samedi, septembre 12, 2026
Accueil Blog Page 546

BANGUI: 40 GENDARMES CENTRAFRICAINS SONT EN FORMATION EN INTERVENTION PROFESSIONNELLE

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

DSC00051

 

40 GENDARMES CENTRAFRICAINS SONT EN FORMATION E

N INTERVENTION PROFESSIONNELLE

 

Bangui, (CNC),17-03-2016

Ils sont 40 gendarmes centrafricains dont une femme à prendre part à un atelier de renforcement de capacité. Cette formation portant sur l’intervention professionnelle au profit de la gendarmerie nationale est exécutée par la composante police de la Minusca.

Financé par les Etats Unis d’Amérique avec l’appui du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’atelier est prévu du 15 au 25 mars 2016, à l’école de la gendarmerie nationale à Bangui.

La cérémonie de l’ouverture de cet atelier a eu lieu le 15 mars 2016, à l’école gendarmerie nationale à Bangui, la capitale centrafricaine. Plusieurs personnalités dont ont rehaussé de leur présence à la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Il s’agit entre autres du Directeur de cabinet représentant le ministre de la sécurité publique immigration et émigration à la cérémonie, premier Conseiller à l’ambassade des USA à Bangui, et du Directeur pays de PNUD en Centrafrique.

Dans son message de circonstance, le Directeur pays PNUD à Bangui Aboubakar Coulibali a exhorté les éléments de la gendarmerie nationale de s’approprier des principes d’intervention professionnelle pour redorer le blason des forces de sécurité intérieure dont la mission est délicate. Car d’après lui, le métier de gendarme est un engagement fondamental permettant de donner la quiétude aux citoyens centrafricains. Le Directeur pays de PNUD a réitéré le soutien de son institution aux cotés des autorités centrafricaines.

De son côté, le premier Conseiller à l’ambassade des USA à Bangui, Jean Pierre Louis a rappelé que le gouvernement américain a conclu un accord avec le gouvernement centrafricain d’une subvention de 11 millions de dollars. Il a souligné que la mission du gouvernement américain est de soutenir les autorités centrafricaines dans le renforcement des institutions de l’Etat centrafricain.

Pour le ministre de la sécurité publique représenté à cette cérémonie par son directeur de cabinet Etienne Bissa, cet atelier de renforcement de capacité permet à la gendarmerie nationale de contribuer fortement à la lutte contre la violation des droits de l’homme et contre l’impunité. Si bien qu’il a mis l’accent sur aspect en ces termes : « la société qui couvre l’impunité est appelée à s’éclater ». Il a jouté que « La crise ayant frappé la République centrafricaine a donné beaucoup de leçons que l’on ne doit plus retomber dans les erreurs du passé ».

Les locaux de l’école de la gendarmerie nationale où déroule cette formation se trouve dans un état de délabrement avancé avec la vétusté des bâtiments. Les partenaires ont promis d’apporter leur aide aux autorités centrafricaines pour la réhabilitation de cette école de forces de sécurité intérieure.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA VA RENCONTRER LES NATIONS UNIES

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
SAMSUNG CAMERA PICTURES_562
 
 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA VA RENCONTRER

LES NATIONS UNIES

 
Bangui, (CNC), 17-03-2016
 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) l’équipe-pays des Nations Unies se réunissent les 22 et 23 mars prochains, avec le Président élu, Faustin Archange Touadéra, à l’occasion d’une session de partage d’informations. La rencontre a pour but de partager avec les nouvelles autorités centrafricaines, des informations devant leur permettre de mieux comprendre le mandat onusien et les obligations y afférentes.

L’annonce a été faite ce mercredi à Bangui, par le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca. Selon le Porte-parole, la rencontre vise à stimuler des débats autour des défis majeurs afin de construire un nouvel esprit de partenariat dynamique mais aussi de formuler des recommandations, dans le cadre des priorités des 100 premiers jours du mandat du nouveau Président de la République centrafricaine.

Monteiro a par ailleurs rappelé que, suite à l’annonce des résultats définitifs des élections par la Cour Constitutionnelle lundi, une séance de travail entre l’ANE et le G8 s’est tenue pour examiner ensemble les modalités pratiques de la tenue du second tour prévue pour le 27 mars 2016. En vue de ce second tour, la commande de tous les documents électoraux a été lancée par l’ANE hier, mardi 15 mars.

Le programme du DDR

Sur le processus du DDR, le porte-Parole a signifié que dans le secteur Ouest, la MINUSCA a conduit une mission conjointe à Zere, afin de sensibiliser les acteurs à la base particulièrement les combattants et les communautés locales sur le programme du pré-DDR. A Paoua, la MINUSCA et l’OIM ont mis en place les mécanismes de coordination pour lancer le programme de réduction de la violence communautaire (CVR). L’objectif général de ce projet de réduction de la violence communautaire est de prendre en charge les membres des différents groupes armés qui ne sont pas éligibles au programme national de DDR ainsi que les membres de leurs communautés.

Intervenant pendant le point de presse hebdomadaire de la Mission, le porte-parole de la police de la MINUSCA, le Lieutenant Salifou Konseiga, a noté que le calme règne dans la capitale, en dépit de quelques manifestations des étudiants de l’Université de Bangui. Il a ajouté que dans le domaine de la collaboration et du renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures centrafricaines, la MINUSCA a organisé deux formations, l’une sur la rédaction de rapport et l’autre sur la lutte contre la Fraude Documentaire. La formation est destinée à harmoniser la rédaction des rapports, ce qui facilitera aussi bien leur rédaction que leur exploitation. Deux autres formations se déroulent présentement, dont la première porte sur la remise à niveau des Officiers de Police (OPJ), et la seconde est une formation en intervention professionnelle.

Le Porte-Parole de la Force, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, a quant à lui, rappelé la poursuite des patrouilles terrestres et aériennes, de jour comme de nuit, pour rassurer la population. Il a aussi mentionné le travail du Service Génie de la MINUSCA, notamment dans la construction du pont Bria-Yallinga où les 26% des travaux sont déjà accomplis et la réhabilitation de la route Bangassou-Bambari. Quelques 39 casques bleus (19 et 20 respectivement) sont mobilisés dans ces deux travaux. Par ailleurs, le Génie est également impliqué dans des travaux de réhabilitation à Bria, entre autres localités.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

0

(Corbeau News Centrafrique)

[179708] SelectionCommMar11.jpg_featborder

COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

 

Bangui, (CNC), 17-03-2016

 

Quatre humanitaires d’exception choisis comme finalistes pour le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanité (Aurora Prize for AwakeningHumanity), doté d’un million de dollars

George Clooney et Elie Wiesel, co-présidents du Prix Aurora, se joignent au Comité de Sélection pour féliciter les finalistes du Prix inaugural

15 MARS 2016 – Aujourd’hui, le Comité de Sélection du Prix Aurora annonce les quatre finalistes du Prix Aurora, à savoir Marguerite Barankitse, de Maison Shalom et de l’Hôpital REMA au Burundi ; le docteur Tom Catena, de l’Hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba du Soudan, SyedaGhulam Fatima, secrétaire générale du Bonded Labor Liberation Front au Pakistan et Bernard Kinvi, prêtre à la mission catholique de Bossemptélé en République Centrafricaine.

Le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanitéest un nouveau prix mondial de distinction qui sera décerné chaque année à des personnes ayant mis leur vie en danger pour permettre à d’autres de survivre. Les lauréats se seront distingués par l’impact exceptionnel que leurs actions auront eu sur la protection de la vie humaine et sur la promotion des causes humanitaires, tout en surmontant des défis importants pour ce faire. Celui qui, parmi les quatre finalistes, deviendra lauréat du Prix Aurora, recevra une subvention de 100 000 dollars américains, tandis qu’une subvention d’un million de dollars sera remise, sous forme d’un don, à une organisation caritative qui aura inspiré son travail.

Le Prix Aurora a été créé par les co-fondateurs de 100 LIVES (100 VIES), une initiative mondiale pionnière visant à exprimer la reconnaissance envers ceux et celles qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Arméniens il y a un siècle. Au nom des survivants du génocide arménien, le Prix Aurora qui sera décerné chaque annéea pour but de non seulement conscientiser l’opinion publique quant aux atrocités qui ont lieu de par le monde, mais aussi récompenser celles et ceux qui s’attellent à aborder ces problèmes d’une façon concrète et significative.

« Les quatre finalistes ont été distingués car ils ont trouvé le courage de combattre l’injustice et la violence infligées aux populations les plus vulnérables de leurs sociétés,» a affirmé Vartan Gregorian, co-fondateur de 100 LIVES et membre du Comité de Sélection du Prix Aurora. « Nous avons créé le Prix Aurora non seulement pour honorer, mais aussi pour soutenir ces héros méconnus qui transforment l’humanité et qui se lèvent contre l’injustice et les persécutions. Il y a cent ans, des étrangers se sont

soulevés contre les persécutions commises à l’égard de nos ancêtres. Aujourd’hui nous les remercions en distinguant ceux qui agissent dans le même esprit face aux atrocités modernes. »

LES FINALISTES

Marguerite Barankitse, de la Maison Shalom et l’hôpital REMA au Burundi, a sauvé des milliers de vies et soigné des orphelins et réfugiés durant les années de guerre civile qui a frappé son pays. Lorsque la guerre a éclaté, M. Barankitsea tenté de cacher 72 de ses voisins Hutus les plus proches, afin de les mettre à l’abri des persécutions. Ils furent découverts et exécutés sous ses yeux. Suite à cet événement terrible, elle entreprit de sauver et soigner des enfants et des réfugiés. Elle a sauvé près de 30 000 enfants et, en 2008, elle a ouvert un hôpital qui a soigné plus de 80 000 patients à ce jour.

Le docteur Tom Catena est médecin à l’hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba au Soudan. Cet américain est le seul médecin permanent basé près de la frontière du pays avec le Soudan du Sud et a en charge plus de 500 000 personnes dans la région. Malgré les bombardements répétitifsde l’aviation soudanaise, le docteur Catenaest resté dans l’enceinte de l’hôpital afin d’être disponible 24 heures sur 24. Son désintéressement a fait l’objet de plusieurs articles et reportages. Il a été retenu par le magazine TIME parmi les 100 personnes les plus influentes au monde en 2015.

SyedaGhulam Fatima agit inlassablement pour éradiquer le travail forcé, une des dernières formes subsistantes de l’esclavage moderne. Fatima est secrétaire générale du Bonded Labour Liberation Front Pakistan (BLLF), qui a libéré des milliers de travailleurs pakistanais, dont près de 21 000 enfants, obligés de travailler pour des exploitants de fours à briques pour rembourser des dettes (les taux d’intérêt étant trop élevés pour que les travailleurs puissent rembourser, ils sont contraints au travail forcé et à une situation misérable, souvent brutale). Depuis qu’elle a commencé à militer, Fatima a survécu aux mauvais traitements ainsi qu’à plusieurs tentatives d’assassinat.

Le Père Bernard Kinvi a été ordonné prêtre à l’âge de 19 ans, après avoir perdu son père et ses quatre sœurs de maladie et d’exactions. Le Père Kinvi a quitté son pays natal, le Togo, pour Bossemptélé, une petite ville située en République centrafricaine, où il a pris la direction de la mission catholique. Dans cette mission, se trouvent l’hôpital Jean Paul II, une école et une église. En 2012, la guerre civile a éclaté en Centrafrique. Elle oppose les rebelles musulmans de la Sélékaaux Anti-Balaka (anti-machette), une milice chrétienne. Plongé au cœur de la violence, la mission du Père Kinvi a fourni un refuge et des soins médicaux aux victimes des deux camps. Il a pu ainsi sauver la vie de centaines de personnes de la mort et des persécutions.

Entre juillet et octobre 2015, les candidatures ont émané du monde entier via un portail spécialement dédié à cette occasion sur le site du Prix Aurora (www.auroraprize.com/fr). Les candidats ont été retenus pour leur action désintéressée, leur combat contre le travail forcé, pour l’accueil des réfugiés et les soins médicaux dispensés en première ligne dans des zones de conflits.

Un des quatre finalistes sera déclaré lauréat du Prix Aurora inaugural à l’issue d’une cérémonie qui se tiendra à Erevan, en Arménie, le 24 avril 2016. George Clooney, vice-président du Comité de Sélection, remettra le prix. Les finalistes du Prix Aurora seront honorés lors d’un week-end de manifestations réunissant d’importants acteurs dans le domaine humanitaire, dont l’International Center for Journalists, l’International Rescue Committee et Not On Our Watch, afin d’évoquer des problèmes humanitaires urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, et distinguer ceux qui y font face.

Le Prix Aurora sera décerné chaque année le 24 avril à Erevan, en Arménie.

Pour plus d’informations, consulter : www.auroraprize.com/fr.

Contact presse : 100livesmedia@edelman.com
Photos et vidéos pour utilisation par les médias :http://edelman.isebox.net/100lives

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Communiqué de presse Lille, le 16 Mars 2016

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

signature_Prix

 

Communiqué de presse: Lille, le 16 Mars 2016

 

Bangui, (C.N.C), 12-03-2016

A l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie LANCEMENT DE LA 6E EDITION DU PRIX LITTERAIRE ALAIN DECAUX DE LA FRANCOPHONIE

 

IMG_8498-1

Centrafrique: Abdoulaye Hissène s’évade de prison avec l’aide de ses hommes

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

ob_1f4a5f_abdoulaye-hissen-2

Abdoulaye Hissène s’évade de prison avec l’aide de ses hommes

 

Bangui, (CNC), 16-03-2016

 

En Centrafrique, Abdoulaye Hissène, un important chef de l’ex-coalition Seleka a été arrêté hier, mardi 15 mars dans l’après-midi, avant que ses hommes ne prennent d’assaut le bâtiment où il était retenu pour le libérer.

Abdoulaye Hissène n’aura passé que quelques heures dans une cellule de la section de recherche et d’investigation de Bangui, la SRI. « Un commando lourdement armé », ce sont les mots du procureur de Bangui, Ghislain Grézenguet, a attaqué le batiment où était détenu ce chef Seleka pour le libérer. Selon le procureur, le nombre d’assaillants surpassait largement les gendarmes qui gardaient les lieux et qui n’ont pas eu d’autre choix que de laisser faire.

Abdoulaye Hissène, contacté par téléphone peu de temps après son évasion reconnaît que ses hommes sont venus le chercher et ont procédé à des tirs d’intimidation. Mais personne n’a été blessé au cours de cet événement. Abdoulaye Hissene justifie sa fuite, en expliquant qu’aucun motif d’arrestation ne lui a été notifié. Il a été arrêté à l’aéroport en milieu d’après-midi avant d’être transféré à la SRI.

Il devait être présenté aujourd’hui au doyen des juges d’instruction. Une information judicaire avait été ouverte a son encontre. Selon des sources sécuritaires, il s’agirait de faire le point sur son implication dans les violences de la fin du mois de septembre 2015. Des violences qui avaient fait (77 morts et près de 500 blessés) dans la capitale. Abdoulaye Hissène affirme qu’il ne répondra a aucune sollicitation de la justice, tant que le nouveau gouvernement ne sera pas en place. Les autorités actuelles ne sont pas légitimes, dit-il.
 

RFI  AFRIQUE

Centrafrique: une attaque revendiquée par Aqmi frappe Grand-Bassam

0

(Corbeau News Centrafrique)

2016-03-13T193851Z_1906957714_GF10000344043_RTRMADP_3_IVORYCOAST-ATTACK_0

Côte d’Ivoire: une attaque revendiquée par

Aqmi frappe Grand-Bassam

Bangui, (C.N.C), 14-03-2016

L’attaque de Grand-Bassam dimanche 13 mars en Côte d’Ivoire a coûté la vie à quatorze civils et deux soldats des forces spéciales, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara. Six assaillants ont également péri dans cette station balnéaire située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan. Un ressortissant français au moins figure au nombre des personnes tuées.

Arrivé à Grand-Bassam en début de soirée, Alassane Ouattara a annoncé un nouveau bilan faisant état de 14 civils tués ainsi que deux militaires. Selon le président ivoirien, 19 civils et 3 militaires ont été blessés.

Concernant le mode opératoire des assaillants, le président ivoirien rapporte que ces derniers « se sont partagés en deux groupes », sans davantage de précisions. Il a par ailleurs tenu à saluer « la bravoure des clients et leur sang-froid ». « Nombreux sont ceux qui ont pu nous envoyer des textos qui nous ont permis de localiser les assassins et de les neutraliser », a souligné Alassane Ouattara, précisant que désormais « la situation est sous-contrôle, le calme est revenu ».

Selon le ministre de l’Intérieur, Ahmed Bakayoko, qui s’exprimait sur la RTI, la télévision publique ivoirienne, ce sont trois hôtels de Grand-Bassam qui ont été attaqués. Toujours selon le ministre, six assaillants ont été neutralisés et des ratissages sont en cours. Le ministère devrait publier un bilan détaillé dans les prochaines heures.

Des témoins sur place rapportent que des hommes qui portaient des cagoules ont commencé à tiré sur les clients de l’hôtel L’Etoile du Sud, un établissement fréquenté à la fois par les expatriés mais aussi par une clientèle ivoirienne. D’autres témoins disent avoir vu quatre assaillants qui parcouraient la plage en tirant des coups de feu. Un témoin rencontré par RFI sur place affirme avoir vu un assaillant achever une victime à bout portant.

Aqmi revendique l’attentat

Un ressortissant français au moins figure au nombre des victimes, a-t-on appris auprès du ministère français des Affaires étrangères. François Hollande a confirmé par la suite dans un communiqué qu’« au moins un Français » avait été tué par des assaillants armés. « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », déclare le chef de l’Etat.

L’identité des assaillants, décrits comme « puissamment armés » par un témoin cité par l’AFP, reste inconnue à cette heure. Néanmoins, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé en début de soirée. Ce communiqué fait état de trois assaillants, tandis que les autorités ivoiriennes ont déclaré avoir tué six assaillants.

L’organisation terroriste promet la diffusion prochaine d’un communiqué plus détaillé, sans doute, comme à son habitude, avec la photo des membres du commando. Selon le site mauritanien al-Akhbar, l’attentat pourrait avoir été mené par al-Mourabitoune, le groupe de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar qui, depuis fin 2015, est devenu une brigade d’Aqmi.

« Ça tirait, ça tirait, très fort »

RFI a recueilli le témoignage d’Eugène Kakou, un journaliste ivoirien et ancien président du conseil national de la presse, présent sur place au moment de l’attaque : « On était au bord de l’eau quand il y a eu des coups de feu. Des gens ont dit au départ ce sont des pétards, des gens fêtent un anniversaire. Mais moi ayant fait l’armée, je sais ce que c’est. J’ai entendu les coups de feu, il devait être 12h45 ou 13h… Tout le monde a commencé à se sauver, moi je suis allé me planquer d’abord dans les toilettes, et puis ça tirait, ça tirait, très fort, ça ne devait pas être des mitraillettes, peut-être des pistolets, une vingtaine ou une trentaine de coups de feu. Quand je suis ressorti, une fille est arrivée elle était couverte de sang, elle disait ‘ils ont tué mon fiancé’ ».

Hassan Ouattara, gérant de l’hôtel Le Wharf situé près de la plage, a accueilli des dizaines de personnes dans l’enceinte de son établissement afin de les protéger des tirs. « On a vu des assaillants arrivés par l’Etoile du Sud, ça a commencé là-bas. On en a vu trois, sûr, mais ils devaient être plus nombreux, raconte-t-il. Donc voilà, on a vu quelques gens habillés en civils avec des Kalachnikovs. Ils sont rentrés dans les différents hôtels et ils ont commencé à tirer sur les gens. Nous avons accueilli tout le monde, tous les réfugiés pour les cacher dans les chambres d’hôtels, poursuit le gérant. Tout le monde est venu ici, donc j’ai ouvert les salles de conférence, les chambres. Ils sont tous entrés dans les chambres et puis j’ai fermé les portes. Il y en a qui sont encore là. La ville est en train d’être sécurisée donc ils peuvent pas partir. »

Les habitants de Grand-Bassam et ses touristes sous le choc

RFI

 

Centrafrique: Antoine Glaser: «Arrogant comme un Français en Afrique»

0

(Corbeau News Centrafrique)

Soldats Operation francaise
Soldats Operation francaise sangaris patrouillent

 

Antoine Glaser: «Arrogant comme un Français en Afrique»

 

Bangui, (C.N.C), 14-03-2016

La France a été trop arrogante en Afrique et elle le paie cher aujourd’hui. C’est le constat du journaliste et écrivain Antoine Glaser. Dans son dernier livre, qui paraît ces jours-ci, il explique que les dirigeants français auraient pu éviter plusieurs échecs sur le continent s’ils avaient pris le temps de s’y intéresser vraiment. Antoine Glaser est notre invité ce matin, il répond à Anne Cantener.

RFI : Dans votre dernier livre, tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les dirigeants politiques, les présidents français qui, selon vous, n’ont jamais réussi à comprendre l’Afrique et les Africains ?

Antoine Glaser : Absolument. La France, c’est l’Histoire qui parle. La France, c’est l’histoire coloniale aussi qui fait que la France a toujours exporté en Afrique bien sûr sa langue et sa culture mais aussi son code napoléonien. Finalement, elle n’a jamais pris le temps de vraiment savoir ce qu’est l’Afrique, ce qu’est l’Afrique des Africains ni cherché à savoir ce qui se passe sur ce continent et je pense que c’est le problème aussi historique.

Justement, un des moyens que vous utilisez pour mesurer cette incompréhension, ce sont les opérations militaires qui ont été lancées par la France dans différents pays africains. Vous parlez par exemple de la Centrafrique. Non seulement la France assume la plus grande partie de la charge mais en plus, vous expliquez que de très nombreux soldats français rentrent traumatisés parce qu’ils ont été mal préparés.

Les gens s’imaginent toujours les militaires français comme des croisés intégristes catholiques, alors qu’en fait, il y a eu beaucoup de jeunes banlieusards qui ont été recrutés dans l’armée française qui sont souvent musulmans. Oui, c’est vrai qu’ils se sont retrouvés dans une guerre civile en Centrafrique, que beaucoup s’en sont sortis totalement traumatisés mais de cela, on n’en parle pas parce que ça fait un peu de l’ombre à l’opération Serval, l’opération au Mali, qui est la grande opération de François Hollande, chef de guerre en Afrique.

Et jusqu’au bout, concernant cette intervention en Centrafrique, tout a semblé un peu précipité. Par exemple, la France a fait pression sur les autorités de transition centrafricaines pour que les élections aient lieu impérativement avant la fin de l’année 2015. C’est en effet ce qui s’est passé avec les conséquences que l’on connaît à savoir que les législatives ont dû être annulées. Est-ce que c’était utile d’avoir précipité les choses pour pouvoir désengager les soldats français ?

C’est vrai qu’il y a eu une très forte pression française, sans que l’on se préoccupe de la réalité du terrain en Centrafrique, pour qu’il y ait des élections dans ce pays. Or, la réalité actuellement, montre un pays qui reste totalement en déshérence, avec des régions qui sont abandonnées à elles-mêmes. Il n’y a pas eu non plus de désarmement. Il est certain que l’agenda politique de François Hollande en Afrique c’est le Mali ; c’est l’opération au Mali. Il va y avoir le sommet franco-africain à Bamako, au mois de janvier prochain, et c’est donc une grande réussite de l’opération Serval. On parle moins de l’actuelle opération Barkhane qui concerne toute la région du Sahel. Mais la Centrafrique a donc été totalement oubliée.

Dans cette région du Sahel, qu’est-ce qui ressort de cette opération Barkhane et quelle est la nouvelle politique de la France ? Vous mentionnez par exemple dans votre livre, que les ambassadeurs de la région du Sahel sont de moins en moins des diplomates traditionnels si on peut dire, et de plus en plus, des militaires ou d’anciens militaires, ou d’anciens des services de renseignements. C’est quoi la nouvelle politique de la France dans la région ?

C’est de plus en plus la lutte anti-terroriste de Paris à Bamako et c’est vrai que cela restreint totalement le champ de vision. On parle de moins en moins de développement. On parle uniquement sécurité et cette option sécuritaire, finalement, empêche la France d’avoir une vraie politique de la France en Afrique. Sur le plan politique mais aussi, bien sûr, sur le plan d’aller au-devant des sociétés civiles, d’aller voir ce qui se passe en Afrique au niveau de la culture. On a l’impression que le monde entier est maintenant en Afrique et que la France – qui a été extrêmement présente – est totalement absente de la réalité de tout l’ensemble des problématiques africaines et qu’elle a abandonné, finalement, l’ensemble des problèmes de société et le problème, à long terme, social et économique. Elle est complètement dans la sécurité et uniquement dans la sécurité.

Cette déconnexion des réalités ne relève pas seulement des politiques. Vous montrez dans votre livre que les coopérants, les enseignants ou encore les missionnaires catholiques n’ont pas fait mieux que les politiques. Eux non plus ne se sont pas vraiment intéressés à la culture et à l’histoire locale. Pourtant ça permettrait de mieux comprendre certaines situations actuelles, notamment la progression de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Absolument. C’était la fameuse phrase de Jacques Foccart, le monsieur Afrique du général de Gaulle, qui disait que « Ce qui est bon pour la France est bon pour l’Afrique », sans voir vraiment ce qui était bon pour l’Afrique. Et même les coopérants voulaient enseigner aux Africains l’histoire de France, l’histoire de l’hexagone. C’est aussi incroyable de voir que les militaires français pensaient finalement avoir réussi à complètement éradiquer, quelque part, l’islamisme du XIXème siècle, l’islamisme radical dans toute cette. La France pensait qu’elle était en Afrique chez elle, qu’elle était aimée en Afrique et que les Français étaient adorés, sans voir que même si les Africains ne disaient rien, il y avait une profonde distance et qu’ils faisaient finalement leur vie avec leur Afrique de jour avec les Français, et leur Afrique de nuit avec les Africains.

La France est l’un des pays dont les entreprises ont le moins africanisé leurs filiales locales. Et c’est vrai qu’il y a tout un processus à faire. Quand vous êtes en Afrique, il y a un vrai mouvement, il se passe vraiment des choses avec une jeunesse, etc… et là, on a l’impression qu’on se replie et on est dans une sorte d’anachronisme historique, une vision passéiste de l’Afrique qui ne correspond pas du tout à la réalité.

 

RFI

 

 

Centrafrique: Dire les choses telles qu’elles sont : Il nous faut créer un nouvel Etat, Et un Symbole fort de la république

0

(Corbeau News Centrafrique)

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

Dire les choses telles qu’elles sont : Il nous faut

créer un nouvel Etat, Et un Symbole

fort de la république

Bangui, (R.E.P), 12-03-2016

De la création d’un nouveau Etat : République de l’Oubangui Chari.

Certes, ce n’est pas en changeant de nom, qu’il nous sera possible de changer les choses. Mais ce n’est pas aussi en gardant le même statuquo que l’on pourra changer les choses. Si on s’est mobilisé pour une cause, c’est pour produire un changement. Un changement est une remise en question, un bouleversement de l’ordre établi, remplacer l’existant par quelque chose d’autre. Si un changement n’est pas accompagné par des actes de remplacement élaborés et tangibles, il

n’ y aura pas de changement. Le changement c’est se rompre de quelque chose pour autre chose d’autre de nouveau. Une option nouvelle pour le progrès.

Comme le dit Lichtenberg, « il faut voir quelque chose de nouveau pour voir du nouveau ». Il faut donc créer quelque chose de nouveau pour avoir du nouveau.

En effet, on est en droit de se poser cette question de savoir quelle est notre identité réelle ; savoir en effet, d’où l’on vient. Quel est le territoire sur lequel vivaient nos ancêtres, c’est l’Oubangui-Chari et non la Centrafrique. Ceux qui réclament l’héritage de Boganda ne nous donnent pas le contenu de ce qu’il nous a légué ; sinon cette expression humaniste, Boganda est un humaniste : « Zo ayéké Zo », « Zo kwè Zo », « So Zo là », ce slogan est repris de cœur.

Ce que Boganda a laissé c’est la construction de la vaste républicaine centrafricaine aux états unis d’Afrique latine, inachevée. Nous le regrettons, parce que son projet de construction d’un grand ensemble africain l’a éloigné des réalités de son propre pays et à l’abandon du programme de développement économique et social de l’Oubangui Chari.
Il a par contre le mérite d’avoir réussi l’indépendance et su insuffler une pensée intégrale de développement humain en rappel aux cinq (5) verbes du MESAN.

Mais quant à sa volonté de créer un grand ensemble africain, il s’est buté contre la réalité de la division du territoire africain. La délimitation et l’indépendance des Etats étaient des réalités irréversibles. La conjoncture internationale de l’époque et même aujourd’hui n’était pas favorable. À l’image de l’UA aujourd’hui, une caisse d’enregistrement de bons discours à cause de l’instabilité propre à chacun des États africains. Boganda est un fin stratège, il regardait plus loin mais il n’a pas su agir en primitif. Il a tenu faire compliqué que simple.

Le constat est écoeurant. Depuis sa création, ce nom « Centrafrique » qu’on voulait désigner le « grand ensemble » de l’Afrique centrale, n’a jamais vu jour et l’Oubangui Chari le seul a enfilé le maillot bariolé de cinq couleurs frappé d’une étoile, n’a connu que d’échecs et de malheurs : disparition physique de son créateur non élucidé, échec politique, échec économique, échec social ; que des crimes et des assassinats, des barbaries, des violences de tout genre, etc.

Dans la sous-région, la Centrafrique est le pays le plus faible et sans défense; le pays qui vit de l’aide internationale. Un pays manipulé de l’extérieur et assujetti. Un pays sans mémoire et sans avenir. Un pays dont les États voisins grignotent tous les jours sa superficie. Un pays dont l’État ne vit que pour manger plutôt que pour se défendre et se développer. La RCA vit comme une mère d’enfants au foyer.

Aussi, la Centrafrique est devenue une région de chasse où tout le monde vient chasser; on chasse de tout, des mines, des diamants, de l’or, des bois, des animaux. Les centrafricains eux-mêmes vivent de chasse, de pèche, de cueillette. Un peuple en état de nature. Même sa capitale Bangui vit dans l’obscurité, ses gouvernements vivent également dans

l’obscurité mentale, parce qu’ils sont aussi des chasseurs, et les chasseurs chassent mieux la nuit. Il nous faut sortir de cet état d’obscurité mentale.

Ce peuple qu’on appelle centrafricain aujourd’hui n’est pas un peuple socialement constitué, il vit encore figé dans le mythe du passé glorieux des tribus et pourtant il est brave et capable d’apprendre et de s’ouvrir sur le monde mais il est opprimé et phagocyté par des gouvernements aveugles et incapables. Il nous faut bâtir un peuple constitué et un pays d’origine.

Nos gouvernements et nos intellectuels aveugles par leur intérêt personnel, ont perdu toute vision de bâtir un Etat comme si par malédiction ou par conjuration du mauvais sort. Ainsi, la Centrafrique n’a pas de fondement. Etre centrafricain est considéré comme un droit à la pauvreté, à la souffrance, à la maltraitance, à la violence, à la violation, à la soumission; tout comme l’Afrique qui n’a aucun fondement de pensée qu’elle peut défendre. La liberté est au fondement de la pensée occidentale. Etre européen ou américain est considéré comme un droit, un droit à la liberté que les occidentaux sont prêts à défendre jusqu’au bout, et même à l’imposer aux autres.

Ayons le courage d’affronter cette réalité bancale : la Centrafrique n’est pas notre territoire, l’Oubangui-Chari est notre terre. La Centrafrique est une espèce de couche de peinture qui cache un fond pur : l’Oubangui-Chari.

De la création d’un symbole fort de l’unité de la république.

Comme le symbole de la naissance de Rome ; pour créer l’unité de la république par un symbole fort, nous demanderons aux maires des 75 sous-préfectures de notre pays d’apporter une MOTTE DE TERRE d’où ils sont. Nous allons creuser un fossé géant à Bangui. Dans ce fossé seront déposées et mélangées toutes les mottes de terre apportées. L’Etat bâtira un monument géant ou une vaste place et on donnera comme à l’univers le nom de: PLACE DE L’UNITE DE LA REPUBLIQUE.

Cette place sera sacrée. Vouloir souiller cette place, sera considéré comme une offense à ce que l’Etat s’est octroyé comme symbole de la république (c’est comme ce que représente le statut de la liberté aux Etats unis) et relevant du domaine de l’impérium. Ce symbole désigne à la fois l’association d’un peuple uni, homogène et libre.

Issus de nos diverses tribus et de toute l’étendue du territoire, ce symbole est la volonté de nos peuples, décidés à se construire une patrie, un concept d’un Etat politique. La volonté politique de s’unir pour construire un destin et un avenir commun.

L’Etat politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens. L’Etat politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat politique est laïc. L’Etat politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’État politique vit sous la contrainte de la république qui assure l’évolution et la protection à tous.

L’Etat politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat politique doit être sûr de lui, fécond pour construire, organiser, agrandir. L’Etat politique n’est pas fait de faiblesse et d’hésitation et doit savoir selon les occurrences être généreux ou implacable, il doit toujours par son principe être équitable et agir dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat politique doivent répondre à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.

De la question de la réconciliation nationale.

Réunifier et réconcilier le pays, consiste que la justice soit reconnue et rendue aux victimes civiles et militaires lâchement assassinés et les souffrances infligées aux populations et le retour des populations vidées de leur localité et contraintes à vivre dans la brousse et à l’exil.

Il est hors de question d’un pardon puéril pour des crimes volontaires et crapuleux. Dire pardon aux gens qui ont tant souffert et tout perdu, sera considéré comme un soufflet suprême à toute vérité et à toute justice. Et la RCA portera cette souillure sur sa joue et l’histoire écrira que c’est au vu et au su de tout le monde que ces crimes ont pu être commis et que notre justice n’a pas été capable de rendre honneur aux victimes.

Cette malfaisance sociale ne peut rester impunie, elle doit être jugée. Les victimes ont droit à une réparation même immatérielle, mais une réparation prononcée par la justice comme étant un jugement de droit à caractère impersonnel.

A vrai dire c’est toute la période après Dacko2 qu’il fallait juger. C’est la période où nous avons pris la route de la dérive, de la catastrophe et de la tragédie.
C’est tous ces Chefs d’Etats qui ont succédés à Dacko2, ils portent tous un poids énorme dans la défaite de notre Etat. De ces élections, il nous faut repartir sur une base juridique implacable si nous voulons prendre une orientation résolument républicaine. Et les crimes de toute nature seront jugés. Nous entendons par là, toutes les malversations économiques et financières qui ont été commises dans la période et dont les auteurs ou les coupables n’ont été nullement inquiétés. Ils seront traduits en justice et condamnés. Il faut qu’ils rendent à l’Etat les ressources nécessaires à son développement qu’ils ont volé car le vol est un enrichissement sans cause.

Il faut ensuite établir un bilan matériel et humain des exactions de la rébellion séléka depuis son entrée sur le territoire le 10 décembre 2012 et qui a fait suite à l’avènement de l’Anti-Balaka. Il faut une enquête sérieuse et profonde qui révèle les faits, les coupables et les victimes qui sont restés muets jusqu’à ce jour. Nous dénonçons jusqu’à nous faire violence le forum de Bangui taillé, d’une ingénue audace, un monstrueux avatar visant à blanchir l’impunité et l’injustice. La Transition de SAMBA PANZA n’a pas le droit d’empêcher à notre peuple qui a tant souffert d’avoir au nom de l’humanité droit à l’honneur et au bonheur.

Il nous faut connaître et rendre public l’étendue nationale de cet odieux événement de prise de pouvoir, toutes causes confondues. Afin que l’opinion centrafricaine toute entière s’accorde et reconnaisse la profondeur de ce drame inhumain et qu’elle se prononce à jamais.
Pour cela, nous devons avoir du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
– d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre surtout que les éléments qui attisent la haine sont aujourd’hui affaiblis
– d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
– d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur.

Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.
L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.

Et un monument aux morts sera construit dans les 75 Sous-préfectures en hommage à tous nos compatriotes qui ont trouvé la mort, leurs noms seront gravés sur les murs et le 5 décembre sera déclaré « JOURNÉE DE L’UNITÉ NATIONALE » avec des dépôts de gerbes de fleurs aux pieds des monuments aux morts.

Notre passion ici, c’est faire exploser la vérité et la justice tout en cherchant la réconciliation qui émane de l’essence de nos peuples afin que l’histoire l’écrive à jamais pour les générations futures.

« Le sang versé de nos compatriotes est la semence de l’unité nationale.
Jamais leur mémoire ne saurait rester dans l’oubli » dixit Robert ENZA.

Robert ENZA, Entrepreneur politique

Bangui: Communiqué de presse du G8-RCA relatif à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections législatives

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
ob_eecf73_g-8-rca-2jpg

Communiqué de presse du G8-RCA relatif à la proclamation des résultats

définitifs du premier tour des élections législatives

par la Cour Constitutionnelle de Transition,
le 11 mars 2016

 
 
Bangui, (C.N.C), 11-03-2016

Au moment où la Cour Constitutionnelle de Transition s’apprête à annoncer les résultats définitifs du premier tour des élections législatives du 14 février 2016, conformément au calendrier électoral publié par l’Autorité nationale des Elections (ANE) et, se félicitant de l’état d’esprit constructif qui règne depuis le début du processus électoral en RCA, le G8-RCA tient à rappeler aux candidats et aux partis politiques concernés leur obligation de respecter la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition, unique instance habilitée à proclamer les résultats définitifs des scrutins en République centrafricaine.

A cet effet, le G8-RCA exhorte les candidats et leurs formations politiques à tenir leurs engagements à respecter l’esprit du Code de Bonne Conduite des Partis politiques et candidats, signé les 9 et 12 décembre 2016, en vue de maintenir le climat de paix et de sécurité qui permettra aux nouvelles autorités d’assurer, sans entraves, leurs importantes responsabilités de conduire la République centrafricaine vers plus de stabilité et prospérité partagée.

Le G8-RCA sait compter sur le sens élevé de patriotisme et de maturité politique dont la population, les partis politiques et les candidats aux différentes élections ont fait preuve pendant toutes les étapes du processus électoral en privilégiant toujours l’intérêt national aux intérêts particuliers.

Le G8-RCA réitère son engagement aux côtés des autorités et de la population centrafricaine, en vue de mener à terme le processus électoral, qui doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel et une sortie de crise apaisée en République centrafricaine.

 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES ENFANTS DE L’ECOLE KOUDOUKOU CELEBRENT LA JOURNEE DE LA RADIO ET DE LA TELEVISION

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_4887

LES ENFANTS DE L’ECOLE KOUDOUKOU CELEBRENT

LA JOURNEE DE LA RADIO ET

DE LA TELEVISION

 

Bangui, (C.N.C), 11-03-2016

Les élèves de l’Ecole Koudoukou, dans le 3e arrondissement de Bangui, ont célébré ce jeudi la journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants avec une série d’activités dont l’enregistrement sur Radio de la Mission onusienne en Centrafrique « Guira FM » d’un cours d’éducation civique et le nettoyage de l’école par le génie de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

L’école Koudoukou qui accueillait plus de 5000 élèves avant la crise, n’en compte plus que 596 aujourd’hui, dont 304 filles et 294 garçons. «Ces élèves bénéficient des enseignements dispensés par des enseignants-parents – qui n’ont pas été formés – car les instituteurs hésitent toujours à revenir dans cette zone en proie aux violences», a témoigné Patricia Feïssona, parent d’élèves et assistante du maire du 3ème arrondissement de Bangui. Elle a exhorté les partenaires comme la MINUSCA à œuvrer au retour des instituteurs pour un enseignement de qualité pour tous les élèves.

Comme l’a souligné l’inspectrice de l’enseignement de la zone de Bangui 1, Patricia Ngombré, sur les 22 écoles que compte cette zone, seule l’école Koudoukou n’est pas opérationnelle, d’où la nécessité d’une action l’urgence. Elle s’est cependant félicitée de l’engagement des enseignants-parents et de leur volonté de prendre en main l’éducation des enfants.

L’aménagement d’une aire de jeu dans l’enceinte de l’établissement, la formation des maitres parents, la mise en place d’un poste de santé dans les locaux de l’école et le renforcement de la sécurité de la clôture de l’établissement sont autant de conditions qui permettraient à l’école Koudoukou de renouer avec son lustre.

En réponse aux préoccupations soulevées, le chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Myriam Dessables, a mentionné la possibilité d’examiner avec les responsables académiques de l’établissement, la réhabilitation du bâtiment de l’administration à travers le programme des Projet à impact rapide de la Mission. Elle a rappelé que dans le cadre de son mandat de protection des civils, la MINUSCA a déjà affecté des casques bleus à la sécurisation et à la protection de l’école.

Enfin, Myriam Dessables s’est réjouie de la participation de la MINUSCA à cette expression de la volonté du vivre ensemble, de la culture de la cohésion sociale et de la réconciliation entre les fils et filles de Centrafrique. «La MINUSCA est fière de vos efforts et vous assure de son indicible détermination à soutenir cette initiative en faveur des enfants », a-t-elle souligné.

SAM_4854

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA ADOPTE UNE POSTURE MUSCLEE CONTRE LES VIOLENCES A BAMBARI

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_4935

LA Minusca ADOPTE UNE POSTURE MUSCLEE

CONTRE LES VIOLENCES A BAMBARI

Bangui, (C.N.C), 10-03-2016

La situation sécuritaire qui prévaut ces derniers jours à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, a été l’un des temps de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ce 9 mars 2016. Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé la posture robuste prise par la mission pour faire face aux violences dans cette localité. La posture musclée de la MINUSCA vise, Selon le porte-parole, à dissuader les groupes armés de mener des attaques contre la population civile, conformément à son mandat.

Vladimir Monteiro a précisé que la MINUSCA a répondu immédiatement à la flambée de violence survenue la semaine dernière dans la ville de Bambari, conformément à son mandat de protection des civils. « La réponse rapide de la Force a notamment empêché une attaque des anti-Balakas contre le camp de réfugiés soudanais au Pladama-Ouaka. Le bataillon mauritanien est déployé autour du camp pour en assurer la protection », a fait savoir le porte-parole qui ajoute que la Force de la MINUSCA mène des patrouilles à Bambari et dans les environs et surveille la situation grâce aux Casques bleus mauritaniens et gabonais sur place.

Parmi les solutions envisagées, la MINUSCA entend déployer sa police dans les camps de déplacés pour résoudre la question de la circulation des munitions et des armes dans ces lieux. A ce sujet, Monteiro a signalé que des rapports indiquent que des armes et des munitions y circulent, « ce qui constitue un risque majeur pour les civils ». Cette question sera traitée en coordination avec les groupes humanitaires. Dans le même temps, le bureau régional de la MINUSCA à Bambari est en rapport avec les groupes armés pour s’assurer qu’ils respectent le pacte de non-agression et d’autres accords signés.

Le rapport publié sur les violences faites aux enfants

Lors de la conférence de presse, le porte-parole est également revenu sur la publication du Rapport du Secrétaire général sur le sort des enfants en temps de conflit armé en République centrafricaine. Rendu public le 4 mars 2016, le troisième rapport de ce genre couvre la période allant de janvier 2011 à décembre 2015. Il porte essentiellement sur six catégories de violations graves commises sur des enfants et fournit des informations sur les auteurs de ces crimes ainsi que le contexte dans lequel ils ont été commis. Des recommandations visant à faire cesser et à prévenir les graves atteintes commises ont été formulées à l’endroit des parties au conflit, des autorités centrafricaines ainsi que des pays membres et donateurs.

Sur la genèse de ce rapport périodique, l’Administrateur chargé de la protection de l’enfance de la MINUSCA, Charles Fomunyam, a rappelé que la communauté internationale à travers le Conseil du Sécurité des Nations Unies a depuis 1997, mis en place une politique pour la protection des enfants affectés par ces conflits. A ce jour, cette politique a été à l’origine de l’adoption de 13 résolutions sur les enfants et les conflits armés dans le but de les proteger contre ceux-ci. L’une de ces résolutions, la 1379 (2001) demande au Secrétaire General de présenter un rapport chaque année sur les sorts des enfants qui vivent dans les zones à conflits.

Second tour des élections législatives

Concernant les préparatifs du second tour des élections législatives, Monteiro a annoncé l’élaboration d’une matrice de préparation afin de proposer des actions correctives et déterminer ainsi les responsabilités des structures responsables de sa mise en œuvre. Ce travail est le fruit d’une retraite interne des Commissaires de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) tenue les 2 et 3 mars 2016.

Sur la promotion et la protection des droits de l’homme, au cours de la semaine ecoulée, 51 incidents de violations et d’abus ont été recensees. Ils ont fait au moins 61 victimes y compris sept femmes, trois mineurs et une personne âgée. “Il s’agit d’une hausse des violations par rapport à la semaine précédente”, a-t-il précisé.

Le processus du pré-DDR

À propos du pré-DDR, le porte-parole a indiqué que les chefs des groupes armés dans le secteur de Bria ont réaffirmé leur engagement au processus de paix et leur soutien au pré-DDR ainsi que leur volonté de travailler avec les nouvelles autorités centrafricaines pour le rétablissement de la paix et de la sécurité. Par ailleurs, à Birao, le Sultan a favorablement accueilli le projet du pré-DDR. Il s’est engagé à prôner un engagement massif et volontaire des combattants.

Partageant ce même objectif de renforcement de la cohésion sociale, plusieurs activités sont en cours à travers le projet « jeunes à risque ». À Bangui, la partie nord du marché de Boy Rabe a été entièrement pavée grâce aux efforts fournis par 143 jeunes dont 18 femmes tandis qu’à Bouar, 210 jeunes contribuent actuellement à la reconstruction du marché Haoussa. À Bambari, les travaux de réhabilitation du stade municipal et de la gare routière sont exécutés à 40%. Enfin, les gros œuvres la salle de réunion municipale de Kaga Bandoro sont presque terminés.

Dans cette dynamique, à l’initiative du bureau régional de la MINUSCA, un atelier a eu lieu à Kaga Bandoro afin d’évaluer les recommandations d’une campagne sur la cohésion sociale organisée le mois précédent dans les huit arrondissements de la ville en faveur de 1.500 participants. La rencontre a aussi porté sur un plan d’action pour restaurer et renforcer les liens entre les deux communautés antagonistes.

S’agissant des activités de la composante de Police de la MINUSCA, son porte-parole, Oana Popescu, a fait état de violences dans les provinces. A Bangui, la semaine écoulée a été marquée par les incendies survenus au Marché central Bloc opératoire de l’Hôpital Communautaire et au camp de Roux. Des enquêtes sont en cours pour établir l’origine de ces incendies. Par ailleurs, a l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le réseau de femme de la police de la MINUSCA a pris part aux cotes de leurs consœurs de Centrafrique, a des activités organisées dans ce cadre.
Concernant la Force, le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Colonel Adolphe Manirakiza, est revenu sur les patrouilles menées dans tous les secteurs, notamment dans les zones où des incidents ont été constatés. Le Colonel Manirakiza a aussi informé de la poursuite des travaux de réhabilitation de la route Bangassou-Bambari par le Génie de la Force. Il est prévu de réhabiliter les axes Yaloke-Bossembele, Bossembele-Bossangoa, dans le secteur Ouest ainsi que Kaga Bandoro-Ndele-Birao, du secteur Centre vers l’Est. En outre, au cours de la semaine en revue, la Force de la MINUSCA a escorté 726 véhicules commerciaux sur toutes les routes principales d’approvisionnement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Lettre de Félicitations du Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la Société Civile à son Excellence

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Lettre de Félicitations du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

Organisation de la Société Civile à son Excellence

Faustin -Archange TOUADERA Président élu.

Bangui, (C.N.C), 07-03-10-2016

Excellence Monsieur le Président,
Suite à la décision rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition qui valide les résultats des élections proclamés par L’AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS(ANE) à l’issue du second tour de l’élection Présidentielle qui a eu lieu en date du 14 février 2016.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la Société Civile qui a toujours militer pour le retour à la légalité Constitutionnelle salue votre élection à la Magistrature suprême de l’Etat comme Président de la République et vous adresse ses sincères félicitations.

Excellence Monsieur le Président de la République,l’espoir et les attentes du peuple Centrafricain sont tellement immenses que le Collectif vous souhaite bonne chance afin de conduire très rigoureusement la nouvelle République et d’éviter de sombrer dans les erreurs du passé.

Recevez Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Vive le retour à la légalité Constitutionnelle,

Vive la démocratie,

Vive le Peuple Centrafricain.

Fait à paris, le 07.03. 2016

Le Coordonnateur Général du Collectif.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Ampliation :

La Presse

Centrafrique: Lettre de Felicitations du PUR au nouveau president de la Republique

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSCN9082

 

Lettre de Felicitations du PUR au nouveau

president de la Republique

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-07-2016

 

 

 

FullSizeRender-1

FullSizeRender-2

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Lettre de Felicitations: Monsieur le Président,

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Lettre de Felicitations: Monsieur le Président,

Bangui, (C.N.C), 07-03-2016

C’est avec plaisir que j’ai appris la confirmation de la bonne nouvelle sur les ondes internationales, et je ne peux laisser cette nouvelle se terminer sans vous adresser toutes mes félicitations pour votre élection à la présidence de notre pays la République Centrafricaine. En effet, je suis très heureux de votre arrivée à la tête de l’Etat, car la majorité de nos compatriotes vous apprécient beaucoup longtemps, et place beaucoup d’espoir en vos promesses et votre programme.

Vous proposez une politique structurée qui va certainement permettre à notre pays de remonter la ponte sur le plan économique, sécuritaire et de retrouver sa place sur la scène africaine comme internationale.
J’ai conscience que votre tâche n’est pas facile, c’est pourquoi je vous adresse tous mes vœux et mes encouragements : J’ai confiance en votre équipe pour vous seconder au quotidien, et je suis certains que, petit à petit, vos efforts seront couronnés de succès.

Mes admirations pour votre succès flamboyant lors de cette election tant attendue par le peuple centrafricain veuillez agreer Monsieur le president l’expression de ma très haute consideration

Veuillez agréer, Monsieur le Président l’expression de ma très haute considération.

Gérard Nga BOUKANGA GONOGUELE

Membre Fondateur du Collectif ne Touche Pas à Ma Constitution

Tel : 0022177123295

00221703034944

Mail : gerard_boukanga@yahoo.fr

boukson_gerard@hotmail.fr

 

Centrafrique: Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2016

0

(Corbeau News Centrafrique)

téléchargement (1)

Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée

internationale de la femme,

 

Bangui, (CNC), 05-03-2016

Le 8 mars 2016

 

Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

Plus d’un siècle plus tard, ce souvenir continue de me hanter. Dans les régions pauvres dans le monde d’aujourd’hui, les femmes risquent encore de mourir en couches, alors que la mortalité maternelle fait partie des nombreux dangers évitables. Des bébés de sexe féminin subissent trop souvent encore des mutilations génitales. Des filles sont attaquées en chemin à l’école. Des corps de femmes deviennent des zones de bataille pendant les guerres. Des veuves marginalisées s’appauvrissent.

La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.

Pendant plus de neuf ans, j’ai appliqué cette philosophie à l’Organisation des Nations Unies. Nous avons brisé tellement de plafonds de verre que le sol est jonché de tessons. Nous balayons les hypothèses et les préjugés du passé, afin que les femmes puissent franchir de nouvelles frontières.

J’ai désigné la première femme commandante d’une force des Nations Unies, et j’ai fait en sorte que les femmes soient représentées au plus haut sommet de l’Organisation. Les femmes sont à présent des dirigeantes au cœur de la paix et de la sécurité, domaine qui était l’apanage exclusif des hommes. Lorsque je suis arrivé à l’ONU, aucune femme ne dirigeait une mission de paix sur le terrain. Aujourd’hui, un quart des missions de paix de l’ONU sont dirigées par des femmes, c’est loin d’être suffisant, mais cela constitue déjà un grand progrès.

J’ai signé près de 150 lettres dans lesquelles je nommais des femmes à des postes de sous-secrétaire générale ou de secrétaire générale adjointe. Certaines, de renommée mondiale, avaient déjà occupé les postes les plus élevés au sein de leur gouvernement, d’autres l’ont ensuite fait en retournant dans leur pays d’origine. Toutes m’ont aidé à démontrer que souvent, une femme est le meilleur candidat à un poste.

Pour veiller à pérenniser ces progrès qui sont réels, nous avons instauré un cadre qui met le système des Nations Unies tout entier face à ses responsabilités. Alors que l’égalité des sexes était perçue comme une idée fort louable, c’est aujourd’hui une politique fermement appliquée. Avant, la formation à la problématique hommes-femmes était facultative; aujourd’hui, elle est obligatoire pour un nombre toujours grandissant de membres du personnel de l’ONU. Dans le passé, seuls quelques budgets consacraient des ressources à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes; aujourd’hui c’est devenu la pratique pour un budget sur trois, et ce n’est pas fini.

Confucius nous a appris que pour mettre de l’ordre dans le monde, il fallait commencer par définir son propre cercle. Armé de la preuve selon laquelle des dirigeantes femmes à l’ONU constituent un précieux atout, je me suis exprimé en faveur de l’autonomisation des femmes partout. J’ai pris la parole devant des parlements, des universités, au cours de rassemblements publics, d’entretiens privés avec des chefs d’État et de gouvernement, de réunions avec des responsables d’entreprises et de discussions franches avec des hommes puissants à la tête de sociétés patriarcales rigides. J’ai insisté partout sur l’égalité des femmes et les mesures urgentes à prendre pour y parvenir.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, il existait encore neuf parlements au monde, qui ne comptaient aucune femme. Nous avons aidé à réduire ce chiffre à quatre. J’ai lancé en 2008 la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »; aujourd’hui, nombre de chefs d’État et de gouvernement et de ministres, des centaines de parlementaires et des millions de personnes ont adhéré à l’appel à l’action.

J’étais le premier homme à rallier la campagne HeForShe; plus d’un million de personnes l’ont fait, depuis. J’ai défendu des activistes qui ont préconisé l’abandon des mutilations féminines et j’ai été enchanté lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution de son histoire en vue de soutenir cet objectif. Je me fais l’écho des appels lancés par nombre de personnes qui savent que les femmes peuvent nous aider avec beaucoup de succès à mettre en œuvre notre audacieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à faire avancer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

En cette Journée internationale de la femme, je continue d’être scandalisé par le déni des droits des femmes et des filles, mais je suis encouragé par l’action des personnes, partout au monde, qui savent que l’autonomisation des femmes fera avancer la société. Consacrons-y des fonds suffisants, sensibilisons courageusement l’opinion et manifestons une volonté inébranlable, pour parvenir à une plus grande égalité des sexes dans le monde. C’est le plus grand investissement qui soit, dans notre avenir partagé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: «LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT» DIXIT F.A TOUADERA

0

(Corbeau News Centrafrique)

10660113_520737694777221_3647550047124858934_n

 

«LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE

SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT»

DIXIT F.A TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 03-02-2016

 

Dans sa première déclaration publique juste après la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition sur les résultats du second tour de la présidentielle, le nouveau président élu de la République centrafricaine promet de tout mettre en œuvre pour la réconciliation nationale. Cette réconciliation nationale accompagne, selon Faustin Archange Touadera, la refondation de la République centrafricaine qui ouvre la voie à une nouvelle ère.

Rien de surprenant, rien de nouveau, la Cour Constitutionnelle de transition n’a fait que dire le droit en confirmant la victoire du nouveau président de la République Centrafricaine. Faustin Archange Touadera est élu président de la

République avec 695.559 voix soit 62,69% de suffrage exprimé. Le nouveau président de la République centrafricaine se veut être le président de la rupture avec les anciennes méthodes de la gestion de pouvoir.

«Je m’engage à servir mon pays, la République Centrafricaine avec le dévouement et l’exemplarité que requière cette haute fonction. Le premier devoir de la prestation de sermon sera dévoué au rassemblement de tous les Centrafricains. Au tour des idéaux de paix et de tolérance, nous construiront une démocratie vivante, apaisée, respectueuse des droits de chaque citoyen», a déclaré le président de la République Centrafricaine.

La sécurité, la réconciliation et la relance économique sont les chevales de bataille de Faustin Archange Touadera qui doit relever les défis afin de répondre aux attentes du peuple qui lui a fait confiance. Le nouveau président de la République entend prôner la refondation nationale pour une nouvelle Centrafrique pleine de promesse et de défis.

« Je serai le président de la réconciliation nationale. Une réconciliation nationale sans laquelle rien n’est possible. Cette réconciliation nationale tant souhaitée est nécessaire pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple : paix et sécurité durable, reconstruction d’un Etat de droit, désarmement, démobilisation et réinsertion, rapatriement, redressement de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social », a souligné Faustin Archange Touadera.

Décidément c’est une nouvelle ère qui s’ouvre en République Centrafricaine qui retrouvera sa place dans le concert des nations avec l’élection de Faustin Archange Touadera. Cette élection est considérée par la communauté nationale aussi bien internationale comme une sortie de crise qui a fragilisé le pays depuis plus de trois ans suite à l’éviction de François Bozizé au pouvoir par l’ex coalition séléka en mars 2013.

Le nouveau président doit, à cet effet, rassembler dans les actes, ses paroles. Car le temps n’est désormais plus au discours politicien mais plutôt à mobiliser toutes les compétences et la capacité des filles et fils du pays pour faire émerger la République Centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAMSUNG CAMERA PICTURES_562

 

LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE

DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les Nations Unies en Centrafrique félicitent M. Faustin Archange Touadéra pour son élection à la tête de la République Centrafricaine, a annoncé le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours du point de presse hebdomadaire de ce mercredi 2 mars 2016. Cette réaction fait suite à la proclamation définitive des résultats du second tour de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition le mardi 1er mars 2016.

Selon le porte-parole, les Nations Unies en Centrafrique saluent le discours de rassemblement et la volonté exprimée par le président élu d’œuvrer en vue de la réconciliation nationale. Les Nations Unies notent que la rencontre de samedi dernier, entre le chef d’État élu et M. Anicet Georges Dologuélé, son adversaire au second tour, illustre clairement la volonté des Centrafricains d’entrer dans une ère nouvelle de paix, de réconciliation et de développement.

Les Nations Unies en Centrafrique adressent également leurs félicitations aux Centrafricains pour leur comportement patriotique lors du scrutin présidentiel et réitèrent l’engagement continu de l’organisation à apporter son plein appui aux autorités de transition et à la population afin de mener à terme le processus électoral en République Centrafricaine, et à travailler avec le président élu.

L’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme

Faisant le point sur les questions relatives aux droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a annoncé l’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum. Au cours de sa mission, Mme Keita Bocoum prévoit une série de rencontres pour faire le point sur la situation et les développements depuis les violences meurtrières de septembre-octobre 2015. L’Experte participera aussi à l’inauguration officielle du Centre de recherche en droits humains et gouvernance démocratique de l’Université de Bangui. Mme Keita Bocoum compte également se rendre à l’intérieur du pays et à la prison centrale de Ngaragba pour évaluer la situation de la prison après l’évasion massive de prisonniers en septembre 2015.

Le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR)

S’agissant du programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), Vladimir Monteiro, a informé qu’après Kaga Bandoro et Bria, ce fut au tour de Birao et de Bouar de bénéficier des activités de sensibilisation sur le pré-DDR. A Birao, l’événement a mobilisé 62 combattants dont 22 femmes et a été axé sur la cohésion sociale et l’épargne des bénéfices tirés des activités génératrices de revenus. A Bouar, la MINUSCA a rencontré les dirigeants des groupes armés et les autorités locales afin de discuter de questions liées à la sécurité et d’évaluer les conditions pour la mise œuvre d’activités du pré- DDR dans cette localité.

Afin de désamorcer les tensions intercommunautaires, une délégation des Nations Unies s’est rendue à Kina et à Fatima dans le 3e arrondissement de Bangui afin d’évaluer l’ampleur des dégâts suite aux évènements du 26 septembre 2015. Il était question de planifier les travaux de reconstruction communautaire dans ce quartier sensible de Bangui.

Vladimir Monteiro a conclu son propos sur des clarifications relatives au financement de la Synergie des medias pour des élections apaisées en RCA. Suite à la visite d’un collectif de cinq Directeurs de publication à la MINUSCA pour obtenir plus de clarté sur le financement de la Synergie, la Mission a adressé une correspondance à la Maison de la presse et des journalistes (MPJ)dans laquelle elle fait le point sur l’appui apporté aux medias par la MINUSCA et le PNUD. Cette même lettre a été remise à tous les organes membres de la Synergie. La MPJ assurant la coordination de la Synergie, Monteiro a suggéré aux medias de dialoguer avec cette organisation faîtière.

La situation sécuritaire en Centrafrique

Sur les activités de la composante de Police de la MINUSCA, son porte-Parole, le Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine écoulée a été marquée par quelques agitations en province qui se caractérise notamment par des attaques à main armée. La composante Police de la MINUSCA poursuit ses missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance ainsi que la colocation dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie à travers le territoire.

De son côté, le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Colonel Adolphe Manirakiza, a annoncé que la situation sécuritaire dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pende a été marquée principalement par des conflits entre les différents groupes armés. Une série de rencontres avec les représentants des différents groupes armés et les différentes autorités locales ont permis de trouver des ébauches de solutions à leurs différends. Une attention particulière a également été accordée aux axes Kaga- Bandoro- Batangafo-Kabo et Sibut en raison des actes de banditisme qui y ont été observés ces derniers jours.

Le Colonel Manirakiza a également fait état des travaux entrepris par le Génie pour faciliter l’accès et le déploiement de la Force à Nzako où des éléments identifiés comme des Seleka se seraient installés pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Il a enfin indiqué qu’au cours de la semaine écoulée, la Force a escorté et protégé 513 véhicules commerciaux sur tous les axes.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART DE L’ONG PREMIERE URGENCE

0

(Corbeau News Centrafrique)

téléchargement (1)-1

LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART

DE L’ONG PREMIERE URGENCE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les déplacés du site de M’poko parrainés par l’ONG Première Urgence Internationale (U.P) ne supportent plus la manière avec laquelle ils sont traités. Au cours d’une rencontre le samedi 27 février 2016 avec le personnel de cette ONG et le représentant du ministère des affaire sociales, M. Armand Gadenga, directeur général du ministère des Affaires Sociales en Actions Humanitaires et Etudes des Planifications des Statistiques Sociales, ces déplacés ont dénoncé la mauvaise gestion de ce site par cette ONG et le gouvernement en place.

La prise du pouvoir par la rébellion séléka le 24 mars 2013 et plus précisément les exactions perpétrées sur la population civile durant le règne de ce régime, a créé des camps des déplacés sur toute l’étendue du territoire national. A Bangui, les habitants des arrondissements cibles des ces exactions se sont refugiés dans des sites des 3ème, 4ème et 5ème arrondissements. Ces déplacés bénéficient de l’appui de certains partenaires.

Les raisons du soulèvement des déplacés

Pour les déplacés du site de M’poko, « la Première Urgence Internationale » est le partenaire qui défend les droits fondamentaux de ces déplacés. Après des tentatives de retour à l’ordre et à la paix pour le vivre ensemble, certains déplacés par crainte de la mort ne peuvent pas regagner leurs domiciles pour d’autres, leurs maisons ont été détruites durant la crise. Le site du M’poko reste le grand site des déplacés du pays en générale et de la capitale en particulier car il regroupe presque la majorité des habitants du 3ème arrondissement de Bangui, enclave musulmane. Mais la collaboration entre ces déplacés et leur partenaire n’est pas au rendez-vous. Les investigations menées par notre rédaction révèlent l’incompétence du gouvernement dans le suivi des activités que mène cette ONG sur le terrain auprès de ces déplacés. Alors que cette ONG a pour mission première, « d’aider les populations victimes de crises humanitaires en leur donnant la capacité de reprendre en main leur destin ». Ceci selon les principes des humanitaires.

Rappelons que la Première Urgence Internationale s’est installée en Centrafrique depuis 2007. Au début de l’année 2014 durant la récente crise et en complicité de la cheffe d’Etat de transition actuelle, elle a obtenu le monopole de négocier et de recevoir tous les financements et ravitaillements en produit destinés à ces déplacés.

Ainsi, le gouvernement actuel en partenariat avec cette ONG se fait du beurre sur le dos de ces déplacés. Même le coordonnateur général de ce site qui n’est autre qu’un déplacé est manipulé par cette ONG et du gouvernement en place et est devenu un traitre pour les autres déplacés.

Cette ONG ignore que les représentants des déplacés sont souvent formés par certaines ONG de la place sur le droit des déplacés relatif à la loi de Kampala et sur le logement terre, biens et propriétés. Ces déplacés confirment qu’ils souffrent de la mauvaise gestion de la P.U Ces déplacés se plaignent du fait que souvent contrairement aux autres ONG, si P.U organise un atelier de formation en leur faveur, ils ne bénéficient ni d’argent de transport ni du déjeuner. Le 17 février 2016, la responsable technique de la PU, Mme Amélie, lors de sa visite sur ce site, trouve un jeune habillé d’un tee-shirt portant l’effigie du candidat Martin Ziguélé, celle-ci est allé publier sur internet « dans les allées poussiéreuses de la zone 13, un quartier du camp, Francis Clotaire Himelet arbore encore un tee-shirt à l’effigie de Martin Ziguélé, son candidat favori, éliminé dès le premier tour du 30 décembre. C’est mon président à moi, affirme le jeune homme ».

Un tournoi de match de football a été organisé à l’intention des déplacés de ce site par cette ONG mais boycotté car ils ont découvert que le trophée n’avait aucune valeur financière contrairement autres matchs, organisés par cette ONG sur les autres sites, qui ont une valeur d’un million de francs cfa. Le trophée avait été loué à l’ONM à deux mille francs CFA. Bien que ce match fût organisé par cette ONG, le chef de mission Samuel Baudry, lors de nos investigations ne reconnait pas que ce match a été organisé par son institution. Alors que la responsable technique a publié sur internet que « pour tromper l’ennui des plus désœuvrés, l’ONG Première Urgence, gestionnaire du site, a organisé des jeux et un quizz de culture générale, pour lesquels les participants viennent répondre encouragés par des centaines de personnes rassemblées sous le soleil, vieillards et nourrissons compris ».

La colère des déplacés

Ce samedi 27 février 2016, au cours d’une rencontre avec les représentants de cette ONG certains déplacés n’ont pas hésité à demander à cette ONG de plier bagage. Pour une représentante des personnes du troisième âge : « nous avons fui la mort pour nous retrouver en ce lieu, malheureusement, les humanitaires nous prennent pour leur marche pied. Nous les gens du troisième âge, nous n’avons plus de force. P .U a promis de nous appuyer mais depuis 2014, nous n’avons rien eu. Les financements et les produits sont souvent inégalement distribués. Le personnel de cette ONG chargé pour ces tâches nous mélangent avec leurs parents qu’ils font venir des quartiers et ce sont eux qui en bénéficient et non nous les déplacés. L’ONG Médecins Sans Frontières, présente sur le site, ne s’occupe pas bien de nos soins, elle ne nous donne que des paracétamols à tous les malades sans faire de diagnostique. Le personnel de cette ONG est devenu des pharmaciens aux quartiers avec les produits qu’il devait utiliser pour nos soins. Présentement, PU monopolise tout et bénéficie sur nous. Le personnel ne voit que son intérêt. Nous voulons retourner chez nous car

nous avons trop souffert mais toutes nos maisons sont détruites. Les responsables de la PU m’avaient amené un jour chez moi où ils m’ont fait des photos à coté de ma maison détruite mais depuis lors cela reste sans suite. PU s’est transformée en notre ennemie et elle n’est pas notre amie, les déplacés du site de M’poko sont abandonnés. Ils sont considérés même par le gouvernement de transition et par l’ONG d’être des rebelles. PU n’a jamais fait le recensement des déplacés mais ces déplacés sont surpris d’avoir des chiffres falsifiés élaborés par cette ONG au nom des déplacés du site de M’poko ». Le personnel recrutent des jeunes qu’il utilise sans les rémunérer et à chaque fois il ne parle que de bénévolat, ce qui est très mal compris par ces déplacés qui n’ont rien à faire parfois pour gagner leur pain.

La consolation de l’ONG

Le directeur de coopération de cette institution en mission à Bangui, surpris de l’acte de son personnel appelle ces déplacés au calme et les prie d’avoir l’esprit apaisé. Il promet à ces déplacés qu’il est là au nom de tous les humanitaires et au nom des son ONG et que le respect de la personne humaine demeure sa seule préoccupation. Cette visite d’échange témoigne combien il est préoccupé de la situation des déplacés et plus précisément des déplacés du site de M’poko. Car la première chose à laquelle il doit faire face c’est d’être à coté de la population pour connaitre ses besoins. Il rassure ces déplacés que toutes les remarques seront prises en compte. Pour lui, si les déplacés se plaignent c’est qu’il y a un échec dans la mission que doit remplir son institution dans ce pays à travers son travail auprès de la population civile. Il souhaite à ce qu’un plan d’action avec les responsables du site soit mis en place dans lequel ils doivent énumérer point par point les problèmes auxquels il attend apporter de solutions. Les tâches sur le site doivent être reparties entre les humanitaires. Mais ce qui est primordial c’est le plan d’action. Car il y’aura des approches à chaque problème. Il promet aux déplacés qu’aucun problème ne sera négligé. Il appelle les déplacés a faire preuve de citoyenneté. Selon lui, les ONG viennent et partent ce qui reste c’est la communauté. C’est à la communauté de se construire. Ces déplacés exigent le départ de PU car, disent-ils sa présence sur le lieu n’a aucune importance.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC) PRESIDENCE BUREAU EXECUTIF NATIONAL

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_0028

 

          MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC)
*******
PRESIDENCE
*******
BUREAU EXECUTIF NATIONAL

                *******
SECRETARIAT GENERAL
*******
N° __35_/MPC/PR/ BE / SG /2016

A
Son Excellence, Monsieur Le Président de la République.

Bangui, (CNC), 03-01-2016

 

Objet: Lettre de félicitations au Chef de l’Etat et Président de la République Centrafricaine.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Suite à votre brillante élection à la Magistrature Suprême de notre pays, élection à travers laquelle le peuple Centrafricain dans son écrasante majorité vous a accordé son soutien indéfectible, nous, élites et forces vives de la minorité arabe de

Centrafrique, à travers notre mouvement MPC vous adressons nos vives et chaleureuses félicitations.

Votre élection à la magistrature suprême est l’occasion rêvée par tous les centrafricains de rebâtir une nation débarrassée des démons de l’oppression, de la marginalisation, de l’exclusion, de la gabegie, de la malversation etc…. Celle-ci marque la fin d’un cycle de violence inouïe et sera l’occasion de rebâtir ensemble une nation unie par le destin, liée par l’envie de vivre en parfaite harmonie et de travailler pour l’épanouissement individuel et collectif. Il sera alors opportun d’œuvrer pour le retour de la concorde civile, de la consolidation de la paix et de la stabilité dans notre cher et beau pays.

La réalisation de ce “Projet de Société” est une œuvre immense et titanesque. Et, comme vous l’avez vous même plusieurs fois réitère lors des diverses échanges politiques que vous avez eues avec nous, la réalisation de ce vaste chantier nécessite l’adhésion et la participation de tous grâce à des propositions concrètes. Pour l’heure et en ce qui nous concerne, nous ne pouvons que vous reconduire notre vœu de voir se réaliser cette volonté affirmée de réconcilier peuple centrafricain dans sa diversité culturelle et linguistique et de favoriser la participation de toutes les couches sociales du pays à l’édification du « nouveau Centrafrique ».

Ainsi, nous vous réitérons notre soutien total pour l’accomplissement de votre noble et exaltante mission de la refondation de l’état Centrafricain à travers la participation de toutes les compétences techniques que nous disposons.
Que Dieu tout puissant vous assiste dans la réalisation de ce projet de société « le Centrafrique des grands chantiers » pour qu’enfin voit le jour un développement humain harmonieusement reparti sur l’ensemble du territoire national et prenant en compte l’amélioration du bien-être de l’ensemble population Centrafricaine.

Fait à Kaga-Bandoro, le 28 février 2016

         LE PRESIDENT EXECUTIF DU MPC

M. IDRISS AHMED Elbachar
           

            Tel: (+236) 75559292/ 77668471

             Email: aalwadabi@gmail.com

Centrafrique: Bureau Fédéral, Secrétariat Général N°_0010_BF/SG/2016 COMMUNIQUE DE PRESSE

0

(Corbeau News Centrafrique)

1878_10153723200836083_8058669184785580291_nBureau Fédéral: Secrétariat  Général

N°_0010_BF/SG/2016

COMMUNIQUE  DE PRESSE

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016

C’est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès de la camarade KOYAMBOUNOU, née YAMBA Marthe, survenu le 26 février 2016 à l’hôpital Emile Müller de Mulhouse des suites d’une maladie.

Au nom de tous les militantes, militants et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage à la camarade Marthe KOYAMBOUNOU qui a été de toutes les luttes que le parti a menées, en compagnie de son mari.

Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute  sa grâce.

En cette douloureuse circonstance,  le Bureau Fédéral adresse au camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU 1er Vice-président du MLPC ainsi qu’à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

Fait à Paris, le 29 février 2016

Pour le Bureau Fédéral,

Jean Didier KABRAL

Président Fédéral

CENTRAFRIQUE: DES MILLIERS DE DEPLACES ENTRE SOUFFRANCES ET INCERTITUDE EN RCA, SELON CICR

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_3260

DES MILLIERS DE DEPLACES ENTRE SOUFFRANCES

ET INCERTITUDE EN RCA, SELON CICR

 

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016
En République Centrafricaine (RCA), le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) annonce que des milliers de personnes déplacées attendent toujours de pouvoir rentrer chez elles et reprendre une vie normale. A la souffrance de personnes déjà profondément affaiblies par les conséquences du conflit est venue s’ajouter, depuis le début de l’année, la présence et des incursions d’hommes armés dans les sites de déplacés, ainsi que des incendies domestiques à Kaga Bandoro, Batangafo et Bambari. Leurs conditions de vie ne cessent par conséquent de se dégrader, d’après le CICR dans un bulletin d’information.

Dans son bulletin d’information le CICR fait savoir qu’à Bambari, au centre-est du pays, les incendies ont tué et blessé plusieurs personnes et ont causé d’énormes dégâts matériels : plus de la moitié des abris de fortune et des biens de personnes déjà vulnérables sont partis en fumée. La même situation s’est produite à Kaga Bandoro et à Bantagafo, au nord de la RCA, où aucune perte en vies humaines n’est heureusement à déplorer.

«Je n’ai pas eu le temps de prendre mes biens quand l’incendie a éclaté et j’ai perdu tout ce qui permettait à ma famille de vivre sur ce site : les habits, le matériel de couchage et les biens essentiels de ménage reçu des organisations humanitaires. Qu’allons-nous devenir?», s’interroge Jeannette Igakola, une veuve résidant sur le site de l’Évêché de Kaga Bandoro.

Situation difficile à Bangui

A Bangui, le CICR estime que la capitale de la RCA, la situation humanitaire des personnes déplacées est tout aussi difficile. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement les expose aux maladies telles que le paludisme et la diarrhée. Les difficultés d’accès à la nourriture les soumettent au risque de malnutrition. De nombreuses autres personnes sont aujourd’hui déplacées au sein de la RCA. Certaines d’entre elles vivent dans des familles d’accueil, alors que d’autres encore ont trouvé refuge dans la brousse où les conditions de vie sont encore plus précaires. La persistance de l’insécurité dans leurs lieux d’origine empêche certains déplacés qui le souhaiteraient de rentrer chez eux. D’autres préfèrent attendre de voir l’évolution de la situation avant de prendre la décision d’un retour.

«Quelque 435 000 personnes déplacées en RCA vivent aujourd’hui dans des conditions très difficiles. Leur souhait le plus cher est de pouvoir rentrer chez elles dès que la situation le permettra », explique Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en RCA.

De novembre 2015 à janvier 2016, le CICR, en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine, a réalisé plus de 250 interventions chirurgicales et plus de 1500 consultations et à l’Hôpital Communautaire de Bangui. Il a effectué plus de 10 000 consultations à Kaga Bandoro, dont un millier de consultations prénatales ; apporté un soutien psychosocial à plus de 50 victimes de violences sexuelles à Kaga Bandoro. Dans ses activités, le CICR a traité plus de 1900 cas de paludisme à Birao ; il a permis à plus de 100 personnes séparées de leur famille à cause du conflit d’échanger des nouvelles avec leurs proches par téléphone et réuni 3 d’entre elles avec leur famille ; fourni quotidiennement de l’eau à plus de 53 000 personnes déplacées à Bangui, Kaga Bandoro et Bambari ; fourni quotidiennement de l’eau potable à 10 000 habitants de la ville Ndélé à travers le réseau de la Société de distribution d’eau en Centrafrique ; fourni une assistance alimentaire à plus de 7500 enfants malnutris à Kaga Bandoro ; distribué des vivres à plus 20 000 personnes déplacées à Bangui et à plus de 7000 autres sur l’axe Kaga Bandoro-Ouandago ; sensibilisé 45 journalistes et plus de 100 leaders communautaires sur la nécessité de protéger les infrastructures et le personnel médicaux ; sensibilisé plus de 30 élèves officiers des Forces Armées Centrafricaines et 45 membres des groupes armés aux principes de base du droit international humanitaire.
Par ailleurs, les délégués du CICR ont visité plus de 500 détenus à travers le pays. Plus de 400 d’entre eux ont reçu des articles d’hygiène personnelle et générale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Gabon: Election Présidentielle, Ali Bongo candidat à un deuxième mandat

0

(Corbeau News Centrafrique)

images

 

 Gabon: Élection Présidentielle,  Ali Bongo

candidat à un deuxième mandat

Bangui, (C.N.C), 02-29-2016

Ali Bongo s’est déclaré sur un pont, ce lundi 29 février, à Port-Gentil et, pour illustrer son annonce de candidature, le président gabonais sortant a filé la métaphore autour du pont, de la passerelle au-dessus des obstacles. Il est donc candidat à sa succession pour un scrutin présidentiel qui devrait se tenir d’ici le mois de septembre.

Ali Bongo a soigneusement mis en scène sa déclaration de candidature. Il a pour cela choisi une province symbolique, celle de l’Ogooué-Maritime, la province la plus frondeuse du pays.

Au lendemain de l’annonce de sa victoire en 2009, la ville de Port-Gentil s’était embrasée. Aussi durant son mandat, Ali Bongo a-t-il réalisé quelques investissements dans la province.

Il y est arrivé hier, dimanche, pour une revue des chantiers. C’est d’ailleurs sur le chantier de la route Port-Gentil / Omboué qu’il a annoncé sa candidature. Là encore le symbole est fort, car Ali Bongo était à quelques kilomètres de la ville natale de Jean Ping, son principal opposant et rival.

Les jours prochains seront décisifs pour Ali Bongo. Il doit d’abord convaincre les frondeurs de son propre parti, qui exigent un congrès de clarification avant l’investiture du candidat à la présidentielle. Il doit ensuite affronter l’opposition qui ne veut pas qu’il brigue un second mandat pour cause d’acte de naissance douteux.

►Concernant la plainte pour « faux » concernant l’acte de naissance du président Ali Bongo, déposée en France par sa demi-soeur et héritière de l’ex-président Omar Bongo, celle-ci a été classée sans suite par le parquet de Nantes qui estime que sa juridication n’est pas compétente.

RFI AFRIQUE

 

Bangui: Reseau des Journalistes pour le Developpement Rural (RJDR)

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_3362

Reseau des Journalistes pour le Developpement Rural (RJDR)

Republique Centrafriaine

Unite-Dignite -Travail

 

Bangui, (CNC), 02-29-2016

AVIS D’APPEL A CANDIDATURE

Dans le but de valoriser les œuvres journalistiques en milieu rural et inciter les médias à s’intéresser aux questions liées à la promotion humaine, le Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR) en partenariat avec le Ministère en charge du Développement du monde rural lance la première édition du Prix du Meilleur Journaliste du Monde Rural.
Peuvent faire acte de candidature, tout média, tout journaliste ayant produit un reportage, un article, une analyse, une émission, un magazine ou un documentaire sur un fait donné et ayant impacté positivement sur les conditions de vie en milieu rural, dans la période allant de Mars 2013 jusqu’au février 2016.
Les candidatures sous ouvertes le 28 février 2016 et prendront fin le 4 mars 2016 à 00 heure.

Composition du dossier:

– Une copie de la carte de presse ;
– Une copie d’article, un élément sonore ou visuel, certifié conforme par l’organe dans lequel l’élément a été publié ou diffusé.
Lieu du dépôt de dossier : Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ)
Ou contactez les numéros suivants : 75 03 67 89 ; 72 03 38 55 ; 75 37 24 05 ; 72 71 64 02

IMG_8222

Ou par mail : ltdc@yahoo.fr; krockfred@yahoo.fr

Le Rapporteur Général

Centrafrique: LE GOUVERNEMENT DE TOUADERA SE DOIT D’ADOPTER LE GRAM : Gouvernance, Reformes, Austérité et

0

(Corbeau News Centrafrique)

erci

LE GOUVERNEMENT DE TOUADERA SE DOIT D’ADOPTER LE GRAM :

Gouvernance, Reformes, Austérité

et Moralisation de l’Etat.

Bangui, (C.N.C), 29-02-2016

Le programme de gouvernement de la 3è transition se doit de se reposer sur une politique ferme de rétablissement de l’État et de la relance économique dans un contexte de crise sur fond de budgets serrés avec une pression accrue. Le programme appelle à la fois à une maîtrise des coûts et du bon fonctionnement de l’État.

Le point de départ sera l’Etat et de toute sa puissance. L’administration de l’Etat a été délaissée aux mains des prétendus hommes politiques, des prédateurs, des aventuriers qui l’ont pétrifié dans le culte du passé et des intérêts personnels. L’Etat doit avoir une organisation plus apte, souple et appropriée, des missions claires, des objectifs mesurables qualitativement ou quantitavement, des suivis, des contrôles, des hommes et la qualité de leur profil (motivation, comportement convenable, expérience, intelligence et responsabilité) avec des principes simples: but, fierté, patience, constance et perspective. Il appartient à l’Etat de se doter des compétences de ses vaillants fils et filles pour sa gestion et son développement.

La bonne gouvernance passe par la qualité de l’organisation des hommes, des principes, de la discipline et de la rigueur et puis de l’observation d’un certain nombre de valeurs comme des béquilles qu’on ne se sépare pas. La bonne gouvernance, c’est l’exercice d’une politique de gestion qui, tout en requérant la transparence, l’honnêteté, l’équité et la responsabilité, doit devenir un art et donc une passion. Elle est le nouveau concept de gestion de toute organisation, quelle soit publique ou privée.

La réforme, elle sera d’ordre structurelle, elle touchera tous les départements de l’État. Il s’agit ici d’identifier les services de l’Etat lesquels, les populations s’y reconnaissent, les services rentables. Les services qui ne sont pas reconnus par les contribuables, ils seront purement et simplement supprimés. Les besoins des départements seront quantifiés, priorisés et exécutés. Combien ils coûtent et combien ils rapportent à l’Etat et aux populations. C’est la gestion de valeur.

Au département des finances et du budget de l’Etat ; la réforme sera fiscale, elle visera à aider à la croissance et à relancer la consommation des ménages. La RCA est un pays fiscal, la pression fiscale impacte davantage l’emploi et la croissance. Il faut encourager l’investissement des entreprises qui conduise à davantage d’emplois et de croissance.
Les réformes sont douloureuses mais elles aident à sortir l’économie de la faillite. L’État doit savoir intégrer l’informel dans le petit commerce général afin d’élargir l’assiette des impôts. Expliquer aux centrafricains qu’ils doivent se fiscaliser eux-mêmes pour aider le pays. En effet, il s’agit de déplacer les charges fiscales vers les sources qui créent moins de distorsions tel que : impôt sur patrimoine, impôt sur la consommation, impôt sur le revenu des personnes physiques et l’impôt sur le bénéfice des sociétés. Sachant que les réformes réparent des déséquilibres dans l’économie, l’État doit comprendre pour lui-même quelles sont les réformes structurelles pour son économie. La réforme fiscale et la réforme de l’État sont indispensables pour renouer avec la croissance.

Ensuite, des coupes budgétaires pour en finir avec les aides ou les emprunts; sortir tous les dossiers des états généraux, les traiter, dépoussiérer toutes les voies de recettes et dépenses les plus tangibles et exigibles, payer les fournisseurs locaux ; poursuivre également les débiteurs divers de l’Etat. L’objectif, c’est créer le dynamisme, la confiance, l’Etat doit se prendre en charge sur ses fonds propres et relancer le business local et puis de moins recourir à l’aide extérieure. Effet, l’Etat doit mériter l’aide extérieure et non en dépendre.

L’austérité, concerne la rigueur sur le train de vie de l’Etat et de son fonctionnement en général, surtout les détournements de deniers publics, les vols, les corruptions, les arrangements, les dépenses de consommation cérémoniaire, les dépenses de voyages et les frais missions abusés dont raffolent les agents de l’Etat.
La pléthore de postes de ministres d’état, de ministres délégués, de secrétaires, de chargés de missions, de conseillers, et les petits postes de subordinations sans production seront nettoyés. Le gouvernement sera léger et souple, implacable par rapport à sa mission mais toutefois saura agir selon les occurrences et toujours équitable.

La moralisation ici, il s’agit de la méthode de management à appliquer pour changer le comportement et la mentalité des agents de l’Etat. L’Etat est moribond à cause de manque de professionnalisme de ses propres agents. Les agents de l’Etat n’ont pas pour la plupart un esprit corporate, ce qui compte pour eux c’est ce qu’ils peuvent gagner par jour au travail comme profits en exerçant les fonctions pour lesquelles l’Etat leur verse des salaires. La reforme retiendra de les traiter avec soins car c’est eux qui font vivre l’État et cela permettra de mieux lutter contre la corruption et toutes formes de mentalité et comportement négatives au changement.

Les agents de l’Etat pour la plupart d’entre eux sont restés nègres et, ont développé un esprit communautaire où ils se protègent mutuellement et se partagent les fruits d’arrangements qu’ils opèrent. Beaucoup ont des profils très médiocres ou pas conformes à l’emploi qu’ils occupent.

Adopter un système de management par objectifs (but et résultat) incluant un contrôle systémique. Des reportings, des comptes rendus et des procès verbaux constants. Des analyses, des évaluations et des prises de décisions orientées résultats. Des sanctions positives et négatives. Des promotions et des avancements professionnels. Des formations et des spécialisations. Identification des talents (emerging talent, potential executive, best talent, key contributor), plan de successions et plan de carrières. Produire la matrice de développement des compétences dans chaque département afin de garantir à l’Etat une vie d’entreprise pérenne.

Comment faire fonctionner une telle politique, il faut le concours des Managers ayant vu et vécu des expériences de faillite pour construire la fonctionnalité et décliner les opérations de réalisation.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Le rapport de mission du RJDR sur la foire agricole dans la ville de Bouar

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_8732

 

Le rapport de mission du RJDR sur la foire

agricole dans la ville de Bouar

Bangui, (CNC), 27-02-2016

La semaine passée, la ministre d’Etat en charge du Développement du Monde Rural, Marie-Noëlle KOYARA, accompagnée de certains membres du gouvernement dont les ministres Marguerite Samba-Maliavo, Gertrude Zouta, Eugénie Yarafa et Mme PHISMIS ainsi que l’ambassadeur Charles Malinas ont pris part à la 6e édition de la foire agricole de Bouar. Cette foire, selon le plan d’action prioritaire du Département 2016-2018, permet aux populations de travailler davantage en vue d’améliorer leurs revenus agricoles après cette crise.

Célébrée sur l’esplanade de la Mairie de la ville, la foire agricole a vu la présence associations et groupements agropastoraux venus de l’ensemble de la Préfecture de Nana-Mambéré dont plusieurs se sont vus doté des outils de travail dont un tracteur et des crédits remis. Au cours de la mission, la représentation régionale de la section des affaires judiciaires et pénitentiaires de la Minusca de Bouar, à son tête le chef du bureau KAPALATA Christine, les autorités de Bangui, en mission dans la ville, ont procédé à l’inauguration officielle de la Maison d’arrêt de ladite ville par la MINUSCA.

Cette initiative pour la maison d’arrêt de Bouar est né suite à la demande des autorités pénitentiaires centrafricaines, basées dans la ville et au constat des visites de terrain effectuées par la section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSCA qui ont vu la nécessité de la réhabilitée après cette crise.

A travers cette remise en état de la prison de Bouar, l’objectif est de faciliter le retour de l’Etat de droit dans la Région et de participer à la lutte contre l’impunité ; promouvoir la reprise du travail du personnel pénitentiaire et améliorer les conditions de détention des détenus afin de rendre la prison conforme aux normes internationales des droits humains en vigueur en la matière.

Les travaux ont coûté de millions entièrement financés par la MINUSCA. En plus du renforcement du bâtiment de la prison, et de l’équipement, dans les jours à venir, du bureau du régisseur en ordinateur, imprimante et mobiliers, le projet, selon une de la MINUSCA, doit fournir aussi une moto-ambulance pour le transport des détenus malades et un moulin pour le broyage des aliments ainsi que du matériel de fouille qui permettra d’éviter désormais de soumettre les détenus à l’épreuve humiliante de la fouille par le déshabillage systématique. Des salles d’attente ont également été construites pour accueillir les familles et les proches des détenus lors des visites.

La cérémonie d’inauguration était présidée par la ministre d’Etat Marie-Noëlle KOYARA en mission dans la ville et du chef du bureau régional de la MINUSCA, Mme et Fréderic OUAGONDA, préfet de Nana-Mambéré. Etaient également présent Monsieur Charles MALINAS, l’ambassadeur de France en Centrafrique, le personnel de la Maison d’arrêt ainsi que le corps judiciaire de la ville dont Alain TOLMO, le procureur général. Selon, le chef du bureau régional de la MINUSCA, « la prison de Bouar se trouvait dans un état de délabrement alarmant et posait des risques de sécurité ; les toilettes étaient inexistantes…La maison d’arrêt avait été détruite suite à la crise. C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de prendre en charge ce projet ».

« Tout le monde savait dans quelles conditions se trouvait la prison de Bouar avant sa rénovation. Aujourd’hui c’est comme une maison d’arrêt flambant neuve que nous recevons. C’est le lieu de remercier, au nom du ministre de la Justice et en mon nom propre, la MINUSCA. Et nous les invitons toujours à nous accompagner dans le sens de l’amélioration des conditions de détention», a déclaré Fréderic OUAGONDA, le préfet de Bouar.
Le préfet a témoigné de « toute la reconnaissance du gouvernement centrafricain à l’endroit de la MINUSCA et toute la communauté internationale pour leur engagement sans faille dans la stabilisation du pays. » Tout comme le préfet, le maire a exprimé la reconnaissance de toute la population pour ce geste qui, renforce la quiétude et la sérénité au sein de la communauté car pour lui, « réhabiliter une prison, c’est non seulement sécuriser la population mais, c’est aussi sauver la vie des personnes qui y sont détenues ».

La chef de bureau de la MINUSCA a quant à elle, a rassuré les autorités de l’appui de la Mission non seulement dans la consolidation du système judiciaire et pénitentiaire mais dans bien d’autres domaines conformément à son mandat.

Inauguration de trois bâtiments administratifs réhabilités de la Sous-préfecture

Dans la même série d’activité, la ministre d’Etat en charge du Développement du Monde Rural, Marie-Noëlle KOYARA, a présidé la cérémonie d’inauguration de trois bâtiments de la Sous-préfecture de Bouar rénovés grâce au soutien de la MINUSCA en présence des autres membres du gouvernement qui l’ont accompagné dans la mission.

Il s’agit des bâtiments abritant les services déconcentrés de l’Etat qui se trouvaient dans un état de délabrement très avancé. L’appui à la réhabilitation des infrastructures administratives traduit la volonté de la MINUSCA de contribuer à la réussite du processus de décentralisation en Centrafrique et à l’amélioration de la gouvernance. L’objectif visé est de permettre aux fonctionnaires décentralisés et déconcentrés de disposer d’un cadre de travail adapté à leurs nouvelles attributions dans le cadre de la décentralisation.

IMG_8700

IMG_8709

IMG_8720

IMG_8719

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION N° 0510 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA FÉLICITE LE NOUVEAU PRÉSIDENT DÉMOCRATIQUEMENT ÉLU,

0

(Corbeau Nnews Centrafrique)

thad

DÉCLARATION N° 0510 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA FÉLICITE

LE NOUVEAU PRÉSIDENT DÉMOCRATIQUEMENT ÉLU,

MONSIEUR FAUSTIN ARCHANGE-TOUADERA.

 

Bangui, (C.N.C), 02-26-2016

Au nom du Bureau Politique du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA), au nom de l’État-major du FPRC, au nom de l’ensemble de notre mouvement, nous-nous faisons le devoir civique de féliciter le nouveau Président démocratiquement élu, Monsieur Faustin Archange-Touadera.

Nos félicitations s’adressent aussi à l’ensemble de notre population pour la discipline et le don de soi qui ont présidé au succès du cycle électoral dans notre pays, la République Centrafricaine (RCA).

Nous n’oublions pas non plus le séjour salutaire de sa Sainteté, le Pape François qui a réussi à rencontrer toutes les couches sociales de notre pays, leur parlant d’exercer un dépassement de soi et de privilégier l’intérêt suprême de notre nation. Ce message avait rejoint la vision de notre mouvement le FPRC-Coalition-SÉLÉKA, qui prône la négociation, le dialogue, l’inclusion, la reconnaissance mutuelle, la coexistence pacifique, le retour assisté de nos populations éparpillées dans les pays de la sous-région, l’unité, la laïcité, le patriotisme et le développement intégral de notre pays, la RCA pour une Paix Durable.
Aujourd’hui, nous saisissons cette occasion pour rappeler au Président élu :

Notre mouvement le FPRC-Coalition-SÉLÉKA, avait signé un accord de paix à Nairobi au Kenya avec les Antis Balakas qui prévoyait une troisième transition et baliser de ce fait, le chemin du cycle électoral ouvert à toutes et à tous.

Il convient de rappeler que plusieurs centrafricaines et centrafricains, n’ont pas participé au cycle électoral qui conduira à la mise en place des institutions issues des élections.
Pour ne pas gêner le processus enclenché, notre mouvement a observé une neutralité responsable et non un silence ou un effacement.

Nous en appelons au sens élevé de l’homme d’État du Président élu et nous lui recommandons d’éviter le débauchage, la politique d’exclusion, de marginalisation et les schémas qui ont par le passé, contraint des compatriotes à reprendre les armes.
Nous disposons des cadres militaires et civils, qui n’ont besoin que d’un espace d’expression et d’action pour mener le défi de la construction d’une armée républicaine et d’une police ouvertes à toutes et à tous, d’une société démocratique et laïque, d’un État capable de créer la richesse et de la distribuer équitablement sans exclusion et du développement équitable de toutes nos régions.

Notre mouvement peut se targuer d’avoir réussi à respecter la parole donnée, les accords signés. Nous sommes de ce fait, un acteur incontournable dans la recherche de la sortie de crise dans notre pays, la République Centrafricaine. Nous sommes disposés à apporter cette caution pour la crédibilité d’une société ouverte, unie, laïque et démocratique dans un respect mutuel.

Ensemble, tournons la page des années sombres de l’histoire de notre pays, la République Centrafricaine en nous regardant droit dans les yeux et en marchant main dans la main, gage d’une dignité retrouvée.

Fait, le 26 février 2016

Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique

FPRC-Coalition-SÉLÉKA

saboune@hotmail.ca

 

CENTRAFRIQUE: LE G8-RCA POURSUIVRA SON APPUI AUX COTÉS DES NOUVELLES AUTORITÉS ÉLUES

0

(Corbeau News Centrafrique)

8726

 

LE G8-RCA POURSUIVRA SON APPUI AUX COTÉS

DES NOUVELLES AUTORITÉS ÉLUES

Bangui, (CNC), 02-26-2016

Le Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (G8-RCA) se félicite de la tenue dans le calme et de la participation active de la population aux scrutins du second tour de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives du 14 février 2016.

Dans un communiqué de presse du 24 février 2016 parvenu à notre rédaction, le G8-RCA annonce qu’il poursuivra son appui aux cotés de la population et des nouvelles autorités élues. Le G8-RCA salue l’engagement de l’ensemble des autorités de la transition et des autres institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour Constitutionnelle, la Haute autorité de la communication ainsi que du Cadre de concertation, qui ont permis, malgré les défis, les meilleures conditions possibles d’organisation et de déroulement du scrutin avec l’appui de la communauté internationale.
Selon le communiqué, le G8-RCA prend note des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle et des élections législatives du 14 février dernier annoncés par l’ANE. Selon l’ANE et dans l’attente de la décision de la Cour Constitutionnelle de transition, M. Faustin Archange Touadéra obtient 62,71% des suffrages exprimés et M. Anicet Georges Dologuélé 37,29%. Pour ce qui est des élections législatives, 46 sièges sur 140 ont été attribués.

«En attendant la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de transition, le-G8-RCA félicite d’ores et déjà le président élu. Le G8-RCA se félicite de l’engagement pris par M. Faustin Archange Touadéra à privilégier le dialogue et la réconciliation nationale » lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, le G8-RCA tient à saluer également M. Anicet Georges Dologuélé qui dans sa Déclaration, a reconnu les résultats provisoires publiés par l’ANE et félicite M. Faustin Archange Touadéra, et décide, « dans le souci de promouvoir l’esprit de paix de ne formuler aucun recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition ».

Le G8-RCA réitère l’engagement de la Communauté internationale à continuer à soutenir le processus en cours avec le second tour des élections législatives qui mettront fin à la transition.

Le G8-RCA souligne que le peuple centrafricain aura besoin de toutes ses ressources humaines pour contribuer à la reconstruction du pays. Dans ce cadre, « le G8-RCA appelle toutes les personnalités, partis politiques et forces vives du pays à continuer à jouer un rôle dans la recherche de solutions durables pour la paix, la réconciliation, le développement économique et social de la République centrafricaine », poursuit le communiqué.

Le G8-RCA poursuivra « aux côtés de la population centrafricaine et des nouvelles autorités élues à apporter son appui aux projets et programmes qu’elles voudront bien mettre en place, en vue notamment de la promotion de la paix et de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’état, de la promotion de la justice et du refus de l’impunité, du DDR, de la réforme du secteur de sécurité et de la relance du programme de développement de la République centrafricaine», souligne le communiqué.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA LANCE LA PHASE PILOTE DE LA POLICE COMMUNAUTAIRE A BANGUI

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAMSUNG CAMERA PICTURES_562

LA Minusca LANCE LA PHASE PILOTE DE LA POLICE

COMMUNAUTAIRE A BANGUI

 

Bangui, (CNC), 25-02-2016

Le Commissaire de la composante de Police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Luis Carrilho, a présenté ce mercredi 24 février 2016, le concept de la Police communautaire, dont les activités de sensibilisation à Bangui prennent fin le 1er mars.

D’après le Commissaire Carrilho qui intervenait lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission, ce projet est mené en collaboration avec les forces de sécurité intérieures (FSI) centrafricaines et a pour objectif de rapprocher la police de la population, en impliquant celle-ci dans le dispositif sécuritaire.

La campagne de sensibilisation sur la police communautaire a déjà été menée dans sept arrondissements de Bangui. Quatre grands objectifs sont recherchés à travers la mise en place de la police communautaire à savoir lutter contre l’insécurité, améliorer la qualité de la vie des communautés et résoudre les problèmes liés à la criminalité. In fine, cela doit aussi contribuer à prévenir les perturbations de l’ordre public.

Selon le commissaire de la Police, «un Conseil communautaire s’est tenu le 5 janvier 2016 afin de sensibiliser la population à la police communautaire, expliquer le concept et recueillir leurs différents avis à travers des travaux en ateliers». D’autre part, le personnel de police et de gendarmerie a été formé au concept afin de leur permettre de l’appliquer en répondant aux attentes des populations. Il en a été de même avec les élus et les responsables locaux.

Les casques de la RDC rapatriés

Intervenant aussi au cours de cette conférence de presse, le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, a annoncé que les Casques bleus de la République démocratique du Congo déployés dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou, ont effectivement quitté le territoire centrafricain la semaine dernière. Il a ajouté que les congolais sont en train d’être remplacés par des casques bleus de la Mauritanie, dont 250 éléments sont arrivés dimanche dernier. Selon le Porte-parole, quelques 300 soldats mauritaniens arriveront dans les prochains jours, dans le but de renforcer les effectifs. Quelques 200 soldats mauritaniens sont déjà sur place à Bambari tandis que d’autres ont été déployés à Kouango, Ngoua koubo et Mobaye.

Le pré-DDR

Sur le processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) Monteiro a annoncé la tenue à Bria et à Kaga Bandoro, le 20 février dernier, d’activités de sensibilisation sur le processus, en partenariat avec des entités régionales. A Bria, le tout premier forum de métier, organisé par le Centre régional de formation professionnelle et pratique, a servi de cadre à cette activité qui a regroupé 60 anciens combattants dont 20 femmes.

A Kaga-Bandoro, la MINUSCA en partenariat avec les autorités locales, a organisé une journée de sensibilisation sur la cohésion sociale et la paix avec les ex-combattants. Il était aussi question du pré-DDR, de l’importance de la réintégration mais ainsi de la confiance qui doit être rétablie au sein des communautés.

Le porte-parole a conclu sur le projet “Jeunes à risques” qui a permis de créer, la semaine écoulée, 704 emplois d’urgence en faveur des jeunes et des personnes vulnérables, pour la réhabilitation d’infrastructures communautaires dans les localités de Boy Rabe à Bangui, Bouar, Kaga Bandoro et Bambari.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: MSF DISTRIBUE DES KITS D’URGENCE AUX FAMILLES DEPLACEES DE BATANGAFO

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSC00521

MSF DISTRIBUE DES KITS D’URGENCE AUX

FAMILLES DEPLACEES

DE Batangafo

 

Bangui, (CNC), 02-25-2015

 

Le 10 février dernier, plus de 449 familles déplacées ont perdu leur abri et leurs biens, ravagés par un incendie qui a touché le camp de Batangafo, un des plus importants du pays. Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) se sont rapidement organisées et ont distribué des kits d’urgence comprenant du matériel d’hygiène et de cuisine pour toutes ces familles.

Devant l’inaction d’autres organisations sensées être en charge de cette distribution, MSF s’est donc mobilisée pour organiser une évaluation des besoins en collaboration avec les autorités locales et les représentants des familles concernées. La distribution a été préparée pendant plusieurs jours et réalisée jeudi dernier.

« Plusieurs familles vivant dans des zones proches du lieu de l’incendie ont été affectées mais leurs biens ont pu être sauvés. Nous avons donc décidé de venir en aide à ceux qui ont véritablement tout perdu », explique Joao Martins, coordinateur de projet MSF à Batangafo.

Chaque kit distribué, incluant des bâches plastiques, des couvertures, des cordes, du matériel d’hygiène et de cuisine et des moustiquaires, a été adapté au nombre de personnes dans la famille certaines allant jusqu’à 14 personnes.

« Afin de mettre en œuvre une distribution bien organisée, nous avons uniquement demandé aux chefs de famille de venir. Aucune autre activité médicale n’a été réalisée, mais notre hôpital reste ouvert pour toute la population du camp de déplacés et nos travailleurs communautaires suivent l’évolution de la situation de ces familles avec attention », poursuit Joao Martins.

Le camp de Batangafo a accueilli des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences entre les différents groupes armés à la fin de 2014, forçant la majorité des habitants de la ville à quitter leur maison pour trouver refuge sur un terrain libre entre l’hôpital et la base des forces internationales. A la recherche de protection et de sécurité, les habitants de la région sont venus grossir les rangs des déplacés dans le camp, qui compte actuellement 30 000 personnes. Aujourd’hui, 450 000 centrafricains sont déplacés dans le pays et le même nombre a fui à l’étranger pour trouver un refuge.

Ces dernières semaines, de nombreux feux se sont déclenchés dans la zone, probablement dus au temps chaud et sec, typique de la saison actuelle en Centrafrique ; ce qui a sans doute contribué à déclencher cet incendie accidentel dans la structure MSF à Batangafo, en janvier dernier.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 avec plus de 300 personnels internationaux et 2000 personnels locaux. Depuis décembre 2013, MSF a quasiment doublé ses projets de prise en charge médicale en réponse à la crise, passant de 10 projets à près de 20. MSF intervient aussi auprès des réfugiés centrafricains au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo.

A Batangafo au nord de la Centrafrique, MSF gère l’hôpital général composant 150 lits et soutient cinq centres de santé situés dans les périphéries de la ville. En 2015, MSF a dispensé près de 75 000 consultations et 7 300 patients ont été admis à l’hôpital. Dans le camp de déplacés, MSF a mis en place de nombreuses activités, notamment une vaccination contre le pneumocoque et la rougeole pour plus de 12 000 enfants.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMITE DE SOUTIEN DE NANTES: REMERCIEMENT DES MEMBRES DU COMITE DE SOUTIEN DE NANTES

0

(Corbeau News Centrafrique)

FullSizeRender-1

 

COMITE DE SOUTIEN DE NANTES: REMERCIEMENT

DES MEMBRES DU COMITE DE

SOUTIEN DE NANTES

Bangui, (CNC), 24-02-2016

Le deuxième tour de l’élection présidentielle vient de s’achever par la victoire de notre candidat Faustin Archange TOUADERA. Cette victoire est le fruit de l’investissement des différents comités de soutien qui ont fait un excellent travail de mobilisation qui a permis à notre candidat d’obtenir de meilleurs résultats par rapport au premier tour. Pour cela, je tiens à remercier toute l’équipe du CST Nantes pour leur disponibilité et leur patriotisme.
Au nom de toute l’équipe du CST Nantes j’adresse mes remerciements à
Madame Sylvie MAZOUNGOU pour son assistance et son indéfectible soutien lors de la mise en place du CST Nantes.
Le comité de soutien de Nantes tient également à remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées lors de ce scrutin pour voter en faveur du candidat Faustin Archange TOUADERA. Vous avez fait un choix de raison, parce que vous voulez rompre avec le passé, mettre fin aux souffrances du peuple centrafricain, aux injustices, à la gabegie, au clientélisme, au népotisme, au régionalisme etc. Faustin Archange TOUADERA incarne les valeurs d’intégrité de rigueur, de loyauté dont toutes les filles et tous les fils de notre pays ont besoin pour se relever.
La succession des crises, des périodes de violences qui ont secouéle Centrafrique ont freiné son développement. Pour tourner définitivement cette sombre page de son histoire notre peuple espère retrouver la paix et la stabilité, gage de développement. L’exploitation de nos ressources naturelles et la contribution de toutes les centrafricaines et tous les centrafricains favoriseront l’émergence de notre pays.
La tâche est immense et les défis sont nombreux pour relever ce pays dont les infrastructures sont quasiment inexistantes, pour ce faire, nous devons faire confiance à notre président et à sa future équipe gouvernementale pour sortir notre pays du gouffre.

Jean-Christophe MAKENZET

Vice Président du CST Nantes

Centrafrique: 43 deputes élu au premier tour de élections législatives,

0

(Corbeau News Centrafrique)

20151104_095015

 

Centrafrique: 43 deputes élu au premier tour

des  élections législatives,

 

Bangui, (CNC), 02-23-2016

Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n’a pas encore été annoncée.

Quarante-trois candidats aux législatives centrafricaines ont été élus dès le premier tour au Parlement qui compte 140 sièges, selon les résultats provisoires publiés par l’Autorité nationale des élections (ANE), dont l’AFP a obtenu communication lundi.

Ce nouveau premier tour des législatives a eu lieu le 14 février, en même temps que le second tour de la présidentielle qui a vu la victoire de Faustin Archange Touadéra. Le premier tour du 30 décembre avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreuses irrégularités.

Selon l’ANE, le taux de participation est de 52%.

Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n’a pas encore été annoncée.

Parmi les candidats déclarés élus figurent Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé cinquième à la présidentielle, dans la région de Bocaranga (nord), et Jean-Michel Mandaba, président du Parti de la gouvernance démocratique (PGD), dans la région de Bamingui (nord).

D’autres personnalités telles que Bertin Béa, secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK, parti du président déchu François Bozizé), Béatrice Emilie Epaye (ancienne ministre et député, présidente de la commission préparatoire du forum de Bangui), ont aussi été élues.

Par ailleurs, un ex-élément des Forces armées centrafricaines (FACA), également ex-chef des milices anti-balaka, Alfred Yékatom Rombhot, a été élu dans la région de M’baïki (sud). Candidat indépendant, il fait partie des personnes visées par des sanctions de l’ONU pour leur implication dans les violences intercommunautaires qui ont déchiré le pays ces trois dernières années.

Les candidats déclarés élus appartiennent en majorité à des formations politiques comme l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet-Georges Dologuélé, le Renouveau démocratique centrafricain (RDC) de Désiré Kolingba Nzanga Bilal, le MLPC de M. Ziguélé, et le PGD de Jean-Michel Mandaba, tous quatre candidats malheureux à la présidentielle. Le Rassemblement pour la République (RPR) de Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT) et le KNK de François Bozizé sont également représentés aux côtés de nombreux candidats indépendants.

Sur plus de 1.500 candidats en lice pour ces législatives, au moins 111 s’étaient désistés, évoquant des difficultés financières. La plupart ont ensuite apporté leur soutien à d’autres candidats mieux placés dans leurs circonscriptions respectives.

Les recours relatifs au premier tour peuvent être déposés à compter de lundi, pendant cinq jours, auprès de la Cour constitutionnelle, qui doit proclamer les résultats définitifs dans un délai de 15 jours.

 

AFP

 

CENTRAFRIQUE: UNE 3è TRANSITION DÉMOCRATIQUE ET LÉGITIMEMENT INSTALLÉE : UN MODÈLE DÉPOSÉ I NÉDIT

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
IMG_2375
 
 

UNE 3è TRANSITION DÉMOCRATIQUE ET LÉGITIMEMENT

INSTALLÉE : UN MODÈLE DÉPOSÉ I

NÉDIT CENTRAFRICAIN.

 
 
 
 
 
Bangui, (C.N.C), 23-02-2016
 

Personne n’oubliera la méthode grotesque qui a permis la mise en place de la Transition insipide dont Samba Panza fut la baronne.

Une transition que l’extérieur a commencé à décrier et à perdre toute sa confiance quant à sa réussite et, qui a fini par la qualifier de transition chancelante et dont nous désignons strictement de transition mafieuse.

Composée d’individus qui se sont choisis de manière intuitu personae, ils se sont enrichis sur le dos et sur la souffrance répugnante du peuple centrafricain.

Pour illustrer nos propos, l’affaire angolagate et en janvier dernier l’incendie du ministère des finances dont l’objectif désespéré et recherché est de faire disparaître des traces avant la fin de la transition.

La transition n’avait pas de légitimité, elle n’émergeait pas de la volonté de nos peuples. Cette transition était une petite bougie pour éclairer une table pour le diner et non un lampadaire pour

éclairer une voie. La situation nous demandait d’aller à la légitimité pour signifier notre existence et que l’état transitoire ne pouvait durer.

Il faut reconnaître que toute autorité qui n’émane pas de la volonté générale des peuples est incontestablement illégitime. Et même si l’autorité émane de la volonté générale, il faut qu’elle se repose sur son objet et sa source.

L’autorité de la transition de SAMBA PANZA n’émane pas des centrafricains. Elle est illégitime et ne peut prétendre en toute autorité agir au nom du peuple centrafricain. Une autorité de fabrication qui n’a ni objet ni source légale; elle était d’une absurdité politique. Elle n’administrait rien mais elle savait profiter et faire prolonger sa durée de vie.

Si l’ONU était à dessein de nous aider à sortir de cette crise, il fallait aller très vite aux élections afin que nous puissions doter notre pays d’un gouvernement légitime. La question de la représentativité légale de notre peuple était fondamentale. C’est désormais chose faite.

La Minusca doit maintenant travailler côte à côte avec le gouvernement légitime, un partenaire national sûr de droit. C’est une question de droit d’existence et de souveraineté d’un peuple qui s’est manifesté par ce vote.

Le ralliement des autres candidats aux élections présidentielles à TOUADERA est la recherche de cette transition légale en vue de préparer notre pays aux processus électoraux légaux futurs. TOUADERA est le Président de la 3è transition légitime qui rassemble toutes les forces de notre pays. Cette transition est ouverte mais ne sera pas à n’importe quel prix.

Vous n’êtes pas sans ignorer que cette élection ne s’était pas déroulée dans des conditions idoines, seule la volonté de nos peuples de dominer les difficultés, a permis la tenue de cette élection. Les élections libres sont encore devant nous. Toutes les forces doivent maintenant se rassembler pour travailler à l’avantage de ce processus avenir qui honorera notre peuple.

Cette 3è transition démocratique conduite par TOUADERA a une mission très importante. Elle doit corriger les deux (2) dernières aventures de transition celle de DJOTODJIA et de SAMBA PANZA. Au fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite. La science est claire, il y a un processus derrière tout phénomène, qu’il soit d’ordre physique, social, etc.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de la transition qui devait être à l’origine de la transformation. Si TOUADERA et son gouvernement ne sont pas en mesure de dégager cette personnalité, le risque d’échec ne fait pas de doute.

Cette personnalité comprend tout ce que représente l’état de la Transition, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs à savoir : les hommes, les compétences, les moyens matériels et financiers, les associations, les partis politiques, les syndicats, et plus large l’ensemble de la population elle-même que constitue la société et l’extérieur (toutes les relations internationales). L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’état de la transition c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent.

Ce que l’on peut craindre tous et déplorer, ce qu’il ne faudrait pas que cette 3è transition soit pour les uns et pour les autres une occasion de profit personnel induit, de montage

de business personnel souterrain et que les vautours d’hier reprennent l’aéropage économique de notre pays et font sombrer l’espoir de tout peuple.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: MINISTERE DES EAUX ET FORETS : UNE GESTION MACABRE

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
IMG_2537
 
 
 

MINISTERE DES EAUX ET FORETS : UNE GESTION MACABRE

 
 
 
 
Bangui, (CNC), 02-23-2016
 
Le département des eaux et forêts chasse et pêché est malade sans que l’exécutif en charge de la transition ne puisse chercher à diagnostiquer afin d’en apporter le remède qu’il faut. Pendant que le personnel de ce département vit un calvaire dû aux multiples arriérés de salaires enregistrés, la Ministre dudit département et son Directeur de Cabinet se contentent de s’enrichirent avant que la transition ne puisse terminer.
 
Puisque la transition de Catherine Samba-Panza est en train de tirer résolument à sa fin pour que les Centrafricains puissent espérer une vie paisible, certains cadres de la transition trouvent l’opportunité de saigner les institutions du pays par leurs calculs d’une vie de bonheur après la transition. L’occasion est donnée à la ministre Isabelle Gaudeuille et son Directeur de Cabinet Vincent Kongo qui, par ailleurs ont un lien parental, de se faire du beur à travers l’achat de véhicule luxueux, des missions inventées, le recouvrement parallèle des taxes auprès des sociétés forestières, le paiement des factures exorbitants, la réquisition de certains fonds. Bref, la liste est longue.
 
En effet, nous avons mené des investigations sur la gestion actuelle au ministère des eaux et forêts, chasse et pêche suite aux multiples plaintes du personnel du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF). Des sources concordantes au sein dudit ministère nous ont permis de constater une gestion peu orthodoxe qui mine ce département en cette période de transition qui se traduit par de nombreux actes.
 
Premier acte : l’achat d’un véhicule luxueux de commandement, marque TOYOTA de dernier cri, pour la Ministre à un prix exorbitant de 57.500.000 FCFA, alors que le CAS/DF, organe financier du département, a prévu l’achat de ce véhicule à un prix de 37.500.000 FCFA. Pendant ce temps, le personnel du département totalise plusieurs mois d’arriérés de salaires. Selon les explications du Directeur de Cabinet de la Ministre, M. Vincent Kongo, la Ministre Isabelle Gaudeuille a trouvé le véhicule de marque RENAULT commandé par le CAS/DF au prix de 37.500.000 FCFA est trop fragile et eu peu confortable. Ainsi, la Ministre a pris la décision de commander un véhicule de luxe à CFAO MOTOR, pour ses déplacements. Or selon nos sources, ce véhicule n’a jamais servi aux activités de département, mais garé hors usage au domicile de la ministre.
 
Deuxième acte : la création des multiples missions fictives. Selon les informations qui nous sont rapportés, la ministre avec son Directeur de cabinet inventent des missions tan à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays qui sont prises en charge par le CAS/DF. Informations confirmées par le Directeur de cabinet, lors de notre échange avec lui pour l’équilibre de l’information, mais qui a tenté de justifier les raisons de ces multiples missions.
 
Troisième acte : le recouvrement parallèle. Des sources proches du département nous ont rapportés que le Directeur de cabinet de la ministre fait des recouvrements parallèles des différentes taxes forestières auprès des sociétés, or d’après nos sources, cela ne relève pas de sa compétence car le CAS/DF dispose d’un service destiné à cet effet. Certaines sources ont fait qu’au cas où le service de recouvrement du CAS/DF procède aux recouvrements par chèque, le
 
Directeur de cabinet exige du Directeur, Ordonnateur et le Comptable du CAS/DF de pouvoir récupérer ces chèques. Quand les taxes sont versées en espèces, le Directeur de cabinet exige à ce que plus de la moitié lui soit versée pour les besoins urgentes de la ministre, à en croire d’autres sources proches du département. En cas d’opposition, celui-ci se propose de les limoger. « Une situation que le personnel n’a jamais connu depuis la création du Compte d’Affectation
Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF) », déplore un agent recruté du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche. Contacté sur la question, le Directeur de cabinet du département Vincent Kongo balaie de revers de la main ces informations et parle plutôt des gens de mauvaise intention qui parlent en mal de lui.
 
Quatrième acte : le paiement des factures exorbitantes. Sur instructions fermes de la ministre Isabelle Gaudeuille, ont fait savoir nos sources, le CAS/DF souffre d’exécuter le paiement des factures exorbitantes de certains travaux réalisées au département dont la peinture et fournitures et bien d’autres.
 
Cinquième acte: la réquisition de 75.000.000 FCFA. D’autres sources ont informé d’une réquisition de 75.000.000 FCFA sur le compte du CAS/DF par madame la ministre pour la des routes par rapport à la venue du Pape François à Bangui. Contacté sur la question, le Directeur de cabinet de la ministre nous a confirmé cette information. Pour lui, le Conseil de ministre a ordonné à tous les ministères de cotiser par ministère cette somme de 75.000.000 FCFA pour la réhabilitation des voies de la capitale.
 
Sixième acte : la réquisition de 150.000.000 FCFA. D’après les informations collectées auprès des sources au sein du département, une réquisition obligeant le CAS/DF, organe financier du département, a décaissé cette somme de 150.000.000 FCFA pour la réhabilitation des édifices au sein des parcs nationaux à Ndélé et Birao. Depuis lors, aucune réhabilitation n’a été faite sachant pertinemment que ces zones sont des zones d’insécurité dont aucune étude préalable de faisabilité n’a été effectuée. Durant nos échanges, le Directeur de cabinet a confirmé les faits mais il s’est expliqué disant que les fonds alloués pour la réalisation de ces travaux sont encore gardés à la banque. Or la situation du personnel terrain du CAS/DF se caractérise par dix-huit à vingt-quatre mois d’arrières de salaire, le non versement des cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et des impôts régulièrement prélevés, le non payement de l’arbre de Noël et de la prime de rendement et le non remboursement des frais médicaux.
 
Septième acte : le troc de quatre véhicules avec la SEFCA. Nos sources ont rapporté que la ministre en charge des eaux et forêts, chasse et pêche a conclu un échange de quatre (4) véhicules de marque Toyota Land-Cruiser en compensation des arriérés de taxes forestières du CAS/DF sur la société SEFCA. Finalement, le département n’a bénéficié que deux (2) de ces quatre (4) véhicules car la société SEFCA n’a pas honoré l’engagement de la livraison de ces véhicule, si bien que la ministre a suspendu la livraison du reste de deux (2) véhicules. C’est ce que déplorent certains cadres du département qui estiment que ce troc est illicite car, d’après eux, les sociétés ont seulement le droit de payer leurs taxes. Certains s’interrogent en disant « qui sait si la SEFCA a versé la somme en place du reste de deux véhicules ».
 
Huitième acte : la confiscation du véhicule de service du Directeur du CAS/DF. Dans la poursuite de nos investigations, certaines sources nous ont fait savoir que le Directeur de cabinet de la ministre, a confisqué le véhicule de service du Directeur du CAS/DF qui réclame en vain la restitution du véhicule. D’après certaines sources proches du CAD/DF le Directeur de cabinet use de son titre pour influencer la direction générale. Selon les explications du Directeur de cabinet M. Vincent Kongo, ce n’est pas une confiscation mais plutôt une décision de la ministre Isabelle Gaudeuille. Car d’après lui, le département ne disposait pas de véhicule de service pour la Direction de cabinet. C’est ainsi que la ministre a ordonné au Directeur général du CAS/DF de lui céder son véhicule.
 
En fin, toutes ces situations font que le CAS/DF se trouve dans un coma avancé car incapable de faire face à ses diverses charges à savoir le versement régulier des salaires du personnel, le versement des cotisations du personnel à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et bien d’autres. Au moment où nous sommes en train de suivre ce dossier, la ministre vient de limoger le Directeur générale du CAS/DF. Toutefois, nous revenons sur les en dessous de ce limogeage et d’autres informations sur la gestion de ce département, dans nos prochaines publications. Affaire à suivre !
 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Et maintenant peut commencer la vraie transition …

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSCN7719Cloture

 

Et maintenant peut commencer la vraie transition …

Bangui, (E.N.S), 23-02-2016

Ça y est, c’est fait : même si nous devons encore attendre la validation du conseil constitutionnel, le processus électoral a rendu son verdict, en désignant le Pr Touadéra comme le nouveau Président de la République Centrafricaine. Et chose normale, chacun y va de ses félicitations, en rappelant au passage son implication dans … cette victoire.
Encore un disque bien rayé pour ce pays habitué à l’actualité dramatique par ses trop nombreuses et récurrentes crises. L’inqualifiable ratée de la transition et sa triste fin à en pleurer doivent nous alerter sur la répétition de nos joies à chaque fois qu’un changement se produit dans ce pays. Car, à chaque fois, nous tombons encore plus bas dans nos travers. Avec la cohorte de morts que nous devons enterrer dans un pays dépourvu de cimetière …
En effet, ne nous faisons pas d’illusion. Ces élections n’ont rien d’un salut pour un peuple meurtri. Et, le nouveau Président n’a pas de formule magique pour répondre à tous les espoirs placés en lui. A ce jour, et cela pour encore longtemps, la RCA dépend entièrement de la bonne volonté de la communauté internationale. Pour un pays qui se veut indépendant, c’est bien le pire héritage à laisser aux générations futures.
Alors que faire ? Tout sauf tout ce qui a été fait jusque-là !!!
A commencer par INNOVER et surtout OSER.
Innover : gouverner différemment en réduisant le train de vie de l’Etat et en adoptant une logique de performance à tous les niveaux de l’action publique. En commençant par un gouvernement limité à 20 membres qui ne viennent pas d’appareils politiques

et dont les résultats sont évalués tous les 6 mois par le Parlement.
Le Gouvernement aura, pour objectif, de réformer le pays pour relancer les investissements et réduire la dépendance budgétaire.
Ainsi, l’action du Chef de l’Etat sera essentiellement tournée vers la réconciliation nationale et la restructuration des forces de défense et de sécurité. A cette action, pourront prendre part les différents responsables politiques nationaux et les groupes rebelles qui se seront engagés dans la voie de la paix.
Oser : ne pas agir avec l’illusion du pouvoir mais avec le poids des responsabilités et le devoir de rendre des comptes. Pour cela, le nouveau Président devra agir pour faire vivre la contradiction. En scientifique qu’il est, il pourrait être celui qui donnerait la force aux institutions nationales de mener à bien leurs missions. Cela pourrait commencer par le fait de soumettre à l’appréciation de l’Assemblée Nationale les dominations de hauts fonctionnaires ou des dirigeants des entreprises publiques.
Ce serait, toujours pour le formateur, l’occasion d’enseigner à ses concitoyens une nouvelle matière : la transparence.

Depuis trop longtemps, on entend qu’il faut mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il est plus que temps de poser les bases pour passer de la prière à l’action …
C’est, en réalité, maintenant que commencerait la transition centrafricaine. A nous de la rendre plus crédible désormais.
Bonne chance Centrafrique et bon courage Mr le Président. L’exilé

Elvis NGBONDO SAKPO

BANGUI: LA SYNERGIE DES MEDIAS RAPPELLE L’EXISTENCE DU CODE DE BONNE CONDUITE

0
(Corbeau News Centrafrique
 
 
Synergie rédaction
 
 
 

LA SYNERGIE DES MEDIAS RAPPELLE L’EXISTENCE

DU CODE DE BONNE CONDUITE

 
 
 
Bangui, (CNC), 22-02-2016

la synergie des médias a consacré, mercredi 10 février, sa 7ème émission à la promotion du Code de Bonne Conduite adopté en décembre 2015 par les candidats aux élections législatives et présidentielle.

Invités au studio de Radio Notre Dame, Armelle Nadège Kpangba, Présidente par intérim du Cadre de Concertation pour les élections en Centrafrique et Evrard Bondadé, rapporteur Général de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme, ont déploré la mauvaise tournure prise par la campagne du second tour de la présidentielle. Selon eux, les équipes de campagne ont tendance à prendre possession de la voie publique où elles rivalisent d’insultes, de disputes et d’ébriété. C’est la raison pour laquelle Evrard Bondadé a proposé aux deux finalistes de la présidentielle de mettre en place des comités de veille pour corriger les dérapages de leurs partisans. Faute de quoi de cela, a-t-il indiqué, l’on serait fondé à leur imputer les débordements observés.

Armelle Nadège Kpangba a, quant à elle, recommandé aux candidats de bien choisir leurs délégués dans les bureaux de vote car il s’agit d’une lourde responsabilité qu’on ne saurait confier au premier venu. Elle a, par ailleurs indiqué que la comité de suivi du Code de Bonne Conduite a déjà interpellé les candidats et que des sanctions pourraient tomber. Les deux invités de l’émission ont exhorté les électeurs à retourner aux urnes dimanche prochain, même si leur candidat est disqualifié. Ils ont enfin souhaité que le perdant accepte les résultats et félicite le vainqueur, comme il s’y est engagé en signant le Code de Bonne Conduite. Il faut rappeler qu’avec l’appui de la Minusca, du PNUD et du National Democratic Institut, le Cadre de Concertation entreprend une vaste campagne de promotion du Code de Bonne Conduite afin d’obtenir des lendemains apaisés pour le second tour de la présidentielle du 14 février. Abraham Azouyangui

« On parle d’alliance quand deux ou plusieurs formations politiques s’associent pour mettre en place un gouvernement »

Le 2è tour de l’élection présidentielle voit apparaître la notion d’alliance. La Synergie des Médias est allée à l’encontre de Guy Eugène Demba, spécialiste de droit. Le chef de Département à la Faculté des Sciences et Juridiques à l’Université de Bangui explique ce concept et les conséquences qui en découlent.

Le second tour de la présidentielle est l’occasion pour les qualifiés de nouer des alliances; que signifie cette notion en période électorale ?
Dans le contexte électoral, ce terme n’arrive pas au hasard. il s’agit de l’adéquation qu’on peut tirer entre les systèmes électoraux dans un pays et les conséquences qu’on a sur la configuration du paysage politique dans le pays en question. Cela veut dire qu’en fonction d’un système politique ou d’un système électoral donné dans un pays, on aura justement une configuration qui s’impose d’elle-même. Je veux donc dire qu’il faut partir des lois sociologiques fondamentales. Et il faut déjà dire qu’il y a plusieurs systèmes électoraux. Ici en République Centrafricaine, le système qui a été retenu par le Code électoral est le scrutin majoritaire à deux tours. Cela veut dire qu’est élu celui qui a obtenu la majorité des voix. Mais comme il y a deux tours, cela veut dire qu’il ya un premier tour à l’issu duquel s’il y en a un qui obtient déjà la majorité c’est-à- dire la moitié de 100 plus une voix, donc celui-là passe d’office au premier tour.

Mais si on arrive au cas de figure que nous constatons chez nous où personne n’obtient la majorité absolue, on va obligatoirement au second tour avec les deux candidats arrivés en tête. Pour espérer gagner au 2è tour, deux ou plusieurs formations politiques font nouer des liens selon leur affinités pour former ce qu’on va appeler alliance pour mettre en place un gouvernement

Maintenant, au second tour, s’il n’y a pas de majorité absolue qui se dégage, la loi prévoit à cet effet que la majorité relative suffit, peu importe le nombre de voix. C’est celui qui arrive le premier qui est élu. C’est ce qui arrive dans un système de scrutin majoritaire à un tour où il n’y a pas de deuxième tour. Et dans ce système, c’est celui qui est le premier avec la majorité relative qui passe. mais à côté, il y a ce qu’on appelle la représentation proportionnelle qui est un peu compliqué car il est basé sur la répartition des voix dans les circonscriptions en fonction des listes plurinominaux, mais en RCA on est habitué à la liste uninominal. Ce qui fait que quand vous allez voter et qu’il y a cinq sièges à pourvoir à l’Assemblée et donc chaque parti politique doit proposer un nom. Et une fois les élections finies, on va essayer selon le nombre de suffrages exprimés dans la circonscription, on obtient ce qu’on appelle le quotient électoral. Sur la base du nombre de voix obtenues par chaque parti, on peut alors déterminer ce qu’on appelle quotient électoral. A titre d’exemple: si le quotient électoral est de 2000 et que le total des voix est de 5000, cela veut dire qu’on aura deux fois deux mille dans cinq mille. Et c’est en fonction de cela qu’on va répartir les sièges aux uns et aux autres. C’est donc un système compliqué que nous n’avons pas chez nous.

Quelles sont les conséquences juridiques à propos de ces alliances dans la mesure où bon nombre pense à un partage de gâteau entre l’élu final et tous les perdants qui ont appelés à voter pour lui ?
Des conséquences ne manquent pas. Mais dans notre cas d’espèce qui est un scrutin majoritaire à deux tours, on dit que ce genre de scrutin est un scrutin des alliances. Concrètement donc, le scrutin du 14 février 2016 auquel nous allons participer est un scrutin des alliances parce que, entre les deux, il y en a un qui devra passer et va logiquement composer avec les perdants du premier tour et par le jeu d’alliance vont bien participer à la vie politique de la nation. Donc pour ce faire, les partis auront en fonction de leurs affinités idéologiques de ces deux candidats que nous connaissons pour un rapprochement en espérant la victoire de l’un ou de l’autre. Et donc, ils sont obligés de se mettre ensemble et lorsqu’ils se mettent ensemble, il y a des conséquences sur la formation de l’exécutif après le vote par exemple. Et comme ils se sont mis ensemble, ils doivent partager leurs différentes vissions dans la gestion du pouvoir et collaborer ensemble dans le cadre de cette alliance. Aussi, évidemment, il en découle dans la formation du gouvernement que des postes soient attribués en fonction de tout cela. mais ce n’est pas une obligation en tant que telle. maintenant, sur le plan de la représentation nationale au niveau de l’Assemblée, cela permettra aux partis alliés qui ont gagné les élections de former une majorité parlementaire en fonction du nombre de députés qu’ils auront. ou bien cela peut être aussi le cas de l’opposition. Conséquence, l’alliance qui aura à gagner sera aux affaires et l’autre constituera l’opposition , et cela nous permettra de voir clairement un pouvoir avec une majorité à l’Assemblée et en face une opposition avec des groupes parlementaires pour faire la contrebalance car on ne peut pas avoir un pouvoir sans opposition. Et ce n’est que dans contexte qu’on parle de démocratie.

Qu’ajoutez-vous pour éclairer encore les électeurs pour terminer ?

Nous arrivons à la fin de cette longue étape des élections à commencer par le référendum. Alors je demande aux Centrafricains d’aller massivement voter en leur âme et conscience et dans la paix surtout. Qu’ils suivent le mot d’ordre donné par leur parti ou pas, tout ce qu’on demande à ces partisans, c’est d’aller voter dans la paix et dans la sérénité pour qu’on puisse avoir un Chef d’Etat. Propos recueillis par: Marcellin Zoumadou.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: SYNERGIE DES MÉDIAS: DES EXPERTS EXPLIQUENT POURQUOI LES LÉGISLATIVES ONT ÉTÉ ANNULÉES

0

(Corbeau News Centrafrique)

Vote

SYNERGIE DES MÉDIAS: DES EXPERTS EXPLIQUENT

POURQUOI LES LÉGISLATIVES

ONT ÉTÉ ANNULÉES

 

Bangui, (CNC), 02-22-2016

La 5ème émission radiophonique de la Synergie des Médias pour la couverture des élections a été réalisée le vendredi 29 janvier dernier à la Radio “la Voix de l’Evangile” à Bangui avec Guy Eugène Demba, chef de Département des Sciences Politiques à l’Université de Bangui et Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, Avocat à la Cour et formateur de l’Observatoire National des Elections (ONE).
Le thème portait sur la décision rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition d’annuler les élections législatives du 30 décembre dernier.

Pour Guy Eugène Demba, la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition était justifiée en raison des nombreuses anomalies constatées, notamment “l’attribution d’un même numéro à deux candidats, doublon du nom d’un candidat sur un bulletin, etc.”

Quant à Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, il indique qu’il est impérieux de mettre un accent particulier “sur la formation des agents électoraux, la confection des bulletins, le déploiement des matériels sensibles dans les bureaux de vote dans l’arrière-pays et l’acheminement des bulletins de vote et des procès-verbaux de l’intérieur du pays au Centre de Traitement des Données de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en temps opportun.

En définitive, les deux invités ont demandé aux leaders politiques et aux Centrafricains de respecter les institutions et la loi de la République car, ont-ils conclu, “personne n’est censé ignorer la Loi”.
Pour le scrutin du 14 février prochain, les candidats et les partis politiques doivent tout faire pour envoyer leurs représentants dans tous les bureaux de vote afin d’éviter d’autres irrégularités conduisant une fois de plus à une pléthore de recours en annulation.
Parlant des électeurs, les invités de cette table ronde organisée par la Synergie des Médias les ont exhortés à choisir non pas sur la base du clientélisme ou du népotisme mais plutôt sur celui des projets de société fiables.

Rappelons que ces élections législatives qui seront reprises le 14 février prochain, seront couplées avec le second tour de la présidentielle.

Abraham Azouyangui

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) recycle ses agents

« Chat échaudé craint l’eau froide ». Tirant les leçons des scrutins des 13 et 30 décembre, l’Autorité Nationale des Elections organise des sessions de formation pour combler les lacunes de ses agents électoraux avant le prochain scrutin.

“Chat échaudé craint l’eau froide”. Piquée au vif par la Cour constitutionnelle qui a annulé les élections législatives du 30 décembre dernier, l’ANE veut renforcer les capacités de ses agents. Du 4 au 5 février, ceux-ci seront outillés sur le mécanisme de remplissage des procès-verbaux et des feuilles de résultats. ”Lors du référendum constitutionnel, nous avons relevé des imperfections assez élevées et des mesures ont été prises pour les corriger. Ainsi, au 1er tour des élections couplées du 30 décembre 2015, bien qu’il y ait eu une nette amélioration, il y a toujours des cas qui se sont avérés. Les procès-verbaux et les feuilles des résultats étaient absolument inexploitables du fait qu’ils n’ont pas été bien remplis par certains agents, recrutés pourtant sur la base d’un certain nombre de critères définis par l’ANE”, a expliqué le rapporteur général de l’ANE, Julius Rufin Ngouadé-Baba. Selon lui, cette formation est exclusivement réservée à la pratique de remplissage des procès-verbaux et des feuilles de résultats. ”Au regard du constat fait à partir des procès-verbaux et feuilles de résultats, tantôt illisibles pour certains ou mal remplis pour d’autres, nous avons décidé d’une formation pratique, où en tant que commissaires, nous effectuerons des descentes sur le terrain pour appuyer nos démembrements et les autorités locales non seulement à faire un choix objectif de certains compatriotes qui viendront en appui pour que ces imperfections soient corrigées”, a-t-il ajouté. Pour le président du bureau de vote numéro 6 au centre de vote de l’école Amitié (4ème arrondissement de Bangui), Ben Sédard Béfio, “les difficultés relevées dans les traitements des procès-verbaux et les feuilles de résultats sont dues à la foi au non-respect des consignes données pendant les séances de formation ou bien c’est parce que certains agents électoraux ne savent pas bien lire et écrire correctement”. Il a par ailleurs souhaité que l’ANE fasse recours aux enseignants qualifiés pour appuyer les bureaux de vote défaillants afin de garantir le bon déroulement de ces futures élections. Il faut rappeler que lors d’une conférence de presse, le 14 janvier dernier, la Présidente de l’ANE, Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert avait reconnu que 18% des procès-verbaux du premier tour des élections du 30 décembre n’avaient pas été traités par l’ANE pour diverses raisons.

Ghislain Ngoyo
« On est en train de voir le réaménagement des dispositifs »
Le Porte-parole de la Force explique à notre reporter comment la Minusca s’emploie à rectifier le tir quant aux manquements sécuritaires observés lors du 1er tour.

■Pourquoi, malgré le plan de sécurisation, de nombreux actes d’intimidation ont eu lieu dans les centres de vote, ce qui a conduit la CCT à annuler les législatives? A mon sens, ce n’est pas principalement un problème de sécurité qui aurait poussé la CCT à annuler les législatives. A mon sens, nous avons suivi le déroulement de tout le processus. Sur le point de vue sécuritaire, je crois qu’il n’y a pas eu beaucoup de problèmes. Les intimidations peuvent avoir eu lieu au niveau des localités, chez eux, dans leurs villages, mais des intimidations qui n’étaient pas visibles et qui ne pourraient pas pousser la force de la MINUSCA à agir. Si les intimidations ont eu lieu à l’intérieur des quartiers, à l’intérieur des villages pour que les gens ne puissent pas aller voter, là on ne pourrait pas le dire réellement qu’on pouvait pas entrer dans tous les villages pour éviter que ces intimidations aient lieu. Nous avons jusqu’à présent un seul centre où les matériels ont été saccagés, c’est dans le Mbomou.

■ La MINUSCA a été déployée dans l’arrière-pays et dans les villes et villages, voire dans les zones sensibles. Mais le problème d’insécurité demeure. Est-ce un problème d’effectif ?
Nous avons essayé de couvrir tout le territoire avec les moyens qu’on avait. Comme le plan de sécurisation des élections l’indique très bien, dans les zones sensibles, c’est là où on met des postes statiques, mais dans les zones moins sensibles, c’est là où nos forces font des patrouilles pour voir s’il y a l’un ou l’autre problème qui peut surgir et sachez aussi que, comme dans nos conférences de presse précédentes nous avons déjà indiqué que la patrouille et le poste statique entre la patrouille et le poste de vote, ont des connexions, une liaison téléphonique pour que si un poste, même jugé non sensible, connaît une petite perturbation, il y ait une liaison téléphonique avec la patrouille pour qu’elle se dépêche pour sécuriser le vote. C’est dire que les effectifs sont limités, il est vrai, on ne peut pas dire qu’on a des effectifs pour mettre un peu partout dans le pays et c’est pourquoi on essaie de cibler les postes sensibles, les zones sensibles et les zones moins sensibles, on met des postes statiques dans les zones sensibles, on met des patrouilles dans les zones moins sensibles, c’est justement pour dire qu’on ne peut pas avoir un effectif suffisant pour mettre les hommes un peu partout. Mais avec les effectifs qu’on a, on essaie de les programmer, de telle manière qu’on puisse couvrir le territoire pour que les élections puissent se passer en toute tranquillité. Comme je l’ai dit lors des élections précédentes, on avait fait un dispositif adapté qui nous permettait quand même d’assurer la sécurité des votants et comme je le dis, si ce n’est ce poste qui était considéré comme dans une zone pas sensible moins sensible qu’on a vu que les matériels ont été saccagés, ailleurs, il n’y avait pas de problème de sécurité majeure. Maintenant, on est en train de réaménager nos dispositifs, parce qu’une zone qui était sensible lors des élections précédentes, peut être maintenant moins sensible et une zone qui était considéré comme moins sensible aujourd’hui peut être sensible demain. C’est dire que compte tenu de l’évolution de la situation sécuritaire, on peut aménager notre dispositif sécuritaire après analyse de la situation sécuritaire. Je vous donne un exemple très parlant : hier, la préfecture de Mbomou n’était pas un zone trop sensible, maintenant c’est une zone sensible. Hier Paoua n’était pas une zone trop sensible, maintenant c’est une zone trop sensible, c’est dire qu’on évalue chaque jour, chaque fois la situation sécuritaire et on peut déterminer quelle est la zone sensible, quelle zone est non sensible, où on peut déployer un poste statique où on peut déployer nos patrouilles. C’est dire qu’en matière de sécurité, rien n’est statique, ça évolue de jour en jour et on a besoin de faire une évaluation de la situation chaque jour pour savoir comment changer nos dispositifs de sécurité pour ces élections futures. C’est dire par exemple que dans la Vakaga, la Haute Kotto et le Mbomou on a même installé des positions à l’intérieur pour pouvoir assurer la sécurité des élections futures parce qu’aujourd’hui nous considérons que cette zone est une zone sensible. C’est dire que le dispositif change suivant le degré de sécurité de chaque zone.

Pour le second tour, quelles mesures vont être prises pour mettre les candidats et les électeurs à l’abri d’actes d’intimidation?
Comme je l’avais dit tantôt, les mesures qu’on a déjà prises, c’est qu’on doit revoir notre dispositif de sécurité pour mettre des postes statiques dans les zones où c’est plus sensible que les autres. Comme je vous ai déjà parlé de la Vakaga, où on va installer des positions temporaires dans Ouandja, Ouadda Djallé, Tiringoulou, Yalinga et dans le Mbomou, on va installer des positions temporaires dans Ouango, dans Béma où le matériel électoral a été saccagé. C’est pour vous dire que compte tenu des leçons que nous avons tirées des élections antérieures, on est en train de voir le réaménagement des dispositifs. Ce sont ces mesures qu’on est en train de prendre pour que les erreurs qui auraient été commises lors des premières élections ou bien s’il y a eu changement de terrain en matière de sécurité, qu’on puisse réaménager, pour que demain ou après-demain on ne puisse pas être surpris. Nous sommes préparés pour

qu’après les élections tous les matériels soient acheminés de façon sécurisée au bureau du centre de traitement par nos éléments pour qu’il n’y ait pas de fuite parce que, comme vous l’avez entendu, il a été remarqué qu’il y a des bulletins ou des urnes qui ont été remarqués dans un taxi où les gens disaient que c’était des tricheries. On va éviter de telles choses pour que nos hommes sachent exactement après le vote que tout le matériel, tous les bulletins soient acheminés en mains sûres jusqu’au centre de traitement. Ce sont des mesures qu’on est en train de prendre pour éviter qu’il y ait encore des petits problèmes qui dérangent le déroulement normal des élections. Propos recueillis par Sébastien Lamba

L’Observatoire des Médias en Centrafrique prend des sanctions contre quatre organes de la presse écrite
Par décision n°002 du 22 janvier 2016, quatre organes de la presse écrite écopent de différentes sanctions allant d’une mise en garde à un avertissement. Ainsi le quotidien “La Fraternité”, accusé d’avoir violé le Code d’éthique et de déontologie du journaliste en Centrafrique “est mis en garde pour injures et diffamation”. Par contre, les quotidiens “La Renaissance” et “Les Dernières Nouvelles” ainsi que l’hebdomadaire “Le Tam-tam” reçoivent chacun un avertissement pour avoir violé certaines dispositions de l’Ordonnance 05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de communication en République Centrafricaine.

En effet, il est reproché à l’hebdomadaire “Le Tam-tam” la calomnie, le mensonge et l’altération de documents tandis que le quotidien “La Renaissance” a reçu un avertissement pour les faits d’accusations sans preuve, de propos outrageux et mensongers. “Les Dernières Nouvelles” reçoit la même sanction pour non-respect à l’égard des autorités publiques légalement établies.

L’article 5 de cette décision précise : “Tous ces organes sanctionnés sont condamnés à publier la présente décision” dans leurs colonnes. Autre dossier enrôlé par l’organe d’auto régulation de la presse centrafricaine est celui de Patrick Akibata, Directeur de publication de l’hebdomadaire “Le Charpentier” qui, selon le directoire de l’OMCA, aurait violé les dispositions de l’article 5 du Code de bonne conduite des médias centrafricains en période électorale. Mais ce cas atypique sera examiné prochainement lors d’une audience du tribunal des pairs.

Il est à noter que ces sanctions font suite aux rapports circonstanciés produits par le service de monitoring de l’OMCA pour le mois de décembre dernier. Ces rapports ont révélé des fautes graves et la violation de certaines dispositions de l’Ordonnance 05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en République Centrafricaine, du Code d’éthique et de déontologie du journaliste en RCA et du Guide de bonne conduite des médias centrafricains en période électorale. Toutefois, d’autres sanctions restent en perspective: Des auditions sont actuellement en cours à l’OMCA au sujet d’une série d’articles diffamatoires ou outrageants publiés par certains organes de la presse écrite et incriminant sans preuve le Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Aurélien Agbénonci. Frédéric Mégnet Ntonga

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ANICET GEORGES DOLOGUELE RECONNAIT SA DEFAITE ET APPELLE LE PEUPLE A L’UNITE

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
 
ob_5e2553_anicet-georges-dologuele-et-faustin-ar
 
 

ANICET GEORGES DOLOGUELE RECONNAIT SA DEFAITE

ET APPELLE LE PEUPLE A L’UNITE

 
 
Bangui,  (CNC), 02-21-2016
 

Après la proclamation des résultats provisoires ayant abouti à la victoire de Faustin Archange Touadera, son challenger Anicet Georges Dologuelé s’inscrit dans le dynamisme de l’apaisement pour l’intérêt national. Se comportant en démocrate, le candidat malheureux de ce scrutin reconnait sa défaite toute en appelant le peuple centrafricain à s’unir pour rebâtir la République centrafricain avec le nouveau président.
Dans déclaration publique, le candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) Anicet Georges Dologuele en reconnaissance de sa défaite a félicité son challenger Faustin Archange Touadera arrivé provisoirement en tête du second tour de la présidentielle.

«Rénovateurs, Rénovatrice, chers compatriotes. Pour la paix, je fais donc le choix de respecter les résultats provisoires publiés par L’ANE, de renoncer à saisir la cour constitutionnelle de transition de tous recours en l’annulation et de reconnaître Faustin Archange Touadera comme le président de tous les Centrafricains. J’invite mes militants, sympathisants et alliés, à garder le calme, dans l’esprit de notre devise, et à accompagner le nouveau Président dans l’œuvre de réconciliation et de redressement de notre cher et beau pays. Je lui souhaite bonne chance, et que Dieu bénisse la République Centrafricaine », a déclaré Anicet Georges Dologuele, candidat malheur de ce second tour de la présidentielle du 14 février 2016 en Centrafrique.

De son côté, le candidat proclamé vainqueur à l’issue des résultats provisoires de l’ANE, Faustin Archange Touadera, rend un hommage mérité à son challenger, le perdant de la course pour, dit-il, son fair-play politique. Il appelle les Centrafricains de tous les horizons, de toutes les religions, et de toutes les obédiences politiques à l’unité et la solidarité pour la prospérité de la République centrafricaine. Le candidat indépendant Faustin Archange Touadera a obtenu 62,71% des voix contre 37,29% des voix de son challenger Anicet Georges Dologuélé. Ces résultats ont un taux de participation de 61%.

Une scène de jubilation à Bangui après la victoire de F.A Touadera
Suite à la proclamation finale des résultats provisoires du second tour de la présidentielle par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), ayant fait du candidat indépendant Faustin Archange Touadera l’élu de la course, ussitôt après cette proclamation, une scène de jubilation a envahi les voies de la capitale centrafricaine.

Dans les rues de Bangui la capitale centrafricaine, les militants et sympathisants et alliés ayant soutenu la candidature du professeur

Faustin Archange Touadera, se sont fondus dans une scène de liesse pour célébrer la victoire provisoire du candidat indépendant. Des taxis et bus ainsi que de motos et une marée humaine jubilent au rythme de klaxonne, de cire de youyou et au nom du candidat heureux des résultats provisoires Faustin Archange Touadera.

L’ancien premier ministre de l’ex président François Bozizé a obtenu provisoirement 62,71% des voix. Il a totalisé 695.559 voix pendant que le candidat provisoirement malheureux Anicet Georges Dologuélé, candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a obtenu 413.352 voix.

Selon le code électoral, la Cour Constitutionnelle de Transition a 15 jours de travail pour donner son verdict final sur les données provisoires de l’ANE permettant de confirmer la victoire du professeur Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: LE RESEAU ARC-EN-CIEL DEMANDE AUX CANDIDATS DE SE SOUMETTRE AU VERDICT DES URNES

0
(Corbeau News Centrafrique)
 
IMG_0044
 

LE RESEAU ARC-EN-CIEL DEMANDE AUX CANDIDATS DE SE

SOUMETTRE AU VERDICT DES URNES

 
 
Bangui,  (C.N.C), 02-21-2016
 
Dans sa déclaration préliminaire le 17 février 2016, le Réseau Arc-en-Ciel a présenté son rapport sur le double scrutin du 14 février 2016 en République centrafricaine. Le réseau Arc-en-ciel regroupant 15 organisations de la société civile, donne son avis sur le processus électoral au regard des observations faites sur le terrain pas ses agents. Il a recommandé aux acteurs politiques de se soumettre au verdict des urnes.
 
Au terme de ses observations, le Réseau Arc-en-Ciel note que les scrutins couplés du 14 février 206 se sont déroulés conformément au cadre juridique et institutionnel régissant l’organisation des élections en République centrafricaine. Dans les onze préfectures couvertes par ses observateurs, les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées sans incident majeur, à en croire le coordonné du Réseau l’Abbé Fréderic Nakombo. Le Réseau Arc-en-Ciel félicite l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour la bonne tenue de ces scrutins. Il félicite particulièrement le peuple centrafricain dont la mobilisation dans le calme et la sérénité traduit la détermination à sortie de la crise par ces élections. Le Réseau a déployé pour les scrutin du 14 février 2016, 1703 observateurs de court terme (OCT). Ces observateurs ont été précédés sur le terrain par 82 observateurs de long terme (OLT) déployés depuis le mois de décembre dernier.
 
Sur l’ouverture des bureaux de vote
 
L’article 78 de la loi électorale dispose que les scrutins sont ouverts sans interruption de 6 heures à 16 heures. La quasi-totalité des bureaux de vote visités par les observateurs du Réseau Arc-en-Ciel, ont ouvert avec un retard variant entre quinze minutes et une heure. Les raisons du retard sont diverses selon le Réseau. L’arrivée tardive du personnel des bureaux de vote, la livraison tardive du matériel électoral, l’aménagement des salles devant accueillir le vote le matin. Le Réseau note, cependant, une nette amélioration comparativement aux scrutins du 30 décembre 2015, et se félicite des dispositions prises à cet effet par l’ANE.
 
Sur le matériel électoral
 
D’une manière générale, le Réseau note que le matériel électoral était disponible dans tous les bureaux de vote visités. Toutefois, le Réseau relève que la livraison de matériel électoral le matin des scrutins a entrainé l’ouverture tardive du vote dans de nombreux. Par ailleurs, le Réseau a constaté que les bulletins de vote remis à la plupart des bureaux de vote n’étaient pas proportionnels au nombre des inscrits sur la liste électorale remise aux différents bureaux de vote.
 
Sur la participation électorale
 
Le Réseau a constaté que les scrutins du 14 février 2016 ont été marqués par une participation somme toute moyenne des électeurs. L’engouement noté par le Réseau lors des scrutins du 30 décembre 2015 a baissé d’un cran. Dans toutes les localités couvertes, les files devant les bureaux de vote étaient, selon le Réseau, clairsemées toute la journée. Sans doute démotivés par l’élimination de leurs candidats au terme du premier tour de l’élection présidentielle et le retrait d’une centaine de candidats aux législatives, de nombreux électeurs ne sont pas mobilisés, d’après le constat du Réseau.
 
Sur le dépouillement et gestion des procès-verbaux des résultats
 
La loi électorale centrafricaine fixe le début des opérations de dépouillement à 16 heures. A l’exception de quelques bureaux de vote, le Réseau a noté que les opérations de dépouillement ont commencé avec un retard compris entre trente minutes et une heure et trente minutes. Ce retard est la conséquence de celui accusé à l’ouverture des votes. D’après le rapport du Réseau, la procédure de dépouillement a été bien respectée dans l’ensemble et le personnel commis à la tache a convenablement accompli ses missions en dépit de quelques tâtonnements. Le Réseau a relevé dans de nombreux bureaux de vote l’absence des représentants de certains candidats. Dans l’attente des résultats pour lesquels ses observateurs de long terme restent mobilisés, le Réseau Arc-en-Ciel formule les recommandations des parties prenantes du processus électoral.
 
A l’ANE, le Réseau recommande de procéder à la compilation et au traitement des procès-verbaux dans le strict respect des prescriptions légales afin d’éviter les suspicions nuisibles à la crédibilité, à l’intégrité et à la transparence des résultats. Il recommande à l’ANE de veiller à la sécurisation de l’acheminement des plis électoraux dans les différents centres prévus à cet effet pour éviter toute manipulation frauduleuse.
 
Aux acteurs politiques, le Réseau recommande de maintenir et préserver le climat de quiétude qui règne depuis les scrutins du 30 décembre 2015, se soumettre au verdict des urnes et privilégier le cas échéant les voies légales de règlement des litiges électoraux.
 
Aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.
 
 
Aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.
 
Et aux partenaires internationaux, le Réseau recommande de continuer à soutenir le processus électoral comme ils l’ont fait jusqu’à présent, soutenir les initiatives visant à renforcer les valeurs démocratiques et la cohésion sociale.
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE REPRESENTANT SPECIAL APPELLE TOUS LES CENTRAFRICAINS A PRESERVER L’ESPRIT DE PAIX

0
(Corbeau News Centrafrique)
SAM_0592
 
 

LE REPRESENTANT SPECIAL APPELLE TOUS LES CENTRAFRICAINS

A PRESERVER L’ESPRIT DE PAIX

 
Bangui, (C.N.C), 02-21-2016
 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, prend note des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle du 14 février dernier, annoncés ce samedi par l’Autorité nationale des élections (ANE). Il a également rappelé les engagements pris dans le cadre du code de bonne conduite.

Selon les chiffres provisoires de l’ANE, Faustin Archange Touadéra arrive en tête du scrutin présidentiel devant Anicet Georges Dologuélé, respectivement avec 62,71% et 37,29%.

Le Représentant spécial se félicite de la publication par l’ANE des résultats provisoires de la présidentielle, bureau de vote par bureau de vote, ainsi que des améliorations introduites dans les opérations électorales en vue du bon déroulement des scrutins groupés du 14 février.

Bien que les résultats soient encore provisoires, le Représentant spécial félicite le candidat présidentiel Faustin Archange Touadéra, arrivé premier lors de ce scrutin. De même, le Représentant spécial félicite le candidat présidentiel Anicet Georges Dologuélé pour son discours de concession, qui illustre sa stature d’homme d’État, ce qui va contribuer de manière significative à maintenir un climat de paix et de la stabilité en République centrafricaine.

Parfait Onanga-Anyanga salue le sens élevé de patriotisme et de maturité politique, dont les candidats à la présidentielle ont fait montre pendant toutes les étapes du processus électoral.

Le Représentant spécial exhorte les camps des candidats à la présidentielle à sensibiliser leurs membres et sympathisants à rester modestes dans la victoire et à éviter toute forme de violence, dans l’esprit des engagements pris dans le cadre du Code de Bonne Conduite des partis Politiques et candidats signé les 9 et 12 décembre 2015.

Le Représentant spécial appelle tous les Centrafricains à préserver l’esprit de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral et à attendre, dans la sérénité, la publication des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle de transition.

Le Représentant spécial réitère l’engagement des Nations Unies aux côtés des autorités et de la population centrafricaines, en vue de mener à terme le processus électoral, qui doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel et une sortie de crise apaisée en République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : MESSAGE DE FELICITATIONS A MBAYA ALAIN ?

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSCN9902-1

 

 CENTRAFRIQUE : MESSAGE DE FELICITATIONS

A MBAYA ALAIN?

Bangui (CNC), 02-21-2016

Ce rassemblement national, sous l’impulsion du coordonnateur Monsieur Alain MBAYA qui a mène une campagne sans répit durant des mois en France plus précisément à Lyon et au Maroc afin de sensibiliser le maximum de Compatriotes en vue d’une adhésion autour la candidature du Professeur Faustin Archange TOUADERA.
L’engouement enregistré lors du second tour de cette élection à Lyon et régions, le Maroc confirme le sentiment d’être travail abattu pour la victoire finale de notre Candidat Président Faustin Archange TOUADERA. Mes félicitations de passage à Monsieur Jerry -FELEMA et toute son équipe.
Alain Mbaya a été le premier frondeur du parti KNK qui a rejeté l’alliance URC et KNK signé par le secrétaire général Monsieur BEA Bertin. Appelant à travers un communiqué de presse tous les militants et sympathisants du KNK a vote pour le 2eme vice Président Faustin Archange TOUADERA.
Refusant de suivre les consignes de BEA Bertin, il préféré suivre le Candidat le rassembleur et l’unificateur Faustin Archange TOUADERA cela a fait déclic pour tous les ouvriers du parti. Le résultat électoral obtenu démontre que le KNK est un parti qui est mieux structuré. Alain MBAYA a fait un repli et a gardé ses aspirations profondes pour le développement de notre pays la Centrafrique. Au travers des idées, réflexions, orientations afin de définir et adopter de façon consensuelle les voies, les moyens et les actions à mener pour accélérer le développement de notre pays. Le travail d’organisation, de mobilisation et d’appui aux nouvelles autorités démocratiquement élues continuera pour le vivre ensemble entre toutes les communautés.
Mes félicitations au Président de la République Centrafricaine Faustin Archange TOUADERA .Vive la paix et le développement

SIMON -KOITOUA