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Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra, nouveau président et nouveau style

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra, nouveau président et nouveau style

 

 

Bangui, (CNC), 04-11-2016

 

Le président de République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra est dans ses premières semaines de mandat et déjà son style dénote avec celui de sa prédécesseure Catherine Samba-Panza. Pendant la campagne, le candidat Touadéra voulait rester proche du peuple. Il continue sur cette voie.

Faustin-Archange Touadéra joue à fond la carte de l’humilité et de la simplicité. Il y a quelques jours, il s’est rendu pour une visite de courtoisie à la mosquée centrale de Bangui pour rencontrer l’imam et les fidèles. Une rencontre improvisée, sans aucun journaliste et surtout sans sécurité renforcée, ce qui a étonné, stupéfait même les habitants du quartier du PK5. Faustin-Archange Touadéra s’est simplement garé devant la mosquée, puis a « ordonné à ses gardes de laisser les armes dans la voiture », raconte un témoin. Sur le chemin du retour, alors que Catherine-Samba Panza avait pris l’habitude de bloquer toutes les routes pour que son cortège puisse circuler, Faustin-Archange Touadaéra lui préfère se glisser dans la circulation, à petite allure.

Une autre scène invraisemblable ce week-end. Devant le Grand Café de Bangui, une place centrale de la capitale, le cortège du président a ralenti et Faustin-Archange Touadéra, la tête collée contre la vitre de sa voiture, a salué de la main les habitants sur les trottoirs. Après un moment de stupéfaction, sifflements et hourras, et surtout une phrase qui revient sur toutes les lèvres : « Mais est-ce que c’était vraiment le président ? » Tant la scène semble incongrue pour les Centrafricains.

Des Centrafricains qui attendent toujours la composition du nouveau gouvernement. « Ça ne devrait plus tarder », assure-t-on du côté de la primature.

 

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CENTRAFRIQUER : ATELIER D’AUTO-EVALUATION DES PROJETS QUARTIERS D’AVENIR 2015 FINANCÉS PAR L’AMBASSADE DE FRANCE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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CENTRAFRIQUER : ATELIER D’AUTO-EVALUATION DES PROJETS

QUARTIERS D’AVENIR 2015 FINANCÉS PAR

L’AMBASSADE DE FRANCE

 
 
 
 
 
Bangui, (CNC), 09-04-2016

L’heure est au bilan d’évaluer les actions menées par des ONG et associations nationales qui ont été sélectionnées dans le cadre du projet dénommé « Quartiers d’Avenir ». A cet effet, un atelier d’auto-évaluation desdits projets a eu lieu mardi 04 avril 2016 à l’Alliance française de Bangui.

Lancée par l’Ambassade de France pour la première fois le 25 avril 2015 à l’Alliance française de Bangui, l’initiative Quartiers d’Avenir vise à apporter une aide financière pour le développement socio-économique des quartiers de l’agglomération de Bangui la capitale centrafricaine. Ces projets permettent ainsi la réalisation de projets innovants et durables dans les domaines de l’éducation et l’apprentissage ; la lutte contre les vulnérabilités et la prise en charge des violences, l’engagement des jeunes ; le développement économique.

«Ce projet est très indispensable pour nous car les jeunes sont beaucoup plus pointés du doigt dans le conflit en Centrafrique. Et nous, en tant que jeunes, nous voulons montrez la différence sur le plan éducatif. Dans notre association, nous œuvrons dans le domaine pédagogique à l’endroit des enfants non scolarisés et désœuvrés pour lutter contre l’analphabétisme dans le 5ème arrondissement de Bangui », a témoigné Kizer Maidou, Animateur au Club Espoir du 5ème arrondissement de Bangui, participant à l’atelier d’auto-évaluation.

Entre temps, un appel à projet a été lancé mi-décembre 2014 envers toutes les associations et ONG nationales de Bangui et de son agglomération, avec un accent mis sur les 3è, 4è, 5è et 6è arrondissements. Au terme de cet appel le 30 janvier 2015, l’ambassade de France à Bangui a reçu plus de 370 dossiers de candidature. Une commission de présélection s’est tenue au mois de février 2015 pour identifier les idées de projets les plus intéressantes et les plus pertinentes. Ainsi, 53 idées de projet ont été présélectionnées. Les participants présélectionnés ont suivi, pendant trois jours, une formation et des ateliers pratiques pour apprendre à concevoir et présenter un projet selon les critères internationaux.
Au final, 21 projets ont été sélectionnés et soutenus par l’Ambassade de France en 2015 et bon nombre sont en fin de réalisation. Cet atelier d’auto-évaluation vise à poursuivre l’accompagnement des porteurs de projets pour les aider à gagner en autonomie et à créer des réseaux pour poursuivre leurs efforts. L’occasion pour l’ambassade de France d’évoquer l’initiative Quartiers d’Avenir édition 2016.

Les projets Quartiers d’avenir ont un double objectif. Il s’agit d’abord de financer des microprojets qui aident à l’amélioration concrète et durable des conditions de vie des habitants, dans les domaines de l’enseignement et l’apprentissage, les services socio-sanitaires, l’engagement des jeunes et le développement. Ensuite, renforcer les capacités des associations et ONG nationales et les conseillers pour mieux agir sur le terrain en partenariat avec les partenaires internationaux.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: ABDOU KARIM MECKASSOUA : LE POUVOIR SINON RIEN…

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(Corbeau News Centrafrique)

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ABDOU KARIM MECKASSOUA : LE POUVOIR SINON RIEN…

 

 

Bangui, (CNC), 09-04-2016

ABDOU KARIM MECKASSOUA encore et toujours dans une recherche effrénée d’un strapontin pouvant le mettre en exergue au sommet de l’Etat. Tels sont les derniers ragots qui circulent au sein de la COUR.
Après sa cuisante défaite à la dernière Présidentielle de 2015-2016 en Centrafrique et nouvellement élu dans des conditions sujettes à caution, LABARANE dit ABDOU KARIM MECKASSOUA le tout nouveau Député du 3ème arrondissement de BANGUI n’en démord pas dans sa quête d’une PRESIDENCE en Centrafrique. Ainsi, nonobstant le soutien indéfectible de son Mentor sieur DENIS SASSOU NGUESSO, le PRESIDENT CONGOLAIS, sans oublier l’aile maçonnique de BRAZZA et malgré les échecs successifs pour accéder à la Primature et à la Présidence de la TRANSITION, battu à plate couture par Dame Cathérine SAMBA PANZA, notre regrettée « Mère Nationale »pour le poste de CHEF D’ETAT DE TRANSITION, puis coiffé au poteau successivement pour le prestigieux poste de PREMIER MINISTRE par André WAGUI NZAPAYEKE et Mahamat Kamoun le cerveau présumé de « l’Angolagate », voici notre nouveau Député en bataille rangée pour le PERCHOIR, la PRESIDENCE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE…Rien que ça ! Allons seulement et ça sort comme ça sort !!!
Sans encrage réel au niveau national ni Parti politique, donc sans assises dignes de ce nom, notre ami Karim MECKASSOUA est de nouveau dans l’arène pour un ultime combat en vue du fameux PERCHOIR en République Centrafricaine. Sur fond de mystification habituelle, de l’appui, semble-t-il, du célèbre voisin du Sud, YA DENGUESS et de monnaies sonnantes et trébuchantes, notre Député du 3ème arrondissement de BANGUI serait de nouveau en croisade pour LE POUVOIR, TOUT LE POUVOIR, RIEN QUE LE POUVOIR…cette fois-ci, à la Présidence de la première chambre du futur PARLEMENT CENTRAFRICAIN.
Pour atteindre cet objectif et de source autorisée, des millions de Francs CFA seraient de nouveau entrain de pleuvoir en direction de certains Députés élus proches du « MILLIARDAIRE MARSEILLAIS », ainsi que celle de certains élus dits « indépendants » aux colorations opaques. Les tractations iraient déjà bon train, en coulisse, selon la même source.
Dans ce magma de boue indétectable et puant, où foisonnent des élus en tous genres, tous les coups vont être permis et il ya même lieu de se poser la question de savoir s’il y’aura une Majorité Présidentielle et une Opposition dans la future ASSEMBLEE NATIONALE en gestation, tant tous les PROTAGONISTES de l’échiquier politique national veulent à tout prix prendre part et participer activement à la MANGEOIRE.
Les rumeurs étant ce qu’elles sont au Berceau des BANTOUS, il ne faudrait s’étonner de rien de ce qui adviendra dans les jours à venir lors de la mise en place des nouvelles institutions de la République. Wait and See !
A ce rythme, on peut affirmer sans risque de se tromper que l’on s’achemine inéluctablement vers un système de PARTI UNIQUE, sans CONTRE-POUVOIR idoine au regard des agissements et manœuvres d’une CLASSE POLITIQUE en perte d’imagination, de vitesse, tel un bateau ivre sans gouvernail…

ALBERT RUFIN SANZE

Bangui: Elisabeth ATANGANA, une Ambassadrice de FAO au chevet des femmes entrepreneuses de Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Elisabeth ATANGANA, une Ambassadrice de FAO au chevet des femmes

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Bangui, (C.N.C), 09-04-2016

 

Du 22 au 23 mars 2016, au Complexe sportif Barthelemy Boganda, une soixantaine de femmes centrafricaines – chefs d’entreprises agropastorales a été outillée aux techniques de création et de gestion d’entreprises. L’Ambassadrice Elisabeth Atangana, de son petit village depuis Cameroun a été l’invitée du gouvernement centrafricain, sur invitation de la Ministre d’Etat au développement rural, Mme Marie Noëlle Koyara, en vue d’un échange d’expériences au profit des femmes centrafricaines. A l’issue de sa visite en Centrafrique, la Rédaction de Corbeaunews a rencontré l’Ambassadrice qui est revenue sur l’intérêt de l’investissement dans l’entreprenariat féminin et la jeunesse, ainsi que la nécessité de soutenir les femmes centrafricaines qui veulent s’investir dans le secteur agro-pastoral.

Corbeaunews.ca (CNC) : Bonjour ! Qui est Madame Elisabeth Atangana ?

Elisabeth Atangana (EA) : Bonjour, monsieur le Journaliste! Je suis Mme Elisabeth Atangana, Agro-éleveur, Présidente de la Plateforme régionale des organisations paysannes et producteurs d’Afrique centrale, Ambassadrice spéciale de la FAO pour les coopératives. C’est depuis 36 ans que je m’investis dans le monde agricole en tant qu’actrice pratiquante et aussi en tant qu’agent de développement dans la structuration du monde rural, depuis mon village, au niveau départemental, régional et continental avant d’être élevée Ambassadrice auprès de la FAO pour les coopératives. Entre temps, j’ai assumé la première présidence de la Plateforme panafricaine des organisations des producteurs qui travaillent aux côtés de l’Union africaine.

CNC : Etre Ambassadrice auprès de la FAO suppose que vous êtes un leader pour ne pas dire une activiste de premier plan du monde rural, d’abord dans votre pays, puis au niveau international ?

EA : Outre les activités que je mène dans mon pays, dominées par la création d’un Centre de formations agricoles professionnelles, mais aussi le développement local pour accompagner la population dans l’accès aux infrastructures socioéconomiques de base, j’accompagne les organisations des producteurs de dix pays d’Afrique centrale, notamment dans le domaine de développement de l’entreprenariat rural et surtout l’entreprenariat féminin, puis l’entreprenariat pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans le secteur sylvo-pastoral et halieutique. Ceci, parce que j’estime que c’est l’une des opportunités que l’Afrique a, notamment le foncier qu’il est maintenant question de valoriser. Et, nous pouvons être concurrentiel rien qu’avec l’agriculture, notamment en développant les chaines de valeurs agro-cylvo-pastorales et halieutiques.
Je ne me suis pas seulement engagée pour cette cause, mais je suis moi-même actrice et pratiquante et j’essaie de prêcher par l’exemple pour changer l’image de l’agriculture pour dire aux gens qu’on ne va pas dans l’agriculture parce qu’on a tout perdu, mais parce que l’agriculture fait gagner de l’argent, c’est un business et l’agriculture est un métier comme tous les autres. L’agriculture peut faire vivre notre famille, nourrir la communauté et contribuer à la croissance nationale.

CNC : Avez-vous en exemple, des initiatives réussies des femmes entrepreneuses africaines qui vous ont marqués ?

EA : Nous avons beaucoup d’exemples de réussite dans notre pays, en commençant par moi-même devenue aujourd’hui un modèle et un exemple pour les autres agriculteurs et des femmes que j’accompagne. Nous disposons d’une masse critique de femmes entrepreneuses qui, au début, ne savaient rien dans leur village; mais à partir des formations qu’elles ont reçues, elles sont à même aujourd’hui d’aller négocier auprès des pouvoirs publics et des partenaires, de mettre en place leurs fermes agricoles et cylvo-pastorales et halieutiques. Elles ont la capacité de mettre en place des coopératives, il y’en a tellement que je ne pourrais citer toutes.

Au niveau régional, je citerais le cas de la République démocratique du Congo où nous avons beaucoup de coopératives qui fonctionnement bien. Ici en République centrafricaine, nous allons très bientôt lancer une unité de production de poussin pour renforcer une initiative déjà menée dans le pays par la CNOPCAF (Concertation nationale des organisations paysannes de Centrafrique). Nous avons des projets similaires au Congo Brazzaville, au Tchad que nous appuyons pour montrer un modèle qui pourrait être mis en échelle par les gouvernements.

CNC : Invitée par le gouvernement pour partager vos expériences aux femmes centrafricaines, pourriez-vous nous situer sur le cadre de votre visite en terre centrafricaine ?

EA : Je voudrais tout d’abord remercier son Excellence Madame le Ministre d’Etat en charge du développement du monde rural, Mme Marie Noëlle Koyara qui, de manière spontanée nous a invités à une réunion de négociation à Yaoundé au Cameroun, organisée à l’intention des Ambassadeurs en faveur de la République centrafricaine. Ainsi, invitée en tant que Plateforme des organisations paysannes, j’avais quitté ma ferme à environs dix kilomètres pour venir à la réunion.

A l’issue de cette réunion, Madame le Ministre d’Etat a décidé spontanément d’aller visiter ma ferme, ce qu’elle rêvait de voir les Centrafricains réaliser dans leur pays. Agréablement surprise de mon initiative, elle a tout de suite décidé de m’inviter à Bangui pour aider les femmes de Centrafrique, car elle voudrait que ce qu’elle a vu dans ma ferme soit transposé en RCA.

Je note par là que Madame le Ministre d’Etat a un amour profond pour son pays et je n’ai pas eu de souci pour accepter son invitation. Parce que lorsque qu’un cadre de la République vous invite, c’est d’abord un honneur, mais aussi une opportunité de raffermir le partenariat entre le pouvoir public et le secteur privé. L’Etat seul ne peut pas réussir.

CNC : Ainsi deux jours francs, notamment du 22 au 23 mars 2016, vous avez échangé avec les femmes centrafricaines dans le cadre de l’atelier de renforcement des capacités des femmes entrepreneuses de Centrafrique. En quoi consiste votre apport pour l’émancipation de ces femmes – chefs d’entreprises ?

EA : Je commencerais par me féliciter des participantes, pour dire que Madame le Ministre d’Etat ne s’est pas focalisée sur quelques groupes qu’elle connaitrait, mais elle a ouvert cette formation a toutes les femmes entrepreneuses de pouvoir y participer. L’objet de ma visite en Centrafrique est que suite à la présentation de la Représentante du Ministère du Commerce sur l’entreprenariat en Centrafrique, que je présente une expérience d’entreprenariat.

J’ai donc présenté une expérience d’une économie sociale et solidaire, c’est-à-dire une organisation qui accompagne les populations. On s’est également penché sur la création des entreprises économiques, par exemple la production du poisson, la transformation, la commercialisation, les services qui font partie aussi de l’entreprenariat. Il s’agit d’accompagner les populations à savoir comment monter leur business plan ou élaborer un micro-projet pour présenter aux partenaires.
L’opportunité de la Centrafrique aujourd’hui est qu’après le grand choc que nous venons de connaitre, le pays se relance. Donc, il est important que les populations soient préparées, organisées, structurées pour accueillir ceux qui ont envie de les aider à reconstruire le pays.
Ce que je me réjouis de dire ici est que dans le cadre de ces premiers contacts et échanges, les femmes entrepreneuses de Centrafrique ont su ce qu’il faut faire en matière de création et du développement d’une entreprise. Cependant, j’ai découvert une grande valeur chez elles, c’est leur ouverture, leur humilité à apprendre et leur forte capacité de résilience. Beaucoup se sont engagées, mais elles ont tout perdu lors des événements passés. C’est là que je lancerais un plaidoyer en direction des autorités et des partenaires si jamais il y a la possibilité de les aider par rapport aux rapports qu’elles vont produire. Je sais également qu’elles ont pris conscience de la nécessité de se structurer, parce qu’avant, chacune agissait seule dans son petit coin.
Nous avons pensé qu’en se mettant ensemble dans un Réseau multi-acteurs, elles vont constituer une synergie et travailleront en terme de complémentarité, de solidarité et de soutien mutuel et même développeront des chaines de valeurs dans des spéculations prioritaires, notamment en approvisionnement du pays en produits de sécurité alimentaire, ainsi que la transformation des produits agricoles pour éviter les pertes post-récolte. Aussi, elles seront à même de mettre en place les outils d’accompagnement telles que les micro-finances, par exemple qu’il manque des banques adaptées au financement rural, en termes de Fonds de garantie publique ou par l’accompagnement d’un Fonds international comme le FIDA.

CNC : Lors de cet atelier, il a également été question de la création d’un Réseau des femmes entrepreneuses centrafricaines. Qu’en était-il ?

EA : Généralement, pour créer un réseau, il faut que les gens s’accordent sur l’esprit qu’ils donnent à ce réseau, puisqu’il s’agit d’un ensemble d’institutions autonomes qui se mettent ensemble pour rechercher des solutions communes à leurs problèmes communs. C’est fondamentalement bien que les femmes ont harmonisé leurs points de vue sur les objectifs et la vision de leur réseau. Maintenant, il ne reste qu’à les accompagner avec des documents, des outils et un plan stratégique et une feuille de route.
Je pense que le réseau est parti sur la bonne base étant donné que la vision définie est celle qu’il soit inclusif et qu’il aille jusqu’à chez la plus pauvre, la dernière femme villageoise ; et non seulement le réseau des intellectuelles ou des riches.

CNC : Et si vous aviez un souhait pour le plein épanouissement de l’entreprenariat féminin centrafricain…

EA : Le premier souhait, c’est d’abord la collaboration avec les pouvoirs publics et les institutions des femmes. Déjà, l’initiative que Madame le Ministre d’Etat a prise en faveur des femmes entrepreneuses est importante ; mais il faut l’institutionnaliser en sorte que chaque Ministre qui arrive puisse poursuivre l’œuvre et non de recommencer à zéro. Aussi, ensemble avec les femmes entrepreneuses, nous avons identifié les questions foncières qui se posent d’ailleurs dans tous nos pays. Il faudrait que les femmes bénéficient d’un assouplissement et un accès aux domaines fonciers pour alléger et faciliter leurs initiatives. Ensuite, il faudrait investir dans les jeunes (filles et garçons), car les femmes vont bien sûr commencer, mais la relève doit être assurée par la jeunesse qu’on doit intéresser à l’entreprise agropastorale. Investir dans la femme et la jeunesse, c’est garantir le développement de nos communautés, une garantie également pour la croissance nationale. Enfin, j’aimerais que les médias s’impliquent pleinement dans la communication autour du développement rural et de la femme. Les médias doivent être à la porte du développement : faire savoir les projets, informer la population, détourner la jeunesse des malveillants, notamment les groupes armés et les vendeurs d’illusion.

CNC : Madame Elisabeth Atangana, je vous remercie.

Interview réalisée par Fred KROCK  Pour CNC

CENTRAFRIQUE : EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS, UNE PRATIQUE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

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CENTRAFRIQUE : EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS, UNE PRATIQUE

DES CASQUES BLEUS DE LA Minusca

 

 

Bangui, (CNC), 08-04-2016

L’affaire d’exploitation et abus sexuels est devenue une monnaie courante au sein des forces internationales déployées en République centrafricaine sans qu’il y ait des sanctions idoines. De la MINUSCA, à la Sangaris et l’Eufor, aucune force internationale n’est épargnée de ces actes d’exploitation et d’abus sexuel sur les enfants en Centrafrique. A cet effet, la Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, Jane Holl Lute, est attendue ce jeudi 7 avril 2016 à Bangui.

Le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Vladimir Monteiro a annoncé au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission du 6 avril 2016, la visite de Jane Holl Lute à Bangui, la capitale centrafricaine.

Nommée en février 2016, Mme Lute a pour mandat d’appuyer les efforts de l’organisation pour mieux harmoniser les opérations de maintien de la paix et les systèmes de protection des droits de l’homme et renforcer la réponse des Nations Unies aux cas d’exploitation et d’abus sexuels.

«La visite de cette responsable des Nations Unies illustre l’engagement de l’organisation de combattre ce fléau. Il s’agit notamment du déplacement dans la préfecture de Kémo, le deuxième en quelques jours -, d’une équipe multidisciplinaire dirigée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général suite aux allégations d’exploitation et d’abus sexuels » a fait savoir Vladimir Monteiro avant de préciser que « Ce déplacement entre dans le cadre des enquêtes et pour rencontrer les autorités et la société civile locales ».
Selon Monteiro il y a des mesures récentes pour combattre ce fléau dont l’exploitation et abus sexuels. Parmi les autres mesures, le porte-parole a annoncé la signature, par les acteurs humanitaires en République centrafricaine (agences des Nations Unies et ONG nationales et internationales), d’un Code de conduite qui rappelle leurs obligations en matière d’exploitation et d’abus sexuels.
«Les signataires du Code se font ainsi l’écho de la loi centrafricaine et déclarent, entre autres engagements, qu’il est strictement interdit à tout membre de la communauté humanitaire de commettre tout abus ou tentative d’abus sexuel; de profiter d’une position de vulnérabilité à des fins sexuels; et de se livrer à tout type d’activités sexuelles avec des enfants » a-t-il indiqué.
Au niveau de la MINUSCA, le porte-parole a fait état de deux formations. La première, à l’intention de points focaux qui seront chargés, au sein de leurs sections et secteurs respectifs, de recueillir les informations et référer les allégations d’actes d’exploitation et abus sexuels à l’équipe de la déontologie et discipline (CDT) de la mission. La deuxième formation est un projet pilote dans les opérations de paix, destinée à former des experts dont le rôle premier sera de recueillir et de préserver les preuves liées aux exploitations et abus sexuels impliquant son personnel. D’après le Porte-parole, cette équipe, qui se déploiera sur le terrain dans les 24h suivant la survenue d’actes d’exploitation et d’abus sexuels, constituera un atout important en vue de la célérité et la qualité des investigations par les enquêteurs nationaux et/ou des Nations Unies.
Il convient de souligner qu’en dépit de multiples cas d’exploitation et abus sexuels commis par les différentes forces internationales en Centrafrique, aucune justice n’est malheureusement rendue aux victimes qui en souffrent.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°004/MANE/COOR/016

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°004/MANE/COOR/016

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 08-04-2016

M.A.N.E en suivait nos politiciens et leurs méthode des gestions du pouvoir ils n’ont pas la connaissance de la réalité ils ont en déphasage total avec une parti de population une négation de ce que nous vivons et une mauvaise interprétation de la réalité.

Dans sa discours Monsieur TOUADERA préconisant une nouvelle page de notre pays mais ce faux plutôt une nouvelle dans la continuité il ne cherche pas a améliorer et apaiser les conditions des centrafricains pour l’unité et cohésion nationale.

Il nous rassure pas avec le retour en force des ces anciens amis sinon comment ignorer  volontairement  de  n’est  pas  remercie  le Tchad en ne pas nommément  citer  le Ministre des  Affaires  Étrangères  qui est  présent  aussi comme  les autres, le services de protocole  peut oublie que  le Tchad et  lui-même ?  Non, l’idée  vient de structure de KNK  qui l’entoure  dans  l’ombre,  avec  la haine  du  Tchad  et  des musulmans  en particulier  qui explique  cela, sinon comment  il accord  de  parlé seulement  des  victimes d’après le 24 Mars 2013 en  ignorons  tous les  reste de 10 ans d’atrocité de  régime  de  KNK  que  lui-même en faisant  parti preuve tangible que  la machine KNK  et en  route en coulisse, le fond sonore de son  discours  les  paroles  de ces proches sa dit beaucoup.

M.A.N.E demande dans l’intérêt général de la république que la loi de décentralisation réel soit vite fait, et le partage équitable du pouvoir entre les musulmans et les chrétiens.

Vive la république.

Fait au camp de l’espoir le,06 Avril 2016

Le Coordonateur

Cpt Dandjouma BRIA

 

 

CENTRAFRIQUE: LA SANGARIS « MAIS NOUS NE PARTIRONS PAS TOUT DE SUITE » DIXIT COLONELLE SOPHIE CAUSSEL

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CENTRAFRIQUE: LA SANGARIS  « MAIS NOUS NE PARTIRONS PAS TOUT DE SUITE »

DIXIT COLONELLE SOPHIE CAUSSEL

 

Bangui, (C.N.C), 04-05-2016

Suite à l’annonce faite par le ministre français de la défense Jena Yves Le Drian, le 30 mars 2016 à Bangui, sur la mission de force française de l’opération Sangaris en République centrafricaine, la Sangaris a fait le point sur comment son départ de Centrafrique va se faire. Pour clarifier les Centrafricains sur la fin de cette mission, la Colonelle de force Sangaris Sophie Caussel a déclaré devant la presse que les soldats français de l’opération Sangaris ne partiront pas dans l’immédiat.
A la base de Sangaris M’poko à Bangui le 4 avril 2016 à travers un point de presse, la Colonelle de l’opération Sangaris Sophie Caussel a tenu à faire le point sur le probable départ des soldats français du territoire centrafricain. Dans sa déclaration liminaire, elle a indiqué qu’au regard de la situation sécuritaire et politique de la Centrafrique, les soldats français vont se retirer de manière progressive.
«Les conditions sécuritaires et politiques sont désormais réunies pour que le pays puisse prendre son destin en main, aux côtés de la Minusca, désormais principal acteur sécuritaire du pays », a fait savoir Sophie Caussel avant d’indiquer que : « Dans l’immédiat, nous ne partirons pas, nous nous contentons de réarticuler notre dispositif, en l’adaptant aux capacités de la MINUSCA et surtout, aux conditions sécuritaires du pays ».
Certes que la situation aujourd’hui en République centrafricaine s’améliore du point de vue sécuritaire et politique. Dans le contexte actuel avec le retour à l’ordre constitutionnel, les nouvelles autorités centrafricaines ont besoin des forces de sécurité et de défense nationales pour faire face aux nombreux défis qui les attendent. S’il faut le dire, le principal acteur sécuritaire du pays est sans doute les forces nationales qui peuvent se donner à fond pour la souveraineté du pays. Car ce n’est plus un secret pour personne, les forces internationales n’ont jamais ramené la paix dans un pays quelconque à travers le monde. Si les formes internationales arrivent en terme de leur mission, cela doit se faire pour le pays retrouve sa dignité à travers ses forces nationales, symbole de la souveraineté.
« La force Sangaris a donc terminé sa mission, elle a rempli les objectifs qui lui avaient été assignés. Depuis son engagement le 5 décembre 2013 jusqu’aujourd’hui, elle a permis de mettre un terme à la spirale de violence et aux exactions » a martelé Sophie Caussel, colonelle de force Sangaris.
Toutefois, elle a indiqué que la force gardera la totalité de de ses VAB qui seront en mesure d’intervenir en cas de besoin, même si la force a renvoyé en France son « Taureau de feu », les VBCI.
« La RCA est aujourd’hui apaisée. Le temps de la crise est passé, la paix est revenue et il faut tourner la page. Aussi, la force Sangaris doit adapter ses moyens, et tenir compte du calme revenu », a-t-elle ajouté.
L’annonce du départ de force Sangaris est différemment interprétée par les Centrafricains. Il y a ceux qui pensent que c’est des affaires de viol et abus sexuel, et aussi l’acte de zoophilie dont sont impliqués les soldats français de l’opération Sangaris qui précipitent de ce départ afin de camoufler la honte de la France en Centrafrique. D’autres estiment que la France n’a pas moyens de sa politique en Centrafrique à travers l’opération Sangaris, trop couteuse, et qui a aussi fait pérenniser la crise dans le pays, alors que la mission de la Sangaris, comme l’a annoncé le président français, est précise et courte.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: POUR UN VERITABLE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

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POUR UN VERITABLE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (CNC), 07-04-2016

« Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour construire le nouveau et non pour chercher à combattre l’ancien » dixit Antoine de Saint Exupéry.

Dans son discours d’Investiture du 30 mars 2016, le Président Faustin Archange TOUADERA s’est engagé à mener : « une lutte sans merci contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics et la concussion.» En conséquence, il se propose de mettre en application des règles de Bonne Gouvernance, avec une justice impartiale et indépendante.

Il convient de souligner que cet engagement constitue l’Axe N° 9 de son Projet de société relatif à la Bonne Gouvernance.

Nous osons espérer qu’il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce ou d’un gadget, qui sera très vite oublié et jeté aux orties, car ‘’les promesses faites par les hommes politiques n’engagent généralement que ceux qui y croient’’.

Afin de conforter sa bonne foi et tourner définitivement le dos aux pratiques prédatrices et désastreuses de ses prédécesseurs, le Président TOUADERA aurait pu frapper d’entrée un grand coup, en faisant une déclaration de son patrimoine et en exigeant de même de ses proches collaborateurs. Cette action aurait sans conteste marqué les esprits et convaincu les centrafricains du désir d’un CHANGEMENT radical prôné par le Président TOUADERA. Malheureusement, nous sommes restés sur notre faim…

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Aussi, suggérerons-nous au Président élu de faire promulguer rapidement les deux (2) lois ci-après, afin de corriger le tir, dès la constitution de la nouvelle Assemblée Nationale :

• Loi créant la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) ;
• Loi de lutte contre la fraude, la corruption, la concussion et les détournements de deniers publics.

1° Loi créant la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) :

La loi relative à la transparence de la vie publique accompagnerait la loi organique, afin de définir les obligations des membres du Gouvernement, des titulaires d’un mandat électif et des personnes chargées d’une mission de service public en la matière.
Il s’agit pour les centrafricains d’être sûrs que ceux qui les gouvernent, ceux qui sont élus, ceux qui sont responsables des deniers publics ne puissent, pendant la durée des mandats qui leur sont confiés, s’enrichir de façon illicite.
Pour lutter contre tout enrichissement inexpliqué, la Loi relative a la transparence de la vie publique devra imposer les déclarations de patrimoine, avec pour principe celui de la transparence. Désormais, tous les élus (Président de la République, Sénateurs, Députés, Maires, etc.) et responsables politiques (Ministres, Directeurs Généraux, Directeurs des entreprises et administrations publiques, etc.) devront publier leur déclaration de patrimoine.
Ces déclarations seront rendues publiques dans les médias et sur Internet pour les membres de l’Exécutif, à l’Assemblée Nationale et à la Préfecture pour les parlementaires nationaux et au Ministère de la Justice pour les principaux responsables d’exécutifs locaux.
La mise en place d’un tel système doit permettre de vérifier l’évolution du patrimoine et des revenus de ceux qui nous gouvernent. Les citoyens inscrits sur les listes électorales peuvent consulter la déclaration de patrimoine du député de leur circonscription dans les locaux de leur préfecture. Ils pourront adresser à la Haute Autorité leurs éventuelles observations sur les éléments consultés.

Il est à noter que la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) est chargée de contrôler les déclarations d’intérêts des élus. Elle a comme prérogatives: la vérification de la situation fiscale des Ministres, le contrôle des déclarations de patrimoine des membres du Gouvernement et du Parlement, le contrôle des intérêts de plusieurs milliers de déclarants, la publication sur son site internet ou en préfecture de plusieurs milliers de déclarations, le contrôle du pantouflage d’anciens Ministres ou d’anciens élus locaux, ou encore les réponses aux demandes d’avis déontologiques de déclarants et d’institutions publiques..

La Haute Autorité est investie de divers types de missions :

 Prévenir les conflits d’intérêt des principaux dirigeants publics ;

 Surveiller l’évolution des patrimoines des principaux responsables publics ;

 Signaler les entorses aux obligations déclaratives ;

 Emettre des propositions et recommandations auprès du Premier Ministre et des autorités publiques portant sur les relations avec les représentants d’intérêts et la pratique des libéralités et avantages donnés et reçus dans l’exercice des

fonctions et mandats des personnalités assujetties aux obligations déclaratives.

La Haute Autorité devra être une autorité administrative indépendante (AAI), dotée de pouvoirs d’auto-saisine et de contrôle ainsi que d’une autonomie budgétaire.

La Haute Autorité serait également habilitée à agréer certaines associations se proposant, dans leurs statuts, de lutter contre la corruption et les conflits d’intérêts.

2° Loi de Lutte contre la fraude, la corruption, la concussion et les détournements de
deniers publics :

Il s’agit de moderniser la législation anti-corruption existante et de doter le pays de nouveaux outils innovants permettant de prévenir, détecter et sanctionner efficacement et plus sévèrement les actes de corruption.

En effet, lorsque Monsieur TOUADERA occupait le poste de Premier Ministre, il a fait créer et loger à la Primature le Comité de Lutte contre la Corruption. Ce Comité n’a pas joué pleinement son rôle et jouissait en plus d’une mauvaise réputation, du fait de sa partialité et de son manque d’indépendance par rapport à l’Exécutif.

En 2015, la Centrafrique est classée 150ème sur 175 pays dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency International. D’où la nécessité de mettre rapidement en place un nouveau dispositif anti-corruption qui devrait pallier les lacunes des textes actuels

Pour ce faire, il serait recommandé de créer une Agence Nationale de Prévention et de Détection de la Corruption (en abrégé ANPDC), nouvelle autorité administrative indépendante qui sera dotée de larges pouvoirs d’enquête et de sanctions, comparables à ceux de l’Autorité des Marchés Financiers.
L’ANPDC serait notamment chargée :

 de coordonner, superviser et assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la corruption au travers de l’établissement d’une cartographie des risques par secteur d’activités ;

 d’émettre des avis sur l’intégrité des co-contractants des personnes publiques et édicter des lignes directrices sur les procédures internes que les institutions publiques devront mettre en place pour prévenir et de détecter la corruption au sein de ces dernières ;

 de publier des recommandations relatives à l’obligation de prévention des actes de corruption, en contrôler le respect par les personnes et entreprises concernées, et apprécier, le cas échéant, l’effectivité des programmes de conformité mis en place par ces dernières.

Il conviendrait de souligner que le Président Faustin Archange TOUADERA a fait de la Bonne Gouvernance son cheval de bataille durant son quinquennat.

Nous rappellerons ici que la Bonne Gouvernance désigne : « La capacité d’un pays à créer un cadre d’ordre et de stabilité, à formuler et à exécuter des politiques performantes, et à construire un environnement favorable au développement économique et social. La Bonne Gouvernance intègre donc toutes les dimensions de l’activité économique et sociale, ainsi que les mécanismes d’allocation et de répartition des ressources ». (KASSE, 1999).

Il appartient désormais au nouveau locataire du Palais de la Renaissance de prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre effective sa promesse, en vue d’assurer la Bonne Gouvernance de la chose publique. Il en va de la crédibilité de son mandat.

Le PEUPLE centrafricain, qui l’a élu dans sa très grande majorité, l’observe et le surveille comme le lait sur le feu. Nous attendons de VOIR pour CROIRE.

 

Fait à Paris, le 6 avril 2016
Roger SIMY-TOWA

Economiste

Bénin: qui est le nouveau président Patrice Talon?

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Bénin: qui est le nouveau président Patrice Talon?

 

 

Bangui, (CNC), 06-04-2016

Patrice Talon, élu le 20 mars dernier avec plus de 65 % des voix, prête serment ce mercredi à Porto-Novo. Une investiture sans chefs d’Etat, une exigence du nouveau président qui veut une gouvernance « sobre et sous le signe de la compétence ». Qui est ce self-made-man qui a bâti une fortune dans un des pays les plus pauvres du monde, a été un faiseur de rois avant de s’exiler en France et d’être accusé dans une tentative d’empoisonnement de l’ancien président Boni Yayi ? Qui est cet homme, 58 ans le 1er mai, marié, père et grand-père, qui suscite autant l’admiration que le mépris chez ses compatriotes ?

De notre correspondante à Cotonou,

« Il voulait être pilote d’avion. Il a piloté des entreprises, et bientôt, il pilotera le Bénin ». La phrase, prononcée à l’entre-deux-tours, vient d’un de ses proches. Etre pilote, c’était le rêve du jeune Patrice. Bac + 2 en maths-physique obtenu à Dakar, il réussit le concours d’Air Afrique, mais lors de la formation en France, il est recalé pour problème de vue.

L’homme d’affaires

C’est là que l’histoire commence, dans la mythologie familiale et pour sa communication. S’il perd le goût des études, il renoue avec le sens des affaires qu’il avait déjà tout gamin. En 1984, à 26 ans, il rentre au Bénin et crée la première société de distribution d’intrants. Ensuite, profitant de la libéralisation au début des années 90 sous la présidence de Nicéphore Soglo (avec lequel il est parenté grâce à son épouse), il construit trois usines. Premières pierres d’un futur empire cotonnier : il finira par maîtriser la filière de bout en bout « représentant 90 % des capacités de production », selon un spécialiste. En homme d’affaires redoutable. « C’est un compétiteur, il faut qu’il élimine ses concurrents et tous les moyens sont bons : les ruses, les intimidations », témoigne un acteur du secteur qui l’a côtoyé de très près.

Pour ses partisans, c’est de là que vient l’inimitié à son égard. « Qui dit affaires dit concurrents. Qui dit réussite dit envieux. Patrice Talon veut être le meilleur dans ce qu’il fait », explique Orden Alladatin, qui a coordonné sa campagne. Après le coton, ce sera le port de Cotonou et le Programme de vérification des importations dont il remporte l’appel d’offres en 2010. L’objectif est de mieux contrôler et taxer les marchandises qui arrivent. Ce sera le début des ennuis.

Accusé par le gouvernement d’avoir pillé les ressources douanières, placé en garde à vue, il fuit le Bénin en septembre 2012 et vivra en exil en France jusqu’en octobre 2015. Suivront les affaires de tentative d’empoisonnement du président Boni Yayi et de complot contre l’Etat. Elles donneront lieu à un feuilleton politicojudiciaire qui prendra fin en 2014 avec le pardon du chef de l’Etat et l’abandon des poursuites.

L’argentier de la politique

C’est d’ailleurs ces épisodes qui l’ont projeté sous le feu des projecteurs au Bénin. Jusque-là, Patrice Talon était très discret, même si son influence était grande. En particulier dans la vie politique qu’il a largement financée. Il ne s’en cache pas : « J’ai contribué à préserver la démocratie en finançant les partis. Les opérateurs économiques sont capables d’utiliser leurs soutiens aux politiques pour des causes inavouées, parfois perverses », racontait-il lors d’une rencontre avec la diaspora à Paris en décembre dernier.

Faisait-il notamment référence à sa brouille avec Boni Yayi, dont il a soutenu les campagnes de 2006 et 2011 et qui, selon plusieurs témoignages le présenter comme une chance pour le Bénin, avant que les choses ne se gâtent entre eux ? « Il a investi dans la politique pour maximiser son investissement et servir ses intérêts », contredit un chef d’entreprise qui l’a rencontré plusieurs fois. Orden Alladatin nuance : « C’est la démocratie qui lui a permis de s’enrichir ! ». « Il avait des relations quasiment partout dans l’appareil de l’Etat », confirme Mathias Hounkpe, politologue.

Le président

Patrice Talon assure qu’il ne se vengera pas. Son ambition serait-elle plutôt d’être un pilote aux commandes de son destin ? Celui qui a fait campagne sur le thème du « nouveau départ » dit qu’il veut rentrer dans l’histoire de son pays autrement. « C’est aussi un nouveau départ pour moi. Je ne suis plus satisfait du Béninois que je suis, confiait-il à RFI après un meeting en mars. On ne peut pas se satisfaire des succès qu’on a eus dans une vie antérieure et rester dans ses souvenirs de gloire. Il faut que notre pays aille mieux pour que chacun vive mieux ».

Martin Rodriguez, concurrent en affaires, exilé aux Etats-Unis pendant 10 ans et qui vient de créer un parti d’opposition, lui donne le bénéfice du doute : « Quand il était homme d’affaires, il a pu nous bloquer et enterrer nos projets. Que fera-t-il maintenant ? ». « C’est comme si Patrice Talon avait deux vies. Dans la première, il a amassé une fortune colossale, c’est un passé indéfendable. Dans la nouvelle, il veut se faire une bonne image et développer son pays. S’il est aussi impitoyable qu’en affaires, le Bénin va décoller », s’amuse un fin connaisseur du tissu économique.

Portera-t-il la rupture qu’il dit vouloir incarner ? Changera-t-il des pratiques politiques qu’il a favorisées et qu’il dénonce aujourd’hui ? Les défis sont nombreux et il est attendu au tournant. En particulier, des milliers de jeunes sans emploi qui ont été séduits par son parcours et ses promesses. Quant à la société civile, elle a promis de surveiller de très près l’action du président Talon.

Un patrimoine transparent ?

« Je ne suis plus opérateur économique », disait Patrice Talon en janvier lorsqu’il présentait son projet de société dans les jardins du Novotel, dont il est actionnaire. Comme il l’est, avec son épouse et ses enfants, des sociétés du groupe Talon au Bénin (intrants, usines d’égrenage, services portuaires) et dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire.

Il doit transmettre une déclaration de tous ses biens et patrimoine à la chambre des comptes de la Cour suprême lors de son entrée en fonction. « Une déclaration la plus exhaustive et formelle possible, car il veut être irréprochable », explique un de ses avocats, maître Séverin-Maxime Quenum. Dans l’accord signé avec la vingtaine de candidats qui lui a apporté son soutien avant le second tour, il a été mentionné qu’il ne devait pas y avoir de conflits d’intérêts.

RFI AFRIQUE

Centrafrique: A Son Excellence Monsieur Le Président de la République, chef de l’état.

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(Corbeau News Centrafrique)

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A Son Excellence Monsieur Le Président de la République, chef de l’état.

 

 

Bangui, (CNC), 06-04-2016

Avant toute chose, permettez nous, Monsieur Le Président, de vous féliciter pour votre élection à la tête de notre cher et beau pays, la république centrafricaine.
Nous ne doutons pas un seul instant que vous mettrez tout en œuvre pour mener à bien la lourde tâche qui vous incombe désormais. Et ceci pour une réelle amélioration des conditions de vie de la population centrafricaine dans son ensemble.

Excellence Monsieur le Président de la république,
Comme vous l’aviez évoqué à plusieurs reprises dans votre discours d’investiture et dans votre projet de société, la sécurité, autrement dit la liberté d’aller et de venir sur l’ensemble du territoire national, est de loin la préoccupation majeure de l’heure. Et pour y parvenir des solutions idoines et appropriées sont nécessaires. Des solutions qui doivent être transformées en plan d’action et accompagnées d’un financement adéquat.
Mais que l’on ne se trompe guère. Des solutions avec financement sont parfois insuffisantes, voire peu concluantes quand elles ne sont pas accompagnées d’une bonne gestion et d’une meilleure stratégie. Une stratégie orientée vers la recherche d’un travail de qualité à moindre coût.
Des Hommes intègres sont nécessaires à la conduite d’un tel projet, mais cela ne suffit pas toujours. Car l’intégrité a ses limites.
Vous aurez compris, Monsieur Le Président, il vous faudra des Hommes compétents, intègres et stratèges pour mener à bien les actions cruciales du moment. De véritables managers.
Le peu de moyen dont dispose notre pays doit nous obliger à une mise en œuvre ingénieuse de chaque solution que l’on aura arrêtée pour tel ou telle action.
Pour revenir au problème capital de la sécurité, permettez nous, Monsieur Le Président, de vous faire rapidement ces quelques propositions.

1) Le retrait des troupes françaises de Centrafrique et la solution de substitution.

Aujourd’hui la France, notre partenaire historique, a mis sur la table le départ de Centrafrique de ses troupes d’ici la fin de l’année 2016.
Cette décision ne doit pas être une décision unilatérale mais faire plutôt l’objet d’une négociation multipartite. Et bien entendu, il faut être au moins à deux pour négocier. Nous devons non seulement amener notre partenaire à nous faire une proposition de substitution au départ de ses troupes, mais aussi lui proposer le financement d’une solution de substitution. Et cette solution pourra être le financement à hauteur de cent vingt millions d’euro sur cinq ans, soit vingt quatre millions par an, de la formation et l’emploi de dix mille (10.000) jeunes centrafricains formés au métier de la sécurité et du maintien de l’ordre. Ces jeunes hommes et femmes pourront bénéficier d’un contrat de travail spécifique de cinq ans et seront d’un grand soutien à l’armée nationale régulière et républicaine qui elle doit être pluriethnique, apolitique et professionnelle. Un secrétariat particulier chargé de la sécurité et rattaché à la présidence ou au ministère de la défense pourra piloter cette entité.
Rappelons ici que cent vingt millions d’euro est la somme que dépense déjà par an la France pour ses troupes qui sont actuellement en Centrafrique.
Les avantages liés à cette solution de substitution au départ des troupes françaises sont multiples :
– une lutte efficace contre les groupes rebelles grâce à un meilleur maillage ou répartition des forces de l’ordre sur l’étendue du territoire national.
– Un retour rapide de la sécurité dans le pays facilitant au passage la relance de l’économie nationale,
– Un retour sécurisé des déplacés dans leur ville ou village d’origine,
– Une reconstruction rapide des villages détruits et un réaménagement des voies et routes dans l’arrière pays avec l’aide de ces jeunes soldats.
– Une réduction du taux de chômage des jeunes dans le pays ;
– Une facilitation de formation à la sécurité élémentaire de nos compatriotes vivant dans des zones reculées du pays, notamment dans les villages.
– Ect..
Le chômage des jeunes va en paire avec le problème de l’insécurité dans le pays. Le chômage des jeunes est un réel problème national et source d’insécurité. Il n’est un secret pour personne que les groupes rebelles recrutent plus facilement dans le rang des jeunes désoeuvrés, sans emploi. D’où l’obligation d’apporter de réelles solutions à ce problème d’une importance vitale. La jeunesse reste en outre l’avenir d’un pays. Résoudre le problème de la jeunesse revient à résoudre l’essentiel des problèmes du pays.
Ces jeunes sous contrat de cinq ans, outre leur formation militaire, seront aussi formés aux différents métiers de la vie courante. Et ils pourrons après leur contrat de cinq ans intégrer l’armée nationale régulière en remplacement des départs à la retraites de certains agents du ministère de la défense ou dans le cadre d’une politique de recrutement du ministère de la défense nationale.

2) DDRR, une bombe à retardement ou donner un bâton pour se faire battre.

Vous avez, dans votre allocution du 30 mars dernier, déclaré que vous allez vous employer à appliquer très rapidement le programme du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR) pour favoriser le retour à la paix et à la sécurité.
Monsieur Le Président, le rapatriement de nos compatriotes vivant dans des conditions difficiles à l’étranger ou à l’intérieur même de notre pays est la seule chose urgente et capital du fameux programme DDRR. Le reste est à manipuler avec beaucoup de précaution. Et si vous voulez notre avis, donner de l’argent à des mercenaires ou à ceux-là qui ont pris des armes contre leurs propres frères et sœurs, les massacrant, tuant, violant et détruisant leurs biens, n’est nullement une bonne idée. Et dire que les gens vont ainsi du jour au lendemain déposer les armes, et pire encore, remettre toutes les armes en leur possession, relève d’une pure démagogie et d’une certaine naïveté. Qui pour y croire ?
Les chefs de guerres et autres bandits de grand chemin se lèchent actuellement la barbiche à l’annonce de la mise en application très prochaine du programme DDRR. Beaucoup vont recruter massivement dans les jours précédents la mise en œuvre du DDRR, histoire de gonfler leur effectif et ainsi pouvoir réclamer beaucoup d’argent à l’état centrafricain avant de feindre déposer les armes. Nous disons bien « feindre déposer les armes » car la réalité est souvent tout autre.
C’est un secret de polichinelle que de dire que le DDRR est un moyen pour les chefs de guerres, les rebelles et autres bandits de grands chemins de se faire de l’argent. Argent qu’ils vont utiliser une partie pour se réarmer à nouveau en vue de commettre d’autres atrocités dans le pays. L’insécurité est pour ces bandits un fonds de commerce.
C’est ici que nous invitons donc nos autorités à être de fins stratèges. Nous nous tenons toutefois à votre disposition pour élaborer cette stratégie que nous ne pouvons développer ici car celle-ci relève du secret défense.

Notre pays n’a pas d’amis mais des partenaires. Qui dit partenaires dit gagnant – gagnant, un jeu dont seul les fins stratèges tirent le gros morceau. Nous avons en Centrafrique des atouts, de sérieux atouts qui peuvent servir notre cause. Bref.

3) Identifier nos compatriotes pour mieux les protéger : la gratuité de la carte nationale d’identité.

On ne peut protéger efficacement quelqu’un que si l’on arrive à l’identifier et à le localiser. L’identification des citoyennes et citoyens centrafricains est la première règle de sécurité.
Nous voulons tout simplement ici plaider pour la gratuité de la carte nationale d’identité et inviter les autorités centrafricaines à l’inscrire au chapitre de la sécurité nationale.
Doter chaque Centrafricain(e) d’une carte nationale d’identité présente de nombreux avantages, entre autres, cela peut :
– faciliter le contrôle d’identité aux différents points de contrôle sur l’étendu du territoire national,
– faciliter la circulation des biens et personnes,
– limiter les escroqueries et autres manies des forces de l’ordre véreux sur les paisibles citoyens dont certains, faute de moyens, n’ont pas souvent une pièce d’identité.
– identifier plus facilement les étrangers qui circulent dans notre pays,
– réduire le coût de constitution d’un dossier pour un concours, examens ou projets,
– etc…

Excellence, Monsieur Le Président de la République, bien que notre choix pour le deuxième tour de la présidentielle était porté sur votre challenger, une fois choisi par la majorité des Centrafricains et élu président de la république, vous êtes à ce jour le Président de tous les Centrafricains. Et il est du devoir de chaque citoyen(ne) centrafricain(e) de participer au redressement du pays.
Veuillez considérer donc ces quelques propositions comme notre modeste contribution à l’œuvre de la reconstruction de notre cher et beau pays, la Centrafrique.

Recevez, Excellence Monsieur Le Président, nos distinguées et respectueuses salutations.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

De-LÊMBO

GNI-GBIA LÊMBO.

SYNERGIE 10: « J’APPELLE TOUS MES COMPATRIOTES SANS EXCEPTION A VOUS SOUTENIR DANS VOTRE MISSION. » SAMBA-PANZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE 10: « J’APPELLE TOUS MES COMPATRIOTES SANS EXCEPTION

A VOUS SOUTENIR DANS VOTRE MISSION. »

SAMBA-PANZA À TOUADERA

 

 

Bangui, (CNC), 05-04-2016

le peuple centrafricain. Ce sexagénaire né à Bangui, il y a près d’une soixantaine d’années, prend ainsi les commandes du pays.

Cette investiture s’est déroulée au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui en présence de nombreux invités de marque, venus de tous les horizons. Des délégations en provenance des Nations unies, des Etats unies d’Amérique, de l’Union Européenne, d’Asie, de l’Afrique entière qui ont témoigné leur solidarité à la République centrafricaine. Parmi ces invités, deux Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, à savoir le Président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, et Théodoro Obiang Nguéma de la Guinée Equatoriale ont honoré de leur présence cette cérémonie d’investiture.

Le Président élu a prêté serment devant les neuf (9) juges de la Cour constitutionnelle de Transition. Il a promis au peuple centrafricain la sécurité qui est, selon lui, une priorité des priorités. La Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), l’économie, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la décentralisation, l’habitat, et la diplomatie sont entre autres les chevaux de bataille durant son mandat. Toutes ces priorités seront mises en œuvre à travers la bonne gouvernance car le nouveau chef de l’Etat se veut un président de la rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance basée sur le clanisme, le népotisme, l’impunité, la corruption. Dans son discours d’investiture, le nouveau Président de la République annonce la couleur : «une vaste réforme des régies financières sera organisée avec l’objectif d’accroître les ressources de l’Etat, de les sécuriser et de maitriser les dépenses publiques. Une lutte sans merci sera menée contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics et la concussion. Par ailleurs, j’instruirai le Gouvernement pour qu’il travaille très rapidement avec le Fonds Monétaire International pour permettre au pays de conclure avec lui un programme normal nécessaire à l’aide multilatérale et bilatérale».

La composition de son gouvernement sera construite sur les critères de compétence et de probité. Dès sa mise en place, ce gouvernement de compétence et de probité doit répondre aux attentes du peuple centrafricain qui sont multiples. Appolinaire M. Ngoumbassa-Komy

« Président de tous les Centrafricains »
De mémoire de centrafricain, il y a longtemps que la passation de pouvoir entre les présidents sortant et entrant se déroule sans effusion de sang. Une image valant mille mots ; Cette photo (à votre droite) va désormais occuper une bonne place dans les archives nationales. C’est le dernier instant en tant que Présidente de la République de Mme Catherine Samba-Panza, qui a tout de même le mérite d’avoir conduit la transition à bon port. Cette même image traduit aussi le début d’une histoire que s’apprête à écrire celui-là que le peuple a librement choisi. Le Pr Faustin Touadéra est attendu au tournant et Zacharie Ndouba, le président de la Cour constitutionnelle, lui vient au secours par cette mise en garde/conseil : « Président de tous les Centrafricains, et ce pour un mandat de 5 ans, vous êtes appelé à être au-dessus de la mêlée. »
Le haut magistrat sait de quoi il parle : le nouveau chef de l’Etat est assez intelligent et conscient que ce grand miroir qu’est le monde entier nous renvoie de manière instantanée ce que nous sommes réellement et/ou ce que nous avons l’intention de devenir. «Il nous revient de tourner définitivement cette page sombre et de nous retourner résolument vers la vie avec la détermination de relever la République Centrafricaine». Cette promesse d’engagement de la part du nouveau locataire du palais de la Renaissance est déjà un bon signe. Ce n ‘est plus la préoccupation majeure de Catherine Samba-Panza, la désormais ex-cheffe de l’Etat, disposée à servir son pays autrement. C’est avec empressement qu’elle a transmis le pouvoir non sans soutien à son illustre successeur. «Je tiens à vous réitérer solennellement toutes mes félicitations pour votre incontestable élection à la tête du pays. J’appelle tous mes compatriotes sans exception à se mobiliser autour de vous et à vous soutenir dans votre mission.»

La mission qui attend le mathématicien président est immense, et pour en venir à bout, il a l’obligation de multiplier les décisions fermes et courageuses. Son gouvernement, attendu avec curiosité, sera dirigé par le géographe Simplice Sarandji, son ami de « vingt ans », nommé le 2 avril et qui est présenté comme un discret, habitué aux tâches publiques. Rien de moins : c’est le temps des louanges. Les populations, quant à elles, n’en ont cure. Pour elles, l’amélioration des conditions de vie résume les attentes. Le reste, c’est du vent.
Gilbert Mbakop
« Nous tournons une page de l’histoire de notre pays »
Des personnalités centrafricaines et étrangères qui ont pris part à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra, ont réagi par rapport à son discours prononcé au cours de ladite cérémonie le mercredi 30 mars 2016 au Complexe sportif Barthélemy Boganda, à Bangui, en présence des chefs d’Etat équato-guinéen et congolais, Theodoro Obiang-Nguema Mbasogo et Denis Sassou-Nguesso.

Lamido Issa Bi Mamadou,
Rapporteur général adjoint du Conseil National de Transition et Maire de la Commune d’élevage de Niem Yéléwa

«Le peuple centrafricain est sorti victorieux de tout un processus, de toute une longue marche vers le retour à l’ordre constitutionnel. Comme le chef de l’Etat l’a dit dans son intervention, cette victoire n’est pas la sienne mais c’est celle du peuple centrafricain. Le conseil que je peux donner au peuple centrafricain, c’est de se réunir comme un seul homme derrière le nouveau président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra, pour que la République Centrafricaine sorte définitivement de la crise qu’elle connaît. Nous pensons que chaque Centrafricain est responsable de la crise qui a secoué le pays. Et de la même façon, chaque Centrafricain est également responsable du retour à l’ordre normal, à la paix, à la sécurité, à la cohésion nationale et au vivre ensemble. Chacun doit apporter sa contribution pour que la RCA devienne un pays de paix et de développement».

Adolphe Nahayo,
Ambassadeur, représentant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) :
«C’était une très belle cérémonie. Une cérémonie conviviale et inclusive parce que toute la composante de la société centrafricaine était présente. Aussi bien le message de la présidente de la transition que celui du nouveau président de la République étaient des messages qui édifient le peuple centrafricain, qui l’appellent à poursuivre l’effort de la réconciliation ou l’effort de la reconstruction et qui invitent la communauté internationale dont je fais partie à continuer à vous accompagner».

Monseigneur Charles Balvo,
Nonce à Nairobi, envoyé spécial du Saint Père, Pape François :
«C’était très joli et très important pour la République centrafricaine que je connais très bien à travers son histoire. Elle a connu des moments difficiles. Le Saint Père était ici après avoir visité notre pays, le Kenya et l’Ouganda. C’était ungrande réussite dans le sens de promouvoir la paix et la réconciliation. En écoutant le Président de la République, il s’engage à faire mieux pour son pays. Il faut la collaboration de tous les citoyens et on espère un bon futur».
Maître Mathias Morouba,
candidat malheureux

«Notre président nous a demandé, à tous les Centrafricains, de nous mettre résolument au travail pour relever le défi du développement de notre pays. C’est en résumé ce que j’ai pu retenir de l’ensemble de ce qu’il a dit. Et je pense que chacun de nous, là où il se trouve, doit contribuer d’une manière directe ou indirecte à l’œuvre d’édification de notre pays. C’est vraiment le message qu’on doit retenir».

Désiré Zanga Bilal Kolingba,
Candidat malheureux

«Nous tournons une page d’histoire de notre pays, comme le président l’a dit tout à l’heure et il a lancé un appel à tous les compatriotes de serrer les coudes pour que tous ensemble nous puissions œuvrer pour le redressement de notre pays. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, parti républicain, parti de paix, est prêt à collaborer pour pouvoir accompagner le président Touadéra pour le redressement de notre pays».

Regina Konzi Mongot Seule candidate à la présidentielle

«L’objectif est que la paix revienne dans le pays. A propos des accords politiques, je pense que le président Faustin Archange Touadéra n’a pas intérêt à dire autre chose que ce qu’on s’était dit entre nous. Nous avions battu campagne en sa faveur. Je ne crois pas qu’il va faire autre chose».
Charles Armel Doubane, Candidat malheureux
«Le retour en scène des Forces armées centrafricaines (FACA). Petit à petit la RCA va reconquérir sa dignité perdue, de venir fréquentable. Le serment fait en langue Sango, c’est un engagement fort pour manifester l’attachement aux valeurs nationales et l’attachement au rassemblement pour que dans l’unité nous jetions les bases d’un développement pour notre pays».

Signalons que c’est dans un atmosphère de joie, de paix, de réconciliation et de fraternité que s’était déroulée la cérémonie d’investiture du nouveau président Faustin Archange Touadéra.

«J’attends de ce nouveau chef d’Etat, un gouvernement d’union Nationale, capable d’unir les Centrafricains et de régler le problème d’insécurité qui sévit encore dans notre pays», déclare Paul Ngounoufeï, un presque quadragénaire, ingénieur en bâtiment résidant à Ngola (Nord de Bangui). Et lui de poursuivre : «Il a intérêt à composer avec tout le monde afin de restaurer l’autorité de l’Etat et de ramener la cohésion sociale dans le pays».

Madame Rosalie Beamkona, 45 ans, institutrice et mère de 5 enfants, souligne pour elle que le nouveau président doit «être vigilant, et privilégier toutes les couches sociales car tout doit être géré sainement par le gouvernement qu’il mettra en place dans un proche avenir. Les Centrafricains l’ont choisi et espèrent qu’il sera à la hauteur de la tâche pour un véritable décollage économique en RCA».

«J’estime qu’il va collaborer avec tout le monde sans exception car pendant sa campagne, il a affirmé être le président de tous les Centrafricains. Outre cela, j’attends du nouveau président, le changement radical et positif de notre pays car il se dit que nous sommes un pays sous-développé mais riche en ressources naturelles. Que ces potentialités soient d’abord exploitées en faveur des Centrafricains et non à l’avantage des autres», soupire Esther Bolissio, vendeuse de viande boucanée au PK12 (Nord de Bangui). Gérald Fred. Demogan, 25 ans, vendeur ambulant «Il serait important de veiller à la gestion des bien publics tout en évitant l’inégale répartition de ces biens».
Propos recueillis par: Prudence Yamété, Guy V. Masseroang, Fréderic Mbomba,
Les populations de Boali attendent les actes concrets du nouveau président

La population de la ville de Boali, ville sise à 85 km sur la sortie Nord de Bangui, a vécu dans le calme l’investiture du nouveau locataire du palais de la Renaissance, le Pr Faustin Archange Touadéra. Ce jour, chacun a vaqué à ses préoccupations journalières. Les commerçants étaient présents sur leurs points de vente, les administrations ont ouvert leurs portes, les paysans en bandes ont pris le chemin de leurs plantations et les pêcheurs sont partis jeter leurs filets dans la rivière Mbali. C’est dans la soirée que l’on a constaté une forte concentration d’habitants aux abords de la route devisant calmement sur l’évènement. Certains partagent des pots de bière et autres boissons dans les bars, d’autres dans les maquis, cafétérias, restaurants tout en manifestant leur joie de voir peu à peu apparaitre le bout du tunnel en RCA après cette crise qui a duré trois ans. Pour Mayanga Prudence, vendeuse de poisson, l’investiture ne lui fait ni chaud ni froid, mais déclare qu’elle fonde beaucoup d’espoir sur le futur président : «L’investiture ne marque pas la fin de la crise. C’est un pas en avant, mais ça ne marque pas la fin de toutes les choses. Il y a encore beaucoup à faire. C’est un début, mais ça va aller. On attend des choses comme l’éducation, la santé, la sécurité, le rassemblement et une économie avancée en Centrafrique. » Pour sa part, Dabélé Abélé N. Frédéric, un habitant de Boali, cette journée doit être l’occasion de rassembler la population autour de l’espoir de jours meilleurs.

Gaël Ngouka Langandi, envoyé spécial à Boali

Législatives à Mbata : forte participation des femmes et des jeunes

Située dans la forêt équatoriale, la Commune de Mbata (dans la préfecture de la Lobaye) compte 45 bureaux de vote pour 14.000 électeurs.

Selon André Sakokoet, président du démembrement local de l’Autorité nationale des élections (ANE), l’organisation s’est faite avec l’appui logistique de la MINUSCA qui a déployé le matériel de vote dans cette zone en temps réel. Le déploiement du matériel électoral dans les différents centres s’est fait à l’aide de motos taxis réquisitionnées pour la circonstance en direction des centres périphériques et de bicyclettes pour les villages à l’accès difficile du fait du mauvais état des routes.
«Toute l’équipe est sur place. Et tout est prêt pour la journée du jeudi 31 mars 2016 de 6 heures à 16 heures», a déclaré le président André Sokouet. La sécurité est assurée par la MINUSCA et les éléments de la gendarmerie du début à la fin du scrutin.
Certains électeurs ont jugé opportun de voter avant de vaquer à leurs activités quotidiennes que sont l’agriculture, la chasse et la pêche. D’autres ont fait le choix inverse à telle enseigne que parmi ces derniers, beaucoup n’ont pas pu voter car le scrutin a été clos à 16 heures. Toutefois, on a remarqué une forte participation des femmes et des jeunes à ce scrutin. On peut estimer à 51% le taux de participation à ce scrutin qui mettait aux prises le candidat indépendant Sillas Fongan et Guy Moskit du Mouvement national de la solidarité (MNS), candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier.

Faustin Kopanomo, représentant le candidat déclare : «Le scrutin s’est très bien déroulé et sans incident. Les deux candidats doivent faire montre de fairplay à l’image de Touadéra et Dologuélé au second tour de la présidentielle». On peut saluer le travail abattu par le président André Sokouet qui a sillonné, avec sa moto, tous les centres de vote afin de s’assurer du bon déroulement des opérations de vote. Julio Salawane, envoyé spécial à Mbata
Amélioration dans l’organisation du second tour des législatives à Bangui et à Bimbo

Le second tour des législatives qui s’est déroulé le jeudi 31 mars 2016 sur toute l’étendue du territoire national n’a pas connu la mobilisation escomptée des électeurs. La particularité du dernier scrutin réside dans le fait que les électeurs étaient moins intéressés parce que leurs candidats favoris ont été battus dès le premier tour et ils n’ont pas d’autre choix à opérer. Ils préfèrent s’abstenir.

Pourtant, l’on a noté une nette amélioration dans l’organisation matérielle dans les circonscriptions électorales de Bangui et de la commune de Bimbo où l’ensemble du matériel électoral était déployé dans les délais requis. La sécurité assurée par les forces internationales appuyées par les forces de défense et de sécurité nationales déployées aux alentours des centres de vote. Certains bureaux de vote ont ouvert à l’heure indiquée c’est-à-dire à 6 heures et d’autres un peu en retard. Ce retard est dû aux difficultés d’acheminement des matériels et de la présence effective des représentants des candidats indépendants ou des partis politiques pour surveiller le bon déroulement du scrutin. Il convient de souligner le déploiement des observateurs nationaux et internationaux dans les centres de vote pour attester de la bonne organisation. Selon Théophile Momokoama, membre de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), superviseur de la circonscription de Bimbo 3, le déroulement du scrutin n’a souffert d’aucune irrégularité. Il s’est dit très satisfait de l’organisation par rapport aux précédentes échéances électorales. Théophile Momokoama ajoute que le scrutin du second tour a fait l’objet d’une minutieuse préparation, avant de préciser que la présence des éléments de la MINUSCA basés au centre de vote était dissuasive. A en croire Jérémie Djaldjé, président du bureau de vote à l’Ecole Gobongo : «on est venus très tôt pour réceptionner le matériel de vote. Malheureusement, on constate une démotivation des électeurs, je dirais que l’ambiance n’est pas comme celle qu’on a constatée au premier tour des législatives. Les raisons de ce faible engouement des électeurs sont multiples. La première, je dirais que les électeurs sont réticents de la position malheureuse de leurs candidats qui ont été éliminés au premier tour. La deuxième observation est que, dans certaines circonscriptions, il n’y avait pas d’élection. Donc, en ce qui concerne l’aspect organisationnel, on peut dire que tout est bien, aucun incident à signaler», a-t-il déclaré. En revanche, pour Albert Robert Mbao, président du démembrement de l’ANE du 2ème arrondissement de Bangui, il y a eu quelques ratés par rapport à l’acheminement du matériel qui a pris du retard dans certaines circonscriptions électorales.

Les bulletins de vote étaient disponibles en quantité suffisante, les listes des électeurs affichées devant les bureaux de vote tôt le matin avant le démarrage des opérations, ce qui a permis aux électeurs de ne pas se perdre dans une recherche interminable de leurs noms. En effet, lors des précédents scrutins, il y avait eu des frustrations car beaucoup n’avaient pas pu voter puisqu’ils n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste alors qu’ils étaient munis de leurs cartes d’électeur. Sur le plan sécuritaire, on pouvait constater ce jeudi là au niveau des centres de vote qu’un dispositif sécuritaire impressionnant était mis en place pour prévenir d’éventuelles perturbations. survolaient la zone. Ce dispositif sécuritaire, appuyé par des hélicoptères de la Sangaris, était constitué d’éléments de la MINUSCA qui ont pris position à l’extérieur des centres de vote, de ceux de la gendarmerie, de la police et des Forces armées centrafricaines (FACA) qui se sont positionnés dans les aires avoisinant les bureaux de vote, ce qui a permis d’éviter d’éventuels désagréments. En dépit de ces dispositions sécuritaires, des cas isolés de fraude ont été signalés au Lycée de Fatima où un jeune garçon âgé de 19 ans a tenté de voter avec une carte d’électeur ne lui appartenant pas et deux autres appréhendés à l’Ecole Primaire de Pétévo pour avoir déjà voté ailleurs. Les cartes d’électeurs ont été confisquées par le président du bureau de vote et les fraudeurs remis aux forces de l’ordre. En dehors de ces cas, aucun incident majeur n’a été signalé et le vote s’est déroulé dans le calme. Espérons que les résultats publiés au fur et à mesure par l’Autorité nationale des élections feront l’unanimité et ne seront pas remis en cause par la Cour constitutionnelle de transition, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs. La rédaction

Hervé Ladsous, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, déplore la situation des Centrafricains
Le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, s’est rendu le 31 mars dernier à Boy-Rabe, puis à Boeing pour des visites de travail, quelques jours après son arrivée dans la capitale centrafricaine.

A Boy-Rabe, Hervé Ladsous a visité, en compagnie de Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, de Charles Malinas, Ambassadeur de France en Centrafrique et de son homologue Américain David Brown pour vérifier l’état d’avancement des travaux de construction d’un centre culturel, initiative à inscrire dans le cadre des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO).
Six cents jeunes étaient initialement embauchés mais pour des raisons qui n’ont pas été clarifiées, il n’en reste plus que 120. Le Centre culturel de Boy-Rabe comprend, outre un somptueux local, deux terrains de sport où des jeunes s’entrainent tous les samedis, un terrain de basketball et un autre de handball. On trouve également sur le chantier des jeunes désœuvrés qui apprennent la menuiserie et la maçonnerie. Après cette première visite, Hervé Ladsous s’est rendu à Boeing, dans la Commune de Bimbo 3 et s’est félicité de la réouverture du cimetière musulman de Boeing, longtemps demeuré inaccessible aux ayant-droits du fait des tensions intercommunautaires. Ce cimetière réservé aux musulmans peut désormais accueillir leurs morts.
Toutes les communautés présentes à cette réunion n’ont qu’un seul souci : le retour définitif de la paix. Un souhait a été émis par une participante qui voulait que les femmes aussi soient impliquées dans le projet Désarmement Démobilisation Réintégration Rapatriement (DDRR). Le diplomate onusien a déclaré à cette occasion que les personnes qui ont versé du sang des Centrafricains auront à répondre de leurs actes devant la justice. Notons enfin que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) a, dans le cadre des THIMO (Travaux à haute intensité de main d’œuvre), appuyé financièrement les jeunes du quartier Boeing pour la fabrication de briques cuites destinées à la réhabilitation de la Mairie et du marché de Boeing détruits lors de la crise. Frédéric Mégnet me Ntonga

Le Cadre de concertation, le fair-play des acteurs politiques et les médias
Au reporter du journal «Elections Siriri», Mme Armelle Kpangba, présidente par intérim du Cadre de Concertation,salue le fair-play des acteurs politiques et le travail remarquable de la presse centrafricaine, réunie au sein de de la « Synergie des médias ».
Quel bilan faites-vous du processus électoral ayant abouti à l’élection de Faustin Archange Touadéra comme président de la République et des législatives ?
Permettez-moi de parler du Cadre de Concertation, un organe de régulation du processus électoral qui accompagne l’Autorité nationale des élections (ANE) dans ses activités. Et donc dans le processus électoral en cours, nous avons commencé un travail en amont en rassemblant les partis politiques et les représentants de la société civile pour les sensibiliser. Ensuite, nous avons examiné avec minutie le Code électoral et avons initié un Code de bonne conduite qui a été validé par les 70 partis politiques et 28 candidats à l’élection présidentielle et approuvé par la présidente de la transition.
Après cela, nous avons – de concert avec le NDI (National democratic Institute) – déployé des équipes dans la capitale et à l’intérieur du pays pour vulgariser ce document, ce qui a donc permis d’aboutir aux élections paisibles, transparentes et crédibles que nous avons connues et le fairplay des deux candidats au second tour de la présidentielle en est une parfaite illustration. Et à ce niveau, je tiens à rappeler que nous avons, pour le second tour de la présidentielle, formé 73 formateurs des formateurs qui ont, à leur tour, formé 1063 représentants de Dologuélé et de Touadéra, ce qui a donné lieu à des résultats satisfaisants et acceptés par les deux candidats.
Pouvez-vous nous rappeler les dispositions qui ont été prises pour le second tour des législatives ?
En principe, nous devrions aussi former les candidats qui sont passés au second tour et leurs représentants. Mais compte tenu du temps qui court et des moyens financiers qui ne sont pas disponibles, nous avons, avec l’aide du NDI, notre seul partenaire, remis juste des kits de contrôle des opérations électorales, à savoir du matériel didactique et des lampes torches pour la couverture du scrutin du 31 mars dernier.
Avez-vous un message ?
Je tiens sincèrement à remercier la presse centrafricaine en général et la Synergie des médias en particulier pour leur appui capital au Cadre de concertation, à l’ANE et à la Cour constitutionnelle de transition dans ce processus électoral. Sans la presse, le processus électoral allait échouer et je demande aux candidats du deuxième tour des législatives et à leurs électeurs de faire montre de fairplay en acceptant les résultats qui seront publiés par l’ANE dans un premier temps et par la Cour constitutionnelle en dernier ressort.
Propos recueillis par Marcelin Zoumadou

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

“Panama papers” : des proches de dirigeants africains liés à des sociétés offshore

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(Corbeau News Centrafrique)

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“Panama papers” : des proches de dirigeants africains

liés à des sociétés offshore

 

 

Bangui,B (CNC), 05-04-2016

Une centaine de médias ont dévoilé grâce aux “Panama papers” la participation de personnalités politiques à un vaste système d’évasion fiscale. Plusieurs dizaines d’entre elles sont des proches de chefs d’État ou de hauts dirigeants africains.

C’est un nouveau coup de tonnerre dans le monde feutré de l’évasion fiscale. Grâce à une fuite monumentale de documents de la firme Mossack Fonseca, basée au Panama, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et une centaine de médias, dont Le Monde, ont révélé que des dizaines de chefs d’État et grands de ce monde avaient pris part à un système d’évasion fiscale, que certains devaient pourtant combattre dans leurs fonctions.

Plusieurs Africains sont cités dans ces documents, dont plusieurs fils ou proches de personnalités du continent :

Clive Khulubuse Zuma, neveu du président sud-africain Jacob Zuma
Autorisé à représenter Caprikat Limited, l’une des deux sociétés offshore ayant fait l’acquisition controversée de gisements de pétrole en République démocratique du Congo, Clive Khulubuse Zuma doit faire face à des accusations de contrats pétroliers douteux.

Alaa Moubarak, fils de Hosni Moubarak, ancien président égyptien
Le fils de l’ancien raïs égyptien a été propriétaire de Pan World Investments Inc., société immatriculée aux îles Vierges britanniques et gérée par le Crédit Suisse. Conformément à une décision européenne, les autorités des îles Vierges ont demandé à Mossack Fonseca de geler les avoirs de Pan World à la suite de la révolution de 2011 et de l’arrestation de Hosni Moubarak et de ses fils.

Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc
Mounir Majidi a été désigné en mars 2006 mandataire de SMCD Limited, société immatriculée aux îles Vierges britanniques l’année précédente. Elle a autorisé l’achat d’une goélette de luxe, Aquarius W, transaction dont s’est chargé Mounir Majidi. Le navire a ensuite été immatriculé au Maroc et rebaptisé El Boughaz I. Il est désormais la propriété du roi du Maroc.

Mamadie Touré, veuve de l’ancien dictateur guinéen
Mamadie Touré, veuve de l’ancien dictacteur guinéen Lansana Conté, mort en 2008, est accusée de s’être servie d’une société offshore pour obtenir un marché minier. En 2006, elle prend les commandes de Matinda Partners and Co. Ltd, une société immatriculée aux îles Vierges britanniques. Moyennant 5,3 millions de dollars, elle accepte de faire attribuer une concession minière convoitée par son mari à une compagnie dont elle s’était rapprochée.

Abdeslam Bouchouareb, député et ministre des Mines algérien
Abdeslam Bouchouareb est propriétaire de la société panaméenne Royal Arrival Corp., qu’il dirigeait par le biais d’une société luxembourgeoise baptisée Compagnie d’étude et de conseil (CEC). Selon cette entreprise, les activités de Royal Arrival Corp. couvriraient la représentation et la négociation commerciale, les contrats commerciaux, les travaux publics et le transport ferroviaire et maritime, en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

Denis Christel Sassou Nguesso, fils du président congolais
Homme politique et homme d’affaires, Denis Christel Sassou Nguesso, surnommé “Kiki le pétrolier” à Brazzaville, est notamment député d’Oyo, dans le nord du Congo, et directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles, rappelle le quotidien Le Monde. Son nom apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 1990. Il a sollicité le cabinet pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd, selon les documents consultés par le quotidien.

Kojo Annan, fils de l’ancien secrétaire général de l’ONU
Kojo Annan est le fils unique du Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU. Il apparaît dans les fichiers de “Panama papers” avec Laolu Saraki, le fils d’un influent sénateur nigérian, Abubakar Olusola Saraki, décédé en 2012, comme actionnaire de la société Blue Diamond Holding Management Corp, enregistrée par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques. On les retrouve également comme directeurs de la société Sutton Energy Ltd, enregistrée la même année aux îles Vierges britanniques puis transférée aux îles Samoa.

John Addo Kufuor, fils de l’ancien président ghanéen
John Addo Kufuor est le fils de John Kufuor, l’ex président ghanéen (2001-2009). Cet homme d’affaires est suspecté d’avoir profité de son influence et de celle de son père pour obtenir des contrats avec le gouvernenement. Son trust offshore, The Excel 2000 Trust, a été créé par Mossack Fonseca en 2001. En 2012, il demande la fermeture de ce trust et réapparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca avec deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques.

Jaynet Désirée Kabila, sœur jumelle du président congolais
Présidente de la Fondation Laurent-Désiré Kabila, du nom de son père, Jaynet Désirée Kabila Kyungu est également députée de la République démocratique du Congo depuis 2012. Elle apparaît comme co-administratrice de Keratsu Holding Limited, une société offshore administrée par Mossack Fonseca.

Jean-Claude N’Da Ametchi, collaborateur de l’ancien président de la Côte d’Ivoire
Banquier ivoirien, Jean-Claude N’Da Ametchi avait été placé à la tête de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie par l’ancien président de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, avant sa destitution en 2011. Dans les données de Mossack Fonseca, une société offshore détenait des actifs pour N’Da Ametchi et un compte à Monaco.

José Maria Botelho de Vasconcelos, ministre du Pétrole angolais
Ministre angolais du pétrole depuis 2008, José Maria Botelho de Vasconcelos est cité comme fondé de pouvoir d’une société au capital de 1 million de dollars, Medea Investments Limited. Cette société est d’abord domiciliée à Niue, une île-État du Pacifique, par Mossack Fonseca en septembre 2001, puis transférée aux îles Samoa cinq ans plus tard. Medea Investments Limited est clôturée en février 2009.

Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche congolais
Ancien ministre de l’Énergie, Bruno Jean-Richard Itoua est depuis 2011 ministre de la Recherche scientifique au Congo. Il détenait des sociétés offshore alors qu’il était responsable des questions énergétiques et dirigeait la compagnie pétrolière nationale. D’après les archives de Mossack Fonseca, ces sociétés ont respectivement été fermées en 2006 et 2007.

Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais
Ce général de brigade est un ami proche du président rwandais Paul Kagame. Emmanuel Ndahiro a dirigé les services de renseignement du pays de 2004 à 2011. En septembre 1998, il est devenu administrateur de la société Debden Investments Limited, immatriculée dans les îles Vierges britanniques. La société, fermée en 2010, était détenue par Hatari Sekoko, ancien soldat du Front patriotique rwandais devenu homme d’affaires.

FRANCE24

Tension au Congo: le pouvoir dénonce les Ninjas, l’opposition demande des preuves

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(Corbeau News Centrafrique)

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Tension au Congo: le pouvoir dénonce les Ninjas,

l’opposition demande des preuves

 

 

Bangui, (CNC), 05-04-2016

 

C’est dans un contexte tendu, après une journée de violences, que la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso a été officialisée hier soir, lundi 4 avril. La Cour constitutionnelle a validé la victoire du président sortant dès le premier tour avec 60,19% des voix alors que les autorités communiquaient un premier bilan des affrontements qui ont opposé lundi forces de sécurité et hommes en armes.

Au moins deux assaillants ont été tués dans les affrontements, ainsi que trois membres de forces de sécurité d’après la police.

Toute la journée, alors que des tirs sporadiques retentissaient encore dans la capitale,
des opérations de ratissage ont été menées dans les quartier Sud. Dix-neuf combattants présumés ont été arrêtés selon le porte-parole de la police, qui décrit des jeunes galvanisés, bardés de grigris.

Le pasteur Ntumi nie toute implication

La situation est désormais maîtrisée, affirme le colonel Monkala-Tchoumou, qui précise que les opérations de sécurisation vont se poursuivre ce mardi pour permettre aux habitants de rentrer chez eux en toute sécurité.

Des centaines de Brazzavillois ont en effet fui les quartiers Sud pour se réfugier en centre ville où ils se sont installés chez des parents ou dans des églises pour la nuit. Selon le gouvernement, l’attaque aurait été menée par des ex-rebelles ninjas se réclamant du Pasteur Ntumi.

Actif jusqu’en 2003, cet ancien chef rebelle s’était d’abord rallié au président Sassou-Nguesso avant de soutenir l’opposant Kolelas arrivé second de la présidentielle il y a 15 jours. Le pasteur Ntumi dément lui toute implication et estime qu’il s’agit sans doute de l’expression d’un ras-le-bol des jeunes après 32 ans de présidence Sassou-Nguesso.

L’opposition dénonce une «manipulation du pouvoir»

Une source gouvernementale souligne que la méthode de guérilla et les armes lourdes employées pointent plus vers une attaque professionnelle et structurée que vers une manifestation de colère spontanée. D’ailleurs dès la mi-journée lundi, dans un communiqué lu à la télévision, le porte-parole du gouvernement congolais accusait des ex-Ninja, les «Ninja Nsiloulou», ces miliciens actifs durant la guerre civile d’être à l’origine de ce qu’il a qualifié «de véritable action terroriste». Le gouvernement promet d’ailleurs d’enquêter sur de possibles lien entre cette attaque et l’opposition.

Mais cette version officielle ne fait pas l’unanimité. Dans l’entourage d’un autre oposant Jean-Marie Michel Mokoko, certains n’excluaient lundi soir pas une « manipulation du pouvoir » destinée « reprendre la main » en pleine contestation de l’élection. « On dit que c’est l’opposition, quelles sont les preuves ?», interroge pour sa part Guy-Brice Parfait Kolelas.

RFI AFRIQUE

CENTRAFRIQUE : LE RESEAU ARC EN CIEL DEPLORE LA FAIBLE PARTICIPATION AU SECOND TOUR DES LEGISLATIVES

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE RESEAU ARC EN CIEL DEPLORE LA FAIBLE

PARTICIPATION AU SECOND TOUR

DES LEGISLATIVES

Bangui, (CNC), 05-04-2016

Le second tour des élections législatives en République centrafricaine a vu la très faible participation des électeurs lors du scrutin du 31 mars 2016. Dans sa déclaration préliminaire faite le 4 avril 2016 à Bangui, l’observatoire des élections en Centrafrique dénommé Réseau Arc-en-Ciel, regroupant 15 organisations de la société civile, déplore cette absence d’engouement et en fait des recommandations tout en soulignant les causes.
Le Réseau Arc-en-Ciel qui a bénéficié du financement de l’Union européenne à travers l’appui technique de l’Institut Electoral pour une Démocratie durable en Afrique (EISA) a observé le second tour des élections législatives du 31 mars en République centrafricaine, par sa mission d’observation électoral. Cette mission s’inscrit à la suite de celle déployée lors des scrutins du 30 décembre 2015 et du 14 février 2016. Son objectif est d’évaluer la régularité, la transparence, l’équité et la crédibilité du 2ème tour des élections législatives au regard du cadre juridique et institutionnel national et des instruments internationaux et régionaux.
Lors du scrutin du 31 mars 2016 pour le second tour des législatives, le Réseau à travers ses 886 observateurs, a pu observer les opérations de vote dans les 569 bureaux de vote répartis dans plusieurs localités du pays. les constats faits sur le terrain consistent l’ouverture des bureaux de vote, le matériel électoral, le personnel électoral, la sécurité, les représentants des candidats et les observateurs, la participation des femmes, la participation électorale, le dépouillement et la gestion des procès-verbaux de dépouillement et des résultats. Dans son rapport préliminaire présenté par le chef de mission adjoint Ali Ousmane, le Réseau a noté l’engouement lors des scrutins du 31 mars dernier ayant connu une baisse importance.
«Dès le démarrage du scrutin, la plupart des bureaux de vote dans toutes les localités visitées étaient déserts. Il n’y avait presque pas de fils durant le déroulement de voté », a expliqué Ali Ousman, Chef de mission adjoint du Réseau Arc-en-Ciel.
A l’analyse, le Chef de mission adjoint a indiqué que plusieurs facteurs semblent expliquer cette absence d’engouement. Le premier facteur d’après Ali Ousman, est sans doute l’organisation, la veille du scrutin, la prestation de serment du nouveau président de la République, l’organisation de l’élection en semaine, la fatigue électorale, le report des élections, le manque d’intérêt pour plusieurs électeurs, manque de sensibilisation de la population et la décision de l’ANE de ne pas faire voter les électeurs n’ayant pas de carte d’électeur et ne présentant pas de pièce d’identité à l’appui du récépissé d’inscription sur la liste électorale. « Sur l’ensemble des localités couvertes, ce sont des centaines d’électeurs qui n’ont pas pu composter leur vote du fait de cette décision », a-t-il martelé.
Au terme de ses observations, le Réseau Arc-en-Ciel note que le scrutin du 31 mars 2016 s’est déroulé conformément au cadre juridique et institutionnel régissant l’organisation des élections en République centrafricaine. Dans les zones couvertes par ses observateurs, le Réseau note que les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées dans le calme et sans incident majeur. Le Réseau félicite l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour la bonne tenue de ce scrutin.
En fin, le Réseau formule des recommandations à l’endroit des parties prenantes pour une élection transparente et crédible en République centrafricaine. Particulièrement aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Tchad: l’opposition s’inquiète d’un possible trafic de cartes d’électeur

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Tchad: l’opposition s’inquiète d’un possible trafic de cartes d’électeur

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

 

La campagne pour l’élection présidentielle se poursuit au Tchad, où le premier tour de scrutin doit se tenir ce dimanche 10 avril. Le président Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990, brigue un nouveau mandat. Le contexte est particulièrement tendu avec quatre représentants de la société civile qui ont été arrêtés il y a quinze jours et qui sont toujours en détention. L’opposition craint que le scrutin ne soit pas transparent. Et ce dimanche, un homme soupçonné d’acheter des cartes d’électeurs a été arrêté par des militants de l’opposition.

Dimanche en début d’après-midi, des militants d’un parti d’opposition se rendent compte de la présence d’un homme près d’une file d’attente à Atrone dans le 7e arrondissement de Ndjamena. Plusieurs personnes lui laissent leur carte d’électeur. L’homme soupçonné de préparer la fraude est arrêté et conduit au commissariat, mais il sera relâché plus tard.

Selon la police qui a interrogé le suspect, il s’agissait d’une simple opération de distribution de tee-shirts et de casquettes à l’effigie du président sortant. Mais le distributeur voulait s’assurer que les bénéficiaires étaient bien des électeurs, d’où la collecte des cartes d’électeurs à des fins de vérification.

Les cartes sont rendues à leurs propriétaires à la fin de l’opération, explique la police, qui dit avoir relâché le mis en cause en début de soirée. Des explications qui ne convainquent pas du tout l’opposition, qui explique qu’il s’agit là d’un échantillon de la fraude électorale qui se prépare dans la perspective du scrutin du 10 avril prochain.

RFI AFRIQUE

Congo : tirs dans le sud de Brazzaville, un commissariat incendié

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(Corbeau News Centrafrique)

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Congo : tirs dans le sud de Brazzaville, un commissariat incendié

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

Dans la capitale du Congo-Brazzaville, des tirs nourris, y compris à l’arme lourde, ont été entendus ce lundi. Conséquences de ces échanges de tirs, les populations ont fui les quartiers sud de la ville pour se réfugier au centre et dans le nord.

Cet après-midi encore deux hélicoptères survolent le sud de la ville de Brazzaville. Des habitants disent entendre encore des tirs de temps en temps. Tout a débuté dans la nuit de dimanche à lundi aux environs des trois heures du matin à Mayanga l’un des quartiers sud de Brazzaville. Pendant environ trois heures, plusieurs habitants disent avoir entendu des tirs nourris à l’arme automatique émaillés de détonations à l’arme lourde. Selon des témoins, les échanges de tirs ont opposé les forces de l’ordre à un groupe de civils en armes, essentiellement des jeunes. On ne sait pas précisément combien ils étaient ni de qui il s’agit. Mais après Mayanga, ils se seraient en tout cas dirigés vers PK à Mfilou.

C’est ce que raconte un commerçant joint par RFI. Il était dans les rues vers 4h30 ce matin lorsqu’il a vu arriver les assaillants : « Ils sont venus vers PK où il y avait déjà des militaires et des policiers. Les policiers ont pris la fuite. Les hommes sont entrés tranquillement et ils n’ont pas tiré sur les populations. Ils ont dit qu’ils voulaient se diriger vers la présidence et donc si on avait des parents dans les parages il fallait leur dire de libérer la zone. Leur objectif c’était de prendre la présidence, la télé et l’aéroport selon ce qu’ils nous ont dit. Les militaires leur ont dit d’aller de l’autre côté, ils n’ont pas voulu. Il y a eu des échanges de tirs. A ce moment, nous avons pris la fuite. Ils étaient en tenue de civil, mais avec un équipement militaire, des armes lourdes ».

En revenant sur place, cet habitant dit avoir vu les corps de trois victimes, des policiers, mais aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.

Des habitants terrés chez eux

Les assaillants étaient donc armés et habillés en civil. Des sources officielles contactées jusque-là n’étaient vraiment pas disponibles pour nous donner leur version des faits. Plusieurs autres témoignages indiquent que le commissariat de police de Makélékélé a été incendié. Un bâtiment de la mairie aurait aussi été touché.

Certains habitants des quartiers sud restent terrés chez eux, tandis que d’autres ont préféré se mettre à l’abri dans les quartiers du centre de Brazzaville. La circulation des minibus en direction des quartiers concernés par les détonations a été interrompue. Le climat qui règne actuellement dans la ville n’est pas vraiment celui des grands jours ouvrables.

RFI AFRIQUE

 

Centrafrique: « Panama Papers » : des responsables africains cités dans le scandale des paradis fiscaux

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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« Panama Papers » : des responsables africains cités dans

le scandale des paradis fiscaux

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

 

Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan. Plusieurs responsables africains sont cités, directement ou indirectement.

La plus grande fuite de l’histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption », a commenté Edward Snowden, principal lanceur d’alerte sur les activités du renseignement américain.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent depuis dimanche 3 avril le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée « Panama Papers », elle rend publique l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Ces données proviennent des archives de ce cabinet d’avocats entre 1977 et 2015.

Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Le recours aux sociétés offshore, outils privilégiés de l’évasion fiscale, est une pratique autorisée dans la plupart des pays du monde.

Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figurent notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu’à 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran, selon l’ICIJ. Le roi d’Arabie Saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dabi, Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ainsi que des cousins du président syrien Bachar Al-Assad sont également mentionnés.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n’est pas épargné : quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca. Les documents du cabinet d’avocats font aussi apparaître les noms d’une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore à Manchester United. Parmi eux, le multiple ballon d’or Lionel Messi.

Aucun chef d’État africain en exercice

Des responsables africains sont également cités, même si aucun chef d’État en exercice ne l’est personnellement. Seul l’ancien président soudanais, Amad Ali al-Mirghani, décédé en 2008, détenait des avoirs dans un paradis fiscal.

Des proches de président en exercice le sont en revanche. Parmi eux, on compte Clive Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, Mamadie Touré, la 4e épouse de l’ancien chef de l’État guinéen Lansana Conté (qui est déjà abondamment citée dans une affaire de corruption minière dans le Simandou), Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi du Maroc, Alaa Moubarak, le fils aîné de l’ancien président égyptien, mais aussi John Addo Kufuor, le fils aîné de l’ancien président ghanéen John Kufuour. Enfin, le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi, ancien proche du président Laurent Gbagbo et aujourd’hui proche de Charles Konan Banny, détient, selon les documents du ICIJ, des actifs dans une société offshore et un compte à Monaco.

Parmi les responsables politiques africains mentionnés figurent Jaynet Désirée Kabila Kyungu (députée et sœur jumelle du président de la RDC, Joseph Kabila), Abdeslam Bouchouareb (député et ministre algérien de l’Industrie et des Mines), José Maria Botelho de Vasconcelos (ministre angolais du Pétrole), Kalpana Rawal (vice-présidente de la Cour suprême du Kenya), Bruno Jean-Richard Itoua (ancien ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et actuel ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique du Congo-Brazzaville), le général de brigade Emmanuel Ndahiro (directeur de l’agence rwandaise de renseignement de 2004 à 2011), et le Sénégalais Pape Mamadou Pouye. Arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d’enrichissement illégal.

 

JEUNE AFRIQUE

CENTRAFRIQUE : LA BARBARIE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA À BAMBARI

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(Corbeau News Centrafrique)

Cérémonie containgent rwandais

 

CENTRAFRIQUE : LA BARBARIE DES CASQUES BLEUS

DE LA Minusca À BAMBARI

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-04-2016

De surcroit les multiples cas de viol et d’abus sexuel où sont impliqués les brebis galeuses de la MINUSCA sur la population en Centrafrique, un cas de torture orchestrés par ces soldats véreux vient d’être signalé. C’est à Bambari une ville au centre de la République centrafricaine qu’un jeune âgé de 21 ans a été torturé par les éléments du contingent gabonais de la MINUSCA basé dans la localité.
La population de Bambari, une localité située à 380 km de Bangui la capitale, est mécontente de l’acte posé par les éléments de la MINUSCA. Il s’agit principalement des casques bleus du contingent gabonais basé à Bambari. Selon nos informations, ces casques ont ligoté le jeune homme qu’ils accusent d’avoir volé leur ordinateur portable, avant de le fouetter avec des branches d’arbres.
Le pauvre jeune innocent au regard de ces accusations, d’après nos sources dans la localité, a subi une si grave torture si bien qu’il ne peut pas marcher sur ses deux pieds ligotés par les casques véreux de la MINUSCA. Après avoir subi plusieurs heures de torture au camp de ces casques bleus, le jeune a été emmené d’abord au camp de la gendarmerie nationale pour enquête puis à l’hôpital pour des soins intenses.
Contactée pour sa version des faits, la MINUSCA ne s’est justifiée sur cette affaire. Alors que sa mission en terre centrafricaine est d’assurer la protection des civiles, les casques bleus se désorientent de leur mission. Le constat aujourd’hui est que beaucoup de casques bleus qui sont déployés en Centrafrique dans la MINUSCA, ne respectent pas les principes des Nations Unies. Ils sont impliqués dans plusieurs choses en Centrafrique. Viol sur mineur et abus sexuel, connivence avec les groupes rebelles, et torture sont entre autres des actes où ils sont impliqués. Tout porte à croire qu’ils sont hors contrôle de leurs responsables.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

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(Corbeau News Centrafrique)

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MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-04-2016

 

Monsieur le Président de la République Centrafricaine,
Les  missions qui vous sont dévolues suite à votre élection à la magistrature suprême de l’état sont toutes  immenses, toutes prioritaires les unes que  les autres. Lesquelles prioritariser dans ces immensités de problématiques? Que faire ?
En votre qualité de professeur en mathématiques pures, vous trouverez les solutions je suis convaincu. . Je puis vous  dire que commence à ce jour la solitude du pouvoir. Vous serez seul aux commandes du pays : «  centrafrique » désormais. Toutes vos actions seront dorénavant scrutées, disséquées, interprétées par le monde entier(les adversaires comme les partisans).Et ce sont là les jeux de la démocratie que d’aucun souhaite de tous ses vœux.
Dans les premiers instants de votre législature vous vous reposerez sur le soutien du  peuple entier qui vous a élu massivement. Oui il vous aidera certainement car tout seul vous ne n’y parviendra jamais. Les immensités des  travaux à mener sont titanesques sur tous les plans.
Monsieur le Président le peuple centrafricain tout  entier est volontaire pour porter chacun et chacune sa pierre à l’édifice centrafrique, non pas avec des théorèmes mathématiques pour élaborer ces nombreuses problématiques qui sont dressées devant vous et qui attendent que vous preniez l’initiative courageuse dans leur résolution une par une ; mais avec leur faire-valoir, c’est à dire leur compétence acquise par ailleurs, leurs expériences professionnelles enrichies, leurs moyens financiers et autres  afin de booster le développement économique et social de leur pays qui est impératif vital.
D’abord Monsieur le Président il y’a  un préalable conditionnel qui vous est proposé. C’est celui que vous et nous peuple entier, puissions revoir ensemble dans le rétroviseur de l’histoire de notre pays  ces cinquante dernières années afin de nous convaincre de poser les vraies questions de pourquoi et le comment mener notre avenir. C’est tout simplement dire autrement, pourquoi en sommes-nous arrivés à ce stade de pays anéanti de part en part ? je ne vois pas comment on peut construire la démocratie avec des chances de durée sans repenser et reconstruire 1’état centrafricain (c’est à dire son peuple, ses institutions, l’économie, son moral etc), ce que j’appelle les préalables de rebond.
Ce peuple a été toujours tyrannisé, massacré, vandalisé, violé, escroqué, réfugié, il a toujours vécu dans les spectres des coups d’état. Des arrestations arbitraires et détournements de deniers publics qui étaient légions dans notre pays.
Libérer ce peuple pour lui offrir des occasions d’expression véritables pour son épanouissement  et le développement économique et social sera le défi qui vous incombe. Les centrafricains souhaitent ardemment réécrire une nouvelle histoire du pays de Barthélémy Boganda

En exorcisant notre histoire de notre  descente aux enfers nous rénoverons dans les approches des recherches des solutions escomptées, nous saurons qui furent les acteurs ou les actions  les plus défavorables et qui sont susceptibles de ne plus être reconduits. En un mot la RCA de demain souhaite faire la rupture la plus nette de son passée honteuse et  réconcilier les centrafricains avec la Centrafrique. C’est faire aussi la justice pour tous et pour personne, c’est édifier un état juste, ferme et impersonnel sur toute l’étendue du territoire. C’est rendre pratique, inattaquable la notion constitutionnalisée de laïcité. Le pays a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils mais pas seulement d’une poignée de groupuscules errantes dans toutes les législatures, derrière tous les pouvoirs.
Avec toutes les déconfitures que le pays a connues, nous disons le plus simplement que nous sommes tous responsables directement ou indirectement. Mais en réalité, les yeux dans les yeux, les vrais chefs d’orchestre de nos marasmes ces cinquante dernières années sont là tapis dans l’ombre en trains de muter pour rebondir sous d’autres formes organiques sur les scènes publiques afin de poursuivre leurs basses œuvres égoïstes de destruction.
Monsieur le président comment faire pour redresser l’éducation de nos enfants qui ont des niveaux scolaires au rabais ? Il y’a quelques années nous reprenions tous en chœur le mot : année blanche pour désigner les périodes  émaillées de grèves à durée longue des enseignants en RCA.  S’il nous est donné aujourd’hui  de mesurer les conséquences dévastatrices sur les études des enfants, sur l’économie du pays, sur les rebellions qui ont distordu le tissu social ces dernières années du pays etc, nous en dirons beaucoup. Pour s’en convaincre, je demande de voir le  classement unesco de notre pays durant ces périodes repris en 2011 par la radio ndeke-luka. Notre pays est classé dernier parmi les pays africains du sud du sahara. Les responsables qui ont inspiré cette idée sont là toujours dans la sphère politique du pays et ne se sentent guère inquiétés…Que dire de ce pays qui a des lois et qui ne se  l’applique jamais ? C’est quoi l’i
mpunité?
Que dire d’un pays qui officiellement ne recrute pas dans la fonction publique, mais qui, à chaque législature recrute par « connaît » ?
Ce pays doit être revu dans ses fonctionnalités pour les rendre accessibles à chaque centrafricain et équitables pour tous les centrafricains. Mais le préalable qu’il faut réaliser se résume dans : La justice, la rupture, la compétence, le bilan de notre histoire etc.
Monsieur le président vous avez du pain sur la planche car les montagnes dressées devant sont abruptes, raides et nombreuses. Pour vous y aider, sachez excellence que  vous avez  tout le peuple. Il est  décidé à retourner les situations pour démontrer au monde entier qu’il  est désormais maître de sa destinée derrière celui qu’il a choisi.

Marne la vallée-France

Nestor DODO Dyssongo

CENTRAFRIQUE : SIMPLICE SARANDJI NOMMÉ PREMIER MINISTRE PAR F.A TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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CENTRAFRIQUE : SIMPLICE SARANDJI NOMMÉ PREMIER

MINISTRE PAR F.A TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 02-04-2016

 

Le visage du nouveau premier ministre centrafricain est désormais connu. Simplice Sarandji est nommé ce 2 avril 2016, premier ministre chef du gouvernement par le président élu de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera.

A la grande surprise de tous, Faustin Archange Touadéra nomme son ancien Directeur de Cabinet et étant aussi son directeur de campagne Simplice Sarandji au poste de Premier ministre Chef de Gouvernement. L’annonce est tombée cet après-midi sur les ondes de la radio nationale à travers la lecture d’un communiqué de la présidence.
Né le 4 Avril 1955 à Baoro en Centrafrique, le nouveau premier ministre Simplice Sarandji est un Maitre de conférence et Géographe de formation. Il doit désormais former son gouvernement.

 

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : « LE MONDE GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR CE QUI SEPASSE DANS VOTRE PAYS » HERVE LADSOUS

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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CENTRAFRIQUE : « LE MONDE GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR

CE QUI SEPASSE DANS VOTRE PAYS »

HERVE LADSOUS

 
 
 
 
Bangui, (CNC), 02-04-2016
 

Le Secrétaire général adjoint de Nations Unies, Hervé Ladsous, a promis l’intensification de l’appui de l’organisation aux nouvelles autorités centrafricaines. Une déclaration faite le 1er avril 2016 lors d’une rencontre avec la presse, à Bangui.

« Les Nations Unies vous assurent qu’elles continueront à prêter leur concours au peuple de la République centrafricaine, au Président Touadéra et à son nouveau gouvernement. En particulier, notre opération de maintien de la paix, la Minusca, est fermement déterminée à appuyer vos efforts et à respecter les plus hautes normes de professionnalisme et de responsabilité au service du peuple centrafricain», a dit le Chef des opérations de la paix de l’ONU.

Selon Hervé Ladsous, les Nations Unies vont réfléchir avec la communauté internationale sur le soutien à apporter à la République centrafricaine pour les deux-trois prochaines années. « Il s’agit de faire en sorte que la République centrafricaine, qui a souffert de tant de crises, échappe à ce cercle vicieux et qu’on arrive à régler les problèmes de manière durable », a-t-il dit, en ajoutant que « la communauté internationale garde un œil attentif à ce qui se passe dans ce pays malgré d’autres crises en Afrique et ailleurs. »

Le Secrétaire général adjoint a également évoqué ses rencontres avec le nouveau président et avec le Chef d’Etat de la transition mais aussi sa visite à Boeing, dans un quartier de Bangui où deux communautés ont signé un pacte de non-agression en février dernier, avec l’appui de la MINUSCA et des partenaires internationaux. Il a appelé les partis politiques, la société civile, les associations de femmes et aux groupes religieux du pays à jouer un rôle actif dans cette nouvelle phase que vit le pays et auquel les Nations Unies, avec la MINUSCA et l’équipe de pays, ont beaucoup contribué. Au cours de sa conférence de presse, le Chef des opérations de maintien de la paix a également condamné les actes d’exploitation et d’abus sexuels commis par quelques membres de la MINUSCA, en particulier des soldats.

Hervé Ladsous a affirmé que les Nations Unies sont déterminées à y mettre fin dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général. Il a noté que des mesures concrètes sont en train d’être mises en œuvre aussi bien au siège qu’au niveau de la Mission, en plus de nouvelles propositions telles que la mise en place de cours martiales in situ et le prélèvement d’ADN des Casques bleus à leur arrivée dans les missions.

Ladsous a aussi rappelé que la protection des survivantes, victimes de l’exploitation et des abus sexuels, reste la priorité des Nations Unies et que dans ce cadre, elles bénéficient d’une assistance médicale et psychosociale. Il a par ailleurs salué l’annonce du jugement de 20 soldats de l’ex-contingent congolais de la MINUSCA par le Tribunal Militaire de Garnison de la Gombe, en RDC, qui a débuté le 28 mars. Le Chef des opérations de paix des Nations Unies a cependant ajouté que cette « action diligente » soit « plus systématique ». « L’engagement ferme des pays contributeurs des missions de maintien de la paix est plus qu’à souhaiter, il est indispensable », a insisté Ladsous.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: TOUADERA: Le risque d’avoir une magistrature sans éclat est réel. Et cela inquiète quelque peu les forces acquises pour

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TOUADERA: Le risque d’avoir une magistrature sans éclat est réel.

Et cela inquiète quelque peu les forces

acquises pour le changement.

 

 

Bangui, (C.N.C), 02-04-2016

En effet, le gouvernement de TOUADERA sera très emmitouflé qu’il nous donne déjà une peur nutritive de ne pas connaître des hommes compétents à notre cause à long terme.

Déjà à l’investiture, le discours politique du Président de la CCT n’a pas étonné plus d’un. Le Président de la CCT a fait de la politique à TOUADERA ce qui n’est pas dans ses attributions au lieu de s’arrêter à la lecture du droit. Et le Directeur de protocole qui sort d’où on ne sait et qui ajoute lui aussi sa dose de bourde. Tout ça pourquoi, c’étaient des « lettres de motivations » adressées à TOUADERA séance tenante. L’occasion était belle.

Cette investiture qui se voulait sobre, a été une journée entière de fête sans cause. La rupture sera difficile. Tellement que le centrafricain aime la fête, tout chez lui, est une occasion de fête et de joie; même la mort se fête. Un tel peuple épris de fête est malheureusement à priori paresseux. Il est peu enclin au dur labeur. Un tel peuple manque de rigueur et de discipline. La fête est marquée dans son psychisme mental. Si TOUADERA n’élève pas le niveau des débats sur la rigueur et la discipline, sa magistrature sera sans éclat.

TOUADERA a annoncé dans son discours d’investiture, que son gouvernement sera fait de tous les partis politiques mais comment ?
On dira ceci, ce sera un gouvernement d’union nationale, et ça, nous ne sommes pas à notre première organisation du genre. Et tous nous connaissons les résultats, c’est la faillite de l’État.

Le gouvernement d’union nationale en question ne sera pas le bateau de NOË, où seront embarqués, du côté humain, des charlatans, des godillots, des kleptomanes, des mythomanes, des musiciens, des magiciens et des comédiens et du côté animal des chèvres, des moutons, des coqs, des chiens, des vaches, des canards, etc.…

Un gouvernement d’union nationale est à priori une bonne idée, compte tenu du climat d’apaisement qu’on doit préserver partout dans nos actes mais pas à n’importe quel prix si non l’échec est là.

Il y a une mission d’organisation, qui au bout du compte, c’est le redressement de l’ÉTAT, et ça il faut un choix des hommes et les qualités du caractère sont les premières. Etre candidat allié à TOUADERA ou un chef d’un parti politique n’est pas un avantage politique absolu ? Aucun de ces hommes n’a la potion magique de la solution.

Il faut des hommes exercés, des expériences vécues dans d’autres sphères d’organisations, de l’intelligence et de la capacité à reformuler les questions difficiles. TOUADERA doit choisir ses hommes dans ces milieux politiques et composer son gouvernement. Quand on a fait le choix de ses acteurs, on est à l’aise de travailler à leurs côtés. Le climat de travail sera confiant et chacun fait pousser ses idées pour le groupe.

Le choix des hommes, se fait comme dans le cadre d’un recrutement. Attention, le meilleur CV, c’est l’entretien individuel qui permet de bien identifier les qualités professionnelles, personnelles et/ou managériales qu’on recherche chez le candidat. TOUADERA sait ce qu’il veut, il est capable de choisir ses acteurs selon ses critères de sélection axés sur les objectifs recherchés.

Le gouvernement constitue un groupe de travail qui soit en permanence dynamique. Le groupe constitue un stock d’informations et possède un potentiel imaginatif et associatif très important pour le projet qu’il porte. Être en groupe est une situation excellente de la vie sociale en général. Le groupe est la situation créative privilégiée. C’est pour cela que le choix des éléments qui le constituent est plus que jamais important de peur de se retrouver avec des acteurs dépourvus de cette énergie créatrice que constitue un groupe de projet et pas moins un groupe de projet de société d’un pays en faillite comme la RCA.

Le gouvernement est une équipe de projet qui réfléchit à la résolution d’un problème social donné. L’équipe doit regarder le problème à résoudre au fond des yeux, collecter toute l’information sur lui, en avoir bien isolé les contraintes et les variables, en avoir fait l’inventaire le plus exhaustif possible et ça on ne peut pas le faire seul ni l’improviser, il faut l’avoir appris. Et le rôle pédagogique du groupe dans la collecte et la reformulation des idées pertinentes et puis la rédaction du cahier des charges est déterminant.

Porter la RCA aujourd’hui est une grosse charge qu’on ne peut plus laisser à un gouvernement composé d’individus « fumeux » qui pensent avoir rempli des fonctions administratives par le passé où ils ont cruellement échoué, veulent récidiver. Il faut des hommes de défi et professionnellement exercés. Notre pays regorge aujourd’hui de compétences capables de produire des idées, d’en effectuer le croisement, et de porter des jugements de valeur.

De la conception à la réalisation effective sur le terrain, un projet consomme beaucoup d’énergie et sans aucun groupe qui la crée et la renouvelle, le projet meurt. Un gouvernement constitué de membres fuligineux ne sera pas capable de porter un projet de société éclatant pour notre pays car ils ne représentent pas les intérêts de notre peuple, ce peuple meurtri dans sa pauvreté.

En effet, le risque d’avoir une magistrature sans éclat est réel alors que personne n’aura toléré qu’on présente après ces élections un gouvernement de narco-affairistes. Quiconque sait qu’il est désespéramment impossible de donner des responsabilités à des personnes qui ne sont pas raisonnablement déterminés et aptes d’en assurer les charges.

Les gouvernements par le passé ont fait triste figure de personnes intellectuellement incapables d’entreprendre et ils ont tous échoué. Ils n’ont fait que dilapider les ressources de l’État et compromettre définitivement son développement et l’avenir de son peuple jusqu’à ce « jour noir » de 24 mars 13.

Un gouvernement « fumeux » sera plus préoccupé par la recherche du soutien des grandes puissances que le soutien du peuple centrafricain lui même votant. Parce qu’il sait qu’il n’a rien à lui proposer mais il a tout à proposer à ces puissances.

Nous vivons dans un monde sans frontière. Notre monde est rempli de pauvres, ni l’Europe, ni l’Amérique et ni les autres pays n’en sont échappés. Ils viendront toujours chez nous chercher les ressources à leur croissance, des ressources qu’ils souhaitent une dévalorisation sous prétexte qu’elles n’appartiennent à personne, c’est un don de la nature pour l’humanité toute entière. Cette pensée est entrain de faire son chemin de réflexion pour les années à venir. Et à en croire aux analystes, le développement est en train de revenir à l’Afrique et la RCA n’y échappera pas.

Le dire que je le ferais est gratuit mais le faire est payant et c’est à ce prix que la qualité de manager fera la différence. C’est-à-dire sa capacité à dépasser l’horizon du court terme.

Nous voulons un vrai débat de société de fond auquel nous croyons. Le forum de Bangui a été une façade, il est hors de question de laisser croire à une certaine idée de blanchissement de l’impunité. La barbarie et la sauvagerie animale contre des personnes innocentes ne peuvent rester impunies. Notre peuple veut une justice équitable qui soutienne un pardon collectif prononcé par la Cour suprême de l’Etat comme une décision impersonnelle, valant loi et qui s’impose à tous. Un consensus mou sera considéré comme un blanchissement.

Il faut avoir un gouvernement solide, exercé et acquis à la cause de notre peuple et non un gouvernement pauvre et affligé dans un défaut psychologique de l’incapacité et composé des gens rembourrés qui vont encore commettre de nouveau des torts de gestion à notre pays.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE : «LUTTER CONTRE LES ARMES ET MUNITIONS : UN DEVOIR COMMUNAUTAIRE ET HUMANITAIRE »

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : «LUTTER CONTRE LES ARMES ET MUNITIONS :

UN DEVOIR COMMUNAUTAIRE ET HUMANITAIRE »

 

 

Bangui, (C.N.C), 02-04-2016

 

La 60ème assemblée générale des Nations Unies a décrété le 4 avril comme « Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines». Cette commémoration constitue une opportunité de souligner le problème des restes explosifs de guerre et munitions qui continuent à former une menace aux communautés, en plus du rôle central que joue les Nations Unies pour éliminer la menace et réduire son impact.

Cette année en Centrafrique, la Section de la gestion des armes et des dangers explosifs de la Minusca organise un évènement sous le thème de «Lutter contre les armes et munitions : un devoir communautaire et humanitaire ». L’objectif de l’évènement est de signaler les activités des Nations Unies qui s’étendent au-delà du déminage traditionnel, avec la participation des enfants et adultes qui sont présentement les bénéficiaires d’une campagne de sensibilisation aux risques liés aux engins explosifs.

A cet effet, la section de la gestion des armes et des dangers explosifs de la MINUSCA organise ce samedi 2 avril 2016 au Complexe Sportif Barthélemy Boganda, (Stade 20,000 places), à Bangui, des activités relatives à la commémoration de la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Nouvelles allégations d’agressions en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Nouvelles allégations d’agressions en Centrafrique

 

Bangui, (CNC), 01-04-2016

NEW YORK, États-Unis – Une centaine de filles auraient été agressées sexuellement par des Casques bleus en République centrafricaine, dont trois qui décrivent avoir été ligotées et forcées de se livrer à des actes de bestialité par un soldat français, selon un groupe américain.

AIDS-Free World a indiqué mercredi que ces trois filles ont expliqué à un représentant des Nations unies qu’une quatrième victime qui se trouvait avec elles a plus tard succombé à une maladie inconnue.

Le groupe dit que l’information dont il dispose — et qui concerne notamment un viol qui aurait été commis lundi — est entre les mains de dirigeants onusiens.

L’ONU a confirmé jeudi que ses enquêteurs ont interrogé 108 victimes présumées, fort majoritairement des mineures.

Un porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que les allégations de bestialité sont abominables, mais que l’ONU est incapable de confirmer les faits pour le moment. L’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, a ajouté que les accusations sont «répugnantes et odieuses», puis il a assuré que la France est déterminée à faire toute la lumière sur cette affaire.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de la personne, Zeid Ra’ad Al Hussein, a lui aussi déclaré par voie de communiqué jeudi que ces allégations sont «répugnantes» et que les dirigeants des trois pays dont sont originaires les suspects en ont été formellement informés. Il a dit que les pays doivent faire plus pour contrer ces agressions et assurer l’imputabilité de leurs militaires.

L’ONU est éclaboussée depuis plusieurs mois par des allégations d’agressions sexuelles commises par ses Casques bleus, surtout en Centrafrique et au Congo. Des allégations similaires ont été formulées à l’endroit de la force française indépendante déployée en Centrafrique.

L’ONU a annoncé la semaine dernière l’envoi d’une équipe d’enquêteurs sur le terrain pour tenter de faire la lumière sur ces agressions présumées, qui auraient été commises en 2014 et 2015. D’autres allégations datent de 2013 et visent des groupes armés locaux.

M. Dujarric a fait savoir que les contingents onusiens originaires du Burundi et du Gabon demeureront confinés à leur camp pendant l’enquête. Les allégations à l’endroit des forces françaises dans la même région font également l’objet d’une enquête.

L’ONU a récemment annoncé que 25 allégations d’agression sexuelle et d’exploitation ont été logées auprès de la mission onusienne en Centrafrique en janvier et en février, principalement concernant des événements survenus au cours des dernières années.

AIDS-Free World affirme que l’agence onusienne des enfants, l’Unicef, a interviewé il y a deux semaines 98 filles qui affirment avoir été agressées sexuellement. Le groupe ajoute que, samedi dernier, une délégation onusienne a rencontré des dirigeants locaux et des victimes qui prétendent que des soldats français et gabonais ont agressé sexuellement les filles. Certaines victimes ont dû quitter la région après avoir été rejetées par leur communauté.

Pendant la visite de la délégation, poursuit AIDS-Free World, trois filles ont raconté avoir été ligotée par un commandant français puis contraintes d’avoir des relations sexuelles avec un chien. Chaque fille aurait ensuite reçu l’équivalent de 9 $ US.

Ces trois filles ont eu besoin de soins médicaux. La quatrième, qui est décédée plus tard, avait été surnommée «la chienne des Sangaris (des soldats français)» par des membres de la communauté.

Plusieurs des responsables des ces agressions auraient quitté la Centrafrique l’an dernier pour rentrer chez eux.

L’ONU enquête sur le viol présumé d’une adolescente de 14 ans par des Casques bleus burundais en mars et sur l’exploitation sexuelle d’une femme par un membre du contingent marocain en février.

AIDS-Free World dit que la mère d’une adolescente de 16 ans a informé la police locale, dans une autre région de la Centrafrique, que sa fille a été violée par un Casque bleu congolais lundi après-midi. Le soldat aurait admis avoir eu plusieurs relations sexuelles avec la jeune femme, à qui il aurait donné tout au plus 9 $ US.

Metro de Montreal

 

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE N°001/MANE/PR/016

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°001/MANE/PR/016

 

 

Bangui, (C.N.C), 01-04-2016

Nous ! M.A.N.E Mouvement d’Autonomie du Nord-Est, en suivant les différentes étapes des processus politique de notre pays, l’échec de réconcilier les peuples, le résultant mitigé de la transition un référendum bâclé constitution tailler sur mesure et les scrutins morceler à la fin un président élu sans programme.

L’attitude indifférent de la classes politiques, les élites les société civil au moment de la dialogue n’est pas a créer un atmosphère de la paix, dans les autres pays qui ce sont retrouvé dans la même situation que la notre ils ont reçu a conjuguer leurs efforts et a travailler en commun, dans les différentes commissions du dialogue nationale ont sentait toujours intacte la haine, discrimination contre le musulman, le dialogue qui devrait rassemblé les centrafricaines de différente religions sa échoué. Parlé de cohésion social faire des accords des caravanes ce bien mais un bien en sens unique et au vouloir que ont peut l’interpréter autrement a tous moment, ce dialogue devrait être de l’intégration d’une partie de la population exclus du système depuis longtemps dans la sphère sociaux politique de notre pays.

Les situations des musulmans à détériorer après l’événement Séléka, avant nous monnayer notre survie et pourtant le mot Séléka n’a rien de musulman un Sango, les dirigeants d’ex coalition Séléka ils démontré en leurs facon de gouverner 09 mois de pouvoir de l’Etat 09 mois des désolations bref, et l’Anti Balaka ils n’ont pas fait le contraire leurs cruautés n’est pas a dire contre les musulmans un génocide.

Nous ! M.A.N.E demande une refonde profonde global de la république.
Une décentralisation de la république centrafricaine et un partage sérieux du pouvoir de l’Etat et ces institutions.

Seul chemin de salue de notre pays, pour une stabilité réel et sauvegarde de notre pays contre les démons de la partition/ vive la république.

Fait, le 24 Mars 20216

Le Président

  Cln Amir Bangui

CENTRAFRIQUE : L’INVESTITURE DE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA OUVRE UNE NOUVELLE ERE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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CENTRAFRIQUE : L’INVESTITURE DE FAUSTIN ARCHANGE

TOUADERA OUVRE UNE NOUVELLE ERE

 
 
 
Bangui, (CNC), 31-03-2016
Faustin Archange Touadera, président élu de la République centrafricaine est investi ce 30 mars 2016 pour conduire la destinée de ce pays. Cette investiture se présente comme une nouvelle ère qui souffle sur ce pays meurtri par de nombreuses années de crises accumulées.
 
La République centrafricaine vient de se doter d’un nouveau président démocratiquement élu qui a prêté sermon ce mercredi pour mettre un terme à une longue période de la transition politique. L’investiture du président élu de la RCA s’est passée en présentant d’une forte délégation venue de tous les horizons du monde. Des délégations des Nations unies, des Etats unies d’Amérique, de l’Union européenne, d’Asie, et de l’Afrique entière qui ont témoigné leur solidarité au côté de la République centrafricaine. Entre autres, deux Chefs d’Etat de la l’Afrique centrale dont le président Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, et Obiang Nguema de la Guinée équatoriale ont honoré de leur présence à cette cérémonie d’investiture.
 
Le président Faustin Archange Touadera a prêté sermon devant les neuf (9) juges de la Cour constitutionnelle de transition. Il a promis au peuple centrafricain la sécurité qui est selon lui une priorité des priorités. La Réforme de Service de Sécurité (RSS), l’économie, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la décentralisation, l’habitat, et la diplomatie sont entre autres les chevaux de bataille durant son mandat. Toutes ces priorités seront mises en œuvre à travers la bonne gouvernance car le président investi se veut un être un président de la rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance basée sur le clanisme, le népotisme, l’impunité, et la corruption etc…
 
Le président élu de la République centrafricaine a annoncé la composition de son gouvernement basé sur le critère de compétence et de probité. Dès sa mise en place, ce gouvernement de compétence et de probité doit répondre aux attentes du peuple centrafricain qui sont multiples.
 
Faustin Archange Touadera est élu président de la République avec 62,69% de suffrage valablement exprimé par le peuple centrafricain. Né en avril 1957, il fut dans un premier temps le recteur de l’Université de Bangui, puis premier ministre sous le régime de François Bozizé. Il a été également le 2ème vice-président du parti « Kwa Na Kwa » de François Bozizé avant d’être sanctionné par les membres du parti en raison de son dépôt de candidature comme indépendant à la présidentielle. Il avait mesuré sa chance de remporter les élections à travers de nombreux comités de soutien qu’il a mis sur l’étendue du territoire national. Il a lancé sa candidature le 04 avril dernier. Durant sa campagne électorale, il a promis comme priorité, la sécurité, la lutte contre la corruption, l’éducation et la lutte contre le chômage des jeunes. 
 
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Bangui, Eric NGABA Pour CNC
 

CENTRAFRIQUE: JE PERSITE ET JE SIGNE : SI L’ÉTAT EST EN FAILLITE C’EST BIEN À CAUSE DE SES AGENTS ET LA GESTION MALENCONTREUSE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
Robert INZA
Monsieur Robert INZA
 

JE PERSITE ET JE SIGNE : SI L’ÉTAT EST EN FAILLITE C’EST BIEN À CAUSE

DE SES AGENTS ET LA GESTION MALENCONTREUSE

ET ÉCLABOUILLIE DE SES DIRIGEANTS.

 
 
 
 
 
 
 
Bangui, (C.N.C), 31-03-2016
 

Notre administration n’est qu’une piètre institution, il faut se le dire ; elle est un obstacle au développement de l’État. On l’a laissée faire, sans contrôle, sans suivi et sans appel à la rigueur, à la discipline et à la responsabilité; l’administration centrafricaine est un véritable handicap au changement à venir.

On va encore nous dire qu’on en a contre les fonctionnaires. Mais si l’État est en faillite, c’est quand même bien à cause d’eux. Ils vont dire qu’ils triment beaucoup au travail comme des chinois et qu’ils sont mal payés. S’ils travaillaient beaucoup l’Etat n’en serait pas à cet état.

Pourrions-nous dire aujourd’hui que l’État peut encore compter sur ses agents ?
La réponse aurait pu être tout de suite oui, mais il est cependant difficile de répondre par affirmation. Et pourtant quand on parle de l’État, c’est bien à propos des fonctionnaires et des dirigeants qu’on en parle.

Pourquoi, parlons-nous des Agents de l’État, c’est parce que le redressement et le retour de l’autorité de l’État ne seront possibles que grâce à leur volonté et la qualité des services que les fonctionnaires seront capables de rendre à l’État. C’est tout leur dévouement et leur attachement à des principes de servir l’État avec responsabilité et compétence dont il est question.

Les agents de l’État sont à ce jour à un niveau de compétence très abîmé. Ils sont dans un état d’esprit critique et sont très durement touchés par la démotivation et le manque de reconnaissance. L’envie de s’enrichir est très envahissante chez tout agent de l’État, mais s’enrichir sur le dos de l’État contribue à le détruire.

Ainsi, depuis 50 ans, les détournements et les corruptions sont devenus un fléau dans la fonction publique. Les Chefs d’États s’enrichissent, les 1ers Ministres s’enrichissent, les Ministres s’enrichissent, les Directeurs s’enrichissent, tous les fonctionnaires s’enrichissent et l’État se retrouvant dans la peau d’une bête qui reçoit les coups de sagaies et de flèches de tout côté, s’accroupit, s’agonise et meurt.

Rappelez-vous de l’époque de Kolingba, deux ministres s’étaient battus pour s’approprier le riche libanais de Bangui. Sous Samba Panza, c’est encore très frais, un directeur de cabinet s’est rendu lui-même dans les locaux de la police libérer un libanais en détention.
C’est pour ainsi dire que le fameux directeur de cabinet tenait à la liberté de son fournisseur d’argent. Voici comment fonctionne l’administration.

Pendant ce temps, à l’hôpital les soignants extorquent les malades et leurs parents, aux collèges, aux lycées et à l’université, on vend les notes. Sur les voies publiques, les policiers et les gendarmes font des contraventions-rackets pour leurs poches et au tribunal c’est l’argent qui dit le droit et non les juges et enfin, la douane est une propriété des gens choisis entre eux et connectés en réseau de corruption. Bref, on s’arrête là, si non il y a de quoi se mettre un révolver sur la tempe.

Les fonctionnaires sont plutôt préoccupés par l’envie de s’enrichir que servir la fonction publique. Ils trafiquent leur fonction pour extorquer de l’argent aux contribuables. Les centrafricains ne savent pas l’importance et l’honneur qu’ils portent en assumant la mission d’État. Le fonctionnaire est devenu aujourd’hui un vulgaire individu sans importance et corrompu.

Nous dénonçons à tous les niveaux des services publics, trois (3) manquements graves qui sont des ingrédients indispensables à la réussite de toute entreprise humaine : à savoir le manque de respect, le manque de la rigueur et le manque de la responsabilité.

Le respect, seul le respect de tous envers chacun permet le succès. Le respect permet le dialogue, l’échange, la mise en commun des connaissances et des compétences. Le respect instaure la confiance et contribue au développement d’un sentiment d’appartenance et à la construction d’une vision partagée des objectifs du travail.

La rigueur, est indissociable du succès de toute pratique professionnelle, quelle qu’elle soit, et quel que soit le niveau hiérarchique. Pour atteindre les résultats attendus, l’ensemble des acteurs se doit d’être rigoureux.
Le citoyen contribuable exige de la rigueur des agents de l’Etat, tant du point de vue de l’application des dispositions légales que celui de la conduite au quotidien des affaires, gage de la bonne utilisation des derniers publics. La rigueur génère la transparence et participe à l’efficacité et à l’efficience de toute organisation.

La responsabilité exige des professionnels compétents, honnêtes, intègres et loyaux. L’Etat est responsable de satisfaire ceux et celles qui justifient son existence, le font vivre et lui permettent de se développer.

De son côté le centrafricain attend que l’Etat assume sa responsabilité sociale et présente les qualités intrinsèques attendues des personnes qui le composent. A chacun des niveaux, une responsabilité différente doit prévaloir, toutes interdépendantes. Chacune d’elles repose sur la somme des responsabilités individuelles. En augmentant le niveau de responsabilité et d’autonomie de chacun à ces différents niveaux, c’est le bien être global qui s’en trouve accru.

Les fonctionnaires ne fonctionnent pas. Ils fonctionnent tous, globalement sur un registre de corruption et la corruption a tué l’Etat. Les fonctionnaires ressemblent aujourd’hui à des petites bougies pour éclairer une table pour le déjeuner mais placées sur une réverbère elles ne peuvent pas éclairer une rue. En plus ceux qui dirigent l’État sont incompétents dans la gestion.

Notre État fonctionne comme un foyer social, il ne sait pas administrer, il sait distribuer des salaires sociaux sans contrepartie en travail. Les agents de l’État sont gratuitement payés, il sera bien difficile de les remettre résolument au travail.

Il faut faire rentrer dans la fonction publique, la fonction d’administration des ressources humaines et du contrôle de gestion à mission rigoureusement égale comme dans les entreprises privées.
Chaque année, il faut fixer aux fonctionnaires des objectifs individuels simples et clairs sur la base desquels ils seront évalués. L’avancement dans les échelons et les catégories ne sera plus un simple passage mais méritoire en fonction du rendement et de la performance individuelle. A propos de la performance, des stages, des séminaires et des formations continues seront tenues à leur égard. Ainsi, nous pourrons garantir la gestion de leurs carrières.

Il nous faut une vraie politique de la fonction publique. La fonction publique ne sera plus le dépotoir des paresseux et des incompétents.
La rentrée à la fonction publique sera très sélective et ainsi que le changement de catégorie et les postes de responsabilités. Chaque année, l’Etat recrutera par voie de concours en fonction des besoins de services de l’Etat.

Il y a un vrai problème dans l’administration centrafricaine. Les fonctionnaires corrompus croupissent à Bangui, et ceux envoyés en provinces, on ne peut pas les distinguer des paysans. Il faut que l’État sache traiter les hommes et les femmes qui travaillent pour lui et qui le font vivre.

Les fonctionnaires aujourd’hui sont très pauvres hormis les corrompus, mais oui, bien sûr. Les fonctionnaires en provinces vivent comme des paysans. Ils projettent aux paysans la pauvreté même de l’État. C’est dévalorisant.
Il faut reconnaître tout de même que les agents de l’Etat ne sont pas bien traités; les réformes et les restructurations qui seront opérées permettront d’augmenter leur niveau de traitement à plus de 25% afin de leur garantir un niveau de pouvoir d’achat assez élevé et permanent pour qu’ils puissent travailler davantage avec passion et rigueur.

Disons que la transition, in finish, a été une expérience bien difficile, il faut le reconnaitre. Elle a été exceptionnelle. Elle n’a pas permis les conditions d’exploitation normale d’un gouvernement en tant quel tel. Les élections nous ont élevé à la dimension d’un État et à l’autodétermination, le retour à l’ordre constitutionnel, marque de l’unité et de la dignité.

Faire des agents de l’État le levier humain indispensable au changement. Préparons nous au changement vital afin de remettre définitivement l’État sur la voie du développement.

Robert ENZA, Entrepreneur politique

Centrafrique: À Son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

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(Corbeau News Centrafrique)

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À Son Excellence
Monsieur Faustin Archange TOUADERA
Président de la République Centrafricaine

 

 

Bangui, (CNC), 30-03-2016

 

LETTRE DE FÉLICITATIONS

Excellence Monsieur le Président,
À l’occasion de votre investiture à la magistrature suprême de notre cher et beau pays la République centrafricaine (RCA), l’honneur nous échoit de vous présenter, au nom de la Communauté Centrafricaine Söngö-Canada, l’association représentant les ressortissants de la RCA au Canada, nos vives et sincères félicitations

L’issu des derniers scrutins témoigne la maturité et le triomphe du peuple centrafricain, résolu de sortir de l’ornière et d’oublier les cauchemars des dernières années. Nous aimerions ici rendre un vibrant hommage à ce peuple qui a couronné ce triomphe par votre choix à la destinée de son pays.

La pire des crises de son histoire que la RCA a connue au cours de ces dernières années à travers des évènements catastrophiques inédites n’a laissé indifférent aucun de ses enfants. Ainsi, Söngö-Canada, en tant que seule organisation représentant la diaspora centrafricaine au Canada s’est investi auprès du gouvernement canadien pour plaider la cause centrafricaine. Nos nombreuses correspondances et rencontres avec les autorités canadiennes ont joué un rôle significatif dans la décision du Canada à soutenir la RCA tant sur le plan humanitaire que financier par le biais de l’ONU et des organismes internationaux tels que l’UNICEF, MSF et la Croix-Rouge Internationale.

Excellence Monsieur le Président,
L’heure est maintenant à la reconstruction de la RCA. La tâche qui vous attend et que vous avez exposée le lendemain de votre élection à la Présidence de la RCA est immense : « faire de la République centrafricaine un pays uni, solidaire et prospère ».

Nous sommes conscients que cette reconstruction n’est pas l’affaire d’une seule personne, mais celle de toutes les centrafricaines et de tous les centrafricains. C’est pourquoi, Söngö-Canada  tient à poursuivre sa collaboration et ses actions auprès des autorités canadiennes et de la population canadienne, en vue d’un apport plus consistant de la part de notre pays hôte, le Canada. Vu le nombre grandissant des ressortissants centrafricains au Canada, le souhait de la communauté ici est de se voir dotée d’une représentation diplomatique à Ottawa afin de tirer profit des potentialités et du savoir-faire canadiens. En attendant qu’un tel projet soit envisagé, nous espérons voir l’appui du gouvernement centrafricain aux efforts de Söngö-Canada afin d’affirmer la présence centrafricaine dans le concert des nations d’une part, et de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays – la RCA et le Canada – d’autre part.

Excellence Monsieur le Président,
Les attentes et aspirations du peuple centrafricain – dont nous en sommes un prolongement par continuité – sont grandes. Avec ces élections dites de dernière chance, l’espoir renaît et le rêve est désormais permis, telle est la résonance de votre projet de société chez le centrafricain lambda. La Diaspora au Canada joint sa voix à celle du peuple centrafricain pour espérer voir avec vous l’éradication des causes réelles du cycle infernal de crises à répétition en RCA, à savoir  le népotisme, le clanisme et la prévalence des intérêts personnels au détriment de l’intérêt supérieur de la nation, qui freinent le développement du pays.

Tout en vous souhaitant plein succès dans votre mission, nous vous prions de croire, Excellence Monsieur le Président, en l’assurance de notre très haute considération.

Le Président de la Communauté Centrafricaine Söngö-Canada

Cyrille Wenceslas YENI

CENTRAFRIQUE: Les Scouts catholiques impliqués dans les préparatifs de l’investiture de Touadéra

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les Scouts catholiques impliqués dans les préparatif

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Bangui, (CNC), 30-03-2016

 

Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat au développement rural, en sa qualité de la Présidente du comité d’organisation de l’investiture du Président élu, Faustin Archange Touadéra a conféré, en fin de journée du lundi 28 mars avec la presse. A l’occasion, la Présidente du comité d’organisation a fait une annonce surprenante : les Scouts et Guides catholiques – forts de leur apport dans la sécurisation de la visite du Pape François en RCA, sont pleinement impliqués dans la sécurisation de l’investiture.

« Nous avons fait appel aujourd’hui aux Scouts pour venir appuyer le comité d’organisation, comme ils nous ont appuyés lors de la visite du Pape. Ils avaient démontré avec bravoure, une grande capacité de maitrise des mouvement de masse », a déclaré la Présidente du comité d’organisation qui ajoute, « nous avons déjà rencontré leurs responsables, avec qui nous avons indiqué ce qu’ils doivent faire. Ils vont d’abord intervenir dans la sécurité à l’intérieur et autour du stade 20 000 Places, mais aussi il y a d’autres activités comme le rafraîchissement de certains ouvrages d’art dans la capitale qui leur est confié ».

C’est peut être une première, mais cela vaut la chandelle étant donné la qualité très appréciée de la prestation de ces jeunes lors de l’historique visite papale, de novembre dernier en Centrafrique. En effet, lors de la visite du Souverain Pontife, les Scouts catholiques ont été déployés et ils jalonnaient tout le parcours du Pape à travers la ville, y compris au Km5, réputée localité musulmane.

Pour Bienvenu Ndengou, Commissaire général des Scouts de Centrafrique, c’est une fierté, mais aussi un espace d’expression pour les jeunes qui sont « formés pour être au service de leur pays et de leur société ». Il a profité pour lancer un appel à ses troupes : « Nous n’avons pas droit à l’erreur. Je demande à tous les Scouts retenus pour cette surveillance d’adopter un comportement responsable à la dimension de la confiance que les autorités de notre pays et le peuple nous ont fait ».
Sur le plan des préparatifs, Marie Noëlle Koyara a annoncé que le comité a tout prévu que beaucoup d’invités sont déjà arrivés à Bangui. « Au moment où je vous parle, tout est fin prêt pour accueillir la cérémonie de l’investiture du nouveau Président élu. Déjà, nous avons accueilli sur place la quasi-totalité des missions précurseurs des différentes délégations, notamment celles des cinq Chefs d’Etat qui ont confirmé leur présence, à savoir les Présidents du Tchad, de la RD. Congo, du Congo, de la Guinée Equatoriale et du Cameroun », a-t-elle rassuré.

Cependant, il y a d’autres Présidents invité qui ont décidé de se faire représenter à plus haut niveau, soit par le Président du Parlement ou du Gouvernement. A ce jour, 147 invitations des hautes personnalités sont déjà arrivées sans oublier que ces personnalités viendront avec leurs délégations. « Nous sommes mêmes en train de connaitre un problème de places », a souligné la Présidente du comité d’organisation.

Notons également qu’il s’est manifesté un fort engouement autour de l’investiture du nouveau Président centrafricain, un engouement certainement dû au fait que la République centrafricaine qui est présentée comme un pays de malheur où les gens se tuent entre eux, le pays qui n’est pas capable de se relever… aujourd’hui, la RCA semble devenir « un modèle de démocratie réussie » comme aime le dire Mme Koyara.

Un appel patriotique de la Présidente du comité d’organisation a sanctionné sa conférence de presse : « C’est un grand jour pour le peuple centrafricain. Nous devons être à la hauteur des attentes et du regard que le monde entier porte sur nous. On a toujours reconnu à la RCA et son peuple leur hospitalité légendaire, ce que je demanderais tout simplement à tout un chacun de nous, c’est de laisser parler son cœur d’amour dans l’accueil que nous devons réserver à nos invités ».

Rappelons au passage que sur 300 invités de marque ce seront plus de 700 que le comité d’organisation s’apprête à accueillir lors de cette prestation de serment. Bonne chance au nouveau Président de la République et au-revoir à l’équipe de CSP.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Les capacités d’émission de la télévision et la radio nationales renforcées par Téléconsult

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Les capacités d’émission de la télévision et la radio nationales

renforcées par Téléconsult

 

 

Bangui, (CNC), 29-03-2016

 

Lundi 28 mars 2016, alors que les préparatifs de l’investiture du nouveau Président élu Faustin Archange Touadéra étaient dans le vif du sujet, un appui en équipements informatiques de la société Téléconsult vient booster le comité d’organisation, à travers le Ministre de la Communication, Bruno Yapandé. Un pactole constitué d’importants équipements a été réceptionné par le Ministre de la Communication de la main de M. Alain Mobio, Directeur général de la filiale Centrafrique de Téléconsult à Bangui.

Entre autres équipements, des régis mobiles de la Télévision et de la Radio, un ensemble de caméras, des antennes et de fuseaux, ainsi que plusieurs accessoires ont constitué le lot. Ces équipements, mêmes s’ils viennent à point nommé comme l’a annoncé le Ministre Yapandé, le moins qu’on puisse dire est que le geste de Téléconsult intervient dans le cadre d’une vielle convention signée en 2013.

« Cette aide s’inscrit dans le cadre de la Convention que nous avons signée avec le Gouvernement de la République centrafricaine depuis 2013. Une fois de plus, Téléconsult que je représente ici vient aux côtés des autorités de la République centrafricaine pour les aider dans l’organisation de l’investiture du nouveau président élu, Pr Faustin Archange Touadéra. Nous avons apporté des équipements pour renforcer la capacité de la Télévision centrafricaine et de la Radio nationalepour pouvoir transmettre en direct la cérémonie de l’investiture du nouveau Président », a précisé Alain Mobio, à l’occasion de la remise.

M. Mobio a rappelé par ailleurs, que dans le cadre de cette Convention, Téléconsult a beaucoup appuyé le gouvernement centrafricain avant que le partenariat ne puisse prendre du plomb dans l’aile à un moment donné. « C’est vrai qu’entre temps, nous avons toujours apporté notre modeste contribution au secteur de la communication dans ce pays, mais cette fois, nous sommes là pour réitérer l’engagement de Téléconsult aux autorités centrafricaines, ainsi que de reprendre contact avec elles après quelques mois d’inaction », a-t-il dit.

Le Ministre de la Communication, Bruno Yapandé qui a réceptionné le pactole s’est réjoui de la reprise du partenariat avec Téléconsult. « C’est avec une immense joie que je réceptionne ici, ce lot d’équipements de la part de nos partenaires de Téléconsult qui nous ont déjà aidés par le passé. N’eût été leur appui notre radio et notre télévision nationales ne seraient pas au niveau de diffusion actuel en direction de nos populations. Je me réjouis également de ce que les discussions fructueuses que nous avions eues avec le Président Directeur général de cette société ont permis de résoudre, à l’amiable, quelques contentieux qui ont mis à mal notre partenariat, et permettre ainsi à cet important appui », a fait savoir le membre du gouvernement.
Même sentiment de satisfaction de la part de Télélonsult, à travers son Directeur général qui a salué la main tendue et la compréhension mutuelle entre des autorités de la transition et son institution. « Au nom de mon Président Directeur général, Monsieur Angelo Prenti, je formule mes sincères remerciements aux autorités de la transition, surtout à la Présidente Catherine Samba-Panza et le gouvernement de transition pour avoir permis et facilité la reprise de la collaboration avec notre groupe », a-t-il déclaré.
Notons que la Convention entre Téléconsult et le gouvernement centrafricain depuis 2013, avait prévu la construction, à Bangui d’un Centre abritant les services de la radio et la télévision nationale dans les locaux de l’actuelle TVCA. La première pierre a même été posée par le Président Michel Djotodia quelques jours avant son départ des affaires.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE TROPHEE BAMARA COURONNE LA VICTOIRE DES FAUVES FACE AU MADAGASCAR

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE TROPHEE BAMARA COURONNE LA VICTOIRE DES FAUVES

FACE AU MADAGASCAR

 

 

 

 

Bangui, (CNC), 20-03-2016

 

Le mythe qui stipule que la République centrafricaine ne perd jamais un match à son domicile s’est concrétisé lors du match éliminatoire de la CAN Gabon 2017, opposant l’équipe centrafricaine de football à celle de Madagascar. Le match s’est soldé à un score de 2 buts à 1 en faveur de la Centrafrique. A cet effet, l’attaquant centrafricain de football, Moussa Limane a été nominé le meilleur joueur national. Il lui est décerné, ce 28 mars 2016, un prix dénommé le prix Bamara 2016 à Bangui. Cela suite à cette victoire des fauves centrafricains de football face au Madagascar à Bangui.

En prélude à la quatrième journée de l’éliminatoire pour les préparatifs de Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Gabon 2017, le match retour opposant la République centrafricaine et le Madagascar s’est joué le 28 mars 2016 au stade Complexe 20.000 places à Bangui. Le match s’est soldé sur un score de 2 buts à 1 en faveur de la République centrafricaine, buts marqués par le numéro neuf centrafricain Moussa Limane et le défenseur Salif Keita en deuxième partie du match alors que la Centrafrique a été menée 1 but à zéro en première partie par l’équipe malgache.

Disant que l’entrée de l’attaquant Moussa sur le terrain, remplaçant Hilaire Momi en seconde partie du match, a été une déclique ayant conduit à la victoire des Fauves centrafricains. C’est ce qui a fait dire l’entraineur de l’équipe malgache en ces termes : « on a fait une bonne première partie du match. On mène à la première période car on a décidé de faire le bloc. Mais l’entrée du numéro 9 centrafricain sur le terrain nous a fait beaucoup du mal. Il est malin, il est intelligent. C’est un excellent joueur.»

Le prix « Trophée Bamara »

Quelques heures la fin du match, les fauves centrafricains victorieux de la compétition, ont regagné leur hôtel dit Hôtel Golf. L’occasion pour le buteur centrafricain Moussa Limane d’être honoré par le prix dénommé « Trophée Bamara », 3ème édition. Le trophée Bamara lui été attribué en présence de ses coéquipiers.

« Nous avons créé ce trophée depuis 2011 dont le but est de récompenser les meilleurs acteurs de la vie publique qui œuvrent dans plusieurs domaines (Arts, Culture, sport, communication, humanitaire, communication, économie ect…).

Nous nous sommes dits qu’il faut reconnaitre le que l’on ne doit pas attendre que quelqu’un meurt pour qu’on lui donne les médailles à titre posthume », a indiqué Cyrille Mobilignawa, le président fondateur du Trophé Bamara.

Pour cette année, 14 personnes dont Moussa Limane sont couronnées par le prix «Trophée Bamara ». D’après Cyrille Mobilignawa, l’initiative de la création du trophée Bamara vient suite à parcours au Sénégal où il y a un trophée baptisé au nom de l’ancien président sénégalais Sédard Senghor, de surcroit un autre trophée similaire au Congo-Brazza dénommé « Moina Mboka ou l’enfant du pays ». Du cout : « j’ai décidé de créer ce trophée dans mon pays dont je l’ai baptisé

Trophée Bamara pour récompenser ceux qui œuvrent pour le développement de la RCA », a-t-il ajouté.

Dans les rues de Bangui, c’est tout une liesse après la victoire des fauves dont Moussa Limane était le sauveur. L’attaquant centrafricain, de la confession musulmane, représente tout un symbole de la cohésion sociale à travers le sport qui unie effectivement le peuple. Car le nom de Moussa Limane revient au centre de toute jubilation de la victoire des fauves.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Et que cesse l’hypocrisie !

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Centrafrique: Et que cesse l’hypocrisie !

 
 
 
 
Bangui, (CNC), 29-03-2016
 

Revendiquer sa part du butin, quand on a mené un combat d’équipe qui a abouti à une éclatante victoire, n’est nullement de la mendicité. Remercier ceux et celles qui à un moment crucial de votre vie, vous ont été d’un grand soutien, est la moindre des choses.
Renvoyer l’ascenseur à ceux qui vous ont été d’un grand secours à un moment de votre vie n’est que justice faite. L’ingratitude est source d’ennuis et précipite souvent la décadence.

Si une élection présidentielle est le lieu de rendez-vous d’un Homme avec le peuple, la victoire au bout reste un travail d’équipe. Et qui dit équipe dit groupe de personnes unies dans une tâche commune.  Si la tâche est commune, pourquoi le butin ne serait-il pas commun ?

Et que cesse l’hypocrisie!

L’appréhension de notre société aujourd’hui n’est pas toujours une évidence. La logique perd souvent son nord et son absence rend la confusion totale. Soyons logique un temps soit peu ! Au lendemain de la délibération du premier tour de l’élection présidentielle, une bonne vingtaine de candidats malheureux, sans hésitation, s’étaient ralliés au candidat Faustin Archange TOUADERA, intimement appelé FAT.

Ils allaient ainsi former un comité de soutien et s’organiser pour soutenir par tous les moyens celui qui n’était encore qu’un simple candidat qualifié pour le deuxième tour de la présidentielle.  Notons au passage que ces vingt candidats à la présidentielle avaient toutes les raisons et auraient bien pu choisir de contester ce résultat du premier tour, comme l’avaient d’ailleurs fait les candidats du MLPC et celui du RDC, deux grands partis politiques centrafricains.

Et dans cette hypothèse la donne pour FAT et tout le pays n’aurait peut-être pas été la même qu’aujourd’hui. Bref. Autre chose, entre les deux tours de la présidentielle, on avait nulle part entendu ou lu que FAT aurait refusé le soutien d’un tel ou tel candidat.

Qui dit rien, consent, dit-on.

Au moment où FAT engrangeait soutiens et ralliements, personne, aussi bien lui-même que ses divers soutiens, n’avaient osé lever la voix pour dénoncer le soutien d’un tel ou tel au motif qu’il serait un faux ou un opportuniste avéré.

Aussi bien FAT que ses partisans, tous ont accepté volontiers tous les soutiens venant aussi bien des gens sérieux que des escrocs et opportunistes nés dont certains sont bien connus du grand public.
Pourquoi donc s’étonner aujourd’hui que ces anciens soutiens du désormais président de la république souhaitent rester au bords du bateau qu’ils ont aidé le capitaine à prendre le large et accoster au bon port ?

Et que cesse l’hypocrisie !

S’il est vrai que gouverner c’est prévoir, Touadéra, en acceptant le soutien de ces anciens candidats malheureux, consent volontiers et explicitement pouvoir gouverner et travailler avec eux.

Et que cesse donc cette offuscation complaisante que l’on lit ça et là dénonçant les anciens alliés de FAT. Une offuscation qui ne peut honorer leurs auteurs si ce n’est confirmé leur immature politique.

Le succès du président Touadéra à la tête du pays sera le succès du peuple centrafricain, et son échec sera d’abord celui de tous ses soutiens et ensuite du peuple dans son ensemble !

Si on a fait confiance à Faustin Archange Touadéra en l’élisant comme Président de la république, continuons à lui faire confiance pour les hommes et femmes qu’il va choisir pour gouverner !

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

DeLÊMBO.
L’Héritier du Trône.

BANGUI: LES FACAS ONT REDORÉ LE BLASON DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES FACAS ONT REDORÉ LE BLASON DE LA REPUBLIQUE

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Bangui, (C.N.C), 29-03-2016

Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont redoré la couleur de la République centrafricaine à travers les actes de bravoure qu’elles ont posés en dépit de multiples difficultés les empêchant d’être pleinement opérationnelle durant la transition dans le pays. Le 25 mars 2016 au ministère de la Défense nationale, les FACA ont levé les cinq couleurs de la RCA en vue de marquer la fin de la transition. Cela a permis de descendre le drapeau déjà vieilli de l’époque de la transition afin de hisser un drapeau neuf en guise de nouvelle ère qui souffle en Centrafrique avec l’installation de nouvelles autorités élues.

La cérémonie de levée des couleurs marquant la fin de la transition a eu lieu à la place d’arme au ministère de la Défense nationale à Bangui. Environ 30 officiers et quelques personnalités de la transition ont honoré de leur présence à cette cérémonie. L’occasion pour le ministre de la Défense nationale, Joseph Bindoumi, de saluer les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) pour leurs actes de bravoure multiforme tout durant la transition.

«Cette cérémonie est symbolique. C’est de remercier les Forces armées centrafricaines, et les féliciter pour le travail qu’ils ont accompli. Malgré les multiples difficultés, l’embargo, ils ont posé des actes qui ont permis à notre population aujourd’hui de se sentir en paix », a indiqué Joseph Bindoumi.

Selon le ministre de la Défense nationale, les FACA ont posé des actes positifs à travers la visite du Pape François à Bangui, la sécurisation du processus référendaire et électoral dans le pays. il s’est réjoui de la réussite des FACA à Am Dafock , à la frontière soudano-centrafricaine, qui sont restées, et qui, malgré la souffrance, sont rentrés glorieux après leur mission.

Toutefois, le ministre de la défense n’y est allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer le comportement de certains éléments FACA dans le système de sécurisation mise en place dans les différents arrondissements de Bangui. Selon Joseph Bindoumi, dans certains arrondissements et surtout à des postes statiques de la capitale, certains éléments des FACA ne travaillaient pas dans les normes voulus qu’ils laissent des civiles s’habiller en tenue militaire pour faire ce travail. De surcroit, il dénonce le racket organisé sur les postes statiques à Bangui.

«Il y a des chefs qui ont failli à leur mission, nous avons noté qu’à certains postes statiques, les chefs ont laissé parmi les militaires des gens qui ne sont pas militaires. Nous avons constaté que les gens surveillent leurs quartiers dans un état d’ébriété. Nous avons noté que certains se sont amusés à demander de l’argent aux populations. Ils sont

allés plus loin pour fabriquer des tickets de 100 francs CFA pour donner aux usagers de la route contre de l’argent », a-t-il déploré avant de mettre en garde les bandits armés qui menacent la libre circulation des personnes et des biens.

La réforme des FACA a entrainé, par ailleurs, une amélioration dans les textes des résolutions prises par le Conseil de sécurité des de l’ONU sur les armes en République centrafricaine. Ces résolutions interdisant à la République centrafricaine de se doter en arme, ont causé du tort aux Forces armées centrafricaines d’être opérationnelles sur les théâtres des opérations. Ce qui a occasionné la prolifération des groupes et l’instabilité sur l’étendue de territoire centrafricain malgré la présence des casques bleus de l’ONU et de force sangaris. Mais avec le retour progressif sur le terrain l’on assiste aujourd’hui à une accalmie, pas de coup de feu ni braquage, dans la ville de Bangui et sur les points statiques où les éléments des FACA sont veillent sur les mouvements de la population.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : L’ARRIVEE DE HERVE LADSOUS A BANGUI POUR L’INVESTITURE DE TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : L’ARRIVEE DE HERVE LADSOUS A BANGUI

POUR L’INVESTITURE DE TOUADERA

 

 

Bangui, (CNC), 29-03-2016

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Hervé Ladsous, arrive à Bangui ce mardi, 29 mars où il participera à la cérémonie d’investiture du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

Pendant son séjour, le Chef des opérations de paix de l’ONU rencontrera le nouveau Chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadera, et aura des entretiens avec des partenaires de la Centrafrique conviés à l’investiture. Hervé Ladsous visitera également quelques projets de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bangui.

Avant son départ pour New York, le vendredi 1er avril, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies animera une conférence de presse, au siège de la MINUSCA.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La plateforme des leaders religieux célèbre Pacque avec les détenus de Ngaragba

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(Corbeau News Centrafrique)

Saint Joseph

La plateforme des leaders religieux célèbre Pacque

avec les détenus de Ngaragba

 

 

Bangui, (C.N.C),29-03-2016

Les quelque 300 détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba – la plus grande maison carcérale du pays ont reçu, ce lundi 28 mars 2016, la visite humanitaire et œcuménique de la plateforme religieuse conduite par Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA), en l’absence du Pasteur Nicolas Guérékoyamé empêché. Les leaders religieux se sont faits accompagnés par une marée des chrétiens catholiques, précisément des fraternités Saint Joseph et Simon de Cyrène qui ont apporté vivres et non-vivres aux prisonniers.

La situation des détenus, à en croire recueillis sur place par CNC, requiert réconfort moral pour les détenus, surtout que la dernière crise dans le pays, agitée dans la majorité par des jeunes (mineurs parfois), la population de Ngaragba est dominée justement par des jeunes de la vingtaine, à ce jour. Arsène Ndirifé, un des jeunes n’a pas hésité pour lâcher le mot souffrance pour évoquer leurs conditions de vie.

« Ici, nous souffrons beaucoup, et pourtant beaucoup parmi nous sont innocents », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « nous reconnaissons que nous avons commis du tort à notre pays et ses lois, c’est la raison la présence de beaucoup d’entre nous ici. Mais, en cette fête de Pâques nous remercions nos pères, à savoir Mgr Nzapalainga, Imam Kobine Layama et le Pasteur Nicolas Guérékoyamé qui sont venus prier avec nous ».

Ali Garbé lui, lance plutôt un plaidoyer pour la libération des détenus arrêtés dans les dernières violences dans le pays, puisque dit-il, la leçon a été bien apprise durant ces mois de prison. Nous implorons la clémence de la Présidente sortante de la transition, notre maman Catherine Samba-Panza et le Président entrant notre père Faustin Archange Touadéra d’avoir une pensée particulière sur nous et de penser à nous libérer. Nous sommes majoritairement des gamins ici et on veut retourner à l’école ou faire nos petites activités de ‘’chercher à manger’’ au quartier », a-t-il plaidé.

Ces témoignages corroborent bien la situation déplorée par Simplice Mapouka, alias Albatroce, Régisseur de la Maison d’arrêt de Ngaragba et de Camp de roux. Selon lui, les problèmes de la Maison de Ngaragba devraient être pris comme un

« défi que nous devons relever en République centrafricaine en matière de prison. Car, ailleurs, les détenus gardent toute leur dignité humaine, alors qu’ici (en Centrafrique), un détenu est d’office considéré comme une personne rejetée dans la société.

Ce qui fait qu’il y a moins d’effort pour garantir aux détenus un environnement propice à leur besoins premiers, à savoir la santé, la nourriture, les conditions d’hygiène, les centres de formation aux divers métiers, ainsi que les airs de jeunes pour les mineurs de moins de 18 ans. Même le personnel pénitencier éprouve d’norme problèmes dont par exemple le manque de vasière et de toilettes pour les femmes ».

L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, après la messe Pâques dite dans l’enceinte même de la prison, est revenu sur l’objectif premier visé par sa visite dans cette prison.

« Nous sommes venus manifester, en ce jour de Pâques, notre solidarité et notre proximité aux personnes qui sont détenues ici à Ngaragba. Nous sommes fiers de voir qu’aujourd’hui, la joie est rentrée dans cette prison », a indiqué le Prélat qui ajoute que « le message que j’ai transmis, c’est qu’il y a un temps pour toute chose. Il fut un temps où ils peuvent peut-être commettre une faute ou on les a accusés à tort, mais ils sont finalement ici. A l’occasion de la Pâques, nous leur avons demandés de porter leur carapace de patience comme Jésus lui-même a portée dans sa passion jusqu’à la mort pour le péché des hommes, puis à la résurrection aujourd’hui. Et, pour résister, nous leur avons demandés de se reposer sur Dieu le Tout puissant qui leur donnera la force nécessaire »

L’Imam Omar Kobine Layama lui, place la visite sous l’angle de la cohésion sociale qui doit prévaloir dans la prison de même que ce qui se fait sur l’ensemble du territoire. « Lorsqu’on parle de Pâques, la résurrection de Jésus Christ, Jésus est aussi dans le cœur des musulmans. Mais surtout, il ne faut pas que la maison carcérale, c’est comme l’hôpital où on y admet les malades de tous bords ou encore de toute confession. En venant ici, nous les hommes de Dieu voudrions rassurer les uns et les autres que la cohésion sociale dont on parle est une réalité ici à Ngaragba », a-t-il déclaré.
Notons que toute la ‘’Semaine Sainte’’, l’Archevêque de Bangui a fait le tour de toutes les prisons de Bangui, notamment la prison des femmes de Bimbo, le Camp de Roux, puis Ngaragba.

Vivres et non-vivres

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE BENEFICIE D’UN BATIMENT REHABILITE PAR LE PNUD

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE BENEFICIE D’UN

BATIMENT REHABILITE PAR LE PNUD

 

Bangui, (CNC), 28-03-2016

 

Le Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le ministre de la fonction publique ont procédé le 25 mars 2016 à la remise d’un bâtiment réhabilité, équipé des outils informatiques et de mobiliers de bureau. Composé d’une salle informatique, d’une salle de réunion et d’un serveur, le bâtiment est réhabilité sur une valeur d’environ 68 millions de FCFA, à en croire Aurélien Agbénonci.

La cérémonie de la remise officielle de ce bâtiment a eu lieu dans l’enceinte du ministère de la fonction publique, en présence des hauts cadres dudit ministère, de Dominique Saïd Paguindji assurant l’intérim du ministre de la Fonction publique, ainsi que d’une délégation du PNUD.

Cela est un appui du PNUD qui vise à renforcer les capacités de la Direction générale de la fonction publique à assumer son rôle de gestionnaire du personnel de l’Etat et les Directeurs des Ressources humaines afin de garantir les données de la fonction publique et de la Solde en République centrafricaine. Car cette réhabilitation permet à la direction de fonction publique de continuer à nettoyer le fichier des données de différents ministères afin d’automatiser les corrections nécessaires ainsi que la production des actes administratifs.

« L’objectif est de parvenir à mettre en place un système intégré de gestion de la paie du personnel de l’Etat. Etant attendu que sans une administration publique performante, l’efficacité des programmes de développement ne peut être entamé » a expliqué Dominique Saïd Paguindji, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

De son côté Représentant résident du PNUD Aurélien Agbénonci, a fait savoir dans son discourt que le PNUD en collaboration avec la Banque Mondiale se mobilise pour soutenir ce programme de réforme de la gestion du personnel de l’Etat, dont l’importance pour l’exécution des politiques publiques n’est plus à démontrer, et dont le poids dans les dépenses de l’Etat constitue une contrainte majeure. Il a rappelé que la masse salariale en Centrafrique représente aujourd’hui plus de 65 % des recettes intérieures et que, d’après lui, sa maitrise et sa bonne gestion offriront au gouvernement un espace budgétaire additionnel qui permettrait d’accroitre l’investissement dans les secteurs productifs et sociaux.

Pour mémoire, en 2014, le PNUD, en partenariat avec la Banque Mondiale, a apporté un appui pour l’assainissement du fichier de la paie de fonctionnaires civils, policiers et gendarmes de la République Centrafricaine.

Ceci a permis la prise en charge pendant 4 mois du paiement des salaires des fonctionnaires et Agents de l’Etat par le PNUD et la Banque Mondiale ainsi que le développement d’un cahier de charges devant permettre au gouvernement de disposer d’un fichier intégré et plus fiable pour la gestion du personnel et de la paie sur le moyen et le long terme. L’Etat centrafricain dispose d’environ 23.000 agents et fonctionnaires, à l’exception d’environ 8.000 éléments des Forces armées centrafricaines (FACA).

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA CRISE CENTRAFRICAINE EST RESTÉE INTACTE: COMME UNE MERDE DANS UN CALEÇON À SOIE, ELLE ATTEND

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert ENZA
©2014CNC

LA CRISE CENTRAFRICAINE EST RESTÉE INTACTE: COMME UNE MERDE

DANS UN CALEÇON À SOIE, ELLE ATTEND TOUADERA.

 

 

 

Bangui, (CNC), 26-03-2016

La crise centrafricaine est là intacte sur ses quatre pattes. Certes, les élections ont permis d’avoir une très grande accalmie dans le pays mais elles n’ont rien réglé de fait, elles ne sont pas la solution à la crise. Elles offrent cependant une voie de réflexion à la recherche des résolutions possibles et puissantes. Mais tout dépendra de la capacité des centrafricains à affronter cette crise que TOUADERA est devenu maintenant l’auteur.

Le rôle du leader sera très déterminant. TOUADERA doit se débarrasser de son manteau de force tranquille et afficher sa personnalité d’homme d’État, du caractère et plein d’énergie.

En fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite. La science est claire, il y a un processus derrière tout phénomène, qu’il soit d’ordre physique, social, etc.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même du gouvernement qui devait être à l’origine de la transformation.

Cette personnalité comprend tout ce que représente l’État, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs à savoir : les hommes, les compétences, les moyens matériels et financiers, les associations, les partis politiques, les syndicats, et plus large l’ensemble de la population elle-même que constitue la société et l’extérieur L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’État, c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent.

En effet, quand on lit les gens qui se sont retrouvés en présence des Hommes d’histoire comme Napoléon, Churchill, Henri Ford, etc. ils disent qu’ils avaient tous de la personnalité et de l’énergie.
Quand un écrivain anglais compare Theodore Roosevelt aux chutes du Niagara, une force de nature, un torrent d’énergie perpétuelle. Ces hommes cités donnent des sensations de mouvement même s’ils sont en repos. On dit même de Honoré de Balzac, qu’il avait une vitalité telle, lorsqu’il riait les tableaux pendus au mur tremblaient. Voici là l’énergie créatrice qui leur permettait de se dépenser à fond et dépasser les objectifs fixés. Il parait que leur seule présence suffisait à mettre en mouvement leurs collaborateurs.

Ceci dit, plus on est débordé d’énergie, plus on créé, on transforme l’environnement autour de soi. Le gouvernement doit être capable de transformer les énergies qui l’entourent surtout les énergies humaines pour créer des actions tous azimuts et partagées afin que chaque centrafricain apporte sa part de l’objectif fixé, c’est-à-dire la même part : la PAIX.
La crise centrafricaine est composée de quatre (4) crises à la fois : la crise humanitaire, la crise sécuritaire, la crise politique et la crise économique. Les quatre (4) crises sont quasiment liés voire imbriquées. Ce qui revient à dire que l’on ne peut pas traiter une sans toucher aux trois (3) autres. Ce sont des résolutions qu’il faut prendre et elles gagneront à ne pas être différées. Il faut tenir à une résolution parce qu’elle est bonne et non parce qu’on l’a prise.

L’humanitaire, les ONG qui fourmillent dans le pays se sont engouffrées sans un plan de résolution. Alors que les premières pluies sont là et les paysans manquent de semence pour la culture nécessaire à leur alimentation. La crise humanitaire va s’accentuer d’ici dans les trois (3) mois à venir avec la recrudescence de la famine. L’humanitaire est privilégié et totalement géré par les ONG sans aucun suivi méthodique de la part de l’État. L’argent de l’aide humanitaire rentre directement dans la poche des ONG au détriment de l’État. L’État n’a aucune visibilité ni la traçabilité des voies de distribution de ces aides humanitaires alors que ces aides sont « estampillées aides humanitaires à la RCA ».
Des milliards de francs CFA d’aides sont régulièrement annoncés et versés à la RCA sans que l’on ne sache exactement, comptabiliser les entrées et les sorties de ces fonds. Il faut bien qu’on se souvienne de l’efficacité de ces dons Le gouvernement doit agir…

La sécurité, bien qu’elle bénéficie d’une très grande accalmie, elle recèle bien de vifs foyers toujours allumés et tenus par des irréductibles. Ces foyers sont désormais dissimulés partout dans le pays empêchant les populations de circuler et de vaquer à leurs occupations. Il faut un plan de résolution. Le gouvernement doit agir…

La politique, elle est à la base de cette crise centrafricaine. Il ne suffit plus de dire ou de considérer que cette la crise est uniquement un problème centrafricain-centrafricain, la crise politique centrafricaine est également géopolitique et géostratégique. Tous les pays qui nous entourent sont concernés et ont des intérêts. Pour preuve, ils ont chacun envoyé des militaires sur notre sol. Le gouvernement se doit d’avoir une diplomatie redoutable afin de trouver un compromis compromissoire avec nos voisins et renouer des relations plus fortes et plus avantageuses dans l’intérêt de tous. Le gouvernement doit y penser et agir…

L’économie, cette crise a mis en branle notre économie dans tous les secteurs.
D’abord, les entreprises qui ont tout perdu par la destruction et le pillage systématiques de leurs appareils de production. La reconstruction des appareils de production va demander des investissements plus conséquents. Nous pensons qu’il est juste de les faire profiter de l’oxygène que le pays bénéficie de l’extérieur, en annulant certaines de leurs dettes fiscales ce qui pourrait compenser la perte matérielle causée par la crise et si possible mettre en place des mesures d’accompagnement fiscales souples pour les aider à se relancer. Ces mesures leur redonneront confiance et les pousseront à garder les emplois actuels voire les développer pour relancer la consommation. Il ne faut pas trop se contenter des aides extérieures, l’économie nationale ne repartira pas sans les entreprises. Y également penser à un partenariat secteur privé-secteur public à ce niveau pour dynamiser la relance économique.

De l’autre côté, c’est le départ de beaucoup de commerçants qui ont quitté notre pays à cause de l’insécurité. Le petit commerce reste un levier à condition qu’il soit formalisé formé. C’est l’occasion d’appeler les centrafricains et ceux qui ont des idées de prendre leur responsabilité. Ce secteur resté informel a plutôt contribué à développer la thésaurisation et la corruption nationale. Il ne représente rien dans la caisse de l’Etat mais il a l’avantage de ravitailler en produits de première nécessité et dessert des petits revenus à la population.

Il faut encourager et soutenir les centrafricains à reprendre ces activités avec l’ambition de les rendre formelles avec la possibilité pour eux de lever des fonds à la banque et par la suite les orienter vers la création des grands magasins de vente. On est choqué, arriéré et pesté de constater qu’aucun centrafricain ne détient un grand magasin de vente général dans le pays. Il faut comprendre que les petites affaires lancées par ici et par là peuvent rapidement jouer un rôle important dans l’économie d’un pays. C’est cet ensemble des mouvements spontanés de pensée qui peuvent modifier les circonstances et façonner les évènements. Là encore, le gouvernement doit agir…

Conclusion, TOUADERA a besoin d’un gouvernement qui agit et qui sait mettre en mouvement les centrafricains. Il doit y avoir un dynamisme entre la population et le gouvernement. La population doit sentir la présence du gouvernement à ses côtés comme un consultant- conseil.

Robert ENZA, l’Entrepreneur politique.

Centrafrique: Communique de presse: Mouvement d`Autonomie du Nord-Est

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(Corbeau News Centrafrique)

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Communique de presse: Mouvement d`Autonomie du Nord-Est

 

 

 

Bangui, (CNC), 26-03-2016

 

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CENTRAFRIQUE: LES AGENTS DE LA MINUSCA IMPLIQUÉS DE NOUVEAU DANS LES ACTES D’ABUS SEXUELS

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES AGENTS DE LA Minusca IMPLIQUÉS DE NOUVEAU

DANS LES ACTES D’ABUS SEXUELS

 

 

 

Bangui, (CNC), 26-03-2016

 

La Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a reçu de nouvelles informations sur les cas d’exploitation sexuelle et d’abus sexuels commis à la fois par des membres des forces et des civils des Nations Unies, dans la préfecture de Kémo, en République centrafricaine. Ces allégations seraient liées à des incidents qui se sont produits en 2014 et 2015.

« Dans l’immédiat, notre principale préoccupation est de veiller à ce que les victimes soient assistées et que toutes les informations fassent immédiatement l’objet d’enquêtes afin que les auteurs soient sanctionnés proportionnellement à leurs actes », lit-ton dans un communiqué de la MINUSCA parvenu à notre rédaction.

Une équipe intégrée dirigée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, se rendra rapidement dans la région. L’équipe sera composée du Bureau des services de contrôle interne, de l’UNICEF, du Bureau du Haut-commissaire aux droits de l’homme, du HCR, de l’UNFPA et du Bureau de conduite et discipline, et rassemblera toutes les informations disponibles et dans la mesure du possible, conserver les preuves.

« Le rapport de l’équipe intégrée sera partagé avec les États membres concernés, en leur recommandant de mener une enquête approfondie et opportune, afin d’établir les responsabilités des auteurs de tels actes, qu’ils relèvent de contingents onusiens ou non », souligne le communiqué.

La MINUSCA, dans le même communiqué, dit qu’elle reste pleinement attachée à la politique de tolérance zéro du Secrétaire général et déterminée à ce que chaque allégation fasse l’objet d’une enquête approfondie, que les victimes sont assistées et que les auteurs répondent de leurs actes.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Mali: la CPI se penche sur la destruction des mausolées de Tombouctou

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(Corbea News Centrafriqu)

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Mali: la CPI se penche sur la destruction des mausolées de Tombouctou,

Ahmad ALMahdi AL Faqi pour crime de guerre

 

Bangui, (C.N.C)24-03-2016

C’est une affaire inédite qui se retrouve devant la Cour pénale internationale. Le Malien Ahmed al-Faqi al-Mahdi, ancien membre du groupe Ansar Dine, comparait pour la destruction des mausolées de Tombouctou, en 2012. L’audience dite « de confirmation des charges » a commencé ce mardi matin à La Haye et pour l’accusation, c’est très clair : ces destructions sont un crime de guerre.

« Nous devons agir face à la destruction et la mutilation de notre héritage commun », estime la procureure de la CPI, Fatou Bensouda qui n’a pas mâché ses mots ce matin pour qualifier les destructions dont elle accuse Ahmed al-Faqi. Et même si c’est la première fois que de telles charges sont présentées dans une affaire devant la CPI, le statut de Rome qui régit la Cour est clair : « Les attaques délibérées contre des bâtiments civils non protégés qui ne sont pas des objectifs militaires constituent un crime de guerre. Y compris lorsqu’il s’agit donc de monuments historiques, ou dédiés à la religion. »

Fatou Bensouda et son équipe ont donc insisté ce matin sur l’importance de ces mausolées pour l’identité des communautés de Tombouctou, non seulement dans leur pratique religieuse, mais aussi dans leur construction identitaire. Puisque ces mausolées sont le symbole de cette cité fondée au XIe siècle.

Pour Fatou Bensouda, leur destruction constitue donc « un assaut dirigé contre la dignité et l’identité de toute une population et de ses racines religieuses et identitaires ». Une importance qui, selon elle, dépasse même les frontières du Mali dans la mesure où elles font partie de l’histoire de l’humanité.

Un homme populaire

Ahmed al-Faqi al-Mahdi, également connu sous son nom de guerre Abou Tourab, était en fait le chef de la « hesbah », c’est-à-dire la brigade des mœurs de Tombouctou chargée de faire appliquer de force l’idéologie jihadiste. Il avait été nommé à ce poste, selon l’accusation, en raison de sa très grande connaissance religieuse et aussi, car il était très populaire. Ce qui lui donnait de l’ascendant sur la population pour imposer les règles des occupants. Il est soupçonné d’avoir coordonné la série d’attaques contre ces mausolées et d’avoir personnellement pris part à la moitié des destructions. Des destructions qui ont eu lieu en seulement dix jours. Selon l’accusation, il participait aussi au travail du tribunal islamique de Tombouctou.

Cette audience de confirmation des charges doit durer deux jours. Ensuite, la Cour aura deux mois pour rendre sa décision sur l’organisation éventuelle d’un procès.

RFI AFRIQUE