nara. Le fils a aussi confirmé que c’est monsieur Narcisse qui les a informé de l’arrestation de leur père par la gendarmerie. Aussitôt l’information est diffusée sur les antennes de la radio Ndékè Luka, les gendarmes sont partis au domicile de ce dernier pour procéder à son arrestation. Heureusement pour lui, il a pris fuite, et actuellement introuvable.

 

Selon les informations recueillies, les forces de l’ordre ont lancé une opération pour interpeller Narcisse, le considérant comme un témoin gênant. Craignant pour sa sécurité, le commerçant a pris la fuite et se cacherait dans la brousse. Son arrestation semble viser à étouffer les détails entourant la disparition de Tisso René, dont la famille et les habitants de Zemio ignorent toujours le sort.

 

L’ancien maire intérimaire avait été arrêté par des soldats FACA et des gendarmes, avant d’être remis aux mercenaires russes du groupe Wagner. Depuis, aucune information n’a été fournie sur sa situation, alimentant les craintes d’une exécution extrajudiciaire.

 

En l’absence de transparence, la traque contre Narcisse apparaît comme une tentative de faire taire les témoins. La communauté de Zemio, attachée à monsieur Tisso René, attend toujours des nouvelles de Tisso René, dont l’absence laisse un vide profond dans la vie sociale et éducative de la ville.

 

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités centrafricaines ou les forces de sécurité concernées.

 

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Crise à l’église Bataillon 2 : le pasteur Faki Issene convoque une réunion sous tension

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Crise à l’église Bataillon 2 : le pasteur Faki Issene convoque une réunion sous tension

 

Centrafrique.org/faki-issene-enquete-exclusive-un-ancien-choriste-devenu-pasteur-seme-le-desordre-a-leglise-bataillon-2-a-Bangui/le-pasteur-controverse-faki-issene/” rel=”attachment wp-att-89759″ data-wpel-link=”internal”>Enquête Exclusive : Faki Issene, un ancien choriste devenu pasteur sème le désordre à l’église Bataillon 2 à Bangui
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, l’église Bataillon 2 est en plein conflit. Le pasteur Faki Issene appelle à une réunion pour calmer les critiques des fidèles.

 

L’église baptiste Bataillon 2, située dans le premier arrondissement de Bangui, près du stade Barthélemy Boganda, vit des jours agités. Depuis plusieurs années, les fidèles reprochent à leur pasteur, Faki Issene, de diviser la communauté et de gérer les fonds de manière trouble. Une investigation approfondie menée par Corbeau News Centrafrique (CNC) a révélé ces tensions, poussant le pasteur à convoquer une réunion d’urgence les 16 et 17 mai 2025 à la maison Dorcas, dans le quartier Boy-Rabe, pour répondre aux accusations. Mais cet événement, censé ramener la paix, soulève déjà des doutes parmi les membres.

 

Une réunion sous le signe de la méfiance

 

L’annonce de cette réunion fait suite aux conclusions de l’investigation de CNC, qui a mis en avant les griefs des fidèles. Faki Issene, pasteur depuis 2019, est accusé de diriger l’église d’une main de fer et de détourner des fonds. Prévue pour réunir les responsables des groupes de l’église : chorale, jeunesse, femmes, comité de prière , la réunion devait permettre un échange. Mais le pasteur Faki Issene  a surpris tout le monde en annonçant qu’il ne pourrait pas y assister, invoquant un voyage en France de dix jours. L’événement serait donc reporté à son retour, sans date claire. « Il nous appelle à discuter, mais il part. Ça veut dire quoi ? », s’étonne un membre de la jeunesse, qui préfère ne pas donner son nom.

 

L’organisation de la réunion pose aussi question. Chaque groupe doit envoyer trois représentants, et chaque participant doit payer 3 000 FCFA. Avec 10 à 15 groupes attendus, cela pourrait représenter 90 000 FCFA pour une soirée. « On ne sait pas à quoi sert cet argent. Une collation ? Autre chose ? », demande une femme du comité de prière. Dans un contexte où la gestion financière de l’église est déjà critiquée, cette collecte alimente les soupçons. Certains craignent que la réunion ne soit qu’un moyen de ramasser des fonds sans aborder les vrais problèmes.

 

Un pasteur contesté depuis son arrivée

 

Faki Issene, ancien choriste de l’église UFEB de Ngoubagara, est arrivé à Bataillon 2 en 2019, après la mort du pasteur Samuel Ngoma en 2018. Son arrivée, soutenue par des responsables régionaux de l’Union des Églises Baptistes (UFEB), a été mal accueillie par les fidèles, qui voyaient en lui un choix imposé par des liens familiaux. L’investigation de CNC a confirmé que sa nomination, instrumentée par Maurice Gazayeke et Ambeka, proches parents, a ignoré les demandes des membres pour un autre pasteur.

 

Depuis, Faki Issene est accusé d’avoir instauré un climat de contrôle. Il s’appuie sur un réseau de proches pour surveiller les activités de l’église. Toute critique entraîne des sanctions : exclusion des activités, mise à l’écart ou remarques publiques. Un professeur d’université, Simon Narcisse Sakama, jouerait un rôle clé dans ce système, rédigeant des rapports sur les fidèles et organisant des réunions secrètes avec le pasteur. Ce climat a vidé l’église : de 1 000 fidèles avant 2019, il n’en reste qu’environ 200. « Les gens partent parce qu’ils ne se sentent plus chez eux », confie un ancien membre du conseil.

 

Des questions sur l’argent de l’église

 

L’investigation de CNC a également révélé des problèmes dans la gestion des fonds. En 2021, le président Faustin-Archange Touadéra a remis 5 millions de FCFA pour reconstruire l’église. Faki Issene aurait gardé cet argent avant de rendre 4,5 millions sous la pression, laissant 500 000 FCFA sans explication. Le projet de reconstruction, attendu depuis longtemps, est aussi critiqué. Le comité chargé des travaux, dominé par les proches du pasteur : son cousin à la trésorerie, un ami aux réunions, sa femme dans les décisions, manque de clarté. Des dons pour le ciment ou les briques auraient servi à d’autres fins, comme des déplacements du pasteur ou des cadeaux à ses alliés.

 

Un autre exemple concerne un appel d’offres pour la reconstruction. Trois propositions ont été reçues : 300, 400 et 600 millions de FCFA. Les membres voulaient l’offre à 300 millions, jugée suffisante. Mais Faki Issene a choisi celle à 600 millions, arguant qu’il fallait mieux. Des fidèles soupçonnent qu’il a négocié des commissions avec l’entreprise retenue. Ces doutes sont renforcés par ses projets personnels : une école privée à Voudambala, un terrain pour une ferme sur la route de Damara, et le voyage de son fils en Tunisie, avec un projet de rejoindre une cousine en France.

 

Une politisation qui dérange

 

Faki Issene a aussi surpris en mêlant religion et politique. En mars 2025, il a participé à une prière publique pour le président Touadéra, lors des neuf ans de son pouvoir. Les fidèles, qui attendent de leur pasteur une neutralité, ont vu cela comme une tentative de se rapprocher du pouvoir pour gagner des appuis ou protéger ses actions. « On veut un pasteur qui guide spirituellement, pas qui fait de la politique », lance un membre de la chorale.

 

Une communauté qui demande du changement

 

Les fidèles de Bataillon 2 veulent le départ de Faki Issene. Ils ont écrit à l’UFEB pour demander un nouveau pasteur, capable de rassembler et de redonner vie à l’église. Ils reprochent à Maurice Gazayeke et Ambeka d’avoir ignoré leurs plaintes, laissant Faki Issene agir sans contrôle. « On a tout essayé, mais ils le protègent », déplore une femme active dans l’église. Les quelques membres restants décrivent un climat de peur, où critiquer le pasteur expose à des représailles. Beaucoup ont arrêté de venir, et les réunions du conseil tournent souvent à la dispute.

 

La réunion prévue, si elle se tient, risque d’être mouvementée. Certains craignent que Faki Issene ne cherche à intimider ses opposants, comme il l’aurait fait par le passé. D’autres espèrent pouvoir poser des questions claires sur l’argent et la gestion. « On veut un pasteur qui nous unit, pas qui nous divise ou pense à son profit », résume un jeune fidèle….

 

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Le cabinet parlementaire du député Akras poursuit sa mission humanitaire dans la commune de Mbata

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Le cabinet parlementaire du député Akras poursuit sa mission humanitaire dans la commune de Mbata

 

Le cabinet parlementaire du député Akras poursuit sa mission humanitaire dans la commune de Mbata
Remise de médicaments à Madame Petroline KPAKOALA, cheffe de groupe de l’arrondissement de Bangui-Bouchia, par l’équipe du cabinet parlementaire de l’honorable Hassan AKHRAS. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après une première intervention à Bokanga, le cabinet parlementaire du député Hassan Akras s’est rendu le même jour à Bangui Bouchia 1, village du sixième arrondissement de la commune de Mbata, pour y remettre des équipements médicaux au dispensaire local, destiné à renforcer ses capacités.

 

Parmi les dons remis à ce dispensaire, figure Un lampadaire solaire complet; un lot de médicaments (paracétamol, amoxicilline etc.) d’une valeur de 750 000 FCFA

 

Pénuries et besoins urgents exprimés

 

La mission a été reçue par Madame Petroline Kpakoala , cheffe de groupe, qui a salué l’initiative tout en décrivant la situation critique des services de santé dans son village.  Elle a formulé quatre demandes prioritaires :

 

  1. La construction d’un nouveau dispensaire….

 

“L’actuel est dans un état de délabrement avancé. La toiture menace de s’effondrer, ce qui met en danger patients et soignants“.

  1. La dotation du dispensaire en ambulance….

“Nous avons besoin d’une ambulance pour évacuer rapidement les malades vers les hôpitaux de Mbaïki ou de Bangui. Actuellement, les malades graves ou les femmes enceintes doivent être transportés par moto, ce qui est dangereux et parfois mortel.”

  1. L’envoi d’un personnel médical qualifié….

 Nous n’avons pas d’infirmier diplômé ni de sage-femme. Une jeune matrone du village assure seule les accouchements, avec des moyens très limités.”

  1. L’équipement d’une maternité….

“Les femmes accouchent souvent sur place dans des conditions précaires. Une maternité équipée sauverait des vies“.

Le cabinet parlementaire du député Akras poursuit sa mission humanitaire dans la commune de Mbata
Lors de la rencontre qui a eu lieu entre la population de l’arrondissement de Bangui-Bouchia et l’équipe du cabinet parlementaire de l’honorable Hassan AKHRAS, dans le cadre d’un échange communautaire.

 

Une mission dans la continuité de l’intervention à Bokanga

 

Cette distribution s’inscrit dans la même journée que la remise d’une ambulance tricycle et de panneaux solaires à Bokanga. Dans les deux cas, le député n’était pas présent physiquement, mais son cabinet a assuré la logistique et la coordination avec les autorités locales.

 

Les demandes de Madame Kpakoala rejoignent celles exprimées par la cheffe du centre de santé de Bokanga, confirmant que les besoins prioritaires dans la commune de Mbata sont :

– Des infrastructures sanitaires neuves et fonctionnelles

– Des moyens de transport médicalisés pour les urgences

– Du personnel soignant qualifié

 

Le cabinet parlementaire a promis de transmettre ces demandes au député Hassan Akras pour une éventuelle action législative ou un plaidoyer auprès du ministère de la Santé.

 

La tournée humanitaire devrait se poursuivre dans d’autres villages de la circonscription de Mbaïki 3, où les besoins en santé et en éducation restent critiques.

 

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Birao : braquage spectaculaire d’un conducteur de taxi-moto

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Birao : braquage spectaculaire d’un conducteur de taxi-moto

 

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Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Samedi 17 mai 2025, vers la mi-journée, un conducteur de taxi-moto a été braqué à environ 200 mètres de la sortie nord de Birao. Les malfaiteurs ont utilisé un stratagème en simulant une panne pour attirer leur victime dans un guet-apens. La victime a été dépouillée de sa moto, de son argent, et même de ses vêtements.

 

Au préalable, le jeune conducteur avait été abordé par deux individus dans le centre de Birao. Ces derniers lui ont demandé une course urgente, prétextant que leur moto trois roues est tombée en panne et  nécessitait une assistance rapide à la sortie de la ville. Sans se douter de la supercherie, le chauffeur accepte de les conduire sur le lieu.

 

A peine la moto avait-elle franchi la sortie de la ville qu’un groupe d’hommes armés surgit, visiblement en embuscade. Sous la menace d’une arme, le conducteur est contraint de s’arrêter. Il est immédiatement fouillé par les agresseurs, qui s’emparent de tout ce qu’il possède : l’argent qu’il transportait, sa moto, et même son pantalon. Il a été abandonné en sous-vêtements au bord de la route.

 

Choqué mais indemne, le jeune homme a regagné la ville à pied. Selon plusieurs témoins, les bandits n’ont pris aucune précaution pour dissimuler leur action, opérant en plein jour à proximité immédiate de la ville. Le mode opératoire utilisé :  une fausse panne pour piéger les conducteurs, inquiète les professionnels du transport urbain à Birao.

 

Depuis plusieurs semaines, la ville de Birao connaît une recrudescence des actes de banditisme ciblant les conducteurs de taxi-motos. Des habitants pointent du doigt la présence de déplacés soudanais installés en périphérie, sans qu’aucun élément ne permette à ce stade de confirmer un lien direct entre ces derniers et les attaques.

 

Face à la montée de l’insécurité à Birao, les conducteurs de moto-taxis de la ville multiplient désormais les précautions, mais disent ne plus se sentir en sécurité, malgré les dispositifs qu’ils ont pris. Beaucoup refusent désormais de sortir de la zone urbaine sans escorte ou sans être en groupe.

 

Pour les habitants, les autorités doivent réagir pour sécuriser les abords de la ville et traquer ces bandits de plus en plus audacieux. En attendant, les conducteurs sont en alerte permanente, sachant que la moindre course peut tourner au cauchemar….

 

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Les gardiens de l’université de Bangui reprennent le travail, mais la grogne persiste

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Les gardiens de l’université de Bangui reprennent le travail, mais la grogne persiste

 

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Le bâtiment du rectorat de l’université de Bangui, filmé le 12 janvier 2024 par Christian Aimé Ndotah et publié sur son profil Facebook

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’université de Bangui, les gardiens, souvent appelés « sentinelles » par les habitués du campus, ont décidé de mettre fin à leur grève après trois jours d’arrêt de travail. Cette décision, prise de leur propre initiative, reflète à la fois leur frustration et leur espoir d’une réponse de l’administration. Ils veulent croire en une possible amélioration de leurs conditions, mais pour l’instant, rien n’est garanti.

 

Le cœur du problème, c’est le salaire. Chaque gardien touche 37 000 francs CFA par mois. Dans un pays comme la République centrafricaine, où le coût de la vie grimpe en flèche et figure parmi les plus élevés d’Afrique, cette somme est totalement dérisoire. Pour beaucoup, elle ne suffit même pas à couvrir le minimum des besoins de base : se nourrir, payer le transport, assurer la scolarité des enfants. Les gardiens demandent une augmentation, même modeste. Passer à 50 000 francs CFA, par exemple, pourrait déjà faire une différence, un minimum vital pour respirer un peu. Mais jusqu’à présent, leurs appels restent sans écho.

 

Face à l’inaction de l’université, les gardiens avaient lancé une grève pour faire entendre leur voix. Mais l’administration, selon eux, a traité leur mouvement comme un « non-événement ». Pire, le rectorat a fait appel à des policiers de la Compagnie nationale de sécurité (CNS) pour assurer la surveillance du campus la nuit. Chaque soir, ces agents recevraient 5 000 francs CFA, soit environ 150 000 francs par mois pour un seul policier. Les gardiens, eux, regardent ce contraste avec amertume : ceux qui protègent l’université au quotidien gagnent à peine le quart de cette somme.

 

C’est donc la mort dans l’âme que les gardiens ont repris le travail, en attendant la fin du mois pour voir si l’université daignera bouger. Ils espèrent un geste, une augmentation, ou au moins un dialogue. Mais ils préviennent : si rien ne change, ils envisagent de durcir le ton. Une nouvelle grève, peut-être de huit jours, voire illimitée, n’est pas exclue. « On est des pères de famille », confie l’un d’eux. « On a des enfants à nourrir, des frais à payer. On ne peut pas continuer comme ça ».

 

Leur situation met en relief une réalité plus large. À la différence des policiers ou des militaires, qui peuvent arrondir leurs fins de mois grâce à des pratiques comme les rackets routiers, les gardiens de l’université n’ont rien de tel. Leur rôle est de veiller, de protéger le campus contre les vols, sans aucun revenu complémentaire. Ils se sentent oubliés, coincés dans un système qui semble indifférent à leurs difficultés.

 

Pour l’instant, les gardiens attendent. Ils espèrent que l’administration prendra enfin leurs doléances au sérieux. Mais à Bangui, où la vie est déjà un combat quotidien, leur patience a des limites….

 

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Haut-Mbomou : à Zémio, les handicapés face à la guerre

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Haut-Mbomou : à Zémio, les handicapés face à la guerre

 

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Image d’illustration d’un élément de la Minusca. CopyrightaCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le soir du 30 avril 2025, Zémio, dans le Haut-Mbomou, vit sous les tirs des armes lourdes et légères. Les handicapés, incapables de fuir, sont abandonnés à leur triste sort.

 

En effet, depuis le soir du 30 avril 2025, à 20h30, Zémio, sous-préfecture du Haut-Mbomou en République centrafricaine, est plongée dans une crise armée d’une violence extrême. Les combats, déclenchés à trois kilomètres de la ville, dans la localité de Koumboli, opposent les miliciens azandés aux forces gouvernementales, incluant les Forces armées centrafricaines (FACA), des gendarmes, des policiers et des mercenaires russes. Les Casques bleus de la MINUSCA, présents dans la ville, luttent avec les forces gouvernementales pour contenir une situation qui s’aggrave de jour en jour. Les affrontements, intensifiés les 1er, 2 et 3 mai, ont transformé Zémio en une ville fantôme où les détonations d’armes dominent, obligeant la population à vivre dans la peur ou à fuir.

 

Le Haut-Mbomou, frontalier avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud, est une région stratégique mais instable, caractérisée par des tensions intercommunautaires et des groupes armés actifs depuis des décennies. Si des villes comme Mboki, Rafaï, Bambouti, Djemah et Obo subissent également des violences, Zémio est aujourd’hui l’épicentre du conflit. Limitrophe de la RDC, la ville est un point de passage pour les groupes armés, aggravant son enclavement, surtout en saison des pluies, lorsque les routes deviennent impraticables. Historiquement, la région a servi de base arrière à des groupes comme la LRA de Joseph Kony, et les tensions interreligieuses entre chrétiens et musulmans, souvent exploitées par les milices, alimentent l’insécurité.

 

La violence a provoqué un exode massif. Plus de 3 000 civils ont fui Zémio pour rejoindre la RDC, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans l’église catholique de la ville ou dans des abris improvisés, comme des écoles abandonnées. Les habitants restants vivent terrés, évitant les rues où les tirs sont incessants. Dans ce chaos, les personnes handicapées sont les plus vulnérables. Incapables de courir ou de se déplacer rapidement, elles se retrouvent piégées, sans moyen de fuir les combats. Un témoin de Koumboli explique : « Les aveugles ne savent pas où aller, les amputés ne peuvent pas suivre les autres. » Marie, amputée des deux jambes, incarne ce désespoir. Installée depuis trois mois dans une école abandonnée à Zémio, elle raconte : « Quand les tirs commencent, je reste sous mon lit. Personne ne vient m’aider à fuir ». Son témoignage reflète une réalité saisissante : les personnes handicapées sont souvent laissées à l’abandon, sans aide pour évacuer ou se protéger.

 

Les infrastructures de Zémio, déjà en état chaotique, sont paralysées par le conflit. Les centres de santé, indispensable pour les personnes handicapées nécessitant des soins réguliers, sont soit fermés, soit inaccessibles en raison des combats. Selon l’Association Handicap International Haut-Mbomou, 85 % des handicapés de la zone n’ont pas accès à des services médicaux, et un seul fauteuil roulant est disponible pour 50 personnes en besoin. Cette pénurie de matériel adapté aggrave leur dépendance. Par exemple, un homme en fauteuil roulant, bloqué dans sa cour pendant les combats, criait à l’aide sans que personne ne puisse intervenir, selon un habitant. Les routes boueuses, typiques de la saison des pluies de mai à octobre, rendent tout déplacement impossible, même pour les rares organisations humanitaires encore actives.

 

L’aide humanitaire, déjà limitée, est entravée par l’insécurité. En 2024, trois bases de Médecins Sans Frontières et de la Croix-Rouge ont fermé dans le Haut-Mbomou, laissant les populations sans soutien. Les distributions de vivres, lorsqu’elles ont lieu, sont souvent pillées avant d’atteindre les plus vulnérables, comme les handicapés. Face à ce vide, des initiatives locales émergent. L’église Saint-Pierre de Zémio accueille 12 personnes handicapées, mais sans ressources médicales ni nourriture suffisante. Ailleurs, des habitants fabriquent des béquilles artisanales avec des branches d’arbre, un effort louable mais insuffisant face à l’ampleur des besoins.

 

Les personnes handicapées affrontent des obstacles spécifiques qui amplifient leur vulnérabilité. Les routes impraticables et les bâtiments non adaptés les privent de toute autonomie. Les sourds n’entendent pas les tirs ni les annonces d’évacuation, tandis que les aveugles manquent de guides pour se mettre à l’abri. À ces barrières physiques s’ajoute une marginalisation sociale : dans certaines communautés, des croyances associent le handicap à une malédiction, réduisant la solidarité envers ces personnes. Ces facteurs les rendent dépendantes d’une aide extérieure, qui fait cruellement défaut. Les témoignages sont accablants : des handicapés sont abandonnés dans des maisons ou des abris de fortune, sans moyen de rejoindre des zones sécurisées.

 

Certains observateurs centrafricains proposent des mesures nécessaires pour répondre à cette crise. Selon eux, des couloirs humanitaires doivent être négociés avec les FACA, la MINUSCA et les groupes armés pour acheminer nourriture, eau et matériel médical. Des kits d’urgence adaptés aux handicapés, incluant sifflets, lampes torches et réserves d’eau, permettraient de signaler leur présence en cas de danger. Des protocoles d’évacuation prioritaire doivent être mis en place pour identifier et déplacer les personnes handicapées vers des zones sûres. À plus long terme, former les leaders religieux et communautaires pourrait encourager la solidarité et déconstruire les préjugés sur le handicap. Investir dans des abris et centres de santé accessibles, même en temps de crise, est également essentiel pour éviter que les handicapés ne soient systématiquement laissés pour compte.

 

Zémio incarne les défis d’une région où les conflits armés aggravent les vulnérabilités existantes. Les efforts locaux, comme l’accueil par l’église catholique ou la fabrication de béquilles artisanales, témoignent d’une résilience remarquable, mais ils ne peuvent compenser l’absence d’une intervention coordonnée. La situation des personnes handicapées, bien que particulièrement critique, reflète un problème plus large : l’incapacité actuelle à protéger les plus fragiles dans un contexte de guerre….

 

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MINUSCA pallie une fois de plus l’incurie du gouvernement en équipant les forces de sécurité dans la région de l’Équateur

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Minusca pallie une fois de plus l’incurie du gouvernement en équipant les forces de sécurité dans la région de l’Équateur

 

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Bureau sous-prefectoral de Berberati. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 30 avril dernier, la MINUSCA a une fois de plus dû compenser les défaillances criantes du gouvernement centrafricain en remettant un lot de matériel aux forces de sécurité intérieure (FSI) et aux services déconcentrés de l’État dans la région de l’Équateur.

 

Lors d’une cérémonie à Berbérati, chef-lieu de ladite région, la mission onusienne a fourni 18 motos et des fournitures de bureau aux préfectures de la Mambéré-Kadéï, de la Mambéré et de la Sangha-Mbaéré. Un geste qui, s’il est louable, met en lumière l’incapacité chronique de l’État à assumer ses responsabilités les plus élémentaires.

 

Un État défaillant, incapable d’acheter des stylos et du papier

 

Après près d’une décennie au pouvoir, le régime de Faustin Archange Touadera se révèle toujours incapable de doter son administration de fournitures aussi basiques que des stylos, du papier ou des imprimantes. Cette défaillance est d’autant plus scandaleuse que l’État a versé, rien qu’en 2023, des sommes astronomiques au groupe Wagner. Selon des sources crédibles du magazine Afrique intelligence, pas moins de 34 milliards de francs CFA issus des taxes sur les produits pétroliers ont été versés aux mercenaires russes, sans compter les 300 milliards de francs CFA supplémentaires générés par l’exploitation illicite de ces ressources. Pendant ce temps, l’administration publique manque de tout, et c’est la MINUSCA – et non l’État – qui doit fournir des motos et des bureaux pour maintenir un semblant d’autorité.

 

Des motos pour pallier l’inaction gouvernementale

 

Les 18 motos remises aux FSI devraient, en théorie, améliorer leur mobilité et leur capacité à sécuriser la région, notamment en vue des Élections. Un responsable local des FSI s’est félicité de cet appui : « Ces motos arrivent à point nommé. Elles vont nous permettre de protéger les civils et de sécuriser le processus électoral ». Mais ce constat ne fait que souligner l’inaction du gouvernement, qui laisse à une mission étrangère le soin de doter ses forces de sécurité des moyens les plus rudimentaires. Un représentant de la MINUSCA a rappelé que cet appui vise à soutenir le rétablissement de l’autorité de l’État, une mission que le gouvernement semble avoir abandonnée au profit de ses partenaires russes.

 

Un régime complice de son propre effondrement

 

Ambroise Azoukatemi, directeur de la Sécurité régionale, a promis une utilisation efficace des motos dans les zones difficiles d’accès. Mais comment croire en de telles promesses alors que le régime continue de dilapider les ressources nationales ? Les milliards versés à Wagner  contrastent avec l’indigence des services publics. Le pays sombre, et le gouvernement, galvanisé par des discours creux et des alliances opaques, ne fait qu’aggraver la situation. Les Centrafricains, abandonnés par un État qui préfère acheter des motos pour des milices étrangères plutôt que de fournir des bureaux à ses fonctionnaires, assistent impuissants à la chute vertigineuse de leur nation.

 

La MINUSCA, dernier rempart face à l’effondrement

 

En dotant les FSI et les administrations locales de matériel, la MINUSCA tente de stabiliser un pays au bord du gouffre. Mais combien de temps une mission onusienne pourra-t-elle compenser l’incompétence d’un gouvernement qui, après dix ans de pouvoir, n’a rien à offrir à son peuple sinon des promesses vides et des contrats juteux à ses alliés russes ? La Centrafrique mérite mieux qu’un État fantoche, incapable de tenir un stylo pour écrire son propre avenir….

 

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En 2026, Touadera doit sortir des cash pour payer pour sa sécurité avec Africa Corps, le nouveau bébé russe

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En 2026, Touadera doit sortir des cash pour payer pour sa sécurité avec Africa Corps, le nouveau bébé russe

 

Centrafrique.org/bangui-sous-tutelle-russe-touadera-livre-la-securite-nationale-a-wagner/les_wagner_a_bangui/” rel=”attachment wp-att-82615″ data-wpel-link=”internal”>En 2026, Touadera doit sortir des cash pour payer pour sa sécurité avec Africa Corps, le nouveau bébé russe
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dès 2026, la Centrafrique devra financer en espèces Africa Corps, remplaçant le modèle autofinancé de Wagner, selon Africa Intelligence du 12 mai 2025.

 

Un article publié par Africa Intelligence ce lundi 12 mai 2025 dévoile les nouvelles dynamiques de la présence militaire russe en République centrafricaine (RCA). Le passage du groupe Wagner, une force paramilitaire opérant avec une grande autonomie, à Africa Corps, une entité contrôlée par le ministère russe de la Défense, trace un tournant majeur. Cette transition, imposée par Moscou, place le gouvernement centrafricain dans une situation financière délicate, l’obligeant à payer directement en espèces pour les services de sécurité, contrairement au modèle économique autosuffisant de Wagner.

 

Le modèle économique prédateur de Wagner

 

Depuis 2017, Wagner s’est profondément implanté en RCA, non seulement en assurant la sécurité, mais aussi en dominant plusieurs secteurs économiques pour financer ses opérations. Selon Africa Intelligence, Wagner a largement profité de l’exploitation des ressources naturelles, notamment via l’extraction de l’or et des diamants. Le groupe a mis en place un vaste réseau d’exploitation minière, générant des revenus substantiels. En parallèle, Wagner s’est engagé dans des activités illicites, comme la production et la vente d’alcool frelaté, de bières nocives et d’eau en bouteilles non propre, souvent dangereuses pour la santé publique. Ces pratiques, bien que nuisibles, ont permis à Wagner de fonctionner sans dépendre financièrement du gouvernement centrafricain.

 

Ce modèle autofinancé a été au cœur de la présence de Wagner, lui permettant de maintenir une influence militaire et politique significative tout en minimisant les coûts pour la RCA. Toutefois, il a eu un impact néfaste sur la population centrafricaine, qui fait face à la dégradation de l’environnement, à des risques sanitaires et à la perte de ressources nationales au profit d’intérêts russes.

 

Africa Corps : un fardeau financier pour la RCA

 

L’arrivée d’Africa Corps change radicalement la donne. Contrairement à Wagner, qui se finançait par l’exploitation des ressources, Africa Corps, en tant que bras armé officiel du ministère russe de la Défense, exige des paiements directs en espèces de la part du gouvernement centrafricain. Africa Intelligence rapporte que Moscou a fixé au 31 décembre 2025 la date limite pour que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro signe un accord de défense avec Africa Corps, dont les opérations devraient démarrer en 2026, après l’élection présidentielle prévue en décembre 2025.

 

Ce changement impose une charge financière lourde à la RCA, un pays déjà aux prises avec des difficultés économiques et une forte dépendance à l’aide internationale. Jusqu’à récemment, le gouvernement dépensait environ 400 millions de FCFA (environ 650 000 dollars) par semaine pour couvrir les frais d’entretien des forces de Wagner et rwandaises, incluant nourriture, logement et logistique. Avec Africa Corps, les exigences financières devraient augmenter, le gouvernement devant mobiliser au moins 500 millions de FCFA par semaine pour couvrir des dépenses telles que le carburant, l’entretien des troupes et les opérations aériennes.

 

Une pression fiscale accrue

 

Pour répondre aux besoins d’entretien du groupe Wagner et rwandais, le gouvernement centrafricain a recours à de nouvelles taxes, souvent justifiées par des motifs douteux. Des taxes sur les transactions financières, entre autres, ont été instaurées, les autorités prétendant que ces fonds servent à financer des services publics, comme l’entretien des hôpitaux. En réalité, ces mesures sont largement perçues comme un moyen de collecter des fonds pour payer les opérations du groupe Wagner et rwandais. Cette multiplication des taxes sur les transactions quotidiennes alourdit le fardeau économique des Centrafricains, aggravant la pauvreté et les difficultés financières.

 

Le Fonds monétaire international (FMI) et d’autres bailleurs de fonds internationaux ont exprimé des inquiétudes face à ces arrangements financiers. La dépendance de la RCA à l’aide étrangère la rend vulnérable à un examen minutieux, et l’obligation de payer en espèces pour des services de sécurité russes pourrait compromettre le soutien d’institutions comme le FMI et la Banque mondiale. Ces organisations considèrent ces paiements comme une possible mauvaise gestion des fonds publics, dans un pays où les services de base, comme la santé et l’éducation, restent sous-financés.

 

Conséquences pour la population centrafricaine

 

Le passage à Africa Corps risque d’aggraver les défis économiques et sociaux auxquels sont confrontés les Centrafricains. Le modèle de financement basé sur des paiements en espèces signifie que le gouvernement devra extraire davantage de revenus d’une population déjà appauvrie, probablement par une augmentation des taxes et une réduction des dépenses publiques pour les services essentiels. Cette approche contraste fortement avec le modèle de Wagner qui, bien qu’exploiteur, ne nécessitait pas de paiements directs de la part du gouvernement.

 

L’article d’Africa Intelligence fait ressortir la pression croissante sur le président Touadéra, qui doit jongler avec des intérêts contradictoires. D’un côté, il entretient une relation étroite avec le chef centrafricain de Wagner, Dmitri Sytyi, qui a tissé un puissant réseau au sein de l’élite politique centrafricaine. De l’autre, l’insistance de Moscou à remplacer Wagner par Africa Corps laisse peu de marge de manœuvre à Touadéra. La décision du Kremlin d’exclure des figures comme Sytyi du nouveau dispositif témoigne d’une volonté plus large de consolider le contrôle sur les opérations russes en Afrique, réduisant l’autonomie dont jouissait Wagner.

 

Enjeux sécuritaires et géopolitiques

 

Au-delà des implications financières, le passage à Africa Corps pousse à s’interroger sur l’efficacité des garanties sécuritaires russes. Depuis 2021, l’offensive de Wagner a réduit la menace des groupes rebelles, mais des poches d’insécurité persistent dans le nord et l’est du pays. Touadéra craint qu’Africa Corps ne soit pas à la hauteur de l’efficacité opérationnelle de Wagner, ce qui pourrait fragiliser la stabilité relative obtenue ces dernières années, selon Afrique intelligence.

 

Sur le plan géopolitique, l’accord avec Africa Corps pourrait renforcer l’alignement de la RCA avec la Russie, limitant la capacité de Touadéra à mener une politique étrangère multilatérale. L’article d’Africa Intelligence note que Touadéra explore des partenariats avec les Émirats arabes unis, qui ont proposé la construction d’un hôpital à Birao en échange d’une coopération militaire dans le conflit soudanais. Ces efforts sont toutefois compliqués par le soutien de Moscou aux Forces armées soudanaises, ce qui illustre la complexité des alliances qui façonnent les relations extérieures de la RCA.

 

Analyse et perspectives

 

La transition de Wagner à Africa Corps reflète un changement stratégique de la Russie en RCA, privilégiant un contrôle étatique au modèle décentralisé de Wagner. Si cela peut rationaliser les opérations de Moscou, cela impose un fardeau financier insoutenable au gouvernement centrafricain et à ses citoyens. La dépendance aux taxes pour financer Africa Corps risque d’appauvrir davantage la population et de provoquer l’hostilité des bailleurs internationaux, essentiels à la survie économique du pays.

 

L’article d’Africa Intelligence dresse un tableau clair des défis auxquels la RCA est confrontée face à cette nouvelle réalité. La capacité fiscale limitée du gouvernement, combinée aux exigences inflexibles de Moscou, pourrait entraîner une instabilité économique accrue et des tensions sociales. De plus, l’exclusion de figures clés de Wagner, comme Dmitri Sytyi, d’Africa Corps suggère des tensions internes dans la stratégie africaine de la Russie, ce qui pourrait compliquer la transition.

 

Pour la population centrafricaine, l’obligation de financer la sécurité par des paiements en espèces est une pilule amère à avaler. L’exploitation des ressources par Wagner était déjà lourde, mais le nouveau modèle basé sur les taxes menace d’aggraver la pauvreté et d’éroder la confiance envers le gouvernement. Alors que la RCA se prépare pour l’élection présidentielle de 2025, ces pressions économiques pourraient façonner le paysage politique, alimentant potentiellement le mécontentement face à l’influence étrangère et à la gestion interne….

 

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Zemio : Dix soldats FACA désarmés par des mercenaires russes

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Zemio : Dix soldats FACA désarmés par des Mercenaires russes

 

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Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zemio, préfecture du Haut-Mbomou, dix soldats de l’armée nationale ont été désarmés par des mercenaires russes, tandis qu’à Obo, des tensions similaires émergent entre les russes et les ex-miliciens Azandés incorporés dans l’armée.

 

En effet, ce samedi 17 mai 2025, un incident a eu lieu à Zemio, dans le  sud- est de la République centrafricaine. Des mercenaires russes, déployés pour appuyer les opérations sécuritaires dans la ville, ont sollicité un groupe de dix soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) afin de mener une patrouille conjointe dans les périphéries. Ils ont invoqué des informations affirmant une concentration de miliciens azandés autour de la ville, constituant une menace potentielle.

 

Sans passer par quatre chemins, les 10 soldats FACA ont opposé un refus catégorique. Lorsque les mercenaires ont insisté pour comprendre pourquoi, les militaires ont répondu avec une pointe d’ironie : « Si ce sont nos armes qui vous intéressent, prenez-les, mais nous, on ne va pas avec vous ». Cette réplique, teintée d’ironie, a marqué un point de rupture. Les mercenaires Russes, sans chercher à prolonger le dialogue, ont exigé la remise immédiate des armes. Les dix soldats FACA ont cédé, abandonnant leurs équipements. Actuellement, ces soldats restent cantonnés à Zemio, dans l’attente de leur rapatriement à Bangui.

 

Ce refus des FACA de patrouiller avec les mercenaires russes à Zemio n’est pas un refus simple, mais s’inscrit dans un contexte de méfiance amplifié par un incident survenu une semaine plus tôt. Lors d’une patrouille conjointe avec les russes, des soldats FACA avaient été transportés par hélicoptère de Wagner et déployés dans une zone reculée. Au moment de leur récupération, l’équipage de l’hélicoptère, confondant les FACA avec des miliciens azandés, a ouvert le feu sur ses propres alliés. C’est dans ce contexte tragique que les soldats FACA ont refusé catégoriquement de patrouiller avec les mercenaires russes. D’ailleur, cette situation avait provoqué une profonde indignation au sein des FACA. Beaucoup, depuis, hésitent à s’engager dans des opérations aux côtés des mercenaires russes, craignant une nouvelle erreur fatale. Cette méfiance explique probablement la fermeté du refus exprimé à Zemio, perçu comme une mesure de prudence face à un partenaire jugé imprévisible.

 

Pendant ce temps, à Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, un scénario parallèle s’est déroulé. La semaine précédente, une cinquantaine d’ex-miliciens azandés, formés par les mercenaires russes et intégrés dans l’armée nationale en mai 2024 dans le cadre d’un programme gouvernemental, avaient été désarmés par les mercenaires russes. Mais ce samedi 17 mai 2025, par surprise, ils sont à nouveau Convoqués par les russes pour venir récupérer leurs armes et participer à une mission conjointe avec eux. Malheureusement, ces soldats Azandé ont décliné l’offre, exprimant leur désintérêt pour une collaboration qu’ils jugent désormais risquée. Ce refus, comme celui de Zemio, traduit un sentiment de défiance qui s’enracine dans les rangs des FACA.

 

Ces incidents révèlent une fracture croissante entre les FACA et les mercenaires russes, partenaires clés du gouvernement centrafricain dans sa stratégie sécuritaire. La coopération, déjà complexe, semble fragilisée par ces événements. Le silence des autorités de Bangui, qui n’ont pas encore réagi officiellement, laisse planer des interrogations sur la gestion de ces tensions. Ce récit, basé sur les informations disponibles, vise à exposer les faits avec clarté et à contextualiser les enjeux. Les développements à venir seront déterminants pour l’avenir des relations militaires en Centrafrique.

 

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Panique à Obo : la présence des éléments de l’UPC inquiète la population

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Panique à Obo : la présence des éléments de l’UPC inquiète la population

 

Centrafrique.org/le-8-mars-2024-journee-funeste-a-obo-des-explosions-darmes-secouent-la-ville/la-ville-de-obo-dans-la-prefecture-du-haut-mbomou/” rel=”attachment wp-att-72136″ data-wpel-link=”internal”>Panique à Obo : la présence des éléments de l’UPC inquiète la population
La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis une semaine, l’arrivée de Mercenaires russes et de soldats centrafricains de l’armée nationale à Obo a semé la panique, poussant la population à se réfugier dans la brousse, les églises et les hôpitaux, paralysant de facto les activités commerciales et administratives de la ville.

 

En effet, il y a une semaine, l’annonce de l’arrivée de mercenaires russes accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Obo a provoqué un vent de panique. Les habitants, craignant potentiellement des violences avec les miliciens Azandé, ont fui en masse. Certains se sont cachés dans la brousse, d’autres ont trouvé refuge dans des églises catholiques, de temple de l’Église AIM ou à l’hôpital local. Cette peur n’est pas née de nulle part. Avant l’arrivée de ces forces, des rumeurs circulaient en ville : les mercenaires venaient pour désarmer, de gré ou de force, les anciens miliciens azandés intégrés dans l’armée nationale. Les habitants, redoutant que la situation dégénère et les touche directement, ont préféré se mettre à l’abri.

 

« S’ils viennent et que ça tourne mal, c’est nous, la population, qui allons payer le prix », confiait un habitant avant de partir. Beaucoup ont choisi de dormir dans leurs champs, tandis que d’autres se sont dirigés vers des sites des déplacés, comme les églises. Mais, contre toute attente, une cinquantaine de ces ex-miliciens azandés ont accepté de rendre leurs armes sans résistance. Certains d’entre eux ont même pris la fuite dans la brousse, mais aucun incident majeur n’a été signalé à ce moment-là.

 

Face à la fuite des habitants dans la brousse, les hommes de Wagner ont alors donné un ultimatum à la population : sortir de la brousse sous peine d’être considérés comme des rebelles. « Si on vous trouve là-bas pendant notre opération dans la brousse, nous allons vous traiter comme des ennemis », ont-ils averti. Mais cet ordre a semé encore plus de confusion. Beaucoup n’ont pas cru à ces déclarations et ont choisi de rester cachés, méfiants face aux intentions des mercenaires.

 

Puis, d’un coup, samedi dernier, la situation a pris une tournure inattendue. Des habitants, terrifiés, ont commencé à revenir en masse vers le centre ville de Obo, courant pour échapper à un nouveau danger. Selon eux, des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe rebelle dirigé par Ali Darassa, ont été repérés dans la brousse, armés et en mouvement. Cette nouvelle a ravivé la panique. « On est partis dans la brousse pour être en sécurité, et maintenant on voit des rebelles qui arrivent. On n’a pas le choix, on revient en ville », explique une femme, essoufflée, tenant son enfant par la main.

 

Ce retour précipité a alimenté une rumeur persistante à Obo : les mercenaires russes joueraient un double jeu. Selon les habitants, des enfants aux personnes âgées, ces derniers auraient intentionnellement instrumenté la présence des éléments de l’UPC pour forcer la population à quitter la brousse. « C’est une tactique pour nous faire sortir. Ils disent qu’on doit rentrer, et en même temps, ils laissent les rebelles nous effrayer. C’est un jeu malsain », s’indigne un jeune homme. La colère gronde dans la ville, où beaucoup accusent les mercenaires de collaborer avec l’UPC, sapant ainsi tout espoir de paix.

 

Aujourd’hui, ce n’est plus seulement la présence des rebelles qui préoccupe les habitants, mais le comportement des mercenaires russes. « On ne comprend plus rien. S’ils disent qu’ils sont là pour nous protéger, pourquoi font-ils ça ? », s’interroge un vieillard, assis devant une église. Cette méfiance généralisée complique la situation à Obo, où la population, prise entre peur et incompréhension, ne sait plus à qui se fier….

 

Alors que la population d’Obo, paniquée, fuyait la brousse pour regagner la ville, les mercenaires russes du groupe Wagner, quant à eux,  ont soudainement démonté leur antenne installée sur le toit de l’église AIM où ils ont été installés. Le lendemain, dimanche 18 mais, vers 9h du matin, ils ont quitté la ville d’Obo sans crier gare. Aujourd’hui, leur absence ramène un semblant de calme, mais l’inquiétude persiste face à la présence des rebelles de l’UPC signalée dans les périphéries. Pendant ce temps, une mission de l’église AIM est partie à Bangui pour alerter les autorités sur les dégâts causés par les Russes aux installations de l’église, laissant Obo dans une paix fragile, teintée de méfiance.

 

 

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Diplomatie ou propagande  de Balalou ? Le rôle ambigu de Touadera dans la crise gabonaise

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Diplomatie ou propagande  de Balalou ? Le rôle ambigu de Touadera dans la crise gabonaise

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, n’a pas lésiné sur les superlatifs pour célébrer le rôle du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro dans la résolution de la crise gabonaise.

 

Qualifiant l’élection de Brice Oligui Nguema de succès diplomatique et vantant la “dynamique stratégique” de la RCA au sein de la CEAC, Balalou a peint un tableau flatteur d’un président Touadéra en “leader incontesté” de l’Afrique centrale. Mais derrière cette rhétorique triomphaliste, une question se pose : s’agit-il réellement d’une prouesse diplomatique ou d’une opération de propagande visant à polir l’image d’un régime aux abois face à ses propres défis internes ?

 

Une médiation glorifiée, mais aux contours flous

 

Maxime Balalou a insisté sur le rôle de Baba Kongoboro comme “facilitateur” de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEAC) dans la transition gabonaise, soulignant une transition bouclée en 18 mois, contre les 24 prévus. Cette rapidité, selon lui, témoigne d’une “volonté politique” exemplaire et d’une diplomatie centrée sur la “légitimité régionale” et la “souveraineté des peuples”. Pourtant, le ministre reste étrangement vide en détails. Quelles actions concrètes Touadéra a-t-il entreprises ? Quels compromis a-t-il négociés ? Quels étaient les enjeux spécifiques qu’il a su débloquer ? La transcription de Balalou se contente d’éloges vagues, sans jamais préciser le contenu des “plusieurs démarches” ou des “rencontres” évoquées.

 

Cette opacité est troublante. Si la RCA a véritablement joué un rôle pivot, pourquoi ne pas fournir des exemples tangibles ? L’absence de transparence suggère que l’apport de Touadéra pourrait être exagéré, voire marginal, et que la véritable dynamique de la transition gabonaise repose davantage sur des acteurs internes ou d’autres partenaires régionaux. En comparaison, les médiations dans des crises comme celles du Mali ou du Burkina Faso, bien que controversées, ont souvent été documentées avec des détails sur les pourparlers, les concessions et les pressions exercées. En RCA, on nous demande d’applaudir une victoire sans voir le match.

 

Un miroir aux alouettes pour détourner l’attention

 

Le zèle de Balalou à glorifier l’engagement de Touadéra au Gabon semble d’autant plus suspect qu’il intervient dans un contexte de crises internes aiguës en République centrafricaine. À Zemio, les affrontements du 30 avril, 1 et 2 mai  entre les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes et les casques bleus contre les miliciens Azandé, ont causé, en moins d’une semaine,  des pertes humaines et des déplacements massifs, démontrant l’incapacité persistante du gouvernement à sécuriser l’est du pays. À Haut-Mbomou, les tensions avec les milices et les accusations d’ingérence étatique alimentent un climat d’instabilité. Sur le plan électoral, la révision des listes électorales, vantée par Balalou comme une avancée, est entachée de doutes sur son accessibilité et sa fiabilité avec des noms de Lionel Messie, des stars nigériens et autres remplis sur ces listes électorales.

 

Dans ce contexte, l’insistance sur le “triomphe” gabonais ressemble à une diversion. En mettant en avant Touadéra comme un artisan de la paix régionale, le gouvernement cherche-t-il à faire oublier ses échecs domestiques ? La rhétorique de Balalou, qui évoque un président “renforçant l’image de la RCA” et faisant du pays un “pôle de stabilité”, contraste cruellement avec la réalité d’un État fragilisé par l’insécurité, la pauvreté et les tensions politiques. Cette opération de communication semble conçue pour redorer le blason d’un régime en quête de légitimité, alors que les Centrafricains attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens.

 

Une diplomatie au service de l’image personnelle

 

Un autre aspect problématique des déclarations de Balalou est la personnalisation extrême du succès gabonais autour de Touadéra. En le présentant comme un “leader incontesté” et un “homme de paix”, le ministre réduit la diplomatie centrafricaine à une entreprise de culte de la personnalité. Cette approche marginalise les institutions nationales et régionales, comme la CEAC elle-même, et ignore le rôle potentiel d’autres acteurs, qu’il s’agisse des diplomates centrafricains, des partenaires internationaux ou des Gabonais eux-mêmes. En outre, l’accent mis sur la “souveraineté des peuples” semble ironique venant d’un gouvernement qui, à Haut-Mbomou, rejette les revendications locales au nom du “monopole de la violence” de l’État.

 

Cette focalisation sur Touadéra pousse à s’interroger sur les motivations réelles de son engagement au Gabon. Était-ce une véritable volonté de stabiliser la sous-région ou une opportunité de se positionner comme un acteur incontournable sur la scène africaine ? Dans un continent où les transitions post-coup d’État sont souvent sources de tensions (comme au Tchad ou en Guinée), la RCA aurait pu tirer des leçons pratiques pour renforcer ses propres institutions démocratiques. Au lieu de cela, Balalou préfère vanter une “nouvelle approche politique” sans expliquer comment elle pourrait s’appliquer à la RCA, où les échéances électorales à venir risquent de redoubler les divisions.

 

Une leçon mal apprise pour l’Afrique

 

Balalou appelle à tirer des “leçons” de la crise gabonaise pour l’Afrique, mais son discours élude les véritables défis du continent : la fragilité des institutions, la dépendance aux interventions étrangères et la récurrence des transitions militaires. En célébrant le Gabon comme un modèle, il passe sous silence les critiques internationales sur la légitimité du processus électoral ayant porté Oligui Nguema au pouvoir. Cette omission est révélatrice : le gouvernement centrafricain semble plus intéressé par une success story à revendiquer que par une réflexion critique sur les dynamiques des transitions autoritaires.

 

De plus, l’idée que la RCA, un pays en proie à des conflits armés et à une gouvernance précaire, puisse servir de “pôle de stabilité” en Afrique centrale est presque pathétique. Balalou affirme que les Centrafricains doivent être “fiers” de cette réussite, mais combien d’entre eux, confrontés à l’insécurité et à la hausse du coût de la vie, partagent cet enthousiasme ? La baisse des prix du carburant, annoncée dans la même conférence, est jugée insuffisante par la population, et les promesses de justice contre les “ennemis de la paix” sonnent creux face à l’impunité persistante dans les zones de conflit.

 

Un écran de fumée diplomatique

 

Le rôle de la RCA dans la crise gabonaise, tel que dépeint par Maxime Balalou, est moins une prouesse diplomatique qu’un exercice de propagande destiné à magnifier l’image de Faustin-Archange Touadéra. En l’absence de détails concrets sur sa contribution, l’emphase sur son leadership régional apparaît comme une tentative de masquer les failles d’un gouvernement débordé par les crises internes. Les Centrafricains méritent mieux qu’un récit héroïque déconnecté de leur réalité. Plutôt que de s’autoproclamer champion de la stabilité africaine, le régime de Touadéra ferait mieux de s’attaquer aux défis qui minent la cohésion nationale, de Zemio à Haut-Mbomou , et de garantir des élections transparentes. La diplomatie véritable commence par la crédibilité chez soi….

 

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“Personne ne peut faire la force à l’État” : Les menaces de l’ex-détenu Balalou contre les miliciens Azandé

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“Personne ne peut faire la force à l’État” : Les menaces de l’ex-détenu Balalou contre les miliciens Azandé

 

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L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, a lancé une déclaration explosive qui risque d’amplifier la tension dans le Haut-Mbomou.

 

“Personne ne peut imposer à l’État, quoi que ce soit. Le monopole de violence appartient à l’État”. Ces mots, prononcés avec l’arrogance d’un voyou en col blanc, ne sont pas une simple affirmation d’autorité : ils sont une menace de guerre contre une région déjà à feu et à sang. Alors que les milices Azandé exigent le retrait des FACA et des forces russes, l’ex-détenu Maxime Balalou choisit l’escalade plutôt que le dialogue, révélant l’incompétence d’un gouvernement prêt à sacrifier la paix pour imposer sa domination. Avec cette rhétorique belliqueuse, l’ex-détenu Maxime Balalou ne résout pas la crise du Haut-Mbomou : il l’envenime, au péril de la population.

 

Une menace autoritaire qui attise les flammes

 

L’ex-détenu Maxime Balalou n’a pas hésité à brandir le spectre de la violence étatique, comme tout le monde le sait, avec le soutien des Wagner,  pour écraser les revendications dans le Haut-Mbomou . “S’ils ne veulent pas revenir à la raison, l’État va jouer son rôle pour protéger la population”, a-t-il tonné, ajoutant que “le monopole de violence appartient à l’État”. Cette rhétorique pathétique est une provocation directe envers les communautés Zandé, qui, irritées par la présence russes et les abus des FACA, demandent un retrait simplement des Wagner et des soldats FACA. Loin de chercher l’apaisement, l’ex-détenu Maxime Balalou jette de l’huile sur le feu, transformant une crise sécuritaire en un affrontement idéologique où l’État s’arroge le droit d’écraser toute dissidence.

 

Cette posture est d’autant plus scandaleuse qu’elle ignore les racines profondes du conflit. Les tensions dans le Haut-Mbomou ne sont pas simplement le fait de “manipulations politiques”, comme l’ex-détenu Maxime Balalou le prétend avec mépris. Elles reflètent des griefs communautaires, des frustrations économiques et un sentiment d’abandon par un gouvernement défaillant. En réduisant ces revendications à une question d’ordre public, l’ex-détenu Maxime Balalou expose son incompétence crasse et son incapacité à comprendre les dynamiques sociales de la région. Ses menaces de “rencontrer” ceux qui défient l’État risquent de pousser les milices à durcir leur position, plongeant le Haut-Mbomou dans un cycle de violence incontrôlable.

 

Une hypocrisie déguisée en patriotisme

 

L’ex-détenu Maxime Balalou tente de draper son autoritarisme dans le manteau de la souveraineté nationale. “Le Haut-Mbomou fait partie de la République centrafricaine”, a-t-il martelé, rejetant les accusations d’ingérence comme “une expression qui sort d’où”. Mais cette rhétorique patriotique est une façade hypocrite. Si le Haut-Mbomou est bien centrafricain, pourquoi ses habitants se sentent-ils si peu représentés par un gouvernement qui répond à leurs plaintes par la force ? Pourquoi l’ex-détenu Maxime Balalou refuse-t-il d’ouvrir un dialogue avec les leaders communautaires, préférant brandir le “monopole de la violence” comme seule réponse ?

 

Cette hypocrisie atteint son paroxysme lorsqu’il évoque les “grandes oreilles” de l’État, une allusion menaçante à une surveillance omniprésente. “Vous pensez que l’État ne sait pas ?”, a-t-il lancé, insinuant que toute opposition est traquée et sera punie. Cette rhétorique digne d’un régime policier révèle le vrai visage de l’ex-détenu Maxime Balalou : un ministre qui préfère intimider plutôt que gouverner, un opportuniste qui utilise la crise du Haut-Mbomou pour renforcer l’image d’un État fort avec le soutien de Wagner, au mépris des vies humaines en jeu. En ignorant les appels à la négociation, il trahit les principes de cohésion nationale qu’il prétend défendre.

 

Un échec sécuritaire masqué par la répression

 

Les déclarations de l’ex-détenu Maxime Balalou ne peuvent masquer l’échec patent du gouvernement à stabiliser le Haut-Mbomou. Malgré la présence des FACA, des forces russes et de la Minusca, les violences persistent, alimentées par un sentiment d’injustice et d’exclusion. L’ex-détenu Maxime Balalou évoque un “travail qui se fait en interne pour ramener la paix,” mais où sont les résultats ?

 

Plutôt que de reconnaître cet échec, l’ex-détenu Maxime Balalou accuse des “manipulations politiques” et des “ennemis de la paix” sans jamais fournir de preuves. Cette rhétorique vague est une tactique éculée pour délégitimer les revendications légitimes et justifier une répression accrue. En refusant de s’attaquer aux causes profondes du conflit – comme la marginalisation économique ou les tensions intercommunautaires,  l’ex-détenu Maxime Balalou condamne le Haut-Mbomou à une escalade inévitable. Sa promesse que “ceux qui veulent se mettre en marge de l’autorité de l’État vont rencontrer la justice” n’est pas une solution : c’est une déclaration de guerre.

 

Une incompétence qui menace la cohésion nationale

 

L’ex-détenu Maxime Balalou, avec son passé trouble et son arrogance, incarne l’incompétence d’un gouvernement incapable de construire la paix. En qualifiant le Haut-Mbomou de “république à part” avec un sarcasme malvenu, il montre son mépris pour les aspirations des populations locales. “Vous parlez de quelle ingérence ?”, a-t-il raillé, comme si les griefs des habitants étaient des caprices. Cette condescendance est révélatrice d’un ministre déconnecté, plus soucieux de flatter le régime de Touadéra que de résoudre une crise qui déchire le pays.

 

Pire encore, l’ex-détenu Maxime Balalou échoue à proposer une vision pour le Hombomu. Où sont les initiatives pour relancer l’économie locale ? Où sont les programmes pour réconcilier les communautés divisées ? Au lieu de cela, il se contente de menacer, renforçant l’image d’un gouvernement autoritaire qui ne sait répondre qu’avec des bottes et des fusils, mais pas avec son armée, mais sur l’appui des mercenaires russes. Cette approche est non seulement inefficace, mais dangereuse : elle risque d’aliéner davantage une région déjà à cran, menaçant la fragile cohésion nationale que l’ex-détenu Maxime Balalou prétend défendre.

 

Un pyromane au pouvoir

 

Les menaces de l’ex-détenu Maxime Balalou, avec son “monopole de la violence” et ses “grandes oreilles,” ne sont pas une solution pour le Haut-Mbomou: elles sont une provocation qui risque d’embraser la région. En choisissant la répression au lieu du dialogue, l’ex-détenu Maxime Balalou prouve son incompétence et son mépris pour un peuple en quête de paix….

 

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Kidnappé par les mercenaires russes à Mboki, un jeune conducteur de moto-taxi atrocement assassiné

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Kidnappé par les mercenaires russes à Mboki, un jeune conducteur de moto-taxi atrocement assassiné

 

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Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Mboki, dans le Haut-Mbomou, Arafat, un jeune conducteur de moto-taxi, a été tué par des mercenaires russes du groupe Wagner à la sortie de la ville.

 

En effet, la semaine dernière, un drame a endeuillé la ville de Mboki, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Arafat, un jeune conducteur de moto-taxi originaire de Zémio, à 135 kilomètres de Mboki, a été assassiné par des mercenaires russes du groupe Wagner dans des circonstances particulièrement violentes. Ce jeune avait quitté Zémio, fuyant l’insécurité causée par les affrontements entre miliciens azandés et forces de l’ordre soutenues par Wagner, pour s’installer à Mboki depuis plusieurs semaines, où il gagnait sa vie en transportant des clients à moto.

 

Pendant ce temps, dans la région du Haut-Mbomou, la situation est explosive. Les miliciens azandés, présents autour de Mboki, menacent d’attaquer les positions des forces gouvernementales et à leurs alliés russes, qui mènent des contrôles rigoureux dans la ville. Les jeunes portant des cicatrices ou des marques sur le corps, souvent liées à des vaccinations traditionnelles, sont systématiquement soupçonnés d’appartenir à cette milice Azandé. C’est d’ailleurs dans ce contexte que le jeune Arafat avait été arrêté par des gendarmes lors d’un de ces contrôles, pour des raisons qui demeurent peu claires.

 

Pendant ce temps, un groupe de mercenaires russes, après avoir quitté Zémio sur des motos, est arrivé à Mboki. Leur objectif était de poursuivre leur route vers Obo, à 75 kilomètres de là. En quittant la ville, ils ont profité pour kidnapper le jeune Arafat. Malheureusement à peine quelques kilomètres après la sortie de Mboki, les mercenaires ont abattu le jeune homme. Ils l’ont d’abord criblé de balles, mais le jeune n’a pas été touché. Les mercenaires russes en ont profité pour le frapper à coups de pierres et de bâtons, lui défonçant le crâne jusqu’à sa fin cruelle. Le corps d’Arafat, abandonné sur place, a été découvert le lendemain par des cultivateurs qui l’ont ramené à Mboki.

 

Ce meurtre a profondément choqué les habitants de Mboki, déjà écrasés par l’insécurité qui gangrène le Haut-Mbomou. Les tensions entre miliciens azandés et forces coalisées, aggravées par la présence des mercenaires russes depuis le mois de juillet dernier, alimentent un climat de peur. Ces derniers, accusés de multiples exactions contre les civils, comme des exécutions sommaires, laissent derrière eux un sentiment d’injustice et de désespoir. Arafat, qui ne faisait que chercher à vivre en paix, est une nouvelle victime de cette violence implacable qui touche la région….

 

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Sous la pression des mercenaires russes, 20 soldats de l’armée nationale radiés de l’effectif par le ministre de la Défense

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Sous la pression des Mercenaires russes, 20 soldats de l’armée nationale radiés de l’effectif par le ministre de la Défense

 

Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×280.jpg” alt=”Sous la pression des mercenaires russes, 20 soldats de l’armée nationale radiés de l’effectif par le ministre de la Défense” width=”450″ height=”280″ />
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le ministère de la Défense centrafricain a récemment radié vingt jeunes soldats, principalement issus des rangs des ex-miliciens azandés, après des accusations de rébellion et d’attaque contre les forces nationales. Cette décision, prise dans un contexte de forte présence russe, continue d’alimenter de nombreuses interrogations sur la gestion de l’armée et le rôle réel du gouvernement.

 

Le 3 mai 2025, le ministre de la Défense centrafricain, Rameaux-Claude Bireau, a signé un arrêté qui a rayé 20 soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) de l’effectif. Ces hommes, tous d’anciens miliciens azandés intégrés à l’armée en 2024 après un entraînement par les mercenaires russes du groupe Wagner.

Parmi les militaires radiés, on retrouve :

Bazngombe Flavien ; Boïmouke Adolphe ; Koumboyeki Michel ; Mbolikigo Yves Simplice ; Mboli-Nhani Jean Pierre ; Mobieke Hugues ; Andaradi Odilon ; Bazingombo Herman ; Bhi Merci Sylvestre ; Bireyo Edouard ; Foumbolite Privat Wilfried ; Kpingbi Exact ; Makakpio Jean Louis ; Mbikomboli Onésime ; Mbolifouguimi Justin ; Medy Destin ; Mousserepaï Faustin ; Oumbassi Francis ; Siro Romain ; Zesio Foïfoï.

 

L’arrêté les accuse d’avoir pris part à des combats près de Zemio et Mboki, dans le Haut-Mbomou, où cinq membres des forces de sécurité ont péri. Mais les faits démentent ces accusations, et cette décision trahit une vérité gênante : le gouvernement agit sous la coupe de Wagner.

 

Ces 20 soldats faisaient partie d’un groupe de 200 miliciens azandés recrutés par Wagner en mars et avril 2024 pour grossir les rangs des  FACA face à des groupes armés comme l’UPC. À l’époque, ces miliciens étaient tous respectées, protégeant leurs villages dans le Haut-Mbomou. Leur intégration dans l’armée, officialisée le 1er mai 2024, semblait une victoire pour la cohésion nationale. Mais tout a changé après des heurts à Koumboli, près de Zémio, fin avril et début mai 2025. Là, des milices azandés, distinctes de ceux intégrés dans l’armée nationale, ont affronté les FACA et Wagner, causant la mort de quatre soldats et blessant un mercenaire russe.

 

Wagner a sauté sur l’occasion pour accuser les soldats azandés intégrés, prétendant qu’ils avaient trahi l’armée. Sauf que ces hommes n’étaient pas là. Ils s’étaient établis à Obo, loin de la zone de combat, ou dans des localités comme Kitessa. Koumboyeki Michel, par exemple, vit à Obo depuis des mois. Mboli-Nhani Jean Pierre et Bazingombo Herman n’ont pas approché Zémio depuis près d’un an. Le ministère de la Défense n’a pas cherché à confirmer ces faits. Il a pris pour argent comptant le récit de Wagner, révélant à quel point 3 000 mercenaires russes tiennent les rênes d’un pays de six millions d’âmes.

 

Les critères de radiation : entre droit et réalité

 

En Centrafrique, la radiation d’un militaire est encadrée par des textes précis. Elle peut intervenir en cas de faute grave contre la discipline, de condamnation pénale, d’inaptitude physique ou de comportement jugé incompatible avec la fonction. Le ministre de la Défense peut également décider d’une radiation immédiate pour des faits jugés suffisamment sérieux. En principe, chaque soldat a la possibilité de présenter sa version des faits avant toute décision définitive. Dans ce dossier, plusieurs proches affirment que la procédure n’a pas respecté cette exigence, et que la décision a été prise dans la précipitation, sans véritable enquête.

 

Une influence russe difficile à ignorer

 

Depuis plusieurs années, la présence du groupe Wagner et de conseillers russes au sein de l’appareil sécuritaire centrafricain est devenue une réalité quotidienne. Ces derniers occupent des postes de conseil auprès des plus hautes autorités, supervisent une partie des opérations militaires et participent à la gestion des ressources naturelles du pays. Leur influence s’étend jusqu’à la prise de décisions majeures, y compris celles qui concernent la discipline et la composition des forces armées. Dans cette affaire, de nombreux observateurs estiment que l’avis des mercenaires russes a pesé lourdement, au détriment de l’indépendance du gouvernement centrafricain.

 

Les familles dans l’attente de réponses

 

Pour les familles des soldats radiés, l’incompréhension domine. Beaucoup estiment que leurs proches ont été sanctionnés à tort, sans preuve ni possibilité de se défendre. Cette décision bouleverse leur quotidien et laisse planer de nombreuses incertitudes sur l’avenir. L’exclusion de ces jeunes hommes, souvent considérés comme des modèles de réinsertion, fragilise la confiance entre la population et les institutions.

 

En écartant ces vingt soldats sur la base d’accusations discutables et dans un contexte d’influence étrangère, le gouvernement prend le risque d’affaiblir la cohésion de ses forces et d’alimenter le sentiment d’injustice. Cette situation met en évidence la difficulté pour l’État centrafricain d’exercer pleinement sa souveraineté face à des partenaires extérieurs dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec ceux du pays.

 

La radiation de ces jeunes militaires, sans procédure transparente ni preuves solides, pose la question de la gouvernance et de l’indépendance des institutions. Dans un contexte où la stabilité nationale dépend de la confiance entre l’État, l’armée et la population, chaque décision de ce type mérite une réflexion approfondie et un réel souci de justice….

 

 

Le député Hassan Akhras offre une ambulance et des équipements solaires au dispensaire de Bokanga pour sauver des vies

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Le député Hassan Akhras offre une ambulance et des équipements solaires au dispensaire de Bokanga pour sauver des vies

 

Centrafrique.org/dispensaire/” data-wpel-link=”internal”>Le dispensaire de l’arrondissement de Bokanga, situé dans la commune de Mbata, a reçu une ambulance offerte par l’honorable Hassan Akhras.
Le dispensaire de l’arrondissement de Bokanga, situé dans la commune de Mbata, a reçu une ambulance offerte par l’honorable Hassan Akhras. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le député de la circonscription de Mbaïki 3, Hassan Akhras, a procédé à une remise officielle de dons pour améliorer les conditions sanitaires dans le village de Bokanga, situé dans la commune de Mbata. Cette action humanitaire, organisée par son cabinet parlementaire en présence des autorités locales et des médias, vise à répondre aux urgences médicales et faciliter l’accès aux soins dans cette localité reculée, à 85 kilomètres de Bangui.

 

La cérémonie, organisée par son cabinet parlementaire en présence des autorités locales, vise à renforcer la prise en charge sanitaire dans cette localité enclavée de la Lobaye.

 

Une ambulance communautaire pour les urgences

 

Le véhicule offert permet d’évacuer rapidement les malades vers les hôpitaux de Mbaïki, Pissa ou de Bangui. Il est particulièrement destiné aux femmes enceintes qui font face souvent à des complications pendant la grossesse. Jusqu’à présent, les habitants n’avaient d’autre choix que de louer des motos-taxis, souvent hors de portée financière. Ce mode de transport, non adapté aux urgences, causait des retards critiques dans l’accès aux soins des malades.

Centrafrique.org/remise-dun-lampadaire-au-dispensaire-de-bokanga-par-lequipe-du-cabinet-parlementaire-de-lhonorable-hassan-akhras-akhras/” data-wpel-link=”internal”>Remise d'un lampadaire solaire au dispensaire de Bokanga par l'équipe du cabinet parlementaire de l'honorable Hassan AKHRAS Akhras en mai 2025. La photo est filmée par le journaliste de Corbeaunews Centrafrique
Remise d’un lampadaire au dispensaire de Bokanga par l’équipe du cabinet parlementaire de l’honorable Hassan AKHRAS Akhras. Copyright CNC

 

Des équipements solaires pour améliorer les conditions de travail

 

Le député a également fourni des lampes à énergie solaire pour éclairer les salles de soins, ainsi que des panneaux photovoltaïques destinés à assurer un éclairage stable la nuit. Cette dotation permet au personnel médical de mieux prendre en charge les accouchements nocturnes et les urgences, dans un contexte d’absence de réseau électrique dans le village.

 

Des difficultés persistantes malgré le soutien matériel

 

La cheffe du dispensaire, Dan-Kofio Eliane, a salué cette initiative, tout en rappelant les limites du fonctionnement actuel du centre:

 

« Ce don va sauver des vies. Avant, évacuer une femme enceinte ou un malade était un calvaire. Mais nous avons encore un problème majeur : nos six agents (dont quatre femmes) travaillent sans salaire depuis cinq mois. Sans soutien financier, nous ne pouvons même pas nettoyer le dispensaire correctement, ce qui expose les patients à des dangers comme les serpents ».

Centrafrique.org/dispensaire-de-bokanga/” data-wpel-link=”internal”>Le Dispensaire du village Bokanga, dans la commune de Mbata, préfecture de la Lobaye, en République centrafricaine. Cette image filmée par le journaliste de Corbeaunews Centrafrique en mai 2025
Le Dispensaire du village Bokanga, dans la commune de Mbata, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC

 

Un appel au soutien durable du personnel de santé

 

Elle a lancé un plaidoyer pour une prise en charge salariale du personnel soignant et un partenariat avec les sociétés minières et forestières locales afin de financer les besoins de base (nettoyage, médicaments, etc.).

 

Analyse : Un pas en avant, mais des enjeux de long terme

 

Si l’initiative du député Hassan Akhras comble une lacune immédiate, elle met en lumière des problèmes plus profonds : l’isolement des zones rurales (Bokanga manque d’infrastructures routières et sanitaires durables), la précarité des agents de santé (l’absence de salaires réguliers décourage le personnel médical bénévole) et la dépendance aux dons ponctuels (une solution pérenne nécessiterait l’implication de l’État et du secteur privé).

 

L’action du député Hassan Akhras à Bokanga explique l’importance de l’engagement politique en faveur des populations marginalisées. Toutefois, pour transformer l’essai, des mesures structurelles comme l’intégration de ces dispensaires dans les budgets publics sont indispensables.

 

Rappelons que le cabinet du député a annoncé des distributions similaires dans plusieurs autres communes de la circonscription de Mbaïki 3, et des articles seront publiés durant toute cette semaine sur CNC.

 

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AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?

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AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>AGEMADEC et sa coopérative : Une solution ou une nouvelle escroquerie ?
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’AGEMADEC lance Centra Or et Diamant, vantant une exploitation minière responsable. Pourtant, ses promesses rappellent les schémas douteux d’une possible escroquerie minière.

 

L’Association Jeunesse en Marche pour le Développement en Centrafrique (AGEMADEC) a dévoilé avec fanfare sa nouvelle société coopérative, Centra Or et Diamant, présentée comme une solution miracle pour révolutionner l’exploitation minière en Centrafrique. Mais derrière les discours bien cadrés et les promesses alléchantes, ce projet soulève de sérieux doutes quant à sa sincérité et sa capacité à échapper aux dérives qui gangrènent le secteur minier depuis des décennies.

 

Rosin Sezalang Gatondag, président de l’AGEMADEC, a tenu un discours familier lors du lancement, évoquant une « instabilité financière et socio-économique » qu’il prétend contrer grâce à un modèle coopératif. Ces mots, bien qu’attrayants, rappellent étrangement les promesses réLUTIVES d’initiatives passées, souvent suivies de désillusions. La coopérative, officiellement reconnue par l’État, ambitionne d’extraire l’or et les diamants de manière « responsable », de transformer localement les minerais et de les commercialiser selon des normes internationales. Des objectifs ambitieux, mais qui, sans mécanismes clairs de contrôle, risquent de n’être que des vœux pieux.

 

Le projet met en avant trois priorités : une exploitation respectueuse de l’environnement, une transformation locale des ressources et une commercialisation conforme aux standards mondiaux. Pourtant, ces engagements, aussi séduisants soient-ils, ne sont accompagnés d’aucun détail concret sur leur mise en œuvre. Comment une organisation comme l’AGEMADEC, principalement connue pour ses activités de prévention des conflits, pourrait-elle soudainement maîtriser les complexités techniques et logistiques d’un secteur aussi exigeant ? Les affirmations de Gatondag sur une stricte conformité aux normes environnementales semblent plus rhétoriques que réalistes, surtout dans un pays où les capacités de suivi et de régulation sont notoirement limitées.

 

L’initiative promet également de s’attaquer à des problèmes structurels : fraude, évasion fiscale, dégâts environnementaux et absence de retombées pour les communautés locales. Ces enjeux, bien réels, sont souvent exploités par des acteurs peu scrupuleux pour séduire les populations et les autorités. L’histoire centrafricaine regorge d’exemples d’entreprises ou de coopératives qui, sous couvert de « responsabilité », ont servi à détourner des richesses ou à consolider des réseaux d’influence. Rien, dans la présentation de Centra Or et Diamant, ne garantit que ce projet échappera à ce schéma.

 

L’implication des jeunes, mise en avant comme une alternative à l’exploitation illégale ou aux groupes armés, semble noble à première vue. Mais sans un plan précis de formation, d’encadrement et de financement, cette promesse risque de se transformer en un simple slogan. De même, l’appui affiché des autorités centrafricaines, loin de rassurer, pourrait être perçu comme un signe d’entente opportuniste avec des élites souvent critiquées pour leur gestion opaque du secteur minier.

 

Le cadre juridique annoncé – taxes, conditions de travail, protection de l’environnement – est présenté comme une garantie de transparence. Pourtant, dans un contexte où la corruption et l’absence de contrôle sont endémiques, ces engagements paraissent fragiles. L’idée d’une redistribution « transparente » des bénéfices aux communautés locales, bien que séduisante, reste vague. Qui supervisera cette redistribution ? Quels mécanismes empêcheront les détournements ? Ces questions, cruciales, restent sans réponse.

 

Enfin, le discours de Gatondag sur une solution « gagnant-gagnant » – pour l’État, les investisseurs et les populations – sonne comme une formule bien huilée, trop belle pour être vraie. Les richesses minières centrafricaines, bien qu’importantes, ont historiquement profité à une poignée d’acteurs, souvent au détriment des communautés locales. Rien dans le projet Centra Or et Diamant ne démontre une rupture avec ce passé trouble.

 

Alors que les premières activités d’extraction sont annoncées pour les mois à venir, le scepticisme reste de mise. Dans un secteur minier centrafricain marqué par la prédation et les promesses non tenues, Centra Or et Diamant devra faire bien plus que multiplier les déclarations d’intention pour convaincre. En l’absence de garanties concrètes et de mécanismes de contrôle indépendants, ce projet risque de rejoindre la longue liste des initiatives qui, sous des dehors altruistes, cachent des ambitions bien moins avouables….

 

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Journée mondiale de la liberté de la presse : la mort du droit de la presse dans les pays de l’AES

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Journée mondiale de la liberté de la presse : la mort du droit de la presse dans les pays de l’AES

 

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Le général Salifou Mody, l’homme fort du Niger

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 3 mai permet de rappeler les valeurs et les droits des journalistes, mais aussi les risques qu’ils encourent dans leur profession. Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le droit de la presse est bafoué et la vie des reporters est très souvent menacée.

 

Depuis la déclaration de l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, un rappel annuel de la liberté de la presse se tient le 3 mai. Aujourd’hui, le développement de l’intelligence artificielle révèle l’importance fondamentale du maintien des valeurs du journalisme et de la lutte contre la désinformation. Il est primordial de savoir utiliser l’IA intelligemment, car elle est à double tranchant. Elle est de plus en plus performante, autant pour détecter les fausses informations et les deepfakes que pour les fabriquer.

La lutte contre la désinformation est un principe essentiel du droit journalistique. La journée du 3 mai met en évidence les valeurs que le journaliste doit porter, ses droits, le respect du droit à l’information pour les citoyens, et la liberté d’expression.  Mais dans l’exercice de leur métier et la quête de la vérité, beaucoup d’entre eux voient leur vie menacée (censure, harcèlement, agression, enlèvement, jusqu’à la mort). D’après l’UNESCO, 82 journalistes sont tués au cours de l’année 2024, un chiffre alarmant en hausse depuis 2023, où 74 décès sont recensés. Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, qui constituent l’AES, ce droit de la presse est écrasé et réduit au silence par les autorités.

 

Dans les pays de l’AES, les enlèvements de journalistes sont légion

Le classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) estime chaque année le niveau du respect de la liberté de la presse dans plus d’une centaine de pays. Le dernier rapport est mis à jour ce 2 mai. En 2025, le Mali chute de 5 places dans le classement, passant de la 114e à la 119e place sur 180. La Maison de la presse malienne met à l’honneur la journée mondiale de la presse pendant une semaine, avec en thématique : « Le journaliste malien face aux défis de l’intelligence artificielle ». Malgré tout, des médias sont suspendus, comme Joliba TV depuis novembre, pour une durée de six mois, à la demande du gouvernement burkinabé. Les journalistes maliens n’ont visiblement pas le droit de remettre en cause les paroles des autorités, ni celles des pays voisins, sans craindre pour leur profession. Les enlèvements sont courants. Le 9 avril, le journaliste et directeur du média Le Canard de la Venise Alfousseini Togo est arrêté après avoir mis en doute des propos tenus par le Ministre de la Justice, et dénoncé le fonctionnement de la justice malienne. Il est accusé pour cela de « troubles à l’ordre public » et d’« atteinte au crédit de la justice ». Son jugement se tiendra le 12 juin, mais nombreux sont ceux qui dénoncent une arrestation arbitraire, comme RSF, qui demande sa libération immédiate. Depuis fin 2021, en plus des groupes terroristes et du musellement des autorités, les journalistes doivent désormais compter une autre menace : les violentes répressions du groupe paramilitaire russe Wagner.

La liberté de la presse burkinabé en chute libre depuis le coup d’État

Le Burkina Faso se situe à la 105e position, chutant de 19 places. Le pays bénéficie pourtant d’une culture journalistique historique. Mais l’étouffement de la liberté de la presse à coups d’enlèvements font paraître cette époque lointaine. Cette série de répression en chaîne s’est accentuée avec le coup d’État de septembre 2022. Le 24 mars 2025, deux journalistes, Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba, sont arrêtés après avoir dénoncé la détérioration de la liberté d’expression et de la presse burkinabé. Ils sont membres de l’association AJB (Association des journalistes Burkina), qui est dissoute le lendemain de leur arrestation. La raison officielle de dissolution de l’AJB invoquée par les autorités serait une non-conformité de la loi 2015 sur les associations. Elles précisent que toute personne soutenant l’association dissoute « s’expose à de graves sanctions ». Le 25 mars, un autre journaliste est emmené pour être auditionné par les autorités. Le 2 avril, selon RSF, les trois journalistes réapparaissent en tenue militaire, vraisemblablement enrôlés par les autorités pour les faire combattre au front. Un sort réservé à plusieurs autres journalistes, voix dissidentes et opposants au régime. En 2024, plusieurs journalistes burkinabé ont disparu, et leurs familles sont restées sans nouvelles depuis. L’AJB recense 7 disparitions. D’autres reporters sont contraints de fuir.

 

Approuver ou se taire

Le coup d’État au Niger n’a pas amélioré la situation des droits de la presse, au contraire. Il perd 3 places dans le classement de RSF, se positionnant à la 83e. Les médias indépendants sont rares, et la Maison de la presse n’a plus le droit d’exercer depuis janvier 2024, suite à la demande du ministère de l’Intérieur. Ceux qui évoquent des sujets liés à la gouvernance sont menacés d’arrestation. Fin 2024, le journaliste nigéro-ivoirien Serge Mathurin Adou est arrêté à Niamey et emprisonné au Niger. Il est accusé par le ministre de la Sécurité du Burkina Faso d’« atteinte à la sûreté de l’État », et de faire partie d’un complot contre les autorités burkinabé. Son arrestation intervient dans un contexte de tension entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’AES.

Les prétextes de ce musellement sont souvent les mêmes, quels que soient les pays de l’AES : dès qu’une voix s’oppose à celle des autorités, la personne est aussitôt visée par des accusations d’espionnage, d’ingérence ou d’atteinte à la sécurité nationale. Malgré les dénonciations des ONG telles que Human Rights Watch, Amnesty International ou RSF, la liberté de la presse se dégrade au Sahel. Tel est le contexte actuel dans les pays de l’AES lors de cette journée mondiale du droit de la presse. Un droit soumis à un choix : approuver tout ce que dit le gouvernement, ou se taire, parfois à tout jamais.

 

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CENTRAFRIQUE : PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?

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PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : PEUT-ON SUSPENDRE LEGITIMEMENT ET UNILATÉRALEMENT LES EFFETS JURIDIQUES DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA LOI ÉLECTORALE À UN SEMESTRE DU SCRUTIN ?” width=”450″ height=”253″ />
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les grandes démocraties à travers le monde, la notion d’élection politiquement sensible, techniquement complexe occupe une place importante et demeure le baromètre indispensable pour évaluer à sa juste valeur le caractère démocratique d’un régime politique donné.

 

L’élection par définition basique est un mode de désignation des gouvernants, des autorités pour représenter ou occuper une fonction au nom de leurs électeurs pour assurer la conduite des affaires publiques.

Cet état de fait est confirmé par l’article 21 alinéa 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dispose que :”la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté de vote”.

La République centrafricaine en tant que nation reconnue au conseil de sécurité de l’ONU s’est inscrite véritablement dans cette logique depuis la conférence de la Baule qui a lancé un processus de démocratisation de l’Afrique sous peine de privation de soutiens ou d’aides.

Depuis 1993, la foire électorale est devenue cyclique, parfois émaillée de tensions politiques, de troubles et malheureusement de pertes en vies humaines.

Outre les élections municipales qui paraissent hypothétiques en terme d’effectivité, les élections nationales c’est-à-dire les législatives et présidentielles sont planifiées selon les délais constitutionnels en fin d’année 2025.

Au delà de ce chronogramme électoral, l’assemblée nationale est ainsi convoquée en première session ordinaire à presque un semestre du scrutin pour statuer sur un projet de loi initié par le gouvernement.

Il s’agit d’un projet de loi portant dérogation à certaines dispositions de la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral exclusivement en ce qui concerne l’article 18.

En d’autres termes, les effets juridiques de l’article 18 du code électoral seront suspendus temporairement ou mis en veilleuse dans toutes ses dispositions pour les échéances électorales à venir.

En conséquence de ce qui précède, au lieu que le fichier électoral soit tamisé, purifié, actualisé et publié une année avant le scrutin, ce dernier demeurera flexible, extensible où on peut ajouter ou retirer des électeurs à volonté jusqu’au jour fatidique.

L’exposé des motifs du projet de loi soumis à l’examen de l’assemblée nationale met en relief le retard accusé dans l’organisation des opérations de révision du fichier électoral par l’organe chargé de gestion des opérations électorales.

L’exposé des motifs pointe également l’absence de financement des partenaires qui rend impossible l’organisation des élections dans le délai constitutionnel évitant ainsi une impasse politique, un vide institutionnel avec des conséquences politiques néfastes.

En guise d’éléments de réponse à la problématique qui fait l’objet de notre analyse, il est évident en principe que l’amendement ou la suspension de certaines dispositions du code électoral soit envisageable à quelques mois du scrutin mais cela doit être bien encadré.

Il apparaît important de rappeler que le respect du principe de sécurité juridique et de la stabilité électorale veut que le cadre juridique du processus électoral ne soit pas amendé ou suspendu à l’approche du scrutin à l’exception de quelques ajustements techniques mineurs ou des ajustements organisationnels c’est-à-dire qui n’ont pas d’impacts considérables sur l’issue du scrutin…ce qui n’est pas le cas en l’espèce.

En l’absence des cas de force majeure tels une catastrophe naturelle, une épidémie ou une crise sanitaire, une telle réforme doit se faire avec un large consensus politique de toutes les forces vives de la nation.

Si la suspension ou l’amendement des dispositions du code electoral modifie significativement les normes electorales, il y’a un risque elevé de crise de confiance, de crise post-electorale, un problème de légitimité démocratique, un problème de conformité avec la loi fondamentale, cela impactera également la confiance du peuple dans le processus électoral.

D’ailleurs, il faut souligner que tout tripatouillage de la loi électorale à quelques mois du scrutin donne l’impression de fraude, de manipulation surtout qu’il est notoire que les élections se gagnent sur la base du fichier électoral.

Cette manœuvre discréditoire du processus électoral rompt l’égalité des candidats devant la loi source de tensions politiques et sociales, de contestation juridique telle un recours contentieux en annulation du scrutin devant la Cour constitutionnelle pour irrégularités du processus diligenté par un ou plusieurs citoyens, un parti politique ou une Organisation Non Gouvernementale.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

– Qu’est-ce qui justifie ce retard d’enrolement des électeurs alors que le président de l’ANE avait évoqué ce problème depuis 2019 ?

– Ce retard relève t-il d’un sabotage volontaire pour servir d’alibi ?

– Si ce n’est pas le cas, pourquoi ce désir brutal de suspendre l’article 18 du code électoral qui bouleverse le jeu démocratique ?

– À défaut d’une large concertation sur un sujet aussi sensible, peut-on parler d’un passage en force ou d’un projet d’hold-up électoral déguisé ?

– Était-il nécessaire de bâcler les élections nationales avec des conséquences incommensurables juste pour être en adéquation avec le délai constitutionnel ?

– A défaut de faire la manche aux partenaires, le pouvoir de Bangui ne peut-il pas organiser les élections avec des fonds propres confirmant ainsi la notion de souveraineté devenue un credo liturgique ?

En tout état de cause, l’absence de transparence fragilise les institutions républicaines et impacte considérablement l’indépendance du processus électoral.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu despote le caractère sacré du serment, de la parole donnée et le respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 17 mai 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

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Centrafrique : Martin Ziguélé condamne l’élan autoritaire de Touadéra vers un pouvoir absolu

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Centrafrique : Martin Ziguélé condamne l’élan autoritaire de Touadéra vers un pouvoir absolu

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé : La Centrafrique face au spectre de la recolonisation
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à l’élan autocratique de Touadéra, Martin Ziguélé appelle à défendre la démocratie centrafricaine contre un pouvoir personnel dangereux.

 

Face à l’élan autocratique de Touadéra, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), tire la sonnette d’alarme. Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, il dénonce la volonté du président Faustin-Archange Touadéra de consolider un pouvoir absolu, menaçant les acquis démocratiques chèrement conquis par la Centrafrique.

 

Ziguélé accuse Touadéra de trahir son serment constitutionnel en cherchant à modifier la Constitution pour prolonger son mandat et instaurer une autocratie. Ce projet, soutenu par des acteurs comme Wagner, rappelle selon lui les dérives de l’empire de Bokassa, un traumatisme historique. Par conséquent, le MLPC et le BRDC ont mobilisé des milliers de Centrafricains, principalement des jeunes, lors d’une manifestation le 4 avril 2025, pour rejeter cette autocratie naissante. L’hymne national entonné à la place Boganda a symbolisé leur détermination.

 

En outre, Ziguélé annonce un « giga-meeting » le 31 mai 2025 à Bangui pour sensibiliser la population à la nécessité d’élections transparentes en décembre 2025. Il insiste : Touadéra doit céder la place à d’autres leaders compétents, y compris au sein de son propre parti, pour éviter une autocratie durable. Cependant, l’influence russe, via Wagner, complique la lutte, avec un contrôle opaque des mines d’or et des hydrocarbures, privant l’État de ressources vitales.

 

Par ailleurs, Ziguélé s’inquiète des incertitudes internationales, notamment une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait fragiliser davantage le pays. Dans un contexte régional marqué par des coups d’État, comme au Niger où Mohamed Bazoum reste otage, il appelle à une solidarité mondiale contre l’autocratie. « Les coups d’État, militaires ou constitutionnels, annihilent l’espace civique », prévient-il.

 

En un mot, Martin Ziguélé incarne la résistance à l’autocratie en Centrafrique. Avec la jeunesse en première ligne, il appelle à un sursaut démocratique pour préserver la République face à un pouvoir personnel dangereux….

 

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Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….

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Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….

 

Centrafrique.org/touadera-en-danse/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Touadera-en-danse-450×450.jpg” alt=”Médiation électorale : le dernier mensonge de Touadera, un tyran cramponné au pouvoir….” width=”450″ height=”450″ />
Le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, danse lors d’une chanson interprétée par des femmes de son parti en son honneur.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Aveuglé par son arrogance, Faustin-Archange Touadera agite la médiation électorale comme un drapeau blanc, alors que son règne n’est qu’une suite de coups bas et de promesses vides, soutenu par des mercenaires sans scrupules. Ce type, ce tyran qui se cramponne au pouvoir en Centrafrique, croit encore pouvoir berner tout le monde. Mais le rideau se déchire, et derrière, on voit un homme rongé par la peur, un paranoïaque qui tremble à l’idée de perdre son trône doré….

 

En effet, depuis le 30 août 2023, Faustin-Archange Touadera, dit Baba Kongoboro, a charcuté la constitution du 30 mars 2016 pour se tailler un costume de dictateur à vie. Un troisième mandat ? Trop peu pour son ego démesuré. Un quatrième ? Il y travaille, en piétinant tout sur son passage. Mais qu’est-ce qu’il cherche encore à grappiller dans ce pays déjà vidé de son sang ? La réponse pue la folie des grandeurs. Il se rêve en dieu intouchable, un maître absolu qui dicte sa loi avec une main de fer et avec l’aide de ses chiens de garde de Wagner. Ces vautours criminels russes qui pillent les mines, les forêts, pendant qu’il parade dans ses immeubles flambant neufs au quartier Boy-Rabe,  cinq étages pour sa résidence privée, des tours clinquantes qui narguent un peuple très affamé. Les Centrafricains, eux, n’ont rien : pas de routes, pas d’écoles, même le minimum, juste la misère qui colle aux fesses.

 

Et sa paranoïa ? Elle transpire de partout. Il voit des ennemis dans chaque ombre, des complots dans chaque murmure. Les chanteurs qui osent ouvrir la bouche, les opposants qui crient la vérité, même les enfants des rues : tous sont des menaces pour son règne criminel. Alors il verrouille, il écrase, il ment. Et maintenant, c’est la médiation électorale, c’est sa dernière trouvaille, un jouet pour calmer les esprits pendant qu’il resserre les boulons. Mais qui croit encore à cette comédie  pathétique ? Sûrement pas ceux qui ont vu le référendum de 2023, où il a bidouillé les règles pour rester vissé à son poste, jurant que l’ancienne constitution vidait les caisses. Aujourd’hui, il fanfaronne avec sa version « allégée », mais c’est du vent. La médiation électorale, il n’en parlait pas avant. Pourquoi maintenant ? Parce qu’il sent le sol trembler sous ses pieds, parce que sa paranoïa le pousse à multiplier les écrans de fumée.

 

Ses proches, ces béni-oui-oui bien gavés, chantent que tout roule, que le pays prospère sous sa baguette magique. Les rebelles de la CPC ? Les opposants ? Les journalistes indépendants? Voilà les coupables, pas lui, jamais lui. Pendant ce temps, il dort sur ses cinq étages, indifférent aux assiettes vides des Centrafricains. Mais ce n’est pas juste de l’arrogance : c’est une peur maladive qui le dévore. Il sait que son pouvoir repose sur des sables mouvants,  Wagner, Poutine, une poignée de fidèles corrompus. Sans eux, il s’effondre. Alors il s’agite, il hurle, il construit des châteaux pour se rassurer, comme un gosse qui empile des cubes avant que tout tombe.

 

Et nous, on regarde ce cirque pitoyable. Un homme qui pourrait dire stop, passer le relais, laisser une chance à ce pays de respirer. Mais non, il préfère creuser sa tombe, s’enfoncer dans son délire paranoïaque. La médiation électorale, c’est le dernier pétard mouillé d’un arsenal de mensonges. Une blague sinistre pour faire croire qu’il écoute, qu’il dialogue, alors qu’il ne fait que serrer les chaînes. Les Centrafricains en ont marre de ce guignol qui les prend pour des pions. Sa paranoïa le perdra, mais en attendant, c’est tout un peuple qui paie le prix de ses cauchemars. Alors, qu’il dégage, qu’il lâche prise, avant que son trône ne soit balayé par une colère qu’il ne pourra plus étouffer….

 

Par Alain Nzilo

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Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale

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Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale

 

Centrafrique.org/le-proces-de-ndele-1-a-la-cps-entre-contestations-et-plaidoiries-pour-lacquittement/lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-ndele-1-devant-la-cps-avec-maitre-dangavo/” rel=”attachment wp-att-85341″ data-wpel-link=”internal”>Affaire Ndélé 1 : Tensions et plaidoiries enflammées à la Cour pénale spéciale
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 15 mai 2025, la Cour pénale spéciale à Bangui a été le lieu de débats intenses dans l’affaire Ndélé 1, avec des accusations lourdes. (22 mots)

 

Le 15 mai 2025, à 10h17, la Cour pénale spéciale (CPS), située sur la rue Martin Luther King à Bangui, a ouvert une nouvelle audience dans l’affaire Ndélé 1. Ce procès, tenu en contumace, était présidé par le juge Aimé Pascal Delimo, accompagné des juges Émile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, ainsi que des greffiers Marie-Madeleine Touakouzou et Florentin Darré. Cette journée était dédiée aux réponses du ministère public, des avocats des victimes et de la défense, dans un dossier où les accusations portaient sur des crimes graves.

 

Le Parquet spécial, représenté par Alain Tolmo, a pris la parole en premier. Il a commencé par une phrase bien connue : « Les absents ont toujours tort ». Alain Tolmo a rappelé les règles de la responsabilité pénale, en s’appuyant sur l’article 57 de la loi organique. Il a pointé du doigt ce qu’il a appelé des failles dans les arguments de l’avocat de la défense, Maître Euloge Mocpat. Selon lui, les faits reprochés dans ce procès faisaient écho à ceux déjà jugés dans un autre volet de l’affaire Ndélé 1, où des accusés comme Kalité Azor avaient été condamnés. Pour le Parquet, la défense aurait dû admettre la culpabilité des accusés et demander une peine plus légère, plutôt que de contester les accusations. Tolmo a jugé que l’argument de la présomption d’innocence, avancé par la défense, ne tenait pas face aux indices sérieux de participation des accusés aux actes reprochés. Il a qualifié les arguments de la défense de peu pertinents pour un dossier aussi grave, impliquant des crimes de masse, et a demandé à la cour de rejeter les objections de procédure soulevées tardivement. Pour finir, il a requis la prison à vie pour les accusés.

 

Ensuite, les avocats des victimes, Maîtres Albert Panda et Ludovic Mackpevo, ont pris la parole. Maître Mackpevo a insisté sur le fait que les accusés, absents du procès, étaient en fuite, et a reproché à la défense de manquer de respect à la mémoire des victimes par ses arguments. Il a affirmé que des preuves solides montraient que les accusés avaient organisé et dirigé les attaques survenues à Ndélé les 11 mars et 29 avril 2020. Maître Panda, de son côté, a demandé que la cour prenne des mesures pour éviter que de tels actes ne se reproduisent et pour réparer les dommages subis par les victimes. Il a soutenu que le simple fait d’appartenir à un groupe armé était une violation sérieuse des lois centrafricaines. Selon lui, les accusés, membres de la faction Goula du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), avaient été clairement identifiés par des témoignages comme des chefs ayant donné des ordres et pris part aux attaques. Panda a demandé à la cour de reconnaître leur responsabilité pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, en tant que responsables directs et commandants militaires.

 

Enfin, Maître Euloge Mocpat, avocat des accusés absents, a répondu. Il a mis en avant des problèmes dans la procédure, affirmant qu’il n’existait ni preuves solides ni témoignages fiables pour accuser ses clients. Il a contesté les arguments du Parquet, estimant que rien ne permettait de prouver la culpabilité des accusés de manière certaine. Mocpat a rappelé que c’est à l’accusation de démontrer les faits, en s’appuyant sur le principe de la présomption d’innocence. Il a aussi jugé que la demande des victimes, qui voulaient des garanties contre de nouveaux actes, n’avait pas de sens si la culpabilité n’était pas établie. Il a conclu en demandant l’acquittement de ses clients.

 

L’audience s’est arrêtée à 11h53, et la cour a fixé la date du verdict au 24 juillet 2025, à 10h00.

 

La Cour pénale spéciale, créée par la loi organique nº15.003 du 3 juin 2015, est une juridiction hybride intégrée au système judiciaire centrafricain. Elle enquête et juge les crimes internationaux commis en République centrafricaine depuis 2003….

 

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Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable

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Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable

 

Centrafrique.org/dieudonne-zangbe-nguilelo/” data-wpel-link=”internal”>Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable
Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo, sous-préfet de Djema

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En pleine nuit, des hommes armés non identifiés ont enlevé monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo , le sous-préfet de Djéma, dans le Haut-Mbomou, pour une destination inconnue.

 

Dans la nuit du 14 au 15 avril 2025, vers 22 heures, la ville de Djéma, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été le lieu d’un enlèvement. Un groupe d’hommes armés, dont l’identité reste inconnue, a capturé le sous-préfet, monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo. Depuis son enlèvement, le sous-préfet de Djéma reste introuvable, malgré les efforts pour le localiser.

 

Cet événement s’inscrit dans une série de violences qui secouent le Haut-Mbomou depuis plusieurs mois. Cette préfecture est le siège d’affrontements fréquents entre les miliciens azandés et les mercenaires du groupe Wagner, qui soutiennent les forces armées centrafricaines, les gendarmes et les unités de police. Ces tensions alimentent de nombreux enlèvements, attaques et assassinats, touchant à la fois les autorités, leurs alliés russes et les groupes armés de la zone. Les habitants de Djéma et des environs vivent dans une insécurité constante, qui perturbe le fonctionnement des institutions.

 

Des soupçons pèsent sur les miliciens azandés, souvent impliqués dans les affrontements avec les forces gouvernementales. Cependant, des sources internes à la milice Azandé, contactées par la rédaction du CNC, ont clairement nié toute responsabilité dans cet enlèvement, déclarant n’avoir aucune information à ce sujet. Ces démentis n’ont pas permis d’avancer les enquêtes, qui piétinent pour l’instant. Aucune piste concrète n’a émergé sur les responsables ou le lieu où le sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo  pourrait être retenu.

 

Au même moment, le gouvernement centrafricain adopte une posture stricte face à cette situation. Selon son porte-parole, l’ex-détenu Maxime Balalou, c’est seulement l’État qui a le droit exclusif de la violence pour rétablir l’ordre….

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L’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans, selon Bengué-Bossin et Dieudonné Ngoumbango

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De Bengué-Bossin  à Dieudonné Ngoumbango , tous 2 affirment que l’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans –

 

De Bengué-Bossin à Dieudonné Ngoumbango , tous 2 affirment que l’eau potable est un échec criant sous Touadera en 9 ans –
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À l’approche des élections de 2025, la crise de l’eau potable reste un symbole des promesses non tenues de Faustin Archange Touadera en 9 ans de gouvernance. Dans l’émission Patara, le débat politique  de la radio Ndéké-Luka , Monsieur Dieudonné Ngoumbango , président de la Plateforme des partis centristes, et Mouammar Bengué-Bossin , président du Front populaire Zo kwé Zo , ont fustigé neuf ans d’inaction sur ce besoin vital de la population centrafricaine.

 

Dieudonné Ngoumbango , président de la Plateforme des partis centristes, également opérateur économique, a peint une image saisissante : “Vous voyez bien, il y a ce phénomène de bidons jaunes. Il y a des alignements de bidons partout à la recherche d’eau, l’eau qui est vitale”. Pour lui, cette scène quotidienne explique un échec fondamental : “On n’arrive pas à donner à la population ce dont elle a besoin”. Il a interrogé directement le bilan du président : “A-t-il endigué les problèmes d’eau ? Je ne pense pas”. Selon Dieudonné Ngoumbango , cette incapacité à fournir de l’eau potable reflète une gouvernance défaillante, malgré les ressources du pays.

Pour l’économiste Lazard Kiandji, l’eau et l’électricité ne sont plus des services publics en Centrafrique
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Mouammar Bengué-Bossin , président du Front populaire Zo kwé Zo, a renchéri avec une critique cinglante : “En neuf ans, le président a-t-il eu un seul instant pour dire : ‘Ministère de l’Hydraulique, faites-nous un projet pour faire trois nouveaux châteaux d’eau à Bangui’ ?”. Il a répondu lui-même : “Non, rien !”. Pour lui, l’absence de nouvelles infrastructures hydrauliques est inexcusable. Il a souligné que “ce qui a été fait, ce que nous utilisons, c’est fait par les colons dans les années 50”. Cette remarque dévoile un immobilisme total sous Touadera, incapable selon lui de moderniser l’accès à l’eau.

 

Dieudonné Ngoumbango a élargi le propos en liant cette crise à une mauvaise gestion globale : “Un pays avec toutes ses ressources, incapable de construire un pont, que peut-il construire d’autre ?”. Il a insisté sur le ressenti de la population : “Si vous voyez autour de nous ce que ressentent les Centrafricains dans leur chair, ce n’est pas ce qu’il dit dans son discours.” Pour lui, Touadera, “dans un autre monde que le nôtre”, est déconnecté des réalités, comme ces files de bidons jaunes qui s’étendent dans les rues.

 

Mouammar Bengué-Bossin  a ajouté une dimension économique et comparative : “Pour passer de 400 dollars par habitant à 10 000, il faut investir dans les infrastructures :  éducation, santé, logements sociaux, voies de communication, urbanisation”. Implicitement, il inclut l’eau potable dans ces priorités négligées, notant que “nous sommes un pays extrêmement pauvre” faute de tels investissements. Il a déploré que, malgré des ressources comme le pétrole ou le diamant, aucune initiative concrète n’ait vu le jour pour résoudre cette crise.

Les citernes jaunes des Banguissois à la recherche de l’eau potable dans la capitale

 

Dieudonné Ngoumbango a conclu sur une note de désespoir et d’appel au dialogue : “Les cinq verbes de Boganda : se nourrir, se loger, s’instruire, se soigner, se vêtir,  est-ce qu’on les sent ? Moi, je ne pense pas”. Pour lui, l’accès à l’eau potable, essentiel à la dignité, reste hors de portée, et “la seule solution, c’est de se réunir autour d’une table” pour y remédier. Sans cela, la situation perdure comme un reproche vivant au pouvoir en place.

 

Ces critiques, portées par Dieudonné Ngoumbango et Mouammar Bengué-Bossin, convergent vers un constat amer : après neuf ans, l’eau potable demeure un luxe en RCA. Les bidons jaunes et l’absence de châteaux d’eau incarnent, selon eux, un échec criant de Touadera à répondre aux besoins fondamentaux du peuple….

 

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Centrafrique : Le sous-préfet de Djéma, enlevé par des hommes armés, serait retrouvé mort….

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Centrafrique : Le sous-préfet de Djéma, enlevé par des hommes armés, serait retrouvé mort….

 

Centrafrique.org/?attachment_id=89950″ rel=”attachment wp-att-89950″ data-wpel-link=”internal”>Kidnappé par des hommes armés, le sous-préfet de Djema reste introuvable
Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo, sous-préfet de Djema

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mercredi dernier, des hommes armés non identifiés ont enlevé le sous-préfet de Djéma, Monsieur Dieudonné Zangbe Nguilelo , à son domicile ….

 

En effet, dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 avril 2025, vers 22 heures, la ville de Djéma, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été le lieu d’un enlèvement. Un groupe d’hommes armés, dont l’identité demeure inconnue, a capturé le sous-préfet, Dieudonné Zangbe Nguilelo. Le maire, présent au moment des faits, a été violemment agressé mais n’a pas été emmené. Mais 48 heures plus tard, dans la nuit du vendredi à samedi 17 mai, un corps d’un homme a été retrouvé. Selon des sources sécuritaires locales, le corps retrouvé serait le sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo. La dépouille, en état de décomposition,  a été retrouvée par un chasseur. Le corps,  égorgé, est abandonné à 2 km de Djéma, au bord de la route menant à Zémio.

 

Cet événement s’inscrit dans une série de violences qui secouent le Haut-Mbomou depuis plusieurs mois. La préfecture est le siège d’affrontements fréquents entre les miliciens azandés et les mercenaires du groupe Wagner, qui soutiennent les forces armées centrafricaines, les gendarmes et les unités de police. Ces tensions alimentent de nombreuses attaques, enlèvements et assassinats, touchant à la fois les autorités, leurs alliés russes et les groupes armés de la zone. Les habitants de Djéma et des environs vivent dans une insécurité constante, qui perturbe le fonctionnement des institutions.

 

Des soupçons pèsent sur les miliciens azandés, souvent impliqués dans les affrontements avec les forces gouvernementales. Cependant, des sources internes à la milice Azandé, contactées par la rédaction du CNC, ont clairement nié toute responsabilité dans cet enlèvement et cet assassinat, déclarant n’avoir aucune information à ce sujet. Ces démentis n’ont pas permis d’avancer les enquêtes, qui n’ont toujours pas identifié les auteurs ni clarifié les circonstances de la mort de Dieudonné Zangbe Nguilelo.

 

Le gouvernement centrafricain adopte une posture stricte face à cette situation. Selon son porte-parole, Maxime Balalou, l’État revendique le droit exclusif d’user de la force pour rétablir l’ordre. Les actions des autorités, qui écartent tout dialogue avec les miliciens azandés, reflètent une stratégie axée sur la répression. Bangui s’appuie largement sur les mercenaires de Wagner et renforce les mesures contre les groupes armés, dans le but de reprendre le contrôle du Haut-Mbomou, malgré des obstacles persistants.

 

La découverte du corps du sous-préfet aggrave les tensions dans un contexte déjà instable. La population de Djéma, bouleversée, attend des réponses, tandis que la sécurité dans la ville et ses environs demeure précaire….

 

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🎰 Les pièges à éviter quand on débute dans le jeu en ligne

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Avant de plonger dans l’univers palpitant du jeu en ligne, il est crucial de connaître les erreurs de débutant à éviter — et selon notre avis sur le casino, Lucky Block Casino offre justement un cadre idéal pour apprendre à jouer sans faux pas. Que vous soyez tenté par les machines à sous aux graphismes étincelants ou par une table de blackjack en direct, mieux vaut savoir où vous mettez les pieds. Le monde du jeu en ligne peut être aussi exaltant que piégeux, surtout pour les novices. Alors, mettons cartes sur table 🃏 et voyons ensemble ce qu’il ne faut surtout pas faire !

❌ 1. Jouer sans connaître les règles

C’est l’erreur numéro un des débutants : s’aventurer dans un jeu sans en comprendre les mécanismes. Ce n’est pas parce qu’un jeu a l’air simple qu’il l’est vraiment. Une machine à sous peut cacher des symboles spéciaux, des lignes de paiement inattendues ou des bonus à débloquer. Et ne parlons même pas du poker en ligne !

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💸 2. Ne pas fixer de budget

Ah, le frisson de la mise… et la claque du compte vide. Trop de joueurs débutants oublient de fixer une limite claire. Résultat : ils se laissent emporter par l’euphorie du moment, surtout après une ou deux petites victoires.

 

💡 À faire❌ À éviter
Fixer un budget journalierMiser “juste une dernière fois”
Tenir un journal de misesPoursuivre une perte pour se “refaire”
Utiliser les outils de limite dispo sur le casinoIgnorer les signes d’addiction

 

Lucky Block Casino propose justement des outils de gestion responsable pour aider les joueurs à garder le contrôle. On aime 🧠💪.

🕵️‍♂️ 3. Jouer sur des plateformes douteuses

Le web regorge de sites plus ou moins fiables… et plus ou moins honnêtes. Choisir un casino en ligne au hasard, c’est comme sauter dans l’eau sans savoir si elle est froide ou infestée de requins 🦈.

🎯 Conseil : Privilégiez les plateformes réputées, avec des avis vérifiables, des licences officielles et une bonne réputation. C’est là que Lucky Block Casino tire son épingle du jeu, avec une transparence appréciable et une sécurité de haut niveau.

🎁 4. Se jeter sur les bonus sans lire les conditions

Un bonus alléchant peut cacher des exigences de mise (wagering) élevées, des délais serrés, ou des restrictions sur certains jeux. Les nouveaux joueurs voient “100% de bonus” et foncent… sans lire les petites lignes. Erreur fatale.

🤓 À retenir :

  • Toujours lire les termes et conditions.
  • Vérifier le wagering.
  • Regarder si les jeux favoris sont éligibles au bonus.

Chez Lucky Block Casino, les bonus sont clairs comme de l’eau de roche et expliqués simplement. Pas besoin d’avoir fait droit pour comprendre 🧾✨.

🧠 5. Laisser l’émotion guider les décisions

On gagne, on s’emballe. On perd, on s’énerve. Dans les deux cas, ce n’est jamais une bonne idée de miser sous le coup de l’émotion. Le jeu en ligne demande de la maîtrise et un brin de stratégie, pas juste de la chance ou des instincts.

Un joueur avisé sait quand s’arrêter. Même quand ça gagne. Surtout quand ça perd. Gardez la tête froide, même quand les rouleaux chauffent ! ❄️🔥

🧪 6. Ignorer les versions mobiles ou les applications

Aujourd’hui, on joue autant sur son smartphone que sur son ordi. Pourtant, certains débutants ne pensent pas à optimiser leur expérience mobile.

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✅ En résumé : les bons réflexes du joueur débutant

Pour clôturer tout ça en beauté, voici une checklist rapide pour débuter du bon pied 🎯 :

  • 📖 Apprendre les règles avant de jouer.
  • 💰 Fixer un budget clair.
  • 🔐 Choisir un casino fiable (coucou Lucky Block 👋).
  • 📝 Lire les conditions des bonus.
  • 🧘‍♂️ Rester calme, même quand le jeu s’emballe.
  • 📲 Profiter des versions mobiles pour jouer partout.

🎉 Dernier mot : le plaisir avant tout

Le jeu en ligne doit rester un loisir, pas un moyen de gagner sa vie ni une échappatoire. En évitant ces erreurs classiques, vous vous assurez une expérience plus sereine, plus fun, et surtout, plus durable.

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