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RCA : crise poste électorale,  plus de 300 miliciens du KM5 sont en formation militaire au camp Kassaï

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Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Plus de 300 miliciens autodéfense du KM5 ainsi que quelques-uns de leurs compatriotes de Boy-Rabe recrutés clandestinement par l’État major des armées, sont en formation d’endoctrinement militaire au camp Kassaï depuis quelques jours, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Depuis vendredi 18 décembre dernier, une coalition des groupes armés est en mouvement en République centrafricaine . Ils voudraient empêcher  la tenue des élections législatives et présidentielles, et le Président Faustin Archange Touadera a beau rassurer les populations centrafricaines. Mais sur le terrain,  les sources d’inquiétude sont réelles.

Désormais, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont dans la capitale. Ils ont mené une première attaque sur les positions des forces loyalistes aux alentours de la capitale le 13 janvier, mais celle-ci a été repoussée grâce aux casques bleus de la Minusca qui faisait appel à l’appui aérien des hélicoptères de la société russe de mercenariat qui battent aux côtés des forces gouvernementales.

Pendant ce temps, le gouvernement  centrafricain, qui  faisait déjà appel aux Mercenaires russes et aux forces rwandaises dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays, constate qu’il y’ a toujours un besoin, et c’est le KM5 qui semble les intéresser. Ainsi, au lendemain de l’attaque de Bangui, près d’un millier des miliciens d’autodéfense du quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui ont été recrutés. Une partie est envoyée au camp Kassaï pour une formation militaire de quelques jours, d’autres déployés aux alentours de la capitale  patrouiller aux côtés des Casques bleus de la MINUSCA, mais aussi des forces russes, rwandaise et FACA.

Pour certains officiers FACA, le gouvernement  centrafricain, qui a radié récemment près de 1000 militaires de rang de l’armée nationale,  a besoin de combler cet effectif rapidement afin de tenir le terrain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la coalition de l’opposition démocratique (COD 2020) ne reconnait pas la réélection du Président Touadera

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. « La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents tenue ce jour mardi 19 janvier 2021, s’est appesantie sur les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, proclamés par la Cour Constitutionnelle le 18 janvier 2021 »,  et déclare qu’elle ne reconnaissait pas la réélection du Président Faustin Archange Touadera pour un second mandat telle que prononcée par la cour constitutionnelle.

 

C’est dans un communiqué de presse rendu publique ce mardi 19 janvier 2021 que les leaders de l’opposition démocratique, réunis au sein de la coalition COD-2020, rejettent la décision de la cour constitutionnelle qui déclare le chef de l’État Faustin Archange Touadera réélu dès le premier tour avec 53,16 %, contre 21% pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé  et un peu plus de 7% pour Martin Ziguélé.

D’après eux, « la cour Constitutionnelle, au lieu de dire le droit, a rendu une décision sur la base des motivations politiques, qui curieusement se retrouvent dans les différentes déclarations du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ». En plus de cela, les leaders de l’opposition démocratique déclarent que la grande majorité des centrafricains inscrits sur la liste électorale soit 65% n’a pas participé au vote, et le président TOUADÉRA a été déclaré vainqueur avec seulement 17% du corps électoral, ce qui lui ôte toute légitimité pour diriger notre pays et y ramener la paix .

En outre, les innombrables fraudes et irrégularités qui ont émaillé ces élections, pour lesquelles l’opposition a apporté des éléments de preuve, ont été ignorées par la Cour Constitutionnelle. Ceci dit, selon la COD-2020,les élections groupées du 27 décembre 2020 ne sont qu’une mascarade et ne reflètent nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain. Par conséquent, la COD-2020 ne reconnaît pas la réélection du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la proclamation de la Cour constitutionnelle du 18 janvier

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Drapeau des État unis

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ambassade des États-Unis en Centrafrique

 

Le 18 janvier, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé les résultats définitifs du premier tour de scrutin. L’ambassade note que le tribunal a proclamé le président Faustin Archange Touadera vainqueur au premier tour avec 53,16% des suffrages exprimés. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques en République centrafricaine (rca).

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui se poursuit depuis la tenue des élections le 27 décembre. Cette violence a coûté inutilement la vie à des civils innocents, des soldats des FACA et des soldats de la paix de la Minusca, y compris le plus récent rapport d’un Casque bleu gabonais et d’un Casque bleu marocain tués hier près de Bangassou. Aux familles des victimes nous offrons nos plus sincères condoléances.

La violence de toute nature est inacceptable et doit cesser. Les États-Unis encouragent toutes les parties à rester attachées au processus démocratique, à la constitution de la RCA et à l’état de droit. Nous appelons les dirigeants politiques de la RCA à adhérer aux principes démocratiques de bonne gouvernance et d’égalité de traitement pour tous devant la loi, et à construire un gouvernement inclusif qui représente et sert tous les Centrafricains.

Nous pensons qu’une démocratie inclusive et accessible est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent s’éloigner des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement. Aux hommes et aux femmes de la République centrafricaine, nous disons : les États-Unis seront toujours aux côtés de ceux qui choisissent la paix.

 

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de fraudes à Baoro

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji le 18 février 2019 à Bangui lors du lancement d’adhésion à son parti le mouvement cœurs unis. Credit photo Anselme Mbata/CNC.

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de vol

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 janvier 2021 (Corbeau news-Centrafrique). C’est un monsieur connu de tous les Centrafricains. Nommé Premier ministre par suite des services rendus à son patron et poussé à la démission par un de ses proches qui le remplace à la Primature comme Premier ministre, l’homme a un talent extraordinaire de ressusciter les urnes et les procès-verbaux électoraux incendiés par les rebelles du CPC dans sa circonscription de Baoro.

 

Cet homme s’appelle Simplice Mathieu Sarandji. Deux fois directeur de campagne de son maitre Faustin Archange Touadera, il est lui-même candidat aux élections législatives dans la circonscription de Baoro, dans la Nana-Mambéré,  dans l’espoir d’occuper le perchoir de l’Assemblée nationale afin d’espérer d’exercer, comme Alexandre FerdinandN’ Guendet, la fonction du président de la République dans sa vie.   Sa stratégie de se faire proclamé élu dès le 1er tour, a été de faire parvenir à l’ÂNE, à travers le rapporteur de démembrements Monsieur Gbida Jules Bertin, des procès-verbaux fictifs d’une quarantaine des bureaux de vote de Baoro.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, en envoyant ces procès-verbaux à l’Autorité nationale des Élections, ne savait pas qu’il fallait aussi les envoyer à la Cour Constitutionnelle. Et au ministère de l’Administration du territoire comme l’exige la loi. La Cour l’a relevé et il est ainsi pris les deux mains et deux pieds dans le sac.

Devant une telle tricherie, la Cour constitutionnelle était obligée d’annuler, sans attendre et sans préavis et ce, devant le visage renfermé de l’intéressé lui-même, Simplice Mathieu Sarandji qui écoutait tous les griefs formulés et cités dans les CONSIDÉRANTS, non seulement le scrutin présidentiel, mais aussi le scrutin législatif qu’il prétend l’emporter dès le premier avec plus de 74% de voix.

Un extrait écrit de la décision de la présidente de la Cour sur les élections à Baoro lu lors de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle.

«. En ce qui concerne Baoro. Les données obtenues sur Baoro sont les suivantes. 43 centres de vote, 48 bureaux de vote. En ce qui concerne Baoro, les investigations faites par la Cour font ressortir des contradictions. Le premier rapport de ces scrutins indique Baoro  n’avait pas pu voter, ayant été empêché de voter par les groupes armés. Que cependant, l’ÂNE a publié les résultats de Baoro tant que législatives que présidentielle. Que ces résultats indiquent que 44 procès-verbaux de bureaux de vote ont été reçus par l’ÂNE, soit un pourcentage de 91,67%. Que des incertitudes persistent cependant, quant à la garde des documents des résultats de Baoro entre le moment, où ceux-ci ont quitté Baoro et le moment où ils ont été réceptionnés par un vol de la MINUSCA pour le convoyage sur Bangui. Considérant en outre que LA COUR A RÉCEPTIONNE DES PROCÈS-VERBAUX DE BAORO CONCERNANT L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, MAIS AUCUN PROCÈS-VERBAL CONCERNANT LES LÉGISLATIVES. Considérant qu’il est établi que les troubles ont eu lieu à Baoro ; que l’insécurité s’étant généralisée, certains candidats ont quitté Baoro craignant pour leur propre sécurité… »

Écouter l’extrait ci-dessous.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : le convoi des camions qui ont quitté Garoua Boulaï à destination de Bangui a été contraint par les rebelles de faire demi-tour

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Le convoi des camions  qui ont quitté lundi Garoua Boulaï, à l’est du Cameroun pour Bangui, capitale de la République centrafricaine , a été contraint  de faire demi-tour  après avoir été pris pour cible par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Après avoir été pris pour cible par les rebelles du CPC à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ou deux chauffeurs camerounais ont été tués et plusieurs autres blessés, les véhicules ont pu progresser jusqu’à Baboua grâce à la couverture aérienne de l’hélicoptère de combat de la Minusca et quelques Casques bleus  qui les ont escortés. Cependant, vu la détermination des rebelles à  bloquer le ravitaillement de la capitale centrafricaine par les produits de première nécessité qui viennent en majorité du Cameroun voisin, les camionneurs ont décidé d’attendre de nouveaux renforts militaires pour les escorter jusqu’à Bangui. Malheureusement, aux environs de 18 heures, les rebelles sont sortis dans la sous-préfecture de Baboua  pour leur lancer un ultimatum de rebrousser chemin, sinon, ils verront dans quelle condition ils vont se retrouver.

Sans plus tarder, les conducteurs, pour se protéger,  ont décidé de faire un demi – tour et retourner au Cameroun.

Notons que les corps de deux conducteurs camerounais assassinés dans l’attaque de leur camion par les rebelles  au village Foro ont été ramenés dans leur pays, tandis que les blessés ont été évacués via hélicoptère de la MINUSCA vers la capitale  Bangui pour y recevoir des soins médicaux appropriés.

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : violent affrontement en cours entre les Casques bleus et les rebelles de l’UPC à 15 kilomètres de Bangassou

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-des-soldats-faca-dans-le-marché-à-Bangassou-par-cnc-1-450×253.jpg” alt=”Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC” width=”450″ height=”253″ />
Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement en cours entre les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les Casques bleus marocains, rwandais et gabonais de la Minusca. On parle déjà de plusieurs morts dans les deux camps.

 

Selon les mêmes sources, l’affrontement se déroule  à 15 kilomètres de Bangassou, sur l’axe Gambo, au niveau du pont Mbari. Les rebelles, qui sont lourdement armés, ont dû faire face durant des heures aux forces de la MINUSCA qui tentent de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou.

Vers 16 heures locales, l’affrontement a débuté et on compte déjà plusieurs victimes dans les deux camps. Certaines sources parlent de 3 morts du côté de la MINUSCA et 8 pour les rebelles.

Pour l’heure, l’intensité des combats semble baisser, mais la tension est toujours vive dans la périphérie de la ville de Bangassou.

Notons que la semaine dernière, les rebelles du CPC, qui occupaient la ville de Bangassou depuis le 3 janvier 2021, ont dû abandonner deux semaines plus tard leur position au profit des Casques bleus de la MINUSCA.

Aujourd’hui, ils comptaient faire leur retour dans la ville, mais leur espoir est dorénavant  tombé dans l’eau face la détermination des forces de la Minusca qui les ont empêché.

Les détails dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Alerte info : détonation d’armes lourdes et légères dans les localités de Baboua (nord-ouest)

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. La panique s’empare de la ville de Baboua, située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko. Les rebelles du CPC, lourdement armés, auraient pris en embuscade un  convoi des camions des marchandises en provenance de la frontière,  a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon certains témoins joints au téléphone par la rédaction du CNC, les faits se sont produits au village Forro, situé à une trentaine de kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko.

D’après eux, les rebelles n’ont pas voulu les laisser partir à Bangui. Il voudrait que tous les camions en provenance du Cameroun  restent à la frontière. Seuls sont qui sont bloqués dans la capitale peuvent rentrer librement dans leur pays.

« Pour l’heure, ils nous ont bloqués à Forro et faire des sommations en l’aire pour nous intimider », affirme un conducteur camerounais qui ajoute que le gouvernement  doit impérativement les secourir afin de les faire sortir de cette situation grave.

Pendant ce temps, à Bangui, la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine , et le gouvernement  semblent s’occupés uniquement à la sécurisation de la capitale  qui est également sous la menace des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement  qui sont actuellement nombreux dans les arrondissements, mais aussi à la décision de la cour constitutionnelle sur les élections présidentielle et législatives du 27 décembre dernier.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : la cour constitutionnelle annule l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à Baoro

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Même si d’aucuns pensent que la cour constitutionnelle  cède à la pression de la communauté internationale pour confirmer la victoire du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera, celle de son Directeur de campagne électorale, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, déclaré gagnant par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier n’a pas été validé par les jugent constitutionnels.

 

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui comptait devenir le Président de l’Assemblée nationale une fois que son ami Faustin Archange Touadera est réélu Président de la République pour un second mandat, voit désormais son rêve tombé dans l’eau.

Ce lundi 18 janvier 2021, les juges constitutionnels,  réunis en session, ont statué sur les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Ils jugent que  le double scrutin électoral dans la sous-préfecture de Baoro n’a pas eu lieu en raison de la présence des groupes armés qui avaient incendié les matériaux électoraux. Il y’a donc lieu de déclaré illégaux les résultats comptabilisés par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier. Ceci dit, l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme député de Baoro est aussi annulée.

Alors, pour une vingtaine des députés élus dès le premier tour, le Président de l’Assemblée nationale va-t-il être désigné ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alerte info : présidentielle en Centrafrique , la cour constitutionnelle confirme la victoire de Touadera

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Le Président Faustin Archange Touadera

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique.  Plusieurs candidats à l’élection présidentielle lui demandaient d’invalider les élections présidentielles et législatives tenues le 27 décembre 2020, la cour constitutionnelle de la République centrafricaine  a confirmé dans la journée du lundi 18 janvier 2021 la victoire contestée du chef de l’État Faustin Archange Touadera dès le premier tour à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

La cour constitutionnelle centrafricaine n’aura pas attendu le 19 janvier 2021 comme annoncer pour se prononcer sur la victoire contestée du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera.

En effet, ce lundi 18 janvier, dans la salle de la cour d’appel du tribunal de grande instance de Bangui, les juges constitutionnels, réunis en session du 18 janvier 2021, se sont prononcés sur les recours en annulation déposés par le collectif des candidats malheureux à la présidentielle du 27 décembre dernier.

D’après eux,  le double scrutin du 27 décembre 2020 n’a pas respecté non seulement la loi électorale de la République centrafricaine , mais enregistre également de nombreuses irrégularités. En conséquence, ils réclament l’annulation pure et simple du scrutin  lequel le chef de l’État avait été déclaré gagnant dès le premier tour.

Selon nos informations, les juges constitutionnels ont reçu chacun la pression de la communauté internationale qui refuse de financer une nouvelle élection faute d’argent.

À la Minusca comme au PNUD, certains hauts fonctionnaires ont manifesté leur joie avec des champagnes à la proclamation provisoire des résultats. Pour eux, les élections du 27 décembre dernier sont non seulement une victoire du peuple centrafricain sur les rebelles du CPC qui ont mené une offensive à quelques jours de sa tenue, mais aussi elles ont été parfaitement organisées.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

La République centrafricaine  suspendue de droit de vote à l’ONU

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Pour la deuxième année consécutive, la République centrafricaine figure parmi les pays  qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation.

 

Contrairement à l’année dernière, cette année, la suspension de droit de vote de la rca à l’Organisation des Nations unies passe sous silence total.

En 2020, les autorités centrafricaines se disaient préoccupées par la suspension du droit de vote du pays à l’Assemblée générale de l’ONU pour non-paiement de ses cotisations. Elles justifient cette situation par la situation sécuritaire instable du pays, affectant l’économie nationale et imposant des priorités beaucoup plus d’ordre sécuritaire.

“Le pays vient de subir la sanction des Nations unies, ce qui est fort dommageable. Déjà pour prouver notre bonne foi en termes de bonne volonté de vouloir apurer nos dettes qui s’expliquent aussi par l’économie qui ne fonctionne pas bien, je vais me rapprocher du ministre des Finances pour voir de quelle manière nous devons réagir rapidement et relever cette décision “ avait déclaré sur les ondes de la radio nationale madame Sylvie Baïpo Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Donc apparemment, depuis l’année dernière, rien n’a été fait jusqu’à ce jour, et le pays conserve toujours son interdiction de droit de vote à l’assemblée générale de l’ONU.

La décision de l’ONU vient de tomber ce début janvier 2021.  La République centrafricaine   n’est pas le seul pays.  On peut citer également  le Zimbabwe, le Soudan du Sud, le Niger, et la République démocratique du Congo (RDC) qui figurent parmi  les pays qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation

Dossier à suivre.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ex-chef d’État major, le général Ludovic Ngaïfei échappe-t-il à son assassinat ?

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L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Enlevé dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier à son domicile du quartier PK11 par des éléments du sixième bataillon de l’armée nationale,  appuyés par les Mercenaires russes, le général Ludovic Ngaïfei a été placé en détention provisoire au Camp de Roux au centre-ville avant d’être oralement libéré 24 heures plus tard. Mais l’homme, qui ne connait toujours pas les raisons de son arrestation, conteste la manière dont il a été libéré, et refuse de rentrer à la maison chez lui. Actuellement à la  SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI),  le général Ludovic Ngaïfei demande au procureur les raisons de son arrestation, et des langues commencent à délier.  Certains parlent d’une tentative avortée de son assassinat, d’autres évoquent un règlement de compte au sein de l’armée. Pourquoi ?

 

 

Dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier, une colonne des véhicules de l’armée nationale, accompagnée par des blindés conduits par des mercenaires russes, ont défoncé, contre toute attente, le portail de la résidence du général Ludovic Ngaïfei, l’ancien chef d’État major au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, et tiré partout comme des « fous ». Heureusement le général avait évacué sa famille au centre-ville le lendemain de l’attaque du 13 janvier. En l’absence de riposte, ils n’ont pas de choix que de l’emmener au camp de Roux, et ce, sans aucune raison apparente.

Aussitôt, on organise une audition sans substance : on lui a notamment demandé   pourquoi il avait démissionné de l’armée;  s’il savait pourquoi il avait été  arrêté; et au conditionnel qu’il aurait des accointances avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qu’il s’organiserait des réunions politiques…

Quelques minutes plus tard, on lui a signifié qu’il est libre de rentrer chez lui. Croyant être dans un mauvais rêve, lui et son avocat s’interrogent sur les raisons exactes de son arrestation si ce n’est que pour l’assassiner. Il saisit la justice, et demande officiellement au parquet de lui notifier sa libération.

Depuis lors, il se trouve à la section des recherches et d’investigation (SRI) en attendant la réponse du parquet. Au même moment, dans les quartiers de la capitale,  nombreux sont ceux qui ne croient pas à sa simple arrestation.

« Nous ne sommes pas en État d’urgence pour aller arrêter un général de l’armée, et de surcroît un ancien chef d’État major de l’armée nationale. Il nous faut une raison claire pour accepter cela, mais on peut croire aisément  à une tentative avortée de son assassinat »,  s’alarme un Professeur de droit à l’Université de Bangui.

Au même moment, au marché de Miskine, un commerçant pense plutôt que des problèmes qu’il avait eus avec certains proches du chef de l’État à l’époque qu’il fut le chef d’État major, semble-t-il, à l’origine de cette mauvaise blague.

« C’est un homme qui n’est pas en bon terme avec l’ancien Président François Bozizé. Ce type est toujours chez lui, on ne sait pourquoi on le dérange constamment » regrette-t-il.

Pour certains proches du chef de l’État, l’arrestation du général Ludovic Ngaïfei est totalement justifiée du moment ou il organise des réunions avec certains policiers qui l’ont trahi au gouvernement . C’est le cas du ministre conseiller à la présidence de la République fidèle Gouandjika qui l’avait clairement et ouvertement accusé :

«  Un général des FACA admis à la retraite à sa demande et plusieurs de ses complices pris en flagrant délit des réunions de conspiration par quelques policiers et internés dans une geôle de la police de la capitale ». Lui, il parle de flagrant délit de réunions, mais la réalité est tout autre.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

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RCA :  le nécessaire dialogue ou la poursuite de la guerre ?

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « On est en guerre » avait déclaré le président Touadéra lors de son traditionnel discours de fin d’année sur un ton dur aux sourcils foncés. Depuis lors, le numéro un centrafricain multiplie les campagnes et les contacts afin d’obtenir ce qui est nécessaire pour « en finir » avec la CPC de l’ancien président François Bozizé.

 

Deux semaines après l’état de guerre décrété par le Chef de l’Etat sortant, la CPC se met à l’assaut contre la capitale Bangui. Un violent affrontement contre les positions des casques bleus a secoué la capitale centrafricaine qui était au bord de l’implosion.

Les hommes de la CPC sont en millier dans la capitale centrafricaine si l’on doit croire aux dires d’un de leur porte-parole sur Africa Radio et repris largement sur les réseaux sociaux.

Au regard de la situation sécuritaire plus qu’inquiétante de la capitale politique du pays, des politiciens avertis ont écrit au Chef de l’Etat en fonction pour convoquer une large concertation afin de faire face à la guerre décrétée par les « hommes sans foi, ni loi » de la CPC.

Si les appels à l’union sacrée se multiplient, l’homme du 30 Mars est resté de marbre. Touadéra veut poursuivre la guerre même en pleine capitale aussi longtemps que la Russie assure de son soutien et que la Minusca est dans la cadence.

La question qui se pose avec acuité est de savoir si le président Touadéra dispose des moyens afin de remporter cette guerre ? Si le Chef de l’Etat avait évoqué une éventuelle victoire face à une « guerre asymétrique », il n’en demeure pas moins que la tactique adoptée par la CPC est la guérilla.

Comment le président centrafricain l’emportera si les adversaires en face donnent l’impression de mener une guerre urbaine pour la conquête du pouvoir ?

En toute objectivité, le dialogue s’impose pour le gouvernant centrafricain. Tant, cela permettra de décrisper la tension politique que de s’assurer du soutien nécessaire afin de combattre la horde des mercenaires.

Le problème qui se pose aujourd’hui est que le Chef d’Etat et ses soutiens perçoivent mal tout dialogue sociopolitique avec les Forces vives de la Nation. Pour le régime, discuter reviendra à un partage de gâteaux, ce que les extrémistes du régime du 30 Mars ne veulent pas entendre.

Au demeurant, il faut toujours s’habituer à croire le génie du Professeur Touadéra qui au bout de cinq ans a gouverné dans la confusion. Surement que pour cette fois, la méthode de l’homme du 30 Mars serait la meilleure et permettrait de gagner sans l’appui des principaux acteurs de la Nation.

Qui vivra verra en tout cas !

 

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

les évêques condamnent les offensives rebelles

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Centrafrique: les évêques condamnent les offensives rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – Les évêques de la République centrafricaine, réunis en assemblée plénière, ont condamné les offensives rebelles. Dans un communiqué signé par les neuf évêques du pays, ils félicitent les Centrafricains qui sont allés voter pour la présidentielle, le mois dernier, et dénoncent l’insécurité.

Ils dénoncent également les divisions de la classe politique qui laisse le pays à la « merci des prédateurs et des mercenaires », selon Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, ville située à 300 km au nord de Bangui, joint par RFI./////////////.

« Aujourd’hui, le pays vit malheureusement aux dépens d’hommes politiques “aigris”, d’hommes politiques, je ne dirais pas corrompus mais nous ne sommes pas loin de cette réalité. Chacun cherche à asseoir son autorité, non pas pour le bien de la population, non pas pour le développement socio-économique de la nation… on s’acoquine avec des personnes de toute moralité pour continuer à exploiter le pays. Dans tout cela, la population est prise en otage », dénonce-t-il./////////////.

« Nous faisons du sur-place »/////////////.

« À ces hommes politiques et à ces groupes armés, nous leur disons que la République centrafricaine n’est pas la propriété d’un individu, d’un clan, d’un groupe d’intérêts quelconque. Cela fait huit ans que nous vivons avec la crise militaro-politique. Plusieurs propositions de sortie de crise, au moyen de différents accords, ont été conclues mais nous faisons du sur-place. Nous avons fait part, dans notre message, au dialogue mais encore faut-il que ce dialogue-là soit franc et fraternel. Combien de fois, des dialogues ont été tenus mais personne ne tient compte des résolutions de ces dialogues-là. C’est ce qui qui nous manque aujourd’hui », alerte Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa.

Avec RFI

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Des requins du régime de Bangui, assez marre !

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Le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). De l’anarchie qui s’est imposée en Centrafrique depuis quelques semaines, les « requins » et certains proches du président Touadéra en sont comptables. Une solution s’impose pour rétablir l’Etat de Droit, couper les longs bras qui soutiennent cette horde des mercenaires du régime à l’agonie.

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Vivant depuis quelques trois semaines au rythme d’enlèvements et d’exécutions extrajudiciaires, les populations de la ville de Bangui et ses environs revoient les tristes images de l’anarchie et de l’Etat de non-droit du régime Sélékiste.

Au cœur de cette barbarie hourdie, il y a bien les requins du régime Touadéra, une horde de jeunes miliciens recrutés par les soutiens du régime afin de réserver vie difficile aux opposants centrafricains.

Il faut déjà dire que la milice requin existait depuis 2019 avec la création de la plateforme E ZINGO BIANI qui était en opposition contre le régime du 30 Mars.

Après sa dissolution sur papier et sous haute pression de la Communauté Internationale, cette milice Touadérienne a été ressuscitée depuis les assauts des hommes de la CPC contre le pouvoir de Bangui.

C’est bien cette milice qui orchestre en ce moment les assassinats ciblés contre l’ethnie gbaya et toute autre personnalité assimilée à l’ancien président François Bozizé. C’est déjà le pré-génocide même si les soutiens de Touadéra ne veulent pas l’admettre.

Le pire du banditisme « requins » est cette liste qui a circulé dernièrement sur les réseaux sociaux indiquant le nom des principaux opposants qui devraient être exécutés à tous prix.

Depuis lors, opposants, militants, observateurs de la vie publique ou encore simples citoyens sont hautement en danger face à cette gueule ouverte contre tout ce qui est en opposition avec Touadéra.

Le bienheureux professeur des Maths se rend-il compte des « dérives » graves de ses poulains qui confirment l’Etat de non-droit ? Que dire de l’avenir politique des dirigeants du régime si les rapports des organisations internationales des Droits de l’Homme doivent être établis ? En tout cas, des « requins » du régime Touadéra, assez marre !

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

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Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nombre de personnes ayant fui les violences en Centrafrique depuis décembre “a doublé en une semaine” pour atteindre désormais 60.000 personnes, a indiqué vendredi le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève.

Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10.000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo, a précisé un porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov, lors d’un point de presse./////////////.

Le HCR “appelle à une cessation immédiate de toutes les violence en République centrafricaine” (RCA) et “au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix”, a souligné le porte-parole./////////////.

L’agance onusienne a aussi indiqué qu’elle et ses partenaires disposaient d’informations sur les abus commis par les groupes armés, y compris des violences sexuelles, des attaques contre les électeurs et des pillages./////////////.

La très grande majorité des réfugiés s’est rendue en RDC, où leur nombre s’élève désormais à 50.000 personnes./////////////.

En un mois, 9.000 personnes venues de Centrafrique ont aussi trouvé refuge au Congo, au Tchad et au Cameroun./////////////.

Quelque 58.000 sont des déplacés en Centrafrique même, selon la commission des mouvements de population, a précisé le porte-parole./////////////.

Le HCR recherchait déjà 151,5 millions de dollars cette année pour répondre à la situation en RCA et “les besoins des Centrafricains récemment déracinés s’accroissent et nous serons bientôt confrontés à un déficit de financement important”, note l’agence. Elle appelle “la communauté internationale à intensifier d’urgence le soutien à la réponse humanitaire en RCA, afin de pouvoir venir davantage en aide aux personnes dans le besoin qui se trouvent dans des régions reculées”. /////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui contrôlent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile en 2013 avait annoncé une offensive pour empêcher la réélection de Faustin Archange Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition, pour lequel seulement un peu moins d’un électeur inscrit sur deux a pu voter en raison de l’insécurité hors de Bangui, la capitale./////////////.

Mercredi, les rebelles ont mené leur première offensive aux abords de Bangui. L’attaque a été repoussée mais a fait un mort parmi les Casques bleus et au moins une dizaine dans les rangs des assaillants.

Avec VOA

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les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

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Centrafrique: les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles « ont abandonné les positions qu’ils occupaient (depuis le 3 janvier, NDLR) et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi » après avoir reçu un ultimatum de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a déclaré samedi soir Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

La force de l’ONU « reste en alerte pour prévenir toute action des groupes armés visant la population civile, l’autorité de l’État et les Casques bleus ou le retour des rebelles dans la ville », a-t-il souligné./////////////.

« Des incidents impliquant des tentatives de pillages ont eu lieu dans la soirée et le matin (vendredi et samedi, NDLR), et la force est intervenue pour y mettre fin. La situation est calme et sous contrôle, et les positions initialement occupées par les éléments armés ne le sont plus », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la composante militaire de la Minusca./////////////.

« Le pillage de la ville de Bangassou par les rebelles (…) avant leur retrait à l’arrivée des renforts constitués des éléments du contingent rwandais de la Minusca est révélateur d’un des objectifs de ces mercenaires étrangers: piller nos richesses et les biens de notre peuple », a fustigé sur Facebook le premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada./////////////.

Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes armés qui occupaient les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

Ils se sont jusqu’alors heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées – l’armée centrafricaine, la Minusca, déployée depuis 2014 et forte de près de 12 000 soldats et des centaines de militaires rwandais et de paramilitaires russes dépêchés par leurs pays, au début de l’offensive rebelle, à la rescousse de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu, mais à l’issue d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur inscrit sur deux a pu se rendre dans les bureaux de vote en raison de l’insécurité dans tout le pays en dehors de Bangui. Ce que l’opposition invoque pour réclamer l’annulation de la présidentielle, en plus de « fraudes massives », selon elle./////////////.

La Cour constitutionnelle doit valider ou rejeter le résultat de l’élection d’ici le 19 janvier./////////////.

Offensive sur Bangui /////////////.

Après l’offensive des groupes armés, de nombreux habitants de Bangassou s’étaient réfugiés en République démocratique du Congo./////////////.

« C’est une grande joie », a déclaré à l’AFP Juan Jose Aguirre, évêque de Bangassou, à la suite de la reprise de la ville par la Minusca. « Après treize jours à dormir à la belle étoile, les gens vont pouvoir rentrer chez eux », a-t-il ajouté./////////////.

Lors de l’attaque de Bangassou — la 5e ville de Centrafrique avec environ 30 000 habitants —, « les corps de cinq éléments armés ont été retrouvés », avait twitté la Minusca, sans plus de précisions. Une quinzaine de blessés avaient été transportés par Médecins sans frontières./////////////.

Depuis la mi-décembre, les rebelles se livrent à des attaques sporadiques, mais parfois violentes, généralement loin de la capitale. Mais mercredi, environ 200 membres des groupes armés ont tenté deux incursions simultanées aux portes de Bangui. Ces assauts ont été repoussés à l’issue de combats qui ont fait une trentaine de morts parmi les rebelles, selon le gouvernement et des sources onusiennes, et un Casque bleu rwandais a été tué./////////////.

Vendredi, un Casque bleu burundais a été tué dans une embuscade d’« éléments armés des groupes coalisés » près de Grimari, à 300 km au nord-est de Bangui, au cours d’une « opération de sécurisation » des environs de cette ville par des Casques bleus burundais et bangladais, a annoncé la Minusca dans un communiqué. Deux soldats bangladais ont été légèrement blessés./////////////.

Depuis décembre, quelque 60 000 Centrafricains ont fui les violences, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10 000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo./////////////.

Le HCR « appelle à une cessation immédiate de toutes les violences en République centrafricaine » (RCA) et « au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix ».

Avec AFP
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RCA : Catherine Samba-Panza  empêchée de sortie du territoire

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L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza, qui devrait se rendre à Dubaï,  a été empêchée ce dimanche après-midi de sortie du territoire national par le gouvernement  centrafricain, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

 

Comme il fallait s’y attendre, les opposants politiques au chef de l’État Faustin Archange Touadera, y compris l’ancien chef d’État Catherine Samba-Panza ,  sont dorénavant interdits formellement de quitter le territoire national.

Candidate à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, Madame Catherine Samba-Panza  faisait partie des neuf candidats malheureux ayant déposé un recourt collectif auprès de la cour constitutionnelle pour l’annulation et la reprise des élections du 27 décembre 2020 ou le chef de l’État sortant avait été déclaré gagnant dès le premier tour avec près de 54%. Selon eux, ces élections sont entachées des fraudes massives et n’ont pas respecté la loi électorale de la RCA.

Cependant, ce dimanche 17 janvier, à l’aéroport international de Bangui Mpoko,  Madame Catherine Samba-Panza , qui devrait aller prendre part à la réunion du Comité de Sélection du Prix Zayed de la Fraternité humaine qui aura lieu à Dubaï du 20 au 23 janvier 2021, a été empêchée de prendre son vol. Le commissaire de l’aéroport l’avait signifié qu’elle est désormais interdite de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre. Une décision qu’elle a fortement dénoncée.

Jointe au téléphone, Madame Catherine Samba-Panza  n’a pas voulu commenter l’affaire, mais regrette cette triste décision qui n’a que plongé davantage le pays dans une nouvelle crise.

Le ministre de la sécurité publique, joint également par la rédaction, n’a pas répondu à nos appels.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : forte détonation d’armes automatiques à Bouar

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La ville de Bouar, située à plus de 400 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, est secouée à nouveau ce dimanche après-midi par de fortes détonations d’armes automatiques des rebelles du CPC, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Dimanche 17 janvier 2021, vers 13h07,à Bouar, la présence des soldats de l’armée nationale, accompagnée des Casques bleus de la Minusca a suscité la vive réaction des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui les ont fortement attaqués, créant à nouveau la panique générale dans la ville.

Selon plusieurs sources locales, les rebelles du CPC ont annoncé depuis 48 heures que la MINUSCA et les soldats FACA leur avaient sommées de quitter leur position dans la ville dans un bref délai. Ainsi, l’arrivée massive des FACA et Casques bleus de la MINUSCA lourdement armés  cet après-midi a provoqué leur vive réaction jusqu’à un bref affrontement militaire.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville après le retrait des soldats FACA et Casque bleu de la MINUSCA.

On ignore s’ils vont revenir pour mener un assaut final contre les rebelles.

Affaire à suivre…

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Tribune / Élections : Mankeur Ndiaye nous marche sur la tête et Touadéra laisse faire…

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour  Constitutionnelle est hautement attendue le mardi 19 Janvier 2021 pour son verdict au sujet des élections « calamiteuses» de 2020 qui ont rendu Touadéra vainqueur dès le premier tour. Alors que l’opposition hausse le ton au regard du droit pour appeler à l’annulation et à la reprise des dites élections, Mankeur Ndiaye, acteur majeur de cette crise électorale ne cesse de s’en foutre du malheur des centrafricains et Touadéra laisse faire, comment et pourquoi ?

 

Mankeur Ndiaye, l’artisan du 27 Décembre 2020…

Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’au regard des dysfonctionnements ayant entaché le déroulement du processus électoral en Centrafrique, il était réfléchi d’envisager un report technique afin de faciliter un processus paisible et moins contesté. Cependant, pour cacher l’échec cuisant de sa mission en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, le diplomate incompétent a chanté les chœurs de sirène à travers son catastrophique Plan intégré de sécurisation pour faire comprendre à la Communauté Internationale ainsi qu’aux juges constitutionnels que le 27 Décembre était tenable. Si cette impressionnante « détermination » du diplomate sénégalais était en violation des lois de la République centrafricaine, il est clair qu’il a produit les effets escomptés, des élections parcellaires et fragmentaires rejetées en bloc par plus de la moitié des acteurs.

Le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en discorde avec ses pairs du G5+ et de la MINUSCA…

Justement, Mankeur Ndiaye qui s’affiche en directeur de campagne du candidat impopulaire Touadéra en fait néanmoins trop et ses collègues

 

diplomates ne veulent pas porter le chapeau des élections crisogènes en Centrafrique. De sources bien introduites, les diplomates du G5+ ont  à plus de deux reprises remonté les bretelles à Mankeur Ndiaye à qui ils reprochent une ingérence de trop dans les affaires politiques centrafricaines. En effet, Mankeur Ndiaye appelle même les opposants centrafricains afin de leur faire pression pour accepter la victoire très contestée de Touadéra. Quelle audace ! En sus, selon ces mêmes informations, avant la dernière pré-audience des juges de la Cour Constitutionnelle, Mankeur Ndiaye a tenu une réunion virtuelle avec ses collègues de la MINUSCA au sujet du verdict du 19 Janvier. De cette réunion, les gens ont été fermes, il ne faut pas à la MINUSCA accepter des élections mal organisées et largement rejetées par les acteurs. Mais, Mankeur Ndiaye droit dans ses bottes chante le « satisfécit de New York », quel contraste et quelle moquerie face au droit du peuple centrafricain ! Denise Brown, adjointe de Mankeur Ndiaye a visiblement vomi son chef hiérarchique et dit ne vouloir pas s’associer à une crise post électorale de trop pour les centrafricains.

Mais, pourquoi Mankeur s’entête-t-il ?

Selon des investigations menées dans le cercle fermé du président Touadéra et à la MINUSCA, Mankeur Ndiaye est un bon ami pour le gangster de Bangui. En effet, Mankeur est très motivé par l’argent, l’alcool et les femmes et ça, Touadéra lui en fournit même au-delà. Par contre, ce qui est du facteur externe, Mankeur Ndiaye utilise l’argent que lui donne son ami Touadéra pour financer sa probable campagne présidentielle au Sénégal. Pendant ce temps, ne voulant pas faire comprendre à l’ONU qu’il a échoué sur le plan de la médiation et de la sécurité, le mécréant sénégalais brandit aux partenaires internationaux un processus réussi alors que celui-ci n’est qu’une calamité pour ce pays situé au cœur de l’Afrique.

 

Dans ce cas, comment s’y prendre ?

Les juges constitutionnels ne doivent pas se laisser faire. Entre injonctions d’un diplomate aux abois et la nécessité pour les institutions de la République de survivre dans ce cauchemar politique imposé par le régime Touadéra, le choix est clair.

Affaires à suivre…

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Aux abois, le régime de Touadéra envisage l’assassinat des opposants…

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 17 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis le dernier assaut des hommes de la CPC contre la ville de Bangui, le pouvoir de Touadéra vacille. Pour parer à cette zone de turbulence, le régime de Bangui projette l’enlèvement et l’assassinat des principaux opposants. Mais, que veut justement Touadéra pour l’avenir de notre jeune démocratie ?

 

L’homme du 30 Mars lors de son investiture avait juré au nom de tous les dieux qu’il ne versera pas le sang des centrafricains par le principe de la rupture politique et de la main tendue. Quelques années plus tard, il est en train de devenir l’un des plus grands bourreaux que la République centrafricaine n’ait jamais connus.

Depuis quelques jours, une liste de dix principaux opposants au régime de Touadéra circulait sur les réseaux sociaux. A en croire le post, le régime du 30 Mars envisagerait l’enlèvement et l’assassinat de ces acteurs au rang duquel figureraient Catherine Samba-Panza, Anicet Georges Dologuele et Abdou Karim Meckassoua…

Sans surprise, le Général Ludovic Ngaïféï dont le nom était placé en tête de liste a été enlevé à son domicile dans la nuit du vendredi 15 au Samedi 16 Janvier par une horde des Mercenaires russes et des requins du régime Touadéra.

N’eurent été les multiples alertes, cet officier-général de l’armée aurait été la première victime expiatoire de cet assassinat hautement préparé. Depuis lors, les autres inscrits sur la liste vivent la peur au ventre et les diplomates internationaux s’en inquiètent.

C’est ici que s’applique ce grand cri cœur d’un lanceur d’alerte centrafricain qui s’exclamait en ces termes : « Monsieur le Président de la République très très démocratique du Gondwana, pourquoi t’avoir élu démocratiquement pour venir nous gouverner dictatorialement » ?

Ces enlèvements et assassinats ciblés contre les opposants ne sont que des gouttelettes d’eau dans la mer, car, nombre de jeunes innocents font déjà les frais de la turpitude des requins du régime de Touadéra.

A l’heure actuelle, si la Communauté Internationale ou encore les organisations internationales de défense des Droits de l’Homme ne se prononcent pas sur cette pratique menée par le régime aux abois, il est clair qu’en Centrafrique, l’on est entré en dictature à contrario, l’effondrement de l’Etat de Droit.

 

 

 

 

l’insécurité continue de faire flamber les prix

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Centrafrique: l’insécurité continue de faire flamber les prix

Bangui ( République centrafricaine ) – Sur le marché central de Bangui, c’est la grogne. Pour cette habitante du quartier de Gobongo venue faire ses courses pour 15 personnes, tout est devenu trop cher. « Tout a augmenté sur le marché, les produits de première nécessité, les oignons, la viande, le poisson, les œufs, le sel, les arachides… Tout a augmenté. »

En deux semaines, le prix d’un œuf est passé de 75 à 150 CFA. Le prix d’un oignon a été multiplié par 4. Car l’essentiel des produits sont importés du Cameroun explique ce vendeur. « Beaucoup de nos produits viennent de Cameroun, on n’a rien ici à part les légumes. Si les prix augmentent c’est ça cause de la fermeture de la route. Les convois ne rentrent pas. »/////////////.

Depuis plusieurs semaines la route allant de Bangui à la frontière est coupée par les groupes rebelles. Les camions ne passent plus et la capitale n’est plus approvisionnée, explique cette vendeuse dans une supérette. « Le sucre vient du Brésil, ça arrive via le Cameroun par la route mais on peut vendre un peu pendant une semaine, mais après une semaine, il n’y a plus de stocks, donc on ne sait pas comment on va faire. »/////////////.

Auparavant, les soldats des Nations unies escortaient chaque semaine des dizaines de camions de transport de marchandises mais l’offensive des rebelles fin décembre a tout interrompue.

Avec RFI

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Des soldats étrangers pour combattre les rebelles en RCA

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Des soldats étrangers pour combattre les rebelles en RCA

Bangui ( République centrafricaine ) – En République centrafricaine, ce vendredi 15 janvier, le calme se maintient à Bangui, 48 heures après l’attaque surprise de deux axes menant à la capitale par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Dans le cadre d’une coopération militaire qui la lie à la République centrafricaine, la Russie a déployé en 2018 plus de 170 instructeurs civils pour former les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA).

Moscou a livré, entre 2018 et 2020, plusieurs cargaisons d’armes pour équiper les forces armées centrafricaines. Pour cela, la Russie a obtenu du Conseil de sécurité de l’Onu une levée partielle de l’embargo sur les armes qui pèse sur la Centrafrique depuis 2013./////////////.

Mi-décembre 2020, la Russie a ainsi déployé des hommes et du matériel militaire pour aider l’armée centrafricaine à faire face à l’offensive de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

“Ce sont des instructeurs qui sont là depuis 2017-2018. Apparemment, il y a un contrat ou un accord signé entre le gouvernement centrafricain et le groupe Wagner”, soutient Thierry Vircoulon, le coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique australe et centrale l’Institut français des relations internationales (IFRI). Wagner est une société de mercenaires russe créée par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU, les renseignements militaires russes. Le groupe paramilitaire privé a déjà fait parler de lui lors de son intervention en Syrie. /////////////.

“Ce groupe bien connu fournit des mercenaires russes dans plusieurs théâtres d’opérations, notamment la Syrie. Ce groupe a envoyé des renforts pour sécuriser l’élection du 27 décembre. Ce sont eux qui sont donc à pied d’œuvre actuellement en Centrafrique”, poursuit Thierry Vircoulon. /////////////.

Cohabitation/////////////.

Pour combattre les rebelles de la CPC, les soldats de la Minusca coopèrent sur le terrain avec les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais. Il est ainsi inédit de voir les Nations unies combattre avec autant de forces militaires, dont un groupe privé, affirme Hans De Marie Heungoup, spécialiste de la Centrafrique à l’International crisis group./////////////.

Selon lui, “c’est l’une des rares fois, parmi les missions de paix au monde, où on voit une force onusienne combattre côte à côte avec des forces bilatérales et même des forces privées comme celles de la société Wagner. Cependant, il n’y a pas pour l’instant un mémorandum de bonne entente. Ce qui semble se dérouler sur le terrain, c’est plus une relation de coexistence et un minimum de coordination nécessaire pour que les deux forces ne se retrouvent pas à se marcher dessus dans des zones de combat et les théâtres d’opérations.”/////////////.

Contacté par la DW, Albert Yaloké Mokpème, ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine, place la présence militaire de la Russie dans son pays dans le cadre de la dérogation faite par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’embargo sur les armes appliqué à la Centrafrique./////////////.

Rebelles mercenaires/////////////.

On note également la présence de mercenaires dans les rangs des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

Une présence qui a été confirmée, en milieu de semaine à Bangui, par le ministre de I’intérieur chargé de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara avait présenté à la télévision nationale un des combattant rebelle fait prisonnier lors des combats de mercredi. Celui-ci ne parlerait selon le ministre, ni Sango, la langue nationale, ni français, mais l’arabe local parlé au Tchad./////////////.

Le combattant rebelle fait prisonnier a même avoué qu’il venait de Koumra, une ville du Sud du Tchad qui a toujours servi de base arrière aux rebelles centrafricains. Ce qui ne surprend pas Thierry Vircoulon : “Il y a très fréquemment des miliciens qui viennent du Tchad ou du Soudan et qui travaillent avec des groupes armés centrafricains, ou même parfois qui forment des bandes armées en Centrafrique. Ça relève en fait de ce qu’on a vu depuis une dizaine d’années. C’est à dire, le fait qu’il y ait une sorte de banditisme régional qui se déverse en Centrafrique. C’est ce qui s’était passé en 2013. Et en effet, il y avait eu notamment des miliciens soudanais qui avaient participé à la Seleka. Donc, on voit que le même phénomène est en train de se reproduire.”/////////////.

Dans le cadre d’un accord bilatéral de défense, le Rwanda a déployé, mi-décembre 2020, des soldats en Centrafrique, en plus de son contingent intégré au sein de la Minusca (la mission de l’ONU)./////////////.

Retrait des instructeurs Russes/////////////.

Selon des diplomates sous couvert de l’anonymat, la Russie a informé cette semaine l’ONU qu’elle allait retirer ses 300 “instructeurs militaires” envoyés fin 2020 en Centrafrique pour l’élection présidentielle, ont indiqué vendredi à l’AFP des diplomates. Le retrait a été signifié au Comité de sanctions de l’ONU chargé de contrôler l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique./////////////.

En plus des centaines d’instructeurs, Moscou avait déployé dans le pays trois ou quatre hélicoptères de transport en accompagnement./////////////.

Par ailleurs, l’annonce du retrait militaire russe a été faite avant les attaques menées mercredi aux abords de Bangui, et des interrogations subsistent à l’ONU pour savoir si Moscou va vraiment retirer les troupes russes après les dernières attaques rebelles contre la capitale Bangui./////////////.

“Nous allons retirer de Centrafrique nos instructeurs non armés qui ont été déployés en renfort en décembre” et “cette information a été transmise au Comité de sanctions”, a déclaré le porte-parole de la mission diplomatique russe à l’ONU./////////////.

À la mi-décembre, la Russie, après avoir nié avoir envoyé en Centrafrique des “forces régulières” comme l’avait affirmé Bangui, avait fini par reconnaître le déploiement d’au moins “300 instructeurs militaires” supplémentaires./////////////.

A la demande de Bangui, le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni à huis clos mercredi sur la Centrafrique, a programmé une nouvelle réunion sur ce pays le 21 janvier qui sera publique, selon des diplomates. Les autorités centrafricaines veulent en profiter pour demander une levée de l’embargo sur les armes même temporaire pour mieux combattre les rebelles qui continuent de contrôler plus des 2/3 du territoire national.

Avec DW français

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RCA : Bria, la base russe pillée et saccagée  par des individus

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pillage de la base russe à bria le 15 janvier . Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le siège local de la société minière russe Lobaye Invest, qui abrite également la basse militaire de la société paramilitaire russe Wagner à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, a été pillé et saccagé par les populations locales, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les témoins interrogés par CNC, la scène du pillage a débuté dans la journée du jeudi 14 janvier suite  au départ des huit derniers Mercenaires russes basés dans la ville

En effet, une semaine plutôt, le gouvernement  centrafricain, sous la pression militaire des combattants rebelles de la  CPC qui ont menacé de prendre militairement la capitale, avait fait appel aux paramilitaires Russes déployés dans les différentes villes de province afin de renforcer le dispositif sécuritaire de Bangui. Ainsi, dans la ville de Bria, plus de la moitié des mercenaires russes déployés pour la sécurisation du siège local de la société minière russe Lobaye Invest ont quitté pour la capitale, laissant sur place  qu’un nombre réduit des mercenaires.  Cependant, la base locale des Russes tourne normalement, et chacun s’occupe de ses activités comme à l’accoutumée jusqu’à jeudi 14 janvier ou les huit derniers mercenaires ont été rappelés à Bangui. D’après eux, le gouvernement  les a rappelés dans la capitale pour une mission de 10 jours. Ils ont pris leur temps d’expliquer à leurs employés locaux qu’ils se rendaient à Bangui pour une mission d’une semaine. Malheureusement,  une fois que leurs Antonov  quittaient l’aérodrome de Bria, leurs employés locaux ont commencé à tout ramasser, poussant les curieux  à intervenir pour piller la base et saccager le lieu.

drapeau français devant la base russe pillé à Bria le 15 janvier 2021
drapeau français devant la base russe pillé à Bria le 15 janvier 2021 Photo CNC

Pour l’heure, il ne reste que le mûr. Même les clôtures en fil de fer ont été saccagées. Certains ont dû poser le drapeau tricolore français sur une portion de clôture afin de leur montrer  qu’ils ne sont plus bienvenus dans la ville.

Pour l’heure, à Bangui, le nombre des mercenaires russes de la société Wagner dépasse un millier. En plus, on note également la présence des forces rwandaises qui sont déployés en RCA dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays. En plus de cela, il y’a plus de 2000 Casques bleus de la Minusca qui sécurisent la capitale aux côtés des mercenaires russes et rwandais. Avec toutes ces forces, le chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est rendu en Angola pour solliciter un appui logistique militaire et des renforts de ce pays, alors que la CEEAC voudrait déployer dans le pays une force militaire. La RCA n’a jamais connu ça auparavant.

À suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

l’inquiétude est toujours vive dans le PK11 après l’offensive sur Bangui

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Centrafrique: l’inquiétude est toujours vive dans le PK11 après l’offensive sur Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce qui marque le plus à PK11 ce matin, c’est le silence. Habituellement, dans cette concession les bruits ne manquent pas. « Vers 5h du matin, on entend les klaxons des bus, des motos, des taxis qui sont sur la grande route. Il n’y a pratiquement rien là. C’est calme. »

Dans le quartier, les rares passants parlent à voix basse. Jean accepte de nous répondre, caché derrière le mur de sa concession, des murs criblés d’impacts de balles. « Mercredi, c’était terrible ici. Dans la maison là-bas, il y a une balle qui est tombée dans la chambre des enfants. On a peur, c’était terrible. »/////////////.

Le quartier porte les marques des combats qui se sont déroulées. Dans cet arbre, une roquette est encore fichée. Pas très loin, chez Rodrigue la catastrophe a aussi été évitée de peu. Dans son plafond de tôles on voit désormais le ciel et dans le mur, un énorme trou./////////////.

« C’est entré et s’est heurté au mur de l’autre côté, et c’est tombé sur le lit des enfants. On a peur pour les enfants et les femmes, on les a cachés sous le lit. Je les ai mis à l’abri, dans des quartiers éloignés où c’est calme. Moi je reste ici juste pour surveiller, parce qu’il y a des bandits. »/////////////.

Samedi, quelques familles rentraient au quartier, mais d’autres encore dans la crainte de nouvelles attaques préféraient rejoindre le centre-ville.

Avec RFI

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RCA : comment l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ?

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 janvier 2021 (Corbeau news-Centrafrique). C’est l’inquiétude et l’interrogation  de la présidente de la cour constitutionnelle Madame Dominique Darlan après avoir écouté les différents avocats des candidats à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Si les avocats des 10 candidats plaident tous pour l’annulation pure et simple des elections du 27 décembre 2020, les avocats du président Touadera et de la coalition qui le soutient, quant à eux, plaident pour sa validation. Mais eux, tou, ne les demandent au nom de la paix de la paix. Mais comment l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ? s’est interrogée la présidente. Alors comment ?

 

C’était le vendredi 15 janvier dernier que les avocats des différents candidats ont été autorisés à présenter devant la Cour, leurs différents arguments. Pour les  avocats des 10 candidats à l’élection présidentielle qui ne demandent que l’annulation pure et simple de ce double scrutin en raison de plusieurs irrégularités, ces élections ne sont qu’une « mascarade qui n’honore pas le pays ».

D’après Maître Sombo Dibele, ces élections ne sont pas l’expression de la démocratie car une grande partie des électeurs  n’y ont pas participé. « Nous ne votons pas pour le président de Bangui. Comment voulez-vous que lorsqu’il y a plus de la moitié, les deux tiers de l’électorat qui ne se sont pas présentés, on puisse réclamer la légitimité d’une personne élue ? » a conclu Maître Sombo Dibele.

Pour les avocats du président Touadera qui plaident pour la validation de ces élections, s’il y a fraude, il faut en apporter la preuve. Dans ses arguments présentés aux 9 juges de la Cour, Maitre Moussa Vekéto rétorque aux arguments présentés par les avocats de la partie adverse en ces termes : « Toute la population n’a pas voté, oui, par ce qu’une frange de la population a été empêchée. Mais cela ne remet pas en cause la validité du vote pour ceux qui ont pu voter effectivement. C’est ça le principe de la démocratie »

D’après la présidente de la cour, tous les avocats mettent en avant l’intérêt supérieur de la nation sans pour autant présenter un plan de sortie que ces élections ont créé. D’où l’interrogation de la Cour.

 

Mais comment justement l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ?

D’après une source bien informée ayant requis l’anonymats, l’annulation des ces élections ne fait aucun doute sur le point de droit. Ces élections, poursuit notre source, ont été organisées en dehors du cadre légal. Plusieurs articles du code électoral ont été foulés à pieds et le président qui sera élu n’est pas élu au suffrage universel mais plutôt « restreint.»

Pour notre source, du moment où le mémoire ampliatif des avocats n’ont fait aucune référence aux solutions politiques à l’annulation de ces élections ou sa validation, la Cour entend auditionner tous les candidats partis au procès afin d’avoir d’eux une garantie politique qui pourrait garantir la paix dans le pays avant de décider

Mais pour un diplomate africain en poste à Bangui, l’annulation  pure et simple de ces élections garantira la paix et la sécurité dans le pays.

Comment ?

Pour ce diplomate, le président sortant Faustin Archange Touadera est déjà dos au mur et mains entre les cuisses. Proclamé sa victoire au premier tour sera une source de déstabilisation totale de la Centrafrique.

Selon ce diplomate, le pouvoir du président Touadera ne tient plus qu’à un fil. Face au refus de l’Angola de lui fournir les troupes et munitions et la volonté de Poutine de retirer les 300 instructeurs et les  hélicoptères de combats russes déployés pour sauver son régime, le régime du mathématicien de Boye-rabe est agonisant.

A cela s’ajoute, conclu notre diplomate, plusieurs faits et actes de ces derniers jours concourent bel et bien à la dégradation de la situation sécuritaire et que seule l’annulation pourra apporter la paix dans le pays. Entre autres, cite notre diplomate, le refus déjà annoncé de la victoire du président Touadera par les opposants démocratiques ; la caducité de l’Accord de Khartoum prononcé par le président Touadera à travers la révocation des chefs militaires des groupes armés signataires dudit Accord de leurs postes de conseillers ministres délégués auprès du Premier ministre ; l’occupation de plus de à 90% du territoire par ces groupes armés dont l’encerclement de la ville de Bangui ; la désertion des quartiers à un autre par la habitants de la ville de Bangui et Bimbo, les arrestations arbitraires et exécutions sommaires de certaines ethnies.

 

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : crise post électoral, les quartiers à la sortie nord de Bangui se vident de ses habitants

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La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la proclamation provisoire des résultats provisoires des élections législatives et présidentiell3e du 27 décembre dernier,  donnant le chef de l’État Faustin Archange Touadera gagnant avec près de 54% dès le premier tour, la rca vit une crise aussi bien politique qu’économique. Depuis l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPCle, 13 janvier aux abords de la capitale Bangui, particulièrement aux quartiers PK11, PK12 et PK13, on assiste à un important déguerpissement de la population locale suite aux rumeurs d’une nouvelle attaque des positions des forces loyaliste avant le 20 janvier.

 

Si le quartier cité 100 logements, au pk14 sur la route de Boali s’est complètement vidé de ses habitants depuis plusieurs semaines suite à l’affrontement ayant opposé, le 23 décembre dernier,  les miliciens Anti-Balaka, membres du CPC aux gardes présidentiel, appuyé par les forces rwandaises, au PK13, PK12 et PK11, à la sortie nord de Bangui, on assiste malheureusement à un déplacement massif des populations de ce secteur. Le marché du PK12, qui accueillit habituellement  un poumon économique  du nord de la capitale, est devenu miraculeusement une place fantôme.  Les étalages et les murs de boutiques ont laissé place à un amas de ruines et des  traces de combats militaires.

Selon certains habitants du quartier PK12, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) auraient annoncé qu’ils vont attaquer à nouveau les positions des forces loyalistes le 19 janvier prochain. Selon leur source, les prochaines attaques vont être violentes que celle du 13 janvier, et il y’a donc raison de quitter la zone pour éviter d’être pris pour cible par les deux camps. Au même moment, aux PK11 et PK13, beaucoup ont préféré quitter leur foyer en raison de leur ethnie, occasionnant des mouvements croisés des populations,.

Pour l’heure, certains quartiers de la capitale sont relativement tranquilles, d’autres sont secoués par  des rumeurs et des menaces d’enlèvement orchestré par la milice du pouvoir ou des rebelles.

À suivre…

 

Par : Gisèle Moloma, CNC.

RCA : le député du MCU HAMADOU Aboubakar  Kabirou lance une pétition pour le retour du mercenaire Ali Darassa à Bambari

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Bambari, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le député sortant du parti au pouvoir, le MCU, l’honorable HAMADOU Aboubakar  Kabirou, candidat à sa propre succession dans la première circonscription de Bambari, a lancé, il y’a quelques semaines, une pétition au nom du collectif de forces vives de la Ouaka pour la paix et la sécurité afin de solliciter auprès de la Minusca et de la communauté internationale le retour de l’autoproclamé Général d’armée Ali Darassa à Bambari pour l’appui et sécurisation de la population civile en lieu et place des forces de défense et de sécurité intérieure. Pourquoi ?

 

« Vu la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine , et  considérant la ferme volonté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale »,  « nous, la population de la Ouaka en particulier celle de Bambari venons par la présente recommandation solliciter auprès de la MINUSCA et de la communauté internationale le retour du General d’armées ALI DARASSA MAHAMAT à Bambari».  En plus, ce collectif fictif de forces vives de la Ouaka, dont le député sortant du MCU HAMADOU Aboubakar  Kabirou est l’initiateur, précise que pour l’appui et sécurisation de la population civile, le retour du mercenaire Ali Darassa est plus que nécessaire. Ceci dit, les forces de défense et de sécurité nationales présentent à Bambari ne peuvent-elles pas sécuriser les populations locales ?

Souvenez-vous, l’année dernière, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou est interdit par le chef rebelle et mercenaire Ali Darassa de mettre les pieds dans la préfecture de la Ouaka. Ainsi, le 15 janvier 2020, à Bambari,  selon sa déclaration à la presse, le chef rebelle Ali Darassa  l’aurait sommé de quitter immédiatement alors qu’il était en compagnie de certains « investisseurs turcs » pour un projet de construction d’une école franco-arabe dans sa circonscription électorale.

Et mois plus tard, l’homme organise une conférence de presse à Bangui le 5 février 2020 n’a pas caché son état d’âme sur la situation « désastreuse «  de sa circonscription administrative ou les éléments rebelles de l’UPC, sous la complicité d’Ali Darassa, contrôle quasiment les  localités et ne cessent de violer et tuer sans vergogne les paisibles habitants.

Voilà aujourd’hui, une année plus tard, l’homme change de costume et plaide pour le retour du mercenaire-chef rebelle Ali Darassa à Bambari. À quel jeu joue-t-il ?

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : L’arrestation du général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON

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Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 janvier 2021, 08:45:30 (Corbeau news-Centrafrique). C’est aux environs de minuit, une heure du matin de ce samedi qu’une trentaine des éléments de forces armées centrafricaines BIT 6, appuyés par les Mercenaires russes dans leurs véhicules blindés sont venus percutés le portail du général de division Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON pour entrer et l’arrêter.

 

D’après les témoins de la scène rencontrés par CNC ce matin sur le lieu, c’est entre minuit et une heure du matin de ce samedi qu’ils ont été réveillés par des détonations d’armes de guerre, lourdes et légères, autour de la résidence du général. Ces tirs, d’après les témoins, ont été tirés par les éléments détachés pour sa protection qui croyaient à une incursion des rebelles et répliqués par les éléments de BIT 6 lourdement armés venus les rendre cette visite nocturne.

Après quelques échanges verbaux avec le Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON  sorti dans sa cour, qu’il a été pris de force avec les éléments de FACA qui assurent sa protection et jetés dans le char pour une destination inconnue par sa famille depuis ce matin.

 

Mais qui est Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON ?  

C’est un général de l’armée nationale radié et remis à la Fonction publique pour emploi le 12 mars 2020 après des séries de brouilles avec le président sortant Faustin Archange Touadera et les mercenaires de la société militaire privée Wagner qui voulaient prendre le contrôle de l’armée nationale au moment où il était le CEMA,  le chef d’état-major des armées.

Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON de même ethnie que Bozizé et grand partisan de la transition aussi, est considéré par le pouvoir en place comme un potentiel cadre qui pourrait diriger la transition que compte instaurer son frère Bozizé dans sa lutte qualifiée de « reconquête de pouvoir » par certains.

Auteur de plusieurs écrits dont le plus dérangeant intitulé :« Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », le général de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’était pas pour les élections du 27 décembre 2020 mais plutôt pour une transition dirigée par 3 personnes composées des politiciens et militaires. Il disait dans l’un de ses écrits  : « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme ».

Ludovic NGAÏFÉI avait prédit une année 2020 difficile pour Touadera

Dans son écrit, le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON avait prédit une année 2020 difficile pour le président sortant Faustin Archange Touadera, l’accusant ouvertement au passage de ne rien faire pour qu’un commencement de la paix revienne dans le pays avant de souhaiter des vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir  aux Centrafricains.

Pour un cadre de MCU, si l’année 2020 était une année sans sommeil pour le président Touadera, c’est lui avec ses parents, les auteurs. Mais il faut pour lui et sa famille, une année 2021 aussi difficile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE QUE SOIT L’ISSUE DE LA DÉLIBÉRATION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE SUR LES ÉLECTIONS, L’UNION SACRÉE DE LA CLASSE POLITIQUE S’IMPOSE POUR DÉFINIR UNE STRATÉGIE COMMUNE CONTRE LES ENNEMIS DE LA PAIX.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Pendant que tous les radars sont braqués sur la célèbre cour constitutionnelle en vue des délibérations sur la validation ou non du scrutin groupé du 27 décembre 2020, les groupes armés non conventionnels ont lancé sur deux fronts stratégiques des offensives militaires surprenantes à la porte de la capitale centrafricaine. Cette énième attaque qui ébranle sérieusement le pouvoir de Bangui inquiète et interroge sur la capacité de nuisance des bandits armés malgré la présence des forces armées centrafricaines soutenues par les forces alliées russes, rwandaises et surtout de la force onusienne créditée de plus de douze milles hommes. Par ailleurs, on nous annonce l’arrivée prochaine d’autres troupes alliées pour étoffer l’effectif des alliés du pouvoir. De ce constat, nous estimons nécessaire que pour être militairement efficace, la classe politique centrafricaine doit se serrer les coudes derrière le président de la république dans une union sacrée pour définir une stratégie commune de défense du territoire national… au besoin reporté la proclamation des élections et décrété un état d’urgence en vue de traquer solidairement les ennemis de la nation.

 

L’état d’urgence étant par définition un régime d’exception, restrictif des libertés publiques,  limité dans le temps et surtout caractérisé par l’extension des pouvoirs de police. Vu que le cœur du pouvoir centrafricain est déjà infiltré par les ennemis de la paix, cette mesure exceptionnelle permettra d’assigner à domicile certaines personnalités politiques et militaires jugées dangereuses pour l’ordre public, de perquisitionner sans passer par les juges en évitant les abus et les règlements de compte, de fermer certains établissements publics ou privés, de dissoudre certains partis et associations politiques jugés dangereux pour la sécurité nationale et enfin le tout couronné d’une interdiction de circuler.

Le couvre-feu actuellement en vigueur qui a montré ses limites n’est notoirement pas adapté à la guérilla urbaine proposée par les groupes armés. En outre, la posture d’attentisme du pouvoir qui consiste à attendre une attaque de l’ennemi pour riposter est contre productive…

le mieux serait d’aller les chercher dans leur dernier retranchement et de les éradiquer. Ne pas associer la classe politique centrafricaine à cette démarche c’est à dire l’absence de l’union sacrée serait suicidaire et fragiliserait toute initiative politique et militaire. Préoccupé par l’avenir proche de notre chère nation, le citoyen lambda s’interroge :

Conformément aux forces en présence, comment expliquer et justifier l’invincibilité des groupes armés non conventionnels qui narguent même les forces onusiennes ? Les forces onusiennes n’avaient-elle pas un « mandat robuste » pour défendre la population civile ? Comment les groupes armés ont réussi à atteindre militairement la capitale alors que des forteresses apparemment infranchissables sont érigées à une centaine de kilomètres de la capitale ? Pensez-vous que la solution de cette longue crise est-elle exclusivement militaire avec des conséquences néfastes sur la paisible population civile ? La solution politique qui aboutit souvent à des trocs, concessions n’est-elle pas une option à explorer ? Ne doit-on pas être ensemble politiquement pour combattre l’ennemi ? Pendant que nous y sommes, l’accord de Khartoum qui excluait la classe politique centrafricaine est-elle toujours d’actualité ?

Nous avons encore en mémoire que pendant l’occupation de la France qui relevait de la sécurité nationale, la classe politique française a fait l’économie de ses clivages, égoïsmes politiques au profit de l’union sacrée pour s’accorder sur une stratégie commune pour faire appel aux alliés et les troupes africaines pour anéantir définitivement l’ennemi. Cet appel à l’union sacrée ne doit être entendu comme un appel à la concertation nationale tant réclamée par l’opposition démocratique, redoutée par le pouvoir car nous n’avons pas le temps actuellement, le temps presse et l’ennemi est à la porte de la capitale, au risque de s’emparer du pouvoir à tout moment…conséquence du rapport de force diplomatique résultant des intérêts respectifs des forces occidentales en présence.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 15 janvier 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : dans les coulisses de la nomination du médiateur de la CEEAC

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Les présidents rwandais Paul Kagame – ougandais Yoweri Museveni – Joao Lourenço de l’Angola et Felix Tshisekedi de la RDC

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La nomination du médiateur de la CEEAC pourrait intervenir peu après le 19 janvier. Mais le choix de la personnalité se heurte aux exigences des uns et des autres, et notamment à celles du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. JA vous donne les détails.

 

Depuis novembre, la nomination d’un médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) fait l’objet de discrètes tractations entre les capitales de la sous-région. Selon nos informations, Faustin-Archange Touadéra (FAT), réélu dans la tourmente le 27 décembre, n’est pas favorable au choix d’une personnalité francophone ressortissante d’un des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

 

Limiter l’influence de Bozizé

Le président centrafricain, mis en difficulté par une opposition qui ne reconnaît pas sa réélection et par des groupes armés qui asphyxient Bangui, souhaite écarter en particulier les éventuels candidats du Tchad, du Cameroun et du Congo-Brazzaville, où il craint notamment la trop grande influence de l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, voire de l’ex-président François Bozizé, tous deux passés dans l’opposition.

Plusieurs autres pays de la sous-région, mais ne faisant pas partie de la Cemac, tiennent donc la corde. Selon nos sources, le poste a notamment déjà été proposé à deux anciens présidents de Sao Tomé-et-Principe : Manuel Pinto Da Costa et Miguel Trovoada – le fils de ce dernier, Patrice Trovoada, occupe déjà le poste d’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique. Ils ont décliné la proposition.

 

Deux autres États sont dans la course : le Burundi, avec l’ex-président Sylvestre

Ntibantunganya, et l’Angola, où le nom de l’ancien chef de l’État José Eduardo dos Santos a un temps été évoqué, mais ne serait plus d’actualité. FAT a récemment sollicité l’aide militaire de l’Angola, mais Luanda n’a pas souhaité envoyer de troupes en Centrafrique.

 

La nomination du médiateur de la CEEAC, pourtant évoquée depuis le sommet de l’organisation à Libreville fin novembre, n’interviendra pas avant le 19 janvier. C’est en effet à cette date que la Cour constitutionnelle centrafricaine statuera sur le recours en annulation de la présidentielle, déposée par les opposants à Faustin-Archange Touadéra.

 

Jeune Afrique

RCA : Moscou a-t-il violé l’embargo sur les armes en Centrafrique ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-instructeurs-russes-a-Bangui-450×253.jpg” alt=”les instructeurs russes à Bangui” width=”450″ height=”253″ />
Les forces russes

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 janvier 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). “Les Russes ont informé l’ONU qu’ils vont retirer les troupes et hélicoptères” qui avaient été déployés en Centrafrique dans la perspective de la présidentielle fin décembre, a déclaré l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.

Ce retrait a été signifié au Comité de sanctions de l’ONU chargé de contrôler l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique, a précisé un autre diplomate, également sous couvert d’anonymat au vu de la sensibilité du sujet.

Outre plusieurs centaines d’”instructeurs”, Moscou avait déployé dans le pays trois ou quatre hélicoptères de transport en accompagnement.

L’annonce du retrait militaire russe a été faite avant les attaques menées mercredi aux abords de Bangui, et des interrogations subsistent à l’ONU pour savoir si Moscou va vraiment retirer les troupes russes à la lumière de ces derniers événements.
Interrogée, la mission diplomatique russe à l’ONU a confirmé à l’AFP le retrait. “Nous allons retirer de Centrafrique nos instructeurs non armés qui ont été déployés en renfort en décembre” et “cette information a été transmise au Comité de sanctions”, a indiqué le porte-parole de la mission.

A la mi-décembre, la Russie, après avoir nié avoir envoyé en Centrafrique des “forces régulières” comme l’avait affirmé Bangui, avait fini par reconnaître le déploiement d’au moins “300 instructeurs militaires” supplémentaires. Ce terme est souvent utilisé pour désigner des paramilitaires de la société de sécurité privée russe Wagner, proche du pouvoir russe.
L’objectif était d’”aider” la Centrafrique “à renforcer ses capacités défensives” à l’approche des élections, avaient expliqué alors les autorités russes.

Selon nombre de témoins et humanitaires, ces “instructeurs” sont montés au front pour combattre les rebelles.
A en croire des sources onusiennes, la coordination sur le terrain entre les Casques bleus de la mission de paix de l’ONU, ces “instructeurs militaires” russes et les quelque 300 militaires rwandais aussi envoyés en renfort en décembre à titre bilatéral en Centrafrique, s’est révélée “plutôt bonne”.

Il s’agissait d’éviter les “tirs amis” entre ces différentes forces, “de savoir qui était où et qui faisait quoi” et “les Rwandais et les Russes ont bien aidé”, a précisé à l’AFP l’une de ces sources sous couvert de l’anonymat.

A la demande de Bangui, le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni à huis clos mercredi sur la Centrafrique, a programmé une nouvelle réunion sur ce pays le 21 janvier qui sera publique, selon des diplomates.

Les autorités centrafricaines veulent en profiter pour demander une levée de l’embargo sur les armes même temporaire pour mieux combattre les rebelles qui continuent de contrôler de vastes pans du territoire, selon une lettre à l’ONU obtenue par l’AFP.

 

 

AFP

CENTRAFRIQUE : Le réveil (presque) tardif des groupes armés (pour défendre la démocratie)

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Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les groupes rebelles armés à l’offensive contre le régime du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, nouvellement réélu, ont mené pour la première fois, mercredi, 13 janvier, deux attaques aux portes de Bangui. Galop d’essai ou nécessité de tester les réactions des « gardiens » de la capitale que sont les FACA (Forces armées centrafricaines), la MINUSCA (Mission des Nations-Unies en Centrafrique), les contingents rwandais et russes, toujours est-il que les rebelles ont rapidement été repoussés. En attendant, certainement, la deuxième attaque, peut-être, la troisième, voire, plus, jusqu’à ce que le pouvoir du nouveau président (très mal réélu), Faustin Archange Touadéra, soit mis en difficulté, et contraint-forcé de négocier avec son opposition.

Les rebelles ont montré de quel bois ils se chauffent. L’opposition civile par le canal de ses représentants comme les anciens premiers ministres, Mahamat Kamoun, Anicet Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye ou les anciens présidents de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, Alexandre Guendet, pour ne pas citer tous les autres, a fait appel au droit que représente la Cour constitutionnelle, avec des arguments non seulement de poids, mais, de bon sens, qui auraient fait plier tout régime politique qui ne marche pas sur la tête. Mais rien n’y fit. Que restait-il alors à faire aux démocrates de l’opposition du moment où ceux qui sont chargés de gérer l’état de droit dans le pays, deviennent aveugles, muets et sourds face aux règles de droit dont ils sont les gestionnaires et les garants ? Seule la force des armes, c’est-à-dire, la force de la loi illégitime, devient le principal recours.

En Centrafrique, ce recours illégitime n’a pas été effectué par les Kamoun, Dologuélé, Tiangaye, Meckassoua et autres Guendet, mais, par les rebelles qui ont essayé de prendre Bangui par les armes. Ils n’ont pas pris la capitale, mais, ils contrôlent, déjà, 80% du pays. Et puis, disons-le, alors que la capitale centrafricaine, pensait-on, est surveillée et militarisée comme jamais par les forces alliées et amies du régime en place, la voilà vertement attaquée au point qu’on se pose la question de savoir s’il ne vaudrait pas mieux que le président (mal) réélu, Faustin Archange Touadéra, épargne à son peuple (qui n’a que trop souffert) les souffrances qui l’attendent. Il faut qu’il remette son « trophée » de chef d’Etat sur une table de négociation avec son opposition civile. Car tôt ou tard, si la politique ne reprend pas ses droits (et c’est à Touadéra de prendre des initiatives), les soldats russes, rwandais, les FACA et la Minusca, n’arriveront pas (jamais) à faire reculer les rebelles qui, après avoir contrôlé 80% du territoire, sont déjà aux portes de Bangui (la coquette).

A bon entendeur salut ! Touadéra doit comprendre que le principal protecteur de son pouvoir, ce ne sont ni les Russes, ni les Rwandais, ni la Minusca et encore moins les FACA, mais, c’est l’excellent travail qu’il abattrait au vu et au su de tous les Centrafricains, au Palais de la Renaissance.

Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il ne l’a pas montré ces cinq dernières années. Ce qu’on lui demande de faire maintenant où il a conduit le pays dans cette fâcheuse situation, c’est de se mettre à table avec ses frères de l’opposition (Kamoun, Dologuélé, Tiangaye, Meckassoua, Guendet et les autres). Sinon, c’est le chaos assuré qui attend le Centrafrique.

 

Par Afrique Éducation

RCA : requiem pour le pouvoir de Touadéra

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Centrafrique est en ébullition. Les villes tombent les unes après les autres. Bouar au Nord-Ouest, Grimari au Nord-Est. La capitale, Bangui, à portée de fusil, est asphyxiée par un blocus qui la coupe du corridor Garoua-Boulaï-Bangui, son principal point d’approvisionnement. Dans cette frontière camerounaise, plus de 900 camions et véhicules attendentun hypothétique feu vert. Le canon et le fusil ont remplacé les urnes.

 

Réélu avec 54% au terme d’un scrutin du 27 décembre, copieusement contesté, le président Faustin-Archange Touadéra voit son pouvoir se réduire comme peau de chagrin alors que le FMI vient de lui accorder un bol d’oxygène sous forme de 38 millions de dollars dans le cadre de la facilité de crédit rapide. Allié de Moscou, Touadéra le sait, sa marge de manoeuvre est réduite. Les chefs d’Etat voisin l’encouragent à négocier. Pendant ce temps, le mur de la contestation, à la fois civil et militaire, se rapproche à grands pas, forçant l’armée centrafricaine (les FACA) au repli et ses partenaires russes et rwandais à la réévaluation de la situation. L’attaque de mercredi a été repoussée grâce à l’ONU.

Quant aux casques bleus de la Minusca, ils comptent les morts mais pas avec le pacifisme d’un curé. Le lieutenant Colonel Abdoul Aziz Fall, porte-parole de la force de la Mission des Nations unies, ne verse pas dans le triomphalisme.”la situation est calme désormais. L’initiative des groupes armés, qui se sont infiltrés à Bangui, a été contrecarrée”. Une accalmie règne mais pour combien de temps ?

Tels des vautours, les hélicoptères russes tournoient à basse altitude sous un ciel rageusement bleu, où un beau soleil éclaire la horde des civils, femmes et enfants, qui a repris la route…pour une destination incertaine. Le couvre-feu a été avancé à 18 heures et non plus 20 heures, clame un décret fumant de la présidence. Mais c’est connu, le ballet des kalachnikov se poursuivra cette nuit et demain encore dans ce pays riche en diamants, bois et or.

D’ici là, le prix de l’oignon aura encore flambé au PK5 de Bangui. Et le président Touadéra, à quitte ou double, parviendra, peut-être, à sauver un pouvoir qui ne s’exerce aujourd’hui que dans la capitale, le reste étant aux mains de la coalition des groupes armés, la CPC, sponsorisée, dit-on, par un certain François Bozizé, un ancien président qui est entrain de revivre, à l’envers, le film de son renversement, en 2013, envers et contre le vain accord de Libreville. Aussi vain que l’est aujourd’hui l’accord de Khartoum.

 

 

Par Financial Afrique

RCA : La flambée des hostilités interrompt l’acheminement de l’aide humanitaire en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les opérations humanitaires dans plusieurs régions de la République centrafricaine sont au point mort en raison des troubles électoraux et de l’insécurité accrue, laissant sans assistance une grande partie des 2,8 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire essentielle.

“Comme la plupart des autres organisations humanitaires, nous avons dû suspendre notre intervention dans la plus grande partie du pays, notamment dans les localités de Nana Gribizi, Basse-Kotto et Mabere Kadei, où plus de 120 000 personnes déplacées dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Nous sommes très inquiets des conséquences pour les civils qui ont besoin d’aide, mais il est tout simplement trop dangereux pour nous de continuer à opérer pour le moment,” a déclaré David Manan, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en rca.

Les attaques répétées contre les travailleurs humanitaires ont forcé de nombreuses organisations internationales à fermer leurs bureaux sur le terrain et à rapatrier leur personnel dans la capitale, Bangui. Depuis le 15 décembre, 41 incidents contre le personnel humanitaire ont été enregistrés, dont le meurtre d’un travailleur humanitaire, quatre personnes blessées et 35 braquages de bases sur le terrain.

Cette insécurité, liée aux combats entre acteurs armés, met en danger la vie des civils et des travailleurs humanitaires et a obligé le NRC à interrompre temporairement ses opérations jusqu’à ce qu’il soit possible de les reprendre en toute sécurité.

“Entraver notre accès dans le pays revient à couper la ligne de vie à plus de la moitié de la population qui dépend de l’aide humanitaire pour survivre. Le dialogue et l’interaction entre les acteurs civils et militaires en République centrafricaine sont nécessaires pour éviter les incidents sur le terrain et préserver l’espace humanitaire”, a déclaré M. Manan.

Les hostilités se sont intensifiées dans le pays au cours des jours qui ont précédé et suivi les élections contestées du 27 décembre. Mercredi, des groupes armés ont également lancé des attaques à la périphérie de la capitale Bangui.

62.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et 30.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins en raison des troubles en cours. Cela s’ajoute aux chiffres déjà élevés des déplacements, avec plus de 600 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et 600 000 autres vivant comme réfugiés dans les pays voisins. En outre, des hausses spectaculaires des prix des produits de première nécessité ont été enregistrées dans plusieurs localités, mettant en péril les moyens de subsistance des populations et leur capacité à nourrir leur famille.

Le NRC appelle sans délais les parties au conflit à assurer un accès humanitaire sûr, à protéger les civils et à garantir la libre circulation des biens essentiels.

Tom Peyre-Costa

Conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest

Courriel : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

 

Le Tchad dénonce toute ingérence en République centrafricaine

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Idriss Deby, le Président du Tchad

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Tchad dément la présence de ses combattants parmi les assaillants qui ont attaqué mercredi les faubourgs de Bangui, la capitale centrafricaine, a annoncé jeudi soir le ministre tchadien de la Communication, Chérif Mahamat Zène, également porte-parole du gouvernement.

 

“Le gouvernement de la République du Tchad dénonce avec force ces fausses accusations et réaffirme que, depuis le retrait en 2014 de son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Tchad n’a interféré en aucune manière dans la crise centrafricaine, si ce n’est pour appuyer les initiatives de paix et de réconciliation aux côtés de la communauté internationale”, a indiqué M. Zène.

Le ministre tchadien a cependant affirmé, suivant des “sources dignes de bonne foi”, que “des ressortissants d’origine tchadienne ont été recrutés à Bangui pour combattre comme mercenaires au sein des milices”.

Tout en condamnant l’enrôlement des ressortissants tchadiens par toutes les parties au conflit centrafricain, M. Zène a lancé à nouveau un appel aux Nations Unies, à l’Union africaine, à la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et à tous les les partenaires internationaux de la Centrafrique pour rétablir le dialogue entre les parties prenantes en vue d’une sortie de crise pacifique et durable.

 

Par Xinhua

les ONG peinent à accéder à certaines zones pour aider les populations

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Centrafrique: les ONG peinent à accéder à certaines zones pour aider les populations

Bangui ( République centrafricaine ) – MSF tire la sonnette d’alarme. Des zones où l’ONG travaille habituellement, sont aujourd’hui difficiles d’accès. « Il y a des endroits où ce n’est pas encore possible pour Médecins sans frontières de se rendre », explique Sylvain Groulx responsable des opérations MSF.

« On parle d’endroits comme Mbaïki, Boali, Damara. Où on pouvait se rendre avant le début de la crise mais maintenant ce sont des zones qui sont tellement militarisées et difficiles d’accès qu’on ne réussit pas justement à aller renforcer les besoins sanitaires dans ces zones-là. Et également cela provoque aussi des lignes de fronts qui deviennent très très difficiles à traverser pour aller dans d’autres zones à l’extérieur où il y a également de grands besoins, où il y a beaucoup de déplacés. »/////////////.

Les combats ces dernières semaines ont touché différentes régions du pays, provoquant des déplacements préventifs importants. Il est alors difficile d’apporter des soins dans la brousse loin des centres de santé./////////////.

« On se retrouve avec des enfants qui peuvent attraper un palu qui pourrait être traité de façon très simple mais qui devient grave justement à cause du manque d’accès aux soins de santé. Des femmes qui accouchent complètement à l’extérieur dans des conditions déplorables ça nous préoccupe tous les jours. »/////////////.

Les conséquences se font déjà sentir même à Bangui. La limitation des transports et les craintes de pics de tensions ont des impacts sur les déplacements vers les centres de santé. Le nombre d’admission à la maternité des Castors par exemple s’est effondrée déplore l’ONG.

Avec RFI

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RCA : près de 1000 soldats radiés des rangs de l’armée nationale

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Les soldats FACA, escortant la ministre de la défense, quittent le siège de la télévision, le 25 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sur décision de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA), le gouvernement centrafricain a procédé à la radiation de plus de 700 soldats dans les rangs de l’armée nationale, a-t-on appris des sources militaires.

 

Selon les mêmes sources quintes requises, le strict anonymat,les militaires radiés n’ont pas été préalablement désarmés. Les causes évoquées : désertion, abondant de poste, refus de combattre. Pourtant,  des cadres sous-officiers et officiers radiés sont déjà aguerris,  regrette un officier général qui qualifie cela comme une maladresse  de plus de la part de nos autorités. En plus, la ministre de la défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara prévoit de remplacer, dans les prochains jours les soldats FACA qui assurent sa sécurité par des soldats rwandais, suscitant la polémique au sein de l’armée nationale.

Notons qu’en République centrafricaine, le pays enregistre déjà plus d’un millier des Mercenaires russes de la société Wagner, et près de 300 soldats rwandais déployés à titre de la coopération militaire centrafricano rwandaise.   On parle de l’arrivée prochaine des soldats de la CEMAC pour épauler l’armée nationale comme si les Russes, les Rwandais et les Casques bleus n’ont pas suffi.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : vive tension à Boyrabe, des quartiers se vident complètement

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Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). C’est compliqué pour le moment à Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les populations  des quartiers proches du Lycée Amont et de Votongbo  sont priées  de quitter la zone au plus tard vendredi soir, selon des sources sécuritaires.

 

D’après les mêmes sources, les gardes présidentielles  et les requins auraient demandé aux populations dans les environnantes du lycée Amont et Votongbo de vider la zone au plus tard vendredi soir. Selon leurs sources, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC ) vont attaquer dans la nuit du vendredi à samedi  ou dans la matinée  du samedi 15 janvier vers la colline en descendant vers ces deux quartiers de Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui.   Ainsi, depuis 16 heures, on assiste à un exode en masse des populations locales  vers d’autres quartiers de la capitale.

Notons que depuis l’attaque des positions des forces de l’ordre par les rebelles du CPC à l’entrée de la capitale jeudi,  la situation sécuritaire dans la capitale est volatile. On assiste à des nombreux cas d’enlèvement et d’exécution extrajudiciaire à Bangui par les éléments de la garde présidentielle.

Par ailleurs, le chef de l’état Faustin Archange Touadera s’est déplacé en Angola pour solliciter l’appui militaire, logistique  et financier  de ce pays ami pour faire face à la couteuse guerre civile en cours.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : qui sont les « requins » pro-Touadéra ?

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Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la réélection de Faustin-Archange Touadéra, et alors que les groupes armés continuent leur stratégie d’encerclement de Bangui, une milice pro-pouvoir a fait son apparition dans les rues de Bangui : les « requins ».

 

C’est un nom qui fait frémir dans les rangs de l’opposition centrafricaine. À Bangui, s’enquérir de l’activité des « requins » est la garantie de se voir opposer un refus poli mais ferme, sauf à promettre un anonymat complet.

Depuis le début des hostilités entre forces gouvernementales et groupes armés en amont de la présidentielle, ces « requins », qui s’affirment pro-Touadéra, effectuent des « patrouilles » nocturnes dans les rues de la capitale centrafricaine. Lourdement armés, visages encagoulés, ces miliciens sillonnent la ville à bord de véhicules sans plaque d’immatriculation ni sigle distinctif.

« On est en guerre »

Qualifié de « force pro-régime qui appuie les troupes officielles dans leurs tâches » par un de leurs proches, le groupe rassemble « quelques éléments de la garde présidentielle, mélangés avec des ex-combattants », assure une source sécuritaire centrafricaine.

Officiellement, les « requins » ont été dissous en juillet 2020. Et en public, les autorités s’en tiennent là. Mais en « off », les langues se délient. « On est en guerre. Le président de la République l’a dit, lâche un membre du gouvernement. Alors s’il y a un moyen pour renforcer notre système de sécurité… On doit juste l’encadrer, pour éviter des bavures. » Et « jusque-là, il n’y a pas eu de dérapage », assure ce ministre.

 

Réseaux sociaux et appels au boycott.

 

À l’origine, les « requins » de Touadéra n’avaient rien d’une milice. Lancé en juin 2019 par une poignée de jeunes proches du Mouvement des cœurs unis (MCU, parti présidentiel), le « Mouvement des requins de Centrafrique » est alors essentiellement tourné vers l’activisme, en particulier sur les réseaux sociaux. À la manœuvre, notamment, deux cadres de l’administration : Saint-Luc Bagaza, coordonnateur du mouvement, et Héritier Doneng, par ailleurs responsable de la communication du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Les deux hommes prennent la tête de ces « requins », qui lancent peu à peu des appels au boycott de tel responsable de l’opposition ou de la société civile. Ils ont la dent particulièrement dure à l’encontre de la plateforme « E Zingo Biani » (« Réveillons-nous définitivement »), très critique à l’encontre de la gouvernance Touadéra.

 

Dérives et retour en force

 

En juillet 2019, le député Augustin Agou, président du parti d’opposition la Renaissance pour un développement durable, porte plainte contre « les requins » après le saccage du siège de sa formation par des membres présumés du groupe pro-Touadéra. La plainte est à ce jour restée sans suite.

Au cours de l’année 2020, dans des communiqués signés par Saint-Luc Bagaza ou dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par le porte-parole du mouvement, Héritier Doning, les « requins » appellent à « identifier les lieux de résidence » des opposants et membres influents de la société civile. Ces dérives poussent le gouvernement, sous la pression de la communauté internationale, à annoncer la dissolution du mouvement en juillet 2020. Ses responsables avaient ensuite rejoint d’autres mouvements de soutien au président centrafricain.

Mais le climat de tension politique à l’approche de la présidentielle a visiblement décidé les membres du groupe à le faire renaître. Selon une source sécuritaire centrafricaine, « le groupe est désormais devenu une milice, qui exécute les ordres pas très nets du régime. »

 

Par Jeune Afrique

l’ONU condamne les attaques par des éléments armés à Bangui

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République centrafricaine : l’ONU condamne les attaques par des éléments armés à Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – Conjointement avec les forces armées centrafricaines (FACA), les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont repoussés ces éléments armés.

« La MINUSCA condamne fermement les attaques des groupes armés coalisés anti-Balaka, UPC, 3R et MPC et leurs alliés politiques notamment l’ancien président François Bozizé », a affirmé son porte-parole, Vladimir Monteiro, dans une déclaration publiée mercredi. M. Monteiro a souligné que la mission onusienne « rend (ces groupes armés) responsables des conséquences de ces violences sur les populations civiles »./////////////.

Condamnant fermement ces attaques, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que « les attaques contre les Casques bleus peuvent être considérées comme des crimes de guerre et poursuivies en justice ». /////////////.

M. Guterres a exhorté les autorités centrafricaines « à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de la redevabilité pour ces attaques odieuses »./////////////.

La MINUSCA a précisé qu’au cours de cette attaque coordonnée, les éléments armés ont directement ciblé les Casques bleus déployés sur différents axes menant à la capitale. Ces derniers ont pu contenir et repousser les assaillants « avec les prompts renforts en troupes et l’appui fourni par des hélicoptères », dans une action conjointe avec les FACA./////////////.

Les éléments des groupes armés ont subi des pertes en vies humaines, certains ont été arrêtés et des armes saisies, selon la mission de paix onusienne./////////////.

Tombé au service de la paix /////////////.

Un Casque bleu rwandais a été tué et un autre blessé lors des échanges de tirs, a déploré l’ONU./////////////.

Le Secrétaire général de l’ONU et son Représentant spécial en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, ont exprimé leurs sincères condoléances à la famille du Casque bleu tué ainsi qu’au contingent et au gouvernement rwandais, s’inclinant devant la mémoire de ce soldat « tombé au service de la paix dans le pays ». Ils ont souhaité un prompt rétablissement au Casque bleu blessé et salué l’engagement continu des soldats de la paix de l’ONU dans leurs efforts pour protéger les civils et préserver la stabilité nationale./////////////.

Le chef de l’ONU reste « très préoccupé » par les efforts de déstabilisation menés par les groupes armés en RCA. Il a appelé toutes les parties à cesser la violence et à s’engager dans un véritable dialogue. /////////////.

Le Représentant spécial de l’ONU en RCA, qui est en contact permanent avec les autorités centrafricaines et avec toutes les parties « engagées en faveurs du dialogue et du rejet de la violence », a rappelé la détermination de la MINUSCA à exécuter son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation du processus électoral./////////////.

M. guterres a réitéré l’engagement des Nations Unies, en étroite collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, à soutenir la cause de la paix en RCA.

Avec Minusca

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