un rapport de l’inspection générale des finances dévoile un vaste réseau du détournement au trésor public
Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair” width=”450″ height=”345″ />Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget
Les détournements massifs au Trésor public centrafricain atteint de plus en plus des proportions alarmantes, soulignant l’incompétence flagrante du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Un rapport accablant de l’Inspection Générale des Finances découvre que des agents du Trésor ont émis massivement de fausses quittances pour des montants allant jusqu’à 50 millions de francs CFA par personne, sans subir de véritables sanctions. Cette situation souligne l’ampleur de la corruption systémique qui gangrène les institutions financières du pays.
L’enquête de l’IGF dévoile un système de fraude bien rodé au sein du Trésor public.
“Certains agents ont fait des déficits et des fausses quittances. Il y en a un qui peut faire des fausses quittances à l’envers de 30, 40, 50 millions. Il y en a d’autres, 15, 20 millions”, révèle une source proche du dossier. Ces malversations ne se limitent pas à quelques individus isolés, mais semblent impliquer de nombreux fonctionnaires.
Le Trésor public centrafricain. CopyrightCNC
L’inspection générale des finances : Une impunité choquante.
Malgré l’ampleur des détournements constatés par l’IGF, les sanctions brillent par leur absence.
“La seule sanction, c’est la lettre interrogatoire, le questionnement”, déplore notre source. Les agents mis en cause conservent leur poste et poursuivent leurs activités frauduleuses en toute quiétude. Cette situation contraste fortement avec le traitement réservé aux petits délinquants : “Quelqu’un qui vole juste un câble électrique dans la rue, on va le mettre en prison 2 ans, 3 ans, 5 ans”.
Un gouvernement complice.
L’inaction des autorités vis-à-vis de ces détournements massifs pousse les centrafricains à s’interroger sur la complicité du gouvernement.
“Le détournement, c’est même le championnat préféré du gouvernement”, affirme un observateur politique centrafricain. Cette impunité sélective alimente les soupçons de collusion entre les plus hauts responsables de l’État et les auteurs de ces malversations.
Un pays au bord de la faillite totale.
Ces révélations interviennent dans un contexte économique déjà catastrophique pour la Centrafrique. Les détournements au Trésor public privent l’État de ressources capitales pour le développement du pays. Pendant ce temps, la population souffre des conséquences directes de cette mauvaise gestion, avec des services publics défaillants et une pauvreté croissante.
Avec l’aide de Wagner , Hassan Bouba nargue la Cour pénale spéciale
Centrafrique.org/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria-450×299.jpg” alt=”Le ministre Hassan Bouba avec des officiels et des mercenaires Wagner à Bria” width=”450″ height=”299″ />Hassan Bouba (en costume bleu) entouré d’officiels et de mercenaires russes cagoulés lors d’une visite à la SEGA de Bria en août 2024
Le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba, inculpé par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, bénéficie désormais d’une protection rapprochée assurée par des mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui comme en province. Cette situation révèle le mépris choquant du gouvernement de Baba Kongoboro pour la justice et l’état de droit.
En novembre 2021, Hassan Bouba a été arrêté et placé en détention à la prison du camp de Roux par la Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction hybride composée de juges internationaux et nationaux. Toutefois, les mercenaires du groupe Wagner, avec l’appui des soldats FACA et quelques gendarmes, et surtout après un accord du Président Touadera, l’ont libéré de force, démontrant leur emprise totale et choquante sur le pays.
“La libération forcée de Bouba par Wagner sape totalement l’autorité de la Cour pénale spéciale et le processus de justice dans tout son état “, déclare Me Alice Mballa, une avocate centrafricaine spécialisée en droits humains.
Une protection qui nargue complètement la justice.
Depuis sa libération, et sur la décision ferme du Président Kongoboro, Hassan Bouba a repris ses fonctions ministérielles sous la protection permanente et renforcée des mercenaires russes cagoulés et lourdement armés. Cette garde rapprochée l’accompagne dans tous ses déplacements, y compris lors de son déplacement à l’intérieur du pays.
“C’est un affront à toutes les victimes des exactions commises par Bouba, je pense aux victimes d’Alindao et au casque bleu congolais qu’il a tué, mais également à la communauté internationale qu’il a totalement nargué “, s’indigne Pierre Zambio, président d’une association de victimes de Hassan Bouba de Bambari.
“Le gouvernement Touadéra piétine ouvertement la justice dans toutes ses formes en protégeant ce criminel tchadien “, ajoute-t-il.
L’impuissance de la Cour pénale spéciale.
Devant une telle situation pathétique, la Cour pénale spéciale se retrouve impuissante. Selon une source sécuritaire joint au téléphone par la rédaction du CNC, “toute nouvelle tentative d’arrestation de Bouba se heurterait à une résistance armée des Wagner, au risque d’un bain de sang”.
Cette protection accordée à un criminel démontre l’étendue du contrôle exercé par les autorités russes avec leur groupe Wagner sur l’appareil d’État centrafricain, au mépris de la souveraineté nationale et des engagements internationaux du pays en matière de justice.
Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Les bouteilles de bière ‘Africa Anges Ti Lor’ produites par le groupe Wagner en Centrafrique. Cette boisson alcoolisée affiche une teneur incontrôlée en alcool de 9%.
Le groupe paramilitaire russe Wagner, déjà accusé de graves exactions, se livre désormais à l’empoisonnement de masse de la population centrafricaine. Depuis plusieurs mois, Wagner inonde Bangui et ses environs d’alcools frelatés aux effets dévastateurs, en toute impunité.
Une production des poisons alcoolisés incontrôlée aux conséquences dramatiques.
L’usine clandestine de la production de Wagner à 24 km de Bangui sur la route de Boali, produit des breuvages toxiques en totale opacité. Un employé, sous couvert d’anonymat, révèle : “Des produits de dépendance sont sciemment ajoutés pour rendre les consommateurs accros”. Le gouvernement brille par son absence de contrôle, laissant Wagner libre d’empoisonner la population.
Le “Zingo”, vendu 500 FCFA la bouteille, illustre parfaitement cette stratégie d’abrutissement. Un consommateur témoigne : “Après une seule bouteille, tu deviens incontrôlable. Ta tête tourne de façon indescriptible”. Wagner ne s’arrête pas là et commercialise également des vodkas frelatées : la “Vodka Wan Na Wa” en formats de 30 ml et 50 ml, affichant un degré d’alcool de 40%, un chiffre totalement invérifiable en l’absence de contrôles.
Paquet de Vodka Wa Na Wa, alcool à 40%, contenant 50 ml de liquide, produit en Cent⬤
Une jeunesse sacrifiée sur l’autel du profit.
Cette offensive alcoolique vise particulièrement la jeunesse centrafricaine. En la rendant dépendante et apathique, Wagner sape tout espoir de reconstruction du pays. Un observateur centrafricain dénonce : “Wagner participe à la traumatisation de la population, anéantissant toute idée de construction ou de responsabilité”.
L’inaction des autorités dans ce scandale sanitaire majeur s’apparente à une complicité criminelle. En fermant les yeux sur ces agissements, le gouvernement cautionne l’empoisonnement délibéré de sa population. Le processus de fabrication reste totalement opaque, comme le confirme un témoin : “Le gouvernement n’a même pas mis les pieds là-bas. La production d’alcool de Wagner est totalement incontrôlée.”
Un paquet de Vodka Wa Na Wa, contenant 30 ml de boisson alcoolisée à 40%, produit par “First Industrial Company”, une entreprise de Wagner à Bangui. CopyrightCNC
Cette situation alarmante hypothèque gravement l’avenir de la Centrafrique. Le groupe Wagner, après avoir lancé sa première bière “Afrika Ti Lore” il y a deux ans, poursuit son expansion toxique avec le “Zingo” et d’autres produits comme Vodka Wanawa. Cette prolifération d’alcools frelatés constitue une menace sanitaire et sociale majeure pour le pays.
Les éleveurs Peuls, une autre cible préférée de la police de Bocaranga
Centrafrique.org/bocaranga-la-chasse-aux-musulmans-par-une-police-hors-de-controle-prend-de-lampleur/les_policiers_de_bocaranga_devant_une_boutique/” rel=”attachment wp-att-78619″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_policiers_de_bocaranga_devant_une_boutique-450×387.jpg” alt=”Vue d’une rue commerçante avec des boutiques et des passants ainsi que des policers à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé” width=”450″ height=”387″ />Le quotidien d’une rue commerçante de Bocaranga, avec ses boutiques et ses policers en patrouille de racket. CopyrightCNC
La ville de Bocaranga, située à 532 km de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, est depuis quelques mois devenue un terrain de prédilection de la mafia policière contre les éleveurs peuls. Ce racket organisé menace l’approvisionnement en viande de la ville et révèle l’ampleur de la corruption qui gangrène les forces de l’ordre.
Un harcèlement ciblé et incessant contre les éleveurs Peuls.
Les éleveurs peuls, encouragés par les autorités locales à venir vendre leur bétail aux bouchers locaux, se retrouvent piégés dès leur arrivée aux abords de Bocaranga. Les policiers, loin de protéger ces acteurs nécessaires de l’économie locale, les traitent comme des criminels. Arrêtés arbitrairement, ces éleveurs subissent des pressions intolérables au commissariat.
Extorsion des éleveurs Peuls sous couvert de la loi.
Sous prétexte de vérifications d’identité, les forces de l’ordre soumettent les éleveurs peuls à un véritable chantage. Sans papiers en règle – une exigence souvent difficile à satisfaire pour ces populations nomades, ils sont contraints de verser des sommes importantes pour retrouver leur liberté. Cette pratique s’apparente à une véritable extorsion de fonds, en totale contradiction avec l’article 16 de la Constitution centrafricaine initiée par Baba Kongoboro qui stipule que “La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger”.
Menace sur la sécurité alimentaire.
Cette situation alarmante a des conséquences directes sur l’approvisionnement en viande de Bocaranga. Terrorisés par ces exactions policières, de nombreux éleveurs peuls préfèrent éviter la ville, privant ainsi la population d’une source primordiale de protéines. Le risque de pénurie alimentaire se profile, menaçant d’aggraver une situation nutritionnelle déjà précaire dans la région.
Un développement économique entravé.
Au-delà de l’impact immédiat sur l’alimentation, ces pratiques policières sapent les efforts de développement économique de Bocaranga. L’élevage et le commerce de bétail, piliers traditionnels de l’économie locale, sont gravement compromis. Cette situation va à l’encontre des principes énoncés dans la Constitution de Baba Kongoboro, notamment l’article 9 qui affirme que “L’État exerce la plénitude de sa souveraineté sur la totalité des ressources de la République Centrafricaine qu’il exploite pour le bien-être du peuple centrafricain”.
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR
Les États-Unis sanctionnent de plus en plus les activités illicites d’entreprises centrafricaines liées à Wagner. Ces mesures viennent « faire obstacle » aux opérations d’ingérence russe en Afrique, mais aussi à l’étranger.
En 2024, la stratégie des États-Unis contre les activités russes en Centrafrique cible les sociétés affiliées à la galaxie du groupe paramilitaire russe Wagner. Centrafrique, Mali, Soudan… Renommé Africa Corps, il fait désormais partie intégrante des sphères politiques, économiques et médiatiques de nombreux pays africains.
En mai, la scène internationale reproche à Mining Industries d’avoir loué des avions d’une entreprise émiratie pour son transport de personnel et de matériel, elle-même déjà sanctionnée. De son côté, Logistique Économie Étrangère s’est vu reprochée d’avoir reçu des centaines d’expéditions de matières lourdes d’une entreprise connexe, également sanctionnée. Plus tôt dans l’année, Borker Expert et Bois Rouge SARLU subissent elles aussi les foudres de Washington. L’une et l’autre cherchant à réaliser du profit par l’extraction illicite de ressources naturelles, tout en fournissant Wagner.
Selon Brian Nelson, responsable du Trésor américain : « Wagner, soutenu par la Russie, et son réseau d’entreprises exploitent la population et les ressources naturelles de la République Centrafricaine pour faire avancer l’ordre du jour du groupe ». Les États-Unis espèrent ainsi contrer les activités d’ingérence russes sur le continent. Si Wagner a été accueilli favorablement dans certains pays en tant que partenaire sécuritaire, d’autres nations s’inquiètent de leur perte de souveraineté nationale.
L’or africain, financement des tueries en Ukraine ?
Le groupe de Mercenaires russes a, depuis plusieurs années, tissé des liens au sein de l’économie de la République de Centrafrique, pour devenir un important instrument de captation de richesses de Moscou. Ces apports financiers et matériels viennent notamment appuyer les capacités russes dans sa guerre en Ukraine. Par exemple, Broker Expert aurait exporté des casques destinés aux troupes wagnériennes en Ukraine. « Nous continuerons d’utiliser tous les outils à notre disposition pour gêner la capacité du [président russe Vladimir] Poutine à armer et équiper sa machine de guerre ». a ainsi confirmé le département d’État américain, fin mars.
L’année passée, The Blood Gold Report révèle un gain de 2,5 milliards de dollars des activités d’exploitation minière de Wagner en Afrique. Cela concerne principalement l’extraction de l’or sur le continent. En République Centrafricaine la mine d’or de Ndassima, soit la plus importante du pays, lui est ainsi exclusivement réservée de 2020 à 2023. Cela représente un revenu de 250 millions de dollars par an. En plus de financer les atrocités de la guerre, ces opérations impactent également la population autour des sites miniers en question. Dans le pays, les mineurs locaux ont été pour la plupart, soit mis de côté, soit brutalement assassinés. L’intitulé même du rapport fait référence aux actions controversées et violentes de l’entité Wagner.
Santé en Centrafrique : Un système en déroute totale.
Centrafrique.org/faciliter-le-transfert-des-malades-des-motos-remises-par-le-projet-seni-a-lhopital-de-bayanga/intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-bayanga/” rel=”attachment wp-att-76646″ data-wpel-link=”internal”>Deux professionnels de santé effectuent une intervention chirurgicale à l’hôpital de Bayanga. Image Facebook de l’hôpital de Bayanga.
La situation sanitaire en République Centrafricaine est alarmante. Les infrastructures hospitalières sont défaillantes, et les équipements manquent cruellement. Les patients, souvent livrés à eux-mêmes, ne peuvent espérer des soins de qualité. Les promesses du gouvernement restent sans effet concret, plongeant le système de santé dans une crise profonde.
Les hôpitaux de la République Centrafricaine, tels que ceux de Bangui et des régions environnantes, sont dans un état de délabrement avancé. Les bâtiments manquent d’entretien, les toits fuient et les conditions d’hygiène sont désastreuses. Lazare Kiandji, leader-jeune et observateur de la sociopolitique, dans l’émission Patara déclare : “Lorsque vous faites le tour des hôpitaux, vous constatez une absence totale de moyens, c’est à peine croyable”. Les malades sont souvent contraints de se procurer eux-mêmes les médicaments nécessaires, faute de stocks dans les établissements de santé.
Manque Cruel de Matériel et Personnel.
Le manque de matériel médical est flagrant. Les plateaux techniques sont inexistants dans de nombreux hôpitaux. Les services de radiographie, de chirurgie et même les laboratoires sont souvent fermés faute d’équipements fonctionnels.
“Les équipements sont obsolètes ou inexistants, ce qui met en danger la vie des patients”, affirme Lazare Kiandji. En outre, le personnel médical est insuffisant et mal formé, ce qui aggrave la situation. Les médecins et infirmiers travaillent dans des conditions précaires et sont souvent débordés.
Une politique sanitaire déconnectée de la réalité.
La politique sanitaire du gouvernement, malgré les discours prometteurs, ne parvient pas à améliorer la situation sur le terrain. William Ndjapou, conseiller juridique du président de la République, soutient que “le gouvernement a accordé 13,9 % de son budget national à la santé en 2021,”, mais les résultats restent invisibles pour la population. Les fonds alloués semblent disparaître sans impact concret sur les infrastructures et les services médicaux.
Le rôle des ONG et des partenaires internationaux.
Le système de santé centrafricain survit principalement grâce à l’intervention des ONG et des organisations internationales telles que MSF et IMC. Ces organisations apportent un soutien crucial en fournissant du matériel, du personnel et des formations.
“Sans l’aide des ONG, la situation serait encore plus catastrophique”, explique Lazare Kiandji. Toutefois, cette dépendance aux aides extérieures révèle l’incapacité du gouvernement à assurer une gestion autonome et efficace du secteur de la santé.
Témoignages des victimes.
Les témoignages des patients et des professionnels de santé sont édifiants. Un médecin anonyme raconte :
“Nous devons souvent improviser avec les moyens du bord. Parfois, nous n’avons même pas de gants ou de seringues”. Un patient de l’hôpital communautaire de Bangui décrit des scènes de désespoir où les malades attendent des heures, voire des jours, sans être pris en charge. “C’est une honte nationale, et nos dirigeants semblent indifférents à notre souffrance”,.
Un système à réformer d’urgence.
La situation sanitaire en République Centrafricaine nécessite une réforme profonde et urgente. Les discours politiques doivent se traduire en actions concrètes sur le terrain pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et garantir l’accès à des soins de santé décents pour tous les Centrafricains. La crise actuelle ne peut plus être ignorée, et des mesures drastiques doivent être prises pour sortir le pays de ce chaos sanitaire.
Faustin-Archange Touadéra : Du candidat méconnu au tyran ingrat
Centrafrique.org/troisieme-mandat-reelle-inquietude-parmi-les-conseillers-du-chef-de-letat/touadera-prete-serment-joli/” rel=”attachment wp-att-59173″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui. Copyright
“Ne traverse pas celui qui est dans la misère”, dit un adage populaire. La sagesse ancestrale avertit contre l’aide à ceux qui pourraient se retourner contre leurs bienfaiteurs. Le cas du président Kongoboro prouve de manière frappante la justesse de ce dicton.
Faustin-Archange Touadéra : un accès au pouvoir entaché de fraudes massives.
En 2016, Touadéra accède à la présidence dans des circonstances troubles. Son parcours électoral se limite à deux meetings dans le 4ème arrondissement de Bangui, pourtant il se retrouve propulsé au second tour. Des témoignages accablants et vérifiés révèlent des manipulations massives, avec la destruction de bulletins de vote par la MINUSCA. Certains ont même été retrouvés dans le puits d’eau dans une base onusienne à Bozoum, preuve flagrante de la fraude.
Faustin-Archange Touadéra : L’ingratitude comme politique d’État.
“Qui sème le vent récolte la tempête”, un dicton parfait pour ceux qui ont facilité l’ascension de Touadéra. La France, principale actrice de sa victoire en coulisses, subit aujourd’hui les attaques ouvertes de celui qu’elle a placé au pouvoir. Le président Kongoboro déclare être “en guerre permanente” avec Paris, démontrant une ingratitude sidérante.
Une purge des soutiens.
L’ingratitude de Touadéra s’étend à tous ses anciens alliés. L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Professeur Danielle Darlan, artisane de sa victoire, a été brutalement évincée pour avoir remis en question certaines décisions. Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba et Karim Meckassoua, figures de l’opposition qui l’ont soutenu, subissent maintenant une persécution acharnée.
Un régime autocratique s’installe.
“Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage”. Touadéra applique ce principe à l’ensemble de la nation centrafricaine. Sous prétexte de stabilité, il s’accroche au pouvoir pour les 40 prochaines années, au mépris des souffrances de son peuple. Les Centrafricains paient le prix fort de cette dérive autocratique, leur sang coule pour assouvir les ambitions d’un seul homme.
L’apparence trompeuse d’un dictateur.
“L’habit ne fait pas le moine”, et Touadéra en est la preuve vivante. Derrière son apparence calme et posée se cache un dictateur impitoyable. Ceux qui ne le connaissent pas intimement tombent dans le piège de ce masque de bienveillance, ignorant la réalité d’un homme prêt à tout pour garder le pouvoir.
Le cas Touadéra montre crûment comment la politique transforme les hommes, rarement pour le meilleur. La Centrafrique subit aujourd’hui les conséquences d’avoir hissé au sommet de l’État un homme dont l’ingratitude n’a d’égale que son ambition démesurée. Le peuple centrafricain devra tirer les leçons de cette amère expérience pour son avenir.
Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur
Centrafrique.org/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos-450×218.jpg” alt=”Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons” width=”450″ height=”218″ />Des policiers à moto patrouillent dans une rue animée de Bocaranga CopyrightCNC
À Bokaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé située à 532 km de Bangui, les forces de l’ordre censées protéger la population se sont transformées en prédateurs acharnés, ciblant particulièrement la communauté musulmane. Une enquête approfondie menée par notre équipe révèle un système de racket institutionnalisé qui gangrène la ville depuis plusieurs mois.
La chasse aux musulmans : un marché transformé en terrain de prédilection.
Chaque vendredi, à Bocaranga, les policiers investissent le marché central pour procéder à l’arrestation arbitraire de commerçants musulmans. Sans motif valable, ces derniers sont arrêtés et placés en détention au commissariat, avec une forte menace d’accusation fallacieuse d’atteinte à la sureté de l’État, d’association des malfaiteurs et de rébellion, ces pauvres commerçant musulmans sont contraints de verser des sommes exorbitantes pour retrouver rapidement leur liberté. Un témoin, sous couvert d’anonymat, déclare :
“Pour les policiers, la vie se résume à l’argent. Le travail, c’est l’argent”.
Le quotidien d’une rue commerçante de Bocaranga, avec ses boutiques et ses policers en patrouille de racket. CopyrightCNC
Personne n’est épargné.
L’ampleur de ces exactions est telle que même le chef du quartier musulman a été arrêté sans raison valable. Un de ses concitoyens, aussi musulman comme lui, était parti pour négocier le sort du chef du quartier. Mais à sa surprise, lui aussi a été arrêté à son tour par les policiers. La mafia dans la mafia. Les deux étaient obligés de verser chacun 10000 francs CFA pour obtenir leur libération.
chasse aux musulmans: une économie asphyxiée à Bocaranga.
À Bocaranga, le harcèlement policier constant pousse de nombreux commerçants musulmans à abandonner le marché central. Ils tentent de se replier dans leur quartier, ouvrant des boutiques loin du centre-ville. Toutefois, cette stratégie s’avère inefficace. Les policiers véreux étendent leur “chasse aux sorcières” jusque dans ces zones résidentielles, traquant sans relâche les commerçants. Ce climat de peur et d’insécurité paralyse l’activité économique de toute la ville. Les marchands musulmans, pourtant indispensables à l’économie locale, se retrouvent dans l’impossibilité d’exercer leur métier, quel que soit l’endroit où ils s’installent.
Un système de racket bien rodé.
La corruption atteint des sommets avec la délivrance forcée de récépissés à 5 000 francs CFA tous les trois mois. Tout retard dans le renouvellement de ce document expose les citoyens à des sanctions financières encore plus lourdes.
Une chaîne de commandement défaillante.
Cette situation intenable expose les dysfonctionnements profonds dans la chaîne de commandement de la police centrafricaine. Le silence assourdissant des hautes instances laisse perplexe. Le directeur général de la police, le ministre de l’Intérieur Michel Nicaise Nassin, et le Président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, paraissent soit totalement déconnectés de la réalité sur le terrain, soit complices par leur inaction. Leur apparente indifférence face à ces exactions systématiques soulève de graves interrogations sur leur capacité ou leur volonté à exercer un contrôle effectif sur les forces de l’ordre.
Les musulmans de Bokaranga, piliers de l’économie locale, se retrouvent ainsi réduits au statut de “vaches à lait” par des forces de l’ordre corrompues “de la tête aux pieds”. Cette situation explosive menace non seulement la cohésion sociale mais aussi le développement économique de toute la région.
Martin Ziguelé avertit : “Après nos femmes, c’est notre pays qu’ils veulent”
Centrafrique.org/modification-de-la-constitution-le-brdc-denonce-les-manoeuvres-du-contournement-de-la-decision-de-la-cour-constitutionnelle-par-le-regime/martin-ziguele-tres-bien/” rel=”attachment wp-att-59665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/martin-ziguele-tres-bien-450×399.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC” width=”450″ height=”399″ />Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Le président du MLPC, Professeur Martin Ziguelé, a lancé une attaque cinglante contre le régime de Faustin Archange Kongoboro lors de l’anniversaire du parti URCA. Dans un discours incisif, l’ancien Premier ministre a dénoncé l’incompétence et les dérives autoritaires du pouvoir actuel.
Martin Ziguelé : un soutien qui se retourne contre ses bienfaiteurs.
Ziguelé n’a pas mâché ses mots pour critiquer celui que l’opposition avait jadis soutenu. “Nous avons joué au guérisseur naïf. On a soigné un impuissant et maintenant non seulement il veut prendre nos épouses, mais il veut aussi qu’on quitte le village”, a-t-il déclaré, provoquant l’hilarité de l’assistance. Cette métaphore crue vise directement Touadéra, accusé de trahir ceux qui l’ont porté au pouvoir.
Martin Ziguelé : “un régime aux ambitions démesurées”.
Le leader du MLPC a dressé un tableau sombre de la gouvernance actuelle : “Il veut tout, tout le pouvoir et pour toujours”. Ziguelé dénonce une “destruction de l’espace civique” et une “manipulation de tous les textes” dans le seul but de se maintenir au pouvoir. La Constitution, les lois et les institutions seraient ainsi instrumentalisées au profit d’un seul homme.
Des résultats désastreux.
Malgré ces manœuvres, Ziguelé souligne l’absence totale de résultats concrets pour le pays. “Sans résultat”, martèle-t-il, pointant l’incapacité du régime de Baba Kongoboro à améliorer les conditions de vie des Centrafricains malgré son acharnement à concentrer tous les pouvoirs.
Un appel à l’union des forces démocratiques.
Dans ce contexte alarmant, l’ancien Premier ministre exhorte l’opposition à s’unir. “Il nous faut constituer une équipe comme celle de l’Espagne qui a gagné à l’euro”, déclare-t-il, appelant à tirer les leçons des échecs passés. Ziguelé invite les forces démocratiques à “remettre toutes les cartes sur la table” pour proposer une alternative crédible. Selon lui, seule une coalition forte et unie pourra relever les défis qui s’imposent et offrir un véritable choix aux Centrafricains.
Alors que le régime de Touadéra s’enfonce dans l’autoritarisme, l’opposition semble déterminée à ne pas laisser le champ libre à celui qu’elle qualifie désormais “d’impuissant”. Le prochain rendez-vous électoral s’annonce crucial pour l’avenir de la démocratie centrafricaine.
La mafia s’empare de la réfection du stade 20 000 places de Bangui
Centrafrique.org/la-fifa-sengage-a-construire-des-stades-de-football-en-rca-ou-en-sommes-nous-christian-aime-ndota/entree-principale-du-stade-20-000-places-en-face-de-limmeuble-de-socatel-a-bangui-photo-prise-le-16-mars-2023-apres-une-pluie/” rel=”attachment wp-att-63519″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Entree-principale-du-stade-20-000-places-en-face-de-limmeuble-de-SOCATEL-a-Bangui.-Photo-prise-le-16-mars-2023-apres-une-pluie-450×203.jpg” alt=”Entrée principale du stade 20 000 places, en face de l’immeuble de SOCATEL à Bangui. Photo prise le 16 mars 2023 après une pluie” width=”450″ height=”203″ />Entrée principale du stade 20 000 places, en face de l’immeuble de SOCATEL à Bangui. Photo prise le 16 mars 2023 après une pluie
À
À Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le chantier de rénovation du stade 20 000 places s’enlise dans un bourbier de pratiques douteuses. Cette affaire expose au grand jour l’ampleur du népotisme et de la corruption qui minent actuellement le pays de Boganda.
La réfection du stade 20 000 places : un projet crucial dévoyé.
Depuis plusieurs années, la FIFA a déclaré que le stade 20 000 places de Bangui ne répondait plus aux normes requises pour accueillir des matchs internationaux. Cette situation a contraint l’équipe nationale centrafricaine à jouer ses matchs “à domicile” à l’étranger, notamment au Cameroun, provoquant la colère des supporters et des défaites cuisantes pour les Fauves.
Sous la pression populaire et politique, le gouvernement a fini par allouer 400 millions de francs CFA au ministère de la Jeunesse et des Sports pour rénover l’infrastructure. Toutefois, au lieu de lancer un appel d’offres transparent, le ministère a opté pour une attribution opaque des marchés.
La réfection du stade 20 000 places : un réseau d’acteurs liés au pouvoir.
Les travaux ont été répartis entre différents acteurs proches du régime :
La peinture a été confiée à l’entreprise nombala, gérée par de jumeaux. Ces personnalités ne font pas de la politique.
Le marché des sièges a été attribué à l’entreprise élégance, gérée par Thierry wambenti , dont son surnom connu sur les réseaux sociaux le sultan de Dékoua. Ce monsieur est également Président du parti MCU de la région centre-ouest regroupant Sibut et Kaga-Bandoro.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, a lui aussi créé des entreprises fictives pour capter une partie du marché.
Le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon, s’est également octroyé des marchés via ses propres sociétés écrans.
Même le ministre en charge des sociétés parapubliques, monsieur Roméo Gribingui, lui aussi, a profité de l’aubaine pour placer ses entreprises fictives créées pour la cause.
Une bataille d’ego aux dépens des ouvriers.
La situation a dégénéré en conflit ouvert entre le ministre Héritier Doneng et le directeur général de l’ONASPORT, Sévérin Lidamon. Profitant de l’absence du ministre Doneng à Bangui, Lidamon payent des liveurs du régime sur Facebook pour attaquer le ministre Doneng, l’accusant de détournement des fonds destinés aux ouvriers.
En effet, selon Lidamon, c’est lui-même qui s’est rendu au Trésor Public pour retirer les fonds destinés au paiement des ouvriers ayant participé à la rénovation. Il affirme avoir ensuite remis cet argent au ministre Doneng pour qu’il le garde et payer les ouvriers. Cependant, au lieu de payer les ouvriers avec ces fonds, le ministre aurait conservé l’argent et demandé à Lidamon d’utiliser les ressources de l’ONASPORT pour rémunérer les travailleurs.
Cette décision du ministre a eu des répercussions immédiates. Lidamon explique avoir payé les ouvriers pour le mois de juin avec l’argent de l’ONASPORT, ce qui a directement impacté le versement des salaires des employés de l’organisme.
La situation s’est encore aggravée pour le mois de juillet 2024. Le ministre Doneng aurait déclaré que le gouvernement n’avait pas débloqué de fonds pour la participation aux Jeux Olympiques de Paris. En conséquence, il aurait utilisé l’argent initialement destiné à la réfection du stade pour financer son voyage et celui des athlètes centrafricains aux Jeux Olympiques.
Résultat de ces manœuvres financières : l’ONASPORT se trouve actuellement dans l’incapacité de payer ses employés. Ces allégations du Directeur Général de l’ONASPORT jettent une lumière crue sur les pratiques de gestion au sein du ministère et soulèvent de sérieuses questions sur l’utilisation des fonds publics.
Un gâchis aux multiples victimes.
Cette gabegie a des répercussions bien au-delà du stade. Les athlètes centrafricains se voient privés d’une infrastructure digne de ce nom pour s’entraîner et représenter leur pays. Les supporters, quant à eux, restent frustrés de ne pouvoir encourager leur équipe nationale sur le sol centrafricain.
L’opacité entourant ce chantier prouve les défis de gouvernance auxquels Bangui doit s’attaquer pour offrir à sa jeunesse des opportunités à la hauteur de ses aspirations. En attendant, le retour tant espéré des Fauves en Centrafrique semble s’éloigner, victime collatérale de ces manœuvres politico-financières.
Gestion opaque du budget au ministère de la Communication centrafricain : des millions volatilisés
Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.” width=”450″ height=”207″ />Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm
Une analyse approfondie des budgets 2023 et 2024 du ministère de la Communication centrafricain révèle des pratiques financières alarmantes. Des millions de francs CFA, alloués à des projets obscurs tels que des “Prix d’Excellence” et des “journaux gouvernementaux”, semblent s’évaporer sans laisser de trace. Cette enquête met en lumière un système de détournement de fonds publics bien rodé.
Le mystère des “Prix d’Excellence” et des “journaux gouvernementaux”: une Gestion opaque du budget .
Les budgets du ministère de la Communication font état de sommes importantes destinées à des “Prix d’Excellence” et à la production de “journaux gouvernementaux”. Cependant, ces initiatives restent invisibles pour le grand public. Aucune cérémonie de remise de prix n’a été médiatisée, et les journaux en question semblent introuvables.
Nos sources au sein du ministère confirment que ces lignes budgétaires existent bel et bien, et que l’argent est effectivement déboursé. Mais la destination finale de ces fonds reste un mystère. Un fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, nous confie : “Ces budgets sont comme des trous noirs. L’argent y entre, mais on ne sait jamais où il ressort”.
Une Gestion opaque du budget bien huilée.
Le processus de décaissement de ces fonds semble conçu pour éviter toute transparence. Les documents officiels mentionnent ces dépenses, mais aucun détail n’est fourni sur leur utilisation concrète. Les tentatives d’obtenir des informations auprès du cabinet du ministre se heurtent systématiquement à un mur de silence.
Cette opacité soulève des questions sur l’existence possible d’un système de détournement sophistiqué au sein du ministère. Les montants en jeu, s’élevant à plusieurs millions de francs CFA, disparaissent dans les méandres administratifs sans laisser de trace visible.
Conséquences sur le secteur de la communication.
Pendant ce temps, le secteur de la communication en Centrafrique souffre d’un manque cruel de ressources. Les médias indépendants peinent à survivre, les journalistes manquent de formation, et les infrastructures de communication restent sous-développées. L’ironie de la situation n’échappe pas aux observateurs : des millions sont budgétisés pour des projets fantômes, tandis que les besoins réels du secteur restent ignorés.
Appels à la transparence et à la réforme.
Face à ces révélations, des voix s’élèvent pour exiger une enquête approfondie et une refonte totale du système de gestion budgétaire du ministère. Certains journalistes centrafricains appellent à la mise en place de mécanismes de contrôle indépendants et à une plus grande transparence dans l’utilisation des fonds publics.
La misère des employés et le scandale financier à l’Assemblée nationale centrafricaine
Centrafrique.org/renouvellement-du-bureau-de-lassemblee-nationale-les-nouveaux-membres-elus-par-les-deputes/sarandji-assemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-62787″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/sarandji-assemblee-nationale-450×416.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023″ width=”450″ height=”416″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023
Pendant que les employés de l’Assemblée nationale centrafricaine accumulent des mois de retard de salaire, plongeant de nombreuses familles dans la précarité, un vaste réseau de détournement de fonds semble prospérer au sein de l’institution. Un rapport accablant de la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle révèle une gestion catastrophique des finances au premier semestre 2022.
Des employés de l’Assemblée nationale centrafricaineau bord du gouffre.
“Cela fait deux mois que je n’ai pas touché mon salaire. Comment vais-je nourrir ma famille ?” s’indigne Jean, employé administratif à l’Assemblée nationale depuis 15 ans. Comme lui, des dizaines d’employés de l’institution parlementaire centrafricaine font face à des retards de paiement chroniques, les plongeant dans des situations financières désespérées.
Marie, secrétaire, témoigne : “J’ai dû retirer mes enfants de l’école privée, je ne pouvais plus payer les frais de scolarité. C’est un véritable déchirement”. Ces témoignages illustrent la détresse d’un personnel administratif sacrifié sur l’autel de la mauvaise gestion.
Un rapport qui lève le voile sur des pratiques scandaleuses à l’Assemblée nationale centrafricaine.
C’est dans ce contexte de crise sociale que la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle a rendu son rapport sur la gestion financière de l’Assemblée nationale au premier semestre 2022. Le document, fruit de trois mois d’enquête, dresse un tableau alarmant des pratiques en cours au sein de l’institution.
Détournements massifs et chaos financier à l’Assemblée nationale centrafricaine.
Le rapport pointe du doigt de graves irrégularités dans la gestion des fonds publics, laissant entrevoir un système de détournement bien rodé.
Des évacuations sanitaires hors de contrôle.
Premier constat accablant : les dépenses liées aux évacuations sanitaires ont explosé. Sur une dotation initiale de 80 millions FCFA, plus de 113 millions ont été dépensés, soit un dépassement de 42%. Plus inquiétant encore, aucune pièce justificative n’a été fournie pour ces dépenses.
La Commission a également relevé un cas particulièrement choquant : l’évacuation sanitaire accordée à l’enfant d’un employé, en totale violation des règles en vigueur. Cette faveur indue illustre le népotisme qui semble régner au sein de l’institution.
Des missions parlementaires aux frais exorbitants.
Les missions des députés ont également donné lieu à des abus flagrants. Le rapport révèle que plus de 305 millions FCFA ont été dépensés pour ces déplacements, soit un dépassement de plus de 75 millions par rapport au budget prévu.
Plus grave encore, certaines missions ont même été payées sans aucun appel de fonds préalable, en totale irrégularité avec les procédures financières en vigueur.
Le chaos dans le traitement des salaires.
Le traitement des salaires au sein de l’Assemblée révèle lui aussi un véritable chaos administratif et financier. Des écarts inexpliqués de plusieurs millions de francs CFA apparaissent entre les différents documents comptables examinés par la Commission.
Le rapport dénonce une litanie de “cas d’irrégularités” : fonctionnaires fantômes continuant à percevoir un salaire, rémunérations mystérieusement doublées, primes indues, favoritisme caractérisé dans l’attribution des rémunérations.
Parmi les cas les plus flagrants, la Commission cite celui d’un simple chef de bureau percevant le salaire d’un directeur, ou encore celui d’un employé absent depuis des mois mais toujours rémunéré.
Une opacité totale de la direction financière.
Face à ces graves dysfonctionnements, la direction financière de l’Assemblée a fait preuve d’une opacité totale, refusant obstinément de fournir les pièces comptables réclamées par la Commission de contrôle.
Malgré trois courriers adressés au Président de l’Assemblée nationale pour réclamer son intervention, aucune suite n’a été donnée.
Des recommandations pour assainir la gestion.
Face à ce tableau désastreux, la Commission formule une série de recommandations pour tenter d’assainir la gestion de l’Assemblée, notamment :
– Doter l’institution d’un logiciel comptable performant
– Procéder à un audit complet du fichier des fonctionnaires parlementaires
– Mettre en place des procédures strictes pour les évacuations sanitaires et les missions
– Exiger le remboursement des sommes indûment perçues
Un test pour la volonté politique de lutter contre la corruption.
Ce scandale financier constitue un véritable test pour la volonté politique des autorités centrafricaines de lutter contre la corruption. Alors que le pays reste englué dans une grave crise économique et sécuritaire, le détournement de fonds publics par les élites politiques apparaît particulièrement choquant.
Pendant ce temps, les employés de l’Assemblée nationale continuent de subir les conséquences de cette gestion calamiteuse. “On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour nos salaires, mais visiblement, il y en a pour certains”, conclut amèrement Jean*. Un constat qui résume à lui seul l’ampleur du scandale qui secoue l’institution parlementaire centrafricaine.
Les prénoms ont été changés pour préserver l’anonymat des témoins.
Corruption, l’anarchie et insécurité, le cocktail qui tue tout espoir d’investissement en Centrafrique
Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Le climat d’affaires est devenu un véritable poison en République centrafricaine, paralysant toute tentative d’investissement étranger et national. Sous la domination du groupe Wagner et un gouvernement corrompu, la justice et la sécurité sont inexistantes, rendant impossible toute initiative économique viable. Les investisseurs fuient ce pays en proie à l’anarchie et à l’insécurité permanente.
Le groupe Wagner, implanté dans le pays depuis 2018 avec la bénédiction des autorités, s’attaque systématiquement aux investisseurs étrangers, monopolisant le système judiciaire, politique, économique, les ressources minières et créant un climat de terreur partout dans le pays. Les entrepreneurs centrafricains ne sont pas épargnés, contraints et sous la menace permanente. La justice, totalement soumise à la volonté de Wagner, ne protège plus les droits des citoyens ou des entreprises. Toute tentative de résistance est écrasée avec brutalité, et les voix dissidentes sont réduites au silence.
Sur le plan sécuritaire, la situation est catastrophique. Les enlèvements, les extorsions et les violences sont devenus monnaie courante, alimentant un climat de peur permanent. Les forces de sécurité nationales sont impuissantes, souvent complices des exactions commises par Wagner. L’absence de sécurité dissuade les investisseurs potentiels, qui voient la Centrafrique comme un territoire où la vie et les biens ne sont pas protégés.
L’économie du pays est en chute libre. Les secteurs productifs sont à l’arrêt, et les rares entreprises encore en activité subissent une pression fiscale insoutenable. Les investisseurs sont contraints de payer des impôts exorbitants sous peine de voir leurs équipements saisis et leurs activités bloquées. Cette politique économique destructrice éloigne toute perspective de développement et de prospérité. La population, démunie et appauvrie, souffre terriblement.
L’argent ne circule plus, et les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits. La misère s’étend, et les espoirs de renouveau s’évanouissent. Le gouvernement centrafricain, obsédé par le maintien au pouvoir, ferme les yeux sur ces dérives.
Le président putschiste Faustin-Archange Touadéra est une marionnette, totalement soumis à Wagner, et son premier ministre collabore avec eux pour des intérêts personnels. Le président de l’Assemblée nationale multiplie les voyages en Russie, témoignant de l’influence écrasante de Moscou sur les décisions politiques nationales.
Les ministres, plus préoccupés par leur survie que par le développement du pays, collaborent avec les forces d’occupation pour conserver leurs privilèges.
La Centrafrique, autrefois pleine de promesses, est devenue un enfer économique et social, repoussé par le monde entier. Le climat d’affaires toxique, la corruption omniprésente, la violence incontrôlée et l’influence destructrice de Wagner ont détruit toute espérance d’investissement et de développement. Les autorités, aveuglées par leur soif de pouvoir, sacrifient l’avenir du pays, laissant une population désespérée face à un avenir sombre et incertain.
Richard Filakota, ministre du Plan et de l’Économie nationale, a démontré son incapacité à formuler une vision cohérente pour le développement du capital humain en Centrafrique lors de sa récente interview sur la radio Ndékè Luka. Piégé par ses propres contradictions, le ministre s’est empêtré dans un discours creux dépourvu de toute réalité politique.
Le ministre Richard Filakota déconnecté des réalités du terrain.
Interrogé sur l’apport concret du gouvernement dans le développement du capital humain, Filakota s’est lancé dans une tirade confuse sur des “financements” et des “opportunités”. Le ministre a évoqué sa participation à la gà Washington, se vantant d’avoir “beaucoup discuté des opportunités” sans pouvoir citer la moindre mesure concrète issue de ces discussions.
Des promesses en l’air.
“On va mettre vraiment le paquet“, a déclaré Filakota, utilisant une formule creuse qui trahit l’absence totale de stratégie. Le ministre s’est montré incapable de chiffrer le moindre investissement, avouant ne pas pouvoir “donner le montant pour le moment”. Cette confession d’ignorance de la part du responsable de l’économie nationale est alarmante.
Une realpolitik inexistante.
Malgré ses prétentions à la “realpolitik”,Filakota n’a présenté aucune vision réaliste pour le développement du pays. Son discours s’est limité à des généralités sur “la réalisation des écoles” et “la prise en charge des élèves”, sans le moindre détail sur leur mise en œuvre ou leur financement.
Le ministre semble confondre éloquence et compétence. Sa capacité à parler longuement sans rien dire ne peut masquer l’absence criante de stratégie politique concrète. Les Centrafricains méritent mieux que ces discours creux et attendent des actions tangibles pour le développement du capital humain dans leur pays.
Koui, un soldat FACA décapité retrouvé près du village Ngaoukala
Centrafrique.org/Centrafrique-appel-a-la-resistance/visite-camp-kassai-Bangui-le-24-janvier-2010-2/” rel=”attachment wp-att-60075″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat FACA de forces armées centrafricaines. Visite camp Kassai, Bangui le 24 janvier 2010.
La semaine dernière, un cadavre décapité a été découvert près du village de Ngaoukala, au nord-ouest de Koui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Cette découverte glaçante dévoile une fois de plus la violence extrême qui règne dans le pays.
Des jeunes villageois tombent sur une scène d’horreur.
La semaine dernière, un groupe de jeunes du village se rendant aux champs a fait une découverte effroyable. À environ 5 km de Ngaoukala, ils ont repéré un corps partiellement enterré. En s’approchant, ils ont constaté avec effroi qu’il s’agissait d’un cadavre décapité en état de décomposition avancée.
“Nous avons d’abord vu une partie du corps qui dépassaient du sol. En dégageant la terre, nous avons réalisé que le corps était sans tête. C’était horrible”, témoigne Maxime K., l’un des jeunes présents.
Le corps du soldat FACA décapité vers Koui
Un soldat victime d’une exécution barbare ?
Le corps, en état de décomposition avancée, portait une tenue militaire complète, gilet pare-balles inclus. Cette tenue suggère qu’il s’agissait probablement d’un soldat des FACA ou d’un milicien associé aux mercenaires russes de Wagner.
Fait particulièrement troublant, la tête de la victime a été retrouvée à environ 200 mètres du corps. Cette séparation délibérée évoque une exécution barbare suivie d’une tentative de dissimulation.
Soldat FACA décapité : Des soupçons qui pèsent sur les mercenaires de Wagner.
Cette découverte intervient deux jours après une vaste opération militaire menée par les forces de Wagner et quelques soldats FACA à la frontière camerounaise. Selon des témoins, un avion de type Albatros du groupe Wagner aurait même participé aux bombardements de positions rebelles.
“Nous pensons certainement que cet homme faisait partie du groupe parti en mission. Quelque chose a dû mal tourner durant l’opération “, confie sous couvert d’anonymat un habitant de Ngaoukala interrogé par la rédaction du CNC.
Les villageois soupçonnent les mercenaires russes d’être impliqués dans cette mort violente, bien qu’aucune preuve formelle ne vienne étayer cette hypothèse pour l’instant.
Un nouveau crime de guerre ?
Cette affaire rappelle tristement les exactions commises contre deux miliciens Anti-Balaka à Bouca la semaine précédente après une opération matinale des hommes de Wagner au domicile des suspects sis au quartier SOCADA. Dans les deux cas, les corps des victimes ont été mutilés de façon barbare.
“C’est un mode opératoire similaire. On retrouve la même volonté de terroriser les populations”, analyse un expert centrafricain en sécurité basé à Bangui.
À Bangui, capitale de la République centrafricaine, l’obtention d’un passeport s’apparente à un parcours du combattant, jalonné d’obstacles et de demandes illégales. Une enquête approfondie menée par la rédaction du CNC révèle l’ampleur d’un système mafieux qui gangrène l’administration centrafricaine depuis des années.
Dès leur arrivée au service de l’immigration, les demandeurs de passeport font face à une foule impressionnante postée devant le secrétariat du service des passeports. Au même moment, le Directeur général adjoint de la police en charge de l’Immigration s’apprête lui aussi à recevoir plusieurs dizaines d’autres demandeurs dans son bureau.
“Quand on arrive dans son bureau, il ne fait que réceptionner et il y a une foule incroyable qui est devant son bureau pour attendre”, rapporte un témoin.
Ce haut fonctionnaire, dont le rôle exact reste flou, semble plus occupé à organiser sa propre mafia par un ballet d’entrées et sorties qu’à traiter efficacement les dossiers. Les citoyens, y compris ceux venus de l’étranger, sont contraints de lui remettre des billets de banque pour espérer voir leur demande prise en compte.
Passeports en Centrafrique : la corruption, étape par étape.
Enregistrement du dossier : Après avoir déposé leur demande et éventuellement versé des pots-de-vin, les demandeurs voient leur dossier dirigé vers le service des émetteurs de passeports.
Prise de photo et empreintes : À cette étape, les demandeurs sont à nouveau confrontés à la corruption. Des agents exigent des paiements supplémentaires pour “accélérer” le processus.
Confection du passeport : Le processus de fabrication est lui aussi entaché de corruption, avec des agents réclamant des sommes pour prétendument accélérer la procédure.
Signature ministérielle : Une fois confectionnés, les passeports sont renvoyés à la direction de l’immigration pour la signature du ministre. À ce stade, de nouveaux actes de corruption sont signalés. Des agents demandent des paiements pour “retrouver” les dossiers ou les “prioriser” pour la signature.
Disparitions inexpliquées : Fait alarmant, certains passeports sont parfois abandonnés sur place et disparaissent mystérieusement, obligeant les citoyens à recommencer l’ensemble du processus et à débourser de nouvelles sommes.
Le passeports en Centrafrique : le cœur du problème, le Directeur de l’Immigration.
Au centre de ce système se trouve le Directeur général adjoint de la police en charge de l’Immigration, M. Nguimalé, en poste depuis près d’une décennie. Son bureau est décrit par les demandeurs comme “le cœur de la mafia du passeport en Centrafrique”.
Le parcours surréaliste du dossier.
Une fois le passeport confectionné, le calvaire est loin d’être terminé. Les passeports sont envoyés au ministère de la sécurité publique et restent entasser au secrétariat du ministre dans des cartons, attendant d’être soumis à la signature.
“Au secrétariat du ministre, c’est entaché dans un placard, dans un carton, plein de cartons, remplis de passeports”, révèle notre source.
Les citoyens sont alors contraints de payer à nouveau pour que leur dossier soit extrait de cette masse et présenté à la signature du ministre.
Un coût exorbitant.
Pour un passeport officiellement tarifé à 50 000 francs CFA, les Centrafricains se retrouvent à débourser des sommes bien supérieures.
“Pour un passeport qui coûte 50 000 francs, tu peux sortir en gros entre 5 000 et encore au niveau de la photo, de la confection du passeport ici”, témoigne un citoyen exaspéré.
L’inertie du pouvoir.
Cette situation perdure depuis des années, sans qu’aucune réforme ne soit entreprise. Le maintien en poste du Directeur de l’Immigration depuis une décennie illustre l’immobilisme du gouvernement de Faustin Archange Touadera, alias “Baba Kongoboro”, en matière de lutte contre la corruption.
“Chez nous, on ne change jamais de personne. Et plus grave, avec Touadera, c’est plus pire. Si on te nomme là, on te nomme déjà. Si tu es là, c’est pour ta vie”, déplore un observateur politique.
Alors que les citoyens centrafricains et la diaspora subissent quotidiennement les conséquences de ce système corrompu, l’urgence d’une réforme profonde du processus de délivrance des passeports se fait de plus en plus pressante. Sans une action déterminée des autorités, ce scandale risque de continuer à entacher la réputation de la République centrafricaine, pays de Zo Kwé Zo, et à miner la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Comédie diplomatique à Bangui : le gouvernement célèbre la levée d’un embargo fantôme
Centrafrique.org/lorganisation-des-nations-unies-va-t-elle-enfin-sinteresser-au-sort-de-la-centrafrique/touadera-conseil-de-securite-des-nations-unies/” rel=”attachment wp-att-59754″ data-wpel-link=”internal”>Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 21 septembre 2022. PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS
Le gouvernement centrafricain crie victoire sur la levée d’un embargo déjà inexistant depuis plus d’une année, prouvant son incompétence et son incapacité à comprendre les messages clairs du Conseil de sécurité de l’ONU.
Comédie diplomatique à Bangui : une victoire sur un ennemi fantôme.
En juillet 2023, le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà levé totalement l’embargo sur les armes pour les forces loyalistes centrafricaines. Pourtant, le président Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, et son gouvernement ont continué pendant des mois à fustiger cet embargo fantôme, démontrant leur ignorance des décisions internationales les concernant.
La surdité volontaire des autorités.
L’ambassadeur français Mohamed Bouabdallah, , sous-directeur des Affaires politiques au ministère français des Affaires étrangères, en mission à Bangui, avait clairement expliqué en octobre 2023 que “l’embargo ne s’applique plus aux forces loyalistes centrafricaines”. Malgré cela, le Président Kongoboro et la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon ont persisté dans leurs déclarations tapageuses, appelant à la levée d’un embargo déjà caduc.
Un gouvernement perdu dans la traduction.
Le Conseil de sécurité, constatant l’incompréhension flagrante des autorités centrafricaines, s’est vu contraint d’organiser une nouvelle session cette année en juillet pour réaffirmer sa décision. Ce spectacle désolant témoigne de l’incapacité du gouvernement à saisir des messages pourtant limpides.
La véritable faiblesse des FACA.
Malgré la levée effective de l’embargo depuis un an, les Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont montré aucun signe d’amélioration. Comme le soulignent de nombreux observateurs, le problème n’est pas l’accès aux armes, mais le manque de formation adéquate et de volonté de combattre. Tant que les FACA continueront d’être formées par les mercenaires russes de Wagner, leur descente aux enfers se poursuivra.
Alors que le gouvernement célèbre bruyamment la semaine dernière une victoire imaginaire, les véritables défis sécuritaires de la Centrafrique restent sans réponse. Cette mascarade autour de l’embargo révèle une fois de plus l’incompétence chronique des autorités de Bangui, incapables de comprendre et d’agir sur les enjeux réels du pays.
Les archives de la Télévision Centrafricaine, témoins irremplaçables de l’histoire du pays, se décomposent dans l’indifférence générale au sous-sol de Radio Centrafrique à Bangui. Cette situation alarmante, révélée par le journaliste Christian Aimé Ndota, expose crûment l’incompétence flagrante des autorités dans la préservation du patrimoine audiovisuel national.
Archives de la télévision centrafricaine : un déménagement bâclé aux conséquences désastreuses.
En 2019, lors de la réhabilitation du bâtiment de la télévision par la société Anecdote du Camerounais Amougou Belinga, les archives ont été déplacées sans aucune précaution ni méthode. “Les gens se demandent si au moment de la délocalisation de ces archives, la télévision centrafricaine a pris son temps pour énumérer tout ça, ou bien si l’archive est venue dans le désordre”, s’interroge une source proche du dossier.
Le résultat est catastrophique : des milliers de cassettes vidéo et bandes magnétiques gisent en vrac dans un local humide et mal ventilé, exposées à une détérioration rapide. “C’est des cassettes, c’est des cassettes vidéo, ou parfois c’est des bandes roulot, c’est des trucs qui peuvent être perdus facilement en cas d’humidité“, explique un technicien audiovisuel sous couvert d’anonymat.
Une mémoire nationale en péril.
Ces archives contiennent des documents d’une valeur historique inestimable pour la République Centrafricaine :
– Le sacre de l’empereur Bokassa
– Les prestations de serment des présidents successifs
– Des reportages sur les grands événements politiques et sociaux du pays
“Un pays ne peut pas fonctionner sans archives”, s’indigne Ndota. “L’état doit garder sa soignance humaine pour la génération future”.
L’inaction coupable des autorités.
Depuis 2020, trois ministres se sont succédé à la tête du département de la Communication sans prendre la moindre mesure pour remédier à cette situation :
– Maxime Kazagui
– Ghislain Djorie
– Maxime Balalou, l’actuel ministre
Leur inaction face à ce désastre patrimonial soulève de graves questions sur leur compétence et leur engagement envers la préservation de l’histoire nationale.
Un sauvetage urgent mais complexe.
La restauration et la classification de ces archives s’annoncent comme un défi titanesque. “Pour trouver, pour visionner tout ça, énumérer, et puis voir la cassette, voir les dates, maintenant c’est un problème”, explique un archiviste consulté sur le sujet.
Pourtant, des solutions existent :
– Le nouveau bâtiment de la télévision dispose d’espaces qui pourraient accueillir ces archives
– Un travail méthodique de numérisation et de catalogage pourrait être entrepris
– Des partenariats internationaux pourraient être sollicités pour financer et accompagner ce chantier crucial
L’appel de la société civile.
Devant une telle l’inertie des autorités, des voix s’élèvent pour exiger une action urgente. “Où va ce pays avec ce régime ?”, s’interroge Simbi. “On ne peut même pas prendre ces archives, nettoyer pour ramener ça, c’est difficile“.
Le sort des archives de la télévision centrafricaine est symptomatique d’une gestion catastrophique du patrimoine culturel et historique du pays. L’urgence d’une intervention pour sauver ces archives avant leur destruction totale est plus que jamais d’actualité. Le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, doit prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard pour préserver la mémoire audiovisuelle de la nation.
La plaque inaugurale du lycée Barthélemy Boganda de Bangui, véritable joyau historique datant de 1954, s’est volatilisée depuis trois mois sans susciter la moindre réaction officielle. Ce larcin symbolique révèle l’état d’abandon alarmant d’un établissement autrefois considéré comme le fleuron de l’éducation centrafricaine.
Fabriquée en bronze massif, cette plaque commémorative avait été solennellement apposée le 25 janvier 1954, lors de l’inauguration du lycée par le Gouverneur Général Paul Chauvet, alors Haut-Commissaire de la République en Afrique Équatoriale Française. Elle portait l’inscription détaillée : “Ce collège a été inauguré le 25 janvier 1954 par Monsieur le Gouverneur Général Paul Chauvet, Haut-Commissaire de la République en Afrique Équatoriale Française, en présence de Monsieur E. Revert, Directeur de l’Enseignement au Ministère de la France d’Outre-Mer, de Monsieur R. Delage, Inspecteur Général de l’Enseignement et de nombreuses personnalités de ce pays. Le Gouverneur A. Grivald étant Chef du Territoire, Jean Binox Inspecteur Académique de l’Oubangui.”
La disparition de ce témoin de 70 ans d’histoire éducative centrafricaine a été dévoilée par le journaliste Christian Aimé Ndota. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, il exprime sa stupéfaction : “Oulala la plaque inaugurale du lycée Barthélemy Boganda disparu. Je le constate, est-ce qu’il a été volé ? Regardez, cette plaque a disparu. C’est pas possible. C’est pas possible. Récemment, j’étais venu filmer. Oulah, Oulah, Oulah. Incroyable”.
Le lycée Boganda: Une administration aux abonnés absents.
L’absence totale de réaction de l’administration du lycée soulève de graves questions sur la sécurité de l’établissement. “On s’imagine que le lycée est totalement abandonné à son triste sort, sans gardien”, s’indigne Martial Yakékom, un ancien élève devenu avocat. “Comment expliquer qu’un objet aussi lourd et visible ait pu être emporté sans que personne ne s’en aperçoive ?”
De fait, l’administration semble avoir déserté les lieux. Les tentatives répétées pour joindre le proviseur et le censeur sont restées vaines. Seul le surveillant du second cycle a daigné répondre, promettant des détails qui n’ont jamais été fournis.
Trois mois après les faits, aucune explication officielle n’a été communiquée. Le ministère de l’Éducation, sollicité à plusieurs reprises, reste muet. Ce silence assourdissant alimente toutes les spéculations.
“S’agit-il d’un vol crapuleux ou d’un retrait orchestré par les autorités ?”, s’interroge Jean-Paul Zandé, ancien élève dudit lycée. “Dans les deux cas, c’est extrêmement grave. Si c’est le gouvernement, qu’il s’explique au moins sur les raisons de cet acte. Si c’est un vol, cela démontre l’incapacité totale des autorités à protéger notre patrimoine”.
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Un symbole du déclin éducatif.
Cette disparition cristallise le délabrement d’un établissement autrefois prestigieux. Le lycée Boganda, qui a formé l’élite du pays, dont l’actuel président Faustin-Kongoboro, semble aujourd’hui livré à l’abandon le plus total.
“C’est une honte nationale”, fustige le Professeur Antoine Ziranzalé, expert en éducation. “Ce lycée était le symbole de l’excellence centrafricaine. Voir son histoire ainsi bafouée est un coup porté à toute notre nation”.
Sans réaction rapide et ferme des autorités, ce vol pourrait n’être que le prélude à la disparition pure et simple de ce patrimoine éducatif centrafricain. L’urgence d’une action concrète pour sauvegarder ce qui reste de cet établissement historique n’a jamais été aussi criante.
Le ministre Richard Filakota reconnait les échecs des projets agricoles en RCA
Centrafrique.org/professeur_richard_filakota/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur_richard_filakota-450×289.jpg” alt=”Portrait du ministre Richard Filakota en costume gris et cravate rayée devant un fond décoratif doré” width=”450″ height=”289″ />“Richard Filakota, ministre de l’Économie et du Plan de la République centrafricaine. Image fournie par la radio Guira FM.
Richard Filakota, ministre du Plan et de l’Économie nationale, a reconnu l’échec de plusieurs projets agricoles financés par la Banque Mondiale et l’Union Européenne en République centrafricaine.
“Nous avons parlé de quelques projets qui ont floppé parce qu’on attendait des résultats probants, mais ça a été un échec cuisant”, a déclaré le ministre lors de sa récente interview sur la radio Ndèkè Luka.
Filakota identifie la mauvaise gestion des équipes de coordination comme principale cause de ces revers.
“Il y a eu une équipe de coordination qui n’a pas été à la hauteur de leurs responsabilités. Ce qui a fait que les objectifs n’ont pas été atteints à temps”, a-t-il expliqué.
Le ministre insiste sur la nécessité d’améliorer le processus de sélection des responsables de projets.
“Ça nous donne à réfléchir sur le casting. Quand on recrute des gens pour les mettre à la tête d’un projet, il faut bien regarder le profil de ces personnes”, souligne-t-il.
Malgré ces échecs, Filakota reste optimiste concernant le développement agricole dans la région de la Kémo. Il évoque la possibilité de créer une banque alimentaire à Sibut en partenariat avec le PAM, le projet Maïngo et potentiellement le PNUD.
Toutefois, ces nouvelles ambitions soulèvent des interrogations sur la capacité du gouvernement à gérer efficacement de futurs projets, étant donné les échecs antérieurs. Le ministre n’a pas précisé si des audits seraient menés sur les projets infructueux, indiquant simplement que le chef de l’État est “pleinement impliqué pour essayer de voir comment on peut solutionner ces projets qui n’ont pas réussi”.
Cette situation démontre clairement que les obstacles persistants que rencontre la République centrafricaine dans la réalisation de projets de développement efficaces, malgré les financements conséquents reçus des partenaires internationaux.
Crépin Mboli-Goumba dénonce l’absence de cimetières à Bangui : “Un mépris pour les morts
Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
La capitale centrafricaine fonctionne depuis plusieurs années sans cimetières. Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC et Président du PATRIE, tire la sonnette d’alarme sur cette crise qui démontre un profond manque de considération pour les défunts et leurs familles.
Absence du cimetières à Bangui : un manque de respect pour les morts et les vivants.
Maître Crépin Mboli-Goumba a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, notamment Twitter : “À mes yeux, 3 choses définissent la grandeur d’une nation : la rigueur dans la préparation de la jeunesse, la façon dont on traite les vieux et l’attachement à la mémoire des disparus. L’absence de cimetière est un manque d’empathie”.
Cette déclaration dévoile le profond malaise social et moral causé par l’absence de lieux de repos dignes pour les défunts à Bangui.
Une population désemparée.
Marie Koyassou, une habitante de Bangui, partage son désarroi : “Nous sommes obligés d’enterrer nos proches dans nos jardins ou de les transporter dans des villages éloignés. C’est une honte pour notre capitale et un fardeau émotionnel et financier supplémentaire pour les familles endeuillées. Le gouvernement nous a abandonnés même dans la mort”.
Un problème de santé publique.
Le Dr. Jean-Pierre Païko, expert en santé publique, s’inquiète : “L’absence de cimetières réglementés expose la population à de graves risques sanitaires. Les inhumations non contrôlées peuvent contaminer les nappes phréatiques et propager des maladies. C’est une bombe à retardement pour la santé publique de Bangui”.
La spéculation foncière en cause.
Un fonctionnaire du ministère de l’Urbanisme, sous couvert d’anonymat, révèle : “Tous les terrains potentiels pour des cimetières dans la capitale ont été vendus par l’État. Le gouvernement préfère encaisser l’argent plutôt que de prévoir des espaces pour les morts. C’est un scandale qui montre le mépris total pour les besoins primordiaux de la population”.
Un appel à une réponse urgent.
Au régard de cette situation critique, les citoyens et les observateurs appellent à une action immédiate du gouvernement. La création de cimetières n’est pas seulement une nécessité pratique, mais aussi un devoir moral envers la population de Bangui. Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités et trouvent une solution durable à ce problème qui affecte la dignité des vivants et des morts.
Amada Gaza paralysée par des routes quasiment inexistantes
Paoua-les-routes-de-la-honte/route_entre_bossembele_et_ndjo/” rel=”attachment wp-att-78150″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/route_entre_bossembele_et_ndjo-397×450.jpg” alt=”Véhicule bloqué dans la boue avec des militaires tentant de le dégager en Centrafrique” width=”397″ height=”450″ />Des militaires et des habitants tentent de dégager un véhicule bloqué dans la boue à 5 kilomètres de Ndjo entre Bossembélé et Bossangoa, en Centrafrique. CopyrightCNC
L’enclavement routier d’Amada Gaza, dans la préfecture de la Mambéré, entrave sévèrement le développement économique et social de la commune. Le maire Ali Amadama dresse un constat alarmant de la situation.
“Le trajet de 135 km entre Berberati et Amada Gaza prend désormais 6 à 7 heures”, affirme le maire. Cette condition se répète pour les liaisons avec Carnot et Gamboula, isolant la commune de ses voisines dont Baboua, Abba et même le Cameroun.
L’état désastreux des routes bloque l’évacuation des produits agricoles et paralyse le commerce local. “Sans route, pas de développement. Nos populations peinent à mener leurs activités commerciales quotidiennes”, déplore Ali Amadama.
Paradoxalement, la commune dispose de ressources inexploitées faute d’infrastructures adéquates. Des progrès en matière d’éducation et de santé sont notés, avec l’ouverture d’un collège et l’arrivée d’un médecin depuis plus d’un an.
Toutefois, l’absence de forces de police depuis la crise qui a secoué le pays en 2013 – 2016 , alors qu’un commissariat existait depuis 1972, pose la vulnérabilité de la commune. “Une ville sans police ne peut pas fonctionner normalement”, s’inquiète le maire.
Cet état déplorable d’Amada Gaza reflète les défis d’infrastructures auxquels le gouvernement de Faustin Archange Touadera est confronté pour désenclaver l’ensemble du territoire centrafricain.
Ali Darassa démasqué : la trahison au sein de la CPC
Centrafrique.org/dans-les-griffes-de-wagner-abdoul-et-son-enfer-a-guantanamo-au-camp-de-roux/de-gauche-a-droite-hassane-bouba-et-le-general-ali-darassa-deux-chefs-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-72915″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/De-gauche-a-droite-Hassane-Bouba-et-le-general-Ali-Darassa-deux-chefs-de-lUPC-450×366.jpg” alt=”De gauche à droite : Hassane Bouba et le géneral Ali Darassa deux chefs de l’UPC” width=”450″ height=”366″ />De gauche à droite : Hassane Bouba et le géneral Ali Darassa deux chefs de l’UPC
Ali Darassa, chef d’état-major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), vient de révéler sa véritable nature de traître par un communiqué de presse unilatéral. La Coordination générale de la CPC dénonce vigoureusement cette manœuvre dans un communiqué cinglant, dont la rédaction du CNC à eu copie.
Une trahison longuement préparée.
“Afin, Mr Ali DARASSA est parvenu à son but ; manifester clairement la trahison qu’il a toujours cachée sournoisement”, affirme la Coordination générale. Le communiqué révèle que les relations de Darassa avec “certains responsables du renseignement de TOUADÉRA et certains responsables de Wagner” étaient connues depuis un certain temps.
Détournements et manipulations.
La CPC accuse Darassa d’avoir “détourné des centaines de millions et d’important matériels destinés aux combattants de la CPC”. Elle le décrit comme “un personnage sans conviction militante et préoccupé par le souci de sauver sa tête après les multiples bavures antérieures qui le hantent.”
“DARASSA est un cheval de Troie de ses anciens partenaires, gouvernement et Wagner, au sein de la CPC et à la tête de notre état-major”, déclare sans ambages la Coordination.
Une légitimité contestée.
Le communiqué souligne que Darassa “n’est nullement qualifié pour impulser une orientation politique à la Coalition et encore moins pour décider une suspension des opérations militaires sur le terrain”. Ces décisions relèvent du Conseil des leaders, auquel Darassa n’a pas participé depuis près d’un an.
“Le Communiqué de presse de Mr DARASSA n’engage que lui-même et ceux qui le manipulent”, insiste la Coordination générale.
La CPC reste unie et déterminée.
Devant une telle trahison, la CPC réaffirme son unité : “Le dialogue restera toujours une option, mais pas à n’importe quelle condition. Pour la CPC, la démarche d’un dialogue avec le pouvoir devra se faire en prenant en compte les points de vue de tous ceux qui ont pris une part importante dans la lutte”.
La Coordination générale conclut en annonçant que “le Conseil des leaders se réunira sous peu pour se prononcer sur les multiples bavures de Mr DARASSA et en tirer les mesures salutaires pour la Coalition.”
Cette trahison, loin d’affaiblir la CPC, semble au contraire renforcer sa détermination à poursuivre la lutte contre le régime de Touadéra et la présence des mercenaires de Wagner en République centrafricaine.
Alerte info : Ippy, panique dans la ville, Wagner sème le chaos
Centrafrique.org/le-rondpoint-de-la-ville-dippy-dans-la-ouaka/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Le-rondpoint-de-la-ville-dIppy-dans-la-Ouaka-450×430.jpg” alt=”Le rondpoint de la ville d’Ippy dans la Ouaka” width=”450″ height=”430″ />Le rondpoint de la ville d’Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, au centre-nord de la Centrafrique. Photo CNC / Moïse Banafio
Ce lundi 5 août 2024, la ville d’Ippy, située à 496 km de Bangui dans la préfecture de la Ouaka, s’est réveillée dans un climat de terreur. Les Mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), ont lancé une vaste opération d’asservissement de la population locale.
Dès les premières heures de la matinée, les Forces russes du groupe Wagner et les soldats FACA ont ordonné la fermeture de tous les commerces et activités économiques dans la ville d’Ippy. Cette décision pathétique a conduit la ville dans un état de paralysie totale. Les habitants, pris au dépourvu, se sont retrouvés contraints d’obéir aux ordres des mercenaires.
Violence et enlèvements au cœur de la ville.
Les témoignages recueillis auprès de certains habitants dépeignent des scènes dignes des heures les plus sombres de l’histoire du monde. On croyait à la fin du monde. Les marchés et la gare routière, habituellement animés, sont devenus la scène d’une chasse à l’homme. Hommes, femmes et jeunes ont été arrachés à leurs activités quotidiennes, battus et forcés à se rendre à la base militaire des russes et des soldats FACA pour effectuer des travaux de nettoyage.
Une administration complice ?
L’absence de réaction des autorités locales pose de graves questions sur leur complicité dans ces actes barbares. Le sous-préfet d’Ippy et le maire de la commune, aussi complètement paralysés par peur, restent muets, laissant leurs administrés à la merci des mercenaires russes et des soldats censés les protéger, devenus aussi des poupées russes.
Économie locale menacée.
Cette opération ne se limite pas à une violation flagrante des droits humains. Elle porte également un coup dur à l’économie déjà fragile d’Ippy. Les commerçants, principaux moteurs de l’activité économique, subissent des pertes considérables. La fermeture forcée des commerces jusqu’à 10h du matin ampute une partie importante de leurs revenus journaliers.
Un gouvernement silencieux et complice.
À Bangui, le silence du gouvernement est assourdissant. Ni le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin, ni le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, n’ont daigné réagir à cette situation alarmante. Ce mutisme interroge sur la réelle autorité de l’État centrafricain face aux agissements du groupe Wagner.
Alors que le Président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, prône la paix et la réconciliation, les événements d’Ippy démontrent que certaines régions du pays sont livrées à l’arbitraire de forces étrangères. La population d’Ippy, comme celle de nombreuses autres villes de province, se retrouve prisonnière d’un système qui rappelle les heures les plus sombres de l’exploitation coloniale.
L’affaire des deux Franco-Algériens arrêtés le 10 juin dernier à Bangui prouve une fois de plus l’ampleur de la manipulation judiciaire orchestrée par le gouvernement centrafricain. Loin d’être indépendante, la justice du pays se plie aux desiderata du pouvoir et du groupe Wagner, bafouant les principes élémentaires de l’État de droit.
L’affaire des deux franco-algériens: Une arrestation arbitraire aux allures de braquage.
Les deux suspects ont été interpellés à leur domicile du quartier Ouango dans des conditions s’apparentant davantage à un vol qu’à une opération légale. Près de 800 millions de francs CFA en espèces, or et diamants leur auraient été dérobés par des éléments de la garde présidentielle et de la gendarmerie, sous couvert d’une perquisition. L’accusation initiale de préparation d’un coup d’État, rapidement abandonnée, laisse planer le doute sur les véritables motifs de cette intervention.
La justice, simple marionnette du pouvoir et du groupe Wagner.
Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazene, a promis aux détenus une libération imminente lors d’une visite à la prison du camp de Roux, affirmant agir sur instruction du président Faustin-Archange Touadera dit Baba Kongoboro. Cette ingérence flagrante de l’exécutif révèle le contrôle total exercé sur l’appareil judiciaire.
Un jugement précipité et incohérent.
Suite à la révélation par la rédaction du CNC de ce projet de libération, le gouvernement a opéré un revirement spectaculaire. Les accusés ont été condamnés à deux ans de prison et 100 000 francs CFA d’amende pour simple détention d’armes de guerre. Cette peine, sans rapport avec les accusations initiales, prouve l’absence totale d’indépendance du tribunal.
La RCA, “honte de tout le monde”.
Ce fiasco judiciaire entache gravement l’image de la République centrafricaine sur la scène internationale. Le pays de Boganda, connu sous le nom de Zo kwé Zo, jadis symbole d’espoir pour l’Afrique, s’enfonce dans l’arbitraire et le déni de justice. Les autorités, prises en flagrant délit de manipulation, peinent à masquer leur incompétence et leur mépris pour l’État de droit.
Alors que le gouvernement tente de sauver la face, la crédibilité du système judiciaire centrafricain est définitivement ruinée. Cette affaire montre au grand jour les pratiques d’un régime qui instrumentalise la justice à des fins politiques, au mépris des droits fondamentaux des citoyens.
Accusé d’avoir transporté Maxime Mokom, le policier Kénféi Symphorien arrêté à Gamboula et transféré à Bangui.
Centrafrique.org/policier-symphorien_kenfei/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/policier-symphorien_kenfei-450×338.webp” alt=”Le policier Symprorien Kenféi en uniforme bleu foncé regardant la caméra” width=”450″ height=”338″ />Agent des forces de l’ordre Symprorien Kenféi en service
Un policier centrafricain paie le prix de l’incompétence incroyable des autorités centrafricaines. Kénféi Symphorien, gardien de la paix en poste à Gamboula, a été arrêté et transféré à Bangui, distante de 685 km, sur la base d’accusations totalement fantaisistes. Cette affaire dévoile aux yeux du monde les dysfonctionnements alarmants au sein des forces de l’ordre du pays.
Les accusations aberrantes contre Kénféi Symphorien.
L’affaire a débuté la semaine dernière lorsque Kénféi Symphorien a effectué un simple trajet en moto avec un responsable local de la Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricains vers le village de Noufou. Il a été transporté sur la moto en plus. Mais contre toute attente, sans la moindre preuve, Kénféi Symphorien s’est vu accuser dès son retour le même jour à Gamboula d’avoir transporté Maxime Mokom, un homme qui a été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) et relaxé.
L’avocat de M. Mokom, contacté par la rédaction du CNC, confirme que son client réside toujours à La Haye, aux Pays-Bas. Cette information facilement vérifiable n’a visiblement pas été prise en compte dans le traitement de l’affaire Kénféi Symphorien.
La chaîne de commandement défaillante.
Malgré l’absurdité manifeste des accusations, la hiérarchie policière a fait preuve d’un manque de discernement alarmant dans le cas de Kénféi Symphorien. Le gardien de la paix a d’abord été transféré à Berberati pour interrogatoire, puis envoyé à Bangui sur ordre du Directeur général de la police, le contrôleur général Bienvenu Zokoué.
Cette réaction disproportionnée dans l’affaire Kénféi Symphorien confirme l’incompétence généralisée au sommet de l’État centrafricain. Comment expliquer qu’aucun responsable, du commissariat local jusqu’au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique dirigé par Michel Nicaise Nassin, n’ait pris la peine de vérifier les allégations contre Kénféi Symphorien ? Le cas Kénféi Symphorien révèle un système judiciaire et sécuritaire à la dérive.
Alors que la République centrafricaine fait face à de nombreux défis sécuritaires et économiques, l’arrestation injustifiée de Kénféi Symphorien démontre que ses dirigeants semblent plus préoccupés par des chimères que par les problèmes réels du pays.
Le ministre Michel Nicaise Nassin doit s’expliquer sur l’affaire Kénféi Symphorien qui jette le discrédit sur l’ensemble des forces de l’ordre centrafricaines. Comment peut-on laisser prospérer de telles rumeurs infondées au plus haut niveau de l’État, aboutissant à l’arrestation arbitraire de Kénféi Symphorien ?
Cette tragi-comédie administrative autour de Kénféi Symphorien pose la question de la compétence des hauts responsables centrafricains. Si de telles erreurs grossières sont commises sur une affaire aussi simple à vérifier que celle de Kénféi Symphorien, que se passe-t-il sur des dossiers plus complexes touchant à la sécurité nationale de Bangui la coquette ?
Bangui : Les Wagner célèbrent leurs morts par un concert à la maison russe
Centrafrique.org/une-ceremonie-de-letat-major-des-armees-a-lhonneur-des-mercenaires-russes-sous-le-monument-des-russes-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Une-ceremonie-de-letat-major-des-armees-a-lhonneur-des-mercenaires-russes-sous-le-Monument-des-Russes-a-Bangui-450×301.jpg” alt=”Une cérémonie de l’état-major des armées à l’honneur des mercenaires russes sous le Monument des Russes à Bangui” width=”450″ height=”301″ />Une cérémonie de l’état-major des armées à l’honneur des Mercenaires russes sous le Monument des Russes à Bangui
Le 2 août 2024, le centre culturel russe de Bangui, surnommé “Maison Russe”, a accueilli un prétendu “concert de la paix” dédié aux mercenaires du groupe Wagner tués en Centrafrique. Cet événement révèle l’ampleur de la manipulation instrumentée par les forces russes du groupe Wagner présentes dans le pays.
Une célébration macabre qui bafoue la souveraineté centrafricaine.
Organisé par Dimitri Sitiy, chef du groupe Wagner en RCA, ce rassemblement visait à glorifier des criminels de guerre comme des “héros”. La présence d’officiers et de soldats centrafricains à cette cérémonie témoigne de l’emprise inquiétante des Russes sur l’armée nationale.
“Les militaires centrafricains semblent contraints de s’incliner devant leurs maîtres russes, au mépris de la dignité nationale”, déplore un observateur sous couvert d’anonymat.
Le véritable bilan des exactions russes dissimulé.
Alors que le nombre réel de mercenaires russes tués reste un secret bien gardé, l’ambassade russe et Wagner s’efforcent de minimiser leurs pertes. Les blessés sont soignés dans leurs propres hôpitaux, tandis que les morts sont enterrés discrètement dans un cimetière dédié à Bangui.
Une stratégie de communication trompeuse.
En organisant ce type d’événement, les mercenaires russes tentent de se présenter comme des bienfaiteurs, occultant les atrocités commises sur le terrain. Cette opération de communication vise à faire oublier les exactions perpétrées contre les civils centrafricains.
Pendant que les Wagner célèbrent leurs morts, de nombreuses familles centrafricaines pleurent encore leurs proches, victimes des exactions de ces mercenaires. L’impunité dont jouissent ces criminels étrangers sur le sol national reste un affront à la mémoire du Président Barthelemy Boganda.
Bangui-Paris : un réchauffement diplomatique qui affole les Russes.
Centrafrique.org/comment-faustin-archange-touadera-tente-de-se-reconcilier-avec-emmanuel-macron/macron-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-62994″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera-450×225.jpg” alt=”Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP” width=”450″ height=”225″ />Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Le prétendu empoisonnement à Paris du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro par les services secrets français se révèle être une manipulation grossière orchestrée par le groupe Wagner. Cette mise en scène maladroite vise à saper le récent rapprochement entre Bangui et Paris, au grand dam des autorités russes.
Une opération de désinformation mal ficelée face au réchauffement diplomatique.
L’histoire de l’empoisonnement, relayée par un internaute ouest-africain pro-russe sur Facebook, ne tient pas debout. Aucun examen toxicologique n’a été effectué, ni sur Touadéra ni sur le fameux verre d’eau qu’il aurait bu. L’analyste politique Fari Taheruka Shabazz souligne l’absurdité de ces allégations : “Même un SDF montrant des signes d’empoisonnement passerait des examens au centre antipoison. Le verre serait saisi et analysé”.
Le retour précipité de Touadéra à Bangui, sans passage par l’hôpital, achève de discréditer cette fable. Marc Balkouzou, Un observateur centrafricain, enseignant à l’université de Bangui, ironise : “Celui qui est empoisonné revient au pays et marche normalement au milieu de ses partisans à l’aéroport international de Bangui Mpoko, comme s’il venait juste de manger”.
Poutine : un manipulateur en perte de vitesse dans le contexte du réchauffement diplomatique.
Cette opération de désinformation grossière indique la panique du Président russe Vladimir Poutine avec son bras armé du groupe Wagner face au rapprochement franco-centrafricain. Incapables de stopper ce processus, les russes tentent maladroitement de le saboter par des rumeurs infantiles.
L’échec de cette manœuvre souligne la perte petit à petit d’influence des russes en Centrafrique. Malgré leurs efforts pour maintenir Touadéra sous leur coupe, le président Kongoboro cherche visiblement à diversifier ses soutiens pour consolider son pouvoir dictatorial et criminel.
La santé négligée du président Kongoboro.
Au-delà de cette pseudo-affaire d’empoisonnement, c’est l’état de santé réel de Kongoboro qui inquiète. Un observateur centrafricain dresse un portrait peu flatteur : “Il a pris énormément de poids en quelques mois. Son ventre est ballonné, ses fesses ont grossi. Il grogne, signe de problèmes de cholestérol et de tension”.
Cette négligence sanitaire du président Kongoboro contraste avec le soin qu’il apporte à son maintien au pouvoir. Conscient que sa place serait “en prison” s’il quittait ses fonctions, Touadéra s’accroche à son fauteuil au détriment de sa santé et du pays.
L’affaire de l’empoisonnement imaginaire de Kongoboro expose ainsi la fragilité du pouvoir de Touadéra, pris en étau entre ses soutiens russes encombrants et la nécessité de se rapprocher des Occidentaux. Pendant ce temps, la Centrafrique continue de sombrer dans la pauvreté et l’instabilité, victime des jeux de pouvoir de son président et de ses alliés douteux russses.
Le pillage éhonté de l’ONASPORT par son directeur général Sévérin Lidamon
Centrafrique.org/le-ministre-piri-neveu-du-president-de-la-republique-ordonne-le-debranchage-de-lelectricite-au-centre-culturel-missy-momo11/directeur-general-de-lonasport-lidamon/” rel=”attachment wp-att-53108″ data-wpel-link=”internal”>directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC
Le week-end du 27-28 juillet dernier, un acte de pillage organisé a été perpétré au sein de l’Office National des Sports (ONASPORT) à Bangui. Le principal suspect n’est autre que le directeur général de l’institution, Sévérin Lidamon, censé veiller sur les biens publics dont il a la charge.
Des équipements sportifs offerts par la Chine volatilisés.
En 2017, l’ambassade de Chine avait fait don de trois conteneurs d’équipements sportifs et de musculation à l’ONASPORT, suite à un projet monté par l’ancien directeur général, monsieur Diego Singa. Ces équipements, destinés à générer des revenus pour l’institution en étant mis à disposition du public, étaient entreposés dans les locaux de l’ONASPORT depuis lors.
Lidamon vide les entrepôts à son profit.
Selon des témoins interrogés par la rédaction du CNC, Sévérin Lidamon a utilisé son véhicule, un pick-up Mitsubishi, pour effectuer une quarantaine d’allers-retours entre l’entrepôt et une destination inconnue durant le week-end. Il aurait ainsi vidé la quasi-totalité du stock d’équipements offerts par la Chine, s’appropriant des biens publics à des fins personnelles.
Un pillage qui fait tache d’huile.
Le lundi suivant, constatant les opérations de pillages du directeur, le contrôleur financier de l’ONASPORT aurait à son tour emporté le reste des équipements. Ce comportement indique ouvertement une culture de l’impunité et du détournement qui gangrène l’institution.
Des antécédents inquiétants.
Ce n’est pas la première fois que Sévérin Lidamon est accusé de tels agissements. Des témoignages affirment qu’il aurait déjà détourné du sable destiné aux infrastructures sportives pour la construction de sa maison personnelle.
Une enquête s’impose.
Devant une telle accusation, une enquête approfondie est nécessaire pour établir les responsabilités et sanctionner les coupables. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon, et le premier ministre Félix Moloua, doivent impérativement se saisir de l’affaire pour assainir la gestion de l’ONASPORT.
Le pillage de l’ONASPORT est distinctif de la mauvaise gouvernance qui mine les institutions de l’État centrafricain. Il est temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour mettre fin à ces pratiques qui nuisent au développement du pays et à la confiance des partenaires internationaux.
L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota
Centrafrique.org/professeur-richard-filakota-bon/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur-richard-filakota-bon-450×301.jpg” alt=”Le ministre Richard Filakota assis à une table de conférence avec des drapeaux en arrière-plan” width=”450″ height=”301″ />Le ministre de l’économie et du plan, Richard Filakota . Crédit photo : radio Guira FM.
Le ministre de l’Économie et du Plan, Richard Filakota, vient de faire des aveux embarrassants sur l’échec cuisant du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA). Lors d’une récente interview sur les antennes de la radio Ndékè Luka , le ministre a tenté maladroitement de défendre ce fiasco monumental qui a englouti plus de 1000 milliards de francs CFA de fonds internationaux.
Le RCPCA : Un gaspillage colossal de fonds publics.
Lancé en grande pompe en 2016, le RCPCA devait apporter une bouffée d’oxygène à l’économie centrafricaine exsangue. Six ans plus tard, le bilan est catastrophique. Malgré les sommes astronomiques injectées, la population ne voit aucune amélioration concrète de ses conditions de vie.
Le ministre Filakota a tenté de justifier cet échec en évoquant une prétendue “montée en puissance de l’armée nationale”. Une affirmation qui frise le ridicule quand on connaît l’état réel actuel des forces armées centrafricaines, toujours incapables d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Des routes fantômes.
Autre argument avancé par le ministre : la réhabilitation des routes. Là encore, il s’agit d’une vaste fumisterie. La plupart des axes routiers du pays demeurent dans un état déplorable, entravant le développement économique. Les quelques tronçons rénovés par le projet Londo à grands frais se sont rapidement dégradés, car l’entretien se faisait que par la main et non par des machines .
Le véritable bénéficiaire : le groupe Wagner.
En réalité, les fonds du RCPCA semblent avoir surtout servi à financer l’arrivée et l’implantation du sulfureux groupe Wagner en Centrafrique. Un détournement de l’aide internationale qui n’a pas échappé aux bailleurs de fonds occidentaux.
Devant un tel bilan désastreux, le ministre Filakota se contente de botter en touche, refusant d’assumer ses responsabilités.
“Ce n’est pas à moi de vous dire comment aller vérifier”, a-t-il déclaré, fuyant ses obligations de transparence.
Il est grand temps que toute la lumière soit faite sur ce scandale financier qui a privé le peuple centrafricain des retombées promises. Une enquête indépendante s’impose pour identifier les responsables de ce gâchis monumental et les traduire en justice.
Bambari : une nouvelle affaire du “vol de zizis” sème la panique
Centrafrique.org/referendum-de-la-honte-un-acte-de-coercition-inacceptable-se-deroule-a-bambari/les-commercants-sont-assis-devant-leurs-magasins-a-bambari-en-republique-centrafricaine-le-18-novembre-2020/” rel=”attachment wp-att-56605″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Les-commercants-sont-assis-devant-leurs-magasins-a-Bambari-en-Republique-centrafricaine-le-18-novembre-2020-450×253.jpg” alt=”Les commerçants sont assis devant leurs magasins à Bambari, en République centrafricaine, le 18 novembre 2020″ width=”450″ height=”253″ />Les commerçants sont assis devant leurs magasins à Bambari, en République centrafricaine, le 18 novembre 2020. Photo AFP
Une affaire troublante secoue Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, depuis quelques jours. Trois jeunes hommes auraient perdu leur organe génital après avoir salué quelqu’un dans la rue. Les autorités prennent l’affaire au sérieux.
“J’ai vu de mes propres yeux. Mon voisin est rentré en pleurant, disant que son bangala avait disparu après avoir serré la main d’un inconnu. On a vérifié, il n’y avait vraiment plus rien !”, témoigne Moustapha Kossengue, un habitant du quartier Bornou.
Vol de zizis: un Camerounais dans la ligne de mire.
Les soupçons se portent sur un ressortissant camerounais, actuellement auditionné par la gendarmerie.
“L’enquête est en cours. Nous prenons cette affaire très au sérieux”, déclare un officier de police judiciaire à Bambari.
À l’hôpital préfectoral également, le personnel est dépassé.
“Les trois victimes sont sous observation. C’est un phénomène que la médecine moderne peine à expliquer”, confie l’un des médecins, visiblement préoccupée.
Un phénomène récurrent.
Ce type d’incident n’est pas nouveau dans le pays. Martial Sérékouessé , chercheur centrafricain en anthropologie, explique :
“Ces cas de ‘vol de sexe’ sont régulièrement rapportés dans le pays. C’est un phénomène complexe, mêlant croyances traditionnelles et tensions sociales”.
La psychose s’installe à Bambari.
“On ne sait plus à qui faire confiance. J’évite même de saluer n’importe qui dans les rues, même mes voisins “, avoue Jean Junior, un chauffeur de taxi-moto de Bambari rencontré au marché central.
En attendant, à Bambari comme ailleurs en Centrafrique, la méfiance règne et les poignées de main vont se faire de plus en plus rares.
Bangui : l’élection syndicale vire à l’imposture ministérielle
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle-450×300.jpg” alt=”Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle” width=”450″ height=”300″ />
Le ministère centrafricain du Travail a organisé une mascarade électorale digne des parrains mafieux mexicains, provoquant au passage l’indignation des principales centrales syndicales centrafricaines. En effet, le 24 mai dernier, dans la capitale Bangui, la ministre Annie-Michelle Mouanga a imposé la désignation de six prétendus représentants syndicaux dans des conditions opaques et antidémocratiques.
L’élection syndicale : manquement grave aux procédures.
Pierre Clavin Bokoli, secrétaire général de la Confédération démocratique des travailleurs de Centrafrique (CDTC), dénonce une opération entièrement truquée : “Les procédures n’ont pas été respectées. La ministre a simplement coopté des gens à sa solde, sans aucune consultation des véritables organisations syndicales”. Malgré la fourniture des documents requis par les syndicats, le ministère les a délibérément écartés du processus.
Une légitimité fabriquée de toutes pièces.
Pour justifier cette parodie d’élection, la ministre a cyniquement invoqué le respect des critères de représentativité définis par l’Organisation internationale du Travail. Or, le prétendu représentant de l’OIT en Centrafrique n’est autre que Monsieur Ganabo, simple chargé de mission du ministère et informaticien autodidacte. Une supercherie grossière visant à conférer une légitimité fictive à cette opération de manipulation.
Un fantôme de démocratie sociale.
En imposant pour quatre ans une représentation syndicale fantoche, le gouvernement cherche par toutes les voies à museler toute contestation sociale potentielle. Les véritables organisations de travailleurs centrafricains exigent l’annulation immédiate de ce processus frauduleux et en appellent au Premier ministre pour rétablir un dialogue social authentique. Sans réaction rapide des autorités, c’est l’ensemble des acquis sociaux qui risquent d’être remis en cause par cette ministre aux méthodes mafieuses.
Deux soldats FACA tués dans une embuscade près d’Amada-Gaza
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Deux militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) ont perdu la vie dans une embuscade tendue par des rebelles du mouvement 3R près de la commune d’Amada-Gaza, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. L’attaque s’est produite ce vendredi 02 août 2024, alors que les soldats se déplaçaient en direction de la frontière camerounaise.
Les victimes sont un soldat de première classe et un caporal-chef. Selon les informations obtenues par Corbeau News, les deux hommes circulaient à moto au moment de l’attaque, l’armée nationale ne disposant pas de véhicules pour ses troupes dans cette zone.
Cette embuscade meurtrière intervient quelques jours après la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique, décidée en juillet 2024 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le gouvernement de Bangui s’était alors félicité de cette décision, la présentant comme une avancée majeure pour le renforcement des FACA.
Toutefois, de nombreux observateurs estiment que la levée de cet embargo ne suffira pas à rendre l’armée centrafricaine plus robuste.
“Le véritable problème réside dans le manque de formation et de volonté politique, pas dans l’embargo qui a été levé d’ailleurs depuis juillet 2023”, analyse un expert militaire sous couvert d’anonymat.
L’attaque prouve une fois de plus les défis sécuritaires persistants en Centrafrique, en particulier dans l’ouest du pays où le groupe 3R reste actif. Elle met également en lumière les difficultés logistiques des FACA, contraintes d’opérer avec des moyens limités dans des zones reculées.
La commune d’Amada-Gaza se situe à environ 685 km de Bangui. Le ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée, Claude Rameaux Bireau, n’avait pas encore réagi à cette attaque au moment de la publication de cet article.
Vol à main armée à Mbaïki : un boucher dépouillé par des hommes armés
Centrafrique.org/mbaiki-remise-des-fournitures-scolaires/pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-53101″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-Mbaiki-450×338.jpg” alt=”Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville de Mbaïki” width=”450″ height=”338″ />Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville de Mbaïki. Photo CNC
Dans la nuit du vendredi 2 août 2024, vers 2 heures du matin, un vol à main armée s’est produit au domicile de Salé Koule, boucher au marché de Mbaïki, situé à 107 km au sud-ouest de Bangui. Trois individus armés ont fait irruption chez la victime, la dépouillant de ses biens.
“Ils étaient trois, munis d’armes à feu. Ils ont d’abord attrapé mon cousin qui était sorti, puis moi quand je suis sorti voir ce qui se passait”, raconte Salé Koule. “Ils nous ont fait coucher au sol avant d’entrer dans la maison pour tout saccager.”
Le préjudice est estimé à plus de 300 000 francs CFA. Les assaillants ont emporté 80 000 FCFA en espèces, deux téléphones d’une valeur de 340 000 FCFA, ainsi que 30 000 FCFA appartenant à la mère de la victime.
La victime affirme avoir reconnu des militaires parmi les agresseurs. “Ma sœur a dit que c’était des militaires, et c’est vrai. On les a envoyés ici pour nous protéger, pas pour nous braquer”, déclare-t-il. Il décrit l’un des assaillants comme un homme de petite taille portant une fausse barbe.
Ces accusations, si elles étaient avérées, soulèveraient de sérieuses questions sur le comportement de certains éléments des forces de sécurité dans la ville. Pour l’heure, aucune arrestation n’a été rapportée en lien avec cette affaire.
La ville de Mbaïki, surnommée autrefois “Mbaïki la fleur “, se trouve aujourd’hui exposée à une insécurité croissante. Cet incident révèle les défis persistants en matière de sécurité publique dans le pays, malgré le déploiement des forces de défense et de sécurité intérieure.
Centrafrique : Libération de deux exploitants miniers chinois enlevés près de Koundé
Centrafrique.org/Centrafrique-liberation-des-5-otages-chinois-un-denouement-heureux-apres-des-mois-de-tension/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-71420″ data-wpel-link=”internal”>les 5 chinois kidnappés dans la Nana Mambéré
Deux ressortissants chinois, kidnappés le 8 juillet près de Béloko, ont été libérés mercredi dernier à Garoua Boulaï au Cameroun. Une rançon aurait été versée aux ravisseurs non identifiés.
Les deux exploitants miniers chinois travaillaient pour la coopérative Lagbata à Koundé, à 33 km de Béloko, dans la préfecture de La Nana-Mambéré. Leur libération s’est déroulée mercredi dernier à Garoua-Boulaï, ville camerounaise située à 610 km de Bangui.
L’un des otages, souffrant, a été transféré à Yaoundé pour des soins intensifs. Son compatriote, en bonne santé, reste à Garoua-Boulaï.
Des sources proches du dossier indiquent qu’une rançon a été versée aux ravisseurs. Le montant n’a pas été divulgué.
Les enquêtes menées par la rédaction du CNC révèlent que les assaillants seraient venus du Cameroun. Cette pratique est récurrente depuis plusieurs années. Certains malfaiteurs, après un exil au Cameroun, sont revenus en Centrafrique tout en poursuivant leurs activités criminelles.
Contrairement aux idées reçues, ces enlèvements ne sont pas uniquement l’œuvre de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Des groupes criminels non identifiés opèrent également dans cette région en proie à l’insécurité chronique.
Depuis 2021, la préfecture de La Nana-Mambéré a enregistré une dizaine de cas similaires. Les ressortissants chinois semblent être les cibles privilégiées de ces hommes armés.
Les autorités locales annoncent une réunion prochaine avec les artisans miniers de Béloko et des environs. L’objectif est de renforcer les mesures de sécurité pour prévenir de futurs enlèvements.
Bangui : l’ENERCA lance le branchement de 10 000 compteurs prépayés
Centrafrique.org/enerca-se-prepare-a-briller-perturbations-ephemeres-pour-un-avenir-lumineux/2-un-agent-de-lenerca-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail/” rel=”attachment wp-att-66804″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/2-Un-agent-de-lENERCA-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail-450×446.jpg” alt=”Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail” width=”450″ height=”446″ />Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail
La direction générale de l’ENERCA a annoncé au début de cette semaine le démarrage d’une opération de branchement de 10 000 compteurs prépayés dans la capitale centrafricaine. Ce projet, financé par la Banque mondiale, vise à étendre l’accès à l’électricité dans les zones périphériques de Bangui.
Thierry Patient Béndima, directeur général de l’ENERCA, a précisé les zones concernées :
“C’est la partie qui va de Gobongo jusqu’au PK12. On a des zones vers Boyrabe, vers Mboko, aussi vers Sakaï”. Ces quartiers ont récemment bénéficié de la construction de nouveaux réseaux électriques grâce à l’appui de la Banque mondiale.
Contrairement aux rumeurs, les branchements ne sont pas gratuits mais subventionnés. L’ENERCA propose trois tarifs :
– 46 092 francs CFA pour un branchement deux fils
– 76 092 francs CFA pour un branchement quatre fils sans support
– Un tarif préférentiel pour les branchements avec support
Les habitants intéressés devront s’acquitter du montant avant l’installation du compteur.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du projet d’urgence de fourniture et d’accès à l’électricité soutenu par la Banque mondiale. Elle vise à améliorer la desserte électrique dans les quartiers périphériques de la capitale, longtemps privés d’un accès fiable à l’électricité.
Des champs dévastés par des bœufs à Rafaï, les cultivateurs s’inquiètent
Centrafrique.org/pillage-et-racket-les-ravages-dune-bande-criminelle-a-ouanda-djalle/le-paturage-des-boeufs-au-village-bouboui-situe-a-45-km-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-72768″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui-450×307.jpg” alt=”Le pâturage des bœufs au village Bouboui situé à 45 km de Bangui” width=”450″ height=”307″ />Le pâturage des bœufs au village
À Rafaï, localité située à 889 km de Bangui, plusieurs hectares de cultures ont été détruits par des troupeaux de bovins. Les agriculteurs craignent une pénurie alimentaire et des tensions avec les éleveurs.
“Mon champ de 50 mètres carrés a été entièrement ravagé par des bœufs. Comment vais-je nourrir et scolariser mes enfants maintenant ?”, s’alarme Thérèse Hawa, veuve sexagénaire, en langue sango.
Les dégâts concernent principalement des plantations de manioc, d’arachides et de maïs situées dans un rayon de 3 à 5 km autour de la ville. Plusieurs cultivateurs interrogés au bord de la rivière Shinko expriment leur désarroi face à cette situation.
Ces destructions surviennent dans le pays alors que les autorités et la Minusca multiplient les déclarations sur la résolution des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Mais sur le terrain, le problème persiste et menace la sécurité alimentaire locale.
La sous-préfecture de Rafaï, rattachée à la préfecture du Mbomou, se trouve particulièrement exposée à ce type d’incidents du fait de sa position frontalière avec le Soudan du Sud. Les responsables locaux n’ont pas encore réagi officiellement à ces événements.
Corbeau News Centrafrique fête ses 11 ans d’indépendance journalistique
Le site d’information Corbeau News Centrafrique (CNC) célèbre cette année son 11e anniversaire. Lancé en 2013 sous le nom CentraActualité avant d’être rebaptisé en 2014, CNC s’est imposé comme le leader de l’information en ligne en République centrafricaine.
“Notre indépendance financière totale nous permet de résister aux pressions politiques“, déclare Alain Nzilo, directeur de publication de CNC. Le site ne reçoit aucun financement extérieur, qu’il s’agisse d’organisations, de partis politiques ou de particuliers.
Cette autonomie a un coût. “Nous avons été sollicités à maintes reprises par le pouvoir, y compris par le président Touadera et des conseillers présidentiels, pour rallier le régime”, révèle M. Nzilo. Le groupe Wagner aurait également tenté d’influencer la ligne éditoriale du site.
CNC revendique son rôle de contre-pouvoir. “Contrairement à certains confrères, nous ne sommes pas là pour glorifier le gouvernement”, souligne le directeur de publication. “Notre mission est d’informer dans l’intérêt du peuple centrafricain”.
Cette ligne éditoriale indépendante irrite parfois les autorités. La ministre du Travail et le directeur de la CNS ont accusé leurs collaborateurs de fuiter des informations à CNC.“C’est faux”, réfute M. Nzilo. “Nous recoupons nos propres informations sans payer nos sources”.
Le site remercie ses fidèles lecteurs, dont le tout premier en 2014, M. Nathan Maïtar. “Nous sommes également reconnaissants envers nos journalistes pionniers comme Eric Ngaba, Fred Croque et Gisèle MOLOMA “, ajoute le directeur de CNC.
Malgré les difficultés, Corbeau News Centrafrique entend poursuivre sa mission d’information au service des citoyens centrafricains.
Le Premier ministre Félix Moloua se retrouve au cœur d’un scandale de corruption, suite à des révélations explosives sur un cadeau somptueux qu’il aurait reçu dès sa nomination en février 2022. Selon une enquête exclusive du CNC, des commerçants libanais auraient financé et construit pour le chef du gouvernement une résidence pavillonnaire triplexe de haut standing dans le quartier Belle Vue de Bangui.
Un triplex de luxe offert par la communauté libanaise au Premier ministre Moloua.
L’enquête révèle que peu après sa nomination, Félix Moloua s’est vu offrir une résidence pavillonnaire triplexe dans le quartier huppé de Belle Vue, situé dans le 7e arrondissement de Bangui, juste derrière l’école Ngaragba. Cette propriété, d’une valeur estimée entre 600 et 700 millions de francs CFA, tranche radicalement avec le train de vie antérieur du Premier ministre.
“Pendant ses cinq années comme ministre de l’Économie, il n’avait même pas construit une maison convenable. Seulement quelques petites maisons, rien de comparable à cette résidence incroyable”, confie une source proche du dossier sous couvert d’anonymat.
Des liens troubles du premier ministre Moloua avec la communauté libanaise.
Ce cadeau princier pousse les centrafricains à s’interroger sur les relations entre le gouvernement centrafricain et la communauté libanaise, très influente dans les milieux d’affaires du pays. “On comprend maintenant pourquoi les Libanais gagnent tous les marchés et sont intouchables. Certains ont même pris la nationalité centrafricaine et sont devenus députés”, s’indigne un observateur politique.
La corruption gangrène les plus hautes sphères de l’État.
L’affaire Moloua n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’enquête du CNC dévoile en public un système de corruption généralisé au sommet de l’État centrafricain :
– La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, elle aussi, délivre de “vrais faux passeports diplomatiques” à des Libanais contre des centaines de millions de francs CFA.
– Le président Faustin-Archange Touadéra lui-même réside dans “une maison à cinq étages jamais vue pour un chef d’État centrafricain depuis l’indépendance”. Il posséderait également plusieurs autres propriétés de luxe, notamment dans la cité de Belle Vue.
– L’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada affiche ostensiblement sa richesse, allant jusqu’à publier des vidéos de ses somptueuses demeures sur les réseaux sociaux.
Un système bien rodé.
L’enquête révèle un modus operandi bien établi : “Dès qu’on nomme quelqu’un à un poste important, automatiquement les Libanais et les trafiquants de diamants se bousculent à sa porte pour lui offrir de l’argent en échange de faveurs”, explique un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat.
Ce système de corruption toucherait même la délivrance des cartes d’identité nationales. L’entreprise libanaise Almadina, chargée de leur fabrication, appliquerait un tarif de 6000 francs CFA par carte, dont 2000 francs seraient reversés directement au président Kongoboro, en dépit du prix officiel de 4000 francs voté par l’Assemblée nationale.
Un pays au bord du gouffre.
Ces révélations interviennent dans un contexte de crise profonde en RCA. Alors que la population s’enfonce dans la précarité, l’élite politique semble uniquement préoccupée par son enrichissement personnel.
“Le népotisme et la corruption dans le pays atteignent un niveau alarmant, incroyablement élevé”, déplore un activiste anti-corruption. “Entre les Wagner, les Rwandais et maintenant ces affaires de corruption, c’est un pays pillé de toutes parts”.
La semaine dernière, la défaite cuisante du groupe Wagner au Mali, signée par de lourdes pertes face aux rebelles, a levé le voile sur l’incompétence de ces mercenaires russes. Sergueï Girnof, ancien agent du KGB, dévoile sans détour la véritable nature de Wagner et expose la crédulité de ceux qui croyaient en leur puissance militaire.
“Je n’ai pas été surpris car en réalité les Wagner n’ont jamais été de vrais combattants, surtout en Afrique”, affirme Girnof. Il explique que le groupe criminel de Wagner avait principalement deux fonctions sur le continent africain : servir de gardes du corps à des “dictateurs africains” et former des troupes locales sans directement être devant le combats ».
Des mercenaires incompétents.
L’ancien agent du KGB, dans son interview, souligne l’inexpérience des troupes de Wagner sur le champ de bataille : “Quand les Wagner commencent à se battre eux-mêmes, on constate qu’ils ne savent pas se battre”. Il compare cette débâcle à leur déroute en Ukraine et à leur massacre par les forces américaines en Syrie.
La naïveté des populations africaines.
Girnof pointe du doigt la crédulité de certains Africains envers les troupes de Wagner : “Le problème en Afrique, c’est que la population africaine est très naïve.” Il dénonce les mythes circulant sur le continent, notamment l’idée que seuls les pays occidentaux exploiteraient l’Afrique ».
L’absence d’investissements du pays de Poutine.
Toujours dans sa déclaration, il révèle le peu d’intérêt économique de la Russie pour l’Afrique : “La Russie investit absolument rien en Afrique”. Il compare les investissements russes (18 milliards de dollars) à ceux de la Chine (300 milliards) et de l’Union européenne (400 milliards).
Une stratégie déstabilisatrice de Poutine en Afrique.
Girnof accuse la Russie de favoriser les conflits en Afrique : “Ils investissent uniquement dans les dictateurs et ils fournissent les armes […] ils favorisent en fait les batailles et les guerres locales entre les États et entre les groupes armés .”
Cette défaite des Wagner au Mali dévoile au grand jour l’inefficacité de leur présence en Afrique et soulève des questions sur la pertinence des partenariats sécuritaires avec ces mercenaires russes. Les populations et dirigeants africains devraient réévaluer leur confiance en ce groupe dont la réputation semble largement surfaite.