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CENTRAFRIQUE: POUR UNE DIPLOMATIE DU DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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POUR UNE DIPLOMATIE DU DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 04-30-2016

Le Président de la République nouvellement élu, Faustin Archange TOUADERA, l’envoyé de Dieu et « homme du 30 Décembre 2015 » a tenu parole pour une RUPTURE RADICALE avec la politique pratiquée par le passé dans le pays.
Par Décret lu sur les ondes de la Radio nationale, les centrafricains ont appris avec soulagement dans la soirée du vendredi 29 Avril 2016 que toutes les nominations de complaisance auprès de nos différentes représentations diplomatiques à l’étranger, opérées par le régime moribond de la Transition de Dame SAMBA-PANZA ont purement et simplement été rapportées. Les parents, amis et connaissances nommés sur des critères éminemment subjectifs et en dehors de toute compétence ou patriotisme qui se sont précipités durant la fin de la Transition( sur insistance de la mère nationale Catherine SAMBA-PANZA) pour aller prendre service avant l’investiture de Faustin Archange TOUADERA n’ont plus qu’à rebrousser chemin face à ce qu’il convient de qualifier dorénavant comme un coup d’épée dans l’eau…même Christelle SAPPOT, la fille nationale, cerveau reconnu de l’affaire de « l’Angolagate » est concernée par la mesure. Les observateurs avertis louent le courage politique du Président de la République F.A. TOUADERA et de son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui ont su joindre l’acte à la parole…
Demeurent désormais pour le Premier Ministre S.M. SARANDJI et son Ministre des Affaires Etrangères Charles Armel DOUBANE, un rompu de la Boite qui connait sur les bouts des doigts tous les tenants et aboutissants de ce Département Ministériel lesquels ont promis faire de notre Diplomatie, une Diplomatie du développement, de pousser la RUPTURE avec le passé jusqu’au bout !!!
A nouveau régime ou pouvoir, nouvelle diplomatie, nouvelles compétences. Surtout, lorsque l’on sait que durant la Transition politique menée par Dame SAMBA-PANZA, la plupart des nominations dans nos représentations diplomatiques ont été faites sur des bases non objectives de copinage, de clientélisme, de clanisme et tribalisme. Ce qui a pour conséquences néfastes dans certaines de nos Chancelleries de créer des situations effarantes où vie privée et service public se télescopent, larguant l’intérêt général au second rang…Il est de notoriété publique que certains Hauts cadres nommés dans nos ambassades de renom, se voient obligés d’avoir recours au fameux « droit de cuissage » en ce qui concerne certains, pour accéder aux faveurs de la hiérarchie, ou carrément d’opter pour la délation pour gagner les mansuétudes de leurs patrons…Les rumeurs faisant partie intégrante du microcosme centrafricain, notamment de la DIASPORA, ces SECRETS DE POLICHINELLE circulent en sourdine sur toutes langues.
Pour redorer le blason de notre beau pays la Centrafrique et lui imprimer ses lettres de noblesse auprès des pays étrangers frères, il est plus qu’impérieux de rompre radicalement avec ces pratiques honteuses et d’un autre temps, en RAPPORTANT également l’ensemble des nominations dans nos Ambassades et Consulats ( œuvre du pouvoir de Transition…), en nommant des hommes et des femmes nouveaux et compétents, gage du renouveau prôné par le nouveau régime en Centrafrique et voulu par tout le peuple Centrafricain.
Des pays comme le BURKINA FASO qui sortent, à l’instar de la République centrafricaine, d’une Transition politique ont opté pour cette voie, à notre pays de suivre l’exemple : PAS UNE DIPLOMATIE SUR FOND DE NEPOTISME ET DE TRIPOTAGE DE CULOTTE, mais une VERITABLE DIPLOMATIE DU DEVELOPPEMENT chère au nouveau Président démocratiquement élu, Faustin Archange TOUADERA, et au nouveau régime en Centrafrique. Ces réformes diplomatiques, cette rupture avec un passé récent peu élogieux paraissent essentielles pour la relance de notre diplomatie laxiste, héritage d’une Transition incompétente…

 

NESTOR ANATOLE SIO-NGOUKASSA

Bangui : Samba-Panza et Démafouth derrière le mécontentement de la Séléka?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui : Samba-Panza et Démafouth derrière le

mécontentement de la Séléka?

Bangui, (C.N.C), 04-30-2016

Depuis le départ du pouvoir du clan Panza-Démafouth, les rumeurs sont distillés à Bangui via SMS qu’une possible descente sur Bangui des ex-séléka et que derrière ces mouvements se retrouvent le couple Samba-Panza- Démafouth.
Bangui Capitale des rumeurs, Bangui ville qui transforme les rumeurs en réalité. Telle est la réalité des inquiétudes de la quasi-totalité des Centrafricains.
Depuis le départ sous contrainte de Catherine Samba-Panza du pouvoir le 30 mars dernier, son nom et ceux de ses proches collaborateurs ne cessent de surgir dans les dossiers très sulfureux qui sont entrain de de dépoussiérer par-ci, par-là par certains agents de l’État très vigilants à l’&poque notamment les nombreux dossiers de détournement des deniers publics dont celui de don angolais, d’achats illégaux des biens mobiliers et immobiliers et d’achats et ventes des nombreux biens appartement à l’Etat.
Madame Samba-Panza Catherine, ancienne Présidente de transition (2014-2016) menacée de poursuite judiciaire pour des faits précités trouve mieux de perturber à nouveau le pays afin que son parrain politique Djotodja ou Noureddine Adam revienne au pouvoir car, selon elle, le Président Touadera n’a pas respecté le pacte de non-agression qu’il a lui-même signé avec elle. « Maman, il a abrogé en plus votre décret me nommant Ambassadrice, c’est un crime de haute trahison », la disait sa fille, sa secrétaire particulière et son Ambassadrice et non notre Ambassadrice au pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Rappelons à nos chers lecteurs que l’accord de protection judiciaire signé secrètement et dont CSP prône depuis ces derniers jours prévoit, selon plusieurs sources, une protection judiciaire complète (sur leur personne et sur leurs biens) pour elle et de son entourage lorsqu’ils quitteront le pouvoir. Mais depuis quelques jours, la Président Touadéra , non seulement , menace d’abroger l’ensemble des décrets présidentiels qu’elle a signés (chose faited’ailleurs pour le décret nommant sa fille Ambassadrice en Guinée Équatoriale) mais également la poursuivre devant la Justice pour crime économique.
Si l’homme prudent voit le mal et se met à couvert, la femme aussi peut voir le mal de loin et peut aussi se mettre à couvert, disait-elle à son entourage. C’est ce que je faisais, réplique l’oncle Démafouth. Et pour se mettre à couvert, il nous faut de la poussière et du vent, Patronne, la stratégie de « Dodoro », réplique un ex-conseillé. La poussière ne peut venir que du Nord, poursuit-il, avec les éléments des ex-séléka.
Voilà les raisons de ces bruits dans le Nord. Et dans l’autre Nord, la CPJP est en conclave. Madame Samba-Panza Catherine et Monsieur Jean jacques Démafouth actionnent leurs nombreuses relations au sein de séléka qui ont commencé à poser leurs jalons : Non reconnaissance du gouvernement Sarandji 1 et pas DDR tandis que le Minsitre Sayo est en tournée dans son fief.
Dans les rues de Bangui les Centrafricains se demandent si vraiment le couple Panza-Démafouth aime-t-il vraiment leur pays? Que cherche-t-il réellement? Ça sera devant la justice que ce couple maléfique rendra compte au peuple de leur geste diabolique.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

Centrafrique: Lettre Ouverte à son Excellence

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(Corbeau News Centrafrique)

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Lettre Ouverte à son Excellence

 

Bangui, (G.P.P), 04-30-2016

– Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées,
– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
– Monsieur le Ministre de la Défense Nationale, de l’intégrité territoriale de notre nation.

D’emblée, que l’Eternel soit à jamais exalté, pour sa Bonté incommensurable manifestée sur votre vie et la mienne.
Que le Seigneur vous accorde la sagesse, la disposition d’écouter et d’une bonne attention envers le peuple que lui Dieu vous a confié le bâton de commander , depuis votre accession à la magistrature suprême de l’Etat et cela a été confirmée par votre engagement à être, ce père disposé à compatir aux maux du peuple centrafricain, lors de votre premier discours historique à la nation pendant la cérémonie de votre investiture le 30/Mars/2016 devant Dieu, le peuple et d’autres nations invités à cette circonstance.
Dans une attitude de révérence devant votre excellence suprême et avant tout propos qui devra s’en suivre ; Très humblement, et avec votre permission, je vais me présenter.
Je suis votre modeste serviteur, le Sous-lieutenant (S/Lt.) GODONGAI Paulin Prosper, Matricule : 2000-1-1007, présentement élément dans la situation de prise d’armes (SPA) de l’Armée de l’Air (AA), totalisant seize années et quelques mois de services ; père d’une famille de trois enfants plus un petit fils (2 filles et 1 Garçon / 1petit fils) ;
En mission et stage d’études universitaires au Maroc depuis Juillet 2012 ; dans le domaine de management du système de la gestion des ressources humaines et d’informatique, actuellement deuxième année Master (M.2).

Digne, de faire partie des filles et fils de la patrie qui ont eu l’autorisation de notre Etat d’aller poursuivre mes études à l’étranger en particulier au Maroc et au milieu d’une diversité des nations, des cultures et des différents modes de vie interprofessionnelle ;
Reconnaissant, les efforts que notre gouvernement ne cesse de consentir pendant ces dernières décennies pour encourager, former et préparer des jeunes cadres compétents pour contribuer au développement de notre pays la Centrafrique au travers des domaines des formations afin qu’ils puissent s’intégrer aussi dans le concert des nations et en utilisant des outils techniques qui permettront au développement dans les domaines de notre pays.
Saluant aussi, la prompte réaction de l’hiérarchie de notre armée, qui n’a pas hésité de rester à la marge de ce grand défis du 21eme siècle ; dont la majorité des armées du monde ont pris l’avance ; comme confirmait une pensée contemporaine : ### On ne conduit le peuple, qu’en lui montrant un avenir, et un chef c’est un fournisseur d’espérance ### ;
C’est ainsi que, notre armée a procédé aussitôt à des modes de structuration suite aux états généraux de défense qui a eu lieu dans les années 1997, en envoyant autant de ces éléments dans des écoles de formation mixte tant civil et militaire un peu partout dans le monde, afin de permettre à notre armée d’avoir sous ses mains des femmes et des hommes compétents prêts à servir la patrie et à relever le défis du 21eme siècle de même que les autres armées du monde, qualifiée des armées modernes.

Excellence, avec votre consentement, je voudrai m’entretenir avec vous à propos d’un cas très délicat qui concerne la vie socioprofessionnelle de notre armée (FACA) ainsi que les conditions de vie que vivent les éléments de cette armée en stage tant au niveau national qu’international.
Mais ; La question est de savoir avant tout: Est-ce, votre excellence qui ordonne et signe certaines décisions successives portant les pertes de droits des stagiaires étudiant dans les universités privées et publiques, mettant en péril la vie des filles et fils de la patrie envoyé à l’étranger pour des formations ?
Par ce bref rappel, sur la vision prouesse de notre Etat et de notre force de défense qui octroient des moyens pour la formation de nos jeunes cadres intellectuels de demain, ajoutant à cela ce que disait un ancien feu chef d’Etat : ### Ce qu’il faut pour la paix, c’est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c’est : sont des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas ###, c.-à-d. Que le bon projet d’exploit que notre Etat s’évertue de mettre à la disposition du peuple ne parviendrait jamais à sa fin satisfaisante aux ayant droits ; la cause c’est le manque du sérieux dans la gestion rationnelle et suivi par certains agents de l’Etat pour que chaque bénéficiaire qui est le peuple de toute couche confondue puisse en approprier ; afin que l’identité du pouvoir de l’Etat ne soit pas remit en cause, et c’est dommage que cette gabegie narcissique a gagnée nos administrations civile et militaire aujourd’hui.

Excellence, à l’heure actuelle, c’est très important que votre excellence suprême soit explicitement informée sur ces salles pratiques néfastes antipatriotiques et anti- professionnelles qui a prit sa source bien avant lointaine dans les rangs de notre armée au niveau de la capitale et sur tous les sites dites région militaire à l’intérieur de notre pays et cela a débordé autant des frontières pour atteindre sous forme d’harcèlement envers la personnalité des filles et fils de la patrie gendarmes et militaires stagiaires à l’étranger particulièrement nous qui étudions actuellement au Maroc ;
Excellence, il y a de cela quelques années pour quelques uns et quelques mois pour d’autres stagiaires gendarmes et militaires au Maroc, nous avons perdus nos Indemnités de Dépaysement compensatrices qui nous permettaient de faire face à nos charges mensuelles et quotidiennes dans ce pays où l’argent ne sort pas mais qui a une entrée unique à savoir :
– Les retards des frais mensuels de nos cours, parce que nos formations sont privées et dont les paiements reviennent sur nos propres charges mensuelles grâce à l’appui du gouvernement qui nous octroie les indemnités sur nos soldes pour gérer une telle situation en dehors de la patrie,
– les retards des frais de nos examens, des soutenances de nos mémoires de fin de formations,
– les retards de nos loyers et de nos besoins de premiers nécessités journaliers voir : le manger, se vêtir, se soigner, se documenter et le transport pour nos déplacements,
– les frais de retrait de nos diplômes ;
– le retard sur la constitution des dossiers de renouvellement de nos cartes de séjours, par ce manque d’argent pour le faire nous rend dans une situation d’irrégularité vis-à-vis des autorités Marocaine etc.

Vu l’absence de ces indemnités compensatrices qui devraient couvrir l’ensemble de cette charge énumérer ci-haut, et faut-il signaler à votre excellence, que nous les stagiaires gendarmes et militaires centrafricains en formation privée ne sont pas boursiers pour le compte de l’état marocain ni des bourses de coopération dont les institutions sont surplaces au Maroc ; faille-t-il rappeler encore que nous dépendions totalement de l’Etat centrafricain ;
C’est pourquoi à cause de cette perte abusive de nos indemnités, sans aucune notification au préalable du haut commandement de notre armée pour porter à notre connaissance et de nous demander de savoir à quel niveau d’étude se trouve chaque stagiaire, d’informer le chef de mission qui est surplace avec nous, le nommer Attaché de Défense à l’ambassade de notre pays auprès du royaume du Maroc et d’en informer notre Ministère et Etat Major ;
Du jamais, ce n’est que de surprise en surprise que nous ne cessions de découvrir lors de certaine vérification sur nos comptes bancaires pendant le virement mensuel des salaires des fonctionnaires que le gouvernement ne cesse de procéder;
Chose marrante, quand nous appelons le gestionnaire des gendarmes et militaires en stage à l’étranger au niveau du service de solde de la direction générale de l’intendance de l’armée nationale (DGIAN) du ministère de la défense, ce dernier nous fait savoir souvent que notre situation n’est pas à son niveau, de fois on nous dit que c’est un petit groupe des personnels militaires du service de solde y compris celui du troisième bureau d’instruction et de stages de l’Etat Major (3.BIS/EMA), qui maitrisent bien nos dossiers;
Et, quand on se battait pour avoir un peu de solde (appels téléphoniques) pour les joindre, on nous faisait savoir toujours que : le cas de celui-ci est complexe mais le cas de celui-là est traitable moyennant un pot-de-vin selon la grade et la somme d’indemnités que perçoive le stagiaire.
Pour le faire, quelques personnels de ces services soient au Ministère et à l’Etat Major, ne cessent de nous appeler aux téléphones pour nous proposer de jouer à leur jeu de corruption qui est indispensable d’après leur dire : C’est eux seuls qui pourraient décanter nos situations, c.-à-d, il n y a qu’eux qui pourront nous rétablir nos indemnités coupées si nous coopérons à leur marchandage qui fixe la règle comme suit :
– les stagiaires hommes du rang (Soldats jusqu’aux Caporaux Chefs) qui ont été coupés de leur indemnités doivent leur donner de 50.000 frs à 100.000 frs Cfa pour être rétablis ;
– les stagiaires Sous-officiers (de Sergents jusqu’aux Adjudants Chefs) doivent leur donner de 100.000 frs à 150.000 frs Cfa pour que leurs indemnités soient rétablis ;
– les stagiaires Officiers (de Sous-lieutenant en allant) doivent leur filer de 150.000 frs à 250.000 frs Cfa pour qu’ils soient aussi rétablis de leurs indemnités perdues.
Et tout ceci est charpenté par des appels d’intimidations pour nous inciter à accepter leur néfaste pratique, promettant que si nous nous n’acceptions pas leur compromission :
 Nos dossiers ne seront pas traiter pour nous rétablir,
 Ils vont procéder à notre mise de position de désertion et par la suite notre radiation,
 Par cet acte antipatriotique et anti -professionnel, nos détracteurs (je crois bien c’est l’adjectif bien définit pour qualifier leur mauvaise posture à servir l’Etat et leurs compatriotes), ils oublient que ce n’est pas à notre vie seule qu’ils mettaient en péril ainsi ; Mais, c’est au grand ensemble de vie des familles et de foyers composer des enfants, des parents âgés, veufs/veuves et des enfants orphelins que certains stagiaires ont accepté d’adopter dans leur famille qui sont derrière nous au pays.

Excellence, par cette pratique narcissique de certaines personnelles indélicatesses, c’est l’image ou l’identité de notre armée dont la suprématie et l’exemplarité reposent sur votre autorité suprême ; dont notre loi constitutionnelle de 2015 à bien définit dans le titre3, concernant le président de la république, en son article 22, alinéas:
– Il a autorité sur toutes les administrations et veille à leur neutralité,
– Il nomme aux fonctions civiles et militaires à l’exception de celles pour lesquelles la loi dispose autrement.
Malgré la déontologie notre armée ; qui règle son bon fonctionnement contenu dans sa première manœuvre qui est la discipline ; cette notion de base risque d’être remis en cause ; Mais ; Je fais confiance totale à cette Bonne Nouvelle étant comme une bonne leçon de morale que le Seigneur nous enseigne dans son Evangile qui dit : ### Ne vous trompez pas ; On ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un Homme aura semé, Il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; Mais, Celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle ###.
Alors ; Est-ce, possible que nous stagiaires gendarmes et militaires représentant notre nation centrafricaine parmi tant d’autres nations, puissions mener à chaque fois une vie misérable, des quémandeurs d’aides reconnus auprès des Caritas, des églises et des ONG et OING de bonne volonté qui œuvrent surplace au Maroc ? Toujours nous sommes derniers à régler nos charges mensuelles, toujours à demander pardon pour les retards des loyers, est-ce normal, qu’un fonctionnaire de l’Etat centrafricain comme nous à l’étranger devrait mener une vie de crédit à crédit auprès des épiciers pour subvenir à nos besoins quotidiens ? Que dit Dans le titre1, sur les bases fondamentales de notre société, citer en son article sept ? :
Art.7, au premier point qui dit : « Chaque citoyen centrafricain a le droit d’accéder aux sources du savoir. L’Etat garantit à tout citoyen l’accès à l’instruction, à la culture et à la formation professionnelle ».
Franchement, Excellence, monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées, monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, monsieur le Ministre de la Défense Nationale de l’intégrité territoriale de notre nation ;
Aujourd’hui, depuis 12 mois ou plus de mois pour les uns, 5 mois ou plus pour les autres, qui sont victimes de pertes des indemnités compensatrices malgré nos séjours d’études en validité au Maroc; nous nous sommes retrouvés dans des conditions de vie très précaires ; si bien que certains sont obligés de céder leurs papiers professionnels en gages pour rassurer leurs créditeurs, d’autres ne font que fuir leur loyer à cause de menaces des bailleurs et des appels des écoles pour le règlement des arriérés mensuels des frais non payer.
Dans cette condition de vie estudiantine critique que nous nous sommes retrouvés ;
Excellence Monsieur le Président de la République Chef Suprême des Armées ; Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement ; Monsieur le Ministre de la Défense Nationale de l’intégrité territoriale de notre nation ;
Devant Dieu ; et devant tout homme intègre qui connaissent la vérité et le sens de l’humanisme ; vu ce moment de calvaire que nous traversions depuis des dizaines de mois ;
Nous vous prenons comme témoins de notre difficulté actuelle que nous ont imposée de leur bon gré ; certains agents de l’Etat au niveau des services du ministère de la défense nationale et de l’Etat major de notre armée qui sont de même nos propres prochains ; et à cause de cette gestion égocentrique des biens et services que l’Etat les a confié pour les mettre à la disposition de chaque bénéficiaire, autant des fonctionnaires filles et fils de la nation galèrent sérieusement.

Excellence ; dans cette situation qui nous ont imposé ceux derniers ; nous pouvons bien la transformer en une autre forme de manifestation pour ternir en plus l’emblème de la nation depuis notre position à l’étranger;
Mais, nous avons tous en unanimité eu une seule pensée et un seul souci qui est de préserver l’honneur et la dignité de la patrie en acceptant dans le silence cette pratique narcissique anti professionnel et de chercher hiérarchiquement et pacifiquement par tous les procédés et voies pour que nos droits soient rétablis conformément à notre différent statut des stagiaires en instant d’études à l’étranger particulièrement au Maroc ; pour les uns qui sont à la fin de leurs études et les autres qui continuaient encore, comme préciser :
– Art.3, de l’Arrêté Portant Mise en Route des Stagiaires Gendarmes et Militaires et Attribution des Indemnités de Dépaysement et Compensatrice

Excellence ; vous avez droit de savoir certaines vérités les conditions de vie que nous les stagiaires gendarmes et militaires en études au Maroc et sur certaines pratiques anti professionnelles qui se passent dans les coulisses des services de notre armée ; celles-ci sont que des pratiques nuisibles compromettant l’avenir de cette armée et de ces braves éléments pleins d’avenir pour cette nation ; on évoque:
– L’absence d’un suivi administratif assidu des stagiaires dans les études universitaires a l’étranger par les services concernés tels que : Direction générale de la GRH, du 3eme BIS de l’Etat Major et de la direction du Budget de l’intendance ;
– L’insubordination de la pratique nuisible de compromission ; aujourd’hui autant des jeunes cadres diplômés disant nos frères d’armes qui étaient formés dans toutes disciplines se sont dispersés dans la diaspora ; parce que leurs droits ont été bafoués ;
– Le manque d’envoi des billets d’avion de retour à temps précis selon les demandes des stagiaires par la direction générale du budget de l’armée ; marque aussi l’un des problèmes causer dans les études des stagiaires gendarmes et militaires à l’étranger et qui ont cause leur dispersion dans la diaspora etc.
A cet effet nous sollicitions humblement votre excellence de procéder à l’examen de notre situation de vie actuelle auprès du bureau de l’Attaché de Défense dans l’ambassade de la Centrafrique rattacher auprès du royaume du Maroc ; des services de solde ; de la direction du budget et du 3ème bureau d’instructions et des stages de l’état major ; pour que vous cerniez comment nous stagiaires centrafricains gendarmes et militaires filles et fils de la patrie envoyer par l’Etat pour étudier au Maroc ; victimes des pratique aberrantes de gestion des biens et services de l’Etat par un groupe microscopique de certains personnels militaires malintentionnés de notre armée ; raison pour laquelle, nous qualifions tous ces actes abusifs d’anti constitutionnelle et contraire à tous les principes disciplinaires de notre armée préciser dans la 4ème catégorie de discipline comme Manquement aux règles d’exécution du service ; no 4. 55 dont le motif c’est: « « « Travail mal exécuté volontairement ou sans raison suffisante » » ».

A l’heure actuelle ; la solution immédiate et impérative que nous proposions à votre excellence dans notre cas présent pour nous permettre de remédier aux arriérés de nos charges mensuelles en attendant nos billets de retour au pays, c’est:
1- Le rétablissement de nos indemnités de dépaysement compensatrices conformément à nos différents grades ;
2- Le versement des arriérés de nos indemnités de dépaysement compensatrices perdues qui nous permettrons de régler les retards de nos charges mensuelles déjà consommer avant de quitter le Maroc voir : les écoles – les loyers et nos diplômes etc.
3- Que l’Etat nous envoie nos billets d’avion de retour pour les stagiaires finalistes afin que nous rentrions au pays et de le servir pour ne pas qu’il ne soit pas une perte sur l’Etat.
Excellence ; en ayant la conviction sur la déclaration de votre profession de foi qui est votre disposition à écouter et de servir le peuple ; que nous profitions de formuler toutes ces requêtes.

Excellence monsieur le président de la république chef de l’Etat chef suprême des armées ; monsieur le premier ministre chef du gouvernement ; monsieur le ministre de la défense nationale de l’intégrité territoriale de notre nation ;
C’est avec le cœur offensé que nous vous faisions parvenir cette lettre ouverte pour vous mettre au bain de cette injustice que nous subissions depuis autant des mois par nos soient disant services de soldes et 3ème bureau de l’Etat major de notre armée avec les personnels insoucieux au sort de leurs semblables;
Mais ; cette lettre est comme l’attitude d’un enfant qui après avoir été poursuivi par un malfrat et qui se mette à courir vers son papa ou sa maman pour se jeter dans leurs bras afin d’avoir la protection ou du secours d’affection parentale.
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Excellence ; dans l’attente de votre sage et prompte autorisation et décision pour dénouer notre situation ; avec humilité et patience ; nous vous demandons de considérer nos vives attitudes sincères des filles et fils patriotes ; contenues dans cette lettre de cris comme l’histoire des enfants de Dieu hier dans le désert du Mont Horeb.
Que le Bon Dieu de Justice vous comble de tout ce dont vous avez besoin pour bien gérer ce peuple à l’exemple de son serviteur le roi Salomon qui lui a demandé que la sagesse.

QUE DIEU VOUS BENISSE ET VOUS FORTIFIE A JAMAIS EXCELLENCE
SHALOM !

Fait à Casablanca le 30/04/2016

Dieu – Patrie – Roi

GODONGAI- Paulin Prosper

Gsm: (+212) 680067511
E-mail : ppgodongai@ymail.com

CENTRAFRIQUE: LENTEUR OU STRATÉGIE DE TRAVAIL DANS LA MÉTHODE TOUADERA ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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LENTEUR OU STRATÉGIE DE TRAVAIL DANS

LA MÉTHODE TOUADERA ?

Bangui, (B.S.D), 04-30-2016

 

Un laps de temps important s’est écoulé entre la proclamation définitive des élections et l’investiture du nouveau Président de la république. Après son investiture budgétivore le 30 mars 2016, le désormais Président de la rupture a eu droit à deux jours calendaire pour désigner le locataire de la primature.
La population était dès lors inséparable de leur transistor le jour même de l’investiture ainsi que le lendemain en quête de la moindre information. A la différence de Monsieur Patrice Talon, President du Bénin, élu peu après Monsieur Touadera, le premier ministre est nommé quelques heures seulement après son investiture. La même lenteur est constatée dans la formation du gouvernement car le premier ministre a mis Neuf jours pour constituer son gouvernement.
Il en est de même dans les passations de service et chose scandaleuse, à presque un mois de gouvernement, le cabinet présidentiel, le cabinet du premier ministre et ceux des différents départements ministériels ne sont pas au complet. La tortue attitude rime t-elle avec la volonté de bien faire ? A la surprise de toute la République, et malgré la tortue attitude, on apprend qu’un membre du gouvernement pourtant bien sélectionné ne parle pas la langue de Molière.
Cette situation a fait l’objet d’une vive polémique sur les réseaux sociaux. Peut-on qualifier cet événement de catastrophe ou de paradoxe ? Le President de la rupture avait pourtant promis lors de son investiture un gouvernement de compétences et de bonne moralité.
Cette lenteur d’escargot est-elle synonyme d’hésitation et de prudence ? Il est vrai que la vitesse est la forme d’extase dont la révolution technique à fait cadeau à l’homme et par ailleurs il a été prouvé que la vitesse entraîne la perte de repères, mais le “slow management” est un type de politique qui ne convient pas à un pays qui a connu une profonde crise comme la notre. Il faut noter que la question de rythme tient une place essentielle dans la compréhension de la notion de lenteur mais trop lent ou trop vite n’est pas bon.
Il faut chercher un équilibre entre la lenteur et la vitesse pour être en adéquation avec la situation centrafricaine. Que dire de la maxime qui dit que ” le temps c’est de l’argent” ? Le conseil de sécurité de l’ONU vient de proroger à travers la résolution 2281 le mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) de trois mois c’est à dire jusqu’au 31 juillet 2016, le gouvernement doit en profiter pour entamer le processus de désarmement des troupes armées, mais avec cette tortue attitude, le problème sécuritaire est loin de connaître un début de solutions.
La rupture annoncée en pompe par le Président de la république lors de son investiture implique aussi la déclaration de son patrimoine après la prise de ses fonctions. La déclaration de patrimoine ne semble pas être une priorité du President de la rupture. Le premier ministre et les membres de son gouvernement ont suivi la logique du guide de la rupture. S’agit-il une fois de plus de lenteur ? En tout cas, le peuple ne désespère pas et attend impatiemment.
Paris le 30 avril 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE DE LA DEFENSE EN VISITE AUX FACA EN FORMATION A L’UCATEX Ā BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE DE LA DEFENSE EN VISITE AUX

FACA EN FORMATION A L’UCATEX Ā BANGUI

Bangui, (CNC), 04-29-2016

Le ministre centrafricain de la Défense nationale, Joseph Yaketé a effectué, ce 28 avril 2016, une visite aux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) en formation à l’Usine centrafricaine de Textile (UCATEX) dans le 8ème arrondissement de Bangui. Les soins médicaux, l’informatique et le commandement sont au centre de cette formation organisée par la Mission de conseil militaire de l’Union européenne (EUMAM) à Bangui.
Au camp UCATEX dans le 8ème arrondissement de Bangui, le ministre de la Défense nationale a été accueilli par le Commandant de la mission européenne, le Général Domonique Laugel. Surplace, le ministre de la Défense, Joseph Yaketé en compagnie du Général de l’EUMAM, a visité les différents locaux du camp UCATEX avant d’échanger avec les FACA en formation de haut niveau en soins médicaux, en informatique et en commandement. L’occasion pour lui, de réconforter ces soldats FACA de bien s’assimiler cette formation qui leur permet de se professionnaliser.
« Aujourd’hui, notre armé qui est appelée à se moderniser doit être dotée des nouvelles technologies. L’informatique de nos jours, c’est l’administration et c’est la vie que notre armée doit être bien outillée. Je pense que cette formation donnée par l’EUMAM, est la bienvenue et nous comptons sur nos soldats en formation pour se perfectionner afin de mettre cette technologie au service de l’armée et la nation», a expliqué le ministre de la Défense nationale.
Cette formation est donnée par les instructeurs autrichiens, serbes, espagnols et français de la mission européenne. Grace à cette série de formation orientée sur le principe de formation des formateurs, les FACA acquièrent l’autonomie et l’expertise nécessaire pour renforcer la chaine de commandement et constituer une armée moderne et professionnelle au service de la nation.
Il convient de noter que ces stages s’inscrivent dans le processus de la restructuration des forces armées centrafricaines qu’exigent la communauté internationale pour que la République centrafricaine puisse se doter d’une armée moderne au service de la population. Ce processus a commencé pendant la période de transition avec une mission européenne Eufor-RCA, aujourd’hui l’EUMAM pour terminer avec une autre mission européenne EUTAM, la mission dite opérationnelle aux côtés des FACA.

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Joseph Yaketé

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : l’ENECA en phase de mettre la ville de Bangui dans le noir.

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(Corbeau News Centrafrique)

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 Centrafrique : l’ENERCA en phase de mettre la ville de Bangui dans le noir.

Bangui, (CNC), 04-29-2016

Bientôt Bangui va sombrer dans le noir. C’est le résumé qu’on peut faire du nouveau programme de délestage établi par La Direction Générale de cette société et classé encore en secret d’État.
Les difficultés d’ordre matériel et financier que connaissent la seule et l’unique Société d’État de production et de fourniture d’électricité en Centrafrique n’est plus un secret de Polichinelle d’une part et d’autre part les centrafricains tout comme le milieu diplomatique se perdent la tramontane s’ils s’aperçoivent le train de vie élevé des cadres de cette société.

Les frais médicaux sont pris en charge à 100% dans cette société, du jamais vu. L’électricité en plus est gratuite et à vie pour tous les agents confondus sans parler de redistribution à titre onéreux dans les quartiers par ces même agents, qui sont vachement bien traités, à des ménages qui ne peuvent acheter de l’électricité directement à l’ENERCA.
A cela s’ajoute la discrimination opérée en fonction des titres et lieu de résidence du DG, du Ministre de tutelle, du Premier Ministre et du Président de la république.
Tel est le pourquoi l’électricité ne suffit pas les Banguissois de plus de deux décennies.
Un bref rappel historique
Durant le règne de Kolingba André, la ville de Bangui tombait dans le noir que juste 30mn, le temps de mettre en marche le générateur installé dans l’enceinte de la société. Et c’est une période ou l’électricité était un luxe.
Au temps de Patassé Ange Félix, Bangui était dans le noir que durant une heure du temps. A cette époque, il fallait électrifier certaines rues de Bangui afin de faire baisser le taux de banditisme. Ajoutant à cela, la venue d’une nouvelle classe des hautes personnalités à ne pas les omettre. Conséquence : hausse de demande en électricité.
Ces réalités centrafricaines décrites dans le régime Patassé s’accentuent durant le règne de Bozizé . Des nouveaux venus des derniers villages du Tchad ne veulent plus dormir avec la lampe tempête. Ils s’offrent eux même de l’électricité sans passer par la voix autorisée. Branchement illicite à gogo. Les agents tout comme certains de nos compatriotes ne veulent pas se laisser faire, ils s’y mêlent et le compte de la société est réglé à ses dépens. A cela s’ajoute une nouvelle politique de distribution de l’électricité mis en place par la « Haute autorité »: Le Quartier présidentiel, les lieux de résidence du PM, du Ministre des mines et de l’énergie, du DG de l’ENERCA, PLUS DE COUPRE selon ses termes. Devinez les retombées.
Sous Michel Djotodja, curieusement, la ville de Bangui en général n’était pas dans le noir. Pour justifier cette bienveillance, la société évoquait que durant son règne aucune société fonctionnait. Ce qui aurait permis à l’ENERCA de redistribuer tous les Kilowatts disponibles à la population.
Le régime de Maman Cathé quant à lui, a repris à son actif toutes ces mauvaises pratiques. Pour une meilleure planification de destruction lente de la société, la Maman nommait au poste de DG un de ses frères. Conséquence pas d’investissement, facturation selon les endroits et un plan de coupure qui dépasse 72heures dans certains quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua. Ce DG , encore en poste sous Faustin Archange Touadéra poursuit sa politique en initiant un autre programme de délestage qu’il qualifie de « confidentiel ». Il craint que les jeunes se font parler les pneus en flamme dans les rues et avenus. Ce programme confidentiel que CNC a pu avoir une copie, prévoit une augmentation du temps de coupure passant de 16 heures à 20 heures par jour. Si jamais ce nouveau programme de coupure d’électricité à Bangui va être mis en œuvre, quel sera son impact sur l’économie de notre pays?
Vigilance du nouveau gouvernement
Le nouveau gouvernement doit rester vigilant et surtout prudent aux faits et geste du DG de ladite société qui bat des ailles par des théories négativistes et dommageables pour conserver son poste. Il doit veiller à ce que les fonds octroyés par les Saoudiens pour la modernisation de la chaine d’électricité soient bien gérés afin que l’économie du pays redémarre et les hôpitaux fonctionnent comme dans d’autres pays en Afrique pour ne pas dire au monde. Ces fonds, il faut le souligner à nos lecteurs, prévoient l’acquisition des deux générateurs de grandes capacités à installer dans la ville de Bangui et redonner à deux grandes villes de l’arrière-pays une fois la centrale de Boali 3 devienne opérationnelle.

Bangui, Gisèle Moloma,Pour CNC

RDC: la dépouille de Papa Wemba est arrivée à Kinshasa

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(Corbeau News Centrafrique)

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RDC: la dépouille de Papa Wemba est arrivée à Kinshasa

 

Bangui, (CNC), 04-28-2016

 

Au lendemain de la cérémonie d’hommage à Abidjan, la dépouille de Papa Wemba, décédé le 24 avril en Côte d’Ivoire, est arrivée ce jeudi à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa. Le cortège funèbre de la star congolaise doit maintenant prendre la direction de l’hôpital du Cinquantenaire, dans la commune de Kasa-Vubu.

Parti à l’aube d’Abidjan, l’avion transportant la dépouille de Jules Shungu Wembadio, alias Papa Wemba, a atterri à l’aéroport de Kinshasa peu après 9h30 locales. C’est le ministre du Tourisme, Elvis Mutiri wa Bashara, qui a conduit la délégation congolaise dépêchée depuis mercredi soir dans la capitale ivoirienne.

Sur place, l’émotion était palpable ce jeudi matin. Pour la foule présente à l’aéroport de Ndjili, difficile de se contenir au moment de l’atterrissage de l’avion : des pleurs et des cris de déchirement ont accompagné particulièrement la descente du cercueil, couvert d’un drapeau bleu-jaune-rouge, frappé d’une étoile.

Soutenue par deux femmes, la veuve de Jules Shungu Wembadio, Amazone comme on l’appelle, était inconsolable. Au pied de l’avion, se trouvaient des officiels : le Premier ministre Augustin Matata Ponyo représentant le président de la République, le ministre de la Culture et des Arts, Banza Mukalay, son collègue de la Jeunesse et des sports, Denis Kambayi Tshimbumbu, le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta Yango, et d’autres personnalités congolaises.

La Côte d’Ivoire a également dépêché deux ministres : Maurice Kouakou, le ministre de la Culture, et la ministre de la Solidarité Mariatou Kone. Beaucoup d’artistes musiciens parmi lesquels JB Mpiana étaient également présents à l’aéroport.

La population s’est massée le long du parcours de l’aéroport à l’hôpital du Cinquantenaire. Et c’est à la morgue de cet hôpital que le corps de Papa Wemba sera gardé avant les obsèques officielles, qui auront lieu lundi et mardi au palais du Peuple.

Selon le ministre de la Culture et des Arts, la dépouille de Papa Wemba sera exposée lundi à l’intérieur du stade des Martyrs. L’inhumation aura lieu mardi.

 

RFI

Centrafrique: le mandat de la Minusca prolongé et adapté aux besoins

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Centrafrique: le mandat de la Minusca prolongé et adapté aux besoins

 

Bangui, (CNC), 04-28-2016

Dans sa résolution 2281, le Conseil de sécurité vient de renouveler le mandat de la Minusca en Centrafrique jusqu’au 31 juillet. Une prorogation de trois mois afin de permettre la conduite d’un examen stratégique de la mission créée en avril 2014. La mission onusienne devra ajuster son mandat à la situation actuelle.

Deux ans après la création de la Minusca, certains enjeux ont changé en Centrafrique. La transition est terminée et les élections ont abouti à la mise en place de nouvelles autorités. Selon le Conseil de sécurité, le mandat de la mission onusienne doit donc être ajusté.

Dans sa résolution, il demande au secrétaire général de discuter avec le gouvernement centrafricain pour faire en sorte que le futur mandat de la Minusca s’adapte à cette nouvelle situation et il donne à Ban Ki-moon jusqu’au 22 juin pour faire des recommandations.

Les points à améliorer

Le 15 avril dernier, le patron des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, avait énuméré un certain nombre de points clés qui nécessitait des progrès. La mise en place effective d’un programme de DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants). La réforme du secteur de la sécurité, c’est-à-dire essentiellement de l’armée. Mais encore le rétablissement de l’autorité de l’Etat, le renforcement de l’appareil judiciaire et le dialogue avec les groupes armés qui contrôlent encore de vastes étendues du territoire.

Hervé Ladsous avait aussi évoqué ce « véritable fléau » que constituent les nombreuses allégations de viols et abus sexuels impliquant des casques bleus, en indiquant que le secrétariat travaillait au renforcement de l’assistance aux victimes et des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés.

 

RFIAFRIQUE

Centrafrique : le Premier Ministre Sarandji dans l’action ou dans le spectacle?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : le Premier Ministre Sarandji dans l’action ou dans le spectacle?

 

 

Bangui, (CNC), 04-28-2016

Dans son discours solennel adressé au peuple centrafricain lors de son investiture, le Président de la République nouvellement élu le Professeur Faustin Archange Touadéra a tracé les grandes lignes politiques de son quinquennat, dans lesquelles il a également fixé les prioritaires des priorités qui sont entre autre la sécurité, la Justice et la Réconciliation. Afin de mener à bien son programme politique, il a nommé au poste du Premier Ministre son proche ami de longue date l’universitaire Mathieu Simplice Sarandji, très connu dans le milieu d’enseignement supérieur pour sa rigueur. Or, sa nomination sonne comme une rupture du style de gouvernance selon plusieurs analystes politiques centrafricains.

Le nouveau Premier Ministre, avant même la composition de son gouvernement, a surpris tout le monde en allant très tôt et dehors des heures de travail selon certaines indiscrétions, dans certains ministère s pour , selon lui, constater la présence effective des fonctionnaires dans leurs bureaux. Cette opération, bien qu’applaudie par des badauds présents sur place, a été sévèrement critiquée surtout dans le milieu intellectuel centrafricain qui voit derrière cette action du Premier Ministre une manœuvre tendant à maquiller les vrais problèmes du pays.
Les vrais problèmes de notre pays que les centrafricains attendent une action forte de la part du nouveau gouvernant sont la Paix, Justice et la Réconciliation. Se lever le matin et aller faire du spectacle au centre-ville devant les différents ministères avant même les heures normales du travail, c’est une pure manœuvre politico-politicienne tendant à se faire voir a expliqué un jeune Étudiant qui admet que le PM semble ne pas comprendre les lourdes taches qui l’attendent, notamment le dossier securité,justice que les centrafricains vont le juger dessus.

C’est du populisme pur dû à un excès de joie qui lui cause l’insomnie, s’explique un de ses collègues universitaires en citant la célèbre forme de Victor Hugo « L’excès de la douleur, comme l’excès de la joie, est une chose violente qui dure peu.” Il ne tardera pas à se déchanter, remarque à juste titre un Diplomate africain en poste à Bangui.
Pour l’heure les centrafricains sont divisés entre pour et contre la politique de ce nouveau gouvernement. Pour les uns le PM a bien fait de descendre sur le terrain afin de constater les réels problèmes du pays et pour les autres les vrais problèmes du pays se trouvent à Bambari, Ndélé, Batangafo et Bandoro et j’en passe là où les ex-sélékas prennent en otage la population, civile à des fins politiques.
Si le Premier Ministre s’attaque aux fonctionnaires de l’État, c’est une preuve de plus de sa méconnaissance des vrais soucis que ces derniers rencontrent tous les matins au moment où ils occupent la moitié des voies publique pour arpenter un bus ou un taxi afin d’aller au travail : le transport, un autre mal des centrafricains et surtout des fonctionnaires depuis plus trois décennie.
Alors les centrafricain se demandent à l’heure actuelle si Monsieur Sarandji allias SMS a –t-il un programme du gouvernement? Va-t-il tenir jusqu’à un an? Du moment où près d’un moi rien ne bouge.

Affaires à suivre

 

Bangui, Gisèle Moloma Pour CNC

Centrafrique : LA MINUSCA ET SANGARIS PROCEDERONT Ā UN EXERCICE AÉRIEN EN PRESENCE DE TOUADERA

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 LA Minusca ET SANGARIS PROCEDERONT Ā UN EXERCICE AÉRIEN

EN PRESENCE DE TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 04-28-2016

La Force de la MINUSCA fera la démonstration de sa capacité aérienne au cours d’un exercice conjoint mené avec l’opération Sangaris, ce vendredi, 29 avril, dans la localité de Damara (40 km au nord de Bangui). L’annonce a été faite par le porte-parole de la Force, lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, ce 27 avril 2016 au siège de la Mission à Bangui. Cet exercice sera fait en présence du président Faustin Arc
Baptisé «Bamara » (le lion en Sango), cet exercice militaire veut montrer que le départ de Sangaris ne laissera aucun vide sécuritaire car la MINUSCA a la capacité opérationnelle de surveiller l’espace aérien centrafricain et de fournir l’appui feu nécessaire aux troupes au sol. Désormais, les hélicoptères MI35 de la Mission effectueront seuls les tâches qui étaient jusqu’à présent partagées entre la Force et Sangaris. Ces appareils sont déjà entrés en service, notamment pour la sécurisation des convois commerciaux et lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Touadéra.
« L’exercice se déroulera en présence du Président de la République et des membres du Gouvernement, des responsables des forces de défense et de sécurité nationales, du corps diplomatique et des responsables de la MINUSCA” a indiqué lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui.
De son côté, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro a annoncé que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2281, dans laquelle il proroge jusqu’au 31 juillet 2016 le mandat de la MINUSCA. Le Conseil demande Secrétaire général, dans un délai de trois mois, de procéder à un examen stratégique de la Mission, dont les recommandations lui seront présentées. «Le futur mandat de la MINUSCA doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition » a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, dans le cadre de la concertation permanente avec les autorités nationales, le Représentant spécial du Secrétaire général s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre, Simplice Sarandji, ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Justice.
“Les questions liées au mandat de la MINUSCA ainsi que les défis du nouveau gouvernement ont été au centre de ces rencontres”, a fait savoir Vladimir Monteiro.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : les soldats français de la force Sangaris quittent la base de Sibut

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Centrafrique : les soldats français de la force Sangaris quittent la base de Sibut

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-26-2016

La base de la force Sangaris à Sibut, en Centrafrique, à été rétrocédée aux autorités samedi. Une étape supplémentaire d’un désengagement voulu par la France. Néanmoins quelque 300 militaires français devraient rester dans le pays.

La force française Sangaris a rétrocédé aux autorités centrafricaines, samedi 23 avril, sa dernière base située en province, à Sibut. “Un symbole, car les militaires français s’y étaient installés depuis février 2014 pour bloquer l’avancée de rebelles qui voulaient s’en emparer”, a expliqué l’envoyé spécial de France 24, Anthony Fouchard.

Déployée en décembre 2013 après des violences entre des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka qui avaient mis le pays à feu et à sang, l’intervention de la force française et le déploiement de 12 000 Casques bleus de la Minusca avaient fait retomber les tensions. Des élections législatives et présidentielle ont finalement pu être organisées entre la fin 2015 et le début 2016.

Défi logistique

Ces trois dernières semaines, 210 hommes, 90 véhicules et 21 conteneurs sont partis de Sibut pour rejoindre Bangui, ce qui a représenté un véritable défi logistique et technique, a expliqué Anthony Fouchard. “Les différents convois se sont étirés sur près de 3 kilomètres jusqu’à rallier la capitale”, a-t-il détaillé.

Cette localité est “stratégique”, car Sibut constitue “un verrou qui permet de réguler l’accès à la capitale mais également d’accéder au nord et à l’est du pays”, a rappelé le correspondant de France 24. En octobre 2015, les soldats avaient dû y repousser une colonne de rebelles lourdement armés qui voulaient descendre sur Bangui.

Désengagement progressif de la force Sangaris

La rétrocession de la base de Sibut à la Centrafrique, voulue par le gouvernement français, est une étape de plus du désengagement progressif de la force Sangaris.

Estimant sa mission accomplie, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé en mars que la France mettrait fin en 2016 à la mission qui comptait 2 500 militaires au plus fort des tensions. Lors de sa visite à Bangui, le 30 mars, au moment de l’investiture du président centrafricain, Faustin Archange Touadera, il avait déclaré qu’il fallait “savoir refermer une mission”.

Des paroles qui avaient inquiété les autorités locales. Finalement, la force française Sangaris “demeurera” en Centrafrique pour aider à encadrer l’armée du pays, a déclaré le président français François Hollande, mercredi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue centrafricain. Environ 300 militaires français, sur les 900 présents en Centrafrique à la fin mars, devraient rester dans le pays après la fin de Sangaris, notamment au sein de la nouvelle mission européenne EUTM-RCA.

La majorité des effectifs de Sangaris ayant quitté la Centrafrique seront redéployés sur l’opération Sentinelle pour faire face à la menace terroriste en France, ou sur l’opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes armés jihadistes au Sahel.

Avec AFP

Burundi: le général Kararuza tué dans une attaque à Bujumbura

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Burundi: le général Kararuza tué dans une attaque à Bujumbura

 

 

Bangui, (CNC), 04-26-2016

Le général Kararuza a été visé par une attaque à la grenade et à la roquette dans la capitale burundaise. Il déposait sa fille au lycée ce matin à Bujumbura quand il a été attaqué par des hommes armés. Le militaire tutsi, qui était aussi conseiller du Premier vice-président a été tué sur le coup comme sa femme. Sa fille a été grièvement blessée mais que ses jours seraient hors de danger. Le président lui-même a présenté ses condoléances. Le récit de l’attaque.

L’attaque a eu lieu tôt ce lundi matin. On ne sait pas qui sont les assaillants, on sait seulement qu’ils portaient des tenues militaires. Des élèves du lycée du Saint-Esprit racontent avoir vu des soldats à l’entrée de l’école. L’un d’entre eux assure d’ailleurs avoir été surpris, car en temps normal il n’y a pas de présence militaire à cet endroit, et car l’un de ces hommes en uniforme se trouvait derrière un arbre.

Ces hommes ont ouvert le feu un tout petit peu avant 7h. La voiture du général Kararuza a alors tenté de passer le portail pour se réfugier à l’intérieur du lycée mais les rafales de kalachnikov l’ont rapidement immobilisée. Le conseiller en sécurité et son épouse ont été tués tout de suite, leur fille a été transportée à l’hôpital, elle a été grièvement blessée, mais ses jours ne seraient plus en danger.

Créer des divisions au sein de l’armée ?

C’est assez rare pour être signalé, les autorités burundaises ont beaucoup réagi aujourd’hui à la mort du général Kararuza.

Les assaillants ont réussi à s’enfuir, on ne sait rien d’eux si ce n’est qu’ils portaient des uniformes militaires. Les autorités assurent que l’objectif est clair : déstabiliser l’armée en créant des tensions internes. C’est ce que soulignait ce lundi après-midi le porte-parole du ministère de la Défense, le colonel Gaspard Baratuza.

« Le ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants recommande à tous les militaires partout où ils se trouvent de rester calmes, sereins, et unis. Le ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants demande aux militaires de résister à cette forme de manipulation qui tend à détruire la force de défense nationale et par conséquent toute la nation entière », a déclaré le colonel Gaspard Baratuza.

Le gouvernement semble donc considérer qu’il existe bien un risque. Pour bien faire passer le message, l’armée a réuni tous les officiers de Bujumbura ce lundi et demain se tiendra un conseil de sécurité, c’est-à-dire une réunion entre le président et les différents responsables de la sécurité dans le pays.

Signe que la situation est prise très au sérieux, le président Pierre Nkurunziza a réagi lui aussi. Il a publié un message de condoléances sur Twitter alors qu’il ne s’exprime quasiment jamais dans ce genre de cas, en accompagnant son message d’une photo de lui et du général Kararuza.

Mais le président burundais s’est également adressé à la nation à la radio et à la télévision nationale. Pierre Nkurunziza a rendu un hommage appuyé à un officier qui s’est « démarqué par sa loyauté » dans la défense des institutions du pays et qui doit servir de « modèle », selon lui. Après avoir présenté ses condoléances à sa famille et aux corps de défense et de sécurité du Burundi. Pierre Nkurunziza a exigé l’arrestation des assassins.

« Nous demandons aux forces de sécurité qu’endéans une période qui ne dépasse pas une seule semaine, les assassins du général Kararuza soient identifiés, arrêtés et traduits en justice, a-t-il ordonné. Ce qui se passe aujourd’hui avait déjà eu lieu hier avec l’attaque d’un autre officier, de même que la semaine passée. C’est l’œuvre de criminels qui se sont illustrés dans l’assassinat de citoyens à cause des postes de responsabilité qu’ils occupent dans les corps de défense et de sécurité, des criminels qui s’en prennent aussi aux simples citoyens là où ils travaillent que ce soit dans les marchés ou les bars. Rien ne les distingue de ceux qui s’adonnent au terrorisme. Nous demandons aux Burundais de rester vigilants et de renforcer les comités mixtes de sécurité, pour qu’on puisse déjouer les plans de ces criminels et qu’ils soient arrêtés avant qu’ils ne commettent l’irréparable. »

Qui était lé général Kararuza ?

Le général Kararuza était un officier tutsi, issu de l’ancienne armée burundaise, les ex-FAB (Forces armées du Burundi, à laquelle avaient été intégrés les rebelles hutus à la fin de la guerre civile. Les rebelles qui ont transformé leur mouvement en parti politique et qui sont aujourd’hui au pouvoir.

Le général Athanase Kararuza a également été commandant adjoint de la composante militaire de la mission de paix de l’ONU en République centrafricaine entre fin 2013 et fin 2015.

Une source très proche de la vice-présidence assure qu’il existe une volonté de monter les uns contre les autres. Selon cette source, les « terroristes » s’en prennent maintenant aux hautes personnalités.

D’ailleurs un autre officier tutsi a été visé hier soir, il travaille pour les services de renseignements : le colonel Ndabigeze a été gravement blessé par une grenade et des tirs d’arme automatique.

La CPI ouvre un examen préliminaire sur les violences

Cela fait un an déjà que le Burundi est secoué par la crise politique autour du troisième mandat du président Nkurunziza. La procureure de la CPI, la Cour pénale internationale, vient d’ouvrir un examen préliminaire sur les récentes violences dans le pays. Un examen qui permet de déterminer s’il y a lieu d’ouvrir une enquête.

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Centrafrique: 9ème EDITION DU FESTI-HAND TERMINE AVEC UNE SERIE DE FINALES

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(Corbeau News Centrafrique)

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9ème EDITION DU FESTI-HAND TERMINE AVEC UNE SERIE DE FINALES

 

Bangui, (CNC), 04-26-2016

Une série de finales a couronné la 9e édition du festi-hand en République centrafricaine. Cette série de 7 matches en toutes catégories masculines et féminines ont été jour du 23 au 24 avril 2016, sur le terrain de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) à Bangui. Le ministre de la jeunesse et des sports Silvère NGARSO, a réhaussé de sa présence à cette série de finale.
Dans la journée du 23 avril, trois finales ont été jouées entre les benjamins d’Asopt et Academia d’abord, ensuite entre les cadettes de ces deux équipes, enfin entre les juniors d’Academia et ceux de National Nzango.
Les benjamins d’Asopt ont battu ceux d’Academia sur le score de 16 buts à 12. Cette même logique a été appliquée chez les cadettes de ces deux équipes. La troisième finale a été en faveur des juniors d’Academia sur ceux de National Nzango.
Dans la journée de dimanche, les cadets de Bémio se sont inclinés devant l’ASOPT sur le score de 11 à 10. Par ailleurs, pour son unique finale, les cadets de Don Bosco sont venus au bout d’Academia 14 à 11. Les cadettes d’AS Gbazanbangui ont neutralisé les néophytes d’Olympique dans un score sans appel de 11 à 00.
Les finales de la catégorie séniors masculin et féminin ont été au rendez-vous. Durant le match féminin, les femelles ASOPT se sont imposées à celles d’Academia sur la marque de 10 à 8.
Chez les hommes, les clubs Padré-Pio et Academia ont discuté leur troisième confrontation en finale cette saison. Dans une finale durement discutée, Padré-Pio a eu raison d’Académia de 20 à 19.
Notons que cette 9ème édition de série de 7 finales est mise sous le thème de « Handball pour la paix et la Cohésion sociale en Centrafrique ».

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: des faux comprimés et de stupefiants Saisie au marché central de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: des faux comprimés et de stupefiants Saisie

au marché central de Bangui

 

 

Bangui, (CNC), 04-26-2016

 

Des médicaments périmés plus particulièrement des viagras, et plusieurs autres comprimés utilisés comme des drogues ont été saisis par la compagnie nationale de sécurité (CNS) ce lundi au à travers les coins du marché central de Bangui.

Bienvenue Zokoué commandant de la CNS a expliqué que cette opération vise à lutter contre la circulation, la commercialisation et la consommation des faux médicaments mais aussi ceux périmés dans la ville de Bangui.

Elle se poursuivra dans les autres provinces de la RCA pour permettre à la population de disposer de vrais médicaments pour se soigner.

9 personnes soupçonnées de vendre ces produits sont sous les verrous de la police en attendant leur jugement.

La consommation de ces produits dont la circulation prend une ampleur inquiétante dans le pays serait à l’origine de plusieurs actes de banditismes qui se perpétuent dans le pays.

Selon la police ces faux médicaments saisis viennent du Cameroun et du Nigéria.

 

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CENTRAFRIQUE : L’UNIVERSITE DE LILLE1 ENGAGÉE AUX COTES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI POUR LA CAUSE DE L’ENSEIGNEMENT

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CENTRAFRIQUE : L’UNIVERSITE DE LILLE1 ENGAGÉE AUX COTES DE

L’UNIVERSITE DE BANGUI POUR LA CAUSE DE

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

 

Bangui, (CNC), 04-26-2016

Trente années après une thèse de Doctorat soutenue par l’actuel Président de République centrafricaine, le Professeur Faustin Archange TOUADERA à l’Université de Lille1, cet établissement universitaire vient, une fois de plus, de décerner le titre de Docteur (Philosophiæ Doctor, en abrégé PhD)  à un autre centrafricain. Il s’agit de Monsieur Jean-Christian Amédée MANDJEKA qui a, selon les termes de son compatriote Léon KIDJIMALE GRANT dans un post sur le réseau social facebook, présenté une thèse brillantissime en Ingénierie des Sciences Biologiques sur l’amélioration de la nutrition infantile par une offre alimentaire complémentaire formulée à partir des denrées locales de ce pays.

En septembre 1986, Monsieur TOUADERA présentait une thèse en mathématiques pures sur « Les problèmes de CAUCHY matriciels C et dans les espaces de SOBOLEV à caractéristiques multiples ». L’Université de Lille1 l’ayant couronné du titre de Docteur, ce dernier a poursuivi une longue carrière universitaire avant d’accepter le poste de Premier Ministre en 2008 puis de le quitter en 2013 après 5 années de réformes de l’administration générale et d’assainissement des finances publiques. Le peuple centrafricain n’a pas oublié ce mathématicien fût – il ancien Premier Ministre de François BOZIZE et lui a accordé sa confiance en l’élisant au 2e tour des élections à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain avec 62,69% des suffrages exprimés.

Ce lundi 18 avril 2016, Monsieur MANDJEKA a planché sur ses résultats concernant « l’optimisation d’une bouillie infantile et son enrichissement en protéines et vitamines en vue de son utilisation comme aliment de complément chez le nourrisson et le jeune enfant en Centrafrique ». Durant trois heures d’horloge, la situation nutritionnelle du jeune enfant en Centrafrique, la sécurité alimentaire dans le pays et les enjeux agronomiques mais aussi économiques ont été longuement discutés. Mais, bien sûr la méthodologie de planification expérimentale utilisée par Monsieur MANDJEKA a rigoureusement été scrutée par un Jury composé de 10 membres dont sept étaient physiquement présents et un intervenant par visioconférence depuis la ville de ROUEN. Notons que les Universités de Lyon1, de la Lorraine, de Rouen, de Grenoble (Ujf) et de Bordeaux IV (Montesquieu) ont été mises à contribution pour valider cette thèse de Doctorat en Cotutelle entre les Universités de Lille1 et de Bangui.

En attribuant le titre de Docteur de l’Université de Lille1 à Monsieur MANDJEKA avec la mention Très honorable et les félicitations du Jury, c’est l’Université de Bangui qui a été honorée. Rappelons que Monsieur MANDJEKA que nous avons rencontré après l’épreuve nous a confié faire partie du corps des Enseignants du supérieur au grade d’Assistant depuis 2007. Il est titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (D.E.A) de Biochimie – Microbiologie obtenu à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso. Il a aussi été auditeur à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de l’Université de Yaoundé2 – Soa dans le cadre d’une formation de formateurs. Au moment où nous achevons cet article, le Président de la République centrafricaine, Pr Faustin Archange TOUADERA vient d’être reçu par son homologue français François HOLLANDE. Au sortir de cette rencontre, les deux personnalités ont livré à la presse leurs échanges concernant l’opération militaire Sangaris décidée en décembre 2014 par les Nations Unies (Résolution au moment où le pays traversait une des crises majeures de son existence.

« Nous sommes convaincus que le volet académique a fait partie des discussions car comment ne pas aborder la question encore et surtout que l’académicien TOUADERA a pris l’engagement à travers son projet politique de doter la République centrafricaine de cadres compétents et intègres. Bon vent au Dr MANDJEKA et surtout bon courage aux futurs candidats centrafricains à une thèse de Doctorat à l’Université de Lille 1 ».

 

Bangui, Eric Ngaba Pour CNC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mali : arrestation d’un Mauritanien impliqué dans une série d’attentats

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(Corbea News Centrafrique)

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Mali : arrestation d’un Mauritanien impliqué dans une série d’attentats

 

 

Bangui, (CNC), 04-23-2016

 

Les forces spéciales maliennes ont arrêté jeudi un Mauritanien présenté comme impliqué dans plusieurs attaques jihadistes perpétrées dans le pays. Selon des sources proches de l’enquête, il avait l’intention de commettre d’autres attentats.

Un Mauritanien suspecté d’être impliqué dans une série d’attaques jihadistes au Mali a été arrêté jeudi soir, dans un quartier du sud-ouest de Bamako, par les forces spéciales de la Sécurité d’État (SE, services du renseignement), ont annoncé vendredi 22 avril les forcés de sécurité du pays.

L’homme, identifié comme Fawaz Ould Ahmeida, était surnommé “Ibrahim numéro 10” et âgé d’une trentaine d’années. D’après les diverses sources de sécurité interrogées par l’AFP, il est l’auteur présumé de l’attaque anti-occidentale contre le restaurant-bar La Terrasse à Bamako le 7 mars 2015 (cinq morts), et a planifié les attentats contre l’hôtel Le Byblos de Sévaré, près de Mopti en août 2015 (13 morts) et contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2016 (20 morts).

Outre sa participation à ces attaques jihadistes, il serait aussi impliqué dans celle menée le 21 mars contre l’hôtel Nord-Sud de Bamako, abritant la mission de l’Union européenne qui entraîne l’armée malienne (EUTM Mali). Un assaillant avait été tué et un autre était recherché depuis.

Une source de sécurité proche de l’enquête a confié à l’AFP que Fawaz Ould Ahmeida était “vite passé aux aveux après son arrestation”. Selon cette même personne, il serait arrivé à Bamako le 16 avril avec l’objectif de commettre d’autres attentats.

Menaces de potentielles attaques terroristes

Dans un message le 8 avril, l’ambassade américaine avait d’ailleurs affirmé avoir “reçu des informations sur des menaces de potentielles attaques terroristes visant des lieux associés à la communauté internationale à travers le Mali”, exhortant ses ressortissants à redoubler de prudence.

D’après la source de sécurité proche des enquêteurs, le suspect “est le chef des opérations d’Al-Mourabitoune”, le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Al-Mourabitoune, qui a scellé à l’occasion de l’attentat contre le Radisson son ralliement à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), officialisé en décembre, a mené de nombreuses attaques sanglantes et spectaculaires dans la région du Sahel.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Ces dernières semaines, les forces maliennes ont annoncé l’arrestation de plusieurs importants jihadistes présumés. Parmi eux figure Alou Doumbia, appréhendé à Bamako le 16 avril, considéré comme “une des têtes pensantes” de l’attentat contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam le 13 mars (19 morts), revendiqué par Aqmi.

RFIAFRIQUE

Centrafrique: LA FIERTÉ D’APPARTENIR À UNE GÉNÉRATION D’ÉTUDIANTS EN DROIT

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(Corbea News Centrafrique)

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LA FIERTÉ D’APPARTENIR À UNE GÉNÉRATION D’ÉTUDIANTS EN DROIT

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-23-2016

La vie sur terre est cyclique et chaque chose a son temps. Nous avons commencé nos premiers pas de Droit dans l’ancien parc automobile de l’ex empereur Bokassa à la villa Kolongo où des centaines d’étudiants (1000 environs) s’entassaient et prenaient des cours. Personne ne pouvait parier sur notre avenir avec les deux années blanches de 1991 et 1993. Nous avons persévéré dans des conditions difficiles pour suivre la logique de la devise de l’Université de Bangui:”kanga bè ti mon, gbou mbéti a goué yongoro”. Aujourd’hui une génération a pris le relais. Cette génération a mis à défi les détracteurs qui affirmaient que le système éducatif centrafricain est égal à la dérivée d’une fonction constante.
Le modèle centrafricain est l’un des meilleurs en Afrique, il ne lui manque que des mesures d’accompagnement et des structures adaptées. Pour preuve, le nouveau gouvernement centrafricain compte dans ses rangs quelques ministres issus de cette génération. Il s’agit d’abord des sieurs Henry Marie Dondra, Charles Armel Doubane, Flavien Mbatta, Madame Aline Pana sans oublier le ministre d’Etat, Directeur du cabinet présidentiel Monsieur Firmin Ngrebada.
Qui le croyait ? Nous sommes fiers d’appartenir à cette génération qui fait ses preuves sur le terrain. Il s’agit entre autres de Richard Gueret-gbagba à l’agence nationale des élections, Jules Kikko-Gezza Directeur général de la fonction publique, Cherubin Mologbama et Martial Ndoubou aux affaires étrangères, le lieutenant Dieudonné Zébaï à la gendarmerie nationale, Brice Mbenga, Raymond Namkoïssé, Serge Ouarassio, Cherubin Yerada, les colonels de la douane Pierre Gougbe, Emmanuel Songuet-toko, Dapa-collomba, Belly, Thurine Bandarani, Christelle Loumandet, Aimé Kossanzi et Symphore Banga-botty au bureau des nations unies en Centrafrique, Michel Fils Djeukam, Fulgence Zeneth et JP Ombi qui défendent cette génération en effectuant des missions de développement en Afrique de l’ouest, les magistrats Emmanuel Ndakala, Alain Tolindo, Pirioua-yatongo Nicaise, Bakela, Pamphile Oradimo, Alain Gbaziali, Paul Ndongo-sindo, Gervais Mbatta, les avocats Crépin Mboligoumba, Jacob Sangone Demobona, Lydie Mbellet-koundja, Denis Modemadé, Blaise Fleury Hotto, Maître Yakondji. Nous ne serons pas excusé si nous faisons abstraction de la diaspora en France et ailleurs en commençant par les sieurs Théophile Eka 2, Joachim Guerekanda, Anicet Yombo-Gbaka, Jean Bedel Kaïnze, Firmin Ngbeng-mokoué, Anicet Yanibada, Jérôme Allam, le commissaire de police Serge Saboro, Sana Beyamissi, Stanislas Kokota, Firmin Féindiro…ouf, je n’en peux plus, la liste est si longue que je ne pourrai citer tout le monde…je m’excuse auprès de ceux qui ne seront pas citer.
Le mérite de cette génération revient de droit à nos valeureux enseignants qui nous ont encadré dans des conditions décriées ci-haut. Il s’agit entre autres des défunts Ismaïlia Sy, Michel Ballo, Marcel Météfara, Bazoli et Moudjo-moudjo. On comptait également Madame Limbassa, les sieurs Mandé-Ndjapou, les frères Kosse, Voyémakoua, Maurice Dibert Dolet, Edouard Kazangba, Mathias Kanda, Monsieur Kongatoua et le couple Nanaré. Nous saisissons l’opportunité pour sensibiliser la jeunesse, la génération future que seul le travail paye.
La jeunesse est la relève de demain. Pour ce faire, nous exhortons le nouveau gouvernement de créer les conditions nécessaires à la réussite de notre jeunesse.
Pour que la génération future ne nous reproche pas ce que nous avons reproché à nos aînés, nous devons aider ce gouvernement à bien gérer la chose publique en les critiquant, en les gardant en éveil car qui aime bien châtie bien. Ces critiques constructives sur les réseaux sociaux représentent notre part de contribution à l’édifice nationale. Ceux qui se réclament de cette génération doivent recadrer nos collègues du gouvernement pour qu’ensemble  nous soyons solidairement responsables de leurs actes.
Paris le 22 avril 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

Tchad : le président Idriss Déby Itno réélu pour un cinquième mandat dès le premier tour

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Tchad : le président Idriss Déby Itno réélu pour un cinquième mandat dès le premier tour

 

 

Bangui, (CNC), 04-22-2016

 

Au pouvoir depuis 26 ans, Idriss Déby Itno a remporté la présidentielle tchadienne dès le premier tour avec 61,56œ% des voix et décroche ainsi un cinquième mandat. L’opposition dénonce un “hold-up électoral”.

Au pouvoir depuis 26 ans, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour de la présidentielle du 10 avril avec 61,56 % des voix, loin devant le chef de l’opposition, Saleh Kebzabo (12,80 %), qui dénonce un “hold-up électoral”.

Laoukein Kourayo Medard, maire de Moundou, capitale économique située dans le sud du pays, est en troisième position avec 10,69 % des suffrages, selon les résultats annoncés jeudi 21 avril par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Ces résultats provisoires doivent être avalisés dans un délai de 15 jours par le Conseil constitutionnel.

La victoire sans surprise du président sortant a été saluée par des coups de canon et des rafales de fusil automatique par les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui s’étaient donné rendez-vous sur la vaste place de la Nation de N’Djamena, face au palais présidentiel.

Toute la journée, comme d’ailleurs le jour du premier tour, la capitale a été quadrillée par nombre de policiers, de gendarmes et de bérets rouges de la garde présidentielle, présents à tous les carrefours, a constaté l’AFP. Cette démonstration de force et d’intimidation d’un pouvoir omnipotent, qui ne supporte pas la contestation, s’illustre aussi par la victoire dès le premier tour d’Idriss Déby. Car, au vu du nombre de candidats – 13 au total -, la question était surtout de savoir si Déby passerait au premier ou bien au second tour.

“Disparition de centaines d’urnes”

Avant la publication des résultats, jeudi, huit candidats, dont le chef de l’opposition, avaient accusé le pouvoir de fraude, estimant qu’aucun candidat “ne peut l’emporter au premier tour” au vu des résultats dans les régions dont ils disent disposer.

Les signataires dénonçaient “la disparition de centaines d’urnes et de milliers de procès-verbaux”, ajoutée notamment au “trafic de cartes d’électeurs” de la part du MPS. Ils dénonçaient également la disparition de militaires qui n’auraient pas voté pour Idriss Déby et dont certains, “arrêtés et emprisonnés”, sont “à ce jour portés disparus”. Ils mettaient aussi “solennellement en garde” la Céni et le Conseil constitutionnel “contre toute tentative d’avaliser le hold-up électoral du MPS”.

>> À voir dans le Journal de l’Afrique : “Le Tchad dans l’attente des résultats de la présidentielle, sans Internet”

Plusieurs de ces candidats d’opposition, notamment dans les quartiers pauvres de N’Djamena, et dans le Sud, région la plus peuplée, disposent effectivement d’une implantation solide, censée leur rallier un nombre important d’électeurs.

Dans l’hypothèse d’une victoire au premier tour d’Idriss Déby, dont le slogan de campagne était “1er tour, KO”, les huit candidats envisageaient enfin de “ne pas reconnaître toute institution issue de ce hold-up électoral” et de “mettre en place un gouvernement de salut public”.

L’élection de Déby intervient au moment où plusieurs administrations, hôpitaux, écoles et universités sont en grève depuis de longues semaines : pour des arriérés de salaires, de bourses, toujours pour les moyens de survie quotidienne.

Mais la société civile n’a pas le droit de manifester pour une alternance démocratique. Pour avoir enfreint cette interdiction, quatre personnes ont été emprisonnées trois semaines avant d’être condamnées à quatre mois de prison avec sursis.

Avec AFP

Congo-Brazzaville: le fils de Sassou-Nguesso cité dans les Panama Papers

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(Corbeau News Centrafrique)

PANAMA

 

 

Congo-Brazzaville: le fils de Sassou-Nguesso cité dans les Panama Papers

 

 

Bangui, (CNC), 04-22-2016

 

Au Congo Brazzaville, la plateforme d’ONG « Publiez ce que vous payez » demande une enquête après les révélations des Panama Papers. Des documents émanant du cabinet Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de domicilier des sociétés dans des paradis fiscaux. Dans la liste des clients, selon le quotidien Le Monde, on retrouve le fils du président congolais, Denis Christel Sassou-Nguesso et plusieurs de ses proches. Des hommes qui serviraient d’intermédiaires pour faciliter le détournement de l’argent du pétrole congolais.

Les personnalités citées dans cette enquête ont trois points communs selon Le Monde : être de près ou de loin négociants en pétrole, être clients de Mossack Fonseca et être amis de longue date avec Denis Christel Sassou-Nguesso, fils du chef de l’Etat et administrateur général de la SNPC, la Société nationale des pétroles du Congo.

Parmi eux : Bruno Jean Richard Itoua, actuel ministre de la Recherche et ancien directeur de la SNPC. A ses côtés, l’homme d’affaires Lucien Ebata, patron du groupe Orion immatriculé aux Seychelles et qui compte la SNPC parmi ses clients. Toujours selon Le Monde, le cofondateur de cette holding, le Français Philippe Chironi, serait par ailleurs soupçonné depuis 2014 par la justice française d’avoir participé à des opérations de blanchiment et de détournement de fonds au profit de la famille Sassou-Nguesso.

Egalement cité, le négociant gabonais Jean-Philippe Amvame Ndong, le patron de l’entreprise Philia SA. En 2015 par ailleurs une ONG suisse avait pointé du doigt l’entreprise Philia, l’accusant d’avoir bénéficié de contrats avantageux auprès de la Coraf, l’unique raffinerie du Congo, dont l’administrateur n’est autre que Denis Christel Sassou-Nguesso.

Contacté par Le Monde, Denis Christel Sassou-Nguesso a nié en bloc les accusations portées contre lui.

■ Une ONG réclame l’ouverture d’une enquête

Ce n’est donc pas la première fois que des soupçons de détournement de l’argent du pétrole congolais se font jour, mais pour la plateforme de lutte contre la corruption « Publiez ce que vous payez », il est donc plus que temps que les autorités congolaises enquêtent sur ces pratiques : « Le Congo est un pays qui dépend essentiellement des ressources naturelles, notamment le pétrole, et il est important qu’il y ait de la transparence dans ce secteur, que ce scandale à répétition soit expliqué, déclare Brice Mackosso, membre de cette coalition d’ONG. Aujourd’hui, avec les révélations de Panama Papers, il y a des soupçons graves sur la personne de monsieur Christel Denis Sassou-Nguesso. Il y a suffisamment d’éléments pour que la justice congolaise puisse ouvrir une enquête judiciaire sur ce dossier ».

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Etats-Unis: Pour la première fois, une femme noire figurera sur un billet américain

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(Corbeau News Centrafrique)

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Pour la première fois, une femme noire figurera sur un billet américain

Bangui, (CNC), 04-21-2016

L’annonce met fin à un suspense qui tient en haleine les Américains depuis presque un an. Pour la première fois, une femme noire, l’abolitionniste et ancienne esclave Harriet Tubman, figurera sur un billet américain, a décidé mercredi le Trésor américain. C’est aussi la

première fois dans l’histoire qu’une personnalité noire sera honorée sur un billet de banque aux Etats-Unis.

« Une femme, une meneuse et une combattante de la liberté ! Je ne peux imaginer meilleur choix pour le billet de 20 dollars qu’Harriet Tubman », s’est exclamée dans un tweet Hillary Clinton, candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine.

« A travers l’histoire, les femmes ont apporté d’importantes contributions à la société libre et démocratique d’aujourd’hui. Je me réjouis que le Trésor honore ces réalisations », a réagi Janet Yellen, première femme à présider la Réserve fédérale américaine (Fed), qui émet la monnaie.

Remplacer un président controversé

Fille d’esclave, Harriet Tubman est née elle aussi esclave dans une plantation du Maryland en 1822. A l’âge de 26 ans, elle se marie avec un homme libre, John Tubman, et parvient à s’enfuir en Pennsylvanie, où l’esclavage est aboli. Elle revient un an plus tard dans le Maryland pour sauver des membres de sa famille. Par la suite elle retournera dans le Sud esclavagiste à plusieurs reprises et aidera à la libération de centaines d’esclaves, participant à ce que l’on appelle le « chemin de fer clandestin », un réseau de routes clandestines permettant aux esclaves de se réfugier jusqu’au Canada.

Quand la guerre de Sécession éclate, elle rejoint l’armée de l’Union, comme cuisinière, infirmière puis espionne. Plus tard, elle participera à la lutte pour le droit de vote des femmes, avant de mourir à l’âge de 91 ans, en 1913.

En juin 2015, le Trésor avait annoncé son intention de remplacer le portrait d’Alexander Hamilton, le premier secrétaire au Trésor des Etats-Unis, sur le billet de 10 dollars par celui d’une femme, dont le nom n’était pas encore décidé.

Mais ce projet avait soulevé l’ire des admirateurs de ce père fondateur de la Constitution qui plaidaient pour qu’on remplace plutôt l’effigie d’Andrew Jackson, le septième président des Etats-Unis, controversé pour son rôle dans l’expulsion des Indiens d’Amérique de leurs terres et beaucoup moins populaire, qui apparaît sur les billets de 20 dollars.

Une enquête populaire

L’administration avait alors lancé une vaste enquête d’opinion pour savoir quelle femme devait être choisie pour orner un billet pour la première fois depuis cent ans. « Nous avons reçu des millions de réponses », s’était récemment étonné M. Lew. Parmi les finalistes figuraient Eleanor Roosevelt et la militante de la lutte contre la ségrégation raciale Rosa Parks.

C’est en fait le design de trois billets (5 dollars, 10 et 20) qui va changer. Leurs nouvelles versions seront dévoilées en 2020, année où sera célébré le centième anniversaire du droit de vote des femmes aux Etats-Unis, a précisé Jack Lew. Il a promis que le processus d’impression, initialement prévu pour 2030, « serait accéléré ».

Au XIXe siècle, de rares femmes avaient déjà eu l’honneur d’apparaître sur un billet américain comme l’épouse du premier président des Etats-Unis George Washington, Martha Washington ou l’Amérindienne Pocahontas.

LEMONDE

Centrafrique : Touadéra à Paris, Hollande l’assure du soutien de Sangaris

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Centrafrique : Touadéra à Paris, Hollande l’assure du soutien de Sangaris

 

 

Bangui, (CNC), 04-21-2016

Faustin-Archange Touadéra a été reçu mercredi à l’Élysée par François Hollande pour sa première visite de chef d’État en France. Le président français lui a assuré que la France restera aux cotés de la Centrafrique.

Il s’agit de la première annonce en ce sens : la force française Sangaris qui « demeurera » en Centrafrique pour aider à encadrer l’armée du pays, a déclaré mercredi 20 avril le président François Hollande.

Touadéra inquiet de la fin de Sangaris 

Tout en louant les progrès réalisés en Centrafrique, où des élections « incontestables » ont pu se tenir « après une période particulièrement tumultueuse », François Hollande a souligné que « beaucoup restait à faire pour la sécurité » et « le désarmement » des anciens combattants. « C’est pourquoi Sangaris qui n’a plus de raison d’être au niveau qu’on a pu connaître (…) demeurera en Centrafrique », a-t-il ajouté.

Faustin-Archange Touadéra s’était inquiété de la fin annoncée de Sangaris après les propos en ce sens du ministre français de la Défense. En mars, Jean-Yves Le Drian avait annoncé que la France mettrait fin en 2016 à la mission, qui compte encore environ 900 hommes dans le pays contre 2 500 au plus fort des tensions. Déployé fin 2013, les militaires français avaient été soutenus par le déploiement de 12 000 Casques bleus de la Minusca.

Paris promet son aide économique

Les deux hommes ont également abordé les défis économiques. Faustin Archange Touadéra a annoncé l’organisation prochaine d’une « table-ronde pour mobiliser nos partenaires (…) et financer un certain nombre de projets prioritaires pour le redressement de notre pays ».

Là encore, « la France sera présente avec son aide économique, avec l’Agence française de développement et avec l’Europe », lui a promis François Hollande.

Touadéra, 58 ans, effectue cette semaine sa première tournée à l’étranger depuis son élection en février. Avant sa visite dans l’ancienne puissance coloniale, il s’était rendu au Vatican où il s’est entretenu lundi avec le pape François.

 

jeuneAfrique

CENTRAFRIQUE : LE RAPPORT DU PROJET DENOMME«DUTINGO OKO NA LEGUE TI LENGO SONGO» DE L’ONG FADEC

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE RAPPORT DU PROJET DENOMME«DUTINGO OKO NA

LEGUE TI LENGO SONGO» DE L’ONG FADEC

 

 

Bangui, (CNC), 04-21-2016

Dans le processus de la cohésion sociale et du vivre ensemble en Centrafrique, l’ONG Femme Action et développement en Centrafrique (FADEC) a mis en œuvre un projet dénommé «Dutingo oko na legué ti lengo songo» du 1er décembre 2015 au 31 mars 2016. Sous financement du National Democratic Institute for International Affairs (NDI), le projet avait pour objectif principal de Promouvoir la paix, la cohésion sociale et la culture démocratique par la sensibilisation, la formation et l’éducation électorale des populations de la Nana-Mambéré.

Le projet a été mis en œuvre dans les localités de Bouar Centre, Herman brousse, Doaka-kourssou, et de Baoro. Les principales activités ont été axées sur les formations des leaders communautaires sur leur implication dans la promotion du leadership politique féminin ; la création et la redynamisation des Comités de paix qui sont des clubs des organes communautaires regroupant : les jeunes, femmes, sages, les autorités traditionnelles ou communales et religieuses. Il s’agit également de la sensibilisation sur la cohésion sociale qui s’est faite par les leaders et les médias ainsi que la sensibilisation sur le processus électoral et la promotion des différents codes de bonne conduite signés par les différents acteurs impliqués dans le processus électoral ; la caravane de sensibilisation des leaders pour leur implication dans le leadership politique des femmes ; la création d’un réseau des familles amies ; l’évaluation à court terme avait pour objectif principal d’analyser l’efficacité des activités mises en œuvre, l’impact rapide ainsi que la viabilité des résultats obtenus.

Au niveau de l’efficacité, l’analyse dénote que 90% des activités du projet ont été mises en œuvre dans ces différentes localités visées. Il ressort que les activités de formation ont permis de renforcer les capacités des leaders communautaires et des femmes dans la promotion du leadership politique des femmes, les élections et la démocratie. Les activités de sensibilisations ont permis aux femmes de s’impliquer davantage dans le processus de cohésion sociale et de promotion du genre surtout en ce qui concerne leur participation aux élections comme candidates ou électrices.

En termes d’impact des activités, l’on note une évolution positive dans la perception des femmes de la cohésion sociale, de la promotion des femmes aux instances de prise de décision par les urnes et de la culture démocratique. Quelques personnes interrogées dans la localité de Bouar trouvent ce projet libérateur des femmes.

En termes de pérennisation des acquis, 21 Comités de paix, malgré les moyens très limités mis à leur disposition, mènent leurs activités en faveur de la paix et réconciliation, de la gestion des conflits de la promotion d’un Etat de droit, de la promotion du genre, de l’appropriation des principes démocratiques. D’autres actions qui n’étaient pas prévues dans le projet sont aussi menées par ces clubs. Des actions comme les matchs de football inter-village par exemple.

Toutefois les différentes personnes formées n’ont pas assez de moyens financiers et logistiques pour aller vers les populations qui ne sont pas sur l’axe central afin de conduire des actions de sensibilisation de proximité et d’échange avec ces populations sur les actions du projet. L’évaluation a permis de tirer quelques leçons : l’analphabétisme de la population est un frein pour la maitrise des outils de la cohésion sociale et de promotion du genre; les femmes par exemple ont beaucoup de volonté mais la plupart ne peuvent pas lire un texte pour s’imprégner par exemple du code électoral ou de leurs droits. Un projet d’une durée plus longue aurait certainement plus de chances de produire des résultats à plus fort impact sur la cohésion sociale, la promotion de la démocratie et d’un Etat de droit.

Ce deuxième projet a permis de façon effective de libérer les femmes des pesanteurs culturelles qui les relayent au dernier plan. Les hommes leaders s’impliquent dans la promotion du leadership politique des femmes et des valeurs démocratiques par des émissions radiophoniques qui passent sur les radios locales.

Le projet a atteint ses objectifs par la création des clubs d’écoute communautaire et d’autres comités de paix. Ces comités qui s’activent à instaurer la paix par un dialogue permanent et la promotion de la cohésion sociale entre les communautés, posent aussi des actes de facilitation et de consolidation de l’unité nationale.

Le projet a aussi démontré que des défis restent majeurs notamment en matière de consolidation des acquis, de la réinsertion de certaines communautés comme les peuhls dans leur ancien biotope, leur implication à la restauration de la Paix, l’ignorance des textes liés aux droits de l’Homme, la faible culture démocratique la non maîtrise du processus et du cycle électoral.

Une émission a été réalisée pour informer et sensibiliser la population de la Nana-Mambéré sur l’importance de ce projet pour leur communauté. C’était aussi l’occasion de faire connaitre les partenaires le NDI et la FADEC.
Les recommandations
Au terme de ce projet, suite aux constats de terrain, l’ONG FADEC souhaite que le bailleur tienne compte des recommandations suivantes :
• Financer les activités de suivi des clubs mis sur pieds pour pérenniser les actions ;
• le renforcement permanent des capacités opérationnelles des clubs de paix afin de mieux outiller les animateurs ;
• organiser des activités de développement communautaire et socioculturelles de grande envergure dans la commune ;
• Que la prise en compte des autres préfectures soit effective;
• Que les fonds soient décaissés à temps pour avoir une bonne lisibilité au niveau de nos finances ;
• Que les femmes soient d’avantage et permanemment outillées pour les prochaines élections et en AGR.
• Financer un projet d’alphabétisation des femmes pour leur forte implication aux idéaux démocratique et à la culture de la paix ;
• Renforcer la capacité des membres de l’ONG en gestion des projets;
• Renforcer les capacités des comptables de l’ONG en gestion financière.

L’ONG Femme Action et Développement en Centrafrique (FADEC) regroupe toute personne, de sexe féminin, sans distinction d’âge, de nationalité ou de religion. Elle a vu le jour en 2009 et a pour objectif : l’Encadrement, l’Education, l’Assistance sociale, financière et juridique des populations vulnérables. La FADEC met un accent sur la promotion des droits humains et de la démocratie par des formations et des sensibilisations à l’attention des différentes couches sociales qu’elle organise dans différentes localités de la RCA. Dans le cadre du Processus de rétablissement de la paix, de la cohésion sociale et du retour à l’ordre constitutionnel, l’ONG FADEC depuis octobre 2014 œuvre au rétablissement de la paix et de la cohésion sociale dans la Nana-Mambéré.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LES POLICIES ET GENDARMES EN FORMATION SUR LES DROITS DE L’HOMME ET LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LES POLICIES ET GENDARMES EN FORMATION SUR LES

DROITS DE L’HOMME ET LES VIOLENCES

BASEES SUR LE GENRE

Bangui, (CNC)M 21-04-2016

 

Environ 320 gendarmes et policiers sont en formation en police de proximité axée sur les droits de l’homme et les violences basées sur le genre et le sexe. L’objectif de cette formation est de donner au personnel des commissariats de police et Brigades de gendarmerie de Bangui, les connaissances et aptitudes nécessaires pour accomplir leur mission de manière professionnelle et respectueuse des droits humains.
La cérémonie d’ouverture de cette formation s’est déroulée, le 19 avril 2016 à l’Ecole Normale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui en présence de deux membres du gouvernement dont de la justice et de l’intérieur, ainsi que les représentants des institutions internationales. Sur financement des Etats Unis, la formation se fait en 10 sessions, du 19 au 30 avril. A la fin de la session, l’attente est que les Policiers et Gendarmes de l’Inspection des Forces de Sécurité seront en mesure d’intégrer le concept de police de proximité, respecter les droits de l’homme, protéger les civils et groupes vulnérables, maîtriser le concept du genre, intégrer les principes de gestion des cas de violences basées sur le genre, utiliser les outils de gestion conçu par le PNUD.

Les participants vont apprendre sept modules selon le programme présentant quelques rappels théoriques et en proposant des conseils pratiques. Il s’agit de police de proximité axée sur le respect des droits humains, la protection des civils, l’éthique et déontologie, les Droits de l’Homme, les patrouilles, les Comité Locaux de Sécurité (CLS, l’introduction au concept de Genre.
La crise socio politique que traverse la République Centrafricaine depuis 2013, a eu un impact négatif sur presque tous les secteurs sensibles de l’Etat y compris les Forces de Sécurité Intérieure que sont la police et la gendarmerie. Durant cette période, beaucoup de graves violations des droits de l’homme parmi lesquelles beaucoup de violences liées au genre et au sexe ont été commises. Ces forces n’ont pas été en mesure de donner la réponse appropriée en recherchant, arrêtant les suspects et en enquêtant sur les faits.

Les forces de sécurité intérieure faiblies sous l’effet de la crise, ont été encore désorganisées en raison du pillage des infrastructures. Ce qu’a souligné Flavien Mbata, le ministre centrafricain de la justice, des Droits de l’Homme, et Garde des Sceaux, « notre pays a connu dans le récent passé des cas graves de violences notamment les violences basées sur le genre. Et donc les acteurs judiciaires doivent être formés afin de pallier à ce problème».

Il est noté par ailleurs, au niveau de la Police et de la Gendarmerie une faiblesse de formation sur les règles d’éthique et déontologie policière, droits de l’Homme, protection des civils et des groupes vulnérables. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de connaissances ou ont des connaissances très limitées du concept de genre et de l’attitude que doivent avoir les acteurs de prise en charge de premier rang qu’ils sont.

Selon le ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire Jean Serge Bokassa, « cette formation ouvre la voix à cette démarche et aussi à la question d’éthique et de la déontologie. C’est un programme qui vise à former le personnel de la police et de la gendarmerie permettant le redéploiement des services de l’Etat dans les villes de province. Cette formation en police de proximité répond aux attentes de la population. Car nous avons besoin des hommes de qualités ».

Afin de renforcer la sécurité des populations à Bangui, le PNUD a réhabilité 8 commissariats de Police et 3 Brigades de Gendarmerie à Bangui et octroyé plusieurs véhicules de patrouille. Dans le prolongement de cette action et pour palier à la carence en formation, le projet conjoint ministère de la Justice, le PNUD, la Minusca, en collaboration avec la Composante Police de la MINUSCA envisage organiser cette formation en police de proximité axée sur les droits de l’homme, au profit du personnel des unités de Police et de Gendarmerie de Bangui, outils de gestion de base des commissariats et des brigades ; en genre et prise en charge des violences basées sur le genre et le sexe. En République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’Ong ‘’Plan International’’ au chevet des enfants séparés de leurs parents à Boda

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Ong ‘’Plan International’’ au chevet des enfants séparés

de leurs parents à Boda

 

Bangui, (CNC), 04-21-2016

Ils sont des enfants séparés brutalement de leurs parents biologiques suite à la dernière crise intervenue dans le pays ; ils sont des enfants non accompagnés ; ils sont des enfants anciennement associés aux groupes et forces armés ; ou tout simplement des orphelins : mais ils sont aujourd’hui récupérés et gardés par d’autres personnes de bonne foi, notamment leurs familles d’accueil transitoire (FAT). A Boda, l’Ong ‘’Plan International’’ a volé à leur secours avec des kits en vivres et non-vivres. Une première remise de kits a eu lieu, ce mardi 19 avril 2016, au bureau de l’Ong AHA de Boda et au village Boboua où 52 FAT ont réceptionné des kits.

C’était en présence de Albert Touféina et Serge Vonga-Ndomoro, respectivement Secrétaires généraux de la Commune et la Sous-préfecture de Boda.
Œuvrer en faveur des enfants a été au centre du « Projet de protection de l’enfant en situation d’urgence » financé par le gouvernement américain, à travers l’USAID. A Boda, les responsables dudit projet, sous la clairvoyance de Emmanuel Arnold Fletcher le Chef du projet, se sont appuyés sur le Réseau communautaire de protection de l’enfant (RECOPE) pour identifier 80 enfants en situation d’urgence et de les installer dans 52 FAT.

« Le but recherché, à travers ce projet, c’est d’aller identifier et réunifier les enfants en situation difficile, notamment les enfants séparés, les enfants non-accompagnés et les enfants anciennement associés aux groupes armés à des familles d’accueil », a précisé M. Emmanuel Arnold Fletcher. Il s’agit pour ce projet de recenser tous les enfants dans les catégories ciblées, en vue d’un appui multiforme aux familles qui les accueillent.
Jocelyn Mbangapou, Agent chargé de la protection de l’enfant au ‘’Plan International’’ a ajouté qu’ « au début du projet, nous avons identifié des personnes de bonne volonté qui ont déjà accueilli ces enfants chez elles, à leur propre initiative.

Nous intervenons pour les accompagner et les appuyer dans le travail salutaire qu’elles ont déjà commencé à faire ».

A la première distribution des kits aux familles d’accueil, un pactole consistant a été réceptionné par chacune des 42 FAT à Boda, puis 10 autres FAT au village Boboua à quelque 35 km de Boda sur l’axe Bangui. Le pactole est constitué entre autres de 52 matelas, 104 couvertures (une place), 260 gobelets aciers, 520 assiettes plates et creuses, 260 cuillères à soupe, 103 bidons vides (20 litres), du savon linge et toilette, des brosses à dent, des serviettes et serviettes hygiéniques pour les filles, 59 lampes à panneaux, 160 sacs de riz et de haricot, des boites de sardine et 160 bidons d’huile.

Abdourahman Ousman, Chef de secteur d’élevage de Boda est identifié comme famille d’accueil transitoire. Après avoir réceptionné son lot de vivres et non-vivres, il laisse parler son cœur : « Je salue à sa juste valeur l’appui que l’Ong ‘’Plan International’’ nous apporte. Les responsables de cette Ong sont conscients de ce qu’en accueillant des enfants supplémentaires dans nos familles, cela a des impacts sur notre économie familiale. C’est pourquoi, peu importe ce qu’il nous donne pour nous aider à prendre en charge les enfants, ce sera un véritable soulagement ».

Même sentiment de reconnaissance chez Solange Badékara chef de ménage accueillant quatre enfants séparés, du quartier ‘’Zo kwé zo’’. « Nos maigres moyens ne suffisent pas pour prendre normalement ces enfants. Mais, nous le faisons seulement au nom de l’humanisme. C’est pourquoi le geste de l’Ong ‘’Plan International’’ est d’une inestimable contribution et un réel soulagement au niveau de notre ménage. Nous prions les autorités de notre pays, ainsi que d’autres Ong à suivre l’exemple de l’Ong, pour améliorer les conditions de vie des enfants accueillis dans les ménages ici, ils ont très nombreux », a-t-elle indiqué.

Au village Boboua, Ngana François à 70 ans accueille des un enfant séparé et identifié comme FAT. Son kit à la main, « En tant qu’humain, comment pouvais-je rester insensible, lorsque je voyais ce petit enfant abandonné par ses parents et qui dormait à même le sol sous un manguier ? C’était malheureux et je ne pouvais pas supporter. C’est pourquoi je l’ai pris avec moi, depuis la crise jusqu’aujourd’hui. Avec les petites ressources de ma famille, nous prenons en charge ces enfants dans l’espoir de retrouver leurs parents, afin de les remettre. En attendant, il est une charge supplémentaire d’où tout le mérite de l’action que l’Ong ‘’Plan International’’ a posée aujourd’hui ».

Au total, 163 enfants devront être pris en charge par ce projet à Boda et ses environs. Selon le Chef de projet, les domaines d’intervention dudit projet couvrent entre autres la fourniture des produits de première nécessité aux FAT ; un suivi régulier des enfants durant toute la période du projet… « Nous travaillons en collaboration avec d’autres structures de prise en charge des enfants, telles les hôpitaux pour leur prise en charge médicale ; les établissements scolaires pour l’instruction des enfants ; la justice pour la défense des droits des enfants… A chaque problème spécifique, on réfère l’enfant aux services compétents », a déclaré Emmanuel Arnold Fletcher.
En somme, un an de projet qui vise le suivi des enfants ne suffit pas.

Il est vrai que sur la période, certains enfants pourront rejoindre leurs parents biologiques, mais le vrai souci est de préparer un dispositif durable pour poursuivre l’accompagnement de ces enfants.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: un casque bleu marocain tué dans une attaque

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: un casque bleu marocain tué dans une attaque

 

 

 

Bangui, (CNC), 19-04-2016

Un casque bleu marocain de la Minusca, la mission des Nations Unies en République centrafricaine, a été tué dimanche lors d’une attaque menée par des “membres présumés de l’Armée de résistance du Seigneur”, a annoncé lundi l’ONU. L’attaque s’est produite dans la ville de Rafai, dans la préfecture de Mbomou.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a “condamné” cette attaque, réaffirmant que “les attaques contre ceux qui oeuvrent pour la paix et la sécurité en République centrafricaine sont inacceptables”. M. Ban “appelle le gouvernement (centrafricain) nouvellement élu à s’assurer que les auteurs soient traduits en justice”, ajoute le communiqué.

L’Armée de résistance du Seigneur, la LRA, est une guérilla qui s’est rendue tristement célèbre par ses rapts d’enfants, transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale. Elle est aujourd’hui traquée et dispersée mais selon l’ONU, depuis l’arrestation en janvier en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de ses principaux commandants, elle a intensifié les attaques de villages à la frontière entre la RDC et la RCA. Dominic Ongwen a été transféré à la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.

 

BFMTV

Centrafrique: le pape salue un “climat constructif” en recevant le nouveau président

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: le pape salue un “climat constructif” en

recevant le nouveau président

 

 

Bangui, (CNC), 19-04-2016

Le pape François et le nouveau président de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, ont relevé lundi au Vatican “le climat constructif” et le “renouveau des institutions” du pays après des années de violences, a annoncé un communiqué du Saint-Siège.

Le président élu en février avait tenu à venir au Vatican pour sa première visite à l’étranger, afin de saluer le pontife argentin qui était venu en personne en novembre encourager la réconciliation nationale.

L’entretien dans la bibliothèque du Palais pontifical a duré un quart d’heure. Jorge Bergoglio a offert à M. Touadéra les principaux textes de son pontificat sur la famille et sur l’environnement.

Le pape et son secrétaire d’Etat Pietro Parolin ont souhaité qu’”une période de paix et de prospérité s’ouvre pour la nation toute entière”, et ont relevé que les récentes élections et le renouveau des institutions s’étaient “déroulés dans un climat constructif, auquel a contribué le dialogue entre les confessions religieuses”.

Le Saint-Siège a souhaité que “la communauté internationale continue à soutenir le développement du pays”, en rappelant que la population souffrait encore des conséquences des conflits des dernières années.

Bravant les reproches voilés de la France et des forces internationales de paix qui déconseillaient le voyage pour raisons de sécurité, le pape avait passé 24 heures à Bangui lors d’une tournée en Afrique en novembre.

Il avait rencontré des réfugiés, ouvert une “porte de la miséricorde” dans la cathédrale de Bangui et s’était rendu dans la principale mosquée de la capitale, en plaidant à chaque occasion pour la réconciliation nationale et le respect entre chrétiens et musulmans.

Les violences civiles ont diminué sensiblement dans les semaines et mois qui ont suivi, et certains Centrafricains y ont vu une conséquence de la visite du pape.

En février, M. Touadéra, qui n’était pas favori au début de la campagne, a été élu au second tour avec 62,71% des voix.

Entre 2013 et 2015, des milices majoritairement chrétiennes Anti-Balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka, ont mis la Centrafrique à feu et à sang. Ces violences ont ravagé l’économie du pays, un des plus pauvres au monde.

 

 

TV5MONDE

 

 

Centrafrique: Le processus DDR avance péniblement

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(Corbeau News Centrafrique)

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En RCA, le processus DDR avance péniblement

Bangui, (CNC), 19-04-2016

En Centrafrique, le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) est toujours dans les cartons, le nouveau gouvernement doit plancher sur le problème avec l’aide des Nations unies. Le projet connaît quelques blocages entre le nouveau pouvoir centrafricain et certains groupes armés. En attendant, la mission de l’ONU lance en parrallèle des programmes de réduction des violences communautaires à destination des combattants qui ne sont pas éligibles au processus de DDR.

Pour être éligible au processus de DDR, il faut posséder une arme de guerre et avoir fait partie d’un des groupes armés signataires de l’accord du 10 mai 2015 à Bangui.

Des conditions que tout le monde ne remplit pas. Aussi le programme de réduction de la violence communautaire devrait-il commencer dans les semaines à venir, en complément du processus de DDR qui lui, n’est toujours pas amorcé.

La Minusca prévoit pour ce faire d’appuyer professionnellement près de 3 000 autres combattants. « Le concept de réduction de violences communautaires est destiné à prendre en compte les non-éligibles au futur programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Nous essayons d’assurer, autant que faire se peut, la réinsertion économique de ces personnes. L’objectif est finalement de créer des associations professionnelles qui mélangeront anti-balaka et membres de la communauté du KM5 et d’ex-Seleka », détaille Hervé Hesse, qui travaille à la Minusca au sein de la section DDR.

Du côté de l’auto-défense du quartier PK5, on a déjà commencé à recenser les combattants et on applique les mesures de confiance réclamées par la Minusca. « On fait des patrouilles permanentes jour et nuit. Ces patrouilles-là, nous les faisons sans arrêt. Maintenant, c’est calme. Vous savez, quand les jeunes ont une arme, ils peuvent faire du désordre. Ce projet est très important pour ces jeunes-là, afin de les occuper, de trouver des revenus pour subsister », confie Yousouf Ahmat, coordinateur des auto-défense.

Manque de représentativité

Le nouveau président Faustin-Archange Touadéra a, de son côté, entamé des consultations avec les groupes armés en vue de lancer ce processus DDR tant attendu. Mais pour le moment, les rencontres ne sont pas très bien passées. La fermeté du président Touadéra ne passe pas auprès des groupes armés. L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a été reçue jeudi, critique le gouvernement récemment formé, qu’il ne juge pas représentatif.

Même son de cloche du côté des FPRC, dirigés par Nourredine Adam, le chef de guerre le plus virulent du pays. Leur porte-parole, Moussa Maloud, s’énerve : « Pourquoi avons-nous pris les armes à l’époque ? demande-t-il. Exactement après un gouvernement comme celui-là. »

Le FPRC estime que le nord du pays est encore une fois marginalisé et absolument pas représenté au sein du gouvernement. L’UPC va dans le même sens, mais avec des propos plus mesurés. Le bureau politique et militaire va se réunir la semaine prochaine pour définir la conduite à tenir.

Dialogue de sourds

Sur la question du processus de DDR, Touadéra a un principe : il ne travaillera pas sur le terrain politique avec des groupes armés qui ne sont pas engagés dans le désarmement. Mais du côté des groupes armés justement, on réclame l’exact contraire : « On veut que nos revendications politiques soient satisfaites, sinon nous n’irons pas au DDR », martèle-t-on du côté du FPRC.

Dans le camp du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) dirigé par Idriss El-Bachar, on « veut laisser du temps au président Touadéra, même si l’oppression de la minorité doit cesser », explique-t-on. Tous les groupes armés réclament des ministères et des postes clefs au plus haut niveau de l’Etat. Les consultations avec le président devraient reprendre en fin de semaine prochaine.

RFIAFRIQUE

Bangui: « Le Secret de délibération, la probité, l’intégrité et impartialité » au centre du premier conseil des Ministres de Touadéra

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(Corbeau News Centrafrique)

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 « Le Secret de délibération, la probité, l’intégrité et impartialité » au centre

du premier conseil des Ministres de Touadéra

 

 

Bangui, (C.N.C), 18-04-2016

A peine les membres du gouvernement terminaient les séances de passation de service, le Président de la République, Faustin Archange Touadéra a réuni en Conseil de ministre tout le gouvernement Sarandji, ce vendredi 15 avril 2016. Au sortir de cette rencontre placé sous le signe de prise de contact, le Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions de la République et du suivi évaluation des politiques publiques, Jean Christoph Nguinza est revenu sur l’essentiel.
‘’ L’ordre du jour de cette première séance a été essentiellement consacré à la prise de contact avec les membres du gouvernement mis en place par décret n°160.222 du 11 avril 2016, suivi de la définition des grandes orientations du Président de la République, Chef de l’Etat.
Avant d’aborder l’ordre du jour proprement dit, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a adressé ses vives félicitations au Premier ministre et tous les membres du gouvernement. Il s’est estimé heureux de présider la première séance du Conseil des Ministres après son élection à la magistrature suprême de l’Etat.
Dans le cadre des grandes orientations, il est à noter qu’il était inscrit des points suivants :
– Les satisfactions des attentes de la population ;
– La diligence et l’efficacité dans le traitement des dossiers ;
– La relance des activités économiques ;
– La présentation, dans les soixante jours, du programme politique du gouvernement à l’Assemblée nationale ;
– L’assainissement du climat des affaires pour offrir des opportunités d’emplois aux jeunes ;
– Le respect du principe de la bonne gouvernance, de la probité et de l’intégrité ;
– La lutte contre la corruption ;
– Le respect du principe de l’impartialité en vue de prévaloir l’intérêt général ;
– La disponibilité et l’alerte de tous les membres du gouvernement pour faire face aux obligations de l’Etat ;
– Une bonne préparation des dossiers à soumettre au conseil des ministres en vue des décisions efficientes à prendre ;
– L’application du concept genre ;
– La solidarité et la collégialité en vue d’un travail gouvernemental, alerte, dynamique et efficace ;
– L’observation du secret de délibération du Conseil des ministres ;
– L’obligation de rendre compte des activités menées au niveau de chaque département ministériel ;
– La mobilisation de tout un chacun pour la réussite de la mission assignée au gouvernement.
L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance à 16 heures 40 minutes.
Fait à Bangui, le 15 avril 2016
Le Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions de la République et du suivi évaluation des politiques publiques, Jean Christoph Nguinza’’.
Notons que Faustin Archange Touadéra n’a pas mâché les mots quant aux directives à suivre par le gouvernement. « J’attends de vous que tous les dossiers soient traités avec célérité afin de les conduire à terme dans les meilleurs délais », a-t-il lancé dès l’ouverture de la séance. Il a précisé ensuite que loin des théories politiciennes proposées par le Collectif de ses alliés, les belles promesses qu’il faites aux Centrafricains pendant sa compagne électorale doivent être scrupuleusement suivies et tenues. « Comme vous le savez, j’attache du prix au respect des engagements que j’ai pris auprès de nos concitoyens. D’autre part, sur la base du projet que j’ai soumis à nos compatriotes, je vous demande de faire adopter par le gouvernement dans les 60 jours un programme de gouvernement qui sera soumis à l’approbation de l’Assemblée Nationale. Ceci nous permettra d’initier des projets qui vont améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a ajouté le Chef de l’Etat.
Pour le Président de la République, sa vision, si elle n’est pas mise en œuvre avec technocratie et imagination de la part de chaque Ministre, elle ne restera qu’une vue d’esprit, et donc, une déception pour la population, ce à quoi il a interpelé le gouvernement : « Il nous faudra également entreprendre des réformes pour engager la modernisation et la transformation de notre économie. Nous devons veiller tout particulièrement à renforcer nos actions en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires pour accroître l’activité de la destination République Centrafricaine pour le secteur privé », a insisté Touadéra.
Le bal est lancé, espérons que les choses sérieuses ont réellement commencé.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Marie Noëlle Koyara quitte l’Agriculture sous une pluie d’hommages

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Ministres Féizouré et Koyara

 

Marie Noëlle Koyara quitte l’Agriculture sous une pluie d’hommages

 

 

Bangui, (C.N.C), 18-04-2016

Vendredi 15 avril 2016, Mme le Ministre d’Etat en charge du Développement du monde rural, Marie Noëlle Koyara a passé la main au Ministre Honoré Féizouré, en présence de l’Inspecteur d’Etat Noël Evariste Gawaka. En quittant l’Agriculture, Marie Noëlle Koyara a reçu une pluie d’hommages de la part de son personnel, ainsi que du nouveau Ministre. Occasion pour le Ministre Honoré Féizouré de tracer, à son personnel, la ligne de conduite à tenir pour le pari de la sécurité alimentaire.
Quelques heures seulement avant la tenue du premier conseil des ministres du gouvernement Sarandji, le Ministre Honoré Féizouré, Ministre de l’Agriculture et du développement rural a été installé dans ses fonctions. Au-delà d’une simple cérémonie de passation de service entre Marie Noëlle Koyara, la Ministre d’Etat sortante et son successeur, une pluie d’hommages à cette dame qui a occupé quasiment le centre du pouvoir du régime Samba-Panza.
Hommage à Koyara
« Je dis que c’est Dieu qui nous a envoyé cette femme », a soupiré un cadre parmi la foule du personnel mobilisée pour dire au-revoir à leur désormais ancienne patronne.
Visiblement, très peu de place et de temps ont été consacrés, lors de cette cérémonie, aux grandes lignes et directives de travail du nouveau Ministre à son personnel. Tout le monde est préoccupé par le départ de Mme Marie Noëlle Koyara que le Ministre Féizouré a qualifié d’une « courte pause » qu’il a souhaitée « aller très vite », afin que l’ancienne Ministre d’Etat soit responsabilisée le plus rapidement possible au service de l’agriculture.
« Vraiment, je tiens à rendre un hommage mérité à Madame le Ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara, d’abord personnellement pour m’avoir encadré dans ce secteur », a avoué le Ministre Féizouré avant d’ajouter « Je rends témoignage de ce que mon premier voyage professionnel, je l’ai effectué grâce à elle avant de persévérer toujours sous son encadrement jusqu’à devenir ministre à sa place aujourd’hui. Lorsque j’ai appris ma nomination, beaucoup de collaborateurs m’ont envoyé des messages de félicitation ; mais je dis plutôt que c’est à notre grande sœur, notre marraine Koyara que nous devons cette félicitation, parce que tout cela, c’est grâce à elle ».
Il ressort tout de suite de ce témoignage que le Ministre Honoré Féizouré n’est pas étranger de sa nouvelle maison, puisqu’il considère Mme Koyara comme une « marraine », ce que la Ministre d’Etat mérite bien pour avoir fait de l’Agriculture, non seulement une vocation mais sa passion au point de servir ce secteur au plan international, notamment en tant que Représentante de son pays auprès de la FAO.
L’éloge de Koyara n’en finissait pas à cette occasion. Le regret de son départ de l’Agriculture a été sur toutes les lèvres. Le Ministre Féizouré a repris sur un autre temps, notamment en ce qui concerne la communication qui doit être la clé de voûte de toute action auprès de la population à la base. « Ce que je dis aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle est là. Madame Koyara m’a formé pendant trente en m’envoyant partout dans le monde, au Japon, à Montpelier, etc. Je crois en une seule chose : c’est qu’elle a la vision du développement de l’Agriculture dans sa globalité. Ce qui justifie la mise en place, à son initiative, du groupe de communicateurs du monde rural [Le Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR)]. Et, on va s’inscrire dans la suite, parce qu’il n’y a pas d’autres voies que ce qu’elle a tracé. C’est pour le bien de la population et pour le bien du pays », a déclaré le Ministre Féizouré.
Les défis à relever
A ce jour, beaucoup s’accordent à dire que l’avenir de la République centrafricaine réside dans son agriculture. Puisqu’il s’agit d’un secteur qui occupe et nourrit plus de 80% de la population centrafricaine. Lorsque l’on déplore le chômage chronique en milieu jeune, beaucoup d’observateurs et analystes ont fait savoir que cette situation est la résultante du désintéressement des jeunes au travail de la terre, d’où le phénomène de l’exode rural, ainsi que l’attraction des jeunes par les sinistres offres des groupes armés.
Il faut redonner goût de l’agriculture à la population. Cela passe tout naturellement par une bonne politique agricole, ce que le Ministre Féizouré a appelé les défis à relever. « Je pense qu’en prenant la tête du Département de l’Agriculture, je vois plutôt les défis que nous devons relever », a-t-il avoué. Selon le Ministre, « Madame le Ministre d’Etat Koyara a mis la barre très haute avec toutes ses expériences à la FOA. A ce jour, elle a remis le Département en marche, tous les cadres ont repris le travail, la Feuille de route triennale de relance de l’Agriculture centrafricaine (2016-2018) et le Plan d’action ainsi que les Plans régionaux ont été réalisés et approuvés parles partenaires. Donc, partant de là, elle a mis tout cela sur mes épaules. Tel est le défi que nous devons tous avec vous, mes collaborateurs Agronomes ici présents, relever pour ne pas décevoir notre population. Aujourd’hui, il faut que les gens mangent, il faut que la sécurité alimentaire soit résolue pour qu’il y ait la paix dans le pays », a martelé le Ministre Féizouré.
Féizouré, l’homme de la situation
Des critiques peuvent être portées sur le gouvernement Sarandji, certes ; mais le choix du ministre de l’Agriculture semble véritablement répondre au critère de compétence annoncé par le Président de Touadéra. Honoré Féizouré a été un cadre ressortissant du ministère de l’Agriculture. Agronome de formation, l’homme a été nommé, alors qu’il a était encore en mission à l’extérieur pour la cause du développement de l’Agriculture.
Le témoignage de la Ministre d’Etat sortante a été plus rassurant de l’homme qui pend désormais les reines de l’Agriculture centrafricaine. « Du fond du cœur, je félicite mon frère Honoré Féizouré qui vient aujourd’hui me remplacer », a-t-elle avoué avant d’indiqué dans un style métaphorique que « le souhait d’une mère de famille responsable est celui de voir parmi ses enfants, celui à qui il a plus confiance, réussir sur ses pas. Et lorsque cet enfant chéri arrive à combler le souhait émis, toute la joie est pour la mère. C’est exactement la joie qui m’a comblée aujourd’hui de voir Honoré me succéder à la tête de ce Département ».
Mais, la Ministre d’Etat n’est pas partie sans bénédiction pour le ministère de l’Agriculture. A ce sujet, son message est orienté vers le personnel, à qui elle a souhaité une bonne collaboration avec le nouveau ministre pour la consolidation des acquis de son passage. « Je demanderais à tout le personnel de travailler avec le nouveau Ministre qui est pour eux tous, un collaborateur de longue date bien connu pour l’aider à relever le défi de l’Agriculture », a fait savoir Mme Koyara. Elle a expliqué par ailleurs que « Si la mission du Ministre se déroule bien, cela veut dire que les cadres de ce Département ont bien travaillé ; mais si jamais la mission est moins satisfaisante, la responsabilité est partagée avec les cadres. Mobilisez-vous autour de votre Ministre, car vous avez tous les ingrédients aujourd’hui, notamment le Plan d’action et les Plans régionaux. Etant cadre du Département, si je peux me rendre utile, je le ferai avec gaieté de cœur ».
Bonne « courte pause » à cette dame qui a réformé pour cette transition, les Travaux publics, la Défense nationale, puis le Monde rural.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LA MINUSCA SALUE LA FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

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CENTRAFRIQUE : LA Minusca SALUE LA FORMATION DU

NOUVEAU GOUVERNEMENT

 

 

Bangui, (C.N.C), 17-04-2016

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la formation du nouveau Gouvernement dévoilée le lundi 11 avril 2016, a indiqué le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, lors de son point de presse hebdomadaire mercredi dernier à Bangui.
«La constitution de cet Exécutif, moins de deux semaines après l’investiture du Président Faustin Archange Touadéra constitue une étape importante dans la mise en place des nouvelles institutions qui gouvernent désormais le pays » a déclaré le Porte-Parole.
Selon Monteiro, la MINUSCA exprime ses encouragements aux nouvelles autorités eu égard à l’étendue des tâches auxquelles elles doivent faire face afin d’apporter, à travers un ensemble de réformes, les solutions pour une République Centrafricaine nouvelle.
«La MINUSCA et l’ensemble des Nations Unies en République centrafricaine restent fermement déterminés à appuyer les efforts du peuple et des nouvelles autorités de la République centrafricaine en vue d’un nouveau départ du pays, fait de paix et sécurité » a indiqué Vladimir Monteiro, avant de saisir cette occasion pour réitérer l’appel du Secrétaire général des Nations Unies, en mars dernier, « aux partis politiques, à la société civile, aux associations de femmes et aux groupes religieux à jouer un rôle actif dans cette nouvelle phase ».
Au cours de cette conférence de presse, le Porte-parole a annoncé la tenue d’un exercice aérien conjoint dans la deuxième quinzaine de ce mois d’avril par la MINUSCA, l’opération Sangaris et des forces sous-régionales. Les exercices permettront de montrer que la MINUSCA est effectivement dotée des capacités qui lui permettent de surveiller l’espace aérien centrafricain, sécuriser le territoire et protéger la population. « La MINUSCA utilisera ses hélicoptères de combat Mi35, les mêmes qui avaient déjà couvert l’investiture du Président Touadéra le 30 mars dernier et interviennent dans la sécurisation des convois de la Mission. Les hélicoptères Mi35 de la MINUSCA assureront les missions jusqu’alors dévolues aux Tigre français », a-t-il souligné.
S’agissant de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a fait état de 23 cas de violations et abus ayant entrainé au moins 52 victimes dont 6 femmes et un mineur. Dans le cadre de sa mission de surveillance de la situation des droits de l’Homme, la MINUSCA a effectué deux missions conjointes à Markounda (Ouham) et à Kombala (Haute Kotto). L’objectif était d’évaluer l’impact de la situation sécuritaire sur les droits de l’homme. Il était également question de sensibiliser les ex-Seleka. Il leur a été recommandé de laisser toute initiative relevant de la cohésion sociale sous la direction de l’autorité civile ou toute autre entité civile habilitée.
Prévention des conflits
Le Porte-parole a également fait part des activités de prévention des conflits menées par la Mission à Bria et Kaga Bandoro. Elles sont portées notamment sur les questions de la transhumance et de la circulation des populations minoritaires. Ainsi, un atelier autour de la problématique des conflits agro-pastoraux a été organisé à Bria. Deux principales recommandations ont ainsi trouvé des suites favorables à savoir la délocalisation de l’abattoir et l’identification d’un espace pour la création d’un parc d’attente pour le bétail en transit vers le marché. Ces points avaient déjà fait l’objet d’une réunion en novembre 2015.
A Kaga Bandoro, un atelier sur la cohésion sociale a réuni une soixantaine de jeunes leaders dont des anti-Balaka et des ex-Seleka, venus de Galafondo, Sibut et Ndjoukou. Les participants ont échangé sur les causes profondes des conflits et ont entamé la rédaction d’un plan d’action sur la cohésion sociale.
Dans la recherche d’une plus grande cohésion sociale et stabilisation communautaire, les travaux de reconstruction communautaire se poursuivent à Bangui, Kaga Bandoro, Bambari et Bouar. 463 jeunes vulnérables, dont 40% de femmes sont impliqués. A Bangui, 55 fabriquent des milliers de briques destinées à la reconstruction du marché, de la mairie de Boeing. A Bambari, 50 réhabilitent la maison d’arrêt et le stade municipal. A Kaga Bandoro, 270 jeunes vulnérables sont engagés dans la construction de la salle de réunion municipale et la réhabilitation de 20 km de piste rurale. Et à Bouar, ils sont 88 jeunes à travailler activement pour la réhabilitation du stade municipal et la reconstruction du marché Haoussa.

Bangui, Eric NGABA, Pour Corbeau News

CENTRAFRIQUE : LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE A DU PAIN SUR LA PLANCHE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA

RECONCILIATION NATIONALE A DU

PAIN SUR LA PLANCHE

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 17-04-2016

« Tout est priorité et urgence au regard de la situation de notre pays » a martelé Virginie Baikoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale, lors de sa passation de service avec la ministre sortante Eugénie Yarafa, le 14 avril 2016 à son cabinet à Bangui. Dès sa prise de fonction, Virginie Baikoua mesure déjà le vaste chantier qui l’attend dans un pays déchiré depuis trois années de crise accumulées.

Le coup de sifflet est désormais donné pour que le gouvernement dit de la rupture, de la compétence et de combat que prône le premier ministre Simplice Sarandji se mette au travail. Car le le peuple centrafricain qui leur a fait confiance lors des scrutins, attend d’eux des résultats probants. La ministre Virginie Baikou, une femme dévouée dans les actions sociales et humanitaires jadis dans le pays, a dorénavant du pain sur la planche au regard des tâches qui lui sont attribuées.

Les affaires sociales et la réconciliation nationales sont désormais son champ de bataille. Car le ministère des affaires sociales est maintenant jumelé à celui de la réconciliation nationale sous l’ère Sarandji contrairement à l’époque de la transition où les deux ministères sont séparés de l’un et l’autre.
« Je sais que c’est difficile mais avec le concours de tous les cadres du département avec l’aide de Dieu, nous y arriverons. Les taches pour mon ministère sont nombreuses vue la situation de notre pays où les familles sont disloquées et la communauté déchirée que nous avons tout faire pour raccommoder », a martelé Virginie Baikoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale, lors de sa passation de service.

Le conflit militaro-politique qui a plongé la République centrafricaine dans le chao a négativement impacté sur les communautés centrafricaines conduisant au déchirement familial. Cet aspect ne doit pas passer inaperçu dans les priorités du gouvernement dit de compétence. Pour la ministre nouvellement arrivée à la tête de ce département, tout est prioritaire et urgence au vu de la situation qui se présente dans le pays.

Virginie Baikoua, s’il faut le dire, n’est pas une profane pour ce ministère. Elle a indiqué qu’elle a travaillé en collaboration avec ce département depuis de 2003, dans le domaine social et humanitaire. Ce qui est du devoir et obligation aujourd’hui, c’est de mettre en valeur les compétences et les expériences acquises en vue de relever le défi. « C’est un défi mais je suis prête à le relever, avec la grâce de Dieu, on peut soulever des montagnes », a-t-elle ajouté.

Virginie Baikoua fait partie des quatre femmes nommées dans le gouvernement Sarandji mis en place depuis. Sa nomination est une suite logique de son parcours expérimenté dans les actions sociales et humanitaires en Centrafrique. En 2003, elle a créé une ONG dénommée Solidarité contre le Sida en Centrafrique (SOLISIDAC) dans le but de venir en aide aux personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Cet esprit solidaire et humanitaire a commencé depuis qu’elle était en France où elle s’est battue pour venir en aide à la population centrafricaine en détresse durant le conflit qu’a connu la République centrafricaine. Cet engagement s’est matérialisé par de multiples dons de produits pharmaceutiques qu’elle a offerts notamment à l’Hôpital communautaire de Bangui et l’Hôpital de Bégoua où le besoin médical se faisait vivement sentir.

Bangui, Eric NGABA, Pour Corbeau News

Mali: Le photographe malien Malick Sidibé est décédé hier à Bamako

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le photographe malien Malick Sidibé est décédé hier à Bamako

 

 

Bangui, (CNC), 15-04-2016

Le célèbre photographe malien Malick Sidibé est mort hier à Bamako, à l’âge de 80 ans. Le marchand d’art André Magnin l’a annoncé sur Facebook dans la nuit.

Alors que le Tout-Paris se presse au Grand Palais des Champs-Élysées pour découvrir l’œuvre de Seydou Keïta, c’est un autre pionnier de la photographie malienne qui vient de nous quitter. Malick Sidibé est mort le 14 avril à Bamako à l’âge de 80 ans.

Né en 1936 à Soloba, celui qui aura immortalisé les nuits de Bamako des années 1960 est connu pour ses portraits réalisés dans son studio du quartier Bagadadji. Étudiants fraîchement diplômés, enfants à peine baptisés, jeunes mariés, Occidentaux de passage… Dans les années 1970, tout le monde se presse devant son objectif.

Mis en avant lors des premières Rencontres africaines de la photographies qui se tiennent à Bamako en 1994, Malick Sidibé aura connu une reconnaissance internationale tardive. Il a reçu le Prix international de la photographie de la Fondation Hasselblad en 2003 et le Lion d’or de la Biennale d’art contemporain de Venise pour l’ensemble de sa carrière en 2007.

Annonçant son décès, le galeriste André Magnin a salué un « monument de la photographie », auteur de chefs d’œuvres et de « milliers d’images pleines de tendresse et de beauté ». « Photographe de la jeunesse du Mali indépendant, d’une jeunesse insouciante, libre, moderne, pleine de joie et d’espoir, qui partage les musiques et les danses modernes, twist, rock, afro cubaines, la mode , les look des années 60, 70… Généreux, accueillant, aimé par toute la jeunesse de Bamako, Malick […] est dans nos coeurs pour l’éternité. »

JEUNEAFRIQUE

 

Nigeria: Deux ans après le rapt de 276 lycéennes, l’école reste la cible de Boko Haram

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(Corbeau News Centrafrique)

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Deux ans après le rapt de 276 lycéennes, l’école reste

la cible de Boko Haram

 

 

Bangui, (CNC),15-04-2016

 

Jeudi marque les deux ans de l’enlèvement des 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, par Boko Haram. Cet évènement tragique s’inscrit dans une série d’intimidations de la part des islamistes, en croisade contre l’éducation.

Il y a deux ans jour pour jour, 276 lycéennes étaient kidnappées, dans la nuit du 13 au 14 avril 2014, par des islamistes de Boko Haram. Des hommes avaient surgi dans l’internat de l’école des jeunes filles à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avant de les emmener de force. Fin mars, Human Rights Watch (HRW) révélait un autre rapt massif passé sous silence : celui de 500 femmes et enfants à Damasak le 24 novembre 2014.

Parmi les jeunes filles de Chibok, 57 ont réussi à s’échapper dans les heures qui ont suivi. Dans un entretien accordé à France 24 en février 2015, l’une d’elles, “Saa”, a parlé des menaces qu’elle et sa famille ont reçus après qu’elle se soit enfuie. “Les hommes de Boko Haram nous ont menacées, nous disant que si nous allions dans n’importe quelle école du Nigeria, ils nous retrouveraient et tueraient nos familles”.

Les hommes de Boko Haram ont envoyé une preuve de vie pour au moins 15 des jeunes filles toujours entre leurs mains. Dans une vidéo qui aurait été enregistrée le 25 décembre et que CNN a pu récupérer, les adolescentes couvertes d’un hijab donnent leur nom. Les 15 adolescentes ont été formellement identifiées par les autorités.

Croisade anti-éducation

Empêcher les filles d’aller à l’école : c’est l’objectif que Boko Haram poursuit au Nigeria. Une croisade anti-éducation mise en lumière par le rapt massif des filles de Chibok. Et si l’évènement a été très largement médiatisé, ce n’est qu’une des nombreuses manifestations d’un problème généralisé qui ne cesse de s’aggraver .

FRANCE24

 

Congo-Brazzaville: une ONG interpelle le président français

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(Corbeau News Centrafrique)

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Situation au Congo-Brazzaville: une ONG interpelle le président français

 

 

Bangui, (CNC), 15-04-2016

En République du Congo, après la réélection contestée du président Denis Sassou-Nguesso avec plus de 60 % de suffrages, le mois dernier, une ONG interpelle le président français. Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande, la section française de l’organisation « Tournons la page », une coalition internationale pour l’alternance démocratique en Afrique, lui demande de « rejeter » publiquement le résultat du scrutin.

Depuis la validation des résultats par la Cour constitutionnelle, le 4 avril, qui a déchaîné des violences, l’Union européenne et les Etats-Unis ont affiché leurs doutes sur la validité de ces résultats. Le Parti socialiste français, dont est issu le président Hollande, a également durement critiqué le déroulement du vote.

Mais pour Jean Merckaert, rédacteur en chef de la revue Projet et membre de la coalition « Tournons la page », il est temps que l’Elysée sorte de son silence :

« La France a très longtemps tergiversé, concernant le régime à Brazzaville. Ça a été interprété par la population comme un feu vert donné à ces manipulations. Il est temps que la France sorte de sa torpeur, de ses demi-mesures, pour adopter une position courageuse : une condamnation publique sans ambiguïté des violences de la répression, un appel à la publication et au recompte des résultats des élections, car les 60 % attribués au président sortant ressemblent fort à une mascarade aux yeux de la population congolaise. »

Plus que des déclarations, Jean Merckaert exige du président français des actes forts, « une suspension des secteurs de coopération militaire avec le Congo ». « Il est difficile, dit-il, de comprendre que la France, qui prétend faire la guerre contre le terrorisme et continue à prêter main-forte militairement à une forme de terrorisme d’Etat qui est pratiquée par le gouvernement congolais.

« Enfin, conclut M. Merckaert, il faut demander au niveau européen des régimes de sanction à l’encontre des personnalités qui sont impliquées, à la fois dans la répression et dans la manipulation du processus électoral. »

La France dit agir discrètement sur cette crise, en coulisse. A l’automne dernier, après les violences qui avaient émaillé la campagne référendaire sur le changement de Constitution, les autorités françaises avaient, par exemple, suspendu leur coopération policière avec le Congo.

 

RFIAFRIQUE

 

Centrafrique: ‘’Patriotisme et travail’’, les maître-mots de Jean Serge Bokassa

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(Corbeau News Centrafrique)

Photo de famille

 

 

‘’Patriotisme et travail’’, les maître-mots de Jean Serge Bokassa

 

 

 

 

Bangui, (CNC), 14-04-2016

Après la publication de la liste des membres du gouvernement, place est aux traditionnelles séances de passation de service. Ce mercredi 13 avril 2016 au Ministère de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean Serge Bokassa a été installé dans ses fonctions par l’Inspecteur d’Etat Michel Ngobou. En prenant la main à Modibo Bachir Walidou de l’Administration du territoire et Gl Chrysostome Sambia de la Sécurité publique, le Ministre Bokassa a lancé un slogan pour une sécurisation réelle du territoire national, des biens et des personnes : « Patriotisme et travail ».
La République centrafricaine à l’heure de passation de services. C’est aussi l’occasion des grandes orientations et directives de travail de chaque nouveau ministre entrant à son personnel. Au Ministère de l’Intérieur, Jean Serge Bokassa a mis la barre très haute, en ce qui concerne la sécurité intérieure de l’Etat, la sécurité des biens et des personnes.
« Je voudrais remercier le Ministre Chrysostome Sambia pour les sages conseils qu’il vient de vous prodiguer de nous aider, d’aider finalement notre pays. Et en parlant du pays, je voudrais parler de ce qui m’est le plus cher, le patriotisme – l’amour pour sa patrie. Tout en souhaitant une collaboration fructueuse avec vous, je demande à ce que nous nous mettons résolument au travail pour assurer la sécurité qui est une question sensible », a-t-il dit à son personnel.
En effet, plus que jamais, la sécurité du peuple centrafricain et de son territoire national devient une préoccupation majeure. La raison est toute simple, le pays vient de sortir d’une crise sécuritaire sans précédent avec des conséquences regrettables allant de la destruction du patrimoine national, des biens publics et privés, à l’atteinte de la Dignité du peuple centrafricain.
Plus jamais ça ! C’est ainsi que le peuple criait son ras-le-bol dans la période de transition conduite par Catherine Samba-Panza, ce à quoi le régime post-transition de Faustin Archange Touadéra doit s’atteler avec fermeté. Le Président Touadéra lui, a semblé prendre la mesure, puisqu’il a classé la question sécuritaire en première ligne de ses priorités dans son discours d’investiture. En plus de la Défense nationale, notamment l’armée, la sécurité intérieure occupe une place non-négligeable dans cette politique de sécurisation du pays. D’ailleurs, le regroupement en un seul ministère des anciens Départements de l’Administration du territoire et de la Sécurité publique et en nommant à sa tête un vaillant fils du pays, Jean Serge Bokassa qui s’est toujours démarqué par sa détermination et son dévouement, attestent bien de la clairvoyance et la dimension auxquelles le Gouvernement Sarandji prend cette question.
A ce jour, outre le traditionnel défi de sécurité intérieure, l’actualité centrafricaine reste dominée par les aberrations de faux papiers, faux passeports, fausses cartes nationales d’identité délivrées par des cadres centrafricains à des étrangers. Alors que la crise que le pays vient de traverser a exhibé la dangerosité de l’hospitalisation aveugle et sauvage des sujets étrangers. Finalement, le peuple a hébergé, à une période récente de l’histoire, des loups qui ont dévoré ses enfants, violé ses fils, saccagés, ses biens, ruiné son pays, jadis pauvre… Du coup, la question de l’immigration – émigration n’est plus que jamais grave et préoccupante.
De son côté, le Ministre sortant de la Sécurité publique, Gl Chrysostome Sambia a témoigné sa vive reconnaissance vis-à-vis de son personnel à qui il a même jeté des fleurs pour son abnégation au travail et sa bonne collaboration. « Je félicite le personnel qui n’a pas démérité et l’exhorte de faire plus avec le ministre qu’avec moi. Mettez-vous au travail dans l’intérêt de notre pays. Apportez tout ce que vous avez dans le ventre, dans la tête, dans les bras… au ministre Bokassa pour que notre police et notre gendarmerie puissent assurer la sécurité pour laquelle nous nous sommes battus avant et après l’arrivée du Pape, puis tout le long du processus électoral », a-t-il avoué.
A son successeur, Gl Sambia a rappelé les grands défis de la sécurité intérieure. « Mes mots à l’endroit du Ministre Jean Serge Bokassa sont ceux d’encouragement face à la mission sensible qu’il vient de porter. Ces défis immédiats sont d’abord la maison qui n’est de maison que de nom sans avoir autant d’appartements que possible pour permettre aux cadres de travailler à l’aise ».
En somme, les défis de la sécurité intérieure autant que ceux de la Défense nationale sont les vrais défis du gouvernement Sarandji, puisque les autres priorités telles que la Réconciliation et le Développement en dépendent intrinsèquement.
Notons que pour la seule journée de mercredi, la quasi-totalité des Départements ministériels a changé de Ministres, à la faveur des passations de service.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LA CROIX-ROUGE CENTRAFRICAINE ENGAGÉE DANS LA LUTTE CONTRE L’EPIDEMIE DE MONKEY-POX À MBOMOU

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LA CROIX-ROUGE CENTRAFRICAINE ENGAGÉE

DANS LA LUTTE CONTRE L’EPIDEMIE DE

MONKEY-POX À MBOMOU

 

 

 

Bangui, (CNC), 12-04-2016

La Croix-Rouge centrafricaine s’est engagée au côté des autres partenaires au ministère de la santé publique et de la population d’éviter le pire à la population de la région de Mbomou à travers les activités de mobilisation et de sensibilisation. Ceci dans l’optique d’éradiquer l’épidémie de Monkey-Pok ou la variole de singe qui sévit dans la région de Mbomou, à l’Est de la République centrafricaine.
C’est dans un échange exclusif avec les journalistes de la presse en ligne, le 11 avril 2016 au siège de la Croix-Rouge centrafricaine à Bangui, que le chef des opérations de la FICR Pierre DANLADI, a présenté la situation de la lutte contre la maladie de variole de singe qui sévit dans les sous-préfectures de Mbomou. La Croix-Rouge centrafricaine a reçu un soutien financier dit des fonds d’urgence de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) pour lutter contre cette épidémie. Le 17 février dernier, la FICR a débloqué dans ses fonds d’urgence, une somme de 55 848 Francs Suisse soit environ 33 millions 800 FCA pour appuyer la Croix-Rouge centrafricaine dans cette lutte.
Plusieurs activités sont menées pour arriver aujourd’hui à l’éradication de Monkey-Pok. Ces activités sont portées sur principalement sur la formation des 300 volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) sur la connaissance de la maladie, les mesures universelles de prévention et les méthodes de la lutte contre les épidémies par ces volontaires. Ces derniers sont issus des 5 sous-préfectures que compose la région de Mbomou à l’Est du pays, 80 volontaires de Bangassou, 70 de Bakouma, 50 Rafai, et 50 volontaires de Ouango.
«Chaque groupe des volontaires formés conduira des campagnes de sensibilisation dans leurs localités respectives en utilisant les méthodes de porte-à-porte et les campagnes de masse avec la distribution des affiches, des dépliants et l’utilisation des boites à images conçus à cet effet », a expliqué Pierre DANLADI, le chef des opérations de la FICR.
Pour faciliter ces activités, la Croix-Rouge centrafricaine a mis à la disposition de ces volontaires formés 1000 affiches, 3000 dépliants, 10 mégaphones et 25 boites à images qui ont été reproduits sur la base de la maquette du ministère de la santé publique et de l’UNICEF. « A cela, s’ajoutent les 300 T-shirts, 300 casquettes et 5 banderoles ont également été confectionnés pour la visibilité des volontaires pendant la campagne de sensibilisation », a argumenté le chef des opérations.
La semaine dernière, le ministère de la santé a annoncé la fin de l’épidémie Monkey- pok dans la région grâce aux efforts conjugués des acteurs et partenaires engagés dans la lutte contre cette maladie. Cette maladie provient des animaux de foret et que l’on attrape lorsque l’on est en contact avec un animal infecté par la maladie à virus de variole de singe. D’après le chef des opérations de la FICR, la sensibilisation des communautés continue dans la région par les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine sous la coordination du Docteur Fernand Etienne GBAGBA sur le terrain pour la supervision de ces activités.
Par ailleurs, Pierre DANLADI a indiqué aux journalistes que la Croix-Rouge centrafricaine se propose également de lutter contre l’épidémie de la méningite dans le Houam au nord de Centrafrique. sur cet aspect, les recommandations de la mission conjointe OMS/UNICEF/Institut Pasteur de Bangui font état d’une campagne de vaccination contre la méningite qui est planifiée dans la région affectée dès que les vaccins seront disponibles en Centrafrique. A cet effet, la Croix-Rouge centrafricaine en tant que auxiliaire des pouvoirs publics a sollicité son partenaire la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge pour l’appuyer à apporter sa contribution dans la réponse à cette épidémie.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: Les recettes douanières passent de 17 milliards FCFA en 2014 à 35 milliards en 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les recettes douanières passent de 17 milliards FCFA en 2014 à 35 milliards en 2015

 

 

 

Bangui, (CNC), 11-04-2016

Samedi 9 avril 2016, à l’hôtel Ledger, Mme Rachel Ngakola, Directrice générale des Douanes et droits indirects a animé une conférence de presse. Au centre de cet exercice de questions/réponses avec les professionnels des médias, le bilan de trois années consécutives de d’exercice de la Douane. D’emblée, Mme Rachel Ngakola a tablé sur ‘’un bila positif’’ avec l’équilibre retrouvé des recettes douanières.
Point n’est besoin de rappeler que la dernière crise militaro-politique en République centrafricaine a porté un coup fatal au pays de manière générale, et à l’économie nationale de manière particulière. La douane centrafricaine fort de son importance indéniable dans une économie fiscalo-douanière a été plus affectée.
Un contexte de crise préjudiciable
Sous l’effet de la conjoncture défavorable durant ces trois dernières années, la Douane centrafricaine a travaillé dans un environnement hostile du fait des crises récurrentes que le pays a connues. Au niveau de la douane, Mme Rachel Ngakola a noté que « cette situation s’est caractérisée par l’existence d’un secteur informel très actif et versé dans la concurrence déloyale. A cela s’ajoutent les exonérations accordées aux forces internationales, aux organisations non gouvernementales tant nationales qu’internationales ».
Alors qu’en plus de ces aspects, l’occupation d’une grande partie du territoire national par des forces irrégulières complique davantage la mission de la Douane centrafricaine dont les activités sont restées concentrées dans la partie Ouest et Nord-ouest. Aux nombre des maux qui ont rendu particulièrement difficile le travail des douaniers, Rachel Ngakola a cité, la fermeture à répétition de la frontière avec le Cameroun ayant ainsi difficile les échanges commerciales, et l’insuffisance de moyens de travail et de défense des agents de douane.
L’impact de la crise sur les activités douanières a été plus perceptibles, lorsque Mme Rachel Ngakola a été avancé quelques chiffres : en résumé pour l’année 2014, sur une prévision de 19 milliards Francs Cfa de recettes attendus ; seulement 17 milliards Francs Cfa ont pu être mobilisés. Une véritable déception pour les partenaires, mais qui encourageaient quand même la Direction générale des douanes à faire plus d’efforts.
Au-delà tout, à la faveur de la normalisation aujourd’hui de l’Etat, la douane centrafricaine reprend progressivement la main. D’ailleurs, selon Madame Ngakola, « aujourd’hui, notre pays amorce un tournant décisif de son histoire en passant d’une période de transition difficile à l’ordre constitutionnel normal marqué par l’élection et l’installation du nouveau président démocratiquement élu, Pr Faustin Archange Taouadéra ». Une normalisation qui participe bien à l’amélioration des conditions du travail de la douane.
Des réformes énergiques et courageuses pour redresser la barre
Aux grands maux des grands remèdes. Devant ce déclin des recettes douanières, l’équipe de Rachel Ngakola, en prenant les reines de la Direction générale en 2015, a mis les bouchées doubles en attrapant le taureau par les cornes. La Directrice générale a multiplié réformes sur réformes par ramener les douanes à un niveau d’équilibre acceptable aujourd’hui.
D’abord, dès début 2015, la Direction générale des douanes a entrepris une vaste campagne médiatique de sensibilisation des acteurs et usagers de la Douane sur la mobilisation des recettes de l’Etat. Les agents de douane ont été ainsi mobilisés dans leur ensemble, ils se sont investis et consacrés tout entier à l’accomplissement de leur tâche professionnelle, convaincus de servir ainsi les intérêts les plus chers de leur pays dans la mesure du possible.
En plus de la mobilisation du personnel et des acteurs des douanes, la Direction générale a mené des multiples plaidoyers auprès des partenaires, ce qui a débouché sur l’appui technique et matériel des partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine, à savoir la coopération française, l’Union européenne, le FMI la Banque mondiale et la BAD. Dans la même dynamique, plusieurs projets ont été initiés et réalisés pour réformer les douanes centrafricaines. Entre autres projets, le projet de l’interconnexion, l’installation des GPS sur les camions sur le corridor Bangui-Béloko et le géant projet qui consiste à faire de Béloko une grande Plateforme pour abriter tous les services douanières.
Par ailleurs, une Mission spéciale a été mis initiée au début de l’ouverture du corridor Béloko-Bangui, dans l’optique de taxer les surplus de marchandises transportées par les convois. Ce sont 30 millions de recettes que cette mission verse par mois au Trésor public, même sir beaucoup passaient leur temps à caricaturer cette mission spéciale de ‘’Bankorisation’’.
Enfin, plus récemment en fin décembre 2015, une Brigade mixte Minusca-FACA a été mise en place pour sécuriser les convois. Selon Mme Rachel Ngakola, le résultat a été très satisfaisant, puisque le nombre de braquages, de tueries, de pillages a été significativement réduit depuis l’opérationnalisation de cette Brigade mixte.
Hommage à la Douane centrafricaine
Les chantiers réformes et des réalisations mis en œuvre par l’équipe de Mme Rachel Ngakola n’ont pas tardé à donner leurs fruits. Les résultats du travail accompli se révèlent élogieux, et à la hauteur des efforts déployés. L’amélioration progressive des recettes douanières en est un autre signe. En effet, en 2014, les recettes de la Douane ont atteint 90, 56% pour un gap de 1.800.000.000. C’est en 2015 que la Douane a pu mettre le paquet pour avoir non seulement atteint les prévisions fixées par les partenaires, mais les dépassé largement à hauteur de 7.18.000.000, soit un taux de réalisation de 127%, d’où ce satisfecit de la part du Gouvernement centrafricain, des bailleurs de fonds, notamment le FMI, la Banque mondiale, le Trésor public français, la BAD, etc.
« Ce résultat est aussi, à mon avis, le fruit d’intenses activités menées au plan international depuis deux ans, dans le cadre de diverses assises et rencontres des directeurs de Douane, membres de l’organisation mondiale des douanes ou des pays francophones », s’est réjouie la Directrice générale.
Notons que les prévisions des recettes douanières sont fixées à 39,4 milliards Francs Cfa en 2016 ; 42 milliards Francs Cfa en 2017 et ; 47 milliards Francs Cfa en 2018.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le gouvernement Sarandji, fort de 23 ministres enfin dévoilé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le gouvernement Sarandji, fort de 23 ministres enfin dévoilé

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-12-2016

 

23 ministres, pas de ministre d’Etat, pas de ministre délégué, quatre femmes. La liste des membres du gouvernement est rendue publique ce lundi 11 avril 2016, après-midi sur les ondes de la radio nationale.
Selon un proche de Touadéra, M. Elvis Dengossin, « c’est un gouvernement de large ouverture qui a tenu compte des critères de compétence et d’intégrité morale. La représentativité des différentes régions du pays n’a pas été occultée. En plus, tous les membres de ce gouvernement sont de nouveaux visages. D’aucuns croyaient que le Président Touadéra allait être pris en otage par les alliés, ce qui n’est pas le cas. Il a prouvé qu’il est le président de tous les centrafricains ».
S’agissant des alliés, trois candidats malheureux au premier tour de la présidentielle ayant reporté leurs voix sur Touadéra au second tour, font partie du gouvernement, notamment Jean Serge Bokassa à la Sécurité publique ; Armel Doubane aux Affaires étrangères ; Joseph Yakette à la Défense nationale.

1. Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération

Monsieur Félix MOLOUA
2. Ministre de la Défense Nationale
Monsieur Joseph YAKETE
3. Ministre des Finances et du Budget
Monsieur Henri Marie DONDRA
4. Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire
Monsieur Jean Serges BOKASSA
5. Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Etranger
Monsieur Charles Armel DOUBANE
6. Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Gardes des Sceaux
Monsieur Flavien MBATA
7. Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique
Monsieur MBOLI FATRANE
8. Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forets, Chasse et Pêche
Madame Arlette SOMBO DIBELE
9. Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Monsieur MOUKADAS NOURE
10. Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population
Madame Fernande NDJENGBOT
11. Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural
Monsieur Honoré FEIZOURE
12. Ministre de l’Elevage et de la Santé Animale
Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
13. Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration, du travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale
Monsieur Abdoulaye MOUSSA
14. Ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement
Monsieur Théodore JOUSSO
15. Ministre de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique
Monsieur Silvère NGARSO
16. Ministre des Postes et Télécommunications Chargé de la Promotion des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication
Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
17. Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale
Madame Virginie MBAÏKOUA
18. Ministre de l’Habitat, du Logement Social et de l’Urbanisme
Monsieur Gaby Francky LEFFA
19. Ministre des Arts, du Tourisme de la Culture et de la Francophonie
Madame Gisèle PANA
20. Ministre du Commerce et de l’Industrie
Monsieur Côme HASSANE
21. Ministre de la Communication et de l’Information
Monsieur Charles Paul LEMASSET MANDYA
22. Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises
Monsieur Bertrand TOUABOY
23. Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec les Institutions de la république et du Suivi-Evaluation des Politiques Publiques

Monsieur Jean Christophe NGUINZA

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : DECRET N°160.222 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : DECRET N°160.222 PORTANT NOMINATION DES

MEMBRES DU GOUVERNEMENT

 

 

Bangui, (CNC), 04-11-2016

 

Le président de la République, Chef de l’Etat; Vu la Constitution de la République Centrafricaine… Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement;

Décrète;

Article 1er: Sont nommés Membres du Gouvernement les personnalités ci-après:

1-Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération: M. Félix MOLOUA

2-Ministère de la Défense Nationale: M. Joseph YAKETE

3-Ministère des Finances et du Budget: M. Henri Marie DONDRA

4-Ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire: M. Jean-Serge BOKASSA

5-Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africain et des Centrafricains de l’Etranger: Monsieur Charles Armel DOUBANE

6-Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux: M. Flavien MBATA

7-Ministre des Mines et de l’Hydraulique:

M. Léopold MBOLI FATRAN

8-Ministère de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux et Forets, Chasses et Pèches: Mme Arlette SOMBO DIBELE

9-Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: MOUKADAS NOURE

10-Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population: Mme Fernande NDJENGBOT

11-Ministère de l’Agriculture et du Développement: Honoré FEIZOURE

12-Ministère de l’Elevage et de la Santé Animale: M. Yérima Youssoufa MANDJO

13-Ministère de la Fonction Publique, de la Modernisation, de l’Administration du travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale: Monsieur Abdoulaye MOUSSA

14-Ministère de l’Equipement des Transports, de l’Aviation Civile et du Développement: Théodore JOUSSO

15-Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique: M. Silvère NGARSO

16-Ministère des Postes et Télécommunications chargé de la promotion des Nouvelles Technologie d’information et de Communication: M. Justin GOURNA ZACKO

17-Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale: Mme Virginie MBAIKOUA

18-Ministère de l’Habitat, du Logement Social et de l’Urbanisme: M. Gaby Francky LEFFA

19-Ministère des Arts, du Tourisme de la Culture et de la Francophonie: Mme Gisèle PANA

20-Ministère du Commerce et de l’Industrie: M. Come HASSANE

21-Ministère de la Communication et de l’Information: M. Charles Paul LEMASSET MANDYA

22-Ministère de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises: M. Bertrand TOUABOY

22-Ministère Secrétaire Général du Gouvernement chargé des relations avec les Institutions de la République et du suivi-évaluation des politiques publiques: M. Jean-Christophe NGUINZA

Article 2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 11 Avril 2016

Faustin Archange TOUADERA

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Présidentielle tchadienne : le dépouillement a débuté, l’opposition dénonce des fraudes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle tchadienne : le dépouillement a débuté, l’opposition dénonce des fraudes

 

 

 

Bangui, (CNC), 11-04-2016

De très nombreux Tchadiens se sont rendus aux urnes dimanche pour la présidentielle à laquelle s’est présenté le sortant Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 26 ans. Un scrutin qui intervient dans un climat social tendu.

Les Tchadiens ont voté en nombre et dans le calme, dimanche 10 avril, pour élire leur président parmi 13 candidats dont le chef de l’État sortant, Idriss Déby Itno, qui brigue un cinquième mandat après 26 ans au pouvoir. Les opérations de dépouillement ont débuté après la fermeture des bureaux de vote en soirée, mais l’annonce des résultats ne devrait pas intervenir avant 15 jours.

Le scrutin s’est tenu sous haute surveillance toute la journée. Les bérets rouges de la garde présidentielle étaient très présents aux carrefours de N’Djamena, la capitale. Le réseau Internet, dont se servent abondamment les opposants, est resté coupé toute la journée.

Depuis le bureau de Ndjanbal Ngato, dans la capitale, où il a voté, Idriss Déby Itno a appelé ses concitoyens au calme. “Le grand jour est arrivé. Le Tchad doit sortir grandi de ces élections, a-t-il déclaré. La classe politique doit accepter avec sincérité les résultats des urnes qui sont le choix du peuple.”

“Moi, j’appelle au changement”

Dans le quartier populaire de Paris-Congo, les électeurs se sont rendus nombreux aux urnes. Beaucoup, parmi eux, réclament l’alternance. “Vingt-six ans, c’est trop, il faut un autre. Moi, j’appelle au changement”, affirme l’un d’eux au micro de France 24. “Les gens n’arrivent pas à manger à leur faim, ils n’arrivent pas à se faire soigner, ils n’arrivent pas à éduquer leurs enfants, quelle vie !”, déplore un autre.

>> À voir sur France 24 : “Au Tchad, répression du mouvement “anti-Déby” à l’approche de la présidentielle”

Un leitmotiv fréquemment exprimé dans les quartiers populaires. Malgré des revenus pétroliers non négligeables perçus par l’État tchadien (le Tchad fait partie des pays exportateurs de pétrole depuis 2003), la moitié de la population survit en-dessous du seuil de pauvreté et 70 % des Tchadiens sont analphabètes.

Aux dires des observateurs électoraux, le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs. “Ce que nous avons remarqué sur le terrain ce matin [dimanche], c’est, dans certains bureaux de vote, une ouverture tardive […] mais cela n’a pas perturbé le bon déroulement du scrutin”, rapporte Nadibigue Pinah Padja, chef de mission adjoint de la mission d’observation électorale. En revanche, de son côté, l’opposition dénonce des fraudes et fait état de militaires contraints de voter pour le président sortant ou des achats massifs de cartes d’électeurs…

Ce vote intervient au moment où plusieurs administrations, écoles et universités sont en grève depuis de longues semaines pour réclamer des arriérés de salaires, de bourses… Mais le président-candidat ne tolère aucune contestation de la rue et, depuis plusieurs semaines, les manifestations réclamant une alternance démocratique ont été interdites. Pour avoir enfreint cette interdiction, cinq leaders de la société civile sont toujours emprisonnés.

FRANCE24