vendredi, mai 1, 2026
Accueil Blog Page 546

Déclaration du Collectif«Touche pas à ma Constitution» relative à la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Collectif-Touche-pas-à-ma-constitution-LOGO-MODIFIÉ.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Déclaration du Collectif«Touche pas à ma Constitution» relative à la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

Considérant que la Charte Constitutionnelle proclame que la personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.

La République reconnaît les Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde.
Considérant que la République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïque et démocratique.
Considérant que la population de la OUAKA est victime des actes de barbarie perpétrés par les ennemis de la Nation.

Au regard de la situation sécuritaire très déplorable que connait la République Centrafricaine, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », membre actif de la société civile, défenseur des Droits de l’Homme déclare ce qui suit :

Face à cette montée en puissance des actes de barbarie ayant de graves conséquences sur les paisibles populations du Centrafrique, le Collectif« Touche pas à ma Constitution » exhorte la Communauté Internationale et les Autorités de la Transition de faire recours auprès des Institutions Judicaires Nationales et Internationales, afin de lancer immédiatement des mandats d’arrêts internationaux à l’égard de tous ceux qui déstabilisent le processus de la paix et la cohésion nationale.
Par ailleurs, pour endiguer définitivement ce type de tragédie malheureusement récurrente sur tout le territoire national, nous invitons vivement les Forces Multinationales en place à faire application des différentes résolutions du Conseil de Sécurité et exhorte par la même occasion la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour reconquérir la paix et la sécurité, gage d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, le Collectif dénonce et condamne avec force les différentes exactions qui ont eu lieu dans la Préfecture de la OUAKA en marge de la visite effectuée par Monsieur Alexandre NGUEDET, Président du Conseil National de la Transition(CNT) et adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Fait à Paris 08. 12. 2014

Le Conseiller Porte- Parole pour l’Europe

SEKODE NDEUGBAYI Chancel

Ampliations:
A son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition , RCA
A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France en RCA,
A son Excellence le Représentant de l’Union Européenne en RCA,
Au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA.

RCA: Pour le général S. Yangongo, ceux qui ont tué des gens, il faut qu’ils répondent devant la justice.

0

Corbeau News Centrafrique: 08-12-2014.

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo
INTERVIEW-EXCLUSIVE DU GÉNÉRAL SYLVESTRE YANGONGO, CANDIDAT INDEPENDANT À LA L’ELECTION PRESIDENTIELLE 2015

 

Dans une interview exclusive accordée à Corbeau News Centrafrique (CNC), le Général des Forces armées centrafricaines , Xavier Sylvestre YANGONGO parle de sa vision pour sortir la République centrafricaine du gouffre.

Corbeau News-Centrafrique(CNC): Bonjour Mon Général!

Général Sylvestre Yangongo(GSY): Bonjour!

CNC: Pouvons-nous vous appeler Mon Général ou Monsieur le président?

GSY: … (Rire)… Il faudrait dire mon général car, présentement, je suis général. Et lorsque je serais président, appelez-moi président.

CNC: Beaucoup des Centrafricains vous connaissent que de nom mais pas professionnellement. Pouvez-vous vous présenter en quelques morts à nos lecteurs?

GSY: Je suis Sylvestre Yangongo, général de corps d’armée centrafricaine. Je suis le neveu de Barthélémy Boganda, le président fondateur de la République centrafricaine. Et je suis connu dans le pays pour avoir exercé longtemps d’abord dans l’armée centrafricaine. Puis j’ai été plusieurs fois ministre à la défense au gouvernement. De 1981 jusqu’au, j’étais ministre en charge de la défense au temps de l’ancien général André Kolingba. J’étais ministre des travaux publics, ministre garde des Sceaux, ministre de la santé publique, ministre des affaires sociales. Puis sous l’ancien président Ange Félix Patassé, j’étais ministre chargé de la défense nationale et conseiller à la présidence chargé de l’armée nationale. Sous l’ancien président François Bozizé, j’étais d’abord ministre conseiller à la jeunesse pionnière nationale, en suite ministre en charge de DDR. Ce qui m’a permis de désarmer les 12 000 combattants dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Et c’est à ce titre que je suis connu pour avoir parcouru toute la RCA. J’ai fait tout le tour du pays pour pouvoir équiper les différents Centres de santé. En ma qualité de militaire, j’ai été également sur le terrain.

CNC: Il y’a quelques semaines, vous avez déclaré que vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle. Alors, qu’est-ce qui vous a poussé à postuler pour la prochaine présidentielle de 2015?

GSY: Je crois que je suis parmi les premiers à être déclaré candidat à la présidentielle 2015 depuis le mois d’avril dernier. C’est à l’appel de mon peuple, de la jeunesse centrafricaine et surtout de cette population qui a beaucoup souffert. Et je suis inondé par des gens qui sont venus me voir pour me demander de poser ma candidature afin de gérer ce pays permettant de retrouver la paix. Voilà ce qui m’a amené à me présenter candidat aux élections présidentielles.

CNC: Seriez-vous candidat sous la bannière du parti politique?

GSY: Comme je l’ai déclaré tout au début et jusqu’aujourd’hui, je suis candidat indépendant.

CNC: Étant un Officier Général de Forces Armées Centrafricaines (FACA), serait-il possible d’être candidat à une élection politique étant un soldat de l’armée nationale?

GSY: Je me jouis de mes droits civiques. Vous savez, le devoir civique, c’est comme tout autre citoyen centrafricain. Quand vous avez rempli vos devoir de citoyen avec vos droits civiques, vous pouvez aller aux élections présidentielles comme législatives. Et donc j’ai rempli les conditions pour me présenter à l’élection présidentielle.

CNC: Avez-vous déjà un projet de société à proposer aux centrafricains?

GSY: Bien sûr! J’ai un projet de société à proposer au peuple centrafricain. Ce projet est largement diffusé sur mon site internet ( www.xsyang.com) et largement diffusé à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il y a aussi de profession de fois sur les documents distribués.

CNC: Mon Général, étant un officier de notre armée, comment peut-on expliquer le silence total des officiers de notre armée pendant plusieurs mois voir années alors que la Séléka et les Anti-Balaka trainaient les centrafricains dans la boue?

GSY: C’est une question pertinente et intéressante. L’armée centrafricaine était la meilleure de la sous-région. Et la plupart de nos voisins prenaient l’exemple sur l’armée centrafricaine. A une certaine date, j’ai eu à dire à dire, lors de dialogue national, que lorsqu’une armée est politisée c’est qu’elle est fragilisée. Voilà cette armée qui a de bouclier d’une nation, c’est ce qu’on appelle outil militaire, mais malheureusement n’a pas jouer son rôle compte tenu de moyen. Notre armée n’était pas équipée. Nous avons des hommes bien formés. Certes, mais on fait la guerre avec le moyen, le matériel, donc avec l’armement, la munition, la nourriture et avec le médicament. Mais n’y a rien. Nous avons une armée d’au moins 10 000 militaires qui joue son rôle traditionnel de défense de territoire national. Mais là, les Séléka sont venus de l’extérieur, soutenus par l’extérieur, ont surpris nos militaires. Voilà pourquoi ils sont venus occuper le pays. Et aujourd’hui l’armée centrafricaine est en difficulté. Mais en cette période de transition que l’armée devrait se reconstituer au fur et à mesure pour qu’après la transition l’armée puisse être mise en place. Malheureusement personne ne s’en occupe. Et malheureusement les différentes résolutions de l’ONU sont mal interprétées. Quand on parle de l’embargo sur les armes, ça ne concerne pas l’armée nationale mais plutôt les groupes de rébellion. Une armée nationale ne peut pas mise sous l’embargo. Parce que l’armée nationale est l’outil de la souveraineté. Notre armée a été négligée. Les militaires sont là, ils observent mais ils n’ont pas d’outils pour travailler. Et voilà les bandits armés continuent donc à être les maîtres du terrain.

CNC: Lancien Président Ange Félix Patassé (Paix à son Ames) disait souvent quon ne gagne jamais une élection présidentielle sans se rendre dans les villages et villes des provinces. À quand comptez-vous sillonner les provinces?

GSY: Aujourd’hui nos comités de soutien sont déjà placés dans les 15 préfectures sur 16 de la République centrafricaine. Moi-même, je me rends sur le terrain. Ma coordination travaille également et je peux vous dire que nous avons des comités de soutien dans les pays limitrophes travaillent ardemment. Donc nous sommes aussi dans les villages, les communes, les préfectures et dans les villes. Nous avons aussi plus de 350 comités de soutien à Bangui. Ça veut dire qu’on ne dort pas, on travaille. Et quand on va aux élections, il faut travailler. De surcroît, beaucoup de compatriotes sont venus de différents coins du pays me voir pour travailler avec nous.

CNC: Avez-vous déjà une équipe de campagne ou de soutien?

GSY: Nous avons des équipes de soutien, nous avons aussi une coordination qui travaillent. Et même notre siège se trouve en face du lycée de Fatima, et quand il a eu l’évènement de Fatima, notre équipe s’est repliée dans mon villa où nous travaillons en ce moment.

CNC: Et si jamais vous êtes élu président l’année prochaine, quelle est votre priorité des priorités pour la Centrafrique?

GSY: Notre priorité des priorités sont d’abord les 5 verbes de Barthélémy Boganda. C’est nourrir, loger, vêtir, instruire, et soigner. Et à cela, j’ajoute la sécurité. Aujourd’hui les Centrafricains ont besoin d’être nourri. Parce qu’ils sont dans des sites partout dans le pays. Ils ont perdu leurs plantations et tout. Et donc il faut ré lancer l’économie du pays, n’est-ce pas. Ils construire des logements, des HLM pour les loger. Et l’État a droit de le faire, c’est son droit le plus absolu. Puis envoyer les enfants à l’école, à l’Université et que tout le monde ait l’accès aux soins médicaux. Nous avons un programme large.

CNC: Mon général, abordons les sujets qui font l’actualité au sein de la classe politique centrafricaine. Premièrement le dialogue national qui se serait tenu le mois de janvier 2015 à Bangui, qu’en pensez-vous?

GSY: J’ai eu la chance de participer aux dialogues dans ce pays. Le dialogue national, je suis l’un des acteurs, du côté de comité préparatoire et du côté sécuritaire. Les dialogues, c’est vrai. Je crois que dans un pays de droit et de la démocratie, il faut que les gens se retrouvent pour discuter et échanger. Mais il ne faut pas aller au dialogue pour qu’à la fin de ce dialogue là qu’on dise que non, il faut pardonner les gens. Je crois, c’est ce que les gens cherchent. Il faut amnistier les gens. Il y a eu beaucoup de mort dans ce pays. Combien de personnes sont massacrées? Alors qu’au cours du dernier dialogue on s’est pardonné.

CNC: Ces derniers temps, les groupes armés actifs en Centrafrique (Anti-Balaka et Seleka) ont transformé leurs mouvements armés en mouvement politique pour se présenter aux élections, quelle lecture en faites-vous?

GSY: On vient dans un pays, on tire sur tout le monde, on détruit tout, on pille la population, on ridiculise le peuple réduit en néant et demain on reviendra encore le commander. On commande les vivants et non les morts. Ceux qui ont tué des gens, il faut qu’ils répondent devant la justice. En RDC, les gens qui ont commis de crimes sont aujourd’hui devant la CPI. Mais pourquoi pas en Centrafrique? Ici on caresse les criminels, ils sont là ils se déplacent librement. De surcroît ceux qui ont détourné beaucoup d’argent, c’est encore un crime économique. Et ils vont encore aux élections pour narguer les Centrafricains.

CNC: Que direz-vous du code électoral qui a déjà pris un mauvais départ?

GSY: Effectivement, le code électoral a pris un mauvais départ c’est parce qu’ils ont mis la charrue avant le bœuf. C’est à partir de la constitution d’un pays qu’on doit élaborer le code électoral. L’on ne peut pas revoir le découpage électoral après la mise en place du code électoral. Je crois que, compte tenu de ce que nous avons vécu, les Centrafricains ont beaucoup souffert. Il faut donc prendre des dis positions pour qu’on aille aux élections apaisées pour que la vie reprenne.

CNC: Une dernière question, vous qui êtes un candidat indépendant à l’élection présidentielle du juin 2015, croirez-vous à la tenue effective des élections en cette date?

GSY: Nous sommes prêts pour aller aux élections. Mais il faudrait que les dispositions sécuritaires soient prises au préalable. D’aucun dit que c’est parce que nous avons les Nations unies les choses aillent sur la roulette. Même si on a 100 000 militaires mais ne mettra pas chaque militaire devant chaque bureau de vote. Il faudrait aussi que les dispositions administratives soient prises pour éviter le bourrage d’urne.

 

CNC: Mon Général, Merci d’accepter notre interview.

GSY: C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par: Éric NGABA pour Corbeau News Centrafrique (CNC).

Lu ailleurs: Un Antonov russe affrêté par la France, en route de Bangui vers N’Djamena, bloqué au Nigeria

0

Ouest France / Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.

 

effets militaires français bloqués à l'aéroport de Kano au Nigéria
effets militaires français bloqués à l’aéroport de Kano au Nigéria

Un Antonov russe affrêté par la France, en route de Bangui vers N’Djamena, bloqué au Nigeria

 

Un avion russe transportant une cargaison militaire française a été (et est encore en cette fin de dimanche après-midi) retenu à l’aéroport de la ville nigériane de Kano.

Selon des médias locaux reprenant une déclaration officielle nigériane publiée samedi après midi, “des enquêteurs militaires ont trouvé une cachette énorme d’armes et un hélicoptère mis à l’intérieur de l’avion-cargo”.

L’avion, un AN-124, avait décollé de Bangui et était en route pour le Tchad, comme l’a confirmé l’état-major des armées. Mais cet avion a dû se dérouter, apparemment à court de fuel, et s’est posé à Kano, au grand dam des autorités locales.

A bord, effectivement, de l’équipement militaire dont deux hélicoptères Gazelle et des caisses estampillées “Esterel” (voir ci-dessous la photo du Premium Time sur le fil Twitter de Mansur295):

Ouest France

Élection 2015 en Centrafrique : le rendez-vous de la vérité

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Élections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Élections en Centrafrique

Élections 2015 en Centrafrique : le rendez-vous de la vérité

 
Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.  En lice, ils sont déjà plus d’une quarantaine de candidats à vouloir briguer un mandat à la magistrature suprême  à la future présidentielle de 2015 qui s’annonce chaudement pour une élection libre, transparente et crédible dans un pays qui a vécu un drame humain sans précédent  et dont la plaie est encore au cœur des centrafricains et la  douleur très fraîche. Bien pléthorique la liste des candidats, on s’apprête à voir des jeux de cirque avec des acteurs de tout bord que je me permets de classer en trois catégories pour une élection présidentielle digne de ce nom attendue dans un pays où le nombre d’électeurs est bien étriqué.
 
La première catégorie est celle des véritables guerriers pour qui, résoudre une équation politique pour atteindre son objectif, l’unique solution est de prendre l’arme pour assouvir sa soif. Des antidémocrates bien entendu en face de nous dans la peau du loup. La seconde est le groupe des ministres rebelles selon les informations  recueillies depuis un certain temps, qui n’ont jamais pris l’arme mais sont des spécialistes de coup bas qu’on a eu à recenser durant le régime Bozizé même au de-là, qui a connu de nombreuses péripéties jusqu’à la chute dudit régime. Ils ont contribué à la chute du président déchu le 24 mars 2013. Ceux-là étaient autour de plusieurs tables garnies. Ils reviennent solliciter les voix du peuple centrafricain puisque eux, ils sont connus pour leur boulimie. Ils ne sont jamais rassasiés. De surcroît  connus pour la prédation et des détournements des deniers publics mais ne sont jamais punis parce que l’impunité est le mode de fonctionnement des régimes qui se sont succédés ces dernières années de crises et qu’il n’existe pas une Commission de la Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) en Centrafrique comme ça se passe dans d’autres pays africains. Et la dernière catégorie, c’est-à-dire la troisième, est celle des nouveaux nés dans la politique qui ont des ambitions titanesques pour assainir le paysage politique centrafricain devenu trop sale et nauséabond comme du chiffon qu’il faut jeter à la poubelle et en acheter un autre pour usage, en faisant des réformes salutaires des institutions dégradées, insuffler un dynamisme au sein de la société centrafricaine débouchant à un véritable développement du pays. C’est peut-être dans cette catégorie de candidats que les centrafricains s’ils ont muri leur réflexion, après toute cette période d’enfer, iront aux urnes choisir leur nouveau président de la République en toute âme et conscience. Les temps sont révolus pour regarder les billets de banque pendant les campagnes électorales, en langue nationale le sango ( yongoro nguinza ), ni du sucre, ni du café, ni du sel ou soit du tee-shirt et on en passe. Si tous ces candidats ont la conscience nationale, l’esprit du patriotisme et de la solidarité prônée par Barthélémy BOGANDA le président fondateur de la République centrafricaine et de certains hommes d’Etat africains comme le président camerounais Paul BIYA et le Secrétaire Général sortant de l’OIF, ancien président sénégalais, Abdou DIOUF, lors du dernier sommet de la Francophonie, on ne se retrouverait pas devant une si longue brochette des candidats, très difficile même à porter pour en tirer le bon morceau.
 
Je me souviens de la tenue du Dialogue Politique Nationale, je précise bien Dialogue Politique Nationale tenu en 2003 et non le dernier Dialogue Politique Inclusif sous le règne de Bozizé. Un participant au sein de notre commission chargée de la problématique politique et de la bonne gouvernance avait proposé, pour la bonne marche de notre jeune démocratie, que les partis politiques centrafricains se regroupent en deux blocs à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. C’est-à-dire, la famille politique des républicains et celle des démocrates, afin de rendre nos institutions fortes et dynamiques. Cette proposition a été balayée du revers de main en plénière en quelques fractions de secondes. Cela démontre aujourd’hui en quoi nous avons la palme d’or de l’individualisme et de la chefferie de l’autre époque où on est seul maître à bord et on règne. C’est un exemple type et propre au centrafricain qu’on a vu sur l’ancien président François Bozizé et qui l’a conduit à la dérive. Puisque nous sommes en démocratie, on ne peut que critiquer et laisser les choses couler toutes seules comme le fleuve de l’Oubangui et l’on verra où ça va chuter.
 
On voit, à travers cette longue liste, des bilans négatifs des régimes qui ont géré le pays pendant des années et laissé plusieurs mois d’arriérés des salaires sans payer les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que ses pensionnaires, sur le plan socioéconomique, des bilans diaboliques réalisés par des régimes qui ont massacré l’économie du pays et versé abondamment le sang des centrafricains. Dans cette liste, il y a très peu des gens à qui on peut faire confiance. Le peuple centrafricain n’est  pas dupe. Les centrafricains connaissent très bien les leaders politiques et encore mieux après cette crise qu’ils ont vécu. C’est à eux les adultes qui ont déjà participé à cet exercice électoral d’informer les jeunes qui viennent d’avoir l’âge d’aller voter et qui ils doivent voter, lesquels sont patriotes et ont la capacité de leur assurer d’ici demain une vie meilleure  pour leur avenir. Également à eux, d’attirer l’attention de nos vieilles mamans et nos vieux papas qui ont souffert durant les crises et qui continuent en être victimes.
Quelle stratégie mettront-ils en place chacun et chacune d’entre eux pour conquérir les électeurs et les captiver pour qu’ils votent avec confiance pour le choix de leur candidat préféré, lequel ou laquelle ne va pas les décevoir  à l’avenir? Et le plus important des problèmes se situe au niveau des programmes des candidats qu’on a vu pendant plusieurs échéances électorales passées, il n’y avait rien de réaliste qui convainc le peuple centrafricain. Après élections présidentielle et législatives, à chaque régime les mêmes problèmes reviennent et les dirigeants sont incapables de les résoudre pour satisfaire le peuple centrafricain. La salle de cinéma du palais de la Renaissance est devenue l’Arbre à palabre où le président court souvent pour faire appel à la trompette sur les ondes et réunir toutes les forces vives de la nation afin de débattre pour  trouver des solutions aux problèmes qui minent la société comme si on ne se prépare pas en conséquence avant d’être aux commandes.

En effet, ce qui est important aujourd’hui c’est le programme de chaque candidat. Hormis les deux priorités du peuple citées ci-dessus, quelles sont les priorités des candidats en lice? Comment chacune ou chacun compte gérer le pays pour ne pas qu’il y ait des pleurs, la déception, l’émoi après cette fameuse transition ?
 
Nous estimons que pendant les futures campagnes électorales, le peuple centrafricain n’écoutera pas des insanités, des querelles fratricides et de réflexions népotistes que d’aucuns ont commencé sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’armes circulent dans le pays et les détenteurs qui sont les éléments de séléka et d’antibalaka ne sont pas encore désarmés. Donc, il faut éviter des affrontements physiques. C’est à travers ces futures opérations électorales que le monde entier qui nous suit va nous juger si nous sommes restés un peu des hommes civilisés puisque les groupes armés qui sont les séléka et les antibalaka transformés en parti politique pour la cause sans être désarmés ont terni l’image du peuple centrafricain et de la République.
C’est de bonne guerre. Bonne chance à toutes et à tous !
journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel
Pierre INZA

Centrafrique: Les pèlerins de Ngoukomba 2014 défient l’insécurité à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Mgr-Nzapalainga-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mgr Nzapalainga à Bangui
Mgr Nzapalainga à Ngoukomba, Bangui. ©2014CNC

Les pèlerins de Ngoukomba 2014 défient l’insécurité à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 07-12-2014.  Du 5 au 6 décembre 2014, a eu lieu à Ngoukomba, Pk 26 sur l’axe Darmara, le traditionnel pèlerinage de l’église catholique. Le contexte sécuritaire a failli, comme en 2013, boycotter ce rendez-vous ; mais l’espérance de la foi l’a emporté sur la peur d’attaques des groupes armés toujours incontrôlés dans le pays en général et sur le tronçon Bangui-Damara en particulier. L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné NZapalainga a dit la messe de bénédiction finale, alors le Premier ministre Mahamat Kamoun et quelques membres de son gouvernement et l’Imam Kobine Layama Président de la Communauté islamique de Centrafrique, ainsi que bien d’autres personnalités ont rehaussé de leur présence l’événement.

L’insécurité généralisée en Centrafrique n’a pas empêché les milliers de centrafricains, chrétiens catholiques en première ligne, mais aussi chrétiens des différentes églises protestantes, des animistes, etc. qui ont pris d’assaut le Sanctuaire marial de Ngoukomba les vendredi et samedi derniers pour ce pèlerinage. Quelques dispositions sécuritaires prises par la Minusca avec des blindés, des véhicules 4X4 à leurs bords des troupes n’ont fait que galvaniser ces pèlerins en ce qui concerne leur sécurité. Si l’afflux des populations a commencé depuis vendredi matin, voire jeudi soir pour certains, c’est finalement le soir du vendredi que les choses sérieuses ont commencé avec l’ouverture de la prière en présence de Mgr Dieudonné Nzapalainga qui s’est ensuite retiré pour ne revenir le lendemain samedi pour la prière finale.

Entretemps, toute la nuit du vendredi où la prière a été au top niveau, deux importants enseignements bibliques ont été donnés et respectivement animés le Père Patrick Mbea et l’Abbé Dieu-Béni Yassigao. Les questions de la paix, de la tolérance, du pardon et de l’amour ont dominé les sous-thèmes développés par ces prêtres. Le tout enveloppé dans une ambiance de louange et d’adoration tenue par les Pères Marque Belikass et Iréné Poutabalé jusqu’au petit matin.

Le grand message de Nzapalainga

les chrétiens catholiques sur le lieu de prière de Ngoukomba
les chrétiens catholiques sur le lieu de prière de Ngoukomba. ©2014CNC

Le grand jour, notamment le samedi a été marqué par la grande messe de bénédiction finale dite par l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Le clou de son message s’est résumé dans la question que Dieu a posée à Adam et Eve après leur désobéissance – question tirée du Livre de Genèse au chapitre 3, les versets 9 à 15 puis 20 : « Adam, où es-tu ? » De cette question, l’Archevêque a développé que les bourreaux et les victimes de la crise centrafricaine sont aujourd’hui égarés et errent dans la nature ou se cachent pour se dévier de leurs actes ou de leur responsabilité. Et, à en croire Nzapalainga, c’est à ceux-là que Dieu a posé la question. « Toi qui te cache derrière le péché et la honte qui te dévorent, où es-tu ? Le Seigneur te regarde ; Toi jeune qu’on a armé, drogué, envoyé pour voler, tuer, brûler les villages, où es-tu ? Sort de là où tu es, dépose ton arme, reprend le chemin des études pour te construire et participer au développement de la Centrafrique ; Toi, chef de milice qui manipule, t’enrichit sur le dos des pauvres en semant la peur, la mort et la désolation, où es-tu ? Sort des milices, vient faire acte de contrition pour te réconcilier avec ta communauté, afin de retrouver la paix du cœur et de l’âme ; Toi, mère ou sœur qui entretien le feu de la confrontation armée par tes mensonges et tes incitations à la haine et à la division, où es-tu ? Sort de ta colère, de ton désir de vengeance pour dire désormais, un mot de paix, de pardon et de réconciliation ; Toi, le politicien qui te cache derrière le prétexte d’une crise prétendue religieuse pour assouvir ton désir de vengeance personnelle et conquérir le pouvoir par la violence, où es-tu ? Sort de là, revoie ton projet politique et ton engagement pour un mieux-être de ce peuple ; Toi, le fournisseur des armes qui te cache derrière les groupes armés pour te positionner et avoir les parts de marchés, où es-tu ? Le Seigneur vient te chercher, comme Adam et Eve pour t’aider à vivre en harmonie avec les hommes, à grandir en humanité. » a déclaré l’Archevêque dans son homélie.

Ngoukomba 2014, un véritable soulagement pour le pèlerins

L’intervention de l’Archevêque qui correspond à s’y méprendre à un message individuel adressé à tous les acteurs de la crise centrafricaine a été à la hauteur des attentes des milliers de gens qui se sont rassemblée sous la grotte de Marie à Ngoukomba. En témoignent les interminables séquences d’applaudissements qui entrecoupaient l’homélie de Nzapalainga.

« Nous sommes venus ici, chercher la grâce de Dieu » a confié Roger Bendo un pèlerin croisé sur le site qui s’est réjoui du courage dont fait montre les pèlerins de cette année. « C’est vrai que nous avons été inquiets au départ pour venir ici. Les Anti-balaka sont tout le long de la voie qui mène ici, et aussi nous craignons que des Séléka viennent commettre des dégâts. Mais, par la grâce de Dieu, tout s’est bien passé. Nous avons prié dans la tranquillité notre Dieu sur le sort de notre pays pour que la paix revienne en RCA. » a ajouté Ochrist Benga.

Somme toute, au-delà d’une simple réussite de ce grand événement qui dépasse le plus souvent le cadre de l’église catholique de Bangui où prennent part musulmans, animistes, baptistes, etc. c’était un pari gagné de la foi chrétienne. Puisque jusqu’à zéro heure-près, d’aucuns ne croyaient en l’effectivité de la tenue du pèlerinage de cette année du fait de la persistance de l’insécurité, d’abord au niveau de Bangui et plus grave encore sur un site isolé à quelques 26 km de la capitale.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

BANGUI : HOMMAGE À PACÔME PABANDJI, HERO DU PRIX RORY-PECK AWARD 2014

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/PACÔME-PABANDJI.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PACÔME PABANDJI

HOMMAGE À PACÔME PABANDJI, HERO DU PRIX RORY-PECK AWARD 2014

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 07-12-2014.  La crise centrafricaine a été longtemps dans l’oubliette de la communauté internationale pendant que tous les yeux du monde étaient braqués sur la crise syrienne et ukrainienne. Pendant que les Centrafricains s’entretuaient et s’entretuent avec des armes de toute nature mais Pacôme Pabandji, lui Photojournaliste, n’a que sa caméra pour que le drame dans son pays ne passe inaperçue sous les yeux de la Communauté internationale.

Pacôme Pabandji, Journaliste centrafricain Reporter d’Image (JRI), a eu la récompense du fruit de sa détermination ayant branché les yeux du monde sur le drame centrafricain à travers sa caméra. Il a été désigné le lauréat du prestigieux prix international “Rory Peck awards” le 19 novembre 2014, à Londres la capitale anglaise. Un prix qu’il a dédié à son amie Photojournaliste, Camille Lepage assassiné en mois de mai dans l’ouest de la République centrafricaine en plein exercice dans la région.

Dans un point de presse animé, le samedi 6 décembre 20014, à la patissérie Grand Café à Bangui, le Lauréat du prix Rory Peck, Pacôme Pabandji a expliqué ce qui lui a valu de remporter le prestigieux prix international.

Ce prix a témoigné la reconnaissance du monde face au drame centrafricain à travers ma Caméra, mes risques et mon courage“, s’est exclamé le lauréat du prix Rory Peck awards 2014, Pacôme Pabadji.

Selon les explications du Lauréat, ils étaient trois (3) Journalistes à travers le monde à être retenu pour ce prestigieux prix, dont une Journaliste américaine, l’autre Ukrainien et lui Pacôme Pabandji Journaliste centrafricain reporter d’image. Mais ce dernier a été désigné héro de ce prix par entre autre son impartialité dans la couverture médiatique sur le drame en cours dans son pays, son engagement à rester dans son pays pour couvrir ce drame en toute indépendance.

Mais de retour au Bercail, les siens ne lui sont pas reconnaissant

Les Centrafricains ne peuvent s’empêcher de se réjouir de l’abnégation ayant exprimé le succès de leur compatriote, Pacôme Pabandji dévoué à témoigner, à travers sa caméra, l’agonie de la population centrafricaine sur la scène internationale en dépit de la crise qui a conduit le pays dans le gouffre. De retour à Bangui après avoir remporté le prix Rory Peck awards à Londres, Pacôme Pabandji n’a toute fois reçu aucune félicitation des autorités de son pays qui lui ont montré vivement leur ingratitude. Aucun geste, dit-il, de la part des autorités du pays ne lui a été fait. Or les deux perdants ayant retenu pour ce prix, ont été, selon Pacôme Pabandji, honorés par les gouvernements de leurs pays. Hélas! L’ingratitude est centrafricaine, a dit un Chanteur centrafricain. il a reçu du ministre de la communication de son pays, une lettre de félicitation. Toute fois, il a souligné les difficultés rencontrées une fois de retour à Bangui.

” J’ai éprouvé beaucoup de difficultés, mais la violenté dépasse les difficultés, a fait savoir le Lauréat.

À ses confrères, Pacôme Pabandji a saisi l’occasion pour interpeller ses confrères Journalistes centrafricains d’exercer leur métier en toute impartialité et avec courage même dans les moments difficiles.

Bangui / Éric Ngaba / ©CNC

CENTRAFRIQUE : ALEXANDRE FERDINAND NGUENDE REAGIT SUITE À L’ASSASSINAT DE SON GARDE CORPS À BAMBARI

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Alexandre-nguendet-le-Président-du-CNT-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alexandre nguendet, le Président du CNT Centrafrique
Alexandre Nguendet, le Président du CNT Centrafrique

ALEXANDRE FERDINAND NGUENDE REAGIT SUITE À L’ASSASSINAT DE SON GARDE CORPS À Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.  Suite aux derniers événements dans la ville de Bambari, préfecture de la Ouaka, ayant conduit à l’assassinat d’un de ses gardes-corps, le président du Conseil national de Transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendé a réagit tout en prenant de mesures rigoureuses à l’encontre des auteurs de troubles. Le patron du CNT a d’abord pointé du doigts les forces internationales de n’avoir pas appliqué correctement leur mandat. Une réaction exprimée lors d’une conférence de presse qu’il a animée, le 05 décembre passé à Bangui.

La ville de Bambari est devenue un véritable champ de bataille où s’affrontent non seulement des groupes armés, mais une zone d’insécurité où les éléments des éléments de fraction rebelle dispose de droit de vie et de mort sur les paisibles populations. Les fores internationales et les éléments de la mission sangaris n’exécuteraient pas corresctement leur mandat puisqu’ils laissent circuler et assistent aux forfaits des bandes armées. Je vous informe que la ville de Bambari est sous l’emprise de deux groupes armés. D’un côté, les hommes majoritairement des peuhls de monsieur Ali Ndaras, originaire du Niger ne parlant ni le Sangö ni le français. De l’autre,’des éléments de l’ex seleka dirigés par monsieur Joseph Zoundeko dont l’un des équipiers monsieur Hassan Grebane a ssassiné froidement l’un de mes gardes corps“, a fait savoir Alexandre Ferdinand Nguendé, président du CNT.

Par ailleurs, le président du CNT a demandé le départ sans condition du chef de guerre, Ali Ndaras qu’il a qualifié d’un sujet nigérien sur le territoire centrafricain. Il a, en outre, exigé la nomination d’un niveau préfet au poste de l’actuel préfet de la région le jugeant de mèche avec les groupes armés de la région de Bambari.

Les mesures d’urgence qu’il faut prendre, à mon avis, sont les suivantes: la nomination immédiate d’un officier supérieur de l’armée régulière au poste de préfet pour qu’il assure la présence de l’Etat; l’expulsion immédiate et sans condition du territoire national de monsieur Ali Ndaras, sujet nigérien; la relocalisation de l’ex seleka dans une autre région en attendant la tenue du dialogue de réconciliation nationale pour éviter la tragédie que vivent au quotidien nos concitoyens de cette préfecture“, a-t’il martelé.

Toute fois, Alexandre Ferdinand Nguendé a insisté sur la question du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) comme, dit-il, le retour de la sécurité.

Le 1er décembre 2014, l’équipe de mission précurseur du président du CNT a été prise à parti par les éléments de l’ex seleka à Bambari occasionnant la mort d’environ 5 personne dont l’un de ses gardes corps.

Bangui/ Eric NGABA /CorbeauNews

Centrafrique: Alexandre Nguendet exige la relocalisation de l’état-major de Bambari

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Ferdinand-Alexandre-Nguendet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ferdinand Alexandre Nguendet
Ferdinand Alexandre Nguendet

Alexandre Nguendet exige la relocalisation de l’état-major de Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC):    07-12-2014.   Les 3 et 4 décembre 2014, le Président du conseil national de transition (CNT) Ferdinand Alexandre Nguendet a effectué une mission à Bambari dans la Ouaka – localité dont il est le représentant au CNT. De cette mission d’évaluation de la situation actuelle à Bambari, c’est un véritable cauchemar que Nguendet a vécu. D’ailleurs, la mission précurseur qui devrait préparer sa venue dans cette ville a été sauvagement agressée par les rebelles de la Séléka qui ont abattu froidement un de ses gardes rapprochées. La mission même de Nguendet s’est déroulée dans un contexte très tendu.

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée vendredi 5 décembre, au siège du parlement provisoire, Nguendet, du retour de Bambari présente la situation : « Le constat qui s’impose à l’occasion de ce bref séjour est que la ville de Bambari est devenue un véritable champ de bataille où s’affrontent, non seulement des groupes armés, mais une zone d’insécurité où les éléments des factions rebelles disposent du droit de vie ou de mort sur les paisibles populations, malgré la présence des forces internationales. » a-t-il fait constater. Et d’ajouter, « Aux dires des habitants de cette localité, les forces internationales et les éléments de la mission SANGARIS n’exécuteraient pas correctement leur mandat puisqu’ils laissent circuler et assistent aux forfaits des bandes armées. »

Selon le détail du Représentant de la préfecture de la Ouaka au CNT, « la ville de Bambari est sous l’emprise de deux (2) groups armés : – D’un côté, les hommes, majoritairement des peuls de Monsieur Ali Darras, d’origine nigérienne ne parlant ni le sango, ni le français encore moins les langues de la localité, lourdement armés par des forces connues selon les informations en notre possession. – De l’autre, les éléments de l’ex séléka dirigés Monsieur Zoundeko dont l’un des équipiers, Monsieur Assan Ngrembaye, a assassiné froidement le mardi 2 décembre 2014, un de mes gardes du corps le Sergent-Chef Nzango Simplice Landry alors qu’il se trouvait dans l’équipe de la mission précurseur de ma venue dans la localité. La population civile se trouve ainsi abandonnée à la merci de ces criminels sans foi ni loi qui bénéficient de la complicité du Préfet en poste qui est, en réalité, un suppôt des forces nuisibles en présence. »

Ferdinand Alexandre Nguendet  président du CNT
Ferdinand Alexandre Nguendet président du CNT

Face à ce tableau grave et inquiétant, Nguendet a été catégorique. D’ailleurs, c’est avec le cœur serré qu’il a exigé ce qu’il a appelé des mesures urgentes, en vue de sauver la situation à Bambari : « – La nomination d’un officier supérieur de l’armée régulière au poste de préfet pour qu’il assure la présence de l’Etat; – L’expulsion immédiate et sans condition du territoire national de Monsieur Ali DARRAS, sujet nigérien ; – La relocalisation de l’ex séléka dans une autre région en attendant la tenue du dialogue de réconciliation nationale pour éviter la tragédie que vit au quotidien nos concitoyens de cette préfecture. »

Puisque la Séléka a témoigné de sa réticence au déploiement de l’administration de l’Etat dans toutes les zones sous son contrôle, le Président du CNT a proposé pour les autres régions « – une approche de sécurisation région par région doit être envisagée par le Gouvernement en partenariat avec la communauté internationale afin de faciliter le retour des représentants de l’Etat et la pacification des dites régions. »

En somme, la restauration de l’autorité de l’Etat ne saurait passée sans la réhabilitation et la mise en fonction des forces armées centrafricaines (FACA). Parce que c’est devant les forces étrangères que l’Etat a peiné voire a été renvoyé de l’arrière-pays par les groupes armés non conventionnelles sensées être neutralisées par ces forces internationales.

Bangui / Fred Krock / © Corbeau News Centrafrique

Centrafrique : Ban Ki-moon rencontre la présidente de la transition à New York

0

Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014, 03h37.

Samba-Panza et Ban-Kimon

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi à New York la présidente de la transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, alors que la situation dans le pays reste fragile.

“Ils ont noté que, malgré quelques progrès, la situation humanitaire sécuritaire reste fragile et la présidente Samba-Panza a exprimé ses regrets pour les pertes dont a souffert la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) en octobre”, a précisé le porte-parole de M. Ban dans un communiqué.

Le 9 octobre, un convoi de l’ONU avait été attaqué par des hommes armés non identifiés dans la capitale centrafricaine Bangui, causant la mort d’un Casque bleu et en blessant huit autres.

M. Ban et Mme Samba-Panza ont convenu qu’il fallait faire des progrès rapidement vers un processus politique inclusif. Le chef de l’ONU s’est félicité de l’annonce de l’organisation du Forum de Bangui dès que possible l’an prochain et de la volonté d’achever le processus électoral avant août 2015.

Il y a un an, Bangui était capturée par les anti-Balaka, une milice chrétienne, entraînant le déplacement d’un demi-million de personnes et de nombreux morts parmi les civils.

La Coordonnatrice humanitaire principale dans le pays, Claire Bourgeois, a rappelé vendredi que ces affrontements ont laissé des blessures profondes au sein des communautés qui ont encore du mal à vivre côte à côte aujourd’hui.

Pour sa part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rappelé que plus de 850.000 personnes sont toujours déracinées aujourd’hui et plus de 2,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire.

Parmi ces déracinés, plus de 187.000 ont fui dans les pays voisins l’an dernier, portant le nombre total de réfugiés centrafricains dans la région à plus de 420.000, principalement au Cameroun et au Tchad. Il y a également toujours environ 430.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

 

©Xinhua

Centrafrique: les événements de Bambari, Communiqué de presse de l’Ex-séléka

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Porte-parole-de-lEx-séléka-à-Paris-a-été-violement-agressé-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Porte parole de l'Ex-séléka à Paris a été violement agressé

Centrafrique: les événements de Bambari, l’Ex-séléka communique

Union pour  la paix en Centrafrique (UPC)

Communiqué de Presse 03/2014/12/06/BBR

Ce qui se passe actuellement à Bambari ne surprend pas outre mesure la direction politique de l’UPC. Est-il besoin de rappeler que le 22 novembre dernier, nous prenions à témoin l’opinion nationale et internationale dans un communiqué de presse valant une mise en garde contre les manoeuvres machiavéliques de Jean Jacques Demafouth, Aristide Sokambi, Gontran Djono Ahaba et Mahamat Kamoun, consistant à payer des jeunes désoeuvrés de Bambari dans le but de mettre le feu aux poudres à Bambari afin de diaboliser les éléments de l’UPC et disqualifier ce mouvement aux yeux de la communauté nationale et internationale.

C’est dans ce contexte que Monsieur Ferdinand Nguendet a cru devoir effectuer un déplacement dans cette ville qui n’était qu’une occasion de show médiatique qui n’a fait qu’envenimer les choses au lieu d’apaiser la situation. Alors qu’il est bien établi que c’est un élément de Joseph Zoundéko qui a tué l’un des aides de camp de du président du CNT parti en précurseur à Bambari, M.  Ferdinand Nguendet a préféré porter ses accusations contre le général Ali Darras et ces éléments de l’UPC quqi font pourtant un remarquable travail au quotidien pour ramener la paix et la sécurité à Bambari.

De même que ce sont les éléments de Joseph Zoundéko qui ont eu des altercations avec les anti-balaka qui ont terrorisé la population civile qui a décidé de déserter chez elle pour se mettre à l’abri chez Sangaris, Minusca et les lieux de cultes.

L’UPC tient juste à rappeler aux Centrafricains qu’elle n’a pas de leçons à recevoir de celui-là même qui était la première personne à organiser une marche de soutien à la coalition Seleka et qui est aujourd’hui Président du CNT grâce à ladite Seleka. C’est dans la logique des choses s’il fait tout actuellement et est prêt à tout pour protéger ses amis pourtant présumés coupables de crimes de guerre et de crime contre l’humanité. Il lui manque aussi le courage et la volonté politique de dénoncer la barbarie des anti-balakas de peur d’être tué

Au lieu de faire un show médiatique pour exhiber sa montre en or, il ferait mieux en tant que Président du CNT de faire des propositions concrètes de sortie de crise de la RCA ce dont la population Centrafricaine a le plus besoin et non de la politique de salon et des calculs politiciens.

Fait à Paris le 6 décembre 2014

Le Coordonnateur

Habylah AWAL

CENTRAFRIQUE: LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE 2014 : LES 800 MÉDAILLES DE L’INCOMPÉTENCE ET DE LA MÉDIOCRITÉ NATIONALE.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Monsieur-ENZA-de-lUSD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Robert ENZA  de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE 2014 : LES 800 MÉDAILLES DE L’INCOMPÉTENCE ET DE LA MÉDIOCRITÉ NATIONALE.

 

D’où, le Gouvernement a eu cette idée loufoque de distribuer des médailles à des agents de l’Etat sans raison aucune. A-t-il passé combien de temps à la tête du pays pour apprécier et évaluer les compétences et les talents de l’ensemble des agents de l’Etat. Ainsi, dans une médiocrité totale, il a distribué plus de 800 médailles de reconnaissance en un seul jour. A ce rythme, d’ici à la fin de la transition, un centrafricain arborera au moins une (1) médaille sur sa poitrine et bomber le torse pour venter le cadeau de la transition. Bientôt, ce sera le tour des séléka, Anti-Balaka, les autres groupes armés, les chômeurs, et toute la population.

Pensez-vous qu’il est sérieux de la part du gouvernement, dans de pareille situation, d’élever des individus à des honneurs surtout quand ils n’ont rien produit, cependant la plus grosse population vit dans la souffrance et l’abandon? Pensez-vous que ce gouvernement souffre-t-il de la même souffrance que les centrafricains ? Finalement cette crise ne concerne que les autres. Il y a ceux qui souffrent et il y a ceux qui s’amusent, de toute façon. Quelque part cette crise profite à certaines personnes.

Non, cette distribution de médailles, à nos yeux est une corruption, il n’y a pas d’autre mot pour le qualifier. Il y a ceux qui ont eu leur part de gâteau du don angolais et il y a ceux qui ont reçu la médaille ; c’est pareil, c’est de la corruption car rien ne justifie.

Tout comme le journaliste de France2 à Dakar, a demandé au Président F. Hollande de revisiter les mécanismes de négociation à huit clos qui ont permis la désignation de la SG de la Francophonie, puisqu’elle n’est pas sortie par voie de vote, sous-entendu on a tordu le cou à la démocratie le leitmotiv de notre civilisation, ce dernier très volontiers s’est livré à l’exercice. Ainsi, nous demandons au gouvernement d’avoir le courage de revisiter les critères qui ont gouverné au choix des heureux récipiendaires. Ce n’est pas le fait d’avoir passé 20 ans, 30 ans à la fonction publique qui vaut médaille, il faut l’avoir mérité par des faits physiques justifiant du rendement croissant des services rendus à l’Etat.

Il n’est pas acceptable d’élever à des titres honorifiques des individus qui n’ont rien produit. C’est de la corruption et du népotisme à la prime qui a prévalu. Parmi les récipiendaires, nous avons formellement identifié ceux qui ont saigné l’Etat par des détournements de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infractions aux lois, infractions économiques, financières et douanières.

Par contre, nous connaissons les vrais agents de l’Etat, ceux qui apportent tous les jours par leur travail une part de l’objectif fixé par l’Etat. Ces hommes, ces femmes qui font vivre l’Etat. Ils ne sont pas nombreux et ils n’ont pas reçu de médaille, leur seul crime ils sont compétents. Les compétents dérangent, il faut les recaler, ne pas leur donner des occasions de promotion et d’encouragement. L’Administration publique centrafricaine n’aime pas les gens compétents. Elle aime saupoudrer les incompétents et les béni-oui-oui qui font l’éloge de sa classe hiérarchique.

Les agents de l’Etat peuvent le confirmer, depuis des années l’Etat ne représente qu’une nébuleuse organisation mafieuse d’intérêts personnels. L’état du pays est là pour le justifier. Quelle plaisanterie de mauvais goût d’élever à des titres de reconnaissance nationale des individus qui ont profité de leur position dans la fonction publique pour s’enrichir au détriment de l’Etat. Par cet acte insensé, le gouvernement vient de valoriser la culture de l’incompétence et de la médiocrité et plus large de l’injustice.

Rien ne justifie ce partage de médailles. Ce genre d’acte dévalorise les titres de reconnaissance de la nation si le critère de choix des candidats n’est pas pertinent. Ces médailles sont désormais sans valeur car distribués à des individus qui ne les méritent pas comme le nom « mérite » l’indique.

Soyons rigoureux en effet, ce n’est pas dans ce cas que le gouvernement pourra se redorer l’image et faire oublier ses multiples erreurs qu’il traine derrière lui comme de vielles casseroles. Là encore c’est un autre boulet qu’il vient de commettre. Le gouvernement n’a pas le sens de valeur, il est enclin à la facilité ostentatoire, une fabrique à la corruption à tout champ.

La Transition finira comme les autres gouvernements que nous avions déjà connus par le passé. C’est une continuité, on ne change pas de cap, l’excellence de la médiocrité fait sa culture. Et pourtant cette transition que l’on le voulait être un début de remise en cause de la médiocrité des gouvernements successifs qui nous ont conduit à cette catastrophe, elle est cependant, une continuité sans scrupule.

On peut inscrire dans le même ordre ; le PM N’zapayéké, à 3 mois de fonction a reçu une médaille de reconnaissance ; le PM Kamoun, à 3 mois de fonction a été honoré. On sent, qu’on veut tout avoir avant la fin de l’heure. Sous le feu Président Patassé, une campagne de genre a été opérée, vous avez connu le résultat, ce fut un échec cuisant, le pays n’a pas bougé « d’un seul iota», plus pire on a tinté des casseroles tous les soirs pour désapprouver le pouvoir. Le gouvernement doit marquer la différence avec le passé.

Non, arrêtez la dévalorisation des titres de reconnaissance nationale.

Entrepreneur leader politique

Robert ENZA

RCA: INTERVENTION DE MARTIN ZIGUELE SUR L’ÉDUCATION ET LE TRAVAIL DÉCENT À LA REUNION DE L’ALLIANCE PROGRESSISTE A LISBONNE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/intervention-à-la-Conférence-de-lAlliance-Progressiste-mondiale-en-Espagne.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>intervention de Martin Ziguelé  à la Conférence de l'Alliance Progressiste mondiale  à Lisbonne au Portugal
intervention de Martin Ziguelé à la Conférence de l’Alliance Progressiste mondiale à Lisbonne au Portugal
REUNION DE L’ALLIANCE PROGRESSISTE. À LISBONNE (PORTUGAL) 4-5 DECEMBRE 2014
INTERVENTION DE MARTIN ZIGUELE, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC) DE LA RCA
L’ÉDUCATION ET LE TRAVAIL DÉCENT, SEULS REMÈDES CONTRE L’INSTABILITÉ POLITIQUE ET LES GUERRES CIVILES EN AFRIQUE :
LE CAS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Depuis une dizaine d’années, l’Afrique connait une croissance économique soutenue, estimée à environ 5% par an. Malheureusement à ce jour, cette croissance n’a permis de réduire ni la pauvreté, ni le chômage et encore moins le sous-emploi. L’incapacité des Etats africains à s’attaquer au chômage en général, et à celui des jeunes en particulier, fragilise les populations tout en les maintenant dans la pauvreté.

Cette situation de paupérisation générale est à la source des tensions politiques et sociales comme on a pu le constater au Maghreb en 2011, avec le Printemps arabe, dont l’un des facteurs aggravant était bien le chômage des jeunes, puis au mois de novembre dernier au Burkina Faso. Les contestations politiques violentes des pouvoirs en place est d’abord le fait d’une jeunesse exclue des bénéfices d’une croissance économique non redistributrice, notamment en matière de travail décent et d’éducation.

Ces deux événements, situés dans deux zones distincts de l’Afrique, ont en commun l’absence de perspective d’emploi décent et donc d’avenir pour des jeunes qui sont par exemple très souvent obligés, à plus de trente ans d’âge, de continuer à vivre souvent chez leurs parents, soulignant ainsi la carence de politiques volontaristes en matière d’éducation et d’emploi dans la quasi-totalité de nos Etats africains.

Quels sont les pays africains qui donnent réellement une chance à leurs jeunes pour faire des études tournées vers la valorisation des énormes potentialités locales ?

Quels sont les pays africains qui ont de vraies politiques d’emploi décent en direction de la population même éduquée ?

A-t-on besoin de faire des études sophistiquées pour constater que le taux élevé de chômage des jeunes constitue un facteur de déstabilisation pour les pays, dans la mesure où ces jeunes deviennent le premier réservoir de main -d’œuvre pour les entrepreneurs des rebellions armées ?

A-t-on besoin de mener des profondes réflexions pour constater que les jeunes non éduqués sont les premières victimes des manipulateurs de conscience qui font facilement d’eux des rebelles armés pour des causes improbables ?

Pour en revenir à mon pays la République centrafricaine, située en plein cœur de l’Afrique la crise que nous y vivons actuellement résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs dont les principaux sont la pauvreté causée par un chômage massif de la population en général et celui des jeunes en particulier, ainsi que de déficits importants en matière d’éducation décente.

 

Certes c’est depuis notre indépendance en 1960 que nous vivons dans notre chair cette instabilité politique, jalonnée d’une succession de coups d’état, de tentatives de coup d’état, et de rébellions armées- à l’exception de l’unique alternance démocratique de 1993 grâce à la victoire électorale de notre parti le MLPC- et que le recours à la force s’est imposé comme « le mode ordinaire d’accession et de maintien au pouvoir ».

Certes les régimes autoritaires successifs issus de ces prises illégales de pouvoir ne se sont guère préoccupés de développer des programmes d’éducation et d’emploi décent, préférant dérouler des stratégies d’enrichissement personnel des dirigeants et de leur clientèles politico-ethniques.

Cependant, force est de constater que la dernière crise en date que nous continuons de subir depuis décembre 2012a complètement déstructuré le tissu social, économique et politique de notre pays, mettant en péril l’harmonie qui a toujours existé entre les populations.

Cette crise est aussi le point d’achèvement de plusieurs décennies d’échec d’un pays sans véritable politique d’emploi décent pour ses populations de tous âges et notamment des jeunes, avec de surcroit un système d’éducation obsolète et inadapté aux défis des temps modernes.

Qualifié du terme peu flatteur d’Etat failli, mon pays doit envisager une sortie de crise par la mise en place de nouvelles institutions étatiques démocratique, légitimes et solides, où l’impunité ne sera plus tolérée mais également où les problématiques d’éducation et d’emploi devront être prioritaires. C’est à ce prix que l’Etat recréera auprès des citoyens le sentiment de partage des mêmes opportunités, et donc d’un destin commun, indispensable pour cimenter la République.

Arrêter la spirale de violence aujourd’hui en cours est une nécessité, mais pour enraciner les fondements d’une paix sociale et civile durable, il nous semble que deux voies sont non seulement prioritaires mais pertinentes : investir dans l’éducation et dans la création d’emplois décents.

1-    De la nécessité d’investir dans l’Education

Selon les chiffres de la Banque Mondiale, en 2010 le taux d’alphabétisation en Centrafrique des enfants de 15 ans et plus était de l’ordre de 56%. Ce chiffre reste très en deçà de la moyenne africaine.

Des politiques courageuses et volontaristes devront être menées pour que le Centrafrique atteigne un niveau d’éducation acceptable, et pour cela les budgets alloués aux infrastructures éducationnelles doivent rester compatibles avec nos engagements internationaux en la matière. De même, l’éducation doit être en adéquation avec les attentes du marché, pour éviter de produire des diplômés chômeurs puisque selon les chiffres du PNUD en 2009, seuls 25% de diplômés de l’enseignement supérieur en Centrafrique trouvaient un emploi de cadre, 50% occupant un emploi sous-qualifié par rapport à la formation reçue, et enfin 25% restent au chômage.

Concrètement, s’agissant du Centrafrique, quelques pistes devraient être explorées :

  • Il faut promouvoir une éducation publique gratuite au fondamental et obligatoire pour tous les enfants de moins de 16 ans. Cette mesure permettra à toutes les familles de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, car, très souvent pour les familles très pauvres qui dépensent 70% de leur revenus pour se nourrir (source FAO), le coût onéreux de la scolarisation est un frein à l’envoi des enfants à l’école ;

  • Un accent devra être mis également sur l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’Afrique manque cruellement des techniciens, de main d’œuvre qualifiée et cela est en grande partie lié à des systèmes éducatifs très souvent mal adaptés à la réalité et aux besoins du marché. Il sied d’adapter la formation des jeunes aux besoins du marché de l’emploi.

  • Il faut renforcer les formations continues pour les cadres de l’Etat et du secteur privé.

  • Il faut nécessairement valoriser les métiers liés à l’agriculture, à l’élevage, à la foresterie et aux mines par le biais des formations adaptées : comment expliquer que dans un pays comme la RCA où 0,5% seulement des 55 millions d’hectares de terres cultivables sont exploitées, où les potentialités de développement de l’élevage sont immenses, où la forêt est vaste , où il ya du diamant et de l’or, oui comment expliquer que dans un tel pays sa faible population totale de 4,5 millions ne puisse être au moins formée pour mettre en valeur ces richesses ?

  • Il faut également investir dans l’éducation et la formation en zone rurale et péri-urbaine en ayant comme cible privilégiée les femmes qui sont les principaux soutiens de familles en ces temps difficiles.

L’éducation décente est l’instrument par excellence de la cohésion sociale, seule capable de contribuer à la paix et à la construction de l’État. L’éducation permet à chaque citoyen de développer des aptitudes, des compétences et des comportements, qui préviennent la violence et privilégient la résolution pacifique des conflits.

2-    De la nécessité de création d’ emplois décents

 

Il n’existe pas de statistiques de chômage en Centrafrique, à ma connaissance. Si elles existent elles ne sont pas publiées à intervalles réguliers, comme sous d’autres latitudes. Cela signifie que le chantier de l’emploi est immense, si nous convenons tous que la création d’emplois décents et viables, notamment pour les jeunes, constitue une condition préalable au développement durable et à la paix dans tous les pays.

À long terme, l’accès à des emplois stables et convenablement rémunérés permet aux ménages d’investir encore davantage dans l’éducation, la santé et l’alimentation. L’investissement dans le capital humain contribuera à améliorer la productivité et la performance économique générale avec, à long terme, un effet multiplicateur sur la demande de travail

Des actions précises doivent être mises en œuvre, pour créer des emplois décents :

  • Il faut encourager l’initiative privée par des politiques incitatives et des mesures fiscales permettant d’alléger les coûts, afin de permettre l’émergence d’un secteur privé (PME, PMI, TPE…). Il est désormais admis que les PME et PMI sont le moteur de la croissance et du développement. Seul un tissu dynamique et performant des PME et PMI est capable d’aider le gouvernement à absorber une masse critique des jeunes chômeurs, d’accroitre l’assiette fiscale, et surtout de réduire les structures informelles.
  • Il faut mener une politique visant à produire et à transformer localement les nombreux produits du sol et du sous-sol, afin de créer de la valeur ajoutée, qui est le premier maillon de la chaine de l’accumulation du capital pour l’investissement productif. Cette production visera à satisfaire d’abord la consommation locale, et le surplus pourra être exporté ;
  • Il faut valoriser les métiers dans les domaines productifs et notamment dans l’agriculture, la foresterie, et dans les secteurs ruraux non agricoles.

 

Conclusion

 

L’une des causes principales des crises récurrentes en Centrafrique est la pauvreté. Pour endiguer ces conflits, il faut réduire considérablement cette pauvreté. Cela passe nécessairement par l’éducation et les emplois décents à offrir aux jeunes.

Une amélioration radicale de l’éducation constitue un préalable à l’établissement d’un niveau de croissance durable suffisamment élevé pour réduire la pauvreté et aider à l’instauration de sociétés plus intégratrices, démocratiques et équitables.

Dans l’histoire, il n’y a pas d’exemple de pays qui soient parvenus à un stade élevé de développement avec des taux d’alphabétisation des adultes et de couverture de l’enseignement de base aussi faibles que ceux affichés par la majorité des pays d’Afrique subsaharienne. Pour répondre à cet état de fait, il reste à la plupart des pays d’accroître l’accès à l’éducation primaire, surtout pour les pauvres et les populations des zones rurales et péri-urbaines.

Il faut également promouvoir des politiques publiques qui encouragent les investisseurs privés et favorisent la montée du secteur privé dynamique et performant. Sur un continent où près de 60% de la population a moins de 25 ans, faisons de l’éducation et de l’emploi des jeunes notre cheval de bataille, car c’est à ce prix que nous pourrons gagner le pari du développement. Sinon l’avenir de nos pays sera toujours jalonné de « bombes à retardement » susceptibles d’exploser au contact de la moindre étincelle sociale.

Mon parti et moi-même allons aux élections l’année prochaine en RCA et tel est le substrat de notre crédo politique.

Je vous remercie

Martin ZIGUELE

 

Centrafrique: Bangui paralysée par le spectre du 5 décembre 2013

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/un-quartier-de-Bangui-km5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Quartier KM5 de Bangui. Photo: Diaspora
Quartier KM5 de Bangui. Photo: Diaspora

Le spectre du 5 décembre 2013 paralyse Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 05-12-2014. La date du 5 décembre 2013 restera longtemps gravée dans la mémoire des Centrafricains. C’est à cette date que les Anti-Balaka – ces jeunes villageois exacerbés et furieux se sont levés pour marcher jusqu’à Bangui, afin de mourir au pied de l’ennemie – la Séléka. Le carnage devant le Palais du peuple a été révélateur du grand sacrifice consenti par ces jeunes patriotes pour qu’aujourd’hui les centrafricains puissent être libérés du joug des mercenaires de la Séléka.

Un an plus tard, notamment ce 5 décembre 2014, la capitale centrafricaine Bangui s’est enveloppée dans une sorte de psychose résultant du spectre de cette date historique. D’autant plus que les rumeurs fusent depuis la veille que le 5 décembre, les Anti-balaka allaient célébrer leur premier anniversaire et que des tirs à l’arme légère ont été entendus toute la nuit jusqu’à ce matin dans les quartiers de la capitale. Certains établissements scolaires sont restés fermés ce matin, tous les marchés de Bangui fonctionnent au ralenti, de même le transport urbain.

Les anti-balaka quant à eux, célèbrent ce premier anniversaire sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. Selon Igor Lamaka, porte-parole de cette milice, « Nous avons décidé au niveau de la coordination générale de ne faire aucune manifestation commémorative, parce que déjà, il y a comme une sorte de psychose dans le pays. Nous pensons qu’un quelconque rassemblement des Anti-balaka va aggraver la situation à un moment où le peuple a déjà trop souffert. C’est pourquoi, nous plaçons cet anniversaire sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. » a-t-il confié à Corbeau News Centrafrique dans un entretien ce 5 décembre.

Le porte-parole a, par ailleurs lancé un appel au calme à la population et à la retenue à tous les combattants Anti-balaka : « Je voudrais rassurer la population que nous Anti-balaka, nous sommes leur émanation et en aucun cas, nous devons constituer une menace pour le peuple. Je demande pardon en ce jour mémorable pour tous les préjudices subis par la population à tort ou à raison au nom des Anti-balaka, puisque beaucoup de bandits ont utilisé notre nom pour commettre des bavures. Quant à vous chers combattants patriotes Anti-balaka, je vous exhorte à célébrer cet anniversaire dans le calme, tout en ayant à l’esprit le sacrifice consenti par nos vaillants combattants tombés devant l’oppresseur de notre nation. »

Un bilan mitigé d’un an des Anti-balaka

Un an après, à l’heure du bilan, les Anti-balaka ne font paradoxalement pas l’unanimité en termes d’appréhension dans l’imaginaire collectif. Pour eux-mêmes, ils sont des « patriotes ». Pour la population non musulmane, ce sont avant tout des « libérateurs » devenus par la suite des « bourreaux », pour la population musulmane, ce sont des bourreaux tout court. Les forces étrangères et les autorités de la transition, les considèrent comme des « fauteurs de troubles.

Ce qui est sûr les Anti-balaka arrivaient à Bangui lorsque la Séléka régentait en bourreau sanguinaire sur toute l’étendue du territoire national. Dans presque tous les quartiers et dans presque tous les coins de rues sévissait la terreur des Séléka et assimilés. Des ressortissants du nord de retour du maquis étaient transformés en quartiers généraux d’hommes armés arrogants à la gâchette facile qui terrorisaient à partir de leur propre voisinage. Les enlèvements, les assassinats, les mutilations, les corps repêchés dans le fleuve étaient banalisés. Il aura fallu l’entrée des Anti-balaka pour que tous ces belliqueux se rabattent, armes et bagages, sur le Km5 et leurs biens, habitations et lieux de culte détruits.

Cependant, la méthode utilisée par les Anti-balaka reste tout autant criminelle que leur cible, même si quelque fois, la fausseté se corrige par la fausseté. C’est sans doute, la pratique qui a fait en sorte que d’aucuns ne soient pas enclin à afficher une quelconque alliance avec les Anti-balaka de peur de paraître islamophobe ou sauvage pour ainsi dire du fait du non-respect des droits humains, à la limite du génocide que caractérise la vengeance des Anti-balaka. On comprend alors pourquoi, ni les forces étrangères, ni les autorités de la transition ne s’alignent derrière cette rhétorique quand bien même, en sous-main, ces mêmes autorités ont apporté des soutiens substantiels à cette milice.

Il faut noter que la population elle, n’a pas dénié aux Anti-balaka leur qualité de libérateurs patriotes au point même d’être leurs complices. Face à la barbarie du contingent tchadien de la MISCA en son temps, seuls les Anti-balaka étaient du côté du peuple. Aujourd’hui encore, dans certains quartiers et localités, ils servent de groupes d’auto-défense et à ce titre, ils bénéficient des collectes en nature et en espèce de la part des populations, jusqu’au moment où les « faux anti-balaka » ont entrepris de se servir sur la bête, engendrant ainsi de la frustration au sein de la population.

Eu égard aux campagnes de diabolisation contre eux, les Anti-balaka sont en passe de perdre la référence populaire dont ils bénéficiaient. Les efforts de leurs leaders n’ont pas suffi pour contenir les bavures. La coordination nationale est obligée de couper court en érigeant le mouvement en un parti politique à l’intérieur duquel devra désormais s’exprimer l’élan supposé de patriotisme.

©Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: la Minusca parle de 4 personnes tuées dans des violences à Bambari

0

Lefigaro / AFP / Corbeau News Centrafrique: 05-12-2014.

les ex-séléka au camp de berengo en RCA

La Minusca parle de 4 personnes tuées dans des violences à Bambari

Au moins quatre personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violences ces derniers jours dans la ville de Bambari, dans le centre du pays, selon un communiqué de la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca) publié hier soir à Bangui.

“La ville de Bambari a été de nouveau le théâtre de violences graves et aveugles faisant de nombreuses victimes, y compris au moins quatre morts, plus d’une douzaine de blessés et des maisons brûlées”, précise la Minusca en se disant “particulièrement préoccupée par la nature intercommunautaire de ces violences”.

Ces violences semblent liées, selon la gendarmerie centrafricaine, à la mort d’un conducteur de moto-taxi, dont le véhicule a été volé. La découverte du corps du conducteur, d’origine peule (communauté composée essentiellement d’éleveurs nomades musulmans), a entraîné des représailles visant des chrétiens.

La ville de Bambari où est installé l’état-major d’une factions de l’ex-coalition Séléka est depuis le théâtre d’affrontements intercommunautaires fréquents qui ont fait plusieurs dizaines de morts et autant de blessés depuis juin.

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane – chassée à son tour en janvier 2014 – la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser: Sangaris (française), qui marque ce vendredi son premier anniversaire, Eufor-RCA (Union européenne) et Minusca.

Figaro.fr / AFP / Corbeau News

CENTRAFRIQUE : SANGARIS, UN (1) AN DE PRESENCE EN CENTRAFRIQUE

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Conférence-de-presse-de-la-Sangaris-à-Bangui-04-decembre-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de presse de la Sangaris à Bangui 04 decembre 2014

SANGARIS, UN (1) AN DE PRESENCE EN CENTRAFRIQUE

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014. Un (1) jour pour jour que la force française de l’opération sangaris est active en République centrafricaine pour une mission de sécurisation de la population de ce pays en proie en crise suite à la prise du pouvoir par une nébuleuse coalition rebelle dite coalition seleka en mars 2013. Le 05 décembre 2013 sur la décision du président français, François Hollande suite au mandat donné par le Conseil de Sécurité des Nations unies, la force française de l’opération sangaris est intervenue en urgence pour mettre fin à un cycle de violence ayant plongé le pays dans le chao, empêchant ainsi un désastre humanitaire dans le pays. Cette mission donnée à la force française, sous mandat de l’ONU dont la résolution 21,27 était, en principe, de rétablir un niveau de sécurité minimal en enrayant la spirale des exactions, en permettant le retour des humanitaires et des structures étatiques de base, de préparer les conditions du déplacement de la Communauté internationale.

Pour marquer cette journée d’un an de présence, 05 décembre 2013 au 05 décembre 2014, en République centrafricaine, la force sangaris a procédé, ce 04 décembre 2014, à une série d’activités. Ces activités sont axées sur la destruction de munitions au PK 25, route de Boali, la destruction d’armement au camp M’Poko à Bangui et  une conférence de presse animée par le Général Bellot des Minières toujours au camp M’Poko.

Destruction de munitions sur la route de Bouali

Destruction d'armes saisies à Bangui le 04 decembre 2014
Destruction d’armes saisies à Bangui le 04 décembre 2014

La force sangaris commandée par le général de brigade, Eric Bellot des Minières, a procédé, ce matin du 04 décembre 2014, à une opération de destruction d’une importante quantité de munitions, à 25 km de Bangui sur la route de Boali. Des roquettes, des grenades à main et anti chars y ont été détruites. C’était en présence des Journalistes de la presse nationale et internationale, la présence de l’ambassadeur de France accréditéà Bangui, Charles Malinas, des autorités des forces internationales sangaris, MINUSCA et Eufor-RCA respectivement conduites par le général Eric Bellot des Minières, le général Martin Tchuminta et le Lieutenant-colonel Mario Renna que la destruction de munitions a eu lieu. Une destruction de munitions que les autorités centrafricaines doivent aussi prendre part. Mais force est de constater que celles-ci n’étaient pas présentes à cette activité les concernant. Comme si elles n’ont toujours pas le contrôle de tout ce qui se passe dans le pays.

Jamais dans un pays, la destruction d’armes ou de munitions ne se passe de cette manière. Cela doit être officielle, c’est à dire en présence des autorités du pays même des corps diplomatiques ainsi que des forces internationales en charge de sécurité du pays. On doit en principe associer les autorités centrafricaines à cette destruction de munitions. Mais, hélas, ces forces internationales font souvent des choses qui leur arrivent en tête et ce n’est pas logique“, sous l’emprise d’anonymat, a précisé un général des forces armées centrafricaines (FACA) que Corbeau News s’est approché pour recueillir les avis.

Destruction d’armement au Camp M’poko

Sur place à la base militaire du Camp M’poko, une importante quantité d’armes de guerre ont été détruites par la force sangaris. Des armes de marques RPG, Lance roquettes, Mitrailleuses lourdes, Mortiers, Pistolets artisanaux, AK-47 et fusils artisanaux détruites sur place mais seront évacuées en France pour, selon le Général Mark de force sangaris, les fondre car, dit-il, il n’y a pas de fonderie en Centrafrique. Il a par ailleurs, fait savoir que ces armes ont été collectées lors des opérations conjointes menées par la force sangaris, la MINUSCA et la Force de la sécurité intérieure (FSI) en mise en application de la “mesure de confiance”. Il faut noter que depuis le début de l’opération sangaris en Centrafrique, plus de 14 tonnes de munitions ont été détruites, d’après le Général Eric Bellot des Minières lors de la conférence de presse tenue à M’poko.

Conférence de presse au Camp M’poko

Après plusieurs heures de l’opération de destruction de munitions et armement, Eric Bellot des Minières, général de brigade à la force sangaris, a marqué la fin de ces activités par une conférence de presse toujours en présence des mêmes officiels. Une conférence à l’issue de laquelle, monsieur Bellot des Minières a fait un bilan général d’une année de la présence de la force sangaris en République centrafricaine au terme de son mandat. “Chaque jour Sangaris sauve des vies”, lit-on dans un document d’information sur l’activité de la force sangaris. Selon le Général Bellot des Minières, la présence de force sangaris a permis la saisie de plus de 300 000 munitions, de 8 000 armes de toute nature, dont une grande quantité d’armes blanches ou artisanales et dont 1500 armes légères d’infanterie, de 70 armes collectives et 25 armes d’appui. L’on note une diminution de 80% des déplacés dans le Camp de M’poko à Bangui et de 50% dans l’ensemble du pays, d’après la statistique de l’UNHCR.

” La présence de la force sangaris a permis la normalisation de la sécurité qui en marche dans le pays. Elle a permis la restauration de flux commercial permettant la relance économique. L’on note également le rétablissement de l’administration de l’Etat centrafricaine dans certaines zones du pays. Cette présence a permis la reprise de dialogue intercommunataire. Aujourd’hui le niveau de sécurité dans la capitale s’est amélioré qu’au par avant”, a affirméEric Bellot des Minières. D’ailleurs, il a essayé, lors de cette conférence de presse, de souligner les difficultés rencontrées par la force sangaris sur le terrain. Les difficultés existent au niveau de la langue centrafricaine, le Sangö, et dans la compréhension, dit-il, de mentalité difficile des centrafricains.

Mais que pense le citoyen centrafricain de la présence de sangaris en Centrafrique ?

L’annonce du déploiement de force française de l’opération sangaris en Centrafrique était sans doute une bouffée d’oxygène pour la population centrafricaine sous la coupe des seigneurs de guerre de la nébuleuse rébellion seleka. Après son déploiement en Centrafrique, la force sangaris a certes sauvé des vies. L’on a déploré, au fil de temps, les opérations de cette force qui ont permis également l’aggravation de la situation dans le pays. Des opérations au cours desquelles, la violence s’est installée dans le pays conduisant au massacre intracommunautaire.

“Au debut, l’operation Sangaris a suscité une lueur d’espoir à tout centrafricain qui est épris de paix.Mais dommage que les Sangaris ont officieusement un agenda caché qui nous a envenimés dans cette crise jusqu’alors et on continue de pleurer et enterrer des morts de faute de cette derive sangariste qui na pu desarmer tous les groupes armés qui pillaient,tuaient, vandalisaient au vu et su des sangaris qui n’agissaient.L’opération sangaris est un fiasco du fait qu’elle a failli à ses missions de protections de biens et des personnes selon la resolution 2121 et 2127. Les groupes armés sont transportés par les sangaris pour se deplacer à l’interieur du pays ou poue assister àleur congrès.On ne sait plus à quel jeux joue la France aprés qu’elle a reçu à faire partir Michel Djotodia comme elle le souhaitait officieusement au début de son intervention en ne soutenant qu’un groupe armé au detriment de l’autre”, s’est indigné, Alabira Louqman, un musulman centrafricain ayant fuit les violences à Bangui, contacté par Corbeau News.

Tout laisse croire que les déclenchés le 05 décembre 2013, à Bangui la capitale centrafricaine, étaient un fiasco de la France pour inciter le Conseil de Sécurité des Nations unies à donner mandat à la force française de l’opération sangaris afin de pouvoir intervenir en urgence en République centrafricaine.

“La sangaris nous a instruit de nous rendre à Bangui pour déloger les combattants seleka avec leur chef Michel Djotodia. Le rendez-vous a été donné tôt le matin sur la colline Base-oubangui pour nous réarmer afin de lancer une attaque générale sur toutes les positions des éléments seleka. Mais arrivée sur les lieux de rendez-vous aux heures indiquées, nous avons attendu en vain l’arrivée de force sangaris qui devait nous réarmer. D’emblée, nous avons compris que les français nous ont piégé, et donc nous étions obligés de passer à l’action avec les moyens de bord car nous ne pouvions par faire repli. Il nous fallait éliminer un élément seleka afin de s’emparer de son arme”, a témoignéà Corbeau News, un ex élément Anti-balaka sous couvert d’anonymat.

La force sangaris a lancé son opération le 05 décembre 2013, jour où le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 21,27 donnant mandat à ladite force d’intervenir en Centrafrique et portant création de la Mission internationale de Soutien à la Centrafrique, e’ abrégé MISCA. Elle compte 2 000 hommes engagés dans cette opération en Centrafrique. A ce jour, près de 9 000 militaires se sont succédé au sein de la force sangaris depuis le 05 décembre dernier. Alors que depuis le début de son opération, la force Sangaris a enregistré, selon le général Eric Bellot des Minières, trois morts de ses militaires dans l’accomplissement de leur mission. Il s’agit de Caporal Antoine LE QUINO et Caporal Nicolas VOKAER le 9 décembre 2013, ainsi que de Caporal-chef Damien DOLET le 23 février 2014. Selon lui, la force sangaris est déterminée à continuer sa mission de protection des civils car, dit-il, la sangaris n’est prête à quitter la République centrafricaine qui a un lien particulier avec la France.

Bangui/ Eric NGABA / CorbeauNews Centrafrique.

Centrafrique: Me Nicolas Tiangaye répond aux accusations de son soutien à la rébellion Séléka

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Maitre-Nicolas-Tiangaye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC
Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC

Me Nicolas Tiangaye répond aux accusations de son soutien à la rébellion Séléka

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. Ce jeudi 4 décembre 2014, l’ancien Premier ministre et président du parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), Me Nicolas Tiangaye a animé une conférence de presse à sa résidence privée sise au quartier Fouh dans le 8ème arrondissement de Bangui. Si l’occasion a été dédiée à l’annonce de la rentrée politique du CRPS prévue pour le 13 décembre prochain, Me Tiangaye n’est pas passé pieds-joints sur l’actualité brûlante de l’heure en RCA, notamment les questions de sécurité, de dialogue et des élections. Il a en également profité pour répondre aux accusations « mensongères » portées contre lui d’avoir soutenu la rébellion de la Coalition Séléka à renverser le régime de François Bozizé.

Les journalistes lors de la conférence de presse de Maitre Nicolas Tiangaye
Les journalistes lors de la conférence de presse de Maitre Nicolas Tiangaye. ©2014CNC

« Cette conférence de presse se tient en prélude à la rentrée politique de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) qui aura lieu le 13 décembre 2014. » a précisé Me Nicolas Tiangaye – un lieu bien indiqué pour le CRPS de porter « un regard objectif, mais aussi critique que la situation tragique et dramatique que traverse notre pays depuis bientôt deux ans, afin d’en tirer les leçons et les enseignements utiles à sortir définitivement notre pays de cette crise suicidaire. » a-t-il ajouté.

Me Tiangaye a consacré un bon moment pour répondre à ceux qui l’accusent d’être, avec Martin Ziguélé président du MLPC, des acteurs ayant soutenu la rébellion Séléka dans sa marche sur Bangui ponctuée par la prise de pouvoir le 24 mars 2013. « J’ai préféré garder le silence sur les accusations que j’ai qualifiées de mensongères contre Martin Ziguélé et Maitre Nicolas Tiangaye et qui sont distillées par-ci par-là. On nous dit que c’est nous qui avions amené la Séléka à Bangui. Il ne suffit pas seulement de le dire ; mais il faut le prouver […] Parmi ces accusations, il y a même un avocat radié pour malversation financière qui est allé jusqu’à dire qu’il y a une photo de Tiangaye et Ziguélé, le 22 novembre 2012 à Ndjamena. Cette photo-là, personne ne l’a vue jusque-là. » a relevé Me Tiangaye avant d’ajouter « Ceux-là qui disent qu’on a soutenu une rébellion, ils ne savent ce que c’est, puisqu’il y a trois formes de soutien à une rébellion : la première forme, c’est de financer cette rébellion, que ces gens apportent la preuve que nous avons envoyé de l’argent à la Séléka ; la deuxième forme, c’est la fourniture d’armes, qu’ils prouvent que nous avons acheté des armes et qu’on a livrées à la Séléka ; la troisième forme de soutien, c’est recrutement des hommes, certains disent même que Ziguélé est allé recruter des Tchadiens et que moi, je suis allé recruter des Soudanais, qu’ils nous apportent les preuves. » a-t-il martelé.

Au fait, selon Tiangaye tous ces faux débats ne font que tourner autour du pot les centrafricains, car dit-il, « la vraie et seule question qui doit être posée aujourd’hui, c’est celle de la responsabilité des chefs politiques et militaires du pays. Bozizé était le président de la République qui a le devoir constitutionnel de défendre le peuple centrafricain, de défendre l’intégrité du territoire et tous les biens des personnes sur le territoire. Il était le chef suprême des armées et son fils Francis Bozizé est le ministre délégué à la défense. C’est à eux que le peuple centrafricain devrait poser la question, ‘’comment vous avez fait pour que notre armée puisse connaitre un débâcle militaire ? Comment vous avez fait de notre armée pour qu’en l’espace de quelques jours, une poignée de rebelles puisse prendre le pouvoir après avoir parcouru 600 kilomètres ?’’ Ce qui constitue un précédent dans l’histoire du monde. »

Paradoxe chez Tiangaye ! L’ancien Premier ministre n’arrive pas à comprendre que malgré le sacrifice consenti au temps fort du pouvoir de Djotodia où il a pris le courage d’incarner l’Etat et mener une bataille sans merci pour que les forces internationales soient aujourd’hui déployées en RCA, il soit pointé du doigt d’avoir soutenu la Séléka : « Ce qui m’étonne, ce n’est pas que les gens m’accusent ; mais de voir des gens y croire, comme si les gens n’ont pas vu, ni entendu. » s’est-il indigné.

Outre cet aspect d’accusation, Me Nicolas Tiangaye s’est prononcé sur l’insécurité persistante dans le pays où le politique et homme de droit a estimé que seule l’application des Résolutions de l’ONU pour lesquelles il s’était battu pour que soient désarmés de force toutes forces négatives actives dans le pays. En ce qui concerne les élections, Me Tiangaye est catégorique : « il ne peut y avoir des élections dans la situation actuelle. », faisant allusion à l’insécurité généralisée encore persistante dans le pays. Quant au Forum de Bangui, le président du CRPS s’est aligné derrière les leaders religieux, et d’autres forces vives de la Nation pour soutenir l’idée d’un dialogue préalable à la base. Puis, il a insisté sur le caractère inclusif, évoquant la participation des principaux protagonistes, notamment Bozizé et Djotodia.

Enfin, Me Nicolas Tiangaye a tenu à préciser l’Accord de Libreville ne l’empêche pas de se présenter candidat, car les critères d’inéligibilité pour les personnalités de la transition ne s’applique qu’aux personnalités en fonction. Or lui, il n’est plus Premier ministre. C’est dire qu’il faut s’attendre à une déclaration de candidature du Président du CRPS lors de la prochaine rentrée politique.

Bangui / Fred krock / ©Corbeau News Centrafrique

Centrafrique / Bambari : Déjà cinq morts dans le regain de tensions communautaires

0

Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Bambari : Déjà cinq morts dans le regain de tensions communautaires

Bambari (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. Depuis mardi 2 décembre dernier, la ville de Bambari, Chef-lieu de la préfecture de la Ouaka a renoué avec le cycle de violences. Musulmans armés assimilés aux Séléka mettent Bambari à feu et à sang dans des représailles suite à une agression d’un des leurs par des hommes armés non identifiés. Au départ, la mission précurseur dépêchée à Bambari pour préparer la descente du président du Conseil national de transition, M. Alexandre Ferdinand Nguendet lui-même Représentant de cette localité au CNT a été sauvagement attaquée en pleine ville, mardi dernier. Cette attaque attribuée aux éléments de la Séléka a fait un mort et des blessés parmi les FACA constituant la délégation de la mission précurseur.

Ce jeudi 4 décembre, un jeune musulman a été agressé par des hommes armés non identifiés et en représailles à cette agression, cinq personnes ont été tuées par des musulmans armés et des maisons incendiées. Une source locale a confirmé que « cinq corps et des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Bambari. » Les populations non musulmanes de la rive gauche de la rivière Ouaka sont les ciblées premières de ces représailles.

Signalons que les responsables de la Séléka nient toujours toute implication de leurs éléments dans ces attaques. Par ailleurs, le bilan de cinq morts, à en croire la source, ne sera que provisoire et pourrait s’alourdir au regard des cas des blessés et la tension qui prévaut encore. Même la mission de Nguendet à Bambari été sous haute tension.

Bambari / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: «NOTRE PAYS A ETE IGNORE PAR LA FRANCOPHONIE» dixit Mme Antoinette MONTAIGNZE

0

Sud Quotidien (Sénégal) / Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.

Antoinette Montaizgne
Antoinette Montaignze. ©sudquotidien

C’est avec une voix meurtrie que la ministre conseillère en communication, chargée de suivi de la réconciliation de la République centrafricaine s’est confiée à Sud Quotidien. Evoquant avec regrets et une profonde tristesse le drame que vit son pays depuis quelques années, elle parle surtout de l’épreuve que constitue le gouvernement de transition qui peine à sécuriser un pays dévasté.  Mais, ce qui constitue la nouvelle blessure faite au peuple centrafricain est le fait que son Etat n’était pas convié au banquet de la Francophonie à Dakar. Pourquoi cette marginalisation et quel avenir pour ce peuple qui est dans le désarroi le plus total malgré la présence des forces internationale? Réponses dans cet entretien

 

Malgré la transition réalisée avec la nomination à la présidence de Mme Cathérine Samba Panza et la mise en place d’un gouvernement provisoire, la République de la Centrafrique n’est pas encore sortie du bourbier. Pouvez nous faire la genèse de la situation de votre pays ?
Mme Cathérine Samba Panza, chef de la transition le 20 janvier 2014  est le fruit d’une élection du Conseil national de la transition, c’est-à-dire le parlement africain de la transition suite au coup d’état contre les institutions du 24 mars 2013. La Communauté des états de l’Afrique centrale est intervenue pour demander la démission de la première transition qui était issue du coup d’état. C’est dans ce contexte que le conseil national de la transition a été amené à élaborer des critères très sélectifs pour désigner une personnalité centrafricaine neutre et en mesure de conduire la transition.
A cet effet, Cathérine Samba Panza a été élue à l’issue d’un vote démocratique de la représentation nationale du pays centrafricain.
Cette élection a donné beaucoup d’espoir aux centrafricains et a permis de mettre un terme au coup d’Etat institutionnel. Mais, la crise était trop profonde, malgré les accords et interventions de la communauté internationale. La situation sur le plan de la sécurité reste très volatile parce que la plupart des groupes armés qui ont mis le pays dans cette situation à partir de décembre 2012 jusqu’aujourd’hui n’ont pas du tout été désarmés. C’est cela l’explication de la poursuite de la violence. Tant que ces groupes armés ne seront pas désarmés, ce sera difficile de retrouver l’apaisement.
Mme le président de la République a nommé un musulman Premier ministre. Cela a-t-il un effet pour apaiser le génocide centrafricain ?
La Républicaine centrafricaine est un pays laïc, c’est très important de le préciser. Une République est une, indivisible et laïque. On n’a jamais eu dans ce pays des questions sur le plan religieux. C’est un problème plaqué. En République centrafricaine c’est une crise de bonne gouvernance mais on se rend compte que cette crise révèle une crise de prédation de groupes armés qui tiennent ce pays dans cette situation. Ils ont accès aux ressources et organisent un  pillage en règle du pays.
Qu’est ce qui explique cette aversion contre les musulmans au point de les exterminer ? 
Il n’y a pas eu d’extermination en République centrafricaine, ce sont des représentations très tendancieuses. Comme l’accès au pouvoir en République centrafricaine a eu lieu dans la violence, il ya eu beaucoup de massacres, de violences sur la population. Et la population en se réveillant pour tenter de se libérer a ciblé un certain nombre de catégories de population et la lecture d’une certaine presse internationale a été confessionnelle ou religieuse alors qu’en réalité c’était purement politique. Parce que les personnes avaient dit qu’elles étaient agressées pour une telle  raison, il fallait qu’elles réagissent. Et donc ces raisons on ne peut pas les considérer comme des réactions normales. Il faut situer l’intervention de la violence communautaire en Afrique  plus d’un an après le coup d’Etat institutionnel où il y a eu l’usage des mercenaires internationaux en Centrafrique majoritairement de confession musulmane. Donc, c’est cela qui a perturbé l’équilibre national.
Aujourd’hui, quelle est la politique menée par votre gouvernement pour mettre fin aux multiples violences qui sévissent  en Centrafrique?
L’Etat centrafricain a été totalement détruit par ces mercenaires. Le tissu économique et social détruit, les biens publics et privés pillés et amenés dans d’autres  pays. La République centrafricaine est restée sur le carreau des massacres des populations. Cela a été une situation très grave. Donc, l’Etat est en reconstruction et le chef d’Etat de la transition a beaucoup fait. Quand elle a été désignée par le conseil national de la transition le 20 janvier 2O14, l’état centrafricain n’existait que de nom. Les groupes armés y compris les mercenaires occupaient les casernes, la gendarmerie, la police, et les administrations. Elle a fait un travail colossal pour obtenir la libération progressive de tous les espaces appartenant à l’administration. Ensuite, elle a commencé à redéployer l’administration qui était persécutée par les mêmes groupes armés dans les provinces. Elle a commencé à faire ce travail pour réinstaller l’administration. L’activité judiciaire n’a pas eu lieu pendant plus d’un an. En début 2014, elle a relancé l’activité judiciaire en renommant tous les hauts magistrats et chefs de juridiction à Bangui et dans toutes les provinces. Elle a également installé l’état major des armées parce que l’armée était persécutée et détruite. Elle a fait reconstituer les troupes de l’armée centrafricaine. Ils sont aujourd’hui plus de 8000 hommes qui sont entrainés dans un camp de Bangui pour reconstituer une nouvelle armée plus professionnelle, plus nombreuse et plus importante capable défendre le territoire, l’Etat et la population. Donc, tout ce travail, cette dame l’a fait et c’est difficile.
Mais est ce que la Centrafrique ne risque pas d’être une réplique de  l’Irak en Afrique ?
Cela dépendra de ce que la communauté internationale veut faire de la RCA. C’est important de poser cette question parce qu’il est de plus en plus difficile pour le peuple centrafricain de comprendre que malgré la présence des forces française, européenne et onusienne, les groupes armés circulent armes au poing. Cela crée l’insécurité.
La CPI est en train d’enquêter sur les exactions.
Selon vous, quels sont les vrais coupables de la situation centrafricaine ? 
Les responsables de cette situation sont toutes les autorités qui ont  géré ce pays dans le sens de l’intérêt égoïste, l’intérêt clanique et qui n’ont pas tenu compte de l’intérêt général. Tout cela, les investigations permettront de les situer. Donc, on ne peut pointer des personnes tant qu’il n’y a pas de faisceaux d’indices ou de mises en examen  ou de jugements. Car, il y a la présomption d’innocence. Mais, par la presse, vous entendez qu’il existe sur certains nombres de personnes des indices qui continuent d’alimenter cette crise et la CPI a commencé à citer des noms. Les Usa citent également quelques noms. Ces noms font partie des investigations et je pense que le chef de l’Etat de la transition Mme Samba Panza est en route pour aller à New York rencontrer la Cour pénale internationale et approfondir ces questions pour que la justice commence enfin à faire son travail.
Je  pense que les forces internationales de défenses la MUNISCA pour les Nations Unies, l’Union européenne, la France vont réussir leur mission, puisque la République centrafricaine est mise sous embargo et  son armée n’a pas le droit de se défendre et défendre sa population.  Pendant ce temps, les groupes rebelles ne sont pas sous embargo; allez comprendre…
C’est une situation assez incompréhensible et nous souhaitons que ces armées qui remplacent aujourd’hui l’armée centrafricaine par la teneur des résolutions du Conseil de sécurité des nations unies jouent ce rôle de désarmer les groupes armés. Parce que même si la CPI est en train d’investiguer sur les personnes déjà tuées, des personnes continuent d’être tuées. C’est comme si la RCA va être à la CPI le prochain siècle  si on n’arrête pas ceux qui tuent les gens.
Vous n’avez assisté au sommet de la francophonie à Dakar. Qu’ est-ce qui l’explique ? ‘
Je n’ai pas pu assister au sommet de la francophonie pour la simple raison que notre pays a été exclu de l’invitation d’y participer. Et c’est tout un pays qui en détresse parce qu’il a été ignoré. Par rapport à la morale politique de l’espace francophone, on peut se poser des questions lorsqu’un pays, un peuple qui souffre à ce point avec une présidente de la transition élue dans des conditions difficiles puisse être ignoré à ce point. Alors que ce peuple vit dans une mare de sang sans savoir pourquoi et qu’on essaye de lui faire croire qu’il est un peuple raciste, un peuple confessionnel. Tout cela pour masquer la détresse du peuple centrafricain. On ne sait pas qui veut détruire le peuple centrafricain pour s’accaparer de ses richesses colossales.
Qu’est ce qui explique votre voyage à Dakar?
Même si  la francophonie n’a pas voulu inviter le chef de l’Etat de la transition, nous nous sommes présentés. L’espace de la conférence  est un endroit sécurisé où l’on vous demande à chaque fois le badge d’accès. Vous avez beau être un état, si vous n’avez pas de badge vous ne passez pas. Mais je tenais à venir à Dakar pour rencontrer les médias et échanger avec eux  dans la mesure du possible de plus près pour que l’opinion sénégalaise et francophone sache que la RCA lance un cri de détresse à l’endroit du monde francophone. Ce peuple martyr ne comprend pas pourquoi il est ignoré de cette façon. Il faudra qu’on lui explique un jour.
Pensez vous que la francophonie peut rendre utile à la résolution de vos maux politiques ?
Nécessairement, les maux politiques de la RCA sont aussi les maux de la francophonie. Parce que la RCA est au cœur de l’espace francophone en Afrique centrale de la CEAC. Donc la francophonie ne peut pas par une pirouette se laver les mains sur ce qui s’y passe. D’une certaine façon, la RCA est l’échec de la francophonie. Parce que c’est un pays francophone qui n’a pas pu rentrer dans l’heure de la démocratie et de la bonne gouvernance. Donc c’est bien dans cet espace francophone que ce pays n’a pas été rattrapé à temps. C’est aussi l’échec d’une certaine francophonie.
Vous avez un mot à dire à la nouvelle secrétaire général élue ?

Je voudrais dire à cette dame canadienne qu’il y a peut être un péché de la francophonie lors de la 15e édition qui a vu son accession au secrétariat général. Et que ce péché, c’est que la seule femme présidente d’un pays francophone au monde a été ignorée, méprisée et laissée à l’abandon avec toute sa population en détresse. Nous attendons de voir si elle est bien informée du sort réservé à ce peuple centrafricain dans l’espace francophone et quelle sera sa réaction pour réintégrer notre pays de plein droit dans l’espace  politique francophone

 

©Sud Quotidien

Coupe CEMAC : la Centrafrique s’incline encore devant le cameroun (0-1)

0

CamFoot / Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.

 

Fauves de Bas-Oubangui
©Ndéké-Luka

Les Lions A’ ont réussi leur entrée dans la compétition en dominant sur le plus petit des scores la République Centrafricaine, 1-0. L’unique but camerounais a été inscrit par Gaël Grégoire Nkama à la 24e minute de la partie. Le sociétaire de la Panthère Sportive du Ndé et attaquant le plus prolifique du championnat camerounais (16 buts) a tenu son rang en donnant la victoire à son équipe dans son premier match dans la poule A ce mercredi à Bata.

Les Lions ont par cette courte victoire, assuré leur qualification pour les demi-finales avant leur deuxième sortie samedi prochain, toujours au stade de Bata contre la Guinée-Equatoriale le pays organisateur. Cette rencontre sera néanmoins capitale pour la première place du groupe. Les fauves du Bas-Oubangui sont quant à eux éliminés du tournoi après leur premier match manqué contre le Nzalang Nacional, vainqueur sur le score de 4-0.

 

Armel Kenné

©camfoot.com

Centrafrique: Nourredine ADAM donne 72 heures à Catherine Samba-Panza de retirer tous les agents de l’État dans sa zone de contrôle.

0

Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014, 24h01.

 Nourredine ADAM donne 72 heures à Catherine Samba-Panza de retirer tous les agents de l’État dans sa zone de contrôle.

Michel Djotodia et Nourredine Adam

COMMUNIQUE DE PRESSE

Au moment où toute la Direction Politique du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), s’emploie activement à la recherche d’une Paix Durable en République Centrafricaine souhaitée par tous, elle marque sa grande surprise devant les deux grandes mesures sélectives et discriminatoires prises à l’encontre de nos deux cadres de l’ex Coalition SELEKA, Monsieur Moustapha SABOUNE, Directeur Général de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), Coordonnateur Général du FPRC et Monsieur Eric MASSI, Directeur Général de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile, ancien porte parole de l’ex Coalition SELEKA.

La Direction Politique du FPRC dénonce avec la plus grande fermeté cet acte inadmissible qui est de nature à compromettre toutes les initiatives visant à encourager la tenue du Forum de Bangui, la cohésion sociale et la bonne marche de la transition.

Le FPRC tout en rejetant sur la Présidente de Transition, Madame Catherine SAMBA PANZA et le Gouvernement de MAHAMAT KAMOUN, l’entière responsabilité de tels agissements, prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qui en découleront.

Par cet acte, le Gouvernement de Transition démontre encore une fois de plus son mépris des efforts consentis pour la recherche de la Paix dans notre pays par le FPRC, qui, lors des assises de Kaga Bandoro, s’était engagé devant la Communauté Internationale (G8) à contribuer à l’instauration d’une Paix Durable en République Centrafricaine.

De ces faits, le FPRC exige des autorités centrafricaines de transition, le rappel, dans les 72 heures, de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans les zones sous son contrôle.

Fait à Kaga Bandoro le 4 décembre 2014

Le 1er Vice-président

signature-nouredine

RCA: Difficile restauration de l’Etat au nord, attaque armée au centre est

0

Corbeau News Centrafrique / Fondation Hirondelle: 04-12-2014.

L'Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC
L’Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC

La restauration de l’autorité de l’Etat dans les villes de province dans le nord de la République Centrafricaine pose problème. A Kaga Bandoro, chef lieu de la Nana Gribizi, Gaston Yéndémo, le préfet nouvellement affecté a été empêché par les ex-rebelles de la Séléka de prendre ses fonctions administratives le lundi 1er décembre 2014. Les ex-Séléka basés dans la ville se sont farouchement opposés à son installation.

Dans la préfecture du Bamingui Bangoran dans le nord, les membres de la mission d’installation du nouveau préfet Mahamat Abdoulaye ont été attaqués par une bande armée dimanche dernier à Ndélé. Trois membres de la mission ont été blessés par balle et transférés à l’infirmerie de la base militaire du camp M’Poko à Bangui pour des soins.

Parmi les blessés, le préfet de Bamingui Bangoran, Mahamat Abdoulaye, le directeur général de l’Administration du territoire, Jean Louis Léa, et le commissaire entrant de la ville de Ndélé. Les trois personnalités blessées ont subi une intervention chirurgicale après leur évacuation sanitaire à Bangui.

« Un groupe de six à huit hommes est arrivé à l’endroit où ils ont été installés. Ils les ont fait sortir et les ont fait coucher par terre, menaçant de les tuer. C’est alors qu’ils entendent des mouvements de véhicules dont toute vraisemblance indiquée que c’était des Sangaris qui venaient. En voulant prendre la fuite ils ont envoyé des rafales de mitraillettes sur les personnes couchées », a expliqué le ministre de l’Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou.

Modibo Bachir Walidou invite les ex-combattants, signataires des accords de cessation des hostilités de Brazzaville, à respecter leurs engagements. « Dans les deux cas, il s’agit de personnes qui ne mesurent pas le sens de ces actions. Ces genres d’actes sont de véritables défis qu’elles se lancent à elles-mêmes d’abord et au pays en général. Je voudrais rappeler à tout le monde que les parties signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville, accord qui a été paraphé le 23 juillet 2014. Il est prévu dans cet accord un article 3 dit que les parties s’engagent à faciliter les activités de l’Etat », a martelé Bachir Walidou.

Sur l’initiative du Premier ministre Mahamat Kamoun, les ministres résidents des 16 préfectures du pays ont effectué des déplacements dans leurs zones de juridiction afin de sensibiliser les populations sur l’organisation du dialogue politique inclusif de janvier 2015. Les autorités administratives affectées dans ces préfectures devront en effet être installées. Seulement, les missions dans le Bamingui Bangoran et la Nana Gribizi se sont révélées dangereuses, les villes étant encore sous-contrôle de l’ex-rébellion Séléka, pourtant signataire de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville.

La tension est aussi montée d’un cran mardi soir à Bambari au centre est du pays

La mission sécuritaire précurseur à la visite de Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du Conseil National de Transition (CNT), composée d’éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) est prise à partie mardi soir à Bambari par un groupe d’ex-Séléka, fidèle au général Joseph Zoundéko. Le bilan de l’attaque fait état de deux morts dont un coté ex-Séléka et un blessé grave côté FACA. Le corps de la victime ainsi que le blessé sont évacués ce mercredi par avion sur Bangui.

« Les ex-Séléka basés ont vu passer les militaires. Après les formalités routières, ces derniers sont revenus dépanner l’un des deux véhicules tombés en panne. Ils se sont vus approchés par les éléments Séléka en faction. L’un des Séléka a arraché l’arme d’un des militaires et a automatiquement tiré sur le sergent chef qui est tombé mort avant de d’ouvrir le feu sur un autre soldat », a indiqué un témoin joint au téléphone par RNL.

Le président du parlement provisoire est arrivé ce mercredi à Bambari. Il compte rencontrer la population.

RNL n’a encore pas pu joindre le général Zoundéko cité dans l’affaire.

Fondation Hirondelle

Centrafrique: grand retour en scène politique du parti Kwa na kwa de François Bozizé

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Présidente-des-femmes-du-KNK.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Présidente des femmes du KNK
Présidente des femmes du KNK. ©2014CNC

Grand retour en scène politique du parti Kwa na kwa de François Bozizé

Bangui – Corbeau News Centrafrique (04-12-2014). Initialement prévue pour le mois d’octobre dernier, c’est finalement ce 3 décembre 2014 que la rentrée politique du parti Kwa na kwa (KNK) a eu lieu, d’abord à l’hôtel Legder Plazza, puis au siège national du parti. Bertin Bea, Secrétaire général par intérim, a présidé la cérémonie qui a mobilisé des centaines d’ouvrières et ouvriers du KNK. Il s’agit d’une rentrée politique certes, mais c’est aussi et surtout l’occasion par excellence pour le parti du général président François Bozizé de se positionner sur les thématiques brûlantes de l’heure, après avoir été renversé par coup d’Etat le 24 mars 2013 par l’ex-Coalition Séléka. Et Bertin Bea, Secrétaire général par intérim n’a pas manqué cette opportunité.

Sur le plan de la sécurité, le président par intérim a noté  que le Conseil de sécurité de l’Onu a voté quatre Résolutions dans le seul but de la stabilisation en RCA, allusion faite notamment aux Résolutions 2121, 2127, 2134 et 2149 qui englobent les grands cadres d’appui à la sécurisation des personnes et de leurs biens, ainsi que l’organisation des élections. Mais de l’avis de Bertin Bea, rien n’est au beau fixe au pays de Boganda. « Malgré la montée en puissance de la force onusienne (Munisca) et les moyens logistiques importants en sa possession, l’insécurité se métastase aussi bien à Bangui que dans nos provinces. » a-t-il dit avant de relever, « C’est ici le lieu de s’interroger à haute et intelligible voix sur les motifs qui sous-tendent le non-réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA), en vue de leur implication dans le processus de sécurisation du pays. »

Bertin Bea du KNK
Bertin Bea du KNK. ©2014CNC

En ce qui concerne les élections prochaines en RCA, Bertin Bea a déploré d’ores et déjà le fait que le calendrier électoral a été ficelé sans concertation avec les partis politiques, et il en résulte que malheureusement, certains conditions incontournables telles que l’insécurité, la saison de pluie, la situation des personnes réfugiées à l’étranger, ainsi que des déplacés internes et l’enrôlement des électeurs, etc. n’ont pas été prises sérieusement en compte. Aussi, le KNK s’est interrogé du revirement dans le dossier de l’Article 47 du Code électoral relatif à l’usage des cartes biométriques, « alors que l’ensemble des forces démocratiques et les partenaires au développement avaient fait de ce point une exigence du temps de Bozizé. »

Pour ce qui est du très prochain Forum de Bangui, le KNK regrette tout comme certaines formations politiques, les leaders de la plateforme religieuse, etc. le fait que le dialogue à la base au niveau des seize préfectures de la RCA initialement prévue par Catherine Samba Panza ait été escamoté pour aller directement au dialogue de Bangui. Mais entretemps, le KNK sera non-partant pour ces assises si jamais François Bozizé n’y participe pas. Car, à en croire Bertin Bea, il y a en ce moment, « la multiplication des manœuvres et d’artifices juridiques, visant à disqualifier politiquement Monsieur François Bozizé Yangouvonda, alors que sa quotte de popularité connait une montée exponentielle, en dépit des campagnes de diabolisation orchestrées contre lui. » A cet effet, le KNK en appelle déjà à la Médiation internationale de tout mettre en œuvre pour que Bozizé soit présent dans ces prochaines assises de Bangui comme l’ont voulu leurs caractères « inclusifs ». Bea a tenu, par ailleurs, à rappeler que si Bozizé, en son temps a fait venir du Togo Feu défunt président Ange Félix Passé pour prendre part au DPI, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse lui faire autant aujourd’hui.

Les militants du KNK à Bangui
Les militants du KNK à Bangui. ©2014CNC

Par ailleurs, le Secrétaire général par intérim du KNK a eu une pensée critique vis-à-vis de Samba Panza, en ce qui concerne sa manière de conduire la transition. En bref, « le népotisme, le tribalisme et le favoritisme ont été érigés en méthode de gestion des affaires de l’Etat. » Bea a illustré cela par le rocambolesque feuilleton du « don angolais » dans lequel, l’entourage de la cheffe de l’Etat de transition s’y est pleinement abîmé. Aussi, le KNK a estimé que Samba Panza fait la politique de « deux poids deux mesures » entre la Séléka et ce parti.

Pour terminer, Bertin Bea a annoncé la tenue prochaine du congrès du KNK qui doit se préparer pour les prochaines échéances électorales en Centrafrique.

Rappelons qu’à l’occasion de cette rentrée politique, le président fondateur du KNK, général président François Bozizé, depuis son exil, a envoyé un message d’encouragement et de paix aux ‘’ ouvrières et ouvriers’’ de son parti, lequel message a été lu par un de ses conseillers politiques, M. Jacob Gbetty. Bozizé a fait craché ses quatre vérités à l’opinion nationale et internationale, puisque dit-il, la RCA était au top niveau et dans plusieurs domaines, quand la crise ouverte par la Séléka avait tout détruit.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

RCA: les piques aveugles et irresponsables de Catherine SAMBA-PANZA

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Centrafrique-Samba-Panza-le-pouvoir-perturbé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique Samba-Panza le pouvoir perturbé

Les piques aveugles et irresponsables de Catherine Samba-Panza

Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.  A l’occasion du 56ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine qui n’est plus un Etat devant ses amis d’enfance et de parcours politique depuis sa naissance, c’est-à-dire son « indépendance », la Chef de la transition n’est pas restée silencieuse depuis l’affaire angolate qui a coulé tant d’encre et de salive, avec des résultats honteux que le monde connaît. Une raison de plus pour confirmer le manque de souveraineté de ce pays d’Afrique centrale et la mal gouvernance érigée par des pilotes à vue parachutés à la tête du pays.

Je rappelle à l’opinion nationale et internationale que j’avais mentionné dans un de mes articles que le président de transition Michel DJOTODIA qui avait démissionné lors du sommet des Chefs d’Etat de la CEEAC à Ndjamena est le premier président centrafricain qui n’a pas présidé le défilé traditionnel de la fête nationale jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir et bien voilà, Catherine SAMBA-PANZA est le second. On ne va pas réfléchir de midi à quatorze heures pourquoi ils n’ont pas eu la chance de présider avec honneur la fête nationale mais tout simplement parce que en venant au pouvoir ils n’avaient rien de positif dans la tête pour améliorer les conditions de vie des centrafricains. D’ailleurs, ils sont tous deux du clan sélékiste. C’était le premier qui a promu le second Présidente de la délégation de la ville de Bangui. Ensuite, le promoteur a cédé son fauteuil à la promue par la mascarade électorale du fameux Conseil National de Transition (CNT) que préside Alexandre Ferdinand NGUENDET.

Par rapport aux propos tenus à la veille du 1er décembre 2014 dans son message à la nation, cela confirme bel et bien l’amateurisme, la médiocrité et le manque de vision et de solutions pour résoudre les problèmes de l’heure et préparer psychologiquement et moralement la population centrafricaine à une bonne épreuve de consultation populaire pour un retour digne à la légalité constitutionnelle. Dans plusieurs analyses faites par les médias nationaux, il a été relevé que l’instabilité en Centrafrique est la cause des mutineries, des coups d’Etat à répétition et les rébellions qui n’étaient que pour certains hommes politiques centrafricains, notamment François BOZIZE, Michel DJOTODIA et bien d’autres qui ont le culot de se mettre en lice pour 2015, le seul moyen d’accéder à la magistrature suprême de l’Etat pour faire leur loi et s’enrichir illicitement.

Je me mets à la place de la population centrafricaine pour renvoyer la balle à la Chef de la transition en la demandant si c’est la population meurtrie qui a ordonné X ou Y de prendre les armes pour destituer tel président élu démocratiquement ou bien commettre des exactions de tout genre et des violences sexuelles contre nos mamans et nos sœurs en argumentant que c’est tous les centrafricains et centrafricaines qui portent la responsabilité de cette catastrophe politico-humanitaire en Centrafricaine ? Est-ce que ce sont les bébés de cinq ans ou les adolescents de 10 à 12 ans égorgés par les barbares de séléka et d’antibalaka qui sont partis signer les Accords de Libreville et de Congo-Brazzaville ? Est-ce que ce sont les déplacés dans les sites appelés communément « Ledger » à Bangui qui ont pillé une partie du don angolais offert par le président Edouardo dos SANTOS à la République centrafricaine pour accompagner le processus de la transition ?

Catherine SAMBA-PANZA qui a raté le coche du XVème sommet de la Francophonie, n’a-t-elle pas honte de faire une telle déclaration au peuple centrafricain lors de la 56ème célébration de la proclamation de la République ? Quelle carence d’idées novatrices manque-t-il aux autorités centrafricaines qu’on ne voit plus dans le concert des nations, quasiment écartées comme si elles sont des ovnis qui n’ont pas leur place sur la planète terre?

L’instabilité chronique à laquelle la présidente de la transition fait allusion de BOGANDA à son régime de transition, c’est une erreur monumentale. L’ère DACKO 1 n’a pas connu une instabilité jusqu’à ce qu’il y a eu le complot du coup d’Etat de Saint Sylvestre pour que la France installe Jean Bedel BOKASSA au pouvoir.

En effet, la paix et la sécurité sont les priorités de la population et non celles des hommes politiques qui sont les principaux auteurs de la catastrophe centrafricaine. C’est connu de tous depuis fort longtemps et la communauté internationale qui veut à ce que les autorités de transition qui ne sont pas à la hauteur de la tâche s’y attelle pour sortir le peuple du gouffre en question. Dommage que ces autorités de transition qui accusent aveuglement ne s’assument pas par incapacité et confondent leurs rôles de l’heure à ceux qui seront élus d’ici demain pour briguer un mandat à la tête du pays, notamment le futur président légitime de la République et les nouveaux représentants du peuple qui siègeront à l’Assemblée nationale.

Bâtir une nation soudée comme l’a si bien évoqué dans son message, c’est plutôt à elle, la présidente de la transition de faire tout pour rassembler les centrafricains, de s’occuper des centrafricains qui vivent dans une condition inadmissible dans les sites des déplacés pour faciliter leur retour à leurs domiciles respectifs, des réfugiés centrafricains pour qu’ils rentrent au pays afin de participer aux futures consultations populaires dans des conditions appropriées et de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie au lieu de mettre tous les centrafricains dans le même sac et les vilipender. C’est de l’injure.

Faire du progrès pour un peuple c’est de lui réunir les moyens qu’il faut pour son épanouissement, son développement et de son émergence. C’est une honte que les autres pays du continent qui ont accédé à l’indépendance dans la même année que la République centrafricaine sont sur la voie de l’émergence et que nous autres on a toujours le nez dans un magma de boue puante.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Francophonie / Dakar : La perte du Secrétariat Général de l’OIF annonce la chute des dictateurs africains et également un danger dans l’espace francophone

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Sommet-de-la-Francophonie-à-dakar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet de la francophonie à dakar

 

La perte du Secrétariat Général de l’OIF annonce la chute des dictateurs africains et également un danger dans l’espace francophone

Dakar (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. C’est dans un climat de guéguerre politique assourdissant que le XVème sommet des chefs d’Etat de l’espace francophone s’est déroulé à Dakar, capitale du pays (Sénégal) du Secrétaire Général sortant Abdou DIOUF qui cède son fauteuil à la canadienne Michaëlle Jean, qui, enthousiasmée après sa victoire le 30 novembre 2014 a déclaré de faire de l’OIF un espace francophone moderne.

 

A travers les discours lors de la cérémonie d’ouverture, on relève ce climat de polémique ou du moins de mésentente entre les chefs d’Etat et de gouvernement qui ne dit pas son nom. Il est rare de voir le président tchadien dire un discours à des moments pareils sans soulever la tête et avec une voix peu claire et non imposante comme si le président Deby en venant au dernier sommet n’était pas en bonne santé ou soit choqué par un comportement inamical d’un de ses pairs. Le débat sur le choix du successeur d’Abdou DIOUF qui part à la retraite ne semble pas être un problème pour Idriss DEBY ITNO qui a été plat dans son discours malgré qu’il a soulevé comme tant d’autres chefs d’Etat le problème du terrorisme qui menace la sous-région d’Afrique centrale avec la montée en puissance de la secte islamique Boko Haram. Au lieu de deux jours qu’il faut passer à Dakar, le chef de l’Etat tchadien est rentré dans son pays dans l’après-midi après la cérémonie d’ouverture du sommet. Des dossiers lourds concernant la sous-région ont été soulevés par le président camerounais Paul BIYA qui a interpellé ses homologues d’être solidaires dans la lutte contre Boko Haram et la fièvre hémorragique Ebola qui fait rage dans certains pays d’Afrique de l’ouest. La situation du Lac Tchad a été évoquée par le président camerounais mais ce n’était pas à l’ordre du jour du XVème sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la francophonie. Toutefois, ça vaut la peine de l’évoquer pour interpeller la solidarité internationale.

 

Psychologiquement, les chefs d’Etat francophones sub-sahariens ont été frappés par la mise en garde du président français François HOLLANDE à la veille du sommet dans son discours tenu à Conakry sur l’ambition de la plupart des présidents africains francophones qui vise à modifier la constitution de leur pays. Ce dernier a félicité par contre l’acte posé par le peuple burkinabé à travers l’insurrection populaire qui a fait fuir l’ancien président Blaise Compaoré du pouvoir. L’exemple burkinabé doit servir de leçon en Afrique a-t-il déclaré avant de fouler le sol du pays de la Téranga. Le président congolais Denis SASSOU NGUESSO qui a présenté son candidat Henri LOPEZ ne lâche pas prise. Car, pour lui, et ses inconditionnels ethnicisés, le « Congo n’est pas le Burkina ». Le XVème sommet de la francophonie n’était qu’une tribune des chefs d’Etat et de gouvernement qui se regardaient en chiens de faïence, il faut le.dire Idriss DEBY, après avoir quitté Dakar dans la fin de l’après-midi le premier jour sans participer au choix du successeur d’Abdou DIOUF, c’est au tour de SASSOU NGUESSO de quitter la salle, front plié le deuxième jour après l’échec du candidat congolais. Tout est préparé à l’évidence pour que les chefs d’Etat africains soient déçus pour leur ambition antidémocratique et renoncent à leur projet de modification de la constitution. Il n’y a pas eu d’élection mais plutôt un consensus autour de la candidature de la canadienne Michaëlle Jean qui aura à élaborer de nouvelles stratégies pour la modernisation de l’espace francophone en tenant compte des enjeux économiques qui se dégagent à travers le thème du sommet : « femmes et jeunes en francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement ». Depuis le sommet de Kinshasa, la nouvelle patronne de l’OIF n’a pas dormi sur ses lauriers. Elle a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer bon nombre de chefs d’Etat et de gouvernement francophone et en particulier le président français François HOLLANDE avec qui le lobby s’est construit afin que sa victoire puisse se concrétiser à Dakar face aux quatre hommes qui se sont opposés à elle. les présidents gabonais et congolais, Ali BONGO et Joseph KABILA  avaient emboîté le pas à Idriss DEBY avant le dîner offert par le président Macky SALL. La discussion sur le choix du futur Secrétaire Général de l’OIF a aggravé la tension et vu le retrait du président ivoirien Alassane OUATTARA avant que le consensus soit trouvé, suivi du président équato-guinéen Théodoro OBIANG NGUEMA qui était d’abord mécontent pour le fait qu’on ne lui a pas donné la parole à l’ouverture du sommet et de surcroît le complot qui s’est monté pour que Michaëlle Jean surclasse les autres candidats. Avant le sommet de huis clos tenu le deuxième jour, un mini huis clos a eu lieu en coulisse entre François HOLLANDE, Macky SALL et Denis SASSOU NGUESSO pour convaincre ce dernier afin qu’il retire la candidature d’Henri LOPEZ. Le président congolais s’est entêté pour maintenir son candidat en lice. Et finalement c’est la canadienne qui a remporté la victoire pour la succession contre Augustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale), Henri Lopez (Congo), Pierre Buyoya (Burundi) et Jean Claude de l’Estrac (Ile Maurice). En outre la perte du poste de Secrétariat Général de l’OIF par les africains, beaucoup de Chefs d’Etat africains ont manifesté leur mécontentement pour le fait qu’on leur a privé la parole. La perte du Secrétariat Général par les africains annonce éventuellement la perte de pouvoir des dictateurs africains qui veulent rempiler mais également une crise de l’espace francophone car les africains ne voient pas de bon œil le fauteuil du Secrétariat Général qui leur a été méchamment arraché. Les parrains de Michaëlle Jean auraient dû laisser Henri LOPEZ succédé à Abou DIOUF et éviter le danger qui guette  l’espace francophone après la victoire de la canadienne.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: DE LA MARCHE DOULOUREUSE À UN APPEL AU DJIHAD DE CŒUR (Par: Robert ENZA)

0

Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

RCA: DE LA MARCHE DOULOUREUSE À UN APPEL AU DJIHAD DE CŒUR POUR QUE CESSE CETTE SOUFFRANCE QUI NOUS ACCABLE.

De la rentrée de la coalition séléka sur le territoire, le 12 décembre 2012.

Elle occupe en un temps record tout l’arrière-pays par une vague de destruction systématique des indices de l’Etat et ceux des églises, des attaques contre les personnes civiles, le pillage des biens d’autrui, un véritable feu qui arrive par le Nord dont le point de regroupement sera la ville de Sibut.

De la fameuse ligne rouge de Damara imposée par les forces africaines, une façade, une mascarade, et la ligne rouge de la honte fut traversée pour créer la crise…

Ainsi, le dimanche 24 mars 2013, la Séléka prend le contrôle de la capitale, Bangui; le président François Bozizé s’en fuit et elle fait exploser une violence des plus inouïes et accompagnée de pillage des biens des personnes. La séléka agit comme une force d’occupation, impose un état de siège en utilisant la violence pour asseoir sa domination.

En Août 2013, des milliers de civils hommes, femmes et enfants prennent le tarmac de l’aéroport de Bangui, fuyant les attaques de la Séléka. Il va s’en suivre la naissance des auto-défenses « antibalaka ». Des voix se lèvent dénonçant les crimes, les tueries, les viols, les vols des séléka.

Novembre 2013, plusieurs affrontements entre la Séléka et l’anti-balaka, qui prennent une allure inter-religieuse, parce que la séléka est à majorité disant musulmane et l’antibalaka prétendue chrétienne. Des familles entières, chrétiennes ou musulmanes seront endeuillées durant ces affrontements.

Décembre 2013, l’arrivée de la MISCA, ainsi que de l’opération Sangaris, une force militaire de la France, va faire éviter le pire. La MISCA tchadienne décriée par les centrafricains et la communauté internationale, quitte Bangui.

En janvier 2014, Djotodia et Tchangaye sont appelés à N’Ndjamena et remerciés. Tchangaye reviendra au pays et Djotodia lui prendra la route du Bénin. Ils seront remplacés grâce à un simulacre de démocratie noire.

Avril 2014, plusieurs milliers de musulmans fuient la capitale vers le nord du pays, escortés par la Misca, sans oublier la vague des étrangers qui quittent le pays où ils se sont installés des années.

Septembre 2014, La MISCA est versée dans la Minusca une mission onusienne pour stabiliser le pays.

Donc, du sommet de Libreville où le pouvoir a été partagé entre Bozizé et Djotodia !

Du sommet de N’Djamena, où Deby ne reconnaît plus Djotodia et Tchangaye !

Du sommet de Malabo, proposant un plan d’actions de sortie de crise !

Du sommet de Brazzaville, où on a rédigé et signé un accord sur la cessation des hostilités !

De la question du Gouvernement et du CNT, deux organes à épaisseur, qui ne se contentent de petits milligrammes de représentativité publique par mois,  du moins !

Les Séléka, les Antibalaka et les autres groupes armés !

Les sangaris non intégrés à la Minusca, un statut à part !

La Minusca en casques bleus  et leurs véhicules blancs frappés des lettres UN qui grouillent dans les rues de Bangui !

Et le peuple centrafricain dans tout ça, est dans sa souffrance ; il se bat tous les jours pour vivre le jour au jour.

Cette crise est derrière nous, mais ces conséquences drastiques et traumatiques continuent de produire des effets qui contrecarrent les efforts de rapprochement et de rassemblement.

Les centrafricains « chrétiens et musulmans » doivent se parler et ceci sans intermédiaire. Nous en appelons à un « djihad de cœur » pour mettre un terme à cette division et reprendre une vie normale. Chercher les nouvelles de l’autre, chercher le contact de l’autre, se rencontrer, se saluer et se parler est très important. Renouveler les contacts individuels harmonieux qui jadis existaient. Parler de ce qui s’est passé dans un esprit libéré et dégagé. Comprendre et commencer à faire un travail sur soi-même et autour de soi. De façon progressive et individuelle sans grande cérémonie à effet d’annonce, c’est ainsi que nous arriverons. Quelque soit la cérémonie, les relations humaines sont avant tout individuelles. Les associations et les groupements viendront en développement en tant que famille nucléaire.

Entrepreneur leader politique

Robert ENZA

Déclaration de la Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine

0

Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Coordonnatrice humanitaire de la RCA

Déclaration de la Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine

(Bangui, 03 décembre 2014): La Coordonnatrice Humanitaire principale en République centrafricaine, a conduit du 27 au 30 novembre 2014 une mission à Dekoa et dans la préfecture de Nana Gribizi. L’objectif de la mission était d’évaluer la réponse humanitaire et d’identifier les besoins prioritaires. Des agences des Nations Unies, des Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales et la représentante du Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire y ont participé.
A Dekoa, les acquis récents de stabilité témoignés par la diminution du nombre de personnes déplacées (PDI), la réouverture du centre de santé et du marché, doivent être consolidés. Le travail réalisé par la mission catholique pendant les moments forts de la crise, en accueillant les PDI et en leur fournissant les premiers soins, est à remercier.
A Kaga Bandoro où l’hôpital préfectoral et les sites spontanés ont été visités, les besoins urgents identifiés sont la sécurité dans la zone, les besoins alimentaires, les abris, l’éducation et les non vivres. Les PDI rencontrées sur les sites souhaitent retourner chez elles dès que la sécurité et une assistance dans leur zone de retour, sont assurées. Alors que tout au long de l’axe Kaga Bandoro-Mbatta, la population retourne graduellement et les différentes activités se remettent en place avec la reprise des structures scolaire et sanitaire grâce à l’intervention de la communauté et des actions humanitaires, le village de Mbatta reste un village déserté dont les habitants sont en brousse et ne demandent que la sécurisation de leur localité pour leur retour.
Il est encourageant de rencontrer ces retournés même si ce retour est timide dans certaines zones. Il est par contre inacceptable de voir d’autres populations, avec femmes, enfants, personnes âgées, retourner en brousse pour rechercher de la sécurité mettant ainsi en péril leur santé.
Quant à des groupements peulhs rencontrés, l’instabilité les oblige à adopter des modes de vie différents des leurs, rendant également ces populations plus vulnérables.
Quelles que soient les populations civiles, les humanitaires continuent à déployer tous leur efforts pour favoriser l’accès au service de base, aider les plus vulnérables, créer des conditions favorables au retour et travailler sur la résilience.
“Je me réjouis de l’annonce de la restauration de l’Etat dans la région et de l’augmentation de la patrouille Minusca qui contribueront à la sécurisation et redonnent espoir “, a déclaré Mme Bourgeois.

La République centrafricaine continue de faire face à une grande crise humanitaire. Environ 2,7 millions de personnes sur 4,6 millions d’habitants en RCA, ont besoin d’une assistance humanitaire.

Centrafrique: la Présidente Catherine Samba- Panza ne dort plus dans sa résidence de Ngaragba

0

Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Catherine Samba-Panza de Centrafrique
©CNC.  Catherine Samba-Panza

Samba-Panza s’échoue contre l’écueil sécuritaire

Bunkérisée à Bangui depuis sa désignation, Catherine Samba- Panza ne parvient pas à endiguer la violence dans le pays, ni même dans la capitale. La preuve. Un optimisme de façade. Alors que le dernier rapport daté du 28 octobre du Conseil de sécurité́ des nations unies évoquait une “amélioration partielle de la situation sécuritaire à Bangui”, cette analyse est régulièrement contredite sur le terrain par des violences qui sont tout sauf résiduelles. Selon nos sources, les expatriés représentent désormais des cibles d’enlèvement privilégiées pour les groupes armés qui essaiment dans le pays, tandis que le banditisme sauvage prolifère. Ce dernier s’illustre en particulier par des vols de motos ou de véhicules dont les conducteurs sont, en général, abattus sur le champ. Ce contexte s’est tendu le 25 novembre, suite à de violentes échauffourées entre les prisonniers de la prison de Ngaragba et les militaires rwandais de la MINUSCA chargés de sécuriser le site. La violence des affrontements – certains
prisonniers étaient équipés d’armements (lance-grenades, grenades…) acheminés via des tunnels souterrains – a poussé la force Sangaris à prendre le relais des soldats rwandais, notamment en dépêchant des hélicoptères.
Ce sérieux incident a été́ quasiment passé sous silence par les autorités centrafricaines, mais aussi par la force française déployée dans le pays. Parmi les mutins figurait notamment le mercenaire belge François Toussaint, alias “General Ngoy”, cofondateur avec Armel Ningatoloum Sayo du mouvement de rébellion armée révolution et justice. Condamné le 23 janvier à la prison à perpétuité́ pour homicide par la justice belge, François Toussaint, qui se targue d’avoir été cham- pion du monde de kung-fu et l’ex-garde du corps du chanteur français Patrick Bruel, attend toujours son extradition vers la Belgique, où il doit purger sa peine.
Par ailleurs, cette violente mutinerie a poussé́ la Présidente Catherine Samba- Panza à ne plus dormir dans sa résidence située à quelques encablures de la prison de Ngaragba.

©Lettre de continent n*695 du 03 décembre 2014.

Centrafrique: Martin Ziguélé poussé par des vents favorables pour 2015

0

Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015
Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a mis fin à un faux suspense en désignant, le 23 novembre, son Président Martin Ziguélé, 57 ans, comme son candidat à la présidentielle de juin/juillet 2015. Le dernier Premier Ministre d’Ange-Félix Patassé, renversé par François Bozizé en 2003, se lance dans sa troisième campagne, après celles de 2005 et 2011. Ce diplômé́ en anglais et expert en assurances – il est administrateur de Sonar-IARD et Sonar-Vie au Burkina Faso, ainsi que de Star-Vie au Tchad – pilote un parti, membre de l’Internationale socialiste (IS), parmi les mieux structurés de Centrafrique. Martin Ziguélé dispose par ailleurs de nombreux relais en Afrique comme à l’étranger. Outre ses rapports amicaux avec le premier                     secrétaire du Parti socialiste (PS) français, Jean-Christophe Cam- badélis, il est proche de chefs d’État affiliés à l’IS, tels que Mahamadou Issoufou, Alpha Condé et Ibrahim Boubacar Keïta. Il souffre toutefois de la présence d’ex-caciques de l’ère Patassé au sein du bureau politique du MLPC, dont l’inspecteur général d’État Gabriel Jean Édouard Koyambounou ou Jacquesson Mazette. Ces personnalités sont perçues négativement par les Centrafricains car associées aux dérives du régime Patassé.

La Lettre du continent n*695 du 03/12/2014

Centrafrique: Christelle Sappot brille dans l’ombre de sa mère CSP

0

Corbeau News Centrafrique (CNC) : 03-12-2014.

 

Christelle SAMBA-PANZA née SAPPOT
Christelle SAMBA-PANZA née SAPPOT

Christelle Sappot brille dans l’ombre de sa mère CSP

 

 

Inconnue avant de fréquenter les ors de la République Centrafricaine, Christelle Sappot, la fille ainée de Catherine Samba-Panza “CSP”, s’épanouit totalement dans l’ombre de sa mère. Outre la fonction de chef de cabinet de la présidente par intérim depuis la nomination de cette dernière en janvier, cette trentenaire gère les affaires financières de la présidence. A ce titre, elle dispose d’un droit de regard sur les fonds souverains et l’argent du palais. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si Christelle Sappot a été́ de toutes les missions sensibles destinées à lever des fonds à l’étranger. Ce fut le cas en mars à Luanda, lorsque CSP a reçu une aide – aujourd’hui très controversée – de 10 millions $ de la part de José Éduardo Dos Santos. Rien ne prédestinait cette jeune femme à de telles responsabilités. Née d’une liaison entre CSP et Jean-Claude Sappot, aujourd’hui retraité de l’Agence pour la sécurité́ de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) à Bangui, Christelle Sappot s’est surtout illustrée par le passé comme salariée au sein de la Société́ centrafricaine de cigarette (Socacig).

 

La lettre de continent n*695 du 03 Décembre 2014.

Les félicitations de la Minusca au peuple centrafricain à l’occasion du 56ème anniversaire de la RCA

0
Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Myriam-DESSABLES-Chef-du-Bureau-de-la-Communication-et-de-l’Information-Publique-de-la-Minusca.jpg” alt=”Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca” width=”628″ height=”356″ />
Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca. ©2014CNC

Les félicitations de la Minusca au peuple centrafricain à l’occasion du 56ème anniversaire de la RCA

Bangui -Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014. 1er décembre 1958 – 1er décembre 2014 cela fait 56 ans aujourd’hui que l’Oubangui Chari est devenu République centrafricaine sous l’impulsion du président fondateur, Feu Barthelemy Boganda. Cependant, la commémoration de ce 56ème anniversaire intervient à une période particulière, laquelle est marquée d’emblée par le chaos dans lequel se trouve le pays, puis par les efforts tous azimuts de relèvement et de sortie de crise. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a tenu à saluer tout particulièrement les efforts consentis par les autorités de la transition pour trouver une porte de sortie de crise. C’est dans un communiqué de presse signé, mardi 2 décembre 2014 que la force de maintien de la paix de l’Onu a présenté ses félicitations aux autorités de la transition, ainsi qu’au peuple centrafricain tout entier. « La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la célébration de la fête nationale du 1erdécembre 2014 » peut-on lire entre les lignes de ce communiqué de presse.

Toujours selon le document, « la présente édition de la fête nationale, célébrée sous le signe de l’engagement des autorités de la transition à restaurer l’autorité de l’Etat à travers tout le pays, a été l’occasion pour la Minusca d’apporter un soutien logistique et sécuritaire, les 29 et 30 novembre, aux Ministres Résidents, afin d’assurer leur déplacement vers les différentes préfectures du pays.  Ces visites ont permis aux Ministres Résidents de rencontrer les populations locales et de lancer des appels à l’Unité nationale et à la réconciliation. »

Pour finir, la Minusca s’est sentie domptée d’une nouvelle énergie de voir que les autorités de la transition elles-mêmes et le peuple centrafricain ont résolument pris la mesure de la situation dans le pays et sont décidés à trouver des solutions durables. Fort de cela, la force de maintien de la paix n’entend guère laisser seuls l’Etat et le peuple centrafricain se démerder. « La Minusca réaffirme sa détermination à mettre en œuvre son mandat de protection des civils, d’accompagnement de la Transition et d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. » comme il est mentionné dans le même document.

La complicité entre peuple et Etat centrafricains avec l’appui de la communauté internationale, notamment la Minusca reste la voie incontournable pour la sortie de crise en Centrafrique.

Bangui / Fred Krock / ©Corbeau ews Centrafrique

Lu chez les voisins / RCA : Vers un renouveau politique

0

Corbeau News Centrafrique (CNC): 02-11-2014.

Les Chefs Anti-Balaka annoncent la fin de lutte arnée en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.org(CNC)

Vers un renouveau politique

En République centrafricaine (RCA), les différents acteurs de la scène politique affûtent leurs armes. En ligne de mire, l’élection présidentielle de 2015. Dans cette perspective, les Anti-balaka du nom de  cette milice armée qui a endeuillé des dizaines de familles centrafricaines, à travers notamment le massacre des musulmans, ont décidé de tourner la page de la rébellion et de se muer en parti politique. On se rappelle que leurs ennemis jurés, les Séléka, étaient parvenus à la même idée, en décidant  de transformer leur milice armée en parti politique. En décidant ainsi de tourner la page sombre de leur histoire et de se présenter désormais comme une entité politique fréquentable, les leaders de l’ex-milice armée opèrent un véritable changement, une avancée dans la bonne direction, celle souhaitée depuis longtemps par les autorités centrafricaines et la communauté internationale.

Toutefois, quelques inquiétudes subsistent, qui appellent en même temps à modérer les espoirs nés de cette annonce. En effet, en même temps que le coordonnateur de ce nouveau mouvement annonce qu’ « aucune personne  ne doit faire usage de ses armes pour quoi que ce soit »,  le porte-parole du même mouvement, Emotion Namsio, affirme le contraire. « Personne ne deposera les armes tant que notre acte de bravoure ne sera pas reconnu » a-t-il lancé. En termes clairs, les anti-balaka attendent des autorités centrafricaines, que les membres de leur milice soient reversés dans l’armée nationale centrafricaine. Des contradictions entre les objectifs déclarés du mouvement et la volonté affichée de ses leaders. Des contradictions qui, malheureusement, laissent planer un doute sur la possibilité réelle pour cette milice de se transformer en parti politique.

Si cette mue est opérée sous les conseils de Bozizé, le nouveau parti ne fera pas de vieux os

Par ailleurs, il est notoire que conquérir le pouvoir d’Etat, demande une mobilisation de moyens financiers énormes. Chose qui ne semble pas être garantie pour les ex-combattants, les anti-balaka, qui pourraient être tentés de faire un appel du pied à leur mentor Bozizé, afin qu’il mette la main à la poche. Pourtant, pour réussir cette mue et être vraiment crédibles, les  désormais ex-anti-balaka devraient tout faire pour s’affranchir de la tutelle de ce monsieur. Mais en ont-ils seulement les moyens ? Pas si sûr. Or, si cette nouvelle mue est opérée sous les conseils de Bozizé, il est certain que le nouveau parti ne fera pas de vieux os. Pourtant, s’il ne bénéficie pas d’un  appui financier solide, il ne fera que battre de l’aile pendant un temps, avant de mourir de sa belle mort.

Mais il y a des signes qui ne trompent point. Le fait que le coordonnateur de ce mouvement, Patrice Ngaïssona soit un ancien ministre de Bozizé en dit long sur le rôle que ce dernier est en train de jouer en coulisses. Comment pouvait-il en être autrement d’ailleurs? A partir du moment où Michel Djotodia prépare son retour sur la scène politique derrière une Séléka muée en parti politique, il fallait bien attendre la réplique de son ennemi intime François Bazizé. Quand l’un est quelque part, l’autre n’est jamais loin.

Dieudonne MAKIENI

©lepays.bf

Centrafrique : un ex-FACA tué, un autre blessé par la Séléka

0

Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014.

les miliciens de la Séléka à Bangui
©AFP

Centrafrique : un ex-FACA tué, un autre blessé par la Séléka

 

Un sergent présumé des ex- Forces armées centrafricaines a été tué et un autre blessé lors d’ un incident avec les ex-rebelles de la Séléka mardi à Bambari ( centre), la veille d’une visite dans cette ville du président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), Alexandre Ferdinand Nguendet, ont rapporté ces individus armés eux- mêmes à Xinhua.

Pour la première fois depuis le début de la crise centrafricaine et sa désignation en 2013, le président du CNT a prévu de se rendre mercredi à Bambari, a fait savoir dans un entretien téléphonique mardi soir à Xinhua le général Joseph Zoundéko, commandant de la branche militaire du Rassemblement patriotique pour le renouveau en Centrafrique (FPRC), nouvellement créé sous sa houlette.

En prévision de cette visite inscrite dans le cadre du processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays, un groupe présumé des ex-FACA à bord de cinq à six véhicules pick-up ont débarqué dans cette ville qui figure parmi de nombreuses autres sous contrôle de l’ex-rébellion, à en croire l’ex-dirigeant rebelle.

Lors d’une rencontre avec les ex-Séléka dont la plupart sont issus de l’ex-armée nationale non encore opérationnelle depuis le début de la crise à cause de la désertion de beaucoup de soldats, un combattant de l’ex-alliance rebelle s’est saisi de l’arme d’un ex-FACA qu’il a utilisée par la suite pour abattre un autre ancien militaire, selon le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole des ex- Séléka.

L’incident se serait produit mardi après-midi aux environs de 16h00 (locales, 15h00 GMT). En plus de cette victime, le bilan provisoire fait état d’un autre blessé dans les circonstances non élucidées et transporté à l’hôpital, a précisé à son tour le général Zoundéko qui s’est dit “étonné” de la visite d’ex-FACA à Bambari, alors que pour l’heure la République centrafricaine (RCA) ne possède pas une armée.

“J’ai appelé le ministre d’Etat chargé de la Défense (Aristide Sokambi) qui m’a répondu que des ex-FACA n’ont pas été envoyées à Bambari”, a-t-il dit, ajoutant que la sécurité dans cette ville est assurée par la police et la gendarmerie nationales, sous l’ encadrement des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) appuyés par la force française Sangaris et la force européenne Eufor.

“C’est une provocation du gouvernement, mais nous déplorons tout de même cet acte, comme il y a eu mort d’homme”, a de son côté souligné le colonel Narkoyo.

L’incident déclaré n’a toutefois pas provoqué de tension à Bambari,restée dans un calme apparent, laissent entendre les deux ex-dirigeants rebelles. F

 

254 véhicules des USA pour les forces onusiennes (MINUSCA) en RCA

0

Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014.

 

Aéroport de Bangui fermé provisoirement

254 véhicules des USA pour les forces onusiennes en RCA

 

Le gouvernement américain a remis mardi à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) 254 véhicules militaires d’un montant de plus de 28 milliards de FCFA.
Ce don, selon l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre le gouvernement américain et les pays contributeurs des troupes de la MINUSCA : le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon et le Rwanda.
Symboliquement quinze véhicules de différentes marques, faisant partie du lot, ont été remis lors de la cérémonie qui s’est déroulée au Camp Mpoko à Bangui en présence du ministre d’Etat centrafricain de la Défense nationale, Aristide Sokambi, du chef d’état-major de la MINUSCA, le général Martin Tumenta Chomu et du corps diplomatique.
‘’Au terme de leur mandat ici en République Centrafricaine, ces pays peuvent disposer de ces véhicules”, a déclaré le chargé d’affaires près l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Centrafrique, David Brown.
Toutefois, a-t-il indiqué, ‘’une formation en conduite et en MAINTENANCE de ces véhicules sera assurée par les techniciens américains”.
‘’Ces véhicules pourront faciliter l’importante mission des contingents de la Minusca et aider à ramener d’une manière durable et définitivement la paix en Centrafrique”, a-t-il estimé.
Pour le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou, ces véhicules constituent un geste fort du gouvernement américain en appui à la MINUSCA.

‘’Ce geste, a-t-il dit, démontre la détermination des USA d’accompagner le processus de la stabilisation et de la quête de la paix et de la réconciliation nationale en Centrafrique”.

Par: APANews

RCA: communiqué du PRP sur la célébration du 1er décembre, jour de proclamation de la République Centrafricaine.

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/parti-panafricain.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Parti panafricain

Un Dieu-Un But-Une Destinée

 

Communiqué du PRP sur la célébration du 1er décembre, jour de proclamation de la République Centrafricaine.

Centrafricaines,

Centrafricains,

Chers compatriotes,

Ce 1er Décembre 2014 marque le 56ème anniversaire de la fondation de la République Centrafricaine par le défunt président-fondateur Barthélémy Boganda. Près de 60 ans après cette fondation étatique sous le régime de la République, force est de constater que cette construction est un échec cuisant qui ne peut en aucun donner le sourire, la joie, ou la gaieté au peuple centrafricain.

Les fonctionnaires ne perçoivent ni convenablement, ni régulièrement leur paie et enregistrent des arriérés de salaire astronomiques, les paysans dans le désarroi ne peuvent plus cultiver leurs champs sans se faire agresser pour ceux qui ont encore la chance de disposer de réserves de semences et de matériels rudimentaires, les femmes chevilles ouvrières du commerce et de la transformation agro-alimentaire sont démunies face à l’assèchement des sources de financement, les élèves et étudiants sont englués dans les perturbations systémiques du calendrier scolaire et universitaire, les jeunes gens se sont installés quasi-définitivement dans une endémie de chômage qui leurs ouvre que la porte du banditisme et de la prostitution, les forces de sécurité et de défense sont humiliés par leur mis à l’écart et leur traitement indigne et la communauté internationale perd tout espoir face au marasme centrafricain.

Non vraiment, chers compatriotes, en ce 56ème anniversaire de la République centrafricaine, il n’y a pas de quoi pavoiser car il n’y a malheureusement rien à fêter, ni rien à célébrer, mais seulement du sang et des larmes.

Nous aurions voulu avoir tort, mais force est de constater que le régime de la « république » est une impasse voire un danger mortel pour la Centrafrique. Faudra-t-il attendra la dissolution complète de notre pays pour enfin commencer à réfléchir très sérieusement sur ce modèle politique qui est intrinsèquement incompatible à notre habitus, à nos coutumes, à notre culture, à notre Histoire ?

Par la force des choses nous ne fêteront pas le 56ème anniversaire de la République centrafricaine, mais faisons en sorte de ne pas avoir à espérer à fêter le 57ème anniversaire qui ne sera pas plus heureux que celui-là.

En tant qu’hommes et femmes politiques, il nous appartient d’apporter des impulsions à la vie politique et de soutenir ces dernières par des initiatives audacieuses pour le bien commun. Cette audace intellectuelle, culturelle, technique, économique ne pourra jamais fleurir en Centrafrique sous le parapluie de la République. Ce n’est pas le Président du PRP Tahéruka Shabazz qui l’affirme, mais les 56 dernières années de notre cher pays sous l’égide de ce régime politique qui plaident pour cette conclusion irréfutable.

Ce pays a connu et connait encore aujourd’hui un réservoir quasi inépuisable d’hommes et de femmes travailleurs, vaillants, intelligents et patriotes, mais jamais cette richesse humaine n’a permis à la République centrafricaine de décoller dans un quelconque domaine que ce soit. Bien au contraire, nous nous enfonçons méthodiquement dans le pire qui soit année après année. Battant par là les plus tristes et sordides records de criminalité, d’atrocité, de misère et de barbarie que l’Afrique n’ait jamais enregistrée. Cela suffit !

C’est qu’il faut croire que ce régime politique incite au gouvernement des médiocres et à la passivité du peuple face à cette médiocrité. L’échec de la Transition est un bel exemple de ce que les lourdeurs de ce régime politique peuvent provoquer chez nous gouvernants. En effet, nous avons entendu le discours de Mme Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition, dont la faiblesse est patente en matière d’autorité. C’est que mécaniquement, cet appareillage de la République, dont elle reconnait elle-même qu’elle ne peut pas fêter les 56 ans avec le faste qui convient, ne conduit qu’au chaos, qu’à la désolation, qu’aux désillusions.

S’il est vrai que Barthélémy Boganda était un visionnaire, il faut reconnaitre que comme les grands hommes de sont époques il fut un temps accessoirement épris de certaines « fausses valeurs » ou « contre-valeurs » diffusées par « République » coloniale française, ce qui l’a conduit a pêché politiquement en proposant à la Centrafrique ce régime politique (la République) qui est carrément un « cadeau empoisonné » de Jacques Foccart, le Monsieur Afrique du Général De Gaulle, qui sont pour nous autres patriotes centrafricains et panafricains des fossoyeurs de la liberté et des droits inaliénables des populations africaines.

Aussi puisse ce 56ème anniversaire faire date comme le premier jour de la remise en cause totale de cette « République » qui n’a jamais apporté la paix, le bonheur, la prospérité et la stabilité à nos compatriotes. En tant que Président du PRP, je suis bien conscient que cette réflexion va à contre-courant de ce que la classe politique centrafricaine dans sa globalité pense, et même de ce pourrait penser la majorité des Centrafricains. Mais il faut que quelqu’un ait le courage d’identifier et de mettre le doigt sur le mal profond qui frappe notre pays en dehors des questions d’incompétences. Nous devons nous demander comment se fait-il que ce régime politique qu’est la république permet aux plus nuls d’entre nous de nous diriger ? Comment se fait-il que se soit toujours ce même profil qui soit promu ? Pourquoi n’existe-t-il pas de filtre pour empêcher cela ?

Demain nous irons au « Dialogue National », et si cette question n’est pas mis sur la table, il est à parier que nous nous retrouverons dans un an encore plus démunis qu’aujourd’hui pour « fêter » un anniversaire qui nous rappellera inlassablement comme nous sommes miséreux face au reste du monde qui progresse. Il est temps de se doter d’Institutions solides, plus en conformité avec notre éthos, capables d’empêcher des « aventuriers » et autres dictateurs analphabètes et sanguinaires d’accéder, par les armes pou non, à des postes de responsabilités dans l’appareil d’Etat.

Aussi pas plus que les autres années je ne fêterai la « République », en revanche avec l’aide de Dieu et de tous les Centrafricains de tout horizon, de toute condition, de toute confession, de toute corporation, je travaillerai à améliorer l’écosystème politique, économique, culturel et social de la Centrafrique.

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’Il bénisse la Centrafrique.

Le: 1er Décembre 2014

Taheruka Shabazz,

Président du Parti du Renouveau Panafricain

RCA: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (M.L.P.C.)

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/LOGO-MLPC.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LOGO MLPC

MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) s’est réuni en congrès extraordinaire le samedi 22 novembre 2014 à Bangui pour organiser des élections primaires internes en vue de désigner son candidat à la future élection présidentielle en République Centrafricaine.

À l’issue de ces assises, le Camarade Martin ZIGUELÉ, le Président du Bureau Politique National a été élu par acclamation et investi pour représenter le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) à la prochaine élection présidentielle en République Centrafricaine.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) tient à féliciter et encourager ses vaillants militants venus nombreux des Fédérations de Bangui, de provinces, et de l’extérieur pour participer à ce congrès extraordinaire qui marque le début de la grande mobilisation pour les échéances électorales de 2015.

 

 

Fait à Bangui, le 24 novembre 2014

 

Le Sécretaire Général du parti

Secrétaire du Bureau du Congrès Extraordinaire

Étienne MALEKOUDOU

 

Communiqué de presse du MLPC
Communiqué de presse du MLPC

Centrafrique: autour du ballon rond, chrétiens et musulmans du Km5 célèbrent le 1er Décembre

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Match-KM5-entre-Chrétiens-et-Musulmans.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Match KM5  entre Chrétiens et Musulmans
Match à KM5 entre Chrétiens et Musulmans

Autour du ballon rond, chrétiens et musulmans du Km5 célèbrent le 1er Décembre

Corbeau News Centrafrique (CNC) – Bangui (RRCA): 02-12-2014. Alors que les manifestations habituelles inscrites dans le cadre de la célébration de la fête du 1er Décembre, commémorant la proclamation en 1958 de la République centrafricaine sont purement et simplement annulées à cause de l’insécurité, les musulmans et chrétiens du 3ème arrondissement de Bangui festoient sous le signe de la cohésion sociale. Il s’agit d’une initiative de l’Association ‘’Les Frères Centrafricains’’ fondée par l’honorable Anatole Koue.

C’est au tour du ballon rond qu’Anti-balaka, Séléka, musulmans et chrétiens ont manifesté sur le terrain du Lycée de Fatima. « Si le sport unit le peuple, il est ainsi d’une grande valeuret vecteur de la paix et de la cohésion sociale qui manquent cruellement aujourd’hui aux Centrafricains. C’est pour cela que nous avons initié cette rencontre qui regroupe chrétiens et musulmans confondus avec nos amis des forces internationales pour sensibiliser sur la nécessité de faire la paix entre nous. » a indiqué l’honorable Koue pour expliquer le but de la manifestation. Il ajoute, « Nous allons poursuivre ces genres d’activités jusqu’à ce qu’il y ait libre circulation dans tous les milieux jugés inaccessibles aujourd’hui. », allusion faite ainsi aux quartiers Boy-Rabe, Km5, Gobongo…

Match KM5  entre Chrétiens et Musulmans
Match KM5 entre Chrétiens et Musulmans

En ce qui concerne le match, les deux équipes A et B sont constituées de chrétiens et musulmans confondus, ainsi que quelques éléments de Sangaris et Minusca. Le score final est de 3-2 en faveur de l’équipe A. Faut-il le rappeler que le match s’est déroulé sans incident. L’ambiance a été à la fête. Spontanément, un désir de sillonner ensemble les rues désertes de Km5 s’est emparé de la foule en liesse qui s’est promptement ébranlé sur l’avenue Koudoukou jusqu’à la limite du 5ème arrondissement pour poursuivre sa marche jusqu’à la hauteur du Complexe sportif Barthelemy Boganda où se trouve le cabaret du président de l’association ‘’Les Frères Centrafricains’’ Anatole Koue.

Le président de la jeunesse musulmane, Amed Youssouf a fait part de sa satisfaction : « cette démonstration d’amour et du vivre ensemble peut démentir les arguments qui diabolisent le Km5 et inciter, sinon convaincre les chrétiens à se rendre librement au Km5. Quant à nous, musulmans de Km5, la rencontre de ce soir est la preuve de la volonté des uns et des autres de voir la paix s’instaurer à nouveau entre chrétien et musulman existe bel et bien mais reste qu’à être capitaliser au maximum. »

En somme, le geste de l’association ‘’Les Frères Centrafricains’’ démontre que seule l’action gouvernementale ne saurait remettre la RCA sur les rails en ce qui concerne la cohésion sociale. C’est pourquoi, les Ongs et autres associations sont attendues sur ce terrain pour faire du revivre ensemble une réalité en Centrafrique.

Bangui / Fred KROCK / CNC

Marseille: L’association, A Séwa ti Bé-Africa, organise, une soirée de réflexion et festive à l’occasion de la fête de l’indépendance de la RCA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-A-SEWA-TI-BE-AFRICA-MARSEILLE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE
©CNC

 

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION “A SÉWA TI BÉ-AFRICA”

L’association, A Séwa ti Bé-Africa (Les Familles centrafricaines) organise,

 

Le samedi 6 décembre 2014 à partir de 19:00

Dans le salon Mandela au restaurant Téranga

15 rue Mazagran, la rue qui passe devant le lycée Thiers,

13001 Marseille

Une soirée de réflexion et festive à l’occasion du 56ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

Entrée : libre participation pour couvrir les frais de location la salle

Tenue correcte exigée

Métro Noailles.

Vision de la « République » selon Barthélémy BOGANDA, père fondateur de la RCA

« Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er décembre 1958, « République », dénommée « République Centrafricaine »

« ce jour là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ;

Nous sommes sortis du tribalisme ;

Nous sommes sortis du clanisme.

« Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus.

« Nous sommes désormais, depuis le 1er décembre 1958, un « Etat », c’est-à-dire « un Peuple organisé ».

Et en tant que Peuple organisé, nous devons avoir des « Lois ».

 

Barthélémy BOGANDA, proclamation de la République Centrafricaine devant l’Assemblée, le 1er décembre 1958

Célébration stratégique du 56ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Ministre-dEtat-Aristide-Sokambi.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre d'Etat Aristide Sokambi
Ministre d’Etat Aristide Sokambi. Photo; CNC

Célébration stratégique du 56ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine

Tant bien que mal, le peuple centrafricain a célébré le 1er Décembre, date anniversaire de la proclamation de la République. 1er Décembre 1958 – 1er Décembre 2014, voilà 56 ans que l’Oubangui-Chari est devenu la République centrafricaine. Fête nationale et occasion de jouissance populaire, où le peuple centrafricain d’Obo à Nola, de Ndélé à Mongoumba célèbre toujours ensemble le fruit de ses efforts, le 1er décembre 2014 n’a pas tenu le pari habituel. Le gigantesque défilé traditionnel a été retiré des manifestations. A Bangui, seuls les officies religieux la veille et une cérémonie de remise des décorations sur l’Avenue des Martyrs ont marqué la célébration.

Toutefois, la célébration de cette année reste stratégique à deux niveaux, à savoir au niveau politique et au niveau de l’approche de la résolution de la crise en cours. Sur le plan politique, le gouvernement de transition, malgré les conditions sécuritaires et humanitaires hostiles, a bien voulu maintenir cette fête afin de donner à espérer au peuple que l’Etat peut toutefois renaitre de ses cendres. Evidemment, tous les offices religieux se sont très bien déroulé et ont connu une forte mobilisation des fidèles, que ce soit à la Mosquée centrale, à la Cathédrale Notre dame de l’Immaculé conception, à l’église Baptiste de Grémboutou. Sur l’avenu des Martyrs, des milliers de centrafricains se sont déplacé pour congratuler leurs proches heureux récipiendaires ayant arboré des mains des membres du gouvernement dont Bounadélé Koumba des Finances, Aristide Sokambi de la Défense et Eugénie Yarafa des Affaires sociales, des distinctions honorifiques décernés à cette occasion.

Décoration Bangui fête de l'indépendance 2014
©2014CNC

Sur le plan de l’approche de la réconciliation nationale, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza a déployé tous les ministres résidents à l’intérieur du pays où ils ont la triple mission d’abord, de célébrer le 1er Décembre avec les centrafricains de leurs préfectures de juridiction, ensuite de livrer un message fort à ces derniers et enfin, engager in-situ, le dialogue à la base. S’agissant de ce dernier aspect, le ministère de la Réconciliation nationale a initié un séminaire gouvernemental en amant, à l’occasion duquel, Mme Jeannette Déthoua ministre en charge de la réconciliation a déclaré : «  D’ici début janvier, se tiendra le forum national de Bangui où toutes les entités sont conviées à y participer. En prélude à ce forum, le Chef de l’Etat de transition a pris l’initiative d’envoyer les ministres résidents dans leurs préfectures pour passer la fête du 1er Décembre. Cette descente sera l’occasion pour passer un message fort à la population à la base sur ce forum national pour permettre aux délégués qui viendront à ce forum de Bangui d’émettre déjà leurs préoccupations à prendre en compte dans ce forum. Quant à ce séminaire, il doit permettre aux membres du gouvernement de s’approprier effectivement du processus de réconciliation nationale avant de descendre dans l’arrière-pays. Dans tous les pays au monde, lorsqu’il y a la crise, il est indispensable d’écouter les uns et les autres et à tous les niveaux. »

Somme toute, même si l’aspect festif n’est pas au rendez-vous, la sollicitude stratégique du gouvernement l’est à plus d’un titre, car le déploiement de certains ministres à l’intérieur du pays a obligé certains directeurs des services décentralisés de l’Etat confinés à Bangui pour cause d’insécurité à repartir dans leurs zones de juridiction, afin de redonner vie à l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national. Autrement dit, ce 1er décembre 2014 aura eu le mérite d’avoir impulsé le redéploiement de l’administration. Il suffit qu’avec le concours des forces étrangères, cet acquis soit maintenu et sauvegardé pour que la vie renaisse progressivement en province.

Bangui / Jacob LEREST / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: Jean Barkes Ngombe-Kette annonce sa candidature pour la présidentielle 2015

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Jean-Barkes-Ngombe-Kette.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Barkes Ngombe-Kette
Jean Barkes Ngombe-Kette. ©2014CNC

Jean Barkes Ngombe-Kette annonce sa candidature pour la présidentielle 2015

Corbeau News Centrafrique (Bangui): 01-12-2014.   A sa résidence privée sise, au Centre-ville, en face du lycée Charles De Gaule, l’ancien Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui et malheureux candidat à la présidence de la transition en cours, M. Jean Barkes Ngombe-Kette a annoncé, dimanche 30 novembre 2014, en fin de soirée, sa candidature à la présidentielle de 2015.

Cette annonce intervient à une période très délicate en République centrafricaine où les centrafricains recherchent le chemin du retour à la légalité constitutionnelle. A cet effet, le décor est déjà planté comme quoi, les élections seront organisées très bientôt, notamment en juin ou juillet prochain. Et les déclarations de candidatures fusent de toute part et sans cesse. Mais comment justifier la motivation de Jean Barkes Ngombé-Kette d’entrer dans le jeu ? « Les compatriotes épris de paix et de développement ne cessent de m’interpeller autour de la même question, à savoir : ‘’Monsieur le Maire, seriez-vous candidat à l’élection présidentielle ou pas ?’’ Et selon ma réponse, certains ont cherché à me convaincre en disant, ‘’Monsieur le Maire, il faut oublier ce qui s’est passé au CNT, en janvier 2014’’. Et comme si, pour me consoler davantage, en me rappelant ceci : ‘’Monsieur le Maire, il faut savoir que le CNT n’était pas la voix du peuple. Mon Dieu, que c’est rassurant ! Mes chers compatriotes, vous qui avez placé en moi, vous qui m’avez vu donner un minimum de moi hier, vous qui témoignez souvent mes exploits et mes prouesses : ‘’On a vu tout ce que Barkes a fait hier avec un tout petit mandat de Maire, si demain on lui donne un mandat présidentiel, il en fera beaucoup plus pour notre pays’’ » a expliqué le candidat avant d’annoncé « Devant une telle sollicitation, comment pourrais-je continuer à rester indifférent ? C’est une grande responsabilité hautement nationale et vous me le demandez avec si grande importance c’est parce que vous avez trouvé en moi, et compris aussi que je dispose des qualités et des capacités requises pour conduire la prochaine destinée de la République. Sur ce, je déclare officiellement et solennellement ce jour, 30 novembre 2014, ma candidature à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique. »

les invités de Monsieur Ngombé-Ketté
©2014CNC

Il convient de rappeler qu’avec une équipe dynamique, Ngombe-Kette avait fait de Bangui la Coquette, à un moment donné, une ville attrayante où il faisait beau vivre. D’aucuns en parlaient avec une certaine fierté à l’époque. « Je vous voudrais encore vous faire rêver à nouveau et en plus grand cette fois-ci. J’aime les défis et faire de la République centrafricaine, notre pays, la petite Suisse de l’Afrique centrale demain. C’est un défi que je m’impose d’entrée, si vous me donnez l’occasion de le relever. » a-t-il indiqué.

Enfin, cette offensive en politique de l’ancien Maire de Bangui sera accompagnée par la Fondation pour la reconstruction de Centrafrique (FRC), créée novembre 2013 et s’étant déjà implantée dans les arrondissements de Bangui et quelques villes de province, ainsi qu’en Europe, notamment dans les villes de Bordeau, Toulouse, Paris et autres. « Plusieurs d’entre vous se posent déjà la question, à savoir une association pour l’accompagner et pourquoi pas un parti politique ? Je vous répondrais tous simplement : je ne suis pas un politique, mais un technocrate. Mais attention, un vrai technocrate, mais aussi un visionnaire, un pragmatique et un patriote qui veut faire du social et du développement pour le bien-être de ses compatriotes, afin que chacun ait un minimum vital dans un pays où il régnera désormais la paix et la stabilité durable. » a relevé M. Ngombé-Kette.

Pourvu que les élections se tiennent le plutôt possible, afin que la RCA retourne à la légalité constitutionnelle.

©2014 Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: le “Collectif Touche pas à ma Constitution” réorganise son bureau d’Europe ( deux nominations)

0

Corbeau News Centrafrique: 01-12-2014.

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Décision de désignation

Vu la loi du 1er Juillet 1901,

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu le fonctionnement et l’organisation de la Représentation du Collectif«  Touche pas à ma Constitution  » en Europe,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de Juin 2012,

Vu la proposition de désignation au poste de Conseiller Porte- Parole adoptée en unanimité,

La représentation du Collectif «  Touche pas à ma Constitution  » décide ce qui suit :

Article1er: Monsieur SEKODE  NDEUGBAYI Chancel est désigné en qualité de Conseiller Porte- Parole pour l’Europe.

Article 2 : L aprésente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.

Fait à Paris, 01. 12. 2O14

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Décision de désignation

 

Vu la loi du 1er Juillet 1901,

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu le fonctionnement et l’organisation de la Représentation du Collectif«  Touche pas à ma Constitution  » en Europe,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de Juin 2012,

Vu la proposition de désignation au poste de Conseiller Spécial Chargé de la Communication  adoptée en unanimité,

La représentation du Collectif «  Touche pas à ma Constitution  » décide ce qui suit :

Article 1er: Monsieur YANNICK -Olivier NAMBELE est désigné en qualité de Conseiller Spécial en matière de Communication pour l’Europe.

Article 2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Paris, 01. 12. 2O14

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

Ampliations :

-Le Bureau Exécutif,

-L’intéressé,

-La Presse