”Le Pire peut encore arriver, mais le Meilleur est possible et préférable!”, selon un rapport de l’IIGC
RAPPEL DU CADRE ET DU CONTEXTE DE LA MISSION
L’Institut International de Gestion des Conflits oeuvre depuis le début de l’année pour la Paix en République Centrafricaine. A travers ses travaux et analyses des raisons profondes de la crise centrafricaine, il a acquis la certitude que la période de la transition doit être le moment idoine pour chercher les solutions aux crises que connaît la RCA depuis plusieurs décennies. Il sensibilise sur la crise centrafricaine, développe des formations pouvant aider les acteurs à mieux conduire les processus de réconciliation en tenant bien compte des enjeux visibles et invisibles du conflit, effectue des suggestions sur la base de ses analyses aux différents acteurs impliqués dans la gestion de la crise. Conscient de l’influence potentielle des acteurs de la diaspora sur les populations dans leurs pays d’origine (un acteur de la diaspora est en lien avec, en moyenne une trentaine de personnes dans son pays d’origine), l’IIGC milite pour une meilleure prise en compte de la diaspora dans les mécanismes de résolutions de conflits. Ainsi donc, un de ses axes d’intervention dans la gestion de la crise centrafricaine est tourné vers la diaspora centrafricaine qui peut jouer un rôle majeur dans les processus de retour à la Paix et plus généralement du développement de la RCA. Mais le constat est manifeste : le rôle de la diaspora demeure quasi insignifiant etcela s’explique par plusieurs facteurs.
L’IIGC a alors entrepris, en tant qu’outil technique et méthodologique, une nouvelle approche pour soutenir et accompagner la concrétisation d’une contribution efficace et positive de la diaspora centrafricaine :
– Sensibilisation des acteurs pour une meilleure prise en compte du conflit en RCA.
– Conférence-débat sur le rôle des diasporas dans la résolution des crises et conflits dans les pays d’origine, Lille, le 15 février 2014.
– Séminaire des experts de l’Institut, portant sur la contribution de la diaspora centrafricaine dans la résolution de la crise, Paris, le 11 juillet 2014.
– Conversations centrafricaines de la diaspora, au Château Blanc de Thuméries, les 19 et 20 septembre 2014. Ces conversations ont rassemblé durant deux jours des Centrafricaines et Centrafricains tels que des représentants de la Séléka, des Anti- Balaka, des Centrafricaines et Centrafricains sans appartenances déclarées, des représentants des autorités de la transition ainsi que d’autres diasporas. Elles ont permis aux uns et aux autres, après un moment de formation sur les outils en médiation, négociation et gestion de conflits, d’échanger librement sur les raisons de la crise que vit leur pays et de tenter d’y trouver des solutions. Par ailleurs, a été mis en place un comité AD HOC de la diaspora pour la Paix en RCA. Le comité AD HOC n’est pas une association, ne dispose pas de bureau avec une hiérarchie, mais est un regroupement de filles et fils de la RCA travaillant dans la collégialité et bénéficiant de l’appui technique de l’IIGC.
Sa mission principale est d’asseoir un fonctionnement collégial avec les différents mouvements de la diaspora afin de conjuguer positivement toutes les dynamiques de paix, et ainsi les rendre plus lisibles et plus efficaces. Pour l’Institut, il était important d’innover par cette démarche expérimentale qui sans être exclusive, peut aider à fonctionner autrement et à mieux faire entendre la voix de la diaspora. Un processus d’évaluation est actuellement en cours pour évaluer sa pertinence, son fonctionnement et envisager au besoin les réorientations nécessaires.
– La conférence de presse avec le Comité AD HOC, le 18 octobre à Paris, sur la situation en RCA et le rôle de la diaspora.
– La production d’analyse et la sensibilisation des acteurs. Outre les raisons habituellement évoquées pour expliquer la crise centrafricaine, certains points de détails ont attiré l’attention de l’Institut. D’un côté, nous avons des Centrafricains de confession musulmane qui mettent en avant des discriminations systémiques et permanentes dont ils seraient victimes ; apportant ainsi d’autres éléments de lecture pour expliquer la prise des armes par la Séléka ou encore, l’attitude de certains Centrafricains de confession musulmane à l’arrivée de la Séléka.
D’un autre côté, des Centrafricains qui estiment que les populations ont toujours bien vécu ensemble et que cette distinction entre les musulmans et les chrétiens ne serait qu’une invention destinée à justifier l’injustifiable. La prise d’armes de la Séléka serait motivée par d’autres raisons que les considérations religieuses qui, elles, serviraient de prétexte.
Même si les Conversations Centrafricaines de la Diaspora des 18 et 19 septembre 2014 ont donné l’opportunité à chaque acteur de s’exprimer et de confronter les points de vue et les enjeux, il était important pour l’Institut d’aller directement sur le terrain pour mieux percevoir les réalités et ainsi permettre de calibrer ses analyses et son apport dans la gestion de la crise.
La mission du 31 octobre au 5 novembre 2014 a donc ainsi été décidée.
l’instabilité chronique nous a conduit au fond d’un gouffre” dixit Catherine Samba-Panza
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 01-12-2014. 1er décembre 1958, 1er décembre 2014, la République centrafricaine a 56 ans déjà. A l’occasion de la célébration de ce 1er décembre 2014, jour anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, Catherine Samba-panza, Chef de l’État de transition, en profite pour s’adresser au peuple centrafricain. Une traditionnelle célébration de la proclamation de la République centrafricaine organisée tous les 1er décembre de chaque année.
Malheureusement cette fois-ci, les années ne se ressemblent pas. Vu le contexte dans lequel la République centrafricaine se trouve, la commémoration de cette journée exceptionnelle dans l’histoire du pays n’est, hélas, pas la même. Au regard à cet aspect, la présidente de la transition veut changer le tempo. S’adressant à la nation, Catherine Samba-panza appelle le peuple centrafricain à la prise de conscience. Elle l’a fait savoir dans son discours aujourd’hui devant la presse nationale.
“Ce 1er décembre 2014, nous célébrons le 56è anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. 56 ans dans la vie d’une nation et d’une République digne de ce nom, c’est l’âge de toute une génération qui arrive à son apogée. Une génération qui a muri. Dans le contexte national actuel caractérisé par la persistance de la crise politico-militaire sur tout le territoire national, j’ai tenu à donner un caractère particulier à cette célébration en invitant chaque centrafricain, ou qu’il se trouve, à méditer sérieusement sur le bilan de ces 56 années et sur l’avenir de notre pays“, a interpellé Catherine Samba-Panza, présidente de la transition.
Donnant un caractère particulier à cet anniversaire de la République centrafricaine, Madame Samba-Panza n’a pas voulu, dit-elle, organiser des manifestations fastueuses au regard de la misère dans laquelle croupit la majorité des Centrafricains dont certains se trouvent encore en exil forcé tandis que d’autres ne peuvent regagner leur domicile.
“J’ai pris la mesure de cette situation en décidant que la fête de cette année se fasse de la manière la plus sobre possible, en solidarité avec tous ceux qui souffrent dans ce pays et dont certains n’auront pas un repas digne en ce jour mémorable“, a-t-elle souligné.
La présidente de la transition centrafricaine a vite compris le sentiment de centrafricain lambda pouvant se jouir d’une manifestation de grande envergure sur fond de la douleur et la misère en dépit de la crise qui persiste dans le pays. Elle a enfin constaté la situation chronique du pays 56 ans après la constitution et 54 ans après l’indépendance caractérisée par une léthargie, 56 ans de maturité, la République centrafricaine n’arrive toujours pas retrouver la stabilité considérée par la présidente, comme “havre de paix”. Un échec qui repose, selon madame Samba-Panza, sur la responsabilité collective de tous les Centrafricains. La responsabilité est, à cet effet, partagée puisque tout le monde a d’une manière à une autre contribué à la destruction du pays.
“Oui, l’instabilité chronique nous a conduit au fond d’un gouffre d’où nous éprouvons aujourd’hui d’énormes difficultés pour sortir. De BOGANDA à SAMBA-PANZA, en passant par DACKO, BOKASSA, DACKO, KOLINGBA, PATASSE, BOZIZÉ et DJOTODIA, l’histoire de la République centrafricaine a été celle d’une succession de tumultes, de désordres, de coups d’État, de mutineries et de rébellions armées, avec de très courtes périodes d’accalmie qui n’ont pas permis d’asseoir les bases d’un développement durable. Aussi bien du côté des gouvernants que des gouvernés, cette mentalité s’est manifestée par notre incapacitéà mettre en avant les intérêts supérieurs de notre pays “, a-t-elle ajouté.
L’alternative pour la République centrafricaine aujourd’hui demeure un changement radical de comportement de ses filles et fils afin de quitter l’état d’une République de l’immobilisme. La célébration de 56è anniversaire de cette année change de l’angle. Elle sera marquée par le déplacement des Ministres résidents dans les 16 préfectures de la République centrafricaine à l’initiative de la présidente de transition.
” Les ministres résidents auront ainsi l’occasion de plaider pour le dialogue comme dernier recours et de manifester la présence de l’autorité de l’Etat dans nos préfectures. La célébration m’offre aussi l’occasion d’appeler les partis politiques, la société civile, les communautés religieuses, les groupes armés, les femmes et les jeunes à se mobiliser pour les préparatifs du Forum national de Bangui du début du mois de janvier 2015 sur problèmes de la RCA, en vue de la réconciliation et de la reconstruction nationale”, a fait savoir Catherine Samba-Panza.
Dans son discours à la nation, la présidente de transition interpelle le peuple centrafricain au rassemblement pour, dit-elle, barrer la route définitivement au spectre du chao irrémédiable et surtout de la partition du pays agitée par, selon elle, les ennemis de la paix et de la réconciliation nationale. Elle a montré par la même occasion les piliers de son action axés sur la sécurité, les consultations populaires dans les 16 préfectures du pays pour, dit-elle, une véritable réconciliation à la base, le forum national de Bangui pour la refondation du pays sur de nouvelles bases et l’organisation des élections crédibles pour le retour apaiséà l’ordre constitutionnel.
Coupe CEMAC : la Centrafrique s’incline face à la Guinée équatoriale (0-4)
La 9ème édition de la Coupe de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) s’est ouverte officiellement aujourd’hui vers 16h, au stade de Nkoantoma, à Bata, avec la rencontre, dans la poule A, entre la Centrafrique et la Guinée équatoriale.
Les Fauves du Bas Oubangui ont été terrassés par le Nzalang Nacional qui l’a emporté sur le score de 4 à 0, avec des buts de : Viera Ellong Doualla (Camerounais naturalisé), Juvenal Edjogo-Owono Montalbán, Franklin Bama Yangoua (Camerounais naturalisé, jouant sous le nom de « Francisco Obama Ondo ») et Rubén Darío. Pour atteindre cet objectif, le Nzalang national s’est préparé au Brésil pendant un mois.
Cette large victoire est donc un bon présage qui redonne confiance du côté des supporters équato-guinéens, habillés aux couleurs nationales, tandis que le drapeau du pays flotte partout dans la ville. On pourrait y voir aussi d’ici peu quelques porcs-épics, la mascotte choisie par la Guinée équatoriale pour la CAN 2015.
Le tournoi de la sous-région qui met en rivalité six équipes nationales doit se poursuivre à Bata et à Malabo du 30 novembre au 14 décembre 2014. Les différentes sélections s’entraineront sur différents sites : Le Nzalang nacional de Guinée équatoriale à Mbini ; les Camerounais à Alep ; les Centrafricains près du stade de Bata ; les Gabonais au stade La Paz ; les Congolais près du stade de Malabo ; et les Tchadiens à Luba.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Le-Chef-rebelle-Abdoulaye-Miskine-et-ses-éléments-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef rebelle Abdoulaye Miskine et ses éléments en Centrafrique
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GÉNÉRAL ABDOULAYE MISKINE
À qui la faute? À qui la vérité? À qui la raison? Il appartient à chaque centrafricain de répondre à travers cette historique susmentionnée.
Le Général Miskine a été arrêté le 16 septembre 2013 pendant qu’il se rendait à Bertoua (Cameroun) pour des raisons sanitaires. Cette arrestation a été le fruit de la pure traitrise de certains compatriotes centrafricains qui ont de très bonne relation avec le Cameroun, puisque cette arrestation n’a pas de preuves. Les ennemis du FDPC ont de cette occasion pour en faire un règlement de compte. C’est pour cette raison que les éléments du FDPC ont utilisé les moyens qui sont en leur possession pour obtenir la libération de leur chef détenu injustement.
Le Général Abdoulaye Miskine n’a aucune raison d’accuser ou de condamner le Cameroun pour les moments durs connus pendant sa détention. Par contre il tient à remercier les autorités camerounaises pour leur bonne volonté politique et leur considération à l’égard du FDPC. Par ailleurs, le Général Miskine demande la compréhension des autorités camerounaises relative aux actes d’enlèvement commis par les éléments du FDPC sur les citoyens camerounais, ces actes ne sont autres que des manipulations politiciennes mettant tout en œuvre pour enfoncer le Général Miskine à croupir définitivement en prison. Encore, le Général Miskine demande pardon à tous les otages et à toute leur famille respective.
Le FRONT DÉMOCRATIQUE du PEUPLE CENTRAFRICAIN par la voix de son président le Général Abdoulaye Miskine félicite chaleureusement et encourage vivement le dynamisme, la vivacité, la fidélité et la détermination du Vice-président du FDPC, Monsieur Ferdinand Mbokotomandji et toute son équipe à tenir le mouvement jusqu’à la libération de leur Président et Coordonnateur.
Vive le FDPC pour que vive la Paix en Centrafrique.
Que Dieu bénisse la RCA.
Le Président Coordonnateur Général
Général de Division Martin KOUMTAMADJI dit Abdoulaye Miskine
République centrafricaine : le CICR facilite le transfert de personnes libérées
Bangui / Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité aujourd’hui le transfert vers Bouar, à l’Ouest du pays, de dix personnes libérées par le Front
Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC).
« Nous sommes intervenus en notre qualité d’intermédiaire humanitaire neutre, impartial et
Indépendant, et avons ramené ces personnes à Bouar », a expliqué Caroline Martinod, cheffe adjointe de la délégation du CICR en RCA. Le CICR a dépêché une équipe sur place d’où elle a réceptionné les personnes libérées et organisé leur transport avec l’appui de la mission catholique locale. Les personnes libérées sont toutes de nationalité centrafricaine. « Contactés par le FDPC, nous avons apporté nos bons offices dans un but exclusivement humanitaire et n’avons pas été impliqués dans les négociations qui ont permis cette libération. Nous nous réjouissons que ces personnes puissent retrouver leurs familles et leurs proches», a déclaré Caroline Martinod.
Avant cela, le 21 octobre dernier, le CICR avait également facilité la remise à sa famille d’un membre des forces armées centrafricaines qui avait été libéré par un autre groupe armé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Sommet-de-la-Francophonie-2014-à-Dakar.-Photo-senego.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet de la Francophonie 2014 à Dakar. Photo senego
La face honteuse de l’ Organisation Internationale de la Francophonie.
CNC – Dakar (Sénégal): 30-11-2014. Disqualifiée au XVème sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) tenu à Dakar au Sénégal, la république centrafricaine a montré le visage hideux de l’espace francophone à travers l’injustice sociale qui prédomine dans ce pays de paradoxe et sa barbarie non égalée qui marque le 21è siècle et freine l’élan pris par l’organisation pour faire de l’espace une francophonie de l’économie. Comme a dit le Secrétaire Général sortant, Abdou DIOUF dont la salle de conférence internationale de Dakar a été baptisée en son nom lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, en plus EBOLA qui est un danger permanent pour l’humanité a-t-il dit, l’autre danger grave est la quête des intérêts égoïstes et personnels, l’individualisme des autorités des Etats de l’espace francophone qui ne se soucient pas de l’avenir des jeunes et des générations futures.
Alors que tombée dans une situation chaotique de crise politico-militaire qui mine le pays depuis presque trois décennies et d’une situation sécuritaire et humanitaire très dégradante qui en est suivie, provoquée par le comportement irresponsable de ses autorités politiques, la république centrafricaine devait être l’un des pays participants de ce XVème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, représentée par sa Cheffe d’Etat de Transition, Mme Catherine Samba-Panza qui a brillé par son absence. Elle serait honorée parmi les 28 chefs d’Etat et de gouvernement conviés car elle est la seule femme francophone à la tête d’un pays qui a perdu sa place dans le concert des nations. Si la gestion de la transition n’était pas boiteuse et relevant de l’autre époque, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza serait bien honorée au premier plan entre ses homologues francophones. Cela concrétiserait bel et bien la
grandeur et l’importance que l’organisation porte pour la femme puisque le thème de ce XVème sommet très bien organisé par le gouvernement sénégalais est « Femmes et Jeunes en francophonie, vecteur de la paix et acteurs de développement ». Dommage que les autorités de la transition centrafricaine qui se contentaient de piller les miettes de la population meurtrie ne regardaient que le bourrage de leurs poches contrairement aux enjeux de l’espace francophone dont les défis ne se limitent plus aux diversités culturelles dont le socle est la langue française mais au de-là. L’OIF s’engage aujourd’hui pour des grands chantiers en faisant de l’espace la francophonie de l’économie évoquée par certains chefs d’Etat qui ont été honorablement cités pour dire leur discours lors de la cérémonie d’ouverture du sommet présidé par le président sénégalais Macky Sall.
Ecartée pour son manque de vision et son illégitimité, le gouvernement centrafricain qui n’est représenté que par le porte-parole de la présidence, Mme Montaigne, n’est venu qu’en tourisme pour ne pas dire en aventure politique, moins encore en observateur puisque sa présence est quasiment inexistante. Aucun drapeau centrafricain n’a flotté lors de ce grand rendez-vous francophone alors que la république centrafricaine était auparavant citée en première place quand il s’agit de la rencontre des francophones. Le président Abdou DIOUF, Secrétaire Général sortant a plusieurs fois foulé le sol centrafricain pour trouver des solutions aux différentes crises centrafricaines en perpétuité et exhorter les autorités centrafricaines à l’apaisement et à la solidarité mais ces personnalités politiques centrafricaines sont caractérisées par leur têtutesse et leur barbarie politique qui ne les grandissent pas et les rendent
toujours naines et immature comparativement à leurs collègues du continent. A cause de la crise centrafricaine et la mauvaise gestion de ses ressources du sous-sol par les autorités qui se sont succédées ces dernières années, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) accuse un grand retard économique et ne réalise plus assez un taux de croissance considérable. Sur le plan individuel dénoncé par le patron sortant de la francophonie Abdou DIOUF, la république centrafricaine est le pays de la sous-région qui a battu le record en matière de faible taux de croissance. La république centrafricaine est deux fois disqualifiée parce qu’elle ne fournit pas d’emplois depuis plusieurs décennies aux jeunes qui constituent la majorité de la population. Si oui, c’est à travers la prise d’arme. Une pratique qui fausse la bonne marche de la démocratie et le multipartisme dont les acquis sont chèrement acquis après
une longue lutte des pionniers de la démocratie, du multipartisme et du pluralisme des médias.
La république centrafricaine, un pays francophone comme tant d’autre dans l’espace francophone a nécessairement besoin de nouvelles autorités élues démocratiquement au suffrage universel dont l’intégrité n’est pas à contester pour pouvoir reconquérir sa place dans le concert des nations. Solidarité francophone oblige comme l’avaient souligné bon nombre des quinze (15) chefs d’Etat respectueusement conviés pour dire leur discours devant l’illustre assemblée du XVème sommet des chefs d’Etat. Notamment les présidents, Alassane OUATTARA de la Côte d’Ivoire, Paul BIYA du Cameroun et le Secrétaire Général sortant lui-même, Abdou DIOUF, pour ne citer que ceux-là.
Les autorités politiques centrafricaines ont beaucoup à faire pour se rattraper en abandonnant leur habitude rétrograde et la mal gouvernance qui leur collent à la peau en se souciant un peu à l’avenir des jeunes centrafricains qui sont utilisés, manipulés et pressés comme du citron puis la peau jetée à la poubelle.
Un pont tchèque sera installé à Bangui pour favoriser l’acheminement de l’aide humanitaire en République centrafricaine
La République tchèque devrait faire un don humanitaire à la République centrafricaine sous la forme d’un pont qui portera le nom de sainte Agnès de Bohême. Le projet sera débattu par le gouvernement lundi. Les différentes parties du pont seront ensuite transportées en Afrique vers la mi-décembre. L’information a été communiquée par la porte-parole de l’état-major général. Le montant de l’ouvrage n’a pas été précisé. Ce pont provisoire long de 24 mètres sera installé à Bangui. Il permettra le déplacement de la population et le transport des marchandises entre les différents quartiers de la capitale centrafricaine. La traversée de la rivière Oubangui est essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire. L’ancien pont a été détruit durant le conflit qui a éclaté dans le pays suite au coup d’Etat de mars 2013.
Les 22 Fauves de Bas Oubangui retenus pour représenter le pays à la 9ème édition de la coupe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), sont arrivés vendredi 28 novembre en Guinée Equatoriale. Ils ouvrent officiellement dimanche 30 novembre le tournoi sous-régional face au Nzalang National guinéen à Bata dans la poule A. La seconde rencontre de la formation centrafricaine sera contre les Lions Indomptables du Cameroun.
Le staff technique a retenu 22 joueurs issus du championnat de la Ligue de Bangui. Trois gardiens de buts sont maintenus : Levant Gbawito de l’Olympic Réal de Bangui (ORB), Evrard Gondjé du Diplomate Football Club du 8ème arrondissement (DFC 8) et Elvis Samolah, de l’Espérance Football club du 5ème arrondissement (EFC 5). Gardien de buts titulaire de la 8ème édition de la coupe CEMAC au Gabon en décembre 2013, Samolah avait arrêté deux tirs au but lors de la demi-finale contre le Cameroun. Le brassard du capitaine est arboré par le milieu défensif de l’Association sportive Tempête Mocaf, Normand Bokanda. L’équipe évolue sous le coaching de Etienne Momokoamas Kopo, assisté de l’entraîneur national Michel Yagba. En 2013, Etienne Momokoamas Kopo avait conduit les Fauves de Bas Oubangui à la 8ème édition de cette coupe.
Sur les trois dernières éditions, les Centrafricains ont remporté le trophée à domicile en 2009 lors de la 6èmeédition. Ils ont occupé la 3ème place en 2010 à Brazzaville et la 2ème en 2013 au Gabon.
Voici la liste des 22 retenus pour le tournoi de la 9ème édition sous-régional de la coupe CEMAC.
Trois (3) gardiens de but :
Prince Samolah en D1 (Espérance Football Club du 5ème arrondissement) Evrad Gondjé en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement) Levant Gbawito en D1 (Olympic Réal de Bangui)
Six (6) défenseurs : Odin Boutou, Acquis Mangou et Brice Azou en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement) Junior Bédo, Térence Kétévoima en D1 (Stade Centrafricain) Parfait Tamboula en D1 (Olympic Réal de Bangui)
Neuf (9) milieux de terrain : Normand Bokanda, capitaine des Fauves et Jefferson Gbafio en D1 (Association sportive Tempête Mocaf) Symphor Djimokoyen en D1 (Anges de Fatima) Wilson Sanfeï en D1 (Union sportive centrafricaine) Christian Ngaindanguéré en D2 (Football club des forces de défense et de sécurité) Stève Békian, Dolon Gofite en D1 (Réal Comboni) Trésor Toropité en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement) Ulrich Gueze en D1 (Olympic Réal de Bangui)
Quatre (4) attaquants : David Bida et Boris Sanjo en D1 (Diplomate Football du 8ème arrondissement) Cyrus Gréngou en D1 (Stade Centrafricain) Gaël Guétoua en D1 (Espérance Football Club du 8ème arrondissement)
Anti-Balaka C’est désormais le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD)
CNC – Bangui (Centrafrique): 29-11-2014. Hier c’est le mouvement armé mais désormais c’est une organisation politique. Le mouvement Anti-balaka se veut un parti politique. Le mouvement a annoncé officiellement son engagement à abandonner la lutte armée dans l’optique de se transformer en parti politique . Un engagement exprimé à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée, ce 29 novembre 2014 au complexe sportif Barthélémy Boganda à Bangui, par la coordination générale dudit mouvement. Le mouvement est transformé en parti politique dénommé Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement, en abrégé PCUD.
C’est en présence de nombreuses personnalités, à savoir les Représentants des autorités de la transition, des corps diplomatiques, des Forces internationales dont MINUSCA et Sangaris, des partis politiques, de la plate forme religieuse et des représentants de la société civile que cette assemblée générale extraordinaire du mouvement Anti-balaka s’est tenue dans une ambiance apaisée.
Dans son discours devant des centaines de participants, le Coordonnateur général des Anti-balaka, Édouard Patrice NGAÏSSONA a d’abord montré les raisons de l’existence du mouvement Anti-balaka avant de présenter la nouvelle donne du parti PCUD.
“Pendant neuf mois, la seleka au pouvoir a passé tout son temps à massacrer les populations civiles sur toute l’étendue du territoire national, à piller, à violer, à détruire les édifices publics et les bétails, à incendier les villages, champs et greniers, à profané des tombes et lieux de cultes. Les exactions ne pouvaient plus se compter ; pourtant, une force Multinationale de l’Afrique centrale, à savoir la FOMAC, avait été déployée sur le terrain pour assurer la protection des populations. Pire, une frange de cette force Multinationale, en occurrence le contingent tchadien, soutenait la seleka dans ses exactions. C’est dans ce contexte qu’à partir du mois de septembre 2013, les jeunes des villages et villes des provinces du Nord-Ouest et Sud de la RCA, exaspérés, se sont mobilisés pour résister en bravant les envahisseurs avec des armes de fabrication artisanale, des machettes et des gourdins. Ainsi né le phénomène Anti-balaka”, a fait savoir Patrice Edouard Ngaïssona, le Coordinateur général des Anti-balaka.
Le Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) a vu le jour à l’initiative, selon le coordinateur général, des patriotes Anti-balaka qui ont une vision politique en vue de ramener la paix en Centrafrique. La transformation du mouvement armé en lutte politique s’exprime par le sentiment de tourner la page sombre de l’histoire que le peuple centrafricain a connue. Le PCUD a pour devise : “Unité-Amour-Travail” avec un slogan patriote” I lingbi” en langue centrafricaine Sangö littéralement dit “Nous pouvons” en français. Le coordonnateur général explique cette initiative par la détermination, dit-il, du peuple centrafricain à pouvoir développer la République centrafricaine à travers la vision du père fondateur Barthélémy Boganda.
“Désormais, nous nous engageons à regarder droit devant nous, en hommes responsables et soucieux d’un devenir meilleur pour la République centrafricaine et son peuple. Pour concrétiser cette prise de position, avec détermination, je vous annonce très solennellement au nom des patriotes Antibalaka et en mon nom propre, qu’à compter de ce jour, le mouvement des patriotes Antibalaka prend l’étiquette d’un parti politique“, a déclaréÉdouard Patrice Ngaïssona.
Est-ce la fin définitive des opérations d’Anti-balaka sur les théâtres d’opérations ?
Le mouvement a décidé à l’issue de ce rassemblement général des combattants Anti-balaka de prouver son engagement devant l’opinion nationale et internationale d’abandonner les armes. Le mouvement désormais parti politique sollicite le soutien de la communauté nationale et internationale d’appuyer fortement ses actions afin que l’engagement pris par le PCUD ne souffre d’aucune faille.
“Aujourd’hui, à cet instant-même, aucun élément Anti-balaka ne doit utiliser les armes, quel qu’en soit le motif. Les armes doivent être toutes enterrées”, a déclaré le Coordonnateur général dudit mouvement.
Selon lui, certains mauvais grains infiltrés par malheur dans le parti enfreindre les règles établies à compter du jour même de la prise d’engagement, ceux-ci répondront de leurs actes devant la loi. Par la même occasion, le coordonnateur général a balayé du revers de la main les accusations portées sur les Anti-balaka qui, selon lui, devraient plutôt être récompensés. Dans son discours, il a relevé la provocation de l’exécutif centrafricain à l’égard des ceux qu’ils appellent les patriotes Anti-balaka.
“L’on peut comprendre aisément comprendre la logique agressive de la Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza qui, lors de la visite à Mbaïki en compagnie du ministre français DD la défense, son excellence Jean Yves LEDRIAN, a aussi déclaré la guerre aux Anti-balaka. C,est cette prise de position que nous ne cessons de vivre jusqu’aujourd’hui”, a souligné Édouard Ngaïssona.
Il a par ailleurs interpellé les autorités de transition à avoir un regard particulier sur les éléments Anti-balaka en vue d’un cantonnement approprié.
Pour mémoire, le mouvement avait publié un communiqué annonçant la transformation du groupe armé en parti politique. Reste à savoir si tous les 75 000 combattants Anti-balaka s’y adhérèrent en toute conviction pour que la paix revienne en terre centrafricaine.
GASTON NGUEREKATA, CANDIDAT INDÉPENDANT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2015
CNC-Bangui (Centrafrique): 28-11-2014. Gaston Mandata NGUÉRÉKATA, homme politique centrafricain s’est déclaré candidat indépendantà la future élection présidentielle prévue le mois de juin 2015 en République centrafricaine. Il a confirmé sa candidature, lors d’une conférence de presse tenue, ce 28 novembre 2014 à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui. Étant leader d’un parti politique, Parti pour la Renaissance centrafricaine, en abrégé PARC, il s’est dit candidat indépendant aux futures élections présidentielles.
Une déclaration faite suite à un déplacement qu’il a effectué à l’intérieure du pays principalement dans la ville de Sibut où il a signé sa candidature en vue des élections à venir. Devant les journalistes de la presse nationale et certaines personnalités politiques conviées le leader du PARC a évoqué les raisons qui l’ont motivé à se présenter comme candidat indépendant à la future élection avant de porter un regard critique sur le dialogue national en mois de janvier prochain à Bangui, le code électoral et la tenue des élections en mois de juin 2015. Le choix de la ville de Sibut pour annoncer sa candidature, monsieur NGUÉRÉKATA a voulu mettre en relief l’importance que représente cette ville pour la République centrafricaine et que, selon lui, n’est pas à faire seulement dans la capitale Bangui.
“Le système politique et social centrafricain est effondré créant des inégalités. Je prends mon engament d’y remédier. La question de sécurité est un droit, une priorité de ma mission. Je suis candidat indépendant du peuple centrafricain. J’ai un projet politique de l’évolution du bien être de centrafricain. La justice équitable pour tous et la fin de l’impunité. Et je compte poursuivre l’œuvre de Barthélémy Boganda dans l’esprit de fédération“, à souligné Gaston Mandata NGUÉRÉKATA, Président du PARC.
Pour se justifier de sa représentativité à l’élection comme candidat indépendant, il a fait savoir que l’importance pour lui n’est pas son parti politique car dit-il les partis politiques en Centrafrique ont tous échoué.
“Les démons des partis politiques nous ont jamais laissés. Une fois élu, le président et ses partisans occupent les administrations du pays laissant les autres de côté. Pour mettre ses militants à l’aise, le parti procède à la chasse aux sorcières”, à-il justifié.
En abordant la question du forum de Bangui en vu d’un dialogue national prévu pour le mois de janvier prochain, Gaston NGUÉRÉKATA n’a pas passé par quatre chemins pour qualifier ce forum de fiasco que veulent faire les autorités de transition. Il y a eu, d’après lui, tant de dialogues dans le pays d’une période de quinze année mais qui n’ont rien apporté de bon. De son point de vue, les autorités de la transition centrafricaine n’ont pas la capacité de conduire le processus de la réconciliation en bon port.
“Si c’est pour un dialogue de la réconciliation nationale, laissez-moi vous dire que c’est un échec. Où sont les résultats de multiples dialogues dans le pays? Comment ce dialogue va se passer? Le bourreau sera de côte à côte avec la victime? Il faut laisser la question de réconciliation nationale aux dirigeants légitimes qui viendront. Car la réconciliation est un long processus et ça demande beaucoup de moyens pour le réussir“, a-t-il poursuivi.
A la question des Journalistes de la presse nationale sur le code électoral qui a déjà pris un mauvais départ, Gaston Nguérékation pense pour sa part que c’est une machination organisée par ceux qui sont à la charge de transition afin de monter de toute pièce une mascarade électorale. Il a donc proposé la relecture du code électoral par des intègres en la matière permettant un vote pour tous les Centrafricains aux pays et à l’extérieur.
Le candidat indépendant s’est montré confiant en sa candidature, des projets élaborés pour convaincre les Centrafricains afin de le soutenir dans sa vision politique. Une politique qui, dit-il, va engager tous les Centrafricains. Touchant au point de la tenue des élections en mois de juin prochain, il n’a pas maché les mots indexant toujours les responsables de la transition de n’avoir pas montré leur volonté manifeste d’organiser ces élections dans un bref délais.
” Il faut montrer à la communauté internationale que nous avons la volonté d’aller aux élections. Les autorités de ce pays savent bien depuis janvier 2013 que nous devons aller aux élections en janvier 2015. Les Nations unies ont les moyens techniques et financiers d’organiser ces élections. Donc je pense qu’il n’y a pas une raison de décaler la date de juin 2015. Les élections doivent se tenir bel et bien en cette date“, a martelé Gaston Mandata Nguérékata.
Faisant allusion à la vielle politique, l’homme politique centrafricain, après une absence prolongée aux États-Unis d’Amérique, il sollicite le soutien notamment de la jeunesse centrafricaine pour, selon lui, mettre en place un projet de développement, la voie qui sortira la République centrafricaine du KO.
François Grosjean, annonce la réouverture de l’Alliance française de Bangui
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 28-11-2014. Après près d’un an de fermeture, suite à la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine, l’Alliance française de Bangui va très bientôt, notamment le 6 décembre prochain, rouvrir ses portes. L’annonce a été faite par le nouveau Directeur de l’alliance, François Grosjean, lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 28 novembre 2014, à la pâtisserie Grand Café d’Alain Diab à Bangui, en présence du promoteur de la culture centrafricaine, Alex Ballu.
Véritable soulagement pour les amoureux culturels centrafricains de voir le lieu par excellence d’expression culturelle, à savoir l’Alliance française de Bangui appelée affectueusement ‘’AFB’’ par les Banguissois, rouvrir ses portes. « Nous avons assez souffert avec la crise, je pense qu’il est maintenant temps que Bangui retrouve ses jours de gloire, que la RCA retrouve la paix. Nous espérons que le 6 décembre soit l’occasion pour les centrafricains d’oublier le 5 décembre passé où le pays a sombré dans le chaos. » s’est réjoui Alain Diab, patron de la pâtisserie Grand café qui a servi de cadre à la Conférence de presse.
L’ouverture sera non seulement pathétique avec le concert de Bibi Tanga, le célèbre artiste centrafricain de la diaspora, mais ce sera un moment de tenter de redonner vie à la capitale centrafricaine, comme l’a souligné François Grosjean : « Je pense que s’il y a une ville qui arrête de vivre à 18 heures, ce n’est pas une ville. Malheureusement, c’est la situation de Bangui. C’est pour cela que nous allons organiser l’ouverture de l’Alliance française de Bangui expressément à partir de 18 heures. Le grand concert du l’artiste centrafricain de la diaspora Bibi Tanga qui marquera cette ouverture va être lancé à cette heure-là, parce que la nuit apporte de la magie au spectacle. Mais, l’idée derrière, c’est que les centrafricains prennent le courage de faire cesser la crise, en faisant vivre leurs villes au-delà de 18 heures. »
Déjà au programme du nouveau directeur de l’Alliance française de Bangui, plusieurs chantiers pour réactiver le monde culturel centrafricain. En effet, la réouverture sera suivie immédiatement de la manifestation de la Journée mondiale des Droits de l’homme et violences faites aux femmes. Le 13 décembre, il y aura le Forum des Ong qui verra la présentation des activités de plusieurs Ong invitées, des présentations des sketchs et projections des films ; entre temps du 12 au 14 décembre, il sera organisé un « marché de Noël » en partenariat avec la structure artistique ‘’Beafrik’Art’’ suivi de séries de conférences-débats en partenariat avec l’Université de Bangui.
Un grand invité sera accueilli en terre centrafricaine, le 10 janvier, à savoir Yvan Amar, l’animateur de l’émission ‘’La danse des mots’’ sur RFI qui, dix jours durant, réalisera son émission en public, avec des acteurs centrafricains et le peuple centrafricain sur divers thèmes liés à l’actualité de la crise centrafricaine.
Le mois d’avril sera marqué par une visite remplie d’aventures en terre centrafricaine d’une délégation des artistes maliens. Le thème central de leurs séries de réalisation au cours cette visite est la « Résidence Blonda » qui sera dominé par le projet « Thérapie de rue » en lien avec la création du Département de psychologie à l’Université de Bangui qui va être animé par le célèbre malien, Adama Bakayoko.
En juin, des échanges poétiques en musique seront animés par Romain Sokpe Bally-Kenguet et Marc Delouze. Il sera question de mettre en valeur tout le potentiel musical centrafricain. Alors que l’ « autosuffisance alimentaire » sera inscrite dans le cadre d’une de campagne agricole qui verra la participation des centrafricains, mais aussi des étrangers.
Selon François Grosjean, le programme qu’il projette n’a qu’un seul but : « Nous volons, à travers ce squelette de programmation, enrichir la scène artistique, de créer de nouvelles collaborations artistiques et culturelles à travers le monde. » Quant à Alex Ballu, « sous d’autres cieux, quand le pays est en crise, les artistes sont en premier plan. La situation de Centrafrique ne pouvait laisser indifférents les artistes centrafricains, d’où toute notre satisfaction de voir l’Alliance française – ce grand centre culturel rouvrir pour l’animation de la vie après tout ce que les gens ont connu. »
Rendez-vous est donc donné pour le 6 décembre prochain, à cette réouverture.
On ne sait pas ce que le XVème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui se tient dans notre capitale ce weekend, rapportera au Sénégal comme gains et retombées économiques, mais le coût pour nos finances publiques anémiées de ce grand rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernements de pays ayant la langue française en partage est, lui, à peu près connu. Alors que le déficit de ces finances est abyssal, on sait que, rien que pour la construction du joyau qu’est le centre international de conférences de Diamnadio, la facture s’est élevée à plus de 50 milliards de francs cfa, les chiffres donnés par le président de la République, le Délégué général à l’organisation du sommet et le ministre de l’Economie et des Finances étant différents mais tournant tous autour du chiffre donné ci-dessus.
Quant aux dépenses d’organisation proprement dites, elles peuvent être raisonnablement estimées à dix milliards de francs au bas mot, rien que les véhicules — de marque Peugeot, francophonie oblige ! — devant convoyer nos illustres hôtes ayant coûté deux milliards de nos francs. Et quand on sait qu’il a fallu commander une centaine de motos flambant neuves, équiper nos forces de défense et de sécurité en matériels dernier cri, déguerpir tous les mendiants, loqueteux et autres « encombrements humains » (comme on disait si joliment du temps du poète-président Léopold Sédar Senghor !), rénover les principales artères, donner un coup de neuf à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, casquer pour la mobilisation des militants du parti au pouvoir pour servir de haies humaines mais aussi pour faire la claque aux mêmes hôtes, l’addition risque d’être plus que salée pour le Trésor public. Dans ces conditions, inutile de dire qu’après les flonflons de la fête, les lendemains risquent d’être particulièrement difficiles. Gueules de bois garanties !
C’est qu’on a beau chercher, on ne voit guère ce qui peut justifier une telle débauche de moyens et d’énergie car la Francophonie, franchement, notre peuple n’en espère pas beaucoup. C’est si vrai que les Sénégalais dans leur grande majorité, préoccupés par la gestion d’un quotidien obsédant, ne s’intéressent guère à cette manifestation à laquelle plus de 40 chefs d’Etat et de gouvernements sont attendus. Alors que la langue anglaise a fini d’étendre son hégémonie sur le monde, le français ne sert plus encore qu’à donner à la France l’illusion de sa grandeur perdue même si elle dispose encore du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. De ce point de vue, son pré carré de l’Afrique noire reste encore, dans le monde, le dernier salon où l’on cause français. Pour notre plus grand malheur du reste ! En effet, aucun des pays émergents d’Afrique au Sud du Sahara n’est majoritairement francophone même s’il peut arriver, par ailleurs, d’y rencontrer quelques individus qui parlent la langue de Molière. Du Nigeria à l’Afrique du Sud en passant par le Botswana, le Ghana, l’Ethiopie et on en passe, aucun pays qui ait été colonisé par la France dans ce palmarès des bons élèves économiques du continent. Il est vrai que Marianne elle-même n’a plus grand-chose à nous offrir sur le plan économique. A preuve, pour l’organisation du XVème sommet de la Francophonie, elle n’a donné à notre pays que 20 motos… d’occasion plus quelques babioles à la Police et à la Gendarmerie. Toutes les autres dépenses ont été supportées par le contribuable sénégalais !
Comme dit plus haut, le plus grand réservoir de locuteurs francophones qui subsiste encore, c’est l’Afrique noire, laquelle constitue aussi la plus grande zone d’expansion de l’Eglise catholique romaine. Mais de même que l’avènement d’un Pape noir n’est pas encore à l’ordre du jour, de même, pour la France, qui considère qu’elle ne peut pas accueillir toute la misère du monde — ce que personne ne lui demande du reste ! —, la Francophonie, c’est bien beau tant que les Africains resteront chez eux et consommeront des programmes de RFI, de TV 5 monde, de France 24 et s’abrutiront de ses téléfilms et navets. Car si elle peut s’accommoder de la libre circulation de ses idées à l’intérieur de l’espace francophone, il n’est surtout pas question de libre circulation des personnes. Il ne faut pas demander au bon Dieu sa barbe, voyons ! De ce point de vue, l’exemple le plus emblématique de la fermeture des frontières françaises aux élites africaines qui ont pourtant fait leurs humanités dans sa langue, c’est bien celui de notre compatriote Oumar Sankharé. Sans doute le seul double agrégé de grammaire et de latin dans tout l’espace francophone africain, ce brillant universitaire s’était vu refuser un visa d’entrée dans l’Hexagone il y a quelques années. Pis, il n’a même pas été coopté dans le comité scientifique chargé de préparer le sommet de ce week-end, alors que des hurluberlus que l’on peut raisonnablement qualifier de crétins intégraux ont été admis dans ledit comité.
Mais à défaut d’apporter la prospérité économique aux Africains se trouvant dans sa zone d’influence, la France déploie généreusement au-dessus de leurs têtes son parapluie militaire. Au vrai, c’est d’ailleurs tout ce qu’elle peut nous offrir actuellement, ce qui fait d’elle la championne du monde des interventions militaires en Afrique. Chacun de ses chefs d’Etat met son point d’honneur à avoir sa petite guerre africaine. Giscard était intervenu au Zaïre lorsque la Légion avait sauté sur Kolwezi, Mitterrand au Tchad, Hollande a fait la guerre aux djihadistes d’Aqmi ainsi qu’aux islamistes du Mujao au Nord Mali… Mais le plus va-t-en-guerre a sans doute été le président Nicolas Sarkozy qui a détourné une résolution de l’ONU instaurant une zone d’exclusion aérienne en Libye pour détruire les infrastructures de ce pays et en profiter pour faire tuer le Guide Mouammar Kadhafi. Non content, son dispositif militaire « Epervier » en Côte d’Ivoire avait bombardé la résidence de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avant de le capturer pour le livrer aux « Forces nouvelles », la milice du président Alassane Ouattara, l’homme de la France sur les bords de la lagune Ebrié. Pour avoir eu l’outrecuidance de tenir tête à M. Sarkozy, le président Laurent Gbagbo s’est retrouvé emprisonné dans les geôles de la Cour Pénale internationale (CPI), à Scheveningen, en Hollande, en même temps que Charles Blé Goudé, l’ancien leader des « Jeunes patriotes », le mouvement de jeunesse qui le soutenait. Et alors que la Côte d’Ivoire a connu une guerre civile qui a duré de 2002 à 2010, au cours de laquelle des massacres à grande échelle ont été commis par les deux camps, seuls des partisans du régime renversé avec le soutien de l’armée française ont été traduits devant la CPI ! Merci la France. Une honte que cette CPI, un tribunal qui n’a jamais inculpé, encore moins emprisonné, depuis qu’il existe, des personnes provenant d’ailleurs que d’Afrique noire. Avec l’aval de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais que voulez-vous, du moment qu’avec son armée et la CPI, cette puissance moyenne européenne tient à sa merci les chefs d’Etat africains ! Du moins ceux parmi eux qui sont des Nègres… De même, quand des Ong françaises parlent de « biens mal acquis » ou de démocratie, cela ne peut concerner que l’Afrique noire, guère l’Arabie Saoudite, le Qatar ou le Koweït, par exemple, où la France signe des contrats d’armements mirobolants ! Et dire que dans certaines de ces charmantes contrées, les femmes n’ont même pas le droit de conduire des voitures…
Tout cela pour dire que ce pays — qui avait dévalué le franc cfa en 1994 en annonçant à l’époque, sous le Premier ministre, M. Balladur, qu’elle se désengageait de l’Afrique (« un continent sans espoir » pour aller investir en Europe de l’Est avant de revenir ventre à terre sur le continent une vingtaine d’années plus tard !) —, tout cela donc pour dire que cette France-là ne peut pas être attractive aux yeux des jeunes Africains. A l’époque, elle avait fait convoquer 16 chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et des Comores par un obscur ministre de la Coopération à Dakar pour leur annoncer sa décision de diviser la valeur de notre monnaie en deux !
Le sommet de la Francophonie ? Une grande récréation avant un douloureux réveil. Car si l’Afrique veut entrer dans une ère de prospérité comme les autres continents, elle doit regarder ailleurs que vers la France qui est assurément en état de paupérisation avancée !
Mamadou Oumar NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)
Une première fois en Centrafrique. C’est de la première École privée chargée de la formation des jeunes arbitres de football dans notre pays, dénommée “Académie des Arbitres d’Élite de Football en Centrafrique” (A.A.E.F).
Ce centre de formation privé est sous la tutelle de la Fédération Centrafricaine de Football. Il a pour objectifs la formation, le suivi et la promotion de ces jeunes arbitres de football qui seront formés dans cette académie afin de défendre valablement les couleurs et l’honneur de notre Fédération puis de notre pays la République Centrafricaine.
En plus, cette formation sera assurée par des Instructeurs Techniques et Physiques FIFA / CAF de notre pays.
Dakar(Corbeau News Centrafrique): 28-11-2014. Dakar, la capitale des francophones est en pleine ébullition sur le plan politico-culturel et à la fois l’inverse. Car les anti-francophones d’Afrique ont un autre son de cloche. Ces derniers ne dorment pas comme lancent ordinairement les sénégalais, « Dakar qui ne dort pas ». Les choses bougent positivement dans la capitale de la francophonie qui abrite le XVème sommet et à la fois négativement pour ne pas dire dangereusement. Vu l’annonce de l’anti-loge qui a un programme très musclé défiant les pro-francophones, il en relève un grand fossé qui se creuse entre la génération de la vielle classe et celle de la jeunesse africaine révolutionnaire qui, pour cette masse de développeurs de demain, « La Francophonie, c’est le Colonialisme », lit-on sur leur affiche et dépliant distribués à tour de bras par les initiateurs dont la plupart ne sont que des jeunes (étudiants et élèves). Le grand rendez-vous était donné pour
une marche qui prendra son départ devant le siège de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) pour la place de la nation (ex-Obélisque). Tout porte à croire que depuis l’insurrection populaire burkinabé, le printemps africain est en train de souffler sur tout le continent pour mettre un terme à la dictature et le néo-colonialisme qu’impose la France aux pays africains colonisés.
Avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, tout au contraire, les africains ne croient pas à la fin de France-Afrique. Les choses semblent passer à une vitesse supérieure que la jeune africaine ne voit pas de bon œil en réprimandant leurs chefs d’Etat qui sont arrivés au pouvoir par les armes, ceux qui sont passés par les urnes et qui veulent procéder à la modification ou la révision de la Constitution. Pourtant, le thème de ce XVème sommet de la francophonie est : « Femmes, Jeunes et Enfants, vecteur de la paix et acteurs de développement ». Les principaux acteurs estiment pour eux que c’est de la pure démagogie des dirigeants des pays africains de connivence avec leurs homologues français et occidentaux pour maintenir la majorité dans l’esclavagisme politico-socio-culturel. La tension monte d’un cran à Dakar sur ce ton : « Du 29 au 30 novembre 2014 se déroulera à Dakar, l’infâme sommet de la Francophonie.
Il n’appartient pas aux administrations françaises, la gauche étant pire que la droite, de nous rassembler autour d’un concept aussi nébuleux que la Francophonie à des fins soi-disant humanistes. C’est elles qui balkanisent, effectuent en Afrique des ajustements structurels par l’assassinat politique et le coup d’Etat militaire, commandite les génocides, divisent pour mieux régner, en contrôlant nos banques centrales et notre monnaie et en supervisant les organes de presse chargés de nous désinformer. Elles ont dissolu les anciennes fédérations d’AOF et d’AEF, créé des micros Etats, soutenu les dictateurs qui leur étaient favorables, fait de l’Afrique une chasse gardée exclusivement réservé à leurs grandes entreprises, elles nous ont réduit avec la complicité de notre élite politique à la mendicité absolue ! Et comme dans toute entreprise coloniale, dont le but ultime est toujours d’asservir pour mieux
s’implanter, d’abrutir pour mieux exploiter, elles ont besoin de complices, de collaborateurs, d’africains qui jouent le jeu en se cantonnant au rôle qu’on leur assigne, et en respectant la bienséance édictée par leurs maîtres, pour mieux recevoir les Prix qu’on leur paye. C’est pour l’ensemble des raisons évoquées que nous vous convions à venir participer au contre-sommet de la Francophonie ».
Programme du contre-sommet de la Francophonie
27 Novembre – 10 H 00, au Relais Exposition Art Africain, concours Poésie/Slam
28 Novembre – 15 H 00, Conférence publique du groupe Refondation sur les « Martyrs de 1944 » à la salle de soutenance de la FLSH / Université Anta Diop
29 Novembre – 9 H 00, Colloque à l’Université Cheik Anta Diop (UCAD II), Thème : Francité Francophonie et Identités Nationales
29 Novembre – 15 H 00, Marche Départ RTS, Arrivée Place de l’Obélisque
29 Novembre – 17 H 00, Concert Place de l’Obélisque avec en groupe phare : KEURGUI, MAXICREW, MAXCRAZY, TAKEIFA
Pas moins de 57 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Dakar pour ce XVème sommet de la francophonie dont le président français François Hollande. La réunion des ministres des pays francophones a ouvert officiellement ses portes mercredi 26 novembre 2014 avec quiétude mais nous craignons le pire avec l’arrivée de François Hollande qui n’est pas au cœur des anti-francophones pour la politique des socialistes menée en Afrique.
1er Décembre : musulmans et chrétiens du 3ème arrondissement s’activent à fêter ensemble
Bangui (CNC): 27-11-2014. En première ligne, l’Association Les Frères Centrafricains, fondée par l’honorable Anatole Koué qui entent faire de la 56ème commémoration de la fête de proclamation de la République centrafricaine, une occasion par excellence où chrétiens et musulmans du 3ème arrondissement puissent se mettre ensemble. A cet effet, après qu’une réunion préparatoire de ces festivités ait eu lieu le mardi 25 novembre dans le quartier Fatima, une deuxième réunion tenue jeudi 27 novembre 2014 à l’école Gbaya-Dombia, au centre du fief musulmans de Km5.
L’honorable Anatole Koue, initiateur de ces rencontres préparatoires est revenu sur la nécessité d’organiser la fête du 1er Décembre prochain sous le signe de la cohésion sociale : « Nous allons attendre aussi longtemps que possible du côté des autorités politiques, la cohésion sociale tant souhaitée ne viendra pas vite. C’est pourquoi, au niveau de notre organisation ‘’Les Frères Centrafricains’’, nous avons cru qu’il fallait commencer avec les petites chances de cohésion sociale entre les communautés musulmane et non-musulmane. Notre organisation a le privilège dans ce domaine, en ce sens qu’elle regroupe et musulmans et chrétiens que nous appelons des ‘’ambassadeurs de la paix’’ qui sont suffisamment et régulièrement sensibilisés sur la nécessité de la paix et la cohésion sociale. » a-t-il déclaré avant d’ajouter, « Nous voulons profiter de la fête de la fête nationale du 1er décembre qui rappelle la proclamation de la république centrafricaine une et indivisible, pour donner la chance aux deux communautés enfermées dans des préjugés de conflit intercommunautaire de manifester ensemble. Pour cela, nous projetons déjà une grande marche, en lieu et place du défilé traditionnel du 1er Décembre à travers le Km5 jusqu’à Fatima, sur l’avenue Koudoukou et dans toutes les localités environnantes du Km5. »
L’initiative a beaucoup plu à Anour Sakine, Président de la Fédération nationale des ‘’Wali et Koli Gara’’ (Commerçantes et commerçants en langue nationale, le Sango) : « Nous voulons dès maintenant faire une grande mobilisation pour que le 1er décembre de cette année soit exceptionnelle au nom de la paix et la cohésion sociale. » a-t-il indiqué. Par ailleurs, il lance cet appel : « En ma qualité du Président de la fédération des ‘’Wali et Koli Gara’’, j’appelle tous les commerçants, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, pour que nous soyons plus que jamais ensemble lors de cette fête nationale. Pour ceux qui hésitent en dehors du Km5, je leur dis qu’ici, chrétiens et musulmans vivent en parfaite cohésion sociale, qu’ils viennent découvrir d’eux-mêmes que d’écouter le mensonge qui circulent sur le Km5 comme quoi, ici, aucun chrétien n’est admis. Cet appel va à l’endroit des Anti-Balaka et les Séléka de cesser leur violences, d’abandonner les armes, afin que nous puissions reconstruire la paix et la cohésion sociale dans notre beau pays, la RCA. »
Même son de cloche chez Ornella Damanda, habitante non musulmane de Km5 : « Je pense que c’est une bonne chose pour que nos frères et sœurs chrétiens qui n’habitent pas le Km5 viennent jusqu’ici et que nous commençons petit à petit à faire la paix entre nous. A l’occasion du 1er décembre prochain, j’espère que nous allons aussi sortir librement pour manifester et profiter d’aller rencontrer nos parents avec qui nous sommes séparés depuis décembre dernier. »
Quant à Bertrand Dodobé , l’initiative de l’association Les Frères Centrafricaine va au-delà d’une simple intention de cohésion sociale. Pour lui, la véritable cohésion sociale tant souhaitée ne passera que par des actions concrètes comme celles de réunir autour des activités, musulmans et chrétiens pour qu’ils réapprennent à vivre ensemble. « Je crois que les gens parlent trop. Le Km5 que je suis venu voir n’est pas ce que les gens dramatisent à l’extérieur de ce quartier. Il y a des gens, musulmans et chrétiens qui vivent en harmonie ici. Moi-même qui suis-là, j’ai quitté depuis le quartier Cattin pour venir à pied jusqu’ici ; mais je n’ai pas été agressé. Et si nous sommes invités pour manifester le 1er décembre à travers les quartiers environnants de Km5 et dans le Km5, je crois que ce sera un grand moment pour enlever la peur dans les gens. »
Indiquons néanmoins qu’un match de football joué par des enfants, musulmans et chrétiens confondus et diverses animations et présentations artistiques ont agrémenté cette deuxième rencontre.
CENTRAFRIQUE: SANGARIS ET EUFOR-RCA DANS LES ACTIONS CIVILO-MILITAIRES MENEES EN FAVEUR DE LA POPULATION
Bangui (CNC): 27-11-2014. La force française de l’opération Sangaris et la force européenne Eufor-RCA se proposent de mener les actions dans le domaine social et militaire en faveur de la population centrafricaine. Au cours d’un point de presse tenu, ce 27 novembre 2014 à la base militaire Camp de M’poko, elles ont présenté à la presse nationale quelques activités dites civilo-militaires menées au cours de ce mois dans la capitale centrafricaine.
Des patrouilles motorisées en appui avec les forces de la Minusca et la force de sécurité nationale pour la sécurisation de la population sous la coupe des bandits armés , l’escorte du troisième convoi de relocalisation d’ex éléments seleka cantonnés au camp RDOT à Bangui ayant accepté de regagner leur région d’origine constituent les principales activités militaires réalisées par la force française de l’opération Sangaris dans la capitale ainsi qu’à l’intérieur de Centrafrique. Au cours de ces activités, la Sangaris a dit avoir saisie, par “mesure de confiance”, beaucoup d’armes dont la destruction sera faite dans les prochains jours. Le don de 10 kits de matériels de voirie à la mairie de Bambari, le don des livres à la maison des jeunes de Bimbo, et les travaux de rétablissement de l’administration de l’État centrafricain font l’objet de ce qu’a réalisé la force Bangaris dans les semaines écoulées.
Du côté de la force Eufor, plusieurs activités sociales ont été réalisées dans les 3è et 5è arrondissements de Bangui en faveur de la population. Elle a établi d’un poste poste avancé de l’Eufor auprès du Commissariat du 5è arrondissement de Bangui, en soutien de la police centrafricaine. Ce poste avancé permet à la force européenne de rétablir la sécurité dans lesdits arrondissements sont sous son contrôle. Par ailleurs, l’Eufor-RCA, par sa troupe de génie, a également mené les travaux de réparation des fuites d’eau du réseau hydraulique à Kokoro dans le 3è arrondissement de la capitale.
En dépit des activités réalisées par ces forces internationales dont l’Eufor-RCA et la Sangaris dans le domaine social, la préoccupation de la population centrafricaine reste la question du désarmement des groupes armés qui règnent en maître dans le pays.
La Radio et la Télévision Centrafrique passent sur Canal Plus.
C’est désormais officiel et réel, la population centrafricaine du monde entier peut désormais regarder la Télévision Centrafricaine sur le Canal 157 du bouquet Canal Plus, et écouter la radio Centrafrique sur le Canal 247 du même bouquet.
Bangui (CNC): 27-11-2014. Le Ministère de la Communication n’a ménagé aucun effort depuis le début de la Transition pour briser le silence radio et soigner « l’aveuglement télé » occasionné suite aux différentes crises que le pays a connu. Le trou noir de l’information se comble de plus en plus. Les différentes missions et négociations avec des partenaires et Institutions étrangères comme Canal France International, France Médias Monde, Radio France International ont permis de signer des conventions et des accords pour la diffusion sur le bouquet de Canal Plus la radio et la télévision centrafricaines.
Pour la fête de la Proclamation de la République Centrafricaine du 1er Décembre, les activités et manifestations, mais surtout le déploiement dans les 16 Préfectures des Ministres Résidents le monde entier suivra en direct sur Canal Plus clés actions du Gouvernement de Transition.
Le Conseiller en Communication du Ministère de la Communication, Didier Martial PABANDJI a même confié à notre rédaction, que d’autres grands chantiers sont en cours pour redynamiser le secteur des Médias en Centrafrique, et l’importante question de la Carte Nationale de Presse est au centre des préoccupations de Monsieur Victor WAKE, Ministre de la Communication.
Les efforts consentis par les Membres du Cabinet du Ministère de la Communication avec un esprit dynamique et rigoureux commencent à porter ses fruits. En plus de toutes ces avancées notoires, soulignons la mise en place d’un site internet professionnel du département (www.communication-gouv-cf.org) vitrine des activités de communication gouvernementale et portail des textes officiels. A court terme, la Radio Centrafrique sera écoutée en direct sur internet (live streaming).
Le Ministère de la Communication tire, en outre, son épingle du jeu au niveau de la gestion des ressources humaines avec le paiement des arriérés de salaire des Pigistes, même si beaucoup déplorent une grande vacance de postes de responsabilités. La majorité des services et directions sont assurées par des Intérimaires qui assurent les fonctions depuis des mois, voire des années, sans jamais être confirmés.
Le Gouvernement de Transition devra se prononcer impérativement sur la question de la convention avec un Partenaire Privé Italien TELECONSULT dans le cadre de la construction et réhabilitation de bâtiments de la Télévision ainsi que d’assurer la couverture nationale de la radio diffusion. Selon nos sources, ce dossier présenté en Conseil des Ministres plusieurs fois par les Trois derniers Ministres qui ont dirigé le département, serait renvoyé à chaque fois sans jamais de décision prise.
Regains de tensions à Zémio et Ngaragba, la Minusca s’en explique
CNC-Bangui (Centrafrique): 28-11-2014. Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca a animé ce mercredi 26 novembre 2014, au siège de cette institution, une conférence de presse. Occasion par excellence pour Myriam DESSABLES de faire le point de la situation des regains de tensions de ces dernier temps, à Bangui, puis à Zémio, ainsi que d’autres chantiers de la force de maintien de la paix en Centrafrique.
Depuis le 18 novembre dernier, la ville de Zémio dans le Haut Mbomou a connu un regain de tension ponctué par la marche historique des femmes « seins nus » pour protester contre l’acte barbare des groupes armés ayant tué trois personnes et causant d’importants dégâts matériels. Selon Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique, après qu’une mission précurseur de la Minusca ait fait le déplacement de Zémio pour s’enquérir de la situation sur place, « le 22 novembre, une importante opération hélicoptée a été effectuée en direction de Zémio pour un rétablissement de l’ordre par le Bataillon du Gabon. Cette opération hélicoptée était composée de cinq (05) hélicoptères chargés de déployer en urgence cent (100) soldats pour la protection des populations à Zémio. » Ces hommes, a-t-elle précisé, devront rester aussi longtemps que possible à Zémio, jusqu’à ce que la situation se stabilise d’abord. L’on pourrait peut-être saluer ces efforts de stabilisation de la ville de Zemio, puisqu’aujourd’hui, un calme relatif semble s’emparer progressivement de la localité.
Quant à la recrudescence de la violence à Bangui, précisément à la prison centrale de Ngaragba, où une personne a finalement perdu la vie et de nombreuses autres blessées, c’est finalement le 20 novembre qu’une séance de travail a réuni personnel carcéral conduit par le Directeur de la Maison d’arrêt et une mission de la Minusca. A l’issue des échanges, « il a été demandé au Régisseur de la prison de soumettre un rapport détaillé sur cette question à l’attention des autorités judiciaires concernées en insistant sur les risques sécuritaires que cette situation peut engendrer. Il lui a été également recommandé d’en parler au Directeur général des Services pénitentiaires pour que ce dernier puisse être mis à jour par rapport à la réunion sur cette affaire le 25 novembre. »
A l’occasion de cette conférence de presse, Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique a fait le tour de quelques actions menées par les forces de maintien de la paix, à travers le pays. Elle a annoncé, entre autres que la Minusca a enregistré depuis le 7 novembre jusque-là, 25 cas de violations de violation des droits humains, entre autres des arrestations arbitraires, des atteintes au droit à l’intégrité physique, des violences sexuelles et sexistes, ainsi que des violations du droit à la vie.
Elle a, par ailleurs indiqué que d’importants efforts sont en train d’être faits pour faciliter au gouvernement la tenue à Bangui, d’ici début janvier du Forum national. Aussi, le processus de des préparatifs des élections prochaines a connu l’appui efficace de la Minusca, notamment la signature d’un accord entre le PNUD et le Projet d’appui aux élections en RCA (PRODOC), le 25 novembre qui permettra la mise en place d’un Fonds pour financer les matériels des élections. Entre temps, l’Ambassade de France et le PNUD ont déjà signé une Convention de 100 000 Euros qui vient s’ajouter à une première de 200 000 Euro pour le financement du processus électoral. L’Autorité nationale des élections (ANE) a aussi, de son côté bénéficié des appuis multiformes pour accélérer le processus, surtout dans les préparatifs de l’enregistrement des électeurs.
tUn assesseur dépouille un bulletin de vote lors de l’élection, par l’Assemblée de transion, du président par intérim de la RCA, en janvier 2014, à Bangui.
En Centrafrique, l’Assemblée de transition (le CNT) travaille depuis une semaine sur la réforme du code électoral. Ses membres devront se prononcer sur la biométrie et le découplage des élections présidentielles et législatives – deux innovations voulues en 2013, mais jugées complexes et coûteuses aujourd’hui. Mais mercredi, le CNT a renvoyé sa copie au gouvernement en demandant plus de concertation sur le sujet.
Quand, en 2013, les membres de l’Assemblée de transition avaient rédigé le code électoral centrafricain, ils avaient veillé à introduire dans la loi un certain nombre de garanties de crédibilité pour les scrutins à venir. Parmi elles : la nécessité du recours à la biométrie et l’obligation de découpler les élections législatives et présidentielles, avec entre les deux scrutins un délai d’au moins trente jours.
Un an plus tard, la donne a changé. Le processus électoral a pris du retard. La biométrie apparaît de plus en plus comme longue à mettre en place et coûteuse : elle demandera 37 milliards de francs CFA, selon les évaluations de la communauté internationale. Le découplage des élections lui, conduira à organiser cinq jours de scrutins différents : un référendum constitutionnel, deux tours de présidentielle, deux autres de législatives. Des coûts que les partenaires de la Centrafrique se refusent à prendre en charge.
Eviter d’autres crises
Le gouvernement de transition a déposé sur le bureau du CNT un projet de toilettage du code électoral – toilettage qui permettrait donc de réduire le coût du scrutin et faire en sorte que les élections puissent avoir lieu dans les délais prescrits. Les membres du Parlement de transition ne se prononcent pas pour l’instant sur le fond. Ils ont décidé mercredi de renvoyer au gouvernement sa copie en rappelant que, selon les textes, un tel projet doit faire l’objet d’une plus large concertation avant de leur être soumis. « Il faut faire le travail comme il se doit pour que ce qui va être décidé ne crée pas d’autres crises », a ainsi expliqué à RFI le président de la Commission des lois, Blaise Fleury Hotto.
Quatre Casques Bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ainsi qu’un présumé complice appartenant à la garde républicaine ont été appréhendés mercredi à Goma.
Un porte-parole du gouverneur de la province du Nord Kivu a confirmé qu’ils étaient en possession illégale d’uniformes militaires de l’armée congolaise et de la garde républicaine, une unité d’élite chargée de protéger le président Joseph Kabila.
Plusieurs sources à Goma dont des journalistes rapportent que trois militaires ukrainiens et un congolais ont été arrêtées au moment où ils s’apprêtaient à embarquer pour une destination inconnue.
Le motif exact de leur arrestation n’a pas été précisée.
Les quatre hommes auraient été conduits à l’auditorat militaire de Goma pour y être interrogés.
Ces informations n’ont jusque-là pas encore été vérifiées de source indépendante.
Anti-Balaka-et-les-policiers.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Combay-signalé-à-barberati-en-les-Anti-Balaka-et-les-policiers.jpg” alt=”Combat signalé à barberati en les Anti-Balaka et les policiers” width=”628″ height=”356″ />
LIBÉRATION DES 26 OTAGES DE FDPC DU CHEF REBELLE ABDOULAYE MISKINE
CNC-Bangui (Centrafrique) – 26-11-2014. Les 26 personnes dont 10 Centrafricains, 15 Camerounais et un prêtre polonais qui ont été prises en otage par le Front démocratique du Peuple centrafricain (FDPC) sont désormais libres. Elles ont été enlevées sur le corridor Bouar, Garoua-Boulaye, à l’ouest de Centrafrique, par ce mouvement du chef rebelle centrafricain Martin Kountamadi alias Abdoulaye Miskine. Les otages ont retrouvé la liberté seulement après trois mois de détention pour certains et deux mois pour d’autres.
Les Centrafricains se sont réveillés ce matin avec la nouvelle de libération des otages détenus par les combattants de FDPC. La libération a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi aux environs de 3 heures du matin de ce 26 novembre 2014 dans la région ouest de Centrafrique. Bien que la libération ait faite, aucune rançon aurait été versée, d’après Leonard Kamdika, le lieutenant du FDPC qui a annoncé la nouvelle de cette libération.
” La libération de ces otages s’inscrit dans le processus de la recherche de la paix en Centrafrique“, a justifiéLeonard Kamdika.
Pusieurs jours de discution avec l’appui de l’ex ministre centrafricain Karime Mekassoua ont été entamé pour que l’on arrive à la libération des 26 otages , selon Leonard Kamdika.
Mais le leader du FDPC, Abdoulaye Miskine, reste encore détenu en dépit des négociations avec les autorités centrafricaines, camerounaises et de l’appui du président congolais Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine.
Le chef de FDPC, le général Abdoulaye Miskine, a été arrêté et détenu par les autorités camerounaises depuis le mois de novembre 2013.
FAO: le Cameroun et le Gabon parmi les champions de la lutte contre la faim
Le Cameroun et le Gabon représenteront l’Afrique subsaharienne, lors du décernement des Prix d’hoenneur récompensant la lutte contre la faim par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le 30 novembre à Rome.
Les deux pays seront aux côtés du Brésil, de l’Ethiopie, de la Gambie, de l’Iran, du Kiribati, de la Malaisie, de l’Ile Maurice, de la Mauritanie, du Mexique, des Philippines et de l’Uruguay, comme étant les nouveaux venus sur la liste des pays qui ont le mieux réussi la lutte contre la sous-nutrition, selon un communiqué publié mercredi sur le site officiel de la FAO.
Parmi ces pays, certains ont atteint le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à savoir réduire de moitié la proportion des sous-alimentés à l’horizon 2015, alors que d’autres ont atteint l’objectif encore plus difficile du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 (SMA) consistant à réduire de moitié le nombre absolu des affamés avant 2015, d’après la même source.
En guise de reconnaissance des progrès accomplis par ces treize pays, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO décernera à leurs représentants des Prix d’honneur au cours d’une cérémonie qui se tiendra le 30 novembre 2014 au siège de la FAO, à Rome, selon le même communiqué.
Au début de cette année, la FAO avait reconnu les réalisations de trois pays alors qu’en 2013, 38 pays s’étaient illustrés pour avoir réduit de moitié, avant 2015, soit le nombre absolu, soit la proportion de sous-alimentés, au sein de leurs populations respectives.
Selon les estimations de la FAO, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, l’Iran, Kiribati, la Malaisie, Maurice, la Mauritanie, le Mexique et les Philippines ont déjà atteint le premier des OMD (l’éradication de la faim) alors que le Brésil, le Cameroun et l’Uruguay sont allés plus loin en atteignant l’objectif plus ambitieux du SMA qui consiste à réduire de moitié le nombre absolu d’affamés avant 2015.
Douze milliards du PNUD pour l’appui aux élections en RCA
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a octroyé 12 milliards de FCFA au gouvernement centrafricain pour la mise en œuvre du Projet d’appui au cycle électoral (PACEC), aux termes d’une convention signée à Bangui.
L’accord dans ce sens a été signé mardi par la ministre du Plan, Florence Limbio, le ministre de l’Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, et le représentant résident du PNUD en Centrafrique, Aurélien Agbonency.
‘’La signature des documents du projet d’appui au cycle électoral 2014-2016 est une étape importante pour le retour de ce pays à une vie constitutionnelle normale. C’est un acte significatif pour la consolidation de la démocratie et le retour de la paix”, a indiqué le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.
Pour sa part, la ministre du Plan a déclaré que ‘’La cérémonie qui nous réunit constitue ce jour donc un signal fort à tous ceux qui, de bonne foi ou non, pensaient, voire continuent de croire à une transition sans fin. Cet acte donne la preuve de la volonté d’un retour à, l’ordre constitutionnel”.
Selon Florence Limbio, le respect du calendrier proposé par l’autorité nationale des élections (ANE) dépend des ressources que ‘’nous y mettrons ensemble”.
Forum de Bangui : Les leaders religieux plaident encore pour le dialogue à la base
Bangui (CNC): 26-11-2014. Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’Imam Omar Kobine Layama et Pasteur Nicolas Grékoyamé ont animé ce mercredi 26 novembre 2014, une conférence de presse à Bangui, lors de laquelle, ils ont présenté leur prix décerné par l’Ong américaine Search for Common ground ; mais ils se sont également prononcé sur le forum de Bangui, annoncé pour janvier prochain.
Le trio des leaders religieux a été visiblement très déçu de voir la première étape du Forum de Bangui escamoté sur ordre des partenaires internationaux, notamment la médiation internationale qu’incarne le président Congolais Dénis Sassous Nguesso. « Depuis très longtemps, nous avons crié haut et fort, à travers nos inlassables plaidoyers au sujet du désarmement. On ne peut pas dialoguer arme à la main. Les centrafricains n’étant pas si rancuniers comme beaucoup le pensent, si un bourreaux s’assoit devant ses victimes et reconnait ses actes, la communauté saura le pardonné et ce sera un soulagement pour les victimes. C’est pourquoi, nous pensons que la plateforme des religieux n’a pas pleinement sa place dans le dialogue de Bangui, puisque les victimes que nous plaidons la cause seront écartés de ces assises. La plateforme des religieux ne sera pas en premier plan au Forum de Bangui » a déclaré Mgr Dieudonné Nzaplainga pour cracher le sentiment de mépris de la place des victimes dans la crise en République centrafricaine.
Le Pasteur Nicolas Grékoyamé a fait savoir pour sa part que l’organisation d’un dialogue politique à Bangui est une volonté manifeste de négation des souffrances des centrafricains de l’arrière-pays : « Nous pensons que lorsque quelqu’un est lésé dans ses intérêts, il est normal et juste qu’on puisse l’écouté. Et la meilleure manière de cette écoute, c’est d’aller vers ces personnes. Or, les centrafricains ne se résument pas seulement à Bangui. D’ailleurs, ceux qui ont subi le plus ces exactions, qui ont perdu leurs biens, qui ont perdu en vies humaines, se trouvent en province. » a-t-il dit.
Même sentiment chez l’Imam Omar Kobine Layama qui a laissé entendre : « Nous avons fait la proposition du dialogue à la base au gouvernement parce qu’après avoir fait l’exégèse des dialogues en Centrafrique, on s’est rendu compte que les dialogues politiques sont toujours organisés au sommet de l’Etat. Et ce sont les mêmes personnes qui se retrouvent pour des amnisties et pour se partager des postes. Malheureusement, les victimes sont là en train de les observer. C’est, à notre point de vue, ce système qui nourrit la haine au milieu de la population. »
Bref, les leaders religieux en se retirant du premier plan dans ces assises annoncées pour janvier prochain ont ainsi rejoint la présidente de la transition Catherine Samba Panza qui avait projeté ce dialogue selon des étapes dont la toute première devrait être un diadoque à la base, c’est-à-dire à travers les seize préfectures de la RCA.
A propos du prix pour la paix décerné par l’Ong américaine Search for common ground, les trois leaders n’ont pas caché leur satisfaction. Chacun d’eux a, devant lui, le prix qui leur a été remis depuis le 16 novembre dernier aux Etats unis. En effet, la conférence de presse de mercredi dernier, se voulait l’occasion par excellence pour le trio de présenter au peuple centrafricain cette reconnaissance internationale. « C’est un moment émotionnel pour nous. Beaucoup de gens nous suivent dans ce que nous faisons, il est normal que nous ayons cette reconnaissance en retour. C’est depuis le début de la crise que nous nous sommes mis à l’œuvre pour déployer tous nos efforts pour dire non à la violence, non à l’instrumentalisation de la religion. » a noté Imam Kobine
Mais, cela n’a pas été facile du tout. C’est un vrai sacrifice, voire au prix de leur vie comme l’a relevé Pasteur Nicols Grékoyamé : « Nous sommes des pasteurs et lorsque nous voyons que la vie de nos brebis est en danger, il est de notre devoir de nous lever, de nous mettre au premier plan, quel que soit le prix à payer. Moi par exemple, j’ai dû abandonné ma fille agonisante pour aller avec mes frères à la lutte pour cette cause, alors qu’après moi, elle était décédée; ce qui ne m’avait pas empêché de continuer. La vie de l’Imam est menacée. Une fois, avec l’Evêque nous avons été menacés au quartier Kpéténé. » Le pasteur ajoute qu’à travers ce prix, Search For Common Ground est un message d’encouragement et un appel à la persévérance pour le trio.
Quant au Mgr Nzapalainga, il a dédié le prix aux populations victimes du conflit en RCA.
DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE A LA
SITUATION DES DETENUS DE LA PRISON CENTRALE DE NGARAGBA.
Nous déplorons ces incidents malheureux qui ont conduit à la mort de plusieurs détenus et des soldas frère africains.
Nous regrettons la lenteur de l’appareil judiciaire qui aujourd’hui retient en détention sans jugement plus de 600 Centrafricains en violation des règles élémentaires des Droit de L’Homme, malgré la présence et l’assistance technique des Nations Unies.
Nous condamnons l’attitude des autorités pénitentiaires et du gouvernement, qui portent l’entière responsabilité de cet incident avec la complicité des Nations Unies.
Nous lançons un appel au ministre de la justice et à la Minusca, pour une meilleure prise en charge des Centrafricains en détention préventive, pour que ce genre d’incident ne se reproduise.
Par ailleurs nous tenons à informer la FIDH et Human Rights Watch sur la situation très précaire de sante des détenus de NGARAGBA, notamment le cas de FEISSONA Olivier, BAMBETI Guy, NGANAFEI Honoré et autres.
La coordination des ANTI BALAKA exprime ici ses vives inquiétudes à l’endroit du gouvernement de la transition sur la question de la santé, de ces braves Centrafricains arrêté illégalement à NGARAGBA, et le met en garde contre tout ce qui leur adviendra.
Ampliation :
– Médiateur ; Présidente de transition; CNT ; Primature ; Minusca ; UE ; UA ; Ambassade de France ; Ambassade des USA ; Presse Nationale et Internationale ; OCDH ; LCDH
Il a plusieurs fois été accusé d’alimenter la crise centrafricaine depuis son exil, au Bénin. Accusations qu’il avait toujours balayées du revers de la main, clamant à qui voulait l’entendre son innocence et évoquant au besoin un complot visant à l’empêcher de revenir au pouvoir en Centrafrique. Mais Michel Djotodia, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a beau se défendre, les faits sont têtus et parlent contre lui. Cette fois-ci, c’est de l’ONU que s’est élevée la voix accusatrice. Une voix qui, cette fois, ne laisse pas à l’ex-chef des rebelles de la Séléka, la moindre issue de sortie. En effet, le Conseil de sécurité des Nations unies vient de publier une liste de personnes qu’elle s’apprête à sanctionner, en raison de leur implication dans des conflits nationaux ou encore de leur « implication dans des trafics de ressources naturelles de leur pays. » Une liste dans laquelle l’ex-chef des Séléka, par ailleurs ancien président de la RCA, Michel Djotodia, figure, comme on s’en doutait, en bonne place. Le groupe d’experts des Nations unies, à l’origine de ladite liste, est formel : « Michel Djotodia continue d’agiter ses partisans contre le gouvernement de la transition ». Si comme beaucoup de personnes le pensent, cette accusation est avérée, Michel Djotodia « verra ses avoirs gelés et lui-même sera interdit de voyager. » On se rappelle que François Bozizé, le prédécesseur de Djotodia, avait écopé de la part de l’organisation onusienne de la même sanction, pour les mêmes motifs. François Bozizé, accusé d’être le bras financier des anti-Balaka, s’était retiré avec ses proches en France d’où il utilisait son immense fortune malhonnêtement acquise, pour fournir armes et salaires aux leaders des Anti-Balaka. Un soutien qui leur avait permis de commettre des massacres à grande échelle sur d’autres Centrafricains de confession musulmane. On est alors tenté de se demander si Michel Djotodia tout comme François Bozizé ont jamais eu un quelconque amour pour ce peuple pour qui ils ont toujours juré vouloir travailler. Comment après avoir servi ce pays, ces mêmes dirigeants s’entêtent-ils à le mettre à feu et à sang, parce qu’ils ont perdu le pouvoir ?
La volonté de leurs compatriotes, c’est que ni Bozizé, ni Djotodia ne reviennent au pouvoir à Bangui.
Le communiqué du Conseil de sécurité des Nations unies évoque un éventuel gel des avoirs de Djotodia. Or, parler de gel des avoirs de quelqu’un qui n’a passé qu’une seule année à la tête d’un pays africain, c’est reconnaître implicitement l’étendue du pillage que ce pyromane a fait dans le budget de son pays. Et que dire alors de François Bozizé qui, lui, aura passé plus d’une décennie aux affaires ?
De ce point de vue, on est tenté de dire que la décision du Conseil de sécurité des Nations unies n’est qu’une demi-solution. Les Nations unies devraient plutôt obliger ces deux ex-hommes forts à rendre gorge ; le peuple centrafricain doit obtenir réparation d’un préjudice que même une peine à la perpétuité ne suffirait pas à faire oublier.
Il faut dire que ces deux anciens chefs d’Etat ont une idée bien cynique de la gestion du pouvoir ; on arrive par les armes, on s’impose par la corruption et les assassinats politiques, on pille les ressources du pays et après on se sert de ce même butin pour reconquérir le fauteuil présidentiel perdu, en suscitant des rébellions. Pour ces deux anciens dirigeants, rien ne vaut leur fauteuil présidentiel. Pas même la vie de leurs compatriotes. Michel Djotodia et François Bozizé, c’est connu, se préparent pour être candidats aux élections de 2015 ; cela explique sans doute pourquoi après les Séléka, les Anti-Balaka ont décidé, à leur tour, de se muer en parti politique et de conquérir le pouvoir par les urnes et non plus par les armes.
Selon François Bozizé, il reviendra au pouvoir en Centrafrique « si Dieu le veut ». On est tenté de lui répondre que, pour une fois, la volonté de Dieu et celle de ses compatriotes c’est que ni lui, ni Djotodia ne reviennent au pouvoir à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Seminaire-du-groupe-politicomilitaire-G7-à-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Séminaire du groupe politico-militaire G7 à Bangui
LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES REGROUPÉS AU SEIN DE G7-SIRIRI S’ENGAGENT À ENTERRER LA HACHE DE GUERRE
Bangui (CNC): 25-11-2014. Impossible mais vrai que les ennemis d’hier peuvent devenir les amis d’aujourd’hui. Les groupes politico-militaires en République centrafricaine qui, depuis le déclenchement des hostilités ayant plongé le pays dans le cycle de violences inter communautaires, s’engagent à enterrer ensemble leur hache de guerre.
Ils se sont groupés dans une plate forme dénommée “G7-Siriri” et présidé par Monsieur Mohammed Moussa Dhaffaneun ancien de l’ex-coalition Séléka. Le G7-Siriri est un groupe composé de 7 groupes armésactifs en Centrafrique et qui ont signé l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville le 23 juillet dernier. Ils s’agit notamment de l’ex coalition séléka, Anti-balaka, MLCJ, RJ, FDPC, UFR et UFRF.
Lors d’un séminaire organisé par G7-Siriri, aujourd’hui 25 novembre 2014 au complexe sportif 20000 places à Bangui, les ex combattants de G7-Siriri se sont échangés sur plusieurs points avec des propositions pour la sortie de crise en Centrafrique. ces groupes politico-militaires sont représentés chacun par des délégations venues de chaque régions de Centrafrique où ils opèrent afin de prendre part à ce séminaire. L’objectif du séminaire consiste à faire la restitution des engagements pris lors de la signature de cessez le feu au forum de Brazzaville. Car l’accord de Brazzaville a prévu la restitution des grandes décisions prises par les signataires dudit accord. C’est aussi de préparer le dialogue politique national au début d’année 2015 à Bangui.
Les différentes délégations, à leur tour, ont la tâches de restituer ces engagements à leurs bases afin que les armes se taisent définitivement en République centrafricaine. L’émotion était vive. L’on voit les ex seleka et Ant-balaka s’embrassent et se font des accolades, chantant l’hymne nationale en signe de la réconciliation. Chose qui ne se produit jamais entre eux depuis le déclenchement de la crise en cours dans le pays. Beaucoup de choses ont été dites lors de ce séminaire. Tous ont un seul mot sur les lièvres, “la paix en Centrafrique”.
“C’est nous qui avons lancé les hostilités, et c’est nous qui pouvons cesser à ces hostilités afin de montrer à ceux qui continuent de nous manipuler que nous nous sommes désormais engagés pour la paix dans notre pays”, a dit Éloge KOÏ, Rapporteur général de G7-Siriri.
Par ailleurs, Les ex combattants de ces groupes armés pointent du doigt les forces internationales, en particulier les forces françaises de l’opération sangaris d’être, selon eux, les instigateurs des hostilités entre les groupes armés en Centrafrique. Faisant allusion aux derniers évènements dans la ville de Bambari, au centre-est du pays, ils ont souligné que des armes ont été distribuées aux peuhls locaux par ces forces françaises basées dans la région pour commettre des exactions.
“Nous-même, nous pouvons mettre fin aux mandats de toutes ces forces internationales dans notre pays si nous nous engageons à déposer les armes de guerre dont nous disposons“, a martelé un chef Anti-balaka.
Les compagnons d’armes ont mis en place des initiatives de nature à matérialiser leur vision en faveur de la paix en Centrafrique. Un comité va bientôt être mis sur pied afin d’organiser une grande caravane dans la capitale centrafricaine à cet effet. Une caravane au cours de laquelle, les ex seleka vont accéder aux camps des Anti-balaka et vice versa, en signe de paix et réconciliation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-miliciens-Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>A group of anti-balaka militiamen pose for a photograph on the outskirts of Bangui.The group was formed after Michel Djotodia, leader of the mostly Muslim rebel coalition known as Séléka, rose to power. Anti-balaka means “anti-machete” or “anti-sword”Reuters
Alerte Sécurité : un groupe des Anti-Balaka de Carnot vient de tuer un jeune homme
Carnot (Centrafrique), Corbeau News 25-11-2014. Les faits se sont déroulés il y’a quatre (4) heures du temps à Carnot. Une scène de film selon les témoins que Corbeau news a pu joindre sur place.
Un jeune Musulman appelé SABOU, âgé de 21 ans, réfugié avec sa famille dans l’église catholique du quartier Zawa de la ville de Carnot depuis plusieurs mois mais aujourd’hui, il a décidé de sortir un peu du lieu de son refuge pour aller vendre le sac de riz que le PAM leurs a distribué régulièrement.
Son malheur aujourd’hui, il a croisé un groupe d’une dizaine des Anti-Balaka sur son chemin (selon les témoins), qui l’ont vite appréhendé et Kidnappé avec son sac de Riz. En présence d’une foule des gens qui n’a pu rien faire, le jeune homme de 21 ans a été tué et décapité en une fraction de minutes et ce, publiquement. Son corps gisait encore au sol il y’a deux heures.
La question que tout le monde se la pose c’est de savoir vraiment quand tout cette sauvagerie va finir? Pourquoi les Anti-Balaka continuent de tuer leurs frères musulmans? Pour quel bénéfice? Joint au téléphone, un Anti-Balaka de Carnot nous laisse croire que la victime était un Séléka. Il a travaillé chez les séléka avant et donc il est séléka et c’est la raison pour laquelle il a payé.
Gisèle MOLOMA, Bangui pour Corbeau news Centrafrique
Centrafrique : François Toussaint, un mercenaire belge sans foi ni loi
Son nom ne vous dira rien. Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d’être épinglé par l’ONU.
C’est le genre d’histoire qui fait de la Centrafrique un pays un peu à part, où gravitent aventuriers et personnages fantasques. Celle d’un mercenaire belge condamné pour meurtre dans son pays et qui a offert ses services de conseiller militaire à un groupe rebelle dont le chef est aujourd’hui ministre.
François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie. Selon le rapport final des experts de l’ONU sur la Centrafrique, publié le 1er novembre, cela ne l’a pas empêché d’être, entre novembre 2013 et février 2014, conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo.
Difficile de retracer avec précision le parcours de François Toussaint. On sait qu’il est né de père belge (membre des services de renseignement belges) et de mère congolaise. Qu’il est décrit comme rusé, manipulateur, charismatique et mythomane. Qu’il raconte avoir été formé à la sécurité par une agence américaine de renseignements. Et qu’il a eu plus d’un démêlé avec la justice belge. Le dernier épisode date de janvier dernier : reconnu coupable d’un meurtre commis en 2005, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité – il est depuis visé par une notice rouge d’Interpol.
C’est justement peu après les faits qui lui sont reprochés que Toussaint prend la poudre d’escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d’Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s’y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l’Est, mais Kinshasa l’accuse d’avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d’être libéré grâce à la mobilisation d’organisations de défense des droits de l’homme…
Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.
Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l’accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s’asseoir à la table des négociations après une offensive éclair. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.
Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d’entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S’ils n’interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.
Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d’un millier d’hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s’arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, la force africaine Misca procède à l’arrestation de Toussaint, le 7 juillet, à Bouar.
L’homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l’accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.
Centrafrique : pourquoi les experts de l’ONU veulent sanctionner Michel Djotodia
Les experts des Nations unies sur la Centrafrique ont demandé au Conseil de sécurité de sanctionner une dizaine de personnalités dont l’ancien président Michel Djotodia. Tous verraient alors leurs avoirs financiers bloqués et seraient interdits de voyager.
Depuis sa villa de Cotonou où il coule des jours paisibles en exil, Michel Djotodia doit commencer à avoir les oreilles qui sifflent. Car son nom pourrait rapidement venir garnir la liste des personnes sanctionnées par les Nations unies. C’est en tout cas le souhait du groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique, comme l’a révélé RFI mardi 25 novembre.
Selon plusieurs sources, diplomatiques et onusiennes, l’ancien président fait partie d’une liste de dix ou douze personnes morales et physiques (et non sept), que les experts ont soumis au Conseil de sécurité lors de la remise de leur rapport final en octobre. Figurent sur cette liste des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam. Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, qui passe pour être un des financiers du coup d’État de la Séléka en mars 2013.
Les experts de l’ONU estiment que ces personnalités compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA. Il est notamment reproché à Djotodia, aujourd’hui président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC, une des trois composantes actuelles de l’ex Séléka), ses nombreuses références à la partition du pays.
“Le 17 août, un document non signé portant l’entête de Michel Djotodia et de Noureddine Adam [vice-président du FPRC, déjà sous sanctions onusiennes], appelant à l’indépendance de la République de Dar el-Kouti, a été communiqué à la presse”, expliquent les experts dans leur rapport. “Il avait été envoyé par Mal-Mal Essen, un membre du FPRC connu pour être l’un des principaux idéologues de Nourredine Adam”, ajoutent-ils.
Les membres du FPRC interrogés par le Groupe d’experts ont confirmé que le document reflétait les propos d’individus qui appartiendraient à la branche radicale du groupe. Et Djotodia a une nouvelle fois mentionné l’option de l’indépendance du nord-est de la Centrafrique dans une interview donnée le 3 septembre au quotidien béninois Matin Libre. Il propose alors deux solutions pour mettre fin au conflit en RCA : le retour au pouvoir de l’ex-Séléka ou la partition.
Cette liste d’une dizaine de noms est en ce moment examinée par les pays membres du Conseil de sécurité. Pour qu’une personnalité soit sanctionnée par l’ONU, il faut qu’un des États membres soumette son nom au comité de sanctions, qui statuera ensuite par consensus. “Le processus est en cours, confie une source diplomatique française. Des noms ont été proposés par les experts, il faut maintenant que tout le monde se mette d’accord, fasse le tri pour établir une liste équilibrée.”
“Tout ça peut prendre du temps, conclu un fonctionnaire de l’ONU. Encore plus si certains États, comme la France, redoutent les conséquences politiques des sanctions contre Djotodia.” En mai, l’ex-chef de la Séléka avait échappé à la première salve de sanctions de l’ONU, mais avait été épinglé par les États-Unis quelques jours plus tard (gel de ses éventuels biens et entrée interdite sur le territoire américain).
S’il était sanctionné, l’ancien président centrafricain verrait cette fois ses avoirs financiers bloqués et serait interdit de voyager. Notamment dans les pays du Golfe, où il a séjourné pendant plusieurs jours début octobre.
SENEGAL/Sommet de la francophonie: à suivre sur l’application mobile de TV5MONDE, dès demain
Après son complément web TV, TV5MONDE décline sur mobile son offre de programmes à la demande dédiée à l’Afrique avec une nouvelle application TV5MONDE+AFRIQUE. Lancée à l’occasion du XVe Sommet de la Francophonie à Dakar, cette application permet un accès gratuit, pratique et adapté à la consultation de programmes et d’informations francophones dédiés au continent, directement depuis le mobile.
La grande chaine de télévision TV5MONDE présente demain, au village de la francophonie, sa nouvelle application mobile. Déjà lancée sur Internet depuis 2010 avec sa web TV Afrique, TV5MONDE 100% Afrique propose dès demain (26 novembre) sa version mobile pour Androïd 4+ et pour Iphone en début décembre. Une version dédiée aux tablettes sera également disponible. Ce développement intervient dans un contexte de croissance mobile très élevée avec une « hausse de + 43% entre 2013 et 2014 soit deux fois plus que la moyenne mondiale, majoritairement sur Androïd. » L’application TV5MONDE+AFRIQUE propose également une offre d’information avec le journal Afrique et des magazines d’infos dédiés qui permet aux Africains et à la diaspora de rester en contact permanent avec le continent. Toutefois, « pour des raisons économiques, » ils n’ont pas pu être en avance sur le monde numérique. D’ailleurs son directeur général, Yves Bigot, promet de se rattraper en 2015. Concentré de programmes francophones à la demande, cette nouvelle application permet de voir ou revoir tous types de programmes, notamment les séries africaines, « genre très appréciée des téléspectateurs du continent. »
Cet opérateur direct de la francophonie a prévu, à l’occasion du Sommet de Dakar, un certain nombre de programmes et de manifestations dont un journal mondial francophone qui fera l’éco des différentes manifestations. Et ce n’est pas tout, il fera également l’écho en direct lorsque la petite fumée aura donnée le nom du successeur de Abdou Diouf à la tête de l’organisation internationale de la francophonie (OIF). « Un des points importants du sommet. » TV5 installe au centre du village de la francophonie son plateau TV pour être au cœur des évènements culturels, festifs et populaires qui se dérouleront dans le cadre du sommet. Sur le Pavillon de l’OIF, partagé avec les autres opérateurs de la Francophonie, la chaîne présente au grand public l’ensemble de ses offres avec des animations autour de la langue française et de nombreux jeux.
TV5 MONDE remplit ainsi sa mission d’opérateur direct des Sommets de la francophonie en développant un réseau de distribution qui bénéficie des engagements des sommets et de l’appui de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. Selon M. Yves Bigot, « cette programmation exclusivement basée sur les créations audiovisuelles francophones est diffusée en langue originale française car permettant d’assurer la promotion mondiale de notre langue en partage. »
Chaîne du lien entre tous les francophones TV5MONDE a également pour mission de promouvoir la langue française. Il accompagne également les dispositifs ludo-éducatifs pour apprendre et enseigner la langue de Molière.
En tant que « diffuseur culturel francophone », cette grande chaîne de télévision à dimension internationale souhaite, en effet, accentuer son action auprès des enfants en déclinant leurs offre jeunesse « partout où cela sera possible. » Telle est d’ailleurs leur principe en tant qu’opérateur direct de l’organisation internationale de la francophonie. Pour l’adhésion aux valeurs communes de notre espace disséminé sur les 5 continents, parmi lesquelles celles revendiquées par le sommet de Dakar, figurent la promotion des droits fondamentaux des femmes et des enfants et l’aspiration légitime de la jeunesse à un avenir de paix de prospérité. En effet, cette télévision se préoccupe, sur chacune de ses 8 chaînes (bientôt 9) de la programmation francophones sous-titrée en 12 langues pour satisfaire et attirer les francophiles.
Maïmouna FAYE
Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014 )
Martin Ziguelé : il faut que le peuple centrafricain à la base réapprenne à vivre ensemble
L’ancien Premier Ministre et Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé, désormais Candidat de son parti pour la Présidentielle de Juin 2015, a reçu chez lui une équipe de CNTV (Corbeau News Télévision) au lendemain de la clôture du Congrès Extraordinaire du 22 novembre 2014 de son parti le MLPC.
Comme d’habitude, le Président Martin Ziguelé, posé, détendu a répondu à toutes nos questions sans détour afin d’expliquer aux centrafricains sa vision et celle de son Parti pour la Centrafrique à court terme mais aussi l’ambiance qui a régné lors du Congrès de son parti le 22 novembre dernier.
L’interview est télévisée mais nous préférons vous produire un extrait écrit.
Corbeau News Télévision (CNTV) : Bonjour Monsieur le Président.
Martin Ziguelé (MZ): Bonjour.
CNTV : Merci d’avoir accepté notre demande d’interview. Alors, les travaux du Congrès de votre Parti, le MLPC viennent de s’achever, pouvez-vous nous décrire en un mot l’ambiance qui a régné durant les travaux du Conseil Politique National (CPN) et du Congrès ?
MZ : nous avons tenu les assises do Conseil politique national du MLPC, le 20 et 12 novembre ; et le samedi 22, les assisses du congrès. L’ambiance était à la fête. Au fait depuis février 2009, le Conseil national du parti qui se réunit statutairement deux fois par an ne s’est pas réuni. Donc, tous les camarades ont tenu à être présents, malgré les difficultés liées à la sécurité et au transport, ce qui fait qu’on avait le double de l’effectif. Cela témoigne justement de la mobilité de nos compatriotes, en dépit de la précarité de la situation.
CNTV : Pourquoi le choix de Bangui pour la tenue de ces assises alors que votre Parti, le MLPC est implanté rue sur toute l’étendue du territoire ?
MZ : nous avons choisi Bangui pour des raisons sécuritaires
CNTV : Que représente le CPN du MLPC et quelles sont ses compétences ? le Congrès était-il ordinaire ou extraordinaire ?
MZ : Le Conseil politique national est l’organe qui regroupe tous les délégués es fédérations dans une sorte de parlement, c’est l’organe suprême entre deux congrès. C’est en quelque sorte la chambre qui émet les lois du parti qui se réunit statutairement deux fois par an. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, depuis cinq ans, on ne s’est pas réuni et pendant ce temps, il y a eu des décès, il y a eu des démissions et il y a eu des personnes qui pour des raisons professionnelles sont appelées à être apolitiques. Nous avons reconstitué l’ensemble du Conseil politique national qui est revenu à son effectif normal de 95 membres représentantes toutes les fédérations du MLPC tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.
CNTV : Votre parti, le MLPC, est membre de l’International Socialiste. Y a-t-il eu la participation de vos amis socialistes étrangers, si oui lesquels ?
MZ : Oui ! Nous avons eu la participation physique de deux représentants du Partis socialiste africain, Monsieur Bonaventure Baya de la Convergence citoyenne du Congo et Monsieur Mahamat Alabo du Parti de liberté et du développement du Tchad. Mais nous avons surtout beaucoup de messages de soutien au MLPC et au candidat du MLPC. Il y a par exemple le message du Secrétaire général de l’International socialiste Monsieur Louis Ayala depuis Londres, celui de Monsieur Jean Christoph Tabalewis premier Secrétaire du Parti socialiste français, celui de Sélémane Gabriel, Président du Parti démocrate allemand, celui de Emmanuel Golou, Président du Comité Afrique de l’International socialiste en même temps Président du Parti social-démocrate du Bénin. Nous avons reçu un message de soutien du parti du Rassemblement des forces démocratiques de Mauritanie, celui de Monsieur Gérard Fousquier Directeur du Pôle international de la Fondation Jean Jores qui est la Fondation du Parti socialiste. En plus, nous avons eu des messages de soutien internes, tels que celui du parti Rassemblement démocratique centrafricain.
CNTV : À l’issue de ces deux grandes rencontres de votre parti, vous êtes investi candidat du MLPC pour la prochaine présidentielle de juin et juillet 2015. Que ressentez-vous ?
MZ : C’est à la fois un sentiment de grande responsabilité et un sentiment de reconnaissance. J’ai été déjà, à deux reprises, candidat du MLPC avec les résultats que vous connaissez. Le fait que malgré ces échecs précédents, le congrès du parti, réuni en séance extraordinaire me renouvelle par acclamation sa confiance, c’est pour moi une très lourde responsabilité. Je pense que je dois répondre à l’attente de nos camarades et nos compatriotes. Donc, c’est cet aspect de responsabilité que je mets en honneur.
CNTV : Quelles seront justement les priorités des priorités qui seront inscrites dans vos programmes politiques ?
MZ : Aujourd’hui, si vous demandez à n’importe quel centrafricain dans la rue, il vous dira que la priorité, c’est la paix et la sécurité. Mais quelle paix, quelle sécurité et comment ? C’est qu’intervient la différence entre les candidats et c’est là que le MLPC apportera son approche.
Nous pensons qu’il faut d’abord focaliser notre force sur la remise sur pied des Forces armées centrafricaines, c’est l’axe central. Le président Amani Toumani Touré était venu là dans ce pays et nous avait dit, il y a plus de dix ans que ‘’si vous n’avez pas votre chien, vous aurez chez vous le chien de votre voisin’’. Nous sommes dans ce cas de figure. Nous avons notre chien qui doivent nous sécuriser, notamment les FACA et qu’ils doivent travailler de concert avec les forces internationales. Nous ne pouvons pas espérer construire la sécurité future de la République centrafricaine, si notre armée reste aujourd’hui l’arme au pied et spectatrice des opérations de sécurisation du pays qui se font par les forces internationales que je salue d’ailleurs. Mais, nous devons prendre notre part, car c’est en fabriquant qu’on devient forgeron, c’est-à-dire c’est en étant impliqué dans ces opérations que nous aurons une armée professionnelle et aguerrie. C’est l’axe central de la démarche du MLPC. Nous voulons notre armée et nous travaillerons avec notre armée de concert avec les forces internationales.
CNTV : Vous avez déjà été candidat en 2005 jusqu’au second tour, et en janvier 2011. Quelles sont vos chances pour l’emporter lors de ce prochain scrutin présidentiel ?
MZ : C’est vous qui me le direz. C’est vous les centrafricains qui êtes souverain. C’est le peuple qui donne le pouvoir et c’est uniquement le peuple dira, le moment venu, à qui il va donner le pouvoir. Je ne peux pas dire que je suis le meilleur, le plus grand, le chanceux, le plus victorieux. Ce qui est sûr, je me présenterais comme le parti m’a investi. C’est à vous mes compatriotes de me faire confiance ou pas.
CNTV : Votre parti est membre de la plateforme politique AFDT. Si d’aventure, cette Alliance des Partis politiques opte pour une candidature unique. Quelle sera la réaction de votre parti si le choix des autres leaders politiques de la plateforme ne porte pas sur vous ?
MZ : Je tiens d’abord à dire que l’Alliance des forces démocratiques pour la transition, comme son nom l’indique, est un regroupement des partis politiques démocratiques qui ont décidé de se serrer le coud pour appuyer cette transition afin qu’elle se fasse dans de meilleures conditions. Mais, les partis sont autonomes, ils peuvent présenter leur candidat, ils peuvent également discuter de la stratégie politique. Ceci dit, le moment venu, ces partis discuteront et aviseront. Nous ne sommes animés que par deux choses, l’amour de notre paix et la consolidation de la paix, mais pour le reste, chaque parti décide de sa stratégie.
CNTV : Peut-on avoir un mot sur la composition de vote équipe de campagne ?
MZ : Vous savez que le MLPC est un parti où il y a des jeunes, des vieux aussi et des adultes. Tout comme pour les recettes de cuisine en Afrique où on y met tout un assaisonnement de petits condiments pour faire une bonne sauce, chaque composante du MLPC se retrouvera au sein de cette structure qui pilotera la campagne. Je n’ai pas de nom en tête, parce qu’il ne faut jamais commencer à résoudre un problème en pensant à des individus. Je pense plutôt aux profiles, notamment l’âge, occupation, organes des gens sui seront représentés dans l’équipe de la Direction nationale de campagne du parti.
CNTV : Les élections de juin-juillet 2015 seront couplées. Le candidat à la présidentielle de votre parti est investi, à quand seront investis les candidats pour les législatives ?
MZ : Nous avons déjà discuté de cette question lors du congrès. Dès qu’il y aura le Forum de Bangui aura lieu et qu’il y aura la possibilité pour les communautés à la base de vivre en paix, nous allons convoquer notre Conseil politique national pour choisir et investir nos candidats à la députation.
CNTV : Le dialogue politique inter-centrafricain prévu pour janvier 2015 penchera sur les « futures institutions politiques du pays » devant achever la transition. Croyez-vous que le calendrier de juin-juillet 2015 est tenable avec un tel bouleversement en vue?
MZ : D’abord, il faut aller au dialogue, il faut que le peuple centrafricain à la base réapprenne à vivre ensemble. C’est à base de tout, c’est-à-dire qu’il faut que les femmes, les hommes, des centrafricains qui vivaient ensemble à Gobongo, Boy-Rabe, Km 5, Salo, Carnot… partout, il faut que tous ces compatriotes réapprennent à vivre ensemble. Lorsqu’ils vont accepter de vivre ensemble et qu’il y aura donc la paix des cœurs et pas seulement l’absence d’armes, en ce moment-là, on peut allez très vite dans le processus électoral. Je ne suis pas fétichiste sur les dates. Si les conditions sont réunies, on peut allez vite, tout en sachant que certains impératifs ne dépendent pas de moi, mais dépendent de la météo.
Des élections en Centrafrique en juin-juillet, je veux bien qu’on m’explique comment cela va se passer. Rien n’est impossible, mais je voudrais qu’on soit réaliste. Je pense qu’un décalage d’un ou deux mois par rapport au mois de juillet, ce serait raisonnable, car il y a des régions entières de la RCA dans lesquelles on ne peut pas circuler entre juin et septembre, notamment les régions du Nord-Est où aujourd’hui, il y a cet élégantisme militaire. Donc, si dans ces régions on n’arrive pas à faire campagne, cela va prononcer ou prolonger l’isolement par rapport à la République. C’est pour cela que je dis qu’il faut faire attention. Comme tout le monde, je jeux bien qu’on aille vite, mais il ne faut pas toutefois confondre vitesse et précipitation.
ÉLECTIONS 2015, CENTRAFRICAINS SOYEZ DÉCIDÉS À NE PAS OFFRIR VOS DROITS DE VOTES À CES PREDATEURS ET CES IMPORTUNS. ET VOUS VOILÀ LIBRES.
Faites de votre bulletin de vote une arme fatale contre les petits malins, les intellectuels « auréolés », les intrus, les pagayeurs, les vendeurs de vent, les vieux trains corail, les destructeurs, les narcotrafiquants de diamant et d’or, les pétroliers et les affairistes de tout poil. Vous les connaissez tous par leur tête. Ils sont vilains, ils ne sont pas beaux. Notre pays n’a pas besoin d’eux. Notre pays a besoin d’un fils terrien-maçon à sa tête. Tous ceux-là qui nous ont conduit à la catastrophe, c’est bien nous qui leur avions donné cet avantage. C’est de notre faute, ils nous ont anéantis, ils nous ont divisés, ils ont conduit nos enfants à la boucherie pour leurs propres convoitises et vengeances. Nous avons tué nos propres personnes à la peine afin qu’ils puissent se ravir des délices et se vautrer dans les sales et vilains plaisirs. Tant d’indignités et de souffrances, nous avons fait l’objet ; le moment est venu, il suffit seulement de leur dire non, ça suffit, et nous sommes libres pour toujours au cri de « vive la liberté ».
Bientôt le marché politique sera ouvert à Bangui pour le grand déballage des produits politiques et leurs leaders. La qualité des produits et la qualité des leaders.
Du côté produit politique, on s’attend à avoir des usines à gaz. Des bourrages de crâne. Des cosmétiques bon marché à desquamer la peau des centrafricains et à leur faire pousser des poils frisés.
Du côté leader, ces éternels ministres du pays, ceux-là mêmes qui sont les gestionnaires et responsables de la faillite clôturée de notre pays. Ils sont finis. C’est leur dernier baroud d’honneur !
Il y a ceux qui trainent derrière eux des vieilles casseroles, nous allons les tinter, à tel point que le bruit les empêchera de dormir, ils ne seront pas du tout de toute gaieté pendant les échéances. Ils vivront les pires moments de leur vie, ils souffriront ; pour le moment ils ne se rendent pas compte du feu qui les couve et de l’enfer qu’ils vont vivre.
Il y a également ceux qui se sont transformés en humanitaires patentés d’un jour, des intellectuels en déphasage avec leur formation, le ridicule ne tue pas. C’est maintenant qu’ils apprennent la souffrance des centrafricains et se livrent à des actes humanitaires alors que derrière il y a leur petit calcul électoraliste. C’est comme « je vous donne à manger et vous me votez ». Ils donnent un petit sac de riz par ici pour 10 personnes et des fripouilles par là, des promesses de rendre la vie belle aux centrafricains. Ils sont devenus des chefs de village à la con et ce qu’ils ne savent pas, ils ne sont pas au courant que l’hôpital se moque de la charité.
Il y a aussi des pistonnés, des opportunistes, des affairistes, des soi-disant les riches qui distribuent les billets de banque dans les quartiers. Ils agissent pour le compte de l’extérieur, ils ne visent que les richesses minières de notre sous sol. Ils sont sans projet véritable, des incapables sans connaissance de rôle de gouvernance, des incompétents qui ont déjà prouvé leur échec ici comme ailleurs. Ils sont chargés d’accessoires fournis par leurs mentors pour acheter la conscience des centrafricains. Comme on le dit ici à Bangui « nous n’avons pas demandé leur argent, nous sommes dans le besoin, ils donnent, on prend ». Et toujours dans de telle situation, des godillots, des troubadours assoiffés d’argent sont derrière eux comme des mouettes derrière un chalutier (bateau de pêche) sur la mer pour manger les petits poissons. Ce qu’ils ignorent, le chalutier peut soudainement disparaître et se retrouver au fond de la mer.
Il y a ensuite les pasteurs, ils ne sont pas battus pour rien, ils rêvent eux aussi. Quand on a servi Dieu et qu’on veut César, la bifurcation est assez déplaisante. C’est comme de la pédophilie à l’église. Aucun homme de Dieu n’a réussi la mission de César. Les pasteurs qui l’ont essayé n’ont pas été plus loin. B.BOGANDA lui-même en fait les frais. A César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Notre pays est plumé laïc.
Enfin, il y a les vrais leaders potentiels, ayant de la pensée et de la psychologie d’agir. Nous parlerons du leader du parti : USD-COMODES. De profil manager, il aime l’action, il a le sens du mouvement, il sait mesurer sans crainte une distance à franchir, il sait jauger de sang-froid ce qui peut encore durer et sentir ce qui va naitre. Il a la vocation du combat, il est pénétré du premier devoir de Responsable qui sait gouverner une entreprise, en fixer une politique générale dont découleront les stratégies et les tactiques. Celui qui se considère dans le projet ambitieux et courageux du parti comme assurant la fonction « d’entrepreneur politique », qui peut être définie comme « l’activité qui tend à réunir des hommes et des femmes et à les maintenir ensemble en vue de créer une force capable d’exercer une pression sur un domaine social donné, grand comme celui de notre pays ». Il définit le management comme un art et la gestion comme un outil de production qui n’est pas soumis à la loi des rendements décroissants. Il se distingue des discours du gouvernement des Princes en donnant des règles. Un homme libre d’esprit qui vit dans la vacuité quotidienne et profite des instants de la vie qui s’offrent à lui tous les jours. Il est conscient de la mission que Dieu lui a promise pour servir le destin de son peuple et le rôle qu’il doit jouer. Tout commandement vient de Dieu. Il ne force rien, il agit dans le sens naturel des choses, il est vrai et sincère.
Du côté des électeurs, c’est jusqu’au dernier moment qu’ils vont se décider. Et leur choix sera sans appel. Leur bulletin sera une arme fatale. Les critères de choix seront d’une pertinence: être nouveau, naturel, intègre, responsable, expérience managériale, visionnaire, rêveur-réaliste, a vécu la crise dans sa chair sans sortir, n’a jamais baigné dans les affaires et les magouilles, n’a pas mangé de tout bord, mature, sens psychologique, sens pédagogique, avoir un ascendant personnel, artiste, etc…
Tellement que ces élections seront rudes, que beaucoup de leaders laisseront leur peau et d’autres finiront dans le chagrin et l’abîme.
Centrafrique : les ex-Séléka annoncent la fin de la lutte armée et se disent favorables au désarmement
Les ex-rebelles de la Séléka, réunis au sein du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), organisation créée vendredi à Bria (Nord) sous l’égide de leur chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko, ont annoncé lundi avoir mis fin à la lutte armée et se disent favorables au dialogue avec les autorités de Bangui pour le retour à la paix dans le pays.
“Ce mouvement aujourd’hui n’est plus un mouvement de lutte armée.Nous voulons aller au dialogue avec le gouvernement en place “, a déclaré le porte-parole, le colonel Djouma Narkoyo, joint par Xinhua lundi soir à Bria, une ville du nord de la Centrafrique érigée en site d’accueil de l’une des bases de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) présente dans le pays depuis mi-septembre. A l’image du caractère hétéroclite de l’ex-coalition rebelle de la Séléka elle-même, le RPRC est une riposte à un regroupement parallèle mis en place un mois auparavant à Kaga-Bandoro (Nord) à l’initiative du général Nourredine Adam, une des têtes d’affiche de la junte ayant pris le pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, sous la houlette de son leader Michel Djotodia, aujourd’hui en exil au Bénin.
Pour ses promoteurs issus des Forces républicaines des ex- Séléka basées à Bambari (centre), ce mouvement vient tourner la page des différentes initiatives menées depuis la démission forcée en janvier de l’ex-chef rebelle des fonctions de chef de l’Etat par intérim, à l’instar du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).
Créée en juillet à Birao (Nord), cette organisation avait notamment été placée sous la conduite de Djotodia, en dépit de son exil béninois, avec Nourredine Adam comme numéro deux.
“L’histoire de Ndélé (lieu de création des Forces républicaines des ex-Séléka en mai, NDLR) ou de Birao est désormais ancienne. Si ça marchait, on n’en serait plus là aujourd’hui”, martèle le colonel Narkoyo.
Baptisé d’une dénomination qui démontre la volonté d’aller à la paix, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique est divisé en deux branches, dont une politique coordonnée par l’ex-ministre d’Etat en charge des Mines Gontran Djonoaba, neveu de Djotodia, secondé par un autre ancien ministre du gouvernement d’union nationale, Abdoulaye Hissène.
Pour la branche militaire, la chaîne de commandement reste aux mains du général Joseph Zoundéko, autour duquel se sont réunies les 20 et 21 novembre à Bria des délégations venues de Bangui, de Bambari, de Birao, de Kaga-Bandoro ou encore de Samoandja, à la frontière soudanaise, avec l’appui logistique (transport par avion) et sécuritaire de la MINUSCA, de la force française Sangaris et européenne Eufor, à en croire le colonel Djouma Narkoyo.
Au moment où un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est organisé du 24 au 26 novembre à N’ Djamena au Tchad avec au menu la crise centrafricaine, les dirigeants du RPRC font par ailleurs part de leur volonté de concourir à la réalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion de combattants des groupes armés).
Dakar (CNC): 24-11-2014. Dakar-Dakar, un fort slogan reflétant l’ambiance électrique dans les grandes artères, places publiques et quartiers de la capitale sénégalaise, aussi les attentes d’espérance pour l’émergence africaine au XVème sommet de la francophonie que Dakar va abriter du 26 au 29 novembre 2014. Les populations africaines croient à la francophonie et un développement durable qui proviendra de cette organisation d’espace francophone, lequel rassemble des centaines de millions d’habitants sur notre planète et qui partagent une langue commune de communication. En effet, La fête de l’espace francophone démarre en grande pompe à Dakar, car les animations culturelles annonçant des assises riches en couleurs et d’idées émergentes des pays francophones d’Afrique, d’Europe et des Caraïbes sur la place de la nation (ex-Obélisque), où l’ancien président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a tenu un meeting musclé contre la gestion opaque du régime Macky Sal
l, à quelques jours du sommet des chefs d’Etat et de gouvernements. Pays du grand poète et écrivain, feu président Léopold Sedar SENGHOR, père fondateur de la nation sénégalaise qui nous a quittés le 20 décembre 2001 en laissant des traces indélébiles à travers ses œuvres culturelles et politiques, le SENEGAL se passe pour la plaque tournante des diversités culturelles de l’espace francophone au monde ainsi que de la démocratie et du pluralisme.
En prélude au sommet des chefs d’Etat, l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) a élu son nouveau président le samedi 22 novembre 2014 à l’issu des 43è assises de cette instance tenues à Dakar du 19 au 23 novembre 2014, en la personne de Madiambal Diagne d’origine sénégalaise succédant au marocain Abdelmounaïm Dilami, Administrateur du Groupe de presse « Avenir Communication ». La délégation centrafricaine a été représentée par une consœur et deux confrères, notamment, Lucienne Baka, ancienne membre du Haut Conseil de la Communication (H CC), Eloi Bellonghot, Directeur Général de la radio Centrafrique et Christian-Noël Panika, Correspondant de l’AFP et Président de l’Union de la presse francophone de Centrafrique. Les assises ont adopté une déclaration baptisée « déclaration de Dakar » destinée aux Chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui vont
se réunir lors du sommet indiqué. La substance de cette déclaration forte que le président sénégalais, Macky Sall, doit porter auprès de ses pairs est fondée sur la défense et la liberté de la presse dans l’espace francophone. Le nouveau président élu et les journalistes participants au colloque ont-ils estimé que cette déclaration ne doit pas souffrir d’entorse. « C’est pourquoi les assises de la presse francophone lancent une nouvelle fois, un appel solennel à tous les chefs d’Etat pour la suppression des peines privatives de liberté relatives à la presse. La francophonie doit s’employer à développer le numérique partout où les populations n’y ont pas encore accès, à créer les conditions d’une information pluraliste, libre et responsable. Il appartient aux gouvernants de soutenir cette modernisation des médias. Il faut prendre rapidement des initiatives courageuses pour l’attribution de visas dans l’espace francophone », formule
nt les participants.
Les artistes sénégalais, n’étant pas en reste pour s’exprimer lors de la francophonie du 22 au 29 novembre 2014 à Dakar. Car, pour eux, c’est un grand espace culturel et intellectuel qui rassemble aussi les mélomanes et leurs idoles préférées, et surtout de cerner les problèmes de l’espace francophone. L’artiste musicien sénégalais de renom, Ismaël LÔ, qui a tenu en haleine le public à la place de la nation (ex-Obélisque) en animant l’ouverture de la fête francophone n’a cessé de faire comprendre à ses fanatiques venus nombreux que la francophonie est un grand rendez-vous de communion culturelle entre le public et les artistes francophones sur scène. Ensemble, l’artiste et son public doivent bouger pour rendre la fête plus belle, a-t-il lancé le message. Entre temps, se produisent le rappeur Didier AWADI à Pikine un quartier de Dakar, l’intellectuel Baaba MAAL à King Palace, Pape et Ablaye Mbaye au terrain de Fass et la lauréate du co
ncours RFI 2014, la chanteuse sénégalaise, MAREMA, au terrain de Ouakam.
La compagnie ROYAL DE LUXE basée à Nantes en France est le principal sponsor de « Dakar – Dakar qui est l’histoire d’un rescapé du dernier Paris-Dakar qui, après une épopée extraordinaire, arrive dans la capitale sénégalaise pour lancer la première course à vélo statique ! Au cours d’une semaine de fête incroyable, le spectacle traversera la ville, rendra hommage aux tirailleurs sénégalais et une grande compétition sportive sera organisée entre les quartiers ». Toutefois, la seule question qui reste au bout des lèvres des africains francophones est celle de savoir qui succèdera à ABDOU DIOUF le Secrétaire Général sortant de l’OIF pour que la francophonie ne batte pas de l’aile.
Mgr Dieudonné Nzapalainga et des chrétiens catholiques au chevet des Séléka de Camp BEAL
Bangui (CNC): 24-11-2014. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, à la tête d’une forte délégation des chrétiens, femmes et hommes confondus, de l’église catholique a effectué une visite sur le site des Séléka du Camp BEAL, toute la journée du lundi 24 novembre 2014. Des convois de véhicules pleins de nourriture mobilisée par la CARITAS-Centrafrique et préparée sur place par les femmes de l’association Saint Vincent de Paul a été partagée avec les habitants du site. Aussi, une équipe médicale forte de cinq sœurs infirmières et une sage-femme conduite par le frère Elkana Dawatcha de CODIS (Coordination diocésaine de la santé) a été déployée sur place pour des consultations et des soins.
Ce n’est pas que de la prière que Nzapalainga est allé faire au Camp BEAL. C’est vrai que l’homme ne vit pas que de pain ; mais toutefois, le pain est indispensable pour la survie physique de l’homme. La visite de la délégation de l’église catholique revêt de plusieurs enjeux, à en croire l’Archevêque, notamment psychologique, biologique, mais et surtout spirituel. « Ici au Camp BEAL, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui habitent là. Pour moi, en tant qu’homme de Dieu, là où se trouvent des hommes, des femmes et des enfants, ce sont des enfants de Dieu qu’il a créés à son Image et que j’ai l’obligation d’aller à leur rencontre. » a relevé Mgr Dieudonné Nzapalainga pour justifier sa présence en cette journée du lundi au Camp BEAL qui abrite depuis le 5 décembre dernier, 847 Séléka cantonnés.
Pour revenir au déclencheur de cette initiative, l’Archevêque déclare : « Déjà, il y a trois jours, j’étais passé par là et j’ai vu la misère de tout ce monde qui est ici ; je ne pouvais pas rester indifférent. C’est pourquoi, j’ai lancé un appel à tous les chrétiens de l’église catholique, en leur disant qu’il est temps que nous venions à la rencontre de nos frères. Parce que quand on va à l’église, on reçoit la force de Dieu pour aller secourir nos frères qui ont besoin de l’aide. Et le moment est venu de venir rencontrer Dieu, à travers nos frères et sœurs, car dans l’Evangile de Mathieu au chapitre 25, il est dit ‘’si vous donnez un habit à un petit, c’est à moi Jésus que vous avez fait.’’ Pour nous chrétiens aujourd’hui, Jésus prend le visage de tous gens qui sont là. »
Evidemment, les conditions de vie au Camp sont non seulement précaires, mais de plus en plus insupportables pour les cantonnés. En témoignent les dernières manifestations de ras-le-bol de ces rebelles sur fonds de menace d’explosion de la poudrière que contient leur site. D’ailleurs, Ninou Nina Ringui, élève gardien de la paix cantonnée dès les premières heures du revirement dans la crise centrafricaine, le 5 décembre lève un coin de voile tout en remerciant Nzapalainga et son équipe pour leur visite : « On se croyait abandonnés, or que Dieu ne nous a pas abandonné, mêmes nos frères et sœurs pensent à nous. C’est le motif de ma satisfaction aujourd’hui de voir Monseigneur Dieudonné et les membres de l’église catholique, venir nous soutenir dans nos difficultés. C’est vrai que notre première difficulté, c’est la faim et la santé. Ils nous ont amené à manger et des médecins pour nous soigner, je suis très contente. J’émets aussi le vœu que les centrafricains puissent accorder une chance à la réconciliation dans notre pays, à travers le pardon. »
Le commandant du site de Camp BEAL Rodrigue Yamendji a témoigné également de la reconnaissance vis-à-vis de cette délégation de l’église catholique : « Je remercie très chaleureusement l’équipe de l’église catholique qui est venu aujourd’hui nous visiter dans notre site. En ma qualité du commandant du site de Camp BEAL, je pense que c’est un plan de Dieu qui se réalise comme çà. Mon souhait, c’est de voir cette volonté de réconciliation se poursuive pour que tous les centrafricains puissent reconstruire la RCA qui est très en retard par rapport aux autres pays, même par rapport à tous ces voisins. C’est aussi un moment pour moi de demander à tous mes frères de laisser les vielles pratiques d’enlèvement, de torture, etc. qui n’ont fait que ternir l’image de notre pays. »
Le père Patrick Mbea lui, projette l’installation d’une école transitoire pour la centaine d’enfants répertoriés sur le site de Camp BEAL avec la perspective d’étendre l’initiative aux autres sites de cantonnement et les camps des déplacés internes de Bangui. « Dans le congrégation des prêtres du Saint esprit, on voudrait que dans les camps ou sites où les enfants ne peuvent pas aller à l’école, organiser les cours sur place. Au niveau de camp BEAL, nous avons constaté qu’une centaine d’enfants sont en âge d’inscription à l’école, ceux de la maternelle et ceux des classes de CI au CM 2. Nous sommes en train de recenser ces enfants pour voir avec le concours de certains partenaires comme l’UNCEF, la Minusca, etc. comment faire pour qu’on puisse ouvrir des classes en vue d’instruire ces enfants. » a-t-il déclaré.
La visite très saluée de l’Archevêque de Bangui au Camp BEAL, ne se limitera pas seulement à ce camp, mais va s’étendre, même au-delà pour atteindre les sites des Anti-balaka, quand bien même, ces derniers ne sont pas cantonnés pour le moment. « Je vous demande de prier. Par la grâce de Dieu, vous verrez qu’un autre site sera annoncé, peut-être nous serons avec nos frères du Camp RDOT ou chez nos frères les Anti-balaka. Nous serons toujours présents là où Dieu nous enverra, nous n’avons pas de limite parce que Dieu n’a pas de frontière, il est présent dans tous les cœurs. » a annoncé Mgr Dieudonné Nzapalainga.
Tout comme pour les autres lieux où le trio des leaders de ka plateforme des religieux a été le premier à ouvrir la voie, la visite de Nzapalainga tonne comme un appel au gouvernement, ainsi qu’aux institutions et Ongs humanitaires tant nationales qu’internationales de venir au chevet des Sélaka cantonnés qui broient encore le noir quant à leur avenir.
CENTRAFRIQUE: LA Minusca LANCE UN ULTIMATUM D’UN MOIS AUX BANDES ARMÉES
OPÉRANT SUR LE LONG DU CORRIDOR BANGUI GAROUA-BOULAYE
Bangui (CNC): 24-11-2014. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de Centrafrique (MINUSCA) a donné un ultimatum d’un mois aux bandes armées qui opèrent sur le long du corridor Bangui Garoua-Boulaye. Un ultimatum donné à l’issue d’une rencontre tenue le mercredi dernier dans la ville de Boali à environ 95 km de Bangui.
La réunion a regoupé les autorités de la MINUSCA conduite par le Général Lorent Morenzo de la MINUSCA de la zone ouest de Centrafrique, la sous préfète, et madame le Maire de Boali ainsi que la population locale. L’objectif de la rencontre est de mettre en garde les auteurs des actes de barbarie qui continuent de créer l’instabilité dans la région ouest de la République centrafricaine.
Le Général Laurent Lorenzo s’est montré ferme vis-à-vis des bandes armées qu’il a qualifiées de fauteurs de troubles sur cet axe. Il leur a donné ce ultimatum d’un mois pour mettre un terme aux pratiques qui sont, selon lui, de nature à empêcher libre circulation de biens et personnes sur ce corridor. Les fauteurs de troubles, dit-il, doivent être traité comme tel.
“Les bandits armés n’ont qu’un seul intérêt de détruire la cohésion sociale qui tente de s’installer dans la région”, a affirmé Geneviève Chour Gbazin, sous préfète de Boali.
En rappel, un violent affrontement a opposé les forces de la MINUSCA aux antibalaka, la semaine dernière, à Cantonnier ville frontalière avec le Cameroun. Plusieurs cas d’enlèvement de personnes et cas de braquages sont souvent enregistrés sur le corridor Bangui Garoua-Boulaye. Le corridor constitue une source d’approvisionnement indispensable à la République centrafricaine depuis le Cameroun.
Corbeau News Rotary Club de Bangui au chevet des enfants malades de la pédiatrie
Bangui (CNC): 24-11-2014. Samedi 22 novembre 2014, une centaine d’enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui ont reçu des kits constitués des vêtements – don de l’organisation américaine ‘’Rotary Club Bangui’’. C’est le président de cette institution, Alfred Lombardot qui a personnellement remis le pactole aux parents des malades, au sein même du complexe pédiatrique.
Il s’agit d’une assistance humanitaire inscrite dans le cadre des actions de Rotary Club pour soulager la peine de personnes en difficulté, comme l’a relevé le président Alfred Lombardot à cette occasion : « Parmi les règles de Rotary, la principale, c’est de servir. C’est ainsi qu’avec l’appui de Rotary Club de Libreville (Gabon) qui nous a fournis en vêtements pour enfant, nous sommes venus assister les enfants au niveau de la pédiatrie de Bangui. » a-t-il expliqué. Aussi, il a jouté que l’acheminement du pactole depuis Gabon jusqu’à Bangui a bénéficié de l’appui logistique de la Minusca à qui Lombardot a adressé tout sa gratitude.
Entre temps, en distribuant ces biens aux parents des enfants hospitalisés au Complexe pédiatrique, il s’est révélé que les besoins ont été plus que l’offre. Face à cela, le président de Rotary Club Bangui demande patience aux perdants, car dit-il, « Nous avons déjà effectué une première opération de distribution auprès des enfants orphelins du centre ‘’La Voix du Cœur’’ avant d’arriver à cette deuxième phase. Ce qui veut dire que nous n’allons pas rester là, il y aura très bientôt une troisième distribution. »
Edith Dibéré est habitante du quartier Ouango (7ème arrondissement de Bangui) qui a bénéficié d’un kit. Pour elle, c’est un soulagement : « Je suis pleine de joie, parce qu’en ce moment où nous nous approchons des mois de décembre et janvier où il fait souvent extrêmement froid, nous enfants ont grand besoin de ces habits pour se protéger. Alors qu’avec la crise que notre pays connait en ce moment, nous-mêmes nous n’avons pas les moyens pour leur acheter de vêtements pour les prémunir contre le froid qui s’annonce. C’est pourquoi, nous témoignons notre sincère gratitude à Rotary Bangui pour son geste. »
En somme, il est à noter que la République centrafricaine reste encore dans la douloureuse période d’assistanat où toutes les aides, dans tous les domaines sont les bienvenues en attendant que le peuple centrafricain reprennent véritablement sa capacité d’auto-prise en charge.
Depuis l’élection qui a porté à la tête de l’Etat Madame Catherine Samba-Panza, perçue par les Centrafricains et la Communauté Internationale comme un brin d’espoir pour une sortie de crise, force est de constater que les multiples violations flagrantes des droits humains dont le peuple est victime sont devenues monnaies courantes.
Face à l’insécurité grandissante que vit la Population du Haut M’bomou, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »membre actif de la société civile, défenseur des droits de l’homme interpelle immédiatement devant les Conseillers Nationaux de la Transition(CNT), le Gouvernement de Transition que dirige Mahamat KAMOUN de faire la lumière sur la situation sécuritaire de cette région.
Le Collectif condamne fermement la victimisation de la population du Haut M’bomou et dénonce avec force l’abandon de cette région par les autorités de la Transition entre les mains des criminels en puissance.
Le Collectif insiste auprès des autorités actuelles de rétablir le plus rapidement l’ordre et la sécurité dans cette région.
Bangui (CNC): 24-11-2014. Selon des informations crédibles venant du quartier Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui, des détonations d’armes de guerres et grenades ont réveillé ce matin les habitants du 7e arrondissement de Bangui. Ces tirs sont entre les propriétaires pour ne pas dire les locataires de la maison d’arrêt carcérale de Ngaragba et les forces de la Minusca. On ne connait pas encore la raison de cet échange de tirs de ce matin mais un habitant du secteur que Corbeau news a pu joindre au téléphone nous parle de tentative d’évasion de la prison. Selon lui, une dizaine des prisonniers de cette maison d’arrêt ont tenté de s’échapper mais les forces de la Minusca sont en train de les ceinturés.
Alors, qui alimente ces prisonniers en armes, munitions et grenades ? c’est la question que les intellectuels se posent et relance ainsi le débat de réarmement des FACAs que certains compatriotes réclament haut et fort.