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RCA : une équipe des agents recenseurs et tablettes chassés dans les villes de Yalinga  et de Nzacko par des rebelles

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Le général du FPRC ABA TOM assis au milieu de ses gardes du corps dans la localité de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, vendredi 28 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ).  Des agents recenseurs et tablettes déployés dans la préfecture de Haute-Kotto pour des opérations d’enroulement des électeurs ont été refoulés dans la sous-préfecture de Nzacko, puis à Yalinga par des éléments rebelles du FPRC, selon des sources sécuritaires locales.

 

D’après les mêmes sources, ces rebelles, identifiés formellement comme ceux du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique,  auraient récupéré aux mains de ces agents de l’ÂNE trois tablettes affectées pour les opérations de recensement dans la région.

Joint au téléphone, un agent tablette qui faisait partie de l’équipe déployée dans la région a également confirmé les faits. Il a précisé que la scène avait eu lieu au croisement Yalinga, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Nzako.  D’après lui, au début de cette semaine, ils ont été  chassés préalablement par ce même groupe armé dans la localité de Zacko sur l’ordre d’un général du FPRC, le tristement célèbre Mahamat Sallet qui a réitéré les mêmes faits à Yalinga.

Pour l’heure, le préfet de Haute-Kotto, Monsieur Thierry Evariste Biguinédji et le Président du démembrement de L’ÂNE de Bria, Monsieur André Lemercier sont en pleine négociation avec le commandant en chef du FPRC de Bria,  le général Aba Tom pour que les trois tablettes soient restituées.

Rapelons que les opérations du recensement électoral ont débuté dans la Haute-Kotto depuis plus de 3 semaines. Certaines localités sont en retard suite aux problèmes sécuritaires.

Pour l’heure, les opérations du recensement sont suspendues dans la région en attendant la suite des négociations avec les rebelles.

Moïse Banafio

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RCA : Le Pacte qui lie les Anciens de l’Afrique et la métropole

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Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 28 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il est bien curieux de se rendre compte aujourd’hui, qu’un lien unit la Métropole et les Anciens de notre continent. Les vieux de la vieille de chez les Africains, ont signé un Pacte qui les draine à aller mourir en France. Les cas sont déjà nombreux et la liste ne peut que grandir.

 

Des cas de concitoyens qui ont passé l’arme à gauche à l’extérieur, vont de plus en plus gonfler. Chaque pays prépare le terrain qui revienne ou renvoie à un corps qui reviendrait de l’autre côté des hautes eaux à son jour indiqué. Les familles qui meurent dans leur petite bouge ne peuvent rien attendre qu’on leur prépare des funérailles du lointain. Que dire si le corps ne vient de l’autre rive, parce que  qui dira que vous n’avez pas à boire l’eau du Blanc que l’on fait trouver au loin ?

L’on saura dire que mourir en France fait la part de ceux qui ont connu leur langue et peut-être, ont fait un tour éclair dans leur environnement. C’est un éloge pour les rares compatriotes  qui se targuent d’être les intégrés du système. Ils les servent de très près et sont soumis à leur dictats. Ces citoyens qui volent comme des oiseaux aux belles ailes que les Occidentaux leur taillent à leur image.

La peur des Centrafricains se marque par le fait que les gouvernements qui les maltraitent comme ils l’entendent, sont des ressortissants des fils du Grand Fleuve. Feront-ils autrement que leur suprême chef qui n’est autre chose que vestige du passé ? A moins que le chef de l’Etat se justifie et dise aux yeux de l’univers que les compatriotes qui meurent en centaine, sont ses parents abandonnés par B.BOGANDA.

Et le Pacte qui lie l’Afrique et l’Europe si ce n’est la France s’éloignera-t-il de notre mental ?

 

Par Angèle Kanzoro

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RCA : mort suspecte de monsieur Oumarou GORY, chauffeur personnel du ministre Soulemane Daouda

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monsieur Oumarou GORY

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Quatre jours après la mort suspecte de monsieur Soulemane Daouda, ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation, son chauffeur personnel, Monsieur  Oumarou GORY, vient à son tour de décèder ce jeudi 27 août à Bangui dans des circonstances troubles. Sa famille s’inquiète et parle de son possible empoisonnement.

 

Jeudi 27 août 2020, vers 16 heures, Monsieur Oumarou GORY, habitant quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, a été déclaré cliniquement mort après quelques heures de malaise cardiaque survenu à son domicile, selon sa famille interrogée par CNC. On ignore si le défunt avait un problème médical particulier qui pourrait conduire à son décès, mais sa famille, en état de choc, parle de son possible empoisonnement, exactement comme le cas de son patron Soulemane Daouda, décédé lui aussi dans les mêmes circonstances quatre jours plutôt dans les urgences de l’hôpital communautaire.

Pour l’heure, le corps sans vie de monsieur Oumarou GORY se trouve encore à la mosquée, et son enterrement est prévu pour ce vendredi matin, selon sa famille.

Notons que depuis la mort suspecte du ministre Soulemane Daouda le dimanche 23 août 2020, certains proches du chef de l’État avaient déclaré sur les réseaux sociaux que son décès serait dû à un empoisonnement. Et le restaurant « la Ouangolaise », situé dans le septième arrondissement de Bangui,  a été mis en cause. Faux, rétorque le propriétaire dudit établissement, monsieur Thierry Maloyombo qui voit derrière ces allégations une volonté de nuire à l’image de son restaurant.

 

Anselme Mbata

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Une paix durable en République centrafricaine nécessite l’engagement de toutes les parties en faveur d’élections libres, selon un expert des droits de l’homme des Nations Unies

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Monsieur-Yao-Agbetse-expert-de-lONU-sur-le-droit-de-lhomme-en-rca-450×269.jpg” alt=”M. Yao Agbetse (Togo) est un avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant qui a” width=”450″ height=”269″ />
M. Yao Agbetse (Togo), expert de droit l’homme de l’ONU sur la RCA.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 – Quatre mois exactement avant les élections du 27 décembre en République centrafricaine, l’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans ce pays a appelé toutes les parties – avec le soutien de la communauté internationale – à garantir que le vote puisse se dérouler sans heurts, et qu’il soit libre et équitable.

 

” Pour que les élections soient apaisées, elles doivent être précédées d’un cessez-le-feu et d’une coopération entre toutes les parties “, a déclaré Yao Agbetse, Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA). ” Le temps presse et il y a beaucoup à faire dans les quatre mois qui précèdent le jour du scrutin “.

” Après tant d’années d’instabilité, il est essentiel que cet exercice démocratique permette aux Centrafricains de voter librement, de décider de la direction que doit prendre leur pays et de renforcer les bases d’un retour à la paix, à la réconciliation et au respect des droits de l’homme “, a-t-il déclaré.

À cet effet, M. Agbetse a émis une série de recommandations pour les élections présidentielles et législatives de 2020/2021.

Il a appelé les groupes armés à déposer immédiatement les armes, comme ils s’y étaient engagés dans le cadre de l’Accord de paix de 2019, et les a invités à coopérer pleinement à l’organisation des élections et à respecter les résultats.

Notant que le gouvernement contrôle moins de 50% du territoire national et les tensions politiques actuelles, M. Agbetse a insisté que la réactivation effective du cadre de concertation comme instrument inclusif de dialogue et de consensus est un impératif préalable pour un processus électoral apaisé et respectueux des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les forces vivent du pays doivent s’y retrouver dans la recherche de consensus sur les questions essentielles. ” Ce type de discussion est une condition préalable pour restaurer la confiance des différents acteurs de manière pacifique en vue d’élections libres et transparentes qui respectent les droits de l’homme et les libertés fondamentales “.

Il ne doit y avoir aucune incitation à la violence pendant la campagne électorale, et les appels à la violence, la violence réelle ou les efforts visant à déstabiliser le processus électoral doivent être poursuivis.

L’Expert indépendant rappelle que tout recours à la violence et toute action de déstabilisation du processus électoral entraine la responsabilité de leurs auteurs, donneurs d’ordre et complices, y compris devant la Cour pénale spéciale ou devant la Cour pénale internationale, selon les circonstances. J’appelle les garants et les facilitateurs de l’Accord de paix et le Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures diligentes vis-à-vis des groupes armés afin de garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.

Il a appelé les autorités centrafricaines à tout mettre en œuvre pour garantir des élections inclusives, libres, crédibles et transparentes. ” Un accès équitable aux médias publics est une composante indispensable à des élections équitables “, a-t-il déclaré, ajoutant que l’organe indépendant de régulation des médias, le Haut Conseil de la Communication (HCC), doit être doté des ressources juridiques et techniques nécessaires pour assurer le monitoring, y compris sur internet et les réseaux sociaux.

Plus de 1,1 personne sur les cinq millions que compte le pays a été forcée de fuir sa maison pendant la guerre civile, et M. Agbetse a demandé aux autorités de s’assurer que les réfugiés et les personnes déplacées puissent voter.

Il a remercié la mission de maintien de la paix de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies en RCA (Minusca), l’Équipe pays des nations Unies et les partenaires internationaux de la RCA pour leurs services et appuis, surtout compte tenu des contraintes imposées par la pandémie COVID-19.

” J’appelle la communauté internationale à poursuivre et à renforcer son soutien à l’organisation de cette élection présidentielle et législative et de celles à venir dans le pays “, a-t-il déclaré.

 

Processus électoral en Centrafrique, l’ambassadrice des États-Unis en RCA exprime son inquiétude.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/madame-lucy-tamlyn-ambassadrice-des-etats-unis-en-centrafrique-450×337.jpg” alt=”madame lucy tamlyn ambassadrice des états unis en centrafrique” width=”450″ height=”337″ />
Madame Lucy TAMLYN, l’ambassadrice des États-unis en Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines, en RCA, le paysage politique est en pleine effervescence. Le bras de fer que se livre le mouvement des cœurs unis au pouvoir à l’opposition démocratique s’intensifie à quelques mois des élections générales prévues pour le 27 décembre 2020. Un scrutin à haut risque dans ce pays d’Afrique centrale occupé à plus de 75% par des bandes armées. L’ambassadrice des États-Unis en RCA, lors d’un point de presse ce jeudi, a exprimé son inquiétude face aux allégations faisant état de fraudes liées au processus d’inscription des électeurs et les agitations des groupes armés qui n’ont pas exprimé clairement leur engagement à soutenir le processus.

 

 À quatre mois des prochaines élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, le paysage politique centrafricain est en pleine effervescence,. La précampagne bat son plein dans certaines chapelles politiques en attendant le lancement officiel de la compétition. Pendant ce temps, dans le milieu diplomatique occidental et africain, c’est l’inquiétude qui domine. C’est le cas de l’ambassade des États-Unis en Centrafrique, où la diplomate en chef, Madame Lucy TAMLYN, lors d’un point de presse organisé à Bangui ce jeudi 27 août 2020,  a exprimé son inquiétude suite aux allégations de fraudes massives observées lors des opérations d’enrôlement des électeurs qui sont en cours dans certaines villes de province, mais également face  aux agitations des groupes armés  qui n’ont pas déclaré publiquement leur soutien au processus alors que le G5, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine avait lancé un vibrant appel le 14 août dernier aux groupes armés, signataires de l’accord de paix de Khartoum à affirmer publiquement leur soutien à la tenue d’élections, et à faciliter toutes les opérations électorales sans condition ni réserve.

La diplomate américaine a également réitéré les positions du G5 qui souligne que des élections libres, justes et crédibles ne peuvent avoir lieu que si tous les citoyens ont confiance dans l’intégrité et la transparence du processus.

 

 

 

 

Note également avec inquiétude les allégations faisant état de fraudes liées au processus d’inscription des électeurs et souligne que des élections libres, justes et crédibles ne peuvent avoir lieu que si tous les citoyens ont confiance dans l’intégrité et la transparence du processus.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : la MINUSCA lance un ultimatum à Ali Darassa de retirer ses hommes de toutes les positions qu’ils occupent après l’accord de paix

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que l’opération « Ala londo »,  menée conjointement par les troupes de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines se poursuit contre les positions de 3R dans la région de l’Ouest et du nord-ouest, la Minusca a désormais dans sa cible le groupe UPC du sulfureux Ali Darassa qui occupe la quasi-totalité de la région du centre et du sud-est. Elle vient de lui lancer un ultimatum.

 

« Suite aux violations constantes de l’Accord de paix par l’UPC, notamment des violences sur les civils et son expansionnisme, la MINUSCA exige le retrait de l’UPC de toutes les positions occupées après le 06 février 2019 et la fin des obstacles à l’extension de l’autorité de l’Etat », a annoncé la Minusca dans un tweet ce mercredi 26 août 2020.

Le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa, l’un des signataires de l’accord politique pour la paix du 06 février 2019, a été cité plusieurs fois dans de nombreuses affaires criminelles, notamment les prises d’otage, les séquestrations, les assassinats extrajudiciaires, les viols et bien d’autres crimes perpétrés par ses éléments rebelles dans la région du Sud et du sud-est ces derniers semaines. Or, le mois de juillet dernier, ce même Ali Darassa avait signé une entente avec le gouvernement pour le retour au calme dans les régions occupées par son mouvement armé. Cette entente, fortement dénoncée par la classe politique centrafricaine, n’a pas eu des effets escomptés sur le terrain.

Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3, également Président du parti MLPC et candidat à la prochaine présidentielle, exige aux garants de l’APPR-RCA seulement son arrestation.

Notons que l’ultimatum de la Minusca au chef rebelle Ali Darassa intervient quelques minutes après la déclaration du chef d’État major des forces de la Minusca, le général Renaud Sénétairea qui a également annoncé lors d’une conférence de presse conjointe Minusca / gouvernement le retour de l’opération « Kiri n’a autorité » qui prendra le relais de l’opération « Ala londo » en cours dans l’ouest et le nord-ouest contre les positions de 3R du sulfureux Abass Sidiki qui serait également  en fuite.

Anselme Mbata

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RCA : soupçonnée de sorcellerie, une dame a été enterrée vivante à Berberati

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati-450×430.jpg” alt=”intervention des forces de l’ordre dans le village situé à 21 kilomètres de berbérati” width=”450″ height=”430″ />
Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

Berberati, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020. C’est une folle et sordide affaire de famille qui a défrayé la chronique ce mercredi 26 août 2020 à Berberati, capitale provinciale de la Mambéré Kadéi, située à 584 kilomètres de Bangui, à l’ouest de la rca.

 

La scène est survenue dans la journée du mercredi 26 août au village Barka—Panzi, situé à 21 kilomètres de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré Kadéi. La victime, une dame d’une soixantaine d’années, soupçonnée de sorcellerie depuis plusieurs années par les habitants dudit village, a été durement frappée par ses enfants et enterrée vivante par la population locale, en complicité de ses enfants.

En effet, quelques heures plutôt, l’un des enfants de la victime est décédé dans des circonstances troubles. Et tous les regards se tournent vers sa maman, soupçonnée par  une partie de ses enfants en vie d’avoir assassiné mystiquement leur frère. Après l’enterrement de la dépouille mortelle, une discussion s’éclate entre la vieille dame et ses propres enfants. Les armes blanches sont sorties, et la dame a été durement frappée et enterrée vivante par ses propres enfants, appuyés par un groupe des jeunes du village qui l’ont également suspecté  de sorcellerie.

Cependant, un véhicule de la société forestière VICA,basée à 4 kilomètres du village Barka—Panzi sur l’axe Nola, de passage dans le village, est arrivé sur la scène. Heureusement, à bord de ce véhicule de Vica, il y avait des éléments de la gendarmerie détachés au service de sécurité de ladite société. En constatant les faits, ces gendarmes se sont précipités pour déterrer la tombe de la victime et la faire sortir miraculeusement vivante. Sous les menaces des populations locales, les gendarmes ont dû transférer la vieille dame à Berberati pour des contrôles médicaux.

Pour l’heure, on ignore si une plainte a été déposée, mais le service de la gendarmerie de Berberati a confirmé à CNC que la victime est en sécurité, et sa vie n’est plus en danger.

Notons que depuis plusieurs années en République centrafricaine, la montée des sentences extrajudiciaires est de plus en plus inquiétante  en raison de l’absence de l’administration judiciaire sur tout le territoire national.

 

De Berberati, Igor Zaïlé pour CNC

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Les États-Unis continuent de jouer un rôle de premier plan dans la réponse à la pandémie de COVID-19 en République centrafricaine

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AMBASSADE DES ÉTATS UNIS EN rca

 

Depuis le début de la réponse initiale à la pandémie de COVID-19 en mars 2020, les États-Unis ont déjà offert plus de 13,6 millions de dollars d’aide pour lutter contre cette pandémie en République centrafricaine, y compris 9 millions de dollars d’aide humanitaire débloquée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) pour la sensibilisation des populations sur les risques du virus COVID-19, l’appui aux structures sanitaires en matière de prévention et de lutte contre les infections, et pour la fourniture d’une aide alimentaire d’urgence et l’approvisionnement en eau potable.

 

« La lutte contre la COVID-19 a une envergure mondiale et les États-Unis sont fiers de jouer un rôle de premier plan dans ce combat, y compris ici même en République centrafricaine », a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. « Nous sommes particulièrement reconnaissants vis-à-vis de nos partenaires clés, tels que l’UNICEF, l’UNHAS et le PAM (Programme alimentaire mondial des Nations unies), qui travaillent sans cesse pour apporter aux Centrafricains une aide vitale, financée par le peuple américain. »

 

Entre autres partenaires, USAID fournit 1,5 million de dollars à l’UNICEF en vue de soutenir la mise à disposition des systèmes d’approvisionnement en eau d’urgence, des points publiques de lavage des mains, de l’eau et des latrines pour les structures sanitaires, et de transmettre à plus de 950 000 personnes des informations sur la prévention de la pandémie de  COVID-19 et sur la prise en charge des personnes malades à la maison.

L’USAID fournit également 1 million de dollars à l’UNHAS pour soutenir les opérations aériennes humanitaires et pour faciliter les opérations liées à la pandémie de COVID-19.

 

L’USAID fournit une aide alimentaire d’urgence continue pour aider les habitants de la RCA à rester en bonne santé et à prévenir la maladie. Cette aide comprend 2,5 millions de dollars alloués au PAM qui vise à fournir à près de 91 000 personnes à Bangui deux mois de bons alimentaires de 10 dollars.

 

Tous ces programmes viennent renforcer l’assistance humanitaire que fournit l’USAID depuis de longues années en RCA. Au cours de l’année budgétaire 2019, USAID a mis à la disposition de la population centrafricaine près de 53 millions de dollars sous forme d’aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence, 9,5 millions de dollars dans le cadre des programmes d’urgence relatifs à l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à l’hygiène, et 4,5 millions de dollars comme assistance dans le cadre des programmes de santé d’urgence.

Au cours des 20 dernières années, les États-Unis ont fourni une aide totale de 822,6 millions de dollars à la République centrafricaine.

Centrafrique : Les édifices publics seront coloniaux jusqu’à quand?

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Un édifice colonial en ruine dans la ville de Bria, préfecture de Haute-Kotto. Photo CNC

 

Par Angèle Kanzoro, éditorialiste

 Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après quelques jours du règne du Soleil des Indépendances, les bâtiments de l’Administration centrafricaine restent et demeurent coloniaux. Le pouvoir de l’Etat se relaie dans quel sens ?

Tout le monde a pensé que le chef de l’Etat qui arrivait le 30 mars 2016, allait prendre les choses en mains. Etant donné que la sécurité venait en premier ordre, le bâtiment ouvert par l’administration des occidentaux allait être réhabilité ou beaucoup plus, modernisé. Hélas, non. Tout reste en place. Jusqu’à quand ?

 

Faustin Archange TOUADERA que le monde a acclamé comme un véritable héros, hésite ou aura perdu de vue ce côté qui marque les vestiges du passé. Et hésitant et ayant perdu de vue cet aspect qui fait la valeur de l’accession à la souveraineté, le colonialisme, l’ère coloniale fait encore son long chemin de servitude et d’esclavage. Mais les enfants qui ont souffert de tant de peine et de haine des maîtres cruels, souffriront avec cet état de mal leur vie durant ? Et pourtant, l’heure court à l’oubli définitif de ces mécréants de hideur.

Comme la vie ne peut que garder ce qui lui échappe difficilement, attendons de voir ce qui est à faire de mieux pour sortir de ce mécanisme. L’avenir tremble au fait que de tel comportement soit une fois pour tout radier de la circulation. Tant l’époque qui se pointe doit nécessairement opérer un visage nouveau de Centrafrique.

L’Indépendance africaine est-elle Indépendante ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/défilé-militaire-du-premier-mai-2019-avenue-des-martyrs-450×337.jpg” alt=”Défilé militaire du 01 mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />
Défilé militaire du 01 mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Par Angèle Kanzoro

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les indépendances africaines ont connu des moments très tendues pour s’obtenir. Malheureusement, elles ont été accordées. Mais à voir de près cette faveur, l’usage que nous faisons d’elle, est plus qu’alarmiste. Pourquoi ?

 

Le désarroi qui habite l’Afrique à l’ère de la reconnaissance internationale, est le fait que des Africains qui ont eu la chance de mener le continent, se paie le luxe d’aller mourir en France. On laisse entendre que ces soins que l’on donne ou reçoit dans ce petit coin, assure la vie éternelle. Grosse erreur ! L’on sait que les patients qui vont là-bas reviennent le plus souvent les pattes en avant. Cela veut dire que ce sont des cadavres que l’on nous ramène de l’ancienne métropole. Doit-on toujours croire à ces illusions que l’on brandit pour nous effacer chez le mauvais maître qui nous aura fait voir tout le mal du/au monde ?

Le souci qui fait paraître cette page, remonte au décès de LISSOUBA. Cet homme, ce généticien  a fait instaurer dans son pays la démocratie. Le Congo Brazzaville à son époque a connu ce que le Président MITTERAND a considéré comme condition compatible de l’aide occidentale. Le Congolais avait maîtrisé la leçon. Il a été un élève studieux et plus qu’obéissant. Le politique a introduit cette formidable notion chez lui, au Congo Brazzaville. Dommage ! Pour des sacro-intérêts, cette même France l’a éconduit des affaires politiques par le président Jacques CHIRAC. Et la philosophie de la DEMOCRATIE ?

Que les hommes politiques négro-africains se creusent la tête et pensent à faire de leur terre natale un paradis terrestre où ils peuvent mourir en paix comme en Europe. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants meurent chez les humains qui oublient que le mal n’est l’apanage de personne ?  Il atteint l’univers qui se soumet à lui à tout instant. Mourir en Afrique, Asie, Amérique et partout, veut dire le même cadavre que l’on enterre ou que l’on met sous la terre. Alors, pourquoi vouloir aller se donner la fin, surtout chez des gens qui vous auront fait voir le malheur au fond de la mer ?

Les politiques de l’heure et ceux à venir, réfléchissons un peu et mourons chez nous-mêmes. Les nôtres auront le temps de pleurer à merveille. « L’Art est Nègre et la Morale, Occidentale » ?

 

 

 

 

 

 

Sénégal : Un ancien PM sur les traces de la justice Sénégalaise

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oumar bongo

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 27 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Dans le cadre de leurs différentes enquêtes sur les biens mal acquis en France, la justice française aurait reçu en début 2020 des informations de divers ONG et opposants d’Afrique Centrale sur des transactions et acquisitions immobilières effectuées au Sénégal ces 25 dernières années.

L’affaire défraie la chronique au Sénégal  au Gabon, et plus particulièrement en Afrique Centrale. De l’argent a été détourné, émanant de la famille Bongo, particulièrement le feu Bongo. Il y’a eu de nombreux virements et versements importants dans des banques sénégalaises. Dans cette transaction, un ancien Premier Ministre Sénégalais devenu aujourd’hui opposant est mêlé dans cette affaire. Pour qui connaît, ce sénégalais accusé est entré à la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest comme économiste en 1976 où il a travaillé sous les ordres d’Alassane Dramane Ouattara. Cet ancien premier ministre fut aussi un président directeur général de la banque de l’habitat du Sénégal sous le magistère de l’ancien président du Sénégal Abdou Diouf. Dans cette transaction,  l’accusé avait empoché des milliards.

 

 

Des immeubles et villas achetés à Dakar et Say

Parmi ces opérations il y’a en a plusieurs portant sur des virements et versements importants dans des banques sénégalaises qui ont permis de mettre en place une banque et d’acheter d’importants immeubles, terrains et villas à Dakar et Saly.

Justice Française prend les choses en main

L’affaire a pris une grande tournure ; puisque la justice française a pris les choses en main pour mener une enquête. Dans cette rocambolesque affaire, l’ancien PM sénégalais devenu aujourd’hui est cité. Les enquêtes révèlent que cet ancien premier Ministre a appuyé un franco-sénégalais maître tailleur à Paris à transférer une grosse partie de l’argent en contrepartie d’investissement dans la banque qu’il avait créé et vendu avec une importante plus-value financière il y’a quelques années. Il semble que ces anciens partenaires auraient aidé des personnalités officielles gabonaises à acquérir des biens qui sont aujourd’hui retracés par les autorités françaises qui auraient dépêchés des enquêteurs au Sénégal.

Une affaire qui risque d’éclater d’ici quelques mois en France avec des répercussions chez nous.

Arfang Sagna

CNC

 

Une coalition va déposer la candidature de Gbagbo à la présidentielle

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Une coalition va déposer la candidature de Gbagbo à la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – La coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) a annoncé mercredi qu’elle allait déposer la candidature de l’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, à la présidentielle du 31 octobre.

“EDS informe les Ivoiriens et la communauté internationale (…) qu’il déposera la candidature du président Laurent Gbagbo selon les procédures prévues”, a affirmé le président de la coalition, Georges Armand Ouegnin./////////////.

M. Gbagbo, actuellement en Belgique, ne s’est pas encore prononcé publiquement sur une éventuelle candidature./////////////.

EDS comprend notamment les GOR (“Gbagbo ou Rien”), la faction restée loyale à Laurent Gbagbo au sein de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI). Son ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, qui a le contrôle légal du parti, a lui déjà annoncé sa propre candidature./////////////.

Les candidats ont jusqu’à lundi minuit pour déposer leurs dossiers et ne doivent pas être nécessairement présents physiquement, a affirmé à l’AFP le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Ibrahime Kuibiert Coulibaly./////////////.

Président de 2000 à 2010, le président Gbagbo, 75 ans, acquitté en première instance par la Cour pénale internationale (CPI), attend en liberté conditionnelle à Bruxelles un éventuel procès appel. Il a le droit de voyager à condition que le pays d’accueil accepte sa présence./////////////.

Le président Alassane Ouattara, 78 ans, a déjà déposé son dossier pour briguer un troisième mandat controversé alors que l’ancien président Henri Konan Bédié (1993(1999), 86 ans, a lui été désigné candidat de son parti et devrait déposer son dossier jeudi./////////////.

Les trois mêmes hommes étaient déjà candidats en 2010 lors du scrutin qui a débouché sur la crise électorale ayant fait 3000 morts, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

Avec AFP/VOA

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une pétition pour l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa

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RDC: une pétition pour l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa

Bangui ( République centrafricaine ) – En 1998, une nouvelle rébellion avait éclaté au Kivu (Est) puis dégénéré en conflit régional, opposant forces gouvernementales, soutenues par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, à des rébellions appuyées par le Rwanda et l’Ouganda.

Lundi, un internaute avait twitté: « 24 août 1998, massacre de Kasika (au Sud-Kivu). Des militaires rwandais tuent sans relâche plus de 1.100 personnes, brûlant des villages entiers sur un trajet de 60 km, de Kilungutwe à Kasika. Parmi les victimes, Mwami François Mubeza et l’abbé Stanislas Wabulakombe »./////////////.

C’est à ce message que l’ambassadeur Vincent Karega avait répondu, toujours sur twitter: « Incohérence flagrante entre image et histoire. Narratif simpliste pour des accusations graves. Accuser sans évidence s’appelle calomnie. Villages sans noms, 1.100 morts avec deux noms. Circonstances de crimes et identité des criminels non dévoilée. Accusation ou propagande? « . Ce tweet a ensuite été supprimé./////////////.

Mardi, le président Tshisekedi a reçu M. Karega en audience pour parler sécurité et développement de deux États, a indiqué la présidence congolaise./////////////.

« Je donne peu de considération à ce genre de déclaration au risque d’ajouter de l’huile sur le feu », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement David-Jolino Makelele, interrogé en conférence de presse./////////////.

La RDC entretient des relations en dents de scie avec le Rwanda voisin. Depuis plusieurs mois, des Congolais accusent le Rwanda d’avoir déployé des troupes dans l’est de la RDC, en proie à des violences depuis près de 30 ans. Des accusations que Kigali a toujours rejeté.

Avec Lalibre.be

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RCA : la ville de Bangui fortement paralysée cet après-midi par une grève des taxis-motos

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image de la manifestation des moto taximen à Bangui le 26 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 26 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ).  Une grève des conducteurs des taxis-motos a fortement paralysé la ville de Bangui ce mercredi après-midi. Déclenché dans la foulée de l’agression de l’un de leurs par un agent auxiliaire de la police au centre-ville, elle vise à dénoncer les comportements violents des forces de l’ordre dans la capitale. Un appel au calme a été lancé, et la police nationale annonce l’ouverture d’une enquête.

 

Les exploitants et conducteurs des  taxis-motos de la ville de Bangui ont manifesté ce mercredi après-midi  dans la capitale pour dénoncer l’agression de l’un de leur par un agent auxiliaire de la police au centre-ville de Bangui alors qu’il tentait  de s’échapper à un contrôle de routine au checkpoint des forces de l’ordre sur l’avenue Barthélemy Boganda à hauteur de la Télécel. Frappé durement à la nuque par une matraque, la jeune moto taximan s’écroule au sol avant d’être transporté d’urgence à l’hôpital communautaire. Aussitôt, ses collègues, qui pensaient qu’il était mort, ont manifesté durant des heures en barricadant des rues de la capitale. Des circulations ont été fortement perturbées, et les forces de sécurité intérieure ont également été déployées pour assurer la sécurité des manifestants.

Vers 17 heures, le secrétaire général du syndicat des motos taximen a appelé la corporation au calme et à la retenue. Un rendez-vous  a également été fixé pour ce jeudi 27 août afin de remettre officiellement un mémorandum au ministre de la Sécurité publique afin de dénoncer officiellement les comportements des forces de l’ordre vis-à-vis des conducteurs des motos taxis.

Selon la direction générale de la police, une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression, et une sanction pourrait être appliquée en cas du manquement.

Pour l’heure, la victime se trouve toujours à l’hôpital communautaire, et son état de santé est rassurant, selon ses proches joints au téléphone par CNC.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA :  les scénarios des prochaines élections générales avant l’heure

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Des groupes de danse traditionnelle en attente de passage du chef de l’État au croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, le 16 août 2020. Photo cnc / Anselme Mbata

Bangui, République centrafricaine, mercredi 26 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). À quatre mois des prochaines élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la fièvre électorale monte déjà dans certains États-majors des partis politiques. La précampagne bat son plein actuellement dans certaines chapelles politiques en attendant le lancement officiel de la compétition. Mais d’ors et déjà, la tension monte, et les attaques comme les critiques fusent de toute part.

 

La campagne officielle n’est pas encore lancée, mais le mouvement cœurs unis, parti du Président Touadera se lance déjà précipitamment dans la campagne. Les banderoles et les affiches sont visibles partout dans la ville de Bangui, et les communautés de danse traditionnelle, financée par le parti au pouvoir sont invités chaque dimanche à se regrouper tout au long des abords de l’avenue de l’indépendance pour exécuter des pas de danse et chanter à la gloire du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat de son parti à la prochaine élection présidentielle de 2020 – 2021. Et ce n’est pas tout. Des téléphones mobiles de fabrication chinoise, frappée du logo du parti MCU  sont déjà en cours de distribution à Bangui. Ce qui a provoqué des critiques de toute part, surtout  de la part de la société civile,  du haut conseil de communication, mais également de l’opposition démocratique qui parlent de la violation flagrante du code électoral qui stipule en son article 48 que « la campagne électorale dure 14 jours. Elle est close 24 heures avant le jour du scrutin ».

Or, à 4 mois des prochaines élections prévues pour le 27 décembre 2020 qui, selon des sources concordantes,  sera probablement reporté pour 2021, le chef de l’État et son mouvement politique, le MCU, se lancent déjà précipitamment dans la campagne en violation de cette disposition juridique nationale.

Cependant, dans les arrondissements de Bangui, certains estiment que les agitations précoces du MCU et du chef de l’État seraient liées à l’impopularité grandissante du régime qui s’inquiète sérieusement d’un risque d’une débâcle générale aux prochaines élections.

Notons que chaque dimanche, le chef de l’État, de passage pour Damara,  distribue de l’argent tout au long de l’avenue de l’indépendance jusqu’à son village en signe de campagne électorale.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : appel à l’aide des stagiaires militaires centrafricains à l’étranger

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 26 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les indemnités bloquées, les bourses non versées depuis plusieurs mois, les officiers et sous-officiers des forces armées centrafricaines en stage à l’étranger  appellent à l’aide pour assurer leur survie quotidienne.

 

Depuis l’apparition de la pandémie de la maladie à coronavirus en République centrafricaine, les hôpitaux, les entreprises de production et les agences de voyages ne sont pas les seuls à souffrir des conséquences de cette maladie mortelle. Les officiers et sous-officiers des forces de défense et de sécurité intérieure en stage à l’étranger font aussi partie des premières victimes économiques et sociale de cette pandémie.

En effet, depuis plus de 4 mois, les indemnités et bourses de stage des éléments des forces armées centrafricaines à l’étranger sont suspendues pour des raisons encore non motivées aux intéréssés. Certains ont du faire recours à leur compatriote qui sont dans leur pays du stage pour avoir de quoi à manger et survivre pendant que d’autres ont été chassés de leur appartement pour non paiement des loyers.

Au Maroc par exemple, un chauffeur militaire, ancien du général inspecteur des Armées IZAMO est sous les menaces permanentes de ses bailleurs pour non-paiement de ses loyers. Une contribution des Centrafricains du Maroc qui lui a permis  de régler un mois d’arriéré de son loyer le mois dernier.

Même situation en République démocratique du Congo où l’attaché de défense de l’ambassade de Centrafrique le général Lengbé tentait d’y faire face avec ses propres moyens financiers. On ne peut tout citer, mais en réalité la situation est extrêmement grave pour ses compatriotes qui n’ont aucun moyen sur place pour survivre quotidiennement.

Joint au téléphone, un officier au sein de l’État major des FACA a indiqué que les versements des indemnités et  bourses et des stagiaires militaires centrafricains à l’étranger ont été suspendus pour des vérifications physiques au niveau du troisième bureau. D‘après lui, ces vérifications physiques ont été faites à la demande de l’inspection générale des finances qui suspecte le paiement des indemnités et bourses à certains stagiaires alors que ces derniers sont déjà de retour au pays depuis des mois. Celles-ci sont déjà faites, et les versements vont reprendre dans les prochaines semaines, explique-t-il au micro du CNC.

 

Anselme Mbata

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RCA : mort suspecte du ministre Soulemane Daouda, l’ex-ministre Maleyombo annonce avoir déposé plainte pour diffamation

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le ministre thierry maleyombo

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 26 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Soupçonné par les proches du chef de l’État d’avoir empoisonné le ministre de l’enseignement technique et de l’alphabétisation Soulemane Daouda, décédé dimanche 23 août à Bangui, l’ex-ministre de la Justice Thierry Savonaroye Maleyombo annonce vouloir déposer plainte pour diffamation contre les auteurs de ces « fausses allégations ».

 

L’annonce du ministre Thierry Savonaroye Maleyombo intervient quelques heures après les déclarations sur les antennes de la radio Centrafrique et sur les réseaux sociaux de certaines personnes proches du pouvoir qui soupçonnent que la mort du ministre Soulemane Daouda serait due à son prétendu empoisonnement criminel, selon eux, survenu 24 heures plutôt dans un restaurant banguissois dénommé “La Ouangolaise », situé dans le septième arrondissement de Bangui.

Cependant, le propriétaire de cet  établissement mis en cause par les proches du pouvoir, l’ex-ministre de la Justice Thierry Savonaroye Maleyombo rejette en bloc cette allégation et parle de  pure diffamation. L’homme annonce lors d’un point de presse avoir déposé plainte en justice pour diffamation.

À en croire ministre Maleyombo, la veille de son décès, c’est-à-dire le samedi 22 août, vers 13 heures, le ministre Soulemane Daouda, accompagné  de quatre personnes dont  trois filles et un  homme, tous de nationalité centrafricaine, se sont présentés dans son restaurant. Ils ont mangé avant de quitter quelques heures plus tard sans aucun souci particulier. Or, selon les proches du chef de l’État, monsieur Soulemane Daouda serait accompagné dans ce restaurant par 4 hommes blancs qu’ils auraient bien identifiés. Faux, rétorque l’ancien ministre Thierry Maleyombo.

Pour l’heure, on ignore si une information judiciaire a été ouverte sur ce dossier, mais le ministre a également confirmé que des hommes lourdement armés se sont présentés dans son restaurant quelques heures après les allégations d’empoisonnement soutenues par les proches du chef de l’État.

Entre temps, les proches parents du désormais l’ex-ministre Soulemane Daouda accuse quant à eux le régime en place d’avoir organisé cet empoisonnement criminel. Cette hypothèse a également été confirmée dans les rues de la capitale. Selon ces personnes, c’est la technique habituelle du régime actuel d’accuser sans fondement d’autres personnes pour détourner les regards de l’opinion publique alors que ce sont eux qui sont souvent à l’origine des faits qu’ils portent haut dans les médias.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

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Plus de 500 prisonniers tchadiens graciés par le président Deby libérés

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Plus de 500 prisonniers tchadiens graciés par le président Deby libérés

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 500 détenus des maisons d’arrêts de N’Djamena et de Korotoro dans le Nord du pays ont recouvert leur liberté lundi à la faveur d’une grâce accordée par le président Idriss Déby Itno le 10 août dernier, à la veille de son élévation à la dignité du maréchal du Tchad.

C’est le directeur de l’Administration pénitentiaire et de réinsertion sociale des détenus des maisons d’arrêt du Tchad, Madnangar Mbaissanabé, qui rendu effective la libération de 538 détenus./////////////.

Ils ont bénéficié de la clémence du chef de l’Etat Idriss Deby Itno, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature./////////////.

L’occasion pour le directeur de l’administration pénitentiaire d’indiquer que la grâce présidentielle relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, certes, “mais cela ne dédouane pas les bénéficiaires des peines pécuniaires”. Car, précise-t-il, “la grâce présidentielle préjudicie ni aux règles de la récidive, ni aux intérêts de la partie civile”./////////////.

La plupart des bénéficiaires étaient condamnés pour rébellion et faits de terrorisme attribués à la secte Boko Haram. Attestations de mise en liberté en main, ils laissent parler leur cœur./////////////.

Une ex-combattante de Boko Haram a laissé entendre qu’elle avait 14 ans lorsque son mari l’a “trompée pour m’amener dans le terrorisme”. Son mari avait été capturé et tué. Elle remercie le président qui l’a fait sortir après 5 ans de prison./////////////.

Parmi les graciés, l’ex-chef de guerre, le général Mahamat Abdelkader alias “Baba Ladé”, a été libéré après avoir été condamné en 2018 à 8 ans d’emprisonnement ferme./////////////.

Pour son cousin Ben Morazi Yaya, la libération du général Baba Ladé est “un ouf de soulagement pour la famille”. /////////////.

Ibrahim Moussa, secrétaire général du Front populaire pour le redressement, qualifie la libération du général Baba Ladé d’un acte patriotique et informe que sa formation politique va s’engager résolument pour la consolidation de la paix, et pour l’enracinement de la démocratie, pour une bonne gouvernance au Tchad.

Avec AFP/VOA

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Sept adolescents “tués lors de l’application de la loi Covid-19” en Angola

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Sept adolescents “tués lors de l’application de la loi Covid-19” en Angola

Bangui ( République centrafricaine ) – Les forces de sécurité angolaises ont tué au moins sept personnes – toutes des adolescents – entre mai et juillet alors qu’elles appliquaient des mesures visant à freiner la propagation du coronavirus, a constaté une enquête menée par l’organisme international de défense des droits de l’homme Amnesty et le groupe de campagne angolais Omunga.

La plus jeune victime est Mário Palma Romeu, dit Marito, 14 ans, qui a été abattu le 13 mai alors qu’il faisait des courses.”Un adolescent a été blessé par balle au visage alors qu’il était allongé ; un autre a été tué lorsque la police a tiré sur un groupe d’amis qui s’exerçaient sur un terrain de sport. L’état d’urgence n’est pas une excuse pour des violations des droits de l’homme aussi scandaleuses”, a déclaré Deprose Muchena, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique orientale et australe./////////////.

Tous les meurtres ont eu lieu dans des quartiers pauvres de la capitale, Luanda.Lors d’un incident, un jeune homme ayant des problèmes de santé préexistants a été arrêté par la police parce qu’il ne portait pas de masque, il a été forcé de faire une pirouette en guise de punition, lorsqu’il a refusé qu’un policier lui tire dessus, selon les groupes de défense des droits./////////////.

Il a été emmené à l’hôpital où il est mort. Les voisins ont dit aux policiers que le jeune homme avait des problèmes de cœur et d’hypertension. Les résultats de l’autopsie n’ont pas encore été publiés.”Le but ultime de la lutte contre la propagation du Covid-19 devrait être de sauver des vies et de protéger les moyens de subsistance. Lorsque des agents de l’État sont responsables de la mort de personnes, cela va à l’encontre de cet objectif”, a déclaré João Malavindele, directeur exécutif d’Omunga./////////////.

Amnesty a déclaré dans un communiqué que l’enquête a été menée en rassemblant les témoignages de familles et d’amis./////////////.

Elle affirme que des officiers de la police nationale angolaise et des forces armées angolaises sont soupçonnés d’être responsables des meurtres.L’organisme de défense des droits a exhorté les autorités angolaises à veiller à ce que les enquêtes en cours soient rapides, indépendantes et impartiales.Il a également demandé que les personnes soupçonnées d’être responsables de violations des droits de l’homme et d’abus soient tenues de rendre des comptes et que les familles obtiennent justice, vérité et réparation.

Avec BBC Afrique

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des salles de classe transformées en poulaillers

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Coronavirus : des salles de classe transformées en poulaillers

Bangui ( République centrafricaine ) – La décision du Kenya de fermer toutes les écoles jusqu’en janvier prochain à cause du coronavirus a laissé beaucoup de ses écoles privées lutter pour survivre selon Basillioh Mutahi et Mercy Juma.

Des salles de classe de l’école Mwea Brethren, on pouvait entendre la voix des enseignants dispensant les cours et celles des élèves. Aujourd’hui, le bruit des cours ont fait place à une cacophonie de poulets gloussant./////////////.

Sur le tableau noir, les équations mathématiques ont été remplacées par un calendrier de vaccination./////////////.

Joseph Maina, propriétaire de l’école centrale kenyane, a dû se tourner vers l’élevage d’animaux pour gagner un peu d’argent, car il ne tire plus de revenus de l’éducation./////////////.

Vital pour la survie/////////////.

Les bureaux ont été mis de côté chez Mwea Brethren pour faire place aux fournitures agricoles /////////////.

Les choses ont été particulièrement difficiles en mars, lorsque toutes les écoles ont été sommées de fermer, car il était encore en train de rembourser un prêt et devait renégocier avec la banque./////////////.

Au début, il semblait que tout était perdu, mais “nous avons décidé que nous devions faire quelque chose [avec l’école] pour survivre”, raconte M. Maina à la BBC./////////////.

Comme les écoles privées – qui accueillent environ un cinquième des enfants kenyans – dépendent des frais de scolarité pour leurs revenus, leur fermeture forcée a signifié qu’elles ne peuvent pas payer le personnel et beaucoup ont de sérieux problèmes financiers./////////////.

Un petit nombre d’écoles ont réussi à continuer à enseigner grâce à l’apprentissage en ligne, mais les frais qu’elles perçoivent couvrent à peine les frais de subsistance de base des enseignants, selon l’Association des écoles privées du Kenya (KPSA)./////////////.

Environ 95 % des 300 000 membres du personnel des écoles privées ont été envoyés en congé sans solde, explique Peter Ndoro, directeur général de la KPSA./////////////.

En outre, 133 écoles ont été contraintes de fermer définitivement./////////////.

Jamais aussi mauvais/////////////.

La cour de récréation de l’école préparatoire de Roka a été transformée en ferme maraîchère /////////////.

Pour éviter de prendre cette mesure drastique, Roka Preparatory, une autre école du centre du Kenya, a également converti ses locaux en ferme./////////////.

“Les choses n’ont jamais été aussi mauvaises”, déclare James Kung’u qui a fondé l’école il y a 23 ans./////////////.

A l’extérieur, des légumes poussent maintenant dans ce qui était la cour de récréation./////////////.

Il élève également des poulets./////////////.

“Ma situation est similaire à celle des autres écoles. J’ai du mal à faire le plein de carburant. Les professeurs et les élèves ne sont plus là. Psychologiquement, nous sommes très affectés”, dit M. Kung’u./////////////.

Les Frères Mwea et Roka n’ont conservé que deux employés, qui aident aux travaux de la ferme./////////////.

“Ce n’est pas pour la richesse. Nous sommes à l’aise… au moins vous ne vous ennuyez pas, vous êtes occupé et c’est comme une thérapie”, dit M. Kung’u./////////////.

Pas de travail pour les enseignants/////////////.

Alors que les deux écoles ont trouvé une source de revenus alternative, les propriétaires s’inquiètent du sort de leurs enseignants, qui ont dû rester sans salaire pendant cinq mois./////////////.

Cette situation contraste avec celle du personnel des écoles publiques, qui perçoivent leur salaire./////////////.

M. Maina dit que certains enseignants de son école l’ont appelé pour lui demander s’ils pouvaient faire quelque chose. “Mais malheureusement, nous n’avons même pas assez pour nous nourrir”, dit-il./////////////.

En conséquence, beaucoup se sont tournés vers des professions alternatives./////////////.

Macrine Otieno, qui a enseigné pendant six ans dans une école privée de la capitale, Nairobi, a été expulsée de sa maison parce qu’elle ne pouvait pas payer son loyer./////////////.

Elle a accepté un emploi de nourrice à domicile pour pouvoir se loger et se nourrir./////////////.

“Depuis que nous avons eu notre premier cas de coronavirus au Kenya et que les écoles ont été fermées, je n’ai rien pu faire./////////////.

“J’ai essayé de me dépêcher un peu pour trouver quelque chose pour mon enfant, mais cela n’a pas été facile”, dit-elle à la BBC./////////////.

Gloria Mutuku, une enseignante de l’est du Kenya, a décidé de devenir entrepreneur et a contracté un prêt pour lancer une entreprise de vente de produits alimentaires lorsque les écoles ont fermé./////////////.

Elle espère que son entreprise se portera bien et ne prévoit pas de retourner enseigner même lorsque les écoles rouvriront./////////////.

Son idée n’est pas rare et, de plus, on peut se demander si les écoles privées pourront rouvrir, car l’adaptation au coronavirus pourrait entraîner des coûts supplémentaires./////////////.

La KPSA souhaite que le gouvernement aide à résoudre le problème financier par des subventions d’un montant total de 65 millions de dollars (50 millions de livres sterling). Elle espère également que les enseignants resteront dans la profession./////////////.

“Il est nécessaire que le gouvernement soutienne les écoles privées car elles contribuent de manière significative à l’économie et réduisent en fait les dépenses du gouvernement en matière d’éducation”, déclare M. Ndoro./////////////.

Si l’argent ne vient pas, “certaines des écoles pourraient ne pas survivre”, prévient-il./////////////.

Le ministère a proposé une aide sous la forme d’un prêt concessionnel qui sera disponible pour les établissements qui remplissent les conditions requises, mais M. Ndoro craint que cela ne suffise pas pour sauver toutes les écoles du pays.

Avec BBC Afrique

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Le candidat de la Mauritanie au poste de DG de L’ASECNA mis en cause pour corruption

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Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Administrateur Directeur Général de la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie (SNIM), Hassena Ould Ely, est mis en cause dans une affaire de corruption dont la police a demandé également auprès des banques mauritaniennes les relevés de ses dépôts et retraits bancaires.

 

Selon cridem.org, Hassena ould Ely, candidat au prestigieux poste de DG/ASECNA,  est mis en cause pour corruption et crimes économiques par le rapport de la commission d’enquête parlementaire.

La candidature au poste de DG de l’ASECNA de Mr Hassena Ould Ely serait-elle compromise par le rapport de la commission d’enquête parlementaire en Mauritanie ?

Mr Hassena Ould Ely, ancien Ministre, ancien DG de plusieurs sociétés d’Etat, de nationalité mauritanienne est l’un des quatre (04) candidats actuellement en lice qui briguent le poste de Directeur Général de l’ASECNA et dont l’élection est prévue le 14 septembre prochain à Dakar.

A moins d’un mois donc de cette échéance, on peut légitimement s’interroger sur les conséquences sur la candidature de Mr Hassena Ould Ely que peuvent avoir les travaux de la commission d’enquête parlementaire mis en place en janvier 2020 pour faire l’inventaire de la gestion de la dernière décennie et dont le rapport vient d’être adopté en juillet dernier par l’Assemblée nationale de la Mauritanie.

En effet, dans le cadre de cette enquête, selon des sources proches du dossier, les autorités compétentes mauritaniennes chargées des crimes économiques et financiers ont demandé aux banques mauritaniennes de lui transmettre le relevé détaillé de tout compte ouvert par certaines personnalités parmi lesquelles figurent Mr Hassena Ould Ely par ailleurs candidat de la Mauritanie au poste de Directeur Général de l’ASECNA.

Avec cette nouvelle situation, la promotion de la candidature de Mr Hassena Ould Ely auprès des autres états membres de l’ASECNA ne risquerait-elle pas d’être handicapée ?

Affaire à suivre…

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2020CNC

RCA : Bangui, deux présumés braqueurs abattus par la police au quartier Combattant

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Les forces de l’ordre lors des affrontement des milices armées du PK5. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les éléments de la police nationale ont abattu dans la nuit du lundi à mardi 25 août 2020 deux présumés braqueurs  au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

Les habitants du quartier Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui ont été réveillés dans la nuit du lundi à mardi aux environs de minuit par des tirs nourris et assourdissants d’armes de guerre. Les crépitements ont duré plus de deux heures, plongeant une partie de la population du huitième et cinquième arrondissement dans la psychose.

Selon les informations recueillies par CNC, les affrontements ont opposé les éléments de la police nationale à un groupe des présumés braqueurs dans les environs du « bar casier », vers Damala, non loin de la brigade de l’OCRB.

Les assaillants auraient tenté de braquer une résidence des particuliers quand une patrouille de la police nationale était arrivée sur le lieu. Avec le renfort des éléments de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et de la gendarmerie nationale, les malfaiteurs ont été traqués jusqu’à l’entrée du quartier Galabadja 3, proche de la rue Chicago.

Lors de ces échanges, les forces de l’ordre ont abattu deux individus soupçonnés d’appartenir à ce groupe des malfaiteurs.

Selon le service de la police, des armes blanches et des outils de découpage des métaux auraient été retrouvés sur les victimes. Pour l’heure, leurs dépouilles sont à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

Notons que les actes de braquage sont récurrents depuis plusieurs mois dans le huitième arrondissement de Bangui, en particulier dans le quartier Combattant, où les détonations d’armes automatiques sont entendues presque chaque nuit.

 

Anselme Mbata

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RCA : inquiétude sur la recrudescence d’enlèvement des enfants à Yaloké, la population exige le départ  immédiat de madame Jao.

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Yaloké, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La recrudescence des enlèvements des enfants dans la sous-préfecture de Yaloké inquiète la population  et les notables locaux qui accusent madame Jao, directrice générale d’une société minière chinoise d’avoir organisé ces enlèvements. Ils exigent son départ immédiat et sans condition, et les négociations sont en cours avec les autorités.

 

Un homme d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue ce lundi 24 août au commissariat de police de Yaloké notamment  pour la tentative d’enlèvement d’enfant.

Interpellé dans la nuit du lundi à mardi 25 août au domicile des parents des victimes, le suspect a été remis aux forces de l’ordre qui l’ont placé immédiatement en garde à vue pour nécessité d’enquête. Interrogé par les enquêteurs, l’homme aurait avoué les faits, mais précise au passage qu’ils étaient deux au moment du crime, mais son complice avait eu la chance de s’échapper à temps lorsqu’ils étaient aperçus par les parents des victimes.

Cet acte criminel, loint d’être isolé, est de plus en plus récurrent dans la région. Une dizaine d’enlèvements des enfants ont été recensés depuis quelques semaines dans cette ville minière où les trafics d’organes humains et les crimes rituels sont devenus un moyen pour s’attirer  la fortune notamment en vue de la recherche de l’or et diamant.

« On vise principalement des enfants, filles comme garçons », rapporte Basile, un fonctionnaire à la mairie de Yaloké. « C’est une situation cauchemardesque pour les parents surtout lorsqu’on voit son enfant enlevé par des criminels », poursuit-il.

Pour les populations locales, appuyés par les notables locaux, il ne fait aucun doute, Madame Jao, directrice de la société chinoise d’exploitation minière  basée dans la ville serait le commoditaire de ces enlèvements dans la région. Elle aurait proposé aux parents  une somme de 8 millions de francs CFA pour chaque enfant, rapportent les notables locaux qui ont finalement exigé son départ immédiat de la ville.

Pour l’heure, des négociations sont en cours avec les autorités nationales pour le retour à Bangui de madame Jao.

Affaire à suivre.

 

Depuis Yaloké, Alexis Marcelin Yanga pour CNC

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RCA : élections 2020 – 2021, l’honorable Maxime Bondjo plaide pour une large concertation avec les forces vives

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Le député de BODA, Maxime Bondjo à son domicile copyright CNC / 23-08-20 / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les manquements observés dans les étapes du processus électoral en cours et le problème de sécurité qui en découle demeurent préoccupants pour le peuple centrafricain et la classe politique centrafricaine. Après la synergie des forces vives de la nation, c’est le tour de l’honorable député de Boda Maxime Bondjo de plaider en faveur d’une large concertation avec les forces vives de la nation avant les élections générales de 2020 – 2021.

 

Le processus électoral en cours en République centrafricaine revêt un caractère particulier. Le territoire national est toujours occupé à plus de 75% par des bandes armées qui ne cessent de terroriser les populations civiles. Des élus de la nation kidnappés, les médecins et agents de santé séquestrés, les opérations du recensement électoral largement perturbées et suspendues dans certaines régions, le député de Boda Maxime Bondjo lors d’un point de presse organisé ce lundi 24 août à Bangui revient sur la situation sécuritaire dans le pays et le processus électoral en cours.

Pour le député Bondjo, organiser des élections dans des conditions actuelles est non seulement un risque pour la paix en RCA, mais aussi une nouvelle opportunité manquée pour la démocratisation  du pays. Selon lui, certains de ses collègues députés, de retour dans leurs circonscriptions en province, ont été kidnappés et séquestrés par des groupes armés. Jusqu’à ce jour, certains n’ont pas fait des signes de vie, et le gouvernement n’a pas réagi.

Pendant ce temps, à Bangui comme en province, le processus du recensement électoral en cours est largement entaché des fraudes minutieusement organisées.

« On ne peut organiser des élections dans ces conditions », explique-t-il.

 

Écouter l’honorable député Maxime Bondjo

 

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RCA : le cinéma centrafricain en plein essor

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Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 25 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Festival de films documentaires le plus prestigieux au monde a dévoilé sa sélection officielle pour la compétition de l’année 2020 où un film centrafricain « Makongo » a réussi la prouesse d’être sélectionné.

 

Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio a été primé deux fois au Festival International du Cinéma du Réel à Paris avec le prix international de la société civile des auteurs multimédia et le prix des bibliothèques. Ce film documentaire qui a reçu aussi un prix à la Mostra de Venise raconte l’histoire de André et Albert, deux pygmés Aka de Mongoumba parmi les rares de leur communauté à faire des études. Malgré les multiples difficultés, ils parcourent les sentiers sinueux au milieu de la forêt, déterminés à alphabétiser les enfants et les adolescents de leur communauté.

 

Il y a lieu de noter que le cinéma centrafricain est de plus en plus à l’honneur. Dernièrement, « Wakis, Chasseur d’arbre » a été sélectionné au festival Vision du Réel en Suisse. Ce film de Boris Lojkine, date de quelques mois et a été réalisé avec la contribution de Tanguy Djaka Yarissi. Fort de son expérience lors du film « Camille », il a réussi par un documentaire de trente minutes à montrer la difficulté de l’activité traditionnelle de la fabrication de charbon. Malheureusement, la maladie à coronavirus a empêché le réalisateur de pouvoir se rendre sur place pour participer et échanger avec d’autres réalisateurs.

 

En 2019, le film « Camille » de Boris Lojkine a été récompensé de nombreuses fois. Lors de sa présentation au festival international de Locarno en Suisse il a été primé par le prix du public Toujours en 2019, le festival international du film francophone de Namur lui décerne le Bayard d’or du meilleur scénario et le prix Be TV. « Camille » n’arrête pas sa course effrénée, Nina Meurisse reçoit le meilleur espoir féminin au prix lumière de la presse internationale 2020. Puis récompensé par le « Valois » de  la meilleure actrice au festival du film francophone d’Angoulême. Le festival du film français de Helvétie l’avait sélectionné et les césars l’avait nominé.

 

« Mbi na mo » ou en français « toi et moi » de Rafiki Fariola est parvenu à être sélectionné au festival Cinémas d’Afrique à Lausanne (Suisse), en 2018 puis l’année suivante au festival international documentaire de Biarritz (France).  Il n’est point possible d’oublier « Chambre 1 » de Leila Thiam en 2017 qui a été sélectionné au festival Vision du réel.

 

En quelques années, on voit qu’en Centrafrique le cinéma se développe et parvient à se hisser au niveau international, en traitant de sujets de la vie locale et des préoccupations des centrafricains.

 

Ces cinq productions avec un peu d’aide ont réussi des paris fous, à première vue inatteignable, pour un résultat époustouflant. Peu de film, de nombreuses  récompenses. Saluons la qualité de leur travail et remercions les soutiens qui ont permis à ces films de naitre et de rayonner. Ces films ont reçu de l’aide des fonds Békou, de l’ambassade de France mais aussi de l’Alliance Française à travers les ateliers Varan.

Nous ne pouvons qu’espérer la même chose pour les prochains films.

 

Le cinéma centrafricain ne s’arrête pas là. Ciné Bangui est le nouveau projet de l’Alliance Française de Bangui pour travailler sur les métiers du cinéma et passer à la réalisation de fiction. Présentement, la phase de candidature est en cours. L’Association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et du développement (ACPAD) lance quant à elle un festival de films africains du 07 au 14 novembre en  centrafrique. Pauline Sylviane Gboulou Mpaondo, présidente de l’association, a annoncé que ce festival permettra de promouvoir la culture centrafricaine et le cinéma centrafricain. Les inscriptions à ce festival sont d’ores et déjà ouvertes.

Qui vivra, verra le cinéma centrafricain s’épanouir.

 

Adama Bria

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Au moins 20 morts, 8 blessés et 31 fugitifs suite à une mutinerie dans une prison malgache

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Au moins 20 morts, 8 blessés et 31 fugitifs suite à une mutinerie dans une prison malgache

Bangui ( République centrafricaine ) – Vingt prisonniers ont été abattus alors qu’ils tentaient de s’échapper de la prison de Farafangana, à Madagascar, dimanche.

Huit autres détenus ont été blessés dans le chaos./////////////.

Selon les autorités, 37 prisonniers ont été capturés, tandis que 31 sont toujours en fuite./////////////.

Un rapport d’Amnesty International datant de 2018 sur les prisons de Madagascar indique que “les personnes accusées d’un crime sont régulièrement mises en prison en attendant leur procès” et peuvent attendre “un procès pendant des années, avec peu ou pas d’informations sur leur cas”./////////////.

Ce qui, toujours selon l’ONG, conduit “à la situation extraordinaire où les prisons de Madagascar détiennent plus de personnes qui n’ont pas été condamnées que celles qui ont été jugées coupables”./////////////.

Selon le quotidien L’Express de Madagascar, les prisonniers ont organisé une mutinerie et ont pris une arme à feu aux gardiens./////////////.

Les autorités ont lancé une recherche des fugitifs et “la situation a secoué la ville”, souligne le quotidien.

Avec AFP/VOA

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L’ancien président congolais Pascal Lissouba est mort

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L’ancien président congolais Pascal Lissouba est mort

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président de la République du Congo, Pascal Lissouba, est décédé lundi à Perpignan, en France à l’âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de son parti, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS).

“Le président Lissouba est décédé aujourd’hui des suites d’une maladie”, a déclaré à l’AFP le député Honoré Sayi, porte-parole de l’UPADS./////////////.

Premier ministre de 1963 à 1966, Pascal Lissouba se présente aux élections présidentielles de 1992. Il arrive en tête devant l’ancien premier ministre Bernard Kolélas et le président sortant, Denis Sassou Nguesso./////////////.

Cinq ans plus tard, en 1997, M. Lissouba est renversé par Denis Sassou-Nguesso après des mois de conflit armé.

Avec AFP/VOA

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RCA : vive altercation entre le sou-préfet et le député de Grimari

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Marche de soutien au Président Faustin Archange Touadera à Grimari, le 22 août 2020. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affaire fait grand bruit à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka. Le samedi 22 août dernier, le sous-préfet de Grimari, monsieur Jules Doté, et le député de la ville, l’honorable Sédar  Sall Karim se sont livré une passe d’armes musclée qui a failli dégénérer. Que s’est-il passé ?

 

La violente altercation entre le sous-préfet et le député de Grimari samedi dernier fait parler dans le landernau politique  local. Un milieu déjà très sensible et à couteaux tirés en raison des climats de tension politique à quelques mois des prochaines élections générales prévues pour le 27 décembre 2020.

Souvenez-vous, le dimanche 02 août dernier, vers 14 heures, à Grimari, des violences avaient éclaté quand Madame Rachelle Ngakola, l’ex-directrice de la douane, et candidate à la législative dans la circonscription locale, avait organisé un meeting auquel se sont opposés des membres de la milice Anti-Balaka. Ces derniers  ont désarmé un gendarme et un policier au chekpoint à la sortie de la ville sur l’axe Sibut, et ont également pris en otage une équipe des agents recenseurs et tablettes de passage dans la ville. Des soldats FACA ont été appelés d’urgence sur le lieu de la scène, et de violents affrontements les ont opposés aux miliciens Anti-Balaka qui ont pris la fuite sans laisser des traces. Depuis cette date, c’est le nom de l’honorable Sédar  Sall Karim qui est sur toutes les lèvres. On le soupçonne d’avoir discrètement financé et manipulé les miliciens Anti-Balaka contre ses potentiels rivaux, candidats à la législative dans sa circonscription de Grimari.

Cependant, l’honorable Sédar Sall Karim, qui veut à nouveau se présenter dans la circonscription de Grimari aux couleurs du MCU, avait lancé un appel à une marche républicaine de soutien au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat de son parti à la présidentielle de 2020 – 2021. Mais le seul problème, les autorités locales n’ont pas été informées de cet événement. Le samedi dernier, à quelques heures de la marche, l’honorable Sédar Sall Karim s’était présenté à la sous-préfecture pour informer le sous-préfet et l’administration préfectorale qu’il y aura une marche dans sa ville dans quelques heures. Le sous-préfet Jules Doté  s’y oppose fermement. Il propose à l’honorable Sédar Sall Karim d’ajourner son événement  en raison de la situation sécuritaire dans la ville et les conditions du déploiement des forces de l’ordre pouvant assurer la sécurité des participants. Une proposition rejetée en bloc par monsieur Karim. Aussitôt, une altercation s’éclate entre les deux hommes qui ont failli en venir aux mains dans la concession de la sous-préfecture. Grâce à l’intervention des témoins, les deux se sont séparés.

Finalement, le député a pu organiser samedi son événement qui avait rassemblé une vingtaine des participants.

Rappelons que le dimanche 15 mars 2020, à Grimari, située à 305 kilomètres de Bangui, un Casque bleu burundais de la Minusca avait été tué dans la ville par les miliciens Anti-Balaka alors que lui et ses collègues ont tenté de repousser une violente attaque de ces derniers sur la ville.

 

Bertrand Yékoua

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RCA : Bangui se retrouve sous les eaux des inondations

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Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata
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Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Circuler dans la ville de Bangui hier soir, dimanche 23 août 2020, ressemblait à un chemin de croix. De fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations  dans plusieurs quartiers de la ville faisant plusieurs dégâts.

 

Les quartiers des arrondissements de Bangui se retrouvent depuis lundi 24 août sous les eaux des inondations après des pluies diluviennes. Des maisons et des routes englouties, les circulations ont été fortement perturbées, la ville de Bangui, qui connaît de plus en plus des problèmes d’inondation, était sous les eaux aux grandes dames des pauvres populations qui n’ont eu leurs bouches que pour maudire les responsables de la mairie de Bangui.

Dans les quartiers du PK10, à la sortie nord de Bangui, non loin de la résidence de l’homme d’affaires ALIMA, pour ne citer que ces zones, les pavés ont laissé place à une rivière de circonstance. Même situation au centre-ville où les artères

sont devenues impraticables. Sur l’avenue des martyrs tronçon église Cité des martyrs et commissariat du huitième, les usagers de cette voie ont nagé toute la soirée d’hier. L’eau du canal Ngoubagara a pris d’assaut les artères et maisons qu’elles bordent, laissant la place à la désolation.

Cependant, les autorités municipales de Bangui n’ont que les promesses utopiques à faire à leurs administrés qui vivent cette réalité depuis plusieurs années à chaque saison des pluies dans ce pays.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA  Et si Abass SIDIKI tenait les laboureurs de la lutte pour la paix en laisse?

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Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août e2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La recherche de la paix en Centrafrique donne des idées, même à un idiot. Tant,  la volonté dont  on veuille faire preuve,  manque absolument de solidité.  Ce fameux massacreur dont  la presse salue son départ précipité de Koui, donne des ordres aux autorités de l’Etat. Aujourd’hui.  Que vaut-il le Conseil de sécurité qui brime éhontement le Centrafrique dans le non ravitaillement des armes pour son armée nationale ? Que l’on ne se doute plus  que la gouvernance des Etats dépend de beaucoup de volonté du monde.

 

Comme on le dit sciemment, la communauté internationale tient un rôle efficace qui saute à l’œil. Et si elle n’intervient pas, tout semble trembler.

Mais le cas est là quand un homme comme SIDIKI met tout le monde au pas. Le décideur lui-même se met dans le rang. Illusions ou copinages de gamin ? La tête du centrafricain bouge en tout instant. Jusqu’à quand ?

Le refoulement des agents recenseurs  pour l’enrôlement à dégager de la zone contrôlée par ce baroudeur, laisse comprendre que les prochaines échéances risqueraient d’écoper un coup. Parce que l’on semble comprendre que deux hauts chefs dirigent cet Etat unique. Cela se fera de cette manière jusqu’à quand ?

Que la RCA vive et la vérité sautera un beau jour !

 

 

Par Angèle Kanzoro

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RCA : message du parti démocratique centrafricain (PDCA) aux leaders politiques et sociaux

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Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

A L’ATTENTION DES LEADERS POLITIQUES ET SOCIAUX

Bangui, République centrafricaine, lundi 24 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique).

La réponse du Président de la République, par le biais de son Directeur de Cabinet, aux Forces Vives de la Nation qui ont sollicité sa disponibilité pour la tenue de la concertation inclusive unanimement envisagée comme alternative à l’impasse politique de l’heure, se perçoit comme une fin de non-recevoir politiquement incorrecte et convint de la nécessité d’envisager des approches plus réalistes et plus pragmatiques, ‘’réal politik’’ oblige. Dans cette optique, nous avons l’agréable devoir de partager avec tous les collègues Leaders Politiques et Sociaux notre vision, évoquée ci-après.

 

De notre humble avis politique, l’unanimité qui se fait actuellement pour cette concertation nationale plaide et conseille à faire constater et convaincre l’opinion nationale et internationale (1) de la non-préparation politique des élections (manque de volonté politique, inobservation et inapplication des dispositions constitutionnelles en matière des élections), (2) l’impossibilité d’organiser des élections crédibles, transparentes et acceptables dans les conditions d’insécurité politiquement organisée en complicité avec les groupes armés (contenu du 2ème accord secret du dialogue de Khartoum, notamment l’amnistie toujours cachée au Peuple centrafricain), (3) les graves négligences et autres incuries des Autorités Politiques qui ont suscité dégoûts, discrédits, défiance-méfiance et doutes, (4) les risques d’implosion pré et post-électorales. Toutes ces considérations obligent à :

  • Consacrer une Union Sacrée de toutes les Forces Vives de la Nation pour une réflexion partagée et l’adoption consensuelle d’alternatives salvatrices devant empêcher les velléités suicidaires du Président TOUADERA qui nous a déjà menés dans une impasse socio-politique ;
  • Mettre en place un Groupe de Travail Socio- Politique restreint pour l’élaboration d’ expertises convaincantes consistant à :

2-1 : Collecter tous les avis politiques, diplomatiques, juridiques, techniques, constatant le manque de volonté et détermination politiques, les graves négligences et l’inobservation des obligations constitutionnelles par les Autorités Politiques relatives aux opérations préparatoires des élections,

2-2 : Rassembler tous les faits ou faire tous les constats négatifs, notamment les importations des éleveurs mbororo

des pays voisins à qui de faux jugements supplétifs d’actes de naissance ont été remis (faux et usages de faux), les enrôlements des mineurs et des étrangers (violation volontaire de la constitution), l’échec des manœuvres dilatoires de la tentative de la modification de la constitution,

2-3 : Démontrer la territorialité politiquement organisée de l’insécurité, sur la base de la déclaration du Premier Ministre NGREBADA qui a affirmé que les groupes armés sont les partenaires du Gouvernement, lesquels groupes armés empêchent le travail d’enrôlements à l’intérieur du pays (grave violation de la constitution de la République).

  • Présenter le rapport des travaux de ce Groupe de Travail par tous les moyens ou supports : Réunions et conférences-débats, publications dans la presse et médias, communications aux Ambassades, Organismes ou Institutions Internationales et recours à tous les moyens légaux de pression pour obtenir l’organisation de cette concertation nationale.
  • Proposer des calendriers réalistes, après consultations de la Médiation Nationale, de l’ANE et de la Cour Constitutionnelle pour la concertation nationale et un glissement constitutionnel raisonnable, sur la base des différentes et obligatoires phases opératoires des élections,
  • Proposer la forme, la composition et les missions fondamentales de l’Exécutif de glissement ou de transition, dont la durée sera fonction du calendrier du glissement
  • Assurer tous les plaidoyers nécessaires auprès de la population, des Ambassades, des Institutions Sous Régionales et Internationales, des Partenaires classiques et autres….

Telle est notre modeste contribution que nous versons à la réflexion actuellement menée pour d’idoines approches de sortie de l’impasse socio-politique, créée à dessein par les Autorités Politiques.

Sincères considérations.

WAFIO JEAN SERGE

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

RCA : décès du ministre Soulemane Daouda .

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 23 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel  monsieur  Souleymane Daouda vient de décéder ce dimanche 23 août à Bangui à la suite d’un malaise.

 

L’information vient d’être confirmée à CNC par un membre du gouvernement. On ignore les circonstances exactes de son décès, mais au sein de l’UPC, certains parlent d’un empoisonnement sans que cela soit confirmé officiellement par les autorités nationales.

Notons qu’il y’a quelques semaines, en mission dans la localité de Yaloké, le désormais ex-ministre Soulemane Daouda avait fait un malaise grave avant de tomber au sol.  Transféré à Bangui, l’homme se sentait toujours malade avant de succomber ce jour de sa maladie.

Nommé ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Monsieur Soulemane Daouda assure également l’intérim du ministre de la Santé animale à l’absence du ministre titulaire Assan Bouba., coordonnateur politique adjoint de l’UPC.

Notons que depuis 2016, e ministre Soulemane Daouda est le deuxième ministre après le ministre des sports et de la jeunesse Sylver Ngarso à trouver la mort alors qu’ils sont encore en fonction.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Anselme Mbata

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RCA : un accord de trop avec Ali DARASSA !

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Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Par Angèle Kanzoro

Bangui, République centrafricaine, samedi 22 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement de Faustin Archange TOUADERA, après un tête-à-tête avec le boucher des Centrafricains, prend la résolution qu’Ali DARASSA renoue avec son poste de Bambari comme cela s’est fait à leur belle époque de pouvoir des Seleka. Beaucoup  d’eau a coulé et les choses ont terriblement changé en leur défaveur. C’est pourquoi, Ali DARASSA a-t-il encore le pouvoir de revenir là où le sang qu’il a fait couler roule encore dans les airs ?

 

Il faut reconnaître que cet étranger d’Afrique de l’Ouest qui est arrivé dans le pays par notre intermédiaire, couve dans l’eau froide. Après avoir pris la responsabilité des choses publiques, ils ont brûlé les étapes à assassiner comme des mouches les autochtones de ce beau pays d’accueil. Le monde entier n’accepte et ne tolère guère ces gens sales nommés à jamais les rebellions qui veulent vivre avec les hommes normaux. Ils ont salué le Centrafrique, depuis que des nationaux leur fait la part belle en les infiltrant dans le système national.

Le pouvoir de TOUADERA a pactisé avec ceux que la nation n’hésite pas à qualifier comme ses  proches parents. Il en est ainsi de cet oiseau de mauvais augure très estimé par tous les accompagnateurs de l’homme du 30 mars 2016. Beaucoup de compatriotes sont convaincus, qu’il ne reste au chef de l’Etat de le promouvoir Premier ministre devant l’accompagner dans les lourdes tâches qu’il abat au jour le jour. Vu que le temps qui est le sien ne reviendra pas deux fois, et donc profitons-en et laissons les gens raconter tout ce qu’il leur passe par la tête.

Qu’on le veuille ou pas, un Africain qui se bat en Afrique ne peut que rendre service à lui-même si  ses concitoyens ne meurent pas en désordre. Et effectivement, c’est ce que la RCA vit comme choc dont le responsable numéro 1 du pays ne s’en émeut aucunement. Raison de plus, les origines du président de la République ne sont qu’anormaux tant il est terrible d’avoir une idée exacte de ses propres origines.

Tout est mal depuis que le dernier gagnant aux élections passées prend les choses en main. Les préoccupations de l’heure vont tant bien que mal. Car, il est difficile de savoir exactement, si en République centrafricaine l’on se demande si on doit penser à un chef d’Etat humain  ou un chef d’Etat à la gomme !

 

Par Angèle Kanzoro

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CENTRAFRIQUE : LES CONSÉQUENCES POLITIQUES ET JURIDIQUES D’UN COUP D’ÉTAT SONT INCOMMENSURABLEMENT DÉSASTREUSES QU’ON NE PEUT LE SOUHAITER À SA NATION.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 22 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le cours des hostilités militaires qui a emporté sans résistance le pouvoir malien remet sur la sellette la problématique de la cohabitation de la notion de coup d’état et celle dun pouvoir démocratiquement élu en Afrique.

 

En effet, un coup d’état est par définition un renversement brutal du pouvoir existant par une minorité (généralement larmée) par des moyens non constitutionnels. Dans le contexte centrafricain, larticle 26 de la constitution reste ferme en rappelant cette prohibition et dispose que : « la souveraineté nationale appartient au peuple centrafricain qui lexerce soit par voie de référendum, soit par lintermédiaire de ses représentants. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut sen attribuer lexercice, ni laliéner. Les institutions éligibles, chargées de diriger lEtat tiennent leur pouvoir du peuple par voie d’élection au suffrage universel direct ou indirect ». Ainsi la seule voie pour espérer conquérir le pouvoir est demeure la vérité des urnes.

Ce phénomène de coup d’état très répandu après les indépendances pour neutraliser les pouvoirs sourds et muets à la détresse de leur population est malgré tout illégal et prohibé par la constitution même si les motivations réelles correspondent aux souhaits de la majorité de lopinion publique.

Consécutivement à la réussite spontanée du coup de force des officiers maliens, une partie de lopinion nationale ergote et sagite sur les réseaux sociaux souhaitant une insurrection de nos forces armées a la frontière dune incitation à la rébellion.

Fort de ce qui précède, il apparaît urgent de rappeler quun coup d’état militaire appelé communément putsch créé plus de problèmes quil nen résout.

On assiste entre autres à la suspension de la constitution et la dissolution des institutions vitales de la république à savoir le gouvernement et lassemblée nationale qui transférera ses prérogatives législatives à une gouvernance collégiale qui légiférera sur les questions urgentes et indispensables soit par décret soit par ordonnance. Pendant lintermède, un gouvernement de fait exerce le pouvoir avec des moyens dérogatoires aux dispositions constitutionnelles. Cette transition politique qui se veut naturellement courte est souvent débordante où on assiste parfois à des confiscations de pouvoir avec la reproduction exacte voir pire de ce quon a reproché aux régimes renversés.

Par ailleurs la fermeture des frontières aériennes, maritimes et terrestres occasionne larrêt de tous les flux, transactions économiques et commerciales et contribue à lisolement total du pays. A cela sajoute lapplication des dispositions statutaires liées à la rupture de lordre constitutionnel où la banque centrale cest à dire la BEAC et certains organismes financiers internationaux partenaires au développement qui en guise de représailles ferment leurs agences et bloquent les financements provoquant par voie de conséquence une asphyxie de l’économie. On assistera en conséquence à la rareté des produits de première nécessité suivie dune inflation galopante rendant la vie en société invivable… une manière tacite de retourner la population contre les putschistes.

En outre, les accords et traités internationaux sont en veilleuse dans un contexte de couvre-feu ou d’état durgence qui restreint drastiquement les libertés publiques et renforce les pouvoirs des putschistes. 

Étonné par des propos et agissements antipatriotiques de certains de nos concitoyens, le citoyen lambda sinterroge :

Au regard de ce qui précède, pensez-vous quun coup d’état est un remède approprié à la béante crise centrafricaine ? Le coup d’état constitue t-il un vœu à souhaiter pour sa mère patrie ? Pensez-vous que la crise centrafricaine qui a des origines lointaines peut se résoudre par les armes ? Pourquoi avons-nous toujours des velléités de transposer textuellement ce qui se passe ailleurs chez nous sachant que les réalités socio-économiques et politiques ne sont pas les mêmes ? A contrario, le fait d’être élu démocratiquement ouvre t-il droit à bâillonner son peuple ? 

Notre engagement citoyen et notre attachement à la notion de démocratie nous interdit formellement de faire la promotion dun coup d’état nonobstant le fait quil est généralement suivi de mesures dapaisement comme la libération des prisonniers politiques ou dopinion, le paiement des arriérés de salaire sil yen a, encourager le retour des exilés et mettre en place un gouvernement dunion nationale où toutes les forces vives de la nation sont représentées etc…

Pour finir, il est évident de souligner que certains coups d’état  sont salutaires cest à dire quil répondent aux souhaits dune majorité de lopinion publique mais cela nest pas envisageable dans le contexte centrafricain car nous sommes à quatre (4) mois des échéances électorales et un coup d’état militaire serait qualifié de plus « bête » et même « stupide » en Afrique. Le coup d’état du peuple centrafricain même marginalisé et maltraité par le pouvoir se manifeste dans les urnes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que cest moi.

 

Paris le 21 août 2020.

RCA : l’armée de la Nation défile pour l’indépendance

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Un véhicule de patrouille de la police centrafricaine de passage lors du défilé du 13 août 2020 sur l’avenue des martyrs. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 22 août 2020. Pour la première fois dans lhistoire de la République Centrafricaine, la fête de lindépendance a été célébrée par une parade militaire sur lavenue des Martyrs après deux semaines de préparation. Le soixantenaire de lindépendance fêté dans un contexte particulier marqué par la Covid19, lapproche des élections présidentielles et les violences qui continuent dans le nord-ouest du pays. Par la grâce de Dieu, la pluie tombée le matin a laissé place aux nuages, bénissant cette journée.

 

C’est dans une ambiance festive que le coup d’envoi est donné par la fanfare à 9h. La parade a commencé par la revue des troupes par le président Touadéra en la présence des hautes autorités du pays et des corps diplomatiques conviés pour l’évènement.

Ensuite, toutes les composantes ont descendu l’avenue devant la population venue en nombre regarder les FACA, la police, la gendarmerie, les douanes, les sapeurs-pompiers, les Eaux et Forêts. Un avion de l’armée de l’Air a survolé la parade à deux reprises. Ce cortège s’est achevé par les anciens combattants qui ont combattu pour la France lors de la 2ème Guerre Mondiale. Malgré leur âge avancé, ils ont brandit vaillamment les drapeaux de la République centrafricaine et de la France.

S’en est suivit ensuite les motos, camions et autres véhicules conduit fièrement par les soldats. Les 21 coups de canon ont ponctué l’évènement.

A la fin du défilé, le chef de l’Etat s’est vu remettre le trophée de reconnaissance par les officiers de l’armée.

Rappelons que les mesures barrières ont été respectées par toutes les personnes présentes en maintenant les distanciations physiques et le port du masque.

 

Adama Bria

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La junte cherche un successeur à Ibrahim Boubacar Keïta

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La junte cherche un successeur à Ibrahim Boubacar Keïta

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatre jour après leur prise de pouvoir et la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, les leaders du coup d’Etat au Mali affirment qu’un président de transition sera nommé.

Il sera issu soit de la société civile, soit de l’armée, précisent-ils./////////////.

Ibrahim Boubacar Keïta a été destitué par un coup d’Etat mardi. Les dirigeants de la CEDEAO, bloc régional ouest-africains, demandent son rétablissement comme président et l’ONU exige sa libération ainsi que celle des responsables maliens arrêtés lors des évènements de mardi./////////////.

Mais les dirigeants du coup d’Etat disent être en contact avec l’opposition politique et d’autres groupes pour essayer de mettre en place la transition./////////////.

Ils affirment que des élections auront lieu dans un délai qu’ils qualifient de raisonnable et ont également promis de respecter les accords internationaux sur la lutte contre les djihadistes./////////////.

La coalition de l’opposition, qui avait fait campagne pour la démission de M. Keïta, a appelé à un rassemblement vendredi pour célébrer son départ./////////////.

Jeudi, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a déclaré qu’elle enverrait des émissaires pour assurer le retour de l’ordre constitutionnel./////////////.

• Assimi Goita: Qui est le nouvel homme fort du Mali /////////////.

• Qui sont les têtes de file du putsch contre Ibrahim Boubacar Keita?/////////////.

Elle a également appelé à une “mise en place immédiate” de la Force en attente de la CEDEAO, une force multidisciplinaire composée de militaires, de civils et de policiers, qui est intervenue lors de précédentes crises dans la région mais toujours dans des pays beaucoup plus petits que le Mali./////////////.

Il y a une présence militaire accrue en dehors des ministères du gouvernement dans la capitale, Bamako, mais les magasins et les entreprises ont rouvert./////////////.

Le Mali, un vaste pays qui s’étend dans le désert du Sahara, est l’un des plus pauvres du monde et a connu plusieurs coups d’État. Il se bat actuellement pour contenir une vague d’attaques djihadistes et de violences ethniques./////////////.

Certains craignent que les militants islamistes ne profitent de ce coup d’État, comme ils l’ont fait à la suite du précédent coup d’État militaire, en 2012./////////////.

M. Keïta a remporté un second mandat lors des élections de 2018, mais depuis juin, il a dû faire face à d’énormes manifestations de rue à cause de la corruption, de la mauvaise gestion de l’économie et des élections législatives contestées./////////////.

Qu’ont dit les chefs militaires ?/////////////.

“Nous allons mettre en place un conseil de transition, avec un président de transition qui sera soit militaire soit civil”, a déclaré le colonel Ismaël Wagué, porte-parole de la junte, à la chaîne de télévision France 24./////////////.

“Nous sommes en contact avec la société civile, les partis d’opposition, la majorité, tout le monde, pour essayer de mettre en place la transition”./////////////.

La transition se fera “aussi vite que possible”, a-t-il ajouté./////////////.

La junte a également annoncé que les frontières du Mali seraient rouvertes, à partir de vendredi à 00 h 00./////////////.

EPA/////////////.

De nombreux Maliens ont salué la prise de pouvoir par les militaires /////////////.

Que dit l’opposition ?/////////////.

L’un des partis de la coalition d’opposition M5, la CMAS, a déclaré qu’il soutiendrait le leader du coup d’Etat dans “l’élaboration d’une feuille de route” vers de nouvelles élections et a appelé à des rassemblements vendredi “pour célébrer la victoire du peuple malien”./////////////.

Après avoir rencontré les putschistes, le chef du mouvement d’opposition M5 du Mali, l’imam conservateur Mahmoud Dicko, a annoncé qu’il se retirait de la vie politique. Aucune raison n’a été donnée./////////////.

M. Dicko a été l’un des principaux acteurs des grandes manifestations de rue qui ont appelé M. Keïta à démissionner./////////////.

Qu’ont dit les dirigeants du monde ?/////////////.

Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont tenu des discussions d’urgence sur la situation au Mali par vidéo /////////////.

Auparavant, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont demandé la réintégration de M. Keïta./////////////.

” “Le Mali est dans une situation critique, avec des risques graves qu’un affaissement de l’Etat et des institutions n’entraîne des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, avec toutes les conséquences pour l’ensemble de notre communauté”, ont déclaré les 15 membres de la CEDEAO à l’issue d’un sommet par visioconférence./////////////.

L’Union africaine avait auparavant suspendu le Mali, déclarant que les coups d’État militaires étaient “quelque chose du passé que nous ne pouvons plus accepter”./////////////.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France et l’Allemagne condamnaient le coup d’État et souhaitaient une transition la plus rapide possible vers un régime civil./////////////.

La France, ancienne puissance coloniale du Mali, a plusieurs milliers de troupes basées au Mali qui combattent les groupes militants islamistes et sa ministre des forces armées, Florence Parly, a tweeté que cette opération se poursuivrait.

Avec BBC Afrique

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RCA : une dizaine des militaires déserteurs de l’armée camerounaise recrutés dans l’UPC

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Mohamed Ousmane alias Nganazoui Saint-Clair, le numéro 2 de l’UPC, porte de malette de Darassa, Déserteur de l’armée camerounaise. Photo d’archives

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Recherchés par la justice camerounaise pour de nombreux cas de braquage et d’assassinat, une dizaine des militaires déserteurs de l’armée camerounaise ont discrètement intégré l’État major du mouvement rebelle UPC du sulfureux Nigérien Ali Darassa, selon une source concordante.

 

Une dizaine des personnels anciennement membres des forces militaires camerounaises, poursuivis par la justice de leur pays pour crimes et braquages aggravés,  ont déserté pour regagner le rang de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par l’autoproclamé général des armées Ali Darassa, un mercenaires tchado-nigérien

Parmi ces déserteurs camerounais, se trouvait Le fameux numéro 2 de l’UPC, Mohamed Ousmane  qui trône souvent à côté du tchado-nigérien Ali Darassa.

de gauche à droite Ali Darassa et Mohamed Ousmane - Photo d'archives
De gauche à droite Ali Darassa et Mohamed Ousmane. Photo d’archives

 

Selon l’honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, ces criminels mercenaires camerounais « sont déjà clairement identifiés. La justice centrafricaine et internationale sont en voie d’être saisie pour s’occuper de ces criminels et repris de justice transfontaliers. Ils seront recherchés,  arrêtés et jugés pour leurs nombreux crimes de sang et vols de bétail des peuhls centrafricains en bande organisée », ajoute-t-il.

Notons que le mercenaire déserteur Mohamed Ousmane, qui se fait nommer Nganazoui Saint-Clair sur les réseaux sociaux, notamment le Facebook, est le porte-malette du mercenaire Ali Darassa.

Sur les réseaux sociaux, l’homme ne cesse de narguer les personnalités politiques qui osent s’attaquer à Ali Darassa et l’UPC.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Les Accords de Bangui, illusions et combine 

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Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il est un effet qui tourbillonne le centrafricain dans sa petite  vie. La coalition Seleka a durement éprouvé un pays toujours stable mais qui, soudainement, a été porté sur une croix. Un sacrifice jamais envisagé, seulement, les milliers de morts nationaux surprennent encore, toujours. Et pourquoi ?

 

Le pouvoir qui manège la RCA depuis le 30 mars 2016 a placé la sécurité au premier plan de sa gouvernance. Depuis ce temps salutaire, qu’observent les natifs des mères, pères, enfants et le monde, cette proclamation qui nous vide le cœur et incite à une autre rébellion.  Faustin Archange TOUADERA a estomaqué ses concitoyens, la planète parce que la tuerie cesserait avec lui. En sommes-nous là en ces moments d’aller à sa propre réélection ? Au grand jamais, non, selon une écrasante majorité de la population centrafricaine.

Et pourtant le monde entier a accepté cet homme que les siens ont porté au sommet du baobab. Bien sûr, leur propre volonté a agi. C’est alors que les garants et facilitateur ont mis la main dans les pâtes. Et depuis lors, que remarque-t-on  selon les jeux de bille que les gouvernants et ses partenaires jouent de concert pour sauver la vie des mourants en Centrafrique. N’est-ce pas que ceux qui manipulent le berceau de Boganda et sa cargaison de peuplades voulant le  sortir du malaise sont dans le jeu des petits cancres qui drainent les parents en donnant le signe d’aller à l’école ? Tellement abrutis, cette société mène intelligemment le peuple plus que fatigué par les guerres, la mort et jamais de paix, de sa célèbre aventure de tendre la perche de libérer les meurt-sans-raison qui attendent jusque-là ça.

Et donc le meilleur jeu que cette saloperie exploite, des surdoués en niaiseries affublent leur bal. Vous avez le Nigérien ou Nigérian Ali Darassa, le Camerounais Abas Sidiki. Les deus mangeurs de cœurs humains sont les prototypes de Bob Denard  d’une certaine époque, qui, brillant titulaire de sacs à cadavres en Afrique de l’Ouest, a redoré le blason de l’empire colonial de la RCA.

Que la nature prête vie à ces saboteurs. Le degré de la justice sonnera pour que les uns et les autres se confessent devant un Magistrat.

 

Par Angèle Kanzoro

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RCA : prise d’otage à Mboki, marche des médecins et personnels soignants à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, jeudi 20 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Syndicat des médecins centrafricains (SYMECA)  a organisé ce jeudi 20 août une marche pacifique pour dénoncer l’enlèvement et séquestration de l’équipe médicale en mission de vaccination dans le Haut-Mbomou  par les éléments rebelles de l’UPC.

 

Afin de protester contre la prise d’otage d’une équipe des agents de vaccination conduite par le docteur Blaise BEKOY dans la sous-préfecture de Mboki, au Sud-est de la République centrafricaine par les éléments rebelles de l’UPC, le Syndicat des médecins centrafricains (SYMECA)  a lancer un appel qui a pu mobiliser ce jeudi 20 août 2020  plusieurs de ses membres qui ont marché  depuis le siège du ministère de la santé et de la population jusqu’à la primature sur l’avenue des martyrs à Bangui où ils ont remis un mémorundum au Premier ministre  dans lequel ils ont dénoncé les comportements des groupes armés vis-à-vis du personnel soignant dans l’exercice de ses fonctions, surtout  dans les arrières pays.

Écouter le Premier ministre lors de la remise de ce mémorundum

 

 

Écouter Docteur Ngoko Zenguet

 

 

Interrogé par CNC, l’un des médecins grevistes pointe du doigt quant à lui l’attitude des autorités de son pays qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leur professions, surtout dans les villes de provinces où ils exercent dans des conditions difficiles avec une situation sécuritaire catastrophique sur l’ensemble du territoire.

Notons que la Centrafrique manque cruellement de personnel soignant par rapport au ratio soignant- malade conformément aux recommandations de l’OMS, du plateau technique, et de motivation, selon les médecins.

Rappelons que dans un communiqué publié le mardi 18 août 2020, le gouvernement centrafricain avait anoncé que le docteur Blaise BEKOY  et les membres de son équipe de vaccination, pris en otage par les rebelles de l’UPC dans la préfecture de Haut-Mbomou, ont été libérés depuis le samedi 15 août après des négociations avec le chef d’État major et coordonateur militaire de l’UPC, l’autoproclamé général des armées Ali Darassa. Pourtant, 48 heures plutôt, dans un communiqué, celui-ci avait nié la responsabilité de son mouvement dans cette prise d’otage, et parle de pure diffamation.

Du côté des personnalités polittiques centrafricaines, L’honorable Martin Ziguelé, leader du parti MLPC et candidat à la prochaine présidentielle a également apporté son total soutien au conseil de l’ordre des médecins et chirurgiens dentistes centrafricains qui proteste contre la séquestration du Docteur Bekoi et des agents de vaccination à Mboki par le mercenaire et terroriste Ali Darassa et ses sbires qui doivent être arrêtés et traduits en justice pour des nombreux crimes qu’il aurait commis en République centrafricaine.

 

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Journée internationale de l’aide humanitaire : Qu’en est-il de la Centrafrique ?

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les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de l’aide humanitaire se déroule le 19 août comme chaque année depuis plus d’une décennie. C’est en l’honneur des travailleurs qui ont perdu la vie ou ont été blessés en venant en aide à la population dans le  besoin.et ceux qui continuent chaque jour à œuvrer pour les personnes en détresse.

 

Dans le monde chaque année, les conflits obligent de nombreuses personnes à se déplacer, à fuir pour leur sécurité.

Le 2 juillet dernier, des rebelles du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC) ont attaqué le village de Bornou située à 3km de Ouadda Maïkaga provoquant la mort de 11 civils. Des centaines d’habitation ont été incendiées par les rebelles. De sources concordantes, plus de 400 survivants et habitants ont dû quitter pour se réfugier dans le village d’Aïbado pour fuir les massacres et rechercher de l’aide des humanitaires. Malheureusement, force est de constater que Bornou est un exemple parmi d’autre en rca où la situation humanitaire reste préoccupante.

La date du 19 aout a été choisie en hommage à un attentat à la bombe perpétré contre le Bureau des Nations Unies à Bagdad en Irak le 19 aout 2003 qui a provoqué la mort de 22 travailleurs humanitaires. En 2019, 125 humanitaires ont été tués lors d’attaques.

L’hommage des travailleurs humanitaires survient quelques jours seulement après le massacre des 8 personnes au Niger parmi eux deux (2) nigériens dont un chauffeur et un guide, les six (6) autres sont des français qui appartiennent à l’ONG Acted. Les assaillants sont arrivés à moto et leurs ont tirés dessus sans raison aucune.

Cette année, la journée commémorative tombe en plein dans la pandémie de la maladie à coronavirus. Rappelons que la république centrafricaine, vivant une crise depuis 2013, est soutenue par de nombreuses ONG qui l’aide dans divers domaines. Ces derniers mois l’aide s’est concentrée autour de la lutte contre le Covid-19 avec des distributions de masques de nez, de savons et de seaux, des sensibilisations sur les mesures barrières. Les ONG soutiennent les centrafricains au travers des projets d’accès à l’eau potable, à un soutien agricole, à l’éducation, à la protection des personnes les plus vulnérables. Présentement 2,3 millions de centrafricains sont menacés d’insécurité alimentaire. Les centrafricains se nourrissent du secret espoir de nager de leurs propres nageoires et de voir la nécessité des aides diminuer.

 

Adama Bria

Copyright2020CNC