“La MINUSCA doit lever le voile sur l’attaque de Kisangani” : Fari Tahéruka Shabazz appelle à la transparence dans une interview accordée à CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que les tensions diplomatiques s’intensifient après l’attaque de drones à Kisangani, République démocratique du Congo, Fari Tahéruka Shabazz, président de l’ICMA, exige une enquête transparente de la MINUSCA. Il redoute une escalade régionale similaire à l’incident Wagner-Tchad de mai 2021.
Voici l’interview intégrale ci-dessous :
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Shabazz, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles l’ICMA a décidé d’écrire à la cheffe de la MINUSCA concernant l’attaque de drones à Kisangani ?
Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : La situation sécuritaire en République centrafricaine et, plus généralement, dans la sous-région, se caractérise par une extrême tension, susceptible de dégénérer en un conflit global à la moindre étincelle. Il est donc impératif que les dirigeants fassent preuve d’une grande prudence et que les citoyens exercent une vigilance accrue dans le contrôle de l’action gouvernementale. C’est dans cet esprit de tempérance, voire de précaution, que nous avons abordé cette question, au-delà de l’inquiétude que nous partageons.
Par ailleurs, il convient de rappeler que les événements du 30 mai 2021 à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine ont failli plonger ces deux pays frères dans un conflit armé. En effet, une force étrangère, en l’occurrence les mercenaires russes de Wagner, a franchi la frontière pour, comme l’a dénoncé le ministre tchadien des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, dans un communiqué, où il est expliqué que ces mercenaires russes de Wagner avaient “attaqué le poste avancé de Sourou, en territoire tchadien (…) tué un soldat tchadien, en a blessé cinq (…); cinq autres ayant été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang, du côté centrafricain”. Le risque que ce qui s’est produit avec les Wagner puisse également se produire avec des troupes rwandaises stationnées en Centrafrique sous l’égide de la MINUSCA, à la frontière avec la RDC, constitue une réelle source d’inquiétude pour notre organisation.
CNC : Selon votre lettre, le contingent rwandais de la MINUSCA serait impliqué dans l’attaque de drones à Kisangani. Quels sont les éléments qui vous ont amenés à cette conclusion ?
FTS : Tout d’abord, précisons que nous avons pris connaissance d’informations parues dans la presse congolaise qui suggèrent une possible implication du contingent rwandais de la MINUSCA dans l’attaque de drones à Kisangani. Nous souhaitons obtenir plus d’informations pour comprendre les circonstances exactes de cette attaque et les éventuelles responsabilités. L’ICMA est préoccupée par ces allégations et souhaite que la vérité soit établie sur cette affaire, dans le but de garantir la stabilité et la sécurité dans la région. Nous appelons donc à une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur ces événements et déterminer les responsabilités, le cas échéant. La transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région.
CNC : Quelles sont les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région, selon l’ICMA ?
FTS : Rappelons que jusqu’à présent, la MINUSCA n’a pas encore apporté de clarifications sur la situation qui exige des certitudes, des données fiables. Mais évidemment, si les accusations proférées contre le contingent rwandais de la MINUSCA et, par ricochet, contre Mme Valentine Rugwabiza, par une partie de la presse congolaise et une forte et significative partie de leur opinion publique, étaient avérées, les conséquences seraient désastreuses pour l’image de la MINUSCA et pourraient amener à la révocation du mandat du contingent rwandais de la MINUSCA.
Par ailleurs, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union Africaine, s’est exprimé sur la question le 6 février dernier en argumentant qu’”au regard des instruments pertinents de l’Union africaine, en particulier la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et son Protocole de 2004, il considère que, cette attaque est susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste (…) de nature à engager la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs et commanditaires, conformément au droit international applicable”. Le président Mahmoud Ali Youssouf de souligner que “cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution”. C’est dire que cette question est diplomatiquement épineuse.
CNC : Quelles mesures l’ICMA exige-t-elle de la MINUSCA pour faire toute la lumière sur cette situation et garantir la paix et la stabilité dans la région ?
FTS : Nous appelons la MINUSCA à mener une enquête approfondie et transparente pour établir les faits et les responsabilités dans cette affaire. Il est important que la MINUSCA prenne des mesures pour rassurer la communauté nationale et internationale sur l’impartialité des troupes constituant les casques bleus, précisément les contingents rwandais, afin de prévenir tout risque de rupture de confiance et donc de défiance à l’égard de la cheffe de la MINUSCA, Mme Valentine Rugwabiza, des contingents rwandais et des contingents rwandais. L’ICMA souhaite que la MINUSCA travaille en collaboration avec les autorités locales et l’ambassade de la République Démocratique du Congo en Centrafrique pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région.
CNC : Comment envisagez-vous les retombées de cette affaire sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les pays de la sous-région ?
FTS : L’ICMA est consciente des risques potentiels que cette affaire pourrait avoir sur la crédibilité et la souveraineté de la République Centrafricaine, ainsi que sur les relations entre la MINUSCA et les populations centrafricaines qui pourraient se sentir trahies. Il est essentiel que les parties prenantes travaillent ensemble pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Nous sommes convaincus que la transparence et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir de tels incidents et renforcer la confiance entre les pays de la sous-région. L’ICMA est profondément préoccupée par les conséquences potentielles de cette attaque de drones sur la sécurité et la stabilité dans la sous-région. Une telle attaque pourrait exacerber les tensions existantes et compromettre les efforts de paix et de réconciliation en cours. Il est essentiel que les parties prenantes prennent des mesures pour prévenir toute escalade et garantir la sécurité des populations civiles.
Propos recueillis par Anselme Mbata
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
