Bangui ( République centrafricaine ) – Un accord serait sur le point d’être signé par le gouvernement malien permettant l’arrivée de mercenaires russes au Mali. C’est ce qu’avance l’agence Reuters, citant des sources diplomatiques. Ces mercenaires russes du groupe de sécurité privé Wagner seraient chargés de former les soldats maliens. La France vient d’envoyer Christophe Bigot, le Monsieur Afrique du Quai d’Orsay, pour tenter de casser cet accord, toujours selon l’Agence Reuters.
Les mercenaires du groupe russe Wagner vont-ils débarquer à Bamako ? Selon l’Agence Reuters, qui évoque des sources diplomatiques, un accord serait proche entre l’entreprise de sécurité russe Wagner et le gouvernement Malien.1000 mercenaires russes sur le sol malien ?Selon l’agence Reuters plus de 1000 mercenaires du groupe russe de sécurité privé Wagner pourraient bientôt arriver et venir former les soldats de l’armée malienne. Les mercernaires du groupe Wagner seraient également chargés d’assurer la protection des autorités.Toujours selon l’agence Reuters, qui évoque quatre sources, le groupe de sécurité Wagner, toucherait 6 milliard de francs CFA par mois pour ce travail de formation. Ce montant correspond à un peu moins de 10 millions d’euros. Le groupe de sécurité privé Wagner est dirigé par Yevgeny Prigozhin, un proche du président russe Vladimir Poutine.Toujours selon l’agence Reuters, Paris vient de dépecher à Bamako leMonsieur Afrique du Quai d’Orsay.Paris cherche à casser tout accord avec WagnerL’objectif est clair : empecher tout futur accord entre le gouvernement malien et la société russe Wagner. Des diplomates français ont également été envoyés à Moscou.L’agence Reuters n’a pas réussi à joindre le groupe de sécurité Wagner pour obtenir confirmation d’un futur accord. La France possède encore plus de 5000 hommes au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. Le président français Emmanuel Marcon a annoncé la fin de l’opération Barkhane et une réduction de la présence militaire française au Mali.
Bangui ( République centrafricaine ) – La RDC « accuse un important déficit en termes d’infrastructures. Cette réalité constitue une entrave à son développement », a-t-il ajouté, en lisant un compte rendu du conseil des ministres tenu vendredi.
RDC : La Chine perd du terrain, Washington veut en tirer parti« C’est dans cet esprit qu’en 2008, dans le souci de capitaliser toutes les sources disponibles de financement des infrastructures », le pays avait signé le contrat sino-congolais, a affirmé le porte-parole du gouvernement congolais.L’ex-président Joseph Kabila Kabange (2001-2019) avait négocié en 2008 un contrat sous forme de troc – cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures – avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du Fond monétaire international (FMI). A ce jour, près de 2,74 milliards ont été décaissés par la partie chinoise, pour l’essentiel sous forme d’investissements.« L’exécution des grands projets d’infrastructures inscrits dans le cadre de ce contrat avait été interrompue pour des raisons techniques liées notamment à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière », a indiqué M. Muyaya. « Ce problème étant réglé par le lancement imminent de la centrale de Busanga, la mise en oeuvre de ces projets devrait être relancée sans tarder ».Mi-mai, lors d’une visite dans la ville minière de Kolwezi (sud-est), M. Tshisekedi avait annoncé son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus avec la Chine par M. Kabila.Cette révision était promise au nom des Congolais qui « croupissent toujours dans la misère » dans un pays dont le sous-sol regorgent d’immenses richesses minières.Élu en décembre 2018, le président Tshisekedi a rompu en décembre 2020 la coalition qu’il formait avec le camp Kabila, après deux ans et demi de cogestion conflictuelle du pays.
Les habitants d’Anzourou pris entre la faim et les attaques djihadistes
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans l’ouest du Niger, le quotidien de nombreux habitants de l’Anzourou est rythmé par des attaques jihadistes meurtrières qui font désormais planer la menace d’une crise alimentaire.
“Les terroristes ont tué nos maris, ils ont brûlé nos vivres, ils ont emporté notre bétai. Nous n’avons plus de vie”, soupire, drapée dans un grand voile blanc, Maïmouna Moukaïla, une habitante d’Anzourou. Ces derniers mois, les attaques, souvent perpétrées par des assaillants à moto, se sont intensifiées contre les civils de cette zone aux vallées très boisées située aux trois frontières (Niger, Burkina Faso et Mali). “Nous dormons la peur au ventre et main sur le coeur, au moindre bruit de moteur on sursaute”, confie à l’AFP Abdou Oumarou, natif de Gadabo, un autre village ciblé. Selon Maïmouna Moukaïla, “craignant pour leur vie, infirmiers et enseignants ne veulent plus rester” et “beaucoup de femmes ont perdu des nouveaux-nés faute d’assistance sanitaire”. “Les vols, pillages, incendies de greniers à céréales, assassinats ciblés persistent. Les terroristes tirent sur tout ce qui bougent y compris sur des enfants”, confirme Halidou Zibo, le maire d’Anzourou, arborant une écharpe aux couleurs du Niger.L’Anzourou, composée d’une cinquantaine de villages et hameaux fait partie de l’immense et instable région de Tillabéri (100.000 km2), théâtre depuis des années d’actions sanglantes de groupes jihadistes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique.- “Maudits terroristes” -En mars, les autorités ont réinstallé 12.000 habitants qui avaient fui à Tillabéri, la capitale régionale, après une série d’attaques et d’ultimatums lancés par des groupes jihadistes.Des soldats lourdement armés ont depuis été déployés pour veiller sur les habitants.Mais la vie est loin d’avoir repris son cours normal. Le dernier massacre de civils dans l’Anzourou remonte au 21 août, dans le village de Theim, où des individus armés “venus à pieds” ont tué 19 personnes dans une mosquée.L’attaque, assortie d’un ultimatum des assaillants pour vider les lieux, a poussé près de 2.000 personnes de plusieurs villages situés plus au Nord et échappant au contrôle de l’armée à se réfugier à Sara-Koira, selon les autorités. “Ceux qui ont osé aller au champ ont été tués, ils (les assaillants) nous traquent dans les cases et jusque dans les mosquées”, détaille Hadjia Sibti, la présidente de l’Association des femmes d’Anzourou, hijab bleu sur la tête. “Nos champs sont lointains, nous n’avons pas pu les cultiver, par peur, nous nous sommes tous repliés dans les villages sécurisés par l’armée”, crie Mamoudou Sabo, courte barbe blanche et boubou jaune délavé.Originaire d’un village voisin, il s’est réfugié à Sara-Koira pour bénéficier de la protection de l’armée. Il appelle les autorités à “vite renforcer la sécurité” et “nettoyer la zone de ces maudits terroristes”.- Combattre le problème “à la racine” -Si l’agriculteur se félicite de la solidarité des résidents de Sara-Koira qui ont offert des lopins des terres aux paysans démunis afin qu’ils puissent produire du mil, du maïs et du haricot, il déplore la grande précarité dans laquelle il se retrouve. “Je cultivais dix hectares de terre, alors dites-moi comment je vais faire pour nourrir mes onze enfants ?”, demande-t-il.”Une crise alimentaire se profile”, s’alarme le maire Halidou Zibo.Des députés de la région de Tillabéri qui affirment que les assaillants opèrent désormais “à dos de chameau et à vélo” ont réclamé un renforcement des mesures de sécurité.Samedi, pour sa première visite dans cette zone enclavée depuis son élection fin février, le président nigérien, Mohamed Bazoum a promis de poursuivre l’assistance alimentaire ainsi que la mise en place d’un dispositif sécuritaire plus musclé.Devant des ressortissants de Sara-Koira , le chef de l’Etat a annoncé vouloir combattre “le problème à la racine” en “fermant la porte d’Inates”, la commune la plus proche du Mali “par laquelle les terroristes viennent”, selon lui. Le 10 décembre 2019, 71 soldats nigériens avaient été tués dans une attaque jihadiste à Inates.A Tondikiwindi, une commune proche d’Inates, 100 civils avaient été tués en janvier dernier par des hommes armés venus à moto qui avaient ensuite fui vers le Mali voisin. Dans ce même secteur, quatre soldats américains des forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués en 2017 dans une embuscade du groupe Etat islamique.Depuis, “le rapport de force a considérablement changé” en faveur de l’armée face aux groupes jihadistes, a assuré Mohamed Bazoum.C’est la raison pour laquelle, “les terroristes” se “rabattent sur des populations (civiles) désarmées innocentes” et “se livrent à un massacre à grande échelle” dans les villages reculés, a-t-il justifié.
Avec AFP/VOA Centrafrique.com/?attachment_id=50098″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Bangui ( République centrafricaine ) – Deux camionneurs marocains ont été tués au Mali à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Bamako, où ils acheminaient des marchandises, par des assaillants non identifiés, a-t-on appris dimanche de source diplomatique marocaine et de sécurité malienne.
Par ailleurs, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé sur Twitter que trois de ses Casques bleus avaient été blessés samedi matin par un engin explosif près de son camp à Kidal, dans le nord-est du pays.”Deux camionneurs marocains ont été tués samedi et un autre blessé par des hommes armés”, a affirmé à l’AFP la source diplomatique marocaine, précisant qu’ils “venaient à Bamako avec des marchandises”.”Des hommes armés ont assassiné deux Marocains et blessé un autre hier vers Didiéni. Ils étaient à bord de camions de marchandises qui venaient à Bamako”, a indiqué à l’AFP une source de sécurité malienne.Il n’était pas établi dans l’immédiat si les assaillants, qui sont repartis sans emporter les marchandises, notamment des fruits, étaient des jihadistes ou des bandits, selon les mêmes sources.”Les deux corps ont été transportés à Bamako, et le blessé a été soigné sur place. Nous avons dépêché des forces de sécurité sur les lieux”, a ajouté la source de sécurité.Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de très nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, françaises et africaines.Ces violences se sont entremêlées à des conflits intercommunautaires et à des attaques crapuleuses, en particulier dans le centre du pays, qui compte pour plus de la moitié des violences envers les civils, selon la division des droits de l’Homme de la Minusma.
Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à N’Djamena contre la junte qui dirige le Tchad depuis la mort d’Idriss Déby Itno, encadrées par un fort dispositif policier, a constaté un journaliste de l’AFP.
Des associations de la société civile ont appelé à manifester contre la charte du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby Itno.Ces marches, régulièrement organisées depuis le décès de l’ex-président en avril, dénoncent aussi l’attitude de la France, l’ancienne puissance coloniale, accusée par une partie de l’opposition de soutenir le nouveau pouvoir.”Le Tchad n’est pas un royaume”, “Non au soutien de la France au système Déby père et fils”, était-il notamment écrit sur les affiches des manifestants.La marche avait été autorisée par les autorités. La manifestation, encadrée par des forces de l’ordre déployées massivement, s’est déroulée dans le calme, selon un journaliste de l’AFP.Succès Masra, farouche opposant des Déby et fondateur du mouvement politique Les Transformateurs, participait pour la première fois à l’une de ces manifestations depuis la mort du président-maréchal Déby.”Rien que pour la mémoire de nos martyrs, nous ne devons jamais abandonner la lutte”, a-t-il déclaré aux médias. Le 27 avril, six personnes avaient été tuées à N’Djamena et dans le sud du Tchad, selon les autorités, neuf selon une ONG locale, au cours de manifestations interdites.”Nous marchons aujourd’hui pour exiger la révision de la charte régissant la transition et dénoncer les arrêtés mettant en place les comités non inclusifs du dialogue”, a pour sa part confié à l’AFP Max Loalngar, porte-parole de Wakit Tamma, une plateforme de l’opposition.Depuis l’annonce de la mort du président Déby le 20 avril, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, a promis des élections “libres et démocratiques” à la suite d’un dialogue national censé réconcilier tous les Tchadiens.La période de transition est de 18 mois renouvelable, mais la junte n’a pas exclu une prolongation. Mahamat Idriss Déby concentre presque tous les pouvoirs et s’est arrogé les titres de président de la République et de chef suprême des armées.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:19:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, cela devient pour les Centrafricains un véritable calvaire du moment où il n’y’a personne pour les secourir dans ce redoutable cercle de violences. Après le double massacre dans le Nord-ouest, puis un autre massacre dans le centre ouest, c’est le tour de la région du centre de connaître cette longue suite de souffrance. 9 personnes, soupçonnées d’avoir collaboré avec les rebelles de l’UPC, ont été froidement abattues derrière le parc à bétail de Bambari, selon la famille des victimes.
les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua
D’après la même source, c’était dans la soirée du mercredi dernier que les mercenaires russes de la société Wagner sont allés au village Maloum arrêter cinq individus, tous des musulmans peuls soupçonnés d’avoir collaboré étroitement avec les rebelles de l’UPC pour les ramener dans leur base de Bambari. Par la suite, ils ont arrêté quatre autres individus dans le quartier élevage de Bambari pour les ramener toujours dans leur base. Mais vers 16 heures, le jeudi, ils les ont transportés, avec les soldats FACA, à destination du parc élevage, derrière l’ancienne base des rebelles de l’UPC. C’est à cet endroit que les neuf victimes avaient été froidement abattues par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner.
Pour Mathurin Zinga, tout se passe comme s’il n’y a plus de justice dans ce pays.
« Tout le monde a peur. Du chef d’État major jusqu’aux ministres en passant par les journalistes et les hommes politiques, personne ne peut dénoncer ce qui se passe en ce moment dans les villes de provinces. La Minusca, quant à elle, se contente de faire son calcul hebdomadaire qui est loin de la réalité du terrain , et de tout ce que se passe loin des caméras», a ajouté Mathurin Zinga, enseignant à l’Université de Bangui.
Rappelons que depuis plus de cinq mois, la commission d’enquête spéciale mise en place pour faire la lumière sur les allégations des crimes imputés aux forces de défense et les mercenaires de la société Wagner n’a pas encore produit son rapport définitif même s’il n’y a une forte chance que cette commission ne dise la vérité au peuple centrafricain.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:58:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Évariste Ngamana, l’homme qui avait atrocement torturé et massacré des civils dans la préfecture de Mambéré-Kadéï dans les années 2014 et 2015 est devenu aujourd’hui député, et surtout premier vice-président de l’assemblée nationale grâce à son parti, le mouvement des cœurs unis (MCU), s’adonne depuis quelques mois aux activités de vente illicite des diamants du sang en Europe. Et ce n’est pas tout !
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Souvenez-vous, en 2019, l’homme avait crié sur tous les toits qu’il serait le beau-frère du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et qu’en 2021, il serait élu député à l’Assemblée nationale. En ce terme, il arrivait à imposer ses propres lois à tout le monde, et dispose même ses propres chantiers des diamants qu’il faisait travailler ses miliciens. En 2021, l’homme a été élu député dans des circonstances troubles, et occupe désormais le poste du premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Mais au mois de juillet dernier, Monsieur Évariste Ngamana et certains de ses collègues députés
On introduit une demande de visa de long séjour auprès du consulat de France à Bangui, mais celle-ci avait été refusée. Or, Monsieur Évariste Ngamana voudrait profiter de son séjour à Bruxelles pour faire écouler ses diamants et ors. Heureusement, son plan n’avait pas marché. Du coup, l’homme multipliait ses manœuvres dans la presse nationale et sur les réseaux sociaux pour décrédibiliser l’ambassadeur de France à Bangui et fustigeait la décision du consulat. Contre toute attente, discrètement, l’homme tente à nouveau une demande de visa de France et ça marche.
Mais une fois arrivé en France avec son épouse, Monsieur Évariste Ngamana monte aussitôt à Bruxelles en Belgique, non pas pour rendre visite à ses proches, mais pour écouler ses diamants et ors de sang obtenus grâce à ses miliciens à Carnot. Et ce n’est pas tout ! Dès son retour en France, l’homme multiplie de discrètes réunions des renseignements dans certaines villes de France, notamment à Troyes et à Lille avec quelques groupes des Centrafricains. Du coup, après ces réunions, ce groupe commence à menacer d’autres compatriotes sur les réseaux sociaux indiquant que leur cas sera réglé une fois qu’ils rentrent au pays.
« Leurs noms ont déjà été remis à Monsieur Ngamana. Dès qu’ils seront à Bangui, leur sort sera définitivement réglé », déclarent-ils sur Facebook.
Alors, les centrafricains se demandent si seulement à cause de ces raisons plus ou moins fantaisistes que Monsieur Évariste avait-il demandé avec son épouse un visa d’Europe ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Le-commandant-entrant-de-lEUTM-RCA-le-general-de-brigade-Jacques-Langlade-de-Montgros-450×253.jpg” alt=”Le commandant entrant de l’EUTM RCA, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros” width=”450″ height=”253″ />Le commandant entrant de l’EUTM RCA, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros lors de son interview par la presse centrafricaine, le 11 septembre 2021 au camp MPOKO
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:09:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le samedi 11 septembre 2021, la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) a changé de chef. C’est à l’occasion d’une cérémonie sur le Moana (M’Poko) à Bangui que le général de brigade portugais Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu, à la tête de la mission depuis l’année dernière a transféré le commandement de la mission EUTM au général de brigade Jacques Langlade de Montgros de nationalité française.
Le commandant sortant de l’EUTM RCA, le général de brigade Paulo Neves de Abreu en train de faire son discours d’adieu . Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Cette cérémonie était présidée par le Vice-amiral d’escadre Hervé Bléjean, directeur de l’état-major de l’Union européenne, en présence de monsieur le Président de la République, Faustin-Archange Touadera, du premier vice-Président de l’assemblée nationale Évariste Ngamana, du ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction d’Armée centrafricaine, du ministre portugais de la Défense João Gomes Cravinho , du chef d’État major de l’armée centrafricaine, du chef d’État major de l’armée portugaise, de Monsieur le Représentant spécial des nations unies, des corps diplomatiques, notamment les ambassadeurs des États-Unis en Centrafrique, de la France et de l’Union européenne.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de la passation du commandement à la tête de l’EUTM-RCA le 11 septembre 2021. Photo CNC / D.Y. Ibrahim
Prenant la parole, le général de brigade portugaise Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu, commandant sortant de l’EUTM-RCA tenait à remercier les autorités centrafricaines, les hommes et femmes avec lesquels il a l’honneur de travailler avec eux durant ces douze derniers mois. Il tient également à rendre hommage aux soldats, officiers et sous-officiers des différents pays de l’Union européenne qui, loin de leur famille, ont contribué efficacement à la construction et au renforcement de capacité de l’armée centrafricaine.
Le général de brigade Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu rappelle dans son discours l’importance et le but de la mission de l’EUTM-RCA. Il ajoute que celle-ci contribue à servir la paix, la stabilité et les valeurs de l’Union européenne et des Nations unies.
Pour le général de brigade français Jacques Langlade de Montgros, son retour en République centrafricaine à la tête de l’EUTM-RCA est à la fois une joie, un honneur, une fierté. Mais pour lui, le défi principal qui l’attend est de définir ensemble et sereinement avec précision les besoins des forces armées centrafricaines (FACA). Et lorsque ces besoins seront définis et confirmés, ils vont ensuite travailler ensemble conjointement pour tenter de le satisfaire à travers à la fois la régénération des bataillons déjà formés et le fonctionnement des écoles des officiers et sous-officiers.
La remise du drapeau de L’Union Européenne, symbole de commandement de l’EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Rappelons que le général Jacques Langlade de Montgros, Né le 15 juin 1969 au Petit Quevilly (76), il intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1988 puis rejoint l’école d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur. En août 1992, il est affecté au 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) à Tarbes. Chef de peloton blindé puis de commandos parachutistes, il est engagé en Bosnie-Herzégovine, Rwanda et Tchad.
Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 4500 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’État-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:01:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les corps des trois victimes ont été retrouvés ce samedi 11 septembre 2021 au village Bowaye, situé à 15 kilomètres de la ville de koui, anciennement appelée de Gaulle, située dans la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse
Selon les parents des victimes, ces dernières auraient été enlevées et tuées vendredi dernier par les Mercenaires russes de la société Wagner à 3 kilomètres du village Bowaye sur l’axe Koui alors qu’elles faisaient paître leur troupeau dans le secteur. Ce n’est que le lendemain, samedi 11 septembre que leurs corps ont été retrouvés par des cultivateurs qui ont également indiqué à leur famille qu’ils auraient été abattus par les mercenaires russes qui les ont interpellés la veille sur le même lieu.
Ce samedi 11 septembre, une délégation de la communauté musulmane avait quitté la ville de koui pour se rendre au village Bowaye afin d’assister à la cérémonie funéraire des victimes.
Rappelons que le mardi 7 septembre dans les après-midi, au moins 40 Peuls ont été tués dans le village Nassoya, situé à environ 40 kilomètres de Diba sur l’axe Baboua. Un massacre que le mouvement 3R condamne et parle d’un génocide planifié de la minorité peule de la République centrafricaine.
Le gouvernement, de son côté, n’a pas réagi à cette nouvelle tuerie de masse probablement « planifiée » . Même certains médias nationaux ont peur d’en parler. Ce qui montre à quel point la société Wagner arrive à mettre toute la RCA à genoux.
Le ministre portugais de la Défense, João Gomes Cravinho, a effectué le 11 septembre 2021, une visite officielle en République centrafricaine dans le cadre de la passation de commandement à la tête de la Mission de formation de l’Union Européenne (EUTM), notamment entre le Général de brigade Paulo Neves de Abreu (du Portugal) en fin de mission, et le Général de brigade Jacques Langlade de Montgros, de la France.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/De-la-contribution-du-Portugal-a-la-Minusca-et-a-lEUTM-450×260.jpg” alt=”Le ministre de la défense du Portugal avec le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique De la contribution du Portugal à la MINUSCA et à l’EUTM” width=”450″ height=”260″ />De la contribution du Portugal à la MINUSCA et à l’EUTM
La cérémonie s’est déroulée en présence du Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadera, et du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye. Ce fut également l’occasion pour le ministre portugais d’échanger avec le chef de la MINUSCA sur la contribution du Portugal à la MINUSCA, à travers, notamment, la Force de réaction rapide et les formations dispensées aux Forces armées centrafricaines (FACA) par l’EUTM.
Pour João Gomes Cravinho, le Portugal est présent en République centrafricaine depuis 5 ans. « Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec les autorités de la République centrafricaine. Bien sûr que nous connaissons des difficultés ; nous voyons qu’il faut encore du travail pour la stabilité politique, militaire en rca, alors les grands thèmes du pays ont été essentiellement l’objet de notre discussion avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies », a-t-il déclaré.
Le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a quant à lui tenu à souligner l’importance de cette coopération avec le Portugal et a rappelé le travail indispensable que ses troupes réalisent sur le terrain en Centrafrique. C’est pourquoi il a salué le travail de la Force de réaction rapide du Portugal UIG, a-t-il fait valoir, « est l’une des plus dynamiques et appréciée sur le terrain » surtout lorsque la MINUSCA a connu la crise de décembre 2020. Comme le souligne le Représentant spécial, « c’est la Force de réaction rapide portugaise qui était montée au front à Bossembele et ils y ont joué un rôle extrêmement important dans la mise en œuvre du plan intégré de sécurisation des élections ». Occasion pour lui de féliciter le ministre de la Défense pour l’engagement du Portugal en Centrafrique.
Pour sa part, le ministre s’est réjouit du travail de la MINUSCA surtout sur le plan de la réforme du secteur de la sécurité.
La MINUSCA et l’Union Européenne en RCA entretiennent une bonne collaboration, laquelle se traduit, entre autres, par une concertation régulière au niveau de la hiérarchie et des activités menées avec l’EUTM et la Mission de Conseil de l’Union Européenne.
La Mission de formation de l’Union Européenne en Centrafrique comprend 8 états membres, dont le Portugal, avec pour objectif de dispenser des formations aux forces armées centrafricaines, dans le cadre de la Réforme du secteur de la Sécurité.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:08:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique a annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles dans ces travaux de déminage. Ce qui a poussé l’honorable député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, Président du parti MLPC à exprimer sa déception.
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
« Nous voulons que la population circule librement. Que ça soit la Minusca, que ça soit la réponse du gouvernement, mais nous les appelons solennellement à s’asseoir et à se mettre d’accord pour déminer les routes dans ces zones-là. C’est ce que nous leur demandons. Parce que la population est prise en étau entre les groupes armés et les différentes forces sur le terrain, et ce sont les populations qui meurent. Ce sont les populations, si elles ne meurent pas de l’explosion des mines ou des fusils, elles vont mourir de faim. Parce que qu’est-ce qui se passe lorsqu’une mine explose ? Une ville comme Bocaranga aujourd’hui ressemble à une ville assiégée, c’est-à-dire personne ne peut accéder à Bocaranga. Déjà, il y a quelques mois, personne ne pouvait sortir de Bocaranga en véhicule ou en moto. Parce que c’était systématiquement brûlé par les groupes armés. Aujourd’hui, en plus de cette menace, il y’a des mines qui explosent. Vous ne pouvez pas savoir d’avance sur quel axe. Parfois sur l’axe de Ndim, parfois c’est sur l’axe de Bouar, parfois sur l’axe de koui. Résultat, les populations sont affolées et elles restent à la maison », déclare l’opposant Martin Ziguélé, Président du parti MLPC.
Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, une mine terrestre avait explosé au passage d’un véhicule humanitaire qui avait quitté la ville de Paoua pour se rendre à Bocaranga. C’était dans le village Bokomboussi, dans la commune de Loura, à environ 40 kilomètres de Bocaranga que le véhicule se faisait exploser. Le conducteur avait trouvé la mort sur place, et les trois autres passagers, blessés, avaient été évacués sur Paoua.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:35:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Président directeur général de la société laïco- RCA et l’hôtel Ledger Plaza, le libyen Zied Khalifa Zarzour, soupçonné d’avoir faciliter l’évasion de Monsieur Amadou Yalo alias Colonel Daz de sa cellule de l’office central de répression du banditisme (OCRB) alors que celui-ci est poursuivi en justice pour atteinte à la sureté de l’État, est désormais interdit de sortir du territoire national par la justice centrafricaine.
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui
C’est dans un message porté en date du 10 septembre 2021 et adressé aux agents de polices des frontières, notamment au commissaire de l’aéroport de Bangui Mpoko que le parquet général près tribunal de grande instance de Bangui a formellement suspendu le droit de quitter le territoire centrafricain à Monsieur Zied Khalifa Zarzour, ancien PDG de la société Laïco-RCA et de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Selon le parquet général, le motif ayant conduit le procureur général à prendre ces mesures serait la procédure judiciaire qui est en cours d’examen à l’encontre de l’intéressé.
Rappelons que Monsieur Zied Khalifa Zarzour a été limogé de son poste du président directeur général de la société Laïco-RCA depuis l’année dernière. Mais son départ à la tête de ce groupe a été effectif que la semaine dernière grâce à la visite d’une délégation ministérielle à Bangui qui a pu rencontrer et discuter avec le premier ministre Henri-Marie Dondra et le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Il faut noter au passage que Monsieur Zied Khalifa Zarzour avait instauré sa propre mafia digne des colombiens dans le pays. Cette mafia avait soudoyé la quasi-totalité des autorités centrafricaines. Ce qui l’a poussé a affirmé à tous son entourage qu’il était nommé conseiller spécial du chef de l’État Faustin Archange Touadera dont il ne cesse de lui faire des cadeaux spéciaux.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:56:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le corps sans vie d’une jeune femme âgée d’environ 30 ans a été retrouvé à son domicile du quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Selon le service de la police judiciaire qui a été appelé sur le lieu, la victime aurait été battue à mort par son conjoint, actuellement en garde à vue à la brigade criminelle.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi
Selon le service de la police judiciaire de Bangui, l’incident avait eu lieu dans la nuit du vendredi à samedi 11 septembre 2021. On ignore les circonstances exactes de cet acte criminel, mais certains témoins ont indiqué que c’est le conjoint qui aurait abattu sa femme. D’autres témoins ont aussi déclaré que la victime aurait été battue à mort par son conjoint à cause de la jalousie. D’après eux, le corps de la victime présentait de multiples contusions : des nombreux hématomes et traces de coups. Ce qui montre qu’elle aurait été torturée sauvagement jusqu’à sa mort par son conjoint. Du côté de la police, aucune déclaration officielle n’a été faite, mais l’un des enquêteurs joints au téléphone par CNC déclare qu’une enquête a été ouverte pour homicide volontaire, et le conjoint de la victime, présumé auteur de ce crime est actuellement en garde à vue à la brigade criminelle.
Rappelons que ce dernier temps à Bangui, les cas de féminicide se multiplient dans les quartiers. Le mois de juillet dernier, une femme avait été tuée par son conjoint, un élément de la garde présidentielle. Ce qui avait créé de nombreuses réactions dans la capitale. Même les défenseurs des droits de l’homme avaient réagi. C’est le cas de l’avocate Arlette SOMBO DIBELLE qui avait dénoncé un acte odieux.
« Selon les dispositions de l’article 51 du Code pénal, lorsque le meurtre est commis par préméditation, il est qualifié d’assassinat (article 53). Et l’article 120 de ce même code de procédure dit que la torture est puni de peine de mort lorsqu’elle précède, accompagne, ou suit un crime. Nous sommes, semble-t-il, dans ce cas là. Or la constitution centrafricaine protège les individus dans leur droit, les rend égaux », avait déclaré Maître Arlette SOMBO DIBELLE.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:08:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis la violation de l’ordre constitutionnel communément appelé « coup d’État » au Mali et récemment en Guinée Conakry, des refrains rythmiques et cadencés teintés d’apologie de coup d’état se font entendre sur différents supports. Les uns moralisent notre armée en leur rappelant leurs missions régaliennes tandis que les autres fustigent en filigrane nos officiers supérieurs en les incitant à désobéir aux exigences constitutionnelles. À titre de rappel, il urge de souligner qu’un « coup d’état » est par définition la prise du pouvoir de l’État par des moyens non constitutionnels en faisant usage des armes. Loin d’être une révolution qui suppose une adhésion populaire et massive, un coup d’état est l’exclusivité d’une frange de l’armée qui capitalise généralement plusieurs morts ainsi que d’innombrables blessés. Ce mode de dévolution de pouvoir est fermement prohibé par des dispositions constitutionnelles car il remet en cause toutes les avancées ou acquis démocratiques, fragilise la confiance des bailleurs de fonds et inquiète les acteurs du développement.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/bernard-doudou-208×450.png” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, auteur de l’article” width=”208″ height=”450″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, auteur de l’article
En effet l’article 28 de la constitution du 30 mars 2016 qualifie ce comportement de crime imprescriptible et laisse la latitude aux autorités judiciaires de punir les auteurs, co-auteurs et complices de coup d’état ou d’apologie de coup d’état conformément aux dispositions pénales.
De nombreuses études à travers l’Afrique ont montré que les coups de force militaires risquent de reconduire le pays dans la précarité et l’autoritarisme, le risque d’un recours à l’arbitrage politique avec des compromis au détriment des intérêts républicains sans oublier le risque de violation du principe de séparation de pouvoir et de la légalité constitutionnelle.
Il est évident que le mépris total des principes de la république édictés par l’article 25 de la constitution conjugué avec le tableau synoptique de la gouvernance du régime Touadera a atteint son paroxysme c’est à dire que tous les ingrédients ou mobiles sont réunis pour une adhésion populaire au coup d’état…mais ces dérapages indescriptibles ne peuvent légalement et légitimement justifier un quelconque coup d’état.
Choqué par les messages de haine contre la république et surtout d’apologie de coup d’état, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi certains d’entre nous souhaitent un coup d’état en Centrafrique ?
Quel est leur agenda caché ?
Quelles sont les vertus des coups d’état à travers certains exemples ?
Pensez-vous que les armes peuvent résoudre durablement la crise centrafricaine ?
Au delà de ce qui précède, nous rappelons avec force la substance de l’article 26 de la constitution qui dispose que : « la souveraineté appartient au peuple…aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice, ni l’aliéner »…ainsi la messe est dite.
Pour finir, nous invitons humblement notre armée nationale même minée par des relents communautaires et régionaux de rester fidèle aux institutions quand bien même illégalement établies…la dévolution du pouvoir légitime ne peut se faire que par la voie des urnes.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, République centrafricaine, 11 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué de presse paru ce samedi 11 septembre, le mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) tient à informer la communauté nationale et internationale sur « des tueries de masses planifiées par le Régime de Touadera et exécutées par les mercenaires russes de la société Wagner ». D’après ce communiqué, « La communauté peulh éleveurs et les cultivateurs des régions de l’ouest et du Nord-Ouest majoritairement peuplées de communauté Gbaya sont les cibles des attaques meurtrières et des tueries des masses des populations innocentes qui sont en pleine campagne agricole et pastorale.
Ci-dessous le communiqué de 3R.
Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Communiqué No 23 du Mouvement 3R
Le Mouvement 3 R porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’au moment où le Président de la République Centrafricaine Faustin-Archange Touadera procède à l’installation officielle du Comité d’organisation du Dialogue Républicain, des tueries de masses planifiées par le Régime de Touadera et exécutées par les mercenaires russes de la société Wagner sont enregistrées partout dans le pays.
La communauté peulh éleveurs et les cultivateurs des régions de l’ouest et du Nord-Ouest majoritairement peuplées de communauté Gbaya sont les cibles des attaques meurtrières et des tueries des masses des populations innocentes qui sont en pleine campagne agricole et pastorale.
Les mercenaires russes et les FACA ciblent particulièrement la minorité peulh par les incendies des campements, les tueries des hommes, des femmes et des enfants dont les corps sont systématiquement brûlés. Certains sont ligotés et brûlés vifs.
C’est un véritable génocide planifié qui est en cours de mise en oeuvre en ce moment même sous le regard impuissant des leaders communautaires, des organisations internationales et l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine.
Au vu de l’ampleur des crimes odieux qui sont commis par les FACA et leurs complices mercenaires russes, le Mouvement 3R émet des doutes par rapport à la sincérité des autorités Centrafricaines à vouloir ramener la paix par la voie du DIALOGUE RÉPUBLICAIN en cours de préparation et rendra responsable le Président Touadera de l’échec de ce dialogue Républicain que le peuple veut inclusif.
Le Mouvement 3R s’incline devant la mémoire des nombreuses victimes et présente ses condoléances à leurs familles respectives.
Toutefois, le Mouvement 3R participera à la documentation de tous les crimes commis contre les populations civiles innocentes pour qu’au moment venu les auteurs, les co-auteurs et les commanditaires répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Par conséquent le Mouvement 3R appelle la Cour pénale internationale, les pays de droit de l’homme comme la France, les États-Unis d’Amérique, la Belgique et les organisations internationales chargées de la promotion et de la protection des droits humains, et la Minusca à se saisir immédiatement de ces actes criminels des mercenaires russes sur les éleveurs peulhs et les agriculteurs Centrafricains qui sont massacrés et brûlés vifs ou morts sous l’œil complice du Gouvernement Centrafricain.
Les exemples sont nombreux et nous pouvons citer quelques uns.
En effet, le 24 Août 2021, les mercenaires russes ont tué, brûlés les corps et les villages de leurs victimes. On a enregistré 25 peulhs tués et brûlés, 40 bœufs et 50 moutons abattus. Les localités concernées sont les villages Sabewa, Yongoro Nami, et Ndoumga Bei. Tous ces villages sont situés dans la commune de Niem Yelewa.
Le 23 et le 24 Août 2021, les villages Bouzou, Bossaarou et Sanguere Tourwa situés dans la commune de Koui, ont été attaqués.
45 peulhs tués et brûlés, 06 jeunes agriculteurs chrétiens tués et 15 autres Arrêtés et conduits vers des destinations inconnues.
Le 27 Août 2021, 08 éleveurs peulhs Tchadiens en Transhumance ont été tués. Parmi eux, on compte deux (02) vieillards, deux (02) femmes et un(01) bébé et trois adultes. Tous de nationalité tchadienne.
Le 04, 05 et 06 septembre, les mercenaires russes et les FACA ont lancé une série d’opération visant les campements peulhs dans la commune de Niem Yelewa, Besson et Baboua.
Au cours de ces opérations, cinquante trois éleveurs peulhs ont été assassinés et brûlés. Certains ont été brûlés vifs. C’est le cas de trois (03) éleveurs peulhs tués à proximité du village Gbalamo dont les images sont annexées au présent communiqué. Les 03 éleveurs peulhs ont été ligotés et brûlés vifs.
Devant cette situation, peut-on croire à l’organisation d’un dialogue Républicain serein et susceptible de rassembler les Centrafricains pour ramener la paix et la sécurité dans nos villes et villages ? Pour le mouvement 3R, la réponse est NON.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des engins explosifs ont fait un mort et trois blessés parmi les employés d’une ONG humanitaire dans le nord-ouest de la centrafrique, a appris Xinhua vendredi de sources officielles.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Ce drame est intervenu jeudi à 40 kilomètres de la ville de Bocaranga, tuant le chauffeur d’une Toyota Land Cruiser du Conseil danois pour les réfugiés, a précisé le sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanè.
D’après lui, les trois autres passagers légèrement blessés ont été hospitalisés.
Informé de cette nouvelle tragédie provoquée par l’explosion d’une mine, le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, a incriminé les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont mis à se servir de ces explosifs dès le début de l’année.
Il a indiqué que des actions seraient conjointement menées avec l’appui de la mission onusienne de maintien de la paix pour dépolluer toute la région du nord-ouest du pays de ces mines qui endeuillent les familles.
En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires
Bangui ( République centrafricaine ) – L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes.
Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires./////////////.
Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. /////////////.
Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. /////////////.
Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ».
Décès de l’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny est décédé vendredi de complications pulmonaires et respiratoires liées au Covid-19, à Paris, où il avait récemment été évacué et hospitalisé, a-t-on appris auprès de ses proches.
Agé de 78 ans, M. Konan Banny avait été Premier ministre de décembre 2005 à avril 2007, avant de présider la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation suite à la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts.Banquier de carrière, Charles Konan Banny avait dirigé la banque centrale ouest-africaine, la BCEAO avant d’être nommé Premier ministre sous l’ancien président Laurent Gbagbo.
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l’humanité en Centrafrique
Bangui ( République centrafricaine ) – Un important ancien chef d’une des milices qui s’affrontaient au plus fort de la guerre civile en Centrafrique a été inculpé vendredi 10 septembre de crimes contre l’humanité par des juges d’une cour spéciale à Bangui, cinq jours après son arrestation, a annoncé ce tribunal.
L’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset est un ancien cadre de la garde rapprochée de l’ancien président François Bozizé, renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka. Il a ensuite été un chef important des milices Anti-Balaka, à majorité chrétienne et animiste, fondées par François Bozizé pour lutter contre la Séléka. Ces deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l’ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité» durant les années 2014 et 2015, au paroxysme du conflit.Probable saisie de la CPIEugène Barret Ngaïkosset, arrêté le 4 septembre dans la périphérie de Bangui, «a été inculpé de crimes contre l’humanité» vendredi par deux juges d’instruction de la Cour Pénale Spéciale (CPS), a annoncé cette dernière dans un communiqué. Cette juridiction hybride, composée de magistrats centrafricains et internationaux, est chargée de juger les violations graves -depuis 2003- des droits humains dans ce pays d’Afrique centrale en guerre civile depuis 2013.Le parquet de la CPS devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire en attendant un éventuel procès, précise le communiqué. La Cour pénale internationale (CPI) de la Haye pourrait également se saisir du cas de l’ex-capitaine.«Le boucher de Paoua»Eugène Barre Ngaïkosset est surnommé par la presse centrafricaine «le boucher de Paoua» en référence à des massacres commis dans cette ville du nord-ouest par l’armée, de 2005 à 2007, lorsqu’il était un des commandants de la redoutable garde présidentielle de François Bozizé. Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) de 2009, «des diplomates» avaient alors demandé à François Bozizé qu’il engage des poursuites contre Ngaïkosset, «commandant d’une unité de la garde présidentielle impliquée dans des atrocités généralisées commises dans le nord-ouest».L’ex-capitaine avait créé une faction des milices anti-balaka après la chute de M. Bozizé en 2013. Et un rapport de l’ONU, qui a gelé ses avoirs à l’étranger et émis un avis d’interdiction de voyager, l’a accusé en 2015 de «s’être livré ou avoir apporté un appui à des actes (…) contraires au droit international des droits de l’Homme».La guerre civile a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l’ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique. Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:00:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le terrorisme continue d’être une menace majeure pour la paix et la sécurité de l’Afrique centrale, notamment en centrafrique où les deux tiers du pays sont aux mains de groupes armés. Alors que depuis 2013 le pays est au cœur d’un conflit où les issues sont complexes, les populations font face aux nombreux visages du terrorisme. Aujourd’hui, la notion de « terrorisme » est immédiatement associée à l’activité djihadiste de certaines organisations telles que peuvent l’être les Talibans en Afghanistan, l’ISWAP et le JNIM en Afrique de l’Ouest. Mais, le terrorisme ne peut être unique dans sa forme.
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Centrafrique victime du terrorisme au visage multiple
Le terrorisme est un ensemble d’acte de violences (attentats, enlèvements, destructions, violences sexuelles) commis par une entité. Cette dernière créant ainsi un climat de peur, de terreur et d’insécurité veut imposer de manière armée et violente, une idéologie politique, religieuse ou encore une autorité. Sapant le droit humain, les premières victimes de ces entités sont les civils. En plus d’être une grave violation des droits humains, les actes terroristes visent à déstabiliser les gouvernements et saper le développement économique et social. Ces actes défient souvent les frontières nationales, alors que leurs motivations, financements, méthodes d’attaque et cibles sont en constante évolution. En effet, depuis peu, il a été identifié une certaine « professionnalisation » des terroristes de la CPC avec l’installation de mines explosives.
La présence des rebelles de la CPC qui ne fait plus confiance au gouvernement et qui appelle à la démission de Touadéra par tous les moyens ; les conflits communautaires qui laissent d’importantes cicatrices au pays ; la présence russe qui est censée contribuer à la protection du pays et qui ne cesse d’abuser de sa position (destruction de biens, vols, assassinats contre des communautés musulmanes, éliminations de FACA…) ; la présence de groupes terroristes et djihadistes aux portes du pays… autant de faits qui font que la Centrafrique regroupe malheureusement tous les aspects que peut prendre le visage du terrorisme.
L’unité et la coopération pour lutter contre le terrorisme.
Mais en ce 11 septembre, alors que 57 % de la population (soit 2.8 million sur 4.9 million de personnes) a besoin d’une aide humanitaire en raison du conflit auquel doit faire face le pays, cette journée mondiale rappelle à quel point la lutte contre le terrorisme est importante et complexe.
L’unité, la cohésion sociale et la coopération au sein du pays, ainsi qu’entre les États présents et les organisations régionales et internationales, sont indispensables pour lutter efficacement contre le terrorisme. Elles seules permettront d’envisager un retour à la paix.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:53:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cinq jours après son arrestation à la sortie nord de la capitale, l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset a été inculpé de crimes contre l’humanité» vendredi par deux juges d’instruction de la Cour Pénale spéciale (CPS), a annoncé la cour dans un communiqué de presse.
Selon le communiqué de la cour pénale spéciale, le parquet spécial devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire ou non en attendant un éventuel procès.
Eugène Barret Ngaïkosset, ex-garde rapprochée de l’ancien Président François Bozizé, avait été soupçonné en 2005 d’avoir commis des massacres des civils dans les localités de Paoua, dans le nord-ouest du pays. Mais après le renversement du Président Bozizé par la coalition Seleka en 2003, l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset faisait partie des commandants de la milice Anti-Balaka qui ont tenté en vain de renverser aussi Michel Djotodia, porté au pouvoir par la nébuleuse coalition Seleka. Ainsi, les deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l’ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité».
Rappelons que l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset manœuvrait dans la milice Anti-Balaka aux côtés de l’actuel chef de cabinet du chef d’État major, le colonel Ngremangou, de Monsieur Sébastien Wénézoui, l’actuel conseiller du chef de l’État et de grandes puissances, actuel chef de service au ministère de la Jeunesse.
Il faut noter au passage que la cour pénale spéciale est une juridiction hybride composée de 25 magistrats, dont 12 nationaux. Elle est chargée de juger les violations graves des droits humains.
Avec l’inculpation de l’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset de crime contre l’humanité, tout le monde pense que l’heure est venue pour procéder à l’arrestation du sulfureux Sébastien Wénézoui, du colonel Ngremangou , du commandant de gendarmerie Olivier Koudou Mo alias Gbangouma et bien d’autres qui sont actuellement dans l’entourage du chef de l’État.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:12:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une grève des conducteurs des taxis-motos a timidement paralysé la ville de Bangui ce vendredi après-midi. Déclenché dans la foulée d’une tentative d’arrestation de l’un de leur par les forces de l’ordre sur l’avenue Barthélemy Boganda, elle vise à dénoncer les comportements violents et arbitraires des forces de l’ordre dans la capitale. Un appel au calme a été lancé.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/circulation-dans-la-ville-de-Bangui-1-450×253.jpg” alt=”circulation dans la ville de Bangui” width=”450″ height=”253″ />Ville de Bangui. CopyrightCNC
« Je transportais des clients sur ma moto, après la chaîne s’est lâchée au niveau du bar « Mbi yé «. J’ai dû déposer les clients et je poussais ma moto au bord de la route pour chercher des mécaniciens. Automatiquement, un véhicule de la FICU ( force d’intervention de corps urbain ) de passage s’est arrêté à mon niveau. Les policiers sont descendus pour emporter ma moto. Je leur ai dit que la moto est en panne donc ils ne peuvent pas l’emporter. Et ils me demandent pourquoi dois-je pousser la moto sur la voie publique. Je leur ai tout simplement répondu ils veulent qu’on conduise la moto où? Ces discussions ont révolté mes paires qui ont manifesté leur ras-le-bol », déclare un conducteur du taxi-moto dont ces collègues ont manifesté la tentative de son arrestation.
Ces conducteurs déplorent également qu’en dehors de contrôle régulier des casques, gilets et permis de conduire, certains policiers leur demandent de l’argent. Mais du côté de la police, notamment du chef de force d’intervention de corps urbain (FICU), l’essentiel est que les conducteurs des taxis-motos se rapprochent de lui en cas de désaccord.
« En principe les taxis-motos ne devraient pas se plaindre. S’il s’agit des bavures ou des mécontentements des taxis-motos sur la voie, il serait souhaitable dorénavant qu’ils viennent me retrouver au bureau, je ferai de mon mieux de voir cette situation pour palier à ce problème. Je lance un vibrant appel aux éléments qui travaillent sur la voie de respecter les instructions données par la », déclare le commandant de FICU sur la radio Ndékèluka.
Toutefois, ce commandant de FICU exhorte les conducteurs des taxis-motos à respecter la loi et les consignes de stationnement pour la sécurité routière.
Un hélicoptère de l’armée ivoirienne porté disparu
Bangui ( République centrafricaine ) – Un hélicoptère Mi-24 de l’armée ivoirienne est porté disparu depuis la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du pays, a indiqué l’état-major général des armées, qui a lancé des recherches pour localiser l’appareil.
L’hélicoptère “en mission de reconnaissance sur la ligne frontalière nord (près du Mali) a perdu tout contact avec la station de contrôle, vers 2 heures” (GMT et locale), explique un bref communiqué. /////////////.
“Les recherches sont en cours pour localiser l’appareil qui, a priori, se serait crashé”, ajoute le texte. /////////////.
L’appareil qui se dirigeait vers Korhogo, grande ville du nord de la Côte d’Ivoire située à une centaine de kilomètres du Mali, a disparu des radars au niveau de Ferké, quelques dizaines de kilomètres plus à l’est. /////////////.
L’armée est mobilisée dans le nord de la Côte d’Ivoire qui a connu récemment plusieurs attaques de jihadistes présumés, notamment à la frontière avec le Burkina Faso (nord-est)./////////////.
Quatorze soldats avaient été tués en juin 2020 dans une attaque contre l’armée ivoirienne à Kafolo et dans cette même localité, trois autres soldats ont été tués en mars dernier. /////////////.
Deux soldats et un gendarme sont décédés en juin après avoir roulé sur un engin explosif, dans le nord-est du pays.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi 10 septembre 2021 se dit préoccupé par la décision de la Minusca, mission des nations unies pour la stabilisation en Centrafrique de suspendre ses opérations de déminage dans la région du nord-ouest, notamment dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles dans ces travaux de déminage. Mais pour le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tout en exprimant sa surprise et sa déception devant cette annonce incompréhensible, en appelle avec insistance aux plus hauts responsables de la MINUSCA, pour reconsidérer leur position afin de faire reprendre dans les plus brefs délais les opérations de déminage, dans l’unique but de sauver des vies humaines, déjà assez perdues en République Centrafricaine.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué du MLPC… :
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
COMMUNIQUE DE PRESSE
———-
La Division de la Communication stratégique et de l’Information publique de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafrique (MINUSCA) vient de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire du 8 Septembre 2021, la suspension de ses opérations de déminage dans les régions de l’Ouham Péndé.
Or le recours aux mines traduit un changement du mode opératoire des groupes armés dont les victimes sont les populations civiles innocentes et les soldats des Forces armées centrafricaines mal équipées pour faire efficacement face à cette périlleuse et dramatique situation.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tout en exprimant sa surprise et sa déception devant cette annonce incompréhensible, en appelle avec insistance aux plus hauts responsables de la MINUSCA, pour reconsidérer leur position afin de faire reprendre dans les plus brefs délais les opérations de déminage, dans l’unique but de sauver des vies humaines, déjà assez perdues en République Centrafricaine.
La protection des populations civiles, jusqu’à preuve du contraire, fait partie des priorités du mandat de la MINUSCA en Centrafrique.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 03:51:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué rendu public ce jeudi 9 septembre, un conseil d’administration fictif du groupe Laïco-Centrafrique a annoncé au personnel et aux clients de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui que l’équipe dirigeante de L’HÔTEL LEDGER PLAZA reste inchangé jusqu’à la prochaine assemblée générale des actionnaires. Or, l’année dernière, le conseil d’administration du LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY qui gère le groupe Laico Centrafrique, qui s’est tenu à Tripoli, avait limogé l’ancienne équipe dirigée par Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA. Mais ce dernier n’a pas voulu céder son poste à son remplaçant. Grâce à la mission d’une délégation gouvernementale libyenne, la semaine dernière à Bangui, la nouvelle équipe de l’administration du groupe Laïco Centrafrique a été mise en place. Mais Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA continue de manipuler les employés de l’hôtel Ledger à son profit et multiplie des menaces aussi à leur encontre.
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui
Voici le faux communiqué brandi par Monsieur Zeyad ALZARZOUR KHALIFA :
« Le groupe AICO RCA et HÔTEL LEDGER PLAZA, informe ses personnels, ses déléguées, ses clients de ce que l’équipe dirigeante de L’HÔTEL LEDGER PLAZA reste inchangé jusqu’à la prochaine assemblée générale des actionnaires.
DG LECCO RCA
ZIAD AL ZARZOUR
DG HÔTEL LEDGER PLAZA
BEN SALEM RIME
DAF HÔTEL LEDGER PLAZA BOUZOUIDA SABER
Le personnel de l’hôtel LEDGER PLAZA à l’obligation de respecter ladite équipe dirigeante sous peine des sanctions prévue par le code de travail de la république centrafricaine ».
Or, le gouvernement, par la voie du ministre d’État chargé de la justice, a déclaré ce jeudi que l’État centrafricain ne reconnait que la nouvelle administration mise en place la semaine dernière par le gouvernement libyen. Donc il est hors de question que l’ancienne administration continue de donner des ordres aux employés.
Du côté du personnel, il y’a une certaine psychose qui règne. Les employés ne savent comment faire. À quelle administration faut-il en obéir.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:00:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, l’explosion des mines improvisées ne cesse de faire des dégâts sur les populations civiles du Nord-ouest. Ce jeudi après-midi, une explosion d’une autre mine terrestre au passage d’un camion a fait de nombreuses victimes dans la localité de Bocaranga, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Selon les témoins, le camion qui se faisait exploser ce jeudi après-midi était en provenance de la ville de Paoua, dans Lim-Pendé, et à destination de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé. Mais arrivé au village Bokomboussi, dans la commune de Loura, à environ 80 kilomètres de Bocaranga, le camion avait malheureusement roulé sur une mine terrestre qui a explosé à son passage. Le conducteur a été malheureusement tué sur le coup, et plusieurs autres passagers ont été grièvement blessés. Selon le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé qui a également publié sur les réseaux sociaux un message de compassion à l’endroit des victimes, tous les blessés ont été transférés à l’hôpital de Paoua pour y recevoir des soins appropriés.
Rappelons que dans cette même commune de Loura, en juillet dernier, une attaque des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avaient fait de nombreuses victimes. Treize motos ont également été incendiées. Et le mois dernier, deux mines terrestres ont explosé au passage des motos, faisant quatre morts.
Rappelons aussi que dans la préfecture de la Nana=Mambéré,
La Minusca avait annoncé le mercredi dernier avoir suspendu ses opérations de déminage jusqu’à nouvel ordre. Elle dit avoir été empêchée par les forces de défense et leurs alliés russes de la société Wagner. Ce que la Minusca regrette tout de même.
Toutefois, à Bouar, dans la Nana-Mambéré, la Minusca a organisé une réunion de sensibilisation avec les tous les chefs des quartiers pour les sensibiliser au danger des mines terrestres.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime s’appelle Ndengui FABRICE, âgé de 27 ans, habitant quartier Vara, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Son corps sans vie a été retrouvé chez lui ce jeudi 9 septembre 2021. On ignore les raisons exactes de sa mort, mais la police annonce avoir ouvert une enquête pour homicide.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/03/ambulance-à-la-sortie-de-l’hôpital-communautaire-Bangui-IMG_22mars2018175405-1-300×171.jpg” alt=”” width=”300″ height=”171″ />Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire de Bangui.
Selon les premiers éléments d’informations recueillies par le service de police judiciaire de Bangui, la victime aurait elle-même se donné la mort par pondaison. Sauf que selon les enquêteurs, les indices recueillis sur le lieu de la scène témoignent le contraire. Ce qui les pousse à ouvrir une enquête pour homicide. On ignore totalement les indices recueillis par le service de police judiciaire qui témoigne que la mort de Monsieur Ndengui FABRICE serait un acte criminel. Selon une source proche du dossier, il pourrait bien y avoir un maquillage de la scène pour tromper la vigilance des forces de l’ordre et de la famille de la victime.
Il faut noter au passage que Monsieur Ndengui FABRICE, sans profession, n’a pas de casiers judiciaires, et n’est pas connu pour des activités illicite.
Contactée par CNC, sa famille se dit choquée d’apprendre la nouvelle de son décès dans la matinée de ce jeudi.
« Même s’il s’est suicidé, on ne connaît toujours pas les raisons. Même si c’est un acte criminel, on ignore également les raisons. Et qui pourrait lui en vouloir jusqu’à ce point », témoigne son oncle Ruffin, interrogé par CNC.
Pour le moment, sa dépouille est à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:22:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé samedi par des éléments de la garde présidentielle au PK22 route de Damara, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias Boucher de Paoua pourrait être jugé en République centrafricaine par la cour pénale spéciale, selon un communiqué du bureau du procureur spécial en date du 9 septembre 2021.
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Selon un communiqué de presse du bureau du procureur spécial près la cour pénale spéciale de la République centrafricaine, le parquet spécial se dit intéresser « aux crimes internationaux et autres violations graves des droits de l’homme et du Droit international humanitaire commis sur le territoire centrafricain et qui impliqueraient le Capitaine Eugène NGAIKOSSET ».
Ce qui pourrait dire que la cour pénale internationale à La Haye se dessaisit de cette affaire au profit de la cour pénale spéciale de la République centrafricaine.
Rappelons que l’ex-capitaine Eugène Ngaïkosset, ancien garde rapproché de l’ancien chef de l’État François Bozizé, soupçonné par la justice internationale d’avoir dirigé un bataillon de la garde présidentielle en 2005 – 2007 qui a massacré près d’un millier des civils et incendié des milliers d’habitations dans les localités de Paoua, situées à environ 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui, a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle le samedi 4 septembre et transféré à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Mais la justice centrafricaine, qui a également de lourds dossiers sur le fameux capitaine Eugène Ngaïkosset, se disait prête à lâcher le suspect à la cour pénale spéciale ou la cour pénale internationale (CPI) qui s’intéressait également à son dossier. Finalement, la CPS vient d’annoncer au public ce jeudi dans un communiqué de presse qu’elle s’intéresse au dossier du capitaine Ngaïkosset.
Rappelons que la cour pénale spéciale, créée en 2015, est une juridiction hybride, composée de 25 juges, dont 13 nationaux pour juger les crimes internationaux commis en Centrafrique de 2003 à aujourd’hui. Mais selon le substitut du procureur de cette juridiction hybride, les premiers procès s’ouvriront avant la fin de l’année 2021.Actuellement, il y’a une douzaine des dossiers qui sont sous instruction préparatoire.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 10 septembre 2021, 02:14:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En Centrafrique, le parti de l’ex-Président André Kolingba, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est au bord de l’implosion. Après le décès en avril dernier de son Président Désiré Nzanga Bilal Kolingba, cet organe politique se retrouve actuellement dans une très grave crise. Deux groupes de partisans disputent le règne du bureau. Après le congrès tenu la semaine dernière, un nouveau bureau directoire a été mis en place, tandis que l’autre conteste la validité de ce nouveau bureau et maintient sa position. La justice a été saisie, et le procès est prévu pour le 13 septembre prochain.
Alors que les Centrafricains se préparent à aller aux urnes pour le communal au début de l’année prochaine, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est quasiment anéanti par des dissensions internes portées devant la justice centrafricaine. Une requête a été déposée contre les organisateurs du dernier congrès du parti ayant mis en place un nouveau bureau politique qui a écarté le président par intérim Mohamed LAWAN et son équipe. Or ces derniers se disent toujours chef légitime du parti. Ainsi, ils avaient saisi la justice afin d’invalider le nouveau bureau qu’ils jugent illégitime,
Selon une ordonnance du tribunal de grande instance de Bangui, autorisons le Parti de Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC)
représenté par son Président en Intérim Monsieur Mohamed LAWAN à
assigner Bureau politique transitoire du RDC représenté par Messieurs Henri ASSANGOU ; Bruno GRELA MPOKO et autres a Bangui, à comparaître à une audience des référés du Tribunal de Grande Instance de Bangui, sis au Palais de Justice de Bangui, le 13septembre prochain aux fins de ladite requête.
Rappelons que l’ancien Président du parti RDC, Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, décédé le dimanche 25 avril 2021 en République démocratique du Congo, est la fils de l’ancien Président André Kolingba, fondateur du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Selon le statut de ce parti, un congrès devrait être organisé trois mois après le décès de son président. Or, depuis avril dernier, le bureau intérimaire ne semble pas vouloir organiser un nouveau congrès plusieurs mois après le décès de Monsieur Désiré Kolingba. Ce qui a énormément choqué certains militants de ce parti qui ont organisé le week-end dernier un congrès qui a mis en place un nouveau bureau, source d’une nouvelle tension dans le parti.
Un ministre russe décède en tentant de sauver un homme en Arctique
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre russe Evguéni Zinitchev est décédé le 8 septembre 2021 en tentant de sauver un autre homme en Arctique. — Mikhail Metzel/TASS/Sipa USA/SIPA
Le ministre russe des Situations d’urgence, Evguéni Zinitchev, est décédé en tentant de sauver une personne en marge d’entraînements dans l’ Arctique. Le haut fonctionnaire, âgé de 55 ans, « est mort tragiquement en service à Norilsk (nord) dans le cadre d’un exercice interministériel de protection de la zone arctique, alors qu’il sauvait la vie d’une personne », a affirmé son ministère à l’agence de presse publique Tass.Le ministre se trouvait au bord d’une haute falaise avec Alexandre Melnik, un scénariste et réalisateur russe de 63 ans, également mort dans l’accident. Ce dernier a glissé puis est tombé, et Evguéni Zinitchev s’est « immédiatement précipité pour le sauver, mais il a lui-même perdu la vie », a expliqué le vice-ministre de ce même ministère, Andreï Gourovitch, à la chaîne Rossïia-24.Dans la garde rapprochée de Vladimir PoutineSelon des sources internes citées par les médias RBC et Taiga. info, l’accident se serait déroulé dans la réserve naturelle de Poutorana, à une centaine de kilomètres de Norilsk, réputée pour ses cascades et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. « Le président Poutine a exprimé ses sincères condoléances » aux proches d’Evguéni Zinitchev après sa « mort tragique », a annoncé le Kremlin dans un communiqué.Evguéni Zinitchev avait servi au KGB dans les dernières années de l’URSS. Il avait ensuite fait l’essentiel de sa carrière au sein des différents services de sécurité russes, notamment celui chargé de la protection rapprochée de Vladimir Poutine, selon une biographie publiée par les agences russes. Il avait rejoint à partir de 2014, en tant que numéro 2, le département de lutte contre le terrorisme des puissants services de sécurité russes (FSB). Il avait enfin été nommé ministre des Situations d’urgence en mai 2018. Ce ministère, qui compte près de 120.000 membres, est chargé de répondre aux catastrophes naturelles et aux accidents écologiques.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 19:15:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une nouvelle attaque des Mercenaires russes de la société Wagner dans les localités de Besson, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, a fait au moins 40 morts et plusieurs blessés, dont des femmes et des enfants.
Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga
Selon des sources sécuritaires locales, l’attaque a eu lieu ce mardi 7 septembre dans l’après-midi au village Nassoya, situé à environ 40 kilomètres de Diba sur l’axe Baboua. C’est un campement des éleveurs peuls que les mercenaires de Wagner ont attaqué, faisant au moins quarante morts et des blessés, dont des femmes, des personnes âgées et des enfants de moins de 5 ans.
Plusieurs rescapés de l’attaque ont pu traverser la frontière du Cameroun et rejoindre les villages camerounais, d’autres ont pu se retrancher simplement dans la brousse pour échapper à leurs agresseurs au risque de leur vie.
Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, les mercenaires russes de la société Wagner ont massacré une quarantaine des Peuls dans les villages de Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et Babba, situées proche de la frontière avec le Cameroun. Le pouvoir de Bangui, de son côté, n’a pas réagi à de nombreux appels des parents des victimes. Pour de nombreux observateurs, il est temps que la cour pénale internationale jette un coup d’œil sur les multiples exactions des mercenaires russes de la société Wagner dans le pays. Les autorités du pays doivent aussi rendre compte devant la juridiction internationale. Rien qu’en 9 mois, le nombre des victimes civiles des hommes de Wagner dépasse celui des rebelles congolais de Bemba en Centrafrique, ou encore celui du capitaine Eugène Ngaïkosset à Paoua, dans le nord-ouest. Les victimes de Wagner ne doivent pas rester dans l’anonymat.
Ils ont été appréhendé par la Gendarmerie le 1e septembre dernier alors qu’ils s’apprêtaient à orchestrer des enlèvements avec demande de rançon dans cette partie du Cameroun, selon la presse camerounaise.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes” width=”450″ height=”337″ />Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
La police camerounaise vient de mettre la main sur quelques membres du groupe rebelle centrafricain 3R (Retour Réclamation Réhabilitation), qui sème la terreur en République Centrafricaine. Il s’agit d’Hamadou Bouba, capitaine du groupe, Mamadou Abdoul Aziz, Abdoul Aziz Nassir, Aliou Dang Assabé, Amine Hamat et Hassan Ibrahim.
Ils ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient en terre camerounaise, précisément à Ngaoundéré dans le but de se ravitailler en vivre, denrées et matériels nécessaire pour leurs activités. Pour se faire, ces derniers selon Cameroun tribune en kiosque ce mercredi avait misé sur des enlèvements avec demande de rançon.
Pour s’assurer d’un mouvement fluide, ils avaient tous des cartes nationales d’identité camerounaise et centrafricaine. D’après Cameroun tribune, ces derniers ont été appréhendé par les éléments de la Gendarmerie nationale de Ngaoundéré le 1er septembre dernier alors qu’ils s’apprêtaient à enlever un certain Modibo.
« C’est sur exploitation de renseignement d’une personne digne de bonne foi, nous signalant la présence de certains immigrants clandestins dans la ville de Ngaoundéré avec intention de procéder aux enlèvements des individus que nous avons mené cette opération avec succès » a confié le Colonel Jean Pierre Kagombé Keffien, commandant de la légion de Gendarmerie de l’Adamaoua aux confères de Cameroun tribune.
Après son incursion dans un domicile au quartier Bali a Ngaoundéré, les éléments du bureau de lutte contre la grande criminalité ont interpellés Hamadou Bouba et Mamadou Abdoul Aziz tous deux de nationalité centrafricaine et camerounaise respectivement. Après ouverture d’une enquête et exploitation de ces deux suspects, la police a mis la main sur les quatre autres rebelles.
Pendant la perquisition des différents domiciles, les forces de défense ont retrouvé de faux documents, des registres d’actes de naissance vierges, des cachets de plusieurs autorités de la république, de la justice ainsi que de faux diplômes.
Déférés dans les locaux de la gendarmerie, ils vont comparaitre devant le tribunal militaire pour répondre des actes d’infraction internationale, tentative de trouble à l’ordre publique, faux en écriture publique et authentique, et immigration clandestine avec complicité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique).LA COUR CONSTITUTIONNELLE S’EST SABORDÉE, LA REPUBLIQUE A SOMBRÉ
Le mois de septembre a toujours été une période de rentrée scolaire, de rentrée académique ou universitaire, de reprise du travail, de rentrée sportive et culturelle, de rentrée politique et diplomatique après les deux (2) mois de vacances, durant lesquelles chacune ou chacun a essayé de se ressourcer au mieux, malgré les aléas climatiques et/ou climatologiques. A chacune et à chacun bonne rentrée. Aussi, le mois de septembre se veut un moment du dernier constat à mi-parcours pour mieux faire les recadrages-rattrapage pour bien terminer l’exécution des programmes et préparer au mieux les fêtes de fin d’année en groupe et en famille ; c’est également l’idéal moment pour l’Homme Politique conséquent de se faire des projections sur la base du vécu politique du premier semestre de l’année en cours, et pour les différents Etats Majors des armées, le moment du changement du fusil d’épaule, pour réajuster les opérations de terrain.
Durant les six (6) premiers mois de l’année 2021, les Compatriotes Centrafricains, préoccupés par l’insécurité érigée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat et des dérives dictatoriales qui ont consolidé les exclusions, les frustrations, les humiliations, le déshonneur, le discrédit, l’indignité, en d’autres mots, la honte nationale, avaient suffisamment alerté et attiré les attentions des gouvernants politiques de Bangui et la communauté internationale sur les tragédies ou drames qui se jouent en Centrafrique, après le hold-up électoral réalisé par le Président TOUADERA dans une certaine indifférence diplomatique complice, lequel hold-up n’a fait que cristalliser la déchirure sociale. Et le centrafricain lambda, en impuissant, a réalisé que le Président TOUADERA a conduit la République dans un cul de sac, sur fonds d’inimaginables abominations, cruautés, désolations et autres, à cause de ses refus des évidences et de ses fuites en avant politiques qui sont suicidaires.
Comme si le plein des dérives dictatoriales n’a pas été fait, le 12 août 2021, veille du 61ème anniversaire de l’indépendance octroyée par la France le 13 août 1960, date choisie certainement à dessein, le Centrafricain démocrate et conséquent a été sidéré par l’exploit politicien réussi par le Président TOUADERA qui a amené la Cour Constitutionnelle de Bangui à se saborder et à faire sombrer la République. Pour satisfaire ce dernier qui les a choisis et nommés membres de la haute institution juridictionnelle de la République, Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont commis l’inacceptable politique, l’incompréhensible juridico-juridictionnel, l’inconcevable intellectuello-professionnel, en couvrant le Juge Centrafricain de l’opprobre. Ce 12 août 2021, la Cour Constitutionnelle a accepté accompagner le Président TOUADERA dans sa volonté de ‘’neutraliser politiquement’’ tous les Leaders Politiques qui constituent pour lui des obstacles pour l’instauration de son pouvoir perconnel.
CHASSER LE NATUREL, IL REVIENT TOUJOURS AU GALOP
Croyant réussir un exploit politique, le Président TOUADERA n’a fait que rendre inévitable le dialogue national inclusif vainement réclamé depuis 2018 par tout le Peuple Centrafricain, mais récusé depuis 2018 par ce dernier, parce que, qui dialogue national inclusif, dit avènement de la 7ème République sur une base consensuelle, donc la fin du velléitaire pouvoir dictatorial qui se met en place.
Avec la destitution de l’honorable MECKASSOUA Abdoul Karim, prononcée par la Cour Constitutionnelle ce 12 août 2021, le Président TOUADERA fait la démonstration et convint que la sidération, la haine, la rancœur, la jalousie, les humiliations et frustrations, l’hypocrisie, les querelles de personnes, les intrigues du palais, les exclusions, le déshonneur, l’indignité, le sadisme sont les caractéristiques de son pouvoir politique, qu’il ne cesse de démontrer au quotidien. Et un Chef d’Etat qui fait de ces négativités ses forces de frappe, non seulement rend très chancelant son fauteuil présidentiel, en sciant lui-même la branche sur laquelle est installé ce fauteuil, mais compromet gravement son après-pouvoir, car il est généralement admis que ‘’… les femmes pardonnent mais n’oublient pas, et que les hommes oublient mais ne pardonnent pas’’, et que ‘’ la Politique n’est pas un jeu’’
LE PRESIDENT TOUADERA A JOUÉ AVEC LE FEU POLITIQUE ET RISQUE DE SE FAIRE BRÛLER AU DERNIER DEGRÉ
Foncièrement obsédé par un pouvoir qu’il a reçu par les volontés de BOZIZE YANVONDA et des Dignitaires du KNK, réfugiés en France après la sanguinaire prise des pouvoirs de l’Etat par la coalition seleka le 24 mars 2013, le Président TOUADERA s’est comporté, semblable à un grand enfant qui a reçu du père Noël un jouet le matin du 25 décembre et qui n’a pas voulu le partager avec les autres toute la journée et qui l’a cassé le soir. En voulant éliminer physiquement et systématiquement tous les Leaders Politiques, pour conserver ce pouvoir, il donne entière raison à CAMARA LAYE qui s’était interrogé à son époque en ces termes : ‘’ … nos hommes politiques aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de grands hommes ? C’est douteux ; ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples, exilent nos cadres, sèment la mort’’, et le sage BENSYRA qui a affirmé ‘’… qu’on ne fait pas la politique avec la rancœur, ni la colère, ni la vengeance…’’. Malheureusement, ces nobles pensées n’ont pas inspiré le Sieur TOUADERA qui a fait de ces négativités depuis 2016 les méthodes de gestion des pouvoirs de l’Etat, avec comme conséquence, amener le pays dans un cul de sac, duquel, il est incapable de l’y sortir, mais se livre par contre à des fuites en avant qui ne sont que politiquement suicidaires.
Tout observateur de la vie politique centrafricaine peut admettre, sans risque de se tromper, que le Président TOUADERA, alias gangster de Bangui ou encore roublard de Bangui (sobriquets donnés par le quotidien LE TSUNAMI – LA VOIX DES SANX VOIX), s’est déjà politiquement suicidé, parce qu’il a :
Empoisonné lui-même son premier mandat présidentiel et a compromis son après-pouvoir. En piètre stratège politique, il a fait l’option de s’allier les chefs des groupes armés qui écument le pays, depuis 2012, dans l’espoir de gagner facilement son deuxième mandat, et asseoir son pouvoir personnel. Contre vents et marées, et dans un superbe mépris du Peuple Centrafricain, il avait envoyé son Directeur de Cabinet NGREBADA Firmin à Khartoum (Soudan) en février 2019 proposer une amnistie aux chefs des groupes armés. Cette alliance contre nature, à peine neuf (9) mois après sa double signature à Bangui et à Addis-Abeba (Ethiopie) a tourné au fiasco et a été dénoncé par les principaux chefs des groupes armés qui ont créé la coalition des patriotes pour le changement-CPC, dont l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA, son mentor politique, est le coordonnateur général, ce qui l’avait obligé de réaliser aussi grossièrement le hold-up électoral à l’issue du premier tour des élections présidentielles du 27 décembre 2020.
Désabusé le Peuple Centrafricain en le faisant tuer-calciner, violer, violenter, piller, par ses partenaires-groupes armés, ses partenaires-mercenaires de la société Wagner et sa milice criminelle les requins ; ce fut la barbarie d’Etat durant cinq (5) ans. Vu le niveau de la barbarie et des souffrances sciemment infligées au Peuple Centrafricain et cautionnées par le Président TOUADERA, je suis incapable d’affirmer s’il y a un autre Peuple d’Afrique noire qui a souffert plus que le Peuple Centrafricain, de même depuis ma majorité citoyenne atteinte en 1968, je suis aussi incapable de dire, durant combien d’années le Peuple Centrafricain s’était estimé heureux ou satisfait, vu qu’en soixante et un (61) ans d’indépendance octroyée, il y a eu :
Vingt et trois (23) ans de gouvernements civils galvaudés, dont,
Président DACKO 1- cinq (5), Dacko 2- deux (2) ans, soit sept (7) ans,
Président PATASSE -10 ans,
Président TOUADERA- six (6) ans,
et trente-sept (37) ans et deux (2) mois de gouvernements militaires dictatoriaux, dont
Colonel BOKASSA douze (12) ans,
Général KOLINGBA douze (12) ans
Général BOZIZE YANGOUVONDA dix (10) ans et deux (2) mois,
et le régime sanguinaire de NDJOTODIA, dix (10) mois, qui a induit la néantisation du pays.
Offensé et fait humilier la grande muette. Laissée pour compte par tous ses six (6) prédécesseurs dont trois (3) étaient pourtant des militaires, pour question d’obsession de coup d’Etat, les Forces Armées CentrAfricaines-FACA ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes avec le Président TOUADERA. Les quelques passages de la déclaration du Collectif des Officiers Centrafricains, ‘’soucieux du devenir de l’Armée Nationale suite à la deuxième mise en scène (Promotion à titre exceptionnel)’’, retranscrits ci-après, traduisent un réel malaise au sein de nos Forces Armées Centrafricaines et constituent une inquiétante mise en garde :
‘’ Des promotions qui frisent l’insolence, source de nombreuses tensions alors qu’en ce temps de guerre, l’heure devrait être consacrée à l’unité et à la cohésion.’’,
‘’ Les promotions et nominations devraient obéir aux statuts et règlements en vigueur afin de garantir l’équité et consolider la cohésion de l’armée’’,
‘’ Les régimes précédents peuvent être excusés, mais pas celui de TOUADERA’’,
‘’ Alors que le président professeur agrégé sur qui l’espoir était fondé, aggrave la situation et creuse le fossé de division déjà très béante’’,
‘’ Pourquoi toujours les mêmes ? Attention, le peuple a tant souffert !’’
‘’ Les leçons du passé servent-elles nos dirigeants politiques ? ‘’
‘’ Pour terminer, nos homme politiques devraient tirer les leçons du passé pour construire une institution débarrassée des maux qui l’ont longtemps gangrenée’’
‘’ Nous profitons pour dire non à la forfaiture, non à la CPC mais oui pour la construction d’une armée longtemps aux antipodes des normes universellement admises. Nous ne saurions continuer à faire piètre figure aux yeux du monde’’
‘’ Qui vivra, verra ‘’
Propos de ras le bol, propos de totale désillusion, déception ou de désabusement exprimés par nos Officiers des FACA, lesquels doivent amener le Président TOUADERA à se ressaisir, parce que ces propos constituent un véritable coup de semonce.
Violé et fait violer les Droits de l’Homme et le Droit International Humanitaire, En matière de Droits Humains, je ne sais pas si le Président TOUADERA pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, le jour où il se trouvera devant le Juge Centrafricain, vu les ignobles et abominables exactions perpétrées sur le Peuple Centrafricain avec sa bénédiction pour conserver le pouvoir ? Et bizarrement, ce Président TOUADERA, qui en six (6) ans, s’est fait champion des violations de tous les droits, trouve la vertu d’utiliser un passage du rapport des experts des Nations Unies, sur les violations des Droits de l’Homme et du Droit International Humain en Centrafrique, lequel rapport a été rejeté par son gouvernement, pour faire destituer un Député de la Nation, par la Cour Constitutionnelle de Bangui qui l’avait pourtant déclaré élu après avoir vidé le contentieux soulevé par son challenger. Quelle hérésie juridictionnelle. Professeur agrégé de mathématiques, de surcroît Président de la République, TOUADERA est censé ne pas ignorer le droit ou la loi, parce qu’il dispose d’un conseiller juridique.
Le Président TOUADERA, après avoir commis toutes les fautes de haute trahison (parjure, nombreuses violations de la Constitution de la République, alliance avec les groupes armés, mercenariat d’Etat, barbarie d’Etat, création et entretien d’une milice assassine), érigé l’insécurité en méthode de gestion de son pouvoir politique, établi une liste de compatriotes à systématiquement éliminer, instauré un état d’urgence pour permettre à sa milice criminelle, les requins, de tuer allègrement au vu et au su de tout le monde, interdit la libre circulation des personnes, déclaré la guerre au Peuple Centrafricain et l’avoir réduit en déchets, fait agresser un pays voisin et frère et prend attache avec les opposants de ce pays frère pour déstabiliser le pouvoir en place, alors que lui-même n’arrive pas à assurer le contrôle du territoire centrafricain, comment comprendre et expliquer de tels comportements politiques ? Psychopathie ou sénilité politique ? Instinct de survie politique ? Détermination de s’ériger en monarque absolu ou tyran ? N’a-t-il pas politiquement compris la fin de BOKASSA, avec les ‘’ aux cailloux’’. Les initiateurs de ces ‘’aux cailloux’’ ne sont pas encore tous morts.
UN DIALOGUE NATIONAL ET INCLUSIF S’IMPOSE POUR ÉVITER LA DÉSINTÉGRATION
Quelles que soient les analyses politiques, quelles que soient les explications, quelles que soient les justifications qui pourraient être réalisées, formulées ou données, la réalité ne peut plus être auscultée ni récusée par les mordus politiques du MCU. Même si ceux-ci continuent de se voiler la face ou de s’enfoncer la tête dans le sable, l’inacceptable ne peut plus être accepté, ni l’impossible ne peut plus devenir possible, même si Centrafrique est réputé être un pays de tous les paradoxes. Le pouvoir TOUADERA a largement atteint et dépassé les limites du tolérable, n’offre aucune visibilité politique et refuse d’admettre que le Centrafricain aujourd’hui veut se parler et veut se réconcilier avec lui-même, après avoir vécu l’invivable avec cette énième crise militaro-politique qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique depuis 2012.
Si le Centrafricain veut se réconcilier avec lui-même, ce n’est qu’à travers une rencontre qu’on appelle dialogue national inclusif, conférence nationale inclusive de refondation, concertation citoyenne inclusive ou arbre à palabre qu’il pourra le faire., parce que désabusé, méprisé, abandonné à lui-même. Cette concertation, cette réunion, cette conférence, ce dialogue ou cet arbre à palabre inclusif se veut un moment d’introspection commune, où les Centrafricains devraient se poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes raisons, de détermination des responsabilités respectives, de pardon sincère, de réconciliation vraie avec soi-même et avec les autres, afin de se fixer des caps ou des objectifs à travers lesquels chaque Centrafricain, chaque entité ou chaque région devrait s’y retrouver, pour sortir de manière définitive du cercle infernal des crises militaro-politiques à répétition et envisager réellement la reconstruction de Centrafrique. Et ce n’est que par cette concertation inclusive ou dialogue inclusif que nous allons grandir politiquement et socialement et pouvoir bien tourner les sombres pages de notre histoire politique peu glorieuse de ces soixante et un (61) ans qui ont fait de nous de nains politiques et économiques. Aujourd’hui, le Centrafricain n’aspire qu’à la paix du cœur, ne demande qu’à être gouverné constitutionnellement et démocratiquement, à être guidé et à être aidé pour mieux se mobiliser et s’auto-organiser pour un développement participatif durable. C’est pour dire que la restauration d’un ordre constitutionnel et démocratique, sur fond d’alternance politique, non seulement demeure une idoine, une fondamentale et une déterminante alternative, mais cette alternative doit être consensuelle pour éviter à notre pays une désintégration ou une perte d’identités. Et ce message doit être compris par n’importe quel illuminati politique.
Que le Président TOUADERA le veuille ou pas, cette concertation s’impose et se tiendra, d’une manière ou d’une autre, pour notre harmonieuse survie, car un Peuple qui réalise qu’il n’a plus de perspectives, ni d’alternatives, ni de visibilité politique, procède toujours par des négativités destructrices. 1979 semble loin, mais n’est plus loin. Et toute armée nationale qui réalise que le Peuple est opprimé par ses gouvernants, s’investit de la mission de restaurer l’ordre et sauver ce Peuple, et les Officiers Centrafricains dans leur déclaration ont déjà averti. Les militaires guinéens viennent de faire la preuve le dimanche 5 septembre 2021, même s’il y a des en-dessous qui ne sentent pas la sainteté. Attention à l’effet domino ou à l’imitation militaire.
LE POUVOIR TOUDERA EST SUR UN VOLCAN QUI SE RÉVEILLE DOUCEMENT ET SUREMENT
Toutes analyses et lectures politiques faites, le Président TOUADERA est sur un volcan qui se réveille doucement et surement, dont les signes annonciateurs présagent un grand chamboulement ou basculement, parce qu’il est face à des problématiques qu’il ne peut pas gérer seul, notamment,
Le manque de légitimité politique suite à son hold-up électoral depuis le 18 janvier 2021 ; toutes statistiques électorales recoupées, sur la base des données électorales collectées par l’ANE, le candidat présidentiel TOUADERA, à l’issue du premier tour des élections du 27 décembre 2020, n’a été voté que par 13 % des électeurs centrafricains réellement inscrits. Et réalisant qu’il ne pouvait pas aller au deuxième tour, il avait fait l’option de frauder. Aucun fraudeur aux élections présidentielles, déclaré Président élu n’a franchi le cap de deux (2) ans, parce qu’il y a réel problème de légitimité ou de poids politique national; l’histoire politique de notre pays en foisonne.
Ses hétéroclites entourages qui le prennent en otage, notamment les mercenaires de la société Wagner qui préfèrent NGREBADA Firmin pour mieux préserver leurs intérêts, les riches Dignitaires, frères-ennemis, du MCU dont certains lorgnent déjà son fauteuil, ses agents de basse besogne, les requins, qui commencent à se rendre à l’évidence que l’après-pouvoir serait synonyme de leur descente dans les sous-sols des palais de la Justice;
L’isolement diplomatique et le manque des ressources budgétaires, depuis que les partenaires financiers classiques ont fermé les robinets et le contrôle des ressources douanières qui est assuré par les mercenaires de la société Wagner pour se rembourser, commencent à impacter très négativement la vie publique, d’où ses rapprochements des Présidents rwandais et angolais, dans l’optique de mettre en jeu des milliards de fcfa pour sa survie politique ;
L’insécurité généralisée qui joue maintenant à sa défaveur et l’empêche de contrôler le territoire national ;
La grogne actuelle de la grande muette, à cause des frustrations, discrimination, humiliations et déshonneurs, déconsidérations, notamment, la sodomisation des militaires à Boali par ses partenaires-mercenaires de la société Wagner et la poursuite des arrestations et détentions arbitraires des Officiers Généraux, Officiers, Sous-Officiers et Hommes de Troupe pour phobie de tentative de coup d’Etat. Les dernières arrestations datent du samedi 04 septembre 2021 et concernent le lieutenant-colonel TONGABA Alain et le capitaine NGAÏKOSSET Eugène pour motif, désertion en tant de paix, alors que le paix est en crise depuis 2012-2013.
Ces quelques problématiques que le Président TOUADERA ne peut gérer sans l’implication de toutes les entités socio-politiques, ne lui offrent qu’une seule alternative : soit un dialogue national inclusif, soit un changement brutal de régime politique, avec toutes ses conséquences, ce que les SȍÑ ZANGOA avaient déjà annoncé.
Comme aiment le dire les footballeurs, la balle est dans le camp de TOUADERA. En attendant de voir comment il va roubler ou être obligé de faire la passe, chacune et chacun peut partager et poursuivre la réflexion sur la base de cette pensée de AHMADOU HAMPATE BÂ:
‘’ Le pouvoir est comme l’alcool. Après un premier verre, on est joyeux comme un agneau. Au second, c’est comme si on avait mangé du lion. On se sent si fort qu’on n’accepte plus d’être contesté. On veut tout imposer à tout le monde, comme le lion dans la savane. Au troisième verre, on est comme le cochon, on ne peut faire que des conneries… Le premier degré correspond à la période ou le chef est doux comme l’agneau. Le second c’est le moment où le chef se prenant pour un monarque absolu, devient redoutable. Mais alors, il n’est que craint. Enfin, quand le chef atteint le troisième degré de son pouvoir, il est non seulement craint, mais détesté par son peuple.’’
Et c’est çà l’ivresse du pouvoir ; tout monarque absolu atteint de cette ivresse ne connait toujours qu’une brutale fin, parce qu’il se fait mal dieu dans son royaume, or le Bon DIEU n’aime pas que son Peuple soit martyrisé ou affaibli, mais plutôt, voir et vivre dans la gloire et la splendeur divines, exprimées en ces termes :
‘’ Fortifiez les mains affaiblies, affermissez les genoux qui chancellent…,
Dites aux cœurs défaillants :
‘’ Soyez forts, ne craignez pas ; voici votre DIEU.
‘’ C’est la vengeance qui vient, la rétribution divine.
‘’ C’est lui qui vient vous sauver. Alors se dessilleront les yeux des aveugles et les oreilles de sourds
s’ouvriront.
‘’ Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet criera sa joie.
‘’ Parce qu’auront jailli les eaux dans le désert et les torrents dans les steppes.
‘’ La terre brûlée deviendra un marécage, et le pays de la soif, des eaux jaillissantes ; dans les repaires où
gîtaient les chacals, on verra des enclos de roseaux et de papyrus.
‘’ Il y aura là une chaussée et un chemin, on l’appellera la voie sacrée ; l’impur n’y passera pas ;
‘’ C’est Lui qui pour eux ira par ce chemin et les insensés ne s’y égareront pas.
‘’ Il n’y aura pas de lion et la plus féroce des bêtes n’y montera pas, on ne l’y rencontrera pas, mais les
rachetés y marcheront.
‘’ Ceux qu’a libérés YAHVÉ reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie’’
‘’ Ne crains pas car je suis avec toi, ne te laisse pas émouvoir car je suis ton DIEU’’.
Ce que WAFIO JEAN SERGE a retranscrit ci-dessus est du prophète ISAÏE, dans ISAÏE 35, 4-10 et 41,10.
Très bonne méditation aux croyants et non-croyants. C’est l’heure maintenant de commencer à faire des réflexions partagées sur les visions politiques et les approches stratégiques pour l’avènement de la 7ème République qui se veut consensuelle.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 02:02:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles dans ces travaux de déminage.
Photo Minusca
« De la semaine du 20 au 30 août, il y’avait eu cinq morts et plusieurs blessés. Et la semaine passée, il y’a eu incidence ou il y’a eu un mort et plusieurs blessés. Donc la Minusca avait jugé utile de dépolluer l’axe. Quand on a commencé la dépollution, on a dû nettoyer un tronçon de 40 kilomètres à partir de Nguia-Bouar jusqu’à Bondiba. Tout le monde a vu qu’avec ce nettoyage-là, les incidences ont vraiment baissé. Donc arrivée à Bondiba, on a vu les forces de la Minusca être entravées de continuer le nettoyage soi-disant que les éléments qui étaient en seine de nettoyage étaient de collusion avec les groupes armés, et que nous disposons même des mines que nous donnons aux groupes armés »., a déclaré le porte-parole de la force de la Minusca lors de la conférence de presse du mercredi. Selon lui, la Minusca n’a jamais utilisé des mines.
« Nous condamnons avec force ces allégations. La Minusca n’a jamais utilisé des mines. Donc actuellement le processus de déminage est à l’arrêt. Nous attendons de trouver une issue rapidement pour reprendre », a-t-il ajouté.
Rappelons que les mines terrestres ont fait déjà au moins une quinzaine des victimes ces derniers temps dans la localité de Lim-Pendé, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. La plupart des victimes étaient des civils commerçants ou des conducteurs des taxis-motos.
Mais la fois dernière, les populations de Létélé ont fortement soupçonné les Mercenaires russes d’avoir posé les deux mines terrestres qui ont fait trois personnes sur l’axe Ndim Ngaoundaye et vers BHOLARA, en allant vers Paoua. D’après elles, c’est à peine deux heures après le passage du convoi des mercenaires russes sur ce même trajet que les explosions avaient eu lieu.
Rappelons que selon les nations unies, L’objectif des opérations de déminage est d’identifier les mines terrestres et engins explosifs afin d’en réduire l’impact et le danger de sorte que les populations puissent vivre dans la sécurité.
Bangui, République centrafricaine, 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Médard POUSSE-BEBE, Membre du Bureau politique chargé des Relations Extérieures du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux dont CNC a pu obtenir la copie, déclare solennellement que dans la perspective de la préparation de l’avenir et dans le souci de contribuer efficacement à la cohésion, au dynamisme ainsi qu’au renouveau du parti, annonce sa candidature à la présidence du parti RDC. Toutefois, il annonce également qu’il donnerait prochainement plus de détails sur son projet politique alternatif en faveur du RDC.
Déclaration relative à la crise au RDC
Depuis quelques mois, le Rassemblement Démocratique Centrafricain est devenu le théâtre d’affrontements violents et fratricides. Les responsables politiques censés travailler ensemble pour le même objectif (celui d’animer la vie du parti) se livrent publiquement une guerre implacable et sans merci, au mépris total des valeurs d’unité, de rassemblement, de fraternité et de paix que prône le RDC. Les velléités égocentriques ont pris le pas sur l’intérêt général, ouvrant ainsi la voie à toutes sortes de dérives devant les militants et sympathisants effarés, ainsi que l’ensemble du peuple centrafricain médusé. Le spectacle est désolant et consternant quant au caractère extrémiste de l’attitude des uns et des autres.
Militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain, je tiens du fond du cœur à vous demander Pardon pour cette attitude indigne des responsables politiques dont les actions nuisibles récurrentes de ces derniers temps portent gravement atteinte à l’image même du parti. J’imagine à quel point beaucoup d’entre vous sont choqués et meurtris par ce qui se passe actuellement au sein du RDC. Aucun militant sensé et responsable ne peut se satisfaire de ce pugilat que se livrent ceux qui prétendent diriger ce parti.
Cela dit,ye condamne de la manière la plus ferme la politique d’exclusion, de brutalité autant que les pratiques antidémocratiques ou subversives menées de part et d’autre et qui font paradoxalement aujourd’hui du RDC un parti bicéphale : chose inadmissible pour famille politique qui a toujours lutté farouchement contre la division sous toutes ses formes. De la même manière, je mets en garde tous ceux qui s’activent dans l’ombre pour fragiliser et disloquer le RDC dans le seul but de profiter de son électorat en 2025. Qu’ils sachent que la République centrafricaine a intérêt à promouvoir la démocratie qu’à l’affaiblir.
Afin de préserver ce qui reste encore du Rassemblement Démocratique Centrafricain, j’en appelle à la responsabilité des uns et des autres en insistant sur le fait que le seul moyen de régler les différends politiques actuels reste et demeure le Dialogue et la Concertation. Toute autre action de nature judiciaire et belliqueuse contribuerait qu’à jeter le discrédit sur le parti et entamerait son image (en tant que parti de paix) auprès de l’opinion publique nationale. J’invite donc les protagonistes à se départir chacun de leur égo démesuré, de se tendre la main dans un esprit de fraternité, de consentir les sacrifices nécessaires dans l’intérêt du RDC.
Par conséquent, dans un esprit d’apaisement, je propose :
La levée immédiate de toutes les sanctions prises contre les « frondeurs » ;
La dissolution pure et simple du « bureau politique transitoire » ;
La convocation rapide d’un forum de réconciliation de tous les militants du RDC;
La mise en place d’un comité conjoint chargé de préparer la session régulière du comité directeur afin de purger les contentieux en cours.
Par ailleurs, dans la perspective de la préparation de l’avenir et dans le souci de contribuer efficacement à la cohésion, au dynamisme ainsi qu’au renouveau du parti, j’annonce ma candidature à la présidence du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Je donnerai prochainement plus de détails sur mon projet politique alternatif en faveur du RDC.
Médard POUSSE-BEBE^ T
Membre du Bureau politique chargé des Relations Extérieures
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 9 septembre 2021, 02:56:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a financé 98 projets à impact rapide entre juillet 2020 à juin 2021 dans 12 préfectures de la RCA, pour un montant de 1.6 milliards de francs CFA (2.9 millions de dollars américains). « Ces projets à impact rapide sont un outil nécessaire à l’exécution du mandat de la MINUSCA. Ils contribuent à l’exécution des tâches comme la restauration de l’autorité de l’Etat, la cohésion sociale et la protection des civils, a indiqué Aimée Mwenyi Ntumba, de la section des Affaires civiles de la Mission.
L’inauguration du pont de Kouki par la Minusca
Selon cette fonctionnaire, les projets réalisés en 2020-2021 ont permis la construction ou la réhabilitation de tribunaux, de brigade de gendarmeries et de commissariats de police. « Par ailleurs, 13 projets contre la Covid-19 ont été financés à hauteur de 207 millions FCFA durant ce cycle budgétaire », a-t-elle ajouté, en précisant que les projets à impact rapide sont identifiés avec les autorités et les communautés locales et servent aux jeunes, aux communautés et aux populations de tout bord. « Ce sont des projets fédérateurs de l’ensemble des communautés qui permettent aussi de rapprocher la Mission et la population ».
Depuis 2014, un total de 574 projets à impact rapide ont été réalisés pour un montant 10 milliards FCFA. « Pour 2021-2022, la MINUSCA soutiendra en priorité les projets axés sur les élections locales, le suivi de mise en œuvre de l’Accord de paix, le redéploiement des fonctionnaires, la Covid-19 et la réalisation d’ouvrages pour faciliter la circulation des personnes et des biens », a indiqué cette responsable.
En réaction aux préoccupations des journalistes sur le lien entre les projets à impact rapide et la sécurité dans le pays, Guy Saizonou, de la section des Affaires civiles, a fait savoir que « la construction des infrastructures de base a permis de réduire la violence faite aux femmes dans certaines régions notamment à Bria et Kaga-Bandoro ». « Les maisons des jeunes et des femmes construites permettent de réunir les acteurs de promotion de la paix et de la réconciliation alors que les microprojets au profit des groupes vulnérables contribuent au renforcement du tissu social et à la résilience en milieu rural », selon lui.
Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, et la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, ont eu une réunion de travail vendredi dernier avec le Ministre d’Etat chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement, Jean Willybiro-Sako, et du Ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, sur le désarmement des civils et la collecte d’armes. « La MINUSCA va travailler avec le Gouvernement sur un appui à la campagne de collecte d’armes détenues par les civils actuellement en cours. De même, elle compte soutenir les activités de sensibilisation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre », a indiqué le porte-parole.
De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Ibrahim Atikou, est revenu sur l’explosion d’engins explosifs qui a provoqué la mort de deux civils sur l’axe Ndim-Ngaoundaye et entre Ndim et Paoua. « La Force dénonce les allégations de collusion, les tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d’autres forces de sécurité à Bondiba, contre ses missions de vérification de la présence et la neutralisation d’engins explosifs ». Le porte-parole a annoncé également la tenue à Bangui de la 11ème conférence de la Force de la MINUSCA. « L’objectif est de fournir des directives et des conseils à tous les niveaux, sur la mise en œuvre du mandat de la Mission et la stratégie de gestion des actions menées sur le terrain », a-t-il dit.
Le porte-parole de la composante Police des Nations Unies, Commissaire Serge Ntolo Minko, quant à lui, a fait savoir qu’UNPOL va appuyer l’unité mixte d’intervention rapide et de répression de Bouar, dans la Nana-Mambéré, pour la réussite des activités. « L’antenne UMIRR à Bouar a été mise en place le 2 septembre en présence des autorités nationales et de la MINUSCA », a-t-il informé.
Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs militaires auraient été tués pendant le putsch qui a renversé Alpha Condé. Pour l’heure, le nouveau régime ne confirme pas.
La Deutsche Welle a en effet pu entrer en contact avec le frère d’un militaire de la garde présidentielle tué pendant la prise du palais de Kaloum. Il nous a confié que son frère était de garde ce jour-là et qu’après le putsch, il a essayé de le contacter sans succès. Il se serait finalement rendu à la morgue. Selon lui, les médecins légistes n’ont tout d’abord pas voulu l’autoriser à entrer en évoquant les ordres des autorités de ne pas divulguer les noms des morts. Malgré cela, il a pu finalement voir le corps et confirmer la mort de son frère.“Le monsieur a pu me faire entrer. J’y suis allé, j’ai identifié le corps de mon frère, qui était là, qu’il m’a montré, c’était lui, je l’ai vu de mes propres yeux. Il y avait même sa carte militaire et certains documents dans sa poche qu’on avait enlevés et mis dans un plastique déposé sur le corps. J’ai vu la carte militaire. C’est vrai que c’était lui. C’est à ce moment que j’ai informé la famille”, raconte notre interlocuteur. L’OGDH suit le sujet de prèsL’Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH) a quant à elle, confirmé ce mercredi matin (08.09.2021), la mort d’au moins sept soldats. Elle dit s’appuyer sur des informations qui circulent dans la presse et sur les réseaux sociaux.”Tout d’abord c’est de donner la lumière et circonstances de la mort de ces militaires et éventuellement engager des poursuites même si cela semble surréaliste. Mais nous exigerons que ceux qui ont commis les faits soient retrouvés afin d’être jugés”, ajoute Alpha Amadou président de l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme.Les coupables devront répondre Si les informations sont confirmées, l’Organisation des droits de l’Homme promet poser des questions au nouveau gouvernement. Mais leur premier objectif est de préciser les circonstances de ces décès. “Nous sommes en train de mener des démarches pour retrouver les adresses de ces militaires afin d’avoir plus d’informations avant de poser des questions aux autorités mais pour l’instant, nous n’avons pas eu de confirmation officielle. Le problème c’est au niveau du nombre car il semblerait aussi que plusieurs blessés soient dans les hôpitaux”, a précisé déjà Alpha Amadou joint mardi après-midi par la DW.Pour des médias guinéens, la minute de silence observée à la mémoire des victimes du coup d’Etat, lors de la brève allocution du président de la junte militaire, devant les anciens dignitaires du pays, à Conakry, confirme les cas de morts.La DW a contacté la cellule de communication des nouveaux dirigeants du pays. Ceux- ci nous ont dit qu’ils nous donneraient plus de détails ultérieurement.
La COALITION SIRIRI, le Mouvement National pour la Libération de la Centrafrique (MNLC) et l’Échelle pour la Démocratie et le Développement (EDD) sont l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain basée sur les valeurs d’une société laïque, bannissant toutes les formes de discrimination fondée sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE SOCIALE en RCA.
Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique
Notre mouvement s’engage pour la Cohésion Sociale, la Construction de l’Unité nationale, la promotion sans faille de la Réconciliation Nationale, l’instauration d’une Paix Durable, la création de la richesse, des valeurs longtemps abandonnées par les Gouvernants qui s’y sont succédés.
La Coalition SIRIRI et ses alliés, invitent tous les éléments opérationnels où qu’ils soient dont les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les fractions de l’Ex Coalition SÉLÉKA ( UFDR, FPRC, UPC, MLCJ, MPC, 3R, RPRC, SÉLÉKA RENOVÉ, les Anciens Libérateurs et la CPC), les ANTI-BALAKAS (Aile Mokome et Aile Ngaisona), FDPC, APRD, RJ, la Société Civile, les Partis Politiques, les Retraités et la Majorité Silencieuse de notre pays de rejoindre dès aujourd’hui de la Coalition SIRIRI et ses alliés, pour la Marche Finale de libération totale de notre pays, la République Centrafricaine (RCA).
La Coalition SIRIRI et ses alliés font appel à votre sens aigu du bien commun, de la justice sociale et de l’engagement pour la sauvegarde de notre unité et de notre dignité aujourd’hui bafouées par Faustin Archange Touadera, son armée clanique et ses mercenaires étrangers.
La Coalition SIRIRI et ses alliés invitent les acteurs politiques et les groupes armés de se souvenir des accords piégés de Khartoum de Touadera et ses mercenaires Étrangers qui ne sont que les fruits d’une mascarade orchestrée.
Pour la Coalition SIRIRI et ses alliés, il ne suffit pas tout simplement de dénoncer, il faut agir et mettre un terme à l’humiliation, à la dictature, à l’amateurisme et au banditisme politique et économique. Nous méritons mieux que cela.
La Coalition SIRIRI est convaincue qu’ensemble nous pouvons sauver notre pays, la RCA : doter notre pays des institutions fortes, bâtir et développer notre pays, sortir notre pays des ténèbres vers la lumière, propulser notre pays vers l’émergence, définir ce que nous voulons pour notre pays et non les autres qui doivent décider à notre place, imposer le respect aux autres, léguer un pays en Paix, en Prospérité et en Crédibilité à nos enfants et à nos petits-enfants.
Dans un élan de solidarité et d’unité patriotique, conjuguons nos efforts pour mieux vaincre les maux dont souffrent notre beau pays, la République Centrafricaine et nous ferons la fierté de la génération future.
Ensemble avec la Coalition SIRIRI et ses alliés, nous vaincrons.
Suspension du chef du renseignement somalien, bras de fer dans l’exécutif
Bangui ( République centrafricaine ) – La suspension de M. Yasin, le directeur de la National Intelligence Service Agency (NISA) de la Somalie, fait suite à des mois de querelles déclenchées par un différend au sujet d’enquêtes sur le kidnapping et le meurtre non résolu d’un agent de renseignement.
M. Hussein Roble a déclaré avoir demandé à Fahad Yasin de démissionner pour ne pas avoir remis de rapport sur le meurtre d’Ikran Tahlil Farah, une jeune femme qui travaillait dans le département de la cybersécurité et a disparu fin juin. Il lui avait donné un ultimatum de 48 heures pour expliquer les circonstances de la mort de l’agent espion Ikran Tahlil./////////////.
Yasin avait plutôt répondu en exigeant que le ched de l’Etat Farmaajo convoque et préside une réunion du conseil de sécurité nationale pour faire face à la crise/////////////.
La semaine dernière, le gouvernement a imputé la mort de la jeune femme à Al-Shabaab; provoquant des messages de colère sur les réseaux sociaux de la part de personnes qui pensent que l’agence elle-même avait été impliquée dans le meurtre de Ikran Tahlil Farah./////////////.
“Hon. Amin Jeesow a admis que le véhicule dans lequel Ikran Tahliil était monté appartenait à @HSNQ_NISA dans leur enceinte. Depuis quand Alshabaab est-il entré dans le quartier général du renseignement somalien ?Le blâme sur Alshabaab est boiteux et stupide pour Fahad Yasin de prendre les Somaliens pour des imbéciles !”, avait twitté Axlam Abdi./////////////.
Le journal “The Frontiers” explique que des assaillants ont enlevé Ikran Tahlil Farah, 24 ans, une cyber-experte de l’Agence nationale de renseignement et de sécurité (NISA) de la Somalie, près de son domicile à Mogadiscio, le 26 juin 2021. Ses ravisseurs l’ont torturée et assassinée. Le chef du renseignement Fahad Yasin a blâmé les terroristes d’Al-Shabaab pour le meurtre, mais la famille d’Ikran a accusé Yasin et ses proches d’en plutôt être responsables./////////////.
La plupart des Somaliens croyaient la famille d’Ikran. Des analystes somaliens ont noté que le meurtre d’Ikran correspondait à un schéma de la NISA assassinant ses propres employés pour couvrir les crimes de l’agence et ceux de Mohamed Farmaajo, le président somalien qui a poussé la Somalie au bord du gouffre en cherchant à prolonger illégalement son mandat. Al Shabaab, quant à lui, qui revendique souvent le mérite d’avoir tué des responsables de la sécurité somaliens, a explicitement nié toute implication dans l’affaire Ikran./////////////.
Reproches du chef de l’Etat/////////////.
De son côté, le chef de l’Etat, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit “Farmaajo” a publié sa propre déclaration, quelques heures plus tard, qualifiant la décision du Premier ministre d’inconstitutionnelle. “(Yasin) devrait continuer à être le directeur de la NISA”, a déclaré le président./////////////.
Cette “situation montre que le fossé entre le président et le Premier ministre est totalement ouvert – quelque chose qui bouillonnait sous la surface depuis un certain temps”, a confié à Reuters Mahmood Omar, analyste pour la Somalie à International Crisis Group./////////////.
Il estime qu’elle pourrait très probablement semer de graves divisions au sein des services de sécurité et entraînera le type de violence survenue en Somalie en avril entre les forces de sécurité fragmentées./////////////.
La suspension de M. Yasin a déchainé les Somaliens sur les réseaux sociaux. Certains défendent la décision du premier ministre; d’autres soutiennent M. Yasin, qui selon eux, est accusé à tort d’être tenu responsable du meurtre d’Ikran. /////////////.
“Je suis avec Fahad Yasin et NISA, les moryaans n’ont aucune preuve que NISA était derrière l’enlèvement d’Ikrans, mais veulent plutôt l’utiliser pour la politique et leur cuqdad contre N&N et Fahad Yasin. -68 Iq moryaans ont été maltraités et intimidés par Shabab pendant 14 ans, mais pas un seul mot de leur part.”, a twitté un Somalien qui se fait appeler El Capo./////////////.
Selon “The Frontier”, les Somaliens suggèrent que le motif du meurtre d’Ikran était sa connaissance du transfert illégal par Farmaajo de recrues somaliennes pour une formation en Érythrée d’où le dictateur érythréen Isaias Afwerki les a déployées dans le Tigré pour soutenir sa campagne génocidaire et celle du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed contre la province./////////////.
La situation des Somaliens disparus reste un paratonnerre dans la société somalienne ; de nombreux parents somaliens n’ont pas eu de nouvelles de leurs fils depuis plus d’un an. La croyance que Yasin a assassiné Ikran pour couvrir l’affaire a fait déborder la colère. Les efforts des forces de sécurité fidèles au chef du renseignement pour faire taire les journalistes enquêtant sur l’affaire ont simplement jeté de l’huile sur le feu./////////////.
Selon certains médias locaux, le chef de l’Etat Farmaajo se prépare à rencontrer le nouveau DG NISA, le lieutenant-général Bashir Mohamed après que le DG déchu Fahad Yasin a accepté de lui passer les rênes./////////////.
Ocean Media News a écrit que “l’ancien président somalien/////////////.
Hassan S .Mohamud a félicité le commandant par intérim de la NISA, le général de division Bashir Mohamed Jama, et lui a souhaité plein succès dans sa tâche difficile.”/////////////.
Si cela se confirmait, ce serait une grande victoire pour le Premier ministre Roble sur Farmaajo dans leurs luttes pour la suprématie./////////////.
M. Roble a demandé aux chefs de la police et de la NISA de travailler avec les procureurs des tribunaux militaires pour rouvrir l’enquête sur le cas d’Ikran Tahlil./////////////.
Ikran Tahlil n’est pas le premier membre de la NISA à être portée disparu et tuée. Sur les réseaux sociaux circule une liste contenant les noms des agants et officiers de la NISA dont la mort reste encore un mystère.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 8 septembre 2021, 02:40:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un des principaux pourvoyeurs mondiaux des mercenaires, la société russe Wagner, qui s’est installée en Centrafrique depuis 2017, a débuté, depuis la semaine dernière, les travaux d’exploitations industrielles des ressources minières dans le centre est de la République centrafricaine (rca).
Antonov russe à l’aéroport de bria.
Selon nos informations, c’est dans la localité de Yalinga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Haute-Kotto, plus précisément sur l’axe Nzako que la société russe Wagner a décidé d’installer ses lourdes machines.
En effet, depuis la semaine dernière, un cargo russe Antonov, transportant de grosses machines d’exploitation minière, en provenance probablement de Bangui ou d’ailleurs, faisait des navettes aériennes vers Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Mais dès son atterrissage, les machines ont été transportées à bord des gros camions à destination de Yalinga, plus précisément sur l’ancien site minier exploité par des Sud-Africains dans les années 90. Ce que ces Mercenaires russes ne savaient pas, leur passage dans la localité soulevée des nombreuses inquiétudes au sein de la population. Même l’axe Nzako Yalinga avait été soigneusement évité par les populations locales durant cinq jours jusqu’à ce lundi 6 septembre. Selon l’une de nos équipes qui ont pu se rendre dans la localité ce mardi, les Russes ont entamé également les travaux de l’ancien aérodrome qui était abandonné sur le site.
Il y’a lieu de rappeler que les villes de Yalinga, située à 170 kilomètres de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, et de Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma dans le Mbomou, ont été libérées des mains des rebelles du CPC par les mercenaires russes de la société Wagner au mois d’avril dernier. Toutefois, cette région est largement convoitée par certaines sociétés proches de la mafia étrangère pour son sous-sol riche en or et diamant, voire même l’uranium.