Centrafrique : La psychose de la menace présumée ou réelle de coup d’État présage t-elle de l’amorce du processus de fin de règne ?

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Centrafrique : La psychose de la menace présumée ou réelle de coup d’État présage t-elle de l’amorce du processus de fin de règne ?

 

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Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique,  

Depuis son accession à l’indépendance dans les années 60, la République centrafricaine connaît les périodes les plus troubles et sombres de son histoire politique.

 

En effet, la septième République qui en réalité est un troisième mandat illégal controversé imposé aux forceps, est entrée dans une zone de haute turbulence caractérisée par la menace supposée ou réelle de coup d’État où l’on a peur de tout au point d’accuser son propre ombre ou silhouette.

 

C’est ainsi qu’un climat assourdissant de suspicion tous azimuts s’installe avec des conséquences néfastes telles les arrestations et perquisitions arbitraires ou illégales au mépris de la célèbre notion de la présomption d’innocence, la recherche vaine des caches d’armes, des accusations de complot, des dispositifs de surveillance des élites, des restrictions des libertés publiques fondamentales, la consignation excessive des casernes militaires, des excès de dispositions sécuritaires…bref le pays vit dans la hantise de coup d’État et de la chasse aux fantômes.

 

Fort de ce qui précède, le pouvoir de Bangui devenu paranoïaque qui voit les coups d’État partout ne s’occupe beaucoup plus à désamorcer les supposés coups d’État ou complots en préparation que de créer les conditions nécessaires pour répondre aux besoins primaires et vitaux de la population.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que ce climat de suspicion permanente de coup d’État affaiblit drastiquement l’élan démocratique, installe une relation de méfiance envers l’armée nationale, favorise la fuite galopante capitaux et décourage les éventuels investisseurs ainsi que les partenaires au développement.

 

Face à un pouvoir qui n’est pas comptable de ses faits et gestes devant son peuple, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Qu’est-ce qui peut légitimement justifier cette psychose virale de coup d’État qui pollue l’environnement socio-politique ?

2- Les mesures disproportionnées et illégales du pouvoir de Bangui au regard de la psychose de coup d’État se sont-elles révélées efficaces au point de rétablir la situation d’antan ?

3- Dans ce climat de suspicion généralisée, la réception des migrants en provenance des États-Unis ne constitue t-elle pas une menace supplémentaire eu égard à la multiplicité de nationalités ?

4- Dans le contexte de la réception des migrants en provenance des États-Unis, pourquoi une décision de cette envergure qui engage la vie de la nation est prise avec une certaine légèreté sans un débat national ni la consultation des représentants du peuple ?

 

En tout état de cause, ces différentes menaces supposées ou réelles de coup d’État génératrices de tensions électrostatiques qui se baladent librement et allègrement dans la stratosphère finiront par se réaliser pour restaurer la démocratie et l’état de droit au bénéfice du peuple souverain.

 

Par ailleurs, nous avons une pensée républicaine pour la sous préfète en captivité et sacrifiée par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament que leur portion de droit dans la République.

 

Enfin, il faut souligner que ce qui fabuleux dans le mensonge érigé en mode de gouvernance de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.

 

Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications au peuple sur le contrat signé avec le président américain pour la réception sur le territoire national des migrants expulsés des États-Unis.

 

En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Lorsqu’un pouvoir fait peur à tout le monde et par la même occasion commence à avoir peur de tout le monde…c’est inévitablement la fin.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 20 Juin 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

 

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