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Centrafrique : négocier avec les hors-la-loi, est un aveu d’impuissance du pouvoir exécutif

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Centrafrique : négocier avec les hors-la-loi, est un aveu d’impuissance

du pouvoir exécutif

 

 

Bangui, le 22 juillet 2016 12:00.

Par : Eric NGABA

 

Après son accession au pouvoir par la voie des urnes, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a d’emblée entamé des discussions avec les rebelles de l’ex seleka qui se présentent aujourd’hui comme les ennemis de la paix en Centrafrique. Alors que les Etats-Unis à travers son ambassadeur à Bangui demandent de châtier les hors-la-loi dans le pays, les autorités centrafricaines jouent au chat et la souris avec les rebelles qui n’écoutent que le langage d’arme.

Les Centrafricains n’attendent que de voir la situation sécuritaire se normaliser pour que tout revienne dans l’ordre. Le pouvoir exécutif centrafricain est en train de prendre le chemin d’un éternel recommencement en s’éternisant dans les négociations avec les rebelles qui ont détruit le pays. Il faut se baser sur le mauvais exemple du Mali avec les rebelles Touaregs du nord pour sortir de l’impasse en Centrafrique. Ce pays d’Afrique de l’Ouest continue de rester dans l’instabilité du fait de l’éternelle négociation avec les bandits de grand chemin qui n’ont pas d’autre ambition que de diviser le pays. C’est ce schéma machiavélique que les puissances occultes veulent transposer en Centrafrique en imposant au président Touadera de discuter avec les hors-la-loi de Seleka.

« C’est donc dans la recherche effrénée de la paix que j’ai reçu et discuté avec les responsables des groupes armés et des groupes militaro-politiques, afin de les exhorter à adhérer volontairement au processus DDRR. Ce n’est pas un acte de faiblesse, mais c’est parce que j’ai la conviction que la paix réside dans le dialogue et qu’aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité », a fait savoir le Président de la République.
Or ces rebelles n’ont qu’une seule obligation, se soumettre au programme du DDRR, conditions sine qua non de leur salut. La République Centrafricaine est occupée par de groupuscules des hors-la-loi qui continuent de défier l’autorité de l’Etat. Ces hors-la-loi sont soumis au programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion dont la réussite permettra la stabilité en Centrafrique. Mais force est de constater que le peuple centrafricain continue de tourner en rond, les forces du mal continuent de prendre le peuple en otage et de dicter leurs lois, alors que les forces de défense et de sécurité sont soumis à un embargo dont les vraies raisons sont inconnues.
La Mission des Nations Unies (Minusca) et les autres forces internationales opérant sur le territoire continuent de cultiver le filou sur leur mission dans le pays. Chaque jour, on ne fait que compter les morts en Centrafrique. L’autorité de l’Etat est bafouée par ces bandits sans foi, ni loi, qui écument tout le territoire national empêchant les paisibles populations de vaquer librement à leurs occupations. Et pourtant les autorités ont tout le pouvoir d’agir contre les menaces des forces du mal. C’est ce que dénoncent les organisations de la société civile centrafricaine.
« Au lieu de prendre des mesures qui s’imposent, les autorités du pays qui bénéficient pourtant de la légitimité que le peuple lui a massivement accordée, s’occupent à négocier avec les bandits, les solutions ailleurs et se contentent de condamner verbalement les exactions, laissant le peuple à son triste sort comme toujours », a déclaré Gervais Lakoss, Coordonnateur du groupe de travail de la société civile lors d’une conférence de presse le 18 juillet 2016 à Bangui.

Dans le même ordre d’idée, l’Ambassadeur des Etats Unis à Bangui, demandent aux autorités centrafricaines de punir sévèrement les hors-la-loi qui ne sont pas prêts à cesser les hostilités. « La sécurité est capitale. On comprend parfaitement la soif du peuple centrafricain pour cette sécurité. Il faut châtier les hors-la-loi, imposer la présence de l’Etat, par la force légitime si nécessaire, désarmer les milices », a déclaré Jeffrey Hawkins, l’ambassadeur des Etats Unis accrédité en Centrafrique, dans son discours de circonstance à l’occasion de la fête nationale américaine célébrée par anticipation le 1er juillet dernier à sa résidence à Bangui.
Pour le diplomate américain, les autorités centrafricaines doivent agir avec fermeté à l’égard des groupes armés qui écument tout le territoire national. Le diplomate américain n’a pas mâché les mots. Il faut, pour lui, châtier les hors-la-loi quelle que soit leur nature. Mais à quoi s’attendent les autorités centrafricaines pour agir avec cette fermeté en toute légitimité à l’égard de ces bandits armés? Pendant que les populations continuent de vivre l’enfer à l’intérieur du pays, le président Touadera continue de faire la politique d’autruche vis-à-vis des hors-la-loi de seleka qui l’empêchent même de diriger le pays.

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Centrafrique: Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ce matin.

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Centrafrique: Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ce matin.

 

Bangui, le 20 juillet 2016. 15:10′.

Par: Gisele MOLOMA.

Décidément, le manque d’organisation ramène toujours le désordre dans le pays. Depuis des mois, on ne cesse d’alerter l’opinion nationale et internationale sur la façon dont nos Forces de défense et de sécurité et les soldats des Nations-Unies travaillent sur le terrain. Ce matin à la barrière du Pk12, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et ceux de la Minusca se sont pointés avec leurs armes pendant une dizaine des minutes. Conséquence, le marché du PK12 s’est vidé et le trafic routier momentanément interrompu dans le secteur.

Dans le convoi routier en partance des villes du Nord-Est du pays et bloqué à la barrière de PK12 pour un contrôle de routine habituelle, les soldats FACA basés aussi dans le secteur auraient soupçonné une personne  à bord  d’un véhicule militaire des soldats bourundais de la MINUSCA d’être l’auteur de plusieurs meurtres présumés dans la ville de BAMBARI. Pour les Soldats FACA, ce dernier doit être arrêté par la Gendarmerie aujourd’hui pour nécessité d’enquêtes. Une proposition catégoriquement rejetée par les soldats Burundais de la MINUSCA qui ont escorté le convoi depuis le BARC pour les villes de province. Pour ces derniers, l’arrestation de ce présumé criminel doit être justifiée par un document de Justice, sinon ils seront considérés comme des complices d’une arrestation arbitraire.
Durant une dizaine des minutes, la tension était devenue sérieuse et les armes seraient sorties de deux côtés, au point que, par mesure de sécurité, les commerçants et clients du marché PK12 ont quitté précipitamment le secteur, le trafic perturbé quelques minutes.

Finalement, le présumé criminel a été arrêté par les Gendarmes pour nécessité d’enquêtes.
Au même moment, un présumé voleur qui tentait de voler un bidon d’huile a été blessé par balle par un FACA.

Chaque semaine qui passe au Pk12, les tensions ne cessent de monter entre les soldats de la MINUSCA et ceux des FACA appuyés par des Gendarmes et Policiers qui opèrent des contrôles au faciès sur des passagers dans les convois en provenance des arrières pays aux fins d’arrêter qui ils veulent capturer ou tuer. Un pays de paradoxe et d’anomalie où chacun crée et fait sa loi comme il l’entende.

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Centrafrique : «mon ambition est de passer d’une armée de projection à une armée de garnison » F.A. Touadera

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Centrafrique : «mon ambition est de passer d’une armée de projection à une armée

de garnison » F.A. Touadera

 

 

Bangui le, 19 juillet 2016. 13:26′.

Par: Eric NGABA.

Les cents jours du président centrafricain Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat depuis 30 mars 2016, a permis aux Centrafricains d’apprécier la politique du président démocratiquement élu tel que inscrit dans son programme de société. Dans son programme sur les forces de défense et sécurité, le président Touadera envisage de soigner l’image de l’armée nationale en passant d’une armée de projection à une armée de garnison.

Une armée de projection et ses conséquences

Depuis sa création en 1961, l’armée centrafricaine a toujours fonctionné de manière centralisée faisant d’elle une armée de projection. C’est-à-dire que les interventions opérationnelles se font à partir de Bangui. Ce système de fonctionnement se fait toujours au détriment de la présence permanente sur zone. Et c’est ce qui a entrainé la création de multiples groupes armés sur le territoire national et l’avancée vertigineuse de la coalition rebelle Seleka vers la capitale Bangui. Contrairement à certains pays de la sous-région centrale voire ceux de l’échelle continentale, l’Armée centrafricaine jusque-là ne dispose pas d’une doctrine d’emploi et d’une structure stable, rapatrie de façon judicieuse sur l’ensemble du territoire national. Une armée bancale qui se fait et se défait par la seule volonté du politique.
Les recommandations résultant des Etats Généraux de la défense en 1996 avaient pourtant ouvert la voie à la Restructuration de Forces Armée Centrafricaines (FACA) par l’implantation des unités en provinces. La projection des compagnies sur les sites pour la mise en place des futurs Bataillons d’Intervention Régionaux (BIR) était une initiative de cette montée en puissance progressive des FACA, n’a jamais abouti. Les conséquences d’une armée de projection sont nombreuses et sont néfastes tant sur le plan militaire que social.
Sur le plan militaire, ce système a de nombreuses conséquences occasionnant l’incapacité opérationnelle due aux irrégularités d’évacuation sanitaire par voie aérienne. Cette baisse considérablement le moral de la troupe, la démotive et conforte l’indiscipline au sein des armées. Au plan social, un long séjour en mission allant d’un an à deux ans, crée d’énormes problèmes dans les foyers des militaires, entrainant de nombreux cas de divorce, des contaminations fréquents en maladies sexuellement transmissibles.
L’expérience a démontré que la posture de la projection adoptée depuis la création de l’Armée centrafricaine n’a pas donné de résultats probants. D’où nécessité de faire table rase de ce système et d’évaluer vers une posture de garnison.

L’Armée de garnison et ses avantages subséquents

La République Centrafricaine a besoin aujourd’hui d’une armée républicaine comme l’a souligné le président élu Faustin Archange Touadera dans son discours des 100 jours. Une armée efficace, outillée et capable de remplir ses missions de défense de l’intégrité du territoire national et de garantir la liberté de circulation des personnes et des biens, permet à la RCA de retrouver la stabilité, l’unique gage de développement et de croissance économique durables. Ces dernières années, les agressions et évènements auxquels fait face la RCA, sont multiformes et complexes. Tous ces évènements traduisent un manque réel de vision politique pouvant asseoir une Armée nationale formée, structurée, et équipée.
Les réponses et les moyens à apporter doivent être adaptés à l’environnement géopolitique et géostratégique actuel. La nouvelle stratégie des FACA permettra un meilleur contrôle de l’espace territorial. Cette posture de garnison, adoptée par toutes les armées du monde, a toujours eu des avantages induits. Ces avantages sont notamment un bon maillage territorial ; le positionnement des unités vers les axes de menaces habituelles ; une prompte réactivité des unités avec réduction des délais d’intervention ; une bonne implication socio-économique des unités installées en provinces, une plus grande proximité avec la population, la formation de l’esprit patriotique et républicain chez les militaires ; une plus grande cohésion au sein des unités.
La proximité du territoire centrafricain avec les grands foyers de conflit et crise sous régionale (Darfour, les deux Soudans et le Tchad) vient assombrir les menaces sécuritaires dans le pays où des armes de tout calibre foisonnent et circulent librement, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles rebellions aux revendications non fondées et superflues. Face à toutes ces menaces identifiées, les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes doivent apporter de véritables réponses en vue d’atténuer la situation déjà catastrophe et prévenir naturellement d’éventuelles crises.

L’ambition du président Touadera pour une armée de garnison

Dans son discours des cent jours de gestion du pouvoir, le président centrafricain a envisagé le passage de la posture archaïque à la posture moderne dont de l’armée de projection à l’armée de garnison. Pour réponde à cet impératif de sécurité et de défense du territoire national, le président de la République a entamé le processus de réorganisation des FACA, grâce à l’appui de la communauté internationale et le retour à l’ordre constitutionnel.
« Mon ambition, dois-je le rappeler, est de passer d’une armée de projection à une armée de garnison », a-t-il souligné dans son discours. Les FACA, tant réclamées par le peuple centrafricain, doivent reprendre leur mission régalienne qui est celle d’assurer la protection des personnes et des biens et de défendre l’intégrité du territoire menacée par des escadrons de la mort qui prennent en otage les paisibles populations.
Pour ce faire, la conférence de Bruxelles avec les bailleurs en novembre 2016, est un tournant décisif pour la RCA afin de réussir ce programme de restructuration des FACA. C’est l’occasion pour les autorités centrafricaines de négocier la levée de l’embargo dont les FACA sont victimes. Le président a indiqué qu’une chaîne de commandement organique et fonctionnelle est mise en place. De nombreuses formations non opérationnelles et des cycles de recyclages des officiers et sous-officiers ont été dispensés par l’EUMAM (Forces de l’Union européenne) et la Mission onusienne, la Minusca.
Par ailleurs, le président Touadera a indiqué qu’il a négocié et obtenu la réouverture des coopérations bilatérales avec l’Egypte, le Maroc et la Chine sur la question de la Défense. Tirant les leçons de l’ancien DDR, il est créé, au sein de la présidence de la République, un Comité stratégique du DDRR/RSS/RN et un comité technique aux fins permettre au chef de l’Etat de suivre personnellement la mise en œuvre de ce programme. Sur invitation du Groupe des Amis de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) des Nations-Unies et avec l’appui de la MINUSCA, une délégation de la République Centrafricaine composée du Ministre de la Défense Nationale, du Ministre Conseiller spécial, Coordonnateur du DDRR/RSS/RN à la Présidence de la République, du Président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale et du Conseiller à la Présidence de la République chargé de la RSS, a effectué une mission à New-York, au siège des Nations-Unies, aux fins de présenter les stratégies et programmes de la RSS en RCA.

« Au cours de cette grande rencontre, tous les participants ont décidé de soutenir nos efforts, et ce, en reconnaissance des efforts de dialogue que j’ai entrepris dès ma prise de fonction en direction des groupes armés » a martelé le professeur Faustin Archange Touadera avant d’ajouté : « Je saisis cette occasion pour saluer les engagements de la France, du Maroc, de l’Italie, de la Suède, de la Banque Mondiale et des USA qui ont annoncé des financements déjà disponibles pour certaines actions du DDRR et de la RSS ».
En ce qui concerne la sécurité intérieure, le président a fait savoir que la Gendarmerie et la Police ont connu une montée en puissance de leurs capacités opérationnelles, grâce au déploiement des Gendarmes et Policiers dans certaines villes de province, à savoir Bambari, Boda, Bria, Ndélé, Bozoum, Paoua, Carnot, Gadzi, Bocaranga, Bossangoa et Koui. Sur les 122 Brigades de Gendarmerie, 96 sont déjà opérationnelles. Cette opération doit s’étendre petit à petit à d’autres villes de provinces, sur la base d’un plan prévisionnel.

« Nous avons, en perspectives, de créer au moins trois(3) Légions de Gendarmerie Territoriale et Mobile et un Escadron de Gendarmerie Mobile par Groupement pour prendre en compte la densité de la population et l’augmentation du taux de criminalité dans les villes » a-t-il renchéri.
Aussi, les Forces de Défense et de Sécurité doivent renforcer le contrôle des frontières centrafricaines contre les menaces asymétriques, le cyber criminalité transfrontière, la prolifération des armes légères et des petits calibres, le blanchissement d’argent, le trafic de drogue et de stupéfiant, le terrorisme et la traite des humains. Le Gouvernement s’attèle à l’assainissement des effectifs tout en veillant au changement de comportement afin d’avoir des soldats aptes à accomplir les missions qui leurs sont dévolues.

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Centrafrique: braquages rocambolesques de la MINUSCA, plusieurs biens emportés.

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Centrafrique: braquages rocambolesques de la Minusca, plusieurs

biens emportés.

Bangui le, 19 juillet 2016. 13:26′.

Par: Gisele MOLOMA.

Comme si les soldats de la MINUSCA sont devenus des jouets aux yeux des malfaiteurs. Ces derniers, très audacieux visiblement, ne reculent devant rien s’il s’agit d’atteindre leur cible. Depuis le week-end dernier, la MINUSCA en plus de son personnel militaire, commence à perdre plusieurs de ses biens mobiliers suite à une série de braquages perpétrés à Bria et à Kanga-Bandoro. Ainsi, on peut se poser la question si la sécurité de la MINUSCA en elle-même serait-elle menacée?

Déployée en Centrafrique pour protéger la population civile, la Mission Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique s’est confrontée depuis plusieurs mois à une énorme difficulté. Difficulté d’assurer la sécurité non seulement de son personnel, mais aussi des biens mobiliers déployés en RCA.

Le dimanche dernier vers 22h, la résidence du staff international de la MINUSCA à Bria a été visitée par un groupe des hommes armés non identifié qui ont pu emporter des matériels informatiques ainsi qu’une importante somme d’argent liquide. Au même moment, un véhicule 4×4 de cette même Organisation a été braqué dans les localités de Kanga-Bandoro et la recherche de ses traces reste vaine jusqu’à présent. Ce manque du dispositif sécuritaire de la part de la MINUSCA met en danger la vie de son personnel.

Il y’a une semaine, la MINUSCA avait perdu l’un de ses soldats du bataillon gabonais de réserve dans une série d’accidents dans lesquels plusieurs de autres soldats sont toujours hospitalisés. Ce qui soulève forcément la problématique de la sécurité de la MINUSCA en elle-même en RCA.

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Centrafrique: “Oui, tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.” Genèse. 3-22

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“Oui, tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.”
Genèse. 3-22

 

 

 

Bangui, le 20 juillet 2016. 11:19′.

Par: Dokoula, Boris.

Les familles Doumana, Déongara, Djarabéang, Dorkem, Nadjikouma et Ndouba ont la profonde douleur d’annoncer le décès de Monsieur Yvon DOUMANA.
Il est parti rejoindre son Seigneur et sauveur le 16 juillet 2016 à 15h52 à l’Hôpital de l’Amitié.
Pour toujours il restera dans nos cœurs.
Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

 

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CONTACTS :
• Alain : 75.05.79.33 (Camp des Castors)
• Yaya Valo : 75.50.87.63

Bangui: Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

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Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

 

Bangui, le 19 juillet 2016. 10:14′.

Par: Gisele MOLOMA.

Hier matin, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basés à Obo dans la Préfecture de Haut Mbomou s’étaient mis en grève pour protester contre le non-paiement de leur Prime Générale d’Alimentation dit PGA en langage militaire depuis plusieurs mois.

Barricade des rues, récupération du Commissariat local après avoir délogé les policiers de force, les soldats centrafricains étaient sévèrement en colère contre leurs chefs hiérarchiques pour le détournement de leur Prime Alimentaire, et contre le Gouvernement aux fins de dénoncer les conditions dans lesquelles ils vivent et travaillent.

Selon un officier au Ministère de la Défense joint par CNC, c’est juste un petit problème interne qu’ils vont chercher à résoudre dans les heures qui viennent et ce très rapidement.

Pour les FACA contactés sur place, ils disent ne pas comprendre les attitudes de leurs chefs hiérarchiques à Bangui. S’ils veulent une armée digne et républicaine, tout ce comportement qui consiste à détourner les PGA des soldats au détachement doit disparaître impérativement, a conclu un soldat gréviste.

Déployés à Obo à l’extrême Sud-Est de la Centrafrique, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient depuis quelques années en première ligne avec leurs homologues américains et ougandais dans la lutte contre les LRA de Joseph Kony. Ils sont souvent oubliés par leurs chefs à Bangui, non seulement pour le paiement de leurs primes de terrain mais aussi pour leur détachement. Ce qui peut être à l’origine de diverses tensions observées ces derniers jours parmi les soldats en détachement.

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Bangui: la FAO interpelle les autorités centrafricaines sur la relance agricole

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J Alexendre

Centrafrique : la FAO interpelle les autorités centrafricaines

sur la relance agricole

Bangui, le 19juillet 2016. 11:22′.

par: Eric NGABA

La problématique du développement du monde rurale demeure une préoccupation du moment en République Centrafricaine. Cette préoccupation a été au centre du point de presse de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) tenu le 8 juillet 2016 par le Représentant de l’institution à Bangui. Lors de ce point de presse visant à présenter les principales réalisations à mi-parcours de 2016, le Représentant de la FAO Jean Alexandre Scaglia a mis l’accent sur la relance de l’économie centrafricaine qui doit déboucher, selon lui, sur la relance agricole.

La crise que connait la République Centrafricaine a considérablement fragilisé le pays détruisant tout le tissu économique centrafricain. Pour relever les multiples défis qui s’imposent à la République Centrafricaine, les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes doivent jeter les bases pouvant permettre de relancer l’économie du pays. Cette relance économique doit prendre en compte et passe nécessairement par la relance agricole inclue dans le programme prioritaire de gouvernement. C’est ce qu’a fait savoir le Représentant de la FAO Jean Alexandre Scaglia lors de ce point de presse. L’occasion pour le Représentant de faire un bilan à mi-chemin des activités de la FAO en République Centrafricaine. Les principales réalisations portent sur quatre volets à savoir la réponse d’urgence, la résilience portant sur les activités génératrices de revenus, la transhumance, l’initiative jeunesse, et l’alerte rapide et la coordination de la réponse en sécurité alimentaire.

Réponse d’urgence aux déplacés

La réponse d’urgence aux ménages déplacés, retournées récents et familles hôtes va porter sur 125000 bénéficiaires en 2016. 95000 bénéficiaires pour la campagne vivrière entre février et septembre 2016, 25000 pour la campagne maraichère à partir d’octobre, 4000 pour l’appui à la relance du petit élevage des volailles, petits ruminants et porcins, et 1000 bénéficiaires pour l’appui à la relance des activités de la pisciculture et de la pêche. Selon le Représentant de la FAO, un financement actuel permet d’assister à ce jour 60000 ménages dans 16 préfectures du pays. 1869,560 tonnes des semences et 192521 houes ont été achetées et distribuées aux 60000 ménages. Pour ce faire, 32 ONG dont 14 internationales et 18 nationales ont été contactées pour réaliser le programme. Actuellement, 81% des ménages ont déjà reçus les semences et sont en train de semer, pendant que les activités de distribution aux ménages bénéficiaires sont en cours.

Résilience des activités génératrices des revenus

L’objectifs de ce volet est de renforcer les capacités de résilience des acteurs agropastoraux et des femmes via des appuis intégrés leur permettant de mieux rebondir aux chocs, de protéger et relancer leurs moyens d’existence et de favoriser la cohabitation pacifique. La réponse est donnée à travers une approche d’appui communautaire dénommée « Caisse de Résilience ». Cette approche centrée sur les communautés vise à fournir des appuis multisectoriels et intégrés aux communautés afin de leur permettre de se relever par elles-mêmes et de mieux rebâtir leurs activités socio-économiques génératrices de revenus telles que les cultures céréalières et maraichères, l’aviculture, le petit élevage, la pisciculture, la transformation de produits agricoles et la production semencière. Cette approche s’appuie sur trois volets à savoir la technique portant sur l’amélioration des compétences techniques agricoles via une approche adaptée des « Champs Ecole Paysans », le volet financier de soutien au système financier endogène grâce aux Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC) ou tontines améliorés, et le volet Social par les actions de promotion de la cohésion et protection sociale.

Sur les transhumances

La FAO exécute un programme transhumance dont l’objectif est de contribuer au renforcement des capacités des acteurs du développement pastoral, en facilitant les échanges, les réflexions prospectives nécessaires à la coordination et au dialogue sur les politiques publiques et la mise en œuvre des actions de relance et de développement des systèmes pastoraux en Centrafrique. Pour assurer la protection du bétail et renforce la résilience des éleveurs pasteurs, la FAO a lancé une campagne nationale de vaccination contre la péripneumonie contagieuse des bovidés et la peste des petits ruminants. Cette compagne, mise en œuvre en partenariat avec des ONG internationales et les structures étatiques, vise à vacciner un total de 1.500.000 bovins et 600.000 petits ruminants.
L’exécution des vaccinations s’est déroulée de décembre 2015 à avril 2016. Elle a permis de vacciner 712.085 têtes de bovins contre la péripneumonie contagieuse des bovins (47,47%) et 137.921 têtes de moutons et cabris contre la peste des petits ruminants (23%). L’appui à l’élevage transhumance est un vecteur crucial du dialogue intra et inter communautés, de la gestion des espaces et conflits, de la protection des populations et de l’accès à l’éducation et la santé aux populations nomades. D’une part, la restauration d’un réseau de vaccination et de services vétérinaires en milieu rural et l’appui à l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’amélioration pour le bétail renouera le dialogue entre éleveurs, peulhs, gouvernement et agriculteurs.

L’initiative jeunesse

L’objet est de faciliter la réinsertion et l’intégration socio-économique des jeunes via des appuis techniques, financiers, matériels et organisationnels leur permettant leur permettant d’accéder à des emplois décents et durables dans le secteur agropastoral. 16000 jeunes seront organisés en groupements, coopératives, associations et ateliers de production.

Réponse des autorités centrafricaines

Dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, le président Faustin Archange Touadera a fait savoir dans son discours de son quinquennat que le gouvernement a finalisé et édité les plans régionaux d’actions prioritaires de développement agricole 2016-2018. Selon lui, le gouvernement a par ailleurs relancé les activités de la Cellule Coton de Bossangoa pour la production des semences en vue de la campagne 2017 avec reprise en vue des activités de la SDIC.
Par ailleurs, le gouvernement a renoué le dialogue avec Géo coton en vue de la relance de la filière coton dans les autres préfectures cotonnières. Le gouvernement a également mis en place une cellule chargée de l’opérationnalisation de l’Office National du Matériel Agricole et pastoral et la Cellule Agriculture-Environnement chargée d’élaborer les stratégies nécessaires à la mise en application des dispositions de la COP 21de Paris 2015.
«J’envisage de mettre en œuvre des plans régionaux à travers les programmes et projets en cours d’élaboration en conformité avec le plan pour la relance de notre agriculture », a déclaré le président de la République. Il a par ailleurs indiqué que la poursuite des rencontres avec les partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, le rapprochement du milieu rural, pour redonner confiance aux acteurs ruraux et crédibiliser la politique du gouvernement en matière agricole sont les perspectives de mon action immédiate.

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Centrafrique: Alerte Infos : les FACA sont en grève à Obo.

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Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

Bangui, le 19 juillet 2016. 10:45′.

Par: Gisele MOLOMA.

Depuis hier matin, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basés à Obo dans la Préfecture de Haut Mbomou s’étaient mis en grève pour protester contre le non-paiement de leur Prime Générale d’Alimentation dit PGA dans leur jargon depuis plusieurs mois.

Pour se faire entendre rapidement, Ces soldats érigent des barricades sur les principaux axes et exigent des frais de passages aux usagers. En plus, ils ont pris le contrôle du commissariat local après avoir délogé les policiers de force. Ces soldats centrafricains sont sévèrement en colère contre leurs chefs hiérarchiques pour le détournement de leur Prime Alimentaire, et contre le Gouvernement aux fins de dénoncer les conditions dans lesquelles ils vivent et travaillent.

Selon un officier au Ministère de la Défense joint par CNC, c’est juste un petit problème interne qu’ils vont chercher à résoudre dans les heures qui viennent et ce très rapidement.

Pour les FACA contactés sur place, ils disent ne pas comprendre les attitudes de leurs chefs hiérarchiques à Bangui. S’ils veulent une armée digne et républicaine, tout ce comportement qui consiste à détourner les PGA des soldats en détachement doit disparaître impérativement, a conclu un soldat gréviste.

Déployés à Obo à l’extrême Sud-Est de la Centrafrique, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient depuis quelques années en première ligne avec leurs homologues américains et ougandais dans la lutte contre les LRA de Joseph Kony. Ils sont souvent oubliés par leurs chefs à Bangui, non seulement pour le paiement de leurs primes de terrain mais aussi pour leur détachement.  Ce qui peut être à l’origine de diverses tensions observées ces derniers jours parmi les soldats en détachement.

 

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Bangui: Après le délestage alimentaire au Congo, vient le tour de la coupure alimentaire en Centrafrique.

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Après le délestage alimentaire au Congo, vient le tour de la coupure

alimentaire en Centrafrique.

 

 

Bangui, le 18 juillet 2016. 13:22′.

Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).

En République Centrafricaine comme au Congo Démocratique, l’affaire des dépenses alimentaires préoccupe énormément les familles qui, pour la plupart, n’ont pas assez des revenus pour faire face à cette obligation quotidienne. Si bien que pour survivre quotidiennement et atteindre la fin de chaque année, des nombreuses familles n’ont pas manqué d’imagination. Si en RDC certaines préfèrent manger à tour de rôle, en Centrafrique, sauter du repas est presque la règle et c’est ce que les Centrafricains appellent “la Coupure alimentaire”.

Dans un reportage audio sur RFI, les Congolais Démocrates disaient avoir mangé, faute des revenus, à tour de rôle et ils appellent cela “le Délestage alimentaire”. Pendant ce temps en Centrafrique, la majorité des familles pratiquent ce qu’on appelle “la coupure alimentaire” qui consiste à sauter des repas parfois de plusieurs jours. À l’origine, le manque des revenus fixes et la cherté des produits alimentaires de première nécessité.

En Centrafrique, avoir à manger est devenu compliqué et beaucoup des gens se remettent à Dieu dans la prière en espérant avoir sa faveur. Alors qu’avant 1991, les familles centrafricaines pouvaient manger à leur faim, depuis le début des années 1990 avec le non-paiement de salaire et la multiplication des mutineries de l’Armée Nationale qui ont détruit les tissus économiques du pays, les familles centrafricaines se voyaient dans l’obligation de s’adapter à cette nouvelle conjoncture économique: manger un repas par jour vers 15h pour certains et vers 19h pour d’autres. Plus grave encore, depuis le déclenchement de la crise politico-militaire en 2013, les choses deviennent plus compliquées, très compliquées d’autant plus que la production agricole chute à -90% et le pays vit sous la perfusion alimentaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Les prix des produits de première ne nécessité grimpent de jour en jour, et pour des nombreuses familles, l’essentiel est d’envoyer quelques choses chaudes et salées dans l’estomac pour justement éviter le vertige tout le long de la journée. À ce titre, les Centrafricains se posent quotidiennement la question de savoir à quand la fin de leur calvaire?

En RCA, si l’un de tes parents est nommé quelque part à un poste de responsabilité l’espoir de quitter la zone de turbulence alimentaire est réel au point que, s’engager en politique est synonyme de manger. Manger si vous êtes au pouvoir, manger lorsque vous êtes nommés et si un jour le pouvoir change de main, c’est la guerre. La guerre des riches, la guerre des politiciens où les pauvres citoyens sont des premières victimes. À quand la fin de cette injustice?

Écrit le, 18 juillet 2016.

Par: Gisèle MOLOMA.

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Centrafrique: BEAUCOUP A ÉTÉ DIT, dixit Robert ENZA

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(Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

BEAUCOUP A ÉTÉ DIT, dixit Robert ENZA

 

 

Écrit le 18 juillet 2016.

Par: Robert ENZA

Beaucoup de choses se sont passées au cours de ses dernières semaines. De la prise d’otages des Policiers de l’ordre public libérés grâce à des négociations ; de la reprise de la violence des Séléka à Bambari ; de la reprise des braquages dans certaines quartiers ; du discours programme de SARANDJI devant le parlement; de la recommandation des Députés sur la question sécuritaire à la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale ; et le bilan des 100 premiers jours du pouvoir de TOUADERA, bref.

Beaucoup a été dit. Je ne ferai aucun commentaire, car je préfère me tourner vers l’avenir. Toutefois, il y a un point sur lequel je voudrais y revenir.

Sauf erreur de connaissance de ma part, c’est la première fois dans l’histoire du monde qu’on exige à un Gouvernement d’un pays en faillite et doublement en crise politique et sociale de présenter des résultats positifs en 100 jours et que cela doit se sentir dans le panier de la ménagère et palpable par tous.

Avez-vous déjà vu une entreprise en faillite. Demander aux managers qui ont réussi ce genre d’exploit, ils vous diront que 100 jours pour redresser une entreprise en faillite c’est impossible même s’il faut aller plus vite et combien de fois au niveau d’un Etat, c’est une illusion ou encore un défaut psychologique d’incapacité à regarder du fond des yeux un problème, de l’étudier en profondeur et de porter un jugement éclairé.

En effet, les 100 jours étaient destinés à faire un diagnostic profond de l’ÉTAT en dehors du discours programme volontariste du gouvernement y étant relatif, à savoir :
• une analyse globale de l’ÉTAT et de son fonctionnement (forces, faiblesses, contraintes, objectifs affichés et attendus, tendances d’évolution) ;
• une définition d’axes de progrès, avec la volonté de mettre en œuvre des actions, de développer des stratégies de pilotage à moyen terme, en essayant de définir quelques indicateurs de progression.
Ce diagnostic devrait fournir une feuille de révélation des anomalies et des problèmes concrets lesquels l’ÉTAT doit affronter. Donc il faut comprendre les problèmes et leur importance. Identifier les causes et les solutions qui correspondent. Il faut savoir également miser sur les atouts dont on dispose en interne comme en externe. Croire qu’on y parviendra. Et puis élaborer un plan de relance de sortie de crise d’un an et tailler un gouvernement qui soit adapté à la stratégie de la relance. La gestion sera plus que jamais rigoureuse, une gestion de crise car la première année de gouvernement sera considérée comme une période transitoire. Voilà ce que j’ai vu pour les 100 premiers jours.

Demander de trouver des solutions en interne à l’heure actuelle, la RCA n’a aucune chance. La RCA a des ressources mais qui sont difficilement exploitables.
D’abord la reforme de l’Administration afin d’avoir une organisation plus adaptée à la crise et puis les Partenaires qu’il faut convaincre grâce à un plan de relance qui mise sur des secteurs clés : ce sont la sécurité et la relance économique.
L’ÉTAT doit se recentrer sur ces deux (2) secteurs clés. Je ne parlerai pas de la réconciliation nationale qui est un long processus et qui sera couteux. Car la réconciliation parlera de justice, de dédommagement et de l’intégration des différentes religions qui sont à la base de notre société: athées, chrétiens et musulmans.
De la question de sécurité à la relance économique, TOUADERA a besoin des partenaires, des aides extérieures et le concours de certains ÉTATS amis.
Vous comprendriez aisément que le marketing politique international de TOUADERA est la bonne voie et je l’approuve largement.
C’est d’ici 12 à 24 mois, que les effets se feront sentir.

Robert ENZA, le management de transition.

Centrafrique : la Minusca fait un aveu d’incompétence et joue au médecin après la mort

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : la Minusca fait un avec d’incompétence et joue

au médecin après la mort

 

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: ERIC  NGABA

Ce n’est plus un secret pour personne, tout le monde sait, la Mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) prouve son incapacité à stabiliser le pays. C’est malheureusement un aveu d’incompétence qui reflète la mission onusienne dans ce pays en proie à des violences quotidiennes des groupes armés, alors que les résolutions du Conseil de Sécurité sont claires et ne devraient soufrer d’aucune interprétation contraire à réalité centrafricaine.

Rien n’est de rassurant sur la présence de la Minusca en Centrafrique, alors que les différentes Résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies donne tout le pouvoir à la Minusca d’exécuter son mandat étant de protéger la population civile, appuyer le processus politique, appuyer l’extension de l’autorité de l’Etat du maintien de l’intégrité territorial et de soutenir l’action humanitaire. Il faut le rappeler, la Résolution 2217, de 2015, Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 7434ème séance, le 28 avril 2015, dans son paragraphe 31, « autorise la MINUSCA à user de tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat dans les limites de ses capacités et de ces zones de déploiement». Force est de constater avec désolation et consternation que le mandat de la Mission onusienne à Bangui souffre de son application.

Protection des civils, une désolation

Cette Résolution 2217 définie clairement les priorités du mandat de la Minusca. Le 32ème paragraphe de ladite résolution décide que le mandat de la MINUSCA comporte les tâches prioritaires urgentes. Il s’agit d’abord, de la protection des civils, protéger, sans préjudice de la responsabilité principale des autorités, la population civile du risque d’atteinte à l’intégrité physique, dans les limites de ses moyens et de ses zones de déploiement, notamment grâce à des patrouilles actives, et réduire les risques que les opérations militaires représentent pour les civils.
Ensuite, accorder une protection particulière aux femmes et aux enfants touchés par le conflit armé, notamment en déployant des conseillers pour la protection de l’enfance, des conseillers pour la protection des femmes et des conseillers pour la problématique hommes-femmes. Mais visiblement, les enfants et les femmes sont des personnes les plus touchées par les conflits dans le pays, alors que la présence des forces onusiennes devrait leur éviter le calvaire.

Tout laisse croire que les dispositifs mentionnés dans cette résolution sont encore loin d’être appliqués par ceux qui viennent au nom de la mission des Nations Unies dans le pays. Ensuite, la priorité de son mandat est de recenser et constater les menaces et les attaques contre la population civile, notamment en entretenant des contacts réguliers avec elle et en collaborant étroitement avec les organismes humanitaires et de défense des droits de l’homme. Reste à savoir si la Minusca s’inscrit convenablement dans cette dynamique de la protection des civiles lorsqu’on sait que les populations civiles sont les principales victimes d’attaques des groupes armés.
Il s’agit également d’offrir ses bons offices et un appui politique aux efforts visant à s’attaquer aux causes profondes du conflit et à instaurer durablement la paix et la sécurité en République centrafricaine, d’apporter un soutien adéquat, en coordination avec les autorités nationales, et compte tenu des risques sur le terrain, pour que soit assurée la sécurité des principales parties prenantes nationales.
La résolution oblige la MInusca à aider les autorités élues, dans le cadre des processus nationaux et locaux de médiation et de réconciliation, en coopération avec les organismes régionaux et locaux compétents et les chefs religieux, notamment par le biais d’un dialogue national ouvert à tous, de la justice transitionnelle et de mécanismes de règlement des conflits, tout en assurant la participation pleine et effective des femmes; v) Définir, coordonner et fournir l’assistance technique, logistique et en matière de sécurité nécessaire

Le médecin après la mort

Passant à côté de la résolution, tout ce que la Minusca sait faire sur la situation sécuritaire en Centrafrique, c’est d’intervenir après les dégâts pour déplorer et compter les morts, dresse des rapports sur les bilans. La passivité de la Minusca à intervenir pour empêcher le bain de sang, ne fait que perpétuer les le climat d’insécurité dans le pays. Connaissant les limites des forces internationales qui pactisent aussi avec les forces non conventionnelles dans le pays, les groupes armés s’érigent en maître sur le terrain. Le territoire centrafricain est morcelé entre les groupes armés depuis les débuts de la crise en dépit de la présence des forces internationales. La fameuse «mesure de confiance » inventée pour se passer à côté de la Résolution 2127 demandant à la Minusca de désarmer les groupes armés et protéger les civils, n’a pas son sens d’être aujourd’hui. Cette mesure n’a jamais contraint ces groupes qui, visiblement, ne sont pas prêts à cesser les hostilités.

La souveraineté nationale a pris un coup

La protection des populations civiles telle que définie dans les différentes Résolutions du Conseil de Sécurité est détournée au profit de la protection des hautes autorités centrafricaines. Or le rôle de la garde prétorienne revient aux forces de défense de sécurité intérieure car il s’agit bien de la souveraineté de l’Etat centrafricain qui est en jeu. Comment comprendre qu’un président démocratiquement élu par son peuple continue d’être escorté par une force étrangère. « Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes quelles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes la défense de leur patrie», disait l’ex président Burkinabé Thomas Sankara.
Le fameux embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine ne fait que nourrir l’insécurité dans le pays. Parmi les priorités des priorités, la levée d’embargo apparait comme un défi à relever pour les autorités centrafricaines issues des urnes permettant de réarmer les forces nationales capables d’éradiquer les groupes armés et protéger l’ensemble du territoire national.
« Le gros frein, c’est l’embargo sur les armes. Il doit impérativement être assoupli. À ce stade, il y a même des formations auxquelles nos militaires ne peuvent avoir accès. L’État étant sans moyens de contrainte, plusieurs acteurs sécuritaires émergents dans l’informel, pour leur propre protection. Le secteur sécuritaire est en friche », s’insurge le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa.

Aujourd’hui, les grands bandits, les criminels sont libres de leur circulation dans le pays sans être inquiétés, alors que les victimes souffrent encore et que l’impunité ne fait que nourrir les crimes. “Des mandats d’arrêt ont été remis aux partenaires pour nous aider à mettre la main sur ces criminels potentiels qui n’ont de cesse que de tuer. Mais rien n’a été fait. Nous avons des hommes prêts à aller sur le terrain pour défendre la population, mais les opportunités ne nous sont pas offertes par qui de droit. Que faire?”, a déploré le ministre de la Sécurité Publique qui ne cesse de porter la responsabilité de l’évolution de l’insécurité sur la Minusca et autres forces internationales en Centrafrique.

Décidément, la Minusca prouve ses limites faces aux agitations des groupes qui continuent de défier l’autorité de l’Etat. Cela nous rappelle le cas de la Minusco, la Mission onusienne en République démocratique du Congo (RDC), qui n’applique son mandant amenant le gouvernement congolais d’exiger son départ du sol congolais. En Centrafrique, entre la Minusca et les groupes armés, c’est un jeu de chat et la souris. Cette situation doit interpeller le gouvernement centrafricain à revoir le mandant des forces internationales dans le pays tout en ouvrant une ouverture diplomatique à d’autres pays des puissances mondiales sur les accords de défense.

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Centrafrique: accident routiers des Soldats de la Munisca, plusieurs blessés hospitalisés

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Centrafrique: accident routiers des Soldats de la Munisca,

plusieurs blessés hospitalisés

Bangui, le 16 juillet 2016. 12:11′.Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: Gisele MOLOMA.

Depuis une semaine, la MUNISCA a perdu deux de ses véhicules dans deux accidents de la route dans lesquels plusieurs de ses Soldats ont été grièvement blessé dont une dizaine est actuellement hospitalisé à Bangui.

Vu le nombre calculé des accidents impliquant les véhicules de la Mission Multidimensionnelles Intégrée de Stabilisation des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca), les Centrafricains se demandent si vraiment le niveau de la conduite de leurs chauffeurs son adapté à celui pratiqué en Centrafrique?

Rien que la semaine dernière, une série d’accidents impliquant des véhicules de la MINUSCA ont fait au total une dizaine des blessés graves hospitalisés à Bangui. Ces accidents s’étaient produits en province, l’un à Mambéré le 9 juillet dernier et l’autre sur la route nationale numéro 1 dans la ville de Bossembélé. Pour l’heure, on ignore les raisons de ces accidents mais selon des informations concordantes, l’alcool pourrait être à l’origine.

Installée en Centrafrique il y’a deux ans, la MINUSCA dispose une dizaine des Bases opérationnelles en province. Pour les ravitailler, l’utilisation des voies routières reste le moyen le moins coûteux et adapté. Or vu, l’état des routes dans ce pays, les accidents sont nombreux et on compte par dizaine par mois.

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Centrafrique: vive tension à Bria entre les éléments de l’UPC et ceux du FPRC

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: vive tension à Bria entre les éléments de l’UPC et ceux du FPRC

 

 

 

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: Gisèle MOLOMA (CNC).

Depuis deux jours, une vive tension palpable nous a été signalée à Bria entre les éléments de l’UPC dirigé par le Général Ali Darassa et ceux du FPRC dirigé par le Général Nourredine Adam qui contrôlent actuellement une partie de la zone de Bria. Les barrières ont été érigées et la population locale commence à s’inquiéter.

Embarqués sur une douzaine des motos, les éléments de l’ex-coalition Séléka de l’UPC dirigée par le Général Ali Darassa ont quitté le mercredi dernier la ville de Bambari pour se rendre à Bria. En arrivant à Ippy, ces éléments de l’UPC commencent à ériger des barrières dans chaque village jusqu’à Bria. Pendant ce temps, la population commence à s’inquiéter et se prépare au pire. Or, selon des informations des sources concordantes recueillies sur place, les éléments de l’UPC dirigée par le Général Ali Darassa ont été appelés au renfort par le Général Zackaria Damane de RPRC, une autre fraction de la Séléka qui occupe aussi une partie de la zone de Bria avec le FPRC de Nourredine Adam.

L’objectif du renfort sollicité par le Général Zackaria de RPRC était de neutraliser le Général Yaya du FPRC, Commandant en Chef de la branche FPRC de la ville de Bria nommé par le Général Nourredine ADAM. Or, depuis leur arrivée à Bria il y’a deux jours, les éléments de l’UPC se positionnent dans la ville de Bria sans affronter ceux du FPRC dont l’objectif était de neutraliser leur Chef le Général Yaya.

La ville de Bria est connue pour son sous-sol rempli des ressources minières dont le diamant. Pour contrôler une vaste zone exploitable, les différents groupes armés s’affrontent régulièrement. Depuis leur départ du pouvoir en 2014 après avoir chassé du pouvoir le Général François Bozizé en 2013, la coalition Séléka s’était divisée en plusieurs fractions qui s’affrontent régulièrement, parfois pour contrôler les zones d’exploitations minières ou à cause du vol du bétail.

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CENTRAFRIQUE: PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT JOURS DE TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE: PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT

JOURS DE TOUADERA ?

Bangui le 16 juillet 2016. 8:40′.

Par: Bernard SELEMBY DOUDOU (Production indépendante).

Lors de son discours d’investiture, l’élu de la nation centrafricaine a annoncé la politique de la rupture comme mode de gestion et a défini des priorités qui se résument en quatre points importants : d’abord le désarmement et le retour des réfugiés, déplacés, ensuite le rétablissement urgent de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la relance économique et enfin la lutte contre la corruption. Comme il est de tradition dans les nouvelles démocraties africaines, les cent premiers jours qui correspondent au 1/18ème du mandat sont importants et permettent d’évaluer à mi parcours la politique du nouveau locataire du palais de la renaissance et d’en faire une projection sur la durée totale du mandat. Ainsi, les premières décisions, les premiers choix des collaborateurs et le choix de politiques sont déterminants pour cet exercice. Il est vrai que 100 jours, c’est peu pour régler tous les problèmes mais suffisant pour définir des priorités vitales. A l’occasion, un secrétariat politique a été préalablement mis en place et était chargé de définir les actions à mettre à jour après l’investiture. La feuille de route gouvernementale est surtout marquée par une lenteur décevante qui donne l’impression que le gouvernement est en perdition et manque de repères. En un trimestre, certains départements ministériels ont connu des progrès significatifs mais noyés par la fragilité de la situation sécuritaire. C’est ainsi que des avancées considérables ont été enregistrées au niveau des finances et de la diplomatie.

Par contre des zones d’ombres sont encore visibles en ce qui concerne le désarmement, la sécurisation du territoire, les retours et indemnisations des réfugiés et déplacés, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Nous relèverons aussi au passage des nominations ethniques, partisanes et amicales qui ne riment pas avec la philosophie de rupture tant prônée par le President de la République. En dépit du fait que notre chère patrie est sous tutelle, pris en otage et occupé militairement par les forces internationales avec le jeu confus et ambigu de la communauté internationale, des efforts émanants du gouvernement ont été consentis mais les actions sont invisibles et illisibles. Nous espérons que ces efforts produiront à court terme les effets escomptés. En conséquence de cause, le bilan des cent jours du President Touadera est mitigé et donne l’image d’un verre à moitié plein et à moitié vide. Tout dépend de l’angle de vue et de sa position géographique. Ainsi, le trimestre est loin de répondre à la préoccupation de la population et le gouvernement se contente de l’autosatisfaction.

Fort de ce qui précède et dans le souci de reconstruire notre chère patrie, nous invitons le peuple centrafricain à la patience, à renouveler leur confiance au gouvernement, et à soutenir les grandes réformes envisagées par le President de la République. Cet éventuel arsenal juridique et législatif cumulé avec le soutien et la confiance du peuple aiguillera notre pays sur le chemin de l’espérance. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 15 Juillet 2014

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Bangui Faits divers: Découverte étonnante dans l’une des concessions de Mr Sani YALO.

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Bangui Faits divers: Découverte étonnante dans l’une des concessions de Mr Sani YALO.

 

 

Bangui, le 15 juillet 2016. 1’:44′.

Par: Gisele MOLOMA.

 

Détruite par des Anti-Balaka au début de la guerre civile qui a ensanglanté la RCA depuis 2013, la somptueuse villa du sulfureux Homme d’Affaires Sani YALO située derrière la base logistique du PAM au quartier Fouh dans le 4e arrondissement, s’était retrouvée curieusement avant-hier à la Une des Faits divers à Bangui. En cause, la découverte dans le sous le sol de cette villa détruite une couveuse mystique soigneusement enterrée depuis plusieurs année. Comment cet objet a-t-il été découvert?

Considéré comme l’un des cerveaux de la rébellion dirigée par le Général François BOZIZÉ entre octobre 2001 et mars 2003, l’Homme d’affaires Sani YALO possède une dizaine des villas luxueuses mises en location aux riches particuliers. Or depuis la prise du pouvoir de son ami le Général François BOZIZé en mars 2003, il avait cédé l’une de ses somptueuses villas située au quartier Fouh derrière la base logistique du Programme Alimentaire Mondiale à l’un de ses frères cadets Danzoumi Yalo un mécanicien chauffeur devenu, par le fait du soutien de son oncle un ancien chef d’Etat-major tchadien, général dans l’armée Centrafrique. Malheureusement celle-ci avait été détruite et la concession transformée en chantier de fabrication des briques argileuses juste après le départ du Michel Djotodia et de la Séléka du pouvoir en 2014. Dans leurs activités quotidiennes de la fabrication des briques crues, les fabricants utilisent régulièrement les sables argileux et pour les trouver il faut trouer le sol en profondeur, c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait dans la concession abandonnées de l’Homme d’Affaires Sani YALO.

Mais avant-hier à la grande surprise de tout le monde, ces jeunes, dans leurs activités ont découvert sous le sol en profondeur une couveuse d’une dimension d’à peu près 55 pouces bien protégée. Dans cette couveuse rempli d’eau et soigneusement protégée, enterrée probablement avant la construction de la luxueuse villa, on y retrouve un serpent du type Vipère du gabon, un oiseau hibou, un deuxième oiseau mais plus petit et plein des petits trucs. Chose étonnante, tous ces animaux mystiques sont encore vivants. A la découverte de celle-ci, plus d’une centaine des personnes se sont précipitées pour aller voir de leurs propres yeux. La couverture a été détruite et brûlée en public devant le lycée CPJ sur la route.

Dans ce secteur, l’Homme d’Affaires tchado-centrafricain possède deux villas juxtaposées dont l’une occupée par son frère cadet le mécanicien Danzoumi Yalo, et l’autre appartenait à un Imam puis rachetée par l’Homme d’Affaires Sani YALO et occupée aussi par l’un de ses frères avant sa destruction. C’est cette dernière qui a été mystifiée par son propriétaire d’avant ou actuel.

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Centrafrique: Arrestation spectaculaire d’un Peul par des gendarmes à Bangui.

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Centrafrique: Arrestation spectaculaire d’un Peul par des gendarmes à Bangui.

Bangui, le 15 juillet 2016. 14:22′.

Par: Gisele MOLOMA.

Décidément, l’affaire des Peuls à Bangui est très compliquée. Avant-hier à Pk12, un convoi d’une dizaine des camions remplis non seulement des troupeaux des bœufs, mais aussi des passagers qui voulais profiter de l’escorte des Soldats de la Minusca pour se rendre à Bangui, est arrivé à la Barrière de la Gendarmerie du Pk12. Les Gendarmes, dans leur contrôle, ont arrêté un Peul Berger qui se cachait bizarrement dans un coin peu ordinaire. Comment ça s’est-il passé?

Dans un souci d’efficacité, désormais les Forces mixtes de défense et de Sécurité centrafricaines sont chargées d’assurer, à Bangui exclusivement, la sécurité de tous les Camions transportant des marchandises en provenance des villes de province. C’est ce qui a été fait lorsqu’un convoi d’une dizaine des camions transportant des troupeaux de bœufs et des passagers était arrivé au Pk12 le mardi dernier. Comme convenu, les gendarmes associés aux policiers ont pris le relais des Forces de la MINUSCA qui ont sécurisé le convoi depuis les villes de province jusqu’au Pk12 à l’entrée de Bangui. Durant tout leur trajet dans la ville de Bangui, les gendarmes et policiers sont dans leurs véhicules devant, derrière et sur les deux côtés du convoi jusqu’au niveau de l’avenue des Martyrs où l’un des policiers fixés à bord de chaque camion du convoi a pu constater la présence d’un corps humain bien protégé par deux bœufs. L’homme couché à terre dans un camion sous une paire des bœufs qu’il transforme à une sorte de couverture, malheureusement il a été trahi par sa petite tête qu’il l’a mise dehors pour sa respiration. Alertés de la présence d’une personne à bord qui se cache, les gendarmes ont fait stopper le convoi au niveau du lycée des Martyrs. L’homme qui se cachait soigneusement a été extirpé et arrêté par les policiers qui l’ont soupçonné son comportement. Au même moment, la tension était montée d’un cran vers le lycée des Martyrs où les badauds étaient nombreux. Après quelques minutes d’arrêt, le convoi continue son trajet pour se rendre au quartier Km5.

Selon nos informations, la personne arrêtée n’est qu’un Peul berger qui se cachait par peur d’être lunchée et il a finalement été libéré quelques heures plus tard.

Les Peuls dans leur majorité ne possède aucune pièce d’identité et parlent difficilement Sangho comme les autres, à tel point que certains Centrafricains les considèrent comme des Étrangers et ils deviennent depuis quelques mois la cible principale des Bandits qui veulent à tout prix voler leur bétail.

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Centrafrique: Encouragements au Ministre des Finances et du Budget.

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 Encouragements au Ministre des Finances et du Budget.

Bangui: le 15 juillet 2016. 12:55′.

Par: A.TT.

Tout bon enseignant sait découvrir le talent d’un bon élève par son premier devoir.  Les Profs TOUADERA et SARANDJI ne vont pas me démentir concernant leur brillant élève, le Ministre des Finances et du Budget, M. DONDRA.

S’il m’était donné d’apprécier et de donner une note sur 20 au Ministre des Finances et du Budget, croyez moi, il mérite un 18/20, avec Mention Très  Bien et avec Félicitation du Jury.

Monsieur le Ministre des Finances et du Budget, vous avez nos encouragements pour le travail fait.

En l’intervalle de 3 mois, ce Ministre a pris ses marques et a montré qu’il était à la hauteur de sa tâche et maitrisait son sujet « les Finances et le Budget ». Ce qui ne semble pas être le  cas pour certains d’entre eux.

C’est le seul élève (Ministre) de cette classe (Gouvernement) qui a compris la leçon et maitrise sa matière. Et il sait ce que les Professeurs FAT et SMS lui ont demandé de faire. Et il le fait si bien, avec méthode, rigueur, conscience, abnégation et talent.

Bravo, Monsieur DONDRA. Vous méritez votre place. Vous êtes l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, de la dette ?

Selon le Ministre des Finances et du Budget, l’encours de la dette publique centrafricaine s’élève à 450 milliards de francs CFA.

Soit le double du Budget national qui est de : 260 milliards de F CFA.

Tous les Ministres qui sont passés par  là n’ont jamais osé, ni eu le courage de faire l’inventaire du stock de la dette publique et le publier, comme l’a fait le Ministre DONDRA.

Cependant, pour la clarté et la compréhension de la démarche, on aurait souhaité que le Ministre détaille la structure de la dette publique après cet état d’inventaire.

La structure de la dette publique de l’Etat se décline en :

–       Dette intérieure
–       Dette extérieure

1-      La dette intérieure

La Dette  Intérieure est composée principalement d’une dette sociale et commerciale, et des créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place et de la dette vis-à-vis de la BEAC..

•       De la dette sociale :

La dette sociale concerne les salaires, les bourses, les frais de scolarité, les pensions, les frais d’hospitalisation, les saisies-arrêts des décisions de justice, les réparations civiles et les remboursements de frais de transport, etc…
•       De la dette commerciale

La dette commerciale reflète l’encours de dettes croisées avec les trois entreprises publiques principales, à savoir la SODECA (qui est la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique), la SOCATEL (qui est la Société Centrafricaine des Télécommunications), et l’ENERCA (qui est la Société de l’Énergie Centrafricaine).
•       De créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place ;
•       De la dette vis-à-vis de la BEAC ;
Remarque : Dans le discours du Ministre des Finances et du Budget, on aurait souhaité qu’il  indique clairement la part de l’encours de la dette intérieure et de la dette extérieure dans la dette publique globale, pour une bonne compréhension.
2-      La Dette Extérieure

La dette extérieure est constituée de :

–        la dette envers les créanciers multilatéraux,
–        La dette envers des créanciers bilatéraux
–        Les  créances commerciales.

Les principaux détenteurs de créances sur l’Etat Centrafricain  sont les institutions internationales qui sont des créanciers multilatéraux  (IDA du Groupe de la Banque Mondiale ;  FAD du Groupe de la BAD ; FMI et  FED) ;

Les créanciers bilatéraux et commerciaux sont composés des pays comme la France, la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, et les sociétés commerciales regroupées a sein du Club de Paris.

De ce qu’a dit le Ministre, la Dette publique globale avec un tel niveau d’encours pose problème. En effet, en langage d’entreprise, la situation de la RCA avec ce niveau d’endettement montre un Etat en état de faillite totale. Car, si l’on considère le montant de notre budget 260 milliards de F CFA comme capital de l’entreprise « RCA », et le montant de la dette (capital et intérêt compris)  450 milliards de F CFA, on note bien que le montant de l’endettement représente 173,07% du capital (450/260= 1,7307). En d’autres termes, le capital est absorbé par l’endettement. En langage facile : état de faillite.

Au regard des éléments fournis par le Ministre des Finances et du Budget, cette situation doit nous interroger et nous pousser à regarder vers nos dirigeants pour leur dire que la situation est plus que grave. En effet, au lieu de passer leur temps à danser et à festoyer, il faut qu’ils se rendent à l’évidence. La sortie du Ministre est une alerte !
Pour un pays qui a atteint le point d’achèvement de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et l’Initiative d’Allègement de la Dette Multinationale (IADM) et se retrouve aujourd’hui avec un tel niveau d’endettement, cela doit nous alarmer.
Après cette analyse de la structure de la dette publique centrafricaine, une question se pose.
Qu’en est-il de l’atteinte en juin  2009 du point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et  de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) ?

De ce qui précède, notre constat montre qu’à long terme, l’endettement extérieur va rester vulnérable à certains chocs qui pourraient entraîner le dépassement des normes d’endettement  prescrites par les Institutions de Bretton Woods.

A. TT

Centrafrique : takaparler maintenant voir !

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : takaparler maintenant voir !

Bangui: le 14 juillet 2016. 16:55′.

Par: Michel Koyt.

 

Il y’a décidément quelque chose d’affligeant à observer l’actualité en République centrafricaine, avec chaque jour, des faits ahurissants. C’est à croire que ce pays est maudit.

L’information date de la semaine dernière mais nous venons de l’apprendre : Justino Dede Sombo, ex-blogueur de takaparler, est nommé comme chargé de mission au cabinet du président de l’Assemblée nationale.

La nouvelle aurait pu faire pisser de rire le diable s’il ne s’agissait pas de Karim Meckassoua, champion auto-proclamé de l’éthique et de la méritocratie républicaine.

L’éthique d’abord. C’est un secret de polichinelle que Justino Dede Sombo dit « Lerco » est un repris de justice notoire. Condamné en France pour escroquerie, faux et usage de faux, utilisation de moyens de paiement volés, il avait été incarcéré à Angers avant d’être rapatrié à Bangui en 2011. Une fois de retour dans son pays, il s’était lié d’amitié avec Aimé-Vincent Bozizé dit papy et a été au coeur de l’escroquerie de la société de téléphonie Télécel qui avait livré à ces derniers des cartes de crédit de plusieurs millions de Cfa. La société n’a jamais pu recouvrer sa créance et l’affaire est pendante devant la justice. C’est donc pour se soustraire à la justice centrafricaine qu’il avait regagné la France sous une fausse identité en passant par Bruxelles, via Cotonou.

Le mérite républicain ensuite. Meckassoua a-t-il exigé un curriculum vitae à son chargé de mission avant de le nommer ? Car ce dernier n’a aucune compétence dans le domaine de la communication. Tenir un blogue sur lequel on publie des articles repris à partir d’autres sources ne fait pas de Justino Dede Sombo un spécialiste de la communication. D’ailleurs, il est incapable de rédiger correctement un simple communiqué de presse. Sait-il au moins rédiger une dépêche? Rien n’est moins sûr. Sinon, il ne se contenterait pas par exemple de publier in extenso les déclarations de son champion. Car il aurait su que les internautes, entre les réseaux sociaux et les médias audio-visuels, ne consacrent en moyenne que deux à trois minutes pour lire les sites informatifs. C’est pourquoi, les professionnels, les vrais, publient souvent la quintessence des discours et autres déclarations sous forme de dépêche afin de capter l’attention des lecteurs. Ça s’a
ppelle de l’écriture numérique.

Ce qui est affligeant, c’est que le président de l’Assemblée, d’ordinaire très précautionneux, s’est laissé abuser de bonne foi par ce personnage sulfureux et infréquentable. D’autant que le métier de communiquant à ses règles et ses codes dont il faut maitriser. Il ne suffit pas de singer les professionnels pour se considérer comme un vrai professionnel. Où et à quel moment Justino Dede Sombo a-t-il étudié la communication ?

Au-delà, c’est la leçon à tirer de cette pantalonnade. Il est évident que tous ceux qui se sont découverts un nouveau métier, celui de redresseur de torts sur internet, ne visent qu’un seul objectif : être appelés à la mangeoire. On remarquera que maintenant que son objectif est atteint et qu’il a la bouge pleine, il a délaissé son blogue. Alors, takaparler maintenant !

Michel Koyt.

Centrafrique : Affaire NZEWE, l’opérateur économique Yao-Ye Yongsong demande à la justice de dire le droit

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Affaire NZEWE, l’opérateur économique Yao-Ye Yongsong

demande à la justice de dire le droit

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Eric NGABA (CNC).

L’Opérateur Sino-espagnol Yao-Yé Yongsong félicite le travail de la justice centrafricaine dans l’affaire de détournement de ses 24 millions de FCFA au ministère des mines à l’époque de la transition. Demandant à la justice de dire le droit, il souhaite par la même occasion, l’arrestation des autres complices cités dans cette affaire qui sont libres de leur mouvement pendant que Daniel Nzewé et Jean Christophe Robembe purgent présentement leur peine à la prison carcérale de Ngaragba.
L’affaire de détournement de 24 millions de FCFA appartenant à l’opérateur Sino-espagnole Yao-Yé Yongsong, au ministère des mines à l’époque de la transition, est encore pendante et fait un grand bruit au sommet de l’Etat centrafricain. Pendant ce temps, la justice est en train de faire son travail pour la mettre en lumière. Deux personnes citées dans l’affaire dont Daniel Nzewé et Jean Christophe Robembe sont déjà sous les verrousdepuis plus de deux semaines à la maison carcérale de Ngaragba. L’opérateur Sino-espagnole Yao-Yé Yongsong salue le travail que fait la justice centrafricaine sur cette affaire qui ternit l’image des institutions de la République.
« Je félicite le travail de la justice centrafricaine qui essaie de faire la lumière sur cette affaire. Le nouveau ministre de la justice donne un sentiment de confiance à la justice de ce pays. L’arrestation des deux complices de cette affaire dont je suis victime démontre que la justice fait son travail et c’est déjà un grand pas dans l’affaire », nous a confié Yao-Yé Yongsong.
Ils sont nombreux à se retrouver dans le collimateur de la justice dans cette affaire qui défraie la chronique au niveau national et international. D’après l’opérateur économique Yao-Yé Yongsong, l’ex ministre des mines Joseph Agbo, l’actuel député de Mongoumba Thierry VACKAT, l’actuel Directeur de cabinet du ministère des mines Lucien Emmanuel Pamou, et la Directrice générale Nadège Koya-sambia sont principalement les acteurs du détournement de la fameuse somme de 24 millions de FCFA partagés entre eux. Toute fois, il demande à la justice leur arrestation pour que l’affaire soit tirée à la claire.
« Daniel Nzewe et Jean Christophe Robembe sont aux arrêts. Il reste encore les autres qui sont là sans être inquiétés par la justice, alors qu’ils sont de complice avec les deux qui sont présentement en détention», a ajouté Yao-YéYongsong qui jette toute la responsabilité de l’affaire sur les cadres du ministère des mines durant la transition de Catherine Samba-Panza.
Pour lui, c’est l’ex ministre Joseph Agbo qui a tout organisé avec ses complices pour le dépouiller de ses biens. D’après l’opérateur économique Sino-espagnol, les 24 millions de FCFA devraient être logiquement versés sur le compte du ministère des mines soit au trésor public au profit de l’Etat centrafricain. A défaut de cette logique, Monsieur Yao-Yé Yongsong qualifie de pure escroquerie le fait que ce fonds a été partagé entre les personnes citées dans le dossier. Selon le détenu Daniel Nzewe que nous avons rencontré à la Section des Recherches et des Investigations (SRI), la somme de 24 millions de FCFA a été rétrocédée au profit d’une Coopérative locale d’artisans miniers à Carnot, par le ministère centrafricain des mines, au profit des artisans miniers dans la localité. Scandale ! Il s’agit de la Coopérative des Artisans Miniers de Carnot (CAMCA) dirigée par l’un des complices du détournement de ce fonds, Jean Christophe Robembe.
Monsieur Yao Ye Yongson, pour le rappeler, a été appréhendé le 24 février 2016, et dépouillé de ses biens dont la somme de 24 millions de FCFA, par un groupe d’hommes à Carnot se présentant comme de la Brigade antifraude. Il se dit victime d’une escroquerie d’un clan de mafieux du régime de Catherine Samba Panza. Il prend pour responsable direct de cette affaire l’ex Ministère centrafricain des Mines de complicité avec notamment Daniel NZEWE, l’honorable Thierry Georges Vackat, et Jean Christophe Robembe, l’actuel Directeur de Cabinet du ministre des mines Lucien Emmanuel Pamou, et la Directrice générale Nadège Koya-sambia.. L’opérateur économique Yao Ye Yongson a indiqué qu’il était en règle avec des documents légaux signés par des autorités de la transition le 3 janvier 2016, lui autorisant de sillonner les zones minières protégées de Centrafrique. Cette affaire n’est qu’un échantillon de beaucoup de choses qui se sont produites durant la transition de Catherine Samba-Panza. Donc, un audite de la gestion de la transition s’impose.

Affaire à suivre !

Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied de nez aux Centrafricains?

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(Corbeau News Centrafrique)

3eme épouse du Simplice Mathieu SARANDJI. Photo CNC
3eme épouse du Simplice Mathieu Sarandji. Photo CNC

Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied-de-nez aux Centrafricains?

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Énoch Feizouré (CNC).

À 100 jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir, l’ambiance était à la fête en dépit des résultats très médiocres qu’ils traînent derrière eux depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir il y’a trois mois. Du dîner de Gala organisé au Palais de la Renaissance au mariage pompeux du premier Ministre, les autorités illégitimes de ce pays ont totalement oublié qu’elles sont en train de faire la fête et danser sur le tombeau de nombreux Centrafricains qui ont perdu leur vie à cause de la faiblesse de nos autorités. Ainsi, les Centrafricains se demandent depuis deux jours, à quel jeu joue le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Patron-Parrain le Président Faustin Archange TOUADÉRA?

Incroyable mais vrai!!! Ce qu’on redoutait depuis trois mois est arrivé. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont franchi, malheureusement, un nouveau cap de la bêtise politique. Franchement, est-il normal pour un Premier Ministre de fixer et organiser son mariage de luxe a une période où le pays est toujours au lambeau et on compte par dizaine le nombre des Centrafricains assassinés par semaine? Au moment où le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI fêtait son mariage de luxe, deux Réfugiés Centrafricains ont été abattus par les Gendarmes tchadiens au sud du Tchad, une fillette a été violée dans le Camp des déplacés de Mpoko à seulement 1km de la résidence du Premier Ministre par des bandits.

Dans un pays normal, le Premier Ministre devrait s’abstenir, même si c’est son droit absolu, de se marier dans une ambiance festive dans laquelle les Champagnes coulent à flot durant deux jours alors que un bon nombre de ses concitoyens continuent de souffrir, souffrir dans des Camps des Réfugiés à l’étranger, souffrir dans des Camps des Déplacés remplis en bloc partout sur le territoire national, souffrir d’être pris en otage par des groupes armés à Bangui comme en province, souffrir parce qu’ils n’ont pas d’emploi car le taux de chômage atteint déjà 90%, souffrir dans des hôpitaux délabrés qui manquent cruellement des moyens.

Invité à Ngaoundaye la semaine passée par le Député de cette ville suite à la mort d’une dizaine des personnes dont un Gendarme Centrafricain assassinées par des Séléka il y’a un mois, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI avait décliné cette invitation pour se consacrer totalement au préparatif de son troisième mariage de luxe. Mais de quel mariage s’agit-il?

Si on essaie de retracer son parcours familial, les Centrafricains comprendront que cet homme ne mérite aucunement d’être nommé Premier Ministre. De son premier mariage en France, Simplice Mathieu SARANDJI frôla l’homicide volontaire sur sa première épouse qu’il la soupçonna à tort d’infidélité. L’homme échappa de justesse à la case prison, il quitta la France pour rentrer dans son pays. Une fois au pays, Simplice avait rencontré une autre femme qu’il l’a mariée officiellement, c’est le deuxième mariage. Un deuxième mariage d’espoirs pour la famille de monsieur SARANDJI qui voulait tourner très vite la page du premier mariage qui a failli tourner au drame lorsque ce dernier, sous le coup de la jalousie mal placée, a éjecté sa première épouse du 2e étage jusqu’au sol.

Malheureusement l’homme n’a pas changé vis à vis de sa deuxième épouse mariée à Bangui après son divorce en France. Pour sa deuxième épouse, monsieur SARANDJI l’a tabassée suffisamment et a demandé un divorce officiel à la Justice après avoir découvert dans le placard de son épouse un costume d’homme qu’il n’a pas reconnu son appartenance avant de sa deuxième épouse d’infidèles. Malgré cette accusation rapide, l’homme intentait une action en justice pour demander non seulement le divorce, mais aussi de réparation. La Justice a effectivement prononcé le divorce entre monsieur SARANDJI et sa deuxième épouse mais elle a également imposé à SARANDJI de dédommager cette dernière. Une maison appartenant au couple a été saisi pour remettre à l’épouse, sauf que l’homme a refusé cette décision de la Justice, il a pris les soins de détruire totalement à l’aide d’un Bulldozer la maison qui devrait normalement appartenir à son ex-deuxième épouse selon la décision de la Justice.

En dépit de toutes ces conneries, monsieur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas baissé les bras, il a accroché l’une de ses Étudiantes de l’Université de Bangui pour se remarier pour la troisième fois. Pour ce troisième mariage, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a préféré choisir le Président Faustin Archange TOUADÉRA comme son Parrain de mariage. Les deux têtes de l’Exécutif centrafricain ont fêté, fêté, fêté au Palais et à l’Hôtel, dans les boîtes de nuit à coup des millions de franc CFA sans penser au peuple centrafricain qui les a mis au pouvoir.

Cette façon de gouverner discrédite totalement monsieur SARANDJI de son poste du Premier Ministre. Être un intellectuel ne veut pas dire nécessairement être un homme politique, et vice versa. Le Premier Ministre SARANDJI Mathieu est un pur produit académique qui ne maîtrise rien de la politique. Le mariage du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias SMS a été programmé à la même date que celle des 100 premiers jours d’accession au pouvoir du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Peut-être une manière de faire un pied de nez aux Centrafricains?

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Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied de nez aux Centrafricains?

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Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied-de-nez aux Centrafricains?

 

 

 

 

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Énoch Feizouré (CNC).

À 100 jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir, l’ambiance était à la fête en dépit des résultats très médiocres qu’ils traînent derrière eux depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir il y’a trois mois. Du dîner de Gala organisé au Palais de la Renaissance au mariage pompeux du premier Ministre, les autorités illégitimes de ce pays ont totalement oublié qu’elles sont en train de faire la fête et danser sur le tombeau de nombreux Centrafricains qui ont perdu leur vie à cause de la faiblesse de nos autorités. Ainsi, les Centrafricains se demandent depuis deux jours, à quel jeu joue le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Patron-Parrain le Président Faustin Archange TOUADÉRA?

Incroyable mais vrai!!! Ce qu’on redoutait depuis trois mois est arrivé. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont franchi, malheureusement, un nouveau cap de la bêtise politique. Franchement, est-il normal pour un Premier Ministre de fixer et organiser son mariage de luxe a une période où le pays est toujours au lambeau et on compte par dizaine le nombre des Centrafricains assassinés par semaine? Au moment où le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI fêtait son mariage de luxe, deux Réfugiés Centrafricains ont été abattus par les Gendarmes tchadiens au sud du Tchad, une fillette a été violée dans le Camp des déplacés de Mpoko à seulement 1km de la résidence du Premier Ministre par des bandits.

Dans un pays normal, le Premier Ministre devrait s’abstenir, même si c’est son droit absolu, de se marier dans une ambiance festive dans laquelle les Champagnes coulent à flot durant deux jours alors que un bon nombre de ses concitoyens continuent de souffrir, souffrir dans des Camps des Réfugiés à l’étranger, souffrir dans des Camps des Déplacés remplis en bloc partout sur le territoire national, souffrir d’être pris en otage par des groupes armés à Bangui comme en province, souffrir parce qu’ils n’ont pas d’emploi car le taux de chômage atteint déjà 90%, souffrir dans des hôpitaux délabrés qui manquent cruellement des moyens.

Invité à Ngaoundaye la semaine passée par le Député de cette ville suite à la mort d’une dizaine des personnes dont un Gendarme Centrafricain assassinées par des Séléka il y’a un mois, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI avait décliné cette invitation pour se consacrer totalement au préparatif de son troisième mariage de luxe. Mais de quel mariage s’agit-il?

Si on essaie de retracer son parcours familial, les Centrafricains comprendront que cet homme ne mérite aucunement d’être nommé Premier Ministre. De son premier mariage en France, Simplice Mathieu SARANDJI frôla l’homicide volontaire sur sa première épouse qu’il la soupçonna à tort d’infidélité. L’homme échappa de justesse à la case prison, il quitta la France pour rentrer dans son pays. Une fois au pays, Simplice avait rencontré une autre femme qu’il l’a mariée officiellement, c’est le deuxième mariage. Un deuxième mariage d’espoirs pour la famille de monsieur SARANDJI qui voulait tourner très vite la page du premier mariage qui a failli tourner au drame lorsque ce dernier, sous le coup de la jalousie mal placée, a éjecté sa première épouse du 2e étage jusqu’au sol.

Malheureusement l’homme n’a pas changé vis à vis de sa deuxième épouse mariée à Bangui après son divorce en France. Pour sa deuxième épouse, monsieur SARANDJI l’a tabassée suffisamment et a demandé un divorce officiel à la Justice après avoir découvert dans le placard de son épouse un costume d’homme qu’il n’a pas reconnu son appartenance avant de sa deuxième épouse d’infidèles. Malgré cette accusation rapide, l’homme intentait une action en justice pour demander non seulement le divorce, mais aussi de réparation. La Justice a effectivement prononcé le divorce entre monsieur SARANDJI et sa deuxième épouse mais elle a également imposé à SARANDJI de dédommager cette dernière. Une maison appartenant au couple a été saisi pour remettre à l’épouse, sauf que l’homme a refusé cette décision de la Justice, il a pris les soins de détruire totalement à l’aide d’un Bulldozer la maison qui devrait normalement appartenir à son ex-deuxième épouse selon la décision de la Justice.

En dépit de toutes ces conneries, monsieur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas baissé les bras, il a accroché l’une de ses Étudiantes de l’Université de Bangui pour se remarier pour la troisième fois. Pour ce troisième mariage, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a préféré choisir le Président Faustin Archange TOUADÉRA comme son Parrain de mariage. Les deux têtes de l’Exécutif centrafricain ont fêté, fêté, fêté au Palais et à l’Hôtel, dans les boîtes de nuit à coup des millions de franc CFA sans penser au peuple centrafricain qui les a mis au pouvoir.

Cette façon de gouverner discrédite totalement monsieur SARANDJI de son poste du Premier Ministre. Être un intellectuel ne veut pas dire nécessairement être un homme politique, et vice versa. Le Premier Ministre SARANDJI Mathieu est un pur produit académique qui ne maîtrise rien de la politique. Le mariage du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias SMS a été programmé à la même date que celle des 100 premiers jours d’accession au pouvoir du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Peut-être une manière de faire un pied de nez aux Centrafricains?

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Centrafrique:Le grand baromètre CNC du gouvernement SARANDJI, quel Ministre en tête?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: le grand baromètre CNC du gouvernement SARANDJI,

quel Ministre en tête?

Bangui, le 9 juillet 2016. 12:44′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Désormais chaque trimestre, votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique publie son Grand Baromètre Gouvernemental (GBG) dans lequel chaque Ministre y compris le Premier Ministre sera noté sur 20 comme au lycée en fonction de ses actions et réalisations à la tête de son Département. Cet indicateur des membres du gouvernement permettra aux Centrafricains de voir les performances de chaque Ministre.

Pour cette première Édition, voici en exclusivité la note de chaque Ministre attribuée en fonction de plusieurs paramètres tels que la probité, le leadership, les actions et résultats, la loyauté…

Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement: 4/20.
Considéré comme le spécialiste des bourdes, Simplice Mathieu SARANDJI fait partie des rares Premier Ministres incompétents de son Pays. Il n’aspire aucune confiance. Il pourrait être remplacé aussi rapidement que possible pour le bien de la RCA.

1 – Henri Marie DONDRA, Ministre des Finances et du Budget:17/20.
Considéré comme le moteur de cette équipe gouvernementale, le Ministre DONDRA est de loin le meilleur de ce classement grâce à son pragmatisme, ses compétences, ses actions à la tête de son Département avec des résultats concrets…

2 – Jean Serge BOKASSA: Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire: 11/20.
Bonne action sur le terrain mais un manque de stratégie et du leadership. Il penche un peu sous le poids de son Département. À encourager.

3 – Charles Armel Doubane, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine et des Centrafricains de l’étranger:10/20.
Compétent et intègre, ce Ministre manque de la visibilité, tout comme des actions sur le terrain. En 3 mois, il a produit quelques résultats visibles.

4 – Fernande Ndjégbot, Ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la population: 9/20.
Très pragmatique, cette Ministre est compétente mais produit des résultats insignifiants.

5 – Silvère Ngarsso, Ministre de la promotion de la Jeunesse, du développement de Sport et des Services civiques:9/20.
Reconnu pour son talent managériale, Silvère Ngarsso peine à se mettre dans son fauteuil du Ministre. Il pourrait faire mieux.

6 – Felix Moloua, Ministre de l’économie, du Plan et de la Coopération: 8/20.
Décrié pour sa lenteur administrative, ce Ministre est pourtant un ancien de ce Ministère. Il produit un travail insuffisant.

7 – Moukédas Noure, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique: 7/20.
Soupçonné de corruption, ce Ministre perd toute sa crédibilité depuis 4 jours malgré quelques actions réussies sur le terrain.

8 – Honoré Feizouré, Ministre de l’Agriculture et du développement rural: 7/20.
Ingénieur agronome, ce Ministre a pu développer une bonne stratégie du développement agricole mais incapable de produire un début du résultat en 3 mois.

9 – Yerima Youssoufa Mandjo, Ministre de l’élevage et de la santé animale:7/20.
Apprécié par ses collaborateurs, il manque des actions sur le terrain.

10 – Théodore Jousso, Ministre de l’équipement, des transports, de l’aviation et du désenclavement: 6,5/20.
Peu impliqué dans la gestion de son département, le Ministre Théodore s’est contenté de voyager partout sans aucun résultat probant.

11 – Justin Gourna Nzacko, Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la promotion des NTIC: 6,5/20.
Cet ancien de la Socatel pourtant réputé pragmatique et compétent, semble être en difficulté depuis sa nomination à la tête de ce Département.

12 – Joseph Yakété, Ministre de La Défense Nationale: 6/20.
Un Ministre presque Fantôme, muet comme un marbre malgré des multiples affrontements entre les Forces de l’ordre et les groupes armés.

13 – Flavien Mbata, Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux: 5,5/20.
Magistrat réputé d’être proche de la population, Flavien Mbata manque énormément d’audace. Sa place devrait être ailleurs que sur ce Département.

14 – Léopold Fatrane, Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique: 5/20.
Ce Ministre mouille sa chemise pour les Mines juste pour empocher la suite que de penser au relèvement du secteur de l’énergie et l’hydraulique qui font énormément défaut au peuple centrafricain.

15 – Gisèle PANA, Ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie: 5/20.
Ministre muette et sans résultat.

16 – Jean Christophe Nguinza, Ministre du Secrétariat Général du Gouvernement, chargé des relations avec les Institutions de la République et du Suivi évaluation:5/20.
Les différentes tensions enregistrées ces dernières semaines entre l’Exécutif et le Parlement et bien d’autres sont l’œuvre du mutisme et d’incompétences de ce Ministre.

17 – Charles Paul Lemasset Mandya, Ministre de la Communication et de l’Information: 4/20.
Un Ministre muet, inefficace.

18 – Virginie Mbaïkoua, Ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale:4/20.
Manque d’action sur le terrain, Madame Virginie Mbaikoua serait totalement perdue et ne maîtrise rien de sa fonction actuelle.

19 – Bertrand Touaboy, Ministre l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la Promotion des petites et moyennes entreprises:3/20.
Inactifs et Fantôme.

20 – Côme Hassane, Ministre des Commerces et de l’Industrie:3/20.
Fantôme, Inactif et Incompétent.

21 – Abdoulaye Moussa, Ministre de la Fonction publique, de la modernisation de l’administration du travail, de l’emploi et de la protection sociale: 2/20.
Fondu sous le poids de son gros Département, il devient muet et sourd en même temps.

22 – Arlette Sombo-Dibele, Ministre de l’environnement, du Développement durable, des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche:2/20.
Egalement fondu sous le poids de son gros Département, il devient muet et sourd en même temps que l’autre.

23 – Gaby Franky L’effacer, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social:1/20.
Ce Ministre détient tous les records du Désordre et d’incompétences de tous ses Collègues Ministre.

Cet indicateur est attribué à chaque Ministre après un mois d’enquêtes sur le terrain et dans chaque Département ministériel. Il sera renouvelé chaque trimestre.

CNC.

Centrafrique: Pourquoi le Premier Ministre ne veut pas déclarer son Patrimoine ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Pourquoi le Premier Ministre ne veut pas déclarer son Patrimoine ?

Bangui, le 12 juillet 2016 12h 00

Par : Averty T. T.

 

Parce qu’il s’en fout de la Constitution. Il est au dessus de celle-ci. Et aussi, voilà pourquoi le Premier Ministre peut se permettre de faire des dépenses de folie pour son énième mariage sans se soucier du reste..
Il y a un système mis en place au sommet de l’Etat pour se faire de l’argent tranquillement sos silence en toute indiscrétion sous le sceau des fonds secrets.
En effet,  à la fin de chaque semaine,
–       Le Président de la République touche 10 000 000 F
–       Le Premier Ministre touche 8 000 000 F
–       Le Président de l’Assemblée Nationale touche 6 000 000 F.
Ce système de détournements officiel des fonds publics par un mécanisme simple sous forme de fonds secrets touchés hebdomadairement par nos principaux dirigeants pose problème sur le plan moral et éthique.
Loin de juger nos actuels dirigeants, car je serais moi aussi jugé, comme dit la Bible, le citoyen que je suis peux se permettre de s’interroger face à certains comportements et gestes de ceux qui nous dirigent.
En effet, pendant que des milliers de centrafricains souffrent, sont tués, massacrés, avilis, et fuient le pays, le Premier Ministre, sans honte, se permet d’organiser un fastueux et pompeux mariage! Il y a quelque chose d’immoral et d’indécent.
C’est un manque de respect tellement insultant et malsain qui est inadmissible. Fallait-il choisir ce moment où on tue, on oille, on massacre, on viole pour organiser cet énième mariage »polygamique » comme l’autre. Tout centrafricain a besoin de ce  bonheur que le Premier Ministre lui exhibe par son mariage pompeux qu’on espère qu’il durera. Car connaissant le personnel, il est à craindre que la belle élue se retrouve d’ici là avec la maison détruite et brûlée. Que ce qui est arrivé à l’autre ne lui arrive. Une femme avertie en vaut 2.
Au-delà de ce fait qui sera certainement passager, quand on se veut Pasteur, on doit l’être pour les âmes, les esprits  et les corps.
Les maux qui minent notre pays sont cette insouciance et ce manque de compassion de nos dirigeants face à la souffrance de la population. C’est leur intérêt personnel et leur bonheur propre qui compte. A eux le paradis et l’enfer aux autres !
Monsieur le Ministre, quand on arrive à ce niveau de responsabilité, on doit mettre le peuple avant tout. Car pendant que vous fêtez, n’en vous déplaise, 80% du territoire est occupé par les hors la Loi. Attention à la débandade comme au temps de l’autre oubliant femmes et enfants à leur triste sort.

Averty T. T.

Centrafrique : « Evitons de blâmer dès les cent 1ers jours car le plus dur est à venir » Dixit Eddy-Symphorien

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : « Evitons de blâmer dès les cent 1ers jours car le plus dur

est à venir » Dixit Eddy-Symphorien Kparékouti

 

Bangui, le 12 juillet 2016 12h 00

Par : Eric NGABA

 

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), l’une des formations politiques ayant appelé à voter Faustin Archange Touadéra donne son opinion sur les cent premiers jours du président élu de la République Centrafricaine. Pour lui, les cent jours d’un régime ne sont généralement utilisés que pour donner une orientation, poser les bases de la vision afin de lancer les grands chantiers promis.

Corbeau News Centrafrique (CNC): Eddy-Symphorien Kparékouti Bonjour !

Eddy-Symphorien Kparékouti (ESK): Bonjour !

CNC : Vous êtes président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), l’une des formations politiques ayant appelé à voter Faustin Archange Touadéra lors du second tour de la présidentielle. Dans quel état d’esprit vous franchissez le cap des cent premiers jours du Président de la République ?

ESK : Je vous remercie de l’occasion que vous offrez pour présenter mon état d’esprit sur le cap des cent premiers jours franchi le Président de la République. Comme vous le rappelez si bien, au second tour de la dernière présidentielle, le PUR mon parti et moi, avons fait le choix politique de soutenir Faustin Archange Touadéra à qui le peuple a confié la destinée de notre pays pour le prochain quinquennat. Je me dois de préciser qu’au sortir de la longue et tragique crise que la RCA a subie, la population n’est pas préoccupée par les discours politiques que nous faisons mais elle est orientée vers ses besoins vitaux qui exigent des actions concrètes. Je pense qu’il faut impérativement répondre aux besoins primaires de la population avant de prôner une réussite ou une compétence imaginée. Le peuple a nourri de gros espoirs et aiguisé de nombreuses attentes. Alors, avec l’œil extérieur, j’ai senti au président de la République, la volonté d’imprimer son style et d’asseoir un autre mode de gestion même si l’approche globale qui est la sienne n’arrive pas encore à prendre. Je suis de ceux qui dès le départ, pensaient que ces élections n’allaient pas mettre fin de manière systématique à la crise. Je suis aussi de ceux qui pensent qu’il faut consentir beaucoup d’effort, beaucoup de sacrifice pour arriver à asseoir une autre République, celle des valeurs propres aux Centrafricains. En même temps, il est difficile en cent jours de faire un bilan exhaustif mais le fondamental, c’est de donner une orientation, créer un consensus national qui doit faire asseoir une nouvelle dynamique nationale et républicaine qui tienne en compte les attentes nationales.

CNC: Lors de son investiture le 30 mars, le président Touadéraa fait de la sécurité la priorité des priorités. En cent jours, pensez-vous que le chef de l’Etat a donné le ton, l’orientation nécessaire?

ESK : Même si le sentiment général qui se dégage est que l’opinion soit légitimement restée sur sa soif en ce qui concerne la sécurité, vue que des affrontements, attaques de villes et villages, assassinats de masse et les prises d’otage sont restés légions. Je ne saurais toutefois affirmer que la crise sécurité en Centrafrique soit gérable en cent jours pour un régime qui se trouve dans les conditions que nous savons tous. Je dois rappeler que l’enthousiasme centrafricain remarqué pendant le processus électoral singulièrement lors de la présidentielle, est fondé sur l’espoir qu’on a avait donné à ce peuple sur la reprise de la situation sécuritaire du pays par les autorités élues avec en toile de fond la remise sur pied des forces de défense. Je pense que c’était un vrai faux espoir, une manipulation puisse qu’aujourd’hui, même avec les autorités sorties des élections, l’équation sur les Faca reste la même et la position de nos partenaires n’a pas évolué. L’Etat en Centrafrique est encore et toujours coincé, sous pression extérieure voire téléguidé, c’est ce qui est aberrant. Comment voulez-vous qu’un pouvoir légitime qui dispose de quelques agents de sécurité intérieure avec dotation limitée et contrôlée sans une armée digne de ce nom, puisse rétablir la paix dans un pays dont le un tiers du territoire est contrôlé par des milices surarmées légitimées par ceux qui sont censés soutenir prioritairement l’autorité établie ? C’est de l’utopie, de la moquerie et nos autorités et les partenaires le savent très bien. Je demande simplement a ceux qui alimentent la crise dans notre pays et leurs partenaires d’arrêter leurs plan machiavélique, nous avons déjà compris leurs jeux et leurs intentions. On peut être tenté de penser que le chef de l’Etat avait très vite pris des engagements sur le plan sécuritaire sans maîtriser les éléments sur le terrain mais le 30 mars 2016, en faisant de la sécurité, la priorité du moment, Faustin Archange Touadéra était dans son rôle car tout le monde sait que la relance économique, l’apaisement de la tension sociale et humanitaire et la renaissance qu’il a promis ensuite n’étaient possibles que si la sécurité devient un acquis dans ce pays.

CNC: Cette question de sécurité est liée à l’embargo qui frappe la RCA depuis trois années. Les parlementaires ont exigé la restitution aux Faca des armes récupérées par la Minusca. Comment appréciez-vous cette recommandation ?

ESK : Vous savez, on ne parle d’armée que lorsqu’il ya des individus qui disposent et utilisent des armes. L’un n’est possible sans l’autre. Mais en RCA, on veut nous faire créer la roue dans ce domaine, ce qui n’a pas marché depuis plus de trois années aujourd’hui. Les parlementaires sont dans leur rôle lorsqu’ils exigent la restitution aux Faca des armes sous séquestres à la Minusca. Le nouveau parlement a exprimé une attente portée par tout le peuple, désir populaire motivé par la remise sur pied des Faca. Je soutiens avec énergie cette proposition mais je pense qu’il faut aller au-delà. La diplomatie centrafricaine doit jouer efficacement sont rôle sur ce sujet. Le Président de la République Faustin Archange Touadera doit savoir s’inspirer des réalités politiques extérieures surtout celles des pays du monde qui ont réussi à se protéger tout en étant sous embargo de la communauté internationale. Cette équation exige de nos autorités, un effort d’imagination, de la real politique, une force dans la vision sécuritaire. Il ya des possibilités à effleurer mais on ne saurait les étaler sur la place publique.

CNC: Beaucoup reprochent à Touadéra d’avoir consacré le clair de son temps à faire des voyages, voyages qui n’ont pas de retombées sur la situation du pays. Comment vous percevez cette critique ?

ESK : Il est vrai que j’aurai souhaité que le président de la République puisse aller d’avantage a Birao, Markounda, Paoua, Bambari, Obo, Zemio, Kaga Bandoro, Bouar etc … qu’à l’extérieur mais je reste convaincu que la situation dans laquelle il a trouvé la RCA nécessite plus un plaidoyer international que national. Faustin Archange Touadéra a trouvé un pays disparu sur le plan international.
Vous vous souviendrez que la RCA était suspendue au niveau de toutes les grandes organisations internationales où les vrais plaidoyers se mènent. Je pense à l’OIF, l’Union Africaine, les Nations-Unies pour ne citer que celles-là. C’est là où il ya nécessité d’affirmer la volonté du pays de retrouver ses places au niveau international parce qu’aujourd’hui la RCA a besoin de drainer des fonds pour se mettre à l’abri des surprises désagréables et pour le faire, il faut être mobile, percutant et mener une offensive diplomatique conséquente. Mais tout cela doit être expliqué au peule qui a aussi besoin de la chaleur de ses autorités.

CNC : de manière concrète, pensez VOUS que le bilan des 100 premiers jours est positif?

ESK : Le président Touadéra, je pense, a fait en cent jours ce qu’il peut. Nous pouvons avoir des opinions diverses et contradictoires sur ce premier bilan marqué beaucoup plus par des contacts pris au niveau international même si nous sommes tentés de penser que la sécurité n’est toujours pas au point. Mais je pense que les cent jours d’un régime ne sont généralement utilisés que pour donner une orientation, poser les bases de la vision afin de lancer les grands chantiers promis. Il s’en est essayé même si je pense qu’il aurait pu faire mieux. Mais évitons de blâmer dès les cent premiers jours car le plus dur est à venir et il nous oblige tous une certaine participation. S’il ya un conseil, c’est de dire au président de la République de savoir s’inspirer des ratés de ses prédécesseurs pour poser son régime.

CNC: Quel est l’état de santé actuel du PUR votre partie ? A quand la restructuration que vous avez annoncée?

ESK : Tout homme évolue par l’expérience et l’observation. Le PUR se porte bien à l’heure où j’échange avec vous. Nous sommes en train d’amorcer la restructuration annoncée parce que c’est le vœu de nos militants et sympathisants. Après le PUR va engager de gros chantiers qui ont pour objectif de rapprocher le parti de la population à travers le pays et le monde.

CNC: Eddy Symphorien Kparekouti nous vous remercie.

ESK : C’est à moi de vous remercie.

Interview réalisée par Eric NGABA pour Corbeau News

Centrafrique: SARANDJI est-il sérieux?

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(Corbeau News Centrafrique)

3eme épouse du Simplice Mathieu SARANDJI. Photo CNC
3eme épouse du Simplice Mathieu Sarandji. Photo CNC

 

Centrafrique : Sarandji est il sérieux ?

Bangui, le 11 juillet 2016 19h 00

Par Yasmina Perriere (production indépendante)

 

Il paraît que, à l’instar de son patron de président, le Premier ministre centrafricain s’est marié samedi. Il paraît aussi que, contrairement à Faustin Archange Touadera, qui s’était lui aussi marié dès l’entame de mon quinquennat, ledit mariage a été célébré avec faste, battant le rappel de tout ce que Bangui compte de flagorneurs et de chercher-à-manger, comme on les appelle là-bas, dans la « Coquette ». Il paraît surtout que, comment pouvait-il d’ailleurs en être autrement, Touadera himself est l’un des témoins de mariage de son Premier ministre. Cela aurait pu prêter à sourire s’il ne s’agissait pas de l’image d’un pays.

Que Sarandji, dont le nom (littéralement, faire le vol ou être voleur, selon une traduction libre) inquiète déjà ses compatriotes décide de convoler en juste noce pour la énième fois, c’est son droit le plus strict.

Mais qu’il se marie au lendemain d’une crise majeure, la prise en otage de six policiers, dont la gestion par son gouvernement a été jugée catastrophique par tous les observateurs sérieux, et pire, dans un environnement de dénuement total des Centrafricains, est une faute.

Alors que de nombreux compatriotes vivotent dans des camps de fortune, les fameux Ledger, ne sachant à quel saint se vouer si ce n’est à quel diable, en l’occurrence Sarandji lui-même, le Premier ministre ne trouve rien de mieux à faire que d’organiser une somptueuse fête. Mieux, il s’est livré à un étalage indécent de sa fortune subite. L’on comprend mieux pourquoi il refuse depuis de satisfaire à l’obligation constitutionnelle de déclaration du patrimoine. N’est-ce pas que les biens mal acquis ou plus exactement acquis grâce à la sueur des fronts du peuple ne peuvent-être à l’abri que dans l’ombre des domiciles privés.

C’est à croire que le président Touadéra et sa bande attendaient d’être au pouvoir, avec ce que cela implique en terme de privilèges et de facilités, pour assouvir leurs vains rêves.

Plus qu’une injure faite aux centrafricains, c’est rien moins qu’un mépris. C’est un véritable pied de nez ( ba lembi betè à so mo, comme on le dit en Sango) fait à tous ceux de nos compatriotes qui conjuguent la misère et la pauvreté au présent. Car plus de trois mois après son installation à la tour Petroca, Sarandji n’a rien proposé de concret pour solutionner les nombreuses difficultés quotidiennes de ses compatriotes. Au contraire, il passe le clair de son temps à amuser la galerie avec ses coups d’éclats et ses actions folkloriques telles que sa fameuse opération « toumba zende ». Là, où on attend un programme prioritaire pour le retour des déplacés chez eux, il propose des balades dans la ville de Bangui. Ici, où l’on était en droit d’attendre de la part du gouvernement des mesures vigoureuses pour le retour de la sécurité et la fin du no man’s land du kilomètre 5, le Premier ministre oppose la célébration de son mariage.

Faut-il rappeler à Touadera et sa bande que la politique est aussi souvent une affaire de symbole. Quand le peuple qui souffre et qui n’a rien à se mettre sous la dent observe une telle insouciance de la part de ses dirigeants, c’est dévastateur pour leur image. Et en terme politique, cela s’apparente ni plus ni moins à un suicide collectif. Surtout pour des individus qui s’étaient arrogé la bannière des pauvres. Ne proclamait-il pas être le candidat des pauvres ? Comme est dévastatrice la vidéo montrant Faustin Archange Touadera dispensant sa science a trois maigres étudiants de l’Université de Bangui, alors que des groupuscules armés s’emparent des villes de province les unes après les autres. La bonne communication, la vraie, celle qui est faite par les professionnels, aurait par exemple montré le président en salle d’opération devant des cartes d’état-major entrain de plancher avec ses principaux conseillers afin de donner ainsi l’illusion au peupl
e que le régime cherche des solutions pour juguler l’insécurité. Ils sont tellement incapables qu’ils n’arrivent même pas à vendre du rêve, donc de l’espoir au peuple. Ne dit-on pas que l’espérance fait vivre ? L’incompétence de ce régime est telle que l’on se demande si ses hérauts s’étaient vraiment préparés à assumer le pouvoir de l’État.

Pour revenir enfin à Sarandji, tout semble, en effet, indiquer qu’étant lui-même conscient de la vacuité de son système et ainsi que de son inconséquence, le géographe national est pressé de se remplir les poches. C’est tout ce qui compte pour lui. Et tant qu’il restera à la PRIMATURE, il ne proposera rien de bon pour le relèvement de la République centrafricaine. Et c’est une certitude !

Pendant ce temps, c’est le peuple qui souffre. C’est le pays qui sombre. C’est la nation qui se liquéfie littéralement sans que Sarandji et sa bande s’en émeuvent. Jusqu’à quand cette pantalonnade va-t-il durer ? Sommes-nous sortis de la transition pour entrer dans la kleptocratie ? Le régime de la « mangécratie » comme dirait l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly. C’est alors qu’on dira, fatalement, tout ça pour ça ? Pauvre Centrafrique!

Yasmina Perriere.Centrafrique:  SARANDJI est-il sérieux?

Centrafrique Info: le Capitaine Eugène Ngaïkosset serait à nouveau Porté Disparu.

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le Capitaine Eugène Ngaîkosset serait à nouveau Porté Disparu.

Bangui, le 11 juillet 2016. 10:40′.

Par: Gisele MOLOMA.

Expulsé après une année et demi passé à la maison d’arrêt de Brazzaville au Congo et remis aux autorités de la transition, le Capitaine Eugène Ngaîkosset s’était évadé à son arrivée à Bangui à la prison de la SRI (ex-SERD). Quelques semaines après, l’homme réapparaît en public et se faisait roi dans les différentes escortes des Candidats au second tour de la dernière présidentielle. Porté disparu depuis une semaine, il est à nouveau recherché activement partout par les Forces de l’ordre.

Surnommé le Bouché de Paoua, le Capitaine Eugène Ngaîkosset  est devenu depuis une semaine l’un des hommes les plus recherchés de Centrafrique. De son expulsion de Brazzaville jusqu’à son auto-mise en liberté à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI), le Capitaine Eugène Ngaîkosset n’avait pas cherché une seule fois à se mettre à couvert. Il déambulait nuit et jours dans Bangui sans inquiétude et en toute impunité jusqu’à s’offrir même une place de luxe dans la Compagnie tactique de la Garde rapprochée du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Curieusement, depuis une semaine, le Sanguinaire Eugène Ngaîkosset devient totalement invisible suite aux informations qu’il a reçues faisant état de son arrestation imminente par les Forces de l’ordre.

Le jeudi dernier, une Unité de la Gendarmerie nationale appuyée par des Éléments français de l’opération Sangaris Section Cobra s’étaient rendus discrètement au quartier Boy-Rabe de Bangui à la recherche de ce fameux Capitaine Eugène Ngaîkosset . Selon des informations qu’ils ont reçues sur place, le fugitif n’habite plus dans le Boy-Rabe mais il pourrait être localisé au quartier Galabadja sinistré.  À Galabadja, la même équipe de recherche s’était rendue hier après-midi vers 17h sans succès, l’homme reste introuvable. Alors on se demande pourquoi les Forces de l’ordre sont activement à la recherche de ce Monsieur alors que certains Sanguinaires de même taille sont en total liberté?

Selon des informations recueillies auprès des Autorités judiciaires, le Capitaine Eugène Ngaîkosset alias le Boucher de Paoua traîne derrière lui des nombreuses affaires criminelles dont celle du génocide présumé de Paoua en 2005. En plus des nombreuses affaires criminelles pendantes, son nom a été cité dans l’affaire du Coup d’État déjoué du mois dernier contre le Président Faustin Archange TOUADÉRA. Selon cette source, l’homme avait tenté de changer les éléments de sécurité postés tout au long des ruelles qui mènent à la résidence du Chef de l’Etat à ses propres éléments afin de l’abattre de son retour ce jour de Bruxelles. Mais cela a été déjoué grâce à la méfiance du Chef de poste vis-à-vis de lui et qui a pu remonter les consignes afin d’avoir le cœur net auprès de son DG.

En tout cas l’homme court toujours mais pour combien de temps encore?

Ancien Commandant Opérationnel de la Milice dite chrétienne Anti-Balaka et Ancien Garde rapproché de l’ancien Président Général François Bozizé, Eugène Ngaîkosset figure parmi les clients potentiels de la Cour Pénale Internationale qui devraient répondre de leurs implications dans la guerre civile qui a endeuillé plusieurs milliers des familles centrafricaines

 

Copyright CNC.

Centrafrique:Les 100 jours du President Faustin TOUADERA,tous les voyants sont restés rouges

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Centrafrique: les 100 jours du Président Faustin Touadéra, tous les voyants sont restés rouges

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Bangui, le 9 juillet 2016. 12:44′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Voilà déjà 100 jours que le Président Faustin Touadéra accède au pouvoir, et c’est l’occasion pour Les centrafricains de faire son premier bilan en 3 mois par rapport à ses promesses de la campagne électorale.

Lors des campagnes électorales 2015-2016, le candidat Faustin Archange Touadéra était presqu’invisible au premier tour. L’homme se contentait à monter seulement sa stratégie des fraudes massives sous la bénédiction des autorités de la transition. Au second tour, plus malin que tout le monde, le Candidat Touadéra se faisait appeler “Candidat des pauvres” tout en multipliant des promesses à l’endroit des personnes déplacées et des réfugiés centrafricains fouillant la guerre civile débutée en 2013 après la prise du pouvoir de la Séléka. Élu sur la base, non seulement des fraudes massives mais aussi des fausses promesses, le Président Faustin Archange Touadéra avait tracé les grandes lignes de son quinquennat dans son discours d’investiture le 30 mars dernier.

Le Président des Pauvres, Président de la rupture, Faustin Archange Touadéra n’avait pas oublié de mentionner ses priorités des priorités dans lesquelles le désarmement des groupes armés, le retour des réfugiés et déplacés chez eux, le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la relance de l’économie et la lutte contre la corruption figuraient au premier plan. Ainsi, vue ses engagements pris devant tous les Centrafricains à travers ses priorités des priorités, peut-on dire qu’à 100 jours d’exercice du pouvoir, les choses commencent à bouger??? Avec quelle méthode?

La méthode Touadéra que certains surnomme “Metoua” est la plus mauvaise de toute l’histoire de la République Centrafricaine. Elle préconise une lenteur incroyablement énervante qui, pour les Centrafricains, est à l’origine du regain de tension dans ce pays. Alors qu’en est-il pour ses priorités des priorités?

Le Président Touadéra, depuis son investiture, s’est confronté à la réalité du pouvoir. Sa « Metoua » n’a pas marché et tout est rouge: le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion des groupes armés est bloqué faute de la mauvaise méthode appliquée, l’insécurité bat son plein, tandis que les réfugiés tout comme les déplacés internes affluent dû jours en jour dans des camps de fortune, les tissus économiques restent rouges vifs et la lutte contre la corruption est restée toujours dans sa phase des promesses.

En plus de ce constat amer, le Président Touadéra semble s’arc-bouter sur sa méthode du travail dont la lenteur administrative, la nomination sur la base ethnique aux postes de responsabilité, l’affairisme au sommet de l’Etat, l’impunité…, sont érigés en règles malgré sa promesse de rupture avec la vieille méthode de ses prédécesseurs. Que disent les Centrafricains finalement de ses 100 jours au pouvoir???

Pour les Centrafricains dans sa grande majorité, le bilan de 100 premiers jours du Président Touadéra au pouvoir témoigne déjà son bilan global de son quinquennat. Les mêmes personnes qui ont échoué au temps du Général BOZIZÉ sont revenus en totalité à leurs postes et le Président Touadéra ne s’occupait pas de son pays que d’être dans des avions pour gaspiller le peu de liquidité que le gouvernement Kamoun avait laissée au Trésor Public.
En tout cas, le Président Touadéra aura du mal à convaincre ses concitoyens, et de sa méthode du travail, et de son premier bilan déjà négatif. Le Président Touadéra avait été élu à l’issue de l’élection groupée de 2015-2016 dans laquelle les principaux électeurs, les chefs des bureaux de votes, sont des Anti-Balaka et Séléka. Une élection très contestée mais tolérée pour des raisons de l’Unité nationale et de la paix.

CNC.

Centrafrique: des 100 jours du President Faustin Archange TOUADÉRA, que dire?

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Centrafrique: des 100 jours du President Faustin Archange TOUADÉRA, que dire?

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Bangui, le 10 juillet 2016. 17:22′.
Par: Producteur Indépendant.

Des 100 jours du Président F. A. TOUADERA, que dire ?
S’il est très tôt de porter un jugement objectif et juste sur le bilan d’un Président qui hérite d’un pays en déconfiture, on peut toute fois relev”er les faits et gestes qui ont aminé cette période.
Sur le plan diplomatique, si tout le monde veut s’accorder que sur le plan international, le Président TOUADERA a replacé la RCA dans le concert des Nations, par ses déplacements au siège de l’ONU, son passage à Bruxelles et son séjour semi-privé public à Paris, il n’en est pas le cas sur le plan sous-régional et régional.
La diplomatie de proximité du Président TOUADERA ne semble pas porter fruit au niveau sous-régional. Au bout de 100 jours, le Président n’a pas pu rencontrer tous ces homologues de la sous-région. En dehors de sa visite furtive à Ndjamena auprès de DEBY au Tchad, ce qui n’a jamais empêché les déplacements incessants du recherché Nouredine Adam qui est sous sanction de l’ONU, et qui se déplace allégrement entre la Tchad et la RCA au vu et au su de tout le monde, malgré les sanctions qui pèsent sur lui et réactivant ses troupes. Il faut noter le passage à Brazzaville de manière presque informelle pour aller voir le Médiateur International de la crise centrafricaine, le Président SASSOU NGESSO Denis. La visite à Libreville au Gabon pour rencontrer le Président Gabonais, Ali BONGO, n’a jamais eu lieu et a été reportée aux calendes grecques. C’est profitant de l’investiture du Président Equato-guinéen à laquelle il était convié, que le Pr
ésident a vu son homologue à Malabo. Avec le Cameroun, à peine commencé, le divorce semble consommé. A ce jour, le Président TOUADERA n’a pas encore rencontré le Président Paul BIYA. Et pour les Camerounais, avec tout ce que le Président BIYA a fait pour la RCA et au Président TOUADERA lui-même qui a bénéficié des largesses de son Homologue camerounais, le Président centrafricain, F. A. TOUDERA, bouderait le Président camerounais Paul BIYA. On se rappellera que par le passé, par cette même attitude affichée par la Présidente de Transition C. SAMBA-PANZA, cette dernière n’a jamais été reçue par le Président Camerounais. Le Président Centrafricain ferait mieux de ne pas tomber dans ce cas de figure, quand on sait que le Cameroun est la porte d’entrée, le rempart et que le Cameroun abrite le plus gros contingent des déplacés refugiés centrafricains. On ne devrait pas négliger un tel partenaire.
Plus grave encore, au niveau des Représentations sous-régionales, certaines Ambassades ouvertes par les Autorités de Transition dans le cadre de la nouvelle carte diplomatique centrafricaine, ne sont pas fonctionnelles. Les fonctionnaires et Agents de l’Etat affectés dans ces Missions ont vu leur Décret de nomination rapporté. Ce sont les cas de la Guinée-Equatoriale où seule l’Ambassadrice devrait être en poste ; tous les autres diplomates étant ceux qui ont vu le Décret de nomination rapporté. On peut ajouter les cas du Gabon et du Nigeria.
Une Grande Ambassade comme celle du Cameroun, la plus grande dans le dispositif diplomatique centrafricain de la sous-région ne compte que 2 Diplomates, l’Ambassadeur et le Conseiller Culturel. Donc, il n’y a pas de Premier Conseiller, ni de Conseiller Economique, ni Conseiller Consulaire.
Sur le plan diplomatique, en particulier a niveau sous-région, où la plupart des pays accueillent beaucoup de refugiés centrafricains qui ont besoin de l’assistance de leur représentation, il y a lieu de faire quelque chose rapidement. La politique de bon voisinage devrait être privilégiée.
Sur le plan économique, la déclaration de politique générale du Premier Ministre, si on peut la saluer par sa longueur, plus de 70 pages, a présenté une compilation de catalogues des différents secteurs économiques du pays, a parlé un peu de sécurité et tout cela sans objectifs clairs et fixés, sans chronogramme établi, sans chiffrage.
Le programme de société du Président traduit dans le discours programme lors de l’investiture ne s’est pas traduit en un vrai programme de politique du Gouvernement. Si tant que le Président s’est rendu compte des réalités du terrain, on attend de voir la reformulation de cette politique avec les nouveaux paramètres socio-économiques.
Sur le Plan Sécuritaire, les derniers évènements survenus tant à Bangui qu’en province, montrent qu’on est loin du compte. La politique de la main tendue du Président de négocier avec les groupes armés est une mauvaise approche. Elle affaiblit l’autorité du Président légitime et a ouvert la porte à toute sorte de revendications et mettant en péril le vivre ensemble prôné par le Président de la République.
Quand on est légitime comme le Président élu, détenteur du monopole de la violence physique légitime que lui confère la Loi fondamentale, on ne négocie pas avec des non institutionnels et la force doit rester à la LOI. Même le Haut-Commissaire au Droit de l’Homme de l’ONU a demandé aux autorités centrafricaines avec la Minusca d’appliquer la loi et protéger la population.
L’embargo n’est pas là pour empêcher le Gouvernement légitime à assurer la sécurité de sa population. Selon la Résolution 2127 et 2149 agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, l’embargo est là pour rassurer que les gens qui ne doivent pas être armés ne le soient pas. Il revient donc au Gouvernement légitime d’informer par courrier formel le Comité des Sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qu’il a besoin de telle ou telle quantité d’armements pour assurer la sécurité de sa population. La Résolution 2264 insiste aussi sur le rôle des nouvelles autorités élues à qui incombe la protection de sa population par ses propres moyens d’abord. Si le Gouvernement ne prend pas les devants la MINUSCA ne fera rien.
Comme dit l’Ambassadeur de France en RCA « il revient aux Centrafricains de reconstruire de leur pays ».
Sur le plan des déplacés, le mouvement s’est encore accéléré ces derniers temps vers le Tchad et le Cameroun et ce se chiffre en millier de personnes.
De manière générale, en toute objectivité, il est difficile de parle des 100 jours du Président. On peut toujours tirer sur les comètes, car le Président avait donné l’air d’avoir la clé de la solution du problème centrafricain. Il se trouve qu’on est dans un domaine social qui est mouvant. En science politique, 1+1 n’est pas forcément égal à 2, comme il en est de même des mathématiques pures où 1+1= 2 plus des résidus. A l’observation, les actions du Président sur le terrain ne sont pas encore visibles.
Attention, « à long terme on est tous morts », a dit l’autre.

Dire le contraire de ce que dit l’autre n’est pas forcement être contre lui. A chacun de dire sa vérité et que les autres en jugent.
Averty T. T.

Pourquoi la Centrafrique ne sortira de cette sanglante crise?

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POURQUOI LA CENTRAFRIQUE NE SORTIRA DE CETTE SANGLANTE CRISE ?

Bangui, le 10 juillet 2016. 17:44′.
Par: Bernard Selemby Doudou (Production Indépendante).

La sanglante crise centrafricaine qui ne cesse d’endeuiller les innocentes familles amorce sa cinquième année et la souffrance du peuple est loin de connaître son terme. On nous clamait haut et fort que le retour de l’ordre constitutionnel sonnerait la fin de la récréation. La fragile couche sécuritaire et les droits de l’homme se dégradent graduellement au point de mettre en doute la capacité des nouvelles autorités à gérer le pays. Nous nous permettons de proclamer d’ores déjà et cela à quelques heures près que le bilan des cent jours du gouvernement est chaotique et ne répond pas aux attentes de la population. Le retour de l’ordre constitutionnel et la présence des forces internationales sous le label des Nations Unies n’ont pu résoudre la crise centrafricaine.

Cette situation incompréhensible nous amène à chercher les raisons de cette crise dans des paramètres exogènes. Nous estimons que le President de la République doit prendre ses responsabilités en faisant table rase de tout ce qui existe. Nous proposons à cet effet, une réforme profonde de la loi fondamentale. Il faut remettre en cause et questionner les fondements de notre existence. Notre jeune constitution a besoin des avancées significatives pour répondre aux défis sécuritaires et à la dégradation galopante des droits de l’homme. Pourquoi le pays ne changerait-il pas de dénomination ? Et dans le même ordre d’idée de drapeau ? Concernant la dénomination de “Centrafrique”, de nombreuses études ont confirmé et nous mettons les historiens au défi que notre chère patrie n’est pas au centre de l’Afrique. Les calculs géographiques et topographiques ont confirmé cette thèse. La vision du President fondateur Barthélémy Boganda était de faire de la Centrafrique la capitale des États Unis d’Afrique. Dès lors que son projet n’a pas abouti, notre nation doit reprendre son appellation d’origine c’est à dire “Oubangui-chari” qui fut un territoire crée par décret du 29 décembre 1903 portant organisation du Congo français et dépendances. Certains Etats africains ont déjà connu des changements de noms tels que l’ancienne Haute-Volta devenue Burkina Faso et l’ancien Dahomey devenu le Bénin. Ces Etats ont prospéré économiquement, politiquement et surtout ont capitaliser en culture démocratique. Le drapeau centrafricain peut aussi connaître le même sort. Ce drapeau a été adopté lors d’une session de l’assemblée législative le 01 décembre 1958. Il est la résultante de la combinaison du drapeau français ( bleu, blanc, rouge ) avec les couleurs panafricaines ( vert, jaune, rouge ). Ce drapeau a été conçu dans l’optique de faire de la Centrafrique la capitale de l’Afrique Équatoriale Française ( AEF ). Mais pourquoi les couleurs qui représentent les richesses de l’Afrique centrale sont barrées de rouge ? Le rouge symbolisant versé dans la lutte pour les indépendances.

Le rouge qui représente le sang a des explications sataniques, une malédiction et ce sang coulera à dessein pour des besoins de la cause pour spolier nos richesses. Le President fondateur était un héros certes, mais nous pensons que ses prétentions sont obsolètes, désuets et non cohérents avec le contexte socio-politique actuel. Dépassés par les événements, certains centrafricains disent ironiquement qu’il faut vendre le pays et partager l’argent, d’autres proposent de le brûler, le mettre en jachère et de repartir à zéro. Ces différents comportements démontrent la prise de conscience et une préoccupation de la problématique. Par ailleurs, il semblerait que le guide de la rupture, polygame de son état, est un diacre dans une église de la place. Il a dû certainement entendre le message de Dieu calqué sur le modèle de Nehemie pour reconstruire la muraille de Jérusalem. Dans cette formule imagée proclamée par les saintes écritures, Nehemie avait reçu une mission divine pour reconstruire la muraille de Jérusalem contre vents et marées pour mettre la population à l’abri de l’inssécurité.Cette même mission est confiée aujourd’hui au President de la République par le peuple à travers le suffrage universel. Les ennemis de la Centrafrique et de la paix sont nombreux avec des manoeuvres diverses et variées mais le guide de la rupture doit faire face avec une nouvelle équipe gouvernementale pour y répondre comme Nehemie et les juifs le firent : on ne peut pas reconstruire une nation avec les personnalités qui ont contribué à sa destruction. Il est vrai qu’un remaniement gouvernemental après trois mois d’exercice est un aveu d’échec mais l’intérêt supérieur de la nation doit primer. Nous n’avons pas la prétention de détenir le monopole de la vérité absolue mais nous testons des pistes exogènes à la crise pour reconstruire notre chère patrie. Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 08 Juillet 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

URGENT Centrafrique/Tchad deux réfugiés Centrafricains abattus à GORÈ

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URGENT Centrafrique/Tchad: deux Réfugiés Centrafricains abattus au GORÉ.

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Bangui: le 10 juillet 2016. 7:55′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Deux Réfugiés Centrafricains du Camp de Goré situé au sud du Tchad ont été froidement assassinés par des Gendarmes Tchadiens réputés très barbares, lors d’une manifestation organisée par ces derniers afin de réclamer une protection sécuritaire au gouvernement tchadien. Pourquoi une telle sauvagerie a l’endroit des personnes qui demandent seulement de la protection au gouvernement Tchadien?
Selon des informations des sources concordantes recueillies sur place, dans la nuit du 7 juillet dernier, les Coupeurs de routes Tchadiens avaient pénétré dans le Camp des Réfugiés où des nombreux Centrafricains qui ont fui le pays sont basés, ils ont semé la panique tout en prenant un Réfugié Centrafricain en otage.
Énervés et paniqués, ces Réfugiés Centrafricains ont décidé de manifester leur mécontentement au gouvernement tchadien qui, conformément aux Droits Humanitaires, ont l’obligation d’assurer la sécurité de ces derniers. Malheureusement, la manifestation organisée dans le calme a été réprimée sauvagement par les Gendarmes Tchadiens faisant deux morts et plusieurs blessés. Ce bilan reste encore provisoire, vue le nombre des blessés hospitalisés encore.
Les forces de l’ordre tchadiens sont malheureusement connues pour leur barbarie. Ils ont des difficultés à maintenir de l’ordre sans faire des dégâts humains.
Rappelons que depuis un mois, le Haut Commissariat pour les Réfugiés a enregistré un nombre croissant des réfugiés Centrafricains dans ce camp de fortunes situé à Goré,et réservé exclusivement aux Centrafricains traversant la frontière pour demander l’asile suite au regain de tension ces dernières semaines dans leur pays.

CNC.

Centrafrique: Alfred Poloko et jean-Barkess Gombé-ketté, deux moutons noirs du Président Touadéra.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Alfred Poloko et jean-Barkess Gombé-ketté , deux moutons noirs

du Président Touadéra.

Bangui, 08 juillet 2016. 11:44′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Jean-Barkèss Gombé-Kétté et Alfred Poloko, deux hommes politiques brillants aux parcours différents qui se retrouvent bizarrement dans un même placard cadenassé par le Président Touadéra pour des raisons encore floues. Le Premier est l’ancien candidat indépendant à la présidentielle de 2015/2016 et ancien soutien de première heure en toute connaissance de cause en raison de son score prévisible au premier tour du candidat Touadéra au second tour de la même présidentielle, tandis que le second est l’un des membres influents de l’équipe de campagne de ce même candidat devenu depuis 4 mois Président de la République a l’issue de cette élection. Curieusement, ces deux soutiens politiques de ce dernier se voient écartés du cercle du pouvoir une fois que leur candidat préféré accédait au pouvoir. À ce titre, peut-on parler de la roublardise politique ou de l’ingratitude?

Pour faire de la politique, il faut au préalable avoir de l’épaisseur, et pour avoir de l’épaisseur il faut être dans les réseaux, et pour être dans un réseau bon nombre de nos hommes politiques préfèrent se plier aux jeux des charlatans tandis que les autres se contentaient à tisser des liens de haut niveau. Jean-Barkess Gombé-Kétté et Alfred Poloko, deux hommes politiques brillants qui ont su utiliser leur réseau pour gravir tous les échelons politiques jusqu’au sommet’ se retrouvent subitement sur le banc de touche politique malgré leur ralliement au Président Touadéra durant toute la période électorale de 2015-2016. Alors, pourquoi une telle méfiance du Président Faustin Touadéra à l’égard de ses deux anciens amis?

Selon un proche collaborateur du Président Touadéra, l’ancien Maire de Bangui Jean-Barkèss Gombé-Kétté traîne toujours derrière lui des nombreuses affaires judiciaires pendantes liées à sa mauvaise gestion à la tête de la Mairie de Bangui. Pour ne pas réveiller les vieilles critiques en veille qui pourraient nuire à l’image du President Faustin Archange Touadéra, l’ancien Maire de Bangui pourrait être casé par son ami quelque part mais très loin du pouvoir, comme préfet. Si le cas de Monsieur Barkèss Gombé-Kétté est en discussion à la présidence, qu’en est-il pour Monsieur Alfred Poloko?

Ancien Porte-parole de l’ancien Président Ange Félix Patassé et ancien Ministre de la Communication du gouvernement Touadéra (2008-2013), Monsieur Alfred Poloko faisait partie du dernier carré du candidat Faustin Touadéra. Politologue de formation et le grand concepteur de toutes les stratégies électorales de son candidat, Alfred Poloko était sur presque tous les fronts, des négociations à la signature des Accords Politiques avec les différents soutiens du candidat Touadéra au point que, certaines langues dans l’opposition l’accusent d’être le concepteur du système des fraudes électorales mis en place par l’équipe du candidat Touadéra. Force est de remarquer que depuis l’arrivée de ce dernier au Palais de la Renaissance comme Président de la République, le Grand Alfred Poloko, comme aiment le surnommer certains de ses amis, est oublié et mis à l’écart. Que s’est-il passé?

Selon nos informations des sources concordantes ayant exigé l’anonymat, le sieur Alfred Poloko est victime des jeux d’influence du pouvoir. Son engagement au côté du candidat Touadéra lui aurait créé des nombreux adversaires qui sont aussi proches de Touadéra dont le DNC Simplice Mathieu Sarandji. Toutefois, aux dernières nouvelles, il est actuellement casé comme chargé des affaires de la Première Dame en attendant de lui trouver une place.

Chaque régime à ses victimes politiques, les victimes des jeux d’influence politique des ceux qui croient déjà arriver et veulent recaler les autres pour se voir seuls autour du pouvoir. Barkèss gombé-Kétté et Alfred Poloko ne sont que des exemples. Des exemples types des personnes écartées du cercle présidentiel en dépit de leur soutien indéfectible pour leur candidat pendant la période électorale.

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Centrafrique: Incroyable spectacle du Premier Ministre SARANDJI pendant les épreuves du baccalauréat 2016.

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Centrafrique: Incroyable spectacle du Premier Ministre SARANDJI pendant

les épreuves du baccalauréat 2016.

 

 

 
Bangui, le 7 juillet 2016. 13:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Décidément le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji, qu’on le croyait mouillé suite à ses déboires de la semaine dernière à l’Assemblée Nationale, retrouve curieusement son costume d’artiste et s’est livré à une médiatisation lassante le mardi dernier aux lycées des Martyrs et Marie-Jeanne Caron lors de la première journée des examens du baccalauréat général. L’homme voudrait frapper fort mais s’est retrouvé très rapidement sur le tableau des critiques des enseignants présents dans ces deux lycées ce jour. Que s’est-il passé?

Débutées le lundi 4 juillet dernier, les épreuves du baccalauréat technique et général ont été minutieusement préparées par le gouvernement si bien que chaque rumeur de fraudes est prise au sérieux. C’est le cas du mardi dernier où le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI s’était rendu en personne dans deux centres d’examens pour exiger le renforcement de la surveillance sur certains candidats suite à des rumeurs de fraudes.

Selon ces rumeurs, les candidats d’origine étrangère ont reçu au préalable les sujets du jour après un versements d’une importante somme d’argent au Directeur des Examens et Concours. Salle par salle, banc par banc et centre par centre à Bangui, les candidats étrangers ont été recherchés et fouillés avant d’être regroupés dans une salle à part sous la surveillance renforcée d’une dizaine des Gendarmes déployés pour la cause. Ce dispositif exigé par le Premier Ministre SMS en sa présence fait l’objet des critiques des enseignants depuis deux jours. Pour ces derniers, le Premier Ministre pouvait très bien déléguer ce travail à son Ministre de l’Education. Se faisant, le Premier Ministre SARANDJI soupçonne de facto son Ministre de l’Education d’être complice du Directeur des Examens et Concours mis en cause dans ces rumeurs, a conclu un enseignant contacté par CNC.

Selon un élève candidat contacté, le Président Fondateur de notre pays nous a montré un bon chemin en parlant de “ZÔ KWé ZÔ” qui veut dire pas de la discrimination. Si le PM est informé de telle rumeurs, le dispositif qu’il avait exigé devrait être élargi à tous les candidats quel que soit leurs origines. Il serait souhaitable que nos dirigeants s’abstiennent de toute discrimination dans toutes leurs actions, a conclu ce jeune candidat du Bac 2016. À la primature, personne ne souhaite faire du commentaire à ce sujet. Tandis qu’au Ministère de l’Education Nationale, c’est l’ébahissement total.

Chaque année à la période d’examens, tous les nerfs sont vifs, et du côté des organisateurs, et du côté des candidats. Le Premier Ministre SMS devrait copier l’exemple de l’ancienne Ministre de l’Education Madame Gisèle BÉDAN qui a pu organiser les épreuves du baccalauréat à son époque sans discriminer les candidats et avec un résultat beaucoup plus apprécié partout.

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Centrafrique: Vive tension au Pk12 entre les gendarmes centrafricains et les soldats burundais de la MINUSCA

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Centrafrique: vive tension au Pk12 entre les gendarmes et les Soldats Burundais de la Minusca.

Bangui, le 4 juillet 2016. 12:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Le dimanche dernier vers 16h à la barrière de Pk12, les Gendarmes de la Brigade territoriale basés à la sortie nord de Bangui se sont opposés aux soldats Burundais de la MINUSCA. À l’origine, la fouille des véhicules escortés par ces derniers en provenance des villes de province que ces Gendarmes voudraient tous les fouiller . S’agit-il vraiment d’une vraie fouille ou d’un simple contrôle de routine?
Détachés à la section escorte des véhicules transportant des marchandises en provenance ou au départ des villes de province, une dizaine des soldats Burundais sont depuis quelques mois en première ligne des convois en rotation entre Bangui et certaines villes de province après des nombreuses plaintes des Camionneurs auprès des Autorités pour des cas de violences dont ils sont victimes sur les routes. Or depuis l’arrestation d’une dizaine des peuls à cette même barrière de Pk12 il y’a un mois et le rapt des six Policiers au quartier Km5, les conditions dans lesquelles les Camionneurs et leur escorteurs travaillent deviennent de plus en plus difficiles et tendues. Si bien que pour chaque barrière rencontrée au cours de leur rotation, les Policiers tout comme les Gendarmes exigent les fouilles de tous les Camions présents dans le convoi. Ce travail titanesque des fouilles d’une cinquantaine voir centaine des camions lourds remplis en bloc pour chaque convoi, peut-il être fait en quelques heures en toute sécurité et dans des bonnes condition? C’est la question que tout le monde se la pose et que certains Policiers et Gendarmes ne veulent rien savoir.

Le dimanche dernier à la barrière du Pk12, les mêmes faits se sont produits lorsqu’un convoi d’une cinquantaine des camions remplis des marchandises et du bétail en provenance de province sont arrivés à la porte de Bangui et bloqués par des Gendarmes qui auraient exigé une fouille de chaque camion avant de rentrer dans la Lcapitale . Une exigence rejetée par des soldats burundais assurant l’escorte de ce convoi. Pour ces derniers, si les gendarmes voudraient procéder aux fouilles de chaque camions comme ils le souhaitent, il serait souhaitable de les faire au niveau du BARC, ou au parc de l’abattoir ou ailleurs dans un endroit sécurisé afin de mettre à l’abri dès vols et assassinat les marchandises et leurs propriétaires. Sur ce point de divergence, les gendarmes et les soldats burundais de la MINUSCA se sont pris la tête jusqu’à l’intervention de leurs chefs hiérarchiques qui ont pu autoriser le convoi à pénétrer dans Bangui vers 18h.

Vue les caprices affichées des forces de l’ordre centrafricains, peut-on dire qu’il existe dans ce pays au moins une idée d’organisation? Si aujourd’hui pour des raisons de sécurité, le gouvernement exige les fouilles de chaque véhicules des marchandises en provenance des villes de province, n’est-il pas nécessaire de trouver un endroit fixe et sécurisé pour ce travail? Et si techniquement le gouvernement se sentait incapable, il pourrait le sous-traiter à une société privée spécialisée dans ce genre d’activité. Une installation électronique est plus que nécessaire pour scanner ces camions afin de faciliter le contrôle.
Rappelons que depuis le déclenchement de cette crise en 2013 en Centrafrique, aucun véhicules transportant des marchandises en provenance des villes de province ne veulent plus stationner au Pk12. Pour des nombreux transporteurs, stationner au Pk12 est presqu’impossible vue le nombre des voleurs prêts à détourner les marchandises qu’ils transportent. Les Anti-balaka prêts aussi à rançonner les passagers en leurs demandant souvent le droit du sol lorsque leur marchandises sont déchargées.

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Centrafrique : Bilan à mi-parcours de la Socatel, Bruno Grela-Mpoko fait preuve d’un leadership incontestable

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Centrafrique : Bilan à mi-parcours de la Socatel, Bruno Grela-Mpoko fait preuve

d’un leadership incontestable

Bangui, le 6 juillet 2016. 22:15′.

Par: Eric NGABA.

La Société Centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) a eu la vie sauve suite à un plan de sauvetage développé par son Directeur Général le professeur Bruno Grela-Mpoko. Un bilan à mi-chemin a été présenté, le 2 juillet 2016 à la direction de la compagnie, lors d’un échange avec les professionnels des médias.
La SOCATEL, un patrimoine national tombé en ruine depuis plusieurs années, commence sans doute à se relever de ses cendres et que son personnel commence à sortie de l’enfer. Cette compagnie des télécommunications centrafricaines est opérationnelle depuis la prise de poste du professeur Bruno Grela-Mpoko à la direction générale qui a usé de son leadership à travers un plan de sauvetage visant à sauver la SOCATEL de sa ruine.
Les progrès réalisés sur le plan technique et opérationnel
Cet échange avec la presse a été une l’occasion pour les cadres de la SOCATEL de dresser le bilan à mi-parcours des grands progrès de la compagnie. Aujourd’hui grâce à son plan de sauvegarde avec la détermination des vaillants cadres, la relance et la redynamisation sont perceptibles et incontestables à la SOCATEL. La compagnie a recouvré la pleine propriété de sa passerelle internationale qui est aujourd’hui opérationnelle et maintenue par la compagnie elle-même, alors que cette passerelle a été occupée illégalement par la Minusca faisant perdre d’importante somme d’argent à la SOCATEL. La centrale téléphonie OCB a recouvré ses capacités opérationnelles, ce qui n’était pas le cas par le passé.
La plateforme prépaiement de la compagnie est sans doute opérationnelle. Le serveur de prépaiement et de facturation GPTO tombé en panne depuis plusieurs années empêchant la compagnie d’émettre de factures devient maintenant opérationnel. Ce qui permet à la SOCATEL de produire les factures qui génère de fonds dans sa caisse. La réhabilitation du réseau est engagée pendant que le système énergétique est stabilisé et que l’on arrive l’opérationnalisation de DSLAM ADSL de la compagnie.
Les progrès incontestables sur le plan commercial
En plus du téléphone fixe classique, la SOCATEL a introduit et commercialise aujourd’hui l’Internet haut débit (ADSL) avec l’acheminement du trafic international et bientôt le traitement du transit national. En outre, le parc d’abonné amorce une phase de croissance avec l’exploitation de ces nouveaux produits. Grâce à ces progrès, la facturation des services se fait avec régularité et dans les délais. On note également le nouveau de chiffre d’affaires qui démontre un début de la croissance confirmant une reprise déjà perceptible à la SOCATEL.
Malgré les moyens limités, Bruno Grela-Mpoko avec le concours de ses collaborateurs ont démontré leur capacités de remettre la compagnie nationale sur pied. « Lorsque j’avais pris fonction en octobre 2015, rien ne marchait. La compagnie était en faillite sur le plan technique, financier et moral. Elle est abandonnée à son triste sort. A notre arrivée, nous avons retrouvé 29.000 FCFA, solde disponible en caisse de la SOCATEL. Mais aujourd’hui, le personnel a retrouvé le sourire car il y a de la vie maintenant à la SOCATEL », a fait savoir le Directeur Général de la SOCATEL, Bruno Grela-Mpoko qui est assisté de ses proches collaborateurs dont les Directeurs technique, administratif et financier, et du Directeur comercial lors de cette conférence de presse.
Aujourd’hui, les donnes ont changé à la SOCATEL à tel point que les gens y vont sans doute payer des produits de communication à savoir téléphone fixe, carte diamant et l’internet à haut débit. La compagnie est maintenant en mesure de prévoir une amélioration progressive sur un court terme de sa situation financière encore assez préoccupante.
Espoir retrouvé pour le personnel
Grâce son plan de sauvegarde, le Directeur général a indiqué à la presse que le personnel de la SOCATEL, connu par le passé par de multiples grèves, est de plus en plus motivé. Le personnel se manifeste par une implication de plus en plus franche dans les tâches pour la perspective de relance. Aujourd’hui, un accord est obtenu avec la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour la pension des contractuels retraités. A la SOCATEL, les grèves à n’en plus finir se sont plus que de souvenirs du passé. « Nous avons obtenu du gouvernement le paiement des salaires du personnel chaque mois pendant 6 mois. Une somme de 50 millions de FCFA est versée chaque mois à la compagnie, ce qui a permis de stabiliser le problème d’arriéré de salaire cumulé.», a martelé le Directeur Général. La relance de l’opérateur historique est aujourd’hui perceptible, incontestable et peut être irréversible grâce à un leadership convaincu de son Directeur Général qui a encouragé des collaborateurs à la détermination présentant un résultat probant.
La SOCATEL, un patrimoine national, possède des atouts uniques. Une exploitation rationnelle peut lui permettre de se repositionner en tant que opérateur historique, retrouver une rentabilité et créer de la valeur pour l’Etat centrafricain.
Besoin d’assistance du gouvernement
La compagnie éprouve de difficultés pour atteindre son objectif en dépit des résultats probants présentés. La SOCATEL a besoin du gouvernement le paiement du solde de 150.000.000 FCFA pour les investissements selon le plan de sauvetage approuvé par le gouvernement. Aussi, le paiement des factures de l’Etat, la SOCATEL veut avoir l’accord du ministère des finances pour la titrisation des créances de la compagnie sur l’Etat (2.444.809.275 FCFA), objet de la convention signée avec l’Etat le 4 mai 2010. Dans ses perspectives, la SOCATEL a besoin d’un appui pour la réalisation du projet de modernisation du réseau de Bangui en fibre optique. Aussi, elle a besoin d’un appui pour l’obtention de la Minusca du paiement des loyers du site SOCATEL M’poko occupé depuis 2014 par le contingent rwandais.

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Centrafrique : Quand le PM Sarandji tergiverse devant les députés sur la question des Faca

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Centrafrique : Quand le PM Sarandji tergiverse devant les

députés sur la question des Faca

 

Bangui, le 5 juillet 2016. 12:15′.

Par: Eric NGABA.

 

La question de l’opérationnalisation effective des Forces Armées Centrafricaines (FACA) devient de plus en plus une préoccupation du moment, au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Cette préoccupation revient au centre de tout le débat dans le pays. Face aux multiples questions des élus de la nation ayant interpellé le premier ministre et le ministre de la Défense nationale, les réponses du chef du gouvernement n’ont pas convaincu quant à l’opérationnalisation des FACA afin de résoudre ce problème sécuritaire qui paralyse le pays.
L’insécurité qui a prévalu ces derniers temps sur toute l’étendue du territoire centrafricain a conduit les députés du pays a interpellé le gouvernement à une 3ème session extraordinaire du 27 juin au 1er juillet 2016 à l’Assemblée Nationale. Au cours de cette session extraordinaire de 4 jours, le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le ministre de la Défense nationale Joseph Yaketé, et celui de la sécurité publique et de l’intérieur Jean Serge Bokassa sont interpellés par les députés à apporter des réponses aux multiples préoccupations de la population permettant de chercher des voies et moyens pouvant mettre un terme à la recrudescence de la violence dans le pays.

« Interpeller le Gouvernement, ce n’est pas seulement poser des questions et demander des explications. C’est aussi appeler le gouvernement à l’action et être force de proposition dans cette perspective », a déclaré le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua à la cérémonie d’ouverture de cette session.

L’ordre du jour de la session est bien indiqué, il porte sur l’interpellation du gouvernement sur la question sécuritaire dans le pays. Dans les différentes interventions des députés, la question du réarmement des FACA refait surface. Sur cette question des FACA, les réponses du premier ministre Simplice Sarandji n’ont pas rencontré l’agrément de tous. De la digression à la tergiversation, le premier s’est permis de faire une leçon de morale évoquant des allégations qualifiant les FACA comme soit disant une armée mono-ethnique, indisciplinée et non professionnelle.

Pour le premier ministre, ce sont les dires des Centrafricains discréditant les éléments FACA sur les bavures de ces derniers qui ternissent aujourd’hui l’image de l’armée nationale. Car pour lui, la communauté internationale se base sur des allégations affirmées sur les éléments FACA pour fonder les arguments qualifiant les forces nationales de manque de professionnalisme. Ce qui a conduit la communauté internationale à exiger une réforme radicale des FACA et du Secteur de Sécurité (RSS). Dans cette situation d’urgence, les nouvelles autorités issues des urnes ne doivent pas attendre que la solution à la sécurité de Centrafrique vienne de l’extérieur. Car la sécurité d’un pays démocratique ne doit pas être assurée par la communauté internationale qui pêche aussi dans l’eau trouble.

« Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes quelles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes la défense de leur patrie », disait l’une des icônes africaines, Thomas Sankara ancien président de Burkina Fasso. Cette boutade de Thomas Sankara interpelle les Centrafricains sur la nécessité impérieuse de la sécurisation du territoire national laissé à la merci des hors la loi qui continuent de défier un pouvoir légitime. Pour ce faire, le premier devrait plutôt solliciter le soutien des élus de la nation centrafricaine en vue lancer une offensive diplomatique permettant d’obtenir une levée partielle de le fameux embargo injustement infligé aux Forces nationales, symbole de la souveraineté nationale. Car l’heure n’est pas à la tergiversation ni aux discours stériles qui laissent perplexe la population.

Si l’exécutif prône la rupture, il doit joindre les paroles aux actes afin de répondre aux attentes du peuple qui a placé en lui, toute sa confiance. La paix et la sécurité immédiate, c’est que réclame le peuple centrafricain, en vue d’un retour à l’état de concorde et de la reprise de la marche vers le progrès économique et social.

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Centrafrique: Une branche de l’ex-coalition Séléka affirme avoir détruit une rébellion tchadienne

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Une branche de l’ex-coalition Séléka affirme avoir détruit une

rébellion tchadienne naissante en RCA.

 

Bangui, le 5 juillet 2016. 06:55′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Dans un communiqué parvenu à la Rédaction du CNC, le Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MCP) dit avoir réduit en poudre une nouvelle Rébellion tchadienne en création sur le sol centrafricain. Cette supposée nouvelle rébellion tchadienne est composée essentiellement des Peuls venus du Tchad ayant participé à des nombreux cas de braquage perpétrés au Nord-ouest de la RCA, selon ce même communiqué du MCP.

Voici l’intégralité du Communiqué parvenu à la Rédaction du CNC.

MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE CENTRAFRIQUE (MPC)
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Unité – Dignité – Travail

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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL
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SECRETARIAT GENERAL
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N° 49 /MPC/ PR/ BEN/ SG / 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU DEMANTELEMENT D’UNE REBELLION TCHADIENNE EN RECONSTITUTION SUR LE SOL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC), tient par la présente informer l’opinion publique nationale et internationale de la dégradation de la situation sécuritaire dans les zones sous contrôle dudit Mouvement.

En effet, depuis plus de six mois nous continuons de noter avec consternation et insistance des cas de braquage, brigandage, confiscations et vol de bétail etc. opérés par un groupuscule d’hommes armées (essentiellement peulhs) qui étaient envoyés sur le terroir par ALI DARASSA

Ces derniers disent appartenir à l’UPC (l’Union pour la Paix en Centrafrique) et qu’ils ne reconnaissent aucune autorité en dehors de celle de leur mentor. Par conséquent, ils peuvent et doivent faire autant ce qui leur plait. Nous nous étions plaints à maintes reprises de ces faits auprès de la Minusca qui n’y a rien pu.

Mais force est de constater avec désarroi qu’ils étaient allés jusqu’à réactivé leur ancienne base de Gondava à notre insu. Nous l’avions su que lorsque le 17 juin 2016 ils avaient confisqués soixante-dix (70) têtes de bétail en transit par Gondava et appartenant à des commerçants de bétail. Les propriétaires desdits troupeaux s’étaient plaints auprès de nous afin de les aider à reprendre possession desdits troupeaux.
Ainsi, nous avions dépêchés sur les lieux une équipe chargée de mener la négociation pouvant aboutir à la restitution desdits troupeaux aux propriétaires. C’est une fois arrivé sur les lieux que l’équipe ddépêchée sur le terrain remarqua qu’ils avaient réactivés ladite base afín d’assouvir à leur sale besogne. Cette équipe enclencha des âpres discussions avec ces derniers qui, malheureusement refusèrent d’obtempérer et maintiennent leur position de confiscation desdits troupeaux et d’occupation desdites lieux.

Ayant constaté que les discussions s’éternisaient et que le compromis devenait difficile (faute d’oreilles attentives), le 18 juin 2016 le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique) et le FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique) décidèrent d’assumer leur responsabilité en délogeant par la force le groupuscule de malfrats opérant sous étiquette UPC afin d’assainir la zone. Comme à toute chose malheur est bon, une fois l’équipe de soutien arriva sur le théâtre des opérations, l’un des malfrats, prit de panique, ramassa son arme mitraillette et arrosa ladite équipe.

Sur ce, le combat du 18 au 19 juin 2016 entre cette bande de malfrats et l’équipe ddépêchée sur le lieu déclencha et dura trois (3) minutes. A la fin de cette escarmouche, nous avions déploré la perte de deux hommes tandis que la bande de malfrats a enregistrée une perte de treize (13) personnes, plusieurs personnes prises en captivités et ladite bande fut totalement mise en cavale. En outre, il n’y avait eu aucune victime civile à déplorée et aucun dommage collatéral enregistré.

La situation sécuritaire de ladite zone présentement est totalement sous contrôle.

Fait à Kaga-Bandoro le 25 /06/ 2016

Le Porte Parole du MPC

M.SAAD AHAMAT ALI

AMPLIATION:

– Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA),
– Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),
– Médiation Nationale et Internationale,
– Ambassade de France à Bangui,
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Centrafrique: L’avenir du Gouvernement SARANDJI en discussion entre le Président et son Premier Ministre

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Centrafrique: L’avenir du Gouvernement SARANDJI en discussion entre le Président

et son Premier Ministre le vendredi dernier.

 

 

Bangui, le 5 juillet 2016. 22:20′.

Par: Gisèle MOLOMA.

À un pas des 100 jours du gouvernement dirigé par Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, les deux têtes de l’Exécutif à savoir le Président Archange Faustin Touadéra et son Premier Ministre ne cachent plus leur inquiétude quant à l’orientation politique qu’ils ont choisie depuis leur arrivée au pouvoir en mars dernier. Le vendredi dernier, le Président Faustin Archange Touadéra a reçu dans son bureau au Palais de la Renaissance son Premier Ministre SARANDJI en tête à tête pendant près d’une heure pour parler de l’avenir de son gouvernement. S’agit-il d’une bonne ou mauvaise nouvelle pour le Premier Ministre SARANDJI?

Après sa bourde monumentale devant les députés dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale la semaine dernière, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI n’aurait pas apprécié son humiliation publique par des Députés et aurait pensé depuis cette date à démissionner de son poste du Premier Ministre pour regagner le Cabinet de son ami Président si bien que le Président Faustin Archange Touadéra, dans son marathon de visite le vendredi dernier, a rencontré dans son bureau au Palais de la Renaissance son proche ami, Premier Ministre SARANDJI pour discuter de l’avenir du gouvernement qu’il dirige.

Selon des informations de sources concordantes recueillies par CNC auprès des proches collaborateurs du Président Touadéra, ce dernier aurait réussi à convaincre son ami Premier Ministre de revenir sur sa décision de démissionner de son poste. En contrepartie, il aurait accepté la proposition de son ami Premier Ministre de biner son gouvernement afin de le rendre souple, dynamique et productif. Le passage de 23 membres à au moins 30 et la remise de certains Ministres, pour complément d’effectif, au Secrétaire général à la présidence. C’est ainsi que, tout est bien et fini bien, le Premier Ministre SARANDJI a pu regagner son fauteuil pour le conseil des Ministres vers midi ce vendredi.

Le Président Faustin Archange Touadéra, est l’un des rares Présidents de la République au monde à diriger un pays sans avoir une structure politique solide et majoritaire à l’Assemblée Nationale. La majorité constituée actuellement par le président de l’Assemblée Nationale pour son élection au perchoir de ladite Institution est issue d’une quarantaine des députés indépendants qui sont habituellement difficiles à maîtriser politiquement. Ce qui pourrait provoquer une crise politique à répétition dans un pays où la stabilité politique est plus que nécessaire pour une sortie apaisée de la crise qui a secoué ce pays depuis plus de 3 ans.

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Centrafrique : « Il faut châtier les hors-la-loi » dixit Jeffrey Hawkins, Ambassadeur des Etats unis

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 Centrafrique : « Il faut châtier les hors-la-loi » dixit Jeffrey Hawkins,

Ambassadeur des Etats unis

 

 

 

Bangui, le 3 juillet 2016. 23:10′.

Par: Eric NGABA.

Le diplomate américain en République Centrafricaine, Jeffrey Hawkins demande aux autorités élues de Centrafrique de punir sévèrement les groupes armés qui défient l’autorité de l’Etat. Un appel lancé, le 1er juillet 2016, à l’occasion de la célébration de la fête nationale des Etats Unis à sa résidence à Bangui, en présence des hautes autorités centrafricaines dont le président de la République Faustin Archange Touadera et le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.
« La sécurité est capitale. On comprend parfaitement la soif du peuple centrafricain pour cette sécurité. Il faut châtier les hors-la-loi, imposer la présence de l’Etat, par la force légitime si nécessaire, désarmer les milices », a déclaré Jeffrey Hawkins, l’ambassadeur des Etats Unis accrédité à Bangui, dans son discours pour la circonstance. Il a voulu célébré cette fête nationale américaine avec les autorités centrafricaines pour témoigner l’amitié entre le peuple américain et centrafricain.
L’occasion pour Jeffrey Hawkins de monter la préoccupation des Etats Unis sur l’insécurité qui prévaut en République Centrafricaine, également la cohésion sociale encore fragile dans le pays. Pour le diplomate américain, les autorités centrafricaines doivent agir avec fermeté à l’égard des groupes armés qui écument tout le territoire national. Le diplomate américain n’a pas mâché les mots. Il faut, pour lui, châtier les hors-la-loi quelle que soit leur nature.
Et dans cette posture, les Etats unis vont accompagner le gouvernement centrafricain pour assoir l’autorité de l’Etat. « Mon pays va accompagner le vôtre dans tous ces domaines : la réconciliation, la justice, reformer les FACA, rebâtir la police et la gendarmerie… Tant de chantiers où l’Amérique va vous appuyer » a affirmé le diplomate américain à Bangui.
La cohésion sociale
Dans son discours en présence des autorités centrafricaines massivement reçues à sa résidence dans le 1er arrondissement de Bangui, Jeffrey Hawkins s’est prononcé également sur la cohésion sociale encore fragile en Centrafrique. Pour lui, les Centrafricains doivent consolider la paix qui vient, selon lui, de l’acceptation de l’autre, pas par la force seule. « Il faut tendre la main, même si on a des rancœurs, en même temps qu’on reste ferme. Le président Touadera a été clair. Il veut une armée forte et républicaine, et il eut en finir avec des rebelles armées. Et…et…il veut la réconciliation. Il a compris l’importance de l’inclusion », a-ti-il souligné. Il se dit très touché par l’Iftar, la rupture de jeûne que le président Touadera a organisé au Palais de la Renaissance avec la communauté musulmane de Centrafrique.
D’après Jeffrey Hawkins, c’est un pas vers l’autre qui rassure et qui soulage. Le diplomate américain a illustré ses propos avec l’exemple de son pays qui tire sa force la diversité qui devrait être idem pour la Centrafrique. « Nous sommes toujours aussi forts et aussi unis. Vous avez souffert, et la crise a été très dure. Mais comme nous, vous n’avancerez qu’avec une vraie unité nationale », a-t-il-martelé.
Profitant de la présence des autorités centrafricaines mais aussi des diplomates et des représentants spéciaux du secrétaire général des Nations unies, Jeffrey Hawkins a assuré l’engagement du gouvernement américain dans les grands axes du processus de paix en Centrafrique, notamment le soutien à la Minusca, aux actions en faveur des déplacés et réfugiés centrafricains.

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Centrafrique: Une centaine des consommateurs du vin de palme ont failli perdre leur vie vers Nguerengou

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Centrafrique: Une centaine des consommateurs du vin de palme ont

failli perdre leur vie vers Nguerengou

 

 
WEEK-end des faits divers.

Bangui, le 3 juillet 2016. 22:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Une dizaine des consommateurs du vin de palme ont assisté étonnement à la mort d’un grand producteur de ce vin traditionnel après avoir goûté en premier son propre vin souillé vers le village Nguéréngou à une vingtaine de kilomètre de Bangui sur la route de DAMARA. Que s’est-il passé?

Michel, un producteur du vin traditionnel de palme habitant à quelques 5 Km du village Nguéréngou sur la route de DAMARA, est connu pour la meilleure qualité de sa production, à tel point que chaque week-end des dizaines des amateurs et détaillants du vin traditionnel de palme sont venus de partout pour en acquérir. Chose bizarre et étonnante, le samedi 18 juin dernier, une dizaine des consommateurs fidèles venus de Bangui et villages environnants ont assisté avec étonnement à la mort de leur producteur Michel sous leurs pieds. Pourquoi cette mort subite de Michel?

Selon les informations des sources concordantes recueillies par CNC, le regretté Michel est un producteur victime à répétition de vol à répétition de son vin de palme sur ses chantiers de production. Pour faire payer à ces voleurs, il a décidé un jour de souiller quelque bidons avec du poison mortel afin d’altérer les substances vitales des voleurs. Ce jour, curieusement aucun voleur n’a mis pied sur ses chantiers. Notre regretté Michel s’est retrouvé le lendemain avec des vins à moitié rempli dans les bidons pollués. Il se contente alors de les verser à terre, les nettoyer seulement avec de l’eau et les remettre sous les palmes.

Rempli à nouveau dans ces mêmes bidons souillés et mal nettoyés, Michel qui ne voudrait pas décevoir ses clients ramène très vite son vin sur le marché. Comme à l’accoutumée, avant de vendre du vin de palme aux clients, le vendeur doit le goûter en premier devant ses clients et c’est ce que Michel aurait fait devant ses clients venus de partout. Malheureusement pour lui et heureusement pour certains clients présents, c’est lui Michel, le vendeur et producteur qui a pris la mort après un moment de combat avec le coma.

Après une enquête de la Gendarmerie, l’hypothèse du poison est privilégiée et le corps de Michel est enterré le lendemain de sa mort.

La mort de Michel a quelque sorte, sauvé la vie à une centaine de ses clients directs et indirects vue le nombre de ses détaillants.

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Centrafrique: Karim MECKASSOUA sauve in-extremis le Premier Ministre SARANDJI de son poste.

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Centrafrique: Karim MECKASSOUA sauve in-extremis le Premier

Ministre SARANDJI de son poste.

 

Bangui, le 4 juin 2016. 13:30′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Voilà le véritable retour de l’ascenseur que le Président de l’Assemblée Nationale Monsieur Karim MECKASSOUA a fait à son ami le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji, lors du dernier débat sur la sécurité à l’Assemblée Nationale qui a failli tourner en vinaigre pour le gouvernement après une bourde monumentale de son chef devant les Députés. Que s’est-il passé ce jour?
Comme prevoit la Constitution, le gouvernement que dirige SMS s’est présenté devant les élus de la Nation en session extraordinaire afin de répondre aux différentes questions touchant au sujet d’actualité et brulant de l’heure, la sécurité. Lors du débat à l’Assemblée Nationale en présence du Premier Ministre les députés de la Nation se sont prêtés au jeu des questions au gouvernement sur la situation sécuritaire du pays notamment dans les Préfectures de l’Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Gribizi, Ouaka, Kemo et dans la capitale Bangui . Ce qu’il faut reconnaître, les Élus de la République ont été tous à la hauteur du débat jusqu’à ce que le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, dans sa réponse aux questions, a commis une bourde monumentale en tentant, non seulement de minimiser le niveau de connaissances de ces élus, mais aussi de rejeter en partie sur eux la responsabilité de l’embargo sur les armes qui a fragilisé nos Forces de Défenses et de Sécurité.

Pour les députés présents dans l’hémicycle ce jour, le Premier Ministre SARANDJI va trop loin et il est hors de question de le laisser cette opportunité de balader sur leurs têtes. Ainsi, extrêmement en colère et surexcités, les élus de la Nation ont soigneusement et copieusement remis le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI à sa place tout en le menaçant d’une motion de censure, à l’exemple de l’honorable Madame Béatrice Épaye qui disait clairement au Premier Ministre que les députés ne sont pas sur ses ordres, et c’est lui le Premier responsable de l’action du gouvernement, c’est lui qui devrait leur rendre des comptes au peuple et à leurs élus.

Vue la montée de tension dans l’hémicycle entre les Honorables et le Premier Ministre SARANDJI, le Président de l’Assemblée Nationale Karim MECKASSOUA a eu le réflexe de mettre en action sa majorité politique à l’Assemblée afin d’interférer pour atténuer les colères des députés tout en sifflant à l’oreille du Premier Ministre de leur demander pardon. Obligé de le faire, SARANDJI se pliait au conseil de son ami MECKASSOUA qui dirigeait le débat en demandant pardon aux Honorables Élus de la République de ses erreurs de langage.

Pour des nombreux Députés contactés par CNC, le Premier Ministre SARANDJI est sous informé de la situation sécuritaire de son pays, à l’image des événements de Ngaoundaye où il a donné sa version des faits totalement fausse.

Pour un Membre du gouvernement contacté par CNC à la sortie de l’hémicycle le mercredi dernier, le Président MECKASSOUA a sauvé de justesse leur équipe d’une probable motion de censure des députés et que le Premier Ministre doit se ressaisir et contrôler son langage souvent proche de la vulgarité.

Rappelons que le gouvernement dirigé par le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a été mis en place par le Président de la République sans aucune base parlementaire. Il peut être censuré très facilement par les députés qui sont pour la plupart des Indépendants et qui compose la majorité politique de Karim MECKASSOUA.

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