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Afrique du sud: Trois ans après, l’Afrique du Sud se questionne sur ses soldats morts en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Trois ans après, l’Afrique du Sud se questionne sur ses soldats morts en RCA

 

Bangui, (C.N.C)24-03-2016

L’Afrique du Sud se souvient de la mort de 13 de ses soldats tués en République centrafricaine le 23 mars 2013. A l’époque, l’armée sud-africaine était venue aider le régime de François Bozizé et elle avait essuyé de lourdes pertes lors de la prise de Bangui par les rebelles de la coalition Seleka. L’évènement avait secoué l’opinion publique sud-africaine et soulevé de nombreuses questions sur la présence de ses troupes en RCA.

Trois ans après les faits, le gouvernement est toujours aussi discret sur cette intervention en Centrafrique. Début 2013, 400 soldats sud-africains sont envoyés à Bangui dans le cadre d’un accord militaire entre les deux pays. Officiellement, ils sont là pour encadrer et entraîner l’armée du régime de François Bozizé.

Deux mois plus tard, treize 13 d’entre eux sont tués alors d’affrontement avec les rebelles de la Seleka. Les détails ne sont pas connus, mais l’incident a soulevé de nombreuses questions : pourquoi ces soldats se battaient-ils ? Quel était leur mandat ? Et pourquoi l’Afrique du Sud a-t-elle soutenu jusqu’au bout un régime contesté ?

L’opposition a demandé une enquête, sans succès. Depuis, les spéculations vont bon train sur des intérêts miniers sud-africains en Centrafrique que l’on devait protéger. Difficile d’obtenir des informations sur le sujet. Une chose est sûre : la société sud-africaine Digoil effectuait de la prospection dans le pays. Une société dont l’un des membres du conseil d’administration n’était autre que le neveu de président Jacob Zuma.

RFI AFRIQUE

CENTRAFRIQUE: LA JOURNEE INTERNATIONALE DE L’EAU, LE CICR S’INVESTI POUR L’ACCÈS A L’EAU POTABLE EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA JOURNEE INTERNATIONALE DE L’EAU, LE CICR S’INVESTI

POUR L’ACCÈS A L’EAU POTABLE EN RCA

 

 

Bangui, (CNC), 24-03-2016

« Le mérite de CICR, ce n’est pas le bien qu’il fait, mais le mal qu’il permet d’éviter », disait la grande figure africaine Nelson Mandela. En prélude à la célébration de la journée internationale de l’eau célébrée le 20 mars 2016, le Comité international de la Croix-Rouge en Centrafrique a organisé une séance d’échange avec la presse sur la problématique de meilleur accès à l’eau potable. L’occasion pour les cadres du CICR de présenter aux journalistes les projets planifiés par le CICR dans le domaine de l’eau potable pour la période de 2016 en République centrafricaine.

C’est en présence d’environ une vingtaine de professionnels des médias que le Coordonnateur adjoint Eau et Habitat au CICR, Guy Mouron, a fait état des lieux de la situation d’eau potable en République centrafricaine. L’occasion pour le coordonnateur adjoint de présenter les projets de son institution qui prévoit des grands travaux à réaliser en partenariat avec la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) dans la ville de Bangui. d’après Guy Mouron, il est prévu la réhabilitation de points d’eau en milieu rural et péri-urbain de 53 et 500 pompes à motricité humaine dans quatre régions de la République centrafricaine durant l’année 2016. Le CICR est déjà sur la mise en œuvre sur ces projets à plusieurs volets. Dans la capitale Bangui, et à l’intérieure du pays à Kaga-Bandoro et à Bambari, le CICR approvisionne quotidiennement environ 51000 déplacés sur six sites des villes citées en eau potable, soit par réseau municipal d’eau, soit par forage et camions

A Ndélé, à l’Est de la Centrafrique, le CICR procède à la poursuite du support de fonctionnement du réseau de distribution d’eau en attendant le retour du personnel de la SODECA dans l a localité. Il est également prévu, à en croire le Coordonnateur adjoint, des pièces de rechange et de produits chimiques. De surcroit, il a souligné la réhabilitation de 4 captages de sources et captage d’une nouvelle source et également l’extension du réseau de distribution d’eau dans des zones non desservies selon les débits des sources à disposition.

En partenariat avec la SODECA, le CICR a lancé 29 janvier 2016, le projet de remplacement de 3,5 kilomètres le long de l’Avenue des Martyrs à Bangui, de conduite d’eau du réseau de distribution qui dessert la capitale centrafricaine. Environ 400 000 personnes vont bénéficier d’un meilleur accès à l’eau potable dans la ville de Bangui à travers ce projet qui permet aussi de fournir du travail aux jeunes. C’est une réhabilitation de 500 chambres de vannes sur d’autres lignes du réseau. Deux véhicules ont été remis à la SODECA par le CICR lors de la cérémonie officielle de lancement du projet de la réhabilitation du réseau de conduite d’eau.

Dans les 3èmes et 5èmes arrondissements de Bangui, le CICR va appuyer les équipes de la SODECA pour préparer les fréquences grosses fuites sur le réseau de ces deux secteurs de la capitale. L’organisation a également planifié deux sessions de formation de renforcement des capacités du personnelle technique de la SODECA. Le coordonnateur a informé la presse du soutien à l’équipe de MAINTENANCE de l’Hôpital Communautaire de Bangui pour garantir, d’après lui, le fonctionnement des services techniques, notamment, l’approvisionnement et l’entreposage de réserves d’eau et évacuation des eaux usées et pluviales.

Par ailleurs au Centre de santé de Ouandago et d’unité nutritionnelle de Kaga-Bandoro, à l’intérieure de Centrafrique, il est prévu dans ces projets l’amélioration et l’approvisionnement en eau potable. A cela s’ajoutent les interventions d’urgence dans une maison d’arrêt et dans certains centres de détention temporaires pour réhabiliter les infrastructures liées à l’habitat, l’eau et l’assainissement afin de fournir des conditions décentes de vie.

Aussi, le Coordonnateur adjoint Eau et Habitat au CICR, Guy Mouron a présenté l’état de la SODECA avec un tas de difficultés qu’il faut chercher les solutions idoines. Ainsi, Guy Mouron formule quelques recommandations pour sauver la SODECA de son état. Il demande le respect des infrastructures d’eau, l’utilisation d’eau avec parcimonie. Pour lui, il est question de valoriser cette ressource indispensable à la vie, d’éviter le gaspillage d’eau, toute fuite petite ou grande doit être colmatée rapidement. Il s’agit là aussi de renforcer la confiance avec le personnel de la SODECA assurant le fonctionnement du réseau de distribution d’eau. Le coordonnateur recommande la nécessité de préparer les grosses fuites d’eau dans le 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. il faut promouvoir l’utilisation adéquate de l’eau, ne pas la souiller, ni la contaminer inutilement. Aux consommateurs, Guy Mouron demande de régler leurs factures d’eau afin de garantir les services d’entretien et de maintenance du réseau de production et de distribution de la SODECA.

 

Bangui, Eric NAGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

 

 

 

Bangui, (CNC), 24-03-2016

Quatre humanitaires d’exception choisis comme finalistes pour le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanité (Aurora Prize for AwakeningHumanity), doté d’un million de dollarsle prix

George Clooney et Elie Wiesel, co-présidents du Prix Aurora, se joignent au Comité de Sélection pour féliciter les finalistes du Prix inaugural

15 MARS 2016 – Aujourd’hui, le Comité de Sélection du Prix Aurora annonce les quatre finalistes du Prix Aurora, à savoir Marguerite Barankitse, de Maison Shalom et de l’Hôpital REMA au Burundi ; le docteur Tom Catena, de l’Hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba du Soudan, SyedaGhulam Fatima, secrétaire générale du Bonded Labor Liberation Front au Pakistan et Bernard Kinvi, prêtre à la mission catholique de Bossemptélé en République Centrafricaine.

Le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanitéest un nouveau prix mondial de distinction qui sera décerné chaque année à des personnes ayant mis leur vie en danger pour permettre à d’autres de survivre. Les lauréats se seront distingués par l’impact exceptionnel que leurs actions auront eu sur la protection de la vie humaine et sur la promotion des causes humanitaires, tout en surmontant des défis importants pour ce faire. Celui qui, parmi les quatre finalistes, deviendra lauréat du Prix Aurora, recevra une subvention de 100 000 dollars américains, tandis qu’une subvention d’un million de dollars sera remise, sous forme d’un don, à une organisation caritative qui aura inspiré son travail.

Le Prix Aurora a été créé par les co-fondateurs de 100 LIVES (100 VIES), une initiative mondiale pionnière visant à exprimer la reconnaissance envers ceux et celles qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Arméniens il y a un siècle. Au nom des survivants du génocide arménien, le Prix Aurora qui sera décerné chaque annéea pour but de non seulement conscientiser l’opinion publique quant aux atrocités qui ont lieu de par le monde, mais aussi récompenser celles et ceux qui s’attellent à aborder ces problèmes d’une façon concrète et significative.

« Les quatre finalistes ont été distingués car ils ont trouvé le courage de combattre l’injustice et la violence infligées aux populations les plus vulnérables de leurs sociétés,» a affirmé Vartan Gregorian, co-fondateur de 100 LIVES et membre du Comité de Sélection du Prix Aurora. « Nous avons créé le Prix Aurora non seulement pour honorer, mais aussi pour soutenir ces héros méconnus qui transforment l’humanité et qui se lèvent contre l’injustice et les persécutions. Il y a cent ans, des étrangers se sont

soulevés contre les persécutions commises à l’égard de nos ancêtres. Aujourd’hui nous les remercions en distinguant ceux qui agissent dans le même esprit face aux atrocités modernes. »

LES FINALISTES

Marguerite Barankitse, de la Maison Shalom et l’hôpital REMA au Burundi, a sauvé des milliers de vies et soigné des orphelins et réfugiés durant les années de guerre civile qui a frappé son pays. Lorsque la guerre a éclaté, M. Barankitsea tenté de cacher 72 de ses voisins Hutus les plus proches, afin de les mettre à l’abri des persécutions. Ils furent découverts et exécutés sous ses yeux. Suite à cet événement terrible, elle entreprit de sauver et soigner des enfants et des réfugiés. Elle a sauvé près de 30 000 enfants et, en 2008, elle a ouvert un hôpital qui a soigné plus de 80 000 patients à ce jour.

Le docteur Tom Catena est médecin à l’hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba au Soudan. Cet américain est le seul médecin permanent basé près de la frontière du pays avec le Soudan du Sud et a en charge plus de 500 000 personnes dans la région. Malgré les bombardements répétitifsde l’aviation soudanaise, le docteur Catenaest resté dans l’enceinte de l’hôpital afin d’être disponible 24 heures sur 24. Son désintéressement a fait l’objet de plusieurs articles et reportages. Il a été retenu par le magazine TIME parmi les 100 personnes les plus influentes au monde en 2015.

SyedaGhulam Fatima agit inlassablement pour éradiquer le travail forcé, une des dernières formes subsistantes de l’esclavage moderne. Fatima est secrétaire générale du Bonded Labour Liberation Front Pakistan (BLLF), qui a libéré des milliers de travailleurs pakistanais, dont près de 21 000 enfants, obligés de travailler pour des exploitants de fours à briques pour rembourser des dettes (les taux d’intérêt étant trop élevés pour que les travailleurs puissent rembourser, ils sont contraints au travail forcé et à une situation misérable, souvent brutale). Depuis qu’elle a commencé à militer, Fatima a survécu aux mauvais traitements ainsi qu’à plusieurs tentatives d’assassinat.

Le Père Bernard Kinvi a été ordonné prêtre à l’âge de 19 ans, après avoir perdu son père et ses quatre sœurs de maladie et d’exactions. Le Père Kinvi a quitté son pays natal, le Togo, pour Bossemptélé, une petite ville située en République centrafricaine, où il a pris la direction de la mission catholique. Dans cette mission, se trouvent l’hôpital Jean Paul II, une école et une église. En 2012, la guerre civile a éclaté en Centrafrique. Elle oppose les rebelles musulmans de la Sélékaaux Anti-Balaka (anti-machette), une milice chrétienne. Plongé au cœur de la violence, la mission du Père Kinvi a fourni un refuge et des soins médicaux aux victimes des deux camps. Il a pu ainsi sauver la vie de centaines de personnes de la mort et des persécutions.

Entre juillet et octobre 2015, les candidatures ont émané du monde entier via un portail spécialement dédié à cette occasion sur le site du Prix Aurora (www.auroraprize.com/fr). Les candidats ont été retenus pour leur action désintéressée, leur combat contre le travail forcé, pour l’accueil des réfugiés et les soins médicaux dispensés en première ligne dans des zones de conflits.

Un des quatre finalistes sera déclaré lauréat du Prix Aurora inaugural à l’issue d’une cérémonie qui se tiendra à Erevan, en Arménie, le 24 avril 2016. George Clooney, vice-président du Comité de Sélection, remettra le prix. Les finalistes du Prix Aurora seront honorés lors d’un week-end de manifestations réunissant d’importants acteurs dans le domaine humanitaire, dont l’International Center for Journalists, l’International Rescue Committee et Not On Our Watch, afin d’évoquer des problèmes humanitaires urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, et distinguer ceux qui y font face.

Le Prix Aurora sera décerné chaque année le 24 avril à Erevan, en Arménie.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LE SG ADJOINT DES NATIONS UNIES ATTENDU A BANGUI POUR L’INVESTITURE DE TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE SG ADJOINT DES NATIONS UNIES ATTENDU A BANGUI

POUR L’INVESTITURE DE TOUADERA

 

 

 

Bangui, (CNC), 24-03-2016

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Hervé Ladsous, est attendu à Bangui la semaine prochaine où il participera à la cérémonie d’investiture du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra. L’annonce a été faite ce mercredi par le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission.

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs du second tour des législatives du 31 mars prochain, avec notamment l’acheminement des matériels électoraux non sensibles à Bangui et dans les préfectures de Haut Mboumou, Nana-Mambéré, Bamingui Bangora, Basse Kotto, Mbomou, Haute-Kotto, Vakaga et Nana-Grebizi. Quant aux matériels électoraux sensibles, qui étaient attendus à Bangui entre le 22 et le 23 mars, Monteiro a indiqué que leur déploiement vers les préfectures se fera entre mercredi et jeudi.

Formation des agents électoraux

Quant à la formation des membres des bureaux de vote, elle va se faire entre le 23 et 26 mars 2016 et consiste en une journée de mise à jour des connaissances pratiques acquises lors des précédents scrutins. Des formateurs nationaux ont été déployés mardi dans les chefs-lieux des huit préfectures, à savoir Basse Kotto, la Mambéré-Kadei, la Nana-Mambéré, la Ouaka, l’Ouham, l’Ouham Pendé, la Haute Kotto, le Mboumou et Bangui (3e, 4e, 5e et 8earrondissements). Dans les autres huit préfectures c’est à dire Bamingui-Bangoran, Lobaye, Ombella-Mpoko, Sangha-Mbaéré, Kemo, Nana-Grebizi, Haut-Mboumou, Vakaga et Bangui (2e et 6e arrondissements), ce sont les démembrements eux-mêmes avec l’appui des Bureaux Electoraux Régionaux qui vont se charger de la formation des membres de bureaux de vote.

Vladimir Monteiro a aussi indiqué que, suite à un partenariat entre la Minusca et des acteurs de la cohésion sociale, au moins 4000 personnes ont participé à trois séances de sensibilisation sur la cohabitation pacifique, la libre circulation de personnes et des biens et la réconciliation communautaire. Ces séances de sensibilisation se sont déroulées le week-end dernier dans les 2e (Maliko) et 3e arrondissements (Tokoyo) de Bangassou et dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui.

Pour sa part, la Porte-parole de la police de la Minusca, Popescue Oana Andreea, a affirmé que la police de la Minusca, a poursuivi la semaine dernière, ses activités de réalisations et de prévention. Ainsi, le 21 mars 2016 au niveau du rond-point du 5e arrondissement, la police s’est interposée entre les jeunes des 5eme et 3ème arrondissements. A ce moment, il y avait eu des risques d’affrontement. Egalement pour

prévenir d’éventuelles tensions, le dispositif sécuritaire a été renforcé à différents points sensibles de la ville. Elle a affirmé également que la composante Police de la Minusca a procédé au déplacement d’un prévenu de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) vers un autre lieu de détention, et du Transfèrement de deux autres prévenus de Bossangoa à Bangui, respectivement les 16 et 18 Mars 2016.

Présence des éléments de la LRA à Bangassou

De son côté, le Porte-parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, a noté que dans le cadre de la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles, la force continue ses patrouilles dans tous les secteurs. Il cite entre autres, le fait que la force œuvrant dans Bangassou est intervenue après renseignement de la population, sur un passage le 18 Mars des éléments de la LRA dans le village de Dembia, 70 km à l’Est de Rafai, 150 km de Bangassou. La force a alors stoppé ces hommes armés, alors qu’ils volaient divers biens des ménages de la localité. Le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza a aussi mentionné que la force de la Minusca a assuré la sécurité de 470 véhicules commerciaux sur tous les axes, 220 sur la Route Nationale N°1 et 250 sur les Routes Nationales N° 2 et 3.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La Présidente de l’ANE, Mme Nkouet annonce le report du 2nd tour des élections législatives

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(Corbeau News Centrafrique)

Conférence de presse ANE

La Présidente de l’ANE, Mme Nkouet annonce le report

du 2nd tour des élections législatives

 

 

Bangui, (CNC), 24-03-2016

Le 2ème tour des élections législatives en République centrafricaine n’aura pas lieu le 27 comme initialement prévu dans le chronogramme électoral révisé, ce sera le 31 mars. Mme Marie Madeleine NKouet Hoornaert, Présidente de l’Autorité nationale des élections (ANE) a donné la confirmation, ce 23 mars 2016, lors d’une conférence de presse au siège de son institution.

« Après avis des partenaires techniques et financiers impliqués dans le processus électoral dans notre pays, l’Autorité nationale des élections propose la nouvelle date du jeudi 31 mars 2016 pour retenir le second tour du scrutin législatif avec sérénité et réussite », c’est en ces de termes que Mme N’Kouet a confirmé le report de la date du 2nd tour des élections législatives.

En effet, les contraintes de timing ont été évoquées par la patronne de l’ANE pour justifier ce report. Evidemment, le 2nd tour des élections législatives a été prévu pour le 27 mars prochain, c’est-à-dire avant l’investiture du président élu, Faustin Archange Touadéra dont la date est fixée au 30 mars. Seulement, le retard de quatre jours supplémentaires accusé par la Cour constitutionnelle de transition (CCT) dans la proclamation des résultats définitifs du premier tour des scrutins législatifs, couplés avec le 2nd tour de la présidentielle, initialement prévu pour le 14 mars et repoussée jusqu’au 14 du même mois, a eu immédiatement des incidences sur le chronogramme électoral.

D’où la difficulté matérielle pour l’ANE « de corriger les bulletins de vote ; de lancer la commande de matériel électoral, lourds et sensibles ; d’assurer leur transport d’abord sur Bangui, puis à l’intérieur du pays et dans les Centres de vote ». La date du 27 mars est donc d’office intenable.

Toutefois, selon Mme N’Kouet, toutes les dispositions sont prises pour que le 2nd tour des législatives puisse se tenir avant la fin de la transition conduite par Catherine Samba-Panza, c’est-à-dire le 31 mars. D’ailleurs dès le 14 mars dernier, àl’issue de la proclamation des résultats définitifs par la CCT, l’ANE s’est mise en chantier en commençant par le toilettage du bulletin de vote.

« Ce jour 23 mars, tout le matériel lourd et sensible sera à Bangui. La dernière partie non encore déployée, le sera demain 24 mars vers les bases préfectorales. Nous disposerons de alors de quatre jours pour rallier les coins les plus reculés et serons au rendez-vous du 31 mars », a rassuré Mme N’Kouet. Elle a ajouté que les formateurs sont en route depuis mardi dernier pour des séances ciblées de remise à niveau, séances adressées directement aux membres des bureaux de vote et qui seront plus prononcées dans les circonscriptions où les documents électoraux n’ont pas été bien renseignés. Enfin, des missions de supervision dirigées par des Commissaires de l’ANE sont partis, ce mercredi 23 mars 2016 pour appuyer ces formateurs.

Quant aux moyens logistiques, Mme N’Kouet a fait savoir qu’ils sont prévus à la hauteur du défi et pré-positionnés pour déployer le matériel jusque dans les bureaux de vote, aide aux déroulements des opérations, le ramassage des résultats, puis d’assurer leur transport vers les bases sous-préfectorales, avant leur rapatriement sur Bangui.

En ce qui concerne les écarts de comportements observés chez certains agents de l’ANE lors des élections passées, la présidente de l’ANE a noté que « des consignes claires, notamment sur les modalités de vote, l’attitude de neutralité à la nécessité d’afficher les résultats devant les bureaux de vote ont été données aux membres des démembrements et agents électoraux. »

Notons que lors du premier tour des législatives du 14 février dernier, déjà 45 députés ont été élus d’office. A ce jour, 85 postes restent à pourvoir dans le cadre du second tour.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Attentats de Bruxelles : un suspect arrêté à Anderlecht

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(Corbeau News Centrafrique)

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Attentats de Bruxelles : un suspect arrêté à Anderlecht

 

Bangui (C N C) 23-03-2016

 

Au lendemain des attentats de Bruxelles, la police belge a arrêté un individu à Anderlecht. Rien ne permet pour l’heure d’affirmer qu’il s’agit du troisième suspect identifié sur les vidéos de surveillance de l’aéroport.

La police belge a arrêté mercredi 23 mars à Anderlecht, une commune de la capitale belge, un individu suspecté d’être impliqué dans les attentats coordonnés qui ont frappé Bruxelles mardi, tuant au moins une trentaine de personne et en blessant des centaines d’autres.

Mais il ne s’agirait pas, contrairement à ce qu’un média belge a d’abord affirmé, de Najim Laachraoui, un homme âgé de 25 ans déjà recherché pour avoir sa participation présumée aux attentats du 13 novembre dernier à Paris. Également connu sous la fausse identité de Soufiane Kayal, cet homme parti en Syrie en février 2013 est soupçonné d’avoir été en liaison téléphonique avec certains membres du commando des attaques de Paris et de Saint-Denis.

L’homme a été contrôlé sous sa fausse identité le 9 septembre dernier, à la frontière austro-hongroise, en compagnie de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans abattu par la police la semaine dernière à Forest, en Belgique.

Deux frères kamikazes identifiés

L’un des auteurs présumés de l’attentat a été repéré par des caméras de surveillance à l’intérieur de l’aéroport où a eu lieu mardi une double explosion. Un avis de recherche a été diffusé par la police. Sur la photo, il est vêtu de blanc, porte un chapeau et pousse chariot à bagages aux côtés de deux autres hommes, les kamikazes présumés qui se seraient fait exploser dans le hall des départs de l’aéroport.

Les deux premiers hommes “sont venus en taxi […], leurs bombes étaient dans les valises. Ils ont mis leurs valises dans des chariots. Les deux premières bombes ont explosé”, a précisé à l’AFP le maire de la commune de Zaventem, où se situe l’aéroport, Francis Vermeiren. “Le troisième a aussi mis sa valise sur un chariot mais il a dû paniquer, elle n’a pas explosé” a-t-il ajouté.

Selon la RTBF, qui cite une source policière, les deux kamikazes présumés de l’aéroport ont été identifiés comme étant deux frères bruxellois : Khalid et Brahim El Bakraoui. Ils “étaient connus des services de police mais pour grand banditisme et non pour des faits de terrorisme jusqu’ici”, précise le site de la RTBF. “L’un des deux, Khalid, avait loué sous une fausse identité l’habitation du 60 rue du Dries, à Forest, où avait éclaté une fusillade avec la police” et qui avait mené à l’arrestation de Salah Abdeslam

FRANCE24

 

Bangui: Entreprenariat féminin au centre d’un atelier initié par Mme Marie Noëlle Koyara

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(Corbeau News Centrafrique)

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Entreprenariat féminin au centre d’un atelier initié

par Mme Marie Noëlle Koyara

 

Bangui (C N C) 23-03-2016

Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat en charge du Développement du monde rural a ouvert, ce mardi 22 mars 2016, au Complexe sportif 20 000 Places, un atelier de formation des femmes entrepreneuses de Centrafrique. Une soixantaine de femmes cheffes d’entreprises, venues des provinces et de Bangui prennent part à cet important atelier de deux jours qui prend fin ce jour.

Initiative du Ministère en charge du monde rural, l’atelier de formation des femmes entrepreneuses de Centrafrique vise le renforcement des capacités du pouvoir économique féminin. Puisée dans le slogan « 50/50 » de la célébration de la Journée internationale de la femme du 8 mars 2016, cette initiative n’est autre que la traduction en réalité d’une vision théorique mondiale. Puisque l’égalité homme/femme en termes de contributions à l’émancipation de l’humanité ne sous-tend guère uniquement le plaidoyer et l’interpellation. Elle requiert un ensemble d’actions concrètes en ce qui concerne la participation active de la femme aux côtés de l’homme dans une dynamique réciproque et mutuelle d’apports, ceci dans tous les domaines.

Visionnaire, mais aussi pragmatique, Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat en charge du Développement du monde rural entend traduire en une réalité concrète la philosophie 50/50 au profit de la femme centrafricaine. L’atelier de formation des entrepreneuses centrafricaines qu’elle a initié apparait comme l’espace idéal pour apprendre à la femme centrafricaine, du moins celle qui a déjà pris goût pour l’entreprenariat, que seul le travail et le plein investissement organisé tout en respectant la loi pourrait propulser la femme dans l’optique de l’égalité des sexes.

Ainsi, deux jours durant, une soixantaine de femmes entrepreneuses, mobilisées à travers le pays, notamment dans les villes de province et dans la capitale Bangui vont devoir s’outiller en matière de l’entreprenariat féminin. Selon Mme Martine Fatimé, cadre au Ministère du développement du monde rural, « durant cette formation, les femmes vont être outillées à la technique de création d’une entreprise ; les modalités de mise en œuvre pour une réussite en entreprise et ; le partenariat pour appuyer et soutenir l’entreprenariat », a-t-elle expliqué au Réseau des journalistes du monde rural (RJDR), à l’ouverture de la formation. Cette formation s’adresse principalement aux femmes entrepreneuses dans les domaines de la chaine agricole notamment la production agricole, la transformation des produits, le transport et la commercialisation. Les femmes œuvrant dans les secteurs connexes sont également des bénéficiaires.

En effet, trois grandes thématiques constituent la matrice de la formation à donner aux participantes, à savoir : (1) la définition et le processus de création d’une entreprise en Centrafrique, présentée par un responsable du Ministère du Commerce ; (2) les normes du guichet unique, par un cadre du Ministère des Finances et du budget et ; (3) échange d’expériences en matière de création d’une entreprise dans les autres régions par l’invitée de marque du Ministère chargé du développement du monde rural, Mme Atangana.
A travers cette formation de deux jours, la Ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara ne voit pas seulement un renforcement des capacités au niveau national. La portée de l’initiative est sous-régionale comme l’a relevé Mme Martine Fatimé : « Ce séminaire vise, au finish, la mise en place du Réseau des femmes entrepreneuses au niveau de l’Afrique centrale, c’est-à-dire qui implique les autres pays de la Sous-région comme le Tchad, le Cameroun, la R.D.C. et le Congo Brazzaville, etc. »
Eu égard au criard taux d’analphabétisme au milieu féminin en RCA, les quelques rares femmes qui tiennent le flambeau du leadership féminin, y compris celles intégrées dans le secteur économique ont le mérite d’être soutenues tant techniquement, financièrement et matériellement en vue de tenir le pari du 50/50.

Bangui Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: N’AVIEZ-VOUS PAS CONSTATÉ UN PHÉNOMÈNE, CETTE ABONDANCE DES FEUILLES DE MANIOC SUR LES MARCHÉS

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(Corbeau News Centrafrique)
 
Robert INZA
Monsieur Robert INZA
 
 
 

N’AVIEZ-VOUS PAS CONSTATÉ UN PHÉNOMÈNE, CETTE ABONDANCE

DES FEUILLES DE MANIOC SUR LES MARCHÉS

À BANGUI ?TOUADERA NE SERAIT-IL PAS

UN PHÉNOMÈNE AGRICOLE ?

 
 
 
Bangui, (CNC), 23-03-2016
 

Tous les samedis et dimanches je prépare chez moi les feuilles de manioc sans ajouter, ni viande, ni du poisson, ni de l’huile, afin de jouir de sa saveur phénoménologique.

Cette année, nous n’avions pas eu droit à l’abondance des mangues ; les manguiers sont pauvres, les manguiers ne nous ont pas offert des mangues cette année.

Ce pendant nous vivons un autre phénomène, c’est l’ABONDANCE des feuilles de manioc sur les marchés de Bangui. Jamais, nous n’avions vu un tel phénomène et surtout s’agissant des feuilles de manioc qui sortent des champs. Touadera ne serait-il pas un phénomène agricole ?

Les feuilles de manioc sortent de la grande préfecture de l’Ombella M’pocko. Les feuilles de manioc sont devenues les plats de tous les jours dans les familles en supplantant les fameux plats de « côhcôh».

Mais pourquoi avoir remplacé les mangues par les feuilles de manioc qui sortent des champs ?

N’est ce pas là un appel à la révolution agricole que TOUADERA en parle dans son projet de société ?
Nous connaissons des périodes semblables mais elles viennent des produits sauvages tels que les champignons, les termites etc. Mais pas de l’abondance des feuilles de manioc. Ce phénomène est à vrai dire unique, il est annonciateur de chance. Il nous faut saisir cette chance.

Ce phénomène des feuilles de manioc parle mais interpelle ; il vaut mieux qu’on y réfléchisse. L’agriculture nous appelle, depuis trente (30) ans le secteur a été délaissé par l’État qui fait de la publicité paresseuse et redondante (fête de la moisson) sans y investir et par les populations qui n’y mettent plus assez de vigueur, et qui trouvent les travaux champêtres de rudes et pénibles à cause des moyens rudimentaires qu’ils utilisent.
Surtout les jeunes qui ont massivement quitté le secteur agricole au profit des petits boulots insignifiants et éphémères que leur offrent les entreprises du business social (ONG) et pour le secteur informel qu’ils ne maîtrisent pas.

Il faut dire que l’abondance des feuilles de manioc sur les marchés, c’est pour contrecarrer la faim. Dirions-nous encore que Dieu est avec nous.

Il est primordial de considérer l’agriculture comme l’arme redoutable contre la faim et la précarité. Une agriculture variée et diversifiée sur tout le territoire. Une agriculture abondante nous permettra de sortir de la pauvreté. La pauvreté est notre ennemi mortel. La pauvreté en RCA est une immense montagne, elle pèse sur plus de 80% de nos populations.

TOUADERA est en face d’une montagne que les flammes seules ne suffiraient pas, il faut également utiliser les étincelles pour le faire exploser.
Comme un ennemi, il faut le combattre. Le gouvernement de TOUADERA doit prendre ce combat en mains et très rapidement et que la question de sécurité ne soit pas un prétexte, on peut produire même en temps de guerre ; sinon un gouvernement pour quoi faire ?

La pauvreté en Centrafrique transcende l’infortune personnelle et l’incapacité des individus à se prendre en charge et à améliorer leurs conditions de vie, et les limites personnelles de ceux-ci. Chez nous c’est le tissu social et économique dans lequel vivent les individus qu’il faut considérer. La pauvreté chez nous tend à désigner une situation globalisant la faiblesse physique, morale et intellectuelle. C’est donc le sous-développement social dans son ensemble qu’il s’agit. Les indicateurs macroéconomiques sont des indicateurs ; la BEAC vient de publier que l’économie de la RCA se porte bien, une injure sociale. Les indicateurs sont politiques et à titre commercial et ne collent pas à la réalité de la vie des centrafricains vivant de la pauvreté depuis déjà un demi siècle.

La pauvreté, cet ennemi qui vit en nous. Cet ennemi qui contrecarre toutes nos bonnes volontés. Il est comme un virus dans notre corps et il ouvre la voie à d’autres virus de nous atteindre. La pauvreté est notre faiblesse. Elle nous a réduit à l’état de chose.

La pauvreté nous expose à toutes les vices : la corruption, la manipulation, la soumission et la paresse. Généralement le pauvre produit moins où presque pas. Le pauvre ne pense qu’à demander que produire. La pauvreté a atteint notre propension marginale à penser.

Ce faisant elle nous dépossède de nos facultés et réduit notre jugement.
La pauvreté est la cause de l’effondrement du sens de la responsabilité dans notre pays. Cette pauvreté devenue morale, est dans notre subconscient. Mais comment combattre la pauvreté : c’est par le travail, un travail qui génère de revenus permanents.

Il faut exercer notre esprit à la créativité et au travail. Il nous faut créer des activités tous azimuts générateurs de revenus pour résorber le problème de la précarité dans notre pays, source de pauvreté.
Le travail est en fait la racine de lutte contre la pauvreté. Il faut travailler avec vigueur et passion. Avoir une famille est également un facteur déterminant dans le travail et dans l’approche du temps, et par suite dans l’attitude vis-à-vis de l’épargne et du capital car l’homme voit dans la présence de sa femme et de ses enfants une raison salutaire de s’investir.

L’effondrement de la famille est par contre une cause suffisante de la pauvreté permanente en détournant l’homme des horizons élargis qu’incarnent les enfants. Comme bien souvent dans les affaires humaines, l’effort s’apprend dans la famille ; il faut dans la famille apprendre à nos enfants les actes de l’effort et de la volonté de réussite. Il faut avoir aussi compris que la foi et l’imagination sont les capitaux les plus précieux de l’économie.

La richesse est donc moins le produit de l’argent que de la volonté. Le travail, la famille et la foi de réussir sont les trois facteurs fondamentaux de l’ascension sociale. Ils répondent du sort des enfants et donc de l’avenir. Ils sont les piliers de l’économie et de toute société prospère.

TOUADERA aura du pain sur la planche. TOUADERA doit essentiellement ÉDUQUER, FORMER et TRANSFORMER l’être centrafricain. Le sommeil sera certainement dur pour TOUADERA.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE: FRANCOPHONIE , LA SANGARIS BATTUE PAR L’EQUIPE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

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(Corbeau News Centrafrique)

 

 

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FRANCOPHONIE, LA SANGARIS BATTUE PAR L’EQUIPE DU

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

 

Bangui, (CNC), 23-03-2016

En prélude à la journée internationale de la francophone célébrée le 20 mars, un match de football a opposé les soldats français de l’opération Sangaris en Centrafrique avec le personnel du ministère des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la Francophonie. Le match s’est soldé à un score de 6 à 2 en faveur du personnel dudit ministère.

Le match a été livré, le 18 mars 2016, sur le terrain de football dudit ministère des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la francophonie en présence de quelques personnalités représentant le corps diplomatique et les institutions internationales à Bangui.
L’équipe composée des agents et fonctionnaires du ministère des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la francophonie a d’abord mené celle de la Sangaris 4 buts à zéro avant de terminer la deuxième partie sur un score de 6 buts à 2. La particularité dans ce match de football qui a surpris plus d’un, c’est la présence d’une femme parmi les hommes de l’équipe de la force Sangaris et qui joue tellement bien que le public au tour du terrain l’apprécie.
Plusieurs manifestations culturelles sont prévues pour la commémoration de cette journée de la francophonie. Il s’agit entre autres de l’intervention de troupe théâtrale, la déclamation poétique, présentation de groupe de danses traditionnelles, proposition de chant, et des allocutions.
L’objectif de la journée de francophonie célébrée dans les Etats francophone est l’instauration et le développement de la démocratie, la prévention, la gestion, le règlement des conflits, et le soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’Homme, le renforcement de la solidarité et le rapprochement des peuples par le dialogue permanent des civilisations. Sa mission est de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique, appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieure et la recherche. Sa mission consiste aussi à développer la coopération au service du développement durable et accorder aux jeunes et femmes une attention particulière, et de promouvoir et diffuser les cultures de ses membres.
La journée de la francophonie a été instaurée le 20 mars 1970, sous l’impulsion de trois chefs d’Etats Africains. Il s’agit de Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Diori Hamani du Niger, Habib Bourguiba de la Tunisie, et du prince Norodom Sihanouk du Cambodge, les représentants des 21 Etats et gouvernements qui ont signé à Niamey au Niger, le 20 mars 1970, Convention portant la création de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT).
En 1995, elle devient l’Agence Intergouvernementale de Francophonie (AIF). En 2004, lors du 10ème sommet de la francophonie à O uagadougou en Burkina-Faso, elle devient alors l’Organisation internationale de la Frnacophonie (OIF). La Francophonie compte 80 Etats et gouvernements membres et 23 Etats Observateurs repartis sur les cinq continents ayant en partage la langue française.
Pour rappel, la République centrafricaine a été provisoirement suspendue de cette organisation dès la prise de pouvoir par l’ex coalition seleka en mars 2013. A travers la célébration de cette journée avec des diverses activités y relatives, le République centrafricaine est sur la bonne voie de sa réintégration au sein de cette organisation internationale de la francophonie.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Top 20 Samuel Eto’o remonte sur le podium

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(Corbeau News Centrafrique)

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Top 20 Samuel Eto’o remonte sur le podium

 

Bangui,(CNC), 22-03-2016

 

Le Camerounais Samuel Eto’o retrouve le podium de notre classement avec 16 buts en 25 matches. Pierre-Emerick Aubameyang est toujours accroché à la première place. Mais l’international gabonais est désormais talonné par l’Algérien Islam Slimani. Le Congolais Cédric Bakambu revient dans le classement.

ButsPlaceJoueurClub/NationalitésJouésMoy.
221Pierre-Emerick AubameyangBorussia Dortmund/Gabon250.88
202Islam SlimaniSporting Portugal/Algérie260.77
163Samuel Eto’oAntalyaspor/Cameroun250.64
16Riyad MahrezLeicester/Algérie300.53
155Hakim ZiyechTwente/Maroc280.54
146Odion IghaloWatford/Nigeria300.47
14Sofiane HanniSofiane HanniMalines/France-Algérie290.48
138Salomon KalouHertha Berlin/Côte d’Ivoire250.52
13Frédéric GounongbéWesterlo/Bénin280.46
13Gohi Bi CyriacOstende/Côte d’Ivoire280.46
13Mbaye LeyeZulte Waregem/Sénégal280.46
1212Abdoulay DiabyCercle Bruges/Mali240.50
12Vincent AboubakarFC Porto/Cameroun240.50
12Benjamin MoukandjoLorient/Cameroun250.48
12Wissam Ben YedderToulouse/Franco-Tunisien280.43
1116Papa Alioune NdiayeAnkaraspor/Sénégal250.44
11Mohamed SalahAS Rome/Egypte260.42
11Cédric BakambuVillarreal/RDC270.41
11Knowledge MusonaOstende/Zimbabwe280.39
10Léonard KweukeRizespor/Cameroun170.59

TOP 20 RFI : Mode d’emploi

Ce classement ne prend en compte que :

1) les joueurs évoluant dans les douze meilleurs championnats d’Europe (selon l’indice UEFA 2015-2016)
2) les sélectionnés ou sélectionnables par une équipe nationale A africaine. Ce qui inclut les joueurs binationaux.

Sources : sites des ligues nationales de chaque pays.

RFI

Centrafrique: demande au Maroc de «maintenir son contingent au sein de la mission» Minusca

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(Corbeau News Centrafrique))

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Centrafrique demande au Maroc de «maintenir son contingent au sein de la mission» Minusca

 

Bangui,(CNC), 12-03-2016

 

La Centrafrique exhorté le Maroc à ne pas retirer les Casques bleus marocains présents sur son territoire dans le cadre de la mission onusienne pour la stabilisation du pays.

La Centrafrique  a appelé le Maroc à maintenir son contingent au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine  (MINUSCA).  Dans une lettre adressée à son homologue marocain, le chef de la diplomatie Centrafricaine, Samuel Rangba, « exhorte le royaume du Maroc à  maintenir son contingent au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des  Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), en  vue de continuer la mission de sécurisation et de stabilisation du pays  conformément au mandat des Nations Unies » rapporte le MAP.

Le ministre centrafricain a souligné, dans sa lettre, que la contribution du  contingent du Royaume du Maroc au sein de la MINUSCA « a été très appréciée et  a permis d’aboutir au bon déroulement du processus électoral salué par toute la  communauté internationale, ainsi qu’au retour progressif à la paix et à la  sécurité» en Centrafrique.

Cette demande du ministère des Affaires étrangères centrafricain intervient après la décision du Maroc de retirer son contingent participant aux opérations de maintien de la paix de l’ONU  dans le cadre du conflit qui l’oppose à Ban Ki-moon au sujet du Sahara.

Par ailleurs,  Samuel Rangba  a réaffirmer « la position constante de la  République Centrafricaine en faveur du plan proposé par le Royaume du Maroc  sous l’égide des Nations Unies, pour un règlement de la question du Sahara marocain» et réitère « tout le soutien de la République Centrafricaine au Maroc dans sa quête légitime pour la défense de son intégrité  territoriale ».

TELQUEL.MA

Bangui: Jean-Pierre Bemba jugé coupable de crimes contre l’humanité en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Jean-Pierre Bemba jugé coupable de crimes contre

l’humanité en Centrafrique

 

 

 

Bangui, (CNC), 22-03-2016

 

Cinq fois coupables. L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, a été reconnu coupable de deux crimes contre l’humanité et trois crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.

Des viols, des meurtres et des pillages commis par les soldats du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), sa milice, envoyée soutenir le président centrafricain Ange-Félix Patassé contre les rebelles du général François Bozizé.

Au fur et à mesure de la lecture du jugement, qui a duré plus d’une heure, le visage de l’accusé s’est lentement refermé. Les juges ont d’abord rappelé les crimes commis par les soldats du MLC qui, partout dans le pays agissaient selon un même modus operandi : à chaque prise de position sur les rebelles de Bozizé, les soldats de Bemba faisaient la chasse aux traitres, pillaient, tuaient, violaient les civils.

« Le contrôle effectif sur les troupes qui ont commis les crimes »

Au cours de son procès, qui a duré quatre ans, de 2010 à 2014, Jean-Pierre Bemba n’a pas nié que des crimes aient été commis par ses troupes. Mais il affirmait qu’une fois en Centrafrique, les hommes du MLC n’étaient plus sous son commandement mais sous celui des forces armées centrafricaines. Les juges n’ont pas accepté les arguments de l’accusé.

Jean-Pierre Bemba avait « le contrôle effectif sur les troupes qui ont commis les crimes », ont-il décidé. Il a sélectionné les trois bataillons qui partiraient combattre en Centrafrique. Il était en communication régulière avec les officiers sur le terrain dont le commandant en chef Mustafa. Il contrôlait les fonds du MLC. Jean- Pierre Bemba n’était néanmoins poursuivi qu’en qualité de chef, mais pour le seul fait de ne pas avoir empêché les crimes ou les avoir punis.

Au cours du conflit, sept soldats avaient été jugés, et plusieurs enquêtes avaient été conduites, mais les juges ont rejeté l’argument. L’ex-sénateur congolais, qui n’a jamais caché ses ambitions pour la présidence de la RDC, est donc cinq fois coupable. Dans la galerie publique, Liliane Bemba, son épouse, s’est effondrée en larmes tandis que sur le trottoir face à la Cour, une cinquantaine de ses partisans manifestaient, encadrés d’une cinquantaine de policiers néerlandais. L’un des manifestants a été rapidement détenu, après une altercation avec l’un des anciens membres du mouvement, aujourd’hui rallié au président congolais Joseph Kabila.

Sonné par le jugement

Secrétaire générale du MLC, la sénatrice Eve Bazaiba Masudi, fustige ce jugement : « Les juges disent qu’il n’a pas assez agi pour empêcher les crimes, que ce n’était pas suffisant, mais qu’ont fait les Nations unies ? Qu’a fait le gouvernement Patassé ? Eux n’ont rien fait ! » A la veille du jugement, les spéculations allaient bon train à Kinshasa, sur une éventuelle libération et un retour au pays, juste avant la présidentielle prévue à l’automne prochain. Mais la sénatrice a écarté la question. Le plus important aujourd’hui, « c’est sa famille, la politique passe après ».

Lire aussi : A la CPI, l’accusation dénonce la « barbarie » des soldats de Jean-Pierre Bemba

La procureure, Fatou Bensouda, s’est réjouit de la décision, « car elle confirme que les supérieurs hiérarchiques sont responsables des actes commis par les soldats placés sous leur autorité », ajoutant que « les personnes qui occupent un poste de commandement ou qui exerce une autorité et un contrôle ont des obligations juridiques vis-à-vis de leurs troupes, même lorsque celles-ci opèrent à l’étranger. »

Même tonalité du côté de Human Rights Watch. Le verdict est « un rappel vibrant aux supérieurs – militaires et civils – qu’ils ont la responsabilité d’éviter et de faire cesser les attaques commises par leurs soldats sur des civils et de sanctionner les auteurs de crimes », estime Géraldine Mattioli-Zeltner.

Dans le hall de la Cour, l’avocat de Jean-Pierre Bemba semble comme sonné par le jugement, mais n’y voit qu’une simple étape. Il a bien l’intention de faire appel. Et le processus pourrait encore être très long car Jean-Pierre Bemba est poursuivi dans une seconde affaire, pour outrage à la Cour. Le procureur l’accuse d’avoir corrompu des témoins et pour l’instant, le verdict sur ce dossier n’a pas encore été rendu. L’issue de ce second jugement pourrait avoir un impact sur la décision finale. Jean-Pierre Bemba est retourné en prison, et ressent de « la colère », selon Peter Haynes. La sentence fera l’objet d’une nouvelle étape, elle ne sera pas prononcée avant plusieurs semaines.

le Mondes.fr

 

 

Belgique: En direct l’attentat à l’aéroport de Bruxelles « probablement provoqué par un kamikaze »

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(Corbeau News Centrafrique)

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En direct : l’attentat à l’aéroport de Bruxelles « probablement

provoqué par un kamikaze »

 

Bangui, (CNC), 03-22-2016

Deux explosions ont secoué l’aéroport de Bruxelles, ce mardi matin, aux alentours de 8 heures locales (7 h TU). Le procureur belge évoque un attentat-suicide. Par ailleurs, une autre déflagration s’est produite dans une station de métro proche des institutions européennes. La ministre belge de la Santé fait état de 11 morts et 81 blessés à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, tandis que le dernier bilan de la société des transports bruxellois évoque 15 morts et 55 blessés à la station Maelbeek. Le Premier ministre Charles Michel dénonce des « attentats aveugles, violents et lâches ».

L’ESSENTIEL

 ■ L’aéroport de Bruxelles Zaventem a été évacué ce mardi matin suite à plusieurs explosions qui ont secoué les bâtiments, aux alentours de 8 h. L’aéroport a été fermé « jusqu’à nouvel ordre » Les pompiers évoquent 11 morts  et 81 blessés à l’aéroport, tout comme la ministre belge de la Santé (RTBF)

 ■ Une explosion s’est aussi produite dans une station de métro proche des institutions européennes. La STIB parle de 15 morts et 55 blessés. Bus, trams et métros ne circulent plus.

 ■ Le Premier ministre belge Charles Michel a pris la parole en fin de matinée.

 LE DIRECT

 12h40 : Comme le 13 novembre dernier à Paris, depuis la fin de matinée, Facebook a activé son « Safety Check » pour que les Bruxellois présents sur la plateforme puissent se signaler « sain et sauf ».

 12h20 : Selon la RTBF, la ministre belge de la Santé fait état de 11 morts et 81 blessés à l’aéroport. Avec les 15 morts annoncés par la société des transports bruxellois, le bilan actuel serait de 26 morts pour plus d’une centaine de blessés.

 11h55 : Le Premier ministre belge a pris la parole en fin de matinée. Charles Michel évoque « de nombreux morts, de nombreuses personnes blessées parfois grièvement » dans deux « attentats aveugles, violents et lâches. »

11h36 : Manuel Valls (Premier ministre français) : « Nous sommes en guerre, nous subissons depuis plusieurs mois en Europe des actes de guerre. Et face à cette guerre, il faut une mobilisation de tous les instants. »

 11h34 : Selon la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), le bilan à la station Maelbeek serait de 15 morts et 55 blessés, rapporte la RTBF.

 11h30 : Témoignage sur RFI / Marie-Odile (aéroport de Bruxelles)

« Je me trouvais dans les rangs pour enregistrer mes bagages. J’ai entendu d’abord une première déflagration, probablement à une vingtaine de mètres avec tout de suite une énorme fumée blanche qui est sortie. Puis quelques secondes plus tard, peut-être 15, 20 secondes plus tard, une deuxième déflagration beaucoup plus proche. Le faux plafond de l’aérogare a commencé à se détacher et à tomber sur les gens qui attendaient. Là il y a eu un gros mouvement de panique, tout le monde est sorti en courant vers la sortie, vers la route devant où il y avait plein de voitures à cette heure-là. »

A l’aéroport, les témoignages qui circulent font état de blessures lourdes – « beaucoup de personnes ont perdu des jambes », selon un témoignage recueilli par l’AFP – et d’une situation de panique générale. Le laps de temps aurait été très court entre les deux explosions.

 11h23 : Après sa réunion à l’Elysée, Bernard Cazeneuve annonce la mobilisation de 1 600 policiers et gendarmes supplémentaires en France dont 400 en Ile-de-France. Le niveau de menace reste à un niveau extrêmement élevé, ajoute le ministre de l’Intérieur français.

 11h20 : En France, comme ailleurs dans le monde, depuis le début de matinée, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux

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RFI AFRIQUE

 

Centrafrique: Elections et les chiffres qui parlent d`eux-mêmes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Elections et les chiffres qui parlent d`eux-mêmes

 

 

 

 

Bangui, (CNC), 03-21-2016

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Présidentielle au Bénin: Lionel Zinsou reconnaît sa défaite face à Patrice Talon

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle au Bénin: Lionel Zinsou reconnaît

sa défaite face à Patrice Talon

 

 

Bangui,(CNC), 21-03-2016

Alors que les résultats officiels du second tour de l’élection présidentielle béninoise n’ont pas encore été annoncés, dans la nuit de dimanche à lundi, le Premier ministre sortant, Lionel Zinsou, a reconnu sa défaite face à l’homme d’affaires Patrice Talon.

« Les résultats provisoires font apparaître une victoire très nette de Patrice Talon », a déclaré cette nuit par téléphone Lionel Zinsou à l’AFP, précisant que « l’écart est significatif ». « J’ai appelé Patrice Talon ce soir pour le féliciter de sa victoire, lui souhaiter bonne chance et me mettre à sa disposition pour la préparation des dossiers de transition. J’ai eu une conversation cordiale avec lui », a ajouté le Premier ministre sortant.

On ne connaît pas encore les résultats officiels du second tour de la présidentielle, mais l’homme d’affaires Patrice Talon sera donc le prochain président du Bénin. Le scrutin était ouvert parce qu’on se demandait si les voix de tous ceux qui n’avaient voté, ni pour Patrice Talon, ni pour Lionel Zinsou au premier tour, allaient suivre les consignes de leurs candidats qui avaient annoncé leur soutien au premier, il y a exactement une semaine. Il semble donc que ce report a fonctionné. La Commission électorale a annoncé qu’elle communiquerait les grandes tendances dans les 48 heures.

Des éléments d’information sont cependant disponibles, d’abord avec l’Institut béninois de sondages, un institut sérieux, qui donne 64,8% des voix à Patrice Talon contre 35,2% à Lionel Zinsou. Cependant, ce sondage ne porte que sur 3% des suffrages. Ensuite, il y a les décomptes auxquels les citoyens ont assisté et qu’ils ont ensuite largement communiqué sur les réseaux sociaux, donnant Patrice Talon en tête. Hier, dimanche 20 mars, un tour des bureaux de vote de Cotonou nous avait montré que Talon a été plébiscité dans la capitale économique. Dans son propre poste de vote, Lionel Zinsou a été battu par son adversaire, 190 voix à 100.

Un scrutin sans incident majeur

Dimanche, le scrutin s’était déroulé dans le calme. Quelque 4,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans les 7 908 bureaux de vote du pays. Le coordinateur de la plateforme des organisation de la société civile s’est d’ailleurs félicité du déroulement du vote. Il a évoqué une « belle fête électorale » tout en regrettant quelques ratés dans plusieurs localités.

En effet, dimanche soir, le président de la Commission électorale a  signalé quelques cas isolés de tentatives de bourrage d’urnes et d’achat de cartes d’électeur, des faits qui ont été rapportés aux forces de l’ordre qui sont rapidement intervenues.

Lors de ce second tour, on a vu un petit peu moins d’affluence que lors du premier tour mais tous ceux qui se sont mobilisés étaient vraiment fiers de pouvoir voter librement, sans pression : « C’est une chance ici, expliquait par exemple un électeur, on sait que ce n’est pas le cas partout en Afrique. Nous sommes fiers de notre démocratie. »

 

RFI AFRIQUE

BANGUI: LE RAPPORT DES NATIONS UNIES SUR LES GRAVES VIOLATIONS ET ABUS DES DROITS HUMAINS A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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LE RAPPORT DES NATIONS UNIES SUR LES GRAVES VIOLATIONS

ET ABUS DES DROITS HUMAINS A BANGUI

 
 
 
 
Bangui, (C.N.C), 20-03-2016

Un rapport des Nations Unies, publié le 20 mars 2016, fait état de graves violations et atteintes aux droits humains, commises lors des violences qui ont touché Bangui du 26 septembre au 20 octobre 2015. La capitale de la République centrafricaine a été plongée dans un cycle de violence intercommunautaire, alimenté par des groupes armés visant à déstabiliser la situation sécuritaire.

Les principales conclusions du rapport font état d’au moins 41 civils tués et 17 blessés; des cas de viol et d’autres formes de violence sexuelle; enlèvements et détentions illégales; pillage généralisé et systématique, destruction de la propriété et vol des ressources humanitaires des organisations intergouvernementales et des ONG. Cependant, les enquêtes menées suite à la crise, ont été affectées par l’insécurité continue et les restrictions de mouvement, en particulier dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, le nombre réel de victimes et de violations est susceptible d’être beaucoup plus élevé que celui détaillé dans le rapport.

«La résurgence des violences et les attaques en représailles de septembre 2015 ont exposé la volatilité de la situation sécuritaire à Bangui, en dépit des améliorations enregistrées en vue d’un retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique », note le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga.

Alors que la majorité des violations et des abus a été commise par les groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka ainsi que leurs alliés, le rapport détaille également les violations des droits de l’homme commises par des membres des forces armées de la RCA. La faiblesse de l’autorité de l’Etat à Bangui et son absence généralisée hors de Bangui, montrent qu’il y a un risque sérieux que les responsables de violations des droits humains puissent jouir de l’impunité. Les violences à Bangui ont également provoqué une série d’incidents violents dans toute la République centrafricaine, y compris à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

Le rapport recommande, entre autres, la fin de l’impunité et les poursuites contre les responsables de violations et abus passés et présents des droits de l’homme; la fin des attaques contre des civils par les groupes armés et la réforme des forces armées centrafricaines. En outre, le rapport appelle à la mise en œuvre des programmes robustes et efficaces de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et de la Réduction de la Violence Communautaire (RVC); à la protection et à l’assistance aux victimes de violences sexuelles et sexistes et à un soutien financier et technique accru de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la RCA.

« Il n’y a pas de paix durable bâtie sur l’impunité concernant les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. La Minusca jouera pleinement son rôle aux côtés de l’Etat centrafricain dans ses efforts de lutte contre l’impunité des violations et abus documentés dans le rapport », ajoute le Représentant spécial.

Une grande partie de la violence survenue à Bangui entre septembre et octobre 2015 a été de nature confessionnelle (les musulmans ciblant les chrétiens et les chrétiens ciblant les musulmans) et a été facilitée par l’actuel climat d’instabilité et d’impunité. Cette violence a été considérée comme un sérieux revers après un an de calme relatif et une évolution politique positive vers la réconciliation nationale et la reconstruction.

 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Présidentielle au Congo-Brazzaville: dans l’attente des résultats du 1er tour

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle au Congo-Brazzaville: dans l’attente

des résultats du 1er tour

 

Bangui, (CNC), 21-03-2016

Au Congo-Brazzaville, les électeurs étaient appelés à voter au 1er tour de la présidentielle. Le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule 32 ans au pouvoir, affronte huit candidats. Depuis samedi minuit et jusqu’à demain lundi les communications sont coupées : pas de sms, ni de téléphones pour des raisons de sécurité selon les autorités. Dans le bureau de vote Angola-libre, le dépouillement s’est fait dans la vigilance. La police a dispersé 200 personnes près d’un bureau de vote.

Dans le bureau de vote Angola-libre, le dépouillement s’est fait dans la vigilance. Vigilance de la part de la population d’abord. Dans cette école, une centaine de personnes était massée pour vérifier que tout se passait bien, dans une ambiance bon enfant, certains regardant même par la fenêtre du bureau de vote avec, à la main, un stylo pour faire leur propre décompte.

Il y avait des représentants des différents candidats même si tous n’avaient pas envoyé de délégué. Vigilance de la part des forces de l’ordre aussi ici, qui ont été déployées en nombre toute la journée à Brazzaville pour vérifier notamment que seuls les véhicules accrédités circulaient. La tension est un peu montée d’un cran ce soir.

La police anti-émeute congolaise a dispersé à coup de grenades lacrymogènes près de 200 personnes rassemblées autour d’un bureau de vote du sud de Brazzaville qui insistaient pour entrer afin d’assister de près au dépouillement des urnes. Vers 18h30 heure locale, plusieurs dizaines de policiers lourdement armés ont tiré une dizaine de grenades lacrymogènes et pourchassé brièvement ces jeunes partisans du candidat d’opposition Guy-Brice Parfait Kolélas, surexcités, qui ont entonné des chansons à la gloire de leur leader jusqu’à ce qu’ils évacuent les lieux.

A l’heure actuelle, la situation est redevenue calme. Des véhicules blindés avec canons à eau sont positionnés. Toute la journée d’ailleurs, dans les quartiers où se trouvait l’envoyée spéciale de RFI, la population a voté dans la sérénité, il y avait du monde dans les bureaux de vote, plus que lors des précédentes présidentielles; beaucoup de jeunes, certains votaient pour la première fois. Il faut préciser tout de même que toutes les communications étaient coupées et le seront encore jusqu’à demain. Il est donc pour le moment très difficile de savoir, depuis Brazzaville, comment s’est déroulé le scrutin, dans les autres villes, dans l’intérieur du pays

Reportage : les candidats au 1er tour de la présidentielle ont voté

11h15 à l’école des Beaux-arts. Le président sortant se fraye un chemin parmi les électeurs. Il prend le temps de serrer quelques mains, puis glisse son bulletin dans l’urne sous l’œil de plusieurs diplomates. A la sortie du bureau de vote, il ne prononce pas un mot sur la coupure des communications décrétée dans le pays.

« Si, jusqu’à cette heure je n’ai pas entendu parler d’incidents, c’est que le vote se déroule bien, dans le calme et la paix. Puis, la CNEI (Commission nationale des élections officielle) donnera des résultats qui seront acceptés par tous les démocrates. La démocratie est en marche », a déclaré Denis Sassou-Nguesso.

→ A (RE)LIRE : Les Congolais aux urnes pour une présidentielle sans télécommunications

« Je ne sais pas ce qu’il se passe ! »

Une demi-heure plus tôt à l’école de la Poste de Poto-Poto à Brazzaville, le général Jean-Marie Michel Mokoko a dressé un tout autre constat : « Je ne sais pas ce qu’il se passe ! On n’a pas de téléphone, on n’a pas d’Internet, comment voulez-vous qu’on ait le retour. Vous trouvez normal dans un pays comme le nôtre qu’on coupe le téléphone, car c’est le seul moyen pour nous de savoir ce qu’il se passe à l’intérieur du pays. »

L’opposant au pouvoir a poursuivi : « Mais je vais quand même voter pour avoir le droit de dire mon mot à la fin lorsque nous allons voir comment les résultats vont être comptabilisés. »

Finalement devant l’affluence le général promet de revenir plus tard, ne voulant « pas griller la politesse à ceux qui attendent depuis 7 heures ». Et le voilà qui se faufile dans son 4×4 aux vitres fumées.

 

RFI AFRIQUE

CENTRAFRIQUE: LES 100 PREMIERS JOURS DE TOUADERA ET LE SECRÉTARIAT POLITIQUE DE LA RÉDACTION DES MESURES D’URGENCE

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(Corbeau News Centrafrique)
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LES 100 PREMIERS JOURS DE TOUADERA ET LE SECRÉTARIAT POLITIQUE DE

LA RÉDACTION DES MESURES D’URGENCE

 
 
 
Bangui, (C.N.C), 19-03-2016
 

Nous ne sommes pas sans imaginer combien d’états généraux ont été tenus dans notre pays. Combien de colloques, de conférences et de séminaires ont été tenus. Combien de dialogues inclusifs ou exclusifs ont été tenus. Plus récent encore, c‘est le Forum de Bangui, un monstrueux avatar sans tête ni queue qui a mobilisé et fait dépensé de l’argent. Toutes ces assises qualifiées de laborieuses par les organisateurs, sont sorties des recommandations qu’aucune d’entre elles n’a été réalisée.

Nous nous arrêtons sur ces passés pour mettre à profit ce qui nous a été offert sur le chemin de notre parcours de gestion publique. Nous faisons posément le « tour de cette question » afin d’y trouver un enrichissement de notre capacité nationale. En résultat, nous avons échoué sur tous les plans.

Savez-vous également combien de bons projets ou de bonnes idées au monde ont échoué ou tout simplement n’ont jamais vu jour ?

Dans le cas d’espèce, nous sommes en RCA, un pays où tout échoue et que rien ne pousse ; une terre intellectuellement aride.

Tout cela laisse penser que les bonnes idées ne suffisent pas à elles seules, il faut des hommes de compétences, des gens de métiers, dotés de la psychologie d’agir, pour mettre les idées ou les projets en réalisation. Il faut des hommes de caractère, ils sont tenaces, il coule dans leurs veines l’énergie de vaincre ; en un mot, ils sont entrepreneurs.

Entreprendre, tout le monde peut entreprendre mais celui-là qui consiste à faire bouger une grande collectivité sociale et créer un impact sur la vie des gens, il faut des hommes qui ont appris à apprendre et qui ont du caractère. Les farfelus n’ont pas de place.

Il ne suffit donc pas d’accoucher des idées sur des papiers pour en faire un projet. Mais, c’est plutôt la personnalité des hommes qui sont derrière cette idée et qui la portent qui est très important. Il y a dans tout projet une logique, c’est la gestion des hommes qui dépasse la notion de métier et certainement aussi la décision d’allocations des ressources financières est la plus déterminante et la plus lourde de conséquences qui exige de faire des choix et ça il faut des managers.
Ce qui fait la différence entre les managers, c’est ceux qui arrivent à réaliser leurs pensées, leurs idées et non ceux qui rédigent de manière superfétatoire des projets sans la mise en place des modes opératoires de faisabilités.

Parce que le projet vit dans un environnement social et économique qui n’est pas toujours stable. Les projets ou les mesures de redressement ont un impact sur la vie des gens car ils touchent directement aux habitudes de vie et de consommation. Le social peut s’arcbouter et faire de la résistance face aux mesures. L’environnement peut se mouvoir et faire changer les données du projet ou parfois faire déplacer un pan entier du projet. Il faut de l’ingénierie humaine qui sache analyser et corriger les éléments pendant que ceux-ci se déroulent.

Et parfois, il s’agit de trouver la juste bonne idée, une seule et seulement une seule, et sa mise en application peut faire bouger les autres secteurs ; en bougeant les autres secteurs, les opportunités de changement se créent d’elles-mêmes, l’adhésion devient volontaire. Il faut parfois savoir faire simple les choses que d’imaginer des solutions sorbonnardes.

En effet, TOUADERA n’a pas de souci à se faire au sujet des mesures d’urgence à prendre dans les 100 PREMIERS JOURS. Les mesures à prendre sont là visibles et parlent elles-mêmes (ÉTAT, FINANCES, SÉCURITÉ).

Le changement qui se réclame de TOUADERA est un changement collectif qui fait appel à une ouverture et c’est ce que nous appelons de l’innovation sociale.

A savoir, impliquer tous les acteurs sociaux dans la co-construction des politiques publiques est l’idée principale de l’innovation sociale. On a reproché aux gouvernements qui se sont succédés dans la gestion du pays, leur manque

d’ouverture, qu’ils se sont constitués en de gestionnaires « primitifs » et c’est ce qui a montré les limites ayant conduit à l’échec de l’État.

TOUADERA a sollicité la réflexion des candidats qui l’ont rallié, qui désormais sont devenus des proches collaborateurs. Il va falloir qu’ils travaillent eux aussi. Belle initiative d’innovation sociale voire un test-examen au demeurant, mais le risque, l’existence d’une telle bureaucratie politique peut devenir une équipe de caprice, demandant au passage le partage du pouvoir; le quel bureau composé d’individus avides, qui a séjourné plus d’une semaine au stade 2000 Places pour rédiger des mesurettes, c’est certain, que le transport de ces mesurettes de stade 2000 Places au domicile de FAT n’a pas du tout été un petit corvet. Ça devrait être lourd à porter ; un travail colossal ainsi abattu et justifié.

Ainsi, non seulement ils ont affirmé sur les ondes, vouloir améliorer le projet de société de TOUADERA comme s’ils étaient sollicités à en faire une correction scientifique mais ils ont osé de surcroit mettre en place une proposition de gouvernement, sans entendre TOUADERA, voilà que commence l’aversion.

Ils n’ont pas gagné les élections, ils se sont ralliés et ils se prennent pour les penseurs du pouvoir. Ils parlent de postes de ministres d’état et pourtant ils ont été ministres d’état, ils n’ont rien foutu. On n’a pas besoin de ministres d’état, nous avons besoin des hommes de caractère, que des hommes de caractère.

Pour qui en douterait, nous rappelons ce propos du Maréchal FOCH qui a conduit à la victoire d’une des plus grandes coalitions : « le savoir est à la portée de tous ceux qui le cherchent. A la base de toute formation, il y a l’analyse des faits et l’étude de l’histoire. C’est la seule façon de dominer les évènements. Les qualités du caractère sont les premières. Mais où peut conduire l’énergie si on n’est pas assez instruit ? » Fin de citation.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: TRANSITION POLITIQUE EN CENTRAFRIQUE : BILAN POSITIF POUR CATHERINE SAMBA-PANZA…

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(Corbeau News Centrafrique)

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TRANSITION POLITIQUE EN CENTRAFRIQUE : BILAN POSITIF POUR

Catherine Samba-Panza

 

Bangui, (CNC), 19-03-2016

« J’ai accompli ma mission… » !!! C’est en ces termes que Catherine SAMBA-PANZA, Présidente de Transition, résume les deux années passées à la tête de l’Etat Centrafricain. Un satisfecit personnel encouragé par la Banque Mondiale et le Département d’Etat Américain qui estiment que la Présidente de Transition a réussi sa mission en organisant des élections DEMOCRATIQUES, LIBRES, TRANSPARENTES et qui ne souffrent d’aucune contestation possible !!! Il ne faudrait pas être surpris par conséquent si dans un proche avenir notre dame de Centrafrique venait à intégrer un organisme international après l’investiture du Président TOUADERA.D’ailleurs, ce satisfecit « international »( ?) a été récemment couronné par un « Doctorat d’honneur » (Docteur Honoris Causa) « auto-octroyé » par Catherine SAMBA-PANZA elle-même en guise de reconnaissance finale des Centrafricains pour service rendu à la nation en péril…

Voilà pour le coté jardin ! Mais coté cour, que retiendra l’analyste averti de la vie politique nationale durant cette période transitoire ?

D’emblée, il ya lieu de noter et constater un véritable sentiment de « gâchis » de la part d’une grande majorité de Centrafricains qui craignent que Catherine SAMBA-PANZA et ses sbires transmettent « la clé de la maison Centrafrique » aux nouvelles autorités avec une fourmilière accrochée au coin de celle-ci car les problèmes cruciaux et d’intérêt national n’auront pas été résolus au cours de cette longue et pathétique Transition.

Les fait étant tetus, une rétrospective s’impose au regard des évènements majeurs qui ont appelé l’attention des observateurs pendant la transition politique version Catherine SAMBA-PANZA.

Tout d’abord, relevons le départ au forceps de l’ancien Premier Ministre « Technocrate » de la Samba-Panzie, André NZAPAYEKE, obtenu après moult tractations et moyennant finances avec un Bonus de plus de 300 millions de FCFA engrangé et un poste d’Ambassadeur en République Sud-Africaine, exigence ultime obtenue par l’intéressé.

Ensuite, on retiendra le sulfureux et épique « Angola-gate » où des millions de Dollars US octroyés par le peuple frère d’Angola au peuple centrafricain meurtri, vont bonnement être détournés par des procédés en dehors de toute orthodoxie financière par le « Club des Trois » à savoir l’actuel Premier Ministre de Transition( alors Directeur de Cabinet à la Présidence de la République depuis l’avènement de Michel Djotodia…) et homme de main de Catherine SAMBA-PANZA , MAHAMAT KAMOUN, la fille nationale de sa maman, Christelle SAPPOT, et bien évidemment la mère nationale, Catherine SAMBA-PANZA herself ,pour couronner le tout et boucler ainsi la boucle.

Le peuple centrafricain dans sa large majorité espère vivement que Faustin Archange TOUADERA, le Président élu et sa nouvelle Assemblée Nationale qui ont fait de l’impunité leur cheval de bataille, diligenteront dans les toutes premières heures du nouveau régime, une Commission Parlementaire d’Enquête et d’Audit pour que toute la lumière soit faite sur cette ténébreuse affaire à odeur vivace de soufre afin d’établir toute la vérité et qu’enfin justice soit faite le cas échéant.
Autres faits marquants de cette Transition chaotique, ce sont les nominations aux différentes fonctions étatiques sur fond de tribalisme, clanisme, copinage, sectarisme et coterie politique. Pour illustration, les nominations de sa fille,

Christelle SAPPOT comme Chef de Cabinet Particulier à la Présidence de la République et plus récemment comme Ambassadeur de la République Centrafricaine auprès de la République de Guinée Equatoriale, ceci sans formation diplomatique idoine ; la nomination de l’incompétente copine personnelle, WODOBODE comme Présidente de la Délégation Spéciale( Maire…) de la Ville de Bangui qui passera la majeure partie de son temps à voyager et à s’enrichir personnellement au détriment de la grande « Coquette » qu’était autrefois BANGUI la Capitale, devenue désormais Bangui la « poubelle »…

Les autres copains, copines, parents et consorts seront parachutés ça et là dans les arcanes du pouvoir et de l’Administration Publique pour se faire leur « beurre » (KAMOUN, NGAKOLA, SOKAMBI, DEMAFOUTH, EMMA NGUERENGOU etc.).Mais, quoi d’étonnant à ces nominations puisque la mère nationale centrafricaine, Catherine SAMBA-PANZA, a fait une analogie avec les Présidents français François MITTERAND et Nicolas SARKOZY qui ont eux aussi nommés leurs fils respectifs.

Pour les toutes récentes nominations fort décriées( car les centrafricains estiment qu’en cette période pré-investiture du nouveau Président élu, Catherine SAMBA-PANZA et sa bande auraient plus intérêt à se focaliser sur l’évacuation des affaires courantes et la préparation de l’investiture de TOUADERA que sur autre chose…), il ya la nomination de sa fille à l’Ambassade à MALABO, celle de sa Coiffeuse personnelle à PARIS, la « supposée » proposition de sieur Jean-Jacques DEMAFOUTH à l’Ambassade à Paris et tout ce qui s’en suit ; dame SAMBA-PANZA aurait, semble-t-il, déclaré à cet effet à tous ceux qu’elle a nommés d’aller prendre leurs postes : « mo so mo ngba gué na Bangui à ba mo » aurait-elle martelé en Sango la langue nationale centrafricaine.

Le but de l’exercice est de faire sortir ses proches du pays avant l’échéance de la Transition en cours. Situation assez cocasse qui s’apparente étrangement à du trafic humain.

Au final, le peuple centrafricain retiendra pour l’essentiel qu’au cours de « sa Transition » et son illustre passage à la tête des affaires de l’Etat, la maman de tous les Centrafricains, Catherine SAMBA-PANZA, aura au moins réussi la prouesse de devenir Milliardaire comme elle l’avait prédit lors de son entrée en fonction en tant que Chef d’Etat de Transition et aura également acquis un patrimoine immobilier colossal tant sur le territoire qu’à l’étranger. Les lendemains de la famille présidentielle sont ainsi garantis.

Elle n’aura par contre, jamais mis pieds dans l’arrière-pays, en dehors de la périphérie de BANGUI, pour se rendre compte de la misère et de la détresse de son peuple.

Enfin, fait notoire à son actif, elle n’aura jamais rendu une petite visite digne de ce nom aux REFUGIES DU LEDGER…
Ce qui permet de dire qu’effectivement, Catherine SAMBA-PANZA a « accompli sa mission » à la tête de l’Etat Centrafricain…mais comme elle l’entendait !!!

MARIE-NOELLE WALI-WAMBANA

CENTRAFRIQUE: RACHEL NGAKOLA : CHRONIQUE D’UNE TRANSHUMANCE ANNONCEE…

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(Corbeau News Centrafrique)

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RACHEL NGAKOLA : CHRONIQUE D’UNE TRANSHUMANCE

ANNONCEE…

 

Bangui, (S.T.G), 18-03-2016

Au crépuscule d’un régime de TRANSITION moribond et incompétent qui va bientôt tirer sa révérence à la grande joie de l’ensemble du peuple centrafricain, des STARS bien connues du paysage politico-sentimental du pays cherchent à quitter le navire en perdition, tels des rats, en se mettant en exergue pour attirer l’attention des autorités nouvellement élues au suffrage universel en Centrafrique.

Dame Rachel NGAKOLA, Directrice Générale des Douanes et Droits Indirects, et non moins Compagnonne de l’actuel Premier Ministre de Transition Mahamat Kamoun, fait partie de ces PEOPLES version « couleurs tropicales ».

Sentant les jours de son AMANT comptés à la tête du Gouvernement de TRANSITION, notre Dame susnommée a dans une récente et effarante déclaration rendue publique par les Médias locaux et en dehors de toute OBLIGATION DE RESERVE que requièrent les fonctions de Fonctionnaire et Agent de l’Etat, a cru devoir s’en prendre à monsieur Anicet Georges DOLOGUELE, Candidat malheureux à la récente élection présidentielle en République centrafricaine qui a pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire élu, le désormais Président Faustin Archange TOUADERA.

Pour les observateurs avertis, les élucubrations des DERNIERS JOURS de Dame Rachel NGAKOLA à la fin de ce régime de Transition ne visent rien d’autre qu’à trouver une porte de sortie honorable et en même temps faire un clin d’œil auNOUVEAU POUVOIR DE BANGUI pour manifester SA DISPONIBILITE TOUS AZIMUTS à éventuellement « AIMER LE NOUVEAU MAITRE ET LE SERVIR… » ! LA TRANSHUMANCE est ainsi déjà annoncée pour préserver les acquis d’une richesse et d’un patrimoine immobilier colossal amassés durant cette courte période de Transition made in SELEKA et la SAMBA-PANZIE.

A dire vrai, le nouveau régime devrait se méfier de ces chants de sirènes émanant de tous horizons et qui ne visent rien d’autre qu’à préserver des INTERETS INAVOUES et échapper à l’IMPUNITE et à DAME JUSTICE qui a l’obligation de faire son travail au lendemain de cette nouvelle ère qui s’amorce en Centrafrique.

L’Inspection Générale d’Etat, l’Inspection Générale des Finances voire la COUR DES COMPTES devraient impérativement se mettre au travail et aller au taquet dès les premiers moments de l’après investiture du nouveau Président de la République , l’installation des nouvelles institutions démocratiques et républicaines afin de traquer tous les délinquants en « cols blancs » ceci pour rendre justice au peuple centrafricain désabusé par les différentes crises socio-politiques récurrentes à l’origine de sa paupérisation actuelle.

La RENAISSANCE, la Réconciliation, la Restauration de l’Autorité de l’Etat, la Paix et le Développement ne peuvent se réaliser sans un regard rétrospectif sur tous les acteurs de la vie publique nationale, sur chaque courtisan, chaque parent, sur chaque « compagnon de lutte » etc., pour rompre manifestement avec certaines pratiques peu orthodoxes du passé : détournements de deniers publics, enrichissements illicites, corruptions…Le mot d’ordre du régime TOUADERA devrait être justice-impunité zéro-intégrité-travail-compétence et autorité de l’Etat retrouvée. L’œuvre de redressement national d’un pays exsangue comme la patrie de feu Barthélemy BOGANDA devrait impérativement passée par ces créneaux. A bon entendeur salut !

SAINT-THOMAS GBOUZO-BIANI

CENTRAFRIQUE: DROIT DE REPONSE AUX PROPOSITIONS DE MESSIEUR MAXIME KAZAGUI ET CYRIAQUE GONDA SUR LA CONSTITUTION

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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DROIT DE REPONSE AUX PROPOSITIONS DE MESSIEUR MAXIME KAZAGUI

ET CYRIAQUE GONDA SUR LA CONSTITUTION

GOUVERNEMENTTALE

Bangui, (C.N.C), 17-03-2016

Suite aux propositions de Messieurs Maxime KAZAGUI et Cyriaque GONDA, nous souhaiterons apporter un droit de réponse car si ils ont eu le courage de poser le débat de la gouvernance de Mr TOUADERA, nous ne partageons pas le contenu de leurs propositions.

En effet, la RCA est à reconstruire. Ses infrastructures ont beaucoup souffert. L’appareil productif a été totalement détruit et mal entretenu et cela bien avant les hostilités.

Les SELEKA sont venus achever un malade qui était déjà agonisant.
Ceci est le résultat de politiques publiques mal définie au fil des régimes successifs, de manque de stratégie gouvernementale. Que veut-on faire de la Centrafrique depuis les indépendances ? C’est une question que nous devons nous poser aujourd’hui.
Le colonisateur cite « Voici ce que nous avions fait de la Centrafrique, voici ce qu’ils en ont fait aujourd’hui ». Barthélémy BOGANDA, père fondateur avait une idée précise de ce qu’il voulait qu’on en fasse aujourd’hui à savoir développer le pays autour de cinq thèmes : INSTRUIRE – NOURRIR – SOIGNER – LOGER – VETIR.

Nous pouvons avec tout ce qui s’est passé ces dernières années y rajouter « SECURISER ».

Le pays a besoin aujourd’hui de réformes, de rénovation de ses systèmes de transformations.

Le problème ne se situe pas sur la constitution d’un gouvernement plus ou moins pléthorique mais sur de l’Efficience et de l’Efficacité. Pourquoi d’un gouvernement d’union nationale etc. ? La question n’est pas de satisfaire tout le monde, la question est d’avoir des leaders capables d’impulser une vraie dynamique, de donner une vision stratégique à leur département, de s’entourer de managers compétents pouvant ensemble avec un management participatif permettre au nouveau chef d’Etat d’atteindre les objectifs prioritaires qu’il s’est fixé. Le pays a besoin de réformes, de grandes réformes. Un gouvernement resserré orienté vers ces principales réformes permettra de remettre à l’endroit ce pays, cette nation.
Aussi plutôt que de former un gouvernement avec plus d’une vingtaine de membres sans compter les secrétariats d’Etat à venir, nous proposons que soit mis en place un gouvernement efficient et efficace avec sept ministères d’Etat entourés de 2 ou 3 secrétariats d’Etat en fonction des besoins associés à chaque département.

Les Sept départements concernés sont :

1. Un ministère d’Etat de la Défense et de la Sécurité.
2. Un ministère d’Etat en charge de la Réforme Agricole et du Secteur Rural.
3. Un ministère d’Etat de l’Education nationale et de la Réforme Universitaire.
4. Un ministère d’Etat de la réforme de la Santé et des Affaires Sociales.
5. Un ministère d’Etat de l’Industrie et du Commerce.
6. Un ministère d’Etat du Logement et des Travaux Publics.
7. Un ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération.

Ces départements seront sous la direction du Premier Ministre nommé par le chef de l’Etat et qui sera l’interlocuteur privilégié de l’Assemblée Nationale.

Des pouvoirs plus importants devront être confiés aux Maires et aux Préfets notamment dans les villes des provinces.

N’oublions pas que Les milliards débloqués pour la RCA ne sont pas un don mais un prêt accordé par des créanciers qui tôt ou tard réclameront leur dû.

Bangui, le 17-03-2016

 citoyen centrafricain, Cyrus NABANA

BANGUI: 40 GENDARMES CENTRAFRICAINS SONT EN FORMATION EN INTERVENTION PROFESSIONNELLE

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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40 GENDARMES CENTRAFRICAINS SONT EN FORMATION E

N INTERVENTION PROFESSIONNELLE

 

Bangui, (CNC),17-03-2016

Ils sont 40 gendarmes centrafricains dont une femme à prendre part à un atelier de renforcement de capacité. Cette formation portant sur l’intervention professionnelle au profit de la gendarmerie nationale est exécutée par la composante police de la Minusca.

Financé par les Etats Unis d’Amérique avec l’appui du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’atelier est prévu du 15 au 25 mars 2016, à l’école de la gendarmerie nationale à Bangui.

La cérémonie de l’ouverture de cet atelier a eu lieu le 15 mars 2016, à l’école gendarmerie nationale à Bangui, la capitale centrafricaine. Plusieurs personnalités dont ont rehaussé de leur présence à la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Il s’agit entre autres du Directeur de cabinet représentant le ministre de la sécurité publique immigration et émigration à la cérémonie, premier Conseiller à l’ambassade des USA à Bangui, et du Directeur pays de PNUD en Centrafrique.

Dans son message de circonstance, le Directeur pays PNUD à Bangui Aboubakar Coulibali a exhorté les éléments de la gendarmerie nationale de s’approprier des principes d’intervention professionnelle pour redorer le blason des forces de sécurité intérieure dont la mission est délicate. Car d’après lui, le métier de gendarme est un engagement fondamental permettant de donner la quiétude aux citoyens centrafricains. Le Directeur pays de PNUD a réitéré le soutien de son institution aux cotés des autorités centrafricaines.

De son côté, le premier Conseiller à l’ambassade des USA à Bangui, Jean Pierre Louis a rappelé que le gouvernement américain a conclu un accord avec le gouvernement centrafricain d’une subvention de 11 millions de dollars. Il a souligné que la mission du gouvernement américain est de soutenir les autorités centrafricaines dans le renforcement des institutions de l’Etat centrafricain.

Pour le ministre de la sécurité publique représenté à cette cérémonie par son directeur de cabinet Etienne Bissa, cet atelier de renforcement de capacité permet à la gendarmerie nationale de contribuer fortement à la lutte contre la violation des droits de l’homme et contre l’impunité. Si bien qu’il a mis l’accent sur aspect en ces termes : « la société qui couvre l’impunité est appelée à s’éclater ». Il a jouté que « La crise ayant frappé la République centrafricaine a donné beaucoup de leçons que l’on ne doit plus retomber dans les erreurs du passé ».

Les locaux de l’école de la gendarmerie nationale où déroule cette formation se trouve dans un état de délabrement avancé avec la vétusté des bâtiments. Les partenaires ont promis d’apporter leur aide aux autorités centrafricaines pour la réhabilitation de cette école de forces de sécurité intérieure.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA VA RENCONTRER LES NATIONS UNIES

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA VA RENCONTRER

LES NATIONS UNIES

 
Bangui, (CNC), 17-03-2016
 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) l’équipe-pays des Nations Unies se réunissent les 22 et 23 mars prochains, avec le Président élu, Faustin Archange Touadéra, à l’occasion d’une session de partage d’informations. La rencontre a pour but de partager avec les nouvelles autorités centrafricaines, des informations devant leur permettre de mieux comprendre le mandat onusien et les obligations y afférentes.

L’annonce a été faite ce mercredi à Bangui, par le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca. Selon le Porte-parole, la rencontre vise à stimuler des débats autour des défis majeurs afin de construire un nouvel esprit de partenariat dynamique mais aussi de formuler des recommandations, dans le cadre des priorités des 100 premiers jours du mandat du nouveau Président de la République centrafricaine.

Monteiro a par ailleurs rappelé que, suite à l’annonce des résultats définitifs des élections par la Cour Constitutionnelle lundi, une séance de travail entre l’ANE et le G8 s’est tenue pour examiner ensemble les modalités pratiques de la tenue du second tour prévue pour le 27 mars 2016. En vue de ce second tour, la commande de tous les documents électoraux a été lancée par l’ANE hier, mardi 15 mars.

Le programme du DDR

Sur le processus du DDR, le porte-Parole a signifié que dans le secteur Ouest, la MINUSCA a conduit une mission conjointe à Zere, afin de sensibiliser les acteurs à la base particulièrement les combattants et les communautés locales sur le programme du pré-DDR. A Paoua, la MINUSCA et l’OIM ont mis en place les mécanismes de coordination pour lancer le programme de réduction de la violence communautaire (CVR). L’objectif général de ce projet de réduction de la violence communautaire est de prendre en charge les membres des différents groupes armés qui ne sont pas éligibles au programme national de DDR ainsi que les membres de leurs communautés.

Intervenant pendant le point de presse hebdomadaire de la Mission, le porte-parole de la police de la MINUSCA, le Lieutenant Salifou Konseiga, a noté que le calme règne dans la capitale, en dépit de quelques manifestations des étudiants de l’Université de Bangui. Il a ajouté que dans le domaine de la collaboration et du renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures centrafricaines, la MINUSCA a organisé deux formations, l’une sur la rédaction de rapport et l’autre sur la lutte contre la Fraude Documentaire. La formation est destinée à harmoniser la rédaction des rapports, ce qui facilitera aussi bien leur rédaction que leur exploitation. Deux autres formations se déroulent présentement, dont la première porte sur la remise à niveau des Officiers de Police (OPJ), et la seconde est une formation en intervention professionnelle.

Le Porte-Parole de la Force, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, a quant à lui, rappelé la poursuite des patrouilles terrestres et aériennes, de jour comme de nuit, pour rassurer la population. Il a aussi mentionné le travail du Service Génie de la MINUSCA, notamment dans la construction du pont Bria-Yallinga où les 26% des travaux sont déjà accomplis et la réhabilitation de la route Bangassou-Bambari. Quelques 39 casques bleus (19 et 20 respectivement) sont mobilisés dans ces deux travaux. Par ailleurs, le Génie est également impliqué dans des travaux de réhabilitation à Bria, entre autres localités.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE

 

Bangui, (CNC), 17-03-2016

 

Quatre humanitaires d’exception choisis comme finalistes pour le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanité (Aurora Prize for AwakeningHumanity), doté d’un million de dollars

George Clooney et Elie Wiesel, co-présidents du Prix Aurora, se joignent au Comité de Sélection pour féliciter les finalistes du Prix inaugural

15 MARS 2016 – Aujourd’hui, le Comité de Sélection du Prix Aurora annonce les quatre finalistes du Prix Aurora, à savoir Marguerite Barankitse, de Maison Shalom et de l’Hôpital REMA au Burundi ; le docteur Tom Catena, de l’Hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba du Soudan, SyedaGhulam Fatima, secrétaire générale du Bonded Labor Liberation Front au Pakistan et Bernard Kinvi, prêtre à la mission catholique de Bossemptélé en République Centrafricaine.

Le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanitéest un nouveau prix mondial de distinction qui sera décerné chaque année à des personnes ayant mis leur vie en danger pour permettre à d’autres de survivre. Les lauréats se seront distingués par l’impact exceptionnel que leurs actions auront eu sur la protection de la vie humaine et sur la promotion des causes humanitaires, tout en surmontant des défis importants pour ce faire. Celui qui, parmi les quatre finalistes, deviendra lauréat du Prix Aurora, recevra une subvention de 100 000 dollars américains, tandis qu’une subvention d’un million de dollars sera remise, sous forme d’un don, à une organisation caritative qui aura inspiré son travail.

Le Prix Aurora a été créé par les co-fondateurs de 100 LIVES (100 VIES), une initiative mondiale pionnière visant à exprimer la reconnaissance envers ceux et celles qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Arméniens il y a un siècle. Au nom des survivants du génocide arménien, le Prix Aurora qui sera décerné chaque annéea pour but de non seulement conscientiser l’opinion publique quant aux atrocités qui ont lieu de par le monde, mais aussi récompenser celles et ceux qui s’attellent à aborder ces problèmes d’une façon concrète et significative.

« Les quatre finalistes ont été distingués car ils ont trouvé le courage de combattre l’injustice et la violence infligées aux populations les plus vulnérables de leurs sociétés,» a affirmé Vartan Gregorian, co-fondateur de 100 LIVES et membre du Comité de Sélection du Prix Aurora. « Nous avons créé le Prix Aurora non seulement pour honorer, mais aussi pour soutenir ces héros méconnus qui transforment l’humanité et qui se lèvent contre l’injustice et les persécutions. Il y a cent ans, des étrangers se sont

soulevés contre les persécutions commises à l’égard de nos ancêtres. Aujourd’hui nous les remercions en distinguant ceux qui agissent dans le même esprit face aux atrocités modernes. »

LES FINALISTES

Marguerite Barankitse, de la Maison Shalom et l’hôpital REMA au Burundi, a sauvé des milliers de vies et soigné des orphelins et réfugiés durant les années de guerre civile qui a frappé son pays. Lorsque la guerre a éclaté, M. Barankitsea tenté de cacher 72 de ses voisins Hutus les plus proches, afin de les mettre à l’abri des persécutions. Ils furent découverts et exécutés sous ses yeux. Suite à cet événement terrible, elle entreprit de sauver et soigner des enfants et des réfugiés. Elle a sauvé près de 30 000 enfants et, en 2008, elle a ouvert un hôpital qui a soigné plus de 80 000 patients à ce jour.

Le docteur Tom Catena est médecin à l’hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba au Soudan. Cet américain est le seul médecin permanent basé près de la frontière du pays avec le Soudan du Sud et a en charge plus de 500 000 personnes dans la région. Malgré les bombardements répétitifsde l’aviation soudanaise, le docteur Catenaest resté dans l’enceinte de l’hôpital afin d’être disponible 24 heures sur 24. Son désintéressement a fait l’objet de plusieurs articles et reportages. Il a été retenu par le magazine TIME parmi les 100 personnes les plus influentes au monde en 2015.

SyedaGhulam Fatima agit inlassablement pour éradiquer le travail forcé, une des dernières formes subsistantes de l’esclavage moderne. Fatima est secrétaire générale du Bonded Labour Liberation Front Pakistan (BLLF), qui a libéré des milliers de travailleurs pakistanais, dont près de 21 000 enfants, obligés de travailler pour des exploitants de fours à briques pour rembourser des dettes (les taux d’intérêt étant trop élevés pour que les travailleurs puissent rembourser, ils sont contraints au travail forcé et à une situation misérable, souvent brutale). Depuis qu’elle a commencé à militer, Fatima a survécu aux mauvais traitements ainsi qu’à plusieurs tentatives d’assassinat.

Le Père Bernard Kinvi a été ordonné prêtre à l’âge de 19 ans, après avoir perdu son père et ses quatre sœurs de maladie et d’exactions. Le Père Kinvi a quitté son pays natal, le Togo, pour Bossemptélé, une petite ville située en République centrafricaine, où il a pris la direction de la mission catholique. Dans cette mission, se trouvent l’hôpital Jean Paul II, une école et une église. En 2012, la guerre civile a éclaté en Centrafrique. Elle oppose les rebelles musulmans de la Sélékaaux Anti-Balaka (anti-machette), une milice chrétienne. Plongé au cœur de la violence, la mission du Père Kinvi a fourni un refuge et des soins médicaux aux victimes des deux camps. Il a pu ainsi sauver la vie de centaines de personnes de la mort et des persécutions.

Entre juillet et octobre 2015, les candidatures ont émané du monde entier via un portail spécialement dédié à cette occasion sur le site du Prix Aurora (www.auroraprize.com/fr). Les candidats ont été retenus pour leur action désintéressée, leur combat contre le travail forcé, pour l’accueil des réfugiés et les soins médicaux dispensés en première ligne dans des zones de conflits.

Un des quatre finalistes sera déclaré lauréat du Prix Aurora inaugural à l’issue d’une cérémonie qui se tiendra à Erevan, en Arménie, le 24 avril 2016. George Clooney, vice-président du Comité de Sélection, remettra le prix. Les finalistes du Prix Aurora seront honorés lors d’un week-end de manifestations réunissant d’importants acteurs dans le domaine humanitaire, dont l’International Center for Journalists, l’International Rescue Committee et Not On Our Watch, afin d’évoquer des problèmes humanitaires urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, et distinguer ceux qui y font face.

Le Prix Aurora sera décerné chaque année le 24 avril à Erevan, en Arménie.

Pour plus d’informations, consulter : www.auroraprize.com/fr.

Contact presse : 100livesmedia@edelman.com
Photos et vidéos pour utilisation par les médias :http://edelman.isebox.net/100lives

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Communiqué de presse Lille, le 16 Mars 2016

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Communiqué de presse: Lille, le 16 Mars 2016

 

Bangui, (C.N.C), 12-03-2016

A l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie LANCEMENT DE LA 6E EDITION DU PRIX LITTERAIRE ALAIN DECAUX DE LA FRANCOPHONIE

 

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Centrafrique: Abdoulaye Hissène s’évade de prison avec l’aide de ses hommes

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Abdoulaye Hissène s’évade de prison avec l’aide de ses hommes

 

Bangui, (CNC), 16-03-2016

 

En Centrafrique, Abdoulaye Hissène, un important chef de l’ex-coalition Seleka a été arrêté hier, mardi 15 mars dans l’après-midi, avant que ses hommes ne prennent d’assaut le bâtiment où il était retenu pour le libérer.

Abdoulaye Hissène n’aura passé que quelques heures dans une cellule de la section de recherche et d’investigation de Bangui, la SRI. « Un commando lourdement armé », ce sont les mots du procureur de Bangui, Ghislain Grézenguet, a attaqué le batiment où était détenu ce chef Seleka pour le libérer. Selon le procureur, le nombre d’assaillants surpassait largement les gendarmes qui gardaient les lieux et qui n’ont pas eu d’autre choix que de laisser faire.

Abdoulaye Hissène, contacté par téléphone peu de temps après son évasion reconnaît que ses hommes sont venus le chercher et ont procédé à des tirs d’intimidation. Mais personne n’a été blessé au cours de cet événement. Abdoulaye Hissene justifie sa fuite, en expliquant qu’aucun motif d’arrestation ne lui a été notifié. Il a été arrêté à l’aéroport en milieu d’après-midi avant d’être transféré à la SRI.

Il devait être présenté aujourd’hui au doyen des juges d’instruction. Une information judicaire avait été ouverte a son encontre. Selon des sources sécuritaires, il s’agirait de faire le point sur son implication dans les violences de la fin du mois de septembre 2015. Des violences qui avaient fait (77 morts et près de 500 blessés) dans la capitale. Abdoulaye Hissène affirme qu’il ne répondra a aucune sollicitation de la justice, tant que le nouveau gouvernement ne sera pas en place. Les autorités actuelles ne sont pas légitimes, dit-il.
 

RFI  AFRIQUE

Centrafrique: une attaque revendiquée par Aqmi frappe Grand-Bassam

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(Corbeau News Centrafrique)

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Côte d’Ivoire: une attaque revendiquée par

Aqmi frappe Grand-Bassam

Bangui, (C.N.C), 14-03-2016

L’attaque de Grand-Bassam dimanche 13 mars en Côte d’Ivoire a coûté la vie à quatorze civils et deux soldats des forces spéciales, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara. Six assaillants ont également péri dans cette station balnéaire située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan. Un ressortissant français au moins figure au nombre des personnes tuées.

Arrivé à Grand-Bassam en début de soirée, Alassane Ouattara a annoncé un nouveau bilan faisant état de 14 civils tués ainsi que deux militaires. Selon le président ivoirien, 19 civils et 3 militaires ont été blessés.

Concernant le mode opératoire des assaillants, le président ivoirien rapporte que ces derniers « se sont partagés en deux groupes », sans davantage de précisions. Il a par ailleurs tenu à saluer « la bravoure des clients et leur sang-froid ». « Nombreux sont ceux qui ont pu nous envoyer des textos qui nous ont permis de localiser les assassins et de les neutraliser », a souligné Alassane Ouattara, précisant que désormais « la situation est sous-contrôle, le calme est revenu ».

Selon le ministre de l’Intérieur, Ahmed Bakayoko, qui s’exprimait sur la RTI, la télévision publique ivoirienne, ce sont trois hôtels de Grand-Bassam qui ont été attaqués. Toujours selon le ministre, six assaillants ont été neutralisés et des ratissages sont en cours. Le ministère devrait publier un bilan détaillé dans les prochaines heures.

Des témoins sur place rapportent que des hommes qui portaient des cagoules ont commencé à tiré sur les clients de l’hôtel L’Etoile du Sud, un établissement fréquenté à la fois par les expatriés mais aussi par une clientèle ivoirienne. D’autres témoins disent avoir vu quatre assaillants qui parcouraient la plage en tirant des coups de feu. Un témoin rencontré par RFI sur place affirme avoir vu un assaillant achever une victime à bout portant.

Aqmi revendique l’attentat

Un ressortissant français au moins figure au nombre des victimes, a-t-on appris auprès du ministère français des Affaires étrangères. François Hollande a confirmé par la suite dans un communiqué qu’« au moins un Français » avait été tué par des assaillants armés. « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », déclare le chef de l’Etat.

L’identité des assaillants, décrits comme « puissamment armés » par un témoin cité par l’AFP, reste inconnue à cette heure. Néanmoins, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé en début de soirée. Ce communiqué fait état de trois assaillants, tandis que les autorités ivoiriennes ont déclaré avoir tué six assaillants.

L’organisation terroriste promet la diffusion prochaine d’un communiqué plus détaillé, sans doute, comme à son habitude, avec la photo des membres du commando. Selon le site mauritanien al-Akhbar, l’attentat pourrait avoir été mené par al-Mourabitoune, le groupe de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar qui, depuis fin 2015, est devenu une brigade d’Aqmi.

« Ça tirait, ça tirait, très fort »

RFI a recueilli le témoignage d’Eugène Kakou, un journaliste ivoirien et ancien président du conseil national de la presse, présent sur place au moment de l’attaque : « On était au bord de l’eau quand il y a eu des coups de feu. Des gens ont dit au départ ce sont des pétards, des gens fêtent un anniversaire. Mais moi ayant fait l’armée, je sais ce que c’est. J’ai entendu les coups de feu, il devait être 12h45 ou 13h… Tout le monde a commencé à se sauver, moi je suis allé me planquer d’abord dans les toilettes, et puis ça tirait, ça tirait, très fort, ça ne devait pas être des mitraillettes, peut-être des pistolets, une vingtaine ou une trentaine de coups de feu. Quand je suis ressorti, une fille est arrivée elle était couverte de sang, elle disait ‘ils ont tué mon fiancé’ ».

Hassan Ouattara, gérant de l’hôtel Le Wharf situé près de la plage, a accueilli des dizaines de personnes dans l’enceinte de son établissement afin de les protéger des tirs. « On a vu des assaillants arrivés par l’Etoile du Sud, ça a commencé là-bas. On en a vu trois, sûr, mais ils devaient être plus nombreux, raconte-t-il. Donc voilà, on a vu quelques gens habillés en civils avec des Kalachnikovs. Ils sont rentrés dans les différents hôtels et ils ont commencé à tirer sur les gens. Nous avons accueilli tout le monde, tous les réfugiés pour les cacher dans les chambres d’hôtels, poursuit le gérant. Tout le monde est venu ici, donc j’ai ouvert les salles de conférence, les chambres. Ils sont tous entrés dans les chambres et puis j’ai fermé les portes. Il y en a qui sont encore là. La ville est en train d’être sécurisée donc ils peuvent pas partir. »

Les habitants de Grand-Bassam et ses touristes sous le choc

RFI

 

Centrafrique: Antoine Glaser: «Arrogant comme un Français en Afrique»

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(Corbeau News Centrafrique)

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Soldats Operation francaise sangaris patrouillent

 

Antoine Glaser: «Arrogant comme un Français en Afrique»

 

Bangui, (C.N.C), 14-03-2016

La France a été trop arrogante en Afrique et elle le paie cher aujourd’hui. C’est le constat du journaliste et écrivain Antoine Glaser. Dans son dernier livre, qui paraît ces jours-ci, il explique que les dirigeants français auraient pu éviter plusieurs échecs sur le continent s’ils avaient pris le temps de s’y intéresser vraiment. Antoine Glaser est notre invité ce matin, il répond à Anne Cantener.

RFI : Dans votre dernier livre, tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les dirigeants politiques, les présidents français qui, selon vous, n’ont jamais réussi à comprendre l’Afrique et les Africains ?

Antoine Glaser : Absolument. La France, c’est l’Histoire qui parle. La France, c’est l’histoire coloniale aussi qui fait que la France a toujours exporté en Afrique bien sûr sa langue et sa culture mais aussi son code napoléonien. Finalement, elle n’a jamais pris le temps de vraiment savoir ce qu’est l’Afrique, ce qu’est l’Afrique des Africains ni cherché à savoir ce qui se passe sur ce continent et je pense que c’est le problème aussi historique.

Justement, un des moyens que vous utilisez pour mesurer cette incompréhension, ce sont les opérations militaires qui ont été lancées par la France dans différents pays africains. Vous parlez par exemple de la Centrafrique. Non seulement la France assume la plus grande partie de la charge mais en plus, vous expliquez que de très nombreux soldats français rentrent traumatisés parce qu’ils ont été mal préparés.

Les gens s’imaginent toujours les militaires français comme des croisés intégristes catholiques, alors qu’en fait, il y a eu beaucoup de jeunes banlieusards qui ont été recrutés dans l’armée française qui sont souvent musulmans. Oui, c’est vrai qu’ils se sont retrouvés dans une guerre civile en Centrafrique, que beaucoup s’en sont sortis totalement traumatisés mais de cela, on n’en parle pas parce que ça fait un peu de l’ombre à l’opération Serval, l’opération au Mali, qui est la grande opération de François Hollande, chef de guerre en Afrique.

Et jusqu’au bout, concernant cette intervention en Centrafrique, tout a semblé un peu précipité. Par exemple, la France a fait pression sur les autorités de transition centrafricaines pour que les élections aient lieu impérativement avant la fin de l’année 2015. C’est en effet ce qui s’est passé avec les conséquences que l’on connaît à savoir que les législatives ont dû être annulées. Est-ce que c’était utile d’avoir précipité les choses pour pouvoir désengager les soldats français ?

C’est vrai qu’il y a eu une très forte pression française, sans que l’on se préoccupe de la réalité du terrain en Centrafrique, pour qu’il y ait des élections dans ce pays. Or, la réalité actuellement, montre un pays qui reste totalement en déshérence, avec des régions qui sont abandonnées à elles-mêmes. Il n’y a pas eu non plus de désarmement. Il est certain que l’agenda politique de François Hollande en Afrique c’est le Mali ; c’est l’opération au Mali. Il va y avoir le sommet franco-africain à Bamako, au mois de janvier prochain, et c’est donc une grande réussite de l’opération Serval. On parle moins de l’actuelle opération Barkhane qui concerne toute la région du Sahel. Mais la Centrafrique a donc été totalement oubliée.

Dans cette région du Sahel, qu’est-ce qui ressort de cette opération Barkhane et quelle est la nouvelle politique de la France ? Vous mentionnez par exemple dans votre livre, que les ambassadeurs de la région du Sahel sont de moins en moins des diplomates traditionnels si on peut dire, et de plus en plus, des militaires ou d’anciens militaires, ou d’anciens des services de renseignements. C’est quoi la nouvelle politique de la France dans la région ?

C’est de plus en plus la lutte anti-terroriste de Paris à Bamako et c’est vrai que cela restreint totalement le champ de vision. On parle de moins en moins de développement. On parle uniquement sécurité et cette option sécuritaire, finalement, empêche la France d’avoir une vraie politique de la France en Afrique. Sur le plan politique mais aussi, bien sûr, sur le plan d’aller au-devant des sociétés civiles, d’aller voir ce qui se passe en Afrique au niveau de la culture. On a l’impression que le monde entier est maintenant en Afrique et que la France – qui a été extrêmement présente – est totalement absente de la réalité de tout l’ensemble des problématiques africaines et qu’elle a abandonné, finalement, l’ensemble des problèmes de société et le problème, à long terme, social et économique. Elle est complètement dans la sécurité et uniquement dans la sécurité.

Cette déconnexion des réalités ne relève pas seulement des politiques. Vous montrez dans votre livre que les coopérants, les enseignants ou encore les missionnaires catholiques n’ont pas fait mieux que les politiques. Eux non plus ne se sont pas vraiment intéressés à la culture et à l’histoire locale. Pourtant ça permettrait de mieux comprendre certaines situations actuelles, notamment la progression de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Absolument. C’était la fameuse phrase de Jacques Foccart, le monsieur Afrique du général de Gaulle, qui disait que « Ce qui est bon pour la France est bon pour l’Afrique », sans voir vraiment ce qui était bon pour l’Afrique. Et même les coopérants voulaient enseigner aux Africains l’histoire de France, l’histoire de l’hexagone. C’est aussi incroyable de voir que les militaires français pensaient finalement avoir réussi à complètement éradiquer, quelque part, l’islamisme du XIXème siècle, l’islamisme radical dans toute cette. La France pensait qu’elle était en Afrique chez elle, qu’elle était aimée en Afrique et que les Français étaient adorés, sans voir que même si les Africains ne disaient rien, il y avait une profonde distance et qu’ils faisaient finalement leur vie avec leur Afrique de jour avec les Français, et leur Afrique de nuit avec les Africains.

La France est l’un des pays dont les entreprises ont le moins africanisé leurs filiales locales. Et c’est vrai qu’il y a tout un processus à faire. Quand vous êtes en Afrique, il y a un vrai mouvement, il se passe vraiment des choses avec une jeunesse, etc… et là, on a l’impression qu’on se replie et on est dans une sorte d’anachronisme historique, une vision passéiste de l’Afrique qui ne correspond pas du tout à la réalité.

 

RFI

 

 

Centrafrique: Dire les choses telles qu’elles sont : Il nous faut créer un nouvel Etat, Et un Symbole fort de la république

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

Dire les choses telles qu’elles sont : Il nous faut

créer un nouvel Etat, Et un Symbole

fort de la république

Bangui, (R.E.P), 12-03-2016

De la création d’un nouveau Etat : République de l’Oubangui Chari.

Certes, ce n’est pas en changeant de nom, qu’il nous sera possible de changer les choses. Mais ce n’est pas aussi en gardant le même statuquo que l’on pourra changer les choses. Si on s’est mobilisé pour une cause, c’est pour produire un changement. Un changement est une remise en question, un bouleversement de l’ordre établi, remplacer l’existant par quelque chose d’autre. Si un changement n’est pas accompagné par des actes de remplacement élaborés et tangibles, il

n’ y aura pas de changement. Le changement c’est se rompre de quelque chose pour autre chose d’autre de nouveau. Une option nouvelle pour le progrès.

Comme le dit Lichtenberg, « il faut voir quelque chose de nouveau pour voir du nouveau ». Il faut donc créer quelque chose de nouveau pour avoir du nouveau.

En effet, on est en droit de se poser cette question de savoir quelle est notre identité réelle ; savoir en effet, d’où l’on vient. Quel est le territoire sur lequel vivaient nos ancêtres, c’est l’Oubangui-Chari et non la Centrafrique. Ceux qui réclament l’héritage de Boganda ne nous donnent pas le contenu de ce qu’il nous a légué ; sinon cette expression humaniste, Boganda est un humaniste : « Zo ayéké Zo », « Zo kwè Zo », « So Zo là », ce slogan est repris de cœur.

Ce que Boganda a laissé c’est la construction de la vaste républicaine centrafricaine aux états unis d’Afrique latine, inachevée. Nous le regrettons, parce que son projet de construction d’un grand ensemble africain l’a éloigné des réalités de son propre pays et à l’abandon du programme de développement économique et social de l’Oubangui Chari.
Il a par contre le mérite d’avoir réussi l’indépendance et su insuffler une pensée intégrale de développement humain en rappel aux cinq (5) verbes du MESAN.

Mais quant à sa volonté de créer un grand ensemble africain, il s’est buté contre la réalité de la division du territoire africain. La délimitation et l’indépendance des Etats étaient des réalités irréversibles. La conjoncture internationale de l’époque et même aujourd’hui n’était pas favorable. À l’image de l’UA aujourd’hui, une caisse d’enregistrement de bons discours à cause de l’instabilité propre à chacun des États africains. Boganda est un fin stratège, il regardait plus loin mais il n’a pas su agir en primitif. Il a tenu faire compliqué que simple.

Le constat est écoeurant. Depuis sa création, ce nom « Centrafrique » qu’on voulait désigner le « grand ensemble » de l’Afrique centrale, n’a jamais vu jour et l’Oubangui Chari le seul a enfilé le maillot bariolé de cinq couleurs frappé d’une étoile, n’a connu que d’échecs et de malheurs : disparition physique de son créateur non élucidé, échec politique, échec économique, échec social ; que des crimes et des assassinats, des barbaries, des violences de tout genre, etc.

Dans la sous-région, la Centrafrique est le pays le plus faible et sans défense; le pays qui vit de l’aide internationale. Un pays manipulé de l’extérieur et assujetti. Un pays sans mémoire et sans avenir. Un pays dont les États voisins grignotent tous les jours sa superficie. Un pays dont l’État ne vit que pour manger plutôt que pour se défendre et se développer. La RCA vit comme une mère d’enfants au foyer.

Aussi, la Centrafrique est devenue une région de chasse où tout le monde vient chasser; on chasse de tout, des mines, des diamants, de l’or, des bois, des animaux. Les centrafricains eux-mêmes vivent de chasse, de pèche, de cueillette. Un peuple en état de nature. Même sa capitale Bangui vit dans l’obscurité, ses gouvernements vivent également dans

l’obscurité mentale, parce qu’ils sont aussi des chasseurs, et les chasseurs chassent mieux la nuit. Il nous faut sortir de cet état d’obscurité mentale.

Ce peuple qu’on appelle centrafricain aujourd’hui n’est pas un peuple socialement constitué, il vit encore figé dans le mythe du passé glorieux des tribus et pourtant il est brave et capable d’apprendre et de s’ouvrir sur le monde mais il est opprimé et phagocyté par des gouvernements aveugles et incapables. Il nous faut bâtir un peuple constitué et un pays d’origine.

Nos gouvernements et nos intellectuels aveugles par leur intérêt personnel, ont perdu toute vision de bâtir un Etat comme si par malédiction ou par conjuration du mauvais sort. Ainsi, la Centrafrique n’a pas de fondement. Etre centrafricain est considéré comme un droit à la pauvreté, à la souffrance, à la maltraitance, à la violence, à la violation, à la soumission; tout comme l’Afrique qui n’a aucun fondement de pensée qu’elle peut défendre. La liberté est au fondement de la pensée occidentale. Etre européen ou américain est considéré comme un droit, un droit à la liberté que les occidentaux sont prêts à défendre jusqu’au bout, et même à l’imposer aux autres.

Ayons le courage d’affronter cette réalité bancale : la Centrafrique n’est pas notre territoire, l’Oubangui-Chari est notre terre. La Centrafrique est une espèce de couche de peinture qui cache un fond pur : l’Oubangui-Chari.

De la création d’un symbole fort de l’unité de la république.

Comme le symbole de la naissance de Rome ; pour créer l’unité de la république par un symbole fort, nous demanderons aux maires des 75 sous-préfectures de notre pays d’apporter une MOTTE DE TERRE d’où ils sont. Nous allons creuser un fossé géant à Bangui. Dans ce fossé seront déposées et mélangées toutes les mottes de terre apportées. L’Etat bâtira un monument géant ou une vaste place et on donnera comme à l’univers le nom de: PLACE DE L’UNITE DE LA REPUBLIQUE.

Cette place sera sacrée. Vouloir souiller cette place, sera considéré comme une offense à ce que l’Etat s’est octroyé comme symbole de la république (c’est comme ce que représente le statut de la liberté aux Etats unis) et relevant du domaine de l’impérium. Ce symbole désigne à la fois l’association d’un peuple uni, homogène et libre.

Issus de nos diverses tribus et de toute l’étendue du territoire, ce symbole est la volonté de nos peuples, décidés à se construire une patrie, un concept d’un Etat politique. La volonté politique de s’unir pour construire un destin et un avenir commun.

L’Etat politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens. L’Etat politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat politique est laïc. L’Etat politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’État politique vit sous la contrainte de la république qui assure l’évolution et la protection à tous.

L’Etat politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat politique doit être sûr de lui, fécond pour construire, organiser, agrandir. L’Etat politique n’est pas fait de faiblesse et d’hésitation et doit savoir selon les occurrences être généreux ou implacable, il doit toujours par son principe être équitable et agir dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat politique doivent répondre à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.

De la question de la réconciliation nationale.

Réunifier et réconcilier le pays, consiste que la justice soit reconnue et rendue aux victimes civiles et militaires lâchement assassinés et les souffrances infligées aux populations et le retour des populations vidées de leur localité et contraintes à vivre dans la brousse et à l’exil.

Il est hors de question d’un pardon puéril pour des crimes volontaires et crapuleux. Dire pardon aux gens qui ont tant souffert et tout perdu, sera considéré comme un soufflet suprême à toute vérité et à toute justice. Et la RCA portera cette souillure sur sa joue et l’histoire écrira que c’est au vu et au su de tout le monde que ces crimes ont pu être commis et que notre justice n’a pas été capable de rendre honneur aux victimes.

Cette malfaisance sociale ne peut rester impunie, elle doit être jugée. Les victimes ont droit à une réparation même immatérielle, mais une réparation prononcée par la justice comme étant un jugement de droit à caractère impersonnel.

A vrai dire c’est toute la période après Dacko2 qu’il fallait juger. C’est la période où nous avons pris la route de la dérive, de la catastrophe et de la tragédie.
C’est tous ces Chefs d’Etats qui ont succédés à Dacko2, ils portent tous un poids énorme dans la défaite de notre Etat. De ces élections, il nous faut repartir sur une base juridique implacable si nous voulons prendre une orientation résolument républicaine. Et les crimes de toute nature seront jugés. Nous entendons par là, toutes les malversations économiques et financières qui ont été commises dans la période et dont les auteurs ou les coupables n’ont été nullement inquiétés. Ils seront traduits en justice et condamnés. Il faut qu’ils rendent à l’Etat les ressources nécessaires à son développement qu’ils ont volé car le vol est un enrichissement sans cause.

Il faut ensuite établir un bilan matériel et humain des exactions de la rébellion séléka depuis son entrée sur le territoire le 10 décembre 2012 et qui a fait suite à l’avènement de l’Anti-Balaka. Il faut une enquête sérieuse et profonde qui révèle les faits, les coupables et les victimes qui sont restés muets jusqu’à ce jour. Nous dénonçons jusqu’à nous faire violence le forum de Bangui taillé, d’une ingénue audace, un monstrueux avatar visant à blanchir l’impunité et l’injustice. La Transition de SAMBA PANZA n’a pas le droit d’empêcher à notre peuple qui a tant souffert d’avoir au nom de l’humanité droit à l’honneur et au bonheur.

Il nous faut connaître et rendre public l’étendue nationale de cet odieux événement de prise de pouvoir, toutes causes confondues. Afin que l’opinion centrafricaine toute entière s’accorde et reconnaisse la profondeur de ce drame inhumain et qu’elle se prononce à jamais.
Pour cela, nous devons avoir du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
– d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre surtout que les éléments qui attisent la haine sont aujourd’hui affaiblis
– d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
– d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur.

Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.
L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.

Et un monument aux morts sera construit dans les 75 Sous-préfectures en hommage à tous nos compatriotes qui ont trouvé la mort, leurs noms seront gravés sur les murs et le 5 décembre sera déclaré « JOURNÉE DE L’UNITÉ NATIONALE » avec des dépôts de gerbes de fleurs aux pieds des monuments aux morts.

Notre passion ici, c’est faire exploser la vérité et la justice tout en cherchant la réconciliation qui émane de l’essence de nos peuples afin que l’histoire l’écrive à jamais pour les générations futures.

« Le sang versé de nos compatriotes est la semence de l’unité nationale.
Jamais leur mémoire ne saurait rester dans l’oubli » dixit Robert ENZA.

Robert ENZA, Entrepreneur politique

Bangui: Communiqué de presse du G8-RCA relatif à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections législatives

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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Communiqué de presse du G8-RCA relatif à la proclamation des résultats

définitifs du premier tour des élections législatives

par la Cour Constitutionnelle de Transition,
le 11 mars 2016

 
 
Bangui, (C.N.C), 11-03-2016

Au moment où la Cour Constitutionnelle de Transition s’apprête à annoncer les résultats définitifs du premier tour des élections législatives du 14 février 2016, conformément au calendrier électoral publié par l’Autorité nationale des Elections (ANE) et, se félicitant de l’état d’esprit constructif qui règne depuis le début du processus électoral en RCA, le G8-RCA tient à rappeler aux candidats et aux partis politiques concernés leur obligation de respecter la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition, unique instance habilitée à proclamer les résultats définitifs des scrutins en République centrafricaine.

A cet effet, le G8-RCA exhorte les candidats et leurs formations politiques à tenir leurs engagements à respecter l’esprit du Code de Bonne Conduite des Partis politiques et candidats, signé les 9 et 12 décembre 2016, en vue de maintenir le climat de paix et de sécurité qui permettra aux nouvelles autorités d’assurer, sans entraves, leurs importantes responsabilités de conduire la République centrafricaine vers plus de stabilité et prospérité partagée.

Le G8-RCA sait compter sur le sens élevé de patriotisme et de maturité politique dont la population, les partis politiques et les candidats aux différentes élections ont fait preuve pendant toutes les étapes du processus électoral en privilégiant toujours l’intérêt national aux intérêts particuliers.

Le G8-RCA réitère son engagement aux côtés des autorités et de la population centrafricaine, en vue de mener à terme le processus électoral, qui doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel et une sortie de crise apaisée en République centrafricaine.

 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES ENFANTS DE L’ECOLE KOUDOUKOU CELEBRENT LA JOURNEE DE LA RADIO ET DE LA TELEVISION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES ENFANTS DE L’ECOLE KOUDOUKOU CELEBRENT

LA JOURNEE DE LA RADIO ET

DE LA TELEVISION

 

Bangui, (C.N.C), 11-03-2016

Les élèves de l’Ecole Koudoukou, dans le 3e arrondissement de Bangui, ont célébré ce jeudi la journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants avec une série d’activités dont l’enregistrement sur Radio de la Mission onusienne en Centrafrique « Guira FM » d’un cours d’éducation civique et le nettoyage de l’école par le génie de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

L’école Koudoukou qui accueillait plus de 5000 élèves avant la crise, n’en compte plus que 596 aujourd’hui, dont 304 filles et 294 garçons. «Ces élèves bénéficient des enseignements dispensés par des enseignants-parents – qui n’ont pas été formés – car les instituteurs hésitent toujours à revenir dans cette zone en proie aux violences», a témoigné Patricia Feïssona, parent d’élèves et assistante du maire du 3ème arrondissement de Bangui. Elle a exhorté les partenaires comme la MINUSCA à œuvrer au retour des instituteurs pour un enseignement de qualité pour tous les élèves.

Comme l’a souligné l’inspectrice de l’enseignement de la zone de Bangui 1, Patricia Ngombré, sur les 22 écoles que compte cette zone, seule l’école Koudoukou n’est pas opérationnelle, d’où la nécessité d’une action l’urgence. Elle s’est cependant félicitée de l’engagement des enseignants-parents et de leur volonté de prendre en main l’éducation des enfants.

L’aménagement d’une aire de jeu dans l’enceinte de l’établissement, la formation des maitres parents, la mise en place d’un poste de santé dans les locaux de l’école et le renforcement de la sécurité de la clôture de l’établissement sont autant de conditions qui permettraient à l’école Koudoukou de renouer avec son lustre.

En réponse aux préoccupations soulevées, le chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Myriam Dessables, a mentionné la possibilité d’examiner avec les responsables académiques de l’établissement, la réhabilitation du bâtiment de l’administration à travers le programme des Projet à impact rapide de la Mission. Elle a rappelé que dans le cadre de son mandat de protection des civils, la MINUSCA a déjà affecté des casques bleus à la sécurisation et à la protection de l’école.

Enfin, Myriam Dessables s’est réjouie de la participation de la MINUSCA à cette expression de la volonté du vivre ensemble, de la culture de la cohésion sociale et de la réconciliation entre les fils et filles de Centrafrique. «La MINUSCA est fière de vos efforts et vous assure de son indicible détermination à soutenir cette initiative en faveur des enfants », a-t-elle souligné.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA ADOPTE UNE POSTURE MUSCLEE CONTRE LES VIOLENCES A BAMBARI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca ADOPTE UNE POSTURE MUSCLEE

CONTRE LES VIOLENCES A BAMBARI

Bangui, (C.N.C), 10-03-2016

La situation sécuritaire qui prévaut ces derniers jours à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, a été l’un des temps de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ce 9 mars 2016. Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé la posture robuste prise par la mission pour faire face aux violences dans cette localité. La posture musclée de la MINUSCA vise, Selon le porte-parole, à dissuader les groupes armés de mener des attaques contre la population civile, conformément à son mandat.

Vladimir Monteiro a précisé que la MINUSCA a répondu immédiatement à la flambée de violence survenue la semaine dernière dans la ville de Bambari, conformément à son mandat de protection des civils. « La réponse rapide de la Force a notamment empêché une attaque des anti-Balakas contre le camp de réfugiés soudanais au Pladama-Ouaka. Le bataillon mauritanien est déployé autour du camp pour en assurer la protection », a fait savoir le porte-parole qui ajoute que la Force de la MINUSCA mène des patrouilles à Bambari et dans les environs et surveille la situation grâce aux Casques bleus mauritaniens et gabonais sur place.

Parmi les solutions envisagées, la MINUSCA entend déployer sa police dans les camps de déplacés pour résoudre la question de la circulation des munitions et des armes dans ces lieux. A ce sujet, Monteiro a signalé que des rapports indiquent que des armes et des munitions y circulent, « ce qui constitue un risque majeur pour les civils ». Cette question sera traitée en coordination avec les groupes humanitaires. Dans le même temps, le bureau régional de la MINUSCA à Bambari est en rapport avec les groupes armés pour s’assurer qu’ils respectent le pacte de non-agression et d’autres accords signés.

Le rapport publié sur les violences faites aux enfants

Lors de la conférence de presse, le porte-parole est également revenu sur la publication du Rapport du Secrétaire général sur le sort des enfants en temps de conflit armé en République centrafricaine. Rendu public le 4 mars 2016, le troisième rapport de ce genre couvre la période allant de janvier 2011 à décembre 2015. Il porte essentiellement sur six catégories de violations graves commises sur des enfants et fournit des informations sur les auteurs de ces crimes ainsi que le contexte dans lequel ils ont été commis. Des recommandations visant à faire cesser et à prévenir les graves atteintes commises ont été formulées à l’endroit des parties au conflit, des autorités centrafricaines ainsi que des pays membres et donateurs.

Sur la genèse de ce rapport périodique, l’Administrateur chargé de la protection de l’enfance de la MINUSCA, Charles Fomunyam, a rappelé que la communauté internationale à travers le Conseil du Sécurité des Nations Unies a depuis 1997, mis en place une politique pour la protection des enfants affectés par ces conflits. A ce jour, cette politique a été à l’origine de l’adoption de 13 résolutions sur les enfants et les conflits armés dans le but de les proteger contre ceux-ci. L’une de ces résolutions, la 1379 (2001) demande au Secrétaire General de présenter un rapport chaque année sur les sorts des enfants qui vivent dans les zones à conflits.

Second tour des élections législatives

Concernant les préparatifs du second tour des élections législatives, Monteiro a annoncé l’élaboration d’une matrice de préparation afin de proposer des actions correctives et déterminer ainsi les responsabilités des structures responsables de sa mise en œuvre. Ce travail est le fruit d’une retraite interne des Commissaires de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) tenue les 2 et 3 mars 2016.

Sur la promotion et la protection des droits de l’homme, au cours de la semaine ecoulée, 51 incidents de violations et d’abus ont été recensees. Ils ont fait au moins 61 victimes y compris sept femmes, trois mineurs et une personne âgée. “Il s’agit d’une hausse des violations par rapport à la semaine précédente”, a-t-il précisé.

Le processus du pré-DDR

À propos du pré-DDR, le porte-parole a indiqué que les chefs des groupes armés dans le secteur de Bria ont réaffirmé leur engagement au processus de paix et leur soutien au pré-DDR ainsi que leur volonté de travailler avec les nouvelles autorités centrafricaines pour le rétablissement de la paix et de la sécurité. Par ailleurs, à Birao, le Sultan a favorablement accueilli le projet du pré-DDR. Il s’est engagé à prôner un engagement massif et volontaire des combattants.

Partageant ce même objectif de renforcement de la cohésion sociale, plusieurs activités sont en cours à travers le projet « jeunes à risque ». À Bangui, la partie nord du marché de Boy Rabe a été entièrement pavée grâce aux efforts fournis par 143 jeunes dont 18 femmes tandis qu’à Bouar, 210 jeunes contribuent actuellement à la reconstruction du marché Haoussa. À Bambari, les travaux de réhabilitation du stade municipal et de la gare routière sont exécutés à 40%. Enfin, les gros œuvres la salle de réunion municipale de Kaga Bandoro sont presque terminés.

Dans cette dynamique, à l’initiative du bureau régional de la MINUSCA, un atelier a eu lieu à Kaga Bandoro afin d’évaluer les recommandations d’une campagne sur la cohésion sociale organisée le mois précédent dans les huit arrondissements de la ville en faveur de 1.500 participants. La rencontre a aussi porté sur un plan d’action pour restaurer et renforcer les liens entre les deux communautés antagonistes.

S’agissant des activités de la composante de Police de la MINUSCA, son porte-parole, Oana Popescu, a fait état de violences dans les provinces. A Bangui, la semaine écoulée a été marquée par les incendies survenus au Marché central Bloc opératoire de l’Hôpital Communautaire et au camp de Roux. Des enquêtes sont en cours pour établir l’origine de ces incendies. Par ailleurs, a l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le réseau de femme de la police de la MINUSCA a pris part aux cotes de leurs consœurs de Centrafrique, a des activités organisées dans ce cadre.
Concernant la Force, le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Colonel Adolphe Manirakiza, est revenu sur les patrouilles menées dans tous les secteurs, notamment dans les zones où des incidents ont été constatés. Le Colonel Manirakiza a aussi informé de la poursuite des travaux de réhabilitation de la route Bangassou-Bambari par le Génie de la Force. Il est prévu de réhabiliter les axes Yaloke-Bossembele, Bossembele-Bossangoa, dans le secteur Ouest ainsi que Kaga Bandoro-Ndele-Birao, du secteur Centre vers l’Est. En outre, au cours de la semaine en revue, la Force de la MINUSCA a escorté 726 véhicules commerciaux sur toutes les routes principales d’approvisionnement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Lettre de Félicitations du Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la Société Civile à son Excellence

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Lettre de Félicitations du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

Organisation de la Société Civile à son Excellence

Faustin -Archange TOUADERA Président élu.

Bangui, (C.N.C), 07-03-10-2016

Excellence Monsieur le Président,
Suite à la décision rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition qui valide les résultats des élections proclamés par L’AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS(ANE) à l’issue du second tour de l’élection Présidentielle qui a eu lieu en date du 14 février 2016.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la Société Civile qui a toujours militer pour le retour à la légalité Constitutionnelle salue votre élection à la Magistrature suprême de l’Etat comme Président de la République et vous adresse ses sincères félicitations.

Excellence Monsieur le Président de la République,l’espoir et les attentes du peuple Centrafricain sont tellement immenses que le Collectif vous souhaite bonne chance afin de conduire très rigoureusement la nouvelle République et d’éviter de sombrer dans les erreurs du passé.

Recevez Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Vive le retour à la légalité Constitutionnelle,

Vive la démocratie,

Vive le Peuple Centrafricain.

Fait à paris, le 07.03. 2016

Le Coordonnateur Général du Collectif.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Ampliation :

La Presse

Centrafrique: Lettre de Felicitations du PUR au nouveau president de la Republique

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Lettre de Felicitations du PUR au nouveau

president de la Republique

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-07-2016

 

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Lettre de Felicitations: Monsieur le Président,

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Lettre de Felicitations: Monsieur le Président,

Bangui, (C.N.C), 07-03-2016

C’est avec plaisir que j’ai appris la confirmation de la bonne nouvelle sur les ondes internationales, et je ne peux laisser cette nouvelle se terminer sans vous adresser toutes mes félicitations pour votre élection à la présidence de notre pays la République Centrafricaine. En effet, je suis très heureux de votre arrivée à la tête de l’Etat, car la majorité de nos compatriotes vous apprécient beaucoup longtemps, et place beaucoup d’espoir en vos promesses et votre programme.

Vous proposez une politique structurée qui va certainement permettre à notre pays de remonter la ponte sur le plan économique, sécuritaire et de retrouver sa place sur la scène africaine comme internationale.
J’ai conscience que votre tâche n’est pas facile, c’est pourquoi je vous adresse tous mes vœux et mes encouragements : J’ai confiance en votre équipe pour vous seconder au quotidien, et je suis certains que, petit à petit, vos efforts seront couronnés de succès.

Mes admirations pour votre succès flamboyant lors de cette election tant attendue par le peuple centrafricain veuillez agreer Monsieur le president l’expression de ma très haute consideration

Veuillez agréer, Monsieur le Président l’expression de ma très haute considération.

Gérard Nga BOUKANGA GONOGUELE

Membre Fondateur du Collectif ne Touche Pas à Ma Constitution

Tel : 0022177123295

00221703034944

Mail : gerard_boukanga@yahoo.fr

boukson_gerard@hotmail.fr

 

Centrafrique: Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2016

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Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée

internationale de la femme,

 

Bangui, (CNC), 05-03-2016

Le 8 mars 2016

 

Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

Plus d’un siècle plus tard, ce souvenir continue de me hanter. Dans les régions pauvres dans le monde d’aujourd’hui, les femmes risquent encore de mourir en couches, alors que la mortalité maternelle fait partie des nombreux dangers évitables. Des bébés de sexe féminin subissent trop souvent encore des mutilations génitales. Des filles sont attaquées en chemin à l’école. Des corps de femmes deviennent des zones de bataille pendant les guerres. Des veuves marginalisées s’appauvrissent.

La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.

Pendant plus de neuf ans, j’ai appliqué cette philosophie à l’Organisation des Nations Unies. Nous avons brisé tellement de plafonds de verre que le sol est jonché de tessons. Nous balayons les hypothèses et les préjugés du passé, afin que les femmes puissent franchir de nouvelles frontières.

J’ai désigné la première femme commandante d’une force des Nations Unies, et j’ai fait en sorte que les femmes soient représentées au plus haut sommet de l’Organisation. Les femmes sont à présent des dirigeantes au cœur de la paix et de la sécurité, domaine qui était l’apanage exclusif des hommes. Lorsque je suis arrivé à l’ONU, aucune femme ne dirigeait une mission de paix sur le terrain. Aujourd’hui, un quart des missions de paix de l’ONU sont dirigées par des femmes, c’est loin d’être suffisant, mais cela constitue déjà un grand progrès.

J’ai signé près de 150 lettres dans lesquelles je nommais des femmes à des postes de sous-secrétaire générale ou de secrétaire générale adjointe. Certaines, de renommée mondiale, avaient déjà occupé les postes les plus élevés au sein de leur gouvernement, d’autres l’ont ensuite fait en retournant dans leur pays d’origine. Toutes m’ont aidé à démontrer que souvent, une femme est le meilleur candidat à un poste.

Pour veiller à pérenniser ces progrès qui sont réels, nous avons instauré un cadre qui met le système des Nations Unies tout entier face à ses responsabilités. Alors que l’égalité des sexes était perçue comme une idée fort louable, c’est aujourd’hui une politique fermement appliquée. Avant, la formation à la problématique hommes-femmes était facultative; aujourd’hui, elle est obligatoire pour un nombre toujours grandissant de membres du personnel de l’ONU. Dans le passé, seuls quelques budgets consacraient des ressources à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes; aujourd’hui c’est devenu la pratique pour un budget sur trois, et ce n’est pas fini.

Confucius nous a appris que pour mettre de l’ordre dans le monde, il fallait commencer par définir son propre cercle. Armé de la preuve selon laquelle des dirigeantes femmes à l’ONU constituent un précieux atout, je me suis exprimé en faveur de l’autonomisation des femmes partout. J’ai pris la parole devant des parlements, des universités, au cours de rassemblements publics, d’entretiens privés avec des chefs d’État et de gouvernement, de réunions avec des responsables d’entreprises et de discussions franches avec des hommes puissants à la tête de sociétés patriarcales rigides. J’ai insisté partout sur l’égalité des femmes et les mesures urgentes à prendre pour y parvenir.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, il existait encore neuf parlements au monde, qui ne comptaient aucune femme. Nous avons aidé à réduire ce chiffre à quatre. J’ai lancé en 2008 la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »; aujourd’hui, nombre de chefs d’État et de gouvernement et de ministres, des centaines de parlementaires et des millions de personnes ont adhéré à l’appel à l’action.

J’étais le premier homme à rallier la campagne HeForShe; plus d’un million de personnes l’ont fait, depuis. J’ai défendu des activistes qui ont préconisé l’abandon des mutilations féminines et j’ai été enchanté lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution de son histoire en vue de soutenir cet objectif. Je me fais l’écho des appels lancés par nombre de personnes qui savent que les femmes peuvent nous aider avec beaucoup de succès à mettre en œuvre notre audacieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à faire avancer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

En cette Journée internationale de la femme, je continue d’être scandalisé par le déni des droits des femmes et des filles, mais je suis encouragé par l’action des personnes, partout au monde, qui savent que l’autonomisation des femmes fera avancer la société. Consacrons-y des fonds suffisants, sensibilisons courageusement l’opinion et manifestons une volonté inébranlable, pour parvenir à une plus grande égalité des sexes dans le monde. C’est le plus grand investissement qui soit, dans notre avenir partagé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: «LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT» DIXIT F.A TOUADERA

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«LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE

SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT»

DIXIT F.A TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 03-02-2016

 

Dans sa première déclaration publique juste après la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition sur les résultats du second tour de la présidentielle, le nouveau président élu de la République centrafricaine promet de tout mettre en œuvre pour la réconciliation nationale. Cette réconciliation nationale accompagne, selon Faustin Archange Touadera, la refondation de la République centrafricaine qui ouvre la voie à une nouvelle ère.

Rien de surprenant, rien de nouveau, la Cour Constitutionnelle de transition n’a fait que dire le droit en confirmant la victoire du nouveau président de la République Centrafricaine. Faustin Archange Touadera est élu président de la

République avec 695.559 voix soit 62,69% de suffrage exprimé. Le nouveau président de la République centrafricaine se veut être le président de la rupture avec les anciennes méthodes de la gestion de pouvoir.

«Je m’engage à servir mon pays, la République Centrafricaine avec le dévouement et l’exemplarité que requière cette haute fonction. Le premier devoir de la prestation de sermon sera dévoué au rassemblement de tous les Centrafricains. Au tour des idéaux de paix et de tolérance, nous construiront une démocratie vivante, apaisée, respectueuse des droits de chaque citoyen», a déclaré le président de la République Centrafricaine.

La sécurité, la réconciliation et la relance économique sont les chevales de bataille de Faustin Archange Touadera qui doit relever les défis afin de répondre aux attentes du peuple qui lui a fait confiance. Le nouveau président de la République entend prôner la refondation nationale pour une nouvelle Centrafrique pleine de promesse et de défis.

« Je serai le président de la réconciliation nationale. Une réconciliation nationale sans laquelle rien n’est possible. Cette réconciliation nationale tant souhaitée est nécessaire pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple : paix et sécurité durable, reconstruction d’un Etat de droit, désarmement, démobilisation et réinsertion, rapatriement, redressement de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social », a souligné Faustin Archange Touadera.

Décidément c’est une nouvelle ère qui s’ouvre en République Centrafricaine qui retrouvera sa place dans le concert des nations avec l’élection de Faustin Archange Touadera. Cette élection est considérée par la communauté nationale aussi bien internationale comme une sortie de crise qui a fragilisé le pays depuis plus de trois ans suite à l’éviction de François Bozizé au pouvoir par l’ex coalition séléka en mars 2013.

Le nouveau président doit, à cet effet, rassembler dans les actes, ses paroles. Car le temps n’est désormais plus au discours politicien mais plutôt à mobiliser toutes les compétences et la capacité des filles et fils du pays pour faire émerger la République Centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE

DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les Nations Unies en Centrafrique félicitent M. Faustin Archange Touadéra pour son élection à la tête de la République Centrafricaine, a annoncé le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours du point de presse hebdomadaire de ce mercredi 2 mars 2016. Cette réaction fait suite à la proclamation définitive des résultats du second tour de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition le mardi 1er mars 2016.

Selon le porte-parole, les Nations Unies en Centrafrique saluent le discours de rassemblement et la volonté exprimée par le président élu d’œuvrer en vue de la réconciliation nationale. Les Nations Unies notent que la rencontre de samedi dernier, entre le chef d’État élu et M. Anicet Georges Dologuélé, son adversaire au second tour, illustre clairement la volonté des Centrafricains d’entrer dans une ère nouvelle de paix, de réconciliation et de développement.

Les Nations Unies en Centrafrique adressent également leurs félicitations aux Centrafricains pour leur comportement patriotique lors du scrutin présidentiel et réitèrent l’engagement continu de l’organisation à apporter son plein appui aux autorités de transition et à la population afin de mener à terme le processus électoral en République Centrafricaine, et à travailler avec le président élu.

L’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme

Faisant le point sur les questions relatives aux droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a annoncé l’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum. Au cours de sa mission, Mme Keita Bocoum prévoit une série de rencontres pour faire le point sur la situation et les développements depuis les violences meurtrières de septembre-octobre 2015. L’Experte participera aussi à l’inauguration officielle du Centre de recherche en droits humains et gouvernance démocratique de l’Université de Bangui. Mme Keita Bocoum compte également se rendre à l’intérieur du pays et à la prison centrale de Ngaragba pour évaluer la situation de la prison après l’évasion massive de prisonniers en septembre 2015.

Le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR)

S’agissant du programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), Vladimir Monteiro, a informé qu’après Kaga Bandoro et Bria, ce fut au tour de Birao et de Bouar de bénéficier des activités de sensibilisation sur le pré-DDR. A Birao, l’événement a mobilisé 62 combattants dont 22 femmes et a été axé sur la cohésion sociale et l’épargne des bénéfices tirés des activités génératrices de revenus. A Bouar, la MINUSCA a rencontré les dirigeants des groupes armés et les autorités locales afin de discuter de questions liées à la sécurité et d’évaluer les conditions pour la mise œuvre d’activités du pré- DDR dans cette localité.

Afin de désamorcer les tensions intercommunautaires, une délégation des Nations Unies s’est rendue à Kina et à Fatima dans le 3e arrondissement de Bangui afin d’évaluer l’ampleur des dégâts suite aux évènements du 26 septembre 2015. Il était question de planifier les travaux de reconstruction communautaire dans ce quartier sensible de Bangui.

Vladimir Monteiro a conclu son propos sur des clarifications relatives au financement de la Synergie des medias pour des élections apaisées en RCA. Suite à la visite d’un collectif de cinq Directeurs de publication à la MINUSCA pour obtenir plus de clarté sur le financement de la Synergie, la Mission a adressé une correspondance à la Maison de la presse et des journalistes (MPJ)dans laquelle elle fait le point sur l’appui apporté aux medias par la MINUSCA et le PNUD. Cette même lettre a été remise à tous les organes membres de la Synergie. La MPJ assurant la coordination de la Synergie, Monteiro a suggéré aux medias de dialoguer avec cette organisation faîtière.

La situation sécuritaire en Centrafrique

Sur les activités de la composante de Police de la MINUSCA, son porte-Parole, le Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine écoulée a été marquée par quelques agitations en province qui se caractérise notamment par des attaques à main armée. La composante Police de la MINUSCA poursuit ses missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance ainsi que la colocation dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie à travers le territoire.

De son côté, le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Colonel Adolphe Manirakiza, a annoncé que la situation sécuritaire dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pende a été marquée principalement par des conflits entre les différents groupes armés. Une série de rencontres avec les représentants des différents groupes armés et les différentes autorités locales ont permis de trouver des ébauches de solutions à leurs différends. Une attention particulière a également été accordée aux axes Kaga- Bandoro- Batangafo-Kabo et Sibut en raison des actes de banditisme qui y ont été observés ces derniers jours.

Le Colonel Manirakiza a également fait état des travaux entrepris par le Génie pour faciliter l’accès et le déploiement de la Force à Nzako où des éléments identifiés comme des Seleka se seraient installés pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Il a enfin indiqué qu’au cours de la semaine écoulée, la Force a escorté et protégé 513 véhicules commerciaux sur tous les axes.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART DE L’ONG PREMIERE URGENCE

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LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART

DE L’ONG PREMIERE URGENCE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les déplacés du site de M’poko parrainés par l’ONG Première Urgence Internationale (U.P) ne supportent plus la manière avec laquelle ils sont traités. Au cours d’une rencontre le samedi 27 février 2016 avec le personnel de cette ONG et le représentant du ministère des affaire sociales, M. Armand Gadenga, directeur général du ministère des Affaires Sociales en Actions Humanitaires et Etudes des Planifications des Statistiques Sociales, ces déplacés ont dénoncé la mauvaise gestion de ce site par cette ONG et le gouvernement en place.

La prise du pouvoir par la rébellion séléka le 24 mars 2013 et plus précisément les exactions perpétrées sur la population civile durant le règne de ce régime, a créé des camps des déplacés sur toute l’étendue du territoire national. A Bangui, les habitants des arrondissements cibles des ces exactions se sont refugiés dans des sites des 3ème, 4ème et 5ème arrondissements. Ces déplacés bénéficient de l’appui de certains partenaires.

Les raisons du soulèvement des déplacés

Pour les déplacés du site de M’poko, « la Première Urgence Internationale » est le partenaire qui défend les droits fondamentaux de ces déplacés. Après des tentatives de retour à l’ordre et à la paix pour le vivre ensemble, certains déplacés par crainte de la mort ne peuvent pas regagner leurs domiciles pour d’autres, leurs maisons ont été détruites durant la crise. Le site du M’poko reste le grand site des déplacés du pays en générale et de la capitale en particulier car il regroupe presque la majorité des habitants du 3ème arrondissement de Bangui, enclave musulmane. Mais la collaboration entre ces déplacés et leur partenaire n’est pas au rendez-vous. Les investigations menées par notre rédaction révèlent l’incompétence du gouvernement dans le suivi des activités que mène cette ONG sur le terrain auprès de ces déplacés. Alors que cette ONG a pour mission première, « d’aider les populations victimes de crises humanitaires en leur donnant la capacité de reprendre en main leur destin ». Ceci selon les principes des humanitaires.

Rappelons que la Première Urgence Internationale s’est installée en Centrafrique depuis 2007. Au début de l’année 2014 durant la récente crise et en complicité de la cheffe d’Etat de transition actuelle, elle a obtenu le monopole de négocier et de recevoir tous les financements et ravitaillements en produit destinés à ces déplacés.

Ainsi, le gouvernement actuel en partenariat avec cette ONG se fait du beurre sur le dos de ces déplacés. Même le coordonnateur général de ce site qui n’est autre qu’un déplacé est manipulé par cette ONG et du gouvernement en place et est devenu un traitre pour les autres déplacés.

Cette ONG ignore que les représentants des déplacés sont souvent formés par certaines ONG de la place sur le droit des déplacés relatif à la loi de Kampala et sur le logement terre, biens et propriétés. Ces déplacés confirment qu’ils souffrent de la mauvaise gestion de la P.U Ces déplacés se plaignent du fait que souvent contrairement aux autres ONG, si P.U organise un atelier de formation en leur faveur, ils ne bénéficient ni d’argent de transport ni du déjeuner. Le 17 février 2016, la responsable technique de la PU, Mme Amélie, lors de sa visite sur ce site, trouve un jeune habillé d’un tee-shirt portant l’effigie du candidat Martin Ziguélé, celle-ci est allé publier sur internet « dans les allées poussiéreuses de la zone 13, un quartier du camp, Francis Clotaire Himelet arbore encore un tee-shirt à l’effigie de Martin Ziguélé, son candidat favori, éliminé dès le premier tour du 30 décembre. C’est mon président à moi, affirme le jeune homme ».

Un tournoi de match de football a été organisé à l’intention des déplacés de ce site par cette ONG mais boycotté car ils ont découvert que le trophée n’avait aucune valeur financière contrairement autres matchs, organisés par cette ONG sur les autres sites, qui ont une valeur d’un million de francs cfa. Le trophée avait été loué à l’ONM à deux mille francs CFA. Bien que ce match fût organisé par cette ONG, le chef de mission Samuel Baudry, lors de nos investigations ne reconnait pas que ce match a été organisé par son institution. Alors que la responsable technique a publié sur internet que « pour tromper l’ennui des plus désœuvrés, l’ONG Première Urgence, gestionnaire du site, a organisé des jeux et un quizz de culture générale, pour lesquels les participants viennent répondre encouragés par des centaines de personnes rassemblées sous le soleil, vieillards et nourrissons compris ».

La colère des déplacés

Ce samedi 27 février 2016, au cours d’une rencontre avec les représentants de cette ONG certains déplacés n’ont pas hésité à demander à cette ONG de plier bagage. Pour une représentante des personnes du troisième âge : « nous avons fui la mort pour nous retrouver en ce lieu, malheureusement, les humanitaires nous prennent pour leur marche pied. Nous les gens du troisième âge, nous n’avons plus de force. P .U a promis de nous appuyer mais depuis 2014, nous n’avons rien eu. Les financements et les produits sont souvent inégalement distribués. Le personnel de cette ONG chargé pour ces tâches nous mélangent avec leurs parents qu’ils font venir des quartiers et ce sont eux qui en bénéficient et non nous les déplacés. L’ONG Médecins Sans Frontières, présente sur le site, ne s’occupe pas bien de nos soins, elle ne nous donne que des paracétamols à tous les malades sans faire de diagnostique. Le personnel de cette ONG est devenu des pharmaciens aux quartiers avec les produits qu’il devait utiliser pour nos soins. Présentement, PU monopolise tout et bénéficie sur nous. Le personnel ne voit que son intérêt. Nous voulons retourner chez nous car

nous avons trop souffert mais toutes nos maisons sont détruites. Les responsables de la PU m’avaient amené un jour chez moi où ils m’ont fait des photos à coté de ma maison détruite mais depuis lors cela reste sans suite. PU s’est transformée en notre ennemie et elle n’est pas notre amie, les déplacés du site de M’poko sont abandonnés. Ils sont considérés même par le gouvernement de transition et par l’ONG d’être des rebelles. PU n’a jamais fait le recensement des déplacés mais ces déplacés sont surpris d’avoir des chiffres falsifiés élaborés par cette ONG au nom des déplacés du site de M’poko ». Le personnel recrutent des jeunes qu’il utilise sans les rémunérer et à chaque fois il ne parle que de bénévolat, ce qui est très mal compris par ces déplacés qui n’ont rien à faire parfois pour gagner leur pain.

La consolation de l’ONG

Le directeur de coopération de cette institution en mission à Bangui, surpris de l’acte de son personnel appelle ces déplacés au calme et les prie d’avoir l’esprit apaisé. Il promet à ces déplacés qu’il est là au nom de tous les humanitaires et au nom des son ONG et que le respect de la personne humaine demeure sa seule préoccupation. Cette visite d’échange témoigne combien il est préoccupé de la situation des déplacés et plus précisément des déplacés du site de M’poko. Car la première chose à laquelle il doit faire face c’est d’être à coté de la population pour connaitre ses besoins. Il rassure ces déplacés que toutes les remarques seront prises en compte. Pour lui, si les déplacés se plaignent c’est qu’il y a un échec dans la mission que doit remplir son institution dans ce pays à travers son travail auprès de la population civile. Il souhaite à ce qu’un plan d’action avec les responsables du site soit mis en place dans lequel ils doivent énumérer point par point les problèmes auxquels il attend apporter de solutions. Les tâches sur le site doivent être reparties entre les humanitaires. Mais ce qui est primordial c’est le plan d’action. Car il y’aura des approches à chaque problème. Il promet aux déplacés qu’aucun problème ne sera négligé. Il appelle les déplacés a faire preuve de citoyenneté. Selon lui, les ONG viennent et partent ce qui reste c’est la communauté. C’est à la communauté de se construire. Ces déplacés exigent le départ de PU car, disent-ils sa présence sur le lieu n’a aucune importance.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC) PRESIDENCE BUREAU EXECUTIF NATIONAL

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(Corbeau News Centrafrique)

SAM_0028

 

          MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC)
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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL

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SECRETARIAT GENERAL
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N° __35_/MPC/PR/ BE / SG /2016

A
Son Excellence, Monsieur Le Président de la République.

Bangui, (CNC), 03-01-2016

 

Objet: Lettre de félicitations au Chef de l’Etat et Président de la République Centrafricaine.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Suite à votre brillante élection à la Magistrature Suprême de notre pays, élection à travers laquelle le peuple Centrafricain dans son écrasante majorité vous a accordé son soutien indéfectible, nous, élites et forces vives de la minorité arabe de

Centrafrique, à travers notre mouvement MPC vous adressons nos vives et chaleureuses félicitations.

Votre élection à la magistrature suprême est l’occasion rêvée par tous les centrafricains de rebâtir une nation débarrassée des démons de l’oppression, de la marginalisation, de l’exclusion, de la gabegie, de la malversation etc…. Celle-ci marque la fin d’un cycle de violence inouïe et sera l’occasion de rebâtir ensemble une nation unie par le destin, liée par l’envie de vivre en parfaite harmonie et de travailler pour l’épanouissement individuel et collectif. Il sera alors opportun d’œuvrer pour le retour de la concorde civile, de la consolidation de la paix et de la stabilité dans notre cher et beau pays.

La réalisation de ce “Projet de Société” est une œuvre immense et titanesque. Et, comme vous l’avez vous même plusieurs fois réitère lors des diverses échanges politiques que vous avez eues avec nous, la réalisation de ce vaste chantier nécessite l’adhésion et la participation de tous grâce à des propositions concrètes. Pour l’heure et en ce qui nous concerne, nous ne pouvons que vous reconduire notre vœu de voir se réaliser cette volonté affirmée de réconcilier peuple centrafricain dans sa diversité culturelle et linguistique et de favoriser la participation de toutes les couches sociales du pays à l’édification du « nouveau Centrafrique ».

Ainsi, nous vous réitérons notre soutien total pour l’accomplissement de votre noble et exaltante mission de la refondation de l’état Centrafricain à travers la participation de toutes les compétences techniques que nous disposons.
Que Dieu tout puissant vous assiste dans la réalisation de ce projet de société « le Centrafrique des grands chantiers » pour qu’enfin voit le jour un développement humain harmonieusement reparti sur l’ensemble du territoire national et prenant en compte l’amélioration du bien-être de l’ensemble population Centrafricaine.

Fait à Kaga-Bandoro, le 28 février 2016

         LE PRESIDENT EXECUTIF DU MPC

M. IDRISS AHMED Elbachar
           

            Tel: (+236) 75559292/ 77668471

             Email: aalwadabi@gmail.com