lundi, septembre 14, 2026
Accueil Blog Page 136

FLASH INFO : Nouvelle attaque des FACA sur l’axe Bambari-Bria, l’instabilité s’aggrave

0

FLASH INFO : Nouvelle attaque des FACA sur l’axe Bambari-Bria, l’instabilité s’aggrave

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki-450×294.jpg” alt=”FLASH INFO : Nouvelle attaque des FACA sur l’axe Bambari-Bria, l’instabilité s’aggrave” width=”450″ height=”294″ />
Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des hommes armés ont lancé une attaque ce mercredi 27 novembre 2024 à l’aube contre une position des FACA (Forces Armées Centrafricaines) au PK50 dans le village de Goboundo, sur l’axe Ippy-Bria. Cette nouvelle agression s’inscrit dans une série d’incidents violents qui ensanglantent cet axe stratégique depuis deux semaines.

 

L’attaque de ce matin contre la position des éléments de forces armées centrafricaines, dont le bilan n’est pas encore connu, intervient à peine 48 heures après un massacre qui a coûté la vie à une dizaine de personnes dans le même secteur. Lors de cet incident, des conducteurs de taxi-moto ont été assassinés et leurs engins incendiés par des assaillants.

 

Rappelons que cet axe Bambari – Bria connaît une escalade alarmante des violences :

– Il y a une semaine : enlèvement d’un policier retrouvé mort, disparition d’un second agent

– Dans les jours suivants : incendie criminel d’un camion de transport

– Plus récemment : attaque contre une opération des Wagner et leur supplétifs russes noirs, causant la mort d’un mercenaires russes du groupe Wagner et un russe noir en blessant plusieurs autres

 

Notons que l’axe Bambari-Bria, important pour le commerce et la circulation des personnes dans le centre du pays, semble désormais sous la menace constante de groupes armés. Cette détérioration sécuritaire rapide entraine de vives inquiétudes pour la stabilité de ces localités.

 

Nous suivrons l’évolution de la situation et communiquerons les informations officielles dès qu’elles seront disponibles concernant l’attaque de ce matin.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Incroyable ! Un aveugle emprisonné depuis un an à la SRI à Bangui

0

Incroyable ! Un aveugle emprisonné depuis un an à la SRI à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-450×337.jpg” alt=”Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC. patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1 8 détenus en cavale à la gendarmerie de Mbaïki.” width=”450″ height=”337″ />
patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1 – 8 détenus en cavale à la gendarmerie de Mbaïki.

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Notre enquête de cinq mois dans les locaux de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de Bangui révèle l’inimaginable. Un détenu aveugle, arrêté alors qu’il était déjà non-voyant, croupit en prison depuis plus d’un an sans jugement. Cette découverte horrifiante n’est que la première d’une longue série que nous dévoilerons dans les prochains jours dans nos articles sur Corbeaunews-Centrafrique.

 

Les secrets honteux de la SRI

 

99,99% des Centrafricains ignorent ce qui se passe derrière les murs de la SRI. Notre équipe y a vécu jour et nuit pendant des mois, observant chaque détail, parlant avec les gardiens, documentant l’indicible. L’aveugle, dont nous tairons le nom pour sa sécurité, occupe une cellule commune dans des conditions inhumaines depuis plus de douze mois. Aucune charge précise n’a été retenue contre lui. Aucun juge n’a examiné son dossier.

 

Le calvaire quotidien à la SRI

 

Les conditions de détention défient l’imagination. Dans sa cellule exiguë qu’il partage avec plusieurs dizaines d’autres détenus, l’homme aveugle tâtonne pour trouver sa nourriture quand elle arrive. Il dépend entièrement des autres détenus pour ses besoins les plus élémentaires. Les soins médicaux ? Inexistants. Les visites familiales ? Rares et compliquées. Son état de santé se dégrade chaque jour.

 

La complicité du silence

 

Le CICR connaît la situation. Ses équipes visitent régulièrement la SRI. La Minusca aussi. Ces organisations internationales rédigent des rapports, formulent des recommandations, mais rien ne change. Quand nous les interrogeons, la réponse est toujours la même : “La République centrafricaine est un pays indépendant, et nous ne pouvons que suggérer des améliorations.

 

Les gendarmes en service à la SRI parlent peu. Certains, sous couvert d’anonymat, expriment leur malaise : “Nous recevons des ordres. Nous ne pouvons rien faire“. D’autres détournent simplement le regard.

 

Une justice en faillite

 

Cette détention scandaleuse prouve l’effondrement total du système judiciaire centrafricain. Comment un pays peut-il emprisonner un aveugle pendant plus d’un an sans procès ? Les dossiers disparaissent mystérieusement. Les audiences sont reportées sans fin. Les avocats, quand ils osent intervenir, se heurtent à un mur.

 

L’histoire de cet homme n’est pas unique. D’autres détenus subissent des sorts similaires. La SRI est devenue une zone de non-droit où les principes fondamentaux de la justice n’existent plus.

 

Les responsabilités

 

Le Ministère de la Justice ne peut ignorer ces faits. Les autorités judiciaires non plus. Pourtant, personne n’agit. La chaîne de commandement reste sourde aux appels à la réforme. Les gardiens, pris entre leur conscience et leurs ordres, perpétuent ce système inhumain.

 

Les conséquences pour le pays

 

Cette situation déshonore la République centrafricaine. Comment parler de droits de l’homme quand un aveugle est emprisonné arbitrairement ? Comment prétendre au respect des droits humains quand de telles pratiques persistent ?

 

En tout cas, l’heure n’est plus aux rapports et aux recommandations. Chaque jour qui passe dans ces conditions est une tache sur l’honneur de notre justice. Notre pays ne peut continuer ainsi.

 

Cette enquête n’est que le début. Dans les prochains jours, nous révélerons d’autres aspects choquants des pratiques à la SRI. Les Centrafricains doivent savoir. Le monde doit savoir. Car si nous acceptons l’emprisonnement arbitraire d’un aveugle aujourd’hui, qui sera la prochaine victime demain ?

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La mort silencieuse : L’empoisonnement comme arme de terreur politique en Centrafrique

0

La mort silencieuse : L’empoisonnement comme arme de terreur politique en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Mokhtar-Bel-Mokhtar-la-chute-brutale-dun-criminel-tres-violent-426×450.jpg” alt=”Mokhtar Bel Mokhtar, ici, assis dans son bureau en costume noir avec une chemise blanche et cravate rouge, symbolisant la chute brutale d’un criminel très violent de la capitale centrafricaine Bangui après son empoisonnement à Damara, illustrant l’article sur la terreur politique en Centrafrique” width=”426″ height=”450″ />
Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans l’enceinte même du ministère de l’Éducation nationale, Innocent KEREGUELE s’est effondré brutalement. Directeur de l’Orientation et de l’Evaluation Socio-Professionnelle, coordinateur respecté de la plateforme des syndicats enseignants, il participait à une simple réunion de la commission du mouvement du personnel administratif. Sa mort foudroyante révèle l’ampleur d’un système de terreur politique en Centrafrique  qui gangrène désormais toutes les sphères de la société centrafricaine.

 

Une élimination calculée qui secoue le monde syndical

 

L’empoisonnement d’Innocent KEREGUELE porte la signature d’une méthode devenue tristement systématique. Figure incontournable du syndicalisme enseignant, il incarnait une voix à la fois critique et constructive au sein de la “Dynamique des fédérations des enseignants du Fondamental 1,2 et de l’Enseignement Technique”. Son engagement sans faille pour la défense des droits des enseignants dérangeait. Sa capacité à mobiliser les forces syndicales inquiétait.

 

La précipitation avec laquelle sa famille a procédé à son inhumation, refusant toute autopsie, témoigne d’une réalité terrifiante : la peur des représailles est désormais plus forte que la quête de vérité. Cette mort brutale résonne comme un avertissement glacial adressé à tous ceux qui oseraient encore porter une voix dissidente en Centrafrique, faisant planer la  terreur politique en Centrafrique.

 

Une stratégie de la terreur politique en Centrafrique  qui paralyse les institutions

 

Dans les couloirs des ministères, la suspicion s’est installée comme une seconde nature. Les réunions administratives, autrefois espaces de dialogue et de concertation, se transforment en exercices de haute voltige où chaque geste est pesé, chaque contact évité. Les témoignages affluent : méfiance envers les stylos prêtés, refus de partager une bouteille d’eau, crainte de toucher les documents. La paranoïa n’est plus irrationnelle,  elle est devenue un reflexe de survie, et la  terreur politique en Centrafrique plane de partout.

 

Les méthodes d’empoisonnement se diversifient, selon les rumeurs qui circulent : surfaces de table empoisonnées, papiers traités, stylos piégés. Cette sophistication dans l’horreur paralyse l’administration. Le dialogue social, fondement de toute démocratie, s’éteint dans un climat général de terreur politique en Centrafrique  .

 

Une terreur qui s’étend au-delà des cercles syndicaux

 

La prison centrale de Ngaragba et du camp de Roux sont devenues le lieu macabre de cette stratégie d’élimination. Des détenus succombent dans des circonstances troubles, d’autres développent des symptômes inquiétants : ventres anormalement gonflés, vomissements sanglants. L’ancien député Dominique Yandocka, qui était en bonne santé avant son arrestation, se trouve aujourd’hui dans un état critique à la prison du camp de Roux.

 

L’empoisonnement ne connaît pas de frontières politiques. Même les alliés du régime ne sont plus à l’abri, comme l’illustre la mort brutale de Mokhtar Bel Mokhtar à Damara. Cette réalité crée un climat de méfiance jusqu’au sein même du cercle rapproché du pouvoir.

 

Les conséquences dévastatrices pour la paix

 

Cette vague d’empoisonnements érode les fondements mêmes de l’État de droit. Les syndicats, traditionnels contre-pouvoirs et forces de proposition, se murent dans un silence protecteur. La société civile s’autocensure. L’opposition politique, déjà fragilisée, voit ses rangs s’éclaircir dans des circonstances toujours suspectes.

 

Le cas du député Joseph Bendounga, qui avait publiquement dénoncé une tentative de son empoisonnement via des chocolats offerts par les conseillers russes et centrafricain de Touadera , démontre la dimension politique de ces pratiques. Les accusations impliquant des conseillers diplomatiques russes ajoutent une dimension internationale à ce climat délétère de cette terreur politique en Centrafrique.

 

Un avenir incertain pour la nation

 

Cette spirale mortifère hypothèque l’avenir même de la République centrafricaine. L’empoisonnement, arme invisible et terrifiante, est devenu un outil de gouvernance du régime de Touadera. Les libertés fondamentales s’effritent dans un climat de peur généralisée, tandis que la communauté internationale semble détourner le regard.

 

La mort d’Innocent KEREGUELE trace un nouveau palier dans cette descente aux enfers. Son engagement syndical, sa volonté de dialogue, son action constructive au sein de l’administration : tout cela n’aura pas suffi à le protéger. Son décès brutal pose une question: qui osera encore porter la voix des sans-voix dans un pays où la mort silencieuse est devenue une méthode de gouvernance ?

 

L’histoire retiendra que c’est dans le silence complice des uns et la terreur des autres que s’est construit ce système d’élimination méthodique des voix critiques. Pendant que les consciences s’éteignent une à une, c’est tout un peuple qui suffoque dans l’angoisse des lendemains. La vraie question n’est plus de savoir qui sera la prochaine victime, mais s’il restera encore quelqu’un pour témoigner de ces heures sombres de l’histoire centrafricaine.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule

0

La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou, illustrant l’article sur La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule” width=”450″ height=”207″ />
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans une période où la République centrafricaine fait face à des défis majeurs, notamment sécuritaires et économiques, les membres du gouvernement centrafricain se livrent à une course effrénée aux distinctions honorifiques douteuses, révélant le niveau inquiétant de déliquescence morale de la classe dirigeante de ce régime.

 

La foire aux médailles de pacotille des ministres centrafricains

 

Le scandale a éclaté avec l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aristide Briand REBOAS, qui s’est vanté d’avoir reçu un “prix mondial” d’une obscure ONG camerounaise dont personne n’avait jamais entendu parler auparavant. Son successeur, le chef milicien Héritier Doneng, visiblement inspiré par cette pratique douteuse, n’a pas tardé à suivre le même chemin en exhibant une distinction similaire tout aussi suspecte, provenant d’une autre organisation camerounaise fantôme.

 

“Ces distinctions n’ont aucune valeur réelle. C’est un business bien instrumenté par des organisations fictives qui profitent de la vanité de nos ministres “, explique un professeur de l’Université de Bangui, qui préfère garder l’anonymat.

 

La contamination s’étend dans tout le gouvernement centrafricain  

 

Plus inquiétant encore, cette pratique s’est rapidement propagée comme une traînée de poudre au sein du gouvernement centrafricain. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, s’est ainsi rendu en Côte d’Ivoire pour recevoir un prétendu “doctorat honorifique” d’un institut dont la crédibilité reste à prouver. Une source proche du dossier révèle que ces titres s’achètent parfois à prix d’or, aux frais du contribuable centrafricain.

Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas , illustrant l'article sur la La mafia des uniformes scolaires" : Les troublantes manœuvres du ministre Zingas
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, n’est pas en reste dans cette mascarade. Comble de l’ironie, lui qui devrait être le garant de l’excellence académique, s’est également vu décerner un prix douteux d’une obscure organisation, jetant ainsi le discrédit sur tout le système éducatif centrafricain.

“Quand le ministre de l’Éducation lui-même cautionne ces pratiques, comment pouvons-nous espérer inculquer le goût de l’effort et du mérite à nos étudiants ?”, s’interroge un enseignant de l’Université de Bangui.

Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa, en uniforme lors d’une cérémonie, illustrant l'article sur  La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule
Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa

 

Même le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, le général Assap, n’a pas résisté à la tentation en revendiquant un prix d’une mystérieuse organisation sud-africaine. Une situation qui serait risible si elle ne témoignait pas d’un profond malaise au sein de l’appareil d’État.

 

Un gouvernement centrafricain en panique

 

Cette frénésie de distinctions factices intervient dans un contexte particulièrement tendu. La rumeur d’un prochain remaniement ministériel d’ici fin 2024 agite les couloirs du pouvoir. Le départ quasi certain du Premier ministre Félix Moloua semble avoir déclenché une véritable panique au sein du gouvernement centrafricain, poussant ses membres à chercher désespérément une forme de légitimité, fut-elle artificielle.

 

“Les ministres sont dans un état de stress permanent. Certains multiplient les voyages à l’étranger pour décrocher ces fameux prix, pendant que d’autres sollicitent frénétiquement leurs réseaux pour obtenir la moindre distinction”, confie un conseiller ministériel sous couvert d’anonymat.

 

Une pratique qui décrédibilise l’État

 

Cette course effrénée aux honneurs factices au sein du gouvernement centrafricain  a des conséquences désastreuses sur l’image de la République centrafricaine. Dans les chancelleries étrangères, ces comportements suscitent au mieux l’amusement, au pire l’inquiétude sur la capacité des dirigeants à gérer les affaires de l’État.

 

“C’est du jamais vu dans un pays africain, uniquement en Centrafrique on voit ce genre de mascarade. Les ministres qui n’ont pas encore leur médaille fictive sont actuellement en train d’en chercher une”, déplore un diplomate africain en poste à Bangui.

 

Un système bien rodé

 

Les investigations révèlent l’existence d’un véritable réseau d’organisations spécialisées dans la délivrance de ces distinctions douteuses. Ces structures, souvent basées dans des pays voisins, ont fait de cette activité un business lucratif, exploitant la vanité et l’insécurité des responsables politiques centrafricains.

 

“Il existe même des intermédiaires à Bangui qui proposent leurs services pour obtenir ces prix. Les tarifs varient selon le prestige supposé de la distinction”, révèle une source proche du dossier.

 

L’urgence d’un renouveau politique

 

La République centrafricaine mérite mieux que ce théâtre ivoirien de Gohou où les responsables politiques préfèrent collectionner des titres fantaisistes plutôt que d’affronter les véritables défis du pays. Cette course aux honneurs factices ne fait que souligner l’urgente nécessité d’un renouvellement profond de la classe politique centrafricaine.

 

Il est temps que les autorités centrafricaines comprennent que la légitimité ne s’achète pas avec des diplômes de complaisance ou des médailles en toc, mais se gagne par un travail sérieux au service de la population. En attendant, pendant que les ministres courent après des distinctions imaginaires, les problèmes réels du pays – insécurité, pauvreté, sous-développement – restent désespérément sans solution.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Deux ans après leur déclaration fracassante : Que sont devenus ces militaires centrafricains prêts à combattre pour Poutine ?

0

Deux ans après leur déclaration fracassante : Que sont devenus ces militaires centrafricains prêts à combattre pour Poutine ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Un-autre-groupe-des-soldats-FACA-decides-a-aller-sur-les-champs-de-la-bataille-en-Ukraine-pour-soutenir-Poutine-450×242.jpg” alt=”Un autre groupe des soldats FACA décidés à aller sur les champs de la bataille en Ukraine pour soutenir Poutine, illustrant l’article sur Deux ans après leur déclaration fracassante : Que sont devenus ces militaires centrafricains prêts à combattre pour Poutine ?” width=”450″ height=”242″ />
Un autre groupe des soldats FACA décidés à aller sur les champs de la bataille en Ukraine pour soutenir Poutine

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 En février 2022, alors que les premiers missiles russes s’abattaient sur l’Ukraine, une déclaration surréaliste secouait la Centrafrique. Des militaires centrafricains, embrigadés par Wagner, proclamaient leur volonté d’aller combattre aux côtés de Poutine. Cette sortie médiatique, aussi grotesque qu’inquiétante, mérite aujourd’hui un regard rétrospectif cinglant.

 

Des promesses en fumée des militaires centrafricains  à Poutine

 

Que reste-t-il de ces grandes déclarations des militaires centrafricains ? Absolument rien. Aucun de ces soldats n’a mis les pieds sur le sol ukrainien, sauf certains rebelles Peuls désarmés. Cette gesticulation n’était qu’une mascarade de plus, organisée par des hommes ayant perdu tout sens de leur mission et de leur dignité. La réalité a rapidement rattrapé ces aventuriers en herbe : la Russie n’avait que faire de leur “soutien”.

 

Le prix de la servilité

 

Pendant que ces militaires centrafricains  jouaient les fanfarons sur les réseaux sociaux, la situation sécuritaire en Centrafrique continuait de se dégrader. Les populations des provinces restaient exposées aux exactions, tandis que leurs supposés protecteurs rêvaient de glorieuses batailles sur les plaines gelées d’Ukraine. Cette trahison de leur mission première n’a fait qu’accentuer la perte de confiance des Centrafricains envers leur armée des criminels, braqueurs, peureux et soulards.

 

Wagner : le maître-manipulateur

 

L’épisode expose surtout l’emprise toxique de Wagner sur nos forces armées. Ces Mercenaires russes ont réussi l’exploit de transformer une partie de notre armée nationale en groupie de Poutine. Une manipulation d’autant plus perverse qu’elle s’est accompagnée d’un pillage systématique de nos ressources naturelles, véritable prix à payer pour cette “protection” russe.

 

Touadera, un président otage des russes

 

Le président Kongoboro, dont la garde rapprochée est assurée par Wagner, est devenu l’illustration parfaite de cette mise sous tutelle pathétique russe. Comment un chef d’État peut-il prétendre incarner la souveraineté nationale quand sa propre sécurité dépend de mercenaires étrangers ? Cette situation ubuesque en dit long sur la déliquescence de nos institutions.

 

L’armée centrafricaine à la dérive

 

Cette triste affaire des militaires centrafricains  a dévoilé une fois de plus les carences profondes de notre armée :

– Une chaîne de commandement gangrenée par les influences russes et rwandaises

– Des militaires centrafricains  plus préoccupés par leur image sur les réseaux sociaux que par leur mission

– Une confusion totale sur leur rôle et leurs devoirs envers la nation

– Une formation militaire déficiente

– Une absence criante de professionnalisme

 

Le double jeu de la Russie

 

L’ironie de l’histoire est que la Russie elle-même n’a jamais donné suite à ces propositions des militaires centrafricains. Moscou sait pertinemment que ces soldats, mal équipés et mal formés, surtout inaptes, n’auraient été qu’un fardeau sur le champ de bataille ukrainien. La vraie valeur de ces militaires pour la Russie réside dans leur rôle de faire-valoir en Afrique, pas sur le front européen.

 

Les leçons d’un fiasco

 

Cette page peu glorieuse de notre histoire militaire doit nous servir de leçon. Une armée nationale ne peut se construire sur le mercenariat et la soumission à des puissances étrangères. La reconstruction de nos forces armées passe par :

– Le retour à une chaîne de commandement purement nationale

– Une formation professionnelle rigoureuse

– La restauration des valeurs militaires authentiques

– Un engagement réel pour la protection des populations

 

Vers quel avenir ?

 

Deux ans après cet épisode navrant des militaires centrafricains, l’armée centrafricaine reste à la croisée des chemins. Soit elle continue sa descente aux enfers sous la coupe de Wagner, soit elle entreprend sa renaissance comme force véritablement nationale. Le choix n’est pas simplement militaire, il engage l’avenir même de notre nation.

 

La vraie bataille n’est pas en Ukraine, mais ici, sur notre sol. Elle consiste à rebâtir une armée digne de ce nom, capable de protéger nos citoyens et nos frontières. Les gesticulations pro-Poutine de 2022 ne sont plus qu’un mauvais souvenir, mais elles nous rappellent le long chemin qu’il reste à parcourir pour restaurer l’honneur de nos forces armées.

 

Il est temps que nos militaires comprennent qu’ils ne sont pas les mercenaires de Wagner, mais les serviteurs de la République centrafricaine. C’est ici, et nulle part ailleurs, que se joue leur véritable combat.

 

Par Dr. Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN : UNE ÉCONOMIE EN DÉCONNEXION TOTALE

0

L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN : UNE ÉCONOMIE EN DÉCONNEXION TOTALE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/Banque-cbca-Bangui-corbeaunews–300×250.jpg” alt=”La banque BGFI à Bangui, illustrant l’article sur L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN” width=”300″ height=”250″ />
La direction générale de la banque BGFI à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim sur la gouvernance en Afrique vient de dévoiler un tableau particulièrement alarmant du système bancaire centrafricain. Avec un score catastrophique de 0,8 sur 100 en matière d’accès aux services bancaires, la République centrafricaine se classe à la 52ème position sur 54 pays africains.

 

L’ISOLEMENT BANCAIRE COMME SYMBOLE D’UNE ÉCONOMIE PARALYSÉE

 

Cette situation désastreuse du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN  reflète l’état général d’une économie en déshérence. Avec un PIB par habitant de seulement 445 dollars – l’un des plus faibles du continent – et une croissance atone de 0,9%, la RCA peine à créer les conditions minimales d’un développement du secteur financier. Le rapport souligne que les indicateurs d’environnement des affaires et du travail atteignent à peine 27,8 points sur 100, plaçant le pays au 50ème rang continental.

 

UN CERCLE VICIEUX du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN  QUI S’AUTOALIMENTE

 

L’absence d’un SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN  fonctionnel aggrave considérablement les difficultés économiques. La diversification économique, malgré un score encourageant de 72,3 points, ne peut se concrétiser faute d’accès au crédit. Les entreprises, privées de financements, peinent à se développer tandis que les relations du travail se dégradent (12,5 points, 49ème rang). La fiabilité des opportunités d’emploi s’effondre avec un score de 9,9 points, reléguant le pays à la 51ème position.

 

DES CONSÉQUENCES SOCIALES DRAMATIQUES

 

Cette paralysie du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN  impacte directement la population. Les filets de protection sociale sont quasi inexistants (7,1 points) et les politiques de lutte contre la pauvreté inefficaces (18,8 points). L’indice des Objectifs de Développement Durable (44,2) place la RCA au 49ème rang, illustrant l’ampleur du retard accumulé en matière de développement humain.

 

UN AVENIR HYPOTHÉQUÉ

 

Sans un SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN  moderne et accessible, la RCA risque de s’enfermer durablement dans le sous-développement. La dette publique atteint déjà 50,7% du PIB tandis que le pays reste largement dépendant de l’aide internationale avec 122,4 dollars d’aide par habitant. La reconstruction d’un secteur bancaire viable apparaît comme une condition sine qua non pour sortir de l’ornière économique et sociale.

 

L’urgence d’une réforme profonde du système bancaire centrafricain n’est plus à démontrer. Elle nécessite une volonté politique forte et un soutien international coordonné pour éviter que le pays ne s’enfonce davantage dans l’isolement économique et financier.

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Les Wagner s’allient aux bourreaux :  l’impensable pacte avec les rebelles de la LRA

0

Les Wagner s’allient aux bourreaux :  l’impensable pacte avec les rebelles de la LRA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/les-mercenaires-russes-a-Alindao-1-450×433.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Alindao, illustrant l’article sur Les rebelles de la LRA s’allient avec Les Wagner: l’impensable pacte” width=”450″ height=”433″ />
les mercenaires russes à Alindao

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Des mercenaires russes formant des terroristes notoires de la LRA. L’impensable est devenu réalité en Centrafrique. Notre enquête révèle que le groupe Wagner a récupéré et entraîné douze combattants de l’Armée de Résistance du Seigneur, responsables de crimes odieux contre les populations civiles depuis des décennies.

 

Une alliance contre-nature avec les rebelles de la LRA  qui défie l’entendement

 

L’opération s’est déroulée avec un cynisme déconcertant. En juin dernier, les mercenaires Wagner se sont rendus à Sam-Ouandja pour “récupérer” douze rebelles de la LRA. Ces individus, qui avaient fui le Haut-Mbomou et le Soudan du Sud pour s’établir dans la Haute-Kotto et la Vakaga, alternent entre culture du tabac et attaques contre les populations locales. Après leur formation à Bangui ou possiblement à Berengo par les mercenaires russes, ils ont été ramenés à Sam-Ouandja le jeudi 21 novembre.

 

Un calcul machiavélique aux conséquences potentiellement désastreuses

 

La stratégie des Wagner apparaît aussi claire que troublante : exploiter l’expertise de ces rebelles de la LRA  en matière de guerre de brousse. Ces derniers, à l’instar des éleveurs peuls, maîtrisent parfaitement la région et ses forêts. Sous couvert de traquer d’autres groupes rebelles, cette alliance pourrait servir de paravent à des exactions dont l’ampleur reste encore à découvrir.

 

Un précédent dangereux qui menace la stabilité régionale

 

Cette collaboration avec des membres d’une organisation terroriste représente un nouveau palier dans la dérive du groupe Wagner en Centrafrique. La LRA, créée en Ouganda, s’est tristement illustrée par des années de violence contre les civils, notamment dans le Haut-Mbomou. Certains de ses éléments se sont dispersés entre le Soudan du Sud et le nord de la RCA, où ils poursuivent leurs activités criminelles.

 

L’État centrafricain face à ses responsabilités

 

Cette situation pose de graves questions sur la souveraineté de l’État centrafricain et sa capacité à contrôler les agissements des mercenaires russes sur son territoire. Comment justifier qu’une force étrangère puisse librement recruter et former des membres d’une organisation terroriste ? Le silence des autorités face à ces développements inquiétants est assourdissant.

 

Avec les rebelles de la LRA , c’est une menace croissante pour la population civile

 

Les civils centrafricains, déjà victimes des exactions des rebelles de la LRA par le passé, se retrouvent maintenant face à une menace potentiellement plus sophistiquée. Ces éléments, une fois formés par Wagner, pourraient devenir des instruments encore plus redoutables de terreur et de déstabilisation.

 

La formation d’anciens rebelles de la LRA  par les mercenaires Wagner marque un tournant inquiétant dans la crise centrafricaine. Cette alliance contre-nature entre des mercenaires étrangers et des éléments d’une organisation terroriste fait planer de nouvelles menaces sur la population civile. L’absence de réaction des autorités nationales et de la communauté internationale face à cette dérive ne fait qu’amplifier les inquiétudes quant à l’avenir du pays. Il est grand temps que toutes les parties prenantes prennent la mesure de cette situation explosive avant qu’elle ne dégénère en une nouvelle spirale de violence.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La Vakaga sous l’emprise du ministre Abazène aux méthodes douteuses

0

La Vakaga sous l’emprise du ministre Abazène aux méthodes toxiques

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC, illustrant l’article sur La Vakaga sous l’emprise du ministre Abazène aux méthodes toxiques” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

 “Un ministre qui ment au président et trahit sa population. Dans la Vakaga, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice et ministre résident, manipule sa communauté à des fins personnelles. La jeunesse de la Vakaga, révoltée, dénonce un double jeu qui ne fait qu’appauvrir leur région.

 

Un double discours qui ne trompe plus personne dans la Vakaga

 

Le ministre Abazène organise un ballet politique périlleux. À Bangui, il se présente au président Touadéra comme le maître incontesté de la Vakaga, capable d’influencer les choix et les orientations de sa communauté. De retour dans sa région, il déploie une rhétorique creuse, multipliant les promesses sans lendemain. Cette manipulation grossière ne passe plus auprès de la population locale.

 

Une rupture profonde avec la communauté de la Vakaga

 

La désillusion est totale. Les jeunes de la Vakaga, las des manigances de leur ministre résident, ont percé à jour son stratagème. Plus révélateur en plus : même au sein de son propre clan, la majorité lui tourne désormais le dos. Seule une poignée de fidèles continue de le soutenir, formant un cercle toujours plus restreint autour de lui.

 

De la précarité au pouvoir : un parcours qui interroge

 

L’histoire personnelle du ministre Arnaud Djoubaye Abazène mérite attention. Issu d’un milieu extrêmement modeste, il a connu une enfance difficile où même un repas quotidien, voir même dormir sur un matelas  relevait du défi. Sa mère a dû déployer des trésors d’ingéniosité pour assurer sa subsistance. Par la force de sa volonté et son investissement dans les études, il est devenu magistrat. Mais cette ascension sociale, au lieu de le porter vers la grandeur d’âme, semble avoir nourri un désir de revanche sociale qui aujourd’hui empoisonne ses actions.

 

Les conséquences pour la Vakaga

 

La situation atteint aujourd’hui un point critique. Le désaveu populaire du ministre Abazène menace de se transformer en rejet total du parti au pouvoir dans la région. La jeunesse l’affirme : leur opposition au MCU ne vient pas d’un rejet du président Touadéra, mais de l’exaspération face aux agissements de leur ministre résident.

 

Un avenir régional compromis

 

L’impact de cette crise sur la Vakaga pourrait s’avérer désastreux. Dans cette région déjà fragilisée par des années d’instabilité, la rupture du lien de confiance entre la population et son représentant au gouvernement constitue une menace sérieuse pour la cohésion sociale. Le risque d’un isolement accru de la région plane, alors même que son développement nécessiterait une collaboration étroite avec le pouvoir central.

 

Le temps presse. Le pouvoir de Baba Kongoboro ne peut plus ignorer la voix de la jeunesse de la Vakaga. Cette crise dépasse le cadre d’un simple différend politique local pour devenir un enjeu majeur de stabilité régionale. L’avenir de toute une région ne peut rester otage des calculs politiques d’un seul homme. La situation exige une réponse rapide et appropriée, à la hauteur des aspirations légitimes de la population de la Vakaga.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Du sacré au chaos : Comment la RCA a sacrifié sa cellule familiale sur l’autel de la crise

0

Du sacré au chaos : Comment la RCA a sacrifié sa cellule familiale sur l’autel de la crise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Mme-Konan-nee-Bemaka-Soui-Lina-450×314.jpg” alt=”Lina Josiane Bemaka-Soui” width=”450″ height=”314″ />
Lina Josiane Bemaka-Soui

Ces familles qui ne savent plus être des familles : La tragédie silencieuse d’une nation

 

Bangui, CNC. Un enfant qui ne reconnaît plus son père. Une mère qui pleure ses traditions perdues. Des grands-parents qui meurent seuls. Des oncles et tantes devenus des étrangers.” Ce n’est pas le synopsis d’un film dramatique, mais le quotidien bouleversant des familles centrafricaines en 2024. Au cœur de Bangui, comme dans les villages les plus reculés du pays, la famille, ce socle sacré sur lequel reposait toute la société centrafricaine, se désagrège sous nos yeux dans une indifférence assourdissante.

 

Dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous plonge dans les entrailles de cette tragédie sociétale sans précédent. Comment une société qui plaçait la famille au sommet de ses valeurs en est-elle arrivée à accepter sa destruction ? Comment les gardiens des traditions sont-ils devenus les spectateurs impuissants de leur propre effondrement ?

 

La famille traditionnelle  de la RCA : Un modèle en voie de disparition

 

L’héritage perdu

La famille centrafricaine traditionnelle reposait sur des fondements solides :

– Une hiérarchie respectée où chaque membre avait sa place et son rôle

– Des mécanismes de solidarité efficaces face aux difficultés

– Un système d’éducation basé sur la transmission des valeurs

– Des rituels qui renforçaient les liens familiaux et communautaires

 

Les anciens racontent comment, jusqu’aux années 1970, au pays de Boganda, la RCA,  les repas du soir étaient des moments privilégiés d’éducation où les enfants écoutaient les histoires et les enseignements des aînés. Aujourd’hui, observe OUEIFIO, “ces moments de communion familiale ont disparu, remplacés par le chacun pour soi imposé par la précarité. Un coup chaos”

 

Les mécanismes de protection sociale de la RCA

Le système traditionnel assurait :

– La prise en charge des personnes âgées

– L’éducation collective des enfants de la RCA

– Le soutien aux membres en difficulté

– La résolution des conflits intrafamiliaux

Les jeunes filles des différents lycées de la capitale, participants au séminaire Les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire L’association action solidaire organise un Séminaire - atelier  sur  l’Égalité et le  droit à la santé sexuelle
Les jeunes filles des differents lycees de la capitale Bangui. CopyrightCNC

 

L’impact des crises sur la famille de la RCA

 

La désagrégation économique

La paupérisation généralisée a eu des effets dévastateurs :

– Impossibilité pour les pères de famille d’assumer leur rôle de pourvoyeur

– Travail forcé des enfants pour contribuer aux revenus familiaux

– Abandon scolaire massif

– Migration économique qui sépare les familles

 

OUEIFIO cite le cas emblématique du quartier Boy-Rabe à Bangui, capitale de la RCA, où “des enfants de 10-12 ans passent leurs journées à laver des voitures ou à vendre des sachets d’eau pendant que leurs parents, anciens fonctionnaires, restent à la maison, humiliés par leur incapacité à subvenir aux besoins familiaux.”

 

Les bouleversements sociaux de la RCA

Les conflits successifs ont provoqué :

– Des déplacements forcés qui ont éclaté les familles

– Des traumatismes psychologiques profonds

– La perte des repères moraux

– L’effondrement des mécanismes de solidarité

 

La crise de l’autorité parentale

 

Parents dépassés

La situation actuelle révèle :

– Une perte de contrôle sur l’éducation des enfants

– Une incapacité à transmettre les valeurs traditionnelles

– Un sentiment d’impuissance face aux défis modernes

– Une rupture de la communication intergénérationnelle

 

“Les parents d’aujourd’hui”, écrit OUEIFIO, “se sentent désarmés face à une jeunesse qu’ils ne comprennent plus et qu’ils n’arrivent plus à guider.”

 

Enfants désorientés

Les conséquences sur la jeune génération sont alarmantes :

– Perte de respect envers les aînés

– Adoption de comportements à risque

– Vulnérabilité face aux manipulations

– Rupture avec les traditions

 

Les nouvelles configurations familiales de la RCA

 

Familles monoparentales

Un phénomène en expansion :

– Multiplication des divorces

– Abandon des responsabilités parentales

– Charge excessive sur les mères

– Précarité accrue

 

Familles recomposées

Des situations complexes entraînant :

– Conflits de loyauté chez les enfants

– Difficultés d’intégration

– Tensions intergénérationnelles

– Problèmes d’héritage

 

L’impact sur l’éducation

 

Déscolarisation massive

Les chiffres sont alarmants :

– Plus de 60% des enfants déscolarisés dans certaines régions

– Travail précoce des enfants

– Analphabétisme croissant

– Perte de chances pour l’avenir

 

Transmission des valeurs compromise

La rupture est profonde :

– Disparition des rituels d’initiation

– Perte des langues maternelles

– Oubli des traditions

– Adoption de valeurs importées inadaptées

 

Les pistes de reconstruction

 

Restauration de l’autorité parentale

OUEIFIO propose :

– Formation des parents aux défis contemporains

– Soutien psychologique aux familles traumatisées

– Réhabilitation des mécanismes traditionnels d’éducation

– Renforcement des compétences parentales

 

Soutien économique

Des mesures concrètes :

– Création d’activités génératrices de revenus pour les parents

– Bourses scolaires pour les enfants

– Microcrédits familiaux

– Formation professionnelle adaptée

 

Reconstruire la famille pour sauver la RCA

 

La reconstruction de la famille centrafricaine est une priorité nationale qui nécessite :

– Une politique familiale cohérente

– Un soutien économique aux familles

– Une réhabilitation des valeurs traditionnelles

– Une adaptation aux défis contemporains

 

Comme le souligne OUEIFIO : “Sans familles fortes et unies, il ne peut y avoir de nation forte et unie. La reconstruction de la RCA passe nécessairement par la restauration de la cellule familiale.”

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

Boda la belle croule sous les ordures à un pas de la fête nationale

0

Boda la belle croule sous les ordures à un pas de la fête nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Ordures-a-Boda-450×338.jpg” alt=”Boda la belle croule sous les ordures à un pas de la fête nationale” width=”450″ height=”338″ />
Les ordures dans la ville de Boda la belle. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Autrefois surnommée “Boda la belle”, cette ville minière située à 192 kilomètres à l’ouest de Bangui dans la Lobaye croule désormais sous les ordures. Le service local d’eau et d’assainissement, bien qu’existant depuis plusieurs décennies, ne parvient pas à endiguer la dégradation de la situation sanitaire qui s’aggrave jour après jour.

 

Les déchets s’amoncellent dans les quartiers tandis que les caniveaux regorgent d’eaux stagnantes et boueuses dans la ville de Boda la belle.

“Nous vivons dans une ville qui ressemble de plus en plus à une décharge à ciel ouvert”, déplore Simon Mandaba, un enseignant résidant dans le quartier à Boda. Les tentatives sporadiques de nettoyage n’ont jusqu’ici produit aucun résultat durable.

 

Au marché central de Boda, la situation s’avère particulièrement inquiétante : les denrées alimentaires, notamment les légumes, viandes, pains et gâteaux, sont exposées sans protection adéquate.

“Les mouches prolifèrent sur les aliments. Les commerçants Nous n’arrivent même pas à mettre en place des dispositifs de protection”, explique Marie, une mère de famille de Boda.

 

Plus spectaculaire, les établissements de restauration opèrent dans des conditions d’hygiène dégueulasse. “Les cafétérias et gargotes utilisent une eau insalubre pour la vaisselle, et leurs propriétaires ne possèdent aucun certificat médical”, confirme un notable de Boda.

 

Boda la belle croule sous les ordures à un pas de la fête nationale
Rond point de la ville de Boda. CopyrightCNC

 

Par ailleurs, l’hôpital de Boda enregistre également une recrudescence des maladies liées au manque d’assainissement. Gastro-entérites, tuberculose et méningites menacent quotidiennement la population.

“Nous recevons en moyenne vingt nouveaux cas par jour de maladies directement liées à l’insalubrité”, révèle le service hospitalier de Boda.

 

Les professionnels de santé redoutent une prolifération accrue des maladies contagieuses durant cette saison sèche si aucune mesure n’est prise. Le maire de la ville reconnaît la gravité de la situation : “Nous avons sollicité l’aide du gouvernement pour mettre en place un programme d’assainissement urgent. Notre budget municipal ne suffit pas pour faire face à ce défi.”

 

Les habitants ont adressé une pétition au ministère de la Santé et au ministère de l’Administration du territoire pour une intervention rapide. En attendant une réponse des autorités, certains résidents s’organisent en comités de quartier pour des opérations de nettoyage bénévoles, mais ces initiatives citoyennes, bien que louables, restent insuffisantes face à l’ampleur du problème.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Dernières heures : Quatre chauffeurs de taxi-motos égorgés dans la localité de Bang

0

Dernières heures : Quatre chauffeurs de taxi-motos égorgés dans la localité de Bang

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Dernières heures : Quatre chauffeurs de taxi-motos égorgés dans la localité de Bang” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Quatre conducteurs de taxi-motos ont été retrouvés égorgés ce lundi 25 novembre près de Bang, localité située à la frontière tchado-centrafricaine. Les corps des victimes gisaient sur l’axe routier reliant le Tchad à Bang.

 

Des éléments centrafricains des forces de défense et de sécurité, dépêchés sur les lieux du drame, ont découvert les dépouilles d’au moins quatre conducteurs des motos courses. Les circonstances exactes de ces assassinats restent pour l’heure inconnues.

 

“Nous avons entendu parler de ces meurtres atroces. Les corps de nos frères ont été retrouvés égorgés sur la route allant vers le Tchad. Notre communauté des conducteur des taxi-motos est sous le choc”, témoigne un conducteur de taxi-moto de Bang encore sous le choc.

 

Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, des hommes armés non identifiés seraient à l’origine de cette attaque. Des rumeurs évoquent une possible implication d’éléments du groupe armé Trois-R, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer ces allégations à ce stade.

 

Une enquête de la rédaction du CNC est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ces assassinats et identifier les responsables.

Pour l’heure, à Bang, c’est la colère et l’inquiétude qui domine au sein de la population.

Affaire à suivre…

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….

0

Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Place-Oumar-Bongo-dite-place-Marabena-en-2010-450×338.jpg” alt=”Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena en 2010, illustrant l’article sur Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….” width=”450″ height=”338″ />
Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena en 2010

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des ordures qui submergent les monuments historiques, des routes défoncées, une capitale à l’abandon. Les images saisissantes publiées par le journaliste Christian Aimé Ndota ce 20 novembre 2024 témoignent de l’effondrement spectaculaire de Bangui, à quelques jours des célébrations de la proclamation de la République.

Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena filmée en 2010, illustrant l'article sur Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….
Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena filmée en 2010

 

La ville de Bangui : l’éclat perdu d’une place symbolique

 

En 2010, la Place Omar Bongo, communément appelée Place Marabena dans le cinquième arrondissement, incarnait la fierté de la ville de Bangui. Les images d’archives montrent une esplanade soigneusement entretenue, dominée par une imposante statue de colombe blanche, symbole de paix, perchée sur un socle majestueux. Les drapeaux multicolores flottaient fièrement, les bordures étaient impeccablement peintes, et la circulation s’effectuait sur des routes bien entretenues. L’environnement reflétait une gestion urbaine attentive et une volonté de préserver le patrimoine de la ville.

Voici la place Oumar Bongo en 2024 filmée par le journaliste Chritian Aimé Ndota, illustrant l'article sur Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….
Voici la place Oumar Bongo en 2024 filmée par le journaliste Chritian Aimé Ndota

 

Le visage défiguré de 2024 de la ville de Bangui. La honte

 

Quatorze ans plus tard, le contraste est brutal. Les photos récentes  filmées par le journalistes Christian Aimé Ndota révèlent une métamorphose catastrophique du même lieu. La statue emblématique, autrefois rutilante, se dresse maintenant au milieu d’un paysage urbain chaotique. Les détritus s’accumulent le long du mur portant le nom du président Bongo, formant des monticules nauséabonds qui défigurent le site. La chaussée, jadis bien entretenue, présente désormais des nids-de-poule béants. L’atmosphère générale est celle d’un abandon total, où même les services les plus élémentaires de voirie semblent avoir cessé de fonctionner.

 

Une fête nationale du premier décembre oubliée

Voici la honte: la place Oumar Bongo dite Marabena en 2024, filmée par le journaliste Christian Aimé Ndota, illustrant l'article sur Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….
Voici la honte: la place Oumar Bongo dite Marabena en 2024, filmée par le journaliste Christian Aimé Ndota

 

Traditionnellement, la célébration du 1er décembre, marquant la proclamation de la République, était précédée d’une période intense de préparation. Deux à trois mois avant l’événement, la ville entière se mobilisait. Les quartiers s’animaient d’une effervescence collective, les habitants participaient au nettoyage et à l’embellissement de leurs zones respectives. Cette dynamique touchait également les villes provinciales, créant une atmosphère festive et patriotique à l’échelle nationale.

 

L’impact du détournement des ressources

 

Mais depuis 2016, la situation s’est dramatiquement détériorée. Les fonds publics, au lieu d’être investis dans l’entretien urbain de la ville de Bangui  et les services essentiels, sont massivement réorientés vers le financement de forces étrangères, notamment les mercenaires de Wagner et les troupes rwandaises. Cette réallocation des ressources a des conséquences dévastatrices sur le quotidien des Banguissois et l’image de leur capitale.

 

Un recul historique alarmant de la ville de Bangui

 

Le plus alarmant dans cette spirale de déclin, cette dégradation de la ville de Bangui  ne représente pas une simple stagnation mais un véritable retour en arrière d’un siècle. Si 2010 pouvait déjà sembler en deçà des espérances, la situation en 2024 évoque un recul d’un siècle. La ville de Bangui, qui devrait incarner le progrès et le développement, présente aujourd’hui l’aspect d’une ville abandonnée, rappelant, selon certains observateurs, l’état des villages reculés de pays voisins.

 

Les conséquences multiples

 

Cette déliquescence de la ville de Bangui  a des répercussions profondes :

– Sanitaires : La prolifération des déchets menace la santé publique

– Économiques : L’image dégradée de la capitale décourage les investisseurs

– Diplomatiques : L’état du monument dédié à Omar Bongo affecte les relations internationales

– Sociales : Le cadre de vie détérioré impacte le moral des habitants

 

Le sursaut vital d’une capitale agonisante

 

À l’approche du 1er décembre 2024, l’état catastrophique de la ville de Bangui  pose question. Comment célébrer dignement la proclamation de la République dans une capitale qui expose ainsi son délabrement ? L’absence de préparatifs traditionnels pour cette fête nationale symbolique démontre l’ampleur de la crise de gouvernance que traverse le pays.

 

Le contraste saisissant entre les images de 2010 et 2024 ne laisse aucun doute sur l’urgence d’une réaction. Sans intervention rapide et changement radical dans la gestion des ressources publiques, Bangui risque de s’enfoncer davantage dans une spirale de déclin dont les conséquences seront de plus en plus difficiles à inverser.

 

La situation actuelle de la capitale centrafricaine constitue un signal d’alarme qui ne peut plus être ignoré. Elle appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour restaurer la dignité d’une ville qui fut jadis la fierté de ses habitants.

 

Par Dr. Alain Nzilo

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

 

Négligence médicale à la prison du Camp de Roux : Ousmane Garba , un détenu entre la vie et la mort

0

Négligence médicale à la prison du Camp de Roux : Ousmane Garba , un détenu entre la vie et la mort

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Lentree-de-letat-major-des-FACA-au-camp-de-Roux-caracterisee-par-une-arche-450×326.jpg” alt=”“Entrée de l’état-major des FACA avec une grande arche, illustrant l’article sur Négligence médicale à la prison du Camp de Roux : Ousmane Garba , un détenu entre la vie et la mort” width=”450″ height=”326″ />
Entrée de l’état-major des FACA avec une grande arche. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des vomissements de sang ignorés, un accès aux soins refusé, un détenu abandonné. Le major du Camp de Roux, absent depuis deux jours, laisse Ousmane Garba dans un état critique après avoir délibérément négligé sa santé. 

 

Une détention sans fin ni jugement

 

Arrêté par la Minusca à Kaga-Bandoro en décembre 2021, Ousmane Garba a été transféré à Bangui sans jamais comparaître devant un juge. Depuis près de trois ans, il attend dans les geôles du Camp de Roux, privé de ses droits fondamentaux.

 

Des représailles médicales délibérées contre Ousmane Garba

 

Le 15 novembre, malade, Ousmane Garba consulte le major médical de la prison du camp. La réponse du soignant glace le sang : « Vous m’avez réclamé à la CICR et aux organismes de droits humains. À partir d’aujourd’hui, je sais comment vous traiter.  Contentez-vous de cette plaquette d’ibuprofène et retournez dans votre cellule », lance le major d’un ton menaçant.

 

Les conséquences ne se font pas attendre. Dans la nuit, Garba est pris de vomissements de sang abondants. Au lieu d’une prise en charge médicale urgente, les gardiens l’isolent dans une salle de récréation, loin des regards.

 

Un système de soins corrompu

 

L’infirmière du camp, censée assurer les gardes de nuit, préfère monnayer ses services. « Les conditions de détention sont catastrophiques. L’accès aux soins dépend uniquement de votre capacité à payer. Sans argent, vous êtes condamné à souffrir en silence. Plusieurs détenus sont déjà morts faute de soins », révèle à la rédaction du CNC un ancien pensionnaire du Camp de Roux.

 

Ce n’est que grâce à l’intervention du chef de sécurité FACA qu’Ousmane Garba a finalement pu être transféré à l’infirmerie de l’État-major. Depuis, le major se garde bien de réapparaître, esquivant toute responsabilité dans cette tentative d’homicide par négligence.

 

Un système pénitentiaire défaillant

 

« La situation au Camp de Roux reflète l’état déplorable du système carcéral centrafricain. Les détenus sont traités comme des sous-hommes, privés des droits les plus élémentaires. Le refus délibéré de soins constitue une violation des conventions internationales sur les droits des détenus. Cette situation ne peut plus durer », dénonce Pierre, avocat spécialisé en droits humains.

 

Les organisations de défense des droits humains documentent depuis des années ces pratiques. « Le cas d’Ousmane Garba n’est que la partie visible de l’iceberg. Chaque jour, des détenus souffrent en silence, victimes d’un système qui a perdu toute humanité », témoigne Marie de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme.

 

Sur la base de conseil des avocats, les proches de Garba préparent une plainte contre le major devant la Cour pénale. « Mon frère est entré en prison vivant, ils veulent le faire sortir dans un cercueil. Cette tentative d’assassinat déguisée ne restera pas impunie », affirme son cousin contacté par la rédaction du CNC.

 

En attendant, Ousmane Garba lutte pour sa survie à l’infirmerie de l’État-major. Son cas dévoile les dysfonctionnements d’un système pénitentiaire où la vie des détenus ne vaut pas plus qu’une plaquette d’ibuprofène.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Wagner s’installe massivement à Sam-Ouandja et converge avec des matériels militaires vers le Soudan 

0

Wagner s’installe massivement à Sam-Ouandja et converge avec des matériels militaires vers le Soudan 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/Le-Convoi-russe-de-la-societe-Wanger-en-provenance-du-Soudan-et-arrive-a-Birao-en-Centrafrique-le-29-mars-2021-3-450×337.jpg” alt=”Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021 , illustrant l’article sur Wagner s’installe massivement à Sam-Ouandja et converge avec des matériels militaires vers le Soudan” width=”450″ height=”337″ />
Image d’illustration d’un convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des colonnes de Mercenaires russes du groupe Wagner ont massivement investi depuis jeudi la région frontalière de Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto. Notre équipe sur place a documenté un ballet incessant d’hélicoptères et un déploiement militaire d’envergure qui contredit frontalement les engagements diplomatiques de Bangui. Les mercenaires du groupe Wagner, une fois à Sam-Ouandja,  décharger du matériel militaire destiné probablement aux Forces soudanaises de soutien rapide (FSR).

 

Une présence militaire massive à Sam-Ouandja

 

Les Wagner ne viennent pas les mains vides à Sam-Ouandja. Les hélicoptères déposent des caisses d’armes, des munitions, des équipements de communication. Tout part vers le Soudan, où les FSR mènent leur combat.

 

À Sam-Ouandja, les Russes tiennent massivement la ville. Ils occupent la mairie, l’aérodrome, les carrefours. Leurs véhicules militaires circulent jour et nuit. Les habitants s’inquiètent et n’osent plus sortir après le coucher du soleil.

 

“Ils déchargent sans arrêt. Des fûts de carburant, des caisses, des caisses et encore des caisses”, nous dit un témoin qui vit près de l’aérodrome de Sam-Ouandja. “La nuit, les camions partent vers la frontière. Le matin, les hélicoptères reviennent“.

 

Sam-Ouandja, un véritable corridor vers le Soudan

 

Les Wagner ne restent pas à Sam-Ouandja. Ils avancent vers le Soudan par étapes. D’abord Dafague, puis Bahar Talata, enfin Soungout. Cette ligne forme un corridor parfait vers les zones tenues par les FSR au sud du Soudan.

 

À Soungout, dernière ville avant la frontière, l’activité est intense. Les Wagner ont installé un camp. Les camions y déchargent ce que les hélicoptères apportent de Sam-Ouandja. De là, tout part vers le Soudan pendant la nuit.

 

Les mines comme couverture

 

Cette région regorge d’or et de diamants. Les mines servent de prétexte à la présence des Wagner. Mais nos sources confirment : l’exploitation minière cache autre chose.

 

“Ils ne touchent même pas aux mines”, explique un orpailleur de Bahar Talata contacté par la rédaction du CNC. “Ils gardent les routes, surveillent les passages. Tout ce qui arrive repart aussitôt vers le Soudan”, ajoute-t-il.

 

Le double jeu de Bangui

 

Le mois dernier, le président Kongoboro dit vouloir aider le Soudan contre les FSR. La réalité montre l’inverse. Les Wagner, qui dirige le régime de Bangui depuis bientôt dix ans, ravitaillent ouvertement les rebelles soudanais via le corridor de Sam-Ouandja.

 

À Toulousse, ville soudanaise proche, les habitants voient passer les hélicoptères. “Quatre appareils font des allers-retours depuis jeudi”, raconte un commerçant local interrogé par CNC. “Ils volent bas”.

 

Un trafic bien organisé

 

Le système fonctionne comme une chaîne. Les hélicoptères apportent le matériel à Sam-Ouandja. Les camions le transportent jusqu’à Soungout. De là, d’autres véhicules et hélicoptères prennent le relais vers le Soudan.

 

Les FSR contrôlent cette partie de la frontière sud du Soudan. Elles reçoivent les livraisons sans problème. Les Wagner et les rebelles soudanais travaillent main dans la main depuis plusieurs années.

 

Les risques pour la région

 

Cette collaboration cache des dangers. Les FSR gagnent en puissance grâce aux Wagner. Le conflit soudanais pourrait s’étendre. La Centrafrique risque de se retrouver prise dans la guerre.

 

Les habitants s’inquiètent. “Les rebelles soudanais viennent déjà souvent”, dit un chef de village près de Soungout. “Avec les Wagner qui les aident, ils seront encore plus forts“.

 

Des questions sans réponses

 

Pourquoi Bangui permet ce double jeu ? Que gagnent les Wagner à aider les FSR ? Comment le Soudan réagira-t-il en apprenant cette trahison ?

 

Les prochains jours apporteront peut-être des réponses. En attendant, les hélicoptères continuent leurs rotations. Les camions roulent vers la frontière. Et les FSR reçoivent leur matériel.

 

La situation montre les limites de la diplomatie centrafricaine. Touadéra promet une chose au Soudan mais fait l’inverse. Ce jeu dangereux pourrait coûter cher à la Centrafrique.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

L’armée centrafricaine : De la fierté nationale à l’instrument des crises

0

L’armée centrafricaine : De la fierté nationale à l’instrument des crises

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-chef-detat-major-Mamadou-Zephirin-450×250.jpg” alt=”Le chef d’état-major Mamadou Zephirin Le-chef-detat-major-Mamadou-Zephirin Recrutement illicite au sein des FACA : une enquête de l’état-major des armées fait tomber plusieurs têtes” width=”450″ height=”250″ />
Le général d’armée Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de forces armées centrafricaines (FACA)

 

Comment une force de défense est devenue l’épicentre des turbulences politiques

 

Bangui, CNC. “Que reste-t-il aujourd’hui de cette armée centrafricaine  qui faisait jadis la fierté de la nation centrafricaine ?” C’est la question poignante qui traverse les pages du dernier ouvrage d’Élie OUEIFIO, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024). À travers une analyse méticuleuse des archives militaires et des témoignages d’anciens officiers, l’auteur nous plonge dans l’histoire tourmentée d’une institution qui symbolise à elle seule la tragédie centrafricaine : comment une armée professionnelle et respectée s’est progressivement transformée en facteur d’instabilité nationale.

 

Les origines d’une armée centrafricaine  (1960-1965)

 

La création d’une force moderne

 

– Formation professionnelle rigoureuse

– Standards militaires élevés

– Équipement adapté

– Discipline exemplaire

 

Une force au service de la nation

 

– Protection du territoire

– Défense de la population

– Participation au développement

– Fierté nationale

 

L’âge d’or sous Bokassa (1966-1974)

 

Une armée centrafricaine professionnelle

 

– Recrutement sur critères stricts

– Formation continue

– Équipement moderne

– Carrières structurées

 

Un modèle d’organisation

 

– Hiérarchie respectée

– Discipline stricte

– Missions claires

– Éthique militaire

 

Le tournant de la politisation de l’armée centrafricaine

 

Les premières dérives

 

– Intrusion dans la politique

– Divisions ethniques

– Loyautés personnelles

– Affaiblissement professionnel

 

La militarisation du pouvoir

 

– Coups d’État successifs

– Officiers politiciens

– Destruction de la hiérarchie

– Perte des valeurs militaires

 

La descente aux enfers de l’armée centrafricaine

 

La désintégration institutionnelle de l’armée centrafricaine

 

– Absence de formation

– Équipement obsolète

– Solde irrégulière

– Démotivation générale

 

Les conséquences dramatiques

 

– Indiscipline généralisée dans l’armée centrafricaine

– Violations des droits humains

– Perte de confiance populaire

– Inefficacité opérationnelle

 

L’émergence des groupes armés

 

La fragmentation sécuritaire

 

– Multiplication des milices

– Contrôle territorial parcellaire

– Loyautés ethniques

– Chaos sécuritaire

 

L’impuissance de l’armée centrafricaine

 

– Territoire non contrôlé

– Population non protégée

– Mission non accomplie

– Légitimité perdue

 

L’intervention des forces étrangères

 

Une souveraineté compromise

 

– Présence militaire étrangère

– Dépendance sécuritaire

– Autorité limitée

– Dignité nationale atteinte

 

Les défis de la cohabitation

 

– Coordination complexe

– Conflits de compétences

– Frustrations internes

– Confusion des rôles

 

Les tentatives de réforme

 

Les programmes de restructuration

 

– Efforts de professionnalisation

– Tentatives de modernisation

– Projets de formation

– Réorganisation des unités

 

Les obstacles persistants

 

– Manque de moyens

– Résistances internes

– Ingérences politiques

– Défis sécuritaires

 

L’impact sur la nation

 

Conséquences politiques

 

– Instabilité chronique

– Fragilité institutionnelle

– Crises récurrentes

– Développement compromis

 

Coût social

 

– Insécurité permanente

– Méfiance populaire

– Traumatismes collectifs

– Cohésion nationale brisée

 

Les leçons à tirer

 

Pour l’institution militaire

 

– Dépolitisation nécessaire

– Professionnalisation urgente

– Restauration de l’éthique

– Reconstruction doctrinale

 

Pour l’État

 

– Réforme profonde

– Investissement soutenu

– Vision claire

– Engagement durable

 

Les pistes de solution selon Élie OUEIFIO

 

Réformes institutionnelles

 

– Cadre légal modernisé

– Formation renforcée

– Équipement adapté

– Gestion professionnelle

 

Reconstruction morale

 

– Restauration des valeurs

– Éthique militaire

– Service à la nation

– Fierté retrouvée

 

Reconstruire pour l’avenir

 

La reconstruction d’une armée nationale professionnelle est une condition essentielle de la renaissance centrafricaine. Comme le souligne Élie OUEIFIO, cela nécessite :

– Un retour aux fondamentaux militaires

– Une dépolitisation totale

– Un investissement massif

– Une vision stratégique claire

 

L’avenir de la RCA dépend en grande partie de sa capacité à reconstruire une force de défense professionnelle, disciplinée et respectée, au service exclusif de la nation.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Entre Wagner et racket institutionnalisé : Le double supplice des transporteurs camerounais sur corridor Cantonnier -Bangui

0

Entre Wagner et racket institutionnalisé : Le double supplice des transporteurs camerounais sur corridor Cantonnier -Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/03/camion-routier-camerounais-grève-450×326.jpg” alt=”Entre Wagner et racket institutionnalisé : Le double supplice des transporteurs camerounais sur corridor Cantonnier -Bangui” width=”450″ height=”326″ />
Les camions de transports camerounais sur le corridor Béloko – Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un chauffeur abattu de sang-froid par les forces Wagner, des corps séquestrés, des familles endeuillées. Le meurtre d’AWALOU MOHAMADOU, un chauffeur camerounais  sur la route de Boali en République centrafricaine n’est que la partie visible d’un système implacable qui broie les transporteurs camerounais. Notre enquête révèle l’ampleur d’une terreur institutionnalisée qui conjugue exactions militaires et extorsions administratives sur le corridor Cameroun-RCA.

 

Une violence sur les transporteurs camerounais  devenue quotidienne en Centrafrique

 

Le meurtre d’AWALOU MOHAMADOU expose malheureusement une réalité sans pitié : les chauffeurs camerounais sont devenus des cibles privilégiées sur l’axe routier Béloko – Bangui. Les témoignages affluent, attestant d’une violence méthodique. En juin 2024, deux chauffeurs ont été retrouvés sans vie à Bangui, l’un d’eux criblé de balles. Ces assassinats ne sont plus des incidents isolés mais s’inscrivent dans une sinistre routine. Les forces Wagner, déployées en RCA, semblent opérer en toute impunité, transformant le corridor en zone de non-droit.

 

Un racket institutionnalisé qui aggrave le calvaire

 

La menace sécuritaire se double d’une exploitation financière systématique. L’administration centrafricaine impose une taxe de 25 000 FCFA aux transporteurs, exigée à l’aller comme au retour. Cette ponction s’ajoute à une cascade de contrôles entre le poste frontalier de Cantonnier et Béloko, pourtant distant de 2 kilomètres seulement. Les chauffeurs subissent un véritable parcours du combattant administratif, rythmé par des arrêts incessants et des sollicitations financières.

 

L’échec des conventions internationales

 

La situation actuelle révèle la faillite des accords CEMAC sur la libre circulation. Les conventions inter-États, censées protéger les transporteurs et fluidifier les échanges, restent lettre morte. L’absence de réaction des autorités camerounaises face aux exactions contre leurs ressortissants  en Centrafrique témoigne d’une diplomatie défaillante.

 

Un coût humain et économique insoutenable

 

Au-delà des drames individuels, cette situation menace l’équilibre économique régional. Le corridor Cameroun-RCA constitue une artère vitale pour le commerce sous-régional. La multiplication des risques et des surcoûts fragilise l’ensemble de la chaîne logistique, impactant les prix et l’approvisionnement de la RCA.

 

La mobilisation des syndicats de transporteurs marque un tournant. Leur ultimatum au gouvernement camerounais traduit l’exaspération d’une profession acculée. Sans réponse concrète des autorités, sans protection effective des chauffeurs, sans révision des pratiques administratives, le corridor risque la paralysie. L’enjeu dépasse désormais le cadre professionnel pour devenir une question de souveraineté et de dignité nationale.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La COSCIPAC dresse un bilan inquiétant sur la situation du pays

0

La COSCIPAC dresse un bilan inquiétant sur la situation du pays

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Delphin-Kotto-de-la-COSCIPAC-450×402.jpg” alt=”La COSCIPAC dresse un bilan inquiétant sur la situation du pays” width=”450″ height=”402″ />
Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a publié vendredi à Bangui un réquisitoire sévère sur l’état de la nation centrafricaine. Dans une déclaration signée par son coordonnateur national Petit Delphin Kotto, l’organisation dresse un tableau particulièrement sombre de la situation politique, sécuritaire et économique du pays, un an avant les prochaines échéances électorales de 2025.

 

‘Près de 70% de la population vit dans l’extrême pauvreté tandis que le taux de mortalité infantile est l’un des plus élevés au monde’, révèle la COSCIPAC, démentant catégoriquement les affirmations du gouvernement sur le contrôle total du territoire national. L’organisation souligne que la réalité sur le terrain contraste fortement avec les ‘pompeux discours propagandistes des autorités’.

 

Sur le plan sécuritaire, malgré le déploiement des forces nationales appuyées par les mercenaires russes de Wagner, les forces spéciales rwandaises et la Minusca, la situation demeure précaire. À Bangui, pourtant centre du pouvoir situé à 76 km de Damara, ville natale du président Touadéra, le risque de violences persiste. Dans les provinces, notamment dans des villes comme Bria à 595 km de la capitale ou Bambari à 385 km, les opérations militaires se poursuivent sans parvenir à neutraliser les groupes armés.

 

La société civile pointe également du doigt une gouvernance qu’elle qualifie ‘d’axée sur la démagogie, le népotisme, le clientélisme, la gabegie, la concussion, le tribalisme et surtout la mafia’. La COSCIPAC critique particulièrement la nouvelle Constitution de Touadera promulguée le 30 août 2023, qu’elle considère comme un instrument destiné à permettre au président Faustin Archange Touadéra, alias ‘Baba Kongoboro’, de se maintenir indéfiniment au pouvoir.

 

L’organisation dénonce aussi les entraves à la liberté d’expression et les restrictions sur les réunions et manifestations publiques. Ces limitations s’inscrivent dans un contexte où ‘des millions de personnes continuent d’être confrontées à la violence, aux catastrophes naturelles et aux déplacements qui limitent considérablement leur accès aux services essentiels’ de base.

 

La COSCIPAC propose comme solution l’organisation d’un dialogue politique inclusif réunissant l’ensemble des forces vives de la nation, y compris les groupes armés. Cette initiative viserait à ‘décrisper le climat politique et social’ avant les futures consultations électorales de 2025. L’organisation appelle le président Touadéra à ‘laisser tomber son orgueil politique’ et à organiser cette ultime assise qu’elle qualifie de ‘dernière chance’.

 

En l’absence d’une réponse favorable à cette demande, la COSCIPAC menace de mobiliser toutes les forces vives de la nation pour ‘restaurer la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit’ dans le pays. Cette position ferme s’appuie notamment sur les conclusions du dernier rapport du FMI et celui du Groupe de Travail de la Société Civile, qui ont tous deux relevé des insuffisances majeures dans la gestion du pays.

 

Cette déclaration intervient dans un contexte déjà tendu, alimenté par une profonde crise socio-économique et des inquiétudes croissantes concernant la stabilité politique du pays à l’approche des échéances électorales. Elle souligne l’urgence d’engager un dialogue constructif pour éviter une nouvelle détérioration de la situation nationale.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

LA FAILLITE DU FOOTBALL CENTRAFRICAIN : UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE

0

LA FAILLITE DU FOOTBALL CENTRAFRICAIN : UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Touadera-avec-les-fauves-centrafricains-a-Yaounde-450×229.jpg” alt=”Touadera avec les fauves centrafricains à Yaoundé, illustrant l’article sur LA FAILLITE DU FOOTBALL CENTRAFRICAIN : UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE” width=”450″ height=”229″ />
Touadera avec les fauves centrafricains à Yaoundé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Comme l’avait prédit avec clairvoyance le journaliste Christian Aimé Ndota, notre équipe nationale a échoué dans sa quête historique de qualification pour la CAN. “Sans stade et sans véritable organisation au sein de la fédération et du ministère des sports, il était illusoire d’atteindre l’objectif final”, avait-il averti, pointant du doigt les lacunes structurelles qui plombent le FOOTBALL CENTRAFRICAIN.

 

FOOTBALL CENTRAFRICAIN : une infrastructure sportive à l’abandon

 

Le constat de Ndota est accablant : “Notre talon d’Achille est le complexe sportif Barthélémy Boganda, stade non homologué par la CAF le 30 avril 2020”. Cette situation catastrophique perdure malgré les alertes répétées. La fédération et le ministère des sports ont fait preuve d’une négligence coupable, comme le souligne notre confrère : “Malheureusement, et la fédération et le département des sports, y compris le CNOSCA ont longtemps louvoyé autour de la question de la réhabilitation“.

 

Le scandale financier des travaux fantômes du stade 20.000 places

 

Le journaliste révèle l’ampleur du gâchis : “En mai 2021, près de 200 millions de FCFA avaient été mis à disposition pour entamer les travaux de la rénovation du stade 20.000 places .” Mais qu’en est-il advenu ? “Une partie de l’argent s’était volatilisée et le ‘Stade 20.000 bars’ n’a pas été réhabilité comme recommandé par la CAF”, dénonce-t-il. Cette gabegie financière illustre parfaitement les dysfonctionnements chroniques qui gangrènent le football centrafricain.

 

L’humiliation du football centrafricain  programmée

 

La conséquence de cette situation fut particulièrement douloureuse. Comme le rappelle Ndota : “La Fédération a opté pour jouer tous nos matches à domicile ‘à l’extérieur’: Cameroun, Maroc et Afrique du Sud. Les Fauves étaient devenus des SDF ou plutôt des STF Sans Terrain Fixe“. Le comble de l’humiliation fut atteint lors du match à Douala, devant les plus hautes autorités du pays, où le football centrafricain avait été enterré vivant.

 

Une gestion opaque des ressources

 

“50 millions de FCFA en cash ont été remis à monsieur Héritier Doneng, Dircab du ministère des sports pour ‘l’environnement du match’”, révèle le journaliste. Cette somme colossale n’a pourtant pas empêché la débâcle des fauves. Plus révoltant encore : “Malgré cette grosse déconvenue et l’élimination de la RCA pour la CAN en Côte d’Ivoire, ce Dircab sera promu ministre“.

 

Les richesses du pays détournées

 

Ndota pose une question capitale : “Depuis 2020, la RCA avait le temps et les moyens (avec l’or de NDASSIMA et d’ailleurs, l’or de Gaga et d’ailleurs, le bois Mambere et d’ailleurs) de réhabiliter cet unique stade.” Comment un pays aux ressources si abondantes peut-il échouer à maintenir une simple infrastructure sportive ?

 

Une fédération de football centrafricain  complice par son silence

 

La complicité passive des instances du football centrafricain  est également pointée du doigt : “Le Président de la fédération du football centrafricain  Célestin Yanendji devait signifier clairement que les travaux de rénovation n’ont pas respectés les normes requises. Il le sait et il se tait. Pour ne pas froisser les amis“. Cette culture du silence et de la complaisance gangrène tout l’édifice sportif national.

 

Le bilan désastreux du football centrafricain

 

Le résultat sportif est sans appel, comme le souligne amèrement Ndota : “Cette année, dans son groupe, notre pays est dernier avec 3 points pour 3 buts marqués et 14 encaissés“. Un bilan qui reflète l’ampleur du désastre du football centrafricain.

 

La situation du football centrafricain démontre parfaitement la dérive générale de notre pays. L’absence d’infrastructures dignes de ce nom, la gabegie financière, la promotion de l’incompétence et le silence complice des autorités sportives ont conduit à cette débâcle prévisible. Il est temps que les responsables rendent des comptes et qu’une véritable politique sportive soit mise en place. L’avenir de notre jeunesse et le prestige de notre nation en dépendent.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Boda : le chef du village Onaf  kidnappé par des hommes armés non identifiés

0

Boda : le chef du village Onaf  kidnappé par des hommes armés non identifiés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Village-de-Zoundombo-situe-entre-Mbaiki-et-Boda-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-450×203.jpg” alt=”Boda : le chef du village Onaf kidnappé par des hommes armés non identifiés” width=”450″ height=”203″ />
Village de Zoundombo, situé entre Mbaiki et Boda . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le chef du village Onaf, Monsieur Samuel, a été enlevé il y a plus de 10 jours par quatre bandits non identifiés dans la sous-préfecture de Boganda, située à 30 km de Boda. L’insécurité persiste dans cette localité malgré la présence des Forces armées centrafricaines (FACA) et des paramilitaires russes de Wagner.

 

“Le climat de terreur ne fait que se propager dans le village Onaf  . On imagine mal comment une telle dégradation de la sécurité puisse perdurer alors que les éléments des forces de l’ordre et les mercenaires Wagner sont massivement présents dans la localité”, témoigne un habitant sous couvert d’anonymat.

 

La famille du chef du village Onaf, monsieur   Samuel reste sans nouvelles et l’ensemble du village s’inquiète de cet enlèvement qui démontre la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.

 

Le parquet s’est saisi du dossier du kidnapping du chef du village Onaf  et a ouvert une enquête judiciaire pour identifier les commanditaires de cet enlèvement. Pour l’heure, ni les motivations des ravisseurs ni les conditions de détention du chef de village ne sont connues.

 

Cette zone de la sous-préfecture de Boganda, située dans la préfecture de la Lobaye, reste exposée aux actions des groupes armés malgré le déploiement des forces de sécurité. Les habitants dénoncent l’impunité dont bénéficient les bandits qui “exercent en toute liberté, sans aucune conséquence”.

 

Cependant, ce sont les promesses russes qui s’évaporent dans l’air comme une fumée.

 

Rappelons qu’en début 2021,  l’ambassadeur russe en République centrafricaine avait pris un engagement ferme devant les centrafricains tout en entier . L’engagement initial de l’ambassadeur de restaurer la sécurité en six mois s’est transformé en quatre années d’échec. Les populations centrafricaines constatent amèrement la détérioration continue de leur situation sécuritaire, malgré les moyens déployés, sans parler aussi des exactions des mercenaires du groupe Wagner sur les civils.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

selon le Dr Clotaire Balafoundji,  La malnutrition frappe durement des enfants dans  la région de l’Équateur

0

selon Dr Clotaire Balafoundji,  La malnutrition frappe durement des enfants dans  la région de l’Équateur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf-450×301.jpg” alt=”Clotaire Balafoundji” width=”450″ height=”301″ />
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une situation sanitaire critique persiste dans la région de l’Équateur, regroupant les préfectures de la Sangha-Mbaéré et de la Mambéré-Kadéï. Les enfants paient le plus lourd tribut selon le Dr Clotaire Balafoundji, médecin-chef du district sanitaire de la Sangha-Mbaéré, qui dresse un constat inquiétant de la situation.

 

“La défusion, comme on l’appelle localement, affecte tous les six districts sanitaires de notre région. Ce problème découle directement du manque d’accès à une alimentation complète. Les habitants n’obtiennent pas les nutriments essentiels – lipides, protides, glucides et vitamines – nécessaires à leur développement”, précise le Dr Clotaire Balafoundji.

 

Un phénomène inquiétant complique davantage la situation : le détournement des intrants nutritionnels destinés aux malades. “Les mères d’enfants malnutris reçoivent des compléments alimentaires thérapeutiques, mais au lieu de les donner uniquement à leurs enfants malades, elles les partagent dans la famille ou les utilisent dans des systèmes de tontines”, révèle le médecin-chef Clotaire Balafoundji. Cette pratique ralentit considérablement le rétablissement des jeunes patients.

 

Les autorités sanitaires locales collaborent avec les forces de l’ordre pour stopper ces détournements. “En tant que techniciens de santé, nous alertons régulièrement les autorités administratives et politiques sur ces pratiques. C’est à elles d’agir avec les Officiers de Police Judiciaire pour faire cesser ces agissements”, explique le Dr Clotaire Balafoundji.

 

Le ministère de la Santé prévoit d’étendre la couverture sanitaire universelle à toute la population de la région en 2025, dans le cadre du Plan National de Développement sanitaire de troisième génération. “L’objectif est d’assurer des soins de qualité au plus près des communautés”, indique le médecin-chef Clotaire Balafoundji.

 

Cependant, la réussite de ce plan nécessite une amélioration significative des conditions de vie dans les localités comme Berbérati (située à 584 km de Bangui), Carnot (à 431 km de la capitale) ou encore Gamboula (à 685 km). Sans un meilleur accès à une alimentation équilibrée, l’impact des programmes sanitaires restera limité.

 

Cette crise nutritionnelle renforce les vulnérabilités d’une population déjà éprouvée par de multiples défis. Dans la région de l’Équateur, chaque jour compte pour éviter une dégradation irréversible de la situation sanitaire. Les équipes médicales, à travers les six districts sanitaires, poursuivent leur travail de sensibilisation auprès des communautés.

 

“La solution passe par une prise de conscience collective. Les médicaments et compléments nutritionnels doivent être considérés comme des traitements médicaux et non comme de simples aliments à partager”, insiste le Dr Clotaire Balafoundji.

 

Devant l’ampleur du problème, les autorités sanitaires appellent à une mobilisation générale. La malnutrition, au-delà de ses effets immédiats, hypothèque l’avenir des enfants. Sans une action coordonnée des services de santé, des forces de l’ordre et des communautés, la situation risque de se détériorer davantage dans les prochains mois.

 

Le défi pour 2025 reste immense : garantir une couverture sanitaire universelle dans une région où l’accès à une alimentation équilibrée demeure un luxe pour de nombreuses familles. Les autorités devront redoubler d’efforts pour atteindre cet objectif ambitieux mais vital pour la population de l’Équateur centrafricain.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La mort silencieuse derrière les barreaux à Bangui : Le détenu Nougo Belfort est mort à la prison de Ngaragba dans des circonstances suspectes

0

La mort silencieuse derrière les barreaux à Bangui : Le détenu Nougo Belfort est mort à la prison de Ngaragba dans des circonstances suspectes

 

La mort silencieuse derrière les barreaux à <a href=Bangui : Le détenu Nougo Belfort est mort à la prison de Ngaragba dans des circonstances suspectes” width=”450″ height=”400″ />
Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba. Par CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la nuit de vendredi à samedi, un détenu de la prison de Ngaragba, Nougo Belfort est mort. Un décès émouvant qui survient quelques heures après une annonce de réduction de peine. Un nouveau drame qui révèle la face sombre du système carcéral dans le pays de Barthelemy Boganda.

 

Une mort de Nougo Belfort  aux circonstances troubles à la prison de Ngaragba

 

Nougo Belfort, ex-combattant arrêté et détenu depuis 2014 à la prison de Ngaragba, venait d’apprendre, le vendredi dernier dans la journée,  une nouvelle surprise. Les autorités judiciaires lui accordaient trois mois de réduction sur sa peine de vingt ans. Une décision dérisoire après dix ans derrière les barreaux. Il est retourné dans sa cellule sans un mot.

 

Peu après, vers 22 heures, il commence à se plaindre de douleurs à la poitrine, et un appel aux gardiens a été fait, mais pas de suite. Ses codétenus l’ont vu s’effondrer au sol vers 23 heures. Les gardiens sont appelés à nouveau et ces derniers sont arrivés trop tard vers minuit. Malheureusement  le détenu est décédé de suite de son malaise cardiaque. Les gardiens ont récupéré  le corps sans vie de Nougo Belfort, et celui-ci a rejoint directement la morgue de l’hôpital communautaire. Sans autopsie. Sans explication.

Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”La mort silencieuse derrière les barreaux à Bangui : Le détenu Nougo Belfort est mort à la prison de Ngaragba dans des circonstances suspectes ” width=”450″ height=”239″ />
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

La peur s’installe dans les prisons

 

Cette mort inexpliquée sème l’inquiétude à la prison de Ngaragba, mais également au camp de Roux, où les rumeurs d’empoisonnement circulent sans cesse. Les détenus tremblent. Le mois dernier, un prisonnier mourait déjà à la prison du camp de Roux. Un schéma qui se répète dans le silence.

 

Les prisonniers parlent à voix basse. Ils évoquent des menaces. Des pressions. Des règlements de compte. La mort de Nougo Belfort ravive leurs craintes. Personne ne se sent en sécurité.

 

Un système inhumain dans les prisons de Bangui

 

La vie à la prison de Ngaragba  et au camp de Roux ressemble à un cauchemar sans fin. Les cellules débordent. La nourriture manque. Les maladies se propagent. Les soins médicaux n’existent pratiquement pas.

 

Les détenus comme Nougo Belfort subissent un double enfermement. Celui des murs et celui de l’indifférence. Les demandes d’aide restent sans réponse. Les plaintes se perdent dans les couloirs.

 

Le mépris des droits humains

 

Les droits fondamentaux  des centrafricains s’arrêtent aux portes de la prison. Nougo Belfort est mort sans assistance médicale réelle. Son corps a disparu sans trace. Comme si sa vie ne valait rien.

 

Cette négligence criminelle frappe tous les détenus. Ils vivent dans la peur constante d’être les prochains. Les gardiens regardent ailleurs. Les autorités se taisent.

 

Un système mortifère

 

La mort de Nougo Belfort n’est pas un accident. Elle expose un système qui broie les êtres humains. Les détenus meurent dans l’indifférence totale. Leur disparition ne provoque ni enquête ni questionnement.

 

Ce mépris de la vie humaine empoisonne les prisons centrafricaines. Les détenus comme Nougo Belfort paient de leur vie l’incurie du système. Leur mort silencieuse témoigne d’une justice qui a perdu son humanité.

 

Cette situation perdure dans l’ombre des murs. Les prisonniers attendent leur tour, impuissants. La mort de Nougo Belfort s’ajoute à une liste déjà trop longue. Une liste qui s’allonge dans le silence complice des autorités.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Meurtre d’un chauffeur Camerounais  par les russes  à Boali : Comment Wagner manipulent les institutions centrafricaines à leur guise

0

Meurtre d’un chauffeur Camerounais  par les russes  à Boali : Comment Wagner manipulent les institutions centrafricaines

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-1–450×243.jpg” alt=”Meurtre d’un chauffeur Camerounais par les russes à Boali : Comment Wagner manipulent les institutions centrafricaines” width=”450″ height=”243″ />
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC .CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un chauffeur abattu, un apprenti grièvement agressé, trois versions officielles contradictoires et honteuses. Derrière cette comédie à l’ivoirienne se dessine une vérité glaçante : la mainmise totale du groupe Wagner sur les institutions centrafricaines, réduites à de simples chambres d’enregistrement de leurs narratifs.

 

L’assassinat d’un chauffeur Camerounais   qui fait tout basculer

 

Dans la matinée du 18 novembre 2024, la violence s’abat sur la route de Boali. Des Mercenaires russes du groupe Wagner, armés de leurs  fusils d’assaut,  abattent froidement Mohamadou Awalou, chauffeur camerounais. Aussitôt, ce meurtre provoque un séisme dans les relations entre la Centrafrique et son voisin vital. Les syndicats des transporteurs camerounais annoncent leur intention de paralyser l’axe Douala-Bangui. Cette artère, poumon économique de la RCA et voie d’approvisionnement importante pour les opérations de Wagner, devient subitement l’épicentre d’une crise majeure.

Meurtre d'un chauffeur Camerounais  par les russes  à Boali : Comment Wagner manipulent les institutions centrafricaines
Voici le chauffeur camerounais tué par les mercenaires russes du groupe Wagner à Boali pour un simple retard

 

Le bal des menteurs: Le pouvoir dans la tourmente après l’assassinat du chauffeur Camerounais  

 

Il est vrai que la peur fait souvent commettre des erreurs. Face à la menace des transporteurs camerounais de bloquer le corridor Douala-Bangui, artère vitale pour l’acheminement de leur matériel, les Wagner ont déclenché une cascade de communications officielles aussi précipitées que mal coordonnées à travers les institutions centrafricaines. Cette panique révèle leur talon d’Achille : la dépendance totale à cet axe routier stratégique.

 

La valse des versions officielles contradictoires

 

D’abord, quelques heurs après l’assassinat du chauffeur Camerounais   par les russes, le ministère de la Défense dégaine sa version préfabriquée : une attaque de groupes armés, un Russe et un Camerounais tués. Sans enquête, sans preuves, le coupable est déjà désigné. Puis, comme dans une mauvaise pièce de théâtre de Bohiri et Clémentine, entre en scène la Section des Recherches et d’Investigations de la gendarmerie, dirigé par un Michel Gohou centrafricain. En quelques heures – temps record pour une enquête criminelle – un rapport est pondu, validant miraculeusement la version initiale du ministère de la défense.

 

Le ministère des Transports pris dans l’engrenage

 

Arrive alors le troisième acte de cette farce institutionnelle : le communiqué du ministre des Transports, Herbert Gotran DJONO-AHABA, promettant une enquête sur un crime dont ses collègues ont déjà livré les “conclusions”. Cette contradiction extraordinaire trahit l’improvisation d’une manipulation bâclée sous la pression des russes du groupe Wagner.

 

Les institutions centrafricaines en lambeaux

 

Comment en sommes-nous arrivés là ? Voir les plus hautes institutions de l’État se contredire publiquement, produire des rapports fantaisistes, promettre des enquêtes sur des affaires déjà “résolues”. Cette cacophonie institutionnelle expose l’ampleur de la mainmise des Wagner sur l’appareil d’État centrafricain.

 

L’effet boomerang

 

Mais cette manipulation grossière pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché. Les transporteurs camerounais ne sont pas dupes. Ces contradictions entre institutions, ces enquêtes express du jamais vue dans le pays, ces communiqués contradictoires ne font que renforcer leur méfiance et leur détermination.

 

La souveraineté bradée

 

C’est tout l’édifice de l’État qui s’effondre sous les yeux des centrafricains. Quand le ministère de la Défense, la gendarmerie et le ministère des Transports se contredisent publiquement pour servir des intérêts russes, que reste-t-il de notre souveraineté ? Les Wagner, dans leur précipitation à éteindre leur propre incendie après avoir assassiné sauvagement le chauffeur Camerounais  , ont exposé aux yeux du monde l’étendue de leur contrôle sur nos institutions.

 

L’urgence se fait sentir

 

Cette affaire dépasse largement le cadre d’un simple fait divers routier. Elle dévoile la déliquescence complète de notre appareil d’État, réduit à produire des versions contradictoires et honteuses au gré des paniques de ses maîtres russes. Le corridor Douala-Bangui est devenu le symbole de notre asservissement : vital pour les Wagner, il révèle notre vulnérabilité et notre dépendance.

 

Un pays ne peut se reconstruire sur des mensonges d’État et des institutions zombifiées. Cette cascade de communiqués contradictoires restera comme un monument à notre honte, témoignage d’une époque où nos institutions rivalisaient de servilité pour satisfaire leurs maîtres russes.

 

La mort d’un innocent chauffeur camerounais aura au moins servi à révéler au grand jour l’ampleur de notre déchéance institutionnelle.

 

Par Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : Un appel citoyen exige la transparence sur les 427 milliards de FCFA d’aides internationales

0

Un appel citoyen exige la transparence sur les 427 milliards de FCFA d’aides internationales

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-billets-de-banque-en-dollars-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : Un appel citoyen exige la transparence sur les 427 milliards de FCFA d’aides internationales” width=”450″ height=”338″ />
CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les citoyens centrafricains montent au créneau. Dans une lettre ouverte adressée aux députés et aux partenaires financiers internationaux, ils réclament des explications sur l’utilisation des 427 milliards FCFA d’aides reçues par la République centrafricaine entre 2022 et 2023. Cette somme colossale, équivalente à deux années de budget national, contraste fortement avec la réalité quotidienne marquée par une pauvreté persistante, des infrastructures délabrées et des services publics défaillants.

 

Découvrez ci-dessous le texte intégral de cette interpellation citoyenne qui interroge l’utilisation des fonds internationaux en Centrafrique :​

APPEL CITOYEN AUX HONORABLES DEPUTES, PARTENAIRES ET

INSTITUTIONS FINANCIERES,

Nous, citoyens de la République centrafricaine, exigeons des explications sur l’utilisation des aides financières considérables reçues par notre pays entre 2022 et 2023. Les chiffres sont éloquents : 427 Milliards 732 Millions 86 083 FCFA, ce qui équivaut au budget de la RCA sur deux années.

Nous demandons à ces institutions de dévoiler sur quel critère elles attribuent ces montants, étant donné que l’action du Gouvernement ne concerne pas la population.

La réalité sur le terrain est loin de correspondre à ces montants colossaux. La cherté de vie persiste, l’éducation est en ruine, le secteur sanitaire est dégradant, les routes sont dans un état déplorable et le problème d’électricité n’est toujours pas résolu.

Il est donc certain que les fonds alloués pour changer le quotidien de la population centrafricaine sont utilisés à d’autres fins alors que cette dernière vit dans une extrême pauvreté.

Comment expliquer à nos enfants et générations futures que de tels montants ont été octroyés à notre pays à un moment donné de notre histoire et que ceux- ci doivent les rembourser ?

Nous demandons que le Gouvernement révèle combien la Fédération de la Russie a mis à disposition pour le développement de notre pays. Nous attendons des réponses concrètes et des actions immédiates pour améliorer la vie de nos concitoyens.

Nous demandons aux institutions concernées de rendre des comptes sur l’utilisation de ces fonds.

S’il s’agit de dettes, nous refusons que nos enfants paient des dettes qui n’ont pas servi à leurs parents, mais aux intérêts d’un groupuscule d’individus au pouvoir et aux mercenaires du groupe Wagner.

Centrafrique : Un appel citoyen exige la transparence sur les 427 milliards de FCFA d'aides internationales
Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

En somme, nous exigeons des leaders de la société civile en général de se saisir de ce dossier et interpeller ces institutions et partenaires pour exiger transparence et responsabilité.

Il est plus que temps que les institutions financières internationales, telles que l’Union européenne, l’Ambassade de France, des États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), dévoilent les critères d’attribution des aides financières et que le Gouvernement centrafricain rende des comptes sur l’utilisation de ces fonds.

Les principes de transparence et de responsabilité doivent être respectés pour garantir que les aides financières servent réellement au développement de notre pays et à l’amélioration de la vie de nos concitoyens.

Nous exigeons des réponses concrètes et des actions immédiates pour améliorer la vie de nos concitoyens.

Conscients de l’importance et du poids du citoyen dans les décisions politiques des pays attributaires de ces fonds, nous demandons aux citoyens américains et européens, principaux contributeurs de ces montants d’exiger de leurs institutions et gérants, d’apporter les explications sur le mécanisme d’attribution de ces fonds, qui ne servent pas à améliorer la vie des citoyens de la République centrafricaine, supposés bénéficiaires.

​​​​​​​​​​​​​​​

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Ouham : violant affrontement près de Kouki entre les CMSPR et les Wagner, débandade générale

0

Ouham : violant affrontement près de Kouki entre les CMSPR et les Wagner, débandade générale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/armel-sayo-corbeaunews–300×207.jpg” alt=”Ouham : violant affrontement près de Kouki entre les CMSPR et les Wagner, débandade générale” width=”300″ height=”207″ />
Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Des combats ont éclaté ce dimanche 24 novembre 2024 dans la préfecture de l’Ouham, à 30 kilomètres de Kouki. Les éléments de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), sous le commandement du Colonel Armel Sayo Mingatoloum, se sont heurtés aux forces armées centrafricaines (FACA) et à leurs alliés russes du groupe Wagner.

 

L’attaque s’est produite dans le village Contenair, situé à dix kilomètres de Bodjomo sur l’axe Kouki-Nana-Bakassa. Les hommes de la CMSPR, sous le commandement du Colonel Armel Sayo Mingatoloum, ont lancé une offensive contre les positions tenues par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les paramilitaires russes du groupe Wagner.

 

D’après des sources militaires contactées par notre rédaction, l’affrontement a tourné à l’avantage des éléments de la CMSPR. Les FACA et leurs alliés russes ont dû se replier, abandonnant sur place un important matériel militaire, notamment deux véhicules qui ont été récupérés et incendiés par les assaillants.

 

Cette région, située à 450 kilomètres au nord de Bangui, revêt une importance stratégique majeure. Le village Contenair se trouve sur l’axe reliant Kouki à Nana-Bakassa, deux localités agricoles de la préfecture de l’Ouham. La première est un important point de passage, tandis que Nana-Bakassa constitue l’une des sous-préfectures de l’Ouham.

 

Suite à ces affrontements, les éléments de la CMSPR ont pris brièvement le contrôle de la localité avant de se retirer dans la brousse avoisinantes. Ce développement pourrait modifier l’équilibre des forces dans cette partie de la préfecture de l’Ouham, touchée par une forte instabilité ces derniers temps.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

L’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement militaire des FACA à Sam-Ouandja, arrêté par les Wagner

0

L’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement militaire des FACA à Sam-Ouandja, arrêté par les Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/ladjudant-chef-Tom-Bertrand-chef-du-detachement-des-FACA-a-Sam-Ouandja-338×450.jpg” alt=”L’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement militaire des FACA à Sam-Ouandja, arrêté par les Wagner” width=”338″ height=”450″ />
l’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement des FACA à Sam-Ouandja. Photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement militaire des FACA à Sam-Ouandja, a été arrêté par les mercenaires du groupe Wagner dans la journée du vendredi 22 novembre 2024. Ce sous-officier supérieur, immédiatement transféré à Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, pourrait être prochainement acheminé vers Bangui.

 

Une répression des voix contestataires au sein des FACA

 

Une source au sein de l’état-major des armées à Bangui révèle sous couvert d’anonymat :

“L’arrestation de l’adjudant-chef Tom Bertrand  serait directement liée à la mutinerie de la semaine dernière à Sam-Ouandja, où les soldats ont réclamé leurs primes globales d’alimentation impayées depuis plusieurs mois. Le commandement considère le chef de détachement comme responsable de cette contestation“. D’après la même source, “Toute forme de contestation est désormais réprimée avec une violence extrême. Les Mercenaires russes et l’État-major des FACA veulent donner l’illusion d’une armée docile, quitte à briser les carrières de tous ceux qui osent défendre leurs hommes.”

 

La terrifiante machine Wagner

 

Le mode opératoire de Wagner suit un schéma bien rodé : arrestations arbitraires, détentions au secret, intimidations. Les familles des militaires arrêtés sont maintenues dans l’ignorance totale, privées de tout contact avec leurs proches. Cette stratégie de la terreur vise à étouffer toute velléité de protestation au sein des forces armées.

 

Par ailleurs, l’inquiétude de la famille de l’adjudant-chef  Tom Bertrand est d’autant plus vive que des informations circulent dans la presse sur un possible plan d’élimination systématique des militaires d’ethnie Goula au sein des FACA. Ces craintes sont alimentées par l’arrestation récente de huit jeunes Goula, dont un soldat FACA, dans le quartier Malimaka du 5e arrondissement de Bangui.

 

Une démarche inquiétante de l’arrestation de l’adjudant-chef Tom Bertrand

 

Les proches de l’adjudant-chef Tom Bertrand n’ont reçu aucune information officielle sur les motifs de son arrestation ni sur ses conditions de détention. Cette opacité totale renforce les craintes d’un traitement arbitraire, alors que les mercenaires de Wagner sont connus pour leurs méthodes expéditives.

 

Le sort de ce sous-officier supérieur, qui risque d’être transféré à Bangui dans les prochains jours, provoque une vive inquiétude au sein de l’armée centrafricaine, où tout acte de contestation, même légitime, semble désormais passible de lourdes représailles.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Sébastien Wénézoui, ancien chef Anti-Balaka, au volant de sa voiture dans un état de sobriété,  cause un grave accident sur l’avenue des martyrs à Bangui  

0

Sébastien Wénézoui, ancien chef Anti-Balaka, au volant de sa voiture dans un état de sobriété,  cause un grave accident sur l’avenue des martyrs à Bangui  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/Sebastien-Wenezoui-18-avril-par-fred-krock-300×169.jpg” alt=”Sébastien Wénézoui, ancien chef Anti-Balaka, au volant de sa voiture dans un état de sobriété, cause un grave accident sur l’avenue des martyrs à Bangui” width=”300″ height=”169″ />
Sébastien Wénézoui, ministre conseiller à la présidence de la République.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 En pleine nuit du 22 novembre, un drame évitable frappe l’avenue des Martyrs à Bangui. Un véhicule de la présidence, conduit par Sébastien Wénézoui en état d’ébriété avancée, percute violemment un motocycliste. L’ancien chef anti-Balaka devenu ministre conseiller de Touadéra reste en liberté pendant que sa victime lutte pour sa vie à l’hôpital communautaire.

 

L’accident s’est produit vers 22 heures devant l’ambassade de Chine sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Au volant de son véhicule de service de la présidence, Sébastien Wénézoui a violemment percuté un motocycliste. Si le véhicule présidentiel est totalement détruit, c’est surtout l’état de la victime qui alarme. Le conducteur de la moto a été admis d’urgence à l’hôpital communautaire où son pronostic vital reste engagé.

 

Plus troublant dans cette affaire, alors que la police judiciaire s’était rendue sur le lieu de l’accident, l’ancien chef milicien coule des jours paisibles à son domicile. Aucune mesure de détention préventive n’a été prise malgré la gravité des faits : conduite en état d’ivresse, mise en danger de la vie d’autrui .

 

“C’est révoltant de voir qu’avec des appuis politiques, on peut presque tuer quelqu’un et rester tranquillement chez soi”, témoigne un habitant de Miskine qui a assisté à la scène. “Pendant que la victime souffre à l’hôpital, le responsable vaque à ses occupations comme si de rien n’était“.

 

Cette affaire démontre une nouvelle fois le dysfonctionnement de la justice centrafricaine face aux puissants. L’ancien chef milicien, reconverti en leader d’un parti politique, puis nommé à la présidence comme conseiller du chef de l’État Kongoboro, semble bénéficier d’une protection qui le place au-dessus des lois.

 

“Si c’était un citoyen ordinaire qui avait commis un tel acte criminel, il serait déjà derrière les barreaux à la prison du camp de Roux “, s’indigne un avocat sous couvert d’anonymat. “Cette impunité accordée aux proches du pouvoir mine la crédibilité de nos institutions“.

 

En attendant, la victime lutte pour sa survie à l’hôpital communautaire. Sa famille réclame justice mais reste lucide : face à un membre de l’entourage présidentiel, leurs chances d’obtenir réparation semblent bien minces.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Les victimes de la Seleka réclament justice pour les détenus disparus de la Cedad

0

Les victimes de la Seleka réclament justice pour les détenus disparus de la Cedad

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/antoine-tombet-337×450.jpg” alt=”Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam, illustrant l’article sur Les victimes de la Seleka réclament justice pour les détenus disparus de la Cedad” width=”337″ height=”450″ />
Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le Collectif des Victimes de Noureddine Adam, en un mot de la Seleka,  a publié la semaine dernière un communiqué pour rendre hommage aux détenus morts dans la prison politique de la Cedad en 2013. Cette structure carcérale, située derrière l’agence Air France à Bangui, était gérée par Noureddine Adam, alors numéro deux du régime Seleka, selon ce communiqué.

 

“Nous n’oublions pas et nous réclamons justice et réparation à la justice internationale”, déclare Antoine Tombet, président du Collectif des Victimes de Noureddine Adam, dans ce communiqué. Il évoque la tristement célèbre prison surnommée “Guantanamo”, où plusieurs détenus ont perdu la vie sous la direction de Noureddine Adam de la Seleka.

 

Cette sortie intervient alors que les victimes attendent toujours que justice soit rendue pour les exactions commises pendant la période Seleka. En mars 2013, la coalition rebelle dirigée par Michel Djotodia avait pris le pouvoir à Bangui, renversant le président François Bozizé. Noureddine Adam occupait alors le poste de ministre de la Sécurité publique.

 

Le communiqué réaffirme la “persévérance et détermination” du collectif pour obtenir justice “au nom des nôtres qui ne sont pas revenus des geôles de la Cedad”.

 

La Cour pénale spéciale, juridiction hybride composée de juges nationaux et internationaux, est chargée depuis 2015 de juger les crimes graves commis en République centrafricaine depuis 2003.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : L’adjoint au chef des Russes noirs tué dans une embuscade

0

L’adjoint au chef des Russes noirs tué dans une embuscade

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Kiri-un-mercenaire-russe-et-Hassan-Bouba-450×300.jpg” alt=”Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”300″ />
Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un affrontement meurtrier a coûté la vie à l’adjoint au chef des Russes noirs le 14 novembre aux environs de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. L’opération militaire qui a mal tourné opposait les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs supplétifs locaux aux rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement fondamentale (CPC-F).

 

En effet, l’adjoint au chef des Russes noirs, tué lors des affrontements du 14 novembre près de Bambari, était le cousin du commandant Kiri, l’actuel chef de cette unité paramilitaire. Cette information précise la portée de la perte subie par ce groupe de supplétifs centrafricains alignés avec les mercenaires Wagner.

 

Rappelons que le Commandant Kiri, un ex-colonel de l’UPC, avait rejoint les forces russes en 2022 après avoir déposé les armes. Depuis, il dirige les Russes noirs, ces anciens rebelles et miliciens anti-balaka reconvertis en auxiliaires des mercenaires Wagner.

 

L’opération qui a coûté la vie à son cousin visait à neutraliser des éléments de l’UPC responsables d’une série d’exactions sur l’axe Bambari-Ippy, notamment le meurtre d’un policier et la disparition d’un autre agent. Les forces combinées Wagner-Russes noirs sont tombées dans une embuscade soigneusement préparée.

 

Le bilan de cette attaque est lourd : outre l’adjoint aux Russes noirs, un mercenaire Wagner a perdu la vie. Trois autres Wagner et un Russe noir ont été blessés dans l’affrontement.

 

“La bataille était féroce. Les Wagner et les Russes noirs tentaient d’échapper à l’encerclement en utilisant des grenades fumigènes. C’était une débandade totale”, rapporte une source au sein des Russes noirs.

 

Cette perte familiale pour le commandant Kiri souligne les dangers auxquels s’exposent ces supplétifs centrafricains, souvent utilisés par les Wagner pour des missions sensibles. La mort de son cousin et principal adjoint pourrait affecter la cohésion de cette unité paramilitaire, dont l’efficacité est déjà remise en question par les récents revers.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La psychose du “vol de sexe” s’empare de Bozoum

0

À Bozoum, la psychose du “vol de sexe” s’empare de la ville

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/le_principal__centre_commercial_de_bozoum-450×299.jpg” alt=”La psychose du "vol de sexe" s’empare à Bozoum” width=”450″ height=”299″ />
Le centre commercial de Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La rumeur de “disparition mystique des organes génitaux”, partie de Cantonnier à la frontière camerounaise il y a plus de cinq mois, vient d’atteindre l’Ouham-Pendé, notamment à Bozoum, une ville située à 385 kilomètres de Bangui. Cette psychose collective qui a déjà traversé Bambari, Kouango, Paoua et Nanga-Boguila, provoque une vive inquiétude dans cette localité de l’Ouham-Pendé.

 

Dans le quartier Zombéré à Bozoum, deux nouveaux cas ont été signalés jeudi dernier. Nicolas Ndowe et Isaac Lam, deux vendeurs installés dans une boutique, affirment avoir été victimes de ces pratiques mystiques.

“Nous étions en train de servir des clients quand un homme de petite taille mais robuste, portant un boubou noir et aux yeux rouges, est passé devant notre boutique. Quelques minutes après, nous avons ressenti une sensation étrange avant de constater la disparition de nos organes génitaux”, raconte Nicolas Ndowe, encore sous le choc.

 

Son ami Isaac Lam ajoute :

“L’homme s’est arrêté brièvement devant nous, nous a fixés avec ses yeux rouges avant de continuer sa route. C’est la première fois que nous voyons quelqu’un avec des yeux pareils dans le quartier ici à Bozoum”.

 

Le phénomène, qui a débuté à Cantonnier, s’est rapidement propagé jusqu’à Bangui où plusieurs quartiers ont été touchés. À Boy-Rabe, trois cas similaires ont été rapportés même. À Gobongo et au quartier KM5, un présumé “voleur de sexe” a été poursuivi par une foule en colère.

 

À Bambari et Kouango, deux villes de la Ouaka, une dizaine d’hommes affirment avoir été victimes de ces disparitions mystiques. À Bambari, des sujets camerounais avaient été suspectés, tandis qu’à Kouango, des jeunes vendeurs venus dans la ville se sont vus accusés de vol des sexes et arrêtés à la gendarmerie locale.

 

La ville de Paoua a également connu une situation similaire il y’a deux mois, avec un cas signalé dans l’église des frères un dimanche. À Nana-Boguila, deux cas, dont un chef du village,  ont été signalés la semaine dernière, entrainant l’arrestation de deux suspects à la gendarmerie.

 

Cependant, à Bozoum, le pasteur Aristide Seleba de l’église Béthel de Bozoum évoque une situation inquiétante: “Depuis le matin, j’ai reçu plusieurs fidèles terrorisés. La panique s’est installée dans notre communauté.”

 

Les habitants de Zombéré à Bozoum décrivent tous le même suspect : un homme de petite taille, robuste, aux yeux rouges, vêtu d’un boubou noir. Cette description correspond à celle donnée par les deux victimes dans la boutique.

 

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : Le scandale d’une nation pillée, la honte d’une élite voleuse

0

Centrafrique : Le scandale d’une nation pillée, la honte d’une élite voleuse

 

Bangui-256×450.jpg” alt=”Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui, illustrant l’article sur la Centrafrique : Le scandale d’une nation pillée, la honte d’une élite voleuse” width=”256″ height=”450″ />
Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un pays riche à genoux : le paradoxe centrafricain atteint en 2023 des proportions indécentes avec un PIB par habitant de 438,4 dollars, classant honteusement la Centrafrique , pays de Boganda, parmi les nations les plus pauvres au monde. Cette situation révoltante persiste alors même que le pays regorge de richesses naturelles exceptionnelles, témoignant d’une faillite totale de sa gouvernance.

 

Centrafrique : l’échec systémique d’un État fantôme

 

L’État centrafricain brille par son absence criante en dehors de Bangui. Son impuissance chronique se manifeste par un taux de recouvrement fiscal dérisoire de 8%, attestant d’une administration moribonde incapable d’assumer ses fonctions les plus élémentaires.

“Notre administration est un corps sans âme, vidé de sa substance par des décennies de mauvaise gouvernance”, témoigne un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat.

 

 

Le pillage organisé des ressources de la Centrafrique

 

En Centrafrique , les chiffres sont accablants : sur 15 millions d’hectares de terres arables, à peine 5% sont exploités. Plus scandaleux encore, la production officielle de diamants plafonne à 107 000 carats en 2023, un chiffre ridiculement bas qui masque une réalité plus sombre : l’existence de réseaux parallèles, comme le groupe Wagner et rwandais,  prospérant sur la misère nationale. “Les ressources du pays sont systématiquement détournées par une minorité prédatrice“, dénonce un expert minier centrafricain.

 

L’industrie sacrifiée sur l’autel de l’incompétence

 

En Centrafrique , le démantèlement systématique du tissu industriel centrafricain constitue l’un des chapitres les plus sombres de cette descente aux enfers. Des entreprises d’État jadis florissantes ont été méthodiquement démantelées, laissant un secteur secondaire moribond ne représentant que 23% du PIB. L’absence totale de stratégie de transformation locale condamne le pays à exporter ses matières premières brutes pour importer à prix d’or des produits manufacturés.

 

La faillite éducative en Centrafrique

 

Le système éducatif centrafricain se délite dangereusement avec un taux d’achèvement du primaire en chute libre, passant de 50% en 2018 à un catastrophique 26,80% en 2021. Cette débâcle éducative hypothèque gravement l’avenir d’une nation déjà à genoux. “Nous sacrifions sciemment toute une génération”, s’indigne un responsable syndical du secteur éducatif.

 

L’urgence d’une rupture radicale avec un système prédateur

 

La situation désastreuse de la Centrafrique  n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une gouvernance criminelle qui a systématiquement privilégié les intérêts russes et rwandais au détriment du développement national. Seule une refonte totale du système, accompagnée d’une lutte implacable contre la corruption et les réseaux maffieux, pourrait permettre d’entrevoir un espoir de redressement. Sans un tel sursaut, la RCA restera l’exemple parfait d’une nation riche habitée par un peuple pauvre, victime de ses élites prédatrices.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

CENTRAFRIQUE : LES ETATS GÉNÉRAUX DE LA JUSTICE S’IMPOSENT POUR RESTAURER LE SEMBLANT DE DÉMOCRATIE 

0

CENTRAFRIQUE : LES ETATS GÉNÉRAUX DE LA JUSTICE S’IMPOSENT POUR RESTAURER LE SEMBLANT DE DÉMOCRATIE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/image-bernard-doudou-drapeau-centrafrique-450×253.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : LES ETATS GÉNÉRAUX DE LA JUSTICE S’IMPOSENT POUR RESTAURER LE SEMBLANT DE DÉMOCRATIE” width=”450″ height=”253″ />
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans le cadre du rétablissement de l’ordre constitutionnel post conflit souhaité par la communauté internationale, la constitution du 30 mars 2016 derivée d’une large  consultation à la base a posé méthodiquement les jalons d’une démocratie certes fragile mais qui nécessite une consolidation graduelle.
La justice étant une composante essentielle voire indispensable de la démocratie, le philosophe français du 18ème siècle Montesquieu a pris le soin d’instituer le celebre principe de la séparation de pouvoirs qui empêche les dérives despotiques d’un régime tout en préservant l’indépendance de la justice.
Contre toutes attentes, les nouvelles autorités ont organisé mécaniquement la faillite, la défaillance des politiques publiques, la caporalisation et la politisation de la justice où le ministre de la justice ainsi que le parquet général inféodés au pouvoir sont nantis d’une mission politique, de régulateur de la démocratie au mépris ostentatoire du principe constitutionnel de la séparation de pouvoirs.
En conséquence de ce qui précède, s’installe une démocratie hybride, une forme de dictature déguisée c’est à dire légitimer de façon injuste son pouvoir par des moyens légaux mais en réalité c’est de la dictature monarchique.
Ainsi on assiste à des dérapages impunis des finances publiques, le non respect des droits de l’homme; la répression et/ou persécution tous azimuts des opposants et de toutes voix discordantes; les enlèvements, disparitions nocturnes, arrestations arbitraires fondées sur des accusations fallacieuses; des obstructions au bon fonctionnement de la justice où des accusés placés sous mandat de dépôt sont libérés sans aucune forme de procès; le rétrécissement de l’espace politique, civique et médiatique; la sous traitance du volet sécuritaire aux forces non conventionnelles de Wagner qui s’erigent à tort en agents et/ou officiers de police judiciaire.
Fort inquiet de ce constat, le citoyen lambda s’interroge :
– La justice qui a perdu son caractère judiciaire, d’independance et de la recherche permanente de l’equité est-elle encore rendue au nom du peuple ?
– Avec une telle justice, une élection transparente, libre et équitable est-elle encore possible ?
– Un ministre de justice, potentiel client de la Cour Pénale Internationale (CPI) et foncièrement corrompu est-il légitime pour garantir une justice sociale ?
En tout état de cause et parallèlement à l’éventuelle poursuite des autorités devant les tribunaux internationaux, les états généraux de la justice précédés d’une justice transitionnelle s’imposent pour restaurer, renforcer, consolider l’état de droit et de créer les conditions d’une véritable réconciliation nationale.
Au delà de tout, nous tenons à rappeler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 23 novembre 2024

Bernard SELEMBY DOUDOU
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Assassinat du chauffeur camerounais par les Wagner, le syndicat des transporteurs menace, le gouvernement centrafricain présente ses condoléances au Cameroun

0

Assassinat du chauffeur camerounais par les Wagner, le syndicat des transporteurs menace, le gouvernement centrafricain présente ses condoléances au Cameroun

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Voici-le-chauffeur-camerounais-tue-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-a-Boali-pour-un-simple-retard-338×450.jpg” alt=”Voici le chauffeur camerounais tué par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Boali pour un simple retard” width=”338″ height=”450″ />
Voici le chauffeur camerounais tué par les mercenaires russes du groupe Wagner à Boali pour un simple retard

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des chauffeurs routiers camerounais lancent un cri d’alarme après l’assassinat de leur collègue Mohamadou Awalou par les mercenaires du groupe Wagner à Boali, à 95 kilomètres de la capitale centrafricaine. La réaction hypocrite du gouvernement centrafricain et l’accumulation de meurtres de chauffeur camerounais  non élucidés poussent les transporteurs vers une grève qui pourrait paralyser le pays.

 

Meurtre d’un chauffeur camerounais : un assassinat de trop

 

Le meurtre d’un chauffeur camerounais , monsieur Mohamadou Awalou par les mercenaires russes à Boali n’est pas un cas isolé. Selon le communiqué des organisations syndicales camerounaises daté du 22 novembre, au moins deux autres chauffeurs ont été enterrés à Bangui en juin 2024, dont l’un criblé de balles à la poitrine. Le corps d’Awalou reste séquestré par ses bourreaux, ultime affront à sa dignité et à sa famille.

 

Le théâtre macabre des autorités centrafricaines

 

La lettre de condoléances du Ministre centrafricain de la Défense, manifestement dictée par les Russes, tente de noyer ce crime du chauffeur camerounais  dans une prétendue attaque rebelle. Cette version mensongère ne trompe personne. Elle témoigne de l’emprise totale des mercenaires Wagner sur un gouvernement réduit au rôle de scribe de ses propres bourreaux.

 

Un corridor vital transformé en piège mortel de chauffeur camerounais

 

Les chauffeurs camerounais, qui assurent le ravitaillement vital de la Centrafrique enclavée, subissent un véritable calvaire : assassinats impunis, rackets systématiques, contrôles harassants. Le corridor Douala-Bangui est devenu une zone de non-droit où les mercenaires russes règnent par la terreur, avec la complicité passive des autorités centrafricaines.

 

La révolte gronde chez les transporteurs camerounais

 

Devant cette situation intenable, quatre organisations syndicales des chauffeurs routiers camerounais exigent :

– Une enquête internationale sur les meurtres de leurs collègues

– L’indemnisation des familles des victimes

– La sécurisation effective des convois

– La fin des rackets institutionnalisés

– Le rapatriement immédiat du corps d’Awalou, chauffeur camerounais tué par les russes du groupe Wagner.

 

Sans réponse satisfaisante, ils menacent d’une grève illimitée à la frontière Cameroun-RCA, paralysant ainsi le principal axe d’approvisionnement du pays.

 

Un pays au bord du chaos

 

Le gouvernement centrafricain joue avec le feu. En couvrant les crimes des mercenaires Wagner contre les transporteurs camerounais, il risque l’asphyxie économique de son pays. La menace de grève des chauffeurs n’est pas une simple manœuvre syndicale – c’est un ultimatum qui pourrait précipiter l’effondrement d’un État déjà exsangue.

 

Les chauffeurs camerounais, las des “promesses jamais tenues”, exigent des actes concrets. Leur détermination face à la barbarie des mercenaires et à la lâcheté des autorités centrafricaines force l’admiration. Elle rappelle aussi l’urgence d’une intervention internationale pour mettre fin à cette dérive sanglante qui menace la stabilité de toute l’Afrique centrale.

 

L’heure n’est plus aux condoléances hypocrites ni aux fausses promesses. La survie même de la République centrafricaine dépend de sa capacité à protéger ceux qui la nourrissent. Entre les assassins de Wagner et les chauffeurs qui risquent leur vie pour ravitailler le pays, Bangui doit choisir. Son avenir en dépend.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Un soldat FACA criminel a de nouveau frapper à Kouango

0

Un Soldat FACA criminel a de nouveau frapper à Kouango

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua-450×372.jpg” alt=”Un soldat FACA criminel a de nouveau frapper à Kouango” width=”450″ height=”372″ />
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la soirée du 21 novembre 2024 vers 19h30, un soldat FACA (des Forces Armées Centrafricaines ) a lancé une grenade fumigène et tiré plusieurs coups de feu dans la mosquée centrale de Kouango, située à 419 km de Bangui, pendant la prière du soir.

 

“Nous étions en pleine prière quand soudain une forte odeur de gaz nous a fait tousser. Puis des coups de feu ont retenti à plusieurs reprises. L’agresseur a tiré six fois avant de quitter les lieux”, témoigne un fidèle présent dans la mosquée lors de l’attaque qui a requis l’anonymat.

 

L’imam visé par les tirs n’a pas été atteint. Le lendemain, les fidèles ont remis trois douilles retrouvées sur place au commandant de la brigade de gendarmerie. Le sous-préfet et le maire de Kouango se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts.

 

D’après plusieurs témoins et voisins de la mosquée, l’assaillant, formellement identifié comme un soldat FACA par la population locale, aurait déclaré avant de partir que “la guerre avec les musulmans n’est pas terminée”.

 

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions, où  les soldats FACA commettent des exactions incroyables sur la population civile. Même à Paoua, dans Lim-Pendé, où des incidents impliquant des soldats FACA avaient été signalés au début de cette année.

 

Contactées par notre rédaction, les autorités militaires n’ont pas encore réagi à ces accusations qui pose sérieusement des questions sur le processus de recrutement au sein de l’armée nationale.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La Croix-Rouge au secours des sinistrés de Bozoum, deux mois après les inondations

0

La Croix-Rouge au secours des sinistrés de Bozoum, deux mois après les inondations

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/inondation_ville_de_bozoum-450×203.jpg” alt=”La Croix-Rouge au secours des sinistrés de Bozoum, deux mois après les inondations” width=”450″ height=”203″ />
Les inondations dans la ville de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Plus de 300 victimes des inondations de septembre à Bozoum, située à 385 kilomètres de Bangui, ont enfin reçu une première assistance financière hier matin. Cette aide d’urgence provient de la Croix-Rouge néerlandaise, en partenariat avec la Croix-Rouge centrafricaine, pour un montant total de 15,15 millions de FCFA.

 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Bozoum dans la nuit du 27 au 28 septembre ont causé des dégâts considérables, laissant de nombreuses familles sans abri. “Notre territoire a subi sa part des effets du changement climatique qui touche le monde entier. L’inondation a détruit plusieurs maisons, forçant les habitants à abandonner leurs domiciles”, témoigne Jean-Marie Laoko, représentant du sous-préfet de Bozoum.

 

Une assistance minutieusement organisée pour les sinistrés de Bozoum

 

“Nous avons mis en place un processus rigoureux de sélection des sinistrés de Bozoum  qui sont des bénéficiaires de cette aide “, explique Bienvenue Ndoumta, chargé de communication de la Croix-Rouge centrafricaine. “Notre comité local, en collaboration avec une équipe venue de Bangui, a procédé à un recensement détaillé dans les quartiers touchés. Nous avons d’abord identifié plus de 300 personnes, puis effectué une seconde vérification des sinistrés de Bozoum  pour nous assurer de ne cibler que les véritables victimes“.

 

Les critères de sélection ont principalement porté sur deux catégories : les familles dont les maisons ont été totalement détruites et celles dont les habitations ont subi des dommages partiels. Au final, 303 bénéficiaires ont été retenus, recevant chacun une somme de 50 000 FCFA.

 

Une réponse humanitaire tardive aux sinistrés de Bozoum

 

Cosangue Bienter Ernest, représentant du ministre de l’Action Humanitaire venu spécialement de Bangui, a contextualisé cette intervention  pour les sinistrés de Bozoum : “Le changement climatique a impacté les États africains en général et la Centrafrique en particulier. Ce phénomène a provoqué des inondations tant à Bangui qu’en province. Une mission conjointe a été organisée pour porter assistance aux victimes de ces inondations à Bozoum“.

 

La cérémonie de remise des fonds aux sinistrés de Bozoum  s’est déroulée à la mairie de Bozoum, en présence des autorités administratives et locales. Cependant, plusieurs bénéficiaires ont souligné que cette aide, bien que bienvenue, arrive tardivement et reste insuffisante face à l’ampleur des dégâts.

 

Des besoins persistants pour les sinistrés de Bozoum

 

“Le peu qu’on leur a donné, notamment aux sinistrés de Bozoum,  ne pourra pas couvrir tout ce qu’ils ont subi pendant cette inondation”, reconnaît Jean-Marie Laoko, qui lance un appel aux autres partenaires humanitaires pour qu’ils viennent également en aide aux sinistrés.

 

En effet, deux mois après la catastrophe, de nombreuses familles vivent toujours dans des conditions précaires. La somme de 50 000 FCFA, si elle permet de répondre à quelques besoins urgents, reste insuffisante pour reconstruire les maisons détruites ou réparer les dégâts importants causés par les inondations.

 

Cette intervention de la Croix-Rouge néerlandaise et centrafricaine auprès des sinistrés de Bozoum  est un début encourageant d’une première assistance significative reçue par les sinistrés depuis les inondations. Elle souligne non seulement la vulnérabilité croissante des populations centrafricaines face aux aléas climatiques, mais aussi les défis logistiques et organisationnels pour apporter une aide rapide aux populations sinistrées.

 

Perspectives et défis

 

Pour Bienvenue Ndoumta de la Croix-Rouge centrafricaine, ce programme d’assistance nécessite un suivi rigoureux : “Notre travail ne s’arrête pas à la distribution. Nous devons nous assurer que cette aide permet effectivement aux bénéficiaires d’améliorer leurs conditions de vie“.

 

Les victimes des inondations de Bozoum restent dans l’attente d’une assistance plus substantielle pour la reconstruction de leurs habitations et la restauration de leurs moyens de subsistance. La saison des pluies ayant pris fin, l’urgence est maintenant à la reconstruction et à la mise en place de mesures préventives pour faire face aux futurs aléas climatiques.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Don de fauteuils roulants à Gamboula : un geste humanitaire des Casques bleus tanzaniens

0

Don de fauteuils roulants à Gamboula : un geste humanitaire des Casques bleus tanzaniens

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Mairie-de-Gamboula-avec-presence-de-lONU-450×338.jpg” alt=”Don de fauteuils roulants à Gamboula : un geste humanitaire des Casques bleus tanzaniens” width=”450″ height=”338″ />
Vue de l’Hôtel de Ville de Gamboula avec un soldat de l’ONU en avant-plan et des véhicules et des motos stationnés à l’extérieur. CopyrightfCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Deux personnes en situation de handicap de Gamboula, située à 685 km de Bangui, ont reçu jeudi 21 novembre des fauteuils roulants offerts par le contingent tanzanien de la Minusca. La cérémonie de remise s’est déroulée devant l’hôtel de ville de cette commune de la Mambéré-Kadéï.

 

Ces équipements proviennent du 7e bataillon tanzanien basé à Dilapoko, un village situé à 30 kilomètres au nord de Gamboula.

“C’est un geste qui témoigne de l’excellente collaboration entre la population et les Casques bleus”, a déclaré Sylvain Boubou, président de la délégation spéciale de la commune de Basse-Mboumbé, aux côtés de Zéphyrin Goyos, sous-préfet par intérim.

 

Josué Sambo, opérateur économique local qui a coordonné la commande des fauteuils, s’est engagé à former les familles des bénéficiaires à l’entretien de ces équipements :

“Je vais prendre le temps d’expliquer aux parents comment bien entretenir ces engins pour garantir leur durabilité au service de nos frères handicapés“.

 

Calvin Nguinding, président de la jeunesse locale, a également salué cette initiative qui renforce les liens entre la MINUSCA et la population de Gamboula. Cette action s’inscrit dans le cadre des activités civilo-militaires menées par les Casques bleus tanzaniens dans cette région de la République centrafricaine.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Manchester City vs Tottenham et la Serie A bouillonnante : choisissez vos favoris pour les grands matches de la semaine !

0

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Manchester-450×270.jpg” alt=”Manchester City vs Tottenham et la Serie A bouillonnante : choisissez vos favoris pour les grands matches de la semaine !” width=”450″ height=”270″ />

 

Les meilleurs championnats européens sont de retour après la trêve internationale et continueront à ravir les passionnés de ballon rond avec des confrontations palpitantes. De nombreux désireux d’ajouter de l’émotion à leur visionnage des matches de football se demandent : comment puis-je faire des bénéfices en pariant ? C’est simple : pariez avec les cotes les plus élevées sur la plateforme 1xBet. N’oubliez pas les règles du jeu responsable et laissez vos pronostics via le lien !

 

AC Milan vs Juventus, 23 novembre

 

L’AC Milan est toujours à la recherche de son jeu sous la direction de Paulo Fonseca et veut raccrocher le wagon de tête. La Juventus se positionne à la 6ᵉ place et se trouve à 2 longueurs du Napoli, qui occupe le fauteuil de leader. Les victoires des Rossoneri sur l’Inter et le Real Madrid ont démontré la vaillance de l’équipe dans des matches d’importance. Toujours invaincue en Serie A depuis le mois de mars, la Juventus proposera à Milan la meilleure défense de la saison en cours.

 

L’AC Milan et la Juventus n’ont scoré que deux fois lors de leurs trois dernières rencontres officielles. Les deux équipes offriront-elles un Festival de buts inattendu ou le sort du match se jouera-t-il sur une frappe précise ?

 

Cotes : V1 – 2.34, X – 3.435, V2 – 3.365

 

Manchester City vs Tottenham, 23 novembre

 

Manchester City traverse la plus grande crise de ces dernières années. L’équipe de Josep Guardiola a connu un échec en quatre matches d’affilée et souhaite vivement remonter la pente. Tottenham possède la meilleure attaque de l’EPL, mais alterne les succès éclatants contre Man Utd, Aston Villa et West Ham avec des raclées contre des outsiders. Beaucoup ont attribué les échecs des Citizens à l’absence de Rodri, mais John Stones, Rúben Dias, Jack Grealish et Jérémy Doku n’ont pas non plus joué en raison de blessures. Tous devraient être de retour pour le match contre les Spurs, tandis qu’Ange Postecoglou ne pourra pas compter sur Van de Ven, blessé, et Rodrigo Bentancur, suspendu.

 

Cotes : V1 – 1.559, X – 4.94, V2 – 5.5

 

SSC Naples – AS Rome, 24 novembre

 

Lors des deux dernières journées, Naples s’est incliné face à l’Atalanta et a partagé les points avec l’Inter, ce qui a permis à 4 équipes de se retrouver à un point l’une de l’autre. La Roma a changé deux entraîneurs en début de saison et est à la 12ᵉ place. Le légendaire Claudio Ranieri, qui a repris sa carrière d’entraîneur, tentera de relancer la machine des Romains. Pour l’instant, les deux équipes ont des missions complètement différentes, mais dans un face-à-face, la motivation sera à son comble pour chacun d’entre eux.

 

Pour Antonio Conte, Claudio Ranieri est l’un des rivaux les plus commodes : 8 victoires en 10 matches. Le technicien expérimenté parviendra-t-il à surprendre son adversaire honni cette fois-ci ?

 

Cotes : V1 – 1.865, X – 3.81, V2 – 4.61

 

Nous espérons que notre analyse vous a aidé à analyser les chances de victoire des équipes et que vous savez maintenant comment faire des bénéfices en pariant ! Pariez avec un profit maximum chez 1xBet, n’oubliez pas les principes du jeu responsable et gagnez avec vos équipes préférées !

 

L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express

0

L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express

 

Bangui-450×338.jpg” alt=”Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui, illustrant l’article sur Bangui : L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express…. ” width=”450″ height=”338″ />
Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Quelle fierté pour la République centrafricaine ! Après l’illustre Université de Bangui, voici que l’Université de Miskine innove en matière d’enseignement supérieur avec son tout nouveau département de médecine express. Une véritable révolution pédagogique qui permet d’obtenir un diplôme en seulement 48 heures, sans avoir à s’embarrasser de longues années d’études fastidieuses !

 

L’établissement, situé stratégiquement en face du marché de Miskine, dans le 5ème arrondissement de Bangui, se targue d’une approche “holistique” de l’enseignement. Pourquoi perdre 8 ans à étudier la médecine quand on peut devenir spécialiste en ophtalmologie ou en pneumologie en moins de temps qu’il n’en faut pour préparer un gâteau ?

 

Les méthodes pédagogiques sont, paraît-il, révolutionnaires : plus besoin de cours magistraux, de stages pratiques ou d’examens. La formation se fait “sur le tas”, avec une garantie de réussite à 100%. Un exploit qui ferait pâlir d’envie les plus grandes facultés de médecine du monde !

 

Cerise sur le gâteau : l’université de Miskine propose aussi des formations express en droit, sciences physiques, langues étrangères…  comme le français, anglais, russe et chinois. Un véritable supermarché du savoir où l’on peut faire son shopping de diplômes à la carte comme explique le recteur de cette université, monsieur Daniel Nzéwé. Qui dit mieux ?

 

L’établissement aurait même détrôné le célèbre quartier Mamadou Mbaïki dit PK5 en matière “d’innovation administrative”. Une belle revanche pour Miskine qui s’impose désormais comme la Silicon Valley centrafricaine de la documentation créative.

 

Alors, à quand un Prix Nobel pour cette institution visionnaire qui révolutionne l’enseignement supérieur ? En attendant, les futurs “médecins” formés en 48h peuvent déjà préparer leur plaque professionnelle. Après tout, Rome ne s’est pas faite en un jour, mais un diplôme de Miskine, si !

Mais l’innovation ne s’arrête pas là ! Sources bien informées proche du recteur Daniel Nzéwé affirment que l’université s’apprête à lancer un ambitieux programme de doctorats honorifiques. Bientôt, les plus grandes personnalités mondiales pourront arborer fièrement un titre de “Docteur Honoris Causa de l’Université de Miskine, au lieu de voyager en Côte d’Ivoire pour cette distinction comme le ministre Maxime Balalou”. Des pourparlers seraient même en cours avec le comité Nobel dirigé par Aurélien Zingas pour créer une nouvelle catégorie : le “Prix Nobel Express”, décerné en 24h top chrono !

 

Le département des relations internationales de l’université dirigé par Héritier Doneng travaille d’arrache-pied pour établir des partenariats avec les plus prestigieuses institutions mondiales. Des accords d’échange seraient même envisagés avec la Sorbonne et le MIT. “Nos étudiants pourront ainsi partager leur expertise en matière d’apprentissage accéléré”, nous confie-t-on dans les couloirs.

 

L’université prévoit également de lancer sa propre académie des sciences et des lettres, qui décernera des prix d’excellence dans toutes les disciplines imaginables. Les lauréats seront choisis selon des critères ultramodernes, privilégiant la rapidité d’acquisition des connaissances plutôt que l’archaïque notion d’années d’études.

 

Le catalogue des formations s’enrichit chaque jour : médecine nucléaire express, génie génétique instantané, astrophysique accélérée… Tout est possible à Miskine ! L’établissement propose même des formations en “innovation administrative créative”, une discipline en plein essor qui attire des étudiants du monde entier.

 

Pour couronner le tout, l’université vient d’inaugurer son centre de recherche en “vélocité académique”, un think-tank révolutionnaire qui étudie comment réduire encore davantage le temps nécessaire à l’obtention des diplômes. L’objectif ? Passer de 48h à 12h, voire même à 6h pour les plus motivés, selon Monsieur Binda Koyagbelé!

 

Cette success story made in Bangui ne cesse d’impressionner les observateurs internationaux. Qui aurait cru qu’une modeste institution du 5ème arrondissement deviendrait le phare mondial de l’innovation pédagogique ? Les mauvaises langues diront peut-être que tout cela est trop beau pour être vrai, mais n’est-ce pas le propre des visionnaires que d’être incompris de leurs contemporains ?

 

En attendant, pendant que les universités traditionnelles s’accrochent à leurs vieilles méthodes, l’Université de Miskine continue sa marche triomphale vers le futur de l’éducation. Alors, à quand un Prix Nobel pour cette institution révolutionnaire ? Patience, ce n’est qu’une question d’heures !

 

Par Dr. Alain Nzilo

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur

0

La propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur

 

propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur
Centre-ville de Bangui avec l’agence de la société Orange-Centrafrique en face. CopyrightaCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les accusations mensongères ne constituent pas une politique de développement”. Ces mots de Jean-Marc, analyste politique centrafricain, résonnent particulièrement alors que le groupe Wagner instrumentalise une vaste campagne de dénigrement contre Orange Centrafrique. À travers un média malien acquis à sa cause, Wagner tente de discréditer l’opérateur téléphonique qui vient pourtant d’obtenir sa licence 4G, prélude à une modernisation attendue des télécommunications dans le pays.

 

Une manipulation grossière contre Orange Centrafrique  qui démontre l’agenda caché de Wagner

 

La démarche est d’une indécence révoltante.  Les accusations formulées par Wagner contre Orange Centrafrique  sont d’une absurdité flagrante. L’article diffusé par ce média malien établit des liens imaginaires entre Orange Centrafrique et le ministère français de la Défense. Une manœuvre qui démontre la volonté désespérée de Wagner de maintenir son emprise sur le pays en s’attaquant aux acteurs économiques contribuant au développement.

 

Le bilan désastreux de Wagner en Centrafrique

 

En 7 ans de présence en RCA, le groupe Wagner n’a rien apporté de concret au pays. Le cas des groupes électrogènes fantômes de l’ENERCA en 2020 est emblématique : l’ambassadeur russe en Centrafrique avait annoncé en grande pompe la livraison de sept unités de 500 KVA. Une déclaration rapidement démentie par l’ENERCA elle-même, révélant au grand jour la propension de Wagner à créer des mirages.

 

L’histoire pathétique de la SOCATEL

 

L’acharnement contre Orange Centrafrique  masque mal l’incompétence totale de russe dans le secteur des télécommunications. En 2020, les russes s’étaient vantés de vouloir reprendre la SOCATEL, entreprise nationale croulant sous 90 mois d’arriérés de salaires. Quatre années se sont écoulées, et rien n’a été fait. La SOCATEL attend toujours ce prétendu sauveur qui s’est évaporé après une simple visite des locaux en 2020.

 

La peur du développement économique

 

Cette campagne de dénigrement contre Orange Centrafrique  dévoile la véritable stratégie de Wagner : maintenir la RCA dans un état de sous-développement pour mieux la contrôler. Leur jalousie manifeste envers Orange Centrafrique, qui investit réellement dans le pays, démontre leur absence totale de vision constructive pour la nation.

 

Un avenir compromis par des manœuvres destructrices

 

Les conséquences de cette stratégie sont dévastatrices pour l’avenir du pays. En cherchant à discréditer les investisseurs sérieux, Wagner compromet le développement des infrastructures dont la RCA a désespérément besoin. Cette attitude fait planer le spectre d’un isolement prolongé de la nation.

 

Le vrai visage de Wagner

 

En 7 ans, quel est le bilan concret de Wagner ? Pas une école construite, pas une route réhabilitée, pas un projet d’envergure réalisé. Leur seule “réussite” consiste à répandre des mensonges et à attaquer ceux qui osent investir dans le pays. Cette jalousie maladive envers Orange Centrafrique traduit leur frustration de voir d’autres réussir là où ils ont échoué.

 

Un pays otage de manipulations

 

La RCA mérite mieux que ces manœuvres mesquines. Alors qu’Orange Centrafrique déploie la 4G pour moderniser les télécommunications, Wagner ne propose que des histoires à dormir debout et des accusations sans fondement. Cette situation défie l’entendement et révèle leur véritable nature : celle d’acteurs cherchant à maintenir le pays dans un état de dépendance.

 

Cette nouvelle campagne de dénigrement menée par Wagner démontre leur désarroi face à l’arrivée d’acteurs économiques sérieux en RCA. Leur stratégie consistant à maintenir le pays dans un état de sous-développement chronique apparaît désormais au grand jour. Il est temps que les Centrafricains prennent conscience que leur avenir ne peut se construire sur des mensonges et des manipulations.

 

Le développement de la RCA ne viendra pas de ceux qui passent leur temps à dénigrer les autres, mais de ceux qui investissent concrètement dans le pays. L’heure est venue de regarder les faits en face : d’un côté, des investissements réels dans les infrastructures de télécommunication, de l’autre, une décennie de promesses non tenues et de manipulations stériles.

 

La dérive atteint des proportions alarmantes quand un groupe comme Wagner, incapable de concrétiser le moindre projet de développement, tente de saboter les initiatives qui pourraient sortir le pays de son isolement. L’avenir de la RCA ne peut se construire sur des mensonges, mais sur des réalisations concrètes au service de la population.

Par Dr. Alain Nzilo

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère

0

La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère

 

Bangui-256×450.jpg” alt=”Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui, illustrant l’article sur La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère” width=”256″ height=”450″ />
Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui

 

 

Éditorial de Dr. Alain Nzilo.

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le contraste est saisissant dans les rues de Bangui. D’un côté, une population qui s’enfonce chaque jour davantage dans la précarité. De l’autre, une classe dirigeante qui affiche sans vergogne les signes extérieurs d’une richesse soudaine acquise depuis 2016.

 

L’histoire de la RCA semble désormais se diviser en deux périodes distinctes : avant et après 2016. Non pas que la pauvreté soit nouvelle dans ce pays meurtri par des décennies de conflits. Mais jamais le contraste n’a été aussi saisissant entre l’opulence ostentatoire des uns et le dénuement croissant des autres. En quelques années seulement, le paysage urbain de Bangui s’est transformé de façon stupéfiante. Les villas luxueuses poussent comme des champignons dans certains quartiers privilégiés comme le quartier présidentiel de Boy-Rabe et de Bellevue, tandis que la majorité de la population peine à se nourrir une fois par jour.

Chambre luxueuse de Marcel Djimasse avec lit sculpté, tableau de singe et salon adjacen, illustrant l'article sur La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère
Le ministre Marcel Djimasse affiche son train de vie fastueux sur Facebook, provoquant des réactions mitigées des centrafricains

 

Cette métamorphose fulgurante de la fortune des gouvernants défie toute logique économique. Comment expliquer que des fonctionnaires et des élus, y compris les membres du gouvernement et ceux de la présidence de la République, aux salaires pourtant bien connus, puissent soudainement acquérir un train de vie digne des émirs du Golfe ? Les 4×4 rutilants qui sillonnent les rues défoncées de la capitale racontent, à leur manière, l’histoire d’un enrichissement aussi spectaculaire que suspect.

 

Le plus révoltant dans ce tableau déjà sombre est sans doute l’impudeur avec laquelle s’affiche cette richesse mal acquise. Alors que 71% des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté, que l’accès aux soins et à l’éducation reste un luxe pour la majorité, certains membres de la classe dirigeante semblent prendre un malin plaisir à exhiber leur prospérité soudaine. Les fêtes somptueuses, les voyages ostentatoires et les dépenses somptuaires sont devenus le quotidien d’une caste qui semble avoir perdu tout sens de la décence.

 

Cette dérive éthique de la classe politique n’est pas seulement moralement condamnable. Elle constitue une menace réelle pour la stabilité d’un pays qui peine encore à panser les plaies de la guerre civile. Comment maintenir la cohésion sociale quand une poignée de privilégiés s’accapare les richesses nationales avec une telle impunité ? Comment prêcher la réconciliation quand l’injustice sociale atteint de tels sommets ?

Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8, illustrant l'article sur  La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Le plus inquiétant est peut-être la paralysie des institutions censées lutter contre ces dérives. La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, pourtant inscrite dans la Constitution de 2016, semble frappée de cécité sélective face à ces signes extérieurs de richesse inexpliqués. Les mécanismes de contrôle, théoriquement mis en place pour prévenir l’enrichissement illicite, ressemblent de plus en plus à une façade destinée à rassurer les bailleurs de fonds internationaux.

 

Cette faillite éthique au sommet de l’État n’est pas sans conséquence sur le tissu social centrafricain. La rupture du contrat moral entre gouvernants et gouvernés alimente un dangereux cocktail de frustrations et de ressentiments. Dans un pays où les tensions communautaires restent vives, l’émergence d’une classe de nouveaux riches issus du pouvoir fait planer le spectre d’une nouvelle explosion sociale.

 

Le plus dramatique est peut-être l’impact de cette situation sur la jeunesse centrafricaine. Quel message envoyons-nous aux nouvelles générations quand la réussite sociale semble indissociable de la corruption et du népotisme ? Comment construire un État de droit quand ceux-là mêmes qui sont censés incarner la loi s’en affranchissent avec une telle désinvolture ?

 

L’interpellation de Maître Mboli-Goumba pose finalement une question existentielle pour l’avenir de la République centrafricaine. Au-delà du bonheur individuel, c’est la possibilité même d’un destin commun qui est en jeu. Comment bâtir une nation quand une minorité privilégiée semble vivre dans un monde parallèle, déconnecté des souffrances quotidiennes de la majorité ?

 

La réponse à cette question ne peut être que politique. Il est urgent de restaurer les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes. L’enrichissement illicite des élites politiques n’est pas une fatalité, mais le symptôme d’une gouvernance défaillante qu’il est encore temps de corriger. À condition toutefois que la société centrafricaine dans son ensemble se mobilise pour exiger le retour à une éthique de la chose publique. Le bonheur des Centrafricains en dépend.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La tyrannie fiscale s’abat sur les commerçants de Bangui

0

La tyrannie fiscale s’abat sur les commerçants de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/rondpoint-du-PK5-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC, illustrant l’article sur L’Harcèlement Fiscal : Une Menace Pour les Opérateurs Économiques de Bangassou” width=”450″ height=”337″ />
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle forme d’oppression économique est en train de frapper le marché Mamadou Mbaïki du PK5 de Bangui. Des agents du fisc, investis d’une autorité démesurée, terrorisent les commerçants de Bangui en exigeant le paiement anticipé des impôts pour 2025, alors même que les taxes de 2024 sont déjà acquittées.

 

Un racket institutionnalisé des commerçants de Bangui  qui étouffe l’économie

 

Depuis une semaine, les scènes de pression fiscale se multiplient dans les allées du plus grand marché de Bangui. Des agents du ministère des Finances, investis d’une autorité contestable, passent de boutique en boutique pour exiger des sommes astronomiques aux commerçants de Bangui. Les montants réclamés atteignent parfois 500 000, voire un million de francs CFA, alors même que les commerçants de Bangui ont déjà honoré leurs obligations fiscales pour l’année 2024.

 

“Payez ou nous fermerons votre boutique”, tel est l’ultimatum lancé aux commerçants de Bangui . Face à ces menaces, beaucoup se voient contraints de céder, mettant en péril l’équilibre précaire de leur activité. Cette pratique aberrante expose la dérive d’une administration qui bafoue les principes élémentaires du droit fiscal.

 

Les dessous d’une politique prédatrice

 

Cette pression fiscale démesurée sur les commerçants de Bangui  trouve son origine dans les engagements financiers colossaux de l’État centrafricain. Le gouvernement, aux prises avec des dépenses exorbitantes, notamment pour l’entretien des forces étrangères présentes sur le territoire (Wagner et rwandais) , cherche désespérément à renflouer ses caisses.

 

Les chiffres donnent le vertige : 400 millions de francs CFA par semaine, plus de deux milliards par mois sont engloutis dans ces dépenses, sans compter l’exploitation systématique des ressources minières et forestières du pays par les russes et les rwandais. Pendant ce temps, l’État continue de tendre la main aux bailleurs internationaux, comme en témoigne le récent versement de 10 millions d’euros par la France au Trésor public.

 

Un double jeu cynique avec les bailleurs occidentaux

 

Pendant que le gouvernement mendie des fonds auprès des institutions financières internationales – la France venant d’octroyer 10 millions d’euros – les Mercenaires russes pillent méthodiquement les ressources nationales à travers leur mainmise sur les mines, les forêts et les douanes. Un système pervers où l’aide occidentale finit indirectement dans les poches de Wagner, contournant ainsi les sanctions internationales contre la Russie.

 

Un système qui asphyxie l’économie réelle

 

Les répercussions de cette politique fiscale agressive sur les commerçants de Bangui  sont désastreuses pour l’ensemble de la société centrafricaine. Les commerçants, déjà soumis à une cascade de taxes lors de l’importation de leurs marchandises, se trouvent contraints de répercuter ces charges supplémentaires sur leurs prix de vente.

 

Cette inflation artificielle frappe une population déjà éprouvée par la hausse des carburants, les taxes sur les transactions financières et l’augmentation des tarifs des communications mobiles. Le pouvoir d’achat des Centrafricains, déjà fragile, s’érode inexorablement.

 

Un contraste saisissant avec le train de vie de l’État

 

L’argument du gouvernement impécunieux ne résiste pas à l’analyse des dépenses gouvernementales. Les voyages présidentiels engloutissent des sommes faramineuses – jusqu’à un milliard de francs CFA pour un seul déplacement – pendant que la population s’enfonce dans la précarité.

 

Cette gestion dispendieuse des deniers publics contraste douloureusement avec l’acharnement fiscal dont sont victimes les acteurs économiques nationaux. les commerçants de Bangui, qui font vivre des milliers de familles à travers leurs activités, se retrouvent pris en étau entre des charges insupportables et la nécessité de maintenir leur commerce.

 

Un avenir économique compromis

 

L’expert Laurent Marshall avait prévenu : “Quand les Centrafricains prendront conscience de l’ampleur du pillage de leur pays, il sera trop tard”. Cette prophétie semble aujourd’hui se réaliser sous nos yeux. Le tissu économique national, malmené par une fiscalité prédatrice, montre des signes inquiétants d’essoufflement.

 

La multiplication des taxes et leur recouvrement anticipé créent un climat délétère qui décourage l’initiative privée et menace la survie même du commerce national. Cette spirale négative risque d’entraîner la faillite de nombreuses entreprises et d’aggraver le chômage dans un pays déjà durement éprouvé.

 

L’heure n’est plus aux constats mais à l’action. La survie économique de Bangui dépend de la capacité des autorités à mettre fin à ces pratiques fiscales abusives et à restaurer un climat de confiance propice aux affaires. Sans un changement radical de politique, c’est l’avenir même du pays qui se trouve hypothéqué.

 

Dr. Alain Nzilo

Directeur de Publications

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.