Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” alt=”Obo : quand les soldats FACA rêvent d’attaquer les positions des miliciens du groupe Wagner… avant de reculer et abandonner leur projet” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Obo, capitale du Haut-Mbomou, un projet d’offensive des forces armées centrafricaines contre les mercenaires russes a viré au fiasco total.
Depuis quelques jours, la colère gronde chez les militaires centrafricains déployés à Obo. Excédés par les exactions répétées de ces miliciens russes sur leurs chefs, plusieurs soldats FACA ont envisagé de passer à l’action. Ainsi, trois groupes se sont formés, déterminés à en découdre avec ces hommes qui jouissent d’une protection absolue auprès du pouvoir de Bangui.
Mais rapidement, le deuxième groupe formé a fait machine arrière. Les soldats FACA qui sont dans ce groupe ont commencé à calculer les risques. Attaquer Wagner à plus de 1300 kilomètres de la capitale, dans une zone où les issues de secours sont inexistantes, relevait du suicide. Le troisième groupe a fini par arriver à la même conclusion, suivi du premier. Le projet s’est effondré avant même d’avoir commencé.
Les habitants d’Obo ont accueilli cette débandade avec de moquerie. Beaucoup ont rigolé ouvertement en voyant les soldats FACA renoncer si vite de leur projet. « Ils cherchent quoi exactement ? », se demandaient les citoyens dans les ruelles de la ville. Certains ont même lancé des moqueries, estimant que ces militaires n’avaient pas mesuré dans quoi ils s’engageaient.
Car la réalité dans la ville de Obo est implacable. Si les FACA avaient lancé leur attaque et perdu la bataille, où auraient-ils pu se réfugier ? Dans la forêt environnante, ils auraient trouvé des miliciens azandés hostiles qui n’attendent qu’une occasion de régler leurs comptes avec l’armée régulière. En ville, les Russes contrôlent tout. Aucune échappatoire possible.
Et puis il y a la question logistique transport. Obo se trouve à 1300 kilomètres de Bangui. Les hélicoptères russes assurent les rotations principales, réduisant le trajet à quelques heures de vol. Sans l’appui de Wagner, rejoindre la capitale à pied équivaut à une condamnation. Entre les bandes armées, les zones de non-droit et la distance, c’est une marche vers la mort assurée.
Le deuxième groupe a été le premier à comprendre l’absurdité de la situation. En analysant froidement les options, ces soldats ont compris qu’ils n’avaient aucune marge de manœuvre. Leur retrait a entraîné celui des autres, comme un château de cartes qui s’effondre. Personne ne voulait finir encerclé dans un piège dont ils ne sortiraient jamais.
À Bangui, le dictateur Faustin-Archange Touadera et son état-major accordent aux Russes un statut privilégié. Wagner n’est plus un simple partenaire militaire : c’est devenu une entité intouchable dont les décisions priment sur tout le reste. Quand les mercenaires parlent, le gouvernement écoute. Quand ils exigent, le pouvoir s’exécute. Cette dépendance place les soldats centrafricains dans une position subordonnée humiliante.
Les FACA d’Obo ont mesuré toute l’étendue de leur impuissance. Ils peuvent nourrir de la rancœur, murmurer leur mécontentement, mais aller plus loin relève de l’impossible. Le rapport de force leur est tellement défavorable qu’ils n’ont d’autre choix que de ravaler leur frustration. Dans les casernes, l’atmosphère reste lourde, mais personne ne parle plus d’offensive.
Les citoyens continuent de commenter l’affaire avec ironie. Pour eux, ce cafouillage militaire en dit long sur l’état du pays. Des soldats qui menacent puis capitulent sans tirer un coup de feu, c’est une image qui restera longtemps dans les esprits. Obo a assisté à une comédie involontaire dont les acteurs principaux ont perdu toute crédibilité.
Par Éric Nzapa
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)