Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains
Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague dénoncent l’échec total du pouvoirde Faustin Archange Touadera en 10 années.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors de l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis du centre, et Karl Blague, sociologue et coordinateur du collectif citoyen G16, ont livré un réquisitoire implacable contre le bilan de Faustin-Archange Touadéra. Alors que le Mouvement Cœurs Unis (MCU) a investi le 26 juillet dernier le président sortant pour un troisième mandat, ces deux figures de l’opposition politique et civile dressent le portrait d’un homme d’État qui a abandonné son peuple aux ténèbres et à la soif.
L’électricité demeure un luxe inaccessible pour l’immense majorité des Centrafricains. Dieudonné Ngoumbango pointe du doigt cette défaillance fondamentale : “Est-ce que vous allez nous dire qu’on a un bon plateau technique en termes de soins ? Est-ce qu’on a des écoles qui reçoivent nos enfants qui s’asseyent normalement pour travailler ?”. Ces questions rhétoriques de Dieudonné Ngoumbango exposent une réalité cruelle. Comment dispenser des soins de qualité ou offrir un enseignement décent sans énergie électrique ? Même Bangui, la capitale, subit des délestages récurrents. Dans les provinces, l’obscurité règne en maître. Butili, située à 55 kilomètres de la capitale, fait figure d’exception selon les partisans du régime, mais cette réalisation isolée ne saurait masquer l’ampleur du désastre national que dénonce Dieudonné Ngoumbango.
L’accès à l’eau potable constitue l’autre grande catastrophe du régime selon Blague. Le sociologue martèle cette évidence : “Regardez comment les Centrafricains vivent… au niveau de l’accès à l’eau et l’électricité“. Avec 71% de la population vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, l’eau courante relève du privilège. Les familles s’approvisionnent dans des sources douteuses, alimentant les maladies hydriques qui déciment les communautés. Cette pénurie frappe aussi bien Bangui que les villes de l’intérieur comme Bambari, située à 385 kilomètres de la capitale, ou Bossangoa, distante de 305 kilomètres.
Le gaspillage des ressources financières internationales indigne les deux personnalités. Dieudonné Ngoumbango s’interroge : “Qu’est-ce qu’on fait de tout ce qu’on nous donne comme aide de la communauté internationale ?” Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) a mobilisé 1 500 milliards de dollars. La Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. Ces sommes colossales n’ont produit aucun changement visible dans la vie quotidienne des citoyens, observe le coordinateur des partis du centre. La République centrafricaine stagne au dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, témoignage éloquent de cette mauvaise gestion chronique.
Les richesses naturelles du pays auraient dû financer ces infrastructures vitales selon Blague. L’or, les diamants et autres minerais précieux continuent de s’écouler vers l’étranger sans bénéficier aux populations locales. Le sociologue dénonce cette gabegie qui enrichit quelques privilégiés tandis que la masse populaire croupit dans le dénuement. À Bria, à 595 kilomètres de Bangui, ou à Bangassou, située à 750 kilomètres de la capitale, les habitants assistent impuissants à l’exploitation de leurs ressources sans contrepartie.
La perspective d’un troisième mandat de Touadéra provoque l’indignation des deux critiques. Blague lance un avertissement solennel : “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain.” Ngoumbago enfonce le clou : “Le président Touadéra a fait ses deux mandats, il n’a qu’à partir.” Cette candidature annoncée par le MCU comme l’expression d’une “volonté populaire” insulte l’intelligence des Centrafricains qui vivent au quotidien les conséquences de cette gouvernance défaillante, estiment les deux invités.
L’échec de Touadéra transcende les clivages politiques traditionnels selon Dieudonné Ngoumbango et Blague. Un président qui, après dix années au pouvoir, laisse son peuple sans électricité ni eau potable a définitivement perdu sa légitimité. L’année 2025 approche avec son cortège d’élections. Les Centrafricains ont désormais les cartes en main pour sanctionner celui qui a transformé leurs besoins essentiels en chimères inaccessibles.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
