Élections 2025 : la violation des lois électorales par l’autorité nationale des Élections tourne en plein régime. Chacun fait à sa tête, et le désordre continue
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique
La crédibilité d’une élection tient souvent à des détails administratifs que le grand public ignore. La composition des bureaux de vote, leur nomination dans les délais, la formation de leurs membres : autant d’éléments techniques qui déterminent pourtant la régularité du scrutin. En République centrafricaine, ces questions prennent une dimension particulière à quelques semaines du scrutin présidentiel.
Dans toute la démocratie du monde, le respect des procédures électorales constitue le socle de la légitimité des résultats. Les délais inscrits dans la loi ne sont pas de simples recommandations : ils garantissent une préparation adéquate et permettent les recours en cas d’irrégularité.
Pourtant, en RCA, l’Autorité nationale des Élections n’a toujours pas procédé à la nomination des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire. Nous sommes pourtant à 17 jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale, prévue le 13 décembre 2025. Selon le code électoral, dont CNC a eu copie, montre que ces nominations auraient dû intervenir 45 jours avant cette date, soit autour du 28 octobre dernier.
L’article 59, alinéa 1 du code électoral est explicite sur ce point. Le texte stipule que le bureau de vote doit être composé d’un président et d’assesseurs nommés quarante-cinq jours avant l’ouverture des campagnes par l’ANE, parmi les électeurs inscrits sur la liste électorale du bureau concerné. Les critères de sélection portent sur la compétence, l’intégrité morale et le civisme.
Ce retard n’est pas qu’une question de calendrier. Il compromet la formation des membres désignés, qui doivent connaître les procédures de vote, de dépouillement et de transmission des résultats. Improviser ces nominations dans l’urgence expose le scrutin à des erreurs, voire à des manipulations. D’ailleurs ils l’ont fait expressément pour leur permettre de truquer à volonté ces Élections.
Le code électoral montre également une modification du texte initial. La version antérieure prévoyait un président et deux assesseurs par bureau de vote. La nouvelle mouture porte ce nombre à quatre assesseurs. Aucune communication officielle n’a accompagné ce changement, qui double pratiquement le nombre de personnes à nommer.
Cette augmentation intervient à un moment où l’ANE n’a même pas respecté les délais pour la composition initiale. Pourquoi ajouter deux assesseurs supplémentaires alors que l’institution accumule déjà les retards? La question se pose d’autant plus que les bureaux de vote jouent un rôle déterminant dans la validation des résultats, puisqu’ils procèdent au dépouillement et établissent les procès-verbaux qui serviront de base au décompte national.
Le passage de deux à quatre assesseurs modifie l’équilibre de ces bureaux. Il multiplie les possibilités de placer des personnes acquises à telle ou telle cause, dans des structures où chaque voix compte lors des décisions. Le code électoral prévoit certes que ces assesseurs doivent être choisis selon des critères d’intégrité, mais l’application concrète de ces critères dépend entièrement de l’ANE.
L’institution dirigée par Mathias Morouba accumule les manquements depuis le début du processus électoral. CNC a documenté le financement de candidats fantômes par la présidence, les décisions contestables de la Cour constitutionnelle sur l’éligibilité de certains candidats, les irrégularités dans les dossiers de candidature. La violation des délais de nomination des bureaux de vote s’ajoute à cette liste.
Les précédents scrutins en Centrafrique ont déjà été entachés par des problèmes de composition des bureaux de vote. Des assesseurs mal formés, des présidents nommés au dernier moment, des procès-verbaux contestés : ces dysfonctionnements alimentent systématiquement les contestations post-électorales. Les délais légaux existent précisément pour éviter ces situations.
CNC a tenté à plusieurs reprises de joindre l’ANE pour obtenir des explications sur ce retard et sur la modification du nombre d’assesseurs. L’institution n’a pas donné suite à nos sollicitations. Cette absence de communication contraste avec les obligations de transparence qui devraient s’imposer à l’autorité chargée d’organiser le scrutin.
Le calendrier électoral continue de se dérouler malgré ces irrégularités. Les candidats poursuivent leurs préparatifs, l’ANE annonce régulièrement des avancées dans la logistique du vote, mais la question de base demeure : qui composera les bureaux de vote le jour du scrutin, et selon quelles modalités ces personnes auront-elles été choisies et formées?
Ouham-Pendé, l’insécurité persiste, un chauffeur d’une ONG dépouillé sur la route de Bocaranga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP.jpg” data-wpel-link=”internal”>La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP – RCA : Bocaranga, les commerçants musulmans interdits de circuler avec leur véhicule jusqu’à la frontière
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un véhicule loué par une organisation humanitaire en mission dans le district de Bocaranga-Koui a fait l’objet d’une attaque à main armée mercredi dernier dans la matinée. L’agression s’est déroulée entre Bouar et Bocaranga, sur un tronçon peu fréquenté de la route.
Le conducteur circulait seul lorsque son véhicule est tombé en panne au beau milieu de la brousse. Immobilisé loin de toute habitation, il n’a pas eu le temps de trouver de l’aide. Mais à sa surprise, il a eu la visite des bandits lourdement armés, dont l’identité reste inconnue. Ces malfrats se sont approchés du chauffeur bloqué par cette défaillance technique.
Les agresseurs ont pris tout ce que possédait le conducteur. Ils ont fouillé le véhicule et se sont emparés de ses affaires personnelles ainsi que du matériel qui se trouvait à bord. L’opération s’est achevée sans qu’aucun coup ne soit porté au chauffeur.
L’ONG concernée travaille depuis plusieurs mois dans cette zone de l’Ouham-Pendé. Ses équipes parcourent régulièrement cet axe routier pour atteindre les villages isolés où elles interviennent. Les pannes mécaniques demeurent fréquentes sur ces pistes mal entretenues, et les chauffeurs se retrouvent parfois contraints d’attendre des heures avant qu’un autre véhicule ne passe.
L’attaque s’est produite dans une portion déserte de la route, là où la circulation reste rare et où les téléphones portables captent difficilement le réseau. Le chauffeur n’a pu alerter personne qu’après avoir rejoint une zone habitée. Les autorités locales ont été informées de l’incident dans l’après-midi. Aucune interpellation n’a encore eu lieu et les recherches se poursuivent dans les environs
L’ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L’ÉTAT DE LA NATION
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la journée du 9 décembre 2025, le Président de la République a tenu un discours sur l’état de la nation dans l’hémicycle de l’assemblée nationale pendant la deuxième session ordinaire des parlementaires.
Cette cérémonie a enregistré la présence des corps constitués de l’État, des présidents des institutions républicaines, quelques rares membres des représentations diplomatiques, une pléthore des associations de soutien au Président de la République et de façon remarquable l’absence de l’opposition démocratique qui évoque un problème de légitimité et d’adhésion.
Ce noble exercice exigé par les dispositions de l’article 79 de leur constitution de 2023 qui avait pour objectif de dresser un bilan exhaustif des actions menées et de définir les perspectives pour l’avenir s’est transformé à desseins en une foire, un carnaval ou une kermesse du parti au pouvoir avec un relent de propagande.
Dans ce long discours, creux et vide de contenus, le Président de la République ne cesse d’accuser l’héritage des conflits armés de 2013 alors que la transition Politique consensuelle a donné un élan de stabilité sécuritaire, budgétaire et de relance socio-économique.
Dans ce discours fleuve où l’auditoire se perd aussi facilement, le chef de l’État s’est essoufflé à présenter un bilan paradisiaque d’autosatisfaction totalement déconnecté, décalé avec la réalité au point de s’interroger s’il s’agissait d’un autre pays que la République centrafricaine.
Par ailleurs, le Président s’est epoumoné à faire l’éloge d’une paix éphémère qui peut s’évaporer au gré du vent et se dégrader sous l’effet de l’érosion.
En outre, les chiffres et données statistiques présentés lors de ce discours sont en majorité erronés, difficilement vérifiables et quantifiables qui ne reflètent nullement les réalités socio-économique du peuple.
De ce long discours axé sur quatre thématiques à savoir la sécurité, la justice, l’économie et la Politique étrangère, le Président de la République pense que le progrès ne se limite qu’à l’augmentation de l’effectif des forces de défense, des magistrats et aux infrastructures réformées alors que l’essentiel réside dans la bonne gouvernance et surtout le respect des libertés fondamentales, la lutte contre la corruption, la lutte contre le détournement de deniers publics, le respect des textes établis au lieu d’utiliser simultanément deux constitutions à leur convenance.
À ce stade, il apparaît important de souligner que des volets importants de la vie des centrafricains ont été omis à desseins.
Le chef de l’État a d’abord ignoré de s’attarder sur le taux d’inflation, la dette publique.
L’on remarque également aucun regret sur les événements du lycée Barthélémy Boganda où nos enfants sont morts gratuitement, aucun remord sur l’absence des services sociaux de base tels le cimetière, le gymnase, la mediatheque, la bibliothèque municipale, un stade de football homologué etc…
À cela s’ajoutent le manque de soutien, de reconnaissance et d’accompagnement des familles des soldats tués au front pour la nation ainsi que des promotions civiles et militaires jugées arbitraires, opaques.
Le chef de l’État a également ignoré la surpopulation carcérale qui est un fléau dans la prison centrale de Ngaragba construite en 1947 par l’administration coloniale pour 400 prisonniers mais qui compte aujourd’hui plus de deux milles pensionnaires.
Ce discours n’a non plus évoqué cette dépendance aveugle du pouvoir politique et militaire aux Mercenaires russes de Wagner qui porte gravement atteinte à notre souveraineté avec corollaire des exactions impunies sur la paisible population.
Perdu dans ce discours de campagne déguisé en discours sur l’état de la nation, le citoyen lambda s’interroge :
1- Ce discours sur l’état de la nation était-il destiné aux parlementaires plutôt qu’aux militants du parti au pouvoir ?
2- Dans l’affirmative, que faisaient les diplomates et les Présidents des institutions républicaines dans l’hémicycle ?
3- Ce que le Président n’a pas pu faire en deux mandats, c’est le troisième qui changera considérablement la trajectoire géométrique de la vie des centrafricains ?
4- Pourquoi s’immiscer dans une guerre d’influence des grandes puissances mondiales au lieu de promouvoir des partenariats “gagnant-gagnant” au bénéfice des citoyens ?
En tout état de cause et au delà d’un saupoudrage de réalisations ou d’avancées, l’insécurité, la pauvreté endémique, les inégalités sociales, l’injustice et la mal gouvernance demeurent même en pire.
L’on note également que la décennie de gouvernance a fragilisé les institutions républicaines par le tripatouillage de la constitution et l’usage simultané de deux constitutions.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.
Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes justes et nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.
À ce jour c’est-à-dire plus d’un mois de détention, il est entendu plusieurs fois dans le cadre d’une atteinte à la sûreté intérieure de l’État sans réelle preuve et n’est toujours pas placé sous mandat de dépôt.
Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
De “l’otage de Wagner” à “l’ami de Macron” : quand Touadéra trahit son propre discours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Pendant près de dix ans, Faustin-Archange Touadéra a fait de la rhétorique anti-occidentale son fonds de commerce politique. Il dénonçait l’ingérence française, rejetait la tutelle de Paris et se présentait comme le champion d’une Centrafrique enfin libérée de l’influence occidentale. Ce discours lui a valu le soutien de nombreux Africains, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, qui voyaient en lui un dirigeant aligné sur la vision panafricaniste et souverainiste portée par ces pays.
Mais sur France 24, le même président a soudainement changé de partition. Il s’est félicité d’avoir renoué le dialogue avec la France, affirmant que ses échanges avec Emmanuel Macron étaient “directs et forts” et que la coopération bilatérale “se passait très bien”. Une déclaration qui a provoqué une vague d’indignation chez ceux qui l’avaient défendu. Sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, les critiques ont été virulentes. Des internautes maliens, nigériens et burkinabè l’ont accusé de trahison, le qualifiant d’occidental de façade qui dépend en réalité de Moscou pour maintenir sa dictature. Le contraste est saisissant : hier héros de la souveraineté africaine, aujourd’hui conspué comme un opportuniste sans boussole.
Ce retournement spectaculaire montre un double langage que Touadéra ne prend même plus la peine de dissimuler. D’un côté, il continue de vanter la présence russe en Centrafrique, refusant d’admettre qu’il est devenu l’otage d’une dépendance militaire qui lui dicte sa survie politique. De l’autre, il parle désormais de “feuille de route” commune avec la France, comme si la rupture entre Paris et Bangui n’avait jamais existé. Le chef d’État qui affirmait ne plus vouloir de “tutelle occidentale” joue aujourd’hui les partenaires loyaux du président français.
En réalité, Touadéra ne pilote plus rien. Sa politique étrangère consiste à naviguer entre deux puissances rivales qui se méfient mutuellement. Moscou lui assure une protection armée sans laquelle son régime s’effondrerait. Paris lui offre une reconnaissance diplomatique qui le légitime sur la scène internationale. En affichant cette double fidélité, il tente de rassurer les deux camps tout en préservant son pouvoir. Mais derrière le discours apaisé, il n’y a ni indépendance ni stratégie. Seulement une soumission à la pression de ses deux parrains.
L’entretien montre un président habile dans l’art de la langue de bois, mais prisonnier de ses propres contradictions. Il se dit “ami de Macron” tout en niant la domination russe sur le terrain centrafricain. Il évoque une “coopération équilibrée” alors que son pays a perdu toute marge de manœuvre. La diplomatie de Touadéra consiste à dire à chacun ce qu’il veut entendre : à Moscou qu’il reste fidèle, à Paris qu’il est revenu dans le giron français. Ce grand écart permanent traduit moins une vision politique qu’une simple tactique de survie.
Mais ce double jeu a un prix. En trahissant son propre discours, Touadéra a perdu la crédibilité qu’il avait péniblement construite auprès des opinions publiques africaines. Les mêmes qui le célébraient le huer désormais comme un imposteur. Et cette colère ne vient pas de nulle part. Elle traduit une déception profonde face à un dirigeant qui a vendu ses convictions pour rester au pouvoir, quitte à se contredire publiquement. Le président centrafricain n’est plus le symbole d’une Afrique émancipée. Il est devenu celui d’une gouvernance sans cap, où les principes s’effacent devant les calculs de palais.
Touadéra : pourquoi tu n’utilise que l’hélicoptères de Wagner pour sortir de la capitale ? Même à 10 kilomètres? Donc tu ne veux pas tomber aussi dans tes trous sur les routes ?
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula – RCA : la ville de banga, dans la Mambéré-Kadéï, a été reprise par le 3R après des heures d’affrontement
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, fait constamment recourt aux hélicoptères du groupe Wagner ou de la MINUSCA pour ses déplacements hors de la capitale, même à seulement 10 kilomètres de Bangui, avouant par ses actes l’impraticabilité totale des routes nationales.
Le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro connaît parfaitement l’état désastreux des routes centrafricaines. Il le sait si bien qu’il refuse de les emprunter, préférant faire appel aux hélicoptères de Wagner ou de la MINUSCA pour tous ses déplacements officiels. Cette dépendance aux moyens aériens étrangers pour se déplacer dans son propre pays démontre l’ampleur de l’échec de sa politique d’infrastructures routières.
Pour se rendre à Sakaï, dans la commune de Bimbo, à une dizaine de kilomètres seulement de la capitale Bangui, le chef de l’État a choisi l’hélicoptère plutôt que la route. Cette destination, située dans la banlieue immédiate de Bangui, devrait être accessible par voie terrestre en moins de vingt minutes. Pourtant, le président Baba Kongoboro a préféré mobiliser l’aviation de Wagner, prouvant que même les routes de la périphérie immédiate de la capitale sont devenues impraticables.
Cette habitude présidentielle démontre une dépendance aux moyens logistiques des forces étrangères présentes sur le territoire centrafricain. Qu’il s’agisse des hélicoptères de Wagner ou de ceux de la MINUSCA, le président centrafricain doit faire appel à des puissances extérieures pour se déplacer dans son propre territoire. Cette situation montre l’effondrement des infrastructures nationales et la perte de souveraineté qui en découle.
Pour rejoindre Berongo, situé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, Touadéra a également opté pour l’hélicoptère du groupe criminel Wagner. Cette distance représente moins d’une heure de route dans des conditions normales, mais nécessiterait aujourd’hui plusieurs heures de voyage par voie terrestre, quand le trajet reste possible. À l’époque de l’empereur Bokassa, ce même trajet s’effectuait couramment en moins d’une heure par la route.
Le déplacement présidentiel par hélicoptère vers Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, expose cette contradiction gouvernementale. Le président annonce des investissements de 7000 milliards pour construire 17000 kilomètres de routes, mais évite d’emprunter les quelques kilomètres de routes existantes, préférant compter sur les hélicoptères des forces Wagner pour assurer sa mobilité présidentielle.
Cette route Bangui-Mbaïki était jadis la fierté du réseau routier centrafricain et passait pour une route modèle dans le pays. Elle symbolise aujourd’hui l’effondrement complet des infrastructures nationales. Ce qui était autrefois un axe de référence s’est progressivement transformé en piste de latérite impraticable, faute d’entretien, de réhabilitation et d’investissement. La chaussée bitumée a totalement disparu, transformant ce qui était une route en un parcours du combattant pour les usagers ordinaires.
À Sakaï, par exemple, la population exprime régulièrement sa frustration depuis 2020 face à cet état catastrophique, se plaignant de l’impraticabilité totale des voies de communication. Pendant que le président survole ces difficultés grâce aux hélicoptères du groupe Wagner, les Centrafricains ordinaires subissent quotidiennement les conséquences de cette dégradation : trajets interminables de plusieurs heures pour quelques kilomètres, véhicules constamment endommagés, isolement des communautés rurales, surcoûts de transport qui étranglent l’économie familiale.
Cette situation montre clairement une déconnexion entre le pouvoir et la réalité vécue par les citoyens, mais aussi une dépendance vis-à-vis des forces étrangères. Comment le président peut-il évaluer l’urgence des besoins en infrastructures routières s’il refuse de constater par lui-même l’état des routes ? Comment peut-il prioriser les investissements s’il ne mesure pas concrètement les difficultés de déplacement, protégé qu’il est par la logistique aérienne de Wagner ?
L’utilisation des hélicoptères du groupe Wagner pour des destinations situées à quelques dizaines de kilomètres de la capitale pose des questions sur la sincérité des promesses gouvernementales. Quand un dirigeant évite d’utiliser les infrastructures qu’il gère et dépend d’une puissance étrangère pour se déplacer dans son propre pays, peut-on croire à son engagement à améliorer la situation ? Cette pratique suggère que les annonces de grands travaux routiers relèvent davantage de la propagande électorale que d’une véritable volonté de transformation.
Des routes qui fonctionnaient correctement sous des régimes antérieurs sont aujourd’hui devenues totalement impraticables sous une administration qui multiplie pourtant les promesses d’amélioration des infrastructures. Cette régression révèle l’absence d’une politique d’entretien cohérente, mais aussi l’incapacité du gouvernement actuel à maintenir l’existant. Comment alors croire à sa capacité de construire 17000 kilomètres de routes nouvelles quand il ne peut même pas entretenir les quelques centaines de kilomètres hérités des régimes précédents ?
quand Me Mboe Dédé-Vianney décrypte les failles juridiques du décret de grâce présidentielle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/des_detenus_devant_session_criminelle_juillet_2024_tribunal_grande_instance_de_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le décret présidentiel nº25.420 du 29 novembre 2025 accorde une remise de peine à des condamnés centrafricains. Si cette mesure apparaît humanitaire, elle comporte de vives interrogations juridiques. Me Mboe Dédé-Vianney, Docteur en Droit, en examine les incohérences constitutionnelles dans une tribune publiée par la revue Le Reflet.
En effet, le décret nº25.420 du 29 novembre 2025 trouve son fondement dans l’article 65 alinéa 18 de la Constitution du 30 août 2023, qui confère au Chef de l’État la prérogative d’accorder des grâces. Selon Me Mboe, le texte “décrète une remise de peine pour des personnes condamnées avant le 1er décembre 2025”, ce qui relève normalement des attributions présidentielles.
Toutefois, l’auteur identifie une extension problématique de cette mesure. Le décret couvre également “des personnes dont les condamnations ne sont pas encore définitives, du fait d’une décision rendue par défaut, d’une opposition, d’un appel ou d’un pourvoi en cassation. Cette disposition transforme, selon le juriste, un acte constitutionnel en ce qu’il qualifie de “manoeuvre de communication Politique”.
L’analyse de Me Mboe cible un vide juridique fondamental. Il constate que “aucun texte législatif centrafricain (ni le code pénal, ni le code de procédure pénale) ne définit le droit de grâce ou l’amnistie, ni leurs modalités, ni leurs effets”. Cette absence de cadre légal précis constitue, selon lui, “une carence du ministère de la Justice” qui explique directement les défauts du décret présidentiel.
L’auteur refuse l’argument selon lequel cette lacune serait ancienne, rappelant que “l’État est une continuité, et il appartient aux institutions de maintenir une législation cohérente et complète”. Il attribue ces défaillances à ce qu’il appelle “l’insouciance légistique qui prévaut dans le pays”, résultant notamment de l’absence de formations techniques appropriées pour les cadres administratifs.
Me Mboe rappelle que la Constitution centrafricaine établit une distinction claire entre deux instruments : le droit de grâce, relevant du Président, et l’amnistie, qui relève de l’Assemblée nationale selon l’article 114, alinéa 7. Ces mécanismes ne produisent pas les mêmes effets juridiques.
Selon son analyse, “la grâce modifie ou supprime la peine, mais laisse subsister la condamnation et son inscription au casier judiciaire”, tandis que “l’amnistie efface à la fois la peine et la condamnation, de sorte qu’elle est réputée n’avoir jamais existé”.
Le cœur de la critique juridique concerne l’article 2 du décret. Me Mboe affirme catégoriquement que “seule une peine définitive est susceptible d’être graciée”. Or, une peine n’acquiert ce caractère définitif que lorsque la décision judiciaire a force de chose jugée.
L’extension de la grâce à des affaires pendantes crée donc un problème constitutionnel majeur. Comme l’explique l’auteur, “Le Président ne peut signer un texte produisant des effets sur des condamnations futures”. Plus grave encore, “une personne qui exerce un recours demeure présumée innocente jusqu’à la décision définitive”, un principe fondamental que l’article 2 du décret violerait en préjugeant d’une condamnation à venir.
Tout en reconnaissant la dimension humaine positive de cette mesure, Me Mboe n’hésite pas à identifier les responsabilités. Il note que “le Président de la république étant garant de la bonne administration de la justice, le Rapport du Garde des sceaux n’aurait pas dû le laisser méconnaître des principes aussi fondamentaux”.
L’auteur rappelle également que les temps ont changé depuis les périodes où le Président pouvait légiférer par décrets et ordonnances, périodes qu’il situe entre 1965-1979 et 1980-1993. Dans le cadre constitutionnel actuel, la définition de la nature et des effets de la grâce relève exclusivement du domaine législatif.
Face à ces constats, Me Mboe formule une recommandation claire : il appartient au Ministre de la Justice de faire adopter des dispositions complétant le code pénal et le code de procédure pénale, tant sur la grâce que sur l’amnistie. Cette mise à jour législative permettrait d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.
L’analyse de Me Mboe Dédé-Vianney, publiée le 3 décembre 2025 dans Le Reflet, invite à une réflexion approfondie sur l’équilibre entre la volonté Politique de clémence et le respect rigoureux des principes juridiques fondamentaux. Si la libération de détenus peut être humainement souhaitable, elle ne saurait se faire au prix d’une remise en cause des garanties constitutionnelles qui protègent tous les citoyens.
Table ronde de Casablanca : 9 milliards de dollars de promesse mobilisés, réalité ou propagande électorale ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota.jpg” data-wpel-link=”internal”>Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu et voleur de poteau électrique Maxime Balalou, a présenté lundi dernier les résultats de la table ronde des investisseurs organisée à Casablanca, au Maroc, les 14 et 15 septembre. Selon lui, la République centrafricaine aurait mobilisé plus de 9 milliards de dollars, équivalent à plus de 5000 milliards de francs CFA pour financer le Plan national de développement (PND) 2024-2028. Une annonce spectaculaire, qui relance le débat sur la crédibilité des engagements financiers et politiques du régime Touadéra.
Maxime Balalou a affirmé que « la révolution africaine » est sortie renforcée de cet événement, et que le pays a même dépassé ses prévisions initiales, fixées à 8 milliards de dollars. La mobilisation atteindrait, d’après ses chiffres, plus de 110 % des objectifs. Pour lui, il s’agit d’un « moment de fierté » pour la RCA, symbole d’une reconnaissance internationale accrue et d’un leadership présidentiel confirmé.
En détaillant ces chiffres, le ministre a voulu montrer la solidité des engagements pris par les partenaires internationaux. La Banque mondiale aurait promis 1,3 milliard de dollars en dons, la Banque africaine de développement 600 millions, la Société financière internationale près d’un milliard, et l’Union européenne 300 millions. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) figure également dans la liste des contributeurs, avec 250 millions. Au total, 18 protocoles d’accord auraient été signés, couvrant des secteurs stratégiques : infrastructures routières et énergétiques, télécommunications, agriculture et agro-industrie, éducation et formation professionnelle, tourisme, économie verte et gouvernance.
Le ministre a présenté Casablanca comme un tournant diplomatique, mettant en avant le rôle du Maroc dans la réussite de la rencontre. Selon lui, l’accueil du roi Mohammed VI et le soutien du royaume témoignent d’un partenariat stratégique exemplaire, qui s’inscrit dans la logique d’une coopération sud-sud renforcée. Le président Faustin-Archange Touadéra, à travers ce programme, veut afficher sa volonté de bâtir une économie « inclusive et durable ».
Pourtant, cette pluie de milliards annoncée sur le papier rappelle d’autres promesses restées sans suite. Routes, écoles, data centers, eau potable pour tous : autant de projets présentés par le régime depuis 2020 sans véritable concrétisation. Les annonces répétées sur 5 000 forages, un aéroport moderne au PK-28 ou encore une cité futuriste sur l’île des Singes demeurent des projets virtuels. À l’approche des Élections, ces discours grandiloquents ressemblent davantage à un exercice de propagande qu’à une stratégie réaliste de développement.
Devant ces doutes, le porte-parole du gouvernement a tenté de rassurer. Il a affirmé que le président Touadéra veillera personnellement à la transparence et à la redevabilité dans l’utilisation des fonds. Un mécanisme de suivi rigoureux serait mis en place pour garantir que « la population centrafricaine tire profit » de chaque projet. Mais dans un pays où les cas de détournement et les chantiers inachevés sont fréquents, la méfiance reste vive.
Maxime Balalou a terminé son intervention en déclarant que Casablanca restera « gravé dans la mémoire des Centrafricains comme un point de départ d’une transformation majeure ». Pourtant, la répétition des promesses pharaoniques contraste avec la lenteur, voire l’absence de résultats tangibles. Entre un discours triomphaliste qui met en avant des milliards virtuels et la réalité quotidienne marquée par la pauvreté, l’insécurité et le chômage, la question demeure : ces 9 milliards de dollars annoncés à Casablanca changeront-ils réellement la vie des Centrafricains, ou ne seront-ils qu’un nouvel épisode de promesses sans lendemain ?
Évariste Ngamana, président de l’Assemblée nationale et porte-parole du Mouvement Cœurs Unis, vient de faire une déclaration qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient : les Élections de décembre ne serviront qu’à valider une décision déjà prise par le parti au pouvoir.
Interrogé sur la radioNdèkè -Luka sur les préparatifs électoraux du MCU, Ngamana a déclaré sans ambiguïté : “En ce qui concerne le président de la République, lors du dernier congrès du mouvement Cœurs Unis, il a été investi Président, pardon, en tant que candidat du mouvement Cœurs Unis pour l’élection présidentielle”.
Cette phrase peut sembler anodine, mais elle porte un message clair : le congrès du MCU du 26 juillet dernier a “investi” Touadéra comme président. Pas comme candidat à la présidence, mais comme président. Le scrutin du 28 décembre ne servira qu’à entériner formellement une décision déjà prise dans les instances du parti. Sa déclaration n’était pas une erreur de langage, mais une vérité.
Évariste Ngamana en a profiter pour saluer la convocation du corps électoral par Touadéra, affirmant que cette décision “cadre bien avec les dispositions en vigueur, notamment celle de la Constitution du 30 août 2025 ainsi que du code électoral qui prévoit que le corps électoral puisse être convoqué dans un délai de 90 jours.”
Cette référence au respect formel du délai de 90 jours ignore toutes les violations substantielles du processus : listes électorales non affichées, fichier électoral inaccessible, Constitution discriminatoire, institutions électorales aux ordres du pouvoir.
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a également affirmé que “la liste électorale définitive est déjà là. C’est mis en ligne et c’est disponible au niveau de l’Autorité Nationale des Élections”. Confronté à l’objection évidente – comment les citoyens de l’arrière-pays peuvent-ils consulter une liste en ligne quand ils n’ont ni électricité ni internet ? Évariste Ngamana a répondu évasivement que “les citoyens auront en temps voulu les cartes d’électeurs puisque c’est un processus”.
Cette réponse ne répond à rien. Les citoyens ne demandent pas seulement leurs cartes d’électeurs, ils veulent pouvoir vérifier leur inscription sur les listes avant le scrutin, comme le prévoit le code électoral.
Sur la question d’un éventuel report du scrutin, Évariste Ngamana s’est montré catégorique : “Il est hors de question de parler ici de report. C’est dans la logique de ceux qui en face pensent que nous devons de tout temps penser au report ou à l’annulation pure et simple des Élections”.
Il a accusé l’opposition de “tergiverser” comme en 2020, ajoutant : “Puisque la machine est en marche, nous les invitons à nous rejoindre pour que nous allons aux urnes et qu’il n’y a que les urnes qui puissent nous départager.”
Cette invitation sonne creux quand le régime refuse toutes les conditions minimales de transparence demandées par l’opposition.
Concernant les violations du code électoral dénoncées par les observateurs, le vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a balayé ces critiques : “Ceux qui le pensent, c’est parce qu’ils sont dans d’autres logiques. Ils allèguent des dialogues dont ils ne mettent ni les tenants ni les aboutissants. C’est une manière de faire du dilatoire et nous, on n’a pas le temps pour cela”.
Cette réponse méprisante ignore les arguments juridiques précis avancés par l’opposition sur l’absence d’affichage des listes, les contradictions constitutionnelles, et les dysfonctionnements de l’ANE.
Sur la question du dialogue avec le BRDC, Évariste Ngamana a adopté un ton particulièrement agressif. Il a accusé l’opposition de “manipulation” et de chercher à créer “un vide constitutionnel” en demandant que le dialogue prenne du temps.
Il a également rejeté la demande d’un médiateur international : “Nous sommes un pays souverain et il faut arrêter de l’infantiliser. Je pense que l’opposition doit tirer leçon de son propre comportement. Elle est en train d’être victime de sa propre turpitude.”
Cette rhétorique agressive vise à disqualifier toute demande de l’opposition comme une manœuvre dilatoire. Mais demander un dialogue sincère avant des Élections n’a rien d’exceptionnel. C’est même la recommandation de l’Union africaine et de la communauté internationale.
Évariste Ngamana a conclu avec une attaque personnelle contre les leaders de l’opposition : “On est fatigué de cette manière de faire la politique dans notre pays. La politique politicienne n’a plus sa place. Il est temps pour eux de prendre leur retraite parce qu’ils n’ont plus rien à proposer au peuple centrafricain”.
Cette invitation à la retraite adressée aux opposants confirme que le régime ne conçoit pas la démocratie comme un système où plusieurs visions peuvent s’affronter pacifiquement, mais comme un espace où seul le MCU a le droit d’exister.
L’interview de monsieur Évariste Ngamana dresse le portrait d’un régime sûr de lui, méprisant envers l’opposition, et déterminé à organiser son élection selon ses propres règles sans aucune concession.
Sa déclaration initiale sur l’investiture de Touadéra par le congrès du MCU résume parfaitement la situation : le résultat est déjà connu, le scrutin du 28 décembre ne servira qu’à le formaliser. Les Centrafricains sont invités à voter pour entériner une décision déjà prise par le parti au pouvoir.
Cette conception des Élections comme simple validation populaire d’un choix partisan montre la dérive autoritaire du régime MCU qui transforme progressivement la République centrafricaine en État à parti unique où l’opposition n’a plus sa place.
Bouar : arrestation précipitée de quatre journaliers de la Minusca par la police suite à la disparition de quatre batteries au sein de la base
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/jasminka-kumbric-cheffe-de-bureau-minusca-de-la-region-equateur.jpg” data-wpel-link=”internal”>JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les tensions entre les travailleurs expatriés et les travailleurs nationaux au sein de la Minusca viennent de franchir un cap supplémentaire à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Ce jeudi 11 décembre, peu avant midi, quatre journaliers centrafricains se retrouvent emprisonnés au commissariat de Bouar sur simple accusation, sans preuve ni procédure légale respectée. La disparition de quatre batteries suffit désormais pour détruire des vies.
En effet, comme nous ne cessons de le dire, les relations de travail au sein de la mission onusienne traversent une période de plus en plus difficile depuis 2023.
Depuis des années, les employés centrafricains de la Minusca dénoncent des pratiques discriminatoires et un traitement inéquitable comparé à celui réservé aux travailleurs expatriés. Les événements survenus cette semaine à Bouar viennent de renforcer ces inquiétudes de manière spectaculaire.
Ce qui s’est passé ce jeudi au sein de la Minusca de Bouar dépasse l’entendement. Tout s’est passé normalement jusqu’à 11 heures quand une colonne des policiers faisaient leur entrée dans la base de la Minusca pour procéder à l’arrestation des quatre journaliers été arrêtés et placés en détention. Menottes attachées à la main, plaqués au sol dans le pick-up de la police, ces quatre journaliers ont rapidement été placés en détention au commissariat de police. La raison invoquée ?Disparition de quatre batteries de marque Narada 12HTB de 150 ampères. Ces équipements, stockés dans les installations de la base, se sont volatilisés sans laisser de traces.Et la découverte a été faite ce jeudi dans la matinée.
Et face à cette situation, Madame Fleurie Boko, cheffe de la section de sécurité de la base de Bouar, de nationalité béninoise, a rapidement désigné quatre journaliers comme responsables. Parmi eux figurent deux électriciens qui, de par leur fonction, avaient accès aux locaux techniques. Cette désignation a suffi pour déclencher une intervention policière sur ordre de la béninoise Fleurie Boko.
La responsable de sécurité n’a pas attendu longtemps avant de faire appel aux policiers. Elle a contacté le commissariat de police de Bouar pour demander l’interpellation des suspects. Les forces de l’ordre ont répondu avec célérité à cette sollicitation.
Les policiers se sont donc rendus immédiatement aux domiciles des quatre employés accusés pour y mener des perquisitions. Ils ont fouillé méticuleusement chaque recoin, examiné les moindres espaces de rangement, inspecté les cours et les dépendances. Malgré ces recherches approfondies, aucune batterie n’a été découverte. Pas le moindre indice matériel ne reliait ces personnes au vol présumé.
Cette absence totale d’éléments compromettants n’a pourtant pas changé le cours des événements. Les policiers, après avoir constaté que les domiciles ne contenaient rien de suspect, ont décidé de procéder quand même aux arrestations des 4 suspects sur le lieu de leur travail vers 11 heures. Ils ont emmené les quatre journaliers au commissariat où ceux-ci ont été immédiatement placés en garde à vue.
Le déroulement de cette opération comporte néanmoins une irrégularité majeure qui en dit long sur les méthodes employées par la Minusca dans le pays. Le mandat de perquisition, document juridique indispensable pour autoriser légalement une fouille domiciliaire, n’est arrivé qu’aux alentours de 17 heures. Or les perquisitions avaient déjà été effectuées plusieurs heures auparavant, vers 11 heures. Les enquêteurs ont donc agi en dehors de tout cadre légal sur la demande précipitée de la Minusca.
Les quatre hommes sont toujours détenus au commissariat de Bouar. Aucune inculpation formelle n’a été notifiée, et aucune preuve nouvelle n’a été versée au dossier depuis leur arrestation.
Cette affaire relance les critiques internes visant la gestion de la base de la Minusca à Bouar. Le nom d’Antoine Raphaël, chef de base de nationalité haïtienne, est régulièrement cité par des employés locaux pour des faits de vol, de mauvaise gestion et d’abus d’autorité signalés depuis plusieurs mois. Aucune enquête officielle n’a été ouverte à son encontre.
Antoine Raphaël est arrivé à Bouar mercredi, soit la veille des arrestations. Il continue d’exercer ses fonctions normalement. Cette situation contraste avec le traitement réservé aux quatre journaliers, privés de liberté en quelques heures sur la base d’une accusation non étayée.
À ce stade, les batteries restent introuvables. L’enquête ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’identifier les auteurs de la disparition. Les familles des détenus dénoncent une détention arbitraire et s’interrogent sur la légalité de la procédure engagée.
Les quatre journaliers passent leur deuxième nuit en cellule, sans perspective claire sur la suite judiciaire de leur dossier, alors qu’aucun fait tangible ne vient établir leur responsabilité.
C’est devenu un enfer pour les travailleurs. Sur le site minier chinois de Gobolo, c’est la fin du monde qui s’abat sur tous les mécaniciens. Le commandant Lamtagué, chef de sécurité de l’IMC, sort toutes ses griffes et torture les mécaniciens presqu’à la mort
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Les-jeunes-ouvriers-miniers-tabasses-par-les-soldats-FACA-a-Sosso-Nakombo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les jeunes ouvriers miniers tabassés par les soldats FACA à Sosso-Nakombo
“Vous allez voir pourquoi on m’appelle Tigre”, avait prévenu le commandant Lamtagué. Après la disparition d’un poste de soudure sur le site de Gobolo, l’ex-libérateur de Bozizé a tenu parole. En 30 minutes, il torture tous les mécaniciens avant de les conduire directement en prison à la gendarmerie de Abba.
Sur le site minier chinois de Gobolo, dans la sous-préfecture d’Abba, Nana-Mambéré, un poste de soudure est mystérieusement porté disparu. Ce matériel coûte 1,5 million de francs CFA. C’est un équipement lourd qui nécessite un véhicule pour être déplacé. Pourtant, il s’est volatilisé de la base sans laisser de traces.
Le jeudi 4 décembre, le commandant Lamtagué revient de Bangui. Il avait été convoqué dans la capitale pour des raisons qui fâchent. Dès son retour, il file directement vers Gobolo. C’est là qu’il a établi sa base principale. De cet endroit, il coordonne la sécurité de plusieurs chantiers miniers appartenant à la société chinoise IMC.
Il arrive à Gobolo et se rend aussitôt au garage du site minier. Il demande au chef des chauffeurs de rassembler tous les mécaniciens. Dès que ces derniers se sont rendus devant lui, il leur balance la nouvelle : depuis le 3 décembre, j’ai demandé que monsieur Mao, le responsable chinois du site, coupe votre salaires. Mais il a toujours refusé. Sans vous mentir, je suis furieux de ce refus.
Mais pourquoi le commandant voulait-il qu’on baisse leur paie ? À cause du poste de soudure disparu. Il accuse directement les mécaniciens d’avoir volé cet équipement. Pour lui, ils sont coupables. Il voulait les punir financièrement mais le patron chinois ne l’a pas laissé faire.
Il faut noter que six mécaniciens travaillent sur ce site. Deux sont centrafricains, quatre sont camerounais. Mais ce jour-là, un mécanicien camerounais manque à l’appel. Il est parti quelques jours plus tôt en prétextant un deuil familial au Cameroun. Il a quitté le chantier pour rentrer chez lui assister ses proches.
Quand le commandant demande le mécanicien absent, les autres lui ont dit qu’il est parti assisté ses parents en deuil. Subitement, son visage se durcit très rapidement. Il fixe les autres du regard et lâche cette phrase glaciale : “Vous allez voir pourquoi on m’appelle Tigre.
Le lendemain, 5 décembre, il passe à l’action. Il ordonne à son adjoint, le chef de base de Gobolo qui porte le grade d’adjudant, de déposer plainte contre les mécaniciens. Le commandant veut les faire arrêter officiellement pour vol.
Mais monsieur Mao, le Chinois, intervient. Il ne comprend pas pourquoi on monte cette affaire en épingle. Il s’oppose fermement à la plainte. Il dit clairement devant tout le monde : “Non, vous ne devez pas déposer plainte. C’est mon poste de soudure. Si c’est perdu, c’est mon problème à moi. Je ne demande à personne de porter plainte. J’ai décidé de laisser tomber cette affaire”.
Son raisonnement tient debout. La base est sécurisée par les soldats des Forces Armées Centrafricaines. Comment un équipement aussi lourd peut-il disparaître sans que les militaires ne remarquent rien ? Pour monsieur Mao, c’est impossible. Soit les soldats eux-mêmes ont pris le matériel, soit ils ont fermé les yeux pendant que quelqu’un d’autre le prenait. Dans les deux cas, il y a complicité militaire. C’est évident. Et puis, c’est justement le travail de l’armée de protéger le site. Alors pourquoi faire porter le chapeau aux mécaniciens ? Le Chinois préfère tourner la page.
Le commandant Lamtagué se moque de l’avis du Chinois. Le refus de monsieur Mao ne fait qu’attiser sa colère. Il appelle les mécaniciens quelque part. Une fois dans le coin, il attrape les mécaniciens un par un. Il commence à les frapper. Les coups pleuvent. Il les tabasse copieusement, sans retenue.
Il fait croire au Chinois qu’il va juste leur parler, les interroger tranquillement pendant trente ou quarante minutes. Rien de plus. Monsieur Mao le croit. Mais le commandant ment. Il prend la direction d’Abba, à douze kilomètres de là. Il amène les mécaniciens directement à la gendarmerie. Il les fait enfermer immédiatement. Garde à vue. Les portes des cellules se referment sur eux.
Quand monsieur Mao apprend que ses ouvriers sont en prison à Abba, il bondit. Il appelle aussitôt le géologue de la société. Les deux hommes sautent dans un véhicule et foncent vers Abba. Ils arrivent à la gendarmerie. On leur annonce pourquoi les mécaniciens sont là. En suite, les gendarmes leur annonce le fonds à débloquer avant leur libération.
Le Chinois demande pourquoi il doit payer. On lui répond que c’est pour le rembourser du matériel volé. C’est l’ordre du commandant. Monsieur Mao s’énerve immédiatement : “Mais j’ai dit de laisser tomber cette histoire ! Je ne veux pas d’argent. Je veux juste que vous libériez mes employés !”. Mais les gendarmes ne bougent pas. Après des discussions qui n’en finissent pas, le Chinois cède. Il sort le million cinq en liquide de son sac. Les mécaniciens sortent de leurs cellules. Il les fait grimper dans son véhicule. Direction Gobolo.
Il est tard. Le véhicule roule sur la route. Il arrive au pont d’Abba. Soudain, un autre véhicule leur barre la route. Le commandant Lamtagué en descend. Il ordonne aux mécaniciens de sortir du véhicule chinois. Tous. Immédiatement. Ils obéissent.
Il les regarde avec mépris et leur balance : “D’abord, vous les camerounais, c’est moi qui vous ai amenés ici. C’est moi. Je vais vous rapatrier tous. Il y a des gens qui sont partis raconter des choses sur mon nom à Bangui, à cause de vous. Ils ont parlé de moi là-bas. On m’a convoqué à Bangui, et je suis sorti sans problème. Je suis officier, rien ne peut m’arriver. À ndourou wain na ya ti ala na Mamadou ni koué ”
Suite à cette phrase qu’il a balancé en sango, il les ramène personnellement à la gendarmerie d’Abba. De nouveau en prison. Cette fois, les mécaniciens passent quarante-huit heures en cellule. Deux jours et deux nuits enfermés.
Pendant ce temps, le commandant Lamtagué part vers le village Rondji, et monsieur Mao prend son pick-up et doit aller vers la frontière avec le Cameroun pour affaires. Il roule tranquillement. À la frontière, surprise totale : la gendarmerie camerounaise l’arrête. Comment est-ce possible ? L’information a circulé. Des Camerounais sont emprisonnés en Centrafrique. Les autorités camerounaises veulent des explications. Elles bloquent le Chinois et lui réclament des millions de francs pour le laisser passer.
Depuis le poste frontière, monsieur Mao décroche son téléphone. Il appelle le commandant Lamtagué. Sa voix tremble : “Commandant, pardon, il faut libérer ces Camerounais rapidement. La gendarmerie camerounaise m’a arrêté ici. Ils me demandent de payer des millions. Je n’ai pas cet argent sur moi. Si vous libérez les mécaniciens, ça peut m’aider à sortir de là.”
Mais le commandant n’est même plus à Gobolo. Après avoir réemprisonné les mécaniciens à Abba, il est parti ailleurs. Il s’est rendu à Rondi, un autre site minier qu’il contrôle également. Il y arrive le 5 décembre vers seize heures. Et là-bas aussi, il déchaîne sa violence sur des employés qu’il accuse d’avoir transmis des informations sur lui à CNC. Il s’en prend à des chauffeurs. Il les attrape, les jette brutalement par terre, les frappe presque à mort. Deux chauffeurs reçoivent une correction terrible. Tout le monde assiste à la scène, terrorisé.
Il reste à Rondi près de deux jours. Le 7 décembre au soir, il reçoit l’appel désespéré du Chinois coincé au Cameroun. C’est seulement à ce moment qu’il décide de bouger. Il quitte Rondi et retourne à Abba. Il arrive à la gendarmerie et donne l’ordre de libérer les mécaniciens. Il les charge dans son véhicule et les ramène à Gobolo vers vingt heures.
Mais ce n’est pas fini. Il confisque tous leurs téléphones. Le lendemain matin, 8 décembre, il leur fait une annonce : “Le 9 décembre, je vous licencie tous.” Il s’adresse particulièrement aux Camerounais. Les mécaniciens camerounais vont perdre leur emploi.
Sauf que le 7 au soir, pendant que les mécaniciens étaient encore en prison, quelque chose s’est passé sur le chantier. Les autres ouvriers camerounais ont appris que leurs collègues étaient enfermés. Ils ont décidé de faire grève. Tous. Les conducteurs de bulldozers, de poclins, de pelles chargeuses, les chauffeurs de camions bennes. Ils ont arrêté les machines. Plus personne ne travaille. Leur message est clair : tant que les mécaniciens restent en prison, pas de travail.
Le chantier s’est figé. La majorité des ouvriers sont camerounais. Sans eux, l’exploitation s’arrête complètement. Les Chinois ne peuvent rien faire sans cette main-d’œuvre. Tout est paralysé.
Quand le commandant ramène les mécaniciens le 7 au soir et annonce leur licenciement pour le 9, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Le 8 décembre au matin, les Camerounais prennent une décision collective. Ils vont quitter le chantier. Tous ensemble. Ils commencent à rassembler leurs affaires. Les conducteurs, les chauffeurs, les mécaniciens, tout le monde se prépare à rentrer au Cameroun. Les deux mécaniciens centrafricains regardent leurs collègues faire leurs valises. Les quatre mécaniciens camerounais se préparent aussi au départ.
Le commandant Lamtagué voit ce qui se passe. Il comprend soudain. Si tous les Camerounais s’en vont, le chantier s’écroule. Plus de production. Plus d’or extrait. Plus d’argent qui rentre. Les Chinois vont exploser de colère. Et lui, que va-t-il devenir dans cette histoire ?
Pendant ce temps, le chinois Mao reste au Cameroun, il appelle les mécaniciens. Il leur donne du courage de rester jusqu’à son retour. Il ordonne à ce qu’on leur donne chacun 20 000 francs CFA pour manger en attendant son retour. Le commandant Lamtagué , a appris la nouvelle, il est venu confisqué les 20 000 francs remis à chaque mécanicien.
Mais du côté des camerounais, c’est la panique générale. Ils hésitent. Après tout ce qu’ils ont vécu, après les coups, la prison, les quarante-huit heures en cellule, l’humiliation, peuvent-ils vraiment continuer à travailler ici ? Mais ils ont besoin de cet emploi. Beaucoup ont des familles à nourrir. Ils acceptent finalement de rester. Les machines redémarrent. Le chantier reprend vie
La suite de l’enquête dans nos prochains articles sur CNC. S ur le crime du commandant Lamtagué, vous aller comprendre que dans notre armée, il y’a des criminels sans cœur.
Affaire à suivre…
Attention, le commandant Lamtagué va certainement accusé les mécaniciens d’avoir fourni ces détails à CNC. Mais ce criminel officier ne connait pas encore la capacité du CNC à suivre les toto criminel dans leur retranchement.
Par Gisèle MOLOMA, cheffe de service d’investigation du CNC…
Les opportunités commerciales émergent souvent dans les endroits les plus inattendus. Dans un pays où les infrastructures routières demeurent défaillantes et où la sécurité sur de nombreux axes reste difficile, le transport aérien devient rapidement un secteur lucratif pour ceux qui disposent des moyens nécessaires. Les populations isolées, privées d’alternatives viables, se retrouvent captives de ceux qui contrôlent les moyens de déplacement.
C’est dans ce contexte que Wagner, le groupe de mercenaires russes présent en Centrafrique depuis 2018, vient de lancer une nouvelle activité commerciale. Après les mines, les forêts, les douanes, le café, l’or, les boissons alcoolisées Afrika Ti L’or, et les forages d’eau, les Russes investissent maintenant le secteur du transport aérien. Le groupe a créé ce que les Centrafricains appellent déjà “Air Wagner”, une compagnie aérienne informelle qui exploite les hélicoptères militaires du groupe pour transporter des passagers civils entre les villes enclavées et la capitale Bangui.
Le système fonctionne de manière simple mais extrêmement rentable. Wagner utilise ses hélicoptères, normalement déployés pour des opérations militaires, pour faire du commerce de transport de passagers. Le carburant nécessaire au fonctionnement de ces appareils est entièrement payé par l’État centrafricain. Le gouvernement finance le kérosène, l’entretien, et toute la logistique opérationnelle. Wagner, de son côté, facture les passagers et empoche l’intégralité des recettes. L’État paie les frais, Wagner encaisse les profits.
Le cas de Sam-Ouandja et Zémio, dans le nord-Est et le sud-est du pays, permet de comprendre l’ampleur de ce business. Ces deux villes de la préfecture de la Haute-Kotto et du Haut-Mbomou se trouvent régulièrement encerclées par des miliciens. Les routes terrestres menant à Bangui sont devenues impraticables. Les populations qui veulent rejoindre la capitale pour des raisons médicales, administratives, commerciales ou familiales n’ont qu’une seule option : prendre l’hélicoptère de Wagner.
Chaque passager doit payer entre 50 000 et 100000 entre Sam-Ouandja et Bangui, puis entre 130 000 et 135 000 francs CFA pour effectuer le trajet Zémio-Bangui. Le système ne nécessite aucune réservation préalable. Les candidats au voyage se présentent avec leurs bagages au point de départ. Ils paient en espèces, directement auprès d’un responsable sur place. Une fois le paiement effectué, ils montent à bord de l’hélicoptère. Les appareils peuvent transporter un nombre important de passagers. Les rotations se multiplient en fonction de la demande. Chaque vol rapporte plusieurs millions de francs CFA à Wagner.
Ce nouveau commerce s’ajoute à l’impressionnante liste des activités économiques que Wagner a développées en Centrafrique. Le groupe contrôle aujourd’hui des mines d’or et de diamants dans plusieurs régions du pays, générant des centaines de millions de dollars de revenus annuels. Les mercenaires russes ont également investi dans l’exploitation forestière, coupant et exportant du bois précieux sans que l’État ne perçoive les taxes normalement dues sur ces activités.
Wagner a aussi créé des sociétés écrans pour s’implanter dans la douane centrafricaine. Les mercenaires supervisent les postes frontaliers, contrôlent les importations et les exportations, et prélèvent leur part sur les recettes douanières. Cette mainmise sur les douanes permet au groupe de faciliter ses propres trafics tout en empochant l’argent qui devrait normalement revenir au Trésor public.
Dans le secteur de l’or, Wagner a construit un réseau d’achat et d’exportation qui échappe totalement au contrôle de l’État. Les orpailleurs vendent leur production directement aux agents de Wagner, qui l’évacuent ensuite vers l’étranger sans passer par les circuits officiels. Les statistiques officielles sur la production aurifère centrafricaine ne reflètent qu’une fraction de la réalité. La majeure partie de l’or extrait du sol centrafricain quitte le pays par les filières contrôlées par les Russes.
Wagner a également lancé une marque de boissons alcoolisées baptisée Afrika Ti L’or. Cette production locale de spiritueux s’est rapidement répandue dans la capitale et dans les villes de province. Les bénéfices de cette activité viennent s’ajouter aux revenus déjà considérables que le groupe tire de ses autres secteurs d’activité.
Plus récemment, Wagner a créé une entreprise de forage d’eau potable. Cette société opère à Bangui et dans plusieurs villes de province, réalisant des forages pour le compte du gouvernement et de particuliers. Les Centrafricains qui ont besoin de puits ou de forages doivent désormais contacter le numéro mis en place par l’entreprise liée à Wagner. Même le secteur de l’eau, ressource vitale, est progressivement capté par le groupe russe.
Cette diversification économique fait de Wagner un acteur incontournable de l’économie centrafricaine. Le groupe russe couvre maintenant pratiquement tous les secteurs lucratifs du pays. Des mines aux forêts, des douanes au commerce de l’or, des boissons aux forages en passant désormais par le transport aérien, Wagner a construit un empire économique qui génère des centaines de millions de dollars de revenus annuels.
Toutes ces activités se déroulent avec la bénédiction du président Faustin-Archange Touadéra. Le chef de l’État centrafricain a autorisé, facilité et protégé l’expansion économique de Wagner dans le pays. Cette complicité au sommet explique pourquoi Touadéra refuse catégoriquement que Wagner quitte la République centrafricaine, malgré les pressions internationales et malgré les annonces de Moscou sur un possible remplacement du groupe par l’Africa Corps.
Le président russe Vladimir Poutine a effectivement évoqué la possibilité de remplacer Wagner par l’Africa Corps, une structure rattachée au ministère de la Défense russe, dans plusieurs pays africains où le groupe opère. Mais Touadéra s’y oppose fermement. Il veut que Wagner reste en Centrafrique. Selon les informations disponibles, l’Africa Corps viendra en complément de Wagner, mais le groupe de mercenaires maintiendra sa présence et ses activités dans le pays.
Cette insistance de Touadéra s’explique facilement. Wagner n’est pas seulement un partenaire sécuritaire pour le régime centrafricain. Le groupe est devenu un acteur économique majeur qui génère des flux financiers considérables. Une partie de ces revenus alimente directement l’entourage présidentiel. Wagner finance le maintien au pouvoir de Touadéra. En échange, le président laisse le groupe exploiter librement les ressources centrafricaines et développer ses activités commerciales sans aucun contrôle.
Le transport aérien de passagers représente la dernière innovation de Wagner dans cette stratégie de captation économique. Le groupe a compris qu’il pouvait monétiser ses moyens militaires en les transformant en services commerciaux. Les hélicoptères, financés par l’État centrafricain pour des missions de sécurité, deviennent des outils de profit privé. Les populations, contraintes par l’insécurité et le délabrement des infrastructures, n’ont d’autre choix que de payer les tarifs imposés par Wagner.
Dans les villes où Wagner est basé avec ses mercenaires, les hélicoptères effectuent des rotations régulières pour ravitailler les troupes en nourriture, en matériel et en munitions. Ces mêmes appareils reviennent chargés de passagers civils qui paient pour échapper à l’isolement. Le modèle économique est redoutablement efficace : l’État finance les opérations, Wagner empoche les revenus.
L’exemple de Zémio, Sam-Ouandja, Bria, Birao montre comment cette situation crée une dépendance totale des populations vis-à-vis de Wagner. Quand une ville se retrouve encerclée par des miliciens ou coupée du reste du pays par l’insécurité routière, les habitants n’ont plus aucune alternative pour se déplacer. Ils doivent accepter de payer le prix fixé par Wagner, sans possibilité de négociation, sans concurrence, sans régulation.
Ce système de “pompage d’argent”, comme l’appellent certains observateurs centrafricains, fonctionne à tous les niveaux de l’économie. Wagner prélève sur les mines, sur les forêts, sur les douanes, sur l’or, sur l’eau, sur les boissons, et maintenant sur le transport des personnes. Chaque secteur devient une source de revenus pour le groupe russe, tandis que l’État centrafricain et les populations voient leurs ressources partir sans compensation équitable.
La présence de Wagner en Centrafrique a été initialement justifiée par des impératifs de sécurité. Le groupe devait aider les Forces armées centrafricaines à combattre les groupes armés et à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Sept ans après le début de cette présence, Wagner s’est transformé en une entreprise multinationale qui exploite systématiquement toutes les opportunités économiques disponibles dans le pays.
Le transport aérien de passagers n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette dérive. Les mercenaires russes ne se contentent plus de fournir des services de sécurité. Ils construisent un empire commercial qui capte une part croissante des richesses centrafricaines. L’État, censé réguler et contrôler ces activités, est devenu le complice et le facilitateur de cette exploitation.
ACFPE : Le business familial du “changement de mentalité” rapporte des millions au clan de la ministre Mouanga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Annie Michelle Mouanga , ministre du travail et de la formation professionnelle
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Pendant que des experts centrafricains formés par les Sud-Coréens et certifiés internationalement en “changement de mentalité” sont laissés sur le banc de touche, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga a transformé ce module de formation en une véritable pompe à cash familiale. Sa sœur, Nadia Sandy Ledot née Gambor, empoche depuis des années des millions de francs CFA en se déplaçant depuis la France. Et maintenant, la ministre Annie-Michelle Mouanga née Gambor veut faire entrer sa propre fille, Diane, qu’elle a fait avec un camerounais, dans ce juteux business. Une enquête de Corbeau News Centrafrique* révèle les dessous d’un népotisme aggravé qui prive les Centrafricains de formateurs qualifiés tout en enrichissant le clan Mouanga -Gambor.
Le changement de mentalité : un concept simple, des profits colossaux…. Le “changement de mentalité” est un module de formation managériale destiné à modifier les comportements des travailleurs face au développement. Le principe est simple : expliquer aux gens qu’il ne suffit pas de construire des infrastructures, il faut aussi changer les mentalités pour arriver à l’heure, travailler efficacement, et adopter des comportements professionnels.
À l’ACFPE, ce module devrait être dispensé par des experts centrafricains. Ces derniers ont été envoyés en formation par l’agence elle-même pour suivre une formation intensive avec des experts sud-coréens. Ils se sont rendus au Cameroun, au Camp mondial de Yaoundé, où ils ont été certifiés comme “experts en changement de mentalité” après une formation approfondie.
Ces Centrafricains qualifiés et certifiés internationalement sont aujourd’hui disponibles. Ils travaillent à l’ACFPE. Ils attendent d’être mobilisés pour former leurs compatriotes. Mais la ministre Annie Michelle Mouanga née Gambor en a décidé autrement. Elle a choisi de confier ce marché juteux à sa famille.
Nadia Sandy Ledot : la sœur qui facture …. Le business familial a commencé il y a plusieurs années avec Nadia Sandy Ledot née Gambor, sœur directe de la ministre Annie Michelle Mouanga . Cette dernière s’est mariée avec un certain M. Ledot, prenant ainsi le nom de Ledot, tout comme sa sœur a pris le nom de son mari Mouanga .
Nadia Sandy Ledot se présente comme “Spécialiste en ingénierie, Formatrice – Consultante insertions, Coach professionnel”. Grâce à l’intervention de sa sœur ministre, elle a obtenu le monopole des formations en “changement de mentalité” à l’ACFPE.
Le système est d’une simplicité confondante et d’une rentabilité exceptionnelle. Mme Ledot se déplace depuis la France pour venir à Bangui dispenser ces formations. Elle facture plus de 200 000 francs CFA par jours, soit environ 2 millions de francs CFA par semaine de formation. Multipliez cela par le nombre de sessions organisées tout au long de l’année, et vous comprenez pourquoi cette dame a fait fortune grâce à sa sœur ministre.
Le contenu de ces formations ? Rien qui nécessite une expertise exceptionnelle. Il suffit de faire quelques recherches sur Internet, de préparer des supports PowerPoint, de maîtriser un vocabulaire managérial de base, et de faire du “verbiage” devant les stagiaires. Pour cela, Mme Ledot empoche des millions de francs CFA alors que des Centrafricains certifiés par des experts sud-coréens sont écartés.
Maintenant, au tour de Diane, la fille de la ministre…. Le scandale prend une nouvelle dimension. Non contente d’avoir enrichi sa sœur pendant des années, la ministre Annie Michelle Mouanga veut maintenant faire profiter sa propre fille de ce business juteux.
Diane, fille de la ministre, n’est pas une inconnue à l’ACFPE. C’est la fille qu’elle a fait avec un camerounais. Elle a déjà dispensé des formations en “relations clients” aux jeunes couturiers-stylistes qui ont été formés pendant trois ans et quatre mois par l’agence (avant d’être expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de la ministre).
Aujourd’hui, la ministre a décidé d’ajouter sa fille au système. Diane va désormais elle aussi dispenser des formations en “changement de mentalité”, empochant à son tour plus de 200 000 francs CFA par module, soit 2 millions par semaine.
Imaginez le tableau : la tante Nadia Sandy Ledot facture ses millions depuis la France, et maintenant la nièce Diane va elle aussi facturer ses millions. Les deux femmes vont se partager ce marché familial pendant que les experts centrafricains formés avec l’argent de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux restent sur le carreau.
L’ironie de cette situation est cruelle pour les experts centrafricains. L’ACFPE a investi dans leur formation. Elle les a envoyés au Cameroun pour qu’ils soient formés par des Sud-Coréens reconnus mondialement pour leur expertise en développement et en gestion du changement. Ces experts ont suivi un cursus intensif, obtenu leurs certifications internationales, et sont revenus en République centrafricaine prêts à servir leur pays.
Mais la ministre Annie Michelle Mouanga ne leur donne aucune chance. Elle préfère payer sa sœur qui vient de France et sa fille qui n’a aucune certification internationale en changement de mentalité. Elle préfère enrichir sa famille plutôt que de faire confiance aux compétences centrafricaines qu’elle est censée promouvoir en tant que ministre du Travail.
Ces experts formés sont relégués dans des bureaux. On les empêche de dispenser les formations pour lesquelles ils ont été spécialement préparés. On préfère recruter “n’importe qui dans les quartiers” pour dispenser des formations approximatives, du moment que ces personnes sont liées à la famille de la ministre.
Un népotisme verrouillé par les liens familiaux au sommet de l’État…. Ce népotisme aggravé ne rencontre aucune opposition parce que la ministre Annie Michelle Mouanga bénéficie de protections au plus haut niveau de l’État.
Elle est parente avec le Premier ministre Félix Moloua. Cette connexion familiale lui assure une impunité totale dans la gestion du ministère du Travail et de l’ACFPE. Le Premier ministre ne lèvera jamais le petit doigt pour sanctionner les dérives de sa parente.
Elle est également parente avec Tina Touadéra, la deuxième épouse du président Faustin-Archange Touadéra. Ce lien avec la famille présidentielle constitue une assurance tous risques contre toute tentative de la tenir responsable de ses actes.
Avec de telles protections, Annie Michelle Mouanga peut se permettre tout. Elle peut placer sa sœur Renée Bimbo comme directrice générale de l’ACFPE. Elle peut attribuer des marchés de formation à sa sœur Nadia Sandy Ledot. Elle peut maintenant y ajouter sa fille Diane. Elle peut écarter les experts centrafricains qualifiés. Elle peut transformer une institution publique en entreprise familiale.
Personne ne peut lever le doigt. Tout est verrouillé. Un petit lien familial, et tu es libre de faire ce que tu veux. Même si tu pilles l’État, même si tu détournes des fonds destinés à la formation des jeunes chômeurs, personne ne dira rien.
Le business du “changement de mentalité” à l’ACFPE repose sur une arnaque simple. La formation elle-même n’exige pas de compétences exceptionnelles. Il s’agit essentiellement de management de base, de motivation, de techniques de communication et de développement personnel.
N’importe quel formateur compétent peut dispenser ce type de formation. C’est justement pour cela que l’ACFPE a envoyé ses cadres se former au Cameroun avec les Sud-Coréens. L’objectif était de créer un pool d’experts centrafricains capables de former leurs compatriotes à moindre coût.
Mais en confiant ce marché à sa sœur qui vient de France et à sa fille, la ministre Annie Michelle Mouanga multiplie artificiellement les coûts. Au lieu de payer un expert centrafricain basé à Bangui qui pourrait facturer peut-être 50 000 ou 100 000 francs CFA par module, elle paie sa sœur plus de 200 000 francs CFA par module, plus les frais de voyage depuis la France, plus l’hébergement, plus les per diem.
Et maintenant, elle ajoute sa fille au système. Deux formatrices de la famille Mouanga -Gambor vont se partager ce marché juteux, doublant ainsi le montant des factures que l’ACFPE devra payer.
Par Gisèle MOLOMA…
au sein du MPC du général Al-Khatim, les combattants ont repéré quatre traitres dans le mouvement, accusés d’avoir livré leurs camarades aux mercenaires de Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les attaques sanglantes menées par les Mercenaires russes contre les positions du MPC provoquent des accusations explosives. Quatre responsables du mouvement sont nommément désignés par leurs camarades comme ayant trahi leurs propres frères d’armes aux mercenaires russes du groupe Wagner.
L’ambiance est devenue irrespirable au sein du Mouvement patriotique pour la Centrafrique. Depuis les deux offensives menées par les mercenaires russes du groupe Wagner qui ont coûté la vie à dix-huit combattants, les accusations fusent dans tous les sens. La première frappe sur les deux chantiers miniers contrôlés par le MPC a tué sept personnes. La seconde, au checkpoint de Yassa le 6 décembre, en a fauché onze autres. Pour beaucoup de membres du MPC et leurs proches, quelqu’un a vendu les leurs aux Russes.
Mahamat Al-Khatim, le chef autoproclamé général du mouvement, se retrouve en première ligne des soupçons.
Mais les griefs ne s’arrêtent pas à Al-Khatim. Quatre noms circulent désormais avec insistance dans les rangs du MPC : Alhafiz Ali Liba, surnommé “Libanais”, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali. Ces quatre responsables sont ouvertement accusés d’avoir renseigné les mercenaires russes sur l’emplacement exact des positions tenues par les hommes du général Mahamat Ahmat Ramadan. Les accusations précisent qu’ils auraient agi pour des intérêts personnels liés aux chantiers miniers de la zone.
Le checkpoint attaqué samedi contrôlait l’accès aux mines exploitées par les hommes d’Al-Khatim. Toute personne venant du Tchad devait payer un droit de passage avant de continuer vers les chantiers, situés à une trentaine de kilomètres. Ce point de taxation générait des revenus considérables pour le mouvement. Son attaque n’était donc pas un simple fait, et les enjeux financiers autour de ces mines expliquent en partie les tensions internes qui déchirent aujourd’hui le MPC.
Cette offensive s’inscrit dans une série noire pour le MPC. Quelques jours plus tôt, Wagner avait déjà frappé deux autres chantiers miniers, tuant plus de sept combattants. Le scénario rappelle amèrement un épisode passé : après la signature d’un accord de paix avec Bangui, les hommes d’Al-Khatim avaient déposé les armes pour se consacrer à l’exploitation minière. Wagner en avait profité pour lancer un raid dévastateur, liquidant une cinquantaine de personnes.
Depuis samedi, les mercenaires russes contrôlent entièrement la route menant au site minier. Ils ont installé leurs propres barrages, épaulés par des soldats des Forces armées centrafricaines. La zone est devenue un no man’s land. Plus aucun civil ne circule. Les motocyclistes ont disparu, les commerçants aussi. Le silence a remplacé l’animation habituelle de ces pistes. Wagner semble vouloir exploiter directement les ressources, sans passer par des intermédiaires locaux.
Les combattants survivants du MPC réclament maintenant des comptes à ces quatre hommes. Ils veulent savoir pourquoi Alhafiz Ali Liba, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali auraient livré leurs camarades. Les réunions se multiplient dans les camps, l’atmosphère devient poisseuse. Certains menacent de quitter le mouvement si la lumière n’est pas faite rapidement. D’autres parlent ouvertement de vengeance contre ceux qu’ils considèrent comme des traîtres. La cohésion du groupe vacille dangereusement.
Réhabilitation de toilettes à la faculté de sciences de la santé: quand le recteur de l’université de Bangui, Gérard Grezéngué, transforme cet équipement basique à un exploit présidentiel
Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui
Le recteur de l’Université de Bangui, le Professeur Gérard Grezéngué, a tenu à remercier publiquement le chef de l’État Baba Kongoboro pour avoir financé la construction de toilettes à la Faculté des sciences de la santé. Un investissement qui se chiffre probablement à quelques centaines de milliers de francs CFA, soit le coût normal de n’importe quelle installation sanitaire standard. Que le responsable d’une institution vieille de 65 ans présente des toilettes comme une prouesse méritant la gratitude nationale en dit long sur l’état de délabrement dans lequel il gère l’université, et sur sa conception du rôle présidentiel.
Car si le président de la République doit désormais intervenir personnellement pour qu’une faculté dispose de toilettes fonctionnels, deux questions s’imposent. Première question : à quoi sert le budget de l’Université de Bangui si elle ne peut même pas financer des équipements aussi élémentaires sans solliciter le palais de la renaissance? Deuxième question : pourquoi le recteur attend-il un geste du chef de l’État pour résoudre des problèmes qui relèvent de sa gestion quotidienne et des dotations budgétaires normales d’un établissement public ?
Le même recteur admet d’ailleurs, dans le même souffle, que plusieurs autres facultés n’ont toujours pas de toilettes dignes de ce nom. Il reconnaît que les besoins restent entiers et que rien n’a été fait pour y répondre. Mais plutôt que de s’interroger sur cette défaillance criante après des décennies d’incurie, il préfère applaudir le président pour avoir résolu un millième du problème. L’Université de Bangui croule sous la vétusté, les amphithéâtres tombent en ruine, les enseignants ne sont pas payés pendant des mois, mais le recteur trouve le temps de transformer quelques toilettes en victoire politique.
Cette opération de communication a un nom précis : le culte de la personnalité. Elle vise à présenter le chef de l’État comme le bienfaiteur providentiel qui descend résoudre des problèmes que ses propres services auraient dû gérer depuis longtemps. Et elle permet accessoirement au recteur de montrer sa loyauté en période électorale, histoire de sécuriser son poste. Louer le président pour des sanitaires alors que l’université manque de tout depuis des décennies, c’est exactement le genre de servilité qui permet de rester en fonction sans avoir à rendre de comptes sur les vrais dossiers.
Le recteur promet que d’autres facultés seront équipées en 2025-2026. Aucun budget n’est annoncé, aucun calendrier précis n’est fourni, aucun engagement ferme n’est pris. Juste une vague promesse de plus dans une institution où les promesses tiennent lieu de politique depuis des années.
Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/vehicule-garde-presidentielle-causant-accident-avenue-des-martyrs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le véhicule de la garde présidentielle impliquant dans l’accident sur l’avenue des martyrs, tuant le conducteur de la moto sur place
Le 14 juillet 2025, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement à Bangui, le porte-parole Maxime Balalou a livré une réponse qui frise le délire face à une question sur les accidents de la route impliquant des véhicules militaires et officiels. Sa déclaration confuse, ponctuée de propos décousus, a choqué l’opinion publique et donné l’impression d’un gouvernement incapable d’assumer ses responsabilités.
Il faut le rappeler, le mois de juin et juillet a été marqué par plusieurs accidents graves impliquant des véhicules d’État. Le 3 juin 2025, le cortège présidentiel, en route vers l’aéroport de Bangui Mpoko pour le voyage du chef de l’État à Bruxelles, a provoqué un accident mortel au niveau du marché Combattant, causant la mort de quatre personnes, dont de policier.
Une victime de l’accident de la route de véhicule du DG de l’ASECNA du aux allures du cortège de Touadera
Quelques semaines plus tard, sur l’avenue des Martyrs, un véhicule militaire a percuté un jeune motocycliste. Alors que le blessé était au sol et demandait à être conduit à l’hôpital, les militaires ont perdu du temps en se disputant à propos du carburant de leur véhicule, alors que l’hôpital se trouve à une centaine de mètres du lieu de l’accident.
Sur la même avenue, deux semaines plus tard, un ancien professeur de sport à la retraite, qui venait de faire le plein de carburant dans sa moto, a été violemment percuté par un véhicule militaire. Le choc a été si violent que sa jambe a été sectionnée sur place, entraînant sa mort immédiate.
Ces drames, connus de tous, n’ont provoqué aucune reconnaissance ni annonce officielle d’enquête.
Le corps sans vie de la victime de l’accident sur l’avenue des martyrs vendredi 11 juillet 2025 tué par un véhicule de la garde présidentielle roulant à vive allure
Une réponse du Porte-parole qui frise la folie
Interrogé sur les mesures envisagées pour faire face à cette recrudescence d’accidents impliquant des véhicules officiels et militaires, Maxime Balalou a tenu des propos pour le moins hallucinants :
« En fait, je suis un peu surpris. On parle d’accident. Et maintenant, on pointe du doigt des véhicule de certains militaires ou véhicule de certaines personnalités, comme si l’accident n’est pas un accident. C’est un problème de sécurité routière, ok ? Peut-être que l’occasion viendra où vous Posez la question aussi à mon collègue des transports. Il fait un travail formidable. Mais est-ce que partout dans le monde, on n’a pas d’accidents ? Vous savez même que les taxis-moto qui nous posent de sérieux problèmes ici. Ils roulent à tombeau ouverte. Ils ne sont pas prudents. »
Plutôt que de reconnaître les responsabilités des véhicules d’État, Balalou banalise le problème en le présentant comme une fatalité mondiale. Il accuse les taxis-motos d’être les principaux responsables des drames, sans un mot pour les victimes des cortèges officiels. Ce ton défensif, presque agressif, donne l’image d’un porte-parole déconnecté de la réalité et insensible au quotidien des citoyens centrafricains.
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot
Une insulte aux victimes et aux journalistes
Le porte-parole est allé jusqu’à reprocher au journaliste William Sakanga de ne pas “citer les noms” des responsables. Cette sortie est perçue comme une attaque directe contre la presse, dont le rôle est de poser des questions sur des faits d’intérêt public, et non de dresser des listes nominatives.
En niant l’évidence, Balalou insulte les victimes, leurs familles et tous ceux qui exigent une justice pour les drames causés par des conducteurs protégés par l’État.
Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, la nervosité du porte-parole pourrait être liée à des accidents récents impliquant son propre véhicule officiel. Rappelons que l’un des véhicules neufs remis par la Minusca au ministère de la Communication avait été confisqué par M. Balalou et ramener pour ses propres courses à la maison. Mais le 9 février 2025, ce véhicule, conduit par l’un de ses enfants, a fait un grave accident sur le pont mondial sur l’avenue de France, faisant au passage plusieurs morts. Et au cours de ce même mois de juillet, l’un de ses véhicules est impliqué dans un accident à nouveau, percutant un monsieur et une dame, qui ont dû être hospitalisées. Ces affaires, dont aucune enquête publique n’a été annoncée, pourraient expliquer le ton agressif et confus de la réponse du porte-parole à la question du journaliste.
Cette attitude nourrit le sentiment d’impunité et de mépris envers les citoyens ordinaires. Les drames de Martyrs ou du cortège présidentiel ne sont pas des fatalités, mais des conséquences de comportements irresponsables.
Une parole officielle qui frise la folie
La prestation de Maxime Balalou a provoqué des réactions outrées. Sa manière confuse de répondre, ses phrases incohérentes et son refus de reconnaître la gravité de la situation renforcent l’idée d’un porte-parole “en plein délire”. En s’attaquant aux taxis-motos et en évitant toute remise en question des véhicules militaires, il révèle une posture de déni et un mépris inquiétant pour la vie humaine….
À Ndélé, le sous-préfet déserte sa mission avec l’ONG WCS pour prêcher la bonne parole du MCU et du Président Touadera à Akroussoulback. Heureusement, les habitants ont compris
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-defile-dans-le-village-Akroussoulback-pres-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC
Dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les agents de l’État multiplient les dérapages. Après le cas du sous-préfet de Bambari, Martin Kossi qui avait menacé et insulté publiquement 4 chefs des quartiers, c’est au tour du sous-préfet de Ndélé de franchir la ligne rouge. Nommé par le chef de l’État comme tous ses pairs actuels, ce représentant de l’administration à Ndélé se croit désormais tout permis.
Pour bien comprendre l’histoire, le sous-préfet devait se rendre à Akroussoulback, une localité située à 85 kilomètres de Ndélé, pour une mission conjointe de sécurité avec l’ONG WCS. L’objectif annoncé portait sur la gestion des tensions liées à la transhumance entre la populations locales et les éleveurs, un enjeu important dans cette zone de Bamingui-Bangoran, non loin du Tchad et du Soudan. Mais arrivé sur place à Akroussoulback, le sous-préfet a purement et simplement délaissé le programme de travail prévu avec l’ONG WCS. Au lieu de traiter les questions sécuritaires qui justifiaient son déplacement, il s’est lancé dans une campagne électorale effrénée en faveur du président sortant Baba Kongoboro et du MCU.
La réaction des habitants d’Akroussoulback ne s’est pas fait attendre. Excédés par cette instrumentalisation grossière d’une mission administrative, ils ont massivement quitté les lieux. Pour ces populations qui connaissent trop bien les promesses non tenues, l’heure n’est plus aux discours creux. Chacun sait que le parti au pouvoir bâtit ses déclarations, ses propos sur des mensonges pathétiques, répétées à l’infini sans jamais se concrétiser même à 5%.
Mais le régime du MCU persiste. Le vendredi 29 novembre dernier, une nouvelle délégation du MCU à quitter la ville de Ndélé pour se rendre à Akroussoulback pour installer des bureaux de cellules et de sections du parti au pouvoir. Même scénario, même rejet : les habitants ont chassé ces membres du MCU, leur signifiant clairement que le temps du mensonge est révolu.
Mais comment les choses se sont déroulées ? D’abord le problème commence par la prise des photos que l’équipe choc du MCU voudrait faire après leur installation. Les habitants ont refusé. Mais l’un des membres de la délégation a sorti son téléphone pour tenter de prendre une photo, 3 jeunes d’Akroussoulback ont vu et ont immédiatement réagit, poussant les autres à commencer à frapper tous les membres de la délégation. Aussitôt, c’est la débandade générale. La mission s’est terminée en queue de poisson.
De toute façon, les centrafricains ont bien compris que ces Élections seront qu’une parodie. Les résultats sont déjà acquis. Du président qui multiplie les danses publiques à ses ministres, en passant par les militaires indisciplinés, les sous-préfets, les préfets et les maires, c’est une atmosphère de célébration anticipée qui règne. Tous dansent déjà, persuadés que la victoire est dans la poche. Les campagnes menées ne sont qu’une comédie destinée à donner l’apparence de la démocratie, un simulacre dont personne n’est dupe. Le scrutin sera confisqué, les urnes manipulées, et les festivités peuvent donc commencer avant même le vote.
Dans cette ambiance d’arrogance généralisée, les autorités locales se sentent intouchables. Elles transforment leurs fonctions administratives en tribunes partisanes, convaincues que leur maintien en poste ne dépend que de leur zèle électoral. À Akroussoulback comme ailleurs, les citoyens ne sont plus dupes de cette comédie démocratique.
Législatives et Présidentielle de 2025, la mafia s’organise, et la liste électorale est un chaos total. Dans le Bamingui-Bangoran, c’est le délire généralisé avec l’organisation des fraudes à ciel ouvert
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/ndele-tensions-apres-la-designation-precipitee-dun-successeur-a-la-defunte-deputee-aziza-la-famille-accuse-le-sultan-maire-ibrahim-senoussi.jpg” data-wpel-link=”internal”>La défunte député de Ndélé 1, madame Aziza
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les Élections législatives du 28 décembre 2025 continuent de dévoiler des dysfonctionnements majeurs dans plusieurs circonscriptions du pays. À quelques semaines du scrutin, les irrégularités se multiplient, confirmant au passage les doutes sur la crédibilité du processus électoral en cours.
Dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, particulièrement à Ndélé, la composition des listes définitives de candidats provoque la stupéfaction. Des documents que CNC s’est procurés attestent de modifications suspectes, d’ajouts tardifs et de substitutions qui échappent à toute logique administrative normale. Ces manœuvres, selon plusieurs sources concordantes, impliquent directement le Président du Tribunal de Grande Instance de Bambari, Monsieur Gambo, dont les pratiques sont ouvertement critiquées par ses propres collègues. Ces derniers vont jusqu’à affirmer qu’il représente “l’antipode de sa maman, l’honorable Mme Bernadette Gambo”.
Le cas le plus spectaculaire concerne le chinois ISSAKA Loïc, candidat de la circonscription de Ndélé 2ème arrondissement. Selon les informations recueillies, ce dernier ne s’est jamais inscrit sur la liste électorale. Son nom n’apparaissait pas sur les listes provisoires. Pourtant, il figure désormais sur la liste définitive, au grand étonnement des électeurs et des autres candidats de la circonscription. Plus audacieux encore, le chinois ISSAKA Loïc, insatisfait de son placement dans la deuxième circonscription alors qu’il visait la première, a exigé un repositionnement. Pour contraindre le Président Gambo à respecter ce qu’il considère comme “la clause du contrat”, il mène actuellement campagne à Ndélé 1, en violation manifeste des règles établies. Cette situation crée un flou total sur sa véritable circonscription d’origine.
Contactée au sujet de ces anomalies, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) se désolidarise formellement de cette liste mise en circulation par le Président du Tribunal de Bambari. L’institution électorale précise que ce document “n’engage que lui seul”. Cette prise de distance de l’ANE éclaire d’un jour nouveau la gravité de la situation : des listes électorales circulent sans validation officielle de l’institution mandatée pour organiser le scrutin.
Les ajouts hors délais se multiplient à tel point que l’ANE se trouve dans l’incapacité de faire éditer les cartes électorales pour certains candidats. Cette situation administrative inextricable compromet directement la tenue normale du vote dans plusieurs bureaux de la circonscription.
Le cas de la substitution d’Aziza, candidate décédée du MCU (Mouvement Cœurs Unis), ajoute une dimension supplémentaire au cafouillage. Alors que la défunte avait vu sa candidature validée par son parti pour les législatives de 2025, elle est décédée brusquement. Maintenant, un monsieur se déclare candidat en remplacement de la défunte. Son soi-disant remplacement est nommé Daoud Mahamat Mansour.
Daoud Mahamat Mansour se présente désormais comme “le candidat de l’espoir et du développement” pour Ndélé I. Dans une communication diffusée par lui-même sur les réseaux sociaux, il se définit comme un “homme sérieux, proche des communautés et profondément attaché aux valeurs du Dar El Kouti”. Son programme affiche des ambitions classiques : transparence, cohésion sociale, développement local et défense des intérêts de la circonscription. Mais les circonstances troubles de son intronisation jettent une ombre sur sa légitimité aux yeux de nombreux électeurs.
Derrière ces manipulations se profile une réalité plus sordide : ces modifications de listes s’effectueraient moyennant finances. Plusieurs témoignages concordants évoquent des transactions en espèces pour faire apparaître ou déplacer des noms sur les listes définitives. Le Président Gambo, selon ces sources, aurait fait du processus électoral une entreprise commerciale où les candidatures s’achètent contre billets de banque.
Flash info : Un policier du commissariat central de Bangui, Sylver NGBANGAYASSI , tué sur le lieu de son travail par des bandits armés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/en-operation-un-policier-centrafricain-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>En opération, un policier centrafricain. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sylver NGBANGAYASSI, gardien de la paix affecté au commissariat central de Bangui, a trouvé la mort cette nuit dans l’enceinte même de son lieu de travail. L’homme a succombé à des blessures causées par un couteau, dans des circonstances qui défient l’entendement.
L’attaque s’est produit pendant que le policier Sylver NGBANGAYASSI était en service. Son rival, selon les premiers éléments d’enquête, accompagné de plusieurs complices, a pénétré dans les locaux du commissariat central pour commettre le crime. Les assaillants ont frappé le gardien de la paix Sylver NGBANGAYASSI avec des couteaux, le privant de sa vie.
Cette mort violente survenue à l’intérieur d’un bâtiment officiel, un commissariat central, censé incarner l’autorité de l’État et la protection des centrafricains laisse les banguissois bouche B.
Comment des individus armés ont-ils pu franchir les portes d’un commissariat public et accomplir un tel acte sans être arrêtés ? La question demeure sans réponse immédiate. Eh! Baba Kongoboro, tu gère vraiment un pays ou tu enterre ce pays de Boganda ?
Les services de sécurité, supposés veiller à la tranquillité des citoyens, n’ont pas su protéger l’un des leurs. L’agent Sylver NGBANGAYASSI exerçait son métier au moment où ses meurtriers l’ont pris pour cible. La présence de complices indique une action préméditée, menée en groupe.
Cette affaire rappelle à tous les centrafricains que même les lieux réputés sécurisés peuvent devenir le décor d’actes criminels.
un Congolais de la RDC, ex-rebelle Banyamulengué de Jean-Pierre Bémba, devenu candidat du MCU dans la circonscription de Bégoua. Incroyable, mais vrai
Marius Dimba, alors chef de terre, Congolais-Banyamulengue, ancien milicien de Bemba et candidat indépendant de MCU aux élections législatives à Bimbo 4
Dans la circonscription de Bimbo 4, un homme surnommé “chef de terre” brigue un siège de député sous la bannière du Mouvement des Cœurs Unis. Son itinéraire criminel et politique mérite qu’on s’y attarde pour expliquer aux centrafricains ce que Touadera et son clan veulent désormais faire à notre pays.
Ce ex-rebelle congolais s’appelle Marius Dimba. Il habite depuis des années du côté de Zako, près de Bégoua, à la sortie nord de la capitale Bangui. Cet ex-rebelle congolais n’a pourtant aucune attache centrafricaine par le sang. Il vient de la République démocratique du Congo, appartient à la communauté Banyamulengué, et son arrivée en Centrafrique remonte à l’époque du Président Patassé. Cet homme n’est ni centrafricain de père, ni centrafricain de mère. En plus il ne dispose d’aucun diplôme.
Pour comprendre les faits, il faut remonter dans l’histoire. Rappelons-le, Lorsque le président Ange Félix Patassé se trouvait menacé par les rebelles de François Bozizé au début des années 2000, il fit appel aux troupes de Jean-Pierre Bemba venues du Congo RDC voisin. Marius Dimba faisait partie de ces combattants congolais dépêchés pour défendre le régime en place à cette époque. Il n’était pas un simple rebelle parmi d’autres : c’est un expert en conduite militaire. Il conduisait un véhicule militaire spécial, un gros camion militaire que les Centrafricains avaient baptisé “Soukou mbangba”, ce qui signifie “joues gonflées”. Ce surnom venait probablement de l’apparence massive de l’engin, difficile à manœuvrer et que peu de gens savaient piloter correctement.
Quand les forces de Bozizé réussirent finalement à entrer dans la capitale, elles capturèrent Dimba vivant avec nombreux de ses compagnons congolais qui sont en suite tous tués à cette époque. Normalement, les rebelles de Bozizé voudrais le tuer également, mais il a eu la chance de sa vie. Son sort aurait dû être le même que celui de ses camarades tombés sous les balles. Mais un détail à tout changer : personne d’autre ne savait conduire ce fameux camion militaire Soukou mbangba. Un lieutenant des libérateurs, monsieur Dekabona qui vivait vers le secteur de Mpoko, récupéra à la fois le véhicule et son chauffeur. Plutôt que de l’éliminer, il décida de garder Dimba en vie uniquement pour cette compétence technique rare.
Ce militaire transforma ensuite le camion en outil commercial. Il commença à faire du trafic de marchandises et des passagers avec ce camion entre Bangui et des villes de province, notamment vers Bossangoa. Dimba assurait ces trajets incessants au volant du Soukou mbangba, allant et venant sur les routes chaotique du pays. C’est ainsi qu’il put rester sur le territoire centrafricain au lieu d’être renvoyé au Congo ou éliminé comme ses anciens compagnons d’armes.
Les années passèrent et Dimba s’installa durablement dans le quartier de Bégoua. Sous le règne de Bozizé, il commença à rendre d’autres services, notamment dans le domaine du renseignement. Bozizé et son clan découvrirent qu’il pouvait fournir des informations utiles sur différentes personnes et différents milieux. Faustin Archange Touadéra, qui était alors Premier ministre de Bozizé, travailla avec lui durant cette période. Ils se connaissaient donc depuis longtemps.
Quand Touadéra devint président de la République à son tour en 2016, il continua d’utiliser Dimba comme source d’information. Le Congolais recevait de l’argent en échange des renseignements qu’il transmettait. Sani Yalo, figure importante du MCU, l’employait également dans ce rôle. Dimba percevait donc des sommes des deux côtés pour ses activités d’indicateur, naviguant entre différents cercles du pouvoir et rapportant ce qu’il apprenait.
Mais ses activités ne s’arrêtaient pas là. Dimba pratique également ce qu’on appelle communément le maraboutisme ou la sorcellerie. Il effectue régulièrement des voyages en RDC d’où il rapporte des grigris et des préparations mystiques. Selon plusieurs témoignages, il fournit ces services occultes à des personnalités haut placées du régime, dont Touadéra et Sani Yalo eux-mêmes. Dans un pays où les pratiques traditionnelles gardent une influence considérable, même dans les sphères du pouvoir, cette dimension de ses activités lui confère une position particulière.
Fort de ces différentes casquettes – ancien rebelle reconverti, chauffeur, informateur rémunéré, féticheur – Dimba décida de franchir un nouveau cap en se présentant aux élections législatives. Il s’inscrivit aux primaires du Mouvement des Cœurs Unis, le parti du président Touadéra, pour la circonscription de Bégoua. Son adversaire était le directeur adjoint de la douane, personnage influent dans la zone. Les électeurs du MCU choisirent ce dernier plutôt que Dimba.
Normalement, après une telle défaite lors des primaires, un candidat se retire et soutient le vainqueur désigné par le parti. Dimba n’en fit rien. Il maintint sa candidature en se déclarant indépendant tout en restant affilié au MCU. Cette situation crée une concurrence interne entre deux prétendants du même bord politique dans la même circonscription, ce qui divise mécaniquement les voix favorables au parti présidentiel.
La question la plus bouleversante demeure celle de sa nationalité. Comment un Congolais sans aucune ascendance centrafricaine peut-il légalement se porter candidat à l’Assemblée nationale ? La constitution et les lois électorales du pays imposent normalement la nationalité centrafricaine pour briguer un mandat de député. Pourtant, Dimba a réussi à constituer un dossier de candidature qui fut accepté par les instances électorales. Ce dossier contient notamment un diplôme de baccalauréat dont l’origine provoque de nombreuses questions. Où et quand a-t-il obtenu ce diplôme ? Dans quel établissement ? Les vérifications habituelles sur l’authenticité des documents ont-elles été effectuées ?
Au-delà de ces aspects administratifs, le passé d’indicateur de Dimba laisse des traces douloureuses. Plusieurs personnes ont été arrêtées, emprisonnées, voire pire, suite aux informations qu’il a transmises aux autorités. Dans un pays où les accusations de complot ou de rébellion peuvent mener à des conséquences graves, le rôle d’informateur comporte une responsabilité morale écrasante.
Les habitants de Bimbo 4 se retrouvent donc face à un choix singulier pour les représenter à l’Assemblée nationale. D’un côté, le candidat officiel du MCU, de l’autre, cet ancien combattant congolais aux multiples facettes qui refuse de s’effacer malgré sa défaite aux primaires. Certains électeurs connaissent son histoire, d’autres ignorent tout de son parcours depuis l’époque des rebelles de Bemba jusqu’à aujourd’hui.
Dans les rues de Bégoua, certains habitants murmurent qu’ils connaissent “chef de terre” depuis longtemps, qu’ils savent d’où il vient et ce qu’il a fait. D’autres découvrent seulement maintenant l’ampleur de son itinéraire. La perspective de voir un Congolais Banyamulengue, ancien rebelle de Bemba, ancien informateur, représenter des Centrafricains à l’hémicycle laisse perplexe même ceux qui soutiennent habituellement le parti au pouvoir.
comment Wagner pille le carburant centrafricain via ses sociétés écrans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC
Début 2021, deux entreprises apparaissent dans le registre du commerce centrafricain : Capex et Petrolex SAU. Leur gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, n’est qu’un homme de paille. Derrière ces façades, se cache le groupe Wagner, la société militaire privée russe qui a transformé la République centrafricaine en base arrière pour ses opérations criminelles. Ces deux sociétés écrans deviennent rapidement des composantes clés de l’infrastructure économique de Wagner, permettant au groupe de s’approvisionner en carburant sans passer par les circuits officiels.
L’origine de ces entreprises coïncide avec l’escalade militaire de Wagner en RCA. En décembre 2020, la Coalition des patriotes pour le changement lance une offensive contre Bangui. Le président Touadéra fait appel aux mercenaires russes pour repousser les rebelles. Entre la fin 2021 et le début 2023, la présence de Wagner passe de 210 agents répartis sur 7 sites à près de 1 500 agents opérant sur 47 sites à travers le pays. Cette expansion massive nécessite des quantités considérables de carburant : gazole pour les véhicules et les groupes électrogènes, Jet A-1 pour les avions exploités par Wagner et enregistrés officiellement auprès du ministère de la Défense de la RCA.
Les registres commerciaux montrent que Capex a importé des produits non pétroliers auprès de Broker Expert LLC, une entité russe liée au Groupe Concord, la société mère du défunt Evgueni Prigojine. Broker Expert a été sanctionnée par les États-Unis en 2024 pour son rôle dans le financement des activités de Wagner à travers le monde. Capex a approvisionné la ville de Bambari en divers biens, y compris du carburant. Le compte rendu d’une réunion d’une association de transport camerounaise en septembre 2021 fait état d’inquiétudes concernant le rôle de Capex dans le transport de “marchandises russes” vers Bambari.
Selon des sources bien informées du secteur du carburant interrogées par les enquêteurs, les importations de Capex comprenaient des produits chimiques, des matériaux de construction et des machines lourdes destinés à la mine d’or voisine de Ndassima. Cette mine représente l’actif le plus précieux de Wagner en République centrafricaine, avec des revenus illicites annuels estimés à plus de 100 millions de dollars américains. La mine n’a aucune production ni chiffre d’affaires officiels, tout le minerai extrait est évacué clandestinement. L’exploitant de la mine, Midas Ressources, a été sanctionné par les États-Unis en 2023 pour ses liens avec Wagner et son rôle dans l’exploitation illégale des ressources centrafricaines.
En juin 2022, Petrolex commence à importer officiellement du carburant dans des camions-citernes, de quatre à huit par mois. Capex suit brièvement début 2023, mais seule Petrolex obtient une licence d’importation. Capex cesse donc ses opérations commerciales de carburant peu après, laissant Petrolex comme principal opérateur de Wagner dans le secteur pétrolier. Cette stratégie permet de concentrer les flux financiers et de simplifier la logistique tout en maintenant une façade de légalité.
Petrolex approvisionne désormais également en carburant les Forces armées centrafricaines, ce qui contribue à la croissance continue de l’entreprise. Cette intégration des FACA dans le circuit d’approvisionnement de Wagner confirme la fusion progressive entre l’armée nationale et les mercenaires russes. Wagner ne se contente pas de combattre aux côtés des FACA, il prend en charge leur logistique, créant une dépendance qui renforce l’emprise russe sur l’appareil sécuritaire centrafricain.
La dernière importation enregistrée de Petrolex marque un tournant significatif. En octobre et novembre 2024, 100 camions-citernes de carburant d’origine russe entrent en République centrafricaine via le Cameroun. L’étiquetage explicite dans les registres commerciaux du carburant comme étant “d’origine russe” est remarquable. De telles mentions avaient largement disparu des données commerciales après les sanctions de l’Union européenne de février 2023. Les négociants internationaux qui dominaient alors l’approvisionnement du marché centrafricain évitaient généralement de s’approvisionner directement auprès de sources russes pour ne pas enfreindre les sanctions.
Petrolex semble offrir un canal privilégié pour le carburant d’origine russe, contournant les restrictions internationales. Cette exemption apparente du monopole national sur l’importation de carburant détenu par Neptune Oil démontre que Petrolex bénéficie d’une protection spéciale au plus haut niveau de l’État. Pendant que tous les distributeurs agréés sont contraints de passer par Neptune Oil, Wagner maintient sa propre chaîne d’approvisionnement autonome.
Les bases de données commerciales indiquent que la Société nationale de raffinage du Cameroun (SONARA) est le fournisseur ou importateur du carburant que Petrolex et Capex commercialisent en RCA. Ce carburant provient de pays autres que le Cameroun, mais le négociant international en amont n’est pas précisé dans les données. SONARA n’a pas repris le raffinage de pétrole après un incendie en 2019 et se limite désormais au stockage et à la commercialisation de produits pétroliers finis. Cette configuration permet de masquer l’origine réelle du carburant et de brouiller les pistes pour les autorités qui tenteraient de tracer les flux.
Le carburant d’aviation Jet A-1 destiné aux avions exploités par le groupe Wagner et le ministère de la Défense provient du dépôt central de la RCA, la SOCASP. On ignore qui fournit ce carburant, car Neptune n’est pas le seul importateur malgré son monopole. Cette opacité permet à Wagner de maintenir ses opérations aériennes, essentielles pour ses frappes et son transport de troupes, sans dépendre d’un fournisseur unique qui pourrait être ciblé par des sanctions.
L’incident du 30 juin 2022 à l’aéroport international de Bangui M’Poko montre les méthodes brutales de Wagner. Un soldat arrive muni d’une lettre du ministère de l’Énergie ordonnant la réquisition de 110 000 litres de carburant destinés à des opérations militaires aériennes. Un employé de TotalEnergies refuse de remettre aux forces armées les deux camions de carburant d’aviation Jet A-1 et sollicite des instructions de ses supérieurs. Il est arrêté. Les soldats réquisitionnent les deux camions et les déplacent vers une zone d’accès restreint de l’aéroport. Le carburant saisi, qui était destiné au service aérien humanitaire des Nations unies, aurait été détourné pour soutenir les opérations militaires aériennes du groupe Wagner.
À l’origine, Wagner s’appuyait sur des routes d’approvisionnement informelles, se procurant du carburant au Soudan et au Cameroun via des intermédiaires basés à Bangui et opérant dans l’import-export de produits non pétroliers. Cette phase initiale permettait au groupe de rester discret tout en assurant l’approvisionnement de ses premières opérations. Mais l’expansion rapide des activités militaires et minières de Wagner a nécessité la mise en place d’un système plus structuré et plus fiable.
La création de Capex et Petrolex début 2021 répond à cette nécessité. Ces sociétés écrans permettent à Wagner de légaliser partiellement ses importations tout en conservant le contrôle total sur sa chaîne logistique. Le gérant déclaré, Claver Bedanot Guinond, gérerait les deux entreprises, mais les véritables décideurs restent les commandants de Wagner sur le terrain et leurs supérieurs à Moscou.
Les opérations conjointes menées par Wagner, les FACA et des milices alliées entre 2021 et 2023 ont été marquées par de graves violations des droits humains, notamment des massacres, de la torture et des violences sexuelles. Ces exactions nécessitaient une logistique importante, incluant le transport de troupes, l’approvisionnement en munitions et le ravitaillement en carburant. Petrolex et Capex ont joué un rôle essentiel dans cette machine de guerre, fournissant le carburant nécessaire aux opérations de contre-insurrection les plus sanglantes.
La mort d’Evgueni Prigojine en août 2023 n’a eu qu’un effet minimal sur les opérations de Wagner en République centrafricaine. Après une courte pause, le groupe a été restructuré et placé plus directement sous le contrôle du ministère russe de la Défense, avec pour objectif d’être pleinement intégré à Africa Corps. Ce changement organisationnel n’a pas affecté les activités de Petrolex et Capex, qui ont continué à fonctionner normalement. Les flux de carburant se sont même intensifiés, démontrant que la mort du chef de Wagner n’a en rien entamé l’emprise russe sur le secteur énergétique centrafricain.
Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain et le Conseil européen ont désigné le groupe Wagner comme organisation criminelle transnationale et l’ont placé sous sanctions. Ces mesures visent à empêcher les transactions financières avec Wagner et ses entités affiliées. Mais Petrolex et Capex continuent d’opérer librement, bénéficiant de la protection du gouvernement centrafricain qui ferme les yeux sur leurs liens avec une organisation criminelle sanctionnée.
Solaris Energy, une entreprise dirigée par Hamina Youssoufa, a également importé du gazole depuis juin 2022, et ses activités se sont poursuivies en 2024 malgré le monopole de Neptune Oil. Solaris distribuerait du carburant importé par Neptune et exonéré de taxes aux entreprises minières chinoises, bien que la base juridique de telles exonérations reste floue. Solaris, qui détient une licence de commercialisation, approvisionnerait également les sites exploités par Wagner, dont Ndassima.
Les volumes d’importation enregistrés montrent l’ampleur des opérations. En 2022, Petrolex importe 1 000 mètres cubes de gazole. En 2023, le volume grimpe à 2 500 mètres cubes. En 2024, Petrolex importe 4 000 mètres cubes, soit quatre fois le volume de 2022. Cette croissance exponentielle reflète l’expansion continue des activités de Wagner en République centrafricaine, tant militaires que minières.
Le carburant est au cœur des activités criminelles de Wagner en RCA. La sécurité et l’exploitation minière illicite, deux piliers de la stratégie du groupe, dépendent entièrement d’un approvisionnement constant et fiable. Depuis fin 2018, Wagner a établi un solide réseau transnational de carburant en RCA, évoluant d’opérations de contrebande informelles vers un système structuré s’appuyant sur des sociétés écrans, des distributeurs agréés et des exemptions accordées par le gouvernement. Cette évolution reflète l’ancrage institutionnel toujours plus profond de Wagner et sa capacité logistique grandissante au sein de l’économie de guerre centrafricaine.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un simple échange de mots a suffi pour qu’un ouvrier minier se retrouve à l’hôpital, passé à tabac par des soldats FACA. L’acte criminel s’est produit sur une exploitation aurifère chinoise à Gaga, où l’impunité permet aux soldats FAKA de terroriser les civils sans craindre de sanctions.
Au sein de l’armée nationale centrafricaine, personne ne répond jamais de ses actes, quelque soit le niveau de crime commis. Les militaires affectés à la sécurisation des exploitations chinoises le savent parfaitement et sont devenus des champions en criminalité de toute sorte. Ils frappent, menacent, volent, sans qu’aucune mesure disciplinaire ne vienne les inquiéter. Cette liberté totale leur permet de se comporter en maîtres absolus sur les sites où ils sont déployés.
Les centrafricains gardent en mémoire les scènes insoutenables filmées il y a quelques mois sur un site minier de Yaloké 2. Des femmes et des adolescentes jetées au sol, frappées à coups de pieds et de crosses par des uniformes déchaînés. Leur faute ? Elles ramassaient des graviers abandonnés après le passage des machines d’extraction. Ces résidus miniers, jugés sans valeur par les exploitants chinois, attirent pourtant les riverains qui espèrent y dénicher quelques paillettes d’or en les lavant patiemment. Parfois ils trouvent, parfois ils repartent les mains vides. Mais pour les soldats FACA, ces déchets leur appartiennent et ils n’acceptent aucun partage.
Les images de ces violences avaient fait le tour du pays et provoqué un tel vacarme que le chef d’état-major avait dû se déplacer en personne sur certains sites militaires proches de la capitale. Il avait promis des sanctions fermes, juré que de tels comportements ne se reproduiraient plus. Ses paroles sont restées lettre morte. Aucun militaire n’a été inquiété, aucune punition n’a été appliquée. Le haut gradé est retourné dans son bureau et la vie a repris son cours habituel. Sur le terrain, les troupes ont compris le message : elles peuvent continuer sans crainte leur chef soulard.
Depuis, les exactions se multiplient dans toute la zone minière. Villages incendiés, biens pillés, habitants frappés pour un regard de travers ou une réponse jugée insolente. La machine militaire fonctionne sans régulation ni contrôle. Les commandants ferment les yeux, la hiérarchie reste silencieuse, et les victimes n’ont aucun recours.
L’agression survenue il y a quelques semaines sur le site géré par l’entreprise chinoise IMC, communément appelé Base centrale, située dans la circonscription de Yaloke-2, s’inscrit exactement dans cette logique.
En effet, un Soldat FACA rentre sur le chantier minier de la base centrale après avoir passé quelque temps sur une autre exploitation. De son retour, le militaire semble ne pas apprécier sa mission et tient à expliquer à ses collègues qu’il déteste l’endroit où on l’a envoyé. Il préfère rester ici plutôt que là-bas. Sur le lieu, il y’a un ouvrier minier qui vient d’arriver au boulot. Le jeune est présent et écoute ce que le soldat FACA explique. Il décide alors d’intervenir pour relativiser. Il lui fait remarquer qu’il touche quand même 10 000 francs par jour sur cette affectation. Qu’il lui suffit de rester tranquille, d’assurer sa présence et d’empocher son argent à la fin de la journée. C’est d’ailleurs son boulot. Qu’il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre avec une telle rémunération pour si peu d’efforts.
Le soldat prend cette remarque comme une offense personnelle. Il se tourne vers le jeune ouvrier avec colère et lui demande pourquoi il lui répond de cette manière. Il vient d’exprimer son mécontentement et on lui dit qu’il n’a pas le droit de se plaindre. Il trouve cette réaction inadmissible. La tension monte rapidement. Le militaire sort son arme et vise le travailleur. Il s’apprête à tirer quand ses camarades se précipitent pour l’en empêcher. Dans la confusion, deux coups de feu partent vers le ciel. Le bruit des détonations fige tout le monde pendant quelques secondes.
Puis tous les soldats se jettent sur le jeune ouvrier. Ils le frappent avec leurs crosses, le cognent avec leurs fusils, le rouent de coups au corps et à la poitrine. La violence est telle que des témoins finissent par intervenir pour tenter de calmer les agresseurs. Il faut plusieurs personnes pour les séparer de leur victime. L’homme reste au sol, couvert de blessures.
Un moment plus tard, le sous-lieutenant qui commande la base arrive sur les lieux. Au lieu de sanctionner ses hommes, il s’en prend aux jeunes conducteurs présents, mais également à tous les ouvriers. Il les accuse d’avoir provoqué l’incident, leur reproche d’avoir créé des problèmes. Il multiplie les menaces sans jamais évoquer la responsabilité de ses militaires dans cette agression sauvage. Le commandant LAMTAGUÉ, chef de la sécurité d’IMC qui supervise l’ensemble des sites de l’entreprise chinoise, est également informé de la situation, mais préfère ne rien dire, plutôt cautionner ce crime.
Finalement, le sous-lieutenant installe la victime dans son véhicule et l’emmène à l’hôpital pour qu’on soigne ses blessures. Une fois remis, l’ouvrier refuse catégoriquement de revenir travailler sur ce site. Il a trouvé un emploi sur une autre exploitation minière, loin de ces militaires qui règnent par la terreur. Le soldat responsable de l’agression, lui, continue son service normalement. Il bénéficie de la protection de sa hiérarchie et personne ne lui demandera jamais de comptes pour ce qu’il a fait
Ninga Luc, député sortant de Baboua, où tu as trouvé ce faux baccalauréat de 2004? Explique nous, où tu as fait la classe de cinquième ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-sortant-de-baboua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député sortant de Baboua
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Constitution du 30 mars 2023 fixe le baccalauréat comme niveau minimum pour se présenter aux Élections législatives en Centrafrique. Cette disposition, présentée comme une mesure de revalorisation de l’Assemblée nationale, cache en réalité une stratégie politique bien précise.
Le député sortant de Baboua, Ninga Luc, investi par le MCU pour les législatives de décembre 2025, affirme détenir un baccalauréat obtenu en 2004. Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC à Baboua, cette affirmation ne correspond pas à la réalité. L’élu aurait en fait arrêté ses études en classe de sixième.
En 2004, année où il prétend avoir passé son baccalauréat, Ninga Luc travaillait comme chauffeur pour l’Église Évangélique Luthérienne en RCA à Baboua. Il s’est ensuite reconverti dans le commerce d’alcool avant de se lancer en politique. Dans une sous-préfecture comme Baboua où tout le monde se connaît, son parcours reste de notoriété publique.
En plus, l’exigence constitutionnelle du baccalauréat vise en réalité à faire basculer les députés analphabètes, voir même illettrés, issus de l’opposition et indépendants vers le camp présidentiel. Finalement, la manœuvre a fonctionné. Ces élus, menacés de perdre leur éligibilité, ont rejoint massivement le MCU pour bénéficier de sa protection.
Ninga Luc a suivi ce chemin. Élu sous l’étiquette MLPC grâce à la popularité de ce parti, il a quitté cette formation sans même démissionner officiellement pour rallier le parti présidentiel. Une fois dans le camp présidentiel, ces transfuges peuvent se permettre de produire des diplômes douteux sans craindre de sanctions.
Le cas de Ninga Luc n’a rien d’exception. Près d’une centaine de députés se trouvent dans une situation similaire : anciens indépendants, une vingtaine d’élus de l’opposition, tous ont basculé à cause de cette exigence du baccalauréat. Parmi eux, d’anciens vendeurs de pétrole de nuit, des vendeurs ambulants, des bouchers. Certains ont quitté l’école depuis des décennies et retrouvent miraculeusement leur diplôme grâce au MCU.
Pourtant, la Cour constitutionnelle a validé la candidature de Ninga Luc sans difficulté, comme elle l’a fait pour des dizaines d’autres dossiers comparables. Le contrôle des diplômes reste une formalité pour ceux qui appartiennent au camp présidentiel.
Bangui plongée dans la terreur nocturne : les braquages armés se multiplient
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica.jpg” data-wpel-link=”internal”>En face de National Hôtel à Bangui. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les habitants de la capitale Bangui vivent des heures difficiles. Les agressions se répètent, les vols s’enchaînent, et la population de la capitale centrafricaine ne cesse d’alerter les autorités sur la dégradation de leur quotidien. Le deuxième arrondissement a particulièrement souffert ces derniers jours.
En effet, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 décembre, vers 22 heures, quatre hommes armés ont tenté de s’emparer d’une moto d’un particulier dans le secteur de Sica 3. L’attaque s’est produite quelque part entre le terrain Atémi et l’école Nicolas Baré, ciblant des usagers qui circulaient à cette heure tardive.
Les malfaiteurs, qui se déplaçaient à pied, n’ont finalement pas réussi leur coup. Mais l’incident rappelle combien cette zone est devenue peu sûre et insupportable pour ceux qui doivent y passer, surtout une fois la nuit tombée.
Les riverains pointent du doigt un problème récurrent : l’absence totale d’éclairage public dans ce secteur. Les rues baignent dans le noir complet, créant des conditions idéales pour que des individus malintentionnés puissent agir sans être repérés facilement. Cette obscurité permanente transforme chaque déplacement nocturne en pari risqué pour tous les usagers.
Les usagers de deux-roues sont devenus des cibles privilégiées. Leurs engins , faciles à revendre et à faire disparaître, attirent les bandes organisées qui opèrent dans ces quartiers mal éclairés. Les motocyclistes hésitent maintenant à emprunter certains axes après le coucher du soleil.
Le deuxième arrondissement n’est pas le seul à connaître cette situation. D’autres quartiers de la capitale rapportent des incidents similaires, alimentant l’inquiétude générale.
Centrafrique : quand les soldats FACA réinstallent leur checkpoint de racket près de Koumboli, à 5 km de Zémio et pillent la population
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-un-des-checkpoints-des-soldats-faca-dans-le-haut-mbomou-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’un des checkpoints des soldats FACA dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans un pays où les exactions des forces armées se multiplient sans la moindre sanction, ces criminels en uniformes se croient au dessus de la loi. Et c’est exactement ce qui se passe dans notre pays, en République centrafricaine. Le cas de la ville de Zémio confirme parfaitement cette dérive des hommes en uniforme.
En effet, les exactions des forces de l’ordre, notamment les soldats FACA à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, montrent une fois de plus la dérive sécuritaire qui continue de déstabiliser la République centrafricaine. Alors que le commandement militaire devrait assurer la protection des populations, les soldats déployés dans cette région du sud-est se sont transformés en véritables bandits en uniforme, imposant un système de racket organisé sur des civils déjà traumatisés par des mois de violence.
L’histoire récente de Zémio porte encore les traces d’une période sombre qui a débuté en avril 2025. Des affrontements d’une extrême violence ont alors opposé miliciens Azandé, soldats FACA, policiers, gendarmes, les casques bleus de la Minusca et mercenaires russes dans une spirale meurtrière qui a coûté la vie à de nombreux combattants de tous bords, mais surtout à une population civile prise en étau. Face à l’intensité des combats et à l’insécurité généralisée, les habitants de Zémio et des villages environnants ont pris le chemin de l’exil, traversant massivement la frontière vers la République démocratique du Congo voisine. L’exode fut massif et la situation catastrophique pour ces familles contraintes d’abandonner leurs terres, leurs maisons et leurs moyens de subsistance.
Plusieurs mois plus tard, la situation s’est quelque peu apaisée dans la région. Les armes se sont tues et un calme précaire s’est installé à Zémio. Encouragées par cette accalmie et poussées par la nécessité économique, les populations réfugiées en RDC ont commencé à revenir progressivement. Leur objectif est simple : cultiver leurs champs, reprendre leurs activités et tenter de reconstruire ce que la guerre a détruit. Mais ce retour, loin d’être facilité par les forces de l’ordre, se transforme en véritable calvaire à cause de l’avidité des soldats censés assurer leur sécurité.
Les premiers obstacles sont apparus dès la frontière. Les éléments des FACA ont installé une barrière aux abords de la rivière qui marque la limite entre les deux pays, transformant ce point de passage en poste de racket. Pour chaque citoyen centrafricain souhaitant rentrer chez lui, il faut désormais s’acquitter d’une somme d’argent importante. Les soldats ne cherchent même plus à dissimuler leurs intentions : ce qui les intéresse, c’est racketter la population. Le retour au pays, qui devrait être un droit fondamental, est devenu un commerce lucratif pour ces militaires sans scrupules.
Mais cette première barrière ne suffisait apparemment pas à satisfaire l’appétit financier des FACA. Un nouveau checkpoint vient d’être installé à trois kilomètres du village de Koumboli, lui-même situé à cinq kilomètres de Zémio. Ce positionnement stratégique n’a rien d’anodin. Les populations des villages environnants, dont Koumboli, ont repris leurs activités agricoles et approvisionnent désormais la ville de Zémio en produits vivriers. En effet, les habitants de Zémio qui avaient fui en RDC n’ont pas pu cultiver pendant leur exil et se retrouvent aujourd’hui en situation de pénurie alimentaire, dépendant des denrées produites dans les villages périphériques.
C’est précisément sur ce flux commercial vital que les soldats FACA ont décidé de prélever leur dîme. Au checkpoint installé avant Koumboli, les paysans qui transportent leurs produits agricoles vers Zémio sont automatiquement arrêtés. Après avoir vendu leurs marchandises en ville, ils doivent payer pour franchir le barrage au retour. Mais le racket ne s’arrête pas à cette taxe illégale. Certains soldats, décrits comme particulièrement crapuleux et criminels, se livrent à des fouilles en règle sur les villageois. On ne sait pas précisément ce qu’ils cherchent lors de ces fouilles, mais l’humiliation et l’intimidation sont manifestes. Ces pratiques rappellent les méthodes de véritables bandits de grand chemin, sauf que ces bandits portent l’uniforme de l’armée nationale.
La population locale se trouve ainsi prise au piège d’un système absurde. D’un côté, elle doit nourrir Zémio pour survivre économiquement. De l’autre, chaque voyage vers la ville devient une épreuve financière et psychologique. Mais le plus inquiétant dans cette affaire reste les menaces proférées par les militaires eux-mêmes. Les soldats ont explicitement averti la population : si quelqu’un ose rapporter leurs agissements au commandant, ils reviendront brûler le village de Koumboli. Cette menace n’est pas vaine puisque ces mêmes soldats avaient déjà incendié des habitations dans le passé. Le message est clair : silence et soumission, ou représailles collectives.
Cette stratégie d’intimidation montre que ces militaires savent très bien que leurs actes sont illégaux. S’ils menacent la population en cas de dénonciation, c’est bien parce qu’ils savent que leur commandant pourrait, en théorie, intervenir. Mais le commandant en question, un certain Banafio, semble lui-même être partie prenante de ce système de corruption généralisée. Décrit comme particulièrement crapuleux, Banafio représente l’échec total de la chaîne de commandement militaire en Centrafrique. Comment imaginer qu’un officier digne de ce nom puisse tolérer de telles pratiques de la part de ses hommes, à moins d’en être complice ou bénéficiaire ?
La situation à Zémio n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des dérives des forces de sécurité centrafricaines. Partout dans le pays, les FACA se rendent coupables d’exactions qui dépassent l’entendement, dans une impunité totale. Aucun mécanisme de contrôle ne semble fonctionner. Aucune sanction n’est prononcée. Aucune enquête n’est diligentée. Les autorités civiles et militaires restent silencieuses face à ces abus systématiques, laissant le champ libre à des soldats qui se comportent comme des seigneurs de guerre dans leurs fiefs respectifs. Cette absence totale de réaction du commandement militaire et des plus hautes autorités de l’État pose des questions sur la gouvernance du pays. Comment peut-on prétendre exercer une quelconque autorité sur le territoire national quand les représentants de l’État eux-mêmes terrorisent, rackettent et menacent les populations qu’ils sont censés protéger ?
À Zémio, les habitants qui ont survécu aux violences d’avril dernier, qui ont connu l’exil et qui tentent aujourd’hui de reconstruire leur vie, se retrouvent victimes d’un nouveau système d’oppression. Le checkpoint installé entre Koumboli et Zémio montre l’échec complet de l’État centrafricain à garantir les droits les plus élémentaires de ses citoyens. La liberté de circulation, le droit de commercer, la protection contre les abus de pouvoir : autant de principes bafoués quotidiennement par ceux-là mêmes qui portent l’uniforme national.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Avec la saison sèche qui pointe son nez à l’horizon, les braquages et actes de criminalité reprennent dans la préfecture de la Vakaga. Ce que redoutait la population commence à se produire concrètement malheureusement sur le terrain.
Après l’assassinat d’un homme d’une cinquantaine d’années à Amdafock il y a quelques semaines, suivi de nombreux braquages commis par ces bandits soudanais, c’est maintenant le tour du village de Ndah. L’axe routier menant vers Ndah, en direction du Tchad, devient le lieu de prédilection de ces bandits soudanais. C’est ainsi que le lundi 8 décembre, deux pick-up chargés d’hommes lourdement armés ont franchi le territoire centrafricain en provenance du Soudan voisin.
Les assaillants ont contourné Amdafock puis Boromata avant de se positionner à une quarantaine de kilomètres de Ndah sur l’axe du Tchad, près du village d’Aouck. À cet endroit précis, ils ont barré la route et intercepté tous les usagers. Automobilistes, motocyclistes et piétons ont été contraints de s’arrêter. Les bandits ont dépouillé chaque personne de ses biens, vidant les poches et s’emparant des marchandises transportées, y compris de leurs téléphones mobiles.
Parmi les victimes se trouvaient des commerçants qui quittaient Boromata pour rejoindre 5 Kilos, une localité où ils espéraient vendre leurs produits. Quelques-uns ont pu passer avant l’installation du barrage, mais d’autres sont tombés dans le piège tendu par ces hommes armés.
Ces hommes connaissent parfaitement la région, les petites pistes et les endroits où passent régulièrement les usagers. Leur familiarité avec le terrain leur permet de choisir les meilleurs emplacements pour tendre leurs embuscades. Cette méthode leur permet de frapper rapidement avant de disparaître dans les zones difficiles d’accès
la COSCIPAC alerte sur le processus électoral en cours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Delphin-Kotto-de-la-COSCIPAC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Delphin Kotto de la COSCIPAC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La COSCIPAC confirme une montée de tensions autour du processus électoral en cours, avec un climat social crispé et un rejet visible du pouvoir lors des cérémonies du 1er décembre 2025. L’organisation estime que les signaux de rupture entre les autorités et la population deviennent trop importants pour être ignorés.
À lire l’intégralité du texte ici :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La COSCIPAC suit avec une grande attention le processus électoral en cours, dans un contexte sociopolitique tendu qui fait craindre une crise post-électorale grave et prolongée.
Depuis plusieurs mois, la COSCIPAC n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la montée des tensions sociales, résultant d’une rupture croissante de confiance entre les autorités et la population. Cette défiance s’est clairement manifestée lors des célébrations de la fête du 1er décembre 2025.
En effet, les festivités, censées symboliser l’unité nationale, se sont transformées en une démonstration de rejet populaire du régime en place. L’avenue des Martyrs, habituellement pleine de ferveur, a connu un défilé morose, marqué par une faible mobilisation.
Dans les quartiers, le silence et l’indifférence régnaient, comme si la nation n’était pas en fête. Cela démontre le profond désengagement du peuple face à un pouvoir qui, après dix ans de règne, est incapable de présenter un bilan crédible, préférant distraire l’opinion avec des mises en scène politiciennes (danse magique, inauguration des édifices religieux etc … ) Face à cette situation, la COSCIPAC estime qu’il n’est pas trop tard pour sauver ce qui peut encore l’être. Nous appelons le président TOUADERA à faire preuve de courage politique en reportant ces Élections, qui s’apparentent déjà à une messe de requiem, dont l’issue semble connue d’avance.
La COSCIPAC réaffirme que seul le dialogue inclusif et sincère peut permettre d’apaiser les tensions, de restaurer la confiance, et de garantir un processus électoral véritablement crédible, juste et apaisé.
Nous nous étonnons par ailleurs du soutien affiché par la Minusca à un processus électoral manifestement bâclé, mené au mépris des dispositions du Code électoral. Ce soutien soulève des interrogations légitimes sur les intentions réelles de la communauté internationale.
Veut-elle réellement la stabilité du pays ou cherche-t-elle à justifier sa présence prolongée en entretenant un cycle de crises répétées ?
Enfin, la COSCIPAC lance un appel solennel aux forces vives de la nation : restons vigilants, unis et déterminés à rejeter la dérive autoritaire actuelle. Combattons ensemble cette tyrannie imposée par TOUADERA et ses alliés, avec la complicité passive d’une communauté internationale silencieuse face aux dérives.
Sur le site minier chinois de Rondi,dans la Nana-Mambéré, Le commandant Lamtagué organise une séance de torture publique des ouvriers après la publication du CNC sur ses dérives
Un jeune homme orpailleur subissant ses services par les soldats FACA
Le 5 décembre dernier, le commandant Lamtagué de l’armée nationale s’est rendu sur le chantier chinois de Rondi, dans la Nana-Mambéré, près de la sous-préfecture d’Aba. Furieux des articles publiés par CNC sur ses pratiques criminelles, il a décidé de rassembler tous les ouvriers soi-disant pour une réunion. Mais ce qui a suivi dépasse l’entendement : torture, violence, terreur. Le commandant Lamtagué, ex-rebelle libérateur de Bozizé, est un véritable bandit du grand chemin, un criminel, un psychopathe de nature.
Pour comprendre l’histoire, il faut remonter au début. En effet, depuis plusieurs années maintenant, les sites miniers chinois implantés en République Centrafricaine fonctionnent sous la protection des éléments de Forces Armées Centrafricaines. Partout sur le territoire national, ces soldats censés sécuriser les installations ont transformé leur mission en entreprise personnelle d’enrichissement et de criminalité. Le chantier de Rondi, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, représente l’un des cas les plus graves que le pays n’ait jamais connus de son histoire.
L’une des équipes du CNC s’est rendue sur place depuis plusieurs semaines. Nos journalistes ont passé plusieurs jours sur ce terrain, ont rencontré les victimes, ont vu de leurs propres yeux ce qui se passe. Le site appartient à la société chinoise IMC, qui exploite également des chantiers miniers à Yaloqué, notamment vers Zawa, Gaga et Carrefour et dans d’autres zones du pays. À la tête de la sécurité de l’IMC, un homme : le commandant Lamtagué. Mais sur chaque site minier, il place des sous-officiers et des lieutenant.
Mais cet ex-rebelle de Bozizé, devenu officier de l’armée nationale, a bâti un système complet d’exploitation. Il recrute clandestinement des travailleurs camerounais et empoche sur chaque salaire. Il taxe les villageois centrafricains qui viennent ramasser les “poubelles” chinoises, ces graviers rejetés après extraction de l’or : 1 000 francs par passage. Il impose aux orpailleurs locaux qui continuent de chercher de l’or dans leurs propres trous une redevance de 50 000 francs par semaine. Il réquisitionne les habitants pour un travail forcé et gratuit dans les sites miniers que les soldats exploitent pour leur compte personnel.
Nos journalistes ont documenté ces pratiques. Ils ont recueilli les témoignages directs, constaté les faits, vérifié chaque information. Une première enquête a été publiée, détaillant le recrutement illégal des Camerounais. Une deuxième est sortie, exposant le système de taxation imposé aux villageois. Une troisième a suivi, montrant comment les militaires utilisent les populations comme main-d’œuvre gratuite. Trois articles au total. Une dizaine d’autres restent encore à paraître tant le matériel collecté est abondant.
Ces publications ont rendu le commandant Lamtagué fou de rage. L’officier a d’abord envoyé plusieurs messages à la rédaction de CNC. Il contestait, il menaçait, il exigeait des démentis. Mais les faits étaient là, documentés, vérifiés. Puis il a été convoqué deux fois à Bangui, selon ses propres explications, pour s’expliquer devant sa hiérarchie. À chaque fois, il en est ressorti libre. Son grade le protège, à en croire ses explications. Il le sait parfaitement.
C’est dans ce contexte qu’il s’est déplacé personnellement sur le chantier de Rondi le 5 décembre dernier. Il est arrivé vers 16 heures. Il a fait rassembler tous les employés du site sans exception. Ouvriers, chauffeurs, personnel de tous niveaux ont été convoqués. Il parlait d’une réunion de travail. Personne ne pouvait refuser, personne n’imaginait ce qui allait suivre.
Dès le début, l’atmosphère était pesante. Le commandant Lamtagué avait ce regard dur, cette tension dans la voix qui annonçait quelque chose de grave. Il a commencé par ordonner la confiscation de tous les téléphones portables de chaque employé. Pas d’exception, pas de discussion possible. Un par un, chaque employé a dû remettre son appareil. Les téléphones s’empilaient devant lui. Il voulait fouiller leur contenu, traquer ceux qui lisaient les articles de Corbeau News, ceux qui suivaient les publications, ceux qui pouvaient avoir des contacts avec la rédaction.
L’inspection a commencé méthodiquement. Le commandant Lamtagué passait d’un téléphone à l’autre, ouvrait les applications, parcourait les messages, scrutait les photos. Il cherchait une preuve, n’importe laquelle, qui lui permettrait d’identifier les “traîtres”. Dans sa tête, quelqu’un sur ce chantier avait forcément livré des informations à la presse. Il était convaincu que les journalistes ne pouvaient pas connaître tous ces détails sans l’aide d’employés du site.
Mais la surprise arrive. Dans les téléphones de deux ouvriers, il a trouvé ce qu’il cherchait. Les articles de CNC étaient là, consultés, peut-être même sauvegardés. Pour ces deux hommes, ce moment a marqué le début d’un cauchemar de leur vie. Le commandant Lamtagué les a désignés publiquement devant toute l’assemblée. Sa voix tremblait de colère. “Vous m’avez trahi. Vous avez raconté des choses à mon nom à Corbeau News Centrafrique, les journaux de CNC. C’est à cause de vous qu’on m’a convoqué à Bangui.”
Les accusations fusaient maintenant. Le commandant hurlait. “On m’a convoqué deux fois à Bangui, deux fois. Mais ils se sont trompés. Ils ne vont rien me faire. J’ai donné mes explications et c’est terminé. Je suis officier supérieur, je suis commandant. Rien ne va m’arriver. Rien.”
Puis, sans prévenir, il s’est jeté sur les deux ouvriers. Il les a plaqués au sol avec violence. Cet homme qui affirmait publiquement n’avoir jamais frappé personne de toute sa vie, qui disait n’avoir jamais connu la bagarre même dans sa jeunesse, s’est transformé en bandit du grand chemin d’une férocité inouïe. Les coups ont commencé à pleuvoir. Des coups de poing, des coups de pied, sans retenue, sans limite. Les deux hommes au sol tentaient de se protéger la tête, de rouler sur le côté, mais le commandant continuait, acharné, possédé par une fureur vengeresse.
L’assemblée assistait à cette scène dans un silence glacé. Personne n’osait bouger. La terreur paralysait tous les témoins. Ils voyaient le chef de sécurité de l’IMC, un officier supérieur de l’armée nationale, torturer deux de leurs collègues en plein jour, devant tout le monde, sans la moindre gêne. Le tabassage a duré plusieurs minutes. Entre les coups, le commandant continuait de hurler ses accusations, ses menaces, ses justifications. “Vous allez voir aujourd’hui ce qui arrive quand on raconte des choses à mon nom. Vous allez regretter d’être nés.”
Les deux victimes gémissaient de douleur. Leur visage était tuméfié, leurs vêtements déchirés, leur corps meurtri. Mais le commandant ne s’arrêtait pas. Il frappait encore et encore, comme s’il voulait effacer par la violence l’humiliation d’avoir été convoqué à Bangui, comme s’il voulait prouver à tous qu’il restait le maître absolu de ce territoire.
À un moment, deux autres ouvriers ont tenté de prendre la parole. Peut-être voulaient-ils calmer la situation, peut-être voulaient-ils expliquer que ces deux hommes n’avaient rien fait de mal, que lire un article de presse n’était pas un crime. Le commandant s’est retourné vers eux comme un lion dérangé dans sa chasse. Il s’est précipité, a attrapé leurs têtes à deux mains et les a cognées l’une contre l’autre avec une force terrible : gbaww gbaww gbaww. . Le bruit du choc a glacé l’assistance. “Fermez votre gueule. Je suis officier. Vous savez qui je suis ? Je suis officier.”
Cette démonstration de force, cette exhibition de violence assumée ne laissait aucun doute. Le commandant Lamtagué agissait en pleine lumière, devant des dizaines de témoins, convaincu que son grade le plaçait au-dessus de toutes les règles, sauf face aux Wagner. Il venait de prouver qu’il pouvait frapper, torturer, humilier qui il voulait sans craindre la moindre conséquence.
Après avoir terrorisé et maltraité les employés centrafricains, il s’est tourné vers les travailleurs camerounais présents sur le site. Ces hommes qu’il avait lui-même fait venir illégalement, contournant toutes les procédures d’embauche officielles, touchant au passage sa commission sur leurs maigres salaires.
“Vous allez rentrer chez vous maintenant. L’enquête risque de venir ici. Vous partez aujourd’hui. Et quand vous reviendrez plus tard, ne comptez pas sur moi pour vous protéger.”
Cette déclaration en disait long. Malgré son assurance affichée, malgré ses déclarations tonitruantes sur son impunité, le commandant Lamtagué redoutait visiblement qu’une enquête officielle ne débarque sur le site. Les travailleurs camerounais recrutés illégalement représentaient une preuve trop visible de ses combines. Il préférait les faire disparaître temporairement, le temps que l’orage passe.
Le parcours du commandant Lamtagué explique en partie son comportement. En 2003, François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d’État. Les rebelles qui l’accompagnaient se faisaient appeler les libérateurs. Lamtagué faisait partie de cette troupe, recruté au Tchad. Après la victoire, Bozizé l’a intégré dans les Forces Armées Centrafricaines. L’homme a ensuite gravi les échelons, profitant du système, utilisant les réseaux, accumulant les appuis. Aujourd’hui commandant, il se croit tout-puissant. Son passé de rebelle devenu militaire officiel lui donne cette arrogance particulière de celui qui pense avoir tout vécu, tout surmonté, et que rien ne peut atteindre. Mais il n’a pas compter sur les Wagner qui pouvaient le sodomiser comme ils veulent.
Sur le terrain, à Rondi, son pouvoir s’exerce sans limites. Les villageois de la région exploitaient ces terres aurifères depuis toujours. Pères, mères, enfants tiraient leur subsistance de l’orpaillage manuel. Quand l’État a cédé ces terrains aux Chinois, ces familles ont tout perdu du jour au lendemain. Leurs sites de travail, leurs sources de revenus, leur moyen de survie, tout a disparu d’un coup.
Pour tenter de sauver quelque chose, ils se sont rabattus sur la récupération des “poubelles” chinoises. Ces tas de graviers que les exploitants rejettent après avoir extrait l’or contiennent encore parfois quelques paillettes. Les villageois venaient fouiller ces déchets dans l’espoir d’y trouver de quoi nourrir leurs familles. Mais même cette activité misérable, le commandant Lamtagué l’a taxée.
Une barrière a été installée à l’entrée du site. Chaque matin, ceux qui voulaient accéder aux tas de graviers rejetés devaient payer 1 000 francs CFA. Un vieux de soixante-dix ans, une femme enceinte, un jeune homme, tout le monde payait le même tarif. Pas d’exception. Un deuxième passage dans la journée coûtait 1 000 francs supplémentaires. Pour des gens qui vivaient déjà dans l’extrême pauvreté, cette taxe quotidienne représentait une charge écrasante.
Certains tentaient de contourner la barrière, de passer en dehors des heures de contrôle, d’esquiver le péage. Les soldats patrouillaient constamment. Quand ils attrapaient un contrevenant, la punition était immédiate et féroce. Le malheureux se faisait tabasser sauvagement. Les coups pleuvaient jusqu’à ce que la victime ne puisse plus se relever. Un exemple pour les autres, une démonstration de ce qui attendait ceux qui refuseraient de payer.
Deux bases militaires encadrent le chantier de Rondi. Base 1 et Base 2. De ces positions, les soldats contrôlent tout le secteur. Rien ne leur échappe. Chaque mouvement, chaque activité est surveillée et taxée. Pour les villageois qui continuaient d’extraire de l’or ailleurs, dans des trous qu’ils avaient creusés eux-mêmes loin du site chinois, le commandant a fixé une redevance hebdomadaire : 50 000 francs CFA. Chaque semaine, sans faute.
Cette somme dépassait les capacités de la plupart des orpailleurs. Beaucoup ne gagnaient même pas cette somme en un mois de travail acharné. Ceux qui ne pouvaient pas payer voyaient leur matériel saisi et bloqué. Les pompes à eau indispensables pour laver les graviers, les groupes électrogènes qui alimentaient les installations, tous les outils nécessaires à l’extraction étaient confisqués. Impossible de travailler sans ces équipements. Les familles se retrouvaient sans ressources du jour au lendemain.
Les détails sur les dérives du commandant Lamtagué se poursuivent sur CNC dans nos prochains articles. Le radar du CNC est braqué sur lui durant ces 5 prochaines années. Vous suivez en détails tous ses agissements sur CNC.
Vakaga : Un Soldat FACA tue son collègue et blesse un civil lors d’une altercation militaire sur le marché du village de Ndah
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/trois-soldats-faca-sur-une-moto-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Trois soldats FACA sur une moto en province
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une tragédie s’est déroulée ce mardi 9 décembre 2024 dans le village de Ndah, situé dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, où une intervention militaire a tourné au drame.
L’histoire commence au marché de Ndah, une localité peuplée essentiellement de musulmans de l’ethnie Rounga qui ont pour habitude de porter des couteaux attachés à la ceinture, une pratique ancestrale courante dans cette région de la Vakaga. C’est dans ce contexte que ce mardi 9 décembre, peu avant midi, un jeune homme se promenait tranquillement dans le marché de Ndah avec son couteau, sans déranger personne.
C’est alors que trois soldats des Forces armées centrafricaines sont arrivés sur le marché. En voyant le jeune homme, ils se sont dirigés vers lui et lui ont ordonné de remettre son couteau. Le jeune a refusé poliment, leur expliquant que c’était son bien personnel, qu’il ne provoquait personne et qu’il n’avait jamais eu de bagarre avec qui que ce soit.
Les militaires n’ont pas accepté cette réponse. Deux d’entre eux se sont rapprochés du jeune pour tenter de lui retirer le couteau de force. Le jeune a répété qu’il s’agissait de son propre couteau et a demandé qu’on le laisse partir tranquillement.
Devant cette résistance, le troisième soldat a pris les choses en main. Il a dit à ses deux collègues de s’éloigner du jeune homme, annonçant qu’il allait tirer. Les deux autres se sont écartés comme demandé.
Le soldat a alors pris son arme, l’a chargée et a ouvert le feu. La première balle a atteint le jeune homme qui s’est effondré, gravement blessé. La deuxième balle est partie maladroitement et a touché l’un des collègues du tireur, un soldat FACA qui se trouvait à proximité.
Ce soldat FACA est mort sur le coup. Le jeune homme, quant à lui, a été transporté à l’hôpital où il lutte contre ses blessures graves. L’auteur des tirs reste dans les rangs de l’armée sans qu’on sache ce qui lui arrivera.
Cet événement vient s’ajouter à une très très longue liste d’actes commis par les soldats FACA et leurs responsables dans différentes parties du pays. Les habitants de Ndah ont assisté à cette scène qui aurait pu être évitée si le dialogue avait été privilégié. Le marché, lieu habituellement animé et paisible, a été le témoin de cette violence qui a coûté la vie à un militaire et blessé gravement un jeune homme dont le seul tort était de porter un couteau selon les coutumes locales
Pendant que le gouvernement centrafricain pleure la crise financière et l’absence de moyens pour payer les fonctionnaires de certaines institutions de l’État, le président Faustin Archange Touadéra continue tranquillement de bâtir son empire immobilier dans la capitale. Sa dernière acquisition : une colonne d’immeubles sur l’avenue Barthélemy-Boganda, au cœur de Bangui, payée cash 400 millions de francs CFA.
L’immeuble en question se trouve au centre-ville, non loin de l’ancien supermarché Bamag, à proximité de la station-service Total. Il s’agit d’une propriété qui appartenait au défunt homme d’affaires Alhadji Biri, le propriétaire du célèbre empire commercial Africa Auto, décédé au début de cette année 2025.
Depuis la mort de ce riche commerçant d’origine nigériane, ses héritiers se livrent une bataille acharnée pour le partage de l’héritage colossal qu’il a laissé derrière lui. C’est précisément dans ce contexte de tensions familiales que le président Touadéra s’est incrusté, avec l’aisance d’un prédateur qui flaire une opportunité.
Le chef de l’État n’a pas perdu de temps. Il a sorti 400 millions de francs CFA cash pour s’offrir cette colonne de bâtiments où le défunt Alhadji Biri avait installé l’un de ses magasins. Mais comme à son habitude, Touadéra n’a pas acheté à son nom. Pour brouiller les pistes, il a utilisé le nom du frère de sa première épouse, Brigitte Touadéra. Une technique désormais classique dans le manuel de l’enrichissement présidentiel.
Cette acquisition vient s’ajouter à une liste déjà longue. Après avoir raflé des étendues immenses de terrains à Boy-Rabe, son quartier d’enfance où il rêve de construire un complexe résidentiel pharaonique baptisé “Touadéra”, après avoir acquis des parcelles gigantesques dans la cité Golf au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, après avoir bâti des immeubles au centre-ville et acheté des villas dans le 7ème arrondissement à la cité de Bellevue, le président poursuit méthodiquement son projet de transformer la capitale centrafricaine en propriété privée.
L’ironie de la situation est glaçante. Alors que le régime multiplie les discours sur la crise financière qui frappe le pays, alors que les hôpitaux manquent de tout et que les écoles tombent en ruine, le président, lui, dispose de centaines de millions de francs CFA à débourser cash pour des achats immobiliers personnels.
Touadéra, qui était déjà le “premier milliardaire centrafricain” à l’époque où il était Premier ministre, a visiblement franchi un cap depuis qu’il occupe le fauteuil présidentiel. Sa fortune a atteint des proportions qui dépassent l’entendement. Si le mot “milliardaire” existait encore pour le qualifier à l’époque, il faudrait aujourd’hui inventer un nouveau terme pour décrire l’ampleur de son enrichissement.
En République centrafricaine, la fonction d’État est devenue synonyme de richesse illimitée. Contrairement aux autres pays où ce sont les hommes d’affaires qui deviennent milliardaires grâce à leur travail et leur entreprise, ici, chez nous, ce sont ceux qui travaillent pour l’État qui accumulent des fortunes colossales. Le monde à l’envers.
Les héritiers d’Alhadji Biri, qui se déchirent pour quelques miettes de l’héritage paternel, ont dû se frotter les mains en voyant arriver l’argent présidentiel. Quatre cents millions cash, sans négociation, sans discussion. Le genre de transaction qui fait taire les querelles familiales, au moins temporairement.
Pendant ce temps, dans les rues de Bangui, les citoyens ordinaires se demandent comment joindre les deux bouts. Les marchés sont vides, les prix flambent, et le gouvernement continue de répéter que le pays traverse une période difficile. Mais visiblement, cette difficulté ne concerne pas tout le monde.
L’ambition de Touadéra ne se limite pas à rester au pouvoir jusqu’à sa mort, comme il l’a clairement montré en préparant son hold-up constitutionnel pour un troisième mandat. Il veut aussi posséder physiquement la capitale, bâtiment par bâtiment, quartier par quartier. Une monarchie moderne où le roi ne se contente pas de régner, mais possède aussi tout le royaume.
L’affaire de Boy-Rabe, où un vieux retraité résiste toujours à céder sa concession malgré toutes les pressions, montre bien la détermination du président. Mais elle montre aussi qu’il reste encore des Centrafricains qui refusent de tout vendre, même face au pouvoir absolu.
Combien d’autres immeubles, combien d’autres terrains, combien d’autres propriétés Touadéra compte-t-il encore acquérir avant les Élections de décembre 2025 ? La question reste ouverte. Ce qui est certain, c’est que pendant que le pays s’enfonce dans la misère, le président, lui, continue de s’enrichir comme jamais.
Quatre cents millions de francs CFA cash. Pendant que le peuple attend ses salaires.
Centrafrique : arrestation d’un exploitant Chinois armé qui terrorisait les ouvriers avec son fusil sur le chantier de Dimba
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/l-exploitant-chinois-avec-son-arme-de-guerre-sur-lui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’exploitant chinois avec son arme de guerre sur lui
La recrudescence des enlèvements contre rançon pousse les exploitants chinois à s’armer massivement. Beaucoup possèdent maintenant des kalachnikovs qu’ils exhibent sans complexe sur leurs sites d’extraction. Mais parfois, ce port d’arme chinois tourne au cauchemar pour les employés. C’est exactement ce qui s’est passé sur un site minier chinois dans la Nana-Mambéré.
L’histoire qu’on va vous expliquer pour vous donner l’exemple de la montée de la présence d’armes sur des sites miniers chinois se déroule à dimba, sur l’axe d’Aba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré où opère la Société chinoise tien pao, avec le chef du chantier qui porte son arme de guerre visible sur lui. L’homme ne se contentait pas de posséder discrètement une arme pour sa protection personnelle, mais il la portait visiblement durant ses déplacements quotidiens sur le chantier, la rendant visible aux yeux de tous ses employés. Cette exhibition permanente servait un objectif précis : maintenir une pression constante sur les travailleurs centrafricains placés sous ses ordres.
Dès qu’un ouvrier osait formuler la moindre contestation ou élever la voix, le chinois brandissait son fusil d’assaut pour couper court à toute velléité de protestation. Cette méthode de gestion par la peur fonctionnait efficacement, paralysant les employés qui n’avaient d’autre choix que de subir les conditions imposées. Ce chinois justifiait cette possession d’arme de guerre en affirmant avoir régularisé sa situation administrative. Selon ses déclarations répétées aux travailleurs, il aurait acquitté les frais nécessaires pour obtenir un permis de port d’arme en bonne et due forme. Fort de cette autorisation qu’il prétendait détenir, il estimait avoir tous les droits pour se balader armé comme bon lui semblait.
Seulement, les intimidations répétées ont fini par devenir insupportables pour les ouvriers. Les récits des employés menacés ont circulé bien au-delà des limites du chantier, remontant progressivement jusqu’aux oreilles du sous-préfet. Cette fois, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le contact a été fait avec les autorités de Bouar qui a très vite dépêché une équipe des forces de l’ordre sur place au chantier minier. Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation du Chinois et ont saisi sa kalachnikov avant de le conduire vers la ville de Bouar, si possible le conduire vers la capitale pour la suite de la procédure.
Personne ne peut affirmer avec certitude quelle tournure prendra cette affaire. Va-t-il comparaître devant une instance judiciaire ou bénéficiera-t-il d’un arrangement à l’amiable avec les hauts gradés ? Certains évoquent la possibilité qu’une compensation financière versée discrètement aux bonnes personnes suffise à clore le dossier et lui permette de retrouver rapidement sa liberté. D’autres pensent qu’il pourrait activer ses réseaux d’influence pour faire tomber les poursuites. L’opacité habituelle de ce genre de procédure laisse toutes les hypothèses ouvertes.
Ce qui demeure certain, c’est que l’incident a généré une onde de choc considérable sur le chantier minier. Les comportements des exploitants asiatiques dans le secteur minier centrafricain provoquent depuis longtemps des interrogations. Leur manière de diriger les chantiers diffère radicalement des standards acceptables. Ils imposent des cadences infernales aux employés centrafricains, multipliant les exigences sans jamais relâcher la pression. Les méthodes employées rappellent des époques révolues où la main-d’œuvre était considérée comme une simple variable d’ajustement.
Bangui : quand le défilé militaire du premier décembre tourne au fiasco sur l’avenue des martyrs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-pick-up-de-la-garde-presidentielle-tombe-en-panne-lors-du-defile-du-premier-decembre-2025-sur-l-avenue-des-martyrs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le pick-up de la garde présidentielle tombé en panne lors du défilé du premier décembre 2025 sur l’avenue des martyrs.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’embargo sur les armes constituait, selon les autorités, la cause principale des difficultés du pays. Levé depuis plus d’un an, il n’a rien changé à la situation de l’armée. Le défilé national du premier décembre dernier a transformé cette promesse non tenue en humiliation publique.
Le Président Touadera et son clan ont passé des années à répéter le même discours dans toutes les enceintes internationales. Aux Nations unies, lors des rencontres bilatérales, devant chaque tribune disponible, Bangui réclamait la fin de cette mesure restrictive. La Russie et la Chine appuyaient systématiquement cette revendication qui occupait le cœur de la diplomatie centrafricaine.
Pourtant, maintenant que cette barrière n’existe plus depuis plus de douze mois, personne ne voit les résultats annoncés. L’armée nationale n’a pas reçu d’équipements neufs. Les soldats continuent de manquer de tout. Le pouvoir préfère masquer cette défaillance plutôt que d’assumer publiquement son incapacité à tenir parole.
La parade du 1er décembre sur l’avenue des Martyrs a offert une démonstration édifiante de cette stratégie du mensonge. Comme chaque année depuis plus de cinquante ans, ce défilé rassemble formations militaires et civiles dans un grand rassemblement censé honorer la nation. Mais cette fois, le stratagème employé par les organisateurs a fini par éclater au grand jour.
L’État-major et le ministère de la défense ont placé les soldats selon un plan bien calculé. Les militaires placés sur les côtés extérieurs visibles des troupes défilées portaient des uniformes flambant neufs et des chaussures impeccables. Les caméras filmaient ces hommes bien habillés qui donnaient l’impression d’une armée moderne et fonctionnelle. Mais au milieu des rangs, dissimulés derrière cette vitrine propre, se trouvaient des militaires aux tenues délabrées et sales.
Dans les pick-up qui défilaient également, la même technique avait été appliquée. Les éléments assis sur les bords du véhicule arboraient des équipements neufs tandis que ceux installés au milieu portaient des habits délabrés et usés. Cette architecture visuelle visait à tromper les observateurs en leur offrant une image flatteuse tout en cachant la misère réelle de nos forces de défense et de sécurité intérieure.
Mais attendez, ce stratagème s’est effondré brusquement et de manière spectaculaire quand un véhicule de la garde présidentielle est tombé en panne en plein milieu du parcours du défilé. Les militaires ont dû descendre précipitamment pour pousser leur pick-up défaillant et le sortir de l’avenue sous les regards stupéfaits des spectateurs. À ce moment précis, impossible de maintenir l’illusion.
Les soldats qui sont sortis du véhicule portaient des uniformes dans un état lamentable. Sales, déchirés, totalement inadaptés à une parade officielle. Le contraste avec leurs camarades positionnés sur les côtés était saisissant. Les Centrafricains présents ont alors commencé à observer plus attentivement le reste du défilé et ont découvert progressivement l’étendue de la supercherie.
Cette manipulation vient directement des conseillers russes de Wagner qui entourent le président Touadéra et le chef d’État-major. Ces mercenaires leur donnent ce genre de tactiques pour donner une apparence de puissance là où il n’y a que du vide. Mais aucune astuce de présentation ne peut remplacer des moyens concrets.
L’armée centrafricaine manque de tout : armes, véhicules, uniformes, chaussures. Seuls les éléments de Wagner possèdent du matériel correct. Les forces nationales survivent avec des ressources dérisoires pendant que le régime continue d’affirmer que la situation s’améliore. Un an après la levée de l’embargo tant réclamée, les soldats centrafricains n’ont toujours pas reçu les équipements promis. Les pick-up tombent en panne lors des défilés officiels et les uniformes partent en lambeaux
Ernest Mada, voleur de la République, lance sa campagne électorale à Bria en défiant le calendrier électoral
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ernest-mada.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ernest Mada, ministre en charge du secrétariat du gouvernementScreenshot, pris en flagrant délit du vol au ministère de l’éducation
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le dimanche 7 décembre 2025, le ministre chargé du secrétariat du gouvernement Ernest Mada a débarqué à Bria par l’hélicoptère de Wagner aux alentours de 9h25. Sans attendre l’ouverture officielle de la campagne prévue par l’Autorité Nationale des Élections pour le 14 décembre, il a immédiatement entamé ses activités électorales.
Son directeur de campagne, l’ancien député Abdoulaye Tidjani, avait préparé le terrain. Quatre Land Cruiser et plusieurs motos-taxis attendaient le candidat. Le cortège s’est ensuite dirigé de l’aéroport vers la préfecture, puis au PK3, avant de rejoindre le quartier Bornou où le voleur ministre a distribué de l’argent aux habitants. Pendant ce temps, les trois autres candidats respectaient scrupuleusement le calendrier fixé par l’ANE.
Le gouverneur de la région, qui est également le Préfet de la Haute-Kotto, ami d’enfance du ministre, n’a pas bronché face à cette entorse aux règles. Aucune autorité locale n’a réagi devant cette violation du code électoral, bien au contraire. Le silence des institutions interpelle alors que plusieurs candidats du parti MCU au pouvoir ont déjà lancé leurs opérations de terrain avant l’heure autorisée.
Il faut noter que le voleur ministre Ernest Mada n’a même pas de domicile personnel à Bria. Pour son déplacement dans la ville, il loge chez un commerçant au PK3, situation inhabituelle pour quelqu’un qui brigue un mandat de député dans cette circonscription.
D’ailleurs, son parcours comporte quelques zones d’ombre. Quand il occupait encore le poste de directeur de cabinet au ministère de l’Éducation, il s’est contenté de voler, rien que voler. C’est un grand voleur à proprement parler. Au ministère de l’éducation à son époque, l’homme a empoché plusieurs millions de francs CFA. Tellement que le voleur devenait très grave, le Trésor public procède à des retenues mensuelles sur son salaire pour compenser une partie de ces montants. Malgré cela, sa carrière a progressé sans interruption jusqu’au poste de ministre chargé du secrétariat du gouvernement.
Lors des primaires du MCU à Bria, le député sortant l’a sèchement battu. Mais Mada refuse de se retirer. Sa position dans l’appareil d’État lui donne confiance. Il dirige même le cabinet du directeur national de campagne du parti au pouvoir, ce qui renforce sa conviction d’être intouchable.
Les moyens déployés pour son arrivée témoignent de ses appuis : l’aviation et les hélicoptères russes de Wagner ont assuré son transport. Cette démonstration de force traduit les protections dont il bénéficie au sommet de l’État.
Il y’a lieu de rappeler que l’opposition a boycotté ce scrutin. Seuls des candidats proches du régime se présentent, transformant l’élection en compétition interne au pouvoir. Dans ce contexte, les règles du jeu électoral semblent s’appliquer de manière sélective selon les affiliations politiques de chacun.
Un mouvement de soutien à Dologuélé, Mabôkô Ôkô E Mbouggi, appelle à l’union de l’opposition centrafricaine face à Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-la-famille-a-la-fin-de-la-conference-de-presse-du-maboko-oko-e-mbouggi-le-mardi-9-decembre-2025-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de la famille à la fin de la conférence de presse du Mabôkô Ôkô E Mbouggi, le mardi 9 décembre 2025. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement du soutien à la candidature de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé, Mabôkô Ôkô E Mbouggi, a tenu, ce mardi 9 décembre 2025, sa conférence de presse au restaurant Bar Chez MATIS, pk11, sortie nord de Bangui. PANGEUL Abdel, ingénieur des TP et écrivain-poète, coordonnateur du mouvement, accompagné d’Arsène Elien, administrateur d’assurance, ont présenté leur démarche en faveur d’Anicet Georges Dologuélé pour la présidentielle de décembre 2025.
Au démarrage de la conférence de presse, PANGEUL Abdel prend la parole devant les journalistes réunis. Il énumère ce qu’il considère comme des manquements du régime actuel. Les crises économiques touchent le quotidien des Centrafricains, affirme-t-il. La corruption s’est installée dans l’appareil étatique. Les ministères connaissent selon lui une gestion contestable. Le clanisme s’est transformé en mode de gouvernance d’après ses déclarations.
L’armée nationale vit dans des conditions déplorables, poursuit le coordonnateur. Les militaires centrafricains manquent de moyens pendant leurs déploiements. Les forces étrangères alliées bénéficient de ressources que les soldats locaux ne reçoivent pas. Ces troupes venues d’ailleurs exploitent l’argent des contribuables tandis que les militaires centrafricains souffrent sur le terrain. Les Russes notamment traitent mal les forces de défense nationales, ajoute-t-il sans détour.
L’administration et l’armée sont devenues des territoires politisés. Pour obtenir un poste à responsabilité, il faut appartenir au parti MCU ou entretenir des liens familiaux avec le président Touadéra et son entourage. Les fournitures d’État passent entre les mains des mêmes personnes. Les routes vers les provinces ont disparu. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, les populations endurent des difficultés grandissantes. Les prix des denrées alimentaires augmentent sans arrêt.
Les habitants de Bangassou, Zémio, Mobaye, Bossangoa ou Paoua vivent cette réalité chaque jour. Les carburants subissent une taxation excessive. Les transports inter et intra-urbains deviennent de plus en plus chers. Les bourses d’études ont disparu pour les étudiants. Les cantines universitaires n’existent plus. Les bibliothèques sont vides d’ouvrages. Les écoles et lycées publics n’ont pas de centres de documentation.
Aucune politique d’emploi ne vient aider les jeunes. Les entreprises nationales qui pourraient embaucher ces derniers subissent des pressions. Elles ferment leurs portes au profit d’autres acteurs économiques qui tirent leurs bénéfices grâce à la complicité des dirigeants. Les mots sont nombreux pour décrire la situation, reconnaît PANGEUL Abdel. L’heure demande des actions concrètes pour changer la trajectoire du pays légué par Barthélémy Boganda.
L’unité, la dignité et le travail qui devaient nourrir les Centrafricains se sont évaporés. Les orpailleurs dans les zones aurifères et diamantifères ne peuvent plus creuser sur leurs propres terres pour faire vivre leurs familles. Les alliés et les rebelles proches du pouvoir occupent ces zones et les en empêchent. Les eaux polluées privent les pêcheurs de leur activité. Les chasseurs ne peuvent plus pratiquer car les brousses hébergent des rebelles. On parle pourtant de paix en Centrafrique.
Quelle paix quand les citoyens vivent dans la peur des alliés et du pouvoir, risquant leur vie en osant s’exprimer? Aujourd’hui c’est Touadéra ou rien, déclare le coordonnateur. Le temps de la dictature doit s’achever. La démocratie partout dans le monde autorise chaque citoyen à s’exprimer sur la gestion de son pays sans crainte. La liberté d’expression signifie exactement cela.
L’heure est venue de choisir un avenir différent pour le pays sans Faustin Archange Touadéra et ses complices qui s’enrichissent pendant que le peuple souffre dans la misère. L’armée et les forces de défense voient leur honneur piétiné par des forces étrangères dites alliées. L’argent du contribuable centrafricain paie des mercenaires étrangers qui pillent sans contrôle les ressources naturelles sans verser de taxes à l’État.
Le silence n’est plus possible quand le pouvoir de Touadéra et du MCU ferme les yeux sur les crimes commis contre une partie du peuple par des groupes rebelles qui marchent sur des tapis rouges posés sur le sang des Centrafricains. L’impunité règne tandis que l’opposition non armée composée de filles et fils du pays est muselée et emprisonnée sans procès. La population vit dans la peur et la frustration face aux Russes et leurs alliés.
La solution réside dans la capacité à s’unir. Il faut se lever et refuser cette dictature qui s’impose à la démocratie. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, le mouvement Mabôkô Ôkô E Mbouggi appelle toutes les forces de l’opposition, la société civile, les confessions religieuses chrétiennes, musulmanes et laïques, ainsi que toutes les personnes soucieuses de l’avenir du pays à les rejoindre. Le soutien doit aller massivement et sans réserve au candidat de l’opposition Anicet Georges Dologuélé.
Pourquoi ce candidat? Parce qu’il représente le meilleur choix pour l’avenir du pays selon le mouvement. Les différences ne sont pas niées car la richesse du peuple réside dans ses diversités et ses opinions. Face à l’urgence de la situation, il faut se concentrer sur ce qui unit, les valeurs communes, la justice et le progrès social qui peuvent sauver la démocratie. L’appel s’adresse à tous les citoyens, aux organisations sociales et aux médias pour que leurs voix soient entendues par tous les moyens démocratiques et paisibles.
Le temps de tergiverser est terminé. Chaque jour compte. L’avenir de la nation et de la jeunesse est en jeu et doit être sauvé. La date du 28 décembre 2025 approche avec les Élections présidentielles et législatives groupées qui façonneront l’avenir de la nation. Les regards se tournent vers les dix candidats qui ont eu le courage de se présenter au suffrage des Centrafricains.
Le mouvement salue la présence et l’engagement d’Anicet Georges Dologuélé, candidat du parti URCA (Union pour le Renouveau de Centrafrique) à l’élection présidentielle, ainsi que de ses députés et maires. Leur candidature témoigne de la vitalité, de l’ambition et de la capacité du peuple à assumer les plus hautes responsabilités. Ils portent l’héritage d’une histoire riche, le dynamisme du moment et l’espoir d’un avenir meilleur pour tous.
L’heure n’est plus à l’hésitation pour les filles et fils de Centrafrique où qu’ils soient. Quel que soit le candidat soutenu initialement, le soutien doit aller massivement, visiblement et inconditionnellement à cette diversité de candidatures. Elles expriment la force collective. Soutenir leur présence affirme la place de la Centrafrique sur l’échiquier politique national et international.
Au-delà de la simple reconnaissance, l’histoire appelle à la responsabilité et à l’unité stratégique. La dispersion des voix affaiblit la position et dilue l’impact que la communauté pourrait avoir sur ce scrutin. L’appel solennel et pressant s’adresse au candidat de l’URCA, à son président Dologuélé, au peuple centrafricain et à toute l’opposition. Il faut se réunir immédiatement. Mettre de côté les différences de programmes ou d’ambitions personnelles pour l’intérêt supérieur du peuple et de la nation. Former un front uni.
Des discussions franches et rapides doivent permettre de soutenir un seul et unique candidat de l’opposition, Dologuélé, qui portera haut l’étendard du changement et fédérera les forces. Le choix commun doit être déclaré. Un appel clair au peuple centrafricain et au-delà pour voter massivement pour ce candidat consensuel, le président Anicet Georges Dologuélé.
L’unité derrière Dologuélé et ses autres candidats doit devenir le mot d’ordre. La lutte, la discipline et la détermination doivent se manifester le jour du scrutin le 28 décembre 2025. Tous doivent se rendre aux urnes pour voter exclusivement pour le candidat Anicet Georges Dologuélé, pour un front uni des filles et fils de Centrafrique, pour l’unité, l’égalité et la paix. La force de l’avenir se construit dans l’unité et non dans la division. Le succès de l’un est la victoire de tous.
Voter pour Dologuélé montrera au pays et aux yeux du monde la force d’un peuple uni et déterminé pour le changement. Le mouvement exprime sa conviction que tous unis peuvent surmonter les obstacles et bâtir un avenir meilleur. Le soutien, l’engagement de chacun compte car l’histoire jugera face à la jeunesse. Il ne faut pas faillir au devoir civique et citoyen.
L’appel va à tous pour un soutien massif et résolu, reconnaissant que le succès de l’entreprise repose sur la collaboration et le respect des différentes sensibilités tout en restant unis derrière le candidat Anicet Georges Dologuélé dans ce moment critique. Pour l’honneur, pour la patrie, pour la Centrafrique, ensemble unis, la victoire viendra.
La conférence de presse s’est achevée au bout de quelques heures. Les organisateurs avaient prévu une rencontre à 10 heures mais les participants sont arrivés avec du retard. PANGEUL Abdel et son équipe attendaient depuis 9 heures. Seulement deux questions ont été autorisées en raison du retard accumulé. Des interviews individuelles ont été proposées pour ceux qui souhaitaient approfondir certains points.
quand Touadera échoue à faire mobiliser DES RESSOURCES EXTÉRIEURES pour le budget 2025 qui reste très maigre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le rapport d’exécution budgétaire du deuxième trimestre 2025 contient une information qui devrait faire réagir : sur les 136,4 milliards de francs CFA que les partenaires étrangers avaient promis de débloquer cette année, seulement 23,4 milliards sont arrivés dans les caisses de l’État au 30 juin. Cela représente à peine 17% des fonds attendus.
Autrement dit, 113 milliards de francs CFA, plus de 82% de l’argent promis, ne sont jamais arrivés. Pour donner une idée de l’ampleur, cette somme équivaut à près de quatre fois le budget annuel du ministère du Développement Rural.
Mais pourquoi cet argent n’arrive pas? Cette incapacité à récupérer l’argent promis explique en grande partie pourquoi le budget agricole reste au point mort. Quand on dépend à 90% des financements extérieurs pour moderniser l’agriculture et qu’on ne récupère que 17% de ce qui était prévu, forcément, rien ne peut se faire.
Les projets restent sur le papier. Les infrastructures promises ne sortent jamais de terre. Les programmes d’appui aux paysans attendent dans les tiroirs. Les populations rurales continuent d’espérer une aide qui ne vient pas.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation, et aucune ne reflète bien la gestion actuelle du pays.
D’abord, la confiance des bailleurs s’est érodée. Les partenaires internationaux hésitent à débloquer des fonds quand ils voient la corruption généralisée, le manque de transparence dans la gestion de l’argent public, et l’absence de contrôle réel sur l’utilisation des financements précédents. Les scandales à répétition et le refus de rendre des comptes découragent les bailleurs.
Ensuite, les ministères ne savent plus comment travailler avec les bailleurs. Mobiliser des financements extérieurs demande un travail sérieux : négocier avec les partenaires, remplir leurs conditions, produire les rapports qu’ils exigent, respecter les délais des conventions signées. Visiblement, l’administration centrafricaine n’y arrive plus.
Troisièmement, les conditions politiques ne sont pas remplies. Beaucoup de bailleurs conditionnent leur argent au respect de standards démocratiques de base. Organiser des Élections truquées, réprimer l’opposition, laisser les Mercenaires russes violer les droits humains , tout cela décourage les financements, surtout ceux venant des pays occidentaux.
Enfin, certains circuits financiers échappent complètement au budget officiel. Les Unités de Gestion de Projets fonctionnent souvent dans leur coin, sans coordination avec le ministère des Finances. Cette désorganisation crée une opacité qui arrange certains intérêts mais sabote l’efficacité.
Le rapport budgétaire admet lui-même qu’il y a des “difficultés à collecter les données relatives à l’exécution des dépenses financées sur ressources extérieures dues à un manque de synergies entre les Unités de Gestion de Projets et la chaîne d’exécution budgétaire”.
En langage clair : personne ne sait vraiment où passe l’argent. Les UGP gèrent des fonds sans informer le ministère des Finances. Le ministère budgétise de l’argent qu’il ne contrôle pas. Les bailleurs envoient l’argent directement aux structures de projet qui ne communiquent pas avec l’administration centrale.
Cette pagaille garantit l’inefficacité et facilite tous les abus possibles. Quand personne ne peut tracer les flux financiers, quand il n’y a pas de coordination, quand la transparence n’existe pas, les détournements deviennent inévitables.
Au-delà des problèmes techniques, cette incapacité à mobiliser les fonds promis constitue un échec Politique pour le régime Touadéra. Après neuf ans au pouvoir, après des dizaines de voyages internationaux, après toutes les déclarations sur les “partenariats stratégiques” et les “relations excellentes”, le gouvernement reste incapable de convaincre ses partenaires de débloquer l’argent qu’ils ont promis.
Le contraste est frappant avec les annonces triomphales après chaque conférence internationale. À Casablanca récemment, le président se félicitait de “9 milliards d’euros d’annonces d’investissements”. Ces annonces rejoindront probablement la longue liste des promesses oubliées et des financements jamais débloqués.
Cette faiblesse dans la mobilisation des fonds pousse à questionner que le rapport budgétaire évite soigneusement.
Ces 113 milliards étaient-ils réellement promis par des conventions signées ou s’agissait-il de projections optimistes sans fondement réel ? Si l’argent était vraiment engagé, pourquoi n’a-t-il pas été débloqué ? Quelles conditions le gouvernement n’a-t-il pas remplies ? Quels standards de bonne gouvernance n’ont pas été respectés ?
Le gouvernement a-t-il seulement essayé de mobiliser ces fonds ou s’est-il contenté de les inscrire au budget pour faire bonne figure ? Les ministères ont-ils produit les dossiers de projet nécessaires ? Les procédures de passation de marchés exigées par les bailleurs ont-elles été suivies ?
Cette incapacité chronique à récupérer l’argent promis n’est pas qu’un problème technique de gestion. C’est un échec politique qui engage la responsabilité du régime.
Un gouvernement compétent aurait mis en place les structures permettant de capter ces financements. Un gouvernement transparent aurait rassuré les bailleurs sur l’utilisation correcte des fonds. Un gouvernement respectueux des normes démocratiques aurait rempli les conditions politiques exigées.
Le régime Touadéra a échoué sur tous ces plans. Résultat : 113 milliards restent bloqués entre les promesses et la réalité, pendant que les secteurs productifs ne peuvent pas fonctionner faute de moyens et que les populations rurales restent dans la pauvreté.
Cette faible mobilisation des ressources extérieures n’est pas une fatalité. C’est le symptôme d’un système politique défaillant, incapable d’assurer les fonctions de base d’un État : mobiliser des ressources, gérer correctement les finances publiques, et servir l’intérêt des citoyens.
Bambari : une nouvelle session criminelle sous l’ombre de Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/enock-sanze-procureur-general-de-la-cour-dappel-de-bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Enock Sanzé, procureur général de la Cour d’appel de Bambari
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Cour d’appel de Bambari s’apprête à ouvrir sa première session criminelle de 2025, la deuxième depuis les crises qui ont déchiré la préfecture de la Waka. Mais dans une région où les mercenaires russes dictent leur loi, la question de l’indépendance judiciaire se pose avec acuité.*
Enock Sanzé, procureur général de la Cour d’appel de Bambari, affiche une confiance. « Environ 25 dossiers » seront examinés, couvrant viols, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et meurtres. Parmi eux, des affaires liées aux violents affrontements de mai 2018 à Bambari, lorsque rebelles et forces de l’ordre s’étaient livré bataille dans les rues.
« Ces actes ne doivent pas rester impunis », martèle le procureur général. Une déclaration de principe louable, mais qui interroge : qui sera réellement jugé dans une région où Wagner et ses russes noirs opèrent en toute impunité depuis des années ?
La Cour d’appel de Bambari croule sous les dossiers. Censée couvrir initialement trois préfectures (Nana-Gribizi, Kémo et Waka), elle doit désormais aussi traiter les affaires de Bangassou et Bria, dont les cours d’appel créées en juin dernier restent non opérationnelles. Des accusés d’Alindao (Basse-Kotto), et de Bangassou (Mbomou) seront ainsi jugés à Bambari, dans une concentration judiciaire qui interroge.
Sanzé reste évasif sur l’identité des accusés. « On ne peut pas vous dire avec exactitude si ces personnes figurent parmi les accusés », concède-t-il lorsqu’il est questionné sur les auteurs présumés des crimes dénoncés par les ONG. Cette opacité n’est pas anodine dans une région où les exactions des forces russes et de leurs alliés sont systématiquement documentées mais rarement poursuivies.
Interrogé sur la protection des victimes et témoins, le procureur général botte en touche : « Le magistrat n’est pas un homme qui a les armes, mais on a des bras armés qui sont les forces de l’ordre. » Ces mêmes forces de l’ordre qui, selon de nombreux témoignages recueillis par CNC, collaborent étroitement avec les mercenaires russes et participent souvent aux exactions qu’elles sont censées prévenir.
Son appel aux victimes sonne creux : « Il n’y a plus de peur maintenant, surtout que la sécurité est revenue dans le pays et précisément dans la préfecture de la Waka ». Une affirmation qui fait fi des réalités quotidiennes vécues par la population, coincée entre groupes armés, milices et mercenaires russes.
Cette session criminelle intervient dans un contexte particulier. Pendant que quelques accusés comparaîtront à Bambari, les véritables architectes de la violence qui ravage la région – qu’ils portent l’uniforme de l’État ou celui de Wagner – continuent leurs activités sans craindre la moindre poursuite.
Les 25 dossiers annoncés ne sont que la partie visible d’un iceberg de criminalité qui gangrène la préfecture de la Waka. La vraie question n’est pas de savoir si cette session aura lieu, mais si elle osera toucher aux intouchables qui, depuis des années, transforment cette région en zone de non-droit sous couvert de “restauration de la sécurité”.
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Conclusion : maîtriser l’art du pari sur 1win
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Les impulsions irrationnelles, comme vendre en panique lors d’un dip ou doubler une mise après une perte, menacent les portefeuilles en activant des réponses émotionnelles primitives. Un bouclier psychologique, construit par des habitudes et des outils mentaux, interrompt ces réflexes et favorise des choix alignés sur des objectifs à long terme. Des recherches en économie comportementale de 2025 indiquent que ce bouclier réduit les pertes impulsives de 29 %, transformant la volatilité en opportunité calculée.
Impulsions et rôle du bouclier
Les impulsions naissent dans l’amygdale, zone qui déclenche des réactions de survie face à la perte perçue comme une menace immédiate. Une étude de l’Université de Chicago en 2024 sur 450 traders a révélé que ces surges augmentent le cortisol de 22 %, biaisant les décisions vers l’aversion aux pertes. Le bouclier psychologique, via la régulation préfrontale, active des pauses cognitives qui dissipent ces signaux, comme un filtre qui calme le système limbique.
Pour les gamers, c’est résister à un revenge spawn après un wipe ; pour les investisseurs, ignorer un tweet alarmiste. Sur des plateformes comme casino sans 3DS, où les tours live amplifient les enjeux, les utilisateurs bâtissent ce bouclier par des limites automatiques, avec des logs de 2025 montrant une réduction de 24 % des sessions impulsives. Athlètes et spécialistes IT l’appliquent pareil : un sprinter qui ignore une douleur fugace, un codeur qui valide un commit malgré un doute passager.
Ce bouclier n’est pas inné : il se forge par répétition, renforçant les connexions synaptiques de 17 % selon des IRM du 2025. Des outils comme des journaux décisionnels aident à identifier les triggers, affinant la protection de 20 % en simulations.
Mécanismes pour ériger le bouclier
Le bouclier repose sur des protocoles simples : fixer des règles préalables, comme un stop-loss à 2 % ou une pause après trois pertes. Une méta-analyse dans le Journal of Behavioral Finance de 2025 sur 1 200 portefeuilles a démontré que ces garde-fous évitent 41 % des trades regrettés, en canalisant l’énergie émotionnelle vers des analyses objectives. Ce mécanisme, inspiré de la théorie des contrats mentaux, crée des barrières internes plus solides que des alertes externes.
En gaming, c’est un cooldown forcé après un streak négatif ; en investissements, une revue hebdomadaire des règles. Les athlètes l’utilisent pour des protocoles de récupération, les IT specialists pour des checklists de déploiement. Une étude de 2024 en Systems Psychology sur 800 professionnels hybrides confirme que ces mécanismes élèvent la cohérence décisionnelle de 26 %, transférable entre domaines. Dans les paris en direct, ils convertissent l’urgence en stratégie mesurée.
Pour le renforcer, intégrez des répétitions : 10 minutes quotidiennes pour simuler des scénarios impulsifs et tester les garde-fous. Cela accélère l’automatisation, avec des gains mesurables en un mois.
Applications pratiques dans les contextes variés
Appliquer le bouclier en gaming, investissements et sports exige adaptation : en trading crypto, limitez les positions à 1 % du portefeuille pour amortir les surges émotionnels. Une analyse de la Banque de France en 2025 attribue 35 % des survivances en bear markets à ces protocoles. Les gamers fixent des timers pour éviter les all-nighters, les athlètes des seuils de fatigue pour prévenir les blessures.
Les spécialistes IT l’intègrent en revues de code : ignorer un “fix rapide” impulsif pour une validation structurée. Une revue de 2024 dans Performance Management sur 900 cas hybrides révèle que ces applications boostent la résilience de 23 %, avec des transferts entre secteurs. Dans les mises sportives, le bouclier évite les chases après une perte initiale.
Voici des étapes pour l’implémenter :
Définissez des seuils fixes : 1-2 % de risque par action, sans exceptions.
Programmez des resets : pause de 5 minutes après un signal émotionnel.
Revoyez et ajustez : journalisez les impulsions évitées, affinant les règles mensuellement.
Testez en simulation : utilisez des scénarios virtuels pour renforcer le bouclier.
Les investisseurs emploient des apps d’alertes ; les athlètes des routines mentales. Ces pratiques, soutenues par trackers du 2025, transforment les impulsions en atouts gérés.
L’expérience au casino sans 3DS : bouclier intégré au jeu
Le casino sans 3DS offre un cadre où le bouclier psychologique s’active naturellement via des mises live et des limites fluides. Les utilisateurs naviguent avec dépôts rapides, accédant à des stats en temps réel qui signalent des moments d’impulsion, comme un streak perdant, pour imposer des pauses automatiques.
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Impact durable du bouclier psychologique
Bâtir ce bouclier renforce les circuits de régulation, rendant les impulsions gérables et les portefeuilles plus robustes face aux chocs. Les investisseurs évitent les pièges émotionnels, les gamers maintiennent des runs stables, les athlètes préservent leur pic. Les spécialistes IT et traders étendent cette discipline à des défis quotidiens, avec moins d’épuisement.
Données longitudinales du 2025 sur 1.800 professionnels hybrides confirment : une pratique régulière élève la cohérence de 15 % annuellement.
Le bouclier psychologique n’est pas une barrière rigide, mais un filtre évolutionnaire qui purifie les impulsions en choix sages. Investisseurs qui pausent avant le sell, parieurs qui fixent des seuils calmes, athlètes qui respirent au seuil : tous forgent cette protection pour naviguer les tempêtes avec sérénité. Quand les réflexes irrationnels se heurtent à ce garde-fou, les portefeuilles émergent non affaiblis, mais affinés pour l’ascension.
Ndachima : des dizaines des corps découverts sous des graviers par des orpailleurs artisanaux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-ndachima-pres-de-Bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le site minier de Ndachima, près de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndachima, localité minière située à une soixantaine de kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des artisans miniers ont fait une macabre découverte en récupérant des graviers aurifères rejetés par les machines du groupe Wagner. Sous ces graviers, les ouvriers ont découvert plusieurs corps ensevelis sous ces tas de déblais miniers.
Les faits remontent à ces derniers jours. Des jeunes orpailleurs, venus de différentes régions du pays, se trouvaient sur l’un des sites miniers de Ndachima où les mercenaires russes déversent habituellement les graviers issus de leur exploitation industrielle. Ces jeunes ramassent ces résidus dans l’espoir d’y trouver quelques grains d’or oubliés qu’ils pourront laver et vendre pour subvenir à leurs besoins. C’est une activité de survie, la seule qui leur reste depuis que Wagner contrôle toutes les zones d’extraction de Ndachima.
Le mardi dernier, en déplaçant les graviers, l’un des orpailleurs a aperçu des pieds humains qui dépassaient. Étonné, il a continué à écarter les pierres et la terre. Il a alors compris qu’il s’agissait d’un cadavre. En poursuivant ses recherches, il a découvert cinq autres corps au même endroit. Saisis de peur, les jeunes ont immédiatement alerté le chef du village qui s’est rendu sur place pour constater la situation. Après avoir vu les dépouilles, environ 11 corps sans vie, tous ont décidé d’abandonner cette zone et de chercher ailleurs des graviers à récupérer.
Il convient de rappeler que le village minier de Ndachima compte parmi les plus riches zones aurifères de République centrafricaine. Pendant longtemps, cette richesse profitait aux populations locales qui pratiquaient l’orpaillage artisanal. Les habitants creusaient, lavaient le sable et vendaient leur or pour nourrir leurs familles. Même des éléments de groupes armés comme l’UPC exploitaient ces mines, mais toujours de façon artisanale, permettant aux civils de continuer leurs activités.
Tout a changé il y a plus de cinq ans avec l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner. Ils ont installé une exploitation industrielle avec des engins lourds et ont pris le contrôle total de la zone. Depuis, l’accès aux mines et aux rivières aurifères est strictement interdit à la population. Wagner a instauré une règle simple et violente : toute personne surprise près des sites d’extraction est exécutée sur place.
La mort est devenue quotidienne à Ndachima. Selon les témoignages recueillis, une dizaine de personnes perdent la vie chaque jour dans cette localité. Un climat de terreur absolue s’est installé. Personne n’ose parler à voix haute de ce qui se passe à Ndachima. Les médias centrafricains savent que la moindre dénonciation ou critique envers Wagner entraîne une visite nocturne des mercenaires. Ceux qui osent s’exprimer risquent de disparaître. C’est dans ce silence forcé que les exactions se multiplient.
Pourtant, malgré ce danger permanent, des jeunes continuent de venir à Ndachima. La pauvreté les pousse à prendre tous les risques. Ils attendent que les machines russes déversent leurs graviers et tentent ensuite de récupérer ces déchets miniers. Ils remplissent des sacs, vont laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or que les engins industriels n’auraient pas captées. C’est leur seule source de revenus possible. Mais cette activité, même sur des graviers abandonnés, les expose à une mort certaine s’ils sont repérés par Wagner.
Beaucoup de jeunes ont fini par quitter Ndachima. Ceux qui sont arrivés récemment, après un ou deux ans passés dans ces conditions, choisissent de partir. Ils préfèrent chercher fortune ailleurs plutôt que de vivre dans cette angoisse permanente. Seuls restent ceux qui sont installés depuis de nombreuses années, ceux qui connaissent chaque recoin de la zone et qui ont appris à éviter les patrouilles russes. Mais même pour eux, chaque jour représente un pari avec la mort.
La méthode d’exécution employée par Wagner explique la présence de ces corps sous les graviers. Lorsque les mercenaires surprennent des orpailleurs en train de travailler dans des trous qu’ils ont creusés, ils ne perdent pas de temps. Ils utilisent leurs engins pour déverser directement des tonnes de graviers sur ces personnes, les ensevelissant vivantes. Les victimes n’ont aucune chance de s’échapper. C’est ainsi que Wagner enterre ceux qu’il considère comme des voleurs sur son territoire.
Cette pratique se répète régulièrement.
Il y a quelque semaines, un incident a permis de comprendre comment Wagner procède. Des orpailleurs qui travaillaient à proximité ont vu un opérateur russe manœuvrer son engin pour ensevelir un groupe de personnes prises sur le fait. Ne pouvant rester les bras croisés, ils ont lancé des pierres sur le conducteur et ont réussi à le blesser légèrement à la tête. Surpris, l’homme a arrêté son engin. Mais il a immédiatement appelé des renforts par radio. Quelques minutes plus tard, d’autres mercenaires sont arrivés, lourdement armés. Ils ont ouvert le feu sans sommation. Plusieurs orpailleurs ont été tués. Les autres ont réussi à fuir dans la brousse.
Depuis cet événement, personne n’ose plus intervenir lorsque Wagner exécute quelqu’un. Les habitants assistent impuissants à ces mises à mort. Les corps s’accumulent sous les graviers, dans les fosses, près des rivières. Ndachima est devenue un immense cimetière à ciel ouvert où l’or se mêle au sang.
Appel au Premier ministre Moloua : Stoppez le hold-up de Mouanga sur l’ACFPE, ou l’agence sombrera dans le chaos total !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-Premier-ministre-centrafricain-Felix-Moloua-devant-les-elus-de-la-Nation-ce-24-aout-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi menacée d’effondrement par une gestion familiale désastreuse. Les employés, tristes, font appel au premier ministre, Félix Moloua.
Monsieur le Premier ministre Félix Moloua, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), institution vitale pour l’insertion des jeunes chômeurs centrafricains, subit un pillage sans précédent organisé par ta soeur ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Ce hold-up familial, caractérisé par un népotisme effréné et des détournements massifs, menace de plonger l’agence dans un chaos irréversible. Si cette dérive n’est pas stoppée, l’ACFPE, financée par des contributions privées et non par l’État, disparaîtra, abandonnant des milliers de jeunes sans perspective. Les scandales s’accumulent et le silence du gouvernement devient intenable.
Le hold-up organisé par Mouanga constitue un système méthodique de pillage institutionnel. Nommée ministre en juin 2021 avec seulement un master en ressources humaines obtenu au Château rouge de Paris, Annie Michelle Mouanga a transformé l’ACFPE en domaine personnel, installant sa sœur cadette Renée Michèle Bimbo au poste de directrice générale par intérim sans procédure transparente de recrutement. Bimbo, sans expérience significative et en intérim illégal depuis plus d’une année, orchestre un chaos administratif du jamais vue dans l’histoire de l’ACFPE.
Elle procède à des limogeages des cadres compétents pour installer neveux et alliés au chômage, double les salaires des protégés tandis que les agents historiques mendient le remboursement de leurs frais médicaux. Un appel à candidatures lancé récemment a été confectionné sur mesure pour légaliser rétroactivement ce népotisme, exigeant un profil correspondant exactement à celui de Bimbo : dix années d’expérience et une année comme directeur général dans une agence similaire. L’agence, autrefois référence en formation et recrutement, se trouve gangrénée par l’incompétence et les conflits d’intérêts.
Les détournements financiers sèment un chaos total dans l’institution. Mouanga impose des marchés surfacturés et des rétrocommissions systématiques. Un portail d’entrée a été refait pour 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions. Des consultants “Diaspora” comme sa sœur Ledo sont rémunérés 7 millions de francs CFA pour des formations factices en “changement de mentalité”.
La même stratégie s’applique à l’ACFPE : expulsion des couturiers vulnérables du foyer pour y installer une cantine sous contrôle familial, avec déductions automatiques sur les salaires d’un personnel sous-payé. Un proche, Kokadou Jésus, a imité des signatures pour détourner 2 millions de francs CFA, somme reversée directement à la ministre au lieu d’être versée au Trésor public. Ces détournements massifs, recyclés dans les activités du MCU, vident les caisses de l’agence, la laissant exsangue face à ses missions de lutte contre la pauvreté.
Le chaos est perceptible à tous les niveaux : agents terrorisés par une surveillance paranoïaque où “tout le monde est suspect d’être agent de renseignement”, et un climat de terreur instauré par Aristide Ganabo, chargé de mission sans diplôme initial propulsé grâce à une vraie fausse licence. Mouanga, qualifiée d’incompétente par ses anciens collègues et éjectée d’Orange Centrafrique pour “insuffisance de résultats”, présidait encore le 8 septembre un atelier sur le “renouvellement du pacte social” à l’ACFPE, vantant l’intégration des stagiaires tout en bafouant les droits de ses propres employés. Le conseil d’administration, dirigé par Noël Ramadan promu en échange de son silence, n’est qu’une coquille vide.
Les conséquences de cette gestion calamiteuse se répercutent sur l’ensemble du secteur de l’emploi centrafricain. L’ACFPE, qui devait servir de tremplin professionnel pour la jeunesse, est devenue un gouffre financier où les fonds destinés à la formation sont détournés vers l’enrichissement d’un clan familial. Les vrais bénéficiaires, ces milliers de jeunes en quête d’insertion professionnelle, voient leurs espoirs anéantis par cette rapacité institutionnalisée.
L’impact sur la crédibilité de l’institution est désastreux. Les partenaires internationaux s’interrogent sur l’utilisation de leurs fonds, les entreprises privées hésitent à renouveler leurs contributions, et la confiance des citoyens s’évapore. Cette hémorragie de confiance menace l’existence même de l’agence et compromet durablement les perspectives d’emploi des jeunes centrafricains.
Les témoignages des agents convergent vers un constat alarmant : l’ACFPE traverse la crise la plus grave de son histoire. Les employés assistent impuissants à la destruction systématique d’une institution qu’ils ont servie avec dévouement pendant des années. Beaucoup évoquent leur démoralisation face à cette transformation de leur lieu de travail en entreprise familiale privée.
La situation actuelle montre une faillite morale et administrative qui dépasse l’entendement. Pendant que les membres du clan Mouanga s’enrichissent, l’institution se vide de sa substance et de sa mission. Les formations professionnelles qui devraient équiper les jeunes pour le marché du travail sont remplacées par des prestations familiales sans valeur ajoutée.
Cette dérive appelle une intervention immédiate et ferme des autorités compétentes. Monsieur le Premier ministre Félix Moloua, technocrate fidèle du président Touadéra depuis votre nomination en février 2022, vous avez la responsabilité de stopper ce hold-up avant qu’il ne soit trop tard. Un audit approfondi des marchés publics s’impose, ainsi que l’annulation des nominations claniques et la suspension de Mouanga le temps d’enquêter sur ces détournements.
L’ACFPE basculera dans le chaos total si aucune action n’est entreprise rapidement. Les jeunes Centrafricains, victimes du chômage endémique, ne peuvent devenir les otages d’un pillage familial. Votre intervention devient impérative pour sauver cette institution vitale et redonner espoir à la jeunesse centrafricaine.
L’histoire retiendra votre fermeté ou votre inaction face à cette crise majeure. Le temps presse et chaque jour de retard rapproche l’ACFPE de l’effondrement définitif. La responsabilité de préserver cette institution publique essentielle repose désormais entre vos mains. Les Centrafricains attendent de vous une action énergique pour mettre fin à ce pillage et restaurer la dignité de leurs institutions.
Les agents recenseurs de Bimbo refusent le contrat et menacent de boycotter non seulement le RGPH, mais également les prochaines Élections groupées
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-agents-recenseurs-de-bimbo-refusent-le-contrat-et-menacent-de-boycotter-non-seulement-le-rgph-mais-egalement-les-prochaines-elections-groupees.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les agents recenseurs de Bimbo refusent le contrat et menacent de boycotter non seulement le RGPH, mais également les prochaines Élections groupées
Depuis hier, les agents de recensement recrutés et formés par l’ICASESS à Begoua, Bangui, Bimbo et d’autres localités manifestent leur colère. Le motif : le nombre d’aires de dénombrement et de contrôle qui leur sont attribuées ne correspond pas à la rémunération prévue dans le contrat pour le recensement général de la population et de l’habitat qui démarrera bientôt.
Malgré leurs réclamations répétées, aucun arrangement n’a pu être trouvé avec la direction. Pire encore, les responsables leur auraient répondu de manière désinvolte, leur suggérant d’abandonner le contrat s’ils ne sont pas satisfaits, alors même que tous ont suivi la formation requise. À Bimbo, la situation a pris une tournure particulière ce jour-là lors d’une réunion pacifique organisée à l’École Préfectorale.
Sur plus de 535 agents recenseurs et chefs d’équipe attendus, 324 ont fait le déplacement. Leur verdict est sans appel : personne ne signera le contrat proposé à 200 000 FCFA tant que les indemnités ne seront pas jugées acceptables et respectueuses de leur travail. Les agents ont également décidé qu’aucun recensement ne sera effectué dans la ville de Bimbo tant qu’un véritable échange n’aura pas lieu avec les autorités.
La menace va même plus loin. Les agents ont annoncé que leurs familles ne participeront pas aux Élections groupées si leur situation n’est pas prise en considération avec dignité. Dans leur communiqué, ils avertissent également que tout collègue qui oserait signer le contrat demain malgré cette décision collective devra en assumer les conséquences auprès de l’ensemble des agents mobilisés.
Les agents recenseurs et chefs d’équipe de Bimbo affirment rester disponibles pour discuter, mais maintiennent fermement leur position en attendant que leurs conditions de travail soient revues. La formation qu’ils ont reçue ne suffit visiblement pas à compenser ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part de l’ICASESS. Les autorités et les partenaires du recensement devront maintenant décider comment gérer cette fronde qui risque de compromettre l’opération dans plusieurs communes si elle s’étend