dimanche, mai 3, 2026
Accueil Blog Page 578

Centrafrique: Samba Panza appelle Sassou Nguesso à l’aide pour s’en sortir

0

Alors qu’elle tente de motiver les récalcitrants à faire le voyage au Congo le 21 juillet prochain, Catherine Samba Penza compte sur l’aide de Sassou Nguesso pour ramener le calme en Centrafrique et faire signer un cessez-le-feu aux belligérants, anti-balaka et Seleka.

Celle qui voit depuis son arrivée au pouvoir, son pays glisser vers le pire et qui est pointée du doigt pour “incompétence”, s’est entretenue ce jeudi au palais de la renaissance à Bangui avec les responsables d’une quarantaine de partis politiques ainsi que les trois leaders religieux centrafricains en vue de l’acceptation du plan “congolais” et pour qu’ils “apprêtent leur mémorandum de sortie de crise” comme indiqué par la présidente.

Les partis politiques et la plateforme religieuse, c’est-à-dire les leaders des communautés catholique, protestante et musulmane, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils qualifient «d’inopportun» le déplacement à Brazzaville Rechercher Brazzaville pour régler «le problème centrafricain» préférant que cela se fasse depuis le pays et non à l’ “étranger”.

Pour l’heure seule une poignée de partis politiques ont indiqué être prêts à se rendre à Brazzaville Rechercher Brazzaville alors qu’une autre rencontre est prévue pour se tenir d’ici à la semaine prochaine.

Rappelons que dans l’histoire récente des règlements de conflits à l’extérieur, qu’en janvier 2014, le CNT avait été amené par avion à Ndjamena, capitale du Tchad, pour entériner la démission de Michel Djotodia, l’opinion avaient globalement perçu cette manœuvre comme un viol de la souveraineté.

Koaci

Le CICR se préoccupe de la violence en Centrafrique

0

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé une fois de plus jeudi toutes les parties au conflit en République centrafricaine à “respecter la population civile et les blessés, qu’ils soient combattants ou non”

“Nous demeurons vivement préoccupés par la situation humanitaire à laquelle fait face la population centrafricaine, et nous nous attelons sans relâche à y répondre, en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine et aux côtés d’autres organisations humanitaires”, a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, dans un communiqué de cette organisation dont le siège se situe à Genève.
“Nous réitérons nos appels au respect du droit international humanitaire et des règles les plus élémentaires d’Humanité auprès de tous ceux qui ont une influence sur le sort des civils, des malades et des blessés”, a-t-il noté.
La ville de Bambari, dans le sud de la Centrafrique, et ses environs ont été récemment secoués par des violences qui ont de graves conséquences humanitaires pour la population. Fin juin, des violences ont causé des dizaines de morts et de blessés, et entraîné le déplacement massif de plusieurs milliers d’habitants vers des sites proches des lieux de culte ou des positions militaires internationales.
Actuellement, le CICR oeuvre pour la distribution non seulement de vivres et de l’eau aux personnes déplacées, mais aussi de semences et d’outils à celles qui ont pu revenir chez elles. Fin

Par: XINHUANET

Centrafrique: Catherine Panza entame des consultations préalables au forum inter centrafricain de Brazzaville

0

La chef de l’Etat de transition en Centrafrique, Catherine Samba – Panza s’est entretenue ce jeudi au palais de la renaissance à Bangui avec les leaders des partis politiques ainsi que les trois leaders religieux centrafricains.
Selon la présidence, le but de cette réunion de concertation qui fait suite à la sollicitation de la classe politique, est de rendre compte des conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) sur la crise centrafricaine tenu en marge du 23è sommet de l’Union africaine de Malabo (Guinée équatoriale)

Avec ses hôtes, la présidente par intérim de la Centrafrique a échangé et harmoniser ses points de vues sur les enjeux du prochain forum de dialogue inter- centrafricain de Brazzaville (Congo).

Tirant les leçons des précédentes réunions de concertations inter centrafricaines,, la chef de l’Etat, a rappelé que, « les expériences du 2è sommet extraordinaire sur la crise de la RCA à Libreville 11 janvier 2013 montrent qu’il y a une mauvaise préparation et un manque de cohérence au niveau des acteurs nationaux préjudiciable à la conduite de la transition ».

C’est pourquoi a-t-elle expliqué « nous comptons organiser avant le forum de Brazzaville des consultations avec les diverses plateformes politiques, de la société civile pour qu’elles apprêtent leur mémorandum de sortie de crise ».

A en croire Mme Samba-Panza, il est fondamental de se rendre à Brazzaville mais « avec une vision claire et partagée du format de ce forum et que les participants soient bien imprégnés des enjeux du forum »

Pour elle le forum de Brazzaville est capital en ce sens qu’« Il nous a paru important d’informer et de sensibiliser les participants, de définir la liste et les critères de désignation des représentants des forces vives de la nation à ce forum, échanger et harmoniser sur le projet d’agenda de ce forum. »

« Nous allons à Brazzaville pour seulement préparer le dialogue inter centrafricain qui à mon avis doit se tenir à Bangui » a réitéré le président du Parti National pour une Centrafrique nouvelle (PNCN), M Cyriaque Gonda, coordonnateur de l’alliance des forces démocratiques pour la transition (afdt).

APANews

Bangui : chefs religieux et dirigeants politiques s’engagent à faire front commun

0

Des partis politiques et des confessions religieuses se sont engagés mercredi à Bangui  à conjuguer leurs efforts en vue de ramener la paix dans leur pays.

Au terme de trois jours de discussions parfois houleuses, ces chefs religieux et ces dirigeants politiques ont signé une déclaration commune dans laquelle ils soulignent leur détermination à faire front commun désormais, dans l’intérêt suprême de la Nation.

« Nous pensons qu’à un moment nous sommes obligés de nous croiser pour l’intérêt supérieur de la Nation. Les populations centrafricaines sont dans une grande attente, celle de voir la paix revenir dans le pays », a expliqué le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou, président de l’Allianace ds évangéliques en Centrafrique.

Pour Renaldy Sioké, qui représentait le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), « la déclaration signée est une déclaration importante puisqu’elle prend en compte les préoccupations majeures des Centrafricains ».

Ces échanges de trois jours ont porté sur la révision de la charte constitutionnelle de la transition, l’insécurité qui persiste dans le pays, le remaniement du gouvernement, la préparation des prochaines élections et le prochain forum de Brazzaville.

S’agissant de ce dernier point, les signataires de la déclaration indiquent préférer une concertation inter-centrafricaine en terre centrafricaine.

Le Parti travailliste  »K N K », qui n’a pas signé le document, n’est cependant pas de cet avis. « Si, aujourd’hui, l’étape de Brazzaville peut s’avérer nécessaire pour nous aider à sortir de cette situation de chaos, pourquoi ne pas aller à Brazzaville ? Je crois qu’il n’y a pas de sentiment d’humiliation. Le KNK ne signera pas ce document », a déclaré Bertin Béa, qui représentait le parti à cette rencontre.

Pour sa part, le   »Zo Kwe Zo » (Toute personne est une personne) de Moammar Béngué Bossin a claqué la porte avant la clôture des discussions.

Le forum de Brazzaville doit avoir lieu du 21 au 23 juillet.

 

Par: Ndeke-Luka

Pour de meilleures conditions carcérales en Centrafrique

0

Les membres de l’ONG locale « Fraternité des prisons » et les cadres de la direction pénitentiaire se penchent depuis mercredi sur les conditions carcérales en Centrafrique.

Ils sont plus d’une cinquantaine à prendre part à cette réflexion qui durera jusqu’à dimanche. Selon Pauline Zoukota, présidente nationale de la Fraternité des prisons, la plupart des prisonniers vivent dans de mauvaises conditions, en dépit des fonds alloués par le gouvernement.

Etre prisonnier n’est pas synonyme de vivre dans une situation déshumanisante, rappelle-t-elle.

« Nous avons organisé cette semaine pour appeler toutes les associations, tous les organismes de bonne volonté à se joindre à nous pour aller dans les prisons tant à Bangui qu’en province pour relever ce défi », a-t-elle indiqué.

Pour Léa Nontoi, administratrice pénitentiaire, cette rencontre permettra de mieux traiter les détenus. « Ceux qui sont en prison sont des humains comme nous. Un jour, ils seront responsables dans leurs familles. Nous devons donc les traiter en conséquence », a-t-elle dit.

Cela fait plus de deux ans que la Fraternité des prisons n’a pas pu visiter les centres de détention à cause de l’insécurité qui règne dans le pays.

Centrafrique: Amnesty International épingle les donneurs d’ordre des tueries (Vidéo TFI intégrée)

0

Dans un rapport, Amnesty International épingle une vingtaine de personnalités à l’origine des tueries en Centrafrique. 26 personnes ont été tuées ce lundi, et les auteurs ont, comme souvent, disparu. Selon Jean-Yves le Drian, “l’Etat a disparu, il reste une Présidente qui a beaucoup de volonté, mais pas les moyens”.
Source vidéo : centrafrique: Amnesty International épingle les donneurs d’ordre des tueries

Centrafrique : vers un transfert d’autorité entre la Misca et la Minusca

0

Les acteurs de la recherche de la paix en République centrafricaine devront désormais se familiariser avec le vocabulaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) qui prendra, le 15 septembre, le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) sous conduite africaine

Pour préparer le passage de témoin entre la Mission placée sous mandat africain et sa remplaçante chapeautée par l’Organisation des Nations unies (ONU), la Minusca a organisé le 8 juillet à son siège à Bangui, une rencontre avec les représentants de presse et associations des médias. Objectif de la rencontre, « familiariser les participants au mandat de la Minusca, aux principales résolutions du Conseil de sécurité relatives à la mission, ainsi qu’à des sujets d’intérêt, dont le désarmement des groupes armés », indique un communiqué de presse.

À travers la résolution 2149 du 10 avril qui mettait en place cette mission, le Conseil de sécurité confiait, d’ailleurs, à la Minusca d’exécuter immédiatement après l’adoption de la résolution, « les tâches prescrites au moyen de sa composante civile ». Le 15 septembre, elle commencera donc l’exécution de sa composante militaire et de police.

Ayant un caractère multidimensionnel comme l’indique son appellation, le mandat de la Minusca lui confère des tâches multiples, allant de la protection des civils au désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, en passant, entre autres, par l’appui à la mise en œuvre de la transition, à l’extension de l’autorité de l’État et au maintien de l’intégrité territoriale ; la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que des actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l’État de droit.

À propos du désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, par exemple, la mission onusienne a notamment pour mission d’aider les autorités de transition à élaborer et mettre en œuvre une stratégie révisée de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des ex-combattants et éléments armés, pour traduire les nouvelles réalités sur le terrain, tout en accordant une attention particulière aux besoins des enfants associés à des forces et groupes armés, et appuyer le rapatriement des éléments étrangers.

Elle doit également, dans ce chapitre, aider les autorités de transition à élaborer et à exécuter des programmes de lutte contre la violence communautaire, regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer. Bénéficiant de meilleurs atouts en hommes, matériels et finances, la Minusca a les meilleures chances de remettre la rca sur le chemin de la sécurité et de la paix durable ; ce d’autant plus qu’elle arrive dans une conjoncture de redressement des efforts aussi bien internes qu’externes pour une sortie de crise dans ce pays.

Comme réitéré par les conclusions de la 5e réunion du Groupe international de contact sur la RCA réuni le 7 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique programmé du 21 au 23 juillet à Brazzaville devrait donner une meilleure orientation à ces efforts de pacification et à la décrispation du climat social en Centrafrique. À cet effet, la mise en place d’un gouvernement plus inclusif des forces en présence dans ce pays et l’élargissement et le renforcement de la médiation internationale dirigée par le président Denis Sassou N’Guesso, suggérés par les experts et ministres africains, seront des catalyseurs importants.   

 

Thierry Noungou pour AIAC

Centrafrique: Un compatriote interpelle la Présidente de transition Samba-Panza

0

A
Madame la cheffe de l’Etat de transition de la République centrafricaine,

Madame la cheffe de l’État,il est pour moi un devoir de vous le rappeler que vous êtes élue sur la base de l’article 27 de la charte constitutionnelle de transition par le conseil national de transition,qui a reçu la plénitude du pouvoir de vous élire,avec un semblant mécanisme de la démocratie,et ce conseil national de transition qui vous a élu,était composé aussi bien des musulmans que des chrétiens,par conséquent,tout le peuple doit avoir le même traitement en droit et devoir,quoi de plus normal,car vous n’êtes pas élue pour servir une partie de ce peuple au détriment d’une autre partie.

C’est ainsi que nous avions remarqué une nette partialité dans l’accomplissement de vos tâches,des traitements discriminatoires sont érigés en règle quand-il s’agit des musulmans ou des chrétiens.Suite aux tristes événements qui ont endeuillés la ville de Bambari,comme ceux de l’église notre dame de fatima,vous aviez officiellement décrété respectivement plusieurs jours de deuil national,qui est une volonté d’afficher votre solidarité à l’égard de cette communauté,et l’inverse illustre parfaitement mon observation,au su et au vu de tous,vous aviez assisté aux massacres,aux lynchages,aux destructions des mosquées,au moins 417 ont été détruites,ni vous ni votre gouvernement n’a compati,encore moins prendre un décret de deuil national pour les victimes musulmanes,sachez que le monde entier nous observe,de l’intérieur comme de l’extérieur.

Vous élue Madame la cheffe de l’État pour être au dessus de toute considération partisane,avec mes profond respects.

MAMADOU DANGABO Sanislas.

Sangaris toujours dans la panade (suite)

0

La députée Emilienne Poumirol, qui vient de passer au sas de Chypre avec son collègue Olivier Audibert
Troin a rapporté ce matin les difficultés logistiques persistantes de l’opération Sangaris, qui tranchent un peu avec les propos rassurants entendus à Paris. Elle a expliqué que les 140 militaires qu’elle a rencontrés avec son collègue étaient confrontés aux soucis logistiques quotidiens, contrairement aux antiennes rassurantes qu’on peut entendre à Paris. Certains sont par exemple restés 8 jours sans ravitaillement après que leur campement ait brûlé suite au déclenchement de fumigène.
Conséquence, les colis qui arrivent de France, sur un flot semble-t-il assez limité, selon des informations convergentes, doivent contenir des vêtements, des produits d’hygiène (rasoirs, mousse à raser), et ne permettent pas -c’est pourtant leur vocation originelle- d’améliorer le quotidien, mais juste à peine de l’entretenir. Olivier Audibert-Troin a pour sa part rappelé que seulement 50% des véhicules en rca étaient blindés. 80% des logements sont climatisés (l’EMA avait affirmé il y a déjà plusieurs semaines qu’on approchait les 100%).
“Les soldats que nous avons rencontrés sont épuisés moralement et physiquement” a déclaré le député du Var. Ils travaillent sept jours sur sept, sans après-midi de repos”, a-t-il aussi rappelé. L’Airbus qui les a ramenés de Bangui a d’ailleurs du faire escale à N’Djamena car on manque toujours de tout à Bangui, et notamment de carburant, constate-t-il aussi. “Les conditions de vie de soldats ne sont pas au niveau qui devrait être atteint”, a pour sa part affirmé Yves Fromion.

 

Ligne de denfense

DECLARATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE RELATIVE AUX PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE FORMULEES PAR LA CEEAC

0

Le 27 juin 2014, s’est tenu à Malabo en Guinée Equatoriale, le 23e Sommet de l’Union Africaine.

En marge de ce sommet, une concertation des Chefs d’Etat de la CEEAC s’est tenue et à proposer un plan d’action pour une sortie de crise en RCA en 11 points. A l’issue de ce sommet, la ville de Brazzaville en République de Congo est retenue pour abriter un Forum de réconciliation nationale.
Le Forum de Brazzaville que le peuple centrafricain n’a pas demandé, ne résoudra pas durablement la crise ; au regard des points contenus dans le plan d’action de la CEEAC, lesquels sont loin de prendre en compte ses préoccupations fondamentales à savoir : le désarmement des forces négatives conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la relance de l’économie nationale.
Les Organisations de la Société Civile entendent informer le peuple sur les motivations réelles de ce Forum qui a pour but de déstabiliser à nouveau la République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 10 juillet 2014

 

Le Président

DECLARATION COMMUNE DES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES ET LA PLATE-FORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES DE CENTRAFRIQUE

0

CorbeauNews Bangui 10-07-2014

 

Du lundi 7 au mercredi 9 juillet 2014, s’est tenue une importante réunion de concertation des leaders de la plate-forme des Confessions religieuses avec la classe politique Centrafricaine dans la salle de conférences de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB).

Présidée par le Rév. Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU, entouré de l’Imam OUMAR KOBINE LAYAMA et du Vicaire Général, Abbé Jésus Martial DEMELE, Représentant l’Archevêque de Bangui, cette rencontre a connu la participation de quarante et neuf (49) partis et Associations politiques dont la liste est jointe en annexe.

Considérant les conclusions de la concertation des chefs d’Etat de la CEEAC à Malabo le 27 juin 2014 en Guinée Equatoriale, en marge de la 23ème session ordinaire du sommet de l’Union Africaine ;

Considérant la profondeur de la crise que vit en ce moment la RCA, qui va en s’aggravant au regard des exactions et tueries intolérables que vivent nos populations dans l’arrière – pays ;

Convaincus du rôle respectif et important que doivent jouer la classe politique et la plateforme des confessions religieuses dans la recherche des solutions de sortie de crise ;

Prenant en compte les différents points du plan d’action pour une sortie de crise en RCA, proposé par les Chefs d’Etat de la CEEAC à Malabo, les Partis et Associations Politiques et la Plateforme des Confessions religieuses déclarent :

  1. Du Forum de Brazzaville :

Les leaders politiques et religieux trouvent inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain.

Ils prient, Son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur dans la crise centrafricaine d’organiser une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise.

  1. Du rôle des leaders religieux et politiques Centrafricains

Les leaders religieux et politiques, au regard de cette profonde crise, s’engagent désormais à jouer le rôle qui est le leur pour la paix et le bien du peuple centrafricain.

 

Ils en appellent à la Communauté Internationale de les impliquer à toutes les étapes, sans discrimination dans la prise de toute décision relative au processus de réconciliation en cours.

 

Les leaders religieux et politiques se résolvent à ne plus se soumettre aux humiliations qui leur sont infligées à tout temps quand il s’agit des prises de décisions touchant à la vie nationale, à l’instar des sommets de Libreville, de Ndjamena et de Malabo.

 

Ils s’engagent à former un seul bloc pour donner une image plus responsable à la population et s’imposer égard, respect et dignité.

 

  1. De la modification de la charte constitutionnelle de transition

 

Les leaders politiques et religieux soutiennent que l’idée de cette modification, telle que évoquée dans le plan d’action est contraire aux dispositions des articles 99 et 100 de ladite charte qui est l’expression même de la souveraineté nationale.

 

  1. De la prime à l’impunité

Les leaders politiques et religieux exigent que les différents processus de réconciliation ne doit pas exclure la poursuite des bourreaux des centrafricains devant les juridictions compétentes.

  1. Du remaniement du gouvernement de transition

Les leaders politiques et religieux dénoncent toute formation du Gouvernement fondée sur des bases religieuses, partisanes et ethniques.

Ils demandent que seuls soient pris en compte les critères de compétence, d’intégrité et de représentation régionale.

  1. De la sécurisation des populations centrafricaines

Les leaders religieux et politiques considèrent que la question de sécurisation des populations reste la priorité des priorités.

 

Ils constatent que la situation sécuritaire s’aggrave au jour le jour et particulièrement dans l’arrière – pays, où encore une tuerie en masse vient d’être perpétrée à Bambari.

Ils déplorent la non application des résolutions 2121, 2127 et 2134 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui exigent le désarmement par la force des groupes armés ainsi que le démarrage urgent du processus du DDR, condition sine qua non du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Par conséquent, les leaders politiques et religieux relèvent et   dénoncent la réticence voire l’opposition de certaines autorités centrafricaines et des partenaires de la RCA à la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA).

Ils soutiennent avec force que le désarmement et les actions de sécurisation du pays ne pourront aboutir sans le concours des forces de défense et de sécurité, notamment des FACA.

  1. Des tentatives de la partition

 

Les leaders politiques et religieux s’opposent et rejettent en bloc le projet funeste de la partition du pays. La RCA reste et demeure une et indivisible.

 

  1. De l’organisation des élections générales en RCA

 

Les leaders politiques et religieux expriment une vivent inquiétude par rapport à l’incertitude qui entoure l’organisation et la tenue des prochaines échéances électorales, tant au niveau du lancement officiel des activités de l’Autorité Nationale des élections (ANE) que des moyens de son fonctionnement.

Fait à Bangui, le 09 juillet 2014

 

Ont signé :

 

  1. Pour la plateforme des confessions religieuses

 

–      Rév. Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU :

 

–      Imam OUMAR KOBINE LAYAMA :

 

–      Monseigneur Dieudonné NZAPALAYINGA

 

  1. Pour les Partis et Associations politiques : voir liste en annexe.

Discours d’ouverture du Président du parti MLPC à l’occasion de la 2ème session de formation des responsables des organes de base du Parti

0

Discours d’ouverture du Président du parti MLPC Martin Ziguelé à l’occasion de la 2ème session de formation des responsables des organes de base du Parti

 

 

Excellences

–         Madame le Ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale

–         Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

–         Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations nationales et internationales ;

–         Distingués Invités ;

–         Mesdames et Messieurs ;

–         Chers Camarades

 

Avant toute chose, je et , au nom du Bureau Politique du parti et au mien propre, je voudrais demander très respectueusement à l’assistance de bien vouloir se lever et d’observer une minute de silence à la mémoire de nos compatriotes tombés depuis le début de la crise militaro politique , et qui malheureusement continuent de tomber partout en RCA.

Je vous remercie.

Je remercie tout le corps diplomatique, les organisations internationales et nationales, ainsi que tous les leaders des partis politiques qui ont bien voulu faire le déplacement à la présente cérémonie, en dépit de leurs multiples occupations et des préoccupations bien connues de l’heure

En effet, notre cher pays est à la croisée des chemins, au point où certains de ses fils qui ont eu à un moment donné à participer à sa gestion, ont osé d’une part demandé sa partition, tandis que d’autres répondent par des attaques indistinctes contre des communautés entières sur la base du faciès. Que de massacres, que d’assassinats, que de viols, que de voies de fait inconnus dans nos mœurs sur cette terre de Boganda que nous invoquons rituellement mais dont nous trahissons non moins systématiquement les idéaux de paix et de développement dans l’unité, lé dignité et le travail.

Oui Camarades, tous ces crimes de sang, tous ces crimes de guerre, tous ces crimes économiques, tous ces crimes contre l’humanité qui ont plongé et qui maintiennent notre pays dans le chaos sont l’œuvre des ennemis du peuple, qui, pour accéder ou pour revenir au pouvoir ne lésinent sur aucun moyen, sur aucune vie pourvu que cela ne soit pas leur ou celle de leurs propres enfants, pour assouvir de sordides desseins avec le soutien criminel de mercenaires de tous poils.

Ils sont connus et seront entièrement tenus pour responsables des tueries, de pillages, de saccages des cases et greniers, des destructions massives de biens, meubles et immeubles. Les différents rapports rendus publics à ce jour par les Nations Unies, les associations de défense des droits de l’homme et autres centres de recherche sont édifiant à cet effet.

Ces ennemis du peuple sont uniquement obnubilés par la recherche de raccourcis pour atteindre le pouvoir de l’Etat, au mépris royal de l’être humain et des dispositions de la Charte constitutionnelle de transition qui fait du coup d’Etat un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain.

Il était temps pour le MLPC, parti d’avant-garde membre de l’Internationale socialiste, de saisir cette opportunité pour donner de la voix sur les conditions inhumaines et dégradantes imposées à tout un peuple totalement impuissant et à un Etat de facto incapable de garantir la sécurité à ses membres.

En effet, Camarades, depuis notre création dans la clandestinité le 22 février 1979, notre Parti le MLPC s’est donné le temps de bien comprendre les problèmes du peuple centrafricain et de bien s’imprégner de ses attentes légitimes. Tous les peuples du monde, tout être humain dirais-je, aspirent à la paix et au bien-être. C’est pourquoi le MLPC s’est donné aussi comme principe de ne jamais recourir à la violence et aux armes pour accéder au pouvoir car le coup de force par essence ne respecte pas le libre-arbitre du citoyen. En conséquence, le MLPC n’a accédé au pouvoir de l’Etat qu’en 1993 à l’issue des seules élections réellement démocratiques, transparentes et multipartites de notre pays depuis son indépendance, et à l’issue desquelles feu le Président Ange Félix Patassé a accédé à la magistrature suprême de l’Etat. L’histoire le retiendra.

Camarades, le refus de l’alternance pour les uns, le non-respect de la parole donnée et l’esprit de prédation pour les autres, conscients qu’ils ne gagneront jamais des élections démocratiques, sont le carburant utilisé par les ennemis du peuple pour lui imposer toutes sortes de souffrances.

C’est ainsi que nous voyons ce spectacle lamentable offert pas des communautés qui jusque-là vivant en parfaite harmonie et qui sont instrumentalisées et opposées les unes contre les autres, sous de fallacieux prétextes religieux.

Non, notre peuple est un et indivisible dans une république laïque, unie et solidaire. Non notre peuple mérite le respect, et le respect de sa vie, de la part de ceux qui aspirent à le diriger !

C’est donc dans la perspective de la recherche des solutions idoines à ces souffrances multiformes du peuple centrafricain, que votre Parti le MLPC va tenter, non seulement de proposer à travers différents modules que son Ecole a identifiés d’examiner quelques pistes de sortie de crise, mais aussi de donner la parole à une frange de la population dont la liberté de la parole a été retirée depuis longtemps pour se voir imposer le langage des armes qui en réalité ne résout aucun problème.

Le vivre ensemble doit redevenir une réalité pour nous tous, en dépit de ces moments difficiles où la sécurité demeure une denrée rare.

Les centrafricains déplacés internes dans des sites de transit pudiquement appelés « ledger » et ceux de toutes conditions sociales qui souffrent dans les camps des réfugiés à l’étranger doivent regagner dignement leur pays, leur village et leur maison.

Militants du MLPC, que tu sois musulman, protestant, catholique ou athée, tu dois inlassablement œuvrer pour le retour de la cohésion sociale, à cause de tes valeurs progressistes.

Nous reconnaissons les grands efforts, les risques inouïs et les immenses sacrifices consentis par les forces internationales accourues à notre secours, pour éviter la disparition de notre pays, je voudrais parler ici de la MISCA, de SANGARIS, de l’EUFOR et bientôt des forces des Nations Unies : je les prie de trouver ici l’expression de toute notre gratitude et je leur présente à nouveau toutes nos condoléances pour les pertes en vies humaines subies en leur sein. Notre parti leur en serait gré.

J’exhorte également les forces internationales à procéder au désarmement de toutes ces milices qui tuent, pillent et brûlent tous les jours, et ce conformément aux résolutions des Nations Unies, afin de faciliter l’arrêt des hostilités et de permettre ainsi au gouvernement de travailler à un retour à un ordre constitutionnel normal à travers des élections annoncées pour 2015.

Tout cela passe avant tout et nécessairement par un dialogue franc entre les filles et les fils de ce pays, les, ici en terre centrafricaine. Nous nous connaissons tous, partis politiques, société civile, confessions religieuses, ex-séléka, et anti balaka : nos contradictions internes ne sauraient justifier encore longtemps le lourd tribut que nous infligeons à tout le peuple.

C’est pourquoi je lance un vibrant appel à la communauté internationale pour soutenir sans équivoque le peuple dans ces moments difficiles, en facilitant l’organisation d’un Forum de Dialogue inter centrafricain qui pourra utilement se conclure, par la suite seulement, et si cela est nécessaire, hors de nos murs.

Dans un élan de solidarité, j’engage tous les militants à œuvrer pour le retour à la coexistence pacifique de tous et demande par la même occasion aux ex- séléka et aux antibalaka de déposer sans conditions les armes qu’ils tournent contre leur propre peuple, et de leur donner l’opportunité de vaquer librement à leurs occupations, d’aller et de venir dans leur propre pays, bref de revivre et se débrouiller.

C’est à cette condition que nos tous compatriotes déplacés internes et ceux qui sont contraints à l’exil forcé à l’étranger pourront rentrer dans leur patrie et dans leurs foyers.

Ils doivent tous prendre part aux prochaines consultations que je souhaite de tous mes vœux apaisées et transparentes pour épargner à nos concitoyens des contestations post électorales qui pourraient engendre encore une autre crise politique majeure.

Le peuple centrafricain est fatigué et chacun d’entre nous doit faire un effort sur lui-même.

C’est sur cette note d’optimisme que je déclare ouverts les travaux de la 2ème session de l’Ecole du parti pour la formation des responsables des organes de base du parti.

Je vous remercie.

 

Martin ZIGUELE

 

 

 

 

Afrique – France : Les 5 plus gros dérapages diplomatiques de François Hollande en Afrique

0

À l’occasion de la minitournée de François Hollande en Afrique mi-juillet, “Jeune Afrique” revient sur les dérapages, contrôlés ou pas, qui ont marqué les interventions africaines du président français. De Kinshasa à Bangui. Après le Sénégal, la RDC, la Centrafrique, le Mali, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, François Hollande va effectuer une nouvelle tournée en Afrique.

Attendu en Côte d’Ivoire le 17 juillet pour une visite d’État reportée à plusieurs reprises, il se rendra ensuite au Niger et au Tchad avant de se rendre une semaine plus tard à la Réunion, aux Comores et à Mayotte.

Le dirigeant socialiste est arrivé à l’Élysée avec l’ambition affichée – comme son prédécesseur – de tuer définitivement la “Françafrique”. Sa politique africaine a surtout été marquée  par deux interventions militaires conséquentes au Mali et en centrafrique. Et s’il entretient de bonnes relations avec la majorité de ses homologues africains, ses interventions sur ou au sujet du continent n’ont pas échappé à quelques dérapages. Contrôlés ou pas.

L’offense de Kinshasa

L’image a tourné en boucle, reprise par toutes les télévisions. Le 13 octobre 2012, en ouverture du 14è sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande rencontre son homologue congolais, Joseph Kabila. La poignée de main est froide et furtive. Tout juste élu, le chef de l’État français est soucieux de faire comprendre à Kabila qu’il ne passera pas outre la question des droits de l’homme. Mais son comportement est vécu comme une véritable humiliation et irrite les présidents africains présents à Kinshasa.

L’ambiguïté face au MNLA

La politique de la France vis-à-vis du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’a eu de cesse d’irriter Bamako. Au moment de l’intervention Serval, les forces françaises participent à la reconquête de Tombouctou et Gao, mais s’arrêtent à Kidal (les Français prennent juste l’aéroport), bastion des rebellions Touaregs. Un peu plus d’un an après, alors que la situation reste toujours tendue dans le Nord-Mali, la position française a été largement critiquée par les autorités maliennes et la population. Lors des récents combats de Kidal, certains officiels maliens n’ont pas caché leur agacement vis-à-vis de l’attentisme français.

La gifle de Neuilly

Entre la France et le Maroc, rien ne va plus. Tout a commencé par l’irruption, le 20 février, d’une escouade de policiers en gilet pare-balles à la porte de la résidence neuilléenne de l’ambassadeur du royaume en France, Chakib Benmoussa. Il y a eu ensuite la fouille au corps de Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des Affaires étrangères, en transit à l’aéroport de Roissy. Et enfin, l’irruption de Mustapha Adib, ex-capitaine des Forces armées royales (FAR) et opposant notoire depuis son séjour en prison au début des années 2000, sur le seuil de la chambre du général Abdelaziz Bennani en soins dans un hôpital militaire parisien. Tout pour vexer le Maroc.

La blague de mauvais goût

La plaisanterie présidentielle aura irrité sévèrement l’Algérie pendant plusieurs jours. Prenant la parole le 16 décembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le chef de l’État français avait déclaré avec ironie que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, était rentré d’Algérie “sain et sauf”. Avant d’ajouter : “C’est déjà beaucoup”.

La saillie de François Hollande a été fort mal accueillie à Alger, où les souvenirs douloureux de la guerre civile, dans les années 1990, restent très vifs. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a estimé qu’il s’agissait d’un “incident regrettable” et d’une “moins-value” pour les liens entre les deux pays.

Face à ces réactions, François Hollande avait exprimé dans un communiqué “ses sincères regrets pour l’interprétation qui a été faite de ses propos”. “Chacun connaît les sentiments d’amitié que François Hollande porte à l’Algérie et le grand respect qu’il a pour son peuple, comme l’ont prouvé la visite d’État qu’il a effectuée en décembre dernier et les discours qu’il a prononcés”, avait ajouté l’Élysée

L’impartialité de l’opération Sangaris

À Bangui, les soldats français sont accueillis en héros. Nous sommes en décembre 2013, la Centrafrique est en plein chaos. L’intervention française évite un véritable bain de sang. Mais un malaise se créée dès les premières opérations de désarmement. L’opération Sangaris cible les ex-rebelles de la Séléka sans en anticiper les conséquences : les populations musulmanes sont immédiatement prises pour cible par les milices Anti-Balaka. Jean-Yves Le Drian le reconnaîtra plus tard : la France a sous-estimé le pouvoir de nuisance des anti-balaka et a mal anticipé le niveau de haine qui parcourt de nombreuses franges de la population.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Afrique – France | Les 5 plus gros dérapages diplomatiques de François Hollande en Afrique | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique.

Par Vincent Duhem

Bangui : les rentrants portent les stigmates d’une opex exténuante

0

Deux députés (Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin) rédigent actuellement un rapport parlementaire sur le suivi des militaires blessés en opérations (dont ceux qui souffrent de PTSD ou blessures invisibles). Leur rapport est attendu pour novembre.

Ils se sont rendus à Chypre, la semaine dernière, pour visiter le sas de Paphos. Ils sont arrivés mercredi soir juste à temps pour assister à l’arrivée de 140 soldats de retour de Bangui (via N’Djamena par manque de kérosène en rca) et qui allaient passer deux jours dans l’île.

Les deux députés (dont l’une est médecin généraliste) ont décrit, devant leurs collègues de la commission de la défense, des “hommes épuisés moralement et physiquement”, qui “travaillent sept jours sur sept”, disposent de véhicules de patrouille dont “la moitié ne sont pas blindés”. Certes 80 % des logements et bureaux de M’Poko sont désormais climatisés mais les conditions climatiques exigeantes se conjuguent à la précarité du quotidien et aux incidents endémiques (escarmouches, prises à parti par des miliciens des deux camps, colis pero de vivres qui n’arrivent pas, pertes d’effets personnels dans des tentes qui brûlent par négligences etc.).

Yves Fromion (député du Cher) qui présentait ce mercredi son rapport (conjointement avec le Lorientais Gwendal Rouillard) sur “l’évaluation du dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours” s’est aussi rendu à Bangui. Il a décrit des soldats qui, pour échapper à l’eau et à la boue, “font des planchers avec des planches et des clous qu’ils récupèrent”. Vantant “la débrouillardise française” et les soldats français qui sont des “gens extraordinaires”, Yves Fromion a rappelé que “ça ne veut pas dire qu’il faut tirer sur la ficelle”.

Par: Ligne de defense

Amine Michel place la rentrée politique de son parti sous le signe du renforcement de l’action social

0

Bangui, 8 Juil. (ACAP) – Le Président de l’Union National pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), M. Michel Amine, a estimé « qu’au-delà des fonctions régaliennes de l’Etat, il est impérieux que les fonds mobilisés par les bailleurs de fonds soient prioritairement orientés vers le social, à travers une couverture sanitaire de proximité, la construction d’écoles, d’universités, de centres de formation, d’infrastructures sportives dans le cadre d’une politique globale bien définie », lors de la rentré politique du parti, mercredi, 9 juillet 2013.

Cette rentrée politique a pour objectif de permettre aux militants du parti de se rencontrer en vue de se concerter, d’échanger, de dialoguer et de rechercher des solutions appropriées aux problèmes des Centrafricains en prélude à la prochaine élection présidentielle.

Définissant ses objectifs, M. Michel Amine a déclaré que « l’UNDP est un parti de masse, une famille commune à tous les centrafricains, à tous les africains, à tous les citoyens du monde et le programme repose, entre autres, sur l’unité, l’instauration d’une véritable démocratie, la bonne gouvernance, le progrès sous toutes ses formes, le développement humain durable ».

La rentrée politique de l’UNDP est intervenue dans un contexte particulièrement difficile, caractérisé par la grande crise qui a secoué le pays et qui a fait de nombreuses victimes et a engendré la ruine et la misère, d’où le vœu urgent du président du parti de promouvoir « d’enterrer la hache de guerre ».

Pour atteindre ses objectifs électoraux, l’UNDP a misé sur ses ressources humaines qui sont en contact permanent avec les populations. Ces compétences, a indiqué M. Michel Amine, ont subi une récente formation à Douala au Cameroun. La formation elle-même a fait l’objet d’un document de stratégie politique du parti pour la révolution verte en République Centrafricaine. Ce document est disponible sur le site même du parti.

Les grands plans politiques de l’UNDP concerne la sécurité des biens et des personnes, les réformes en vue d’une prospérité économique, l’insertion sociale des personnes impliquées dans les conflits armés, l’organisation des forces de sécurité et de défense, l’instauration d’une véritable démocratie à travers des réformes législatives et institutionnelles, la séparation des pouvoirs, la lutte contre l’injustice sociale comme source de conflits, la bonne gouvernance, l’exploitation rationnelle et la gestion efficiente des multiples ressources dans l’intérêt de tous les Centrafricains.

Bien d’autres secteurs tels que les banques, l’enseignement, le tourisme, etc. ne sont pas omis.

M. Michel Amine a saisi l’opportunité qui lui est offerte pour exprimer sa gratitude à Mme Catherine Samba Panza, Présidente de la République Chef de l’Etat de Transition ; les leaders religieux, à savoir : l’Archevêque de Bangui, Mgr Nzapalaïnga Dieudonné, l’iman de la Communauté Islamique de la République Centrafricaine, Omar Kobine Layama, et le Révérend Pasteur Nguérékoyamé, qui œuvrent au quotidien dans le sens de la réconciliation entre les Centrafricaines et les Centrafricains ainsi que les professionnels des médias nationaux et internationaux.

Par ailleurs, le Président de l’UNDP a été sensible à l’implication des pays et organisations tels que la France, les Nations Unies, l’Union Africaine, la force Sangaris et la MISCA en vue de la restauration de la paix, de la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Par: ACAP

RCA: Ouverture de la 2e session de formation du MLPC

0

Les travaux de la 2è session de formation des militants du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) se sont ouverts jeudi à Bangui où deux jours durant les participants se pencheront sur diverses questions portant notamment sur la laïcité de l’Etat et la coexistence pacifique, l’Etat et la citoyenneté, le multipartisme et les élections, la défense des droits humains en période de crise, marketing politique en période de crise.

A l’ouverture des travaux, le président du MLPC, Martin Ziguélé a affirmé que la connaissance est une lumière et c’est é’à cause de la connaissance que l’occident a inventé aujourd’hui la technologie qui dirige le monde de nos jours”.

é’Il faut connaître avant d’agir, il faut savoir avant d’agir et au MLPC nous avons pensé qu’il n’y a pas de plus grande valeur pou un militant que les connaissances”, a-t-il expliqué.

Ouverte aux militants de tous les âges et sexes, la session de formation prendra fin demain.

Pour sa part, le parti de l’Unité nationale pour le développement et le progrès (UNDP) de Michel Amine a fait sa rentrée politique, en lançant ce jeudi une campagne de gratuité des soins à l’Hôtel Ledger Bangui.

Par APANews

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/martin-ziguele_0.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé
Martin Ziguelé

CENTRAFRIQUE: UNE MISSION DES NATIONS UNIES PRISES EN OTAGE PAR DES MILICIENS ANTIBALAKA A BOALI

0

Une mission des nations-unies, conduite par la commission d’enquête est tombée dans une embuscade à Boali et prise en otage par des miliciens Anti-Balaka qui manifestaient  après la tuerie  ce matin de mercredi d’un de leurs par les éléments de la Misca.

Un anti balaka a été abattu hier matin par les troupes de la Misca à Boali Poste située à une vingtaine de kilomètres de Boali croisement. Ce drame a suscité des mécontentements des éléments Anti-Balaka qui ont brûlé des pneus sur la voie publique. La population Boali centre s’est une fois de plus retrouvée dans la brousse.

La circulation est suspendue et quelques véhicules des nations-Unies (Minusca et de l’UNICEF) en mission dans la localité aurait été pris en otage par des Anti-balaka. Un passager à bord a juste confié au téléphone que « Nous avons été pris, mais rien de grave, on négocie actuellement ».

Jusqu’en début d’après midi d’hier, la situation était encore très tendue dans la ville, qui se trouve sur l’unique axe de desserte de la capitale en produits divers en provenance du Cameroun.

Centrafriquelibre

Tidiani Moussa Naïbi: «nous prions pour tous les Centrafricains sans distinction»

0

«Nous plaidons pour une paix durable et définitive en RCA et prions pour tous les Centrafricains sans exception», a ajouter l’Imam de la Mosquée centrale de Bangui, dans une interview à Anadolu*

 

Les Imams de Centrafrique ont institué, selon lui, deux jours par semaine de lecture du Coran, notamment le jeudi et le dimanche durant ce mois de Ramadan pour implorer l’aide de Dieu, pour prier pour tous les Centrafricains sans distinction, afin de retrouver le chemin de la cohésion nationale. Il pense, de ce fait, que «la crise centrafricaine n’est pas religieuse, quitte aux politiques de se réconcilier entre eux et de laisser la population centrafricaine dans sa quiétude». Tout autant qu’il minimise les contraintes liées à l’approvisionnement de la communauté musulmane de Km 5 et exhorte les musulmans à tenir ferme dans la foi.
Après une semaine de Ramadan, avez-vous l’impression que les conditions sécuritaires sont propices pour le mois saint au KM5?
Je voudrais tout d’abord dire que parmi les gens qui sont bloqués ici au KM5, il n’y a pas que les musulmans, il y a aussi des chrétiens qui sont bloqués avec nous. Il y a également des gens, chrétiens et musulmans qui demandent de revenir au KM5 après avoir choisi d’aller dans des camps de déplacés. Les musulmans du KM5 sont pour la paix rien que la paix.

Ces derniers temps, de nombreuses initiatives de dialogues sont prises par les uns et les autres. Quelle lecture en faites-vous?
Il y a des personnes qui s’activent dans de multiples tentatives de dialogue entre les musulmans et les chrétiens. Je le disais dans l’une de mes interventions au temps du régime de Bozizé (président centrafricain déchu, ndlr), sur les ondes de la radio « Voix de la paix » qu’il faut éviter à tout prix les conflits dans notre pays. Le Coran nous demande de refuser le langage de la haine et de tout faire pour concilier les gens qui veulent s’entredéchirer. Cette crise n’est pas dans notre intérêt. Les hommes politiques ont provoqué cette situation et malheureusement, ce sont des innocents qui en paient le prix aujourd’hui. Je voudrais dire par là que c’est à ces hommes politiques de se réconcilier et de laisser les paisibles populations dans la quiétude et dans la paix. Il faudrait également que les autorités actuelles du pays, puissent identifier tous les auteurs de cette situation, les traquer s’ils se cachent et les mettre à la disposition de la justice. Ce n’est qu’ainsi que la réconciliation sincère que tout le monde souhaite pourra se faire.

Pendant le mois sacré, nous ne raisonnons pas en termes de conditions de vie, mais plutôt en termes de foi
Tidiani Moussa Naïbi, Imam de la mosquée centrale de Bangui

 

Dans cette situation d’enclavement, comment la communauté musulmane de KM 5 parvient-elle à s’approvisionner en cette période de Ramadan?
Pendant ce mois sacré, Dieu veille toujours sur nous et pourvoit à nos besoins. Le Ramadan est une obligation divine et lorsque nous observons cette période, nous ne raisonnons pas en termes de conditions de vie, mais plutôt en termes de foi. Notre croyance nous guide et nous donne la force de surmonter toute difficulté.

Qu’en est-il des conditions de prière dès lors que la plupart des mosquées ont été détruites?
Vous avez raison de dire que beaucoup de mosquées ont été détruites. Nous ne voulons pas faire le bilan des dégâts qui ont eu lieu en ce qui concerne les lieux de culte tout simplement parce que le fait de dire tel nombre de mosquées a été détruit ou tel nombre d’églises a été détruit, incite l’opinion populaire à la révolte, ce qui alimente les violences. Toutefois, une mosquée, c’est d’abord l’ensemble des personnes qui se sont rassemblées pour prier Dieu, et non la maison. Donc, si nous sommes regroupés ici, rien ne nous empêche de prier. Les constructions qu’ils ont ruinées sont des maisons de Dieu et c’est à Dieu qu’ils rendront compte.

Avez-vous un message particulier?
Tous les Centrafricains doivent beaucoup prier pour ce pays. De notre côté, nous avons institué deux journées par semaine de lecture du Coran, notamment le jeudi et le dimanche. Pendant ces séances, nous prions pour tous les Centrafricains sans distinction. Je tiens également à préciser que la paix et la réconciliation que les musulmans demandent ne sont pas celles du mois de Ramadan, les musulmans veulent une paix durable et définitive pour tous les Centrafricains.

Journal de Bangui

Le ministre estonien de la Défense reçu par Catherine Samba-Panza

0

Le ministre estonien de la Défense, Sven Mikser, en visite de travail de 24 heures à Bangui a été reçu mercredi par la présidente de transition avec qui il a examiné la contribution de l’Estonie dans la stabilisation et la pacification de la RCA, la crise en cours avec les dernières attaques de Bambari et une éventuelle relation de coopération entre les deux pays.
”En tant que ministre de la défense, je suis venu voir mes troupes, comprendre ce qu’elles font sur le terrain et quelle est la situation sur le terrain avant de leur remonter le moral”, a confié à APA le ministre estonien de la défense, Sven Mikser, au sortir de l’audience.

”Je suis venu en même temps rendre une visite de courtoisie à la présidente de transition. Et je suis très heureux d’apprendre que les militaires estoniens ont été bien accueillis”, a-t-il ajouté.

Pour le ministre Mikser, son pays a beaucoup contribué, car il y a une cinquantaine de militaires envoyés au sein de l’Eufor-RCA pour une population d’un million trois cent mille habitants. ‘’C’est déjà suffisant pour nous en tenant compte de nos ressources”, a-t-il commenté.

A la demande de la présidente de transition de voir les troupes estoniennes rejoindre la Minusca, le ministre dit avoir répondu ceci : ‘’On ne peut pas exclure que l’Estonie participe. Mais aujourd’hui il est très tôt pour moi de donner une réponse. C’est le parlement qui a le dernier mot”.

Une rotation des militaires estoniens déployés au sein de l’EuforRCA devra se faire tous les quatre mois, selon un mandat du parlement.

Par APANews

Forum de réconciliation nationale centrafricain : Les parties prenantes au conflit convoquées à Brazzaville

0

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver, du 21 au 23 juillet, à Brazzaville pour un forum de réconciliation nationale afin de tenter de ramener la paix, a indiqué, hier, le gouvernement congolais.

BRAZZAVILLE – ”Le forum de Brazzaville va logiquement regrouper tous les acteurs centrafricains : les autorités gouvernementales, l’ex-rébellion de la Séléka, les Anti-Balaka, bref, tous les enfants de la centrafrique”, a déclaré Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication congolais. ‘
‘Brazzaville sera une étape importante dans la résolution de la crise centrafricaine, car il y sera dégagé les pistes pour sécuriser tout le pays”, a-t-il estimé. “On trouvera un modus vivendi pour que les différentes forces cessent désormais de se regarder en chiens de faïence”. Conformément aux décisions du groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), le “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique”, placé sous l’égide du président , Denis Sassou Nguesso, doit “convenir de l’arrêt de toutes les violences, à travers la signature, par les entités concernées, d’un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d’un nouveau cadre politique de la transition”.Le Congo, qui fournit le contingent le plus important de la Misca, la force internationale de maintien de la paix en Centrafrique, avec environ un millier de soldats, joue le rôle de médiateur pour la crise dans ce pays, au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac). Depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.Ravagé, le pays connaît une partition de fait.
De nombreux musulmans ont été contraints de fuir des régions entières face aux violences des milices anti-balaka dans le Sud et l’Ouest, tandis que dans l’Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka.

AFP

Tirage au sort des sujets du Baccalauréat centrafricain

0

Les sujets des épreuves écrites du Baccalauréat de l’enseignement secondaire général et technique ainsi que ceux du brevet de technicien en économie, session du septembre 2014, ont été sélectionnés ce jeudi par trois les ministres de l’Education nationale, Gisèle Bédan, de la Santé publique, Docteur Marguerite Samba-Maliavo et de la jeunesse, M Narcisse Léopold Bara.
Durant cette cérémonie qui s’est déroulée au lycée technique de Bangui, chaque sujet tiré au sort par les membres du gouvernement a été automatiquement mis dans une enveloppe scellée revêtue du nom de la filière ou discipline correspondante et introduit précieusement dans de grandes boites fermées hermétiquement à clé.

Selon le président du comité d’organisation du baccalauréat, l’inspecteur général de l’éducation nationale, M. Mada, le tirage au sort des sujets s’est déroulé dans le strict anonymat et le secret, selon l’article 33 de la police des examens.

‘’C’est pour garantir la crédibilité de ces examens que les membres du gouvernement que nous sommes ont accepté de se prêter à cet exercice et pour que le processus lancé ce jour ne souffre d’aucune entorse, ni de fuites et autres », a expliqué la ministre de l’Education nationale, Mme Gisèle Bédan.

Pour elle, il est évident que le gouvernement s’intéresse à ce qui se passe au ministère, parce que ‘’l’aboutissement de tout ce travail fait au sein du département est l’organisation des examens de fin d’année dont le baccalauréat ».

‘’Ce que nous entendons faire c’est redonner une certaine transparence et crédibilité au diplôme centrafricain », a-t-elle ajouté.

6073 candidats doivent subir au mois de septembre les épreuves écrites du baccalauréat en Centrafrique.

Par : APANews

Centrafrique: Amnesty dévoile les noms d’auteurs d’atrocités

0

Amnesty International a décidé, dans un rapport publié jeudi, de dévoiler les noms de personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis des atrocités en République centrafricaine. L’organisation réclame des poursuites en justice pour les responsables de ces crimes.

Dans son rapport intitulé “République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes”, Amnesty International se concentre sur les crimes de droit international perpétrés en 2013 et 2014 dans ce pays d’Afrique centrale.
Basé sur des récits recueillis auprès de victimes et de témoins, “le rapport désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, soulignant leur rôle et indiquant la responsabilité pénale qui pourrait être la leur”, explique l’organisation.
Des coordonnateurs anti-balaka comme Levy Yakété, des commandants de la Séléka tel que Nourredine Adam et les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia sont ainsi cités.
Par ailleurs, Amnesty International demande que des mesures soient prises de toute urgence pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays. “Ceux qui font subir à des centaines de milliers d’innocents une violence meurtrière à laquelle ceux-ci n’ont aucun moyen d’échapper ne doivent pas pouvoir échapper à la justice. Seule la fin de l’impunité permettra d’arrêter le cycle de la violence qui sévit en République centrafricaine”, estime Christian Mukosa, chercheur sur la République centrafricaine à Amnesty International.
Le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts et contraint près d’un million de personnes à fuir leur domicile.
Par: Belga

Centrafrique : les enjeux de la rencontre de Brazzaville

0

En marge du vingt-troisième sommet de l’Union africaine, tenu les 26 et 27 juin à Malabo, en Guinée équatoriale, les chefs d’État de la Cééac avaient décidé de la convocation à Brazzaville d’une conférence de réconciliation sur la Centrafrique. À deux semaines de l’évènement, en Centrafrique même, les langues se délient pour évoquer l’opportunité de réunir de telles assises hors du pays après les premières retrouvailles organisées pour les mêmes motifs successivement à Libreville (Gabon), en 2013, et à N’Djamena (Tchad) cette année.

C’est une vérité de La Palisse de dire que la Centrafrique va mal. Ce pays va si mal que ses voisins de la sous-région l’avaient compris très tôt et décidé de lui venir en aide dès la rupture, début 2013, du fragile équilibre obtenu, le 11 janvier à Libreville, par les protagonistes de la crise qui enflait bien avant la chute de l’ex-président François Bozizé au mois de mars. Ce soutien s’est manifesté notamment  à travers des apports financiers colossaux et le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. En l’espace de quelques mois, des changements radicaux se sont produits à la tête de l’État de Centrafrique sans que soit brisé le cycle des violences qui emportent chaque jour de nombreuses vies humaines.

Du surplace…

 

Tombeur de François Bozizé, le 24 mars 2013, Michel Djotodia avait prêté serment sans convaincre de sa capacité à ramener la quiétude dans son pays hanté par le démon de la division. Confronté à des échecs en série, il a été sagement prié de s’en  aller par ses homologues d’Afrique centrale qui, soit dit en passant, tenaient l’essentiel de la bourse qui nourrissait son régime. Aussitôt le chef des milices Séléka parti, la présidence de la transition fut confiée à Catherine Samba-Panda vers qui remontèrent tous les souhaits de succès pour cette délicate mission.

Le constat sur le terrain est que l’ancienne maire de Bangui semble débordée par sa tâche. Sous elle, comme sous son prédécesseur, les politiques centrafricains ont achevé de s’identifier non pas sur la base de leurs idées mais sur celle de leurs croyances religieuses. Il y a réellement péril en la demeure. D’où l’idée émise par les chefs d’État de la Cééac d’offrir une nouvelle occasion de dialogue aux frères ennemis centrafricains.

Pourquoi Brazzaville ?

 

Ceux qui, en Centrafrique, se posent cette question tout à fait normale de savoir pourquoi ne pas réunir ces pourparlers entre Centrafricains en Centrafrique devraient aussi se rappeler une chose. Dans la situation actuelle de ce pays, où les institutions de transition sont en tous points de vue  fragiles et la suspicion entre dirigeants politiques forte, la meilleure façon d’esquisser le premier pas du dialogue est de trouver une zone neutre et un  entremetteur attentif. Les exemples de ce type sont légion dans le monde. Ce lieu « neutre », qui permettrait aussi aux gens qui se regardent en chiens de faïence de changer d’air, ce pourrait être à nouveau Libreville, à nouveau N’Djamena ; peut-être aussi  Yaoundé, Malabo, Bujumbura, Luanda ou Kinshasa.

Le choix porté sur le Congo et Brazzaville par les chefs d’État d’Afrique centrale peut avoir été motivé par le souci de ne pas trop disperser les énergies. Le président du comité de suivi des accords de Libreville et médiateur de la crise centrafricaine étant le chef de l’État congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, il est apparu aux yeux de ses pairs que Brazzaville conviendrait mieux de ce point de vue. Il est important de signaler qu’à l’exemple de certaines capitales sœurs de la sous-région,  Brazzaville ne serait pas à sa première réunion de concertation entre les acteurs centrafricains.  Le 15 janvier 2013, c’est bien dans la capitale congolaise que ces derniers accordèrent leurs violons en entérinant la nomination de Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement de transition préconisé par les accords de Libreville. Et il est certain qu’une concertation réunissant la classe politique centrafricaine et la société civile en vue de la réconciliation poserait indubitablement des problèmes de sécurité que Bangui, dans sa posture actuelle peut avoir de la peine à résoudre. Des problèmes de sécurité, mais aussi de logistique, tant on imagine la présence des délégués de plusieurs pays et organisations partenaires de la Centrafrique dans ce conflit.

 

En pratique, Brazzaville aiderait à poser les bases d’un consensus qui manque tant aux Centrafricains et Centrafricaines. En son temps aussi, lorsqu’il plongea dans de graves déchirements dans la décennie 1990, le Congo eut recours à la médiation d’un voisin, le Gabon en l’occurrence, et profita avantageusement de la persévérance, de la disponibilité et de la modestie d’un médiateur attachant, feu le président Omar Bongo Ondimba.  La République démocratique du Congo choisit à son tour, en 2003, les bons offices de l’Afrique du Sud. Dans une crise politique de quelque ampleur qu’elle soit, un médiateur est à peu près comme un directeur de mémoire pour un étudiant se préparant à la soutenance. Sa disponibilité est la chose la plus précieuse. Dans le cas de cette crise centrafricaine, non seulement le président Denis Sassou-N’Guesso connaît les acteurs en présence mais en plus, il est disponible et l’a montré depuis le début. Comment ne pas vouloir tenir compte d’un tel préjugé favorable ?

Les questions en débat ?

 

Le coup de force de l’ex-Séléka contre le président Bozizé en mars 2013 avait mis à mal la feuille de route dessinée par les accords de Libreville. De ce point de vue, au regard des évolutions enregistrées dans le processus en cours en Centrafrique, on peut considérer que ce texte a pris quelques rides. Il semble, dans l’hypothèse où les belligérants centrafricains accepteraient de venir à Brazzaville, qu’ils demanderont la relecture de la Charte de la transition centrafricaine, sorte de loi fondamentale en vigueur. Cela aboutirait, peut-être, à la renégociation d’un nouveau consensus au sein des principales institutions du pouvoir de transition, en particulier le gouvernement et le Conseil national de transition. Au-delà des discours, le partage du pouvoir est certainement la pierre d’achoppement de la crise Centrafricaine. Que la conférence de réconciliation soutenue par la Cééac et l’UA se tienne à Brazzaville ou ailleurs, le retour au calme viendra du sérieux que les dirigeants de ce pays mettront dans l’arbitrage des antagonismes qui tuent leur pays à petit feu. Les 12 000 casques bleus de l’ONU attendus au mois de septembre, sur lesquels chacun fonde l’espoir de la renaissance du pays de Barthelemy Boganda, ne réussiront rien tant que les Centrafricains eux-mêmes se contenteront de la besogne de limer le couteau et la machette au petit jour ou à la nuit tombée.

Gankama N’Siah pour Agence d’information d’Afrique Centrale

DECLARATION DE L’ACDP SUR LE FORUM DE BRAZZAVILLE (Enoch DERANT LAKOUE)

0

ALTERNATIVE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

(ACDP)

 

Le 27 juin 2014, s’est tenue en marge de la 23ème session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine à Malabo en Guinée Equatoriale, une concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, en présence de son Excellence Monsieur Ould Abdel Aziz, Président en exercice de l’Union Africaine à l’effet d’évaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine. Madame Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition a été invitée à présenter une communication et à se retirer. Dans cette communication madame Catherine Samba Panza a notamment précisé à ses pairs ceci : « C’est pourquoi, les propositions que vous aurez à nous formuler pendant ces assises, devront obtenir l’adhésion des acteurs nationaux centrafricains, nous éviter la fragilisation des acquis déjà obtenus au plan institutionnel et permettre le déploiement d’une chaine de solidarité agissante encore plus soutenue ». Cette précision met en exergue la souveraineté des Centrafricains.

A l’issue de leur concertation, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC ont rendu public un communiqué indiquant notamment  qu’ils « ont demandé au Secrétaire général des Nations-Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui des facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son excellence Monsieur Dénis Sassou-Nguesso, afin d’aider les Centrafricains à reprendre en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise ».

C’est pour cette raison que le forum de Brazzaville est envisagé du 21 au 23 juillet 2014.

Pour l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP), ce forum doit être compris comme une étape d’un processus devant conduire à une réconciliation nationale entre centrafricains, en terre centrafricaine. C’est une occasion  qui est offerte, sous l’égide de la communauté internationale, pour que les forces vives de la nation Centrafricaine définissent le cadre du dialogue politique à venir qui aura lieu en terre centrafricaine et arrêter ensemble les thèmes principaux des discussions afin que d’une part, cessent définitivement les exactions perpétrées sur notre peuple par les milices  armées et d’autre part, que notre pays reprenne la voix d’un développement harmonieux sur les plans politique, social et économique.

Cette démarche est complémentaire à celle qui vise à refonder les forces armées centrafricaines sur une base républicaine et à lui donner les moyens d’accomplir sa mission.

Cette démarche est par ailleurs souhaitée par la communauté internationale et tous les Etats membres de la CEEAC qui nous accompagnent dans notre quête de paix et de stabilité.

Il ne devra donc nullement être question à Brazzaville d’imposer à notre pays une quelconque solution de sortie de crise, encore moins une modification de notre charte constitutionnelle de transition ou l’effacement déguisé des crimes contre l’humanité en réhabilitant leurs auteurs et leurs complices.

C’est pour cette raison que, tout en comprenant les sentiments légitimes de frustration de certains compatriotes, les membres de l’ACDP estiment qu’il serait contre-productif pour notre pays que les acteurs politiques, associatifs et religieux centrafricains ne participent pas au forum de Brazzaville qui se présente comme une opportunité extraordinaire de réaffirmer nos positions communes et de reprendre en mains la conduite de nos affaires.

Au demeurant, l’ACDP rappelle que d’autres pays qui ont connu avant le nôtre des situations similaires voire plus catastrophiques n’ont pas hésité à participer au déblayage du terrain à l’étranger avant les rencontres décisives sur leurs territoires nationaux respectifs. Ce fut le cas notamment pour le Tchad à Lagos, le Congo Brazzaville à Libreville, le Congo Kinshasa à Pretoria, le Gabon à Paris, le Burundi à Arusha, la Cote d’Ivoire à Marcoussis et le Togo à Ouagadougou.

Aussi l’ACDP lance-t-il cet appel citoyen à nos compatriotes à faire preuve de plus de réalisme et d’objectivité afin de privilégier l’essentiel à savoir la quête de la paix et de la stabilité ainsi que le retour à la concorde nationale.

Fait à bangui, le  9 juillet 2014

 

Pour le bureau de l’ACDP,

Le coordonateur

Enoch DERANT LAKOUE

Les conditions “loin d’être réunies” pour un retrait du Mali et de Centrafrique

0

Les conditions d’un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique “sont loin d’être réunies”, selon des députés français de la Commission de la défense, qui soulignent les difficultés pour passer le relais à d’autres forces militaires.

Les opérations “Serval (au Mali) et Sangaris (en centrafrique) sont loin d’être finies: dans un cas comme dans l’autre, les conditions d’un retrait sont loin d’être réunies”, estiment Gwendal Rouillard (socialiste) et Yves Fromion (droite conservatrice), auteurs d’un rapport sur la présence militaire française en Afrique, présenté mercredi en commission à l’Assemblée nationale.

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D’une part, le “passage de relais” à d’autres forces “paraît pour le moins compliqué”, en raison de la lenteur de la mise en place de la force de stabilisation de l’ONU (Minusma). La deuxième raison est que “le processus de réconciliation entre Maliens piétine”.

Les rapporteurs mettent en garde contre “un arrangement politique mal ficelé”, qui déboucherait “sur une paix fragile”.

En Centrafrique, où se trouvent 2.000 soldats français, la force de l’Union africaine (Misca), d’environ 5.800 hommes, doit intégrer mi-septembre la force de l’ONU, la Minusca.

Mais “quel que soit le dévouement de ces soldats et l’implication politique de l’Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens”, notent-ils. “Comme au Mali, le scénario de sortie d’Opex (opération extérieure) est moins que clair”.

L’expérience des opérations militaires françaises en Afrique “montre que l’on peut y être pour longtemps”, soulignent-ils.

Les deux députés, qui ont passé plusieurs mois sur le terrain, dénoncent le manque d’engagement européen. “Quant à l’Europe, on touche le fond”, soulignent-ils.

S’ils se félicitent du bon fonctionnement de la mission européenne de formation de l’armée malienne, ils constatent qu’en Centrafrique, pour une mission tout à fait à la portée des Européens, “personne ou presque ne répond à l’appel”.

Sur la réorganisation générale du dispositif militaire français en Afrique, ils mettent en garde contre une réduction envisagée des effectifs à Djibouti, de 1.950 soldats actuellement à un millier d’hommes. Il faut, selon eux, “un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible” sur ce point stratégique où les autres puissances – Etats-Unis, mais aussi Chine et Russie – tentent au contraire de renforcer leur implantation.

Par: AFP

Certains Centrafricains n’aiment pas vraiment leur pays (Le Pays/Actuburkina)

0

Certains Centrafricains n’aiment pas vraiment leur pays. En ce début de ramadan, ils le montrent en intensifiant les hostilités alors qu’on tente désespérément de ramener la paix. Comment comprendre autrement ce regain de violences, qui tend à annihiler les efforts conjugués d’autres concitoyens, des voisins et de la communauté internationale ?

Les Centrafricains persistent à refuser le dialogue et à faire la paix

Pour le ministre français de la Défense : « Il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu » entre les différents groupes armés. Jean-Yves Le Drian a fait cette déclaration, hier mardi, à la radio nationale centrafricaine. En séjour de 48 heures en RCA, il a dû renoncer à l’escale deBambari dans le centre du pays. Il devait pourtant se rendre au chevet de plusieurs soldats français blessés dans des accrochages, la semaine dernière. La visite à Bambari a été annulée, probablement en raison du contexte particulièrement tendu dans cette ville et ses environnants.

Les Centrafricains persistent à refuser le dialogue et à faire la paix. Sinon, comment justifier ces agressions à répétition ? En tout cas, les actions menées sur le terrain sont contraires à la paix. Le gouvernement de Catherine Samba-Panza a sérieusement du mal à assurer la protection des civils, notamment les musulmans. Ceux-ci sont très frustrés et donc très remontés contre les autorités. L’impuissance de l’équipe gouvernementale à agir, donne des prétextes d’intervention aux forces de « l’ex-Séléka ».

Un certain temps, l’on s’était félicité des initiatives prises par les partisans de l’ex-« Séléka » et ceux des « anti-balaka » en faveur de la paix. Aujourd’hui, l’on semble revenu en arrière. Les frères centrafricains seraient-ils incapables de se parler et de trouver remède à leur mal ? Si oui, les forces internationales devront s’assurer que les sites religieux soient vraiment bien protégés. Ceux qui poussent les populations à fuir pour se réfugier dans les camps et les sites religieux n’ont qu’une idée : piller les domiciles une fois désertés. Ils ne sauraient donc être considérés comme des patriotes qui luttent dans l’intérêt de leur pays. Des dispositions doivent être prises pour les neutraliser.

D’où vient-il qu’en ce début de mois de jeûne, après avoir pris l’engagement de faire la paix, les forces combattantes se livrent encore à des exactions, et de surcroît dans des lieux de culte ? La paix tarde à revenir parce qu’entre Centrafricains, peu d’efforts sont investis pour rétablir la confiance. Avec le semblant d’accalmie consécutive aux pourparlers de paix, l’on avait tendance à oublier cette crise centrafricaine. Les belligérants semblent vouloir nous convaincre qu’ils n’aspirent point à la paix ! Mettre en place un gouvernement ouvert à toutes les sensibilités ne semble point convenir à tous. Il faudra pourtant agir vite, afin d’éviter que la RCA ne sombre dans l’abîme ! Le risque de partition de ce pays est réel. Consciemment ou inconsciemment, les antagonistes tendent à imposer la carte d’un pays à disloquer, avec des entités distinctes au nord et au sud. Selon certaines informations, il ne faudrait pas écarter un éventuel retour de Michel Djotodia. A quelles fins, si cela s’avère exact ? Négocier une possible partition de la RCA, ou aider à résoudre la crise ?

La mobilisation des énergies peine à émouvoir le cœur de ceux qui ont choisi la voie des armes

L’on constate qu’en dépit d’une bonne volonté, le gouvernement de Catherine Samba-Panza peine sérieusement à régler les problèmes. Une preuve que les racines du mal sont très profondes. Elles puisent en effet leur énergie à la source de la mal gouvernance qui, depuis les premières années de l’indépendance, a caractérisé la gestion de ce pays. En effet, tous régimes confondus, la classe politique centrafricaine aura énormément contribué à égarer le pays, à le dépouiller sans vergogne de ses ressources, et à abandonner sans aucun état d’âme le peuple à la misère.

Il appartient aux Centrafricains eux-mêmes de se montrer capables de transcender leurs différences et leurs divergences, pour trouver une solution durable à la crise actuelle. Elle exige de la bonne volonté, le dépassement de soi, le renoncement et l’ouverture d’esprit. A défaut de pouvoir y parvenir, on conduira inévitablement ce pays à la partition, condamnant de ce fait son peuple à l’errance.

Ce qui se passe actuellement en RCA n’est vraiment pas digne d’un pays africain. L’éthique africaine recommande qu’on fasse preuve de retenue lorsqu’une médiation entre en scène suite à un litige. A Bangui et à travers le pays, les choses se passent autrement. Des troupes françaises aux autres forces multinationales, des réunions au sommet entre dirigeants de pays de la sous-région et même des émissaires de l’Union africaine (UA), on aura tout essayé. La mobilisation des énergies, la synergie des actions, peinent toujours à émouvoir le cœur de ceux qui ont choisi la voie des armes pour régler leurs comptes. Le peuple centrafricain ne doit pas continuellement souffrir du manque de patriotisme et de l’amateurisme de sa classe politique. Trop, c’est trop ! Si la classe politique centrafricaine n’est pas capable de s’assumer, il conviendrait de mettre officiellement ce pays sous la tutelle des Nations unies. Dans un tel scénario, il faudrait traduire les dirigeants responsables des exactions devant la Cour pénale internationale (CPI).

Une chose est sûre : tous ceux qui profitent de cette guerre doivent pavoiser dans leur coin. Après son éviction, l’ex-président Bozizé avait vite crié « au loup ! », faisant ainsi allusion à une invasion de présumés « djihadistes ». C’est un fait aujourd’hui : il aura, en tout cas, réussi à imposer une guerre religieuse à son pays, ses compatriotes et la communauté internationale. Des « anti-balaka » s’étant réclamés de lui, la question se pose de savoir, jusqu’à quand le peuple centrafricain devra-t-il continuer de souffrir ?

Le Pays/Actuburkina

“Tournons la page” milite pour le retour des chrétiens dans les quartiers musulmans

0
Créé à l’initiative des musulmans de PK5, ce collectif veille sur les maisons abandonnées des chrétiens et procède au nettoyage des quartiers du troisième arrondissement, à majorité musulmane.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/bangui-pk5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rond point Marché km5
Rond point Marché km5 de Bangui

A l’initiative des musulmans de km 5, un collectif mixte, musulmans-chrétiens,  dénommé TOURNONS LA PAGE a vu le jour dans le 3ème arrondissement. L’association s’est assignée pour mission de créer les conditions favorables au retour des populations de confession chrétienne qui vivait dans les quartiers musulmans plus de cinq mois.

Les biens ainsi abandonnés par ces ménages sont devenus une aubaine pour les pillards qui perpétuent des actes de vandalisme, contribuant ainsi à discréditer la communauté musulmane restée sur place.

«Ce qui nous a poussés à créer le collectif, c’est notre volonté d’inciter nos frères chrétiens à rentrer et prendre soin de leurs maisons.» justifie Moussa Bardé, président de “Tournons la page” «Entre temps, le collectif veille sur les biens des gens qui sont là. Si les bandits volent des choses, nous les récupérons pour les remettre aux Burundais de la MISCA [Force Africaine en Centrafrique] qui sont là.

Pour cette première sortie, le collectif a choisi entre autres objectifs d’intérêt général, la salubrité du 3ème arrondissement, une rubrique qui cadre avec la vocation du projet « Cash for Work » de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui soutient cette initiative, comme l’explique à Anadolu, Mexin Ouadaï chef dudit projet.

« Depuis le mois de mars nous avons lancé ce projet d’appui à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale entre les deux communautés. C’est ainsi que nous avons été très sensibles à l’appel de l’Ong “Tournons la page”, qui a pris l’initiative de réunir musulmans et chrétiens des quartiers du 3ème arrondissement pour nettoyer leur localité. L’OIM les soutient parce qu’il s’agit du même objectif, à savoir la paix, la cohésion sociale. »

Pour ce premier appui de l’OIM, les membres du collectif ont bénéficié des matériels de travail, c’est-à-dire des bennes pour transporter les ordures jusqu’à notre décharge finale, des pioches, des pelles, des râteaux, des balais, des brouettes…

« Notre premier chantier a été le marché Mamadou M’Baïki [le principal marché du Km5] et aujourd’hui, ce marché est propre. Ensuite, l’Avenue Boganda qui part de Km5 vers le 2ème arrondissement, puis l’Avenue Koudoukou qui part du Km5 vers le 5ème arrondissement ont été nettoyées» explique Mansour Amadou Aïdio, membre du staff de l’OIM «Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur le marché de Kokoro, principale cause d’inondations dans le 3ème arrondissement, car les canalisations étaient bouchées et depuis très longtemps, personne n’a daigné les nettoyer. Entre temps, nous avons des équipes mobiles qui sillonnent les quartiers pour collecter les ordures. »

L’adhésion des musulmans à ce projet est manifeste. Pour Charline Kenguelewa, néanmoins, la paix ne peut se faire unilatéralement. “Nous avons encore peur d’aller à d’autres quartiers de Bangui comme Combattant, à Gobongo, à Pk12 et autres” se plaint cette habitante du quartier Yamabassa. “Il faudrait que les Anti-Balaka en fassent autant pour laisser les musulmans circuler dans les autres arrondissements.”

Côté chrétiens, la satisfaction est au rendez-vous. Mirabelle Ngombo est une habitante du quartier Ngbénguéwé qui met les pieds pour la première fois, depuis des mois, dans sa propre maison, abandonnée depuis aux pilleurs.

« Je suis très émue aujourd’hui, car il y a des gens ici que je n’ai pas vue depuis six mois. C’est pourquoi je remercie du fond du cœur le Collectif TOURNONS LA PAGE et l’OIM qui nous a permis de nous rencontrer aujourd’hui. Nous devons comprendre que ce qui est passé est passé, et que nous les chrétiens et les musulmans, puissions nous pardonner et nous réconcilier afin que les familles qui souffrent dans les sites regagnent leurs domiciles.»

Pour Célestin Kparambéti, ce sont de pareilles initiatives qui contribueront à ramener la paix en Centrafrique. Cette habitante chrétienne du Quartier Ramandji exhortent les autorités à ne pas lésiner sur les moyens pour appuyer pareils projets.

« Lorsque nous étions sur le site, on s’interrogeait, à quoi ressemble notre quartier et nos maisons ? Mais, si aujourd’hui grâce à ce collectif, les gens sont sortis pour travailler ensemble, c’est une grande joie pour moi. Je demande que les autorités leur donnent beaucoup de moyens pour continuer ce travail. Ce n’est que par-là que la paix pourrait revenir dans notre pays. »

 

Sylvestre Krock Pour AA

Centrafrique : Catherine Samba Panza dépassée par la violence à Bambari, décrète 3 jours de deuil national

0

Un deuil national de trois jours en mémoire des Centrafricains tués le 7 juillet 2014 à Bambari (…) est décrété sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine à compter du jeudi 10 juillet 2014.

 

Le drapeau centrafricain sera mis en berne durant cette période, indique le communiqué de la présidence diffusée par la radio nationale.

Le bilan de l’attaque du camp de déplacés installé dans la cathédrale Catholique Saint-Joseph de Bambari i faisait état lundi soir de 26 morts, dont 11 femmes et 35 blessées

L’attaque qui a été menée par hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires présumés membres des ex-rebelles de la Séléka, qui ont récemment installé leur état-major à Bambari. La séléka qui soupçonnait les membres de la milice Anti-Balaka, hostiles aux séléka d’être infiltrés parmi les réfugiés du camp de la cathédrale Catholique Saint-Joseph.

Depuis plus de semaines, Bambari i est le théâtre d’affrontements et de représailles entre les séléka et les anti-balaka. Mardi, le ministre de la défense Français, Jean Yves Le Drian en visite en Centrafrique, a dû annuler sa visite dans la localité.

La Centrafrique plongée dans la violence depuis le renversement du régime Bozizé en mars 2013. Du 21 au 23 juillet à Brazzaville, les différents groupes armés, séléka et anti-balaka, sont attendus pour un éventuel cessez-le-feu lors du forum de réconciliation nationale.

Koaci.com

Attaque sanglante de l’évêché de Bambari : “Pour fuir, on s’est déguisé en femmes”

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Diocesse-Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo pris début juillet dans l'enceinte de l'évêché. Photo RJDH RCA.
Photo pris début juillet dans l’enceinte de l’évêché. Photo RJDH RCA.

Bambari, dans le centre de la Centrafrique, a connu une flambée de violences sans précédent, lundi. Otages des affrontements répétés entre milices, des habitants réfugiés dans l’évêché de la ville, ont vécu l’enfer.

Ville sans remous majeurs durant la crise centrafricaine, Bambari est, depuis deux mois, le théâtre d’affrontements récurrents entre les groupes d’autodéfense ruraux anti-balaka et les ex-Selekas, milices rebelles majoritairement musulmanes. Ces violences ont poussé de très nombreux habitants à trouver refuge dans des lieux de culte. Hier, c’est la cathédrale Saint Joseph, où 12 000 personnes étaient présentes, qui a été attaquée.

Les raisons de l’attaque divergent. Certains affirment qu’elle aurait été déclenchée après qu’un “espion” a été identifié dans l’enceinte et torturé par des anti-balaka à proximité de la cathédrale. En représailles, des habitants musulmans de Bambari seraient venus attaquer l’évêché. Selon une autre version, l’attaque a été menée par des habitants armés, en représailles au meurtre de deux personnes dimanche, dans un quartier de Bambari.

DSC_0526

 

“Les assaillants disaient qu’on cachait des anti-balaka”

Le père Edouard Mathos est évêque de Bambari. Il était dans l’enceinte de la cathédrale lors de l’attaque.

Vers 15 heures, alors que les réfugiés étaient, comme à leur habitude, dans la cour de la cathédrale en train de préparer à manger, on a entendu comme des coups de canon. D’un coup, des hommes armés de fusils et de grenades mais habillés en civil ont défoncé le portail et sont entrés dans l’évêché. Certains ont crié “on vous déclare la guerre” en rentrant dans l’enceinte. D’autres disaient que nous cachions ici des anti-balaka, ce qui est évidemment faux [les anti-balaka seraient positionnés aux abords de la cathédrale, NDLR].

Ça a créé un mouvement de panique invraisemblable, les gens essayaient de s’enfuir de tous les côtés. Ils ont tiré des coups de fusil et ont touché des hommes et des enfants. Ils n’ont eu aucune pitié : ils ont tout pillé, mis le feu à ma maison et tenté de forcer la porte de mon bureau qui se trouve dans la cathédrale. Nous avons immédiatement essayé de joindre la force Sangaris, mais ils ne sont arrivés que quatre heures après. [D’autres sources signalent la présence d’un hélicoptère de la force française au dessus de l’évêché, avant l’attaque, NDLR]

Selon l’évêque, 12 000 personnes étaient réfugiés dans l’enceinte de l’évêché. Photo RJDH RCA.
Les plus réactifs ont été des généraux de l’ex-Seleka, qui, contre toute attente, sont arrivés au bout de 30 minutes pour sécuriser la cathédrale. Cela me fait penser que ceux qui nous ont attaqués sont des éléments incontrôlés qui n’ont rien à voir avec la Séléka. [À Bambari, le commandement de la rébellion est divisé et les chefs ont des positions et des intérêts différents, ce qui pourrait expliquer cette intervention d’une partie de la Seleka pour sécuriser la zone. Mais pour la Misca, ainsi que selon des sources proches des forces françaises, il y avait bien des éléments des ex-Seleka parmi les assaillants, NDLR].

Le lendemain, mardi, j’ai fait un tour dans l’enceinte de l’évêché. Je n’avais plus de chaussures, car, même ça, ils me les avaient volé. Un peu partout, il y avait des corps sans vie, certains cadavres étaient calcinés. J’en ai compté 17 en tout [les sources hospitalières ont annoncé un bilan provisoire de 30 morts dans cette attaque et une quarantaine de blessés, NDLR]. Il y avait 12 000 personnes dans l’enceinte. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus personne, si ce n’est une quarantaine de civils, que je loge chez moi.

 

“On a mis des vêtements de femme pour s’enfuir”

Fernando (pseudonyme) était lui aussi dans la cathédrale et a dû s’enfuir.

Ça faisait 10 jours que nous étions là, et depuis quelques jours, des rumeurs circulaient qu’une attaque pouvait avoir lieu pour attirer l’attention du ministre français de la Défense [Jean-Yves le Drian devait se rendre à Bambari ce mardi mais a finalement annulé sa visite à cause de la mauvaise météo. il a par ailleurs estimé que “les 150 à 180 soldats français avaient suffisamment de choses à gérer”, NDLR]. Lorsque les assaillants sont entrés dans l’enceinte, on a rapidement compris qu’ils voulaient s’en prendre aux hommes, car ils laissaient femmes et enfants s’enfuir sans les arrêter. Avec des amis, nous avons récupéré des vêtements de femme, qui étaient aux objets trouvés de la cathédrale, on a mis des soutiens-gorge et on a couvert nos têtes pour s’enfuir en profitant de la cohue.

.

Des réfugiés qui ont quitté la cathédrale arrivent au camp de la Misca. Photo prise hier matin par un des nos Observateurs à Bambari.
On s’est enfuit en brousse pendant plusieurs heures en attendant que les choses se calment. Il y avait là énormément de gens blessés qui avaient pris des balles perdues et se sont retrouvés sans soins. Beaucoup sont décédés et ont été inhumés dans la brousse. On est beaucoup à se demander pourquoi cette église, qui était une cible facile, n’était pas protégée par les forces internationales. Quand on a posé la question aux responsables de la mission des Nations unies de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), ces derniers nous ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas sécuriser un lieu de culte chrétien, que ça serait jeter de l’huile sur le feu auprès des musulmans [contacté par FRANCE 24, un responsable de la Minusca à Bambari refuse tout commentaire mais confirme une “situation grave”, NDLR].
Fuyant la cathédrale, de très nombreux habitants ont trouvé refuge dand le camp de la Misca, la force internationale sous conduite africaine qui accueillait déjà près de 5 000 personnes avant les violences de lundi.

Photos prises début juillet dans le camp de la Misca à Bambari. Plusieurs habitants, ne pouvant rentrer chez eux, ont déplacé leurs petits commerces alimentaires (à gauche), de téléphonie (au centre) ou de coiffure (à droite).
Bambari, considéré comme la “porte” vers la capitale Bangui, est un lieu stratégique. Depuis le mois de mai, les opérations de désarmement menés par les militaires français dans la ville sont régulièrement marqués par des affrontements avec des groupes armés, qui ont déjà fait plusieurs blessés dans les rangs français.

Ce billet a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste aux Observateurs de FRANCE 24.

 

Centrafrique : l’agence de l’ONU pour les réfugiés condamne les violences à Bambari

0
La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences indiscriminées contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet.

La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet. Ces violences ont frappé le centre et l’ouest du pays.

« C’est inacceptable »

Le 4 juillet, pendant que des habitants priaient, des hommes armés ont lancé une grenade dans la mosquée, blessant 34 personnes dont quatre cas graves. A Bambari, les résidents de la ville ont trouvé refuge dans la cathédrale suite aux violences dans la région en fin juin.

« Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ces attaques sur la population civile : c’est inacceptable. La population civile centrafricaine continue d’être les victimes d’attaques indiscriminées. J’appelle donc tous ceux impliqués dans les violences à respecter la protection de tous les civils et à assurer leur sécurité », a déclaré Madame Claire Bourgeois.

Elle invite toutes les parties prenantes à s’engager pour restaurer la paix dans le pays, elle réitère au gouvernement la nécessité d’investiguer tous les actes criminels qui sont des entraves à la cohésion sociale.

Par African Press Organization (APO)

La Centrafrique sur une poudrière

0

Les groupes armés font la loi : une vingtaine de réfugiés ont été tués le 8 juillet à l’intérieur des bâtiments de la cathédrale Saint-Joseph à Bambari, alors qu’à Bangui monte l’angoisse d’une flambée de violence.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/topic.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>topic

Entre 17 à 22 personnes ayant trouvé refuge à l’intérieur du complexe de la Cathédrale Saint-Joseph, dans le centre de Bambari,  au cœur de la Centrafrique, ont été tuées, le 8 juillet, dans le cadre d’un assaut perpétré par 30 à 50 rebelles de l’ex-Séléka pour beaucoup, par des combattants musulmans non apparentés aux anciens rebelles pour d’autres.

D’après des informations de l’Eglise en République Centrafricaine, rapportées par l’agence Fides, les rebelles auraient également dépouillé les évacués et mis à sac le complexe de la Cathédrale qui comprend l’Evêché et une école privée où, depuis plusieurs semaines, sont réfugiées des milliers de personnes fuyant les violences entre les combattants Seleka et anti-balaka.

Sur l’identité des auteurs de la sanglante attaque de la cathédrale, les versions divergent : selon une source de la Misca (la force africaine présente sur place avec Sangaris, la force française, et l’Eufor, la force européenne). il s’agissait d’ « hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka ». Joints par Jeune Afrique, l’entourage du ministère français de la Défense et autres sources ont eux aussi accusé des éléments de l’ancienne rébellion. Or, selon Mgr Edouard Mathos, l’évêque de Bambari, il s’agirait de jeunes musulmans non apparentés aux anciens rebelles. Il soutient même que lundi, vers 16h 30 (locales), des membres de la Séléka ont porté secours aux civils de l’évêché, chassant les assaillants.

Tous s’accordent pour dire que cette question est d’autant plus délicate que les anciens rebelles sont particulièrement divisés, en fonction de leurs origines géographiques et ethniques, car issus de deux branches différentes dont les intérêts et positions ne sont pas les mêmes.

« Ce qui se passe à Bambari est indicatif de la tendance présente dans le pays, qui risque de se briser,et c’est là la préoccupation de tous » déclaraient d’autres sources à l’agence Fides, qui signale également une situation explosive à Bangui, la capitale, où la situation semble calme pour le moment, mais où une flambée de violence soudaine pourrait se déclencher.

Le 1 juillet dernier, Mgr Edouard Mathos, débordé par l’affluence des réfugiés (12 000) dans la cathédrale, avait lancé un appel de détresse pour obtenir de toute urgence une aide humanitaire. Plusieurs ONG étaient venues constater la situation, mais aucune aide e n’est arrivée. Il manque de tout, non seulement de nourriture, mais aussi des grandes toiles pour permettre aux gens de s’allonger. Seule la Croix-Rouge leur apporte de l’eau.

Dans ce climat particulièrement tendu et inquiétant, les évêques centrafricains ont lancé un appel désespéré : « Les groupes armées font la loi en CentrafriqueTuer, incendier des maisons, voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix  (…) », dénoncent-ils dans un message publié le 2 juillet à Bangui (cf. Aleteia)

Les évêques, qui décrivent leur pays comme « une grande prison à ciel ouvert où les groupes armés écument la campagne en semant la mort », dénoncent les innombrables attaques contre les religieux en plusieurs endroits du pays notamment les tortures et la tentative d’assassinat de l’évêque de Bossangoa, dans l’ouest du pays, l’horrible et cruel assassinat de l’abbé Christ Foreman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieux de Dékoa (centre du pays).

Les évêques citent également le récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Bangui (17 morts le 28 mai) au cours duquel l’abbé Paul-Emile Nzalé a été abattu et les crimes odieux commis contre les pasteurs de l’association des églises évangéliques en Centrafrique.

Dans un message publié à l’issue de leur assemblée plénière, le 28 juin dernier, la Conférence épiscopale de Centrafrique fait part de sa détresse et désespoir, listant toute une série d’obstacles qui empêchent le pays de ce temps de crise et de tensions intercommunautaires. Insécurité, impunité, menaces visant le personnel pastoral, institution de l’Etat en panne, précarité et insécurité alimentaire, précarité sanitaire, économie exsangue et partition du pays en deux (cf. Message intégral sur Radio Vatican /Afrique) .

Sources: agence Fides – Jeune Afrique – Radio Vatican /Afrique/Aleteia

Cameroun – RCA : Une réunion de la vice présidente centrafricaine interdite à Douala au CAMEROON

0

Léa Koyassoum Doumta reconnait n’avoir pas rempli toutes les conditions pour organiser la conférence de presse.

C’est plus d’une heure après l’heure prévue pour la conférence de presse que Léa Koyassoum Doumta va faire son apparition sans la salle de l’hôtel Somatel de Douala. Non pas pour cet entretien avec les hommes de médias présents, mais, pour expliquer les raisons de ce retard, et les informer que la conférence de presse n’aura plus lieu.

«La conférence de presse ne pourra plus se tenir. A cause d’une panne d’avion, je n’ai pas pu arriver à temps pour m’entretenir avec les autorités administratives. Je suis en train de m’entretenir avec elles depuis le matin afin de leur expliquer le pourquoi de cette conférence de presse», a expliqué Léa Koyassoum Doumta hier, lundi, 07 juillet 2014. Elle a par la suite rejoint les autorités en charge de la sécurité dans la ville de Douala pour la suite de leur entretien.

Pourtant, l’objet de la conférence de presse était clair. Il s’agissait de parler du «cycle de coups d’Etats en rca et les conséquences sur la population». Celle qui est par ailleurs présidente intérimaire du Parti de l’unité nationale s’oppose à la situation de guerre qui s’est installée en République centrafricaine depuis cinq décennies. A en croire cette dernière, le pays a déjà été victime de 15 coups d’Etats dont 6 réussis. Une situation qui a des conséquences multiples sur les populations et la stabilité du pays.

Cependant, poursuit-elle, «les populations ont commencé à mieux se porter. Toute fois, celles qui vivent dans l’arrière pays sont encore entre les mains des miliciens. Heureusement, pour l’heure, le Cnt a contribué à installer les membres de l’Autorité nationale des élections (organe chargé de l’organisation des élections en Rca) ; ils ont déjà prêté serment et sont à l’œuvre pour organiser les élections», indique Léa Koyassoum Doumta qui rassure que son pays retrouvera peu à peu la paix.

 

Par: Mutation

Centrafrique: La paix, cette chimère

0

                     C’est un accueil tonitruant que les milices centrafricaines ont réservé à Jean-Yves Le Drian lundi dernier. Le ministre français de la Défense, qui se rendait pour la énième fois à Bangui, a été accueilli par un concert de mitraillettes, même si ça se passait à des centaines de kilomètres de la capitale. Ce jour-là, dans l’après-midi, des combattants musulmans ont encerclé la cathédrale Saint-Joseph dans le centre de Bambari, là où se trouvait un site de réfugiés. Des violences ont éclaté qui auraient fait une vingtaine de morts et plusieurs blessés graves. Nouveau drame dans un pays englué dans un cycle infernal depuis on ne sait combien de temps, et qui peine à en sortir. Ce n’est pas la première fois qu’un bain de sang est provoqué dans un lieu de culte : en mai dernier, l’église Notre-Dame de Fatima à Bangui, qui abritait près de 9 000 déplacés, avait été attaquée, causant une quinzaine de morts, sans oublier cette grenade lancée, en juillet 2014, dans une mosquée dans la ville de Paoua, à 490 km environ de Bangui.

Quand on pense que l’accalmie s’est installée, un autre événement encore plus dramatique survient pour nous rappeler combien la paix y est précaire. Une paix d’autant plus fragile qu’aux hostilités se sont greffées des considérations religieuses. La Séléka, ancien mouvement rebelle ayant permis la prise du pouvoir par Michel Djotodia, ayant  favorisé la naissance de petits monstres que sont les balakas (pro-musulmans) et les anti-balakas (pro-chrétiens). Les violences se poursuivent, avec une régularité de métronome dans la patrie de Jean Baptiste Boganda devant une présidente par intérim impuissante et qui n’a plus que ses yeux pour pleurer. L’on a bien pu avoir la tête de Michel Djotodia, mais, visiblement, l’affaire dépasse Dame Catherine Samba-Panza. Si bien qu’elle commence même à agacer ceux qui l’ont jusque-là portée à bout de bras. Il en va jusqu’au visiteur du jour, Jean Yves Le-Drian, qui ne s’est pas gêné, en des termes un peu voilés certes, de critiquer le bilan de son hôte. «Elle n’a pas permis la relance du processus politique … La politique est en panne … Mme Samba-Panza a beaucoup de bonne volonté … Ce n’est pas elle qui est en cause, mais ça n’aboutit pas», a-t-il murmuré.
Catherine de Bangui, pour sa part, réclame le réarmement des troupes centrafricaines. Est-ce la solution? Pas évident avec cette grande muette indisciplinée et abonnée aux mutineries. Va-t-on finir par sacrifier cette présidente par intérim sur l’autel de la paix, elle qui ne fait que prêcher dans le désert ? On se rappelle que c’est à N’Djamena que le sort de son prédécesseur, Michel Djotodia, accusé par les chefs d’Etats de la CEMAC et la communauté internationale de ne pas  avoir mis fin aux violences interreligieuses et aux exactions dans son pays avait été scellé Pauvre Centrafrique, malade de ses fils et à la recherche perpétuelle de la quiétude. Quand ce n’est pas un bouffon à l’image de Bokassa ou des despotes à la petite semaine qui la mettent sous leur coupe réglée, ce sont les populations elles-mêmes qui s’entre-déchirent.
Issa K. Barry

Centrafrique : qui est derrière l’attaque de la cathédrale de Bambari ?

0

Pourtant, Monseigneur Edouard Matos affirme que ce sont des jeunes musulmans non apparentés aux anciens rebelles qui ont mené l’attaque. Il soutient même que lundi, vers 16h 30 (locales), des membres de la Séléka ont porté secours aux civils de l’évêché, chassant les assaillants. “Depuis, une vingtaine d’entre eux sont restés et nous protègent”, explique le religieux.

Une version confirmée par un autre porte-parole de la Séléka, le colonel Djuma Narkoyo. Ce dernier affirme que l’ex-rébellion est intervenue avec Sangaris et la Misca pour mettre fin à l’attaque.

Pourquoi de telles divergences ?

S’il est si délicat d’obtenir une version coordonnée de la Séléka, c’est que les anciens rebelles sont particulièrement divisés, selon les origines géographiques et ethniques de ses éléments. À Bambari, par exemple, se côtoient le nouvel état-major mis en place à Ndélé en avril et le commandant de la région, Ali Darass. Mais ce dernier et le chef d’état-major, Joseph Zindeko, sont issus de deux branches différentes. Leurs intérêts et leurs positions ne sont pas les mêmes.

Pour compliquer le tout, les deux porte-paroles qui s’expriment au nom de la Séléka sont affiliés à ces deux branches. Ahmad Nejad est proche d’Ali Darass, alors que Djuma Narkoyo l’est de Joseph Zundeko…

 

Par Jeune Afrique

Violences en RCA-le rapport d’Amnesty International connu demain

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d’écran.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Capture-d’écran

« République Centrafricaine (RCA): il est temps de rendre des comptes ». Tel est le titre du nouveau rapport d’Amnesty International qui en principe devrait être publié demain au siège de la Fondation Konrad Adenauer, à Dakar. Selon un communiqué de l’organisation de défense des droits de l’homme, ce document est le fruit de « plusieurs missions de recherche effectuées aussi bien en RCA qu’au Tchad, notamment dans les camps de réfugiés et/ou de retournés à N’Djamena, et dans le sud du Tchad, par une équipe d’Amnesty International ». Cette rencontre avec les journalistes est à 11 heures. Ce document lu renseigne que des enquêtes devraient être ouvertes afin de poursuivre les responsables de crimes et d’atrocités en RCA.
En plus de Steve Cockburn, directeur adjoint du Bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, d’autres personnalités prendront part à cette cérémonie. Parmi lesquelles figurent Jean-Eric Nkurikiye, chargé de campagnes pour cette ONG en Afrique Centrale, Christian Mukosa, chercheur d’Amnesty International dans cette partie du continent, et Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International/Sénégal.

IGFM

Le Canada condamne la violence sectaire en République centrafricaine

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/110913_3y0ah_john-baird_sn635.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le ministre des Affaires étrangères John Baird (Photo Radio Canada)
Le ministre des Affaires étrangères John Baird (Photo Radio Canada)

Le ministre des Affaires étrangères John Baird a fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Le Canada condamne fermement la poursuite de la violence sectaire en République centrafricaine (RCA), y compris le terrible attentat d’hier contre des civils qui s’étaient réfugiés dans la cathédrale Saint-Joseph, à Bambari.

« Au cours des dernières semaines seulement, de nombreuses personnes ont été tuées et nombre de soldats français ont été blessés dans la région de Bambari. Nous continuons d’encourager le dialogue et exhortons toutes les parties impliquées dans ce conflit à faire preuve de retenue afin de mettre un terme au cycle de la violence qui ébranle le pays.

« Au nom de tous les Canadiens, nous offrons nos condoléances aux familles et aux amis des personnes qui ont perdu la vie et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

« Le Canada encourage le gouvernement de transition et les forces internationales à poursuivre leurs efforts afin de restaurer la sécurité et la primauté du droit en RCA. »

Depuis 2013, le Canada a versé plus de 23 millions de dollars en aide humanitaire afin de répondre aux énormes besoins humanitaires en RCA et 5 millions de dollars en appui aux efforts de la mission de l’Union africaine pour restaurer la sécurité dans le pays.

 

Source : | APO

La RD Congo enseigne à la Rca comment réguler les médias en période de conflit

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/764924c46e61bd34c4302cf53ec4131f_L.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo John Bompengo, Radio Okapi
Photo John Bompengo, Radio Okapi

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) de la Rd Congo, l’abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale (photo), effectue depuis quelques jours une visite au République centrafricaine.

Le président de la Csac est venu partager l’expérience congolaise en matière de régulation des médias en période électorale après un conflit. En effet, comme la Rd Congo il y a quelques années, la Rca connaît une guerre civile et pense déjà à l’après-conflit qui sera marquée par l’organisation des élections pour désigner les dirigeants de l’Etat.

Le rôle des médias est primordial pour accompagner cette période particulière où la paix reste fragile. La moindre fausse note sur un support de communication peut ramener la guerre. D’où la vigilance du régulateur des médias. Le cas congolais peut inspirer à plusieurs égards les autorités centrafricaines.

En effet, lors de la rencontre des régulateurs africains de l’espace francophone tenue en juin 2014 au Cameroun, l’expertise congolaise a particulièrement retenu l’attention de l’Organisation internationale de la Francophonie et des experts des Nations unies. Le président de la Csac, l’abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale, a été désigné parmi les quatre experts internationaux désormais de référence.

Par: Agence Ecofin

Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

0

En Centrafrique, l’attaque contre l’évêché de Bambari a donc fait au moins 22 morts. Elle survient alors que le groupe de contact sur la RCA réuni lundi à Addis Abeba confirme la tenue du 21 au 23 juillet prochain d’un forum sur la crise centrafricaine. La médiation congolaise peut-elle vraiment aboutir à un cessez-le-feu ? Bienvenu Okiémy est le ministre de la Communication du Congo-Brazzaville. Il est l’invité de RFI.

Bienvenue Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville
Bienvenue Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

RFI : Croyez-vous que la conclusion d’un cessez-le-feu soit possible d’ici la fin du mois, à l’occasion de la réunion du forum de Brazzaville ?

Bienvenu Okyemi : Une possibilité existe, une fenêtre existe. Les chefs d’Etat de la sous-région veulent encourager la réconciliation nationale en RCA. C’est de faire en sorte qu’il y ait un dialogue politique inclusif inter-centrafricain sur un terrain neutre, donc Brazzaville. Il n’y a pas de possibilité d’avenir en RCA sans dialogue entre les enfants de ce pays. Et il n’y a pas de possibilité d’avenir pour l’espace sous-régional s’il n’y a pas de paix en RCA.

Comment précisément compte s’y prendre la médiation congolaise pour ramener toutes les parties à la table des négociations, quand on voit le degré des violences constatées, par exemple, à Bambari ?

En faisant en sorte que tous les acteurs politiques aient des possibilités d’avenir. A Addis-Abeba, le 7 juillet, on a décidé qu’à côté de ce forum de Brazzaville il y aurait une médiation internationale sous l’autorité du président de la République du Congo, avec la présence de l’Union africaine, avec la présence des Nations unies, avec la présence de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Autant dire une implication de la communauté internationale, la RCA ne peut pas aller encore plus au fond que là où elle est aujourd’hui. Elle est obligée d’aller de l’avant.

Depuis le mois de mai, l’état-major de la Seleka a été unifié. Mais il n’y a pas, on le sait, d’unité politique du mouvement. Qui devra représenter la Seleka à Brazzaville ?

Je pense que la décision n’appartient pas aux acteurs politiques extérieurs qui veulent ramener la paix. La décision appartient en interne à la Seleka. C’est à cette organisation de trouver la personne la plus indiquée pour les représenter à Brazzaville.

Le procès de l’ancien numéro 2 des renseignements congolais, Marcel Ntsourou, entre ce mercredi dans sa deuxième semaine. Que répondez-vous à ceux qui qualifient ce procès, de procès politique ?

A toutes ces personnes, je voudrais simplement dire que le juge congolais n’est pas à la botte des hommes politiques. Chaque procès dans ce pays est un procès juste, un procès équitable. Et ce procès existe simplement parce que le 16 décembre 2013 le colonel Marcel Ntsourou et ses hommes ont fait le feu , si je puis me permettre, sur la force publique. Ils se sont organisés en bande armée.

Quand Marcel Ntsourou a menacé de dévoiler les secrets du Beach de Brazzaville, la disparition en 1999 de 350 opposants, cela n’a pas été considéré comme une menace pour le pouvoir ?

Le procès du Beach a eu lieu en 2005 et Marcel Ntsourou faisait partie des inculpés. Il n’a jamais, à aucun moment, avancé un quelconque argument visant à dire : voilà, la République du Congo est responsable de quelque chose. Si telle était sa volonté qu’il le fasse !

Il y a dans ce procès 113 autres prévenus que Marcel Ntsourou, certains sont des civils, chauffeurs, employés… arrêtés le 16 décembre comme l’ancien numéro 2 des renseignements, ou dans les semaines qui ont suivi. Que leur est-il reproché précisément ?

Ils faisaient partie d’une organisation appelant à la rébellion. Ils ont opposé une résistance à l’autorité publique ! Ils ont désobéi à l’autorité publique !

Donc ils ne sont pas là pour faire diversion, pour détourner les regards du principal prévenu ?

Le juge ne cherche pas à faire diversion.

Il y a quelques semaines, l’expulsion de Brazzaville de près de 140 000 personnes originaires de RDC a provoqué une grave crise avec votre voisin. Où en est-on aujourd’hui ?

Il n’y a pas de problèmes entre les deux Congo. Les voyageurs résidant dans les zones frontalières peuvent aller et venir avec un simple laissez-passer. Ceux qui sont au-delà de ce rayon de 50 kilomètres sont obligés d’avoir un visa. Cet accord devra être affiché par les deux Parlements. Je pense que les choses iront assez vite.

Il y a quelques mois sur cette même antenne vous nous disiez que la révision de la Constitution au Congo ne devait pas être un sujet tabou. Où en est là-dessus la réflexion du président de la République ?

La population congolaise sur l’ensemble du territoire, appelle à la révision ou au changement. La Constitution de 2002 a quinze ans.

Donc il y aura une révision ?

C’est le peuple qui commandera la révision ou le changement ! Et les autorités politiques devraient en tenir compte si telle était la volonté du peuple congolais !

Et si le peuple estime que le président doit passer la main en 2016, il le fera ?

C’est un démocrate qui est là pour tenir compte des règles de droit.

 

Par: RFI

Centrafrique: des dissidents de l’ex-Seleka créent une coordination politique et militaire

0

Des chrétiens dissidents de l’ex-Séleka annoncent la création d’une coordination politique et militaire, dans un communiqué rendu public

Cette structure dissidente de la Séléka reproche à la communauté nationale et internationale de les «avoir abandonné» et «de ne penser qu’aux musulmans Séléka» ce qui justifie «la création d’une Coordination nationale politique et militaire» spécifique. Concernant l’alliance entre Chrétiens et Musulmans au sein de l’ancienne coalition rebelle, la nouvelle structure a souligné : «Au lendemain des attaques de grande envergure lancés par la Coalition Séléka dans le Nord (le 10 décembre 2012), certains Centrafricains et de surcroit chrétiens, ayant été désavoués, trompés et déçus par le général François Bozizé, une fois au pouvoir le 15 mars 2003, ont décidé de rejoindre les rangs de la coalition Séléka», détaille le texte dont Anadolu a obtenu copie.

«Musulmans et chrétiens unis dans la coalition Séléka avaient pour seul objectif d’amener le Président Bozizé à respecter l’accord de Libreville de janvier 2013» (un accord de cessez-le-feu, signé entre le gouvernement de rca et la Seleka, qui prévoyait notamment le retrait progressif des rebelles de la Seleka de la zone occupée, ndlr), indique le communiqué. «Face au refus du général, l’objectif a changé pour devenir la chasse de Bozizé du pouvoir», poursuit le texte.

Une fois que Bozizé avait été chassé du pouvoir, «ces chrétiens attendaient patiemment leur incorporation dans l’armée nationale» et c’est à cet instant qu’ils se sont sentis «abandonnés, lésés et mis à l’écart par les musulmans Séléka et les mercenaires qui se reconnaissaient tous derrière Michel Djotodia, qui s’est autoproclamé Président de la République, le 24 mars 2013», lit-on également.

C’est en réponse à «cette mise à l’écart», que la nouvelle coordination a appelé les autorités de la transition et la Communauté internationale, «à prendre des mesures conséquentes» pour la résolution efficace et durable de la crise en cours. Aucune réaction des dirigeants de la Seleka ni de cette nouvelle Coordination n’a pu être recueillie pour confirmer et mesurer l’ampleur exacte de cette dissidence.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/seleka-150×105.jpg” alt=”seleka” width=”150″ height=”105″ />

Par: Anadolu Agency

Centrafrique : Manuel Fontaine au chevet des refugiés centrafricains :: CENTRAL AFRICAN

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Manuel_Fontaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manuel_Fontaine Le directeur régional Afrique centrale et de l’Ouest de l’Unicef
Manuel_Fontaine
Le directeur régional Afrique centrale et de l’Ouest de l’Unicef

, vient toucher du doigt, la situation des réfugiés à l’Est du Cameroun. Selon son cabinet, il prévoit apporter une réponse plus efficace.C’est à 19h local par Yaoundé, en provenance de Dakar au Sénégal que le directeur régional Afrique centrale et Afrique de l’Ouest est arrivé au Cameroun. Outre les multiples rencontres auprès du gouvernement camerounais, Manuel Fontaine entame dès mercredi 9 juillet à l’Est du pays, une visite de terrain afin de toucher du doigt, la situation centrafricaine. Déjà à l’Unicef Cameroun, on inscrit cette visite dans le cadre d’une “situation exceptionnelle d’urgence”.

Si les contours de la visite de ce responsable onusien sont dessinés et rendus publics, il n’en demeure pas moins que les vraies raisons ont un caractère humanitaire. En effet, “il vient pour voir ce qui se passe et faire un plaidoyer au plus haut niveau” apprend t-on de sources onusiennes. A proprement parlé, cette visite découle du fait qu’à l’Unicef “nous estimons que le problème des réfugiés centrafricains n’est pas bien perçu par les bailleurs de fonds”. S’il est aussi vrai que l’Unicef gère bien la situation, force est de reconnaitre que sur le long therme si rien n’est fait à temps, les ressources qui vont s’amaigrir, pourraient contraindre les équipes locales à revoir leur approche. Ce qui ne serait pas de nature à permettre un contrôle de la situation par cette agence du système des Nations unies, afin d’apporter une réponse plus efficace dans le temps.

L’Unicef dénombre en ce moment, 100 000 réfugiés dans la région de l’Est dont 40 000 à travers les 5 camps. Il fait surtout remarquer que “la situation des personnes qui arrivent n’est pas bonne”. Au rang de ce constat alarmant “ils (les réfugiés) arrivent dans une situation sanitaire déplorable”.

Par ailleurs, “il ne suffit pas de sauver les vies des gens, mais leur présenter des opportunités” indique t-on au sous-bureau de l’Est à Bertoua. Surtout que la visite du directeur régional n’entend pas seulement axer ses préoccupations vers les réfugiés, aussi, les populations locales. “Nous pensons aussi aux populations locales qui font face à certains problèmes”. Cet élan de cœur est consécutif au constat selon lequel “beaucoup d’enfants ici (Est Ndlr) ne vont pas à l’école, n’ont pas accès aux soins de santé et sont victimes de maladie”.

C’est dire que Manuel Fontaine qui arrive au Cameroun dans un contexte particulier, charrie déjà beaucoup d’espoir, tant pour les réfugiés centrafricains au Cameroun que pour les populations hôtes.

L’on entend dire que le mandataire onusien repartira à la fin de sa visite avec plusieurs données qui lui permettront de convaincre aux premiers abords, les bailleurs de fonds, sur la nécessité d’agir en urgence au Cameroun. C’est pourquoi, la visite du site de Gado, le plus important de la région situé à 27 Km de Garoua-Boulai, point d’entrée des réfugiés, lui permettra de voir et d’écouter, l’ensemble des difficultés similaires aux autres sites.

 

camer.be