Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-centrafricains-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Publié par: Corbeau news ( Bangui ) // 19 août 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé qu’il nommait un nouveau membre de la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme commises en République centrafricaine, à la suite de la démission il y a quelques mois d’un des membres de cette Commission.
Philip G. Alston, de l’Australie, a été nommé pour succéder à Jorge Castaneda, du Mexique, qui a démissionné pour raisons personnelles en mars 2014. M. Alston rejoint les deux autres membres de la Commission d’enquête, Bernard Acho Muna, du Cameroun, et Fatimata M’Baye, de la Mauritanie.
M. Alston est professeur de droit international à la faculté de droit de New York University. Il a été Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires d’août 2004 à juillet 2010.
A la demande du Conseil de sécurité des Nations, le Secrétaire général de l’ONU a établi cette Commission d’enquête en janvier 2014 pour une période initiale d’un an. Elle est chargée d’enquêter sur les informations faisant état de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme par toutes les parties depuis le 1er janvier 2013 en République centrafricaine.
La Commission a récemment remis un rapport sur ses conclusions préliminaires au Conseil de sécurité et doit remettre un autre rapport d’ici la fin de cette année.
Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // L’ex-rébellion centrafricaine Séléka a démenti mardi les informations selon lesquelles son leader, l’ex-président par intérim Michel Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/La-Milice-Séléka-de-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Djotodia, en exil au Bénin, crée un Etat indépendant du nom de Dar el Kouti dans le nord de la République centrafricaine (RCA), en opposition au pouvoir en place à Bangui, dont elle réaffirme le boycott du futur gouvernement d’union en attente.
“Je ne confirme pas cette information. Ce sont des manipulations provenant de personnalités mal intentionnées qui écrivent n’importe quoi sur internet au nom du président. Cela ne vient pas du président Djotodia”, a déclaré à Dimbi (nord) le chef d’état-major de l’ex-rébellion, le général Joseph Zindeko, joint au téléphone par Xinhua.
Porté au pouvoir après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, Michel Djotodia a dirigé la RCA à titre intérimaire avant d’être poussé à la démission, en janvier dernier, par les chefs d’Etat d’Afrique centrale et la France, exaspérés par la persistance des violences dans le pays.
Avant ce retrait, son organisation à dominante musulmane, devenue la cible d’attaques de la part de milices chrétiennes anti- Balakas (anti-machettes), en marge du désarmement lancé par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), avait menacé de se retirer dans le Nord et de provoquer la partition du pays en deux Etats distincts.
Un décret déclarant la création de l’Etat de Dar el Kouti et attribué à l’ex-chef rebelle et éphémère dirigeant centrafricain ( mars 2013-janvier 2014) a fait sensation dimanche. Selon ce texte diffué sur internet, Djotodia, chef de l’Etat du présumé Etat musulman, est aussi investi comme chef du gouvernement provisoire et leader du Front populaire pour la renaissance de la RCA (FPRC).
Pour le général Zindeko, ces manoeuvres sont le témoignage d’ une campagne de diabolisation de l’ex-alliance rebelle et son dirigeant, au moment où la RCA tente de mettre en oeuvre un fragile cessez-le-feu conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo) pour une sotie de crise symbolisée par la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale.
La publication de ce gouvernement, attendue depuis la nomination de Mahamat Kamoun, ex-directeur de cabinet de Djotodia mais non membre de la Séléka, comme nouveau Premier ministre le 3 août par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, coince à cause notamment de la contestation de l’ex-rébellion de ce choix.
“Nous ne sommes pas d’accord avec cette nomination. Il a été dit que le Premier ministre devait être issu de la Séléka. La Séléka ne participera pas à ce gouvernement. Ceux qui vont y participer, ça n’engage que leur responsabilité”, a réaffirmé le chef d’état-major de l’ex-coalition rebelle.
A Bangui, des sources à la présidence annoncent pourtant que beaucoup d’avancées ont été réalisées et que la publication du nouveau cabinet n’est plus qu’une question d’heures. F
Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 // A Bangui, la sécurité revient progressivement mais les traumatismes des violences restent. Beaucoup d’habitants ont encore peur de circuler Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Plusieurs-personnalités-centrafricaines-manifestent-pour-ramener-la-Paix-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>dans des quartiers où la majorité des habitants ne sont pas de leur confession. Au PK5, les habitants en majorité des musulmans refusent de sortir de leur quartier. Pour en finir avec ces peurs et prouver que la liberté de déplacement existe à Bangui, une ONG locale, avec des députés, a traversé à pied deux quartiers de Bangui de confessions différentes.
C’est une marche symbolique qui se fraie triomphalement un passage sur l’avenue Koudougou du quartier musulman PK5. « On est en train de faire la manifestation pour ramener la paix. On en a marre des guerres. Il n’y a pas question de chrétiens ou musulmans, c’est de la politique ». Autre manifestant : « C’est une caravane pour la paix entre le 3e et 5e arrondissement ».
A l’initiative d’une ONG locale, Vitalité Plus, les marcheurs viennent ouvrir la voie à pied, d’un quartier voisin à majorité chrétienne que les musulmans ont encore peur de traverser. Leur message : la sécurité revient et tout le monde peut désormais circuler dans Bangui quelque soit sa confession. En tête du cortège, plusieurs députés du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire comme Célestin Youro : « Les taxis peuvent circuler maintenant. Vous voyez il y a les taxis et il y a les bus. C’est maintenant une ouverture pour ce corridor pour que les commerçants vivent et vendent leurs marchandises. C’est pour cela que nous sommes en train de faire cette ouverture ». Devant la statue de Barthélemy Boganda, père de l’indépendance centrafricaine, les marcheurs entonnent l’hymne national. Mais pour beaucoup d’habitants, la peur et le traumatisme des violences sont encore très présents.
■ Gros plan sur les déplacés de Bangui
Réparties dans plus de 41 sites autour de la capitale centrafricaine, 80% des personnes déplacées prévoient de retourner dans leur lieu d’origine le mois prochain, selon un récent rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). C’est 14% de plus par rapport au mois de juin. Pour Chiara Lucchini Gilera, coordinatrice des urgences pour l’OIM à Bangui, ce chiffre est encourageant mais met en lumière les conditions difficiles auxquelles les familles font face quotidiennement : « D’un côté, il y a plus de confiance à ce que les choses soient plus stables dans la capitale et de l’autre côté, il y a un véritable problème même d’alimentation quand on voit que 97% de la population réduit le nombre des repas, les quantités de nourriture qu’ils mangent ».
Mais avoir la volonté de rentrer ne suffit pas : 68% des 600 personnes interrogées font allusion au manque de moyens financiers, à l’absence d’autorité ou encore au sentiment d’insécurité qui règne dans la capitale. Pour éviter tout perte de lien social, L’Organisation internationale pour les migrations agit auprès des populations. Chiara Lucchini Gilera : « Par exemple, l’OIM a un projet qui vise à réhabiliter les infrastructures communautaires, par exemple les écoles, les centres de santé. On emploie des gens du quartier pendant deux semaines et on a déjà plus de 300 000 personnes qui ont bénéficié de ce projet ». Au 5 août dernier, environ 100 000 personnes étaient déplacées à Bangui dans 40 sites différents : 3 000 de moins par rapport à début juillet.
Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 // La coordination nationale de processus REDD+ organise un atelier de validation du plan d’action de mise en œuvre du Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Validation-de-plan-de-surbeillance-de-la-forêt-centrafricaine-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>système national de surveillance des forets en République Centrafricaine, du 20 au 22 août 2014 à Bangui. Selon Igor Tola-Kogadou, ce mécanisme permettra le financement des activités dans le cadre de la gestion durable des forêts.
Le coordonnateur national du processus REDD+ en Centrafrique, Igor Tola-Kogadou, explique l’évolution en Centrafrique de ce processus qui a vu le jour en 2005 à Montréal au Canada. «Lors de la 11ème conférence, les pays partis pour la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, se sont regroupés et ont décidé de mettre en place un mécanisme d’incitation positive des pays moins avancés. Ce mécanisme permet d’aider à financer les activités dans le cadre de la gestion durable des forêts », a –t-il expliqué.
Igor Tola-Kogadou a relevé que la prochaine rencontre du 20 au 22 août leur permettra de mettre sur pied une feuille de route qui guidera le processus de la surveillance des forêts en Centrafrique.
Ce processus bénéficie de l’appui de la FAO, partenaire technique, de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur le Fonds des forêts du bassin du Congo comme partenaire financier. Il bénéficie également de l’appui brésilien.
Publié par: Corbeau News (Bangui) 19-08-2014 // Le transfert d’autorité entre la mission africaine du maintien de la paix en Centrafrique et la Minusca placée sous mandat des Nations unies sera effectif le 15 septembre prochain. Sur le terrain, de nombreux défis attendent tous les acteurs impliqués dans le processus de paix et de réconciliation en Centrafrique.
À travers la résolution 2149 du 10 avril dernier qui mettait en place la Minusca, le Conseil de sécurité confiait, d’ailleurs, à cette mission d’exécuter immédiatement après l’adoption de la résolution, « les tâches prescrites au moyen de sa composante civile ». Le 15 septembre, elle commencera donc l’exécution de sa composante militaire et de police. Comme l’indique son appellation, la Minusca a un caractère multidimensionnel. En effet, son mandat lui confère des tâches multiples, allant de la protection des civils au désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, en passant, entre autres, par l’appui à la mise en œuvre de la transition, à l’extension de l’autorité de l’État. S’ajoutent, le maintien de l’intégrité territoriale ; la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que des actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l’état de droit.
Pour ce qui est du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et réintégration ainsi que du rapatriement, par exemple, la mission onusienne a pour mission d’aider les autorités de transition à élaborer et mettre en œuvre une stratégie révisée de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des ex-combattants et éléments armés. Ceci, pour traduire les nouvelles réalités sur le terrain, tout en accordant une attention particulière aux besoins des enfants associés à des forces et groupes armés, et appuyer le rapatriement des éléments étrangers.
Dans ce même chapitre, la Minusma doit aider les autorités de transition à élaborer et à exécuter des programmes de lutte contre la violence communautaire, regrouper et cantonner les combattants, confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer. Bénéficiant de meilleurs atouts en hommes, matériels et finances, cette mission a les meilleures chances de remettre la RCA sur le chemin de la sécurité et de la paix durable ; ce d’autant plus qu’elle arrive dans une conjoncture de redressement des efforts aussi bien internes qu’externes pour une sortie de crise dans ce pays.
Par ailleurs, les défis qui attendent le nouveau commandement ne sont pas à prendre à la légère. Le dernier cas en date est celui des tueries de Mbré dans la préfecture de la Nana-Grébizi et les villages environnants. Ni la Misca, la force africaine de maintien de la paix, ni les autorités locales sur place ne parviennent pour l’heure à donner la précision sur le bilan de ces violences. Pourtant le Forum pour la réconciliation et le dialogue politique en Centrafrique tenu à Brazzaville du 21 au 23 juillet avait donné une meilleure orientation aux efforts de pacification et à la décrispation du climat social en Centrafrique. À cette occasion, les protagonistes de la crise centrafricaine – nti-balaka, milices d’autodéfense d’obédience chrétienne et ex-rébellion séléka à dominante musulmane – avaient signé un accord de cessez-le-feu, sous la forte pression internationale.
Malgré le climat qui prévaut actuellement dans certaines parties du pays, avec la violation répété de l’accord suscité, la question de consolidation des acquis du forum inter centrafricain de Brazzaville préoccupe toujours les autorités de la transition. À cet effet, Antoinette Montaigne Moussa, ministre sortant de la Communication, a parlé des initiatives menées dans ce sens lors d’une conférence de presse qu’elle a animée à Bangui.
« La mobilisation générale pour le respect et la promotion des accords de cessation des hostilités. C’est important pour la création d’un environnement propice au lancement à la poursuite du forum national de la réconciliation (…) annoncé à Bangui après celui de Brazzaville. Aujourd’hui, il nous faut former à l’esprit de la cohésion, de responsabilité et de la paix, les signataires de Brazzaville, en particulier les groupes armés. Par la suite, ces intervenants doivent disposer des moyens leur permettant de mener des discussions conformément à l’esprit de Brazzaville » a-t-elle expliqué.
Une délégation d’hommes politiques centrafricains attendue chez le médiateur
Selon une source proche de la présidence centrafricaine et citée par l’AFP, une dizaine de personnalités politiques de la RCA, dont des membres des groupes armés signataires des accords de Brazzaville sont attendus aujourd’hui chez le président Denis Sassou N’Guesso, médiateur dans crise centrafricaine, pour tenter de débloquer la formation d’un nouveau gouvernement.
Cette nouvelle rencontre de Brazzaville sera donc une occasion propice pour « calmer les esprits » des responsables de partis politiques et autres ayant réagi ces derniers temps contre l’annonce de la désignation le 10 août par la présidente de transition, Catherine Samba Panza, de Mahamat Kamoun comme nouveau Premier ministre. Dans le même élan, certains d’entre eux vont jusqu’à demander une « suspension » pure et simple des tractations déjà engagées pour former une nouvelle équipe gouvernementale.
Du côté de la présidente de transition, le maintien du contact avec le médiateur doit être de rigueur afin de chasser les démons de la division et asseoir la paix dans son pays. C’est probablement pour cette raison qu’aussitôt après la cérémonie officielle marquant le 54ème anniversaire de l’accession de la RCA à la souveraineté nationale, Catherine Samba-Panza s’est rendue le lendemain à Brazzaville. Et le 15 août, elle a participé à la célébration de la fête de l’indépendance du Congo, au côté de son homologue congolais Dénis Sassou-N’Guesso. À l’occasion de ces festivités, de nombreuses rencontres ont eu lieu à Sibiti entre le chef de l’État congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, la présidente centrafricaine, le Premier ministre tchadien et un envoyé spécial des Nations-unies. Même si l’on ne connaît pas le contenu de ces échanges, l’on croit néanmoins savoir qu’il a été question des revendications formulées en RCA en vue de la nomination d’un autre chef du gouvernement à la place de Mahamat Kamoun, contesté par certains Centrafricains.
Les Centrafricains, il faut le signaler, sont toujours dans l’attente de la formation d’un gouvernement de transition « élargi », une semaine après la nomination de Mahamat Kamoun, censé relancer la transition politique en panne dans ce pays.
Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 //La formation d’un gouvernement « élargi » en Centrafrique s’annonce compliquée. Près de dix jours après sa nomination au poste de Premier ministre, outre le fait qu’il ne semble pas faire l’unanimité, Mahamat Kamoun n’a toujours pas annoncé la liste de ses ministres.
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Rien ne va plus dans les coulisses de la politique centrafricaine. A peine a-t-il été nommé Premier ministre, que le successeur d’André Nzapayéké est taxé d’indésirable. Mahamat Kamoun, nommé le 10 août, n’a toujours pas formé son gouvernement, ni fait ses preuves, qu’une partie de la classe politique et de la société civile appelle à son départ. Elle estime que M. Kamoun, en tant qu’ancien directeur de cabinet de Michel Djotodia, est trop lié à la Séléka. De son côté, l’ex-rébellion refuse de participer au gouvernement, reprochant à la présidente Catherine Samba-Panza de ne pas l’avoir consulté avant de nommer Mahamat Kamoun.
Aujourd’hui, c’est au président du conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain, Alexandre Ferdinand Nguendet, d’apporter son grain de sel. Depuis Brazzaville, ce dernier a appelé, mardi, à « surseoir » la mise en place d’un nouveau gouvernement, estimant que le nouveau chef du gouvernement ne fait pas l’unanimité, et de se conformer aux accords de cessation des hostilités signés le 23 juillet dans la capitale congolaise.
« Le principe de la transition, c’est la concertation »
A l’image de l’ex-Séléka, il s’accorde à penser que la « concertation » a été la grande absente dans la « dans la désignation du Premier ministre ; c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville », a-t-il déclaré à des journalistes à l’issu d’un entretien de deux heures avec le Président Denis Sassou Nguesso. Ce dernier, médiateur dans la crise centrafricaine, avait convoqué les différents protagonistes afin d’accélérer la formation d’un gouvernement « élargi ».
« Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle.(…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition, c’est la concertation », a souligné M. Nguendet.
Samba-Panza, la rebelle
Le nouveau Premier ministre, de confession musulmane, est un proche de la Présidente de transition. Apparue comme un nouveau souffle dans la politique de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza n’en fait désormais qu’à sa tête et est notamment perçue comme une « hypocrite » par certains chefs d’Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), selon Alwihdainfo.
« La nomination d’un Premier ministre, après la démission d’André Nzapayéké, a choqué plus d’un. A commencer par les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale. Ils se sont sentis trahis. Aucun d’entre eux n’a réagi suite à l’acte de Catherine de nommer Mahamat Kamoun comme Premier ministre. Elle a balayé ainsi d’un revers de la main, l’accord de N’Djamena qui est à l’origine de son arrivée à la tête de la transition », écrit le journal tchadien.
L’accord de N’Djamena prévoyait le départ de Michel Djotodia et de trouver un compromis pour le peuple centrafricain. « Qui a pensé que le produit de ce sommet de N’Djamena (Catherine Panza), constituera un blocage pour la mise en œuvre de ces accords ? C’est arrivé », poursuit le quotidien.
Mahamat Kamoun parviendra-t-il à former et à imposer son gouvernement « élargi » ?
Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 // La ministre sortante de la santé publique de la Centrafrique, Dr Marguerite Samba Maliavo, a déclaré mardi à Bangui, que le gouvernement nourrit de ‘’sérieuses’’ craintes quant à la propagation du virus Ebola dans le pays, rendu vulnérable pas la crise qui a dégradé le système de santé
« Aujourd’hui nous devons tout mettre en œuvre pour éviter que le virus Ebola rentre dans notre pays. Parce que, s’il se propage dans notre pays nous n’aurons pas les capacités qu’il faut pour le contenir rapidement», a-t-elle déclaré.
Elle a surtout invité à davantage de vigilance dans la surveillance des frontières, du fait de l’apparition du virus Ebola au Nigéria, un pays voisin du Cameroun avec lequel la Centrafrique initie beaucoup d’échanges commerciaux.
Pour Mme Samba-Maliavo, ne disposant pas les moyens comme les autres, le gouvernement centrafricain a beaucoup mis l’accent sur la surveillance épidémiologique et la prévention dans les frontières maritimes, terrestres et aériennes.
« A l’aéroport il y a tout un dispositif sanitaire qui est mis en place. Nous avons installé des tentes où nous faisons systématiquement le contrôle de tous les passagers qui entrent en RCA. Nous allons aussi étendre ces dispositifs dans d’autres frontières. Parce que nous n’avons pas que des frontières aériennes » a-t-elle expliqué.
Dr Samba-Maliavo a toutefois tenu à rassurer ses compatriotes leur assurant que « pour l’instant nous n’avons pas de cas de virus Ebola en Centrafrique. Tous les suspects ont été dépistés négatifs ».
Publié par Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 / La désignation d’un gouvernement n’est pas encore d’actualité en Centrafrique. Mardi, le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé d’y “surseoir”, estimant que le Premier ministre, Mahamat Kamoun, ne faisait pas l’unanimité.
Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, mardi 19 août à Brazzaville, de “surseoir” à la mise en place d’un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment ne fait pas l’unanimité.
Mahamat Kamoun a été nommé Premier ministre le 10 août, en remplacement d’André Nzapayeké, dans le souci de former un gouvernement “élargi” et de se conformer ainsi à l’esprit des accords de cessation des hostilités signé à l’arraché le 23 juillet à Brazzaville.
“La concertation c’est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre ; c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville”, a déclaré Alexandre Ferdinand Nguendet, président du conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire.
“Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation”
Alexandre Ferdinand Nguendet s’exprimait face à un groupe des journalistes au sortir d’un entretien de deux heures avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, qui avait convoqué les différents acteurs de la crise afin de d’accélérer la formation d’un gouvernement “élargi”.
“Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle. (…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation”, a-t-il souligné.
L’ex-Séléka refuse toujours d’entrer au gouvernement
Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l’ex-rébellion Séléka, les milices anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo.
De confession musulmane, haut-fonctionnaire spécialiste des finances, le nouveau Premier ministre est surtout un proche de Catherine Samba Panza, après avoir travaillé sous les régimes de François Bozizé (renversé en mars 2013) et Michel Djotodia, le chef de l’ex-Séléka, au pouvoir jusqu’à janvier 2014.
La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés en son sein. L’ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d’y participer, affirmant que son avis n’a pas été pris en compte.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 / Les travaux de ce projet ont été lancés ce lundi 18 août par le ministre d’Etat sortant des Travaux publics, Herbert Gotron Djono Ahaba, lors de la signature des contrats d’exécution dits à « haute intensité de main d’œuvre » (HIMO) entre le gouvernement, l’Office national des matériels (ONM) et l’Agence centrafricaine de travaux d’intérêts publics (AGETIP-CAF).
La Banque mondiale a réalloué à la Centrafrique, 8 millions USD représentant un financement additionnel de l’IDA, dans la cadre du projet de réhabilitation des infrastructures de base.
Ce financement couvrira trois volets que sont la réhabilitation de 10,15 km de voiries et drainage dans le 1er, 4è et 8è arrondissements de la capitale dans un délai d’exécution de six mois durant lesquels 958 emplois seront créés, alors que la création des fosses maçonnées le long des voiries réhabilitées des 2è, 4è,5è et 8è arrondissements va générer 1810 emplois sur huit mois.
Le troisième volet qui sera consacré aux travaux de cantonnage créera 2377 emplois sur six mois pour les jeunes désœuvrés.
« Ces travaux à HIMO permettront d’améliorer le cadre de vie de la population de Bangui à travers l’approvisionnement en eau potable, la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides et la réhabilitation de la voirie urbaine pour accéder facilement aux zones d’activités industrielles et commerciales », a indiqué le ministre d’Etat sortant Djono Ahaba.
Il a fait remarquer que ce projet vient résorber le chômage des jeunes et contribuer ainsi à l’amélioration de condition de vie de la population après cette période de conflit.
Le financement a été scindé en deux phase : 3,5 millions pour la première et 4,5 millions pour la seconde tranche seront décaissés après évaluation de la première phase.
Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 / Dans un communiqué que vient de rendre public le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique de la République centrafricaine Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Direction-Générale-de-la-BEAC-à-Yaoundé-628×356.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>(RCA), Gabriel Madenga, le gouvernement de transition de ce pays déchiré par une crise politique depuis le renversement du régime du président François Bozizé, en mars 2013, annonce avoir mobilisé la somme de 2,5 milliards de francs Cfa sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
La séance d’adjudication des bons du Trésor à 26 semaines émis par la RCA, afin de récolter ces fonds, a eu lieu le 6 août 2014, apprend-on. Le montant proposé par les investisseurs ayant souscrit auprès de l’unique spécialiste en valeur du Trésor (sur les quatre agréés) qui a participé à cette opération, a été de 2,5 milliards de francs Cfa, c’est à dire juste de quoi satisfaire le besoin exprimé par le Trésor public centrafricain.
Les fonds ainsi levés par la RCA ont été rémunérés, indique la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, à un taux d’intérêts précomptés de 5,5%, l’un des plus élevés depuis le lancement du marché des titres publics de la BEAC en 2011.
Cependant, en dépit de ce taux d’intérêt qui renseigne bien sur les craintes des investisseurs vis-à-vis de ce pays en instabilité quasi permanente, c’est la première fois que la RCA réussi à satisfaire ses besoins de financements sur le marché de la BEAC. Ce qui pourrait être interprété comme un début de réponse des investisseurs aux efforts de la communauté internationale, mobilisée depuis de longs mois pour tenter de redresser la barre du bateau RCA.
Publié par: Corbeau News ( Centrafrique ) 19-08-2014 / La partition de la République centrafricaine ( RCA ) est-elle en train de devenir une réalité ? Par communiqué, l’ex-coalition Seleka a annoncé la création de l’Etat autonome du Dar El Kouti, basé dans le nord… puis dément.
La décision N 003, de la création du nouvel Etat autonome dans le nord de la RCA , porte l’estampille du président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique Michel Djotodjia. Problème : le document n’est pas signé par l’ancien président de la transition centrafricaine, qui est pourtant désigné par le document comme le chef d’Etat et de gouvernement de ce nouvel Etat, le Dar El Kouti.
Dans la foulée, le communiqué institue un gouvernement de onze membres. Parmi ces “ministres”, on retrouve les principaux responsables de la Seleka. Abakar Sabone est désigné comme Secrétaire d’Etat à l’Education nationale. Nous avons pu le joindre en début de soirée. Même s’il se dit surpris par la publication de cette information, Abakar Sabone ne nie pas l’existence des velléités séparatistes dans les rangs de la Seleka.
L’entretien de la DW avec Abakar Sabone
DW: Comment avez-vous réagi à ce communiqué signé de la Seleka, instituant un Etat autonome dans le nord du pays?
Abakar Sabone : Nous avons aussi été surpris hier [dimanche 17 août], c’est un membre porte-parole de la Seleka qui a envoyé ce document, qui n’est même pas signé du président, mais qui est au nom de Michel [Djotodia]. Ils ont publié. Et moi, je ne me retrouve pas là-dedans. Moi, j’ai mon mouvement, le MLCJ, qui est signataire des accords de Brazzaville. Je suis resté dans la logique du respect de ces accords. Et j’ai été surpris de voir mon nom qui figure sur ce document.
Donc, il n’y a pas d’initiative. Je suis avec le Président Michel [Djotodia]. Lui-même était vraiment remonté. Il a même suspendu celui qui a envoyé le communiqué.
DW : Selon vous, dans quel but ce communiqué a-t-il été envoyé à la presse ?
Abakar Sabone : A mon avis, c’est un projet en élaboration. C’est une fuite en avant.
DW : SI ce projet est en préparation, qui est derrière cela ?
Abakar Sabone : Je crois qu’à Brazzaville, la Seleka a bien mentionné qu’elle était pour la partition.
DW : Et vous ne faites pas partie de la Seleka, Abakar Sabone ?
Abakar Sabone : Non, non, non. Moi, j’ai mon mouvement qui était signataire de l’accord global de paix de Libreville. Et en même temps, hier, j’ai signé au nom de mon mouvement, le MLCJ, à Brazzaville. Je ne fais pas partie de la Seleka. Quand la Seleka a pris le pouvoir, moi j’étais encore dans le gouvernement de Bozizé à Bangui.
DW : Et quelle est la réaction du bureau politique de la Seleka suite à ce communiqué ?
Abakar Sabone : Hier, j’étais avec le Président Michel Djotodia quand on a eu l’annonce. Il était très remonté. Très, très remonté. Il a signifié que cela n’engage que ceux qui ont envoyé le document. La Seleka n’a pas encore pris la décision d’annoncer. C’est pourquoi je disais que peut-être c’est un projet en cours, et la personne a pris de l’avance. L’idée est là, mais le document ne provient pas du président de la Seleka.
DW : Donc, selon vous, même si la Seleka ne se reconnaît pas encore dans le document, l’idée d’une partition du pays est en gestation ?
Abakar Sabone : En gestation, oui. C’est leur cheval de bataille pour le moment.”
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Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, le Secrétaire Général Adjoint du FPRC, qui a succédé à la Seleka, dément la création du nouvel Etat du Dar El Kouti. Selon le Dr Hamat Mal-mal Essène, dont le nom ornait le premier communiqué controversé, sa boîte émail a été piratée, dans le seul but de troubler les esprits. Il ne se reconnaît donc pas dans l’annonce publiée hier.
Du côté des autorités de transition, écoutez la réaction du porte-parole du gouvernement centrafricain, Gaston Mackouzangba, en cliquant ici.
Publié par: Corbeau News ( Centrafrique ) 19-08-2014 / Une centaine d’enfants âgés entre 8 et 17 ans ont été libérés au cours de la semaine passée par des groupes armés à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, à la suite de négociations, s’est félicité lundi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Les 103 enfants, dont 13 filles, étaient associés à des groupes armés Anti-Balaka opérant principalement à Bangui et dans l’Ouest de la République centrafricaine et qui ont pris les armes en réaction aux attaques des ex-Séléka.
“Alors que le conflit se poursuit, le nombre d’enfants utilisés par des groupes armés a augmenté de façon spectaculaire”, a déclaré le représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté. “Le recrutement d’enfants dans les conflits est une violation grave des droits de l’enfant. Ces enfants ont connu un niveau de violence qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à vivre .”
Onze des 103 enfants sont non accompagnés et restent séparés de leurs familles. Après un processus de vérification approfondie par des spécialistes de la protection de l’enfance, ces enfants particulièrement vulnérables seront accueillis dans un centre soutenu par l’UNICEF à Bangui. Le centre est géré par l’ONG italienne COOPI et fournit des soins et un soutien psychosocial aux enfants, recherchant les membres de leur famille pour les réunir et préparant les enfants à être réintégrés dans leurs communautés.
Les enfants qui ont déjà retrouvé leurs familles ou des parents, bénéficieront d’un centre d’accueil dans leur quartier, également géré par COOPI, avec l’appui de l’UNICEF. Les enfants visitant ce centre auront accès à des activités de loisirs, un soutien psychosocial, et à des repas chauds. L’UNICEF va aussi faire en sorte que les enfants soient inscrits à l’école une fois de retour dans leurs communautés.
“Notre stratégie est de mettre en place des services là où les enfants et leurs familles vivent, afin qu’ils puissent commencer le processus de réinsertion tout de suite et aient des options en dehors du groupe armé”, a ajouté M. Diabaté.
Depuis janvier 2014, l’UNICEF et ses partenaires ont obtenu la libération de 1.388 enfants associés à des forces et groupes armés en République centrafricaine, dont 285 filles. C’est quatre fois plus que le nombre total d’enfants libérés en 2013. F
Publié par: Corbeau news /Les Centrafricains attendent toujours la formation d’un nouveau gouvernement “élargi” suite à la nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun. Ce retard fragilise une transition déjà difficile et alimente les risques d’instabilité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Nouveau-Premier-Ministre-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news
L’attente de la formation d’un gouvernement inquiète les diplomates en Centrafrique. “Il n’est pas bon de faire du sur-place. Nous sommes dans une période très frileuse où l’on doit prendre le maximum de précautions et surtout avancer dans la bonne direction”, s’inquiétait lundi un diplomate onusien à Bangui.
Pour tenter d’accélérer les choses, le médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a convoqué lundi une dizaine de personnalités politiques, dont des représentants des groupes armés, selon une source proche de la présidence à Bangui. Leur délégation était attendue dans la journée à Brazzaville.
Depuis une quinzaine de jours, la Centrafrique est sans gouvernement, après la démission du Premier ministre sortant André Nzapayéké. Et surtout, au grand désespoir des “partenaires” internationaux de Bangui, rien n’a bougé depuis la signature au forceps fin juillet à Brazzaville d’un fragile accord de cessez-le-feu entre l’ex-Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.
L’accord a été plusieurs fois violé, avec plus d’une trentaine de morts cette fin de semaine dans le nord du pays. Selon les témoignages des habitants, des villageois ont été massacrés par des éléments de l’ex-Séléka et des Peuls armés.
Vives tensions
Si la situation se normalise peu à peu à Bangui, des violences éclatent à intervalles réguliers en province où les tensions restent vives, malgré la présence des 2 000 militaires français de l’opération Sangaris et des 6 000 soldats de la force africaine Misca.
Politiquement, la présidente de transition Catherine Samba Panza n’a guère touché les dividendes de la nomination surprise de Mahamat Kamoun.
De confession musulmane, haut-fonctionnaire spécialiste des finances, le nouveau Premier ministre est surtout un proche de Catherine Samba Panza, après avoir travaillé sous les régimes de François Bozizé – renversé en mars 2013 – et Michel Djotodia, le chef de l’ex-Séléka, au pouvoir jusqu’à janvier 2014.
La communauté internationale, qui tient le pays à bout de bras, avait clairement un autre favori, et la nomination de Mahamat Kamoun a surpris. L’ex-Séléka, qui voulait un Premier ministre issu de ses rangs, a immédiatement réagi en annonçant qu’elle boycotterait le futur gouvernement. Elle a affirmé que son avis n’avait pas été pris en compte.
Affaiblis et chassés de Bangui en janvier par l’intervention de l’armée française, les rebelles de la Séléka, après leur désastreux passage aux affaires marqué par des pillages généralisés et de multiples exactions, ont trouvé refuge dans leurs fiefs du nord du pays, où l’ex-coalition semble être en voie de désintégration entre groupes rivaux. Une faction de la Séléka, basée dans le nord, a dénoncé l’accord de Brazzaville
L’arrivée de Mahamat Kamoun aux affaires n’a soulevé guère plus d’enthousiasme au sein de la classe politique centrafricaine, largement responsable par ses années d’incurie de la faillite actuelle du pays.
L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), qui regroupe les principaux partis politiques, a souhaité “une suspension de la mise en place du gouvernement”, pour “saisir la médiation” internationale et “éviter un blocage institutionnel”, selon cette coalition.
“Tourner en rond”
“Tout le monde dans ce pays sait quel bilan, quel souvenir a laissé l’ex-Séléka dans la gestion de notre pays. Nous pensons qu’il n’est pas décent ni opportun de faire partie d’un gouvernement dirigé par un proche de Michel Djotodia”, a réagi lundi Mouammar Bengué Bossin, de la mouvance Zo Kwé Zo, favorable au président déchu Bozizé. Mahamat Kamoun a été directeur de cabinet de Michel Djotodia.
“Nous sommes en train de tourner en rond, alors qu’à notre retour de Brazzaville (…), il devait y avoir une concertation pour éviter ce que nous vivons en ce moment”, a commenté Cyriaque Gonda, ancien ministre et partie prenante à l’accord de Brazzaville, qui a appelé Catherine Samba Panza à la “concertation”.
Les représentants de la nébuleuse anti-balaka ont quant à eux réagi jusqu’à présent très sobrement, attendant sans doute de connaître les portefeuilles qui leur seront attribués dans le futur cabinet.
Le Bureau Fédéral MLJC EAAMOO a appris comme tout le monde, le 17 août 2014, la Déclaration de création d’un pseudo « ETAT DU DAR EL KOUTI », en scission avec la République Centrafricaine, et la mise en place d’un soi-disant gouvernement.
Le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO condamne avec la plus grande fermeté cette déclaration somme toute utopique et très provocatrice à l’endroit de la Nation Centrafricaine. Aucun citoyen Centrafricain digne de ce nom, ni aucune personne s’étant à un moment de sa vie prévalu de la nationalité Centrafricaine ne peut en aucun cas remettre ainsi en cause les fondements mêmes de la République Centrafricaine.
Tout au plus, il ne fait point de doute que cette Déclaration précitée constitue une grave profanation de la mémoire même de Barthélémy Boganda, Président Fondateur, Père de l’indépendance qui a donné sa vie pour que l’ancienne colonie Oubangui-Chari devienne un Etat, la « République Centrafricaine » en date du 1er décembre 1958, et accède ensuite à la souveraineté internationale le 13 août 1960.
Le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO interpelle les promoteurs de ce lugubre projet sécessionniste afin qu’ils mettent fin immédiatement et inconditionnellement à leurs agissements. En effet, depuis les régimes David Dacko à François Bozizé, aucun ancien Chef d’Etat Centrafricain, n’a songé à une telle idée sordide qui tend à remettre ainsi en question l’existence même de la République Centrafricaine, quelles que soient les circonstances de leur départ du pouvoir.
Dans cette affaire, le méga-paradoxe tient au fait que ceux qui prônent aujourd’hui la scission de la République Centrafricaine, sont ceux là mêmes qui ont pris le pouvoir en Centrafrique le 24 mars 2013, tout en se revendiquant de la nationalité de ce pays. Ils ont exercé ce pouvoir en tant que Centrafricains jusqu’au 10 janvier 2014, date de démission de Michel Djotodia. Dès lors, l’idée de partition est complètement dénuée de toute logique.
Par ailleurs, le MLJC EAAMOO demande au peuple Centrafricain de ne pas faire d’amalgame entre les citoyens Centrafricains de confession musulmane et les mercenaires étrangers et quelques traîtres de la nation à la solde des étrangers qui n’ont pour seule ambition que de faire main basse sur nos immenses richesses variées. En réalité, l’opinion nationale et internationale doit savoir que les populations autochtones de la région du nord-est sont prises en otage par des individus sans foi ni loi.
Le MLJC EAAMOO demande aux autorités de la Transition, à toutes les entités politiques, et à la société civile Centrafricaine de ne plus se contenter de simples déclarations et autres communiqués, mais d’engager résolument et dès maintenant, des actions idoines pour garantir la pérennité de l’indivisibilité de la République Centrafricaine.
Le MLJC EAAMOO tient à dire aux conspirateurs de la scission, que pour que leur projet devienne réalité, il va falloir marcher sur les cadavres de tous les Centrafricains. L’unité et l’indivisibilité de la République Centrafricaine sont immuablement et absolument non négociables.
Le 15 septembre prochain, la Minusca, une force des Nations unies, doit prendre le relais de la Misca, la force africaine actuellement déployée en Centrafrique. A moins d’un mois de l’échéance, où en sont les préparatifs ? Quelles sont les difficultés qui restent à résoudre ? Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, expose le calendrier de ce déploiement et se veut rassurant sur les délais de mise en place de cette future force internationale.
Hervé Ladsous : Nous avons poussé les feux par tous les moyens. Il y a deux axes de travail. Le premier, c’est, évidemment, de faire passer sous Casques bleus les soldats de la Misca. Il y a encore un sérieux problème de mise au niveau des normes onusiennes pour ces troupes. Donc, nous ne nous arrêterons pas de lancer des appels à différents pays, à différentes organisations pour qu’ils aident ces contingents à être aussi bien équipés que possible. C’est un problème surtout d’équipement. Et puis, en parallèle, nous avons un plafond qui nous a été fixé par le Conseil de sécurité [10 000 soldats et 1 800 policiers pourraient être présents en Centrafrique selon la résolution 2419 de l’ONU, NDLR]. Il nous faut donc trouver plusieurs bataillons complémentaires. Nous en avons trouvé, nous pouvons citer le Maroc, le Bangladesh, le Pakistan. Nous n’arriverons pas d’emblée, le 15 septembre, au plafond, mais les choses seront bien engagées et seront aussi opérationnelles que possible.
Les documents officiels disent que la force sera déployée sur 45 sites en Centrafrique et 24 bases d’opérations. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que cela signifie qu’il y aura une présence de la Minusca dans 24 localités du pays ?
C’est l’objectif. Nous aurons, en plus de l’état-major de Bangui, trois états-majors régionaux. Chacun de ces états-majors de région essaimera, dans les principales localités de la région militaire en question, pour créer les conditions d’une sécurisation. Au fur et à mesure que les effectifs croîtront, nous déploierons davantage de compagnies et également des petites équipes civiles, autant que de besoin, pour aider l’Etat centrafricain à exister à nouveau en province.
Nous avons passé un accord avec le gouvernement centrafricain, sur ce que l’on appelle les « mesures temporaires d’urgence ». Cet accord nous permettra, en appui à la police et à la justice centrafricaine qui sont en cours de reconstitution, de déployer des enquêteurs, des procureurs, des magistrats et aussi, il faut bien le dire, de gardiens de prison. Il s’agit vraiment de trouver un remède à ce qui est un moteur de la crise centrafricaine depuis des décennies : le problème de l’impunité.
La mise en place de la force suppose aussi tout un programme important d’achat de matériels en matière de transport terrestre, de communication, d’informatique. Tout ce matériel, a priori, ne sera pas disponible tout de suite. Il va falloir plusieurs mois, c’est bien cela ?
On a déjà fait un gros effort sur le plan des matériels de télécommunication. Nous avons mis en place tout ce qu’il faut pour qu’un réseau dédié fonctionne. Et il fonctionne actuellement. Après, il faudra effectivement compléter tous les moyens de transport terrestre : les camions, les véhicules blindés. Et puis, surtout, les équipements aériens. C’est tout simplement un problème de disponibilité des hélicoptères militaires à travers le monde. Mais je suis confiant dans le fait que la première unité d’hélicoptère militaire sera en place pour le 15 septembre.
Une seule unité d’hélicoptère militaire ?
Une seule unité avec d’autres qui sont en cours d’acheminement, si ça ne se produit pas le 15 septembre, ça se produira dans les semaines qui suivront, mais très vite en tout cas.
Est-ce qu’en matière de transport terrestre, vous faites face au même problème ?
C’est surtout un problème d’acheminement. Cela prend du temps. En puis, arriver à Bangui, c’est bien, mais encore faut-il pouvoir ensuite se déployer ailleurs en province.
Les documents officiels prévoient que le Minusca soit présente sur quatre terrains d’aviation. Est-ce que cela veut dire, très concrètement, qu’il a fallu refaire certaines pistes, les doter en équipement ?
Absolument. Nous avons des équipes du génie, dont l’une des priorités est de remettre en état, d’améliorer ou d’allonger les pistes d’aviation. Vous savez, je suis allé il n’y a pas très longtemps à Kaga-Bandoro. La piste d’aviation permet d’y accueillir des petits appareils, et c’est une piste en latérite : en saison des pluies, ce n’est pas idéal. Là aussi, il faut y travailler. C’est ce que font les unités du génie. Ça, et construire les bases et les camps.
C’est-à-dire que vous avez d’ores et déjà construit des bases et des camps ?
Nous sommes en train de le faire et les trois quartiers généraux de province dont je vous parlais seront opérationnels pour le 15 septembre.
Et pour ce qui est des autres bases ?
Pour les autres bases, on verra en fonction des besoins.
Je crois que la solution elle se trouve petit à petit, par les faits. C’est-à-dire que l’amélioration des conditions de sécurité dans Bangui a fait qu’un certain nombre de déplacés, qui étaient effectivement sur le site de l’aéroport, sont repartis chez eux. Reste que l’aéroport de Bangui n’est pas équipé idéalement pour recevoir beaucoup de gros-porteurs. Cela va être une question d’organisation, de logistique. Mais, encore une fois, certainement pas au détriment de ces personnes déplacées dont le sort, évidemment, reste une préoccupation majeure.
Il ressort des dispositions de la Charte Constitutionnelle que «la forme de l’Etat centrafricain est Républicaine ».
En application des dispositions de l’article 19 de ladite Charte, la République Centrafricaine ( RCA ) est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïc. Sa capitale est BANGUI. Ses langues officielles sont le Sango et le Français.
Au regard de la gravité des informations publiées sur des différents sites internets annonçant, puis démentant le projet de scission de la République Centrafricaine par création d’un Etat nommé DAR EL-KOUTI, assorti de la formation d’un gouvernement.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » déclare ce qui suit :
Les frontières de la République Centrafricaine sont intangibles, son territoire indivisible, son caractère est laïc.
Le Collectif appelle l’opinion nationale d’être vigilante pour défendre l’intégrité du territoire national.
Le Collectif exige de la Communauté Internationale, qui accompagne la RCA depuis le déclenchement de la crise, de prendre ses responsabilités et de mettre fin à la velléité de projet de cette scission.
Le Collectif met en garde tous les initiateurs d’un tel projet et se réserve le droit d’ester en Justice en cas de mise en exécution de ce plan malsain en violation de la Charte Constitutionnelle.
Le Collectif se permet de rappeler à l’attention des initiateurs de ce projet que la Charte Constitutionnelle qui régit la République Centrafricaine a été promulguée par l’ex-Président Michel DJOTODJIA et prône les principes d’intangibilité des frontières, d’indivisibilité du territoire et son fort attachement à la laïcité.
Fait à Paris, 17. 08. 2014
Le Coordonnateur Général du Collectif,
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Ampliations :
– Le Secrétaire Général des Nations Unies,
– Le Président de la Commission Européenne,
– La Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
– A Son Excellence le Président de la République Française,
– A Son Excellence le Président des Etats Unis,
– A Son Excellence le Président de la République du Congo,
Médiateur International de la crise centrafricaine,
– A Son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’Etat de la Transition,
Depuis plusieurs jours, des villageois fuient le village de M’bré vers Kaga-Bandoro, situé à 4 heures de route. Ils témoignent d’exactions perpétrées par des hommes armés en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes auraient été tuées. La Misca, la force africaine de maintien de la paix, assure n’avoir pour l’instant aucune information.
Le réseau est quasi inexistant dans la zone de M’bré. Plus aucune autorité locale n’est présente sur place et ce n’est que grâce aux témoignages de déplacés qui arrivent par petits groupes que l’information se précise petit à petit.
Ce sont des chefs de village arrivés jeudi 14 août à Kaga-Bandoro qui ont raconté les faits. Selon leur récit, entre 30 et 40 habitants auraient été tués en début de semaine, certains à coups de couteau, égorgés. Un responsable religieux local assure qu’il ne s’agit que de banditisme pour voler bétail et récoltes.
La Misca non informée
D’autres sources affirment que cette attaque a surtout visé des chrétiens, suite à la mort de deux commerçants musulmans le week-end dernier. Les assaillants seraient des éleveurs bororos qui occupent traditionnellement cette zone, mais qui ont rejoint la Seleka et sont désormais armés.
Le détachement gabonais de la Misca positionné à Kaga-Bandoro assure ne pas avoir été alerté. La force française Sangaris n’est pas présente dans cette région, et n’est donc pas en mesure de confirmer les faits.
De source humanitaire, 300 personnes dont 10 chefs de village auraient fui la zone de M’bré la semaine dernière. Le maire a fui sa ville depuis un mois déjà, et se trouve également à Kaga-Bandoro. Il réclame aujourd’hui la construction d’un nouveau camp pour les derniers déplacés qui n’ont pas d’abri et pas assez de nourriture.
Selon des informations de sources proches du parti KNK, ce dernier refuse de participer au nouveau gouvernement de Mahamat Kamoun selon son Secrétaire Général par Intérim.
NDLR: Prière nous excuser car nous sommes en pleine transformation du site depuis deux jours. Veuillez nous en excuser.
Si les violences et l’insécurité persistent hors de Bangui, dans la capitale centrafricaine, les signes d’un retour de la sécurité sont perceptibles. Dans le quartier musulman du PK5, particulièrement touché par les violences interreligieuses, les rues se remplissent de nouveau, le marché a rouvert et des associations tentent de renouer les fils du dialogue.
Après les violences de décembre, le marché du quartier musulman du quartier du point kilométrique 5, dit PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, était resté fermé. Après les violences de décembre et janvier, les habitants avaient fuit le quartier, souvent pour se réfugier à l’étranger, principalement au Cameroun et au Tchad. Mais depuis quelques semaines, dans ce quartier très touché par les violences, la sécurité revient et, donc, marchands et clients également. Le marché reprend vie. « On est ensemble, tous, musulmans comme chrétiens, ensemble, en ce moment, assure un vendeur d’arachides. Les clients qui se tiennent devant moi sont tous chrétiens et puis moi je suis musulman. » « Notre but c’est quoi ? Nous ne faisons pas de la politique. Nous, nous œuvrons pour la paix et la réconciliation et la sensibilisation », insiste un autre.
Faire passer le message des accords de Brazzaville
Fin juillet, à Brazzaville, Anti-Balaka et Seleka ont signé la paix. Depuis, au PK5 de Bangui, les associations se mobilisent pour expliquer ces accords aux habitants. Dans une maison du quartier, des responsables associatifs tiennent une réunion. « Il y a beaucoup de population, au niveau du 3ème arrondissement, qui ignore les accords de Brazzaville », explique l’un des responsables.
« On va faire une sensibilisation, maison par maison, auprès des chrétiens et des musulmans, pour que le message passe », expose Mahmoud Issam, président de la coordination humanitaire du 3ème arrondissement. Ce message, « c’est le pardon. L’arrêt des hostilités, que ce soit côté musulman ou chrétien. Cela ne sert à rien de s’entretuer et de suivre les politiciens qui manipulent la population. »
Le nouveau Premier Ministre n’est pas aimé par les principaux acteurs de la crise centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Passassion-de-service-entre-lancien-et-le-nouveau-Premier-Ministre-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau Premier Ministre a pris fonction le jeudi 14 Août. Il tente de former un gouvernement dans un contexte très difficile.
Mahamat Kamoun est musulman. Il est le premier homme de cette religion à occuper ce poste en République centrafricaine. Sa nomination par la présidente de la transition est intervenue dans le cadre des accords de cessations des hostilités, signés à la fin du mois de juillet à Brazzaville (Congo). Ironie du sort, la Séléka, groupe armé composé de musulmans refuse de participer au gouvernement d’union.
Les chances du nouveau Premier ministre sont très réduites, dans le contexte polarisé de la RCA. Rejeté par une partie de la classe politique et des groupes armés, Mahamat Kamoun a été ouvertement désavoué dès sa désignation par le médiateur congolais et la France. Ces acteurs auraient leur propre candidat pour ce poste, qu’ils n’ont pas réussi à imposer à la présidente Catherine Samba-Panza. Cette attitude de condescendance ne peut que fragiliser le chef du gouvernement choisi par le chef de l’Etat centrafricain.
S’il vient à voir le jour, rient ne peut garantir que le futur gouvernement fera long feu. Les solutions pour la paix en République centrafricaine paraissent peu crédibles, dans un pays marqué par des velléités sécessionnistes de la Séléka, où la communauté internationale menée par la France tente de maintenir les dépouilles d’un Etat introuvable.
Les protagonistes de la crise centrafricaine ont signé un accord de paix en Juillet, à l’issue d’une négociation sous l’égide du président congolais Denis Sassou N’guesso. Bien que favorablement accueilli par la population, le cessez-le-feu n’est pas respecté sur le terrain.
Républicain convaincu, en toute indépendance d’esprit j’ai eu des échanges à bâton rompue sur la Crise Centrafricaine avec l’Ancien Ministre de Fidèle NGOUANDJIKA lors de son passage à Toulouse.
Je voudrais informer le grand public que je suis un Citoyen libre qui ne milite pas pour la cause d’un homme politique, je reste et je demeure Républicain d’appartenance et mon combat Consiste à défendre avec conviction les droits de l’homme et les règles de bonne gouvernance en République Centrafricaine.
« Au delà de ce moment de partage, je n’ai jamais pris un engagement de soutenir les actions politiques de ce compatriote ».
Etant membre actif de la société Civile, ma neutralité m’invite d’avoir des échanges avec tous les Centrafricains y compris les leaders sans aucune discrimination.
Fait à Toulouse, 17. 08. 2014
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Leader d’opinion, défenseur des droits de l’homme.
Dans l’attente du gouvernement du nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun, la Centrafrique vit sous le choc après le massacre ces derniers jours d’une trentaine de personnes à M’Brés (nord) par des individus armés présumés appartenir à l’ex-rébellion de la Séléka, laquelle dément cet acte grave, pourtant confirmé par les autorités de Bangui.
“Effectivement, il y a eu une attaque. On parle d’une trentaine de morts, une opération sans doute perpétrée par les ex-Séléka”, a affirmé le porte-parole de la présidence centrafricaine Anicet Guiyama Mazogo joint samedi soir à Bangui par Xinhua après avoir recoupé les informations communiquées un peu plus tôt par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).
Ce massacre vient remettre en cause l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’ex-alliance rebelle Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas le 23 juillet à Brazzaville, sous l’égide du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).
Déjà rendus coupables de pillages et d’exactions sur la population lors de l’éphémère pouvoir de leur leader Michel Djotodia de mars 2013 à janvier 2014, ces ex-rebelles nient cependant toute implication dans cet acte dont ils nient par la même occasion la survenance.
“Aucun incident, ni aucune attaque ne se sont produits à M’Brés. Au contraire, c’est l’effervescence là-bas. La population en détresse qui se cachait en brousse (pour fuir les violences) est en train de sortir pour revenir au village”, s’est défendu le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l’ex-rébellion joint à Bria, dans la région diamantifère du pays.
Egalement contacté, El Hadj Abakar Ben Ousmane, préfet du département de la Ouaka, voisin de celui de Nana-Gribizi dont M’Brés est une sous-préfecture, a à son tour dénoncé “les fausses rumeurs”.
“A part le massacre de deux jeunes de Bambari après une rencontre cordiale entre les ex-Séléka et les anti-Balakas mercredi, il n’y a eu aucun autre incident”, a-t-il témoigné.
Cet événement traduit le climat d’insécurité qui persiste en Centrafrique à un mois du déploiement d’une mission de maintien des Nations Unies de quelque 12.000 hommes dès mi-septembre, en remplacement de la MISCA et de l’opération française Sangaris qui n’ont pu mettre un terme depuis fin 2013 aux violences causées par les combats entre ces ex-Séléka et les miliciens anti-Balakas.
Presque une semaine après sa nomination le 3 août, la population continue d’attendre le gouvernement d’union nationale, le troisième du genre depuis 2013, de Mahamat Kamoun.
Accusant la présidente de transition Catherine Samba-Panza d’avoir violé le consensus de Brazzaville, les ex-Séléka ont rejeté ce choix et annoncé leur refus de participer au nouveau cabinet.
Dans le cadre des consultations organisées par Madame la Cheffe de l’État de transition pour la mise en place du nouveau Gouvernement d’Union Nationale, la Délégation de l’EX-Coalition Séléka avait été reçue le jeudi 7 août 2014 entre 14h et 15h au Palais de la Renaissance à Bangui.
À l’issu de leur entretien, les deux parties se sont convenues pour que les propositions de noms d’un Premier Ministre et de trois ministres soient communiqués à la Direction de Cabinet de la Présidence de la République dans un délai de trois à quatre jours.
Malheureusement, avant l’expiration du délai convenu, la Présidence de la République a publié par Décret le nom du nouveau Premier Ministre.
Devant cette situation, l’Ex-Coalition Séléka informe l’opinion nationale et internationale qu’à la date du samedi 16 août 2014, aucun nom de Premier Ministre et de Ministres n’a été communiqué à la Présidence et à la Primature.
À cet effet, l’Ex-Coalition Séléka réitère la signature d’un Accord Politique comme préalable pour la poursuite du processus engagé au Forum de Brazzaville.
Il est à rappeler que le Secrétaire Général est le seul interlocuteur désigné pour les questions de l’heure.
Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Boda en Centrafrique
Pour la première fois, 80% des personnes déplacées à Bangui ont l’intention de rentrer chez elles au cours du mois d’août, selon l’enquête menée dans 29 centres de la capitale centrafricaine au mois de juillet, a déclaré ce vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève.
Cela représente une augmentation de 14% par rapport à l’enquête effectuée au mois de juin. Ces enquêtes sont menées chaque mois depuis le début de l’année par l’OIM pour aider la communauté humanitaire à prévoir les besoins des déplacés.
L’OIM signale que d’énormes obstacles restent encore à surmonter pour ceux qui souhaitent rentrer chez eux.
Le manque de moyens
financiers, l’absence d’autorité, l’insécurité sont évoqués, mais le premier obstacle est désormais le manque de logement.
Pour la première fois, 86% des personnes interrogées disent que leur habitation a été endommagée et cette préoccupation dépasse celle de l’insécurité.
Le pillage est cité comme le principal obstacle, par 74% des personnes interrogées qui disent que tout leur a été volé.
Le manque d’école, de service de santé et de vie économique ont également été cités, a précisé la porte-parole de l’OIM.
L’on compte toujours 102.000 personnes déplacées à Bangui.
C’est une drôle d’histoire qu’a révélé le quotidien O Globo ce samedi. Au Brésil, un homme en liberté surveillée a mis son bracelet électronique à son coq pour partir vendre de la drogue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Brésil-un-détenu-met-son-bracelet-électronique-à-son-coq-et-part-vendre-de-la-drogue.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brésil : un détenu met son bracelet électronique à son coq et part vendre de la drogue
Isaac Selau, un homme de 29 ans, était en liberté surveillée et devait porter un bracelet électronique. Mais pour tromper la surveillance, il a eu l’idée de mettre le bracelet à son coq enfermé dans le poulailler.
Malheureusement pour lui, le fugitif a été interpellé mercredi, pour trafic de drogues et port illégale d’arme à feu.
C’est en consultant son nom dans le système informatique que les policiers se sont rendus compte que l’homme purgeait une peine en liberté surveillée et qu’il aurait dû rester à son domicile le soir.
Selon le chef de la surveillance électronique des services pénitentiaires de l’Etat du Rio Grande do Sul, le système avait détecté que l’équipement avait été enlevé lundi et depuis, le détenu Selau était considéré comme «fugitif».
La police a également précisé que c’était la première fois qu’elle retrouvait un bracelet électronique sur un animal…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-Handicapés-de-centrafrique.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les personnes handicapées réunies dans l’Association Nationale de Rééducation et d’Appareillage de Centrafrique et du Centre de Rééducation des Handicapés Moteurs ont reçu ce samedi 16 août 2014 un don de 102 béquilles et des fauteuils roulants.
Il s’agit d’un don de l’association Développement Culturel et Humanitaire destinés à aider ces personnes handicapées en cette période difficile qu’elles traversent.
Selon le président de l’association Développement Culturel et Humanitaire Jean Pierre Adoum, ce matériel a été collecté grâce au soutien de certaines personnes de la Diaspora Centrafricaine de France. « C’est notre appui aux personnes handicapées. Nous comptons ramener d’autres stocks restés en France pour alléger la souffrances des personnes handicapées », a-t-il promis.
La cérémonie de la remise s’est déroulée à l’Archevêché de Bangui, lors d’une messe dite par Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, Archevêque de Bangui.
Anti-Balaka-blessé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Anti-Balaka-blessé-300×215.jpg” alt=”Anti-Balaka” width=”300″ height=”215″ />Depuis que le chaos s’est installé en Centrafrique le 24 mars 2013, chacun y est allé de son analyse pour tenter d’expliquer le processus par lequel nous en sommes en arrivés là.
D’un côté, il y a certains médias notamment occidentaux qui défendent la thèse d’un conflit armé sur fond de tensions ethnique et religieux. De prime abord et au regard des faits, cette lecture semble défendable et exacte. En réalité, cette analyse est erronée car trop simpliste au vue de la complexité de la situation. Ces médias font leurs analyses suivant le paradigme occidental et sans oublier qu’il y a en toile de fond la volonté consciente ou inconsciente de légitimer la thèse officielle justifiant les interventions militaires motivées en priorité par des questions géopolitiques.
De l’autre côté, la grande majorité des Centrafricains réfutent la thèse du conflit armé sur fond de tensions ethnique et religieux mais ne semblent pas être outillés pour expliquer ou du moins comprendre le processus par lequel des Oubanguiens, devenus Centrafricains par la suite, vivant en harmonie et en paix depuis plusieurs siècles, se sont mis subitement à s’entretuer pour des concepts religieux, qu’il faut le rappeler, sont exogènes à la spiritualité africaine héritage de nos ancêtres. Point besoin de rappeler que nous avions nos propres croyances et pratiques spirituelles avant l’Islam et le Christianisme.
Faute d’analyse profonde, on s’adonne à des conclusions hâtives telles que : « nous nous entretuons entre nous parce que nous nous n’aimons pas entre nous, parce que nous sommes méchants et foncièrement mauvais. Cela suppose que nos cœurs seraient remplis de haine !
Effectivement, personne ne peut l’ignorer qu’entre nous, il y a souvent des rivalités exacerbées, sur fond de différences futiles, qui nous empêchent de nous organiser (du moins efficacement) collectivement et financièrement, contrairement aux autres communautés.
Il ne s’agit pas là d’un fantasme mais d’une réalité que chacun de nous peut aisément constater notamment en France. Regardez, toutes les autres communautés arrivent à s’organiser tant bien que mal ce qui est loin d’être le cas de la diaspora centrafricaine. Toutes les tentatives de rassemblement ont échoué. C’est exactement ce qui se passe en Centrafrique actuellement, avec la SELEKA qui refuse d’entrer au gouvernement, qui ne veut pas la PAIX.
Cette haine de l’autre enfoui en nous, dormante dans nos cœurs, exacerbée aujourd’hui par l’étincelle ethnique ou religieuse, dont nous n’avons pas souvent conscience, n’est pas l’ordre naturel des choses. Ce n’est pas quelque chose d’inné.
Cette haine de l’autre est le résultat du traumatisme historique que nous avons subi pendant plusieurs siècles. Cette haine de l’autre nous a été instituée progressivement dans le cadre d’un processus dans le but de nous diviser pour mieux nous contrôler.
Attention, l’objet de cette analyse ne consiste pas à nous trouver des excuses et encore moins demander une reconnaissance ou une réparation des préjudices historiques subies ou pour pointer du doigt qui que ce soit.
Il s’agit ici de chercher à comprendre les raisons profondes de notre mal être, de nos agissements aberrants.
Comment se fait-il que deux familles voisines depuis plusieurs décennies, dont les parents et les enfants entretiennent des relations amicales fortes voire dans certains cas quasi familiales, se mettent subitement à s’entretuer sur fond de différences futiles (ethnique ou religieuse) ?
La clé pour comprendre nos agissements aberrants est à chercher dans notre passé historique, au-delà de la période de colonisation récente, afin de mieux analyser le présent et se projeter pour bâtir un futur meilleur où le bien-être de notre communauté (centrafricaine et par extension noire) sera notre priorité.
Notre approche consiste à « laver le linge sale en famille » en nous reconcentrons sur nous-mêmes dans le but de traiter ce traumatisme à la racine (la source) c’est-à-dire en nous. Comme la France et l’Allemagne après la seconde guerre mondiale, nous devons prendre le temps de se parler, de se dire, « plus jamais ça ». Utiliser notre énergie pour le bien de nos parents, pour le développement de notre économie, pour rayonner sur le plan mondial.
Le temps est venu pour chacun de nous de retourner dans nos villages respectifs et de nous asseoir autour d’un grand baobab pour échanger exclusivement entre nous, au sujet de nos troubles identitaires et ce sans tabou. Il faut une prise de conscience collective. Chacun de nous a potentiellement en lui des troubles identitaires qui se manifestent de façon diverses et variées au quotidien : détestation des génies et des personnes compétentes de sa communauté, violence et agressivité extrêmes entre nous, agressivité et violence pour des concepts religieux extérieurs à la spiritualité de nos ancêtres, blanchissement de la peau, utilisation des produits pour rendre nos cheveux lisses, …….
Historiquement, le processus, consistant à nous instituer la haine de l’autre pour nous diviser dans le but de mieux nous contrôler, a débuté avec l’esclavage, notamment avec le fameux discours de Willie LYNCH en 1712, et s’est poursuivi au moment de la colonisation.
La question fondamentale qui sous-tend cette réflexion est de savoir qui contrôle notre pensée, la pensée des africains en générale. Car du contrôle de cette pensée procède toutes les autres formes d’aliénations. En effet, celui qui contrôle le processus de réflexion, contrôle l’homme.
Aujourd’hui, les mêmes méthodes et techniques utilisées à l’époque de l’esclavage pour nous diviser et nous contrôler, sont à l’œuvre. Nos conflits sont souvent analysés sous le prisme ethnique ou religieux. Jadis, on utilise nos différences telles que la couleur de la peau, la physionomie, l’intelligence, le physique, la texture des cheveux pour nous diviser. Aujourd’hui, l’ethnie et la religion ont pris le relais. La peur et la méfiance sont également utilisées pour des fins de contrôle. L’exploitation des différences continue.
« Le très long processus de lavage de cerveau a consisté à évacuer de notre esprit notre mémoire historique entrainant dans sa chute la perte de notre sociologie, de notre spiritualité, et la perte de nos méthodes de gestion de conflits et de résolution de nos problèmes, héritage que nous avons accumulé sur des millénaires de nos ancêtres.
Nous nous retrouvons aujourd’hui dans la position d’un amnésique ou d’un petit enfant qui doit encore tout réapprendre/apprendre de ses parents. N’ayant presque plus de repères, il nous devient difficile de jeter un regard critique à tout ce qui nous est proposé ni même d’opposer une résistance significative à notre instrumentalisation et notre exploitation car nous opérons selon le modèle qu’ils nous ont prescrits sans même nous en rendre compte.
Nous sommes donc devenus par-là, les principaux agents de notre propre asservissement, et tirons énormément de plaisir dans le suivisme. Nous nous détruisons.
Nous affranchir de cette misère va nous demander des efforts. Il nous faudra nous réorganiser sur le plan politique, économique et même social autour de nos valeurs, réorganisation qui devrait naturellement nous permettre de reprendre le contrôle de notre destin.
En effet la construction des pyramides, ou encore le rayonnement de nos grands empires ne reposaient pas sur du néant. Cela n’a été rendu possible que dans un contexte socio-économique, et même philosophique particulier. Il est clair que l’on ne peut pas prospérer sans un minimum d’organisation sociale et sans mettre la science au service du bien-être des masses, et évidemment pas sans un contrôle sérieux de ses ressources essentielles. » Selon Paul Daniel BEKINA
Se faire violence pour échanger sans tabou, de nos troubles identitaires, va nous permettre de nous libérer psychologiquement et se dépasser pour nous organiser collectivement et financièrement dans le but de redevenir nous-même et à terme reconquérir progressivement notre possession historique, spirituelle et sociologique et faire du bien-être une réalité pour nos enfants et arrières petits-enfants.
MAZANGUE MBOYA Saint-Cyr
Membre de SANGO THINK TANK,
Bangui 16-08-2014 (corbeau news) – L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalaïnga a invité vendredi 15 août 2014 les décideurs à trouver rapidement des solutions à la crise Centrafricaine. Cet appel a été lancé lors d’une messe d’ordination épiscopale dite à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculé Conception de Bangui, en présence des autorités de transition.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/nzapalainga-et-kamoun-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Selon l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalaïnga, le temps presse et il faut aller à la solution. « Je voudrais simplement et humblement supplier les uns et les autres qui ont la possibilité de prendre des décisions dans ce pays, compte tenue de l’urgence qui presse, pour que nous puisons dialoguer, nous écouter, nous réunir pour trouver des solutions rapidement », a lancé l’Archevêque de Bangui au cours de cette ordination qui a coïncidé avec la célébration de la fête de l’Assomption.
« Nos frères et sœurs ont assez souffert sur les Ledgers (Ndlr : Sites des déplacés), dans la brousse, dans des hôpitaux, un peu partout. Il est temps de penser à toutes ces personnes et dépasser nos intérêts personnels, corporatifs », a ajouté l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalaïnga.
D’après l’Archevêque de Bangui, tous les décideurs doivent réellement défendre « ceux que nous appelons peuple ».
Cette déclaration a été faite en présence du Premier ministre de transition Mahamat Kamoun, des membres du gouvernement sortant et du président du comité islamique Centrafricain, Imam Oumar Kobine Layama, qui ont pris part à cette célébration eucharistique. Elle intervient au moment où le peuple centrafricain attend toujours la formation du nouveau gouvernement, censé conduire les acteurs de la crise centrafricaine à un forum de réconciliation, d’ici novembre prochain.
Plus d’une trentaine de villageois ont été massacrés dans le nord de la Centrafrique entre le 13 et le 15 août, nouvelle violation sanglante du très fragile cessez-le-feu signé fin juillet dans le pays, toujours en attente d’un nouveau gouvernement.
au moins 34 villageois ont été tués à Mbrés en RCA
« Au moins 34 personnes ont été tuées entre le 13 et 15 août dans la région de M’brés [400 km au nord de Bangui] par des hommes armés identifiés par les habitants comme des ex-rebelles Séléka et des Peuls armés », a indiqué un officier de la force africaine Misca. « D’après les habitants fuyant ces villages, les assaillants tirent à bout portant sur leurs victimes et les poursuivent dans leur fuite en brousse. Certaines des victimes sont mortes par pendaison, d’autres ont été battues et torturées à mort », a expliqué cet officier, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
« NETTOYER » DES VILLAGES
« Les assaillants sont à pied, ou bien sur des motos. (…) Ils disent qu’ils vont nettoyer huit villages sur l’axe M’brés-Ndélé-Bakala avant le 15 septembre prochain [date du déploiement d’une force de l’ONU] », a raconté un habitant réfugié à Kaga-Bandoro.
Ces violences marquent une nouvelle violation du très fragile accord de cessez-le-feu signé au forceps fin juillet à Brazzaville entre représentants de l’ex-Séléka et des milices Anti-Balaka, et censé relancer la transition politique en panne. Elles se déroulent à un moment très sensible, alors que le pays attend depuis des jours la formation d’un nouveau gouvernement de transition renouvelé et « élargi », qui doit inclure des représentants des groupes armés, dont des membres de l’ex-Séléka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/au-moins-34-villageois-ont-été-tués-à-Mbrés-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>au moins 34 villageois ont été tués à Mbrés en RCA
Au moins 34 personnes ont été tuées en trois jours dans des villages de la région de Mbrés, dans le nord de la Centrafrique, par des membres présumés de l’ex-rébellion Séléka et des Peuls armés. Ces attaques constituent une nouvelle violation du fragile accord de cessez-le-feu.
Ces violences marquent une nouvelle violation du très fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville. Un nouveau Premier ministre a été nommé depuis lors, mais le pays attend toujours la formation d’un gouvernement de transition renouvelé et élargi, censé inclure des représentants des groupes armés, dont des membres de l’ex-Séléka.
Le 15 septembre prochain, les casques bleus de la Minusca seront officiellement déployés en Centrafrique. La force onusienne prendra le relai des soldats africains de la Misca, qui vont être intégrés aux troupes de l’ONU.
Mais d’autres bataillons doivent arriver sur le terrain. Au maximum, 10 000 soldats et 1 800 policiers pourraient être présents en Centrafrique selon la résolution 2419 de l’ONU.
Mais cette première étape est moins simple qu’il n’y parait. « Il y a un sérieux problème de mise au niveau des normes onusiennes pour ces troupes, reconnaît Hervé Ladsous. Nous n’arrêtons pas de faire appel aux différentes organisations et aux différents pays pour qu’ils aident ces contingents à être aussi bien équipés que possible. »
Convaincre les pays contributeurs
Il y a enfin d’autres troupes qui doivent arriver du monde entier. Au moins 3 500 hommes. Pour le moment, l’ONU attend des bataillons du Maroc, du Bangladesh, du Pakistan et d’Indonésie. Les Marocains seraient déjà en partie arrivés. Les autres se déploieront au fur et à mesure. Le plafond annoncé de 10 000 soldats et 1 800 policiers ne sera pas atteint au 15 septembre, mais l’ONU espère une montée en puissance rapide.
« Trouver des contributeurs est toujours très difficile », témoigne Jocelyn Coulon, directeur du réseau de recherche sur les opérations de paix. « L’exemple des récentes opérations sur le continent est révélateur, témoigne-t-il. Je remarque qu’au Mali, un an après la création de la Minusma, le plafond des 12 600 personnels militaires n’a pas encore été atteint. On est à 70% de la force. »
Selon Jocelyn Coulon, la difficulté – au Mali comme en Centrafrique – « c’est qu’on a voulu mettre l’accent sur une participation africaine dans ces missions. Or on se rend compte que l’Afrique, en particulier l’Afrique francophone, n’est pas capable de fournir des contingents en nombre suffisant. Il faut donc faire appel à d’autres pays comme l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh, qui à eux trois fournissent près de 40% des casques bleus à travers le monde. »
Des équipements encore attendus
La Minusca aura aussi besoin d’équipements nombreux. Quand la force onusienne aura atteint sa vitesse de croisière, elle espère disposer de 16 aéronefs, indispensables en Centrafrique où les routes sont mauvaises. Elle a également besoin de blindés, mais aussi de véhicules légers, de camions-citernes, d’ambulances…
Mais là encore, il faudra du temps. Au 15 septembre, il y aura sur les 16 aéronefs prévus un hélicoptère seulement selon Hervé Ladsous. Les Nations unies se veulent rassurantes et disent attendre très rapidement d’autres appareils, venus du Sri Lanka notamment.
C’est la disponibilité et l’acheminement du matériel qui posent problème. L’acheminement est difficile par les airs ; l’aéroport de Bangui a une capacité limitée. Et l’accès au reste du pays reste compliqué compte tenu de l’état des réseaux de transports. Il faut donc passer par les pays voisins comme le Cameroun, un cheminement long et coûteux.
L’ONU veut être présente sur tout le territoire
La Minusca souhaite être présente sur tout le territoire avec des forces très mobiles, souples et rapides, capables d’intervenir n’importe où. Selon l’ONU, elle disposera de 24 bases d’opération dans toute la Centrafrique. Ces bases ne seront pas toutes prêtes au 15 septembre.
« Mais les trois états-majors régionaux seront opérationnels », assure Hervé Ladsous. Ils devraient être à Bouar, Bria et Kaga-Bandoro. Cela implique des travaux très nombreux dans les semaines qui viennent : construire des bâtiments et préparer quatre aérodromes pour les futurs et tant attendus hélicoptères…
« Un déploiement sur tout le territoire est ambitieux mais indispensable », confirme le spécialiste Jocelyn Coulon. « La Centrafrique détient le record du nombre d’interventions de paix sur son territoire, analyse-t-il. C’est la douzième depuis 1997. Et ce qui a échoué jusqu’ici, c’est que les interventions étaient concentrées sur Bangui et la protection du pouvoir politique. Or, une grande partie des problèmes et de l’instabilité en RCA proviennent des régions qui ne voient jamais l’Etat et encore moins les troupes de maintien de la paix, dans le nord et le nord-est à la frontière du Tchad et du Soudan. C’est toujours de ces régions que sont venus les groupes rebelles qui ont renversé les gouvernements à Bangui. »
En Centrafrique jusqu’à quand ?
Le mandat initial de la Minusca court jusqu’au 30 avril 2015. Comme pour d’autres opérations de la paix, il est double. Il faut assurer la protection des civils mais aussi accompagner l’Etat dans sa stabilisation et sa transition politique. Un travail de longue haleine. « Une telle opération de rétablissement de l’autorité de l’Etat doit durer de longues années pour atteindre ses objectifs. Comme on a pu le voir en Haïti où la mission est installée depuis 2004, j’espère que la Minusca sera en RCA pour au moins une dizaine d’années », souligne Jocelyn Coulon, auteur du Dictionnaire mondial des opérations de paix.
La Minusca, grâce à des mesures temporaires exceptionnelles, aura enfin le droit d’appuyer l’Etat dans certaines fonctions régaliennes quand celui-ci sera défaillant. Pour le moment, on a peu de précision sur ces mesures. Mais Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint de l’ONU, affirme que la Minusca pourrait procéder à des arrestations, jouer le rôle de la police, des tribunaux et même de gardiens de prison. « Nous devons mettre fin à l’impunité », a martelé le haut responsable de l’ONU au micro de RFI.
L’affiche de la finale du Tournoi Romain Sato était très belle, mais nous ne dirons pas de même pour la pelouse synthétique du stade Barthélémy Boganda qui était gorgée d’eau.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Équipe-de-Tempete-MOCAF-et-DFC8-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’AS Tempête Mocaf va dès le début du match prendre des initiatives, orientant toutes ses attaques sur l’aile gauche et ALOTIEN qui supplie son latéral AZOU, lequel dépassé par les évènements n’arrive pas à se repositionner. Après 10 minutes de jeu, Tempête Mocaf se signale avec quatre attaques placées.
Deux minutes plus tard, arrive une combinaison entre Trésor TOROPITE et Davy BIDA, ce dernier décale Marien Bendouloun sur la droite qui centre dans la surface pour une reprise en demi volée de Dactolylo KOZONGO pour l’ouverture du score (1-0).
La tension monte d’un cran, après un tacle de Maruis sur Djekeram, lequel devient furieux et va multiplier les fautes pour finir par écoper d’un carton jaune. Le score en restera là à la pause.
A la reprise, DFC8 renforce son milieu de terrain afin de parer à d’éventuelles attaques des rouges et noirs. Malgré tout, Junior BOGBAYATE loupe de justesse la balle de l’égalisation à la 57e minute. Sa frappe passe à quelques microns du but. Une altercation entre Normand BOKANDA et le coach Jean-louis BINGO. Le Coach du DFC8 reproche au capitaine de l’AS Tempête un tacle dangereux sur Trésor Toropité à la 79e minute. Le match fut arrêté pendant dix minutes compte tenu que les supporteurs de l’AS Tempête Mocaf vont se mêler à l’histoire.
Par la suite, les attaquants des deux équipes vont recevoir des réponses musclées de la part des défenses. Le score en restera là jusqu’à la fin du match. A noter que le DFC8 est invaincu depuis le début de cette saison.
Le club du 8e arrondissement remporte ainsi ce tournoi Romain Sato pour la paix sur la plus petite des marques (1-0).
Depuis mars 2003, la Centrafrique est occupée par des hordes de barbares nazies venues du SOUDAN et du TCHAD pour, dans un premier temps, installer à la tête du pays leur laquais et suppôt de «Curé Général-Président » parti de DJAMENA au TCHAD d’où il avait rassemblé les moyens de cette forfaiture avec l’ordre de démanteler les forces de défense et de sécurité centrafricaines.
Anti-Balaka-blessé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De 2003 à 2012, profitant de l’absence de tout service public de défense et de sécurité efficace, car progressivement démantelé par le curé général-président, ces hordes de barbares nazies se sont livrées à des pillages à travers toute la Centrafrique, emportant tous les biens, y compris les bétails, vers le SOUDAN et plus spécifiquement vers le TCHAD.
Le 10 décembre 2012, ces nazis se sont regroupés, pour constituer une ALLIANCE DE LA MORT dite SELEKA, ont déferlé à travers le pays, détruisant tout sur leur passage, pour arriver, le 24 mars 2013, à Bangui, provoquant la fuite de leur ancien allié qu’ils avaient installé à la tête de la Centrafrique 10 ans plutôt. Toutes les traces de la culture ancestrale centrafricaine, basée sur la LIBERTE, la JUSTICE et la TOLERANCE, sont systématiquement effacées par ces horribles êtres abominables et funestes. Ils se sont employés à détruire toutes les archives administratives dans le but avoué de remplacer les populations autochtones centrafricaines par tous ceux qu’ils ont prévus d’installer sur le territoire dont il faut préalablement débarrasser les centrafricains par une entreprise d’extermination sélective ne préservant que ceux qui sont arrivés du SOUDAN et du TCHAD quelques années auparavant et qui devant l’absence de documents et de preuves administratives seraient automatiquement répertoriés comme des Centrafricains. Les populations autochtones centrafricaines, devenues minoritaires, disparaîtraient progressivement, soit par assimilation forcée, soit par extermination.
Installés à la tête de la Centrafrique, ils se sont livrés aux pires atrocités qui dépassent celles infligées par les nazis aux peuples européens entre 1939 et 1945.
Il est à rappeler qu’après la terrible défaite militaire contre les allemands, entre mai et juin 1940, la France avait été découpée en deux zones, alors qu’actuellement le territoire centrafricain est totalement occupé par ces hordes de barbares nazis. La partie Nord de la France était occupée par l’armée allemande et la partie sud était restée libre jusqu’en 1942, date à laquelle l’armée allemande occupa toute la France. Cette occupation était lourde pour la France qui devait payer de lourdes compensations financières et qui voyait ses ressources pillées au profit de l’Allemagne nazie. C’est exactement ce que subissent les Centrafricains subissant l’occupation de leur pays par les nazis soudano-tchadiens et leurs valets centrafricains. Pour ce qui était de la France, en collaboration avec les autorités du gouvernement de Vichy, les nazis traquaient les Résistants et patriotes français, arrêtaient et déportaient les Juifs. La vie quotidienne des Français était difficile à cause des privations, de la peur et de la suspicion…C’est cette situation qui est imposée aux populations centrafricaines à travers toute la Centrafrique malgré la présence des forces internationales MISCA et SANGARIS. Tout l’est de la Centrafrique est entièrement sous occupation soudano-tchadienne. Tous les enfants soldats venus du Soudan et du Tchad rançonnent, violent à leur guise dans cette partie du pays sous occupation.
En Europe, l’occupation avait pris fin le 8 mai 1945 avec la Libération de la France. La Centrafrique doit également être libérée de l’occupation des hordes de barbares nazis qui doivent être, préalablement désarmés par les forces internationales, conformément aux dispositions des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, avant d’être remis à la Justice. Leurs hommes de main doivent être renvoyés dans leur pays, sans conditions, avant toute organisation d’élections. Le 15 septembre 2014 doit être, pour la Centrafrique, comparable au 15 Août 1945 pour l’Europe et le reste du monde avec le débarquement en Provence auquel avaient pris part des Combattants Centrafricain.
En France, le gouvernement établit à Vichy sous la direction du maréchal Pétain (qui constituait le régime de la France pendant l’occupation allemande) était un régime autoritaire, corporatiste, antisémite et anticommuniste. Il pratiquait dès l’automne 1940 une collaboration avec l’Allemagne. En Centrafrique, les personnages des institutions de transit collaborent étroitement avec les assassins et criminels, bourreaux du peuple centrafricain, en confessionalisant, à marche forcée, la vie politique de notre pays, avec la ferme détermination d’en faire un pays placé sous le règne de la barbarie nazie tropicale. Quelques éléments des structures de trahison (transition), plus précisément ceux du CNT (Conseil National de Trahison) vivent en France financés par cette structure aux ordres pour cracher leur venin sur les morts des Centrafricains qu’ils accusent d’avoir toujours été des criminels.
Les traditions séculaires centrafricaines n’imposaient pas aux Centrafricaines et aux Centrafricains des pratiques religieuses particulières. Les Centrafricains, croyants ou non, étaient libres d’exercer leurs droits de participation à la vie commune. Ils ne s’encombraient pas de clergés quelconques dans leur vie quotidienne. Le culte voué à YAMBISSI, GBANGUIRINGOU, NGAKOLA, YILINGOU…n’imposait aucune contrainte particulière. Les Centrafricains n’ont pas de leçons à recevoir, de qui que ce soit, en matière de LIBERTE et n’accepteront pas qu’on vienne leur imposer des pratiques barbares totalement étrangères à leurs coutumes et traditions.
De la même façon, le gouvernement établi à Bangui, depuis la destitution du premier guignol de l’Alliance de la mort dite Séléka, le soudano-centrafricain tête de pont de l’occupation, en janvier 2014, obéit, au doigt et à l’œil, aux injonctions de ceux qui l’ont investi, au point d’injurier le peuple centrafricain en lui imposant des institutions confessionnelles à la tête du pays au lieu de faire appel à des personnes totalement neutres pour mettre en place les bases de ce qui pourrait permettre de commencer à bâtir un ETAT sur le territoire centrafricain.
La dame transitaire de l’Alliance de la mort (SELEKA), s’imaginant qu’elle pourra faire avaler aux Centrafricains et à l’opinion internationale la mise en scène selon laquelle elle disposerait d’une quelconque parcelle d’autonomie, fait dire à la radio, le dimanche 10 août 2014, le nom d’un des membres de la horde des barbares nazis soudano-tchadiens comme étant le chef du gouvernement de transit intestinal.
Jamais, dans l’histoire récente de la Centrafrique et en dépit de l’oppression exercée sur notre peuple par les différents régimes fascistes de type nazi, depuis 1960, que nous avons du subir, dans l’indifférence totale du reste de la communauté internationale, il n’a été question de confessionnaliser la vie publique centrafricaine, confessionnalisation qui a toujours été et est source de désordre ailleurs dans beaucoup de pays dans le monde.
Pour notre part, peu importe l’appartenance religieuse de la Centrafricaine ou du Centrafricain appelé à gérer les affaires de la Centrafrique, ce qui est inacceptable c’est la mise en avant de la confession des concernés lorsqu’on leur demande de participer à la gestion des affaires publiques.
Il n y a pas en Centrafrique des individus et des groupes d’individus caractérisés par leur appartenance religieuse. Il n y a que des Centrafricains libres et EGAUX DEVANT LES INJUSTICES ET OPPRESSIONS SUBIES PENDANT DES DECENNIES. Tous, nous avons faits l’objet de discriminations, sans discriminations, de la part des fascistes de type nazi qui ont sévi à la tête de notre pays pendant plus de cinquante ans.
Le peuple centrafricain ne veut pas de la LIBANISATION de son pays, ni de la situation à l’irlandaise. Il refuse qu’on lui impose des catégorisations fondées sur des considérations d’opportunité religieuse. S’il y a eu des fascistes de type nazis qui se sont déguisés en curés, pasteurs, prêtres de tout acabit, en même temps qu’ils occupaient, illégalement, injustement les différentes sphères de la vie publique de notre pays, pour nous, ces énergumènes ne représentaient qu’eux – mêmes et en aucun cas ils n’étaient les représentants de notre peuple. Le prétexte insultant de la religion qui est utilisé pour nous assujettir ne aurait nous détourner de l’inexorable combat pour la conquête de la LIBERTE qui commande notre raison d’être.
Nous ne reconnaissons pas le gouvernement d’assassins et de criminels nazis sous ordres de l’occupant à la tête de notre pays. Toute personne aimant la Centrafrique doit aider le peuple centrafricain à recouvrir sa dignité, comme les Centrafricains, à deux reprises (1914 et 1939-45), ont aidé les Européens à triompher de la barbarie nazie. Le combattant ENDJIAGO, de la garnison d’Afrique Equatoriale Française de BRIA en 1940, en Centrafrique, était de ceux qui, en participant à la formation du Bataillon de Marche N°2 (BM2), ont été les éléments fondateurs de la 2ème Division Blindée sous le commandement du général Leclerc.
En raison de la poursuite de l’occupation, ce jour 15 Août 2014, de la Centrafrique par les barbares nazis soudano – tchadiens, les participants à la commémoration du soixante dixième anniversaire du débarquement des troupes africaines en Provence le 15 Août 1945, ont décidé de ne pas y associer les forces d’occupation nazie dans un pays dont huit cent ressortissants avaient vaillamment participé à la Victoire contre la barbarie nazie. L’Europe a une dette envers le peuple centrafricain qui a été parmi les premiers à participer à la lutte contre la barbarie nazie dès 1940. Le peuple centrafricain attend toujours la mise à disposition par les Européens, conformément aux résolutions des Nations Unies, des moyens humains et matériels, dans le cadre de l’EUFOR, pour la Libération totale et définitive de la Centrafrique.
Tous les antifascistes du monde entier doivent se mobiliser pour la Libération de la Centrafrique de l’occupation nazie. Vendredi 15 Août 2014
Le nouveau Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, nommé dimanche par la Présidente Catherine Samba-Panza poursuit ses consultations pour la fornation d’un nouveau gouvernement.
La passation de pouvoirs avec son prédécesseur, André Nzapayéké s’est tenue en fin d’après-midi.
Mahamat Kamoun est toujours en tractation pour constituer son gouvernement, chargé de relancer la transition politique en Centrafrique et de faire respecter les accords de Brazzaville.
Ces accords, signés le 23 juillet par une quarantaine de représentants centrafricains dont les factions armées en conflit (ex-Seleka et Anti-Balaka) et de la sous-région préconisent la cessation des hostilités dans tout le pays.
C’est dans ce cadre que le Premier ministre Nzapayéké avait quelques jours plus tard démissionné, une concession accordée semble-t-il par le gouvernement à l’ex-rébellion Seleka, à dominance musulmane.
Mahamat Kamoun (D) serre la main à la Présidente intérimaire Catherine Samba-Panza
Un Premier ministre de consensus
Mahamat Kamoun a promis de poursuivre le travail entrepris par son prédécesseur pour l’application d’une transition politique. “Il n’y aura pas de chasse aux sorcières” a-t-il également prévenu.
La Centrafrique traverse depuis bientôt deux ans l’une des plus graves crises de son histoire moderne.
L’avènement de la rébellion Seleka a poussé le Président Bozizé à fuir le pays.
Mais l’instabilité politique qui a suivi a provoqué l’anarchie, entraînant la nation dans un cycle de violences inter communautaires avec des tueries et des exactions de masses.
Depuis, les gouvernements successifs peinent à rétablir l’ordre, la sécurité et relancer l’économie centrafricaine.
Hier après-midi, en match de classement du tournoi Romain Sato, USCA s’est largement imposé face au Réal Comboni et se console ainsi de sa contre performance du lundi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Équipe-de-football-Tout-Puissant-USCA-de-Centrafrique..jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Équipe de football TP USCA de Centrafrique. Photo: centrafrique football
Dès le coup d’envoi, les blancs et noirs comboniens mettent la pression sur la défense du TP USCA. Un coup franc mal tiré par Doualan GOFITE en était l’illustration à la 6e minute. La ligne d’attaque du Real Comboni multiplie les combinaisons dans les ailes mais n’arrive pas à trouver les failles. La première occasion des jaunes et noirs est intervenue à la 13e minute par le très expérimenté Jean Baptiste ASSOUAN alias ‘ Jean Ba’ qui enroule une balle qui passe non loin du poteau droit du gardien Quentin LIMBAYA . A la 17e minute, Anges NABEZA de Comboni a une balle de contre mais n’arrive pas à bien ajuster son centre qui passe au dessus de la cage du gardien Moussa LABE du TP USCA. Puis, Doualan se fera signaler à la 25e minute par une lourde frappe qui manque de précision. Jean Baptiste ASSOUAN qui décidément est en forme récidive à la 27e minute mais perd son duel avec le gardien du Real Comboni. Quatre minutes plus tard, SANEFEI déborde sur le côté et se fait faucher par la défense combonienne. Jean Baptiste exécute le coup franc et Mervin Zouali qui le reprend de la cuisse ouvre le score (1-0).
A une minute de la fin de la première partie, le gardien du TP USCA sort sur civière après un télescopage avec un attaquant adverse qui voulait reprendre de la tête un centre de Doualan. Le score en restera là à la pause.
A la reprise, 11 minutes après le coup d’envoi, GOFITE DOUALAN déborde sur le côté droit, après un dégagement manqué de la défense adverse et s’en va égaliser (1-1).
Joie de courte durée car le TP USCA va appuyer sur l’accélérateur. A la 64e minute Sanefei qui prend de vitesse la défense combonienne donne un bon ballon à Charly DOUWE qui marque le 2e but (2-1).
Puis, sur une contre attaque, la défense du Real Comboni qui était montée prend l’eau et Junior IMAGO file plein axe et se retrouve nez à nez avec le gardien sorti du grand rectangle et lobe tranquillement pour le 3e but de la partie à la 68e minute.
Pour finir, sur une balle de contre encore, Charly se retrouve de nouveau devant le gardien Quentin LIMBAYA qui marque le 4e but de ce match sur une frappe au premier poteau. A noter l’expulsion de NZALE Abel à 11 minutes de la fin.
Score final 4-1, USCA remporte la médaille de bronze du tournoi.
Le jeudi 7 août 2014, près de 300 Maliens sont arrivés à Bamako, en provenance de la Centrafrique. Ainsi, ils sont exactement 905 personnes à regagner le bercail, grâce à l’engagement des autorités. L’effort est appréciable, cependant plus de 300 Maliens sont toujours coincés dans le bourbier Centrafricain. Ces compatriotes sont sous la menace des milices anti-balaka. Ils sont en danger !
Il faudra exfiltrer ces maliens qui se trouvent essentiellement dans les localités de Bria et de Berbérati. Laissés pour compte, semble t-il, ces compatriotes font face à l’éminence d’assauts anti-balaka, et à la famine. En effet, 69 personnes ont trouvé refuge dans une église à Berbérati. Ils y sont depuis des mois, confinés dans un espace de quelques mètres carrés. Leur rapatriement devrait avoir lieu au même moment que ceux de Bangui et de Bouda, arrivés le 7 août dernier. Malheureusement, ils ont été superbement ignorés par l’ambassadeur Diadié Yacouba Dagnoko, chargé de l’opération de rapatriement des Maliens vivants en Centrafrique. « La moindre des choses aurait été qu’il nous appel pour nous situer par rapport à notre sort. Il ne l’a pas fait » s’indigne un Malien que nous avons eu au téléphone. Actuellement, à croire le président d’honneur de l’Association des Maliens rapatriés de la Centrafrique, Hamidou Dia, « ces maliens ne savent plus à quel saint se vouer ». Ils sont désespérés et se sentent abandonnés par l’Etat. A cette détresse, s’ajoute la pression de la milice chrétienne, dont les éléments seraient aux aguets tout autour de l’église qui abritent nos compatriotes.
Des rapatriés se plaignent…
A Bria (région de l’ancien président Michel Djotodja), la situation est un peu meilleure. Mais pour combien de temps ? Aux dernières nouvelles, les anti-balaka seraient à Bambari, à quelques kilomètres de Bria. Ce qui inquiète les 180 maliens encore présents dans cette localité. Ils méditent sur leur propre sort, tout comme ceux de Brébéritie. Pour Hamidou Dia, des dispositions doivent être prises, dans un bref délai, pour leur rapatriement. Ces Maliens, contrairement aux allégations, veulent revenir au bercail, a-t-il rappelé.
A croire notre interlocuteur, certains rapatriés sont dans la détresse totale. Il s’agit notamment de ceux qui n’ont pas pu retrouver leurs familles. Certains d’entre eux ne savent même pas de quelle localité ils sont, selon Dia. En clair, ils ne savent pas où aller. Pour autant, ces rapatriés n’auraient reçu, depuis leur arrivée, aucune aide de l’Etat. « Leurs conditions de vie sont plus que misérables. Certains ne cachent plus leur regret d’être venus au Mali… » témoigne Hamidou. Il estime que l’Etat devrait consentir plus d’efforts, en fournissant le minimum vital à ces rapatriés.
Eventuellement, il propose que les autorités lancent un appel aux bonnes volontés afin que « ces rapatriés puissent vivre dans des conditions descentes, en attendant qu’ils retrouvent leur familles respectives ».
Le suspense se poursuit au sujet de la formation du nouveau gouvernement centrafricain que dirigera Mahamat Kamoun, le remplaçant d’André Nzapayéké nommé dimanche et qui n’a finalement pris ses fonctions que jeudi à Bangui lors d’une cérémonie initialement annoncée deux jours auparavant, en présence de la présidente de transition Catherine Samba-Panza.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Nouveau-Premier-Ministre-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news
“La personne même qui doit signer le décret (de publication du gouvernement) n’est pas là”, a signifié à Xinhua une source de la présidence centrafricaine dans une allusion à l’absence du pays de la présidente de transition suite à une visite entamée jeudi soir à Brazzaville où elle a été invitée par le président Denis Sassou Nguesso à prendre part aux festivités de la fête nationale congolaise vendredi.
C’était après la prise de fonctions de Mahamat Kamoun comme troisième Premier ministre du gouvernement d’union nationale depuis le début l’actuelle crise centrafricaine, après la démission d’André Nzapayéké le 5 août suite à l’accord de cessez-le-feu conclu par les protagonistes de ce conflit le 23 juillet dans la capitale congolaise.
“Le Premier ministre a pris fonction aujourd’hui”, a déclaré Anicet Guiyama Mazogo, porte-parole de la présidence centrafricaine joint jeudi soir à Bangui par Xinhua sans préciser les raisons du report du calendrier officiel ayant fixé au départ ce rendez-vous il y a deux jours.
Ce changement de date cache mal les réactions de contestation enregistrées après la désignation de haut fonctionnaire centrafricain qui, avant d’exercer les fonctions de ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence aux côtés de Samba-Panza, a été directeur de cabinet de Michel Djotodia, le leader de l’ex-alliance rebelle de la Séléka porté au pouvoir par celle-ci en mars 2013 après la chute de François Bozizé.
Avec la société civile centrafricaine représentée par son coordonnateur Gervais Lakosso, les dirigeants en l’occurrence militaires de l’ex-coalition rebelle ont rejeté cette nomination et annoncé leur refus de participer au nouveau gouvernement, au motif de n’avoir pas été associés aux consultations avec les différentes sensibilités sociopolitiques nationales menées par la présidente de transition.
C’est peut-être pour aplanir les divergences que Samba-Panza séjourne à Brazzaville pour solliciter l’intervention du chef de l’Etat congolais, médiateur de la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à laquelle la République centrafricaine (RCA) appartient avec l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Tchad et Sao Tomé & Principe.
A 52 ans, Mahamat Kamoun a pour mission d’œuvrer à la restauration de la paix et de la sécurité dans le pays, à la réconciliation nationale et à la relance économique et préparer l’organisation des élections générales devant à mettre un terme à une transition qui dure depuis la prise du pouvoir de Djotodia en 2013. Fin
L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition ( AFDT ) appelle à la suspension des consultations devant aboutir à la formation du nouveau gouvernement de transition. Vu les nombreuses divergences nées de la nomination de Mahamat Kamoun, les quatre partis politiques réunis dans l’ AFDT, jugent nécessaire l’accord des différentes parties avant la formation du prochain gouvernement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/afdt-JOLIII.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui : L’AFDT appelle à la suspension des consultations pour la formation du nouveau gouvernemen
La déclaration est faite par le nouveau porte-parole de ce regroupement politique au RJDH, dès les toutes premières heures de la matinée du 15 août.
Le MLPC, le RDC, le MDES, le CRPS, le MCP sont les partis politiques de l’ AFDT qui demandent la suspension des négociations pour la formation du nouveau gouvernement de transition.
Selon son nouveau porte-parole, Martin Ziguélé en même temps président du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple centrafricain), la formation du gouvernement est une suite logique de la nomination d’un Premier Ministre. Toutefois, devant la persistance de certaines prises de position, un consensus doit d’abord être établi pour éviter à la transition des obstacles insurmontables.
« Un Premier Ministre avait été nommé. Maintenant, il faut mettre en place un gouvernement d’union nationale. Nous tenons à ce que cela se fasse conformément à l’esprit de consensus qui doit prévaloir pendant toute période de transition. Il faut que les forces principales, sociales, politiques soient représentées dans ce gouvernement d’union nationale de transition pour que cela ait le caractère d’un véritable gouvernement d’union nationale », a expliqué Martin Ziguélé.
Pour Martin Ziguélé, la situation du pays est d’une situation d’extrême gravité et la population veut être sauvée. « La mise en place de ce gouvernement ne doit pas encore créer de lésés. Raison pour laquelle, il faut donner une chance au pays en formant un gouvernement réellement d’union nationale ».
« Notre position est un appui à la transition pour qu’on ne confonde pas vitesse et précipitation », a-t-il précisé.
L’ AFDT ne refuse pas de participer au gouvernement mais estime que toutes les tendances doivent être prises en compte afin d’éviter les dérapages du passé. « Nous avons été reçus par la Présidente de la transition et lorsqu’elle nous a expressément posés la question sur notre participation au gouvernement, notre réponse a été oui. Il appartient au Premier Ministre et au Président de la République de décider de ceux qui doivent faire partie du gouvernement. Si le choix porte sur nous, il n’y aura pas de raisons que nous ne participions pas », nous a-t-il dit.
L’ AFDT est un regroupement de partis politiques qui étaient d’abord dans le Front d’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011)
La passation de service entre l’ancien premier ministre centrafricain André Nzapayeke et le nouveau Mahamat Kamoun a eu lieu hier, jeudi à la primature. Lors de cette cérémonie, l’ancien chef du gouvernement s’est dit rassuré de la capacité de son prédécesseur à conduire les actions gouvernementales. Mahamat Kamoun a apprécié le travail de son prédécesseur avant de noter qu’il continuera dans la même dynamique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Passassion-de-service-entre-lancien-et-le-nouveau-Premier-Ministre-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kamoun a pris ses fonctions de premier ministre. Lors de la cérémonie de passation de service, André Nzapayeke s’est dit fier de son remplaçant qui, selon lui a les qualités requises pour conduire l’action du gouvernement. Le premier ministre sortant a appelé son remplaçant à œuvrer pour la mobilisation du peuple centrafricain autour des défis auxquels le pays est confronté depuis plusieurs mois aujourd’hui. Pour André Nzapayeke, « il faut travailler autour de l’accord de Brazzaville qui est extrêmement important car susceptible de nous conduire vers un accord global de paix et de désarmement, accords qui vont nous permettre de jeter les bases d’un développement durable dans notre pays ».
Dans sa déclaration, Mahamat Kamoun est revenu sur ses priorités. « J’ai la ferme volonté de continuer sur cette voix de rétablissement de la paix et de la sécurité, de la réconciliation nationale, de l’assistance humanitaire et de la relance économique (…) pour que nous retrouvons la légalité constitutionnelle dans un bref délai ». Le nouveau premier ministre dit compter sur tous ceux qui ont travaillé avec son processeur afin d’atteindre ses objectifs. Il a appelé les cadres de la primature au sens de réserve qui selon lui échappe à plusieurs membres du cabinet de la primature.
Mahamat Kamoun a été nommé premier ministre le 10 août 2014, cinq jours après la démission d’André Nzapayeke. Le nouveau premier ministre est toujours en consultation en vue de la formation de son premier gouvernement.
Bambari-bangui_panneau.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/bambari-bangui_panneau-300×179.jpg” alt=”Les Anti-Balaka empechent les gendarmes centrafricains de travsiller” width=”300″ height=”179″ />D’après des sources de la gendarmerie nationale, des miliciens Anti-Balaka, bien armés ont empêché les gendarmes à reprendre les contrôles sur les barrières qui mènent à Bangui. « Nous avons été empêché ce matin, malgré les préalables négociations avec les Anti-Balaka, leur demandant de quitter les barrières et d’enlever aussi toutes les barrières illégales dans la région », a confié au RJDH sous l’anonymat un responsable de la gendarmerie de Bambari.
Pour ce responsable, cette réaction ne favorise pas le retour de l’autorité de l’Etat dans cette région. « Cela ne favorise pas le retour de l’autorité de l’Etat, malgré que les gens ont signé à Brazzaville un accord qui implique aussi la levée de toutes les barrières », a regretté un leader de la jeunesse de Bambari.
Les responsables des Anti-Balaka ont été injoignables jusqu’ à la mi-journée pour donner leurs versions des faits.
Les gendarmes ont été déployés à Bambari grâce à l’appui de la Sangaris et de la Misca, depuis le 24 juin dernier