Pourquoi la mise en place des Zones Économiques Spéciales en Centrafrique constitue Un pari audacieux face à des défis majeurs?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La République Centrafricaine veut changer la donne économique avec un projet ambitieux : créer des Zones Économiques Spéciales (ZES). L’idée ? Booster l’emploi, produire plus localement et donner un coup de fouet à une économie en difficulté. Mais dans un pays où tout manque : routes, électricité, stabilité, ce plan peut-il vraiment tenir la route ?
Un projet pour relancer l’économie
Le gouvernement centrafricain, via son ministre du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrice Akoloza, a annoncé la création de ZES dans plusieurs coins du pays. Ces zones, bien délimitées, doivent offrir tout ce qu’il faut aux entreprises : électricité fiable, routes praticables, eau potable, et même des avantages fiscaux comme des exonérations sur les douanes et des démarches administratives simplifiées. Le but est simple : attirer des investisseurs, créer des jobs, surtout pour les jeunes, et produire localement pour dépendre moins des importations.
Pour démarrer, trois sites ont été choisis : PK-26, tout près de Bangui, Boali, avec ses atouts agricoles et énergétiques, et Bossangoa. À Boali, une étude est en cours avec l’aide de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Mondiale pour voir si le projet tient la route. Ce plan s’inscrit dans une vision plus large : remettre l’économie centrafricaine sur les rails et donner un avenir à une population qui en a bien besoin.
Les ZES, une belle idée… mais pas sans risques
Sur le papier, les ZES ont tout pour plaire. Elles attirent les investisseurs étrangers, créent des emplois, diversifient l’économie et permettent à un pays de se connecter aux marchés mondiaux. Pour la RCA, où les entreprises galèrent avec des infrastructures défaillantes et des lourdeurs administratives, ces zones pourraient être une bouffée d’oxygène en offrant un cadre plus simple et efficace.
Mais l’expérience, surtout en Afrique et dans des pays en crise, montre que les ZES ne marchent pas toujours. Souvent, les projets sont mal pensés : on choisit des endroits qui ne collent pas, on voit trop grand, ou on oublie ce que le pays peut vraiment offrir. Les infrastructures promises – électricité, routes – coûtent cher à construire et à entretenir, surtout quand tout le reste du pays est à la traîne. La corruption et une gestion bancale peuvent aussi tout gâcher, en effrayant les investisseurs sérieux. Selon une enquête d’Afrobarometer, 67 % des Africains pensent que leurs gouvernements ne font pas assez contre la corruption, et la RCA ne fait pas exception.
Un autre problème fréquent, c’est que les ZES deviennent des bulles coupées du reste du pays. Elles produisent pour l’exportation, importent presque tout ce dont elles ont besoin, et ne profitent pas beaucoup à l’économie nationale. En RCA, où les petites entreprises sont rares, ce risque est encore plus grand. Les ZES pourraient se limiter à des activités simples, comme assembler des produits ou extraire des ressources, sans vraiment transformer l’économie.
La RCA, un terrain miné pour les ZES
La RCA, c’est un pays où tout est compliqué. Sept personnes sur dix vivent dans la pauvreté, et près de 66 % sont dans une misère extrême. L’école ? Seulement 37 % des adultes savent lire et écrire, et le niveau de formation est parmi les plus bas au monde. Résultat : trouver des travailleurs qualifiés pour des usines ou des entreprises modernes, c’est mission impossible. Côté nourriture, plus de 60 % de la population a du mal à manger à sa faim, et le pays importe presque tout, ce qui le rend vulnérable aux hausses de prix.
Les infrastructures, c’est encore pire. En 2022, à peine 6 % des foyers avaient l’électricité, et même à Bangui, les coupures sont monnaie courante. Les routes ? La plupart sont en piteux état, ce qui rend les transports coûteux et lents. L’eau potable ? Seuls 4 % des Centrafricains y ont accès. Et pour Internet, c’est le désert : la RCA n’est même pas connectée à la fibre optique, et seulement 10 % de la population va en ligne. Construire des ZES avec des infrastructures au top dans ce contexte, c’est comme vouloir bâtir une maison sur du sable.
Et puis, il y a la politique et la gestion du pays. La RCA sort à peine d’années de conflits, et même avec un accord de paix signé en 2019, la violence reste un problème. Les institutions sont faibles, et la corruption est partout. Des projets comme le port sec de PK-26, près de Bangui, sont déjà dans la tourmente à cause de soupçons de mauvaise gestion. Avec une dette publique qui grimpe à 60 % du PIB, l’État n’a pas les moyens de se lancer dans des projets pharaoniques sans aide extérieure.
Les sites pilotes : des choix qui posent question
Les trois sites choisis pour tester les ZES ont chacun leurs forces et leurs faiblesses. PK-26, proche de Bangui, a l’avantage d’être bien placé pour la logistique et les marchés. Mais le port sec, qui pourrait être un atout, est déjà au cœur de polémiques sur sa gestion, ce qui n’inspire pas confiance. Boali, avec ses terres agricoles et son potentiel pour l’énergie hydroélectrique, pourrait devenir un pôle agro-industriel. Mais pour ça, il faudrait des usines, des entrepôts frigorifiques, des routes, tout ce qui manque cruellement aujourd’hui. Pour Bossangoa, il doit composer avec les mêmes problèmes de sécurité et d’infrastructures que le reste du pays.
L’aide internationale, une arme à double tranchant
La BAD et la Banque Mondiale, qui financent l’étude sur Boali, apportent leur savoir-faire et leur argent, ce qui est une bonne nouvelle. Mais compter trop sur l’étranger, c’est risqué. Si la RCA ne prend pas les rênes du projet et ne renforce pas ses propres équipes, ces ZES pourraient s’effondrer dès que l’aide s’arrête. Et les conditions imposées par ces partenaires, comme des réformes de gestion, peuvent être mal acceptées ou appliquées en surface, sans vrai changement.
Comment faire pour que ça marche ?
Pour que les ZES ne soient pas un flop, la RCA doit jouer serré et revoir ses priorités. Voici quelques pistes concrètes :
- Nettoyer la gestion publique : Sans une lutte sérieuse contre la corruption et des règles claires, les ZES vont attirer les profiteurs, pas les vrais investisseurs. Il faut des processus transparents pour tout : licences, terrains, avantages fiscaux.
- Construire des bases solides : Avant de rêver à des zones high-tech, il faut des routes, de l’électricité et de l’eau pour tout le pays. Ça profitera à tout le monde, pas juste à quelques enclaves.
- Commencer petit : Plutôt que de voir grand tout de suite, un seul projet pilote, bien ficelé, dans un secteur comme l’agro-alimentaire à Boali, pourrait montrer la voie sans ruiner le pays.
- Former les gens : Sans écoles, sans formations, pas de travailleurs qualifiés. Investir dans l’éducation, c’est la base pour que les ZES aient du sens.
- Suivre et ajuster : Mettre en place un système pour vérifier si les ZES créent vraiment des emplois ou réduisent les importations, et corriger le tir si ça dérape.
L’idée des ZES, c’est une belle ambition pour la RCA : relancer l’économie, donner du travail aux jeunes, produire au lieu d’importer. Mais soyons réalistes : sans routes, sans électricité, sans sécurité et sans une gestion honnête, ce projet risque de rester un vœu pieux. Les ZES ne sont pas une baguette magique. Pour qu’elles marchent, le pays doit d’abord régler ses problèmes de fond : pacifier le territoire, reconstruire les infrastructures, former sa population et remettre de l’ordre dans la gouvernance. C’est un travail de titan, mais c’est le seul chemin pour que ce pari audacieux devienne une réussite et profite vraiment aux Centrafricains….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
