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Centrafrique: L’appel au « civisme fiscal » de Rachel Ngakola, DG des Douanes

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’appel au « civisme fiscal » de Rachel Ngakola, DG des Douanes

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-04-2015

Vendredi 24avril 2015, Mme Rachel Ngakola, Directrice générale des Douanes et droits indirects a conféré avec la presse à son cabinet. Au centre menu de cette conférence de presse, les dernières critiques et plaintes portées contre les activités des douaniers au niveau de l’aéroport international Bangui M’poko par les usagers.
Depuis un certain temps, le travail du douanier à l’aéroport international Bangui M’poko a fait l’objet de beaucoup de plaintes et de critiques. L’écho est remonté jusqu’à la Direction générale et plus loin encore. La Directrice générale n’entend pas laisser perdurer ces rumeurs qui ternissent l’image du l’exercice du douanier, d’où la mise au point qu’elle a faite via la presse vendredi dernier. Mais de quoi s’agit-il ? « Ils [les douaniers travaillant à l’aéroport] font bien, je dirais très bien leur travail. » a rassuré Mme Rachel Ngakola qui explique « Ils fouillent systématiquement les articles importés, et en fonction de la quantité et de la qualité des articles ils les taxent conformément à la loi en vigueur. » Par ailleurs, il faut souligner que les plaintes enregistrées au niveau de l’aéroport sont relatives entre autres, à la rigueur dans le travail des douaniers et l’application stricte de la loi dans le recouvrement des taxes sur les articles importés. C’est pour cela que la DG a estimé que « ceux qui se plaignent du comportement des douaniers sont, le plus souvent, des usagers inciviques qui refusent de payer leurs taxes et qui créent inutilement des problèmes ; car les bons citoyens se soumettent régulièrement et volontiers. »
Cette situation qui correspond à s’y méprendre à une incompréhension a amené Mme Ngakola à préciser que lorsque le douanier fait son travail, il n’a pas de sélection à faire sur les articles à taxer, sauf pour les cas d’exonération et de franchise. Une fois de plus, ces franchises et exonérations ne sont accordées, selon l’Article 276 du Code des douanes, sur les dons offert à un Chef d’État ou un don d’un État à un autre Etat. Alors qu’en RCA, ces mesures sont élargies jusqu’aux grandes personnalités qui, malheureusement en profitent pour faire le grand business. Parfois, pour le cas de l’aéroport Bangui M’poko par exemple, ces personnalités envoient leurs hommes de services pour aller chercher des bagages et une fois arrivé, ces derniers – passeport diplomatique de leur chef en main, se considèrent comme la personnalité elle-même pour intimider ou intimer des ordres aux douaniers. La DG des douanes n’entend pas cautionner ces genres d’écarts de comportement. Il y a aussi certaines personnalités qui refusent catégoriquement d’accomplir ce devoir civique en faisant les formalités douanières au niveau de l’aéroport Bangui M’poko, alors qu’ailleurs, elles l’ont fait aisément.En ce qui concerne les formalités douanières sur les véhicules d’occasion qui ont fait l’objet de beaucoup de problèmes entre certains usagers, mais beaucoup plus les personnalités, Mme Ngakola a précisé que le barème pour ce genre de taxes est fixé à par l’Assemblée nationale (et donc par l’actuel CNT). Ces taxes varient entre 315 000 F. Cfa à 3 millions de F. Cfa selon le véhicule, raison pour laquelle, elle a supplié les usagers des services douaniers à faciliter le travail du douanier en s’acquittant régulièrement de leur devoir civique. Cependant elle précise que même pour les effets personnels qui ne sont pas souvent taxés, surtout en cas de déménagement des personnalités, les véhicules ne sont pas concernés par cette mesure, ils sont taxés. Là encore, les ‘’effets personnel’’ dont on parle, ce sont des articles déjà utilisés par le propriétaire six mois durant, selon l’article précité du Code douanier. Toutefois, Mme Rachel Ngakola a attiré l’attention des usagers sur les « déclarants douaniers » devenus, à ce jour, un véritable danger, car ils escroquent le plus souvent des clients en leur vendant des véhicules fictifs.
L’entretien de la DG avec les médias a bouclé sur l’usage des ‘’mains levées’’ sur les articles. Les mains levées qui ne sont pas un ‘’régime douanier’’ sont une facilité que l’État accorde à ses fonctionnaires, c’est-à-dire que cette catégorie d’usagers n’est pas astreinte, après les formalités du port autonome de Douala de répondre à d’autres exigences jusqu’à Bangui. Malheureusement, une fois de plus, les fonctionnaires abusent de cette fenêtre qui leur autorise d’acheminer deux véhicules par an, d’aller jusqu’à 30 véhicules. Parfois, une fois les formalités du port autonome de Douala terminé, ses usagers s’évaporent à l’entrée du territoire centrafricain. « Cela ne fait pas sérieux ! » regrette la DG. Mais cette mesure n’aura duré que les jours de ses dégâts et pertes pour l’État, car la DG vient d’obtenir du gouvernement la suspension pure et simple de cette facilité.
En somme, au-delà de ce large éventail d’exposé de la Directrice générale des douanes et droits indirects, il y un plaidoyer : « J’en appelle au patriotisme et au civisme de nos usagers. Je les exhorte à contribuer au développement de leur pays, d’aimer leur pays en payant régulièrement leurs taxes et impôts. »

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF A LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA DIASPORA FRANCE AU FORUM DE BANGUI

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF A LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA DIASPORA FRANCE AU FORUM DE BANGUI

 

Bangui, Corbeau News Centrafriaque, 27-04-2015

Le samedi vingt cinq avril deux mil quinze, dans la salle de l’association Savoirs et Formation, sise 97-99, rue Stalingrad 93100 Montreuil, s’est tenue une rencontre de la Diaspora de France avec les soutiens de la Coordination Générale des Centrafricains de France (COGECF) et de l’Ambassade de Centrafrique en France.
L’ordre du jour portait notamment sur : Le compte rendu des activités du Représentant de la diaspora à la Commission Préparatoire du Forum de Bangui, Monsieur Guy Simplice KODEGUE. La participation de la diaspora au Forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015. Les participants à la rencontre ont procédé en toute transparence à l’élection des personnalités citées ci- dessous pour participer au Forum National de Bangui au nom de la Diaspora centrafricaine de France. Il s’agit de :
-Monsieur Emmanuel Olivier GABIRAULT pour la Coordination Générale des Centrafricains de France et ACD (Association Centrafrique Demain) ;
-Monsieur Luther- Godfroy GONDJE-DJANAYANG pour la Diaspora Agissante ;
-Monsieur Maxime NANA pour le Groupe du 14 février 2015.
En outre, la diaspora centrafricaine de France, consciente des difficultés financières du Gouvernement de Transition, mue par la volonté de s’impliquer davantage dans la résolution de la profonde crise que traverse le pays et en raison de l’immense richesse tant intellectuelle que technique dont elle dispose, s’engage à prendre en charge les billets d’avion aller et retour de cinq autres personnalités pour participer à ces assises.
A cet effet elle sollicite du comité technique des accréditations nécessaires pour ces cinq personnalités. D’autres points importants adoptés au cours de cette réunion parmi lesquels l’harmonisation de la participation de la délégation de France fera l’objet d’un mémorandum.
L’Assemblée a par ailleurs opté de saisir l’opportunité offerte par le Forum de Bangui regroupant les participants de toutes les composantes de la Diaspora centrafricaine des différents continents pour organiser une rencontre entre elles en vue de créer une structure leur permettant d’apporter de manière unie leur contribution dans la nouvelle refondation du pays. Pour terminer, la Diaspora Centrafricaine lance depuis la de France un vibrant et solennel appel à toutes les forces vives de la Nation afin de tout mettre en oeuvre pour adopter un nouveau contrat social en vue de la refondation de la Nation à l’occasion du Forum National de BANGUI.

Représentant de la Diaspora à la Commission des Centrafricains de France Préparatoire du Forum de Bangui,

Fait à Paris le 25 avril 2015

Le Président de la Coordination Générale (COGECF),
Emmanuel Olivier GABIRAULT
Guy Simplice KODEGUE
Pour l’Ambassade de Centrafrique en France,
Le Conseiller Culturel
DESIRE BABOUL

Bangui: Le président de la Chambre de commerce plaide pour la place de l’économie au Forum de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le président de la Chambre de commerce plaide pour la place de l’économie au Forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-04-2015

 

Initialement prévu du 27 avril au 04 mai, puis reporté du 04 à 11 mai prochain le Forum national de Bangui est aujourd’hui entré dans une phase de guerre de quotas. Séléka, Anti-Balaka, communauté musulmane, etc. se battent pour avoir plus de places à ces assises historiques. Et pourtant, de l’avis du Président de la Chambre de commerce d’industrie des mines et de l’artisanat, Robert Ngoki, comme pour beaucoup d’autres d’observateurs avisés, les causes profondes sont essentiellement économiques. Et cette dimension économique n’a pas trouvé sa place au Forum, car le pont principal entre l’État et les opérateurs économiques, notamment la Chambre de commerce n’est pas sur la liste des participants.
En effet, beaucoup d’observateurs avisés de la vie socio-politique et économique de la République centrafricaine sont d’accord que les récurrentes crises militaro-politiques dans le pays n’ont que pour fondement, la pauvreté. Une pauvreté extrême pour un pays insolemment riche en ressources naturelles. Ce paradoxe ne mérite-t-il une place de fortune au Forum national de Bangui jusque-là considéré comme la solution miracle pour exhumer tous les maux du pays et proposer des réponses idoines ? Malheureusement, la principale interface des opérateurs économiques, la Chambre de commerce fait partie des oubliés.
Qu’à cela ne tienne Robert Ngoki encore sur la liste des non-partants au Forum a tenu à exprimer quelques désidératas au plan socioéconomique qui, à son avis, devraient être au centre du débat au Forum. Le Président de la Chambre de commerce est parti du postulat que si l’actuelle crise militaro-politique en Centrafrique a pris une connotation religieuse opposant musulmans et chrétiens, c’est simplement parce que le musulman, conscient de l’immensité de la richesse de la RCA a, non seulement, investi de manière sérieuse dans le domaine économique, mais aussi a su se constituer une économie. Evidemment, le fruit de cette philanthropique vision, c’est l’accumulation d’un certain nombre de biens par le musulman qui a suscité en quelque sorte, la jalousie de son frère chrétien. Et au Forum de Bangui, ce débat devrait être porté.
Aussi, le paradoxe entre RCA ‘’pays riche en ressources naturelles’’ et RCA ‘’pays pauvre de la planète, de l’avis du Président Ngoki, devra être débattu également. En effet, quelques chiffres suffisent pour se rendre à l’évidence de ce que veut montrer le Président de la Chambre de commerce : 470 indices minéraux, des ressources halieutiques, cynégétiques et sylvicoles inégalables avec 15 millions d’hectares de terre arable, du pâturage et de pluviométrie dont dispose la RCA ; paradoxalement le pays occupe la 185ème place sur 185 du classement mondial de Doing Business en 2012, la 167ème place sur 192 du classement du PIB mondial en 2012 et la 144ème place sur 174 du classement de l’Indice de perception de la corruption de Transparency International et le 174ème rang de l’Indice du développement humain (IDH).
C’est de ce paradoxe qu’il s’agit. Histoire de débattre des questions de l’exploitation véritable de ses richesses naturelles afin de renverser la tendance, tout en tenant justement compte de la répartition équitable des revenu entre les centrafricains.
Dernier avis transversal de Ngoki par rapport à cette analyse de la situation, « la priorité dans tout cela, c’est que la paix revienne dans le pays, qu’il y ait la sécurité, afin de permettre aux investisseurs de venir développer les différents secteurs du pays au profit des populations. Dès lors qu’il y aura la sécurité et la paix, les opérateurs économiques nationaux pourront eux-aussi s’épanouir, toujours pour le bien des populations et pour un véritable développement de notre pays. » a conclu le Président de la Chambre de commerce.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE CHEF DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DE L’ONU EN VISITE EN CENTRAFRIQUE

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LE CHEF DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DE L’ONU EN VISITE EN CENTRAFRIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 26-04-2015

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Chef des Opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, est arrivé à Bangui, ce 25 avril 2015, pour une visite de quatre jours en Centrafrique. Cette visite est destinée à évaluer les progrès accomplis par la Mission multidimensionnelle intégrée pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) dans la mise en œuvre de son mandat.

Un des temps forts de la visite de M. Ladsous sera la cérémonie marquant l’atteinte de la pleine capacité opérationnelle de la Mission établie il y a un an qu’il consacrera de sa présence. Pendant son séjour, il aura des rencontres avec les autorités de la transition, à quelques jours de l’ouverture du Forum national de Bangui prévu du 4 au 11 mai 2015. Il se rendra également à l’intérieur du pays pour mesurer les réalisations et les défis dans l’appui à la stabilisation de la RCA.

Le Chef du département des Opérations de Maintien de la paix, qui en est à son troisième séjour en RCA, y était venu le 15 septembre 2015 lors du transfert d’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à la MINUSCA et en avril 2014 suite à l’adoption de la Résolution 2149 créant la Mission.

M. Ladsous sera accompagné notamment du Conseiller militaire auprès du département des Opérations de Maintien de la Paix de l’ONU. Diplomate chevronné, Hervé Ladsous dirige le Département depuis octobre 2011.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE HD CENTRE CONSULTE LES JOURNALISTES CENTRAFRICAINS SUR LES ASSISES DU FORUM DE BANGUI

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LE HD CENTRE CONSULTE LES JOURNALISTES CENTRAFRICAINS SUR LES ASSISES DU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 26-04-2015.

 

Le Forum de Bangui, un grand rendez-vous des Centrafricains de tous les horizons, demeure une grande préoccupation de tous les acteurs de la paix en République centrafricaine car il constitue une base sur laquelle le pays peut sortir du bourbier après plusieurs années de crises accumulées. A cet effet, le Centre pour le Dialogue Humanitaire, autrement dit HD Centre, a initié, ce 24 avril 2015, une rencontre avec les Journalistes de la presse nationale pour recueillir leurs avis et opinions sur les assises du Forum de Bangui prévu du 04 au 08 mai 2015.

La République centrafricaine, après plus d’une décennie, a perdu son sens de l’unité, la paix et du vivre-ensemble ébranlés par des différents crises militaro-politiques. Ces différents crises ayant fragilisé la République centrafricaine sont certainement les fruits de la mauvaise gouvernance, la non-appropriation de processus de paix par les acteurs centrafricains de pouvoir décider des affaires engageant la vie de la nation ainsi que de la non-application des recommandations et résolutions issues des pourparlers.

Vue l’ampleur de la crise en cour dans le pays, la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEEAC) avec le concours de la

communauté internationale ont œuvré à la mise en place d’un processus de sortie de crise dont la première phase était le Forum de Brazzaville ayant accouché la signature d’un accord de cessation des hostilités, le 23 juillet 2014. Ce forum comme phase1 de processus de paix entamé a vu que les autres phrases allaient se tenir en terre centrafricaine. Il s’agit là des consultations populaires à la base étant la deuxième phase pour déboucher sur l’organisation de la troisième phase qui est le Forum national de Bangui dont le but principal est de donner la voix à tous les Centrafricains pour que, eux-mêmes définissent une nouvelle architecture de paix, de stabilité et de développement de leur pays.

C’est dans cette logique que le Centre pour le Dialogue Humanitaire s’est proposée, dans le contexte de son intervention en Centrafrique, de poursuivre le processus des consultations en favorisant des espaces d’échanges et de dialogue entre les différents acteurs nationaux pour consolider les préparatifs du forum national de Bangui en enrichissant les thématiques proposées à la discussion. Malgré tout, les professionnels des médias ne sont pas restés à la marge de ces consultations si bien qu’ils ont aussi voix aux chapitres. Durant deux heures d’échange interactif avec une quarantaine de Journalistes conviés, les points ressortis du débat sont axés notamment sur la Justice, Réparation, Désarmement, la gouvernance politique, la laïcité ainsi que le Développement économique et social.

Cette rencontre avec les Journalistes s’inscrit dans l’objectif du Centre pour le Dialogue Humanitaire qui est d’établir un espace de discussion et de consultation permanente pour les acteurs de la vie politique et sociale centrafricaine comme outil de réflexion et de partage d’idées sur les grandes questions de l’heure, facteur de cohésion et de l’unité nationale. C’est aussi l’une de sa préoccupation de recueillir les propositions et recommandations des différentes composantes de la société afin de créer une dynamique d’enrichissement des grandes conclusions du Forum national de Bangui tant souhaité par les Centrafricains.

Aperçu sur HD Centre

Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD Centre) est l’une des organisations indépendantes les plus influentes sur la scène internationale. Basé à Genève, et présent en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie, le Centre a pour mission d’améliorer la réponse apportée par la communauté internationale aux conflits armés, en conduisant des médiations entre belligérants et en soutenant l’action de la communauté des médiateurs au sens large. Sa mission consiste également a réduire les conséquences des conflits violents, d’améliorer la sécurité et de contribuer à la résolution pacifique de ces conflits.

Moyens d’action

Il met en œuvre et encourage des actions de prévention et de résolution des conflits armés, en particulier à travers un appui personnalisé aux processus de paix dans les cas où sa contribution confère de la valeur ajoutée, notamment en facilitant les discussions, et si besoin en agissant en tant que médiateur, en veillant à ce que les parties puissent participer efficacement aux négociations, en mobilisant des actions humanitaires, diplomatiques et ou politiques, en apportant une contribution aux questions de fond pertinentes, en fournissant d’autres services spécifiques, tels que des mécanismes de financement et un appui logistique, lorsque le soutien d’une fondation privée s’avère nécessaire.

Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD Centre) a débuté ses activités en août 1999. Il est aujourd’hui l’une des organisations de médiation de conflits les plus influentes au niveau international. Son objectif est de diminuer les souffrances des individus et des populations pris dans les conflits, qu’il s’agisse de conflits très médiatisés ou, au contraire, “oubliés”. Pour ce faire, le HD Centre intervient en tant que médiateur et apporte également à d’autres médiateurs le soutien dont ils ont besoin afin de travailler efficacement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : NOUS VOULONS UN FORUM INCLUSIF A BANGUI ?

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(CorbeauNews Centrafrique)

Simon Koïtoua

 

CENTRAFRIQUE : NOUS VOULONS UN FORUM INCLUSIF A BANGUI ?

Bangui, (S.K), 25-04-2015

Le forum de Bangui qui est toujours incertain devrait évaluer le processus de paix en Centrafrique, augmenter la sensibilisation au processus de vivre ensemble et aux enjeux de paix .Les défis auxquels doit faire face les Centrafricains de tout bord sans l’exclusion haineuse des deux protagonistes de cette crise est la paix et le développement économique, désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), et élections. Évaluation du processus de paix Statut du processus de paix Bien que les parties prenantes au conflit en Centrafrique aient signé des accords de paix (Nairobi et Brazzaville) et qu’un gouvernement de réconciliation nationale devrait être formé après ce fourm . La non Participation des ex-présidents BOZIZE et DJOTODIA est un frein pour que la paix revienne en Centrafrique car le peuple a trop souffert Sans leur participation à ce forum la Centrafrique aura qu’une paix précaire. La sécurité de la population reste précaire, particulièrement au nord du pays où le gouvernement tente toujours d’élargir ses zones de contrôle. Certains compatriotes pensent que les problèmes politiques en Centrafrique sont lies à la haine des hommes politiques les uns envers les autres, à la mauvaise gestion de la transition. Les institutions et les autorités, un manque de justice, de civilité et de solidarité et par-dessus tout, le manque de confiance des Centrafricains les uns des autres et dans leur capacité de résoudre leurs problèmes sans intervention extérieure.

 Simon koitoua

CENTRAFRIQUE: COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE Le jour de joie apparaîtra et le drapeau flottera pour rassembler

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(Corbeau News Centrafrique)

MD

 

 

COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE
Le jour de joie apparaîtra et le drapeau flottera pour rassembler
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Bangui, (E.O.G), 25-04-2015

 

Reconnaissance Préfecture Police de Paris N° W751226953 du 21 juin 2014 Adresse de gestion : 5, square Jacques
Amyot 77100 MEAUX Tél 09 51 27 50 98 E .mail interocher@yahoo.fr

COMMUNIQUE DE PRESSE 013/COGECF/P/15(RECTIFICATIF)

La Coordination Générale des Centrafricains de France organise une réunion le samedi 25
Avril 2015 dans la Salle de l’Association SAVOIRS ET FORMATION, sise 97-99, Avenue
STALINGRAD, Métro CROIX DE CHAVAUX à MONTREUIL, de 10 h 00 à 15 h00.
L’ordre du jour concerne les points suivants :
1° Compte rendu des activités du Représentant de la diaspora à la Commission
Préparatoire du Forum de BANGUI ;
2° Participation de la diaspora au Forum de BANGUI ;
3° Harmonisation de la participation de la diaspora au Forum de BANGUI;
4° Divers.

Fait à PARIS le 23 Avril 2015.

Le Président de la Coordination Générale des Centrafricains de France (COGECF)

 

E.O. GABIRAULT

Centrafrique: ROBERT MUGABE, les sud-africains font tomber des statues d’hommes blancs morts mais ne pourraient même pas en gifler un vivant

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Corbeau News Centrafrique, 24-04-2015

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ROBERT MUGABE, les sud-africains font tomber des statues d’hommes blancs morts mais ne pourraient même pas en gifler un vivant

Bangui, (A.T.B.W)

“Les sud-africains font tomber des statues d’hommes blancs morts mais ne pourraient même pas en gifler un vivant. Mais ils peuvent lapider jusqu’à la mort un homme noir simplement parce qu’il est un étranger” Voilà ce que Robert Mugabe a déclaré il y a peu.
Petit rappel de notre part : La Zambie est en partie pauvre aujourd’hui parce qu’elle a subit les sanctions du régime de l’apartheid, le président Kenneth Kaunda refusant à l’époque de lâcher les Noirs d’Afrique du Sud. La Tanzanie et le Zimbabwe en particulier ont servi de bases arrières aux mouvements noirs interdits en Afrique du Sud. Le président mozambicain Samora Machel a probablement été tué en partie parce qu’il soutenait l’ANC. Le président burkinabé Thomas Sankara a peut-être précipité la décision de sa mise à mort après avoir humilié publiquement le président français François Mittérand, reprochant à celui-ci de manière cinglante d’avoir reçu le président blanc de l’apartheid PW Botha. L’apartheid a financé et armé l’UNITA de Jonas Savimbi en Angola et a une grande responsabilité dans la terrible et longue guerre civile qu’a connue ce pays. C’est l’Afrique entière, l’Afrique australe surtout, qui s’y est mise et a payé un lourd tribu à la libération de l’Afrique du Sud.
Aujourd’hui donc pendant que les Noirs se font caillasser, les colons hollandais et anglais, qui ont volé toutes les richesses, qui n’ont jamais versé aucune réparation pour leurs actes innommables, qui ont un niveau de vie de scandinaves et qui sont les derniers colons à n’avoir pas encore quitté visiblement le continent, ne sont pas inquiétés. D’après une étude publiée par Daily Maverick, 47% d’entre eux pensent que l’apartheid n’était pas un crime. Les autorités noires, malgré les accusations de corruption et d’incompétence, ne sont pas non plus indexées comme les autres africains. D’après une étude publiée par le Rand Mail Daily, 65% des sud-africains pensent qu’ils sont supérieurs aux autres africains, 65% des sud-africains se définissent comme des sud-africains et non comme des africains. C’est là le classique complexe de supériorité et le déni de l’Afrique de tout Noir aliéné. De celui qui a l’honneur “divin” de côtoyer l’homme blanc, et qui pense qu’il ne peut pas vivre sans lui. On trouverait certainement des chiffres comparables aux Antilles, aux USA et dans une moindre mesure chez les émigrés africains en Europe. C’est ce complexe qui a abouti à la tragédie du Liberia, où des africains-américains ont fait subir 133 ans de ségrégation infernale aux libériens indigènes considérés comme inférieurs. C’est ce complexe de supériorité qui explique en partie la xénophobie en Afrique du sud.

Plutôt que de blâmer donc les véritables responsables de leur situation économique et sociale catastrophique, les sud-africains s’en prennent aux autres africains qui sont sans défense, et qui ont souffert avec eux pendant l’apartheid. Le manque d’éducation, l’aliénation culturelle, la supercherie de la réconciliation nationale après l’apartheid sont autant de choses qui expliquent les actes honteux qu’y s’y déroulent aujourd’hui.
Pour notre part, tout ceci nous persuade de la pertinence du modeste travail que nous essayons de faire. Nous continuerons à essayer de reconnecter historiquement et culturellement tous les Noirs, et à leur apprendre à être fiers de l’Afrique. L’Afrique parviendra un jour à l’unité, nous en sommes convaincus. Que les Ancêtres accueillent les victimes des violences et bénissent les sud-africains qui s’opposent à cette violence.

 

Bangui, Madison  KOSSI Pour  CNC

 

 

 

Centrafrique: Les politico-militaires signent un « accord d’engagement » avec le gouvernement

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Les politico-militaires signent un « accord d’engagement » avec le gouvernement

Bangui, Corbesu News Centrafrique, 24-04-2015

 

« Nous, politico-militaires, animés par le désir de contribuer activement au retour à la paix durable, à la sécurité et à la stabilité de notre pays, à travers notre participation au Forum de Bangui, désireux à cet effet de privilégier le dialogue national, en vue de contribuer à l’instauration d’un climat de confiance et d’apaisement dans la recherche de solutions de sortie de crise. » C’est du moins la quintessence de l’ « accord d’engagement » signé ce jeudi par dix entités politico-militaires représentées par leurs leaders.
En effet, ouvertes le 10 avril dernier les discussions avec les politico-militaires, en prélude au forum national de Bangui sont se sont achevées par la signature, ce jeudi 23 avril, après-midi par un « accord d’engagement ». La cérémonie de signature a été présidée par le Premier ministre Mahamat Kamoun qu’assistait la Ministre d’Etat à la Défense Marie Noëlle Koyara et le Colonel Noël Selesson Haut-commissaire en charge du DDR, et de Babacar Gaye, Chef de la Minusca.
« L’objectif de ces discussions étaient d’encourager les groupes politico-militaires à aller au Forum de Bangui dans un esprit de sérénité et de confiance. » a rappelé Mahamat Kamoun, Premier ministre. « C’est une initiative louable et salutaire pour la véritable réconciliation entre centrafricains. » a reconnu Général Moussa Dhaffane, Président de la Séléka Renouveau. De son côté, Herbert Gotran Djono Ahaba, Président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC), l’une des factions dissidentes de la Séléka basée à Bambari a déclaré que ces discussions méritent bien d’être organisées en prélude du forum de Bangui. « La crise que notre pays vient de connaître est très grave. Pour cela, il aura bien fallu qu’en prélude à ce Forum qui, à mon avis, est le forum de la dernière chance, les groupes politico-militaires puissent se retrouver entre eux, afin d’aplanir un certain nombre de problèmes qui les impliquent directement. »
Cette initiative, matérialisée par la signature de cet accord d’engagement, selon Patrice Edouard Ngaïssona, Président coordonnateur général Ex-combattants Anti-balaka, a permis de passer au peigne fin, tous les préalables à la participation des tous les groupes armés au forum de Bangui.
Rappelons que sur la liste des signataires, l’on retient : Lambert Lissane Moukove , Chef de cabinet particulier pour Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ; Herbert Gotran Djono Ahaba, Président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) ; Nzengue Landa, Président de l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF) ; Mohamed Dhaffane, Président de la Séléka renouveau ; Larry Nordine Mahalba, Porte-parole du Mouvement des libérateurs centrafricains (MLCJ) ; Marcel Bagaza, Représentant du Front démocratique pour le progrès de la Centrafrique (FDPC) ; Patrice Edouard Ngaïssona, Président coordonnateur général Ex-combattants Anti-balaka ; Souleymane Daouda, Conseiller politique de l’Union du peuple centrafricain (UPC) ; Armel Ningatoloum Sayo, Président de la Révolution-justice (RJ) ;
Philippe Wgramalé Ndoto, Président de l’Union des forces républicaines (UFR). Le gouvernement est représenté par le Premier ministre lui-même qui a signé le document.

 

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: « Les jeunes filles doivent s’intéresser aux Nouvelles technologies » dixit Bounandélé Koumba

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(Corbeau News Centrafrique)

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« Les jeunes filles doivent s’intéresser aux Nouvelles technologies » dixit Bounandélé Koumba

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-04-2015

 

Les jeunes filles centrafricaines, en particulier celles de Bangui, à l’instar de leurs sœurs du monde entier ont été à l’honneur depuis quelques jours. Elles ont bouclé ce jeudi 23 avril 2015, au stade 20 000 places à Bangui, les manifestations marquant la ‘’Journée internationale de la jeune fille et les Nouvelles technologies ». Le ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles technologies Bounandélé Koumba qui a présidé à l’organisation de cette Journée s’est réjoui de la réussite de cet événement historique et a fait le plaidoyer pour plus d’implication des jeunes filles et femmes centrafricaines dans le secteur des Nouvelles technologies.
Les jeunes filles mobilisées dans les établissements scolaires et universitaires de la capitale centrafricaine ont manifesté une semaine durant, la Journée internationale de la jeune fille et les Nouvelles technologies. Initiative incarnée et portée par le Chef de Département des Postes et télécommunications, chargé des Nouvelles technologies, Bounandélé Koumba.
Ces festivités ont été marquées, pour l’essentiel, par une vaste campagne de sensibilisation des principales cibles de cette manifestation, à savoir les jeunes filles et jeunes femmes sur les NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de communication), à travers les établissements scolaires et universitaires de Bangui. Le ministre Bounandélé, interrogé à l’issue de la manifestation, a bien voulu replacer l’enjeu de la célébration d’une Journée des NTIC en faveur de la fille dans le monde morne d’aujourd’hui. « Cette activité revêt une importance capitale, puisqu’il s’agit d’une cérémonie qui est célébrée de par le monde et instituée par l’Union internationale des Télécommunications. Il s’agit de faire découvrir aux jeunes filles et aux jeunes femmes le secteur des Nouvelles technologies de l’information et de communication et surtout de les amener à s’y intéresser. Je pense que pour participer efficacement au développement de notre pays, il faudrait qu’aussi bien les hommes et les femmes puissent apporter leur savoir-faire, en amenant les filles à comprendre cet enjeu et à s’intéresser au secteur des nouvelles technologies qui, aujourd’hui est un secteur très porteur, un secteur des grandes opportunités. Le monde entier est dominé par les nouvelles technologies. » a fait savoir le membre du gouvernement.
Revenant à la manifestation proprement dite, Bounandélé Koumba, dans le même entretien a résumé que « Nous avons essayé de mener une campagne de sensibilisation dans certains établissements scolaires et universitaires. Nous avons été au Lycée PI XII, à l’Université de Bangui, à New-Tech Institut. Ceci nous a permis d’avoir un large éventail de jeunes filles et jeunes femmes directement touchées au niveau de la capitale. Nous avons effectué des visites dans les différentes sociétés de téléphonies mobiles (Orange, Azur, Telecel, Moov) et aussi à l’ART et au Ministère des Télécommunications, pour permettre à ces filles de voir et toucher la réalité du travail au sein de ces sociétés et surtout le travail qui est fait par certaines filles qui se sont intéressées à ce secteur. Toutefois, je dis que c’est dommage que ces actions n’ont pas touché les filles des provinces, notamment dans les seize préfectures du pays. Mais, j’espère que par le canal des radios et les journaux, certes que ces jeunes filles seraient informées pour s’intéresser elles-aussi à ce secteur. »
Cette initiative a été saluée par les filles en direction de qui est organisée cette manifestation. Elles entrevoient en cela, non seulement l’honneur qui a été fait à la fille centrafricaine, mais aussi et surtout l’éveil de conscience sur les nombreuses opportunités qu’ont les filles dans le secteur des NTIC. Jovanie Ngalingbo est élève en classe de Terminal B au lycée Marie Jeanne Caron qui a participé bout à bout à toutes les manifestations : « C’est une très satisfaction et une fierté pour moi de venir prendre part à cette manifestation. Je suis heureuse parce que nous faisons justement partie de filles modernes qui devront affronter les nouvelles technologies qui se trouvent dans presque tous les domaines de la vie socioprofessionnelle. Moi, en tant qu’économiste, je plaide pour que les sociétés qui veulent s’implanter dans notre pays puissent avoir une pensée particulière pour l’emploi et la promotion des jeunes filles pour un bon développement de notre pays. Je suis également très reconnaissante envers le Ministère des Technologies qui a organisé cette manifestation et je remercie aussi les sociétés Moov, Telecel, Orange et Azur qui nous ont accompagnées dans cette manifestation qui honore les filles de Centrafrique. »
Rendez-vous est donc donné à la prochaine édition, celle de 2016.

 

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Chers frère et sœur, Centrafricaines et Centrafricains

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Corbeau News Centrafrique, 24-04-2015

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  Chers frère et sœur, Centrafricaines et Centrafricains

Bangui, (MRPMC)

 

Nous déclarons à l’ occasion de ce Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains (MRPMC) pour libérer nos patriote de la souffrance et de la discrimination en Centrafrique  puis leur droit l’égalité, liberté, et la paix.
MRPMC  se revendique comme un « mouvement révolutionnaire pour l’ensemble de ces patriotes »  a pour bute bien précis et bien déterminer dans la logique norme pour nos patriotes qui sont marginalisé sur leur droit et exclus à la gestion de l’état   .
Nos patriotes sont marginalisés et opprimés en Centrafrique ! C’est le message que certains hommes politiques et des groupes ethniques véhiculent aujourd’hui à travers l’Europe, dans le monde. Une campagne savamment menée pour lutter contre nos patriotes. Elle fait fi de tous les efforts nationaux d’intégration initiés depuis l’indépendance jusqu’ à nos jours. Parler de discrimination en Centrafrique, traité nos patriotes comme des étranger est exagérée. Mais, c’est nous qui le savons ici à l’interne. Sinon pour la communauté internationale, il y a bel et bien un «problème centrafricains» dans notre pays. Et elle en fait volontairement une minorité mise au banc de l’Etat et privée de ses droits. N’empêche qu’elle ne saurait non plus longtemps fermer les yeux sur une lutte pouvant profiter de nos droit «égalité-liberté-paix»
L’objectif de MRPMC  est  d’apporter une vision définitive sur les thèmes abordés, la discrimination au sein de l’état, l’égalité, la liberté, et la paix  mais des propositions et pistes de réflexion qui seront ensuite soumises à nos patriotes. Prioritaires qui nous semblent être au cœur des préoccupations des nos patriotes  et sur lesquels il y a urgence à faire: la lutte contre la discrimination de traité nos patriote comme des étranger, l’égalité, la liberté et  l’emploi, l’éducation, l’intégration  et  la justice.
Ainsi fait avec la bénédiction de nos patriotes qui se prend pour des gens intègres et qui prétendent diriger notre pays. Voilà comment notre sort a été scellé en présence de nos propres frères. au vu de l’agression de nos patriotes ,  il non pas axés a la libre circulation  au pays, le projet d’accord dans toute la région de RCA  et espoirs de voir enfin les frères égarés faire le choix de la paix en imposant forum de Bangui pour savoir au monde entier que la paix est de retour en RCA  pour  paraphé au bas du document en question, mais alors la haine reste toujours, Bénéficient de la complicité de certains de nos leader et nos politicien pour l’intérêt personnel et nos pour la nation, que nos patriotes sont abandonner à eu même, du coté de gouvernement sont incapable d’assuré la sécurité des nos patriotes qui sont enclavé dans tout l’étendue territoire de la Centrafrique.
MRPMC préoccupé à propos de la situation de nos patriotes qui sont enclavé ou fermé à Boda, Berberatie, Carnot, Yaloke ,Bouar, Bangui et tout l’étendue territoire centrafricains, nous demandons des avancées rapides, en matière d’accès à la santé,  à l’alimentation et à l’éducation. Enfin, MRPMC réclame aussi libre circulation dans toute l’étendue territoire pour ces patriotes.
MRPMC avec sa base, préoccupe ici au plus haut point puisqu’elle conditionne l’avenir de ces patriotes : la discrimination, l’intégration de nos patriotes au sein du gouvernement public et privé et du processus de paix etc…
MRPMC  rassemble des hommes et des femmes de toutes les tendances politiques, excepté les extrêmes. Les idéologies ont fait trop de mal à notre pays et nous prônons avant tout le bon sens et quelques valeurs fondamentales. Nous sommes des Centrafricains, Nous croyons à la solidarité, mais une vraie solidarité efficace et juste. Nous croyons à une plus grande responsabilité dans la gestion des affaires publiques. Nous croyons à la nécessité de rétablir la confiance de nos patriotes et la sphère politico administrative. Vous pouvez en savoir plus sur nos valeurs à la question qui traite de ce sujet.
Comment rester insensible face à cette fatalité voulue, organisée par une poigné de nos compatriotes assoiffées de pouvoir, légitimité et de crédibilité ?
Comment ne pas se soulever contre ces actes ? Que nous avons subits dans notre chaire et dont, nous garderons longtemps les mauvais souvenirs ? Jusqu’à quand nous devrons supporter l’humiliation qui nous en faite sur nos patriotes ?
C’est pourquoi, nous vos fils, freres et sœurs, jaloux de la souveraineté de notre liberté, l’égalité, paix, justice de notre pays, notre dignité et la liberté offerte au prix du sacrifice de notre nation, choqués par le mal que nous en fait subir jusqu’à ce jour avec la complicité de nos leader et de la classe politique pour l’intérêt personnel et irresponsable ;refusant l’asservissement des toutes actes sans foi ni loi ,nous avons décider de créées cette mouvement pour notre libération en créant Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains  (MRPMC).
Nous devrons nous battre  pour prouver à tous ceux qui se croient capable de nous dominer, que nous ne somme pas une nation débonnaire. Cette batail nous allons le vaincre avec tout notre détermination et notre courage quelque soit le prix à payer, le prix de la liberté, l’égalité, dignité et au respect à la vie.
Voilà les raisons de cette mouvement  que nous voulons rassembleur, mobilisateur, patriote etc…
L’objectif principal visé à consisté et à réveiller pour entretenir à chacun de nous le sens de la liberté, l’égalité, et du patriotisme pour l’amour de la patrie et de nation.

Levons-Nous Tous Une Seul  Fois, Pour Défendre notre Dignité, Liberté, L’Egalité  pour Notre Pays et pour Nos Patriotes, Pour Rependre Notre Droit au Respect et à la Vie .la Voix Nous Appelle.

Faite le 23 Avril 2015

Par le leader de MRPMC

 

Centrafrique: Mgr Nzapalainga distribue des nattes aux détenus des prisons de Ngaragba et de Bimbo

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mgr Nzapalainga distribue des nattes aux détenus des prisons de Ngaragba et de Bimbo

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 23-04-2015

Ils sont quelques 640 les détenus de la prison centrale de Ngaragba et 24 pour les femmes prisonnières de Bimbo a recevoir mercredi 22 avril 2015, des nattes de la main de l’Archevêque de Bangui.
L’aide de Nzapalainga en direction de ces prisonniers fait suite à une première visite qu’il a effectué pendant la célébration du « Jeudi-Saint » à la prison centrale de Ngaragba. Le vrai déclic du geste à en croire la présidente de la ‘’Fraternité des prisons’’, Mme Pauline Zoukota est que « La parole de Dieu, dans l’épitre de Jean dit ceci : nous ne devons pas aimer que par la parole ; mais par la vérité et le travail. C’est pour cela que lorsqu’on était venu ici pour célébrer la Pâque avec vous, Monseigneur a décidé de penser à vous, car ce jour-là, sous la pluie, vous aviez pris vos morceaux de cartons qui vous servent de lit pour mettre sur la tête afin de vous protéger de la pluie. Et c’est sur ces morceaux de cartons mouillés que vous aviez dormis la nuit. Dieu est avec vous, aujourd’hui vous avez sa réponse à votre problème. » a-t-elle indiqué. Ce que l’Archevêque a confirmé en disant « La dernière fois quand j’étais venu ici, ils ont exprimé les besoins de nattes. En tant qu’être humain et en tant que responsable religieux, je ne pouvais pas rester indifférent. Proche et solidaire de ces détenus, je viens aujourd’hui leur offrir des nattes, une manière de leur dire qu’ils doivent garder leur dignité et avec leurs frères musulmans, ils vont prier sur ces nattes, car les pleurs qui s’élèvent vers Dieu apporte la paix. Avec ces nattes, ils seront préservés contre les maladies. »
Le prélat a profité de l’occasion pour lancer un plaidoyer pour la réhabilitation ou de construire des maisons d’arrêt dans le pays, histoire de désengorger la prison centrale qui, sur une capacité maximale de 500 détenus en est aujourd’hui à 640 prisonniers. « Je pense qu’il est temps aujourd’hui d’une politique en matière des prisons, en vue de réhabiliter les maisons d’arrêt et permettre à ce qu’il n’y ait pas une surpopulation des salles. Les jeunes ne peuvent pas être mélangés avec les adultes qui ont des comportements différents. » a-t-il précisé.
Le don en natte fait par l’Archevêque et la CARITAS a été un ouf de soulagement pour ses bénéficiaires. Walter Djakoro croupit à Ngaragba depuis le 23 mai 2014 : « depuis que je suis là, je dors à même le sol sur le Simon. Il y des boutons et des tâches noires partout sur ma peau du fait de dormir dans cet état. Vraiment, je remercie Monseigneur Nzapalainga qui est venu nous sauver aujourd’hui avec ces nattes. » Quant à Abdoulaye Mahamat, « Il est vrai que notre premier problème, c’est celui d’avoir les bonnes conditions pour dormir. Mais, aussi, nous éprouvons des difficultés, celles liées au problème de santé où nous n’avons pas de médicaments pour nous soigner, celui d’avoir de bonne nourriture pour manger. »
Les gestes humanitaires de Nzapalainga apparaissent comme une alerte et de cri de cœur qu’il lance indirectement aux autorités politiques et leurs partenaires. Que ce plaidoyer sans relâche puisse entrer dans de bonnes oreilles au profit des couches vulnérables de la population.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: « L’ESPOIR EST EN MARCHE EN CENTRAFRIQUE», DIXIT BABACAR GAYE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gl. Babacar Gaye, Chef de la Minusca. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

« L’ESPOIR EST EN MARCHE EN CENTRAFRIQUE», DIXIT BABACAR GAYE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 23-04-2015

 

Bangui, le 22 avril 2015 – «L’espoir est en marche malgré la persistance des violences dues notamment à la transhumance du bétail », a déclaré le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye. Une déclaration faite, ce 22 avril 2015, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne à son siège à Bangui.

Au cours de cette conférence de presse après son récent déplacement à New York pour la présentation du Rapport du secrétaire général au Conseil de sécurité sur la MINUSCA, le Représentant spécial a justifié l’espoir par l’état d’esprit de la Force qui monte en puissance, continue d’obtenir des redditions, des remises volontaires d’armes ou encore l’arrêt des barrières pour la collecte illégale de taxes et veille à la restauration progressive de l’autorité de l’Etat.

«Notre action à cet égard sera maintenue et renforcée », a renchéri Babacar Gaye qui a rappelé les mesures coercitives utilisées à Bria, en coopération avec la force française Sangaris, pour obtenir la libération des édifices publics illégalement occupés par des groupes armés. Il a aussi fait état de la mise en œuvre de l’Article 4 des Accords de Brazzaville pour réinsérer les anciens éléments des groupes armés et les jeunes à risques qui constitue aussi un motif de satisfaction. Ainsi, a-t-il expliqué, avec l’appui des partenaires bilatéraux, des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) ont pu être lancés à Bambari et à Bria au profit d’ex-combattants et de jeunes de ces localités.

L’espoir est également permis à l’approche du Forum national de Bangui. Sur ce point, Babacar Gaye a été clair : «la seule option est le succès ». Du succès de ces assisses dépendra la mobilisation des ressources financières dont le pays a besoin pour répondre à l’appel humanitaire lancé en décembre 2014, pour financer les projets de réinsertion communautaire qui sont l’épine dorsale du programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et pour compléter le budget des élections. La tenue des élections «en conciliant la logique des délais et celle de la qualité » permettra aussi à la RCA de bénéficier d’appuis budgétaires destinés à de véritables programmes de réinsertion.

La MINUSCA apporte un soutien sécuritaire, technique et logistique pour l’organisation et la tenue effective du Forum. De même, la MINUSCA s’est engagée à assurer le transport des participants de toutes les sous-préfectures vers Bangui. L’ONU a aussi mis à la disposition du Forum des compétences et des ressources humaines.

A l’occasion de sa rencontre avec les médias, le Chef de la MINUSCA a annoncé la visite en Centrafrique du 25au 28 avril 2015 du Chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous. Il viendra constater que la Mission a atteint sa pleine capacité opérationnelle, un an après sa création et six mois après son déploiement effectif en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), le 15 septembre 2015.

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU

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(Corbeau News Centrafrique), 23-04-2015

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Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU

UN Head quarters
First Avenue at 46th Street
New York, NY 10017 USA

 

 

Objet: Demande de déploiement d’une Force internationale suivi d’une enquête.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Au regard des actes xénophobes qui se commettent et s’associent à une barbarie humaine caractérisée en Afrique du Sud, l’Association le Collectif «Touche Pas à ma Constitution », défenseur des droits de l’homme introduit une requête auprès de votre institution en vue de solliciter en urgence le déploiement d’une force internationale dans le but de protéger les étrangers vivant sur ce territoire.

En outre, le Collectif exhorte votre institution à prendre des mesures nécessaires allant dans le sens de la mise en place d’une Commission

qu’enquête Internationale afin de permettre de faire la lumière sur ces crimes qui continuent de se commettre allègrement en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Le Collectif «Touche Pas à ma Constitution » profite de la même occasion pour s’indigner et condamner avec force de tels actes qui n’honorent guère l’Afrique en particulier et le noble combat mené par le feu héros “du vivre ensemble” Nelson MANDELA. Aussi, le Collectif s’inquiète gravement du silence gardé par l’Union Africaine et les Chefs d’État face à ces crimes odieux.

Compte tenu de la sensibilité de la situation qui prévaut actuellement en Afrique du Sud, le Collectif vous prie, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, de bien vouloir en faire un point dans l’agenda du système des Nations Unies.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre très haute considération.

Ampliations :

-A Son Excellence Monsieur le Président en exercice de l’Union Africaine,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République des USA,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République de l’Afrique du Sud,

-A Monsieur le Président de la Fédération Internationale de Ligue des Droits de l’homme,
-La presse.

Paris, le 20 Avril 2015

 

Pour le Bureau Exécutif du Collectif

Le Coordonnateur Général Le Conseiller Juridique

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG Bâtonnier Symphorien BALEMBY

CENTRAFRIQUE: “LA POLICE AUX POLICIERS, LA GENDARMERIE AUX GENDARMES ET LA CASERNE AUX FACA” DIXIT LES POLICIERS EN GREVE

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(Corbeau News Centrafrique)

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“LA POLICE AUX POLICIERS, LA GENDARMERIE AUX GENDARMES ET LA CASERNE AUX FACA” DIXIT LES POLICIERS EN GREVE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 22-04-2015

 

Rien ne va plus à la police centrafricaine si bien que les gardes de la paix persistent et signent dans leurs revendications. Ils ont déclenché une grève depuis le 12 avril dernier pour exiger du gouvernement de transition le rétablissement de leurs droits longtemps bafoués.

L’intervalle de l’Office Central de Répression du Banditisme ORCB en sigle, à Direction générale de police centrafricaine a été barricadée par ceux-là même qui ont l’habitude de les enlever de force. Dans les coups de sifflets tous azimuts, les grévistes en colère ne demandent que l’amélioration de leurs conditions de travail. Il s’agit particulièrement de la signature du projet de décret fixant les Règles d’application de la loi portant le Statut spécial de la Police centrafricaine et subsidiairement de faire respecter par les autorités investies de pouvoirs de nomination, les textes qui régissent le corps en l’expurgeant, selon les grévistes, de tous les intrus qui le considère comme une sinécure ou une source de fortune. De surcroît la caporalisation de certaines fonctions dévolues aux cadres policiers par une poignée des gendarmes et des militaires est, selon eux, une humiliation faite à la police.

En allant plus loin dans leurs points de revendications, les policiers mecontants ne sont pas allés au dos de la cuillère pour demander la démission pure et simple du ministre de la sécurité publique qu’ils qualifient de menteur et incompétent.

” Face à la situation actuelle, à l’inertie et au désarroi du ministre lorsqu’il a déclaré au Grand Rapport du samedi 11 avril dernier qu’il avait déjà consigné avec le Premier ministre, le projet du fameux décret, en rejetant la responsabilité sur la Présidente de la République alors qu’il n’avait rien fait, nous nous trouvons dans l’obligation de prendre les mesures suivantes. La démission pure et simple et sans condition du ministre Karnou pour mensonges, incompétence et abus d’autorité, pour que nous retrouvions notre honneur et dignité datant.”

Pour mémoire, le Ministre de la sécurité publique, Samedi Karnou, a pris un arrêté le 17 avril dernier portant avancement des hommes de rang et sous officiers à titre exceptionnel. Chose que les grévistes qualifient de menteur et incompétent.

” Face à la situation actuelle, à l’inertie et au désarroi du ministre lorsqu’il a déclaré au Grand Rapport du samedi 11 avril dernier qu’il avait déjà consigné avec le Premier ministre, le projet du fameux décret, en rejetant la responsabilité sur la Présidente de la République alors qu’il n’avait rien fait, nous nous trouvons dans l’obligation de prendre les mesures suivantes. La démission pure et simple et sans condition du ministre Karnou pour mensonges, incompétence et abus d’autorité, pour que nous retrouvions notre honneur et dignité datant.”

Pour mémoire, le Ministre de la sécurité publique, Samedi Karnou, a pris un arrêté le 17 avril dernier portant avancement des hommes de rang et sous officiers à titre exceptionnel. Chose que les grévistes qualifient d’un plan à l’effet de créer, selon eux, la zizanie aux sein des policiers et les dévier de leur principal point de revendication. D’après eux, ce plant en est une illustration de la mauvaise gestion de ressources humaines de la Police, car disent-ils, il regorge plus des collaborateurs décédés’ des personnes non encore intégrées que ceux qui sont réellement sur le terrain.

Entre temps du début de leur mouvement de grève, les grévistes n’ont pas tari de quolibet envers le Ministre conseiller de Jean Jacques DEMAFOUTH. Selon eux, c’est le ministre Jean Jacques DEMAFOUTH qui est le principal obstacle à la révision de leur statut qu’il qualifie de « désuet et injuste ».

Mai 2008, le Statut spécial de la police centrafricaine a été adopté avec acclamation, le Statut qui confère et et accorde aux policiers certains avantages liés à leurs fonctions. Mais depuis lors les Régimes qui se succèdent torpillent ce texte statutaire afin d’assoupir le calvaire des policiers au même titre que leurs compagnons d’armes de la gendarmerie et des FACA ( Force armées centrafricaines). Depuis sa création en mai 1960, la police centrafricaine a aujourd’hui un effectif de 1600 Hommes.

Par ailleurs dans leur chapelet de revendications, ces policiers ont déclaré qu’ils passent deux ans de formations et sont constamment exposés aux bandi faute de moyens. Ils comptent paralyser les activités de la police car les responsables de ce mouvement de grève n’entendent pas baisser les bras. C’est un dossier que Corbeau News suit de près.

 

Bangui,  Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: PROCES VERBAL DE LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE LA SOUS FEDERATION DU MLPC AU SENEGAL

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(Corbeau News Centrafrique )

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PROCES VERBAL DE LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE LA SOUS FEDERATION DU MLPC AU SENEGAL

Bangui, (S.G.P), 22-04-2015

L’an deux mil quinze, le 18 avril à 17 Heures 45 minutes s’est tenue une assemblée de mise en place du Bureau de la Sous Fédération du MLPC au SENEGAL au Centre Culturel Blaise Senghor. Cette Assemblée Générale a été présidée par le Chargé de Communication Rodrigue NINGATA.

Trois (3) points étaient à l’ordre du jour :

– Election des Membres du Bureau ;
– Stratégies de relance des activités du Parti.
– Divers

Le Bureau est composé ainsi qu’il suit :

1. Président : MASSI Charles Jean Claude
2. 1er Vice – Président : MAKA Christ
3. 2èmeVice – Président : SERAFE Max
4. 3ème Vice – Présidente : HOULKAOU Beril Ingrid
5. Secrétaire Général : BOUKANGA NGA Gérard
6. Secrétaire Générale Adjointe : DEPORT Ulrich De Rose
7. Trésorière Générale : ASKISIANG De Pétronille
8. Trésorier General Adjoint : AGOUH Teddy Yvon
9. Chargé de Communication: NINGATA Rodrigue
10. 1er Conseiller Politique: LY Moustapha Mamadou
11. 2ème Conseiller Politique : DOYEMET Christian

En divers, une marche dénommée « Marche Bleue » a été initiée visant à promouvoir les activités du Parti et de faire connaitre le Parti ainsi que la vision du Président Martin ZIGUELE à toute la communauté centrafricaine au Sénégal.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance avait pris fin à partir de 19 heures 54 minutes.

Fait à Dakar, le 18 Avril 2015

Le secrétaire Général du Parti

Bangui: Evasion du ministre violeur Romaric Vomitiadé de prison ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Evasion du ministre violeur Romaric Vomitiadé de prison ?

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-04-2015

Plusieurs sources confirment l’information. L’ancien ministre du tourisme est introuvable dans sa cellule. Accusé et condamné le 8 avril dernier par la parquet de Bangui à deux ans d’emprisonnement ferme, une amende de 300.000 F CFA et un dommage et intérêt de deux millions de FCFA, pour avoir été reconnu coupable de viol sur mineur, l’ancien ministre tourisme Romaric Vomitiadé se serait évadé, jeudi dernier de prison.
Si des redoutables bandits de grand chemin à l’image du phénoménal Rodrigue Ngaïbona alias ‘’andjilo’’ n’aient pu s’échapper des mains de la justice, l’évasion de l’ancien ministre du Tourisme, Romaric Vomitiadé accusé et condamné pour viol sur mineur correspond à s’y méprendre à un complot monté de toute pièce. Mais l’on ignore encore les auteurs de cette orchestration. Evidemment, la fuite de cet ancien membre du gouvernement serait orchestrée, selon certaines sources. La grande machination aurait été montée lors de la passation de services où le ministre-présumé et limogé pour son délit devait céder la place à son successeur. Selon d’autres sources, c’est à bord de moto qu’un escadron a transporté le ministre-prisonnier pour l’amener jusqu’au bord du fleuve Oubangui où il aurait traversé la rive pour gagner le Congo à ce jour.
Avant d’avoir tout le détail sur cette évasion, rappelons néanmoins que Romaric Vomitiadé a été accusé d’avoir violé une fille de 16 ans lors d’une mission qu’il avait conduite en janvier dernier dans la ville de Yaloké dans le cadre des consultations populaires à la base. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 23 mars 2015. Le procès s’est tenu le 1er avril dernier. Le procureur de la République avait requis ce jour, une peine de 5 ans avec une amande de 500 000 Fcfa.
Et pourtant le même jour du procès qui l’a envoyé en tôle, le conseil de Vomitiadé a interjeté l’appel. L’ancien membre du gouvernement n’entend pas attendre l’issue de la procédure, moins encore de poursuivre l’épuration de ses peines.

Bangui, Fred KROCK Pour  CNC

Centrafrique: Les Anti-balaka exigent la libération de leurs frères détenus avant le forum

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Les Anti-Balaka exigent la libération de leurs frères détenus avant le forum

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-04-2015

 

Cette exigence fait partie des trois préalables exigés par la coordination des Anti-balaka avec la tenue du forum de Bangui. Le pré-forum national organisé par le gouvernement à l’intention des groupes armés suit son cours. Lundi 20 avril dernier, fut le tour des Anti-balaka d’être entendu par le gouvernement représenté par Mme Marie Noëlle Koyara ministre d’Etat à la défense et le Colonel Noël Selesson, Haut-commissaire au DDR/RSS, devant la communauté internationale représentée à un haut niveau. La délégation des Anti-balaka que conduisait Edouard Patrice Ngaïssona, leur coordonnateur général ne s’est pas contenté des désidératas à prendre en compte dans le forum, mais ces derniers ont poussé le bouchon loin en présentant trois préalables.
Véritable patate chaude pour le gouvernement ! Ce sont trois points, apparemment non négociables, que la Coordination nationale des Anti-balaka a formulé lors de cette rencontre en termes de « préalables ». C’est comme si tous les participants étaient astreints à l’obligation de ne faire aucune déclaration à la presse. Mais Igor Lebrun Lamaka, Porte-parole des Anti-balaka a réussi à déroger à la règle et résume la quintessence des préoccupations exprimées par son entité : « En plus de tous les aspects du DDR (Désarmement démobilisation et réinsertion) concernant tous les éléments Anti-balaka tant militaires que civils, nous avons posé trois préalables avant la tenue du forum national de Bangui. Premièrement, nous avons demandé la libération pure et simple de nos frères abusivement arrêtés et qui depuis huit mois pour certains et neuf mois pour les autres, sans qu’un procès soit ouvert sur leur situation. Deuxièmement, nous avons demandé l’annulation pure et simple des mandats d’arrêts délivrés ci et là, soit par le Procureur de la République, soit par le Ministre de la sécurité publique et autres à l’encontre de leurs frères. Car, dans la réconciliation, il y a d’abord le pardon et donc la réconciliation, à notre humble avis, passe avant la justice. Enfin troisièmement, nous demandons que tous les mercenaires étrangers de la Séléka puissent quitter le territoire avant le forum, car nous estimons que le dialogue et la réconciliation ne doivent se faire qu’entre centrafricains. Nous allons discuter avec nos frères Séléka centrafricains, et non avec des étrangers. »
Lamaka s’est réjoui par ailleurs de ce que les Anti-balaka ont trouvé, cette fois-ci, des interlocuteurs posés à les écouter. « Je tiens à saluer la bonne écoute de la communauté internationale et du gouvernement vis-à-vis de nos revendications. Nous avons entendu, par exemple la Ministre d’Etat à la défense Mme Marie Noëlle Koyara dire que l’État a le pouvoir de tout faire, même pour accorder une mesure de grâce à nos frères détenus, avant ou à l’issue du forum. » a-t-il ajouté.
Selon le Haut-commissaire au DDR/RSS, la série de rencontres que le Premier ministre a ouverte le 6 avril dernier se déroule très bien sous son contrôle. « Déjà cinq groupes armés sont passé individuellement pour exprimer leurs désidératas, il s’agit notamment du Révolution-justice (RJ), le FDPC, l’UFR et l’UFR-Fondamentale et la Coordination des Anti-balaka qui viennent de terminer. La Sélaka Renouveau passera ce soir. » a résumé Colonel Noël Selesson.
Notons que la suite du chronogramme de rencontres avec les groupes armés prévoit le RPRC et le MLCJ pour mardi 21 avril ; le FPRC et l’UPC vont clôturer la liste le mercredi 22 avril.
Toutes les préoccupations exprimées constitueront le bloc des attentes des groupes armés qui seront soumis au forum national de Bangui qui s’ouvrira le 27 avril prochain, et ce, jusqu’au 4 mai prochain.

Bangui Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: PROCES VERBAL DE LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE LA SOUS FEDERATION DU MLPC AU SENEGAL

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(Corbeau News Centrafrique)

LOGO MLPC

 

PROCES VERBAL DE LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE LA SOUS FEDERATION DU MLPC AU SENEGAL

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-04-2015

L’an deux mil quinze, le 18 avril à 17 Heures 45 minutes s’est tenue une assemblée de mise en place du Bureau de la Sous Fédération du MLPC au SENEGAL au Centre Culturel Blaise Senghor. Cette Assemblée Générale a été présidée par le Chargé de Communication Rodrigue NINGATA.

Trois (3) points étaient à l’ordre du jour :

– Election des Membres du Bureau ;
– Stratégies de relance des activités du Parti.
– Divers

Le Bureau est composé ainsi qu’il suit :

1. Président : MASSI Charles Jean Claude
2. 1er Vice – Président : MAKA Christ
3. 2èmeVice – Président : SERAFE Max
4. 3ème Vice – Présidente : HOULKAOU Beril Ingrid
5. Secrétaire Général : BOUKANGA NGA Gérard
6. Secrétaire Générale Adjointe : DEPORT Ulrich De Rose
7. Trésorière Générale : ASKISIANG De Pétronille
8. Trésorier General Adjoint : AGOUH Teddy Yvon
9. Chargé de Communication: NINGATA Rodrigue
10. 1er Conseiller Politique: LY Moustapha Mamadou
11. 2ème Conseiller Politique : DOYEMET Christian

En divers, une marche dénommée « Marche Bleue » a été initiée visant à promouvoir les activités du Parti et de faire connaitre le Parti ainsi que la vision du Président Martin ZIGUELE à toute la communauté centrafricaine au Sénégal.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance avait pris fin à partir de 19 heures 54 minutes.

Fait à Dakar, le 18 Avril 2015

Le secrétaire Général du Parti

Centrafrique: Mbomou, localité où l’autorité de l’Étatse limite en la personne du préfet, Hervé Feyomona

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mbomou, localité où l’autorité de l’État se limite en la personne du préfet, Hervé Feyomona

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-04-2015

 

L’autorité de l’Etat dans la préfecture du Mbomou, à ce jour se limite à la seule présence du préfet de la localité, Hervé Omer Feyomona. Ce dernier, en plus de ses fonctions du préfet, assure les nombreux intérims de ses sous-préfets et est le seul visage de l’Etat perceptible. Une multitude de responsabilités devenue de plus en plus insupportable, étant donné que la préfecture se trouve sur le chemin de reconstruction marqué par de nombreux chantiers tant humanitaires que de développement. Débordé, Feyomona, dans cette interview exclusive accordée à la Corbeaunews, appelle les autorités locales, fonctionnaires et agents de l’Etat encore à Bangui, à retourner rapidement au bercail, car la préfecture les attend.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : M. le préfet, peut-on dire qu’après la brutale crise sécuritaire qui a secoué toute la RCA dont votre juridiction, la préfecture du Mbomou se porte-t-il bien à ce jour ?
Hervé Omer Feyomona (HOF) : Au regard de toutes les données statistiques en notre possession, de différentes sources tant sur le plan sanitaire, éducatif, socio-économique, nous pouvons dire que, pour l’instant, la préfecture du Mbomou se porte bien.

CNC : Personne n’ignore que la crise sécuritaire actuelle que traverse la République centrafricaine a affecté tout le pays, et ce au quatre coins, mêmes les plus reculés du pays. Comment mesurez-vous la capacité de résilience des populations du Mbomou, face à cette attaque ?

HOF : A l’instar de toutes les préfectures de la RCA, la préfecture du Mbomou a traversé cette crise qui a frappé la population, à travers toutes les couches sociales, de plein fouet. Et cela a fait que tous le tissu social, économique, à tous les niveaux est en lambeau et il y a une perturbation énorme au plan général, notamment en ce qui concerne l’agriculture, l’élevage, la pêche. Cette crise a fait que la population est meurtrie et fatiguée. Heureusement, c’est une population courageuse et toujours debout qui a rapidement pris conscience de ce danger et essaie de s’organiser avec l’appui des partenaires humanitaires, des religieux en particulier l’évêque Mgr Aguiré, de l’Imam et la plateforme religieuse, des autorités politico-administratives très engagées et disponibles. Tous ont accordé le violon pour sortir notre préfecture de cette crise.
C’est pour vous dire que la population du Mbomou a ressenti durement l’impact de cette crise à tous les niveaux. Vous conviendrez avec moi que je fais partie des cadre de l’État qui sont restés pendant et après les événements, donc je puis vous rassurer que la population a trop souffert des atrocités de cette crise, elle en a subie dans sa chair, brisant ainsi l’élan que notre pays avait pris en accédant à un niveau de développement appréciable. La RCA a dégringolé du sommet de l’arbre pour tomber un fin fond du puits. Heureusement une fois de plus, le gouvernement n’a pas baissé les bras, il est en train de faire un effort dans ce sens.

CNC : Le tableau est bien sombre, comme vous l’avez relevé ici. Toutefois, vous saluez le courage de la population du Mbomou déterminée à relever les défis. Comment appréciez-vous les efforts de relèvement au niveau local sur le plan économique, social et en ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’État ?
HOF : Pour ce qui est de la restauration de l’autorité de l’État, il y a un effort qui est en train d’être fait par le gouvernement, d’ailleurs notre présence ici, sur place avec les fonctionnaires et agents de l’État sur le terrain couplé avec le fonctionnement des services déconcentrés de l’État, je pense que ce sont des indices très favorables pour la restauration de l’autorité de l’État. Le plaidoyer, c’est que la communauté internationale continue d’appuyer le gouvernement, afin que les cadres de l’État qui sont encore à Bangui, les magistrats, les Gendarmes et Policiers, les cadres des régies financières qui sont à Bangui qui accompagnent le pays dans le cadre de recouvrement des recettes de l’État puissent regagner notre préfecture pour que tous les services de l’État puissent être opérationnels.
Sur le plan social et économique, je pense que la jeunesse du Mbomou qui est au centre des activités socioéconomiques constitue l’essentiel des opérateurs économiques du Mbomou, toujours en activités à travers les marchés hebdomadaires et les échanges continuels avec les opérateurs économiques du Congo, ainsi que ceux de la sous-région. Je pense que la jeunesse est cette forte capacité de relever les défis. Seulement, ce qui leur pose énormément de problèmes, ce sont les barrières illégales installées tout au long des routes, que ce soit sur la route qui va de Bangassou à Bangui surtout à part de Gambo, Djimbi, Pombolo, jusqu’à Alindao avec les multiples tracasseries, que ce soit sur la route de Bema, qui bloquent et freinent le bon développement et le décollage économique que la jeunesse du Mbomou veulent atteindre.
Je dirais tout simplement, quant à l’aspect social, merci et grand merci aux partenaires humanitaires qui interviennent aujourd’hui sur plusieurs fronts, à savoir la cohésion sociale, la sécurité alimentaire, la santé et le développement communautaire. Ces interventions ont fait qu’on peut dire que la situation est favorable aujourd’hui, en ce sens qu’il y a beaucoup d’outils de travail, des semences, et les intrants qui sont distribués par les partenaires humanitaires et l’engament de la population fortement impliquée avec l’appui des cadres de l’État que sont là. Je crois même que dans un proche avenir, c’est le Mbomou qui va exporter des produits agricoles dans les autres préfectures et même dans la sous-région.

CNC : La crise sécuritaire actuelle en RCA avait pris une connotation religieuse, opposant chrétiens et musulmans. Vous-mêmes vous l’avez évoqué tout à l’heure. Quelle
HOF : Oui, il y avait quelques intentions isolées ; mais qui n’ont pas fait long feu. Ici, dans le Mbomou, on ne peut pas parler d’un conflit ou d’une crise confessionnelle, car il y a une cohésion sociale, là où il y a les musulmans il y a les chrétiens. A Raffaï ou à Nzacko où il y a les communautés peulhs qui, par tradition, vendent du beurre continuent leurs activités. Et ce partout dans la préfecture, il y a une cohésion sociale grâce à l’appui de tous les partenaires sociaux, notamment la société civile et les religieux. Chez nous, je suis très impressionné par l’esprit de citoyenneté qui prévaut, même au sein des opérateurs économiques et cadres de l’Etat qui, au-delà de leur origine se réclament des centrafricains.

CNC : Dans les efforts de relèvement dont vous parlez tout à l’heure, quels sont les défis majeurs qui pourraient, à votre avis, enfreindre le décollage effectif du Mbomou ?
HOF : Je crois que parler de défis renvoie à un certain nombre de valeurs, à savoir le courage, la confiance en ses qualités car le relèvement véritable de notre pays revient aux centrafricains. Mais cela doit passer par le travail, l’union et l’honnêteté qui doit caractériser tout un chacun de nous à pouvoir déplacer le niveau moins zéro où la RCA se trouve à un moment donné pour la hisser au niveau plus un pourquoi pas au niveau plus dix. Cela doit passer par également par la restauration de l’autorité de l’Etat pour que les chefs de quartiers et des groupements, les maires, les sous-préfets et les préfets puissent exercer pleinement son rôle et réaliser les activités qui relèvent de leurs attributions au nom de la République, afin que la paix et la justice puisse régner sur toute l’étendue du territoire.
Deuxièmement, il est nécessaire que la RCA puisse retourner à l’ordre constitutionnel à travers les prochaines élections qui s’annoncent dans notre pays. Plus particulièrement au niveau du Mbomou, le désarmement de tous les groupes armés non conventionnels paraît comme un impératif aujourd’hui, parce qu’il n’y a jamais deux état-major militaire dans un pays, à part celui qui est placé sous l’autorité du Chef suprême des armées. Il n’est donc admissible que n’importe qui, puisse entrer en possession d’une armer, déambuler avec dans la ville en bafouant l’autorité de l’État. Pire encore, ces groupes armés sont divisés comme nos leaders politiques, et leur gestion devient difficile comme en est le cas actuellement à Béma où une colonne des Séléka vient de pénétrer depuis Bambari pour créer des troubles au sein de la population.
Troisièmement, un gros effort reste à faire pour le retour des personnes déplacées et les réfugiés. Etant moi-même réfugié, à un moment donné au Congo, je sais qu’il est pénible de vivre cette situation. Il faut que tous ces centrafricains puissent regagner le bercail et travailler sincèrement pour le développement de leur pays.

CNC : Votre message de fin…
HOF : Je commencerais par tirer mon chapeau à la vaillante population du Mbomou, malgré ce qu’elle a connu avec cette crise, elle s’est très vite relevée aujourd’hui à travers des initiatives locales, arrive à mettre en place des organes qui lui ont permis de se reconstituer et à revivre la paix plus meilleure même que notre capitale Bangui. J’exhorte donc

mes administrés à poursuivre et à faire plus d’effort dans cet élan, en étant courageux et en travaillant dans l’unité et l’honnêteté comme il est dit dans notre hymne nationale.
J’implore l’esprit des ancêtres du Mbomou d’écarter de nous les forces du mal, comme ils l’ont toujours fait pour garder la quiétude de la population du Mbomou, malgré ce qui est arrivé.
Je remercie le gouvernement qui n’a cessé de prêter un regard soutenu à notre égard. Je suis reconnaissant pour tous les efforts qui sont faits dans ce sens.
Je n’oublie pas la communauté internationale, car les partenaires humanitaires et la Minusca, ainsi que tous ceux qui, de près ou de loin, ont accompagné la population du Mbomou dans cette situation.
Si j’ai quelque chose à regretter, c’est l’attitude de certains de nos hommes politiques qui, depuis Bangui ne cessent de manipuler la paisible population du Mbomou à la désobéissance civile et à des tensions sociales. J’exhorte ces gens à cesser leurs pratiques arriérées et revenir sur le bon chemin, notamment d’amener beaucoup de projets de développement du Mbomou.

CNC : M. Hervé Omer Féiyomona, je vous remercie.

Interview réalisée depuis Bangassou par Fred KROCK

Centrafrique: L’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ dans La dynamique d’un pré-forum économique

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ dans La dynamique d’un pré-forum économique

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-04-2015

 

Dans la perspective du Forum national de Bangui qui se prépare, l’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ soulève un enjeu majeur des récurrentes crises en RCA que semblent être la pauvreté. S’il y a eu plusieurs pré-fora avant le 27 avril prochain, le Coordonnateur de cette Ong, l’Honorable Serge Singha Bengba ne comprend pas que cette cause indéniable des crises militaro-politiques centrafricaine n’ai pu faire l’objet d’une moindre initiative dans ce sens.
Pour cela, des concertations préalables ont été organisées, notamment le pré-forum des femmes, celui des enfants et des groupes armés, mais pas un pré-forum économique censé infléchir le cours de l’histoire d’un pas caractéristique par ce qu’il convient d’appeler « le paradoxe des ressources naturelles », autrement dit, un pays qui couche sur un matelas de ressources naturelles dont 470 indices minéraux, des ressources halieutiques, cynégétiques et sylvicoles inégalables ; 15 millions d’hectares de terre arable, du pâturage et de la pluviométrie convoitée… mais qui occupe paradoxalement le 174ème rang mondial sur le plan de l’IDH.
Il y a donc une fuite en avant qui risque de constituer potentiellement les causes d’une regrettable rechute de la maladie. Néanmoins, une organisation de la société civile, à savoir le Collectif ‘’Sauvons le Centrafrique’’ de Serge Singha Bengba, Ong nationale à vocation développementaliste s’est employée à un travail remarquable susceptible de tenir lieu de forum économique du genre de « Gabon Emergent » et de ce qui se fait au Cameroun, en Guinée-Equatoriale, etc.
Dans un élan visionnaire, ‘’Sauvons le Centrafrique’’ a organisé le forum économique dont les recommandations liées à la thématique économique sont résumées en des points suivants :
Généralisation des associations villageoises d’épargne et de crédit et création d’une banque du Crédit agricole; Création d’une banque Centrafricaine de développement ; Création d’un fonds centrafricain de garantie ; Création d’un centre de gestion et d’assistance aux petites et moyennes entreprises ; Renforcement du code général des marchés publics notamment en son article 64 qui institue la discrimination positive au profit des entreprises locales ; Paiement de l’intégralité de la dette intérieure prioritairement aux entreprises locales ; Création d’une Agence nationale de Coopération décentralisée chargée de : promouvoir la bonne gouvernance publique et privée ; contrôler et coordonner les activités de toutes les ONGs intervenant dans le pays ; coordonner la mise en œuvre des politiques de la décentralisation et de renforcement des capacités des autorités locales ; documenter, mutualiser et partager toutes les initiatives endogènes de développement local ; assurer le suivi des activités des ONGs internationales et des ONGs nationales.
Création de la Haute autorité de la lutte contre la corruption ; Restauration des forces de défense et de sécurité nationales, autour d’une armée de 200 000 hommes/femmes minimum afin de permettre le rétablissement de la libre circulation des biens et personnes qui sont les conditions nécessaires à la relance économique du pays ; Création des centres de production mécanisée et de formation agropastorale dans chaque préfecture ; Renforcement des coopératives agricoles.
Renforcement de l’office centrafricain du tourisme et création des offices régionaux de tourisme et de promotion des initiatives locales dans chaque chef-lieu de préfecture ; Création d’un centre artisanal Centrafricain. Organisation sous l’égide du Forum économique mondial de Davos d’une conférence des donateurs privés non étatiques pour la reconstruction de la Centrafrique ; Reconstruction des infrastructures routières, éducatives, sanitaires et énergétiques ; Implication du service des marchés aux procédures d’appel d’offres des organisations internationales et des nations unies en Centrafrique.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: RESPECT ET PROMOTION DE LA LIBERTE DE CULTE, UN PROGRAMME APPUYÉ PAR LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

RESPECT ET PROMOTION DE LA LIBERTE DE CULTE, UN PROGRAMME APPUYÉ PAR LA MINUSCA

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-04-2015

 

La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a financé une vaste campagne de sensibilisation des populations sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme entre les communautés urbaines et périurbaines de Bangui.

Dans ce cadre, en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’homme (RJDH), une série d’animations aura lieu le samedi 18 avril 2015 sur le thème «Droit à la liberté de pratiquer la religion de son choix» à l’école Koudoukou dans le 3è arrondissement de Bangui à partir de 9h00.

La MINUSCA appuie cette initiative du RJDH afin de promouvoir la liberté de chacun de pratiquer la religion de son choix tout en respectant l’unité et la diversité nationale qui sont une source de cohésion.

En rappel, l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui s’applique à tous, stipule que «toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement,

les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

Un match de football opposera les jeunes du 3ème arrondissement à ceux du 7ème. Un spectacle de danse traditionnelle clôturera cette journée. Les jeunes des 4eme et 5eme arrondissements de Bangui s’étaient affrontés lors d’un match de football amical le samedi le 11 avril 2015 lors du lancement de la campagne.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: Musulmans et chrétiens marchent pour la réouverture de l’avenue Koudoukou

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(Corbeau News Centrafrique)

MARCHE 1

 

Musulmans et chrétiens marchent pour la réouverture de l’avenue Koudoukou

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-04-2015

Malgré les avancées enregistrées dans le domaine de la sécurité à Bangui, l’avenue Koudoukou qui relie le 5ème arrondissement à l’enclave musulmane de Km 5 n’est toujours pas fréquenter par les véhicules de transport en commun. C’est pourquoi, ce samedi 18 avril 2015, à l’initiative de l’Ong américaine ‘’Search for common ground’’ des centaines de chrétiens et musulmans ont organisé une marche pacifique pour demander la réouverture de cette avenue. « La marche d’aujourd’hui est beaucoup plus l’initiative des familles avec qui notre Ong ‘’Search for common ground’’ travaille depuis des mois. Elle compose des transporteurs des taxis et bus, des motos taxis, les familles, l’association des professionnels des médias, les comités de paix et de médiation, les jeunes volontaires de la paix et les étudiants, et ce, de toutes les communautés musulmane et chrétiennes. Ces familles ont décidé d’aller à la rencontre des familles de la communauté musulmane qui se trouvent au niveau de Km5. Il s’agit pour elles de poser un acte stimulant de haut niveau, en vue de montrer aux yeux du monde leur volonté à aller résolument à la paix et à la cohésion sociale. C’est pour cela qu’elles ont choisi comme activité marquante de cette grande rencontre, une marche pour demander l’ouverture véritable de l’Avenue Koudoukou. » a déclaré Arlette José Wangou, Coordonnatrice cohésion sociale à Search for common ground.
Cette marche est la résultante d’un véritable chantier de sensibilisation à la cohésion sociale entreprise en amont en direction des familles par Search for common ground, étant donné que la cohésion sociale n’est pas un problème individuelle, comme l’a affirmé Arlette José wangou « Depuis quelques mois déjà, nous avons mis en place une stratégie de cohésion sociale impliquant des familles. Puisque nous estimons que le problème de la cohésion sociale n’est pas au niveau individuel, étant donné que la responsabilité des parents sur leurs enfants est engagée pour les éduquer sur les questions de la paix. Alors que malheureusement, ce sont les jeunes qui sont aussi membres des familles qui sont le plus impliqués en tant qu’acteurs et victimes de cette crise. Aujourd’hui, notre Ong ‘’Search for common ground’’ travaille avec plus de six cent (600) familles à travers la capitale Bangui. »
Ce n’est pas la première fois qu’une tentative est faite pour l’ouverture de cet axe. Une première et une deuxième tentative ont été faites à l’initiative de Sangaris et Misca. Mais selon Belfort Gobou, Responsable de la communication à Search for common ground, ce fiasco ne saurait justifie une quelconque résignation des acteurs de la cohésion sociale : « Ce n’est pas parce que nous avons essayé que la voie n’est pas ouverte que nous devons croiser les bras. Nous continuerons à initier des actions concrètes comme cette marche jusqu’à ce que cet axe important soit effectivement fréquenté par les populations et sans crainte. »
Côte à côté, chrétiens et musulmans ont marché dans un même esprit à l’instar de Mamadou Alain Saïdou, quartier Gobongo qui justifie sa participation à la manifestation : « Je suis musulman centrafricain, mais je me suis rendu compte que par rapport à ce qui est arrivé dans notre pays, tous les regards ont changé sur les musulmans. Nous ne sommes pas considérés par nos frères chrétiens comme auparavant. On nous traite de tout, parfois nous sommes méprisés, traqués, agressés tout simplement parce que nous sommes musulmans. C’est pour cela, et avec les conseils de l’Ong ‘’Search for common ground’’, j’ai décidé moi-aussi d’être volontaire pour la paix et de contribuer pour le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays. Le même sentiment est partagé avec Charlie Komboyo, habitant du 5ème arrondissement qui a insisté sur la nécessité de la réouverture de l’axe Koudoukou : « Je viens marcher avec les autres parce que cela plusieurs fois qu’on essaie d’ouvrir l’Avenue Koudoukou, mais rien n’avance. Mais cette fois, je crois qu’avec les campagnes préalables de sensibilisation qui ont précédé cette marche aujourd’hui, l’ouverture de notre avenue ne sera plus une fiction. Je profite pour demander aux chauffeurs de taxis et bus et ceux des motos taxis qui marchent avec nous aujourd’hui de respecter leur engagement et de ne plus se stationner qu’à mi-chemin entre le 4ème arrondissement et le 3ème arrondissement. »
Les enfant musulmans ont été de la partie et ont lancé des cris de cœur émouvants. C’est le cas de Nisseye Hubert du Km 5, élève au Groupe élite de formation : « Je veux que l’Avenue Koudoukou s’ouvre pour permettre aux enfants d’aller à l’école. Je veux aussi dire aux parents que l’avenir du pays, c’est les enfants ; donc, ils doivent cessent la guerre entre les chrétiens et les musulmans pour permettre aux enfants de bien aller à l’école. » et de Fatimata Ermala habitante Km5 : « Nous les enfants musulmans avons le droit de circuler aussi, d’aller rendre visite à nos parents. Mais aujourd’hui, c’est difficile de passer par l’axe Koudoukou. Je marche pour interpeler les autorités du pays et nos parents d’assurer la protection des enfants, parce que c’est notre droit d’être protégés. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: En avant pour le forum de Bangui, tournant le dos aux années de tumulte et de chaos

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(Corbeau News Centrafrique)

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En avant pour le forum de Bangui, tournant le dos aux années de tumulte et de chaos

Bangui, (B.K), 18-04-2015

Tournant le dos aux années de tumulte et de chaos, la Centrafrique se lance dans un véritable processus de reconstruction. Les consultations populaires ont donné la parole aux centrafricains des 16 provinces du pays. A la suite de ce succès, c’est l’étape cruciale du Forum de Bangui qui se profile. Le forum sera une grande réunion inter-centrafricaine qui permettra à tous les acteurs du pays de s’exprimer par la voix de leurs représentants.

Ce centre de gravité de la reconstruction centrafricaine suscite l’espoir de la population qui a compris l’enjeu qu’il représente. L’échéance qui suivra sera en effet le processus électoral à l’été 2015, qui achèvera le retour à la normale pour le pays. Même si certains pourraient être tentés de s’y opposer, guidés par la recherche de leur intérêt personnel et la préservation d’un statut favorable, le forum de Bangui reste une étape incontournable. L’intérêt national passera avant tout ! Personne n’est dupe sur les raisons qui poussent certains à prétendre que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue du forum ou ceux qui veulent une troisième transition. Chacun prêche pour sa paroisse comme le dit l’adage, et les querelles de leadership sont légion. Ils cherchent à mettre des bâtons dans les roues du processus de paix pour s’assurer une place de choix et gagner un peu de pouvoir.

Mais le peuple centrafricain ne se laissera pas berner par les tentatives de déstabilisation du forum de Bangui. Qu’elles viennent de politiciens frustrés de ne pas être éligibles ou de l’étranger où les manigances vont bon train, les menaces sur le Forum de Bangui seront mises à mal. Les citoyens sont confiants dans l’avenir de leur pays et soutiennent ce forum qui est une étape essentielle dans le processus de reconstruction et de retour à la paix. Fort du soutien de la population centrafricaine le Forum de Bangui s’annonce comme un succès qui permettra de préparer la voie qui mènera aux élections cet été.

Bangui, Blanche KERE

Bangui: Unicef / gouvernement : Dix motos Yamaha remises aux chefs secteurs de Bangui

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Unicef / gouvernement : Dix motos Yamaha remises aux chefs secteurs de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

La liquidation de l’Etat en Centrafrique par la récente crise politico-militaire a rongé l’administration étatique jusqu’au mur. Aujourd’hui à l’heure de relèvement, l’État manque de tout et doit tout reconstruire. L’Unicef vient de poser une pierre à l’édifice en remettant des moyens roulants, notamment des motos aux cadres du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.
Mme Eugénie Yarafa, ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a réceptionné, pour le compte de chefs secteurs des huit arrondissements de Bangui, puis les communes de Bégoua et Bimbo, dix motos de marque Yamaha, ce jeudi 16 avril 2015. C’est le Représentant résident de l’UNICEF, Souleymane Diabaté qui a remis ces moyens roulants dans une cérémonie qui s’est déroulée au Ministère de Affaires sociale.
Pour se rendre à l’évidence du grand besoin que représente le manque de moyens de déplacement pour les Chefs secteurs des affaires sociales, il suffit de se référer aux témoignages des dix bénéficiaires de ces motos. Jean Prosper Guerengbo est chef secteur du 2ème arrondissement et coordonnateur des chefs secteurs de Bangui/Bimbo. « C’est une grande satisfaction d’avoir ses moyens roulants aujourd’hui. C’est même là, le sens nos sincères remerciement à notre Ministre qui a su remonter le plaidoyer et aussi à nos partenaires de l’Unicef qui ont été attentifs à nos doléances. Nous étions toujours mobiles à pieds, mais avec la moto, nous gagnons en rapidité. » s’est-il réjoui. Et à Mme Tatiana Dimanche Wessethon, chef secteur intérimaire du 6ème arrondissement d’ajouter que « ces motos sont un grand soulagement pour nous, car il ne faut pas se voiler la face, marcher à pied, sous le soleil, c’est n’est pas du tout aisé. En plus de l’efficacité et de la rapidité, cela va dorénavant, nous éviter les fatigues excessives et les maladies, à commencer par les maux de tête du fait de marcher sous le soleil ardent. »
En effet, ce sont dix motos de marque Yamaha entièrement fournies par UNICEF pour un montant de 48 millions de F Cfa, toutes flambant-neuves qui ont été remises hier par Souleymane Diabaté. Et selon ce dernier, « Ce geste consiste d’abord à renforcer les capacités des chefs secteurs, ensuite à accroitre leurs moyens de mobilité et à faire le travail de collecte de données pour le bien du travail que nous faisons ici. Nous avons constaté que la crise que le pays a traversée a réduit de manière significative la capacité de mobilité de ces chefs secteurs, c’est pourquoi nous avons jugé indispensable d’apporter cet appui. » a fait savoir le Représentant de l’organisation onusienne.
Ce à quoi, le Ministre des Affaires sociales Mme Eugénie Yarafa n’entend pas restée insensible. « Je tiens à exprimer toute ma gratitude au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour son appui constante pour améliorer les conditions de vie des plus démunis. » a-t-elle exprimé avant de rappeler que « … Le Fonds des Nations unies pour l’enfance est l’un des partenaires traditionnels du ministère des Affaires sociales. Ce partenariat agissant et fructueux a beaucoup contribué à l’amélioration des conditions de vie du couple mère/enfant en Centrafrique. La dotation, ce jour, en motos des chefs secteurs vient appuyer la mise en œuvre du plan de coopération UNICEF-RCA et du plan de travail annuel 2015-2016.»
Quant aux heureux récipiendaires de ces motos, Mme Yarafa tire les oreilles, en des termes familiers mais sévères : « Mes chers collaborateurs, je me réjouis du fait que parmi tous ces bénéficiaires, la majorité sont des femmes ; je me réjouis également de de cet appui qui vient renforcer nos capacités dans cette noble mission que nous menons et qui consiste à nous occuper des personnes vulnérables et les plus démunies. Je vous exhorte à une utilisation rationnelle et responsable de ces outils de travail. » a-t-elle martelé.
Toutefois, les besoins sont toujours énormes au ministère des Affaires sociales, étant donnés les défis des personnes déplacées, les réfugiés y compris les autres personnes vulnérables à prendre en charge.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Fin de crise autour du Forum de Bangui : Samba Maliavo remplace Démafouth

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Fin de crise autour du Forum de Bangui : Samba Maliavo remplace Démafouth

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

En réalité, la concertation entre les forces vives de la nation et l’Exécutif centrafricain qui a lieu mercredi 15 avril dernier au Palais de la Renaissance est la forme souhaitée par le peuple pour prendre des grandes décisions qui engagent son destin. Finalement, le bureau du comité technique d’organisation du forum de Bangui et le présidium de ces assisses mis en place unilatéralement par Catherine Samba Panza le 4 avril dernier ont été purement et simplement remplacés par ceux décidés par la réunion de concertation. Sage réflexe de Samba Panza ou pas, ce qui est sûr, le peuple a remporté la manche.
Et à la Présidente de transition de prendre, ce soir du jeudi 16 avril, quatre nouveaux textes pour entériner ce qui a été décidé lors de la concertation. Entre autres décrets, le décret 15. 130 portant désignation des membres du comité technique d’organisation du forum. Ainsi Dr Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé publique est désignée Coordonnatrice générale à la place de très controversé Jean Jacques Démafouth. Elle est secondée par Davy Yama et le Révérend pasteur Nicolas Grekoyamé avec comme rapporteurs Daniel Nzewe, Thierry Vackat et Annick Service. Le comité est ensuite composé de huit membres et cinq facilitateurs (communauté internationale).
Quant au décret 15 . 131, il porte désignation des membres du présidium du forum national de Bangui. En substance, M. Abdoulaye Bathily est le président assisté du Ministre d’Etat à la défense nationale Marie Noëlle Koyara, Mme Boua née Léa Doumta, Béatrice Epaye, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, Laurent Ngon Baba, Ali Djida Ali ; avec comme Rapporteur général Anicet Guiyama assisté de l’honorable Serge Singha, Jean Félix Riva et Asquain Nzengue Landa.
Ce virage à 180% de la présidente de la transition sur sa décision unilatérale initiale a été très saluée par l’ensemble des forces vives de la nation. Reste qu’à déroulement le processus du forum dont l’ouverture est attendue pour le 27 avril prochain.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L’artiste musicien Johnson Madame , une victime des Anti-balaka court toujours un danger de mort

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’artiste musicien Johnson Madame, une victime des Anti-balaka court toujours un danger de mort

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

 

Le jeune Johnson Madamoe de la trentaine et artiste musicien-rapper habite le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement. Le 3 avril dernier, un groupe d’hommes armés tous le visage masqué, se réclamant des Anti-balaka ont fait irruption à son domicile. Après une affreuse menace de mort devant ses enfants et sa femme, ils ont demandé de l’argent ; mais comme la victime n’a pas les 100 000 F Cfa, ses bourreaux lui ont promis le pire une fois qu’il sera aperçu.
Depuis lors, notamment le soir même du 3 avril, Johnson a abandonné sa maison. « J’ai d’abord fui avec toute ma famille pour me réfugier sur le ‘’ledger’’ (nom communément donné aux sites des déplacés en RCA) de l’aéroport dans la même nuit. Ensuite, le lendemain, je ne pouvais plus supporter l’état des enfants dans cet endroit invivable, j’ai ramené ma femme et les enfants chez la belle famille. » a témoigné Johnson.
En effet, comme l’on pouvait apercevoir sur la photo filmée par les bourreaux eux-mêmes, c’est Dieu seul qui a présidé à la survie de cet artiste. Ses bourreaux l’ont ligoté, pointé avec une kalachnikov, avec couteau à la gorge en train de lui administrer des coups de machettes dans le dos. C’est bien horrible ! Premièrement, ces hommes armés ont fait savoir à l’artiste que « pourquoi tu as pris des positions sévères contre le président Bozizé dans album ? Es-tu un partisan des Séléka et les musulmans ? Et pourtant, ce sont les Anti-balaka qui ont fait que tu sois libre aujourd’hui. » Ce premier motif va être secondé, toujours dans la menace par une demande d’argent d’une somme de cent mille (100 000 F. Cfa) Sur place, Johnson a répondu qu’il n’avait pas d’argent et les bourreaux ont fini par se retiré en promettant qu’ils reviendraient le lendemain soir pour récupérer l’argent que Johnson devrait déposer sur la poubelle, derrière la maison. L’artiste a profité, la même nuit pour quitter sa maison et de vivre en cavale dans son propre pays.
La Minusca qu’il aurait contacté aurait fait savoir qu’ « ils vont continuer à patrouiller dans le quartier pour enquêter sur les malfrats » comme l’a relaté la victime.
Le SOS reste lancer pour cet homme et sa famille toujours en danger de mort, étant donné la fragilité de la sécurité à dans le pays.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le gouvernement centrafricain rejette l’accord de Nairobi

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le gouvernement centrafricain rejette l’accord de Nairobi

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

 

Mardi 14 avril dernier, les anciens présidents Bozizé et Djotodia ont signé à Nairobi au Kenya, un accord qui consacre leur adhésion l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville singé le 23 juillet 2014 entre les protagonistes de la crise centrafricaine. Les deux anciens chefs d’État s’engagent par la même occasion à reconnaitre les autorités actuelles de la transition.
A Bangui, les réactions divergent à ce sujet : Le gouvernement centrafricain, une fois de plus, rejette l’accord. Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire et porte-parole du gouvernement ne fait pas de distinction entre cet accord et celui de janvier rejeté en son temps par le gouvernement et la communauté internationale : « Premièrement, le gouvernement de la République centrafricaine n’est pas été associé à toutes ces tractations depuis le début, ni au niveau de l’accord qui a été passé au mois de janvier, ni au niveau du deuxième accord qui n’est pas en fait, différent du premier, ni à la déclaration qui a été faite dernièrement par les dirigeants. Le gouvernement centrafricain, les différentes forces vives de la nation, n’ont pas pris part aux différentes démarches qui ont abouti à ce que vous appelez l’accord de Nairobi. Pour le gouvernement, dès lors, il n’est pas pour lui de se sentir concerné, il l’a dit une fois, il le répète encore, il ne se sent pas concerné par les accords de Nairobi.
D’ailleurs, à y regarder de près, on trouve beaucoup de contradictions dans ces accords. On nous a fait croire à un moment que dans le deuxième accord, certains articles qui paraissaient comme particulièrement critiquables avaient été retirés ; mais il s’est trouvé que dans ce deuxième accord, les mêmes articles qui étaient considérés comme particulièrement condamnables étaient revenus : l’article 3, l’article 20 »
Même son de cloche côté Séléka, notamment de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une des branches dissidentes de cette ancienne coalition rebelle où l’accord de Nairobi n’est pas reconnu : « Nous n’avons pas été invités à Nairobi. Par conséquent, l’UPC ne se sent, ni de près ni de loin, concernée par cet accord. Nous demeurons focaliser sur le Forum de Bangui. » a déclaré Amat Nedjad porte-parole de l’UPC.
Par contre, Igor Lamaka, porte-parole des Anti-Balaka ne voit pas d’inconvénient à l’invitation des anciens chefs d’Etat. « Bozizé et Djotodia n’ont pas été à Brazzaville. Mais s’ils s’engagent aujourd’hui à rejoindre le processus, c’est une bonne chose. Le gouvernement doit mettre de l’eau dans son vin et saluer cet accord. Bozizé et Djotodia ont géré ce pays. Il faudra qu’ils prennent part au forum, afin de rendre compte de leur gestion. Les centrafricains ont également des questions à leur poser. »

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE RAPPORT SUR LA MINUSCA PRESENTÉ AU CONSEIL DE SECURITE PAR LE GENERAL BABACAR GAYE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RAPPORT SUR LA MINUSCA PRESENTÉ AU CONSEIL DE SECURITE PAR LE GENERAL BABACAR GAYE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye, a présenté au Conseil de sécurité un rapport sur l’évolution de la situation dans le pays. Une annonce faite, ce 15 avril 2015, par le Porte-parole de la MINUSCA, Hamadoun Touré.

Lors du point de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) Monsieur Toure a ajouté que le Chef de la MINUSCA a mis en exergue les défis humanitaires dans le pays «avec 50 000 personnes nouvellement déplacées depuis janvier 2015 ».

Pour le Chef de la MINUSCA, la transition avait atteint un stade critique avec les exigences financières du processus électoral. Le panier de fonds de 44 millions de dollars géré par le PNUD a toujours un gap financier de 49%.

Dans le Rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur la MINUSCA, le Représentant Spécial Gaye a lancé un appel aux bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

«La Communauté internationale a l’obligation morale d’aider la République centrafricaine et ses populations à rester dans la voie de la paix et de la réconciliation. C’est notre responsabilité collective » a-t-il dit au Conseil de Sécurité.

Avant de partir pour New York, Babacar Gaye avait pris part à la cérémonie d’ouverture des consultations préliminaires avec les groupes armés. Cette manifestation était une invitation à s’écouter, à dialoguer et à s’engager que les groupes ont honorée. Il a décrit l’évènement comme un pas positif destiné à faire du Forum de Bangui une étape essentielle de la reconstruction: «il n’y a qu’un seul chemin qui vaille, c’est celui du désarmement et de la paix ».

Babacar Gaye a réitéré l’engagement des Nations Unies à appuyer la République centrafricaine dans sa «volonté de privilégier la voie du dialogue et d’œuvrer à la création d’un climat de confiance et de communion qui est celui qui avait présidé à la conclusion du Forum de Brazzaville».

Soutien à l’Autorité Nationale des Élections (ANE)

Par ailleurs, le Porte-parole a précisé concernant les élections, le Porte-parole a souligné la nécessité d’accélérer les préparatifs électoraux et de sensibiliser le public sur le processus. A cet effet, a-t-il indiqué, la Mission a apporté un soutien logistique et sécuritaire à deux missions de l’ANE qui se sont rendues à Bambari en Ouaka et Mobaye en Basse-Kotto pour l’ouverture de démembrements. Deux autres missions de l’ANE sont prévues cette semaine, pour Ndele en Bamingui-Bangoran et Kaga-Bandoro en Nana-Gribizi. Il ne restera qu’à visiter la préfecture de Vakaga (Birao) pour avoir accompli l’ouverture de démembrements dans toutes les 16 préfectures du pays.

Appui à l’instauration de l’État

Conformément à son mandat et afin d’appuyer les autorités centrafricaines dans la restauration de l’autorité de l’État, la Mission a organisé plusieurs formations dont une médiation et cohésion sociale pour les fonctionnaires du ministère de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation (MATDR) et une session de renforcement des capacités pour les 45 membres du Comité de sensibilisation et du Conseil des sages à Bria. La MINUSCA a également organisé en collaboration avec le Ministère de la Justice et le PNUD, un atelier d’échanges sur «Les Droits de l’Homme et la Sécurité Pénitentiaire».

Au chapitre des projets à impact rapide, la MINUSCA a annoncé que la réhabilitation de la salle mortuaire de PK5 était effectuée à 95%, y compris l’installation de l’unité de climatisation. La livraison de l’équipement restant, le groupe électrogène mobile et une morgue mobile est toujours en cours. La mise en œuvre de six (6) projets sur la restauration de l’autorité de l’État – trois (3) à Bouar et trois (3) à Bambari; trois (3) projets sur la cohésion sociale; un (1) à Bangui, un (1) à Bria et un (1) à Bossangoa pour un montant total de 254,173.00 $, sont en cours.

Droits de l’Homme

Sur la promotion et la protection des droits de l’Homme, à l’invitation du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’homme,

la MINUSCA a pris part au lancement de la campagne de sensibilisation des populations intitulée Droit à la vie, le droit de ne pas être arrêté ou détenu arbitrairement et le rôle de la police judiciaire. Cette activité, qui a eu lieu au Lycée Miskine, a été financée par la MINUSCA à hauteur de 3 453 594 FCA. Elle s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation des populations des 2eme, 3eme , 4eme, 5eme, 6eme, 7eme et 8eme arrondissements de Bangui sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme entre les communautés urbaines et périurbaines de Bangui.

En marge de cette activité, l’occasion a été donnée à la MINUSCA d’échanger avec les participants sur les notions de droit de l’Homme, droit à la vie et les instruments internationaux de promotion et de protection des droits de l’homme.

La Sécurité

Sur le plan de la sécurité, la semaine écoulée a été marquée par de nouvelles remises volontaires de grenade dans le 3ème arrondissement par des ex-Séléka. La Police de la MINUSCA se félicite de cette initiative et réitère son appel à tous ceux qui détiennent des armes ou ont connaissance de caches d’armes à approcher les spécialistes de la Police afin que ces armes puissent être récupérées. Cette avancée a été ternie par deux cas de meurtres de deux personnes âgées à Bangui et à Bazangueres car accusées de pratique de sorcellerie. Elles ont toutes les deux été battues à mort.

Toutefois, à Bria, de deux individus qui avaient battu à mort une

octogénaire qu’ils accusaient de pratiques de sorcellerie ont été arrêtés. Au cours de la semaine écoulée, la Police de la MINUSCA a poursuivi son appui dans la lutte contre le banditisme et la criminalité. Les patrouilles de visibilité et de surveillance des unités de police constituées de la MINUSCA continuent dans tous les arrondissements de Bangui. Le nombre des patrouilles est toujours maintenu à 460, selon Hamadoun Touré. continue ses visites dans les camps de déplacés internes pour assurer un suivi de la situation sécuritaire et des droits de l’homme dans ces sites.

Cette semaine, la Police de la MINUSCA, en coordination avec les autorités de la transition, continue les vérifications des militaires des forces armées centrafricaines qui seront bientôt déployés sur le terrain. La Police a, dans le cadre de son programme de renforcement des capacités, assuré une formation pour les acteurs sécuritaires et judiciaires sur l’audition des victimes d’abus sexuels à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Bangui.

Quant à la Force, elle a procédé à un renforcement de la sécurité des axes logistiques à travers le redéploiement des unités surtout au secteur centre et ouest. La situation sécuritaire reste relativement calme à Bangui. Toutefois, la MINUSCA déplore la persistance de la violence due à la transhumance saisonnière ainsi que augmentation des incidents provoqués par des groupes armés dans le Nord-Ouest du pays. Dans l’Est, en particulier au Nord de Bria, la Force déplore la collecte illégale de taxes par deux fractions des ex-Séléka.

D’autre part, dans le cadre de la coordination militaro-civile, au cours de la semaine écoulée, la Force a effectué des patrouilles sur l’axe Kaga-Bandoro – Dékoa. A cette occasion des vêtements et des effets de sport ont été distribués sur des enfants des localités parcourues. Une campagne médicale au profit la population pauvre de Bossembele a également été menée.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MSF ENTAME UNE INTERVENTION D’URGENCE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE A KOUANGO

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MSF ENTAME UNE INTERVENTION D’URGENCE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE A KOUANGO

 

 Bangui, Corveau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Fin 2014, des milliers d’habitants de la zone de Kouango, dans le sud de la République Centrafricaine, ont commencé à traverser la rivière Oubangui en cherchant de la sécurité en République démocratique du Congo (RDC) voisine après des mois d’affrontements armés entre des milices rivales, Seleka et Antibalaka dans la région. Plus de 20 000 personnes ont fui en RDC et des milliers se sont rendues aux communes proches de Bambari et de Grimari, au nord de Kouango. Toutes cherchaient à se protéger après des mois de morts, de vols, de pillages et d’incendies de leurs logements.

Tandis que des équipes de MSF de la RDC ont apporté leur aide aux réfugiés qui arrivaient, l’équipe d’urgence en RCA a entamé une intervention centrée sur les enfants, les femmes et les victimes de violence dans la zone de Kouango. Là-bas, l’accès aux soins de santé de base est très limité ou totalement inexistant, et les habitants de la zone ont de sérieux manques en termes de repas et d’assainissement. De plus, beaucoup d’entre eux, n’ont pas de maison ou l’ont abandonnée par peur, et sont allés habiter dans la forêt par crainte des abus perpétrés par les milices.

« Il y a encore des affrontements armés, mais parfois une simple rumeur est suffisante pour terroriser les gens et les faire fuir », affirme Jana Brandt, coordinatrice de l’équipe d’urgences de MSF avant d’ajouté « nous avons trouvé des zones dans lesquelles tout ce que nous voyons sont des maisons brûlées. Les gens se cachent dans la forêt par peur de la présence des groupes armés »,

Elle souligne, par ailleurs, qu’il n’y a pas de forces de sécurité ni d’acteurs pour apporter des soins de santé. Les gens vivent dans des conditions très dures qui peuvent même s’aggraver à tout moment si l’insécurité est maintenue. Et en plus de cela, la saison des pluies est sur le point de commencer et les gens qui vivent sans toit sont totalement exposés aux averses. Davantage de maisons peuvent même être inutilisables si les voisins ne peuvent pas les préparer à nouveau pour les pluies que commenceront à tomber.

« Ce que nous voyons ici est un exemple de la situation que subissent des centaines de milliers de personnes en RCA chaque jour : un terrible mélange de violence, de déplacement et de manque d’accès aux soins de santé les plus élémentaiaire ” a déploré Brandt.

Durant la première semaine d’activité, les cliniques mobiles mises en œuvre par MSF ont traité plus de 400 consultations, la plupart d’elles pour la malaria. Les déplacements dans la zone sont très difficiles en raison de l’absence d’un réseau de routes un tant soit peu aménagées, et cette même absence de liaisons est une difficulté supplémentaire pour le commerce et l’arrivée de fournitures dans la région. Même les transports fluviaux doivent faire face aux barrières installées par les groupes armés pour extorquer les commerçants.

Un autre problème supplémentaire se présente par le fait que les groupes de bergers nomades qui se rendent traditionnellement dans la zone pour nourrir leurs troupeaux doivent fuir maintenant de l’action de certaines milices. C’est pourquoi ils se rapprochent plus des villages que d’habitude et que leurs bovins paissent sur les terres de culture, aggravant encore davantage le manque de nourriture.

« Il est très difficile pour les agriculteurs de travailler dans leurs champs, et les bergers se heurtent à tout type d’obstacles. Avec cette configuration, une situation d’insécurité alimentaire est prévisible à moyen terme », a affirmé la coordinatrice de MSF.

Les cliniques mobiles de MSF offrent actuellement des soins ambulatoires primaires à plusieurs points de la zone en prêtant particulièrement attention aux cas de malaria, aux diarrhées et aux infections. Une unité d’urgence de 24 heures sera mise en place à Kouango et un bloc chirurgical pour les cas urgents qui ne peuvent pas être évacués pour des questions d’ordre médical ou de sécurité.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 travailleurs internationaux et plus de 2 000 travailleurs centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF y a doublé son niveau d’assistance médicale

comme réponse à la crise. L’association développe actuellement une vingtaine de projets, notamment plusieurs destinés à répondre aux réfugiés centrafricains dans les pays voisins du Tchad, du Cameroun et de la République Démocratique du Congo.

Dans la province d’Equateur (DRC), les équipes de MSF centrent leur attention sur les réfugiés centrafricains en soins de santé primaires et santé mentale. Dans l’hôpital de la commune de Bili, elle apporte son aide aux services de pédiatrie et de maternité. En mars, près 7 500 consultations ont été traitées, dont la moitié d’entre elles pour des réfugiés. Une vaccination contre la rougeole a été réalisée sur 43 000 enfants et une autre contre la polio pour atteindre 20 000 enfants supplémentaires.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE VEHICULE VOLE DE LA GENDARMERIE RETROUVE DANS UN CONVOI DE LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE VEHICULE VOLE DE LA GENDARMERIE RETROUVE DANS UN CONVOI DE LA Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Volé le 17 février, ironie du sort, le véhicule a été retrouvé le 8 avril aux mêmes endroits du vol dans un cortège de la MINUSCA au quartier Fouh à la hauteur de la cité Makpayen. Le véhicule 4×4 connu sous le nom de BG75 se trouve en ce moment à la gendarmerie repeint en blanc.
« Nous avons repéré le véhicule vers le ministère des transports, nous l’avons suivi jusqu’au quartier FOUH, nous sommes venus nous arrêter devant le véhicule en question, ces rwandais de la Minusca ont pensé que c’était faux ce que nous avons dit ». Nous a expliqué un gendarme qui a participé à la récupération du véhicule. Le cortège allait à Mambere Kadei à l’ouest de la RCA. La récupération n’a pas été aisée, les prises de position ont fait fuir la population. Les enfants de l’école Saint François non-loin des lieux étaient pris de panique.
« C’était de force que nous sommes partis arracher le véhicule dans leur cortège », a martelé le jeune gendarme. A signaler l’intervention des hauts responsables de la gendarmerie pour désamorcer la situation. Le badaud venu nombreux au dénouement a applaudi les éléments de la gendarmerie nationale.
« L’oiseau qui va se baigner au fleuve, y laisse toujours la plume », dit un adage africain. Sur le véhicule, quelques signes flagrants montrent que c’est un véhicule de la gendarmerie. En le grattant, on voit la couleur bleue apparaitre au-dessous de la couleur blanche. Sur le pare-brise, on retrouve les traces de radio de transmission qui se trouve souvent devant entre le chauffeur et le passager devant. Les traces mêmes des banquettes de transports de troupes y est sont encore présentes. La carte grise falsifiée de ce véhicule ne reprend pas la vraie marque du véhicule. Par le passé, à la recherche du même véhicule volé, il y’a quelques semaines, les gendarmes avaient arrêté un véhicule par confusion avant de le libérer.
Les gendarmes demandent la collaboration de la population en les aidant en leur donnant des informations fiables. Ils sollicitent aussi l’appui des autorités de la transition. Rappelant qu’en quelques semaines de reprise de leurs activités, la gendarmerie nationale a réalisé des prouesses remarquables. Ils ont contribué aux arrestations des leaders tant anti-balaka que séléka. En nous rapprochant de ces gendarmes, ils se disent déterminés à accomplir leurs taches, en ramenant l’ordre dans le pays.
On nous signe des réseaux de vols et ventes de véhicules à Bangui. Le 4e et le 3e arrondissement en sont les centres de deal. Il y aurait une

connexion entre ces deux arrondissements. Ainsi beaucoup de véhicules volés sont souvent rapidement modifiés et mis en location aux ONG internationales. Il existe encore à Bangui et en provinces des centaines de propriétaires illicites des véhicules. Quatre et vingt dix-neuf jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La crise autour des derniers décrets de Catherine Samba Panza au cœur d’une concertation à la Présidence

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La crise autour des derniers décrets de  Catherine Samba Panza au cœur d’une concertation à la Présidence

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

La seule le l’abrogation des trois décrets unilatéraux de Catherine Samba Panza nommant des personnalités très contestées de la République à la tête de l’organisation du comité technique devant conduire la délicate mission de forum national de Bangui, ne suffit pas pour le peuple. La présidente s’est vue obligée d’organiser en toute urgence la concertation élargie avec les forces vives de la nation mercredi 15 avril dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance. Une fois de trop, Samba Panza laisse Kamoun seul, justifier les erreurs qu’elle a commises devant le peuple.
Le 4 avril dernier, sans concertation préalable, Catherine Samba Panza a signé trois décrets dont ceux relatifs à la mise en place du comité technique d’organisation du forum national de Bangui et du présidium de ces assises. Cette décision unilatérale contraire à l’article 103 de la Charte constitutionnelle de transition qui exige le consensus dans la gestion de la transition, a soulevé une véritable levée de boucliers au sein des acteurs de la transition au point d’amener la Présidente à rapporter, mardi 14 avril dernier, les trois décrets querellés. Aussitôt, une large concertation des forces vives de la nation est convoquée ce mercredi 15 avril au Palais de la Renaissance, afin de rechercher le consensus autour des organes et les personnalités devant animer le forum.
Ce revirement, selon le Premier ministre Mahamat Kamoun qui a présidé la concertation de ce mercredi, n’est pas une faiblesse. « Au-delà des interprétations intrigues qui peuvent être données à ce geste, je pense pour ma part qu’il s’agit d’un acte de grande humilité qui grandit notre chef de l’État et notre pays qui est sur la voie de la reconstruction. En effet, c’est la preuve qu’il en était encore besoin que Madame la Présidente de la République est à l’écoute de son peuple et qu’elle veille à ce que les ennemies de la paix dans notre pays ne trouvent pas de prétextes faciles pour remettre en cause, les difficiles acquis de la transition. Par-dessus tout, elle tient à ce que la voix du peuple qui a été écoutée dans le passé s’exprime toujours sur les sujets sensibles engageant la vie de la nation. » a-t-il déclaré.
Le but de cet exercice est de corriger l’erreur qui a suscité l’indignation des uns et des autres. Cependant, l’essentiel est que le gouvernement et les partenaires attendent beaucoup des propositions concrètes qui seront issues de cette concertation. « Les décrets ayant été rapportés pour permettre de désigner des personnalités plus consensuelles pouvant conduire cette étape du processus. Le comité de pilotage que j’ai la tâche de présidé, souhaite avoir séance tenante, vos propositions concrètes sur les structures d’organisation et sur les personnalités mieux placées pour conduire ce forum. Ces propositions seront immédiatement portées à Mme la Présidente qui les attend pour prendre d’autres textes dans les meilleurs délais. » a précisé Mahamat Kamoun qui formule, en même temps, le vœu que « cette occasion d’échanges idoine soit mise à profit pour taire nos querelles intestines en mettant l’accent sur tout ce qui nous permettre d’avancer résolument vers l’organisation effective du forum que tout le peuple centrafricain attend avec impatience. »
Ainsi, les participants à la réunion de concertation de mercredi ont mis en place des nouvelles structures pour l’organisation du Forum de Bangui. Il ne reste qu’à Samba Panza de rectifier symboliquement ses tirs perdus en prenant d’autres textes officiels pour entériner le travail consensuel assorti de la concertation de mercredi.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: BOZIZE ET DJOTODIA ONT SIGNÉ UN ACCORD DE PAIX À NAIROBI

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BOZIZE ET DJOTODIA ONT SIGNÉ UN ACCORD DE PAIX À NAIROBI

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015

 

Les deux ex présidents centrafricains, Michel Djotodia et Francois Bozize ont signé, ce 14 avril 2015, un accord de paix à Nairobi, la capitale kenyane.
C’est le fruit d’une médiation menée par le président kényan, Uhuru Kenyatta et son vice William Ruto.

La signature de cet accord a vu la présence de nombreuses personnalités différentes. Il s’agit du Président kényan et son Vice-président, d’envoyés du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international pour la Centrafrique, et du Président Ougandais Yoweri MUSEVENI.

Les deux anciens présidents centrafricains, reconnus comme éléments clés dans la crise centrafricaine ont manifesté leur engagement pour le retour effectif de la paix en République centrafricaine. Le président déchu Francois Bozize et son tombeur du pouvoir Michel Djotodia ont prouvé ce désir de tourner la page sombre de l’histoire par la signature dudit accord de paix à Nairobi.

Ils souhaitent, par ailleurs participer au forum national de Bangui du 27 avril au 4 mai 2015 alors les autorités de la transition rejettent leur participation. Or on parle de l’inclusion de tous les Centrafricains. Entre temps, un accord a été signé entre les représentants des ex Séléka

et anti-balaka considérés comme les deux forces rivales en République centrafricaine.

En rappel, l’accord de Nairobi depuis le début de processus défraie la chronique en République centrafricaine aussi dans le milieu politique que dans la rue. Un accord que les autorités de transition en Centrafrique ne voient pas de bon œil.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Trois morts suite à un incendie sur un site des déplacés à Bambari

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(Corbeau News Centrafrique)

Deux hommes marchant dans une rue à Bangui. Photo Reuters

Trois morts suite à un incendie sur un site des déplacés à Bambari

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015

 

Un incendie dont l’origine n’est pas encore déterminée s’est déclenché, ce mardi 14 avril, sur le site des déplacés du Camp de la gendarmerie de Bambari. Le bilan fait état de deux morts, une fille et un garçon âgés respectivement de 3 et 4 ans ; de plusieurs tentes et autres dégâts matériels importants. Dans la foulée, un sujet musulman qui se trouvait dans les parages a été rattrapé par les Anti-balaka, puis mortellement éventré, ce qui porte à trois le nombre des victimes. Plusieurs blessés ont également été enregistrés.
Christine Towa, infirmière à l’hôpital régional de Bambari et habitante du site de la gendarmerie, jointe au téléphone, décrit l’ampleur des dégâts : « Le drame s’est produit cet après-midi. Le feu a surpris tout le monde au point qu’il n’a pas été facile de sauver les vies qui ont péri. Deux enfants ont été brûlés et enterrés sur place sur le site. Les gens ont été également perdu beaucoup de biens. On ignore encore l’origine de cet incendie. D’aucuns soupçonnent les musulmans d’avoir été à l’origine de cet incendie criminel parce qu’au même moment, les Anti-balaka ont débusqué deux musulmans errants dans la zone. Les musulmans ont été agressés, l’un a été tué et l’autre se trouve encore à l’hôpital. »
Interrogé sur cette situation, le capitaine Amat Nedjad, Porte-parole de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), l’une des factions dissidentes Séléka basées à Bambari confirme l’assassinat du sujet musulman. « Le musulman était de passage, il n’a rien à voir avec l’incendie. Mais, les Anti-balaka l’ont pris et l’ont décapité devant les éléments de la gendarmerie censés protéger les personnes et leurs biens. Le corps se trouve présentement à la mosquée. La tension est en train de montée au sein de la communauté musulmane. Nous tentons actuellement de calmer les gens. Ce soir, nous avons interpelé le leader de la jeunesse musulmane pour lui demander de contenir sa base. Souhaitons que l’appel puisse être entendu, afin qu’il n’y ait pas de débordements dans les prochaines heures. » a-t-il déclaré.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Michel Amine en liberté provisoire

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(Corbeau News Centrafrique)

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Michel Amine en liberté provisoire

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015.

En fin d’après-midi de mardi 14 avril, le Président du parti Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), Michel Amine est passé devant le parquet de Bangui. A l’issue de la brève audience, il a été libéré provisoirement avec restriction de sortie du territoire centrafricain.
Alors que cela fait sept jours que Michel Amine a passés en garde à vue au commissariat du Port Amont à Bangui. Son conseil dont des avocats expatriés a fait une mise au point sur la situation, lundi 13 avril en fin d’après-midi, sur les constats depuis l’arrestation de son client le 7 avril dernier à l’aéroport international de Bangui M’Poko, alors que ce dernier allait embarquer à bord d’Air France pour Paris. Le conseil de Michel Amine a été sévère envers le Ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaise Karnou, dénoncé comme étant le machinateur principal d’un complot contre leur client.
« On ne lui a pasretiré ses passeports à l’aéroport, on l’a vraisemblablement arrêté arbitrairement avant de chercher à lui coller des infractions. Parce que c’est lui-même qui a spontanément remis ses passeports au Ministre de la sécurité qui en demandera qu’un seul. Spontanément, il lui a remis son passeport centrafricain, mais en tant qu’un bon citoyen, il lui a également remis son passeport camerounais. C’est le Ministre de la Sécurité publique qui le recevra et va l’auditionner- se substituant au Procureur, garant des libertés – et se substituant à l’enquêteur qui va l’audidionner à l’aide de la lampe torche d’un téléphone. Dans quel État de droit ? Et encore, c’est cette autorité administrative qui ordonnera verbalement sa mise à garde à vue. Nul n’est censé ignorer la loi. » a déclaré Me Daniel Désiré Andgue Onana, l’un des avocats de Michel Amine, au sortir d’une conférence de presse, lundi 13 avril dernier. Ce sont autant d’irrégularités et controverses relevées par le conseil des avocats du président de l’UNDP sur l’arrestation dont a fait l’objet ce dernier, il y a déjà une semaine.
Evidemment, aux premières heures de cette arrestation à problème, les infractions de détention de passeports multiples dont un Centrafricain, un Camerounais et un Afghan ont répandues sur les réseaux sociaux, puis dans la presse. Puis, l’infraction de faux passeports étrangers a été évoquée pour justifier cette arrestation. Là encore, les centrafricains étaient restés prudents, puisque le doute planait encore les motifs d’arrestation énoncés. Des soupçons de complots et de croc-en-jambe adoubé de coups-bas pesaient de plus en plus. Et, surtout que cette arrestation est intervenue une semaine après le discours torride de la victime au Complexe 20 000 Places contre les autorités de la transition ; et trois jours après la destitution de tous les cadres de son parti l’UNDP. A ce moment, Michel Amine s’était fait beaucoup d’ennemies.
Etant lui-même juriste camerounais, Me Daniel Désiré Andgue Onana apporte un éclairage quant à l’accusation concernant exclusivement le ‘’faux passeport camerounais’’. Selon l’avocat : « Permettez que je revienne sur ce fameux passeport camerounais sans entrer dans la procédure… S’il faille qu’il (le ministre de la sécurité) examiner cette situation ce sera exclusivement au regard de la loi camerounaise, en vertu du principe de la territorialité des règles de droit. Parce que c’est la loi du lieu où le document a été délivré qui a vocation à s’appliquer. Et restant dans la légalité, l’Article 205 du Code pénal camerounais dispose qu’un document est faux que s’il a été contrefait ou falsifié. »
Rappelons que Michel Amine a été arrêté le 7 avril dernier à l’aéroport international Bangui M’Poko, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Paris. Lors de la dissolution du bureau politique de son parti, il avait annoncé qu’il allait se faire soigner avant de venir convoquer un congrès, en vue de mettre en place les nouveaux organes du parti. Et cette arrestation vient tout bousiller.
Malgré tout, Michel Amine est finalement libéré.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L` ONU appelle à mieux financier les élections et l`aide humanitaire

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(Corbeau News Centrafrique), 15-04-2015

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L` ONU appelle à mieux financier les élections et l`aide humanitaire

 

Bangui, (A.F.P), 14-04-2015 

 

Le chef de la Mission de l’ ONU en République centrafricaine (Minusca), le général Babacar Gaye, a appelé mardi les Etats membres à mieux financer la préparation des prochaines élections en RCA et les secours humanitaires dans le pays.

Le pays est “à un tournant dans sa transition” et se prépare avec l’aide de la Minusca à des élections cruciales en juillet et août, mais il manque encore la moitié des 44 millions de dollars nécessaires pour la logistique du scrutin, a-t-il souligné devant le Conseil de sécurité.

“La réussite du processus électoral dépend du versement à temps des fonds et nous incitons les Etats membres à répondre rapidement à cet appel”, a-t-il lancé en référence aux prochaines élections présidentielle et législatives.

De même, a souligné le général Gaye, “la situation humanitaire reste grave dans le pays” avec 50.000 nouveaux déplacés depuis janvier 2015 et une “fragmentation des groupes armés” qui limite encore l’accès humanitaire.

Il a appelé “tous les partenaires internationaux afin qu’ils maintiennent leur engagement à soutenir les opérations humanitaires dont ce pays a tant besoin”.

“A ce jour, a-t-il déploré, le soutien consolidé par les Nations Unies (…) couvre seulement 13% des fonds nécessaires.”

Le Conseil tenait des consultations en vue du renouvellement du mandat de la Minusca qui arrive à échéance fin avril.

Il a décidé fin mars d’augmenter le nombre des Casques bleus opérant en RCA en prévision des élections, autorisant le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires et portant leur nombre à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que la Séléka, conduite par Michel Djotodia, a renversé en mars 2013 le président François Bozizé

L’ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l’armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka.

MM. Bozizé et Djotodia, longtemps accusés de saper la transition, ont signé mardi à Nairobi une déclaration dans laquelle ils s’engagent à rejoindre le processus de réconciliation, à la suite de pourparlers entre les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka et les miliciens majoritairement chrétien anti-balaka.

Bangui, (A.F.P), 14-04-2015 

Centrafrique: Interpellé par le CNT, Mahamat Kamoun annonce une concertation des forces vives avant le forum de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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Interpellé par le CNT, Mahamat Kamoun annonce une concertation des forces vives avant le forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-04-2015

 

Alors que le premier ministre est attendu par les conseillers nationaux, ce lundi 13 avril 2015 pour se prononcer l’annulation pure et simple des décrets très contestés portant création d’un comité technique d’organisation du forum de Bangui, Mahamat Kamoun a plutôt annoncé une concertation de Catherine Samba Panza avec les forces vives de la nation. Une occasion, selon lui, pour colmater les brèches suite à la polémique autour de la personnalité de Jean Jacques Démafouth, à la tête de ce comité technique.
« Son Excellence, Madame le Chef de l’Etat de la transition, mon gouvernement et moi-même, nous sommes profondément touchés pour le dialogue et la concertation, afin de préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité de notre peuple. Comme nous l’avons fait pour les pourparlers inter-centrafricains de Brazzaville, la Présidente de la République a décidé de réunir dans les tous prochains jours, l’ensemble des forces vives de la nation, en vue d’une large concertation sur tous les aspects du forum national de Bangui, en particulier, la vision que les fils et les filles de ce pays ont de ce forum et les objectifs que nous voulons lui attribuer. » a déclaré Mahamat Kamoun, le Premier ministre centrafricain, à l’occasion de son interpellation.
S’agissant de l’interpellation, le Rapporteur général du CNT, Thierry Akoloza rappelle sur le contexte de l’impasse politique qui a conduit le CNT à vouloir demander des explications à l’exécutif. Trois décret signé en date du 4 avril dernier sont à l’origine : « Les décrets signés en date du 04 avril 2015 par le Chef de l’Etat de la transition appellent de la part de la représentation nationale des observations suivantes : Absence de la concertation préalable entre les principales autorités de la transition et les forces vives de la nation avant la prise de cette décision ; Eviction du bureau de la commission préparatoire du forum de Bangui avant la date de la remise de son rapport au gouvernement ; Similitude des missions du comité technique d’organisation et celle du bureau préparatoire du forum ; Désignation non consensuelle de certaines personnalités au sein du comité technique d’organisation ; Exclusion du Conseil national de transition. »

Fort de ce qui précède, le Premier ministre va devoir répondre à un certain nombre de questions énumérées par Akoloza : « Pourquoi le comité de pilotage n’a-t-il pas attendu la remise officielle du rapport de la Commission préparatoire pour proposer la publication de ces décrets qui ne font pas l’unanimité ? Le temps imparti pour la tenue de ce forum vous semble-t-il suffisant pour les préoccupations exprimées lors de consultations populaires à la base ? Qu’envisagerai votre gouvernement pour le loger dans un délai raisonnable ? »
Cependant, l’exécutif n’a pas daigné rapporter les trois décrets querellés tel qu’exigé par le CNT. Il propose plutôt, une modification du premier décret : « La Présidente de la République, Chef de l’Etat, après avoir écouté l’opinion des uns et des autres sur la question, a décidé d’une série de mesures d’apaisement, à savoir le Décret n° 15.123 du 11 avril 2015, modifiant la composition du bureau du présidium du forum national de Bangui. » a annoncé Mahamat Kamoun.
Mais, les alternatives proposées par le gouvernement ne satisfont pas les conseillers nationaux. Pour Laurent Ngone Baba, « la Présidente de la transition est seule responsable de cette crise. C’est elle qui doit la dénouer en rapportant purement et simplement les trois décrets. »
Notons qu’au fond, c’est la désignation de Jean Jacques Démafouth comme coordonnateur du comité technique d’organisation du forum qui fait polémique. Gina Sanzé, conseillère nationale n’est pas passée par le dos de la cuillère pour crever l’abcès : « « Parlant de Jean Jacques Démafouth, du moins pour ceux qui connaissent ce Monsieur ou ceux qui ont été à Brazzaville, Jean Jacques Démafouth était avec la Séléka, on le chasse, il tente de rallier les groupes politico-militaires non combattants, on le chasse… Dernièrement à Ndjamena, Démafouth est parti parler au nom des Séléka … Pour moi, la personnalité d’une telle personne en quête d’identité ne devrait pas faire débat, de surcroit, pour parler de la cohésion sociale et de l’unité pour une personne qui divise déjà. Vous n’allez pas me dire qu’ici il s’agit d’un débat de personne, non ! La question c’est de savoir, est-ce qu’on vraiment la paix et la réconciliation dans ce pays? Si c’est cela que nous voulons, de toutes les décisions que nous allons prendre, nous devons voir que, Monsieur Démafouth, rien que son nom déjà divise actuellement. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: RCA : LA MALADIE INVISIBLE : L’ HYPOCRISIE DES HOMMES POLTIQUES CENTRAFRICAINS ENVERS LE PEUPLE.

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(Corbeau News Centrafrique)

Simon Koitoua

 

RCA : LA MALADIE INVISIBLE : L’ HYPOCRISIE DES HOMMES POLTIQUES CENTRAFRICAINS ENVERS LE PEUPLE.

Bangui, (S.K), 14-04-2015

 

L’ Hypocrisie est par définition le faite de dissimuler sa véritable personnalité et affecter par intérêt des opinions, des sentiments ou des qualités qu’on ne possède. Le cas de Monsieur AMINE MICHEL est un exemple typique.
Le comportement des hommes politiques Centrafricains, seraient la plus part des Hypocrites les uns envers les autres si nos hommes politiques ne se réconcilient pas avec eux mêmes la paix serait loin d’être revenue définitivement en Centrafrique. Les idées qu’ils expriment ces politiciens Centrafricains sont toujours le tribalisme, la haine, la démagogie, l’exclusion sociale et sans oublier l’ hypocrisie ces hommes et femmes politiques Centrafricains n’ont rien compris du vrai sens du mot politique dans les salons privés sont différentes de celles qu’ils prônent en public. Les adversaires politiques ne sont pas des ennemis politiques mais plus tôt des frères et sœurs si nos Hommes politiques arrivent à cette conclusion la paix reviendra définitivement et nous allons amorcer le développement de la Centrafrique.
Les politiciens Centrafricains font volte faces pour rendre hommage aux aspirations du peuple, alors qu’ils se moquent de lui et de ses sentiments en privé. Cette hypocrisie ne fait pas plonger la Centrafrique dans la crise perpétuelle, mais elle est plus grave. Quiconque à l’une de ces caractéristiques doit se réformer au plus vite. La variété des idées qui existent à notre époque est sans précédent dans l’histoire. Les principes changent constamment selon le rythme du changement des intérêts. Quand la première couche de la société se sera habituée à l’ hypocrisie, les autres ne tarderont pas à suivre, car les couches inférieures, prennent toujours exemple sur la classe dirigeante. La célébrité s’acquiert, ces temps- ci, non pas par les bonnes qualités mais par l’extravagance du comportement.
Les caractéristiques d’un Hypocrite
1 – S’il parle il ment.
2 – S’il promet, il ne tient pas sa promesse.
3 – Si on lui fait confiance il trahit.

SIMON KOITOUA

CENTRAFRIQUE: LES POLICIERS EN GREVE: « SI D’ICI LÀ RIEN N’EST FAIT, NOUS ALLONS LIBERER TOUS LES PRISONNIERS »

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES POLICIERS EN GREVE: « SI D’ICI LÀ RIEN N’EST FAIT, NOUS ALLONS LIBERER TOUS LES PRISONNIERS »

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-04-2015

 

Les policiers centrafricains ont déclenché une grève illimitée demandant la révision de leur statut et l’amélioration de leur condition sociale. Ce samedi 12 avril 2015, l’intervalle de l’Office Central de Répression du Banditisme, ORCB en allant au commissariat du 1er arrondissement a été barricadée par ceux-là même qui ont l’habitude de les enlever de force.
« Lundi, c’est la date fatidique, nous allons passer à la vitesse supérieure jusqu’à satisfaction de nos revendications», nous a lancé l’un des leaders des grévistes sous la calebasse de l’anonymat. Dans les coups de sifflets tous azimuts, ce cadre de la police n’a pas tari de quolibet envers le ministre conseiller de Jean Jacques DEMAFOUTH. Selon les grévistes, c’est le ministre Jean Jacques DEMAFOUTH qui est le principal obstacle à la révision de leur statut qu’il qualifie de « désuet et injuste ».
Régime après régime, d’après leur explication, les propositions de révision de leur statut a toujours fait fiasco. Dans leurs revendications, ils ont demandé qu’on leur accorde des indemnités de logements, des prises en charges de leurs équipements tels les tenues et les ranges. Ils ont dressé un tableau sombre de leur situation sociale en demandant une indemnité de risque.
Ils ont promis de libérer tous les prisonniers de l’ORCB et autres commissariats si leurs revendications ne seront pas prises en compte. A la question de savoir s’ils ont lancé un préavis de grève, l’un de leur responsable nous a répondu qu’il « n’en a pas besoin». Cette grève se fait

outre que le syndicat des policiers. Le SYNAPOC, entendez le Syndicat National de la Police Centrafricaine, dans leurs explications est torpillé par les politics. Ils comptent paralyser les activités de la police. Dans leur chapelet de revendications, ces policiers ont déclaré à Centrafrique Ressources qu’ils passent deux ans de formations et sont constamment exposés aux bandits mais sont moins payés que les militaires.
Toujours le sous couvert de l’anonymat, ces policiers demandent l’augmentation de leur effectif. Ils ont déclaré qu’ils ont le plus faible effectif de toutes les forces de défense et de sécurité de l’Etat. D’après eux, la police a un effectif de 1600 Hommes. Les FACA sont à 10000 Hommes. Les gendarmes sont au nombre de 2680. Toujours d’après les explications de ces grévistes, les séléka et les Anti-Balaka sont au nombre de 6000 par entité.
Les responsables de ce mouvement de grève n’entendent pas baisser les bras. « Le lundi est le jour franc », ils l’ont presque chanté à l’unisson et poursuivant qu’ils attendent la réponse du ministre en charge de la sécurité publique, Nicaise SAMEDI KARINOU avec la réponse positive. Les véhicules étaient systématiquement déviés. Une patrouille des rwandais qui s’est positionnée un instant à l’endroit de cette grève a failli tourner en vinaigre. La sagesse a heureusement prévalu sur le surchauffèrent de l’esprit. Le chef gréviste qui requit l’anonymat, nous a fait savoir qu’en Centrafrique dans beaucoup de corporations, pour se faire entendre, il faut grever. C’est un dossier à suivre.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: AMINE Michel victime d’une escroquerie « made in camer » et d’un croc jambe « made in central african republic»

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(Corbeau News Centrafrique)

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AMINE Michel victime d’une escroquerie « made in camer » et d’un croc jambe « made in central african republic»

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-04 2015

Arrêté le 07 avril 2015 et gardé à vue dans les locaux du commissariat du port puis transféré au service des Recherches et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale pour enquêtes, le président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), AMINE Michel serait victime d’escroquerie, selon les informations à notre possession, d’une structure camerounaise de communication qui, n’ayant pas respecté les clauses du contrat qui lie le leader de l’UNDP et elle, revendique le versement d’une somme supplémentaire de 100 millions de fcfa au président dudit parti politique centrafricain après que l’entreprise ait perçu déjà 50 millions de fca sans rien exécuter, depuis la date de signature du contrat par les deux parties. L’abracadabrante affaire de communication qui est sortie à la surface de l’eau défraie la chronique quand le représentant légal du cabinet OLOKO & Partners Inc, le Professeur Manassé ABOYA ENDONG, en guise de « droit de réponse » réagit à travers des sites camerounais, contre le refus de Michel Amine de faire le versement du montant supplémentaire demandé et procède à la résiliation du contrat. Ce qui explique clairement que l’affaire a explosé depuis le Cameroun en date de publication de l’article du journal « Repères »  du Cameroun le 19 novembre 2014 qui a titré à la Une « Présidentielle Centrafricaine : la police camerounaise fait chanter un candidat ». Selon les termes du conseil de Michel AMINE,  le camerounais Me ANDEGUE ONANA Daniel Désiré, qui remonte  les bretelles à ce professeur qu’il qualifie de tous les noms, l’article a suscité la réaction d’une rare atrocité de sa part. Très énervé et dévergondé puisqu’il n’a pas réussi cette fois-ci à la deuxième escroquerie, il se permet de diaboliser celui à qui il rendait tous les honneurs royaux en l’appelant « Très haute personnalité», voire « Très cher Président ». « Le candidat à la Présidentielle Centrafricaine a été surpris de recevoir le 22 octobre 2014 à 22 h 15 mn, alors qu’il jouissait d’un repos paisible à sa résidence en France, une convocation téléphonique de la police, notamment du chef de secteur de la Direction de la Surveillance du territoire (DST) du Littoral, par laquelle on le conviait à venir répondre au Cameroun, sur hautes instructions du DGSN, des faits relatifs à l’exécution et la rupture du contrat de prestation de services d’avec le cabinet OLOKO &Partners Inc, dont il aurait été saisi ». L’article 3 du contrat qui lie les deux parties traite de la clause de confidentialité. Or, le professeur Manassé ABOYA ENDONG, en réagissant de telle sorte pour le cabinet OLOKO & Partners Inc, le sacro-saint principe est bel et violé.

Ce litige de marketing de communication politique nous amène aux interrogations relatives à l’effectivité de l’engagement du cabinet OLOKO & Partners Inc qui ne s’est pas assumé depuis la date de signature du contrat. Le cabinet que représente légalement le professeur Manassé ABOYA ENDONG, a-t-il encaissé ou pas le montant du premier versement (50.000.000 Fcfa) ? Si tel est le cas pour la seconde hypothèse, c’est le représentant du cabinet le professeur Manassé ABOYA ENDONG qui doit rembourser le président de l’UNDP, Michel AMINE puisqu’il a floué le cabinet. Et juridiquement, c’est au cabinet de poursuivre son représentant légal dans le cas où ce cabinet composé des experts cités qui sont messieurs Achille MBOG PIBASSO (journaliste), Ebénezer KENGUEP (expert judiciaire), Thierry NJIFEN (stratège politique), Joseph Désiré SOM II (stratège politique), Christophe NGASSU (Infographe et Chef d’Entreprise), Christian TCHAMEN (Webmaster et Chef d’entreprise) dans le droit de réponse du conseil du président candidat de l’UNDP à la présidentielle centrafricaine de 2015 n’a pas eu les 50.000.000 Fcfa. A moins que ce soit un groupe de fée-men qui a profité de la naïveté du président de l’UNDP nouvellement entré en politique pour l’escroquer. On s’interroge aussi sur le silence absolu du président de l’UNDP qui s’est fait rouler dans la farine depuis qu’il y a un non-respect des clauses du contrat de la part de l’autre partie. L’article 3 dudit contrat parle de la clause de confidentialité mais en matière d’argent, on ne peut accepter de se faire escroquer jusqu’à un tel montant et se taire. A moins qu’on est mafieux comme ses partenaires avec qui on traite des affaires qui engagent la vie d’un parti politique pour ne pas dire une nation qu’on est appelé à gérer d’ici demain si l’on a la chance de gagner les élections.

 S’agissant du coup-fourré centrafricain, c’est purement et simplement de la mauvaise foi des détracteurs du président de l’UNDP qui venait de démettre en bloc les membres de son bureau politique lors de sa dernière conférence de presse pour détournements de fonds, mensonges et comportements peu orthodoxe contraire à la bonne marche de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès. Selon les informations relatives aux pièces officielles du président Michel AMINE publiées sur le réseau facebook par qui ou quels sites qui n’ont pas déclinés honnêtement leur identité, le président Michel AMINE qui ne reconnaît avoir que deux passeports, notamment de la Centrafrique et du Cameroun, avec lesquels il voyage régulièrement en passant par le service policier des aéroports, est victime d’un coup bas à caractère politique qui est un virus qui contamine le paysage politique centrafricain et difficile de quitter le corps des leaders politiques va-t-en-guerristes qui ne veulent pas voir de bon œil le succès ou la victoire d’un challenger. Alors qu’en politique, il faut aussi compétir avec l‘esprit de fair-play comme au football ou d’autres disciplines sportives.  Puisque ce sont les règles de la démocratie. Il faut savoir gagner ou perdre et accepter la défaite. Mais en Centrafrique pour ne pas dire en Afrique, on ne veut pas reconnaître sa défaite parce que la jalousie déborde les bornes…

Pour connaître la vérité sur cette affaire qui arrache les cheveux, on est tenté de nous poser la question d’où sort ce passeport de nationalité afghane. Il ne manquera pas certes, d’autres hommes politiques centrafricains en lice pour la présidentielle de l’année en cours derrière cette nuisance. Surtout que le président de l’UNDP, Michel AMINE gagne en popularité et ferme la bouche des autres candidats avec ses billets de banque qu’il distribue et dont l’origine, nulle ne connait. Un autre faux passeport irakien a été publié sur facebook pour confirmer l’originalité du document falsifié.

Il y a lieu de dire ici que ces spécialistes de montage de faux documents méritent d’être poursuivis par la justice des deux pays ; c’est-à-dire l’Afghanistan et l’Irak même voire de la RCA. Car, ils ont la capacité de falsifier le passeport biométrique centrafricain.  Et d’où sort ce passeport irakien qui porte le nom d’un certain Joseph M. NHLANHLA avec la photo d’un jeune homme ayant la morphologie d’un centrafricain si l’on fait bien l’analyse?

Il y a lieu aussi de s’interroger dans cette affaire juridico-politique, à qui la faute ?  Pourquoi les candidats à la présidentielle qui sollicitent les voix de leurs compatriotes pour le futur scrutin leur tournent-ils le dos ? Comment est-ce que nous allons gérer le pays d’ici demain si nous ne pensons pas déjà à préoccuper les centrafricaines et les centrafricains qui souffrent d’une extrême pauvreté? Loin d’être chauvin ou xénophobe ! D’ailleurs, je suis panafricaniste. Je me souviens, pour réfectionner l’ex primature centrafricaine, un candidat à la présidentielle en préparation avait préféré faire appel à une entreprise d’un pays voisin que je me taise de citer la nationalité, comme s’il n’existait pas d’entreprise en Centrafrique qui pourrait faire le travail de réfection de la peinture et de carrelage. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Je considère cela comme de l’argent jeté à la fenêtre. C’était à l’époque du régime président Patassé. Et aussi, faut-il le relever, durant dix ans de règne du président Bozizé, beaucoup des marchés publics étaient au profit des hommes d’affaires tchadiens qui le prenaient en otage à la présidence de la République. A quand alors, les leaders politiques centrafricains prendront-ils conscience de ces réalités malheureuses et vont se démarquer pour se mettre résolument au service de leurs compatriotes pour améliorer leurs conditions de vie et faire avancer le pays dans la même vision du président fondateur de la République Barthélemy BOGANDA qui a voulu le faire, à travers les cinq verbes du MESAN qui sont : nourrir, soigner, loger, vêtir et instruire?…

En tout cas, concernant les futures élections présidentielles, il serait mieux de laisser les candidats libres dans l’exercice de leur programme de candidat à la présidentielle que de leur mettre les bâtons dans les roues pour nuire alors que le véritable problème se trouve ailleurs. La détermination sera faite lors des campagnes électorales de l’année en cours. Les centrafricains auront le dernier mot et la dernière décision de choisir leur futur président. En attendant, la justice doit faire son travail et dire rien que le droit dans cette affaire de roublardise dont la source est bel et bien hors de notre territoire national.

Bangui, Pierre INZA Pour CNC