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Centrafrique : les « Russes noirs », une milice enracinée dans l’ombre de Wagner

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Centrafrique : les « Russes noirs », une milice enracinée dans l’ombre de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Kiri-un-mercenaire-russe-et-Hassan-Bouba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.
Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les « Russes noirs », ,  Ces anciens rebelles transformés en supplétifs de Wagner sèment la terreur parmi les populations civiles dans le pays de Boganda.

 

Depuis l’arrivée du groupe Wagner en République centrafricaine en 2017, une force paramilitaire hybride a vu le jour : les « Russes noirs ». Cette milice, constituée d’anciens combattants centrafricains recyclés par les mercenaires russes, accumule les crimes contre les populations civiles dans une impunité totale.

 

Le recrutement de ces hommes puise largement dans les rangs d’ex-rebelles, notamment ceux de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et d’autres groupes armés démobilisés. Leur appellation traduit cette dualité : des Africains dévoués aux intérêts de Moscou. Après une formation dispensée par Wagner, plusieurs ont été expédiés sur le front ukrainien avant d’être abandonnés à leur sort, selon des témoignages recueillis à Bangui.

 

Cette stratégie obéit à une logique militaire et économique. Wagner dispose ainsi d’une force auxiliaire bon marché, connaissant parfaitement le terrain centrafricain. Ces supplétifs permettent aux Russes d’éviter l’exposition directe tout en consolidant leur emprise territoriale. Ils forment une armée parallèle au service du pouvoir de Bangui, chargée des basses œuvres répressives.

 

Mais cette alliance révèle ses failles. À Zemio, en juin 2025, des « Russes noirs » ont défié leurs commanditaires russes, déclenchant un affrontement armé qui a fait plusieurs blessés. L’incident expose les fragilités d’un système fondé sur la contrainte et dépourvu de cadre institutionnel solide.

 

Les crimes de cette milice se multiplient sur tout le territoire. L’offensive de Boyo, dans la préfecture de la Ouaka, en décembre 2021, constitue un cas d’école. Des « Russes noirs » accompagnés de mercenaires Wagner ont lancé une opération punitive contre les communautés musulmanes, soupçonnées de sympathies pour l’UPC. Le bilan parle de lui-même : 547 habitations détruites par les flammes, des dizaines de victimes tuées ou blessées, des viols en série et des pillages systématiques.

 

Ces exactions plongent les régions concernées dans le chaos. Au-delà des pertes humaines et matérielles, elles génèrent un climat de terreur qui paralyse l’activité économique et fracture les communautés. Le recrutement forcé de jeunes gens, la disparition de soldats centrafricains envoyés combattre à l’étranger sans jamais revenir, et l’ostracisme dont souffrent certains groupes ethniques nourrissent une instabilité permanente.

 

Le régime de Bangui cautionne ouvertement ces pratiques. En s’appuyant sur cette milice, le pouvoir central cherche à museler l’opposition et à sécuriser son accès aux ressources minières. Cette connivence garantit une impunité complète aux auteurs des exactions. Comme l’observe le politologue Roland Marchal, cette instrumentalisation de la présence russe vise à instaurer un autoritarisme basé sur la terreur et le contrôle des richesses du sous-sol.

 

Le phénomène s’inscrit dans une stratégie plus vaste. Depuis que Wagner s’est muée en « Africa Corps » sous tutelle directe du ministère russe de la Défense, Moscou accélère sa pénétration du continent africain. La Centrafrique fonctionne comme un laboratoire où ce modèle hybride de mercenaires étrangers épaulés par des supplétifs locaux permet d’asseoir une influence géostratégique en marge de tout cadre légal.

 

Cette milice des « Russes noirs » incarne une menace grave pour les droits humains, la souveraineté nationale et l’équilibre régional. Son existence témoigne d’une internationalisation cynique des conflits africains, transformant les populations civiles en variables d’ajustement d’alliances militaro-politiques opaques et prédatrices au service d’ambitions géopolitiques étrangères….

 

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Zémio : Les mercenaires russes du groupe Wagner et les FDSI transforment l’espoir des ONG en cauchemar

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Zémio : Les Mercenaires russes du groupe Wagner et les FDSI transforment l’espoir des ONG en cauchemar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/lieutenant-de-gendarmerie-ruffin-bakassi-de-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : Les mercenaires russes du groupe Wagner et les FDSI transforment l'espoir des ONG en cauchemar
Le Lieutenant de gendarmerie, Ruffin Bakassi, commandant la brigade de Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner, les gendarmes ainsi que les soldats FACA organisent un racket méthodique contre les organisations humanitaires de cette préfecture reculée de la RCA.

 

Le Haut-Mbomou, préfecture située à 1113 kilomètres de Bangui, vit un cauchemar humanitaire. Les organisations non gouvernementales y sont devenues les proies d’un système prédateur qui associe les mercenaires russes du groupe Wagner, les gendarmes corrompus et les éléments déviants des Forces armées centrafricaines. Cette alliance criminelle transforme l’action caritative en parcours du combattant, privant les populations d’une assistance vitale.

 

Les pillages se succèdent avec une régularité inquiétante. Les bureaux des ONG sont cambriolés, leurs entrepôts vidés, leurs projets sabotés. École, centres de santé, programmes alimentaires : rien n’échappe à cette machine destructrice qui s’attaque méthodiquement aux infrastructures du développement.

 

L’Association pour le Développement de l’Enfant et de la Famille a récemment subi cette réalité. Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2025, son bureau de Zémio a été dévalisé. Quarante-quatre sacs de ciment, six pots de peinture, outillage divers : tout le matériel destiné à la construction d’un bâtiment scolaire a disparu. Achille Gregbou, président du conseil d’administration, a déposé plainte le 21 juillet 2025, une démarche nécessaire pour justifier auprès des bailleurs la perte du matériel financé.

 

Mais cette plainte formelle cache une réalité plus sombre. Les véritables responsables de ces vols ne sont pas de simples voleurs opportunistes. Il s’agit d’un réseau organisé impliquant mercenaires russes, soldats des FACA et gendarmes locaux qui opèrent sous couvert de maintien de l’ordre. Ces acteurs transforment les victimes en sources de revenus supplémentaires.

 

L’exemple du responsable de l’ONG HEMLE illustre parfaitement cette mécanique perverse. Le 11 juin 2025, après avoir aidé la gendarmerie à retrouver des objets volés dans ses bureaux, le point focal de l’organisation s’est retrouvé dans le collimateur du lieutenant Makassi Rufin. Ce dernier avait d’abord exigé 100 000 francs CFA pour les “frais de déplacement” d’une intervention située à quelques centaines de mètres de son poste.

 

Quand l’humanitaire s’était temporairement réfugié en République démocratique du Congo face aux rumeurs d’attaque des miliciens Azandé, le lieutenant avait saisi l’occasion. À son retour à Zémio, l’homme a été immédiatement arrêté sous l’accusation fantaisiste de collaboration avec les milices. Makassi a réclamé une nouvelle somme de 100 000 francs CFA pour sa libération, accompagnée de menaces de mort en cas de divulgation.

 

Cette séquence dévoile la perversité du mécanisme : les victimes de vols deviennent des proies pour extorsion, contraintes de payer pour leur propre sécurité. Les vrais coupables, protégés par leurs liens avec les mercenaires russes et certains membres des forces locales, agissent en toute impunité tout en ponctionnant ceux qu’ils dépouillent.

 

Les autorités locales maintiennent un silence complice. Les plaintes s’enlisent dans les méandres d’une justice défaillante. Les enquêtes sont étouffées, les responsables échappent aux poursuites. Cette impunité totale encourage la reproduction de ces crimes et décourage les acteurs humanitaires.

 

Le phénomène dépasse le simple banditisme pour devenir un véritable business. Sous couvert d’investigations ou d’arrestations, certains membres des forces de l’ordre exploitent la détresse des ONG pour organiser un racket méthodique. Ils transforment la justice en commerce lucratif, ponctionnant organisations et familles des présumés suspects.

 

Cette situation catastrophique transforme progressivement le Haut-Mbomou en zone interdite pour l’aide humanitaire. Chaque franc extorqué aux ONG représente un médicament, un manuel scolaire ou un repas en moins pour les populations dans le besoin. Des milliers de Centrafricains se retrouvent abandonnés à leur sort, victimes collatérales d’un système où les prédateurs prospèrent.

 

L’inaction des autorités face à ces dérives compromet l’avenir de cette zone reculée du sud-est centrafricain. Sans intervention ferme pour démanteler ce réseau criminel, le Haut-Mbomou risque de sombrer définitivement dans l’oubli, privé de toute perspective de développement et d’espoir….

 

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Tragédie du lycée Boganda : entre promesses officielles du gouvernement et abandon des familles des victimes

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Tragédie du lycée Boganda : entre promesses officielles du gouvernement et abandon des familles des victimes

 

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Le premier ministre Félix Moloua avec l’une des mères des victimes du drame du lycée Barthelemy Boganda de Bangui, ici, à l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les autorités centrafricaines annoncent une “prise en charge” des victimes du drame du lycée Barthelemy Boganda depuis trois semaines, mais en réalité rien.

 

Le 25 juin, un court-circuit au lycée Barthélémy Boganda de Bangui a provoqué une bousculade mortelle pendant les épreuves du baccalauréat. Une vingtaine d’élèves ont trouvé la mort, d’autres ont été blessés. La détonation causée par un câble défectueux derrière l’un des bâtiments a semé la panique parmi les candidats, obligeant les autorités à interrompre immédiatement les examens.

 

Trois semaines après le drame, le fossé se creuse entre la communication gouvernementale et la réalité vécue par les familles. Le rapport présenté au Conseil des ministres du 17 juillet fait état de 195 élèves examinés, dont 27 nécessiteraient une prise en charge médicale et psychosociale. Cinq hospitalisations auraient été nécessaires. Une cellule de coordination aurait été activée au Centre des opérations d’urgence en santé publique.

 

Les faits observés dans les hôpitaux de Bangui racontent une autre histoire. Les blessés n’ont reçu que des soins élémentaires, souvent limités à du paracétamol ou de l’amoxicilline. L’État n’a fourni aucun médicament spécifique. Les parents ont dû acheter eux-mêmes les traitements et les pansements, parfois sans ordonnance complète. Le suivi psychologique promis n’existe tout simplement pas.

 

“Ils ont parlé de prise en charge, mais nous n’avons rien vu. À l’hôpital, nous avons tout payé. Il n’y avait pas de médecin pour les blessures graves. On nous a dit d’aller acheter ce qu’il fallait”, témoigne le père d’une élève blessée à l’hôpital communautaire de Bangui. D’autres parents confirment : ni médicaments spécialisés, ni soutien psychologique, ni assistance du ministère de la Santé.

 

La communication officielle contraste avec cette réalité. Le gouvernement a vanté sa “réponse multidisciplinaire” et sa gestion “coordonnée” de la crise. Il a salué le “bon déroulement” des épreuves de remplacement du baccalauréat, organisées le 14 juillet malgré des “tentatives de perturbation”.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres n’évoque ni les décès, ni le nombre exact de victimes, ni les responsabilités liées à l’état des installations électriques dans ce grand lycée de la capitale. Ce silence alimente la colère des familles et des enseignants, qui dénoncent une gestion politique de la tragédie.

 

Dans un pays où le système sanitaire connaît des défaillances chroniques et des pénuries récurrentes de médicaments, les annonces gouvernementales semblent avoir surtout visé à rassurer les partenaires techniques et financiers. Aucune information n’a été communiquée sur l’origine des médicaments utilisés ou sur une éventuelle aide internationale.

 

Les résultats du premier tour du baccalauréat sont attendus dans les prochains jours. Le traumatisme perdure chez les élèves du lycée Barthélémy Boganda. Les familles endeuillées attendent toujours des explications et des comptes….

 

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Boali-Poste : plus de 50 maisons écroulées après une pluie diluvienne

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Boali-Poste : plus de 50 maisons écroulées après une pluie diluvienne

 

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Les dégâts après la pluie à Boali. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une forte pluie survenue dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 juillet 2025 a causé d’importants dégâts matériels à Boali-Poste, localité située à environ 75 km au nord-ouest de Bangui. Le bilan provisoire fait état de plus de cinquante habitations écroulées. Plusieurs familles sinistrées se retrouvent sans abri.

 

Selon le maire de Boali, Pierre Poutou, le manque d’infrastructures d’évacuation des eaux est à l’origine de cette situation. Il évoque un défaut d’urbanisation qui expose régulièrement les habitants aux inondations. « Quand je suis arrivé à Boali-Poste, j’ai moi-même constaté l’ampleur des dégâts. Certaines maisons sont entièrement dans l’eau. Les familles touchées vivent dans des conditions qu’on ne peut même pas décrire », a-t-il déclaré.

 

Le maire précise avoir alerté la Croix-Rouge et les agents du ministère de l’Action humanitaire afin qu’un constat officiel soit établi rapidement. Il souligne que Boali-Poste reste un village non urbanisé, ce qui complique l’écoulement des eaux de pluie. « Si la zone était dotée de canalisations, on n’en serait pas là », affirme-t-il.

 

Les sinistrés attendent désormais une intervention d’urgence pour recevoir assistance et relogement….

 

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URGENT : Armel Sayo est vivant et auditionné par un juge d’instruction

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URGENT : Armel Sayo est vivant et auditionné par un juge d’instruction

 

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Le colonel Armel Sayo dans le local de la police camerounaise peu après son arrestation à l’aéroport de Douala

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 C’est désormais confirmé : Armel Sayo est vivant. L’ancien ministre est actuellement dans les locaux du tribunal de Bangui, entendu par un juge d’instruction dans le cadre d’une procédure ouverte contre lui.

 

Sa comparution intervient après plus de trois semaines de disparition, depuis son extraction nocturne de la prison du camp de Roux le 8 juillet dernier par des agents russes. Aucune preuve de vie n’avait été fournie jusqu’à ce jour, malgré les déclarations contradictoires du procureur et la diffusion d’une vidéo suspectée d’avoir été générée par intelligence artificielle.

 

Des forces de sécurité ont été mobilisées autour du tribunal pour encadrer cette audition sous haute tension.

 

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FLASH INFO :  Arrivée imminente d’Armel Sayo au tribunal, selon le juge d’instruction….

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FLASH INFO :  Arrivée imminente d’Armel Sayo au tribunal, selon le juge d’instruction….

 

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L’arrivée à Bangui du colonel Armel Sayo, menotté depuis Yaoundé lors de son extradition à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le juge d’instruction près du tribunal de grande instance de Bangui annonce l’arrivée imminente d’Armem Sayo au tribunal de Bangui pour sa première comparution devant le juge d’instruction. Des mesures de sécurité renforcées sont actuellement déployées sur place pour encadrer cette arrivée très attendue….

 

Ancien ministre disparu depuis le 8 juillet dernier après son extraction nocturne des locaux de l’OCRB par des Mercenaires russes, Armel Sayo n’avait plus donné signe de vie. Sa détention avait été caractérisée par une fouille controversée de sa cellule le 4 juillet par le conseiller à la sécurité présidentielle, Cédric Gbaka, accompagné de forces russes, au cours de laquelle un prétendu document sur un projet de coup d’État avait été exhibé. Cette fouille avait conduit à son transfert hors de la prison dans des conditions opaques….

 

Selon des sources judiciaires, Sayo devrait être présenté dans les heures qui viennent au juge d’instruction en charge de son dossier. Aucune information n’a encore été donnée sur son état de santé ou les conditions exactes de sa détention depuis sa disparition….

 

L’opinion nationale reste suspendue à cette comparution, qui pourrait relancer les interrogations sur le rôle des forces étrangères dans les détentions extrajudiciaires en Centrafrique….

 

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Prison Break à Bangui : le régime invente un « plan d’attaque de la capitale » depuis la prison du camp de Roux! La folie s’empare de Touadera

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Prison Break à Bangui : le régime invente un « plan d’attaque » depuis la prison du camp de Roux! La folie s’empare de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-364×450.jpg” alt=”Prison Break à Bangui : le régime invente un « plan d’attaque » depuis la prison du camp de Roux! La folie s’empare de Touadera” width=”364″ height=”450″ />
Le colonel Armel Sayo, menotté dans le bureau du DG de la police Zokoué à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un « plan d’attaque » écrit par un détenu ? Le pouvoir de Bangui fabrique un scénario si absurde qu’on dirait une nouvelle version de Prison Break version des fous à Bangui.

 

Lors de sa conférence de presse, le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, a sorti une déclaration hallucinante : « Des documents graves ont été saisis dans la cellule de l’ancien ministre de la jeunesse et des sports Armel Sayo, documents qui décrivent un plan d’attaque de la ville de Bangui, alors même qu’il était en détention ».

 

Bangui découvre donc un nouveau concept  fabriqué par un régime qui n’a plus honte : le coup d’État version cellule. Deux détenus, Armel Sayo et Nourd Gregaza, enfermés dans la prison ultra-surveillée du camp de Roux, auraient monté un plan pour renverser le Président Faustin Archange Touadera. Sans armes. Sans complices. Sans logistique. Mais avec un papier magique. C’est pathétique.

 

On se croirait dans une parodie du film américain Prison Break. Le téléphone retrouvé dans la cellule ? Personne ne le revendique. Ni Sayo ni Gregaza ne savent même le déverrouiller. Le régime veut nous faire croire qu’un simple brouillon ou une note de téléphone suffisent pour préparer la prise de la capitale. Et demain, on va dire quoi ? Qu’ils ont fabriqué des chars avec des bouts de savon ?

 

Quand un régime en arrive à inventer des histoires pareilles, c’est qu’il n’a plus d’arguments. Le Président Faustin Archange Touadera cherche juste un prétexte pour livrer Armel Sayo  aux Mercenaires russes pour le torturer, potentiellement l’assassiner. C’est du théâtre. Un théâtre mal joué, sans cohérence ni preuves, où le spectateur – le peuple – est pris pour un imbécile.

 

Le gouvernement veut faire croire que Armel Sayo, silencieux depuis des mois, a soudainement décidé de « prendre Bangui » depuis une cellule grillagée. Quand il était libre, il n’a pas attaqué la capitale. Mais enfermé, sans réseau ni alliés, il deviendrait le cerveau d’un coup d’État ? Qui peut avaler une telle absurdité ?

 

À ce rythme, on s’attend à ce que le régime de Bangui annonce bientôt l’arrestation de Michael Scofield et de toute l’équipe de Prison Break en cellule au camp de Roux. Le pouvoir ne défend plus sa crédibilité : il l’enterre à coups d’histoires invraisemblables. La folie n’est plus dans la prison, elle est dans le palais….

 

 

 

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Affaire Armel Sayo : l’étau international se resserre autour du cou de Touadéra

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Affaire Armel Sayo : l’étau international se resserre autour du cou de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/les-forces-de-lordre-au-domicile-de-Sayo-2-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affaire Armel Sayo : l’étau international se resserre autour du cou de Touadéra
Les forces de l’ordre au domicile du colonel Armel Sayo à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Armel Sayo, ancien ministre et citoyen centrafricano-français, a été enlevé dans la nuit du 7 au 8 juillet 2025 à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui, après avoir été extrait de la prison de camp de Roux sur ordre direct du président Faustin-Archange Touadéra. Nos investigations confirment que l’opération a été exécutée par des Mercenaires russes du groupe Wagner, avec l’appui du conseiller présidentiel en matière de sécurité, Cédric Gbaka. Depuis cette date, aucune preuve de vie n’a été fournie.

 

Pendant plusieurs jours, les autorités ont gardé le silence, tandis que la famille et les proches de Sayo s’inquiétaient. L’ambassade de France à Bangui, après avoir ignoré l’affaire dans un premier temps, a officiellement demandé une visite consulaire. Armel Sayo étant également de nationalité française, Paris exige désormais des explications et une preuve de vie. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lui aussi sollicité un accès au détenu, sans succès.

 

Le président camerounais Paul Biya a adressé un télégramme officiel à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, exigeant de savoir où se trouve Armel Sayo et l’état de son dossier judiciaire. Il a également dépêché un émissaire à Bangui, revenu bredouille, sans aucune information réelle sur la situation de l’ancien ministre Armel Sayo. Cette intervention directe de Yaoundé, partenaire clé du régime de Bangui, démontre la gravité de la situation.

 

Sous la pression, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a pris la parole le 25 juillet par la voix de son président, Ossene Yackoisset. Il a annoncé que la CNDH « s’était autosaisie » et « mène des investigations pour savoir si Armel Sayo est en vie ». Mais cette déclaration est perçue comme une manœuvre de diversion, car la CNDH, organe contrôlé par le gouvernement, ne donne aucun résultat concret.

 

Le 26 juillet, le BRDC, lors d’une assemblée générale au siège de Patrie, a exigé la présentation immédiate d’une preuve de vie de l’ancien ministre Armel Sayo. La coalition d’opposition a dénoncé le silence et les contradictions du pouvoir, qualifiant ces balbutiements d’aveu de responsabilité.

 

Toutefois, l’absence totale de réaction des autres organes de défense des droits humains, comme celle de Joseph Bindoumi, renforce le climat de peur. Tous semblent réduire au silence face aux exactions des mercenaires de Wagner, accusés d’agir en toute impunité.

 

La disparition prolongée d’Armel Sayo pousse à s’interroger directement  : Touadéra peut-il continuer à nier sa responsabilité alors qu’il contrôle chaque étape du processus qui a mené à cet enlèvement ? Les pressions internationales s’accentuent, et la menace d’une procédure devant la Cour pénale internationale devient de plus en plus tangible.

 

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TOUADÉRA : regarde le document que ton procureur a signé pour extraire Armel Sayo et Nour Grégaza, il parlait de 72 heures, mais nous sommes à près de quatre semaines

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TOUADÉRA : regarde le document que ton procureur a signé pour extraire Armel Sayo et Nour Grégaza, il parlait de 72 heures, mais nous sommes à près de quatre semaines

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>TOUADÉRA : regarde le document que ton procureur a signé pour extraire Armel Sayo et Nour Grégaza, il parlait de 72 heures, mais nous sommes à près de quatre semaines
Le colonel Armel Sayo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le 4 juillet, un télégramme officiel du parquet de Bangui, établi sur ordre du ministre de la Justice, a ordonné l’extraction de l’ancien ministre Armel Sayo et de Nour Gregaza de la prison du camp de Roux pour une enquête de 72 heures à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB). Près de quatre semaines plus tard, Sayo reste introuvable, et aucune preuve de vie n’a été fournie.

 

Ce document, référencé N°0770 CAB/TGIBGUI/PP.25, mentionne : « Extrême urgence signalée STOP Honneur vous instruire de bien vouloir mettre à la disposition de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) central STOP les nommés Ningatoloum Sayo Armel et Nourd Grégaza STOP pour nécessité d’enquête pendant un délai de 72 heures STOP». Il a été rédigé après un appel téléphonique direct de Cédric Gbaka, conseiller à la sécurité présidentielle, au ministre de la Justice, exigeant la signature rapide du document. Cette initiative a été précédée d’une fouille spectaculaire dirigée par Cédric Gbaka dans la prison du camp de Roux, utilisée comme prétexte pour extraire les deux détenus.

 

Le 7 juillet, les deux prisonniers ont été transférés à l’OCRB par le directeur de cette unité policière  en personne. Aussitôt, dans la nuit du 7 au 8, des Mercenaires russes du groupe Wagner ont emmené Armel Sayo vers une destination inconnue. Depuis cette date, aucune information officielle ne confirme son état ou son lieu de détention, ou encore sa preuve de vie tout simplement. Des images circulent, le montrant gravement blessé et ensanglanté, mais le gouvernement maintient qu’il est en vie sans apporter la moindre preuve. Ce silence alimente les soupçons de disparition forcée et de torture, voir même d’un crime d’État.

 

Les pressions internationales se multiplient. Le président camerounais Paul Biya, qui avait autorisé l’extradition de Sayo depuis Yaoundé en mai 2025, demande des explications. L’ambassade de France insiste sur un accès consulaire, Armel Sayo possédant également la nationalité française. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et plusieurs partenaires internationaux exigent des preuves de vie, mais aucune réponse officielle n’a été fournie.

 

Pendant ce temps, Nour Gregaza reste détenu à l’OCRB, dans un état de santé inquiétant. Le délai de 72 heures annoncé par le procureur est dépassé depuis près de quatre semaines, sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit engagée. L’absence totale d’information renforce les inquiétudes et met en cause la responsabilité des plus hautes autorités dans cette affaire.

 

Touadera, où est Armel Sayo ? L’ex-ministre, extrait sur ordre de votre ministre conseiller, et de ton frère procureur de la République , a disparu au-delà du délai que le Procureur lui-même a fixé. Le gouvernement affirme qu’il est en vie, mais vivant où et dans quel état ? La question reste sans réponse, et le silence des autorités risque de les confronter tôt ou tard à des poursuites internationales devant la cour pénale internationale.

 

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Tapis rouge pour les étrangers, chaînes pour les centrafricains: Crépin Mboli-Goumba fustige une Centrafrique humiliée

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Tapis rouge pour les étrangers, chaînes pour les centrafricains: Crépin Mboli-Goumba fustige une Centrafrique humiliée

 

Tapis rouge pour les étrangers, chaînes pour les centrafricains: Crépin Mboli-Goumba fustige une Centrafrique humiliée
Maitre Crépin Mboli-Goumba, leader du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors de l’assemblée générale unitaire du Bloc pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), tenue le 26 juillet au siège du Parti Patrie, Maître Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE et coordinateur du BRDC, a dénoncé une « injustice insupportable » qui mine la Centrafrique.

 

« On déroule le tapis rouge à des gens venus d’ailleurs, pendant que nos compatriotes sont emprisonnés ou portés disparus », a-t-il déclaré, pointant du doigt le traitement privilégié accordé à des étrangers comme Ali Darassa et Sembé Bobo, tandis que des Centrafricains, tels Armel Sayo, Issa Manou, ou Nourd Gregaza, subissent arrestations et disparitions. Pour Crépin Mboli-Goumba, cette iniquité humilie la nation et bafoue la souveraineté de la terre des ancêtres.

 

Des privilèges choquants pour les étrangers

Crépin Mboli-Goumba a fustigé la complaisance du pouvoir envers certains étrangers, citant un événement marquant du 10 juillet 2025 à la Cité des Chefs d’État, où Ali Darassa, chef de l’UPC, et Sembé Bobo, leader du 3R, ont été reçus « comme des officiels ».

 

« Ali Darassa, qui a tué plus d’un millier de Centrafricains, on lui déroule un tapis rouge », a-t-il dénoncé, ajoutant que ces figures rebelles sont logées au Ledger Plaza et protégées, tandis que des Centrafricains sont réprimés. Il a également pointé du doigt Zèkètè Mono, un musicien congolais qui est arrivé en RCA il y’a quelques années, et prend désormais le rôle des centrafricains à la place des centrafricains. Ce monsieur se permet d’appeler tous le peuple centrafricain à s’unir derrière le Président Faustin Archange Touadera pour la prochaine présidentielle. Selon maître Crépin Mboli-Goumba, ce congolais a fait cette déclaration lors d’un événement à l’Alliance française de Bangui. « Quelqu’un qui vient de la RDC, s’impose, dicte sa volonté aux centrafricains», a-t-il déploré, scandalisé par cette intrusion étrangère dans les affaires centrafricaines. L’homme politique se demande si un centrafricain peut-il aller en RDC et appelle tous les congolais à voter pour le Président Félix Antoine Tshisekedi?

 

Une nationalité bradée, une dignité perdue

Le coordinateur du BRDC a dénoncé également la facilité avec laquelle des étrangers obtiennent la nationalité centrafricaine, comparant la situation à celle du Cameroun. « Chez nous, tu arrives deux jours, tu as la nationalité, tu deviens plus Centrafricain que les Centrafricains », a-t-il déclaré, contrastant cela avec les Nigérians au Cameroun, qui, après plus de 50 ans, n’obtiennent pas la nationalité camerounaise. En Centrafrique, des figures comme Ali Darassa, un nigerien qui a tué des milliers des centrafricains, Oumar Abdelkader, qqchef du mouvement 3R, un sujet tchadien  qui a autant tué les centrafricains,  ou encore Zèkètè Mono, un musicien de la RDC,  s’imposent rapidement, imposant leur influence sans égard pour les citoyens centrafricains. « Tout le monde vient nous commander, nous maltraiter, et on accepte cela », a-t-il ajouté, qualifiant la situation de « bordel »« même les criquets, les lézards, les poulets deviennent des rois ».

 

Armel Sayo, Issa Manou, Nourd Gregaza : les victimes de la répression

Face à ces privilèges accordés aux étrangers, Crépin Mboli-Goumba a dénoncé le sort tragique des Centrafricains. Il a évoqué Armel Sayo, ancien ministre arrêté au Cameroun en janvier 2025, extradé à Bangui en mai, et porté disparu depuis son extraction de la prison de Ngaragba début juillet. « On ne sait pas où se trouve notre frère Armel Sayo », a-t-il interrogé, accusant le pouvoir de « protéger les criminels étrangers » tout en réprimant ses citoyens. Il a également mentionné Issa Manou , enlevé au siège du MCU et jamais retrouvé, ainsi que Nourd Gregaza, président du PRNC, actuellement placé en isolement à l’OCRB, ainsi que certains leaders centrafricains de la milice Azandé dans le Haut-Mbomou, arrêtés et portés disparus. « Beaucoup de compatriotes ont été enlevés et disparus mystérieusement », a-t-il déclaré, soulignant que les Centrafricains sont traités comme des « gibiers ».

 

Une justice à deux vitesses

 

Maître Crépin Mboli-Goumba a dénoncé une « justice à deux vitesses » où les rebelles étrangers bénéficient d’une immunité tacite, tandis que les Centrafricains sont poursuivis sans procès équitable. « Il y a la justice, mais il faut un procès équitable », a-t-il insisté, réclamant la transparence sur le sort d’Armel Sayo, d’Issa Manou, de Nourd Gregaza, et d’autres disparus. Cette iniquité, selon lui, alimente la colère populaire et érode la dignité nationale.

 

Face à cette humiliation, Crépin Mboli-Goumba a appelé les Centrafricains, toutes tendances confondues, à se mobiliser pour défendre leur souveraineté. « Nous ne pouvons pas accepter de vivre sur la terre de nos ancêtres comme des esclaves », a-t-il proclamé, exhortant le pouvoir à cesser de « brader l’honneur national ». Il a critiqué un système où « un Centrafricain ne peut pas aller en RDC dire qu’il faut voter pour untel », tandis que des étrangers imposent leur loi à Bangui «. La dignité avant tout », a-t-il conclu, galvanisant les militants pour une Centrafrique libre et équitable.

 

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Nouveau braquage armé à la sortie de Birao : quatre civils agressés par des hommes armés sur l’axe Matala-Amdafock

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Nouveau braquage armé à la sortie de Birao : quatre civils agressés par des hommes armés sur l’axe Matala-Amdafock

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nouveau braquage armé à la sortie de Birao : quatre civils agressés par des hommes armés sur l’axe Matala-Amdafock
Avec des motos à la sortie de la ville de Birao, à l’extrême nord-Est de la RCA. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Quatre civils ont été attaqués dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025 sur l’axe Matala-Amdafock, à moins de deux kilomètres de Birao.

 

En effet, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet 2025, vers 22h45, un groupe de quatre personnes, dont  deux femmes et deux hommes,  a été violemment agressé par des hommes armés à la sortie de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la République centrafricaine.

 

Les victimes avaient quitté Birao en direction de la ville d’Amdafock, située à environ 65 km, en passant par l’axe Matala. Moins de deux kilomètres après avoir franchi le pont à la sortie de Birao, elles sont tombées dans une embuscade tendue par trois hommes armés non identifiés. Ces derniers les ont dépouillés d’une somme de 160 000 francs CFA, puis les ont brutalisés avant de les relâcher. Les quatre victimes ont regagné la ville de Birao dans la même nuit, en état de choc.

 

Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC sur place, les victimes revenaient d’une opération de vente commerciale à Birao. C’est au moment de leur retour qu’ils ont été tombés entre les mains des assaillants qui semblent bien informés de leur mouvement.

 

Cet incident intervient moins de 48 heures après un autre braquage sur le même axe. Le jeudi 25 juillet, en journée, un groupe d’une dizaine de femmes originaires d’Amdafock avait également été attaqué au même endroit, peu après le pont à la sortie de Birao. Elles revenaient de la ville de Birao pour récupérer une aide financière du PAM. Les assaillants les avaient dépouillées de tous leurs biens et certaines avaient été passées à tabac.

 

Des habitants affirment que les groupes armés opèrent de manière quasi-permanente dans la zone, avec une connaissance précise des mouvements de population, en raison de complicités internes à Birao. Les bandits armés surveilleraient les entrées et sorties de la ville, interceptant les civils aux points stratégiques, le jour comme la nuit. Ces criminels n’ont pas d’heures ou d’endroit pour opérer.

 

Un checkpoint de soldats FACA est pourtant installé à environ un kilomètre du centre-ville, juste au niveau du pont sur la route de Matala. Mais selon plusieurs sources locales, les militaires y sont visibles en journée, et absents la nuit, laissant le terrain libre aux groupes armés.

 

Ces attaques à répétition sur la même route dévoile l’insécurité croissante dans cette zone frontalière, où les civils sont exposés quotidiennement à des actes de violence et de pillage.

 

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Elie Oueifio : La Centrafrique doit rompre avec la dépendance humanitaire pour retrouver sa souveraineté

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Elie Oueifio : La Centrafrique doit rompre avec la dépendance humanitaire pour retrouver sa souveraineté

 

De l’autosuffisance à l’assistanat : Comment les projets humanitaires freinent le développement de la Centrafrique, selon Elie Oueifio
L’ancien ministre Elie Oueifio

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Elie Oueifio prône une Centrafrique autonome, libérée de l’aide humanitaire permanente qui freine son développement.

 

Dans son ouvrage Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises publié en juillet 2025, Elie Oueifio dresse un constat sans complaisance de la situation centrafricaine. Fort de son expérience comme coordonnateur du CEJACC, instituteur, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre et ancien ambassadeur, il développe une analyse approfondie des mécanismes qui maintiennent la République centrafricaine dans une forme de dépendance qu’il qualifie de “néo-esclavage humanitaire”.

 

Selon Oueifio, cette dépendance transforme progressivement les Centrafricains en bénéficiaires passifs de l’aide internationale, particulièrement celle du Programme alimentaire mondial (PAM). Cette situation génère un cercle vicieux où la population perd ses réflexes de production et d’autonomie. L’auteur observe que les organisations non gouvernementales, en multipliant leurs interventions, créent parfois une économie parallèle qui échappe au contrôle des autorités nationales.

 

L’analyse d’Oueifio trouve un écho particulier dans la récente décision de Donald Trump de suspendre l’aide américaine en 2025. Cette suspension a révélé les préoccupations financières de nombreuses ONG, davantage inquiètes pour leurs budgets et leurs emplois que pour l’impact réel de leurs actions sur les populations locales. Cette réaction, selon l’auteur, confirme que certaines structures humanitaires ont développé des intérêts propres qui ne coïncident pas toujours avec les besoins des communautés qu’elles prétendent servir.

 

Cette réflexion s’inscrit dans un débat plus large sur l’efficacité de l’aide internationale en Afrique. Oueifio ne rejette pas la coopération, mais plaide pour une approche qui renforce les capacités nationales plutôt que de les remplacer. Sa proposition vise à redonner aux Centrafricains la maîtrise de leur destin, en s’appuyant sur leurs propres ressources et leurs institutions….

 

 

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Haut-Mbomou : les mercenaires russes minent partout l’église MSEP de Koumboli avec des mines antipersonnelles

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Haut-Mbomou : les mercenaires russes ont piégé l’église MSEP de Koumboli avec des mines antipersonnelles

 

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Image d’illustration des mercenaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le groupe Wagner a transformé l’église MSEP  de Koumboli, dans le Haut-Mbomou,  en piège mortel.

 

 Un communiqué de large diffusion émis par la communauté de l’église Mission du Saint Esprit par la Prophétie (MSEP), appelée Église Nzapa-Zandé, alerte sur la pose de mines antipersonnelles dans la concession de cette église à Koumboli, dans le Haut-Mbomou.

 

Selon le document, les mercenaires russes du groupe Wagner ont installé 19 engins explosifs devant, à l’intérieur et derrière l’église MSEP. Le communiqué est formel : « La concession de l’église MSEP à Koumboli est remplie des mines antipersonnelles implantées par les mercenaires russes du groupe Wagner ».

 

En plus des lieux de culte, des maisons d’habitation en tôle ont également été piégées. « Les mercenaires russes Wagner ont implanté des mines dans les maisons au niveau du salon et dans la chambre des propriétaires », précise le message. La communauté affirme avoir vu ces installations de ses propres yeux et déclare détenir des images des engins explosifs.

 

Les responsables de l’église MSEP préviennent la population déplacée de Koumboli, actuellement réfugiée à Zapaï en République démocratique du Congo, de ne pas retourner dans leurs habitations tant que les lieux n’ont pas été sécurisés. « Que personne n’entre dans les lieux susindiqués », insiste le communiqué, rappelant que la situation met en danger toute tentative de retour des civils.

 

L’alerte met directement en cause la présence du groupe Wagner et dénonce l’abandon du Haut-Mbomou. « La vie de la population civile de Zémio est en extrême danger si la Minusca et le gouvernement ne font rien pour déménager ces engins explosifs », prévient le texte, avant de conclure : « On ne vit qu’une seule fois et c’est pourquoi je tiens à vous prévenir en ce moment où le Haut-Mbomou est abandonné à la merci des mercenaires russes Wagner et les UPC ».

 

Le piégeage d’un lieu de culte constitue une violation du droit international humanitaire. Cette tactique vise à empêcher durablement le retour des populations civiles dans leurs terres d’origine, transformant Koumboli en zone interdite par la terreur des mines….

 

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Dologuélé brise le silence : l’autorité nationale des élections  joue avec le feu

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Dologuélé brise le silence : l’autorité nationale des élections  joue avec le feu

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Mathias-Morouba-de-lANE.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Mathias-Morouba-de-lANE-450×306.jpg” alt=”Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)” width=”450″ height=”306″ />
Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le leader de l’URCA abandonne sa prudence habituelle pour sonner le tocsin démocratique sur l’autorité nationale des élections .

 

Anicet-Georges Dologuélé a rangé ses gants de velours. L’ancien Premier ministre, réputé pour sa mesure, hausse le ton face à ce qu’il considère comme une dérive inacceptable. Quand il évoque l’Autorité Nationale des Élections, ses mots tranchent comme une lame. “Nous ne pouvons pas voir ça et faire semblant”, déclare-t-il, abandonnant sa réserve diplomatique coutumière.

 

L’homme qui a navigué dans les arcanes du pouvoir centrafricain possède une connaissance intime des mécanismes institutionnels. Depuis son poste d’observation à l’URCA, il assiste avec une inquiétude croissante aux ratés répétés d’une institution qu’il juge défaillante. Cinq ajournements des élections locales constituent à ses yeux un bilan accablant qui augure mal de l’avenir.

 

Cette accumulation d’échecs alimente sa conviction que le pays file vers une impasse démocratique. Dologuélé refuse de cautionner par son silence ce qu’il perçoit comme un naufrage annoncé. Chaque nouveau délai entame un peu plus la crédibilité d’un processus électoral déjà fragilisé par des années d’instabilité politique.

 

Sa riposte prend la forme d’une alternative concrète : une commission électorale paritaire associant toutes les sensibilités politiques. Cette formule, expérimentée avec succès par le passé, repose sur un principe simple : transformer la méfiance naturelle entre adversaires en mécanisme de contrôle mutuel. Majorité, opposition, société civile et administration se retrouveraient ainsi autour d’une même table pour veiller au grain.

 

L’ancien chef du gouvernement puise dans sa mémoire institutionnelle pour étayer sa proposition. Il se remémore ces moments où la Centrafrique a su dépasser ses divisions pour organiser des scrutins respectables. Ces précédents historiques nourrissent sa certitude qu’une voie alternative existe, à condition de faire preuve de volonté politique.

 

Son diagnostic va au-delà d’une simple critique technique. Dologuélé y voit le symptôme d’une conception erronée du pouvoir, où les élections deviennent un simple appendice administratif plutôt qu’un moment de vérité démocratique. Cette vision réductrice explique selon lui la légèreté avec laquelle le régime traite ces échéances capitales.

 

Le compte à rebours electoral ajoute une dimension d’urgence à son plaidoyer. Cinq mois séparent le pays de rendez-vous électoraux décisifs. Cette contrainte temporelle ne tolère plus aucune approximation. Dologuélé martèle ce message avec l’autorité de quelqu’un qui a vu de près les conséquences de l’improvisation institutionnelle.

 

Son appel transcende les frontières partisanes. Il s’adresse à l’ensemble de la classe politique centrafricaine, conscient que l’effondrement du processus électoral emporterait tout le monde dans sa chute. Cette approche œcuménique traduit sa conviction que certains enjeux dépassent les calculs politiciens de court terme….

 

Maxime Balalou face à la presse : quand l’ancien détenu joue les communicants

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Maxime Balalou face à la presse : quand l’ancien détenu joue les communicants

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Lex-detenu-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou face à la presse : quand l’ancien détenu joue les communicants

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Vendredi dernier, Bangui s’est réveillée une nouvelle fois avec une nouvelle qui fait déjà parler dans les ministères et les rues de la capitale. Maxime Balalou, celui-là même qui a connu les geôles avant de se retrouver ministre de la Communication, a organisé un point de presse qui ressemble plus à un numéro de cirque.

 

Le théâtre de la communication officielle

 

L’homme qui tient aujourd’hui le micro du gouvernement centrafricain n’a pas la langue dans sa poche. Mais ses mots sonnent étrangement familiers à ceux qui connaissent les méthodes de Wagner, ces “conseillers” russes qui dictent la marche à suivre depuis Berengo. Car oui, il faut appeler un chat un chat : quand Balalou parle, on entend l’écho de Moscou.

 

Le ministre s’est épanché sur ce fameux déjeuner du 30 avril entre Touadéra et les journalistes. Un moment “riche en échanges”, selon ses termes. Mais les confrères présents ce jour-là racontent une tout autre histoire : celle d’un Président monologue où les questions gênantes étaient esquivées avec l’art consommé de celui qui a appris à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir.

 

L’art de quémander tout en fanfaronnant

 

Parlons peu, parlons bien. Touadéra s’envole pour la Belgique, la main tendue, à la recherche de financements pour les prochaines élections. Alors qu’à Bangui, lui-même et ses ministres martèlent que la Centrafrique est souveraine, indépendante, maîtresse de son destin. Le président en personne ne cesse de prôner l’indépendance du pays, répétant à qui veut l’entendre que la Centrafrique est un pays indépendant. Tous ses ministres reprennent le même refrain.

 

Cette contradiction politique est frappante. Comment peut-on prétendre tenir debout tout seul quand on court après l’argent des autres ? Surtout quand, dans le même temps, les contrats miniers avec la Russie se multiplient.

 

L’Oncle Sam et l’Union européenne ont beau multiplier les sanctions contre la Russie, mais les dirigeants centrafricains continuent leur double jeu : supplier l’Occident d’un côté, s’acoquiner avec la Russie de l’autre. Une gymnastique diplomatique inquiétante pour l’avenir du pays.

 

L’UJCA dans le viseur

 

Balalou a aussi mis sur la table le dossier de l’Union des Journalistes Centrafricains. Une rencontre prévue le 11 juin pour “restructurer” l’organisation. Traduisez : virer les journalistes qui ne marchent pas droit et les remplacer par des plumes complaisantes.

 

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Les dirigeants actuels de l’UJCA dérangent. Ils  refusent de jouer les griots du pouvoir. Alors, on agite la carotte de la “maison de la presse” – cette promesse vieille comme le monde dans nos pays – pour mieux faire avaler la pilule.

 

Une loi inspirée de Moscou

 

Le clou du spectacle, c’est cette nouvelle loi sur la presse adoptée le 26 mai dernier par des députés qui n’ont visiblement pas lu le texte qu’ils votaient. Un copié-collé des lois russes qui sent la censure à plein nez.

 

Maintenant que le mal est fait, Touadéra promet de “relire” le projet. Mais enfin, où étaient donc ses conseillers quand ce texte passait en Conseil des ministres ? Dormaient-ils, ou bien cette loi liberticide était-elle voulue dès le départ ?

 

Le malaise persiste

 

Au final, cette conférence de presse de Balalou laisse un goût amer dans la bouche. On y a entendu beaucoup de mots, mais peu de vérités. Beaucoup de promesses, mais peu de garanties.

 

Les Centrafricains  voient bien que derrière les belles paroles se cache une volonté de museler la presse, de formater l’information, de transformer les journalistes en perroquets du pouvoir.

 

Wagner peut bien tirer les ficelles depuis l’ombre, les citoyens de ce pays ont encore assez de jugeote pour distinguer le vrai du faux. Et quand un ancien détenu devenu ministre leur fait la leçon sur la liberté de la presse, ils ne peuvent que hausser les épaules et se demander jusqu’où ira cette comédie….

 

 

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Mambéré : Une frontière sans surveillance où règnent les bandits

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Mambéré : Une frontière sans surveillance où règnent les bandits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mambéré : Une frontière sans surveillance où règnent les bandits
Barrière multifonctionnelle illégale à la sortie de Carnot avec soldats FACA, policiers, gendarmes, agents phytosanitaires et forestiers . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La préfecture de la Mambéré, à la frontière du Cameroun, vit dans l’insécurité faute de forces de sécurité suffisantes pour contrôler cette zone stratégique.

 

Dans la préfecture de la Mambéré, à l’ouest de la RCA, la situation sécuritaire se dégrade jour après jour. Honoré Kinda, gouverneur de la région de l’Équateur, l’a reconnu lors d’un entretien accordé à RNL en mai 2025 : la frontière avec le Cameroun reste incontrôlée et les bandits en profitent largement.

 

Trois gendarmes pour toute une préfecture

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le gouverneur compte sur les doigts d’une main les forces disponibles : « trois, quatre, cinq » gendarmes au total, et pas un seul policier. Cette faiblesse numérique transforme d’immenses territoires en zones de non-droit où les criminels agissent sans craindre de sanctions.

 

Sur l’axe Carnot-Baoro, les attaques contre les commerçants et transporteurs se multiplient. Les malfaiteurs ont trouvé refuge dans les forêts d’où ils sortent pour braquer leurs victimes avant de disparaître à nouveau. Sans moyens de transport ni équipements adaptés, les quelques gendarmes présents ne peuvent pas les poursuivre efficacement.

 

Pourtant, Honoré Kinda parle de « dispositions » pour améliorer la sécurité, mais reste évasif sur les mesures concrètes à prendre. Cette imprécision montre l’embarras d’une administration qui ne dispose pas des moyens nécessaires pour résoudre le problème.

 

Le gouverneur reconnaît d’ailleurs que les forces de défense et de sécurité manquent cruellement de moyens logistiques. Cette pénurie les empêche de mener des opérations efficaces contre les groupes criminels qui connaissent parfaitement le terrain et bénéficient de complicités locales.

 

En outre, l’appui constant de la Minusca, régulièrement évoqué par le gouverneur, montre que l’État centrafricain ne parvient pas à assumer seul ses responsabilités sécuritaires. Cette dépendance aux forces internationales pour maintenir l’ordre dans ses propres territoires pose question sur la capacité du gouvernement à exercer sa souveraineté.

 

La porosité de cette frontière ne facilite pas seulement le banditisme. Elle permet aussi le développement de trafics en tout genre : armes, marchandises de contrebande, personnes,  qui échappent totalement au contrôle des autorités.

 

Il y’a lieu de noter que la Mambéré occupe une position stratégique pour les échanges avec le Cameroun. Cette zone pourrait générer d’importantes recettes douanières et stimuler l’économie locale. Mais l’insécurité décourage les investisseurs et paralyse le commerce légal.

 

Les habitants vivent sous la menace permanente des bandits armés. Ils limitent leurs déplacements et adaptent leurs activités économiques pour éviter les zones dangereuses. Cette peur constante freine le développement de toute la région.

 

Le gouverneur organise bien des réunions de sécurité avec les officiers de Carnot et Baoro, mais ces rencontres ne changent rien à la réalité du terrain. Sans hommes, sans véhicules, sans carburant, les bonnes intentions restent lettre morte.

 

L’État centrafricain abandonne de fait cette région frontalière à son sort. Il reconnaît ses défaillances mais ne mobilise pas les ressources nécessaires pour y remédier. Cette passivité transforme progressivement la Mambéré en territoire de non-droit où les citoyens se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux criminels.

 

Cette situation compromet non seulement la sécurité des populations locales, mais aussi l’intégrité du territoire national. Une frontière non surveillée devient rapidement une porte d’entrée pour tous les trafics et toutes les menaces qui déstabilisent l’ensemble du pays….

 

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Maxime Balalou dénonce les “braconniers de l’information” : et si le vrai danger venait des terroristes de l’information ?

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Maxime Balalou dénonce les “braconniers de l’information” : et si le vrai danger venait des terroristes de l’information ?

 

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Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de sa conférence du 21 juillet 2025, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a fustigé les réseaux sociaux en qualifiant leurs utilisateurs de “braconniers de l’information”. Cette expression, péjorative et méprisante, vise à délégitimer les voix citoyennes qui relaient des informations en dehors des canaux officiels. Pourtant, face à une communication gouvernementale opaque et souvent manipulatrice, la question se pose : qui menace réellement la vérité en Centrafrique ? Les braconniers ou les véritables terroristes de l’information ?

 

Les “braconniers de l’information” selon Balalou

 

Pour Maxime Balalou, les réseaux sociaux sont infestés de personnes qui s’improvisent journalistes sans en avoir ni la formation ni la légitimité.

 

« Vous savez que les réseaux sociaux sont constitués à la fois des braconnés de l’information… qui n’ont jamais été journaliste de leur vie, qui pensent faire mieux que les journalistes professionnels ».

 

En utilisant le mot “braconnier”, Balalou assimile ces citoyens à des hors-la-loi de l’information, comme si publier une vérité gênante équivalait à un crime. Pourtant, dans un pays où la presse indépendante est souvent muselée et sous pression, les réseaux sociaux sont parfois les seuls espaces où les faits bruts peuvent émerger.

 

Si les internautes sont accusés de “braconnage”, les pratiques du gouvernement s’apparentent, elles, à un terrorisme informationnel :

  • Blocage et intimidation des médias indépendants ; • Diffusion de fausses informations officielles, comme dans l’affaire Armel Sayo, où le pouvoir a produit une vidéo générée par IA pour masquer la vérité ; • Dénigrement systématique des voix critiques, réduites au silence par des accusations arbitraires.

 

La vraie menace ne vient donc pas des citoyens qui cherchent à informer, mais de l’appareil d’État qui manipule, censure et terrorise l’opinion en dissimulant les faits.

 

Qui doit enfin rendre des comptes ?

 

En qualifiant les internautes de “braconniers”, Maxime Balalou détourne le débat. Car la question centrale n’est pas de savoir qui est autorisé à informer, mais qui ment, qui manipule et qui empêche la vérité de circuler. • Les réseaux sociaux ont permis de révéler des affaires étouffées, des violences et des abus ignorés par les médias traditionnels.

  • En face, un gouvernement qui se pose en juge de ce qui doit être publié exerce une violence informationnelle plus grave qu’un simple “braconnage”.

 

Maxime Balalou, ancien détenu devenu porte-parole, a franchi une ligne dangereuse. De simple propagandiste du régime, il s’est mué en véritable terroriste de l’information, cherchant à faire taire les voix libres plutôt qu’à informer honnêtement. Entre le braconnier et le terroriste de l’information, le plus grand danger pour la Centrafrique est désormais incarné par ceux qui détiennent le pouvoir et veulent museler la vérité….

 

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Centrafrique : Entre la CNDH et Maxime Balalou, qui dit la vérité sur Armel Sayo ? Balalou dit qu’il est entre les mains de la justice, mais quelle justice ? Justice de Dieu ou justice des hommes ?

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Centrafrique : Entre la CNDH et Maxime Balalou, qui dit la vérité sur Armel Sayo ? Balalou dit qu’il est entre les mains de la justice, mais quelle justice ? Justice de Dieu ou justice des hommes ?

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La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Armel Sayo a été extrait de la prison de Camp de Roux le lundi 7 juillet vers 9 heures, avant d’être enlevé dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 juillet par des Mercenaires russes.

 

Depuis cet enlèvement, aucun signe de vie de l’ancien ministre Armel Sayo n’a été présenté. Pourtant, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, affirme que « Armel Sayo est bien vivant », sans preuve. Mais quand Balalou affirme qu’il est en vie, et qu’il est entre les mains de la justice.  Sur quelle justice s’appuie-t-il ? Est-ce la justice de Dieu ou la justice des hommes ? Les parents de Sayo veulent savoir s’il est encore parmi eux ou déjà auprès de Dieu.

 

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), quant à lui,  livre un message totalement différent : « Nous menons des investigations pour savoir où se trouve exactement M. Sayo et s’il est vivant. Nous sommes en pourparlers avec les autorités judiciaires pour accéder à lui ». Il a même reconnu : « D’ici quelques jours, nous serons en mesure de dire si M. Armel Sayo est en vie ou non ». Une déclaration qui montre l’impuissance de la Commission à faire la lumière sur cette disparition alors qu’elle a un mandat légal pour visiter toutes les prisons du pays.

 

Le procureur de la République répète que Sayo est vivant, mais sans preuve. L’ex-détenu Maxime Balalou a lui aussi  annoncé qu’une nouvelle inculpation pour l’ancien ministre Armel Sayo pour tentative de coup d’État, prétendument préparée depuis sa cellule du camp de Roux.

 

L’affaire inquiète au plus haut niveau. Le président camerounais Paul Biya a personnellement envoyé un télégramme officiel à Bangui pour demander des informations précises sur la santé, la situation judiciaire et la localisation d’Armel Sayo. L’ambassade de France, de son côté, suit de très près ce dossier explosif.

 

Le contraste est violent : Maxime Balalou soutient, sans preuve, que Sayo va bien. La CNDH reconnaît qu’elle ne sait pas où il est. Le procureur s’enferme dans des accusations. Mais alors, où est Armel Sayo ? Est-il encore sous la justice des hommes ou déjà entre les mains de Dieu ?

 

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Quatre morts et dix blessés dans une attaque des bandits soudanais près de Birao

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Quatre morts et dix blessés dans une attaque des bandits soudanais près de Birao

 

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Une femme blessées dans l’attaque soudanaise dans le village d’Amkroumay le dimanche 27 juillet 2025. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une attaque nocturne de bandits soudanais a fait quatre morts et dix blessés dans le village d’Amkroumay, proche de Birao, dans l’extrême nord centrafricain.

 

Une trentaine de bandits soudanais lourdement armés, traversant la frontière pour venir sur le territoire centrafricain, ont attaqué le village d’Amkroumay dans la nuit de samedi à dimanche 27 juillet 2025. Ce village, situé à 35 kilomètres de Birao, et à 30 kilomètres d’Amdafock,   se trouve dans l’extrême nord de la République centrafricaine, à plus de 1100 kilomètres de Bangui.

 

L’assaut a commencé vers 4 heures du matin, surprenant la population endormie. Les tirs ont commencé à retentir dans le village. Au même moment, monsieur Lundi, un milicien d’autodéfense locale âgé d’une quarantaine d’années, a tenté de résister aux assaillants. Il a abattu l’un d’eux avant d’être tué à son tour. La panique s’est emparée du village. Les habitants ont fui en catastrophe sous les balles, abandonnant leurs biens derrière eux.

Quatre morts et dix blessés dans une attaque des bandits soudanais près de Birao
À Birao, proche de l’hôpital. Photo CNC

 

Sur place le bilan s’établit à deux morts et onze blessés. Parmi les victimes figure monsieur Lundi et un bébé qui a été touché par balle perdue alors qu’il était entre les mains de sa maman. Au même moment, onze personnes ont été blessées par les projectiles durant cette attaque sanglante.

 

Les onze blessés ont été évacuées vers Birao à bord de motos tricycles. Arrivée près de Matala, 25 kilomètres sur l’axe de Birao, deux autres blessés ont succombés de leur blessure, portant au total le nombre des morts à 4 personnes. Parmi les deux dernières victimes, figurent un homme de 47 ans et une jeune femme. Donc au total, deux femmes et deux hommes tués dans cette attaque.  Sur place à l’hôpital de Birao, une autre jeune fille d’environ 25 ans a été admise d’urgence au bloc opératoire. L’épouse de l’homme de 47 ans, décédé en cours de route, est aussi dans un état critique à l’hôpital de Birao.

Quatre morts et dix blessés dans une attaque des bandits soudanais près de Birao
Un enfant, blessé dans l’attaque soudanaise du village d’Amkroumay, situé à 35 kilomètres de Birao. Photo CNC

 

Sur place dans le village, les bandits armés soudanais, après l’attaque, ont récupéré de force un cheval et une charrette à un villageois avant de transporter leur mort abattu par le courageux Lundi. Les jeunes d’Amkroumay, rejoints par ceux d’Amdafock et de Matala, ont poursuivi les assaillants dans la brousse. Des échanges de tirs ont eu lieu. Un blessé a été ramené le soir même à Birao.

 

Ce qui est très étonnant, les gendarmes et militaires sont arrivés après les faits. Ils se sont contentés d’établir un constat avant de repartir, laissant les groupes d’autodéfense poursuivre seuls les criminels. Cette attitude passive et honteuse des soldats FACA et des gendarmes mécontente les habitants qui dénoncent l’inaction des forces de sécurité basées à Birao et à Amdafock.

 

Indignée, la population locale réclame l’envoi de renforts militaires et de forces de sécurité capables d’intervenir rapidement. Ces attaques se multiplient dans cette zone frontalière avec le Soudan, semant la terreur parmi les communautés rurales. Les habitants estiment que les autorités « ne font rien » pour assurer leur protection face à ces incursions répétées.

 

Cette nouvelle agression souligne la vulnérabilité des populations civiles dans cette partie reculée du territoire centrafricain, où l’État peine à faire respecter son autorité.

 

Aux dernières nouvelles, parmi les miliciens d’autodéfense partis pour traquer les bandits en question, l’un est blessé et ramené à l’hôpital de Birao le même jour, dimanche, vers 22 heures.

 

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Le BRDC dénonce la candidature de Touadera qui viole la Constitution de 2016

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Le BRDC dénonce la candidature de Touadera qui viole la Constitution de 2016

 

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Les leaders du BRDC lors de leur assemblée générale au siège du parti PATRIE à Bangui . Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le BRDC dénonce la candidature de Touadéra pour un troisième mandat comme une violation constitutionnelle majeure.

 

Le BRDC, représenté par son porte-parole Martin Ziguélé, a lancé une offensive juridique contre la candidature de Touadéra aux prochaines élections présidentielles. L’ancien Premier ministre, porte-parole du BRDC et député de Bocaranga 3, située à 532 kilomètres au nord-ouest de Bangui, a utilisé sa position au sein du Bloc Républicain pour dénoncer ce qu’il qualifie d’une “violation caractérisée” de la loi fondamentale de 2016.

 

“La candidature de Touadéra constitue un empoisonnement de notre vie politique”, a déclaré le porte-parole du BRDC lors d’un point de presse tenu dans la capitale. Ziguélé va plus loin en remettant en cause l’ensemble du processus qui a mené à l’adoption de la nouvelle Constitution. Pour le BRDC, cette “pseudo-constitution” ne possède aucune légitimité juridique et la candidature de Touadéra s’appuie sur des bases illégales.

 

Le BRDC, qui fédère treize formations politiques, développe une stratégie d’opposition frontale basée sur un argument constitutionnel simple : la candidature de Touadéra ne peut se fonder sur une Constitution qu’il a lui-même façonnée pour contourner les limites de mandats. “Ce n’est pas à M. Touadéra de définir les règles de notre démocratie”, insiste le porte-parole du BRDC, qui dénonce une dérive autoritaire.

 

Cette contestation de la candidature de Touadéra par le BRDC s’inscrit dans une logique de résistance institutionnelle. Le Bloc Républicain entend faire valoir que seule la Constitution de 2016 garantit le respect des acquis républicains. Pour le BRDC, accepter la candidature de Touadéra reviendrait à légitimer un coup de force constitutionnel.

 

L’offensive du BRDC pose une question fondamentale : la candidature de Touadéra peut-elle s’appuyer sur une Constitution adoptée spécifiquement pour permettre sa reconduction au pouvoir ? Le BRDC cristallise aujourd’hui la résistance institutionnelle face à cette candidature controversée…….

 

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Deux morts en 48 heures sur l’axe Bossemptélé-Bozoum, cible d’embuscades meurtrières

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Deux morts en 48 heures sur l’axe Bossemptélé-Bozoum, cible d’embuscades meurtrières

 

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Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Deux attaques armées en moins de 48 heures ont fait deux morts et trois blessés sur la route Bossemptélé-Bozoum, devenue zone de non-droit.

 

Le dimanche 27 juillet 2025, un conducteur de taxi-moto a été abattu et ses deux passagers grièvement blessés lors d’une embuscade tendue par des hommes lourdement armés sur l’axe Bossemptélé-Bozoum, à hauteur du même secteur déjà frappé deux jours plus tôt.

 

Ce nouveau drame s’est produit alors que le conducteur transportait deux clients en direction de Bozoum. Selon des témoins, les assaillants ont ouvert le feu sur la moto sans sommation dès la présence de l’engin dans leur champ de vision. Le conducteur est mort sur place. Les deux passagers ont été blessés, mais ont pu être secourus par des habitants alertés par les tirs.

 

Rappelons que le vendredi 25 juillet, deux jours plutôt, une première attaque avait visé un autre taxi-moto transportant une femme au départ de Bossemptélé pour Bozoum. Pris pour cible à environ 22 kilomètres de la ville, le conducteur avait tenté de faire demi-tour, mais les agresseurs avaient immédiatement tiré. La passagère, atteinte d’une balle dans le dos, était morte sur le coup. Le conducteur, blessé au bras, avait réussi à alerter les populations depuis un village voisin, situé à 10 kilomètres.

 

Ces deux agressions en pleine journée ont non seulement semé la panique parmi les habitants de la zone, mais aussi parmi les conducteurs des motos qui ne veulent plus circuler sur cet axe. L’axe Bossemptélé-Bozoum, long d’environ 75 kilomètres, est pourtant l’un des plus fréquentés pour le commerce local. Les attaques visent visiblement à décourager la circulation et freiner les échanges entre les deux localités.

 

Malgré les engagements des autorités en matière de sécurité, les groupes armés continuent de dicter leur loi dans cette partie de l’Ouham-Pendé. Les populations civiles, livrées à elles-mêmes, exigent des mesures urgentes pour sécuriser les routes et stopper les violences répétées sur cet axe.

 

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Centrafrique : Richard Filakota, le docteur cleptomane au chevet du PND

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Richard Filakota, le docteur cleptomane au chevet du PND

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota-450×300.jpg” alt=”Centrafrique : Richard Filakota, le docteur cleptomane au chevet du PND” width=”450″ height=”300″ />
Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les paroles s’envolent, les actes demeurent. Cette vérité ancestrale résonne aujourd’hui dans les couloirs du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, où Richard Filakota a livré, le mois dernier, sur les ondes de Radio Ndékè Luka, un plaidoyer aux accents volontaristes sur la transparence dans la gestion des fonds du Plan national de développement.

 

Lors de son interview sur la Radio Ndékè Luka, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, s’est lancé dans un plaidoyer vibrant pour la transparence dans la gestion des fonds du Plan national de développement (PND). Avec un aplomb certain, il a salué le soutien des partenaires techniques et financiers, vantant la confiance renouvelée des institutions comme la Banque Mondiale, qui finance une vingtaine de projets en RCA, et les 1,15 milliard de dollars injectés par des partenaires indiens dans la canne à sucre et le manioc.

 

“L’abondance de biens ne nuit pas”, a-t-il déclaré, promettant des “garde-fous” pour une gestion “rigoureuse, transparente et efficace” des ressources du PND, ce plan censé propulser la RCA vers un développement durable d’ici 2028. Un discours presque trop beau, qui peint un ministre déterminé à relever un pays en ruines, un “grand chantier à ciel ouvert”. Pourtant, entre les promesses et la réalité du terrain, l’écart demeure béant. Car si les mots du ministre portent l’espoir d’une nation qui aspire au changement, la gestion quotidienne de son portefeuille raconte une histoire différente, celle d’une administration qui peine encore à se débarrasser de ses vieux démons.

 

 

Richard Filakota n’est pas un visage inconnu dans le paysage administratif centrafricain. Ancien directeur de l’ENAM, l’homme  a été Nommé à la tête de ce ministère stratégique le 4 janvier 2024, il hérite d’un portefeuille lourd de responsabilités dans un contexte où chaque franc CFA compte pour le redressement national.

 

Or, la gestion de plusieurs projets sous sa tutelle pousse les centrafricains à s’interroger. Par exemple, le projet Londo, financé par la Banque Mondiale pour redonner espoir aux communautés rurales, explique parfaitement ces dysfonctionnements. Mais ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres dans un ministère qui pilote de nombreuses initiatives de développement. Dans ce dossier spécifique, des 4×4 rutilants, des motos neuves, des pick-ups Toyota : tout ce qui devait servir les villages a atterri dans sa cour, chez sa nièce – bombée secrétaire particulière pour l’occasion – ou dans les mains de ses sbires, y compris un abbé catholique et un garde du corps. Huit motos détournées, un véhicule extorqué par un directeur général, pion docile nommé par Filakota : le ministre a profité d’une pause d’évaluation du projet pour faire main basse sur les biens, comme un voleur dans une maison laissée ouverte.

 

Mais le projet Londo n’est qu’un cas d’école dans un ministère qui supervise une multitude d’initiatives de développement. D’autres projets, financés par divers partenaires, connaissent des irrégularités similaires, révélant un système de gestion qui appelle à une réforme profonde.

 

Et que dire de sa défense ? “C’est le péché mignon des Centrafricains”, a-t-il osé, parlant de la “maladresse” dans la gestion de la “res publica”. Une confession presque candide, si elle n’était pas aussi cynique. Car pendant que Filakota parade en sauveur, jurant mettre des “digues” pour protéger le PND, les Centrafricains, eux, connaissent la chanson. Ce n’est pas la première fois que l’homme laisse des traces douteuses. À l’ENAM, il avait déjà saigné l’institution, siphonnant ses ressources avec une avidité qui frise l’indécence. Aujourd’hui, il récidive, drapé dans une arrogance qui le pousse même à défier le Premier ministre Félix Moloua, accusé de “sabotage” du PND via des insinuations relayées par son cousin sur les réseaux sociaux. Une tactique grossière pour détourner l’attention de son propre pillage.

 

Entre temps, la Banque Mondiale, alertée par ces disparitions, a exigé des comptes. La Primature a réagi, dépêchant un comité de veille, mené par un officier supérieur, pour récupérer ce que Filakota n’avait pas encore planqué. Depuis le Maroc, il a marmonné un “je ramènerai tout”, promesse aussi creuse que ses engagements de transparence. Les logos des 4×4 effacés pour sa nièce, les motos entassées chez ses proches : son domicile ressemble à une brocante de la honte, un dépotoir de biens volés. Et lui, intouchable, se croit calé sous l’aile du président Touadéra, fanfaronnant avec le toupet d’un filou persuadé que son baratin suffira à duper le peuple et les bailleurs.

 

Le Plan national de développement, cette version revisitée du RCPCA, porte en lui les espoirs légitimes d’un peuple qui aspire à voir des routes praticables, des écoles fonctionnelles, des hôpitaux équipés et des opportunités d’emploi pour sa jeunesse. Ces aspirations méritent une gestion irréprochable, loin des pratiques qui confondent patrimoine public et intérêts privés.

 

“C’est mon tour”, aurait confié le ministre à des proches selon certaines sources, révélant une mentalité qui explique peut-être certains comportements. Mais les Centrafricains d’aujourd’hui ne se contentent plus de belles paroles. Ils exigent des résultats tangibles et une gouvernance à la hauteur de leurs attentes.

 

La transparence dans la gestion des fonds publics demeure effectivement un défi majeur pour le Plan national de développement. Un défi que Richard Filakota et son équipe devront relever avec détermination, car l’avenir de la République centrafricaine se joue aussi dans la capacité de ses dirigeants à transcender les tentations personnelles pour servir l’intérêt général.

 

L’heure est venue de prouver que les engagements pris devant les micros ne sont pas que des mots emportés par le vent, mais des promesses ancrées dans la réalité d’une Centrafrique qui refuse de demeurer à genoux….

 

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Zémio : nouvel affrontement sanglant entre Wagner et miliciens azandés

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affrontement sanglant entre Wagner et miliciens azandés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/les-mercenaires-russes-a-Alindao-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/les-mercenaires-russes-a-Alindao-1-450×433.jpg” alt=”Zémio : affrontement sanglant entre Wagner et miliciens azandés” width=”450″ height=”433″ />
les Mercenaires russes à Alindao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des mercenaires russes ont essuyé une embuscade meurtrière près de Zémio, dans le sud-est centrafricain.

 

L’attaque s’est produite jeudi après-midi vers 15 heures près du village de Barre, une localité située à 35 kilomètres de Zémio, elle-même distante de 1113 kilomètres de Bangui. Une patrouille du groupe Wagner circulait sur l’axe principal quand des miliciens azandés ont ouvert le feu, déclenchant un combat d’une heure.

 

Les témoins décrivent des dégâts considérables. Le blindé russe a subi de multiples impacts, ses pneus ont été détruits par les tirs. L’équipage a dû regagner Zémio dans des conditions difficiles. Le bilan humain reste inconnu, aucune source officielle n’ayant communiqué de chiffres.

 

Cette embuscade s’inscrit dans une série d’accrochages qui ensanglentent la zone depuis trois mois. Miliciens azandés et mercenaires russes s’affrontent régulièrement, transformant cette partie du Haut-Mbomou en zone de guerre ouverte.

 

Pour contrer ces attaques, les mercenaires russes ont adopté une nouvelle stratégie hautement criminelle. Ils ont intensifié la pose de mines antipersonnel autour de Zémio. Ces engins explosifs parsèment désormais les sentiers, les champs cultivés et les voies de circulation piétonne. La population civile vit dans la terreur permanente de ces dispositifs mortels.

 

Les autorités locales restent impuissantes face à cette escalade. Les habitants de la zone fuient progressivement vers des localités plus sûres, abandonnant leurs activités agricoles et commerciales.

 

Cette nouvelle escalade dans le Haut-Mbomou témoigne de l’incapacité des forces onusiennes présentes à pacifier durablement cette partie du territoire. L’usage massif de mines antipersonnel fait peser une menace durable sur les populations civiles, longtemps après la fin des hostilités….

 

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Centrafrique : La disparition d’Armel Sayo relance la crise entre le Barreau et les autorités

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Centrafrique : La disparition d’Armel Sayo relance la crise entre le Barreau et les autorités

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022.-Photo-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La disparition d'Armel Sayo relance la crise entre le Barreau et les autorités
les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’enlèvement de l’ancien ministre Armel Sayo à l’OCRB ravive les tensions entre les avocats et les autorités centrafricaines.

 

La disparition de l’ancien ministre Armel Sayo, enlevé à l’Office Central pour la Répression du Banditisme dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier, provoque une nouvelle escalade entre le Barreau de Centrafrique et les autorités. Les avocats de M. Armel Sayo se voient refuser l’accès à l’OCRB pour rencontrer leur client, alimentant les rumeurs sur son éventuel assassinat. Cette entrave au droit de la défense pousse le Barreau à convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire le jeudi 31 juillet 2025 à 9h00, au Palais de Justice de Bangui.

 

Cette nouvelle crise s’inscrit dans un historique de tensions récurrentes. Il y a quelques mois, les avocats avaient lancé une grève illimitée pour protester contre des refus similaires d’accès à leurs clients. Ils réclamaient alors de pouvoir rencontrer les frères et sœurs d’Armel Sayo, arrêtés et incarcérés à l’OCRB suite à l’arrestation à Douala au Cameroun de leur frère Armel Sayo, ainsi que les deux frères Dondra, également arrêtés arbitrairement et détenus dans cette structure de la police nationale.

 

Devant cette mobilisation, le Ministre d’État chargé de la Justice, des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance avait publié une circulaire rappelant aux officiers de police judiciaire leur obligation de garantir l’accès des détenus à leurs avocats. Cette mesure, destinée à apaiser la situation et inciter les avocats à reprendre le travail, s’avère aujourd’hui inefficace selon les professionnels du droit qui dénoncent un “leurre” de courte durée.

 

Le cas d’Armel Sayo cristallise ces dysfonctionnements. Transféré de la prison du camp de Roux vers l’OCRB, l’ancien ministre demeure inaccessible à ses conseils, soulevant de vives inquiétudes sur son intégrité physique. Cette entrave directe à l’exercise de la profession d’avocat et au droit fondamental à la défense motive la convocation de l’Assemblée Générale Extraordinaire des avocats.

 

L’ordre du jour abordera l’évaluation de la mise en œuvre de la circulaire ministérielle et la réaction du Barreau face aux déclarations du Ministre de la Justice lors de l’assemblée générale des magistrats. La question de l’inscription des postulants admis à la retraite figurera également parmi les points discutés.

 

Cette situation expose la fragilité des garanties constitutionnelles et les défis persistants auxquels font face les avocats en République Centrafricaine. Le Barreau, par la voix de son Bâtonnier Me Jean-Louis Opalegna, manifeste sa détermination à faire respecter la loi et garantir l’accès à la justice pour tous les citoyens. L’issue de cette assemblée générale extraordinaire pourrait déterminer l’ampleur de la riposte des avocats face à ce qu’ils considèrent comme une violation systématique des droits de la défense…….

 

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Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI,  salue la condamnation de Yekatom et Ngaïssona

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Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI,  salue la condamnation de Yekatom et Ngaïssona

 

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Monsieur Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le procureur adjoint de la CPI Mame Mandiaye Niang  se félicite des peines prononcées contre les ex-dirigeants Anti-Balaka.

 

La Cour pénale internationale a prononcé le 24 juillet 2025 des condamnations fermes contre Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona. Le premier écope de 15 ans de prison, le second de 12 ans. Les juges ont établi leur responsabilité dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les milices Anti-Balaka entre décembre 2013 et décembre 2014.

 

Ces violences ont visé la population civile musulmane dans l’ouest du pays, notamment autour de Berberati, située à 584 kilomètres de Bangui, et dans la zone de Bouar, distante de 452 kilomètres de la capitale. Les attaques se sont étendues jusqu’aux environs de Carnot, à 431 kilomètres de Bangui.

 

Le procureur adjoint Mame Mandiaye Niang a souligné la gravité des actes reprochés aux condamnés. “Les crimes ont eu des répercussions profondes et irréversibles sur la population civile”, a-t-il déclaré. Il a insisté sur le message que porte ce verdict : “Du champ de bataille aux coulisses du pouvoir, l’impunité ne saurait être tolérée“.

 

Les charges retenues incluent le meurtre, les attaques contre des civils, la torture, le transfert forcé et la persécution. Le procès s’est appuyé sur 115 témoignages et plus de 16 000 pièces à conviction. Les preuves rassemblées comprenaient des enregistrements audio et vidéo, des relevés téléphoniques, des photographies et de nombreux documents provenant d’organisations non gouvernementales, des Nations unies, des registres Anti-Balaka et des archives officielles.

 

La coopération des autorités centrafricaines a facilité le travail de la Cour. Les États partenaires, les organisations internationales et les témoins ont également contribué à l’aboutissement de cette procédure judiciaire. Le procureur a reconnu leur rôle déterminant dans la manifestation de la vérité.

 

Mame Mandiaye Niang a rendu hommage aux victimes et aux communautés touchées. Il a salué “le courage et la résilience de ceux qui ont contribué à la manifestation de la vérité grâce à leurs témoignages”. L’Accusation étudie la possibilité d’un appel concernant certains aspects de la décision, estimant que les peines prononcées pourraient être insuffisantes au regard de la gravité des crimes.

 

Cette condamnation constitue une avancée significative dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine et rappelle que les auteurs de crimes de guerre devront répondre de leurs actes devant la justice internationale….

 

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Sido : 297 maisons détruites par une forte pluie, la Croix-Rouge lance un appel à l’aide

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Sido : 297 maisons détruites par une forte pluie, la Croix-Rouge lance un appel à l’aide

 

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Les déplacés de Sido suite à l’intempérie qui a détruit leurs habitations

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Certains habitants de Sido contraints de se réfugier chez des proches après les destructions de leurs habitations par de forte pluie.

 

Les intempéries ont frappé durement Sido, située dans la sous-préfecture du Moyen-Sido, au nord de la RCA, près de la frontière avec le Tchad. Maxime Touzoukoua, président local de la Croix-Rouge centrafricaine, fait état de 297 habitations entièrement détruites lors des fortes précipitations survenues le 20 juillet dernier.

 

Les victimes, parmi lesquelles figurent des femmes enceintes, des personnes âgées et des familles en situation de vulnérabilité, ont trouvé un abri temporaire chez des proches. Cette solution d’urgence s’avère précaire face à l’ampleur des besoins.

 

“Tous les occupants de ces maisons ont dû se regrouper chez d’autres familles”, explique Maxime Touzoukoua à la CNC. La situation reste tendue alors que la saison pluvieuse se poursuit, laissant craindre de nouveaux effondrements dans cette zone particulièrement exposée.

 

L’antenne locale de la Croix-Rouge tire la sonnette d’alarme et interpelle les pouvoirs publics. “Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide”, insiste son responsable, conscient que les moyens locaux s’avèrent insuffisants pour répondre à cette catastrophe naturelle.

 

Le bilan provisoire ne mentionne aucune perte humaine ni blessé, mais l’ampleur des dégâts matériels pose la question de la reconstruction et de l’assistance aux populations affectées. La commune de Sido attend désormais une réponse des autorités pour faire face à cette situation d’urgence qui touche près de 300 familles….

 

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Centrafrique : une tentative d’empoisonnement cible l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada

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une tentative d’empoisonnement cible l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada

 

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Le président Touadera et l’ancien Premier ministre, élu, député de Boali, Firmin NGRÉBADA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Des tensions profondes opposent actuellement l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada au président Faustin-Archange Touadéra. Selon des informations recueillies par plusieurs sources proches de l’ancien chef du gouvernement, une tentative d’empoisonnement aurait été planifiée par des membres du cercle présidentiel, sans qu’il soit possible d’en attribuer formellement la responsabilité au chef de l’État lui-même.

 

Le plan aurait consisté à faire exécuter l’empoisonnement à l’étranger, plus précisément en Belgique, à travers une femme tchadienne manipulée à cette fin. Avant que le projet ne soit mis à exécution, Ngrebada a reçu un enregistrement vocal dans lequel les auteurs présumés détaillent l’opération envisagée. L’audio mentionne explicitement l’implication d’une femme tchadienne  proche comme instrument du complot.

 

Profondément choqué par ce qu’il a entendu, Firmin Ngrebada s’est immédiatement rendu au domicile du président Touadéra pour lui faire écouter l’enregistrement et lui demander des explications. Selon nos sources, l’échange entre les deux hommes a été tendu. Le président aurait appelé au calme et demandé à son ancien collaborateur de ne pas rendre public le fichier audio, promettant l’ouverture d’une enquête interne.

 

Depuis, aucune suite n’a été donnée. Le climat de méfiance s’est installé durablement. L’ancien Premier ministre, qui fut pourtant l’un des piliers du régime entre 2016 et 2021, évite tout contact avec le noyau dur du pouvoir. Écarté des sphères décisionnelles, il se tient à distance des activités publiques et politiques de la présidence.

 

Nommé Premier ministre en 2019 après la signature de l’Accord de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés, Ngrebada avait auparavant été directeur de cabinet du président Touadéra dès son élection en 2016, après avoir servi comme chef de cabinet du premier ministre Faustin Archange Touadera sous le régime de François Bozizé. Leur rupture, encore inexpliquée publiquement, relance les interrogations sur les divisions internes au sommet de l’État.

 

À quoi tient la dégradation de cette relation entre deux anciens alliés stratégiques du régime ? Et quelles conséquences politiques pourrait avoir cette affaire restée sous silence depuis plusieurs semaines ?

 

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Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, veut imiter la censure chinoise des réseaux sociaux : délire ou folie politique ?

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Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, veut imiter la censure chinoise des réseaux sociaux : délire ou folie politique ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou–450×225.jpg” alt=”Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, veut imiter la censure chinoise des réseaux sociaux : délire ou folie politique ?” width=”450″ height=”225″ />
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain ne parvient plus à contenir l’impact des réseaux sociaux, surtout après la diffusion d’images suspectes autour de l’affaire Armel Sayo, ancien ministre et ex-chef rebelle.

 

Ces publications virales, attribuées faussement à l’intelligence artificielle par le gouvernement, ont profondément troublé le pouvoir, incapable d’apporter des preuves crédibles sur le sort de l’ancien ministre Sayo. Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, a alors tenu une déclaration pathétique et immorale, en évoquant l’exemple de la Chine pour justifier une régulation stricte des réseaux sociaux, au risque d’instaurer une censure ouverte.

 

En effet, l’arrestation et la détention opaque d’Armel Sayo ont créé un climat de méfiance. Les rumeurs de torture et d’assassinat après son enlèvement crédible par les Mercenaires russes dans la nuit du lundi 7 à mardi 8 juillet 2025 par les mercenaires russes du groupe Wagner à l’OCRB, amplifiées par des images circulant sur Facebook et WhatsApp depuis le 17 juillet, c’est-à-dire 10 jours après son enlèvement, ont provoqué une tempête médiatique. Au lieu de répondre avec transparence, le gouvernement s’est contenté de dénoncer de supposés montages numériques, sans jamais apporter de preuves de vie de l’ancien ministre Armel Sayo. Cette opacité alimente les soupçons d’exécution extrajudiciaire, accentuant la crise de crédibilité du régime.

 

Les déclarations pathétiques de Maxime Balalou

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 21 juillet 2025, Maxime Balalou a livré un discours très critique envers les réseaux sociaux. Voici des extraits clés :

Sur les utilisateurs des réseaux sociaux :« Vous savez que les réseaux sociaux sont constitués à la fois des braconnés de l’information… qui n’ont jamais été journaliste de leur vie… qui pensent faire mieux que les journalistes professionnels. » Balalou assimile les citoyens actifs sur les réseaux sociaux à des imposteurs, cherchant à discréditer les voix critiques du régime.

 

Sur les dérives des plateformes : « Quand vous voyez ce qui se passe, quand vous regardez les insultes, quand vous regardez les gens qui n’ont plus la dignité… Ne vous laissez pas enivrer par des informations qui créent des troubles ». Il accuse les plateformes de provoquer la haine et les désordres sociaux, tout en évitant d’évoquer les responsabilités gouvernementales.

 

Sur la régulation et la Chine comme modèle : « Il y a tout un arsenal juridique qui se construit pour pouvoir réglementer… Ce n’est pas pour rien qu’on voit dans certains pays comme la Chine. Tout est bien contrôlé… pour protéger le pays ». Balalou annonce la volonté du gouvernement d’adopter des mécanismes de contrôle inspirés de la Chine, un pays réputé pour sa censure totale d’Internet.

 

Un projet irréaliste pour la RCA

 

Comparer la Centrafrique à la Chine relève de la folie:

  • La Chine a son propre écosystème numérique (WeChat, Weibo, Douyin) qui remplace les réseaux étrangers. La RCA n’a aucun équivalent.
  • Bloquer Facebook, WhatsApp ou Telegram isolerait le pays, affectant commerce, communication et vie sociale.
  • Les capacités techniques et financières pour instaurer une “muraille numérique” comme la Chine sont inexistantes.

 

Cette déclaration de Balalou apparaît comme une tentative de détourner l’attention du public sur l’affaire Sayo, plutôt qu’une véritable stratégie numérique.

 

L’évocation d’un arsenal juridique contre les réseaux sociaux annonce un risque de museler l’opposition et de limiter la liberté d’expression. En diabolisant les internautes, le gouvernement prépare le terrain pour transformer toute critique en menace à l’unité nationale. Ce glissement autoritaire rappelle les méthodes de régimes qui utilisent la censure pour dissimuler leurs propres failles.

 

L’affaire Armel Sayo, loin d’être maîtrisée, illustre l’impuissance du gouvernement à contrôler le flux d’informations. En accusant les réseaux sociaux, l’ex-détenu Maxime Balalou tente de masquer une crise de transparence. Vouloir imiter la Chine sans avoir les moyens techniques ni économiques relève d’une politique irréaliste, perçue comme un aveu de faiblesse face à la puissance des réseaux numériques.

 

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Centrafrique : Le prix des cartes d’identité enfin réduit après cinq ans de violations criminelle de la loi

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Le prix des cartes d’identité enfin réduit après cinq ans de violations criminelle

 

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Les 4 jeunes du mouvement 4500, le 11 octobre 2020 . Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après cinq ans de tarifs illégaux, le gouvernement ramène enfin le prix de la carte nationale d’identité à ses tarifs légaux.

 

Le gouvernement centrafricain vient de ramener le prix de la carte nationale d’identité à 4 500 FCFA, conformément à la loi des finances 2020. Cette décision, formalisée par l’arrêté interministériel n°017/MISP/DIRCAB/SP.25 du 26 juin 2025, met fin à cinq années de pratiques illégales où les citoyens payaient entre 6 000 et 6 750 FCFA pour obtenir ce document essentiel.

 

L’histoire débute en 2020 quand l’Assemblée nationale vote un tarif de 4 500 FCFA pour la carte d’identité. Pourtant, la société libanaise Almadina, partenaire du gouvernement dans le cadre d’un accord public-privé, impose des prix majorés. Le gouvernement cautionne cette violation, ignorant délibérément la volonté des élus du peuple.

 

En août 2020, les députés menés par Thierry-Georges Vackat saisissent le tribunal administratif de Bangui. Le magistrat Michel Anihibié rend un jugement sans appel le 4 septembre : l’arrêté gouvernemental est “arbitraire” et viole les engagements internationaux du pays. Le tribunal ordonne l’alignement sur les tarifs légaux. Almadina et le gouvernement persistent dans leur refus.

 

Cette obstination pousse la société civile à s’organiser. Le collectif M4500 naît en octobre 2020, menant des manifestations pacifiques pour exiger le respect de la loi. La réponse des autorités est brutale : lors du sit-in du 13 octobre 2020, trois membres du mouvement sont arrêtés et maltraités avant leur libération.

 

L’année 2021 confirme l’entêtement gouvernemental. Lors des débats sur la loi des finances, l’Assemblée nationale rejette une nouvelle fois toute légalisation des tarifs majorés. Une commission mixte gouvernement-parlement est proposée pour réviser l’accord avec Almadina. Aucune suite n’est donnée.

 

Les années suivantes voient se répéter le même schéma. En 2022, le député Joseph Bendounga dénonce une “parodie de démocratie”, révélant que parlementaires et personnel de l’Assemblée obtiennent leurs cartes à prix réduit ou gratuitement, tandis que les citoyens ordinaires subissent les tarifs majorés.

 

Le Groupe de travail de la société civile, dirigé par Gervais Lakosso, lance plusieurs ultimatums. Les menaces de manifestations sont systématiquement réprimées. Kossimatchi, griot du régime, promet même de “broyer les tibias” des contestataires.

 

Cette résistance gouvernementale s’inscrit dans un contexte plus large de restriction des libertés. Depuis la révision constitutionnelle de 2023, qui supprime la limitation des mandats présidentiels, l’espace démocratique se réduit. Les manifestations d’opposition sont interdites ou réprimées, tandis que les rassemblements pro-gouvernementaux se déroulent librement.

 

La décision de juin 2025 survient à un moment particulier. L’Autorité nationale des élections peine à produire une liste électorale définitive, compromettant la crédibilité du scrutin de décembre. La carte d’identité étant indispensable pour les centrafricains de circuler librement d’aller voter, cette baisse tarifaire ressemble à une manœuvre électorale pour apaiser une population exaspérée.

 

Les citoyens ne s’y trompent pas. “Pendant cinq ans, ils nous ont volés avec des prix illégaux. Maintenant, à quelques mois des élections, ils baissent les prix. C’est une insulte à notre intelligence”, confie un membre du collectif M4500.

 

L’accord avec Almadina pose d’autres questions. Au-delà des tarifs illégaux, la société libanaise bénéficie d’exonérations fiscales et douanières dont la légalité peut être contestée. Cette opacité alimente les soupçons sur la nature réelle de ce partenariat.

 

Les nouvelles mesures réduisent également d’autres tarifs : la carte de séjour privilégiée passe de 650 000 à 480 000 FCFA pour deux ans. Ces ajustements, bien que tardifs, restent insuffisants aux yeux de ceux qui ont subi cinq années d’abus.

 

Le collectif M4500, tout en saluant le retour au tarif légal, exige des comptes. “Cette décision ne doit pas faire oublier les violations passées. Nous voulons une enquête sur la gestion du contrat avec Almadina et des sanctions pour les responsables”, insiste un cadre de cette société civile.

 

Cette affaire montre les dysfonctionnements profonds de la gouvernance centrafricaine. Un parlement vote une loi, un tribunal confirme sa légalité, mais l’exécutif persiste dans la violation pendant cinq ans. Cette séquence interroge sur le respect de l’État de droit dans le pays.

 

L’approche des élections de 2025 transforme subitement l’impossible en réalité. Ce qui était juridiquement intenable pendant cinq ans devient soudainement applicable. Cette volte-face confirme le caractère électoraliste de la décision.

 

Pour les observateurs de la vie politique centrafricaine, cet épisode illustre une méthode de gouvernance basée sur l’ignorance des institutions jusqu’au moment où l’intérêt politique commande le contraire. Les citoyens, victimes de cette approche, gardent en mémoire ces années d’abus légalisés.

 

La baisse du prix des cartes d’identité constitue une victoire pour les défenseurs de la légalité. Elle met fin à un scandale de cinq ans où gouvernement et partenaire privé ont piétiné la loi avec impunité. Mais cette décision tardive, intervenant à quelques mois des élections, questionne la sincérité du geste et révèle une gouvernance opportuniste qui adapte son respect de la loi aux échéances électorales…….

 

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Braquages spectaculaires près de Birao : des femmes d’Amdafock violemment agressées sur deux axes

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Braquages spectaculaires près de Birao : des femmes d’Amdafock violemment agressées sur deux axes

 

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Dans la ville de Birao CopyrightAFP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 24 juillet 2025, des femmes d’Amdafock venues retirer une aide du PAM ont été braquées en série sur les routes de Terfel et Matala.

 

En effet, le jeudi 24 juillet 2025, une trentaine de femmes d’Amdafock, localité située à 65 kilomètres de Biraho, ont été victimes de braquages violents alors qu’elles regagnaient leur village après avoir perçu une aide financière du Programme alimentaire mondial (PAM). Ces femmes, toutes des « réfugiées retournées » après un séjour forcé au Soudan ou au Tchad, avaient été convoquées à Birao pour retirer une allocation destinée à leur réinsertion.

 

Après la distribution, elles ont choisi de se diviser en deux groupes pour réduire les risques sur des axes réputés dangereux. Mais leur stratégie a totalement échoué.

 

Première attaque sur l’axe Matala

Vers 17 heures, le premier groupe a quitté Birao par l’axe Matala, long de 25 km. À seulement deux kilomètres de la ville, juste après le pont où se tiennent habituellement des forces de sécurité, elles ont été interceptées par des bandits armés. Les agresseurs, parfaitement informés, ont fouillé les femmes, récupéré leur argent et tenté de les violer. Les victimes ont résisté, mais plusieurs ont été blessées avant que les assaillants ne prennent la fuite.

 

Deuxième attaque sur l’axe Terfel

Une heure plus tard, vers 18 heures, le second groupe, en moto, a emprunté l’axe Terfel (25 km). À environ 4 km de la sortie de Birao, elles sont tombées dans une embuscade similaire. Les bandits les ont tabassées, exigeant leur argent. Une femme, gravement blessée à la tête, a été hospitalisée à Birao.

 

Des bandits centrafricains, pas des soudanais

Contrairement aux rumeurs évoquant une implication de groupes soudanais, plusieurs sources locales assurent que cette fois, ces attaques sont le fait de bandits centrafricains. Ces criminels, basés à Birao, connaissent parfaitement les itinéraires et les horaires de déplacement des femmes. « Ce sont des gens d’ici, informés à l’avance. Les soudanais ne peuvent pas organiser une telle attaque avec un tel nombre des assaillants, environs une vingtaine», a affirmé un centrafricain de Birao joint au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Une insécurité hors de contrôle

Cette zone frontalière est minée par des violences récurrentes : braquages, meurtres et rackets. Les forces de sécurité, souvent limitées à quelques points de contrôle à la sortie de la ville, manquent de moyens pour assurer des patrouilles régulières. Les populations sont laissées à elles-mêmes, alors que les attaques se multiplient sur les axes menant vers Amdafock, Boromata  et Matala.

 

Des critiques contre le PAM

Le dispositif du PAM est également pointé du doigt. Le choix de faire venir en même temps une trentaine de femmes pour récupérer leur argent a attiré l’attention des bandits. Des habitants estiment qu’il aurait été plus prudent d’organiser des retraits échelonnés, permettant aux bénéficiaires de rentrer discrètement….

 

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Centrafrique : Disparition sous l’eau d’un adjudant FACA après un accident de moto à Zawa

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Disparition sous l’eau d’un adjudant FACA après un accident de moto à Zawa

 

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Patrouille des soldats FACA à Bambari

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un militaire de forces armées centrafricaines introuvable depuis vendredi après une chute dans l’eau dans la localité de Zawa.

 

Un adjudant des Forces armées centrafricaines demeure introuvable depuis vendredi 25 juillet, suite à un accident de circulation survenu à Zawa, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Cette localité se trouve à 245 kilomètres de la capitale sur l’axe reliant Yaloké à Bossemtélé.

 

D’après les premiers témoignages recueillis par la rédaction du CNC, le militaire circulait à moto avec l’un de ses hommes lorsque l’engin a dérapé sur un pont à l’entrée de la ville. L’engin a vite basculé dans l’eau après que l’adjudant, qui a lui-même conduit la moto, avoir perdu le contrôle de son engin. Les riverains, alertés par le bruit de l’accident, ont immédiatement organisé les secours. Ils sont parvenus à sauver le soldat transporté, mais l’adjudant a disparu sous l’eau.

 

Les recherches entreprises vendredi après l’accident par la population de Zawa se sont soldées par un échec. Le lendemain, samedi 26 juillet, dans la matinée, , seule la motocyclette a été repêchée sous l’eau. Le sort du sous-officier reste inconnu, alimentant les craintes sur son état.

 

L’état-major des FACA observe son silence habituel. Cette absence de communication caractérise l’institution militaire lorsque ses effectifs sont victimes d’accidents ou d’incidents. Les autorités de défense ne s’expriment généralement que lorsque leurs propres intérêts sont en jeu.

 

L’incident montre une fois de plus la question de la sécurité routière sur les axes secondaires du pays, particulièrement dans les zones où l’état des infrastructures reste difficiles.

 

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Embuscade meurtrière près de Bossemptélé : une mère de famille tuée des bandits lourdement armés

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Embuscade meurtrière près de Bossemptélé : une mère de famille tuée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Embuscade meurtrière près de Bossemptélé : une mère de famille tuée ” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une attaque à l’arme à feu fait une morte et un blessé sur l’axe Bossemptélé-Bozoum.

 

Un taxi-moto transportant une passagère a essuyé des tirs d’hommes armés ce vendredi 25 juillet vers 10 heures, à une dizaine de kilomètres de Bossemptélé sur l’axe de Bozoum. Cette localité de l’Ouham-Pendé se trouve à 298 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

 

Le conducteur avait pris en charge sa cliente à Bossemptélé pour la conduire à Bozoum, située à 385 kilomètres de la capitale. Après quelques kilomètres de route, des individus armés leur ont tendu une embuscade. Le motocycliste a tenté de faire demi-tour dès qu’il les a aperçus, mais les assaillants ont immédiatement ouvert le feu.

 

Deux projectiles ont atteint les voyageurs. La première balle a transpercé la passagère de part en part, du dos à la poitrine, lui ôtant la vie instantanément. La seconde a blessé le conducteur au bras droit. Malgré sa blessure et le poids du corps inerte sur son dos, l’homme a réussi à rejoindre un village proche pour donner l’alerte. Les habitants ont ensuite récupéré la dépouille de la victime.

 

Cette agression s’inscrit dans une série d’attaques qui endeuillent les routes du nord-ouest du pays. Il y a une semaine, au centre-Est, dans la Basse-Kotto, près d’Alindao, un médecin militant du parti au pouvoir avait été abattu dans des conditions similaires alors qu’il se rendait dans la capitale pour le congrès du MCU.

 

L’insécurité persiste sur ces axes routiers malgré les annonces gouvernementales sur la stabilisation du territoire. Les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à cette violence qui rend leurs déplacements périlleux au quotidien….

 

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Centrafrique : Blocage du DDR à Koui en raison de tensions entre combattants 3R et autorités

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Blocage du DDR à Koui en raison de tensions entre combattants 3R et autorités

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui-450×260.jpg” alt=”Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner dans la ville de Koui” width=”450″ height=”260″ />
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le DDRR des combattants du mouvement 3R se complique d’avantage dans la localité de Koui.

 

Le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion traverse une crise majeure à Koui, dans l’Ouham-Pendé. Depuis le 24 juillet 2025, plusieurs éléments du groupe armé 3R boycottent les opérations de désarmement dans cette localité située à 487 kilomètres de Bangui.

 

La contestation porte sur deux points principaux. Les combattants 3R dénoncent leur exclusion de la liste des candidats à une formation au Maroc, liste établie dans la capitale sans consultation des forces présentes sur le terrain. Ils remettent également en question l’augmentation du quota de munitions exigé, passé de 100 minutions par combattant en 2019 à 500 aujourd’hui.

 

Cette hausse considérable du seuil de remise d’armements freine l’ensemble du processus et alimente les tensions locales. Les combattants estiment que cette mesure vise à les pénaliser par rapport aux autres groupes armés présents dans le pays.

 

Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rebelles de l’UPC finalisant leurs démarches pour bénéficier du programme de formation marocain. Cette différence de traitement attise la colère des 3R, qui y voient une discrimination dans l’application du processus de paix.

 

Un général de division du mouvement sur place exprime cette frustration : “Nos hommes perdent leur motivation face à cette injustice“. Cette déclaration traduit l’exaspération grandissante des combattants face à ce qu’ils perçoivent comme un deux poids, deux mesures.

 

Le blocage de Koui s’ajoute à une série d’échecs du programme DDR, affaibli par des retards répétés et des dysfonctionnements organisationnels. La persistance de ces tensions fait planer la menace d’une reprise des hostilités dans le nord-ouest centrafricain, compromettant davantage les efforts de stabilisation du pays…….

 

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Armel Sayo : le BRDC exige une preuve de vie immédiate

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Armel Sayo : le BRDC exige une preuve de vie immédiate

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nicolas-tiangaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Armel Sayo : le BRDC exige une preuve de vie immédiate
Maïtre Nicolas Tiangaye, Président du CRPS, et leader du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le BRDC (Bloc Républicain pour la défense de la constitution  du 30 mars 2016 ) réclame des autorités une transparence totale sur le sort de l’ancien ministre Amel Sayo.

 

Réunis ce samedi  26 juillet 2025 dans la matinée au siège de Patrie dans la capitale centrafricaine, les responsables du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution ont formulé une exigence claire. Martin Ziguélé, porte-parole de cette coalition de treize partis politiques, demande aux autorités centrafricaines de fournir une preuve de vie concernant Armel Sayo.

 

L’ancien ministre et ex-chef rebelle a disparu de l’office central pour la répression du banditisme, quelques heures après son extraction de la prison militaire du Camp de Roux à la mi-juillet. Depuis, aucune information officielle n’a été communiquée sur son sort. Cette situation alimente les interrogations et nourrit diverses rumeurs dans l’opinion publique.

 

“Si M. Sayo est vivant, qu’on le présente et qu’on donne une preuve de vie. Et s’il n’est pas vivant, qu’on restitue son corps à sa famille”, a déclaré Martin Ziguélé lors de cette assemblée générale. Le porte-parole du BRDC s’appuie sur les déclarations de maître Nicolas Tiangaye, doyen des professions judiciaires du pays.

 

La coalition politique refuse catégoriquement de cautionner ce qu’elle considère comme un possible “crime d’État” en cas de disparition forcée. Cette position ferme traduit la volonté du BRDC de maintenir la pression sur les autorités pour obtenir des éclaircissements.

 

L’absence de communication officielle depuis l’extraction de Sayo de sa cellule pose des questions sur la transparence des institutions centrafricaines. Le BRDC entend continuer à réclamer la vérité sur cette affaire qui interpelle l’opinion publique.

 

Cette exigence de transparence s’inscrit dans la mission que s’est assignée le Bloc Républicain : la défense de la Constitution du 30 mars 2016 et des droits humains. Les responsables de la coalition maintiennent leur position jusqu’à ce que les autorités apportent des réponses claires sur le sort d’Armel Sayo….

 

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Le PCUD conteste le verdict de la CPI contre Ngaïssona

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Le PCUD conteste le verdict de la CPI contre Ngaïssona

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/M.-Ngaissona-lors-de-sa-premiere-comparution-devant-la-CPI-le-25-janvier-2019.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le PCUD conteste le verdict de la CPI contre Ngaïssona
Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le parti de l’ancien leader Anti-Balaka Édouard Ngaïssona dénonce une justice “instrumentalisée” et maintient l’innocence de son dirigeant condamné par La Haye.

 

Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement rejette catégoriquement la condamnation de Patrice-Edouard Ngaïssona prononcée par la Cour pénale internationale. Dans un communiqué diffusé ce 24 juillet 2025, la formation politique qualifie le verdict de “décision politique” et dénonce l’attitude des juges de la chambre de première instance V.

 

Selon le PCUD, son ancien dirigeant avait œuvré pour la pacification du pays pendant les violences de 2013-2014. Le parti conteste les fondements des accusations portées contre Ngaïssona et regrette l’absence de témoins à décharge lors du procès. L’organisation politique estime que la Cour n’a pas pris en compte le contexte particulier de la Centrafrique à cette époque troublée.

 

Le communiqué va plus loin en accusant directement les autorités de Bangui d’avoir influencé le processus judiciaire. Cette allégation s’inscrit dans une stratégie de défense qui présente Ngaïssona comme une “victime expiatoire” des tensions politiques nationales et internationales.

 

Malgré cette condamnation, le PCUD maintient sa confiance en l’innocence de son ancien leader. Le parti attend désormais la réaction de l’équipe d’avocats de la défense et n’exclut pas d’autres recours juridiques. Dans l’immédiat, l’organisation appelle ses militants au calme tout en remerciant les Centrafricains qui ont manifesté leur solidarité avec Ngaïssona.

 

Le secrétaire général Samson Ngaïbona signe ce texte qui témoigne de la fracture persistante entre certaines forces politiques et les institutions judiciaires internationales. Cette affaire continue de polariser l’opinion publique centrafricaine, particulièrement dans les zones où l’influence du PCUD reste significative.

 

Cette condamnation s’ajoute aux tensions déjà existantes autour de la justice transitionnelle en Centrafrique. Elle pose la question de l’acceptation des décisions de la CPI par les acteurs politiques locaux et de leur impact sur la réconciliation nationale….

 

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Centrafrique : Un engin explosif découvert près de Manga, au nord-ouest de Bozoum

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Centrafrique : Un engin explosif découvert près de Manga, au nord-ouest de Bozoum

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/recherche-des-explosifs-terrestre-axe-bouar-bocaranga-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un engin explosif découvert près de Manga, au nord-ouest de Bozoum
Un casque bleu de la Minusca analyse un endroit où des engins explosifs ont été trouvés en avril sur la route Bocaranga-Bouar à l’ouest. ©MINUSCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 24 juillet 2025, des usagers de la route ont signalé la présence d’un engin explosif près du village Manga, situé à 27 kilomètres au nord-ouest de Bozoum, sur l’axe menant à Bocaranga. La zone a été immédiatement balisée en attendant l’intervention d’une équipe spécialisée chargée de neutraliser ou de détruire l’engin.

 

Les autorités locales appellent à une vigilance accrue pour tous les déplacements sur les axes reliant Bozoum à Bocaranga. Cet incident survient dans un contexte sécuritaire tendu, où la circulation des civils reste souvent exposée à des menaces liées aux conflits armés et aux mines artisanales.

 

Il y’a lieu de rappeler que depuis 2021, la présence d’engins explosifs artisanaux (EEI) est en hausse dans plusieurs zones de l’Ouham-Pendé. Ces dispositifs, souvent posés de manière aléatoire, ont été introduits par les mercenaires russes de Wagner dans le cadre de leur lutte contre les groupes rebelles, en particulier les combattants du mouvement 3R du chef rebelle Oumar Abdelkader alias Sembé Bobo. Mais les principales victimes restent les civils, exposés à des explosions meurtrières lors de leurs déplacements.

 

La présence d’EEI complique également les mouvements humanitaires et commerciaux dans la région. Les routes reliant Bozoum, Bocaranga et Paoua, vitales pour l’approvisionnement des marchés, sont régulièrement minées, provoquant un isolement croissant de certaines localités.

 

Notons que des dispositifs similaires a récemment été déployés par les mercenaires russes du groupe Wagner autour de la ville de Zemio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou , pour tenter de lutter contre les miliciens Azandé, créant au passage un climat de peur pour les habitants.

 

« Les civils paient le prix fort. Ces engins ne font aucune distinction entre combattants et simples voyageurs », déplore un habitant de Zemio joint par téléphone.

 

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Revue de Betify App France : Guide ultime des fonctionnalités, des options de paris sportifs et du casino en ligne

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-samedi-26-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-samedi-26-juillet-2025-450×281.jpg” alt=”Betify App France Revue complète : Paris Sportifs & Jeux de Casino” width=”450″ height=”281″ />

 

Le Betify app France est une plateforme robuste conçue pour offrir une expérience utilisateur transparente et agréable aux personnes intéressées par le divertissement et les paris en ligne. Son interface intuitive et son design épuré facilitent la navigation et s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs chevronnés.

 

L’application propose un large éventail de fonctionnalités, notamment l’accès à diverses options de paris, la diffusion en direct et des transactions monétaires sécurisées, toutes optimisées pour les appareils mobiles. En outre, ses performances sont toujours fiables, offrant une expérience fluide même pendant les périodes de forte affluence. Que vous l’exploriez pour vous divertir ou pour un usage professionnel, Betify app offre une solution complète et accessible.

Guide détaillé sur la création d’un compte sur l’application Betify

Le processus de Betify download en France est simple et efficace, vous permettant d’accéder rapidement à toutes les fonctionnalités de l’application. Suivez les étapes suivantes pour créer votre compte :

 

  1. Télécharger l’application Betify. Commencez par télécharger Betify app depuis le site officiel ;
  2. Ouvrez l’application. Une fois l’application installée, ouvrez-la pour accéder à l’interface principale. Repérez le bouton d’inscription, affiché bien en vue sur la page d’accueil ;
  3. Cliquer sur « S’inscrire ». Cliquez sur le bouton “S’inscrire” pour lancer le processus de création de compte ;
  4. Fournissez vos coordonnées. Remplissez les informations requises, notamment votre adresse électronique, votre numéro de téléphone et un mot de passe sécurisé ;
  5. Choisissez votre devise. Choisissez votre devise. Sélectionnez votre devise préférée pour les transactions. Cette sélection simplifiera les futurs dépôts et retraits ;
  6. Appliquez un code promotionnel. Si vous disposez d’un code promotionnel, saisissez-le lors de l’inscription pour profiter des bonus potentiels ;
  7. Terminez l’enregistrement. Après avoir vérifié toutes les informations saisies, cliquez sur le bouton « S’inscrire ». Votre compte sera créé instantanément si tous les détails sont correctement fournis ;
  8. Connectez-vous et commencez à explorer. Une fois votre compte créé, connectez-vous et commencez à explorer les fonctionnalités de l’application, qu’il s’agisse de placer des paris ou de profiter des options de streaming en direct.

 

Après avoir Betify APK download, vous serez prêt à explorer toutes les fonctionnalités de l’application en toute simplicité.

Comment placer des paris sur Betify

Placer un pari sur l’application Betify France est un processus simple conçu pour aider les débutants et les utilisateurs expérimentés à profiter d’une expérience de pari fluide. Suivez ces étapes simples pour placer votre pari rapidement et facilement :

 

  1. Connectez-vous à votre compte Betify. Ouvrez l’application et entrez vos identifiants pour accéder à votre compte, si vous n’êtes pas déjà connecté ;
  2. Naviguez jusqu’à la section Sports ou Casino. Naviguez dans le menu de l’application et sélectionnez la catégorie de votre choix, comme les paris sportifs ou les jeux de casino ; c’est là que vous trouverez une variété d’options ;
  3. Choisissez votre événement ou votre jeu. Sélectionnez l’événement sportif ou le jeu de casino sur lequel vous souhaitez parier ; des informations détaillées, telles que les cotes et les marchés, seront affichées ici ;
  4. Sélectionnez vos cotes et ajoutez-les à la fiche de pari. Cliquez sur la cote du résultat choisi, ce qui ajoutera automatiquement la sélection à votre bulletin de pari ; vous pouvez ajouter plusieurs sélections pour les paris combinés ;
  5. Entrez votre mise. Saisissez la somme d’argent que vous souhaitez parier dans le champ de la mise sur le bulletin de pari ; l’application calculera automatiquement vos retours potentiels ;
  6. Placez votre pari. Confirmez tous les détails, en vous assurant que tout est correct, avant de cliquer sur le bouton final « Placer le pari » ; votre pari sera alors officiellement placé et affiché dans l’historique de votre compte.

 

Avec ces étapes, vous êtes prêt à profiter du monde palpitant des paris avec Betify, rendant votre expérience à la fois efficace et agréable.

Interface conviviale

L’un des points forts de Betify application France est son interface conviviale, conçue pour offrir une expérience fluide et intuitive aux utilisateurs de tous niveaux. La mise en page est propre et organisée, garantissant que même les nouveaux arrivants peuvent facilement trouver leur chemin. Dès que vous vous connectez, vous êtes accueilli par un écran d’accueil bien structuré qui présente les événements et les options de paris les plus populaires. Une barre de navigation simple vous permet de vous déplacer entre les sports, les jeux de casino, les promotions et plus encore, sans effort.

 

En outre, la conception adaptative de la plateforme garantit la compatibilité avec différents appareils. Que vous choisissiez de parier depuis votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, l’interface reste réactive et facile à utiliser. L’application mobile, en particulier, est conçue pour offrir une expérience fluide, avec des temps de chargement rapides et des fonctions optimisées pour les petits écrans.

Betify Paris Sportifs Révision

L’application Betify France offre une gamme complète d’options de paris sportifs, pour les parieurs occasionnels comme pour les parieurs chevronnés. Les utilisateurs peuvent explorer une sélection impressionnante de disciplines, y compris des sports populaires comme le football, le basket-ball et le tennis, ainsi que des options de niche comme les sports électroniques, le cricket et même les fléchettes.

 

La plateforme couvre à la fois les tournois internationaux et les événements locaux, ce qui garantit qu’il y a toujours quelque chose d’excitant à parier, quelles que soient vos préférences. Grâce à une interface claire et conviviale, il est facile de trouver et de sélectionner les événements sportifs sur lesquels parier.

 

En ce qui concerne les types de paris, Betify apk offre une flexibilité remarquable. Vous pouvez placer des paris traditionnels tels que de simples paris accumulateurs, ou explorer des options plus avancées telles que les paris systèmes et les paris en direct. La fonction de pari en direct est particulièrement attrayante, car elle permet aux utilisateurs de placer des paris en temps réel, au fur et à mesure que l’action se déroule. Cette option dynamique ajoute non seulement de l’excitation, mais vous donne également l’occasion de prendre des décisions de pari plus éclairées en fonction de l’état actuel du jeu.

 

L’une des caractéristiques principales de l’application Betify est la compétitivité des cotes qu’elle offre pour tous les sports et événements. Les cotes élevées vous permettent de maximiser vos gains potentiels, offrant ainsi une excellente valeur à vos paris. La plateforme met fréquemment à jour ces cotes en temps réel, s’assurant ainsi qu’elles restent conformes aux normes du marché et qu’elles reflètent les derniers développements. Grâce à ses choix de paris sportifs diversifiés et à ses fonctionnalités robustes, Betify offre une expérience attrayante et gratifiante aux passionnés de sport.

L’expérience du casino en ligne Betify

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Que vous soyez amateur de graphismes audacieux, de fonctionnalités innovantes ou de mécanismes de jeu uniques, le casino Betify garantit une expérience de premier ordre à chaque joueur. La diversité des jeux permet à chacun d’y trouver son compte, qu’il s’agisse de thèmes de machines à sous dynamiques ou de tables de jeu en direct gérées de manière professionnelle.

Légalité et sécurité de Betify

Betify opère sous une licence de jeu de Curaçao, un cadre réglementaire bien connu dans l’industrie du jeu en ligne. Cette licence garantit que la plateforme adhère aux normes clés d’équité, de sécurité et de transparence. En étant licencié à Curaçao, Betify offre aux joueurs un environnement sûr et fiable pour profiter de leurs jeux de casino préférés, avec l’assurance d’être en conformité avec les réglementations internationales en matière de jeux d’argent.

 

Betify assure la sécurité des utilisateurs en utilisant le cryptage SSL (Secure Sockets Layer) pour protéger les données et les transactions. SSL crée une connexion sécurisée entre l’utilisateur et la plateforme, en cryptant les informations sensibles telles que les données personnelles et bancaires. Cela empêche les accès non autorisés et protège contre les violations ou la fraude, permettant aux joueurs de profiter d’une expérience de jeu sûre et transparente.

Service d’assistance à la clientèle

Betify s’enorgueillit d’offrir un service clientèle exceptionnel, garantissant que les joueurs reçoivent de l’aide dès qu’ils en ont besoin. La plateforme offre une variété de canaux d’assistance, y compris le chat en direct, l’email et une section étendue de questions fréquemment posées, répondant aux différentes préférences des utilisateurs. La fonction de chat en direct est particulièrement populaire, car elle fournit une aide en temps réel de la part de représentants compétents qui sont équipés pour répondre efficacement aux questions.

 

Pour améliorer encore l’expérience client, l’équipe d’assistance de Betify fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Que vous ayez des questions sur la gestion de votre compte, les processus de paiement, les difficultés techniques ou la façon de Betify telecharger, l’équipe est toujours prête à vous aider avec professionnalisme et patience.

 

Questions fréquemment posées

Comment puis-je créer un compte sur Betify ?

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Mike Cole salue les condamnations d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona  par la CPI et interpelle Noureddine Adam

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Mike Cole salue les condamnations d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona  par la CPI et interpelle Noureddine Adam

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/Monsieur-Mike-COLE-de-la-CPI-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mike Cole salue les condamnations d'Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona par la CPI et interpelle Noureddine Adam
Monsieur Mike COLE, chef du bureau de la CPI en RCA. Photo de courtoisie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mike Cole, représentant de la CPI à Bangui, encourage la lecture du jugement et lance un appel direct au fugitif Noureddine Adam.

 

Le responsable du bureau de la Cour pénale internationale dans la capitale centrafricaine, Monsieur Mike Cole,  s’est félicité jeudi des condamnations d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona. Devant la presse, il a qualifié ce verdict de “processus judiciaire indépendant et rigoureux” après des années d’enquête minutieuse.

 

“Ce jugement résulte d’un travail impartial fondé sur un volume considérable de preuves examinées par des juges indépendants”, explique le responsable. Pour lui, cette décision constitue un tournant pour la justice centrafricaine : “Les crimes du conflit peuvent être traités par le droit, non par la vengeance”.

 

Mike Cole insiste sur l’engagement des autorités nationales et du peuple centrafricain dans ce processus. “Leur soutien démontre un choix délibéré pour la justice et la reconnaissance des victimes”, souligne-t-il. Le chef du bureau encourage vivement les citoyens à prendre connaissance des motivations du jugement : “Pour avancer vers la paix, il faut écouter, lire et comprendre ce que dit la justice.”

 

La Cour s’engage à expliquer ses décisions pour favoriser une meilleure compréhension publique du processus judiciaire. Cette démarche pédagogique vise à ancrer durablement les principes de l’État de droit dans le pays.

 

Mike Cole profite de cette tribune pour adresser un message direct à Noureddine Adam, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international. “S’il veut réellement soutenir la paix et la stabilité, il doit se mettre à la disposition de la justice”, lance-t-il sans détour. Le responsable de la CPI poursuit : “Le véritable leadership repose sur la vérité, la justice et la responsabilité.”

 

Cette sortie publique témoigne de la volonté de la CPI de maintenir la pression sur les fugitifs tout en consolidant les acquis de cette première condamnation. Le bureau de Bangui continuera d’accompagner les victimes et de servir d’interface entre la Cour internationale et les communautés affectées.

 

Pour Mike Cole, ce verdict ouvre une nouvelle ère où la justice internationale peut enfin répondre aux attentes légitimes des victimes centrafricaines….

 

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 « L’absence de revenus crée des vices » : Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme

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 « L’absence de revenus crée des vices » : Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme

 

« L'absence de revenus crée des vices » : Martin Ziguélé tire la sonnette d'alarme
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les provinces de l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, la pauvreté pousse la jeunesse vers la délinquance.

 

Les mots de Martin Ziguélé, député de Bocaranga 2, résonnent comme un cri d’alarme dans les ondes de Radio Guira FM. De retour de ses tournées dans les provinces de l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, l’élu dresse un tableau sombre de la situation sociale qui frappe de plein fouet les populations centrafricaines.

 

“L’absence de revenus crée des vices et des comportements nocifs”, lance-t-il sans détour. Derrière cette phrase lapidaire se cache une réalité que vivent quotidiennement les habitants de Bangui, de Lim-Pendé , l’Ouham-Pendé et de bien d’autres localités du pays.

 

Quand la misère s’installe dans les foyers

 

Dans les concessions de l’Ouham-Pendé comme dans les quartiers populaires de Bangui, le même spectacle se répète jour après jour. Les familles peinent à joindre les deux bouts. Les paysans de Lim-Pendé et l’Ouham-Pendé, jadis fiers de leur labeur, se retrouvent aujourd’hui sans revenus monétaires stables.

 

“Cette situation que certains qualifient de résilience n’est en réalité qu’une misère déguisée”, tranche Martin Ziguélé. L’élu refuse les euphémismes. Pour lui, appeler les choses par leur nom reste la première étape vers une prise de conscience collective.

 

Les témoignages recueillis lors de ses déplacements confirment cette analyse. Ici, une mère de famille qui ne sait plus comment nourrir ses enfants. Là, un père qui a perdu tout espoir de voir sa situation s’améliorer. Partout, le même constat : l’absence de perspectives économiques gangrène le tissu social.

 

La jeunesse centrafricaine à la dérive

 

C’est peut-être chez les jeunes que ce phénomène d’appauvrissement frappe le plus durement. À Bangui comme dans les villages reculés de l’Ouham-Pendé et du Lim-Pendé, toute une génération grandit sans horizon.

 

“L’absence de revenus entraîne la délinquance”, constate amèrement le député. Cette équation implacable, Martin Ziguélé l’a observée sur le terrain. Les jeunes, privés d’occupations rémunératrices, sombrent progressivement dans l’oisiveté puis dans des comportements déviants.

 

Les valeurs traditionnelles qui structuraient autrefois les communautés centrafricaines s’effritent face à cette crise. Le respect des aînés, la solidarité communautaire, l’attachement au travail bien fait : tous ces piliers de la société vacillent sous les coups de boutoir de la précarité.

 

L’État aux abonnés absents

 

Martin Ziguélé pointe également du doigt l’attitude des autorités face à cette crise. Selon lui, les responsables politiques évoluent dans une bulle, coupés des réalités du terrain.

 

“Ils se rendent dans nos localités en avion, évitant ainsi de voir les vraies difficultés des populations”, déplore-t-il. Cette déconnexion entre gouvernants et gouvernés aggrave encore la situation. Comment comprendre les besoins d’un peuple quand on refuse de partager ne serait-ce qu’un instant ses conditions de vie ?

 

L’absence de présence étatique dans les provinces renforce le sentiment d’abandon des populations. À Bangui même, malgré la proximité géographique avec les centres de décision, les quartiers populaires souffrent de la même négligence.

 

Des communautés en détresse

 

Les conséquences de cette spirale infernale se lisent dans tous les aspects de la vie sociale. Les liens familiaux se distendent, les solidarités traditionnelles s’amenuisent, la criminalité progresse.

 

Dans les provinces de l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, comme dans les faubourgs de Bangui, les populations assistent impuissantes à la dégradation de leur environnement social. Les anciens repères disparaissent sans être remplacés par de nouveaux.

 

Martin Ziguélé, témoin privilégié de cette transformation, multiplie les interventions médiatiques pour alerter l’opinion. Son message reste simple : sans une action urgente pour redonner des perspectives économiques aux populations, la Centrafrique court vers une crise sociale majeure….

 

 

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Centrafrique : Dologuélé accuse le gouvernement de minimiser la tragédie du lycée Boganda

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Dologuélé accuse le gouvernement de minimiser la tragédie du lycée Boganda

 

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La foule des élèves au lycée Barthelemy Boganda de Bangui ce mercredi 25 juin 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le drame du lycée Barthélemy-Boganda divise la classe politique centrafricaine.

 

Anicet-Georges Dologuélé refuse de laisser le gouvernement minimiser la tragédie du lycée Barthélemy-Boganda. Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain attaque frontalement la gestion de cette catastrophe qui a coûté la vie à de nombreux élèves, principalement des filles.

 

Le chef de l’URCA reproche aux autorités de “sous-estimer le nombre de morts”. Cette accusation vise directement la communication officielle sur le bilan des victimes. Dologuélé y voit une stratégie délibérée pour réduire l’impact politique du drame. Les chiffres officiels ne reflètent pas la réalité selon lui, alimentant la méfiance entre l’État et les familles endeuillées.

 

L’ancien candidat à la présidentielle dénonce aussi l’absence totale de préparation. Aucune mesure préventive n’avait été prise pour encadrer le rassemblement de 5 000 élèves dans l’établissement. “Rien n’a été préparé, tout a été improvisé”, déclare-t-il. Cette improvisation a aggravé les conséquences du drame selon son analyse.

 

Dologuélé pointe la désinvolture des responsables face à cette tragédie. Il dénonce leur attitude qu’il qualifie de protection mutuelle plutôt que d’assomption des responsabilités. Cette posture alimente la colère d’une population déjà fragilisée par des années de crise politique et sécuritaire.

 

Le leader de l’URCA transforme ce drame en charge politique contre le régime en place. Il appelle à une remise en question profonde de la gouvernance centrafricaine. Pour lui, cette tragédie révèle le détachement des autorités face aux souffrances du peuple.

 

L’opposition centrafricaine trouve dans ce drame un nouveau terrain d’affrontement avec le pouvoir. Les familles des victimes attendent toujours des réponses claires sur les circonstances exactes de la catastrophe et les mesures qui seront prises pour éviter sa répétition….

 

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