La révolte de l’eau, de la lumière et de la misère , Bangui dit assez
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Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, un vent de contestation se lève. La société civile, jusqu’alors murée dans un silence observateur et incompréhensible, se prépare à faire entendre sa voix contre les maux qui rongent le quotidien des citoyens. Cet élan de protestation trouve son apogée dans l’organisation d’une marche prévue le vendredi 12 avril 2024 devant le siège de l’INERCA, l’énergie centrafricaine, pour dénoncer les désagréments majeurs affectant la population.
Une Mobilisation Populaire Contre la Précarité
La marche du 12 avril, bien plus qu’un simple rassemblement, symbolise la cristallisation des frustrations accumulées par les habitants de Bangui face aux coupures intempestives d’électricité, aux problèmes récurrents de distribution d’eau, à l’introduction d’une nouvelle taxe sur les transactions financières et électroniques, et à l’augmentation du prix du carburant. Cette manifestation, orchestrée par le groupe de travail de l’Association civile GTSC, marque une rupture avec la passivité habituelle en réaction aux décisions gouvernementales jugées impopulaires.
Les soutiens à cette initiative ne cessent de croître, tant sur les réseaux sociaux que dans les conversations de rue. Des figures politiques telles que Anicet Georges Dologuelé, Polisse Bébé Médard, ou encore Sylvaine BOGOTÉ, malgré la distance géographique pour ce dernier, ont publiquement exprimé leur appui à la cause, encourageant la population à se mobiliser massivement.
Les Voix de la Contestation
- Biro Simplice, un Citoyen Engagé: “Nous en avons assez de souffrir en silence. Il est temps de montrer au gouvernement que nos voix comptent, que notre bien-être doit être prioritaire.”
- Anicet Georges Dologuelé, Opposant Politique: “Cette marche est un signal fort envoyé aux dirigeants centrafricains. La population réclame des changements immédiats et tangibles.”
- Polisse Bébé Médard, Homme Politique: “Même depuis Bogotá, mon cœur est avec les manifestants. Cette lutte est légitime et nécessaire pour l’avenir de notre pays.”
Vers un Nouveau Chapitre pour la République Centrafricaine?
La détermination des Centrafricains à se faire entendre annonce peut-être le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire socio-politique du pays. En se levant contre l’injustice et la précarité, la société civile envoie un message clair à ses dirigeants : le statu quo n’est plus acceptable. La marche du 12 avril pourrait bien être la première étape d’une série d’actions visant à améliorer significativement la qualité de vie en République Centrafricaine.
Face à une mobilisation qui prend de l’ampleur, le gouvernement centrafricain se trouve à la croisée des chemins. Répondra-t-il aux aspirations de sa population ou continuera-t-il sur la voie de la résistance ? Seul l’avenir nous dira si la marche du 12 avril 2024 aura été le déclencheur d’un véritable changement en République Centrafricaine.
Par Gisèle MOLOMA
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
