Centrafrique : à Bouar, la Ventes Frauduleuses de Biens Publics Sous la Loupe des enquêteurs
Bangui, 21 août 2023 (CNC) – Une enquête retentissante est en cours à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, suite à des allégations de vente illégale de bâtiments administratifs et de terrains publics. La haute autorité en charge de la bonne gouvernance a dépêché une mission d’investigation sur place afin de faire la lumière sur ces affaires qui font grand bruit dans la cité.
La mission, dirigée par Robert Pany, est en ville depuis le 17 août et restera jusqu’au 23 août pour éclaircir les zones d’ombre entourant ces transactions douteuses. Le chef de la mission a fourni des éclaircissements concernant l’objectif de leur présence à Bouar :
“Nous sommes ici pour mener une enquête en réponse à une plainte déposée par un citoyen au sujet des acquisitions suspectes de biens immobiliers dans la ville de Boire. Il semblerait que certains individus aient profité de la situation pour acheter ces biens à des prix bien en dessous de leur valeur réelle. Notre mission consiste à vérifier les informations et à établir la vérité.”
Le chef de service préfectoral du cadastre a également été interrogé dans le cadre de cette enquête. Il a mis en évidence les parcelles et bâtiments qui ont été vendus, soulignant les incohérences dans les transactions. Il a ainsi déclaré :
“Des parcelles ont été cédées dans la zone du camp de l’éclair, tandis que des bâtiments ont été vendus dans la zone du camp de roue. Nous avons minutieusement examiné les détails au cours de notre mission ici. Il est important de rappeler que nul n’est au-dessus de la loi. Si les allégations s’avèrent vraies et que des individus possèdent des biens sur ces sites appartenant à l’État, nous présenterons notre rapport au chef de l’État. Celui-ci examinera les éléments et prendra les mesures nécessaires en conséquence. La justice suit son cours.”
Cependant, cette enquête suscite des interrogations au sein de la population centrafricaine. Certains se demandent si tout doit dépendre de la décision du chef de l’État, ou si l’administration devrait agir conformément à la loi. Cette situation soulève des questionnements sur le système politique en place.
Il est à noter que l’affaire des ventes illégales de terrains près du camp Leclerc de Bouar avait été signalée il y’a trois ans par la rédaction du Corbeaunews. Malheureusement, ces allégations n’avaient pas été prises au sérieux à l’époque. Aujourd’hui, la réalité s’impose de manière indéniable.
L’enquête en cours marque une étape cruciale dans la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir. La société attend avec impatience les résultats de cette investigation qui pourraient potentiellement secouer les fondements du système politique et administratif à Bouar.
Par Gervais Lenga
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
