lundi, septembre 14, 2026
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Les ligues de basket-ball les plus prestigieuses au monde

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Le basketball figure aujourd’hui parmi les sports les plus appréciés et les plus suivis. Il compte de nombreuses stars admirées dans le monde entier. La discipline bénéficie du rayonnement à l’échelle internationale de la NBA et de l’implication de ses dirigeants pour la promouvoir. Cela profite aux autres ligues grâce à une exposition médiatique plus importante.

 

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La NBA ou National Basketball Association

La National Basketball Association, mondialement connue sous l’abréviation NBA, reste à ce jour la plus prestigieuse des ligues de basketball au monde. Fondée en 1946, puis renommée trois ans plus tard, elle constitue la référence en termes de notoriété et de budget. De même, elle affiche un niveau de jeu supérieur grâce à ses nombreux joueurs d’exception.

La NBA compte actuellement trente franchises, dont les New York Knicks. Créée en 1946 au même moment que la ligue, elle fait partie des deux seules franchises à n’avoir jamais déménagé avec les Boston Celtics. Assister à un match de basket – New York au Madison Square Garden vous plonge dans une ambiance électrique. Ce temple du sport a vu défiler les plus grands joueurs de tous les temps. Les duels entre les Knicks et les Celtics, ou encore les affrontements contre les Lakers, ont marqué des générations de fans.

La BAL ou Basketball Africa League

Compétition créée en 2019 pour remplacer l’Africa Basketball League, la ligue africaine de basketball n’a été lancée qu’un an plus tard. Soutenue par la FIBA et la NBA, la BAL réunit douze meilleurs clubs du continent, six qualifiés d’office et six autres issus de tournois qualificatifs. Chaque équipe compte seize joueurs, dont huit au minimum de la nationalité représentée.

Répartis en deux conférences, les douze clubs disputent dans un premier temps une saison régulière. Les trois premiers de chaque conférence participent ensuite aux playoffs pour déterminer ceux qui vont se qualifier pour le Final Four. En termes de palmarès, l’Égypte domine le classement avec deux titres. Il est suivi par la Tunisie et l’Angola. Depuis sa création, la BAL a rapidement gagné en popularité, tant en Afrique qu’à l’international. Les matchs sont retransmis dans de nombreux pays et les joueurs africains bénéficient d’une exposition médiatique sans précédent.

L’Euroleague basketball

L’Euroleague basketball est l’équivalent de la BAL en Europe et de la Ligue des Champions en football. Son fonctionnement repose aussi sur un modèle de ligue semi-fermée. Elle rassemble les meilleures équipes européennes et celles qui reçoivent des invitations et des wild cards. Au nombre de dix-huit, elles s’affrontent en saison régulière en match aller-retour.

À l’issue des trente-quatre journées, les clubs qui forment le Top 8 se qualifient pour les playoffs. Les vainqueurs des quarts de finales au meilleur des cinq matchs disputent le Final Four. Cet évènement est organisé sur deux jours. Les vainqueurs des demi-finales accèdent à la finale, tandis que les vaincus se contentent du match pour la troisième place. Les matchs sont très disputés et attirent un public nombreux et passionné. Les importants enjeux financiers, couplés à la visibilité internationale, font de l’Euroleague un championnat très attractif pour les joueurs de haut niveau.

 

Un mois de cadeaux généreux de 1xBet : croyez au miracle de Noël et recevez des cadeaux sur les pages officielles des réseaux sociaux de la marque !

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Le Père Noël attèle déjà les rennes à son traîneau magique et se prépare à livrer les cadeaux. La société 1xBet est prête à devenir l’un des elfes assidus du sorcier de l’hiver et à aider le principal architecte de l’ambiance festive à rendre les gens un peu plus heureux avec une brillante promotion festive Advent.

 

ALBUM 1

 

1xBet a préparé pour vous un calendrier de l’Avent passionnant avec des cadeaux. Suivez-nous sur les réseaux sociaux et plongez-vous dans l’ambiance des vacances de Noël. Réalisez vos rêves maintenant sans attendre Noël !

 

Suivez le calendrier des vacances de 1xBet et recevez des cadeaux chaque semaine

 

Noël est une période de miracles, de réalisation de souhaits et d’aventures. La société 1xBet propose aux joueurs de se lancer dans un voyage passionnant pour des émotions vives et des cadeaux généreux.

 

ALBUM 2

 

Du 1ᵉʳ au 31 décembre, ouvrez les cases du calendrier de l’Avent et participez aux tirages hebdomadaires. Suivez 1xBet sur les réseaux sociaux, aimez, repostez et gagnez l’un des précieux prix.

 

Chaque vendredi, les gagnants seront choisis parmi les utilisateurs les plus actifs, qui recevront des cadeaux cachés dans les cases du calendrier de l’Avent festif. Croyez au miracle et profitez de l’esprit de Noël !

 

Père Noël secret de 1xBet

 

Dans le cadre de la troisième semaine de l’Avent, la société 1xBet a préparé une activité spéciale – Secret Santa ! Les utilisateurs qui interagiront activement avec les réseaux sociaux de la marque pourront recevoir des prix physiques.

🎁 Pour rejoindre, suivez simplement les pages de 1xBet, aimez et participez aux discussions.

Les gagnants seront choisis au hasard, et l’annonce des cadeaux et la remise des surprises auront lieu la veille de Noël, les 24 et 25 décembre.

 

Réalisation de rêves

 

La quatrième semaine de l’Avent est le moment de réaliser vos rêves ! Parlez-nous de votre plus grand rêve et 1xBet aidera à le réaliser. Pour cela :

 

  1. Partagez votre rêve sur les réseaux sociaux.
  2. Écrivez comment vous imaginez votre Noël parfait.
  3. Les gagnants seront tirés au sort et leurs rêves deviendront réalité !

 

ALBUM 3

 

Regardez sous le sapin et prenez votre cadeau

 

Plongez-vous dans l’ambiance festive et recevez des prix pour votre participation aux activités de Noël. Des miracles se produisent si vous croyez en Noël et participez aux activités festives de 1xBet !

 

Suivez les liens vers les pages officielles de la marque depuis le site 1xBet et égayez vos vacances d’hiver !

 

Liens vers les réseaux sociaux :

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La dérive inquiétante de Mathurin Bengué Bossin, un homme au bord de la rupture

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La dérive inquiétante de Mathurin Bengué Bossin, un homme au bord de la rupture

 

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monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des propos incohérents, des accusations sans fondement, une apologie des massacres de Wagner. Mathurin Bengué Bossin perd pied sur les réseaux sociaux. Ses dernières déclarations, de plus en plus délirantes, trahissent un homme qui s’enfonce dans la dépression.

 

L’homme qui se rêve président de la République centrafricaine en 2025-2026 accumule les dérapages. Dans un long monologue sur les réseaux sociaux, Mathurin Bengué Bossin, oui c’est bien lui,  a d’abord distribué des notes comme un maître-parent  d’école de Baboua, attribuant un surprenant 17/20 au président Kongoboro. Son seul reproche ? Ne pas avoir “totalement décolonisé” le pays de Boganda.

 

La suite de son discours a viré à la psychiatrie. Mathurin Bengué Bossin a déversé sa bile sur les opposants démocratiques, les accusant d’avoir fait venir des rebelles de la SELEKA en 2013 pour tuer des Centrafricains. Plus spectaculaire dans cette mythomanie, notre seul docteur en science politique de l’université Paris Nanterre a défendu les massacres commis par les Wagner sur les paisibles citoyens centrafricains en inversant la réalité : selon lui, Mathurin Bengué Bossin  bien sur, ce sont les Centrafricains qui auraient attaqué les Russes en premier, et ces derniers ne faisaient que se défendre en les corrigeant sévèrement.

 

Son “programme” politique ressemble aussi à un délire fiévreux de la mythomanie rouge de l’époque soviétique. Il projette de rompre tout lien avec l’Occident pour se jeter dans les bras de la Russie, la Chine et l’Iran. Il promet d’exploiter sans limite les ressources du pays – diamants, or, uranium – sans la moindre vision économique cohérente.

 

Les internautes centrafricains ne sont pas dupes. Leurs critiques acerbes sur WhatsApp ont fait vaciller Mathurin Bengué Bossin. Ses réponses, de plus en plus agressives, montrent un homme qui perd ses moyens. Sa dernière sortie médiatique la semaine dernière faisant 17 minutes a franchi un cap dans l’irrationalité. Entre autoglorification maladive et propos déconnectés de la réalité, l’homme semble avoir perdu tout contrôle.

 

Les signes de dépression sont réels. Incapable d’encaisser la contradiction, Mathurin Bengué Bossin  attaque tous azimuts. Ses messages deviennent confus, décousus. La mégalomanie le dispute à la paranoïa. Ce qui aurait pu être une simple candidature fantaisiste vire au drame personnel, exposé sur la place publique. Oh mon pauvre Mathurin !

 

Cette descente aux enfers publique d’un aspirant président interroge sur l’état du débat politique en Centrafrique. Elle rappelle aussi la nécessité d’un vrai projet de société, loin des divagations et des postures extrêmes qui ne font qu’alimenter les tensions dans le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Du carburant aux ordures : Moloua, champion du mensonge devant les députés

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Du carburant aux ordures : Moloua, champion du mensonge devant les députés

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Trois semaines qui durent depuis deux ans. C’était la promesse du Premier ministre Félix Moloua en août 2022 pour résoudre la crise des ordures à Bangui. Aujourd’hui, la capitale croule plus que jamais sous les déchets, tandis que l’inflation galopante provoquée par la hausse des carburants étrangle la population. Un cas d’école de promesses non tenues et d’incompétence administrative.

 

L’insalubrité galopante au cœur de la capitale

 

Les monticules de déchets qui défigurent Bangui témoignent de la faillite totale des services publics de base. La mairie, paralysée par son inaction, semble avoir abandonné toute ambition de gestion urbaine. Les opérations de nettoyage hebdomadaires organisées par le président Kongoboro relèvent davantage du spectacle médiatique que d’une véritable politique d’assainissement. À peine les caméras éteintes, les ordures reprennent leurs droits, plus envahissantes qu’auparavant.

 

Une crise des carburants aux conséquences dévastatrices

 

L’arrêté interministériel du 3 janvier 2023 du gouvernement Moloua  augmentant les prix des carburants de 80-90% a déclenché un tsunami économique. Cette décision brutale, prise sans considération pour ses impacts sociaux, a provoqué une inflation généralisée qui frappe de plein fouet les plus vulnérables. Plus inquiétant encore, la contribution des revenus pétroliers au budget national s’est effondrée de 20% à 9%, posant de graves questions sur la gestion des ressources publiques.

 

Un théâtre politique de Moloua  aux dépens du peuple

 

L’Assemblée nationale, censée exercer un contrôle sur l’action gouvernementale, s’est muée en chambre d’enregistrement. Les députés, plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par leur mission de représentation, se contentent d’applaudir les déclarations gouvernementales sans exiger de résultats concrets. Cette dérive institutionnelle transforme les séances parlementaires en comédie radiophonique où les élus s’adressent aux citoyens sans intention réelle d’action.

 

Une culture du mensonge institutionnalisée

 

La gestion calamiteuse de ces crises révèle une pratique systématique du mensonge d’État. Les promesses gouvernementales se succèdent sans être suivies d’effets, dans une spirale de décrédibilisation du pouvoir. Cette culture de la tromperie, plus grave que jamais dans l’histoire récente de la RCA, sape les fondements mêmes de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

 

Sous Moloua , des perspectives alarmantes

 

L’accumulation des déchets dans la capitale représente une bombe sanitaire à retardement. Les risques d’épidémies s’accroissent, tandis que la qualité de vie des Banguissois se dégrade inexorablement. L’inflation continue d’appauvrir les ménages, creusant les inégalités sociales. Le FMI lui-même s’alarme de l’opacité de la gestion des revenus pétroliers par le gouvernement Moloua, signe d’une gouvernance économique défaillante.

 

La situation actuelle de Bangui démontre dramatiquement la faillite d’un système politique où l’incompétence le dispute au cynisme. Pendant que les autorités excellent dans l’art de la promesse sans lendemain, la population subit quotidiennement les conséquences de leur incurie. L’urgence d’un sursaut dans la gouvernance n’a jamais été aussi criante, sous peine de voir la capitale s’enfoncer davantage dans une spirale de déliquescence aux conséquences imprévisibles.

 

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Dans l’ombre de Caritas-Centrafrique  : Le combat d’un consultant centrafricain impayé après une expertise

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Dans l’ombre de Caritas-Centrafrique  : Le combat d’un consultant centrafricain impayé après une expertise

 

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Un agent de l’ONG catholique est en train d’interviewer un bénificiaire

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une enquête majeure sur la sécurité alimentaire vient d’être menée dans quatre sous-préfectures de la République centrafricaine : Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye, situées le long du fleuve Oubangui. Cette initiative s’inscrit dans un projet plus vaste de Caritas Centrafrique, soutenu par le ministère allemand BMZ, visant à renforcer la résilience des populations déplacées. Or, si l’étude menée par un consultant centrafricain présente un intérêt majeur, les conditions de sa réalisation pose de sérieuses questions éthiques.

 

L’étude, réalisée entre août et septembre 2024, examine plusieurs aspects importants : l’accès à la nourriture, les soins de santé primaires, et les conditions d’hygiène des ménages dans ces régions particulièrement touchées par les déplacements internes.

 

Ce travail de terrain approfondi permet de comprendre les réalités quotidiennes des familles centrafricaines dans ces zones souvent oubliées. Les données collectées serviront à orienter les futures actions humanitaires dans la région. Toutefois, des questions se posent sur les conditions de réalisation de cette enquête.

 

En effet, au cœur de cette histoire, un consultant centrafricain qui accepte, en juillet 2024, cette mission d’évaluation de l’ONG catholique Caritas-Centrafrique   intitulé : » « Rapport d’enquête de collectes des données sur les indicateurs du volet Sécurité Alimentaire, auprès des ménages assistés dans les sous-préfectures de : Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye”. Cependant, une fois le rapport remis par le consultant centrafricain à l’ONG Caritas-Centrafrique, le scénario bascule. Sur les 400.000 FCFA promis au consultant, seuls 105.000 FCFA sont versés. Les responsables du projet deviennent subitement injoignables. Emmanuel, le coordinateur congolais, et son assistant centrafricain ignorent appels et emails.

Plus inquiétant dans cette histoire, le recrutement s’est fait sans contrat formel, uniquement par échanges de courriels.

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CopyrightDR

 

“La nécessité d’avoir un peu d’argent pour nourrir ma famille m’a forcé la main”, explique le consultant interrogé par la rédaction du CNC. Sans contrat formel, avec pour seules garanties des échanges par email, il s’engage dans cette mission importante pour les populations de ces quatre sous-préfectures.

Dans l'ombre de Caritas : Le combat d'un consultant centrafricain impayé après une expertise….
La page de garde du rapport que le consultant a élaboré

 

Le travail est minutieux : questionnaires encodés sur Kobo Collect, analyse des données, rédaction du rapport final. L’étude examine la situation des familles déplacées, leur accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’eau potable.

 

Cette situation, qui se déroule sous l’égide de Caritas Centrafrique, pose question sur la gestion des fonds destinés aux projets humanitaires. Le projet lui-même vise pourtant un objectif noble : renforcer la résilience des personnes déplacées à travers la sécurité alimentaire, les soins de santé et l’accès à l’eau.

 

Le paradoxe est frappant : alors que l’étude cherche à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables, les pratiques de gestion du projet semblent elles-mêmes créer de nouvelles victimes parmi les professionnels centrafricains.

 

Dans les villages bordant l’Oubangui, les familles attendent toujours les bénéfices de cette étude. Les données collectées, fruit d’un travail consciencieux, dorment quelque part dans les serveurs de l’organisation. Pendant ce temps, un expert centrafricain compte ses pertes avec des larmes aux yeux.

 

Cette affaire pose des questions sur la gestion des fonds humanitaires. Comment des bailleurs internationaux comme le BMZ peuvent-ils garantir que leur argent sert véritablement les populations ciblées ? Quelle protection pour les experts centrafricains , chevilles ouvrières de ces projets ?

 

Les pistes de recours existent. Le consultant pourrait contacter directement le siège de Caritas ou alerter le BMZ. Les preuves ne manquent pas : emails, rapports, données d’enquête. Mais dans un pays où les structures juridiques restent fragiles, le combat s’annonce difficile.

 

Cette histoire dépasse le cas individuel. Elle démontre les dysfonctionnements d’un système où l’urgence humanitaire sert parfois de paravent à des pratiques douteuses. Les vraies victimes ? Les populations vulnérables qui attendent une aide, et les professionnels locaux qui risquent leur temps et leur argent pour la leur apporter.

 

Dans les sous-préfectures de Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye, la vie continue. Les familles déplacées luttent quotidiennement pour leur survie, ignorant les tractations qui se jouent autour de leur sort. Pendant ce temps, un consultant attend toujours son dû, témoignage vivant des zones grises de l’aide humanitaire en Centrafrique.

 

Que faut-il espérer de cette situation ? Peut-être qu’elle servira d’alarme, poussant les organisations humanitaires à revoir leurs pratiques et à mieux protéger ceux qui travaillent sur le terrain. En attendant, les documents de l’enquête témoignent silencieusement d’une mission accomplie, mais d’une promesse non tenue.

 

Corbeaunews Centrafrique

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FAILLITE MORALE : Les FACA transformées en armée de racketteurs

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FAILLITE MORALE : Les FACA transformées en armée de racketteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/des-faca-a-Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des FACA à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds, illustrant l’article sur l’armée de racketteurs” width=”450″ height=”445″ />
Des soldats FACA en patrouille à Bambari

 

PAR la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique. GISÈLE MOLOMA

“Mon marché rapporte de l’argent par jour aux militaires. Si je ne paie pas, ils confisquent ma marchandise.” Assise dans son petit étal du marché de Bambari, Mariam. raconte, la voix basse, comment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont devenues ses nouveaux bourreaux.

 

Une investigation approfondie menée par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique dans cinq préfectures révèle un système de racket généralisé au sein de l’armée nationale. Les FACA, censées protéger la population, se sont transformées en une véritable machine d’extorsion, c’est-à-dire des membres d’une armée de racketteurs.

 

“Le système est simple”, explique un sergent-chef de cette armée de racketteurs. “Nous ne touchons plus nos primes globales d’alimentation (PGA) depuis des mois. Le choix est simple : soit on rackette, soit on meurt de faim“. Le budget de la défense, amputé de 21% en 2024, ne permet même plus d’assurer la solde régulière des troupes.

 

À Bouar, notre équipe a documenté un véritable “tarif officieux” imposé par les soldats de cette armée de racketteurs :

– 500 FCFA obligatoire pour traverser un barrage

– 2 000 FCFA par jour pour les commerçants

– 10 000 FCFA hebdomadaires pour les transporteurs

 

“Les rebelles étaient presque plus corrects que ces éléments de cette armée de racketteurs  “, soupire un chef de village près de Bria. “Au moins, ils avaient un tarif fixe. Les FACA, eux, augmentent leurs prix selon leur humeur“.

 

Un officier de l’État-major, récemment muté pour avoir dénoncé ces pratiques, témoigne : “Sur une prime mensuelle de 45 000 FCFA, nos soldats ne touchent parfois que 25 000 FCFA. Le reste est détourné à tous les niveaux de la hiérarchie. Parfois, ils ne touchent rien du tout. Comment voulez-vous qu’ils survivent ?”

 

Le phénomène de cette armée de racketteurs  s’aggrave avec la militarisation de Bangui. Un tiers des FACA, soit environ 7 500 hommes, se concentre dans la capitale. “Ils se reconvertissent en gardes du corps privés pour les personnalités ou pour les opérateurs économiques libanais “, révèle un ancien ministre. “C’est plus lucratif que de risquer sa vie en province pour une solde impayée”.

 

Plus inquiétant encore, nos sources révèlent que certains officiers de cette armée de racketteurs  vendent des munitions au marché noir. “Une cartouche se négocie entre 500 et 1 000 FCFA”, confie un armurier. “Les acheteurs ? Souvent des bandits ou même des rebelles.”

 

À Bangassou, mais aussi à Kabo, les notables locaux dénoncent: “Les FACA rackettent même les organisations humanitaires. Ils exigent un pourcentage sur chaque distribution d’aide. C’est un comble : l’armée pille ceux qui nourrissent la population“.

 

Monsieur  Emmanuel Mbari, économiste, alerte : “C’est un cercle vicieux mortel. L’État ne paie pas les primes globales d’alimentation (PGA) de ses soldats, qui rackettent la population, qui s’appauvrit et paie moins d’impôts. L’État s’appauvrit davantage et paie encore moins ses soldats…”

 

Pendant ce temps, le pouvoir continue d’augmenter les effectifs des FACA sans se soucier de leur financement. “On recrute à tour de bras”, dénonce un colonel. “Mais chaque nouvelle recrue devient un racketteur potentiel. Nous créons une armée de racketteurs  “.

 

À Bangui, les autorités restent sourdes aux alertes. Le ministère de la défense n’a pas souhaité répondre à nos questions. Pendant ce temps, les FACA continuent de piller ceux qu’elles devraient protéger, transformant l’armée nationale en une force d’occupation de son propre pays.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Tensions frontalières  avec la Centrafrique,  les habitants de Liboko dénoncent un grignotage territorial par le Congo-Brazzaville

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Tensions frontalières  avec la Centrafrique,  les habitants de Liboko dénoncent un grignotage territorial par le Congo-Brazzaville

 

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Le village Liboko, situé à la frontière de la RCA avec le Congo Brazzaville. Photo de : les autres nouvelle de Centrafrique (LANOCA)

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une inquiétude majeure agite la localité de Liboko, située à 75 kilomètres de Nola, à la frontière entre la République centrafricaine et le Congo-Brazzaville. Les habitants s’inquiètent d’un déplacement progressif de la frontière à leur détriment.

 

Selon les témoignages locaux recueillies par la rédaction du CNC, notamment celui de Zama Brice, président de la jeunesse de Liboko, la distance historique entre Liboko (RCA) et Boko (Congo-Brazzaville) est de 17 kilomètres. Toutefois, les Congolais ont progressivement avancé leurs limites territoriales, réduisant considérablement cette zone tampon à quelques kilomètres à l’intérieur du territoire centrafricain.

 

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de défis frontaliers que connaît la République centrafricaine avec plusieurs de ses voisins. Si la frontière avec la République Démocratique du Congo est naturellement délimitée par des cours d’eau, les démarcations terrestres avec le Cameroun, le Soudan et maintenant le Congo-Brazzaville font l’objet de contestations.

 

Devant cette situation, les habitants de Liboko, soutenus par leurs représentants locaux, lancent un appel pressant aux autorités centrafricaines. Ils demandent une intervention rapide pour clarifier et faire respecter les limites territoriales historiques, afin de préserver l’intégrité du territoire national.

 

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Africa Politology : les dessous de la désinformation en RCA

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Africa Politology : les dessous de la désinformation en RCA

 

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Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les récentes confessions du journaliste centrafricain Ephrem Yalike ont révélé que des opérations de désinformation liées à un ancien projet d’Evgueni Prigogine sont toujours en activité.

 

« Ce jour-là, il a menacé de me tuer si je ne lui disais pas la vérité ». Le jour où le démenti d’une énième désinformation est publiée dans un journal centrafricain, le journaliste Ephrem Yalike est suspecté de trahison par ses employeurs russes. Enlevé et menacé de mort, il parvient à prouver son innocence. Il finit par quitter le pays, non sans mal, et monte un dossier pour dénoncer les rouages de la propagande orchestrée par Wagner, pour qui il travaille clandestinement de 2019 à 2022. Écrivant pour Le Potentiel Centrafricain, il était chargé de s’informer sur tout ce qu’il se disait des Russes et de rédiger des démentis sur tout ce qui était négatif. Recevant ses consignes principalement par messagerie Telegram, il publiait dans des articles ou sur les réseaux sociaux des contenus dictés par les agents russes de propagande. Il devait veiller à modifier le nom en bas de la page pour masquer la provenance russe. Parfois, il payait des civils pour simuler une manifestation, puis des médias qui se rendaient sur le terrain pour prendre des photos et publier des articles que les médias russes reprenaient à leur avantage.

 

Contrairement à l’agence de presse African Initiative, ces opérations de propagande se déroulent dans le plus grand secret. Le journaliste centrafricain devait rendre des comptes de chaque action, répondre à d’innombrables questions chaque jour, et recevait sa paye de la main à la main. Une véritable loi de l’omerta et un climat de peur entourent ces actes de propagande russe qui correspondent en tous points aux méthodes employées par l’organisme Africa Politology. C’est l’un des nombreux legs de feu le patron de Wagner, pour lequel un dénommé Mikhaïl Mikhaïlovitch Prudnikov, employeur d’Ephrem Yalike, a travaillé au Soudan.

 

L’héritage de Prigojine subsiste grâce à ses représentants
L’un des plus grands projets d’influence du leader de Wagner lui a survécu. En 2013, Prigojine crée le projet Lakhta, qui lui sert à mener des campagnes de désinformation à l’échelle internationale, notamment lors des Élections américaines et dans la guerre menée contre l’Ukraine. Le projet est utilisé en Afrique dans le but essentiel de valoriser le Kremlin et la présence des « instructeurs russes », tout en influant sur la politique des pays et en dénigrant l’ONU, l’Occident, les opposants et les journalistes qui ne répondent pas à leurs critères. Pour cela, de nombreux faux profils et des fausses pages Facebook sont couramment utilisés. Les propagandistes se servent également de la radio, afin de rallier le plus de civils possible à leur cause.
Entre 2018 et 2019, un « bureau Afrique » (ou Africa Back Office) est créé à Saint-Pétersbourg à l’initiative de Wagner. Ce bureau est composé de « politologues » spécialisés sur l’Afrique et seraient officiellement engagés par Prigojine et sa milice afin d’y mener des recherches sociopolitiques sur le continent. Parmi les nombreux projets reliés à ce bureau et à ses succursales établies en Afrique, dont la RCA, se trouve Africa Politology. Très loin d’une étude de recherches, il s’agit surtout d’une opération d’influence russe massive rattachée au projet Lakhta.
De Saint-Pétersbourg aux nombreux pays africains, partout où Wagner se trouve, le projet Africa Politology emploi des hommes pour diffuser la propagande du Kremlin. En RCA, l’organisme met en place des évènements consistant à valoriser le Kremlin auprès des civils et de dénigrer tout acteur dont les propos ou actions seraient contraires aux intérêts russes. Sous les ordres de Wagner, l’opération « Stop MINUSCA », à laquelle participe Ephrem Yalike, est une des nombreuses opérations de désinformation d’Africa Politology, à l’aide d’une mise en scène orchestrée par les agents d’influence russes. Cette décrédibilisation met en danger les civils, qui risquent de se retrouver privés d’accès aux soins, à des formations de sécurité et à l’aide humanitaire. En janvier 2023, Africa Politology est sanctionné par le Trésor américain. Si des doutes subsistaient quant à la disparition du projet Lakhta et de ses diverses divisions avec la mort de Prigojine, les récentes révélations du journaliste centrafricain ont prouvé que non seulement il était toujours en activité, mais aussi que le projet Africa Politology continue d’exister grâce à ses employés.

 

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Les transporteurs camerounais brisent le silence : La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable

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Les transporteurs camerounais brisent le silence : La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable

 

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Les camions de transports camerounais sur le corridor Béloko – Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Garoua-Boulaï, les syndicalistes des transporteurs camerounais ont livré des témoignages émouvants lors des négociations avec les autorités camerounaises et centrafricaines. Au-delà des discussions sur les taxes et les escortes, leurs paroles dévoilent une souffrance profonde et une peur quotidienne sur les routes centrafricaines.

 

“Nous avons déjà rapatrié dix-sept corps de nos frères chauffeurs. Dix-sept familles détruites. Et aujourd’hui, on nous propose une réduction de 10 000 francs sur les frais d’escorte”, témoigne Aladji Babadjika, 75 ans, coordonnateur de l’inter-syndical union pour le transport, la voix tremblante d’émotion.

La colère des transporteurs camerounais : “On nous demande de payer nos bourreaux”

 

Les déclarations des syndicalistes transporteurs à Garoua-Boulaï traduisent une rage contre les russes. “Nos enfants, nos petits frères, nos amis sont morts sur ces routes. Et aujourd’hui, on nous propose quoi ? Une réduction de 10 000 francs sur les frais d’escorte”, dénonce Aladji Babadjika, coordonnateur de l’inter-syndical union pour le transport, 75 ans.

 

Les témoignages s’enchaînent, tous empreints d’amertume. “Dix-sept corps de chauffeurs. Nous avons déjà rapatrié dix-sept corps depuis le début des crises Seleka Antibalaka “, rappelle un responsable syndical. “Et maintenant, un autre de nos frères est assassiné, et on nous parle de destin ?”

 

La révolte gronde dans les rangs des transporteurs. “Nous sommes une coalition de quatre syndicats, quatre grands présidents. Certains pensent pouvoir décider à notre place, mais nous ne pouvons pas accepter”, explique le coordinateur national du syndicat de chauffeur transport routier du Cameroun.

 

Les chauffeurs dénoncent l’hypocrisie des mesures proposées. “Comment peut-on nous demander de payer pour notre protection à ceux qui nous tuent ? Les escortes sont assurées par les mêmes personnes qui nous rackettent et nous assassinent”, s’insurge un transporteur présent aux négociations.

 

La réduction des barrières routières ne convainc personne. “Avant, il y avait trente points de racket. Maintenant, il y en a sept où ils prennent trois fois plus. Rien n’a changé”, témoigne un chauffeur habitué de l’axe Douala-Bangui.

 

Les syndicalistes rejettent les accusations de blocage abusif. “Ce n’était pas un préavis de grève, c’était un volant mort. Les chauffeurs ont décidé spontanément de ne plus traverser. Nous sommes venus les encadrer pour éviter les débordements”, explique un représentant.

 

La mémoire des victimes précédentes pèse lourd. “Pendant la crise des Anti-Balaka, nous avons perdu tant de camarades. Deux chauffeurs sont toujours portés disparus. Et maintenant, on recommence avec les Russes”, se désole un ancien du syndicat.

 

“Le transport est notre vie. Sans nous, pas d’économie. Mais comment travailler quand chaque voyage peut être le dernier ?”, interroge un membre du collectif. Les promesses d’enquête ne rassurent pas : “Qui va enquêter ? Les mêmes qui nous tuent ?”

 

Les transporteurs refusent le chantage humanitaire. “Oui, six millions de Centrafricains dépendent de nous. Mais nos vies comptent aussi. On ne peut pas nous demander de mourir en silence”, affirme un chauffeur.

 

La peur reste palpable. “Demain, nous reprendrons la route. Mais nous savons tous que rien n’a changé. Les Russes sont toujours là, tout-puissants”, murmure un transporteur. Un autre ajoute : “Chaque checkpoint est une roulette russe. Nous prions avant chaque voyage“.

 

Les syndicats restent unis dans leur douleur. “Nous continuerons à défendre nos droits. Un chauffeur mort, c’est une famille détruite”, conclut un responsable. La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Hôpitaux de Bangui : L’effondrement sanitaire tue chaque jour, le drame des malades sans soins se poursuit

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Hôpitaux de Bangui : L’effondrement sanitaire tue chaque jour, le drame des malades sans soins se poursuit

 

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Intervention chirurgicale a l’hôpital de Bayanga

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les hôpitaux de Bangui montrent un visage désolant. Des patients meurent chaque jour faute d’équipements médicaux de base. À l’hôpital communautaire, dans le cinquième arrondissement de Bangui, des malades attendent leurs soins à même le sol dans les couloirs.

 

‘Mon frère n’est plus là aujourd’hui car les hôpitaux de Bangui n’avait pas d’appareil de dialyse qui marche. Nous avons cherché partout dans le pays, sans succès’, témoigne Pierre M., encore affecté par cette disparition qui aurait pu être évitée. Cette réalité cruelle se répète jour après jour dans les centres de santé de la capitale.

 

Les médecins et infirmiers, malgré leur dévouement, ne peuvent rien faire face aux cas urgents. Dans les services de l’hôpital de l’Amitié et d’Elisabeth Domitien, le personnel soigne avec presque rien. Les appareils de base n’existent pas, les pharmacies sont vides.

 

Un nouveau centre d’imagerie vient d’ouvrir il y’a quelques années au PK22 route de Damara, mais il ne fonctionne pas encore. Cette réalisation pose des questions sur les choix de santé publique. Un seul scanner pour tout un pays de 623 000 km² ne répond pas aux besoins de la population.

 

Les futures mères et les petits enfants n’ont pas droit aux soins sans payer. Les familles s’endettent pour se soigner, quand elles n’abandonnent pas tout espoir de traitement. Les cliniques privées qui poussent partout creusent encore plus le fossé entre riches et pauvres.

 

Dans les régions, la situation sanitaire est bien pire. Des préfectures n’ont aucun vrai centre médical. Les habitants soignent leurs maux avec les plantes, sans autre choix possible.

 

Le gouvernement parle beaucoup de rénover les hôpitaux. Les actes ne suivent pas. Des Centrafricains continuent de perdre la vie à cause de maladies qu’on sait guérir ailleurs.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui

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reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-artisan-en-train-de-finaliser-ses-oeuvres-dans-la-tranquillite-398×450.jpg” alt=”reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Banguiun artisan en train de finaliser ses oeuvres dans la tranquillité. CopyrightCNC” width=”398″ height=”450″ />
un artisan en train de finaliser ses oeuvres dans la tranquillité dans son atelier de Ngoubagara, dans le quatrième arrondissement de Bangui, derrière l’hôpital de l’amitié. L’homme, qui est en train de travailler c’est le chef d’atelier.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui,13  décembre 2024 (CNC). Des seaux artisanaux et foyers améliorés à Bangui dans le quartier Nguinda, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui, une activité artisanale se développe discrètement. À partir de tôles récupérées, principalement issues de carcasses de voitures et autres matériaux abandonnés, les artisans transforment ces déchets en seaux artisanaux et foyers. Ces objets, indispensables pour la vie quotidienne, sont utilisés par les habitants pour stocker de l’eau ou cuisiner au charbon ou au bois.

 

Fabrication des seaux artisanaux : la collecte des matériaux,  recycler pour créer.

 

Le processus de fabrication des seaux artisanaux  commence dans les rues de Bangui. Samuel, un artisan expérimenté, arpente les rues et les décharges pour récupérer les tôles et autres matériaux. « On trouve souvent des portières de voitures détruites, des morceaux de toitures jetés après des réparations. Tout ce qui est en aluminium également peut nous servir », explique-t-il. Cette collecte est nécessaire , car la matière première est au cœur de leur production artisanale.

reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui
3 artisans de fabrication des sceaux en train de finaliser leurs matériels

 

Une fois les tôles rassemblées, elles sont ramenées dans les ateliers, situés dans le quartier  Nguinda, quatrième arrondissement de Bangui. Nettoyées et préparées, elles attendent leur transformation en objets utiles, notamment des seaux artisanaux  pour la population de la capitale. Le recyclage de ces matériaux permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de produire à moindre coût des objets nécessaires pour les foyers.

 

La fabrication des seaux artisanaux : un travail de précision.

 

Dans les ateliers de la fabrication des seaux artisanaux, le bruit des marteaux résonne tandis que les artisans façonnent les tôles récupérées. « Nous découpons et martelons les tôles pour leur donner la forme de seaux capables de contenir entre 20 et 25 litres d’eau », explique Martin, un autre artisan. La fabrication des seaux est un travail de précision : chaque pli, chaque soudure doit être parfaitement ajusté pour garantir l’étanchéité.

 

Une fois assemblés, les seaux sont polis pour éliminer les bords coupants, puis mis en vente à des prix variant de 1 500 à 2 000 francs CFA selon leur taille et leur finition. « Nos seaux sont solides et durables. C’est un produit que tout le monde utilise ici », ajoute Martin.

 

Les foyers artisanaux : une alternative économique.

 

Outre les seaux, les artisans de Nguinda fabriquent également des foyers en tôle. Ces foyers, conçus pour la cuisson au charbon ou au bois, sont indispensables dans de nombreux foyers. « Quand les tôles sont insuffisantes pour fabriquer des seaux, on fabrique des foyers. Ils demandent moins de matériau, mais sont tout aussi utiles », explique Firmin.

 

Ces foyers sont conçus pour offrir une chaleur constante et durable, permettant aux familles de cuisiner leurs repas avec efficacité. En fonction de leur taille et de leur complexité, les foyers sont vendus à des prix similaires à ceux des seaux.

 

Diversité des produits : seaux, foyers et autres créations.

 

Les artisans de Nguinda ne se limitent pas à la production de seaux et de foyers. Selon les matériaux disponibles et les demandes des clients, ils produisent également d’autres objets, comme des sols en aluminium ou des bassines. « Nous essayons de diversifier notre production pour répondre à tous les besoins du quartier », explique Ibrahim. Les prix de ces objets varient selon leur taille et leur utilité, offrant ainsi un large choix aux habitants.

 

Un artisanat en péril : les défis de la production.

 

Malgré leur importance pour les citoyens centrafricains, les artisans de fabrication des seaux font face à de nombreux défis. Le plus grand obstacle est la disponibilité des matières premières. « Il devient de plus en plus difficile de trouver des tôles de qualité. La concurrence est rude et les prix augmentent », se plaint Firmin . Cette difficulté à se procurer des matériaux menace la viabilité de l’artisanat dans le quartier.

 

Malgré tout, les artisans de Nguinda continuent à persévérer, soutenus par la demande constante des habitants et par leur savoir-faire transmis de génération en génération.

 

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Bons d’achats et promotions : Comment ne pas se perdre dans les offres des casinos

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/jeu-casino-ou-atre-450×248.png” alt=”Bons d’achats et promotions : Comment ne pas se perdre dans les offres des casinos” width=”450″ height=”248″ /> 

Les bonus et les promotions sont des outils puissants utilisés par les casinos en ligne pour attirer de nouveaux joueurs et fidéliser les anciens. Ces offres sont devenues une partie essentielle de l’expérience de jeu, promettant des avantages comme des crédits gratuits, des tours gratuits, des bonus de dépôt et des remises en argent. Cependant, avec la multiplication des offres sur le marché, il peut devenir difficile de savoir comment les exploiter de manière judicieuse. Par exemple, si vous cherchez à profiter des promotions depuis un appareil mobile, betwinner pour iPhone propose une interface optimisée pour naviguer facilement entre les différentes offres. Dans cet article, nous analyserons les différents types de bonus et d’offres disponibles dans les casinos, les stratégies pour les choisir judicieusement et les erreurs à éviter pour ne pas se laisser piéger.

Les bonus et promotions sont souvent perçus comme une excellente occasion d’augmenter ses gains ou de prolonger son expérience de jeu. Mais dans un environnement aussi concurrentiel, les casinos rivalisent d’ingéniosité pour rendre leurs offres attrayantes, parfois au point de rendre leur comparaison difficile. De plus, certaines promotions sont assorties de conditions complexes, qui, si elles ne sont pas bien comprises, peuvent entraîner des frustrations. C’est pourquoi il est essentiel de connaître les différents types de bonus et les critères à prendre en compte avant de s’engager.

Types de bonus dans les casinos

Les casinos en ligne proposent une large variété de bonus et de promotions. En comprendre les différences est essentiel pour maximiser vos gains potentiels tout en évitant les pièges. Voici les types de bonus les plus courants :

  • Bonus de bienvenue : Ce type de bonus est offert aux nouveaux joueurs lors de leur inscription ou de leur premier dépôt. Il peut s’agir d’un bonus de dépôt qui double ou triple le montant que le joueur dépose.
  • Tours gratuits : Souvent associés aux machines à sous, les tours gratuits permettent aux joueurs de faire tourner les rouleaux sans avoir à miser d’argent réel.
  • Bonus sans dépôt : L’un des bonus les plus populaires, car il permet aux joueurs de recevoir un montant d’argent ou des tours gratuits sans avoir à effectuer de dépôt initial. Ce bonus est idéal pour tester un casino sans risque.
  • Bonus de fidélité : Les joueurs réguliers peuvent recevoir des bonus de fidélité sous forme de points de fidélité, de crédits ou de récompenses spécifiques.
  • Cashback : Certains casinos offrent un remboursement en pourcentage des pertes, permettant aux joueurs de récupérer une partie de l’argent qu’ils ont perdu au cours d’une période donnée.

Critères à prendre en compte avant d’accepter une offre

Avant de se laisser séduire par une promotion, il est important de bien comprendre les critères qui l’accompagnent. Voici les éléments à vérifier avant d’accepter une offre :

  1. Les exigences de mise : Les exigences de mise désignent le nombre de fois que vous devez parier le montant du bonus avant de pouvoir le retirer. Par exemple, un bonus de 100 € avec une exigence de mise de 30x signifie que vous devez parier 3000 € avant de pouvoir retirer vos gains.
  2. Les jeux éligibles : Tous les jeux ne contribuent pas de la même manière aux exigences de mise. Par exemple, les jeux de table comme le blackjack ou la roulette peuvent ne pas contribuer du tout, ou seulement à hauteur de 10 %, alors que les machines à sous comptent généralement pour 100 %.
  3. La validité du bonus : Les bonus sont souvent soumis à une date d’expiration. Il est important de vérifier combien de temps vous avez pour utiliser votre bonus et remplir les exigences de mise.
  4. Les limitations de retrait : Certains casinos imposent des limites sur les montants que vous pouvez retirer, même si vous avez rempli les conditions de mise. Assurez-vous de connaître ces limites avant d’accepter un bonus.

Comment choisir les meilleures offres

Avec tant d’offres disponibles, il est crucial de savoir comment les trier pour éviter les mauvaises surprises. Voici quelques conseils pour choisir les offres les plus avantageuses :

CritèreDescription
Offre de bienvenueCherchez les casinos qui offrent un bonus de bienvenue généreux avec des exigences de mise raisonnables.
Taux de conversion des pointsSi le casino offre un programme de fidélité, comparez les taux de conversion des points en argent réel.
Bonus sans conditionsPréférez les offres sans exigences de mise ou avec des exigences de mise faibles.
TransparenceChoisissez un casino transparent qui explique clairement toutes les conditions de l’offre.

Erreurs à éviter lors de l’activation d’un bonus

Bien que les bonus soient attractifs, plusieurs pièges peuvent survenir si vous ne les gérez pas correctement. Voici quelques erreurs courantes à éviter :

  • Ne pas lire les conditions générales : Les joueurs peuvent être tentés d’accepter un bonus sans lire les conditions associées. Cela peut entraîner des surprises désagréables, comme des exigences de mise trop élevées ou des jeux exclus.
  • Se laisser séduire uniquement par le montant du bonus : Il est tentant de choisir l’offre qui semble offrir le plus grand bonus, mais ce n’est pas toujours la meilleure option. Une promotion avec des conditions de mise élevées ou des restrictions sur les jeux peut rendre difficile la réalisation de vos objectifs.
  • Ne pas suivre les exigences de mise : Oublier de respecter les conditions de mise ou de jouer sur les jeux éligibles peut entraîner l’annulation du bonus.
  • Ignorer les dates d’expiration : Beaucoup de bonus viennent avec une période limitée pour remplir les exigences de mise. Ne pas respecter ce délai peut entraîner la perte du bonus et des gains associés.

Conclusion

Les bonus et les promotions jouent un rôle clé dans l’industrie des casinos en ligne en attirant de nouveaux joueurs et en fidélisant les anciens. Cependant, il est important de naviguer prudemment dans cette jungle d’offres pour éviter les erreurs coûteuses. En prenant le temps de lire les conditions, de comparer les offres et de choisir celles qui correspondent le mieux à votre style de jeu, vous pourrez maximiser les avantages tout en évitant les pièges. La transparence, les exigences de mise raisonnables et une bonne gestion de vos attentes sont essentielles pour profiter pleinement des promotions des casinos en ligne.

 

Bengué-Bossin : Portrait d’un candidat mythomane, un pantin de Touadera qui défraye la chronique sur les réseaux sociaux

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Bengué-Bossin : Portrait d’un candidat mythomane, un pantin de Touadera qui défraye la chronique sur les réseaux sociaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin-450×447.jpg” alt=”Bengué-Bossin : Portrait d’un candidat mythomane, un pantin de Touadera qui défraye la chronique sur les réseaux sociaux” width=”450″ height=”447″ />
monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des patients meurent faute de médicaments dans les hôpitaux, les fonctionnaires restent sous-payés, et pourtant, un homme prétend avoir la solution miracle : Mouamar Bengué-Bossin. Cet autoproclamé sauveur de la Centrafrique multiplie les déclarations fracassantes sur les réseaux sociaux, dévoilant son vrai visage de mythomane.

 

Bengué-Bossin : une conversion opportuniste

 

De Mathurin à Mouamar, le changement de nom révèle déjà beaucoup. Ancien chrétien devenu salafiste violent il y’a 30 ans, Bengué-Bossin donne l’exemple parfait d’un opportunisme politique qui caractérise son parcours aux dents de scie.

 

Des promesses irréalistes

 

Dans ses discours enflammés sur les réseaux sociaux, Bengué-Bossin  promet la construction de 315 cantons avec un investissement de 65 milliards de francs CFA chacun. Simple multiplication : cela représente plus de 20 000 milliards de francs CFA, soit près de 10 fois le PIB actuel de la Centrafrique. D’où viendrait cet argent ? Le candidat promet une exploitation miraculeuse de diamants qui atteindrait les deux tiers de la production du Botswana et une production pétrolière comparable à l’Arabie Saoudite, sans jamais expliquer comment.

 

Un CV truffé d’inventions

 

Son curriculum vitae est truffé d’incohérences. Bengué-Bossin  revendique des diplômes prestigieux et des relations privilégiées avec d’anciennes personnalités politiques, mais ses récits sont remplis d’approximations qui trahissent leur caractère fantaisiste. Sa prétendue maison d’édition Zo kwé zo, censée avoir “éduqué” le peuple centrafricain, reste introuvable.

 

La menace autoritaire

 

Plus inquiétant encore, son discours glisse régulièrement vers l’autoritarisme. Bengué-Bossin  menace d’emprisonner ses opposants à Obo, évoque des complots d’empoisonnement, et accuse sans preuve ses adversaires politiques  comme Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye de tous les maux. Cette rhétorique violente rappelle les heures sombres de la République centrafricaine.

 

Bengué-Bossin : Un admirateur inconditionnel de Touadera

 

Malgré l’état catastrophique des infrastructures en Centrafrique :  routes impraticables, hôpitaux sans médicaments, écoles délabrées, coupures chroniques d’eau et d’électricité,  Bengué-Bossin attribue la note exceptionnelle de 17/20 au président Touadera. Cette évaluation fantaisiste contraste avec la réalité quotidienne des Centrafricains.

 

Défenseur des mercenaires russes du groupe Wagner

 

Face aux accusations de crimes commis par le groupe Wagner, Bengué-Bossin prend systématiquement leur défense. Dans ses interventions, il accuse les Centrafricains d’être responsables des violences, exonérant les mercenaires russes de toute responsabilité. “Les Russes sont meilleurs”, affirme-t-il, ignorant les nombreux rapports documentant les exactions.

 

Bengué-Bossin : Un pantin du pouvoir

 

Ses attaques ciblent exclusivement l’opposition démocratique, épargnant systématiquement le président Touadera et son entourage. Ce positionnement partial montre clairement un rôle de faire-valoir au service du pouvoir actuel.

 

Le mirage des éditions Zo kwé zo

 

Pour asseoir sa légitimité, il se targue d’avoir créé une maison d’édition, Zo kwé zo, supposément reconnue internationalement. Pourtant, impossible de trouver trace de ces fameux ouvrages qui auraient « éduqué » le peuple centrafricain. Une mystification de plus dans ce parcours trouble.

 

La stratégie du chaos sur les réseaux sociaux

 

Bengué-Bossin a fait des réseaux sociaux sa tribune privilégiée. Chaque jour, il inonde la toile de nouvelles accusations, de théories du complot et de promesses mirobolantes. Une stratégie qui vise à créer la confusion et à masquer le vide de son projet politique.

 

En réalité, les Centrafricains, déjà fatigués des promesses fantaisistes et pathétiques de Touadera et de ses proches, attendent des solutions concrètes plutôt que des discours enflammés sur les réseaux sociaux. L’heure est aux projets réalistes et aux personnalités rassembleuses, pas aux marchands d’illusions qui divisent le pays.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique : Un désastre économique aux répercussions nationales

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Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique : Un désastre économique aux répercussions nationales

 

Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri, illustrant l'article sur Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le dernier rapport du Fonds Monétaire International, publié ce 8 novembre 2024, révèle l’ampleur catastrophique de la crise qui ravage le marché des carburants en Centrafrique. Les chiffres attestent d’un désastre sans précédent : les recettes fiscales pétrolières se sont effondrées de 25% à 9% des recettes totales en à peine trois ans. Pendant ce temps, les Centrafricains subissent les prix à la pompe parmi les plus élevés de la planète, tandis que la contrebande prolifère dans tout le pays.

 

La descente aux enfers des finances publiques

 

Le paradoxe est frappant. Malgré une hausse vertigineuse de 40 à 90 % des prix à la pompe depuis 2022, l’État voit ses recettes fiscales s’écrouler. Cette situation aberrante découle directement d’un système gangrené où les marges exorbitantes des importateurs creusent un gouffre béant dans les caisses publiques. Dans son analyse, le FMI dénonce particulièrement l’absence d’une indexation transparente sur les prix internationaux, remplacée par un système opaque basé sur les déclarations des importateurs.

 

Les conséquences de ce système défaillant dépassent largement le cadre strictement financier. L’État, privé de ressources essentielles issues du marché du carburants en Centrafrique, peine désormais à assurer ses missions fondamentales. Les services publics, déjà fragiles, s’en trouvent davantage fragilisés, tandis que les investissements vitaux pour le développement du pays sont reportés ou annulés.

 

Le marché du carburants en Centrafrique : l’échec cuisant du transport fluvial

 

La situation du marché du carburants en Centrafrique  empire avec l’échec répété de la campagne fluviale, pourtant historiquement nécessaire pour l’approvisionnement du pays. Auparavant, le fleuve Oubangui permettait l’acheminement de 80% des importations de carburants, garantissant des coûts raisonnables grâce aux économies d’échelle. Aujourd’hui, le basculement forcé vers le corridor routier Limbe-Bangui provoque une double catastrophe : l’explosion des coûts d’importation et l’accélération de la dégradation du réseau routier national.

 

Cette défaillance logistique majeure dévoile l’incapacité des autorités à maintenir une chaîne d’approvisionnement efficace et économiquement viable du marché du carburants en Centrafrique. Les conséquences se répercutent directement sur l’ensemble de l’économie nationale, paralysant les secteurs productifs et aggravant la précarité des populations.

 

Marché du carburants en Centrafrique : le monopole controversé de Neptune Oil

 

Dans ce contexte déjà critique du marché du carburants en Centrafrique, l’instauration d’un monopole d’importation au profit de Neptune Oil  pose de nombreuses questions. Si le FMI reste diplomatique sur ce point, rappelant qu’il s’agit d’une décision relevant de la souveraineté nationale, l’institution insiste néanmoins sur l’impératif de transparence dans la fixation des prix et le respect strict de la réglementation en vigueur. Le décret présidentiel N°24.157 du 17 juin 2024, censé garantir cette transparence, reste pour l’instant lettre morte.

 

L’impact social dévastateur

 

La population centrafricaine paie chaque jour le prix fort de cette dérive généralisée du marché du carburants en Centrafrique. Les ménages, étranglés par des prix prohibitifs, voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Les entreprises, asphyxiées par les coûts de l’énergie, réduisent leurs activités ou ferment leurs portes. Pendant ce temps, un marché parallèle florissant du carburants en Centrafrique  échappe à tout contrôle, privant l’État de ressources vitales tout en alimentant des réseaux informels potentiellement dangereux.

 

Cette situation critique menace désormais la stabilité sociale du pays. La chute dramatique des recettes fiscales compromet gravement la capacité de l’État à financer les services essentiels :  santé, éducation, sécurité – et les infrastructures indispensables au développement du pays.

 

L’urgence d’une réforme profonde

 

Devant ce constat accablant, les recommandations du FMI dessinent une voie de sortie de crise. L’institution préconise trois axes majeurs de réforme : l’instauration d’une vraie transparence dans la fixation des prix, le plafonnement strict des marges des opérateurs, et la rationalisation du système d’importation.

 

Ces réformes ne constituent pas de simples ajustements techniques. Elles représentent un impératif vital pour la survie économique du pays. Leur mise en œuvre effective déterminera non seulement l’avenir du secteur des carburants mais aussi la capacité de l’État centrafricain à retrouver sa crédibilité et à assurer ses missions fondamentales.

 

L’inaction face à cette crise systémique du marché du carburants en Centrafrique  n’est plus une option. Chaque jour de retard dans l’application de ces réformes aggrave la situation et rapproche le pays d’un point de non-retour. La République centrafricaine ne peut plus se permettre le luxe de l’attentisme devant ce qui constitue, sans nul doute, l’un des plus grands défis de son histoire récente.

 

L’avenir du pays dépend désormais de la volonté politique des autorités à engager ces réformes cruciales. Sans un sursaut immédiat et déterminé, c’est l’ensemble de l’édifice économique et social centrafricain qui risque de s’effondrer, avec des conséquences incalculables pour les générations futures.

 

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Centrafrique : l’opposant Charles-Armel Doubane, silencié par Wagner

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l’opposant Charles-Armel Doubane, silencié par Wagner

 

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Charles Armel doubane, ancien ministres des affaires étrangères

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La machine répressive de Bangui poursuit son œuvre à l’Université. Charles-Armel Doubane, ancien ministre des Affaires étrangères et professeur au département des sciences juridiques et politiques, en fait les frais. Sur ordre direct du président Touadéra, toutes ses heures d’enseignement viennent de lui être retirées. Le motif invoqué ? Des “activités politiques” présumées dans ses cours.

 

Wagner dicte sa loi dans les amphithéâtres :  Charles-Armel Doubane est l’une des victimes

 

L’université de Bangui devient le nouveau terrain de chasse du groupe Wagner et du pouvoir. Les Mercenaires russes, en étroite collaboration avec le régime, passent au peigne fin les programmes et les enseignants. Dans leur viseur : tout professeur soupçonné de ne pas suivre la ligne officielle. Le résultat ne se fait pas attendre – des cours réattribués, des emplois du temps modifiés, des enseignants écartés sans explication.

 

Les cours au garde-à-vous

 

Dans les salles de classe, l’atmosphère change. Les discussions ouvertes disparaissent, remplacées par un enseignement aseptisé. Les professeurs encore en poste marchent sur des œufs, pesant chaque mot. La peur s’installe. Seuls les enseignants jugés “fiables” par le régime conservent leurs heures. Les autres, comme Charles-Armel Doubane, se retrouvent mis à l’écart, quelle que soit leur expertise.

 

La chasse aux cerveaux s’intensifie

 

Le cas de Charles-Armel Doubane n’est que la partie émergée de l’iceberg. D’autres professeurs subissent le même sort dans un silence pesant. Les critères académiques ne comptent plus – seule la loyauté envers le pouvoir garantit désormais une place à l’université. Cette purge méthodique vide l’institution de ses forces vives, de ses penseurs, de ses voix critiques.

 

Une génération sous contrôle

 

Les étudiants observent, impuissants, ce démantèlement de leur université. Les cours se vident de leur substance critique. Les débats s’éteignent. La formation intellectuelle cède la place à un formatage des esprits. Dans les couloirs, les conversations se font à voix basse. L’université, jadis espace de liberté et de réflexion, se transforme en zone sous surveillance.

 

Cette mainmise du tandem Touadéra-Wagner sur l’université traduit une volonté claire : contrôler les esprits en muselant les intellectuels. En frappant des figures respectées comme Charles-Armel Doubane, le pouvoir envoie un message sans ambiguïté à toute la communauté universitaire. La pensée critique n’a plus droit de cité à Bangui.

 

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CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats

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CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats

 

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Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le procès d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona entre dans sa phase finale devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Ouvert le 16 février 2021, ce marathon judiciaire s’achève cette semaine avec quatre jours de plaidoiries conclusives, du 9 au 12 décembre 2024.

 

Les deux accusés doivent répondre de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis en République centrafricaine entre 2013 et 2014. Alfred Yekatom, surnommé “Rambo”, ancien caporal-chef des Forces armées centrafricaines devenu député, aurait dirigé un groupe de 3000 combattants Anti-Balaka. Patrice-Édouard Ngaïssona, ex-président de la Fédération centrafricaine de football, est poursuivi pour son rôle présumé de coordinateur des milices anti-balaka.

CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats
Les participants sont entrain de suivre dans la salle d’audience de Cour pénale spéciale la retransmission de l’audience de clôture dans l’affaire le Procureur contre Yekatom et Ngaïssona. CopyrightCNC

 

Au premier jour des plaidoiries finales, le bureau du Procureur a détaillé ses accusations. “Le procureur évoque des transferts d’argent et des achats d’armes sans présenter de bordereaux ou de numéros de série”, déplore Ngaïbona Sampson, secrétaire général du PCUD, le parti de Patrice Édouard Ngaïssona.

 

En près de trois ans d’audiences, l’accusation a fait défiler 75 témoins tandis que la défense en a présenté 19. Les représentants légaux des 1965 victimes participant à la procédure ont pour leur part cité trois témoins. “Nous attendons que la justice fasse son travail avec rigueur“, déclare Francine Evodinde Maté, coordinatrice des associations de victimes.

CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats
Un panneau vert et violet avec du texte blanc dessus Texte possible DÉCLARATIONS DE CLÔTURE. YEKATOM ET NGAISSONA. du 9 au 12 décembre 2024. Cour pénale internationale. Restez branchés. CopyrightCNC

 

Le calendrier judiciaire prévoit les interventions de l’accusation et des victimes lundi et mardi, suivies par les plaidoiries de la défense mercredi et jeudi. Une audience sur l’éventuelle peine est déjà programmée pour le 8 janvier 2025, sans préjuger de la culpabilité des accusés.

 

“Le verdict final devrait être rendu dans les dix mois suivant ces plaidoiries”, précise Won-Nzerinta Gama Uziel, chargé de communication du bureau pays de la CPI. Les trois juges de la Chambre de première instance entameront leurs délibérations à l’issue des débats.

 

Cette phase finale du procès intervient alors que la présentation des preuves s’est achevée fin août 2024 avec la déclaration non assermentée de Patrice-Édouard Ngaïssona. Les victimes devront cependant patienter plus longtemps pour d’éventuelles réparations, qui ne pourront être examinées qu’après une condamnation définitive.

 

Ce procès constitue une étape majeure dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine. Il s’inscrit dans une série de poursuites engagées par la CPI concernant les crimes commis dans ce pays, où les violences intercommunautaires ont fait des milliers de victimes depuis 2012.

 

Les observateurs soulignent néanmoins que d’autres responsables présumés des violences restent hors d’atteinte de la justice internationale, à l’image de Nourredine Adam, considéré par certains comme l’instigateur de la crise de 2013.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Sécurité nationale : quand un député offre trois motos à une armée abandonnée à Nola

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Sécurité nationale : quand un député offre trois motos à une armée abandonnée à Nola

 

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Le lieutenant de police Yaya

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Trois motos pour sécuriser une ville entière. Tel est le “cadeau” dérisoire offert aux forces de défense de Nola par un député local. Cette aumône masque mal l’abandon total des forces de sécurité par l’État centrafricain, qui continue de parler de “montée en puissance” alors que ses hommes manquent du strict minimum.

 

Un État démissionnaire qui se décharge sur les élus

 

L’attribution de trois motos aux unités de police, de gendarmerie et à la région militaire de Nola par le député Djeme Marien Dieudonné dévoile la faillite de l’État dans ses missions régaliennes. Alors que la sécurisation du territoire national devrait relever exclusivement des moyens publics, ce sont désormais les parlementaires qui doivent pallier les carences criantes de l’administration nationale.

 

À Nola, des forces de sécurité réduites à l’immobilité

 

La situation est catastrophique sur le terrain. Les forces censées assurer la protection des populations se retrouvent littéralement clouées sur place, incapables d’effectuer leurs missions les plus élémentaires faute des moyens roulants. Cette paralysie opérationnelle expose les habitants aux menaces qui pèsent sur la région, transformant les forces de l’ordre en spectateurs impuissants.

 

Le mythe de la “montée en puissance”

 

Les autorités ne cessent de vanter une prétendue modernisation des forces armées centrafricaines. Mais la réalité à Nola par exemple dément cruellement cette propagande : malgré la levée de l’embargo sur les armes, les unités déployées en province ne disposent même pas des équipements de base pour accomplir leur mission. Cette situation fait de notre armée la risée de la sous-région d’Afrique centrale.

 

Dans ce contexte, comment garantir la stabilité du pays quand les forces de sécurité en sont réduites à dépendre de dons sporadiques pour obtenir quelques motos ? Cette précarité chronique des moyens compromet sérieusement la capacité de l’État à assurer ses missions et laisse présager de sombres perspectives pour la sécurité des Centrafricains.

 

La remise en grande pompe de trois motos aux forces de sécurité de Nola montre sans doute l’ampleur du désastre. Pendant que les autorités s’évertuent à maintenir l’illusion d’une armée moderne et efficace, la réalité du terrain dévoile un appareil sécuritaire au bord de l’effondrement. Il est temps que cesse cette mascarade.

 

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La souveraineté bradée : Ces accords internationaux qui ont vendu la RCA

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La souveraineté bradée : Ces accords internationaux qui ont vendu la RCA

 

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La cérémonie de signature d’un nouvel accord minier avec la Russie à Moscou par le ministre de la défense, Claude Rameau Bireau, cédant pour 25 ans les sites miniers à la Russie.

 

tutelle…

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 C’est dans un bureau climatisé de Bangui qu’un ministre appose sa signature sur un énième accord international. Dans la pièce, personne ne lit vraiment le document. “De toute façon, nous n’avons pas le choix”, murmure-t-il. Cette scène, rapportée par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre la tragique légèreté avec laquelle la RCA brade sa souveraineté. Un pays qui signe sa propre mise sous tutelle, accord après accord, concession après concession.

 

Dans son enquête approfondie, Élie OUEIFIO expose les nombreuses failles du système actuel. Les accords de financement constituent le premier niveau de cette perte de souveraineté. “Nous signons des documents en anglais que personne n’a vraiment lus”, révèle un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Les implications de ces signatures précipitées n’apparaissent souvent que trop tard.

 

Le secteur minier représente un exemple frappant de cette situation. Les contrats actuels accordent des redevances comprises entre 1 et 2% quand d’autres pays africains obtiennent entre 15 et 20%. “Un gramme d’or extrait rapporte plus en taxes au Mali qu’un kilo en RCA”, souligne un expert minier interrogé par l’auteur.

 

Les accords militaires posent également question. L’installation de bases étrangères permanentes sur le territoire national s’accompagne d’immunités juridiques complètes pour les personnels déployés. Cette présence militaire aboutit souvent à un contrôle de fait des ressources stratégiques du pays.

 

Sur le plan économique, la situation n’est guère plus reluisante. Les privatisations imposées et l’ouverture non contrôlée des marchés ont créé une spirale d’endettement. Les institutions financières internationales exercent une tutelle de plus en plus étroite sur les politiques nationales.

 

Pour sortir de cette situation, OUEIFIO propose plusieurs pistes. Il préconise un audit complet des accords internationaux existants et leur renégociation quand cela s’avère nécessaire. Il recommande également le renforcement de l’expertise juridique nationale et une meilleure formation des négociateurs.

 

L’auteur plaide pour la création d’une commission nationale des accords et un contrôle parlementaire renforcé. Il insiste sur l’importance de la transparence dans les négociations internationales.

 

La solution passe aussi par une nouvelle approche diplomatique. OUEIFIO suggère de privilégier les alliances régionales et de construire des positions communes avec d’autres pays africains. “Un pays qui ne contrôle plus ses accords internationaux n’est plus un pays souverain, mais une colonie moderne”, conclut-il dans son ouvrage.

 

La sortie de cette dépendance nécessitera une volonté politique forte et une expertise nationale solide. Mais surtout, elle exigera une vision claire des intérêts du pays et une véritable mobilisation nationale. L’alternative est simple selon l’auteur : poursuivre dans la voie actuelle de la tutelle ou reprendre en main le destin national.

 

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Bangui croule sous la saleté : la honte d’une capitale de la poussière

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Bangui croule sous la saleté : la honte d’une capitale de la poussière

 

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Voilà comment rouler à Bangui dans la poussière pendant la saison sèche version décembre 2024Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les Banguissois plongent depuis plusieurs années dans un enfer sanitaire du jamais vu dans leur histoire. Une montagne de déchets vole au-dessus des têtes, les routes se noient sous les eaux en saison pluvieuse, avant de disparaître sous des nuages de poussière dès que revient la saison sèche. Cette catastrophe quotidienne empoisonne la vie de plus d’un million d’habitants, abandonnés à leur sort par des autorités aux abonnés absents.

Bangui croule sous la saleté : la honte d'une capitale de la poussière
Les poubelles dans la capitale Bangui

 

Entre boue et poussière de Bangui, le calvaire sans fin

 

Le spectacle de Bangui donne la nausée. Les pluies transforment la ville en un immense marécage pestilentiel. Les caniveaux, gorgés d’ordures, recrachent leurs eaux nauséabondes dans les rues. Les quartiers se retrouvent coupés du monde, noyés sous des torrents de boue. Les moustiques pullulent, régalant dans ces marécages stagnants à ciel ouvert.

 

Puis vient la saison sèche, et avec elle un autre cauchemar. La poussière règne en maître absolue sur Bangui. Elle s’infiltre partout, dans les maisons, les poumons, les yeux. Les conducteurs roulent à l’aveugle dans ces nuages ocres, au risque permanent de l’accident. Les ordures, elles, restent. Mais désormais, elles voyagent dans les airs, portées par les vents, bombardant les passants de leurs projectiles infectés.

Bangui croule sous la saleté : la honte d'une capitale de la poussière
Inondation sur l’avenue des martyrs niveau marché Combattant, à 300 mètres de l’aéroport international de Bangui Mpoko. CopyrightCNC

 

Le mépris comme seule solution

 

Cette descente aux enfers témoigne du mépris total des autorités centrafricaines pour leur population. Les services municipaux ont disparu depuis belle lurette. Les camions poubelles ? Une légende urbaine que les plus jeunes n’ont jamais vue. Le ramassage des ordures ? Un concept abstrait pour les édiles locaux, trop occupés à leurs petites affaires.

 

Les quartiers populaires trinquent particulièrement. Leurs rues défoncées se transforment en pièges mortels dès la première pluie au début de la saison pluvieuse. Les caniveaux ? De simples fossés à ciel ouvert où stagne une soupe infecte. Le centre-ville n’échappe pas à ce chaos. Les artères principales, comme l’avenue Boganda, des martyrs et de l’indépendance par exemple, censées être la vitrine de la capitale, ressemblent à des décharges sauvages.

 

Une population prise en otage à Bangui

 

Les Banguissois paient au prix fort cette incurie. Les maladies frappent sans répit. Les enfants toussent, la gorge brûlée par la poussière. Les personnes âgées souffrent. Les hôpitaux débordent de cas de paludisme, de infections respiratoires, de maladies diarrhéiques.

 

L’économie centrafricaine agonise. Les commerçants voient leur marchandise souillée par les déchets volants. Les clients désertent les marchés transformés en dépotoirs. Les embouteillages, aggravés par les routes défoncées et la visibilité nulle, paralysent l’activité.

 

Cette tragédie environnementale raconte l’histoire d’une capitale abandonnée par ses dirigeants. Bangui étouffe sous ses propres déchets, se noie dans ses eaux usées, disparaît sous la poussière. Un désastre qui semble s’aggraver d’année en année, sans qu’aucun sursaut ne pointe à l’horizon.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bria : la cité des diamants est désormais entre richesses et turbulences

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Bria : la cité des diamants est désormais entre richesses et turbulences

 

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Bria, une ville noyée dans la boue : Les commerçants sur la rue principale résistent malgré les conditions précaires. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Située à 595 kilomètres au nord-est de Bangui, Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, incarne le paradoxe d’une ville aux ressources abondantes mais au développement contrarié. Cette ancienne perle du diamant centrafricain traverse une période de profondes mutations.

 

Les trois communes qui composent la préfecture  de la Haute-Kotto, Bria, Daba-Nydou et Daho-Mboutou – constituent un territoire stratégique entre le nord et l’est du pays. La ville, autrefois symbole de prospérité grâce à ses gisements diamantifères, voit aujourd’hui son économie traditionnelle bouleversée.

 

Le sous-sol de Bria regorge toujours de richesses, mais la population n’en tire plus les mêmes bénéfices qu’auparavant’, témoigne un ancien artisan minier qui requiert l’anonymat. L’exploitation artisanale, jadis source principale de revenus pour des milliers de familles, subit des restrictions fermes.

Les Mercenaires russes du groupe Wagner, présents depuis 2018 dans le pays, ont modifié la dynamique locale. ‘L’accès aux sites miniers traditionnels devient plus compliqué. Les mercenaires russes ont fermement interdit à tous les jeunes de faire ces activités minières. Mais les artisans, de leur côté,  doivent s’adapter ou abandonner leur activité’, explique un commerçant local. Cette présence militaire, si elle apporte une certaine stabilité de façade, transforme profondément le tissu économique de la Haute-Kotto.

Un ancien collecteur de diamants décrit la situation : ‘Avant, la ville vivait au rythme des découvertes. Chaque nouvelle pierre précieuse faisait circuler l’argent dans toute la communauté de Bria. Aujourd’hui, ce système traditionnel est perturbé par les russes du groupe Wagner.

Sur le plan administratif, Bria conserve ses structures étatiques. Un préfet y représente l’autorité de l’État, conformément à la loi sur les circonscriptions administratives. La ville abrite plusieurs services déconcentrés, dont une antenne stratégique du ministère des Mines.

La nouvelle Constitution de 2023 de Baba Kongoboro a modifié la gouvernance du secteur minier en supprimant le contrôle parlementaire sur les contrats. Cette évolution pousse les centrafricains à s’interroger sur la transparence de la gestion des ressources naturelles, dans une région où les enjeux économiques restent considérables.

Les infrastructures urbaines portent les stigmates de années d’instabilité. Routes, écoles et centres de santé nécessitent des rénovations urgentes. La population, majoritairement jeune, cherche de nouvelles opportunités. ‘Beaucoup de jeunes partent. Ils quittent la ville. Sans accès aux mines, ils ne voient plus d’avenir ici’, confie un enseignant local.

Le commerce, autrefois dynamisé par l’activité minière, se réinvente. Les petits commerçants diversifient leurs activités, tandis que certains quartiers développent de nouveaux marchés. La ville conserve son rôle de carrefour commercial régional, même si les échanges ont diminué.

La présence des forces de sécurité modifie également la vie nocturne. Les habitants évitent certains quartiers après le coucher du soleil. Des incidents sécuritaires sont parfois rapportés, bien que leur fréquence ait diminué.

L’histoire récente de Bria démontre les défis de la République centrafricaine. Cette ville, autrefois symbole de la richesse minière du pays, cherche à présent un nouvel équilibre entre sécurité et développement économique. Sa population s’adapte, entre résilience et nécessité de réinventer son modèle social et économique.

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Violences meurtrières à Mongoumba : Un pygmée Aka tué sous les coups

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Violences meurtrières à Mongoumba : Un pygmée Aka tué sous les coups

 

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des pygmées AKA incorporés dans l’armée nationale par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un crime odieux vient d’endeuiller la communauté Aka de Mongoumba. Michel Mopiko, membre de la communauté pygmée Aka  du village Ikoumba1, est décédé samedi matin des suites d’un passage à tabac brutal. Son bourreau, petit-fils d’une autorité locale, a fui vers les pays voisins, narguant les autorités locales impuissantes.

 

La mort d’un pygmée Aka  dans l’indifférence

 

C’était dans la nuit de vendredi. Michel Mopiko, pygmée Aka du village Ikoumba1, arrive à l’hôpital secondaire de Mongoumba vers 20 heures. Son corps porte les marques d’un tabassage cruel infligé par MAZOUT BOUROT, petit-fils du chef de groupe Zilongo. Les coups étaient si violents que la victime avait déjà perdu connaissance. Le lendemain matin, à 9h57, Michel Mopiko rend son dernier souffle.

 

Le règne de l’impunité

 

Cette mort sauvage n’étonne personne à Mongoumba. Les agressions contre les pygmée Aka  se répètent sans que leurs auteurs ne soient inquiétés. Les plaintes restent lettre morte. Les policiers et gendarmes tardent à réagir. Pendant ce temps, les agresseurs courent toujours. MAZOUT BOUROT a tranquillement franchi la frontière, certain de son impunité.

 

Une justice à deux leviers

 

Les pygmées Aka vivent dans la peur permanente. Considérés comme des citoyens de seconde zone, ils subissent violences et humiliations quotidiennes. Les autorités locales ferment les yeux. La justice reste sourde à leurs appels. Cette inaction des forces de l’ordre encourage les criminels.

 

Les pygmées Aka : une communauté torturée

 

L’histoire de Michel Mopiko rappelle celle de tant d’autres pygmée Aka , battus, exploités, tués dans l’indifférence générale. Leur statut d’autochtone ne leur garantit aucune protection. Au contraire, il semble justifier toutes les exactions à leur encontre. Les bourreaux savent qu’ils ne risquent rien.

 

Cette mort tragique exige une réponse forte des autorités. La coopération policière avec la RDC et le Congo-Brazzaville doit s’activer pour retrouver le meurtrier. Les forces de l’ordre doivent enfin protéger efficacement les pygmées. La justice doit frapper les coupables.

 

Car le message actuel est effrayant : en Centrafrique, on peut tuer un Aka et s’en tirer sans conséquence. Cette impunité doit cesser. La vie d’un pygmée vaut celle de n’importe quel autre citoyen. La mort de Michel Mopiko ne peut rester impunie.

 

Les autorités doivent agir maintenant. Retrouver et juger le meurtrier. Protéger les Aka. Punir les violences contre les autochtones. Sans quoi d’autres Michel Mopiko mourront sous les coups, dans l’indifférence générale. Le temps des belles paroles est révolu. Les actes doivent suivre.

 

Car derrière ce meurtre odieux se cache une réalité plus sombre encore : celle d’une société qui tolère le massacre de ses citoyens les plus vulnérables. Cette barbarie institutionnalisée ronge les fondements mêmes de notre République. Elle nourrit les haines, creuse les divisions, prépare d’autres drames.

 

La mort de Michel Mopiko nous oblige tous. Elle rappelle l’urgence de défendre les droits humains les plus élémentaires. Elle exige justice. Elle appelle un sursaut moral et politique. Pour que plus jamais un Aka ne meure sous les coups dans l’indifférence générale.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Au cœur de la vie des pêcheurs  sur la rivière Oubangui

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Au cœur de la vie des pêcheurs  sur la rivière Oubangui

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À quatre heures du matin sur les rives de la capitale Bangui, les premières pirogues commencent à s’éloigner déjà des berges de l’Oubangui. Dans la pénombre, Joseph et sa famille chargent leurs filets et provisions pour deux semaines de pêche sur le fleuve. “Nous vivons au rythme de l’eau. Notre pirogue, c’est notre deuxième maison”, explique ce pêcheur de 45 ans qui pratique ce métier depuis son enfance.

 

À bord de son embarcation de 12 mètres, capable de transporter jusqu’à 500 kg de matériel et de poissons, la famille de Joseph s’installe pour une longue campagne de pêche sur l’Oubangui. “Nous dormons sur l’eau, nous mangeons sur l’eau. Les enfants nous aident à tirer les filets et à préparer le poisson”, raconte Marie, son épouse, qui s’occupe du fumage des prises directement sur la pirogue.

 

Plus en aval de l’Oubangui , vers Mobaye, à 611 km de Bangui, d’autres familles pratiquent une pêche plus industrielle. “Nous utilisons des filets plus grands et des pirogues motorisées. En une semaine, nous pouvons capturer jusqu’à 300 kg de poissons”, indique Yogoté, qui dirige une équipe de six pêcheurs expérimentés.

 

La journée s’organise selon des rituels précis. Les filets sont relevés à l’aube et au crépuscule, moments où les poissons sont les plus actifs. Entre-temps, les femmes fument ou sèchent les prises sur des claies improvisées. “Le fumage permet de conserver le poisson plus longtemps. C’est aussi ce qui donne ce goût particulier que les centrafricains apprécient au marché”, explique Antoinette, qui pratique cette technique depuis 20 ans.

 

Les pêcheurs plus modestes, comme papa Nzilo, optent pour des sorties plus courtes. “Je pars trois jours avec mon fils Alain. Nous pêchons surtout la nuit, quand les gros poissons remontent. Avec nos lampes, nous les attirons puis nous lançons les éperviers”, décrit-il, en montrant ses prises de la nuit : des capitaines et des carpes.

 

Cette vie sur l’eau forge des liens particuliers entre les familles de pêcheurs. “Nous nous entraidons beaucoup. Si une pirogue a des problèmes, tout le monde vient aider. C’est la loi du fleuve Oubangui “, souligne Michel, doyen des pêcheurs qui habite au quartier Pétévo à Bangui.

 

La transmission des savoirs reste au cœur de cette activité. “Chaque famille a ses secrets de pêche, ses coins préférés sur le fleuve. Nous apprenons aux enfants à lire les courants, à reconnaître les zones poissonneuses”, explique Kongbo, qui pêche avec ses trois fils.

 

Au retour de leur campagne, les pêcheurs vendent leurs prises aux marchés ngou état, notamment dans le sixième arrondissement de Bangui. Les revenus, bien que variables, permettent de faire vivre toute une famille. “Une bonne campagne peut rapporter entre 150 000 et 200 000 francs CFA”, précise Joseph Yakété.

 

Cette activité traditionnelle, indispensable pour l’économie de ces familles, fait cependant face à des défis croissants. La pollution du fleuve et la surpêche inquiètent les communautés riveraines. “Il faut protéger notre fleuve pour que nos enfants puissent continuer à vivre de la pêche”, conclut Michel, le regard tourné vers l’horizon où d’autres pirogues commencent déjà à rentrer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le Meilleur Casino en Ligne en Île-de-France : Île de Casino

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Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques clés du casino en ligne Ile de Casino.

CaractéristiquesDétails
RTP moyen97 %
Nombre de jeux+700
LicenceCuraçao Gaming Authority
Bonus de bienvenueJusqu’à 2000 € + 15 tours gratuits
Méthodes de paiementCartes bancaires, crypto-monnaies, e-wallets

 

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Les dépôts sont instantanés, et les retraits sont traités en 24 à 72 heures.

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Bienvenue à Jeton Rouge Casino : Une Évasion Virtuelle aux Multiples Possibilités 🎰

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CatégorieDescription
Machines à sousThèmes variés, jackpots progressifs
Jeux de TableRoulette, Blackjack, Baccarat
Jeux de CrashAviator, Jet X, Plinko
Vidéo PokerPour les amateurs de stratégie

 

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Jeton Rouge n’oublie personne : que vous soyez débutant ou expert, l’interface conviviale et intuitive facilite votre navigation.

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De la tribune au digital : AsseActu connecte les fans de l’ASSE à leur club préféré

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Dans le paysage numérique actuel, où l’accès à l’information rapide et précise est une priorité, AsseActu se distingue comme un agrégateur incontournable pour les passionnés de l’AS Saint-Étienne (ASSE). Que vous soyez un fervent supporter ou simplement curieux des performances des Verts, ce site offre une expérience immersive, combinant actualités exclusives, analyses pertinentes et rumeurs de transferts captivantes. Avec son interface conviviale et son flux d’informations mis à jour en temps réel, AsseActu réinvente la manière dont les fans consomment les nouvelles de leur club préféré.

L’une des forces d’AsseActu réside dans sa capacité à rassembler tout ce qui concerne l’ASSE sur une seule plateforme. En quelques clics, les utilisateurs peuvent accéder à des informations riches et variées, allant des résultats des matchs aux actualités « ASSE info live », en passant par des interviews exclusives et des prévisions stratégiques. Cette centralisation de contenus fait d’AsseActu un véritable hub pour les supporters désireux de rester informés à tout moment, où qu’ils soient.

Mais ce qui rend AsseActu véritablement unique, c’est son approche axée sur l’engagement communautaire. En connectant les supporters à travers des analyses détaillées et des récits captivants, le site crée un espace de dialogue et de partage. Ici, chaque match devient une histoire, chaque joueur une figure emblématique, et chaque supporter un acteur clé de l’épopée stéphanoise. AsseActu n’est pas seulement une source d’information, mais une invitation à vivre pleinement la passion pour l’ASSE.

Analyse et expertise en temps réel : comment AsseActu redéfinit l’accès à l’information sur l’ASSE

Dans un univers où chaque seconde compte, les amateurs de football souhaitent accéder à des informations immédiates et précises sur leur club de cœur. C’est ici qu’AsseActu s’impose comme une solution innovante. Le site va au-delà des simples mises à jour en centralisant tout ce qui touche à l’AS Saint-Étienne sur une seule plateforme. Qu’il s’agisse de résultats de matchs, de rumeurs de transferts ou de détails tactiques, AsseActu offre une expérience complète et engageante pour les passionnés des Verts.

Ce qui fait d’AsseActu un site unique :

  • Actualités instantanées : toutes les informations importantes sont disponibles en temps réel.
  • Richesse de contenus : des analyses post-match aux exclusivités en passant par des dossiers spéciaux.
  • Simplicité d’accès : une navigation claire et fluide pour ne jamais manquer l’essentiel.
  • Implication des fans : un espace propice à l’échange et au partage de points de vue.
  • Qualité éditoriale : des sources fiables et une équipe dédiée à la vérification des informations.

Pour mieux comprendre l’atout d’AsseActu, voici une présentation des types de contenus qu’il propose et leur impact :

Catégorie de contenuFréquence des mises à jourIntérêt des utilisateurs
Résultats et analysesAprès chaque matchTrès fort
Rumeurs et transfertsHebdomadaireModéré à élevé
Interviews des joueursRégulièrementÉlevé
ASSE info liveMise à jour continueTrès fort
Informations stratégiquesMensuelleFort

Grâce à cette organisation, AsseActu s’affirme comme une plateforme complète, adaptée à tous les besoins des supporters.

En associant des contenus diversifiés à une expérience utilisateur soignée, AsseActu dépasse la simple fonction d’un site d’information pour devenir un acteur clé dans la relation entre l’ASSE et ses fans. Cette approche permet aux amateurs de vivre chaque moment fort du club comme s’ils étaient au cœur de l’action, renforçant ainsi leur attachement à l’AS Saint-Étienne.

Rumeurs, tactiques et coulisses : AsseActu, la fenêtre digitale sur l’univers de l’AS Saint-Étienne

Dans le monde du football, les supporters cherchent plus qu’un simple résultat de match : ils veulent comprendre les décisions tactiques, découvrir les récits derrière chaque performance et suivre les rumeurs qui animent leur club préféré. AsseActu répond parfaitement à ces attentes en combinant rigueur journalistique et passion pour le club légendaire de l’AS Saint-Étienne. Ce site devient une véritable fenêtre ouverte sur les secrets, les stratégies et les personnalités qui façonnent l’avenir des Verts. Grâce à un contenu diversifié et actualisé, AsseActu offre une expérience enrichissante à tous les amateurs de football.

Des rumeurs captivantes et fiables

L’un des attraits majeurs d’AsseActu réside dans sa capacité à traiter les rumeurs avec sérieux et précision. Contrairement à d’autres plateformes qui publient des informations douteuses, AsseActu s’assure de vérifier chaque détail avant de partager les nouvelles. Voici ce qui distingue leur approche :

  • Actualité vivante : les rumeurs sont mises à jour dès qu’une nouvelle source crédible apparaît.
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  • Une analyse équilibrée : les spéculations sont accompagnées d’une réflexion sur leur impact potentiel sur l’équipe.

Ces éléments permettent aux supporters de s’immerger dans l’univers des transferts et des projets futurs du club, tout en cultivant une perspective réaliste et informée.

L’art d’expliquer les tactiques et les coulisses

Au-delà des rumeurs, AsseActu excelle dans l’art de décortiquer les choix tactiques et de raconter les histoires qui se jouent en coulisses. Cette approche unique aide les supporters à mieux comprendre l’ADN de leur équipe. Voici ce qui rend ces contenus si engageants :

  • Décryptage stratégique : chaque décision de l’entraîneur est expliquée de manière claire et accessible.
  • Récits humains : les anecdotes sur les joueurs et les membres du staff renforcent le lien émotionnel avec le club.
  • Focus sur l’authenticité : les articles mettent en lumière des aspects souvent méconnus, comme les routines d’entraînement ou les dynamiques internes.

En offrant cette vision approfondie et humaine, AsseActu rapproche les fans de l’AS Saint-Étienne comme jamais auparavant. Ce site devient ainsi bien plus qu’une simple source d’information : il incarne la passion et l’esprit qui unissent le club et ses supporters.

Conclusion : AsseActu, un pont entre tradition et innovation pour les fans de l’ASSE

 

AsseActu : le site incontournable pour suivre l’actualité et les secrets de l’ASSE

  

Au fil de cette exploration, il est évident qu’AsseActu ne se limite pas à une simple plateforme d’actualités sportives. Ce site se positionne comme un véritable trait d’union entre le passé glorieux de l’AS Saint-Étienne et les aspirations futures des supporters. En offrant un contenu varié, fiable et immersif, il redéfinit la manière dont les fans vivent leur passion pour les Verts.

Les points forts du site, qu’il s’agisse des mises à jour en temps réel, des analyses tactiques ou des récits exclusifs, illustrent une volonté constante de connecter les supporters à l’univers riche et captivant de leur club. Chaque interaction sur AsseActu transforme le simple fait de suivre l’actualité en une expérience plus profonde, rythmée par l’intensité des matchs et les histoires humaines qui se déroulent en coulisses.

Avec AsseActu, l’AS Saint-Étienne trouve un nouveau souffle numérique, reliant sa communauté à travers des contenus engageants et une accessibilité accrue. Ce site n’est pas seulement une fenêtre ouverte sur l’univers de l’ASSE ; il est une véritable invitation à vivre et partager une passion intemporelle, portée par la force d’une équipe et la ferveur de ses supporters.

Les Centrafricains réclament désormais un monument à Moscou pour leurs soldats morts en Ukraine

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Les Centrafricains réclament désormais un monument à Moscou pour leurs soldats morts en Ukraine

 

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La statue des chefs de Wagner morts dans un accident d’avion près de Moscou en Russie, érigée en pleine capitale centrafricaine Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les voix commencent à pousser sérieusement dans les différents quartiers de la capitale Bangui et sur les réseaux sociaux : les Centrafricains exigent qu’un monument soit érigé à Moscou, près du palais présidentiel de Vladimir Poutine, pour honorer leurs soldats tombés en Ukraine.

 

Cette demande prend de l’ampleur depuis la mort du soldat Derrick (jeune du quartier Nguinda, derrière le restaurant Mirandelà de Bangui),  et de ses camarades sur le front ukrainien la semaine dernière.

“Chez nous ici en RCA, la Russie a installé deux statues près du palais présidentiel à Bangui, et c’est très visible pour tous les centrafricains. Pourquoi nos soldats, morts pour leur cause en Ukraine, n’auraient-ils pas droit au même honneur à Moscou ?”, interroge un militaire, promotion du soldat Derrick tué en Ukraine dans une frappe chirurgicale de l’armée ukrainienne sur les chairs à canon centrafricaines.

Les Centrafricains réclament désormais un monument à Moscou pour leurs soldats morts en Ukraine
Le chef d’État-major, les directeurs de la gendarmerie et de la police saluent militairement la statue des créateurs du groupe Wagner à Bangui

 

À Bangui, deux monuments, visibles pour tous les centrafricains,  célèbrent déjà la présence des Mercenaires russes du groupe Wagner : l’un dédié aux mercenaires de Wagner, l’autre à leur chef Evgueni Prigojine, inauguré le 3 décembre. Pour  les  Centrafricains, cette situation explique un déséquilibre dans la reconnaissance des sacrifices, surtout nos soldats martyrs morts à cause de la criminalité du Président russe Vladimir Poutine.

 

“Nos jeunes ne doivent pas devenir des soldats anonymes. Ils sont partis avec l’autorisation du président Touadéra pour servir aux côtés des Russes. Leur mémoire mérite d’être honorée officiellement à Moscou, près du palais présidentiel russe”, insiste un habitant du quartier Boy-Rabe.

 

Cette revendication gagne en intensité sur les réseaux sociaux, où les centrafricains internautes partagent massivement des photos du soldat Derrick, devenu le symbole de ces combattants africains envoyés sur le front ukrainien.

 

Le ministère centrafricain de la Défense, comme les autorités russes, n’ont pas encore réagi à ces appels qui se multiplient dans les rues de la capitale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Corbeaunews Centrafrique

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La corruption, sport national préféré du régime de Touadera , selon un panafricaniste   

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La corruption, sport national préféré du régime de Touadera , selon un panafricaniste   

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Un panafricaniste autoproclamé ouest africain dénonce avec justesse, sans le vouloir, le mal qui ronge la Centrafrique : une corruption généralisée qui paralyse tout développement. Son discours sur la corruption comme frein principal au développement des pays africains décrit parfaitement la situation actuelle sous régime de Touadera.

 

Un système de pillage à tous les niveaux du régime de Touadera

 

À Bangui, la corruption gangrène chaque échelon de l’administration. Des agents subalternes aux plus hauts dignitaires, le détournement des fonds publics est devenu la norme, d’ailleurs c’est le sport national préféré du régime de Touadera. Les ministres paradent en jets privés pendant que les élèves étudient à même le sol. Le ministre des Grands Travaux Binda Koyagbélé exhibe sans honte un train de vie luxueux sur les réseaux sociaux.

 

La prédation des ressources publiques atteint des proportions inédites dans ce régime de Touadera. Quand un pays reçoit 500 milliards de francs CFA par an et ne construit ni routes, ni écoles, ni hôpitaux, la question se pose : où va cet argent ?

 

Une corruption institutionnalisée

 

Le régime de Touadera a institutionnalisé le pillage systématique des ressources nationales. Les nominations aux postes clés se monnaient. Les marchés publics sont détournés. Les caisses de l’État se vident pendant que les comptes privés des dignitaires débordent.

 

Dans les provinces, la situation est catastrophique. Les populations n’ont accès ni à l’eau potable, ni à l’électricité, ni aux soins de base. Pendant ce temps, les enfants des dirigeants étudient dans les meilleures écoles à l’étranger.

 

Une prédation sans précédent

 

La Centrafrique vit une situation unique au monde : un pays entier livré au pillage par sa propre classe dirigeante. Du petit fonctionnaire au président, chacun participe à sa mesure à ce festin sur les deniers publics.

 

L’aide internationale, censée développer le pays, alimente ce système prédateur du régime de Touadera. Les fonds disparaissent dans un labyrinthe de détournements, ne laissant que des miettes pour les services essentiels à la population.

 

Ce panafricaniste ne croyait pas si bien dire : la corruption tue tout espoir de développement. Son discours dénonçant la corruption comme premier frein au développement décrit exactement le régime qu’il prétend défendre. La Centrafrique sous Touadera incarne parfaitement cette gangrène qui détruit notre pays de l’intérieur depuis près de 10 ans.

 

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Le ministre conseiller Pascal Binda Koyagbelé, cerveau du braquage des Franco-Algériens

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Le ministre conseiller Pascal Binda Koyagbelé, cerveau du braquage des Franco-Algériens

 

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Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La vérité commence petit à petit à éclater enfin sur le braquage des deux Franco-Algériens survenu le 9 juin 2024 dans le septième arrondissement à Bangui. Notre enquête démontre que le ministre conseiller à la présidence chargé des grands travaux, monsieur Pascal Binda Koyagbelé a manœuvré de bout en bout dans l’ombre pour organiser cette opération criminelle qui a rapporté près de 800 millions de francs CFA.

 

La machination de Pascal Binda Koyagbelé

 

Tout commence par une information qui parvient aux oreilles du ministre conseiller Pascal Binda Koyagbelé : les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, négocient avec le ministère des Mines l’acquisition d’une machine de taillerie de diamants d’une valeur d’un million de dollars. Pascal Binda Koyagbelé, croyant que l’équipement est déjà livré, monte alors une opération pour s’en emparer.

 

Il active ses réseaux et contacte le chef des Wagner, y compris le directeur général de la garde présidentielle pour monter un coup. Le plan est simple : une prétendue perquisition qui servira de couverture à un braquage en règle. Ainsi, le directeur de la garde présidentielle mobilise ses hommes, à la tête le commandant Yarkokpa ainsi que d’autres éléments braqueurs de la garde présidentielle.

 

L’exécution et le partage du butin

 

Le 9 juin, les hommes du commandant Yarkokpa investissent le domicile des Franco-Algériens dans le 7e arrondissement. Ne trouvant pas la machine convoitée,  qui n’avait pas encore été livrée,  ils raflent tout ce qu’ils peuvent : diamants, or, équipements divers. Le butin est estimé à 800 millions de francs CFA.

 

Le partage s’organise selon une hiérarchie bien établie : Pascal Binda Koyagbelé prend sa part, le directeur général de la garde présidentielle récupère la sinnesienne, le commandant Yarkokpa lui aussi, le colonel Patassé ainsi que le procureur également ont eu leur part, et les mercenaires Wagner ne sont pas oubliés. Les victimes sont incarcérées à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, puis à la prison du camp de Roux, avant d’être relâchées et de quitter le pays pour Dubaï.

 

Le double jeu de Pascal Binda Koyagbelé

 

Par ailleurs, Pascal Binda Koyagbelé  change de stratégie. Il annonce désormais la création d’une société de taillerie de diamants en partenariat avec un autre Franco-Algérien basé à Londres. Une manœuvre qui rappelle ses escroqueries passées, notamment celle des 100 millions de francs CFA soutiré à une femme d’affaires centrafricaine il y a quinze ans, sous prétexte de créer une imprimerie.

 

Un escroc multirécidiviste aux commandes

 

Le parcours de Pascal Binda Koyagbelé  est jalonné d’escroqueries similaires. Sa nomination comme ministre conseiller n’a fait que lui donner plus de moyens pour ses activités frauduleuses. L’affaire du braquage des Franco-Algériens n’est que le dernier exemple en date de ses méthodes.

 

Les ramifications de l’affaire

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de prédation des ressources minières centrafricaines. Elle intervient au moment où le gouvernement tente de restructurer le secteur avec la création de nouvelles entités comme la Geminca et l’arrivée d’investisseurs étrangers.

 

L’impunité dont bénéficie Pascal Binda Koyagbelé pose question. Comment un ministre conseiller peut-il continuer à exercer ses fonctions après avoir organisé un braquage ? La réponse tient sans doute aux protections dont il bénéficie et aux nombreux complices qu’il a eu au sein de l’appareil d’État.

 

Les victimes ont quitté le pays, mais l’affaire continue de faire des vagues à Bangui. Les 800 millions de francs CFA volés circulent désormais dans les réseaux opaques du pouvoir, pendant que Pascal Binda Koyagbelé  vol à bord du jet privé.

 

Cette affaire démontre une fois de plus comment les ressources du pays sont pillées par ceux-là mêmes qui devraient les protéger. Elle illustre également la capacité de Koyakbalé à recycler ses activités criminelles sous couvert de projets économiques légitimes, une tactique qui lui a toujours réussi jusqu’à présent.

 

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Mathurin Bengué Bossin :  Le parfait pantin de Touadera joue à l’opposant et note Touadéra  17/20

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Mathurin Bengué Bossin :  Le parfait pantin de Touadera joue à l’opposant et note Touadéra  17/20

 

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monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Sans rire, monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin , un vendeur de voitures d’occasion, qui se régale d’un doctorat en sciences politiques, encense Touadera à 17/20 tout en proclamant sa candidature contre lui. Une comédie politique à l’ivoirienne qui dépasse l’entendement.

 

Dans les coulisses d’une bouffonnerie politique

 

L’histoire tient du vaudeville. Un certain Mathurin, mué en Mouamar il y a trente ans, parade dans les rues de Bangui en jouant les grands opposants politiques. Sa particularité ? Il chante les louanges du régime qu’il prétend combattre. À l’entendre, Touadera frôle la perfection – ne lui manque que l’expulsion définitive des “forces coloniales” pour décrocher le 20/20.

 

Les contes de fées d’un économiste improvisé

 

Les promesses de notre homme, monsieur Mouamar Bengué Bossin ont le mérite de faire sourire. Pétrole, uranium : sa baguette magique transformera ces ressources en pluie de milliards. Des projets farfelus s’égrènent comme des perles : machines agricoles miraculeuses, banques sorties du chapeau… Le tout sans une once de réalisme financier. Son prétendu doctorat en sciences politiques ne l’empêche pas de débiter des théories économiques qui feraient rougir un collégien.

 

Le grand écart diplomatique

 

Notre nomade politique, monsieur Mouamar Bengué Bossin  jongle avec les alliances comme un acrobate maladroit. D’un côté, il encense Wagner,  “ces anges gardiens incompris des centrafricains ” selon lui. De l’autre, il rêve d’une alliance Iran-Russie-Chine, tout en biffant l’Occident de la carte. Une gymnastique diplomatique qui frise le grand écart.

 

Les petits secrets d’une fausse opposition

 

Les selfies pleuvent : ici avec un ministre conseiller, Fidèle Gouandjika, là dans les champs de Touadera à Damara. Notre homme collectionne les clichés avec le pouvoir comme d’autres les timbres. Entre deux critiques timides du “système”, il vante sa proximité avec ceux qu’il prétend combattre. Un numéro d’équilibriste qui ne trompe personne.

 

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Centrafrique : pourquoi plus de 40% des prisonniers de la SRI sont-ils des militaires ?

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plus de 40% des prisonniers de la SRI sont des militaires, et ils sont en colère

 

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le-sergent-chef-Johnattan-Mackfoy-décédé-à-Obo-le-18-juillet-2018 – Centrafrique : clash entre les FACA à Obo, des officiers en débandade.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Plusieurs dizaines des militaires centrafricains, dont des officiers supérieurs, pourrissent depuis des mois dans les geôles de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de Bangui. Notre enquête exclusive découvre un système d’emprisonnement parallèle où les soldats, arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, subissent des traitements inhumains. Documents et témoignages prouvent l’existence d’une machine répressive ciblant spécifiquement l’armée nationale.

 

Le règne de l’arbitraire dans les cellules de la SRI 

 

Les chiffres glacent le sang. Dans cette unité de la gendarmerie nationale censée mener des enquêtes, plus de 40% des détenus portent l’uniforme des FACA. Les arrestations se multiplient dans les quartiers de la capitale, mais également dans les villes de province. Les motifs varient : certains sont accusés de crimes réels – braquages, meurtres, vols. D’autres se retrouvent derrière les barreaux sur simple décision des mercenaires russes, sans mandat ni procédure légale, et personne ne doit les contester.

 

Une détention hors de tout cadre légal

 

Le détournement de la SRI en centre de détention permanent viole toutes les règles pénitentiaires. Les militaires y passent des mois, parfois plus d’un an, sans comparution devant un juge. Les cellules surpeuplées, l’absence d’hygiène et de soins médicaux transforment ces hommes en épaves. Leurs uniformes en lambeaux symbolisent la déchéance d’une armée nationale humiliée.

 

La colère gronde derrière les murs

 

Dans les cellules, la rage contre le pouvoir grandit. Les témoignages des détenus convergent vers un constat amer : leur président Baba Kongoboro a abandonné le commandement du pays aux forces russes du groupe Wagner. Cette perte de souveraineté nourrit une hostilité croissante. “Comment un soi-disant chef d’État peut-il renoncer à diriger son propre pays  au profit d’un groupe des criminels russes ?”, interroge un officier supérieur incarcéré depuis 4 mois.

 

L’autorité militaire disloquée

 

La mainmise des mercenaires russes sur l’appareil sécuritaire centrafricain crée des tensions profondes. Les arrestations arbitraires d’officiers sapent la chaîne de commandement. L’armée nationale, censée défendre le territoire, se trouve paralysée par la peur des interpellations des Wagner.

 

L’armée meurtrie, le pays en danger

 

La transformation de militaires en prisonniers politiques dessine un tableau inquiétant. La multiplication des détentions arbitraires attise les rancœurs. Les conditions inhumaines de détention à la SRI nourrissent un ressentiment qui pourrait exploser. Le pouvoir joue avec le feu en laissant ses forces armées sous la coupe des mercenaires russes.

 

Cette crise au sein de l’armée centrafricaine traduit l’effondrement des institutions nationales. La délégation du pouvoir militaire aux forces russes fragilise l’État. Le mécontentement qui couve dans les cellules de la SRI présage des lendemains incertains pour un pays où l’armée nationale devient la cible privilégiée d’un système répressif incontrôlé.

 

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Le chaos de l’école centrafricaine : 84% des jeunes privés d’éducation secondaire, selon la banque mondiale

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Le chaos de l’école centrafricaine : 84% des jeunes privés d’éducation secondaire, selon la banque mondiale

 

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Les enfants dans la cour de l’école Birlo. Un secteur scolaire de Boali. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le système éducatif centrafricain expose ses failles au grand jour. Selon les derniers chiffres publié par la Banque mondiale, seuls 16% des jeunes accèdent à l’enseignement secondaire, un chiffre qui sonne comme un échec retentissant.

 

‘Mes enfants s’assoient par terre pour étudier. Nous n’avons ni tables, ni bancs’, déplore Pauline, mère de trois élèves à l’école Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui. Une réalité d’autant plus choquante que le pays exporte massivement son bois.

 

Le phénomène des ‘maîtres-parents’ persiste dans chaque école centrafricaine . Ces enseignants non formés, payés par les familles, tentent de combler les vides. Un système qui pénalise doublement les parents, déjà écrasés par la pauvreté.

 

Dans les salles de classe bondées de l’école centrafricaine, un enseignant peut faire face à plus de 150 élèves. ‘Comment assurer un enseignement de qualité dans ces conditions ?’, s’interroge Jean, enseignant depuis 15 ans. Les résultats aux examens nationaux reflètent cette détresse.

 

La formation des enseignants reste problématique. Les écoles normales manquent de moyens. De nombreux diplômés fuient vers d’autres secteurs, découragés par les conditions de travail et les salaires insuffisants.

 

Plus spectaculaire encore, les bars et ‘caves’ dépassent en nombre les établissements scolaires dans certains quartiers de Bangui. Des jeunes abandonnent leurs études, attirés par des revenus rapides.

 

Les provinces subissent de plein fouet cette crise éducative. Des sous-préfectures entières fonctionnent sans lycée public. Les familles rurales voient leurs enfants privés de toute chance de poursuivre des études secondaires.”​  C’est un véritable Le chaos de l’école centrafricaine . ​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La CPC-F dénonce un massacre des Wagner sur un site minier à Falata

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La CPC-F dénonce un massacre des Wagner sur un site minier à Falata

 

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Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans un communiqué de presse publié le 8 décembre 2024, la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F) dénonce une attaque meurtrière survenue sur le site minier de Falata, près de Kouki, dans la préfecture de l’Ouham,  en République centrafricaine.

 

Selon le communiqué de presse signé par AMR Faisel, porte-parole particulier près de l’état-major général de la CPC-F à Ndélé, des Mercenaires russes du groupe Wagner auraient perpétré des actes violents contre des civils, dont l’assassinat d’un certain Saradine, un imminent collecteur d’or et diamants très connu dans la localité.

La CPC-F dénonce un massacre des Wagner sur un site minier à Falata
Le collecteur de diamant et or monsieur Sallahdine assassiné par les mercenaires russes du groupe Wagner près de Kouki

 

La CPC-F condamne ces actes et demande l’ouverture sans délai d’une enquête internationale approfondie. Le mouvement appelle également la communauté internationale à intervenir pour que “justice soit rendue aux victimes de ces actes horribles”, indique le communiqué.

 

Ces allégations surviennent dans un contexte de tensions persistantes entre la CPC-F et les forces gouvernementales soutenues par le groupe Wagner en RCA. La ville de Ndélé, d’où est émis le communiqué de presse de la CPC-F, se situe à 654 km au nord de Bangui.

 

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Bangui  plonge dans le noir : 90% des populations privés d’électricité et d’eau

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Bangui, rien que Bangui,  plonge dans le noir : 90% des populations privés d’électricité et d’eau

 

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Croisement du quartier Sinistrés, à Galabadja3 de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le quotidien des Centrafricains ressemble à un éternel parcours du combattant. Un récent rapport de la Banque mondiale révèle une statistique accablante : près de 9 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’électricité. L’eau courante reste un luxe rare.

 

‘Je passe trois jours sans électricité à Bimbo. L’eau ne coule plus depuis deux jours ‘, témoigne Marie, commerçante. Dans son quartier, les habitants puisent l’eau des puits, au risque de maladies graves.

 

À Bangui, quartier par quartier, le constat est identique. Les coupures d’électricité paralysent l’activité économique. Les petits commerçants perdent leurs marchandises faute de réfrigération. Les écoliers étudient avec de la lampe à pétrole.

 

Le barrage de Boali, principale source d’énergie du pays, ne suffit plus à alimenter la capitale Bangui au complet. Les installations vieillissantes et mal entretenues ne répondent plus aux besoins d’une population grandissante. Les promesses de réhabilitation restent sans suite.

 

L’accès à l’eau potable pose un défi majeur de santé publique. Des familles consomment l’eau des puits, faute d’alternatives. Les maladies hydriques se multiplient, touchant particulièrement les enfants.

 

Dans les provinces, la situation frôle l’abandon total. Des préfectures entières fonctionnent sans réseau électrique ni système d’adduction d’eau. Les populations rurales vivent comme au siècle dernier.

 

Les projets annoncés de centrales solaires et de nouveaux forages tardent à voir le jour. En attendant, les Centrafricains s’organisent comme ils peuvent, dans un pays paradoxalement riche en ressources hydrauliques.

 

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Crimes contre l’humanité à Ndélé : La CPS fixe son rendez-vous avec l’histoire

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Crimes contre l’humanité à Ndélé : La CPS fixe son rendez-vous avec l’histoire

 

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Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) en République centrafricaine s’apprête à rendre son verdict dans un procès majeur impliquant Azor Kalité et trois autres accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’audience publique est prévue le vendredi 13 décembre 2024 à 10h00 au siège de la CPS à Bangui.

 

Cette affaire, connue sous le nom “Ndélé 1”, a été renvoyée devant la Section d’assises par la Chambre d’appel de la CPS le 23 octobre 2023. Les accusés sont Azor Kalité, Charfadine Moussa, Antar Hamat et Wodjonodrogba Oumar Oscar, poursuivis pour leur implication présumée dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, à 654 km au nord de Bangui.

 

Dans ses réquisitions, le Parquet spécial a requis des peines exemplaires : 30 ans de réclusion criminelle pour Azor Kalité, considéré comme le principal accusé, et 20 ans pour ses trois co-accusés. Les avocats de la défense ont, de leur côté, plaidé l’acquittement pour l’ensemble des prévenus.

 

Cette audience historique sera accessible aux médias nationaux et internationaux sous certaines conditions strictes. Les journalistes sont autorisés à effectuer des prises de vue uniquement pendant les cinq premières minutes de l’audience et devront être présents dans la salle à 9h50. Toute captation d’images depuis la galerie du public sera formellement interdite.

 

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La chute d’Assad en Syrie : un avertissement pour la présence russe en Centrafrique

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La chute d’Assad en Syrie : un avertissement pour la présence russe en Centrafrique

 

La chute d'Assad en Syrie : un avertissement pour la présence russe en Centrafrique
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Par la rédaction de Corbeaunews Centrafrique.

La prise de Damas par les rebelles syriens ce 8 décembre 2024, signant la fin du régime de Bachar al-Assad, résonne comme un coup de tonnerre jusqu’en République centrafricaine. Cette chute spectaculaire d’un allié majeur de Moscou a provoqué de vives réactions en République centrafricaine. Elle pousse même les centrafricains à s’interroger sur la fiabilité du soutien russe et l’avenir des régimes appuyés par le groupe Wagner en Afrique, notamment les russe en Centrafrique.

 

L’emprise russe en Centrafrique : un état dans l’État

 

Au pays du Président Barthelemy Boganda, l’influence du groupe Wagner s’étend bien au-delà du simple soutien militaire au régime du Président Kongoboro. Les mercenaires russes contrôlent désormais des secteurs stratégiques de l’économie nationale. Dans le secteur minier, ils exploitent massivement l’or et diamants, notamment dans les régions de Ydéré, dans la Nana-Mambéré, de Boda, dans la Lobaye, de Bria, dans la Haute-Kotto, de Bossangoa, dans l’Ouham,   et de Ndachima, dans la Ouaka. Des témoignages vérifiés et documentés par des journalistes et les experts des nations unies rapportent des expulsions forcées de mineurs artisanaux et l’accaparement des sites les plus productifs.

 

Le contrôle s’étend aux douanes et aux finances publiques. Des agents Wagner  dirigent les contrôles et, selon plusieurs sources, détournent une partie significative des recettes. Le ministère des Finances lui-même voit son autorité compromise par cette présence envahissante russe en Centrafrique.

 

Violence et exactions contre la population

 

Les témoignages d’exactions se multiplient. Dans les zones rurales, les mercenaires sont accusés sur des faits réels d’assassinats ciblés, d’égorgements de gardiens de boutiques, et de violences sexuelles. Des cas de braquages, de vols de motos et de pillages systématiques sont régulièrement signalés. La population des villages reculés vit dans la crainte permanente, particulièrement dans les régions minières, où la présence russe en Centrafrique est signalée.

 

La mainmise politique et sécuritaire

 

L’influence russe en Centrafrique s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Le groupe russe Wagner contrôle de facto la sécurité présidentielle et influence les nominations aux postes clés comme à l’État-major, à la direction générale de la gendarmerie, à la direction générale de la police. Les forces de défense nationales se trouvent marginalisées, créant des tensions au sein même de l’appareil sécuritaire. Sur le plan politique, c’est encore pire. Wagner décide tout, même le changement illégal de la constitution du pays.

 

Les réactions à la chute d’Assad

 

Le coordonnateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba, a souligné la fragilité des régimes sans soutien populaire : “Les leçons syriennes doivent être comprises en RCA. Sans le soutien populaire, aucun pouvoir, même militarisé, ne peut résister face à l’usure du temps. Bambari est un signe”.

 

La présence de nombreux mercenaires syriens dans les rangs de Wagner en RCA ajoute une dimension particulière à cette situation. Ces combattants, recrutés initialement en Syrie, se retrouvent aujourd’hui dans une position délicate alors que leur pays d’origine connaît un bouleversement majeur.

 

Impact sur l’avenir de la RCA

 

La déclaration de Kiev affirmant que “les dictateurs qui ont parié sur Poutine sont voués à la chute” trouve un écho particulier en Centrafrique. Les citoyens centrafricains s’interrogent sur la sincérité d’un système basé sur le soutien de mercenaires étrangers plutôt que sur l’adhésion populaire, comme le cas de russe en Centrafrique.

 

Le BRDC appelle à un “dialogue sincère”, rappelant les échecs des tentatives de 2013. La situation actuelle en Syrie pourrait servir de catalyseur pour une réévaluation des alliances et de la gouvernance en RCA.

 

Une communauté internationale paralysée en Centrafrique

 

Pendant ce temps, en Centrafrique, la communauté internationale semble détourner le regard. La Cour pénale internationale n’a toujours pas ouvert d’enquête sur les exactions de Wagner, tandis que l’attention mondiale se concentre sur d’autres conflits. Les Centrafricains se sentent abandonnés face à cette situation, même si beaucoup gardent l’espoir d’un changement, comme l’illustre la chute inattendue du régime Assad.

 

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Soldats FACA tués en Ukraine : Le cri de détresse des familles face au silence russe

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Soldats FACA tués en Ukraine : Le cri de détresse des familles face au silence russe

 

Soldats FACA tués en Ukraine : Le cri de détresse des familles face au silence russe
Cérémonie d’allégeance des soldats FACA aux Mercenaires russes de la société Wagner sur leur place d’armes à Berengo en vue d’aller combattre aux côtés des russes en Ukraine.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des mères en larmes, des enfants orphelins, des épouses abandonnées. À Bangui, les familles des Soldats FACA  morts sur le front ukrainien lancent un appel déchirant. Elles demandent un juste dédommagement et la reconnaissance du sacrifice de leurs proches, pendant que les représentants russes détournent le regard.

 

Le contraste est saisissant dans les rues de la capitale centrafricaine. Devant l’ambassade de la Russie à Bangui, une délégation de parents meurtris attend des réponses des autorités russes. “Mon fils est un militaire. Il est mort pour la Russie avec certains de ses collègues soldats FACA tués. Ses enfants n’ont plus rien pour vivre ni pour étudier”, témoigne Marie K., mère d’un soldat tombé près de Bakhmut.

 

Les demandes des familles des Soldats FACA  tués en Ukraine restent modestes. Elles réclament une pension pour les veuves et les orphelins, un soutien financier pour reconstruire leur vie brisée. Plus symboliquement, elles souhaitent voir les noms de leurs fils gravés sur un monument à Moscou, aux côtés des soldats russes morts pour la même cause.

 

Mais le dialogue est rompu. Les responsables russes à Bangui balaient ces requêtes d’un revers de main. “Quand nos hommes meurent ici, personne ne réclame d’argent aux centrafricains “, rétorquent-ils. Cette comparaison boiteuse ignore une réalité : les soldats FACA ont répondu à un appel officiel de Moscou, mais eux, ils viennent ici, non pas par la demande des centrafricains, mais seulement pour protéger le régime de Kongoboro  afin de bien piller le pays .

 

Dans les différents quartiers de Bangui, l’incompréhension grandit. Comment accepter que ces mêmes mercenaires russes vivent dans l’opulence, pendant que les familles de Soldats FACA  qui ont tout donné pour la Russie et Poutine sombrent dans la misère ? Les veuves racontent leur quotidien impossible, entre dettes et enfants déscolarisés.

 

“Nous ne demandons pas la charité au Président Poutine”, insiste Marthe, épouse de l’un des Soldats FACA tués par les ukrainien en Ukraine. “Nos maris sont partis défendre les intérêts de la Russie. Leurs enfants méritent un avenir“. À ses côtés, d’autres femmes hochent la tête, unies dans leur douleur et leur détermination.

 

Les rues de Bangui murmurent déjà leur colère. Entre les différents quartiers de la capitale, on s’indigne de ce deux poids, deux mesures. La tension monte, alimentée par ce déni de justice qui blesse profondément la dignité des familles des soldats centrafricains.

 

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Escroquerie massive au ministère de l’urbanisme, le DG du FAEU au cœur d’un nouveau scandale

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Escroquerie massive au ministère de l’urbanisme, le DG du FAEU au cœur du scandale

 

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Patrice Yarkokpa, directeur général du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU)

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des millions de francs CFA détournés, des terrains fantômes, des victimes désemparées. Le Directeur général du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), Patrice Yarkokpa, est au cœur d’un vaste système d’arnaque foncière à Bangui. Notre enquête révèle un mécanisme d’escroquerie bien installée au sein même du ministère de l’Urbanisme.

 

Un système d’arnaque institutionnalisé au sein du FAEU  

 

L’acquisition d’un terrain à Bangui tourne au cauchemar pour de nombreux Centrafricains. Au cœur de ce drame, le Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), une institution rattachée au ministère de l’Urbanisme, censée faciliter l’accès à la propriété foncière. Des témoignages recueillis par la rédaction du CNC dévoilent un vaste réseau d’arnaque organisé par le Directeur général de cette institution, Patrice Yarkokpa, et certains agents du cadastre.

 

Des citoyens désemparés versent des millions de francs CFA pour des terrains qui n’existent que dans les promesses des responsables. Ces derniers, une fois l’argent encaissé, se volatilisent ou multiplient les excuses, laissant leurs victimes sans recours. Notre enquête au sein de ce ministère dévoile le mécanisme minutieux de cette escroquerie qui infecte l’administration foncière du pays.

 

Une double arnaque organisée par le FAEU  sans la moindre honte

 

“J’ai d’abord perdu un million de francs CFA auprès d’un agent du cadastre de Bimbo en janvier 2022. Sans terrain ni quittance en retour, il m’a même bloqué sur son téléphone”, témoigne un prêtre catholique, victime de cette arnaque. Déterminé à acquérir un terrain pour sa mère, il vend sa voiture et tente une nouvelle démarche, cette fois directement auprès du FAEU.

 

En 2023, persuadé de suivre la procédure officielle, le religieux verse 1,2 millions de francs CFA au Directeur général du FAEU, Patrice Yarkokpa. “Il m’a promis un terrain sous deux semaines, puis deux mois. Un an plus tard, aucune attribution”, poursuit la victime. Le DG ignore systématiquement appels, SMS et messages WhatsApp, tout en les consultant ostensiblement.

 

Le ballet des excuses et des rendez-vous manqués”

 

Après trois mois d’attente à Bangui, multipliant les démarches infructueuses, la victime alerte le Directeur de Cabinet du ministère de l’urbanisme, monsieur Pamphile Maleyombo. La réponse de ce dernier est sans appel : sans quittance, impossible d’obtenir une parcelle. Un cercle vicieux puisque le DG du FAEU n’a jamais délivré le précieux document malgré le versement effectué.

 

“Mon frère , nous traitons d’abord les occupants traditionnels, nous nous occuperons de vous après”, répète inlassablement le DG du FAEU  lors des rares rencontres avec ses victimes. Face aux demandes de remboursement, il tente une approche nocturne par téléphone, révélant sa capacité à communiquer quand il se sent acculé.

 

La justice impuissante face aux escrocs

 

L’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB), saisi par ce prêtre victime,  a émis trois convocations à l’encontre du DG du FAEU. En vain. “Depuis un mois, il ne vient plus au bureau”, confirme une source interne au ministère de l’urbanisme. Une tentative d’esquiver la justice en envoyant son avocat s’est heurtée au refus catégorique des enquêteurs de l’OCRB qui exigent sa présence personnelle.

 

Dans le volet Bimbo de l’affaire, l’agent cadastral Anthelme Limade , identifié et arrêté par l’OCRB, n’a remboursé que 600 000 francs CFA sur le million extorqué. Une maigre consolation pour la victime qui cumule plus de 2500000 de France CFA de pertes.

 

Des solutions qui se font attendre

 

Devant ce système organisé d’escroquerie, les victimes réclament justice et le remboursement intégral de leurs fonds. L’absence prolongée du DG du FAEU laisse planer le doute sur l’ampleur réelle des sommes détournées. Cette affaire dévoile l’urgence d’une réforme profonde dans l’attribution des terrains à Bangui, où l’opacité administrative favorise ces pratiques frauduleuses.

 

Cette investigation du CNC démontre l’ampleur des dysfonctionnements au sein du ministère de l’Urbanisme, où les responsables censés garantir la légalité des transactions foncières organisent eux-mêmes un système d’extorsion de fonds.

 

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Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba, ministre des transports, justifie l’assassinat du chauffeur camerounais par les mercenaires russes : tout ce que Dieu fait est bon

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Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba, ministre des transports, justifie l’assassinat du chauffeur camerounais par les Mercenaires russes : tout ce que Dieu fait est bon

 

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Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 “La mort arrive de plusieurs manières, c’est le destin, c’est ce que Dieu a prévu.” Ces mots du ministre centrafricain des Transports, Gontran Ndjono-Ahaba, à Garoua-Boulaï, ont révolté la famille du chauffeur camerounais tué par les mercenaires russes. Le ministre a utilisé la religion pour expliquer l’assassinat de ce chauffeur.

 

Le discours du ministre dévoile sa soumission à Wagner. “Si ce n’était pas ça, il devait mourir aussi dans une autre circonstance ce même jour-là. Parce que Dieu a déjà prévu sa fin de vie. Et tout ce que Dieu fait est bon.” Cette logique transforme un acte criminel en simple fatalité.

 

Ndjono-Ahaba s’inquiète davantage de la reprise du transport que de la mort du chauffeur : “La manière dont vous avez réagi pour bloquer le trafic n’a pas été bonne. Vous pénalisez plus de 6 millions de vos frères et sœurs de RCA“. Une stratégie qui accuse les victimes plutôt que les bourreaux.

 

Dans son intervention, le ministre Gontran Ndjono-Ahaba  noie le meurtre sous des détails techniques : moins de barrières sur les routes (de 30 à 7), une possible révision d’une taxe de 2 000 FCFA, une baisse des frais d’escorte. Ces ajustements masquent l’essentiel : l’impunité totale des mercenaires russes.

 

La seule mesure concrète – les frais d’escorte réduits de 25 000 à 15 000 FCFA au retour ,   prouve l’absurdité : les chauffeurs paient leur protection à ceux qui les tuent.

 

“Un ministre qui utilise Dieu pour excuser un assassinat devient complice”, dit un syndicaliste anonyme. Cette manipulation religieuse montre l’emprise de Wagner sur les autorités centrafricaines.

 

Les propos de Gontran Ndjono-Ahaba attestent de l’abandon total de la souveraineté centrafricaine. En évitant de nommer les tueurs et en parlant de volonté divine, il donne un blanc-seing aux exactions des mercenaires russes sur ses routes.

 

Cette approche pseudo-religieuse cache mal la réalité : les autorités centrafricaines protègent Wagner plutôt que les vies humaines. Le ministre préfère parler de destin plutôt que de justice, de fatalité plutôt que de responsabilité.

 

Pendant ce temps, les routes centrafricaines restent sous la coupe des mercenaires. De Bangui à Boali (95 km), de Bouar (452 km) à Bria (595 km), les chauffeurs camerounais circulent dans la peur, sans aucune protection réelle de l’État centrafricain.

 

Les mots du ministre prouvent l’échec de la RCA à protéger ceux qui la nourrissent. En choisissant la soumission à Wagner plutôt que la justice, le gouvernement centrafricain abandonne sa mission première : garantir la sécurité sur son territoire.

 

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La jeunesse de Birao soutient les revendications de Sikikédé

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La jeunesse de Birao soutient les revendications de Sikikédé

 

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Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La jeunesse de Birao a exprimé son soutien total aux habitants de Sikikédé dans une note publiée au lendemain de leur marche pacifique du 9 novembre 2024.

 

“Nous venons aujourd’hui soutenir les initiatives de marche pacifique qui a eu lieu à Sikikédé”, déclare la jeunesse de Birao dans son communiqué. Les jeunes disent avoir “suivi avec attention les souhaits de la population de Sikikédé d’accéder à une autonomie administrative comme les autres dans le cadre du découpage administratif”.

 

Cette prise de position de la jeunesse de Birao arrive au moment où la sous-préfecture de Ouandja s’oppose fermement aux revendications des 52.000 habitants de Sikikédé. La localité demande son autonomie administrative et le statut de commune distincte de Ouandja.

 

“Vu les conditions dans lesquelles la population de Sikikédé traverse, nous sommes de tout cœur avec cette population qui ne souhaite que son bonheur”, poursuit la note. Les jeunes de Birao apportent leur “soutien dans cette revendication pacifique”.

 

Le texte rappelle un principe fondamental : “Nul n’a le droit d’empêcher un peuple de vivre et nul ne peut enterrer indéfiniment l’histoire d’un peuple”. Une référence directe à la situation actuelle où Sikikédé, malgré sa population importante, reste privée d’autonomie administrative alors que des localités moins peuplées comme Ouandja, Gordil et Tiringoulou bénéficient du statut de communes et sous-préfectures.

 

Cette déclaration de la jeunesse de Birao tranche avec la position de Ouandja qui accuse les leaders de Sikikédé de manipulation et réclame des poursuites judiciaires contre eux. Elle apporte un soutien moral important à une population qui lutte pacifiquement pour ses droits.

 

La situation de Sikikédé illustre les défis de développement dans la Vakaga. Sans hôpital ni école, isolée en saison des pluies, la localité dépend des pays voisins pour les services basiques. Les enfants étudient dans les écoles coraniques du Tchad et du Soudan, perdant progressivement leur lien avec la culture centrafricaine.

 

Le soutien de la jeunesse de Birao pourrait influencer les autorités nationales dans leur gestion de ce dossier sensible. Les habitants de Sikikédé attendent des actes concrets pour améliorer leur quotidien, au-delà des considérations ethniques qui divisent la région.

 

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Violences à la mosquée de Ngaragba : plusieurs blessés dans une dispute pour le contrôle de l’imamat

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Violences à la mosquée de Ngaragba : plusieurs blessés dans une dispute pour le contrôle de l’imamat

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des affrontements violents ont éclaté ce dimanche à la mosquée de Ngaragba, située dans le 7e arrondissement de Bangui, lors d’une dispute sur la désignation du nouvel imam. Plusieurs personnes ont été blessées à l’arme blanche dans ces incidents qui rappellent les tensions similaires survenues récemment à Mbaïki, à 107 kilomètres de la capitale.

 

“Des fidèles de la mosquée de Ngaragba  en sont venus aux mains et ont sorti des couteaux, causant plusieurs blessés graves”, rapporte un témoin présent sur les lieux interrogé par la rédaction du CNC. Les deux camps revendiquent le contrôle de la mosquée et le droit de désigner l’imam.

 

L’une des deux parties des fidèles accuse le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène d’user de son influence gouvernementale pour favoriser l’un des camps, des allégations que réfutent ses partisans.

 

Ces violences de la mosquée de Ngaragba  font écho à un incident similaire survenu il y a quelques mois à Mbaïki. Dans cette ville de la Lobaye, des tensions avaient éclaté lorsqu’un groupe venu de Bangui avait tenté d’imposer un imam dans une nouvelle mosquée financée par la Turquie, contraignant les autorités à fermer temporairement le lieu de culte.

 

Les forces de l’ordre ont été déployées autour de la mosquée de Ngaragba pour prévenir de nouveaux débordements. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités dans ces violences qui contrastent avec la tradition de coexistence pacifique entre les communautés en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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