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Centrafrique : Qu’est ce que va faire Touadera maintenant qu’on a arrêté Hassan Bouba ? Un compatriote universitaire donne son avis.

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Que va faire maintenant le chef de l’État Faustin Archange Touadera face à l’arrestation de son ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Ali Hassan Bouba, par la cour pénale spéciale (CPS) ? Pour tenter de nous éclaircir, un compatriote centrafricain, universitaire, et qui a requis son anonymat, nous donne des éléments de réponse.

Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Selon lui, il y’a deux options qui s’offrent actuellement au chef de l’État Faustin Archange Touadera. La première c’est  de soutenir Hassan Bouba dans son épreuve. La deuxième c’est de le  totalement remuer.

 

Première option, soutenir Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui pourrait le pousser  à soutenir Hassan Bouba ?

D’après lui, en soutenant Hassan Bouba,  le chef de l’État rassure sa base, c’est-à-dire tous ceux qui ont du sang  sur la main pour lui, plus large pour le régime, c’est-à-dire sa « garde prétorienne, ses requins, certains soldats FACA et hommes de tenues qui ont fait des sales boulots pour lui, mais aussi ceux qui ont trompé la main dans le pot de miel avec lui en détournant des deniers publics et en faisant du blanchiment d’argent ».Selon lui, il a besoin de rassurer cette base. Et en soutenant publiquement et ouvertement Hassan Bouba comme il avait soutenu les mercenaires de la société Wagner et   les éléments de la garde présidentielle qui ont tiré sur les Casques bleus égyptiens de la Minusca. S’il fait ça, il rassure sa base.

D’après cet universitaire, le chef de l’État pourrait   soutenir Hassan Bouba par la voie médiatique en publiant  des communiqués de presse via ses médias comme d’habitude en s’attaquant  à la communauté internationale  en disant par exemple voilà qu’elle est en train de traîner le gouvernement, elle est en train de faire un complot contre le régime,  ou encore elle est en train de salir l’action du gouvernement. Et si les communiqués ne suffisent pas, « il pourrait envoyer sur le front son porte-parole ou la ministre des Affaires étrangères pour mentir à l’opinion. Il pourrait aussi passer à la vitesse supérieure en organisant des manifestations anti-Minusca, anti-France et anti-opposition… ».

 

La deuxième option, c’est de remuer Monsieur Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui va le pousser à le faire ?

« Je crois que ce qui est le plus     c’est de sauver la tête. Si le Président de la République veut sauver sa tête, il est quand-même obligé  de dire que Hassan Bouba n’est pas à l’abri de la justice, il n’est pas justiciable supérieur au dessus de la loi, et donc personne au gouvernement n’est à l’abri.  Il peut également remuer Hassan Bouba pour chercher à négocier ».

Mais négocier quoi ?  ».

D’après lui, il s’agit de négocier du temps, négocier de l’argent négocier aussi pour le dialogue en faisant aussi des communiqués de presse dans lequel il dirait voilà personne n’est à l’abri de justice, la justice fait son travail.

« Vous voyer que la justice fait son travail, vous voyez que la justice ne touche pas que  l’opposition ». Selon cet universitaire, le chef de l’État pourrait attraper les choses de cette manière. En revanche, il pourrait y avoir des pris à payer. C’est l’implosion de sa base face au mauvais message qu’il leur donnerait en disant en d’autre terme que « sacrifiez-vous pour moi, mais moi je ne suis pas prêt à me sacrifier pour vous ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

Arrestation du ministre Hassan Bouba, une poignée des jeunes manifestent devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce samedi 20 novembre 2021 dans la matinée, devant le siège de la cour pénale spéciale à Bangui, une dizaine des jeunes, probablement manipulés,  est descendue dans la rue pour exprimer leur mécontentement  à la suite de l’arrestation par la Cour Pénale Internationale  (CPS) du ministre Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique du groupe rebelle  UPC du chef rebelle Ali Darassa, a constaté sur place un journaliste du CNC.

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Une dizaine des jeunes qui manifestent et jugent anormal l’arrestation de Hassan Bouba.

 

C’était le vendredi 19 novembre vers 11 heures qu’une unité de la gendarmerie, sur ordre des juges d’instruction de la cour pénale spéciale, est allée interpeller le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba. Avant son interpellation, ce dernier était avec le chargé de mission diplomatique du chef de l’État dans son bureau. Les gendarmes, après leur arrivée dans le ministère, ont du attendre quelques minutes dans la salle d’attente avant de pénétrer dans le bureau et l’interpeller, tout en le rassurant qu’il n’est pas en état d’arrestation, mais juste pour aller lui poser quelques questions sur des dossiers en cours.

C’est ainsi que trois heures plus tard, la cour pénale spéciale a publié un communiqué, indiquant que le ministre Hassan Bouba leur avait demandé un délai  de cinq jours pour préparer sa défense. C’est ainsi qu’il a été placé en détention provisoire à la prison du Camp de Roux jusqu’au 26novembre prochain, date à laquelle  il y’aura une confrontation avec  les juges d’instruction en présence de ses avocats.

Entre-temps, à la présidence de la République, c’est la colère et stupéfaction.

« C’est quoi encore avec l’arrestation du ministre Ali Hassan Bouba par la CPS  ? », se demandent les conseillers du chef de l’État. Mais 24 heures plus tard, une poignée des personnes, probablement manipulées, est allée manifester devant le bureau de la cour pénale spéciale (CPS) à Bangui pour marquer leur étonnement vis-à-vis de la démarche des juges d’instruction.

« Nous, à notre niveau,  on se rend compte que la CPS se préoccupe toujours des petits poissons. Mais les vrais leaders des groupes armés, ceux qui  commettent des bavures ce sont ceux-là qui se trouvent actuellement au Tchad. Si la CPS arrive à arrêter ces gens-là, je pense que les petits poissons, ça ne sera pas vraiment une chose… », estime un autre manifestant qui ajoute que pour eux, l’arrestation du ministre Hassan Bouba est « injuste ».

Rappelons que le ministre Hassan Bouba est l’un des bras droits des Mercenaires russes dans les groupes armés, notamment de l’UPC. On les a soupçonné d’avoir manipulé ce groupe des personnes pour manifester devant le bureau de la CPS. Mais chose étonnante, le ministre Hassan Bouba, quelques jours avant son arrestation, avait précisé à certains de ses amis que si sa maman est encore en vie, rien ne peut lui arriver. Mais la mère est toujours en vie, mais il est arrêté. Étonnant !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’arrestation du ministre Hassan Bouba s’effrite le gouvernement Dondra

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Composé au ¾ des personnalités issues des groupes armés, le premier gouvernement du second mandat du président Touadera dirigé par le Premier ministre Henri-Marie Dondra s’effrite lentement et surement, non par la mort ou la démission des ministres composant le gouvernement, mais par l’arrestation d’un des leurs.

Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l'État Touadera
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance

 

C’est le ministre de l’Élevage, Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), qui a ouvert le bal des ministres qui seront arrêtés par la justice internationale en trousses des criminels qui ont plongé ce pays dans le chaos.

Ce désormais ex-numéro 3 de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et ancien ministre de l’Élevage du président Touadera, avait entré en dissidence avec son faiseur de rois Ali Darassa et avec certains hommes politiques opposants au régime de Touadera en ces termes :

Hassan Bouba : « Quoi qu’il en soit je dois finir avec Ali Darassa. Il ne me connaît pas. Moi j’ai combattu Karim Meckassoua, Monsieur Youssoufa Yérima Mandjo, Monsieur Issa Bi, Monsieur Martin Ziguélé et bien d’autres. Ce sont des baobabs que je combats. D’ailleurs il devrait demander à ceux-là s’ils sont où actuellement. Tant que Touadera reste au pouvoir, je vais toujours combattre ceux-là. Pour Ali Darassa, je dois finir rapidement avec lui ».

Sa prise de position en faveur du président Touadera avait suscité la colère de ses anciens compagnons d’armes, un colonel de l’UPC d’Ali Darassa surnommé chauffeur et un général de3 R surnommé Ali Doug-Saga.

Le colonel chauffeur : « Toi Hassan Bouba, toi qui ne mérite même pas aux chevilles de Monsieur Karim Meckassoua, tu oses lui parler ainsi ? Maintenant, tu dois savoir que pour toi c’est fini. Tu dois rester à Bangui à côté de Touadera et de NGRÉBADA jusqu’à la fin de ta vie. Mais si tu oses sortir de la capitale, ton cas sera réglé ».

Général Ali Doug-Saga : « Hassan Bouba, tu as franchi la limite. Désormais, tu dois savoir que ta tête est mise à prix! Le 3R va régler ton sort. Tu sais que de Bangui jusqu’à la frontière du Cameroun, nous sommes présents. De même que de Bangui jusqu’à la frontière du Tchad, nous sommes également présents. Mais désormais si tu prends le risque de sortir de Bangui, nous allons te montrer notre vrai visage ».

Hassan Bouba est un artisan de guerre. Très polyvalent dans le commerce en tant de troubles, il sait faire riche pendant que les autres végètent. Ses connaissances des pierres précieuses (or et diamant) au trafic d’armes de guerre en passant par les pointes d’ivoire, peaux des animaux très prisées et convoyage des bœufs, Hassan Bouba a été très vite rapproché par les Mercenaires russes de la société Wagner qui font de la guerre en Centrafrique, un fonds de commerce très rentable.

Hassan Bouba est un « no pitié ». En charge de recruter des mercenaires peuls pour le compte de l’UPC, Hassan Bouba est l’un des commanditaires, coordonnateur, des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto. Il est aussi reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou.

Rappelant que le nom de Hassan Bouba fait également partie des noms des ministres proches des chefs rebelles nommés dans le gouvernement et cités dans une requête introduite le 16 août dernier par l’honorable Joseph Bendounga auprès de la Cour Constitutionnelle visant à déclarer le président Touadera coupable de violation de la Constitution.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : 5 jeunes camerounais tués, 5 autres blessés ainsi que 10 autres portés disparus dans le Nord-ouest

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène criminelle a eu lieu dans la localité  d’Yidéré, située  à une quarantaine de kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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L’un des cinq blessés du village minier d’Yidéré le 20 novembre 2021. CopyrightCNC

 

Selon les témoignages des familles des rescapés, ce groupe des 20 jeunes camerounais, qui  avait laissé tous leurs effets sur le chantier d’Yidéré au moment de leur départ en catastrophe le 7 novembre dernier suite à l’ultimatum des Mercenaires russes de la société Wagner, a décidé à nouveau de retourner samedi à Yidéré pour récupérer leurs effets. Mais à leur arrivée à 3 kilomètres à l’entrée de la ville, ils sont tombés nez à nez aux mercenaires russes de la société Wagner ce samedi 20 novembre dans l’après-midi. Après avoir été pourchassés par ces mercenaires de Wagner, cinq d’entre eux qui ont été blessés à la main  dans leur fuite ont réussi à s’échapper de leur agresseur jusqu’à la frontière avant de rentrer au Cameroun. Tandis que dix  autres ont été portés disparus, et cinq  autres tués.

« Je crois que ces jeunes ont pris une mauvaise décision de retourner en ce moment à Yidéré. La situation sécuritaire n’est pas rassurante dans ce village minier  », explique un habitant de Lamy-Pont interrogé par la rédaction. Tandis que pour les victimes, elles croyaient que le village est déjà calme avec l’arrivée des forces de l’ordre.

« Nous pensons qu’avec les forces du gouvernement sur place, le calme est déjà à Yidéré, et l’on peut retourner récupérer nos effets. C’est tout le contraire », explique l’un des cinq rescapés.

Rappelons que le 31 octobre dernier, une opération des soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes, avait eu lieu dans la localité de Lamy-Pont, de Nguia-Bouar et d’Yidéré  durant sept jours. Plus de 3000 personnes sur les chantiers miniers d’Yidéré ont dû abandonner leurs commerces, habitation pour quitter la ville et traverser la frontière pour regagner le Cameroun.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les proches collaborateurs d’Hassan Bouba à Bangui rasent les murs

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il se murmure que depuis que la Cour Pénale Spéciale (CPS) a mis la main sur le terroriste et ministre de l’élevage Hassan Bouba, ses partisans à Bangui, retranchés à PK5, claquent des fesses. Ils ont perdu sommeil et appétit.

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Moussa Ahmat Aliou, Porte-Parole et Interprête du chef rebelle Ali Darassa, ici le 3 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

Ils ne restent pas longtemps au même endroit.

C’est le cas de ses trois principaux hommes de main que sont Amadou Tanga, Moussa Gobiri et Makaye Gobiri. Ces truands originaires de Bria avaient été arrêtés et incarcérés par les Wagner au Camp de Roux. C’est grâce à l’intervention musclée de l’ex-tout-puissant ministre de l’élevage, Hasan Bouba, leur mentor, qu’ils avaient pu être libérés.

Aujourd’hui, la donne a changé. Car désormais leurs têtes sont mis à prix à PK5 où certaines victimes d’hier cherchent à se venger en finissant avec eux une bonne fois pour toute. Ils sont accusés par certains habitants de la localité d’avoir livrer à la mort beaucoup de personnes innocentes.

Dans le même temps, certaines informations attestent que ces trois lascars font partie d’une liste de noms de personnes dont la CPS veut à tout prix mettre la main dessus depuis le 21 septembre 2021.

C’est donc une course contre la montre. Mais qui va finalement attraper ces trois terroristes en premier : les familles des gens qu’ils ont livré à la mort ou alors la CPS?

À suivre…

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mali: La tension monte entre les États-Unis et le groupe russe Wagner

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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken met en garde le groupe russe de ne pas s’ingérer au Mali. Le 15 novembre, le président français Emmanuel Macron avait discuté avec Vladimir Poutine de l’arrivée de Wagner au Mali.

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Après l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield qui faisait part de sa «sérieuse inquiétude» quant à un éventuel déploiement au Mali du sulfureux groupe de sécurité privée russe, c’est au tour d’Antony Blinken d’être “profondément préoccupé ” par la stabilité dans ce pays du Sahel.

Le Mali “reste un pivot pour la stabilité future au Sahel, et nous sommes profondément préoccupés par cette stabilité et par l’extrémisme et le terrorisme qui étendent des tentacules dans la région”, a déclaré Blinken lors d’une conférence de presse avec la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Aissata Tall Sall.

“Il serait particulièrement regrettable que des acteurs extérieurs s’engagent à rendre les choses encore plus difficiles et compliquées”, a déclaré Blinken. Il a dit qu’il parlait en particulier du groupe Wagner, qui a déployé des mercenaires en Syrie, en République centrafricaine et en Libye, suscitant des protestations de l’Occident et d’autres.

En visite au Sénégal, dernière étape de sa tournée africaine, M. Blinken a déclaré que les États-Unis «contribuent avec le Mali et d’autres partenaires aux efforts pour la stabilité» dans ce pays, théâtre d’attaques jihadistes fréquentes sur fond d’affrontements intercommunautaires.

La junte au pouvoir à Bamako menace de recourir aux services de cette société privée russe soupçonnée d’être proche du président russe Vladimir Poutine pour aider dans la lutte contre les jihadistes.

Le secrétaire d’État Antony Blinken, accompagné de la ministre sénégalaise des Affaires étrangères Aissata Tall Sall, a appelé aussi à une transition rapide vers un pouvoir civil au Mali. La région du Sahel en Afrique de l’Ouest est la vaste zone au sud du désert du Sahara où des groupes extrémistes se battent pour le contrôle.

La présence du groupe Wagner a aussi été abordé avec Roch Marc Christian Kaboré, Mohamed Bazoum, Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’avec Kamala Harris ces derniers jours. Si, lors de leur entretien téléphonique, il a essentiellement été question de la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont également abordé le dossier Wagner au Mali.

Comme au cours de leurs précédentes discussions sur le sujet, le président français a plaidé contre l’arrivée des Mercenaires russes à Bamako et répété qu’un tel scénario aurait de graves conséquences.

Le groupe Wagner, avec qui les autorités russes démentent tout lien, fournit des services de MAINTENANCE d’équipements militaires et de formation mais il est accusé, notamment par la France, de se rémunérer sur les ressources des pays d’accueil et de servir les intérêts du Kremlin.

La présence des paramilitaires de Wagner a été signalée dans plusieurs pays d’Afrique, notamment en Centrafrique et en Libye, mais aussi en Syrie. Plusieurs pays européens, France et Allemagne en tête, ont prévenu qu’un accord entre Bamako et Wagner remettrait en cause leur présence militaire au Mali.

 

Par Afrique sur 7

 

RCA : arrestation du ministre Hassan Bouba, certains rebelles désarmés menacent de reprendre les armes

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si le gouvernement affirme n’avoir pas été informé de l’arrestation du ministre de l’Élevage et de la santé animale Monsieur Hassan Bouba par la cour pénale spéciale (CPS), ses hommes, pour la plus part désarmés ainsi que les membres de sa famille menacent de reprendre les armes.

Monsieur Hassan Bouba
CopyrightDR

 

Pour certains éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Hassan Bouba et certains membres de la famille de ce dernier, il ne fait aucun doute, le gouvernement est derrière l’arrestation du ministre Hassan Bouba, malgré le démenti formulé par la présidence de la République. Selon eux, le gouvernement à 48 heures pour le libérer, sinon ils vont reprendre les armes, a indiqué Monsieur Moussa Bobiri, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa et proche parent  de l’ex-ministre Hassan Bouba actuellement à Bangui. Or, la cour pénale spéciale, dans un communiqué publié,  a indiqué que Monsieur Hassan Bouba, en présence de son avocat, souhaiter bénéficier du délai prévu par les dispositions afin de préparer sa défense. Pour ce faire, le juge d’instruction a jugé mieux de le placer en détention provisoire à la maison d’arrêt de Camp de Roux jusqu’au 26 novembre prochain, date à laquelle un débat contradictoire sera organisé en présence de ses avocats.

Rappelons que Monsieur Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa a été nommé en 2019 dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA dans le quota  de l’UPC, et ce,  après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale le 06 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire dont l’UPC. Mais après l’attaque de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux portes de la capitale en janvier dernier, plusieurs cadres et représentants des groupes armés dans le gouvernement ont été limogés, sauf Hassan Bouba qui avait annoncé son départ de l’UPC d’Ali Darassa et la création de sa faction de l’UPC favorable au gouvernement. Il  a été  reconduit en juin dernier dans le nouveau gouvernement dirigé par Monsieur Henri-Marie Dondra.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : 7 soldats FACA tués, deux autres blessés dans une embuscade des rebelles dans l’Ouest

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sept militaires de l’armée centrafricaine ont été tués mercredi dernier dans une embuscade tendue par un groupe d’hommes armés, identifiés comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a-t-on appris des sources proches de l’État major des armées.

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Les soldats FACA à Ngakobo

Les sept corps sont déjà arrivés à Bangui, et placés à la morgue de l’hôpital communautaire. On ignore la date officielle de la cérémonie funéraire, mais certaines sources ont indiqué que ça sera probablement ce week-end, en fonction de la disponibilité du chef de l’État Faustin Archange Touadera ou de son Premier ministre.

Notre équipe a pu rencontrer l’un des blessés sur son lit d’hôpital, il raconte qu’ils étaient en route pour rentrer à Bangui quand l’embuscade avait eu lieu. Il ignore l’endroit exact, mais indique tout de même qu’ils ont quitté la ville de Berberati, à l’ouest du pays, et en voulant sortir vers la Nana-Mambéré, dans le Nord-ouest pour rejoindre la capitale que les assaillants les ont attaqués.

« Les gens qui nous ont attaqués sont probablement  des étrangers. Soit soudanais, soit tchadien », explique le soldat blessé. D’après lui, ils ont réussi à repousser l’attaque malgré le nombre pléthorique des assaillants.

Rappelons que dans la région de l’Ouest et du Nord-ouest, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont particulièrement actifs et multiplient des attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité intérieure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Déclaration de L’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle relative à l’arrestation du ministre Hassan Bouba

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Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

DECLARATION RELATIVE A L’ARRESTATION DU MINISTRE HASSAN BOUBA

Ce jour, vendredi 19 novembre 2021, à 11h01 précise, Monsieur Hassan Bouba, Ministre de l’élevage et de la santé animale a été arrêté dans son bureau par la Gendarmerie nationale et remis à la justice (Cour pénale spéciale). L’Observatoire centrafricain de Justice Transitionnelle apprend avec satisfaction l’arrestation de ce membre du gouvernement en exercice et encourage vivement l’institution judiciaire compétente à œuvrer à la manifestation de la vérité et la justice pour les présumés crimes reprochés à ce Monsieur.

La République Centrafricaine est dans un processus de justice transitionnelle où la répression des crimes graves constitue un déterminant pour la paix et la réconciliation nationale. Le Ministre Hassan Bouba, représentant du groupe armé UPC au gouvernement dans le cadre de l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation est soupçonné d’avoir commis des crimes de guerre sur le territoire de la République Centrafricaine, notamment dans la Basse-Kotto où il dirigeait personnellement les opérations.

Tout en respectant la présomption d’innocence dont jouit ce dernier, l’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle rappelle à toute la population centrafricaine que la question de sa qualité officielle ou son immunité est inopérante puisque les crimes reprochés au Ministre Hassan Bouba sont des crimes graves dans la hiérarchie de l’horreur et de la réprobation.

Par ailleurs, l’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle rappelle au gouvernement et les institutions judiciaires qu’ils doivent dépasser tout réalisme politique et étendre ces procédures judiciaires à l’encontre de tous les autres chefs rebelles pour mettre définitivement fin à cette culture d’impunité en République Centrafricaine.

Pour Le bureau Le Président Dr. Arnaud Yaliki

 

Poker menteur entre Bangui et les groupes armés

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sous l’impulsion de Luanda, plusieurs chefs de milices armées ayant participé l’année dernière à la Coalition des patriotes pour le changement ont récemment signé un premier accord avec le gouvernement centrafricain. Mais deux groupes rebelles restent réfractaires au projet et sont suspectés par Bangui de se réarmer rapidement depuis des pays de la sous-région.

Le chef rebelle Mahamat Alkatim du MPC
Mahamat Alkatim, chef d’État major du MPC.

 

En parallèle du dialogue républicain, toujours à l’arrêt (AI du 10/11/21), le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s’active pour renouer avec les groupes armés. Sous l’activisme du président angolais João Lourenço et selon la feuille de route composée par Luanda, avec le soutien de Kigali, quatre de ces groupes ont accepté de revenir dans le cadre de l’accord de Khartoum signé en 2019 avec quatorze milices, officiellement appelé Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).

 

Six des principaux groupes avaient quitté l’accord en décembre 2020 pour rejoindre la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), de François Bozizé. Il s’agissait du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), le Mouvement pour la paix en Centrafrique (MPC), Retour, réclamation et réhabilitation (3R), ainsi que deux mouvances Anti-Balaka proches de Bozizé. Mais très vite, la CPC est devenue une coquille vide, plombée dès l’origine par un manque de coordination entre ses composantes, parfois d’anciens ennemis.

 

Le Général Bobo (3R), Mahamat al-Khatim (MPC) ainsi que François Bozizé ont signé cet automne un accord d’engagement avec l’Etat centrafricain. Celui-ci acte notamment le cantonnement de leurs combattants et l’engagement du pays dans un processus de désarmement, démobilisation et réintégration et rapatriement (DDR). La question de l’exil des chefs de guerre hors de Centrafrique a également été discutée, sans que les modalités soient détaillées dans la feuille de route.

 

Les combats continuent

 

Dans ce cadre, Faustin Archange Touadéra avait proclamé le 15 octobre un cessez-le-feu unilatéral. Mais cette progression reste fragile. Celui-ci a peu d’effet dans l’arrière-pays, qui connaît des flambées de violences dans l’Ouest et le Centre. Or ces combats risquent d’hypothéquer à tout moment les faibles avancées obtenues par Luanda.

 

Surtout, les gouvernements centrafricain et angolais prennent le pari de faire vivre l’Accord de Karthoum, qui a pourtant toujours eu le plus grand mal à être appliqué. Les groupes armés l’ayant dénoncé se sont justifiés par le manque de coordination avec les autorités et par les faibles avancées du processus de désarmement, potentielle manne financière pour leurs dirigeants.

 

Deux principaux groupes réfractaires

 

Autre motif d’inquiétude pour Bangui : le refus d’Ali Darass de l’UPC et de Nourredine Adam du FPRC, les deux plus puissants groupes armés, de signer le document présenté par Luanda. Les deux généraux autoproclamés sont désireux d’intégrer le dialogue républicain, lancé en parallèle avec l’opposition démocratique. Ali Darass, toujours présent sur le sol centrafricain, refuse toute idée d’exil.

 

Ces deux groupes armés illustrent à eux seuls aussi l’importance des dynamiques sous régionales qui échappent à Bangui. Ainsi, Nourredine Adam vit actuellement à Khartoum, où il regroupe ses forces armées entre le Soudan et la Vakaga, au nord de la Centrafrique. L’année passée, le chef de guerre y avait perdu le contrôle de nombreuses localités au profit de groupes armés proches du gouvernement, et notamment du ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène, comme l’a détaillé le panel des experts de l’ONU.

 

Ali Darass, chef peul puissant dans le centre et l’est du pays, est quant à lui en contact permanent avec Baba Laddé, le nouveau patron des renseignements généraux tchadiens – également issus de la communauté peule -, dont il fut le bras droit dans les années 2000. Baba Laddé est par ailleurs le frère du Général Bobo (AI du 21/10/21). La nomination de Baba Laddé a ainsi suscité une vague d’inquiétude à Bangui qui a été amplifiée par l’officialisation, début novembre, de la présence de François Bozizé dans la capitale tchadienne.

 

Africa Intelligence 17/11/2021

 

 

 

Dernière minute : le ministre de l’Élevage, le tchadien Hassan Bouba interpellé par les gendarmes de la cour pénale spéciale (CPS)

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon les enquêteurs, l’homme n’est pas pour le moment en état d’arrestation, mais la justice voudrait bien l’interroger sur certains nombres de dossiers en cours devant la cour pénale spéciale (CPS).

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Ce vendredi 19 novembre, c’est un coup de tonnerre à Bangui. Le ministre de l’Élevage, ancien coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Monsieur Hassan Bouba, vient d’être interpellé par les gendarmes de la cour pénale spéciale (CPS) dans son bureau à Bangui.

Selon nos informations, le ministre Hassan Bouba était avec Monsieur Ali Gonissa, ministre délégué, chargé de mission diplomatique du chef de l’État  quand les gendarmes étaient venus l’interpeller dans son bureau. Selon les enquêteurs, le ministre n’est pas en état d’arrestation, mais c’est juste pour l’interroger sur certains nombres des dossiers.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Déclaration de l’opposition démocratique relative à la situation sécuritaire et politique en Centrafrique

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Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

 

           CONFERENCE DE PRESSE RELATIVE

 Á LA SITUATION NATIONALE

 

PROPOS LIMINAIRE

 

L’actualité nationale de notre pays, la République centrafricaine est marquée ces derniers temps par plusieurs évènements qui impactent négativement la vie de la population. Ces évènements présentés à la population par divers canaux d’information sont parfois déformés à dessein pour créer la confusion dans l’opinion.

Á cet effet, l’Opposition Démocratique tient donc à restituer la vérité sur ces évènements en vue d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de la communauté internationale.

  • Sur la situation politique

Á sa demande, le Président de la République a reçu le 10 novembre 2021 l’Opposition Démocratique suite au retrait de ses représentants du comité d’organisation du dialogue républicain(CODR) dû à la note du Président de l’Assemblée Nationale demandant la mise en place d’un comité ad-hoc devant statuer sur la levée de l’immunité des trois députés, leaders de l’Opposition..

Au cours des échanges qui ont eu lieu, elle a précisé au Chef de l’État que la reprise des discussions relatives à la réintégration de ces représentants au CODR est conditionnée par l’abandon pur et simple de la procédure de levée de l’immunité des trois leaders parlementaires membres de l’Opposition Démocratique, afin de créer un climat de décrispation politique préalable au dialogue. L’acte d’abandon des poursuites par le parquet relève de la responsabilité du Chef de l’État conformément à ses prérogatives constitutionnelles.

Les déclarations des partisans du régime effectuées suite à cette rencontre tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’Opposition Démocratique a sollicité une amnistie relèvent de la désinformation.

L’Opposition Démocratique relève que cette interprétation des justifications qu’elle a fournie au président TOUADÉRA est en déphasage avec ses préoccupations.

  • Sur la situation sécuritaire
  • Les Mercenaires Russes de la société privée Wagner ont été à nouveau cités pour avoir commis des exactions sur la population civile le 14 novembre 2021 dans la commune de Nana-bakassa tuant 50 personnes suite aux attaques qu’ils ont perpétrées dans les mines d’or de cette localité précisément à Nana, Kété gbako, Poussière, Poro et Katanga. Dans cette même localité, ils ont procédé à l’exploitation d’or dans les chantiers attaqués et ont brûlé les corps de leurs victimes.
  • Á Bria, les FACA et leurs alliés Russes ont envahi plusieurs quartiers pillant des boutiques et brûlant des maisons le 13 novembre 2021. Le bilan provisoire fait état de trois civils tués parmi la population.
  • Sur la Loi des Finances

L’article 82 de la Constitution du 30 mars 2016 dispose que le projet de Loi des Finances de l’année suivante est déposé sur le Bureau de l’Assemblée Nationale au plus tard le 15 septembre de l’année en cours. Á ce jour 19 novembre, soit deux mois après, le projet n’est pas toujours déposé en violation des dispositions de l’article précité de la Constitution alors que la session budgétaire convoquée à l’effet de l’examen tire à sa fin.

Selon les informations internes du Ministère des Finances et du Budget, le projet du Budget 2022 ne peut être bouclé par ce que le gouvernement n’a pas pu satisfaire aux exigences des partenaires financiers en vue d’obtenir leur accord sur leurs contributions qui représentent une proportion importante dans le budget.

Les conditions des partenaires sont entre autres :

  • l’organisation et la tenue d’un dialogue inclusif dans un meilleur délai ;
  • la dissolution de certaines sociétés d’État, d’Agences et d’Entreprises parapubliques ;
  • le retrait des Russes de la gestion des douanes centrafricaines.

La principale conséquence de cette situation est que le gouvernement s’oriente vers l’adoption de douzièmes provisoires avec des difficultés liées à la mobilisation des ressources qui sera retardée. D’éventuels arriérés de paiement de salaires sont à redouter en 2022.

  • Sur la situation sociale et culturelle

Bien que notre pays traverse une situation financière difficile caractérisée par le tarissement de l’aide extérieure et les perspectives sombres de mobilisation de ressources financières en 2022, les plus hautes autorités de notre pays se permettent de donner un signal négatif aux partenaires financiers en invitant un artiste étranger à qui des billets de banque ont été distribués à tour de bras par le Président de l’Assemblée Nationale, le Ministre d’État en charge de la Justice, de la Bonne Gouvernance et des Droits de l’Homme, le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de PTT dont le personnel est en grève pour cause de 69 mois d’arriérés de salaires et le Directeur Général de la Police Centrafricaine.

L’on note ainsi la mauvaise volonté du gouvernement qui veut en réalité, organiser un dialogue et refuser d’en financer le budget. Dans le même temps, la ville de Bangui sombre dans l’obscurité totale à cause des problèmes techniques de l’ENERCA, plusieurs arrondissements de Bangui manquent d’eau potable et les artères à Bangui et les routes de nos provinces sont dans un état de dégradation qui ne dit pas son nom.

Les artistes centrafricains subissent un mépris total du régime de Bangui quoique certains d’entre eux, en dépit des moyens limités dont ils disposent ont rapporté des prix au niveau international honorant ainsi notre pays :

  • Les perroquets de Bangui, médaillés d’or à l’issue du Festival mondial de théâtre de Monaco ;
  • Elvis Ngaïbino, médaillé de bronze à FESPACO à Ouagadougou au Burkina Faso ;
  • Rolf Stève Domia-Leu, journaliste de Ndeke Luka, l’un des deux lauréats 2021 de Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon ;

Aucun de ces artistes n’a reçu des encouragements de la part de nos autorités occupés à festoyer au rythme des artistes étrangers.

Voilà chers professionnels des médias, la situation d’actualité de notre pays, qui n’est pas du tout rose en ce moment. L’on comprend aisément que la décrispation de la vie nationale est intimement liée à un dialogue franc entre tous les centrafricains réunis autour d’une même table. Un dialogue véritablement inclusif s’impose si l’on veut enfin trouver une issue à la crise centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 19 novembre 2021

 

Pour l’opposition Démocratique

 

COD-2020                                                  MLPC                                                     PATRIE

RCA : les mercenaires russes explosent un pont vers Bemal et creusent des grands trous sur les axes menant au Tchad et au Cameroun

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon leur information, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en provenance du Tchad, seraient en route pour la République centrafricaine. Et pour les empêcher, ils ont miné plusieurs ponts et creusent un grand trou sur les deux voies qui mènent au Tchad et au Cameroun.  

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les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Il y’a une semaine, un pont situé à 8 kilomètres de Bemal sur l’axe Tchad  a été explosé avec des mines  par les mercenaires russes de la société Wagner. Les mêmes faits se répètent dans d’autres localités de Lim-Pendé comme à Ngaouandaye. Mais depuis deux jours, à bang, à la frontière avec le Cameroun et la République centrafricaine, des mercenaires russes, à bord de douze véhicules, sont arrivés dans la ville. Ils ont commencé à creusé un grand trou sur les deux voies qui mènent à ces deux pays voisins. Les raisons évoquées, empêcher à tout prix l’arrivée des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en provenance du Tchad.

 

Vrai ou intoxe ?

Difficile de le savoir. Mais depuis deux semaines, à l’annonce de la présence de l’ancien Président François Bozizé, de Mahamat Alkhatim et de bobo à Ndjamena, on constate une certaine animosité du côté du pouvoir de Bangui. Des publications sponsorisées par les mercenaires russes sont publiées régulièrement sur les réseaux sociaux par des médias proches du pouvoir qui annoncent l’arrivée des colonnes des véhicules des rebelles en provenance du Tchad. Peut-être une manière de justifier la destruction de ces infrastructures construites sur financement des partenaires internationaux?

Mais une chose est sûre, le pays est en train de s’enfoncer plus profondément avec le régime actuel.

Rappelons que le Cameroun a fermé sa frontière du côté de Bang depuis plusieurs mois. Même chose du côté du Tchad qui a fermé ses frontière avec la rca depuis plusieurs années.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les mercenaires russes construisent un monument en la mémoire de leurs soldats tombés aux fronts

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Bangui, 19  nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Même si le nombre des morts des Mercenaires russes de la société Wagner morts sur les champs de bataille en République centrafricaine est très insignifiant par rapport à ceux tombés aux fronts en Syrie et Libye, les patrons du groupe Wagner veulent immortaliser les mémoires de leurs soldats morts aux fronts et les autorités centrafricaines acceptent l’idée avancée par eux afin de construire un monument commémoratif à Bangui.

Les mercenaires russes armés en mouvement dans la ville de Bangui
Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Alors que le pays est dans sa pleine crise, la société de mercenariat russe en Centrafrique, Wagner, rebaptisée la « Maison Russe », une autre structure créée pour cacher le nom de Wagner, veut construire un monument pour commémorer leurs morts devant le stade Barthelemy Boganda en face de la faculté de théologie de Bangui, FATEB. Et pendant que les travaux de construction du socle s’apprêtent à démarrer, le Directeur Général de la Maison Russe en Centrafrique, a porté l’information à travers un courrier en date du 3 septembre 2021 au gouvernement centrafricain.

Mais dans sa réponse, le gouvernement a préféré tailler une parcelle de terrain de l’Université de Bangui coté du stade Omnisport séparée par une rue dite avenue Touadera pour leur donner. Une proposition de parcelle acceptée sous condition par le Directeur général de la Maison Russe en Centrafrique d’après nos informations.

Selon nos sources, cette condition est la démolition pure et simple du nouveau bâtiment de la société de station de service BOCOM en construction dans le stade OMNISPORT et qui pourrait, selon les mercenaires russes à Bangui, empêché les passants de voir leur monument. Notant que les travaux de construction avancent à grands pas et le monument est prévu pour être inauguré le 1er décembre 2021 par le président Touadera, date à laquelle désormais, tous les Centrafricains sont appelés à un recueillement devant ledit monument.

Rappelons que nous publions régulièrement le nombre des mercenaires de Wagner tués sur le terrain, mais le gouvernement et la société Wagner nient catégoriquement. Alors, lesquels  que le groupe PMC Wagner veut-il construire un monument à leur mémoire ?

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Didacien Kossimati, un autoproclamé procureur reprend les dossiers des opposants au régime de Touadera

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Même si sa nomination et sa prise de fonction comme Procureur de la République auront lieu quand les premières dents des poules sortiront, Didacien Kossimati, historien de son commence déjà à assurer les charges de la fonction.

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Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

C’est dans une déclaration radiodiffusée et relayée sur les réseaux sociaux que ce nouveau procureur de la République revient sur les charges qui doivent faire l’objet d’une poursuite judiciaire contre les leaders de l’opposition démocratique que les Mercenaires russes de la société Wagner demandent leurs têtes.

Pour l’autoproclamé procureur Didacien Kossimati, d’après les propos d’éléments des groupes armés appréhendés sur le terrain de combat et auditionnés par son service, tout est désormais réuni pour établir la responsabilité des quatre leaders de l’opposition démocratique.

 

Une nouvelle chef d’accusation inventée

Dans son message à la nation du pays des autoproclamés, le nouveau procureur Didacien Kossimati affirme que ces quatre opposants au régime de son maître forment une « parole diplomatique », un nouveau crime contre la démocratie dans le pays. Ils les qualifient en plus comme des fossoyeurs de la démocratie. Pour un étudiant de la faculté d’histoire à Bangui, Didacien Kossimati, à travers ses actes et déclarations antidémocratiques, est conscient qu’il est un vrai fossoyeur de la démocratie, mais il veut seulement se faire parler de lui.

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : violent affrontement entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes dans le Nord-ouest

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’affrontement entre les rebelles du mouvement  3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les Mercenaires russes du groupe PMC Wagner a débuté ce mardi 16 novembre dans la localité de Kowone, située à 35 kilomètres de Ndim sur l’axe Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

Mardi, 16 novembre 2021 vers 11 heures, dans la localité de Kowone, plus précisément au village Djjakoundou, situé à 40 kilomètres de Ndim sur l’axe Pougole, dans la préfecture de Lim-Pendé, les mercenaires russes, en patrouille dans le secteur, ont pris d’assaut une position des rebelles du mouvement 3R, entraînant un affrontement violent durant près d’une heure. Les rebelles, face aux puissances de feu des mercenaires russes, ont dû se battre en retraite, laissant le libre champ aux mercenaires russes qui ont procédé à l’incendie de plusieurs habitations. Mais quelques minutes après le village Djjakoundou, ils sont descendus aux villages Erbo  et Mbidoy. Ils ont procédé également à l’incendie de plusieurs habitations dans ces deux villages. Entre-temps, dans leur avancée vers le village  Erbo, ils se sont croisés aux motos – taximen clandestins  tchadiens  qui étaient en route pour aller à Ndim pour déposer leurs clients. Mais l’un des passagers, un Peul éleveur, voyant les mercenaires russes, a tenté de sauter sur la moto pour s’enfuir. Il a été abattu froidement par les hommes de Wagner et succombe de ses blessures sur le champ. Tandis que Les autres passagers ainsi que les cinq moto – taximen clandestins tchadiens ont été interpellés par les mercenaires russes et immobilisés durant plusieurs heures avant de les dépouiller et les laisser partir vers Ndim pour les uns, vers le Tchad pour les autres..

Selon des informations recoupées sur place, les mercenaires russes, après les faits, se sont dirigés vers Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, situé à 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

LA COMMUNAUTÉ PEULE CENTRAFRICAINE ET AFRICAINE APPORTENT LEURS SOUTIENS AU GÉNÉRAL Ali DARASSA CHEF D’ÉTAT-MAJOR DE L’UPC )rédigé Par UPC)

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Nous tenons à informer nos lecteurs que l’article qui suit est rédigé et publié par l’UPC sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi nous jugeons mieux à vous le partager pour montrer à l’opinion publique la manipulation orchestrée par ce groupe des mercenaires tchadiens et camerounais de l’UPC.

Ci-dessous l’intégralité de l’article.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera-450×403.jpg” alt=”Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.” width=”450″ height=”403″ />
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Tout d’abord avant toute chose, nous apportons un démenti formel sur la publication du journal le potentiel a la solde de Bangui,comme quoi la communauté peulh demande l’arrestation du général Ali DARASSA,le général est l’un des premiers défenseur de la communauté peulh au monde,reconnue par tous les peulh. Il faut pas confondre ces guignols, bandits et traître comme les Hassan bouba et issa bi Ahmadou, deux bons chiffons du gouvernement, ces deux la cherche a manger seulement en trahissant leur communauté, et qui se mette toujours a publié et raconté des bêtises.Nous on connais l’UPC et le général Ali DARASSA a sa tête,et nous ferons tous ce qu’il faut pour le soutenir.la plus part de ces médias de la rca sont a la solde du gouvernement et des Wagner,comme le fais le ministre tchadien illettré du gouvernement des bras cassé du criminel touadera en donnant des miettes au rédacteur de corbeau news pour dénigrer l’UPC, décourager les combattant et de jouer sur le bête gouvernement en lui faisant sa campagne comme quoi il est le chef d’une faction de l’UPC,lui et ses lèches cul qui le suive n’ont personne dans les provinces,ils appelle les combattant avec le quel naturellement il est en contact depuis des année et les promet ciel et terre au téléphone pour conserver juste son poste a Bangui,et lui se croit plus intelligent que touadera et tous les membres du gouvernement,qui finira par l’arrêter quand il vont finir d’avaler ses

sottises.les peulh de l’Afrique de ‘ouest,de l’Afrique centrale,de l’Afrique de l’est etc       sont tous

derrière le combat du général Ali DARASSA celle de garantir la sécurité a la communauté peulh de Centrafrique.Nous demandons a Hassan bouba et issa bi Ahmadou d’arrêté immédiatement leur fausse campagne au nom de la communauté peulh,si non ils en subirons les conséquences.la fin est proche pour vous salle traître. L’association KAWTAL POULAKOU ne connais ni Hassan bouba ni issa bi Ahmadou.

Vive la communauté peulh et vive le général Ali DARASSA

Fait a acccra le 18/112021

Pour la communauté peulh du monde ABDOULAYE SOW ET IBRAHIM DICKO (MALI)

CHOUABOU BI ADAMOU ET DJAIGA ET ABDOULAZIZ YOUNOUSSA (RCA) IBRAHIM MAHAMAT ET SOULEYMANE AHMAT (SOUDAN)

BOUBAKAR FALL ET MOUSSA DIALLO (SÉNÉGAL)

HAMIDOU OUMAROU ET ALHADJI DJAFAROU (CAMEROUN)

AHMADOU SALL ET DRAMANE SYLLA (MAURITANIE)

5 Idées pour gagner de l’argent avec le sport

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Vous avez une passion pour le sport ? Sachez qu’il est possible d’en faire un complément de revenus. Vous pouvez gagner de l’argent par plusieurs moyens grâce au sport. Comment cela se passe-t-il ? Le guide pour tout comprendre.

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Effectuer des paris sportifs

Grâce aux paris sportifs, il vous est possible de réaliser des gains en ne faisant rien. Chez vous ou peu importe où vous vous trouvez, vous pouvez effectuer un pari sur un évènement sportif de votre choix. Si vous avez misé juste, vous gagnerez une certaine somme d’argent.

D’ailleurs, pour faire le bonheur des parieurs, les bookmakers multiplient les types de paris ainsi que les disciplines sportives dans lesquelles vous pouvez vous engager. Avec les parier sport NetBet, vous pouvez miser, entre autres, sur des matchs de football, de basketball, de volleyball, etc.

Devenir coach sportif

Si vous transmettre votre savoir, pourquoi ne pas devenir coach sportif ? C’est un excellent moyen vous permettant de gagner de l’argent. Votre mission est d’accompagner vos clients et de les aider à atteindre leurs objectifs. Vous leur suggérez les exercices à pratiquer en fonction de leurs besoins. Selon vos souhaits, vous pouvez cibler les enfants, les seniors, les adultes ou encore les personnes qui ont un handicap.

Participer à un sport de compétition

Vous êtes un sportif de haut niveau ? Rentabilisez vos efforts physiques en faisant du sport de compétition. Toutefois, cette solution ne s’adresse pas à tout le monde. En effet, cela requiert du temps libre, de la motivation, de la détermination et une bonne forme physique. Puis, il faut savoir que de nombreux sportifs de haut niveau ont commencé leur entraînement dès leur jeune âge.

Être dog-sitter et faire courir l’animal de votre client

Si vous aimez les animaux, notamment les chiens, vous pouvez devenir dog-sitter. Il faut savoir que, quelle que soit leur race, les chiens ont besoin de se dépenser. Et, faute de temps, beaucoup de propriétaires font appel aux services d’un dog-sitter pour faire courir leurs chiens à leur place. Si cette idée vous intéresse, vous trouverez sur le Web de nombreux conseils pour vous aider à bien débuter cette activité rémunératrice. Puis, si vous souhaitez augmenter vos gains, pensez à multiplier vos clients.

Installer des applications qui récompensent vos efforts physiques

Savez-vous qu’il existe des applications qui vous permettent de gagner quelques euros grâce à la pratique d’une activité sportive ? Vous avez, par exemple, WeWard, l’application d’une start-up française qui vous paie en marchant. Votre smartphone se transforme en podomètre pour compter les pas que vous effectuez quotidiennement. À la fin de la journée, vous gagnez des points qui peuvent par la suite être transformés en argent ou en cadeaux.

Vous avez également Running Heroes qui vous incite à pratiquer du running. Plus vous vous y mettez, plus vous gagnez des points. Vous pouvez après les échanger contre des rabais sur les sites partenaires de l’application. Ainsi, Running Heroes ne vous permet pas de gagner directement de l’argent, mais vous motive à effectuer du footing ou du running pour faire des économies.

 

RCA : assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, cible d’une pétition de destitution en préparation

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Bangui, 17 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les députés proches de la majorité parlementaire ont initié discrètement depuis plus de deux semaines une pétition visant à destituer le Président de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine, le géographe  Simplice Mathieu Sarandji.

Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

Depuis quelques semaines, une forte tension politique règne au parlement centrafricain où le Président de l’Assemblée nationale est menacé de destitution pour manquement au devoir de sa charge. Un collectif de députés proche de la majorité parlementaire a lancé discrètement une pétition pour recueillir les signatures d’un tiers des membres de la chambre et destituer Simplice Mathieu Sarandji.

Selon certains députés de la majorité, cette tension règne depuis quelques semaines après la réactivation du dossier de la levée d’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuelé et Aurélien Simplice Zingas sans consulter  ni le chef de l’État, ni son parti, encore moins  ses collègues députés.

Depuis cette date, le ton mente entre le Président de l’Assemblée nationale et certains membres du bureau qui l’on accusé d’abus d’autorité à l’encontre d’intérêt national. Selon ces députés, Il a été plusieurs fois auteur de graves dérapages qui ont même failli coûter au président de la République.

Mais la goutte d’eau qui a fait  déborder le vase, c’est sa dernière sortie qui a gracieusement offert la salle du parlement centrafricain à l’artiste congolais Koffi Olomidé où il a offert une séance de distribution de billets de banque lors du concert donné par l’artiste au palais de l’Assemblée nationale. Selon ses détracteurs, l’homme serait en train de chercher à renverser constitutionnellement son ami président Touadera qu’il est son dauphin.

Mais selon un article publié par certains cadres de l’assemblée nationale, « De l’incompétence au désordre, du tribalisme à la corruption et la violation flagrante des textes ainsi que du processus démocratique en passant par l’abus d’autorité, Sarandji est presque tout ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

La justice ne sera pas faite grâce aux « alliés » russes

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Le Président centrafricain à Paris lors de son entretien exclusif avec TV5

 

Bangui, 17  nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la dernière interview de Faustin Archange Touadéra du 4 novembre, le président Centrafricain réfute à nouveau les exactions des Mercenaires russes en Centrafrique.

Or, malgré ces exactions qui sont signalées par plusieurs enquêtes menées par les experts des Nations Unis et qui sont même reconnues par une enquête nationale ordonnée par le président Touadéra lui-même, au lendemain des tueries de Bossangoa du 21 juillet 2021, le représentant de l’Etat continue de nier les faits.

Il indique dans cette interview que seules des décisions de justice pourront condamner les auteurs de ces actes, c’est un discours honorable, un discours de politicien. Mais dans les faits, comment faire marcher la justice lorsque les témoins de ces actes ignobles ne peuvent témoigner ?

Les hommes de Wagner étouffent toutes les affaires dans lesquelles ils sont impliqués. Pour cela, ils donnent de l’argent et n’hésitent pas à menacer de mort voire de tuer ceux qui tenteraient de dire la vérité, que ce soit la population ou bien les représentants de l’Etat en province. Le pays n’est plus souverain, il est dirigé par ses « alliés », sans se soucier des conséquences.

Preuve en est, lorsque le ministre de la justice a publié l’enquête nationale mettant en cause les FACA et ses alliés russes, la Présidence et le représentant des « instructeurs » russes ont démenti les propos. Le ministre a même dû faire évacuer sa famille de peur des représailles que cela pouvaient engendrer, pourtant il ne faisait que son travail.

Dès que les hommes de Wagner sont mis en cause, des actions sont menées pour cacher la vérité. On se rappelle le triste sort réservé à Nadia Carine Poutou Fornel, Présidente de l’association des femmes juristes, retrouvée morte le 24 juin 2021 dans un incendie criminel avec ses trois enfants, alors qu’elle s’occupait des femmes violées par ces soit disant « instructeurs russes », autrement appelés mercenaires de Wagner.

Ce fut également le cas pour trois journalistes russes, venus enquêter sur la présence Des mercenaires russes en Centrafrique, et qui ont été retrouvés exécutés par balle pendant leur reportage, le 31 juillet 2018.

La société militaire privée Wagner œuvrant en Centrafrique est bel et bien présente, pas pour rétablir la paix, mais pour permettre aux russes de s’enrichir en exploitant les ressources naturelles du pays. En favorisant l’enrichissement des représentants de l’Etat, la SMP garde le contrôle de la politique centrafricaine, qui n’a pas intérêt à s’en séparer. L’intérêt personnel prime sur l’intérêt commun, et c’est la population qui continue de pâtir de la situation.

Une entreprise privée faisant régner la terreur n’est pas une solution pour résoudre la crise d’un pays.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les mois prochains s’annoncent difficiles pour les salaires des fonctionnaires de l’État en Centrafrique

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Bangui, 17 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les signes précurseurs commencent à se faire sentir, mais le gouvernement tente de rassurer. Selon plusieurs cadres au ministère des Finances et du Budget, les capacités financières de l’État centrafricain à faire face à ses dépenses régaliennes  s’épuisent. Avec la perte de sa capacité fiscale autonome, l’État centrafricain se retrouve aujourd’hui face à des difficultés de trésorerie.

Immeuble du trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.

 

D’après les mêmes sources, le mois dernier, c’était grâce à la banque des États d’Afrique centrale (BEAC) que le paiement des salaires des fonctionnaires avait été effectué. Mais pour les mois prochains, tout porte à croire que les choses sont devenues de plus en plus compliquées et difficiles.

Selon certains députés de la majorité, les recettes douanières, qui représentent près d’un tiers du budget de l’État centrafricain,   ne sont plus à son niveau d’avant. Elles sont détournées en bonne partie par des mercenaires du groupe privé PMC Wagner, ce qui pousse les principaux bailleurs de fonds de la République centrafricaine, notamment les institutions de Bretton Woods et l’Union européenne qui ont rapidement conditionné certains décaissements clés de leur aide au bon fonctionnement de l’administration centrafricaine à l’arrêt de cette coopération russe dans la collecte des recettes douanières. Or, les finances publiques centrafricaines étant plus que jamais dépendantes de l’appui des bailleurs de fonds internationaux. C’est ainsi que cette coopération douanière a été stoppée nette le 6 octobre dernier par le nouveau ministre des Finances Hervé Ndoba.

Mais deux semaines plus tard, un nouvel accord de collaboration entre le ministère des Finances de RCA et la société russe « SJ Amiko » représentée par madame Svetlana Emilianova prévoit un nouvel accompagnement russe aux douanes centrafricaines. Ainsi, et ce malgré les pressions des bailleurs de fonds internationaux, les partenaires russes ne semblent de facto pas résignés à relâcher leur étreinte sur la capacité fiscale de l’État centrafricain…

Pour de nombreux Centrafricains, c’est le chef de l’État Faustin Archange Touadera  qui est personnellement à l’origine de cette faillite du trésor public centrafricain.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : arrivée à Bangui des ex-rebelles de l’UPC et Anti-Balaka qui ont été désarmés à Alindao

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Bangui, 17 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les 20 ex-combattants, dont 17 de l’UPC et 3 de la milice Anti-Balaka  ont déposé leurs armes samedi dernier en présence des autorités administratives et militaires locales, notamment du sous-préfet    et des éléments  de l’armée centrafricaine ainsi que des Mercenaires russes. Ces ex-combattants ont quitté Alindao le lendemain pour Bambari, puis Bangui dans les véhicules de l’armée nationale. Mais à leur arrivée proche du village Bokolobo, leurs ex-compagnons de l’UPC leur ont tendu une embuscade, mais les mercenaires russes les ont protégé jusqu’à Bambari, puis Bangui.

Les mercenaires russes armés en mouvement dans la ville de Bangui
Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Selon des informations du CNC, l’attaque du convoi militaire par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique a eu lieu à moins de 10 kilomètres à l’entrée de la ville de Bokolobo, située à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Selon une source sécuritaire locale, le chef rebelle Ali Darassa n’avait pas du tout accepté que ses hommes déposent des armes.  C’est pourquoi il fait tout pour les empêcher  de « tomber dans le piège du gouvernement ». L’attaque de Bokolobo était très violente, selon la même sources. D’après elle, dans le convoi, il y’avait aussi des soldats de l’armée nationale, mais aussi des mercenaires russes qui ont farouchement répondu aux assaillants qui ont pris la poudre d’escampette dans la brousse. C’est ainsi que le convoi était arrivé à Bambari le dimanche dernier. Aussitôt, il quitte la ville de Bambari pour la capitale Bangui d’où ils ont été reçus par les autorités militaires.

Rappelons que le samedi dernier, ces ex-combattants avaient quitté leur maquis dans des localités de Kongbo, de Bavica,  et se sont réunis vendredi dernier dans le village de Carama. Ils demandent  au gouvernement leur désarmement. C’est ainsi que le samedi matin, plusieurs personnalités militaires et civiles de la ville d’Alindao, dont le sous-préfet  et les mercenaires russes se sont mobilisés pour aller à leur rencontre.  Ils ont été désarmés officiellement et transférés dans la base des mercenaires russes, puis des soldats FACA  à Alindao.

 

Par Bertrand Yékoua

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RCA : Paoua, la chasse à l’homme se poursuit, Monsieur Nazé Boussou a failli être assassiné par les FACA  

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Bangui, 17 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Lundi 15 novembre 2021, à Paoua, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, une incursion nocturne au domicile de Monsieur Nazé Boussou  par les soldats FACA a failli lui coûter la vie. L’homme a été la cible de plusieurs coups de feu   des soldats FACA qui lui ont reproché quelques jours plutôt d’avoir agressé leur major qui avait arbitré un match de football sur le terrain du quartier Élien.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Paoua-en-Centrafrique-le-27-décembre-2017-par-AFP-450×227.jpg” alt=”Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”227″ />
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Nazé Boussou est le défenseur de l’équipe de Paoua Élien qui a frappé le major des forces armées centrafricaines (FACA) qui avait arbitré le match qui avait dégénéré en bagarre  le mercredi 10 novembre dernier.  Selon des informations recueillies, dans la nuit du lundi à mardi 16 novembre, une équipe d’environ 10 soldats, munis de leur arme, est allée discrètement au domicile de Monsieur Nazé Boussou pour l’arrêter. Mais à leur arrivée, l’homme avait senti leur présence et prend la poudre d’escampette. Mais les soldats FACA, qui n’ont pas pu lui mettre la main dessus, préfèrent faire usage de leur arme pour tenter de l’abattre. En vain! L’homme arrive à s’éclipser. Ça alors commence une folle perquisition à son domicile. Plusieurs matériels  détruits et plus d’un million de francs CFA emporté par les soldats FACA, poussant le service de droit de l’homme de la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique à intervenir mardi.

Rappelons que le match qui a opposé les jeunes de Paoua Elien à ceux du quartier Sainte-Famille avait pour arbitre un major des forces armées centrafricaines (FACA).  Mais quand le match avait démarré, quelques minutes plus tard, l’arbitre, sans raison apparente,  avait donné un carton rouge à un défenseur de l’équipe de Paoua Elien. Ce défenseur s’appelle Bossou Nazé.

 

Par Gaël Bobérang

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RCA : deux mercenaires russes tués dans une embuscade des rebelles dans le Nord-ouest

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RCA : deux Mercenaires russes tués dans une embuscade des rebelles dans le Nord-ouest

 

Bangui, 16 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Des mercenaires russes de la société Wagner en patrouille sont tombés dans une embuscade vers la mi-journée dans le secteur de Kaïta , situé à environ 15 kilomètres de Mann sur l’axe Koui , entraînant des affrontements avec les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a-t-on appris des sources officielles locales.

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Selon des sources sécuritaires locales, ce dimanche 14 novembre vers 14 heures, les mercenaires russes, en provenance de la sous-préfecture de koui, ont attaqué une position des rebelles de 3R, tuant un rebelle, et blessant un autre. Mais au moment de leur retour, à 3 kilomètres du village Mbae-Mbéré, ils sont tombés dans l’embuscade tendue par les rebelles de 3R.

Selon les mêmes sources, au cours de cet accrochage, les mercenaires russes de la société Wagner ont enregistré deux morts dans leur rang.

Sous couvert de l’anonymat, un élu local a précisé que les assaillants ont emporté également des armes lourdes.

Notons que dans ce secteur, le mois dernier, dans la nuit du lundi à mardi 26 octobre, un groupe des hommes armés assimilés aux rebelles de 3R, membres du CPC, ont fait irruption  vers 21 heures dans le village Akita, tuant à bout portant un père de sept enfants dénommé Albert  Ndoh,  et brûlant au passage deux maisons, dont l’une se trouvait une moto.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

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RCA : au moins 13 morts et une dizaine des blessés dans un affrontement entre les soldats FACA et les rebelles de 3R dans le Nord-ouest

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Bangui, 16 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La localité de Mann, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine est à nouveau secouée ce dimanche 14 novembre par des affrontements violents entre les soldats FACA et les rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).  

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Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.

 

Ce dimanche 14 novembre vers 15 heures, une position des rebelles de 3R a été prise d’assaut au village Kaïta, situé à 5 kilomètres du village Mbae-Mbéré sur une piste secondaire à environ 15 kilomètres  de Mann sur l’axe De Gaulle par les Mercenaires russes, entrainant des affrontements violents de plus d’une heure, tuant un rebelles et blessant un autre.

Mais en représailles, les rebelles de 3R, vers 18 heures,  ont attaqué la position des soldats FACA dans le village Mbae-Mbéré, entrainant à nouveau des affrontements violents. Les soldats FACA, face à leurs adversaires,  se sont éparpillés partout, laissant la libre action aux rebelles qui ont pu incendier des habitations et des commerces.

Selon des sources officielles locales, au cours de ces échanges,  1 élément de l’armée nationale a été tué, 1 autre pris en otage , 12 civils tués et 8 autres blessées  ainsi que trois rebelles blessés à la suite de ces affrontements.

Pour l’heur, le village Mbae-Mbéré se vide de ses habitants. La plupart se sont réfugiés à Ngaoundaye pour les uns, au Cameroun pour les autres.

À Bangui, ni l’état-major des forces armées centrafricaines ni le gouvernement  n’ont pas encore réagi sur cet affrontement militaire.

 

Par Gaël Bobérang

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LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE DES BILLETS DE BANQUE

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Bangui, 16 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji, désormais distributeur automatique des billets de banque à des étrangers. C’est ce que l’on peut retenir de la dernière sortie du Président de l’Assemblée Nationale qui a gracieusement offert la salle du parlement centrafricain à l’artiste congolais Koffi Olomidé.

Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

Comme les ténors du régime KNK, le Président de l’Assemblée Nationale a offert une séance de distribution de billets de banque lors du concert donné par l’artiste congolais Koffi Olomidé au palais de l’Assemblée Nationale. Sarandji connu pour sa dureté en matière d’argent, est tombé dans les bras de Koffi à qui il a offert selon de sources bien informées, plus de trois millions, « il était conquis par la musique et il est sorti avec ses pas de danse, jeter d’importantes sommes d’argent qui étaient ramassées par les proches de l’artiste », a expliqué un spectateur présent lors du concert dans la salle de banquet de l’Assemblée Nationale.

La sortie financière du Président de l’Assemblée Nationale a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux. Tout porte à croire que le Président de l’Assemblée Nationale est engagé à perturber l’élan de l’Etat que son ami Touadéra veut impulser. Déjà avec un cabinet de plus de 50 membres, Simplice Mathieu Sarandji a mis la bourse de l’Etat dans une situation difficile. Comme si cela ne suffisait pas, il s’est arrangé à revoir à la hausse ses fonds politiques qu’il utilise à des fins contre productives.

Le week – end  dernier, c’est la distribution automatique que le Président de l’Assemblée Nationale sort comme carte pour comme le soulignent de nombreux internautes, « se moquer des efforts que consent l’Etat et surtout se moquer de la souffrance du peuple centrafricain ». Ce geste est posé, faut-il le rappeler après avoir tenté de saboter les efforts consentis pour asseoir le dialogue initié par le Président de la République et soutenu par ses pairs de la sous-région.

Sarandji est devenu le pourfendeur des efforts de relance du Président de la République. En trois mois, il a tout mis en place pour désorienter le pays. Il faut rappeler que le geste que le Président de l’Assemblée Nationale a fait en distribuant ce billet de banque à tour de bras à l’artiste congolais a choqué l’opinion ainsi que ses collègues députés, « c’est indécent le fait de distribuer l’argent à cet artiste qui n’est pas d’abord un nécessité et qui est surtout invité par une organisation privée qui l’a payé. Le Président de l’Assemblée Nationale a donné un mauvais signal. Si c’était un artiste centrafricain, on aurait compris mais pour lui, seule sa logique est à soutenir », a confié un député qui a requis l’anonymat.  Dans les rues de Bangui, l’on est choqué, « on nous dit qu’il y a tension de trésorerie mais voilà l’exemple que donne le Président de l’Assemblée Nationale qui en dansant, jette l’argent du peuple et gratifie un étranger qui est poursuivi en France pour des soupçons de viols et autres. Je suis déçu », a expliqué un fonctionnaire.

Pourquoi chaque fois qu’il pose un acte le Président de l’Assemblée Nationale fruste, décourage et met en difficulté Faustin Archange Touadéra ? Quelle est l’ambition qui se cache derrière ces faits ? En clair, il faut décrypter les agissements de ce dernier qui ne semble pas sinon plus dans la dynamique républicaine instaurée par le professeur Faustin Archange Touadéra.

 

 

Par Éric AZOUMI

Journaliste rédacteur

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RCA : au moins 19 morts dans une attaque des mercenaires russes près du village Kouki, dans le Nord-ouest

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Bangui, 16 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les faits se sont produits ce dimanche 14 novembre sur les chantiers miniers qui se trouvent dans la localité de Kouki, située  à environ 20 kilomètres de la ville de Nana – Bakassa, au centre de la préfecture de l’ouham, sur la route nationale n°1 en allant vers la frontière Tchad – République centrafricaine.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

D’après des informations recoupées dans la localité et confirmées par les autorités préfectorales, peu avant l’attaque sur les chantiers miniers, une patrouille des mercenaires russes était tombée dans une embuscade des braconniers soudanais à une dizaine de kilomètres de Kouki, faisant au moins 4 morts du côté des mercenaires russes. En représailles, ces derniers ont pris d’assaut deux chantiers miniers situés dans la localité, tuant au moins 19 artisans miniers, et incendiant plusieurs habitations et des boutiques. Selon les vidéos du lieu de la scène filmée par des témoins, certaines victimes ont été surprises de l’attaque, et incendiées dans leurs boutiques, d’autres dans leur maison.

D’après les Russes, ce sont tous des rebelles et leurs complices qui travaillent sur des chantiers miniers vers Kouki. Or, selon la population, les rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim et de l’UPC d’Ali Darassa ont déserté la zone depuis près d’une année, laissant des artisans centrafricains et d’autres étrangers tchadiens sur place.

Rappelons que sur l’axe Kouki – Bossangoa qu’au moins 14 jeunes venant de la ville de Bossangoa ont été tués par les mercenaires russes le lundi 21 juin dernier.

 

Par Simplice Féimonazoui

Journaliste rédacteur

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RCA : Bangui, une tentative de braquage tourne à l’assassinat du présumé braqueur

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Bangui, 16 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La capitale de la République centrafricaine connaît ces dernières années une recrudescence des actes de braquage. Mais cette fois, le présumé auteur de l’attaque au domicile d’un particulier a été tué par la présumée victime. La justice a été saisie de l’affaire, et le présumé auteur du crime a été arrêté et placé en garde à vue à l’office central de répression de banditisme (OCRB).

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Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR

 

C’était dans la nuit du dimanche à lundi 15 novembre vers 3 heures du matin qu’un homme, habitant le quartier Tournant, vers l’aéroport de Bangui Mpoko  a reçu à son domicile une visite nocturne d’un présumé malfaiteur qui serait venu dans l’intention de le dévaliser de ses maigres biens. Malchance de ce braqueur,  au moment de pénétrer par effraction dans la maison de sa victime,  celle-ci, armée d’un long couteau à dent,  s’est positionnée derrière la porte et attend fermement l’entrée de l’assaillant qui est finalement tombé dans son piège. Une altercation s’éclate, et la victime tentait en vain de récupérer l’arme de l’assaillant qui s’est débattu férocement. Mais malchance pour lui, la victime sort son couteau et le poignarde à plusieurs reprises. L’homme succombe sur le champ de ses blessures.

Mais la victime, au lieu d’aller informer le chef de son quartier et les forces de l’ordre de la situation, préfère vaquer librement à ses occupations alors que le corps du présumé braqueur se trouve encore dans sa maison.

Informé de la nouvelle, le chef du  quartier faisait appel aux éléments de forces de l’ordre qui sont positionnés au quartier Combattant. Ces derniers sont venus sur le lieu de la scène et découvrent le corps sans vie du présumé braqueur au domicile de la présumée victime. Ils ont procédé à l’arrestation de cette dernière ainsi qu’à l’enlèvement du corps.

L’auteur de l’acte criminel a été placé en garde à vue à la brigade de l’office central de répression du banditisme (OCRB), et le corps à la morgue de l’hôpital communautaire.

Rappelons que la présumée victime  dispose à elle seule au moins six motocyclettes qui font office du transport en commun entre quartiers Tournant et quartier Combattant.

 

    1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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RCA : les soldats FACA, braqués par leurs partenaires russes,  abandonnent  leur poste à Bondiba et quittent précipitamment pour la capitale  

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Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ceci n’est pas un fait nouveau.  C’est pratiquement courant, mais les victimes n’ont pas voulu en parler. Mais cette fois, elles en ont marre. La scène s’est déroulée  dans la localité de Bondiba, située à une centaine de kilomètres sur l’axe Nguia-Bouar Baboua la semaine dernière.

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Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Le 8 novembre dernier, peu après midi vers 13 heures, les mercenaires russes de la société Wagner, après leur opération militaire dans les localités de Lamy-Pont et de Nguia-Bouar, ont quitté  pour remonter vers Baboua à bord de six véhicules lourdement armés. Mais arrivée à Bondiba, ils ont retrouvé les soldats FACA dans la ville. Aussitôt, ils les ont pointés avec leurs armes et les plaquent au sol. Ils commencent à les fouiller un par un en ramassant tout ce qu’ils retrouvent dans leurs poches comme argent, portables, etc.

Après avoir fini de piller les soldats FACA, ces hommes de Wagner tombent sur les commerçants ambulants, les boutiquiers, confisquant  au passage leurs biens et leur argent.

Cependant, les soldats FACA, qui ont érigé trois barrières au croisement de Bondiba, se disent choquer de cette situation.

« Depuis six mois, nous n’avons pas reçu nos primes d’alimentation générale (PGA).  C’est grâce à l’argent de formalité versé par les véhicules et motos que nous tenons le bout ici. Mais quand les Russes sont venus nous les ramasser, c’est quasiment impossible de vivre sans manger. C’est pourquoi  nous avons décidé ainsi, car dans la ville, il n’y a pas assez des gens », déclare un sous-officier de l’armée nationale détaché à Bondiba et rentrer à Bangui. D’après lui, deux heures après leur braquage par les mercenaires russes, ils ont décidé d’abandonner  leur poste au village Bondiba pour rentrer à Bangui via Dongbaïkè  et  Béloko où ils ont trouvé le transport en commun.

Pour l’heure à Bondiba, le village est quasiment désert. Pas des soldats FACA, la majorité des habitants a aussi quitté le village.

Rappelons que Bondiba est un petit village, juste un croisement sur trois axes : celui de « Abba », de Baboua et celui de Nguia-Bouar où les soldats FACA ont érigé trois checkpoints sur chacun des axes.

 

Par Gervais Lenga

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Bria,  deux personnes assassinées, six autres interpellées et transférées à Bangui par les mercenaires russes

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Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce samedi 13  novembre 2021, la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto est à nouveau plongée dans l’inquiétude. Les Mercenaires russes, lourdement armés, ont à nouveau bouclé un quartier de la ville, procédant à l’assassinat d’au moins deux personnes, puis à l’arrestation de six autres ainsi que le pillage de plusieurs habitations.

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Vendredi 12 novembre 2021, vers 24 heures, plusieurs dizaines des mercenaires russes, à bord de plusieurs véhicules, sont aperçus  dans le quartier Lasmi de Bria. Vers 1 heure du matin, ils ont commencé à boucler la zone, procédant  à des fouilles porte par porte. Ils ramassent des matelas en mousse sur lesquels les gens dorment, des chaises en plastique,  des chaussures, des panneaux solaires, de l’argent, des bijoux, mais aussi des motos. C’est un véritable pillage en règle.

Cependant, deux pères de famille, voyant leurs portes cassées par ces mercenaires, tentaient de sauter sur la clôture pour s’enfuir, ont été froidement abattus par ces mercenaires russes de la société Wagner.  Dans d’autres maisons, ils ont interpellé six individus, tous des opérateurs économiques, selon des témoins qui ont assisté à la scène. Mais à la grande surprise de la population, 4 heures plus tard, vers 5 heures du matin ce samedi 13 novembre, un avion russe est atterri à l’aérodrome, et les six individus  interpellés ont été transférés à Bangui.

Selon les mêmes sources, ce sont tous des opérateurs économiques, des collecteurs de diamants qui ont été interpellés et transférés à Bangui. Mais parmi les six suspects, figure Monsieur Ahmat Faya, ex-général de l’UPC rallié au FPRC. L’homme avait cessé ses activités dans les groupes armés et s’adonne à des activités commerciales depuis des années.

 

Par Moïse Banafio

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Bangui, un homme tué par les soldats FACA à la sortie nord de la capitale

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Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Très populaire dans son quartier du PK10 à la sortie nord de la capitale, la jeune victime est connue sous le sobriquet d’Azibolobo, âgée d’une vingtaine d’années.  Il a été froidement abattu par les soldats FACA dans la nuit du samedi à dimanche 14 novembre 2021.

Bangui, un homme tué par les soldats FACA à la sortie nord de la capitale
Entrée de la rue Patassé au PK10. CopyrightCNC

 

Selon des informations recueillies auprès de la famille endeuillée, c’était le samedi dernier aux environs de 23 heures que la scène criminelle s’est produite quand la victime revenait du quartier Gobongo.

D’après elle, au moment de son retour,  il avait croisé un véhicule de patrouille des soldats FACA sur la route de Damara, proche de la buvette « Chez Papi » , à une centaine de mètres de l’école nationale de police. Ces derniers ont tenté de l’interpeller, mais faisaient un effort de s’échapper. Mais à quelques mètres de son domicile, il a été rattrapé. Du coup, les soldats FACA l’ont froidement abattu par balle sur son crâne.

On ignore les raisons exactes de cet acte criminel, mais toute laisse à croire que c’était à cause des heures de couvre-feu qu’il aurait violé.

Pour l’heure, le corps du jeune Azibolobo est à la morgue.  Son inhumation est prévue cette semaine.

Rappelons qu’au début de mois de janvier dernier, un couvre-feu avait en effet été instauré par le chef de l’État Faustin Archange Touadera dans l’ensemble du territoire centrafricain pour contrer les actions de la coalition des patriotes pour le changement, la nouvelle alliance rebelle qui avait lancé une offensive juste avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020.

Mais depuis quelques mois, ce couvre-feu a été allégé,  passant de 18 heures à 20 heures, puis de 20 heures à 22 heures jusqu’à 5 heures du matin. Tous les déplacements sont interdits durant cette tranche d’heure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Alindao :   17 rebelles de l’UPC faction Hassan Bouba dépose les armes

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Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dix – sept rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Hassan Bouba sont sortis de leur maquis ce samedi 13 novembre 2021. Ils expriment leur volonté de déposer les armes et intègrent le processus du désarmement en cours, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l'UPC
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC

 

Selon les mêmes sources, ces désormais ex-combattants ont quitté leur maquis dans des localités de Kongbo, de Bavica,  et se sont réunis depuis vendredi dans le village de Carama. Ils demandent  au gouvernement leur désarmement. C’est ainsi que le samedi matin, plusieurs personnalités militaires et civiles de la ville d’Alindao, dont le sous-préfet  et les Mercenaires russes se sont mobilisés pour aller à leur rencontre.   Ils sont désarmés officiellement et transférés dans la base des mercenaires russes, puis des soldats FACA  à Alindao. Mais 24 heures plus tard, ce dimanche 14 novembre, les 14 ex-rebelles sont officiellement transférés à Bangui.

Rappelons que deux semaines plutôt, le 28 octobre, trois rebelles qui ont affirmé appartenir au mouvement UPC étaient sortis de leur maquis et déposent les armes.  Ils avaient été pris en charge par les autorités locales.

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RCA : à Alindao, trois rebelles de l’UPC faction Hassan Bouba dépose les armes

Rappelons que le mouvement UPC est actuellement divisé en deux factions : celle dirigée par le mercenaire tchadien Ali Darassa, et celle dirigée par un autre mercenaire tchadien, ex-conseiller politique de l’UPC nommé  ministre de l’Élevage dans le gouvernement centrafricain, Monsieur Hassan Bouba, favorable au processus du désarmement en cours.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : trois éleveurs tués, deux autres portés disparus dans le Nord-ouest

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Centrafrique : deux éleveurs tués, trois autres portés disparus dans le Nord-ouest

 

Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène criminelle s’est produite au village Kparé, situé à 15 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua sur l’axe Besson, dans la préfecture de la Nana – Mambéré,  au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Image d’illustration des éleveurs peuls au côté de l’un de leurs boeufs tués par les soldats FACA au village Bénamkor

 

Selon des informations recueillies sur place, ce samedi 13 novembre peu-après-midi , les Mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, ont fait leur incursion dans un village de Kparé, situé à 15 kilomètres de Baboua sur l’axe Besson. Après leur arrivée au village Kparé, ils ont stationné leurs véhicules au bord de la route avant de marcher à pied environ 4 kilomètres et de faire soudainement leur entrée dans un campement des éleveurs peuls. Aussitôt, ils ont fait des tirs partout sans distinction, tuant trois éleveurs, et les autres ont pris la fuite dans la brousse. Par la suite les mercenaires russes ont ramassé leurs cabris, poulets, chèvres, moutons…

Quelques heures plus tard, trois des rescapés qui ont pris la fuite dans la brousse sont sortis à Baboua, et notre équipe des journalistes les a rencontrés vers 20 heures samedi. D’après eux, il y a aussi deux autres éleveurs qui sont également portés disparus. Ils ignorent s’ils sont blessés ou capturés par les mercenaires russes.

Rappelons que ce campement des éleveurs peuls  est créé il y a de cela 15 ans. Sur place, ces éleveurs cultivent des maïs, des mils et le sorgo. Ils ravitaillent régulièrement la ville de Baboua avec leurs produits de champ.  Cet acte criminel perpétré par les Russes sur eux est de nature à créer une crise humanitaire dans le secteur.

 

Par Gervais Lenga

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Paoua, un match de football dégénère

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La rencontre a totalement dégénéré

Ce mercredi 10 novembre, un match de football amical entre les jeunes de Paoua impliquant un major de l’armée nationale a dégénéré en bagarre faisant quelques blessés, a constaté sur place un journaliste du CNC.

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Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Le match, qui s’est terminé en queue de poisson au stade de Paoua Elien,  a laissé place à une rixe géante qui a duré plusieurs heures.

En effet, le match qui a opposé les jeunes de Paoua Elien à ceux du quartier Sainte-Famille avait pour arbitre un major des forces armées centrafricaines (FACA).  Mais quand le match a démarré, quelques minutes plus tard, l’arbitre, sans raison apparente,  a donné un carton rouge à un défenseur de l’équipe de Paoua Elien. Ce défenseur s’appelle Bossou Nazé.

Mais celui-ci n’a pas pu contenir sa colère et donne un coup de boxe à l’arbitre qui tombe directement au sol. Il lui donne plusieurs coups de poing à la tête.

 

Débandade générale

Quelques minutes plus tard, les soldats FACA et les Mercenaires russes, lourdement armés dans leurs véhicules, sont arrivés sur le lieu.  Du coup, c’est la débandade générale. Ils ont bouclé plusieurs quartiers de Paoua à la recherche de Monsieur Bossou Nazé, qui est aussi chef des manutentionnaires  de Paoua. Ils faisaient des tirs avec leur arme pour intimider la population.

« Les jeunes de Paoua Elien se disent très têtus. Il faut donner l’exemple sur ce type. Si par malheur on le retrouve, c’est sa mort. On va le tuer pour donner un exemple aux autres », annoncent les soldats FACA détachés à Paoua. Jusqu’à ce dimanche soir, l’homme devient introuvable. Il est toujours activement recherché par les mercenaires russes et les soldats FACA.

 

Par Gaël Bobérang

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RCA : remise des travaux et matériels au sein du plateau technique du Lycée Technique de Bangui

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Bangui, 15 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une cérémonie de remise des travaux et matériels modernes au sein du plateau technique du Lycée Technique de Bangui   s’est déroulée vendredi 12 novembre 2021 dans la capitale centrafricaine.

L'ambassadeur de la France et la Ministre du travail auprès des matériels de formation
L’ambassadeur de la France et la Ministre du travail auprès des matériels de formation. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

La cérémonie a eu lieu en présence de l’ambassadeur de France à Bangui, du ministre de l’Enseignement supérieur ; de madame la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation ; du député du 1er arrondissement; du Directeur de l’Agence française de Développement (AFD), du maire du 1er arrondissement ; des représentants des institutions publiques centrafricaines ; des représentants des institutions internationales  ainsi que du proviseur du Lycée technique de Bangui.

Ce nouveau parc de matériels  moderne permettra aux apprenants d’appréhender et d’acquérir les compétences  en adéquation avec celles attendues dans le secteur privé.

La réhabilitation de ces quatre ateliers représente 5 mois de travaux pour un total d’investissement de 123 millions de FCFA pris en charge par l’agence française de développement (AFD), puis l’installation de 10.5 tonnes de matériels de formation à destination des enseignants (électricité, métallurgie, moteurs, machineries etc.)   au sein du plateau technique représentent une valeur estimée à 114 millions de FCFA, fruit d’une collaboration entre l’ambassade de France et l’académie de Rennes initiée dès 2018.

Selon l’ambassadeur de France à Bangui, L’adéquation entre compétences enseignées et compétences attendues dans le secteur privé doit être une préoccupation constante des acteurs de la formation professionnelle. « Sans quoi nous formons des élèves dans un contexte déconnecté des réels besoins des employeurs », ajoute-t-il. Pour lui,  le ministère centrafricain de l’Éducation nationale doit prendre à bras le corps cette dimension et nouer un dialogue de confiance avec le secteur privé afin de l’associer aux travaux de rénovation des certifications professionnelles de fin d’études.

Grâce à l’appui logistique de Bolloré et de la mission logistique française (MISLOG),  ces 10.5 tonnes des matériels ont pu être collectées, envoyées depuis la France et installées au Lycée Technique de Bangui.

Il faut le rappeler aussi que trois inspecteurs de l’éducation nationale française de l’Académie de Rennes, venus pour l’occasion resteront une dizaine de jours au lycée technique afin d’accompagner l’installation finale des machines et leurs mises en fonction. Ils formeront les enseignants et chefs d’ateliers à l’utilisation et la MAINTENANCE de ces machines, dans l’objectif d’améliorer l’offre de formation professionnelle et d’offrir aux étudiants et lycéens un cadre de travail et d’apprentissage privilégié.

 

  1. Y. Ibrahim

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« 2021, une année super pour la justice en République centrafricaine », selon Mike Cole, représentant de la CPI à Bangui 

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Bangui, 15 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce vendredi 12 novembre 2021, le chef du bureau-pays de la cour pénale internationale en République centrafricaine Monsieur Mike Cole  a rencontré des journalistes  pour une session question – réponse autour de la « Justice internationale en République centrafricaine”.

le chef du bureau de la cours pénale internationale Mike Cole
Monsieiru Mike Cole, Chef du bureau de la cour pénale internationale en République centrafricaine lors de sa rencontre avec des journalistes à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Plusieurs points ont été débattus avec les journalistes, des séries des questions ont été répondues par Monsieur Mike Cole , chef du bureau-pays et son équipe de la communication. D’après lui, 2021 est une année historique pour la justice en Centrafrique .

« En 2021 nous avons été témoin:

      • de la création de la Commission Vérité, Justice, Réparation et réconciliation;
      • du lancement du procès de Yekatom et Ngaïssona devant la CPI ;
      • des progrès dans la justice nationale notamment le travaille de la CPS, la reprise des audiences à Berberati en octobre et, il y a quelques mois, à Bria, l’arrestation de Monsieur Mahamat Saïd qui a été transféré à la CPI le 24 janvier 2021, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République centrafricaine  , dont son audience de confirmation des charges a été ouverte en octobre dernier ».

Le chef du bureau pays de la cours pénale internationale monsieur Mike Cole entouré des journalites 

 

D’après lui, durant l’année 2021, beaucoup des progrès ont été fait, et tous ceux qui ont soif de justice peuvent maintenant se calmer car      Leur guérison a commencé.  La justice est en train de faire son travail, ajoute-t-il, et de poursuivre que « la route de la justice est longue et difficile, mais ses bras sont plus longs. Et ils sont forts. Ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient. Comme nous le voyions, ici, en Centrafrique, où les accusés ont été interpellés à Bangui, Bria, Birao et à l’étranger ». Mais, quel que soit l’endroit où l’accusé est arrêté, les procédures judiciaires doivent être équitables pour tous. Sinon ce n’est plus de la justice, mais de la vengeance.

Concernant les programmes d’assistance aux victimes, Monsieur Mike Cole a indiqué qu’ils permettront d’apporter une réponse immédiate aux préjudices victimes en raison de crimes relevant de la compétence de la Cour, au niveau des individus, des familles, et des communautés, indépendamment du processus judiciaire.

Mike Cole : « Ces programmes d’assistance visent à contribuer à l’amélioration des conditions physiques, l’état psychologique et à l’autonomisation socio‑économique des survivants des crimes en RCA grâce à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base tel que les soins médicaux, l’éducation, à la psychothérapie et à un soutien au développement des activités économiques pour redynamiser les sources des revenus aux ménages des victimes.

Les programmes d’assistance du Fonds apportent ainsi une autre forme de justice aux victimes : « la justice réparatrice » qui s’inscrit dans la dynamique de la justice transitionnelle ».

 

      1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

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La Chine regrette qu’un projet de résolution du Conseil de sécurité ignore les propositions de la Centrafrique

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Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, Dai Bing, a regretté vendredi le manque de considération des propositions raisonnables faites par le gouvernement centrafricain dans un projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca).

Le consentement du pays concerné constitue un principe important auquel les opérations onusiennes de maintien de la paix devraient adhérer, a-t-il indiqué devant le Conseil de sécurité.

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le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Témon, a envoyé une lettre au président du Conseil de sécurité en disant espérer que le projet de résolution montre un plus grand respect pour la souveraineté du pays, ainsi que pour le leadership de son gouvernement et attache une plus grande attention aux menaces auxquelles le pays fait face, dont les groupes armés, a noté M. Dai.

“Les propositions raisonnables de la Centrafrique n’ont pas reçu une pleine considération. La Chine le regrette. C’est pourquoi la Chine a choisi de s’abstenir. La Chine espère que les opinions raisonnables de la Centrafrique puissent obtenir plus d’attentions”, a expliqué M. Dai à l’issue du vote sur le projet de résolution.

La Chine soutient le renouvellement du mandat de la MINUSCA, qui mène activement son travail et a fait d’importants progrès pour améliorer la situation dans le pays, a-t-il indiqué. A ce jour, la Centrafrique n’a pas réussi à parvenir à une paix durable et la présence continue de la MINUSCA est nécessaire, selon lui.

Au cours de l’an passé, le gouvernement centrafricain a surmonté de nombreuses difficultés, réussi à organiser des élections présidentielle et législatives, continué d’améliorer la situation sécuritaire, activement facilité le dialogue république et annoncé un cessez-le-feu unilatéral, ce que la Chine salue, a noté le diplomate chinois.

Dans le vote de vendredi, la Chine et la Russie se sont abstenues. Les 13 autres membres du Conseil de sécurité ont voté pour.

 

Avec Xhinua

Arrestation du responsable de la fédération de football du Kenya

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Nick Mwenda, le responsable de la fédération du football du Kenya (FKF), mise sous tutelle en raison d’accusation de corruption, a été arrêté, a-t-on annoncé de source policière vendredi.

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Nick Mwenda, président de la fédération de football du Kenya lors d’une conférence de presse, Nairobi, le 3 mai 2018.

 

Il a été interpellé par la police dans un hôtel de Nairobi au lendemain de la décision du gouvernement kényan de nommer un comité par intérim pour gérer la fédération après qu’une enquête a révélé qu’elle avait détourné des fonds du gouvernement et d’autres sponsors, ce que la FKF conteste.

Dirigée par Nick Mwendwa, 41 ans, depuis 2016, la FKF a été ces dernières années la cible de controverses et d’accusations de malversations.

“Il a été arrêté et est interrogé à notre quartier général”, a indiqué George Kinoti, responsable des enquêtes criminelles de la police.

La ministre des sports Amina Mohamed avait annoncé jeudi la mise sous tutelle de la FKF et nommé un comité intérimaire présidé par un ancien juge pour la gérer pendant une période de six mois.

Lire aussi :

La fédération kényane de foot en crise après des soupçons de détournement

 

La Fédération internationale du football (FIFA) a toutefois averti le Kenya qu’il risquait d’être suspendu si cette décision n’était pas reconsidérée. Selon la FIFA, cete décision “est de toute évidence contraire” au principe qui veut que les fédérations gèrent leurs affaires de manière indépendante et libres de l’influence de tiers.

Mwendwa a indiqué pour sa part qu’il s’opposerait à la mise sous tutelle et affirmé qu’il n’avait commis aucune malversation.

Avec VOA/AFP

Pas d’Ebola en Centrafrique, mais la vigilance reste de mise

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En Centrafrique, quatre personnes sont décédées à la suite d’une fièvre hémorragique. Les autorités craignaient une infection à virus Ebola,

 

une piste finalement écartée.

C’est de Kabo, à l’extrême nord de la Centrafrique, à la frontière avec le Tchad, que l’alerte est partie. Le premier cas serait apparu le 14 octobre dernier.
Au total, quatre personnes sont finalement décédées suite à une fièvre hémorragique qui n’est pas Ebola, précise le docteur Emmanuel Rivalyn Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui.

Nous avons fait le diagnostic d’Ebola et Marbourg, qui sont revenus négatifs pour les deux virus. Nous sommes en train de faire la fièvre jaune et la fièvre de la vallée du rift, parce qu’on sait que dans ces zones il y a eu des cas de fièvre jaune. Avec le contexte actuel d’ Ebola en RDC, dès que les gens entendent parler de fièvre hémorragique et décès ils pensent tout de suite à Ebola“, explique-t-il.

Séance de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola dans l’est de la RDC.

La République démocratique du Congo, notamment l’est du pays, est en effet régulièrement confrontée à des épidémies d’Ebola. Actuellement, la vaccination et des médicaments ont permis de stopper la propagation du virus.

Prévention et action

Si en Centrafrique tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’Ebola, la vigilance reste tout de même de mise en raison de la proximité du pays avec la RDC. En août dernier, quand un cas suspect avait été signalé en Côte d’Ivoire, et alors que les flux de populations sont fréquents entre les deux pays, le gouvernement centrafricain avait lancé une alerte. Il s’agissait de détecter et de prendre en charge de manière précoce tout cas suspect de maladie à virus Ebola.

En cas de contamination, la réponse doit en effet être rapide, expliquait à la DW l’épidémiologiste Didier Agbozognigbé : “Quand cela survient, on circonscrit la zone et on procède à la vaccination de toutes les personnes susceptibles d’être contaminées (…) la consommation, la manipulation des viandes de brousse c’est ce qui conduit à l’infection. En plus du lavage des mains, il faut éviter la consommation des viandes de brousse, bien cuire ses aliments avant de les manger.”

Fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs et faiblesse musculaires mais aussi mal de gorge, éruption cutanée, nausées et vomissements, diarrhées… ce sont les symptômes de la maladie à virus Ebola. Une maladie qui reste très contagieuse et dont le taux de mortalité avoisine souvent les 50%.

Par Carole Assignon

Avec DW français

ONU : huis clos électrique pour le renouvellement de la Minusca

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Bangui, 12 novembre 2021 ( Corbeauneews – Centrafrique) – Le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle ce vendredi le mandat de la Minusca. Les discussions entamées dès le mois d’octobre se sont déroulées dans un climat difficile, alors que Moscou tente d’alléger l’embargo sur les armes. Le tout dans un contexte tendu entre Bangui et la mission onusienne.

 

“Un mandat plus robuste” : c’est le maître mot, à Bangui comme à New York, qui domine les discussions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au renouvellement du mandat de la Minusca. Déjà, en mars dernier, le Conseil de sécurité avait décidé d’augmenter les effectifs de la mission d’un millier de casques bleus supplémentaires. Une leçon tirée de l’attaque de décembre 2020 des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé. Partie de l’arrière-pays, la CPC était parvenue à atteindre les portes de Bangui en février dernier.

 

Composante aérienne

Débordée, la Minusca avait été contrainte localement de collaborer ponctuellement avec les Forces armées centrafricaines (FACa), mais surtout également avec les “instructeurs russes” de la société Wagner, présents auprès de l’armée centrafricaine. Une situation qui avait suscité un embarras considérable à New York et avait mis à mal le patron de la mission Mankeur Ndiaye et sa numéro 2, Denise Brown.

La mission ambitionne désormais de renforcer ses composantes stratégiques – notamment les forces d’intervention rapides, plus souples -, capables de se projeter rapidement dans le pays. Au sein de la Minusca, les contingents népalais et portugais interviennent déjà dans ce cadre. La composante aérienne doit elle aussi tre renforcée. Bangui s’est plaint à plusieurs reprises ces dernières semaines d’un déficit de la mission onusienne en la matière. Le déploiement à venir des casques bleus tunisiens doit ainsi apporter une première réponse.

La Minusca a connu des turbulences ces derniers mois. Le contingent de Gabonais de 450 hommes n’a toujours pas été remplacé après son départ contraint à la suite d’accusations d’agressions sexuelles. Le contingent marocain – qui a fait l’objet de très violentes attaques depuis 2014 – réfléchit quant à lui à réduire sa contribution. Des sujets qui ont été discutés lors de la réunion à New York des pays contributeurs à la Minusca, le 3 novembre. Le Togo, le Sénégal, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Côte d’Ivoire restent positionnés pour déployer des hommes au sein de la force onusienne.

 

Désaccord sur l’embargo, le panel des experts et les sanctions

Mais la rivalité entre Moscou et Paris a plané sur l’ensemble des discussions. Moscou a ainsi tenté de profiter des débats pour introduire dans le texte un assouplissement de l’embargo au sujet des armes de 16 mm et des mortiers de 60 mm. Depuis juillet, leur importation est soumise à dérogation, obligeant à solliciter plusieurs mois auparavant une autorisation préalable du Conseil de sécurité (AI du 12/07/21).

La Russie plaide désormais pour la mise en place d’une simple “notice informationnelle” à communiquer à l’organe onusien seulement un mois avant. La demande a peu de chances d’être acceptée par les autres Etats membres, à commencer par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Le renouvellement du panel des experts sur la République centrafricaine est par ailleurs bloqué par la diplomatie russe. Celle-ci doit donner son aval, comme tous les Etats membres du Conseil de sécurité, sur le profil des experts recrutés. Mais les dossiers sont bloqués à Moscou, en attente de validation, manière de répondre au précédent rapport du panel, sorti au mois de juin. Il accusait les “instructeurs russes” d’exactions contre les civils, au même titre que les groupes armés.

Dans ce contexte de désaccord entre Etats membres, un accord sur de nouvelles sanctions contre des responsables du régime ou des groupes armés est peu probable. C’est ainsi que l’opposant Karim Meckassoua, pourtant pointé du doigt lors du dernier rapport des experts pour son implication au sein de la CPC, est en train d’échapper à des sanctions. En exil depuis sa destitution parlementaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale reste toujours actif en Afrique centrale.

 

La Minusca et le gouvernement centrafricain à couteaux tirés

Les discussions new-yorkaises se sont déroulées dans un climat explosif entre Bangui et la Minusca. Le 1er novembre, la garde présidentielle a tiré sur un bus de la Minusca s’étant égaré aux abords de la résidence présidentielle, faisant dix blessés côté égyptien. Une adolescente est morte dans la confusion, heurtée par le véhicule onusien.

Très vite, l’affaire a pris une tournure politique. Le secrétaire général Antonio Guterres a “fermement condamné” l’incident et exigé une enquête. La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon a vertement accusé la Minusca d’être elle-mme responsable de l’incident.

Les principaux relais proches du pouvoir ont intensément exploité le drame pour dénoncer la mission. Une manifestation de quelques personnes a ainsi été organisée cette semaine devant le QG de la mission, filmée par deux journalistes de RIA FAN, agence de presse proche de Wagner. Des panneaux “Minusca dégage” étaient notamment montés sur un pick-up de la gendarmerie centrafricaine.

 

Africa Intelligence 12/11/2021