Le chaos de l’école centrafricaine : 84% des jeunes privés d’éducation secondaire, selon la banque mondiale
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le système éducatif centrafricain expose ses failles au grand jour. Selon les derniers chiffres publié par la Banque mondiale, seuls 16% des jeunes accèdent à l’enseignement secondaire, un chiffre qui sonne comme un échec retentissant.
‘Mes enfants s’assoient par terre pour étudier. Nous n’avons ni tables, ni bancs’, déplore Pauline, mère de trois élèves à l’école Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui. Une réalité d’autant plus choquante que le pays exporte massivement son bois.
Le phénomène des ‘maîtres-parents’ persiste dans chaque école centrafricaine . Ces enseignants non formés, payés par les familles, tentent de combler les vides. Un système qui pénalise doublement les parents, déjà écrasés par la pauvreté.
Dans les salles de classe bondées de l’école centrafricaine, un enseignant peut faire face à plus de 150 élèves. ‘Comment assurer un enseignement de qualité dans ces conditions ?’, s’interroge Jean, enseignant depuis 15 ans. Les résultats aux examens nationaux reflètent cette détresse.
La formation des enseignants reste problématique. Les écoles normales manquent de moyens. De nombreux diplômés fuient vers d’autres secteurs, découragés par les conditions de travail et les salaires insuffisants.
Plus spectaculaire encore, les bars et ‘caves’ dépassent en nombre les établissements scolaires dans certains quartiers de Bangui. Des jeunes abandonnent leurs études, attirés par des revenus rapides.
Les provinces subissent de plein fouet cette crise éducative. Des sous-préfectures entières fonctionnent sans lycée public. Les familles rurales voient leurs enfants privés de toute chance de poursuivre des études secondaires.” C’est un véritable Le chaos de l’école centrafricaine .
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)