L’armée égyptienne a annoncé lundi que 83 “takfiris” ou djihadistes présumés ont été tués au cours d’opérations militaires dans la région du Nord-Sinaï, où sévit une insurrection affiliée au groupe Etat islamique (EI). Dans un communiqué, l’armée a indiqué que “77 takfiris ont été éliminés” et que des armes et munitions ont été retrouvées près d’eux dans le nord et le centre de la péninsule du Sinaï (nord-est). Six autres “takfiris hautement dangereux” ont été tués dans des échanges de tirs dans la région, a ajouté l’armée, précisant que les 83 djihadistes présumés ont été tués dans des opérations menées entre le 28 septembre et le 4 novembre. Par ailleurs, trois soldats ont été tués ou blessés, a assuré l’armée sans autres précisions. En outre, 61 “criminels, individus recherchés et suspects” ont été arrêtés, selon le même communiqué. Les forces de sécurité ont aussi détruit des dizaines de caches et de véhicules, au cours d’opérations antijihadistes sur l’ensemble du territoire égyptien. L’Egypte lutte depuis des années contre une insurrection dans le Nord-Sinaï, qui s’est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. L’armée a lancé en février 2018 une vaste opération “antiterroriste” dans le Nord-Sinaï où est active la branche locale de l’EI. L’opération inclut aussi certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye. Depuis le début de l’opération, environ 850 djihadistes présumés ont été tués, ainsi que près d’une cinquantaine de militaires, selon les chiffres officiels. Aucun bilan vérifié de source indépendante n’est disponible et la région est largement interdite aux journalistes. Cependant, le gouvernement a organisé quelques rares visites pour les médias, étroitement supervisées par l’armée. Samedi, la branche égyptienne de l’EI a annoncé avoir fait allégeance au nouveau chef du groupe Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi fin octobre.
Un jeune a été tué par balle lundi à Conakry quand une marche organisée par l’opposition derrière les cercueils de Guinéens tués lors de récentes manifestations a dégénéré en nouveaux affrontements violents avec les forces de l’ordre. Six autres participants à cette marche ont été blessés par les balles des forces de l’ordre dans le dernier accès de violence meurtrière à secouer le pays, a annoncé l’opposition. La Guinée, petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis le 14 octobre à une intense contestation contre l’éventualité d’un troisième mandat du président Alpha Condé. Une quinzaine de manifestants ont été tués depuis cette date selon l’opposition, des dizaines d’autres ont été blessés, des dizaines arrêtés et jugés. Un gendarme a également trouvé la mort. Les autorités ne communiquent pas sur le bilan humain de ces violences. Dans un pays coutumier des protestations et des répressions brutales, les funérailles de onze manifestants morts depuis trois semaines mais dont les autorités avaient retenu les dépouilles jusqu’alors s’annonçaient comme un rendez-vous à risques. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène le mouvement, entendait transformer ces obsèques en “marche funèbre”, pour les disparus et contre le président Alpha Condé. Des centaines de Guinéens, parmi lesquels les proches et des personnalités de l’opposition, ont défilé à pied ou à moto dans le quartier de Bambeto derrière les cercueils drapés dans le drapeau national rouge, jaune et vert et portés à l’épaule. Du cortège s’élevaient les slogans “Justice pour les morts” et “Alpha, assassin”. Les affrontements ont éclaté sur le trajet, jalonné de pick-up de police, entre l’hôpital, où les familles et l’opposition avaient récupéré les corps, et la mosquée, où était prévue la prière avant l’inhumation. Dans une épaisse fumée de pneus incendiés, des groupes denses de jeunes revêtus pour beaucoup des couleurs rouges de l’opposition ont affronté à coups de pierres les engins des forces de l’ordre, les policiers et les gendarmes à pied. Ces derniers ont riposté à l’aide de gaz lacrymogène et de projectiles anti-émeutes, mais aussi à balles réelles, selon plusieurs témoignages. – Condé entretient le flou – Abdourahim Diallo, 17 ans, a été touché au ventre et a succombé à ses blessures à l’hôpital alors qu’il était venu “assister aux obsèques de son ami tué il y a deux semaines”, a dit à l’AFP sa sœur Diariana. Selon sa sœur, il a été tué par une arme à feu “à bout portant”. Les autorités avaient fait en sorte, selon l’opposition, que le cortège reste à l’écart du centre de Conakry. Elles avaient remis les corps lundi matin seulement, à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne, non loin du cimetière où ils devaient être enterrés. Le FNDC, coalition de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, avait initialement prévu cette marche mercredi dernier. Mais les autorités avaient annoncé au dernier moment qu’elles ne restitueraient pas les corps dans l’immédiat car des autopsies, selon elles, étaient en cours. On en ignore le résultat. Il s’agit “d’élucider les causes exactes (des) décès” et d’identifier les responsabilités, dit le ministère de la Santé. Le président Condé lui-même a affirmé que ce sont les manifestants eux-mêmes qui tirent pour mettre les morts “sur le dos” du gouvernement. Il dénonce une opposition “putschiste”. Les autorités disent ne faire que défendre la sécurité publique. Les défenseurs des droits humains dénoncent, eux, un usage excessif de la force par le gouvernement, des arrestations arbitraires et une répression visant à réduire l’opposition au silence. L’opposition accuse de dérive “dictatoriale” l’ancien opposant historique qui fut le premier président démocratiquement élu en 2010, réélu en 2015, après des décennies de régimes autoritaires et militaires. Il ne fait aucun doute pour elle que M. Condé entend réviser la Constitution pour concourir à un troisième mandat présidentiel en 2020 alors que le texte actuel en limite le nombre à deux. A 81 ans, M. Condé ne confirme ni n’infirme les intentions qui lui sont attribuées.
Le procès d’un ancien haut fonctionnaire rwandais accusé d’avoir pris part au génocide dans son pays en 1994 s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Bruxelles, en présence de proches de victimes qui attendent depuis 25 ans d’obtenir justice. Fabien Neretsé, interpellé en France en 2011 et qui comparaît libre à ce procès où il encourt la prison à vie, est accusé de treize meurtres et de trois tentatives de meurtres au Rwanda, d’avril à juillet 1994. Il nie les faits. Vêtu d’un imperméable clair cet homme de 71 ans est arrivé au palais de justice en début d’après-midi, marchant difficilement en s’appuyant sur une béquille, a constaté un journaliste de l’AFP. Il ne s’est pas immédiatement présenté dans le box, la première audience du procès étant consacré à la sélection des jurés. Les débats doivent démarrer jeudi. Chose inédite en Belgique, Fabien Neretsé doit répondre de “crime de génocide”, une qualification non retenue lors des quatre procès de génocidaires rwandais qui se sont tenus à Bruxelles en 2001, 2005, 2007 et 2009. Des peines allant de 10 à 30 ans de prison avaient alors été prononcées. Cette qualification impliquant que l’accusé ait voulu s’attaquer à un groupe ethnique déterminé va être “extrêmement difficile à démontrer”, a prédit un de ses avocats Me Jean-Pierre Jacques. Un autre a dénoncé “une machination” contre ce Hutu accusé d’avoir dirigé une milice durant le génocide. En vertu d’une loi de 1993, les tribunaux belges bénéficient de la compétence universelle pour juger les crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’humanité, quels que soient le lieu où ils ont été commis, la nationalité et lieu de résidence des victimes et de leurs accusés. En l’occurrence, dans ce cinquième procès en Belgique lié au génocide rwandais, une victime civile belge est recensée, dont la sœur s’est portée partie civile en 2001. Claire Beckers était commerçante à Kigali quand elle a été assassinée dans la capitale rwandaise le 9 avril 1994 au matin avec une dizaine d’autres personnes, dont son mari, un Tutsi, et leur fille de 18 ans. La scène se passe trois jours après l’assassinat du président hutu Juvénal Habyarimana, événement qui a déclenché le génocide des tutsis au Rwanda. Fabien Neretsé habite le quartier de la famille Bucyana-Beckers et selon l’accusation c’est lui qui fait intervenir des hommes armés pour empêcher cette famille et d’autres voisins tutsis de fuir pour se mettre à l’abri. Outre cette dizaine de meurtres à Kigali, d’autres lui sont reprochés dans les préfectures de Gitarama et Ruhengeri (nord) où cet ingénieur agronome avait fondé une école. Un quart de siècle après les faits, ce procès est “la fin d’un long combat”, a dit à l’AFP Martine Beckers, sœur de Claire Beckers, “je ressens un épuisement mais je pense à ma famille, c’est important d’honorer la mémoire des victimes”. Le génocide au Rwanda a coûté la vie, entre avril et juillet 1994, à au moins 800.000 personnes, selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsie, mais aussi parmi les Hutus modérés.
La ministre française des Armées Florence Parly a débuté lundi matin au Tchad une visite dans les pays du Sahel, deux jours après la mort au Mali d’un soldat français de l’opération antijihadiste Barkhane, dans un contexte sécuritaire régional très dégradé. “Ce voyage se tient dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile”, a déclaré à l’AFP la ministre dans l’avion l’emmenant à N’Djamena, où elle devait rencontrer lundi matin le président tchadien Idriss Déby, ainsi que le général Pascal Facon, nouveau commandant de la force Barkhane qui mobilise 4.500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne. La visite de Mme Parly au Sahel, dont les prochaines étapes restaient encore confidentielles pour des raisons de sécurité, intervient alors qu’un soldat français a trouvé la mort samedi dans le nord-est du Mali, près de la frontière du Niger, au lendemain d’une attaque dans la même région contre une base militaire malienne qui a fait 49 morts. La pose de l’engin artisanal qui a tué le brigadier français Ronan Pointeau a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), de même que l’attaque la veille contre la base des forces armées maliennes (FAMa). Les violences jihadistes persistent dans le nord du Mali, six ans après l’intervention militaire française Serval. Elles se sont propagées vers le centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts. Les armées nationales de ces pays sahéliens, parmi les plus pauvres au monde, semblent incapables d’enrayer la progression des attaques malgré l’appui de troupes étrangères et notamment des militaires français. Voisin du Mali, le Burkina Faso est pris depuis près de cinq ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique. Depuis 2016, 204 militaires burkinabè ont péri lors d’attaques jihadistes, qui ont fait au moins 630 morts civils et militaires selon un comptage de l’AFP.
Affligés ou en colère, des centaines de Guinéens ont défilé lundi à Conakry pour accompagner au cimetière les cercueils de manifestants tués lors de récentes manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, ont constaté des journalistes de l’AFP. Familles et personnalités de l’opposition ont marché derrière les cercueils ceints du drapeau national rouge jaune et vert de l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne vers la mosquée de Bambeto, puis le cimetière de ce quartier favorable à l’opposition où sont déjà enterrés des dizaines de personnes tuées au cours de manifestations ces dernières années. Des cris de “Justice pour nos morts, Alpha Condé assassin” se sont élevés du cortège dans lequel les proches marchaient en silence suivant un trajet jalonné de pick-ups de la police. La Guinée, petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis le 14 octobre à une intense contestation. L’opposition chiffre à 14 le nombre de manifestants tués depuis cette date alors que des dizaines d’autres ont été blessés, des dizaines encore arrêtés et jugés. Un gendarme a également trouvé la mort. La protestation vise le projet prêté au président Condé de briguer sa propre succession en 2020. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène le mouvement, a voulu transformer en “marche funèbre” les funérailles des 11 manifestants. Il avait prévu cette marche mercredi dernier. Mais les autorités avaient annoncé au dernier moment qu’elles ne restitueraient pas les corps dans l’immédiat car des autopsies, selon elles, étaient toujours en cours. Les corps ont finalement été acheminés directement lundi matin à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne. “Je ne pardonnerai pas à Alpha Condé qui a ordonné de tuer mon unique garçon”, a déclaré un homme d’une soixantaine d’années avant de s’effondrer alors que la foule attendait la mise à disposition des corps qui devaient ensuite être chargés dans des corbillards estampillés FNDC. M. Condé a lancé en septembre des consultations sur la Constitution, “concentré d’intérêts corporatistes” selon lui. Pour ses adversaires, il ne fait aucun doute que M. Condé entend réviser la Constitution pour concourir à un troisième mandat présidentiel en 2020 alors que le texte actuel en limite le nombre à deux. A 81 ans, M. Condé ne confirme ni n’infirme les intentions qu’on lui attribue. Les tensions actuelles font redouter à la communauté internationale une escalade dans un pays coutumier des manifestations et des répressions violentes.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décrété un deuil national de trois jours à partir de ce lundi après l’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) contre un camp du nord, la plus meurtrière depuis des années pour l’armée malienne. Quarante-neuf soldats maliens ont été tués vendredi dans l’attaque du camp d’Indelimane, près du Niger, dans le nord-est du pays, selon les autorités. Un mois plus tôt, 40 soldats avaient trouvé la mort dans une double attaque djihadiste près de la frontière du Burkina Faso. “Le président de la République décrète un deuil national de trois jours à compter de ce lundi”, indique un communiqué lu à la radio nationale. Le président malien ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur les évènements d’Indelimane. L’organisation Etat islamique a revendiqué l’attaque samedi dans un communiqué signé de sa “Province Afrique de l’Ouest”, ainsi que la pose d’une bombe artisanale dans la même zone qui a tué un soldat français de l’opération Barkhane. Les revers subis par l’armée malienne renforcent les interrogations sur sa capacité à faire face aux agissements djihadistes et aux autres violences auxquelles le Mali est en proie depuis 2012 et qui ont fait des milliers de morts, civils et combattants. Ces violences se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts. La ministre française des Armées, Florence Parly, en visite officielle dans cette région du Sahel, a prôné lundi à N’Djamena de la “patience” dans la lutte contre les groupes djihadistes.
“Samedi matin, le 2 novembre 2019, un acte de piraterie a eu lieu dans la zone de la rade du Port de Cotonou”, selon un communiqué du port. “Le navire Bonita (…) a été attaqué à environ 9 milles de la passe d’entrée du port et 8 membres de l’équipage plus le commandant du navire, ont été enlevés”, a-t-on précisé. Une enquête est en cours et d’autres membres d’équipage, sains et saufs, étaient auditionnés dimanche. Dans un communiqué, l’armateur norvégien du navire, la compagnie Ugland, a confirmé l’attaque et l’enlèvement de neuf membres d’équipage alors que le Bonita attendait de pouvoir décharger sa cargaison de gypse. Un porte-parole de la compagnie a indiqué au journal Dagens Naeringsliv que les marins enlevés étaient tous de nationalité philippine. Le Golfe de Guinée, qui s’étend du Cameroun jusqu’au Liberia, est devenu la région maritime la plus dangereuse au monde. Les attaques de bateaux et les enlèvements contre rançon sont relativement fréquents, bien que le plus souvent concentrés le long de la côte nigériane, d’où sont originaires les pirates. Ils détournent parfois les navires pendant plusieurs jours, le temps de piller les soutes, et demandent d’importantes rançons avant de libérer l’équipage. La piraterie dans le Golfe, qui abrite les deux principaux pays producteurs d’or noir d’Afrique subsaharienne, le Nigeria et l’Angola, a sérieusement perturbé cette voie de transport maritime international essentielle au continent, et coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale.
Depuis le début des attaques perpétrées par des individus armés contre le Burkina, c’est la première fois qu’un député-maire est tué Le député-maire de Djibo (nord) Oumarou Dicko et trois de ses compagnons sont tombés dans une embuscade. Il voyageait en compagnie de son cousin, son chauffeur et un agent de la mairie tous tués dans l’attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés. Selon un communiqué du gouverneur de la région du sahel, le véhicule du député-maire de Djibo et ses trois compagnons, a fait l’objet d’une attaque combinée perpétrée par des individus armés dimanche à Gaskinde à une trentaine de kilomètre de la localité . Les services de sécurité ont révélé que le véhicule a d’abord sauté sur un engin explosif improvisé tuant sur le coup le chauffeur alors que le député avait survécu à l’explosion. Au moins 20 morts dans une attaque au Burkina FasoLes terroristes endeuillent encore le Burkina Des témoins ont affirmé qu’il a été abattu par la suite quand assaillants ont fait irruption sur les lieux. Ils signalent qu’ils ont ouvert le feu sur le maire et le quatrième occupant du véhicule alors même que les passagers d’un car tentaient de les secourir. Les assaillants selon les témoins ne s’en sont pas pris aux passagers du car. C’est la première fois que les groupes armés abattent une autorité de ce rang depuis le début des attaques contre le Burkina en 2016. Le député-maire en route pour Ouagadougou, revenait de Djibo où il a participé au lancement d’un programme-emploi pour la jeunesse. Oumarou Dicko est parlementaire et maire sous la bannière du CDP, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré déchu en 2014.
Deux soldats maliens ont été tués et six blessés samedi lors d’une patrouille dans le centre du Mali, dans la zone de Bandiagara, après le passage de leur véhicule sur un engin explosif, a annoncé dimanche l’armée malienne. Cet incident, après la mort vendredi de 49 soldats dans une attaque djihadiste près du Niger, porte à au moins 51 le nombre de militaires maliens tués depuis vendredi. L’explosion ayant tué les deux soldats a eu lieu dans la localité de Douvombo et leur « véhicule a été détruit », a ajouté l’armée. Les blessés ont été évacués dans un hôpital de Sévaré, à 15 km de Mopti, la principale ville du centre du Mali. Un militaire français avait été tué samedi matin lors d’une opération au Mali, dans la région de Menaka (nord-est), près du Niger, également victime d’un engin explosif, une action revendiquée le même jour, dans la soirée, par le groupe djihadiste Daesh. Nombreuses attaques ces derniers jours Le même groupe djihadiste a également revendiqué samedi l’attaque ayant tué 49 soldats à Indelimane, dans la même région de Ménaka. L’attaque de vendredi à Indelimane est survenue un mois après des attaques djihadistes meurtrières le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours.
Un adolescent, âgé de 15 ans, a été mis en examen ce dimanche, à Béziers, dans l’Hérault, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel de l’école des Tamaris. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le soir d’Halloween, l’établissement a été ravagé par les flammes, dans le quartier de la Devèze, à Béziers. Ce mineur est notamment poursuivi pour « destruction en bande organisée » et « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué ce dimanche, en début de soirée, le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. Placé en détention provisoire Ce mineur avait été placé en garde à vue vendredi, soupçonné d’avoir jeté des pierres sur des policiers qui intervenaient sur les lieux du sinistre. Sa garde à vue avait été prolongée samedi, et étendue « aux faits d’incendies des deux établissements scolaires et d’un véhicule stationné à proximité », a indiqué ce dimanche après-midi le procureur de Béziers, interrogé par 20 Minutes. « En effet, poursuit le magistrat, plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs du SRPJ de Montpellier et du commissariat de Béziers permettaient de soupçonner l’implication de ce mineur dans ces faits. » Le mineur a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet et à la demande du juge d’instruction. En attendant : Déjà connu de la justice Le mineur « a seulement reconnu avoir été présent sur les lieux de ces incendies, mais il a affirmé ne pas y avoir directement participé », a indiqué le procureur. Cet adolescent est déjà connu de la justice, pour « son implication dans des faits de dégradations par incendie commis en 2017 à l’occasion déjà de la soirée d’Halloween alors qu’il avait 13 ans. Il était mis en examen par un juge des enfants et suivi dans ce cadre par la protection judiciaire de la jeunesse », a indiqué Raphaël Balland. Les investigations se poursuivent à Béziers, pour tenter d’identifier d’autres suspects.
Bouar (République centrafricaine)| CNC – L’opération du désarmement ayant débutée il y’a plusieurs mois dans la préfecture de la Nana-Mambéré est de plus en plus décriée par les candidats volontaires au désarmement.
À l’origine, selon plusieurs sources, ce sont les nouvelles mesures imposées par le service du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). Qui aurait soulevé la colère de certains candidats volontaires dans la Nana-Mambéré. Selon la même source, ce service aurait exigé à tous les candidats volontaires au désarmement une certaine quantité des munitions de guerre (au moins 200 par candidat) et grenades (au moins 5 par candidats) pour être acceptables.
Par ailleurs, les armes automatiques de guerre quant à elles n’ont pas de quotas exigé pour le désarmement. Tout candidat ayant en sa possession une arme de guerre est automatiquement admissible au programme.
Cette nouvelle mesure, imposée par le service du désarmement, bien que compréhensible, fait couler beaucoup d’encre parmi les candidats qui dénoncent un jeu dangereux de la mafia orchestré par ce fameux service du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) :
« chaque soir, on voit des gens qui arrivent, parfois sur des motos, en provenance de Bangui ou d’autres villes du pays pour se faire inscrire sur la liste du désarmement, avec le concours de leurs parents qui sont haut placés, alors qu’ici, à Bouar, on nous impose des choses qu’on n’arrive pas à comprendre », s’alarme Rodrigue, un résident de Bouar, candidat volontaire au désarmement, qui conclut au passage que : « certaines armes qui sont déjà récupérées par le service du désarmement se retrouvent bizarrement le lendemain entre les mains d’autres candidats qui ramènent pour un deuxième désarmement. À quoi joue ce service qui privilégie des amis, parents et connaissances au détriment des vrais candidats ? ».
Contacté par CNC, le service du désarmement n’a pas voulu répondre à nos questions sur l’affaire.
Rappelons qu’en juillet dernier, les ex-Anti-Balaka avaient dénoncé la nouvelle mesure imposée par le service de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) qui aurait imposé aux ex-combattants la présentation d’une carte d’identité nationale avant le dépôt des armes.
L’attaque “terroriste” contre un camp militaire vendredi dans la localité malienne d’Indelimane, près de la frontière avec le Niger, a fait 49 morts et une vingtaine de rescapés ont été retrouvés, a annoncé samedi l’armée malienne dans un nouveau bilan. Un précédent bilan donné vendredi soir par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangara, sur Twitter, faisait état de 53 soldats et d’un civil tués. L’attaque a visé un camp militaire à Indelimane, dans la localité d’Ansongo, dans le secteur de Ménaka (nord-est). “Les FAMa (les Forces armées maliennes) enregistrent 49 morts, trois blessés et des dégâts matériels. Une vingtaine de rescapés ont été récupérés”, affirme samedi, sur sa page Facebook, l’armée malienne. L’attaque de Boulkessy a fait 40 morts, la plus meurtrière depuis 5 ans “La situation est sous contrôle des FAMa à Indelimane. Le ratissage est toujours en cours en vue des évaluations”, ajoute l’armée. L’attaque, qualifiée vendredi de “terroriste” par l’armée, n’a pas été revendiquée. Les circonstances n’ont également pas été précisées. “Nous sommes arrivés ici depuis hier (vendredi) 17H00 GMT (et locales). Nous avons repris nos positions. Les terroristes ont mené une attaque surprise à l’heure du déjeuner. Des véhicules de l’armée ont été détruits, d’autres emportés”, a affirmé samedi à l’AFP un officier de l’armée malienne. L’armée et le gouvernement malien ont annoncé vendredi que des renforts étaient arrivés dans la zone de l’attaque, une des plus meurtrières ayant visé des soldats depuis plusieurs années au Mali. Quarante soldats avaient été tués dans deux assauts jihadistes le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, des localités situées dans le sud du pays, près du Burkina Faso, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué. L’armée malienne engage de “gros moyens” pour reprendre des positions aux jihadistes Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours. Cependant les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.
L’épouse du défunt président français s’est exprimée ce 1er novembre dans un courrier rendu public. Après le décès de son mari, le 26 septembre, Bernadette Chirac s’était montrée très affaiblie. Son état de santé avait inquiété nos voisins français. Si elle n’avait pas pris la parole après la mort de Jacques Chirac, elle a aujourd’hui décidé de sortir de son silence pour adresser ses remerciements. La lettre envoyée au maire de Cannes et relayée par Nice Matin salue le registre de condoléances que ce dernier avait mis à la disposition de ses concitoyens après le décès de l’ancien président. “C’est avec une très vive émotion que j’ai reçu le registre de condoléances mis, grâce à vous, à a disposition des habitants de Cannes”, écrit Bernadette Chirac. Cette dernière reconnait que le mois qui s’est écoulé a été très compliqué, mais que le soutien qu’elle a reçu l’a beaucoup aidée. “Au moment où ma famille et moi-même sommes si douloureusement éprouvés par le décès de Jacques, ces marques d’affection, d’amitié et de fidélité nous vont droit au cœur”, ajoute-t-elle.
Centrafrique.com/centrafrique-les-demandeurs-demploi-et-stagiaires-entrent-en-greve-pour-exiger-le-respect-du-principe-dintegration-a-la-fonction-publique/manifestation-des-sans-emploi-devant-lassemblee-nationale-en-octobre-2019-par-cyrille-yapende/” rel=”attachment wp-att-33440 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les demandeurs d’emploi en grève devant l’assemblée nationale 30 octobre 2019. Crédit photo : Jefferson Curille Yapendé. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – « Non au comité d’intégration tribaliste ! Non au népotisme! Non au partisan du hors-la-loi NGRÉBADA ! Oui au respect de la loi et des textes en matière d’intégration !», tels sont les slogans inscrits sur les banderoles tenues par les demandeurs d’emploi et stagiaires qui ont pris d’assaut ce mercredi 30 octobre la devanture de l’Assemblée nationale pour réclamer le respect de la loi numéro 99016 du 16 juillet 1996 relative au processus d’intégration à la fonction publique.
Plus d’une trentaine des demandeurs d’emploi et stagiaires ont répondu présents à l’appel des leaders de l’ODESCA, une organisation des demandeurs d’emploi pour exprimer le ras-le-bol vis-à-vis du Premier ministre, Firmin NGRÉBADA, qui a mis en place par un arrêté un comité d’organisation d’intégration à la primature. En dépit de l’instruction du Premier ministre qui demande expressément à ce comité de privilégier les dossiers des demandeurs d’emploi et des stagiaires, ces derniers se disent inquiets du non-respect du statut de la fonction publique par le Premier ministre.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le lancement au début de la semaine dernière des travaux du comité d’organisation d’intégration par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Ce comité est composé entre autres des représentants de la primature, du ministère de la Fonction publique ainsi que ceux des organes chargés de vérification de l’authenticité des diplômes.
Les demandeurs d’emploi et stagiaires ne voient pas d’un bon œil ce comité d’organisation d’intégration qu’ils trouvent hors la loi. Et pour prouver leur colère, ces derniers, pieds nus, avec la bible, le coran et les feuilles de palmier en main ont appelé les députés de la nation à voler à leur rescousse.
« Honorables députés ne soyez pas complices de la politique de l’exclusion et oppression du gouvernement du régime Touadera à l’égard de vos électeurs enfants des pauvres, prenez votre responsabilité s’il vous plaît et la jeunesse vous serrez reconnaissante », a lamenté Dieudonné Kouang, président de l’ODESCA, qui est bloqué avec ses camarades devant l’Assemblée nationale par les forces de la sécurité intérieure.
Une plainte qui a touché le député, Bangui betangai Rolland Achille lors de l’interpellation du gouvernement par les élus de la nation au même jour de la grève des demandeurs d’emploi et stagiaires, au moment de sa prise de parole, le député de Nana Bakassa1 a clairement dit au chef du gouvernement de tenir compte des revendications de ces demandeurs d’emploi et stagiaires en respectant le principe d’égalité de chance devant d’emploi.
Pour un gréviste et stagiaire au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme quant à lui, il s’est énervé par rapport au quota réservé aux stagiaires de leur département ministériel, « nous sommes plus d’une cinquantaine stagiaire dans notre ministère et avec tout cela, le gouvernement veut absolument nous donner rien que dix places. À l’allure où vont les choses, ils vont seulement intégrer leurs parents et nous les enfants des pauvres qu’allant nous devenir», a déploré cette manifestante sous-couvert de l’anonymat.
Il est à noter que pour cette année, l’intégration dans la fonction publique est prévue pour le mois de décembre prochain et les quotas en titre de cette intégration ont été déjà répartis entre les départements ministériels dont la priorité est accordée au secteur de l’éducation, de la santé, l’agriculture, l’élevage et Eau et forêt.
Centrafrique.com/decryptage-analytique-et-politique-de-linterpellation-du-premier-ministre-a-lassemblee-nationale/doud-bernard-selembi-journaliste-26/” rel=”attachment wp-att-33435 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo d’archive.
Dans le cadre des rapports démocratiques entre le législatif et l’exécutif, l’assemblée nationale a interpellé le premier ministre chef du gouvernement de s’expliquer sur l’actualité politique centrafricaine.
Selon les dispositions de l’article 89 de la constitution confirmées par l’article 94 des règlements intérieurs de l’assemblée nationale, l’interpellation du gouvernement devant les parlementaires est l’un des moyens d’information, de contrôle et d’actions du parlement sur le gouvernement. Ce périlleux exercice démocratique qui, sous d’autres cieux emporte les gouvernements par voie de motion de censure ou de démission était principalement axé sur le processus de pacification du pays, les inondations corollaire de la problématique de gestion des sinistrés et le limogeage par le chef de l’état du directeur de cabinet du premier ministre.
En réponse aux innombrables questions accablantes des parlementaires, le chef du gouvernement a présenté au nom de la notion ambiguë et non circonscrite de « secret d’état » des explications approximatives, évasives, laconiques et surtout avec un ton teinté d’une coloration colérique.
Cette énième rétention d’information sous couvert du « secret d’état » ne facilite pas la compréhension des parlementaires qui ne se contentent que du slogan du pouvoir « nous y travaillons ». Son discours liminaire s’assimile à un règlement de compte par voie de message qui semble s’adresser à de personnalités désignées sans être doigtées dans l’hémicycle. Le chef du gouvernement a officiellement confirmé les multiples violations des accords de Khartoum restées impunies nonobstant la campagne intransigeante des garants de la plateforme tripartite de l’ONU, l’Union Africaine (UA) et l’Union Européenne (UE).
S’agissant de l’inondation de la capitale et de certaines villes de province, nous faisons l’économie des manquements enregistrés et encourageons le pouvoir et les partenaires au développement de se mobiliser d’avantage en faveur des sinistrés.
Enfin, au lieu d’exposer les tenants et les aboutissants de la mission secrète de ses proches collaborateurs en Europe de l’Est, le chef du gouvernement s’est arrogé arbitrairement et maladroitement les pouvoirs du procureur de la république pour déclarer un « non lieu » synonyme d’un « classement sans suite » en affirmant en ces termes « il n’y a pas d’affaire ». Resté sur sa faim d’être éclairé par les explications du premier ministre, le citoyen lambda s’interroge :
Quelles sont les leçons ou morales tirées de l’interpellation du chef du gouvernement à l’assemblée nationale ? Lors de cette interpellation, le premier ministre a t-il convaincu les élus du peuple ? En citant à maintes reprises le président du MLPC parti allié de la majorité présidentielle dans ses propos, le chef du gouvernement rend t-il ce dernier comptable et co-responsable de leur bilan calamiteux ? Quand le premier ministre se dit « gêné et choqué » du limogeage de ses collaborateurs, quel est le message qu’il renvoie en filigrane au président de la république ? S’agit-il d’un désaveu ou d’une désapprobation du décret limogeant ses proches collaborateurs ? Quelle sera l’ambiance ou le climat qui règnera désormais entre les deux têtes de l’exécutif centrafricain ? Pourquoi la lanterne des députés n’a pas été éclairée sur les réalités de cette mission nocturne effectuée par les têtes pensantes du cabinet du premier ministre ?
A défaut de clairvoyance dans le dossier de la mission secrète des collaborateurs du premier ministre, n’est t-il pas opportun de mettre en place une commission d’enquête parlementaire conformément aux dispositions de l’article 89 de la constitution ? Fort de ce qui précède et en dehors de toutes considérations politiciennes, l’assemblée nationale se retrouve d’avantage fragiliser et impuissante car de cette interpellation, les élus de la nation ont seulement pris « acte » alors que les dispositions de l’article 94 du règlement intérieur de l’assemblée nationale impose une prise de position après l’interpellation.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/un-soldat-francais-tue-au-mali/blinde-francais-5/” rel=”attachment wp-att-33444 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un blindé français pour illustration
Bangui (République centrafricaine)
Le brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, est mort après le déclenchement d’un engin explosif au passage de son véhicule blindé.
Un soldat français est mort, ce samedi 2 novembre, au Mali, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué. Le brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, est décédé dans la matinée après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé.
Emmanuel Macron, qui a adressé ses «condoléances attristées» à sa famille et à ses proches, les assurant de «la pleine solidarité de la Nation», «salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission» et «réaffirme que sa détermination reste intacte dans le combat pour ramener la paix au Sahel».
La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé pour sa part qu’elle se rendrait «très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes». La ministre a précisé que le sous-officier avait succombé à ses blessures «après l’explosion d’un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali», près de la frontière avec le Niger.
Né le 1er octobre 1995, Ronan Pointeau avait 24 ans. Il était originaire de Castres dans le Tarn. Il était célibataire et n’avait pas d’enfant. Il s’était engagé comme volontaire dès 2016 dans l’Armée de Terre, où il a fait toute sa carrière au 1er régiment de spahis de Valence, qui appartient à la cavalerie (blindés, ndlr) légère. Dans un communiqué, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre décrit Ronan Pointeau comme un «sportif aguerri et endurant […] ayant le goût de l’effort […] et témoignant de nombreux domaines d’excellence».
Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d’une «attaque terroriste» attribuée aux djihadistes. Cette attaque est l’une des plus grave subies par l’armée malienne. «Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière», a déclaré la ministre de la Défense.
La France est engagée depuis 2014 dans l’opération Barkhane, qui vise à combattre les groupes djihadistes de cette région désertique qui s’étend au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad et en Mauritanie. Cette opération qui dure depuis plusieurs années a fait suite à l’intervention française au Mali (opération Serval) lancée en janvier 2013 pour soutenir les troupes maliennes qui faisaient face à une rébellion islamiste.
Facebook affirme avoir démantelé trois campagnes de manipulation de l’opinion publique menées à partir de 2015 sur les réseaux Facebook et Instagram, depuis la Russie. Les opérations ciblaient les utilisateurs de huit pays africains, dont la Côte d’Ivoire, la RDC, le Cameroun, la Centrafrique et Madagascar. C’est ce qu’indique l’unité dédiée à la cybersécurité dirigée par Nathaniel Gleicher, associée à un groupe de chercheurs de l’Université américaine de Stanford dans une note parue ce mercredi 30 octobre 2019. C’est en mars, septembre, puis en octobre 2019 que Facebook a découvert et désactivé trois grands réseaux présumés de manipulation de l’opinion publique depuis la Russie. “Aujourd’hui, nous avons supprimé trois réseaux de comptes, des pages et des groupes pour se livrer à l’ingérence étrangère – qui est coordonné le comportement inauthentique au nom d’un acteur étranger – sur Facebook et Instagram. Originaires de Russie, ils visaient Madagascar, la République centrafricaine, le Mozambique, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Soudan et la Libye”, souligne une note. Aux dires des responsables de Facebook, les enquêtes ont établi un lien entre des campagnes et des entités associées au financier russe Evgueni Prigozhin, qui avait déjà été épinglé par la Justice américaine. Le géant de la Silicon Valley se dit toujours déterminé à assurer un cyberespace plus sûr. “Nous nous sommes engagés à nous améliorer continuellement pour rester en tête. Cela implique de construire une meilleure technologie, d’embaucher plus de personnel et de collaborer plus étroitement avec les forces de l’ordre, les experts en sécurité et d’autres sociétés”, assure-t-il. Facebook a ainsi supprimé 35 comptes sur son réseau, 53 pages, sept groupes et cinq comptes Instagram. Quelque 475.000 comptes suivaient un ou plusieurs des comptes ou pages supprimés. Environ 450 personnes étaient membres d’un ou de plusieurs des groupes et environ 650 suivaient un ou plusieurs des comptes Instagram incriminés. Les opérateurs ont dépensé 77.000 dollars en publicité sur Facebook. A chaque fois, le même mode opératoire avec une ingérence gouvernementale dans les affaires des pays visés. Les individus ont utilisé une combinaison de faux comptes et de comptes authentiques appartenant à des utilisateurs locaux pour partager et diffuser des informations internationales et locales sur les thèmes comme la politique de Moscou sur le continent africain, mais aussi les élections à Madagascar et au Mozambique ou encore des critiques de la politique des Etats-Unis et de la France dans la région.
Le coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine (RCA), Buti Kale, a déploré jeudi l’impact des récentes pluies diluviennes dans la capitale Bangui et dans les régions, et a appelé à la mobilisation des acteurs humanitaires aux côtés du gouvernement. “Je déplore les dégâts résultant des pluies diluviennes du 21 octobre dernier et les jours qui ont suivi, affectant au moins 25.000 personnes à Bangui et ses environs, ainsi que dans les préfectures de la Ouaka, Basse Kotto, Mbomou et Ouham. Sur l’ensemble des zones affectées, plus de 10.000 maisons seraient détruites, plus de 1.000 puits inondés et autant de latrines détruites”, a dit M. Kale dans un communiqué. Cette situation intervient dans un pays où 2,6 millions de personnes, soit plus de la moitié des habitants ont besoin d’une aide humanitaire, amplifiant ainsi les vulnérabilités existantes. Au 30 octobre, seulement 64,8% des 430 millions de dollars requis pour la réponse humanitaire en 2019 étaient mobilisés, alors que la communauté humanitaire doit faire face à des nouvelles situations. En collaboration avec le gouvernement centrafricain, les acteurs humanitaires ont effectué dès le 25 octobre des évaluations préliminaires pour évaluer l’ampleur des dégâts. Les résultats de ces évaluations ont permis d’établir un plan de réponse aux besoins les plus urgents à Bangui et ses environs. Dans ce cadre, la réponse a commencé notamment en abris, vivres et santé ; eau, hygiène et assainissement, en fonction de ressources disponibles.
La levée des taxes douanières et des taxes de manière générale en Centrafrique est stratégique. Notamment sur l’axe Beloko/Bangui, voie de ravitaillement de la capitale par le Cameroun. Plus de 300 camions de marchandises circulent chaque semaine sur cet axe. Une manne financière pour l’État mais aussi pour le racket. On estime à une trentaine les barrières non officielles sur la route. Pour lutter contre cela, l’Union européenne à travers CIVIPOL, société de formation du ministère français de l’Intérieur, organise la formation des personnels et la réorganisation des barrières.
Le département américain de la Défense a publié mercredi les premières images du raid militaire mené le week-end dernier en Syrie qui a abouti à la mort du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, prévenant que le groupe djihadiste pourrait tenter de mener une attaque en représailles. /Image diffusée le 26 octobre 2019/REUTERS/Département américain de la Défense WASHINGTON (Reuters) – Le département américain de la Défense a publié mercredi les premières images du raid militaire mené le week-end dernier en Syrie qui a abouti à la mort du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, prévenant que le groupe djihadiste pourrait tenter de mener une attaque en représailles. Les images aériennes, en noir et blanc et granuleuses, montrent les forces spéciales américaines se rapprocher du complexe dans lequel Baghdadi se trouvait, pendant qu’un avion américain faisait feu sur des combattants situés à proximité du bâtiment. Une autre vidéo, la plus spectaculaire, montre un épais nuage de fumée noire s’élever du sol après que les bombes américaines ont rasé le complexe. Le général Kenneth McKenzie, à la tête du commandement central américain qui supervise les troupes déployées au Moyen-Orient, a déclaré que la destruction du bâtiment avait en partie pour but “de s’assurer que celui-ci ne serait pas un sanctuaire ni mémorable sous aucune forme”. S’exprimant lors d’un point de presse au Pentagone, il a indiqué que Baghdadi avait entraîné avec lui deux enfants dans une zone souterraine du complexe et le tunnel qu’il avait emprunté pour prendre la fuite – et non pas trois enfants, comme l’avait préalablement estimé l’administration américaine. Baghdadi était isolé, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque, et les combattants d’autres groupes dans la zone ne savaient probablement même pas que le chef de l’EI était là, a déclaré McKenzie. Le général a prévenu que l’EI allait probablement tenter d’organiser une attaque en représailles. “Nous sommes postés et nous sommes préparés à cela”, a-t-il assuré. Interrogé sur les derniers instants de vie de Baghdadi, McKenzie n’a ni confirmé ni infirmé le récit fait par le président Donald Trump, qui a déclaré dimanche lors d’une allocution télévisée que Baghdadi était mort “comme un lâche – en pleurant, gémissant et criant”. “Je peux vous dire ceci: il a rampé dans un tunnel avec deux enfants et s’est fait exploser alors que ses hommes sont restés sur le terrain”, a répondu McKenzie. Phil Stewart; Jean Terzian pour le service français
Abu Bakr al-Baghdadi s’est suicidé après que les forces spéciales américaines l’ont trouvé dans le nord-ouest de la Syrie. Le groupe ‘Etat islamique’ (EI) a confirmé la mort de son dirigeant, Abu Bakr al-Baghdadi, et a nommé son successeur. Une note de l’EI sur le service de messagerie Telegram a annoncé qu’Abu Ibrahim al-Hashemi al-Qurashi est le nouveau leader et “calife” du groupe. Les forces spéciales américaines ont traqué Al-Bagdadi dans le nord-ouest de la Syrie ce week-end et ont attaqué sa résidence. Le chef de l’EI s’est enfui dans un tunnel et s’est suicidé avec une ceinture explosive. Al-Bagdadi a été déclaré chef du groupe extrémiste en 2014 lorsque l’EI a pris le contrôle d’une grande partie de l’Irak et de la Syrie et a imposé son autorité sur la population civile. • Qui était Abou Bakr al-Baghdadi ? • Le dirigeant de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, tué en Syrie Dans un message audio, EI a également confirmé la mort du porte-parole Abu al-Hasan al-Muhajir – qui a été tué lors d’une autre opération conjointe américano-kurde le 27 octobre. Le ressortissant saoudien avait été considéré comme un successeur potentiel de Bagdadi. Le nouveau porte-parole de l’EI, Abu Hamza al-Qurashi, a également appelé les musulmans à prêter allégeance à Abu Ibrahim al-Hashemi. Qui est Abu Ibrahim al-Hashemi al-Quraishi ? Le nom de Hashemi n’est pas connu des forces de sécurité mondiales et est considéré comme un nom de guerre. L’EI n’a pas donné beaucoup de détails sur le nouveau chef ou publié une photo, mais il a affirmé qu’il était un ancien combattant djihadiste qui s’était engagé contre l’Occident. Le groupe a également indiqué clairement qu’il prétend descendre de la tribu Quraych du prophète Mahomet – ce que les érudits sunnites pré-modernes considèrent généralement comme une qualification clé pour devenir un calife, le chef politico-religieux d’un califat. Quel est le contexte ? L’EI a déclaré la création d’un “califat” – un État régi par la charia – après avoir pris le contrôle de vastes pans de l’Irak en 2014. Elle a proclamé Baghdadi “calife Ibrahim” et exigé l’allégeance des musulmans du monde entier. Malgré la disparition de son califat physique en mars, l’EI demeure une force aguerrie et bien disciplinée. Le groupe compte encore entre 14 000 et 18 000 “membres” en Irak et en Syrie, dont jusqu’à 3 000 étrangers, selon un récent rapport américain. Avant l’annonce, Mina al-Lami de la BBC a déclaré que “si l’EI choisit de nommer quelqu’un qui n’est pas un Qurashi, c’est peut-être une reconnaissance implicite que le ‘califat’ n’est plus.” Avec sa déclaration, le groupe tente de montrer que ce n’est pas le cas. Les images granuleuses montrent des troupes se rapprochant du complexe – et plus tard une explosion le détruisant. Entre-temps, les États-Unis ont publié leurs premières images du raid qui visait Al-Baghdadi. Le chef du US Central Command, le général Kenneth McKenzie, a déclaré que les bâtiments détruits ressemblaient à “un parking avec de grands nids-de-poule”.
Trois Tchadiens, le médecin-chef d’un d’hôpital, un infirmier et leur chauffeur, ont été kidnappés dans l’ouest du Tchad par des éléments du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, ont indiqué jeudi plusieurs autorités civiles et militaires. Ce rapt s’est produit mercredi et il s’agit, selon ces sources, du premier visant du personnel médical dans cette région du Lac Tchad où Boko Haram multiplie les raids contre des villages, kidnappant généralement des femmes. Le groupe entretient des camps d’entraînement sur plusieurs des innombrables îles truffant cette vaste étendue d’eau bordée également par le Niger, le Nigeria et le Cameroun. “Le médecin-chef (de l’hôpital de Bagassoula), son assistant et le chauffeur, tous tchadiens, ont été enlevés à bord de leur voiture alors qu’ils se rendaient à Tchoukouliya”, une localité au bord des rives nord du lac, a déclaré à l’AFP le gouverneur de la province du Lac, Nouki Charfadine. “Ils auraient quitté mardi Bagassoula sans nous en informer, puis la localité de Ngouboua sans en informer les autorités locales”, a détaillé pour l’AFP un haut responsable de l’Etat dans la province sous couvert de l’anonymat. “Ils ont été interceptés par des éléments de Boko Haram et nous avons été alertés par la population qui a repéré la présence de leur véhicule abandonné avec les quatre portières ouvertes”, a poursuivi cette source, ajoutant que l’armée s’est déployée, à leur recherche. Un haut responsable militaire et un de l’administration ont aussi attribué le rapt à Boko Haram. “Les ravisseurs sont partis avec eux sur le lac à bord d’une pirogue motorisée”, a précisé le gouverneur Charfadine. “Cet enlèvement s’est produit entre deux garnisons militaires, c’est cela qui est extraordinaire”, a jugé, dans un entretien avec l’AFP, un député local qui a requis l’anonymat, assurant: “les éléments de Boko Haram se sont réellement infiltrés dans notre région”. Début septembre, Boko Haram avait tué sept personnes en une semaine, quatre civils et trois militaires, dans cette région. Le 14 août, une kamikaze, de Boko Haram selon l’armée, avait tué six personnes en faisant exploser sa veste piégée dans la cour d’un chef traditionnel de la province. L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, et sa répression par l’armée, ont fait quelque 35.000 morts et près de 2 millions de déplacés en dix ans dans ce pays, selon l’ONU. Le groupe jihadiste a étendu son action au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Depuis 2015, les pays de la région luttent contre ces jihadistes au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants.
Dans une lettre adressée au Congrès, le président Donald Trump a décidé de mettre fin à l’accord entre les Etats-Unis et le Cameroun. ” En dépit d’un engagement intense entre les États-Unis et le gouvernement du Cameroun, le Cameroun n’a pas répondu aux préoccupations concernant les violations persistantes des droits de l’homme commises par les forces de sécurité camerounaises. Ces violations comprennent des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et illégales et des actes de torture”, a-t-il souligné. Selon les Etats-Unis, le Cameroun a enfreint les conditions de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) et ne sera donc plus bénéficiaire de l’aide américaine.
Centrafrique.com/une-operation-de-locrb-tourne-au-fiasco-au-marche-abattoir-une-personne-tuee/brigade-de-locrb-de-damala-a-bangui-4/” rel=”attachment wp-att-33409 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Antenne de l’OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – une opération de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) contre les consommateurs et vendeurs des chanvres indiens tourne à l’incident faisant 1chanvreur tué et 2policiers gravement blessé, a-t-on appris de source sécuritaire.
En effet, dans la matinée du mercredi 30 octobre, trois policiers de l’antenne de l’OCRB de Damala, sur l’ordre de leur commandement, se sont rendus à ngola, plus précisement au marché abattoir dans le Bégoua, à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine afin d’interpeller les vendeurs du chanvre qui multiplient ce commerce publiquement.
Malheureusement à leur arrivée sur place, leur opération tourne au fiasco. Le principal suspect, interpellé avec une importante quantité de drogue par les policiers, a été libéré de force par ses clients consommateurs qui refusent en bloc que celui-ci soit arrêté.
Cependant, les trois policiers, qui sont arrivés au marché abattoir sur un taxi-moto, n’ont aucun moyen de communication radio à leur disposition, encore moins informé au préalable le Centre Opérationnel commun (CCOP)afin d’orienter leur vigilance sur cette opération pour des éventualités.
Bousculés par les suspects, les policiers ont dû se battre en retraite pour sauver leur peau.
Finalement, lors de l’échange avec les suspects, un policier aurait tiré à bout portant sur un suspect qui aurait tenté d’arracher son arme. Malgré tout, les assaillants ont réussi à récupérer deux armes appartenant aux forces de l’ordre.
Informé de la situation, le directeur de la police active la direction de l’OCRB qui a dépêché une équipe des commandos sur le lieu de l’incident afin de sauver la situation. Sur place, l’équipe d’intervention a mis la main sur 12 suspects et l’une de deux armes des policiers volées par les suspects a également été retrouvée.
Pour l’heure, les forces de l’ordre renforcent des patrouilles dans le secteur afin de rassurer les populations environnantes.
Aux dernières nouvelles, le haut commandement de l’antenne de l’OCRB Damala, auteur de cette mystérieuse opération, va devoir s’expliquer dans les jours à venir sur cette affaire.
Minusca-et-le-prefet-de-bamingui-bangoran-appelent-au-deploiement-des-forces-de-defense-et-de-securite-a-ndele/patrouille-mixte-faca-minusca-a-bangassou-bon-bon-3/” rel=”attachment wp-att-33405 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/patrouille-mixte-faca-minusca-à-bangassou-bon-bon-450×253.jpg” alt=”Patrouille Minusca-FACA à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />Patrouille Minusca-FACA à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le chef du bureau de la MINUSCA à Ndélé, Thomas Vaah, et le Préfet de Bamingui-Bangoran (nord-est de la République centrafricaine), Commandant Amine Al-Mahad, ont défendu mercredi le déploiement des forces de défense et de sécurité centrafricaines (FDS) dans la ville de Ndélé, dans le cadre de la mise en œuvre du mandat de la Mission et de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA).
« Nous attendons toujours le déploiement des FSI à Ndélé ainsi que des FACA pour compléter et renforcer la mise en œuvre du APPR et ses mécanismes de suivi », a indiqué le chef du bureau. Pour sa part, le Préfet a indiqué que « les difficultés rencontrées sont liées à l’absence des FDS qui devraient être aux côtés de la MINUSCA pour l’aider à exécuter son mandat. C’est une réclamation de toute la population ».
Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, les deux responsables sont intervenus par video conférence et ont évoqué les défis actuels dans la ville. Pour le Préfet, le calme qui s’était consolidé avec la signature de l’APPR-RCA connaît une détérioration suite aux combats à Birao, ville située à l’extrême nord-est. « Les répercussions des combats qui ont opposé à Birao le FPRC et le MLCJ font partie des défis auxquels nous faisons face car cette crise a pris une connotation éthnique. A cela s’ajoutent les rumeurs », a-t-il dit. Le chef du bureau de la MINUSCA a, de son côté, noté « une atmosphère de tension ayant prévalu à Ndele à la suite de la dissémination de rumeurs d’attaques contre les bases du FPRC dans la ville », malgré l’absence d’incidents sécuritaires graves. Cependant, les deux responsables ont estimé « la situation sécuritaire en général et dans la commune de Dar-el-Kouti en particulier relativement calme ». Dans cette optique, souligne le Préfet, « tout le monde s’est mobilisé; la MINUSCA, les notables, la communauté islamique pour combattre ces fausses rumeurs, des messages de paix ont été délivrés pour apaiser les esprits ».
Le chef de bureau de la MINUSCA est notamment revenu sur l’action de la Mission dans la region notamment la protection des civils, avec l’augmentation des patrouilles et une posture plus des casques bleus, des patrouilles d’UNPOL et le déploiement de missions d’enquête et établissement des faits de violations. « Nous poursuivrons également nos communications stratégiques avec les dirigeants du FPRC, effectivement le seul groupe armé effectivement présent dans le Bamingui-Bangoran, afin d’assurer le respect pour l’accord de paix et la protection des civiles », a-t-il précisé.
Dans le cadre de son assistance aux autorités locales, le bureau de la MINUSCA à Ndélé intervient notamment dans la réparation des principales routes dans la ville et ses environs et dont l’état peut avoir des répercussions dans les interventions de la Force. « Par exemple, une demande a été faite pour réparer une partie de la route entre Ndélé et Bamingui qui était si endommagée que les camions et les véhicules venant de Bangui et de Kaga-Bandoro ne pouvaient circuler ni atteindre leurs destinations finales. Ceci a un impact très négatif sur la vie de la population et affecte aussi les activités des organisations humanitaires », a déclaré ce responsable.
De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a exprimé la solidarité de la MINUSCA envers les milliers de victimes des récentes inondations à Bangui et d’autres villes du pays. En outre, il a salué la participation de près de 80 jeunes de Birao à un forum intercommunautaire et inclusif sur la paix et la réconciliation, qualifé de « pas important dans le cadre des efforts pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble » en même temps qu’il a dénoncé le déni de l’aide humanitaire et une attaque contre le personnel humanitaire parmi les 20 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, documentés entre le 23 et le 29 octobre, et qui ont fait au moins 32 victimes.
Strategic Communication & Public Information Division
Les comptes, pages et groupes concernés, présents sur Facebook mais aussi sur Instagram, étaient liés « à des entités associées » à un proche de Vladimir Poutine, Evgueni Prighozine, déjà accusé d’avoir animé la campagne anti-Clinton et pro-Trump aux Etats-Unis en 2016 depuis l’Agence de recherche sur l’internet (Internet Research Agency) basée à Saint-Pétersbourg. M. Prigojine finance aussi le groupe Wagner, une entreprise de sécurité qui déploie des mercenaires en Afrique et dont le nom a été évoqué notamment dans le meurtre de trois journalistes russes en Centrafrique. L’annonce de la suppression de ces comptes liés au pouvoir à Moscou vient quelques jours seulement après un sommet Russie-Afrique organisé à Sotchi, qui a confirmé les ambitions grandissantes de Vladimir Poutine dans un continent où Chinois et Occidentaux courtisent les dirigeants de longue date. Outre la Côte d’Ivoire et la RDC, Madagascar, le Mozambique, la Centrafrique, le Cameroun, le Soudan et la Libye étaient également visés. Au total, Facebook a éliminé 35 comptes sur son réseau, 53 pages, sept groupes et cinq comptes Instagram. Les gens responsables de la manipulation ont utilisé une combinaison de faux comptes et de comptes authentiques appartenant à habitants de Madagascar et du Mozambique. Les contenus se concentraient sur des informations internationales et locales, y compris des thèmes comme la politique de Moscou sur le continent africain, mais aussi les élections à Madagascar et au Mozambique ou encore des critiques de la politique des Etats-Unis et de la France dans la région. Quelque 475.000 comptes suivaient un ou plusieurs des comptes ou pages supprimés. Environ 450 personnes étaient membres d’un ou de plusieurs des groupes et environ 650 suivaient un ou plusieurs des comptes Instagram incriminés. Les opérateurs ont dépensé 77.000 dollars en publicité sur Facebook et payé en dollar. La première publicité est apparue en avril 2018 et la plus récente date d’octobre 2019. « Nous avons découvert ces activités dans le cadre de nos enquêtes internes sur des opérations liées à la Russie envers l’Afrique », a indiqué Facebook.
Centrafrique.com/centrafrique-lautorite-nationale-des-elections-sa-composition-et-les-perspectives-electorales/vote-mars-2016-par-ane/” rel=”attachment wp-att-33389 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Élections de mars 2016.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – Alors qu’on s’interroge encore sur la réelle motivation du retrait par le gouvernement du projet de loi organique de l’Autorité Nationale des Elections qui traînait depuis des mois sur le bureau de l’assemblée nationale, on note une certaine agitation insolite des dirigeants de cet organe en charge de l’organisation des élections en RCA, sous le prétexte que celles-ci profitent de l’horizon.
Cette excitation des responsables de l’ANE vise à alarmer et harceler les partenaires/bailleurs et l’état centrafricain pour rendre disponibles les financements nécessaires à l’organisation des dites élections afin qu’ils en jouissent. Nonobstant les graves problèmes restés latents, parce que non résolus et portant sur la moralité de certains responsables de l’ANE et non des moindres, ses dirigeants tentent maladroitement de pousser à la roue une machine complètement grillée.
Qu’on en juge plutôt :
Son rapporteur général, Julius NGOUADE BABA. Tout magistrat qu’il est, il est le principal acteur de la violation du code électoral. Il a été surpris nuitamment chez un des candidats admis au 2ndtour de l’élection présidentielle de 2015/16. Il abandonnera précipitamment ses charges et quittera le pays en catastrophe pour se réfugier au Cameroun. Une enquête avait été ouverte et sans que les conclusions soient rendues publiques ni une sanction prononcée contre lui, reviendra sur la pointe des pieds reprendre tranquillement son poste comme si de rien n’était. Cependant il ploie néanmoins dès lors sous le poids de la honte et de l’indignité pour la corruption présumée dont il s’est rendu coupable. Grâce aux fruits de la corruption, il a pu s’acheter une villa sise au quartier SICA 2, véritable bien mal acquis.
On notera au passage, son pompeux mariage avec une fille de Cyriaque SAMBA PANZA dont les photos dans le plus simple appareil après des ébats dans une chambre d’hôtel avec un partenaire, ont longtemps fait le tour des réseaux sociaux.
2.Sa présidenteMarie Madeleine NKOUET née Hoornaert Elle a hérité de la direction de l’ANE après la démission de son président Dieudonné Kombot-Yaya sans même que son profil ne la prédispose à assumer cette charge à l’évidence très technique et pointue. Elle trône là à la faveur de la disposition de la loi, organique et ne se gêne le moins du monde, à s’entourer de ripoux, rejetés par tous le système et toutes les administrations.
Son président de la commission matérielle et logistique,SAKANGA MOUROUBA
Ripoux, cadre moyen dans l’administration de la santé où il s’est illustré dans des scandales de faux écriture et d’usage de faux, rien ne le prédispose à exercer, ni une telle charge, ni dans une telle structure. Voilà pour le plus connu d’entre eux. Bien d’autres aux comportements tout aussi répréhensibles sont là-bas, tapis dans l’ombre comme des ripoux notaires pour poser des actes d’iniquité, en dehors de la légalité, de sabotage; de soustractions frauduleuses de pièces de dossiers des candidats ; de mélanges délibérés des dossiers ; de permutations des dossiers et résultats et autres erreurs volontaires, etc… Le Centre Traitement des Données, les démembrements de l’ANE, les mairies, les sous-préfectures, les préfectures sont logées à la même enseigne. Autant leur répéter avec force, comme dirait l’autre que « ce qui a été toléré en 2015/2016 ne le sera pas en 2020/2021 » Vous êtes avertis.
Or un fait majeur dans la mise en œuvre de la fausseté vient de se produire à l’ANE à l’indifférence générale. Il s’agit de la proclamation des « admis » au test des agents cartographes de l’ANE. Sur la fameuse liste, on ne retrouve que tous ceux qu’ont mis de l’argent en jeu pour être admis ainsi que les propres fils/filles ou, parents des responsables de l’ANE. On n’organise pas des élections pour permettre aux uns de doter leur femme et se marier ou à d’autres de se construire ou s’acheter des villas et des voitures. Si pour une simple cartographie, sans enjeu décisif, des pratiques de tricherie ont repris, qu’en sera-t-il s’agissant des dossiers de candidatures, de l’organisation des élections et surtout de leurs résultats ?
Est-il étonnant que l’ANE qui doit constituer le premier filtre de sélection des dossiers de candidatures aux élections avant leur validation par la Cour constitutionnelle, ne puisse pas jouer correctement et efficacement ce rôle. Les dossiers de candidatures de certains farfelus et autres truands de grands chemin auraient déjà pu être rejetés au niveau de l’ANE après un premier écrémage et ne pas tout déverser sur la Cour constitutionnelle.
Il est temps que les plus concernés par les élections c’est à dire les partis politiques se saisissent de la question dans toute sa gravité pour y apporter une solution appropriée avant qu’il ne soit tard. Voilà qu’est dit !
Centrafrique.com/ali-darassa-le-nouveau-emir-des-sultanats-de-haut-mbomou-erige-bambouti-en-prefecture/ali-darassa-vetu-en-blanc/” rel=”attachment wp-att-33380 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Ali Darassa
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Sous la barbe d’une certaine communauté internationale et d’un gouvernement dépassé par les évènements, le tout puissant seigneur de guerre, Ali Darassa, ministre de la République en charge de la défense du centre-est, a nommé un préfet, sous-préfet et maire ce mardi 29 octobre à Bambouti, en totale violation des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.
Ces nominations en lieu et place des autorités préfectorales ont été faites par le représentant du sulfureux chef de guerre, le nommé Ali Abakar. A l’issue d’une réunion de concertation tenue lundi 28 octobre 2019 à la mairie de Bambouti que les nouveaux maîtres des lieux ont jugé impérieux la mise en place d’une administration publique « made in UPC ». Le nouveau Préfet s’appelle Mahamat Ousmane Lepetit, Ali Abakar est sous-préfet et Ismail Gambolipa, le maire de la commune.
Aujourd’hui, à l’évidence, cette région semble avoir été cédée à d’autres personnes nomades, venues d’ailleurs, poussant les autochtones à quitter leurs terres pour d’autres contrées lointaines ou pays étranger(RDC).
Charles Armel Doubane qui s’était mu dans un silence depuis son limogeage du gouvernement, sort de ses gants, pour s’en prendre au Chef de l’Etat sous forme d’une mise en garde dans un post ce mercredi 30 octobre 2019 sur sa page Facebook.
« Je rappelle, si vous l’avez perdu de vue, que le peuple Zande habitant cette zone, ancien sultanat, fait partie d’un important groupe communautaire où la majeure partie se trouve en RDC et en République du Soudan du Sud. Ce peuple, en sa branche centrafricaine, qui a toujours cru en la République, malgré la réclusion et la manière dont il a été traité et considéré, désormais et plus que jamais conscient de cette situation, refuse une mort gratuite. Ces Centrafricain(e)s attaché(e)s à leur RCA natale vont s’organiser au mieux, en faisant appel s’il le faut, aux leurs pour se protéger et défendre la terre de leurs ancêtres. Votre attitude, Monsieur le Président et l’instinct de survie les y ont contraints. Enfin, que demain, personne, ni Vous-même, encore moins, la Communauté internationale -le contingent marocain de la Minusca s’y trouve et ne fait pas grand-chose pour protéger les autochtones- ne vienne dire qu’il ne savait pas. Trop c’est trop », dit-il outré.
Au regard de la situation, la ville de Bambouti est-elle encore en vie ? fait-elle encore partie de la Centrafrique ? Aujourd’hui cette ville est en proie à l’insécurité occasionnée par la présence de l’UPC de Ali Darassa. Ce n’est pas la première fois que Bambouti fasse objet d’une occupation militaire. A titre de rappel, cette localité a été déjà la cible des rebelles de SPLA de John Garang en 2002. En 2008, la LRA de Joseph Kony a sévi encore dans cette localité avec tout son cortège de malheur que nous connaissons.
Selon un natif de la région, « en 2013 le Gouverneur de la région ouest-équatoriale du Sud Soudan qui est un Zande, au cours d’une rencontre avec le préfet du Haut Mbomou de l’époque se proposait de voler au chevet de la population de Bambouti abandonnée depuis des décennies à travers des investissements », a-t-il rapporté.
Face à toutes ces situations assez complexe qui peut libérer la population de Bambouti ?
Et la réponse du gouvernement et de la MINUSCA.
Par communiqué interposé, la MINUSCA et le gouvernement se sont cloîtrés dans des condamnations formelles. «La Minusca étant facilitateurs de l’APPR-RCA, condamne et demande avec insistance le retrait des éléments de l’UPC dans cette partie du pays. L’UPC n’a pas habilité de nommer une autorité quelconque », déclare Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, ce mercredi au cours de la conférence de presse de la mission onusienne.
Ce qui est sûr, Ali Darassa est dans une démarche d’humiliation du peuple Centrafricain car, « c’est un partenaire de la paix », selon le gouvernement depuis qu’il a signé l’accord de Khartoum.
Centrafrique.com/le-rassemblement-democratique-centrafricain-claque-la-porte-de-la-majorite-presidentielle/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-33376 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président du parti politique RDC Monsieur Kolingba Désiré
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le Rassemblement Démocratique Centrafricain a officialisé sa décision d’abandonner le navire de la majorité présidentielle dans lequel il a embarqué voilà trois ans au nom de l’ ‘‘union sacrée’’. Le parti suspend tous les accords et appartenances qui le lient aux diverses plateformes politiques, entraînant son retrait du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée Nationale.
L’annonce a été faite par le bureau politique mardi 29 octobre 2019 dans une décision signée par son président. Le RDC rejoint ainsi la longue liste des partis et personnalités politiques qui ont claqué la porte de la majorité présidentielle avec une bonne dose de déception causée par Faustin Archange Touadera.
C’est par la décision n°009/RDC/P.19 datée du 29 octobre 2019, sous la signature de son Président, Désiré Nzanga Bilal Kolingba, que le RDC a annoncé son retrait de la majorité présidentielle acquise à Faustin Archange Touadera en ses termes : « Tous les accords et appartenances du Rassemblement Démocratique Centrafricain à diverses plateformes politiques, sont suspendus…cette décision entraine le retrait du groupe parlementaire RDC de l’intergroupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale », peut-on lire dans le document.
Quelques jours avant la matérialisation de cette décision le samedi 26 octobre, les responsables estiment que « après avoir débattu durant plusieurs semaines afin d’éviter toute amalgame et tergiversation au regard du contexte politique et sécuritaire du pays, le bureau politique a décidé de son retrait immédiat du de toutes alliances et regroupements politiques », ont-ils ainsi justifié.
Un à un, les partis et personnalités qui s’étaient réunis pour soutenir Touadera au nom de l’union sacrée, ont quitté le navire Touadera avec une bonne dose de déception depuis qu’il a choisi de créer son parti politique Mouvement Cœurs Unis.
Centrafrique.com/lart-de-guerre-installe-en-centrafrique-par-ndokomse-ramadane/les-deplaces-de-birao-suite-aux-ccombats-entre-le-fprc-et-le-mlcj-le-1-et-2-septembre-2019-par-habib-upc-3/” rel=”attachment wp-att-33385 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les déplacés de Birao, dans la préfecteure de Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine le 14 septembre 2019. CopyrightCNC.
8 mai 2002 a marqué l’assassinat de YAYA Ramadane ancien maire de la commune de Ouandja par des Braconniers dans sa tournée annuelle près du Village MASSABIO (SIKIKEDE). C’est le débit d’une guerre catastrophique sans précédent qui constituera le lit des conflits dans une zone très mal administré depuis l’indépendance de la république Centrafricaine. Ce leader religieux et Ex maire fut très écoutés, et il eut de l’Influence et un système de renseignement qui lui permettais d’anticiper la gestion et éviter des éventuels conflits dans la Région Nord-Est.
Complot visant à instaurer un conflit permanant et d’en tirer profit
Départ, L’Etat Soudanais a négocié avec l’Etat centrafricain qui a signé par la suite une ordonnance portons la délimitation d’un espace libre pour l’élevage au Nord-est de la Vakaga.
Kalifa Yaya Ramadane est un homme fort dans l’implémentation du Parc National Saint-Florice en Centrafrique par apport a son influence et stratégie user pour l’éradication du braconnage Local et notamment l’implication de l’ensemble de la communauté local fasse aux effets néfaste de la transhumance pour mieux protégé et pérennisé la faune, ceci n’est pas du gout des bailleurs des éleveurs Soudanais et même des Emirats Arabe. Hors l’expérience des bergers ont montré, lorsqu’une vache broute dans les Lacs Gatta, MAKA et TADRAKA la vache n’aura plus de maladies et la gestation donne deux veaux.
D’autre part la région est riche en pétrole, le Projet PDRN recrute et forme des pisteurs. « PISTEURS » des commandos paramilitaires bien structuré et surentrainés pour laquelle il y’a pas de la place pour un faibles. Ses pisteurs formés sont aussitôt libéré dans la nature dans moins de 5 ans à la fin de chaque cycle du projet.
L’Assassinat de YAYA Ramadane, complot d’une pierre 4 coups!
Initié par les soudanais, commodité par les Haoussa de Birao notamment par Oumar Garba et exécuté par les bergers.
1- Pour les Houssas, c’est de faire mal au Goula en représailles de l’assassinat du Collecteur Abdrahim à Bria
2- Pour les Rounga récemment accueillies, affaiblir les Goula pour s’en comparé de la terre
3- Pour Arabe soudanais avoir l’accès à la transhumance dans la zone occupé par la ZCV et PDRN
4- Pour les autres déclenché une guerre et rendre Instable, ingouvernable la zone pour afin empêché la prospection des ressources naturelles
Yaya Ramadane Assassiné, Silence Total du gouvernement Centrafricain, personne n’ait pour parler d’apaisement. Face a ce plan machiavélique visant à exterminé au délogé la population de la commune de Ouadja de cet espace, DAMANE Zacharia, OSTA Ali, Ahmed Lamadine, Guidame Lamadine de Bria et KOUCHE Youssouf de Birao, respectivement entouré de centaines de volontaires se sont constitué en auto-défense et aller en renfort aux jeunes de la commune de Ouandja surentrainé continuellement par leurs frère des EX-PISTEURS. Ainsi ils ont contré l’offensive des Arabes, durant l’attaque du Village Vodomassa, Boromata …
UFDR La rébellion née de ce conflit
15 mars 2003, arrivé au pouvoir BIZIZE a mis en prison Damane Zacharia à Ouandda-Djallé avant de lui demander d’apporter les armes qu’il avait combattue les arabes sans une mesure de sécurité garantie à la population de la Commune Ouandja.
DAMANE s’est réfugié en brousse et les jeunes l’ont suivi. A cette allure BOZIZE a envoyé DJOTODJIA pour ramener DAMANE à la raison alors là Djotodjia a profité de cet occasion pour réorienté DAMANE vers son rêve.
De la création des conflits-intercommunautaires dans la zone
L’attaque de Birao, Oudda-djallé et Ndele par UFDR a été toujours vu de mauvais l’œil par les autres communautés KARA, YULOU et ROUNGA et BOZIZE a Profité de cet occasion pour créer le MLCJ, CPJP et appelé la LRA pour contrer le UFDR. Malgré que les arabes Toroboro et Djadjawides ont de conflit avec la population de Birao II, Bozize a prétexté à la communauté international que ce sont des Djadjawides et la France à Bombardé complétement UFDR avec des avions de Chasses. Aujourd’hui à moindre problème ces communautés s’entre attaquât
De la prise du pouvoir et affection du gout de pouvoir par les musulmans de la Centrafrique
24 mars 2013, Djotodia s’est autoproclamé Président de la République, un Musulman de Mère Chrétienne. Ici tous musulmans Centrafricain ou étranger s’autoproclame proche de Djotodjia et se substituent au lieu des centrafricains et de sa propre famille submergé par leurs sous-effectifs. Djotodjia donne confiance à ses ennemis plus que ses anciens collaborateurs politiques et de ses proches biologiques. Ainsi tombant dans le pièges de Bozize et des Haoussas, des Violations des droits humains, braquage, pillages a grande echelle pour l’enrichissement illicite et très vite, désobéissance au payement des impôts et des fiscalités par les commerçants musulmans surtout les Haoussas, le pays est complétement submergé dans une crise économique et conflit armé sans précédent par les contre-offensives des Anti-Balaka.
Un Centrafrique de ni paix ni guerre
Aujourd’hui à l’absence de DJODJIA, les commerçants étrangers et les libérateurs de Bozize autoproclamé Centrafricain et politique ont eu à goutter le palais de notre pays et se rêvent désormais sans dormir pour revenir au pouvoir a la place des démocrates et ceux qui ont des revendications légitimes. Alors sans revendication politique adéquate avec des Nationalités Douteuse, les chefs de guerre pour leurs, il ne reste que la Guerre de positionnement, raquette, traitre, Tapage, diversion, roublardise, aspect dissuasive et belliqueux puis mensonge pour être mieux écoutés et nommé par les autorités, intérêt divergente, contrôle de l’espace pour la danse des souris.
Ce pendant les autorités n’ont jamais réussi à identifier qui sont normalement des acteurs puissants, crédible et négociable pour restaurer la paix.
Le nombre de morts de l’accident de Bafoussam grimpe à 47 morts ce mercredi. Un drame qui vient rappeler que d´autres pays sur le continent africain sont également touchés par ces fortes pluies. Au Cameroun, le bilan du glissement de terrain de Bafoussam, dans la nuit de lundi à mardi (29.10) s’alourdit encore ce mercredi 30 octobre. Au moins 47 personnes ont péri suite au glissement de terrain qui a emporté une dizaine de maisons, dans l’ouest du Cameroun. Des hommes munis de pelles fouillaient encore la boue épaisse en contrebas mardi. Sur place Kenghi Albert, rescapé, raconte. “La maison a vibré. Comme je n’ai pas reçu de choc, j’ai pu sortir pour prendre connaissance des dégâts. C’est à ma sortie que j’ai pu constater que c’est la terre qui s’est écroulée”, explique-t-il. “Les maisons des voisins ont été touchées. Pour ma part, je n´ai que des dégâts matériels. Depuis cette nuit, on a trouvé six corps.” Le dernier bilan fait état de 47 morts Alertées, les autorités administratives de la région ont fait le déplacement pour constater la catastrophe. Le ministre de la décentralisation et du développement local, Georges Olanga Obam, a exprimé son désarroi face à la situation. “Un certain nombre de familles étaient installées ici, notamment des adultes et des enfants”, a-t-il déploré. “Malheureusement, d´après ce que l’on peut constater, il y a peu de chance qu’on trouve des gens encore en vie. Mon sentiment est qu’il faut chercher la cause de cet incident dans la nature du terrain et en raison des fortes pluies qui sont tombées.” D’autres pays touchés Au Soudan du Sud, les pluies ont déjà détruit 20.000 tonnes de riz La tragédie du Cameroun n’est pas un cas isolé. Au Niger, le débordement de la rivière Komadougou a détruit des rizières et fait 42 morts. “Il y a eu plusieurs décennies durant lesquelles on n’a pas connu ces débordements de la Komadougou Yobe”, raconte Nouhou Arzika, acteur de la société civile. “Tout le long de la rivière il y a eu ces débordements qui ont envahi des zones de culture, des localités et causé ces problèmes au détriment de nos populations.” Pour certains observateurs, ces catastrophes sont les signes évidents du changement climatique. Récemment, on a dénombré 28 morts au Ghana et 286 maisons rasées en raison de pluies torrentielles. Au Soudan du Sud, en dépit du fait que ce soit le début de la saison sèche, les pluies, qui ont déjà détruit 20.000 tonnes de riz, devraient encore durer plusieurs semaines.
Jeudi soir, un administrateur local dans les collines surplombant l’est de Bujumbura avait été blessé par balle dans le dos par un agresseur non identifié qui était parvenu à prendre la fuite, selon une source administrative ayant requis l’anonymat et des habitants des environs. « Vendredi, seize cadres locaux du parti, dont Sinzirwanumwe, membre du bureau politique du CNL et son fils collégien, Juvénal Nzopfabarushe, président du CNL dans la commune de Kanyosha et Philbert Mbonihankuye qui dirige le CNL sur la colline de Muyira, ont été arrêtés pour tentative d’assassinat« , a dit le représentant du CNL à l’international, Aimé Magera, qui vit en exil en Belgique. « Samedi, trois autres responsables locaux du CNL ont été arrêtés pour le même motif, avant que les 19 ne soient inculpés pour tentative d’assassinat et écroués à la prison de Mpimba dimanche« , a-t-il poursuivi. Quatre autres responsables ont, selon lui, été appréhendés à leur tour dimanche. Selon des témoins sur place, toutes ces arrestations ont été réalisées par des agents du très redouté Service national de renseignements (SNR) qui dépend directement du président Pierre Nkurunziza et des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir que l’ONU qualifie de milice. Purge dans le fief historique du CNL Ces arrestations ont été confirmées à la presse locale par la gouverneure de la province de Bujumbura rural (ouest) Nadine Gacuti, qui s’est voulue rassurante: « c’est un simple travail de recherche de suspects et non une purge, nous demandons à la population de rester sereine« . Mais pour le responsable du CNL, « c’est clair, le pouvoir en profite pour purger la région de tous les dirigeants locaux du CNL car Bujumbura rural est notre fief historique« , à sept mois des élections générales dans le pays. Depuis plusieurs jours, le parti de l’ancien chef rebelle et ancien candidat à la présidentielle Agathon Rwasa dénonce une recrudescence de violences à son égard – destruction de permanences locales, passages à tabac collectifs, arrestations arbitraires et assassinats – après une période d’accalmie consécutive à un appel à la tolérance lancé par le parti au pouvoir il y a plus d’un mois. Elections en mai 2020 Des élections générales sont prévues en mai 2020 au Burundi. Le président Nkurunziza a indiqué qu’il ne se représenterait pas. Le Burundi est en crise depuis que ce dernier avait annoncé, en avril 2015, sa candidature à un troisième mandat interdit par l’Accord de paix d’Arusha. Il avait été réélu en juillet de la même année. Les violences et la répression qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, selon les estimations de la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert une enquête.
Falmata Ibrahim a quitté sa maison il y a cinq ans pour fuir les violences entre l’armée nigériane et les djihadistes de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Depuis, elle vit sous un abri de fortune et ne sait toujours pas comment nourrir sa famille. Comme des centaines de milliers d’autres personnes déplacées par l’insurrection, elle dépend de l’aide internationale, et vivait notamment grâce à une donation de 50 dollars mensuels de l’ONG Action contre la Faim (ACF), dont les locaux ont été fermés il y a plus d’un mois par les autorités. “Je ne sais pas comment je vais survivre avec mes enfants”, raconte la mère de famille à l’AFP, dans un camp de déplacés de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno. A la mi-septembre, sans préavis, l’armée nigériane a fermé les locaux d’ACF, accusant l’ONG française d’avoir “aidé et encouragé les terroristes et leurs atrocités” en leur fournissant de la nourriture et des médicaments. Tout comme pour Mercy Corps quelques jours plus tard, l’armée s’est installée devant leurs bureaux du nord-est du pays, ont encerclé les bâtiments et demandé aux employés de quitter les lieux, sans donner d’explication. Depuis, les deux organisations ont dû suspendre tous leurs programmes d’aide. Selon les Nations unies, près de 400.000 personnes souffrent de l’interruption de l’action de ces deux organisations, qui les laisse “sans nourriture ni autre aide essentielle depuis un mois”. Au cours d’une visite au Nigeria la semaine dernière, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, a déclaré avoir “reçu l’assurance des autorités compétentes que la suspension des activités de Mercy Corps et d’Action contre la faim sera levée dans quelques jours”. Mais ni les autorités, ni l’armée n’ont fait de commentaire et le calendrier reste flou. Les représentants des organisations humanitaires ont déclaré à l’AFP n’avoir pas davantage d’informations. – ‘Plus aucun moyen’ – Mais pendant que l’incertitude règne, ce sont les victimes du conflit qui continuent d’en payer le prix. Selon l’ONU, le conflit, qui ravage le nord-est du Nigeria depuis dix ans, a fait 35.000 morts, près de 2 millions de déplacés, dont 140.000 cette année, et plus de trois millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, notamment car elles n’ont pas d’accès aux terres à cause de l’insécurité. L’armée a récemment décidé de retirer ses soldats des bases d’opération avancées, qui étaient régulièrement attaquées, pour les regrouper dans des “super-camps”, mieux protégés et censés être plus efficaces. Toutefois les populations affirment que cette nouvelle stratégie a laissé des pans de territoires sans protection. Les populations du nord-est sont regroupées dans des camps tentaculaires, gérés par les autorités et sécurisés par l’armée, mais elles dépendent totalement des distributions alimentaires pour leur survie. Car en l’absence d’un quelconque soutien de la part de l’Etat nigérian, les ONG internationales et autres organisations locales sont un filet de sécurité crucial. Fin octobre, Médecins sans Frontières a demandé un “soutien massif et constant” dans ses actions humanitaires dans les Etats de Borno, Adamawa et Yobe. “Aujourd’hui, nous sommes dans l’incapacité d’atteindre des régions”, a fait savoir MSF dans un communiqué. “Près d’un million de personnes sont dans des zones inaccessibles à cause des combats, de l’état des routes ou des interdictions de se déplacer ou de transporter des biens”. “Nous devons réaffirmer de manière urgente et collective les principes fondamentaux de l’action humanitaire et protéger le droit de tout individu ayant besoin de recevoir une assistance”, proclame MSF. “Les conditions dans lesquelles nous vivons sont déplorables”, a déclaré Jakanama Ali, père de neuf enfants. “Je n’ai plus aucun moyen de fournir ce dont ma famille a besoin.”
Au moins 28.000 personnes se retrouvent sans abri en Centrafrique après des inondations inédites en 20 ans, a annoncé mardi la Croix-Rouge centrafricaine, le gouvernement invoquant une “grande catastrophe naturelle”. Ces inondations sont dues à la conjonction de pluies exceptionnelles et incessantes depuis une semaine et la crue décennale de l’Oubangui et ses affluents. “Le dernier bilan fait état de 28.000 personnes sans abri” dans tout le pays, a assuré à l’AFP le pasteur Antoine Mbaobogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine, ajoutant: “Il y a beaucoup de maisons détruites et de quartiers sous l’eau”. Dans la capitale Bangui, qui compte environ un million d’habitants, des quartiers entiers se sont transformés en véritables marécages, témoigne un journaliste de l’AFP. Des maisons en terre ont littéralement fondu sous les eaux et les taxis ont fait place aux pirogues pour transporter les gens à certains endroits. “Aujourd’hui, notre pays, pas seulement la ville de Bangui, fait face à une grande catastrophe naturelle”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui, dans une allocution télévisée lundi soir. “La rivière Oubangui est sortie de son lit, les rivières qui vont s’y jeter ne peuvent plus le faire, cela crée un phénomène de débordement intense”, a-t-il expliqué. Tous les dix ans, l’Oubangui, la principale rivière du pays, connaît une crue majeure. En 1999, les inondations avaient déjà provoqué d’importants dégâts. Aujourd’hui, le phénomène a été encore aggravé par des précipitations exceptionnelles en durée et en ampleur pour cette saison. “Ces inondations sont plus importantes qu’en 1999”, a assuré Antoine Mbaobogo, pour qui “même dans les villes du nord et du centre, il pleut abondamment”. “Cela s’ajoute à la grande pauvreté de nos concitoyens”, estime le président de la Croix-Rouge. La Centrafrique, ravagée par la guerre civile depuis qu’une coalition de groupes rebelles a renversé le régime du président François Bozizé en 2013, est déjà l’un des pays les plus pauvres au monde. Et plus du quart des 4,7 millions de Centrafricains ont déjà été forcés de quitter leurs domiciles en raison de la guerre civile. Plus des deux tiers du territoire sont contrôlés par des groupes armés rebelles qui combattent les forces gouvernementales ou s’affrontent entre eux. A Bangui, les arrondissements situés sur les berges de l’Oubangui ont été particulièrement touchés. “L’eau potable manque. Il y a des problèmes de latrines, de moustiques, de froid et des risques d’épidémie telles que le choléra”, a averti M. Kazagui. “Nous n’avons pas de structure pour accueillir les gens, mais nous attendons que les ONG nous proposent des tentes, des abris, afin de sécuriser les personnes”, a ajouté le porte-parole.
L’Etat de Côte d’Ivoire a déposé une demande auprès de la Cour pénale Internationale (CPI) pour s’opposer à la libération sans condition de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté en 1ère instance mais en liberté surveillée en Belgique en raison d’un appel de la Procureure. “La République de Côte d’Ivoire sollicite l’autorisation de la Chambre d’appel de pouvoir présenter des observations écrites sur la requête (…) de Laurent Gbagbo visant à la remise en liberté sans condition de celui-ci”, écrivent les avocats Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit qui demandent à la Cour de “rejeter la requête déposée”. Dans leur courrier de 7 pages déposée le 25 octobre, les deux avocats promettent au cas où la Cour l’accepte de “transmettre un document plus complet” qui viendrait étayer cette demande de rejet de la libération sans condition de Gbagbo. Début octobre, Me Emmanuel Altit, conseil principal de Gbagbo, avait demandé à la Chambre d’”ordonner la mise en liberté immédiate et sans condition” de son client et “de dire qu’il peut être libre d’aller où il le souhaite, par exemple dans son propre pays”. “Laurent Gbagbo pourrait en effet, à la demande de responsables politiques du pays, être amené à participer à la campagne ou même être amené, par hypothèse, à poser sa propre candidature” à la présidentielle de 2020, écrivait l’avocat. Selon une source au sein du camp Gbagbo, “l’équipe de Gbagbo a répondu à cette demande et invité la Cour à rejeter la requête de l’Etat ivoirien au motif que celui-ci ne fait pas partie du procès et ne peut être autorisé à intervenir dans la procédure”. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a fait appel de l’acquittement de crimes contre l’humanité prononcé en janvier en faveur de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, l’ex-chef du mouvement pro-Gbagbo des Jeunes Patriotes. Dans l’attente, Gbagbo réside à Bruxelles, et Blé Goudé, qu’aucun pays n’a accueilli, est resté aux Pays-Bas. Les deux hommes ont été jugés pour crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales qui avaient fait 3.000 morts en Côte d’Ivoire, avant d’être acquittés et libérés sous conditions. L’éventuel retour de Laurent Gbagbo dans son pays avant la présidentielle de 2020 est devenu un serpent de mer de l’actualité ivoirienne, dans un contexte tendu.
Berberati (République centrafricaine) – L’homme s’appelle Bienvenu Babé, alias B13, l’un des redoutables chefs miliciens Anti-Balaka dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, a été abattu par un commando de la gendarmerie nationale, a-t-on appris de source sécuritaire locale.
Selon la même source, les faits se sont produits lors d’une tentative de son arrestation dans la matinée du lundi 21 octobre à son domicile du village Gabon, dans la sous-préfecture de Carnot, située à 431 kilomètres à l’ouest de la République centrafricaine.
Monsieur Bienvenu Babé, chef milicien Anti-Balaka âgé d’une quarantaine d’années, très connu dans la région pour ses nombreux actes de cruauté sur les populations civiles de Mambéré-Kadéï était sur la liste rouge des forces de l’ordre pour avoir giflé en 2015 le procureur de Carnot. Arrêté et déféré à la gendarmerie, l’homme s’est évadé en 2016 avec la complicité d’un gendarme en faction qu’il aurait soudoyé.
Soupçonné d’être à l’origine des tirs des miliciens Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara au village Zaoro-Sangou le 24 janvier 2019, continue malheureusement de défier les forces de l’ordre et les autorités locales, parfois avec la complicité de certains hommes d’affaires locaux qui veulent profiter de son influence dans la région.
Alors que l’étau se resserre progressivement sur lui, monsieur Bienvenu Babé continue malheureusement ses provocations contre les forces de l’ordre.
Quelques jours avant son assassinat, l’homme avait pointé et désarmé deux gendarmes de la brigade minière lors d’un contrôle de routine sur un chantier minier dans la sous-préfecture de Carnot.
Choqué par cet acte, le commandant de la brigade de Carnot l’avait contacté sur son mobile pour lui faire part de son indignation, mais l’homme préfère le préméditer à mort.
Face à cette nouvelle provocation, la justice a été saisie par le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara.
Sur l’ordre du procureur de la République de Berberati, un mandat a été délivré pour son arrestation. Et c’est lors de l’exécution de ce mandat que monsieur Bienvenu Babé a été abattu par les forces de l’ordre qu’il tente à nouveau de les neutraliser.
Au même moment, trois de ses gardes du corps ont été arrêtés et déféré à Berberati par les gendarmes qui continuent de patrouiller dans la zone après avoir reçu un renfort venu de Bangui.
FPRC-serait-il-derriere/deux-combattants-rebelles-a-bria-corbeaunews-Centrafrique-7mars2019-3/” rel=”attachment wp-att-33348 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Deux combattants du FPRC à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine)| CNC – la base de l’ONG internationale médecin sans frontière (MSF) à Bria, au centre-nord de la République centrafricaine, a fait l’objet d’une agression d’un commando d’hommes armés non identifiés dans la nuit du samedi à dimanche. Plusieurs objets ont été emportés par les assaillants. Pour quelle raison et qui sont-ils ?
D’après les informations recoupées sur place, les assaillants, au nombre de trois, auraient surpris les gardiens de nuit en sautant sur la clôture de la base où est logé le personnel expatrié du MSF à Bria vers 1h du matin.
Surpris par la soudaineté de l’événement, les gardiens se sont laissés dépouiller par les assaillants qui les ont intimés l’ordre de cogner aux portes de chambres des expatriés afin de leur remettre les clés des véhicules sur le parking.
Après avoir entendu le bruit des passants à l’extérieur, les assaillants ont pris la fuite pour s’éclipser dans la nature.
Cependant, des informations recoupées sur place par l’une de notre équipe montrent que les trois assaillants seraient des combattants du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). Ils auraient agi sur l’ordre de leur commandant, le général Damboucha.
Selon une source interne au FPRC contacté par CNC, l’ordre suprême vient d’Abdoulaye Hussein, chef militaire du FPRC qui aurait demandé au général Damboucha de réquisitionner un véhicule des ONG sur place afin de préparer leur prochaine mission militaire.
Le bureau du MSF, après ce braquage, a réduit ses activités sur le terrain afin de protester contre ce genre de comportement contre son personnel, car lors de son dernier braquage, avant de revenir à Bria, il avait signé un arrangement avec les groupes armés opérant à Bria pour éviter ce genre de dérapage contre ses activités.
marche-contre-meckassoua-du-29-octobre-2019 – Centrafrique : A peine rentré au pays, Meckassoua enregistre la première attaque du pouvoir de Bangui
marche-contre-meckassoua-du-29-octobre-2019-par-vianney-deux – Centrafrique : A peine rentré au pays, Meckassoua enregistre la première attaque du pouvoir de Bangui
Bangui (République centrafricaine) | CNC – Des individus se déclarant être des victimes des crises centrafricaines, chose difficile à prouver, ont réclamé, lors d’une marche organisée et financée par le pouvoir en place, la levée de l’immunité de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckasssoua.
Méthode caduque des esprits primitifs peinant à émerger nous renvoient par leur comportement dans l’obscurité de l’âge de la pierre taillée, telle est la comédie savamment ourdie par le Mouvement Cœurs Unis contre Meckassoua. C’est de l’immaturité politique, manipulation sordide et règlement de compte à couleur partisane.
Erreur politique, mauvaise stratégie, vieille recette de consécration de fonds public pour s’en prendre aux opposants au lieu de secourir les sinistrés de Bangui et Bimbo ainsi qu’aux victimes des exactions des seigneurs de guerre amis du pouvoir.
Touadera a franchi le Rubicon de la dictature à la poutinienne.
Des victimes, dites-vous ?
Aujourd’hui en Centrafrique, il y a des associations des victimes légalement constituées et reconnues par les instances nationales. Ces associations sont dans un programme porté par l’ONG internationale Cordaid à travers le pays et autres soutenues par d’autres organisations.
Mais aucune d’elles n’était présente dans cette pièce de théâtre que même Shakespeare et Molière ne saurait conçue de taille.
La marche organisée par des personnes se disant être des victimes des crises centrafricaines demandant la levée de l’immunité parlementaire d’Abdou Karim Meckassoua est un écran de fumée dressé par le régime Touadera pour cacher son incapacité à apporter des réponses aux aspirations légitimes des centrafricains. Ces badauds enrôlés grâce aux billets de banque distribués reprochent à Karim Meckassoua ses accointances avec les groupes armés et des détournements de deniers publics alors qu’il aurait commis alors qu’il était président de l’Assemblée Nationale.
Il ne s’agit pas des associations des victimes, mais bien d’une poignée de jeunes et de vieux oisifs, manipulés par le pouvoir à coup de billets de banque. Ce sont les manœuvres du pouvoir de Touadera, on connait toutes leurs coutures.
Pour le Chemin de l’Espérance, organisation soutenant Abdou Karim Meckassoua, c’est un non évènement et dénonce, par-ailleurs, la méthode qu’il qualifie d’assassinat politique dirigé par les thuriféraires du régime Touadera contre l’ancien président de l’Assemblée Nationale.
« Cette marche pour nous est un non-évènement. Pour nous, c’est la conclusion de la mise en œuvre d’un plan savamment orchestré pour non seulement neutraliser ou liquider les leaders des partis politiques d’opposition, mais parachever le plan qui a été déjà mis en place contre le Président Meckassoua à savoir son assassinat politique », a déclaré Gildas De Carême Benam, un cadre du Chemin de l’Espérance, tout en relevant que, « cette démarche sensationnelle ne tient pas compte de la souffrance des sinistrés de Bangui et Bimbo. S’il y a bien quelqu’un qui est de mèche avec les groupes armés, qu’il leur déroulé un tapis rouge c’est bien Faustin Archange Touadera », a-t-il renchéri.
L’autre face de cette machination éhontée
Des élèves ont été aussi mobilisés sous la pluie pour cette cause perdue portée par les défenseurs des causes minorisées. Pendant que l’UNICEF et la communauté internationale se battent pour fournir l’aide nécessaire au pays, les irresponsables amateurs politiques arrivés là par accident détournent cet appui pour les utiliser à des fins politiques.
Pendant ce temps, Ali Darassa, Sidiki, Alkhatim, Abdoulaye Hissène et les autres sont payés au nom de la paix, en dépit de leurs crimes, sur le fonds du contribuable amassé à travers nos petites taxes sur les produits de premières nécessités.
Partagez nous la liste des signataires de ce fameux mémorandum. Nous allons voir si les noms des victimes de Paoua, Bambari, Alindao etc. y figurent.
Minusca/combattants-upc-dans-un-camp-alindao-img_3971-3/” rel=”attachment wp-att-33359 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/combattants-upc-dans-un-camp-alindao-IMG_3971-450×300.jpg” alt=”Des combattants de l’UPC dans un camp à Alindao. ” width=”450″ height=”300″ />Des combattants de l’UPC dans un camp à Alindao.
Bangui (République centrafricaine) | CNC – Après avoir passé cinq (5) jours francs en détention entre les mains des hommes de l’UPC dans une maison à Kouango, 8 hommes ont eu la vie sauve grâce à l’intervention musclée des hommes de la MINUSCA basés dans la région.
8 hommes détenus par les hommes de l’UPC d’Ali Darassa, sous pression des casques bleus, ont été libérés mardi 29 octobre 2019 après avoir passé 5 jours enfermés dans une maison.
Ces personnes auraient été accusées de complicité de vol de bétails des éleveurs peulhs la semaine dernière dans la région.
Ont-ils acheté des bœufs volés aux pasteurs peulhs ? Vrai, selon une source locale, qui indique que c’est des bouchers bien connus dans la région, « ils ont acheté des bœufs volés par un groupe des jeunes qui sont dans la localité », a-t-elle précisé.
Les voleurs appréhendés par les combattants rebelles de l’UPC installés à Kouango, ont indiqué que c’était sur la demande des bouchers qu’ils étaient allés commettre le forfait, « c’est ainsi que le vendredi dernier, ils ont été interpellés par les rebelles de l’UPC pour être conduits en prison. Ils ont passé 5 jours et leur vie était menacée », a rapporté au CNC la même source locale.
Informée de la situation, les forces onusiennes étaient allées exiger leur libération. « Après plusieurs heures de pourparlers engagés par la MINUSCA afin d’obtenir leur libération. Les hommes de la MINUSCA se sont rendu compte que les combattants rebelles n’affichent aucune volonté de les libérer, ils ont procédé par la force en cassant la porte de la maison qui leur sert de prison. Les 8 personnes ainsi que d’autres enfermées là pendant des mois, ont été aussi libérées grâce à l’intervention salvatrice du contingent burundais », a témoigné une autorité locale.
La ville de Kouango, dans la Ouaka, est l’une des localités sous contrôle de l’UPC où chaque jour des exactions et autres violations graves des droits de l’homme sont enregistrées.
Centrafrique.com/centrafrique-une-marche-pour-reclamer-larrestation-de-meckassoua/marche-pour-reclamer-larrestation-de-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-33337 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Marche du mardi 29 octobre 2019 pour la reclamation de l’arrestation de l’honorable Karim Meckassoua. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – « Les ressortissants de Birao, femmes, hommes et enfants exigent la vérité á Meckassoua »; « Nous, victimes demandons l’arrestation et la traduction en justice de Karim Meckassoua pour crime et complicité de crime »; « Nous, les veuves victimes de viol sexuel exigeons la justice contre Karim Meckassoua », tels sont les slogans hostiles qu’on pouvait lire sur les banderoles tenues par les manifestants dans marche pacifique géante, mardi 29 octobre, á Bangui.
Ce sont des milliers de manifestants qui se sont donné rendez-vous sur la Place de réconciliation, en vue de marcher vers l’assemblée nationale. Comme l’on pouvait lire sur les banderoles, le but de la marche c’est de demander aux autorités centrafricaines d’arrêter l’ancien président de l’assemblée nationale, l’honorable Abdou Karim Meckassoua, actuellement député de la 1ere circonscription du 3e arrondissement de Bangui. Leur mémorandum remis á l’issue de la marche résume bien l’idée de l’action : il s’agit d’appeler le bureau de l’assemblée nationale « á enclencher le processus de levée de l’immunité parlementaire du député Abdou Karim Meckassoua pour qu’il puisse répondre de nombreux crimes qui présent contre sa personne et que toute la lumière soit faite afin de rétablir les victimes dans leurs droits et amorcer un processus de réconciliation de cœurs qui n’ignore pas les victimes et passe par la manifestation de la vérité ».
En détail, le mémorandum précise que le député du 3eme 1 traine un lourd passif devant la justice, notamment : – le rôle présumé du député Meckassoua dans les multiples évènements sanglants du Km5 impliquant les groupes armés d’autodéfense avec lesquels il entretient sans aucun doute des relations sulfureuses, en témoigne leur présence dans son escorte lors de ses manifestations et autres déplacements;
– les accointances du député Méckassoua avec les groupes armés dont le cas flagrant est le financement par ce dernier des mercenaires tchadiens pour renverser le président Faustin Archange Touadera pourtant démocratiquement élu, tentative qui a lamentablement échoué entrainant l’arrestation de ces terroristes qui n’ont pas hésité á le dénoncer comme commanditaire de cette sordide mission pour laquelle ils croupissent encore au Camp de Roux;
– les multiples cas de détournement de deniers publics et malversations financières dont il a été accusés et qui lui ont valu son éjection du perchoir de l’assemblée nationale (contrat entre l’Assemblée nationale et la société O’Becaire appartenant á son cadet Ousman portant sur 35.000.000 F.Cfa en guise de paiement d’une créance pour la réhabilitation de l’assemblée nationale, un autre contrat avec Motel des Nobles de 122.250.000 F.Cfa pour la confection des attributs des parlementaires…).
En réceptionnant le mémorandum, le Président de l’assemblée national, Laurent Ngon-Baba s’est réjoui de l’initiative prise par les victimes et les rassure de ce que l’assemblée nationale statuera sur le document. « Nous recevons ce mémorandum en conformité avec l’esprit des textes en vigueur de notre pays et plus précisément la loi portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Soyez rassurés que les élus de la nation, conformément aux textes de fonctionnement de l’assemblée nationale auront á examiner ledit mémorandum et l’assemblée nationale avisera au moment opportun », a fait savoir le Président du parlement.
Beaucoup d’observateurs de la vie sociopolitique centrafricaine estiment qu’il y a un lieu inéluctable entre la liesse concoctée par les militants du ‘’Chemin de l’espérance’’ á l’accueil de Abdou Karim Meckassoua, jeudi dernier, á l’aéroport Bangui Mpoko, de son retour de France.