CENTRAFRIQUE: MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

Publié le 2 avril 2016 , 7:55
Mis à jour le: 2 avril 2016 7:55 pm

(Corbeau News Centrafrique)

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MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-04-2016

 

Monsieur le Président de la République Centrafricaine,
Les  missions qui vous sont dévolues suite à votre élection à la magistrature suprême de l’état sont toutes  immenses, toutes prioritaires les unes que  les autres. Lesquelles prioritariser dans ces immensités de problématiques? Que faire ?
En votre qualité de professeur en mathématiques pures, vous trouverez les solutions je suis convaincu. . Je puis vous  dire que commence à ce jour la solitude du pouvoir. Vous serez seul aux commandes du pays : «  centrafrique » désormais. Toutes vos actions seront dorénavant scrutées, disséquées, interprétées par le monde entier(les adversaires comme les partisans).Et ce sont là les jeux de la démocratie que d’aucun souhaite de tous ses vœux.
Dans les premiers instants de votre législature vous vous reposerez sur le soutien du  peuple entier qui vous a élu massivement. Oui il vous aidera certainement car tout seul vous ne n’y parviendra jamais. Les immensités des  travaux à mener sont titanesques sur tous les plans.
Monsieur le Président le peuple centrafricain tout  entier est volontaire pour porter chacun et chacune sa pierre à l’édifice centrafrique, non pas avec des théorèmes mathématiques pour élaborer ces nombreuses problématiques qui sont dressées devant vous et qui attendent que vous preniez l’initiative courageuse dans leur résolution une par une ; mais avec leur faire-valoir, c’est à dire leur compétence acquise par ailleurs, leurs expériences professionnelles enrichies, leurs moyens financiers et autres  afin de booster le développement économique et social de leur pays qui est impératif vital.
D’abord Monsieur le Président il y’a  un préalable conditionnel qui vous est proposé. C’est celui que vous et nous peuple entier, puissions revoir ensemble dans le rétroviseur de l’histoire de notre pays  ces cinquante dernières années afin de nous convaincre de poser les vraies questions de pourquoi et le comment mener notre avenir. C’est tout simplement dire autrement, pourquoi en sommes-nous arrivés à ce stade de pays anéanti de part en part ? je ne vois pas comment on peut construire la démocratie avec des chances de durée sans repenser et reconstruire 1’état centrafricain (c’est à dire son peuple, ses institutions, l’économie, son moral etc), ce que j’appelle les préalables de rebond.
Ce peuple a été toujours tyrannisé, massacré, vandalisé, violé, escroqué, réfugié, il a toujours vécu dans les spectres des coups d’état. Des arrestations arbitraires et détournements de deniers publics qui étaient légions dans notre pays.
Libérer ce peuple pour lui offrir des occasions d’expression véritables pour son épanouissement  et le développement économique et social sera le défi qui vous incombe. Les centrafricains souhaitent ardemment réécrire une nouvelle histoire du pays de Barthélémy Boganda

En exorcisant notre histoire de notre  descente aux enfers nous rénoverons dans les approches des recherches des solutions escomptées, nous saurons qui furent les acteurs ou les actions  les plus défavorables et qui sont susceptibles de ne plus être reconduits. En un mot la RCA de demain souhaite faire la rupture la plus nette de son passée honteuse et  réconcilier les centrafricains avec la Centrafrique. C’est faire aussi la justice pour tous et pour personne, c’est édifier un état juste, ferme et impersonnel sur toute l’étendue du territoire. C’est rendre pratique, inattaquable la notion constitutionnalisée de laïcité. Le pays a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils mais pas seulement d’une poignée de groupuscules errantes dans toutes les législatures, derrière tous les pouvoirs.
Avec toutes les déconfitures que le pays a connues, nous disons le plus simplement que nous sommes tous responsables directement ou indirectement. Mais en réalité, les yeux dans les yeux, les vrais chefs d’orchestre de nos marasmes ces cinquante dernières années sont là tapis dans l’ombre en trains de muter pour rebondir sous d’autres formes organiques sur les scènes publiques afin de poursuivre leurs basses œuvres égoïstes de destruction.
Monsieur le président comment faire pour redresser l’éducation de nos enfants qui ont des niveaux scolaires au rabais ? Il y’a quelques années nous reprenions tous en chœur le mot : année blanche pour désigner les périodes  émaillées de grèves à durée longue des enseignants en RCA.  S’il nous est donné aujourd’hui  de mesurer les conséquences dévastatrices sur les études des enfants, sur l’économie du pays, sur les rebellions qui ont distordu le tissu social ces dernières années du pays etc, nous en dirons beaucoup. Pour s’en convaincre, je demande de voir le  classement unesco de notre pays durant ces périodes repris en 2011 par la radio ndeke-luka. Notre pays est classé dernier parmi les pays africains du sud du sahara. Les responsables qui ont inspiré cette idée sont là toujours dans la sphère politique du pays et ne se sentent guère inquiétés…Que dire de ce pays qui a des lois et qui ne se  l’applique jamais ? C’est quoi l’i
mpunité?
Que dire d’un pays qui officiellement ne recrute pas dans la fonction publique, mais qui, à chaque législature recrute par « connaît » ?
Ce pays doit être revu dans ses fonctionnalités pour les rendre accessibles à chaque centrafricain et équitables pour tous les centrafricains. Mais le préalable qu’il faut réaliser se résume dans : La justice, la rupture, la compétence, le bilan de notre histoire etc.
Monsieur le président vous avez du pain sur la planche car les montagnes dressées devant sont abruptes, raides et nombreuses. Pour vous y aider, sachez excellence que  vous avez  tout le peuple. Il est  décidé à retourner les situations pour démontrer au monde entier qu’il  est désormais maître de sa destinée derrière celui qu’il a choisi.

Marne la vallée-France

Nestor DODO Dyssongo

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