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Centrafrique: Soupçons de corruption au CNT : NGUENDET en difficulté.

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(Corbeau News Centrafrique)

Ferdinand Alexandre Nguendet
Ferdinand Alexandre Nguendet

 

Soupçons de corruption au CNT : NGUENDET en difficulté.

Bangui, ( B.K ) 07-05-2015

 

Le Forum de Bangui a commencé, et, n’en déplaise à certains, il s’annonce comme la grande table de réconciliation inter-centrafricaine qu’il doit être. Pourtant les écueils ont été nombreux pour parvenir à mettre sur pieds l’évènement qui mènera à la réconciliation nationale après des années de guerre fratricide. Des hommes politiques sans scrupules cherchent en effet à briser cet élan pour assurer leur avenir personnel.  En tête de ceux-ci, j’ai nommé le président du Conseil National de Transition, la CNT, le fameux Alexandre-Ferdinand Nguendet.

L’homme est pourtant chargé d’un mandat national incontournable, celui de soutenir la transition du pays vers la paix et la réconciliation en tant que chef du CNT. Mais loin d’être guidé par l’altruisme que les centrafricains seraient en droit d’attendre de leurs représentants politiques, monsieur Nguendet cherche en effet à saborder les efforts de paix. Ses violents désaccords avec madame Catherine Samba-Panza ne sont un secret pour personne. Mettant sans cesse son intérêt propre devant le reste, il l’a toujours accusé de tous les maux.

Souvenons-nous de l’affaire du don angolais qui a défrayé la chronique en octobre 2014. Alexandre-Ferdinand Nguendet intervenait alors à tors et à travers pour accuser ses ennemis des pires compromissions. Mais dénoncer ses camarades quand on n’a pas soit même les mains propres est un jeu dangereux. Il a en effet lui-même reçu la somme astronomique de 200 millions de francs des mains de son mentor, Michel Djotodia. Cet argent provient directement des réseaux obscurs du criminel Nourredine Adam dont les relations avec Boko Haram ne sont plus à démontrer. Les accords de Nairobi révèlent en effet de sinistres réseaux d’influence, où les jeux d’argent et de pouvoir priment sur l’intérêt du peuple. Dans les couloirs de Nairobi ont eu lieu des tractations sordides où de l’argent du terrorisme est venu alimenter les caisses d’un homme en mal de pouvoir. Dans un contexte où la population centrafricaine se relève courageusement après des années de conflit, on ne peut qu’être choqué par cette indécence. Les hommes qui sont sensés porter l’avenir d’un pays en pleine reconstruction sont ceux qui manigancent afin de préserver leur sort.

Monsieur Nguendet est le premier partisan d’une troisième transition, ce qu’il ne cesse de proclamer à tous ceux qui veulent l’entendre. La raison en est simple, il cherche à faire du forum de Bangui un échec. Il n’a aucun intérêt à ce que des élections claires et démocratiques aient lieu  puisqu’il n’est pas éligible en tant que membre de la transition d’après les accords de Libreville. Cet homme a trop goûté au pouvoir, tant et si bien qu’il ne veut pas prendre le risque de le perdre. Mais les centrafricains doivent s’interroger : peut-on réellement défendre les intérêts de la nation dans ces conditions ? Que peut-on attendre d’un homme qui met constamment de l’huile sur le feu alors que son pays s’engage dans un processus de paix et d’espérance ?

Son implication dans les réseaux de criminalité et ses silences surprenants voire complices sont autant d’indices qui invitent à la méfiance. Faut-il rappeler son attitude lors des violences qui ont eu lieu en octobre dernier avenue des Martyrs et qui avaient fait 12 morts dont une vielle femme et plusieurs enfants. Elle a en effet révélé ses connivences avec certains groupes armés qui ne font grincer des dents. Ce n’est pas pour rien qu’il est l’objet de nombreuses menaces de mort. Son garde du corps, feu le Sergent Chef Simplice Nzango, en a fait les frais en étant assassiné à Bambari en décembre dernier. Mais il est loin d’être la seule victime de ce sinistre calculateur.

L’on sait que la corruption est dans le paysage politique ce que le sel est à la viande. Mais Alexandre-Ferdinand Nguendet fait montre d’un appétit insatiable pour le pouvoir qui pourrait bien lui jouer des tours. La population centrafricaine n’est pas aveugle face au jeu d’un tel personnage prêt à toutes les compromissions.

 

Douala, Blanche KERE 06-05-2015

BANGUI: FORUM DE BANGUI, UNE FLAMME DE L’ESPOIR POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORUM DE BANGUI, UNE FLAMME DE L’ESPOIR POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 07-05-2015

 

A sa deuxième et troisième journée de l’ouverture, le Forum national de Bangui suit son résolument son chemin pour allumer la flamme de l’espoir au peuple centrafricain épris de paix et de justice. La deuxième journée des travaux de ce grand rendez-vous historique inter-centrafricain est consacrée principalement aux recommandations, témoignages et échanges sur les attentes dudit forum. Alors que la troisième journée est consacrée aux travaux par ateliers pour aborder les quatre thématiques du forum.

Co-présidée par Abdoulaye Bassolé et l’archévêque de Bangui monseigneur Dieudonné Nzapalayinga, la deuxième journée du forum de réconciliation s’est ouverte mardi 05 mai. Des échanges interactifs allaient prendre l’allure de débats houleux souvent organisés au parlement. Pas comme un cadre dédié aux polémiques et joutes verbales de toute sorte mais une tribune ouverte à la réflexion sereine et aux propositions constructives destinées à sortir définitivement la RCA des à répétition, les échanges, les témoignages et recommandations ont enrichi la séance plénière que dirige les membres du Présidium.

Le temps était émotionnel mais surtout édifiant avec les témoignages et expériences des rescapés du génocide rwanda de 1994 délivrés en plénière pour édifier les Centrafricains afin d’éviter le pire. La délégation venue

du Rwanda pour participer à ce forum a démontré devant environ 600 participants les processus de réconciliation et développement économique et social que les Rwandais ont entamés pour emprunter le chemin du développement après le génocide.

Durant la troisième journée, 6 mai 2015, le Présidium du Forum a décentralisé les travaux du forum dans des différents centres permettant aux entités de travailler en atelier sur les quatre thématiques du forum. Le palais de la CEMAC, l’amphithéâtre du ministère des affaires étrangères, l’hôtel Azumit et le Complexe sportif 20.000 ont servi de centres pour ces travaux en atelier. Il y a en tout quatre thématiques que les participants aux forum se sont départagés pour discuter.

Thématique Paix et Sécurité

Il est ressorti de cette thématique que les violences intercommunautaires des deux dernières années en Centrafrique ont ébranlé les quelques relents de paix et de sécurité dans le pays, provoquant ainsi une détérioration du tissu social ainsi qu’une méfiance entre communauté. Le rétablissement d’un environnement global de paix et de sécurité est par conséquent important en vue de permettre à l’Etat de retrouver la plénitude de ses fonctions régaliennes de protection de citoyen afin de poser les bases d’un développement économique et social.

Plusieurs causes et facteurs internes et externes ont contribué à la dégradation de la paix et sécurité en Centrafrique. Ces facteurs s’articulent autour de la mauvaise gouvernance et du non-respect des principes démocratiques, l’absence de la liberté d’expression et la prolifération des armes légères, en passant par la non application des décisions prises et la faiblesse du pouvoir central. Ces causes et facteurs sont également liés à l’enclavement géographique de la République centrafricaine obligée de relever des défis dus à la multiplicité et la porosité de ses frontières avec pour conséquences des infiltrations incontrôlées, l’affluence des réfugiés et bien d’autres conséquences.

Alors six (6) axes stratégique ont été proposés par la

commission comme facteurs potentiels susceptibles de ramener la paix en Centrafrique. Il s’agit de la nécessité d’une paix globale et définitive dans le pays ; la nécessité d’un désarmement global des groupes armés (DDR) et de la population civile y compris avant les élections ; la nécessité d’une réforme de garantir à la population centrafricaine une sécurité physique et humaine; la nécessité d’une réconciliation et d’un apaisement des cœurs et des esprits et de résouder le tissu social ; et il s’agit alors de la nécessité de mettre les femmes au centre du combat pour la paix et la réconciliation.

Thématique Justice et Réconciliation

Sur la question de la Justice et Reconciliation en République centrafricaine, les centrafricains ont exprimé un engouement durant les échanges pour que cette thématique soit résolument traitée comme il se doit. Car cela constitue des instruments privilégiés de sortie de crise. La justice et réconciliation ont été au coeur des préoccupations du peuple centrafricain lors des consultations populaires à la base.

Concernant la justice, les conclusions des consultations populaires à la base ont insisté sur la restructuration de la justice et la réparation des préjudices subis par les victimes. La lecture plus attentive des recommandations populaires va dans le sens des attentes que le peuple appelé à se prononcer au forum national de Bangui pourra retenir des choix éclairés en fonction des options stratégiques. Sur ce point rentes (30) recommandations ont été mentionnées.

Thématique gouvernance

En 2008-2010, la question de la gouvernance en Centrafrique a été inscrite dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté. L’application de ce programme constituait un tournant pour le pays afin de faire le saut qualitatif tant attendu caractérisé pour l’essentiel par un Etat de droit respectueux de la légalité; une séparation des pouvoirs; et une transparence dans la gestion des affaires publiques. Mais malheureusement, cette étape a connu de grandes difficultés à cause des multiples conflits militaro-politiques que le pays a vécus. L’analyse du programme met en exergue des forces et des

faiblesses.

Sur cette thématique, il y des recommandations ressorties. Faciliter la tenue des consultations référendaires et électorales inclusives, consensuelles de sortie de crise dans les meilleurs délais et assoir une culture de gouvernance électorale durable en République centrafricaine. Engager la restauration de l’autorité de l’Etat en vue de l’émergence d’une République centrafricaine forte, digne, crédible et respectable. Assurer la protection de la citoyenneté centrafricaine, garantir le libre et l’équitable exercice des droits y relatifs ainsi que la promotion des devoirs citoyens. Affirmer les principes de laïcité et de séparation entre les ordres séculiers et religieux, renforcer la séparation et l’équilibre des pouvoirs institutionnels.

Thématique développement économique et social

Cette thématique du développement économique et social est le quatrième axe de réflexion et de discussion ciblé pour alimenter les travaux du forum. Car le développement expose les fondements d’une dynamique de refondation qui définit la nouvelle configuration architecturale dans laquelle s’intègre la nouvelle vision du développement national de RCA sortie du conflit. Et l’analyse de la crise dans le pays montre que la RCA demeure dans une extrême fragilité.

Les dernières crises politico-militaires déclenchés depuis décembre 2012 jusqu’en 2013 ont détruit les infrastructures économiques et sociales de la République centrafricaine. Les pillages des unités économiques, la précarité alimentaire, naturelles et le gel de financement des projets de développement ont contribué à fragiliser le pays. l’exploitation anarchique des ressources

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 Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: RCA: le Renouvellement de la classe politique Centrafricaine une priorité ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: le Renouvellement de la classe politique Centrafricaine une priorité ?

Bangui, (I.K) 06-05-2015

 

En effet, on a plus besoin d’une loupe pour voir clairement et qu’effectivement notre pays la Centrafrique, politiquement, économiquement, militairement etc. Le pays est géré par les amateurs, les profiteurs et, la preuve en est on nomme que les personnalités douteuses aux postes de Régaliennes mais a quand la fin de cette moquerie envers le peuple Centrafricain ? Ils seraient souhaitable le renouvellement de la classe politique Centrafricaine par des hommes et femmes qui luttent pour l’intérêt général car certains hommes politiques ont atteint la
cécité politique cela est visible. Au regard de cette triste réalité qui est malgré tout la notre, que peut-on donc retenir ? Devons-nous résigner et accepter de vivre dans cette république communautaire ou devons-nous pas faire de choses à la rendre citoyenne ?

Bangui, Simon koitoua 05-06-2015

 

 

Centrafrique: Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

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Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

Bangui, ( C.T.C) 06-05-2015

 

Objet: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » interpelle le Président en exercice de l’Union Africaine concernant l’affaire de viols commis sur les enfants mineurs en République Centrafricaine par certaines forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Excellence Monsieur le Président,

Nous, membre du collectif « Touche pas à ma constitution » attaché aux valeurs constitutionnelles et à la défense des droits de l’Homme, présentons à travers cette lettre nos remerciements les plus sincère pour la grande commisération dont votre institution a eu lors de la crise que traverse notre pays.
Toute fois dans le souci d’éviter toute entrave à vos efforts plus que précieux de maintien de paix et de rétablissement de l’ordre constitutionnel, le collectif tient à souligner les accusations de pédophilie qui sont portées contre les Troupes du Maintien de la Paix en RCA particulièrement la troupe Française Conformément à l’article. 6 de la charte constitutionnelle : Nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’État, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur.
Vu la nature sensible de la mission de maintien de la paix, qui est conférée à ses troupes il est impérieux d’identifier et de sanctionner avec la dernière rigueur les auteurs de ces actes immoraux.
Considérant l’appareil de renseignement que dispose la France, nous considérons les déclarations du ministre Français de la Défense comme un manque de respect aux victimes particulièrement et aux Centrafricains en général.
Le Collectif vous invite ainsi que l’ensemble de la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin de mener des enquêtes dans le but de la manifestation de la vérité sur cette affaire qui n’honore pas la dignité humaine et demande le départ pur et simple des troupes Françaises de la Centrafrique si Paris ne manifeste pas une volonté d’identifier et sanctionner les coupables.
En vous assurant Excellence, de l’importance de votre contribution et celle de votre institution, veuillez recevoir, l’expression de notre très haute sincère considération.

Fait à Dakar le 6/05/2015

Le Secrétaire Général
Mandela YAPENDE

 

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

Objet: N/Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

 

Juridique   Le Conseiller 

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

 

Centrafrique: Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA le Collectif Touche pas à ma

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Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

 

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA le Collectif  “Touche pas à ma Constitution”

 

Objet: N/Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

Le Conseiller Juridique

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

Centrafrique: Les preneurs d’otage et les néo-négriers, le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale

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Les preneurs d’otage et les néo-négriers, le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 07-05-2015
Le forum politique centrafricain tant attendu par l’opinion nationale et internationale a ouvert ses portes le 04 mai 2015 comme prévu. Cette ouverture officielle a été marquée par le discours solennel de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza qui interpelle tous les représentants des forces vives participantes à ne pas retomber dans l’abîme. Bien entendu, l’ensemble de la population centrafricaine sans distinction d’appartenance politique ni de religion et la communauté internationale qui est le principal financier de ses assises inter centrafricaines espèrent de pieds fermes avoir de bons résultats pour que les pays amis et les bailleurs de fonds du pays interviennent efficacement en matière des finances pour une bonne relance de l’économie de la république centrafricaine qui frôle une disparition de l’État qui ne dit pas son nom.
A notre grande surprise de la prise de position du parti politique qui a perdu le pouvoir le 24 mars 2013, je voudrai citer le parti KNK du président François Bozizé en asile et vu la progression des débats à la deuxième journée du forum illustré par une politique de chaise vide adoptée par certains caciques pouvoiristes, la suspension également d’une partie des ex-séléka pour leur participation, il y a lieu de ne pas s’étonner à l’accouchement de souris. Il serait bien regrettable et malheureux pour des engagements pris par les différents leaders de la classe politico-militaire qui, au regard de l’ouverture des débats manquent cruellement d’une vision d’avenir de la génération contemporaine qu’ils sont appelés à gouverner et de la génération future de la République centrafricaine dont ils sont les véritables moteurs de sa crise qui l’a fait plonger dans un chaos sans précédent depuis l’indépendance.
En effet, depuis le début du commencement de l’univers dont l’être suprême qui est Dieu l’initiateur, on ne peut dire que le mensonge prendra le dessus de la vérité et ne pourra contester un jour que la vérité triomphera. C’est pourquoi l’être humain créé par Dieu lui-même, avec son intelligence et sa sagesse humaine a pu créer des institutions judiciaires pour pouvoir trancher tous contentieux en toute indépendance. La vérité a toujours eu la raison du mensonge. Donc, tout ce qui est sous-terrain ou se trame dans les ténèbres arrivera par sortir à la lumière grâce aux forces positives qui sont incontournables et qu’on ne pourra ébranler.
Je suis tenu de vous répéter à vous les participants à ce forum ce qui a été dit par un leader politico-militaire et non de moindre, de rappeler l’opinion nationale et internationale sur cette déclaration solennelle édifiante : « ce n’est pas la crise confessionnelle, c’est une crise politique, ce sont les politiques qui l’ont rendu confessionnelle », fin de citation. Donc, ceux qui avaient géré la transition et leurs complices sont proprement les auteurs du drame humain que la République centrafricaine a vécu depuis le 10 décembre 2012 jusqu’à ce jour. Il va sans dire aussi que les gérants de la transition Samba-Panza ont bel et bien, une tranche de responsabilité dans cette crise centrafricaine, à n’en pointer douter.
Par contre, le refus catégorique du parti KNK de ne pas participer au dialogue politique révèle de la mauvaise foi qui s’implante dans notre intérieur, c’est-à-dire à ceux qui se sont engagés de jouer ce rôle de militantisme dans la démocratie pour conquérir ou reconquérir le pouvoir par les urnes en ce qui concerne la situation actuelle de cette formation politique qui n’est pas de moindre parmi tant d’autres. On peut noter qu’il y a manqué de leaders illuminés dans cette formation politique qui pourraient prendre la destinée du parti à l’absence de son fondateur. A moins que dans leur tête ils croient encore au système rétrograde de monopartisme. S’agissant de l’ex-rébellion séléka qui suspend sa participation, c’est un signe de faiblesse qui montre que ce groupe armé n’est pas encore prêt à enterrer la hache de guerre. Alors que la représentation à ce forum de dernière chance comme beaucoup le disent, méritait d’abord une préparation individuelle et collective sur les plans psychique, moral, d’éthique et spirituel, à la décision des uns et des autres, tel n’est pas le cas. Car, certains se permettent déjà d’avancer des propos blessants qui font perdre l’espoir à une population meurtrie, ce n’est plus qu’une injure. Elle n’est pas différente du fait que vous amenez un corps au cimetière pour l’enterrement et vous le jeter dans sa tombe sans une inhumation digne de ce nom. Ayez pitié de votre peuple qui a déjà trop souffert à cause de vos bêtises humaines.
Les néo-négriers

En outre, c’est abominable et inhumain, que des soldats d’une armée régulière de la France pays colonisateur de la République centrafricaine aient le courage du diable de violer des mineurs alors qu’ils sont en mission recommandée par l’Elysée et l’Organisation des Nations Unies pour le désarmement et la paix. Ce qui démontre à suffisance que ces militaires auteurs de ces viols sont incontestablement de moralité douteuse. Ils se sont versés dans l’animosité qui dépasse l’entendement de l’humanité en ce 21è siècle. Selon certaines informations y relatives, l’on s’interroge du rôle que joue cet ancien officier de l’armée française qui fut commandant de la MONUSCO au cœur du scandale de la région des Grands Lacs en 2010, en même temps bien indexé dans le génocide rwandais, un certain Philippe Beny à côté de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, qui serait bien au parfum des viols des enfants centrafricains. Pourquoi la présidence de la République qui est la première institution la plus informée du pays est restée dans un silence absolu jusqu’à la dénonciation faite par l’ONG allemande alors que les faits sont bel et bien indiqués dans le rapport de l’ONU? Après plus d’un demi-siècle, quand est-ce que les leaders centrafricains grandiront pour faire face aux défis socio-politiques, socio-économiques et culturels à travers les idéaux du président fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA ?…
(Affaire à suivre)
Bangui, Pierre INZA Pour CNC

Centrafrique: Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

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Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition Bangui-RCA

 

Bangui, Requête en date du 18 mars 2015

Monsieur le Président,

Par requête citée en objet, le Collectif “Touche pas à ma Constitution” vous saisissait en vue de solliciter votre avis officiel et juridique sur les dispositions de l’article 101 de la Charte Constitutionnelle de transition. Cette saisine a été faite dans le but d’éviter aux malintentionnés ou guerriers de destructions de notre cher et beau pays, le Centrafrique d’ériger le Forum de Bangui en une éloquente
Plate- forme pour négocier parfaitement la consolidation de l’impunité.

Car pour permettre au centrafricain de vivre en paix et en sécurité, les valeurs de la République doivent être respectées et la Justice doit avoir une main lourde.

Pourquoi, craignant que trahison et mensonge ne deviennent durablement le quotidien du peuple centrafricain, le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner suite utilement à ladite requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Paris 05. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif

        Juridique                             Le Conseiller 

Bâtonnier Symphorien     BALEMBY

BANGUI: EX-MOUVEMENT A N T I B A LA K A MONSIEUR PATRICE EDOUARD NGAÏSSONA

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(Corbeau News Centrafrique)

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EX-MOUVEMENT A N T I B A LA K A

COORDINATION NATIONALE
****************
BUREAU EXECUTIF

DECLARATION DE MONSIEUR
PATRICE EDOUARD NGAÏSSONA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-05-2015

COORDONNATEUR GENERAL DE L’EX-MOUVEMENT DES PATRIOTES ANTIBALAKA

• Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise centrafricaine ;

• Excellences Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;

• Excellence Madame le Chef de l’Etat de Transition ;

• Honorable Président du Conseil National de Transition ;

• Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition ;

• Excellence Monsieur l’Ambassadeur Haut Représentant de la France près la République Centrafricaine, Doyen des Ambassadeurs ;

• Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Organisations Internationales ;

• Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC ;

• Chers compatriotes, participants au Forum National de Réconciliation et de Reconstruction;

• Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités ;

• Mesdames et Messieurs ;
Permettez-moi tout d’abord de m’acquitter d’un devoir, celui de rendre un hommage bien mérité à Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République sœur du Congo, Médiateur International de la crise centrafricaine, dont l’engagement et l’abnégation ont permis aujourd’hui d’arriver à cette troisième étape du processus politique en cours. Je ne saurai faire l’économie de très vifs remerciements pour la présence constante de la Communauté Internationale au chevet de la République Centrafricaine, confrontée à des crises récurrentes.

Nous venons certes de différents horizons, de tous les coins de la République Centrafricaine avec nos préférences, nos particularités, nos différences, mais nous appartenons au même pays, la République Centrafricaine, avec ses valeurs, et nous aspirons donc au même avenir. L’enjeu de ce Forum ne se trouve pas dans un affrontement partisan. L’enjeu de ce Forum va bien au-delà des considérations égoïstes, régionales ou confessionnelles. L’enjeu de ce Forum, à quelques mois des élections générales, c’est le destin de la République Centrafricaine.

Nous sommes ici, pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays.

Toutefois nous devons frotter certaines tâches qui semblent indécrottables afin de reprendre la clarté de nos linges sales que nous voulons laver en famille.

La résolution durable de la crise nécessite de creuser en profondeur les mobiles qui l’ont déclenchée.

Il n’est pas absurde de souligner que pendant que certains se mettaient plein les poches avec leurs parents de manière cupide et arrogante en narguant les autres centrafricains, la précarité s’est étendue au

tour d’eux et dans les préfectures du Nord-Est, créant déjà ainsi ce qu’il convient d’appeler la sécession sociale. C’est ce qui a été à la base de la révolte légitime de nos compatriotes.

Ce que nous déplorons et condamnons avec fermeté, c’est le recrutement massif des mercenaires étrangers qui ont envahi notre pays le 10 décembre 2012 pour s’emparer du pouvoir de l’Etat.

Ceux qui ont signé le pacte avec le diable contre la République Centrafricaine sont clairement connus des centrafricains : il s’agit de ZIGUELE, TIANGAYE, MBOLIGOUMBA et consorts. Les centrafricains n’ont nullement besoin de ces hommes politiques, je dirai ces vampires politiques, pêcheurs en eau trouble qui s’attablent devant vin, whisky, cuisses de poulets et filets de capitaine avec les adeptes de Lucifer et les démons de la guerre pour tromper le peuple qu’il considère comme le dindon de la farce bon à rouler dans la farine indéfiniment.

Les centrafricains ont encore en mémoire le mauvais souvenir de ces trois mousquetaires du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE), dont les prises de position sur les ondes des stations de radios étrangères, ont constitué la

caution morale du coup de force perpétré le 24 mars 2013, ayant déversé dans le pays des tueurs sans commune mesure, des croque-morts.
S’il y a un conseil à donner à ces vendeurs d’illusion, c’est d’économiser ce qu’ils ont suffisamment engrangé sur le dos du peuple centrafricain en s’abstenant de s’aventurer aux élections à venir, car ils ne récolteront pas plus de 1% des voix des centrafricains. Quant au tristement célèbre renard de surface Jean jacques DEMAFOUTH et les autres apprentis sorciers qui pullulent le palais de la renaissance, je leur dis de cesser de se comporter en ennemis de la République.

C’est au prix du sang de milliers des centrafricains, qu’une période de transition a été mise en place. Dès lors, la République Centrafricaine espérait retrouver le chemin d’une solution durable porteuse de paix, de stabilité et de réconciliation nationale.

Hélas, les nouvelles autorités portées au pouvoir grâce au don de soi et au sacrifice des jeunes patriotes ANTIBALAKA, n’ont eu comme seules préoccupations que la nomination de leurs parents, amis et le détournement des deniers publics.

Depuis la date du 10 décembre 2012 que j’évoquais ci-haut, le pays de BOGANDA traverse la période la plus sombre de son histoire dont nous avons ici l’occasion de comprendre les en dessous.

Les exactions impunément commises sur la population, au mépris de toutes règles juridiques et des grands principes généraux du droit, ont exaspéré les jeunes centrafricains des villages et villes centrafricains, lesquels ont décidé de prendre leur responsabilité pour défendre la patrie.

Jamais, le peuple centrafricain n’avait vécu depuis son histoire, des épisodes macabres de ce genre.
Jamais, le peuple centrafricain n’avait été humilié jusqu’au tréfonds.

Dès lors, les jeunes patriotes se sont mobilisés au début du mois de septembre 2013 en Groupes d’auto-défense pour organiser la résistance face à une oppression indescriptible qui sévissait contre le peuple centrafricain, abandonné à son triste sort sur la terre de ses ancêtres.

Les atrocités ont ainsi conduit à la création du Mouvement ANTIBALAKA, une émanation incontestablement populaire.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler les évènements du 05 décembre 2013 où des milliers de jeunes venant de l’arrière pays et de Bangui, armés de bâtons et de machettes, sont descendus dans la capitale pour affronter les mercenaires armés jusqu’aux dents.

Il vous souviendra ainsi que la plupart des tués ce jour-là se trouvaient devant le siège de l’Assemblée Nationale, ici, où nous nous trouvons actuellement.

Les patriotes ANTIBALAKA ont consenti d’énormes sacrifices pour arriver à chasser les mercenaires, voyous, barbares et incultes qui, littéralement, confondaient les télécommandes aux téléphones, les ordinateurs aux téléviseurs et les climatiseurs aux réfrigérateurs au point de passer à tabac les agents de transfert de crédits de communication qui, pourtant, leur expliquaient la vraie utilité de ces matériels.

Malheureusement, le sacrifice de ces résistants n’a pas suscité le respect ni la reconnaissance des nouvelles autorités. Les jeunes patriotes et moi-même qui me suis engagé personnellement pour sensibiliser, conscientiser et contenir les patriotes révoltés contre la barbarie,

n’avons récolté que de l’ingratitude au lieu de la reconnaissance.

Après l’Accord de Brazzaville, comme pour joindre l’acte à la parole, la Coordination Générale de l’Ex-Mouvement ANTIBALAKA a instruit certains leaders pour effectuer une mission de démantèlement des barrières illégales sur l’axe de Sibut. Sur le chemin de retour, ils ont été arrêtés et conduits, sans aucune forme de procédure, à la maison carcérale de NGARAGBA, où ils croupissent jusqu’à ce jour. Il s’agit de NAMSIO Brice Emotion, ancien Porte-parole, FEISSONA Olivier, YADJOUNGOU Gustave et plusieurs autres. Ces patriotes ne méritent pas ce traitement orchestré. C’est pourquoi, nous demandons avec insistance, leur libération sans condition.

L’appel à la résistance lancé par les patriotes a été suivi par certains éléments des forces de défense et de sécurité qui se trouvaient dispersés dans la nature. Ces derniers sont aujourd’hui l’objet de stigmatisation de leurs frères d’armes. Alors, je me pose la question de savoir où étaient-ils quand les mercenaires les pourchassaient comme des lapins ?

La vérité, c’est qu’ils doivent leur existence aujourd’hui à ces patriotes. D’où la

nécessité de les respecter, les inscrire dans le tableau d’avancement et les faire bénéficier au même titre que les autres, voire plus.

Pour réussir véritablement la transition en cours, les autorités doivent associer à la gestion du pouvoir, toutes les forces vives de la Nation, mobiliser les compétences, réunir le meilleur de ce qu’il y a dans chacun des citoyens et faire entendre la voix du rassemblement, de la réconciliation et de l’apaisement.

Les leaders qui se servent du peuple en général et de la jeunesse en particulier dans un élan d’instrumentalisation de cette crise politique en une crise religieuse, pour réaliser leur dessein malsain, doivent cesser cette pratique.

Cette jeunesse sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes, abandonnée, reléguée et condamnée au chômage, à la précarité et à la désespérance, doit prendre conscience de sa situation et se lever pour barrer la route aux fossoyeurs de la République.

Aujourd’hui, passer d’une Centrafrique d’inégalité, du chômage, de la précarité, à une Centrafrique d’égalité, du travail, de justice, de solidarité, du civisme, de confiance et de diversité, devient une nécessité irréductible.

Chacun a une partie du destin de notre pays entre les creux de ses mains.

L’Etat doit réaffirmer sa pleine autorité, assumer ses missions régaliennes et protéger ses citoyens. Nous voulons d’un Gouvernement plus soucieux d’agir, que d’une oligarchie rentière incapable de mobiliser les forces vives, pour donner un coup d’arrêt à l’insécurité.

Il est important de rétablir la sécurité des centrafricains, car rien n’est possible dans l’insécurité. La sécurité est un droit. C’est le socle sur lequel il est possible de construire.

Je suis persuadé que notre force reste et demeure dans l’unité et le rassemblement. Seule notre unité contre les forces de division permettra aux centrafricains d’avoir les mêmes droits et obligations partout dans les seize préfectures de la République Centrafricaine.

Combattons la politique qui consiste à dresser les centrafricains les uns contre les autres sur le critère des intérêts ou des appartenances politiques, ethniques, régionales et confessionnelles.

N’acceptons pas que l’on mette en cause notre unité nationale et que l’on segmente notre pays.

Refusons ce qui divise et cultivons les valeurs qui rassemblent.

Il n’y a pas d’autre voie pour nous que celle de l’unité. Elle nous invite au dialogue, à la réconciliation et à la mobilisation des énergies.

• Excellences Mesdames et Messieurs,

• Distingués invités,

Les patriotes ANTIBALAKA, sont viscéralement attachés au principe de laïcité qui caractérise la société centrafricaine, car c’est une valeur qui libère et qui protège. C’est ainsi qu’ils ont pris leur courage à bras-le-corps pour rejeter énergiquement le fondamentalisme islamiste et le projet de partition qui ont fait irruption dans notre pays.

C’est ici le lieu de rendre une fois de plus hommage au Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui, en prenant la mesure de la situation de cette crise, a dû voter, sous l’impulsion de la République française, une série de résolutions qui ont finalement permis le déploiement des Forces Internationales, lesquelles ont contribué significativement au

rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans notre pays.

Ce Forum nous offre l’occasion de prendre le taureau par les cornes, briser tous les talons et, sans complaisance, nous faire violence pour percer l’abcès.

C’est le temps pour nous, vrais centrafricains, de nous parler et de nous pardonner, étant donné que la réconciliation s’impose à nous de manière irréversible.

Pour ma part, je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte devant toute la Nation, ainsi que la Communauté internationale, pour demander au nom des patriotes ANTIBALAKA, pardon à toutes les victimes, qu’elles soient, musulmanes ou chrétiennes, lesquelles ont subi d’une manière ou d’une autre, dans leur chair et dans leur âme, les affres de ce conflit.

Pour nous patriotes, s’il nous reste une chose à faire, c’est de regarder l’avenir en face. La plateforme que nous offrent les assises du Forum de Bangui constitue le tremplin qui puisse nous permettre d’apporter notre contribution à la réflexion nécessaire pour dégager les axes stratégiques pouvant nous permettre de

reconstruire notre pays sur les cendres de cette dernière crise politico-militaire.

J’ose espérer que le Programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui sera mis en place, permettra une véritable réinsertion socio-économique des patriotes ANTIBALAKA et les autres groupes armés afin de créer les conditions d’un véritable retour à la paix et à la sécurité.

• Excellences Mesdames et Messieurs,
• Distingués invités,

La transition a du plomb dans l’aile et le moment est venu pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Il s’agit en vérité de créer les conditions politiques propices pour mettre un terme aux souffrances du peuple centrafricain, à travers un Gouvernement d’action, plus représentatif et crédible, capable d’œuvrer dans l’intérêt supérieur de la Nation et pouvoir conduire à des élections libres, transparentes, démocratiques et acceptables par tous dans un meilleur délai.

Au sortir du Forum de Brazzaville, les principes forts qui devaient assurer le succès de la suite de la Transition étaient le

consensus et l’inclusion. Pourtant, notre mouvement a toujours été méprisé. Je me réserve de citer des exemples qui ne manquent pas.

Je formule le vœu que le mépris sans cesse manifesté par les Autorités de Transition à l’égard du Mouvement prenne fin au sortir de ce Forum.

M’adressant aux membres des différents groupes armés, je leur demande d’avoir de la compassion pour nos concitoyens, qui continuent de souffrir innocemment des effets de cette crise. J’ose espérer qu’ils vont abandonner leur élan égoïste et se consacrer à la défense de la patrie.

• Excellences, Mesdames et Messieurs,
• Distingués invités,

Je ne saurais terminer mon propos sans renouveler mes remerciements pour l’élan de solidarité internationale qui a été impulsé en faveur de notre pays et témoigner à cet effet toute ma gratitude.

Pour participer et enrichir le débat, un document contenant tous les points de recommandations des patriotes

ANTIBALAKA vous sera déposé pour examen et adoption.

Puisse le Seigneur Dieu Tout Puissant bénir les Travaux de ce Forum national de Bangui, afin que la paix et la sécurité reviennent une fois pour toute en République Centrafricaine.

Je vous remercie.

 

 Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Bientôt, plus de 1 000 enfants soldats seront relâchés par huit groupes armés

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bientôt, plus de 1 000 enfants soldats seront relâchés par huit groupes armés

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-05-2015

 

Mardi 5 mai 2015, alors que se poursuivaient les travaux du Forum national de Bangui à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, cette même enceinte a accueilli la signature d’un important document par huit groupes politico-militaires. Ce document paraphé en présence de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat à la Défense assistée de Mme Eugénie Yarafa ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire et Monsieur. Mohamed Malick Fall qui a représenté l’UNICEF, consacre l’engagement desdits groupes armés à relâcher les milliers d’enfants enrôlés dans leurs rangs.
Ce sont huit représentants des groupes armés en RCA qui se sont engagés ce mardi pour la libération des enfants soldats manœuvrant dans leurs rangs. Il s’agit de Herbert Gotron Djono Aba du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique (RPRC), Armel Ningatoloum Sayo, de Révolution Justice (R-J), Larry du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), Patrice Edouard Ngaissona des Anti-Balaka, Mouhamed Daffhane de la Séléka Rénovée, le représentant de l’Union des forces républicaines (UFR), Philippes de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), Abel Balenguélé du Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC).
Selon Abel Balenguélé qui a signé au nom du FPRC ? « Nous avons pris l’initiative de garantir aux enfants que nous avons recueillis un avenir meilleur, de les sortir du système des combats d’atrocité. Nous nous engageons fermement à appliquer cet accord, à continuer à solliciter l’appui de la communauté internationale pour faire en sorte que les enfants centrafricains puissent être comme les autres enfants d’Afrique où il n’y a plus de guerre ».
Quant à Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef en Centrafrique, « Il nous faut aller vite. Je crois que dès que le Forum va se terminer, nous allons poursuivre les dialogues et les discussions avec les groupes armés pour arriver à la signature formelle des plans d’action. Immédiatement après les plans d’action, nous allons commencer le processus de vérification de retour vers les familles, de faire leur réunification familiale et communautaire. On travaille déjà avec le ministère de l’éducation nationale pour développer un modèle alternatif de l’éducation de base qui pourrait prendre en compte ces enfants, sachant que quelque fois, ils sont sur-âgés et il faut des processus d’apprentissage qui sont différents du processus classique ». Madame Marie Noëlle Koyara, ministre d’État à la défense, sous la houlette de qui a été signé ce document, s’est réjouie de l’initiative qui corrobore bien à la dynamique de restauration des FACA et bientôt de la Réforme du secteur de la sécurité de manière globale qu’elle mène. En ce qui concerne les enfants soldats, en particulier ceux qui sont identifiés dans le cadre de cette première opération de libération, la Ministre d’État salue la portée du geste des groupes armés engagés : « Les enfants ont besoin de l’épanouissement sur tous les plans pour un avenir meilleur. Des actions initiées par l’Unicef doivent être pérennisées et ceci par le concours de tout le monde, pour aider ces enfants à avoir un avenir meilleur. »
Cette signature est la suite logique des recommandations formulées par les enfants de Centrafrique lors du pré-forum pour enfant qui s’est déroulé à Bangui du 12 au 13 mars dernier, à Bangui.

Bangui,  Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE BUREAU EXECUTIF RECOMMANDATIONS ANTIBALAKA

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(Corbeau News Centrafrique)

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COORDINATION NATIONALE
****************
BUREAU EXECUTIF

RECOMMANDATIONS DE MOUVEMENT
DES PATRIOTES ANTIBALAKA
****************

Bangui, (B. L I ), 06-05-2015

 

•       Considérant la crise politico-militaire la plus dévastatrice et la plus meurtrière de son histoire, qui a ébranlé les bases de la société centrafricaine ;

•       Considérant l’esprit patriotique ayant motivé la résistance des patriotes Antibalaka pour sauver le peuple centrafricain de l’oppression menée sur toute l’étendue du territoire par les envahisseurs ;

•       Considérant les affres de ces conflits politico-militaires vécues par les populations centrafricaines, notamment les enfants, femmes, jeunes et personnes âgées ;

•       Considérant que le Forum national de Réconciliation et de Reconstruction constitue la plate-forme pour le pardon, la réconciliation et la recherche d’une paix durable, condition sine qua none pour une reconstruction et un développement national durable ;

•       Considérant le caractère laïc et républicain de l’Etat centrafricain ;

•       Considérant que la gestion de la transition par les Gouvernements successifs qui ont été mis en place depuis la chute de l’ancien régime ne permettent pas de sortir la République Centrafricaine de l’ornière, à cause du népotisme, du clientélisme, du tribalisme, de la gabegie et de l’amateurisme qui ont caractérisé cette gestion du pouvoir ;
NOUS, PATRIOTES MEMBRES DE L’EX-MOUVEMENT DES
ANTIBALAKA, RECOMMANDONS CE QUI SUIT :

Le territoire national de la République Centrafricaine reste un et indivisible, et que toute idée de partition de la RCA devra être rejetée en bloc ;

2.      Demandons la formation d’un nouveau Gouvernement inclusif ;

3.      Demandons la recomposition ou le renforcement du Conseil National de Transition en impliquant toutes les entités impliquées dans le processus de transition et notamment le Mouvement des Patriotes Antibalaka ;

4.      Demandons la refondation d’une nouvelle Armée Centrafricaine suivant des critères républicains;

5.      Exigeons la réhabilitation immédiate, le réarmement et l’équipement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leur redéploiement sur toute l’étendue du territoire national en vue de la sécurisation des frontières ;

6.      Demandons la reconnaissance nationale des actes de bravouredes patriotes Antibalaka qui se sont avérés salvateurs pour la délivrance du peuple centrafricain, alors que beaucoup d’entre eux ont perdu leur vie en voulant combattre les hordes des envahisseurs mercenaires les mains nues ;

7.      Demandons la libération immédiate des patriotes Antibalaka arrêtés et mis en prison sans aucune forme de procédure en vue de créer les conditions d’une véritable réconciliation nationale ;

8.      Exigeons que les patriotes Antibalaka soient pris en charge par le Programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) en vue de leur réintégration sociale ;

9.      Exigeons le rapatriement immédiat et sans condition des mercenaires étrangers, et autres et que les débats politiques se fassent exclusivement entre les centrafricains ;

10.     Exigeons que les membres ayant appartenu aux Groupes armés puissent au même titre que d’autres centrafricains avoir la liberté de postuler aux prochaines élections législatives et  présidentielles ;

11.     Demandons le vote d’une loi d’amnistie générale pour tous les hommes impliquésdans la crise politico-militaire intervenue depuis décembre 2012 ;

12.     Exigeons l’annulation de tous les Passeports, Cartes de séjour et Cartes Nationales d’Identité délivrés durant cette périodesombre de crise politico-militaire qui a sévi dans notre pays, la République Centrafricaine ;

13.     Exigeons également la mise en œuvre d’une nouvelle règlementation inhérente à l’attribution des terrains aux étrangers sur le territoire national ;

14.     Demandons l’indemnisation de toutes les victimes (invalides) et des personnes physiquement, moralement, matériellement, et économiquement affectées par cette crise politico-militaire ;

15.     Demandons l’organisation dans un meilleur délai des élections législatives et présidentielles afin de tourner la page sombre de l’histoire sombre de notre pays ;

16.      Exigeons que la désignation des Maires et des Conseillers municipaux se fasse par la seule voie de l’élection municipale et non la nomination de ces derniers par Décret ;    Demandons la décentralisation de l’enseignement supérieur, technique et professionnel, et du système desanté avec la construction de trois (3) grandes universités ettrois (3) grands Centres hospitaliers de référence dans les régions de l’Est, de l’Ouest et du Nord-Est ;

18.      Exigeons que l’utilisation des bonus issus à la signature des conventions d’exploration ou d’exploitation de nos ressources minières servent au financement des programmes sociaux ainsi qu’à la construction des infrastructures routières, des écoles, des hôpitaux ainsi que des palais des chefs de terre longtemps négligés ;

19.      La mise en œuvre d’une banque de données sur les jeunes cadres issus des universités et des formations supérieures, dans la perspective de leur utilisation optimale en temps convenable ;

20.      La mise en œuvre d’un Programme d’entreprenariat et d’insertion socio-professionnelle des jeunes en vue de leur pleine participation au processus du développement national.

Bangui, Bérenger Ludovic Igor LAMAKA 

BANGUI: L’OUVERTURE DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’OUVERTURE DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2015

 

Le grand-rendez inter-centrafricain dit le Forum national de la réconciliation s’est finalement concrétisé. Après plusieurs mois de report, le forum tant attendu s’ouvre comme prévu ce 04 mai 2015 à Bangui, à l’hémicycle du parlement provisoire centrafricain pour prendre fin le 11 mai 2015.

L’ouverture du forum est marquée par des importantes allocutions faites par des personnalités afin de passer le message d’apaisement de déroulement du forum. Cet évènement historique a vu la présence de nombreuses délégations venues de l’intérieur et extérieur de la République centrafricaine plus particulièrement des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Il s’agit entre autres de la délégation onusienne, européenne, et africaine.
A l’ouverture de ces assises, les déclarations sont quasiment unanimes. Elles sont axées sur la paix et sécurité, la tolérance, le pardon, le désarmement des milices et le développement économique et social. Mais au-dessus tout, la question de l’amnistie est exclue de toutes ces déclarations. La cérémonie s’est déroulée en présence de Catherine Samba-Panza, Présidente de la transition centrafricaine, et du président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine qui, dans sa déclaration, a rappelé aux autorités de la transition centrafricaine le non prolongement de la durée de la transition avec la tenue effective des élections prévues en mois de juillet-aout 2015.
Les points inscrits pour ce forum résument 4 thèmes essentiels qui seront abordés durant les discutions entre les différentes entités qui y participent. Ainsi, chaque entité apportera des propositions à chacun des thèmes retenus. La Paix et Sécurité, Justice et Réconciliation, Gouvernance, ainsi que le Développement économique et social sont ces quatre thèmes.

Le Forum national de Bangui est le résultat des consultations populaires à la base entamées dans les 16 préfectures de la République centrafricaine et hors des frontières centrafricaines où les Centrafricains fuyant les conflits dans leurs pays se sont réfugiés. C’est aussi une suite logique de processus définit lors de la signature des hostilités à Brazzaville entre les groupes armés actifs en Centrafrique. Car la phase 2 du processus qui a voulu que les Centrafricains se retrouvent sur leur propre sol pour dialoguer et décider de l’avenir de leur pays après plusieurs années de crises accumulées. Ce forum est aujourd’hui considéré comme un élément clé pour la sortie définitive de la crise en République centrafricaine que ceux qui participent au débat n’ont pas droit à l’erreur. Car après tout, ceux-ci doivent privilégier l’intérêt commun pour l’avancement de Centrafrique.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Regina Konzi Mongot initie les populations du 5ème arrondissement de Bangui à la citoyenneté

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Regina Konzi Mongot initie les populations du 5ème arrondissement de Bangui à la citoyenneté

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2014

 

La ministre Conseillère à la Primature en matière humanitaire a lancé, samedi 2 avril dernier, à la maison des jeunes du quartier Malimaka, une dynamique de regroupement d’associations dans le 5ème arrondissement de Bangui. Au fond, il s’agit de pousser les populations du 5ème à l’éveil politique, afin d’être en mesure de se prononcer sur le discours politiques.
Ils ont été quelques centaines, les populations venues des trois groupements et les 27 quartiers du 5ème arrondissement de Bangui, à l’invitation de Mme Regina Konzi Mongot, ministre conseiller en matière d’urgence humanitaire à la primature. La conseillère a délivré un message fort à ses invités – message qu’elle résume à notre micro : « D’abord, je tiens à justifier ma satisfaction de l’initiative que je pousse positivement dans le 5ème arrondissement, parce que ce n’est pas tout le monde qui entre dans cet arrondissement, ce n’est pas tout le monde qui vient ici à Malimaka. Moi, j’y suis entrée la plus aisément possible, afin d’apporter le message de reconstruction du pays à mes compatriotes. En effet, nous ne pouvons pas continuer à parler de la crise, c’est peut-être une occasion pour la RCA de décoller. Et dans cet effort de reconstruction, on doit s’organiser. Alors qu’il y a beaucoup d’associations dans notre pays qui n’ont pas assez d’impact, c’est pourquoi, j’ai estimé qu’il faut les coordonner dans une plateforme, en vue de plus d’efficacité. » Mme Konzi Mongot ajoute qu’« Il s’agit de sensibiliser les populations à faire face à certaines éventualités telles que la sécurité, le développement économique, le social et pourquoi pas le politique. Car, à partir du moment où les gens seront regroupés, ils seront à même de donner leur point de vue et de s’impliquer dans le processus de prise de décisions politiques. »
Les participants à cette première réunion semblent trouvés, chacun leur compte à l’image de Hortense Dobiro « Je suis très émerveillée par les conseils que nous avons reçus ce soir par Mme Régina. Elle nous a fait savoir qu’en groupement, nous pouvons faire mieux. Moi par exemple, on a tué deux de mes garçons qui ont été accusés comme faisant partie des Séléka. Mais, j’ai mesuré aujourd’hui le sens du message qui nous a été délivré, car je sens parmi mes sœurs, on s’amuse, et cela me permet d’oublier la blessure que j’ai au cœur par rapport à la mort de mes enfants. »
Quant à Aimé Ndemayo, c’est l’aspect de l’éveil citoyen qui a été le point le plus marquant : « Nous avons toujours compris qu’il faut se mettre ensemble pour mieux avancer. Alors que beaucoup d’initiatives ont été prises pour nous mettre en association ici. La différence est, cependant nette avec ce que nous avons appris ce soir : nous sommes des citoyens de notre pays, et nous avons aussi nos mots à dire dans les questions qui engagent notre sort. Et je suis très fier d’apprendre cela. »
Notons, que cette réunion par arrondissement qui devait se poursuivre aux autres arrondissements de Bangui, puis les villes de provinces, répond aux recommandations d’une réunion tenue le 21 avril dernier par la Conseillère, au stade 20 000 places sur les mêmes thématiques.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Il faut un « nouveau contrat social » à l’issue du Forum de Bangui selon Catherine Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique)

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Il faut un « nouveau contrat social » à l’issue du Forum de Bangui selon Catherine Samba Panza

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-05-2015

 

Le Palais de l’Assemblée nationale est prêt à craquer ce lundi 4 mai 2015. Les 585 délégués au Forum de Bangui ont répondu présents au rendez-vous. La cérémonie d’ouverture est placée sous l’autorité de Madame la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza en présence des plusieurs autorités africaines et internationales dont le Président Denis Sassou Nguesso du Congo Médiateur international dans la crise, Kalzeubé Payimi Deubet Premier ministre du Tchad, Babaca Gaye Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusca.
La Présidente centrafricaine de la transition a commencé par repréciser sa vision en matière du dialogue inter-centrafricain : « Au regard du contexte et des conditions dans lesquels j’ai accédé à la présidence de la transition en janvier 2014, il n’y avait pas d’autre solution que celle de rassembler tous les centrafricains autour de la reconstruction de leur pays à travers une stratégie vigoureuse de lutte contre la violence et de promotion du dialogue et de la cohésion sociale à tous les niveaux. C’est dans ce cadre que j’ai formulé la vision d’une réconciliation à la base, le dialogue au sommet et de la justice au milieu […] Il ne restait plus que ce forum puisse sceller définitivement la volonté de cessation effective et durable des violences, tueries et destruction, afin de permettre un vivre ensemble harmonieux et la refondation profonde de la nation centrafricaine et la reconstruction du pays sur des bases plus solides et plus durables. »
D’emblée, les attentes de Catherine Samba Panza sont à la hauteur de la refondation de son pays. « Je nous invite par ailleurs, à élaborer ensemble un nouveau contrat social afin de garantir l’égalité de chance pour tous à l’accès à l’éducation, à la santé, à la formation, à l’emploi. Ainsi, nous pouvons construire, renforcer et développer la cohésion sociale au sein d’un État nation en acceptant nos différences. Je nous invite également à proposer des bases de reconstruction de nos institutions pour en faire des institutions solides, compétentes et capables de moderniser l’État centrafricain et de faire de lui un État développeur dans un contexte de mondialisation. Je nous invite aussi à proposer des bases de la gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de décentralisation, recommande au gouvernement de rester plus près des préoccupations de la population, afin de ses vrais problèmes et d’y apporter des solutions appropriées. Je nous invite à proposer des mécanismes qui vont permettre à un État centrafricain moderne de bâtir une base économique solide, afin de promouvoir le secteur privé national moderne et compétitif et de dépasser les simples incantations fondées sur les ressources naturelles que notre pays regorge pour construire un nouveau modèle économique capable de créer de la richesse et de l’emploi à nos jeunes, les femmes et tous les citoyens centrafricains en quête légitime de l’amélioration de leurs conditions de vie. Je nous invite enfin de proposer des mécanismes de concertation et de dialogue permanent qui permettront aux centrafricains de devenir des parties prenantes dans ce processus pour gagner ensemble. » a-t-elle exprimé dans son discours d’ouverture.
Les mêmes sollicitudes sont celles du Président Denis Sassou Nguesso. Pour lui, au sortir de ce forum, la RCA devra réécrire les lettres de noblesse qui feront d’elle un État à part entière. « La priorité est que la République centrafricaine renaisse à la vie. Que le peuple centrafricain réconciliée avec lui-même retrouve son unité. Que l’État soit au plus vite restauré dans sa responsabilité impartiale, dans son incontestable autorité, dans son entière souveraineté. Qu’enfin le pays retrouve dans la sécurité de chacun et de tous, la voie de la stabilité et de développement. » Par conséquent, Sassou Nguesso en a appelé au patriotisme des participants, car dit-il, en dépit des défis, le succès est à la portée des centrafricains : « Pour le peuple centrafricain qui nous regarde, la solution est dans cette salle. La solution, c’est vous qui l’avez, puisqu’il nous a investi de son espoir et de sa confiance. Il attend et espère que vous ne trahirez ni l’un ni l’autre. Le chemin est certainement long et ardu, mais le succès est à votre portée parce que vous tous, avez la même volonté en commençant par Madame la Présidente de la transition dans sa détermination et sa conduite de la transition sont unanimement reconnues. Je la félicite. »
Le forum de Bangui, dans la configuration actuelle parait un correctif au regard des échecs répétés des fora antérieurs organisés dans ce pays. C’est ce qu’a bien voulu faire ressortir le Premier ministre du Tchad Kalzeubé Payimi Deubet, Représentant personnel du Président Idriss Deby en sa qualité de Président en exercice de la CEEAC : « La CEEAC se réjoui de la tenue du Forum national de Bangui parce qu’il constitue une occasion importante pour renforcer le processus de réconciliation nationale centrafricaine tel que recommandé par les deux sommets précédents de la CEEAC. La Sous-région d’Afrique centrale accompagne la République centrafricaine depuis deux décennies par l’intermédiaire de la FOMUC, puis la MICOPAX – FOMAC qui a passé le témoin en décembre 2013 à la MISCA. Au cours de cette période, la Sous-région a suivi la tenue de plusieurs fora et de dialogues à Bangui qui, malheureusement n’ont pas eu la plus-value escomptée sur la paix et la stabilité en République centrafricaine. Ces échecs ont été le résultat du caractère partiel des partenaires aux différents dialogues inter-centrafricains. En demandant aux autorités centrafricaines d’organiser un véritable processus de réconciliation nationale, la Conférence des Chefs d’État et des gouvernements de la CEEAC voulaient inciter ces autorités à faire la différence par rapport aux dialogues antérieurs. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public, Constitutionnaliste et Internationaliste

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(Corbeau News Centrafrique)

PDG BIEN

Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public, Constitutionnaliste et Internationaliste

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

FONCTION DE CABINET OU FONCTION MINISTERIELLE ? ECLAIRAGE CONSTITUTIONNEL SUR LA TRANSFORMATION DU CABINET PRESIDENTIEL EN « GOUVERNEMENT PARALLELE » EN CENTRAFRIQUE
PROLEGOMENES
Sous réserve de vouloir perpétuer les erreurs du passé, ou de se complaire, avec une dose de masochisme, dans une sorte de damnation éternelle comme dans le mythe de Sisyphe, lequel est condamné à pousser, de recommencer encore et toujours à pousser son rocher aux enfers, l’heureuse volonté aujourd’hui clairement exprimée et affichée ça et là tant par les politiques, citoyens centrafricains que par la communauté internationale de reconstruire le Centrafrique ne saurait s’affranchir de l’obligation de répondre clairement et précisément à un ensemble de questions et sous-questions. Les principales sont de savoir pourquoi et comment le Centrafrique a été détruit, pourquoi et comment l’État Centrafricain est tombé en faillite, à l’inverse des autres États d’Afrique Francophone et des pays limitrophes ayant eu leurs indépendances au même moment que nous, ou même après nous, et qui sont non seulement debout, mais aussi avancent, quand bien même à pas de tortue, vers un relèvement du niveau de vie de leurs populations.
Actuellement et une fois de plus, le Centrafrique vit une transition politique instaurée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, régénérée suite au coup d’état du 24 mars 2013, et renforcée par la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013. Sous ce régime politique d’exception, régime anormal, le consensus est clamé ça et là, recherché, revendiqué, et souvent rappelé avec force comme la règle d’or devant s’imposer dans la gestion de la transition. En clair, tout le monde réclame une gestion consensuelle de la transition.

Cependant, sans remettre en cause le caractère contextuellement justifié du principe du consensus par temps de transition, il y a lieu de pousser la réflexion jusqu’à faire observer utilement que dans notre pays, la République Centrafricaine, nous donnons souvent l’impression, à la lumière de la pratique institutionnelle et politique, de considérer le consensus comme quelque chose qui ne serait que circonstanciel, occasionnel, exceptionnel, transitionnel, c’est-à-dire quelque chose dont la naissance et l’existence seraient strictement consubstantielles à un évènement conflictuel. A rebours de cela, le consensus, en ce qu’il est intra-institutionnel c’est-à-dire fondement éminent et élément consistant de toute institution, doit être plutôt quelque chose de permanent et perpétuel, l’institutionnel s’inscrivant toujours dans la durée sous réserve qu’il soit respecté dans ses règles tant d’organisation que de fonctionnement.

Justement, le fait que la République Centrafricaine soit en période de transition politique depuis le 11 janvier 2013 est tout autant le résultat et la traduction matérielle d’une longue tradition du non respect de l’institutionnel comme le révèle l’étude de l’évolution du Centrafrique sur toute la période post disparition le 29 mars 1959 de Barthélémy Boganda, Président Fondateur et Père de la Nation Centrafricaine. Dans une très large mesure, originellement et fonctionnellement, l’État c’est le consensus ; pour que naisse et fonctionne l’État, il faut un large accord, lequel ne s’obtient qu’après dépassement des volontés particulières. Or, si l’on adhère à la thèse selon laquelle l’État se résume au consensus, rien ne fait désormais plus obstacle à ce qu’on puisse en conclure que le non respect souvent constaté et répété des règles constitutionnelles et des institutions étatiques centrafricaines n’est rien d’autre qu’un rejet matériel du consensus. Véritable paradoxe, nous passons notre temps à rejeter le consensus en ne respectant pas nos institutions, mais à le vouloir par temps de crise. A quand l’inverse ? En nous sommeille la solution.
Si l’absence d’État en République Centrafricaine en 2015 est unanimement constatée à l’échelle tant nationale qu’internationale, il reste que les opinions divergent quant aux explications à en donner.
D’un côté, certains considèrent que l’effondrement de l’État Centrafricain serait exclusivement lié à la réalisation du coup d’État du 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de l’ex-coalition rebelle Séléka. Cette explication parait loin d’être satisfaisante, et ne peut être entendue et reçue que dans une infime mesure, parce que l’élément factuel et/ou fait politique et historique déterminant dans ce point de vue n’est

FONCTION DE CABINET OU FONCTION MINISTERIELLE ? ECLAIRAGE CONSTITUTIONNEL SUR LA TRANSFORMATION DU CABINET PRESIDENTIEL EN « GOUVERNEMENT PARALLELE » EN CENTRAFRIQUE

PROLEGOMENES

Sous réserve de vouloir perpétuer les erreurs du passé, ou de se complaire, avec une dose de masochisme, dans une sorte de damnation éternelle comme dans le mythe de Sisyphe, lequel est condamné à pousser, de recommencer encore et toujours à pousser son rocher aux enfers, l’heureuse volonté aujourd’hui clairement exprimée et affichée ça et là tant par les politiques, citoyens centrafricains que par la communauté internationale de reconstruire le Centrafrique ne saurait s’affranchir de l’obligation de répondre clairement et précisément à un ensemble de questions et sous-questions. Les principales sont de savoir pourquoi et comment le Centrafrique a été détruit, pourquoi et comment l’Etat Centrafricain est tombé en faillite, à l’inverse des autres États d’Afrique Francophone et des pays limitrophes ayant eu leurs indépendances au même moment que nous, ou même après nous, et qui sont non seulement debout, mais aussi avancent, quand bien même à pas de tortue, vers un relèvement du niveau de vie de leurs populations.
Actuellement et une fois de plus, le Centrafrique vit une transition politique instaurée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, régénérée suite au coup d’État du 24 mars 2013, et renforcée par la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013. Sous ce régime politique d’exception, régime anormal, le consensus est clamé ça et là, recherché, revendiqué, et souvent rappelé avec force comme la règle d’or devant s’imposer dans la gestion de la transition. En clair, tout le monde réclame une gestion consensuelle de la transition.
Cependant, sans remettre en cause le caractère contextuellement justifié du principe du consensus par temps de transition, il y a lieu de pousser la réflexion jusqu’à faire observer utilement que dans notre pays, la République Centrafricaine, nous donnons souvent l’impression, à la lumière de la pratique institutionnelle et politique, de considérer le consensus comme quelque chose qui ne serait que circonstanciel, occasionnel, exceptionnel, transitionnel, c’est-à-dire quelque chose dont la naissance et l’existence seraient strictement consubstantielles à un évènement conflictuel. A rebours de cela, le consensus, en ce qu’il est intra-institutionnel c’est-à-dire fondement éminent et élément consistant de toute institution, doit être plutôt quelque chose de permanent et perpétuel, l’institutionnel s’inscrivant toujours dans la durée sous réserve qu’il soit respecté dans ses règles tant d’organisation que de fonctionnement. Justement, le fait que la République Centrafricaine soit en-période de transition politique depuis le 11 janvier 2013 est tout autant le résultat et la traduction matérielle d’une longue tradition du non respect de l’institutionnel comme le révèle l’étude de l’évolution du Centrafrique sur toute la période post disparition le 29 mars 1959 de Barthélémy Boganda, Président Fondateur et Père de la Nation Centrafricaine. Dans une très large mesure, originellement et fonctionnellement, l’État c’est le consensus ; pour que naisse et fonctionne l’État, il faut un large accord, lequel ne s’obtient qu’après dépassement des volontés particulières. Or, si l’on adhère à la thèse selon laquelle l’Etat se résume au consensus, rien ne fait désormais plus obstacle à ce qu’on puisse en conclure que le non respect souvent constaté et répété des règles constitutionnelles et des institutions étatiques centrafricaines n’est rien d’autre qu’un rejet matériel du consensus. Véritable paradoxe, nous passons notre temps à rejeter le consensus en ne respectant pas nos institutions, mais à le vouloir par temps de crise. A quand l’inverse ? En nous sommeille la solution.
Si l’absence d’État en République Centrafricaine en 2015 est unanimement constatée à l’échelle tant nationale qu’internationale, il reste que les opinions divergent quant aux explications à en donner.
D’un côté, certains considèrent que l’effondrement de l’État Centrafricain serait exclusivement lié à la réalisation du coup d’État du 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de l’ex-coalition rebelle Séléka. Cette explication parait loin d’être satisfaisante, et ne peut être entendue et reçue que dans une infime mesure, parce que l’élément factuel et/ou fait politique et historique déterminant dans ce point de vue n’est ni nouveau en soi, ni singulier à la République Centrafricaine ; dans beaucoup d’États d’Afrique Francophone où ce fait politique s’est produit, il n’a pas à lui tout seul provoqué l’effondrement complet de ces États.
D’un autre côté, d’autres, sans doute partisans de la doctrine de l’holisme ontologique, estiment plutôt que la faillite de l’État Centrafricain serait le résultat de la longue mésaventure constitutionnelle, institutionnelle et politique dont le point de départ se situe au 29 mars 1959, date de la disparition tragique de Barthélémy Boganda, Président Fondateur, Père de la Nation Centrafricaine.
Des deux explications susmentionnées, la seconde est, dans une très large mesure, la plus satisfaisante. Tandis que la première thèse exclut beaucoup d’éléments pris en compte par la seconde thèse, cette dernière, en plus d’englober le seul élément déterminant de la première réponse (coup d’État du 24 mars 2013), va jusqu’à le combiner à plusieurs autres éléments d’ordre constitutionnel, institutionnel, social, politique, militaire, économique, et historique ; différents éléments qui considérés, combinés les uns aux autres et analysés sur la longue période allant de l’indépendance à nos jours, nous suggèrent de façon insistante de conclure à une mésaventure.
Par mésaventure constitutionnelle, institutionnelle et politique, j’entends ici l’évolution chaotique de la République Centrafricaine sur les trois plans visés. L’une des facettes de ce parcours si souvent tourmenté et anarchique est à n’en pas douter le gouffre permanent entre les institutions Centrafricaines telles que définies par les instruments juridiques et les

institutions Centrafricaines telles qu’elles fonctionnent en réalité. Ce qui est ici en cause, c’est une pratique institutionnelle et politique déviante depuis l’indépendance, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle . Cette pratique institutionnelle et politique incorrecte présente plusieurs facettes.
Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

I. LA DENATURATION DU CABINET PRESIDENTIEL

De façon générale, la déformation institutionnelle que j’ai conceptualisée dans ma Thèse de Doctorat signifie que toute institution n’est pas à l’abri d’une malformation, d’une dénaturation, d’une transformation ou perversion. On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dénaturation du Cabinet Présidentiel. In concreto, la dénaturation consiste à transformer de facto le Cabinet La déformation institutionnelle, notion conçue et systématisée par nous dans notre Thèse de Doctorat de Droit Public : voir ERENON Dominique Désiré, Le pouvoir exécutif en République Centrafricaine depuis l’indépendance, Thèse de Doctorat en Droit Public, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, soutenue publiquement le 26 janvier 2015, 711 p.

Présidentiel, institution indissociable du Président de la République, en un « gouvernement parallèle »

(B). Avant l’étude des conditions d’existence du gouvernement parallèle, il importe de faire une mise au point théorique (A).

A. BREF ESSAI DE CONCEPTUALISATION DE LA NOTION DE GOUVERNEMENT PARALLELLE

Le « gouvernement parallèle » renvoie d’abord au concept de « gouvernement » qui, pour les constitutionnalistes, se définit comme le « second élément du pouvoir exécutif…, le collège dirigé par le premier ministre et formé par les ministres, à l’exclusion du Chef de l’État » . Ceci précisé, l’on peut étudier plus sereinement la notion de « gouvernement parallèle ». Pour ce faire, une démarche binaire paraît nécessaire. Dans un premier temps, les réflexions consisteront en une brève systématisation de la notion évoquée. Dans un second temps, et c’est là l’intérêt certain, cette notion fera l’objet d’une analyse constitutionnelle approfondie. GICQUEL Jean et GICQUEL Jean-Eric, Droit Constitutionnel et institutions politiques, 25ème éd., Paris, Montchrestien, 2011, p. 609. Quand bien même employée ça et là, avec une connotation tantôt positive mais abusive , tantôt négative , l’expression « gouvernement parallèle » n’a pas encore de définition précise établie et admise par la doctrine. En droit, ce qui est parallèle renvoie à ce qui est négatif.
L’expression « gouvernement parallèle » renvoie principalement à une réalité. Très couramment, l’expression « gouvernement parallèle » s’emploie pour évoquer une situation institutionnelle dans laquelle, à côté d’un gouvernement constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement » plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement. Outre l’exemple Libyen  Selon AZZAOUI Ibtissame, le Gouvernement Parallèle des Jeunes au Maroc « a pour mission de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées », http://www.lemag.ma/Gouvernement-Parallele-des-Jeunes-au-Maroc-en-7-questions_a79566.html, 11 janvier 2014.

DALE SCOTT Peter, Le gouvernement parallèle secret ou l’État profond derrière la démocratie étasunienne : http://fr.sott.net/article/20809-Le-gouvernement-parallele-secret-ou-l-Etat-profond-derriere-la-democratie-etasunienne ; http://www.agenceecofin.com/politique/0209-22505-libye-un-pro-islamiste-presente-un-gouvernement-parallele-a-l-assemblee-sortante : ici, le pro-islamiste libyen Omar al-Hassi (photo) a présenté, le 2 septembre 2014, la liste d’un gouvernement de 19 ministres, parallèle à celui reconnu par la communauté internationale à l’Assemblée sortante, le Conseil général national (CGN). antérieurement cité , il existe plusieurs exemples de gouvernement parallèle.
Comme premier exemple, on a observé le gouvernement parallèle en Côte d’Ivoire à la suite du second tour du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, lequel a débouché sur une impasse politique. En effet, le 2 décembre 2010, la commission indépendante électorale a annoncé la victoire d’Alassane Ouattara (54 % des voix) contre Laurent Gbagbo (47 %). Par la suite, ces résultats proclamés par la commission électorale indépendante ont été infirmés le 03 décembre par Paul Yao N’dré, Président du Conseil Constitutionnel, faisant ainsi du Président sortant Laurent Gbagbo le vainqueur dudit scrutin, avec 51 % des voix. Laurent Gbagbo forme le gouvernement. De son côté, Alassane Ouattara forme un gouvernement. Dans cette conjoncture, on est en présence d’un « gouvernement parallèle » .
Comme second exemple, un gouvernement parallèle fut constitué sous la Présidence de Mobutu Sese Seko en République démocratique du Congo. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba qui avait été désigné Premier Ministre par la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1992 est finalement révoqué en 1993 par le Président Mobutu qui nomme Faustin Birindwa à la tête de son gouvernement. Contestant son limogeage, Etienne http://www.agenceecofin.com/politique/0209-22505-libye-un-pro-islamiste-presente-un-gouvernement-parallele-a-l-assemblee-sortante
http://www.universalis.fr/encyclopedie/alassane-ouattara/3-l-accession-au-pouvoir/, http://news.abidjan.net/h/382529.html

Tshisekedi Wa Mulumba compose son propre gouvernement qu’il considère comme seul légitime .
Mais, on peut aussi voir dans l’expression « gouvernement parallèle » la situation institutionnelle caractérisée par la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel. C’est cette seconde hypothèse qui fera ici l’objet d’une analyse constitutionnelle approfondie. Comme on le verra, la nomination des ministres à la Présidence qui était à l’origine insignifiante, s’amplifie au fil des années au point de dénaturer aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’Etat. Les membres du Cabinet Présidentiel et du Cabinet du Premier Ministre sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, or c’est inconstitutionnel.

B. NAISSANCE ET RECURRENCE DE LA PRATIQUE DU « GOUVERNEMENT PARALLELE A LA PRESIDENCE » EN CENTRAFRIQUE DUGRAND

Camille, « Combattants de la parole : parlementaires-debout et mobilisation partisane à Kinshasa », in (dir.) BANEGAS Richard, BRISSET-FOUCAUL Florence et CUTOLO Armando, « Espaces publics de la parole et pratiques de la citoyenneté en Afrique », in Politique Africaine, Karthala, N° 127, octobre 2012, p. 57. Après la disparition du Président Fondateur Barthélémy Boganda le 29 mars 1959, tous les Présidents de la République, au lieu de se limiter constitutionnellement à la constitution d’un Cabinet Présidentiel classique, se sont depuis octroyé le pouvoir de nommer plutôt un Ministre Directeur de Cabinet, un Ministre Secrétaire Général, des Ministres Conseillers et des Secrétaires d’État à la Présidence de la République. Du point de vue matériel, cette réalité institutionnelle représente une des caractéristiques de la dilatation, somme toute inconstitutionnelle, du pouvoir présidentiel de nomination aux fonctions gouvernementales.
La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’Etat à la Présidence de la République chargé de la Justice , avant de l’étendre à d’autres personnalités. Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes. L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du  Décret N°64/011 du 11 janvier 1964 portant nomination des membres du gouvernement, in JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, 1er février 1964, p. 129.Développement Rural et des Eaux et Forêts . Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres nommés par lui. Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.
Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion des Ex- Décret N°73/222 du 15 mai 1973 signé du Président Jean-Bedel Bokassa, in

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE du 15 février 1973, p. 889.
http://www.izf.net/pages/gouvernement-centrafrique 

combattant et de la jeunesse Pionnière Nationale : Général de Brigade Sylvestre Yangongo.
Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.
Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA), par Décret n°13.298 du 22 août 2013 .

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

http://centrafrique-presse.over-blog.com/centrafrique-un-ancien-ministre-de-boziz%C3%A9-nomm%C3%A9-conseiller-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence

Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), par Décret n°13.298 du 22 août 2013 .
Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’Etat de Transition, nomme deux Ministres d’Etat, et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;
Ministre Conseiller en matière de l’Environnement, de l’Ecologie et du Développement durable : Paul Doko ; http://www.acap-cf.info/Le-President-Michel-Djotodia-Am-Nondroko-nomme-Jean-Jacques-Demafouth-ministre-conseiller-a-la-presidence-de-la_a5525.html
Voir http://afriquenewsinfo.net/2014/02/06/centrafrique-des-anciens-du-gouvernement-djotodia-au-cabinet-presidentiel/

Ministre Conseiller en matière des Organisations socioculturelles Internationales : Bruno Yapandé ;
Ministre Conseiller chargée du Genre, du développement social et de l’action humanitaire : Lucille Mazangué Blay-Euréka ;
Ministre Conseiller en matière de Jeunesse et Sports : Abdoulaye Hissène ;
Ministre Conseiller en matière des Travaux Publics et du Transport : Ousman Mahamat.

Le 26 juillet 2014, Catherine Samba-Panza remanie son Cabinet, lequel comprend un Ministre d’Etat Directeur de Cabinet et neuf Ministres Conseillers :

Ministre d’État, Directeur de Cabinet : Professeur Joseph Mabingui
Ministre, Secrétaire Général : Jean Ndemokouma
Ministre, Conseiller en matière de Sécurité, chargé des relations avec MINUSCA, SANGARIS, et EUFOR : Jean-Jacques Démafouth
Ministre, Conseiller en matière de Défense, chargé du suivi du DDR et de la RSS : Général de Brigade Théophile Tchimangoa
Ministre, Conseiller Diplomatique : Léonie Banga-Bothy née Mbazoua Décret N°14.292 du 26 juillet 2014 portant nomination ou confirmation des personnalités à la Présidence de la République : http://www.corbeaunews-centrafrique.com/centrafrique-decret-portant-nomination-confirmation-personnalites-presidence-republique/

Ministre, Conseiller en matière en matière d’Administration du Territoire, chargé du Suivi du Processus Electoral : Léon Diberet
Ministre, Conseiller, chargé des Affaires Institutionnelles et des Organisations Internationales : Bruno Yapandé
Ministre, Conseiller aux Affaires Sociales, à l’Action Humanitaire et aux ONG : Lucile Mazangue Blay-Euréka
Ministre, Conseiller chargé du Suivi de la mise en œuvre de la Feuille de Route et du Programme d’Urgence : Bendert Bokia
Ministre, Conseiller en Communication, chargé du Suivi de la Réconciliation Nationale, Porte Parole de la Présidence : Antoinette Montaigne, née Moussa
Ministre, Conseiller Politique, chargé du Dialogue Politique et Social : Anicet Guiyama-Massogo.

II. ANALYSE DE LA PRATIQUE DU « GOUVERNEMENT PARALLELLE A LA PRESIDENCE »

La pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » doit être étudiée à l’aune des dispositions constitutionnelles (A), cette approche normative n’excluant pas le recours à la méthode politiste. In fine, on comprendra que le Président de la République a beau nommer des Ministres à la Présidence, mais des points de vue constitutionnel et fonctionnel, ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État

(B).

A/ UNE PRATIQUE ABSOLUMENT INCONSTITUTIONNELLE

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle. L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons.
En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’Etat qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre. Sous le régime de la première Loi Fondamentale Centrafricaine, la Constitution du 16 février 1959 notamment l’article 12 , le Président de la République disposait, l’exécutif de l’époque étant Article 12 de la Constitution du 16 février 1959 : « Le président du gouvernement assume la totalité du pouvoir exécutif. Il nomme le ministre d’État et les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions », http://mjp.univ-perp.fr/constit/cf1959.htm#3 monocéphale, d’une liberté absolue dans le choix des ministres. Cette situation institutionnelle change quelques années plus tard.
La constitution du 26 novembre 1964, en son article 15 al. 2 , met un terme à l’imperium présidentiel en matière de nomination des ministres. Cependant, l’institution primo-ministérielle n’existant pas encore, c’est au Comité Directeur du MESAN, parti unique, que la disposition constitutionnelle précitée (article 15 al. 2) attribue une compétence consultative conditionnant la prérogative présidentielle du choix des membres du gouvernement. Cette pratique institutionnelle s’estompe avec l’abolition de la Constitution du 26 novembre 1964, remplacée par l’Acte Constitutionnel N° 2 du 8 janvier 1966, lequel texte restaure la liberté absolue du Chef de l’État dans la formation du gouvernement, comme sous le régime de la Constitution du 16 février 1959 susmentionnée. Lorsque le Président Jean Bedel Bokassa nomme les membres du gouvernement le 1er janvier 1975, il le fait donc en totale liberté , surtout que, c’est le même  Article 15 al. 2 de la Constitution du 26 novembre 1964 « Sur avis du Comité Directeur du MESAN, il (le Président de la République) nomme les ministres et les secrétaires d’Etat qui sont responsables devant lui et met fin à leurs fonctions », DECHEIX Pierre, « La nouvelle Constitution de la République Centrafricaine », in RJPIC, janvier-mars 1965, N°1, p. 151, voir également JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, 1er janvier 1965, p. 25.
Article 2 de l’Acte Constitutionnel N° 2 du 8 janvier 1966 « Le Président de la République nomme les ministres et les secrétaires d’État.. », in JOURNAL Décret présidentiel qui institutionnalise incidemment la fonction de Premier Ministre en République Centrafricaine.
Le pouvoir de proposition du Premier Ministre apparait plus nettement avec la Constitution impériale du 4 décembre 1976 en son article 39 : « L’Empereur, sur proposition du Premier Ministre, nomme les autres membres du Gouvernement, détermine leurs attributions et met fin à leurs fonctions » . Cette disposition constitutionnelle est vite mise en œuvre, dans le cadre de la formation du premier gouvernement du Premier Ministre Ange Félix Patassé nommé le 07 décembre 1976, gouvernement dont la composition est rendue publique le 14 décembre. Depuis, et hormis l’Acte Constitutionnel N° 2 du 15 mars 2003 pris par le Président François Bozizé, tous les différents textes constitu

Centrafrique: Concernant Michel Djotodia, à partir de quand a-t-il été un sujet d’intérêt pour les services centrafricains ? Quelles sont les informations que vous receviez à l’époque ?

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(Corbeau News Centrafrique)

BOZ
Concernant Michel Djotodia, à partir de quand a-t-il été un sujet d’intérêt pour les services centrafricains ? Quelles sont les informations que vous receviez à l’époque ?

Bangui, (R.F.I)

Michel Djotodia est devenu un vrai sujet de préoccupation pour les Renseignements Généraux Centrafricains (Bureau National de la Documentation) après le 02 février 2008. Cette date marque le renversement manqué du Président tchadien Idriss Déby par deux grands groupes rebelles tchadiens : la coalition rebelle Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD) du Général Mahamat Allatchi Nouri ; et le mouvement rebelle Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC) de Timan Erdimi. Les deux groupes rebelles avaient auparavant signé une alliance militaire et politique en 2007.

La force de frappe de ces deux groupes armés était telle qu’ils avaient remporté plusieurs batailles contre l’armée tchadienne, avant d’attaquer et d’assiéger le 02 février 2008 la capitale Ndjamena notamment le Palais présidentiel où se trouvait d’ailleurs le Président Idriss Déby. Celui-ci n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de l’aviation militaire Française qui a pu repousser et disperser les rebelles.

Peu après cet évènement militaro-politique du 02 février 2008, les agents de terrain du Bureau National de la Documentation dont j’étais le Directeur Général me fournissaient régulièrement et depuis les frontières soudanaise et tchadienne, des informations faisant état d’un rapprochement très inquiétant entre l’UFDD du général Mahamat Allatchi Nouri, certains chefs militaires djandjawids du Darfour (Soudan) et l’Union des Forces Démocratiques du Rassemblement (UFDR) créée à Kigali le 14 avril 2006 et composée de trois mouvements rebelles Centrafricains dont le Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia.

Deux choses doivent être soulignées :

Tout d’abord, ce rapprochement entre l’UFDR et les rebelles tchadiens et soudanais est une idée de Michel Djotodia. Il faut préciser ici qu’après le coup d’Etat du 15 mars 2003, c’est le Président François Bozizé en personne qui nomma Michel Djotodia comme Consul de la République Centrafricaine à Nyala au Sud Soudan. Or, le Président Bozizé savait pertinemment que Michel Djotodia avait des ambitions politiques et avait notamment échoué à se faire élire député en 1998. Cette nomination de Michel Djotodia se révélera très vite comme une grosse erreur, puisque c’est une fois installé comme Consul à Nyala, près de sa région natale que Michel Djotodia, au contact des rebelles tchadiens et des braconniers d’une part, et grâce à la circulation d’armes de guerre provenant du conflit du Darfour d’autre part, créa en 2005 son mouvement rebelle (GAPLC), lequel devient par la suite membre de l’UFDR, composé aussi du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, et du Front Démocratique Centrafricain du Commandant Justin Hassan.

Enfin, selon les informations recueillies, ce rapprochement entre l’UFDR et les rebelles tchadiens et soudanais initié par Michel Djotodia visait deux objectifs politiques : dans un premier temps, l’UFDR devait bénéficier d’un renfort en armes et combattants de la part de l’UFDD et des guerriers soudanais djandjawids pour marcher sur la capitale Bangui et renverser le Président François Bozizé ; dans un second temps, et en guise de retour d’ascenseur, le futur Président Centrafricain issu de l’UFDR devait offrir aux rebelles de l’UFDD du Général Mahamat Allatchi Nouri une base arrière en Centrafrique, et même l’appuyer jusqu’au renversement du Président tchadien Idriss Déby.

Par une note en date du 09 février 2008, c’est-à-dire une semaine après le coup d’Etat manqué contre le Président Idriss Déby, j’avais saisi le Président François Bozizé d’une note confidentielle pour attirer son attention sur les informations alarmantes en ma possession concernant les dangereuses connexions entre l’UFDR (Centrafrique) et l’UFDD (Tchad) ; je m’exprimai alors en de termes suivants : « Ces renseignements constituent une alerte rouge, et nécessitent par conséquent une vigilance accrue de nos forces de défense et de sécurité, surtout à nos frontières avec le Soudan et le Tchad.

Il faut y installer des bases militaires FACA en les dotant d’un équipement adéquat, pour surveiller et éventuellement enrayer les éventuelles attaques rebelles, et loin de Bangui. Si rien n’est sérieusement fait, il est à craindre que les rebelles Centrafricains soient appuyés par des mercenaires et islamistes pour venir prendre le pouvoir par coup d’Etat à Bangui ». Mais je n’ai pas été suivi par . La suite, le monde entier la connaît, c’est l’arrivée de Séléka le 24 mars 2013.

Michel Djotodia a d’abord dirigé un mouvement nommé GAPLC (Groupe d’action patriotique de libération de Centrafrique) qui sera l’un des groupes fondateurs de l’UFDR. Avez-vous des informations sur l’histoire de ce mouvement, ses autres cadres, son implantation ?

Comme je l’ai déjà indiqué, Michel Djotodia a toujours eu des ambitions politiques. Faute d’avoir été élu Député en 1998, il profite de son poste de Consul de Centrafrique à Nyala (Sud-Soudan) pour créer une rébellion dénommée Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GALPC). Michel Djotodia n’avait fait que rejoindre Abakar Sabone qui avait combattu dans le maquis parmi les « Libérateurs », et donc militairement contribué à l’arrivée du général François Bozizé au pouvoir le 15 mars 2003, s’était déjà très vite brouillé avec le Président François Bozizé dès 2004 (Voir AFP, 17 avril 2004, « Echange de tirs entre armée Centrafricaine et « ex-libérateurs » à Bangui »).

Abakar Sabone renoua avec la lutte armée avec beaucoup « d’ex-libérateurs » au sein d’un mouvement dénommé Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ). Parmi les « Libérateurs » du 15 mars 2003, il y avait beaucoup d’éléments Tchadiens. N’ayant pas reçu ce qui leur avait été promis dans le maquis, ils se sont retourné d’abord contre la population qu’ils violentaient à Bangui, avant de se replier dans le nord.

Quelles informations avez-vous obtenues quand vous étiez à la tête des services centrafricains sur la création de l’UFDR le 14 avril 2006 à Kigali ?

L’Union des Forces Démocratiques du Redressement (UFDR) est créée le 14 avril 2006 à Kigali (Rwanda). Elle est composée du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, du Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia, et du Front Démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Justin Hassan.

Quand j’ai été nommé Patron des renseignements Généraux Centrafricains (BND), les informations dont je disposais prêtaient à Michel Djotodia l’ambition présidentielle. A travers l’UFDR, le GAPLC, le MLCJ et le FDC ont voulu unir leurs forces et leurs stratégies pour pouvoir mieux affronter et renverser le régime du Président François Bozizé.

Il faut rappeler que face aux mouvements rebelles dans le nord et l’est du pays, les FACA n’étaient pas suffisamment équipés et entraînés ; le régime du Président François Bozizé a toujours été en sursis à partir de 2005, et ce grâce aux interventions étrangères notamment de l’aviation militaire Française en 2006 dans l’est, et des interventions récurrentes de l’armée Tchadienne jusqu’à 2008.

Quelle avait été la réaction du gouvernement après la création de cette UFDR ?

Avant mon entrée en fonction, les seules informations étaient celles fournies ponctuellement par des FACA qui allaient occasionnellement en détachement dans les zones rebelles. Il n y avait pas un vrai service de renseignements.

Après ma nomination suivie de la création du Bureau National de la Documentation, j’ai rapidement démasqué deux individus qui faisaient office d’informateurs ou d’indics au profit du gouvernement centrafricain. Il s’agit d’Ali et Al Bachar, lesquels fréquentaient souvent le Camp militaire Béal, et le Palais de la Renaissance où ils s’entretenaient régulièrement avec le cabinet du Président François Bozizé ainsi que le mien.

Assez rapidement, je me suis rendu compte que les deux individus travaillaient plutôt pour les ennemis

de la nation. En réalité, ils étaient des taupes et filaient plutôt des informations à l’UFDR. Le 12 septembre 2008, j’avais reçu une des maîtresses de Michel Djotodia, militante KNK, et qui sera nommée Préfet d’Ippy. C’est cette dame qui donnera les premières informations sur le rôle double des sieurs Ali et Al Bachar, rôle que mes agents et moi allons plus tard formellement établir et dénoncer.

Le gouvernement centrafricain se fiait donc aux informations de ces deux individus jusqu’à ce que j’entre en fonction comme Directeur Général du Bureau National de la Documentation (BND). Or, les informations sur les rebelles souvent données par Ali et Al Bachar au gouvernement n’étaient jamais inquiétantes, comme s’ils étaient dans une logique d’endormir le gouvernement, et aider ainsi les rebelles dans leur marche vers la capitale Bangui.

Que savez-vous des circonstances de la création de la CPJP ?

Charles Massi, je le connaissais en tant qu’Etudiant, depuis bien longtemps à Bordeaux avec Nalke Dorogo, lequel dirigeait l’Association des Centrafricains de Bordeaux (ACB). Charles Massi pilotait une plateforme politique dénommée Comité d’Information pour la Défense de la Démocraie (CIDD) dont à 19 ans j’étais le plus jeune membre. Charles Massi entendait promouvoir les valeurs démocratiques en Centrafrique. Ainsi, Charles Massi qui avait par ailleurs une bonne situation professionnelle et sociale faisait rêver la jeunesse centrafricaine de Bordeaux.

Nommé Ministre par le Président Ange Félix Patassé, Charles Massi change progressivement jusqu’à prendre la tête d’une rébellion, contrairement à l’idéal démocratique qu’il partageait avec nous à Bordeaux.

C’est en tant que Ministre des Mines que Charles Massi entre en contact avec le monde des diamants et croise Mohamed Moussa Dhaffane qui le convaincra plus tard à accepter de devenir le Chef d’une rébellion, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Charles Massi n’a pas créé la CPJP. Dhaffane a créé le mouvement mais c’est Charles Massi qui a donné le nom CPJP.

Mohamed Moussa Dhaffane est de père soudanais et de mère centrafricaine. Il était surnommé le saoudien par sa famille et ses proches, en référence à son séjour étudiant en Arabie Saoudite. Rentré au pays, il est battu par le Pasteur Antoine Bobo, au poste de Président de la Croix Rouge centrafricaine. Mohamed Moussa Dhaffane en garde un souvenir amer et estime qu’il a perdu ce poste parce qu’il était musulman. Depuis, il s’est découvert un rôle de fervent défenseur des intérêts musulmans. C’est lui qui en réalité crée la CPJP.

Dhaffane menait une campagne de sensibilisation pro CPJP en faisant miroiter un financement massif des pays arabes dont l’Arabie Saoudite. Dhaffane a travaillé pour une fondation Libyenne qui a financé en partie la construction de Ledger Plaza.

Charles Massi a accepté de devenir leader de la CPJP juste pour essayer de se venger de Bozizé qui l’avait limogé du gouvernement. Un jour, à bord d’un avion vers Paris, Massi me dit que « ton Président Bozizé ne connait que le langage de la force ; je vais créer une rébellion et le faire tomber ».

Que savez-vous des arrestations au Tchad de Mohamed Moustapha Dhaffane et de Nourredine Adam ? Le pouvoir de Bangui a-t-il été lié à ces arrestations ?

Le pouvoir du Président François Bozizé était lié à celui du Président Idriss Déby. Le Tchad soutenait ouvertement le Président François Bozizé. Le Président Idriss Déby envoyait régulièrement ses forces armées sur le territoire centrafricain pour soutenir militairement le régime de Bangui contre les rebelles notamment l’UFDR et la CPJP. A l’origine, Nourredine Adam était membre du mouvement rebelle tchadien, le Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC) de Timan Erdimi.

Il est très proche du colonel Job, ancien Patron des renseignements de Déby, qui avait rejoint Timan Erdimi. Nourredine Adam a été arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat tchadien, et Mohamed Moussa Dhaffane l’a été pour atteinte à la sûreté de l’Etat centrafricain. Les deux individus ont trois choses en commun. D’abord, Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane sont tous deux de mère centrafricaine, mais ont des pères étrangers, tchadien pour le premier, et soudanais pour le second. Ensuite, Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane s’étaient connus en Arabie Saoudite. Enfin, ils sont devenus membres influents du mouvement rebelle CPJP. Lorsque l’UFDD attaque Ndjamena le 02 février 2008, il y avait aussi des éléments centrafricains de la CPJP.

Pourquoi et comment les autorités ont-elles fait le choix de jouer la carte Abdoulaye Hissène, notamment en juin-juillet 2012 ?  

Abdoulaye Hissène a grandi dans le commerce de diamant à Nzacko, avant d’arriver à Bangui en 2000, et a vendu 121 carats de diamant au prix de 135.000.000 F CFA. Petit frère d’Alladji Ramadan qui était un grand collecteur de diamants, riche et influent. Abdoulaye Hissène avait donc une bonne situation financière. A la mort de Ramadan courant 2012, Francis Bozizé s’est rendu sur la place mortuaire à Bangui pour demander au Sultan de Ndélé d’intervenir auprès d’Abdoulaye Hissène, successeur de Massi et proche de Neris Massi, afin qu’il regagne la dynamique de paix voulue par le Président François Bozizé. Abdoulaye Hissène accepte la proposition, ce qui a fâche Neris Massi et Mohamed Moussa Dhaffane. Après la défection d’Abdoulaye Hissène, c’est Nourredine Adam qui a repris la tête de la CPJP. Avec Dhaffane, Nourredine Adam active leurs multiples réseaux au Tchad et dans le monde arabe. Il réussit à ramener des éléments, mercenaires, matériels, de l’argent, renforçant ainsi la CPJP qui deviendra le maillon fort de a coalition rebelle Séléka. C’est ce qui explique beaucoup l’influence de

Nourredine Adam sur Michel Djotodia dans la gestion du pouvoir à partir du 24 mars 2013.

D’ailleurs, le colonel Job l’ancien Patron des renseignements militaires de Déby a accompagné Nourredine Adam avec la Coalition Séléka jusqu’au renversement de François Bozizé. A l’investiture de Michel Djotodia, Idriss Deby très énervé a dû demander l’arrestation de Job.

Que savez-vous des circonstances de la création de la Séléka ? Quel rôle jouaient les chefs en résidence surveillée au Tchad ? Quel rôle jouaient les militaires sur le terrain ?

Il faut comprendre que les groupes Goula et Rounga ont toujours entretenu depuis très longtemps des groupes paramilitaires pour se protéger contre les braconniers, et dans l’exploitation du diamant. Ces groupes étaient régulièrement alimentés hommes et en armes, des armes qui circulent dans la région à cause des multiples conflits.

Le nouveau Code Minier instauré par le Président François Bozizé pour le bien du peuple centrafricain a mécontenté les Goula et Rounga, lesquels ont subitement perdu le monopole de l’exploitation du diamant dans le nord et l’est du pays. Dans l’application de ce nouveau Code Minier, les Goula et les Rounga ont estimé avoir subi nombre d’exactions, et été victimes d’extorsions de fonds commises de la part de l’Etat. Plus de 20 mille carats de diamants leur auraient été pris par l’Etat centrafricain. Donc Goula, Rounga et Youlou ont décidé d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts.

Après la fermeture des bureaux de diamant, les collecteurs de diamant Oumar Sodiam et Alkali se sont repliés au soudan. Ils reviennent plus tard avec des mercenaires soudanais tels que le général Moussa Assimeh qui s’est particulièrement illustré à Bangui par la commission de beaucoup de crimes à Bangui après le 24 mars 2013. Nourredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane, quant à eux, ont contacté et ramené des combattants rebelles tchadiens et Djandjawids pour gonfler les rangs de la Séléka. Michel Djotodia n’avait quant à lui que des Goula et Youlou.

Savez-vous à partir de quand l’UFDR de Djotodia s’est jointe à la Séléka, comment s’est faite la connexion ?

D’abord, Séléka en langue nationale Sango veut dire mariage ou alliance. A vrai dire, le début de Séléka qui est parvenu au pouvoir avec Michel Djotodia le 24 mars 2013, c’est la naissance le 24 avril 2006 à Kigali de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) comme je l’ai bien expliqué précédemment, sous l’instigation de Michel Djotodia. L’UFDR, cette première Séléka était composée de trois mouvements : Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, du Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodia, et du Front Démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Justin Hassan.

La Séléka qui a déclenché les hostilités en septembre 2012 jusqu’à renverser le Président François

Bozizé, c’est rien d’autre que l’UFDR recomposée, rénovée et solidement renforcée. C’est rien d’autre que l’UFDR du 14 avril 2006 avec laquelle collaboraient les très influents proches du Président François Bozizé que j’avais démasqués et dénoncés au Président François Bozizé, lequel ne m’a pas cru.

Quel est le rôle de Firmin Findiro et Sylvain Ndoutingaye dans la Séléka ?

Avant tout, il faut savoir que Firmin Findiro et Sylvain Ndoutingaye ont toujours été très proches l’un de l’autre, ce qui n’est pas en soi interdit. Mais d’apres les rumeurs de plus en plus persistante,ils auraient participé a fédéré les soldats pour constituer la Séléka.

Cependant si la participation de Ndoutingai n’aparaissait de facon aviser, celle de Findiro etait vrai, par ce qu’il y’a beaucoups de faisseaux d’indice et des preuvent l’impliquant,pour être plus précis, il faut savoir qu’avant mon entrée en fonction à la tête des Renseignements Généraux Centrafricains, les sieurs Al Bachar et Ali avaient déjà été recrutés par les sevice secret centraficain par intermediaire de Firmin Findiro gouvernement Centrafricain comme principaux informateurs ou indics pour des renseignements sur les mouvements rebelles notamment l’UFDR et leurs principaux chefs tels qu’Abakar Sabone, Michel Djotodia, Zakaria Damane, Abdoulaye Miskine…Mais ce que les responsables des Renseignements Généraux Centrafricains ignoraient, c’est que les sieurs Albachar et Ali étaient en réalité des taupes au profit des rebelles ; ces individus donnaient plutôt des informations aux rebelles sur les actions projetées par le gouvernement, sur les positions des FACA qui devaient se rendre en détachement militaires dans les provinces pour combattre les rebelles.

C’est ce qui expliquait justement le fait que les FACA qui étaient envoyés au front tombaient toujours dans des embuscades tendues par les rebelles entre 2005 et 2008. C’est une fois Directeur Général du Bureau National de la Documentation (BND) que je fais cette découverte sur les deux individus précités. Je découvre en plus que non seulement les sieurs Albachar et Ali avaient des liens personnels avec Firmin Findiro , mais ils avaient aussi réussi à établir des contacts entre Firmin Findiro, et Michel Djotodia qui était dans le maquis.

Le premier élément, c’est la corruption de Firmin Findiro qui a reçu de grosses sommes d’argent et la promesse de nomination comme premier ministre, Ministre d’Etat directeur de cabinet provenant de Michel Djotodia

Le second élément, c’est que le sieur Ali était devenu même chauffeur de Firmin Findiro, et plus tard chauffeur de Michel Djotodia, Chef d’Etat de transition, ce qui n’est pas anodin.

Quand j’avais eu tous ces renseignements, j’avais alerté le Président François Bozizé par deux fiches. Mais comme le Président François Bozizé avait une très grande confiance Firmin Findiro , il ne m’avait pas du tout suivi. Pire, pour permettre la réalisation de leur projet subversif, le collaborateurs de Michel Djotodia avaient très vite retourné la situation en leur faveur en me neutralisant. Alors que je rentrais d’une mission d’Alger, Firmin Findiro, Procureur de la République me fit arrêter après concertation avec Sylvain Ndoutingaye et m’accusa d’un projet de coup d’Etat que je préparais avec la complicité du Président Nicolas Sarkozy, lequel m’aurait reçu à l’Elysée.

e fus ainsi injustement détenu puis jugé à Bangui. Lors de ce procès, j’avais déclaré clairement que Ndoutingaye et Findiro collaboraient avec Michel Djotodia. Le Procureur Findiro avait saisi et emporté tout le matériel de mon service, le Bureau National de la Documentation (BND). Findiro a notamment saisi et fait acheminer à Michel Djotodia deux ordinateurs contenant un nombre incalculable de données et renseignements hypersensibles, des renseignements très compromettants sur sa collaboration et avec le chef rebelle Michel Djotodia .

Justement, l’opinion se souviendra ici que le 11 mars 2014, un certain Ali Ousman, membre de la Séléka, et aide de camp du Chef d’Etat de Transition Michel Djotodia a affirmé détenir l’un des ordinateurs, et s’est même permis de publier une Note que j’avais adressée au Président François Bozizé le 09 février 2008 pour attirer son attention sur les connexions rebelles tripartites :

La justice ne m’avait pas cru lors de mon procès, puisque le Procureur corrompu Firmin Findiro, juge et partie, était à la manœuvre. J’avais dit lors mon procès que Firmin Feindiro, etait une branche juridique d’un conglomera dengereux qui travail dans la logique de succession du President francois BOZIZE qui etaient de connivence avec les chefs rebelles dont Michel Djotodia (voir procès verbal de mon procès). Ils avaient un plan de malheur pour la RCA, et que tôt ou tard on me donnera raison. Finalement, c’est faute de m’avoir suivi que le Président François Bozizé a perdu le pouvoir. C’est faute de m’avoir suivi que la Séléka de Michel Djotodia est parvenue au pouvoir, avec tous ces milliers de morts Centrafricains et autres exactions et crimes économiques. Séléka ne serait jamais arrivé au pouvoir si les renseignements n’étaient pas négligés et si je n’avais pas été écarté du Service des Renseignements Généraux Centrafricains (BND).

Quel historique des mouvements Antibalaka feriez-vous ? 

Les Antibalaka, c’est d’abord une multitude de groupes d’autodéfense. Ces groupes d’autodéfense ont été créés ça et là après la naissance du phénomène des coupeurs de route appelés communément « Zaraguina ». Les Antibalaka ne datent pas de l’arrivée de Séléka au pouvoir le 24 mars 2013.

C’est à la suite des exactions diverses et multiples commises par Séléka que les Antibalaka vont décider de protéger la population à Bangui, dans les provinces et les villages. L’entrée en action des Antibalaka a été quelque peu favorisée par l’absence des FACA sur le terrain, après l’arrivée de la coalition rebelle Séléka. Il faut se rappeler en effet que le Chef de l’Etat de Transition Michel Djotodia avait dissous les FACA. Mécontents, beaucoup d’éléments des FACA ont décidé fondu dans les rangs des milices Antibalaka.

Les rangs des milices Antibalaka ont été aussi gonflés par des jeunes désœuvrés, des jeunes chômeurs, et même les anciens prisonniers libérés partout dans le pays au fur et mesure que la coalition rebelle Séléka avançait. Après ils ont été politiquement instrumentalisés pour permettre à certains hommes politiques ou non d’exister et de poser des revendications politiques.

Qui sont les leaders que vous leur connaissez ?

A l’origine, il n’y avait pas de leader général en tant que tel puisque chaque groupe Antibalaka était autonome à l’échelle d’une localité, plus précisément d’un village. Il y avait donc une multitude de chefs. C’est après l’arrivée au pouvoir de la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia que certains opportunistes ont récupéré et instrumentalisé politiquement ces groupes d’autodéfense, et en sont ont revendiqué le commandement politique et militaire. Je pense ici à Patrick Edouard Ngaissona qui lui a déjà abandonné la lutte armée en transformant ses groupes en parti politique, Joachim Kokaté, Konaté, Wenezoui, Andjilo, sans oublier le célèbre et emblématique Romaric Vomitiandé reconnu coupable de viole grâce aux éléments des preuves constituer par le brillant procureur de Bangui, M. GREZENGUE. D’ailleurs, il n y a pas de commandement unique. Il y a plusieurs chefs Antibalaka qui s’affrontent pour le leadership.

Quel a été selon vous le rôle du pouvoir de Bangui et notamment du président Bozizé dans leur réactivation à l’été 2013 ?

Comme tout le monde, je n’ai appris le rôle de l’ancien Président Bozizé dans l’instrumentalisation des Antibalaka que suite à la publication le 26 février 2014 sur plusieurs sites internet d’un enregistrement sonore encore non autentifier,faisant état d’une conversation téléphonique en langue Sango de l’ancien Président François Bozizé avec un chef Antibalaka

Quelles solutions préconisez-vous à la crise centrafricaine ?

La crise Centrafricaine n’a rien de confessionnel. Ce n’est pas un affrontement entre les musulmans d’un côté et les chrétiens de l’autre côté. En réalité, c’est une crise politique car Séléka est venue pour renverser le Président François Bozizé. C’est ce qui est arrivé. Après, il y a eu beaucoup de crimes graves commis partout dans le pays, avec une incapacité de Michel Djotodia de contrôler la situation. Ce qui a occasionné un chaos dans le pays. Donc, les solutions à la crise centrafricaine doivent être politiques.

Il faut que les acteurs politiques qui se connaissent depuis des décennies puissent se parler sans détour et à Bangui ; il faut engager des enquêtes et des poursuites contre les auteurs de tous les crimes ; il faut aussi aller rapidement aux élections générales pour un retour à l’ordre constitutionnel. La Réforme du Secteur de Sécurité doit être relancée pour que les FACA soient enfin opérationnels, en s’inspirant du modèle ivoirien. La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un vain mot, car les terroristes qui opèrent dans le sahel au Mali, au Niger et au Nigéria peuvent aussi se retrouver en Centrafrique. D’ailleurs, les terroristes de la LRA sont déjà là, ceux de Boko Haram ne sont pas loin.

Alors fort de mes sens objectifs de recherche, exceptionnellement pour mettre fin a la souffrance du peuple centrafricain je publierai en toute objectivité l’extrait de mon livre dès lundi 4 sur la vraie nature de la crise centrafricaine et les douze solutions capable d’y mettre fin à cet état failli qu’est la RCA .

 

Bangui, Madison KOSSI Pour CNC

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE DU M.L.P.C.

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU M.L.P.C.

Bangui, (M.L.P.C)04-05-2015

RELATIF AUX ACCUSATIONS D’ABUS SEXUELS SUR MINEURS COMMIS PAR CERTAINS ELEMENTS DES FORCES ETRANGERES AU CAMP M’POKO.
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) a appris par la voie des ondes que certains éléments des forces internationales venues au chevet du peuple centrafricain, notamment de la Force française SANGARIS, ainsi que des contingents tchadiens et équato-guinéens de la MISCA, auraient commis des abus sexuels sur des mineurs au camp des déplacés de l’Aéroport International Bangui–M’Poko en décembre 2013.
Une enquête judiciaire a été ouverte en France suite à un rapport interne de la Mission des Nations Unies en Soutien à la République Centrafricaine, et une autre au niveau de la hiérarchie militaire française.
Le M.L.P.C. salue ces initiatives et se félicite que les autorités judiciaires centrafricaines y soient pleinement associées. Il souhaite que ces enquêtes aillent jusqu’à leur terme, pour que les coupables soient sanctionnés de manière exemplaire d’une part, et que d’autre part justice soit rendue aux victimes de ces actes ignobles.
Toutefois, le M.L.P.C. précise qu’aucun amalgame ne doit être fait entre le comportement répréhensible de ces éléments indélicats, et l’exemplarité de la grande majorité des soldats étrangers en République Centrafricaine, dont le sacrifice quotidien aux côtés du peuple centrafricain, parfois au prix de leur vie, doit être apprécié à sa juste valeur.
Ces faits graves ne doivent pas occulter ni décourager la mobilisation toujours croissante de la communauté internationale en faveur de la République Centrafricaine.
Enfin, le M.L.P.C. en appelle à la vigilance de tous, pour qu’à l’avenir de tels actes ne puissent se reproduire.

Fait à Bangui, le 2 mai 2015

LA CELLULE DE COMMUNICATION

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA APPELLE LES CENTRAFRICAINS A PRIVILEGIER L’INTERET SUPERIEUR DE LA NATION

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(Corbeau News Centrafrique)

munisca b

 

LA Minusca APPELLE LES CENTRAFRICAINS A PRIVILEGIER L’INTERET SUPERIEUR DE LA NATION

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) salue la tenue du Forum national de Bangui. Cet acte majeur posé par le peuple centrafricain en faveur d’une paix durable est une avancée importante dans le processus de sortie de crise, a estimé la mission.

La MINUSCA se félicite de la contribution à ces assises historiques des consultations populaires à la base organisées dans toutes les préfectures du pays.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar GAYE, salue le rôle crucial joué par tous ceux qui ont consacré leur énergie, leurs compétences et leur temps à l’organisation de cet évènement inédit.

Le Chef de la MINUSCA appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de dépassement en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute autre considération afin d’assurer un bon déroulement de la rencontre et d’aboutir à des recommandations qui permettront d’écrire un nouveau contrat social.

Le Représentant spécial reste convaincu que le Forum esquissera la configuration future d’un pays dont les habitants aspirent à plus de sécurité, de paix, de justice, de réconciliation, de bonne gouvernance ainsi que de développement économique et social, thématiques de ces assises qui constituent un rendez-vous avec l’histoire. Il réaffirme le soutien des Nations Unies aux autorités et aux populations de la République centrafricaine qui sont à la croisée des chemins.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC 

CENTRAFRIQUE: ADRESSE DE EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI, DELEGUE AU FORUM DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

PDG

 

 

ADRESSE DE EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI, DELEGUE AU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-05-2015

 

La République Centrafricaine, notre pays est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, une nouvelle page de l’histoire souhaitée, voulue, réclamée aujourd’hui obtenue par le peuple centrafricain épris de paix et de justice. Cette nouvelle page commence par « le forum de Bangui » que nous appelons à juste titre « forum du peuple pour le peuple ».
Après les consultations populaires à la base tenues du 21 janvier au 15 février 2015, nous voilà réunis entre Centrafricains au forum de Bangui qui est le point de départ d’une nouvelle ère pour un Centrafrique uni, indivisible, laïc et prospère.
Au cours des consultations populaires, le peuple centrafricain s’est exprimé, a présenté ses attentes qui se résument en la volonté de retrouver la paix, la sécurité, la dignité d’un homme complet et la liberté en général et singulièrement celle d’aller et de venir.
Ses attentes sont légitimes et soutenables. Nous les soutenons dans leur entièreté. Le forum de Bangui est le lieu indiqué pour parapher ce que nous avons commencé à travers les consultations populaires à la base.
L’objectif essentiel du forum de Bangui est d’arriver à laver les linges sales en famille et permettre au peuple de retrouver les valeurs républicaines que la crise a ébranlées mais qui sont restées dans le cœur de tous. Les délégués qui sont arrivés pour le forum de Bangui sont appelés à représenter le peuple de ce pays, ce peuple meurtris mais qui aujourd’hui appelle la paix et la sécurité, à l’unité de la nation et à sa laïcité parce que la crise n’a jamais été religieuse. La responsabilité incombe aux délégués au forum.
La réussite de ce forum, c’est-à-dire le retour de la République Centrafricaine à la normale dépend de l’abnégation dont doivent faire preuve les délégués ainsi que de la sincérité des débats lors des assises.
C’est pourquoi au moment où nous commençons les activités de ce rendez vous de la réconciliation et du retour à la normale, nous appelons les uns et les autres à se départir des intérêts clanique, sectoriel, éthique, régionaliste, politique et personnel…pour voir l’intérêt du peuple centrafricain.
Nous, délégués à ce forum, ne devons pas oublier que nous sommes suivis par plus de 4 millions de Centrafricains qui attendent une seule chose « LA PAIX ». C’est pour ce peuple que nous sommes là alors nous devons le satisfaire en discutant, en lavant les lignes sales dans le seul but d’arriver à créer les conditions d’une véritable paix, cette paix dont l’absence a causé de dommage et surtout a ébranlé l’élan de notre pays et brisé nos repères.
Nous ne devons pas être là comme des gens qui viennent réclamer des choses ni des gens qui viennent condamner les autres. Nous venons pour certains avec des actes posés contre le peuple et pour lesquels nous voulons demander pardon devant l’histoire. Nous venons comme des gens épris de paix pour laquelle, nous pouvons

tout surmonter pour garantir cette paix, seul résultat attendu par le peuple qui nous a fait confiance en nous désignant pour le représenter lors de ces assises.
Il n’y a au fait pas de délégués des groupes armés, ceux des politiques des gouvernants et des gouvernés mais il y a des Centrafricains réunis sous l’arbre à palabre, symbole de l’unité, pour discuter et prouver aux yeux du monde qu’ils sont aussi capables de faire des miracles malgré leurs différends pour la cause de notre pays, un patrimoine que nous avons en commun et pour lequel nous pouvons tout pour conserver et protéger.
Il y a de l’espoir, cet espoir est permis et il repose sur les épaules de nous délégués. Profitons de cette occasion pour restaurer à notre Centrafrique, sa dignité et au peuple la fierté d’être centrafricain et l’espoir en l’avenir.

VIVE LE FORUM DE BANGUI, VIVE LE REVIVRE ESSEMBLE. QUE DIEU BENISSE LA RCA

Eddy-Symphorien Kparékouti, délégué au forum de Bangui

Bangui, Eric NGABA  Pour CNC

 

Bangui: DECLARATION DE L ’ UNDP DE MICHEL AMINE POUR LE FORUM DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION DE L ’ UNDP DE MICHEL AMINE POUR LE FORUM DE BANGUI

Corbeau News Centrafrique, 04-04-2015

 

A la veille du Forum national de Bangui, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès, UNDP en sigle, brise le silence par une déclaration officielle liée à son attachement à ce Forum comme un tournant décisif de la sortie définitive de la crise que traverse le peuple centrafricain. Toutefois dans cette déclaration, le Parti UNDP n’est pas passé par le dos de cuillère pour fustiger le ministre de la sécurité publique qu’il qualifie d’excès de zèle sur l’affaire Amine qui défraie la chronique dans le pays. A cet effet, Corbeau News se propose de laisser à votre portée l’intégralité de cette Déclaration officielle de l ’ UNDP de Michel Amine, candidat à l’élection présidentielle de 2015.

En voici l’intégralité :

UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES
www.undprca.org

DECLARATION OFFICIELLE DE L’UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (UNDP), DANS LE CADRE DU FORUM DE LA RECONCILIATION DE BANGUI DU 04 AU 11 MAI 2015
Dans le cadre du Forum de la réconciliation de Bangui qui constitue un tournant décisif vers l’éradication del’instabilité sociopolitique et de la crise humanitaire sans précédent qui sévissent en Centrafrique, puis traduit l’espoir d’un imminent retour à l’ordre constitutionnel, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) qui réitère son indéfectible attachement aux idéaux d’Unité Nationale, Paix, Etat de droit, Démocratie, laïcité, respect des Droits de l’Homme, puis des libertés individuelles et collectives, bonne gouvernance, justice sociale, est infiniment reconnaissante à tous ceux qui, au prix d’énormes sacrifices, ont tenu à participer à ces assises tant attendues.
Se réjouit de la ferme volonté collective de tourner les pages noires de l’histoire de la Centrafrique, puis ouvrir d’autres pages, à savoir celles d’un avenir radieux marqué par la sublimation des idéaux ci-dessus évoqués, puis l’amour du prochain, le vouloir vivre ensemble sans aucune distinction, la relance d’une économie sous perfusion, une gestion efficiente des multiples ressources naturelles dans l’intérêt supérieur de la Nation, gage du développement humain durable.
Cela est d’autant plus nécessaire que la réconciliation envisagée ne sera bâtie sur une architecture solide que si l’on s’engage à s’attaquer irréversiblement aux causes et non aux conséquences de la crise humanitaire sans précédent qui secoue violemment notre pays, à savoir le déficit d’hygiène morale, la mal gouvernance, les dangereux replis identitaires, l’instrumentalisation des communautés religieuses, les inégalités et l’injustice sociales, le tribalisme, la haines, de basses manœuvres politiciennes sur fond de règlement de compte.

En effet, comment s’imaginer qu’au moment ou l’on parle de la réconciliation, le Ministre de la Sécurité Publique animé d’un excès de zèle désobligeant qui serait le bras séculier d’un rouleau compresseur vraisemblablement mis sur pied pour évincer le candidat à la présidentielle investi par l’UNDP, en réveillant les démons de la centrafricanité, alors que nous savons tous les conséquences désastreuses suscitées par l’ivoirité, ait pu faire arrêter et séquestrer arbitrairement le Président AMINE Michel, sous le fallacieux prétexte qu’il détiendrait de faux passeports afghan imaginaire, camerounais, voire centrafricain, alors qu’il est un centrafricain à part entière ? Comme s’il est le seul centrafricain à détenir plus d’un passeport authentiques.

Pourquoi ne s’offusquerait-on pas de ce qu’après une garde à vue manifestement illégale, une justice injuste apparemment instrumentalisée, l’ait illégalement mis sous contrôle judiciaire, l’empêchant de sortir de Bangui pour aller recevoir des soins médicaux urgents en France ou son médecin traitant l’attend depuis le jour même de son arrestation, à savoir le 07 avril 2015, confisquant abusivement toutes ses pièces officielles authentiques jusqu’à ce jour, notamment ses passeports et carte de séjour en France?

Comment analyser le silence éloquent de son Excellence Madame la Présidente de Transition, Présidente du Conseil Supérieur de la Magistrature, des toutes les hautes autorités de la République, officiellement informées des basses manœuvres politiciennes transposées à dessein sur le terrain judiciaire à l’égard du Président AMINE Michel, à l’effet de lui restituer ses libertés d’expression, d’aller et venir confisquées pour des raisons politiciennes, puis ses authentiques passeports centrafricain, camerounais et carte de séjour en France ?
Comment comprendre le mutisme des hommes politiques centrafricains dont certains en panne d’inspiration, qui n’ont pu offrir aux centrafricains mieux que ce qu’ils vivent en ce moment, ont plutôt cru devoir faire des représailles politiciennes dont est victime le Président Fondateur de l’UNDP, l’un des points saillants de leurs programmes politiques à proposer aux centrafricains lors des prochaines échéances électorales, sans pour autant se poser la banale question de savoir à qui le tour après AMINE Michel qui, accordant une place capitale à la paix et la réconciliation, a difficilement appelé au calme les militants de son parti, soucieux de savoir le pourquoi et le comment de ce lynchage politique de leur leader ?

Ces manœuvres politiciennes discriminatoires en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ne pourraient-elles pas susciter la nécessité d’examiner les pièces officielles détenues par tous et chacun en Centrafrique ? Si oui, cela n’apportera t-il pas plus de problèmes que de solutions ?

Les questions sont plus importantes que les réponses et chaque réponse peut engendrer de nouvelles questions.

Puisque l’UNDP éprouve plus de plaisir à initier des débats d’idées constructifs, voilà une gravissime situation parmi tant d’autres, révélatrice de vieilles habitudes à la peau dure inhérentes à la politique à la centrafricaine ayant conduit notre pays dans le chaos, qui pourrait hypothéquer sérieusement le fragile processus de réconciliation en cours si rien n’est fait.

Tels sont les véritables ennemis à la peau dure de notre pays que nous devrions combattre avec la dernière énergie, à l’aide d’armes conventionnelles, comme un seul centrafricain.
Il est temps que nous nous posions la pertinente question de savoir à qui profite cette inutile guerre fratricide à visage inhumain, tant il est vrai que nous sommes des enfants d’une même mère, la Centrafrique, que nous avons le devoir de laisser mieux qu’on l’aura trouvée.

La réconciliation à laquelle l’UNDP a adhéré irrévocablement, objet de ce Forum de l’espoir du peuple centrafricain, devrait consister en un dialogue interactif, inclusif et constructif, dans la perspective de la reconnaissance des faits à eux reprochés par les commanditaires, auteurs et complices de la crise sociopolitique que nous déplorons tous, la repentance, le pardon, mais aussi et surtout, l’engagement collectif de jeter les armes et s’impliquer irrévocablement dans le processus de paix, d’unité nationale, de cohésion et justice sociales, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Cependant, la réconciliation n’est pas synonyme d’impunité absolue, car non seulement qui aime bien pardonne ou châtie bien, mais aussi, les éventuelles véritables poursuites judiciaires par le Tribunal pénal spécial dont l’UNDP salue à sa juste valeur la mise en place, et non à têtes chercheuses pour régler des comptes et assouvir des ambitions politiciennes démesurées, devraient être conformes à l’inéluctable idée de réconciliation, surtout à l’égard de ceux qui y auront adhéré inconditionnellement..
C’est le lieu ici d’émettre le vœu d’une véritable indépendance des Juges, dans le cadre de procès équitables, dans le respect des Droits de l’Homme, des droits de la défense, puis de la légalité.
Ce forum offre à l’UNDP l’opportunité de témoigner solennellement sa gratitude :
Aux institutions et Autorités de Transition qui, dans des conditions parfois très difficiles, s’évertuent sans désemparer à exécuter la feuille de route, dans la perspective d’un imminent retour à l’ordre constitutionnel ;
A la communauté internationale en général, puis tous les Etats et Chefs d’Etats frères et amis, pour leur déterminante mobilisation et leur soutien multiforme sans lesquels ce forum relèverait de l’illusion, car la sécurité, la paix, la stabilité sociopolitique, le retour à l’ordre constitutionnel ne seraient pas pour demain ;
A l’illustre médiateur attentionné, Son Excellence le Président Dénis SASSOU NGUESSO dont les efforts inlassables ont suscité une prise de conscience des protagonistes, puis du peuple centrafricain tout entier, sur la nécessité d’exorciser les vieux démons à la peau dure de la haine et enterrer la hache de guerre ;

Aux Organismes Internationaux parmi lesquels les Nations Unies et l’Union Africaine, dont la bienveillante omniprésence est remarquable ;
A la mission SANGARIS et la Mission Multidimensionnelle Intégrée en Centrafrique (MISCA) qui ont soufflé le chaud et le froid sans désemparer, avant de passer le témoin à la Minusca ;
A la MINUSCA grâce à laquelle la sécurité des biens et des personnes en Centrafrique, puis l’imminent retour à l’ordre constitutionnel ne sont plus un rêve parce que devenus possibles ;
Aux autorités religieuses et traditionnelles qui éduquent et encadrent leurs communautés dont la coexistence est de plus en plus pacifique ;
Aux Organisations Non Gouvernementales qui veillent au respect des Droits de l’Homme, de l’Etat de droit, des valeurs démocratiques, puis des libertés individuelles et collectives;
Aux hommes politiques et formations politiques qui, comme l’UNDP, ont adhéré irrévocablement au processus de réconciliation, dans l’intérêt supérieur de la Nation ;
Au peuple centrafricain souverain et maître de son destin, pour le sursaut patriotique entre autres matérialisé par la récente marche organisée conjointement par les communautés musulmane et chrétienne, signe de maturité ;

Aux militantes et militants de l’UNDP, dont la forte mobilisation dans le cadre du Forum, est révélatrice du désir ardent de réconciliation, paix, retour à l’ordre constitutionnel, car la Transition ne pouvant perdurer, il est question d’organiser d’imminentes élections démocratiques, libres et transparentes, dans le stricte respect de la Charte Constitutionnelle de Transition telle qu’initialement conçue et insusceptible de modifications qui pourraient être taillées sur mesure.

Par contre,

Aux victimes des conflits, centrafricains et étrangers, la profonde compassion de l’UNDP ;
A ceux qui n’ont pas pu ou cru devoir participer à ce Forum, les portes de la réconciliation qui constitue la voie de la raison et du salut restent grandement ouvertes ;
A ceux qui, bien qu’ayant des contributions significatives à apporter, ne pourront prendre la parole, non seulement les débats se poursuivront au-delà du Forum, mais aussi, se taire ne signifie pas être muet, mais refuser ou ne pas pouvoir parler, donc parler encore ;
A tous ceux qui avons choisi la réconciliation et la paix car nous sommes tous frères et sœurs, indépendamment de notre volonté, un seul mot « continuons », nous serons tous et chacun responsables devant l’histoire de notre pays ;
A tous ceux qui sombrent dans le désespoir, surtout les enfants et femmes particulièrement vulnérables, demain est un autre jour plein d’espoir, ce Forum en est la parfaite illustration, d’ailleurs la souffrance et la misère ne sont pas une fatalité ;
D’autres peuples qui ont connu pire que ce que nous vivons en ce moment, se sont relevés courageusement et avancent fièrement, tête haute. Pourquoi pas nous ?
Surtout qu’après une réconciliation franche et sincère sous un ciel orageux, viendra le beau temps.Que Dieu bénisse le peuple centrafricain;
Vive la République.
Vive la Centrafrique dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Fait à Bangui, le 04 avril 2015

Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LE PRESIDIUM DU FORUM NATIONAL DE BANGUI AU PIED D’OEUVRE POUR ASSURER L’OUVERTURE DES ASSISES

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LE PRESIDIUM DU FORUM NATIONAL DE BANGUI AU PIED D’OEUVRE POUR ASSURER L’OUVERTURE DES ASSISES

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-04-2015

A la veille de l’ouverture du forum de Bangui, le Présidium de ce grand rendez-vous inter-centrafricain a décidé d’organiser un point de presse. Co-présidée par le président du Présidium, Abdoulaye Batimé et de l’évêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalayinga, la rencontre s’est tenue ce dimanche 03 mai à l’hôtel ledger Plazza de Bangui. L’objet est d’échanger avec les professionnels des médias sur l’était d’avancement de l’organisation du forum et aussi s’éclairer le public sur les enjeux de celui-ci.

Au lendemain de la mise en place de manière consensuelle d’un nouveau comité technique d’organisation, le 16 avril 2015, celui-ci s’est mis immédiatement au travail. Après un réaménagement des commissions techniques de ce comité technique d’organisation, chacune des commissions s’est installée à l’exécution des tâches pratiques qui lui étaient dévolues. Dès le 25 avril dernier, le Présidium lui-même était déjà à pied d’œuvre et a pu superviser avec le comité technique d’organisation l’ensemble des travaux des commissions techniques, à en croire Abdoulaye Batimé.

Il convient de rappeler qu’il y avait au total 7 commissions coiffées par un bureau. D’après son président, le Présidium a reçu successivement toutes les commissions pour

connaître l’état d’avancement de leurs travaux. Une séance spéciale a aussi été consacrée au comité technique d’organisation pour faire l’état global d’avancement des travaux d’organisation. Le Présidium a également effectué une visite des sites d’accueil du forum dont principalement les installations du Conseil National de Transition afin de s’assurer de la fonctionnalité des outils de gestion du forum comme l’état des lieux, la sonorisation, l’électricité et la climatisation.

“Il ressort de toutes ces rencontres régulières et visites que la mobilisation est générale et tous les Centrafricains impliqués dans l’organisation de cet événement ont travaillé sans relâche à en faire une réussite. A l’heure où nous sommes, les dernières touches sont encore entrain d’être mises pour finaliser certaines tâches mais je puis affirmer que l’ouverture du forum aura bel et bien lieu demain comme prévu” a déclaré Abdoulaye Batimé, le président du Présidium de Forum national de Bangui.

De nombreux délégués sont déjà arrivés aussi bien de l’arrière pays que de l’extérieur. Il convient d’annoncer que le Médiateur international dans la crise centrafricaine, le Président congolais Denis Sassou Nguesso est arrivé ce jour 03 mai à Bangui pour prendre part personnellement à la cérémonie d’ouverture du forum.

Dans le cadre des participatifs de ce forum, il faut reconnaître les efforts qui ont été consentis pour tenir le pari de l’organisation de ce forum en un temps record qui

devait se tenir du 27 avril au 04 mai 2015. et surtout qu’il faut savoir gré à la volonté des autorités de la Transition ainsi que de tout le peuple centrafricain d’aller résolument vers la recherche de solutions négociées aux problèmes auxquels le pays a été confronté.

” Il me semble que c’est ce qu’il y a de plus important dans l’organisation de ce forum à l’occasion de laquelle les armes vont se taire et que la parole sera libérée pour poser des diagnostics mais surtout tracer les pistes de solutions durables. Tel est l’enjeu de l’organisation de ce forum que tous les Centrafricains attendaient avec impatience” a-t’il ajouté.

Après les consultations populaires à la base, les Centrafricains sont aujourd’hui véritablement à la croisée des chemins de leur histoire où le monde entier attend de les avoir faire montrer de leur capacité propre à sortir définitivement des crises à répétition qui ont plongé le pays dans le chaos. Car l’a souligné le président du Présidium, one le dira jamais assez, ce forum est d’abord celui des Centrafricains et c’est à eux d’en faire quelque chose de décisif dans la démarche de leur pays vers le développement et le progrès.

La République centrafricaine, s’il faut le rappeler, n’est pas à son premier forum mais la particularité de celui qui s’ouvre ce 04 mai 2015 résidera sans doute dans la volonté de tous les Centrafricains de sortir des sentiers battus pour aller aux questions de fond et corrélativement

aux solutions les plus appropriées pour une sortie définitive de la crise. Pour la bonne raison que le peuple centrafricain a déjà trop souffert et il était temps de décider d’abréger ses souffrances.

Au regard des enjeux de ce forum pour la Centrafrique et pour la majorité de sa population meurtrie par des décennies de conflit et de déchirement, l’engouement pour la participation à celui-ci qui s’est manifesté sous la forme de revendications diverses que les membres du Présidium avaient dû contribuer à gérer en appui aux efforts du gouvernement et notamment de la Cheffe de l’Etat de Transition qui a suivi de bout en bout le processus de l’organisation de ce forum.

“Je veux profiter de cette tribune des médias pour saluer les efforts des autorités de la Transition et en particulier du Chef de l’Etat en vue de la réussite de ce forum. Je veux aussi saluer la clairvoyance et la détermination du peuple centrafricain, des groupes armés, de la classe politique et des différentes composantes de la société à privilégier le dialogue comme seul mode de règlement des difficultés du vivre ensemble et qui va faire en sorte que les Centrafricains regardent tous dans la même direction, celle de la reconstruction de leur pays sur de nouvelles bases plus solides” a affirmé Abdoulaye Batimé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: DES SOLDATS FRANÇAIS MAIS AUSSI TCHADIENS ET EQUATO-GUINEENS VIOLENT DES ENFANTS EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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DES SOLDATS FRANÇAIS MAIS AUSSI TCHADIENS ET EQUATO-GUINEENS VIOLENT DES ENFANTS EN CENTRAFRIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 01-04-2015

Finalement, ils sont tous démasqués par nationalité, et la liste ne serrait pas encore terminée. Des soldats tchadiens et de Guinée équatoriale sont aussi accusés par un rapport de l’ONU de viol sur des enfants en Centrafrique. Alors que des militaires français déployés dans le pays en sont principalement mis en cause.

Il s’agit de trois soldats tchadiens et deux équato-guinéens, a précisé à l’AFP la co-directrice de l’ONG américaine Aids-Free World, Paula Donovan, qui a consulté le rapport et l’a communiqué au journal britannique The Guardian.

Un des enfants cité dans ce rapport interne de l’ONU a témoigné avoir vu son ami être sodomisé par deux soldats tchadiens pendant qu’un troisième faisait le guet, a expliqué Mme Donovan.

Un autre enfant interrogé par les enquêteurs de l’ONU a déclaré avoir vu son copain, âgé de 9 ou 10 ans, en compagnie de deux soldats de Guinée équatoriale. Son ami a fait une fellation et a été sodomisé par un des soldats tandis que le second faisait le guet, puis les deux militaires ont échangé leurs places, a indiqué Mme Donovan.

Selon une source judiciaire française, quatorze militaires français sont mis en cause dans cette affaire, mais très peu ont été identifiés.

Toujours selon Mme Donovan, certains des enfants qui ont témoigné donnent des prénoms de soldats, d’autres des noms qu’ils ont entendus dans des conversations entre leurs agresseurs, d’autres encore des informations sur les fonctions qu’assuraient ces militaires. La plupart ont pu fournir des descriptions physiques détaillées des soldats, a-t-elle souligné.

A l’époque des faits, entre décembre 2013 et juin 2014, les Français faisaient partie de l’opération Sangaris et la Mission de stabilisation de l’ONU en RCA (Minusca) n’était pas encore déployée.

Le Tchad et la Guinée équatoriale participaient à l’époque à la Misca, une force panafricaine de maintien de la paix en RCA qui a précédé la Minusca.

Alors, doit-on demander leur départ du sol centrafricain avant la minifestation de la vérité devant la justice? Affaire à suivre!

Informations recoupées à travers des sources concordantes : APF et Œil d’Afrique.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 01-04-2015

 

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et le ministère de la Défense ont été saisis à la fin du mois de juillet 2014 de témoignages d’enfants centrafricains accusant d’agressions sexuelles des militaires français de l’opération SANGARIS.

Ces témoignages, recueillis par un agent du BINUCA (Bureau Intégré de l’Organisation des Nations Unies en Centrafrique) assisté de personnels de l’UNICEF, et consignés dans un rapport de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique), retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d’enfants, sur le site de l’aéroport de M’Poko, en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014.

Au vu du caractère circonstancié des témoignages et de l’extrême gravité des faits allégués, le ministre de la Défense a alors réagi en prenant toutes les mesures nécessaires pour que les faits et les éventuelles responsabilités pénales et disciplinaires puissent être établis au plus vite. Une enquête de commandement a été immédiatement conduite. Elle sera transmise au Parquet dès lors qu’il en fera la demande.

Le jour-même de la réception du rapport du BINUCA le mardi 29 juillet 2014, le ministre de la Défense a saisi le Parquet de Paris sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Le Parquet de Paris a pu ouvrir immédiatement une enquête préliminaire, toujours en cours. Celle-ci est confiée au commandement de la gendarmerie prévôtale dont des agents se sont rendus en Centrafrique, dès le 1eraoût, pour commencer les investigations.

Le ministre de la Défense a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l’égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat.

Paris, le mercredi 29 avril 2015

Contacts presse:

DICoD

Centre de presse

Tél : 01 44 42 54 02 – Fax : 01 44 42 41 22

presse@dicod.defense.gouv.fr

Bangui, Eric NGAGA Pour CNC

 

Centrafrique; COMMUNIQUE DE PRESSE: « Touche pas à ma constitution

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE: « Touche pas à ma constitution

Bangui, (T.P M), 01-04-2015

Alors que tous les fils et filles de Centrafrique, sans exclusif, devront de se réunir autour d’une table pour débattre de tous les maux qui minent notre pays depuis des décennies afin d’y trouver des solutions idoines et durables,
Alors que les Centrafricains de la diaspora, notamment ceux vivant en France ont démocratiquement et en toute transparence porté leur choix sur trois (3) personnalités œuvrant pour la cohésion sociale et l’épanouissement total de notre cher et beau pays la Centrafrique en l’occurrence le compatriote Godfroy Luther GONDJE-DJANAYANG de la Diaspora Agissante,
Le collectif « Touche pas à ma constitution » se dit consterné par la décision unilatérale et despotique de la Présidence de la république centrafricaine écartant pour des raisons encore non élucidées notre ami et compatriote Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG sous le prétendu concept de genre.
Il est vrai, même si l’assemblée générale ayant désigné nos trois compatriotes, tous de sexe masculins, a perdu de vue le principe de parité hommes/femmes dont personne ne saurait nier le bien fondé, au nom de quoi seul notre camarade Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG devrait voir sa désignation et donc sa participation à ce Forum de Bangui purement et simplement annulée par le pouvoir central de Bangui ?
Fort de ce constat alarmant, le Collectif « Touche Pas à ma Constitution » dénonce et condamne avec la dernière énergie toute cette fourberie qui n’honore pas ses auteurs.
Par conséquent, afin de redonner crédibilité à la société civile, le collectif Touche pas à ma Constitution demande ce qui suit :
1°) la réhabilitation sans condition de notre camarade activiste Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG pour participer au Forum de Bangui, car la décision du peuple est souveraine et irrévocable.
Par ailleurs, le Collectif prend à témoin l’Opinion Nationale et Internationale de l’affirmation du régime actuel de la Transition à traiter les membres dudit Collectif comme des antirépublicains.
Enfin, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » en appelle aux uns et aux autres de revenir à la raison afin d’éviter à la République de revivre les mêmes erreurs du passé.

Fait à Paris le 30 avril 2015,

Pour le Collectif,
Le Conseiller Porte Parole pour l’Europe
Chancel SEKODE NDEUGBAYI.

CENTRAFRIQUE: “LA PROTECTION DES CIVILS RESTE LA PRIORITE DE LA MINUSCA” DIXIT DIANE CORNER

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(Corbeau News Centrafrique)

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“LA PROTECTION DES CIVILS RESTE LA PRIORITE DE LA Minusca” DIXIT DIANE CORNER

 

Bangui, (C.N.C)

«Dans le mandat renouvelé de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafricaine (MINUSCA), la protection des civils contre le risque d’atteinte à l’intégrité physique reste la priorité numéro un. Une attention particulière est portée aux populations les plus vulnérables, les femmes, les enfants, les réfugiés et les personnes déplacées » a déclaré jeudi à Bangui, la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la RCA, Diane Corner. Alors que les civils en Centrafrique sont violés par ceux qui sont sensés les protéger.

Au cours d’un point de presse consacré au renouvellement du mandat de la Mission, décidé par le Conseil de Sécurité le 28 avril 2015, Mme Corner a mis en exergue la continuité entre la Résolution 2149 portant établissement de la mission et la nouvelle Résolution 2217 qui réaffirme le mandate robuste de la MINUSCA.

« Sous l’égide du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, les tâches fondamentales de la MINUSCA demeurent. Protection des civils, appui à la restauration de l’autorité de l’État et appui au processus politique pour aboutir à une paix durable» a-t-elle expliqué.

Tout en reconnaissant les avancées dans la protection des civils grâce au déploiement des forces de la MINUSCA à travers le territoire, le Conseil de Sécurité a exprimé de sévères inquiétudes sur la situation humanitaire du pays, notamment concernant les personnes déplacées internes. La Résolution demande aux autorités centrafricaines et à la Mission d’aller encore plus loin dans le sens de la lutte contre l’impunité et la promotion et la protection des droits de l’Homme. Reste à savoir si cette Résolution, sur le terrain, va être appliquée à la lettre car l’enquête révélée par le quotidien britannique “The Gardian” sur l’implication des soldats français et onusiens dans le viol et massacre des civils en Centrafrique remet en cause l’exécution stricte de ladite Résolution. Le Conseil a jugé «urgent et impératif» la mise en place de la Cour pénale spéciale.

Le Conseil de Sécurité a également prorogé les mesures temporaires d’urgence qui donnent à la MINUSCA l’autorité de « procéder à des arrestations et des détentions en vue de maintenir l’ordre public» et d’agir avec plus de coercition contre les groupes armés illégaux qui refuseront de déposer les armes.

Soutien technique et logistique pour les élections

Pour les élections, le Conseil a renforcé le soutien technique et logistique de la MINUSCA et a appelé les autorités centrafricaines à accélérer les préparatifs en vue de tenir «dans les meilleurs délais, des élections présidentielle et législatives libres, justes, transparentes et ouvertes à tous » en vue d’achever la transition politique.

Pour aller encore plus loin, le Conseil a accordé des moyens supplémentaires pour le renforcement de la Mission. L’effectif maximal autorisé est fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, et 2 080 policiers, dont 400 agents de police et 40 responsables des questions pénitentiaires.

Forum national de Bangui

Sur le Forum de Bangui, Mme Corner a expliqué que la MINUSCA apportait un appui important aux autorités nationales en vue de la tenue et de la réussite du Forum. « Le dialogue est la seule voie possible pour sortir de la crise et pour établir les fondements d’une réconciliation national durable ».

Bangui, Eric NGAGA Pour CNC

Bangui: Les priorités du nouveau mandat de la Minusca, selon Diane Corner

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les priorités du nouveau mandat de la Minusca, selon Diane Corner

(Corbeau News Centrafrique, 01-04-2015

 

Le renouvellement du mandat de la Minusca a été acté, le 27 avril dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies, à travers la Résolution 2217. Au même moment de la prorogation de ce mandat, Hervé Ladsous, Sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix célébrait, à Bangui l’atteinte de pleine capacité opérationnelle de la Minusca.
«Dans le mandat renouvelé de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), la protection des civils contre le risque d’atteinte à l’intégrité physique reste la priorité numéro un. Une attention particulière est portée aux populations les plus vulnérables, les femmes, les enfants, les réfugiés et les personnes déplacées » a déclaré jeudi 29 avril 2015 à Bangui, la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la RCA, Diane Corner, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse instituée par la force onusienne en RCA.
Au cours de cette conférence de presse, Mme Corner a mis en exergue la continuité entre la Résolution 2149 portant établissement de la mission et la nouvelle Résolution 2217 qui réaffirme le mandate robuste de la Minusca. « Sous l’égide du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, les tâches fondamentales de la Minusca demeurent. Protection des civils, appui à la restauration de l’autorité de l’État et appui au processus politique pour aboutir à une paix durable» a-t-elle expliqué.
Tout en reconnaissant les avancées dans la protection des civils grâce au déploiement des forces de la Minusca à travers tout le territoire, le Conseil de Sécurité a exprimé de sévères inquiétudes sur la situation humanitaire du pays, notamment concernant les personnes déplacées internes. La Résolution demande aux autorités nationales et à la Mission d’aller encore plus loin dans le sens de la lutte contre l’impunité et la promotion et la protection des droits de l’Homme. Le Conseil a jugé «urgent et impératif» la mise en place de la Cour pénale spéciale.
Toujours selon la Représentante adjointe du Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de Sécurité a également prorogé les mesures temporaires d’urgence qui donnent à la Minusca l’autorité de « procéder à des arrestations et des détentions en vue de maintenir l’ordre public» et d’agir avec plus de coercition contre les groupes armés illégaux qui refuseront de déposer les armes.
Pour les élections, le Conseil a renforcé le soutien technique et logistique de la Minusca et a appelé les autorités centrafricaines à accélérer les préparatifs en vue de tenir «dans les meilleurs délais, des élections présidentielle et législatives libres, justes, transparentes et ouvertes à tous » en vue d’achever la transition politique. Pour aller encore plus loin et devant les succès déjà remportés par la Mission, le Conseil a accordé des moyens supplémentaires pour le renforcement de la Mission. L’effectif maximal autorisé est fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, et 2 080 policiers, dont 400 agents de police et 40 responsables des questions pénitentiaires.
A cette occasion d’échanges avec la presse, Mme Corner aborde la question du Forum de Bangui pour lequel elle a expliqué que la Minusca apportait un appui important aux autorités nationales en vue de la tenue et de la réussite du Forum. « Le dialogue est la seule voie possible pour sortir de la crise et pour établir les fondements d’une réconciliation nationale durable ».

Bangui, Fred KROCK Pour  CNC

centrafrique: Le CICR très préoccupé de la situation humanitaire à Birao

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le CICR très préoccupé de la situation humanitaire à Birao

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 01-04-0215

 

Birao, ville de l’extrême Nord de la RCA située à plus de 1000 kilomètres de Bangui, connait une grave crise humanitaire à ce jour. « C’est un grand défi pour les rares organisations qui tentent de venir en aide à la population », déclare Marius Cocoa, Responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la région, qui ajoute : « Bien que n’étant pas touchée directement par les affrontements, la population manque de soins de santé, d’eau potable ou de vivres. Les problèmes structurels et de développement d’avant la crise n’ont fait que s’aggraver »
En effet, le personnel et le matériel médical sont très insuffisants malgré les efforts déployés par les quelques organisations humanitaires présentes dans la ville où le paludisme et les maladies diarrhéiques touchent particulièrement les enfants. « Le personnel médical autrefois basé à Birao a préféré retourner à Bangui. Par ailleurs, l’unique centre de santé de la ville connaît régulièrement des ruptures dans le ravitaillement en médicaments du fait des difficultés logistiques », précise M. Cocoa. La faible pluviométrie dans la région a des effets notamment sur l’agriculture, ne permettant pas de combler les besoins alimentaires de la population, qui doit également accueillir plus de 700 personnes déplacées ayant fui les violences dans d’autres parties de la République centrafricaine. L’accès à l’eau potable reste aussi une des grandes préoccupations à Birao. Les pompes à eau sont pour la plupart en panne, poussant certains habitants à consommer une eau de mauvaise qualité ou contaminée.
Face à cette situation humanitaire difficile, le CICR développe depuis 2012 à Birao plusieurs projets. En vue de promouvoir l’autosuffisance alimentaire, l’institution met en œuvre des activités maraichères et la culture d’une variété de manioc résistant à la mosaïque, une maladie qui réduit considérablement la production. En outre, le CICR gère un programme de santé dans le cadre de la lutte contre le paludisme en fournissant des soins gratuits aux patients. En mars, près de 390 patients ont consulté et plus de 340 patients ont été traités. À cela s’ajoutent des activités visant à réhabiliter les puits et les pompes de forage afin de réduire les risques de propagation des maladies hydriques. « Les besoins de la population de Birao sont énormes et nécessitent un soutien accru de la communauté internationale sur le long terme », ajoute M. Cocoa.
Par ailleurs en RCA, du 1er au 31 mars 2015, le CICR, en coopération avec la Croix-Rouge centrafricaine, a : réalisé près de 130 interventions chirurgicales à l’hôpital communautaire de Bangui et une dizaine à Kaga Bandoro ; assuré plus de 360 consultations médicales à l’hôpital communautaire de Bangui et
près de 2 200 à l’hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;procédé à une réunification transfrontalière d’un enfant centrafricain avec sa famille au Cameroun ;permis aux familles séparées à cause du conflit de maintenir le lien à travers l’échange de 219 messages Croix-Rouge et de 141 appels téléphoniques ; distribué des vivres à près de 8 100 personnes déplacées à Bangui ; 3 600 dans la commune de Danga Gboudou dans la sous-préfecture de Bambari et soutenu 20 familles d’enfants malnutris avec du cash à Kaga Bandoro ; continué de fournir, chaque jour, de l’eau potable à quelque 20 000 personnes déplacées à Bangui, à plus de 11 000 personnes déplacées de Bambari et à l’hôpital de la ville, et à près de 9 000 personnes déplacées à Kaga Bandoro, ainsi qu’à plus de
10 000 habitants de Ndele à travers le réseau de la Société de distribution des eaux de Centrafrique (SODECA) ; distribué des matériaux et outils de construction à Bambari, permettant de finaliser le projet de reconstruction des 31 maisons détruites lors des violences ; distribué de kits d’outils de maçonnerie à 1 064 ménages à Dekoa pour permettre la reconstruction de leurs maisons endommagées ;organisé des séances de sensibilisation au droit international humanitaire destinées à 55 officiers et sous-officiers des forces armées centrafricaines (FACA), 170 combattants des groupes armés et 100 militaires de la Minusca.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: LE COLLECTIF TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION COMMUNIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION COMMUNIQUE

Bangui, (C.T.P.C) 01-05-2015

Alors que tous les fils et filles de Centrafrique, sans exclusif, devront de se réunir autour d’une table pour débattre de tous les maux qui minent notre pays depuis des  décennies  afin d’y trouver des solutions idoines et durables,
Alors que les Centrafricains de la diaspora, notamment ceux vivant en France ont démocratiquement  et en toute transparence porté leur choix sur trois (3) personnalités œuvrant  pour la cohésion sociale et l’épanouissement total de notre cher et beau pays la Centrafrique en l’occurrence le compatriote Godefroy Luther Gondjé  Djanayang de la diaspora agissante,
Le collectif Touche pas à ma constitution se dit consterné par la décision unilatérale et despotique de la Présidence  de la république centrafricaine écartant pour des raisons encore non élucidées  notre ami et compatriote  Godefroy Luther Gondjé Djanayang sous le prétendu concept de genre.
Il est vrai, même si  l’assemblée générale ayant désigné nos trois  compatriotes, tous de sexe masculins, a  perdu de vue le principe de parité hommes/femmes dont personne ne saurait nier le bien fondé, au nom de quoi seul notre camarade Godefroy Luther Gondjé  Djanayang devrait  voir sa désignation et donc  sa participation à ce Forum de Bangui purement et simplement annulée par le pouvoir central de Bangui ?
Fort de ce constat alarmant,  le collectif Touche Pas à Ma Constitution dénonce et condamne avec la dernière énergie toute cette fourberie qui n’honore pas ses auteurs.
Par conséquent, afin de redonner crédibilité à la société civile, le collectif Touche pas à ma Constitution  demande ce qui suit :
1° ) la réhabilitation sans condition  de notre camarade activiste Godefroy Luther Gondjé Djanayang pour participer au Forum de Bangui, car la décision du peuple est souveraine et irrévocable.
Par ailleurs, le Collectif prend à témoin l’opinion nationale et internationale de l’affirmation du régime actuel de la Transition à traiter les membres dudit Collectif comme des antirépublicains.
Enfin, le Collectif Touche pas à ma Constitution en appelle aux  uns et aux  autres  de  revenir à la raison afin d’éviter à la république de revivre  mêmes erreurs du passé.

Fait à Paris le 30 avril 2015,

Pour le Collectif,

Le Conseiller Porte Parole pour l’Europe

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE. LE COLLECTIF POUR LA LUTTE CONTRE L IMPUNITE EN RCA COMMUNIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

Le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko de Bangui
Le camp des déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko de Bangui. Photo: Diaspora

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. LE COLLECTIF POUR LA LUTTE CONTRE L IMPUNITE EN RCA COMMUNIQUE

Bangui, (C.S.N) 01-05-2015

 

Eu égard aux valeurs universelles de Droits de l’Homme auxquelles nous croyons tous, considérant que le Collectif Clucica-Stop-ImpunitéRca a inscrit dans le panthéon de ses valeurs le mot JUSTICE,
Considérant que nous ne pouvons plus tolérer les Crimes de guerre et les Crimes ou abus sexuels, qu’ils soient commis par qui que ce soit en République Centrafricaine,
le bureau exécutif du Collectif pour la Lutte Contre L’Impunité en Centrafrique dont le Siège provisoire est basé en France envisage de se porter partie civile dans le cadre de graves soupçons de viols et de pédophilie qui pèsent contre certains Soldats Français de la force Sangaris basés au camp M’POKO à Bangui.
Par conséquent, le bureau exécutif lance un appel citoyen à tout centrafricain qui serait directement ou indirectement victime de cet acte barbare que plus aucune société moderne ne saurait tolérer ainsi qu’ à tous ceux qui auraient des informations utiles pouvant contribuer à la manifestation de la vérité, de NOUS CONTACTER sans peur ni craintes au 0033 7 53 66 32 10 ou à l’adresse mail: mmaxoni@yahoo.fr

Fait à Paris le 30 avril 2015

Le président.

 

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

CENTRAFRIQUE: ALERTE URGENTE!!!! COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE

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(Corbeau News Centrafrique)

FORUME 1

 

ALERTE URGENTE!!!! COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE

 

Bangui, (D.F), 30-04-2015

 

Un coup de force vient d’être organisé contre la volonté du Peuple dont les auteurs sont les suivants: Madame BANGA BOTHI (Présidente de la sous commission accréditation accueil, protocole et stratégie de coup d’État), Monsieur DAVID YAMA (Coordonnateur adjoint du comité technique, spécialiste des coups bas, membre frondeur du CNT), Madame SAMBA MALIAVO(Coordonnatrice de l’Échec annoncé du Forum non inclusif de Bangui) Madame Catherine Samba-Panza (Cheffe de l’Etat des abrogations de l’échec annoncé du Forum de Bangui) Enfin , ALEXANDRE FERDINAND NGUENDET( spécialiste de récupération des situations en décomposition, les profito de la misère, du sang du Peuple Centrafricain). AVEZ-VOUS PEUR? LE PEUPLE RESTE SOUVERAIN. Suite à ce coup de force contre les valeurs démocratiques nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale de ce coup de force organisé de toutes pièces, contre le Défenseur du Peuple GODFROY LUTHER GONDJE représentant légal de la Diaspora démocratiquement élu et qui devait prendre sa responsabilité historique pendant ce Forum, hélas!!! le pouvoir despotique en perte de vitesse a peur de sa venue, à cause de sa prise de position radicale en faveur du Peuple. Nous exigeons en urgence avant l’insurrection populaire du Peuple, la présence du défenseur du Peuple GODFROY LUTHER GONDJE DJANAYANG, au Forum de Bangui.

Fait à Paris le 29/04/2015

Pour la Diaspora Centrafricaine en France.

CENTRAFRIQUE: CE QUE L’ON SAIT DE L’ENQUETE SUR DES SOLDATS FRANÇAIS ACCUSÉS D’AVOIR VIOLÉ DES ENFANTS EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

POLICE

 

CE QUE L’ON SAIT DE L’ENQUETE SUR DES SOLDATS FRANÇAIS ACCUSÉS D’AVOIR VIOLÉ DES ENFANTS EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 30-04-2015

 

Le journal britannique “The Guardian” a révélé, ce mercredi 29 avril 2015, qu’un rapport confidentiel de l’ONU fait état de viols sur des enfants mineurs en Centrafrique par des militaires français déployés dans le pays, dans le cadre de l’Opération sangaris et de l’Eufor-RCA.

Le parquet de Paris a ouvert, en juillet 2014, une enquête préliminaire sur des agressions sexuelles sur des mineurs imputées à des militaires français en Centrafrique, a indiqué, mercredi 29 avril, le ministère de la Justice. Corbeau News revient sur ce que l’on sait de cette affaire.

Des accusations de viols sur des enfants
Des militaires français sont accusés d’avoir violé des jeunes garçons “affamés” et “sans abri” dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon des révélations du quotidien britannique The Guardian (en anglais).

Des soldats, notamment déployés dans le cadre de l’opération de maintien de la paix Minusca, auraient commis des exactions sur des enfants, dont certains étaient âgés de 9 ans. The Guardian fait état de “viols” et de “sodomies” sur ces mineurs, parfois orphelins, placés sous la protection des soldats dans un camp accueillant des déplacés ayant fui des zones ravagées par le conflit dans le pays.

Des enfants interrogés par l’ONU et l’Unicef, en mai et juin 2014, ont

rapporté des faits commis entre décembre 2013 et juin 2014, près de l’aéroport M’Poko de Bangui. Certains mineurs auraient été “exploités” contre “de la nourriture et de l’argent”, selon le journal, qui précise que des enfants ont pu fournir “de bonnes descriptions des soldats impliqués”.

Une affaire révélée par un rapport confidentiel de l’ONU.
The Guardian a publié ces informations, mercredi 29 avril, après avoir consulté un rapport confidentiel de l’ONU. Paula Donovan, responsable humanitaire de l’organisation, explique au téléphone, à France 2, le contenu du rapport et les accusations contre les Français.

Accusations d’actes pédophiles de soldats français en Centrafrique (FRANCE 2)
Dans un premier temps, l’armée s’est refusée à tout commentaire après la publication de cet article. Peu après, le ministère de la Justice a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte sur ces faits le 31 juillet 2014 sur la base d’un rapport de l’ONU.

Le ministère de la Défense s’est ensuite fendu d’un communiqué : “Le ministre de la Défense a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l’égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat.”

Un responsable de l’ONU, le Suédois Anders Kompass, a été suspendu le 17 avril et fait actuellement l’objet d’une enquête de l’ONU, a indiqué le conseiller juridique du ministère suédois de la Justice. D’après The Guardian, il a été écarté pour avoir transmis

ce rapport interne aux autorités françaises. Ce directeur des opérations aurait décidé d’alerter Paris “à cause de l’incapacité des Nations unies à faire cesser ces abus”, indique le quotidien. “La version préliminaire a été fournie de manière non-officielle par un membre de l’équipe aux autorités françaises fin juillet avant même d’être transmise à la direction du bureau du Haut commissaire aux droits de l’Homme”, a confirmé un porte-parole de l’agence onusienne basée à Genève. Et de conclure : “Cela constitue un manquement grave au protocole.”

Une délégation envoyée sur place pour enquêter “Au vu du caractère circonstancié des témoignages et de l’extrême gravité des faits allégués (…,) une enquête de commandement a été immédiatement conduite”, écrit le ministère de la Défense.

En effet, la France a envoyé une équipe à Bangui le 1er août 2014 pour mener une enquête sur le sujet, en coopération avec l’ONU. Une source judiciaire française précise que le parquet a pris cette décision après avoir eu connaissance d’un rapport des Nations unies sur la question en juillet dernier. “L’enquête est en cours avec des demandes d’entraide à l’international”, a précisé la place Vendôme, sans plus de précisions.

Une source au sein du ministère de la Défense indique qu’à l’heure actuelle, “les responsables présumés n’ont pas été identifiés”.

Informations recoupées à travers des sources concordantes : The Guardian, Francetv info et Afrique Média.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La jeunesse dénonce des manœuvres de déstabilisation de la transition au Forum de Bangui

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La jeunesse dénonce des manœuvres de déstabilisation de la transition au Forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 30-04-2015

Cette mise en garde est celle de la ‘’Plateforme des jeunes pour l’éveil de la conscience collective’’, institution coordonnée par Boris Mangibé, regroupant jeunes chrétiens et musulmans et implantée sur l’ensemble du territoire nationale. Au centre du point de presse animé mercredi 29 avril 2015, à l’hôtel du centre par le coordonnateur, la mise en garde aux participants du Forum de Bangui qu’aucune institution des trois têtes de la transition ne devra faire l’objet d’aucune déstabilisation.
La sonnette d’alarme appuyée par le Coordonnateur de la ‘’Plateforme des jeunes pour l’éveil de la conscience collective’’ Boris Mangibé fait suite à un certain nombre de constats : « J’habite cet hôtel [Hôtel du Centre à Bangui] qui accueille la plupart des personnalités venues de toute part pour participer au Forum de Bangui. Et ici, nous avons vu beaucoup de chose, il y a des réunions qui se tiennent même jusqu’à 23 heures voire minuit, et la préoccupation centrale de tout le monde, c’est le partage des institutions de la transition. Il y en a qui demandent le CNT, d’autres la Présidence, d’autres encore la primature. » a relevé le leader de la jeunesse qui a estimé que c’est une manière de détourner le Forum de Bangui de ses objectifs.
En effet, le Forum de Bangui qui s’inscrit dans la suite logique du processus de paix et de réconciliation en RCA dont la phase 1 a été les pourparlers de Brazzaville sanctionnés par la signature de l’Accord de cessation des hostilités, la phase 2 consacrée aux consultations populaires à la base, doit rester dans cette même vision. Et pour Mangibé, du 4 au 11 mai prochain, les participants au Forum de Bangui devront s’atteler uniquement aux questions essentielles de l’heure qu’il a résumées aux questions de sécurité, de réconciliation et des élections en passant par le recensement électoral et le retour des déplacés et réfugiés.
Donc, plus question d’évoquer, de l’avis de Mangibé, les questions de changement au niveau du trio de la transition, car si jamais cela devrait se faire, la préoccupation pressante des centrafricains de se doter très vite des institutions légitimes prendra du plomb dans l’aile étant donné le temps de voter un nouveau Chef de l’État de transition, de former un gouvernement qui va, à son tour prendre le temps de s’installer… Tout cela ne sera que perte de temps inutile pour un Centrafrique très affaibli par le régime de la transition.
Mais attention ! « Si jamais quelqu’un ose poser la question du partage des institutions de la transition, ce sera lui que les centrafricains considèreront comme l’ennemie de la RCA. » a martelé le coordonnateur qui a d’ailleurs donné rendez-vous samedi prochain à 6 heure devant Binuca pour une marche pacifique, afin d’insister sur cette prise de position de son organisation.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Les musulmans du Km5 marchent réclamer une représentativité équitable au forum de Bangui

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Les musulmans du Km5 marchent réclamer une représentativité équitable au forum de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 30-04-2015

 

C’est à l’initiative de la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), les musulmans du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ont marché ce mercredi 29 avril matin. Le point de chute de cette marche a été le siège de la Minusca où un mémorandum a été remis à l’attention du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Minusca, Gl Babacar Gaye.
En effet, au terme de l’Arrêté portant désignation des entités devant participer au Forum de Bangui, les plateformes religieuses catholiques, protestantes et musulmanes bénéficient de cinq (05) places chacune. Aussi, les associations musulmanes, catholiques et protestantes se voient affecter huit (08) places chacune. Outre ces entités, les maires des sept communes d’élevage essentiellement musulmans sont aussi conviés aux assises. Mais, la COMUC trouve insuffisant le quota ainsi affecté à la communauté musulmane. D’où la manifestation qui a mobilisé des centaines de marcheurs ce matin. « Nous rejetons en boc le quota actuel qui lui est attribué et rappelons à qui veut l’entendre que le conflit en cours dans notre pays oppose des communautés religieuses du pays, à savoir la ‘’communauté musulmane’’ et la ‘’communauté chrétienne’’, et cela ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. Ce qui devra logiquement impliquer les véritables acteurs, en vue de favoriser un réel dialogue et une véritable paix et réconciliation tout en respectant la parité dans les attributions des quotas des participants. Mais si on continue à tergiverser autrement sur la nature de la crise, ce Forum ne va pas traiter les véritables problèmes et n’aboutira pas à une résolution définitive de la crise. » a déclaré Abdoulaye Ninguia, Chargé d’administration à COMUC.
Camara Mamadou Imam de la mosquée Hatap qui a pris part à la marche a qualifié de marginalisation la sous-représentativité des musulmans. Selon lui, cette situation pourrait être de nature à faire perdurer la crise, au lieu de la solutionner : « Nous nous réjouissons de ce que nos autorités aient pu donner l’occasion de ce forum pour que les fils du pays, musulmans comme chrétiens puissent discuter sérieusement des problèmes qui les ont divisés. Malheureusement, cette attitude de discrimination que les autorités ont vis-à-vis de la communauté musulmane nous déçoit. Pourquoi, nous exclure dans cet important processus de réconciliation. Cette attitude est de nature à renforcer la division et faire perdurer la crise dans notre pays, et nous, musulmans centrafricains, ne voulons pas rater cette occasion historique. Nous avons marché aujourd’hui pour avoir l’augmentation de notre quota à ce forum, et nous allons continuer ces actions jusqu’à avoir gain de cause » a-t-il déclaré.
Hamadou Moubarack, parait plus concret. Il réclame 50% de quota de participation à part égale entre chrétiens et musulmans, car la crise met en face les deux communautés qui doivent se parler. « Je suis citoyen centrafricain et j’ai le droit de vivre en Centrafrique et d’avoir le même droit que tous les centrafricains. Mais, si les organisateurs du Forum de Bangui pensent que la voix de la communauté musulmane ne doit pas être suffisamment entendue à cette occasion que Dieu nous a donnée, j’ai une fois de plus le droit de réclamer notre bonne représentativité. Je serai toujours prêt à contribuer à toutes les actions qui seront mises en œuvre par notre communauté, afin que nous rentrions dans notre droit, c’est-à-dire le quota pour la participation devra être 50% pour les musulmans et 50% pour les chrétiens. » a-t-il martelé.
Le second motif de la marche est une question d’ordre conceptuel et se rapporte aux appellations de « minorité sociale » ou de « minorité à risque » souvent utilisées dans les discours et les textes officiels pour désigner la communauté musulmane de Centrafrique. La COMUC proteste. « Vous êtes sans ignorer que nous avons été signataires de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville sous l’appellation dénuée de tout sens de ‘’communauté à risque’’, en référence au décret de la Présidente de la République, nommant les membres du comité technique d’organisation du Forum de Bangui, alors que notre communauté s’appelle tout simplement ‘’communauté musulmane’’. Pourquoi nous-trouve – t-on, à chaque veille de fora, des sobriquets qui n’ont rien à voir avec notre communauté ? » a explicité Abdoulaye Ninguia, Chargé d’administration à COMUC.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L’alphabétisation et l’autonomisation de la femme au centre d’un atelier initié par l’Ong FHAP

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L’alphabétisation et l’autonomisation de la femme au centre d’un atelier initié par l’Ong FHAP

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-04-2015

Ils sont une trentaine, les membres de l’Ong Femme Homme Action Plus (FHAP), femmes et hommes, venus de toute la capitale Bangui et ses environs, à recevoir mardi 28 avril 2015, leurs parchemins à la Coordination nationale de l’Ong sise 200 Villas. Tatiana Viviane Ozojiri, Coordonnatrice de FHAP a personnellement remis les attestations aux participants en présence de Mme Germaine Mbolibipa, Présidente nationale de l’Ong.
« Nous sommes partis du constat que les femmes sont faiblement instruites dans notre pays par rapport aux hommes, la plupart d’entre elles sont analphabètes, pour organiser ces séances de formations. » a affirmé la Coordonnatrice Tatiana Viviane qui explique qu’ « au regard de certaines statistiques, je peux m’amuser à dire que sur cent femmes centrafricaines, péniblement quarante peuvent être instruites. Et, à mon avis, la cause fondamentale n’est pas forcément le manque d’inscription à l’école, mais plutôt la déperdition scolaire, car il y a des filles qui abandonnent l’école à très bas âge. Etant une Ong de promotion de la femme et du genre, nous avons initié des formations en alphabétisation pour donner à ces femmes, une chance de se rattraper, ne fut-ce que pour savoir lire une note et savoir calculer. »
Pour mémoire, l’Ong FHAP est une Ong nationale qui a vu jour le 4 décembre 2011 dans la Sous-préfecture de Zémio dans le Haut Mbomou. La Coordination nationale est présidée aujourd’hui par Mme Madame Ozojiri Tatiana. Elle œuvre aux côtés des femmes et enfants victimes de la LRA (Armée de résistance du Seigneur de l’Ougandais Joseph Kony). Mais suite à la crise sécuritaire que le pays a connue avec son corolaire de victimes, l’Ong aujourd’hui est implantée à Bangui, Zémio, Mboki, Raffaï, Obo, Bozoum, Bambari, puis avant d’arriver à Bangassou. Alors que la Coordination nationale projette de l’implanter à Paoua, Koui, Bossemptélé, Bocaranga, puis Damara, Mbaïki et certaines régions de l’Ombella Mpoko, parce que ces régions sont également touchées dans ce conflit.
A l’occasion de la remise des attestations aux heureux récipiendaires de la formation, la Coordonnatrice a indiqué que cette formation s’inscrit dans une perspective bien définie : « Nous voulons à la longue faire de ces femmes, des opératrices économiques, c’est-à-dire de les encourager dans le business, mais elles ne pourront pas mieux générer leurs entreprises, si elles ne savent ni lire, ni faire des petits calculs. Nous croyons que l’autonomisation de la femme centrafricaine passe nécessairement par là. Elles ne doivent pas continuer à demander le voisin de lire leurs courriers pour elles, elles ne doivent pas non plus continuer à demander à leurs fils d’écrire une lettre pour elles. »
Les bénéficiaires de cette formation ont eu du mal à cacher leur satisfaction. Ngouyombo Gladys a été l’une des participants : « Je suis très heureuse de recevoir, en fin de cette formation, une attestation de succès qui récompense mon sacrifice en temps et en énergie pour venir tous les jours ici. C’est une grande joie aussi, parce que j’ai appris beaucoup de choses en un mois seulement, les petites notions élémentaires de l’école primaire que nous avons tout oubliées nous ont été rappelées par les formateurs, et j’en suis fière. » Sur la même lancée, Carine Mégali ajoute « J’étais parmi les premières personnes qui ont demandé avec insistance cette formation, parce qu’on traite aujourd’hui la femme centrafricaine d’analphabète et cela me choque beaucoup. Je veux, qu’à partir de moi-même, cet aperçu puisse changer. C’est pour cela que je remercie l’Ong FHAP qui a bien voulu nous former en alphabétisation, afin de nous permettre de nous exprimer correctement et de comprendre ce que disent les gens, que ce soit en Sango (langue locale) que ce soit en français. Et après un mois de formation, je puis vous dire que je suis en mesure de demander quelque chose en français ou de répondre à une question en français. »

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Hervé Ladsous annonce la pleine capacité de la Minusca et l’envoi des drones en RCA

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Hervé Ladsous annonce la pleine capacité de la Minusca et l’envoi des drones en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-04-2015

Le Sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous qui séjourne depuis samedi dernier en terre centrafricaine, a présidé personnellement, mardi 28 avril 2015, à la base aérienne de M’poko, la cérémonie de l’an 1 de la création de la Minusca, marquée par deux annonces : l’atteinte de la pleine capacité de la Minusca et le déploiement prochain des drones en RCA. Le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun et tout son gouvernement dont la ministre d’Etat à la Défense nationale Marie Noëlle Koyara, ainsi que des diplomates dont l’ambassadeur de France Charles Malinas ont rehaussé de leur présence la cérémonie.
Un défilé militaire, ponctué d’une déclaration et suivi d’un point de presse ont caractérisé la célébration de l’an 1 de la création de la Minusca. A l’occasion de cet anniversaire, Hervé Ladsous, Sous-secrétaire général des Nations unies qui séjourne en Centrafrique depuis samedi dernier, a annoncé l’envoi très prochain des drones de surveillance en RCA. « Les circonstances ont fait que c’est aujourd’hui même, que le Conseil de sécurité des Nations unies va adopter, à New York, la Résolution qui va renouveler le mandat de la Minusca. Soyez-en conscient, le Conseil de sécurité est unifié dans un soutien fort à l’action de la Minusca. Et à cet égard, la récente visite du conseil de sécurité ne fait que renforcer ce sentiment. Avec tous les moyens que nous avons, vous avez vu des hélicoptères de la parade nous survoler tout à l’heure, mais nous allons avoir des hélicoptères de combat et un peu plus tard, des drones de surveillance aérienne qui seront, comme dans d’autres missions onusiennes, un outil extrêmement utile pour mieux suivre les évolutions sur le terrain. » a déclaré Hervé Ladsous.
Une année que la mission a été déployée et sept mois après le déploiement de sa composante militaire, le constat est à l’amélioration. A en croire Hervé Ladsous : « La sécurité reste très relative, mais tout le monde reconnait qu’il y a une nette amélioration, en particulier à Bangui. La force de la Minusca avec l’appui de la force européenne et de Sangaris. Il y a toujours des défis, mais la protection des civils s’améliore de manière positive, parce que nous avons développé des actions de protection ciblées et coordonnées tout en renforçant notre présence autour des trois secteurs de déploiement de la Minusca. »
Malgré tout, les stratégies de la Minusca continueront d’être ajustées à la mesure du défi, surtout à l’approche du forum national de Bangui et du processus électoral qui s’ensuivra. « Nous maintiendrons le rythme plus rapide de déploiement, afin de soutenir les efforts de la Mission, notamment en prévision des élections. Et bien entendu, nous continuerons de travailler de manière plus étroite avec les pays contributeurs de la Minusca. Tous les progrès réalisés pendant un an, j’ai pu en voire la marque en me rendant dans toutes les localités de la République centrafricaine, notamment à Ndélé et Bria, malgré certains retards, malgré certaines difficultés inévitables, le processus politique en République centrafricaine est sur la bonne voie. A la suite des consultations locales intenses et larges facilitées par la Minusca, enfin le Forum de Bangui tant attendu va débuter la semaine prochaine et préparera la voie à la mise en œuvre de toute une série d’accords nationaux sur la paix et la sécurité et la gouvernance sur l’industrie et bien entendu sur la réconciliation, ainsi que pour le développement économique et social. Un Forum qui doit être suivi des élections inclusives et crédibles. » a déclaré le Sous-secrétaire général de l’ONU.
Le satisfécit est doublé de sentiment de fierté de la part des autorités centrafricaines. Jean Jacques Démafouth, Ministre conseiller à la Présidence de la République, chargé des relations avec la Minusca s’est réjoui du fruit de la coopération qui profite, si heureusement à son pays : « Pour ce que vous voyez, l’État centrafricain a fait un grand travail diplomatique pour qu’on en arrive là, car être contributeur de troupes en République centrafricaine n’a pas été chose facile. Mais, je suis satisfait du travail accompli en un an par les Nations unies en RCA parce qu’aujourd’hui dans le pays, comme l’on pouvait s’en apercevoir dans la capitale Bangui, la sécurité revient, pendant que dans certaines localités de l’arrière-pays le déploiement se poursuit. Seulement, nous Centrafricains devront capitaliser tous les acquis de cette assistance pour remettre pied notre pays. »
La pleine capacité opérationnelle signifie que 90% des effectifs et du déploiement de la MINUSCA ont été atteints. La Force compte actuellement 8.500 hommes et prévoit d’en atteindre 10.000 avant la fin du mois août 2015. Ces chiffres incluent les contingents, les Officiers d’États- Majors et les observateurs militaires. Quant à la Force de police, qui compte actuellement 1.484 éléments, elle prévoit de réunir 1.800 policiers d’ici à la fin d’août 2015, conformément aux prévisions de la Résolution 2149 créant la Mission.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Forum de Bangui et réconciliation nationale: Une dynamique en marche

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(Corbeau News Centrafrique)

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Forum de Bangui et réconciliation nationale: Une dynamique en marche

 

Bangui, (B. K), 29-04-2015

Alors que le Forum de Bangui se rapproche à grands pas, les rencontres préliminaires donnent l’occasion aux intervenants d’exprimer leurs attentes dans la sérénité. Des travaux communs permettent aux représentants des groupes armés de participer à des groupes de discussion et de présenter leurs propositions pour la Centrafrique de demain. Le DDR qui est une préoccupation omniprésente pour les centrafricains qui veulent tourner la page des années de guerre est longuement évoqué par les intervenants. Les propositions issues des discussions  de ce pré-forum seront ensuite soumises lors du Forum de Bangui qui débutera le 04 mai prochain. Cette étape préliminaire est vue par les observateurs de la vie politique centrafricaine comme le rendez-vous de la maturité. Donner la parole aux groupes armés est un jalon crucial vers la réconciliation nationale qui est l’objectif du forum de Bangui. Et nos représentants s’emploient activement à la tâche ! Chacun des groupes armés a fourni des représentants, et a ainsi une voix au chapitre. C’est une belle illustration de l’effet positif du forum de Bangui, qui en donnant la parole à chacun tire un trait sur les rancœurs passées.

Au niveau politique, chacun est conscient du rôle qu’il joue dans le puissant mouvement de reconstruction centrafricaine qui est en train de transformer notre pays, du gouvernement d’union nationale de transition, le GUNT, à ceux du Conseil National de Transition, le CNT. De cette manière, le président du Parlement provisoire, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a obtenu de revoir l’organisation du Forum, ce qui devrait apporter plus de sérénité dans les débats. Toutefois les intérêts personnels des uns et des autres ne doivent pas prendre le pas sur cette dynamique positive qui porte présentement la Centrafrique. Les oppositions internes existent, les hommes étant ce qu’ils sont. Mais il faut que nos Hommes politiques gardent en tête que quand se joue l’avenir du pays, le temps des combats d’ego et des magouilles personnelles est révolu. Soyez à la hauteur de la noble tâche qui vous est confiée ! Quand le moteur de la réconciliation nationale est en marche, il ne s’agit pas d’en enrayer le fonctionnement en suggérant une hypothétique troisième transition ou d’autres prétextes pour retarder les échéances. Au forum de Bangui le peuple de Centrafrique aura les yeux rivés sur vous mesdames et messieurs les hommes politiques. Et nous prendrons bien soin de dénoncer vos agissements s’ils devaient menacer ce grand moment de réconciliation nationale.

Blanche KERE

BANGUI: LE CHEF DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX CHEZ LA PRÉSIDENTE DE LA TRANSITION CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CHEF DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX CHEZ LA PRÉSIDENTE DE LA TRANSITION CENTRAFRICAINE

 

Corbeau News Centrafrique, 28-04-2015

 

Au troisième jour de sa visite en République centrafricaine (RCA), le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, a rencontré successivement lundi la Présidente de la Transition, Catherine Samba-Panza et le Président du Conseil national de la Transition, Alexandre-Ferdinand N’Guendet ainsi que plusieurs membres du gouvernement.
Les enjeux du Forum national de Bangui, les élections présidentielle et législatives, les questions de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) et de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) ont été au cœur des entretiens.
La rencontre avec la Présidente de la Transition a été dominée par trois thèmes principaux, la tenue du Forum de Bangui, le vote attendu mardi au Conseil de sécurité de la résolution renouvelant le mandat de la MINUSCA ainsi que la cérémonie le même jour à Bangui pour marquer l’atteinte de la pleine capacité opérationnelle de la Mission.
A sa sortie d’audience avec la Cheffe de la Transition, M. Ladsous s’est dit impressionné par «l’effervescence dans les rues de Bangui, tout ce que j’ai vu hier en provinces montre que la sécurité progresse. Partout, des progrès très significatifs ont été atteints par ce travail que nous avons fait ensemble. Je vois bien que l’activité économique reprend aussi. Il reste d’immenses chantiers: il faut travailler à la démobilisation et au désarmements ex-combattants. Il faut également travailler sur la Réforme du Secteur de la Sécurité et sur le renforcement de l’État de droit et de l’autorité de l’État », a-t-il ajouté.
Même tonalité à l’issue des discussions séparées avec le ministre de la sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou et son homologue de la défense Marie-Noëlle Andet Koyara, qui a accompagné M. Ladsous lors de sa visite au camp militaire Kassaï.
Dans le cadre de l’appui à la réforme du Secteur de la Sécurité, la MINUSCA a financé la première phase de la réhabilitation du Camp Kassaï soit 19 bâtiments. Cette réhabilitation fait partie de l’initiative en six points du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour mettre notamment un terme à la violence et aux massacres, protéger les civils et assurer l’intégrité territoriale.
A la même occasion, Mme Koyara et M. Ladsous ont posé la première pierre de l’armurerie qui va recevoir, dans le cadre du DDR, les armes qui seront remises par les ex-combattants. M. Ladsous a saisi cette occasion pour évoquer la RSS et plaider en faveur d’une armée inclusive, équilibrée et représentative.
Le Chef du Département des Opérations de Maintien de la Paix a également rencontré le Ministre des Affaires Etrangères, Toussaint Kongo Doudou et celui de la Justice Aristide Sokambi. A tous, il a redit la détermination de la MINUSCA à poursuivre son appui pour accélérer la sortie de crise après s’être réjoui du retour progressif à la vie normale.
«Grâce aux interventions et aux patrouilles conjointes menées par la Police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les forces de sécurité centrafricaines, les activités économiques reprennent», a constaté Hervé Ladsous lors du voyage effectué la veille à Ndélé (Nord-est) et à Bria (Centre-est).
L’un des points majeurs de cette troisième journée marathon aura été les entretiens avec le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya avec lequel il a discuté de l’assistance de la MINUSCA pour la tenue d’élections libres, ouvertes, régulières et transparentes. Il a ensuite visité les locaux que l’Institution partage avec des experts électoraux de la MINUSCA, symbole d’une coopération étroite et quotidienne.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Les boxeurs centrafricains en ordre de batailles pour les JO de Brazzaville

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Les boxeurs centrafricains en ordre de batailles pour les JO de Brazzaville

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 28-04-2015

Samedi 25 avril dernier, la Fédération centrafricaine de boxe que préside Roger Junior Loutomo a organisé un grand championnat de boxe qui s’est déroulé à l’Omnisport de Bangui. Le championnat a regroupé une dizaine de clubs, entre autres Riviera Academy de Thierry Kamach, NEPRO, le club FACA, Bangui 2000, ENERCA de Boali, Fatima, Boeing, Tigre de Pétévo, et ce, dans toutes les catégories confondues.
Selon Junior Loutomo, Président de la Fédération centrafricaine de boxe et organisateur de ce championnat, la rencontre sportive en question s’inscrit dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques (JO) de septembre prochain à Brazzaville. « La ville de Brazzaville accueillera en septembre prochain, les Jeux africains qualificatifs de Rio de Janeiro au Brésil en 2016. Pour cette cause, la Fédération centrafricaine de boxe a reçu du gouvernement, la mission de conduire nos pugilistes, afin de défendre les couleurs de la République. C’est pour cela que j’ai eu ce devoir de soumettre nos athlètes à l’issue duquel les talents seront identifiés afin d’accomplir logiquement cette mission » a-t-il expliqué.
Le ministre de la jeunesse et des sports, Armel Ningatoloum Sayo qui a rehaussé de sa présence cet événement sportif fait part de sa reconnaissance vis-à-vis des organisateurs de la rencontre, mais insiste sur le contexte de cette organisation. « Depuis le déclenchement de la crise qui a secoué notre pays et qui a affecté le cours normal des activités de la boxe, voilà enfin, les boxeurs renoués avec la pratique de leur discipline pour contribuer au développement du sport centrafricain. Je crois qu’il s’agit d’une mission noble qu’ils accompliront avec engagement et constance, en gardant un mot d’ordre à l’esprit : celui de l’ouverture à l’autre. » a fait savoir le membre du gouvernement.
La satisfaction des athlètes et des présidents des clubs a été grande. C’est le cas du Président du club ‘’Riviera Academy’’, Yvon Kamach : « La satisfaction, c’est déjà de voir la relance des activités de le Fédération de boxe et je pense qu’on peut se réjouir étant donné le contexte dans lequel évolue le pays. Aussi, l’autre objet de la satisfaction, c’est de voir les jeunes centrafricains se mobiliser autour sport, en train de prôner les valeurs de paix, d’amitié et de solidarité. Ces spectacles auxquels nous avons assistés démontrent les capacités et les talents qu’ont les jeunes centrafricains dans le pays. » Quant au représentant de la fondation UPCAR, principal bailleur de cet événement, « C’est simplement au vu de toutes ces crises qui se passent dans le pays que la fondation UPCAR a décidé, en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse et des sports pour organiser ce championnat. »
Le championnat qui s’est déroulé dans une ambiance fraternelle est marquée par deux KO.
Rappelons que la société de téléphonie TELECEL-Centrafrique qui a également sponsorisé le championnat a remis dix téléphones portables aux vainqueurs et dix caquettes au perdants.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FOIRE AUX PROJETS QUARTIERS D’AVENIR INITIEE PAR L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

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FOIRE AUX PROJETS QUARTIERS D’AVENIR INITIEE PAR L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-04-2015

 

L’ambassade de France en Centrafrique se propose de financier les différents projets montés par les associations et ONG nationales. Une foire dénommée Foire aux projets quartiers d’avenir, une initiative de l’ambassade de France, a été organisée le 25 avril 2015 à l’Alliance française de Bangui, à cet effet. Elle vise à aider les habitants de l’agglomération banguissoise à développer leurs quartiers.

La foire à projet permet aux participants d’exposer leur projet sur un stand et d’ouvrir un dialogue avec le public sur les bien fondés de leur démarche tout en écoutant les retours exprimés pour finaliser leurs travaux. Elle permet également au public de faire connaissance avec le tissu associatif centrafricain, et de découvrir les propositions qui sont faites pour le développement économique et social des quartiers de l’agglomération de la capitale centrafricaine. Tous les visiteurs sont invités à voter pour les projets qui leur apparaissent les plus pertinent, et le choix du public sera pris en compte pour la sélection finale.

Entre temps, un appel à projet a été lancé mi-décembre 2014 envers toutes les associations et ONG nationales de Bangui et de son agglomération, avec un accent mis sur les 3è, 4è, 5è et 6è arrondissements. Au terme de cet appel le 30 janvier 2015, l’ambassade de France à Bangui a reçu plus de 370 dossiers de candidature. Une commission de présélection s’est tenue au mois de février dernier pour identifier les idées de projets les plus intéressantes et les plus pertinentes. Ainsi, 53 idées de projet ont été présélectionnées. Les participants présélectionnés ont suivi, pendant trois jours, une formation et des ateliers pratiques pour apprendre à concevoir et présenter un projet selon les critères

La foire aux projets quartiers d’avenir est une initiative de l’ambassade de France en Centrafrique. L’initiative est conduite de manière inclusive avec une étroite implication des autorités locales et une coopération avec les professionnels nationaux et internationaux au développement. La foire quartiers d’avenir est un projet d’avenir car ayant un double objectif. Il s’agit d’abord de financer des microprojets qui aident à l’amélioration concrète et durable des conditions de vie des habitants, dans les domaines de l’enseignement et l’apprentissage, les services socio-sanitaires, l’engagement des jeunes et le développement. Ensuite, renforcer les capacités des associations et ONG nationales et les conseillers pour mieux agir sur le terrain en partenariat avec les partenaires internationaux.

Un comité de sélection paritaire composé de l’ambassade de France, les autorités locales et les partenaires internationaux choisira les projets financés par l’ambassade de France. Ceux-ci pourront commencer dès le mois de juin 2015. Et les projets non sélectionnés seront transmis autres bailleurs de fond. Car d’après Charles Malinas, des projets qui ne seront malheureusement pas sélectionnés auront donc le soutien des autres partenaires internationaux autres que l’ambassade de France.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Le RJDH et la Minusca sensibilisent les populations sur les droits de l’homme et le vote

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Le RJDH et la Minusca sensibilisent les populations sur les droits de l’homme et le vote

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-04-2015

 

Il y a une semaine déjà, le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) avec l’appui de la Minusca est à pied d’œuvre dans un vaste chantier de sensibilisation des populations sur la cohésion sociale, la paix et les droits de l’homme, ainsi qu’au droit de vote. Thierry Khondet est le Coordonnateur du RJDH qui précise le contexte et l’objectif poursuivis par cette campagne de sensibilisation. « Actuellement, le RJDH, en collaboration avec la division Droits de l’homme de la Minusca, nous sommes en train d’organiser une campagne de sensibilisation sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme. Et nous avons choisi, à cet effet, un certain nombre de thématiques qui ont attrait à la paix, la cohésion sociale et au droit de l’homme. C’est pourquoi, nous avons traité du ‘’droit à la vie’’, du ‘’droit au choix de religion’’ et aujourd’hui du ‘’droit au vote’’. Nous voulons, à travers ces différents thèmes, attirer l’attention des populations, comment être de bons citoyens. »
Au fait, depuis une semaine, RJDH mène une vaste campagne de sensibilisation des populations sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme. Thierry Khondet Coordonnateur du RJDH et Maeleine Malebingui animatrice-radio à RJDH en compagnie de cadres de la Minusca ont entretenu les populations sur les questions de droits de l’homme et des élections. Samedi 25 avril dernier, l’équipe du RJDH a été à Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui.
La sensibilisation qui a été, samedi dernier dans sa troisième phase, est marqué par des danses traditionnelles, des débats sur la thématique du jour, les jeux-concours où les gagnants reçoivent des cadeaux comme les postes radio et un match de football. Samedi dernier, l’on était à la demi-finale du football qui s’était jouée sur le terrain de Lakouanga, opposant l’équipe du Bégoua à celle du 2ème arrondissement.
Wilfrid Gadjié est habitant de Lakouanga qui a gagné comme prix un poste-radio après avoir répondu à la question ‘’qu’est-ce que le droit de vote?’’ : « Je ne vois pas seulement le poste radio que j’ai gagné aujourd’hui, mais je suis marqué par l’exemple que le RJDH veut donner aux autres organisations et institutions de la place pour éduquer la population en prélude des votes, afin que les centrafricains fassent un choix objectifs et salutaires lors des prochaines élections. »
Si le 2ème arrondissement a accueilli ce événement, cela a été une satisfaction pour les autorités locales. Apollinaire Yamba Adjoint au maire du 2ème arrondissement « C’est un honneur que le RJDH nous a fait, en choisissant notre arrondissement, jadis localité de la paix et de la cohésion sociale d’abriter cette campagne de sensibilisation qui vient renforcer la cohésion sociale qui a toujours régné ici. Tout de même, nous nous réjouissons des grands enseignements pour le vote que nos populations du 2ème ont reçus aujourd’hui »
La campagne suit son cours à travers la capitale Bangui.

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Bangui Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF A LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA DIASPORA FRANCE AU FORUM DE BANGUI

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF A LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA DIASPORA FRANCE AU FORUM DE BANGUI

Bangui, ( C.O.G.E.C.F ), 27-04-2015

Le samedi vingt cinq avril deux mil quinze, dans la salle de l’association Savoirs et Formation, sise 97-99, rue Stalingrad 93100 Montreuil, s’est tenue une rencontre de la Diaspora de France avec les soutiens de la Coordination Générale des Centrafricains de France (COGECF) et de l’Ambassade de Centrafrique en France.
L’ordre du jour portait notamment sur : Le compte rendu des activités du Représentant de la diaspora à la Commission Préparatoire du Forum de Bangui, Monsieur Guy Simplice KODEGUE. La participation de la diaspora au Forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015. Les participants à la rencontre ont procédé en toute transparence à l’élection des personnalités citées ci- dessous pour participer au Forum National de Bangui au nom de la Diaspora centrafricaine de France. Il s’agit de :
-Monsieur Emmanuel Olivier GABIRAULT pour la Coordination Générale des Centrafricains de France et ACD (Association Centrafrique Demain) ;
-Monsieur Luther- Godfroy GONDJE-DJANAYANG pour la Diaspora Agissante ;
-Monsieur Maxime NANA pour le Groupe du 14 février 2015.
En outre, la diaspora centrafricaine de France, consciente des difficultés financières du Gouvernement de Transition, mue par la volonté de s’impliquer davantage dans la résolution de la profonde crise que traverse le pays et en raison de l’immense richesse tant intellectuelle que technique dont elle dispose, s’engage à prendre en charge les billets d’avion aller et retour de cinq autres personnalités pour participer à ces assises.
A cet effet elle sollicite du comité technique des accréditations nécessaires pour ces cinq personnalités. D’autres points importants adoptés au cours de cette réunion parmi lesquels l’harmonisation de la participation de la délégation de France fera l’objet d’un mémorandum.
L’Assemblée a par ailleurs opté de saisir l’opportunité offerte par le Forum de Bangui regroupant les participants de toutes les composantes de la Diaspora centrafricaine des différents continents pour organiser une rencontre entre elles en vue de créer une structure leur permettant d’apporter de manière unie leur contribution dans la nouvelle refondation du pays. Pour terminer, la Diaspora Centrafricaine lance depuis la de France un vibrant et solennel appel à toutes les forces vives de la Nation afin de tout mettre en oeuvre pour adopter un nouveau contrat social en vue de la refondation de la Nation à l’occasion du Forum National de BANGUI.

Fait à Paris le 25 avril 2015

 

Le Président de la Coordination Générale (COGECF),
Emmanuel Olivier GABIRAULT
Représentant de la Diaspora à la Commission des Centrafricains de France Préparatoire du Forum de Bangui,
Guy Simplice KODEGUE
Pour l’Ambassade de Centrafrique en France,
Le Conseiller Culturel
DESIRE BABOUL