Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:25:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Mahamat Zene Cherif, ministre des affaires étrangères du Tchad, dans une interview accordée à la télévision tchadienne, a tenu à rappeler la gravité de l’incident. Selon lui, l’attaque de poste frontalier tchadien au village Sourou n’est pas une attaque banale. « C’est une force bien préparée, avec des blindés et même des drones ». D’après lui, en ce qui concerne le Tchad, le plus important dans l’immédiat, « c’est de faire la lumière sur cette attaque afin de situer la responsabilité, parce que nous ne pouvons pas passer un trait de plume sur les morts, les blessés, les dégâts matériels », ajoute-t-il.
le ministre des affaires étrangères du Tchad Mahamat Zene Cherif
« Vous savez le Tchad a été victime sur son territoire qui a fait des morts et des blessés ainsi que des dégâts matériels puisque pratiquement tout le village qui a été incendié. Et ça a été un choc pour l’ensemble du Tchad puisque certains des soldats tchadiens qui ont été fait prisonniers, ont été malheureusement froidement exécutés de l’autre côté de la frontière. Cet acte est une gravité extrême. C’est difficile de l’oublier. Nous sommes deux pays liés par la géographie, la culture, et l’histoire, et nous sommes condamnés à vivre l’un à côté de l’autre. Et c’est pourquoi je pense que de part et d’autre, conscient de notre responsabilité commune, le Président centrafricain a dépêché une délégation de haut niveau conduite par madame la ministre des affaires étrangères comprenant deux autres ministres.
Pour le Tchad, en ce qui concerne le Tchad, le plus important dans l’immédiat, c’est de faire la lumière sur cette attaque afin de situer la responsabilité, parce que nous ne pouvons pas passer un trait de plume sur les morts, les blessés, les dégâts matériels.
Puisque la Centrafrique a exprimé sa surprise par rapport à cette attaque, ça veut dire que quelque part il y’a fort probablement des éléments qui veulent créer une situation de conflit entre les deux pays. Et là je pense que de part et d’autre nous avons la lourde responsabilité d’identifier ses éléments, de les mettre dans des conditions à ne pas pouvoir créer une tension entre les deux pays », a déclaré l’ambassadeur Mahamat Zene Cherif, ministre des affaires étrangères du Tchad. D’après lui, l’attaque de poste frontalier du Tchad par les Mercenaires russes n’est pas une attaque banale :
« Il est extrêmement important et urgent qu’on puisse élucider les circonstances de cette attaque parce que ce n’est pas une attaque banale. Donc c’est une force bien préparée, avec des blindés et même des drones. Mais toutefois, la volonté d’aller de l’avant, et de préserver la paix et la stabilité entre les deux pays et ferme, au plus haut niveau, donc de nos deux États.
Et j’espère qu’avec cette volonté, et sur la base des orientations que nous avions reçu, pour d’abord élucider les circonstances, situer les responsabilités, et ensuite envisager donc une nouvelle coopération de nature à permettre aux deux pays de sécuriser la frontière commune ».
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:45:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La section de la route nationale N°6 qui traverse Bangui est le dernier symbole en date du délitement du réseau routier dans le pays. Nids de poule, disparition du bitume, flaques gigantesques,… Cette route pourtant essentielle pour entrer ou sortir de la capitale est en effet dans un état alarmant.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/accident-véhicule-dyna-transportant-des-casiers-de-bière-accidenté-proche-de-pétévo-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Dyna accidenté à Pétévo ce mercredi 8 mai 2019. Credit photo : Corbeaunews.
Depuis l’arrivée des pluies la situation n’a d’ailleurs fait que s’aggraver : les automobilistes qui s’engagent sur les quelques kilomètres qui relient le marché de Pétévo à Bimbo, souffrent au quotidien. Ils doivent s’armer de courage, de patience infinie, mais aussi et surtout de débrouillardise. S’il ne s’agissait que de temps perdu, cela serait déjà regrettable. Mais depuis quelques semaines se multiplient, comme chaque année, les accidents parfois graves.
L’essentiel des grandes capitales d’Afrique se dotent les unes après les autres de nouvelles infrastructures rutilantes qui transforment la vie des habitants : métro d’Abidjan, train express ultra-moderne reliant Dakar au nouvel aéroport international Blaise-Diagne, etc. Les grandes métropoles du continent sont devenues des vitrines pour les plus grands architectes. La Centrafrique se doit de participer à cette dynamique positive.
Tout le monde sait que les routes sont à l’économie ce que les artères sont au corps humain : vitales. Un plan d’urgence peut s’avérer nécessaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/KNK-logo-officiel-450×435.jpg” alt=”logo du parti KNK” width=”450″ height=”435″ />Logo officiel du parti KNK
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Depuis plusieurs mois maintenant, monsieur Thierry Savonarole MALEYOMBO, ancien ministre, Ouvrier Conseiller aux Organisations du Président du Kwa Na Kwa, croupit dans les geôles du pouvoir du fait de son appartenance politique et de ses convictions qu’il n’a eu de cesse de défendre.
Il y a quelques jours, il a reçu la visite de certains responsables en charge des questions de protection des droits de l’homme venus s’enquérir auprès de lui de ses conditions de détention ainsi que de la manière dont il était traité. C’est ainsi qu’il va leur faire part de ce qu’il vit de manière extrêmement difficile du fait des mauvaises conditions dans lesquelles il est détenu, de même que des traitements dégradants dont il est l’objet.
A la suite de cette visite, nous avons été étonnés d’apprendre qu’il aura été extrait de sa cellule ce 31 mai aux aurores par des hommes en armes n’ayant pas le statut d’auxiliaires de justice pour être semble-t-il conduit au Camp de Roux.
Ce genre de pratique digne des méthodes bolcheviques met en évidence la question de la sécurité des personnes détenues en centrafrique en général, notamment celle des ouvrières et ouvriers victimes de la chasse aux sorcières menée par les autorités de Bangui.
Ainsi, le Kwa Na Kwa condamne-t-il avec la dernière rigueur la poursuite de la stigmatisation, de l’acharnement et de la persécution à l’endroit de celles et de ceux qui ont choisi de penser différemment que la ligne imposée par le MCU et réclame que la lumière soit faite sur les conditions de détention de ses militants retenus arbitrairement à ce jour.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 3 juin 2021, 03:24:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ).Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré ce mercredi 2 juin que la République centrafricaine est en retard dans le paiement de ses cotisations au budget de fonctionnement des Nations Unies et perd son droit de vote à l’assemblée générale de 193 membres.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/antonio-guteres-de-lONU-450×448.jpg” alt=”Le Patron de l’ONU Antonio Gutters” width=”450″ height=”448″ />Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres
L’article 19 de la charte des Nations unies prévoit une suspension du droit de vote à l’assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution du par lui pour les deux années complètes écoulées.
Dans sa déclaration faite ce mercredi 2 juin, Antonio Guterres précise les montants, sans éponger leur dette totale, permettrait aux pays concernés de récupérer leur droit de vote.
Ainsi, l’Iran, frappé par des sanctions financières américaines, devrait débourser plus de 16 millions de dollars américains, et la République centrafricaine, plus de 29 000 dollars américains.
Trois autres pays tombent aussi sous le coût de l’article 19 de la charte, mais leur dette étant due à des circonstances indépendantes de leur volonté. Ils bénéficient d’une autorisation pour continuer à voter, précise Antonio Guterres.
Le budget annuel de fonctionnement de l’ONU est d’environ 3,2 milliards de dollars américains. Celui des opérations de paix séparée atteint quelque 6,5 milliards de dollars américains.
Les autorités ivoiriennes veulent repousser la date du retour de Gbagbo
Bangui ( République centrafricaine ) – La date du 17 juin annoncée par le parti de Laurent Gbagbo pour le retour dans son pays de l’ex-président ivoirien, n’a pas été décidée “de façon consensuelle”, a estimé mercredi le porte-parole du gouvernement à Abidjan.
“La date devait être discutée de façon consensuelle” entre le gouvernement et le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), or “elle ne l’a pas été”, a déclaré à l’AFP Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement./////////////.
Avant de fixer de manière “consensuelle” une date, “il faut mettre en œuvre des dispositions”, notamment concernant la “sécurité” de Laurent Gbagbo, a-t-il ajouté./////////////.
La divergence d’appréciation sur la date de retour de M. Gbagbo ne rompt cependant pas les ponts entre le gouvernement et le FPI, puisqu’une rencontre entre le ministre de la Réconciliation nationale Kouadio Konan Bertin et les dirigeants du FPI est prévue mercredi après-midi./////////////.
Le secrétaire général du FPI, Assoa Adou, avait annoncé lundi que l’ancien président rentrerait en Côte d’Ivoire le 17 juin après dix ans d’absence, à la suite de son acquittement par la justice internationale de crimes contre l’humanité et du feu vert d’Abidjan à ce retour très attendu par ses partisans./////////////.
Des négociations sur les conditions de ce retour ont eu lieu ces dernières semaines entre le parti de M. Gbagbo et le gouvernement, qui veut éviter tout débordement au moment de l’accueil que souhaitent lui réserver à Abidjan ses partisans par milliers./////////////.
M. Gbagbo avait été arrêté en avril 2011 après la présidentielle de 2010 qui avait provoqué une grave crise post-électorale, avec un bilan d’environ 3.000 morts./////////////.
La Cour pénale internationale (CPI) l’a définitivement acquitté de crimes contre l’humanité le 31 mars, à l’issue d’une longue procédure. Il vit depuis à Bruxelles.
Bangui ( République centrafricaine ) – La Knesset (Parlement israélien) a élu, mercredi, Isaac Herzog à la présidence du pays, succédant ainsi à Reuven Rivlin dont le mandat présidentiel a pris fin.
Herzog, ancien dirigeant du parti travailliste, devient ainsi le 11e président de l’État d’Israël./////////////.
Selon la chaîne d’information de la Knesset, Herzog a obtenu les voix de 87 députés sur les 120 que compte la Knesset, lors du vote secret de mercredi, tandis que sa rivale Miriam Peretz, éducatrice et militante sociale qui vit dans la colonie israélienne de Giv’at Ze’ev, au nord de Jérusalem occupée, n’a obtenu que 27 voix./////////////.
Les prérogatives du président israélien se limitent à l’acceptation des lettres de créance des ambassadeurs et la désignation de députés pour former les gouvernements. Il a également la prérogative de gracier les prisonniers.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 08:36:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le restaurant de l’hôtel Azimut, situé sur l’avenue des martyrs à côté de chapelle des vainqueurs, devant la primature, a pris feu ce mercredi vers midi et demi. Les sapeurs-pompiers sont sur place, et le feu est en cours de maîtrise, selon des sources sécuritaires.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/La-devanture-de-lhotel-Azimut-avec-la-fumee-qui-ravage-les-paillotes-dudit-hotel-450×338.jpg” alt=”La devanture de l’hôtel Azimut avec la fumée qui ravage les paillotes dudit hôtel.” width=”450″ height=”338″ />La devanture de l’hôtel Azimut avec la fumée qui ravage les paillotes dudit hôtel.. Photo CNC
Bien connu de la capitale, le restaurant de l’hôtel Azimut a été dévasté par les flammes mercredi suscitant l’émoi dans la communauté banguissoise.
L’origine de l’incendie ainsi que sa cause ne sont pas encore déterminées par les forces de l’ordre. Mais selon un personnel de l’hôtel, le court circuit électrique serait probablement à l’origine de l’incendie.
Selon les sapeurs-pompiers, les dommages causés par les flammes sont énormes, et pourraient être évalués à plusieurs millions de francs CFA.
L’incendie du restaurant de l’hôtel Azimut a débuté mercredi 2 juin vers midi et demi et s’est rapidement propagé dans d’autres paillotes .
Une vingtaine des pompiers ont pris part à l’opération pour combattre les flammes.
« Il faudra du temps nécessaire pour maîtriser le brasier qui a totalement ravagé le restaurant Azimut.
Selon le responsable du restaurant, les personnes qui se trouvaient à l’intérieur du restaurant et de l’hôtel ont été rapidement évacuées. On ne rapporte aucun blessé, selon ce responsable.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 2 juin 2021, 21:00:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). e Gouvernement centrafricain a « condamné «fermement » l’attaque par ses alliés d’un poste frontalier en territoire tchadien qui a causé dimanche la mort de six soldats tchadiens, dont cinq «enlevés et exécutés», lors d’une rencontre mardi 1er juin soir à N’Djamena entre les chefs de la diplomatie des deux pays.
Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes
Selon un communiqué conjoint signé par les deux ministres des Affaires étrangères à l’issue de leur rencontre ce mardi, les deux parties «a souligné l’urgence d’élucider les circonstances dans lesquelles cette attaque a été opérée» et «a convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale».
Rappelons que ce mardi soir, une délégation du gouvernement centrafricain, composée de la ministre des affaires étrangères, de la ministre de la Défense et celui de la sécurité intérieure, a été reçue par le Président de la transition militaire du Tchad, le général Mahamat Idriss Deby. Selon la présidence du Tchad, cette délégation centrafricaine a apporté un message du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera à son homologue tchadien. C’est à la suite de cette rencontre que la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères avait eu lieu à N’Djamena.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 03:52:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis 48 heures, le village Kolo, situé à 25 kilomètres de Ngaoundaye se vide de ses habitants qui ont pour la plupart regagné les villes voisines. Les soldats FACA, détachés dans la localité, ont eux aussi pris la poudre d’escampette sans pour autant laisser des traces.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-dans-bangui-2-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille dans bangui 2″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC
Après l’attaque des positions de l’armée nationale à l’entrée de Ndim le mercredi dernier par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la situation sécuritaire dans la région est très volatile, couplée avec la tension sécuritaire à la frontière tchado -centrafricaine, les populations de bang, Ngaoundaye et les villes voisines vivent dans la psychose.
Ainsi, au village Kolo, situé à 25 kilomètres de Ngaoundaye, les habitants ont tous quitté leur domicile pour se refugier ailleurs. Selon les autorités locales, la population a peur des éventuelles conséquences de la tension sécuritaire qui prévaut entre le Tchad et la République centrafricaine depuis 48 heures. En conséquence, les soldats FACA, détachés dans le village Kolo, ont aussi déserté en raison de la rareté de vivres. Or, selon une source militaire, l’effectif de nos soldats à Kolo est très réduit. Donc il est nécessaire que ceux du village Kolo, situé à 25 kilomètres de Ngaoundaye puisse regagner ceux de Ndim, situé à 35 kilomètres de Ngaoundaye afin de mieux sécuriser la zone.
Pour l’heure, les activités économiques tournent au ralenti à Ngaoundaye comme dans la ville de à Bang ainsi qu’à Kolo. Par contre à Ndim, les activités reprennent tout doucement après l’attaque mercredi des positions de l’armée nationale à l’entrée de la ville.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 03:16:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, accompagné de hauts fonctionnaires de l’Union africaine, de l’Union européenne et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), entamera ce mercredi 2 juin une visite de haut niveau de quatre jours en République centrafricaine en vue de fournir un appui unifié aux efforts de revitalisation du processus de paix.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/lacroix-ismael-chargui-bangui-pourparler-450×338.jpg” alt=”Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui” width=”450″ height=”338″ />Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine Ambassadeur Smail Chergui, et Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix M. Jean-Pierre Lacroix à Bangui lors du préparatif des pourparlers de Khartoum
Au cours de cette visite conjointe à Bangui, ils rencontreront diverses parties prenantes, notamment les autorités nationales, les partis politiques, y compris l’opposition politique, la société civile et des organisations de femmes.
Pendant ce temps, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) indique que l’Autorité nationale des élections a publié, hier, les résultats provisoires des élections législatives du 23 mai. Quarante-quatre candidats ont été déclarés provisoirement élus, sur les 50 sièges à pourvoir lors de ce tour des élections. Les résultats définitifs devraient être proclamés par la Cour constitutionnelle le 28 juin. Un second tour est prévu le 25 juillet dans les six circonscriptions restantes où aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 03:52:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux jours après l’attaque du dimanche contre le poste frontalier de l’armée tchadienne par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner, le gouvernement de la transition militaire au Tchad hausse le ton et menace Bangui de représailles. Cependant, du côté centrafricain, on tente de jouer à l’apaisement, et trois ministres du gouvernement, porteur du message du Président Touadera, sont arrivés à Ndjamena, et reçus par le général Mahamat Idriss Deby, Président du Tchad.
Mahamat Idriss Deby, Président de transition du Tchad.
Selon la présidence de la République du Tchad, la délégation ministérielle centrafricaine reçue par le Président du conseil militaire de transition ce mardi dans les après-midi est porteuse d’un message du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera.
À l’issue de la rencontre, la délégation centrafricaine, conduite par la ministre centrafricaine des Affaires étrangères madame Sylvie Baïpo Temon, et composée de deux autres ministres centrafricains, à savoir la ministre de la Défense nationale ainsi que celui de la sécurité publique, n’a pas fait de déclarations à la presse, l’histoire de ne pas mettre de l’huile sur le feu.
Rappelons que depuis l’attaque du dimanche dernier d’un poste avancé de l’armée tchadienne au village Sourou, le gouvernement centrafricain tente de jouer au calme, et se dit disposé à entamer dans un bref délai toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples.
Cependant, les autorités tchadiennes se disent toujours choquées par cette attaque de son poste frontalier:
« Ce n’est pas dans cette zone que les rebelles ont probablement opéré. Donc, venir dire qu’ils pourchassaient des rebelles qui sont entrés sur notre territoire, je ne vois pas pourquoi ils vont prendre cinq soldats tchadiens qui sont habillés en soldats tchadiens, les amener de l’autre côté de la frontière, les assassiner froidement, et les remettre à leur chef du village.
Elles dénoncent un crime grave qui ne peut rester impuni.
Notons que depuis l’attaque, les forces tchadiennes sont déployées à la frontière avec la République centrafricaine. Tandis que du côté centrafricain, près d’une centaine des mercenaires russes et syriens sont également déployés à la frontière du Tchad vers la commune de bang.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 03:26:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du lundi à mardi 1 juin, deux personnes ont été tuées, et plusieurs autres grièvement blessées dans un grave accident de route survenu sur la route nationale n°3, au niveau de l’axe Sibut – Dékoua, dans le centre du pays, a rapporté la brigade territoriale de Kémo.
Un gendarme en patrouille. Photo CNC
Selon la même source, l’accident s’est produit dans la nuit du lundi à mardi 1 juin à une vingtaine de kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua. Un camion, transportant des matériels de construction en provenance de Bangui, et à destination de Kaga-Bandoro, s’est renversé complètement dans un ravin.
Le bilan fait état de 2 morts et plusieurs blessés, évacuées au centre de santé de Sibut, dans la préfecture de Kémo, située à plus de 180 kilomètres de Bangui.
Selon les premiers constat établi par la gendarmerie, la dégradation de route serait à l’origine de cet accident mortel.
Cependant, la brigade territoriale de la gendarmerie de Kémo a invité les usagers de la route à plus de prudence et au strict respect du Code de la route.
L’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et l’état défectueux des chaussées et des véhicules sont pointés du doigt par les observateurs comme étant les causes des accidents de la route en République centrafricaine (rca).
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Comme chaque semaine, le bureau de la coordination des affaires humanitaires, OCHA, a publié son rapport de situation sur la République Centrafricaine. Ce dernier rapport souligne que plus d’un mois après que des pluies torrentielles se soient déversées sur le pays – détruisant des pylônes électriques et plongeant la capitale dans le noir – la situation n’est pas du tout revenue à la normale, loin de là… La situation reste en effet particulièrement compliquée, parfois même dramatique, notamment pour les hôpitaux de la capitale. En effet, sans l’appui des humanitaires qui, d’après les Nations Unies, aident « les hôpitaux à faire face à la pénurie d’électricité et d’eau potable », il est à craindre que la population continue de payer les conséquences des pluies dévastatrices.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-Bangui-450×253.png” alt=”Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons” width=”450″ height=”253″ />À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Malheureusement la pénurie d’électricité n’est pas la seule difficulté à laquelle est confronté le pays. Il doit affronter depuis deux mois la deuxième vague du COVID 19. Celle-ci vient heurter le pays au pire moment, alors même que le système de santé doit jongler avec ces problèmes d’accès à l’eau et l’électricité. Certes le pays ne déclare aujourd’hui officiellement que 97 morts, mais ce chiffre est sans doute sous-estimé. Par ailleurs, la vaccination, qui a commencé il y a une semaine, avance à un rythme trop lent : d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, à peine 667 doses ont été injectées au 24 mai 2021, alors que le pays a reçu 60 000 doses du vaccin Astra Zeneca. Doses qui doivent être injectées avant la fin juin. Au-delà de cette date, celles-ci seront périmées, et donc détruites. Il est donc primordial de mettre en place un plan ambitieux de vaccination.
Dans ce contexte, les Nations Unies appellent la communauté internationale à financer un plan de soutien humanitaire d’urgence de près de 450 millions de dollars. Malheureusement, à ce stade seulement un petit tiers, 135 millions, ont été promis. Sans surprise, ce sont toujours les mêmes nations qui apportent leur appui : en premier lieu les Etats-Unis, le Canada et les nations de l’Union Européenne.
COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE EN EXERCICE DE LA CEEAC SUR LA SITUATION SECURITAIRE A LA FRONTIÈRE ENTRE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ETLA LA REPUBLIQUE DU TCHAD
Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), suit avec une très grande préoccupation la situation créée par les affrontements armés survenus le 30 mai 2021 à la frontière commune entre la République Centrafricaine et la République du Tchad.
Tout en déplorant et en condamnant ces faits graves qui ont occasionné des pertes en vies humaines, le Président en exercice de la CEEAC, se référant au Traité Révisé de la Communauté et à son Protocole relatif au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale, fait un rappel de courtoisie aux autorités des deux pays frères en ce qui concerne les principes de non-agression, de respect de la souveraineté et d’intégrité territoriale ainsi que en ce qui concerne leurs obligations réciproques en matière de paix et de sécurité.
Il s’agit, notamment, de ne jamais recourir à la force pour le règlement des différends entre Etats membres de la Communauté, de toujours œuvrer à la création et au maintien d’un climat de bon voisinage et de rechercher, en toutes circonstances, des voies et moyens pacifiques pour améliorer la gouvernance intégrée des frontières et sauvegarder les relations fraternelles entre les peuples de la sous-région.
En attendant de recevoir du Président de la Commission de la CEEAC un rapport circonstancié sur ces graves évènements, le Président en exercice de la CEEAC en appelle vivement aux autorités de la République Centrafricaine et de la République du Tchad à la retenue et à l’apaisement, afin de conjurer toute escalade aux conséquences dangereuses et retrouver un climat de confiance fraternelle, indispensable au bon déroulement de l’action diplomatique.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 2 juin 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le coût de la production d’un poulet est cher au Sénégal. Les paysans se plaignent et haussent le ton. Ils l’ont dit en marge de la FIARA2021 qui a ouvert ses portes dans la capitale sénégalaise pour s’achever le 13 Juin prochain.
« Le coût de la production d’un poulet est cher pour que les gens puissent en avoir, c’est trop compliqué » se plaint Mamadou Diop, conseil en engagement et intuition pour les jeunes du conseil national de concertation et de coopération des ruraux. A l’en croire, la meilleure solution consiste à développer d’abord la production agricole locale des intrants dont les paysans ont besoin pour leurs aliments. Il est d’avis qu’il faut aussi étudier la substitution du blé qui est le plus souvent importé au maïs Pour un autre paysan que nous avons rencontré, il déclare que « l’Etat sénégalais doit au moins se consacrer de 10% du budget national » A cet effet, notre interlocuteur se plaint du prix que l’on augmente du jour au lendemain. « Il y’a peut-être une négligence des autorités parce que ce sont eux qui sont censés réguler le marché » dit-il.
Montée de tension avec le Tchad: Ndjamena refuse de voir la délégation centrafricaine
Bangui ( République centrafricaine ) – C’est décidé côté centrafricain, plus de déclaration et autres polémiques sur le sujet. Le gouvernement « ne veut pas mettre de l’huile sur le feu », justifie un de ses membres, car il cherche à trouver une solution politique avec son puissant voisin. « Trois ministres centrafricains », Défense nationale, Sécurité publique et Affaires étrangères, « sont en route pour Ndjamena, où ils espèrent être reçus au plus haut niveau demain », selon notre source. Leur objectif, tenter de désamorcer cette grave crise politico-diplomatique avec le Tchad.
Mais les choses ne sont pas aussi simples. Les trois ministres « sont coincés depuis lundi à Douala, au Cameroun, où ils attendent le feu vert du gouvernement tchadien », révèle une source diplomatique dans la région. Pour rappel, le chef de la diplomatie tchadienne, Chérif Mahamat Zene a rejeté lundi toute idée de recevoir un émissaire centrafricain tant que « ce pays n’a pas reconnu son agression contre le Tchad ».
Un de ses collègues a réitéré ce refus à RFI ce mardi matin, mais en coulisse plusieurs pays de la région tentent de jouer les bons offices. Les chefs d’État du Tchad et de la Centrafrique se sont déjà parlé au téléphone, se réjouit-on à Bangui, où l’on espère donc que la colère est en train de retomber du côté de Ndjamena.
Ce qui n’est pas encore une certitude surtout si l’on croit les propos de plusieurs hauts responsables de ce pays qui se sentent « humiliés par l’agression de la Centrafrique » de dimanche. « Depuis qu’ils ont des Russes qui font le coup de feu pour eux, les Centrafricains se croient invincibles », a expliqué l’un d’eux. « Ils vont le payer cher », a-t-il ajouté.
Au moins 50 morts dans les attaques dans le nord-est de la RDC
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins cinquante personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans l’attaque de deux villages dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un nouveau bilan provisoire donné par un groupe d’experts.
“Le bilan des attaques de la nuit dernière (dimanche à lundi) s’est alourdit à au moins 50 civils tués (bilan toujours provisoire) : 28 à Boga et 22 à Tchabi” dans le territoire d’Irumu en Ituri, a indiqué le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Un premier bilan communiqué par cette source faisait état d’au moins 39 civils tués./////////////.
Les assaillants ont attaqué le site de déplacés de Rubingo, non loin du centre de Boga, selon ces sources, précisant que les corps étaient encore en train d’être comptabilisés./////////////.
Parmi les victimes de l’attaque de Tchabi se trouve la femme du responsable de la chefferie de Banyali-Tchabi, a indiqué par ailleurs le KST./////////////.
Un responsable de la société civile locale a attribué ces tueries aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). La région est cependant aussi marquée par de forts antagonismes entre ethnies locales./////////////.
Les deux villages attaqués, distants d’environ 10 km, sont à la limite entre le Nord-Kivu et l’Ituri, dans une zone, frontalière avec l’Ouganda, où les ADF sont réputés actifs. /////////////.
Les ADF sont un des groupes armés actifs dans cette région, en proie à des violences depuis près de 25 ans. /////////////.
A l’origine rebelles musulmans ougandais installés en RDC depuis 1995 où ils ont fait souche, les ADF sont de loin le plus meurtrier des 122 groupes armés recensés dans l’Est congolais par le KST./////////////.
Le 11 mars, les Etats-Unis ont placé les ADF parmi les “groupes terroristes” affiliés aux jihadistes de l’organisation État islamique (EI).
Bangui, République centrafricaine, mardi, 1 juin 2021, 03:12:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après l’attaque de poste frontalier de l’armée tchadienne par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner dans la localité tchadienne de Sourou, le gouvernement tchadien tient la Centrafrique entièrement responsable des conséquences de ses actes. Or, le gouvernement de la RCA, dans un communiqué publié ce lundi 31 mai, justifie cette attaque par la poursuite des éléments rebelles du CPC à la frontière centrafricaine- tchadienne, provoquant des échanges de tirs de part et d’autre. Ces échanges ont malheureusement provoqué des morts cotés centrafricains et tchadiens, semant ainsi la désolation, une fois encore du fait des actions du CPC. Mais les autorités tchadiennes, de leur côté, réfutent cet argument du gouvernement et menacent de mener des représailles.
« Dans la poursuite des éléments du CPC à la frontière centrafricaine- tchadienne, le dimanche 30 mai 2021, des échanges de tirs ont eu lieu de part et d’autre.
Ces échanges ont malheureusement provoqué des morts cotés centrafricains et tchadiens semant ainsi la désolation, une fois encore du fait des actions du CPC.
Le Gouvernement de la République centrafricaine condamne le mode opératoire du CPC qui procède à des attaques sur les populations centrafricaines avant de traverser la frontière.
Le Gouvernement déplore les pertes en vies humaines et les blessés ainsi provoqués au sein des armées tchadiennes et centrafricaines et transmet ses condoléances et compassions aux familles éprouvées.
Le Gouvernement de la République centrafricaine, qui a montré à plusieurs reprises sa volonté de raffermir ses relations avec le Gouvernement du Tchad et entre les deux peuples frères, réaffirme sa détermination de continuer à œuvrer dans l’esprit de la lettre des dispositions de la Commission mixte centrafricaine tchadienne de décembre 2019.
Dans cet esprit, le Gouvernement centrafricain reste disposé à entamer dans un bref délai, toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples et se rend disponible pour travailler avec la partie tchadienne pour préserver la paix et la sécurité chères à nos deux gouvernements ».
En réponse, les autorités tchadiennes se disent toujours choquées par cette attaque :
« Ce n’est pas dans cette zone que les rebelles ont probablement opéré. Donc venir dire qu’ils pourchassaient des rebelles qui sont entrés sur notre territoire, je ne vois pas pourquoi ils vont prendre cinq soldats tchadiens qui sont habillés en soldats tchadiens, les amener de l’autre côté de la frontière, les assassiner froidement, et les remettre à leur chef du village. Vous pensez qu’on va avaler cette histoire comme ça ? Il faut qu’ils fassent attention aux mots qu’ils emploient », déclare une autorité tchadienne. D’après elle, « si une enquête internationale est mise en place, probablement nous y participerons. Mais pas cette comédie proposée par la partie centrafricaine », ajoute-t-elle.
Rappelons que l’attaque de poste avancée de l’armée tchadienne s’est produite au village Sourou, tout proche de la localité de Mberé, à proximité de la frontière centrafricaine. « Le poste était tenu par 12 éléments détachés des forces de défense et de sécurité du Tchad. Le gouvernement tchadien qualifie l’attaque d’agression caractérisée que rien ne justifie au moment où les deux pays cherchent à mutualiser leur effort pour relever les défis sécuritaires communs ».
Bangui, République centrafricaine, mardi, 1 juin 2021, 03:36:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir encerclé la ville de Bozoum, située à plus de 380 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, les rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont menacé, depuis 24 heures, d’attaquer à nouveau la ville. Les populations, qui ont subi récemment leur dernière attaque, se sont plongées dans la psychose générale, suscitant la paralysie des activités économiques dans la ville.
Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé
Selon une source proche de la préfecture ayant requis l’anonymat, il y a une semaine, à la barrière des forces de l’ordre à l’entrée de la ville de Bozoum, cinq sujets peuls ont été interpellés avec une forte somme de 13 millions de francs CFA. Selon la même source, après leur arrestation, les Peuls ont indiqué aux forces de l’ordre qu’ils voulaient se rendre à Bangui pour effectuer des formalités nécessaires pour le pèlerinage à la Mecque. Malheureusement, les forces de l’ordre ne les ont pas compris, et ils ont été placés en garde à vue à la brigade de la gendarmerie. Les 3R, informés de la nouvelle, ont attaqué la ville, pillant la gendarmerie, et libèrent les cinq Peuls.
Et ce n’est pas tout! Ils exigent la restitution de 13 millions de francs CFA aux propriétaires, sans quoi, ils vont revenir dans les prochains jours « .
Ainsi, depuis dimanche dernier, la ville est replongée dans la psychose générale, et les activités économiques tournent au ralenti.
Interrogé par CNC, un instituteur fustige le comportement des forces de l’ordre et indiquent que le comportement des policiers et gendarmes sur les barrières, et « c’est la population qui paye les conséquences avec beaucoup de souffrance ».
Bangui, République centrafricaine, mardi, 1 juin 2021, 03:48:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après l’attaque de poste frontalier de l’armée tchadienne au village Sourou par les Mercenaires russes de Wagner, les autorités tchadiennes ont dénoncé le pillage de leur poste avancé de Sourou, près de la localité de Mberé par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner.
Selon le ministère des Affaires étrangères du Tchad, l’attaque de leur poste frontalier de Sourou avait été organisée, planifiée et exécuté par les mercenaires russes de la société Wagner ce dimanche vers 5 heures du matin, faisant un mort et cinq blessés sur le territoire tchadien, et cinq autres soldats ont été faits prisonniers par les assaillants qui les ont exécutés sur le territoire centrafricain.
Selon une autorité préfectorale tchadienne, l’affrontement entre les mercenaires de Wagner et l’armée tchadienne a duré un peu plus de deux heures ce dimanche à Sourou. D’après elle, les malfaiteurs ont très vite pris le dessus des soldats tchadiens qui étaient 12 en poste ce jour. Mais après des renforts du côté tchadien, les choses semblent équilibrées, et finalement l’armée tchadienne a pris le dessus, poussant les mercenaires russes et syriens de Wagner à se replier sur le territoire centrafricain. Mais avant de quitter le territoire tchadien, ces mercenaires ont emporté la moto du chef du détachement de Sourou tué dans l’affrontement, et que plusieurs minutions ainsi que d’autres biens ont également été emportés par les assaillants.
D’après un autre soldat tchadien, les mercenaires de Wagner ont emporté leur téléphone ainsi que leur sac contenant des billets de banque.
Selon un fonctionnaire de la sous-préfecture du Sud tchadien, il y’aurait trois mercenaires de Wagner tués et plusieurs autres blessés ce dimanche dans les affrontements.
Ce mode opératoire des mercenaires russes, dénoncé par les autorités tchadiennes, a fait couler même beaucoup d’encre en République centrafricaine.
Pas plus que vendredi 28 mai, ces mêmes mercenaires de Wagner n’ont littéralement pillé les populations dans la sous-préfecture de koui.
« Ils ont pillé les petits commerces, les boutiques ainsi que les particuliers. Même les pauvres citoyens, qui ont eu la chance d’avoir un panneau solaire pour recharger leur téléphone, ont également fait le frais de ces mercenaires de Wagner », déclare un habitant de koui contacté par CNC.
En tout cas, si aujourd’hui les autorités tchadiennes ont accusé directement l’armée centrafricaine, tout le monde sait que c’est un terme diplomatique qui ne reflète pas nécessairement la réalité. Ce sont bien les mercenaires russes et syriens qui avaient commis cet acte criminels au Tchad.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 1 juin 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou Nguesso tente timidement de s’imposer dans la gestion de la transition tchadienne. Mais c’est la médiation de l’Union africaine (UA) qui a les faveurs de la communauté internationale depuis le décès d’Idriss Déby.
Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.
Libéré de son remaniement ministériel, le Congolais Denis Sassou Nguesso doit convoquer, le 25 mai à Brazzaville, les membres de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) pour une conférence extraordinaire consacrée à la situation au Tchad. Le sommet, initialement prévu quatre jours plus tôt, avait dû être repoussé. Les chefs d’Etat de l’organisation devraient notamment y évoquer la possible nomination d’un envoyé spécial de la CEEAC pour le Tchad.
Cette réunion sera aussi l’occasion pour l’organisation sous-régionale, qui sort de deux ans de réformes profondes, de se relancer après un retentissant faux départ dans le dossier. Lors des obsèques d’Idriss Déby le 23 avril, seuls le centrafricain Faustin-Archange Touadéra et le Congolais Félix Tshisekedi avaient fait le déplacement à N’Djamena. L’absence des autres chefs d’État de la sous-région avait été froidement accueillie au Palais rose, en premier lieu celle de Denis Sassou Nguesso, qui avait pourtant initié au début des années 2000 l’ancien président tchadien dans son obédience maçonnique de la Grande loge du Congo. Une absence d’autant plus mal vécue qu’Idriss Déby avait fait le déplacement à Brazzaville pour l’investiture de son homologue congolais, le 17 avril, trois jours seulement avant l’annonce de sa mort et alors que les rebelles étaient à 200 km de N’Djamena.
La mise en place d’une task force interministérielle
Après un retard à l’allumage, Denis Sassou Nguesso a multiplié, depuis deux semaines, les réunions de travail. Il a été appuyé en cela par son conseiller diplomatique Bienvenu Okiemy, et son ministre des affaires étrangères Jean-Claude Gakosso, reconduit à son poste lors du dernier remaniement. Ce dernier a obtenu du président, au début du mois de mai, la mise en place d’un “comité technique permanent”, une task force interministérielle qui sera chargée de l’épauler.
Denis Sassou Nguesso a ainsi reçu à Oyo le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, le 2 mai, ainsi que le président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade Verrissimo, le 4 mai. Le président congolais s’est également entretenu avec Abdelkerim Mahamat, directeur adjoint du cabinet et demi-frère du président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Déby, le 7 mai, dans le cadre d’une tournée régionale qui l’a entre autres emmené au Rwanda et en Angola.
L’Union africaine en première ligne
La CEEAC devrait en revanche ne jouer qu’un rôle relativement secondaire : depuis le 20 avril, c’est l’Union africaine qui a pris le leadership sur le dossier tchadien, avec le soutien de plusieurs capitales africaines et européennes. Dans ce cadre, l’UA doit tout prochainement officialiser la nomination d’un envoyé spécial. Pour ce poste, le nom de l’ancien président du Niger Mahamadou Issoufou revient avec insistance ces derniers jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/village-loura-bocaranga-ouham-pende-corbeaunews-centrafrique-1-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ />Village Loura à Bocaranga. CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021, 13:21:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combattants rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont fait leur incursion dans le village Makounzi Wali, situé à vingt kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Selon les déplacés du village Makounzi Wali qui continuent d’affluer à Bocaranga depuis cette nuit, les rebelles de 3R ont fait leur incursion dans leur village cette nuit aux environs de 21 heures avant de quitter tôt ce matin vers 4 heures.
D’après eux, dès l’entrée des assaillants, ils ont tiré en l’air durant plusieurs minutes, intimidant la population qui tente de se refugier pour la plupart en brousse.
Le bilan provisoire fait état d’un jeune homme blessé sur sa jambe gauche.
Pendant ce temps, à Ndim, les mêmes rebelles de 3R ont tué un jeune dont le cadavre vient d’arriver ce lundi à Bocaranga.
Rappelons qu’à Bozoum et à Ndim, les rebelles de 3R ont encerclé les deux villes la semaine dernière avant d’attaquer les position de l’armée nationale à l’entrée de Ndim, faisant un mort du côté de l’armée nationale, et la brigade de gendarmerie de Bozoum, faisant des blessés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021, 08:50:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En représailles à l’attaque de ce dimanche de son poste frontalier par les mercenaires russes, les militaires tchadiens ont mené ce lundi une opération de représailles sur le territoire centrafricain contre l’armée nationale et ses alliés mercenaires de Wagner.
Selon des sources militaires, les soldats de l’armée tchadienne sont entrés sur le territoire centrafricain à bord d’une dizaine des véhicules militaires lourdement armés, appuyés par leur moyen aérien.
Pour l’heure, l’opération est en cours, et les forces coalisées du gouvernement centrafricain sont en retrait vers le Sud, notamment à Ngaoundaye.
Écoutez le bruit du passage du mirage tchadien sur l’espace aérien centrafricain et camerounais
Rappelons qu’après attaque de ce dimanche sur le territoire tchadien, le ministère des Affaires étrangères du Tchad a publié un communiqué accusant l’armée centrafricaine d’avoir tué six de ses soldats, dont cinq « exécutés ».
Selon une source militaire centrafricaine, les soldats centrafricains poursuivaient au-delà de leur frontière des combattants rebelles centrafricains qui tentent depuis décembre de renverser le régime du Président Faustin Archange Touadera.
Selon le gouvernement tchadien, « le poste de Sourou, près de Mberé, dans le sud du Tchad, était tenu par douze militaires et l’attaque s’est produite à l’aube «.
Du côté centrafricain, le gouvernement a réagit par un communiqué dans lequel il souhaite la mise en place d’une enquête conjointe :
« Le Gouvernement de la République Centrafricaine, qui a montré à plusieurs reprises sa volonté de raffermir ses relations avec le Gouvernement du Tchad et entre les deux peuples frères, réaffirme sa détermination de continuer à œuvrer dans l’esprit et la lettre des dispositions de la Commission mixte centrafricano-tchadienne de décembre 2019. Dans cet esprit, le Gouvernement centrafricain reste disposé à entamer dans un bref délai, toutes les actions de sécurisation des frontière communes dans l’intérêt des deux peuples et se rend disponible pour travailler avec la partie tchadienne pour préserver la paix et la sécurité chères à nos deux Gouvernements. Pour ce faire, le Gouvernement tchadien a été informé de la proposition de la mise en place d’une mission d’enquête conjointe, pendant qu’une mission, gouvernementale se rendra à N’Djamena dans un bref délai ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/soldats-tchadiens-dans-vehicule-en-mouvement-450×253.jpg” alt=”Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad” width=”450″ height=”253″ />Les soldats tchadiens.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai lundi, 31 mai 2021, 02:40:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un violent accrochage militaire s’est opposé dimanche les éléments des forces armées tchadiennes et les Mercenaires russes de la société Wagner au village tchadien de Sourou, à une dizaine de kilomètres de la frontière centrafricaine, dans la commune de Baïbokoum, a-t-on appris des sources sécuritaires tchadiennes.
Selon les premiers éléments d’information recoupés sur place, dans la nuit du samedi à dimanche 30 mai, les mercenaires de Wagner, qui combattent les rebelles centrafricains au côté de l’armée nationale, ont fait une incursion nocturne sur le territoire tchadien, notamment dans la localité de Sourou, dans le département de monts de Lam. Vers cinq heures du matin, ils sont allés tuer un soldat tchadien, et blessant cinq autre, poussant l’armée tchadienne a violemment riposté jusqu’au territoire centrafricain.
Selon de nombreuses sources, les mercenaires russes ont tenté de fuir sur le territoire camerounais, mais la brigade d’intervention rapide du Cameroun a elle aussi intimidé les mercenaires russes qui sont finalement repliés sur le territoire centrafricain. Mais l’armée tchadienne, en poursuivant les Russes, a finalement franchi la frontière centrafricaine jusqu’à la commune centrafricaine de Mbang ou cinq de leur collègues militaires capturés par les mercenaires russes ont été tués. Les Russes, qui n’ont pas pu tenir sous le feu des militaires tchadiens, se sont retranchés à bang, puis dans la sous-préfecture de Ngaoundaye.
Selon l’armée tchadienne qui a publié sur son compte Facebook, les mercenaires russes auraient subi une lourde défaite :
« Opération contre l’armée russe dans le sud-Est du pays. Lourde défaite infligée par l’armée tchadienne aux mercenaires venus de la Centrafrique voisine. Détail à suivre… », réagit l’armée tchadienne.
Du côté de l’armée centrafricaine, ce sont plutôt les proches du pouvoir qui tentent de défendre les hommes de Wagner en disant que l’armée nationale aurait affronté l’armée tchadienne sur le territoire tchadien, faisant plusieurs morts.
Selon un activiste tchadien, les mercenaires de Wagner seraient impliqués dans la mort de l’ancien Président tchadien Idriss Déby. Mais s’ils veulent tenter à nouveau contre son fils qui a pris le règne du pouvoir, « ils verront sa couleur », ajoute-t-il.
« Je crois que désormais, les mercenaires de Wagner ne pourront plus tenter de franchir la frontière pour aller vers le Tchad ou le Cameroun », réagit un observateur centrafricain.
Pour l’heure, le gouvernement centrafricain n’a pas encore officiellement réagi à cet affrontement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-russe-Wagner-dans-le-marche-faisant-leurs-emplettes-450×252.jpg” alt=”Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes” width=”450″ height=”252″ />Deux mercenaires syriens de la société russe Wagner dans le marché faisant leurs emplettes
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). dimanche, 30 mai 2021, 16:20:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les habitants de Bangui ont vu proliférer ces derniers jours partout dans la ville une affiche faisant la promotion d’un film appelé « Touriste ». Il y a tellement d’affiches dans la ville que seul un aveugle ne les verrait pas. Officiellement, ce film fait la promotion des actions des « instructeurs » russes de Wagner auprès des FACA dans leur lutte contre les groupes rebelles de la CPC. « Instructeurs » qui, soit dit en passant, s’apparentent plus à l’écran à des combattants mercenaires. Ce qui constitue l’une des rares choses crédibles du film d’ailleurs.
En effet, si les combats sont bien réels, il convient de rappeler qu’il est important de distinguer réalité et fiction. Des régions et des populations ont été libérées des groupes armés mais seulement pour un temps, car la violence est très vite revenue. Les libérateurs sont devenus les oppresseurs. Depuis plusieurs semaines, des témoignages quotidiens racontent la violence des mercenaires de Wagner à l’encontre des populations. Ils attaquent, ils pillent, ils violent, et ne distinguent plus les groupes rebelles des simples innocents qui ont eu le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne faut donc pas confondre réalité et fiction. Et le film Touriste est bien une fiction qui ne représente pas ce que vivent les Centrafricains à Bria, à Benamkouna, à Kabo, ou encore à Sido.
De nombreuses promesses de paix et de prospérité ont été faites par le nouveau partenaire de la République Centrafricaine. Pour le moment le seul acte concret qu’il a réalisé est donc la réalisation de ce film de propagande, au mépris d’ailleurs le plus total des règles sanitaires en vigueur lors des différentes projections réalisées au stade Barthélemy Boganda. Ces séances n’ont de plus réuni que quelques centaines de spectateurs, bien loin des 20 000 annoncés par certains, qui entretiennent la confusion autour de la capacité d’accueil du stade, qui est bien de 20 000 places.
La culture et le divertissement contribuent fortement au bonheur. Mais ce n’est pas un film qui nourrit les Centrafricains, ce n’est pas un film qui fournit de l’eau potable aux Centrafricains, ce n’est pas un film qui développe les infrastructures en Centrafrique.
Pour ce qui est de propager des mensonges, nous avons en revanche tous les ingrédients.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Premier Ministre NGREBADA,
Vous avez voulu et vous avez obtenu ma condamnation judiciaire en abusant de votre autorité et en manipulant deux (2) magistrats, comme vous saviez si bien le faire au MCU depuis 2016, parce que j’ai clamé tout haut une vérité que vous ne voulez pas que l’opinion nationale sache. Mais en voulant par voie d’abus d’autorité me détruire politiquement, vous m’aviez élevé et grandi politiquement.
Oui, Premier Ministre NGREBADA,
Vous m’aviez politiquement grandi depuis le 20 mai 2021, jour et date où le Président de l’audience correctionnelle, le magistrat ANGALAKA, et le Procureur DAMILI, pour vous plaire et vous satisfaire, ont repris mot pour mot votre panel de chefs d’accusation (diffamation, accusation gratuite, soutien CPC, dénonciation calomnieuse, atteinte à l’honneur et à la considération) que vous aviez mis jubile ment sur Facebook, et n’ont qu’annoncé les sanctions judiciaires que vous leur aviez mises dans la bouche, parce que vous aviez voulu en finir (l’usuelle et banale expression au MCU pour des règlements de comptes) avec WAFIO Jean Serge (1) enfant de Bossangoa, (2) soutien de la CPC, parce que parent de BOZIZE YANGOUVONDA, (3) celui qui a osé clamer tout haut ce qui est susurré en milieux MCU et DÉ NA SÈ, (4) celui qui a manqué respect et obéissance au Premier Ministre NGREBADA, (5) celui dont son Parti Politique n’est pas allié du MCU, (6) celui qui a fait capoter prématurément votre plan de positionnement politique, parce que vous teniez à tous prix occuper le perchoir de l’Assemblée Nationale, pour guetter le fauteuil présidentiel, comme un félin qui guette sa proie. Vous avez réussi et vous avez gagné la première manche du processus judiciaire que vous avez déclenché ; et vous de jubiler, oubliant volontairement que votre verdict politico-judiciaire, n’étant pas une décision de la Cour Constitutionnelle, peut faire l’objet de recours devant les instances judiciaires supérieures.
Premier Ministre NGREBADA,
Vos Président d’audience et Procureur, choisis à dessein, ont fait fi des sacro-saints mérites cardinaux de l’ordre judiciaire magistralement évoqués par le Doyen RIVERO, il y a de cela trois (3) ou quatre (4) décennies, parce que vous avez voulu tuer la Vérité. Malheureusement, vous ne pouvez pas tuer la Vérité, parce qu’elle est sacrée ; les quelques vices relevés ainsi que le déni de justice vont faire élever le dossier en appel, et le procès judiciaire que vous avez politicienne ment déclenché, va se poursuivre en terre centrafricaine. Ayant ouvert prématurément la boîte des procès, attendez-vous à d’autres procès judiciaires, tant en Centrafrique qu’en Europe, précisément en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, pour quelques griefs ou chefs d’accusation, à vous reprochés; quant à moi, je vais continuer de décrier vos forfaitures jusqu’à votre dernier souffle politique, parce que votre verdict politico-judiciaire, réalisé par exploits de deux magistrats, certainement formatés, constitue le parfait reflet d’une psychopathie de fin de régime politique et la psychose ou la hantise d’un après-pouvoir douloureux.
Premier Ministre NGREBADA, vous ne pouvez pas tuer la Vérité, car elle est sacrée, même si vous la détestez en illettré politique que vous êtes. Je vais continuer de clamer haut et fort cette Vérité que vous n’aimez pas pour le bien de nous tous. Une fois de plus, je vous remercie très sincèrement de m’avoir politiquement élevé en manipulant deux (2) magistrats. Encore merci de m’avoir politiquement grandi et je vais garder cette hauteur politique pour que vous compreniez que la Politique n’est pas une fonction, ni une réussite sociale, mais une mission d’objectifs dans l’intérêt commun.
La vérité fait rougir les yeux, mais ne les crève pas – Et la vérité libère toujours
Premier Ministre NGREBADA,
Pour les besoins de la présente analyse, que je n’espère pas être l’ultime interpellation individuelle ou collective des Dignitaires du MCU, je vais relever dans les paragraphes qui suivent, pour la compréhension collective, les faisceaux de soupçons, de suspicions et de rumeurs à propos de cet empoisonnement que vous voulez nier, lesquels ont fondé mon alerte que vous avez querellée, probablement par immaturité politique, pour vous dédouaner. Mais permettez que je vous évoque ce que j’avais pressenti et expliqué aux Pionnières et Pionniers du PDCA en juin 2018.
En effet, en juin 2018, je leur avais politiquement expliqué que je trouve indispensable de faire une pause sabbatique dans les activités politiques du Parti, parce que je ne vois pas où le Président TOUADERA voudrait nous mener, avec son fameux dialogue, préconisé uniquement entre les pouvoirs publics et les chefs des groupes armés, lequel dialogue est décrié par toute l’opinion populaire nationale. Et s’il réussissait à tenir ce fameux dialogue, tant décrié, il y a forte probabilité que (1) nous traversions une autre zone de turbulences et (2) que les élections de 2020-2021 ne pourraient pas avoir lieu, parce qu’il est inconcevable que le Président TOUADERA, qui est le garant constitutionnel de la sécurité collective et individuelle, reçoive à grandes pompes les mercenaires-bourreaux du Peuple Centrafricain, pendant que ceux-ci persistent dans les tueries de masse et se livrent à des prédations en tous genres.
Les Pionnières et les Pionniers s’en souviendront, parce qu’ils savent que mes pressentiments se réalisent toujours à 75 % au moins, et vous conviendrez avec moi que nous n’avons pas fini de traverser cette zone de turbulences pressentie, et que personne, ni vous-même, ne peut savoir si votre régime politique pourrait traverser les sept (7) mois restants de l’année 2021, vu les amoncellements de gros cumulonimbus dans le ciel de Centrafrique, depuis vos hold-up électoraux.
C’est pour vous dire que vous ne pouvez pas tuer la Vérité. Certes, la Vérité fait rougir les yeux, mais elle ne les crève pas. Plutôt, la Vérité libère. Et en clamant tout haut ce qui est sussurré au MCU, en milieu DÉ NA SÈ et surtout, vu vos fébrilités politiciennes suscitées par mon alerte, de nombreux Centrafricains ont réalisé et sont convaincus, compte tenu des faisceaux concordants de soupçons, suspicions et rumeurs, que vous avez réellement empoisonné SARANDJI pour obtenir le poste du Président de l’Assemblée Nationale.
Des faisceaux convaincants de soupçons-suspicions-rumeurs :
Le Tsunami.net du 03 avril 2021, sous le lien : aprèssimplice-mathieu-srandji-lepresident-de-lurca-anicet- georges-dologuele-bientôtempoisonne-et-assassine/
‘’C’est ainsi que ces sources ont affirmé et soutenu que c’est Firmin Ngrebada et Vladimir TITTORENKO qui auraient empoisonné l’ancien Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji, Secrétaire Exécutif National du MCU et éminence grise du gangster de Bangui”
05 Avril 2021 : Une Alerte Rouge sur Facebook en ces termes : ‘’ALERTE ROUGE : HENRI MARIE DONDRA, SARANDJI ET FIRMIN NGREBADA S’EMPOISONNENT POUR LE POSTE DE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – QUI DIT MIEUX ? AFFAIRE A SUIVRE
09 Avril 2021, le Corbeau News Centrafrique publie mon analyse politique dont les trois premiers paragraphes sont reproduits ci-après pour la compréhension de ceux et celles qui ne l’ont pas lue, sous l’intitulé: Pile, Tu es mort, Face, Je te tue : les coups bas au MCU
Je voudrai, par la présente, clamer tout haut ce qui se dit tout bas en milieu “DÉ NA SÈ’’ à Boy Rabbe et au sein du MCU : les coups bas ou les intrigues politiciennes pour le perchoir de la future Assemblée Nationale, que le Premier Ministre NGREBADA voudrait à tous prix occuper pour neutraliser à terme le Président TOUADERA, qui manque de poigne politique selon les partenaires russes, qui ne voudraient pas voir compromis leur plan de pillages du pays envisagés pour vingt (20) ans.
Pile, Tu es mort…, Face Je te tue…
C’est ainsi que je pourrais qualifier la guéguerre d’empoisonnements à la russe ou à la roumaine qui se pratique depuis que les partenaires de la société Wagner ont appris aux Dignitaires du MCU la formule douce, laquelle a atteint un stade de non-retour.
Tout Centrafricain avait remarqué l’absence du Professeur SARANDJI Mathieu Simplice, alias SMS, Secrétaire Général de son Parti, à la cérémonie d’investiture au Palais du Peuple, au cours de laquelle le jureur TOUADERA avait tourné le dos au Peuple, dans un costume mal taillé, pour prêter son serment. Voulant savoir le pourquoi de cette absence, j’avais interrogé quelques-uns de mes contacts, qui ont obtenu, par personnes interposées, des Membres de l’Association Dé Nâ Sè à Votongbo, notamment le lascar de Boy Rabbe et le volubile NGOUANDJIKA Fidèle, et de certains Dignitaires du MCU, l’information selon laquelle, “SMS était sérieusement malade et sous oxygène, parce qu’il aurait été empoisonné par le Premier Ministre NGREBADA qui voudrait occuper le perchoir de la future 7ème Législature’’.
10 avril 2021 : Corbeau News Centrafrique annonce l’évacuation de SARANDJI et publie les propos d’un Député MCU, récemment élu et ceux d’un Cadre de l’Opposition Démocratique, ci après reproduits :
‘’ L’ancien Premier Ministre SARANDJI Mathieu Simplice vient d’être évacué à l’étranger.
Conclusion : certaines personnes soupçonnent un empoisonnement et le Premier Ministre Firmin NGREBADA serait le principal suspect dans ces affaires”
‘’ …ses ambitions nous inquiètent, il prétend se positionner là et peut-être succéder à TOUADERA en cas de quoi. C’est pourquoi nous devons bien analyser ces faits avant de choisir le prochain Président de l’Assemblée Nationale.” (Député MCU)
‘’ Il faut voir la manière avec laquelle ils ont dépensé l’argent pour embellir l’Assemblée Nationale au nom de l’investiture. F. NGREBADA est déjà en campagne pour le perchoir” ( Mr KPONGBO Samson, Cadre de l’opposition démocratique)
12 avril 2021 : Corbeau News Centrafrique publie sous le titre : CENTRAFRIQUE ; La bataille du
perchoir :
Selon les sources proches de NGREBADA et du Bureau Politique du MCU, Firmin NGREBADA a neutralisé par voie d’empoisonnement son prédécesseur Simplice Mathieu SARANDJI, et qui par voie de conséquence, a été évacué sur le Congo Démocratique pour des soins après une première tentative à Tunis”
Pourquoi mentir, Premier Ministre NGREBADA ?
Le défunt Président PATASSE n’a cessé, durant ses mandats, d’affirmer que “… Bangui est une ville de rumeurs, … mais les rumeurs de Bangui finissent toujours par devenir des réalités’’, affirmation faite souvent après plusieurs recoupements des rumeurs qui lui étaient parvenues.
Premier Ministre NGREBADA, vous manquez de sérieux politique,
Parce que, avant mon alerte du 09 avril 2021, vous saviez et connaisisez bien, en tant que Premier Ministre de son Etat, disposant des services publics d’investigations, de recherches, de documentation, ces rumeurs, suspicions et soupçons à propos de l’empoisonnement de SARANDJ, parce que vous étiez le commanditaire. Je mets en doute quiconque de la Primature de me convaincre que NGREBADA n’en a pas été informé, vu que certains de votre entourage politique immédiat et certains de la bande des quatre que vous animez, connaissent et savent ces soupçons-suspicions-rumeurs. De surcroît, avant mon alerte du 09 avril 2021, le Tsunami.net en a déjà parlé et même une alerte rouge a été mise sur Facebook. Qui de votre entourage pourrait dire mieux ou me contredire ? Il y a lieu de reconnaître que vous manquez du sérieux politique et n’êtes qu’un affabulateur.
En immature politique, vous n’aviez pas adopté les attitudes politiques conséquentes d’un Premier Ministre soupçonné ou mis cause, même sur la base d’une simple rumeur. En effet, soupçonné, suspicion né ou mis à cause à tort ou à raison, vous vous devez d’actionner ou d’activer les services publics d’investigations, de renseignements, de recherches ou de documentations pour recouper au préalable ces soupçons-rumeurs-suspicions, si nécessaire demander, vous-même, l’ouverture d’une information judiciaire ou même d’une enquête judiciaire, et en fonction des conclusions, entreprendre les actions politiques ou judiciaires qui s’imposent. Mais réagissant de manière épidermique à la métaphore seule ‘’ Pile tu es mort, face je te tue : les coups bas au MCU’’, et en bon psychopathe politique, vous vous frottiez les mains et en opportuniste, vous aviez trouvé une occasion en or pour finir ou détruire ce WAFIO Jean Serge, frère de BOZIZE YANGOUVONDA, qui ne cesse depuis des mois de donner l’insomnie aux Dignitaires MCU par ses véridiques déclarations et alertes politiques. Et encore, ce qui démontre cette volonté de finir avec ce WAFIO, c’est votre acharnement sur lui, alors qu’il y a plusieurs sources concordantes qui ont évoqué ces soupçons-rumeurs-suspicions. Et pour mieux et bien le tuer politiquement et socialement, rien de mieux que d’abuser de votre autorité, en ouvrant un procès judiciaire, selon la procédure de flagrant délit avec comparution immédiate et à charge, sur fond de tapages médiatiques au niveau des médias publics nationaux et sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce que WAFIO Jean Serge est enfant de Bossangoa et frère de BOZIZE YANGOUVONDA, un autre enfant ZANGOA qui donne plus l’insomnie. Je suis fier d’être enfant ZANGOA, frère de BOZIZE YANGOUVONDON et je le reste, et fier de donner l’insomnie aux Dignitaires MCU, en disant la Vérité et rien que la Vérité.
Et le Juge de dire le droit selon la volonté du Premier Ministre NGREBADA
Oui, Monsieur le Premier Ministre,
Vous aviez vous-même retenu les chefs d’accusation et les aviez mis sur votre page Facebook, avant de déposer votre plainte et les magistrats, ANGALATA, Président de l’audience et DAMILI, Procureur, n’ont fait aucun recoupement, plutôt, se sont limités à votre panel de chefs d’accusation pour vous plaire et satisfaire, en annonçant les sanctions que vous-même aviez retenues, au mépris du droit… C’est pour vous dire que ce fut un procès d’intention politique, parce que vous l’aviez orienté en abusant de votre autorité et en empêchant le Juge de dire le droit, car s’il disait le droit, vu la concordance des sources de suspicions-soupçons-rumeurs, ce serait l’ouverture d’une information judiciaire ou l’ouverture d’une enquête judiciaire qui devrait être privilégiée pour une clarification et levée de doutes. Donc, vous avez voulu d’un procès d’intention politique et vous avez obtenu votre verdict politico-judiciaire, en manipulant deux magistrats.
Une mort politique actée et un après-pouvoir politique douloureux = conséquences d’un illettrisme politique, d’un amateurisme politique ou d’une aventure politique
Premier Ministre NGREBADA,
Vous avez convaincu le monde entier que la possession de grands diplômes universitaires ne confère pas systématiquement l’intelligence, ni des qualités et valeurs intrinsèques. C’est ce qui explique la médiocrité politique de la sommité du MCU. Deux éminents Professeurs d’Université, c’est-à-dire la crème des crèmes de l’intellectualisme centrafricain, de catégorie hors hiérarchie ou classe exceptionnelle et un Inspecteur de Travail, de catégorie A de la fonction publique centrafricaine, ont chié la honte nationale et ont couvert le Peuple Centrafricain d’opprobre, aux yeux du monde entier depuis 2016, et ont fait des Centrafricains un Peuple de Borgnes Politiques, dirigés par des Aveugles Politiques.
Politiquement, je me permets de relever avec force et dans le respect de la fonction à laquelle vous vous accrochez, que vos inconséquences politiques font de vous déjà un Premier Ministre du passé et un Premier Ministre au passé sulfureux, lequel passé sulfureux sera votre croix à porter durant le restant de votre vie et un déshonneur durant au moins cinq (5) générations de l’histoire politique centrafricaine, parce que d’accompagnateur politique de seconde zone, vous avez fait des coudes, en écrasant des doigts et des orteils, selon les méthodes dignes de la mafia sicilienne, pour vous mettre au premier rang. En cinq (5) ans d’accompagnateur politique de seconde zone et deux (2) ans d’accompagnateur politique de première zone, vous avez détruit vous-même votre carrière politique et le restant de votre vie sur terre., en faisant le plein des forfaitaires comme vos pairs Dignitaires du MCU. Vous avez fait de Centrafrique un Etat failli, allant jusqu’à manquer de l’eau, de l’électricité, de carburants, de sel, d’huile, de médicaments de première nécessité durant les cinq (5) premiers mois de l’année 2021 ; du jamais vu au monde. Et il est tout logique que la sommité du MCU soit vomie par plus de 2/3 Centrafricains, parce que cette sommité, au lieu de satisfaire les besoins fondamentaux, basiques ou de première nécessité, ne s’est livré qu’à l’exerce d’un pouvoir génocidaire. Avec froideur, vous avez permis à NDARASSA Ali de génocider les compatriotes Ngbougou et Yakpa à Alindao, vous avez planifié et organisé le génocide des Rounga en faisant des Goula leurs génocidaires à Birao, Bria et Ndélé, vous avez entamé l’élimination systématique des Gbaya de Bossangoa, parce que parents de BOZIZE YANGOUVONDA.
Le restant de votre vie, tout comme ceux de vos pairs Dignitaires du MCU, vous vivrez de procès en procès, comme certains Leaders Politiques sous d’autres cieux, parce que toutes vos forfaitures ont été suffisamment documentées et de nombreux compatriotes attendent patiemment votre chute politique, qui est très certaine, pour déclencher les procédures judiciaires. Aussi et politiquement, je ne vois pas le pouvoir TOUADERA traverser les sept (7) mois restants de l’année 2021, vu les successions d’inconséquences politiques, les abominables tueries de masse qui se perpétuent avec vos bénédictions, les prédations ou crimes économiques, l’étroitesse de vos marges d’actions politiques actuelles qui font penser que vous voudriez laisser une terre brûlée, parce que vos exils dorés sont censés déjà assurés. Non, c’est et ce serait une désillusion de votre part, parce que les 25 000 Centrafricains que vous avez froidement laissés tuer entre 2016 et 2020 et ceux qui ne cessent d’être tués depuis janvier 2021 par vos groupes armés et mercenaires partenaires, ainsi que votre milice criminelle pompeusement dénommée ‘’les requins”, le recours au mercenariat d’Etat et l’isolement diplomatique, économique et financier de l’Etat Centrafricain, nécessiteront des explications et enquêtes pour détermination des responsabilités, pour l’histoire. Quels que soient les lieux de vos exils dorés, la Justice Centrafricaine que vous manipulez depuis 2016, pour se refaire une virginité juridico-juridictionnelle vous rattrapera, car elle dispose de tous les éléments et preuves apportés par vos victimes qui n’ont pas pu avoir satisfaction, en raison de votre dictature à la sovièt et des influences que vous exercez à tous les niveaux des Services Publics.
Les noms TOUADERA, SARANDJI et NGREBADA, rimeront désormais et durant des décennies avec mercenariat d’Etat, génocide d’Etat, haute mafia au sommet de l’Etat, gangstérisme et criminalité d’Etat, affairismes d’Etat…, lesquels sont proscrits par la Constitution de la République que vous ne cessez de violer. Rappelez-vous de BOKASSA, de KOLINGBA, de PATASSE qui, pourtant en exils dorés, ont fini par revenir et mourir dans leur pays. Vous avez créé toutes les conditions pour avoir le statut de prisonniers de droit commun bientôt en Centrafrique. Si vous ne me croyez pas, vos quelques forfaitures évoquées dans les paragraphes qui suivent vous convaincront.
Des Forfaitures des Dignitaires MCU
Monsieur NGREBADA, Premier Ministre de son Etat,
Vous avez manipulé deux (2) magistrats pour me condamner selon votre bon vouloir, alors que vous saviez bien en âme et conscience que vous avez réellement empoisonné votre prédécesseur SARANDJI pour avoir le poste du Président de l’Assemblée Nationale, et SARANDJI sait que vous l’aviez bel et bien empoisonné pour vous positionner à ce poste et bondir dans le fauteuil présidentiel, parce que TOUADERA est jugé trop faible par vos partenaires russes. Et si SARANDJI observe un certain mutisme actuellement, ce n’est pas parce qu’il a été déjà satisfait, grâce aux injonctions de TOUADERA, du poste que vous avez convoité, mais peut-être que le silence s’impose à lui pour des raisons que nous ignorons encore ; mais le silence politique a son importance et couvre beaucoup de choses. Et vous saviez aussi que TOUADERA sait que vous convoitiez le poste et que vous aviez bien empoisonné SARANDJI pour l’obtenir. Maintenant que le plan 1 a échoué, le plan 2 ne pourra plus se réaliser, sauf réussir le coup de palais que la bande des quatre a préconisé. Mais TOUADERA, ayant réussi à fourrer ce qu’il faut dans la bouche du quatrième élément de la bande, qu’est le lascar de Boy Rabbe, le volubile NGOUANDJIKA, celui-ci s’est fait très discret, d’où votre psychose et votre bras de fer avec TOUADERA actuellement pour demeurer Premier Ministre, seule possibilité de survivre politiquement, sinon, ce serait votre mort politique. Et encore malheureusement pour vous, TOUADERA sait que vous maintenir à la Primature, vous serez une double épine dans ses pouce et indexe, ce qui constituerait pour lui une cohabitation avec un ours brun, c’est-à-dire s’exposer à tous les dangers.
Premier Ministre NGREBADA,
Vous avez déclenché vous-même votre descente dans les noires abysses de la Politique, parce que vous maintenir à la Présidence de la République auprès du Président TOUADERA ou vous laisser siéger à l’Assemblée Nationale, vous serez toujours un collaborateur ou un collègue encombrant qu’il faudrait surveiller comme le lait sur le feu. Vous faire nommer Ambassadeur, mais dans quel pays (?), vu que vous avez suffisamment étalé aux yeux du monde entier vos limites, et ce ne serait pas le Président POUTINE qui vous acceptera à Moscou. Pour très peu de temps de gloire politique, vous voilà amorcer le dangereux virage de Kassango pour les rebuts et la diète, parce que l’argent que vous avez thésaurisé dans les différents paradis fiscaux seront restitués en grande partie à l’Etat Centrafricain, pour créer au moins une classe et un poste de santé, ce que vous avez été incapables au MCU de faire en six (6) ans bientôt.
Premier Ministre NGREBADA,
Malgré votre bras de fer avec le Président TOUADERA pour conserver la Primature, vous êtes le premier élément du trio MCU à mettre aux rebuts. Vous avez intérêt à vous trouver un très bon avocat, car celui que j’ai vu dans la vidéo reçue, qui cherchait ses mots et était très hésitant devant la caméra et les appareils photo pour le rendu de votre verdict politico- juridiciaire, ne peut réaliser toutes les expertises d’Avocat des multiples chefs d’accusation qui donneront lieu à de nombreux procès, ces prochaines années. Ne vous posez pas de questions, car je vous indique quelques-uns dans les paragraphes qui suivent, mais n’ayez pas les yeux rouges.
Il vous souviendra, pendant le temps que vous étiez Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, vous monnayiez les audiences sollicitées auprès du Président TOUADERA. Certains de ceux qui étaient obligés de vous verser un pot de vin, surtout ceux qui vous ont voulu présenter le dossier de la société Wagner au Président TOUADERA, lequel dossier que vous avez frauduleusement récupéré, ont gardé les preuves. Comment s’appelle ce monnayage d’audiences ? Corruption active.
Ayant frauduleusement récupéré le dossier de la société Wagner, vous l’avez présenté et plaidé auprès du Président TOUADERA, qui vous a chargé de le faire conclure ; rappelez-vous les négociations de Sotchi que vous avez conduites pour l’accord minier. Au lieu de conclure avec un Etat, vous avez conclu avec une société de mercenariat, sous étiquette de la Fédération de la Russie ? Il est difficile pour moi de l’admettre, faute de n’avoir pris connaissance des différents accords conclus avec cette société. Ainsi, vous avez amené TOUADERA à recourir au mercenariat d’Etat, ce qui est formellement proscrit par la Convention de Viennes en matière diplomatique, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et la constitution de la République. Faire le mercenariat d’Etat relève de la Haute Cour de Justice Centrafricaine et de la Cour Pénale Spéciale-CPS de Bangui. Pour ce cas d’espèce, qu’est le mercenariat d’Etat, n’importe quelle famille politique ou citoyen centrafricain peut ester en justice, parce qu’il est question d’intérêt national.
Il vous souviendra aussi, du jeune de Boali, potentiel candidat aux élections législatives de 2020-2021, dont le corps a été retrouvé, quelques mois après altercation ou échanges de certains propos avec vous ? Vous avez été soupçonné et cela a créé un doute dans beaucoup d’esprits. En tant que Premier Ministre, aviez-vous saisi le Procureur de la République pour des enquêtes préliminaires, suite au soupçon et doute ? Si vous ne l’aviez pas fait, les parents du mort le feront probablement quand vous ne serez plus au pouvoir.
Il vous souviendra également que vous vous êtes conféré le privilège d’aller introniser NDARASSA Ali à Bambari, et par la suite il est devenu génocidaire ; il a tué et calciné des compatriotes à Alindao, et après ces forfaits, le Président TOUADERA et vous l’aviez reçu en grandes pompes, sans vous souciez des tués-calcinés qui n’ont pas encore été mis tous en terre. Cela s’appelle être commanditaire et complice de tueries de masse. A propos d’Alindao, soyez rassuré que de noimbreux dossiers ont déjà été bien documentés avec le concours de nombreuses organisations humanitaires. Votre chute politique déclenchera des dépôts de plaintes au niveau de différentes juridictions tant nationales qu’internationales.
Dossier COVID-19 : Votre gouvernement a reçu des appuis financiers à hauteur de 132 milliards de FCFA (132 000 000 000), contributions du Système des Nations-Unis, de la Banque Mondiale-BM, de l’Organisation Mondiale de la Santé-OMS, de la Banque Africaine de Développement-BAD, de la France, de la MINUSCA et autres institutions internationales, entièrement décaissés et la gestion confiée au Ministre SOMSE pour des actions sociales contre le COVOD-19. Vous avez laissé mourir le Ministre MBOSSO Jacques du covid-19, parce que certaines mauvaises langues au MCU ont déclaré qu’il n’a rien fait pour le pouvoir TOUADERA, et de nombreux compatriotes tant à Bangui en province sont décédés, faute de prises en charge et de sensibilisation. Cela s’appelle non-assistance aux citoyens en danger et détournements des aides accordées à l’Etat. La constitution de la République reconnait à tout Centrafricain compétence pour saisir la justice de son pays pour de telles forfaitures.
Transferts irréguliers de 137 000 000 fcfa . Je l’évoque seulement, parce que c’est votre œuvre et à peine neuf (9) mois après votre nomination. Le dossier reste pendant au niveau de la justice financière à Paris, en attendant la fin de votre immunité politique, fait largement évoqué par la presse internationale. Quels sont vos rémunérations, fonds politiques, avantages et autres pour réaliser en six mois de fonction une économie de 137 000 000 fcfa ? Tout Centrafricain voudrait savoir.
J’espère aussi que vous n’aviez pas oublié l’utilisation frauduleuse de la carte vitale d’une de vos relations, pour vous soigner en France ? La Caisse Primaire d’Assurance Maladie-CPAM devrait en être déjà informée, parce que cette fraude a été beaucoup relayée sur WhatsApp.
L’Exécutif vient de commettre l’impensable, l’inadmissible ou l’inconcevable, ou encore du jamais vu, en se dessaisissant du recouvrement des recettes de l’Etat, en le confiant à vos partenaires de la société Wagner pour le remboursement des 127 milliards fcfa (imaginés ou réels) pour compenser leurs efforts dans la guerre déclarée par le Président TOUADERA contre la CPC. Pour vous dédouaner, vous êtes capable de rétorquer que cette décision relève de la compétence du Président TOUADERA seul, cependant, vous êtes son Premier Ministre, donc, chargé de mettre en application sa politique. Nulle part, et dans aucun pays au monde, on a connu une telle humiliation, une telle hérésie et une telle démission. Non plus la constitution de la République n’a prévu une telle circonstance de privatisation. Cela s’appelle, être co-décisionnaire et complice (1) de privatisation illégale et irrégulière de la collecte des ressources budgétaires, (2) de détournements de recettes budgétaires et (3) de concussions. Et de grâce, cessez de manipuler l’opinion, en accusant les Cadres des finances, parce que tout le monde sait que vos partenaires russes vous ont intimidés et vous leur avez donné le droit de se rembourser.
Premier Ministre NGREBADA,
Comme si vos partenaires, les groupes armés et les mercenaires de la société Wagner et rwandais, n’avaient pas assez tué de Centrafricains, votre pouvoir a créé une milice criminelle pompeusement dénommée ‘’ les requins”, dont les éléments sont habillés en tenues des forces de l’ordre, avec des structures de base dans les 20 arrondissements de Bangui et en province, donnant des instructions sous forme de communiqués de presse et de vidéos mis en ligne sans gêne, qualifiant les Leaders Politiques Centrafricains de l’opposition de fauteurs de troubles et jetant les corps de leurs victimes dans la forêt de Nguito 2 et au cimetière de N’drès. Qui répondra ou répondront de ces crapuleux tueries et assassinats ? Ce serait les fondateurs, les commanditaires, les organisateurs et les animateurs, parce que la constitution de la République, que vous ne cessez de violer, interdit de tels forfaits.
Premier Ministre NGREBADA,
Pour chacun de ces quelques faits sus-évoqués, que nous pouvons déjà qualifier de chefs d’accusation, il y aura au moins une Centrafricaine ou un Centrafricain pour ester en justice, parce qu’il est socialement, humainement et politiquement reconnu que ‘’ les femmes pardonnent mais n’oublient pas, et que les hommes oublient, mais ne pardonnent pas et que la Politique n’est pas un jeu’’.
Et vous avez joué avec la vie politique du Peuple Centrafricain.
Pour ne pas vous faire rougir davantage les yeux, je me réserve d’évoquer les autres forfaitures dans les prochaines déclarations ou alertes politiques. En guise d’aperçu synthétique, je vais juste vous évoquez quatre (4) pensées de LUTHER KING Martin que vous ne connaissez pas.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-Begoua-450×362.jpg” alt=”Un véhicule de la brigade de la gendarmerie de Bégoua.” width=”450″ height=”362″ />Un véhicule de la brigade de la gendarmerie de Bégoua.
Bangui, République centrafricaine, lundi 31 mai dimanche, 30 mai 2021, 17:51:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vendredi, 28 mai, trois personnes ont été tuées, et huit autres grièvement blessées dans un grave accident survenu sur la route nationale n°2, au niveau de l’axe Grimari Sibut, dans le centre du pays, a rapporté la brigade territoriale de Kémo.
Selon la même source, l’accident s’est produit vendredi à 35 kilomètres de Sibut sur l’axe Grimari lorsqu’un minibus, transportant des passagers, a voulu dépasser un véhicule, s’est renversé complètement dans un ravin.
Le bilan fait état de 11 victimes désincarcérées parmi lesquelles trois décédées et huit victimes gravement blessées évacuées au centre de santé de Sibut, dans la préfecture de Kémo, située à plus de 180 kilomètres de Bangui.
La brigade territoriale de la gendarmerie de Kémo a invité les usagers de la route à plus de prudence et au strict respect du Code de la route.
L’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et l’état défectueux des chaussées et des véhicules sont pointés du doigt par les observateurs comme étant les causes des accidents de la route en République centrafricaine (rca).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021, 03:31:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un groupe de cinq (5) parlementaires de la septième législature centrafricaine devrait se rendre dans la capitale sud-africaine pour prêter serment et participer à la quatrième session de la cinquième législature du parlement panafricain. Au delà d’un ordre de mission signé de façon régulière par le président de l’assemblée nationale, un député de l’opposition démocratique, par dessus le chef de la délégation s’est vu refuser la sortie du territoire et les documents de voyage confisqués sans explications par les autorités aéroportuaires.
L’ordre d’interdiction serait venu du procureur de la république matérialisé par le message porté N*008/TGI/PP/21 au motif que l’opposant serait visé par une procédure judiciaire en cours et que l’état d’urgence interdit la sortie du territoire national aux hommes politiques. Choqué, le requérant a introduit une requête en référé auprès du tribunal administratif compétent pour annuler la décision et la restitution des documents de voyage confisqués. À
Par ordonnance du 25 mai 2021, le tribunal administratif de Bangui a déclaré la requête recevable et s’est déclaré compétent pour statuer. Au fond, le tribunal administratif a constaté la violation flagrante de l’article 5 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que : « la liberté de la personne est inviolable, la liberté d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont garantis à tous dans les conditions fixées par la loi ».
S’inscrivant dans la suite logique de cette disposition constitutionnelle, l’état d’urgence évoqué par le parquet général qui est consacré par les articles 43 et 44 de la constitution de 2016 n’est pas synonyme de bannissement des droits fondamentaux. En conséquence de ce qui précède, le tribunal administratif a ordonné la levée des mesures administratives interdisant au requérant de quitter le territoire national et la restitution des documents de voyage confisqués.
Fort de ce qui précède, l’acte administratif susvisé est réputé ne jamais existé. Inquiété par la légèreté des arguments du procureur de la république sensé garantir les libertés fondamentales, le citoyen lambda s’interroge :
Peut-on affirmer que la justice centrafricaine par l’entremise du procureur est véritablement indépendante du pouvoir exécutif conformément au célèbre principe de séparation de pouvoir ?
Qu’est-ce que le procureur de la république a fait de la notion de la présomption d’innocence ?
Un pouvoir qui perd beaucoup de procès en justice n’interpelle t-il pas l’opinion publique ?
Peut-on être démocrate en violant de façon ostentatoire les lois de la république ?
Cette décision manifestement illégale du parquet général renvoie au caractère dictatorial, arbitraire et abusif de certaines décisions du pouvoir.
Cette jurisprudence administrative sera un cas d’école dans les autres procédures similaires concernant les autres opposants qui avaient manifesté le désir de suivre des soins médicaux à l’étranger.
Se référant aux précédentes procédures judiciaires la perte successive de procès en justice de l’état centrafricain fragilisera ses éventuelles mesures même réformatrices, impactera ses différentes actions politiques et présume du caractère dictatorial, abusif et arbitraire du régime. Il faut rappeler qu’à l’issue de l’ordonnance en référé du tribunal administratif, le requérant se réserve le droit de demander des dommages-intérêts. Enfin et en attendant l’appel du parquet général, cette ordonnance du tribunal administratif est opposable à tous et même les institutions de la république.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, République centrafricaine, lundi 31 mai dimanche, 30 mai 2021, 18:22:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un terrible accident de la route a fait quinze victimes dont un mort et quatorze blessés, survenus ce dimanche 30 mai, sur la route nationale n°1 , dans la localité de Baboua, dans la préfecture de la Nana=Mambéré, au nord-ouest de la RCA.
Un terrible accident de la route est survenu ce dimanche 30 mai au village Deba, situé à 17 kilomètres de Baboua, faisant un mort et quatorze blessés, dont trois sont en urgence relative.
Selon la brigade de la gendarmerie de Baboua, le véhicule impliqué dans cet accident était un taxi-brousse faisant la navette entre Bouar et Béloko. Mais ce dimanche, en provenance de Béloko, il s’est renversé au village Deba. On ignore les causes exactes de l’accident, mais tous les blessés ont été transférés aux urgences de l’hôpital de Baboua quelques minutes après les faits. Mais le médecin-chef du district sanitaire de Baboua affirme pour sa part avoir accueilli seulement 8 blessés parmi les quatorze dans le centre hospitalier de Baboua.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 31 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La 51e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) s’est tenue le 28 mai dernier à Bujumbura (Burundi). Une attention particulière a été accordée à la situation politique et à la stabilité en République Centrafricaine et au Tchad.
Sous le thème «Gestion des processus électoraux dans la région de l’Afrique centrale», la 51e session du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) s’est tenue le 28 mai, à Bujumbura, la capitale Burundaise.
La rencontre a été précédée par une réunion d’experts, du 24 au 27 mai, ayant évalué le niveau de sécurité dans la région face aux défis de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent, le désarmement et la piraterie maritime.
Lors de cette session, le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (Unoca), François Louncény Fall, a indiqué qu’«il est indéniable que l’Unsac restera un moyen d’action important pour la sous-région lors du prochain mandat de l’Unoca». «A mon avis, a-t-il déclaré, nous tirerons le plus grand bénéfice du Comité seulement si deux conditions sont réunies : premièrement, que l’action de l’Unsac soit mieux orientée vers le renforcement de l’architecture de paix et de sécurité sous-régionale telle qu’issue de la réforme institutionnelle de la CEEAC ; deuxièmement, il faut une contribution régulière des Etats membres à la prise en charge financière de l’Unsac, pour lui permettre de tenir régulièrement ses réunions statutaires et de mener d’autres actions concourant au renforcement de la confiance entre les Etats de la sous-région».
Louncény Fall en a profité pour rappeler la nécessité pour les Etats de payer régulièrement leurs contributions volontaires au Fonds d’affectation spéciale pour le bon fonctionnement du Comité.
Concernant la gestion des processus électoraux en Afrique, les membres de ce mécanisme de concertation politique et diplomatique, mis en place entre l’Organisation des Nations Unies – Onu – et la Communauté des Etats de l’Afrique centrale – CEEAC-, se sont félicités des élections tenues au Burundi, en République centrafricaine (rca) et en République du Congo, mais, ils ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés que d’autres pays de la région ont connu durant les élections électorales. «Les Etats membres dont la sécurité, voire la souveraineté, serait menacée, doivent en effet pouvoir compter sur la solidarité active des autres Etats de la sous-région», a laissé entendre le chef de l’Unoca.
L’Unsac a été créé en 1992. Cette organisation compte 11 Etats membres : Angola, Burundi, Cameroun, RCA, Congo, RDC, Gabon, Guinée Equatoriale, Rwanda, Sao Tomé & Principe et Tchad.
Bangui ( République centrafricaine ) – Un policier et quatre civils maliens ont été tués, dimanche, dans l’attaque d’un poste de contrôle dans la région de Sikasso, au centre du Mali, ont rapporté des médias locaux.
“Le poste de contrôle PK situé à quelques 6 kilomètres de la ville de Bougouni a été la cible d’une attaque par des hommes armés non identifiés”, a rapporté le journal en ligne “Gao Infos”. /////////////.
Le bilan de l’attaque est de cinq morts, dont un policier et quatre civils, a ajouté la même source. L’information a été rapportée par d’autres médias, dont “Balazin Infos” et “Banou actu”. /////////////.
Aucune partie n’a revendiqué l’attaque et aucune déclaration officielle n’a été faite, dimanche jusqu’à 11h GMT. /////////////.
C’est la deuxième attaque enregistrée dans le centre du Mali depuis le début du mois. /////////////.
Le 13 mai dernier, des hommes armés ont attaqué une position des Forces armées maliennes (FAMa) dans la localité de Tominian située dans la région de Ségou. Un militaire a été tué dans cette attaque. /////////////.
Le centre du Mali est en proie, depuis plusieurs années, à un climat sécuritaire préoccupant, en raison des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires.
Niger : 8 morts et 14 blessés dans une attaque de Boko Haram à Diffa (officiel)
Bangui ( République centrafricaine ) – Le bilan de l’attaque de Boko Haram, vendredi à Diffa, dans le sud-est du Niger, a été revu à la hausse, soit 8 morts et 14 blessés, a annoncé une source officielle, samedi.
“Ce vendredi 28 mai 2021 aux environs de 16h50mn, des combattants de Boko Haram (branche de Daech en Afrique de l’ouest, BIAO), à bord d’une vingtaine de véhicules ont attaqué la ville de Diffa”, a indiqué la Force multidimensionnelle mixte (FMM) dans un communiqué publié samedi soir et consulté par l’Agence Anadolu. /////////////.
Indiquant que l’attaque a été “vaillamment repoussée grâce à la prompte réaction de nos forces terrestres et aériennes”, la même source a déploré la mort de quatre militaires et quatre civils nigériens, ajoutant que neuf (9) autres militaires et cinq (5) civils ont été blessés dans l’attaque. /////////////.
Du côté des assaillants, la Force multidimensionnelle mixte indique que plusieurs corps ont été retrouvés et des blessés enregistrés, ajoutant qu’un important lot de matériels et de munitions a été détruit ou saisi. /////////////.
Vendredi, des hommes armés ont attaqué la ville de Diffa, chef-lieu du sud-est du Niger, frontalière du Nord Nigéria et du Lac Tchad./////////////.
Un bilan initial, fourni par le mouvement de veille sécuritaire de la société civile locale “Urgence Diffa”, avait annoncé deux militaires et deux civils tués dans l’attaque. /////////////.
C’est la troisième attaque enregistrée dans la région de Diffa en moins de trois semaines. /////////////.
Le samedi 22 mai, des hommes armés ont attaqué un poste de contrôle de la gendarmerie situé entre la ville de Diffa et celle de Mainé Sorora”. /////////////.
Un gendarme nigérien a été tué dans cette attaque. Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mai, une autre attaque a visé le village de Lari Kanuri. Six civils ont été enlevés au cours de cette attaque. Depuis 2017 la région de Diffa est confrontée aux attaques récurrentes de Boko Haram. /////////////.
Face à ces attaques, le gouvernement nigérien a placé toute la région sous l’état d’urgence. Dans la lutte contre Boko Haram, l’armée nigérienne est appuyée par la Force multidimensionnelle mixte, constituée par les pays riverains du Lac Tchad, dont le Cameroun, le Nigéria, le Niger et le Tchad.
La France menace de retirer ses militaires du Mali
Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que les chefs d’État des pays de l’Afrique de l’Ouest s’apprêtent à décider dimanche sur la conduite à tenir concernant la crise malienne, le président français Emmanuel Macron affirme que la France retirerait ses troupes si le Mali allait “dans le sens” d’un islamisme radical.
M. Macron s’exprimait dans un entretien au JDD diffusé dimanche./////////////.
Des propos qui interviennent après l’arrestation du président Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane lundi dernier, suivie de leur “démission” dans ce qui s’apparente à un deuxième coup d’Etat en neuf mois./////////////.
Depuis, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte qui avait déjà évincé puis forcé à la démission le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, s’est hissé aux commandes de l’État malien./////////////.
Le chef d’Etat français dit aussi avoir “passé le message” aux dirigeants d’Afrique de l’Ouest qu’il “ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition”. /////////////.
Plus de 5000 militaires français sur place/////////////.
La France, avec environ 5.100 hommes au sein de Barkhane, soutient le Mali qui fait face depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, ayant plongé le pays dans une crise sécuritaire avant de s’étendre au centre du pays. Mais Paris, comme l’UE, a dénoncé mardi un “coup d’Etat inacceptable”./////////////.
“Au président malien Bah N’Daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes, j’avais dit: ‘L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie!’ Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais”, a mis en garde le président français, dans un entretien au JDD à l’occasion d’un voyage au Rwanda et en Afrique du Sud. /////////////.
Au sommet du G5 Sahel à Pau (sud-ouest de la France) en janvier, “j’ai préparé un chemin de sortie. Je suis resté à la demande des États, parce que je pensais que la sortie était un point de déstabilisation. Mais la question se pose, et nous n’avons pas vocation à rester éternellement là-bas”, a-t-il dit.
Bangui ( République centrafricaine ) – Trois hommes de nationalité arménienne ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi, après le meurtre en France mercredi soir d’un Gambien de 26 ans, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.
Les trois suspects, âgés de 28, 32 et 62 ans, dont un père et son fils, ont été mis en examen pour “meurtre avec armes, en réunion”./////////////.
Mercredi, vers 21H30, à Saint-Etienne (sud-est), la victime, père d’une fillette de deux mois, avait croisé les suspects parmi un groupe d’une dizaine de personnes dans un quartier résidentiel de la ville. Son agression aurait démarré pour un “motif futile” durant laquelle le jeune père a reçu quatre coups de couteau dans le ventre, alors qu’il faisait face aux suspects devenus violents “apparemment sous l’effet de l’alcool”, selon une source policière./////////////.
Des riverains avaient filmé la scène puis avaient transmis la vidéo aux enquêteurs./////////////.
Prise rapidement en charge par les pompiers et les services d’urgence, la victime est décédée dans la nuit au bloc opératoire de l’hôpital de la ville. /////////////.
Tout aussi rapide, l’intervention de la police avait permis d’interpeller un premier membre du groupe, dont les vêtements portaient des traces de sang. Deux autres interpellations avaient suivi.
Bangui ( République centrafricaine ) – « Le bilan de cette attaque a été réévalué à au moins 26 victimes après que de nouveaux corps ont été retrouvés dans les villages voisins de Vuthotholya, Mabule/Kisima et Mayele » dans le territoire de Beni, a écrit le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais), qui dispose d’experts déployés dans cette région.
« Treize autres cadavres ont été ramassés (jeudi) après des fouilles dans la forêt », a indiqué à l’AFP, une source humanitaire, soulignant que le bilan pourrait être encore plus lourd./////////////.
« Ne disposant plus d’un fief, des ADF en errance ont usé de la ruse pour perpétrer ce massacre, se faisant passer auprès des habitants pour une patrouille de l’armée », a expliqué à l’AFP le général Peter Cirimwami, chef des opérations des forces armées congolaises dans cette zone./////////////.
Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais installés en RDC depuis 1995 où ils ont fait souche, sont de loin le plus meurtrier des 122 groupes armés recensés dans l’Est congolais par le KST./////////////.
Le 11 mars, les États-Unis ont placé les ADF parmi les « groupes terroristes » affiliés aux djihadistes de l’organisation État islamique (EI)./////////////.
Le 6 mai, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été placées sous le régime de l’état de siège par le président Félix Tshisekedi, pour tenter d’y juguler la violence, notamment les attaques meurtrières des ADF. Des gouverneurs militaires y ont remplacé les gouverneurs civils.
Conflits armés: Les paramilitaires sèment l’inquiétude
Bangui ( République centrafricaine ) – Au premier coup d’œil, ils sont tous des militaires officiels. Sauf qu’ils n’appartiennent pas à l’armée d’un État : ce sont des paramilitaires embauchés pour se battre dans des zones de conflit étrangères. Si le phénomène n’est pas nouveau, il est en croissance, disent les experts, inquiets de voir des pays transformés en théâtres de guerre par procuration par des groupes obscurs, qui échappent aux règles internationales.
Rendre l’État responsable des exactions de ses mercenaires.
La prolifération de paramilitaires dans les points chauds du globe inquiète les spécialistes. L’ONU a sonné l’alarme dans plusieurs régions. Trois ONG espèrent faire bouger le droit international avec une plainte déposée à Moscou.
Dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des hommes battent un Syrien avant de le décapiter et de brûler sa dépouille. Ils se parlent en russe.
Les images ont commencé à circuler en 2017. D’autres prises de vue du même évènement survenu dans le nord de la Syrie ont été diffusées en 2019.
La vidéo du meurtre a été diffusée en 2019 par le journal Novaïa Gazeta.
Pour les journalistes du quotidien russe Novaïa Gazeta, c’était l’élément central d’une enquête, qui a mené à l’identification de la victime et de suspects. Des groupes de défense des droits de la personne, de leur côté, espèrent s’en servir pour obliger les armées privées à rendre des comptes avec une plainte déposée à Moscou.
Si la Russie refuse d’agir, les ONG comptent porter la cause devant la Cour européenne des droits de l’homme.
L’idée est de faire reconnaître par une cour de justice que ce ne sont pas là des mercenaires qui agiraient selon leur propre initiative, mais que c’est le prolongement d’une décision de l’État de les envoyer sur le terrain, en l’occurrence en Syrie, et donc que leurs exactions relèvent de la responsabilité de l’État russe. Clémence Bectarte, avocate pour la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
En croissance.
Le recours de plus en plus répandu à des tiers privés dans les conflits armés inquiète les spécialistes. C’est carrément la nature des conflits armés qui s’en trouve modifiée, avec une « dynamique de plus en plus asymétrique », a noté dans son dernier rapport, présenté l’été dernier, le Groupe de travail sur l’utilisation des mercenaires du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
« Nous sommes très préoccupés par l’augmentation généralisée de l’utilisation d’acteurs privés. Ils sont utilisés pour opérer dans des zones de conflits à différents endroits dans le monde », confie Sorcha MacLeod, membre du Groupe de travail et professeure agrégée de droit à l’Université de Copenhague, au Danemark.
Ses collègues et elle s’inquiètent des répercussions pour les populations locales, soulignant que des acteurs non étatiques sont soupçonnés de commettre des violations des droits de la personne et de contribuer à l’intensification des conflits. En Libye, par exemple, l’ONU s’est inquiétée lors du cessez-le-feu de son respect par les groupes privés.
« Une chose que nous avons constatée, c’est une complexification et une diversification de ces entités, et ça contribue à prolonger les conflits, souligne Lilian Bobea, aussi membre du Groupe de travail et professeure agrégée à l’Université d’État de Fitchburg, située dans le Massachusetts. Et à des violations des droits de la personne et du droit international humanitaire. Nous avons assurément mis plus d’attention cette année sur ce phénomène de fusion et de compétition des acteurs contractuels non étatiques, parce que ça devient très complexe. »
Responsabilité à l’étranger.
Avec leur plainte déposée en mars au nom du frère de la victime décapitée dans la vidéo, la FIDH, le Syrian Center for Media and Freedom of Expression et le centre russe des droits de la personne Memorial demandent conjointement à l’État russe de faire enquête, pour meurtre et crimes de guerre présumés commis par ses ressortissants à l’étranger. Le Code pénal de la Russie prévoit qu’il peut y avoir des poursuites pour des infractions perpétrées à l’extérieur de ses frontières par ses citoyens.
« À partir du moment où le droit russe prévoit ce qu’on appelle la responsabilité personnelle active, c’est-à-dire la responsabilité pénale des nationaux russes à l’étranger – contrairement au Canada, par exemple, pour la plus grande partie –, la Russie est dans une position où elle ne peut pas vraiment dire qu’elle n’a pas compétence », analyse Frédéric Mégret, professeur à l’Université McGill et codirecteur du Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique.
Les suspects visés par la plainte sont des membres présumés du groupe Wagner, une association nébuleuse de paramilitaires, soupçonnée d’agir pour le Kremlin à l’étranger.
La Russie a nié tout lien avec le groupe, qui aurait opéré dans les conflits en Syrie, en Ukraine et en Libye, notamment.
Wagner serait financé par l’homme d’affaires Evguéni Prigojine, ayant des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine. Trois journalistes qui enquêtaient sur la société paramilitaire ont été tués en 2018 en République centrafricaine, dans des circonstances qui n’ont toujours pas été élucidées.
Un éventail.
Tous les groupes privés embauchés sur le terrain ne sont pas des mercenaires : des entreprises de sécurité, par exemple, sont utilisées par divers pays, comme le Canada, notamment pour remplir des rôles logistiques.
Les purs mercenaires, de leur côté, sont plutôt définis comme des étrangers qui prennent part activement aux hostilités, sans faire partie de l’armée officielle d’un État, pour des raisons financières.
Entre les deux, il y a tout un éventail de zones grises, rendant la légifération encore plus complexe.
Des États sont accusés de se servir de groupes privés pour mener des guerres par procuration, en contournant leurs obligations prévues par la Convention de Genève.
On se sert de ces gens-là pour, sans doute, faire des opérations qui sont plus ou moins légales en se distanciant d’eux, en laissant sous-entendre que ces gens-là n’interviennent pas nécessairement avec l’appui des gouvernements, qui les protègent. Rémi Landry, professeur associé à l’Université de Sherbrooke et lieutenant-colonel à la retraite.
Il y a des avantages pour les pays à être présents sur le terrain sans y être engagés officiellement. Des avantages financiers, mais aussi politiques, alors que moins de troupes sont déployées dans des conflits parfois impopulaires. Une façon aussi d’asseoir son influence dans des zones stratégiques.
Changements.
Le phénomène des mercenaires existe depuis toujours, insiste Rémi Landry.
Les interventions en Irak et en Afghanistan ont cependant marqué un tournant, avec le recours plus important à des contractuels, par exemple pour soutenir les forces alliées de façon logistique, note Mme MacLeod.
Des agents de Blackwater participent à la bataille de Najaf, en Irak, en avril 2004.
La société de sécurité privée américaine Blackwater (maintenant appelée Academi), dont d’ex-agents ont été condamnés aux États-Unis – puis graciés – pour des meurtres commis en Irak, a probablement contribué à faire connaître au grand public la réalité des sous-traitants dans les zones de conflits. Les hommes avaient pu être jugés aux États-Unis puisqu’ils étaient sous contrat avec le département de la Défense américain.
Les ONG qui ont déposé la plainte à Moscou espèrent créer un précédent pour les groupes privés qui, eux, n’ont pas de mandat officiel avec un État.
Au moment d’écrire ces lignes, la Russie n’avait pas encore répondu à la demande.
Le Kremlin pourrait encore acquiescer à l’enquête et faire traîner les délais, estime M. Mégret. Mais si la plainte se retrouve devant la Cour européenne, cela pourrait être élargi à d’autres causes, dit-il.
« C’est une arme dans l’arsenal pour tenter de réglementer les activités de ces groupes, explique-t-il. Pour le moment, on n’a pas une jurisprudence, on n’a pas un cas très clair, c’est ce qu’il manque. On a beaucoup de cas à la Cour européenne des droits de l’homme de troupes étatiques. Mais on n’a pas vraiment d’affaire impliquant des groupes privés, où le contrôle est moins clair. »
20 000.
Nombre estimé par l’ONU de militaires étrangers et mercenaires actifs en Libye en décembre
37
Nombre de pays ayant ratifié la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires.
« On a vu des gens très bien entraînés »
En 2016, Patricia Arias s’est rendue en République centrafricaine, comme présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.
« On a rencontré des victimes, des femmes enlevées et réduites à l’esclavage par l’Armée de résistance du Seigneur [LRA], a raconté la femme, jointe au Chili. Une d’elles avait un petit bébé et elle avait été enlevée deux fois par la LRA. Et les atrocités qu’on a dû entendre des femmes étaient inconcevables… ».
Le conflit en République centrafricaine perdure. Mme Arias, aujourd’hui membre du Sous-comité de prévention de la torture de l’ONU et professeure, est restée profondément touchée par les violations des droits de la personne constatées au pays.
Elle y était pour enquêter sur la présence de mercenaires, d’entreprises de sécurité privées et de combattants étrangers. Ses entretiens l’ont menée vers une quinzaine de membres des groupes armés représentant des factions de l’ex-Séléka. « C’était accablant, dit-elle. On a parlé avec eux ouvertement. On a vu des gens très bien entraînés et avec un plan. ».
Les hommes rencontrés n’étaient pas étrangers. Mais le Groupe de travail a reçu des informations sur la présence en République centrafricaine de mercenaires et de combattants étrangers venus des pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, surtout dans les rangs des Séléka. Ils auraient été plus de 500 en 2016.
Encore cette année, les membres actuels du Groupe de travail ont sonné l’alarme pour ce pays, soupçonnant la présence de paramilitaires russes aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA). Au début du mois de mai, les autorités du pays ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur des crimes présumés de militaires centrafricains et de ressortissants russes.
Enquêtes difficiles.
Il reste difficile pour les organismes d’enquêter sur le phénomène.
« Les exactions sont difficiles à documenter pour les ONG et les militants, parce que ce sont des exactions qui sont opérées en terrain de conflit et qui sont extrêmement compliquées à documenter. Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles ces États recourent à ces milices privées et ces groupes paramilitaires, c’est bien évidemment pour échapper à toute forme de redevabilité et de responsabilité », dit Clémence Bectarte, avocate pour la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).
Le Groupe de travail de l’ONU peut enquêter sur le terrain, mais sur invitation. La COVID-19 a empêché ses membres – tous des chercheurs indépendants – de visiter les zones de conflit.
La Convention de Genève définit les mercenaires, mais ne les criminalise pas. La Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires a vu le jour en 1989, pour résoudre ce problème. Seuls 37 États l’ont ratifiée. Le Canada n’en fait pas partie.
« Les États sont très réticents à la signer, dit Sorcha McLeod, du Groupe de travail sur l’utilisation des mercenaires. Nous aimerions que plus de pays soient signataires de la convention, mais à défaut, nous aimerions qu’ils s’abstiennent de recruter, utiliser, financer ou entraîner les mercenaires. ».
La Convention reste un outil difficile à appliquer.
Patricia Arias, présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.
Il y a un problème pour prouver qui est mercenaire, et ce sont les éléments de la définition internationale.
Patricia Arias, présidente-rapporteuse du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires.
« Même si la convention contre le mercenariat est ratifiée et si la norme existe dans le Code pénal, la notion des mercenaires n’est pas appliquée et on ne trouve pas de poursuite pour les cas de mercenariat, précise Mme Arias. Ni au Tchad ni en Ukraine, qui sont deux États qui ont ratifié et ont une loi. C’est plus facile de poursuivre, d’accuser et de condamner ces gens en appliquant la loi antiterroriste. Donc on n’utilise pas les lois contre le mercenariat, on utilise les lois contre le terrorisme. »
Journée des Casques bleus : le maintien de la paix est « une histoire faite de sacrifices » – Jean-Pierre Lacroix
Bangui ( République centrafricaine ) – C’est aussi l’occasion d’honorer la mémoire de plus de 4.000 Casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies depuis 1948, dont 129 hommes et femmes en 2020.
L’édition 2021 de la Journée a été placée sous le thème « La voie vers une paix durable : mobiliser le pouvoir de la jeunesse en faveur de la paix et de la sécurité »./////////////.
Pour en savoir plus sur ce thème, ONU Info a rencontré le chef des opérations de paix, Jean Pierre Lacroix. Cet entretien a été réalisé en collaboration avec trois radios de missions de paix francophones, Mikado FM au Mali (MINUSMA), Guira FM en République centrafricaine (Minusca) et Radio Okapi en République démocratique du Congo (MONUSCO)./////////////.
ONU Info a d’abord demandé à Jean-Pierre Lacroix pourquoi il importe de mettre l’accent sur la jeunesse dans le contexte du maintien de la paix./////////////.
Jean-Pierre Lacroix : Pourquoi la jeunesse ? Eh bien d’abord parce que le travail de protection des populations, le travail de soutien aux efforts de paix, c’est un travail qui est tourné vers l’avenir et donc c’est un travail qui est tourné vers la jeunesse et les aspirations de la jeunesse. Et aussi parce que dans nos opérations nous avons la majorité de nos collègues qui sont des jeunes, que ce soit des civils, des militaires ou des policiers./////////////.
Aussi, troisième raison, parce que la plupart des pays dans lesquels nos opérations sont actives ont des populations qui sont très jeunes. Et donc travailler avec ces populations, avec les jeunes, les femmes, tous ceux qui ont un enjeu particulier dans l’avenir de leur pays c’est essentiel. Et je crois que le thème de la jeunesse est vraiment complètement au centre de nos préoccupations. /////////////.
La MINUSMA et ses partenaires, ont organisé des Podium de la Paix à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao, une vitrine pour que la jeunesse malienne s’exprime sur la Paix à travers la musique, le slam, le rap etc./////////////.
Mikado FM : Que dites-vous à un jeune qui voudrait s’engager comme Casque bleu mais qui redoute les conditions difficiles dans lesquelles travaillent parfois les soldats de la paix ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : Je lui dirais d’abord que nous sommes tous aujourd’hui dans le même bateau. C’est à dire que les enjeux de la paix, ils sont universels. S’engager au service de la paix, c’est s’engager pour une sorte d’idéal collectif et pour quelque chose qui nous concerne tous./////////////.
Bien sûr les conditions dans lesquelles nos collègues travaillent sont toujours difficiles. D’ailleurs sinon il n’y aurait pas d’opérations de maintien de la paix déployées dans ces endroits-là./////////////.
Mais ce que j’ai observé sur le terrain, en parlant avec nos collègues, en parlant avec les jeunes dans nos missions — les civils, les volontaires, les autres les soldats et les policiers – c’est qu’il y avait énormément d’enthousiasme, énormément de détermination, énormément de volonté d’aider, et, je crois, une très grande joie dans le fait de servir et de servir à quelque chose. Servir une cause qui est juste et servir des populations, d’aider des communautés qui en ont besoin./////////////.
Et je trouve qu’en les écoutant il y a quelque chose de très motivant, presque de d’exaltant, dans cette mission. Donc c’est ça que je leur dirais./////////////.
Il faut faire la part des choses, mais renseignez-vous, parlez à ceux qui sont sur le terrain. Et je crois qu’ils auront la même impression que moi. Oui c’est difficile. Mais en même temps c’est exaltant. C’est très motivant. Il y a un sens de la communauté. Il y a un sens de de l’effort collectif tourné vers des objectifs, vers des idées, qui sont vraiment au cœur de nos valeurs positives des Nations Unies./////////////.
Mikado FM : Vous avez visité récemment plusieurs missions de l’ONU. Vous avez été notamment au Mali. Est-ce que vous pouvez partager avec nos auditeurs le souvenir de rencontres qui vous ont marquées et qui illustrent l’importance d’impliquer les jeunes dans les opérations de maintien de la paix ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : Oui bien sûr. D’abord parce que très souvent dans les visites avec mes collègues, d’ailleurs souvent accompagné moi-même de collègues qui sont des jeunes, nous avons rencontré des représentants de la jeunesse./////////////.
Que ce soit à Gao et aussi dans le centre du Mali, j’ai entendu très clairement ces jeunes à la fois dire quels étaient leurs espoirs, leurs aspirations, mais aussi dire à quel point la présence de nos collègues des missions, la présence de nos opérations, les aidait et les aidait à avoir de l’espoir./////////////.
Et je crois que c’est très important d’avoir ça à l’esprit parce qu’on entend beaucoup de choses sur les Nations Unies, sur nos opérations, beaucoup de désinformations, beaucoup de « fake news », parfois, de manipulations./////////////.
Et je crois qu’il ne faut pas perdre de l’esprit ce que nous disent les populations, là où nous sommes présents, et notamment ce que nous disent les jeunes. À quel point ils peuvent trouver, à travers l’action que mènent nos collègues une source d’espoir, une source d’espérance, pour l’avenir./////////////.
Et je voudrais aussi dire que j’ai fait des rencontres qui sont restées gravées dans ma mémoire. Des rencontres de jeunes collègues, très souvent de jeunes collègues, qui sont dans nos missions./////////////.
Puisqu’on parle du Mali, j’étais il n’y a pas très longtemps dans la région de Tombouctou à Niafounké. J’ai rencontré des jeunes soldats du Burkina Faso qui étaient dans cette zone qui est assez reculée. Ils travaillaient avec nos collègues du Mali et on sentait qu’il y avait une solidarité, une volonté commune, pour que la situation s’améliore./////////////.
Le bataillon féminin de Zambie à Birao, en RCA, organise régulièrement des activités civilo-militaires (CIMIC) dans le but de renforcer la cohésion sociale./////////////.
Guira FM: Au cours de vos visites en République centrafricaine vous avez notamment été à la rencontre des jeunes, qu’avez-vous retenu de ces échanges et quel rôle pourraient jouer les jeunes centrafricains dans la pacification de leur pays ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : D’abord je crois que la République centrafricaine est l’un des pays où la population est la plus jeune et aujourd’hui il y a beaucoup de frustration face à la situation sécuritaire. Mais aussi beaucoup d’espoir parce que le pays peut se relever s’il y a un processus qui soit un processus reposant sur plusieurs piliers./////////////.
Le pilier d’abord de la stabilité institutionnelle, du respect des institutions, de la poursuite d’efforts de dialogue inclusif, avec tous ceux qui acceptent le dialogue, évidemment– pas ceux qui s’en tiennent au recours aux armes./////////////.
Le 2ème pilier, c’est celui de l’action sécuritaire qui est indispensable, parce qu’il y a en République centrafricaine ceux qui ne sont pas dans l’esprit de dialogue, il faut le reconnaître. Pour ceux-là, c’est une réponse sécuritaire qui s’impose./////////////.
Le 3ème pilier, c’est que les principes fondamentaux soient respectés et que tous ceux qui sont responsables de crimes, de violations des droits de l’homme, puissent rendre compte de leurs actes d’où qu’ils viennent, quels qu’ils soient./////////////.
Je crois que c’est sur ces 3 piliers que l’on peut aider à tracer le chemin de la paix, en étroite coopération avec les responsables centrafricains et les communautés sur le terrain partout en République centrafricaine./////////////.
Guira FM : Des jeunes ont manifesté à plusieurs reprises à Bangui ces dernier temps pour dénoncer l’Accord politique pour la paix au prétexte qu’il va créer des groupes rebelles qui ont repris les armes à l’occasion des dernières élections. Où en est la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : Que des jeunes manifestent, en République centrafricaine ou ailleurs, c’est normal. Ça n’a rien de condamnable parce que nous sommes, nous-mêmes Nations Unies, promoteur de la démocratie, des droits de l’homme./////////////.
Maintenant, quand on regarde le chemin vers la paix et la stabilité en République centrafricaine, bien sûr il y a la réponse sécuritaire nécessaire. Encore une fois, je le répète, il y a ceux qui aujourd’hui refusent, du côté de ceux qui ont pris les armes, refusent le dialogue. Alors dans ce cas, il n’y a pas d’autres approches que de changer le rapport de force pour les ramener au dialogue./////////////.
Maintenant, tous les signataires de l’Accord de paix, de l’accord de janvier 2019, n’avaient pas pris les armes. Je constate aussi que même dans les groupes qui ont recouru aux armes, pendant les élections et au lendemain des élections, il y a des scissions, il y a les divisions et je crois que ce sont des opportunités à saisir pour ramener vers le dialogue ces personnes et ces groupes./////////////.
Et pourquoi je dis ça ? Parce que, à la fin des fins, la stabilité en République centrafricaine, elle se fera par la réunion des communautés. Elle se fera par l’instauration d’un climat de paix et d’un climat de dialogue. La réponse sécuritaire est nécessaire mais elle ne peut pas à elle seule suffire. Il faut qu’au-delà de cette réponse il y ait une approche la plus inclusive possible./////////////.
Le Président Touadéra a d’ailleurs récemment engagé un dialogue républicain, ce qui est une bonne chose en soi et nous l’encourageons. Nous encourageons que ce dialogue soit le plus inclusif possible. Mais attention, inclusif ça ne veut pas dire dialoguer avec ceux qui refusent totalement ce dialogue et qui continuent de privilégier le recours à la force./////////////.
Radio Okapi : Durant tout le mois d’avril, plusieurs manifestations anti-MONUSCO ont eu lieu dans la province du Nord-Kivu, des manifestations menées pour la plupart par des jeunes, pour dénoncer l’inaction de la Mission face aux tueries des populations civiles. Quelles sont les dispositions actuelles prises pour rassurer la population à propos de l’implication des Nations Unies dans la recherche effective de la paix ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : D’abord je comprends qu’il y ait frustration : parce que la situation dans ces régions est loin d’être parfaite et on le sait bien./////////////.
Mais je voudrais quand même dire, pour m’être rendu plusieurs fois dans la région, pour avoir plusieurs fois visité des zones reculées où la MONUSCO est présente, que notre action fait une différence et même une différence très grande pour un grand nombre de Congolais dans cette région./////////////.
Des communautés entières m’ont dit avec beaucoup de sincérité, mais en même temps beaucoup de de clarté, qu’elles nous étaient très reconnaissantes de ce que nous faisions. Je crois qu’il faut faire la part des choses et ne pas avoir l’impression que ces manifestants représentent une position majoritaire ou unanime dans ces régions. Mais ils représentent une frustration qui est réelle et donc notre défi collectif, avec les autorités congolaises, c’est de faire davantage./////////////.
Pour ce qui est du volet sécuritaire, nous sommes en train de renforcer la MONUSCO et nous espérons que ça débouchera sur des capacités de réaction rapide plus forte. Mais je crois qu’il faut souligner plusieurs autres points./////////////.
D’abord nous devons continuer de travailler avec les forces de sécurité et les forces armées congolaises. C’est essentiel sinon évidemment nous aurons beaucoup de difficultés pour faire des progrès. Et d’autre part, nous devons favoriser aussi et travailler activement, encore une fois avec les Congolais, à des solutions plus en profondeur. Et je reviens à ce que je disais tout à l’heure : la réconciliation entre les communautés, la promotion d’une économie qui bénéficie à tous et non pas aux circuits criminels, non pas à ceux qui perpétuent le chaos et n’ont aucun intérêt à ce que nous atteignions nos objectifs./////////////.
Je crois qu’il y a dans ces fausses informations, ces manipulations qui circulent parfois dans les médias au sujet de l’action de la MONUSCO, la main de ceux qui souhaiteraient que nous ne soyons pas là, quiI souhaitent en tout cas que nos objectifs de paix, de stabilité, de concorde entre les communautés ne soient pas atteints./////////////.
ONU Info : Nous arrivons au terme de notre conversation. Un mot pour la fin ?/////////////.
Jean-Pierre Lacroix : D’abord je voudrais encore une fois rendre hommage à nos collègues qui sont sur le terrain. Je crois qu’il faut aussi associer dans cet hommage tous ceux qui ont servi dans nos opérations depuis la création du maintien de la paix, plus d’un million de personnes et en particulier ceux qui ont perdu la vie./////////////.
La Journée des soldats de la paix, c’est aussi une occasion de se remémorer tous les sacrifices qui ont jalonné le parcours des opérations de maintien de la paix depuis toutes ces décennies, avec plus de 4.000 personnes qui ont servi et qui ont perdu la vie en servant cette cause de la paix au service des Nations Unies./////////////.
Je voudrais simplement rappeler qu’il y a une longue histoire, une histoire faite de succès, de réalisations très importantes, au service de la paix mais aussi une histoire qui est faite de sacrifices. Et aujourd’hui je voudrais rendre hommage à ces tous ceux qui se sont sacrifiés et bien évidemment aussi à leurs familles.
« 60 douaniers vont quitter Bangui mardi prochain pour suivre une formation à Moscou, Russie », post Facebook de Rcanews236, le 22 mai 2021.
« Soixante douaniers vont quitter Bangui pour une formation en Russie. Transfert de compétence Russie-RCA », information reprise par Pacôme Bangake Didiny, sur son compte Facebook, le 22 mai 2021.
L’attaché de communication de l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique ne confirme pas cette information.
Le Directeur Général de la douane centrafricaine dément l’information.
En conclusion, l’information selon laquelle 60 douaniers centrafricains quitteront Bangui pour une formation en Russie, est fausse.
Le 22 mai 2021 vers 11 heures 21 min, Rcanews236 publie sur son compte Facebook: « 60 douaniers vont quitter Bangui mardi prochain pour suivre une formation à Moscou, Russie ». L’information est très vite republiée par de nombreux comptes personnels et partagée plus d’une centaine de fois dans différents groupes publics Facebook centrafricains.
En illustration, l’auteur met une image de douaniers béninois. Dans les commentaires relatifs à ce post, un internaute attire l’attention sur l’image, qui selon lui, est prise au Benin. En quelques jours, cette rumeur devient virale. Elle est même transférée de nombreuses fois dans les groupes de discussion WhatsApp.
Captures d’écran Facebook le 27 mai 2021
Mbaïki Boda dans la lobaye” width=”211″ height=”343″ />capture d’écran publication sur Facebook sur la formation des douanierscapture d’écran publication facebook formation douaniers
Des recherches inversées d’images faites par l’équipe #StopATènè, révèlent que la première image dans laquelle, l’on voit des douaniers assis dans une salle, est prise au Benin le 3 novembre 2016. Ceci, à l’occasion de l’ouverture à Cotonou de la 21e conférence des directeurs généraux des douanes de la région Afrique de l’Ouest et Centrale.
Depuis 2017, la Fédération de Russie appuie la République centrafricaine. La coopération est d’abord militaire avant de s’étendre à d’autres secteurs stratégiques de l’administration publique. Le 07 avril 2021, le gouvernement centrafricain signe un protocole d’accord avec la Russie pour lutter contre la fraude et la corruption. Un mois plus tard, une mission d’experts russes est déployée auprès de la douane centrafricaine. La collaboration de ces experts avec les douaniers centrafricains donne lieu à des interprétations et rumeurs de toutes sortes.
Pourtant, d’habitude, lorsqu’il s’agit d’un appui officiel, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique relaie l’information sur son compte Facebook. Cependant dans le cadre de cette rumeur, l’ambassade n’a rien publié.
Contacté par l’équipe #StopATènè, l’attaché de communication de l’ambassade russe, M. Vladislav, ne confirme pas l’information relative à cette formation prochaine de douaniers centrafricains en Russie. « On n’a pas d’information concernant cette rumeur » affirme-t-il.
Les autorités centrafricaines ne confirment pas non plus cette information. Le Directeur général de la douane, Frédéric Inamo dément cette rumeur. Position qu’il réaffirme lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 27 mai 2021, à Bangui : « je ne suis pas informé et c’est vous qui me l’apprenez.»
Par ailleurs, le Directeur général de la douane indique que son institution sollicite encore des encadrements techniques auprès de différents partenaires de la République centrafricaine : « la douane continue de solliciter de ses partenaires dont la Russie des possibilités pour que les inspecteurs de la Douane aillent bénéficier de diverses formations visant à renforcer leur capacité.»
Cette mise au point du responsable de la douane centrafricaine n’évoque nullement une formation en vue des douaniers centrafricains en Russie. Le seul partenariat qui existe en ce moment entre cette institution et la mission russe, se fonde sur l’expertise et l’assistance dans la lutte contre la fraude et la corruption.
A partir de ses différents éléments, l’information selon laquelle des douaniers centrafricains se rendraient bientôt en Russie pour une formation, est simplement fausse.
#StopAtènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA.
Sources:
Appel téléphonique avec le DG de la douane
La conférence de presse du DG de la douane
La réponse de l’attaché de communication de l’ambassade de la Russie
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum-450×379.jpg” alt=”Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC” width=”450″ height=”379″ />Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai 2021, 03:39:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une journée de tension et de panique à Bozoum, les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont finalement desserré l’étau autour de la ville ce vendredi après-midi. Selon les témoins, il n’y avait aucun échange des tirs entre les assaillants et les forces de défense au moment de l’attaque.
Selon certaines sources sécuritaires locales, les rebelles se seraient venus à Bozoum juste pour libérer certains Peuls qui sont incarcérés depuis quelques jours dans la geôle de la brigade de gendarmerie de la ville. Après leur libération, les rebelles se sont retirés de la ville, laissant derrière eux plusieurs dégâts matériels qu’ils auraient commis. Pendant ce temps, les forces de défense se sont positionnées à l’écart, évitant de répondre militairement à leur provocation.
Au même moment, à Ndim, les Casques bleus Bangladesh de la Minusca ont transporté le corps de Soldat FACA tué dans les attaques des rebelles de 3R pour amener à Bocaranga.
Notons qu’à Bozoum, après l’attaque des rebelles du CPC sur la ville, la brigade de la gendarmerie a été complètement saccagée par les assaillants, laissant fuir les criminels qui étaient en détention.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints-450×338.jpg” alt=”Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints” width=”450″ height=”338″ />Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 29 mai 2021, (Corbeaunews-centrafrique). Pour couper court aux critiques soulevées après la signature du protocole de collaboration de la douane centrafricaine et la Russie, le directeur général des douanes et des droits indirects, Fréderic Théodore Inamo, dans un point de presse organisé ce jeudi 27 mai 2021, appelle les opérateurs économiques et Centrafricains à adhérer à cette reforme de lutte contre la fraude et la corruption.
D’entrée de jeu, le directeur général de la douane précise que la contribution russe reprend à une solution du relèvement de la douane centrafricaine. C’est sur ces termes que le responsable de la douane entame sa déclaration sur la collaboration entre son institution et la mission économique russe.
Cette mission économique russe déjà déployée sur le terrain pour appuyer les douaniers dans leur fonction à vue le jour après que le ministère des finances et du budget et cette mission d’appui ont signé, le mois de mai dernier, ce protocole de collaboration pour une période d’un an renouvelable.
« Les autorités centrafricaines, dans le cadre d’appui, ont sollicité l’expertise russe pour nous aider à lutter efficacement contre la fraude et la corruption, qui sont les deux fléaux qui gangrènent la douane centrafricaine. Voila pourquoi vous avez constaté la présence de la mission russe qui est une mission gratuite », a déclaré Théodore Frédéric Inamo, directeur général de la douane centrafricaine, ajoutant que cette mission russe qui intervient en ce moment auprès de la douane centrafricaine est officielle.
Selon le Directeur général de la douane, l’accord prévoit un dispositif de renforcement de surveillance et de lutte contre la contrebande, au sein du site douanier abritant le service des recettes de Béloko et d’autres services. Pour lui, ceux-ci seront dotés d’un système de vidéo surveillance et des mesures et quelques règles en matière dans cette convention.
« Nous avons sollicité auprès des plusieurs partenaires leur expertise pour relancer la douane centrafricaine, hélas, nous n’avons pas eu gain de cause et aujourd’hui la fédération de la Russie a accepté en nous envoyant cinq experts russes qui constituent cette mission. Les cinq spécialistes sont repartis dans nos différents services, notamment à Béloko, Gamboula, au BARC, au terminal et un port Buches », a-t-il précisé.
« L’avantage de cette mission »
A peine la signature et la phase expérimentale de ce protocole de la collaboration, le responsable numéro1 de la douane centrafricaine se réjouit des retombées de cette mission conjointe sur le terrain avec en toile de fond les matériels sophistiqués permettant d’identifier les contenus des marchandises dans les camions en conteneurs.
Un certain nombre de points en matière de lutte contre la fraude à savoir, l’interdiction de transport des minutes, notamment les marchandises embarquées en surplus sur les conteneurs scellés. Il en ressort que les achats frontaliers faits par le secteur informel doivent faire l’objet de perception systématique des droits et taxes à la recette des douanes de Beloko.