La ministre Annie Michelle MOUANGA et l’ACFPE : Panique, corruption et tentatives de censure.
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
En réponse aux révélations de détournement massif à l’ACFPE, la Ministre Annie Michelle MOUANGA ordonne la signature d’un document de confidentialité. Sa sœur, Renée Michèle Bimbo, directrice de l’ACFPE, impose cette mesure à tous les employés pour tenter de contenir les informations divulguées à la presse. Une procédure qui viole les règles qui gouvernent la gestion des choses publiques et qui obligent les employés et fonctionnaires à dénoncer toutes les mauvaises pratiques.
Révélations du détournement massif de la ministre Mouanga à l’ACFPE.
Des sources internes de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ont dévoilé des détournements massifs de fonds orchestrés par la Ministre du Travail, Annie Michelle MOUANGA. Ces informations ont rapidement été relayées par les médias, créant une onde de choc dans toutes la cour et tous les coins et les recoins de son ministère qui se trouve aussi l’ACFPE.
Mesures de contrôle désespérées.
Face aux révélations accablantes, la Ministre Annie Michelle MOUANGA a réagi avec panique. Pour tenter de limiter les fuites, elle a ordonné à sa sœur, directrice générale de l’ACFPE, de faire signer à tous les employés un document de confidentialité stricte, interdisant toute divulgation d’informations internes.
Tentatives de manipulation et panique de la ministre.
Dans un état de panique, la ministre Annie Michelle MOUANGA a publié sur les réseaux sociaux les noms de ses collaborateurs, y compris de son directeur de cabinet et certains inspecteurs du travail, les accusant ouvertement de divulguer de fausses informations pour la discréditer, alors que ce sont les journalistes eux–même qui, grâce à leurs investigations, ont révélé les faits.
Document de confidentialité inutile.
Le document de confidentialité imposé par la directrice générale de l’ACFPE est jugé inutile, car le contrat de travail inclut déjà une clause de secret professionnel. Cette mesure semble être une tentative désespérée de faire peur aux employés, alors que les informations continuent de sortir grâce aux enquêtes journalistiques.
Réseau familial et gestion de l’ACFPE.
Depuis la nomination de Annie Michelle MOUANGA à la tête du département du travail, l’ACFPE est dirigée par un réseau familial, avec la sœur de la ministre, Renée Michèle Bimbo comme directrice générale et un membre de la famille, qui appelle la ministre souvent « Omba », (tante paternelle en français), occupant le poste de directrice administrative et financière (DAF). Cette proximité familiale soulève des questions sur les pratiques de favoritisme au sein de l’agence.
Budget volatilisé : Le fiasco du projet de réhabilitation du ministère de la Communication.
Centrafrique.org/ministere_centrafricain_de_la_communication/” data-wpel-link=”internal”>Le bâtiment du ministère de la Communication, un chantier abandonné depuis des années, témoigne de la gestion désastreuse des fonds publics. CopyrightChristCAN
Avec un budget colossal de 765 millions de francs CFA, la réhabilitation du ministère de la Communication s’est transformée en un scandale retentissant. Aujourd’hui, le bâtiment reste un chantier abandonné, symbole criant de la corruption et de la mauvaise gestion qui gangrènent notre administration publique.
Un Budget pharaonique pour un fiasco parfait de réhabilitation de ce ministère de Communication.
Le projet de réhabilitation du ministère de la Communication, initialement prévu pour être le fleuron de la communication en République Centrafricaine, a été financé à hauteur de 765 millions de francs CFA. Cette somme, colossale pour les finances publiques, devait permettre de transformer ce bâtiment en un centre moderne et fonctionnel.
Centrafrique.org/perspective-dune-crise-financiere-le-porte-parole-du-gouvernement-ghislain-serge-djorie-declare-sur-rfi-que-la-situation-ninquiete-personne-cest-un-chemin-vers-lindependance-la-rca/le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-serge-ghislain-djorie/” rel=”attachment wp-att-53114″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC
Lancement des travaux et les délocalisations.
Les travaux ont officiellement commencé en octobre 2021, entraînant la délocalisation de l’Agence Centrafrique Presse (ACAP) vers les locaux de Radio Centrafrique. La maquette du projet promettait une infrastructure de pointe, mais dès le départ, des réserves ont été émises quant à la capacité de l’achèvement des travaux dans les délais prévus.
Arrêt brutal des travaux parle.
Malheureusement, ces inquiétudes se sont confirmées lorsque les travaux ont été brusquement arrêtés sans la moindre explication. Cette suspension soudaine a alimenté des suspicions de détournement de fonds, amplifier par l’absence de transparence de la part des autorités responsables. Interrogé sur ce fiasco, le personnel du ministère renvoie systématiquement à l’ancien ministre Serge Gislain Diori, pourtant aucun audit n’a été mené pour éclaircir la gestion de ces millions de francs CFA.
Le ministre Maxime Balalou les yeux bloqués sur son papier
La déclaration du ministre Balalou.
Face à l’ampleur du scandale, le ministre actuel de la Communication, Maxime Balalou, a tenté de rassurer l’opinion publique. Lors d’une interview avec l’agence sans trafic presse, il a affirmé :
« Les travaux traînent faute de financement, mais avec la bonne volonté du gouvernement et l’appui du ministère des Finances, les travaux vont reprendre dans un bref délai ».
Cette déclaration, loin de dissiper les doutes, a renforcé le sentiment d’incompétence et de corruption au sein de l’administration. Comment expliquer que des fonds aussi importants, initialement alloués, ne soient plus disponibles ? Cette opacité et ce manque de responsabilité renforcent la méfiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Conséquences désastreuses.
Les répercussions de ce scandale sont multiples. D’un point de vue financier, la perte de 765 millions de francs CFA représente un gaspillage immense des ressources publiques. Sur le plan institutionnel, cet échec entache gravement la crédibilité du ministère de la Communication et, plus largement, celle du gouvernement. Enfin, du point de vue des citoyens, cette affaire renforce la perception d’une administration corrompue et incompétente, incapable de mener à bien des projets essentiels pour le développement du pays.
Nécessité d’une enquête parlementaire digne de ce nom.
Ce scandale ne peut rester impuni. Il est impératif qu’une enquête parlement indépendante soit menée pour faire toute la lumière sur la gestion des fonds destinés à la réhabilitation du ministère de la Communication. Les responsables de ce détournement doivent être identifiés et traduits en justice. Seule une transparence totale et des sanctions exemplaires permettront de restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
En Centrafrique, les mercenaires russes de Wagner commettent des atrocités sous l’œil impassible des organisations de droits de l’Homme. Leur absence de réaction face à ces actes alarmants soulève des interrogations majeures sur leur rôle et compromet sérieusement la confiance des populations locales, livrées à elles-mêmes.
Silence coupable des défenseurs des droits de l’Homme : une omerta inacceptable.
Depuis l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l’Homme, autrefois actives et vocales, semblent s’être volatilisées. Ni les ONG nationales, ni les institutions internationales, y compris les Nations-Unies, n’osent plus dénoncer les exactions commises par ces paramilitaires. Leur mutisme est d’autant plus frappant lorsqu’on observe leur promptitude à réagir aux abus perpétrés par d’autres groupes armés ou les forces régulières centrafricaines. Cette disparité de traitement est non seulement déroutante mais aussi profondément injuste.
Le cas de Jean Sylvestre Mangoumbele : Une illustration tragique.
Prenons le cas de Jean Sylvestre Mangoumbele, un ébéniste travaillant au centre artisanal de Bangui, pour illustrer ce silence complice. Enlevé et torturé par les Wagner avec la complicité de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), cet incident tragique s’est déroulé sous les yeux de tous, en pleine capitale, sans que personne n’ose lever le petit doigt. Les collègues et la famille de Mangoumbele ont tenté de protester et de demander des comptes, mais ils ont été confrontés à une indifférence glaciale des autorités et des organisations de droits de l’Homme. Même les médias centrafricains, habituellement prompts à relayer des exactions des rebelles ou des soldats FACA, sont restés étrangement silencieux sur des exactions des Wagner.
Un jeu de pouvoir cynique.
Le silence des organisations de droits de l’Homme face aux atrocités commises par les Wagner est profondément troublant. Cette inaction peut s’expliquer par la peur des représailles, l’influence croissante des mercenaires russes sur les structures de pouvoir centrafricaines, ou encore par une collusion avec les autorités nationales. Ce silence assourdissant crée un climat de terreur où les victimes de violence sont abandonnées à leur sort, sans aucun soutien ni espoir de justice.
Une crise de confiance.
Cette situation a conduit à une crise de confiance majeure envers les organisations de défense des droits de l’Homme. Les populations centrafricaines, désabusées, ne croient plus en leur capacité à les protéger ou à dénoncer les abus. Le cas de Jean Sylvestre Mangoumbele n’est qu’un exemple parmi tant d’autres d’une série d’abus non signalés et impunis. Cette défaillance systémique expose la vulnérabilité des Centrafricains face à une violence débridée et à l’inaction de ceux qui devraient les défendre.
Une nécessité absolue de réforme urgente.
Il est impératif que les organisations de droits de l’Homme, locales et internationales, réévaluent leur stratégie et renouent avec leur mission fondamentale de protection des populations vulnérables. Elles doivent trouver le courage de dénoncer les abus, quel que soit l’auteur, et de soutenir activement les victimes. Ce silence complice doit cesser immédiatement, car il trahit non seulement les principes de justice et d’humanité, mais condamne également les Centrafricains à une violence perpétuelle et impunie.
Briser le silence et restaurer la confiance.
L’omniprésence des Wagner en Centrafrique et le silence coupable des organisations de défense des droits de l’Homme constituent une double trahison envers le peuple centrafricain. Ce silence doit être brisé, et les responsables de ces crimes doivent être traduits en justice pour rétablir la confiance et la dignité des victimes.
Chemin de la misère : la dégradation inexorable de la route Obo-Bambouti, un passage du purgatoire.
Centrafrique.org/route_obo_bambouti/” data-wpel-link=”internal”>Un véhicule tout-terrain embourbé sur la route dégradée d’Obo , mettant en évidence les difficultés de déplacement dans cette région.
Entre Obo etBambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, la route en état de délabrement avancé représente un véritable chemin qui mène au purgatoire. Les habitants subissent chaque jour des effets très dangereux d’un trajet aussi très difficile et compliqué à emprunter, une route où les images de la mort et des cercueils sont omniprésentes dans les esprits, révélant l’inaction du gouvernement face à l’urgence de cette situation critique.
Obo-Bambouti, la route de l’abandon et du purgatoire.
La route entre Obo et Bambouti, l’unique voie importante pour les habitants de Bambouti voulant quitter la ville, est devenue impraticable. Les conditions désastreuses de cette route exposent les usagers à des dangers accidentels quotidiens. Les véhicules et les camions s’embourbent, au risque permanant de se renverser, et les trajets, qui devraient être simples, deviennent un véritable calvaire.
Ce tronçon n’est qu’un cas parmi tant d’autres de l’état déplorable des infrastructures routières dans tout le pays. La négligence et l’inaction du gouvernement que l’on peut aussi aisément qualifier d’une inaction criminelle, ont laissé les routes se détériorer, isolant des communautés entières et aggravant la misère dans le pays comme le souhaite Touadera.
Bambouti coupée du monde.
La ville de Bambouti est presque totalement coupée du reste du pays. Les habitants doivent traverser la frontière pour se rendre au Soudan du Sud afin d’acheter des produits de première nécessité. Cette dépendance étrangère pour des biens essentiels montre l’ampleur du problème.
Face à cette situation désastreuse, la MINUSCA a décidé d’intervenir. La mission a annoncé la réhabilitation de la route entre Obo et Bambouti, offrant un espoir aux habitants. Ce projet inclut non seulement la réparation de la voie de communication mais aussi la construction d’infrastructures sociales de base, telles que des écoles, des hôpitaux, et l’accès à l’eau potable.
La Minusca en parle.
Florence Marshall, porte-parole de la MINUSCA, a déclaré : “La sécurisation est la base. Dès que la zone est sécurisée, les habitants commencent à revenir et ont besoin de services de base : eau, éducation, santé et information. La mission travaille actuellement sur la réhabilitation de la route entre Obo et Bambuti. Nous espérons pouvoir bientôt annoncer que la route est terminée, permettant de relier Obo à Bambuti par voie terrestre, une avancée majeure car jusqu’à récemment, l’accès n’était possible que par hélicoptère. L’accès est essentiel pour soutenir et protéger les populations”.
Un gouvernement inerte.
Alors que la MINUSCA prend des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie, le gouvernement reste spectateur. Les habitants de Bambouti et des autres localités continuent de souffrir de l’inaction de l’État. Cette situation montre clairement le besoin urgent d’une prise de conscience et d’une action immédiate de la part des autorités pour améliorer les infrastructures et répondre aux besoins des citoyens.
Ngaragba : quand les gardiens se transforment en tortionnaires
Centrafrique.org/rca-une-nouvelle-structure-penitentiaire-flambant-neuve-financee-par-les-etats-unis-a-ete-remise-au-gouvernement/dans-une-cellule-de-la-prison-de-ngaragba-a-Bangui-le-8-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38351″ data-wpel-link=”internal”>Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Un robinet vert, sans eau, est visible dans la prison centrale de Ngaragba, à Bangui. La coupure d’eau potable a laissé les détenus dans une situation désespérée, incapables de se laver ou de cuisiner, aggravant ainsi leurs conditions de vie.. CopyrightCNC
Les gardiens de la maison centrale de Ngaragba infligent aux détenus un calvaire inimaginable en coupant l’eau courante pendant des jours. Cette privation barbare expose une gestion pénitentiaire défaillante et indigne d’une société respectueuse des droits humains.
Privation d’eau à Ngaragba : une violation des droits fondamentaux.
À la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, les détenus sont régulièrement privés d’eau courante, parfois pendant cinq jours entiers. Cette situation indigne et cruelle est due à des décisions arbitraires des gardiens de prison. L’eau est un besoin vital et son absence met gravement en péril la santé des détenus, augmentant les risques de maladies et d’infections. Ces conditions de détention sont une violation flagrante des droits fondamentaux.
L’indifférence des autorités et des organismes internationaux.
Face à cette situation, les autorités nationales et les organisations internationales comme les Nations Unies et la Minusca restent passives. Leur silence face à ces violations graves est incompréhensible et inacceptable. Les détenus, bien que privés de liberté, ont droit à un traitement humain et à des conditions de vie décentes. L’inaction des autorités équivaut à une complicité tacite dans cette maltraitance institutionnalisée.
Des conditions de détention inhumaines et dégradantes.
Les conséquences de cette privation d’eau sont dramatiques. Les détenus sont contraints de vivre dans des conditions insalubres, sans pouvoir se laver ni boire. Cette situation mène à une détérioration rapide de leur état de santé, physique et mental. Le manque d’eau, combiné à une alimentation souvent insuffisante et mal préparée, plonge les détenus dans une détresse extrême. La dignité humaine est piétinée quotidiennement dans les cellules de Ngaragba.
Un changement immédiat s’impose.
Il est urgent que des mesures soient prises immédiatement pour mettre fin à ces pratiques inhumaines, selon les familles des détenus interrogées par la rédaction du CNC. Une enquête indépendante doit être menée pour identifier les responsables de ces actes et les traduire en justice. Les conditions de vie des détenus doivent être améliorées sans délai, et un accès permanent à l’eau courante doit être garanti. Les droits humains ne peuvent être bafoués impunément.
Restaurer la dignité des détenus.
La situation à la maison centrale de Ngaragba est une honte pour la République Centrafricaine et pour la communauté internationale. La privation d’eau orchestrée par les gardiens est une atrocité qui doit cesser immédiatement. Des réformes profondes et des actions concrètes sont indispensables pour garantir la dignité et les droits des détenus. L’eau est un droit, pas un privilège, et son absence dans les prisons est une violation inacceptable des droits humains.
Cantonnier : une querelle de voisinage immobilise un mécanicien.
Centrafrique.org/chemin_bloque_a_cantonnier_a_un_voisin/” data-wpel-link=”internal”>Chemin de Cantonnier obstrué par des barrières de chaume, résultat d’un conflit de voisinage. CopyrightCNC
Depuis quelques jours, un mécanicien de Cantonnier se retrouve piégé chez lui, ses voisins bloquant l’unique accès à sa maison. Ce conflit révèle l’incapacité des autorités locales à intervenir et à résoudre les problèmes d’infrastructure basiques.
Cantonnier : un Conflit de Voisinage qui Paralyse.
Dans la ville frontalière de Cantonnier, un mécanicien local est confronté à une situation difficile. Pour rentrer chez lui avec son véhicule, il doit traverser la propriété de ses voisins. Récemment, sans raison apparente, ses derniers lui refusent le passage, l’obligeant à attendre de longues heures dans son véhicule en espérant que les voisins s’absentent pour pouvoir se déplacer. Ce blocus, qui s’est aggravé ces derniers jours, montre un manque flagrant de solidarité et une absence de régulation légale claire.
Une administration locale en échec.
Le problème dépasse largement un simple conflit de voisinage. Il met en évidence l’inefficacité criante des autorités municipales locales, incapables de tracer des routes ou de mettre en place une planification urbaine minimale, même à Bangui, la capitale. À Cantonnier, la municipalité reste silencieuse et inerte face à une situation qui devrait pourtant relever de ses compétences de base. En conséquence, ce conflit de voisinage pourrait dégénérer en affrontements plus graves si aucune solution n’est trouvée.
Le risque d’escalade plane les esprits.
La situation est d’autant plus critique que le mécanicien n’est pas originaire de Cantonnier. Ce statut d’« étranger » local le place dans une position vulnérable. Toute tentative de revendiquer ses droits pourrait entraîner des représailles violentes, voire la destruction de ses biens. Cette méfiance et cette xénophobie latente démontrent la fragilité des liens sociaux dans la région et l’incapacité de l’État à protéger tous ses citoyens, indépendamment de leurs origines.
Les conséquences d’une absence de planification.
En définitive, le cas de Cantonnier est symptomatique des échecs récurrents de l’administration centrafricaine à gérer efficacement les problématiques de développement urbain et de cohésion sociale. Sans une intervention rapide et décisive des autorités pour établir des règles claires et les faire respecter, ce type de conflit continuera de se multiplier, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour les habitants de ces zones négligées.
Les Élections Municipales Menacées par l’Insécurité
Centrafrique.org/rca-elections-presidentielles-et-legislatives-des-bureaux-de-vote-installes-dans-la-foret/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-Paoua-en-centrafrique-le-27-decembre-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-43164″ data-wpel-link=”internal”>Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC /
À trois mois des Élections municipales, des groupes armés réorganisés multiplient les attaques contre les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes du groupe Wagner, plongeant le nord-ouest de la RCA dans une insécurité croissante.
Les Élections Municipales : regain de Violence dans le Nord-Ouest.
Les préfectures de Lim-Pendé, Ouham-Pendé, Ouham-Fafa, et une partie de Nana-Mambéré, au nord et au nord-ouest de la République centrafricaine, sont des bastions de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ces régions subissent une intensification des violences armées, où des groupes réorganisés ciblent les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes du groupe Wagner.
Attaques Meurtrières et Conséquences.
Mardi dernier, des hommes armés du groupe 3R, affiliés à la CPC, ont attaqué une position des FACA au village de Ngoutéré, à plus de cinquante kilomètres de Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé, tuant plus de quinze personnes, dont cinq militaires, selon des sources locales. Le 22 juin, cinq personnes, dont quatre Burkinabés et un jeune de Nana-Bakassa, ont été tuées dans un chantier minier à cinq kilomètres de Kouki, sur la route de Nana-Bakassa, par des hommes armés non identifiés. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas encore réagi à ce drame.
Populations Pris au Piège et Appels à l’Aide.
Les habitants des villages de Miamani et Diki, dans le Bamingui-Bangoran, ont alerté sur un regroupement massif d’hommes armés dans leurs régions, appelant Bangui à l’aide. La semaine dernière, à Zémio, un père et son fils ont été tués dans leur champ par des inconnus. De Lim-Pendé à Ouham-Pendé, en passant par Ouham-Fafa et le Haut-Mbomou, les populations ne cessent de dénoncer les violences armées dont elles sont victimes.
Opposition et Critiques du Gouvernement.
L’opposition démocratique a critiqué le manque flagrant de volonté politique des autorités pour protéger les civils dans ces régions. Le gouvernement, de son côté, voit derrière cette situation la main de certains opposants. Malgré les condamnations et les annonces de mesures pour lutter contre ce phénomène, les hommes armés poursuivent leurs actions, particulièrement dans les chantiers miniers.
Prise de Position Critique d’Aristide Briand Reboas.
Interrogé sur le regain de l’insécurité, Aristide Briand Reboas, ancien ministre de la jeunesse et des sports, a proposé que l’armée change de tactique face aux rebelles engagés dans une guérilla. Cependant, cette déclaration est perçue comme hypocrite et opportuniste. Reboas, récemment licencié du gouvernement, cherche à se repositionner politiquement. Ses propos sont considérés comme des tentatives futiles de revenir au pouvoir, en se servant de déclarations superflues pour attirer l’attention sur lui-même et détourner l’attention de ses propres échecs et ambitions personnelles.
Réquisition et Destruction des Motos – taxis : Les Chauffeurs de Bokaranga en Grève pour Exiger des Réponses
Centrafrique.org/nana-bakassa-des-bandits-impitoyables-depouillent-et-torturent-des-commercants-de-boguila/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse/” rel=”attachment wp-att-74880″ data-wpel-link=”internal”>un taxi moto sur une route boueuse
Les chauffeurs de taxi-moto de Bokaranga sont en grève pour protester contre la réquisition de leurs motos par les FACA, qui les utilisent pour des opérations militaires. Les engins sont détruits par les rebelles, paralysant ainsi l’économie locale.
Les chauffeurs de taxi-moto de Bokaranga, dans l’Ouham-Pendé, ont dénoncé, depuis le 2 juillet, la réquisition forcée de leurs motos par les soldats des FACA. En l’absence de moyens de déplacement fournis par l’État, les militaires se tournent vers les motos-taxis pour effectuer leurs missions. Les soldats, souvent sans soutien logistique adéquat, se voient contraints de saisir ces engins pour leurs opérations sur le terrain.
Destruction et Perte des Motos.
Le mardi dernier, une attaque des rebelles contre une position de l’armée nationale à Ngoutéré a entraîné l’intervention des collègues des FACA basés à Bokaranga. Pour se rendre rapidement sur le terrain de l’opération, les soldats ont réquisitionné les motos-taxis. Lors du retour de cette mission, les militaires sont tombés dans une embuscade tendue par les rebelles. Face à l’attaque, les soldats FACA ont pris la fuite, abandonnant certaines motos sur place. Les rebelles ont alors détruit et incendié ces motos, causant des pertes irréparables pour les chauffeurs de taxi-moto.
Conséquences Économiques et Sociales.
La grève des chauffeurs de taxi-moto a paralysé les activités économiques de Bokaranga. Le transport à moto est indispensable pour le ravitaillement de la ville, en raison de la dégradation des routes. Avec les véhicules de transport évitant désormais cet axe, la dépendance aux motos-taxis s’est accrue. Les commerçants et les habitants souffrent de cette situation, appelant le gouvernement à trouver une solution.
Appel au Gouvernement.
L’association des taxis-motos de Bokaranga réclame des réponses et des compensations pour les motos perdues. Ils soulignent que les motos sont souvent vendues ou incendiées après usage militaire, laissant les conducteurs sans recours. La grève, débutée le 2 juillet, vise à obtenir une solution durable de la part des autorités pour éviter de futures réquisitions forcées et protéger les moyens de subsistance des chauffeurs de taxi-moto.
Les responsables des FACA n’ont pas encore réagi officiellement, mais des sources proches du dossier indiquent que la logistique insuffisante de l’armée dans la région est à l’origine de ces pratiques.
Scène de chaos : Une bagarre familiale éclate à la CNS.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/IMG-20240707-WA0102-434×450.jpg” alt=”Le général Fabrice Assap, directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, CNC” width=”434″ height=”450″ />
Une violente bagarre entre le directeur de la CNS et son fils ainé a éclaté dans son bureau, créant une scène de chaos inimaginable. Fabrice Assap, en perdant son sang-froid, a gravement terni l’image de l’institution qu’il dirige.
Un directeur hors de contrôle : une bagarre familiale éclate à la CNS
Fabrice Assap, directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), surnommé Assa, en français, les pattes des poules commercialisées par les libanais à Bangui pour consommation humaine, en raison justement de ses multiples manières de chercher et trouver à manger comme les poules le font, a démontré une perte totale de contrôle en se battant avec son fils aîné qui était venu le voir dans son propre bureau. L’altercation, marquée par des cris et des lancers de meubles, a été d’une violence telle que les agents de sécurité présents ont dû intervenir pour calmer la situation. Cet incident choquant remet en question la capacité de M. Assap à diriger une institution aussi importante que la CNS.
Un comportement arrogant et délétère.
Le comportement de Monsieur Fabrice Assap ne se limite pas à cet épisode violent. Son arrogance et son attitude autoritaire ont créé un climat délétère au sein de la CNS. Il est en conflit avec presque tout le monde : policiers, collègues et commandants d’unités. Souvent, il s’isole dans son bureau avec son bras droit, le capitaine, ignorant les autres membres de l’équipe. Son incapacité à communiquer et à collaborer efficacement a gravement endommagé le moral et l’efficacité de l’ensemble de l’organisation.
Une institution en déclin.
Depuis la prise de fonctions de Fabrice Assap, la CNS a subi une dégradation continue de ses ressources et de son efficacité. Les effectifs sur le terrain ont drastiquement diminué, passant de plusieurs dizaines d’agents à moins d’une dizaine la nuit. De plus, la flotte de véhicules, autrefois bien équipée, est aujourd’hui réduite à un seul pick-up. Cette gestion défaillante empêche la CNS de remplir correctement ses missions de sécurité publique, mettant ainsi en danger la population.
Des pratiques corrompues.
L’incident dans le bureau de Monsieur Fabrice Assap n’est que le reflet de pratiques corrompues largement répandues au sein de la CNS sous sa direction. Les agents, détournés de leurs missions principales, sont souvent utilisés pour effectuer des contrôles routiers abusifs, ciblant spécifiquement les étrangers pour leur extorquer de l’argent. Cette corruption systémique, tolérée et même encouragée par la direction, a gravement entamé la confiance du public envers la CNS.
Complicité avec les mercenaires.
Fabrice Assap est également impliqué dans des actions répréhensibles avec les mercenaires de Wagner. Il a autorisé ces derniers à commettre des exactions, comme l’agression d’un jeune artisan au centre artisanal. Cette complicité avec des forces paramilitaires étrangères est une trahison des principes fondamentaux de sécurité et de justice, démontrant une perte totale de moralité et de responsabilité.
Une fête de galon scandaleuse.
L’arrogance de Monsieur Assap a culminé lors de sa promotion au grade de contrôleur général. Lors de sa fête de prise de galon, il a choisi de ne pas inviter ses collaborateurs, ses policiers ou les commandants d’unités. Il a célébré en solitaire, ignorant ceux qui travaillent quotidiennement sous son autorité. Ce comportement méprisant a exacerbé les tensions et a profondément aliéné son personnel.
Il convient de rappeler que le comportement de Fabrice Assap, aussi bien sur le plan personnel que professionnel, est une catastrophe pour la Compagnie Nationale de Sécurité. Sa gestion autoritaire, son incompétence et sa tolérance envers la corruption et la violence ont gravement compromis la sécurité nationale. Il est impératif que des mesures soient prises pour remplacer M. Assap et restaurer la confiance et l’efficacité de la CNS. La sécurité de la nation ne peut être laissée entre les mains d’un individu aussi inapte et indigne.
Session criminelle du 8 Juillet 2024 : La toiture de la salle d’audience coule en plein procès, la honte nationale.
Un détenu à la barre, devant les trois juges pendant que l’eau jailli du toit devant eux.
Le 8 juillet 2024, en pleine session de présentation d’une soixantaine des détenus pour la deuxième session criminelle de cette année, la pluie battante dehors a fait son interruption dans la salle d’audience de la Cour d’appel où se tient cette audience, via sa toiture. De l’eau qui coule à grosse goutte entre les trois juges et l’accusé appelé à la barre pour se présenter à travers une toiture fissurée, plafond rouillé et ce, depuis plus de cinq années. Ce spectacle lamentable démontre l’incompétence flagrante du régime de Touadéra, symbolisant une honte nationale indéniable.
Depuis plus de 8 ans, les infrastructures du pays se détériorent sous l’œil indifférent des autorités au pouvoir depuis toutes ces années. La toiture de la Cour d’appel de Bangui, laissée à l’abandon, a fini par laisser entrer de l’eau de pluie de ce lundi 8 juillet au grand dam du ministre d’État à la Justice, le chef rebelle Arnaud Djoubaye Abazène en poste depuis toutes ces années.
Le gouvernement de Touadéra, au lieu de consacrer les ressources nécessaires à la rénovation des bâtiments publics, a préféré investir dans des mercenaires du groupe Wagner et des projets sans réelle valeur pour le peuple.
Bangui qui a mis à nue le régime de Touadera ce lundi 8 juillet 2024 devant les juges, avocats, prisonniers et parents.” width=”495″ height=”273″ />La toiture de la Cour d’appel de Bangui qui a mis à nue le régime de Touadera ce lundi 8 juillet 2024 devant les juges, avocats, prisonniers et parents.
Bangui-photo-minusca/” rel=”attachment wp-att-70843″ data-wpel-link=”internal”>Audience de tirage au sort des jurés de la 3e session criminelle pour 2023, à la Cour d’appel de Bangui. Photo Minusca
Session criminelle du 8 Juillet 2024.
Une scène surréaliste fait son apparition depuis le toit jusqu’au sol de la salle d’audience. En pleine présentation des accusés, les avocats, les juges, les détenus et leurs parents ont été témoin d’une scène surréaliste qui s’est produit dans la salle d’audience, et ce, devant un accusé et les trois juges : des grosses gouttes de pluie qui tombent du toit. Les premiers reflexes de plusieurs avocats et parents des détenus : tourner une vidéo, filmer la scène et les publier.
Les images de ce chaos ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux comme promis les tourneurs, provoquant l’indignation et la honte parmi les citoyens centrafricains et au-delà. Cette situation humiliante montre l’état lamentable de la gestion publique sous le régime de Touadéra.
Priorités Détournées.
Cette scène est venue montrer un quart des vrais problèmes du pays que Touadera les ignore depuis qu’il est au pouvoir. Ses gouvernements ont préféré de détourner des fonds pour financer des mercenaires russes et rwandais, au lieu de s’occuper des besoins fondamentaux du pays. Les écoles et les hôpitaux, tout comme les infrastructures judiciaires, sont laissés à l’abandon. Cette négligence flagrante des responsabilités publiques se manifeste aujourd’hui dans l’effondrement visible des bâtiments publics.
Session Criminelle du 8 Juillet 2024 : Engagement de Maître Crépin Mboli-Goumba.
Face à cette catastrophe morale, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et président du PATRIE, n’a pas pris du temps pour réagir. Quelques minutes après ce drame, il a pris l’engagement de réparer la toiture de cette Cour à ses propres frais. Il l’a annoncé sur Twitter, soulignant ainsi l’incapacité totale de l’État à assurer ses fonctions les plus basiques. Ce geste désespéré est une réponse à la situation humiliante que traverse le pays.
Cette honte nationale et l’engagement de Maître Crépin Mboli-Goumba, ont provoqué une autre honte aux griots et défenseurs du régime, les poussant à dire que « Touadera avait déjà remis 20 millions de FCFA au directeur des ressources du ministère de la Justice pour la réhabilitation de toutes les toitures de tous les bâtiments administratifs du ministère mais s’étonne pourquoi ce directeur des ressources et le gestionnaire du ministère n’ont pas lancé une consultation restreinte ou un appel d’offre pour choisir une entreprise ? ». Encore un déshonneur sur cette honte.
Un Avenir Incertain.
L’incident du 8 juillet 2024 à la cour d’appel de Bangui est un sombre rappel de la nécessité d’un changement radical au sommet de l’Etat en République centrafricaine. Le régime de Touadéra doit être tenu pour responsable par omission et/ou par son incapacité intellectuelle à gouverner, de tous les états déplorables des infrastructures, ponts et chaussées du pays. Sans un investissement sérieux et un engagement à restaurer les bâtiments publics, la République centrafricaine continuera de sombrer dans le chaos et la honte nationale.
Ce tableau dégradant du tribunal de Bangui, avec l’eau coulant en plein procès, est un exemple tragique des échecs accumulés du régime en place depuis plus de 8 ans.
Formation militaire en échec : La honte des 90 stagiaires FACA renvoyés de la RDC.
Centrafrique.org/Centrafrique-des-faca-tabasses-par-les-mercenaires-russes-a-Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï
Les 90 stagiaires militaires centrafricains envoyés en RDC ont été renvoyés quelques jours seulement après le démarrage du cours pour incompétence et invalidité. Ce fiasco dévoile le népotisme et la corruption qui gangrènent nos institutions militaires, ternissant l’image de la Centrafrique.
Le retour massif des 90 stagiaires militaires centrafricains renvoyés de la République Démocratique du Congo où ils sont partis pour des diverses formations, révèle les pratiques douteuses qui dominent nos forces armées. Ces jeunes soldats, souvent incapables d’écrire leur propre nom ou de répondre à une salutation en français, ont été envoyés à l’étranger non pas pour leurs compétences, mais en raison de leurs relations familiales. Les fils et filles de hauts gradés et de ministres sont privilégiés, créant une armée dirigée par des individus sans compétence.
Les FACA renvoyés de la RDC: conséquences désastreuses à l’international.
En RDC, l’incompétence de nos soldats a été immédiatement remarquée aux premiers jours de leur arrivée. Humiliés et moqués par leurs homologues congolais, ils ont été renvoyés immédiatement, portant un coup dur à la réputation de notre pays en partage, la Centrafrique. Cette situation n’est pas unique : au Gabon, en Guinée, au Burkina Faso, au Togo et au Sénégal, nos soldats sont régulièrement renvoyés pour cause d’incompétences, défaillance intellectuelle et d’invalide.
Des soldats FACA formés par des russes au Soudan. CopyrightCNC.
La spirale de l’échec.
Malgré ces échecs répétés, le cycle de favoritisme continue. Les stagiaires renvoyés sont souvent réintégrés dans des postes élevés dès leur retour, grâce à l’influence de leurs parents. Rapidement promus, ils accèdent à des grades élevés en dépit de leur incompétence. Ce cercle vicieux mine la crédibilité et l’efficacité de nos forces armées.
La honte nationale.
Ce retour forcé des stagiaires militaires centrafricains de la RDC est un rappel brutal de l’urgence d’une réforme en profondeur de nos institutions militaires. Le favoritisme et la corruption doivent cesser pour permettre à des soldats compétents et méritants de prendre les rênes de notre armée. L’avenir de notre sécurité nationale en dépend.
Les conséquences de ces pratiques néfastes sont claires : une armée inefficace, une réputation internationale en lambeaux, et un sentiment de honte nationale. Il est temps d’agir pour sauver l’honneur et l’efficacité de nos forces armées, avant que le népotisme ne conduise notre pays à un point de non-retour.
Entre bagarres et sabotages au Laboratoire national de Centrafrique : Une institution au bord de l’effondrement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/Laboratoire-National-de-Centrafrique-a-Bangui-450×338.jpg” alt=”Le Laboratoire Nationale de Centrafrique à Bangui” width=”519″ height=”390″ />Le Laboratoire Nationale de Centrafrique à Bangui
Le Laboratoire national de Centrafrique traverse une crise sans précédent. Des actes de violence et de sabotage ont mis à nu des dysfonctionnements inquiétants. La destruction de matériel essentiel compromet gravement la mission de cette institution unique, posant de sérieuses questions sur son avenir et sa capacité à servir le public.
Dysfonctionnements et responsabilités au Laboratoire national de Centrafrique .
Le 5 juillet 2024, un communiqué de presse du Laboratoire national de Centrafrique a révélé des événements inquiétants et troublants au sein de cette institution importante. Les dysfonctionnements internes se multiplient, menaçant gravement son intégrité et la sécurité des personnes dépendant de ses services.
Tout d’abord, le ton défensif et accusateur du communiqué soulève des questions quant à la gestion interne du laboratoire. L’affirmation selon laquelle le directeur n’a pas été impliqué dans une altercation, mais plutôt victime d’une tentative d’agression par un groupe qualifié de “fauteurs de troubles”, semble plus une tentative maladroite de détourner l’attention des véritables problèmes. La description des événements en termes extrêmes ne fait qu’accentuer la gravité de la situation.
Les conséquences de ces actes de violence sont alarmantes.
Du matériel médical crucial a été détruit, compromettant directement la capacité du laboratoire à remplir sa mission. Cela soulève une question fondamentale : comment un environnement aussi chaotique peut-il garantir la sécurité et la qualité des services ? De plus, le fait que des collaborateurs loyaux aient filmé ces incidents sans que les enregistrements soient rendus publics ajoute une couche de suspicion sur la transparence et l’honnêteté de la direction.
La gestion de cette crise par le directeur laisse également à désirer.
Plutôt que de s’attaquer aux problèmes systémiques, il semble se concentrer sur la criminalisation de certains employés, dépeints comme des sédicieux, et s’en remettre exclusivement à la justice. Or, cela ne résout pas les problèmes internes, ni ne restaure la confiance des abonnés et des partenaires.
Le Laboratoire national de Centrafrique est en pleine débâcle.
Les incidents rapportés et la réponse du directeur révèlent des défaillances profondes dans la gestion et la sécurité de cette institution. Une enquête indépendante et exhaustive est indispensable pour rétablir l’ordre et garantir que le laboratoire puisse de nouveau fonctionner de manière efficace et sécurisée. La responsabilité du directeur général et du ministre de tutelle doit être engagée, des sanctions sévères étant nécessaires pour rétablir la crédibilité et la stabilité de cette institution essentielle.
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC
À Boda, dans la Lobaye, l’insécurité atteint des niveaux alarmants. Malgré la présence des Forces armées centrafricaines et des mercenaires du groupe Wagner, les braquages et enlèvements se multiplient, particulièrement dans les localités périphériques où les patrouilles se font rares. Les habitants demandent une protection accrue.
Multiplication des Braquages dans les Périphéries.
Dans les zones périphériques de Boda, les habitants vivent dans une peur constante. Les braquages et enlèvements sont fréquents, et les patrouilles de sécurité font défaut. Malgré la présence des Forces armées centrafricaines et des mercenaires du groupe Wagner à Boda, les zones périphériques restent sans protection efficace, accentuant l’insécurité.
Cas Récents de Braquages.
Récemment, dans le village de Sassele, plusieurs incidents de braquages et de kidnappings ont été rapportés. À Beina, le collecteur Rodrigue a été dépossédé de 2 millions de francs CFA. De plus, Monsieur Issa a perdu 14 400 000 francs CFA, et Monsieur VenetoungouMarcelin, 20 millions de francs CFA ainsi qu’un lot de diamants évalué à 5 millions de francs CFA. Ces actes violents sont perpétrés par des hommes armés, créant une atmosphère de terreur parmi les habitants.
Soupçons sur les Forces de Sécurité.
Des soupçons émergent parmi la population concernant la possible implication des Forces armées centrafricaines dans ces braquages. Les habitants de Boda et des localités voisines demandent une enquête approfondie pour déterminer les responsabilités et mettre fin à cette spirale de violence.
Besoin Urgent de Sécurité Renforcée.
Face à cette recrudescence de la criminalité, la population de Boda et des localités environnantes sollicite une intervention plus marquée des forces armées pour rétablir l’ordre. Les habitants réclament des patrouilles régulières et une présence renforcée pour sécuriser leurs villages et leurs biens.
Renforcement de la Sécurité Indispensable
La situation alarmante à Boda et dans ses environs nécessite une réponse urgente des autorités pour assurer la sécurité des citoyens et restaurer la confiance dans les forces de sécurité locales. Les habitants espèrent que des mesures concrètes seront prises pour mettre fin à cette insécurité généralisée.
Le propre et irréprochable droit de réponse de la Mairie de Bangui à CNC
Bangui-de-la-poussiere-a-la-boue-une-capitale-en-plein-chaos/poubelle/” rel=”attachment wp-att-76906″ data-wpel-link=”internal”>Accumulation de déchets près de l’église Baptiste vers le pont des Castors à Bangui, illustrant la gestion défaillante des ordures dans la capitale Bangui. CopyrightCNC
Ah, le droit de réponse de la Mairie de Bangui, voilà un document qui promet de grandes révélations. Dire que les rues de Bangui brillent de propreté, voilà encore une déclaration qui ne manquera pas de faire sourire, voire éclater de rire les Centrafricains eux-mêmes. Car qui mieux qu’eux connaît la réalité flamboyante et les trottoirs sans failles de leur charmante capitale ? Et puis, bien sûr, toujours des promesses, encore des promesses, avec la Banque Africaine de Développement, comme depuis presque neuf ans que le maire est en poste.
VOICI LE DROIT DE RÉPONSE DE LA MAIRIE DE BANGUI.
DROIT DE RÉPONSE
Suite aux allégations publiées par Corbeau News concernant la gestion de la ville de Bangui et les accusations portées contre la personne du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, il est impératif d’apporter les éclaircissements nécessaires afin de rétablir la vérité et de rassurer la population.
De la Gestion Urbaine et des Infrastructures structurantes
Les affirmations selon lesquelles les rues de Bangui seraient laissées à l’abandon et que les infrastructures se dégraderaient ne reflètent pas la réalité des efforts constants déployés pour améliorer les conditions de vie des habitants. De nombreux projets de réhabilitation et d’aménagement urbain sont en cours et nous avons entrepris des initiatives pour attirer des investissements visant à moderniser notre ville. Grâce au plaidoyer du Premier Citoyen de la ville de Bangui en 2022 dans le cadre de la revue urbaine sur l’urbanisation, la Banque Mondiale est prête à financer les villes de BANGUI et de BERBERATI dans le cadre du projet PROVIR dont le montant prévu est de 70 millions de dollars US, soit environ 42 milliards de francs CFA pour investir dans des infrastructures et service de base pour améliorer la résilience des communautés.
Par ailleurs, la Banque Africaine de Développement (BAD) est également prête outre le projet d’Audit Urbain, à financer le Projet PREDIR sur 2 volets, à savoir l’aménagement d’un Débarcadère-Embarcadère sur la rive de l’Oubangui, côté Bangui et l’aménagement des espaces verts. Des groupes d’investisseurs sont encore en pleine négociation pour renforcer les capacités énergétiques de notre ville-capitale à travers l’installation des unités solaires à l’aide de technologies de pointe.
Les forces de sécurité de Bangui démontent activement les structures illégales érigées par des investisseurs chinois sur un terrain municipal vendu illicitement. CopyrightCNC
De l’Accusation de la Vente Illégale des Terrains
Il convient de souligner en mettant quiconque en défi qu’aucune vente de terrain ne peut être effectuée sans l’autorisation préalable du Conseil Municipal. En tant que Premier Citoyen de la Ville, le Maire se conforme rigoureusement aux procédures administratives et légales en vigueur. Les transactions foncières se font de manière transparente et dans le strict respect des intérêts de la Collectivité. L’allégation selon laquelle il aurait revendu des terrains à des investisseurs chinois ou autres est donc totalement infondée et relève d’une mauvaise foi et donc d’une pure affabulation.
Des Interventions des Forces de Sécurité
L’intervention des forces de sécurité pour déloger des installations illégales dans le cadre des opérations de déguisement, démontre la volonté de l’administration municipale de faire respecter la loi. Ces actions sont le fruit d’une collaboration entre les différents services de l’État, visant à protéger les intérêts publics et à garantir une utilisation rationnelle des espaces urbains. Engagement pour la Transparence et le Développement. Ainsi, le Maire réitère son engagement envers la transparence, l’éthique et le développement durable de notre chère ville de Bangui. Chaque décision prise sous son Autorité est motivée par le bien-être des citoyens et le développement harmonieux de notre capitale. Ceci, en étroite collaboration avec les autorités compétentes pour assurer une gestion efficace et responsable des ressources de la ville.
En Conclusion
Le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui tient à remercier tous ses concitoyens pour leur confiance et leur soutien continus. Il reste toujours à votre écoute et ouvert à toute critique constructive, toujours dans l’intérêt de faire notre communauté, un endroit paisible, où il fait bon vivre.
Ngoutéré : défaite humiliante des FACA et la nation en colère.
Centrafrique.org/rca-violent-combat-dans-la-localite-de-boda-les-rebelles-et-les-populations-en-fuite/les-soldats-faca-plaquage-au-sol-vers-sakai-derriere-aeroport-de-Bangui-en-janvier-2021/” rel=”attachment wp-att-43766″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
À Ngoutéré, les FACA ont subi une défaite humiliante qui secoue le pays. Les insuffisances criantes en équipement et en stratégie militaire ont conduit à ce désastre, provoquant une indignation générale et des critiques acerbes contre les autorités sur les réseaux sociaux.
Défaite humiliante des FACA,équipement inadéquat et stratégie défaillante.
Anselme, la déroute des FACA à Ngoutéré n’est pas seulement une défaite militaire ; c’est une honte nationale, une démonstration des incompétences en grande partie de Touadera, du gouvernement, des généraux, Chef d’état-major des armées et chef des opérations. Les soldats, mal formés, mal équipés et dépourvus de véhicules de combat efficaces, se sont retrouvés désarmés face à un ennemi mieux préparé, au premier coup de kalachnikov. Les motos prêtées par des particuliers ne suffisent pas à assurer la sécurité des troupes. En revanche, le groupe Wagner, soutenu par le gouvernement, dispose de véhicules blindés et d’armes sophistiquées, créant une inégalité insoutenable.
Indignation des centrafricains sur les réseaux sociaux.
La colère a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Bien avant, c’est l’opposant Martin Ziguelé qui a réagi en premier pour attribuer cet échec au gouvernement en le qualifiant d’un échec criminel. Les Centrafricains dénoncent l’abandon des soldats par les autorités. Les témoignages publiés montrent des soldats FACA démunis, incapables de se défendre efficacement. Les discussions en ligne révèlent une frustration profonde envers un gouvernement qui semble privilégier ses alliés étrangers plutôt que sa propre armée.
Priorité donnée aux mercenaires étrangers.
Les critiques pointent du doigt un choix stratégique désastreux : l’investissement massif dans le groupe Wagner au détriment des forces nationales. Tandis que les soldats FACA manquent de munitions et de matériel de base, les mercenaires étrangers bénéficient de tous les moyens nécessaires pour opérer en toute sécurité. Cette décision provoque des interrogations sur la gestion des ressources et la véritable loyauté des autorités.
Des conditions de vie déplorables pour les soldats.
Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et président du parti MLPC, a dénoncé la situation scandaleuse dans laquelle vivent nos soldats. L’année dernière, de retour à Bangui après une visite en province, il a révélé que les soldats sont contraints de mendier de l’argent et de la nourriture pour survivre. Privés de leurs primes d’alimentation et exposés à tous les dangers, ils vivent dans une misère indigne. Pendant ce temps, les mercenaires de Wagner bénéficient de traitements de faveur : eau de source achetée en supermarché, repas spéciaux venus de Bangui, équipements de vision nocturne. Cette disparité flagrante met en lumière un profond mépris pour les soldats nationaux.
Appels à un changement radical.
Face à cette situation désastreuse, les appels à un changement radical se multiplient. Les Centrafricains réclament une révision complète des priorités nationales en matière de défense. La nécessité de renforcer et d’équiper correctement les FACA est urgente pour garantir la sécurité et la souveraineté du pays. Le mécontentement grandissant pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des affaires militaires en République centrafricaine.
L’incapacité du gouvernement centrafricain à absorber les fonds de la BAD : 60%de 400 milliards de francs CFA bloqués
Centrafrique.org/un-soutien-financier-inattendu-la-banque-africaine-de-developpement-couvre-la-masse-salariale-de-12-ministeres-en-rca/mamady-souare/” rel=”attachment wp-att-73518″ data-wpel-link=”internal”>Mamady Souare, représentant-pays de la banque africaine de développement (BAD) en République centrafricaine
Plus de 60 % des 400 milliards de francs CFA alloués par la banque africaine de développement (BAD) restent inutilisés, révélant l’incompétence flagrante du gouvernement centrafricain à gérer et à mettre en œuvre des projets essentiels pour le développement du pays, selon les représentants de la BAD en Centrafrique.
La République centrafricaine présente une faible capacité d’absorption des fonds alloués par la Banque africaine de développement. Plus de 60 % des 400 milliards de francs CFA destinés aux projets de développement restent bloqués, témoignant de l’inefficacité du gouvernement centrafricain. Mamady Souaré, représentant résident de la BAD, a souligné que cette incapacité à suivre les procédures et à décaisser les fonds entrave gravement les initiatives de croissance.
incapacité du gouvernement centrafricain : Projets énergétiques paralysés.
Les fonds destinés à renforcer l’usine de Boali 2, cruciaux pour pallier la crise d’électricité que traverse le pays, restent inactifs. Cette situation montre une gestion défaillante du secteur énergétique par le gouvernement. Souaré a insisté sur l’urgence de débloquer ces financements pour améliorer les conditions de vie de la population, mais l’inefficacité administrative persiste.
Transport : un secteur en panne.
Le projet de réhabilitation de l’aéroport Bangui-Poko illustre également cette paralysie. Aucun décaissement n’a été réalisé, laissant l’infrastructure aéroportuaire dans un état déplorable. Richard Fila cotta, ministre de l’Économie et du Plan, a exprimé sa frustration face à ce manque de progrès, pointant du doigt les retards administratifs et l’incompétence de ses collègues ministres, comme souligné par Souaré.
Incompétence ministérielle et nominations par affinité.
La nomination de ministres et de directeurs par affinité politique plutôt que par compétence professionnelle est un autre facteur aggravant. Par exemple, Arthur Piri, ministre de l’énergie et neveu du président Touadera, est accusé de privilégier ses intérêts personnels, notamment le trafic de faux carburants, au détriment de ses responsabilités ministérielles. Cette pratique de nominations inefficaces est dénoncée par Souaré comme étant l’une des principales causes du blocage des fonds.
Projets d’eau en péril.
La gestion des projets d’eau, comme celui visant à financer la Sodeca pour la distribution d’eau potable, est également compromise. Les 2 milliards de francs CFA destinés à ce projet ont été annulés par le partenaire financier en raison de l’incapacité du gouvernement à les utiliser correctement. Souaré a rappelé que cette incompétence chronique met en péril des projets essentiels pour le bien-être des citoyens.
Appel à la responsabilité.
Mamady Souaré a insisté sur la nécessité pour les ministres concernés de prendre leurs responsabilités et de surmonter les obstacles administratifs pour permettre le décaissement des fonds. Toutefois, malgré ces appels, la situation reste inchangée, menaçant le développement global de la République centrafricaine.
Sensibilisation Commerciale à Bria : Une Hypocrisie Face aux Réels Problèmes
Centrafrique.org/rca-un-mort-et-un-blesse-grave-dans-une-agression-au-couteau-a-bria/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-37888″ data-wpel-link=”internal”>À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
À Bria, dans la Haute-Kotto, la direction régionale du commerce tente de sensibiliser les commerçants sur les prix, mais l’état déplorable des routes et la hausse du carburant paralysent réellement l’économie locale.
Dans la Haute-Kotto, le directeur régional numéro 5 du commerce, Jean-Abdelassoule Combe, organise des licences dans les différents marchés pour rappeler aux commerçants l’importance de respecter les lois en vigueur. La fixation anarchique des prix des marchandises et le non-respect des lois commerciales sont les principaux sujets abordés lors de ces séances.
Jean-Abdelassoule Combe insiste sur la nécessité d’homologuer et d’afficher les prix des produits de première nécessité. « Le sucre, le thé, la farine, l’huile, le ciment doivent avoir des prix affichés et validés », a-t-il déclaré. Il ajoute que chaque commerçant doit disposer de documents relatifs à ses activités, comme la carte de commerçant, et ne pas cumuler les fonctions de grossiste et de détaillant dans une même boutique.
Les Commerçants Face aux Défis Infrastructuraux.
Certains commerçants ayant assisté à cette sensibilisation se disent prêts à réduire les prix des produits. Toutefois, ils soulignent que l’état des routes complique leurs opérations. Omar Ibrahim, délégué des commerçants de Bria, explique : « Nos membres fixent eux-mêmes les prix, mais nous espérons qu’ils vont changer. Nous demandons au président de la République de réhabiliter la route Bangui-Bria. »
La Réalité des Prix à Bria.
Les prix des produits à Bria varient considérablement en raison de ces défis logistiques. Par exemple, un sac de ciment coûte entre 7 500 et 18 000 francs, et un morceau de savon de 80 grammes se vend entre 200 et 250 francs. Ces disparités montrent l’impact direct des infrastructures sur le coût de la vie.
Critiques des Commerçants.
Les commerçants critiquent également le gouvernement pour la hausse du prix du carburant, qui double les coûts de transport et affecte directement les prix des marchandises. Malgré les efforts de la direction régionale du commerce, ces initiatives sont perçues comme hypocrites et inefficaces face aux vrais problèmes que sont l’état des routes et le prix du carburant.
Un centre de santé moderne ouvre ses portes à Bôh, à 11 km de Mobaye
Centrafrique.org/kembe-et-satema-des-hopitaux-en-perdition-et-des-routes-en-ruine/attente-des-patients-au-centre-de-sante-de-satema/” rel=”attachment wp-att-76754″ data-wpel-link=”internal”>Des patients attendent à l’extérieur du Centre de Santé de Satéma, République centrafricaine. Copyrightmsf
Les habitants de Bôh, à 11 km de Mobaye, dans la préfecture de la Basse-Kotto, disposent désormais d’un centre de santé moderne. Ce projet, soutenu par Caritas Centrafrique et financé par BMZ, répond aux besoins sanitaires de plus de 6 500 personnes.
Un centre de santé moderne aux standards internationaux.
La nouvelle structure, construite par Caritas Centrafrique avec le soutien financier du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), a été inaugurée le samedi dernier. Le bâtiment, de 28 mètres de long et 14 mètres de large, comprend divers services et bureaux, répondant aux standards de l’OMS.
Contribution locale et équipements essentiels.
Lors de la cérémonie d’inauguration, des médicaments, des matériels et des appareils ont été remis pour le bon fonctionnement du centre. Emmanuel Beaufouet, coordonnateur de Caritas Centrafrique et du projet BMZ, a détaillé les équipements fournis : plateaux d’accouchement, équipements de chirurgie, laboratoires et médicaments essentiels. Les installations comprennent également une fosse à placateurs, des systèmes de captage d’eau de pluie, et un forage prévu dans les jours à venir. La population locale a contribué financièrement à hauteur de 8 à 10 millions, tandis que Caritas Centrafrique a mobilisé environ 40 millions.
Face à la défaillance du gouvernement.
Ce projet démontre l’incompétence du gouvernement et du président Touadéra en matière de santé publique. Le manque d’investissement dans les hôpitaux et les systèmes sanitaires du pays oblige les ONG et les partenaires internationaux à intervenir directement pour aider les Centrafricains. La nouvelle structure de Bôh en est un exemple flagrant. Giselle, une habitante, a exprimé sa satisfaction, notant que les cas fréquents de paludisme seront désormais mieux gérés. Maurice Gimbioko, conseiller municipal, a souligné que les habitants n’auront plus à parcourir les 11 km jusqu’à Mobaye pour se faire soigner, marquant ainsi un soulagement significatif pour la communauté.
Un soutien important pour la communauté.
Le centre de santé accueille plus de 6 500 habitants des villages environnants et emploie neuf agents non qualifiés, dont des infirmiers secouristes. Grâce à ce centre, les habitants de Bôh et des localités voisines bénéficient enfin d’un accès direct et adéquat aux soins de santé, soulageant ainsi les contraintes et les défis sanitaires auxquels ils faisaient face.
la résidence du maire de Bangui transformée en décharge publique.
L’abandon manifeste de la résidence municipale de Bangui, marquée par des conteneurs des poubelles rouillés et une végétation non entretenue. CopyrightCNC
Transformée en décharge publique, la résidence officielle du maire de Bangui incarne l’échec total de la gestion municipale sous Émile Gros Nakombo. Cet abandon honteux au centre-ville montre le mépris flagrant des autorités pour leurs responsabilités.
Le maire Émile Gros Nakombo a délaissé la résidence officielle située derrière le tribunal de grande instance de Bangui, près de la direction de la Perception et de la Banque des États de l’Afrique Centrale. Préférant une maison réquisitionnée au quartier 36 Villas, il a été rapidement délogé, laissant la résidence du centre-ville à l’abandon. Cette situation, non seulement incompréhensible, mais aussi inacceptable, reflète une gestion hasardeuse et irresponsable des biens municipaux.
La résidence officielle du maire de Bangui, maintenant un dépotoir à ciel ouvert, envahie par les ordures et la végétation. CopyrightCNC
Une décharge à ciel ouvert.
Le résultat de cet abandon est frappant : la résidence, jadis lieu de représentation et de dignité, est devenue une décharge, une poubelle. Les citoyens peuvent y entrer, s’ils sont autorisés, pour y jeter leurs ordures, mais ce sont uniquement les agents municipaux et les bennes poubelles de la mairie qui y sont autorisés, transformant de ce fait l’endroit en un foyer de déchets insupportables. Les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent affectent gravement les fonctionnaires travaillant à proximité, notamment ceux de la direction de la Perception et de la Banque des États de l’Afrique Centrale.
Une gestion municipale chaotique.
La responsabilité du maire Nakombo dans cette affaire est accablante. Son comportement laisse perplexe et soulève des interrogations quant à sa capacité à diriger une ville de l’importance de Bangui. Nommé par le président Touadéra, sa proximité avec le pouvoir de Bangui n’excuse en rien sa négligence manifeste. Il vend massivement des parcelles de terrain réservées à l’État à des étrangers, notamment des Chinois, des Rwandais et d’autres nationalités, au mépris total des intérêts des citoyens centrafricains.
Conséquences graves pour la population.
Les conséquences de cette gestion calamiteuse sont multiples et graves. Outre la dégradation de l’image de la ville, les conditions de vie des habitants du centre-ville se détériorent. La pollution olfactive et visuelle due à cette décharge à ciel ouvert affecte la qualité de vie des résidents et des travailleurs, et témoigne d’un profond mépris pour le bien-être public.
Une situation intolérable.
L’abandon de la résidence officielle du maire de Bangui, devenue un dépotoir, est le symptôme d’une gestion municipale défaillante et corrompue. La population de Bangui mérite des dirigeants responsables et soucieux de l’intérêt général, capables de gérer efficacement les ressources et de maintenir la dignité de leur fonction. Le cas d’Émile Gros Nakombo est un triste exemple de ce qui se passe lorsque l’incompétence et la négligence prennent le pas sur le service public.
Népotisme et incompétence au ministère du Travail : La gestion scandaleuse de Michelle Mouanga avec Bakpa Merveille, nouvelle Directrice Générale.
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
La ministre Annie Michèle Mouanga plonge le ministère du Travail dans le chaos en nommant Bakpa Merveille, une jeune fille inexpérimentée, comme Directrice générale du travail. Cette décision provoque indignation et découragement parmi les cadres chevronnés.
Bakpa Merveille: Favoritisme outrageant au sommet de l’Administration.
La ministre du Travail, Annie Michèle Mouanga, a récemment nommé Bakpa Merveille, une jeune femme sans expérience significative et non assermentée, au poste de Directrice générale du travail. Cette nomination, motivée par des liens personnels plutôt que par des qualifications professionnelles, soulève de graves questions sur l’intégrité du processus de sélection au sein du ministère.
Mais qui est Bakpa Merveille, la nouvelle directrice du Travail ?
La nouvelle Directrice générale du Travail, Bakpa Merveille, n’est autre que la fille de la collègue de la ministre Annie Gisèle Mouanga. Sa mère travaille à Orange Centrafrique, où Gisèle Mouanga avait également été employée. C’est à travers cette connexion personnelle que Bakpa Merveille a intégré le ministère du Travail en 2020. Seulement un an plus tard, en 2021, elle a été nommée Directrice du dialogue social, malgré son manque d’expérience. En 2024, après le départ du précédent Directeur général du Travail, Mme Mouanga l’a promue à ce poste clé, écartant ainsi les cadres chevronnés et assermentés du ministère. Ce favoritisme flagrant et injustifiable souligne l’ampleur du népotisme qui gangrène l’administration sous la direction de Mme Mouanga.
Mépris des cadres compétents.
En choisissant Bakpa Merveille, Mme Mouanga a délibérément écarté des cadres expérimentés et assermentés, créant ainsi un sentiment profond de découragement et d’injustice. Ces professionnels, qui ont consacré des années au service public, voient leurs efforts et leurs compétences ignorés au profit d’une décision arbitraire et partiale.
La situation est aggravée par des irrégularités financières flagrantes. Mme Mouanga a délivré à Bakpa Merveille un reçu pour encaisser des fonds, usurpant ainsi le rôle du régisseur du Trésor public. Cette manipulation des procédures financières établies met en cause la transparence et la responsabilité financière du ministère. Pourtant, le précédent Directeur général du Travail, lui, s’assurait que les actes administratifs n’étaient visés qu’après réception des quittances officielles émanant du régisseur.
Accusations de détournement de fonds.
Paradoxalement, la ministre accuse régulièrement ses cadres de détournements, alors qu’elle-même se livre à des pratiques douteuses. En monopolisant les ristournes envoyées par le ministère des Finances, Mme Mouanga s’approprie illégalement des fonds publics, trahissant la confiance du public et de ses subordonnés. Ces ristournes, destinées aux cadres signataires des actes administratifs, sont détournées par la ministre pour son usage personnel, ce qui dénote une gestion catastrophique et frauduleuse.
Conséquences sur le Moral et l’efficacité.
Ces décisions controversées ont un impact dévastateur sur le moral des employés du ministère. La frustration et le sentiment d’injustice engendrés par cette gestion chaotique compromettent sérieusement l’efficacité et la performance de l’institution. Les fonctionnaires qualifiés se sentent dévalorisés et démotivés, ce qui nuit à la mission fondamentale du ministère.
Mouvement de Jeunesse en Centrafrique : Bienvenue au Club des 40-cinquante ans.
Le Coordonnateur du mouvement du soutien au Président Touadera “Le Touaderateur” Didatien Kossimatchi. Crédit photo : CNC
En Centrafrique, l’âge est une notion élastique. Les jeunes et les vieux se partagent les années comme les dents des scies qui scient les bois ou à coup de tronçonneuse. À 60 ans, ils se disent toujours jeunes leaders, prouvant que le temps n’a pas de prise sur l’ambition politique.
Les mouvements de jeunesse en République centrafricaine sont dominés par des « jeunes » de 50 ans et plus. Ils sont en réalité dirigés par des personnes bien au-delà de l’âge considéré comme jeune ailleurs. Il n’est pas rare de voir des leaders de mouvements de jeunesse ayant 40, 50, voire 60 ans. Ces individus, qui devraient plutôt être considérés comme des adultes mûrs, se réclament encore de la jeunesse, un phénomène qui suscite des interrogations et parfois des moqueries au sein de la population.
La manipulation de l’âge : une pratique courante.
Il existe une pratique répandue de falsification des âges dans les actes de naissance. Certaines personnes n’hésitent pas à réduire leur âge de 10, 15, voire 20 ans pour paraître plus jeunes sur les papiers, mais ils ne prennent pas conscience de leur visage et de la couleur de leurs dents. Pour certains, cette falsification grossière leur permet de participer à des mouvements de jeunesse ou d’accéder à des opportunités réservées aux jeunes. Les réseaux sociaux regorgent de ces individus qui, malgré les évidences, continuent de clamer leur jeunesse pompeusement, sans même la honte.
L’impact de la politique sur la notion de jeunesse.
La politique joue un rôle décisif dans cette déformation de la jeunesse. En quête de légitimité et de pouvoir, de nombreux activistes politiques modifient leur âge pour rester pertinents dans un paysage où la jeunesse est valorisée. Ils se présentent comme des jeunes leaders, des figures de proue de mouvements de jeunesse, alors qu’ils ont souvent largement dépassé l’âge de la jeunesse, estimé a entre 15 à 24 ans, au plus 30 ans.
L’ironie de la situation.
Ce décalage entre l’âge réel et l’âge revendiqué donne lieu à des situations souvent comiques. Par exemple, des personnes ayant des enfants de 30 ans se considèrent encore comme des jeunes. Cette situation est d’autant plus ironique que ceux qui ont moins de 30 ans sont souvent perçus comme des adolescents, voire des bébés, par cette société qui semble avoir redéfini les étapes de la vie.
En Centrafrique, la jeunesse est un concept fluide et adaptable, souvent exploité pour des gains politiques et sociaux. Cette flexibilité engendre des contradictions et des situations cocasses, illustrant les défis auxquels le pays fait face en matière de définition des âges et des rôles sociaux. Les vrais jeunes, ceux de moins de 30 ans, se retrouvent parfois éclipsés par ces « jeunes » de 50 ans, qui dominent les mouvements et les discours sur la jeunesse dans le pays.
Face à la crise persistante au sein du parti RDC, les amis d’André Kolingba, Président fondateur dudit parti, demandent un congrès inclusif. Ce rassemblement, selon eux, vise à renforcer l’unité et à établir un nouveau leadership stable, conformément aux valeurs prônées par le Président fondateur.
amis de Kolingba prônent un congrès et la crise au sein du RDC.
Depuis la disparition du Président fondateur André Kolingba, le RDC traverse une période de turbulence. Après son décès, c’est son fils, Désiré Kolingba, qui a pris la direction du parti. Malheureusement, le décès de Désiré Kolingba a plongé le parti dans une division encore plus profonde.
Les membres du parti se retrouvent aujourd’hui confrontés à des querelles intestines. Les disputes pour le leadership et la direction du RDC ont mené à une paralysie politique. Ces divisions menacent la stabilité et l’avenir du parti, rendant urgente la nécessité d’une solution.
L’appel des amis d’André Kolingba.
Devant cette situation alarmante, les amis du Président fondateur André Kolingba ont décidé d’intervenir. Ils prônent la tenue d’un congrès inclusif, estimant qu’un tel rassemblement est essentiel pour rétablir la paix et l’unité au sein du RDC. Ce congrès permettrait de choisir un nouveau leader et de stabiliser la direction du parti.
Vers un leadership stable.
Les amis de Kolingba insistent sur l’importance d’un leadership stable et consensuel. Ils rappellent que le véritable leadership ne se décrète pas, mais se reconnaît par ceux qui l’exercent. Un congrès inclusif offrirait l’opportunité de sélectionner un leader capable de rassembler toutes les factions du parti.
Les valeurs de Kolingba : Fraternité et Rassemblement.
Le Président fondateur André Kolingba avait fondé le RDC sur des valeurs de fraternité et de rassemblement. Ses amis appellent à un retour à ces principes pour surmonter les divisions actuelles. Ils soulignent que le parti doit se rassembler autour de ces valeurs pour envisager un avenir serein et stable.
Il convient de noter que le parti RDC est à un tournant crucial de son histoire. La tenue d’un congrès inclusif, comme le demandent les amis d’André Kolingba, pourrait être la clé pour restaurer l’unité et la stabilité du parti. C’est en revenant aux valeurs fondamentales du Président fondateur que le RDC pourra espérer un renouveau.
Le parti MLPC dénonce l’inefficacité des Élections locales face aux véritables urgences.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
Pour le MLPC, les prochaines Élections locales ne sont qu’une manœuvre futile face aux crises profondes de la Centrafrique. Le parti dénonce l’inutilité de ce processus électoral alors que les besoins fondamentaux de la population restent ignorés.
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a vivement critiqué l’initiative du gouvernement d’organiser des Élections locales. Selon le MLPC, cette démarche ne répond aucunement aux urgences réelles auxquelles le pays est confronté. La misère, la violence et l’absence de services essentiels ne peuvent être résolus par des Élections municipales et régionales.
Les Priorités Négociées.
Depuis l’annonce de ces Élections, le MLPC observe une diversion politique dangereuse. Le gouvernement semble plus intéressé par ses propres objectifs que par le bien-être de la population. Alors que les Centrafricains luttent pour accéder à l’eau, à l’électricité et à des denrées de première nécessité, les autorités détournent l’attention vers un processus électoral coûteux et inefficace.
Un Contexte de Violence et d’Insécurité.
Le MLPC rappelle que le contexte sécuritaire reste extrêmement précaire. Les attaques et violences armées régulières causent des pertes humaines et créent un climat d’instabilité constant. Organiser des élections dans de telles conditions met en danger non seulement les participants, mais aussi la crédibilité même des institutions qui en découleraient.
Une Souveraineté Illusoire.
Le financement de ces élections repose majoritairement sur des dons étrangers, révélant une souveraineté nationale largement affaiblie. Pour le MLPC, la dépendance à l’égard de la générosité internationale illustre l’incapacité du gouvernement à assumer ses responsabilités. Ce manque de financement interne soulève des doutes sur la légitimité et la viabilité des futurs conseils régionaux et municipaux.
Une Initiative Malavisée.
Pour conclure, le MLPC estime que les élections locales sont une initiative malavisée qui détourne l’attention des problèmes réels du pays. La sécurité, les services de base et le développement économique doivent primer sur des processus électoraux coûteux et inefficaces. Le MLPC appelle à une action gouvernementale plus responsable et centrée sur les véritables besoins du peuple centrafricain.
Le ministre Balalou s’embourbe dans une défense pitoyable aux critiques de Ziguelé sur l’insécurité dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé
Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm
Lors d’une conférence de presse, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, a tenté de discréditer Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, qui, dans une interview à la radio Ndékè Luka, dénonçait l’inaction gouvernementale face à l’insécurité dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé. Balalou s’est embourbé dans une défense pitoyable, révélant l’impuissance des autorités.
Une réaction gouvernementale insuffisante et détournée.
Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse, a choisi de s’attaquer personnellement à Martin Ziguelé. En qualifiant les critiques de Ziguelé de tentatives pour ternir l’image du gouvernement, Balalou ne fait que détourner l’attention de la crise sécuritaire réelle qui sévit dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé et de leur échec à sécuriser les populations depuis plus de huit années. Cette stratégie de diversion est une preuve flagrante de l’incompétence gouvernementale et de son incapacité à résoudre les problèmes de sécurité.
L’inaction gouvernementale : une trahison des citoyens.
En refusant de reconnaître la gravité de la situation sécuritaire, le gouvernement trahit les citoyens qu’il est censé protéger. Les attaques contre Ziguelé sont une tentative désespérée de masquer l’inaction des soi-disant autorités. Les accusations de Balalou manquent de substance et ne répondent pas aux préoccupations légitimes de la population.
Une réalité dramatique sur le terrain oubliée par le ministre Balalou .
Les habitants de l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé continuent de vivre dans une peur constante. Les groupes armés pillent, kidnappent et tuent sans rencontrer de résistance significative de la part des forces de l’ordre. L’économie locale est paralysée, et les infrastructures sont en ruines. La situation humanitaire est désastreuse, et le gouvernement reste étrangement silencieux et inactif face à cette urgence.
Des discours vides face à l’urgence humanitaire.
Les déclarations de Balalou sont vides de toute proposition concrète. Au lieu de prendre des mesures pour ramener la sécurité, le gouvernement se contente de querelles politiques inutiles. Cette attitude irresponsable aggrave la colère et le désespoir des populations affectées. Les citoyens attendent des actions, pas des mots creux.
Insécurité à Bakouma : Les hommes armés sèment la terreur sur l’axe Bangassou.
Centrafrique.org/crise-a-bakouma-apres-lassassinat-de-fafa-la-tension-monte-entre-la-population-et-les-forces-de-lordre/sortie-de-la-ville-de-bakouma-sur-laxe-de-bangassou/” rel=”attachment wp-att-75783″ data-wpel-link=”internal”>Minusca traversant une route en terre à la sortie de Bakouma, avec des pierres disposées et un panneau de signalisation, dans un paysage semi-aride.”” width=”450″ height=”450″ />Véhicule des casques bleus marocains de la Minusca à la sortie de Bakouma sur la route de Bangassou .CopyrightCNC
Les hommes armés ont de nouveau frappé à Bakouma, interceptant les voyageurs sur l’axe Bangassou-Bakouma. Civils ligotés et dépouillés, cette attaque révèle une insécurité croissante et le manque de protection adéquate pour les habitants de la région.
Insécurité à Bakouma : les faits, une attaque coordonnée.
Le 5 juillet 2024, Bakouma, une ville minière clé de la sous-préfecture du Mbomou, est devenue un lieu d’une nouvelle attaque par des hommes armés. À partir de 10 heures, ces groupes ont intercepté de nouveau une dizaine des passants sur l’axe Bangassou-Bakouma. Les civils, ligotés et dépouillés de leur argent et de leurs biens, ont été libérés deux heures plus tard. Cette attaque coordonnée démontre une fois de plus l’incapacité des forces de sécurité à protéger les habitants et à garantir la sécurité des routes.
Ces événements ne sont pas isolés. Il y a quelques semaines, les mêmes groupes armés ont kidnappé plusieurs personnes sur ce même axe, tuant une dizaine de civils. Cette escalade de violence est amplifiée par des rapports fréquents de meurtres quotidiens aux alentours de Bakouma, où une ou deux personnes sont tuées régulièrement sur les différents axes menant à la ville. L’insécurité règne également sur l’axe Bakouma-Zako, une autre route stratégique menant à une ville minière riche en or et diamant.
Les répercussions de ces exactions sont alarmantes. Outre les pertes matérielles, les victimes subissent un traumatisme psychologique profond, renforçant un climat de peur et d’instabilité. La liberté de mouvement est gravement compromise, affectant la vie économique et sociale de cette zone minière déjà fragile. De telles attaques sapent la confiance des habitants dans les forces de l’ordre, perçues comme impuissantes face à ces violences récurrentes.
Forces de sécurité démoralisées.
La situation est d’autant plus critique que les forces de défense et de sécurité (FACA) déployées à Bakouma depuis plus de deux ans manquent de tout. Ces soldats, épuisés et démoralisés, demandent à être relevés et rapatriés à Bangui, mais aucune mesure n’a été prise. Leurs conditions de vie sont déplorables, leurs tenues délabrées, et ils se sentent abandonnés, circulant presque comme des rebelles eux-mêmes. Cette absence de soutien logistique et moral contribue à la dégradation continue de la sécurité à Bakouma.
Menace sur l’axe Bangassou-Bakouma.
La situation sur l’axe Bangassou-Bakouma devient de plus en plus préoccupante. Les hommes armés, en nombre indéterminé, ont réussi à contrôler une portion de cette route stratégique, paralysant la circulation et isolant davantage Bakouma. Cette route vitale pour les échanges économiques et l’approvisionnement de la ville est désormais sous la menace constante de nouvelles attaques, rendant toute tentative de déplacement extrêmement risquée pour les civils.
Une ville minière en danger.
Bakouma, connue pour ses ressources minières, est particulièrement vulnérable à ces incursions armées. La richesse minière de la zone attire non seulement les travailleurs, mais aussi les groupes armés cherchant à s’approprier ces ressources. Cette convoitise attise les tensions et multiplie les incidents violents, plaçant les habitants dans une situation de danger permanent. La sécurité des mines et des travailleurs est gravement compromise, mettant en danger l’économie locale et la stabilité de la région.
Vers une dégradation continue de la sécurité.
Les forces de sécurité semblent dépassées par l’ampleur de la menace, incapables de contenir les assauts et de protéger les populations civiles. La situation à Bakouma et sur les axes Bangassou-Bakouma et Bakouma-Zako montre les graves défaillances du dispositif de sécurité en Centrafrique. Les attaques répétées et l’impuissance des autorités à garantir une protection adéquate soulignent la nécessité d’une stratégie efficace pour sécuriser cette région vitale. Les habitants de Bakouma continuent de vivre dans l’angoisse, victimes d’une violence qui semble sans fin.
À Boali, Étienne, 25 ans, est accusé de viol sur la fille de sa conjointe, âgée de 9 ans. Le suspect a été arrêté après une enquête menée par les parents de la victime et conduit à la gendarmerie.
Viol sur une Fillette : les Lesfaits et l’arrestation.
Le mois dernier, Etienne, un résident de Boali – Poste, aurait abusé de la fille de sa conjointe âgée de 9 ans. Après plusieurs jours de recherche, les parents de la victime ont localisé le suspect. Ils l’ont conduit ce vendredi à la brigade de la gendarmerie territoriale de Boali pour qu’il réponde de ses actes présumés.
Témoignage de la grand-mère.
Yvonne Tuassin, la grand-mère de la victime, a décrit les circonstances de l’incident. Elle affirme que l’accusé aurait abusé de la confiance de la famille pour commettre cet acte.
Défense de l’accusé, Etienne nie les accusations.
Il déclare « je ne reconnais pas les fausses accusations qu’ils ont portées sur moi ».
« Je n’ai rien fait. Je sors avec la maman de l’enfant depuis longtemps et quand je l’ai rencontrée, l’enfant était encore très petite. Sa maman avait déjà eu une relation avant moi. J’étais en brousse quand j’ai entendu parler de cette affaire. C’est la grand-mère de l’enfant qui m’accusent. Des gens sont venus m’informer du problème au bord de la rivière et m’ont conseillé de fuir. Mais je n’ai rien fait. Je ne pouvais pas fuir. L’enfant est comme mon propre enfant. Je ne peux pas fuir. Je dois faire face à cette affaire. Devant Dieu, je n’ai rien fait. Le père de l’enfant m’a dit de ne pas m’inquiéter que le problème vient de la mère. La grand-mère de l’enfant aurait tout raconté à l’enfant pour qu’il répète ce qu’elle disait!. Ils ont amené l’enfant à l’hôpital sans ma présence et m’accusent. Je ne comprends rien à cette affaire.
Ouverture de l’enquête.
La gendarmerie territoriale de Boali a lancé une enquête pour éclaircir cette affaire. Les autorités cherchent à recueillir des preuves et des témoignages pour établir la vérité et rendre justice à la victime.
Réaction dans la communauté.
L’affaire a provoqué une vive émotion à Boali. Les habitants, indignés, réclament justice pour la fillette et sa famille.
Notons que l’arrestation des tiennes a provoqué des réactions intenses, mettant en évidence les problématiques de violences sexuelles dans la ville.
Les autorités de Boali appellent au calme et a laissé la justice suivre son cours.
Zémio : Présence Inquiétante de l’UPC à Tabane, Une Population Terrifiée
Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Le 7 juillet 2024, des éléments de l’UPC ont été repérés dans le village de Tabane, à 20 km de Zémio. Les habitants, pris de panique, craignent de sortir de chez eux pour aller travailler dans les champs.
Après leur retrait de Zémio en mai dernier devant l’avancement des Mercenaires russes du groupe Wagner à Mboki et Rafaï, les forces de l’UPC se sont repliées dans des villages des zones périphériques. Leur présence dans la brousse inquiète sérieusement la population de la zone, majoritairement cultivatrice. Ce repli stratégique complique la vie quotidienne et accentue les risques pour les villageois.
À Tabane, une Population Paralisée.
Les habitants, vivant dans la crainte, évitent de se déplacer, de travailler dans les champs, ou même de voyager entre les villages voisins. Cette situation crée des obstacles majeurs à leur subsistance, menaçant la sécurité alimentaire. Le risque d’agression empêche les activités agricoles essentielles, plongeant les familles dans l’angoisse.
Crise Alimentaire et Humanitaire Imminente à Tabane.
Avec l’impossibilité pour les cultivateurs de travailler leurs terres, une crise alimentaire se profile. Le village pourrait souffrir de famine, car les cultures ne sont pas entretenues. Les incidents récents, comme l’assassinat d’un père et de son fils dans leur champ par des hommes armés il y a une semaine, accentuent la panique et l’insécurité parmi les habitants.
Accès aux Soins et Déplacements Compromis.
Les villages périphériques souffrent également de l’isolement imposé par les groupes armés. L’accès aux soins devient une mission périlleuse, les routes vers Zémio, Mboki, Rafaï et Obo étant dangereuses. Les villageois n’ont plus accès aux hôpitaux, aggravant la crise humanitaire déjà en cours.
Notons que la présence de l’UPC dans les villages périphériques de Zémio génère une peur paralysante et menace gravement la sécurité alimentaire et sanitaire des habitants. Si rien n’est fait pour sécuriser la région et permettre le retour à une vie normale, les conséquences humanitaires pourraient être catastrophiques.
Bossangoa : Lancement d’une Campagne de Vaccination contre les Maladies Tropicales Négligées
Centrafrique.org/hopital_de_bossangoa/” data-wpel-link=”internal”>Des femmes et des enfants attendent des soins médicaux à l’hôpital de Bossangoa, illustrant les défis des conditions sanitaires dans la région. CopyrightRFI
Le ministère de la Santé publique débute une campagne de vaccination de trois jours à Bossangoa, ciblant les maladies tropicales négligées. Cette initiative vise à protéger la population locale des graves conséquences sanitaires de ces infections.
Objectif de la Campagne de Vaccination à Bossangoa.
Cette campagne a pour objectif principal d’éradiquer les maladies tropicales négligées (MTN) dans la région de Bossangoa. Ces infections, causées par divers vecteurs, ont des impacts sanitaires, sociaux et économiques dévastateurs. Le ministère espère ainsi réduire significativement la prévalence de ces maladies parmi les habitants.
L’Importance de la Vaccination.
Dr Georges Hermannin, chef de service et coordonnateur du programme national de lutte contre les MTN, souligne l’importance de la vaccination. Il appelle la population à participer activement à cette campagne pour se protéger contre des infections comme l’onchocercose. Cette maladie, transmise par une mouche appelée simulie, affecte gravement ceux qui travaillent près des cours d’eau.
Modalités de Transmission et Prévention.
Les maladies tropicales négligées sont souvent transmises par des vecteurs comme les mouches ou les moustiques. L’onchocercose, par exemple, est transmise par la simulie qui vit près des rivières. Dr Hermannin explique que la prévention passe par l’utilisation de médicaments annuels prescrits par les médecins, combinée à des mesures environnementales pour contrôler les populations de vecteurs.
Durabilité et Suivi des Traitements.
La campagne de vaccination ne se limite pas à une action ponctuelle. Pour assurer l’éradication des MTN, un suivi régulier est prévu. Les habitants devront prendre des médicaments chaque année, et des enquêtes d’impact seront menées pour évaluer l’efficacité des traitements. La République Centrafricaine devra également soumettre des dossiers pour obtenir une certification qui atteste de l’éradication de ces maladies.
Implications pour l’Avenir.
Une fois certifiée, la République Centrafricaine pourra envisager un avenir sans les lourdes conséquences des maladies tropicales négligées. Cette campagne est une étape cruciale pour améliorer la santé publique et la qualité de vie à Bossangoa. Le ministère de la Santé publique appelle donc à une participation massive de la population pour atteindre ces objectifs ambitieux.
En combinant vaccination, prévention et suivi, Bossangoa se dote des moyens nécessaires pour lutter efficacement contre les maladies tropicales négligées et protéger ses habitants des conséquences dévastatrices de ces infections.
Sondage exclusif du CNC sur les 8 ans de Touadéra au pouvoir : une popularité en chute libre.
Centrafrique.org/touadera-endormi-un-president-au-pays-des-reves-diplomatiques/img-20240220-wa0065/” rel=”attachment wp-att-74093″ data-wpel-link=”internal”>Le président Faustin Archange Touadera endormi complètement debout au milieu des deux femmes diplomates lors d’une conférence internationale
Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis deux mille seize, fait face à nouveau à une impopularité croissante et chronique. Selon un sondage exclusif du CNC (Corbeau News Centrafrique), la majorité des Centrafricains interrogés dénonce une gouvernance chaotique et réclame un changement urgent après huit ans et demi de son règne.
Sondage exclusif du CNC : insatisfaction généralisée face au bilan politique.
La première question de l’enquête-sondage CNC a demandé : « Êtes-vous satisfaits du bilan politique de Faustin-Archange Touadéra depuis deux mille seize ? ». Les résultats sont accablants : 85 % des répondants ont exprimé leur insatisfaction. Ce chiffre montre la profonde déception des Centrafricains face à une gouvernance qu’ils jugent inefficace. Seulement 17 % des participants ont répondu positivement, signalant une faible approbation des politiques actuelles.
Sur le plan économique, 89% des personnes interrogées estiment que la gestion économique du pays par le président Faustin Archange Touadéra est “désastreuse”. Depuis 8 ans, l’inflation galope, le chômage élevé et la stagnation des salaires ont été cités comme les principaux facteurs contribuant à cette perception négative contre 9% des sondés et 2%, des sans avis.
La deuxième question portait sur la présence controversée des mercenaires russes du groupe Wagner en Centrafrique : « Comment percevez-vous cette présence ? ». Une majorité écrasante de 92 % des sondés considèrent cette présence comme négative, évoquant des violations des droits humains, des exactions et des pillages des ressources du pays. Seuls 7 % des répondants ont jugé cette coopération bénéfique. En réponse à une autre question, 95 % des participants se sont prononcés pour le départ immédiat des mercenaires, exprimant un rejet massif de cette influence étrangère.
A la question sur l’insécurité qui perdure dans le pays, plus de 95% des répondants ont déclaré se sentir moins en sécurité aujourd’hui que durant la transition de la dame Samba-Panza. Les attaques par des groupes armés, les enlèvements et les violences commis par les mercenaires russes du groupe Wagner sont à l’origine de leurs perceptions sécuritaires. Le manque de progrès dans la lutte contre ces menaces a sapé la confiance du public dans les capacités du gouvernement à garantir leur sécurité.
Rejet d’une nouvelle candidature en 2025.
La troisième question du sondage CNC était : « Souhaitez-vous une candidature de Faustin-Archange Touadéra en deux mille vingt-cinq ? ». Les résultats montrent un rejet clair : 93 % des répondants ne veulent pas d’une nouvelle candidature de sa part. Ce chiffre démontre un désir profond de changement et de nouvelles perspectives pour la Centrafrique. Seuls 6% des sondés soutiennent une éventuelle candidature, témoignant de l’ampleur du désenchantement contre 1% des sondés qui ne veulent pas se prononcer.
Une majorité des participants au sondage, environ 88%, ont exprimé leur souhait de voir le président Touadéra quitter le pouvoir avant la fin de son mandat. Ils appellent à une transition pacifique vers un nouveau leadership capable de relever les défis économiques et sécuritaires actuels. Certains répondants ont également proposé l’organisation d’Élections anticipées comme moyen de restaurer la confiance et de stabiliser le pays.
Ces résultats de sondage exclusif CNC ont suscité diverses réactions parmi les observateurs politiques et les acteurs de la société civile interrogés par la Rédaction. Certains analystes soulignent que le mécontentement croissant pourrait conduire à une intensification des manifestations et des troubles sociaux. D’autres estiment que le président Touadéra et son administration doivent entreprendre des réformes urgentes et tangibles pour regagner la confiance des citoyens.
En réponse à ces critiques, certains membres du parti au pouvoir ont déclaré que c’est l’objectif des Occidentaux, que le gouvernement a compris et est conscient des défis et travaille activement depuis toujours pour trouver des solutions.
Henri Koulayom et la ministre Mwanga : Les architectes de la mafia à l’ACFPE
Centrafrique.org/henri_koulayom_pca_de_acfpe/” data-wpel-link=”internal”>Henri Koulayom, président du conseil d’administration de l’ACFPE et directeur de Gut Scool
Henri Koulayom, communément appelé Professeur Henri Koulayom, et la ministre Annie Gisèle Mwanga transforment l’ACFPE en un repaire de corruption. Sous leur gestion, les formations professionnelles sont devenues un commerce lucratif, tandis que les fonds publics disparaissent dans des entreprises fictives et des pots-de-vin.
Henri Koulayom, en tant que président du conseil d’administration (PCA) de l’ACFPE, avait promis, à son arrivée, de tenir des réunions trimestrielles pour faire le point sur ses activités et informer le personnel. Mais à la surprise de tout le monde, depuis près de deux ans, aucune de ces réunions promises sur sa gestion n’a eu lieu. Cette absence de transparence permet à Koulayom et à la ministre Mwanga de mener leurs affaires sans aucun contrôle et sans aucun compte rendu à qui de droit.
Formations professionnelles détournées.
L’ACFPE, en tant qu’institution de l’État, demande régulièrement à son personnel d’exprimer leurs besoins en formation. Plusieurs employés ont manifesté le désir de suivre des formations en BTS, Licence ou Master en gestion de projet ou gestion financière etc.. Pourtant, au lieu que les employés retenus choisissent eux-mêmes une institution universitaire reconnue de leur choix, l’ACFPE, à travers le PCA, a sélectionné l’institut privé de Henri Koulayom dénommé « GUT SCOOL » pour former la première vague de 28 de ses agents. Imaginez 28 ? Pourtant, cet institut, souvent déplacé pour des problèmes de paiement de loyer, manque de stabilité.
Initialement situé dernièrement à l’école inter-état de douane sur l’avenue Konjugo derrière le lycée des Martyrs, dans le deuxième arrondissement de Bangui, cet établissement mobile, GUT SCOOL » a ensuite déménagé pour s’implanter dans deux endroits différents, au PK-10 au quartier Café SATO et au PK-11 dans le quartier Golf. Cette instabilité logistique complique la formation des agents et soulève des doutes sur la qualité de l’enseignement. Comment les employés résidant dans le septième arrondissement ou à Bimbo peuvent venir suivre le cours au PK11? Incroyable mais vrai! La mafia.
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
L’atelier de formation de l’ACFPE, un autre jeu de la mafia de monsieur Henri Koulayom.
Depuis plusieurs années, l’ACFPE possède un atelier destiné à la formation technique et professionnel en mécanique. Ce lieu, laissé à l’abondant, devait être rénové pour redevenir fonctionnel. Cependant, le marché de rénovation a été attribué à une entreprise fictive créée par le sieur Henri Koulayom. Les travaux sont réalisés par ses propres employés, détournant ainsi des fonds publics pour son profit personnel.
Vente de postes et chantage.
Sous la direction de Koulayom et Mwanga, la corruption s’étend à la vente de postes au sein de l’ACFPE. Les agents doivent payer des pots-de-vin pour obtenir ou conserver des positions de chefs de service ou de directeurs. Ceux qui refusent sont rapidement limogés ou déplacés au bout de deux mois. Les changements fréquents de personnel, souvent motivés par des intérêts financiers, perturbent gravement le fonctionnement de l’agence et compromettent la stabilité des services offerts.
Centrafrique.org/aristide-ganabo-charge-de-mission-ou-parrain-de-la-mafia-au-ministere-du-travail/ganabo-aristide-olivier/” rel=”attachment wp-att-77015″ data-wpel-link=”internal”>Ganabo Aristide Olivier, le chef mafieux au sein du ministère du Travail.
Une mission détournée.
L’ACFPE, sous tutelle du ministère du Travail, a pour mission de former les jeunes et de favoriser leur insertion sur le marché du travail. Mais sous la gestion de Koulayom et Mwanga, cette mission est détournée pour servir leurs intérêts personnels. Les fonds publics, destinés à la formation et à l’emploi des jeunes, sont détournés, compromettant ainsi l’avenir de nombreux Centrafricains.
Extorsion de fonds par le président du conseil d’administration Henri Koulayom.
À l’époque de l’ancien directeur général, Henri Koulayom se rendait régulièrement dans le bureau du directeur. Ensemble, ils appelaient la caissière pour demander de l’argent. Lorsque la caissière, par malheur affirmait qu’il n’y avait pas de fonds disponibles, Henri Koulayom exigeait à la caissière que le coffre-fort soit transporté dans le bureau du directeur général pour vérifier lui-même. Ces pratiques, devenues monnaie courante, ont rendu Koulayom ridicule aux yeux du personnel. Pourtant, en tant que PCA, il était censé superviser la bonne gestion de l’ACFPE, mais il s’est réduit à extorquer des fonds.
Réunions excessives et réduction du nombre de membres du conseil.
Sous la direction de la ministre Mwanga, le nombre de membres du conseil d’administration a été réduit à trois : le PCA, un rapporteur, et un autre membre, le directeur général. Normalement, ces réunions devraient se tenir une fois par an, mais en réalité, elles sont organisées six à dix fois par an. Les employés constatent que ces réunions fréquentes sont une manière pour le conseil de racketter des fonds, car chaque réunion est prétexte à percevoir des perdièmes. Cette pratique montre un détournement des fonds publics pour des intérêts personnels.
Henri Koulayom, successeur de l’ancien PCA Monsieur Kanga, qui a été limogé par la ministre, protège la mafia instaurée par Mwanga. En échange, il mène ses propres affaires en toute impunité, transformant l’ACFPE en un repaire de corruption où règnent les intérêts personnels et le détournement des ressources publiques.
Où sont les délégués de personnel et les syndicats ?
Où sont les délégués de personnel et les syndicats ? C’est la question que tout le monde se pose. Mais la corruption s’étend gravement au sein de l’ACFPE, chacun cherchant à tirer profit de la situation. Les délégués de personnel sont devenus chefs de service et les membres des syndicats ont accédé à des postes de directeurs. Cette évolution a laissé les employés de l’ACFPE sans défense face à leurs conditions de travail. Le climat est désormais dominé par la recherche de gains personnels, chacun pour soi, au détriment de l’intérêt collectif et de la mission de l’agence. La mafia et les bénéfices individuels prospèrent, abandonnant les employés à leur triste sort.
La nécessité d’une réforme.
La situation à l’ACFPE est alarmante et nécessite une réforme en profondeur. Les pratiques de corruption de Henri Koulayom et de la ministre Mwanga doivent être arrêtées pour restaurer l’intégrité de cette institution. Les ressources publiques doivent être utilisées pour leur objectif initial : former les jeunes et les préparer à un emploi durable. La transparence et l’honnêteté doivent redevenir les principes directeurs de l’ACFPE pour redonner confiance aux Centrafricains.
Terreur à Boda : le commandant de brigade territoriale de la gendarmerie hors de contrôle
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC
À Boda, le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie dépasse les bornes en infligeant des punitions dignes de l’esclavage à un jeune homme. Une démonstration de force qui choque et révèle l’absence totale de respect des droits de l’homme.
Le jeune homme, âgé de seulement 20 ans, a été condamné à deux mois d’emprisonnement pour le vol de 300 000 francs. Faute de maison d’arrêt dans la ville, il est détenu à la brigade territoriale de Boda. Les gendarmes, lui faisant confiance, lui permettaient des libertés au sein de la brigade. C’est ainsi qu’il a profité de cette confiance pour tenter de voler 40 000 francs du commandant de la brigade.
Cependant, le commandant de brigade, sous l’emprise de l’alcool après être revenu d’une buvette, a surpris le jeune homme en flagrant délit. Plutôt que de suivre les procédures légales et les récentes formations sur les droits de l’homme organisées par les Nations Unies, le commandant a choisi la violence. En plein jour, devant des femmes et des enfants, il a tiré trois balles avec une arme automatique pour intimider le jeune homme. Cette démonstration de brutalité n’était pas seulement inappropriée mais profondément choquante. Les méthodes utilisées rappellent des pratiques d’un autre âge, où l’intimidation et la violence régnaient en maîtres.
Une communauté indignée.
Les habitants de Boda sont outrés par ces abus de pouvoir. Depuis son arrivée, le commandant de brigade s’est isolé et a montré peu de coopération avec ses subordonnés. Il utilise fréquemment des termes insultants pour humilier ceux qui viennent à la brigade, créant un climat de peur et de méfiance. Les informations circulent rapidement dans la communauté, rappelant à tous que ce commandant ne mérite pas sa position. La population exige son départ immédiat.
Des conséquences graves pour les droits de l’homme.
Ce cas à Boda n’est pas seulement un incident isolé mais un symptôme d’un problème plus vaste au sein des forces de l’ordre. Les droits de l’homme sont bafoués, et la confiance de la population en ses institutions est sérieusement ébranlée. Il est urgent que des mesures soient prises pour garantir que de tels abus ne se reproduisent plus.
La nécessité d’un changement immédiat.
Devant cette situation alarmante, il est crucial que des actions concrètes soient entreprises pour rétablir la justice et le respect des droits humains à Boda. Le commandant de brigade doit être tenu responsable de ses actes, et des réformes profondes doivent être initiées pour prévenir de futurs abus. La population de Boda mérite des autorités qui protègent et respectent ses droits, et non des tyrans qui sèment la terreur.
Bangana, dans la Haute-Kotto, plongée sous l’assaut brutal des forces de Wagner.
Centrafrique.org/Centrafrique–Bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui, en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/
La semaine dernière, les mercenaires de Wagner ont attaqué Bangana, laissant derrière eux une traînée de destruction. Des maisons incendiées et des habitants terrorisés témoignent de la violence extrême qui a ravagé cette ville.
L’attaque de Bangana par les mercenaires de Wagner.
Le mercredi 3 juillet dernier, les Mercenaires russes du groupe Wagner ont quitté la ville de Bria à bord de leur hélicoptère et se sont dirigés vers Sam-Ouandja. Après un arrêt de plusieurs minutes à Sam-Ouandja, ils ont repris leur vol pour la ville de Bangana. À leur arrivée, ils ont rapidement établi une ligne offensive, tirant en rafale avec des armes lourdes. Le bruit des tirs et des explosions a plongé la ville dans une panique indescriptible.
Destruction méthodique des habitations.
Les mercenaires ont méthodiquement incendié des maisons, profitant de la vulnérabilité des habitations en paille. Le feu s’est propagé rapidement, transformant les quartiers en brasier. Des boutiques ont été pillées sans aucune retenue, les mercenaires s’emparant de tout ce qui avait de la valeur.
La terreur imposée aux habitants de Bangana.
Les habitants de Bangana ont été confrontés à une terreur sans précédent. Ceux qui n’ont pas réussi à fuir ont été capturés et forcés de transporter le butin des mercenaires jusqu’à l’aérodrome. Transformés en esclaves, ces habitants ont été contraints de participer à leur propre pillage, transportant des biens volés sous la menace des armes.
Une ville laissée en ruines.
À l’aérodrome, les mercenaires ont trié leur butin, gardant les objets de valeur et brûlant le reste. Cette scène d’une cruauté inimaginable s’est achevée par leur départ en hélicoptère vers Bria, abandonnant une ville exsangue et traumatisée.
L’abandon des habitants de Bangana.
Les habitants de Bangana, laissés à leur sort, sont désespérés et terrorisés. Isolée et sans soutien, la population se sent abandonnée par le monde entier. Les mercenaires de Wagner, connus pour leurs exactions dans des villages reculés, ont une fois de plus frappé sans craindre de répercussions. Sans médias pour témoigner et avec la désinformation en toile de fond, leurs crimes restent souvent impunis, plongeant les victimes dans un silence forcé et un désarroi total.
La réalité derrière le silence médiatique.
Les exactions de Wagner à Bangana illustrent la brutalité des mercenaires dans des zones dépourvues de couverture médiatique. Leur stratégie de terreur repose sur l’isolement et l’absence de témoignages, permettant à leurs crimes de passer sous le radar international. Le silence des médias et la propagande contribuent à maintenir ces actes dans l’ombre, rendant justice difficile à obtenir pour les victimes.
Martin Ziguelé : Les échecs criminels de la politique de sécurité dans l’Ouham-Pendé
Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC
L’Ouham-Pendé, jadis grenier de la République Centrafricaine, est devenu un lieu de souffrance. Martin Ziguelé expose les échecs dramatiques de la politique de sécurité dans cette région. L’abandon des populations face aux attaques des groupes armés et le manque de soutien des autorités constituent un échec inexcusable.
La situation de sécurité dans l’Ouham-et abandon des populations.
Selon Martin Ziguelé, « il ne se passe pas un seul jour sans un incident meurtrier pour les populations ». Les habitants de l’Ouham-Pendé subissent des attaques régulières des groupes armés comme la CPC. Ziguelé souligne que les femmes sont « quotidiennement violées dans les plantations », ce qui empêche toute activité agricole normale. Cette insécurité chronique menace directement l’approvisionnement alimentaire de la région dès la fin de la saison des pluies.
Infrastructures en ruine et isolement.
Les infrastructures de l’Ouham-Pendé sont dans un état lamentable. Martin Ziguelé décrit comment « la route s’arrête à Bata » et au-delà, il n’y a que des pistes impraticables, seulement accessibles en moto. « Les cadavres sont transportés sur des motos et les femmes doivent accoucher dans des conditions inhumaines », rapporte Ziguelé. Les villages sont coupés du reste du pays, sans écoles, centres de santé ou administration, laissant les habitants dans une situation désespérée.
Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé
Défaillance des Forces de Sécurité.
À Paoua, les forces de sécurité sont totalement dépourvues de moyens. Martin Ziguelé observe que « le commandant de compagnie de la brigade de gendarmerie de Paoua n’a pas de véhicule », tout comme « la brigade de gendarmes de Paoua » et « le commissariat de police de Paoua ». Même le BIT-6, responsable de la défense nationale, « n’a aucun véhicule ». Cette absence de ressources rend impossible toute intervention efficace pour protéger les populations contre les groupes armés.
Loi de Programmation Militaire : Un échec retentissant.
La loi de programmation militaire adoptée en 2018 avait pour objectif de renforcer les forces armées et d’améliorer les infrastructures militaires. Cependant, Martin Ziguelé dénonce l’absence de suivi : « Non seulement il n’y a aucun compte-rendu sur l’état d’application de cette loi, mais personne ne sait ce qui a été exécuté ». La loi a expiré fin 2023 sans qu’aucune nouvelle mesure ne soit prise, révélant un manque de volonté politique pour sécuriser le pays.
Martin Ziguelé critique vivement les autorités de Bangui, soulignant que « le cortège de sécurité des plus hautes autorités de l’État est rempli de véhicules pick-up », alors que « les détachements militaires et les brigades de gendarmerie dans des zones infestées de groupes armés n’ont même pas de moto ». Cette disparité montre un mépris total pour les besoins des citoyens en danger et une priorité donnée à la sécurité personnelle des dirigeants.
Défaillances politiques et conséquences mortelles.
La situation désastreuse de l’Ouham-Pendé est une condamnation des autorités qui négligent la sécurité et le bien-être de leurs populations. Martin Ziguelé souligne que les habitants, abandonnés et sans protection, sont les victimes d’une gestion criminellement défaillante de la région. « Nous ne pouvons pas continuer à pleurer les morts et à nous incliner devant les victimes », déclare Ziguelé. Il interpelle directement le président de la République et les responsables politiques, les accusant de manipuler les institutions pour pérenniser leur pouvoir tout en ignorant la détresse de la population.
La sécurité dans l’Ouham-Pendé, une région en Souffrance.
Martin Ziguelé rappelle que « l’Ouham-Pendé était autrefois considéré comme le grenier de la République Centrafricaine ». Aujourd’hui, cette région est synonyme de désolation et d’abandon. Il appelle à une prise de conscience immédiate et à des actions concrètes pour restaurer la sécurité et le bien-être des habitants. La situation actuelle est le reflet d’une gestion catastrophique, et sans une intervention rapide et déterminée, l’avenir de l’Ouham-Pendé demeure sombre et incertain.
À Bangui, la remise de matériels de traumatologie par Safral Biomédicale et Nangni Pharma s’est transformée en une glorification de Touadéra par les ministres. Chaque équipement devient un prétexte pour exalter les actions du président, transformant les initiatives sanitaires en célébrations personnelles.
La remise des équipements : une célébration de Touadéra.
La semaine dernière, Safral Biomédicale de la RCA et Nangni Pharma du Cameroun ont remis des équipements de traumatologie au ministère de la Santé à Bangui. Les implants et équipements sont destinés à l’hôpital communautaire et à l’hôpital général de Bangui, selon le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé. Cette remise a été l’occasion pour le ministre de glorifier le président Touadéra, un phénomène devenu récurrent dans la vie publique centrafricaine.
Les déclarations ministérielles : une adulation constante.
Dr Pierre Somsé, lors de la remise des équipements, a déclaré : “C’est grâce aux efforts inlassables du président Touadéra que nous avons pu acquérir ces équipements, malgré un contexte économique difficile”. Ce type de déclaration est fréquent, transformant chaque action gouvernementale en un exploit personnel du président. Chaque initiative, qu’elle soit liée à la santé, à l’éducation ou à l’infrastructure, est présentée comme le résultat direct des efforts de Touadéra, occultant les contributions des autres acteurs gouvernementaux.
Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population
La nouvelle constitution : un outil de centralisation.
Cette tendance à la glorification a été renforcée par la nouvelle constitution rédigée et promulguée par Touadéra le 30 août 2023, malgré le refus de la Cour constitutionnelle. Cette constitution renforce les pouvoirs présidentiels, plaçant presque toutes les responsabilités et louanges sur les épaules de Touadéra. Ce changement institutionnel a légitimé l’obsession de certains ministres et citoyens à attribuer chaque succès, petit ou grand, au président.
Toit de rat glorifié à l’extrême , L’impact sur la perception publique.
Cette centralisation excessive et cette glorification constante de Touadéra ont des effets profonds sur la perception publique. Les citoyens, influencés par cette rhétorique, voient en Touadéra le seul capable de résoudre les problèmes. Que ce soit pour des services de base comme les ambulances, l’approvisionnement en eau potable, ou la sécurité, les appels se tournent directement vers Touadéra, ignorant les ministères compétents. Sur les réseaux sociaux, cette tendance est devenue une source de moquerie. Des messages comme “Touadéra, envoie une ambulance, car un accident vient de produire à Damara” ou “Touadéra, je veux aller pisser”, « Touadera, je veux coucher avec ma femme » sont devenus viraux, ridiculisant l’omniprésence du président.
Un avenir incertain.
Alors que la République centrafricaine continue de faire face à des défis importants, cette tendance à la glorification de Touadéra par les ministres et dans la nouvelle constitution pose des questions sur la concentration du pouvoir et l’efficacité des institutions. Le culte de la personnalité érigé autour du président pourrait bien limiter les capacités d’action et d’initiative des autres acteurs gouvernementaux, rendant le pays encore plus dépendant d’une seule figure.
Sans réseau, Bilolo s’enfonce dans l’isolement et l’insécurité
Centrafrique.org/des-racines-profondes-des-chemins-sinueux-la-bataille-des-enfants-de-gnanti-pour-leurs-actes-de-naissance/le-village-gnanti-dans-la-commune-de-bilolo/” rel=”attachment wp-att-75496″ data-wpel-link=”internal”>Dans le village de Gnanti, à Bilolo, dans la préfecture de la Sanga-Mbaéré. CopyrigghtCNC
Les habitants de Bilolo, dans la Sanga-Mbaéré, dénoncent l’isolement total dû à l’absence de réseau téléphonique. Cette situation fragilise les activités économiques et augmente l’insécurité dans la région.
Herman Alunu, habitant de Bilolo, explique : « Nous sommes vraiment enclavés, dépourvus de réseau. Depuis Mekara, Mano jusqu’à Gnanti, nous n’avons pas de réseau. Alors que d’autres communes en ont. Le gouvernement doit vraiment penser à nous. Nous avons des parents à Bangui, Berberati et ailleurs avec qui nous devons communiquer pour des raisons financières».
Les résidents sont contraints de parcourir de longues distances pour trouver du réseau, ce qui perturbe gravement leurs activités économiques. L’absence de télécommunications limite les transactions commerciales et empêche les échanges financiers essentiels avec les grandes villes comme Bangui et Berberati.
Bilolo s’enfonce dans l’insécurité Grandissante.
Léopold Pemili, président de la jeunesse communale de Bilolo, ajoute : « Les autorités nous ont abandonnés. Nous sommes totalement enclavés et sans accès au réseau pour la communication. Même la radio locale de Nola ne diffuse pas dans notre localité».
L’absence de réseau téléphonique ne permet pas aux habitants de signaler rapidement les incidents ou de demander de l’aide en cas d’urgence. Cette situation accroît l’insécurité et favorise l’incivisme. Les habitants se sentent vulnérables face aux dangers quotidiens et aux informations erronées qui circulent sans moyen de vérification.
Un Besoin Urgent d’Intervention.
Mélanie Kondo Pueri-Meri, maire de la commune de Bilolo, souligne les difficultés rencontrées : « Je n’ai pas de radio, pas d’antenne, nous ne pouvons pas appeler. Pour appeler, il faut descendre à Nola ou aller ailleurs. J’appelle le ministre des télécommunications à installer une antenne relais dans notre commune. Nous avons 17 764 habitants qui doivent pouvoir communiquer avec leurs parents».
Les notables de Bilolo regrettent que le manque de réseau téléphonique contribue à la propagation de fausses informations et de messages de haine, aggravant ainsi les tensions dans la commune. Les résidents demandent une intervention rapide pour installer des antennes téléphoniques et rétablir les communications.
Les Habitants en Détresse.
Pour communiquer à leurs parents, les habitants de Bilolo se voient obligés de parcourir de longues distances à la recherche de réseau. Cette situation est difficile à supporter pour les usagers dépourvus de moyens de transport, accentuant ainsi l’isolement et les défis économiques de la région.
Un centre d’émission de documents administratifs ouvre ses portes à Bambari
Don de William Ndjapou à la ville de Bambari
À Bambari, un nouveau centre permet désormais aux habitants d’obtenir cartes d’identité et permis de conduire localement, répondant aux nombreuses plaintes liées aux longues distances et aux frais élevés pour se rendre à Bangui.
Un centre d’émission de documents administratifs ouvre ses portes à Bambari: réduction des tracasseries administratives.
Le lancement des travaux a eu lieu la semaine dernière aux commissariats de police de la ville. Cette démarche vise à répondre aux multiples plaintes des habitants de Bambari concernant les tracasseries routières et la distance avec Bangui, rendant l’obtention de documents administratifs coûteuse et laborieuse.
Un soulagement pour les habitants de Bambari.
Anguiran Ndazouma, un habitant de Bambari, se réjouit de cette installation : “Ici à Bambari, obtenir une carte d’identité était un véritable calvaire. Aller à Bangui pour une carte coûtait très cher à cause des multiples barrages. On pouvait dépenser jusqu’à 200 000 francs CFA pour une carte d’identité qui coûte normalement 6000 francs CFA”.
Fonctionnement du centre.
Innocent Ulrich Perrin Marandi, coordonnateur général de la société Almadina, explique : “À Bangui, les cartes d’identité sont délivrées le jour même, mais ici à Bambari, pour l’instant, les dossiers, photos, empreintes et signatures seront traités localement et envoyés à Bangui pour édition. La carte sera ensuite renvoyée à Bambari dans un délai de cinq jours à une semaine. Le coût reste le même, soit 6000 francs CFA”.
Avantages pour la région.
Ce centre d’identification à Bambari, situé dans la préfecture de la Waka, devrait également bénéficier aux habitants des préfectures de la Haute-Kotto et de la Basse-Kotto, facilitant ainsi l’accès aux documents administratifs essentiels.
L’ouverture de ce centre représente une avancée significative pour Bambari, en réduisant les coûts et les délais pour l’obtention de documents officiels, tout en offrant une meilleure accessibilité aux habitants de la région.
Engagement Éthique : 28 Ingénieurs en Génie Civil Prêtent Serment à Bangui
Bangui-la-capitale-en-cette-fin-du-21e-siecle/” rel=”attachment wp-att-58975″ data-wpel-link=”internal”>Travaux de bitumage des rues et avenues de Bangui la capitale en cette fin du 21e siècle par la société 3G avec la collaboration de Sani Yalo. CopyrightCNC
À Bangui, vingt-huit ingénieurs en génie civil ont prêté serment, s’engageant à respecter l’éthique de leur profession. Cette cérémonie marque une première historique pour ce corps de métier.
28 ingénieurs en génie civil prêtent serment : La cérémonie .
La semaine dernière, vingt-huit ingénieurs en génie civil se sont réunis à Bangui pour prêter serment. À l’appel de leurs noms, chaque ingénieur, la main droite levée, a juré de travailler en respectant l’éthique de leur profession. Cette prestation de serment, organisée pour la première fois dans l’histoire de cette profession en Centrafrique, a été préparée par le ministère des travaux publics.
Fidel Gripandé, ingénieur avec plus de trente ans d’expérience, a souligné l’importance de cet engagement renforcé. “Nous allons maintenant contrôler toutes les constructions au niveau de la République Centrafricaine”, a-t-il déclaré. Cet engagement inclut la surveillance du personnel dans chaque entreprise de génie civil.
Photo prise 5 jours après la mise en circulation de la route de croisement avenue Touadera à l’institut Pasteur de Bangui goudronnée par une entreprise
Rôle de l’Ordre des Ingénieurs.
Après la prestation de serment, le bureau de l’Ordre des Ingénieurs est chargé de veiller au respect des normes de construction. Jonelle Robb Koyimbo, ingénieur de conception en génie civil, s’est engagé à garantir que tous les travaux de construction soient effectués selon les règles de l’art. “C’est notre première mission et nous allons veiller à ce que les travaux soient respectés et exécutés suivant les règles de l’art”, a-t-il affirmé.
La réalité des marchés en Centrafrique.
Bien que prêter serment et respecter l’ordre des autorités soit essentiel, il est crucial de reconnaître une réalité préoccupante. En Centrafrique, les ingénieurs civils CENTRAFRICAINS bénéficient rarement des marchés publics. La majorité des travaux de construction, y compris les bâtiments et les routes, sont attribués à des entreprises étrangères : 60 % aux entreprises chinoises, 30 % aux entreprises camerounaises, et les 10 % restants à d’autres, avec une infime part aux entreprises centrafricaines. Par conséquent, malgré leur engagement éthique, les ingénieurs locaux peinent à mettre en pratique leurs compétences faute de marchés. Ceux travaillant au ministère peuvent avoir des opportunités, mais les professionnels de terrain sont largement laissés pour compte.
Importance de la cérémonie.
Éric Rocosécamo, ministre des Travaux Publics, a expliqué l’importance de cette cérémonie. “Cette prestation de serment permet aux ingénieurs de se conformer aux prescriptions techniques et d’observer les règles de l’art dans leurs travaux”, a-t-il déclaré. En plus des ingénieurs en génie civil, une cinquantaine d’architectes ont également prêté serment, renforçant ainsi leur engagement professionnel.
Un pas vers la rigueur professionnelle.
Cette cérémonie de serment, inédite en République Centrafricaine, marque un pas important vers une plus grande rigueur professionnelle dans le secteur du génie civil. Les ingénieurs et architectes se sont engagés à respecter les normes et à garantir la qualité des travaux de construction à travers le pays.
Accord RCA-UE sur le Bois : Les Jeunes de Fatima sensibilisés
Bangui-les-eleves-du-lycee-de-fatima-face-a-des-conditions-desastreuses/lycee-de-fatima-a-Bangui-copyrightguirafm/” rel=”attachment wp-att-69976″ data-wpel-link=”internal”>Lycée de Fatima à Bangui. Copyright radio Guira
Vendredi dernier, la GDRNE a mené une sensibilisation au lycée de Fatima pour expliquer aux jeunes l’importance de l’Accord de Partenariat Volontaire RCA-UE dans la réglementation du commerce du bois et ses impacts sur la gestion forestière.
Accord RCA-UE : Contexte de partenariat volontaire.
La République Centrafricaine a signé en 2011 un Accord de Partenariat Volontaire (APV) avec l’Union Européenne. Cet accord, entré en vigueur en 2012, vise à réguler le commerce du bois et des produits dérivés pour assurer leur légalité. À cause des troubles politiques, l’accord avait été suspendu mais a repris en 2020.
Objectifs de la sensibilisation.
Guy-Julien Ndakozou, coordonnateur de la GDRNE, a souligné que cette initiative vise à informer les jeunes du lycée de Fatima sur les bénéfices et les exigences de l’APV. L’accord APV FLECT est nécessaire pour garantir que tout bois exporté vers l’Europe possède une licence FLECT, assurant ainsi sa légalité et sa conformité avec les normes environnementales.
Importance de l’éducation sur l’APV.
Le choix du lycée de Fatima pour cette première sensibilisation n’est pas anodin. Situé à proximité de zones forestières et jouant un rôle central dans le commerce du bois à Bangui, ce lycée est stratégique pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de la gestion durable des ressources forestières.
Prochaines étapes de la sensibilisation.
La GDRNE prévoit d’étendre ces sessions de sensibilisation à d’autres écoles de Bangui. L’objectif est de promouvoir une compréhension approfondie de l’APV FLECT parmi la jeunesse, en soulignant l’importance de la légalité dans le commerce du bois et la protection des ressources naturelles du pays.
Renforcement de la gestion durable.
Ces actions visent à renforcer la gestion durable des forêts en République Centrafricaine. En éduquant les jeunes sur l’APV et ses impacts, la GDRNE espère créer une génération consciente des enjeux environnementaux et prête à soutenir des pratiques de commerce légales et durables.
Ngoutéré : Les Rebelles de 3R Frappent à Nouveau, un Soldat FACA Tué
Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Les rebelles du mouvement 3R ont encore frappé, tuant un soldat Faca dans une embuscade à 20 kilomètres de Ngoutéré. Cette nouvelle attaque révèle l’impuissance inquiétante de l’armée nationale face à une menace croissante et bien organisée.
Les Rebelles de 3R Frappent : une Embuscade Mortelle.
Le jeudi 4 juillet 2024, les forces rebelles du mouvement 3R ont tendu une embuscade meurtrière à des soldats Faca, revenant de Ngoutéré après une mission de renfort. Les troupes, en route vers Koui, ont été attaquées sans avertissement, entraînant la mort tragique d’un soldat Faca. Les rebelles ont non seulement pris les soldats au dépourvu, mais ont également incendié leurs motos, forçant les survivants à fuir précipitamment dans la brousse.
Une Insécurité Persistante.
Cet incident intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par une attaque précédente à Ngoutéré, où treize personnes, dont cinq militaires, avaient perdu la vie. Malgré les tentatives de sécurisation, l’armée nationale montre des signes alarmants de vulnérabilité. Les rebelles, bien organisés et équipés, exploitent chaque faille des forces militaires, agissant en toute impunité.
Les Failles de l’Armée Nationale.
La capacité de l’armée nationale à faire face à ces attaques répétées est gravement mise en question. Les soldats, souvent mal équipés et insuffisamment formés, se retrouvent dépassés par les tactiques des rebelles. Chaque embuscade renforce la position des insurgés, qui récupèrent armes et équipements abandonnés par les troupes en fuite.
Les Conséquences Désastreuses.
Les pertes humaines et matérielles subies par l’armée nationale ont des répercussions profondes. Non seulement ces attaques coûtent la vie à des soldats et à des civils innocents, mais elles affaiblissent aussi la position stratégique du gouvernement. L’incapacité de l’armée à protéger ses propres troupes et à sécuriser les zones de conflit accentue la crise humanitaire.
Une Réforme Urgente Nécessaire.
Face à cette situation critique, une réforme profonde des stratégies de défense s’impose. Il est urgent de renforcer la formation et l’équipement des soldats pour contrer efficacement les rebelles 3R. Sans une amélioration substantielle de ses capacités opérationnelles, l’armée nationale continuera de subir des pertes inutiles et de céder du terrain face à une insurrection implacable.
Cette nouvelle attaque souligne une fois de plus l’urgence d’une action déterminée pour restaurer la sécurité et la confiance dans les forces armées.
Un acte crapuleux d’incivisme : la jeunesse de Saguila sème le chaos
Centrafrique.org/deforestation-massive-la-course-folle-vers-la-ruine-ecologique-dans-les-villages-frontaliers-centrafricano-camerounais/planches-coupees-illegalement-sur-le-territoire-centrafricain-par-les-camerounais/” rel=”attachment wp-att-75669″ data-wpel-link=”internal”>planches coupées illégalement sur le territoire centrafricain par les camerounais. CopyrightCNC
Vendredi 5 juillet 2024, le pont sur l’axe Belou-Safa a été détruit par les jeunes du village Saguila, à 13 km de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye. Cette destruction est le résultat d’une manifestation illégale contre la saisie de bois locaux par les agents des Eaux et Forêts et la gendarmerie de Mbaiki.
Le chef de groupe du 4e arrondissement, Nazir Mazeo, exprime son désarroi face à cette situation désastreuse. Selon lui, la population de Saguila, malgré des campagnes de sensibilisation répétées, persiste dans la coupe illégale d’arbres, ignorant les interdictions strictes imposées par les autorités.
« Je déplore vivement la réaction de ces jeunes. Ils n’ont pas compris… Le sous-préfet et le procureur, le président du tribunal, étaient venus me voir. Ils ont rencontré toutes les autorités locales et ont clairement interdit les coupes d’arbres. Mais ces jeunes persistent. Ils insistent toujours à couper les arbres par-ci, par-là». explique Nazir Mazeo.
Les conséquences de ces actes de vandalisme sont graves. En détruisant le pont, non seulement ils entravent les activités quotidiennes, mais ils mettent en péril la sécurité de la région. Le préfet et les autres autorités locales sont maintenant dans l’impossibilité de se déplacer facilement pour accomplir leurs tâches administratives. « Pourquoi venir détruire le pont, ici ? », interroge Mazeo avec frustration. « Comment les autorités, le préfet, le président vont-ils réagir face à nous ? »
La colère des jeunes de Saguila trouve sa source dans la saisie de bois qu’ils avaient illégalement coupés. Les autorités, en réquisitionnant ces biens, ont agi dans le cadre de la loi, mais la réponse des jeunes a été violente et disproportionnée. En coupant l’accès au pont, ils ont non seulement compliqué le travail des agents des Eaux et Forêts et de la gendarmerie, mais aussi bloqué l’accès de la région à des services essentiels pour la population.
Cette situation révèle un grave problème d’incivisme et de mépris des lois par une partie de la population locale. Le manque de compréhension et de respect des régulations environnementales menace non seulement l’écosystème de la région, mais aussi la cohésion sociale et le fonctionnement des institutions publiques.
Le témoignage de Nazir Mazeo est clair : « Les jeunes n’ont pas compris. Ça, venir détruire le pont, ce n’est pas bon… Je déplore ça vivement». Cette destruction est une attaque directe contre l’autorité et le bien-être collectif. Elle illustre la nécessité urgente de renforcer les actions de sensibilisation et de faire respecter les lois pour préserver l’ordre et la sécurité dans la région.
Toutefois, cette situation ne peut être entièrement comprise sans tenir compte du contexte économique et social des jeunes de Saguila. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à un chômage chronique et n’ont d’autre recours que la coupe de bois pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le bois coupé illégalement est souvent transformé en planches et vendu à Bangui pour générer des revenus indispensables.
De plus, il faut rappeler l’exploitation massive et illégale des ressources forestières par le groupe Wagner il y a quelques mois. Cette organisation a pratiqué une déforestation intensive, exportant illégalement du bois centrafricain vers la Chine, malgré les sanctions internationales. Le gouvernement centrafricain, paralysé par la peur et l’influence de Wagner, n’a rien fait pour arrêter cette hémorragie environnementale. Ce n’est que sous la pression de la communauté internationale, notamment avec l’implication des États-Unis et des sanctions subséquentes, que l’exploitation illégale a été contrainte de cesser.
Ironiquement, tandis que le gouvernement fermait les yeux sur les activités destructrices de Wagner, il impose maintenant des restrictions strictes aux jeunes locaux qui tentent de survivre en utilisant les mêmes ressources. Cette incohérence dans l’application de la loi est profondément ressentie par les habitants de Saguila, qui voient leur seul moyen de subsistance criminalisé alors que les véritables coupables d’une déforestation massive étaient tolérés.
Ainsi, le ressentiment des jeunes de Saguila s’explique aussi par cette injustice perçue. Le gouvernement doit non seulement renforcer la sensibilisation et l’application des lois environnementales, mais aussi proposer des alternatives économiques viables pour ces jeunes afin de prévenir de futurs actes de vandalisme et de maintenir la paix sociale.