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Centrafrique : Un procès pour coup d’État au tribunal de grande instance de Bangui  tourne au fiasco

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Un procès pour coup d’État au tribunal de grande instance de Bangui  tourne au fiasco

 

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Les accusés devant la justice à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les ondes de Radio Centrafrique tremblent d’indignation ce lundi 17 décembre. En direct du tribunal de grande instance de Bangui, les auditeurs découvrent, abasourdis, comment un banal contact téléphonique peut valoir à un homme d’être traîné devant la justice pour “atteinte à la sûreté de l’État”. Une semaine de procès qui restera dans les mémoires comme le symbole d’une justice à la dérive.

 

Dans une atmosphère tendue ce lundi 17 décembre 2024, le tribunal de grande instance de Bangui a rendu son verdict dans une affaire qui restera dans les annales judiciaires. Retransmis en direct à la radio nationale, le procès a tenu en haleine des milliers de Centrafricains, dévoilant au grand jour les mécanismes d’une justice défaillante.

 

Au cœur du dossier, Lakouetene, accusé de fomenter un coup d’État, fait face à des accusations reposant sur des preuves fantaisistes. Le point culminant de l’absurdité : la présence du numéro de KeremBessey dans son répertoire téléphonique, présentée comme preuve principale de sa culpabilité présumée.

 

Cependant, dans le box des accusés, monsieur Lakouetene se tient droit. Son regard traduit l’incompréhension totale face aux accusations qui pleuvent. “Un coup d’État ? Moi ?”. Sa voix tremble légèrement quand il prend la parole pour réponde au Président qui lui pose de questions. “Où sont les armes ? Où sont les preuves ?” Le silence qui suit est assourdissant.

 

Le président du tribunal brandit alors ce qu’il considère comme la pièce maîtresse de l’accusation : un répertoire téléphonique. Un simple numéro, celui de KeremBessey, devient subitement la preuve d’un complot contre l’État. Dans la salle, un murmure d’indignation parcourt l’assistance.

 

L’absence du commandant Yarkokpa pèse lourd dans les débats. Parti au Maroc pour des soins, celui qu’on accuse d’avoir arraché des aveux sous la torture ne répondra pas de ses actes. Le colonel Patassé, appelé comme témoin, peine à justifier sa présence. Ses déclarations creuses ne font qu’accentuer le malaise ambiant.

 

L’avocat de la défense se lève alors. Sa plaidoirie résonne comme un coup de tonnerre dans le prétoire : “maintenant avoir le numero de KeremBessey est un crime ? Donc vous voulez dire que ma fille de 12 ans qui a également le numéro de KeremBessey dans son téléphone, donc, cela veut dire qu’elle est en train de préparer aussi un coup d’État ?”. Le président du tribunal détourne le regard, incapable de répondre.

 

Les heures défilent, et l’évidence s’impose : cette affaire n’est qu’un château de cartes. Les témoignages s’effondrent les uns après les autres. Les accusations se dégonflent comme des ballons. Dans le public, les visages oscillent entre colère et consternation.

 

Des rumeurs circulent dans les couloirs du palais de justice. On parle de pressions, de manipulation, d’une justice utilisée comme un gourdin pour frapper les gêneurs. Certains murmurent que les accusations de coup d’État sont devenues la nouvelle méthode pour extorquer de l’argent au plus haut niveau de l’État.

 

La relaxe finale des accusés arrache un soupir de soulagement à l’assistance. Mais le mal est fait. Dans les rues de Bangui, les discussions vont bon train. Comment en est-on arrivé là ? Comment la justice de notre pays a-t-elle pu tomber si bas ?

 

Cette journée restera comme un symbole. Celui d’une République où la paranoïa du coup d’État sert maintenant d’excuse pour broyer des vies innocentes. Les Centrafricains, témoins auditifs de ce procès grâce à la radio nationale, garderont longtemps en mémoire ce jour où un simple numéro de téléphone de KeremBessey a failli envoyer des hommes en prison pour 20 ou 30 ans.

 

La famille de Lakouetene peut enfin respirer. Mais pour combien de temps ? Dans les couloirs du tribunal, une question reste en suspens : qui sera la prochaine victime de ce système où l’arbitraire a pris le pas sur la justice ?

 

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La grande mascarade honteuse de la crise financière centrafricaine

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La grande mascarade honteuse de la crise financière centrafricaine

 

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Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des milliards pour Wagner, pas un franc pour le peuple. Chaque semaine, 400 millions de francs CFA partent dans les poches des Mercenaires russes et rwandais, pendant que les fonctionnaires sont moins payés, les écoles manquent des tables-bancs, les routes délabrées. Le pouvoir centrafricain joue une dangereuse comédie de l’austérité face à la prétendue crise financière centrafricaine.

 

L’argument de la crise financière centrafricaine qui frappe le pays depuis plusieurs années ne tient pas la route. Comment expliquer qu’un seul voyage présidentiel en septembre aux États-Unis, en France et en Ouganda engloutisse près d’un milliard de francs CFA ? Les signes de l’opulence du pouvoir crèvent les yeux. Du jamais vu dans l’histoire du pays : le chef de l’État réside dans un immeuble de cinq étages avec ascenseur et finitions luxueuses. Le chef d’état-major accumule les biens immobiliers – pas moins de cinq immeubles à son actif. Les hauts dignitaires rivalisent d’ostentation, multipliant les constructions fastueuses aux quatre coins de la capitale.

 

Pendant ce temps, le gouvernement martèle son refrain de l’austérité face à la crise qui frappe le pays. Une rhétorique qui sert à justifier l’asphyxie progressive du peuple centrafricain. L’eau manque ? C’est la crise. L’électricité est coupée ? C’est la crise. Les prix flambent sur les marchés ? Encore la crise. Le carburant devient hors de prix ? Toujours la crise. De nouvelles taxes sur les transactions financières ? La crise, encore et toujours.

 

Cette prétendue situation d’urgence arrange bien les affaires du pouvoir. Elle permet d’abord de détourner l’attention des véritables priorités : le bien-être de la population, l’accès aux services essentiels, le développement des infrastructures. Elle offre ensuite un alibi parfait pour pressurer davantage les citoyens, tout en maintenant le train de vie fastueux des personnalités du régime.

 

Plus inquiétant dans cette histoire, cette fable de la crise financière centrafricaine sert d’appât pour la communauté internationale. Le pouvoir espère ainsi attirer de nouveaux financements, qui viendront sans doute alimenter le même système. Les centaines de millions versés chaque semaine aux forces étrangères témoignent des véritables priorités du régime : la protection du pouvoir.

 

La réalité est claire : la Centrafrique ne traverse pas une crise financière, mais une crise morale et politique. L’argent existe, mais il est capté par une élite qui s’enrichit pendant que le peuple s’appauvrit. Cette stratégie du mensonge permanent ne peut que mener le pays dans une impasse. Car pendant que les dirigeants prospèrent dans leurs palais de verre, la population s’enfonce chaque jour davantage dans la précarité.

 

Il est temps de dénoncer cette mascarade. La “crise” n’est qu’un rideau de fumée dissimulant mal l’accaparement des ressources nationales par quelques privilégiés. Le peuple centrafricain mérite mieux que ces contes à dormir debout. Il mérite la vérité sur la gestion de son argent, et surtout un usage de ces fonds au service du développement et non de l’enrichissement d’une minorité.

 

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DÉFILÉ DU 1er DÉCEMBRE : QUAND LES FACA FONT VIBRER BANGUI PENDANT QUE LES rebelles les ATTENDENT en provinces

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DÉFILÉ DU 1er DÉCEMBRE : QUAND LES FACA FONT VIBRER BANGUI PENDANT QUE LES rebelles les ATTENDENT en provinces

 

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Passage des éléments
de Bataillon de Transition des Forces Armees Centrafricaines BTFACA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’avenue des Martyrs a vibré ce 1er décembre sous les pas cadencés des Forces Armées Centrafricaines. Une nouvelle fois, le traditionnel défilé militaire de la fête nationale a offert aux Banguissois un spectacle où le colonel Patassé, à la tête de ses troupes, a organisé une chorégraphie militaire particulière qui interpelle.

 

Dans la chaleur de ce matin du premier  décembre 2024, les FACA ont déployé une énergie considérable à faire résonner leurs bottes sur le goudron. Chaque unité, alignée au cordeau, a martelé le sol dans un bruit étudié, transformant cette parade militaire en une sorte de manifestation sonore. Le colonel Patassé, droit comme un i devant ses hommes, semblait diriger un orchestre où les instruments étaient remplacés par le fracas des bottes sur le sol.

 

Cette démonstration pose pourtant des questions sur l’état de nos forces armées. Car pendant que les soldats FACA excellent dans cet exercice de style russe à Bangui, les habitants de nombreuses régions du pays attendent une présence militaire effective pour faire face aux groupes armés. À Bria, située à 595 kilomètres de la capitale, comme à Bangassou, à plus de 750 kilomètres, les populations espèrent voir ces mêmes soldats patrouiller des villages environnants avec autant d’ardeur.

 

L’énergie déployée dans ce défilé aurait certainement trouvé meilleur usage dans la protection des villages, la sécurisation des axes routiers comme Ippy-Bria, ou la traque des groupes armés qui menacent encore la paix dans la Ouaka,  la Haute-Kotto ou dans l’Ouham-Pendé. Les FACA ont démontré qu’ils ne manquent ni de discipline ni de vigueur – qualités précieuses qui gagneraient à être utilisées sur le terrain opérationnel plutôt que sur le bitume de l’avenue des Martyrs à Bangui.

 

Cette parade semble symboliser un malaise plus profond : celui d’une armée qui investit temps et énergie dans des démonstrations urbaines alors que le pays attend d’elle des actions concrètes sur le terrain. Les heures de répétition nécessaires à la perfection de cette marche auraient pu servir à l’entraînement au combat, à l’amélioration des tactiques d’intervention, ou au renforcement des capacités opérationnelles.

 

Le colonel Patassé et ses hommes ont certes offert une performance remarquable dans son exécution, mais qui manque sa cible. Les Centrafricains n’attendent pas de leur armée qu’elle excelle dans l’art de la parade pathétique, mais qu’elle assure efficacement leur protection. Cette démonstration de force sur l’avenue des Martyrs ne répond pas aux besoins urgents de sécurité qui persistent dans de nombreuses régions du pays.

 

L’heure n’est plus aux parades spectaculaires mais à l’action concrète. Les FACA doivent maintenant prouver qu’ils peuvent convertir cette discipline et cette énergie en efficacité opérationnelle sur le terrain, là où les Centrafricains en ont réellement besoin. Le véritable défi n’est pas de faire trembler le bitume de Bangui, mais de ramener la paix dans chaque recoin de notre République.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ngaoundaye : le CB de la gendarmerie, surnommé Balthazar,  Impose sa Loi du Racket sur les barrières

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Ngaoundaye : le CB de la gendarmerie, surnommé Balthazar,  Impose sa Loi du Racket sur les barrières

 

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brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

A Ngaoundaye, dans la préfecture de Lim-Pendé, le nouveau chef de la brigade de gendarmerie instaure un système de racket hebdomadaire. Arrivé il y a deux mois, ce sous-lieutenant exige des sommes considérables de ses hommes déployés aux barrières routières. Une pratique qui étrangle l’économie de toute cette région agricole.

 

En effet, le dispositif du nouveau commandant de brigade de Ngaoundaye est simple mais efficace. Les gendarmes qu’il les ont posté aux barrières de contrôle de Mbere, Mann, Bang et du quartier général doivent lui verser chaque semaine un montant fixe. “Il a fixé un montant non négociable pour chaque barrière. Si nous ne ramenons pas l’argent, nous sommes menacés de mutation dans des zones reculées”, confie un gendarme sous anonymat.

 

Le résultat est immédiat sur les routes. Les usagers subissent des contrôles interminables aux barrières. “Avant, nous pouvons négocier la formalité à même 1000 francs par passage. Maintenant c’est 3000 francs minimum”, explique à CNC un commerçant qui fait régulièrement la navette avec sa moto entre Paoua et Mbaïmboum via Ngaoundaye.

 

Les transporteurs répercutent ces prélèvements sur leurs tarifs. “Nous n’avons pas le choix. Les taxes aux barrières ont triplé. Nous augmentons également nos prix pour compenser“, explique Ibrahim, conducteur de taxi-brousse. Cette inflation frappe directement les paniers des ménages. Au marché de Bocaranga, les prix des denrées de première nécessité grimpent à cause des tracasseries des barrières.

 

Mais le comportement du commandant de brigade ajoute au scandale. Chaque vendredi après-midi, il quitte Ngaoundaye pour Mbaïmboum, ville frontalière camerounaise connue pour sa vie nocturne. Dans les bars, on le surnomme “Balthazar” pour ses soirées fastueuses.

 

“Baltazar arrive et s’installe pour tout le weekend. On le voit toujours entouré de jeunes filles”, témoigne un habitué des bars de Mbaïmboum. Ces absences répétées laissent la brigade sans commandement durant 48 heures.

 

“Pendant qu’il fait la fête avec l’argent extorqué, nous peinons à nous nourrir”, déplore Marie, vendeuse au marché de Mann. “Les taxes aux barrières font monter tous les prix. Même le sucre devient un produit de luxe“.

 

Pourtant, ces pratiques ne datent pas d’hier. Les précédents chefs de brigade pratiquaient déjà le racket, mais jamais de façon aussi organisée. “Avant, les gendarmes prenaient un peu d’argent. On peut même négocier avec eux, et cela marche. Maintenant, c’est devenu difficile. À la barrière, les formalités sont devenues une taxe obligatoire et non négociables à payer “, observe un ancien de la ville.

 

La population s’interroge sur l’inaction de la hiérarchie militaire. Comment un tel système peut-il prospérer sans réaction de la Direction Générale de la Gendarmerie? Les habitants attendent des sanctions contre ces pratiques qui appauvrissent toute une région.

 

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Une élève blessée par balle au rond-point des Nations-Unies à Bangui

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Une élève blessée par balle au rond-point des Nations-Unies à Bangui

 

Centrafrique.org/manifestation-des-eleves-ce-mercredi-18-decembre-pres-du-rondpoint-des-nations-unies/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/manifestation-des-eleves-ce-mercredi-18-decembre-pres-du-rondpoint-des-nations-unies-430×450.jpg” alt=”Une élève blessée par balle au rond-point des Nations-Unies à Bangui” width=”430″ height=”450″ />
manifestation des élèves ce mercredi 18 décembre près du rondpoint des Nations-Unies à Bangui suite à un incident armé impliquant des éléments FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un militaire en faction a tiré sur une élève ce mercredi 18 décembre 2024 au rond-point des Nations-Unies à Bangui, quartier où se situe le ministère du Tourisme. La victime a été touchée à la cuisse lors d’un contrôle qui a dégénéré.

 

L’incident s’est produit à proximité du complexe scolaire Avenir, situé à moins de 100 mètres du ministère du Tourisme. Selon plusieurs témoins, tout a commencé par l’interpellation des jeunes motocyclistes par des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) . La situation s’est envenimée lorsqu’un des soldats FACA a giflé l’un des jeunes, qui a riposté.

 

“Ces contrôles intempestifs des forces de l’ordre créent régulièrement des tensions dans la capitale Bangui. Mais cette fois, la situation a complètement dérapé quand un des éléments de forces de l’ordre a sorti son arme de service et tiré sur une élève  “, témoigne l’une des élèves qui a participé à la manifestation .

 

“Ils font des contrôles régulièrement à cet endroit, mais utiliser leurs armes contre des élèves est inacceptable. Il faudrait qu’ils circulent sans armes pour éviter ces débordements”, déclare un témoin sur place.

 

La confusion règne quant à l’identité exacte des forces de l’ordre impliquées. Certains témoignages évoquent des militaires, d’autres des policiers de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). Mais des sources officielles parlent des éléments FACA.

 

Suite à cet incident, les élèves du complexe Avenir se sont rassemblés pour protester contre cette violence. “Nous exigeons que des sanctions soient prises contre les responsables. On ne peut pas laisser des hommes armés tirer sur des élèves en pleine rue”, déclare un représentant des manifestants interrogés par la rédaction du CNC.

 

Selon des sources hospitalières, l’élève blessée a été transportée à l’hôpital communautaire. Son pronostic vital est engagé, mais elle devra subir une intervention chirurgicale pour tenter d’extraire la balle.

 

Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les forces de l’ordre et la population de Bangui.

 

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Centrafrique : La manipulation de l’information au service d’un pouvoir aux abois

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La manipulation de l’information au service d’un pouvoir aux abois

 

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Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des accusations sans fondement, des boucs émissaires désignés à la hâte, une propagande grossière. L’assassinat d’un chauffeur camerounais à moins de 100 kilomètres de Bangui dévoile ouvertement aux yeux du monde la stratégie de désinformation organisée par les autorités centrafricaines et leurs alliés russes. Une manipulation qui ne trompe plus personne.

 

Une mise en scène grotesque pour masquer la vérité des exactions de Wagner en Centrafrique

 

L’assassinat du chauffeur camerounais sur le tronçon du corridor Douala-Bangui, notamment à Boali prouve l’ampleur du cynisme pathétique des autorités centrafricaines. Plutôt que d’assumer leurs responsabilités, elles s’empressent de pointer du doigt leur cible habituelle : la France. Une stratégie éculée qui consiste à détourner l’attention de leurs véritables responsabilités.

 

Un système de propagande de Wagner bien rodé

 

La machine à désinformation de Wagner en Centrafrique s’est immédiatement mise en marche. Des réseaux sociaux aux médias officiels, le même récit fabriqué circule en boucle : la France serait derrière toutes les attaques, tous les malheurs du pays. Une narration simpliste qui ne résiste pas à l’analyse des faits.

 

Des incohérences qui trahissent le mensonge de Wagner

 

Comment expliquer qu’un convoi soit attaqué à l’entrée de la capitale Bangui? Comment justifier l’absence de réaction des forces présentes sur place ? Les versions officielles se contredisent, exposant l’artificialité de cette construction médiatique.

 

Une dangereuse fuite en avant

 

Cette stratégie de manipulation permanente de Wagner en Centrafrique traduit un pouvoir aux abois. Incapable d’assurer la sécurité du territoire, il se réfugie dans une rhétorique anti-française systématique. Un jeu dangereux qui fragilise les relations internationales du pays, comme l’illustre ce drame impliquant un ressortissant camerounais.

 

L’instrumentalisation cynique des tensions

 

Les autorités exploitent les frustrations légitimes de la population en Centrafrique pour alimenter leur propagande. Chaque incident est l’occasion de raviver les tensions avec l’ancienne puissance coloniale, détournant l’attention des véritables enjeux sécuritaires du pays.

 

Le mépris de la vérité

 

L’opacité entretenue autour des circonstances exactes de la mort du chauffeur camerounais est révélatrice. Aucune enquête indépendante n’est autorisée, les versions officielles changent au gré des besoins de la propagande.

 

Une crédibilité internationale en lambeaux

 

Cette stratégie de communication mensongère érode chaque jour davantage la crédibilité du pouvoir centrafricain sur la scène internationale. Les partenaires régionaux, à commencer par le Cameroun, ne sont pas dupes de ces manipulations grossières.

 

Les populations prises en otage

 

Les premières victimes de cette politique sont les populations civiles. Pendant que le pouvoir s’évertue à construire des récits fantaisistes, l’insécurité persiste et s’aggrave sur les axes routiers stratégiques du pays.

 

Un pays otage de ses propres mensonges

 

La Centrafrique s’enferre dans un enroulement d’auto-intoxication médiatique qui l’éloigne chaque jour davantage des réalités du terrain. L’assassinat du chauffeur camerounais n’est que le dernier exemple en date de cette dérive dangereuse.

 

La vérité, aussi dérangeante soit-elle, finit toujours par éclater. En persistant dans cette stratégie de manipulation et de déni, les autorités centrafricaines et leurs alliés russes ne font que reporter l’échéance d’une nécessaire remise en question. Entre-temps, ce sont les populations qui continuent de payer le prix fort de cette fuite en avant dans le mensonge d’État.

 

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Ouadda-Maïkaga : violente altercation mortelle entre deux soldats FACA

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Ouadda-Maïkaga : violente altercation mortelle entre deux soldats FACA

 

Centrafrique.org/rca-violent-combat-dans-la-localite-de-boda-les-rebelles-et-les-populations-en-fuite/les-soldats-faca-plaquage-au-sol-vers-sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021/” rel=”attachment wp-att-43766″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-plaquage-au-sol-vers-Sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021-450×301.jpg” alt=”Ouadda-Maïkaga : violente altercation mortelle entre deux soldats FACA” width=”450″ height=”301″ />
les soldats FACA dans leur exercice militaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Un militaire des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a tué par balle l’un de ses collègues ce mardi 17 décembre 2024 à Ouadda-Maïkaga, à 204 kilomètres de Bria. Ce drame survient dans une localité déjà meurtrie par les exactions répétées des soldats censés protéger la population.

 

Des tensions mortelles à Ouadda-Maïkaga

 

Les faits se sont déroulés vers 14 heures dans la sous-préfecture de Ouadda-Maïkaga  , après que les deux hommes se sont rendus sur un lieu de consommation d’alcool traditionnel où ils étaient rester durant plusieurs heures. Mais à leur retour à la base, une discussion aurait pris l’ampleur entre les deux militaires et dégénérer. Selon une source militaire interrogée par la rédaction du CNC, les deux soldats FACA auraient discuté au sujet d’une jeune fille, aboutissant à un accrochage mortel entre les deux militaires. Tout d’abord les militaires se sont pointés avec leur arme avant que l’un d’éclanche le tir et descend mortellement l’autre. Après les faits, le chef du détachement a tenté de contacter la Minusca pour le rapatriement du corps par hélicoptère, mais en vain. Finalement, vers 18 heures du mardi 17 décembre, le corps de la victime a dû être transporté à moto vers Bria, attaché au dos du conducteur de l’engin.

 

Un bilan macabre qui s’alourdit à Ouadda-Maïkaga 

 

Cette violence entre frères d’armes s’ajoute à une liste déjà longue de victimes civiles à Ouadda-Maïkaga . Sept habitants ont perdu la vie ces derniers mois sous les balles des FACA dans cette même localité : Romaric, Paterne, Paquet Maurice, Yaya Adam, Lindi, Adam Bienvenu et un maçon d’ethnie Nzakara.

 

“Il n’y a aucune collaboration entre les militaires et la population. Les habitants vivent dans la peur permanente des hommes en uniforme”, témoigne un notable local requérant l’anonymat.

 

Sous le commandement du commandant Brice, les FACA de Ouadda-Maïkaga sont accusés de multiples exactions. Cette situation inquiétante exige une enquête approfondie et des sanctions exemplaires pour mettre fin à l’impunité.

 

La tension reste vive dans cette sous-préfecture de la Haute-Kotto où les forces censées assurer la sécurité sont devenues une source d’insécurité pour la population. Les autorités militaires tardent à réagir face à ces graves dérives qui entachent l’image de l’armée nationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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LA DESCENTE AUX ENFERS de la libertés individuelle en Centrafrique, selon l’indice de la Fondation Mo Ibrahim

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LA DESCENTE AUX ENFERS de la libertés individuelle en Centrafrique, selon l’indice de la Fondation Mo Ibrahim

 

Patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua, véhicule de patrouille et soldats armés sur une route poussiéreuse, illustrant l'article sur <a href=LA DESCENTE AUX ENFERS de la libertés individuelle en Centrafrique, selon l’indice de la Fondation Mo Ibrahim” width=”450″ height=”278″ />
Patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 0 sur 100. C’est le score catastrophique qu’attribue le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim aux libertés d’association et de réunion en République centrafricaine. Un chiffre qui résonne comme un glas pour la démocratie dans ce pays où les droits fondamentaux s’effondrent sous nos yeux.

 

LA MORT PROGRAMMÉE DES CONTRE-POUVOIRS EN CENTRAFRIQUE

 

L’étouffement systématique des institutions démocratiques en Centrafrique atteint des proportions alarmantes. En une décennie, les contrepouvoirs institutionnels se sont effondrés avec une chute vertigineuse de 22,8 points, plaçant le pays dans une situation de dérive autoritaire manifeste. Le pluralisme politique, pilier de toute démocratie, s’est dangereusement affaibli (-13,8 points), tandis que l’espace accordé à la société civile s’est rétréci comme peau de chagrin (-13,1 points).

 

UNE RÉGRESSION LIBERTICIDE SANS PRÉCÉDENT EN CENTRAFRIQUE

 

Les chiffres sont implacables. Les libertés individuelles en Centrafrique plafonnent à un pitoyable 10,6/100, reléguant la RCA au 53ème rang sur 54 pays africains. La liberté d’expression, déjà malmenée, continue sa descente aux enfers avec une baisse de 7,5 points. Plus inquiétant encore, la liberté numérique, dernier espace d’expression citoyenne, s’est effondrée de 14,7 points en dix ans.

 

LA DÉMOCRATIE EN SOINS PALLIATIFS

 

Le diagnostic est sans appel : avec un score global de participation démocratique de 26,7 points (41ème rang), la RCA s’enfonce dans un autoritarisme rampant. La représentation politique inclusive n’est plus qu’une illusion, accusant une chute de 13,1 points. Les élections, censées être l’expression de la volonté populaire, obtiennent un score médiocre de 30,5 points, démontrant une démocratie de façade.

 

L’ÉGALITÉ EN CENTRAFRIQUE : UNE PROMESSE TRAHIE

 

Le rapport révèle une situation catastrophique en matière d’égalité et d’inclusion en Centrafrique . L’égalité en matière d’opportunités socioéconomiques atteint le score désastreux de 4,5/100, plaçant le pays au dernier rang continental. L’accès aux services publics s’est dramatiquement détérioré (-18,7 points), creusant davantage le fossé entre les citoyens.

 

UN SYSTÈME JUDICIAIRE À L’AGONIE

 

L’état de droit, garant théorique des libertés, est en état de mort clinique. L’impartialité du système judiciaire s’effrite (36,2 points), tandis que l’égalité devant la loi obtient le score ahurissant de 0/100. La justice, pilier fondamental de la démocratie, est devenue un instrument au service des puissants.

 

L’AVENIR EN PÉRIL

 

Cette descente aux enfers des libertés démocratiques hypothèque gravement l’avenir du pays. Avec une dette publique atteignant 50,7% du PIB et une dépendance croissante à l’aide internationale (122,4 dollars par habitant), la RCA s’enlise dans un cercle vicieux où l’absence de démocratie nourrit la pauvreté, et où la pauvreté étouffe toute velléité démocratique.

 

Les autorités centrafricaines doivent prendre la mesure de cette catastrophe démocratique. Sans un sursaut immédiat et des réformes profondes, le pays risque de basculer définitivement dans l’autoritarisme. La communauté internationale, qui injecte des millions d’aide, ne peut plus fermer les yeux sur cette régression liberticide qui menace la stabilité de toute la région.

 

Le temps des demi-mesures est révolu. C’est l’existence même de la République centrafricaine qui est en jeu.

 

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Ils dorment sur du carton et rêvent d’un toit : voyage dans l’enfer des enfants de la rue à Bangui

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Ils dorment sur du carton et rêvent d’un toit : voyage dans l’enfer des enfants de la rue à Bangui

 

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Entrée du rondpoint zero du centre ville de la capitale centrafricaine Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La nuit tombe sur Bangui. Alors que la ville s’endort, Prince, 13 ans, déroule son carton sous les étoiles. Son matelas ? Le béton froid. Sa couverture ? Le ciel noir. Son oreiller ? Un sac en plastique contenant tout ce qu’il possède. Comme lui, des centaines d’enfants hantent les rues de la capitale centrafricaine, invisibles le jour, vulnérables la nuit.

 

“Parfois, je ferme les yeux très fort et j’imagine que je suis dans un vrai lit”, murmure Prince, ses yeux brillants trahissant une enfance volée trop tôt. La faim lui tord le ventre, mais il a appris à vivre avec. “Quand personne ne me donne rien, je m’endors comme ça. De toute façon, le sommeil fait oublier qu’on a faim”.

 

À quelques rues de là, toujours à Bangui, Annabelle, 15 ans, raconte une histoire encore plus sombre. Pour survivre, elle vend son corps. “Je déteste ça”, avoue-t-elle dans un souffle, “mais c’est ça ou ne pas manger du tout”. Ses yeux fuient le regard, portant le poids d’une souffrance trop lourde pour son âge.

 

Junior, lui, montre sa cicatrice au visage comme un badge de survie. La rue de la capitale Bangui marque ses enfants, dans leur chair comme dans leur âme. “On tombe malade souvent”, explique-t-il. “Le paludisme nous attaque, mais on n’a pas d’argent pour les médicaments. Alors on attend que ça passe, ou que ça nous passe…”

 

Ces enfants, surnommés “godobés” dans le langage sango de la République centrafricaine, deviennent parfois des proies faciles. Certains sont exploités par des réseaux criminels, d’autres servent d’informateurs pour des services de renseignement. La rue de Bangui les transforme en adultes avant l’heure, leur volant les derniers lambeaux de leur innocence.

 

Les centres d’accueil existent dans la capitale Bangui, mais beaucoup d’enfants en fuient l’encadrement, préférant la liberté dangereuse de la rue à des règles qu’ils ne comprennent plus. Leur vie d’errance a créé ses propres codes, sa propre logique de survie.

 

L’UNICEF tente de les rescolariser, comme Prince qui fréquente maintenant l’école Centre Filles et Garçons. Mais le soir venu, il retrouve son carton. “Ma maîtresse me dit toujours d’aller à l’école”, dit-il avec un sourire triste, “mais elle ne sait pas où je dors”.

 

Chaque nuit dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui, ces enfants s’endorment en rêvant d’un toit. Chaque matin, ils se réveillent face à la même réalité brutale. « Pauvreàbalitilonabi… ». Leur histoire est celle d’une société qui peine à protéger ses enfants les plus vulnérables, celle d’une enfance qui survit dans les interstices d’une ville qui détourne trop souvent le regard.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bambari : ces femmes évaporées dans la nuit, une ville hantée par ses disparues

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Bambari : ces femmes évaporées dans la nuit, une ville hantée par ses disparues

 

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CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 “Elle est sortie acheter du pain ce matin-là.” Florence caresse la photo jaunie de sa sœur Prisca, volatilisée depuis 847 jours. “Elle portait sa robe bleue, celle avec les fleurs. Elle m’a dit ‘je reviens tout de suite’. Depuis, le silence.” À Bambari, les disparitions de femmes s’accumulent, comme autant de trous noirs dans le cœur de la ville.

 

Dans le quartier Hadji, les habitants ont cessé de compter. Quinze femmes en six mois, peut-être plus. Elles s’évaporent sans bruit, avalées par une ville qui garde ses secrets. “Ma voisine Judith a disparu en allant au marché”, raconte Mariam, la voix tremblante. “Son panier a été retrouvé près du pont. Rien d’autre. Comme si la terre l’avait engloutie.”

 

Le commissariat de Bambari garde un registre macabre. “Disparue le 12 mars”, “Disparue le 27 avril”, “Disparue le 3 mai”… Des dates, des noms, des vies suspendues. “Nous enquêtons”, assure le commissaire. Mais dans son regard, une impuissance qui en dit long. Les dossiers s’empilent, les familles attendent, l’espoir s’effrite.

 

Angélique dirigeait un petit salon de coiffure. Un soir de juillet, elle a fermé sa boutique comme d’habitude. Le lendemain, son local était vide, sa porte grande ouverte. Sur sa table, un café froid à moitié bu. “Même son téléphone était encore là”, sanglote sa mère. “Ma fille ne serait jamais partie sans son téléphone. Jamais.”

 

Les rumeurs courent dans les ruelles. On parle de réseaux de traite, de rituels obscurs, de vengeances. Certains murmurent que des femmes ont été vues dans des véhicules aux vitres teintées. D’autres évoquent des cris entendus la nuit près de la rivière. Mais les preuves restent aussi insaisissables que les disparues.

 

“Le plus terrible, c’est de ne pas savoir”, confie Alice, dont la fille de 19 ans s’est évaporée il y a trois mois. “Est-elle vivante ? Souffre-t-elle ? Chaque nuit, je me réveille en pensant l’avoir entendue m’appeler. Chaque matin, son lit est vide.”

 

Un groupe de femmes a créé une association, “Les Mères en Quête”. Elles collectent les photos, notent les témoignages, arpentent les rues avec des portraits de leurs disparues. “On ne peut pas les laisser tomber dans l’oubli”, déclare Solange, leur porte-parole. “Tant qu’on parlera d’elles, elles existeront encore un peu.”

 

Dans sa petite maison, Florence garde toujours une assiette pour Prisca à l’heure du repas. “Les gens me disent que je suis folle, qu’il faut que j’accepte”, murmure-t-elle. “Mais comment accepter quand on ne sait rien ? Ma sœur n’est pas un fantôme. Elle était là, elle respirait, elle riait. Quelqu’un sait ce qui lui est arrivé. Quelqu’un doit savoir.”

 

À Bambari, la nuit tombe comme un voile de plomb. Dans chaque quartier, des mères, des sœurs, des filles guettent un retour improbable. Et le matin, quand les femmes sortent pour leurs courses, elles se demandent toujours : “Sera-ce mon tour aujourd’hui ?”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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D’où viennent ces enfants blancs formés par les Wagner au maniement des armes par les mercenaires russes à Berengo ?

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D’où viennent ces enfants blancs formés par les Wagner au maniement des armes à Berengo ?

 

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des FACA à Berongo lors de parade militaire en-2018

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Berengo, dans la préfecture de la Lobaye, une découverte inquiétante : des adolescents de race blanche, âgés de 15 à 17 ans, participent à des entraînements militaires réguliers. Nos investigations sur place établissent que ces formations se déroulent par cycles depuis plusieurs mois.

 

Les faits observés par l’une de nos équipes sont précis : ces jeunes arrivent par groupes d’une dizaine. Après une période d’instruction, qui comprend notamment des exercices de tir, ils quittent la base pour être remplacés par d’autres adolescents aux caractéristiques similaires.

 

L’identité et la nationalité de ces mineurs restent inconnues. S’agit-il de ressortissants russes ? D’autres pays ? La question demeure sans réponse. Le caractère organisé de ces rotations exclut l’hypothèse d’activités de loisirs. Ces formations militaires données à des mineurs étrangers se poursuivent au vu et au su des autorités centrafricaines.

 

Nos observations répétées attestent du sérieux de ces entraînements. Les adolescents manient des armes et suivent un programme d’instruction militaire complet. Le gouvernement, l’état-major et les autorités préfectorales gardent un silence total sur ces activités.

 

Cette situation pousse à s’interroger : quel est l’objectif de ces formations ? Pourquoi impliquer des mineurs ? Comment expliquer l’absence de réaction officielle ? La présence d’enfants étrangers dans une base militaire nationale exige des explications.

 

Les autorités centrafricaines doivent maintenant s’exprimer sur ces faits documentés qui se déroulent sur le territoire national. Le mystère entourant l’identité de ces jeunes et la finalité de leur formation nécessite des éclaircissements urgents.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le ministre de l’Intérieur centrafricain Michel Nicaise Nassin menace tous les réfugiés présents en Centrafrique….

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Le ministre de l’Intérieur centrafricain Michel Nicaise Nassin menace tous les réfugiés présents en Centrafrique….

 

Le ministre de l'Intérieur centrafricain Michel Nicaise Nassin menace tous les réfugiés présents en Centrafrique….
Le ministre chargé de la sécurité publique, Nicaise Nassin

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Dans une note circulaire à la tonalité très menaçante, le ministre de l’Intérieur centrafricain Michel Nicaise Nassin interdit aux réfugiés toute manifestation pacifique pour réclamer leurs droits, les qualifiant d’”activités subversives”. Cette mesure répressive intervient après que des femmes réfugiées ont osé manifester pendant trois jours devant le siège du HCR à Bangui.

 

Ironie du sort, le ministre Michel Nicaise Nassin n’est pas étranger aux souffrances des demandeurs d’asile. Lui-même ancien demandeur d’asile en France, dont la demande avait été rejetée pour faux et usage des faux, il connaît parfaitement les difficultés et l’angoisse que vivent ces personnes vulnérables. Cette expérience personnelle rend d’autant plus incompréhensible sa décision d’intimider et de menacer ceux qui traversent aujourd’hui les mêmes épreuves qu’il a connues.

 

“C’est une attaque directe contre les droits fondamentaux des réfugiés”, dénonce un responsable associatif qui préfère garder l’anonymat. “Ces personnes qui ont fui la guerre et les persécutions se retrouvent maintenant menacées par ceux qui sont censés les protéger“.

 

En effet, les réfugiés de Bangui vivent dans des conditions extrêmement précaires. Des mères de famille ont dû dormir pendant trois jours devant les locaux du HCR pour réclamer une amélioration de leur situation. Face à cette manifestation pacifique, les autorités, dont le secrétaire général de la commission nationale pour les refugiés,  ont tenté, de manière pathétique,  de les corrompre avec de l’argent et de la nourriture, en vain.

 

Au lieu de répondre aux revendications légitimes de ces réfugiés, le ministre Michel Nicaise Nassin  préfère brandir la menace, les accusant de “troubler l’ordre public”. Une stratégie d’intimidation qui bafoue la Convention de Genève relative aux réfugiés, dont la RCA est pourtant signataire.

 

“Comment peut-on qualifier de ‘subversif’ le fait de réclamer pacifiquement des conditions de vie dignes?”, s’indigne un autre défenseur des droits des réfugiés. “Cette note montre le vrai visage d’un gouvernement qui préfère faire taire les réfugiés plutôt que d’assumer ses responsabilités envers eux.”

 

Cette circulaire du ministre Michel Nicaise Nassin  s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement envers les réfugiés en RCA. Selon des sources internes, le Secrétariat Général de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) est accusé de pratiques douteuses, notamment concernant les procédures de réinstallation. On y revient plus tard.

 

Plus grave encore, les réfugiés présents depuis plus de 20-25 ans se voient désormais privés de tout espoir de réinstallation, comme l’a brutalement annoncé une responsable du HCR lors d’une récente réunion. Une décision qui affecte illégalement plus de 600 ménages.

 

Les réfugiés dénoncent également la lenteur délibérée dans le traitement de leurs dossiers. Sur 600 demandes de régularisation, seules 178 ont été traitées en trois ans, laissant des centaines de familles dans l’incertitude.

 

Face à ces manquements graves, la nouvelle circulaire du ministre Michel Nicaise Nassin  apparaît comme une tentative de museler toute contestation légitime. Une stratégie qui pourrait se retourner contre les autorités, tant elle révèle leur incapacité à gérer dignement la question des réfugiés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’OCRB : Une police de voyous aux ordres d’un chef bandit

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L’OCRB : Une police de voyous aux ordres d’un chef bandit

 

Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” alt=”L’OCRB : Une police de voyous aux ordres d’un chef bandit” width=”450″ height=”299″ />
La principale entrée de l’OCRB

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Des citoyens terrorisés chaque nuit par ceux censés les protéger. Des policiers devenus racketteurs sous l’autorité du commissaire Armel Paraba. L’Office Central pour la Répression du Banditisme, unité d’élite de la police nationale, s’est transformé en une bande organisée qui pressure la population.

 

L’OCRB : la machine à extorquer

 

Les nuits à Bangui résonnent des cris des victimes de l’OCRB. Les hommes du commissaire Paraba arrêtent au hasard, emprisonnent sans motif, et ne libèrent que contre paiement. Dans leur viseur : les étrangers, surtout les Congolais de la RDC, proies faciles de cette police devenue prédatrice.

 

Les touristes suédois pris au piège

 

À l’été 2018, deux Suédois – un chef de la police de Stockholm et un médecin – découvrent la vraie nature de l’OCRB. Une simple visite touristique dans la capitale centrafricaine vire au cauchemar. Arrêtés en pleine rue, traînés au poste de police de l’OCRB au centre-ville, menacés d’être livrés aux Mercenaires russes du groupe Wagner, ils doivent payer pour retrouver leur liberté. Une honte nationale qui a fait fuir ces visiteurs avec le goût amer de l’arnaque policière.

 

L’argent coule à flots

 

Porter l’uniforme de l’OCRB, c’est avoir la garantie de s’enrichir rapidement. Les officiers qui y sont nommés bâtissent des villas, accumulent les richesses. Le commissaire Paraba règne sur cette entreprise criminelle qui rapporte gros. Même la présence des Wagner qui commandent désormais l’OCRB n’a rien changé à ces pratiques mafieuses, bien au contraire, les Wagner multiplient cette mafia.

 

La gangrène s’étend

 

L’OCRB, autrefois fierté de la police sous Patassé, incarne aujourd’hui la pourriture qui ronge nos forces de l’ordre. Les autorités ferment les yeux. Le régime préfère travailler avec ces policiers-voleurs plutôt qu’avec des serviteurs honnêtes de l’État. Chaque jour qui passe voit l’unité s’enfoncer davantage dans le crime organisé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La lutte contre la corruption en RCA : quand les panneaux remplacent l’action

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La lutte contre la corruption en RCA : quand les panneaux remplacent l’action

 

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campagne de la lutte contre la corruption de la haute autorités de la bonne gouvernance

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Des panneaux publicitaires rutilants, des slogans bien pensés, et puis… rien. La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance en République centrafricaine semble avoir trouvé la solution miracle contre la corruption en RCA : des affiches. Pendant ce temps, les détournements de fonds continuent, les pots-de-vin circulent, et la population s’enfonce dans la misère.

 

Une campagne de communication maladroite contre la corruption en RCA

 

La scène est surréaliste. Au milieu des rues de Bangui, des panneaux d’affichage flambant neufs proclament “S’unir avec la jeunesse contre la corruption en RCA  “. L’ironie frappe : ces mêmes panneaux ont probablement fait l’objet d’appels d’offres opaques et de surfacturations, pratiques courantes dans le pays.

Centrafrique.org/campagne-de-la-haute-autorite-de-la-bonne-gouvernance/” rel=”attachment wp-att-86029″ data-wpel-link=”internal”>La lutte contre la corruption en RCA : quand les panneaux remplacent l'action
campagne pour la lutte contre la corruption menée par la haute autorité de la bonne gouvernance à Bangui. CopyrightAimé Ndota

 

En huit ans de pouvoir, ce régime de Baba Kongoboro a instauré un système où la corruption en RCA  atteint des sommets historiques. Jamais dans l’histoire de la RCA, les détournements n’ont été aussi publics, aussi impunis. L’exemple récent du ministre de la Jeunesse et des Sports, le chef milicien Héritier Doneng devenu gestionnaire public, en témoigne : 10 millions de francs CFA détournés du Comité National Olympique centrafricain avant les Jeux de Paris, sans la moindre conséquence. Il reste en poste, personne ne lui réclame les fonds, et la Haute Autorité observe un silence assourdissant.

 

L’échec institutionnalisé de la lutte anti- corruption en RCA

 

Cette campagne d’affichage dévoile surtout l’impuissance – ou le manque de volonté – de la Haute Autorité. Créée pour combattre la corruption en RCA, cette institution semble se contenter de mesures cosmétiques, évitant soigneusement de s’attaquer aux véritables racines du mal : l’impunité des élites, la faiblesse de la justice, l’absence de contrôles effectifs.

 

La corruption comme politique publique

 

En réduisant la lutte contre la corruption en RCA à une simple campagne d’affichage, les autorités font preuve d’un cynisme révoltant. Elles considèrent les Centrafricains comme des spectateurs passifs qu’on peut amadouer avec quelques slogans pathétique.

 

Cette approche superficielle ne fait que renforcer le sentiment d’abandon d’une population qui subit quotidiennement les conséquences de la corruption : services publics défaillants, infrastructures délabrées, système de santé exsangue.

 

Une jeunesse sacrifiée sur l’autel de l’inaction

 

Le plus cruel dans cette mascarade est l’instrumentalisation de la jeunesse. Les affiches prétendent défendre son avenir, mais cette même jeunesse est la première victime d’un système où la mafia règne en maître, où les détournements se font au grand jour, où chaque nomination devient une invitation au pillage, exactement comme le cas de messieurs Doneng et celui du ministre chargé du secrétariat du gouvernement.

 

Il est temps que la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance passe des paroles aux actes. La lutte contre la corruption exige des actions concrètes, des enquêtes approfondies, des poursuites judiciaires et des sanctions exemplaires. Sans cela, ces panneaux ne resteront que les monuments dérisoires d’une bataille perdue d’avance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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DÉBÂCLE des FACA : L’armée de Touadera, chronique d’une implosion

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DÉBÂCLE FACA : L’armée de Touadera, chronique d’une implosion programmée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua-450×372.jpg” alt=”Un Soldat FACA en position à Paoua, BIT 8, Zone de défense Nord-Ouest, illustrant l’article sur la L’armée de Touadera, chronique d’une implosion programmée” width=”450″ height=”372″ />
Un soldat FACA à Paoua

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

L’armée centrafricaine, censée être le pilier de la sécurité nationale, s’effondre sous le poids de décisions catastrophiques prises par le régime de Faustin Archange Touadera. Une enquête approfondie révèle comment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont méthodiquement démantelées par leurs propres dirigeants.

 

Une expansion militaire chaotique de l’armée de Touadera

 

Les chiffres de l’armée de Touadera  sont alarmants. En moins de trois ans, l’effectif des FACA est passé de 9 800 à plus de 20 000 hommes, dépassant largement les prévisions du Plan National de Défense (PND). Cette augmentation anarchique cache une réalité plus sombre : l’absence totale de planification stratégique.

 

“C’est du jamais vu”, confie un général à la retraite. “Nous recrutons sans moyens, sans infrastructures, sans équipements. C’est comme si on construisait une maison en commençant par le toit”.

 

Le démantèlement systématique des procédures

 

Le processus de vérification des antécédents, pilier de la reconstruction de l’armée, a été totalement abandonné par l’armée de Touadera. Un officier supérieur témoigne sous couvert d’anonymat : “Nous intégrons des individus sans aucune vérification. Certains ont un passé criminel connu, d’autres sont d’anciens rebelles. La qualité des recrues n’intéresse plus personne“.

 

Dans plusieurs garnisons de l’armée de Touadera, les registres de personnel sont inexistants ou falsifiés. “Impossible de connaître le nombre exact de soldats de l’armée de Touadera  “, révèle un responsable administratif. “Certaines unités comptent des ‘soldats fantômes’ dont la solde est détournée par la hiérarchie“.

 

L’armée de Touadera , une formation au rabais mortifère

 

La formation militaire a été réduite à sa plus simple expression. Des six mois initialement prévus sous l’égide de l’Union européenne, elle est passée à trois semaines sous la supervision des mercenaires russes de l’armée de Touadera. Un instructeur militaire  FACA déplore : “Nous envoyons des jeunes au combat qui ne savent même pas utiliser correctement leur arme. C’est un massacre programmé“.

 

Les conséquences sont dramatiques. Entre décembre 2020 et décembre 2023, plus de 200 soldats auraient perdu la vie lors d’affrontements avec les rebelles, selon des sources internes aux FACA. Le chiffre officiel de 90 morts est largement sous-estimé par l’armée de Touadera.

 

La désintégration de la chaîne de commandement de l’armée de Touadera

 

La multiplication des lignes hiérarchiques crée une confusion totale sur le terrain. “Certaines unités répondent à l’état-major, d’autres au ministère de la Défense, d’autres encore directement à la présidence”, explique un colonel. “C’est le chaos total qui favorise les initiatives personnelles et les dérives“.

 

Cette désorganisation de l’armée de Touadera  est aggravée par l’ingérence permanente des mercenaires russes. “Les Wagner donnent des ordres directs à nos hommes, court-circuitant la hiérarchie nationale”, dénonce un officier supérieur. “Notre autorité est complètement sapée“.

 

L’effondrement moral des troupes

 

Le moral des FACA est au plus bas. Un sergent-chef témoigne : “Nous sommes humiliés par les Wagner, méprisés par nos chefs, et craints par la population. Ce n’est plus une armée nationale, c’est une force en décomposition“.

 

Les désertions se multiplient. Dans certaines garnisons de province, jusqu’à 40% des effectifs auraient abandonné leur poste. “Les soldats préfèrent fuir plutôt que de servir dans ces conditions indignes”, explique un commandant de zone.

 

Les conséquences catastrophiques pour le pays

 

Cette implosion programmée des FACA a des répercussions directes sur la sécurité nationale. “Les zones abandonnées par l’armée sont immédiatement réoccupées par les groupes rebelles”, observe un chef traditionnel de la région de Bambari. “Nous sommes revenus à la case départ“.

 

Plus inquiétant encore, la concentration d’un tiers des effectifs à Bangui fait craindre une possible instrumentalisation politique de l’armée. “Ces soldats mécontents et mal payés pourraient facilement être utilisés dans la lutte pour la succession de Touadera”, prévient un analyste politique.

 

La responsabilité du pouvoir

 

Le Dr. Emmanuel, expert centrafricain en questions militaires, est catégorique : “Cette débâcle n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une politique délibérée qui sacrifie l’armée nationale au profit des mercenaires russes“.

 

Sans réforme urgente et retour aux principes du Plan National de Défense, les FACA risquent une désintégration totale aux conséquences imprévisibles pour la stabilité du pays. Le spectre d’un nouvel effondrement de l’armée, similaire à celui de 2013, plane plus que jamais sur la Centrafrique.

 

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Frappées, violées, réduites au silence : les femmes centrafricaines face à l’horreur quotidienne

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Frappées, violées, réduites au silence : les femmes centrafricaines face à l’horreur quotidienne

 

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Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la salle d’attente du centre de santé de Gobongo à Bangui, Marie-Claire cache ses bleus sous un pagne coloré. Ses yeux racontent une histoire que sa bouche n’ose plus dire. À 32 ans, cette mère de trois enfants vient d’être battue pour la énième fois. “Cette fois-ci, j’ai décidé de parler”, murmure-t-elle. “Même si je sais que personne ne m’écoutera vraiment.”

 

Comme Marie-Claire, des milliers de femmes centrafricaines vivent dans l’ombre de la violence. Dans les quartiers de Bangui comme dans les provinces, les coups pleuvent, les viols se multiplient, et le silence reste la règle. Une violence devenue si banale qu’elle ne fait même plus la une des journaux à Bangui.

 

À Bambari, Sylvie garde les cicatrices de son calvaire. “Quand les hommes armés sont entrés chez moi, ils n’ont pas vu une femme, ils ont vu un objet”, raconte-t-elle, la voix tremblante. “Après, mon mari m’a répudiée. Dans notre société, une femme violée devient une femme souillée”.

 

Les chiffres donnent le vertige. Rien qu’à Rafaï, une ville du Haut-Mbomou, plus de 6000 cas de violences basées sur le genre ont été recensés en trois mois. Derrière ces statistiques glaciales se cachent des visages, des vies brisées, des destins fracassés contre le mur de l’indifférence.

 

“Le pire, ce n’est pas la violence”, confie Honorine, assistante sociale à Bossangoa. “C’est l’impunité. Les agresseurs de ces femmes centrafricaines  se promènent librement, parfois ils narguent même leurs victimes. La justice existe sur le papier, mais dans la réalité…”

 

Pourtant, certaines femmes centrafricaines  se lèvent. Dans chaque quartier, des réseaux de solidarité se tissent en silence. Des mains se tendent, des portes s’ouvrent pour accueillir celles qui fuient les coups. À Bouar, un groupe de “mamans courage” accompagne les victimes jusqu’au tribunal, défiant les regards désapprobateurs.

 

“On nous dit de nous taire, que c’est normal, que c’est notre culture”, s’insurge Béatrice, leader d’une association de femmes centrafricaines  à Bria. “Mais depuis quand la souffrance est-elle devenue notre culture ? Depuis quand accepter d’être détruites fait-il partie de nos traditions ?”

 

Le combat est quotidien, épuisant, parfois décourageant. Mais chaque femme qui ose dire non, chaque victime qui trouve la force de porter plainte, chaque survivante qui témoigne fait vaciller les murs du silence. Dans cette guerre contre les violences faites aux femmes, chaque petite victoire compte, même si le chemin vers la justice reste encore long et semé d’embûches.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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66 ans après Boganda : Les cinq rêves brisés de la République centrafricaine

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66 ans après Boganda : Les cinq rêves brisés de la République centrafricaine

 

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monument du Président Barthelemy Boganda à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 De l’héritage de Barthélemy Boganda, il ne reste que des mots vides. Le fondateur de la République centrafricaine avait légué cinq verbes nécessaires à son peuple : nourrir, vêtir, soigner, loger et instruire. En ce 1er décembre 2024, le constat est amère.

 

‘Le pays s’enfonce chaque jour davantage’, constate Antoinette Montaigne, présidente fondatrice de l’Académie de la paix. Les chiffres de la Banque mondiale accablent : 70% des Centrafricains vivent dans une pauvreté extrême, avec moins de 2,15 dollars par jour.

 

Dans le secteur de la santé, les hôpitaux manquent de tout. L’éducation affiche un taux de scolarisation au secondaire de 16% seulement. Les enfants étudient souvent à même le sol, pendant que le bois du pays part à l’exportation par le groupe Wagner.

 

Le logement reste un luxe pour beaucoup. À Bangui comme en province, des familles s’entassent dans des abris précaires. L’accès à l’eau et à l’électricité demeure un défi quotidien, avec 9 personnes sur 10 privées de courant.

 

L’alimentation pose un problème majeur. Dans les quartiers populaires de Bangui, comme Boy-Rabe, Miskine, Boeing, Ouango, Gobongo etc., rares sont ceux qui mangent trois fois par jour. Le SMIG à 30 000 FCFA ne permet pas de nourrir une famille face à la hausse des prix.

 

Les richesses naturelles abondent pourtant : or, diamants, bois précieux. Mais la population ne voit pas la couleur de ces revenus. Des projets annoncés, comme l’exploitation pétrolière, tardent à se concrétiser.

 

Des décennies de mauvaise gestion ont vidé les ambitions de Boganda de leur substance. Son rêve d’un pays prospère, où chaque citoyen vivrait dans la dignité, attend toujours sa réalisation.”

 

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Centrafrique : Le paludisme et les infections respiratoires en hausse à Bagandou

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Le paludisme et les infections respiratoires en hausse à Bagandou

 

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Deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le centre de santé de Bagandou, localité située dans la préfecture de la Lobaye à 192 km de Bangui, enregistre une augmentation des cas de paludisme et d’infections respiratoires en ce début de saison sèche. C’est ce qu’a révélé samedi 14 décembre le chef du centre de santé local lors d’un entretien avec notre rédaction.

 

“Nous enregistrons actuellement beaucoup de cas de paludisme et d’infections respiratoires aiguës ici à Bagandou. Pour le paludisme, nous disposons d’un protocole et distribuons gratuitement du Quartème aux patients qui se présentent au centre”, a indiqué le responsable médical de Bagandou.

 

Le personnel soignant a également mis en place des mesures de prévention des infections respiratoires, particulièrement chez les enfants. “ici à Bagandou, nous conseillons aux parents d’éviter d’exposer les enfants à l’humidité et de consulter rapidement en cas de toux persistante, pour écarter tout risque de tuberculose”, précise le chef du centre.

 

Le centre de santé de Bagandou poursuit par ailleurs ses activités de sensibilisation sur le Monkeypox, après l’épidémie qui avait touché la localité. La population est désormais mieux informée sur les moyens de prévention de cette maladie virale.

 

Les autorités sanitaires de Bagandou invitent la population à maintenir la vigilance et à se rendre au centre de santé dès l’apparition des premiers symptômes de ces pathologies.

 

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La Centrafrique totalement bradée au Rwanda : un futur désastre pour les centrafricains

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La Centrafrique bradée au Rwanda : Chronique d’un désastre annoncé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/touadera-serre-la-main-de-kagame-1-450×253.png” alt=”Paul Kagamé et Touadera au Rwanda, illustrant l’article sur La Centrafrique bradée au Rwanda : Chronique d’un désastre annoncé” width=”450″ height=”253″ />
Paul Kagamé et Touadera au Rwanda

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La mise en garde solennelle de l’honorable députée congolaise à l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville résonne comme un avertissement glaçant pour la République centrafricaine. L’octroi massif de terres et de ressources au Rwanda par le régime de Touadéra dessine les contours d’une menace existentielle pour la souveraineté nationale, dont les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques pour les futures de la Centrafrique.

 

Une colonisation silencieuse de la Centrafrique

 

La mainmise rwandaise sur la Centrafrique s’étend chaque jour davantage, suivant un schéma minutieusement planifié. Des troupes rwandaises, associées aux mercenaires du groupe Wagner, quadrillent désormais l’ensemble du territoire national sous couvert d’accords de sécurité opaques. Cette présence militaire s’accompagne d’une exploitation intensive des ressources minières stratégiques, notamment l’or et le diamant, dont les bénéfices échappent largement aux enfants de Barthelemy Boganda.

 

Dans la capitale Bangui, surnommée Bangui la roquette, le paysage urbain se transforme progressivement sous l’influence des enfants de Kagamé. Les enseignes commerciales, les établissements de loisirs et les propriétés immobilières passent systématiquement sous leur contrôle, créant une dépendance économique croissante. Plus inquiétant encore, de vastes étendues de terres agricoles sont cédées au Rwanda dans les villes avoisinantes de la capitale, préfigurant une implantation durable et une possible revendication territoriale future.

 

Les leçons ignorées de la RDC

 

L’expérience tragique de la République Démocratique du Congo constitue un précédent qui aurait dû alerter les consciences. Le Rwanda y a organisé des violences ayant causé des milliers de morts, toujours dans cette logique d’expansion territoriale. Cette stratégie s’explique en partie par les contraintes géographiques du Rwanda : un territoire exigu de 26 000 km² abritant une population de 13,8 millions d’habitants, soit une densité démographique qui pousse à chercher des espaces vitaux chez les voisins.

 

Les déclarations contradictoires des autorités rwandaises, révélées publiquement par la députée congolaise dans l’hémicycle, démontre parfaitement cette duplicité. D’un côté, leurs communications internes évoquent ouvertement l’acquisition de terres à l’étranger, de l’autre, leurs déclarations publiques nient toute volonté expansionniste.

 

Une souveraineté de la Centrafrique  bradée

 

La responsabilité du pouvoir centrafricain dans ce processus est accablante. Pour maintenir son emprise sur le pouvoir, le régime actuel n’hésite pas à brader le patrimoine national et à compromettre la souveraineté du pays. Cette politique à courte vue va jusqu’à envisager une possible succession du demi rwandais à la tête de l’État, faisant fi des aspirations légitimes du peuple centrafricain.

 

Les concessions accordées dépassent largement le cadre d’une coopération mutuellement bénéfique à la Centrafrique. Elles s’apparentent davantage à un transfert progressif de souveraineté, créant une situation de dépendance dont il sera difficile de s’extraire.

 

Les risques pour l’avenir de la Centrafrique

 

Les conséquences de cette politique risquent d’être dévastatrices pour l’avenir de la Centrafrique. Avec une population d’à peine 5 millions d’habitants, le pays pourrait se trouver dans l’incapacité de résister à d’éventuelles revendications territoriales futures. L’histoire nous enseigne que les accords de coopération asymétriques d’aujourd’hui peuvent facilement se transformer en conflits territoriaux demain.

 

La situation actuelle rappelle tristement les mécanismes de la colonisation : exploitation des ressources, contrôle militaire, implantation démographique progressive et création de dépendances économiques. La seule différence réside dans l’identité des acteurs.

 

L’urgence d’un sursaut national se fait sentir. La préservation de notre souveraineté territoriale et de nos ressources naturelles ne peut être bradée contre des garanties illusoires de maintien au pouvoir d’un homme, de surcroit un Peul centrafricain d’origine nigérienne. L’intégrité même de la nation centrafricaine est menacée par ces arrangements à courte vue.

 

Les générations futures jugeront sévèrement cette période où les intérêts vitaux du pays ont été sacrifiés sur l’autel d’intérêts personnels. Il est encore temps d’inverser cette tendance mortifère, mais cela nécessite une prise de conscience collective et un courage politique qui fait cruellement défaut aux dirigeants actuels.

 

Par DR. Alain Nzilo

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Centrafrique : le fantôme de béton du Ministère de l’Énergie  qui engloutit les millions

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le fantôme de béton du Ministère de l’Énergie  qui engloutit les millions

 

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des millions engloutis dans un chantier fantôme au cœur de la capitale centrafricaine Bangui. Le nouvel édifice administratif du Ministère de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques, censé incarner le renouveau institutionnel, se dégrade déjà avant même son achèvement. Notre enquête dévoile un système organisé de détournement des fonds publics à ciel ouvert.

 

Un chantier sans fin du Ministère de l’Énergie   aux allures de gouffre financier

 

Le panneau annonce fièrement un délai d’exécution de 24 mois. Pourtant, les années passent et le bâtiment demeure inachevé, ses structures exposées aux intempéries commencent à se dégrader. Le financement, assuré par le budget national, semble s’évaporer dans un puits sans fond du groupe Wagner. Les contribuables centrafricains assistent, impuissants, à cette valse des millions qui ne produit que du béton délabré.

 

L’art délicat du détournement institutionnalisé

 

L’investigation de la rédaction du CNC découvre un mécanisme sophistiqué d’enrichissement personnel. Le ministre et son épouse, également entrepreneurs, ont verrouillé chaque aspect du chantier : les matériaux proviennent de leur entreprises, la main-d’œuvre émane de leur personnel privé, jusqu’aux agents de sécurité qui appartiennent également à leur société de gardiennage. Un circuit fermé où l’argent public ne fait que transiter des caisses de l’État vers les comptes personnels.

 

Un préjudice au-delà du simple gaspillage

 

Cette situation dépasse le cadre d’un simple détournement. Elle symbolise la diminution des institutions et le mépris affiché envers les deniers publics. Pendant que des services indispensables manquent de moyens, des millions s’envolent dans un projet immobilier transformé en rente personnelle. La République centrafricaine voit ses ressources aspirées par ce trou noir administratif créé par la mafia de Piri.

 

Les gardiens du temple ferment les yeux

 

Les échafaudages rouillés narguent les passants tandis que les millions continuent de couler dans ce monument à la gabegie. L’inertie des instances de contrôle face à ce spectacle quotidien pousse les centrafricains à s’interroger. Des rapports d’audit dorment dans les tiroirs, les signalements s’accumulent sans suite. Au cœur de Bangui, ce chantier éternel témoigne d’une défaillance où chaque acteur semble avoir choisi le silence complice plutôt que le devoir de vérité. Les services d’inspection, les corps de contrôle, les autorités de tutelle – tous ces organes censés protéger les intérêts de l’État – paraissent frappés d’une étrange cécité devant ce défilé de camions de ciment qui n’aboutit qu’à des colonnes inachevées et des dalles croulantes.

 

En un mot, la réhabilitation de l’État centrafricain ne pourra se faire sans assainissement de ses institutions. Ce chantier sans fin du Ministère de l’Énergie incarne parfaitement les défis qui attendent le pays : restaurer l’intégrité dans la gestion des fonds publics et renouer avec l’essence même du service public. L’avenir de la nation dépend de notre capacité collective à mettre fin à ces pratiques qui minent les fondements mêmes de notre République.

 

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Centrafrique : Le miroir troublant des maux dénoncés par Patrice Talon au Bénin…

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Centrafrique : Le miroir troublant des maux dénoncés par Patrice Talon au Bénin…

 

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Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les récentes déclarations du président béninois Patrice Talon sur l’état de son pays avant 2016 dressent un portrait étonnant des maux qui pourrissent aujourd’hui la République centrafricaine sous Touadéra, un Président Kongoboro. Notre analyse dévoile des parallèles spectaculaires entre le Bénin des années 50 et la Centrafrique des années 2024.

 

La Centrafrique , un pays morcelé entre différents mafieux…

 

La description faite par Talon du Bénin pré-2016 résonne étonnement avec la situation centrafricaine actuelle. Comme il le dénonçait pour son pays : “Le pays était coupé en morceaux, réparti entre acteurs politiques”. En Centrafrique, cette répartition s’opère entre groupes armés, Mercenaires russes, forces rwandaises, clientèle politique et mafieux du pouvoir.

 

Les documents confidentiels consultés par la rédaction du CNC  confirme une mainmise organisée sur les ressources de la Centrafrique : les PCA des sociétés parapubliques pour certains, les mines de diamants pour d’autres, les postes douaniers pour les plus chanceux etc. Un partage méthodique des richesses nationales qui rappelle le système béninois où “pour tel parti politique c’est la douane, pour tel autre la direction des impôts, selon le Président béninois”.

 

Une façade démocratique qui masque mal la prédation en Centrafrique …

 

Si le Bénin comptait 300 partis politiques servant de “couteau avec lequel chacun vient prendre sa part du gâteau “, la Centrafrique voit proliférer des groupes armés, des mercenaires  et des structures parallèles de l’État qui servent les mêmes objectifs de prédation. Le dernier référendum constitutionnel totalement illégal, approuvé à plus de 95%, montre cette façade démocratique dénoncée par Talon.

 

Les services indispensables sacrifiés…

 

Comme dans le Bénin des années 50, les services de base pour la population font cruellement défaut en RCA. À Bangui, l’accès à l’eau potable reste un luxe. Le réseau électrique, délabré, ne fournit qu’une alimentation sporadique, exactement comme un bipage téléphonique. Les routes, quand elles existent, sont dans un état catastrophique. L’éducation et la santé, censées être des priorités gouvernementales, restent des parents pauvres du budget national.

 

Un système qui s’auto-perpétue…

 

“Un président élu qui prend fonction a l’obligation de préserver le système, afin que chacun ait sa part”, expliquait Talon pour le Bénin. En République centrafricaine, cette logique atteint son paroxysme avec la récente modification constitutionnelle permettant au président Kongoboro de briguer un troisième mandat, perpétuant ainsi un système de prédation bien rodé.

 

À la différence notable que si le Bénin de Talon s’est engagé depuis 2016 sur la voie des réformes et du développement, la RCA s’enfonce chaque jour davantage dans la spirale de la prédation et du sous-développement. Les chiffres sont implacables : alors que le Bénin progresse dans les classements internationaux de gouvernance, la RCA stagne aux dernières places.

 

La comparaison avec l’analyse lucide du président béninois dévoile l’urgence d’une refonte totale du système de gouvernance centrafricain. Sans quoi le pays risque de rester, selon les mots de Talon, “l’otage de sa classe politique”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Radio Centrafrique : 66 ans dans l’oubli

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Radio Centrafrique : 66 ans dans l’oubli

 

Radio Centrafrique : 66 ans dans l'oubli
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le 8 décembre 2024 n’a pas résonné dans les micros de Radio Centrafrique. Cette date anniversaire des 66 ans de la radio nationale n’a fait l’objet d’aucune mention à l’antenne. Le ministre de la Communication et la direction n’ont programmé ni événements, ni émissions spéciales pour marquer cette étape.

 

Cette situation interpelle quand on regarde le passé. En 2008, la radio vivait autrement son cinquantenaire. Christian Aimé Ndota, alors directeur général, avait bâti un programme d’activités pour toute l’année : émissions rétro diffusant des archives des années 60 à 90, participation d’anciens journalistes et animateurs, caravanes dans les 16 préfectures du pays. La radio disposait aussi d’un projet de modernisation incluant le passage au numérique et une hausse significative de son budget.

 

Les années ont effacé ces ambitions. Le budget est resté minimal – moins de 20 millions de francs CFA en 2008. Les crédits pour l’entretien des équipements ne dépassaient pas 3,2 millions, tandis que le carburant et les lubrifiants devaient tenir avec 1,5 million. Sans véhicule de reportage ni matériel technique renouvelé, la radio peine à couvrir l’actualité nationale.

 

Cette dégradation progressive n’empêche pas d’autres célébrations médiatiques. En février 2024, la télévision nationale fêtait ses 50 ans. Le ministre Maxime Balalou avait organisé une cérémonie, même préparée à la dernière minute après un rappel du même Christian Aimé Ndota, redevenu simple agent.

 

Le contraste entre ces deux traitements pose question. Radio Centrafrique touchait autrefois tout le territoire grâce à ses émetteurs de 100 kW. Elle diffusait même à l’international via des relais satellite. En 2008, des projets allaient vers internet et la modernisation des 16 stations régionales.

 

Aujourd’hui, les émetteurs affaiblis ne couvrent plus qu’une partie du pays. Les équipements vieillissent sans MAINTENANCE. Le personnel manque de formation continue. L’autonomie de gestion, pourtant vitale, n’a jamais vu le jour contrairement aux radios publiques du Tchad ou du Cameroun devenues des offices.

 

Les auditeurs restent attachés à leur radio nationale. Ils appellent dès qu’une panne interrompt les émissions. Dans les préfectures, beaucoup comptent sur elle comme seule source d’information après 17h. Cette relation de confiance méritait une célébration des 66 ans.

 

Le silence actuel interroge l’avenir de Radio Centrafrique. Sans investissements dans les équipements, sans formation du personnel, sans autonomie budgétaire, comment pourra-t-elle continuer sa mission ? Le gouvernement doit clarifier sa vision pour ce média public historique.

 

Les solutions existent. D’autres pays africains ont transformé leurs radios nationales en entreprises publiques autonomes. Cette évolution permet de générer des ressources propres tout en gardant le service public. Radio Centrafrique pourrait suivre cette voie pour retrouver ses moyens d’action et son rayonnement d’antan.

 

L’anniversaire oublié des 66 ans traduit un besoin urgent de repenser l’avenir de Radio Centrafrique. Le temps presse pour sauvegarder cet outil d’information qui accompagne les Centrafricains depuis 1958.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Neuf ans de pouvoir : Touadera, Entre promesses non tenues et désillusions des centrafricains….

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Neuf ans de pouvoir de Touadéra : Entre promesses non tenues et désillusions des centrafricains….

 

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Le chef d’État-major, les directeurs de la gendarmerie et de la police saluent militairement la statue des créateurs du groupe Wagner à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les espoirs provoqués par l’arrivée au pouvoir de Touadera en 2016 se sont évaporés très rapidement à seulement une année du pouvoir. Mais le plus spectaculaire est qu’après neuf années de gouvernance, le fossé entre les promesses et la réalité quotidienne des Centrafricains ne cesse de s’élargir.

 

‘En 2016, nous avions cru en un changement réel après arrivée au pouvoir de Touadera. Aujourd’hui, notre vie est plus dure qu’avant, même plus dure ‘, affirme Joseph, un fonctionnaire au ministère de la fonction publique à Bangui. Un sentiment partagé par de nombreux citoyens face à la dégradation continue de leurs conditions de vie.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Banque mondiale révèle que plus de 70% des Centrafricains vivent dans l’extrême pauvreté. Le panier de la ménagère se vide, tandis que les prix des produits de première nécessité flambent.

 

L’administration se retrouve politisée à outrance. Les nominations aux postes clés dépendent désormais de l’appartenance au MCU ou aux partis soutenant le pouvoir de Touadera. Les compétences passent au second plan, au détriment du service public.

 

Les libertés publiques reculent. Des leaders politiques et des acteurs de la société civile subissent pressions et menaces. L’espace démocratique se rétrécit, pendant que la nouvelle Constitution de 2023 renforce les pouvoirs de Touadera.

 

Dans les villes de provinces, l’autorité de l’État peine à s’imposer malgré la présence des forces de sécurité. Des régions entières restent coupées des services essentiels : écoles, hôpitaux, électricité, eau potable.

 

La révision constitutionnelle d’août 2023 cristallise les inquiétudes. Elle ouvre la voie à un possible maintien au pouvoir, alors que les conditions de vie des Centrafricains continuent de se dégrader.

 

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À Boria, les Wagner sèment la panique au sein de la population

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À Boria, les Wagner sèment la panique au sein de la population

 

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Marché de Nanga-Boguila, à 12 kilomètres de BBoria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une fois de plus, les villageois de Boria vivent dans la terreur des Mercenaires russes du groupe Wagner. Jeudi dernier, ces criminels de Vladimir Poutine ont encore frappé, abattant froidement deux gros cochons à coups de fusil avant de les emporter dans leur pick-up. Notre correspondant était sur place et raconte comment ces raids répétés affament la population de Boria .

 

En effet, jeudi dernier, notre correspondant à Nanga-Boguila a vécu une scène qui se répète malheureusement trop souvent dans nos campagnes. Les mercenaires russes du groupe  Wagner sont arrivés dans ce petit village de Boria, situé à 12 kilomètres de Nanga-Boguila.

Mais une scène spectaculaire s’est déroulée dans ce village que les centrafricains ne connaissent pas encore. Les villageois, dès qu’ils ont aperçu les pick-up des Wagner en provenance de Paoua, vers 11 heures, ont vite compris ce qui allait se passer. Les jeunes ont aussitôt commencé à faire fuir très rapidement les cabris et les cochons vers la brousse. En quelques minutes, le village s’est vidé :  hommes, femmes, enfants, tous se sont cachés dans la brousse pour certains, dans leur maison pour les autres.

 

Les mercenaires russes, une fois dans le village, sont descendus de leur véhicule, et ont commencer à faire le tour du village avec armes à la main. Très rapidement, ils ont repéré un petit cochon mais l’ont laissé, le jugeant sans doute trop maigre. Ils sont ensuite monté dans leur véhicule et partir vers Nanga-Boguila. Mais ce n’était qu’une ruse  pour tromper les villageois : une heure plus tard, ils sont revenus à Boria. Les bêtes étaient alors de retour au village. Les Wagner se sont précipités vers la brousse où ils avaient repéré les cochons. Cinq minutes plus tard, deux coups de feu ont retenti. Notre correspondant a vu les mercenaires jeter deux grosses truies dans leur pick-up avant de repartir vers Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé.

 

Les villageois nous ont raconté que ce n’était pas la première fois. “Ils font ça depuis des mois, au moins une dizaine de fois ici”, nous ont-ils dit. “Ils viennent de Paoua, ils tuent nos cabris, nos moutons, nos cochons et repartent comme si de rien n’était”.

Rappelez-vous, la même chose s’est produite il y’a quelques mois près de Boda, dans la Lobaye, où ils ont abattu deux vaches. Les villageois étaient en deuil. Ces  bêtes représentaient leurs économies, leur survie.

 

Comment élever du bétail dans ces conditions ? Nos paysans sont déjà pauvres, et voilà que des hommes armés viennent leur voler le peu qu’ils possèdent. Ces animaux, c’est des mois ou des années d’efforts pour les élever. Une truie peut donner plusieurs portées par an, nourrissant ainsi toute une famille. Quand les Wagner la tuent, ils ne volent pas qu’un animal – ils volent l’avenir d’une famille.

 

Dans chaque village qu’ils visitent, c’est la même histoire. Les gens fuient, terrorisés, pendant que les mercenaires se servent comme dans un garde-manger. Personne n’ose protester – comment le pourrait-on face à des hommes armés ? Et pendant ce temps, nos campagnes s’appauvrissent, nos paysans perdent espoir, et la faim gagne du terrain.

 

Les villageois se demandent jusqu’à quand cela va durer. Qui les protégera de ces vols ? Pour l’instant, ils n’ont trouvé qu’une solution : guetter l’arrivée des pick-up et faire fuir leurs bêtes dans la brousse. Mais combien de temps pourront-ils continuer ainsi, à vivre dans la peur, à voir leurs moyens de subsistance disparaître un à un dans les véhicules de Wagner ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Boali : Quand les forces de l’ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté

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Boali : Quand les forces de l’ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté

 

Boali : Quand les forces de l'ordre participent au pillage d’un
camion-citerne accidenté
Les forces de l’ordre présents autour d’un camion citerne accidenté près de Boali, en République centrafricaineScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Des images révoltantes circulent depuis ce week-end sur les réseaux sociaux montrant des policiers en uniforme participant activement au pillage d’un camion-citerne accidenté à Boali, à moins de 100 kilomètres de Bangui. Au lieu de sécuriser la zone, ces agents censés protéger la population encouragent des pratiques qui pourraient virer au drame.

 

Le spectacle est aussi surréaliste que dangereux. Un imposant camion-citerne en provenance de Douala au Cameroun gît renversé sur le bas-côté à Boali, son précieux chargement de carburant attirant une foule imprudente. Mais ce qui choque particulièrement, c’est la présence d’hommes en tenue, fusils d’assaut en bandoulière, qui au lieu d’établir un périmètre de sécurité autour de ce camion, font la queue avec des bidons à la main comme de simples pilleurs.

 

Les images partagée sur WhatsApp ne laissent place à aucune ambiguïté : on y voit distinctement des agents en uniforme orange “BOALI” participant activement au pillage. Certains portent même leur arme de service tout en manipulant des contenants pour récupérer le carburant. Cette attitude témoigne d’une déliquescence profonde de l’autorité de l’État.

 

Cette situation fait tristement écho aux nombreuses tragédies survenues dans la sous-région, notamment en République démocratique du Congo, où des scènes similaires se sont soldées par des dizaines de morts. Le moindre incident, une étincelle, suffirait à transformer cette zone en brasier mortel. La mémoire collective semble pourtant incapable de retenir les leçons des drames passés.

Boali : Quand les forces de l'ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté
Les populations de Boali se massent autour de citerne accidenté à Boali

 

Cette scène démontre la profondeur de la crise qui traverse les institutions centrafricaines. Quand ceux qui sont censés faire respecter la loi participent ouvertement à sa violation, c’est tout l’édifice de l’État qui vacille. La précarité économique ne peut justifier une telle démission des forces de l’ordre face à leurs responsabilités première.

 

La gravité de cette situation appelle une réaction forte des autorités. Au-delà des sanctions individuelles qui s’imposent, c’est toute la chaîne de commandement qui doit être questionnée. La sécurité des populations ne peut être sacrifiée sur l’autel des difficultés économiques, aussi réelles soient-elles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Morila : une mine d’or pour financer Africa Corps ?

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Morila : une mine d’or pour financer Africa Corps ?

 

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CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le gouvernement malien vient de boucler le rachat de la mine d’or de Morila située à 150 km au sud-est de Bamako. Cette nationalisation à bas coût va lui permettre d’engranger des recettes supplémentaires pour financer ses projets politiques et sécuritaires. Parmi les bénéficiaires directs : les mercenaires d’Africa Corps (ex-Wagner).

Le dernier obstacle juridique a été levé le 20 novembre, quand la société locale Entreprise Générale Traoré et Frères SARL (EGTF) a retiré la plainte qu’elle avait déposée fin mai contre les compagnies minières australiennes Firefinch et Morila SA qui avaient cessé d’exploiter cette mine en 2022. EGTF poursuivait les deux entreprises pour des impayés liés à des services de sous-traitance fournis pour l’extraction de l’or. Montant de la facture : 12,84 milliards FCFA, soit 21,26 millions de dollars américains (M$). Sans accord entre les parties, le gouvernement ne pouvait pas entrer en possession, via  la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM-SA), de la mine d’or que le propriétaire, Morila SA, avait cédé début mai pour un dollar symbolique à la SOREM. En devenant officiellement propriétaire de ce gisement aurifère, Bamako devrait en tirer de substantiels bénéfices. En effet, la mine fournit de l’or depuis 21 ans et son potentiel est estimé à au moins 160 000 onces (4,536 tonnes) par an, soit 427,4 M$ de revenus par an (265,3 milliards FCFA) jusqu’en 2030. Cette acquisition s’inscrit dans la droite ligne de la réforme du code minier promulgué en août 2023. Sous le poids des règles plus strictes pour les exploitants étrangers, ces derniers sont contraints de céder leurs mines, parfois à vil prix et après de fortes pressions. Pour ne pas avoir voulu céder aux demandes très exigeantes de Bamako, le PDG du groupe australien Resolute Mining, Terence Holonan, et de deux ses cadres ont été incarcérés le 8 novembre. Ils ont été remis en liberté le 20 novembre, après que la société a payé 80 M$ aux autorités maliennes pour résoudre un différend fiscal et a promis de payer 80 M$ supplémentaires dans les mois à venir.

 

Prise de guerre
Car l’État malien a besoin d’argent. De beaucoup d’argent : Non seulement pour lutter contre une inflation croissante (6,6% en octobre 2024), pour éponger son déficit budgétaire (3,9%) mais aussi pour éradiquer l’insécurité alimentaire qui touche 1,5 million de personnes, notamment dans les zones de conflit. Bamako a besoin d’argent (et d’or) pour payer les mercenaires d’Africa Corps qui lui coûte très cher : environ 10 M$ par mois, 120 M$ par an, pour une efficacité qui reste encore à démontrer. Une partie de cette rémunération pourrait être payée directement en or. L’appétit de la société militaire privée (SMP) russe pour les ressources naturelles et pour le métal jaune en particulier n’est pas à négliger. En effet, selon plusieurs sources maliennes, la SMP russe a repris rien qu’en 2023 au moins trois mines au sud de Bamako : Balandougou, à environ 20 kilomètres de la frontière avec la Guinée; Koyoko, un site d’or à proximité du Cercle de Kangaba; et un troisième site près de Yanfolila. En février dernier, Africa Corps était présent à la mine d’Intahaka, le plus vaste site d’orpaillage artisanal du nord du Mali, à une quarantaine de kilomètres de Gao pour officialiser à cette prise de guerre. Cette soif de l’or a poussé le gouvernement à engager un bras de fer avec le géant canadien, Barrick Gold, qui exploite le site aurifère le plus productif du pays, Loulo-Gounkoto. Le 26 novembre, quatre employés de cette entreprise ont été arrêtés en attendant que Barrick Gold verse « 500 M$ de taxes et impôts impayés »…De quoi déjà financer quatre années  de présence russe au Mali.

(*)Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique. La production annuelle est de 66,5 tonnes, représentant 70 % des exportations, 25 % des recettes fiscales, 10 % du Produit intérieur brut (PIB) et plus de 500 milliards de FCFA de contribution au budget d’État.

 

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Rafaï : 6000 femmes battues en trois mois, la ville où les violences explosent

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Rafaï : 6000 femmes battues en trois mois, la ville où les violences explosent

 

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Bienvenue à Rafaï

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans le centre de santé de Rafaï, Aminata ajuste son pagne pour cacher ses blessures. Elle est la quatrième femme battue que l’infirmière reçoit ce matin. Il n’est que 10 heures. “Avant, les hommes se cachaient pour nous frapper”, murmure-t-elle. “Maintenant, ils le font en plein jour. Ils savent que personne ne dira rien.”

 

À Rafaï , les chiffres font froid dans le dos. En à peine trois mois, plus de 6000 cas de violences ont été recensés dans cette petite ville de l’est centrafricain. Derrière ces statistiques glaçantes : 32% de viols, 28% d’agressions physiques, 17% de femmes privées de ressources, 15% de violences psychologiques. Un catalogue de l’horreur qui ne cesse de s’allonger.

 

“Chaque jour à Rafaï, c’est la même chose”, témoigne Sœur Monique, qui gère un centre d’écoute. “Elles arrivent avec des côtes cassées, des brûlures, des traumatismes. Certaines ne peuvent même plus pleurer tellement elles sont épuisées de souffrir“. Dans son cahier, les récits s’accumulent, tous plus terrifiants les uns que les autres.

 

Le plus inquiétant ? L’impunité totale. À Rafaï, pas de tribunal, pas de juge. Les rares gendarmes présents détournent souvent le regard. “Quand une femme vient porter plainte, on lui dit de rentrer chez elle, que c’est une affaire de famille”, explique Mariam, responsable d’une association locale. “Alors les bourreaux continuent, sachant qu’ils ne risquent rien.”

 

Les raisons de cette explosion de violence  à Rafaï ? La pauvreté, l’alcool, la désagrégation des valeurs traditionnelles. “Avant, les anciens intervenaient quand un homme battait sa femme”, raconte le chef de quartier Balaye. “Aujourd’hui, chacun regarde son téléphone pendant qu’une femme crie à l’aide dans la maison d’à côté.”

 

Pourtant, des femmes résistent à Rafaï. Dans chaque quartier, des réseaux de solidarité se créent. Des maisons deviennent des refuges secrets. Des numéros de téléphone circulent de main en main. “On s’organise comme on peut”, confie Josiane, qui héberge régulièrement des femmes en fuite. “Si on ne se protège pas entre nous, qui le fera ?”

 

Le plus révoltant reste peut-être l’âge de certaines victimes. “La semaine dernière, j’ai soigné une fille de 14 ans”, témoigne l’infirmière, la voix brisée. “Son ‘mari’ l’avait battue parce qu’elle voulait retourner à l’école. Elle était enceinte de lui. À 14 ans…”

 

À Rafaï, la nuit tombe. Dans les ruelles, les femmes pressent le pas pour rentrer chez elles. Certaines ne dormiront pas, guettant le retour d’un mari violent. D’autres prieront pour que leurs filles connaissent un jour une vie différente. En attendant, les statistiques continuent leur macabre progression, dans l’indifférence quasi-générale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée

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La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée

 

La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée
Deux journalistes de la chaîne de télévision française France 24, James Stefan Carstens et Caroline Dumay

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Les hommes de Poutine viennent encore de montrer leur vrai visage démoniaque au monde entier. L’arrestation des deux journalistes de France 24 à Bangassou est un nouvel acte de leur stratégie d’intimidation. À travers Caroline Dumay et James Stefan Carstens, c’est toute la France qui est aujourd’hui transformée en poupée de chiffon dans ce qui fut jadis son territoire.

 

La Centrafrique , un territoire où le cirque Wagner bat son plein

 

Les Mercenaires russes font la pluie et le beau temps dans toute la Centrafrique. Ils créent des histoires de toutes pièces à dormir débout, sortent des accusations de leur chapeau, et jettent en prison selon leur bon vouloir. Cette fois, leur proie : deux journalistes français venus comprendre la réalité centrafricaine. Un péché capital pour les criminels de Poutine qui veulent garder le pays du Président Barthelemy Boganda sous leur cloche.

 

Quand la Centrafrique se plie devant Poutine

 

Le pouvoir centrafricain n’est plus qu’un pantin dans les mains des russes du groupe Wagner. Les autorités courbent l’échine et suivent la partition russe à la lettre, bricolant des contes à dormir debout sur des prétendues interviews d’anciens rebelles à Bangassou. La vérité saute aux yeux : ces journalistes gênaient par leur présence dans une zone que Wagner veut garder totalement dans l’ombre de ses crimes.

 

Macron dort, Poutine avance

 

Pendant que la France reste muette comme une carpe, les Russes tissent leur toile partout au pays de Bokassa, la Centrafrique. L’emprisonnement des deux journalistes de France 24, s’ajoutant à ceux agressés par le ministre de la sécurité publique à Bangui  n’est qu’un crachat de plus au visage de Paris. La France de Macron contemple, les bras ballants, son influence partir en fumée face aux méthodes de voyous des mercenaires russes.

 

La Centrafrique : une nation prise en otage

 

Les Centrafricains regardent, les mains liées, la mainmise des Wagner sur chaque recoin de leur pays, la Centrafrique. Justice, police, armée, finances, mines d’or et diamants,  tout est passé sous la coupe des mercenaires russes. L’arrestation des deux journalistes français de la Chaine France 24 le 13 décembre dernier à Bangassou montre à quel point le pays est devenu le terrain de jeu privé de Wagner, et ce, après l’arrestation en mai dernier d’un belge d’origine portugaise à Zemio par ces mêmes criminels de Poutine.

 

Les jeux sont faits à Bangui. Wagner impose sa loi, remplit les prisons selon ses caprices, et la France reste plantée là, à contempler ce désastre sans bouger le petit doigt. Jusqu’à quand Paris laissera-t-elle Poutine faire de la Centrafrique son nouveau terrain de chasse ? L’histoire jugera cette période où la France a livré définitivement la RCA aux chiens de guerre criminels de Moscou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ces guignols de l’armée qui nous prennent pour des idiots

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Les officiers FACA : Ces guignols de l’armée qui nous prennent pour des idiots

 

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Le lieutenant-colonel Augustin NDANGO-KPAKO, porte-parole de l’état-major des armées centrafricaines

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Un caporal véreux, un soi-disant imitateur de voix, et deux-trois bandits de pacotille. Voilà tout ce que les officiers FACA de l’état-major militaire brandient fièrement devant les caméras. Cette mascarade pitoyable cache mal une triste réalité : notre armée est devenue un repaire de brigands et de malfrats.

 

Le cirque organisé cette semaine par les officiers FACA de l’armée nationale frise le ridicule. On nous sort du chapeau quelques petits voyous en uniforme, comme si le mal ne rongeait pas l’institution tout entière. À Bangui, les habitants le savent bien : des militaires-bandits écument les quartiers, rackettent, terrorisent, en toute impunité. Mais les officiers FACA de l’état-major préfèrent jouer la comédie.

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Le chef de la bande, Vincent Moundjou alias CB, le cerveau.

 

Le pire dans cette farce ? C’est que nos officiers FACA font mine de découvrir aujourd’hui ce que tout le monde sait depuis des années. Ils nous servent leur numéro du “regardez, on a attrapé les méchants”, alors que le recrutement dans l’armée se fait à la va-vite, sans le moindre contrôle. N’importe qui peut enfiler l’uniforme, y compris les pires canailles.

 

Derrière ce désastre, une évidence crève les yeux : Wagner tire les ficelles dans l’ombre. Les Mercenaires russes ont pris les commandes, décident qui entre dans l’armée, qui sort. Le résultat ? Une institution militaire en lambeaux, noyautée par des criminels.

 

Dans les rues de Bangui, c’est la loi de la jungle. Les témoignages affluent sur ces soldats qui terrorisent la population le jour comme la nuit. À Gobongo, à Boy-Rabe, dans tous les quartiers, les habitants vivent dans la peur de ces hommes en uniforme devenus des prédateurs. En province, la situation est encore plus dramatique.

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Les 6 membres d’équipe des arnaqueurs centrafricains arrêtés par les éléments des FACA.

 

Pendant ce temps-là, nos brillants officiers supérieurs paradent devant les journalistes. Ils nous racontent des sornettes sur un caporal qui aurait mal tourné, sur un chef de bande qui imite les voix, même celles des criquets ou des oiseaux ! Merde, ces tintin de l’armée veulent nous faire quoi . Quelle blague ! La vérité, c’est qu’ils ont laissé pourrir la situation pendant des années.

 

Cette armée-là n’est plus une armée nationale. C’est devenue une bande organisée en uniforme, où les vrais soldats, ceux qui servent leur pays avec honneur, se comptent sur les doigts d’une main. Les autres ? Des voyous qui profitent du chaos ambiant.

 

Le plus navrant dans cette histoire, c’est l’hypocrisie de nos chefs militaires. Ils font semblant de nettoyer les écuries d’Augias en nous montrant deux ou trois lampistes, alors que le problème est bien plus profond. Notre armée a besoin d’être reconstruite de fond en comble, débarrassée de ses éléments criminels.

 

Mais tant que Wagner gardera la main sur le recrutement, tant que nos généraux continueront leur petit théâtre, rien ne changera. Les Centrafricains méritent mieux que cette armée de bandits, mieux que ces officiers qui nous prennent pour des imbéciles. Le temps des mascarades doit cesser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

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Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

 

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Le colonel Patassé avec ses miliciens

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un jeune homme brutalisé pour avoir filmé, un journaliste torturé durant des jours, des citoyens terrorisés pour un simple téléphone. Les forces de sécurité et les mercenaires Wagner traquent sans relâche les prétendus correspondants du média Corbeau News. Notre enquête dévoile une campagne de répression organisé par le pouvoir de Baba Kongoboro, la dernière poupée russe au monde.

 

Les récents événements survenus au Tribunal de Grande Instance de Bangui le 21 juin 2024 démontrent l’ampleur de cette répression. Lors de la présentation de deux ressortissants franco-algériens, Osmani et Bensalem,  arrêtés le 9 juin dernier et placés en détention provisoire à la Section de Recherche et d’Investigation, un jeune homme d’une vingtaine d’année a été brutalement interpellé pour avoir filmé la scène avec son téléphone portable,  alors qu’un des militaires escortant les détenus filmait lui-même l’événement avec son téléphone également.  Mais à la grande surprise, les autres militaires dans l’escorte ont immédiatement accusé le jeune homme d’être un journalistes de Corbeau News. “C’est Corbeau News, c’est Corbeau News !”, ont-ils crié avant de le plaquer violemment au sol, l’étrangler et le rouer de coups. Après avoir confisqué son téléphone, ils l’ont emmené vers une destination inconnue. À ce jour, son sort reste un mystère.

Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

 

Cette violence n’est pas un cas isolé. L’année précédente, un incident particulièrement grave impliquant le chef d’état-major des forces armées centrafricaines, qui a ordonné l’arrestation d’un journaliste centrafricain travaillant pour la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) basé à Moungoumba, localité située à 189 kilomètres au sud-ouest de Bangui. Transféré dans la capitale, ce professionnel des médias a enduré des séances de torture particulièrement brutales, notamment au “compte de roue”, une technique consistant à attacher la victime dans une position douloureuse. Il a ensuite été incarcéré pendant plusieurs semaines dans les geôles tristement célèbres de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), uniquement pour avoir été accusé de collaborer avec Corbeau News.

Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui
Le-general-Zephirin-Mamadou-remerciant-le-president-Touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles – Centrafrique : le journaliste Auconfort Shadrack Morouba, accusé à tort par le chef d’État-major d’être un correspondant du CNC, a été arrêté et gravement torturé puis incarcéré à l’OCRB

 

Et ce n’est pas tout ! À Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, à 419 kilomètres de la capitale, un autre incident révèle l’absurdité de cette chasse aux sorcières. Un simple passant transportant un ordinateur portable a été arrêté par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des Mercenaires russes. Sans preuve ni motif valable, ils l’ont accusé d’être correspondant de Corbeau News à Ippy, l’ont passé à tabac avant de le relâcher, non sans avoir confisqué son matériel informatique.

 

Et plus spectaculaire dans cette histoire, la paranoïa atteint son paroxysme au camp de Roux à Bangui, principale base des mercenaires Wagner dans la capitale. Les paramilitaires russes, dans un acte symbolique aussi violent que grotesque, ont abattu deux oiseaux corbeaux qui survolaient leur base, déclarant au passage vouloir “en finir avec tous les corbeaux” qu’ils associent au média d’investigation.  Plus pathétique encore, cette atmosphère de terreur s’étend jusqu’aux axes routiers de Bangui. Près de l’Hôpital Général, en direction du terminus nord des bus, un chauffeur d’ONG a vu son téléphone portable détruit par des mercenaires russes qui l’ont suspecté d’être un indicateur de Corbeau News,  alors que ce monsieur c’est un chauffeur d’une ONG, et qu’il passait simplement un appel.

 

En parallèle de cette répression physique, une campagne numérique coordonnée vise à réduire au silence Corbeau News. Le gouvernement centrafricain, sous la pression manifeste du groupe Wagner, a mis en place des mesures pour bloquer l’accès au site d’information dans le pays depuis 2021. Les mercenaires russes ont également organisé une campagne de signalements massifs auprès de Facebook pour tenter de faire fermer la page du média.

 

Cette répression organisé démontre la dérive autoritaire du régime de Faustin Archange Touadera, surnommé Baba Kongoboro. Avec le soutien des mercenaires Wagner, les autorités ont transformé l’accusation de collaboration avec Corbeau News en un instrument de terreur, permettant d’arrêter arbitrairement et d’intimider non seulement les journalistes mais aussi les simples citoyens. Cette situation inquiète dangereusement la liberté de la presse en République centrafricaine  et souligne l’urgente nécessité d’une mobilisation internationale pour protéger les droits fondamentaux dans le pays.

 

Le climat de peur instauré à Bangui et dans tout le pays rappelle les heures les plus sombres des régimes autoritaires comme ceux de Poutine en Russie et Kagamé au Rwanda, où l’information devient un crime et où la simple possession d’un téléphone portable peut conduire à des violences arbitraires. Cette chasse aux “corbeaux” s’inscrit dans une stratégie plus large visant à contrôler l’information et à étouffer toute voix dissidente dans un pays où les libertés fondamentales se trouvent de plus en plus menacées.

 

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L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits” : le cri d’alarme du Professeur Gaston Nguerekata

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L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits” : le cri d’alarme du Professeur Gaston Nguerekata

 

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Professeur Gaston Mandata Nguerekata

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Depuis les États-Unis où il enseigne les mathématiques dans les plus prestigieuses universités, le Professeur Gaston Nguerekata brise le silence sur la situation catastrophique de l’université centrafricaine. Sa déclaration, d’une rare franchise, fait trembler le pouvoir de Bangui.

 

Un constat accablant d’un scientifique de renommée mondiale, Professeur Gaston Nguerekata

 

“L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits sous la haute impulsion de sa majesté Touadérale”. Ces mots, prononcés par l’un des plus éminents mathématiciens centrafricains le plus prestigieux au monde, le Professeur Gaston Nguerekata, décrivent une réalité glaçante. Depuis son poste d’enseignant aux États-Unis, ce brillant universitaire observe avec effroi la destruction systématique de l’institution qui l’a formé.

 

Une purge intellectuelle sans précédent

 

La situation qu’il décrit est alarmante. Les meilleurs cerveaux de l’université sont écartés les uns après les autres. Le Dr. Charles Armel Doubane, figure respectée du monde académique centrafricain, en est l’exemple le plus récent. Le message est clair : soit vous vous soumettez au parti-État, soit vous quittez l’université.

 

Une machine à broyer les talents

 

“De nombreuses compétences sont brimées, écartées”, note le Professeur Gaston Nguerekata. Le pouvoir ne se contente plus de contrôler l’administration – il s’attaque maintenant directement aux enseignants. Les cours sont surveillés, les contenus censurés, la pensée critique étouffée. L’excellence académique est devenue un crime.

 

L’espoir malgré tout

 

Pourtant, le Professeur Gaston Nguerekata  refuse la résignation. Citant l’artiste Bhy Gao, il affirme : “Tout est à refaire”. Et d’ajouter avec détermination : “Tout sera refait”. Ces paroles, venant d’un scientifique de son calibre, résonnent comme un appel à la résistance intellectuelle.

 

Un signal d’alarme international

 

Le témoignage du Professeur Gaston Nguerekata  porte d’autant plus qu’il vient d’un homme reconnu mondialement pour ses travaux en mathématiques. Enseignant dans les plus grandes universités américaines, ses recherches font autorité. Quand une telle personnalité prend la parole pour dénoncer la situation à Bangui, le monde académique international ne peut rester sourd.

 

La destruction de l’Université de Bangui n’est pas qu’une tragédie centrafricaine – c’est un désastre pour toute l’Afrique. En massacrant ainsi son élite intellectuelle, le pouvoir centrafricain hypothèque l’avenir de générations entières. Le cri d’alarme du Professeur Nguerekata nous rappelle que la liberté académique n’est pas un luxe – c’est une nécessité vitale pour l’avenir d’une nation.

 

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Bambari : La ville où la liberté se monnaye au prix de la dignité

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Bambari : La ville où la liberté se monnaye au prix de la dignité

 

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patrouille mixte FSI et Minusca à Bambari

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une nouvelle vague d’arrestations massives a déferlé sur Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka,  ce samedi 14 décembre 2024. Les habitants, piégés dans une rafle orchestrée par les forces de sécurité et leurs alliés russes, n’ont qu’une seule issue : payer pour retrouver leur liberté. Une tactique qui rapporte gros aux organisateurs de ces opérations.

 

À Bambari, les scènes se répètent inlassablement. Ce samedi 14 décembre, soixante personnes ont été arrêtées lors d’une prétendue opération de contrôle d’identité. Derrière cette façade légale se cache une réalité bien plus sombre : un commerce lucratif de la liberté humaine.

 

Les habitants de la ville le savent désormais. Qu’ils aient ou non leurs papiers en règle importe peu. Une fois arrêté, chacun devra débourser au minimum quinze mille francs CFA pour retrouver sa liberté. Les plus malchanceux verront la somme grimper jusqu’à cinquante mille francs CFA. Un véritable pactole quand on multiplie ces montants par soixante détenus.

 

Dans les rues de Bambari, personne n’est dupe. Ces opérations, menées conjointement par les Forces de sécurité intérieure et leurs partenaires mercenaires russes du groupe Wagner, n’ont qu’un seul objectif : renflouer les poches de ces  organisateurs criminels. L’argent extorqué se répartit ensuite entre les différents acteurs de ce théâtre honteux :  forces de sécurité, éléments russes, chacun prenant sa part du butin mal acquis.

 

Pour les habitants, déjà écrasés par la précarité quotidienne, ces rançons représentent des sommes colossales. Mais au-delà de la ponction financière, c’est leur dignité qui est bafouée. Être contraint de payer pour sa liberté, dans son propre pays, laisse des cicatrices profondes dans les esprits humains.

 

Cette monétisation de la liberté à Bambari n’est que la partie visible d’un système plus vaste. Les forces censées protéger la population se sont muées en prédateurs. Les contrôles d’identité sont devenus des prétextes pour alimenter une machine à extorquer. Et pendant ce temps, la confiance des citoyens envers leurs institutions s’effrite jour après jour.

 

Dans les rues de Bambari, la peur s’est installée. Non pas celle des malfaiteurs, mais celle des forces censées maintenir l’ordre. Chaque patrouille est désormais perçue comme une menace potentielle, chaque contrôle comme le prélude à une extorsion. Une situation qui en dit long sur l’état d’une nation où les gardiens de la paix sont devenus les bourreaux de leurs concitoyens.

 

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Vendues et sacrifiées avant 15 ans : le drame silencieux de certaines  fillettes centrafricaines

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Vendues et sacrifiées avant 15 ans : le drame silencieux de certaines  fillettes centrafricaines

 

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Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Papa, je ne veux pas me marier, je veux aller à l’école.” Les sanglots d’Adeline, 13 ans, résonnent encore dans son village à près de 200 kilomètres de Bangui, Bossembélé. Ses larmes n’y changeront rien. Dans quelques jours, elle deviendra l’épouse d’un homme de 45 ans, contre trois vaches et quelques billets de francs CFA.

 

Comme Adeline, des milliers de fillettes centrafricaines  voient leurs rêves brisés chaque année, arrachées à leur enfance pour devenir des épouses-enfants. Dans les zones rurales, la tradition transforme ces fillettes centrafricaines  en monnaie d’échange, sous le regard impuissant de celles qui, hier encore, étaient leurs camarades de jeux.

 

“Je pensais que ma vie s’arrêtait là”, confie Marie, aujourd’hui 20 ans, mariée à 14 ans. “Mon corps n’était pas prêt, mon esprit non plus. J’ai perdu mon premier bébé, j’ai failli mourir. Personne ne devrait vivre ça”. Son témoignage glace le sang, mais reflète une réalité quotidienne pour bien des fillettes centrafricaines.

 

Les conséquences sont dévastatrices. Corps meurtris par des grossesses précoces, âmes brisées par des relations forcées, futurs anéantis par l’abandon scolaire. Ces mariages précoces créent une génération de femmes privées de leurs droits les plus fondamentaux, condamnées à perpétuer un cycle de pauvreté et de dépendance.

 

Devant ce drame, des voix s’élèvent. Des associations centrafricaines se battent, village après village, pour changer les mentalités. Des familles commencent à résister, choisissant l’éducation plutôt que la dot. Des survivantes osent témoigner, transformant leur douleur en force pour protéger les fillettes centrafricaines.

 

Mais le chemin est encore long. La pauvreté pousse encore trop de parents à voir leurs filles comme une ressource économique. Les traditions persistent, masquant la violence sous le voile des coutumes. Le silence complice des communautés étouffe les cris de détresse de ces enfants sacrifiées.

 

L’espoir existe pourtant. Chaque fille sauvée du mariage précoce devient une victoire. Chaque famille qui dit non à cette pratique ouvre la voie à d’autres. Chaque voix qui s’élève fait trembler les murs du silence. Le combat pour sauver l’enfance de ces filles est celui de toute une société.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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FACA : Un homme grièvement agressé au fusil par un soldat à Bossangoa

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FACA : Un homme grièvement agressé au fusil par un soldat à Bossangoa

 

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Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des coups de feu en plein jour contre un civil désarmé. En effet, un jeune homme a été grièvement blessé par balle à un checkpoint  des forces de l’ordre près de Bossangoa par un soldat de l’armée nationale censé assurer la protection de la population civile. L’incident survenu mercredi dernier au PK5 démontre une fois de plus la dérive maladive au sein des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Une violence gratuite d’un soldat FACA à Bossangoa

 

La scène s’est déroulée le mercredi 11 décembre vers 13 heures sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa. Une simple altercation verbale a dégénéré lorsque le militaire, manifestement incapable de se défendre par un argument solide face à ce civil qui ne dispose pas d’arme de guerre par devers lui, a fait usage de son arme de service. La victime, touchée à la jambe, a dû être évacuée vers les structures médicales de Bossangoa. Si l’arrestation présumée du tireur par la gendarmerie constitue une première réponse, elle ne peut masquer la gravité de cet énième débordement des soldats FACA.

 

FACA : un symptôme d’une institution malade

 

Cet incident de Bossangoa s’inscrit dans une série effrayante d’abus commis par certains éléments FACA sur les pauvres civils. Le recours aux armes contre les populations qu’ils sont censés protéger prouve une profonde crise disciplinaire au sein de cette armée que le gouvernement ne cesse de parler de sa montée en puissance en carton. D’ailleurs, l’absence de sanctions exemplaires et le sentiment d’impunité qui en découle encouragent ces comportements criminel qui entachent l’image de l’armée nationale fondée par le Président Bokassa.

 

L’urgence d’une refonte profonde

 

La multiplication de ces bavures souligne l’échec patent de la formation et de l’encadrement des forces armées. La restauration de l’autorité de l’État ne peut se faire avec des hommes en uniforme qui terrorisent leurs concitoyens. Une réforme en profondeur du recrutement, de la formation et des mécanismes de contrôle s’impose.

 

Désormais, pas de confiance entre civil et militaire

 

Ces agissements sapent la confiance déjà fragile entre l’armée et la population. Dans une région où la sécurité reste précaire, la transformation des points de contrôle en zones de danger pour les civils constitue un grave recul. La reconstruction du pays ne peut s’accomplir sans une force de défense respectueuse et protectrice de ses citoyens.

 

Si les investigations en cours confirment les faits, cet incident doit marquer un tournant. La reconstruction d’une armée professionnelle et disciplinée est une condition sine qua non de la stabilisation du pays. L’heure n’est plus aux demi-mesures mais à une action déterminée pour restaurer l’honneur des FACA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Croix-Rouge centrafricaine, expulsée de son institut de formation : l’ironie du sort pour l’organisation humanitaire

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La Croix-Rouge centrafricaine, expulsée de son institut de formation : l’ironie du sort pour l’organisation humanitaire

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Les jeunes formés par la croix rouge centrafricaine appuyée par le CICR dans le deuxième arrondissement de Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le tribunal administratif de Bangui a ordonné l’expulsion de l’Institut universitaire de formation paramédicale de la Croix-Rouge des locaux de l’école Bangui-Fleuve dans un délai de 45 jours. Un comble pour l’organisation humanitaire centrafricaine qui, depuis des décennies, vient en aide aux personnes déplacées et sans abri en République centrafricaine.

 

Dans sa décision rendue le 5 décembre 2024, la juridiction rejette l’ensemble des arguments présentés par la Croix-Rouge centrafricaine, estimant l’occupation des lieux “illégale”. Cette décision intervient alors même que l’organisation avait investi dans la construction d’un bâtiment supplémentaire sur le site.

 

L’institut occupait les locaux de l’école Bangui-Fleuve depuis huit ans, après avoir dû quitter son siège initial au kilomètre 5 dans le troisième arrondissement de Bangui pour des raisons sécuritaires. Un déménagement qui s’inscrivait dans le contexte des violences ayant secoué la capitale centrafricaine entre 2013 et 2016.

 

“Cette situation révèle un paradoxe inquiétant. L’organisation qui aide habituellement les déplacés se retrouve elle-même sans locaux”, note un observateur qui préfère garder l’anonymat.

 

Le ministère de l’Éducation nationale revendique la pleine propriété du site et exige sa restitution immédiate pour les besoins scolaires. Une source proche du dossier indique que la Croix-Rouge devra trouver rapidement une solution de relogement pour maintenir la formation de ses équipes paramédicales.

 

La Croix-Rouge centrafricaine n’a pas encore communiqué sur ses options de relogement ni sur un éventuel appel de cette décision. Le délai de 45 jours accordé par le tribunal place l’organisation dans une situation d’urgence pour trouver de nouveaux locaux adaptés à la formation de son personnel paramédical.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Une campagne de vaccination contre la poliomyélite démarre à Bouar

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Une campagne de vaccination contre la poliomyélite démarre à Bouar

 

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Hopital-district-de-la-Nana-Mambere-a-Bouar.-CopyrightDR – La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Le district sanitaire de Bouar-Baoro a organisé jeudi 12 décembre 2024 une importante réunion de plaidoyer à la mairie de Bouar, à 452 km de Bangui, pour lancer une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite. Cette initiative, qui cible les enfants de moins de 5 ans, sera couplée à une distribution de vitamine A essentielle à leur développement.

 

“Nous invitons tous les parents à se mobiliser pour que chaque enfant de moins de 5 ans soit vacciné. La poliomyélite est une maladie contagieuse qui provoque des paralysies et il n’existe aucun traitement curatif. La prévention reste notre meilleure arme”, a expliqué le Dr Placide Wolwol du district sanitaire de Bouar-Baoro lors de son intervention.

 

Pour atteindre le maximum d’enfants, les équipes sanitaires ont élaboré une stratégie de vaccination complète. “Nous allons vacciner porte à porte et dans les lieux de rassemblement comme les marchés, les garderies, les écoles. Nous nous rendrons également dans les chantiers miniers et les campements pour ne laisser aucun enfant de côté”, précise le Dr Wolwol.

 

La réunion, présidée par le sous-préfet de Bouar, a mobilisé les chefs de quartiers et les chefs de groupes de la ville. Leur participation active est considérée comme essentielle pour sensibiliser la population et garantir le succès de cette campagne sanitaire. Les autorités locales se sont engagées à soutenir pleinement cette initiative qui s’inscrit dans les priorités de santé publique de la préfecture de Nana-Mambéré.

 

Un comité de coordination a été mis en place pour suivre quotidiennement l’avancement de la campagne. “Le comité se réunit chaque soir pour évaluer les progrès et identifier les éventuelles difficultés”, indique le médecin chef du district. Cette supervision étroite vise à éviter les obstacles rencontrés lors de la précédente campagne, où quelques cas de refus avaient été signalés avant d’être finalement résolus grâce à la médiation des leaders communautaires.

 

Les autorités sanitaires de Bouar rappellent que cette campagne s’inscrit dans un programme plus large de prévention des maladies infantiles. La distribution simultanée de vitamine A renforcera le système immunitaire des enfants, les protégeant ainsi contre diverses infections. Cette approche intégrée démontre la volonté des services de santé d’optimiser leurs interventions dans une région où l’accès aux soins reste un défi majeur.

 

La mairie de Bouar, qui abrite le siège de la région n°2 (Équateur), joue un rôle central dans la coordination de cette campagne qui touchera également les localités environnantes. Les responsables sanitaires comptent sur l’engagement des communautés et le soutien des autorités traditionnelles pour assurer une couverture vaccinale maximale dans cette partie ouest de la République centrafricaine.

 

Les dates exactes de la campagne seront communiquées dans les prochains jours à travers les canaux habituels de communication, notamment les crieurs publics et les radios communautaires, pour permettre aux parents de prendre leurs dispositions et présenter leurs enfants aux équipes de vaccination.

 

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CENTRAFRIQUE : L’ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES

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CENTRAFRIQUE : L’ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES

Centrafrique.org/scandale-en-Centrafrique-touadera-declare-le-29-fevrier-journee-des-wagner/une-ceremonie-de-letat-major-des-armees-a-lhonneur-des-mercenaires-russes-sous-le-monument-des-russes-du-groupe-wagner-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-74306″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : L'ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES
Une cérémonie de l’État – Major des armées a l’honneur des Mercenaires russes sous le Monument des Russes du groupe Wagner a Bangui

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Au lendemain de la valse des indépendances, l’armée nationale centrafricaine fût créée par le feu Colonel Jean Bedel BOKASSA en 1961.
Cette armée embryonnaire, disciplinée et hiérarchiquement structurée était l’incarnation de la loyauté, du respect au niveau de la sous région car certains officiers voire de présidents africains étaient formés à l’académie militaire calquée sur le modèle français de Saint-cyr dénommée École Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA) basée à Bouar.

Il apparaît important de souligner que le prestige transfrontalier de l’armée nationale a mérité sans ambiguïté l’invitation des enfants de troupe qui ont défilé sur les champs elysees à l’occasion de la fête du 14 juillet 1974.
Malheureusement qu’avec la succession des régimes politiques, le tribalisme, la corruption, les mutineries, la mauvaise gouvernance et la politique se sont simultanément invités dans l’arène militaire fragilisant au passage le tissu social…l’armée n’est plus attractive par vocation mais par nécessité.
De nos jours, les nouvelles autorités issues des élections groupées de 2016 ont signé de façon opaque un accord de partenariat militaire avec les Wagners qui sont devenus les nouveaux “maîtres” du pays.
Contrairement aux États de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’état-major des forces armées centrafricaines est subordonné aux ordres de Wagner car ils detricotent l’etat de droit, interviennent dans toutes les activités de l’Etat en commettant des exactions, viols, vols, pillages sans rendre compte à personne et le tout au vu et au su des autorités établies.
Horrifié par la braderie de notre souveraineté et la sous-traitance de la sécurité nationale, le citoyen lambda s’interroge :
– L’arrivée des Wagner dans l’arène centrafricaine était-elle débattue et approuvée par l’assemblée nationale ?
– Quelle est la véritable place des Wagners dans le tableau synoptique de la hiérarchie militaire ?
– Les Wagners étaient-ils venus en Centrafrique pour remplacer les forces de défense et de sécurité ?
– Comment comprendre que le président de la République clame haut et fort que l’armée nationale “monte en puissance” alors que sa sécurité est assurée par les Wagners et Rwandais ?
De ce constat, il apparaît de façon notoire que la légitimité de l’armée nationale est atteinte et qu’il faut rappeler que le président de la République est un justiciable comme d’autres mais bénéficie simplement d’une irresponsabilité pénale et civile pour les actes commis dans l’exercice de sa fonction.
Par contre, parallèlement à la procédure devant les juridictions internationales, il peut être poursuivi pour crime de haute trahison en cas de manquement grave à ses devoirs ou d’intelligence avec un lobbys étrangers.
La conséquence de la procédure de trahison n’est autre que la “Destitution”.
Nous vous rappelons in fine de faire attention à un peuple apeuré qui ne parle pas…
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 14 décembre 2024

Bernard  SELEMBY DOUDOU Corbeaunews Centrafrique

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Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut

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Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut

 

Centrafrique.org/Centrafrique-une-tentative-de-braquage-des-eleveurs-peuls-a-bogangolo-tourne-au-fiasco/croisement-a-lentree-de-la-ville-de-damara-a-droite-axe-sibut-et-gauche-a-axe-bogangolo/” rel=”attachment wp-att-53106″ data-wpel-link=”internal”>Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut
Croisement à l’entrée de la ville de-Damara a droite axe Sibut et gauche a axe Bogangolo

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une traversée d’hommes lourdement armés a provoqué la panique parmi les habitants près de l’école Libi , située à 130 kilomètres de Bangui, dans la nuit du 11 au 12 décembre. Les populations ont temporairement quitté leurs habitations avant d’y revenir, selon des témoignages de convoyeurs recueillis par la rédaction du CNC.

 

Cette localité de Libi, positionnée à 80 kilomètres de Damara et à 50 kilomètres de Sibut, constitue un point de passage stratégique pour divers groupes armés. Elle se trouve dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, sous-préfecture de Damara.

 

“Cette zone de Libi est devenue un lieu de transit pour des hommes armés. Certains l’utilisent pour se rendre vers Bogangolo et Bouca, tandis que d’autres utilisent pour rejoindre Grimari, Bambari,  Kouango et autres villes de l’Est “, explique un habitant qui a requis l’anonymat.

 

L’incident montre la persistance de l’insécurité dans cette zone proche du village natal de la maman du Président Faustin Archange Touadera, surnommé Baba Kongoboro. Damara, située à 75 kilomètres de la capitale, abrite en effet la seconde résidence présidentielle.

 

La présence récurrente d’hommes armés dans ce secteur de Libi inquiète les populations locales, qui rapportent des attaques régulières contre les convois et des actes d’extorsion.

 

Les autorités de Libi, d’une manière générale de l’Ombella-Mpoko,  n’ont pas encore communiqué sur cet incident, dont les auteurs n’ont pas été formellement identifiés.

 

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Paoua : la mairie déblaie les artères principales avant les festivités du 1er décembre

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Paoua : la mairie déblaie les artères principales avant les festivités du 1er décembre

 

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ramassage des ordures sur le marché central de Paoua

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 La mairie de Paoua, située à 487 km de Bangui, a lancé depuis deux jours une opération de déguerpissement des kiosques installés le long des axes routiers. Cette action intervient à quelques jours des célébrations en différé du 66ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.

 

“Nous avons multiplié les campagnes de sensibilisation auprès des commerçants pour libérer les voies publiques. Face à leur réticence, nous avons dû faire appel aux soldats FACA pour appuyer cette opération”, explique Blaise Yatere, Secrétaire Général de la mairie de Paoua.

 

Agnès Mbaïkoua, présidente de la délégation spéciale de la commune centrale de Paoua, profite de ces préparatifs pour interpeller les autorités sur l’état des infrastructures : “Les routes reliant Paoua à Bozoum et desservant la préfecture de Lim-Pende nécessitent des réparations urgentes”, déclare-t-elle.

 

Le ministre résident, Bruno Yapande, présent lors des célébrations en différé dans le chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, indique que “le gouvernement examine les solutions pour améliorer le réseau routier de la région”.

 

Cette intervention municipale s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation urbaine, alors que la ville se prépare à accueillir en différé les festivités du 1er décembre, date officielle de la proclamation de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Cour pénale spéciale condamne les auteurs du massacre de Ndélé

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La Cour pénale spéciale condamne les auteurs du massacre de Ndélé

 

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L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a condamné ce vendredi 13 décembre 2024 quatre accusés pour crimes contre l’humanité dans l’affaire dite “Ndélé 1”. Azor Kalite écope de 20 ans de prison, tandis que ses co-accusés Hamat Antar, Moussa Charfadine et Oscar Oumar Wodjonodrogba sont condamnés à 15 ans d’emprisonnement chacun.

 

Les faits remontent au 29 avril 2020 lorsqu’une attaque sanglante dans la ville de Ndélé, située à 535 kilomètres au nord de Bangui, avait causé la mort d’environ 29 personnes au moins, et fait une soixantaine de blessés.

 

Les quatre hommes ont été acquittés par la Cour pénale spéciale  des accusations de crimes de guerre par attaque contre la population civile et pillage. La Section d’assises de la Cour pénale spéciale, présidée par Aimé Pascal Delimo, a estimé que ces chefs d’accusation n’étaient pas constitués au regard du Code pénal centrafricain.

 

Le temps passé en détention depuis leur arrestation le 19 mai 2020 sera déduit de leurs peines respectives. Pour Wodjonodrogba, seules ses périodes de détention du 19 mai 2020 au 15 juillet 2022 puis depuis le 17 janvier 2024 seront prises en compte.

 

Les parties disposent d’un délai de trois jours pour faire appel de cette décision. Dans ce cas, l’affaire sera portée devant la Chambre d’appel de la Cour pénale spéciale  qui statue en dernier ressort.

 

Le verdict sur les intérêts civils pour les victimes a été réservé et fera l’objet d’une procédure ultérieure devant la Section d’assises.

 

La Cour pénale spéciale , juridiction hybride créée en 2015 au sein du système judiciaire centrafricain, est chargée de juger les crimes internationaux commis dans le pays depuis 2003.

 

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