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L’hôpital d’Amadagaza en crise : un système de santé au bord du gouffre

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L’hôpital d’Amadagaza en crise : un système de santé au bord du gouffre

 

Centrafrique.org/the-deputy-mayor-of-amada-gaza-and-his-councillor-stand-outside-the-town-hall-which-was-attacked-by-the-siriri-group-in-amada-gaza-on-8-july-2018-a-new-armed-group-called-siriri-peace-in-sang/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/mairie_amadagaza-450×240.jpg” alt=”Façade de la mairie d’Amada-Gaza en République centrafricaine, avec deux hommes debout devant le bâtiment peint aux couleurs du drapeau national” width=”450″ height=”240″ />
La mairie d’Amada-Gaza, un modeste bâtiment administratif au cœur de la Mambéré-Kadéï CopyrighDR

 

L’hôpital d’Amadagaza, une ville située à 135 kilomètres de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré, se trouve dans un état alarmant qui risque de compromettre la vie des patients. Cette situation révèle l’échec total du système de santé centrafricain dans les zones rurales.

 

Bangui, 2 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Infrastructures vétuste, manque cruel de personnel : un hôpital fantôme au cœur de la Mambéré.

 

La situation est dramatique, comme l’a déploré le Dr Dolandin Songopera, médecin-chef de l’établissement : “Il n’y a pas assez de bâtiments, et il y a vraiment une pénurie de ressources humaines”. L’hôpital ne dispose même pas de l’équipement de base pour fonctionner. “Quand vous rentrez dans ce petit bâtiment, il n’y a même pas de lits d’hospitalisation, c’est vraiment déplorable”, ajoute le médecin chef.

 

Hôpital d’Amadagaza : Un personnel non qualifié fragilise le système.

 

À en croire le propos du Docteur Songopera, la situation du personnel est aussi catastrophique. Il révèle : “Lorsque nous étions venus, il y avait seulement un agent de l’État qui est l’assistante accoucheuse”. Pour pallier ce manque criant, l’hôpital a dû recourir à une solution désespérée : “Nous avons essayé de former des agents de santé communautaires qui prêtent actuellement main forte au centre de santé. Ils sont au nombre de 11 qui nous aident dans ces moments”. Cette situation compromet dangereusement la vie des patients, pris en charge par du personnel non qualifié.

 

Manque cruel de médicaments : les patients abandonnés à leur triste sort.

 

L’approvisionnement en médicaments est inexistant. “Sur le plan médicaments, c’est un peu difficile”, explique le Dr Songopera. L’hôpital est contraint de fonctionner selon un système précaire : “Nous fonctionnons par le regroupement de groupe, c’est-à-dire les médicaments qu’on achète, COGES achète, et on essaie de vendre ça aux malades si on peut y dire.” Cette situation prive de soins les patients les plus démunis.

 

L’appel à un soutien des autorités par le médecin-chef révèle l’abandon total des autorités : “Pour l’instant, il n’y a aucun organisme qui nous aide. Si les intérêts, les organismes ONG qui nous écoutent, s’ils peuvent nous aider beaucoup plus dans la prise en charge de la malnutrition ainsi que les maladies sexuellement transmissives”.

 

Cette situation dramatique à Amadagaza n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle illustre l’échec cuisant du gouvernement centrafricain à fournir des soins de santé de base à sa population, particulièrement dans les zones rurales. Pendant ce temps, les habitants de la Mambéré-Kadéï continuent de souffrir, abandonnés par un système de santé en déliquescence.

 

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Le scandale des bagages volés des pèlerins s’enlise dans la confusion

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Le scandale des bagages volés des pèlerins s’enlise dans la confusion

 

Centrafrique.org/rca-lexpertise-russe-a-la-douane-le-dg-theodore-frederic-inamo-eclaire-la-lanterne-du-public-sur-cet-accord-de-collaboration/le-directeur-general-de-la-douane-frederic-theodore-inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints/” rel=”attachment wp-att-47250″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints-450×338.jpg” alt=”Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints” width=”450″ height=”338″ />
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

La direction générale des douanes centrafricaines tente maladroitement d’étouffer l’affaire du vol massif des bagages des pèlerins revenus de La Mecque. Après avoir initialement menacé de poursuites judiciaires les délégués des pèlerins qui avaient dénoncé ces vols, l’administration douanière opère un revirement suspect en annonçant la création d’une commission d’enquête.

 

Bangui, 02 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une manœuvre qui ne trompe personne.

 

Cette commission, composée de douaniers et de représentants des pèlerins, apparaît comme une tentative de la direction des douanes de se dédouaner. Certains membres du comité des pèlerins, visiblement sous pression, ont même présenté des excuses pour avoir “parlé gauchement” d’une institution de l’État. Une attitude servile qui contraste avec la gravité des faits reprochés aux douaniers.

 

“Si une institution publique est impliquée dans un vol, dans quelle langue doit-on en parler ?”, s’interroge un observateur, soulignant l’absurdité de reprocher aux victimes leur ton accusateur.

 

Bagages volés des pèlerins : des menaces à peine voilées.

 

Le directeur général des douanes, Frédéric Inamo, promet des sanctions “si les faits s’avèrent”. Mais il ajoute une condition troublante : “Ce monsieur-là, c’est de me dire qui a fait quoi”, Une formulation qui ressemble à une invitation à la délation plutôt qu’à une volonté réelle de faire la lumière sur cette affaire.

 

Une tentative de diversion sanitaire.

 

Comble du cynisme, la direction des douanes tente de détourner l’attention en évoquant une prétendue contamination de certains agents au Covid-19 suite à l’arrivée des pèlerins. Une allégation fermement démentie par les représentants des pèlerins, qui affirment qu’aucun membre de la délégation n’a été testé positif.

 

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Racket aux barrières : Les commerçants d’Obo entrent en grève

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Racket aux barrières : Les commerçants d’Obo entrent en grève

 

Centrafrique.org/la-flambee-des-prix-a-obo-un-fardeau-insupportable-pour-les-habitants/le-march-lakounga-de-obo-chef-lieu-prefecture-haut-mbomou-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-67887″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/le-march-lakounga-de-obo-chef-lieu-prefecture-haut-mbomou-en-republique-centrafricaine-450×203.jpg” alt=”Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine” width=”450″ height=”203″ />
Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine

 

À Obo, située à 1320 km de Bangui dans la préfecture du Haut-Mbomou, les forces de l’ordre imposent des taxes illégales exorbitantes aux habitants, paralysant l’économie de cette ville du sud-est du pays. Depuis le matin du 31 juillet 2024, tous les commerces sont fermés en protestation contre ce racket systématique organisé aux barrières d’entrée et de sortie de la ville.

 

Un système de racket bien rodé à l’extrême est du pays.

 

Les forces de l’ordre ont instauré un véritable système d’extorsion à Obo, ville stratégique proche des frontières du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo. Même les vélos sont soumis à des “taxes” arbitraires et démesurées. Ricardo Dimanche, président de l’association des commerçants, révèle :

“9 500 FCFA pour un vélo avant de traverser la barrière et 12 000 FCFA pour une moto. C’est inadmissible”.

 

Ces sommes ne sont évidemment pas reversées au Trésor public mais vont directement dans les poches des agents aux barrières. Malgré des démarches entreprises par les commerçants depuis trois ans auprès des autorités locales, aucune solution n’a été trouvée pour mettre fin à ces pratiques illégales qui entravent le développement économique de cette région enclavée.

 

Une économie locale asphyxiée dans une zone déjà abandonnée.

 

L’impact sur l’activité économique est désastreux dans cette région éloignée de la capitale. Les commerçants, étranglés par ces taxes abusives, ont décidé de fermer boutique. “La situation à Obo est vraiment catastrophique. Ça joue beaucoup sur nous les consommateurs”, témoigne Damien Guiresson, un habitant de la ville.

 

Si aucune solution n’est trouvée rapidement, les commerçants menacent de prolonger leur mouvement de grève jusqu’à huit jours. Cette démarche risque d’aggraver encore la crise économique locale dans une préfecture déjà marginalisée par son éloignement géographique.

 

Les commerçants d’Obo en grève : les autorités interpellées.

 

Devant une telle situation insupportable , les habitants appellent les autorités locales et nationales à agir d’urgence pour mettre fin à ce racket organisé. L’inaction du gouvernement et des responsables locaux depuis trois ans malgré les alertes répétées est vivement critiquée.

 

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Centrafrique : La fête au sommet de l’État, l’enfer pour la population, chronique d’un désastre annoncé

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Centrafrique : La fête au sommet de l’État, l’enfer pour la population, chronique d’un désastre annoncé.

 

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Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

 

La situation en République centrafricaine  sombre dans un chaos sans précédent, où la population subit de plein fouet les conséquences d’une gouvernance désastreuse et de l’ingérence étrangère.

 

Bangui, 01 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’enfer croissant pour la population .

 

Alors que l’inflation galopante et le chômage massif plongent les Centrafricains dans une précarité extrême, le pouvoir en place semble totalement déconnecté des réalités du terrain. À Bangui, de nombreux habitants peinent désormais à se nourrir, tandis que l’insécurité gagne du terrain.

 

Exactions des Mercenaires russes.

 

Pendant ce temps, les mercenaires du groupe Wagner multiplient les exactions contre les civils. À Bouca, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, des décapitations sommaires avaient été perpétrées par ces combattants étrangers. Plus inquiétant encore, des arrestations arbitraires d’éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont signalées à Bangui même. Trois soldats ont ainsi été appréhendés dans la nuit de vendredi à samedi par des Russes, avec l’appui de quelques gendarmes centrafricains.

 

Un pouvoir déconnecté des réalités.

 

Devant cette situation dramatique, les autorités affichent une indifférence choquante. Un méga-concert de l’orchestre Canon Star s’est ainsi tenu dans la ferme présidentielle de Damara, fief du président Touadéra, aux frais de l’État. Simultanément, des images du ministre des Postes festoyant en France circulent sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation.

 

Luttes intestines au sommet de l’État.

 

Au sein même du gouvernement, les querelles de personnes prennent le pas sur l’intérêt général. Des informations persistantes font état de rivalités entre les maîtresses du chef de l’État, témoignant d’un pouvoir gangréné par le népotisme et les intérêts particuliers.

 

La souveraineté centrafricaine en péril.

 

Dans ce contexte chaotique, la question du contrôle réel du pays se pose avec acuité. Entre les mercenaires russes de Wagner, l’influence grandissante du Rwanda de Paul Kagame, et des réseaux criminels transfrontaliers, la Centrafrique semble avoir perdu toute capacité d’autodétermination. Sans sursaut rapide, c’est l’existence même de l’État centrafricain qui pourrait être menacée à terme.

 

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Sant’Egidio : Un acteur controversé dans le processus de paix centrafricain

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Sant’Egidio : Un acteur controversé dans le processus de paix centrafricain

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-communaute-sant-egidio-invite-les-deputes-dans-linitiative-africaine/signature-a-sant-egidio-sur-la-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24349″ data-wpel-link=”internal”>
Signature de l’accord de Sant’egidio le 20 juin 2017. Credit photo : santegidio.org

 

Une récente publications du magazine Africa Intelligence révèle le rôle grandissant et contesté de l’organisation catholique italienne Sant’Egidio dans le processus de paix en République centrafricaine (RCA). Cette implication pose de nombreuses questions parmi les observateurs et la population centrafricaine.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le dialogue républicain contesté de 2022 et le rôle de Sant’Egidio .

 

En 2022, le président Touadéra a lancé un dialogue républicain, rapidement critiqué par l’opposition centrafricaine. Soupçonnant une stratégie pour modifier la Constitution du 30 mars 2016, l’opposition s’est retirée du processus dès le début. Malgré les efforts de Sant’Egidio pour convaincre l’opposition de participer, le dialogue a effectivement abouti à une modification constitutionnelle le 30 août 2023, confirmant les craintes initiales de l’opposition.

 

Et ce n’est pas tout ! Sant’Egidio poursuit ses manœuvres. Africa Intelligence rapporte que Sant’Egidio continue ses efforts de médiation, visant notamment la réintégration des groupes armés membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) au sein de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Cette persistance soulève des questions sur les véritables motivations de l’organisation catholique.

 

En effet, le rôle de Sant’Egidio dans le processus de paix centrafricain semble de plus en plus ambigu. D’un côté, l’organisation prétend œuvrer pour la réconciliation nationale. De l’autre, ses actions paraissent souvent alignées avec les intérêts du gouvernement en place, au détriment d’une résolution équitable du conflit. Cette dualité troublante se manifeste particulièrement dans ses interactions avec les groupes armés.”

 

Négociations de Sant’Egidio  avec les groupes armés.

 

Le rôle de Sant’Egidio devient particulièrement ambigu dans ses interactions avec les groupes armés. Depuis plus de deux mois, l’organisation tente de négocier avec Mahamat al-Khatim, chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), actuellement emprisonné au Tchad. Cette démarche fait suite à l’échec d’une tentative de négociation directe du gouvernement centrafricain, qui avait même libéré un rebelle du MPC et lui avait confié une importante somme d’argent pour faciliter les discussions.

 

Un porte-parole inattendu du gouvernement.

 

De façon surprenante, Sant’Egidio semble endosser le rôle de porte-parole officieux du gouvernement centrafricain dans ces affaires complexes. Cette position étonne d’autant plus que le gouvernement collabore ouvertement avec le groupe Wagner, accusé de nombreuses exactions contre la population civile.

 

Des motivations remises en question.

 

La présence d’une clinique gérée par Sant’Egidio à Bangui alimente les spéculations sur les véritables motivations de l’organisation. Certains observateurs suggèrent que ces activités diplomatiques pourraient viser à s’assurer les bonnes grâces du régime pour maintenir sa présence dans le pays.

 

Un processus de paix difficile.

 

Les efforts de paix en RCA rencontrent de nombreux obstacles. Les accords de Khartoum de 2019, qui avaient permis l’intégration de chefs de groupes armés dans le gouvernement, n’ont pas apporté la stabilité espérée. La menace sécuritaire persiste, notamment avec le FPRC, l’UPC, 3R et la milice Anti-Balaka.

 

Une incompréhension croissante.

 

L’approche de Sant’Egidio provoque une incompréhension grandissante parmi les Centrafricains. L’organisation semble privilégier ses relations avec un régime controversé plutôt que de défendre les intérêts de la population. Cette stratégie, qualifiée par certains d’activités illicites menées sous couvert d’une mission de paix, soulève des doutes sur les véritables intentions de l’organisation catholique.

 

En un mot, le rôle de Sant’Egidio dans le processus de paix centrafricain apparaît de plus en plus ambigu. Alors que l’organisation affirme œuvrer pour la paix, ses actions semblent davantage servir les intérêts du gouvernement en place, au détriment d’une résolution équitable du conflit. Cette situation soulève des questions importantes sur l’impartialité et l’efficacité des médiateurs internationaux dans les conflits africains.

 

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Djoubaye Abazène à Rolland Marchal : je vous donnerais ma réponse “totale, foudroyante et douloureuse”. Mais 7 mois plus tard? Toujours rien !

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Djoubaye Abazène à Rolland Marchal : je vous donnerais ma réponse “totale, foudroyante et douloureuse”. Et 7 mois plus tard? Rien!

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Sept mois après la déclaration absurde et émotionnelle du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, promettant une réponse “totale, foudroyante et douloureuse” au rapport du chercheur Rolland Marchal, les Centrafricains attendent toujours. Djoubaye Abazène, qui a obtenu son doctorat par correspondance à l’Université de Bangui, se prend pour un intellectuel de haut vol. Pourtant, il peine à rédiger une page cohérente en français. Comment ose-t-il critiquer un chercheur renommé comme Rolland Marchal ?

 

Bangui, 01 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Critiques sans fondement  de Rolland Marchal !

 

En novembre dernier, lors d’une conférence-débat à Bangui, deux figures ridicules et controversées du régime de Touadera, Alexis Ndui Yabela, enseignant en droit environnemental à l’Université de Bangui, et Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État en charge de la justice, ont tenté de discréditer le rapport de Roland Marchal. Intitulé “Centrafrique, la fabrique d’un autoritarisme”, ce rapport offre une analyse détaillée de la situation politique et sociale en République centrafricaine (RCA). Mais les interventions de Ndui Yabela et Djoubaye Abazène sont plus révélatrices de leur incompétence que d’une critique valable.

 

Ndui Yabela, avec son niveau d’étudiant, prétend que le rapport de Marchal comporte des lacunes formelles et de fond. Néanmoins, il ne fournit aucune preuve concrète pour soutenir ses affirmations. Il semble que son opposition repose davantage sur son ignorance et ses préjugés que sur une évaluation objective et éclairée. La démarche scientifique de Marchal, bien établie, repose sur des faits solides et vérifiables, ce que Ndui Yabela semble incapable de comprendre.

 

Une réponse émotionnelle et ridicule  à Rolland Marchal !

 

Djoubaye Abazène, dans une tentative pathétique de paraître intelligent, a promis une réplique “totale, foudroyante et douloureuse”. Mais au lieu d’une réponse argumentée, il n’a offert que des mots vides et des promesses non tenues. Le rapport de Marchal, basé sur des sources fiables et des enquêtes minutieuses, souligne les problèmes de gouvernance marquée par de détournement, les violations des droits de l’homme massive et les pratiques autoritaires en RCA. Au lieu de rejeter ces conclusions de manière non fondée, les responsables centrafricains du régime de Baba Kongoboro devraient les examiner sérieusement et chercher à résoudre les problèmes exposés.

 

Une arrogance injustifiée !

 

Les critiques d’Alexis Ndui Yabela et d’Arnaud Djoubaye Abazène à l’encontre du rapport de Roland Marchal sont une preuve éclatante de leur incapacité à accepter la réalité. Ils préfèrent réprimer la critique légitime plutôt que de promouvoir un débat intellectuel constructif et fondé sur des preuves. Leur arrogance et leur ignorance sont un obstacle à la résolution des problèmes graves qui affligent la RCA depuis plus de 8 ans.

 

Rappelons que le rapport de Rolland Marchal, “Centrafrique, la fabrique d’un autoritarisme”, offre une analyse approfondie et critique de la situation politique en RCA. Il met en lumière les dysfonctionnements de la gouvernance, les pratiques autoritaires, et les violations systématiques des droits de l’homme. Marchal, avec une méthodologie rigoureuse, documente les dérives du régime de Touadera et appelle à des réformes urgentes pour restaurer la démocratie et l’état de droit en RCA.

 

Il est clair que Ndui Yabela et Djoubaye Abazène, avec leur arrogance et leur manque de rigueur intellectuelle, ne sont pas à la hauteur de la tâche. Leur tentative de discréditer le travail de Rolland Marchal est non seulement futile, mais elle expose également leur propre médiocrité. Les Centrafricains méritent mieux que des leaders incapables de faire face à la vérité.

 

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Touadéra confond une avenue et voie rapide: la débâcle linguistique du président

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Touadéra confond ruelle et voie rapide: la débâcle linguistique du président

 

Centrafrique.org/avenue_des_martyrs_renommee_par_touadera_voie_rapide/” data-wpel-link=”internal”>L'avenue des martyrs, portion reliant le lycée de Miskine jusqu'à l'aéroport internationale de Bangui Mpoko que Touadera appelle voie rapide
La voie rapide de Touadera à Bangui, Une honte nationale. CopyrightCNC

 

Le président centrafricain Faustin Archange Kongoboro montre une fois de plus son incompétence et son détachement de la réalité du pays qu’il prétend diriger. Dans sa déclaration lors de l’opération Kwa ti kodro au marché Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui, il a qualifié de “voie rapide” une simple avenue urbaine reliant le lycée de Miskine à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Cette déclaration absurde révèle l’ampleur du fossé entre Touadéra et les citoyens ordinaires. L’avenue des Martyrs, dont il est question, est une route étroite de 5 à 6 mètres de large, encombrée de piétons et traversée de nombreuses ruelles. Elle ne correspond en rien aux standards d’une voie rapide.

 

“Touadéra nous prend vraiment pour des imbéciles”, déclare Jean Bertin, un agent au ministère des travaux publics. “Cette route est souvent bloquée par les embouteillages. L’appeler ‘voie rapide’ est une insulte à notre intelligence.”

 

Le président a même exhorté la population à éviter cette prétendue “voie rapide” en raison de la vitesse élevée des véhicules. Cette affirmation est en totale contradiction avec la réalité quotidienne vécue par les Banguissois.

 

Marthe Biagba, étudiante venue du Maroc, s’indigne : “Comment peut-il dire une chose pareille ? Les véhicules avancent au pas sur cette route à cause de la circulation. C’est du n’importe quoi !”

 

Cette déconnexion flagrante avec la réalité soulève de sérieuses questions sur la capacité de Touadéra à gouverner efficacement. Malgré ses études en France, il semble incapable de comprendre les concepts de base d’infrastructure routière.

 

Pendant que le président s’égare dans ses propres illusions, les problèmes réels de Bangui – routes délabrées, manque d’infrastructures, pauvreté endémique – restent sans solution. Cette dernière bourde linguistique n’est qu’un symptôme de plus d’une présidence à la dérive, déconnectée des besoins réels de la population centrafricaine.

 

Corbeau News Centrafrique

 

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Centrafrique : un soldat FACA ouvre le feu sur un civil à Vangue, panique dans la ville

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Centrafrique : un Soldat FACA ouvre le feu sur un civil à Vangue, panique dans la ville.

Centrafrique.org/centrafrique-appel-a-la-resistance/visite-camp-kassai-Bangui-le-24-janvier-2010-2/” rel=”attachment wp-att-60075″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat FACA de forces armées centrafricaines.
Un soldat FACA de forces armées centrafricaines. Visite camp Kassai, Bangui le 24 janvier 2010.

 

 

Un acte de violence injustifié a secoué le village de Vangue, situé à 90 kilomètres de Bangui et à 20 kilomètres de Damara, le vendredi dernier. Le caporal-chef Obourou des Forces armées centrafricaines (FACA) a ouvert le feu sur un jeune civil, révélant une fois de plus les dysfonctionnements profonds au sein de l’armée nationale.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Vangue: Une soirée qui tourne au cauchemar.

 

Vers 20 heures, alors que la nuit tombait sur Vangue, un jeune villageois rentrait tranquillement chez lui. C’est alors que le caporal-chef Obourou l’a interpellé, pointant son arme sur lui et exigeant de voir ses papiers d’identité. Face à l’impossibilité du jeune de présenter ses documents, le militaire a tenté de lui extorquer 2000 francs CFA.

 

Devant le refus du civil qui n’avait pas d’argent sur lui, Obourou a poussé l’abus de pouvoir plus loin en réclamant le pull du jeune. “Mon frère, il pleut actuellement et il fait froid. Comment puis-je enlever mon pull ?”, a protesté le jeune homme. Cette résistance a provoqué la colère du caporal-chef.

 

Vangue: Escalade de la violence à la base militaire.

 

Ne supportant pas d’être contredit, Obourou a forcé le jeune à le suivre jusqu’à la base militaire du village. Là, malgré les protestations de ses collègues qui suggéraient de relâcher le civil, le caporal-chef a persisté. Il a contraint le jeune à s’asseoir sur une chaise, le menaçant de son arme.

 

Un moment d’inattention a permis au jeune de s’échapper. Furieux, Obourou a alors ouvert le feu, tirant une quarantaine de balles en direction de la chaise désormais vide. Ce déluge de tirs a semé la terreur parmi la population locale, traumatisée par cette démonstration de force injustifiée.

 

L’impunité au cœur du système.

 

Face à la gravité de l’incident, les collègues d’Obourou l’ont arrêté et conduit à Damara, à 25 kilomètres de là, pour le présenter aux autorités militaires. Pourtant, quelques heures plus tard, le caporal-chef était déjà de retour à Vangue, apparemment libre de ses mouvements.

 

Cette absence de sanction pour une tentative de meurtre sur un civil souligne les défaillances criantes du système judiciaire militaire centrafricain. Comment un soldat ayant failli tuer un innocent peut-il être autorisé à reprendre son service sans aucune conséquence ?

 

Un village sous tension.

 

La population de Vangue vit désormais dans la crainte, sachant que le caporal-chef Obourou circule librement parmi eux. Cette situation insoutenable soulève de nombreuses questions sur la formation, la discipline et le contrôle des membres des FACA.

 

L’incident de Vangue n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’inscrit dans un schéma plus large d’abus de pouvoir et d’impunité qui mine la confiance de la population envers ses forces armées. Une réforme en profondeur de l’armée centrafricaine et de son système disciplinaire apparaît plus que jamais nécessaire pour restaurer la confiance et garantir la sécurité des civils.

 

Alors que le gouvernement centrafricain prône la reconstruction et la réconciliation nationale, des incidents comme celui de Vangue sapent ces efforts. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour mettre fin à cette culture de l’impunité et restaurer l’état de droit, y compris au sein de ses propres forces armées.

 

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Kabo : Quand les autorités se font complices du pillage de l’aide humanitaire

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Kabo : Quand les autorités se font complices du pillage de l’aide humanitaire

 

Centrafrique.org/long-verga-prise-la-main-dans-le-sac-a-kabo-400-kits-alimentaires-detournes/detournement_sacs_des_vivres_ong_verga/” rel=”attachment wp-att-77991″ data-wpel-link=”internal”>Hommes déchargeant des sacs de vivres d’un camion à Kabo.
Les habitants de Kabo déchargent des sacs de vivres d’un camion intercepté, accusé de détournement d’aide humanitaire. CopyrightCNC

 

Dans un scandale qui ne cesse de s’amplifier, les autorités de Kabo, une ville du nord de la République centrafricaine, se sont engagées dans une tentative flagrante de dissimuler un détournement massif d’aide humanitaire. Cette affaire met en lumière la corruption endémique qui gangrène le pays jusque dans ses institutions les plus fondamentales.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Kabo: un mensonge officiel qui ne trompe personne.

 

Le 30 juillet 2024, le maire de Kabo a signé un document d’une absurdité consternante. Cette note prétend que les sacs de riz interceptés par la population locale appartenaient à des commerçants et n’étaient pas destinés à l’aide humanitaire. Cette version des faits est non seulement invraisemblable, mais elle insulte l’intelligence des citoyens et bafoue la souffrance des plus vulnérables.

 

Kabo: la complicité honteuse des autorités locales.

 

Ce qui rend cette affaire particulièrement révoltante, c’est la participation active des autorités locales au détournement :

 

  1. Le maire de Kabo, signataire du document mensonger, a lui-même reçu des sacs de riz détournés.
  2. Un sergent-chef de l’armée nationale à Kabo a accepté une trentaine de sacs en guise de pot-de-vin.
  3. D’autres autorités locales ont également bénéficié de cette distribution illégale.

 

Ces individus, censés protéger et servir la population, se sont transformés en vulgaires pilleurs, sacrifiant le bien-être de leurs concitoyens sur l’autel de leur cupidité.

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Un système humanitaire perverti de bout en bout.

 

Cette affaire n’est que la partie émergée d’un iceberg de corruption qui engloutit l’aide humanitaire en République centrafricaine :

 

– Des associations nationales comme VERCA se créent dans le seul but de détourner l’aide internationale.

– On estime que seulement 1 à 2% des produits parviennent réellement aux bénéficiaires.

– 95 à 98% de l’aide est revendue sur les marchés de Bangui et d’autres grandes villes.

 

Ce système pervers transforme l’aide humanitaire en une manne financière pour une poignée d’individus sans scrupules, pendant que la population meurt de faim.

 

Un gouvernement complice de la misère de son peuple.

 

L’incapacité – ou le manque de volonté – du gouvernement central à mettre fin à ces pratiques est tout aussi scandaleuse. Dans un pays plongé dans un “chaos humanitaire indescriptible”, selon les mots mêmes des organisations humanitaires, comment peut-on tolérer que l’aide soit ainsi détournée ?

 

La réponse est simple et terrifiante : la corruption ne se limite pas aux échelons inférieurs. Elle infecte l’ensemble de l’appareil d’État, du sommet à la base. Les hauts fonctionnaires et les politiciens de Bangui sont les premiers bénéficiaires de ce système mafieux qui saigne le pays à blanc.

 

Un appel à l’action urgente.

 

Face à ce scandale d’État, des mesures radicales s’imposent :

 

  1. Une commission d’enquête parlementaire doit être mise en place pour faire toute la lumière sur ces détournements.
  2. Les responsables, du maire de Kabo aux plus hauts échelons de l’État, doivent être traduits en justice.
  3. Le système de distribution de l’aide humanitaire doit être entièrement repensé, avec un contrôle strict et indépendant.
  4. La communauté internationale doit conditionner son aide à des réformes profondes et à une lutte sans merci contre la corruption.

 

En réalité, l’affaire de Kabo n’est pas simplement un cas isolé de détournement. C’est le symptôme d’un État failli, où les élites politiques et administratives ont fait le choix conscient de sacrifier leur peuple pour leur enrichissement personnel. Il est temps que les Centrafricains se lèvent, comme l’ont fait les jeunes de Kabo, pour exiger un changement radical. Sans cela, c’est l’avenir même du pays qui est en jeu.

 

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Le glissement inquiétant de la Centrafrique vers un État tribal, selon Élie Ouéifio

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Le glissement inquiétant de la Centrafrique vers un État tribal, selon Élie Ouéifio

 

Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence.
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion

 

Elie Oueifio, Coordonnateur National du Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), a publié un rapport alarmant sur la situation politique en République centrafricaine. Le document, intitulé “De l’État nation à l’État tribal”, dénonce une dérive vers un “État tribal” au détriment de l’unité nationale forgée depuis l’indépendance.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La Centrafrique vers un État tribal?

 

Dans son analyse approfondie, Oueifio dévoile plusieurs éléments troublants qui inspirent un affaiblissement des structures étatiques au profit de logiques tribales et d’influences étrangères.

 

Des menaces ethniques et politiques qui fragilisent l’unité nationale.

 

Le rapport fait état de menaces préoccupantes à l’encontre de certaines ethnies, notamment les Gbaya. Selon Oueifio, des rumeurs circulent sur un projet d’épuration de tous les Gbaya qui ne feraient pas allégeance au parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU). Cette situation rappelle les heures sombres des conflits interethniques qui ont déchiré le pays par le passé.

 

L’influence croissante de la Russie : une nouvelle forme de colonisation ?

 

Un aspect particulièrement inquiétant soulevé par le rapport est l’influence grandissante de la Russie dans les affaires intérieures centrafricaines. Oueifio cite les propos polémiques de l’ambassadeur russe Vladimir Tittorzenko, qui se serait déclaré “plus Centrafricain que les Centrafricains”. Cette déclaration soulève des questions sur le respect de la souveraineté nationale et le rôle des diplomates étrangers.

 

L’auteur va jusqu’à évoquer une “nouvelle colonisation” russe, qui remplacerait l’ancienne tutelle française. Il s’inquiète de l’implication apparente des “amis russes” dans la recherche de nouvelles alliances politiques pour le président Touadéra, au détriment de l’unité nationale.

 

Le risque d’un retour en arrière historique.

 

Oueifio rappelle que l’unité nationale centrafricaine est le fruit de longues luttes menées notamment par Barthélemy Boganda, figure emblématique de l’indépendance. Il met en garde contre toute tentative de revenir à un système basé sur les appartenances tribales, ce qui constituerait un recul historique majeur.

 

Citant l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le rapport souligne que “le tribalisme est préjudiciable au nationalisme” et qu’une nation divisée s’affaiblit inévitablement. Oueifio appelle les Centrafricains à “transcender les velléités qui les divisent” pour préserver l’unité du pays.

 

Les conséquences potentielles pour l’avenir de la Centrafrique.

 

Le glissement vers un État tribal aurait des conséquences désastreuses pour la Centrafrique, selon Oueifio. Il pourrait :

 

  1. Fragiliser davantage les institutions démocratiques
  2. Attiser les tensions interethniques et religieuses
  3. Favoriser l’ingérence de puissances étrangères
  4. Compromettre le développement économique et social du pays

 

Le rapport conclut sur la nécessité de maintenir un État-nation fort, seul capable selon l’auteur de résister aux “facteurs religieux, économiques et militaires” qui menacent la stabilité du pays.

 

Un appel à l’unité et à la responsabilité.

 

Face à ces défis, Oueifio exhorte les dirigeants et le peuple centrafricains à se considérer comme des frères au-delà des clivages. Il appelle à une prise de conscience collective pour “sauver l’essentiel”, à savoir le pays et sa population.

 

Le rapport invite notamment à :

 

– Renforcer les institutions démocratiques et l’État de droit

– Promouvoir un dialogue inclusif entre toutes les composantes de la société

– Lutter contre la corruption et le népotisme

– Préserver l’indépendance nationale face aux ingérences étrangères

 

L’avenir dira si les craintes exprimées par Elie Oueifio étaient fondées ou si la Centrafrique parviendra à surmonter ses divisions pour construire un État stable et prospère. Une chose est sûre : le chemin vers la réconciliation nationale et le développement reste long et semé d’embûches.

 

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Centre cardiologique : pourquoi la route de Damara fait grincer des dents

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Centre cardiologique : pourquoi la route de Damara fait grincer des dents

 

Centrafrique.org/delebama-le-centre-hospitalier-de-8-milliards-de-fcfa-toujours-inexploite/hopital_de_delebama_situe_pk24_route_de_damara/” rel=”attachment wp-att-77838″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/hopital_de_delebama_situe_pk24_route_de_damara-450×229.jpg” alt=”Image du centre hospitalier de Délébama montrant des bâtiments modernes mais désertés, avec des personnes se promenant autour.” width=”450″ height=”229″ />
Le centre hospitalier de Délébama, inauguré en août dernier, reste fermé et inactif, suscitant des inquiétudes parmi les habitants. CopyrightNdoni Sango

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé la construction d’un nouveau centre de cardiologie au village Délébama sur la route de Damara, à environ 24 km de Bangui. Ce projet, financé par la Banque Africaine de Développement, suscite des interrogations sur sa pertinence et son emplacement.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un site déjà occupé par un hôpital non fonctionnel sur la route de Damara .

 

Le futur centre cardiologique sera construit à proximité immédiate d’un centre hospitalier de grande endémie inauguré en août 2023. Cet établissement, d’un coût de plusieurs milliards de francs CFA, n’est toujours pas opérationnel un an après son inauguration. Le site est actuellement envahi par la végétation et les équipements se détériorent faute d’utilisation.

 

Concentration controversée des infrastructures de santé.

 

Cette décision de construire un deuxième centre hospitalier majeur sur la route de Damara soulève des questions sur la stratégie de répartition des infrastructures de santé. Les autorités n’ont pas expliqué publiquement les raisons de ce choix, alors que d’autres axes routiers autour de Bangui ne disposent pas d’établissements de santé modernes. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la pertinence de concentrer ces ressources sur un même axe, au détriment d’une distribution plus équilibrée des services de santé autour de la capitale.

 

Questions sur le processus décisionnel.

 

Le choix du site au PK 24 soulève des interrogations. Sa proximité relative avec Damara, village natal de la mère du président Kongoboro situé à 75 km sur la même route, a été relevée par certains commentateurs. Le gouvernement n’a pas communiqué sur les critères ayant présidé à la sélection de cet emplacement.

 

Des alternatives ignorées.

 

De nombreux observateurs estiment que la construction de ce centre de cardiologie sur la route de Boali ou de Mbaïki aurait été plus judicieuse. Ces axes, dépourvus d’infrastructures hospitalières majeures, auraient permis une meilleure répartition des services de santé autour de la capitale. La décision de concentrer deux centres hospitaliers sur la route de Damara, dont un déjà non fonctionnel, suscite l’incompréhension.

 

Le gouvernement n’a pas encore réagi publiquement aux interrogations soulevées par l’annonce de ce centre cardiologique et son emplacement controversé.

 

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La fièvre électorale gagne Toumba-Zara : 395 électeurs en effervescence dans la Mambéré-Kadéi

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La fièvre électorale gagne Toumba-Zara : 395 électeurs en effervescence dans la Mambéré-Kadéi

Centrafrique.org/rca-soupconnee-de-sorcellerie-une-dame-a-ete-enterree-vivante-a-berberati/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati/” rel=”attachment wp-att-40247″ data-wpel-link=”internal”>intervention des forces de l'ordre dans le village situé à 21 kilomètres de berbérati
Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

 

À seulement 22 kilomètres de la métropole de Berberati, le village de Toumba-Zara se lance dans une aventure démocratique d’une ampleur… microscopique. Ses 395 habitants, visiblement submergés par leur nombre impressionnant, réclament avec ferveur l’élection d’un chef.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Cette révolution politique locale a été portée à l’attention de la Minusca lors d’une mission d’évaluation, comme si la paix mondiale dépendait de la gouvernance de ce hameau. Les villageois, apparemment insatisfaits de leur rattachement au village voisin de Moro, ont inondé la mairie de Nandobo de demandes, transformant sans doute la petite administration locale en véritable ministère des affaires de Toumba-Zara.

 

L’ambition démocratique ne s’arrête pas là. Les habitants envisagent la création d’associations pour les femmes et les jeunes, comme si ces structures allaient miraculeusement propulser Toumba-Zara au rang de puissance régionale.

 

“Nous sommes vraiment nombreux”, déclare un villageois, évoquant les 395 âmes comme s’il s’agissait d’une mégalopole en pleine expansion démographique. Cette affirmation soulève des questions fascinantes sur la perception de l’échelle dans ce microcosme rural.

 

Un certain Yoro François, porte-parole autoproclamé de cette révolution villageoise, compare l’absence de chef à un troupeau sans berger. “S’il n’y a pas de chef, ça veut dire que le désordre sera partout”, affirme-t-il, laissant imaginer les 395 habitants au bord d’une anarchie apocalyptique.

 

Alors que Toumba-Zara attend avec impatience sa grande élection, on ne peut s’empêcher de se demander si cette quête d’un chef ne risque pas de transformer ce paisible village en une arène politique digne des plus grandes nations. En attendant, les 395 citoyens de Toumba-Zara continuent de rêver grand, très grand, pour leur communauté à l’échelle nationale.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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La prise en charge des victimes de violences sexuelles en Centrafrique, un combat de longue haleine

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La prise en charge des victimes de violences sexuelles en Centrafrique, un combat de longue haleine

 

Vue intérieure d’un tribunal avec des juges en tenue officielle assis derrière le banc des magistrats, entourés de mobilier en bois.
Les juges dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Bouar.

 

La prise en charge des victimes de violences sexuelles en Centrafrique reste un combat ardu. L’ONG PADEL s’efforce de fournir un soutien indispensable, malgré les nombreux défis. Informer, orienter et accompagner les victimes, c’est leur offrir une chance de justice et de dignité.

 

Bangui, 1 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Violences sexuelles en Centrafrique : le Rôle de PADEL.

 

L’ONG Partenariat d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local (PADEL) joue un rôle indispensable dans l’accompagnement des victimes de violences sexuelles en Centrafrique. Selon Cédric Guimbiaco, officier juriste à PADEL, cette organisation fournit un soutien juridique et judiciaire capital pour les victimes souvent démunies face à un système judiciaire complexe et intimidant. La prise en charge juridique implique d’informer les victimes de leurs droits et de les orienter vers les organismes compétents, tandis que la prise en charge judiciaire consiste à assister les victimes tout au long du processus légal, depuis l’enquête préliminaire jusqu’au procès.

 

Violences sexuelles en Centrafrique: les Défis de la Prise en Charge.

 

Les défis sont nombreux pour PADEL et les victimes qu’elle assiste. Maître Blanche Pierrette Balingapo, avocate au barreau de Centrafrique, souligne que l’un des principaux obstacles est la méconnaissance des droits parmi la population. Beaucoup de victimes ne savent pas qu’elles ont le droit de poursuivre leurs agresseurs en justice. De plus, des pressions communautaires fortes poussent souvent les victimes à régler les conflits de manière informelle, ce qui empêche la justice de suivre son cours. L’interférence des autorités locales, qui parfois cherchent à protéger les auteurs, complique également le travail de PADEL.

 

Violences sexuelles en Centrafrique: processus de Prise en Charge Juridique.

 

La prise en charge juridique des victimes par PADEL commence généralement par une orientation initiale. Les victimes sont informées de leurs droits et des démarches à suivre pour déposer une plainte. Les agents de PADEL les aident à rédiger les plaintes et à les déposer auprès des unités de police ou de gendarmerie. Ce processus est crucial pour garantir que les victimes soient entendues et que leurs cas soient pris au sérieux. Selon Maître Balingapo, “cette étape permet d’assurer que la victime reçoit le soutien nécessaire dès le début”.

 

Processus de Prise en Charge Judiciaire.

 

Une fois la plainte déposée, la prise en charge judiciaire commence. Un avocat de PADEL accompagne la victime tout au long du processus judiciaire, depuis l’enquête préliminaire jusqu’au procès. Maître Balingapo explique que “l’avocat assiste la victime lors de son audition, prépare le dossier pour le parquet et la représente devant le tribunal”. Ce soutien est indispensable pour les victimes, souvent démunies et intimidées par le système judiciaire.

 

Critères de Vulnérabilité et Assistance.

 

PADEL utilise des critères de vulnérabilité pour déterminer les victimes qui bénéficieront d’une prise en charge globale. Les femmes, les enfants et les personnes sans ressources financières sont prioritaires. La prise en charge globale inclut non seulement l’assistance juridique et judiciaire, mais aussi un soutien social et psychologique, afin de restaurer la dignité et la santé mentale des victimes. Cédric Guimbiaco précise que “ces critères permettent de cibler les personnes les plus nécessiteuses et de leur offrir un soutien complet”.

 

Interférence et Pressions Communautaires.

 

Malgré les efforts de PADEL, les pressions communautaires et l’interférence des autorités locales posent des défis significatifs. Les victimes subissent souvent des pressions pour abandonner leurs poursuites ou pour régler les conflits à l’amiable, ce qui empêche le système judiciaire de fonctionner correctement. L’interférence de personnalités influentes cherchant à protéger les auteurs aggrave la situation. Maître Balingapo remarque que “cette interférence compromet la justice et empêche les victimes de voir leurs droits respectés”.

 

Protection des Victimes.

 

Assurer la sécurité des victimes est une priorité pour PADEL. Les victimes sont parfois placées dans des centres d’accueil pour les protéger des représailles. Cependant, l’absence de protection policière dans ces centres pose un problème de sécurité. PADEL travaille en collaboration avec les centres d’accueil pour garantir que les victimes soient en sécurité et qu’elles puissent poursuivre leurs démarches judiciaires sans crainte de représailles. Selon Cédric Guimbiaco, “la collaboration avec les centres d’accueil est cruciale pour assurer la sécurité des victimes”.

 

Nombre de Victimes Prises en Charge.

 

Depuis sa création, PADEL a pris en charge plus de 900 victimes de violences sexuelles en Centrafrique. Environ quarante de ces cas ont été jugés, tandis que d’autres sont encore en cours de procédure. Cette assistance a permis à de nombreuses victimes d’obtenir justice et de retrouver leur dignité. Cédric Guimbiaco confirme que “ce travail continu est essentiel pour répondre aux besoins des victimes et leur offrir une voie vers la justice”.

 

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Le futur des jeux de casino en ligne comme Bankonbet casino en Afrique Centrale

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Les jeux de casino en ligne comme Bankonbet casino connaissent une croissance fulgurante en Afrique centrale. Cette expansion ouvre de nouvelles opportunités économiques et sociales dans la région. Découvrez pourquoi ce phénomène est pertinent pour vous et ce que vous devez savoir à ce sujet.

 

L’industrie des jeux de casino en ligne est en plein essor en Afrique centrale. Avec l’augmentation de l’accès à Internet et la pénétration des smartphones, les habitants ont désormais plus de moyens pour accéder aux plateformes de jeu. Dans cet article, nous allons explorer les tendances actuelles et futures qui façonnent cette industrie dynamique.

 

Les avantages économiques des casinos en ligne

Les jeux de casino en ligne offrent des avantages économiques significatifs pour les pays d’Afrique centrale. Ils créent non seulement des emplois directs mais aussi indirects dans divers secteurs comme la technologie, le marketing et les services financiers. Bankonbet casino, par exemple, a déjà commencé à investir dans la région, contribuant ainsi au développement économique local. Cette croissance permet aussi une augmentation des revenus fiscaux pour les gouvernements, ce qui peut être réinvesti dans des projets communautaires essentiels.

 

L’impact social et culturel

Les jeux de casino en ligne ont également un impact social et culturel notable. Certains, comme Bankonbet casino, offrent aux joueurs une nouvelle forme de divertissement tout en leur permettant d’interagir avec d’autres joueurs à travers le monde. Cela favorise un échange culturel riche et diversifié. En outre, les plateformes comme “” encouragent les comportements de jeu responsable, ce qui est crucial pour minimiser les risques associés au jeu excessif.

 

Technologies émergentes dans le secteur des casinos en ligne

La technologie joue un rôle crucial dans l’évolution des jeux de casino en ligne en Afrique centrale. Les avancées telles que l’intelligence artificielle (IA), la réalité virtuelle (VR) et la blockchain transforment la manière dont les jeux sont développés et consommés. Par exemple, l’IA peut offrir une expérience personnalisée aux joueurs tandis que la VR permet une immersion totale dans l’univers du jeu. Ces technologies améliorent non seulement l’expérience utilisateur mais augmentent également la sécurité et la transparence des transactions.

 

L’avenir des jeux de casino en ligne

La perspective des jeux de casino en ligne, comme Bankonbet casino, en Afrique centrale semble prometteuse. Avec une réglementation appropriée et un soutien continu des gouvernements, cette industrie pourrait devenir un pilier économique majeur pour la région. Les investisseurs internationaux montrent déjà un intérêt croissant pour le marché africain, attirés par son potentiel inexploité. En fin de compte, il est crucial que toutes les parties prenantes collaborent pour maximiser les avantages tout en minimisant les risques associés à cette croissance rapide.

 

Enquête exclusive : La décapitation de Josué Béfio, un règlement de comptes orchestré par Touadéra

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Enquête exclusive : La décapitation de Josué Béfio,  un règlement de comptes orchestré par Touadéra ?

 

Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-mbres-par-les-rebelles-de-la-cpc-les-mercenaires-russes-quittent-la-ville/les-mercenaires-russes-a-alindao-2/” rel=”attachment wp-att-45542″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/les-mercenaires-russes-a-Alindao-1-450×433.jpg” alt=”les mercenaires russes à Alindao” width=”450″ height=”433″ />
les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

L’assassinat brutal de Josué Béfio, ancien chef de la milice Anti-Balaka de Bouca, et de son garde du corps à Bouca révèle un scandale d’État impliquant directement le président Faustin-Archange Touadéra. Une enquête du CNC lève le voile sur cette affaire macabre.

 

Bangui, 31 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 


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Ultimatum présidentiel et appels répétés.

 

Après cet appel, le Président Kongoboro a personnellement contacté Béfio sur son téléphone, exigeant la restitution immédiate du bétail volé. “Le président lui a donné quelques heures pour ramener tous les bœufs, sinon il verrait les conséquences”, rapporte un témoin.

 

Béfio a nié les faits, affirmant ne pas être impliqué dans l’attaque. Face à ce déni, Touadéra a multiplié les appels. Le milicien a d’abord ignoré ces tentatives de contact avant de finalement décrocher. “Pourquoi tu me déranges comme ça ?”, aurait-il lancé au président, selon nos sources.

 

Parallèlement, Touadéra a fait hospitaliser l’éleveur blessé à Damara et l’a rencontré pour obtenir un récit détaillé des événements. Armé de ces informations, le président a de nouveau appelé Béfio, lui donnant cette fois un ultimatum de deux heures pour restituer le bétail. Le milicien n’a pas obtempéré.

 

Échec des tentatives d’arrestation.

 

L’état-major a d’abord envoyé des soldats FACA du quatrième bataillon territorial pour arrêter Béfio à son domicile de Bouca. Deux tentatives se sont soldées par un échec, le milicien et ses hommes opposant une résistance armée farouche.

 

Intervention sanglante des mercenaires russes.

 

Devant cet échec, les autorités ont fait appel aux mercenaires russes de Wagner basés à Batangafo. Vers 4h du matin, ils ont lancé l’assaut sur le domicile de Béfio situé dans le quartier SOCADA. Après deux heures d’échanges de tirs, ils l’ont capturé avec son garde du corps.

 

Deux corps décapités placés dans une scène macabre
De gauche à droite, le corps décapités de l’ancien général de la milice Anti-Balaka de Bouca, monsieur Josué Béfio, et de son garde du corps mis en scène par les mercenaires russes

 

Exécution barbare à la base militaire.

 

Les prisonniers ont été conduits à la base des FACA à Bouca pour interrogatoire. C’est là que s’est déroulé le carnage. Béfio et son garde du corps ont été décapités, leurs bras sectionnés. Les corps mutilés ont été mis en scène de façon macabre, les têtes placées devant les jambes.

 

Tollé national et appels à la justice.

 

La diffusion des images du crime sur les réseaux sociaux a provoqué l’indignation générale dans le pays. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une enquête internationale sur cette nième exécution extrajudiciaire des mercenaires russes et de ses acolytes.

 

Cette affaire révèle l’implication directe du président Touadéra dans un acte de barbarie d’État. Elle soulève de graves questions sur l’impunité des mercenaires russes et le respect de l’état de droit en Centrafrique.

 

 

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La trahison honteuse du député d’Ernest BONANG : un élu qui vend son âme au MCU

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La trahison honteuse du député d’Ernest BONANG : un élu qui vend son âme au MCU

 

Centrafrique.org/touadera-sactive-a-eliminer-politiquement-ses-deux-principaux-opposants-de-bocaranga-les-manoeuvres-et-debauchage-en-cours/touadera_avec_ses_rabatteurs_de_bocaranga/” rel=”attachment wp-att-77930″ data-wpel-link=”internal”>Président Touadera alias /Kongoboro avec des rabatteurs de l’opposition à son domicile à Bangui
Le Président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro reçoit des rabatteurs de l’opposition à son domicile à Bangui, juillet 2024. CopyrightCNC

 

 

Ernest BONANG, député de Ngaoundaye 3, abandonne l’URCA pour le MCU.

 

Le député Ernest BONANG, élu de Ngaoundaye 3 sous l’étiquette de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), a effectué une visite dans sa circonscription pour expliquer son ralliement au Mouvement des Cœurs Unis (MCU) du président Faustin Archange Touadéra. Accompagné de 9 autres députés de l’Ouham-Pendé et du Lim-Pendé ayant fait défection, BONANG a tenu un discours confus à Bocaranga et Ndim pour justifier ce revirement politique.

 

Bangui, 31 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Ernest BONANG: un discours embrouillé pour expliquer une trahison politique.

 

“Je ne suis plus député de l’URCA, je suis maintenant député du MCU”, a déclaré sans détour Ernest BONANG. Le parlementaire a tenté d’expliquer son changement d’allégeance par la nécessité de “changer de politique”. Il a affirmé qu’on “ne peut pas être toujours dans l’opposition”, révélant ainsi une vision court-termiste et opportuniste de l’engagement politique.

 

Des arguments fallacieux pour justifier le ralliement au pouvoir.

 

Le député a avancé des raisonnements douteux pour légitimer sa défection. “La politique c’est l’intérêt, pas la Bible“, a-t-il déclaré, réduisant l’action politique à un simple calcul personnel. BONANG a comparé la situation de Damara, ville natale de la mère du président Kongoboro, à celle de l’Ouham-Pendé, prétendant que le soutien au pouvoir garantirait de meilleures conditions de vie.

 

Critiques hypocrites envers ses anciens alliés politiques.

 

Dans une tentative maladroite de se dédouaner, Ernest BONANG s’est livré à une critique acerbe de ses anciens compagnons de l’opposition. Il a accusé les dirigeants du MLPC et de l’URCA de posséder “beaucoup d’argent” sans investir dans la région, les qualifiant de personnes qui “font semblant” de se préoccuper de la population.

 

Promesses vagues aux électeurs.

 

Pour tenter de convaincre ses électeurs du bien-fondé de sa décision, le député a fait des promesses creuses. “On va expliquer tous vos soucis au président de la République. Et le problème va être réglé”, a-t-il affirmé, sans apporter la moindre garantie concrète ni expliquer comment il compte honorer ces engagements.

 

Un aveu d’échec politique.

 

En tentant de justifier son ralliement au MCU, Ernest BONANG a involontairement admis l’inefficacité de son action en tant que député de l’opposition. Il a évoqué un appel au président Kongoboro concernant des violences à Nzakoundou, suggérant que seule une proximité avec le pouvoir permettrait d’obtenir une réaction des autorités. Cette attitude révèle une conception clientéliste de la fonction de député, au détriment d’une véritable représentation des intérêts de la population.

 

Une manœuvre politique qui soulève des questions.

 

Ce revirement politique d’Ernest BONANG et de ses collègues soulève de sérieuses questions sur l’intégrité des élus et le respect du mandat confié par les électeurs. La facilité avec laquelle ces députés changent d’allégeance politique révèle un mépris flagrant pour les choix exprimés par les citoyens lors des Élections.

 

Cette déclaration embarrassée d’Ernest BONANG dévoile les manœuvres politiciennes à l’œuvre en Centrafrique. Elle souligne le fossé grandissant entre une classe politique opportuniste, plus préoccupée par ses intérêts personnels que par le bien-être de la population, et des citoyens confrontés à de graves difficultés quotidiennes dans des régions comme l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé.

 

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Arnaques et survie : comment la précarité pousse les Centrafricains à l’extrême

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Arnaques et survie : comment la précarité pousse les Centrafricains à l’extrême

 

Centrafrique.org/pk12-une-ambiance-effervescente-sous-une-chaleur-accablante/la-vie-quotidienne-au-marche-de-begoua/” rel=”attachment wp-att-76281″ data-wpel-link=”internal”>Des habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, avec des étals de produits variés et des bâtiments en arrière-plan.
Les habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, sous le soleil de l’après-midi.. CopyrightCNC.

 

En République centrafricaine, la précarité extrême force les habitants à trouver des solutions désespérées, telles que les arnaques, pour survivre. La montée de ces actes témoigne de l’incapacité des autorités à gérer une crise économique qui ravage le pays et plonge ses citoyens dans la misère.

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’Inflation Dévorante : Un Fléau Inexorable.

 

L’inflation, véritable gouffre financier, érode le pouvoir d’achat des Centrafricains à une vitesse alarmante. Les produits de première nécessité deviennent inaccessibles, forçant une partie de la population à se tourner vers des aliments de moindre qualité pour survivre. Les abats de viande de bœuf et de cabri, autrefois considérés comme des restes, sont désormais des mets de substitution courants, grillés au barbecue pour masquer leur piètre qualité. Les boyaux, testicules et autres intestins sont devenus des aliments de base pour de nombreux Centrafricains, illustrant la précarité alimentaire extrême.

À lire aussi : Cellule de Veille : Beaucoup de Bruit, Peu d’Effets Contre la Corruption

Minusca-au-pk17-rouge-de-boali/” rel=”attachment wp-att-62814″ data-wpel-link=”internal”>Les Banguissois qui se cherchent pour survivre sur la dechetterie de la MINUSCA au pk17 rouge de Boali
Les Banguissois qui se cherchent pour survivre sur la dechetterie de la MINUSCA au pk17 route de Boali

 

La Délinquance : comment la précarité pousse les Centrafricains à l’extrême.

 

Face à cette détresse économique, la criminalité explose. Les jeunes, privés de perspectives d’avenir, se tournent de plus en plus vers la délinquance pour subsister. Vols, braquages et arnaques en tout genre se multiplient, rendant les rues des villes centrafricaines de plus en plus dangereuses. Les ordures des expatriés, notamment celles de la MINUSCA sur la route de Boali, deviennent des sources de nourriture pour les plus désespérés, illustrant une déchéance sociale sans précédent.

À lire aussi : Réintégration Manquée : Le Drame des Réfugiés Centrafricains rapatrié de la RDC

Bangui-faits-divers-un-voleur-pris-en-flagrant-delit-et-frappe-par-une-foule-dans-le-huitieme-arrondissement/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule/” rel=”attachment wp-att-39161″ data-wpel-link=”internal”>Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

L’Escroquerie au Quotidien : Une Inventivité Désespérée.

 

Dans un contexte où la survie prime sur la morale, les arnaques se multiplient. L’exemple frappant de cet employé qui a escroqué son patron blanc en inventant la mort d’une tante pour obtenir de l’argent en est une illustration édifiante. Non content de recevoir 100 000 FCFA et un véhicule avec chauffeur, il a également négocié un cercueil qu’il a ensuite abandonné, semant la confusion et la peur parmi ses proches. Cette anecdote, racontée dans les bus de Bangui, révèle à quel point la misère pousse les individus à des comportements extrêmes et désespérés.

 

La Pauvreté Extrême : Un Environnement Fertile pour les Arnaques.

 

L’incapacité des autorités à juguler cette crise a transformé la République centrafricaine en un terrain fertile pour les escroqueries. Les arnaques téléphoniques se propagent à une vitesse fulgurante, reflétant la débrouillardise contrainte par une pauvreté omniprésente. La désillusion et le désespoir poussent les citoyens à exploiter toutes les failles possibles pour arracher quelques francs CFA.

 

Une Crise Humanitaire Ignorée.

 

La situation en République centrafricaine est une crise humanitaire majeure qui demeure largement ignorée par la communauté internationale. Les conséquences de cette crise économique sont dévastatrices, plongeant une population déjà vulnérable dans une spirale de pauvreté et de criminalité. Il est important que des mesures urgentes soient prises pour stabiliser l’économie et fournir une aide humanitaire adéquate afin de prévenir une catastrophe encore plus grande.

 

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Panneau de la honte : la dépravation politique atteint de nouveaux sommets à Mala

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Panneau de la honte : la dépravation politique atteint de nouveaux sommets à Mala

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La député sans bac de Mala Marth Lakonte

 

 

Le député de Mala, Marthe Lakonte, vient de signer un acte d’une indécence rare, révélateur de la déliquescence morale qui gangrène la classe politique centrafricaine. Un simple panneau routier, indiquant la distance entre Mala et Dékoa, est présenté comme un “don” à la population locale. Cette mascarade pathétique illustre le mépris total des élus envers leurs administrés.

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Alors que les habitants de Mala manquent de tout :  eau potable, dispensaires, écoles,  leur représentant à l’Assemblée nationale se glorifie d’avoir offert un vulgaire bout de tôle. Cette pantomime grotesque révèle l’incompétence crasse et le cynisme sans borne de certains parlementaires, plus préoccupés par leur autopromotion que par le bien-être de leurs électeurs.

 

Centrafrique.org/?attachment_id=78404″ rel=”attachment wp-att-78404″ data-wpel-link=”internal”>Un panneau routier indiquant la distance entre Mala et Dékoua
Un panneau routier indiquant la distance entre Mala et Dékoua

 

Ce pseudo “don” soulève de graves questions sur la légitimité même du mandat de Marthe Lakonte. Pourquoi qualifier d’offrande ce qui devrait relever des missions élémentaires d’un député ? Cette confusion entre devoir et générosité factice traduit une conception clientéliste et corrompue de la fonction d’élu.

 

Le ministère de l’Administration du territoire, en cautionnant cette opération indigne, se rend complice de cette dérive. Plutôt que d’encourager de telles mises en scène grotesques, les autorités devraient exiger des députés qu’ils remplissent leurs obligations constitutionnelles au service de la population.

 

Ce panneau de la honte cristallise l’échec patent du pouvoir en place. Incapable d’apporter le moindre progrès tangible, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra se contente de gesticulations médiatiques sans effet sur le quotidien des Centrafricains. Pendant ce temps, le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la misère et le chaos.

 

La population de Mala, comme l’ensemble des citoyens centrafricains, mérite infiniment mieux que ces piètres simulacres de développement. Il est grand temps que les électeurs sanctionnent prochainement dans les urnes, s’il y’a lieu,  l’incompétence et le mépris affiché de leurs prétendus représentants. Mais la nouvelle constitution pourrait en elle-même la disqualifier.

 

La nouvelle Constitution de Touadéra : un couperet pour les députés sans diplôme.

 

La nouvelle Constitution orchestrée par le président Faustin-Archange Touadéra risque de mettre un terme brutal à la carrière politique de Marthe Lakonte, députée de Mala. Cette réforme controversée impose désormais un niveau minimum de baccalauréat pour briguer un mandat parlementaire, excluant de fait les élus sans diplôme comme Mme Lakonte. Cette exigence alimente des interrogations sur les intentions réelles du pouvoir et les moyens que certains députés pourraient employer pour s’y conformer. Des rumeurs circulent déjà sur de possibles arrangements, allant de la délivrance de faux diplômes à l’organisation d’examens de complaisance. Ces spéculations révèlent les dérives potentielles d’un système où l’intégrité académique pourrait être sacrifiée sur l’autel des ambitions politiques. Dans ce contexte, l’avenir politique de Marthe Lakonte et de ses collègues non bacheliers reste incertain, suspendu à leur capacité à obtenir – par des voies plus ou moins orthodoxes – le précieux sésame exigé par la nouvelle Constitution.

 

 

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Le grand cirque du blé russe : Quand la farine se volatilise en Centrafrique

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Le Grand Cirque du Blé Russe : Quand la Farine se Volatilise en Centrafrique

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Approchez, approchez, citoyens affamés de Centrafrique ! Venez assister au plus grand tour de passe-passe jamais orchestré par votre gouvernement bien-aimé. Admirez comment des tonnes de blé russe peuvent disparaître sous vos yeux ébahis, sans laisser la moindre trace de farine !

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Notre magicien en chef, l’illustre Faustin Archange Touadéra, surnommé affectueusement “Baba Kongoboro” pour sa légendaire rapidité d’action, a réussi l’exploit de faire s’évaporer des milliers de sacs de farine. Un tour digne des plus grands illusionnistes, ou plutôt, des plus grands kleptocrates !

 

Imaginez la scène : juillet 2023, le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) se transforme en scène de théâtre. Les projecteurs sont braqués sur notre cher président Kongoboro et l’ambassadeur russe, posant fièrement devant des montagnes de sacs de farine. Applaudissements, discours grandiloquents, promesses mirifiques… Le décor est planté pour le plus grand numéro de prestidigitation de l’histoire centrafricaine !

 

Et hop ! Abracadabra ! En un claquement de doigts présidentiels, la farine s’évanouit dans la nature dès le lendemain. Incroyable mais vrai ! Pas un seul Centrafricain n’a aperçu ne serait-ce que l’ombre d’un grain de cette farine mythique. Un miracle de disparition qui ferait pâlir d’envie l’ivoirien Michel                Gohou lui-même !

 

Mais ne vous inquiétez pas, chers compatriotes affamés ! Notre bien-aimé président, dans sa grande magnanimité, a assuré à la presse russe que vous aviez tous profité de cette manne providentielle. Vous ne vous en souvenez pas ? C’est normal, c’est l’effet secondaire de la farine invisible !

 

Pendant ce temps, des rumeurs malveillantes circulent, insinuant que cette farine aurait été transformée en billets verts pour nourrir des Mercenaires russes. Quelle absurdité ! Tout le monde sait que les mercenaires se nourrissent exclusivement de promesses et de bonne volonté, n’est-ce pas ?

 

Ne soyez pas déçus si vous n’avez pas vu la couleur de cette farine. Rappelez-vous que dans notre belle Centrafrique, l’important n’est pas de manger, mais de rêver qu’on mange. Et grâce à notre talentueux Baba Kongoboro, nous sommes devenus experts en festins imaginaires !

 

Alors, chers concitoyens, la prochaine fois que votre estomac criera famine, fermez les yeux et visualisez ces montagnes de sacs de farine russe. Vous verrez, ça marche presque aussi bien que de vrais aliments !

 

En attendant le prochain tour de magie de notre administration bien-aimée Baba Kongoboro, n’oubliez pas d’applaudir. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à un spectacle d’une telle envergure. Vive la Centrafrique, pays où même la famine devient un divertissement !

 

Le gouvernement centrafricain : un repaire de criminels en costume-cravate

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Le gouvernement centrafricain : un repaire de criminels en costume-cravate

 

Centrafrique.org/la-nouvelle-constitution-en-lambeaux-touadera-et-ses-ministres-refusent-de-respecter/heritier-doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports/” rel=”attachment wp-att-72303″ data-wpel-link=”internal”><a href=Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports

 

Les déclarations du porte-parole du gouvernement Maxime Balalou sur la lutte contre l’impunité en République centrafricaine sont une insulte à l’intelligence des citoyens. Un examen approfondi du gouvernement actuel révèle un véritable nid de criminels occupant les plus hautes fonctions de l’État.

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un repaire de criminels : Hassan Bouba : l’intouchable du régime.

 

Le cas le plus flagrant est celui de Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale. Inculpé par la Cour pénale spéciale (CPS) et incarcéré au camp de Roux, il a été libéré de force par les mercenaires du groupe Wagner. Non content d’échapper à la justice, il a été réintégré au gouvernement, où il siège encore aujourd’hui en toute impunité.

 

Ernest Mada : le détournement récompensé.

Centrafrique.org/detournement-de-fonds-publics-par-m-ernest-mada-le-journaliste-fiacre-salabe-persiste-malgre-les-menaces/ernest-mada-de-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-64672″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua
Monsieur Ernest Mada, grand détourneur de fonds des partenaires pour l’éducation en RCA, nommé ministre chargé du secrétariat du gouvernement.

 

Le cas d’Ernest Mada, actuel ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, illustre parfaitement le mépris du régime pour la justice. Accusé d’avoir détourné plus de 80 millions de francs CFA des partenaires internationaux destinés à l’éducation, Mada n’a pas été inquiété par la justice. Au contraire, il a été récompensé par une nomination ministérielle. Cette promotion scandaleuse démontre que non seulement l’impunité règne au sein du gouvernement, mais que la corruption y est activement encouragée et récompensée.

 

Un repaire de criminels : l’affaire Ndélé 1,  une tache indélébile.

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Plusieurs autres ministres sont impliqués dans l’affaire Ndélé 1, un scandale qui éclabousse le cœur même du pouvoir. Parmi eux :

 

– Gontran Djono Ahaba, ministre des Transports

– Gilbert Toumou Deya, ministre délégué chargé du Désarmement

– Le ministre de l’Agriculture

– Le ministre de la Justice

 

Tous ont été interrogés par la CPS, mais restent en liberté et conservent leurs postes, se moquant ouvertement de la justice qu’ils prétendent servir.

 

Héritier Doneng : un ministre aux mains sales.

 

Le cas de Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon, ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse et des Sports, est particulièrement choquant. Chef et fondateur d’une milice pro-gouvernementale, il est soupçonné d’implication dans plusieurs cas d’enlèvements et d’assassinats. L’incendie criminel ayant coûté la vie à la présidente de l’Association des femmes juristes et à ses enfants lui serait attribué. Malgré ces accusations gravissimes, il est nommé ministre.

 

Maxime Balalou : le porte-parole aux mains pleines.

 

Comble de l’hypocrisie, Maxime Balalou lui-même, qui ose parler de lutte contre l’impunité, est impliqué dans des détournements de fonds datant de son passage au Secrétariat général du gouvernement. Sa “punition” ? Une promotion au poste de ministre de la Communication.

 

Ce gouvernement, loin de lutter contre l’impunité, l’incarne au plus haut niveau de l’État. Les Centrafricains ne peuvent que constater avec amertume que la “justice en marche” dont parle Balalou n’est qu’une sinistre mascarade. Pendant que les criminels en col blanc paradent au sommet de l’État, c’est tout un peuple qui paie le prix de cette corruption généralisée.

 

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La Centrafrique sombre dans le culte de la personnalité, selon l’OGDC

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La Centrafrique sombre dans le culte de la personnalité, selon l’OGDC

 

Centrafrique.org/observatoire-pour-la-gouvernance-democratique-defis-de-securite-avec-la-presence-des-groupes-armes-etrangers-en-rca/conference-de-presse-nguimale/” rel=”attachment wp-att-73015″ data-wpel-link=”internal”>Conférence de presse de l'Observatoire pour la Gouvernance Démocratique Nguimalé à Bangui, le 30 janvier 2024
Conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique Nguimalé à Bangui, le 30 janvier 2024

 

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) vient de lancer un avertissement alarmant sur la dérive autoritaire du régime centrafricain. Dans un communiqué adressé au président de la Fédération centrafricaine de football, l’OGDC dénonce la décision de rebaptiser le centre technique féminin de LITON au nom du président Faustin-Archange Touadera.

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Cette décision révèle une tendance inquiétante à transformer la République centrafricaine en un État où tout porte le nom du dirigeant. Des rues aux centres de formation, en passant par les infrastructures sportives, le pays se couvre progressivement du nom de Touadera, rappelant les pratiques des régimes les plus autoritaires.

 

L’absurdité de la situation est flagrante. Touadera, connu comme enseignant et scientifique, n’a aucun lien avéré avec le sport de haut niveau. Un responsable de l’OGDC souligne cette incohérence : “Touadera n’est pas un sportif reconnu. S’il voulait laisser une trace, il aurait dû créer une université scientifique. Mais il est même incapable de construire une simple salle de classe primaire”.

 

Cette obsession du nom Touadera va à l’encontre des principes démocratiques et de l’égalité homme-femme. L’OGDC rappelle que l’article 14 de la Constitution centrafricaine promeut l’égalité des sexes. Rebaptiser un centre sportif féminin au nom d’un homme bafoue cet engagement constitutionnel.

 

Le communiqué de l’OGDC est sans appel : si le nom du centre n’est pas changé, des poursuites judiciaires seront engagées. Cette menace illustre la montée des tensions entre la société civile et un pouvoir de plus en plus autoritaire.

 

La Centrafrique glisse dangereusement vers un modèle dictatorial. Touadera semble vouloir s’ériger en monarque d’un royaume imaginaire, au mépris des valeurs démocratiques. Cette dérive inquiétante ne peut que plonger le pays dans une crise politique et sociale profonde.

 

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Centrafrique : des fake-news contre les casques bleus marocains

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Centrafrique : des fake-news contre les casques bleus marocains

 

Centrafrique.org/la-Minusca-rejette-les-rumeurs-dinterception-dun-drone-et-denonce-une-campagne-de-desinformation-de-wagner/porte-parole-militaire-de-la-minusca-lors-dun-point-de-presse-a-Bangui-le-14-avril-2023/” rel=”attachment wp-att-64259″ data-wpel-link=”internal”>porte-parole militaire de la Minusca lors d'un point de presse à Bangui, le 14 avril 2023
CopyrightMinusca

Depuis le mois de mars, la MINUSCA recense une nouvelle campagne de désinformation russe menée à son encontre en Centrafrique. Elle cible particulièrement le contingent marocain de la mission.

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 
Les Forces Armées Royales (FAR) du Maroc sont engagées dans la mission de stabilisation de l’ONU en République centrafricaine depuis ses débuts, soit 2014. À ce jour, 19 soldats marocains sont morts sur place, dans la lutte contre la guerre civile ravageant le pays. 10 ans plus tard, ce contingent doit désormais faire face au défi grandissant d’une désinformation russe. Celle-ci prend place dans les médias locaux, mais aussi sur les réseaux sociaux, selon le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Monteiro :

« Ces attaques [informationnelles] surviennent alors que la MINUSCA, en termes de protection des populations, atteint des résultats probants, en appui aux autorités centrafricaines. Ça s’est passé à Amda Fok récemment, où nous avons établi une base temporaire pour protéger les populations des infiltrations d’éléments armés du Soudan. […] » Ces campagnes seraient actionnées par le groupe de mercenaires russes Wagner, renommé Africa Corps, dont l’influence s’étend maintenant à un grand nombre de pays sur le continent.
Les plateformes « cachées », comme WhatsApp et Telegram, permettent à des animateurs de mener des campagnes de désinformation directement reliés à Wagner et d’opérer dans le « secret » des groupes de conversations privées. La scène internationale a notamment repéré Aleksandr Bovdunov, Viktor Vasiliev et Artem Blinov.

Depuis le 7 mars, la violence des combats dans les zones de déploiement des 745 militaires des FAR est en pleine recrudescence. Ce, particulièrement dans le Nord-Est du pays. Tandis que les rebelles de la CPC ont perdu des soldats, les FACA également.

De quoi la MINUSCA est-elle accusée dans ces fake-news russes ?

Selon un rapport d’avril 2024 du Centre d’études stratégiques de l’Afrique, « les campagnes de désinformation visant à manipuler les systèmes d’information africains ont presque quadruplé depuis 2022, entraînant des conséquences déstabilisantes et antidémocratiques » et le pays fait partie des plus touchés par le phénomène. Ainsi, depuis mars 2024, les accusations diffusées accablent la MINUSCA dont son contingent marocain, d’être en lien avec les groupes armés actifs sur place.

Or, les casques bleus interviennent dans les conflits de manière non-combattante. Ce, notamment par des actions de surveillance, de protection des populations civiles et d’aide à l’humanitaire. Selon le général Daniel Sidiki Traoré, général dans les Forces armées du Burkina Faso lors d’une interview pour L’Opinion : « Les contingents étrangers, et singulièrement les contingents marocains, ont contribué à sauver des millions de vies civiles à travers le monde et particulièrement en Afrique. […] Les casques bleus ne cherchent pas systématiquement à attritionner les groupes armés mais à les contraindre à rejoindre le camp de la paix. »

En Centrafrique, la manipulation de l’opinion de la population ne s’arrête pas qu’aux questions nationales. En 2022 déjà, de la propagande russe circulait lors de manifestations en soutien à la Russie dans son invasion de l’Ukraine. « Russie et Centrafrique contre le nazisme » pouvait-on alors lire sur les pancartes brandies en plein Bangui.

 

 

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Bangui sombre dans le chaos sanitaire, le gouvernement annonce une épidémie

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Bangui sombre dans le chaos sanitaire, le gouvernement annonce une épidémie

 

Entrée principale de l’hôpital de l’Amitié à Bangui, avec des patients et des visiteurs devant le bâtiment.
L’hôpital de l’Amitié à Bangui, autrefois un symbole de la coopération sino-centrafricaine, fait face à de graves problèmes d’insalubrité et d’infestation.. CopyrightCNC

 

La capitale centrafricaine est frappée par une nouvelle épidémie de variole du singe, révélant l’incapacité flagrante des autorités à protéger la population. Après avoir ravagé les villes de province, la maladie s’attaque désormais au cœur du pays, laissant les habitants désemparés face à l’inaction gouvernementale.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Bangui sombre dans le chaos : un système de santé au bord de l’effondrement.

 

Le ministre de la Santé, Pierre Somsé, a confirmé la présence de cas dans le 6e arrondissement de Bangui, exposant la vulnérabilité d’un système sanitaire défaillant. “Nous ne savons pas encore jusqu’où s’étendent les cas”, a-t-il admis, démontrant l’incapacité des autorités à cerner l’ampleur réelle de l’épidémie.

 

Population abandonnée, vies en danger.

 

Avec un taux de mortalité potentiel de 10 à 11%, la menace est grave. Pourtant, le gouvernement se contente de vagues déclarations sans mettre en place de réelles mesures de protection. Les habitants, livrés à eux-mêmes, en sont réduits à cacher les malades “délibérément ou par ignorance”, soulignant le manque criant d’information et de soutien.

 

Un pays au bord du gouffre.

 

Cette nouvelle crise sanitaire s’ajoute à une situation déjà catastrophique. Pendant ce temps, la présence des mercenaires Wagner pèse lourdement sur les ressources du pays, détournant l’attention et les moyens des besoins vitaux de la population.

 

L’incurie des autorités centrafricaines face à cette épidémie est un nouveau coup porté à un peuple déjà malmené. Sans réaction rapide et efficace, Bangui risque de sombrer dans une crise sanitaire majeure aux conséquences désastreuses pour l’ensemble du pays.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Formation médicale : le ministère  de la santé appel à recruter hors de Bangui

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Formation médicale : le ministère  de la santé appel à recruter hors de Bangui

 

Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui.
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population

 

Le ministère de la Santé et de la population exhorte les autorités locales à encourager les jeunes diplômés du brevet à postuler dans les centres régionaux de formation en santé. Cette démarche ambitieuse vise à pallier le manque de personnel soignant originaire des régions où sont implantées ces écoles.

 

Bangui, 31 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

“Ces centres de formation sont créés pour la population locale, mais ce sont surtout des candidats de Bangui qui s’y inscrivent”, déplore Julie Godot, directrice adjointe de la santé de la population.

 

Elle cite l’exemple de l’école paramédicale de Bouar : “Il y a très peu d’élèves originaires des villes environnantes comme Baoro, Bocaranga ou Paoua. La plupart viennent de Bangui”.

 

Le ministère appelle les responsables locaux à promouvoir ces formations auprès des jeunes titulaires du brevet. “Ces écoles régionales sont faites pour former le personnel de la région, pas pour que les gens quittent Bangui”, insiste Julie Godot.

 

Des centres de formation existent notamment à Bambari, Bouar et Bria. Le ministère espère ainsi renforcer les effectifs soignants dans ces zones souvent sous-dotées en personnel médical qualifié.

 

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Centrafrique : Le jeu dangereux de Moscou contre Kigali sur le point de dégénérer

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Centrafrique : Le jeu dangereux de Moscou contre Kigali sur le point de dégénérer.

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

Une nouvelle crise diplomatique menace d’éclater en République centrafricaine, opposant cette fois-ci la Russie au Rwanda. Selon des sources proches du dossier, l’ambassade russe à Bangui aurait mis en place un vaste système d’espionnage visant les intérêts rwandais dans le pays. Cette manœuvre irresponsable risque de plonger la RCA dans un conflit ouvert entre puissances étrangères sur son sol.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une infiltration massive des Rwandais inquiète Moscou.

 

Depuis la signature d’accords de coopération bilatérale entre Bangui et Kigali, les Rwandais ont massivement investi en Centrafrique. Leur présence s’est rapidement étendue à de nombreux secteurs stratégiques : mines, commerce, immobilier, restauration. Cette expansion fulgurante semble avoir pris de court les Russes, qui voient d’un très mauvais œil l’arrivée de ce nouvel acteur influent.

 

C’est particulièrement l’implication croissante du Rwanda dans le secteur minier centrafricain qui inquiète Moscou. Les Russes, qui considèrent ce domaine comme leur chasse gardée, craignent de perdre leur mainmise sur les ressources naturelles du pays.

 

Moscou – Kigali: un piège grossier tendu par les Russes.

 

Pour contrer cette menace, l’ambassade russe aurait mis au point un stratagème aussi simpliste que dangereux. Lors d’une récente visite d’une délégation ministérielle centrafricaine au Rwanda, les Russes auraient falsifié d’anciens contrats miniers en remplaçant simplement les noms et les dates. Ces faux documents auraient ensuite été transmis aux ministres centrafricains pour qu’ils les fassent signer à leurs homologues rwandais.

 

L’objectif de cette manœuvre serait double : tester les ambitions réelles du Rwanda dans le secteur minier centrafricain, tout en piégeant Kigali avec des accords factices. Une stratégie à haut risque qui pourrait aisément dégénérer en incident diplomatique majeur si elle venait à être découverte.

 

 

La paranoïa russe voit la France derrière le Rwanda.

 

Plus inquiétant encore, il semblerait que cette opération d’espionnage s’inscrive dans une vision paranoïaque plus large de la part des Russes. Selon l’ambassadeur russe à Bangui, le Rwanda ne serait qu’un “cheval de Troie” utilisé par la France pour tenter de reprendre pied en Centrafrique.

 

Cette théorie du complot sans fondement montre à quel point la Russie est prête à tout pour préserver son influence en RCA, quitte à créer artificiellement des tensions avec d’autres pays. En accusant le Rwanda d’être un “espion de la France”, Moscou tente de discréditer un partenaire de plus en plus incontournable pour Bangui.

 

Un pays pris en otage par les ambitions russes.

 

Cette situation révèle l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la Centrafrique. Otage des ambitions géopolitiques russes, le pays voit son développement entravé par les manœuvres de Moscou. Comme le déplore un membre anonyme du gouvernement, “même dans 100 ans, avec le rythme des Russes, le pays n’avancera pas d’un centimètre”.

 

Plus grave encore, certains conseillers présidentiels n’hésitent pas à affirmer que “la vie de Touadéra ne tient qu’à un fil” face aux mercenaires de Wagner. Le président centrafricain semble avoir perdu tout contrôle sur son pays, devenu un simple pion dans le grand jeu diplomatique russe.

 

Vers un conflit ouvert entre la Russie et le Rwanda ?

 

La tension qui monte entre Moscou et Kigali risque d’exploser à tout moment. Sur le terrain, les troupes rwandaises et les Mercenaires russes de Wagner refusent déjà de collaborer, illustrant la profonde méfiance qui règne entre les deux camps.

 

En transformant la RCA en champ de bataille diplomatique, le président Touadéra a pris le risque d’un affrontement direct entre puissances étrangères sur le sol centrafricain. Une perspective terrifiante pour un pays déjà ravagé par des années de guerre civile.

 

Face à cette situation explosive, il est urgent que la communauté internationale intervienne pour désamorcer les tensions entre la Russie et le Rwanda. Sans quoi, la Centrafrique risque de sombrer dans un nouveau cycle de violence aux conséquences dramatiques pour sa population.

 

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Le scandale qui empeste Bangui : Sylvie Naïssem et Arsène Gbaguidi, ou l’art de piétiner l’éthique

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Le scandale qui empeste Bangui : Sylvie Naïssem et Arsène Gbaguidi, ou l’art de piétiner l’éthique.

 

Centrafrique.org/derniere-etape-verdict-du-referendum-de-la-honte-attendu-ce-lundi/sylvie-naissem-de-la-cour-constitutionnelle/” rel=”attachment wp-att-63162″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Sylvie-Naissem-de-la-cour-constitutionnelle-450×397.jpg” alt=”La juge constitutionnelle Sylvie Naissem de la cour constitutionnelle” width=”450″ height=”397″ />
La juge constitutionnelle Sylvie Naissem de la cour constitutionnelle

 

L’indécence a atteint son paroxysme dans les hautes sphères de la République centrafricaine. Sylvie Naïssem, censée incarner l’impartialité de la justice constitutionnelle, et Arsène Gbaguidi, supposé garantir l’intégrité des élections, se vautrent sans vergogne dans une liaison aussi scandaleuse que nauséabonde.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Cette farce grotesque dévoile la pourriture qui gangrène nos institutions. Sylvie Naïssem, vice-présidente d’un conseil constitutionnel,  déjà entaché de soupçons, n’hésite pas à partager sa couche avec celui-là même qui devrait être son vis-à-vis indépendant. Quant à Gbaguidi, ce prétendu garant de la démocratie, il se comporte comme un vulgaire pantin entre les mains du pouvoir, trahissant honteusement sa mission et la confiance des Nations Unies.

 

Leur relation clandestine, qui n’a de secret que le nom, empeste les couloirs du pouvoir. Ces deux personnages, ivres de leur propre importance, semblent avoir oublié toute notion de décence et de responsabilité. Ils se pavanent, inconscients du mépris qu’ils inspirent, sourds aux murmures indignés qui enflent dans la capitale.

 

Gbaguidi, ce soi-disant “Monsieur Élections” de la Minusca, n’est en réalité qu’un laquais servile, prêt à brader l’avenir démocratique de la Centrafrique pour satisfaire ses bas instincts et ses ambitions mesquines. Sa proximité avec le clan Touadera n’est plus un secret pour personne, transformant la MINUSCA en véritable marionnette du pouvoir en place.

 

Quant à Sylvie Naïssem, elle souille l’institution qu’elle est censée représenter. Sa conduite irresponsable jette l’opprobre sur l’ensemble du Conseil Constitutionnel, déjà perçu comme un repaire de partisans zélés du régime. Cette femme, qui devrait être un modèle d’intégrité, s’avère n’être qu’une opportuniste sans scrupules, prête à troquer son honneur contre quelques faveurs de boudoir.

 

Ce duo infâme incarne à lui seul la déliquescence morale qui ronge notre pays. Leur liaison n’est pas seulement une insulte à l’éthique, c’est un crachat au visage de tous les Centrafricains qui aspirent à une véritable démocratie.

 

Il est grand temps que ces deux parasites soient chassés des institutions qu’ils contaminent. Leur présence est une gangrène qui menace de faire pourrir tout l’édifice démocratique centrafricain. L’opposition, si elle a encore un soupçon de dignité, doit exiger leur démission immédiate et sans condition.

 

La Centrafrique mérite mieux que ces deux clowns pathétiques qui se croient au-dessus des lois et de la morale. Leur éviction serait un premier pas vers l’assainissement de notre vie politique, gangrenée par le népotisme, la corruption et l’incompétence.

 

Il est temps que le peuple centrafricain se lève et dise “Assez !” à ces manigances sordides. Sylvie Naïssem et Gbaguidi doivent être balayés, emportés par le vent de l’histoire, relégués aux oubliettes de notre mémoire collective comme les symboles d’une époque révolue, celle de la honte et de la compromission.

 

Par Alain Nzilo

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La tyrannie fiscale du gouvernement centrafricain : un pays sacrifié sur l’autel de Wagner

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La tyrannie fiscale du gouvernement centrafricain : un pays sacrifié sur l’autel de Wagner

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Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

Le gouvernement centrafricain, dans sa quête désespérée de fonds pour satisfaire ses engagements envers le groupe Wagner, est en train de démanteler méthodiquement l’infrastructure économique du pays. L’effondrement des réseaux téléphoniques, d’abord à Mbaïki dans la Lobaye, puis à Bria dans la Haute-Kotto, et maintenant à Gamboula, n’est que la manifestation la plus visible d’une politique suicidaire qui ravage le pays.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Cette administration, obsédée par le financement de ses Mercenaires russes, semble prête à sacrifier l’avenir de la nation sur l’autel de sa survie à court terme. La pression fiscale écrasante n’épargne personne : des grandes entreprises aux citoyens lambda, tous sont victimes de cette politique prédatrice.

 

Le cas de Gamboula n’est que le dernier d’une longue liste de villes abandonnées par un État plus préoccupé par le maintien de sa milice étrangère que par le bien-être de ses citoyens. Cette politique fiscale agressive ne fait pas que paralyser les entreprises, elle étrangle littéralement la population, forçant les Centrafricains ordinaires à supporter un fardeau financier insoutenable.

 

Comment justifier l’asphyxie économique d’un pays entier pour financer un groupe mercenaire étranger ? Cette priorité aberrante révèle un gouvernement qui a perdu tout sens des réalités et de ses responsabilités envers son peuple.

 

L’ironie cruelle est que cette quête frénétique de fonds pour Wagner ne fait qu’aggraver l’instabilité qu’elle prétend combattre. En détruisant le tissu économique du pays, en isolant des communautés entières, le gouvernement crée les conditions parfaites pour une future explosion sociale.

 

Le silence qui s’étend de Mbaïki à Bria, en passant par Gamboula, n’est pas seulement celui des réseaux téléphoniques en panne. C’est le silence d’un pays que son gouvernement est en train d’étouffer pour satisfaire les appétits d’une force mercenaire étrangère.

 

Il est plus que temps que le peuple centrafricain se réveille et exige des comptes. Combien de villes devront encore être coupées du monde ? Combien de citoyens devront être poussés dans la misère avant que ce gouvernement ne comprenne que sa politique est un chemin vers l’abîme ?

 

Sans un changement radical de cap, sans une réorientation des priorités vers le développement réel du pays plutôt que le financement de mercenaires, la République centrafricaine risque de devenir un désert économique, où seules prospéreront la misère et l’instabilité. Le temps presse, et chaque jour qui passe sous cette politique désastreuse rapproche un peu plus le pays du point de non-retour.

 

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Pillages et exactions à Birao : Wagner sème à nouveau la terreur.

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Pillages et exactions à Birao : Wagner sème à nouveau la terreur avec la complicité du pouvoir.

 

Centrafrique.org/avion_wagner_birao_dans_la_vakaga/” data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère militaire russe sur la piste de l'aérodrome de Birao, avec des civils à proximité
Arrivée des mercenaires Wagner par hélicoptère à Birao, sous les yeux des civils CopyrightCNC

 

Les Mercenaires russes du groupe Wagner ont mené mardi 28 juillet 2024 une nouvelle opération de grande envergure à Birao, préfecture de la Vakaga, marquée par des pillages systématiques et l’extorsion de fonds à la population civile. Cette descente, loin d’être un cas isolé, s’inscrit dans un schéma récurrent d’exactions perpétrées par Wagner en toute impunité.

 

Bangui, 30  juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les exactions à Birao : une opération de racket à grande échelle.

 

Arrivés par hélicoptère, une trentaine de mercenaires ont immédiatement entrepris des fouilles domiciliaires arbitraires, bloquant véhicules et commerces pour extorquer de l’argent aux propriétaires. Un camionneur a ainsi dû débourser 70 000 francs CFA pour récupérer son véhicule. Ces pratiques de racket, devenues quasi systématiques lors des passages de Wagner à Birao, plongent la population dans un climat de terreur permanent.

Centrafrique.org/avion_des_wagner_a_birao_2/” data-wpel-link=”internal”>Un civil et un mercenaire russe armé patrouillant sur la piste de l'aérodrome de Birao
Sur l’aérodrome de Birao, dans la Vakaga, après arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

Complicité du ministre de la Justice.

 

Plusieurs sources locales accusent le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, originaire de ladite préfecture  , d’être à l’origine de cette opération. Pourtant, face à l’insécurité croissante, des jeunes de Birao s’étaient constitués en groupe d’autodéfense pour protéger leur ville. Djoubaye aurait instrumentalisé cette initiative citoyenne, signalant faussement aux Wagner que ces jeunes disposaient d’un arsenal, prétexte à une opération de désarmement qui s’est muée en descente punitive.

 

Les habitants dénoncent un “criminel” et un “ministre mafieux” qui, loin de protéger ses concitoyens, les livre à la brutalité des mercenaires. Cette trahison s’ajoute à une longue liste de méfaits imputés à Djoubaye, considéré comme responsable depuis des années des malheurs de la population.

 

Centrafrique.org/sur_aerodrome_de_birao_dans_la_vaka/” data-wpel-link=”internal”>Avion de transport russe débarquant des mercenaires à Birao
Aérodrome de Birao. CopyrightCNC

 

Un modus operandi généralisé.

 

Ces exactions ne se limitent pas à Birao. Partout dans le pays, les Wagner se livrent à des pillages, extorsions et violences contre les civils. Ils n’hésitent pas à bloquer les commerces, racketter les commerçants, allant jusqu’à leur dire cyniquement d’aller “voir Touadéra” pour se faire rembourser.

 

Caution du pouvoir.

 

Ces agissements semblent cautionnés au plus haut niveau de l’État. Le ministre conseiller du président, Fidèle Gouandjika, a lui-même déclaré publiquement que le gouvernement était “prêt à tout donner aux Wagner, même les filles, même les femmes”. Une déclaration choquante qui illustre la soumission totale du pouvoir aux mercenaires russes, au mépris des droits les plus élémentaires de la population centrafricaine.

 

Alors que Wagner s’apprête à poursuivre ses opérations dans les villages voisins, la population de Birao et de toute la Centrafrique reste livrée à l’arbitraire de mercenaires agissant en toute impunité, avec l’aval tacite des plus hautes autorités de l’État.

 

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Scandale au ministère de la Communication : entre mensonges, gaspillage et incompétence.

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Scandale au ministère de la Communication : entre mensonges, gaspillage et incompétence.

 

Centrafrique.org/budget-volatilise-le-fiasco-du-projet-de-rehabilitation-du-ministere-de-la-communication/ministere_centrafricain_de_la_communication/” rel=”attachment wp-att-77344″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ministere_centrafricain_de_la_communication-450×358.jpg” alt=”Bâtiment inachevé et abandonné du ministère de la Communication, symbole de corruption et de mauvaise gestion” width=”450″ height=”358″ />
Le bâtiment du ministère de la Communication, un chantier abandonné depuis des années, témoigne de la gestion désastreuse des fonds publics. CopyrightChristCAN

 

Le scandale qui secoue actuellement le ministère de la Communication centrafricain laisse perplexe plus d’un citoyen. Entre démenti maladroit et explications bancales, l’affaire des travaux de rénovation du bâtiment ministériel fait grand bruit dans les rues de Bangui et dans les locaux de cette radio. Décortiquons ensemble cette histoire qui sent le roussi. 

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Quand un communiqué sème la confusion.

 

Tout a commencé avec un article du journal en ligne Corbeau News, pointant du doigt des irrégularités dans le projet de réhabilitation du ministère. La réaction ne s’est pas fait attendre : un communiqué officiel est tombé, censé remettre les pendules à l’heure. Mais voilà, ce texte a eu l’effet inverse, jetant de l’huile sur le feu et soulevant encore plus de questions.

 

Gaspillage et incompétence: 350 millions : un chiffre qui fait jaser et tiquer.

 

Dans sa réponse, le ministère affirme que le coût total des travaux s’élève à 350 millions de FCFA. Exit donc les 765 millions évoqués initialement par Corbeau News. Mais cette précision, loin de calmer les esprits, a ouvert la boîte de Pandore.

 

D’abord, parlons-en de ces 350 millions. Pour de simples travaux de rénovation, ce montant fait bondir plus d’un expert du bâtiment. C’est tout simplement énorme ! On ne peut s’empêcher de se demander si les devis n’ont pas été grossièrement gonflés. Cette surfacturation évidente sent la combine à plein nez. On murmure dans les couloirs qu’une mafia bien organisée pourrait être derrière ce tour de passe-passe financier.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Si ce montant, aussi exorbitant soit-il, a bien été inscrit noir sur blanc dans le budget de l’État en 2023, une question brûle toutes les lèvres : où est passé cet argent ?

 

Des caisses vides et des explications qui ne tiennent pas la route: gaspillage et incompétence.

 

Le ministère tente de se justifier en évoquant des “tensions de trésorerie”. Selon eux, seuls 15 petits millions auraient été versés à l’entreprise en charge du chantier. Une goutte d’eau dans l’océan, bien loin des 30% prévus pour lancer les travaux. Cette explication peine à convaincre. Comment un budget approuvé et inscrit dans la loi de finances peut-il s’évaporer ainsi ? Les Centrafricains ne sont pas dupes.

 

Un nouveau budget, mais toujours pas de travaux: gaspillage et incompétence.

 

Comme si l’affaire n’était pas déjà assez trouble, voilà qu’on apprend que dans la loi des finances 2024, un nouveau budget de 50 millions de francs CFA a été alloué pour ces mêmes travaux. Mais à la grande surprise de tous, le chantier reste désespérément à l’arrêt. Pas l’ombre d’un ouvrier, pas le moindre coup de pioche. Cette situation ubuesque ne fait qu’ajouter à la suspicion générale. Que se passe-t-il donc dans les coulisses du ministère ?

 

Un ministère qui bafouille quand on lui demande des comptes.

 

Face à l’ampleur de la polémique, le ministère de la Communication se montre étonnamment peu communicatif. Plutôt que d’apporter des réponses claires, il se perd en explications alambiquées. La création d’une “Cellule de Communication du Ministre”, en plus du service déjà existant, ajoute à la confusion. On se demande si la main droite sait ce que fait la main gauche dans cette institution.

 

Réseaux sociaux : quand le ministère rate le coche.

 

Un coup d’œil à la page Facebook du ministère suffit pour comprendre que la communication n’est pas le fort de la maison. Entre publications sporadiques centrées sur le ministre et commentaires approximatifs, on est loin d’une utilisation efficace des outils numériques. Un comble pour un ministère censé être à la pointe en la matière.

 

Liberté de la presse : des menaces qui ne passent pas.

 

Plus inquiétant encore, le ministère n’hésite pas à montrer les dents face aux critiques. Dans son communiqué, il appelle ni plus ni moins à “rappeler à l’ordre” les journalistes qui oseraient poser trop de questions. Une attitude qui fait froid dans le dos et rappelle de sombres périodes que l’on croyait révolues.

 

Un grand ménage s’impose.

 

Cette histoire de gros sous qui s’évaporent comme par magie n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle pointe du doigt les dysfonctionnements criants d’une institution qui devrait pourtant être un modèle de transparence.

 

Pour que les Centrafricains puissent à nouveau faire confiance à leur ministère de la Communication, des changements radicaux s’imposent :

 

  1. Il faut tirer au clair l’affaire des 350 millions, ainsi que le nouveau budget de 50 millions. Où est parti cet argent ? Pourquoi les travaux n’ont-ils toujours pas repris ? Une enquête indépendante s’impose.
  2. Le ministère doit revoir de fond en comble sa gestion budgétaire. Fini les tours de passe-passe et les surfacturations !
  3. La communication du ministère doit entrer dans le 21e siècle. Formation, modernisation des outils, tout est à revoir.
  4. Plus que tout, le ministère doit apprendre à jouer cartes sur table avec les citoyens et les journalistes.

 

En attendant ces changements, les Centrafricains ont bien raison de réclamer des comptes. Dans un pays où chaque franc compte, voir s’envoler 350 millions sans explication, puis 50 millions supplémentaires sans le moindre résultat, est tout simplement inacceptable. Et quand on pense que ces montants sont déjà probablement gonflés… Il est grand temps que le ministère de la Communication apprenne à… communiquer, et surtout, à gérer l’argent public de manière honnête et transparente !

 

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Armée Centrafricaine : de plus en plus des armes lourdes, mais pas de victoires.

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Armée Centrafricaine : Des armes mais pas de victoires.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-apres-le-requin-touadera-cree-talitha-koum-pour-traquer-e-zingo-biani/pickup-cortege-presidentiel/” rel=”attachment wp-att-29892″ data-wpel-link=”internal”>
Pickup du cortège présidentiel au centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews

 

L’armée centrafricaine, lourdement armée grâce à des dons des partenaires étrangers, continue d’échouer face aux groupes rebelles. Le président Touadéra persiste à blâmer un embargo imaginaire, dissimulant ainsi l’incompétence flagrante et la corruption généralisée qui gangrènent son administration et ses forces armées.

 

Bangui, 30  juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des données accablantes : liste des donations.

 

Selon le journaliste Christian Aimé Ndota, l’armée nationale a reçu des dons substantiels en armements et véhicules depuis plusieurs années :

 

  • Décembre 2016 : La France, via la mission SANGARIS, cède des matériels militaires estimés à plus de 450 millions de FCFA, comprenant des véhicules logistiques, tactiques et de campement.
  • Décembre 2017 – Avril 2018 : La Russie fournit des équipements pour 1300 hommes, dont des munitions, 900 pistolets Makarov, 5200 fusils d’assaut AKM, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs Kalachnikov et 270 lance-roquettes RPG.
  • 6 août 2018 : Les États-Unis offrent 48 véhicules (42 Toyota Hilux et 6 camions Renault 6X6) et autres matériels, pour une valeur de 8,5 millions de dollars.
  • 8 août 2018 : Le groupe chinois Polytechnology livre 70 véhicules, des équipements de transport de troupes, des engins de génie et diverses pièces de rechange, d’une valeur de 15 millions de dollars (7,5 milliards de FCFA).
  • Décembre 2018 : La France fait un don de 1400 fusils d’assaut AK47 et de matériels amphibie.
  • Février 2019 : La Chine offre 42 pickups et 4 bateaux Zodiac.
  • Octobre 2020 : La Russie fait un don de 20 véhicules blindés.
  • Mai 2023 : La Russie livre des avions de chasse.

 

La corruption et la mauvaise gestion : détournement des ressources.

 

Les véhicules remis par les partenaires étrangers, au lieu de servir sur le terrain, se retrouvent détournés. Les véhicules sont souvent utilisés pour les cortèges présidentiels et ministériels. Le cortège du président, celui du premier ministre, celui du Président de l’Assemblée nationale, et même celui du chef d’État-major  sont lourdement armés. Les véhicules blindés et les armements lourds sont visibles uniquement dans les rues de Bangui, alors que les éléments sur le terrain manquent de moyens de déplacement.

 

L’armée centrafricaine et le Groupe Wagner.

 

Les véhicules remis par les Américains, notamment les Ford F-150, ont été récupérés par le groupe Wagner. Ces véhicules sont utilisés par les mercenaires, qui les ont d’ailleurs mal entretenus, aboutissant à leur destruction progressive et totale. Cette situation expose le manque de contrôle et la mauvaise gestion des ressources militaires.

 

L’excuse facile de l’embargo : un prétexte Usé.

 

Le gouvernement Touadéra utilise l’argument de l’embargo pour justifier l’inefficacité de l’armée nationale. Pourtant, l’embargo sur les armes concerne uniquement les groupes armés et non le gouvernement. Les dons internationaux montrent que les FACA disposent bien des ressources nécessaires. Ce mensonge systématique détourne l’attention des vrais problèmes : la corruption et l’incompétence.

 

l’armée centrafricaine : une aide internationale mal exploitée.

 

L’aide militaire massive reçue de divers pays n’a pas abouti à une amélioration de la situation sécuritaire. La formation inadéquate et l’absence de stratégies efficaces font que les armes modernes et les véhicules ne sont pas utilisés de manière optimale, entraînant des échecs répétés face aux groupes rebelles.

 

Il convient de rappeler que l’échec des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne peut être imputé à un embargo fictif. Le véritable problème réside dans la gestion calamiteuse des ressources, la corruption endémique et l’incapacité des dirigeants à mettre en place une stratégie militaire efficace. La manipulation des faits par le gouvernement Touadéra pour masquer ses propres défaillances ne fait que prolonger la souffrance de la population centrafricaine et l’instabilité du pays.

 

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Kenya Airways abandonne la RCA, nouveau revers pour un pays isolé

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Kenya Airways abandonne la RCA, nouveau revers pour un pays isolé

 

Centrafrique.org/avion_kenya_airways/” data-wpel-link=”internal”>Avion Boeing 777 de Kenya Airways en vol avec sa livrée rouge et blanche caractéristique
Un Boeing 777 de Kenya Airways, emblème de la compagnie nationale kényane

 

L’information a été dévoilée par le journal camerounais Éco-matin  dans ses publication du dimanche 28 juillet 2024 : la compagnie Kenya Airways va suspendre ses vols vers Bangui à partir du 9 août. Cette décision brutale révèle l’extrême précarité du transport aérien en République centrafricaine, un pays déjà enclavé d’Afrique centrale.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Kenya Airways : Un marché minuscule réservé à une élite.

 

D’après les informations diffusées par Éco-matin, la liaison Nairobi-Bangui n’a jamais réussi à décoller malgré ses 5 rotations hebdomadaires. Des observateurs centrafricains, interrogés par la rédaction du journal Corbeau News Centrafrique, expliquent cette situation par l’extrême pauvreté de la population.

 

“La grande majorité des Centrafricains survit avec moins de 2 dollars par jour. Seule une infime élite, principalement composée de hauts fonctionnaires et de dignitaires du régime, peut s’offrir des billets d’avion”, déclare à CNC Jean-Baptiste Mbomou , économiste centrafricain interrogé par la rédaction du CNC.

 

Cette analyse est corroborée par Clarisse Kossi, présidente d’une association des femmes leaders centrafricaines, qui affirme à CNC: “Pour la plupart des Centrafricains, prendre l’avion est un luxe inimaginable. Nos priorités sont de nous nourrir et de nous soigner”.

 

Un cadre de Kenya Airways, joint au téléphone par  CNC, confirme sous couvert d’anonymat : “La demande est quasi-inexistante. Nous perdions de l’argent sur chaque vol”. Une situation qui, selon des nombreux observateurs centrafricains, illustre l’isolement économique et diplomatique croissant de la RCA.

 

Kenya Airways : Des compagnies aériennes découragées.

 

Kenya Airways n’est pas la première compagnie à jeter l’éponge. D’autres compagnies ont tour à tour abandonné la desserte de Bangui ces dernières années, lassées par un marché microscopique et des conditions d’exploitation difficiles.

 

“L’aéroport de Bangui est dans un état lamentable. Les équipements sont vétustes, la sécurité précaire”, déplore un pilote ayant longtemps desservi la capitale centrafricaine. Un constat accablant pour les autorités, incapables d’offrir des infrastructures décentes.

 

Un pays coupé du monde.

 

Avec ce nouveau retrait, la RCA se retrouve quasiment coupée du monde. Seules quelques liaisons vers le Maroc, la France, ou encore le Cameroun et le Congo subsistent, opérées par des compagnies comme Air Maroc ou Air France.

 

Pour Jean Modouz , expert en transport aérien, “ce pays s’enfonce dans l’isolement. Sans desserte aérienne fiable, comment attirer des investisseurs ou développer le tourisme ?”. Un cercle vicieux qui maintient la RCA dans le sous-développement.

 

Devant une telle situation très alarmante, le gouvernement centrafricain reste muet. Aucune stratégie claire n’est proposée pour sortir le pays de l’ornière. Pendant ce temps, la population subit de plein fouet les conséquences de cet isolement forcé.

 

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L’insalubrité envahit Kaga-Bandoro, l’opération Kwa Ti Kodro s’effondre

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L’insalubrité envahit Kaga-Bandoro, l’opération Kwa Ti Kodro s’effondre

 

Centrafrique.org/kaga-bandoro-des-buffets-en-plein-air-avec-une-touche-de-salete-naturelle/animation-et-diversite-au-marche-de-kaga-bandoro/” rel=”attachment wp-att-76809″ data-wpel-link=”internal”>Vue animée du marché de Kaga-Bandoro avec des femmes vendant divers produits alimentaires
Le marché de Kaga-Bandoro, un lieu animé où les commerçants proposent une variété de produits locaux CopyrightCNC

 

L’opération Kwa Ti Kodro, initiative phare du Président Faustin-Archange Kongoboro, s’écroule lamentablement à Kaga-Bandoro. Le chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi offre un spectacle désolant d’insalubrité, révélant l’échec cuisant de cette politique présidentielle. Depuis plus d’un mois, la ville est submergée par les hautes herbes et les ordures, sans aucune réaction des autorités locales. Cette situation alarmante fait peser de graves risques sanitaires sur la population.

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 30  juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

 

L’insalubrité envahit Kaga-Bandoro: une négligence municipale scandaleuse.

 

Malgré l’urgence sanitaire, le maire de Kaga-Bandoro brille par son absence. Interrogé sur la situation, il a refusé de s’exprimer, démontrant un mépris flagrant pour ses administrés. Cette inaction irresponsable laisse proliférer moustiques, serpents et scorpions jusque dans les zones habitées.

 

“Les moustiques nous piquent pendant la nuit. Cela nous fait vraiment du mal”, témoigne Thierry, habitant du quartier Tépé. Face à ce danger, le Dr Jerry Marcel Moutet, médecin-chef de l’hôpital local, tire la sonnette d’alarme : “Le paludisme, lié à cette insalubrité, tue énormément d’enfants et de femmes enceintes”.

 

Une population abandonnée.

 

Les résidents, livrés à eux-mêmes, appellent à une réponse rapide. “Je demande au maire de sensibiliser la population pour qu’on nettoie la ville”, implore En selle Mbisingé, commerçant. Mais leurs supplications restent lettre morte, révélant l’indifférence totale des élus locaux.

 

L’échec cuisant de l’opération présidentielle.

 

L’opération “Kwa ti kodro “ lancée en grande pompe par le président Kongoboro se révèle être un fiasco monumental à Kaga-Bandoro. Cette initiative, censée promouvoir la propreté, n’a visiblement pas dépassé les frontières de Bangui, laissant les villes de province sombrer dans la crasse.

 

Alors que Kaga-Bandoro s’apprête à accueillir des festivités de la JMA 2024, l’état déplorable de la ville risque d’offrir un spectacle affligeant aux visiteurs. L’inaction des autorités locales et nationales face à cette crise sanitaire est une honte pour la Centrafrique toute entière.

 

 

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Nola se transforme en “petit Niamey” : la défécation à l’air libre explose face à la misère

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Nola se transforme en “petit Niamey” : la défécation à l’air libre explose face à la misère

 

Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine
Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine

 

La ville de Nola, dans la Sangha-Mbaéré, se métamorphose progressivement en un “petit Niamey”, la capitale nigérienne tristement célèbre pour ses problèmes d’assainissement. La défécation à l’air libre y devient la norme, exposant la population à de graves risques sanitaires.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La défécation à l’air libre à Nola : une crise sanitaire née de la pauvreté croissante.

 

Près de 40% des ménages à Nola ne disposent pas de latrines, forçant les habitants à faire leurs besoins en plein air. Cette situation alarmante trouve ses racines dans la misère qui frappe le pays.

 

“Les familles préfèrent manger que de créer des toilettes. C’est grave, mais ce régime nous fatigue vraiment”, témoigne un habitant exaspéré, illustrant le dilemme cruel auquel font face de nombreux foyers.

 

La défécation à l’air libre : la santé publique en péril à Nola.

 

DJ Yasimani Figanangaï, résident de Nola, alerte sur les conséquences : “La situation est vraiment très inquiétante. La défécation à l’air libre peut entraîner de nombreuses maladies hydriques”.

 

Le district sanitaire constate déjà une augmentation des pathologies liées à cette pratique. Eliar Mesasango, responsable de l’hygiène à l’hôpital du district, prévient : “Nous sommes au début de la saison des pluies, ce qui va augmenter la propagation de certaines maladies présentes dans les matières fécales”.

 

Un gouvernement sourd aux souffrances de la population.

 

Malgré l’urgence de la situation, les autorités restent passives. Aucun plan d’action n’a été mis en place pour construire des latrines publiques ou soutenir les familles dans la création de toilettes.

 

Cette inaction coupable du gouvernement condamne les habitants de Nola à vivre dans des conditions sanitaires déplorables. Sans intervention rapide, la ville risque de voir ses problèmes s’aggraver, la rapprochant dangereusement du triste modèle de Niamey.

 

La transformation de Nola en “petit Niamey” n’est pas une fatalité, mais le résultat direct de l’incapacité du régime à répondre aux besoins fondamentaux de sa population. Il est urgent que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités pour stopper cette descente aux enfers sanitaire.

 

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L’abandon criminel des Peuls retournés à Jabarona expose l’incompétence des autorités

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L’abandon criminel des Peuls retournés à Jabarona expose l’incompétence des autorités

 

Centrafrique.org/Centrafrique-vaste-incendie-criminel-au-village-bouboui-la-population-en-debandade/dans-le-village-bouboui-au-pk-45-de-Bangui-sur-la-route-de-boali/” rel=”attachment wp-att-60577″ data-wpel-link=”internal”>Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali
Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

À 45 km de Bangui, les Peuls retournés de Jabarona croupissent dans une misère abjecte, délaissés par un gouvernement incapable d’assurer leur survie élémentaire. Cette situation révèle l’échec cuisant des autorités centrafricaines à protéger leurs citoyens les plus vulnérables.

 

Bangui, 30 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Peuls retournés : Des abris précaires et indignes.

 

Les Peuls s’entassent dans des cabanes en paille qui ne les protègent ni des intempéries ni du froid. “Quand il pleut, nous restons debout toute la nuit. On ne dort que lorsque ça s’arrête”, témoigne Oumarou, soulignant l’indignité de ces logements de fortune. Sans bâches ni toits étanches, femmes et enfants endurent des nuits d’insomnie et de souffrance.

 

Une population sans ressources, réduite à la mendicité.

 

Privés de moyens de subsistance, les habitants de Jabarona se voient contraints à des solutions désespérées. “Nous devrons vendre des fagots pour nourrir nos enfants”, déplore Aladi Orymoussa, chef du quartier. L’absence d’aide gouvernementale ou humanitaire condamne cette communauté à une extrême précarité.

 

Des risques sanitaires alarmants ignorés.

 

Les enfants, particulièrement fragiles, sont exposés à de graves maladies dans ces conditions insalubres. L’inaction des autorités sanitaires face à cette urgence frise la négligence criminelle. Sans eau potable ni assainissement, une catastrophe sanitaire est imminente.

 

Des appels à l’aide systématiquement ignorés.

 

Malgré les supplications répétées des habitants, le gouvernement reste sourd à leur détresse. “Nous implorons les autorités de nous secourir”, insiste Aladi Orymoussa. Mais ces appels restent sans réponse, démontrant le mépris flagrant des dirigeants pour leurs concitoyens les plus fragiles.

 

Alors que Jabarona devrait symboliser le retour de la paix, l’abandon de ses habitants peuls par l’État centrafricain constitue un échec cuisant. Cette situation honteuse prouve l’incapacité chronique du gouvernement à remplir ses devoirs les plus fondamentaux envers les populations vulnérables.

 

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Le spectacle procès rigolo des deux franco-algériens au tribunal : les avocats morts de rire face à la justice en délire

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Le spectacle procès rigolo des deux franco-algériens au tribunal : les avocats morts de rire face à la justice en délire

Centrafrique.org/arrestations-arbitraires-en-rca-deux-hommes-blancs-captures-par-wagner-a-bangui-touadera-franchit-une-nouvelle-limite/les-deux-nouvelles-victimes-des-wagner-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-76876″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Les-deux-nouvelles-victimes-des-Wagner-a-Bangui-450×450.jpg” alt=”” width=”450″ height=”450″ />

Le procès rigolo : un simulacre de justice qui déshonore la RCA

 

Le mercredi 24 juillet, une parodie de justice qui restera dans les annales de l’infamie judiciaire centrafricaine s’est déroulée au tribunal de grande instance de Bangui. Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, deux hommes d’affaires franco-algériens victimes d’un braquage spectaculaire, se sont retrouvés sur le banc des accusés pour une prétendue “tentative de coup d’État”.

 

Le procès rigolo : Une accusation fantaisiste pour masquer un crime d’État.

 

L’accusation de tentative de coup d’État, sortie de nulle part, ne sert qu’à dissimuler la vérité : Osmani et Bensalem sont les victimes d’un braquage orchestré au plus haut niveau de l’État, avec la complicité de Wagner. Cette accusation, relevant normalement de la cour criminelle, est pourtant jugée en correctionnelle, bafouant toutes les règles de procédure.

 

Le procureur, dans un spectacle grotesque, a requis une peine de 5 ans de prison ferme. Cette mise en scène judiciaire n’a qu’un seul but : donner un semblant de légalité à la libération promise par le président Touadéra lui-même.

 


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La vérité derrière le “braquage du siècle”

 

Le 10 juin dernier, sous couvert d’une perquisition, le domicile d’Osmani et Bensalem dans le 7e arrondissement de Bangui a été le théâtre d’un braquage d’une ampleur sans précédent. Le butin est colossal : 386 millions de francs CFA en diamants, 46 millions en espèces, des montres de luxe d’une valeur de 45 millions, ainsi que des équipements électroniques. Au total, près de 800 millions de francs CFA ont été dérobés.

 

Les véritables criminels : des officiers au service de Wagner.

 

L’opération a été menée par le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle, accompagné d’éléments des FACA et de gendarmes. Les colonels Patassé et Walo, bien qu’absents des images, ont orchestré l’opération dans l’ombre. Wagner, la milice russe qui contrôle de fait le secteur des diamants et de l’or en RCA, est le véritable commanditaire de ce braquage d’État.

 

L’impunité totale des auteurs du crime.

 

Pendant qu’Osmani et Bensalem croupissent en prison, les auteurs du braquage jouissent d’une liberté totale. Le commandant Yarkokpa, les colonels Patassé et Walo, ainsi que les gendarmes et soldats impliqués, circulent librement dans Bangui, protégés par leur hiérarchie et le pouvoir en place.

 

Une justice expéditive pour satisfaire des promesses présidentielles.

 

La tenue de ce procès en correctionnelle, alors que l’accusation relève de la cour criminelle, n’est qu’un stratagème pour accélérer la procédure. Attendre la prochaine session criminelle, prévue dans plus de trois mois, serait trop long pour honorer la promesse de libération faite par Touadéra. Cette manipulation flagrante du système judiciaire expose le mépris total du pouvoir pour l’état de droit.

 

Un pays livré au pillage et à l’arbitraire.

 

Cette affaire révèle l’effondrement complet de l’État de droit en Centrafrique. Les forces censées protéger les citoyens se livrent au grand banditisme, la justice n’est qu’une farce, et le gouvernement obéit aux ordres d’une milice étrangère.

 

La Centrafrique de Touadéra s’enfonce chaque jour davantage dans l’illégalité et le chaos. Ce braquage d’État, suivi d’un procès bidon, n’est que le symptôme le plus visible d’un système corrompu jusqu’à la moelle, où le pillage des ressources nationales est érigé en politique officielle.

 

La délibération prévue pour le 30 juillet ne sera que la conclusion d’une farce judiciaire qui déshonore la nation centrafricaine. Sans un sursaut d’intégrité et de patriotisme, c’est l’avenir même du pays qui est en péril.

 

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Bangui, vol spectaculaire du téléphone de Dimitri Sitiy, les Wagner menacent de bruler un quartier complet

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Bangui, vol spectaculaire du téléphone de Dimitri Sitiy, les Wagner menacent de bruler un quartier complet.

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

 

Un vol audacieux s’est produit le jeudi 25 juillet 2024 à Bangui, provoquant une réaction disproportionnée et menaçante du groupe paramilitaire russe Wagner. Dimitri Sytyi, chef des mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine, s’est fait dérober son téléphone portable, déclenchant une chasse à l’homme et des menaces de représailles collectives contre un quartier entier.

 

Bangui, 29 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Vol du téléphone de Dimitri Sitiy: Chronologie d’un vol éclair.

 

Vers 21h, jeudi dernier, Dimitri Sytyi circulait dans un pick-up, accompagné d’un autre mercenaire russe qui conduisait le pick-up BJ80. Leur véhicule provenait du lycée des Martyrs et empruntait l’avenue de France en direction du commissariat du 5ème arrondissement.

Portrait de Dimitri Sitiy, chef des mercenaires du groupe Wagner en Centrafrique.
Dimitri Sitiy, chef des mercenaires du groupe Wagner, photographié à Bangui.

 

À l’approche du croisement de Koudoukou, le véhicule a ralenti et prendre l’avenue de Koudoukou tout en roulant tout doucement en raison d’un embouteillage causé par l’état déplorable de la chaussée. C’est à ce moment précis, devant une cave -restaurant “Varsovie”, qu’un jeune homme, visiblement un expert en vol,  a saisi l’opportunité. Profitant de l’inattention de Sitiy, absorbé par son téléphone Android, le voleur a arraché l’appareil et s’est enfui en courant à travers le bar bondé, disparaissant dans les ruelles avoisinantes et fonçant dans le quartier Ngbénguéwé.

 

Vol du téléphone de Dimitri Sitiy: invasion du bar-restaurant et intimidation.

 

Furieux, Sytyi et son chauffeur Wagner ont immédiatement fait irruption dans le bar-restaurant “Varsovie”. L’atmosphère festive s’est instantanément transformée en scène de terreur. Les deux hommes, visiblement enragés, ont exigé la restitution immédiate du téléphone.

 

Face au silence apeuré des clients et du personnel, Sytyi a intensifié ses menaces. Le personnel, sous pression, s’est vu contraint d’appeler le propriétaire absent. Ce dernier, réveillé en pleine nuit, est venu rapidement dans son restaurant. En écoutant les faits, il a catégoriquement nié toute connaissance de l’incident, déclarant : “Je suis à la maison. Je suis en train de dormir. Je ne connais pas la personne qui a volé ce téléphone”.

 

Cette réponse n’a fait qu’irriter la colère de Sitiy. Il a insisté : “Il faut que vous cherchiez la personne obligatoirement. Je veux mon téléphone ni moins ni plus”. Les clients, terrorisés, ont commencé à quitter discrètement l’établissement, craignant d’être pris dans une escalade de violence.


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Menaces et intimidation.

 

Après plusieurs allers-retours infructueux, un jeune homme du bar a finalement indiqué connaître l’auteur du vol. Sous la contrainte, il a conduit les Wagner à une maison située dans le quartier Ngbénguéwé, où se trouve la cave justement.  Sur le lieu, Sitiy n’a pas trouvé le suspect. Il a lancé un ultimatum glaçant : si le téléphone n’était pas restitué dans les trois jours, tout le quartier serait incendié.

 

Cette menace de représailles collectives démontre la brutalité et l’impunité avec lesquelles Wagner opère à Bangui. Le fait que ces intimidations aient été proférées à proximité immédiate d’un commissariat de police, sans aucune intervention des policiers dudit commissariat, souligne la mainmise inquiétante du groupe sur la ville.

 

Population prise en otage.

 

L’incident a semé la panique parmi les habitants du quartier, désormais sous la menace d’une punition collective pour l’acte d’un seul individu. Le bar s’est rapidement vidé, les clients fuyant la présence menaçante des mercenaires.

 

Un témoin, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a osé remettre en question la proportionnalité de la réaction : “Le téléphone coûte 10 millions. On peut brûler un quartier là juste pour un téléphone ?” Cette réflexion traduit l’exaspération croissante face aux exactions de Wagner.

 

Stratégie de capture du suspect.

 

Dans un dernier rebondissement, les Wagner ont retenu l’homme qui avait identifié la maison du présumé voleur. Son sort reste incertain, mais il semble que les mercenaires comptent l’utiliser pour tendre un piège au fugitif.

 

Cet incident dévoile l’emprise tentaculaire de Wagner sur Bangui. Le silence assourdissant qui entoure ces menaces d’incendie criminel témoigne d’une complicité tacite à tous les niveaux. L’état de droit s’effrite dangereusement dans un pays où des mercenaires russes du groupe Wagner agissent sans entrave, démontrant une mainmise quasi-totale sur les rouages du pouvoir.

 

La population de Bangui se retrouve otage d’une situation intenable. D’un côté, elle fait face à la délinquance ordinaire, de l’autre, elle subit les exactions d’une force paramilitaire toute-puissante, prête à infliger des punitions collectives pour un simple vol de téléphone. Cette impunité flagrante et l’absence de recours pour les citoyens plongent la République centrafricaine dans un avenir incertain, où la sécurité et la stabilité semblent de plus en plus compromises.

 

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Délire sécuritaire : Un fou arrêté pour avoir agacé un ministre fou à Bangui

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Délire sécuritaire : Un fou arrêté pour avoir agacé un ministre fou.

 

Centrafrique.org/securite-publique-le-ministre-michel-nicaise-nassin-a-failli-tuer-un-general-et-un-commissaire-de-la-police-a-bangui/le-ministre-de-linterieur-charge-de-la-securite-publique-michel-nicaise-nassin/” rel=”attachment wp-att-55888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Le-ministre-de-linterieur-charge-de-la-securite-publique-Michel-Nicaise-NASSIN-450×416.jpg” alt=”Le ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN” width=”450″ height=”416″ />
Le ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN

 

Le contrôleur de police Michel Nicaise Nassin, ministre de la Sécurité publique, a ordonné l’arrestation et la détention illégale d’un homme souffrant de troubles mentaux. Cet acte constitue un grave abus de pouvoir et un mépris flagrant des droits humains.

 

Bangui, 29 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Ministre fou: Détention arbitraire d’une personne vulnérable.

 

Il y a 10 jours, alors que le ministre se faisait coiffer près des locaux de l’Office central de lutte anti-drogue (OCLAD), un homme d’une trentaine d’années prénommé Moktar, visiblement atteint de troubles mentaux, a lancé des pierres sur le véhicule officiel du ministre. Furieux, le ministre a immédiatement ordonné son arrestation et sa détention, en violation totale des procédures légales.

 

Malgré l’avis du parquet demandant sa libération après examen psychiatrique, le ministre s’est obstiné à maintenir cet homme en détention, outrepassant ses prérogatives et bafouant l’autorité judiciaire.

 

Extorsion de fonds par la police.

 

Plus grave encore, le directeur de l’OCLAD, le général des taxis – motos,  a demandé à la famille du détenu de verser une somme d’argent pour “faciliter sa libération” auprès du ministre, révélant un système de corruption au plus haut niveau des forces de l’ordre.

 

Un système judiciaire et policier défaillant.

 

Cette affaire met en évidence les graves dysfonctionnements de l’appareil sécuritaire et judiciaire centrafricain. Elle démontre l’impunité dont jouissent certains hauts responsables qui utilisent leurs fonctions à des fins personnelles, au mépris des lois qu’ils sont censés faire respecter.

 

L’arrestation arbitraire d’une personne vulnérable sur un simple coup de colère ministériel, ainsi que les tentatives d’extorsion qui ont suivi, sont symptomatiques d’un État de droit inexistant. Elles appellent une enquête indépendante et des sanctions exemplaires.

 

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Centrafrique : des journalistes de Wagner menacés ? La honte d’une farce d’un communiqué des soi-disant journalistes

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Des journalistes de Wagner menacés ? La honte d’une farce d’un communiqué des soi-disant journalistes.

 

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Jean-Fridolin Ngoulou, directeur de publication du journal Oubangui média

 

Un communiqué hypocrite des journalistes de Wagner qui sonne faux

 

Un groupe de soi-disant journalistes centrafricains a publié jeudi 25 juillet 2024 un communiqué de presse d’une hypocrisie flagrante, osant se plaindre de prétendues menaces à leur encontre. Cette pitoyable mise en scène ne fait que souligner la compromission de ces individus avec le régime en place et le groupe Wagner, jetant l’opprobre sur une profession déjà malmenée depuis plus de 8 ans au pays de Boganda.

 

Bangui, 29 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le silence assourdissant face aux véritables persécutions.

 

Ces plumitifs à la solde du pouvoir, qui se targuent d’être les porte-paroles de la presse libre en Centrafrique, n’ont eu aucun scrupule à garder le silence lorsque leurs véritables confrères subissaient de réelles persécutions. Leur indignation sélective est révélatrice de leur duplicité et de leur mépris pour l’éthique journalistique.

 

Des menaces ministérielles ignorées.

 

Prenons l’exemple du journaliste Christian Aimé Ndota, ancien directeur de la radio nationale. Dans un post publié sur les réseaux sociaux le 22 mai 2023, il révélait avoir été menacé de mort par le ministre de la Communication et des Médias d’alors, Serge Ghislain Djorie, lors d’une conversation téléphonique. Ces menaces faisaient suite à des articles critiques publiés par Ndota. Malgré la gravité de ces accusations, les soi-disant défenseurs de la liberté de la presse sont restés muets.

 

Torture et détention arbitraire passées sous silence.

 

Plus alarmant encore, le cas d’Auconfort Shadrack Morouba, arrêté à Moungoumba sur ordre du chef d’État-major, le général Mamadou Zéphirin. Morouba a été menotté, encagoulé, interrogé et torturé, accusé à tort d’être un correspondant du journal en ligne Corbeaux News. Il a été détenu pendant plusieurs jours dans la cellule du camp militaire De Roux avant d’être transféré à l’Office Central pour la répression du banditisme (OCRB). Là encore, pas un mot de la part de ces prétendus gardiens de la liberté d’expression.

 

Intimidations ministérielles en plein jour.

 

L’intimidation des journalistes ne s’arrête pas là. Un reporter de Corbeaux News, D. Y. Ibrahim, a été menacé d’arrestation et de mort par le ministre de la Communication d’alors, Serge Ghislain Djorie lui-même, lors d’un gala de boxe au stade omnisport de Bangui. Le ministre a exigé que le journaliste écrive un article niant l’authenticité des informations publiées par Corbeaux News sur les exactions des mercenaires russes dans les villes de province. Face au refus du journaliste, le ministre est passé aux menaces directes, déclarant que tous les journalistes de Corbeaux News seraient “pris un à un”.

 

Arrestations arbitraires en pleine rue.

 

N’oublions pas non plus le sort de Christian Azoudaoua, alias Sassou, directeur de publication du journal “Le Charpentier”. Il a été arrêté en plein jour par la gendarmerie nationale le 6 septembre 2022, apparemment en représailles à la publication d’un article critique sur le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka devenu député.

 

Une longue liste de violations ignorées.

 

Ces cas ne sont que la partie émergée de l’iceberg. D’autres journalistes ont subi des sorts similaires : l’un a été enlevé par les mercenaires russes et porté disparu. Plus récemment, Christian Aimé Ndota de Radio Centrafrique a été sanctionné et menacé de conseil de discipline pour avoir simplement fait son travail.

 

Censure en ligne persistante.

 

La liberté de la presse en République centrafricaine est également mise à mal par la censure en ligne. Le site de Corbeau News Centrafrique est bloqué depuis 2021 sur ordre du groupe Wagner, une mesure d’exception qui perdure bien au-delà de toute justification légale.

 

Des “journalistes” complices d’un régime répressif.

 

Face à ces atteintes répétées et graves à la liberté de la presse, le silence de ces soi-disant journalistes est assourdissant. Leur communiqué hypocrite ne fait que souligner leur complicité avec un régime qui muselle systématiquement toute voix dissidente.

 

La vérité est que ces individus sont des agents doubles, touchant des enveloppes de tous bords tout en servant les intérêts du pouvoir en place et du groupe Wagner. Leur communiqué n’est qu’une pathétique tentative de se dédouaner face aux révélations sur leurs accointances douteuses.

 

Appel à l’action et à la responsabilité.

 

Il est grand temps que ces imposteurs cessent leur petit jeu et assument publiquement leur rôle de propagandistes. Leur hypocrisie ne fait que déshonorer davantage une profession déjà mise à mal dans le pays. Les vrais journalistes centrafricains, eux, continuent de risquer leur vie pour informer, dans l’indifférence de ces pleutres.

 

Le courage exemplaire d’un vrai journaliste.

 

Au milieu de cette mascarade honteuse, il convient de saluer le courage exceptionnel du journaliste Rosemont Zokoué. Contrairement à ses confrères compromis, Zokoué a pris le risque de dénoncer ouvertement certaines injustices sur les réseaux sociaux, et ce malgré les dangers évidents pour sa sécurité personnelle. Son identité clairement affichée, il a choisi de rester fidèle aux principes du vrai journalisme, refusant de se laisser intimider par les menaces qui planent sur la profession en Centrafrique. Son action courageuse est unanimement reconnue et respectée, offrant un rare exemple d’intégrité dans un paysage médiatique largement corrompu.

 

La réponse du CNC face à l’hypocrisie.

 

Face à ce déni flagrant de certains journalistes quant à leurs liens avec le groupe Wagner, la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) se réserve le droit de dévoiler publiquement tous les détails concernant la collaboration de ces individus avec les mercenaires russes. Alors qu’un journaliste a déjà officiellement reconnu avoir travaillé pour Wagner, d’autres persistent dans leur duplicité, manipulant l’opinion publique tout en jouant un dangereux jeu à trois bandes. Ces individus n’hésitent pas à empocher de l’argent de l’Union Européenne, de l’ambassade des États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, tout en servant secrètement les intérêts de Wagner. Le CNC est prêt à exposer cette hypocrisie au grand jour, révélant les multiples épisodes de cette sordide réalité si ces soi-disant journalistes persistent dans leurs dénégations mensongères. Il est temps que la vérité éclate et que ces imposteurs assument les conséquences de leur double jeu.

 

 

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La rigueur au travail, un concept devenu étranger : le cas du PRAPAM en Centrafrique

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La rigueur au travail, un concept devenu étranger : le cas du PRAPAM en Centrafrique

 

Monsieur Yvon Francis Bouba Dalambaye, cordonnateur du projet Prapam
Monsieur Yvon Francis Bouba Dalambaye, cordonnateur du projet Prapam

 

L’anarchie règne en maître en République Centrafricaine depuis près d’une décennie, gangrenant tous les secteurs de la société. Du sommet de l’État aux échelons inférieurs de l’administration, le laisser-aller est devenu la norme, transformant le pays en un terreau fertile pour la corruption et le détournement de fonds.

 

Bangui, 29 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Un État en déliquescence.

 

La déliquescence de l’État centrafricain se manifeste de manière flagrante dans la gestion des institutions publiques. Les nominations aux postes clés se font sur des critères opaques, privilégiant souvent les réseaux clientélistes au détriment des compétences. Cette pratique néfaste gangrène l’administration et sape les efforts de développement du pays.

 

Le cas du ministère des Finances est emblématique de ce dysfonctionnement. Le récent remaniement opéré par le ministre Hervé Ndoba a provoqué l’ire de certains fonctionnaires militants du parti au pouvoir. Ces derniers, habitués à occuper des postes “juteux”, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une “provocation”, accusant le ministre de favoriser l’opposition. Cette réaction révèle l’ampleur du problème : certains agents de l’État considèrent les postes publics comme des rentes personnelles plutôt que des responsabilités au service de la nation.

 

PRAPAM : la rigueur, un concept devenu suspect.

 

Dans ce contexte de délitement généralisé, toute tentative d’instaurer de la rigueur dans le travail est perçue avec méfiance, voire hostilité. L’exemple du projet PRAPAM (Projet d’Amélioration de la Productivité et de l’Accès aux Marchés des Produits Agropastoraux dans les Savanes) est révélateur. Le coordonnateur, Yvon Francis Bouba Dalambaye, connu pour sa gestion rigoureuse et son suivi minutieux sur le terrain, fait l’objet d’attaques de la part de ceux qui voient leurs intérêts menacés par cette approche professionnelle.

 

Cette situation dévoile un paradoxe alarmant : ceux qui travaillent avec sérieux et intégrité deviennent des cibles à abattre. Le cas du coordonnateur du PRAPAM n’est pas isolé, comme en témoigne celui du ministre des Finances. Ces exemples illustrent la profondeur de la crise morale qui secoue le pays.

 

Un avenir compromis.

 

L’incapacité à valoriser le travail bien fait et à sanctionner les dérives compromet gravement l’avenir de la Centrafrique. Comment espérer un développement durable quand l’incompétence et la malhonnêteté sont tacitement encouragées ? Les projets comme le PRAPAM, qui visent à améliorer les conditions de vie des populations rurales, risquent d’être sapés par cette culture de l’impunité et du laisser-aller.

 

La persistance de cette mentalité toxique entrave les efforts de reconstruction et de développement du pays. Elle décourage les initiatives positives et favorise une spirale négative où seuls les opportunistes et les fraudeurs prospèrent.

 

Face à ce constat accablant, une question cruciale se pose : comment la République Centrafricaine peut-elle s’extirper de ce bourbier moral et institutionnel ? Sans un sursaut collectif et une véritable volonté politique de réformer en profondeur les pratiques de gouvernance, le pays risque de s’enfoncer davantage dans le chaos, au détriment de sa population qui aspire légitimement à un avenir meilleur.

 

Il est urgent que les autorités centrafricaines prennent conscience de la gravité de la situation et mettent en place des mesures drastiques pour restaurer l’éthique et la rigueur dans la fonction publique. Sans cela, tous les efforts de développement, aussi bien intentionnés soient-ils, resteront vains.

 

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Deux frères tués dans un éboulement sur un chantier aurifère près de Boda

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Deux frères tués dans un éboulement sur un chantier aurifère près de Boda

 

Centrafrique.org/Centrafrique-un-pays-tres-convoite-par-la-russie-pour-ses-ressources-minieres/sur-un-chantier-minier-a-carnot-a-louest-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-56654″ data-wpel-link=”internal”>Sur un chantier minier à Carnot, à l'ouest de la République centrafricaine
Sur un chantier minier à Carnot, à l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Un accident mortel s’est produit samedi matin sur un site d’extraction artisanale d’or à 26 km de Boda, dans la préfecture de la Lobaye. Serefio Flavien et Serefio Gautier, deux frères originaires de la localité, ont perdu la vie suite à un glissement de terrain dans un puits de 13 mètres de profondeur.

 

Bangui, 29 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Selon les témoignages recueillis, l’accident est survenu vers 9h du matin sur le chantier de Mokoko. Trois frères travaillaient ensemble sur le site. L’aîné est d’abord descendu dans le puits pour décaper le gravier aurifère avant de remonter, laissant ses deux cadets poursuivre l’extraction. Quelques minutes plus tard, une importante masse de terre s’est détachée, ensevelissant les deux hommes au fond du puits.

 

Ce n’est qu’en début d’après-midi, vers 14h, que les corps sans vie de Serefio Flavien et Serefio Gautier ont pu être remontés à la surface par leur famille. Boulouboua Marcelin, un parent des victimes, a confirmé les circonstances du drame.

 

Cet accident souligne les risques inhérents à l’orpaillage artisanal, une activité courante mais insuffisamment réglementée dans le pays. Les autorités locales n’ont pas encore émis de déclaration officielle concernant ce drame qui frappe une famille de Boda.

 

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