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BANGUI: LA CONCERTATION ELARGIE DES PAPP DEMANDE LA DEMISSION DE JULIUS NGOUADE-BABA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA CONCERTATION ELARGIE DES PAPP DEMANDE LA

DEMISSION DE JULIUS NGOUADE-BABA

 

Bangui, ( C.N.C)02-20-201

La concertation élargie des partis, association et personnalité politique (CEPAPP) dans sa déclaration du 19 février 2016, demande la démission du Rapporteur et Porte-Parole de l’ANE, Julius Rufin Ngouadé-Baba, si les faits qui lui sont reprochés s’avèrent réels. Le Rapporteur de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) est mis en cause dans un soupçon de sa vite nocturne avec le candidat de l’URCA Anicet Georges Dologuelé. Nous laissons à votre portée l’intégralité de la déclaration.

DECLARATION DU CONCERTATION ELARGIE DES PARTIS, ASSOCIATION ET PERSONNALITE POLITIQUE N0 : 002/2016 RELATIVE AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES DU 14 FEVRIER 2016.

Le 14 février 2016, les Centrafricains, rappelés aux urnes, ont participé au premier tour des législatives et au second tour de la présidentielle qui a opposé Anicet George Dologuelé à Faustin Archange Touadéra. De nombreux observateurs électoraux des organisations nationales, sous-régionales et internationales se sont convenus sur l’amélioration des conditions de l’organisation desdits scrutins comparativement à celles du 30 décembre 2015. Le peuple centrafricain a marqué par le calme et la sérénité ce double scrutin hautement important pour l’avenir de notre pays meurtri par plus de deux années de crise multiforme. La concertation élargie des partis, associations et personnalités politiques indépendantes se félicite du sens élevé de patriotisme que les Centrafricains ont pu, une fois de plus prouver, en s’inscrivant dans la dynamique de ces élections que nous considérons tous, comme le dernier recours de sortie de crise. En outre, dans leurs totalités, les observateurs électoraux des organisations nationales, sous-régionales et internationales ont salue l’amélioration des conditions d’organisation desdits scrutins comparativement à celles du 30 décembre 2015. La concertation tient aussi à saluer les efforts consentis par l’Autorités Nationales des Elections soutenue par tous les partenaires nationaux et internationaux pour améliorer les conditions de ces scrutins. La Concertation invite l’Autorité Nationale des Elections à doubler d’efforts pour la suite du processus électoral car, s’il faut que ces élections apportent une réponse idoine à la crise centrafricaine, elles doivent être transparentes, crédibles, apaisées, incontestables. Au moment où les premiers résultats de la présidentielle, sont en train d’être publiés, des informations mettant en cause l’impartialité de Julius Rufin Ngoande-Baba, Rapporteur General et porte-parole de l’ANE se font de plus en plus persistance. La Concertation des partis, associations et personnalités politiques indépendantes saluent la prompte réaction de la présidente de l’ANE qui, en attendant les résultats de l’enquête ouverte sur le rencontre nocturne entre Julius Rufin Ngoande-Baba et le candidat Dologuelé, a décidé de mettre à l’écart ce commissaire qui aurait aussi renié son

serment. La concertation estime que si les faits reprochés, sont avérés, le commissaire mis en cause doit être démis de ses fonctions et mis à disposition de la justice qui devra corriger ces genres de comportement dont le seul intérêt est de replonger la RCA dans un autre chaos. La concertation met en garde tous ceux qui se seraient inscrits dans la dynamique de manipuler la volonté populaire à travers des manœuvres dilatoires. Elle rappelle que le tribunal du peuple n’oublie et ne pardonne jamais ces attitudes déviantes. La concertation appelle le peuple au calme et à la vigilance pour défendre et protéger le vote historique qu’il a fait le 14 février 2016.

Fait à Bangui, le 19 Février 2016

Pour la Concertation

Le Président de Présidium

M. Crépin Mboli-Goumba

CENTRAFRIQUE: VIVE LA LIBERTÉ, VIVA, VIVA !

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert ENZA
©2014CNC

 

VIVE LA LIBERTÉ, VIVA, VIVA !

 

Bangui,  (CNC), 02-20-2016

Le peuple centrafricain est un peuple qui a du ressort. Exploité et humilié, il vient de démontrer aux yeux du monde, qu’il a aussi le sang rouge dans le corps comme les autres humains, et qu’il est capable de se hisser au même niveau de liberté que les occidentaux ; il revendique la liberté, il est prêt à la défendre comme les autres peuples du monde qui défendent leur liberté.

Nous avons dit que le vote n’est pas une simple expression d’élire un homme, un Président de la république, il est l’expression de la conquête renouvelée de la liberté.
Et la liberté pour le conquérir, il faut de l’audace et du combat.

Voici exactement, ce que nous avons dit sur Centrafrique Libre le 15 janvier 16 :

« Le président sorti de ces élections annoncées avant même son déroulement de mauvaises élections pour finir avec la transition chancelante selon les organisateurs, doit être le Président du peuple centrafricain, sans regret et ni ressentiment. Car on ne gère pas un pays pour soi ni pour ses intérêts propres mais c’est réaliser le destin commun de tout un peuple. C’est un devoir de société.

Trois (3) ans d’inexplicables violences gratuites. On ne connaît ni les auteurs, ni les causes. Mais une chose est vraie, les causes et les auteurs sont connus. Tout laisse croire que les auteurs ne seront jamais poursuivis. Les auteurs et les causes seront punis. C’est de notre vie qu’il s’agit, il nous faut établir la justice pour apporter la paix sociale.

Notre peuple a connu de ces atrocités sauvages et crapuleuses qu’aucun outil mathématique et financier au monde ne peut mesurer ; mais notre prise de conscience commune d’avoir compris ce qui nous est arrivé est la seule mesure et cette mesure-là au niveau de la conscience est une arme pour nous défendre.

Jamais, les centrafricains ne pourront tolérer ni accepter que le pays revive ce que nous avons vécu ; la crise politique de la Séléka est un événement inique en son genre dans l’histoire de notre peuple. Nous sommes déterminés à jamais à combattre cette calamité politique qui nous a conduit à la catastrophe.

Le peuple centrafricain veut que les choses changent et ça il faut aller chercher, il faut se battre. Ça ne se donne pas. Pour se battre c’est à nous de nous battre pour l’acquérir. Qu’on ne nous impose rien par coup d’argent. Un Président élu par la grâce de l’extérieur ne changera jamais les choses pour notre bonheur.

Le peuple centrafricain veut un président à lui et une politique à lui où il peut participer et être écouté. Le peuple centrafricain veut que le pouvoir lui appartienne et qu’il soit acteur à part entière.

Le caractère principal de ces élections qu’il faut retenir, c’est d’abord qu’il s’agit pour nous d’un combat pour notre liberté et puis pour notre unité. Pour cela les centrafricains doivent montrer qu’eux aussi, ils sont audacieux. Qu’ils sont capables de se défendre contre tout ce qu’on peut leur imposer. En politique, choisir c’est toujours un acte de défense pour la liberté.

Durant ces campagnes nous avons assisté à un gangstérisme de la part de ces candidats mandatés par l’extérieur. Jamais l’argent dans le monde n’a été utilisé de cette façon. Ils ont dépensé et dépenser afin de conquérir le pouvoir, rien que le pouvoir pour leurs intérêts propres.

Avec l’argent, ils ont pensé avoir le dessus sur le peuple centrafricain, ils n’ont jamais pensé que dieu était avec ce peuple et dieu nous a accroché à cet espoir : c’est TOUADERA ARCHANGE.

Leurs supporters se plaisaient à dire, qu’ils faisaient une démonstration de force. Il fallait dire plutôt qu’ils faisaient une démonstration de honte parce que ces gens là qui n’ont rien réussi et qui n’ont pas d’argent pour eux-mêmes et qui soudain démontrent une fortune. Ils caracolaient à la tête des sondages, des mandatés insipides et dès le premier tour ce fut une décembrisade.

Pour ce second tour, centrafricains, si jamais nous n’avions connu de révolution, c’est maintenant ; et c’est l’occasion pour nous de forger notre avenir. Nous devons avoir la capacité pour forcer les choses à devenir accessibles grâce à notre audace. Centrafricains, nous avons toujours manqué d’audace mais cette fois soyons audacieux.

Abandonnons notre infantilité légendaire, la corruption grâce à laquelle ces gens-là nous manipulent. Nous devons être capables de périr courageusement dans le combat pour se défendre, si non nos enfants et nos descendants continueront à tout souffrir.

Les centrafricains doivent accepter de laisser un pays libre à leurs enfants, ils doivent savoir que la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté. Si au BURKINA FASO, ces peuples là-bas se sont battus, c’est pour éviter à leurs enfants de tout souffrir, leur conquérir au moins ce bonheur qu’est la liberté. Par leurs dernières élections, les Burkinabés ont conquis leur liberté, plus rien ne s’opposera à eux si non le défi du développement.

La RCA est corrompue et tellement corrompue, que nos descendants vont continuer à souffrir de tout car nous n’avions rien défendus, nous n’avions rien conquis par notre audace. Nous n’avions aucun monument qui représente l’histoire de nos combats. Nous sommes un peuple qui n’est pas encore constitué en tant que peuple ; c’est pour cela que tout énergumène peut tout se permettre.

Mais le moment est là devant nous, faisons savoir aux autres, à ceux qui nous méprisent que nous sommes un peuple qui a tout appris et qu’ils peuvent compter sur notre capacité à nous défendre, surtout quand il s’agit pour nous de choisir démocratiquement notre Président : TOUADERA ARCHANGE est notre Président ».

Merci à toi, le centrafriqu’Un, c’est fait, vive la liberté mais gardons une vigilance accrue sur la gestion publique de notre pays. Nous sommes tous les actionnaires sociaux de cette grande Entreprise nationale qu’est l’État.
Et l’obligation est faite à ceux qui veulent nous gouverner de tenir à notre égard en tant que actionnaires sociaux toutes informations sur la construction politique et comme sur la gestion publique de notre pays.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE : GESTION OPAQUE AU MINISTERE DES EAUX ET FORETS

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : GESTION OPAQUE AU MINISTERE

DES EAUX ET FORETS

 

Bangui, (CNC), 02-20-2016

Le personnel du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF) vit dans une précarité sans précédente à cause de la gestion peu orthodoxe des cadres du ministère des eaux, forêts, chasse et pêche.

Recrutés par ce département ministériel en appuie au personnel qualifié, les salaires du personnel du terrain du CAS/DF ont été toujours payés sur les fonds du Compte d’Affection Spéciale du Développement Forestier, organe financier du département. Mais depuis la fin du régime du président François Bozizé avec les mesures de l’unicité de caisse, les données ont changé avec les nouvelles autorités de la transition en cours, les droits du personnel ne sont plus respectés ni versés.

Cette situation se justifie par le fait que le CAS/DF ne dispose pas d’autonomie financière. Interrogé sur cette question, une source près du personnel du CAS/DF déclare: « depuis le régime du feu président Ange Félix PATASSE jusqu’à presque la fin de celui de François BOZIZE avec les multiples événements qui se sont succédés à savoir les mutineries, coup de forces, nous n’avons jamais vécu de tel calvaire lorsque le CAS/DF avait encore son autonomie financière. Nos droits étaient respectés et versés comme prévu par les textes. Mais avec les nouveaux cadres du département de cette transition, nos droits sont bafoués».

Aujourd’hui, la situation de cette catégorie du personnel se caractérise par dix-huit à vingt quatre mois d’arrières de salaire, le non versement des cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et des impôts régulièrement prélevés, le non payement de l’arbre de Noël et de la prime de rendement et le non remboursement des frais médicaux. Les travailleurs qui sont à Bangui totalisent moins d’arrière de salaires. Tandis que ceux qui sont empêchés et qui sont restés en provinces à cause de l’insécurité totalisent plus de mois d’arrières de salaire.

A cela, le comptable se passe de bureau incontournable pour la gestion du personnel de CAS/DF et organise des opérations de son gré. Quand le personnel veut réclamer son droit, la réponse est que le ministère et son directeur de cabinet ont tout pris l’argent pour mission ou à défaut de recevoir des menaces de licenciement ou d’être mis en chômage technique.

Eu égard à tous ce qui précède, selon une source près du CAS/DF, le collectif du personnel de terrain avait saisi son ministère de la tutelle à plusieurs reprises par des correspondances pour lui faire part des préoccupations légitimes du personnel. Malheureusement selon cette même source, les correspondances sont restés sans suite jusqu’à ce jour. Ce collectif a mandaté des délégués pour solliciter l’intervention du Premier ministre chef du gouvernement en date du 03 juillet 2014 qui pourrait être très salutaire pour les droits des travailleurs et le maintien de la paix sociale. Mais cela aussi n’a pas porté de fruit.

Contactée sur cette question, une source près de la direction du Compte d’Affectation Spéciale du Développement Forestier, dément cette accusation tout en brandissant des preuves de bulletins de payement d’arrières de salaires du personnel du terrain du CAS/DF. Cette source confirme en même temps que ce personnel est recruté sous la base d’un contrat. Ce qui veut dire qu’il n’est pas un personnel permanant du département, mais il se considère toujours comme un permanant. D’autres qui sont des surveillants pisteurs et gardiens du chantier de reboisement relevant de l’inspection préfectorale forestière dans l’arrière pays, sont absents de leur poste respectif depuis 2013 et se trouvent présentement à Bangui mais continuent d’emmarger sur le budget du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier. Cette situation a entrainé des sanctions administratives vis-à-vis de ceux qui ont refusé d’obtempérer.

Bref, à voir de près cette situation combien lamentable du personnel du CAS/DF, tout porte à croire qu’il y a l’anguille sous roche dans le département des eaux, forêts chasse et pêche. Corbeau News suit de près l’évolution de ce dossier. Nous reviendrons dans nos prochaines publications sur la gestion peu orthodoxe de ce ministère dirigé par Madame Isabelle Gaudeuille. Affaire à suivre !

 

Bangui, Eric NGABA P CNC

 

CENTRAFRIQUE: ROJET SOUS REGIONAL D’ELABORATION ET DE REVISION DES POLITIQUES NATIONALES DE SECURITE

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(Corbeau News Centrafrique)

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PROJET SOUS REGIONAL D’ELABORATION ET DE REVISION

DES POLITIQUES NATIONALES DE SECURITE

ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE

Bangui, (F.A.O)19-02-2016

L’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en partenariat avec le gouvernement centrafricain lance le projet sous régionale d’élaboration et de révision des politiques nationales de sécurité alimentaire et nutritionnelle en République centrafricaine. Lancé le 12 février 2016 au siège de la FAO à Bangui, ce projet vise améliorer durablement la situation alimentaire et nutritionnelle en Afrique centrale, grâce à la mise en œuvre de politiques cohérentes et des initiatives mieux coordonnées.

C’est à travers un atelier que ce projet a été officiellement lancé en présence d’environ trente personnes dont les représentants des ministères en charge du développement du monde rural, de la santé, du plan, de l’élevage, du commerce et des affaires étrangères, du PAM, l’UNICEF, OMS, l’Université de Bangui, l’Association des consommateurs centrafricains, du CIONG-CA, des coordonnateurs et référents techniques des projets FAO. L’objectif du projet est d’informer et sensibiliser les parties prenantes sur l’importance et les enjeux que comporte ledit projet dans la politique nutritionnelle et surtout leur implication dans la mise en œuvre des activités. C’est aussi de valider la feuille de route pour servir de chronogramme de travail dans la mise en œuvre harmonieuse des activités. Il s’agit enfin, de favoriser le processus d’accompagnement de révision des politiques, programmes et plans en matière de nutrition et leur adoption par les autorités du gouvernement.

Pour la mise en œuvre de ce projet au regard du caractère multisectoriel de lutte contre la faim et la malnutrition, les acteurs impliqués sont notamment le ministère du développement du monde rural, ministère de l’élevage, le ministère de la santé et de la population, le ministère du plan, de l’économie et de la coopération, le ministère du commerce de l’industrie et des petites et moyennes entreprises et le ministère des affaires sociales. C’est toute une plateforme des partenaires techniques et financiers et du secteur privé mise en place qui les implique dans la révision de ces documents de politiques de nutrition en République centrafricaine.

Globalement, la réduction de la faim et de la malnutrition de la population mondiale s’est sensiblement améliorée depuis la conférence internationale sur la nutrition (CIN) de 1992. Cependant, le recul de la faim et la dénutrition a été inégale et intolérablement lent. Aujourd’hui, l’enjeu fondamental consiste à améliorer durablement la nutrition grâce à la mise en œuvre de politiques cohérentes et des initiatives mieux coordonnées dans tous les secteurs concernés.

En République Centrafricaine, la malnutrition aigüe globale est un problème récurent depuis plusieurs années et la crise actuelle que traverse le pays a fortement aggravé la situation nutritionnelle des groupes vulnérables qui avait déjà atteint des seuils d’alerte en 2012. En effet, selon les résultats de l’enquête SMART en 2014, la prévalence nationale de la malnutrition aigüe globale chez les enfants de moins de 5 ans est de 6,6% dépassant le seuil d’urgence de 40% et celle de l’indice pondérale est de l’ordre de 20,2% se situe dans le seuil d’alerte de 20,29%. La situation est plus alarmante dans toutes les préfectures dépassant le seuil d’alerte de 5%, à l’exception de la Mambéré-Kadei tandis que le Vakaga présente le taux de MAG le plus élevé de 8,9%.

Cet état de fait est non seulement du aux conflits civilo-politiques et à l’insécurité qui sévissent dans le pays mais aussi à un manque ou à l’insuffisance de la mise en œuvre des politiques multisectorielles de réduction de la faim et de la malnutrition. Comme l’a souligné le représentant de la FAO en Centrafrique Jean Alexandre Scagla en ces termes « En Afrique centrale, il y a un manque d’uniformité entre les pays concernant le projet d’élaboration et de révision des politiques nationales de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: QUE DIT LE GOUVERNEMENT DE L’OCCUPATION DU CTS DE M’POKO PAR LA MINUSCA ?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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QUE DIT LE GOUVERNEMENT DE L’OCCUPATION DU

CTS DE M’POKO PAR LA Minusca?

 
 
Bangui, (CNC), 02-19-2016
 
Alors que la Société centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) réclame ses frais de loyer du Centre de Télécommunication par satellite (CTS) occupé gratuitement par les forces internationales, la MINUSCA ne semble pas répondre à cette revendication qui devrait rétablir la SOCACTEL dans ses droits. Dans cette affaire, le gouvernement de transition qui doit rétablir la SOCATEL dans ses droits, garde encore silence au lieu de situer l’opinion.
 
Suite à l’un de nos article du mardi 16 février 2016, sous le titre « La MINUSCA doit 528 millions à la SOCATEL » concernant l’occupation du Centre de transit par les forces internationales, le Porte-parole de la Mission onusienne en Centrafrique a tenu à rappeler l’entente juridique passée avec les autorités nationales et portant présence des Forces de la Mission. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA du 17 février 2016, le Porte-parole
 
Vladimir Monteiro a rappelé une entente juridique dont «Status of Forces Agreement (SOFA)» pour justifier l’occupation de ce Centre de Télécommunication du M’poko appartenant à la SOCATEL.
 
«Conformément à l’article 5, paragraphe 16 du SOFA, la MINUSCA avait introduit une demande d’attribution dudit terrain appartenant à l’Etat en date du 21 août 2014. Le 16 septembre 2014, par note verbale, le Ministère des Affaires étrangères de la RCA a informé la MINUSCA de la décision du Gouvernement centrafricain de céder ce terrain à la Mission à titre gracieux», a expliqué le Porte-parole.
 
Pour lui, ce Centre de Télécommunication par satellite du M’poko que réclame la SOCATEL, a été octroyé à la MINUSCA par le gouvernement de transition. Car selon Vladimir Monteiro, quand les Nations unies se déploient dans un pays, ce pays hôte cède un terrain à la Mission pour son installation, conformément aux accords conclus entre les Nations unies et le pays hôte. Ce qui revient à dire, a souligné Monteiro, que la MINUSCA ne doit rien à la SOCATEL, alors que cette société paraétatique centrafricaine revendique de la MINUSCA le versement d’une somme de 528 millions de FCFA pour l’occupation de sa propriété (le Centre de transit par Satellite de l’aéroport Bangui M’poko). Cette revendication vient suite un plan de sauvetage, de l’entreprise publique proposé par la nouvelle direction générale de la SOCATEL au gouvernement de transition. Il convient de noter que ce terrain était occupé auparavant par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) avant d’être transféré à la MINUSCA.
 
«La MINUSCA retient que ce terrain est une propriété de l’Etat centrafricain et qu’elle n’est pas liée financièrement à la SOCATEL pour son occupation. Il appartient au gouvernement centrafricain et à la SOCATEL de régler leur désaccord sur ce titre de propriété », a martelé Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que « la Mission se réserve le droit de revoir l’occupation du terrain conformément à ses besoins opérationnels et en fonction du règlement de cette affaire ».
 
Le gouvernement doit rétablir la SOCATEL dans ses droits
 
Mais que dit le gouvernement de la transition cité par la MINUSCA dans cette affaire ? Pour rétablir la SOCATEL dans ses droits, le gouvernement de transition ne doit pas garder un silence complice mais doit se prononcer pour que l’entreprise publique puisse relancer ses activités. Car l’occupation gracieuse de ce Centre appauvrit l’entreprise publique centrafricaine qui éprouve de difficultés de fonctionner. Les difficultés extrêmes que connaissait la SOCATEL lui avaient enlevé toute considération, tout crédit. Avec un peu plus de trente mois d’arriérés de salaires du personnel, les agents de cette entreprise publique devenaient la risée de la société centrafricaine.
 
Le site de la SOCATEL de M’Poko appelé à l’époque Centre de Télécommunications par satellite (CTS) propriété de la SOCATEL, dispose du Titre Foncier et qui avait construit les bâtiments, est occupé depuis janvier 2013 par le Contingent rwandais appartenant à la MINUSCA et ce, en dépit de toute logique gratuitement. Des démarches sont menées par le gouvernement qui ont abouti au versement à la SOCATEL des loyers afférents à cette occupation. Le loyer mensuel étant de 22 millions, le coût de l’occupation après vingt-quatre mensualités s’est chiffré à 528 millions de francs CFA soit 264 millions de francs CFA par an. Ce montant dont la SOCATEL attend le règlement permettra déjà à l’entreprise publique de télécommunications d’envisager l’avenir avec une certaine sérénité.
 
Les investigations de la direction générale de la SOCATE concernant le patrimoine de la Société ne se sont pas arrêtées à ce niveau. La SOCATE documents à l’appui, a démontré que le pylône situé sur la colline des Panthères est bel et bien sa propriété. A l’époque dépouillée des bénéfices de ce pylône, dorénavant la SOCATE et le ministère de la Communication se partageront les frais de location versés par les utilisateurs du pylône. Ainsi dans de nombreux domaines, la Société Centrafricaine de Télécommunications a été rétablie dans ses droits. Le personnel peut enfin pousser un soupir de soulagement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: JULIUS RUFFIN NGOUADÉ-BABA, L’INCARNATION DE LA FACE CACHEE DE L’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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JULIUS RUFFIN NGOUADÉ-BABA, L’INCARNATION

DE LA FACE CACHEE DE L’ANE

 

 

Bangui, (CNC), 02-19-2016

Pendant que le processus électoral se poursuit en Centrafrique, M. Julius Ruffin NGouadé-Baba, rapporteur général et porte-parole de l’Autorité Nationale des Elections se livre à un jeu malsain qui déshonore les centrafricains. Alors qu’il ignore que les élections sont une question de vie ou de mort, il a tenté de jouer à la mafia avec le candidat Anicet Georges Dologuelé, candidat à la présidentielle.

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) est devenue une coquille vide au regard de l’attitude de son rapporteur général. Le lundi 15 février 2016 M. Julius Ruffin Ngouadé-Baba, Rapporteur Général va en violation des dispositions qui régissent le fonctionnement de ladite institution. Il a été en compagnie du candidat Anicet Georges Dologuélé chez le frère cadet du candidat, nommé Fréderic Dologuelé, fonctionnaire de douane à des heures tardives. Ce cadre privé est situé non loin du motel Catimini à Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui. Cette personnalité avec une attitude sulfureuse en occurrence M. Julius Ruffin Ngouadé-Baba, s’illustre ces trois derniers mois par son gout élevé et très poussé des véhicules neuf et de dernier cri venant d’Europe ou d’ailleurs.

Pour ses défenseurs, il peut bénéficier de la circonstance atténuante du fait de son agenda chargé qui l’empêcherait de faire la formalité douanière en bonne et due forme le jour et au bureau d’un service douanier, d’où nécessité d’aller de façon nocturne chez son client qui n’est autre que le frère du candidat Anicet Georges Dologuélé pour lequel il roule comme patron d’un anti chambre de l’ANE.

Anicet Georges Dologuélé ne s’est pas trempé en misant sur celui qui s’occupe du traitement des données et la publication provisoire. Mais, cette fois-ci, une fois n’est pas coutume, ils sont tous tombés dans leurs propres pièges et l’histoire retiendra que les tricheurs et les voleurs des élections sont toujours rattrapés. Au regard des affres politiquement criminels d’un allié fut-il Julius Ruffin Ngouadé-Baba, l’on peut dire que le parole-parle ne pourrait pas seul dans cette mafia sans la complicité des autres cadres de l’ANE. Il est déjà écrit dans le livre blanc que les fossoyeurs et les tricheurs ne seront jamais parmi les élus.

Bangui, Eric NBAGA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: QUELLE FUTURE ASSEMBLEE NATIONALE AVEC DES GRANDS BANDITS?

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(Corbeau News Centrafrique)

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QUELLE FUTURE ASSEMBLEE NATIONALE AVEC

DES GRANDS BANDITS?

 

Bangui, ( CNC) 02-18-2016

Alors que tout le peuple centrafricain veut cout que cout finir avec la transition qui a beaucoup torturer la population à travers ces élections, les escrocs et bourreaux cherchent à se positionner. Les candidats aux législatives doivent faire l’objet d’investigation judiciaire car beaucoup d’entre eux sont cités dans des affaires floues dont l’escroquerie et le banditisme.

Pendant que le processus électoral est en cour en République centrafricaine, il y a lieu de plancher sur la coloration de la prochaine Assemblée nationale avant que la Cour Constitutionnelle de Transition puisse rendre son verdict afin d’éviter qu’elle ne devienne bicamérale par la volonté des responsables d’une transition en manque de projection. Ils sont nombreux à se présenter à ces élections législatives en vue d’avoir l’immunité parlementaire pour se couvrir contre des éventuelles poursuites judiciaires. Dans candidats aux législatives prétendent représenter les populations à la future Assemblée nationale issue des urnes alors qu’ils ont sur eux des plaintes susceptibles de les faire croupir à la taule. Certains sont impliqués dans l’escroquerie pendant que d’autres sont impliqués dans les violences ayant conduits à plus de 5 milles morts (bilan d’Amnesty international) durant les conflits en République centrafricaine. puisqu’aux élections législatives certains chefs d’Antibalaka et ex Seleka sont aussi candidats.

Et aujourd’hui, nombreux sont les Centrafricains qui se posent la question sur la composition de la nouvelle Assemblée nationale. «Et pourquoi les personnalités chargées de diriger les institutions de notre pays sont-elles tout pour le détruire ? » Le moins que l’on puisse dire sur les candidats aux élections législatives est que la République centrafricaine est dans un contexte bien précis où le pays sort d’une crise à nulle autre pareille depuis son indépendance. Si bien que la future Assemblée nationale doit être dotée des hommes intègres et capables de veiller sur les actions gouvernementales.

Or, tout porte à croire que certains candidats aux élections législatives n’ont pas les qualités requises pour représenter le peuple centrafricain dans cette haute institution de la République. Aujourd’hui, ceux-là qui ont négativement brillés dans leur gestion de la cité et qui ont causé du tort au peuple centrafricains, ont eu la bénédiction de la Cour Constitutionnelle de Transition pour se présenter aux élections avec les mains salles. Ceux-là même qui ont été condamnés à une peine d’emprisonnement pour le vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infractions aux lois sur les mœurs et stupéfiant, infractions économiques, financières et douanières, comme prévoit le code électoral en son article 151 alinéa 6 étant comme un critère d’inéligibilité, se sont présentés aux élections.

Tel est le cas du coordonnateur du l’ONG Association Missionnaire des Gagneurs d’Ames (AMGA) Teddy Ouedane, candidat aux élections législatives. Selon des informations à notre procession, Teddy Ouedane a été accusé d’escroquerie, d’abus de confiance et de faux et usage de faux. Plusieurs factures non payées, de location de véhicule pour les campagnes électorales du candidat Teddy Ouedane sont déposées à la justice. Une affaire a été intentée en justice contre ce dernier par ses victimes pour avoir gain de cause. C’est ainsi que le candidat aux législatives a fait l’objet d’une enquête en arrestation déposée auprès de la Cour d’Appel de Bangui en date du 07 décembre 2015, par le Magistrat directeur des affaires pénales et des grâces M. Salomon APano Ndoma. C’est ainsi que la Cour d’Appel à lancer un mandat d’amener en conformité à la loi du 10/002 du 06 Janvier 2010. Ce mandat ordonné à tous huissiers ou agent de la force publique d’amener par devant la justice en se conformant à la loi le coordonnateur de l’ONG ‘‘AMGA’’ M. OUEDANE Teddy Arnauld.

Mais ce mandat de justice n’a jamais été mis en application, selon nos sources, car ce dernier bénéficie d’un trafic d’influence au niveau du ministère de la justice qui met à mal l’exécution de ce mandat. De telle situation doit intéresser la Cour Constitutionnelle de Transition pour rendre une décision au nom du peuple centrafricain afin de sauvegarder le Parlement qui ne doit pas être composé des gens de moralité douteuse. Corbeau News a essayé en vain d’entrer en contact avec M. Teddy OUEDANE cité dans l’affaire pour sa version des faits. Toutefois, la rédaction est disponible d’avoir la version de ce dernier pour enfin éclairer le publique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: APPELE DE L`ASSOCIATION DES ETUDIANTS ET STAGIAIRES CENTRAFRICAINS DE CHINE RELATIF A L`EVOLUTION DU

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(Corbeau News Centrafrique)

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APPELE DE L`ASSOCIATION DES ETUDIANTS ET STAGIAIRES CENTRAFRICAINS

DE CHINE RELATIF A L`EVOLUTION DU PROCESSUS

DE SORTIE DE CRISE EN RCA

Bangui, (CNC), 02-18-2016

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: SATISFECIT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UA SUR LE SCRUTIN DU 14 FEVRIER

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(Corbeau News Centrafrique)

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SATISFECIT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE

L’UA SUR LE SCRUTIN DU 14 FEVRIER

 

Bangui, (C.N.C), 02-17-2016

La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) donne son point de vue sur le double scrutin du 14 février 2016 en République Centrafricaine. Dans son rapport présenté à la presse le 16 février 2016 à Bangui, la Mission d’Observation électorale de l’UA dirigée par Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre de la République du Sénégal, se dit satisfait des opérations du second tour des électorales présidentielle et législatives en Centrafrique, en dépit de quelques incidents enregistrés le jour du scrutin que la Mission a formulé quelques recommandations.

Après la Mission de l’Union africaine pour l’observation du premier tour de l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et des législatives invalidées par la Cour Constitutionnelle de Transition, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une nouvelle fois, une Mission en vue d’observer le second tour de l’élection présidentielle couplée avec le premier tour des élections législatives du 14 février 2016. Composée d’ambassadeurs accrédités auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, de responsables d’organes de gestion des élections et de membres d’organisations de la société civile. Ces observateurs proviennent de 19 pays africains. Le mandat de la MOEUA consiste à évaluer la régularité, l’équité et la crédibilité de l’élection présidentielle et des élections législatives du 14 février 2016 en Centrafrique. Au regard des observations faites sur le terrain, la Mission fait le point sur le scrutin.

Sur l’administration électorale

La Mission a constaté que les agents des bureaux de vote n’étaient pas suffisamment formés et ne maitrisaient pas les procédures des opérations électorales le jour du scrutin. Ces procédures consistent à sceller une urne, et qu’ils avaient des difficultés à procéder au dépouillement et à remplir les procès-verbaux.

Sur le découpage électoral

Le mécanisme du découpage actuel a été proposé par l’ANE au Ministère de l’administration du territoire et les données utilisées sont celles issues du recensement général de la population et de l’habitat de 2003. Pour la ville de Bangui, chaque arrondissement constitue une circonscription électorale. Toutefois, pour les préfectures et les arrondissements de la ville de Bangui à forte démographie, une circonscription électorale supplémentaire sera créée par la tranche respective de trente-cinq mille habitants par sous-préfecture et quarante-cinq mille habitants. Pour les élections législations du 14 février 2016, 141 sièges étaient à pourvoir, selon le chef de la Mission Souleymane Ndéné Ndiaye. Si le critère

démographique est théoriquement le critère clé pour le découpage électorale, d’après le premier du Sénégal, la Mission a noté que tous les députés ne représentent pas le même nombre d’électeurs à l’Assemblée nationale.

Sur la liste électorale

Le double scrutin du 14 février 2016 a utilisé même fichier électoral que celui des élections présidentielle et législatives du 30 décembre dernier. La Mission a constaté, lors du premier tour, que les agents des bureaux de vote avaient confectionné une liste des électeurs détenteurs des cartes d’électeurs ou des récépissés dont les noms étaient omis sur la liste électorale. La Mission a constaté que l’ANE n’a pas actualisé les listes des électeurs par l’inclusion, sur la liste générale, des noms omis. La Mission estime que ces omissions devraient poser problème le jour du scrutin d’autant plus que pour les scrutins du 14 février 2016 les personnes détentrices des cartes d’électeurs ou récépissés et dont les noms sont omis sur la liste électorale ne voteront pas. C’est pourquoi, de nombreux électeurs n’ont pas pu accomplir leur devoir par la faute de l’ANE qui a omis de les inscrire sur les listes électorales.

Sur la fermeture et dépouillement

La Mission a observé que les opérations de vote ont été prolongé dans les bureaux de vote qui avaient ouvert en retard au regard de l’article 78 du code électoral. Dans l’ensemble, la MOEUA a observé que les bureaux de vote visités ont fermé à l’heure légale de clôture. La Mission a observé que dans tous les bureaux de vote visités par ses observateurs, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Dans la majorité de cas des bureaux de vote observés, les résultats n’ont pas été affichés. Dans certains des cas, seuls les résultats de la présidentielle ont été affichés conformément aux dispositions de l’article 96 du code électoral.

Recommandations de la MOEUA

La Mission a formulé des recommandations. Au gouvernement, la Mission recommande de doter l’ANE de moyens financiers et humains adéquats pour un bon déroulement des activités électorales, d’assurer la présence des forces de l’ordre dans des centres de vote en nombre suffisant sur toute l’étendue du territoire. A l’ANE, la Mission recommande de régulariser la situation des électeurs détenteurs des récépissés mais dont les noms ne figurent pas sur les listes électorales, d’établir un plan de communication efficace entre l’ANE et les démembrements ainsi que la formation de ces derniers, de renforcer les capacités du personnel électoral en vue d’une appropriation des procédures et des outils de travail.

Aux candidats et partis politiques

La MOEUA recommande de prendre garde de toutes déclarations ou attitudes de nature à semer la confusion et le désordre dans le pays avant la proclamation officielle des résultats par les organes dédiés, de respecter le verdict des urnes et privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux en vue de préserver la paix et la stabilité, et d’éviter tout discours qui pourrait nuire au climat de paix constaté le jour du scrutin.

A la société civile

La Mission recommande à la société civile de poursuivre ses efforts en vue de la promotion d’une plus grande participation des citoyens dans la consolidation de la démocratie en République centrafricaine, de s’impliquer davantage dans la sensibilisation des populations en vue de recréer la culture de la participation citoyenne.

A la communauté internationale

La Mission recommande à la communauté internationale d’appuyer la République Centrafricaine afin de lui permettre de faire face à ses nombreux défis.

En concluant, la Mission d’Observation électorale de l’Union africaine note que le double scrutin du 14 février 2016 s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence. La Mission a noté que le double scrutin a connu des difficultés logistiques et organisationnelles. Mais toutefois, la Mission souligne que ces difficultés n’ont pas empêché les Centrafricains à se rendre aux urnes. Elle a conclu que les difficultés rencontrées n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA : POUR LE MEILLEUR…ET POUR LE PIRE !

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(Corbeau News Centrafrique)

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FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA : POUR LE MEILLEUR…ET POUR LE PIRE !

 

 

 

 

Bangui, (E.M.N), 17-02-2016

Le dimanche 14 Février 2016, jour de la St-Valentin, le peuple centrafricain se rendait, en ce qui le concerne, aux urnes pour désigner ses futurs dirigeants en vue du quinquennat à venir.
Selon les observateurs sur place dans le pays et selon ceux de l’étranger, le taux de participation des électeurs à ce scrutin groupé du deuxième tour pour la Présidentielle et premier tour pour les législatives était modéré. Qu’à cela ne tienne ! ALLONS SEULEMENT, suivant le slogan en vogue durant ces élections, pour en finir avec une Transition politique hasardeuse et tant décriée par l’ensemble de la classe politique centrafricaine, les centrafricains eux-mêmes et la Communauté Internationale. D’ici fin Mars, les lumières vont s’éteindre DEFINITIVEMENT sur les acteurs de le Transition faisant place à des Autorités démocratiquement élues synonyme d’un retour tant souhaité à la légalité constitutionnelle.
Les dés sont jetés et le peuple a voté son futur Président et ses Députés. A la lumière des premières tendances et des résultats recueillis auprès des différents états-majors des candidats à la Présidentielle et les premières proclamations par la très controversée Agence Nationale des Elections(ANE), tout porte à croire que le Candidat N°2 FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, candidat indépendant à cette élection semble prendre le large et distancerait substantiellement son concurrent direct le Candidat N°1 ANICET GEORGES DOLOGUELE, candidat du Parti politique URCA. Sans risque de se tromper et en attendant la validation définitive par la Cour Constitutionnelle de Transition, seule organe habilité à dire le droit et dont les Décisions sont insusceptibles de recours, l’on peut déjà arguer que le futur occupant du prestigieux PALAIS DE LA RENAISSANCE sera le candidat N°2 susnommé F.A. TOUADERA. Qu’on se le tienne pour dit !
Courant Avril 2016, les choses sérieuses vont commencer car après l’investiture et l’installation des nouvelles Autorités, il s’agira désormais de GOUVERNER. Les lampions des élections éteints, il sera dorénavant question de trouver des voies et moyens idoines pour faire renaitre de ses cendres, tel le phœnix, un pays exsangue et meurtri par plusieurs années de crises militaro-politiques des plus pires de son histoire. D’aucuns disent que « gouverner, c’est prévoir » et l’écrivain français LAROCHEFOUCAULT nous enseigne que « la meilleure qualité que doit posséder un Suzerain est de savoir s’entourer », autrement dit, de savoir choisir ceux qui doivent l’aider à gouverner. C’est donc à ce niveau de la décision politique que seront jugés les premiers pas des futurs dirigeants du pays, surtout le futur Chef de l’Etat. Les soutiens à F.A. TOUADERA ont été massifs et l’heure est désormais aux REMERCIEMENTS et ACTES DE RECONNAISSANCE. Le tact et le flair ici seront de mise pour réussir à contenter tous les alliés, partenaires et amis politiques. La tache ne sera pas du tout aisée et la qualité d’homme d’Etat et de visionnaire du désormais Président F.A TOUADERA sera appréciée à ce niveau de la décision.
Les écueils à éviter sont les remerciements basés sur des critères de coteries partisanes, de clanisme, de tribalisme, de copinage, de remerciements d’individus douteux aux passés sombres et truffés de vieilles casseroles car ils sont apparemment légions parmi les personnes qui se positionnent déjà au lendemain de la VICTOIRE à participer à la MANGEOIRE couteaux en mains. Il ya aussi les nostalgiques des années « CONVERGENCE KNK » qui pensent enfin détenir leur revanche avec le retour de « l’ancien OUVRIER et Vice-président » F.A. TOUADERA aux affaires de l’Etat.
Les chantiers post-électoraux sont vastes et les défis à relever sont énormes. Il serait donc hautement souhaitable pour le futur locataire du Palais de la Renaissance de sortir des sentiers battus, de se départir des erreurs et errements du passé en se positionnant, revêtu de ses oripeaux de « CANDIDAT INDEPENDANT», comme un Rassembleur et un Réconciliateur largement au dessus de la mêlée, et surtout qui ne sera pas L’OTAGE DES FAUCONS et des MANGEOCRATES PATENTES connus de tous. La Centrafrique au lendemain de son récent vécu a besoin d’un véritable CHANGEMENT et d’une AUTRE POLITIQUE qui passera par un véritable « NEW DEAL », un renouvellement générationnel, une promotion des jeunes et des femmes avec un bon dosage d’hommes d’expériences, de patriotes reconnus pour leur INTEGRITE et leur sens élevé de l’ETHIQUE.
Toute fausse note dans les premières « pierres » qui seront posées par le maçon nouvellement élu par le peuple centrafricain, enclenchera à coup sur le mécanisme d’un retour certain vers l’inconnu et le néant. Retenant les leçons tirées de la gestion de la chose publique par les différents régimes qui se sont succédés ces quarante dernières années, la République Centrafricaine qui cherche à retrouver sa place dans le concert des nations dites « MODERNES » aura besoin d’une autre approche politique.

Si par bonheur, F .A TOUADERA le très probable FUTUR PRESIDENT veut marquer de son empreinte l’histoire de son pays, il devra conjuguer au quotidien les qualités ci-après : patriotisme, intégrité, sens élevé de l’Etat, visionnaire, Manager… et enfin oser rêver et avoir de grandes ambitions pour la Centrafrique.
Le peuple centrafricain a « TOUADERISE »…pour le meilleur et pour le pire ! ALLONS SEULEMENT et que Dieu bénisse notre riche et beau pays !!!

 

EMMANUEL EKE-MOU-NDOH

 

CENTRAFRIQUE: MUSULMANS ET CHRETIENS SIGNENT LE PACTE DE NON-AGRESSION A BOEING

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(Corbeau News Centrafrique)

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MUSULMANS ET CHRETIENS SIGNENT LE PACTE

DE NON-AGRESSION A BOEING

 

Bangui, (CNC), 17-02-2016

La communauté musulmane et non-musulmane s’est engagée à reprendre le chemin de vivre-ensemble dans la société. Pour renforcer le lien de la cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens en République centrafricaine, un pacte de non-agression a été signé le 11 février 2016 entre les deux communautés à Boeing, la commune de Bimbo. Ce pacte est signé par le représentant des Antibalaka et du groupe d’autodéfense du km5, ainsi que par de certains acteurs impliqués dans le processus.

La signature de ce pacte de non-agression a permis d’ouvrir la voie au cimetière des musulmans du 3ème arrondissement de Bangui, se trouvant à Boeing dans la commune de Bimbo. De nombreuses personnalités dont les membres du gouvernement, les Représentants des missions diplomatiques et organisations internationales, la plateforme religieuse, les autorités locales du 3ème et de la commune de Bimbo ont pris part à la a cérémonie officielle de la signature dudit pacte qui s’est tenue sur le terrain du marché de Boeing. Cette signature est le fruit de plusieurs tractations entre les acteurs impliqués dans le processus, dont la population des deux communautés, la plateforme religieuse, le gouvernement de transition, et la communauté internationale, de l’ouverture du cimetière appartenant à la communauté musulmane du 3ème arrondissement de Bangui.

Le passage entre le 3ème arrondissement et la localité de Boeing pour atteint ce cimetière a été depuis longtemps le théâtre de combats et de violences entre les deux communautés. Après tout, la population aspire aujourd’hui à la paix pour vivre ensemble. Car c’est dans la paix que la République Centrafricaine se développe, comme l’a si dit la Maire de la commune de Bimbo dans son mots de bienvenu.

« Dans toute chose, il y a un début et une fin. La population de Boeing et du 3ème arrondissement, comme vous l’avez décidé d’enterrer la hache de guerre, c’est maintenant ou jamais d’adopter un comportement responsable. La communauté internationale présente à cette cérémonie de signature du pacte de non-agression est témoins de votre engagement, il ne faut pas que demain elle soit déçue », a martelé…, Maire de Bimbo.

A travers la signature de ce pacte, la population de la sous-préfecture et celle de la commune a soif de se consacrer à ses activités génératrices de revenus. Et donc, les deux communautés ont saisi cette opportunité pour mettre définitivement fin aux agressions, aux violences pour prôner la réconciliation.

En dépit de tous obstacles, les populations centrafricaines victimes de cette crise ont su les surmonter en bravant tous les dangers afin de mettre un terme à cette crise de plusieurs années. Fort de ce constat, la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique (COMUC) a saisi officiellement la Cheffe de l’Etat de transition et la communauté internationale, à travers une lettre de demande d’accès au cimetière le 24 juin 2015, pour demander l’ouverture de façon pacifique et amiable de ce cimetière musulman de Boeing permettant à la communauté d’enterrer dignement ses morts. Elle a initié un pacte de non-agression qui a été par la suite accepté par les deux communautés.

« C’est avec beaucoup de d’amertume et de tristesse que notre pays a vu ses fils et ses filles déchirés par une crise absurde et sans issue, limitant les déplacements et les activités des uns et des autres », a déploré Mahamat Youssouf, le Secrétaire général de COMUC.

Plusieurs mécanismes d’accompagnement pour la consolidation de la cohésion entre les deux communautés sont envisagés. Pour ce processus, les Travaux à Haute intensité de Main d’œuvre (THIMO) et la construction du nouveau marché, la réhabilitation de la mairie, et du commissariat de police de Boeing sont entre autres des mesures d’accompagnement recommandées dans le pacte signé. Sur place, la première pierre de la construction du marché a été posée par le ministre des transports, Abazen Djoubaye, représentant la présidente de transition à la cérémonie de la signature du pacte. Cette pose de pierre a rencontré l’agrément de la population de Boeing qui sera dotée d’un marché moderne.

Dans son intervention, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Minusca, Parfait ONANGA-ANYANGA a souligné que la Mission onusienne remplira ses engagements tels que contenus dans le Pacte de non-agression, à savoir, la poursuite des activités d’accompagnement cités ci-haut. Ces activités profitent à la jeunesse des deux communautés. Aussi, la poursuite de la facilitation du processus de réconciliation communautaire, la réalisation de projets de paix et de développement, la mise en place d’un dispositif sécuritaire et d’alerte dans les points stratégiques du Kilomètre 5 et de Boeing, la poursuite d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat avec sont les des actions que va appuyer la MINUSCA avec ses projets à Impact Rapide (QIPs).

«Cette journée du 11 février 2016 restera à jamais gravée dans la mémoire collective comme celle où deux communautés d’une seule et même Nation, que tout semblait jadis diviser, ont décidé de s’extraire de l’abime dans lequel des mois de conflits les avaient plongés, en se donnant la main pour revivre ensemble » a déclaré Parfait ONANGA-ANYANGA.

C’est en effet à l’initiative de la Cheffe de l’Etat de transition que le Comité de Coordination des Activités de Réouverture du Cimetière (CCARC) a vu le jour. Ce mécanisme de concertation d’inspiration nationale a permis de rassembler les deux communautés, musulmane et chrétienne, vers un projet commun pour vivre en paix.

Ce Pacte de non-agression est vu par les représentants de la communauté internationale comme l’expression forte et annonciatrice de la concorde et de l’harmonie retrouvées entre les deux communautés. Comme l’a si dit le chef de la MINUSCA, le Pacte de non-agression est surtout un acte de justice. Il répare et rétablit la communauté musulmane dans son droit inaliénable d’accès libre au cimetière municipal de BOEING. Ce pacte honore aussi les membres de la communauté chrétienne qui ont cru en sa pertinence et travaillé à son adoption. Mais, « le Pacte de non-agression, n’est pas une fin en soi » a-t-il souligné. Ce pacte marque le début d’un processus de normalisation des rapports inter communautaires appelés à se renforcer avec le temps.

Dans ce même esprit, le PNUD et les Agences des Nations Unies prendront le relais de la MINUSCA pour la mise en œuvre des activités de création d’emplois d’urgence THIMO, mais aussi, selon monsieur ONANGA-ANYANGA, pour le financement d’activités génératrices de revenus dans les domaines du maraichage, de la pisciculture, de l’élevage et de la transformation. «Une attention toute particulière sera accordée à la formation des jeunes déscolarisés» a-t-il ajouté.

Il convient de dire que le pacte de non-agression signé entre les deux communautés est dans sa troisième signature mais par la suite foulé à pied par les parties signataires au regard des derniers évènements malheureux qui se sont produits dans la localité.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Societe Centrafriaine de Stockage des Produits Petroliers ( SOCAPS) Apple a Candidature pour le poste de Directer General

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Societe Centrafriaine de Stockage des Produits Petroliers

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Apple a Candidature pour le poste de Directer General

 

 

Bangui, (CNC) 02-17-2016

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: MSF SE PREPARE A VENIR EN AIDE AUX FAMILLES VICTIMES DE CONFLIT A BATAGAFO

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MSF SE PREPARE A VENIR EN AIDE AUX FAMILLES VICTIMES

DE CONFLIT A BATAGAFO

Bangui, (CNC), 15-02-2016
 
 

Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) sont actuellement en train de préparer une distribution de kits d’hygiène et de cuisine pour 560 familles qui ont perdu leurs abris dans le feu qui a ravagé le camp de déplacés de Batangafo, mercredi dernier. Ce camp, un des plus grands du pays, accueille près de 30 000 déplacés. Cinq personnes ont été blessées dans l’incendie et sont actuellement prises en charge à l’hôpital soutenu par MSF.

Deux jours après cette catastrophe, aucune réponse adéquate de la part des acteurs humanitaires présent dans la zone, n’a été donnée. Pour les familles ayant perdues leurs abris dans l’incendie, tout comme pour la plupart des déplacés vivant dans le camp depuis plus d’un an, retourner vivre chez eux n’est pas une option à cause des menaces d’attaques par les groupes armés.

Le camp de Batangafo a accueilli des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences entre les différents groupes armés, forçant la majorité des habitants de la ville à quitter leur maison pour trouver refuge sur un terrain libre entre l’hôpital et la base des forces internationales. A la recherche de protection et de sécurité, les habitants de la région sont venus grossir les rangs des déplacés dans le camp.
Les violences, les vols et les exactions contre les civils ne se sont pas arrêtés et en novembre dernier, un affrontement a même poussé des milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur de l’hôpital soutenu par MSF. Pendant cet événement, ce sont 700 abris qui avaient été brulés de manière intentionnelle par les attaquants.

« Cette situation met une nouvelle fois en avant les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent des milliers de Centrafricains », déplore Miroslav Ilic, chef de mission MSF dans le pays avant de rajouter « Les familles vivent avec quasiment rien et craignent pour leur sécurité au quotidien. La crise humanitaire dans le pays est loin d’être finie ».

Environ 450 000 Centrafricains sont toujours déplacés à l’intérieur du pays tandis qu’un nombre similaire a traversé les frontières pour se réfugier dans les pays limitrophes.
Ces dernières semaines, de nombreux feux se sont déclenchés dans la zone, probablement dus au temps chaud et sec, typique de la saison actuelle en Centrafrique ; ce qui a également contribué à déclencher un incendie accidentel dans la structure MSF à Batangafo, il y a deux semaines.

A Batangafo, MSF gère l’hôpital général (165 lits) et supporte cinq centre de santé situés à la périphérie de la ville. En 2015, ce sont près de 75 000 consultations qui ont été données et 7300 patients ont été admis à l’hôpital. Dans le camp de déplacés, MSF a apporté de nombreux soins de santé, comme une vaccination contre la rougeole et le pneumocoque pour plus de 12 000 enfants.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte aujourd’hui dans ses équipes plus de 300 personnels internationaux et 2000 personnels locaux. Depuis décembre 2013, MSF a quasiment doublé son intervention médicale en réponse à la crise avec un nombre de projet passant de 10 à 17. MSF est également intervenu auprès des réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes tels que le Chad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’ UPC de Darrass, en route vers la stabilité !

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(Corbeau News Centrafrique)

les Combattant de l'Ex-séléka

 

L’UPC de Darrass, en route vers la stabilité !

 


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Le général Ali Darrass avec le RSSG pour l’Afrique

Centrale le 10 septembre 2015 à Bambari

Bangui, (B.G), 15-02-2016

 

L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) a entamé une transition inédite. Souvent discrédités dans la presse, le mouvement et son chef de file, le général Ali Darrass, montrent à présent un autre visage. Alors, intéressons-nous de plus près aux actes et aux perspectives que propose l’UPC.  

Récemment, Darrass a signé un pacte de non-agression national avec monsieur Patrice Edouard Nguessona, chef des Anti-Balakas. Quelle surprise d’autant qu’il paraitrait que l’origine de cette initiative est à attribuer à l’UPC ! Dans les cercles banguissois, qui aurait pensé que Darrass puisse un jour mettre en place un tel projet ! Ce pacte a certainement été initié par ses conseillers politiques, notamment Hassan Bouba et Souleymane Daouda, et force est de constater que depuis sa signature, aucune entrave aux différents points de l’accord n’a été constatée et les élections se déroulent sans accrocs.

Alors, les leaders de l’UPC, déjà très impliqués dans les questions de sécurité dans la région de Bambari, veulent-ils se refaire une image ? En effet, très souvent accusés d’actes de rackets ou de vols, les groupes armés du mouvement peul seraient responsables de tous les problèmes sécuritaires sur Bambari et, plus largement, de toute la Ouaka ! Alors, stop et pas d’amalgame ! Il ne faut pas tout confondre : l’UPC est essentiellement composé de Peuls mais tous les Peuls ne font pas parti de l’UPC ! A ce titre, nombreux sont les petits groupes sans attache, ni contrôle, qui perpétuent des exactions… Alors, que les groupes de défense de Darrass ont une mission : sécuriser les populations de leur zone !  D’ailleurs, l’UPC aurait même proposé la création d’une brigade des archers chargée de sécuriser la route de la transhumance, toujours source d’inquiétude chez les éleveurs.

En parallèle, je m’interroge également sur le risque sans cesse grandissant que fait planer la Lord Resistance Army (LRA). En effet, les groupes armés de Joseph Kony, déjà implantés dans le Mbomou, menacent maintenant la Haute-Kotto et la Ouaka. Récemment, ils ont commis des actes de pillage aux portes de Bria ! Alors, si les forces de sécurité de notre pays ne sont pas en mesure de contenir ces agissements, qui va assurer la protection des populations ? Je vous laisse deviner

Comme vous l’aurez compris, alors que l’UPC s’est résolument orientée vers la protection de nos compatriotes, le mouvement s’est également positionné sur la voie du dialogue politique. Ca, peu de gens le savent… Car la réputation de ce dernier est écornée par l’image que donnent des personnes à la recherche de scoop ! Et, oui, l’UPC propose aussi des solutions en termes de développement socio-économique pour sortir la Centrafrique de l’impasse (notamment pour l’agriculture et l’élevage) mais aussi de réinsertion de ses combattants. Sur ce deuxième point, l’UPC a déjà donné les garanties de sa participation au processus de désarmement, démobilisation, reconversion (DDR) réalisée par la Minusca. Ce virage vers le « politique » est également réalisé par l’adoption de statuts officiels et la volonté de mettre en place une représentation officielle sur Bangui. En outre, l’UPC encourage et soutient la candidature de candidats du mouvement aux élections législatives.

 

L’Union pour la Paix en Centrafrique n’a jamais aussi bien porté son nom ! Mal médiatisé, le mouvement de Darrass se politise, sécurise et apporte des solutions dans un seul but : le retour à une stabilité durable.

 

Mme Blanche Kéré

Journaliste indépendante

 

CENTRAFRIQUE : LES CONSIGNES DE L’ANE REVELEES LE JOUR DU SCRUTIN EMPECHENT DE VOTER

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES CONSIGNES DE L’ANE REVELEES LE JOUR

DU SCRUTIN EMPECHENT DE VOTER

Bangui (CNC), 15-02-2016

Décidément, le double scrutin en République Centrafricaine a eu lieu ce 14 février 2016 comme prévu. Près de 2 millions de Centrafricains sont allés aux urnes ce dimanche pour élire les futurs dirigeants de la République. En dépit d’un climat de sécurité apaisé, les opérations de ce vote se sont passées avec peu d’engouement des populations. Les consignes données par l’ANE a occasionné une faible mobilisation de populations se présenter massivement aux urnes.

La faible mobilisation de la population d’aller aux urnes pour voter le dimanche 14 février 2016, a causé un faible taux de participation de ce scrutin contrairement à celui du 30 décembre dernier. De nombreux électeurs n’ont pas pu voter faute de carte d’électeur et des cas d’omission de certains citoyens centrafricains sur la liste électorale. Alors que les bureaux de vote sont ouverts sur toute étendue du territoire donnant l’occasion aux populations de s’exprimer, les queues devant les bureaux de vote ont montré le désintéressement de certains électeurs à pouvoir voter. Certains électeurs se sont retrouvés dans les bureaux de vote avec leurs cartes mais n’ont pas pu voter car n’ayant pas leurs noms sur la liste électorale.
D’autres qui, avec des récépissés ont pu voter lors du référendum et le premier tour des élections du 30 décembres 2015, n’ont pas pu s’exprimer cette fois-ci à cause des consignes données par l’ANE qui exigent d’eux les pièces d’identité nationale attestant l’identité du détenteur de la carte d’électeur. Ce dimanche 14 février 2016, les Centrafricains sont devant les urnes pour élire leur futur président de la République et leurs représentants à l’Assemblée nationale. Ils vont choisir entre Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera, les deux candidats arrivés au second tour de la présidentielle à l’issue des résultats du premier le 30 décembre dernier.
A Bangui la capitale tout comme à l’intérieur de la République centrafricaine, certains bureaux de vote sont ouverts à 6h à l’heure d’ouverture pendant que d’autres sont ouverts à un peu plus de retard. Ce retard constaté s’explique par l’acheminement tardif des matériels électoraux dans les Centres de vote. Près de 2 millions des Centrafricains sont attendus à voter pour ce double scrutin, le second tour de la présidentielle et le premier tour des législatives mais beaucoup n’ont pas pu remplir leur devoir civique. Ce qui a suscité la colère de certains électeurs contre la décision brusquée de l’ANE.

Les populations doivent départager les deux candidats, dont celui de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA) Anicet Georges Dologuelé, et le candidat indépendant Faustin Archange Touadera, tous des anciens premiers ministres.
Au premier tour de la présidentielle, le candidat de l’URCA a obtenu 23,74% de voix contre les 19,5% de voix obtenues par le candidat indépendant. C’est dans un climat apaisé que les citoyens centrafricains ont commencé à s’exprimer dans les urnes. Aucun n’incident n’est pour le moment signalé. Les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) en collaboration avec les forces de défenses et de sécurité nationale sont déployés dans les Centres de votre et ont mené des patrouilles conjointes pour sécuriser les opérations de ce double scrutin.
Par ailleurs, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a renforcé dans la semaine écoulé les capacités des agents électoraux afin de corriger les erreurs constatées durant les opérations du premier tour du scrutin ayant entrainé l’annulation des législatives par la Cour Constitutionnelle. Car beaucoup des agents ne maitrisent pas le processus de remplissage des procès-verbaux. Cette formation organisée par l’institution en charges des élections a permis de remplacer une centaine des agents dont le niveau d’étude est jugé médiocre.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LES ALLIANCES ET ACCORDS POLITIQUES, POUR QUELS INTERETS ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES ALLIANCES ET ACCORDS POLITIQUES,

POUR QUELS INTERETS ?

 

 

Bangui, (CNC), 14-02-2016

 

De nombreux candidats malheureux du premier tour de la présidentielle du 30 décembre 2015, se sont ralliés aux deux candidats au second tour du scrutin du 14 février 2016 en Centrafrique. Des alliances et des accords politiques fusent de part et d’autres au fin soutenir les candidats Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera. Cela pour quels intérêts?

Dans un pays où la classe politique se respecte et se soucie des intérêts de la nation, toute action politique tente convenablement de répondre aux attentes de la population. Car au-delà tout intérêt personnel, la politique demeure l’art d’améliorer les conditions de vie la population. Aux premiers jours de la proclamation des résultats provisoires par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), des agitations de certains candidats à la présidentielle commençaient à se manifester alors qu’ils étaient même dans la cours. De manière spectaculaire, les candidats se voyant déjà malheureux à l’issue des données de l’ANE, ont commencé à tisser des alliances avec les candidats en bonne voie au regard des résultats de l’ANE. Tout laisse croire que ces alliances et ralliement ont de secret que le peuple ignore encore les raisons. D’abord, certains hommes politiques, tout en sachant qu’en allant aux élections qu’ils n’auront même pas 1% de voix, ont pris l’audace de se postuler pour des raisons d’intérêt. Car dans ce pays, le partage du gâteau demeure les raisons fondées de toute agitation de la classe politique centrafricaine encore précaire. Certains cherchent à se positionner après ces élections, pendant que d’autres cherchent à revenir aux affaires, une fois la mise en place du nouveau gouvernement issue des élections du 14 février 2016.

Les multiples accords politiques signés avec les deux candidats au second tour de la présidentielle, se font sur des intérêts des signataires qui espèrent avoir dans ces alliances un gain de cause. Des accords contre des postes juteux, font détourner les hommes politiques centrafricains de leur mission. Certains accords que les leaders de certains partis politiques signent avec d’autres partis ne rencontrent pas souvent l’agrément de leurs militants et sympathisants. Car les décisions prises pour signer un quelconque accord ne se font pas à l’issue de la consultation avec leurs bases. C’est sans la constations de leurs bases, que les leaders des partis politiques prennent des décisions unilatérales pour conclure le marché de poste ministériel par une signature d’accord électoral. C’est qui est du tout contraire aux principes d’un parti politique qui se veut démocratique.

Ce qui fait que les accords signés entre les deux partis n’ont souvent pas d’effet au profit du parti signataire.
Le cas du parti KNK avec l’URCA, de surcroit le RDC en est une illustration. Si bien que l’accord signé entre le KNK et l’URCA a suscité la colère des militants et sympathisants du parti travailliste entrainant la radiation de son secrétaire par intérim, Bertin Béa du parti KNK, l’auteur de la signature d’accord. Le manque de culture politique, de l’école du parti, et du respect des valeurs du parti, constitue un véritable danger pour la classe politique centrafricaine brillée par la politique du vente.

Des intérêts égoïstes en place des intérêts de la nation

Alors que les projets de société établis par les candidats devraient absolument satisfaire les attentes du peuple, les hommes politiques ne cessent de brandir leurs intérêts à travers le marché des postes juteux. L’on pense que c’est la maturité politique qui a entrainé les candidats malheureux à se rallier derrière les deux candidats heureux du premier tour du scrutin, or ces ralliement expliquent le contraire de ce que l’on pense. Si bien que les accords politiques signés entre les candidats sont les fruits de d’un marché conclu. La crise qu’a subie la République centrafricaine a fait que tout devient urgence et prioritaire dans le pays. Le pays est confronté aux multiples difficultés dans tous les domaines que le futur président issu des urnes doit s’employer avec son équipe pour soulager la souffrance de la population. La sécurité, l’économie, la réconciliation, la santé, l’éducation et l’emploi des jeunes sont les grands chantiers qui l’attendent. Au-delà des intérêts personnels qu’affichent la classe politique centrafricaine, le futur président doit privilégier les intérêts de la nation afin de donner la chance à la République centrafricaine de se développer.

Sauvegarder les intérêts de la nation

La situation chaotique du pays a conduit à beaucoup de personne à une mendicité sans vergogne. Comme le disent les deux candidats dans leurs projets de société, il faudrait que la jeunesse soit formée, et utilisée dans la vie active afin de dépasser le niveau de précarité entrainant au phénomène de « Fa mapa » que l’on a vécu durant les campagnes électorales et qui traduit souvent le sens des revendications de la jeunesse centrafricaine. Cela schématise l’état primitif que vit la population centrafricaine et que les gouvernants n’ont pas la capacité de développer une politique réelle du développement permettant d’améliorer les conditions de vie du peuple.

Même du milieu estudiantin, l’on n’arrive pas à dépasser le niveau de revendication qui ne se limite qu’à la revendication des bourses d’étude. Depuis la nuit de temps, les grèves à l’Université de Bangui et dans les écoles de formation professionnelle, les motifs des éternelles grèves des étudiants tournent au tour du non-paiement des bourses d’études soit la restauration comme si les gouvernements qui se succèdent dans le pays ne se soucient de rien pour pouvoir dépasser certains débats.

Les niveaux dirigeants issus de ce double scrutin doivent prendre conscience de la situation du pays fragilisé par de nombreuses crises pour mettre en œuvre les projets de société qui ne doivent pas être une démagogie durant les campagnes électorales. Au nom de l’intérêt de la nation, la bonne gouvernance, la lutte contre l’impunité, le développement des infrastructures du pays entre autres doivent primer sur les ralliements contre des postes juteux brandis par les hommes politiques véreux de la République centrafricaine,

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La Saint Valentin en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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La Saint Valentin en RCA

 

Bangui,  (C.N.C), 14-02-2016

La célébration de la Saint Valentin est récente en RCA et limitée à Bangui, la capitale. Dans l’imaginaire collectif, il s’agit d’une fête réservée aux jeunes, notamment des adolescents. Elle consiste en des sorties des couples d’amoureux dans des bals des jeunes. C’est aussi l’occasion pour des filles libres de demander des cadeaux à plusieurs copains à la fois.
Néanmoins, de plus en plus, l’implication des organisations culturelles et des lieux de loisirs dans la célébration de cette fête commence à en donner le goût et le sens à un nombre de plus en plus croissant de Centrafricains.
Cette année, des messages par SMS sont lancés par des sociétés de téléphonie mobile de la place, invitant la population à profiter des promotions spéciales sur les packs exclusifs Saint Valentin. Des publicités sont également diffusées en boucle sur les chaînes et radios sur la nuit Saint Valentin dans le cadre luxueux de l’hôtel cinq étoiles de Ledger Plazza avec buffée (payante) et accès gratuit à la boite de nuit. D’autres événements sont annoncés dans des bars dancing de référence et d’autres lieux d’attraction.
La célébration de Saint Valentin de cette année coïncide avec le 2ème tour des de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives et pourrait être supplantée par cet événement national.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UNION AFRICAINE (MOEUA) SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE ET

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UNION AFRICAINE (MOEUA)

SECONDTOUR DE LA PRESIDENTIELLE ET ELECTIONS

LEGISLATIVES DU 14 FEVRIER 2016 EN

 

 

Bangui, (CNC), 02-13-2016

Après la Mission de l’Union africaine pour l’observation du premier tour de l’élection présidentielle du 30 Décembre 2015 et des législatives invalidées par la Cour Constitutionnelle de Transition, la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) S.E. Dr Nkosazana
Dlamini Zuma a dépêché une nouvelle fois, une Mission en vue d’observer le second tour de l’élection présidentielle couplée avec le premier tour des élections législatives, toutes prévues pour le14 Février 2016.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: KARIM MECKASSOUA VOTERA POUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SECOND TOUR

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(Corbeau News Centrafrique)

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KARIM MECKASSOUA VOTERA POUR FAUSTIN ARCHANGE

TOUADERA AU SECOND TOUR

 
Bangui, (C.N.C), 02-13-2016
 
Dans un communiqué de presse du 8 février 2016, le candidat indépendant au premier tour de la présidentielle ne République centrafricaine, Karim Meckassoua a exprimé son choix pour le second tour de ce scrutin du 14 février 2016. Il porte son choix sur le candidat indépendant Faustin Archange Touadera.
Le candidat malheureux au premier tour de la présidentielle qu’en désignant Anicet-Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra pour le second tour de scrutin, les Centrafricains ont marqué leur volonté de restaurer la paix, l’unité et l’indépendance nationale.
Ce processus électoral, d’après lui, n’est pas exempt de critiques. Mais en républicain et démocrate intransigeant, il a pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle de Transition du 26 janvier 2016 et il s’y conforme. «Aujourd’hui, mes soutiens, les électeurs et les militants qui m’ont accordé leur confiance conduisent une campagne déterminée en vue des élections législatives » lit-on dans le communiqué.
Intransigeant, « je le suis également lorsqu’il s’agit de défendre trois enjeux fondamentaux ». Premièrement, il pense que le futur gouvernement inclusif devra représenter toutes les tendances et sensibilités qui expriment pacifiquement leur point de vue. Ensuite, il souligne que la première de des missions de ce gouvernement sera de répondre aux préoccupations quotidiennes des populations à commencer par la sécurité, la justice et le bien-être social. Enfin, Karim Meckassoua estime que la souveraineté nationale et la fraternité africaine seront partout recherchées et promues.
Dimanche prochain, les Centrafricains éliront leur Président. Quel que soit l’élu, il a précisé que la participation de ses députés à la nouvelle majorité répondra à l’engagement du gouvernement sur ces trois enjeux. « Je serai aux côtés des futurs députés comme du prochain Président, déterminé à conduire cette politique honnête, résolue et ambitieuse » a-t-il précisé dans le communiqué. C’est l’heure du choix : « J’invite mes compatriotes à élire celui qui présidera à notre destinée commune, et à choisir les candidats du Chemin de l’Espérance pour doter la Centrafrique d’un Parlement fort et exigeant. Je laisse mes amis libres de leur décision. Il appartient à chacun de décider en conscience le meilleur pour notre peuple.En ce qui me concerne, j’indique que mon choix personnel sera celui de Faustin Archange TOUADERA, fidèlement à mes engagements et à mes valeurs ». 
 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
 

Centrafrique: Des radiations dans le bureau politique du parti de François Bozizé

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(Corbeau New Centrafrique)

KNK

 

Des radiations dans le bureau politique du

parti de François Bozizé

 

Bangui, (CNC), 02-12-2016

 

Bertin Bea, le Secrétaire général par intérim, Nadia Christelle Bea née Elian, Dieudonné Kpamon, Jules Féïmone, Barthélemy Ngana Kpamo, Méthode Légué, Mathurin Dimbélé et Christian Guébébem sont les hauts cadres du parti KNK « radiées » par l’Assemblée générale extraordinaire. Dans le communiqué, les motifs évoqués sont entre autres, « la haute trahison, le détournement des fonds, le crime de lèse-majesté, la caporalisation du parti aux fins personnelles ».

C’est l’Assemblée générale extraordinaire du parti KNK, tenue d’urgence le 3 février 2016 aux 200 Villas, à Bangui qui a scellé le sort de ces cadres du parti. Un comité ad’hoc est donc annoncé pour gérer provisoirement la destinée du parti de François Bozizé

En réalité, le feuilleton de cette rocambolesque mésaventure au KNK remonte au 23 novembre 2015, date de la signature d’un polémique accord politique électoral entre le Secrétaire général par intérim Bertin Bea et le président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, en vue du premier tour des élections du 30 décembre dernier. Cet accord, à peine signé a été dénoncé par « une coordination de la base » pilotée par Samuel Tokofeisse et Didatien Kossimatchi.

Ces deux leaders « influents » du KNK n’ont pas gobé le fait que Bea ait signé un accord « sans l’aval du Président Fondateur », selon leur terme, ni se référer à la base. Du coup, le parti est divisé sur la question d’où le soutien de la base à Faustin Archange Touadera challenger de Anicet Georges Dologuélé.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: «NOUS SERONS LES YEUX, LES OREILLES DE L’UNION AFRICAINE POUR CES ELECTIONS » DIXIT SOULEMANE NDENE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«NOUS SERONS LES YEUX, LES OREILLES DE L’UNION AFRICAINE

POUR CES ELECTIONS » DIXIT SOULEMANE

NDENE NDIAYE

 

Bangui, (C.N.C), 02-11-2016

 

Le chef de mission des observateurs de l’Union africaine, Souleymane Ndéné Ndiaye, veut se rassurer des conditions dans lesquelles ces scrutins vont se dérouler. De son retour à Bangui le 10 février 2016 pour la suite de sa mission, il a annoncé le renforcement des dispositifs de sa mission pour mieux observer les scrutins du 14 février 2016 en République centrafricaine.

L’ancien premier ministre du Sénégal est retourné à Bangui, la capitale centrafricaine pour poursuivre sa mission d’observation des élections en République centrafricaine. A la tête d’une délégation des Observateurs de l’Union africaine, Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye appelle les Centrafricains à aller massivement voter pour choisir leurs nouvelles autorités légitimes. En se livrant à la presse, le Chef de Mission de l’Union africaine veut s’assurer des conditions préalables pour le bon déroulement de ces élections groupées.

«Notre objectif principal, c’est d’avoir une idée précise sur les conditions dans lesquelles ces scrutins vont se dérouler. Et nous serons les yeux, les oreilles de l’union africaine pour ces élections afin d’apprécier le processus. Nous allons observer. Et Observer signifie, regarder si les conditions préalables sont réunies pour que les Centrafricains puissent exprimer leur choix. Si toutes conditions pour garantir la sincérité, la régularité de ces élections sont réunies, nous sommes là pour observer tout cela», a expliqué LE Chef de Mission d’Observateurs de l’Union africaine.

Le Chef de Mission souhaite que le temps qui a mis à profit entre le premier et la tenue du second tour de la présidentielle le 14 février permet corriger tous les dérapages et les irrégularités qui ont conduit à l’invalidation des législatives du 30 décembre dernier. Pour les scrutins du 14 février, le chef de Mission a annoncé à la presse que l’Union africaine renforcer son équipe d’Observateurs. Pour lui, la Mission fera tout pour couvrir le maximum des bureaux de vote pour mieux observer le scrutin, car dit-il, la République centrafricaine est plus vaste, trois fois que son pays le Sénégal si bien que la Mission n’a pas tous les moyens de se représenter sur toute l’étendue du territoire centrafricaine.

Dans la perspective des consultations électorales en République centrafricaine, la présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une mission de 40 observateurs en vue d’observer les élections présidentielle et législative du 30 décembre 2015. La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) a présenté, le 02 janvier 2016 à Bangui, son rapport sur le déroulement de ce scrutin, au regard des observations faites par les ses 19 équipes déployées dans la ville de Bangui et dans toutes les préfectures du pays. Ce rapport a révélé que les nombreux dysfonctionnements constatés lors des opérations du premier des scrutins n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: UN RAPPORT DES NATIONS UNIES DEMANDE DES ACTIONS URGENTES CONTRE L’IMPUNITE EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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UN RAPPORT DES NATIONS UNIES DEMANDE DES ACTIONS

URGENTES CONTRE L’IMPUNITE EN RCA

 

Bangui, (CNC), 11-02-2016

Dans un rapport publié le lundi 8 février 2016 sur la spirale de violence de septembre 2015, les Nations Unies demandent des actions urgentes contre l’impunité pour des violations graves des droits de l’homme en République centrafricaine. Le chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) Parfait Onanga Anyanga, demande à tous les acteurs de soutenir le processus électoral afin d’éviter une nouvelle spirale de violence.

Ce rapport fait état de violations graves et d’abus des droits de l’homme commis lors de la reprises des violences à Bangui, la capitale centrafricaine, le 26 septembre dernier et se poursuivant jusqu’au 20 octobre dernier. Les jours qui suivirent furent marqués par des attaques et des homicides contre des civils, ainsi que par la destruction et l’incendie généralisés de maisons et de biens, parmi l’ensemble des violations des droits de l’homme commises. Ce rapport coïncide avec une période critique en République centrafricaine, soit immédiatement avant les élections présidentielle et législatives du 14 février 2016. Dans un communiqué du 10 février 2016 parvenu à notre rédaction, le Chef de la MINUSCA, aussi Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga demande à tous les acteurs de soutenir le processus électoral, de rejeter toutes les formes de violence et de respecter l’issue du vote. Des élections paisibles et légitimes marqueront un pas significatif vers la réconciliation, la justice et la paix durable en Centrafrique.

En compilant ce rapport, les enquêteurs de la MINUSCA ont documenté des violations des droits de l’homme, incluant les homicides de 41 civils et au moins 1 blessés, des cas de viol et d’autres formes de violences sexuelles, l’enlèvement et la détention arbitraire, le pillage, l’appropriation et la destruction de biens. Le rapport contient des extraits de récits de témoins et de victimes. De son côté, la MINUSCA a également observé la destruction et l’appropriation généralisées de biens, incluant l’incendie de plusieurs maisons et le vol de biens humanitaires, comme l’équipement médical, d’organisations intergouvernementales et ONG.

Dans les jours suivant la crise, les enquêtes furent limitées en raison de contraintes sécuritaires restreignant la liberté de circulation, et ce particulièrement dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, d’après le communiqué de la MINUSCA, le nombre réel de victimes et de violations est potentiellement beaucoup élevé que celui figurant au rapport. Alors que la majorité des violences ont été commises par les groupes armés antibalaka et ex-seleka et leurs affiliés, le rapport détaille également des violences des droits de l’homme commises par des membres des forces armées centrafricaines. La faiblesse des autorités étatiques à Bangui et leur absence à l’extérieur de Bangui laissent planer le risque que les auteurs de violations des droits de l’homme demeurent impunis. Les violations à Bangui ont également engendré une série d’incidents violents dans toute la République centrafricaine, incluant à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies demande aux autorités centrafricaines, aux groupes armés et à la communauté internationale de mettre en œuvre une série de recommandation afin d’éviter des violations massives des droits de l’homme à l’avenir, et de prendre des actions effectives afin de lutter contre l’impunité. Le Chef de la MINUSCA a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité que « les auteurs de ces violations graves bénéficient de l’impunité et demande aux autorités centrafricaines de prendre des actions effectives afin que les responsables soient traduits en justice ». Il réitère l’engagement de l’ONU à améliorer l’améliorer l’administration de la justice.

Recommandations du rapport

Ce rapport formule des recommandations incluant la priorisation de la lutte contre l’impunité pour les violations graves et abus passés et présents des droits de l’homme, la cessation des attaques contre les civils par les groupes armés, et la réforme des FACA . De surcroit, le rapport recommande la mise en œuvre des programmes robustes et efficaces de désarment, démobilisation et réinsertion (DDR) et de réduction de la violence communautaire (RVC), aussi la protection et l’assistance pour les victimes de violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que du support technique et financier de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine.
Le 30 septembre 2015, la Procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a exprimé sa grande inquiétude face à l’escalade de la violence à Bangui. Madame Bensouda a averti que tous ceux commettant des crimes tombant sous la juridiction de la Cour pourraient être tenus individuellement responsables. Dans une déclaration séparée, la procureure a souligné la tenue prochaine des élections en Centrafrique , disant : « le processus de collecte de la preuve à l’encontre de toute personne incitant ou prenant part à des gestes de violence massive avant, pendant ou après les élections se poursuit. Ces gestes continuent des crimes graves, qui font parties des crimes pour lesquelles la CPI à juridiction ».
La MINUSCA va aussi partager les conclusions de ses enquêtes avec la CPI et la Cour pénale spéciale pour la RCA, qui sera mise sur pied prochainement. Par ailleurs, le Forum national de Bangui a recommandé la création d’une Cour pénale spéciale en Centrafrique pour juger les responsables de crimes commis durant le conflit dans le pays.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Corps du message : COMMUNIQUE DE PRESSE n°009/2016 De la Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Corps du message :
COMMUNIQUE DE PRESSE  n°009/2016

  De la Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC

 

Bangui, (CNC) 11-02-2016

Après la signature du protocole d’accord politique entre le Bureau Politique Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC) et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADÉRA, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC apporte à son tour tout son soutien au candidat n°2 à l’élection présidentielle du 14 février 2016.

Notre décision de soutenir le Pr Faustin Archange TOUADÉRA s’inscrit dans une démarche patriotique et républicaine, dans notre volonté indéfectible d’œuvrer pour la Paix, la Réconciliation, le Rassemblement de toutes les forces vives de la Nation afin de porter notre pays hors de ses cendres et de le reconstruire.
En conséquence, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à voter massivement en faveur du candidat n°2, Faustin Archange TOUADÉRA.

Les Directions sous-fédérales de campagne du Parti sont ainsi appelées à soutenir les actions des « Comités de soutien » au candidat Faustin Archange TOUADÉRA.

Fait à Paris, le 10 février 2016

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique,

Chargé de communication extérieure

CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION N° 0509 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA N’APPUIE AUCUN CANDIDAT AUX ÉLECTIONS DU

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(Corbeau News Centrafrique)

Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique
Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique

 

DÉCLARATION N° 0509 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA N’APPUIE

AUCUN CANDIDAT AUX ÉLECTIONS DU

14 FÉVRIER 2016 EN RCA

 

Bangui, (CNC), 02-11-2016

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) – Coalition SÉLÉKA, tient à informer l’opinion nationale et internationale, qu’il a le devoir et l’obligation de respecter l’esprit et la lettre de son règlement intérieur qui stipule à son article 12.4 de s’abstenir de prendre position dans des situations électives et de conserver la neutralité républicaine.

Toute personne membre du FPRC– Coalition SÉLÉKA, a le droit de soutenir et voter le candidat de son choix en toute souveraineté, mais a titre strictement personnel et individuel. En marge des élections en cours auxquelles notre mouvement n’a pas participé, le FPRC– Coalition SÉLÉKA, ne donne aucune consigne de vote encore moins appuie un candidat aux élections du 14 février 2016 en République Centrafricaine (RCA). Que le meilleur gagne.

  Le Président qui va être choisi par le peuple sera de facto, le Président de tous les centrafricains. Le FPRC-Coalition SÉLÉKA, sans perdre ses objectifs de vue, acceptera de discuter de grands enjeux du pays, avec celui que le peuple aura choisi si ce dernier nous tend la main avec sincérité. Il faut abréger la souffrance du peuple Centrafricain et permettre le retour assisté au bercail de nos frères et sœurs dispersés à travers le monde à titre des réfugiés et bâtir ensemble notre pays, la République Centrafricaine dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Il est à rappeler que le FPRC– Coalition SÉLÉKA, est un mouvement politico-militaire et de facto apolitique. Mais il n’en demeure pas moins que la branche politique donne les grandes orientations pour mieux faire aboutir notre projet de société pour la RCA en conformité avec les Statuts et règlement intérieur de notre mouvement. Nous privilégions le dialogue, le patriotisme, l’unité et la cohésion nationale dans l’équité et la tolérance. Nous luttons pour le bien-être du peuple, rien que pour le bien-être du peuple et les conseils du Pape François, nous aient été bénéfiques.

Nous sommes cohérents et respectueux de notre Déclaration relative à l’accord de Paix de Nairobi. Ces accords ont été signés pour préserver la paix sociale négociée avec les autres protagonistes de la crise Centrafricaine, les Antis-Balaka et la Société Civile. Ces accords de Nairobi ont permis au pays (RCA) de retrouver la paix et libérer l’espace pour l’organisation des élections.
Depuis, notre mouvement reste attaché aux valeurs qui fondent la société à laquelle nous appartenons et pour laquelle nous œuvrons pour le bien être de toutes les centrafricaines et de tous les centrafricains. Nous sommes constants et conséquents avec notre action politique.
Les évènements ayant prévalu après le premier tour démontrent à suffisance que ces élections à la va-vite en Centrafrique ne répondaient qu’à l’impératif financier et non à rassembler toutes les centrafricaines et tous les centrafricains autour de l’exercice de la démocratie par des élections accessibles à toutes et à tous. Si cela ne dépendait que du FPRC-

Coalition SÉLÉKA, on se serait d’abord et avant tout préoccupé du retour assisté de nos frères et sœurs exilés dans les pays limitrophes, instaurer la sécurité sur l’étendue du territoire national, s’occuper des hommes en armes avant d’organiser des élections inclusives, libres et transparentes pour une Paix durable comme gage de confiance, d’où résulteront des investissements étrangers pour le développement économique du pays.

Pour preuve, l’analyse faite par un organisme International Crisis Group (ICG), qui a pour mission la prévention des crises, avait estimé que les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation des élections transparentes, équitables et crédibles en RCA. La non application du programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), est en l’illustration la plus parfaite.
Voilà pourquoi, nous combattons de manière la plus forte : toutes les formes de dictature, les inégalités sociales, les inégalités régionales, le racisme, l’exclusion, l’injustice, l’insécurité, la pauvreté, la marginalisation et le clientélisme dans notre pays la République Centrafricaine.

Nous souscrivons aux valeurs d’une société ouverte, démocratique, laïque et prônant l’émergence d’une citoyenneté active et participative capable de créer la richesse et la distribuer équitablement.
Notre projet de société est inclusif et innovant. Force est de constater que les programmes de partis politiques présentes à la population de notre pays la RCA, ainsi que les discours politiques entendus durant la campagne électorale ne sont à la hauteur de notre programme politique de société.
Notre projet de société et la vision que nous-nous faisons de la RCA sont diamétralement opposés à la projection faite par ceux qui cherchent à obtenir le suffrage de nos populations et diriger le pays.
Nous-nous sommes engagés à bâtir une société à l’image de notre pays, la République Centrafricaine et en principe il est hors de question pour nous de soutenir un candidat dont le programme ne cadre pas avec le nôtre. Toutefois, vu les circonstances, nous soutiendrons le choix fait par le peuple puisque le peuple est souverain et nous privilégions la paix et l’unité nationale.
Le 11 février 2016

M. Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique Général

FPRC-Coalition-SÉLÉKA

saboune@hotmail.ca

Centrafrique: Bangui, Programme des Obseques du feu Mathieu GONDJE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui: Programme des Obseques du feu  Mathieu GONDJE

 

Bangui, (G.F.G), 02-11-2016

 

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CENTRAFRIQUE: LE PUR APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATISANT A VOTER TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE PUR APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATISANT

A VOTER TOUADERA

 

Bangui, (E.S.K), 11-02-2016

Dans sa déclaration du 10 janvier 2016 à la presse relative au second tour de la présidentielle, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, Eddy-Symphorien KPAREKOUTI donne le consigne de vote aux militants et sympathisants de son parti. Il les appelle à voter le candidat indépendant Faustin Archange Touadera, arrivé au second tour de la présidentielle.

La Cour Constitutionnelle de Transition, a rendu le lundi 25 janvier 2016, sa décision sur les élections groupées du 30 décembre 2015 en République centrafricain. Elle a ainsi validé le second tour entre Anicet George DOLOGUELE avec 23,74% des voix, et Faustin Archange TOUADERA avec 19,05% des voix. Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), fidèle aux valeurs de la démocratie, prend acte de ces décisions et salue par la même occasion, le sens élevé du devoir des neuf membres de la Cour Constitutionnelle de Transition, qui viennent de marquer l’histoire des élections en Centrafrique. La décision de la Cour permet aujourd’hui au Parti de l’Unité et de la Reconstruction de prendre position de manière claire par rapport aux deux candidats qui devront se soumettre au suffrage populaire en vue de briguer la magistrature suprême de l’Etat.

«Le P.U.R, membre de la Concertation Elargie des partis, Associations Politique et Personnalités Indépendantes, après réflexion au sein du bureau politique et de larges concertations organisées au sein des organes de base tant à Bangui, qu’à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction a décidé d’apporter son soutien au candidat numéro 2 Faustin Archange TOUADERA qui, pour le PUR répond le plus aux critères que le peuple attend du nouveau chef d’Etaté » a déclaré Eddy-Symphorien KPAREKOUTI, président du PUR .

Le président du PUR tient à préciser que cette décision est prise sans aucun accord politique avec le candidat ni son équipe. Il s’agit pour le PUR, d’après Eddy Symphorien, d’une décision de principe, justifiée par la conviction qui anime le parti.

«J’appelle mes militants et sympathisants, les membres de la diaspora et les déplacés internes ainsi que les réfugiés, à soutenir massivement le candidat Faustin Archange TOUADERA, le choix de la raison, capable de relever la RCA de la situation actuelle », a-t-il martelé avant d’ajouter « Le PUR est convaincu que le nouveau Président qui sera élu doit avoir pour mission primordiale : La restauration de l’autorité de l’Etat; la réconciliation nationale ; la relance de l’économie».

Le PUR exhorte la population centrafricaine à manifester plus d’engouement pour les élections du 14 février 2016 en coopérant avec les acteurs impliqués dans le processus électoral pour une véritable solution de sortie de crise. Par ailleurs, il appelle l’Autorité Nationale des Elections (ANE) à corriger tous les dérapages et les irrégularités qui ont conduit à l’invalidation des législatives du 30 décembre et surtout ceux qui ont nourri les nombreuses contestations enregistrées. Aussi, le PUR se félicite du changement de comportement positif enregistré ces derniers temps par les autorités de la transition et tous les acteurs impliqués dans le processus électoral en République Centrafricaine.

«Au moment où nous prenons le dernier virage des élections du 14 février 2016, le PUR, en tant que parti politique averti, tient à formuler certaines préoccupations afin que nous arrivions à des scrutins orthodoxes desquels dépend l’image de la démocratie que nous souhaitons asseoir mais aussi de l’avenir de ce pays » a-t-il souligné.

Pour éviter toute contestation dangereuse pour le pays, le président du PUR appelle les deux finalistes de la présidentielle au respect scrupuleux du code de bonne conduite, signé par tous. Le perdant devra avec honneur, pour le PUR, accepter la victoire de l’autre au nom de l’intérêt suprême de la nation centrafricaine. Le PUR appelle les uns et les autres au calme et au respect de la volonté populaire qui est le principal baromètre de la démocratie surtout celle que le peuple centrafricain veut asseoir avec ces élections. «Que seul le peuple centrafricain soit vainqueur à l’issue du processus électoral en cours en République Centrafricaine, tel est le vœu ardent que porte le Parti de l’Unité et de la Reconstruction » a-t-il conclu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’ ACFPE PRESENTE SON NOUVEAU PLAN QUINQUENNAL POUR 2016-2020

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ ACFPE PRESENTE SON NOUVEAU PLAN QUINQUENNAL

POUR 2016-2020

 

Bangui, (CNC), 10-02-2016

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) présente à ses partenaires contribuables son nouveau plan quinquennat pour la période de 2016-2020. La présentation de ce plan a eu lieu le 9 janvier 2016, dans la salle de conférence de l’institution à Bangui. Au terme de cette séance d’information et de sensibilisation, l’ACFPE veut informer ses partenaires sur les activités et les méthodes de travail de l’Agence au titre de l’année en cours.

En prélude à la mise en œuvre de son plan d’action 2016, l’ACFPE veulent attirer l’attention de ses partenaires contribuables à travers une séance d’information et de sensibilisation de ceux-ci. Cette séance d’information de sensibilisation a vu la participation d’environ 150 cadres et agents des entreprises et ONG en République centrafricaine. il s’agit des Directeurs généraux des entreprises contribuables, des Coordonnateurs et Directeurs pays des ONG, des Directeurs des Ressources humaines et ONG contribuables, les responsables des centres de formation professionnelle et technique. L’occasion pour le Directeur général de l’ACFPE, Jean Pierre Douzima, de présenter dans un premier temps, les activités menées par son institution en période de 2011-2015, et ensuite les activités à mener au cours de la nouvelle année du quinquennat 2016-2020.

Dans son discours d’ouverture de la séance, le Directeur général de l’ACFPE a fait état des lieux des activités menées entre 2011 et 2015 dans le pays. D’après Jean Pierre Douzima, l’année 2015 était la dernière année du deuxième plan quinquennat 2011-2015 de l’agence. Le plan avait pour objectif principal la consolidation des résultats du premier plan quinquennat 2005-2010 pendant lequel les activités de l’Agence avaient été relancées de manière spectaculaire, le renforcement des capacités des salariés des entreprises et des ONG en étant un des axes prioritaires. Selon lui, la mise en place, au cours du deuxième quinquennat, de catalogues des sessions de formation, a amené les responsables des entreprises et des ONG ainsi que leurs salariés à mieux s’organiser et assurer une bonne planification du renforcement des capacités du personnel. Durant ces cinq dernières années, 315 sessions de formation ont été organisées sur 530 prévues soit un taux de réalisation d’environ 60%, avec 6443 salariés d’entreprises et ONG formés.

« La situation de crise dans laquelle se trouve notre pays depuis décembre 2012 ne nous a pas permis, malheureusement, d’assure la totalité des sessions de formations prévues », a fait savoir Jean Pierre Douzima. Le Directeur général a expliqué que l’ACFPE a immatriculé au cours du deuxième quinquennat environ 41.000 demandeurs d’emploi contre environ 6.000 offres d’emploi. Ce qui explique, d’après lui, un déséquilibre du marché d’emploi en République centrafricaine et également un fort taux de chômage dans le pays.

Plan quinquennat pour période de 2016-2020

Le Directeur général de l’ACFPE a indiqué que pour le prochain plan quinquennat qui couvrira la période 2016-2020, son institution s’attachera à poursuivre son exaltante mission de contribuer à l’efficacité et à l’efficience des entreprises et ONG par le renforcement des capacités de leur personnel. L’ACFPE fixe six grands axes pour ce plan. Il s’agit de l’élaboration et mise en œuvre du programme en appui aux demandeurs d’emploi, du renforcement de capacité du personnel des entreprises et ONG, du projet pré-emploi qui vise la formation des étudiants et jeunes diplômés pour des compétences, le renforcement de système d’emploi sur le marché d’emploi, du développement des Agences de l’institution à travers le pays, et de l’amélioration de l’emploi.

« Notre offre de formation, toujours variée, et répertorié dans le catalogue de cette année 2016, comprend une cinquantaine de modules soigneusement sélectionnés pour répondre aux besoins et exigences de qualités, de productivité et de compétitivité » a martelé Jean Pierre Douzima.

Une des nouveautés pour le nouveau plan, c’est qu’il s’ouvre également aux salariés de l’arrière-pays et leur donnera ainsi la possibilité de pouvoir, eux aussi, avoir accès aux actions de formation dans leur localité respective par l’intermédiaire des agences régionales de l’ACFPE. Le Directeur général invite donc les chefs d’entreprises, les responsables Ressources Humaines, les Délégués du personnel ainsi que les salariés eux-mêmes à se rapprocher des agences de l’institution pour de plus amples informations.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: l’ex-rébellion revendique la capture d’un chef de la LRA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: l’ex-rébellion revendique la capture d’un chef de la LRA

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique)

Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction de l’ex-rébellion de la Séléka, a capturé le week-end dernier et remis aux forces américaines un chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), le commandant “Sam”, a affirmé lundi à l’AFP l’un de ses chefs.

“Nos éléments ont capturé le commandant +Sam+ le week-end dernier dans la localité de Mbangana, dans le nord-est”, a déclaré lors d’un entretien téléphonique le commandant Mahamat Déa du FPRC, s’exprimant en sango, la langue nationale centrafricaine.

“Ils nous ont appelés et demandé la conduite à tenir. Nous avons souhaité que les autorités centrafricaines, les Nations unies, soient présentes pour le livrer. Mais un problème de communication a fait que nos hommes l’ont hâtivement remis aux forces américaines”, dont un détachement est basé à Obo, localité de l’extrême-est de la Centrafrique, a-t-il poursuivi.

Cette arrestation, qui n’est pour l’instant pas confirmée de source officielle, intervient après une série d’attaques d’hommes de la LRA ces dernières semaines dans les régions de Zémio, Bakouma et Bangassou dans l’est et le nord-est de la Centrafrique. Ces incidents se sont soldés par la mort d’au moins une personne et par plusieurs dizaines d’enlèvements.

– 100.000 personnes tuées par la LRA –

L’ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l’arrestation de Dominic Ongwen, ancien chef de guerre ougandais de la LRA, qui a comparu le 21 janvier dernier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d’accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Surnommé la “Fourmi Blanche”, Dominic Ongwen était un des commandants de la LRA, menée par Joseph Kony. Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

Créée en 1987 avec l’objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s’est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo puis en Centrafrique.

L’état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l’est, soumises aux bandes armées bien avant la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, a facilité la pénétration de la LRA.

Ces zones échappent en grande partie au contrôle des 10.000 Casques bleus présents dans les principales villes du pays.

 

TV5Monde

BANGUI: LE GENERAL MOKOKO AFFRONTERA DENIS SASSOU-NGUESSO A LA PRESIDENTIELLE 2016 AU CONGO

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(Corbeau News Centrafrique)
 
Mokoko et Ndiaye
 
 

LE GENERAL MOKOKO AFFRONTERA DENIS SASSOU-NGUESSO

A LA PRESIDENTIELLE 2016 AU CONGO

 
 
Bangui, (CNC), 09-02-2016
 
 
Le général Jean Mari Michel Mokoko considéré comme un précieux allié du chef d’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, vient de le quitter. Officiellement, il a rompu le 3 février dernier avec le pouvoir car Il entend briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle qui aura lieu le 20 mars prochain, alors qu’il ne s’entendait pas bien avec Sassou depuis un certain temps.
Certes, les deux hommes ne s’entendaient plus depuis un moment, mais c’est désormais officiel pour que le monde sache que le bras droit du chef d’état congolais, le général Jean-Marie Michel Mokoko l’a lâché. Ce célèbre général, Représentant spécial de la présidente de l’Union africaine (UA), chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, a annoncé, sa démission du cabinet présidentiel, où il était, depuis 2005, conseiller chargé des questions de paix et de sécurité. Une annonce faite dans une lettre adressée à Denis Sassou-Nguesso le 3 février 2016.
Pour quoi le général a pris cette décision?
Le général Mokoko, dans la lettre adressée au chef d’Etat, revient sur le traitement qui lui avait été réservé à la suite d’un entretien accordé à la presse en ligne locale en juillet 2015. En tant que représentant de l’Union Africaine (UA) en République centrafricaine, il avait alors exprimé sa désapprobation à la modification de Constitution par Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, ouvrant la voie à un nouveau mandat. Cette modification de la loi fondamentale fut votée à 92,96 % par référendum en octobre 2015, lors d’un scrutin entaché de « tricherie » dont les résultats ont été contestés par l’opposition mais aussi par la France et les Etats-Unis pour se maintenir au pouvoir. «Vraisemblablement, cette prise de position de principe n’a pas été appréciée à sa juste valeur prospective », écrit-il au chef de l’Etat. Il a ajouté : «Ce qui se passe depuis lors dans notre pays n’a fait que conforter ma prise de position». Le pouvoir de Brazzaville a mal digéré la prise de position du Chef de mission de l’Union africaine qui a comme seule ambition d’affronter Denis Sassou Nguesso à la prochaine élection présidentielle au Congo, pays où il n’y a pas d’alternance du pouvoir depuis le règne absolu de Sassou. Le général Mokoko avait été convoqué à Brazzaville par le ministre chargé de la défense, Charles Richard Mondjo, qui avait tenté, en vain, de lui faire changer d’avis. Ce que le général qualifie d’« humiliation » dans cette missive. Selon les informations du journal français Le Monde, le général Mokoko avait aussi reçu des menaces d’émissaires du régime et s’était vu retirer sa protection à Bangui en République centrafricaine, assurée par des éléments des forces spéciales congolaises.
Candidat indépendant à la prochaine présidentielle
L’ancien chef d’Etat-major, de 1987 à 1993, jouit toujours d’une certaine popularité au Congo vue sa réputation à travers le pays et sur le continent. En octobre dernier, lors de manifestations d’opposants au changement de Constitution, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, des banderoles l’appelaient à revenir dans le champ politique pour mettre un terme aux dérives dictatoriales de Denis Sassou-Nguesso. Alors que pouvoir et opposition ont échoué à engager un dialogue, le général Mokoko a un temps songé à se proposer pour assurer une transition politique et apaiser les tensions dans le pays. Nul n’a oublié au Congo le rôle joué par le général Mokoko lors de la conférence nationale de 1991, qui a ouvert la voie au multipartisme. Le général très vénéré par les Congolais avait alors persuadé Denis Sassou-Nguesso de se retirer du pouvoir afin d’éviter le pire au pays. De retour de France où il était en exil, l’ancien premier ministre Pascal Lissouba fonde alors son parti politique, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), et remporte l’élection présidentielle d’août 1992 face à Bernard Kolélas.
De retour au pouvoir conquis par un coup d’Etat militaire cinq ans après le règne de Pascal Lissouba, Denis Sassou-Nguesso se méfiera du général Mokoko, le respecté. Il l’a nommé Conseiller. Il prend le soin de l’éloigner de Brazzaville et de le tenir à l’écart des coulisses d’un pouvoir de plus en plus clanique et dictatorial. En novembre 2013, Denis Sassou Nguesso a désigné ce saint-cyrien Mokoko à la tête de la MISCA, la Mission internationale de Soutien en Centrafrique, devenue aujourd’hui Minusca. Pour le compte de l’Union Africaine, le général Mokoko a eu à réaliser de nombreuses missions de résolution de conflit notamment au Mali, en Côte d’Ivoire puis en République centrafricaine. Attaché au devoir de réserve, le général Mokoko est resté en retrait de la vie politique congolaise. Il a néanmoins entretenu ses réseaux dans certains cercles de l’armée de son pays, mais aussi au sein de la société civile congolaise fragilisée par le régime en place. Le futur candidat ambitieux et sans parti politique peut mobiliser avec son statut de candidat indépendant ses soutiens dans toute la couche sociale congolaise et se faire une place au sein d’une opposition divisée, sans candidature unique et en mal de leader. Aujourd’hui, le général Jean-Marie Michel Mokoko se présente comme celui qui incarne un leadership, de par son expérience et son charisme, à pouvoir réunir tout le peuple congolais autour de sa candidature pour bâtir un Congo démocratique et prospect. Ce qui fait régner la peur dans le cercle du président au pouvoir depuis une trentaine d’année sans une alternance.
 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: CAMPAGNES LEGISLATIVES, VIRGINIE BAIKOUA A LE SOUTIEN DE LA POPULATION DE BEGOUA

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(Corbeau News Centrafrique)

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CAMPAGNES LEGISLATIVES, VIRGINIE BAIKOUA A LE SOUTIEN

DE LA POPULATION DE BEGOUA

Bangui, (CNC), 02-09-2016

 

Les campagnes électorales pour le premier tour des législatives et pour le second tour de la présidentielle en République centrafricaine se poursuivent sur le terrain. Les candidats, femmes et femmes, dévoilent leurs programmes de société permettant à la population de faire un choix utile lors du scrutin dans le pays. Ainsi, la candidate indépendante aux législatives de la circonscription de Bimbo 4, Virgine Baikoua a démarré ses consultations à la base par la rencontre avec la population de PK10. Elle a entamé le 6 février 2016, un grand meeting d’assurance à la population de sa circonscription. Le 25 décembre 2015, elle a fait son meeting de grande envergure sur le terrain de football de dans Bosco vers le 8ème arrondissement de Bangui.

C’est devant une foule des habitants de pk10 à sortie sud de Bangui, dans la circonscription de Bibmo 4, dont femmes, jeunes et hommes que la candidate Virginie Baikoua a fait son meeting d’entrée politique pour le premier tour des législatives du 14 février 2016. Ce meeting allait prendre l’allure d’une consultation à la base, la méthode d’être plus proche de la population. L’occasion pour la candidate indépendante qui soutient le professeur Faustin Archange Touadera pour le second tour de la présidentielle, de présenter en détail la primeur de son programme de société à la population. Virginie Bakoua a choisi comme mode d’action le développement local et intégré pour la circonscription de Bégoua et villages. A travers ce projet de société, Virginie Baikoua compte jetter les bases du développement local de sa circonscrition.

En s’adresse à cette population venue l’écouté, la candidate indépendante a montré le role que chaque cathégorie de personne dans la société doit jouer. Aux femmes, jeunes et les hommes venus massivement à son meeting, elle les a appelé à se mettre en groupement permettant de mettre en œuvre les initiatives et projets du développement local du Bimbo 4. Sur ces points, elle a affirmé son vif engagement à faire sortir la population de Begoua et villages de la précarité à travers son projet de développement local et intégré où sont impliqués les femmes, hommes et enfants. Connaissant les problèmes auxquels la population de Bimbo 4 est confrontée, Virgine Baikoua a mis l’action sur les services de bases dans la localité tels que l’eau, les Centres de santé communautaires et les bâtiments scolaires. Comme elle a toujours fait dans ses actions humanitaires, elle compte sur la mobilisation de la population de Begoua et villages autour de sa candidature pour ces projets soient réalisés.

« Je connais les réels problèmes de la population de cette circonscription, parce que j’habite dans la localité. Le problème d’accès à l’eau, de l’éducation, de chômage des jeunes, de la santé, sont entre autres le quotidien de cette population qui continue de vivre dans la précarité. Une fois que je serais élue, c’est en ensemble avec la population que nous allons mener des actions pour le développement local et intégré de notre circonscription » a expliqué la candidate indépendante àaux législatives tout en invitant la population à faire un choix objectif.

Virginie Bakoua, de par son expérience et ses parcours, a des partenaires qui pourront l’aider à mettre en œuvre son programme comme ils l’ont fait dans le cadre des activités associatives de la candidate. Pour aller plus loin, elle dit avoir besoin de pouvoir politique permettant de frapper à toutes les portes afin de faire sortir la population de cet état de vulnérabilité. Virginie Baikoua souhaite élargir ses champs d’action afin de contribuer d’une nouvelle manière au relèvement et à la reconstruction du pays, notamment la circonscription de Bimbo 4 où le niveau de vie de la population demeure très précaire.

La candidate veut dans son ^projet de société accompagner le développement local Intégré des quartiers Bégoua et Villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisées autour des priorités dont l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également dans ce projet de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre.

A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de ces différents projets. Virginie Baikoua sollicite l’adhésion de toute la population de Bimbo 4 pour les élections législatives 2015 afin de commencer le réel développement local. Plusieurs candidats aux législatives ont désisté en faveur de la candidate indépendante Virginie Baikoua qui soutient le candidat indépendant Faustin Archange Touadera à la présidentielle.

Par ailleurs, elle a commencé ses actions jadis dans le domaine social et humanitaire. En 2003, elle a créé une ONG dénommé « SOLISIDAC» pour aider les personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Convaincu de sa victoire qui s’est traduite par l’engouement de la population au tour de sa candidature, Virginie Baikoua appelle la population de Bimbo 4 à faire un choix responsable.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI : MSF OUVRE UNE NOUVELLE MATERNITE DANS LE QUARTIER DE PK5

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(Corbeau News Centrafrique)

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BANGUI : MSF OUVRE UNE NOUVELLE MATERNITE

DANS LE QUARTIER DE PK5

Bangui, (CNC), 02-08-2016

L’organisation Médecins Sans Frontières a inauguré, le 15 janvier dernier, une nouvelle maternité dans le quartier de PK5, à Gbaya Dombia, pour permettre aux femmes enceintes d’avoir un meilleur accès à des soins obstétricaux et néonataux, préventifs et curatifs, de qualité et entièrement gratuits.

C’est au cœur du troisième arrondissement de Bangui, dans le quartier de PK5, à Gbaya Dombia, que Médecins Sans Frontières (MSF) a installé sa nouvelle maternité. En effet, depuis les évènements qui ont secoué la Centrafrique en décembre 2013, la population de ce quartier vit dans la peur de sortir et n’a donc que très peu accès à des soins de qualité, notamment les femmes enceintes. Si la situation semble s’être améliorée depuis quelques mois dans la capitale, ces femmes, marquées par les violences de ces trois dernières années, ne souhaitent pas aller accoucher ailleurs que dans leur quartier.

«Nous avons décidé d’installer notre nouvelle maternité au PK5, car il y a dans ce quartier un véritable problème d’accès à une prise en charge et des soins de qualité gratuits pour les femmes enceintes. Par peur de sortir, les femmes se retrouvaient à accoucher dans des conditions parfois difficiles ce qui entrainait des complications…», explique Wiet Vandormael, coordinateur du projet pour MSF.

Refaite à neuf et ouverte 24h/24h, la maternité à Gbaya Dombia offre aux femmes, 9 lits d’accueil en post-partum et en cas de complication, la possibilité d’être transférées vers la maternité des Castors, centre de référence obstétrique soutenu par MSF et équipé de matériel chirurgical adéquat. Par ailleurs, les équipes MSF de la maternité prennent aussi en charge 24h/24h, les victimes de violences sexuelles. Seule maternité dans le quartier de PK5, cette nouvelle structure va permettre aux femmes d’accoucher dans de meilleures conditions et en toute sécurité. Depuis l’ouverture, les équipes de Gbaya Dombia ont déjà assisté 27 accouchements dont deux gémellaires.

Les équipes de MSF apportent des soins à la population du PK5 depuis les événements de décembre 2013. Elles prennent en charge les enfants jusqu’à 15 ans dans le centre de santé de Mamadou M’baïki et se rendent une fois par semaine, au sein de la Mosquée Centrale pour mettre en place une clinique mobile pour adulte.

Bangui,

Centrafrique: L’UPC : histoire d’une politisation en cours…

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(Corbeau News Centrafrique)

les Combattant de l'Ex-séléka

 

L’UPC : histoire d’une politisation en cours…

 

Bangui, (CNC), 08-02-2016

 

Depuis l’éclatement de la Séléka fin 2014, des groupes armés résiduels sont nés, se sont structurés et souhaitent à présent s’investir dans le chantier de reconstruction de notre pays. L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) en est une émanation. Focus sur un mouvement en pleine mutation qui mise résolument sur l’avenir…

Implanté à Bambari, fief des Peuls de Centrafrique, l’UPC n’était au départ qu’un rassemblement militaire structuré autour du Général Ali Darrass et qui avait pour objectif de défendre les intérêts peuls de la région. Dès que la Minusca s’est déployée, ce dernier a vite compris qu’il était nécessaire de se repositionner et que l’avenir de son mouvement serait assuré par un véritable engagement politique.

Darrass s’engage alors dans une véritable mutation de l’UPC. Le mouvement ayant été structuré autour du peuple Peul, usant de valeurs parfois répréhensibles, il fallait assurer la reconversion d’un groupe armé en une union politique capable d’être une force de proposition et de contribution au développement du pays. Pour atteindre son objectif, le général a su profiter du Forum de Bangui. En effet, en envoyant des hommes lucides sur la situation et sur les enjeux qui attendaient la Centrafrique, il a su saisir l’opportunité de pouvoir convertir son groupe en une émanation politique. Ainsi, grâce à Hassan Bouba Ali, Ahmat Nedjad et Souleymane Daouda, les précieux conseillers du général, une ambition mais surtout un projet de société ont très rapidement émergé. Ces derniers ont d’ailleurs été écoutés lors de ce forum par les autorités de transition et la communauté internationale, marquant ainsi en quelque sorte l’entrée en scène de l’UPC dans la politique centrafricaine. Depuis, dans la perspective du processus électoral, le mouvement est en mesure de proposer aux futures autorités un projet qui s’intègre parfaitement aux tendances politiques actuelles.

Mais, faire de la politique, c’est aussi envoyer des gestes forts. Ainsi, après l’attaque d’une délégation du mouvement à Bangui fin octobre 2015, dans laquelle Nedjad a perdu la vie, tout le monde redoutait que Darrass n’ordonne des représailles relançant alors une spirale de violence dont le pays n’a pas besoin. En refusant cette option, le général a su prendre ses responsabilités en choisissant de ne pas faire parler les armes. Quelques semaines plus tard, même si les auteurs de cette attaque n’ont jamais été identifiés, Darrass et Patrice Edouard NGaissona, ennemis d’hier, ont signé un pacte de non agression entre les Anti-balakas et l’UPC afin de ne pas faire usage de leurs armes lors du processus électoral. Cet acte inédit est un geste fort qui guide les deux mouvements dans la dynamique de sortie de crise et montre l’exemple à d’autres partis.

Pour l’heure, tout en poursuivant sur la voie d’un dialogue constructif, l’UPC suit avec intérêt les élections. Même si le chemin est encore long, le général Darrass est en train de réussir le repositionnement politique de son mouvement et pourrait s’engager rapidement auprès du futur président notamment sur les questions de sécurité de sa région mais aussi sur la démilitarisation de l’UPC.

 

Ngamende Abdoulaye

 

 

Centrafrique: Cher tous Balao !

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Cher tous Balao !

 

Bangui, (CNC),02-08-2016

Par la présente , je vous prie de noter que nous avons organisé une conférence de presse le vendredi 05 Février 2015. A cette occasion nous avons pu rendre public le rapport d’observation du premier tour de l’élection présidentielle et législatives du 30 décembre 2015 et ce, en présence des journalistes et de plusieurs invités (Le Représentant de l’Ambassadeur des USA , le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU qui s’est fait représenter par les responsables de la Section Électorale et de la Section Droit de l’Homme, le Chef de Mission du Centre de Dialogue Humanitaire et plusieurs collègues de la Société Civile Centrafricaine et des associations membres de l’ONE).

Par ailleurs, je saisi cet opportunité pour féliciter tous les membres de la coordination de ONE qui, en dépit de tout, ont pu apporter leur modeste contribution au retour à l’ordre constitutionnel en RCA. Merci aux amis démocrates responsables de NDI de WASHIGTONC et de Bangui pour votre accompagnement technique et votre soutien indéfectible qui, sauf erreur de ma part, nous a permis d’atteindre ce résultat et de retrouver notre place de n° I.

Aussi, je vous informe que les responsables de ce présent projet vont travailler afin de soumettre à vos appréciations le rapport d’activité et financier et ce au plus tard lundi ou mardi.

La question se pose maintenant celle de savoir si l’ONE va observer ou pas les scrutins couplés du 14 Février 2016.

Pour l’instant nous avons reçu un financement de la MUNISCA (7.000.000) FCFA et ce, pour réaliser un projet dénommé Surveillance et Reporting des Violations des Droit de l’Homme avant, pendant et après les scrutins groupés du 14 Février 2016. Moins de 50 observateurs locaux seront déployés dans 5 arrondissements de Bangui, dans deux villes de la lobaye et enfin dans 5 villes de l’ombella mpoko.

La patience est de mise et l’espoir est là. Si d’ici là nous arrivons à avoir un autrement financement, et bien nous allons réaliser notre rêve, celui de déployer les observateurs de ONE dans presque tous les BV afin d’être des véritables gardiens et gardiennes des élections

le 14 Février 2016.

Serge Soleil Coordonnateur National de l’ONE

Lu pour vous par :

1er Vice-Coordonnateur de l’ONE

André MORNADJI BOBAL

BANGUI: AGRESSION SUR LE HAUT CONSEILLER BLONDIN SONGUEL PAR DES BRIGANTS DE L’URCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Direction camapgne URCA

 

AGRESSION SUR LE HAUT CONSEILLER BLONDIN SONGUEL

 

Bangui, (CNC), 02-03-2016

Le Haut Conseiller à la Communication de Transition (HCCT), Blondin Songuel a été physiquement agressé par les agents de sécurité du bureau politique du parti de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). L’agression s’est produite ce dimanche janvier 2016 à la Direction Nationale de Campagne du candidat de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé. Le Haut Conseil a promis de saisir un Huissier de justice pour gérer cette affaire
C’est à la surprise de tout le monde, des Journalistes des militants de l’URCA, que l’acte de gangstérisme s’est produit. Tout est parti d’un malentendu entre le Haut Conseiller Blondin Songuel et un magistrat qui travaille au compte du parti de l’URCA, dans un bureau de la direction. Tout d’un coup, quelqu’un a juste dit « sécurité », et une cohorte de brigands pris comme des agents de sécurité au niveau de la direction a pris d’assaut le bureau où il y a eu l’altercation. Un acte de désolation s’en est suivi. Pendant ce temps, le Haut Conseiller Blondin Songuel a été molesté par ces brigands considérés comme agents de sécurité du parti avant d’être jeté à la porte comme un vulgaire. Le Haut Conseiller s’est retrouvé avec des blessures sur son bras, et ses vêtements déchirés.
D’après lui, en s’adressant aux journalistes présents sur les lieux des faits, un magistrat se trouvant dans le bureau de la Direction de Campagne du candidat Dologuelé a ordonné aux agents de la sécurité du parti de faire sortir du bureau alors qu’il était venu prendre la profession de foi du candidat de l’URCA, comme l’a recommandé le Haut Conseil de Communication de Transition qui veut organiser un débat radiotélévisé entre les deux candidats au second tour de la présidentielle. Mais de sa grande surprise, le prétendu magistrat a affirmé ne pas reconnaitre Monsieur Blondin Songuel comme Haut Conseiller à HCCT.
« Je viens du Haut Conseiller de Communication pour juste prendre la profession de foi du candidat de l’URCA pour mettre à la disposition des Journalistes qui auront la responsabilités de diriger le débat entre les deux candidats au second tour des élections. Un monsieur qui se dit magistrat dit qu’il ne me connait pas comme un Haut Conseil parce que je n’ai pas prêté sermon devant lui. Et immédiatement il a intimé l’ordre aux gardes de me vider de la salle et voilà la réalité, j’ai mes pairs de lunette cassé, ma chemise froissée et déchirée. Voilà, c’est comme ça que les gens traitent les autorités de ce pays », a expliqué qui a ajouté «ce que j’ai à faire c’est saisir un huissier de justice pour faire le constat de tout ce que je viens de subir. Parce que le comportement affiché contre moi un est injuste» Blondin Songuel.

L’agression sur le Haut Conseiller est survenue à un moment sensible où les candidats sont en plein campagne électorale pour le second tour de la présidentiel, et le premier pour les législatives, que tout le monde a l’obligation de respecter le code de bonne conduite. La Direction de campagne de l’URCA accueille des gens des mentalités douteuses dont certains font l’objet de mandat d’arrêt du parquet de Bangui. Pour illustration, le chef de gang du km5, Haroun Gaye alors cherché par la justice nationale pour plusieurs chefs d’accusation, s’est déporté avec sa bonde à la Direction Nationale de Campagne de l’URCA pour battre campagne. Ce seigneur de guerre, rappelons-le, a été traqué par la Minusca qui n’a pu lui mette la main dessus mais qui est aujourd’hui, à la surprise de tous, libre de sa circulation.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FACE À L’INNOVATION SOCIALE TOUADERA EST TOUT DÉSIGNÉ.

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

FACE À L’INNOVATION SOCIALE TOUADERA EST TOUT DÉSIGNÉ.

 

Bangui, (U.S.C), 07-02-2016

Point de tâtonnements, point d’errements, il faut des compétences requises.

Nous avons déjà dit que notre ÉTAT est en faillite. L’ÉTAT n’est pas capable aujourd’hui de se prendre en charge sur ses fonds propres. Ce format de base est le diagnostic fondamental qui doit être compris par tous et sera retenu comme le leitmotiv dans tous les processus de décisions à prendre et les actes à poser. Ceci dit : qui est capable de travailler avec compétence en se conformant aux exigences de ce changement que les centrafricains appellent de toutes leurs forces : on s’attend au fait à une innovation sociale, par exemple la co-construction des politiques publiques, la co-construction des services cruciaux et ainsi que la pluralité de l’économie.

Toutes les compétences ne sont pas nécessairement compétentes dans toutes les situations. Le changement s’invite généralement dans une situation de crise, il vise à apporter une rupture et il fait appel à des compétences requises pour le pilotage.

Le changement que réclament les centrafricains est d’ordre innovateur et participatif. Il touche les couches sociales, les structures de l’État avec une modification radicale du système de gestion publique et implique tous les acteurs sociaux. Les centrafricains demandent une transformation totale de l’existant, une métamorphose, passer d’un état à un autre pour une meilleure conduite des affaires de l’État qui transcende avec le passé lugubre et mafieux qui a anéanti notre ÉTAT.

Les centrafricains demandent d’évoluer, de développer et de progresser, cela implique donc un changement. Quand on se mobilise pour une cause c’est pour exiger ou produire un changement. Le gouvernement constitué doit s’appuyer sur des personnes d’autorité compétentes afin d’apporter le changement souhaité. Le choix des hommes et des femmes devient un enjeu très délicat.

Parce qu’il plane dans l’air l’idée d’un gouvernement d’union nationale quelque soit l’issu des élections. Qu’on ne nous construise pas une usine à gaz à fort taux de pollution de CO2 qui viendra pourrir notre vie et plomber l’élan social de l’innovation.

Des individus ayant des compétences inadaptées, des sensibilités chicanières et puis qui n’ont pas d’ascendants communs. Au diable, éviter de nous refaire un gouvernement de ces anciens ministres brevetés que nous connaissons déjà et qui n’ont rien réussi. Le gouvernement d’union nationale ne peut pas être constitué que de ces anciens ministres candidats-là.

Vous serez sûrement tentés de nous dire qu’il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas, ils sauront changer. Dites leur un seul instant qu’ils sont coupables de la faillite de l’État, ils plaideront tous non coupables comme à la CPI.

Nous ne sommes pas à notre premier gouvernement d’union, une telle situation où nous avons eu 30 candidats pour la magistrature et vu les moyens financiers colossaux qu’ils ont eu à déployer et qu’ils ont échoué, l’idée de récupérer leurs dépenses n’est pas à s’en douter. Ils sont prisonniers de leurs dépenses. Ces dépenses leur pèsent sur le cœur comme un homme qui a perdu son propre enfant dans le feu de chasse aux gibiers, qu’il a lui-même organisé.

Préparons-nous à vivre un K.O gouvernemental sans précédant post crise avec ces personnes qui passeraient tout leur temps à chercher plutôt le devant de la scène que de s’aligner derrière le leader qui porte la vision de rassemblement, qui crée les attentes, l’émotion et l’engagement face au changement attendu.

Le gouvernement d’union doit répondre aux attentes des centrafricains, à savoir des compétences nouvelles et une équipe nouvelle. Il ne s’agit pas de refaire le toit avec ces mêmes bois tordus tirés des décombres du toit écroulé.
Ces bois, on ne peut pas tout jeter vous le direz mais il faut à 95% de nouveaux bois solides contre 5% de ces anciens s’ils ne sont pas surtout tordus et nous pesons bien le mot « surtout ».

Il ne sert à rien de se jeter dans la pavée en pensant qu’on doit tout faire sans faire un choix judicieux des axes stratégiques. La stratégie est la réponse à la politique et les actions sont la réponse à la stratégie. La politique générale ici, c’est redresser l’État et les axes stratégiques seront les suivants :

– rétablir l’administration, une administration compétente et acquise au changement (mobilisation motivée des agents, éviter la résistance au changement, quand les agents de l’État pensent toujours que rien ne va changer au monde)
– rétablir les comptes de l’État, l’État doit être capable de se prendre en charge sur ses fonds propres (plus important dans un contexte de crise sur fond de budgets serrés et de pression accrue)
– rétablir la sécurité sur tout le territoire pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens (sans sécurité, pas d’activités humaines véritables)

C’est par ces axes là que seront planifiées les actions sur le terrain ; tous les moyens humains, financiers et matériels seront déployés dans une seule direction en vue de créer l’énergie nécessaire pouvant porter le changement.

Ici l’initiateur du projet de changement joue un rôle très important. Communiquer et communiquer sans cesse, décentraliser le leadership, provoquer l’adhésion par la vente des enjeux du changement. Créer enfin de l’enthousiasme.

Certes, TOUADERA n’est pas le démurge ni le messie mais sa sensibilité naturelle et sa disponibilité personnelle lui vaut la marque de fabrique qui sied à cette mission qui se veut de saisir l’occasion pour ouvrir à notre pays la voie de l’innovation sociale qui incarne la gouvernance.
TOUADERA a un cœur qui compatit et le cœur qui compatit est le germe du sens de l’humain.

TOUADERA connaît les hommes pour les avoir formés et il est capable de mettre l’union parmi les peuples de son pays. Il saura faire moins valoir la grosse tête et pensera aux blessures et aux souffrances de ce peuple. Il est lui-même de ce bas peuple.
Et son expérience d’avoir servi pendant 5 années à la primature face à un pouvoir exclusif, est une qualité.

Et la bible dit, tout arrivera comme dans le rêve et TOUADERA fut.

Et la bible d’y ajouter « heureux les doux car ils posséderont la terre ».

Touadèrèment votre,

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Arrivée en Centrafrique du matériel électoral sensible destiné au 2ème tour du présidentiel et

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(Corbeau News Centrafrique)

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Arrivée en Centrafrique du matériel électoral sensible destiné

au 2ème tour du présidentiel et

1er tour des législatives

 

Bangui, (PNUD), 07-02-2016

En vue du 2ème tour du scrutin présidentiel couplé avec le 1er tour des élections législatives prévu pour le 14 février 2016, deux vols cargos en provenance de Dubai et Cotonou transportant le matériel sensible sont arrivés aujourd’hui à l’aéroport international de Bangui M’Poko.

Ce matériel est constitué de 2 360 000 bulletins de vote pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, de 2 142 700 bulletins de vote pour  1er tour des législatives et de 132 000 imprimés électoraux y compris les enveloppes sécurisées. Le matériel a été stocké dans l’entrepôt des FACA sis à l’aéroport sous la garde des forces de la Minusca.

Mathieu Bile, Directeur de la Division Electorale de la Minusca et responsable de l’Assistance Electorale intégrée des Nations Unies se réjouissant de l’arrivée à temps du matériel a indiqué : « Dès demain matin conformément au plan de déploiement et avec le concours de la Minsuca en liaison avec l’ANE, nous commençons le déploiement dans les préfectures, puis dans les sous-préfectures et dans les centres de vote de sorte que le matériel soit positionné suffisamment à temps. »

 Par ailleurs, le Vice-président de l’ANE, Bernard Kpongaba se félicité de l’arrivée du matériel électoral sensible à temps et considère cela comme un facteur déterminant de la réussite du processus.

« La réception de ce matériel est un gage d’un travail sérieux, un gage d’une réussite, il faut que les choses se passent dans les meilleures conditions. En réceptionnant tôt le matériel, nous avons aussi assez de temps pour pouvoir le dispatcher à temps dans les localités les plus reculées » a déclaré après réception des deux cargos, le Vice-Président de l’Autorité Nationale des Elections.

Ce matériel électoral a été acquis par le Projet d’Appui au Cycle Electoral en Centrafrique (PACEC) mis en œuvre par le PNUD, grâce aux contributions techniques et financières de l’Union Européenne, l’Union Africaine, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume du Maroc, du Luxembourg, de la République du Congo, de l’ONU Femmes et du PNUD ainsi que de la Minusca.

Malgré les efforts financiers additionnels réalisés par les partenaires tels que le Gouvernement américain à travers le Bureau International de Lutte contre les Stupéfiants, chargé  de l’Application des Lois et le Fonds de consolidation pour la paix, le projet accuse encore un gap financier d’au moins de 3 millions de Dollars US, si toutes les promesses de contributions se réalisent. Ce gap de financement tient compte des coûts additionnels générés par la reprise du 1er tour des élections législatives du 30 décembre 2015, annulées par la Cour Constitutionnelle de Transition.

Le scrutin du 14 février 2016 va mettre fin à la transition qui dure depuis 2012 et va permettre le retour de la République Centrafricaine à l’ordre constitutionnel.

PUNUD

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 PNUD

BANGUI: SILENCE DU GOUVERNMENT SUR DE NOUVELLES ACCUSATIONS D’ABUS SEXUELS PORTEES CONTRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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SILENCE DU GOVERNEMENT SUR DE NOUVELLES ACCUSATIONS

D’ABUS SEXUELS PORTEES CONTRE

LA Minusca A BAMBARI

Bangui, (CNC), 02-06-2016

En plus de bavures d’abus sexuels sur la population centrafricaine par les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), sept nouvelles victimes d’exploitation et d’abus sexuels ont été identifiées à Bambari. Ces cas ont été signalés le 21 janvier 2016 par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch dans le pays. Silence complice des autorités nationales est toujours observé malgré la gravité de ces actes considérés comme des crimes.

L’équipe de chercheurs de Human Rights Watch a communiqué cette information à la MINUSCA afin que des soins médicaux et psycho-sociaux soient prodigués aux victimes et afin que la Mission endosse toute sa responsabilité pour ces actes considérés comme crimes. Informée de cette situation, la MINUSCA a dépêché à Bambari un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies (BSCI) pour une mission d’information. L’évaluation initiale du BSCI a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures et avaient été victimes d’abus sexuels. Une adulte a été victime d’exploitation sexuelle.

Le bureau n’a pas pu interviewer la septième présumée victime, qui serait également mineure. Enfin, une des allégations portée à la connaissance de la MINUSCA par Human Rights Watch est actuellement à l’étude. Les soldats impliqués dans cette affaire sont de la République du Congo et de la République démocratique du Congo. Leurs gouvernements respectifs ont été informés de ces actes et ont été invités à mener des enquêtes.

Silence complice du gouvernement de la transition

Les autorités centrafricaines ont également été informées de ces nouvelles accusations. Mais c’est dans leur coutume, on observe depuis lors un silence radio de leur part. Malgré de multiples cas d’exploitation et d’abus sexuels signalés dans le pays, le gouvernement de transition ne cherche pas à prendre des mesures fermes vis-à-vis des forces internationales déployées dans le pays. En raison de la gravité de ces actes d’abus sexuels et compte tenu des informations recueillies par la mission d’enquête préliminaire, les Nations Unies ont décidé de prendre des mesures immédiates, y compris le rapatriement des 120 soldats congolais qui ont été déployés à Bambari du 17 septembre au 14 décembre 2015. Ce rapatriement sera effectif après la conclusion de l’enquête. Dans l’attente, les soldats seront confinés dans leurs casernes.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, s’est rendu le jeudi dernier à Bambari avec une délégation de haut niveau de la Mission. Dans un communiqué de presse le même jour, le Représentant spécial a exprimé son sentiment d’indignation et de honte, rappelant aux soldats que «l’exploitation et l’abus sexuel constituent une atteinte grave aux règles des Nations Unies et une violation des droits de l’Homme; un double crime qui affecte les femmes et les enfants vulnérables que vous ont êtes ici pour protéger ».

Il a également abordé les cas d’exploitation et d’abus sexuels avec les communautés touchées et a recommandé en urgence des mesures supplémentaires d’atténuation, d’après le communiqué. Face au bataillon de la RDC qui est dans ses dernières semaines avant son rapatriement, le Commandant de la Force de la MINUSCA, Général Balla Keita, lit-on dans le communiqué, a exhorté les soldats à «s’honorer eux-mêmes ainsi que leur pays et le drapeau de l’ONU en observant les normes les plus élevées de conduite et de la dignité ».

S’adressant à la presse à la fin de la visite, le Représentant spécial a déclaré que la MINUSCA est «en position de combat ». Il a ajouté «qu’il ne trouvera le repos que lorsque ces actes odieux seront révélés, les auteurs punis, et que ces cas cessent ».
Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à une vingtaine de cas dont sont impliqués les casques bleus de la MINUSCA.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: TOUT LE MONDE CRIE A UNE MASCARADE ELECTORALE ALORS QUE LE PUR LE DENONÇAIT

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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TOUT LE MONDE CRIE A UNE MASCARADE ELECTORALE

ALORS QUE LE PUR LE DENONÇAIT

 

Bangui, (CNC), 02-05-2016

Alors que le processus électoral a été lancé, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) Eddy Symphorien Kparekouti voyait venir des manœuvres politiques tendant à voler le choix réel du peuple centrafricain. Lors d’un échange avec les Journalistes le 4 décembre 2015, à l’Hôtel Ledger à Bangui, le président du PUR dénonçait les en dessous d’une mascarade électorale en préparation avant d’annoncer par la même occasion son retrait à la course au pouvoir.

Dès la publication des résultats du double scrutin du 30 décembre 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), des voix se sont levées au sein de la classe politique centrafricaine pour crier à un hold-up électoral. Plusieurs candidats à ces élections, présidentielles et législatives, ont dénoncé des fraudes électorales entrainant des contestations des résultats du scrutin émaillé de nombreuses irrégularités constatées lors des opérations.

« Un homme prudent, voit le mal de loin », dit un dicton. Lors de la conférence de presse en décembre dernier, Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR a évoqué les multiples dérives de la période de transition suscitant la déception et le mécontentement au sein de la population. Pour le président lui, ces dérivent organisées par des opportunistes ont impacté sur le processus électoral conduisant à la mascarade électorale décriée aujourd’hui par certains candidats.

«Le processus électoral en République centrafricain devient de plus en plus inquiétant. Le peuple centrafricain est pris en otage par des opportunistes véreux», a-t-il déclaré à la presse.

Le président du PUR avait montré son point de vue sur le processus élection en Centrafrique dont il voyait les dangers et que ces pairs de classe politique n’y croyaient. Raison pour laquelle il s’est réservé de postuler à ces élections dont il dénonçait une mascarade en préparation en plein processus. Pour Eddy Symphorien Kparékouti, les conditions dans lesquelles les élections se sont préparées dans le pays ne permettaient pas au peuple centrafricain d’aller librement aux urnes dans les délais indiqués par l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

«Nous sommes aux regrets de constater aujourd’hui que le processus électoral en Centrafrique connais une défection, car, détourné de ses objectifs et des attentes du peuple centrafricain. Aujourd’hui, un groupuscule de leaders, voulant se faire une virginité politique, et inscrit dans la dynamique de se dédouaner, se rendent complice de cet état de fait que nous tenons à dénoncer avec énergie et détermination ici et maintenant. Cette indécence politique accompagnée d’une dose de cynisme, est à nos yeux, franchement répugnante » dénonçait le président du PUR.

Toutefois, le PUR relève pour lui le caractère irréaliste du calendrier électoral et surtout d’illégalité des décrets pris par la cheffe de l’Etat de la transition, pour convoquer le corps électoral inexistant, selon Eddy Symphorien Kparékouti, en vue du référendum fixé au 13 décembre 2015, le 1er tour des élections au 27 décembre et le second tour le 31 janvier 2016. Il a rappelé la mission assignée aux autorités de la transition qui est d’abord la restauration de la sécurité et la protection des populations civiles sur l’ensemble du territoire, ensuite l’assistance humanitaire aux populations affectées, puis la relance de l’économie et en fin l’organisation des élections apaisées, transparentes et crédibles.

« La transition en Centrafrique telle que nous l’avons vécue jusqu’ici, a échoué pour une raison fondamentale : le peuple centrafricain a été sciemment méprisé, et ses souffrances ne sont pas prises en compte.

Les principales préoccupations du peuple n’ont jamais été prises en compte ni lors des consultations à la bases, ni lors du Forum de Bangui » a-t-il déploré.

L’ingérence de la Communauté internationale

Par ailleurs, le président du PUR dénonçait la manière à travers laquelle la communauté internationale veut conduire le peuple centrafricain dans ces élections. D’après lui, les autorités de la transition et la Minusca n’arrivent toujours pas à contrôler 20% du territoire national. Même la ville de Bangui, a-t-il martelé, échappe encore et toujours au contrôle effectifs des forces internationales. Le président de PUR a estimé que les conditions minimales d’organisations d’élections transparentes, crédibles et démocratiques, comme le souhaite le peuple centrafricain sont loin d’être réunies. Il a souligné que « sans une sécurité préalablement rétablie, il nous parait quasiment impossible d’organiser des élections crédibles, quel que soit le dégré de puissance de ceux qui nous accompagnent».

Eddy Symphorien Kparékouti a intimé que son parti ne saurait être complice des manœuvres politiciennes qui risquent à terme de replonger la Centrafrique dans un autre chaos. C’est pourquoi, il a pris l’opinion nationale et internationale à témoins. Par conséquent, le PUR a décidé de ne pas participer, selon son président, à ces élections 2015-2016. Aujourd’hui, l’heure est la prise de conscience et au respect de bonne conduite signée entre les candidats aux élections qui doivent donner chance à la République centrafricaine de se relever à travers ces élections de la sortie de crise.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA SYNERGIE DES MÉDIAS POUR DES ÉLECTIONS EN ATELIER D’ÉVALUATION DU 1ER TOUR

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA SYNERGIE DES MÉDIAS POUR DES ÉLECTIONS EN

ATELIER D’ÉVALUATION DU 1ER TOUR

 

Bangui, (CNC), 05-02-2016

Lors de l’atelier organisé le 21 janvier à l’Hôtel Somba par la synergie des médias pour l’évaluation de la couverture médiatique du premier tour du Scrutin, le porte-parole et Rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), Julius Rufin Ngouadé-Baba, s’est félicité de l’apport des médias au processus électoral.
Dans sa communication, le Rapporteur général de l’ANE a défini le type de collaboration qui existe entre son Institution et la presse Centrafricaine : “la presse est notre partenaire car elle représente le quatrième pouvoir quand bien même cela n’est pas formel “.
Julius Ngouadé-Baba a relevé quelques écarts du côté de la presse car, selon lui, certains organes ne prennent pas le temps de recouper les informations et ont publié des articles violant l’éthique et la déontologie de la profession. En dépit de ce manque de professionnalisme de certains organes de presse, a-t-il assuré, beaucoup d’autres par contre ont fait montre d’un travail professionnel pendant la phase critique du processus qui est celle de l’enregistrement des électeurs sur les listes électorales. “La presse a su accompagner l’Autorité nationale des élections en mobilisant les électeurs à s’inscrire massivement sur la liste électorale et à accomplir leur devoir civique”, a-t-il mentionné.
En définitive, Julius Ngouadé-Baba a appelé les médias à jouer un rôle important dans la diffusion des informations pour le second tour dont la date sera publiée par l’ANE après la proclamation des résultats définitifs du premier tour.
Frédéric Mbomba

Cour constitutionnelle de transition : La population accueille les résultats officiels du double scrutin dans le calme

Tribunal de grande instance de Bangui, avant-hier matin. Jusqu’à 08 heures, tout est encore calme, pourtant un grand évènement est prévu dans quelques heures. Le bâtiment est encerclé par des éléments des Forces internationales et nationales. Tous filtrent minutieusement l’accès des lieux. A l’intérieur de la salle, on note entre autres la présence des officiels, notamment les membres du Bureau exécutif de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), de quelques membres du gouvernement, des représentants des candidats et de certains candidats eux-mêmes dont Fidèle Gouandjika, et enfin des avocats en robe noire. C’est à 10 h 35 mn qu’un son de clochette annonce l’entrée des juges de la Cour constitutionnelle de transition (CCT), emmenés par leur Président, Zacharie N’douba. S’ensuit alors la lecture des rapports de six requêtes par le Rapporteur général. Ces requêtes sont bien celles introduites par certains candidats à la présidentielle, dont Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Désiré Bilal Nzanga Kolingba du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Régina Konzi Mongo, candidate indépendante, Théophile Sony Colé, Candidat indépendant, Cyriaque Gonda du Parti National Pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) et Abdou Karim Meckassoua, candidat indépendant. Sur les six requêtes reçues, la CCT a traité cinq dossiers, la candidate Régina Konzi Mongo ayant retiré la sienne le 19 janvier pour des raisons personnelles. Après la plénière des juges constitutionnels, «toutes les cinq requêtes tendant à l’annulation partielle ou entière ont été rejetées », a expliqué le Rapporteur général, Emile Ndjapou. La raison de ce rejet en bloc est que « les griefs formulés par les requérants ne sont pas, sur le fond, de nature à impacter sur les résultats », conclut-il. Après l’intervention des différents conseils des candidats requérants, l’audience est suspendue. A la reprise, le Président Zacharie N’douba reprend la parole quelques minutes pour la lecture des résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle. On peut remarquer que ces résultats ne diffèrent guère fondamentalement de ceux annoncés par l’ANE. Ces résultats placent bien Anicet George Dologuéle (23,74%) et Faustin Archange Touadéra (19,95 %) en tête et du coup, ces derniers sont ainsi qualifiés pour le second tour. C’est bien entre ces deux protagonistes que le peuple est appelé à choisir la personnalité qui va prendre la tête du pays pour les cinq prochaines années. Abraham Azouyangui et Marcellin Zoumadou

Proclamation des résultats officiels par la Cour constitutionnelle de transition: les Centrafricains donnent leurs avis

Trois semaines après les élections groupées du 30 décembre 2015, le coup de gong de la Cour constitutionnelle de transition a retenti ce lundi 25 janvier avec la proclamation des résultats. Les Centrafricains ont poussé un «ouf» de soulagement. A cet effet, la Synergie des Médias a promené son micro dans les rues de la capitale et a récolté les réactions de quelques banguissois.

4è Arrondissement

RODRIGUE : «Je suis vraiment dans la joie après la décision rendue par la Cour Constitutionnelle. Etant citoyen centrafricain, la décision que nous attendions de la Cour Constitutionnelle est ce qui vient d’être publié. A ce sujet, je suis convaincu que cette même joie est partagée par l’ensemble de la jeunesse centrafricaine. Désormais, les Centrafricains peuvent faire confiance à la justice de leur pays.»

JULIE : «Je me réjouis de cette décision rendue par la Cour Constitutionnelle car nous avons trop souffert dans ce pays. Donc, cette décision est tout à fait juste et conforme à la loi par rapport à la volonté du peuple centrafricain et vraiment ça me réjouit».

PIERRE : «Ma joie est que nous sommes désormais situés. Les deux challengers autorisés à aller au second tour sont donc connus à l’issue de la décision de la Cour Constitutionnelle de ce jour. A noter que ces deux candidats reflètent la volonté du peuple. Je ne leur reproche rien. Pour cela, je remercie Dieu tout en souhaitant que le second tour prochain puisse se dérouler dans le calme et que le meilleur gagne.».

JEAN JACQUES : «Oui cette décision m’a réjoui parce que nous l’avons attendue depuis près d’un mois. Pour le 2ème tour, nous avons deux candidats en lice, le vrai choix se fera entre ces deux et celui qui sera élu prendra la destinée du pays et surtout rétablira la paix dans le pays tout entier».

Fred Koyawali : «J’étais présent lorsque la Cour Constitutionnelle de Transition a procédé à la proclamation définitive des résultats du premier tour des élections. Mais que voulez-vous? Ladite Cour a tranché l’affaire. Force est de constater que les résultats de la présidentielle n’ont pas été annulés. Au départ, j’étais vraiment frustré. Mais j’ai compris que force est et demeure à la loi. Les deux candidats au second tour sont des Centrafricains. On fait avec. Et je demande à tous mes compatriotes et plus particulièrement aux partisans de notre parti politique et à notre leader d’accepter la décision de ladite Cour. Jouons au fair-play dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous avons trop souffert. On n’y peut rien. Le peuple Centrafricain a trop souffert.

Brigitte Bombo : « C’est l’ANE qui a faussé les donnes. Elle a recruté des bras cassés, incapables de dresser un procès verbal à telle enseigne que beaucoup de bulletins et de procès-verbaux ont été invalidés. Malgré tout, je ne peux que me réjouir des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle de Transition. Mon candidat préféré est écarté. Mais les deux autres sont des Centrafricains. Pourvu que l’élu soit un rassembleur car nous avons trop souffert. Et je lance un vibrant appel à la jeunesse centrafricaine de surmonter toutes les considérations partisanes et de ne pas céder à la violence et à la manipulation. Sauvons notre pays. A tous les candidats de jouer au fair-play en acceptant la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Même s’ils la jugent mal rendue. Toutefois l’ANE doit tout faire pour éviter les mêmes erreurs au second tour.
Achille Zonpagnan : « Bien que je ne partage pas le même avis que la Cour Constitutionnelle qui devait annuler tous les deux résultats en décidant autrement, je ne peux que me ranger derrière elle. La situation du pays et celle de son peuple ne nécessitent plus une autre considération politique partisane, régionale ou ethnique. Car l’essentiel est de tourner la page sombre de notre histoire. Les candidats Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra sont des grands fils du pays. Acceptons un parmi les deux au second tour. Espérons que les autres vont m’écouter.

2ème arrondissement :

Romaric Baguila, commerçant : «Je crois que les Magistrats qui ont été nommés à la Cour constitutionnelle ont prêté serment avant l’exercice de leur fonction. Si aujourd’hui la Cour constitutionnelle a déclaré Dologuélé et Touadéra, les vainqueurs au premier tour, je ne vois pas le mal. Ce sont tous des Centrafricains comme moi. Il faut que nous allions seulement au deuxième tour. Celui qui sera élu sera le reflet de Dieu. Nous voulons seulement la sécurité sur le corridor Bangui-Garoua-MboulaÏ, rien que la sécurité, pour nous permettre de vaquer à nos occupations».

Lucienne Tinayo, vendeuse de produits maraîchers : «Nous avons beaucoup souffert depuis trois ans. Nous voulons tourner la page sombre de la crise que notre pays a connue. Parmi les 30 candidats, tout le monde ne pouvait pas passer Président de la République. Si c’est Dologuélé ou Touadéra, nous voulons la bonne gouvernance pour le développement de la RCA.

Igor Toundou : «Les résultats donnés par la Cour constitutionnelle de Transition. c’est un résultat que nous tous nous pouvons accepter pour l’avenir de notre pays. nous irons massivement voter au second tour. Ce sont les urnes qui vont juger. Nous voulons que la RCA aille de l’avant comme d’autres pays de la sous-région. Nous voulons la sécurité, la paix.

Joseph Yakété : «J’ai postulé pour une première fois, j’ai battu campagne en 11 jours, ce qui est insignifiant. La Cour constitutionnelle a fait son travail. Je suis satisfait du résultat qui est le reflet de ce que j’ai fait. J’ai confiance et je pense mieux faire la prochaine fois».

Fidèle Gouadjika, un des candidats à la présidentielle : «Je suis ému. L’ANE a fait un bon travail. Je félicite les deux premiers et que le meilleur gagne. Le tout est que la RCA soit forte et que nous vivions dans la paix. Je suis conscient de mon score. Que le 2ème tour se déroule dans le calme!».

Simplice Sarandji, directeur national de campagne du candidat Archange Faustin Touadéra : «Le contraire du résultat m’aurait surpris. Je rends grâce à Dieu qui a été à l’œuvre. Touadéra et Dologuélé iront au 2ème tour. Mon candidat est un enseignant. il a fait ses preuves. Le résultat est là. Il a été soutenu par ses étudiants, ses collaborateurs.

8ème arrondissement: (quartier sinistré)

Gildas Norlabbe : « A mon avis, un peu d’éclairage par rapport aux résultats provisoires donnés par l’ANE, car tout le monde savait au préalable que c’était Anicet Georges Dologuélé et Archange Touadéra qui vont aller au second tour et si c’était le contraire, ça allait mal tourner”.

Mme Félicité Nambena : « Félicitations aux candidats retenus pour le second tour des élections. Ils portent notre espoir. Félicitations aussi à l’équipe de l’ANE et à la Cour Constitutionnelle pour ces efforts fournis à la population car ceci a enlevé des doutes et a prouvé le respect du choix des électeurs durant ce processus.

Narcisse Ndol : «Le doute planait dans ma tête depuis un certain temps, on raconte que pour ce second tour, il y aura 3 candidats et je me suis dit que le Code électoral n’a prévu que 2 au second tour et si par malheur, la Cour Constitutionnelle proclamait les trois, on aurait cru à une tricherie, mais la clarté des choses nous a rassurés”.

Rachel Yambassa : «Bien que mon candidat ne soit pas retenu pour le second tour, je suis fière des résultats proclamés. Cela démontre le choix et la volonté du peuple centrafricain pour la sortie définitive de la crise. Félicitations à la Cour Constitutionnelle sans oublier l’ANE ».

Propos recueillis par:

Prudence Yamété, Benjamin Imbi, Bienvenu Paya, Julio, Jocelyn Mossona

Editorial: Depuis le déclenchement du processus électoral, les compatriotes de Mme Samba-Panza, en fin de mission, ont bien montré qu’ils veulent en finir avec la violence et que le retour à l’ordre constitutionnel reste leur premier souci… en espérant voir leur quotidien s’améliorer fondamentalement. Cela ne serait possible qu’avec une politique globale bien pensée par les prochaines autorités, légitimées par les urnes. Le double scrutin de décembre dernier a tracé impeccablement la voie ; et les électeurs (trices), en se rendant de manière disciplinée en masse dans les bureaux de vote, ont fait preuve d’un tel civisme que même la Communauté internationale et les plus sceptiques se sont montrés « surpris, étonnés ». Avec près de 80% de participation à l’élection présidentielle dans les conditions que l’on connaît, la Centrafrique a fait mieux que certaines vieilles démocraties. Les requêtes en annulation de certains candidats recalés à la présidentielle et l’annulation pure et simple des législatives pour irrégularités constatées par la Cour constitutionnelle n’enlève rien à la maturité et à la sagesse du peuple centrafricain souverain. Dans tous les quartiers de la capitale, dans tous les villes et villages de l’arrière-pays, la tendance est la même : le peuple, mature et sage, est bien motivé et exprime sa soif de liberté, celle de choisir librement ses représentants dans les différentes sphères politiques.
Gilbert Mbakop

La MINUSCA et d’autres partenaires en parfaite communion avec les médias

Un atelier d’évaluation de la couverture médiatique du premier tour des élections présidentielle et législatives s’est déroulé jeudi 21 janvier dans la salle de conférence de l’hôtel Somba à Bangui. L’objectif de cette rencontre était d’établir un bilan de la couverture médiatique du premier tour de scrutin du 30 décembre dernier afin de mieux préparer celle du second tour.
Organisé par la Coordination de la Synergie des médias que chapeaute monsieur Célestin David Gamou, cet atelier a vu la participation de la MINUSCA, partenaire principal de ladite synergie, de l’Union Africaine, de l’Autorité Nationale des Elections, du Haut Conseil de Communication de Transition et de l’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA). Quatre communications ont ponctué ces travaux. La première était celle de José Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de Communication de Transition. Lors du scrutin du premier tour, a-t-il indiqué, une équipe a été mise en place pour suivre les interventions des candidats sur les ondes. Cela a permis de constater des dérapages de certains candidats par rapport aux dispositions du Code de bonne conduite. Quant à la presse, il a relevé que, d’une manière générale, tous les organes de la presse écrite se sont transformés en propagandistes de certains candidats et des dérapages tels que l’incitation à la haine, des propos diffamatoires etc. ont été constatés. Et donc pour le second tour, tout le monde doit se corriger pour que le peuple centrafricain connaisse effectivement des élections apaisées.
A son tour Madame Lydie Solange Yaoumbi, Présidente de l’OMCA a fait les mêmes remarques que ceux du Président du HCCT, mais cependant certains organes de la presse écrite ont été sanctionnés.
Enfin, c’est Monsieur Simon-Pierre Ndouba qui est intervenu pour faire le bilan de la synergie. En dépit des insuffisances qu’il a relevé, la synergie a produit quatre numéros du journal de la synergie et le cinquième est en cours. Marcellin ZOUMADOU

Anicet-Georges Dologuélé, le banquier né le 14 avril 1957

Deuxième enfant d’un couple d’instituteurs, Anicet Georges Dologuélé est un économiste né le 17 avril 1957 à Bozoum (Ouham-Péndé). Ancien élève du petit séminaire de Berbérati et du lycée Jean Bédel Bokassa de Bangui, il étudie à l’université de Bangui puis à l’université de Bordeaux (France) où il décroche un DESS en gestion des entreprises (1981) et d’un DEA en économie (1982). Il passe avec succès le concours d’entrée à l’institut de formation de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et se voit intégrer en 1983 dans les effectifs de la BEAC pour occuper les fonctions d’inspecteur général et chef de mission. En 1991, il est nommé Délégué du Gouverneur et Représentant de la BEAC auprès de l’Union Européenne. En juillet 1994, il revient au siège de la Banque comme directeur des relations extérieures, puis Directeur de l’organisation et de l’informatique (1995). La politique vient à lui en 1997 lorsque feu le Président Ange Félix Patassé lui fait appel pour occuper le poste de Ministre des Finances et du Budget du gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD), dirigé alors par Michel Gbézéra Bria. Il succède à ce dernier le 3 janvier 1999 et conserve les fonctions de Ministre de l’Economie, des Finances, du Plan et de la Coopération internationale. Il quitte la Primature le 1er avril 2001 pour prendre, cinq mois plus tard, la présidence de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), poste qu’il occupe jusqu’en janvier 2010. En 2012, il crée “AfriParteners international consulting”, un cabinet de consultants, et jette les bases d’un parti politique, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), qui voit le jour à l’issue d’une assemblée générale tenue à Bangui le 25 octobre 2013. Son score au 1er tour de la présidentielle (23,74% des suffrages) constitue un coup de maître pour ce jeune parti. Mais Il devra capter les électeurs de Désiré Kolingba et Martin Ziguélé, classés 3ème et 4ème au premier tour. Fridolin Mamoko

Fils d’un chauffeur et d’une femme au foyer originaires de Damara, à 75 km au nord de Bangui, le Professeur Faustin Archange Touadéra est né le 21 avril 1957 à Bangui.

Après des études supérieures à l’Université de Bangui, puis de Yaoundé et de Lille, il entame, en 1987, une carrière d’enseignant comme Maître Assistant à l’Université de Bangui. Successivement Inspecteur de Mathématiques, Vice-Doyen de la Faculté des Sciences, Directeur de l’École Normale Supérieure (ENS), il est inscrit sur la liste d’Aptitude du C.A.M.E.S et devient Recteur de l’université de Bangui en 2004.
Alors qu’on ne lui connaît pas d’étiquette politique, il est nommé Premier Ministre en janvier 2008 en remplacement d’Elie Doté, nommé en juin 2005. Il devient membre du parti Travailliste Kwa Na Kwa (KNK) l’année suivante, lors du premier congrès de ce parti créé par l’ancien Président François Bozizé, et sous les couleurs duquel il se fait élire député de Damara, lors des élections groupées du 23 janvier 2011. Maintenu en poste pendant cinq années par le fondateur de son parti, il ne bénéficie pas cependant du soutien de ses camarades, lorsqu’il se lance dans la course au fauteuil présidentiel. C’est donc en indépendant qu’il bouleverse les pronostics en prenant la deuxième place lors du premier tour de la présidentielle du 30 décembre dernier. «Les Centrafricains ont besoin de quelqu’un qui les rassure, qui a de l’expérience. Donc, je suis candidat indépendant pour les élections d’octobre 2015 “, déclare-t-il pour justifier sa candidature annoncée peu après la publication du calendrier électoral. L’expérience lui sera, plus que jamais, utile pour non seulement réunir sur son nom une majorité d’électeurs, mais surtout disposer d’une majorité parlementaire, à l’issue des prochaines législatives, pour mener à bien les réformes nécessaires au redressement du pays qu’il promet avec ferveur. Parmi les défis qu’il dit vouloir relever figurent de nombreux dossiers hérités des précédents gouvernements. Les arriérés de salaires, par exemple, qui courent sur plusieurs années. Pour apaiser le climat social, l’ancien Premier ministre privilégie le dialogue et s’efforce de convaincre les fonctionnaires des difficultés, bien réelles, du pays. Mais son chantier le plus important reste la «lutte contre la fraude, dont les conséquences sur le Trésor public sont désastreuses.» Il ne croit pas que la corruption soit liée à l’extrême pauvreté des Centrafricains. «Le problème est ailleurs», assure-t-il.

Sébastien Lamba

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: QUI DE GEORGES BAMAIBA ET LE CANDIDAT NGAKOUTOU YAPANDE DIT VRAI DANS CETTE AFFAIRE?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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QUI DE GEORGES BAMAIBA ET LE CANDIDAT NGAKOUTOU YAPANDE

DIT VRAI DANS CETTE AFFAIRE?

 
 
Bangui, (C.N.C), 04-02-2016
 

C’est une affaire encore pendante qui suit son cours à la justice et opposant M Georges Bamaïba Wacka et le locataire de ses deux véhicules. Le candidat aux élections législatives dans la circonscription de Paoua 3, M Octave Ngakoutou Yapandé.

En toile de fond, un déficit de confiance entrainant le premier à se plaindre pour escroquerie et le second de clamer sa bonne foi. Mais cette affaire est loin de trouver un terrain d’entente en dépit de la conciliation devant le juge mais aussi l’interférence des magistrats qui nous rappelle le bon vieux temps où la justice est devenue une affaire de relation. Tout est partie d’une interprétation personnelle d’un contrat tacite qui lie les deux parties à savoir : Octave Ngakoutou Yapandé candidat aux élections législatives dans la circonscription de Paoua 3, locataire des deux véhicules appartenant à M. Georges Bamaïba Wack qui se plaint du fait que le premier l’a roulé dans la farine. En effet, le candidat Octave NgakoutouYapandé a loué les véhicules pour un nombre de jour aussi limité en vue de battre campagne dans sa circonscription. Or, selon le propriétaire, il a fait autant de jour que prévu qu’il a l’obligation de payer.

Par contre, le locataire lui oppose des cas de force majeur survenu sur le terrain, entrainant l’immobilisation d’un véhicule pendant deux jours, mais aussi l’insécurité qui a prévalu car selon le candidat Ngakoutou, son convoi a fait l’objet d’une attaque des rebelles dans la localité entrainant ainsi la Minusca à Paoua de mener des investigations avant d’autoriser sa circulation sous escorte.

Le nœud de l’affaire, c’est que le propriétaire des véhicules exige du locataire le paiement des jours en dehors du contrat. Mais l’autre partie en fait une autre démonstration. D’abord selon le locataire, l’un des chauffeurs mis à disposition aurait commis une faute grave en entretenant une relation coupable avec la femme d’un chef religieux de la localité. D’après le candidat, ce qui a suscité le courroux de la population locale qui a immobilisé le véhicule pour 48h exigeants le versement d’une somme de 300.000F et un cabri plus un poulet pour les rites. «Je suis de bonne foi et j’ai pris sur moi la responsabilité de faire face à ces exigences afin de décanter la situation à mon niveau. Or, ce qui n’est pas dans le contrat », a martelé Octave Ngakoutou Yapandé.

Le locataire a dit qu’il reconnait avoir payé l’essentielle de la somme et qu’il lui reste la somme de 80.000 à verser dans la semaine en cours. Mais le propriétaire du véhicule part du principe que les jours écoulés en dehors des jours du contrat doivent être comptabilisés et payés. Par conséquent il demande à ce que la comptabilité soit faite à partir du 22 décembre date de la facture jusqu’au 8 janvier date de retour de Paoua. Ce qui fait en tout 2.520.000 FCFA sur lequel il faut déduire la somme déjà

versée. Mais, l’autre lui oppose comme argument le fait qu’il est arrivé le 22 décembre de Paris, il ne pouvait prendre les véhicules le même, et qu’en principe le contrat devrait courir à partir du 24 décembre et que par bonne foi, il a pris en compte le 23 décembre 2015.

La justice entre en jeu

D’abord, le propriétaire, M Georges Bamaïba Wack a saisi le procureur pour que le droit soit dit, mais le locataire dit que « c’est une affaire civile qui ne peut être tranchée en pénale ». Informé que le locataire se préparait à prendre son vol, il a utilisé les instruments judiciaires pour obtenir gain de cause à savoir, l’ordonnance en référé, la signification d’une ordonnance de référé avec commandement de payer et l’assignation à comparaitre devant le tribunal de grande instance de Bangui en audience des référés d’heure à l’heure du 14 janvier 2016. Mais à l’heure actuelle le bras de fer ne fait que commencer et chaque partie reste sur sa soif de connaitre la lumière. Affaire à suivre…

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC