Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo CNC.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo CNC.
Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans la théorie primitive des démocraties modernes, un pouvoir n’est légitime que lorsqu’il est confié souverainement par le peuple à travers les urnes. Le peuple incontournable et devenu le centre de gravité de toutes initiatives est ainsi le dépositaire du pouvoir et rien ne peut se faire que dans l’intérêt supérieur du peuple. C’est dans cette logique que la maxime du seizième président américain Abraham Lincoln (1860-1868) sur la démocratie prend sa source : le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Les préambules de toutes les constitutions du monde et les contenus des prestations de serment font référence aux intérêts du peuple même si dans la pratique il en est autrement. En conséquence de ce qui précède, un président de la république même issu des urnes qui méprise et piétine de façon flagrante les intérêts supérieurs du peuple viole systématiquement les dispositions constitutionnelles et surtout son serment qui est répertorié comme crime de « haute trahison » par les dispositions de l’article 124 de la constitution et confirmé par les dispositions de l’article 23 de la constitution qui énonce : « toute personne habitant le territoire national à le devoir de respecter, en toutes circonstances la constitution, les lois et règlements de la république ».
Il est évident de rappeler que la « haute trahison » est un concept ambigu qui n’a pas de définition pénale mais doit s’analyser en un manquement très grave du président de la république aux devoirs de sa charge. Animé par le sentiment de peur et du manque de courage politique, ce pouvoir moribond a signé un accord politique avec les groupes armés sans consulter le peuple sachant qu’aucune disposition constitutionnelle ne fait référence à un quelconque accord politique.
Toujours dans la logique du manque de courage teinté de peur, ce pouvoir s’est mis en danger tout seul au retour clandestin du Général déserteur. Par peur de faire appliquer le mandat d’arrêt, le pouvoir a voulu par extravagance le bloquer à l’étranger mais aujourd’hui la peur a changé de camp. Le mépris du peuple coloré d’un projet électoraliste vous a poussé à ramener encore pour la énième fois le groupe terroriste de l’UPC dans la région de la Ouaka comme si les meurtres précédents n’étaient pas suffisants.
La haute trahison fait également référence à l’entretien d’une milice politique qui terrorise impunément le peuple et les forces vives de la nation à travers les chaînes nationales qui s’apparentent à la propagande rwandaise sur la radio « mille collines ». Surpris par votre manque d’humanisme, le citoyen lambda s’interroge :
Avez-vous demandé l’avis de la population de la Ouaka pour délocaliser la machine criminelle de l’UPC à Bambari ? N’avez-vous pas déclaré par le passé la ville de Bambari une ville sans armes ? Quel est le statut juridique des groupes armés dans la hiérarchie ou la pyramide des institutions républicaines telles que définies par la constitution pour mériter autant votre partenariat et/ou votre attention ? Ce pouvoir a t-il conscience que le chef de guerre de l’UPC est un étranger et par conséquent un mercenaire ? Qu’est-ce qui justifie cet autisme au point de mépriser durablement le peuple qui vous a fait roi ? Faisant l’économie de la notion de fraude, savez-vous que votre pouvoir sollicitera d’ici peu le suffrage du peuple tant martyriser ? A défaut d’anticiper sur l’avenir électoral,
votre trajectoire est suicidaire à l’image de votre incompétence, et votre incapacité à pacifier le territoire national ne fusse qu’anéantir un groupe armé voire arrêter un chef rebelle. N’oublions pas que si les échéances électorales à venir se passent à bonne date et dans des conditions transparentes, la sentence du peuple tant méprisé sera sans équivoque et sans appel.
Mais au delà de toutes surprises, renoncer à se représenter faute de bilan crédible demeurera l’ultime sortie honorable pour un pouvoir prolétaire devenu oligarchique.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Trésor américain et le comité de sanction de l’ONU ont imposé vendredi des sanctions contre le chef d’État major et coordonnateur de 3R, l’autoproclamé général Bi Sidi Souleymane alias Abass Sidiki.
Selon le journal VOA Afrique qui a cité un communiqué du trésor américain, les sanctions des États – unis contre Abass Sidiki font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies.
D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et monsieur Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions, rapporte VOA.
Par ailleurs, suite au rapport du comité des experts chargés de suivre la Situation en République centrafricaine, le fondateur du mouvement rebelle le 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’autoproclamé général Abass Sidiki, de son vrai nom Bi Sidi Souleymane est placé sur la liste des personnalités centrafricaines privées de voyage et dont leurs avoirs sont gélés.
Il y a lieu de noter que monsieur Bi Sidi Souleymane alias Abass Sidiki, chef d’État major de 3R est l’un des signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 06 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés.
Rappelons que sur cette liste noire des États – unis et de l’ONU, , figuraient Nourredine Adam, l’ex-chef de la coalition Seleka et patron du FPRC, mais également l’ancien Président François Bozizé et Abdoulaye Miskine, chef du mouvement rebelle FDPC.
Le mois dernier, Abass Sidiki, qui est également ministre conseiller du Premier ministre Firmin Grebada, est accusé par la Minusca, mission de l’ONU en RCA d’avoir utiliser des mines antipersonnel et antichars dans ces attaques contre des patrouilles des Casques bleus et des militaires centrafricains dans la région du Nord-ouest de la RCA.
Réactions après l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président est prêt à faire un 3e mandat. Si elle était attendue, cette annonce réjouit le RHDP alors que l’opposition y voit une candidature de trop.
Après plusieurs semaines de suspense, Alassane Ouattara, le président sortant, vient d’annoncer officiellement sa candidature. Cette candidature intervient à la suite du décès d’Amadou Gon Coulibaly, premier ministre et candidat désigné par la coalition au pouvoir pour succéder à Alassane Ouattara./////////////.
“J’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens, me demandant d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Je suis donc candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.”, a déclaré jeudi (06.08.20) le chef de l’Etat ivoirien, dans un discours à la télévision nationale. /////////////.
Violation de la constitution /////////////.
Le chef de l’Etat a profité de son allocution à la veille de l’indépendance de la Côte d’Ivoire pour annoncer son intention de se lancer dans la course au scrutin présidentiel. Le pays célèbre vendredi (07.08.20) le 60e anniversaire de son indépendance./////////////.
“C’est un candidat qui parle, c’est le président de la République, mais c’est un candidat qui parle et qui s’adresse á l’ensemble du peuple. C’est une heure de grande écoute. Il profite de cette heure-là pour faire cette annonce.”, constate Ousmane Zina, enseignant-chercheur á l’université de Bouaké. /////////////.
Pour Pulchérie Gbalet, leader de la société civile et proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, cette déclaration de candidature est une violation de trop de la constitution ivoirienne ://///////////.
“Ce n’est pas une surprise pour nous, qu’il le confirme maintenant. Même s’il ne l’avait pas dit, nous le savions déjà. Nous ne l’acceptons pas et nous allons le manifester.”/////////////.
De leur côté, les militants du RHDP, le parti au pouvoir, estiment que la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Les compteurs sont donc remis à zéro, en termes de mandat présidentiel. /////////////.
Réaction mitigée au sein du RHDP/////////////.
Depuis quelques semaines, les déclarations et les mouvements de soutien des dignitaires du parti au pouvoir pour exiger la candidature du président Ouattara se sont donc multipliés. Pourtant, Alassane Ouattara a maintes fois déclaré qu’il ne serait pas candidat./////////////.
Yeo Pépéléagui, membre de la jeunesse du RHDP, le parti présidentiel, semble déçu par la décision de son mentor : /////////////.
“Le constat, il est clair. C’est que nous sommes dans une logique d’un match retour de 2010. Dont les acteurs sont encore les mêmes qui iront à cette élection du 31 octobre 2020 prochain.”/////////////.
Jeudi (06.08.20), des milliers de militants se sont réunis dans des communes d’Abidjan et à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké et á Korhogo, pour saluer cette annonce de la candidature d’Alassane Ouattara./////////////.
Henri Konan Bédié est candidat aussi au scrutin d’octobre prochain /////////////.
Echec de la classe politique/////////////.
Le RHDP a été qualifié de grand parti avec de nombreuses compétences. Mais avec ce revirement d’Alassane Ouattara,/////////////.
Marie-Noëlle du PDCI-RDA estime que la coalition qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir s’est vidée de ses vrais hauts cadres et ressemble aujourd’hui à un tigre en papier. Elle s’interroge sur le moment choisi pour annoncer la candidature : /////////////.
“Comment comprendre que c’est pendant le discours pour l’indépendance qu’il annonce sa candidature en tant que candidat pour un parti politique ? Cela démontre le mépris contre l’emblème et les armoiries de l’Etat. Alassane vient de fouler au pied les fondements de notre nation.”/////////////.
Tous ici avaient espéré voir Alassane Ouattara passer le flambeau à une nouvelle génération. Geoffroy Kouao, analyste politique et juriste, soutient que les principaux leaders politiques n’ont simplement pas confiance en leur jeunesse. Pour lui, c’est un véritable échec ://///////////.
“Cette candidature de monsieur Ouattara montre l’échec de la politique ivoirienne. C’est-à-dire que depuis près de trente ans, la classe politique a été incapable de préparer des jeunes pouvant assumer le destin du pays.”/////////////.
L’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara intervient après celle d’Henri Konan Bédié, 86 ans./////////////.
Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers les principaux partis de l’opposition. Cette même opposition avait tenté une manifestation jeudi (07.08.20) devant la commission électorale indépendante. Mais très vite, cette manifestation a été réprimée par la police./////////////.
A l’approche du 31 octobre, date du premier tour du scrutin présidentiel, la tension monte entre pouvoir et opposition. Les populations, de leur côté, retiennent leur souffle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, vendredi 07 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les réseaux sociaux ont connu une croissance significative au cours de ces dix dernières années. Selon le site DataReportal, le nombre total d’utilisateurs des réseaux sociaux a passé le cap des 3,96 milliards d’utilisateurs dans le monde cette année, soit plus de 51% de la population mondiale.
L’accès aux nouvelles technologies facilite l’accessibilité des jeunes aux plateformes numériques. Continent très jeune, l’Afrique enregistre l’un des plus fort taux de croissance au cours de ces dernières années. En effet, selon une étude réalisée par Hootsuite et l’agence de communication WE ARE Social, sur une population totale de plus de 1,32 milliard d’habitant, le continent africain compte :
– 1,08 milliards d’individus qui possèdent un Smartphone ;
– 453,2 millions d’individus utilisent internet et 217,5 millions actifs sur les réseaux sociaux.
Avec la démocratisation du Smartphone en Afrique et l’accessibilité aux réseaux sociaux, la consommation de l’information n’a jamais été aussi importante. Initialement conçu pour : faciliter les échanges, maintenir le lien social, disposer de l’information sans délais, partager gratuitement des connaissances et provoquer les rencontres professionnelles, les réseaux sociaux ont de nombreux apports positifs dans le domaine social et professionnel. Mais ces plateformes sociales sont de plus en plus détournées de leurs usages par une jeunesse qui les utilise sans prendre conscience des risques. Alors, il est important de souligner les zones d’ombres qui se dessinent chaque jour auprès des jeunes générations.
Créative, ambitieuse et curieuse, la jeunesse africaine a rapidement su intégrer et redessiner l’emploi des réseaux sociaux dans son quotidien. Alors qu’elle cherchait un espace où elle peut pleinement s’exprimer, les réseaux sociaux ont répondu présent. Mais avec l’absence de modération et de charte éthique, les langues se délient, les discours haineux s’intensifient, la violence se vulgarise et les fausses informations se multiplient. Fake-News, diffamation, cybercriminalité, cyber-harcèlement, constituent un véritable fléau.
Le succès des réseaux sociaux auprès des jeunes s’explique par le syndrome FOMO (Fear of missing out) qui touche 80% des utilisateurs. Ce dernier révèle la crainte de rater quelque chose sur les réseaux. La volonté d’informer sur tout et n’importe quoi pousse les utilisateurs à ne pas faire la distinction entre le domaine de la vie publique et la vie privé. En exposant ainsi des photos, des vidéos intimes et en évoquant des sujets sensibles, ils sont souvent à l’origine de dérives qui pourraient être préjudiciables pour leur futur d’un point de vue juridique.
Comme le Sénégal et la Côte-d’Ivoire, des cadres juridiques sur l’utilisation des réseaux sociaux et de l’internet deviennent indispensables pour permettre aux utilisateurs d’avoir un comportement responsable et adéquat sur les réseaux sociaux et internet. C’est pour cette raison qu’il est important de les sensibiliser, de les éduquer sur l’utilisation des médias et réseaux sociaux. La Centrafrique, avec l’association des blogueurs centrafricains (ABCA), a lancé en 2018 une campagne de sensibilisation pour lutter contre les fausses informations et les propos haineux qui empêchent la cohésion sociale centrafricaine sur les réseaux sociaux. L’ABCA propose également d’éduquer les utilisateurs sur les bonnes pratiques du web notamment des réseaux sociaux. Toujours d’actualité, cette campagne de sensibilisation a été appuyée par la Minusca ainsi que par de nombreux journalistes centrafricains. Depuis le 1er août de cette année, le pays a vu naître officiellement le CJCLD, le Consortium des Journalistes Centrafricains dans la Lutte Contre la Désinformation. Ce regroupement de journalistes professionnels a pour objectif de lutter contre la diffusion et la propagation des Fake News au sein des médias d’informations et de sensibiliser les lecteurs aux dangers de la désinformation. Ces initiatives salutaires se doivent d’être répétées sur l’ensemble du continent.
En attendant, il en va de la responsabilité de chacun de faire attention à ce qui est publié sur internet. Pour cela il faut se poser les bonnes questions : Est-ce que l’information que je partage est saine ? L’information est-elle importante ? Et surtout : Est-ce que j’accepte les conséquences de mon message ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/ENFANTS-PREMIERES-VICTIMES-thubnail4904-450×310.jpg” alt=”Photo d’illustration d’un enfant, première victime de la barbarie humaine au monde” width=”450″ height=”310″ />Photo d’illustration d’un enfant, première victime de la barbarie humaine au monde
« Encore aujourd’hui, une personne saute sur une mine toutes les deux heures. C’est terrible, mais c’était bien pire il y a une quinzaine d’années, avant l’entrée en vigueur du Traité d’Ottawa. Le 4 avril est la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte anti mines ». Radio Canada (01/0482016). Ce chiffre peut être revu à la hausse compte tenu de l’augmentation des conflits dans le monde ces dernières années.
Sur le continent Africain, au le Sénégal en Casamance – mais aussi en RD Congo et au Tchad, les populations côtoient au quotidien des mines antipersonnel qui ont été enfouies durant les conflits passés ou encore présents. Tampi Dalahi, chef démineur dans le nord du Tchad dit qu’il faut des décennies pour dépolluer tout le Nord du Tchad (DW du 04/04/2018).
Les mines antipersonnel ne font pas partie
De l’histoire militaire centrafricaine.
C’est un des aspects de la guerre asymétrique, hybride que certaines grandes puissances imposent impitoyablement aux Centrafricains depuis plusieurs années pour piller leurs ressources. Avec les mines antipersonnel elles ont franchi un cap. Ceux qui ont fait rentrer les mercenaires russes (Wagner) RCA en répondront un jour devant la justice.
Les mines antipersonnel n’ont jamais été utilisées en RCA disent des observateurs militaires de ce pays. Elles sont posées par les terroristes des 3R, partenaires des Russes et du gouvernement de la RCA. L’Afrique centrale est en danger, l’opération Barkhane aussi. La Convention sur leur interdiction ou le Traité d’Ottawa date du 18/09/1997.
Les pays qui interviennent dans la crise centrafricaine et qui ne l’ont pas signé ou ratifié sont : la Russie, la Chine et les USA. Quand cette guerre sera terminée il faudra beaucoup d’argent, et du temps pour dépolluer les zones souillées où ces soit disant amis de la RCA sont en train de semer des mines.
Ceux qui ont Posé ces mines sont des barbares,
Des terroristes, des mercenaires.
Une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée, par l’action involontaire de l’ennemi, au passage des personnes, du bétail (mine antipersonnel) ou des véhicules (mine antichar ou anti véhicule).
Le 15/07/2020 les terroristes des 3R ciblent des casques bleus de l’ONU. Ils s’exposent d’ors et déjà à des sanctions prévues par des résolutions de l’ONU. Ils ont déjà abattu un hélicoptère de l’ONU à Bouar en Septembre 2019
La Chine, la Russie et les USA qui interviennent sont soupçonnés d’avoir équipé les terroristes des 3 R. Seule une enquête indépendante pourra déterminer l’origine des explosifs. Les coupables seront démasqués de manière irréfutable.
Le 30/07/2018 le journal Le Monde Afrique publie que “trois journalistes russes, Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal sont enlevés et tués par neuf ravisseurs enturbannés” selon M Kazagui.
“Une contre-enquête est également menée par le Centre de gestion des investigations qui avait envoyé les trois journalistes enquêter sur une société russe implantée récemment en RCA (supposée être Wagner) et soupçonnée de mercenariat.” RFI 21/01/2020
Qui a intérêt que les trois journalistes russe ne parlent pas de ce que fait Wagner en RCA? Qui a intérêt à protéger les terroristes des 3 R et à cibler des casques bleus avec des armes sol air et des mines? Il faut une enquête de l’ONU.
Le message que renvoient les terroristes des 3 R et leurs alliés est qu’ils se foutent de la Démocratie et de la République. Ils vont avec leurs mines antipersonel tuer plus de civils que des combattants.
« Je présente mes condoléances à la famille du disparu ainsi qu’au peuple rwandais et j’affirme que notre mission dans le nord-ouest de la RCA se poursuivra. Ceux qui ont commis cet acte ignoble seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice » affirme Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la Minusca, la Mission de paix de l’ONU déployée dans le pays.
Pour quoi en RCA n’appelle-t-on pas
Des terroristes, des terroristes ?
“Sidi Bi Soulemane alias Sidiki Abbas, un chef de guerre Camerounais, est recherché dans son pays pour terrorisme”. Alors pourquoi en RCA ou dans l’accord mort-né de Khartoum, porté par l’ONU, l’UA, la RCA ne désigne-on pas cet individu de terroriste? Il faut que l’ONU le combatte jusqu’au bout dans le cadre de l’opération en cours. Ce qui n’est pas sûr.
Le danger majeur est la connexion entre le terrorisme sahélien du Nigérien Ali Darassa et le terrorisme d’Afrique centrale de Sidiki, soutenu par Wagner. Ce sera le chaos en Afrique centrale et Barkhane sera en difficulté.
Les Centrafricains doivent appliquer leur philosophie de défense avant et pendant la colonisation. Chaque ethnie défendait son espace vitale : Baya, Banda, Nzakara… Ce qui a permis de repousser les esclavagistes arabes venus principalement du Nord, de l’Est et du Nord-Ouest comme aujourd’hui.
Dans le contexte actuel, chaque Etat de l’Afrique centrale devrait être autonome en termes de défense nationale. En même temps, et être prêt à intégrer une force supranationale en cas de menace. La réalité est que certains pays sont « affaiblis » par la Françafrique.
La politique africaine de la France en Afrique centrale n’est plus adaptée cela depuis plus d’un siècle. Elle privilégie plus l’option militaire (Tchad gendarme) que l’option politique au sens noble du terme et le développement. Le peuple doit prendre son destin en main, comme le souligne la chancelière allemande. En définitive, la solution à la crise centrafricaine est politique et non militaire. Les prochaines élections en RCA offrent une opportunité à saisir à condition qu’elles soient transparentes. Ce qui n’est pas le cas actuellement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo officiel du parti PDCA” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
La période pré-électorale en cours, semble apparemment placée sous haute tension, avec grand risque d’une implosion à cause des faits, actes et comportements des Autorités Politiques de Bangui qui font preuve d’avoir perdu leur sang froid…
Un cocktail socio-politique explosif
Dès les premières dérives du Président TOUADERA, nous n’avons pas hésité, comme certains Leaders Politiques, à les décrier et à lancer de nombreuses alertes, certes, à notre manière peu élégante et non diplomate, pour attirer l’attention du nouveau locataire du Palais de la Renaissance. Certains opportunistes du camp présidentiel, dont les derniers sont entrain de quitter le bateau TOUADERA qui prend l’eau de toute part, n’ont pas hésité à employer les qualificatifs de fauteur de troubles, d’emmerdeur, d’embrouilleur, d’éternel insatisfait, tout en soutenant qu’il fallait laisser le temps au Président qui vient d’être élu et qui a hérité d’une situation difficile. Soit. Et le temps lui a été laissé et le Président TOUADERA en a profité pour nous offrir sur la pierre d’immolation, en cette première semaine du mois d’août 2020, une situation socio-politique la plus indigne et la plus irresponsable de notre histoire politique très peu glorieuse, laquelle situation socio-politique, déjà très délétère, frise dangereusement la limite de l’implosion ou de l’embrasement à cause :
Des dysfonctionnements au niveau de toutes les Institutions de la République,
De l’insécurité instaurée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat, sur fond de territorialité de trois mercenaires-bourreaux du Peuple Centrafricain: Ali Ndarassa dans les Préfectures de la Ouaka, de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou; AL Katim dans les Préfectures du Bamingui Bangoran, de la Vakaga et de la Haute Kotto; Sidiki dans les Préfectures de l’ouham Pendé, de la Nana Mambéré et prochainement où…..?,
De la dégradation très prononcée des structures et infrastructures socio-économiques,
De la sanctuarisation des exclusions,
De la désastreuse gestion du COVID-19,
Des dysfonctionnements au sein du Comité Stratégique,
De l’illégalité et de l’illégitimité de l’Autorité Nationale des Elections-ANE,
Du superbe mépris politique de l’avis de la Cour Constitutionnelle, relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’ANE,
Des arrivées massives des militaires étrangers et des mercenaires à Bangui, ces derniers temps,
Des inconcevables ratés dans les enrôlements des futurs électeurs, d’où rejets de la population dans nombreuses localités,
De certains chefs des groupes armés qui empêchent les enrôleurs de l’ANE de circuler dans les Préfectures qu’ils considèrent comme étant leurs juridictions,
Des inadmissibles modes opératoires des hold-up électoraux, décriés au quotidien depuis des semaines,
De l’insolite huis clos entre le gouvernement, les garants, les facilitateurs et le criminel Ali Ndarassa,
Du cinglant et humiliant désengagement de Ali Ndarassa du procès-verbal n° 0161/PM/DIRCAB 20 du 30 juillet 2020,
De la velléité exprimée par Ali Ndarassa et Sidiki de faire de Centrafrique un Etat peulh,
De l’entente contre nature entre Ali Ndarassa et le mercenaire soudanais, ancien partenaire de la coalition seleka, Moussa Assimeh,
Un tel explosif cocktail socio-politique ne peut garantir le bon déroulement des élections dont le premier tour est censé se tenir le 27 décembre 2020, à moins que le Président TOUADERA voudrait réellement embraser le pays. Et c’est l’intention qui semble transparaître, selon certaines indiscrétions.
Le Peuple Centrafricain pour un choix électoral conséquent, le Président TOUADERA pour des hold-up électoraux explosifs
Le Président TOUADERA, durant les 52/60 mois déjà écoulés de son mandat présidentiel (30 mars 2016-31 juillet 2020), de sa bouche, il n’a parlé de riens, de sa droite, il a amnistié en catimini les bourreaux du Peuple Centrafricain et a soutenu les mains étrangères qui ont tué des Centrafricains-es, pillé et brûlé leurs greniers et souillé leur terre. Gémissements, complaintes, désolations ont été les lots quotidiens du Peuple Centrafricain depuis ces 52 mois, un peuple qu’il n’a pas su ni pu rassasier, mais, qu’il n’a fait que mépriser, comme ses prédécesseurs, à travers le parjure, les violations de la constitution, les dénis de responsabilités et les trahisons à répétition.
Le Centrafricain veut faire des prochaines élections, qu’il voudrait sereines, un moyen pour
retrouver la paix du cœur et la paix sociale,
retrouver sa dignité, son orgueil et son respect longtemps bafoués,
sortir du cul de sac dans lequel le Président TOUADERA l’a conduit,
mais, ce Président voudrait lui voler son vote à tous prix, même au risque d’embraser le pays.
Questions de survie et de patriotisme politiques, questions d’orgueil et d’audace au moment où nous n’avons plus droit à l’erreur, durant cette période des 122 jours (27 juillet au 27 décembre 2020), commencée depuis le 27 juillet 2020, qui paraît être une période de tous les dangers, une période sous très haute tension.
Toutes analyses faites, une seule alternative s’offre au Peuple Centrafricain. La résilience pour une concertation citoyenne, sinon ce serait un tsunami populaire très dévastateur. En effet, le Président TOUADERA a ouvert la boîte de pandore et il n’est pas en mesure de gérer les problématiques qui émergent de cette boîte, mais veut brouiller les cartes avec une politique de fuite en avant, très suicidaire collectivement. Chacun se souviendra, qu’avec le dialogue de Khartoum, qu’il a fait tenir contre l’opinion populaire nationale, avec la complicité de la communauté internationale, il a commencé à dérouler le calendrier de ses agendas cachés, consistant à (1) amnistier les mercenaires-bourreaux du Peuple, (2) s’allier les chefs de groupe armés amnistiés, (3) qui devraient accentuer l’insécurité, en vue de (4) faciliter des fraudes électorales massives. Mais seulement, il n’avait pas réalisé que le Peuple Centrafricain, qualifié d’analphabète, a perçu ses stratégies de basse classe qui ont fait ressurgir le sentiment de ‘’trop c’est trop’’ qui est une condamnation irrémédiable et irrévocable du Président TOUADERA.
L’impérative tenue de la concertation citoyenne, pour éviter la désintégration de Centrafrique
Le Président TOUADERA a scellé lui-même son sort avec le déroulement du calendrier de ses agendas cachés. Ceux qui avaient opté pour l’aptitude des trois (3) singes se doivent de voir, d’écouter et de dire ce qu’ils ont refusé de voir, d’écouter et de dire. Il n’y a plus d’illusion à se faire, et nous nous sommes assez voilé la face. IL est maintenant temps de nous regarder, ainsi que les autres, frontalement pour organiser cette concertation citoyenne ou nationale, parce que la situation très explosive créée par le Président TOUADERA et évoquée ci-dessus ne nous permet pas d’aller sereinement aux élections, à moins que nous voudrions nous suicider collectivement, comme les moutons de PANURGE. Nous avons tous failli et nous devons tous collectivement nous ressaisir et nous assumer. Notre force ou notre capacité de résilience nous l’impose.
Evitons de tomber dans les éventuels pièges de fuite en avant du Président TOUADERA. Il incombe maintenant aux Leaders Politiques et Sociaux conséquents et responsables, d’être très stratèges pour obtenir la tenue de cette concertation qui est synonyme de consécration de l’échec du mandat présidentiel qui se termine.
Dans cette optique, nous proposons humblement les actions suivantes à envisager pour ne pas être pris de cours :
– Mise en place d’un groupe de travail par les Forces Vives de la Nation, ayant pour mission (1) de recueillir les avis des Responsables de certaines institutions nationales et internationales sur l’improbabilité ou l’impossibilité de la tenue des élections, (2) constater ou faire constater politiquement, juridiquement, techniquement, matériellement l’impossibilité ou l’incapacité des Autorités Politiques d’organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, (3) faire les plaidoyers nécessaires pour une concertation nationale ou citoyenne;
Réaliser des réflexions partagées sur les termes de référence (TDR) de la concertation citoyenne ou nationale;
Elaborer et proposer un programme réaliste de la concertation nationale au cas où l’impossibilité d’organiser les élections se serait avérée.
Le Président TOUADERA dans sa fuite en avant, semble vouloir nous embarquer dans une aventure belliqueuse ou une politique de la terre brûlée pour noyer son incapacité. Et c’est le moment où jamais, pour que nous, Leaders Politiques et Sociaux, puissions démontrer que nous sommes des stratèges politiques et devrions mutualiser nos génies pour éviter les probables pièges qui seraient tendus.
Bangui, République centrafricaine, jeudi 06 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le lundi 04 août 2020, Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), un parti politique de l’opposition, membre de plateforme de coalition de l’opposition démocratique 2020), avait déclaré que les membres de l’autorité nationale des élections (ÂNE), sont dans le dispositif de fraude électorale au profit du président Faustin Archange TOUADERA. Il a également déclaré que le chef de l’État a lamentablement échoué sur tous les plan durant ses quatre années passées à la magistrature suprême de l’État.
Processus électoral
Sur le processus électoral, le Président de CRPS, maître Nicolas Tiangaye a déclaré que « techniquement, il est impossible d’organiser les élections générales d’ici le 27 décembre 2020. Il y’a donc une impérieuse nécessité pour l’ensemble des forces vives de la nation de se réunir, de se mettre autour de table. C’est une revendication nationale et internationale. Par ce que nous voulons que pour aller aux élections, que cela se fasse dans la paix. On ne va pas aux élections pour le plaisir d’aller aux élections… », a-t-il déclaré.
Écouter Maître Nicolas Tiangaye sur le processus électoral ci=dessous :
:
Bilan catastrophique
Dans sa déclaration devant la presse, le Président de CRPS maître Nicolas Tiangaye n’a pas manqué de faire un bref bilan du chef de l’État au pouvoir depuis 2016. D’après lui, le Président de la République a échoué dans la gestion de l’État.
« Il a un bilan qui parle contre lui. Il ne pourra pas tromper le peuple centrafricain, disant qu’il a réussi. Par ce quand il était arrivé au pouvoir, en 2016, 50% du territoire étaient occupés par les groupes armés aujourd’hui nous sommes à 80%. Il ne va pas dire que sur le plan sécurité qu’il a réussi. Sur le plan économique, social et de la lutte contre le coronavirus, il ne peut pas dire aussi qu’il a réussi », a martelé le leader de CRPS, Maîttre Nicolas Tiangaye.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Les-leaders-réligieux-de-Centrafrique-lors-de-la-conférence-de-presse-relative-à-la-journée-de-prière-et-pardon-sur-la-COVID-19.-450×337.jpg” alt=”Les leaders réligieux de Centrafrique lors de la conférence de presse relative à la journée de prière et pardon sur la COVID-19. Copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />Les leaders religieux de Centrafrique lors de la conférence de presse relative à la journée de prière et de pardon sur la COVID-19. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, République centrafricaine, jeudi 06 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Face à la propagation de la pandémie de Covid-19 sur le territoire centrafricain, la plateforme des confessions religieuses de la Centrafrique (PCRC) invite à nouveau les Centrafricains à s’unir le samedi 08 août prochain à une journée nationale de jeûne et de pardon. Une journée pour se repentir et implorer la miséricorde de Dieu pour nos manquements envers lui.
Face à la propagation du Covid-19 sur le territoire centrafricain, la PCRC organisera pour la deuxième fois une journée nationale de prière et de pardon le samedi 08 août 2020.
Pour les leaders religieux centrafricains, l’objectif de cette nouvelle journée de prière est de prendre conscience de notre désobéissance :
« Nous devons prendre conscience et repentir à travers la prière, et notre conversion pour adopter un comportement responsable en respectant les mesures barrières ».
Écouter les propos liminaire de la PCRC lus par la porte-parole :
La pandémie de Covid-19 et le respect des mesures barrières
Pour le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, les leaders religieux s’adressent tout d’abord à la conscience. « Qui dit conscience, dit respect et liberté de part et d’autre ».
D’après lui, le coronavirus reste un mystère, et personne n’a mis encore la main sur lui. D’où les tâtonnements que nous sommes en train de faire. Mais des propositions allant dans le sens pour sauver l’être humain ont été faites, et nous devons saisir cette opportunité. Voilà pourquoi la science nous fait des propositions, disant « portons des masques », et nous devons changer de comportements s’il s’agit de sauver l’être humain.
Écouter Cardinal Dieudonné Nzapalainga :
Pour l’imam Omar Kobine Layama, la science est émanation de Dieu, surtout dans le domaine de la santé. Selon lui, l’homme de la science a trouvé les substances de protection de la vie humaine dans la parole de Dieu : « protège-toi, le ciel protégera ». Et si aujourd’hui nous nous trouvons en face d’une pandémie, et que ces hommes de sciences font leur recherche et nous disent voilà la piste de nous protéger de cette maladie, c’est à nous autres de nous mettre sur cette piste. Et si celui qui ne veut pas se protéger va se livrer à la mort. Et le rôle des leaders religieux c’est effectivement de rappeler aux fidèles cette science divine que les hommes portent en eux, mais également de respecter leurs autorités. Quand elles nous disent de nous protéger. Si nous ne respectons pas, nous ne respectons pas Dieu. Donc c’est le rôle des leaders religieux de transmettre ces rappels afin que nous tous nous puissions vraiment nous protéger de cette pandémie, et éviter à notre pays une calamité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/faustin-archange-touadera-lan-quatre-450×299.jpg” alt=”faustin archange touadera l’an quatre” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui, République centrafricaine 05 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).
Par Le monde Afrique.
À force de tromperies, de double jeu permanent, de mépris de l’intérêt national, le pouvoir centrafricain se rapproche de la fin de partie. Elle pourrait être rude pour les uns et les autres.
La volte-face du chef rebelle Ali Darassa et néanmoins conseiller militaire du Premier ministre, concernant un énième accord de paix, aussi vite dénoncé dès son retour auprès de ses bandes armées, pourrait faire hausser les épaules, cela étant tellement prévisible.
La liste des échecs du chef de l’État centrafricain s’allonge chaque jour davantage. A ceux-là s’ajoutent le mépris, sans vergogne, des principes fondamentaux de la démocratie et de la bonne gouvernance. Contrairement à la propagande officielle et aux déclarations des responsables de l’ONU et de l’Union africaine, le bilan de son quinquennat est catastrophique.
Le point d’orgue aura été le fameux Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019. La communauté internationale s’est accrochée invariablement à ce pacte de non-agression entre des parties n’ayant que des objectifs patrimoniaux et faisant peu de cas de l’intérêt national.
Comment ces responsables de l’ONU et de l’Union africaine ont-ils pu agréer un pacte conclu pour la réélection de Faustin-Archange Touadera, alors que les partis politiques républicains et les forces vives de la nation ont été éjectés des pourparlers de Khartoum – à l’exception de la caution du MLPC de Martin Ziguele – et écartés de la mise en œuvre de cet accord léonin ?
Les dernières provocations des chefs rebelles notamment celles de Abass Sidiki, Al-Khatim et surtout d’Ali Darassa, viennent enfin d’ouvrir les yeux, semble-t-il, des dirigeants centrafricains, désormais confinés autour du PK 0 de Bangui. Mais étaient-ils vraiment dupes ? Leur pactisation avec des groupes terroristes s’apparente à la lâcheté de l’ancien premier ministre britannique, Neville Chamberlain vis-à-vis de Hitler. Après l’Accord de Munich du 30 septembre 1938, il déclarait : » le Fuhrer est un gentleman sur qui on peut compter, lorsqu’il a engagé sa parole ». On connait la suite. Firmin Ngrebada et Faustin-Archange Touadera sont des lointains successeurs de Neville Chamberlain.
A propos de l’Accord de Khartoum, un homme politique centrafricain aurait pu déclarer comme Winston Churchill : » ils ont voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, ils ont le déshonneur et la guerre ». Avec Ali Darassa, ils ont voulu la paix dans le déshonneur et au mépris des souffrances du peuple centrafricain, ils auront eu « la perfidie », « les duperies », » l’asservissement des populations de régions entières » et probablement la guerre civile.
Ils devront répondre de cette tragique entente diabolique.
La mise en cause de l’ONU et de l’Union africaine
« On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très longue cuillère « . Cette phrase de l’ancien premier ministre Français, Raymond Barre, peut être appliquée au président Touadera, à son premier ministre Firmin Ngrebada et à leurs conseillers. Elle doit aussi concerner Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Smail Chergui, président du comité Paix et Sécurité de l’Union africaine.
Comment ces deux responsables de l’ONU et de l’Union africaine ont pu être les facilitateurs voire les organisateurs des pourparlers de Khartoum en janvier 2019 ? Comment ont-ils pu valider cette directive russe, tellement invraisemblable, alors que les tourments des Centrafricains venaient surtout de ce pays aux mains d’un despote ? En janvier 2019, la capitale soudanaise était déjà en ébullition et des dizaines de morts jonchaient alors les rues de la capitale soudanaise. Comment Omar el-Bechir, le despote sanguinaire, ami de Touadera, sous sanctions internationales, notamment de l’ONU, et sous mandat d’arrêt de la CPI depuis plusieurs années, pouvait-il jouer les bons offices et se congratuler avec Jean-Pierre Lacroix et Smail Chergui, à l’issue de cette invraisemblable rencontre entre le gouvernement centrafricain et des chefs rebelles qui mettent à feu et à sang le pays ? Il faudra un jour qu’Antonio Gutteres, Jean-Pierre Lacroix, Mankeur Ndiaye pour l’ONU, Moussa Faki Mahamat et Smail Chergui s’en expliquent.
Une situation explosive
A moins de cinq mois du premier tour de l’élection présidentielle, la situation est devenue explosive. La volte-face d’Ali Darassa reçu avec les honneurs à Bangui révoltent les citoyens et attisent les mécontentements de toutes parts. Les tripatouillages de l’Autorité nationale des elections sont de plus en plus incendiaires, d’autant que cette structure aux mains du pouvoir a perdu sa légitimité et sa légalité même si le président Touadera rechigne à promulguer la loi organique qui devrait mettre fin à ses forfaitures. En se voilant la face devant une telle situation, les responsables de la communauté internationale qui étaient au chevet de la République centrafricaine, auront à assumer leurs responsabilités dans leur soutien inconditionnel au président Touadera et à son clan tribalo-affairiste. Ils auront fort à faire dans un conflit qui ne sera plus » à faible intensité ». L’exemple de l’Accord de Munich de 1938 n’aura servi à rien.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/maisons-incendiées-vers-bangassou-par-leger-février-2020-450×337.jpg” alt=”des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga” width=”450″ height=”337″ />des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
Bria, République centrafricaine, mercredi 5 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria enregistre depuis dimanche l’arrivée massive des déplacés fuyant le massacre perpétré par des rebelles du PRNC au village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la RCA.
Le 24 juillet dernier, des rebelles du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC), ont attaqué, en représailles, le village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, sur l’axe Bria, tuant au passage 11 civils et blessé 25 d’autres. Une centaine des habitations ont également été incendiées par les rebelles qui ont réussi à faire un maximum des dégâts. Sur place à Bornou, on n’y trouve personne, et ses habitants, les survivants, ont dû quitter pour se réfugier dans les localités voisines. Parmi eux, environ 405, pour la plupart des enfants, des personnes âgées et des femmes sont arrivés au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé.
Selon le témoignage de certains de ces déplacés, avant d’arriver à Aïgbado, ils ont dû marcher en groupe dans la brousse durant une semaine. D’après eux, d’autres familles ont préféré, au péril de leur vie, se réfugier dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, occupée par les rebelles du PRNC, et situé à seulement 3 kilomètres de Bornou.
Pour l’heure, la situation humanitaire reste préoccupante, et les rebelles, que ça soit du côté du FPRC ou du PRNC, renforce leur position dans les localités, au risque d’occasionner un nouveau conflit, alors que les troupes de la Minusca, qui sont basées à Bria, font la sourde oreille aux multiples appels de détresse lancés par la population locale.
Bangui ( République centrafricaine ) – Une violente explosion dans la zone portuaire de la capitale libanaise, Beyrouth, a fait plus de 70 morts et des milliers blessés selon un bilan provisoire annoncé par le premier ministre.
L’explosion a été si puissante qu’elle a causé des dommages aux rues et aux bâtiments sur des kilomètres à travers la ville./////////////.
La cause n’est pas encore connue, le ministre de l’intérieur a déclaré que des informations préliminaires font état de produits hautement explosifs qui avaient été saisis il y a des années et stockés dans le port./////////////.
Le premier ministre Hassan Diab a déclaré que les responsables seront sévèrement punis./////////////.
Les vidéos de la scène d’explosion, dans la zone portuaire, montrent de la fumée s’élevant d’une première explosion, puis une explosion beaucoup plus importante qui semble avoir englouti plusieurs bâtiments voisins. /////////////.
Un témoin a déclaré à la BBC que l’explosion était si importante qu’il pensait qu’il allait mourir./////////////.
Les hôpitaux seraient submergés de blessés ; les pompiers s’attaquent à de nombreux incendies.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 05 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À quelques mois des élections législatives et présidentielles prévues pour le 27 décembre prochain, les soupçons des fraudes se multiplient partout dans le pays, et les frères et sœurs Mbaïkoua, candidats du MCU aux législatives, sont également soupçonnés.
Virginie Mbaïkoua, candidate à la législative dans la circonscription de Bégoua, dans l’Ombella-Mpoko; Edgar Mbaïkoua et Timoléon Mbaïkoua, respectivement candidats dans les circonscriptions de Paoua 1 et Paoua 2, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. Leurs points communs, ils sont tous des enfants de Mbaïkoua et candidats aux législatives prochaines sous la bannière du mouvement cœurs unis, parti au pouvoir. Sauf que depuis quelques semaines, ils sont soupçonnés d’avoir préparé minutieusement des fraudes électorales.
En effet, ce lundi 3 août, vers 9 heures, au plein centre-ville de Paoua, Madame Virginie Mbaïkoua, assistée de ses deux frères Timoléon et Edgar, ont réuni des gens pour leur demander de fournir chacun deux cartes photos d’identité afin de leur confectionner de carte nationale d’identité. Or, pour de nombreux observateurs locaux, cette démarche des frères et sœurs Mbaïkoua n’est autre qu’une pure escroquerie. Selon eux, les deux cartes photos d’identité qu’ils ont demandées, si elles sont fournies par leur potentielle victime, vont leur permettre de monter au nom de chacune des cartes d’adhérent au mouvement cœurs unis, mais également des fausses cartes d’électeurs pouvant leur permettre de voter aux élections d’une manière illégale. D’ailleurs, le mois dernier, les mêmes frères Mbaïkoua ont été également soupçonnés d’avoir organisé la distribution des faux actes de naissance à un groupe des jeunes de Paoua.
Rappelons que madame Virginie Mbaïkoua, cadre du mouvement cœurs unis, est aussi ministre de la Réconciliation depuis 4 ans.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Les-quelques-membres-de-la-synergie-des-forces-vives-de-la-nation-au-siège-du-parti-URCA-du-lundi-3-août-2020-copyright-CNC-@-Jefferson-Cyrille-Yapende.-450×337.jpg” alt=”Les quelques membres de la synergie des forces vives de la nation au siège du parti URCA du lundi 3 août 2020 copyright CNC @ Jefferson Cyrille Yapende.” width=”450″ height=”337″ />Les quelques membres de la synergie des forces vives de la nation au siège du parti URCA le lundi 3 août 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende.
Bangui, République centrafricaine, mardi 04 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’initiative du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), une réunion des forces vives de la nation regroupant les partis politiques , les organisations de la société civile, des syndicats et des personnalités politiques indépendantes a eu lieu ce lundi 03 août au siège du parti URCA à Bangui. Les membres de cette plateforme ont réitéré leur appel au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer immédiatement dans un délai de trois jours la concertation des forces vives de la nation afin de sortir le pays de l’impasse politique actuelle à quelques mois des élections générales. Passé ce délai, si la concertation n’est pas convoquée, ils organiseront des actes de désobéissance civique jusqu’à la convocation de ladite concertation.
Écouter les propos liminaires des forces vives de la nation lus par Gervais Lakosso :
PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, DES SYNDICATS ET DES PARTIS POLITIQUES RECLAMANT LA TENUE DE LA CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION AVANT LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES
À huit mois de la fin du mandat du Président Touadera, la situation sécuritaire du pays s’est empirée. Plus de 80% du territoire est occupé par les groupes armés animé pour la plus part des mercenaires étrangers; la souveraineté nationale est hypothéqué; l’économie nationale est asphyxiée; les espoirs de plusieurs entités se sont estompés; l’armée est empêchée de jouer son rôle avec un embargo qui se renouvelle chaque six mois dont le gouvernement est incapable de satisfaire les conditions pour sa levée totale.
La pandémie du Coronavirus est venue accentuer les difficultés de gouvernance du régime en place. Ses stratégies de prise en charge des malades et la mise en place des mesures d’accompagnement en faveur des nombreuses entités de la nation victimes socioéconomiques de la pandémie n’ont pas convaincu.
Pendant ce temps, le gouvernement propose la modification de certaines dispositions de la constitution en vue de proroger de manière unilatérale les mandats du Président de la République et des députés.
Suite à un avis défavorable de la cour constitutionnelle, le régime se jette maintenant sur les élections, qu’il tient à organiser à bonne date alors que tous les signaux montrent clairement qu’on ne peut avoir des élections libres, transparentes et crédibles d’ici à décembre 2020.
Dans son avis sur la proposition de modification de la constitution, la Cour Constitutionnelle a suggéré au Président de la République d’organiser une concertation des forces vives de la nation afin de parvenir à un consensus politique qui permettra d’optimiser les conditions de la tenue des élections générales selon un calendrier réaliste et réalisable défini par tous.
Avant elle, plusieurs forces vives de la nation et des compatriotes de manière individuelle ont émis la même proposition à plusieurs reprises. Le 7 juillet 2020, une synergie des forces vives de la nation, à l’initiative du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, a écrit au chef de l’État, l’invitant à convoquer sans délai la concertation des forces vive de la nation pour sortir le pays de l’impasse politique. Cette demande est demeurée sans suite jusqu’à ce jour.
La conférence épiscopale de Centrafrique vient d’insister sur la même proposition dans son message aux chrétiens et aux personnes de bonne foi du 28 juillet 2020. La communauté internationale a également émis cette proposition.
Tous ces appels n’ont reçu aucune suite du Président de la République.
Sur le terrain, le chef de l’État est déjà en compagne, contrairement aux dispositions légales. Le gouvernement s’active à organiser les élections vaille que vaille, et l’autorité nationale des élections s’enlise tous les jours dans des impaires qui portent déjà le doute sur les résultats des élections, et installe une crise de confiance entre cet organe d’une part, le peuple d’autre part, et les parties prenantes aux élections.
Eu égard à tout ce qui précède, nous lançons ici et maintenant un dernier appel patriotique au Chef de l’État pour convoquer la concertation des forces vive de la nation immédiatement afin de sortir le pays de cette impasse politique qui n’a que trop duré.
Ainsi, dans un délai de trois jours, si la concertation n’est pas convoquée, nous organiserons des actes de désobéissance civique jusqu’à la convocation de ladite concertation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/collectif-touche-pas-à-ma-constitution-en-Centrafrique-bannière–450×255.jpg” alt=”collectif touche pas à ma constitution en Centrafrique bannière” width=”450″ height=”255″ />
Face à l’incapacité de l’Etat centrafricain de pouvoir solutionner la crise sécuritaire qui pollue notre pays depuis des années et au regard des massacres perpétrés par les bandes armées sur la population civile, le Collectif « Touche pas à ma constitution » Organisation de la Société civile de la diaspora se joint à cet appel de la mobilisation générale toute en apportant son soutien indéfectible aux revendications citoyennes présentées par GTSC et les secteurs syndicaux.
De ce fait, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » demande à nos compatriotes de répondre plus massivement à cet appel du 05 août 2020 tout en rajoutant des nouvelles revendications supplémentaires :
1-L’interdiction formelle de la réinstallation du mercenaire Ali Darrassa dans la ville de Bambari comme le prévoit dans les accords de huit clos,
2-L’arrestation immédiatement des Chefs rebelles tel que : Ali Darras, Sidiki et suivies de leur transfèrement à la CPI.
Levons-nous comme un seul peuple uni pour combattre les injustices et défendre la patrie en danger.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/croisement-ville-de-Ndélé-avec-un-pick-up-des-rebelles-du-FPRC-le-29-avril-2020-lors-des-combats-450×248.jpg” alt=”Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”248″ />Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Bria, République centrafricaine, 03 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel avait eu lieu ce vendredi 31 juillet au village Gbali, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la rca.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu du crime par une équipe du CNC, la victime s’appelle Ano Abdrassoul , âgé de 52 ans, un artisan minier qui s’est converti au chasseur durant la saison de pluie. Il a été assassiné ce vendredi 31 juillet à 5 kilomètres de son village, non loin du pont de la rivière Pendé, sur l’axe Bria. Son corps a été retrouvé sur le lieu de son crime ce dimanche 2 août par des passants. Interrogés par CNC, ses proches ont indiqué qu’il s’était rendu quelques jours plutôt à Bria afin de vendre ses produits de chasse. C’est au moment de son retour qu’il a été assassiné froidement par des bandits armés, identifiés formellement par des habitants de Gbali comme des éléments rebelles du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine). Sa moto a été emportée par les assaillants, ainsi que son sac à main contenant une somme d’environ 900 mille francs CFA.
Rappelons que la quasi-totalité des axes routiers reliant les villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran sont sous contrôle strict des combattants rebelles de l’autoproclamé général Zacharia Damane, chef d’État major et coordonnateur militaire du PRNC qui séjourne actuellement à Ouadda Maïkaga.
Il y a lieu de noter que depuis la cessation des hostilités entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, les violences à connotation ethnique se multiplient dans la région du nord, du Centre Nord, et du nord- Et. Le PRNC, extrêmement violent dans ses opérations militaires, est régulièrement cité dans des nombreux actes criminels contre les populations civiles du nord. Son Président, qui réside en France, risquerait bien d’être rattrapé par la justice internationale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Anti-Balaka-assis-au-sol-et-armés-IMG_11mars2018225833-450×337.jpg” alt=”Les miliciens Anti-Balaka de la République centrafricaine” width=”450″ height=”337″ />Les miliciens Anti-Balaka de la République centrafricaine
Bambari, République centrafricaine, 03 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture de Grimari situé à 305 kilomètres de Bangui connaît depuis dimanche après-midi un fort regain de tension. Des combats entre les soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka enflamment la ville.
Des éléments de forces de sécurité intérieures désarmées, un convoi de l’ÂNE bloqué, et un meeting du mouvement « Be Africa ti Kwè » de l’ancien Premier ministre Mahamat Kamoun boycotté, la ville de Grimari, théâtre d’échange des tirs entre les soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka, est sous tension depuis 24 heures.
En effet, ce dimanche 02 août, vers 13 heures, des miliciens Anti-Balaka, sous le commandement de leur tristement célèbre général Mandayé, ont désarmé, au checkpoint des forces de l’ordre à la sortie de la ville sur l’axe Sibut, un gendarme et un policier avant de chassé, quelques minutes plus tard, des militants du parti « Be Africa ti é Kwè » réunis dans la ville pour un meeting de leur parti. Aussitôt, les axes Sibut-Grimari et Bambari-Grimari sont bloqués par les miliciens Anti-Balaka qui ont également intercepté un convoi des agents de l’autorité nationale des élections (ÂNE) en provenance de Bambari et à destination de Bangui.
Quelques heures plus tard, vers 16 heures, des soldats FACA, déployés en urgence dans la ville, ont réussi à reconquérir la ville aux mains des miliciens Anti-Balaka qui sont actuellement en débandade dans la brousse.
Selon une source sécuritaire locale, l’autoproclamé général Mandayé serait également tué dans ces affrontements avec les FACA.
Pour l’heure, toutes les activités humanitaires sont interrompues dans la localité pour des raisons de sécurité.
République centrafricaine. Malgré le départ des entreprises minières chinoises, la nécessité de mener des enquêtes, rendre des comptes et apporter des réparations demeure
Les autorités de la République centrafricaine doivent mener une enquête indépendante sur les préoccupations relatives aux dégâts environnementaux et aux atteintes aux droits humains dans le cadre de l’exploitation de l’or à Bozoum, ville du nord-ouest du pays.
Amnesty International a déjà fait part de ses vives inquiétudes concernant les activités de quatre entreprises exploitant les mines aurifères et les risques pour l’environnement et les droits humains des habitant·e·s du secteur.
Ces quatre entreprises minières – Tian Xiang, Tian Run, Meng et SMC Mao – qui exploitaient l’or à Bozoum ont quitté la région fin avril 2020, a appris Amnesty International par l’intermédiaire des médias et d’un contact local, le prêtre catholique Aurelio Gazerra.
La cessation des opérations met apparemment fin à tout nouveau risque de répercussions négatives sur les droits humains dues aux activités des entreprises, risques qu’Amnesty International avait soulignés en avril.
Toutefois, la mort de sept personnes sur les sites miniers abandonnés et le fait que la rivière ouham n’ait pas été remise en état, la rendant potentiellement dangereuse, ne font que renforcer la nécessité d’une enquête indépendante sur les allégations mises en avant par Amnesty International et la nécessité d’amener les responsables présumés à rendre des comptes et à garantir un recours effectif pour les préjudices causés.
SEPT MORTS EN SEPT JOURS SUR LES SITES MINIERS ABANDONNÉS
D’après La Voix de Koyale, une station de radio communautaire, et Corbeau News Centrafrique, sept personnes sont mortes noyées sur les sites miniers désaffectés le long de la rivière Ouham sur une période de sept jours, fin avril.
D’après les médias, ces morts ont pu être causées par l’état dans lequel les berges ont été laissées lorsque les compagnies minières ont quitté les sites. Selon un article : « Désormais, il n’y a que du gravier et beaucoup de gros trous aux parois raides, pleins d’eau, où les gens incapables de nager meurent facilement. »
Le père Aurelio Gazzera a également confirmé que des personnes sont mortes dans la rivière fin avril.
NOUS RÉITÉRONS NOS APPELS AVEC UNE URGENCE RENOUVELÉE
Étant donné les morts récentes dans la rivière Ouham sur les sites des mines abandonnées, Amnesty International engage de nouveau les autorités centrafricaines à :
diligenter sans délai une enquête indépendante et impartiale sur la mort de sept personnes sur les sites miniers abandonnés, en vue de déterminer la cause de leur décès et de faire en sorte que le secteur soit remis en état et ne soit pas dangereux pour les habitant·e·s ;
diligenter une enquête visant à déterminer si les activités d’exploitation et le processus de fermeture des mines ont respecté les lois pertinentes – relatives aux droits humains, à l’environnement, à la santé et à la sécurité, et le droit administratif, minier et pénal – et s’ils ont mis en péril la vie humaine et la santé. Cette enquête doit englober les éventuelles noyades qui se sont déroulées après le départ des entreprises minières de Bozoum. Afin de garantir l’indépendance et l’impartialité, l’équipe en charge de l’investigation sera pluridisciplinaire par nature et composée de membres de la société civile, de porte-parole des populations concernées, de scientifiques, d’experts techniques et de représentants du gouvernement ;
s’il est établi qu’il existe un risque actuel ou imminent pour la vie ou la santé des populations des zones minières, prendre des mesures immédiates pour protéger leur vie et leur santé, qui peuvent notamment consister à fournir de l’eau potable saine, à garantir l’accès à des soins de santé, à clôturer les parties dangereuses des berges, et à apporter un soutien à ceux dont les moyens de subsistance ont été impactés et qui ont de plus grandes difficultés à pêcher et mener des activités agricoles qui dépendaient de la rivière ;
s’il s’avère que les activités minières sont à l’origine de violations des droits humains ou y ont contribué, prendre de toute urgence des mesures pour que les entités responsables soient amenées à rendre des comptes, fournir aux personnes affectées l’accès à un recours utile, prenant la forme notamment d’une indemnisation, de restitution et de garanties de non-répétition ;
envisager de ratifier la Convention de Minamata sur le mercure et d’élaborer un plan d’action national pour réduire, et si possible, éliminer l’utilisation du mercure pour l’extraction artisanale et à petite échelle de l’or ;
autoriser de futures exploitations minières dans la région à condition que toutes les procédures régulières soient respectées, notamment des évaluations approfondies portant sur les conséquences environnementales et sociales.
Amnesty International appelle les entreprises à :
mener une enquête et prendre des mesures correctives adaptées si les compagnies minières ont causé des atteintes aux droits humains ou y ont contribué à un moment quelconque. Cela suppose, en consultation avec les populations touchées, de restaurer la rivière dans son état initial et de fournir des réparations aux victimes d’atteintes aux droits humains ;
publier toutes les informations concernant la conception des mines, les évaluations menées par les entreprises des impacts au niveau social et environnemental, ainsi que les analyses d’eau ou d’autres activités pertinentes ;
adhérer aux principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains communiqués par la Chambre de commerce chinoise des importateurs et exportateurs de métaux, minerais et produits chimiques (CCCMC), notamment les directives sur la responsabilité sociétale des investissements miniers chinois à l’étranger et les directives à l’intention des entreprises chinoises pour le développement de chaînes d’approvisionnement en minerais responsables.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale : sadibou.marong@amnesty.org, press@amnesty.org ou +221 77 658 62 27 Twitter : @AmnestyWARO
Complément d’information
Le 17 avril 2020, Amnesty International a publié une déclaration demandant au gouvernement centrafricain de suspendre les activités de quatre sociétés d’exploitation aurifère près de Bozoum et de diligenter de toute urgence une enquête indépendante sur les impacts environnementaux et relatifs aux droits humains que ces entreprises ont pu avoir.
Amnesty International a fait état de ses vives inquiétudes concernant les opérations de ces entreprises. Trois rapports du gouvernement et d’autres témoignages – corroborés par des images satellites, des photographies et des vidéos – attestent de grands changements le long du cours d’eau de l’Ouham.
Des bulldozers et des pelles mécaniques ont été utilisés pour construire des barrages en terre visant à détourner le cours d’eau pour draguer les sédiments, le sable et les graviers dans le lit de la rivière, avant de les passer au crible pour chercher de l’or.
Des monticules et des trous se sont ainsi formés le long de la rivière, l’eau a nettement changé de couleur et son niveau de turbidité (eau trouble) a augmenté. Les poissons sont morts. Les échantillons d’eau recueillis ont révélé de fortes concentrations de mercure, souvent utilisé dans les mines aurifères artisanales et ayant des effets toxiques sur la santé humaine.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les villageois·e·s dans les zones environnantes dépendent de la rivière pour leur usage domestique, notamment pour l’eau potable, la pêche et l’agriculture. En cas de violations ou d’atteintes aux droits humains, le droit international relatif aux droits humains exige que les États réagissent en enquêtant sur les allégations, en amenant les responsables présumés à rendre des comptes et en garantissant un recours effectif pour les préjudices causés.
Le devoir de garantir un recours effectif s’inscrit dans le cadre de l’obligation plus large d’offrir une protection contre les atteintes aux droits humains commises par des acteurs non étatiques, notamment par des entreprises. De même, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et d’autres normes internationales relatives aux droits humains disposent clairement que, lorsque des entreprises causent des violations ou y contribuent, elles sont tenues de remédier aux incidences négatives.
Le gouvernement centrafricain doit donc diligenter une enquête indépendante et garantir l’accès à un recours effectif pour les personnes touchées. Dans ce cas, le recours doit au minimum englober la réparation et la remise en état de la rivière Ouham, qui a été détournée en de nombreux endroits et dont de grandes parties des berges sont aujourd’hui dangereuses, avec des monticules de gravier instable.
En raison de la turbidité de l’eau et de la présence de mercure, une substance toxique, le gouvernement doit aussi veiller à ce que la population puisse voir accès à de l’eau potable sûre et à de l’eau sûre pour un usage domestique. Enfin, il doit exiger des entreprises qu’elles coopèrent et, si elles sont reconnues responsables de dégâts environnementaux et d’atteintes aux droits humains, qu’elles financent les programmes de réhabilitation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-Président-du-mouvement-de-libération-du-peuple-centrafricain-martin-ziguelé-le-02-août-2020-par-cnc-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”Le Président du mouvement de libération du peuple centrafricain Martin Ziguelé, le 02 août 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé” width=”450″ height=”337″ />Le Président du mouvement de libération du peuple centrafricain Martin Ziguelé, le 02 août 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Dans une déclaration faite devant les journalistes dimanche, l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) revient sur l’accord négocié à huis clos entre le gouvernement centrafricain, les Facilitateurs de l’APPR-RCA et le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa. Selon lui, ce dernier n’est pas pour la paix en Centrafrique. En conséquence, sa place devrait être en prison afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre le peuple centrafricain.
Écouter Martin Ziguélé :
PROPOS LIMINAIRES
Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique. En effet après la signature à Bangui le 30 juillet dernier, c’est-à-dire il y a 72 heures à peine, d’un Accord négocié à huis clos entre lui et le Gouvernement ainsi que les Facilitateurs de l’APPR-RCA, il s’est rétracté sans autre forme de procès ce samedi 1er août 2020, c’est-à-dire qu’il ne reconnaît plus les engagements qu’il vient à peine de prendre. Cela constitue un énième rebondissement dans la tentative de résolution de cette crise imposée à notre pays par les groupes armés en général, et l’UPC du sinistre Ali DARRASSAen particulier.
La position claire et non équivoque du MLPC est que Ali DARRASSA soit immédiatement arrêté et traduit en justice afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre notre peuple devant la justice.
Faut-il le rappeler, Ali DARASSA continue d’occuper des régions entières du Centre et du Sud-Est de notre pays et maintient en esclavage les populations de nos villages et de nos villes telles que Bambari, Bria, Mingala, Bakala, Alindao, Kongbo, Mobaye, Zangba, Bangassou, Zémio, Rafaï, Obo et Bambouti.
Faut- également rappeler qu’ALI DARASSA et ses hommes ont attaqué à deux reprises Bambari avec pour objectif d’empêcher le Gouvernement de célébrer la Journée Mondiale de l’Alimentation, laissant de nombreux orphelins et blessés ?
Faut-il enfin rappeler ses attaques coordonnées contre l’Eglise catholique à Bambari, Alindao et Kongbo ayant entrainé l’assassinat d’importants membres du clergé à savoir :
L’Abbé Firmin GBAGOUA, Vicaire général de Bambari ;
L’Abbé Joseph Désiré ANGBABATA, Curé de Séko ;
L’Abbé Blaise Propser MADA, Vicaire général d’Alindao ;
L’Abbé Célestin NGOUMBANGO, Curé de Kongbo.
En évoquant que ALI DARASSA soit réinstallé à Bambari déclaré pourtant « Ville sans armes » par le gouvernement et les forces internationales en décembre 2018, quel message envoie-t-on ainsi à la population meurtrie de Bambari, et des zones sous occupation de fait de l’UPC dans le centre et l’est du pays?
Au moment même où notre armée, de concert avec les forces internationales, se bat héroïquement sur le terrain, et au péril de leurs vies, contre les groupes armés, quel message une telle réinstallation apporte-t-elle ?
Pour le MLPC, la résolution de la crise centrafricaine passe nécessairement par l’arrestation sans conditions et sans délai de ALI DARASSA, Mahamat ALKHATIM et SIDIKI ABBAS , ainsi que tous autres les chefs de guerre, et leur traduction devant la justice.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/accident-de-circulation-à-bossembélé-le-02-août-2020-car-de-nana-mambéré-vers-11-heures-450×337.jpg” alt=”Le car de la compagnie Avenir de Nana-Mambéré accidenté à Bossembélé le 02 août 2020 sur la route nationale n°1.” width=”450″ height=”337″ />Le car de la compagnie Avenir de Nana-Mambéré accidenté à Bossembélé le 02 août 2020 sur la route nationale n°1.
Bangui, République centrafricaine, 02 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan est lourd et risque de s’alourdir dans les prochaines heures. Au moins 11 personnes ont été tuées et 33 autres blessés dans un accident de circulation survenu ce dimanche 02 août à Bossembélé, situées à 157 kilomètres de Bangui, au centre-ouest de la rca, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko.
L’accident s’est produit vers 11 heures sur la route nationale n°1 qui relie la capitale Bangui à la République du Cameroun, tronçon Bossembélé- Yaloké.
Tous les blessés ont été évacués aux urgences de l’hôpital de Bossembélé pour leur prise en charge médicale. Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de certains blessés, la mauvaise qualité de la route et la vitesse seraient à l’origine de ce terrible accident.
Selon nos informations, le véhicule impliqué dans cet accident appartenait à la compagnie « Avenir de Nana-Mambéré». Lors de son départ, il avait quitté Bangui avec au moins 70 passagers à bord, dont des personnes âgées et des enfants. Arrivé à Bossembélé, 157 kilomètres de Bangui, le chauffeur avait effectué les formalités d’usage auprès des forces de l’ordre avant de quitter la ville 10 minutes plus tard. Malheureusement, le conducteur, dans sa pleine vitesse, se retrouve face à face à un trou en plein milieu de la route. En essayant de l’éviter, le véhicule se retrouve tête à queue avec ses quatre roues en l’aire.
Pour l’heure, les Casques bleus de la Minusca, avec leur machine, sont à l’œuvre pour tenter de soulever le car afin de récupérer les autres corps qui sont coincés à l’intérieur et au-dessous.
L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur militaire, chef d’état-major, le général d’armée Ali Darassa Mahamat se désengage du procès verbal N” 0161/PM/DIRCAB 20 du huis clos entre le gouvernement, les garants, facilitateurs et le leader de l’UPC, établi et publié le 30 juillet 2020 par le gouvernement.
En effet, sur l’invitation du gouvernement et les garants, le général d’armée Ali Darassa Mahamat s’est rendu à Bangui avec sa délégation pour un huis clos sur l’APPR-rca. Une fois arrivé à Bangui, le gouvernement a soumis un document déjà préparé en lui demandant d’amender et de signer Mais le général d’armée Ali Darassa a émis le souhait de bien parcourir le document avec son Staff avant de l’approuver.
A la deuxième rencontre, le général d’armée Ali Darassa Mahamat a désapprouvé le document qui lui a été soumis par le gouvernement et demande qu’il y’ait une discussion franche et correcte. C’est alors que les garants et facilitateurs de l’APPR-RCA ont invité le général d’armée Ali Darassa Mahamat au siège de l’Union Africaine (U A) pour trouver un compromis. Suite aux échanges entre le généra d’armée Ali Darassa Mahamat et les garants, un procès verbal équilibré a été soumis au gouvernement, mais le gouvernement lui aussi a son tour l’a désapprouvé.
Suite a cela, le gouvernement a établi un autre procès verbal que le général d’armée Ali Darassa Mahamat a aussi refusé de signer, car ses revendications ne figurent pas dans ce document C’est ainsi que le premier ministre, chef du gouvernement Firmin Ngrebada à proférer des menaces en présence des garants et facilitateurs à l’encontre du général
d’armée Ali Darassa Mahamat en lui disant, tant que ce procès verbal n’est pas signé, il ne partira pas de Bangui. C’est sous cette pression que le général d’armée Ali Darassa Mahamat a été contraint de signer ce document.
Le général d’armée Ali Darassa dénonce ce genre de pratique et attire l’attention de la communauté nationale et internationale sur ce
genre de dialogue à sens unique, qui risque de compromettre la nouvelle tenue d’une éventuelle rencontre des groupes politico-militaires signataires de l’APPR-RCA et le gouvernement
Le coordonnateur militaire, chef d’état-major de l’upc, le général d’armée Ali Darassa Mahamat réaffirme son engagement et sa volonté de progresser sur le chemin tracé par l’APPR-RCA signé le 06/02/2019 a Bangui.
Vive la RCA apaisée Vive la Paix
L Coordonnateur militaire, Chef d’État major de l’UPC, le Général d’armée Ali Darassa
Bangui ( République centrafricaine ) – Félix Tshisekedi et Joseph Kabila entretiennent-ils une paix des braves de façade ? Malgré la posture rassurante du président Félix Tshisekedi, un air de mésentente souffle sur sa coalition avec Joseph Kabila.
Le 23 juillet dernier, les militants et membres du Front commun pour le Congo (FCC) sont descendus dans les rues de Kinshasa, capitale de la RDC./////////////.
Une marche que la plateforme politique de Joseph Kabila – dont il est le président honoraire – avait mis sous le signe du soutien aux institutions du pays./////////////.
Après la marche, quelques militants du FCC ont été pris à parti par les militants présumés de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), dans la commune de Limete, considérée comme bastion du parti au pouvoir./////////////.
Tshisekedi et Kabila vont former un gouvernement de coalition/////////////.
La plateforme de Kabila à la tête des assemblées provinciales en RDC/////////////.
Malgré son retrait de la scène politique, Joseph Kabila reste influent /////////////.
Lors d’une visite le dimanche 26 juillet aux victimes de ces violences à Kinshasa, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo, a fustigé ces actes./////////////.
“Il est inadmissible que nos militants soient attaqués parce qu’ils portaient des tee-shirts et pancartes à l’effigie de Joseph Kabila, notre autorité morale”./////////////.
“Il n’est pas normal qu’on puisse attaquer des gens parce qu’ils n’ont pas les mêmes opinions que les autres”, a déploré Néhémie Mwilanya./////////////.
“C’est de l’intolérance de bas étage. Nous n’avons plus besoin de cela. Nous avons besoin de préserver nos acquis qui sont l’appartenance à une même Nation, l’unité nationale et le processus démocratique qui est arrivé à maturation avec l’alternance politique que nous avons aujourd’hui”, a poursuivi le coordonnateur du FCC./////////////.
En juillet, les militants de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de Félix Tshisekedi étaient descendus dans les rues pour s’opposer à l’entérinement de Ronsard Malonda à l’Assemblée nationale comme prochain candidat pour diriger la Commission électorale nationale indépendante (CENI)./////////////.
Le FCC soutenait pourtant cette candidature M. Malonda./////////////.
Quelques semaines plus tôt, les membres de l’UDPS qui sont toujours dans l’alliance CACH (Cap pour le changement, alliance entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe) étaient encore dans les rues pour s’opposer à la proposition de loi sur la réforme de la justice./////////////.
Une proposition de loi portée par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata, du FCC./////////////.
Autant de signes qui démontrent les tensions persistantes au sein du FCC-CACH, les deux membres de la coalition au pouvoir./////////////.
Le 16 juillet dernier, lors d’un déplacement au Congo Brazzaville, le président Félix Tshisekedi s’est dit confiant en l’avenir de la coalition au pouvoir malgré les soubresauts observés sur la scène politique congolaise./////////////.
“Ce que je peux vous assurer en tout cas, c’est que nous n’allons pas vers une rupture de la coalition. Ça c’est certains”, a assuré le président Félix Tshisekedi./////////////.
Il a estimé que la tension observée entre les membres de la coalition est tout à fait inhérente à une jeune démocratie, à une première expérience politique./////////////.
“C’est la première fois que nous vivions une telle situation dans le pays” a insisté Félix Tshisekedi./////////////.
“Cela ne pouvait pas se passer parfaitement. Même dans les vieilles démocraties, les coalitions ont toujours posé des problèmes. Ça ne doit pas choquer”, a assuré le chef de l’Etat Congolais./////////////.
“L’expérience de coalition est vécue difficilement par la classe politique. Tantôt ça va bien et on se congratule, tantôt ça va mal, on s’insulte” explique Professeur Mwayila Tshiyembe, analyste politique et professeur de sciences politiques./////////////.
Il soutient que les tensions observées entre membres de la coalition est le signe d’un manque de culture de partage du pouvoir et de gouvernance./////////////.
Pour Félix Tshisekedi, “l’essentiel est de regarder d’abord les intérêts du pays”./////////////.
“Je crois que les uns et les autres sont conscients de cette prise en compte des intérêts du pays” précise le président de la RDC./////////////.
Néhemie Mwilanya, coordonnateur du FCC reste confiant en l’avenir de la coalition qui reste pour lui le phénomène vers lequel les regards doivent rester tournés et pas aux épiphénomènes qui se manifestent par des pics de tensions entre membres de la coalition./////////////.
“On ne peut pas avoir fait ce parcours, trois élections libres, pluralistes et avoir obtenu la liberté d’expression, de manifestation et d’association garantie pour retourner en arrière et tomber dans une intolérance politique”./////////////.
“L’unité nationale devrait nous aider à bannir la haine, mais aussi les partis politiques doivent s’investir dans l’éducation et la formation de leurs militants pour éviter que les violences dont ont été victimes nos militants ne se reproduisent”, espère le coordonnateur du Front Commun pour le Congo.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cérémonie-de-fin-de-fetta-à-Bouar-et-à-bangui-des-nouvelles-recrues-faca-le-16-octobre-2019-par-eutm-rca-2-450×299.jpg” alt=”cérémonie de fin de fetta à bouar et à bangui des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par eutm rca 2″ width=”450″ height=”299″ />cérémonie de fin de fetta à bouar et à bangui des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par eutm rca
Bangui, République centrafricaine, 1er août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un officier de l’armée nationale et un général de la police ont été grièvement blessés à la suite d’un échange des tirs survenu vendredi 31 juillet vers 14 heures au croisement de Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.
L’altercation, qui avait opposé les policiers de la compagnie de la circulation routière aux soldats du sixième bataillon d’infanterie territorial de l’armée nationale, faisait au moins six blessés, dont un civil et deux éléments de l’armée nationale.
D’après les premiers éléments d’information recueillis par CNC, ce vendredi après-midi, vers 6 heures, des policiers de la compagnie de circulation routière (CCR) en poste au croisement Pétévo dans le sixième arrondissement de Bangui, ont interpellé un jeune de mototaxi, à qui ils ont reproché sa manière de rouler. Mais contre toute attente, un élément FACA du sixième bataillon d’infanterie territorial (BIT), de passage dans un cortège funèbre de son compagnon d’arme qui s’est suicidé la semaine dernière, s’est arrêté devant les policiers afin de plaider leur clémence vis-à-vis de ce jeune taxi-moto qui serait son voisin du quartier. Les policiers, après avoir entendu le militaire, refusent catégoriquement de lâcher la moto. Une altercation s’éclate, et le militaire, qui dégainait son pistolet, n’a pas eu gain de cause et quitte le lieu et continue sa route vers Bimbo comme si de rien n’était.
Une heure plus tard, alors que les policiers continuaient leur contrôle de routine, une dizaine des soldats FACCA se sont introduits brusquement à l’intérieur du poste avant d’agresser physiquement tous les policiers, y compris un général de police qui était également sur le lieu. Des échanges des tirs s’éclatent entre les belligérants, faisant six blessés, dont un couturier et un gendarme de passage.
Le Directeur des opérations au ministère de la Sécurité publique, un général de la police, qui était intervenu en retard lors de la première altercation, a également été blessé par balle, tandis qu’un lieutenant FACA, qui était parmi les agresseurs, était aussi blessé par balle sur sa jambe. Incroyable, mais vrai.
Rappelons qu’il y a deux semaines, des policiers de la CCR et les militaires du sixième bataillon avaient eu des altercations au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement, faisant plusieurs blessés parmi les policiers.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-FPRC-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Bangui, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont voté à l’unanimité ce mardi 28 juillet la reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Les autorités centrafricaines, qui espéraient la levée totale de cet embargo, se disent déçues, alors que l’un des critères qui ont motivé le maintien de cette sanction concerne la restructuration des forces armées centrafricaines bafouée par le gouvernement.
Le comité des sanctions des Nations Unies, qui a pour mission principale de maintenir et de rétablir la paix et la sécurité, s’est concerté, le 28 juillet 2020, sur le choix de la
reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Autrement dit, ce régime de sanction imposé par le conseil de sécurité de l’ONU ne sera pas levé tant que les conditions préalables ne seront pas remplies. Or, dans la résolution n° 2536/2020 prolongeant l’embargo, les 15 experts techniques de l’ONU qui constitue le comité de sanctions ont clairement indiqué que le gouvernement centrafricain n’avait pas présenté officiellement un dossier technique réclamant la levée de cette sanction onusienne, alors que lors du dernier symposium, le conseil de sécurité a déclaré être préoccupé par les réseaux d’étranger qui financent et approvisionnent les milices et qui contribuent de facto à l’instabilité du pays. Ajoutant à cela, le comité a également pointé du doigt le recrutement anarchique des nouveaux éléments de la garde présidentielle qui sont issus pour la plupart de l’ethnie du chef de l’État. Sans oublier les dernières attaques aux mines antipersonnel et antichars planifiées par le groupe 3R contre des patrouilles des FACCA et des Casques bleus constituent également l’une des raisons qui ont motivé le comité de sanction à reconduire l’embargo sur les armes à destination de la RCA.
Alors, que fait concrètement le gouvernement pour que cet embargo soit levé ?
Rappelons que le comité de sanction de l’ONU doit évaluer trois leviers capitaux : d’abord de voir si la situation de conflit s’est améliorée avec des avancées significatives, ensuite d’apprécier si les critères énoncés dans la résolution primitive sont atteints et enfin si le processus de paix a atteint les résultats escomptés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 01 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’invasion guerrière et bestiale des groupes armés qui a mis fin à la révolution « orange » en 2013 a plongé la Centrafrique dans l’abîme en remettant en cause par voie de conséquence les fondements de la république. Des violences, exactions et tueries de la population ont atteint un seuil inédit contraignant ainsi le conseil de sécurité de l’ONU sur demande insistante des autorités d’antan à imposer un embargo sur les armes.
En effet, conformément aux dispositions de l’article 41 du chapitre 7 de la charte des Nations Unies signée le 26 juin 1945 à San Francisco, dont la Centrafrique a adhéré depuis le 20 septembre 1960, le conseil de sécurité peut prendre de mesures par voie de résolution sans l’usage des forces armées. Ainsi, « tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente, le transfert direct ou indirect d’armements à la Centrafrique à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux ». Depuis lors, devant l’incapacité ou l’incompétence du gouvernement de monter un dossier technique crédible répondant aux critères définis dans la résolution qui a imposé l’embargo, le conseil de sécurité de l’ONU ne fait que alterner «renouvellements » et « allègements ».
L’ingratitude et l’hypocrisie du pouvoir de Bangui qui se caractérise par le déni de vérité le poussent à jouer injustement à « l’éternel étonné » face à la résolution 2536/2020 votée à l’unanimité et à main levée le 28 juillet 2020 qui renouvelle l’embargo d’un an assortie d’un troisième et important allègement sur les lances roquettes de calibre 14.5. ainsi que de véhicules blindés.
Devant l’incompréhension de l’opinion publique et du pouvoir qui ne cesse de se déclarer victime , le citoyen lambda s’interroge :
Le pouvoir de Bangui maitrise t-il les critères et le mécanisme de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU ? Le pouvoir peut-il éclairer l’opinion nationale sur les critères qui ont motivé le maintien de l’embargo ? En l’absence d’un dossier technique formel du pouvoir réclamant la levée de l’embargo, le pouvoir de Bangui est-il véritablement surpris par le renouvellement de l’embargo ? Existe t-il une commission technique composée d’experts nationaux chargée d’étudier les critères de résolution et d’évaluer les efforts du gouvernement ? Pensez-vous que le maintien de l’embargo relève t-il d’un complot de la communauté internationale ? Le fait que la France soit le porte parole de la résolution fait d’elle le responsable exclusif de la souffrance des centrafricains ? Sachant que le président de la république exclut de combattre militairement les groupes armés, quel serait l’apport de la levée de l’embargo sur le processus de pacification du pays ?
Depuis l’accession du président des pauvres à la magistrature suprême, aucune ligne budgétaire n’a été prévue dans les différentes lois de finances, alors comment le pouvoir pouvait-il acheter les armes pour défendre son intégrité territoriale ? Devrions-nous encore attendre comme d’habitude l’aide de la communauté internationale ?
En outre, les recrutements anarchiques de militaires à Boyrabe et à Damara sans le contrôle de l’état-major des forces armées ne constituent-ils pas un argument au comité de sanctions de l’ONU pour prolonger l’embargo ?
Au delà de différents questionnements, le groupe des quinze (15) experts techniques qui constitue le comité de sanctions de l’ONU doit évaluer trois leviers capitaux : d’abord de voir si la situation de conflit s’est améliorée avec des avancées significatives, ensuite d’apprécier si les critères énoncés dans la résolution primitive sont atteints et enfin si le processus de paix a atteint les résultats escomptés. Pour finir, il apparaît malheureusement de façon accablante dans les termes de la résolution n*2536/2020 prolongeant l’embargo que le Niger s’est offusqué sur le comportement du gouvernement centrafricain qui n’a pas présenté officiellement un dossier technique réclamant la levée de l’embargo, ce qui montre à suffisance que les trois (3) allègements obtenus ont été plaidés par des États partenaires alors que le Rwanda, l’Angola et la Sierra Leone ont réussi à lever l’embargo…Comment ont-ils procédé ?
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/revue-des-troupes-rebelles-de-lUPC-par-Ngrebada–450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />La revue des troupes rebelles de l’UPC par le Premier ministre Firmin Ngrébada à Bambari.
Bangui, République centrafricaine, 31 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, chassé de la ville de Bambari en 2017 par les forces spéciales de la Minusca, va faire son grand retour dans la capitale provinciale de la Ouaka dans les prochains jours, selon un accord signé à Bangui la semaine dernière entre le gouvernement et le chef rebelle.
Déclarée ville sans armes par les nations-unies en 2017 à cause des exactions des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), la ville de Bambari va pourtant accueillir bientôt le chef rebelle Ali Darassa.
En effet, Selon un document d’accord signé par le gouvernement et le chef rebelle Ali Darassa, et adoubé par les garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR), le Chef de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, reçu discrètement à Bangui par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Firmin Ngrebada le 25 juillet 2020, aurait montré sa bonne foi à favoriser le retour de l’autorité de l’Etat et le déploiement des agents recenseurs de l’ÂNE (autorité nationale des élections)dans les zones sous son contrôle. En contre partie, le chef rebelle, aussi conseiller du Premier ministre en matière de sécurité, sera pris en charge entièrement par le trésor public centrafricain (TPC), et logé dans une villa administrative au plein centre Bambari, capitale provinciale de la Ouaka. Exactement comme ce que le gouvernement avait fait avec le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement armé 3R.
Incroyable, mais vrai. Imaginons un instant ce que pensent les citoyens de Bambari quand ils apprennent la nouvelle du retour de Darassa dans leur ville.
Rappelons que le samedi dernier, après avoir été reçu discrètement à Bangui par le chef de l’État et son Premier ministre, le chef rebelle Ali Darassa, dès son retour dans son fief de Bokologbo, avait pris en otage durant 5 jours un convoi du redéploiement des agents recenseurs et tablettes de l’autorité nationale des élections (ÂNE). On imagine déjà la suite avec ce fameux cadeau de ramadan offert par le chef de l’État au chef rebelle.
Affaire à suivre.
Gisèle Moloma
Copyright2020CNC
Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 1Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 2
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Les-cinq-leaders-de-la-plateforme-de-la-société-civile-des-organisations-de-la-gestion-durable-des-ressources-naturelles-et-lenvironnement-GDRNE-Copyright-CNC@-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×337.jpg” alt=”Les cinq (5) leaders de la plateforme de la société civile des organisations de la gestion durable des ressources naturelles et l’environnement (GDRNE) Copyright CNC@ Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />
Les cinq (5) leaders de la plateforme de la société civile des organisations de la gestion durable des ressources naturelles et l’environnement (GDRNE) Copyright CNC@ Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, République centrafricaine, 31 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors d’un atelier tenu à Bangui du 27 au 28 juillet 2020, la plate-forme des organisations de la société civile pour la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement (GDRNE), encourage le gouvernement à prendre en compte, les recommandations issues des missions d’Observation Indépendante Mandatée (OIM). Des recommandations allant dans le sens d’aider l’administration forestière et les entreprises forestières sur les multiples faits d’exploitations forestières illégales constatées en République Centrafricaine.
Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance forestière et d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles et de l’environnement en rca, la coordination de la plateforme des organisations de la société civile centrafricaines pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et de l’Environnement (GDRNE), avait mis en place un groupe de travail des observateurs en 2017. Après la validation d’un document de stratégie d’observation indépendante des activités forestières.
Le but de ce groupe de travail d’observation est d’analyser les rapports de missions d’observation indépendante mandatée avant leurs soumissions au comité de lecture et de validation. Depuis 2015 jusqu’aujourd’hui, six (6) missions d’Observation Indépendante Mandatée des activités forestières ont été réalisés. Et les rapports sont validés par le comité de lecture et de validation et transmis au gouvernement, nonobstant les actions de l’Observation Indépendante externe.
Fort est de constater, qu’en terme de pourcentage, que 99% des observations et recommandations de l’observation indépendante mandatée et du comité de lecture et de validation (CLV) sont restées sans suite. Aucune disposition n’est prise à l’heure pour corriger cela.
Selon ZOGA Parfait, Coordonnateur de la Plateforme GDRNE, les résultats attendus de cet atelier sont entre autres, dresser une note de position par rapport à la non prise en compte des recommandations issues des missions de l’OIM par l’administration forestière (gouvernement) et les entreprises forestières et aussi la redynamisation du groupe de travail OI de la GDRNE.
Dans leur observation indépendante des activités forestières en Centrafrique, les panelistes de cet atelier, suite aux multiples faits d’exploitations forestières illégales constatées, « l’administration forestière n’a entrepris aucune mission de contrôle forestier et l’ouverture des contentieux à l’encontre des entreprises incriminées dans les rapports ».
La contribution de la société civile avec leur plateforme dites « organisations de la société civile pour la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement (GNDRNE) », travaille pour le succès de ces initiatives primordiales, afin de permettre aux communautés locales et peuple autochtone de gérer durablement ses ressources dont elles dépendent et de jouir de leurs droits.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/médecin-sans-frontière-centre-violence-sexuelle-450×254.jpg” alt=”RCA : Médecins Sans Frontières Offre une Prise en Charge Holistique des Survivant(e)s de Violence Sexuelle au Travers de son Centre Tongolo à Bangui” width=”450″ height=”254″ />
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dans l’objectif d’assurer une prise en charge holistique des survivant(e)s de violence sexuelle (VS), Médecins Sans Frontières (MSF) ouvre le 1er août 2020 le centre Tongolo situé dans le quartier Batignolles, derrière le parc du Cinquantenaire, dans le premier arrondissement. Les services médicaux proposés aux survivant(e)s de VS de l’hôpital SICA seront transférés au centre Tongolo.
Bien que Bangui ne soit actuellement pas en proie à un conflit actif, comme cela a pu être le cas en 2013, les tensions demeurent élevées au sein des communautés de la capitale, ce qui entraîne des pics de violences, notamment sexuelles. Jusqu’en 2019, la majorité des agressions sexuelles connues étaient perpétrées par des acteurs armés. Cette tendance s’est inversée ces deux dernières années avec 67% des agressions commises au sein des communautés par une personne civile en 2020 contre 30% en 2018. La proportion de mineurs dans les consultations a aussi augmenté, passant de 37% du total des consultations en 2019 contre plus de 50 % depuis le début de l’année 2020.
L’accès aux soins médicaux, psychologiques et psychosociaux, la justice, la protection et la sécurité économique sont des éléments essentiels à toute réponse aux VS. Pourtant, dans l’ensemble du pays et notamment à Bangui, ces services sont en grande partie inaccessibles aux survivant(e)s de VS. « Avec ce centre, MSF s’engage à fournir un programme global de soins de haute qualité, gratuits, accessibles et inclusifs, y compris des services adaptés aux femmes mais aussi aux hommes, aux enfants et aux adolescents » déclare Yann LE BOULAIRE, Coordinateur de Projet du Centre Tongolo.
Les survivant(e)s de VS qui arrivent dans la structure reçoivent un ensemble de soins, tels que la prophylaxie post-exposition pour prévenir l’infection au VIH (moins de 72 heures suivant l’agression), la prévention des grossesses non désirées (moins de 120 heures suivant l’agression), la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles et la vaccination. Le planning familial sera bientôt disponible. Pour les cas pouvant nécessiter une hospitalisation ou des soins plus poussés, les survivant(e)s de VS sont orientées vers un centre de santé secondaire.
Outre les soins médicaux, les survivant(e)s bénéficient également d’un soutien psychosocial et de santé mentale. Une fois qu’elle a intégré le programme, le/la survivant(e) revient pour des rendez-vous de suivi médical et psychologique jusqu’à ce qu’elle montre des signes de progrès. Tout(e)s les survivant(e)s se voient proposer un certificat médical et sont suivi(e)s par des travailleurs sociaux.
Afin d’adopter une approche de soins globale et de couvrir tous les volets d’une réponse complète aux VS, un réseau d’acteurs dans différents domaines qui permet de diriger les survivant(e)s à d’autres structures si ils/elles souhaitent intenter une action en justice, ou si ils/elles ont besoin de protection, d’un abri d’urgence ou de soutien socio-économique sera présent de manière ponctuelle dans le centre, ou disponible via des références.
Le centre Tongolo est ouvert du lundi au vendredi, de 7h30 à 16h30. En cas de difficulté d’accès, contacter le 75874821, numéro gratuit et joignable en permanence. Le service présent dans la maternité de l’Hôpital Communautaire de Bangui est accessible 24h/24h et 7j/7.
Notes aux éditeurs :
MSF est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République Centrafricaine depuis 1997. Ses équipes apportent leurs secours à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action humanitaire, à savoir neutralité, impartialité et indépendance.
MSF est le principal acteur de la prise en charge médicale et psychosociale des survivant(e)s de VS en République centrafricaine. Au niveau provincial, MSF a intégré les activités de lutte contre les VS dans neuf programmes au sein des préfectures de Basse-Kotto, de Haute-Kotto, Mambéré-Kadéï, de Mbomou, d’Ouaka, d’ouham et d’Ouham-Pendé.
Contacts :
Seigneur Yves WILIKOESSE, Chargé de Communication à Bangui
Quinze miliciens condamnés à 20 ans de prison en Ituri
Bangui ( République centrafricaine ) – Quinze miliciens ont été condamnés à 20 ans de prison pour leur “participation à un mouvement insurrectionnel” en 2019 en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mercredi auprès de la justice militaire congolaise.
Parmi eux, 13 sont des miliciens de la secte ethnico-mystique Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) et deux des membres de Forces patriotiques intégrationnistes du Congo (FPIC). Un milicien a été acquitté faute de preuve, a indiqué à l’AFP le major Vicky Lopombo, procureur militaire./////////////.
Actifs dans le territoire de Djugu, situé dans le nord de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, les membres du groupe Codeco prétendent défendre les membres de la communauté Lendu. /////////////.
Les FPIC sont présents dans le territoire d’Irumu, au sud de Bunia./////////////.
Depuis décembre 2017, des violences dans la province de l’Ituri ont fait “près de 1 .000 morts et un demi-million de déplacés”, selon un rapport du centre d’analyse politique International Crisis Group (ICG) publié le 15 juillet./////////////.
Il s’agit de “crimes contre l’humanité” d’après la Haute-commissaire aux Droits de l’Homme des Nations unies, Michelle Bachelet./////////////.
Entre 1999 et 2003, la région de l’Ituri avait été ravagée par un conflit entre les milices des deux communautés Lendu et Hema, instrumentalisé par l’Ouganda voisin. Les violences avaient alors fait des dizaines de milliers de morts./////////////.
Les violences en Ituri représentent l’un des nombreux conflits qui déchirent l’est de la RDC, en plus des conflits dans les deux provinces voisines du Nord et du Sud Kivu.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/immeuble-habritant-lambassade-de-la-Russie-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique” width=”450″ height=”337″ />immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, 29 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’affaire du coup d’État manqué contre le Président équatoguinéen Obiang Nguema, laquelle il avait été accusé d’être l’un des principaux cerveaux, Monsieur Sani Yalo, personnage sulfureux et secret, vient à nouveau d’être cité dans une autre affaire qui continue d’ébranler les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et la Libye. Enquête exclusive du CNC.
Êtes-vous au courant que depuis le début de l’année 2020, la République centrafricaine a déjà refusé d’accréditer à deux reprises l’Ambassadeur de la Libye, nommé par le gouvernement officiel de son pays? Probablement non ! On vous explique pourquoi.
Tension et diplomatie
Suite à la crise qui a secoué la RCA depuis 2012, le dernier ambassadeur de la Libye auprès de la République centrafricaine, le diplomate libyen Omar Issa Baruni avait quitté la RCA pour rentrer dans son pays. Son poste a été géré provisoirement depuis 2014 par le chargé d’affaires de l’ambassade, monsieur Hissen Badèr, limogé par le gouvernement de son pays en novembre 2019 suite à son communiqué publié à la télévisions libyenne auquel il avait indiqué qu’il n’est plus du côté du gouvernement central de son pays, mais plutôt du maréchal Haftar, un puissant chef rebelle libyen. Quelques mois plus tars, en début 2020, un nouvel ambassadeur est nommé auprès de la République centrafricaine, mais son accréditation a été refusé par le gouvernement centrafricain. Un mois plus tard, un autre ambassadeur est nommé, et le gouvernement centrafricain maintient sa position et refuse de l’accréditer. Et ce n’est pas tout. Deux conseillers de l’ambassade de la Libye à Bangui, après une courte période de congé au Maroc, ont été refoulés à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Aussitôt, les relations diplomatiques entre la RCA et la Libye rentrent dans une période de turbulence.
Sani Yalo et les mercenaires libyens à la manœuvre
Selon le bureau d’investigation et d’analyse du CNC qui a mené l’enquête depuis plusieurs mois, les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et la Libye sont influencées par la présence des Mercenaires russes de la société privée Wagner.
Notons que ces mercenaires russes de Wagner, qui combattaient au côté du chef rebelle libyen maréchal Haftar, sont aussi présents en République centrafricaine. Ils ont une influence énorme sur le Président centrafricain. Ce sont eux qui bloquent l’accréditation de tous les diplomates libyens nommés par le gouvernement officiel de leur pays.
Sani Yalo, l’homme qui ne figure sur aucun organigramme officiel de l’exécutif centrafricain, en a profité pour manipuler la situation et s’enrichir illégalement. C’est d’ailleurs lui qui avait poussé le chargé d’affaires de la Libye en RCA, monsieur Hissen Badèr a regagné le camp du maréchal Haftar au détriment du gouvernement officiel de son pays. C’est lui encore Sani Yalo qui faisait la fausse promesse à celui-ci que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA va le nommer au poste de l’ambassadeur. Mais l’ambassadeur de quel pays parle-t-il ? Incroyable, mais vrai.
D’après nos investigations, l’ambassade de la Libye à Bangui accuse déjà plus de 7 mois d’arriéré de loyer, sans compter les factures de l’électricité et de l’eau qui ne sont pas payées depuis des mois.
Il y a lieu de noter que depuis le revers subi par le maréchal Haftar en Libye, des milliers des mercenaires russes sont arrivés à Berengo, après ceux qui sont chassés au Soudan par le gouvernement soudanais.
Dossier à suivre (Épisode 3, 4 et 5 sont en cours de rédaction).
Bangui ( République centrafricaine ) – La candidature à la prochaine élection présidentielle de François Bozizé, officielle depuis le samedi 25 juillet, ajoute des risques de déflagration à la situation politique déja explosive que connait la Centrafrique.
La candidature à l’élection présidentielle de François Bozizé, était attendue. Elle est désormais officielle après son investiture par son parti, le KNK, ce 25 juillet 2020. Sera-t-elle validée par la Cour constitutionnelle ? Avec ou sans Bozizé, la campagne électorale promet d’être à haut risque et quelque soit le vainqueur, on peut craindre que la réconciliation nationale s’éloignera encore davantage./////////////.
Bozizé ne craint pas Touadera/////////////.
L’ancien premier ministre de François Bozizé n’est ni Macky Sall, ancien premier ministre d’Abdoulaye Wade, ni Roch Christian Kaboré, ancien premier ministre de Blaise Compaoré. Dans des conditions différentes, Macky Sall et Roch Christian Kaboré ont pris la place de leur ancien mentor, sans laisser leur pays aller à vau-l’eau. Faustin-Archange Touadera n’a pas leur sens politique et leur volonté de combattre les vrais ennemis de leur pays. L’actuel président centrafricain est un universitaire rattrapé, sur le tard, par la politique, poussé par un clan tribalo-affairiste ayant trouvé en lui une personnalité idéale, car malléable, pour assouvir leurs projets d’enrichissement personnel. François Bozizé n’avait pas fait autrement en le sortant du rectorat de l’université de Bangui, sur les conseils de Fidèle Gouandjika, oncle du « petit », qui est passé maître dans les turpitudes machiavéliques. Durant les cinq années passées à la Primature, il accepta sans broncher tous les coups tordus du président Bozizé et de ses proches, de la liquidation de Charles Massi au hold up électoral de 2011. Il ne put faire preuve d’autorité envers ses principaux ministres, les parents du président et de leurs protégés. François Bozizé connait trop bien son ancien premier ministre ainsi que ses principaux conseillers qui furent, il n’y pas si longtemps, les siens. Le moment venu, le grand déballage pourrait bien nourrir la campagne électorale. Comme il l’a prouvé en revenant d’exil, en organisant des meetings de masse et en mobilisant ses partisans en toute quiétude, François Bozizé ne craint pas le président Touadera qu’il sait irrésolu et cantonné dans le statu quo./////////////.
La faute du président Touadera/////////////.
En dépit des recommandations de l’ONU, de la France et des Etats-Unis d’Amérique, Faustin-Archange Touadera n’ a pas souhaité réunir les forces vives de la nation pour apaiser un climat qui s’envenime dangeureusement, surtout si les échéances électorales constitutionnelles ne peuvent plus être respectées. Avec son Premier ministre Firmin Ngrebada, il a préféré jouer la réconciliation avec les quatorze groupes armés rebelles, issus largement de l’ex Seleka. L’Accord de Khartoum a exclu les partis politiques républicains et les représentants de la société civile. La main tendue aux rebelles, qui terrorisent la population, applaudie par le G5 ( ONU, Ua, UE, Fr, EU, Ru), ne saurait être un pas vers la réconciliation nationale. Il sera facile à François Bozizé, à propos de cet accord contre nature avec des rebelles pour la plupart étrangers, de rappeler la sentence de Winston Churchill : » Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, vous avez eu le deshonneur et vous aurez la guerre »./////////////.
Deux poids et deux mesures/////////////.
Quelque soit le sort réservé à la candidature de François Bozizé, cette alliance entre le Palais de la Renaissance et les chefs historiques de l’ex Seleka, avec le soutien de Michel Djotodia, le tombeur de Bozizé, restera indélébile. François Bozizé et le KNK, qui renait de ses cendres, ne manqueront pas de rappeler que le président Touadera a permis, en revanche, l’arrestation et l’emprisonnement à la CPI de La Haye de deux chefs anti balaka ayant combattu les ex Seleka, tandis que plusieurs des chefs rebelles, sous sanctions onusienne et centrafricaine, sont transportés par l »ONU à Bangui, pour des réunions avec le chef de l’Etat. De même, deux ministres, issus des anti balaka, sont actuellement dans les mains de la justice de Bangui, alors que d’autres ministres, représentant des groupes rebelles, sont dans le même temps impliqués dans des combats dans le nord-est du pays. Le « deux poids, deux mesures » est dans les bouches de nombreux Centrafricains. Ce sera probablement le principal argument de François Bozizé. /////////////.
Vers un retour en 2013/////////////.
Inéluctablement, le face-à-face entre Faustin-Archange Touadera et François Bozizé risque fort de revenir à l’ancien clivage entre les ex Seleka relégitimés, par l’accord de Khartoum et la volonté du président Touadera, et les anciens anti balaka, revigorés par le retour de François Bozizé et l’esprit de révolte largement partagé dans la population mais aussi dans les rangs des sous-officiers et des officiers de l’Armée. Depuis une quarantaine d’années, François Bozizé s’est surtout illustré par les tentatives de conquête du pouvoir plutôt que par le souci d’instaurer la bonne gouvernance et d’assurer le développement économique et social de son pays. Avec un tel challenge, les Centrafricains pourraient bien voir leurs espoirs dans la paix, une nouvelle fois déçus./////////////.
Une fin d’année de tous les dangers/////////////.
La fin de l’année s’annonce pleine de risques. Les contestations concernant la composition et le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) pourraient devenir davantage conflictuelles. La loi organique concernant l’ANE abroge désormais son ancienne version qui était un organe technique à disposition du pouvoir. On devine la position de l’opposition républicaine et de François Bozizé. Vont-ils accepter les décisions d’un organe gouvernemental frappé de caducité par la Constitution ? Un rejet de la candidature de François Bozizé, eu égards à son passé et aux sanctions dont il n’est pas exonérées, ne sera pas facile à gérer, notamment dans Bangui et sa banlieue, sans compter dans ses fiefs Gbaya. Une campagne électorale bâclée, avec ses innombrables irrégularités, pourrait exacerber les passions. Un report des échéances électorales créerait un vide constitutionnel de tous les dangers, si les forces vives de la nation ne sont pas réunies. Enfin, un hold up électoral, similaire à celui de 2011, lorsque le tandem Bozizé-Touadera était à la manoeuvre, ajouterait une nouvelle étape au processus de désintégration de cet État dont on peut d »ailleurs se demander s’il existe encore. Le microcosme politique banguissois, qui est aux affaires depuis plusieurs décennies, en est-il conscient ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/théodore-jousso-ex-ministre-des-transports-450×340.jpg” alt=”L’ex-ministre de transports Théodore Jousso. CopyrightDR” width=”450″ height=”340″ />
Bangui, République centrafricaine, 29 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Qui mieux que le personnel de L’ASECNA de Centrafrique connaît parfaitement Théodore Jousso, proposé par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera, au poste du Directeur Général de l’ASECNA ? Depuis que ce dernier est déclaré candidat à la Direction Générale de l’agence panafricaine, il ne se passe pas un jour que ses déboires, quand il était un cadre au siège de L’ASECNA, ne cesse d’être révélé comme le témoigne ici ce recadrage de Monsieur Joséphat Tagotto.
Réaction d’un ancien cadre centrafricain de l’Aviation Civile par rapport aux mensonges des partisans de JOUSSO candidat au poste de DG de l’ASECNA
Je ne réagis pas pour m’opposer au pouvoir du Président de la République de choisir un candidat au poste de Directeur Général de l’ASECNA.
Je réagis ici par rapport à la violence des propos méprisants, injurieux et haineux assortis de menaces que j’ai lu dans certains articles écrits par le candidat JOUSSO ou ses partisans à l’encontre des représentants du personnel de l’ASECNA en Centrafrique pour avoir, dans un Mémorandum donné leur avis au Président de la République sur la candidature de JOUSSO au poste de Directeur Général de l’ASECNA. Ces articles également injurieux, grotesques et discourtois vis-à-vis des candidats ou citoyens respectables des pays frères et amis de la RCA (Burkina, Cameroun, Tchad, Niger) m’obligent à réagir en ma double qualité de citoyen centrafricain et d’ancien cadre de l’Aviation Civile, acteur et témoin de l’histoire de l’ASECNA de 1990 à 2017, de rétablir la vérité à l’attention de mes concitoyens et à la très haute attention de nos autorités.
Pendant des décennies, certains cadres centrafricains de l’ASECNA ont fait des mensonges et des contrevérités leurs armes de destruction qui ont suffisamment terni l’image de notre pays à l’extérieur, humilié ou brisé les carrières d’autres compatriotes, décrédibilisé les centrafricains et la République Centrafricaine, pendant que la majorité observe le silence par crainte de représailles. Il est temps de briser le silence.
Je voudrais avant tout informer les partisans de Mr JOUSSO qu’il n’est pas le premier candidat de la RCA au poste de DG de l’ASECNA. Le compatriote OTINA a été le premier candidat présenté par la RCA sous le régime de feu Président KOLINGBA. Ce compatriote avait toutes les compétences pour occuper ce poste, mais un pays membre de l’Agence s’y est opposé pour des raisons politiques. Le second candidat fut le compatriote METE Yapendé présenté sous le régime de feu Président PATASSE. Le même pays membre s’y est également opposé par ce que la sortie de la RCA de l’ASECNA était l’initiative de METE. Dans ces deux cas, les deux chefs d’Etat centrafricain ont refusé de remplacer leur candidat et notre pays a perdu deux fois ce prestigieux poste au profit du Malgache RAJAOFETRA qui a de ce fait doublé de mandat.
Pour en revenir à l’actualité, les représentants du personnel de l’ASECNA en Centrafrique ont pris position dans un Mémorandum adressé au Président de la République Centrafricaine en faveur du DG de l’ASECNA actuel pour les raisons suivantes :
« …l’attachement de Mr Mohamed MOUSSA à la République Centrafricaine, à travers des actes concrets qu’aucun Directeur Général de l’ASECNA n’a posés depuis 60 ans ».
Les représentants du personnel ont justifié leur position par l’énumération des actes et des projets réalisés par Mr Mohamed MOUSSA ou en cours de réalisation en République Centrafricaine. Parmi ces actes, trois appellent de ma part les observations suivantes :
La réintégration à l’ASECNA de 12 centrafricains licenciés sous le mandat du DG Guitteye.
Le recrutement, la gestion, et le licenciement d’un agent relèvent du pouvoir de gestion du DG de l’ASECNA et non du Ministre. Il faut le dire clairement que toutes les démarches qui ont été menées en faveur de nos 12 compatriotes licenciés sous Guitteye, que ce soit par les autorités centrafricaines, les syndicats ou même des particuliers comme moi n’ont pas abouti. La décision de Guitteye était sans appel et le Ministre JOUSSO n’y pouvait rien. Sinon pourquoi ne l’a-t-il pas contraint à le faire ?
Le nouveau DG de l’ASECNA Mr Mohamed MOUSSA qui a réintégré nos 12 compatriotes à l’ASECNA alors qu’il n’était pas obligé de le faire. Il est très rare qu’un cadre ou un agent soit licencié de l’ASECNA et qu’il soit repris sans décision de justice.
Pour cela, la République Centrafricaine toute entière doit une reconnaissance à Mr Mohamed MOUSSA pour cet acte qu’il a posé. J’ai honte que certains compatriotes usent des arguments mensongers pour tourner en dérision un acte que nous avions tous applaudi en son temps.
Concernant la réalisation des différends travaux à l’Aéroport Bangui M’Poko:
Je suis à la retraite, je ne suis pas candidat, je ne suis pas ami de Mr Mohamed MOUSSA ni reçu quelque chose de lui. Mais avant de prendre ma retraite, j’ai été parmi les acteurs et témoins de la finalisation et du montage des projets qui figurent dans le Plan d’Urgence de Bangui. Dès sa prise de fonction, Mr Mohamed MOUSSA a nommé deux centrafricains aux postes clés de la Direction des études et Projet. Moi-même comme Conseiller Technique du Directeur des Etudes et Projets, et Mr ZEMETA Lambert comme Responsable des Projets volet Génie Civile. Je ne suis animé que par le souci de dire la vérité à mes concitoyens et à nos autorités. Mais je dois affirmer que les représentants du personnel centrafricains de l’ASECNA sont modestes en parlant de l’implication du Dg Mohamed MOUSSA au démarrage des travaux de l’Aéroport Bangui, Mpoko.
Il s’est impliqué du Plan d’urgence de Bangui de bout en bout et je garde encore les souvenirs de l’époque où la mort dans l’âme, avant mon départ à la retraite, les projets allaient partout sauf en RCA. Avant l’arrivée de Mr MOUSSA, on savait où allaient les projets en tout cas pas en RCA. C’est Mr MOUSSA, qui, dès sa prise de fonction a fait du plan d’urgence de Bangui à notre grande surprise, non seulement une priorité maisil en a fait son affaire personnelle. Tous les matins, la Direction des Etudes et Projets se réveille sous la pression du DG qui a fait accélérer et finaliser les études et les projets de la construction à Bangui d’une Tour de Contrôle ; d’une Centrale Electrique ; d’une caserne de sapeurs-pompiers ; d’une station météo ; de la réhabilitation des logements et bâtiments administratifs etc. pour un montant de 15 milliards. Quand on a vécu cela et que quelqu’un essaye de banaliser vous ne pouvez que réagir. Les multiples PV des réunions sont là pour l’attester. Fin 2017, tous les projets du Plan d’urgence de Bangui étaient bouclés, du jamais vu pour la RCA. Le peuple centrafricain doit être reconnaissant envers ce Monsieur.
Les partisans de Mr JOUSSO peuvent-ils expliquer aux citoyens centrafricains pourquoi alors qu’il était Ministre en 2018 il ne s’est pas intéressé au Plan d’urgence jusqu’à son départ du Ministère? Qui est venu faire le ménage et remettre ces projets en marche ? Le DG Mohamed MOUSSA. Tous ces projets seraient déjà réalisés si JOUSSO n’avait pas saisi la Direction Générale pour reverser les 15 milliards sur un compte à Bangui. Dès que l’Agent comptable de l’ASECNA lui a opposé un refus, il ne s’est plus intéressé à ces projets jusqu’à son départ du Ministère des Transports. Le personnel de l’ASECNA n’est pas dupe, les souvenirs de l’écroulement du mur de clôture de l’Aéroport Bangui M’Poko sont encore présents dans leurs esprits.
L’expatriation de 10 cadres centrafricains
Les partisans de JOUSSO ont minimisé l’expatriation de 10 cadres centrafricains. Pendant combien d’années les cadres centrafricains n’entendaient plus parler d’expatriation à tel point que quand je partais à la retraite, la RCA ne comptait que 3 cadres dirigeants à Dakar au siège. Le chemin de l’expatriation était comme le chemin de la croix. Des cadres centrafricains ont vieilli à force de passer des dizaines d’années aux mêmes postes empêchant ainsi le recrutement et la promotion des jeunes. On ne peut banaliser cet acte qui est à louer. C’est un exploit et ne soyons pas complexés devant un tel exploit.
Autre raison de la prise de position des représentants du personnel de l’ASECNA en faveur du DG actuel Mr Mohamed MOUSSA concerne le « bilan patriotique » de Mr Théodore JOUSSO :
« Mr Théodore JOUSSO est le seul centrafricain à occuper de hautes fonctions à
l’ASECNA… mais en termes de bilan patriotique, qu’à t il fait pour la Centrafrique et les Centrafricains… il a occupé les postes de Chef de Département Ingénierie et de Directeur Technique, postes où l’occupant a tout pouvoir pour faciliter les investissements et particulièrement dans son pays. Mais force est de constater, qu’aucun investissement significatif n’a été fait en Centrafrique pendant qu’il occupait ces postes stratégiques… »
Les représentants du personnel centrafricain demandent respectueusement au Président de la République de retirer la candidature de leur compatriote JOUSSO et d’intercéder auprès de ses pairs afin de soutenir la candidature de Mohamed MOUSSA « pour lui permettre de finaliser et consolider ses projets qui feront de notre Agence un leader incontestable de fourniture de service de la navigation aérienne en Afrique. » à mon avis
Les mandats des DG de l’ASECNA
Ils étaient de 6 ans non renouvelables jusqu’à la dernière réforme qui les a porté à 8 ans (2 x 4 ans). Le mandat de 4 ans à mi-parcours permet d’évaluer les réalisations du DG. Si elles sont positives, le DG poursuit le reste de son mandat. Par contre s’ils sont négatifs, il est remplacé par un nouveau DG. Un mandat de 4 ans est très court pour entreprendre et finaliser des grands travaux d’investissements sur plusieurs années. Le bilan de Mr Mohamed au vue de ses réalisations mérite d’être encouragé. Son mandat prorogé de 4 autres années. Les représentants du personnel centrafricain ont donné leur appréciation. Les décideurs devront en tenir compte.
Peut-on être plus royaliste que le roi ?
Qui n’aimerait pas avoir son compatriote à la tête de l’organisme dans lequel il travaille pour bénéficier des avantages que celui-ci peut lui procurer ? En d’autres termes si JOUSSO devient aujourd’hui Directeur Général de l’ASECNA, qui seraient les premiers bénéficiaires de cette nomination ? N’est-ce pas les personnels centrafricains de l’ASECNA ? Alors pourquoi de manière unanime, les personnels de l’ASECNA des Activités Nationales que ceux des Activités communautaires ; cadres et agents d’exécutions unanimement rejettent la candidature de Mr JOUSSO ? Je connais les représentants du personnel centrafricain de l’ASECNA, ils sont bien formés au syndicalisme, ils maîtrisent les textes, sont objectifs, apolitiques et responsables. Ils ont toujours affronté les moments les plus durs et triomphé.
En réponse à quelques questions posées par les partisans de Mr JOUSSO.
la candidature de Jousso fait-elle peur au personnel de l’ASECNA de Bangui ?
La candidature de JOUSSO fait peur par ce que l’ASECNA est un patrimoine commun à plusieurs Etats africains. Un patrimoine qu’il faut préserver et transmettre aux générations futures. Ils ne veulent pas que ce patrimoine soit détruit ou que l’image de la RCA ne soit ternie.
JOUSSO un compatriote ?
Non, JOUSSO n’est pas un compatriote. Un compatriote est un citoyen qui se bat et se sacrifie pour la Patrie. JOUSSO a toujours profité des avantages que lui donne la nationalité centrafricaine, mais son comportement est celui d’un étranger qui combat les intérêts de la Centrafrique. Les exemples sont légions, mais il n’est pas indiqué d’en faire étalage ici.
JOUSSO ne pourra maintenir la paix sociale à l’ASECNA :
JOUSSO n’est pas encore DG de l’ASECNA qu’il se présente déjà sous une logique d’affrontement avec le personnel, et particulièrement avec le personnel centrafricain. Les phrases relevées dans les articles rédigés par ses partisans en disent long :
« En adressant cette correspondance au Chef de l’Etat, ce personnel fait preuve de rébellion contre la décision du gouvernement. » « Certains soi-disant syndicalistes ont posé un acte de sédition… ceux qui ont signé ce document ont porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation et méritent de répondre de leurs actes. » « Le personnel outrepasse ses droits pour se préoccuper de ce qui ne le regarde pas. Viendra le temps de grands déballages »
Vous vous êtes trompés d’époque. Nous sommes bien au 21ème siècle n’importe quel citoyen a le droit de donner pacifiquement son avis sur un sujet qui le concerne et c’est justement le cas. C’est cette ignorance des procédures administratives qui poussent certaines autorités à crier au scandale quand un collaborateur leur adresse un recours gracieux. En quoi cela constitue-t-elle une rébellion ? En quoi un mémorandum qui est le mode le plus pacifique qui puisse exister constitue-t-elle une rébellion ? Derrière ces phrases anodines se cachent la haine et l’esprit revanchard qui caractérisent la personnalité de JOUSSO.
En conclusion, il appartient aux décideurs, c’est-à-dire au Comité des Ministres de Tutelle et au Conseil d’Administration de décider avec sagesse et en toute souveraineté.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le bilan est lourd et risque de l’être encore davantage. Vingt-deux personnes ont été tuées et 21 blessées, dont sept gravement, dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali.
L’accident s’est produit aux environ de 9 heures (11 heures à Paris) sur la Route nationale 26 qui relie la capitale Bamako à la Guinée, entre Kangaba et Bancoumana, selon un communiqué du ministère des Transports./////////////.
Des axes routiers en mauvais état/////////////.
« Tous les blessés ont été évacués à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako pour leur prise en charge dans les services d’urgence médicale », a indiqué la direction régionale de la Protection civile de Koulikoro, selon le site ivoirien Yeclo./////////////.
L’excès de vitesse et le non-respect du Code de la route sont en cause, selon le ministère. Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales./////////////.
Le ministère a appelé les usagers à la plus grande prudence, « surtout en cette veille de la fête » de l’Aïd-El-Adha (également appelée Aïd-El-Kébir), qui commence vendredi, et qui est synonyme de nombreux déplacements dans un pays largement musulman comme le Mali./////////////.
La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer./////////////.
Triste d’apprendre un grave accident de la route aujourd’hui à Koulikoro #Mali./////////////.
Plusieurs victimes./////////////.
En cause, l’excès de vitesse./////////////.
Condoléances aux familles endeuillées./////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mardi une résolution visant à prolonger d’un an les sanctions contre la République centrafricaine.
La résolution 2536, adoptée à l’unanimité par les 15 membres du conseil, a décidé de renouveler le régime de sanctions, à savoir un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs, jusqu’au 31 juillet 2021, mais également de prolonger le mandat du groupe d’experts, qui aide le Conseil de sécurité à mettre en œuvre les sanctions, jusqu’au 31 août 2021.
La résolution a aussi demandé au groupe d’experts de fournir au Conseil de sécurité un rapport à mi-parcours au plus tard le 31 janvier 2021 et un rapport final au plus tard le 30 juin 2021.
La résolution a exprimé une préoccupation particulière concernant les informations faisant état de réseaux de trafics transnationaux illicites qui continuent de financer et d’approvisionner des groupes armés en République centrafricaine, et demandé en conséquence au groupe d’experts de consacrer une attention particulière à l’analyse desdits réseaux.
Elle a par ailleurs demandé aux autorités centrafricaines d’établir un rapport d’ici le 15 juin 2021 sur les progrès accomplis en matière de réforme du secteur de la sécurité du pays, le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des membres des groupes armés et la gestion des armes et des munitions.
La résolution a demandé au secrétaire général de l’ONU de procéder, au plus tard le 15 juin 2021, à une évaluation des progrès réalisés par les autorités centrafricaines sur ces repères clés aux fins d’un examen par le Conseil de sécurité de l’embargo sur les armes imposé au gouvernement centrafricain.
La résolution a enfin affirmé l’intention du Conseil de sécurité de réexaminer le régime de sanctions, à tout moment si nécessaire, à la lumière de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays et des progrès accomplis en matière de conditions clés.
La République centrafricaine est plongée dans une guerre civile depuis 2012, et la présence de groupes armés a empêché le gouvernement d’établir une autorité étatique dans la plupart des régions du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/patrice-édouard-ngaissona-corbeaunews-1-1-300×200.jpg” alt=”Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona” width=”300″ height=”200″ />Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona
L’annonce faite par la Cour pénale internationale (CPI) le 16 juillet 2020, informant du procès à venir de deux chefs de milice, est un pas important pour que justice soit faite pour les crimes graves commis en République centrafricaine, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch, qui a mis en ligne l’entretien filmé réalisé avec un des accusés. Cet entretien avait eu lieu le 3 septembre 2014, alors que le plus récent conflit faisait rage dans le pays.
La Cour a annoncé que le procès de Patrice-Édouard Ngaïssona et d’Alfred Yekatom débutera le 9 février 2021. Dans la vidéo de 53 minutes, Ngaïssona évoque son expérience au sein des milices anti-balaka, les attaques contre les civils dans les villes de Bossangoa et Bambari, ainsi que le rôle qu’il a joué dans les négociations visant à mettre fin au conflit.
« La population centrafricaine a subi des atrocités et horreurs indescriptibles lors du conflit civil qui a démarré en 2012 », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du programme Justice internationale de Human Rights Watch. « Pour les victimes et leurs familles, il est crucial que se tiennent des procès équitables et crédibles contre les personnes impliquées dans les pires de ces crimes; ce sera un volet indispensable du processus permettant de rompre les cycles d’impunité qui apportent tant de violence dans le pays. »
Parmi les charges qui pèsent contre Ngaïssona et Yekatom, figurent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en lien avec des incidents survenus entre décembre 2013 et décembre 2014. Ngaïssona a été arrêté en France et transféré à la CPI le 12 décembre 2018. Yekatom a été transféré à la CPI par les autorités de la République centrafricaine le 17 novembre 2018.
À partir de 2013, les combats entre la Séléka, une coalition rebelle brutale formée principalement de musulmans du nord-est de la République centrafricaine, et des milices chrétiennes et animistes peu organisées appelées anti-balaka, ont déplacé des centaines de milliers de personnes. À ce moment-là, la Séléka avait pris le contrôle du pays. Les combattants anti-balaka, qui au départ menaient des contre-attaques contre la Séléka, se sont très vite livrés à des attaques effroyables contre des quartiers musulmans, mettant souvent sur le même plan les civils musulmans et les membres de la Séléka.
Dans la vidéo, Ngaïssona ne remet pas en question la responsabilité des milices anti-balaka dans certains abus, mais il maintient que ceux qui les ont commis n’en faisaient pas tous partie. À propos des anti-balaka, il parle de « révolution populaire », affirmant que les Centrafricains ont « le droit de se révolter pour défendre leur patrie ».
Sans contester qu’il faisait partie des chefs des milices anti-balaka, il déclare par ailleurs que ce groupe ne devrait pas être exclusivement ciblé pour ses abus et que « c’est la population centrafricaine qui s’est révoltée ».
Ngaïssona affirme également qu’il disciplinait les membres des anti-balaka : « [M]a présence a dilué beaucoup de choses, a discipliné ces enfants […].J’ai pris d’énormes risques au milieu de ces enfants,[leur disant] ‘ne pas faire ça, fais ça, fais ça’. »
Selon lui, il s’efforçait d’obtenir la paix en République centrafricaine :
[L]e travail que je fais, c’est dans le sens d’amener l’apaisement. Les hommes m’ont diabolisé au départ. Mais aujourd’hui ils savent que non, ce n’est pas la personne qu’on a diabolisée. Moi, ma mission, c’est d’amener ce pays-là à retrouver sa place, à trouver la paix. Et […] je souhaiterais revivre avec mes frères, ensemble.
Il note qu’il était en contact régulier avec des leaders de la Séléka, notamment avec Mohamed Moussa Dhaffane, qui était ministre des Eaux et Forêts lorsque la Séléka était au pouvoir.
Pour des raisons de sécurité et afin de protéger l’identité de plusieurs personnes intervenant dans la vidéo, leur image est floutée et leur voix remplacée par celle d’un acteur.
Ngaïssona et Yekatom sont les chefs anti-balaka les plus gradés à être jugés pour des crimes commis lors du conflit le plus récent du pays.Les poursuites dont ils font l’objet devant la CPI contrastent vivement avec l’absence de procédures judiciaires contre les chefs de la Séléka et leurs alliés, qui continuent à contrôler de vastes territoires dans le pays. La CPI n’a pas émis de mandats d’arrêt à l’encontre des leaders de la Séléka – à moins qu’ils ne soient encore sous scellés. Il est nécessaire de poursuivre les personnes impliquées dans les abus commis par les forces de la Séléka, a déclaré Human Rights Watch.
Même si la violence a diminué en République centrafricaine depuis l’entretien avec Ngaïssona, qui se tenait en 2014, près de 75% du pays sont toujours contrôlés par des groupes armés. Ces groupes continuent à attaquer et maltraiter des civils; ils attaquent même les casques bleus des Nations Unies. Les auteurs de crimes graves n’étant pas forcés de rendre des comptes, cela favorise cette violence.
Lors d’un accord de paix de 2019, des groupes armés ont tenté d’inclure une amnistie; certains de leurs chefs considèrent d’ailleurs que toute tentative de les tenir pour responsables de crimes graves s’oppose à l’esprit des accords. Il existe actuellement 684 000 personnes déplacées au sein de la République centrafricaine et 617 000 réfugiés centrafricains dans les pays de la région. Beaucoup de ces personnes sont déplacées depuis 2013.
La République centrafricaine a établi une Cour pénale spéciale dans la capitale, Bangui, afin de juger, au côté de la CPI, les crimes internationaux graves commis lors du conflit. Ce tribunal fonctionne en partenariat avec l’ONU et comprend des juges et procureurs de la communauté internationale, qui travaillent avec des professionnels de la justice de la République centrafricaine. La Cour est opérationnelle depuis 2018 et des enquêtes sont en cours. Elle devrait recevoir un soutien international accru afin de continuer son travail, a déclaré Human Rights Watch.
« Les conflits en République centrafricaine ont été marqués par l’impunité quasi totale des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », a conclu Elise Keppler. « Les procès de Ngaïssona et de Yekatom – et, nous l’espérons, d’autres bientôt – aideront à établir les faits et à déterminer les responsabilités de ces crimes.La justice aidera à ouvrir un nouveau chapitre pour la République centrafricaine, fondé sur le respect de l’état de droit. »
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 (( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que l’embargo sur les armes prend fin le 31 juillet de cette année, le Comité des sanctions des Nations Unies qui a pour mission principale de maintenir et de rétablir la paix et la sécurité, se concerte sur le choix de la levée ou la reconduction de l’embargo. La ministre de la défense, Marie-Noelle Koyara, souhaite une levée totale de l’embargo et affirme que « l’embargo sur les armes n’a plus de sens ».
Les pays membres du conseil se sont difficilement entendus pour trouver un consensus en janvier 2020. Le prochain conseil aurait dû se tenir après les élections présidentielles. Mais, c’était sans compter sur l’acharnement des russes qui lors de ces échanges musclés ont réussi à fixer l’échéance à l’été.
Lors du dernier symposium, le conseil de sécurité a déclaré être préoccupé par les réseaux d’étranger qui financent et approvisionnent les milices et qui contribuent de facto à l’instabilité du pays. Et, c’est la raison pour laquelle la levée totale de l’embargo avait été rejetée. Néanmoins, il est important de rappeler qu’à chaque fois que les FACA ont eu besoin d’armes, des levées partielles sur l’embargo ont eu lieu et ce à plusieurs reprises. Celles-ci ont permis l’importation d’armes et de matériels pour permettre aux FACA de s’équiper et de combattre les rebelles qui sèment la terreur en Centrafrique. L’embargo, en imposant un contrôle, vise ainsi à réserver l’exclusivité des importations d’armes aux seules forces légitimes du pays : les FACA, la police, la gendarmerie, … et doit permettre d’empêcher les livraisons d’armes à tous ceux qui veulent nuire à la Centrafrique.
Les embuscades des rebelles sur les FACA et la Minusca, au cours de ces derniers mois ont tué trois soldats FACA et un casque bleu rwandais. En effet, les groupes rebelles implantés en RCA ne veulent pas que la paix revienne. Ils font venir des mercenaires des quatre coins du monde (par les voies terrestres), afin d’étendre leur contrôle et maintenir le conflit. C’est ce que confirme un rapport de l’ONU en notant le lien possible entre « l’arrivée de combattants étrangers » et les élections présidentielles prévues le 30 décembre.
Mobiliser l’énergie des FACA pour empêcher l’enlisement dans les régions de l’ouham-Péndé, de Nana-Membéré et sécuriser les populations, est une priorité. Le pays met de la bonne volonté pour la reconstruction, le renforcement de l’armée et de son redéploiement depuis 2016. Les formations tactiques et stratégiques auprès des FACA, comme le font les forces de l’Europe, soutiennent et contribuent à cet effort. Le retour de la stabilité en Centrafrique sera l’unique condition pour la levée de l’embargo…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/CICR-photo-1-450×205.jpg” alt=”” width=”450″ height=”205″ />Faire face à la Covid-19 dans l’une des plus graves crises humanitaires au monde
Bangui (CICR) – La lutte contre le virus de la Covid-19 s’intensifie alors que la pandémie se propage de manière préoccupante en République centrafricaine. Alors que le nombre de personnes malades recensé dépasse 4500, une partie de la population ne croit toujours pas à l’existence de la maladie, mettant à mal les efforts de riposte. Le respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale demeure difficile pour de nombreuses personnes qui n’ont que difficilement accès à l’eau et au savon, vivent dans des camps de déplacés ou des prisons surpeuplées.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), sensibilise la population sur la maladie et les gestes barrières, aide les structures sanitaires et les lieux de détention à mettre en place des mesures de prévention et de contrôle de l’infection pour prévenir la propagation du virus. La Covid-19 est une menace de plus qui s’ajoute aux conséquences des conflits, de la violence et d’une situation de crise prolongée, rendant encore plus précaire le quotidien de milliers de Centrafricains.
« Ce n’est absolument pas le moment d’interrompre les activités. L’assistance et les services qui étaient vitaux avant, le sont davantage aujourd’hui. Il faut trouver un équilibre entre ce que nous devons faire pour répondre aux besoins humanitaires et les précautions à prendre pour ne pas devenir un vecteur de propagation de la maladie. Nous devons aussi veiller à ne pas mettre à risque notre personnel », a dit Bruce Biber, chef de délégation du CICR en Centrafrique.
Affiner les programmes d’urgence et les adapter à l’urgence sanitaire
En s’adaptant à la nouvelle réalité et en prenant toutes les précautions requises, telles que le port de masque, le lavage des mains et la distanciation, des distributions de semences, de vivres et d’outils agricoles ont pu être organisées pour soutenir près de 10 000 familles (soit plus de 50 000 personnes) retournées ou autrement vulnérables dans les préfectures de l’Ouham, de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto et du Mambéré-Kadéï.
« Quand je suis revenue dans mon village après les attaques de l’année dernière, mon champ avait été détruit. Cette distribution de semences m’a donné de l’espoir. J’ai recommencé à labourer mon champ et j’espère récolter en août », a dit Modestine, agricultrice à Markounda, dans l’Ouham. En attendant sa récolte, elle pourra cuisiner avec le riz, les haricots, l’huile, le sel et le Super Cereal qu’elle a reçus en plus des semences.
Une bouilloire en plastique et un kilo de savon ont été donnés en plus à chaque ménage, après une sensibilisation à la maladie et aux gestes barrières. Chaque interaction avec les communautés, de la réhabilitation des points d’eau aux distributions d’assistance, est utilisée pour assurer qu’elles aient les informations nécessaires sur la Covid-19 et comment se protéger.
Plus d’un million de personnes informées sur la Covid-19 et les gestes barrières
En plus des communautés ayant bénéficié d’une assistance, plus de 900 leaders communautaires, religieux ou de la société civile, porteurs d’armes, autorités locales ou membres de la communauté ont été sensibilisés à la maladie pour qu’ils puissent à leur tour transmettre les bonnes informations. Ils ont appris la technique du lavage des mains et ont reçu des affiches, des prospectus, des dispositifs de lavage des mains, des bouilloires et du savon pour lancer et poursuivre la sensibilisation dans leurs communautés.
Les volontaires de la CRCA, avec le soutien du CICR et d’autres membres du Mouvement international de la Croix- Rouge en Centrafrique, se sont également mobilisés pour sensibiliser leurs concitoyens. Ces derniers sont au cœur de la riposte : six jours sur sept, les volontaires circulent dans des quartiers avec des mégaphones ou dans des caravanes motorisées, ou encore s’installent près des marchés ou des sites de déplacés avec des dispositifs mobiles de lavage des mains. On estime à plus d’un million, le nombre de personnes touchées par ces actions de sensibilisation.
Avant l’arrivée de la Covid-19 en RCA, des formations en premiers secours étaient organisées dans les communautés afin de les éduquer aux gestes qui peuvent sauver des vies. Ces mêmes personnes, représentants de leurs communautés, sont maintenant formées comme sensibilisateurs Covid-19. Ils apprennent également à fabriquer des points de lavage des mains abordables avec des matériels locaux que tout le monde peut acquérir – un bidon de cinq litres et quatre bâtons de bois suffisent !
Faciliter l’accès à de l’eau potable
Pour une grande partie de la population centrafricaine, accéder à de l’eau potable reste un défi quotidien. Parfois la source d’eau est loin, le parcours dangereux et l’eau pas toujours potable – il n’est pas évident dans ces conditions d’appliquer correctement les mesures de prévention. A Gamboula, dans le sud-ouest du pays, le CICR vient de réhabiliter le forage du village. Delphine espère que cela évitera à d’autres familles du village le drame que la sienne a vécu : « Avant que ce forage ne refonctionne, je devais marcher plus d’un kilomètre vers la source dont l’eau était tellement souillée que nos enfants tombaient régulièrement malades. Ma fille d’un an a souffert de la diarrhée, je l’ai amenée à l’hôpital mais le personnel soignant n’a pas pu la sauver », a dit Delphine.
Cette année, le CICR a construit ou réhabilité 80 forages ou puits dans 50 villages et dans deux sites de déplacés, et le travail se poursuit. Des produits chimiques, nécessaires au traitement de l’eau et un soutien matériel et technique ont été fournis à la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) pour améliorer l’accès à l’eau dans les villes de Bangui, Bouar et Ndélé.
A l’hôpital de Kaga-Bandoro, sauver des vies au quotidien et se préparer à répondre à la Covid-19
La pandémie n’empêche pas les gens d’attraper d’autres maladies ou d’avoir besoin d’un médecin pour soigner une blessure ou aider dans un accouchement. Cette année, déjà près de 39 000 personnes ont été prises en charge gratuitement aux services de pédiatrie et de maternité à l’hôpital de Kaga-Bandoro et aux centres de santé de Grévaï et de Ouandago dans le Nana-Grébizi. Plus de 1200 accouchements ont été assistés.
En plus des problèmes de santé de routine, le personnel sanitaire doit maintenant se préparer aux potentiels malades de la Covid-19. Pour aider le personnel des structures de santé et les services sanitaires des lieux de détention soutenus par le CICR, 15 membres du personnel de santé ont été formés sur la prise en charge clinique des personnes atteintes de la Covid-19, avec le soutien du Ministère de la Santé et de la Population et de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Des équipements de protection individuelle, tels que des masques, des tabliers et des gants, ont été fournis au personnel pour qu’ils puissent continuer à faire leur travail en toute sécurité. Un circuit de prise en charge pour séparer les entrées et les sorties et d’autres mesures de prévention et de contrôle de l’infection, des thermo flash aux dispositifs de lavage des mains, ont été mis en place dans les trois structures de santé. Deux tentes avec huit lits supplémentaires ont été installées à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour faciliter le triage et la prise en charge des malades du virus mais aussi pour faire face au flux de patients souffrant du paludisme que la saison des pluies amplifie. Un soutien supplémentaire de dispositifs de lavage des mains, de chlore et de gants est également fourni au personnel de quatre structures de santé à Bangui, où la pandémie évolue le plus rapidement.
Le programme psychosocial pour victimes de violences, y compris de violence sexuelle, continue dans les camps de déplacés à Kaga-Bandoro et dans les structures de santé soutenues par le CICR dans le Nana-Grébizi – plus de 500 personnes ont déjà pu bénéficier de ce service cette année. Une partie de ce programme est destiné aux enfants exposés à la violence. « Nous avons réduit le nombre d’enfants par séance, nous leur fournissons des masques et désinfectons les crayons avec lesquels ils dessinent dans le cadre de leur thérapie entre chaque séance », a dit Mamie Meniko, psychologue du CICR. Des cahiers de dessin seront distribués à 600 enfants déplacés pour les sensibiliser aux gestes barrières et les aider à passer le message à leurs familles et amis.
Protéger à tout prix les personnes détenues
Contenir la Covid-19 dans un lieu fermé et souvent surpeuplé, tel qu’une prison, est crucial tant les conséquences seraient dangereuses pour les détenus. En effet, certains sont déjà fragiles, suite à la malnutrition ou d’autres problèmes de santé. Le CICR soutient les autorités dans sept lieux de détention à Bangui et Bouar en installant des dispositifs de lavage des mains aux entrées et en fournissant des produits de nettoyage.
Le personnel sanitaire des établissements pénitentiaires à Bangui et Bouar a également participé à la formation sur la prise en charge clinique des patients de la Covid-19 et a reçu, entre autres, des masques, des gants et des thermo flash. Le personnel de cuisine, les autorités et les représentants des détenus ont été sensibilisés à la Covid-19 pour qu’ils puissent mener leur travail en sécurité et assurer que tout le monde soit informé et puisse se protéger. Par ailleurs, le soutien habituel se poursuit en termes d’assainissement, de nutrition et de maintien du lien familial, en adaptant les activités aux gestes barrières pour éviter la propagation du virus.
Continuer le dialogue pour assurer le respect de la vie et de la dignité humaine
Le dialogue avec les porteurs d’armes et les autorités se poursuit afin d’améliorer le respect de la vie, de la dignité et des droits de la personne humaine car la violence et les conflits ne s’arrêtent malheureusement pas à cause de la Covid-19. Une cinquantaine d’officiers des forces armées et de sécurité ont été formés au maintien de l’ordre et à la gestion de l’espace public dans un contexte de Covid-19. Le message reste le même : la vie humaine doit être protégée, partout et en tout temps – y compris durant une pandémie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019
Bambari, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi des véhicules des agents recenseurs et tablettes de l’ÂNE sur l’axe Alindao a été intercepté par le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, a-t-on appris de source officielle locale.
D’après la même source, le convoi a été intercepté par le chef rebelle dans la journée du samedi 25 juillet à auteur du village Bokologbo, situé à une soixantaine de kilomètres de la ville de Bambari, au centre de la République centrafricaine. Les agents recenseurs et tablettes, qui étaient dans le convoi, ont dû passer la nuit à la belle étoile depuis 3 jours pendant qu’à Bangui, l’autorité nationale des élections (ÂNE) tente de les rassurer. Des contacts ont été pris avec le gouvernement afin d’engager des discussions avec le chef rebelle Ali Darassa en vue de faciliter le redéploiement de ces agents recenseurs.
Joint au téléphone, le préfet de la Ouaka a également confirmé l’information et parle d’un évènement malheureux et regrettable.
Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, nommé il y a un an par le chef de l’État comme conseiller du Premier ministre, et son ami, le chef rebelle Mahamat Alkhatim, également conseiller du Premier ministre, ont été invités officiellement à Bangui par le gouvernement la semaine dernière. On ignore les vraies raisons de leur déplacement dans la capitale, mais tout porte à croire que les deux chefs rebelles avaient eu des discussions avec les autorités en place concernant leur appui au processus électoral en cours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/centre-denrôlement-des-électeurs-quartier-galabadja-terrain-sans-cas-le-12-juillet-2020-450×337.jpg” alt=”Un centre d’enrôlement des électeurs au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Copyright2020CNC” width=”450″ height=”337″ />Un centre d’enrôlement des électeurs au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Copyright2020CNC
En République centrafricaine (RCA), le délai d’enrôlement des électeurs pour les prochaines élections présidentielle et législatives a été prorogé d’une semaine dans la capitale Bangui, a annoncé lundi l’Autorité nationale des élections (ANE).
La nouvelle échéance devient donc le lundi 3 août, a décidé l’ANE, afin d’inclure le maximum de citoyens sur les listes électorales.
D’après Rufin Ngouadé Baba, rapporteur et porte-parole de l’ANE, jusqu’à lundi, seulement quelque 227.000 électeurs se sont fait enregistrer à Bangui, alors que les chiffres de 2015 totalisaient plus de 300.000 personnes enregistrées. Ainsi, il faut donner une chance supplémentaire aux retardataires pour qu’ils soient en mesure de remplir leur devoir civique, a-t-il souligné. Il s’agit du deuxième report. Le processus d’enrôlement lancé le 30 juin dernier aurait dû prendre fin 21 jours plus tard. D’après le dernier planning délivré par l’ANE, le premier tour des élections devrait se tenir le 27 décembre prochain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/abass-sidiki-de-3R-par-CNC-450×253.png” alt=”Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga
Bouar, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les troupes de la Minusca et les soldats FACA ont repris ce dimanche 26 juillet le contrôle de la ville frontalière de besson, dans le Nord-ouest de la République centrafricaine, après dessemaines des combats contre les rebelles de 3R, a annoncé un porte parole de la Minusca.
« les unités de la force de la Minusca et des forces armées centrafricaines ont repris dimanche 26 juillet la ville de Besson aux mains du groupe 3R », a annoncé la Minusca dans un tweet ce lundi 27 juillet. Alors que l’opération « Ala londo « se poursuit sur le terrain après avoir chassé le groupe armé 3R de la ville de Niem la semaine passée, les Casques bleus et les FACA ont désormais dans leur cible la ville de koui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé où le 3R avait installé son État major depuis 2015.
Soutenues par une couverture aérienne des unités spéciales de la Minusca, les éléments de cette force conjointe Minusca / Faca ont repris successivement aux mains de 3R les villes de Gedz, Niem, et maintenant Besson.
Rappelons que la semaine dernière, le groupe 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) avait reçu un ravitaillement en armes et munitions à Ngaoundaye via un hélicoptère non identifié.
Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La guerre asymétrique ou hybride qui sévit en République Centrafricaine (RCA), commence peu à peu à livrer ses secrets. Cela permet à partir des raisons d’engagement des différents acteurs de cette guerre classer les uns et les autres en tant que “rebelles” ou “terroristes”.
Le Général Joseph ZOUNDEKO du RPCR (Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la République Centrafricaine) disait ceci le 10 Juin 2016 sur Radio Ndéké Luka. Nous sommes prêts à favoriser la réussite du DDRR. Mais à une condition. Traiter les revendications légitimes qui nous ont poussés à prendre les armes. Elles sont quatre et dans l’ordre : la sécurité, les routes, l’éducation et la santé.
Le RPCR et d’autres similaires sont des mouvements citoyens qui se rebellent contre le pouvoir central qui les marginalise.
Les terroristes 3 R (Retour Réclamation Réhabilitation) eux défendent une cause louable certes, celle des Peuls. Mais ils tuent pour cela. C’est du terrorisme. Le terrorisme désigne l’usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs: faire pression sur l’Etat contraindre une population à l’obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie. Tout ce que font les 3R, l’UPC (Union Pour la Paix en Centrafrique) d’Ali DARASSA, le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique) de Mahamat ALKHATIM et autres. Ils font venir des terroristes de l’étranger. Les Peuls centrafricains souffrent de la même façon que tout le peuple centrafricain.
Des indices tendent à montrer que les terroristes implantés en RCA sont des sous-traitants des mercenaires non africains.
Les terroristes de Sidiki se cachent derrière la cause peule.
Le Mouvement Retour, Réclamation et Réhabilitation (3 R) de Sidiki Abass choisit le Communiqué ou le Communiqué de presse qui est un court document officiel d’information destiné au public et à diffuser sans modification par les médias.
Son objectif c’est la cause peule : le déplacement massif des éleveurs de cette communauté vers les pays voisins vers le Cameroun, le Tchad et le RDC. Sidiki Abass vise leur retour avec leurs troupeaux, leurs familles, le rétablissement dans leurs droits.
Créé en 2015 pour protéger la communauté peule des attaques des ex Anti-Balaka, ce mouvement est aujourd’hui un outil politique et stratégique entre les mains d’une puissance invisible. (G Maloma 3/07/2020, CNC).
Sidiki Abass, citoyen camerounais, auto-proclamé général, sévit dans l’Ouham-Pendé dans le Nord-Ouest de la RCA, frontalier avec le Cameroun. Le mouvement est troisième dans la violation des Droits de l’Homme dans le fichier de la Minusca. (S Krock 10/02/2017).
Opposant au régime de Yaoundé, il s’est heurté à la résistance de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR), il se retranche dans l’Ouest de la RCA pour aménager une base arrière. en 2015.
“Après s’être installé dans les Sous-préfectures de Koui et Ngaoundaye, il occupe la Sous-préfecture de Bocaranga, où il a établi son quartier général dans le village Ngaoui, étend sa zone d’influence à Niem-Yéléwa dans la préfecture de la Nana Mambéré” (N Sayo du mouvement RJ en 2017).
Le mouvement de Sidiki est-il victimes ?
Le M3R est composé de peuls du Cameroun du Niger et de la RCA. Selon Sidiki, les exactions de ses hommes sont liées aux comportements des Anti Balaka et autres voleurs de bétails contre les campements peuls. Les députés Ziguélé et Dologuélé rejettent ces arguments
Des députés des circonscriptions occupées ont diligenté une mission auprès du M3R. Ils exhortent Sidiki Abass de tenir les autorités informées des incidents survenus pour trouver des solutions pacifiques. Efforts restés vains.
Une situation qui étonne le député M Ziguélé. Pourquoi le M3R qui a signé le processus de Désarmement, démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) continue-t-il d’occuper des territoires et de terroriser la population civile?
Les terroristes 3 R prétendent constater avec amertume que depuis le 14 Mai 2020 des machinations diaboliques dont le but est de ternir son image par des personnes mal intentionnées comme Me Kévin Junior Zackou Wangui qui participe illégalement à l’APPR-RCA
Parmi ceux qui ternissent l’image des terroriste 3 R, Sidiki cite des bandits, des coupeurs de routes ou Zaraguina qui sévissent dans les Nord-Ouest de la RCA : attaques horribles contre des villes et des patrouilles des casques bleus et des FACA.
Sidiki rejette ce qu’il appelle “les événements malheureux de Bocaranga” sur l’offensive du contingent rwandais de la Minusca. Par conséquent il demande à cette dernière de faire cesser leur offensive sur Besson. Ce que la Minusca rejette.
Annonce unilatérale d’un cessez le feu.
“Le Mouvement 3R par la voix de son de son Président fondateur, le Général Sidiki annonce la cessation des hostilités et invite les garants et facilitateurs de faciliter le dialogue avec le gouvernement pour des solutions idoines dans l’intérêt général” 8/7/2020
Après cette rencontre, Sidiki tiendra son engagement, reprendra son service au niveau du gouvernement, reprendra sa participation à la mise en oeuvre d’APPR-RCA si les menaces, les provocations cessent et les garanties de sécurité de ses responsables sont assurées
“Toutes ces actions militaires ont créé la panique au sein du groupe de Sidiki Abbas, car les combattants décampent à mesure que les forces conjointes avancent. L’opération va donc se poursuivre jusqu’à l’atteinte des objectifs fixés par les États-Majors des Forces armées centrafricaines et de la Force de la Minusca” indique Charles Bambara, porte-parole intérimaire de la Minusca.
Avec les terroristes il ne faut jamais faire confiance. L’objectif est de les mettre hors d’état de nuire comme la Brigade d’Intervention Rapide du Cameroun l’a fait.