Alors que la situation devient très critique à l’université de Bangui, le recteur, lui, prend son temps pour critiquer les universités privées. Quel délire ?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le recteur de l’Université de Bangui, Gérard Grezéngué, admet que son institution ne parvient pas à contrôler les établissements privés d’enseignement supérieur. Cette reconnaissance arrive au moment où l’université publique elle-même traverse une crise de gouvernance avec les mêmes problèmes qu’il dénonce chez les autres.
Grezéngué pointe du doigt les instituts privés qui se multiplient sans supervision. Il parle de programmes non vérifiés, d’encadrants non qualifiés, de conditions d’enseignement non contrôlées. Mais ces mêmes situations existent à l’Université de Bangui. Dans tous les départements, le désordre règne. Les mémoires sont soutenus sans véritable encadrement ni contrôle de qualité. Avec le développement de l’intelligence artificielle, des étudiants rendent des travaux entièrement générés par des outils en ligne, sans que personne ne puisse ou ne veuille vérifier quoi que ce soit.
Le recteur dénonce les “frais de chambre” de 100 000 francs CFA dans les établissements privés, après quoi des enseignants rédigent eux-mêmes les mémoires pour les étudiants. Cette pratique, qu’il qualifie de scandaleuse chez les autres, existe pourtant dans sa propre université. Des enseignants vendent leurs services d’encadrement, rédigent des chapitres entiers pour des étudiants qui paient, et personne n’intervient. La différence, c’est que dans le privé on appelle cela des “frais de chambre”, et à l’université publique cela se fait de manière plus discrète, mais le résultat reste le même : l’argent remplace le travail académique.
Interrogé sur sa capacité à inspecter les établissements privés, le recteur invoque le manque de moyens. Il affirme que la direction académique ne dispose ni de la logistique, ni du personnel pour assurer cette mission. Cette excuse interroge quand on connaît les dépenses de l’université.
Chaque mois, des dizaines de millions de francs CFA partent en indemnités pour le rectorat : 800 000 francs pour le recteur, 600 000 pour le vice-recteur, 400 000 pour le secrétaire général, plus de 900 000 pour le contrôleur financier. À cela s’ajoutent les frais de repas, d’entretien des résidences, les salaires des chauffeurs, des domestiques et des gardiens personnels. Sur une année, ces dépenses dépassent plusieurs dizaines de millions de francs CFA, uniquement pour les avantages des dirigeants.
Mais pour contrôler une salle de soutenance, vérifier un mémoire, inspecter un établissement, le recteur dit qu’il n’y a pas de moyens. Il dépense des millions pour son propre confort et celui de ses collaborateurs, mais prétend ne pas pouvoir financer une simple mission de contrôle qui relève pourtant de sa responsabilité première.
Grezéngué admet qu’il ne dispose d’aucune statistique sur la fréquence des fraudes académiques. Il reconnaît qu’il n’existe pas de base de données sur le fonctionnement des établissements privés, ni même sur ce qui se passe dans son propre campus. Aucun rapport annuel, aucun plan de contrôle, aucun mécanisme de suivi. Cette absence de système ne concerne pas que les universités privées. À l’Université de Bangui, personne ne sait combien de mémoires ont été soutenus l’année dernière, combien ont été réellement encadrés, combien ont été plagiés, combien ont été achetés.
Cette situation montre une incompétence administrative profonde. Un recteur qui dirige une université depuis des années et qui ne dispose d’aucun outil pour mesurer, vérifier ou superviser quoi que ce soit. Il critique les dérives du secteur privé alors qu’il est incapable de dire ce qui se passe dans les amphithéâtres qu’il est censé diriger.
Le recteur annonce un renforcement des inspections en 2025. Aucun budget n’est précisé, aucun calendrier n’est donné, aucune feuille de route n’est présentée. Juste une promesse de plus dans une institution où les déclarations d’intention tiennent lieu de politique depuis des années.
L’Université de Bangui continue de fonctionner dans le désordre, sans contrôle interne, sans transparence, sans capacité de vérification. Avant de donner des leçons aux universités privées, le recteur devrait peut-être commencer par instaurer un minimum d’ordre dans sa propre maison. Mais cela supposerait de renoncer aux millions de francs CFA d’indemnités mensuelles pour financer des inspections réelles, des formations pour les enseignants, et un système de contrôle digne de ce nom.
Anselme Mbata….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
