Centrafrique : La galère des Centrafricains durant la saison des chenilles 2024
Centrafrique.org/chenilles_en_preparation_dans_une_famille_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/chenilles_en_preparation_dans_une_famille_de_bangui-338×450.jpg” alt=”Personne triant des chenilles dans des grands bols dans un plein air au quartier Bimbo de Bangui, en République centrafricaine.” width=”338″ height=”450″ />Des chenilles sont triées et préparées par une famille du quartier Bimbo , à Bangui. CopyrightChristian Aimé Ndota
Depuis un mois, c’est la période tant attendue des chenilles en Centrafrique. Normalement, entre juin et août, les Centrafricains se régalent de ces petites bêtes nutritives. Cette saison coïncide aussi avec celle du maïs et des arachides frais. D’habitude, c’est un moment où les familles se remplissent bien le ventre.
La saison des chenilles bat son plein en Centrafrique. Entre juin et août, ces petites bêtes comestibles pullulent dans les forêts du pays. Habituellement, c’est une période de réjouissance pour les Centrafricains, qui voient là une occasion de diversifier leur alimentation et de faire des économies. Pourtant, cette année, l’ambiance est loin d’être à la fête. De Bangui à Mbaïki en passant par Boda, un constat amer s’impose : la population n’a plus les moyens de profiter de cette manne saisonnière.
“On n’a plus un rond pour acheter à manger”, disent-ils. Même ceux qui arrivent à acheter un peu ne peuvent pas nourrir toute la famille.
Moussa, un père de sept enfants raconte :
“Les autres années, on profitait bien de cette période. Mais là, c’est la cata. Même moi qui suis fonctionnaire, mon salaire ne suffit plus. Je n’arrive pas à faire manger tout le monde chez moi”.
Cette situation touche presque toutes les familles du pays. Pendant ce temps, dans les maisons des grosses légumes du régime, c’est festin tous les jours. Les enfants sont bien habillés, les parents dorment sur leurs deux oreilles.
Les marchés de Wagner continuent de terroriser les populations. Les autorités restent les bras croisés, comme si de rien n’était. C’est vraiment inquiétant.
Bref, malgré l’abondance des chenilles, du maïs et des arachides, la galère continue pour le petit peuple de Bangui. Comme on dit chez nous : “Le ventre plein ne comprend pas le ventre vide.”
Variole du singe : La population de Bangui paralysée par la peur et la désinformation
Centrafrique.org/rca-une-operation-du-ministere-des-transports-contre-les-motocyclettes-clandestines-tourne-a-la-debandade-generale/marche-de-boy-rabe-de-bangui-3-par-corbeaunews-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36362″ data-wpel-link=”internal”>Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi
Depuis l’annonce de l’épidémie de variole du singe dans la capitale Bangui, la psychose s’est installée parmi la population, en particulier concernant la consommation de viande de brousse. Des rumeurs infondées et la peur de contracter la maladie perturbent la vie quotidienne et l’économie sur les marchés, notamment sur les marchés où les commerçants peinent à écouler leurs produits.
Variole du singe : la viande de brousse au cœur des inquiétudes.
La viande de brousse, une source essentielle de protéines pour de nombreuses familles en Centrafrique, est aujourd’hui au centre des débats. Alors que le ministère de la Santé publique tente de rassurer les citoyens, beaucoup restent sceptiques, alimentés par des rumeurs persistantes sur les dangers liés à la consommation de gibier.
Vanessa, une vendeuse du marché de Boy-Rabe, témoigne des difficultés auxquelles elle est confrontée : « Depuis que cette maladie est annoncée, mes ventes ont chuté. Une de mes clientes régulières m’a raconté que sa famille a refusé de manger la viande de brousse qu’elle leur a apportée, après avoir entendu parler de la variole du singe. Je demande aux autorités de nous donner des informations claires pour que nous puissions rassurer nos clients».
Variole du singe : la peur s’installe dans les foyers.
La panique ne se limite pas aux marchés. Dans les quartiers de Bangui, de nombreuses familles ont décidé de bannir la viande de brousse de leur alimentation, par crainte de la maladie. À Galabadja, une femme au foyer explique sa décision : « Avec ma famille, on mange de la viande de brousse de temps en temps, mais depuis que j’ai entendu parler de la variole du singe, j’ai refusé d’en préparer. La sécurité de ma famille passe avant tout».
Bernard, père de famille, exprime également son désarroi : « Je mange de la viande de brousse au moins deux fois par semaine, mais depuis qu’on a appris l’existence de cette maladie, j’ai complètement changé mes habitudes. Cela affecte notre quotidien, et nous vivons dans la peur».
Réponse du ministère de la Santé.
Face à cette situation, le Docteur Pierre Somsé, ministre de la Santé publique, a pris la parole pour tenter de dissiper les inquiétudes : « Lorsque vous achetez de la viande de brousse, il est crucial de suivre des précautions. La viande doit être manipulée avec soin et cuite correctement. Nous n’avons jamais dit qu’il ne faut pas consommer de gibier, mais il est impératif de respecter les mesures sanitaires de base pour éviter tout risque».
Il a ajouté que le ministère a mis en place un plan de riposte pour contrer l’épidémie et intensifie les campagnes de sensibilisation : « Le département de la Santé travaille activement à informer la population. Nous devons nous assurer que les gens reçoivent des informations exactes pour ne pas céder à la panique».
L’impact économique de la désinformation.
Au-delà de la santé publique, cette crise a des répercussions économiques significatives. Les commerçants, déjà affectés par l’instabilité du pays, voient leurs revenus diminuer à cause de la méfiance des consommateurs. Vanessa, au marché de Boy-Rabe, n’est pas la seule à déplorer la situation : « Nous avons besoin que le gouvernement nous soutienne en fournissant des informations fiables. Sinon, nos moyens de subsistance sont menacés».
La situation reste précaire. La diffusion d’informations claires et fiables est essentielle pour apaiser les tensions et permettre à la population de retrouver un semblant de normalité. Le ministère de la Santé est sous pression pour intensifier ses efforts de communication et éviter que la peur ne continue de paralyser Bangui.
Sans une action rapide, la panique liée à la variole du singe risque de laisser des séquelles durables sur l’économie centrafricaine et le quotidien des Centrafricains.
Ouaka, une écoles transformées en bases minières chinoise, le naufrage oral de la Centrafrique.
Photo CNC / Moïse Banafio
La transformation d’une école en base pour des exploitants miniers chinois, avec la bénédiction des FACA, marque une nouvelle étape dans l’effondrement moral de la Centrafrique. Quand les salles de classe deviennent des lieux de pillage, c’est tout un système éducatif qui s’écroule.
L’occupation illégale et irresponsable d’une école par des exploitants miniers chinois, appuyés par les Forces armées centrafricaines (FACA), à Krade, un village à 27 kilomètres de Bambari, symbolise le naufrage progressif et systématique de l’État centrafricain. Après les mercenaires du groupe Wagner, qui avaient déjà longtemps souillé les lieux d’apprentissage, voilà que des prétendus investisseurs, incapables de construire leurs propres infrastructures, s’arrogent le droit de transformer une école en base d’opérations. La complaisance du gouvernement à l’égard de cette mascarade n’est que l’énième manifestation d’un pays qui s’enfonce inexorablement dans le chaos.
Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment peut-on tolérer qu’une école, symbole de l’avenir d’une nation, soit réduite à une vulgaire base d’opérations pour des profiteurs sans scrupules ? L’État-major, censé défendre les intérêts nationaux, se retrouve complice de ce pillage en règle, troquant l’éducation de ses enfants contre de vagues promesses d’investissements miniers. Cette situation est d’autant plus scandaleuse que ces investisseurs, qui se présentent comme des bienfaiteurs, ne daignent même pas respecter les prérequis de base en matière d’exploitation, à savoir la construction de leurs propres infrastructures avant de démarrer toute activité.
Il est incompréhensible que ces investisseurs, en dépit des licences qui leur sont accordées, ne soient pas tenus de mettre en place des installations adéquates, préférant squatter une école, lieu sacré de l’instruction. Cela témoigne d’un mépris total non seulement pour la communauté locale, mais également pour le système éducatif du pays tout entier. L’urgence est à la réhabilitation des valeurs fondamentales, mais aussi à la reprise en main de la souveraineté nationale, aujourd’hui piétinée par une poignée d’arrivistes.
Chaque jour qui passe, la Centrafrique s’enfonce davantage dans une crise morale et institutionnelle sans précédent. Le silence du gouvernement sur cette affaire, loin d’être anodin, marque son incapacité flagrante à gouverner et à protéger ses citoyens. Ce désordre organisé ne peut mener qu’à une chose : l’effondrement total de l’État, et avec lui, l’avenir des générations futures.
quand la CNS s’attribue faussement le mérite d’une arrestation d’un ancien chef Balaka à Garoua-Boulaï
Centrafrique.org/bagarre-et-chaos-a-la-cns-fabrice-assap-doit-etre-defere-a-la-gendarmerie/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap/” rel=”attachment wp-att-77579″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap-300×450.jpg” alt=”Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa, en uniforme lors d’une cérémonie” width=”300″ height=”450″ />Fabrice Assa, Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, photographié lors d’une cérémonie officielle.
Une communication mensongère sur les réseaux sociaux.
Le 9 août 2024, un message diffusé sur les réseaux sociaux a annoncé l’arrestation d’un prétendu trafiquant d’enfants à Garoua-Boulaï, ville frontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun. Ce communiqué, rédigé par les communicants du directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), le général Fabrice Assap, présentait cette opération comme un succès de la CNS. Ces affirmations sont fausses et constituent une manipulation délibérée de l’information.
La CNS: l’arrestation d’un ancien milicien reconverti dans le commerce.
Le suspect arrêté est Innocent Bria, également connu sous le nom de Fulgence Bria. Il s’agit d’un ancien chef milicien Anti-Balaka de Cantonnier qui a abandonné ses activités miliciennes en 2017 pour se reconvertir dans le commerce. Bria a été appréhendé alors qu’il vaquait à ses occupations commerciales, suite à une dénonciation non fondée par des enfants.
Une opération menée par le ministère de la Sécurité publique et non la CNS.
Contrairement aux affirmations de la CNS, l’arrestation de Bria a été effectuée par des éléments de sécurité du ministre de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin. La CNS n’est intervenue qu’après l’arrestation, pour assurer la garde à vue du suspect dans ses locaux.
Une désinformation flagrante.
Le message diffusé sur les réseaux sociaux constitue une désinformation flagrante. En s’attribuant le mérite d’une opération qu’elle n’a pas menée et en exagérant la nature des accusations contre le suspect, la direction de la CNS a sciemment trompé l’opinion publique.
Un manque de transparence et d’intégrité.
Cette affaire prouve une fois de plus un grave manque de transparence et d’intégrité dans les communications officielles de la CNS. Le directeur Fabrice Assap et ses communicants ont délibérément diffusé des informations erronées pour valoriser leur image, au mépris de la vérité des faits.
Le despotisme d’OMBOPIAKO Rodrigue , un chef de quartier qui joue au procureur dans le 10e arrondissement.
Centrafrique.org/quartier_du_10eme_arrondissement_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/quartier_du_10eme_arrondissement_de_bangui-450×338.jpg” alt=”Rue de terre bordée de végétation et d’une clôture en béton dans Le quartier Cité Espoir, également connu sous le nom de Gborota, dans le 10ème arrondissement de Bangui” width=”450″ height=”338″ />Une rue typique du quartier Cité Espoir, également connu sous le nom de Gborota, dans le 10ème arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
Le quartier Cité Espoir, également connu sous le nom de Gborota, dans le 10ème arrondissement de Bangui, subit les agissements abusifs de son chef, OMBOPIAKO Rodrigue, qui s’arroge des pouvoirs exorbitants en toute illégalité. Cette situation prouve une fois de plus une dérive préoccupante de l’autorité locale dans la capitale centrafricaine.
OMBOPIAKO Rodrigue : Un chef de quartier autoproclamé qui bafoue la loi.
Selon les témoignages recueillis dans ce quartier, le sulfureux chef OMBOPIAKO-Rodrigue affirme avoir été nommé directement par le président Touadéra, se plaçant ainsi au-dessus des lois. Cette allégation, qui n’a pu être vérifiée, lui sert de prétexte pour outrepasser largement ses prérogatives de chef de quartier.
Parmi ses abus de pouvoir les plus flagrants de ce chef tombé du ciel:
– Il émet des mandats d’arrêt, s’arrogeant les pouvoirs du procureur;
– Il ordonne l’arrêt de travaux de construction sans aucune base légale;
– Il se substitue à la justice pour régler les différends entre habitants.
Ces agissements sont en totale contradiction avec le rôle d’un chef de quartier, censé être un relais entre la population et l’administration.
Une impunité symptomatique d’un État défaillant.
Le cas d’OMBOPIAKO-Rodrigue, aussi extrême soit-il, révèle une déliquescence plus large de l’autorité de l’État en République centrafricaine. Dans un contexte d’impunité généralisée, de nombreux responsables centrafricains s’arrogent des pouvoirs excessifs au détriment de la population.
Cette situation est aggravée par l’influence croissante du groupe Wagner, accusé de multiples exactions. Pendant ce temps, le gouvernement semble davantage préoccupé par le pillage des ressources que par la restauration de l’État de droit.
Une population démunie et impuissante face aux abus.
Les habitants de Cité Espoir se retrouvent impuissants face aux agissements de leur chef de quartier. L’absence de recours effectifs et la crainte de représailles les empêchent de dénoncer cette situation.
Ce cas démontre la nécessité urgente de rétablir l’autorité de l’État et de mettre en place des mécanismes de contrôle efficaces des responsables locaux. Sans cela, le pays risque de s’enfoncer davantage dans l’anarchie et l’arbitraire.
Programme de développement vs projet humanitaire : le cri d’alarme d’Elie Oueifio sur la Centrafrique
Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion
Dans une analyse cinglante, l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio dresse un portrait sans concession de la situation actuelle de son pays. Il oppose la vision ancestrale d’un développement autonome à la réalité d’une nation devenue dépendante de l’aide humanitaire. Son constat est amer : la République centrafricaine s’enlise dans des crises perpétuelles, au détriment de son peuple et au profit d’intérêts égoïstes.
L’héritage ancestral bafoué : une nation qui a perdu son chemin du Programme de développement .
Oueifio rappelle avec nostalgie la sagesse des ancêtres centrafricains. Leurs proverbes, tels que “L’eau demandée au voisin ne peut pas cuire la chair du buffle”, incarnaient une philosophie d’autonomie et de travail acharné. Cette vision, ancrée dans les valeurs traditionnelles, visait à construire une nation forte et indépendante.
Malheureusement, l’ancien ministre constate que ces principes ont été abandonnés au fil des années. Les Centrafricains d’aujourd’hui, selon lui, ont succombé à la facilité de l’aide extérieure, oubliant que leur pays regorge de richesses naturelles suffisantes pour assurer son développement.
Le règne des projets humanitaires : une dépendance mortifère.
Oueifio fustige ce qu’il considère comme une dérive dangereuse : la multiplication des projets humanitaires au détriment de véritables programmes de développement. Il dénonce un système qui, sous couvert d’aide, maintient le pays dans un état de dépendance chronique.
L’ancien ministre n’hésite pas à pointer du doigt les ONG et les organisations internationales. Selon lui, leurs actions, bien qu’apparemment bienveillantes, contribuent à perpétuer les crises plutôt qu’à les résoudre. Il va jusqu’à affirmer que certains acteurs ont intérêt à ce que la situation ne s’améliore pas, afin de justifier leur présence et leurs budgets.
Programme de développement : La corruption : un cancer qui ronge le pays de l’intérieur.
Oueifio ne mâche pas ses mots lorsqu’il aborde le fléau de la corruption. Il dénonce un système où les détournements de fonds sont monnaie courante, privant l’État des ressources nécessaires à son fonctionnement.
L’ancien ministre appelle à des actions concrètes et immédiates pour lutter contre ce phénomène. Il critique l’inaction des autorités face aux rapports accablants de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, estimant que l’impunité ne fait qu’encourager ces pratiques néfastes.
Un appel à la responsabilité : réveiller la conscience nationale.
Face à ce sombre tableau, Oueifio lance un appel vibrant à ses compatriotes. Il les exhorte à prendre conscience de la gravité de la situation et à se réapproprier leur destin. L’ancien ministre insiste sur la nécessité de revenir aux valeurs fondamentales de travail, d’intégrité et de patriotisme.
Il appelle également les dirigeants à assumer pleinement leurs responsabilités. Oueifio critique le manque de courage politique, estimant que trop souvent, les décideurs se cachent derrière des excuses plutôt que d’affronter les problèmes de front.
Le message d’Elie Oueifio est clair : la Centrafrique doit se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Son analyse, aussi dure soit-elle, se veut un électrochoc pour une nation qu’il voit s’enfoncer dans une spirale destructrice.
L’ancien ministre appelle à un sursaut national, à un retour aux valeurs qui ont jadis fait la fierté du pays. Il invite ses compatriotes à rejeter la facilité trompeuse de l’aide humanitaire pour embrasser la voie plus ardue, mais plus digne, du développement autonome.
Les déclarations d’Alexis Ndui Yabela, coordinateur de la cellule de veille contre la corruption, révèlent l’étendue de l’échec cuisant de cette structure censée lutter contre les malversations dans le pays.
La cellule de veille : un bilan inexistant malgré des moyens conséquents.
Après plus d’un an et demi d’existence, le bilan de la cellule est tout simplement inexistant et totalement nul. Ndui Yabela se contente de mentionner une vague “volonté de la population” de dénoncer les abus, sans fournir le moindre chiffre concret sur les résultats obtenus. Pire encore, il avoue que la structure n’est réellement opérationnelle que depuis janvier 2024, malgré sa création en 2023. Un gaspillage éhonté de fonds publics pendant plus d’un an, sans la moindre action concrète.
La cellule de veille : une impunité totale pour les corrompus.
Le coordinateur est incapable de citer le nombre de personnes sanctionnées suite aux rapports de la cellule. Il se réfugie derrière une prétendue “méthodologie de travail” opaque, où les rapports seraient transmis à diverses autorités sans aucun suivi. Cette absence totale de résultats concrets démontre l’inefficacité flagrante du dispositif, qui sert visiblement de paravent à l’inaction gouvernementale.
Une collaboration inexistante avec la justice.
Ndui Yabela reconnaît à demi-mot l’absence de coopération réelle avec la justice, se contentant d’affirmer que les rapports sont “transmis”. Il est incapable d’expliquer le faible nombre d’affaires de corruption traitées par les tribunaux, se défaussant lâchement sur le ministère de la Justice. Cette dérobade témoigne de l’incapacité totale de la cellule à assurer un véritable suivi judiciaire des cas de corruption.
Des moyens dérisoires face à l’ampleur du problème.
Le coordinateur admet que la cellule ne peut couvrir qu’une infime partie du territoire national, se limitant à Bangui et quelques axes routiers. Une situation aberrante au vu des moyens prétendument alloués par le gouvernement et des partenaires étrangers. Cette incapacité à déployer des actions sur l’ensemble du pays rend toute lutte efficace contre la corruption illusoire.
Un numéro vert sous-utilisé.
Avec seulement 8 plaintes par jour en moyenne, selon monsieur Ndui Yabela, le numéro vert mis en place apparaît comme un gadget inefficace. Ndui Yabela tente maladroitement de rejeter la responsabilité sur la population, l’exhortant à utiliser davantage ce service. Une pirouette grossière pour masquer l’incapacité de la cellule à susciter la confiance des citoyens.
Un geste symbolique dérisoire.
Le coordinateur s’enorgueillit d’avoir restitué 2 millions de francs CFA au Trésor public, présentant cela comme un acte exemplaire. Une goutte d’eau dans l’océan des détournements qui gangrènent l’administration centrafricaine. Ce geste dérisoire ne fait que souligner l’absence de résultats concrets dans la lutte contre la grande corruption.
En réalité, les propos d’Alexis Ndui Yabela dressent le portrait d’une cellule de veille totalement inefficace, servant de caution morale à un gouvernement incapable de s’attaquer réellement au fléau de la corruption. Cette structure apparaît comme un écran de fumée coûteux, détournant l’attention des véritables enjeux de gouvernance en République centrafricaine.
La décentralisation est souvent évoquée comme une solution pour rapprocher l’administration des citoyens et améliorer la gouvernance locale. En République centrafricaine, cette notion est régulièrement mise en avant par les partisans du Président Baba Kongoboro, qui prétendent que la présence de gouverneurs et de préfets dans les régions en est une preuve tangible. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle que la situation est loin d’incarner une véritable décentralisation. En réalité, le pouvoir reste largement concentré au niveau central, ce qui limite fortement l’autonomie des régions et des collectivités locales.
En effet, le gouverneur de la région du plateau, Joseph Dekombo, a été investi dans ses fonctions jeudi dernier. Lors de son discours, il a clairement expliqué sa mission : « Nous, gouverneurs, nous allons seulement poursuivre la feuille de route donnée par le président de la République […] Nous sommes prêts à suivre la feuille de route du président de la République». Ces propos confirment que le rôle des gouverneurs en Centrafrique n’est pas de prendre des initiatives locales autonomes, mais bien de mettre en œuvre les décisions du gouvernement central.
Décentralisation et centralisation : les bases du débat….
La décentralisation implique le transfert de compétences, de pouvoirs et de responsabilités du gouvernement central vers des entités locales, telles que les régions, préfecture ou communes. Ce processus vise à donner plus d’autonomie aux autorités locales pour qu’elles puissent mieux répondre aux besoins spécifiques de leurs populations. Il s’agit d’une démarche qui consiste à renforcer la démocratie locale et à améliorer l’efficacité de la gouvernance.
À l’opposé, la centralisation maintient les principales décisions et pouvoirs au niveau national. Dans ce cas, les représentants locaux, comme les gouverneurs et les préfets, sont souvent des relais du pouvoir central, appliquant les directives du gouvernement sans grande marge de manœuvre.
Gouverneurs et préfets : des relais du pouvoir central.
En République centrafricaine, le président nomme les gouverneurs pour superviser les régions. Ces derniers sont chargés de coordonner les actions des préfets, qui gèrent les préfectures. Sur le papier, ces structures pourraient donner l’impression d’une décentralisation. Pourtant, le fait que ces responsables soient nommés par le président et non élus par les populations locales montre clairement la centralisation du pouvoir.
Les gouverneurs et préfets ne disposent pas d’une véritable autonomie pour adapter les politiques publiques aux besoins locaux. Leur rôle se limite essentiellement à l’exécution des directives émanant du gouvernement central. Cette absence d’autonomie locale démontre que le pouvoir réel reste concentré à Bangui, à la présidence de la République entre les mains de Baba Kongoboro.
Une décentralisation limitée : les défis pour les régions.
Les partisans du gouvernement vantent la présence de ces structures comme une preuve de décentralisation, mais cela ne reflète pas la réalité. Dans un véritable système décentralisé, les régions disposeraient de plus de pouvoirs pour gérer leur développement, définir leurs priorités, et prendre des décisions en matière de santé, d’éducation, d’infrastructure, et autres services publics. En République centrafricaine, ces décisions continuent d’être prises au niveau central, souvent sans réelle consultation des populations locales.
De plus, la centralisation du pouvoir empêche les gouverneurs et préfets de réagir rapidement et efficacement aux crises locales. L’obligation de suivre les directives de Bangui, sans possibilité d’adaptation aux réalités du terrain, limite leur capacité à répondre aux besoins urgents des citoyens. Ce manque de flexibilité renforce la distance entre les populations et l’administration, aggravant ainsi la méfiance envers les autorités.
Décentralisation : mythe ou réalité en République centrafricaine ?
Loin d’être un modèle de décentralisation, la République centrafricaine reste largement centralisée. Les gouverneurs et préfets, bien qu’importants dans la structure administrative, ne disposent pas des pouvoirs nécessaires pour incarner une véritable autonomie locale. Le pouvoir reste concentré au niveau du gouvernement central, limitant ainsi les capacités des régions à se développer de manière indépendante.
En réalité, les discours qui vantent la décentralisation en République centrafricaine ne correspondent pas à la réalité du terrain. La structure actuelle demeure profondément centralisée, et une véritable décentralisation nécessiterait des réformes significatives, notamment en matière de transfert de pouvoirs et de ressources aux autorités locales. Pour l’instant, la décentralisation en Centrafrique reste un concept largement théorique, utilisé plus comme un outil de communication politique que comme une réalité concrète au service des citoyens.
À Koundé, la tension entre agriculteurs et éleveurs s’intensifie
Centrafrique.org/kounde-les-defis-de-la-sante-en-milieu-rural/panneau-indiquant-le-croisement-kounde/” rel=”attachment wp-att-75487″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-indiquant-le-croisement-Kounde-450×450.jpg” alt=”Panneau indiquant le croisement Koundé sur la route entre Baboua – Béloko” width=”450″ height=”450″ />Panneau indiquant le croisement Koundé sur la route entre Baboua – Béloko. CopyrightCNC
Les rivalités entre agriculteurs et éleveurs prennent de l’ampleur ces derniers temps dans la commune de Koundé, située à 560 km à l’ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Un incident récent impliquant la destruction d’une plaque d’identification d’un groupement d’agriculteurs déplacés a dévoilé une fois de plus les tensions persistantes dans cette région ouest du pays.
La tension agriculteurs éleveurs Koundé : un acte de vandalisme révélateur.
Le dimanche dernier, une personne non identifiée a arraché la plaque d’un groupement de personnes déplacées internes agricoles à l’entrée sud de Koundé pour la jeter en brousse. Cet acte provoque l’indignation des membres du groupement, comme l’a expliqué monsieur Bigo Ernest, rapporteur de l’association :
“Cette plaque a été emportée par quiconque, on ne sait même pas, parce qu’il est contre le développement. Nous voulons mettre vraiment ce terme du groupement pour développer, pour avancer par rapport aux politiques du gouvernement”.
Historique de la tension agriculteurs éleveurs Koundé : des conflits récurrents.
Cette tension n’est pas nouvelle dans cette région de l’ouest et du nord-ouest du pays. Bigo Ernest évoque des incidents antérieurs impliquant un éleveur étranger du Cameroun :
“La fois dernière, on a vu que certains bœufs d’un éleveur étranger du Cameroun venaient dévaster notre champ. On est allé jusqu’au niveau de la gendarmerie de Beloko de Cantonier pour traiter cette affaire”.
Ces conflits mettent en évidence la difficulté de cohabitation entre les agriculteurs locaux et les éleveurs transhumants, souvent étrangers, qui traversent la région avec leurs troupeaux.
Une volonté de développement entravée.
Le groupement des personnes déplacées internes, actif depuis huit mois, cherche à contribuer au développement de la commune et du pays. Cependant, ces tensions récurrentes entravent leurs efforts. Bigo Ernest souligne :
“Nous voulons que la paix règne parmi nous. Donc les éleveurs et les cultivateurs sont des frères. Mais les Peuls ne comprennent pas jusqu’alors. Ils viennent avec la force”.
Appel au respect mutuel et à l’intervention des autorités.
Face à cette situation, les agriculteurs appellent au respect des zones délimitées pour les cultures et l’élevage. Ils demandent également l’intervention des autorités pour faire respecter ces délimitations et prévenir les conflits.
“Nous ne voulons pas la violence, nous ne voulons pas la guerre. Nous voulons que la paix règne parmi nous”, insiste Bigo Ernest.
Un défi pour la cohésion sociale.
Les tensions entre agriculteurs et éleveurs à Koundé prouve un défi plus large auquel la République centrafricaine est confrontée : la gestion des ressources naturelles et la cohabitation entre différentes communautés. La résolution de ces conflits nécessitera un dialogue continu, l’implication des autorités locales et nationales, ainsi qu’un respect mutuel entre les différents acteurs de la région.
Double drame routier à Béloko et Cantonnier : l’insécurité routière fait 3 morts
Centrafrique.org/dans-le-centre-ville-de-beloko-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/dans-le-centre-ville-de-beloko-a-la-frontiere-avec-le-cameroun-450×433.jpg” alt=”À Béloko, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”433″ />À Béloko, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
La route meurtrière entre Béloko et Cantonnier a encore frappé ce vendredi 9 août 2024, faisant 3 victimes dans deux accidents distincts. Ces drames prouve une fois de plus le laxisme révoltant des autorités face au fléau de l’insécurité routière qui gangrène le pays.
À 14 km de Cantonnier, le vendredi dernier, un véhicule a percuté un enfant de 11 ans, le tuant sur le coup. Quelques kilomètres plus loin, près du bureau de douane de Béloko, le même jour, un autre véhicule, plus précisement un bus, a percuté deux hommes, les tuant également sur place. Ces accidents, survenus à proximité d’une frontière très fréquentée avec le Cameroun, soulignent l’urgence de mesures de sécurité routière dans cette zone névralgique.
La colère de la population, qui a failli incendier le véhicule impliqué dans l’accident de Béloko, témoigne de l’exaspération face à ces drames récurrents. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser la foule, une réaction qui traite le symptôme plutôt que la cause du problème.
L’absence de la déclaration officielle sur ces accidents et le manque de mesures préventives concrètes sont révélateurs de l’indifférence des autorités centrafricaines. Alors que les corps des victimes, celles de Béloko sont transférés à la morgue de l’hôpital communautaire, celle de Foro reste dans son village chez sa famille, aucun plan d’action pour améliorer la sécurité routière n’a été annoncé.
Ces tragédies pousse les centrafricains à s’interroger: Quand les autorités prendront-elles enfin au sérieux la sécurité routière dans ce pays, plus particulièrement celle de cette région frontalière stratégique avec le Cameroun ? Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que des mesures concrètes ne soient prises ?
Le calme apparent qui règne maintenant sur la ville ne doit pas faire oublier l’urgence d’agir. Sans une réponse rapide et efficace des autorités, ces routes continueront d’être le cimetière de drames évitables, laissant les populations dans la peur et la colère.
Selon le GTSC, le gouvernement centrafricain plonge le pays dans un chaos économique
Centrafrique.org/rca-pourquoi-touadera-a-t-il-choisi-moloua-pour-la-primature/le-premier-ministre-felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-53779″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-450×294.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua” width=”450″ height=”294″ />Le premier ministre Félix Moloua
L’incroyable incompétence totale du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra vient d’être mise en lumière par un rapport accablant du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Ce document démontre une explosion des prix des produits de première nécessité, plongeant les Centrafricains dans une pauvreté sans précédent.
Bangui, 11 août 2024. Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
le GTSC: Une flambée des prix insoutenable
Le tableau ci-dessous, issu du rapport du GTSC, montre l’évolution alarmante des prix entre 2020 et 2024 :
Biens et services
Coût en 2020 (FCFA)
Coût en 2024 (FCFA)
Progression
1L Super
865
1100
27%
1L Gasoil
855
1350
58%
Sac de Riz 50KG
30000
36000
20%
Cuvette de manioc
2000
4000
100%
Taxi
150
250
67%
Ces chiffres révèlent une situation catastrophique pour la population. Le prix du gasoil a bondi de 58%, tandis que celui d’une simple cuvette de manioc a doublé. Cette inflation galopante frappe de plein fouet les plus vulnérables, réduisant leur pouvoir d’achat à néant.
Un gouvernement sourd aux souffrances du peuple
Face à cette crise, le gouvernement de Touadéra reste scandaleusement inactif. Aucune mesure concrète n’a été prise pour soulager la population. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrick Akoloza, brille par son silence assourdissant, incapable de proposer la moindre solution pour enrayer cette spirale inflationniste.
Des conséquences dramatiques
Cette flambée des prix a des répercussions dramatiques sur le quotidien des Centrafricains. Les familles ne peuvent plus se nourrir correctement, les enfants sont contraints d’abandonner l’école faute de moyens, et l’accès aux soins devient un luxe inaccessible pour la majorité de la population.
“Nous ne mangeons plus qu’un repas par jour, et encore”, témoigne Marie K., mère de famille au quartier Fouh à Bangui. “Le gouvernement nous a abandonnés. Nous sommes livrés à nous-mêmes.”
Le Dr Paul-Crescent Beninga, porte-parole du GTSC, dénonce “l’incurie totale d’un gouvernement déconnecté des réalités du peuple”. Il appelle à une mobilisation générale pour exiger des mesures d’urgence face à cette crise sans précédent.
L’incompétence manifeste du gouvernement Touadéra plonge la République centrafricaine dans une spirale infernale de pauvreté et de désespoir. Il est grand temps que les autorités prennent conscience de la gravité de la situation et agissent enfin dans l’intérêt du peuple, avant que la colère ne gronde dans les rues de Bangui.
Nouvelle flambée de violence dans la Basse-Kotto : trois commerçants assassinés près de Yabongo
Zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles-450×349.jpg” alt=”Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”349″ />
Une attaque meurtrière a eu lieu mercredi dans la commune de Yabongo, située dans la sous-préfecture de Zangba, préfecture de la Basse-Kotto, à environ 611 km au sud-est de Bangui. Trois commerçants ont été tués par des hommes armés non identifiés alors qu’ils revenaient de la localité de Guereyanda.
Les victimes, identifiées comme étant Karsoua Bienvenu, Congo Dieudonné et Yawele, sont tous des frères du maire de Yabongo. Cette tragédie montre une fois de plus la précarité de la situation sécuritaire dans cette région éloignée de la capitale centrafricaine.
Selon des sources locales, aucune force de sécurité n’a encore été déployée sur les lieux du drame, laissant la population dans un état de vulnérabilité face aux groupes armés qui sévissent dans la zone. Cette absence de réponse immédiate des autorités alimente un sentiment de frustration et d’abandon parmi les habitants.
À cet effet, certains résidents de Yabongo ont exprimé leur volonté de prendre les choses en main et de poursuivre eux-mêmes les assaillants. Cette réaction, bien que compréhensible, risque de redoubler les tensions et la violence dans une région déjà instable.
Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité persistante dans plusieurs régions de la République centrafricaine. La Basse-Kotto, comme d’autres préfectures périphériques, reste particulièrement vulnérable aux activités des groupes armés.
Les autorités centrafricaines sont maintenant face au défi de répondre rapidement à cette crise, non seulement pour traduire en justice les responsables de cette attaque, mais aussi pour rassurer une population locale de plus en plus inquiète. La sécurisation des axes routiers et le rétablissement de l’État de droit dans ces zones reculées restent des priorités pour la stabilité et le développement de la République centrafricaine.
Cinq nouveaux cas de variole du singe confirmés près de Bayanga
Centrafrique.org/faciliter-le-transfert-des-malades-des-motos-remises-par-le-projet-seni-a-lhopital-de-bayanga/intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-bayanga/” rel=”attachment wp-att-76646″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-Bayanga-450×375.jpg” alt=”Deux chirurgiens en pleine opération à l’hôpital de Bayanga” width=”450″ height=”375″ />Deux professionnels de santé effectuent une intervention chirurgicale à l’hôpital de Bayanga. Image Facebook de l’hôpital de Bayanga.
L’Institut Pasteur de Bangui a confirmé cinq cas de variole du singe (Monkeypox) dans le village de Mossapoula, situé à 5 km de Bayanga, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré. Le Dr KOYAPELENGUE Kantin, médecin intérimaire à la formation sanitaire de Bayanga, revient sur cette situation et appelle la population à la vigilance.
“On avait trouvé un cas de monkeypox. Si je me rappelle bien, ça fait un mois et demi”, explique le Dr KOYAPELENGUE. Les prélèvements envoyés à Bangui avaient alors confirmé le diagnostic. Le patient avait été isolé à l’hôpital et des soins lui avaient été administrés.
Cinq nouveaux cas identifiés le 30 juillet.
Le médecin poursuit : “Le 30 juillet dernier, notre équipe nous a fait savoir qu’elle avait vu des gens qui avaient des éruptions. Nous nous sommes dépêchés, on a prélevé et envoyé à Bangui. Et on nous a confirmé que tous les 5 cas prélevés souffrent de la maladie à monkeypox”.
Ces nouveaux patients ont également été admis à l’hôpital pour recevoir des soins.
Appel à la vigilance et aux mesures préventives.
À cet effet, le Dr KOYAPELENGUE insiste sur l’importance des mesures préventives :
“Nous profitons pour pouvoir sensibiliser encore la population. De ne pas oublier les mesures qu’on avait demandées de mettre en place pour pouvoir éviter cette maladie.”
Il rappelle les principales recommandations :
– Éviter de toucher les rongeurs et les singes
– Se laver régulièrement les mains
– Bien cuire la viande de brousse
“Ce n’est que par ces mesures qu’on peut éviter la maladie”, souligne-t-il.
Absence de traitement spécifique.
Le médecin met en garde : “Si vous tombez malade, il n’y a aucun traitement pour pouvoir vous soigner. On va vous mettre au niveau de l’hôpital, vous prodiguer des soins. Mais le virus en question, il n’y a pas un traitement qui peut agir contre lui”.
Cette absence de traitement curatif renforce l’importance de la prévention et de la sensibilisation de la population.
La variole du singe, une zoonose à surveiller.
Le Dr KOYAPELENGUE rappelle que la variole du singe est une zoonose, une maladie transmissible de l’animal à l’homme. Elle peut également se propager entre humains par contact étroit.
Dans ce contexte, la vigilance reste de mise à Bayanga et dans les villages environnants. Les autorités sanitaires continuent de suivre la situation de près pour limiter la propagation de la maladie.
Maxime Mokome dénonce une vendetta politique contre sa famille
Centrafrique.org/accuse-davoir-transporte-maxime-mokom-le-policier-kenfei-symphorien-arrete-a-gamboula-et-transfere-a-bangui/policier-symphorien_kenfei/” rel=”attachment wp-att-78589″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/policier-symphorien_kenfei-450×338.webp” alt=”Le policier Symprorien Kenféi en uniforme bleu foncé regardant la caméra” width=”450″ height=”338″ />Agent des forces de l’ordre Symprorien Kenféi en service
“Je suis déjà mort. Je suis déjà enterré. Mais pourquoi Touadéra veut toujours quelque chose contre moi “? Ces mots déchirants de Maxime Mokome, ancien ministre centrafricain du désarmement, actuellement à La Haye au Pays Bas, résonnent comme un cri du cœur. Dans une déclaration émouvante faite à la rédaction du CNC, Mokome dénonce ce qu’il perçoit comme une persécution systématique de sa famille et de son ethnie par le régime du président Kongoboro.
Maxime Mokome : une arrestation qui met le feu aux poudres….
L’étincelle qui a déclenché cette virulente sortie de Maxime Mokome semble être l’arrestation récente du policier Symphorien Kénféi. Ce dernier a été appréhendé la semaine dernière à Gamboula, dans la Mambéré-Kadéi, et conduit à l’OCRB (Office Central de Répression du Banditisme) à Bangui, accusé d’avoir aidé à transporté Maxime Mokome à se déplacer vers un village voisin de Gamboula. Cette arrestation, perçue comme injuste par Mokome, a visiblement agacé son ressentiment envers le régime en place.
“Ce jeune policier centrafricain, monsieur Symphorien Kénféi, il n’a jamais mangé un truc que je lui ai donné. Il n’a jamais bénéficié d’une faveur de ma part, même quand j’étais ministre”, s’indigne Mokome, soulignant l’absurdité de cette arrestation.
Maxime Mokome : des accusations de discrimination ethnique.
Au cœur de la diatribe de Mokome se trouve l’accusation grave de discrimination ethnique. L’ancien ministre dénonce ce qu’il considère comme une persécution systématique de sa famille et de son groupe ethnique par les autorités centrafricaines.
“Pourquoi ma famille, mes clans ethniques sont persécutés tous les jours ? Mais pourquoi ils vont être persécutés pendant combien d’années ?” s’interroge-t-il avec véhémence. Ces accusations pourraient avoir de sérieuses implications pour la stabilité du pays et la réputation internationale du gouvernement Touadéra.
Une remise en question de l’identité nationale.
Dans son discours, Mokome va jusqu’à remettre en question sa propre citoyenneté centrafricaine, dans ce qui semble être un appel désespéré à faire cesser ce qu’il perçoit comme du harcèlement.
“Est-ce que je ne suis pas centrafricain ? Mais si je ne suis pas centrafricain, qu’ils enlèvent ma nationalité centrafricaine et me laissent dans cette condition”, déclare-t-il, prouvant en plus le sentiment profond d’exclusion qu’il ressent.
Un avertissement pour l’avenir.
Mokome ne se contente pas de dénoncer la situation actuelle. Il lance également un avertissement concernant l’avenir du pays et du régime Touadéra.
“Un jour ou tard, le régime va finir. Mais ce que Touadéra est en train de faire, est-ce qu’il pense à son lendemain ? Est-ce qu’il pense à sa génération ?” Cette mise en garde soulève des questions sur la stabilité à long terme du pays et les conséquences potentielles des actions actuelles du gouvernement.
Un ancien chef milicien anti-Balaka, Innocent Bria, alias Gbakaba, a été appréhendé la semaine dernière à Cantonnier, localité frontalière avec le Cameroun. Cette arrestation ravive des tensions liées au passé violent de la République centrafricaine.
Circonstances de l’arrestation de M. Innocent Bria, un chef anti-Balaka .
Les forces de l’ordre ont interpellé Innocent Bria dimanche dernier vers 11 heures, devant son kiosque à Cantonnier. La ville, située dans la sous-préfecture de Baboua, se trouve à 610 km de Bangui. Menotté, l’ancien milicien a été conduit au commissariat de Béloko avant son transfèrement à Bangui.
Parcours d’un chef milicien Anti-Balaka reconverti en commerçant.
Gbakaba, autrefois chef anti-Balaka réputé pour sa brutalité, s’était reconverti en commerçant. Il tenait un kiosque à Cantonnier, vendant diverses marchandises. Son passé de milicien reste marqué par de graves exactions, incluant des meurtres et des enterrements de personnes vivantes.
Liens familiaux et motivations présumées.
Des rumeurs persistent sur les origines de Gbakaba. Certains le présentent comme le fils de l’ancien procureur Bria, assassiné en 2013 par certains combattants de la Séléka au croisement de Miskine, dans le 5e arrondissement de Bangui. Cet événement aurait motivé son engagement dans la milice anti-Balaka.
Suspicions et tensions politiques.
L’arrestation de Gbakaba entraine des nombreuses questions sur ses commanditaires. Certains évoquent une possible implication d’Arnaud Djoubaye Abazène, l’actuel ministre de la Justice. Ce dernier, autrefois soupçonné dans l’assassinat du procureur Bria, aurait pu conserver une rancune envers cette famille.
Tentative de corruption avortée.
Informé de son arrestation imminente, Innocent Bria aurait tenté de soudoyer un officier de police de Béloko. Il lui aurait remis 200 000 francs CFA dans une buvette. Malgré cette tentative, l’officier a procédé à l’arrestation comme prévu.
La décapitation de deux chefs anti-balaka par les mercenaires russes de Wagner dans la ville de Bouca, préfecture de l’Ouham-Fafa, démontre l’ampleur de la dérive autoritaire et sanglante du régime de Baba Kongoboro. Malgré les preuves accablantes publiées sur les réseaux sociaux montrant les corps mutilés, le gouvernement persiste dans le déni et le mensonge, bafouant les valeurs les plus élémentaires de l’État de droit.
barbarie d’État : un système basé sur la terreur et l’impunité.
Cette exécution sommaire n’est que la partie émergée d’un système répressif instauré avec la bénédiction des plus hautes autorités. Les mercenaires russes agissent en toute impunité, se livrant à des exactions contre les populations civiles sans jamais être inquiétés. Le silence complice du pouvoir face à ces crimes témoigne de sa complicité.
barbarie d’État et l’hypocrisie d’un gouvernement aux abois.
En niant l’évidence malgré les preuves accablantes, le gouvernement centrafricain démontre son mépris total pour la vérité et la justice. Cette attitude mensongère vise à masquer sa perte de contrôle sur une grande partie du territoire, abandonnée aux milices étrangères. L’État centrafricain n’existe plus que de nom.
Un appel à la responsabilité des démocrates.
Face à cette dérive, Maître Crépin Mboli-Goumba, figure de l’opposition, appelle les démocrates à prendre leurs responsabilités pour mettre fin au “voyoutisme d’État” et restaurer les valeurs républicaines. Il met en garde contre l’illusion d’un changement sans action concrète : “Les murs de Jéricho ne tomberont pas avec les trompettes.”
Alors que le pays s’enfonce dans la violence et l’arbitraire, l’avenir de la République centrafricaine repose désormais entre les mains des forces démocratiques. Leur mobilisation sera décisive pour éviter le naufrage définitif de l’État de droit.
Centrafrique.org/les-miliciens-wagner-ti-azande-deployes-dans-louham-avec-leurs-instructeurs-russes/les-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76325″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/les-wagner-ti-azande-450×202.jpg” alt=”Miliciens de la milice Azandé prenant une pause avec un instructeur du groupe Wagner, assis sur un véhicule blindé” width=”450″ height=”202″ />Des miliciens de la milice Azandé et un instructeur du groupe Wagner prennent une pause, assis sur un véhicule blindé lors de leur patrouille.
Ce jeudi 8 août, les habitants de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, ont subi une nouvelle vague d’exactions. Vers 10h, les miliciens Azandé, désormais connus sous le nom de “Wagner Ti Azandé”, ont lancé une série d’arrestations ciblées au marché central, paralysant l’activité économique de la ville.
Arrestations arbitraires par les Azandé au cœur de la ville.
Les miliciens ont mené une opération d’intimidation en plein jour, ciblant spécifiquement le marché central de Zémio. Plusieurs commerçants ont été arrêtés sans motif apparent, créant un climat de peur parmi la population. Ces arrestations, menées sans mandat ni procédure légale, ont provoqué la fermeture immédiate des boutiques, plongeant le centre-ville dans un silence inquiétant.
Témoins de la scène, des habitants rapportent que les miliciens ont agi avec brutalité, n’hésitant pas à user de la force pour emmener leurs victimes. L’identité et le sort des personnes arrêtées restent pour l’heure inconnus, ajoutant à l’angoisse des familles et de la communauté.
Les Azandé : Une fausse intégration aux forces armées.
Le gouvernement prétend avoir intégré ces miliciens aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) après leur formation par les Mercenaires russes de Wagner à Obo depuis avril. Pourtant, les arrestations de ce jour démontrent que ces hommes armés conservent leurs méthodes violentes et agissent sans contrôle, bien loin du comportement attendu de véritables forces de sécurité.
Menace grandissante pour la population civile.
L’arrivée mardi de renforts des miliciens Azandé en provenance d’Obo, positionnés près d’un campement d’éleveurs Peuls à la sortie de la ville sur l’axe de Djema, accentue les tensions. Les éleveurs craignent désormais une attaque imminente, révélant l’insécurité croissante qui règne dans la ville.
Bangui complice des exactions.
Le plus alarmant dans cette situation reste l’apparent soutien du gouvernement centrafricain à ces milices. En cautionnant leur prétendue intégration aux forces armées, les autorités se rendent complices des violences perpétrées et exposent la population qu’elles devraient protéger à de graves dangers.
La situation à Zémio prouve l’incapacité flagrante du gouvernement à garantir la sécurité des citoyens et à contrôler les groupes armés qui sévissent dans le pays.
Scandale au HCR de Douala : Des athlètes réfugiés victimes d’une escroquerie liée aux JO de Paris 2024
Centrafrique.org/ils-ont-arrose-mon-frere-de-tirs-des-milliers-de-centrafricains-affluent-au-cameroun-pour-fuir-les-violences/des-refugies-de-la-republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-garoua-boulai/” rel=”attachment wp-att-43621″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR
Une affaire de fraude et d’usurpation d’identité secoue le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Douala, au Cameroun. Des athlètes réfugiés, majoritairement centrafricains, accusent un responsable d’avoir détourné leurs identités dans le cadre d’une sélection pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Cette situation démontre une fois de plus les dysfonctionnements graves au sein de l’institution censée protéger les réfugiés.
Tout commence lorsque M. Louis Marie Ayissy, chargé des affaires sociales au HCR de Douala, lance un appel aux réfugiés centrafricains et d’autres nationalités pour participer aux Jeux Olympiques de Paris en tant qu’athlètes réfugiés. De nombreux sportifs, voyant là une opportunité unique, répondent à l’appel et fournissent leurs documents d’identité comme demandé.
HCR de Douala : la supercherie découverte.
Alors que les athlètes sélectionnés attendent leur départ pour Paris, ils apprennent avec stupéfaction que d’autres personnes auraient voyagé à leur place, utilisant leurs identités. Cette révélation provoque un choc et une indignation compréhensibles parmi les réfugiés, qui se sentent trahis par l’organisation même censée les protéger.
Une confrontation houleuse.
Devant une telle situation, un groupe d’athlètes décide de se rendre au bureau du HCR de Douala pour obtenir des explications. La réaction de M. Ayissy est particulièrement violente et inappropriée. Des enregistrements audio, obtenus par notre équipe présente sur place, révèlent un échange houleux où le responsable insulte les plaignants, les qualifiant à plusieurs reprises de “fous”. Cette attitude défensive et agressive ne fait que renforcer les soupçons qui pèsent sur lui.
Le silence assourdissant du HCR de Douala.
Malgré la gravité des accusations, le HCR reste muet. Nos multiples tentatives pour joindre M. Ayissy sont restées vaines, son téléphone sonnant dans le vide. Ce silence est d’autant plus préoccupant qu’il s’agit d’allégations impliquant une organisation internationale de premier plan.
Un problème plus large de gestion des réfugiés.
Cette affaire prouve une fois de plus des problèmes plus vastes dans la gestion des réfugiés au Cameroun. Des réfugiés centrafricains dénoncent également l’attitude du responsable social du HCR de Douala qui pousse les refugiés à un retour volontaire dans leur pays. Les refugiés ne comprennent pas cette insistance de la part d’une institution onusienne.
Un coup dur pour la confiance envers les institutions internationales.
Cette affaire, si elle est avérée, porterait un coup sévère à la crédibilité du HCR et, plus largement, aux institutions internationales œuvrant pour la protection des réfugiés. L’instrumentalisation cynique du rêve olympique au détriment de personnes vulnérables est particulièrement choquante. Il est plus qu’urgent que toute la lumière soit faite sur cette situation.
Le pillage systématique de la RCA par le régime en place atteint des sommets
Centrafrique.org/attaques-injustifiees-contre-la-ministre-nicole-koue-les-bebes-mafieux-du-regime-a-loeuvre/fb_img_1701707562957/” rel=”attachment wp-att-71074″ data-wpel-link=”internal”>Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat
Le gouvernement centrafricain, aux abois pour financer ses Mercenaires russes, vend littéralement le pays par morceaux, spoliant les citoyens et profanant même les lieux sacrés. Cette frénésie de vente des biens publics atteint un niveau sans précédent. L’incompétence et le cynisme des dirigeants actuels apparaissent au grand jour à travers ces actions désespérées.
Le pillage systématique de la RCA :Extorsion des habitants de Kpalongo.
À Kpalongo, sur la route de Mbaïki, l’État rackette honteusement les occupants traditionnels des terrains. Pour “régulariser” leur situation, ces derniers doivent débourser 400 000 FCFA pour un lot, et jusqu’à 1 million FCFA pour deux lots. Une somme exorbitante pour la majorité des Centrafricains, qui se retrouvent menacés d’expulsion de leurs propres terres ancestrales.
Un projet d’école ambitieux dans le village Kpalonogo, sur la route de Mbaïki
Profanation d’un cimetière à Bangui.
Plus choquant encore, le cimetière du quartier Landja-Mboko dans le 7e arrondissement de Bangui a été brutalement rasé par le ministère de l’Urbanisme. L’espace a été vendu à des propriétaires étrangers, privant les familles de l’accès aux tombes de leurs proches. Cette profanation révèle le mépris total du gouvernement pour les valeurs culturelles et le deuil des citoyens.
Un gouvernement irresponsable.
Ces actions témoignent d’une gestion calamiteuse et à court terme. Le régime vend tout ce qu’il peut sans se soucier des conséquences, ni prévoir d’alternatives pour les populations. La capitale se retrouve même sans cimetière fonctionnel, forçant les habitants à enterrer leurs morts hors de la ville.
Cette situation alarmante exige une mobilisation immédiate de l’opposition et de la société civile pour dénoncer ces pratiques prédatrices qui hypothèquent l’avenir du pays. La communauté internationale ne peut rester silencieuse devant ce pillage organisé des ressources centrafricaines au profit de mercenaires étrangers. L’urgence d’un changement de gouvernance s’impose pour mettre fin à ce saccage systématique du patrimoine national et protéger les intérêts vitaux des Centrafricains.
Le Ministre de l‘économie Dr Filakota et le péché par omission.
Centrafrique.org/lechec-patent-du-rcpca-revele-au-grand-jour-par-le-ministre-filakota/professeur-richard-filakota-bon/” rel=”attachment wp-att-78549″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur-richard-filakota-bon-450×301.jpg” alt=”Le ministre Richard Filakota assis à une table de conférence avec des drapeaux en arrière-plan” width=”450″ height=”301″ />Le ministre de l’économie et du plan, Richard Filakota . Crédit photo : radio Guira FM.
La parution du 6 Août 2024 d’une rubrique dans Corbeaunews me donne l’opportunité de parler de l’école, du déficit en capital humain et de l’absurdité y relative qui se reflètent dans la qualité des textes administratifs qui circulent de façon permanente sur les réseaux sociaux. Sans vouloir défendre le Ministre, le post me permet de dire que ce dernier a péché par omission en voulant agir par solidarité gouvernementale. La gestion et l’organisation du capital humain n’est pas du ressort de son portefeuille. Il aurait été normal que le Ministre se serve de chiffres. Malheureusement il n’y a ni chiffres ni statistiques pertinentes, alors c’est compréhensible qu’il ne les connaisse. Je crois que ce sujet relève des multiples secteurs en charge des questions relatives à l’enseignement, à la formation professionnelle à la recherche et à la politique du travail et de l’emploi.
L’école de la République Centrafricaine, une institution en réalité fictive, ne répond pas du tout aux besoins de développement du pays. Il n’y a pas où il manque cruellement de stratégie nationale en matière de développement du capital humain et les causes sont endogènes et exogènes. Les racines de cette carence de l’enseignement et de la formation sont très profondes et les accusations ne peuvent viser un seul Ministre, de surcroît celui de l’économie. Il s’agit clairement et directement d’une responsabilité collective de longue date, qu’on peut remonter jusqu’à ceux qui ont eu la charge du secteur au sortir de la colonisation.
L’école et le Savoir sont restés des mythes depuis l’indépendance.
L’école que nous connaissons sous la forme, l’organisation et la structuration actuelle a été introduite par la puissance coloniale, dans le but de la transformation et de l’acculturation du colonisé. Et depuis l’indépendance à nos jours, la scolarisation de l’enfant Centrafricain pose problème, et pour cause la sainte maxime de l’assimilation (Voir livre de Jean-Pierre Mara : Oser les Changements en Afrique, cas du Centrafrique, paru au éditions L’Harmattan en 2008)
En République Centrafricaine tout comme dans la plupart des pays africains, l’école ne reproduit pas des connaissances en lien avec le vécu de la population au sens stricte du terme. Si l’éducation est l’ensemble savoir- faire et savoir-être nécessaires à l’intégration dans une société, elle constitue l’ensemble des interventions concourant au développement et à la socialisation de l’individu. Elle concerne en premier lieu la transmission des savoirs fondamentaux, l’apprentissage de la vie sociale et de la citoyenneté.
La formation constitue l’apprentissage par la transmission des connaissances techniques qui permettront à un enfant ou un adulte d’acquérir les méthodes de travail avant d’entrer dans la vie professionnelle. Elle se distingue de l’instruction, mais dans la pratique, on confond les deux notions. Par elle, on désigne l’ensemble des connaissances théoriques et pratiques qui ont été acquises dans un domaine donné . La limite entre l’éducation, l’instruction et la formation est diffuse, parfois floue, étant donné que le mode social d’aujourd’hui délègue les fonctions d’éducation aux écoles. Je parlerai donc d’éducation pour ce qui est du rôle de la famille et de l’enseignement pour ce qui relève de la responsabilité de l’Etat. Or en RCA, on va généralement à l’école pour obtenir des diplômes en vue d’entrer dans la fonction publique et devenir fonctionnaire.
Depuis que la RCA est un pays indépendant et donc souverain, la politique de préparation de la ressource humaine à travers une formation scolaire ou universitaire n’est pratiquée conformément à une politique de développement culturel. Ce qui veut dire que l’enseignement général en RCA n’est pas dispensé pour élever le niveau de la société. S’agissant alors de la formation professionnelle, elle n’ est pas organisée et dispensée pour permettre au citoyen d’acquérir des connaissances ou des compétences en fonction de la demande locales. Sa structuration vise des domaines de compétences bien spécifiques en conformité avec la puissance coloniale et non pour le développement de la société Centrafricaine. L’enfant centrafricain de la classe de 3eme voir Terminale est-il en mesure de décrire la composition chimique de l’eau en langue nationale le Sango ? Sait-il construire une phrase complexe en français , la langue de son enseignement ? Peut-il vous dire quelles vitamines sont contenues dans la mangue ? dans les Gougou(champignons) ou dans la farine d’igname ? Append-t-il quelque chose sur la marantassé à l’école ?
Avoir une un capital humain implique que les formations doivent être préparées et conduites par rapport à une politique définie à l’avance dans le but d’améliorer sa production locale afin de la vendre aux autres pays. Elle doit aussi suivre une procédure de prévoyance qui aide à la gestion des ressources humaines nécessaires pour garantir la pérennité et la réussite de la politique de développement préconisée.
Il est urgent de se mettre d’accord sur le fait que l’éducation de l’enfant commence d’abord dans sa famille où il apprend les règles de vie en société. La formation, elle, doit avoir lieu dans une structure d’enseignement suivant un programme établi par un organe gouvernemental.
Or en RCA, nous observons que chacun fait ce qui lui passe dans la tête sur le sujet de l’école. Les partenaires de développement de la RCA organisent des renforcements de capacités dans les domaines qui intéressent leur secteurs d’influence tandis que les ONG instaurent des écoles où elles enseignent ce qu’elles veulent, dans la langue qu’elles veulent, ce que j’appelle pesanteurs exogènes. D’un point de vue endogènes, les programmes des écoles n’ont aucun lien avec un programme de développement précis. Les écoles publiques dispensent les cours sur 4 mois, les écoles privées sur 6 mois, les deux n’ayant pas la même durée d’enseignement ni les mêmes contenus de programmes.
L’inadéquation du modèle scolaire et éducatif se manifeste non seulement par le contenu de l’enseignement mais aussi par les types de filières proposés par les différents cursus.
Dans la recherche de ce qu’il faut oser changer pour adapter l’école à notre société, une question s’impose et s’articule de façon simple à savoir ‘‘L’école c’est quoi, l’école sert à quoi et finalement que comprenons nous par l’acronyme École ?’’
Si l’école est le lieu d’apprentissage, elle a un outil primaire qui est la langue d’apprentissage. Mais elle a aussi un but ultime qui est la finalité de ce qu’on y apprend. Dans l’espace qui nous intéresse et qui fait l’objet de cette envie de vouloir oser un changement, l’école telle que nous la connaissons a été introduite à l’époque coloniale, quand les colons avaient une idée bien précise de sa finalité.
Le savoir du guérisseur (médecin) qui transmettait ses secrets non à tous ses enfants mais à celui qui était choisi sur des critères propres au métier n’est plus d’actualité. Il en est ainsi encore aujourd’hui de tous les métiers d’artisanats et autres. La colonisation dans son élan d’assimilation, a, de façon subtile, graduellement détruit ce système en introduisant son modèle de fonctionnement et suivant ses Intérets.
Retenons que les Centrafricains n’ont pas encore intériorisé le fait que l’individu va à l’école pour apprendre les techniques d’amélioration de sa condition de vie ou bien pour parfaire ce qu’il sais faire.
Il y a quand même une curiosité qu’il faut relever. Toute l’Afrique noire du Nigéria au Congo RDC en passant par le Cameroun, le Gabon ou le Congo pour ne citer que ces pays ont le pétrole et d’autres richesses minières ou forestières. Comment expliquer que ces pays produisent depuis des années du pétrole sans construire une école qui enseignent n’importe quelle discipline en rapport avec l’extraction de ce produit. Il en est de même pour le bois, le diamant et l’or. La RCA vend ses matières premières à l’état brute, sans volonté de les transformer sur place, démarche qui équivaut à création de l’emploi.
En Centrafrique, beaucoup de personnes mange le manioc ou le maïs. Pourtant, on ne trouve aucune école dédiée à l’enseignement des variétés de manioc, là où il serait possible d’apprendre la meilleur façon de planter, de croiser, de traiter les plantes ou tout simplement apprendre la composition des tubercules du manioc et la façon de transformer celles-ci en farine.
Dans la contrée d’origine d’un de mes collègues de lycée, le poisson est abondant dans les cours d’eau. Son père, tout comme tout autre homme ici est pêcheur. Pourtant il m’a rapporté que ses parents l’ont envoyé à l’école avec un seul espoir; le voir devenir fonctionnaire pour échapper à la vie de pêcheur. Le père avait peut-être raison. Mais en réalité, c’est le nouveau décideur qui a remplacé le colon qui est le premier responsable de l’Erreur. Si l’école de pèche et de conditionnement existait en RCA, mon ami fils de pécheur serait entrepreneur en conditionnement et distributeur de poissons séchés, fumés, mis en boite etc..
Ceux des Noirs qui avaient pris le pouvoir au départ du colon n’avaient pas compris comment donner un sens à la notion d’école. Aujourd’hui ces privilégiés qui gouvernent continuent dans l’erreur.
Il nous faut revoir le contenu de l’enseignement de l’école primaire au secondaire et reprendre l’orientation et les matières enseignées à l’Université de Bangui. Il suffit de lister les thèses de doctorat de cette université pour se rendre à l’évidence que les responsables de cette institution n’ont pas encore saisi le sens profond de l’école et ensuite de l’enseignement supérieur. Cette remise en cause du sens de l’école mais surtout de l’inadaptation de l’école aux besoins de développement social de la RCA est le sujet de mon prochain livre a paraître.
En toute humilité et en responsable politique membre d’un parti, je veux exprimer que nous sommes défenderesse d’une nouvelle politique en RCA pour la protection sociale finançable par les assurés avec une garantie de la Retraite pas seulement pour une classe mais pout tout le monde, Bouba Nguéré , Waligara et paysans compris. Notre parti milite pour l’appropriation et la maîtrise d’un savoir-faire qui permettent la transformation de nos produits sur place, suivi d’une démarche marketing et commercial à l’extérieur ; régional et international. Pour ce faire nous remettons en cause le contenu et la qualité actuelle de l’enseignement. Il faut mettre fin à cette irresponsabilité politique et économique du gouvernement qui manque de conscience nationale. La société Centrafricaine a besoin de vision pour la formation des jeunes dans des métiers générateurs de richesses. Ne former les jeunes qu’aux seules métiers Militaire, Police et Douane n’est pas une fin en soi. Nous pensons que c’est une politique qui ne peut pas se financer par des donations ou avec des partenaires obscures sans volonté d’améliorer les capacités locales.
Pour nous, tout développement du capital humain centrafricain doit s’organiser en partant d’une ambition politique, ou le gouvernement formule clairement des programmes structurés, chiffrés et basés sur la transformation sur place de nos ressources naturelles. Cela n’est possible que par la réorganisation de la filiaire de l’enseignement technique et professionnel, l’adaptation du contenu des formations et des filières avec des débouchés sur des emplois générateurs de revenus. Une telle politique est la condition du plein emploi, ce qui a pour effet, une ‘’jeunesse sans chomage’’ donc un avenir meilleur et un développement humain certain.
Nous appelons les jeunes à prendre conscience de cet enjeux et à tourner le dos aux prédateurs, à la politique de manipulation sans vision et sans stratégie de développement du capital humain. Avec la politique actuelle aux visées éternalistes, il n’y a aucun avenir.
Jean-Pierre Mara
Ancien député,
PS :Auteur de :
1-Oser les changements en Afrique, cas du Centrafrique, 2008, l’harmattan
L’Assemblée nationale ou l’art de se boucher les oreilles face aux pétitions du peuple
Centrafrique.org/le-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-declare-clause-la-velleite-du-president-touadera-de-reviser-ou-de-changer-la-constitution/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi/” rel=”attachment wp-att-59975″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi-450×253.png” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 3 octobre 2022″ width=”450″ height=”253″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 3 octobre 2022
Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, a rejeté une importante pétition citoyenne demandant des changements constitutionnels et législatifs cruciaux, révélant le mépris flagrant des élus pour la voix du peuple centrafricain.
Rejet de pétitions du peuple: une démocratie bafouée.
Dans un courrier daté du 6 août 2024, M. Sarandji invoque des motifs procéduraux pour écarter la pétition soumise le 13 mai par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique. Cette manœuvre technocratique prive les citoyens de leur droit fondamental de s’exprimer sur des sujets aussi cruciaux que la Constitution ou le code électoral.
Les pétitions du peuple ignorées.
La pétition rejetée portait sur des enjeux majeurs, notamment :
– L’annulation de la controversée Constitution du 30 août 2023
– L’abrogation du code électoral de 2024, largement critiqué
– La suppression de la loi sur les cryptomonnaies
– Des modifications législatives concernant la magistrature et l’emploi
– Une motion de censure contre le gouvernement
En balayant d’un revers de main ces revendications légitimes, l’Assemblée nationale démontre son déni des préoccupations réelles des Centrafricains.
Un artifice juridique commode.
Sarandji se retranche derrière l’article 103 du règlement intérieur de l’Assemblée pour rejeter la pétition, invoquant des vices de forme. Cette attitude formaliste permet aux élus d’ignorer commodément le fond des demandes citoyennes.
Une démocratie ignorée.
Ce rejet révèle la déconnexion croissante entre la classe politique et le peuple centrafricain. En refusant d’examiner sur le fond une pétition portant sur des sujets aussi cruciaux, l’Assemblée nationale bafoue les principes démocratiques élémentaires et creuse dangereusement le fossé avec les citoyens.
Sans un sursaut démocratique rapide, la République centrafricaine risque de s’enfoncer davantage au plus fond de la crise de légitimité aux conséquences imprévisibles. Les élus doivent de toute urgence renouer le dialogue avec le peuple qu’ils sont censés représenter.
Quand les Jeux et les Stupéfiants Détruisent des Familles en Centrafrique
Un mercenaire de Wagner en train de fumer de la drogue au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui
En Centrafrique, l’addiction aux jeux d’argent et aux stupéfiants ravage de nombreuses familles. Didier Thimba, psychologue, explique comment cette dépendance prend racine et se manifeste, aggravée par le manque de centres de traitement adaptés dans le pays.
Addiction en Centrafrique : Une Problématique Croissante.
L’addiction, qu’elle soit liée aux jeux d’argent ou aux substances psychoactives, est une réalité alarmante en Centrafrique. Selon Didier Thimba, psychologue, ces dépendances se développent rapidement et affectent profondément la vie des individus et de leurs proches. Les jeux d’argent, ainsi que la consommation de stupéfiants tels que le tramadol et le cannabis, sont au cœur de cette crise.
L’addiction est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un état psychique et parfois physique résultant de l’interaction entre un organisme vivant et un produit. Cette interaction se caractérise par un désir compulsif de consommer une substance ou de pratiquer une activité. Thimba précise que la dépendance perturbe le cerveau, remplaçant les sources de plaisir habituelles par des comportements addictifs.
Il existe plusieurs formes d’addictions en Centrafrique :
Addictions Comportementales : Les jeux d’argent, les jeux vidéo, et les jeux de hasard entraînent des comportements obsessionnels. Les individus deviennent dépendants de ces activités, négligeant leurs responsabilités quotidiennes.
Addictions au Travail : Connue sous le terme de “workaholisme”, cette forme de dépendance pousse les individus à s’investir excessivement dans leur travail, au détriment de leur santé et de leurs relations personnelles.
Addictions aux Substances Psychoactives : La consommation de produits tels que l’alcool, le cannabis, les anxiolytiques et les antidépresseurs crée une forte dépendance. Ces substances, lorsqu’elles sont consommées de manière excessive, entraînent des conséquences graves pour la santé.
Facteurs de Risque.
Plusieurs facteurs favorisent le développement de l’addiction. Les influences environnementales, les conditions de vie difficiles, et la disponibilité des substances psychoactives sont des éléments clés. Didier Thimba souligne que l’absence de centres spécialisés pour le traitement des addictions en Centrafrique aggrave la situation. Les personnes touchées n’ont souvent pas accès à l’aide nécessaire pour surmonter leur dépendance.
Conséquences de l’Addiction.
Les conséquences de l’addiction sont multiples et graves. Sur le plan individuel, les personnes dépendantes rencontrent des problèmes de santé, des difficultés financières, et des tensions relationnelles. La dépendance aux jeux et aux drogues entraîne une dégradation de la qualité de vie et un isolement social accru.
Prise en Charge et Solutions.
En Centrafrique, la prise en charge des addictions reste un défi majeur. Le manque de structures adaptées et de personnel formé complique le traitement des dépendances. Didier Thimba appelle à une meilleure sensibilisation et à la création de centres de traitement spécialisés pour offrir un soutien adéquat aux personnes touchées.
En un mot, l’addiction aux jeux d’argent et aux stupéfiants en Centrafrique est une problématique sérieuse qui détruit des familles et impacte fortement la société. Une réponse adaptée, incluant la création de centres de traitement et une sensibilisation accrue, est essentielle pour lutter contre ce fléau.
Baba Faustin jette l’éponge : Fin des bains de Kongoboro chez sa maitresse Josiane!
Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite” width=”450″ height=”311″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Accrochez-vous bien : Baba Faustin vient de mettre fin à ses bains hebdomadaire de Kongoboro ! Eh oui, l’homme qui se faisait laver comme un bébé par sa cinquième maîtresse Josiane Bemaka – Soui alias Bema, ministre de l’action humanitaire, a subitement arrêté son petit manège. Après des années de barbotage dans cette mixture mystérieuse, notre Faustin national semble avoir eu une révélation. Mais à quel prix ?
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Tenez-vous bien : ce mec, marié à deux femmes, notamment Brigitte et Tina, se tape des petites sauteries chez sa cinquième maîtresse Josiane Bemaka – Soui plusieurs fois par semaine. Et pas pour faire un petit coucou, non ! Il va se faire laver comme un gosse, un bébé de six mois avec des feuilles de Kongoboro. C’est à gerber !
Vous vous rendez compte ? Sa cinquième maitresse envoyait ses propres domestiques en quatrième vitesse au marché Combattant ou au PK-12 pour acheter ces foutues feuilles avant que monsieur ne débarque chez elle.
Le manège commençait dès que Baba Faustin pointait le bout de son nez, souvent entre 21h et 22h. Mama Josiane Bemaka – Soui avait tout préparé : les feuilles de Kongoboro chauffées déjà dans la marmite. Et là, tenez-vous bien : notre Faustin se faisait laver comme un marmot. Dans la cuvette de 40 litres, frottage, rinçage, le grand jeu ! Comme si madame Josiane Bemaka – Soui lui changeait sa couche.
Le pire, c’est que ça durait depuis plus de trois ans, ce cirque ! Et il a fallu que Corbeau News Centrafrique mette son nez là-dedans pour que M. Félix arrête ses petites trempettes. C’est louche, tout ça. S’il n’avait rien à cacher, pourquoi arrêter d’un coup ?
Parlons-en de ces bains de Kongoboro. C’est pas du pipi de chat, ce truc-là. Nos anciens l’utilisaient pour des cas graves : deuil, accident, ou même pour “laver” les péchés d’un meurtrier. Alors quoi ? M. Faustin a quelque chose de si terrible à se reprocher qu’il devait se purifier toutes les semaines ?
Franchement, ça me débecte. Un homme qui a des responsabilités aussi énormes, qui devrait montrer l’exemple, et voilà ce qu’on apprend. Il trompe ses femmes, se fait dorloter par ses nombreuses maîtresses, et en plus, il se livre à des rituels bizarres. C’est quoi la prochaine étape ?
Les gens ont raison de se poser des questions. Moi, je me demande ce qu’il essaie de cacher. Qu’est-ce qu’il a fait de si terrible pour avoir besoin de se “purifier” constamment ? Et surtout, est-ce qu’on peut faire confiance à un type pareil pour gérer nos affaires ?
Cette histoire pue, et pas qu’un peu. Ça montre bien le vrai visage de nos soi-disant élites. Pendant qu’on galère au quotidien sous le soleil, et dans l’ombre la nuit faute d’électricité, eux, ils se font chouchouter par leurs maîtresses. Et avec nos impôts, en plus !
Il est grand temps que M. Faustin, désormais appelé Baba Kongoboro s’explique. Qu’il nous dise la vérité sur ces bains, sur sa double vie, sur tout. Parce que là, franchement, ça craint. On mérite mieux que ça, nous, les citoyens honnêtes.
Cette affaire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Faut que ça change, et vite. Sinon, où va-t-on ? Je vous le demande.
un rapport de l’inspection générale des finances dévoile un vaste réseau du détournement au trésor public
Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair” width=”450″ height=”345″ />Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget
Les détournements massifs au Trésor public centrafricain atteint de plus en plus des proportions alarmantes, soulignant l’incompétence flagrante du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Un rapport accablant de l’Inspection Générale des Finances découvre que des agents du Trésor ont émis massivement de fausses quittances pour des montants allant jusqu’à 50 millions de francs CFA par personne, sans subir de véritables sanctions. Cette situation souligne l’ampleur de la corruption systémique qui gangrène les institutions financières du pays.
L’enquête de l’IGF dévoile un système de fraude bien rodé au sein du Trésor public.
“Certains agents ont fait des déficits et des fausses quittances. Il y en a un qui peut faire des fausses quittances à l’envers de 30, 40, 50 millions. Il y en a d’autres, 15, 20 millions”, révèle une source proche du dossier. Ces malversations ne se limitent pas à quelques individus isolés, mais semblent impliquer de nombreux fonctionnaires.
Le Trésor public centrafricain. CopyrightCNC
L’inspection générale des finances : Une impunité choquante.
Malgré l’ampleur des détournements constatés par l’IGF, les sanctions brillent par leur absence.
“La seule sanction, c’est la lettre interrogatoire, le questionnement”, déplore notre source. Les agents mis en cause conservent leur poste et poursuivent leurs activités frauduleuses en toute quiétude. Cette situation contraste fortement avec le traitement réservé aux petits délinquants : “Quelqu’un qui vole juste un câble électrique dans la rue, on va le mettre en prison 2 ans, 3 ans, 5 ans”.
Un gouvernement complice.
L’inaction des autorités vis-à-vis de ces détournements massifs pousse les centrafricains à s’interroger sur la complicité du gouvernement.
“Le détournement, c’est même le championnat préféré du gouvernement”, affirme un observateur politique centrafricain. Cette impunité sélective alimente les soupçons de collusion entre les plus hauts responsables de l’État et les auteurs de ces malversations.
Un pays au bord de la faillite totale.
Ces révélations interviennent dans un contexte économique déjà catastrophique pour la Centrafrique. Les détournements au Trésor public privent l’État de ressources capitales pour le développement du pays. Pendant ce temps, la population souffre des conséquences directes de cette mauvaise gestion, avec des services publics défaillants et une pauvreté croissante.
Avec l’aide de Wagner , Hassan Bouba nargue la Cour pénale spéciale
Centrafrique.org/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria-450×299.jpg” alt=”Le ministre Hassan Bouba avec des officiels et des mercenaires Wagner à Bria” width=”450″ height=”299″ />Hassan Bouba (en costume bleu) entouré d’officiels et de mercenaires russes cagoulés lors d’une visite à la SEGA de Bria en août 2024
Le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba, inculpé par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, bénéficie désormais d’une protection rapprochée assurée par des mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui comme en province. Cette situation révèle le mépris choquant du gouvernement de Baba Kongoboro pour la justice et l’état de droit.
En novembre 2021, Hassan Bouba a été arrêté et placé en détention à la prison du camp de Roux par la Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction hybride composée de juges internationaux et nationaux. Toutefois, les mercenaires du groupe Wagner, avec l’appui des soldats FACA et quelques gendarmes, et surtout après un accord du Président Touadera, l’ont libéré de force, démontrant leur emprise totale et choquante sur le pays.
“La libération forcée de Bouba par Wagner sape totalement l’autorité de la Cour pénale spéciale et le processus de justice dans tout son état “, déclare Me Alice Mballa, une avocate centrafricaine spécialisée en droits humains.
Une protection qui nargue complètement la justice.
Depuis sa libération, et sur la décision ferme du Président Kongoboro, Hassan Bouba a repris ses fonctions ministérielles sous la protection permanente et renforcée des mercenaires russes cagoulés et lourdement armés. Cette garde rapprochée l’accompagne dans tous ses déplacements, y compris lors de son déplacement à l’intérieur du pays.
“C’est un affront à toutes les victimes des exactions commises par Bouba, je pense aux victimes d’Alindao et au casque bleu congolais qu’il a tué, mais également à la communauté internationale qu’il a totalement nargué “, s’indigne Pierre Zambio, président d’une association de victimes de Hassan Bouba de Bambari.
“Le gouvernement Touadéra piétine ouvertement la justice dans toutes ses formes en protégeant ce criminel tchadien “, ajoute-t-il.
L’impuissance de la Cour pénale spéciale.
Devant une telle situation pathétique, la Cour pénale spéciale se retrouve impuissante. Selon une source sécuritaire joint au téléphone par la rédaction du CNC, “toute nouvelle tentative d’arrestation de Bouba se heurterait à une résistance armée des Wagner, au risque d’un bain de sang”.
Cette protection accordée à un criminel démontre l’étendue du contrôle exercé par les autorités russes avec leur groupe Wagner sur l’appareil d’État centrafricain, au mépris de la souveraineté nationale et des engagements internationaux du pays en matière de justice.
Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Les bouteilles de bière ‘Africa Anges Ti Lor’ produites par le groupe Wagner en Centrafrique. Cette boisson alcoolisée affiche une teneur incontrôlée en alcool de 9%.
Le groupe paramilitaire russe Wagner, déjà accusé de graves exactions, se livre désormais à l’empoisonnement de masse de la population centrafricaine. Depuis plusieurs mois, Wagner inonde Bangui et ses environs d’alcools frelatés aux effets dévastateurs, en toute impunité.
Une production des poisons alcoolisés incontrôlée aux conséquences dramatiques.
L’usine clandestine de la production de Wagner à 24 km de Bangui sur la route de Boali, produit des breuvages toxiques en totale opacité. Un employé, sous couvert d’anonymat, révèle : “Des produits de dépendance sont sciemment ajoutés pour rendre les consommateurs accros”. Le gouvernement brille par son absence de contrôle, laissant Wagner libre d’empoisonner la population.
Le “Zingo”, vendu 500 FCFA la bouteille, illustre parfaitement cette stratégie d’abrutissement. Un consommateur témoigne : “Après une seule bouteille, tu deviens incontrôlable. Ta tête tourne de façon indescriptible”. Wagner ne s’arrête pas là et commercialise également des vodkas frelatées : la “Vodka Wan Na Wa” en formats de 30 ml et 50 ml, affichant un degré d’alcool de 40%, un chiffre totalement invérifiable en l’absence de contrôles.
Paquet de Vodka Wa Na Wa, alcool à 40%, contenant 50 ml de liquide, produit en Cent⬤
Une jeunesse sacrifiée sur l’autel du profit.
Cette offensive alcoolique vise particulièrement la jeunesse centrafricaine. En la rendant dépendante et apathique, Wagner sape tout espoir de reconstruction du pays. Un observateur centrafricain dénonce : “Wagner participe à la traumatisation de la population, anéantissant toute idée de construction ou de responsabilité”.
L’inaction des autorités dans ce scandale sanitaire majeur s’apparente à une complicité criminelle. En fermant les yeux sur ces agissements, le gouvernement cautionne l’empoisonnement délibéré de sa population. Le processus de fabrication reste totalement opaque, comme le confirme un témoin : “Le gouvernement n’a même pas mis les pieds là-bas. La production d’alcool de Wagner est totalement incontrôlée.”
Un paquet de Vodka Wa Na Wa, contenant 30 ml de boisson alcoolisée à 40%, produit par “First Industrial Company”, une entreprise de Wagner à Bangui. CopyrightCNC
Cette situation alarmante hypothèque gravement l’avenir de la Centrafrique. Le groupe Wagner, après avoir lancé sa première bière “Afrika Ti Lore” il y a deux ans, poursuit son expansion toxique avec le “Zingo” et d’autres produits comme Vodka Wanawa. Cette prolifération d’alcools frelatés constitue une menace sanitaire et sociale majeure pour le pays.
Les éleveurs Peuls, une autre cible préférée de la police de Bocaranga
Centrafrique.org/bocaranga-la-chasse-aux-musulmans-par-une-police-hors-de-controle-prend-de-lampleur/les_policiers_de_bocaranga_devant_une_boutique/” rel=”attachment wp-att-78619″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_policiers_de_bocaranga_devant_une_boutique-450×387.jpg” alt=”Vue d’une rue commerçante avec des boutiques et des passants ainsi que des policers à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé” width=”450″ height=”387″ />Le quotidien d’une rue commerçante de Bocaranga, avec ses boutiques et ses policers en patrouille de racket. CopyrightCNC
La ville de Bocaranga, située à 532 km de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, est depuis quelques mois devenue un terrain de prédilection de la mafia policière contre les éleveurs peuls. Ce racket organisé menace l’approvisionnement en viande de la ville et révèle l’ampleur de la corruption qui gangrène les forces de l’ordre.
Un harcèlement ciblé et incessant contre les éleveurs Peuls.
Les éleveurs peuls, encouragés par les autorités locales à venir vendre leur bétail aux bouchers locaux, se retrouvent piégés dès leur arrivée aux abords de Bocaranga. Les policiers, loin de protéger ces acteurs nécessaires de l’économie locale, les traitent comme des criminels. Arrêtés arbitrairement, ces éleveurs subissent des pressions intolérables au commissariat.
Extorsion des éleveurs Peuls sous couvert de la loi.
Sous prétexte de vérifications d’identité, les forces de l’ordre soumettent les éleveurs peuls à un véritable chantage. Sans papiers en règle – une exigence souvent difficile à satisfaire pour ces populations nomades, ils sont contraints de verser des sommes importantes pour retrouver leur liberté. Cette pratique s’apparente à une véritable extorsion de fonds, en totale contradiction avec l’article 16 de la Constitution centrafricaine initiée par Baba Kongoboro qui stipule que “La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger”.
Menace sur la sécurité alimentaire.
Cette situation alarmante a des conséquences directes sur l’approvisionnement en viande de Bocaranga. Terrorisés par ces exactions policières, de nombreux éleveurs peuls préfèrent éviter la ville, privant ainsi la population d’une source primordiale de protéines. Le risque de pénurie alimentaire se profile, menaçant d’aggraver une situation nutritionnelle déjà précaire dans la région.
Un développement économique entravé.
Au-delà de l’impact immédiat sur l’alimentation, ces pratiques policières sapent les efforts de développement économique de Bocaranga. L’élevage et le commerce de bétail, piliers traditionnels de l’économie locale, sont gravement compromis. Cette situation va à l’encontre des principes énoncés dans la Constitution de Baba Kongoboro, notamment l’article 9 qui affirme que “L’État exerce la plénitude de sa souveraineté sur la totalité des ressources de la République Centrafricaine qu’il exploite pour le bien-être du peuple centrafricain”.
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR
Les États-Unis sanctionnent de plus en plus les activités illicites d’entreprises centrafricaines liées à Wagner. Ces mesures viennent « faire obstacle » aux opérations d’ingérence russe en Afrique, mais aussi à l’étranger.
En 2024, la stratégie des États-Unis contre les activités russes en Centrafrique cible les sociétés affiliées à la galaxie du groupe paramilitaire russe Wagner. Centrafrique, Mali, Soudan… Renommé Africa Corps, il fait désormais partie intégrante des sphères politiques, économiques et médiatiques de nombreux pays africains.
En mai, la scène internationale reproche à Mining Industries d’avoir loué des avions d’une entreprise émiratie pour son transport de personnel et de matériel, elle-même déjà sanctionnée. De son côté, Logistique Économie Étrangère s’est vu reprochée d’avoir reçu des centaines d’expéditions de matières lourdes d’une entreprise connexe, également sanctionnée. Plus tôt dans l’année, Borker Expert et Bois Rouge SARLU subissent elles aussi les foudres de Washington. L’une et l’autre cherchant à réaliser du profit par l’extraction illicite de ressources naturelles, tout en fournissant Wagner.
Selon Brian Nelson, responsable du Trésor américain : « Wagner, soutenu par la Russie, et son réseau d’entreprises exploitent la population et les ressources naturelles de la République Centrafricaine pour faire avancer l’ordre du jour du groupe ». Les États-Unis espèrent ainsi contrer les activités d’ingérence russes sur le continent. Si Wagner a été accueilli favorablement dans certains pays en tant que partenaire sécuritaire, d’autres nations s’inquiètent de leur perte de souveraineté nationale.
L’or africain, financement des tueries en Ukraine ?
Le groupe de Mercenaires russes a, depuis plusieurs années, tissé des liens au sein de l’économie de la République de Centrafrique, pour devenir un important instrument de captation de richesses de Moscou. Ces apports financiers et matériels viennent notamment appuyer les capacités russes dans sa guerre en Ukraine. Par exemple, Broker Expert aurait exporté des casques destinés aux troupes wagnériennes en Ukraine. « Nous continuerons d’utiliser tous les outils à notre disposition pour gêner la capacité du [président russe Vladimir] Poutine à armer et équiper sa machine de guerre ». a ainsi confirmé le département d’État américain, fin mars.
L’année passée, The Blood Gold Report révèle un gain de 2,5 milliards de dollars des activités d’exploitation minière de Wagner en Afrique. Cela concerne principalement l’extraction de l’or sur le continent. En République Centrafricaine la mine d’or de Ndassima, soit la plus importante du pays, lui est ainsi exclusivement réservée de 2020 à 2023. Cela représente un revenu de 250 millions de dollars par an. En plus de financer les atrocités de la guerre, ces opérations impactent également la population autour des sites miniers en question. Dans le pays, les mineurs locaux ont été pour la plupart, soit mis de côté, soit brutalement assassinés. L’intitulé même du rapport fait référence aux actions controversées et violentes de l’entité Wagner.
Santé en Centrafrique : Un système en déroute totale.
Centrafrique.org/faciliter-le-transfert-des-malades-des-motos-remises-par-le-projet-seni-a-lhopital-de-bayanga/intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-bayanga/” rel=”attachment wp-att-76646″ data-wpel-link=”internal”>Deux professionnels de santé effectuent une intervention chirurgicale à l’hôpital de Bayanga. Image Facebook de l’hôpital de Bayanga.
La situation sanitaire en République Centrafricaine est alarmante. Les infrastructures hospitalières sont défaillantes, et les équipements manquent cruellement. Les patients, souvent livrés à eux-mêmes, ne peuvent espérer des soins de qualité. Les promesses du gouvernement restent sans effet concret, plongeant le système de santé dans une crise profonde.
Les hôpitaux de la République Centrafricaine, tels que ceux de Bangui et des régions environnantes, sont dans un état de délabrement avancé. Les bâtiments manquent d’entretien, les toits fuient et les conditions d’hygiène sont désastreuses. Lazare Kiandji, leader-jeune et observateur de la sociopolitique, dans l’émission Patara déclare : “Lorsque vous faites le tour des hôpitaux, vous constatez une absence totale de moyens, c’est à peine croyable”. Les malades sont souvent contraints de se procurer eux-mêmes les médicaments nécessaires, faute de stocks dans les établissements de santé.
Manque Cruel de Matériel et Personnel.
Le manque de matériel médical est flagrant. Les plateaux techniques sont inexistants dans de nombreux hôpitaux. Les services de radiographie, de chirurgie et même les laboratoires sont souvent fermés faute d’équipements fonctionnels.
“Les équipements sont obsolètes ou inexistants, ce qui met en danger la vie des patients”, affirme Lazare Kiandji. En outre, le personnel médical est insuffisant et mal formé, ce qui aggrave la situation. Les médecins et infirmiers travaillent dans des conditions précaires et sont souvent débordés.
Une politique sanitaire déconnectée de la réalité.
La politique sanitaire du gouvernement, malgré les discours prometteurs, ne parvient pas à améliorer la situation sur le terrain. William Ndjapou, conseiller juridique du président de la République, soutient que “le gouvernement a accordé 13,9 % de son budget national à la santé en 2021,”, mais les résultats restent invisibles pour la population. Les fonds alloués semblent disparaître sans impact concret sur les infrastructures et les services médicaux.
Le rôle des ONG et des partenaires internationaux.
Le système de santé centrafricain survit principalement grâce à l’intervention des ONG et des organisations internationales telles que MSF et IMC. Ces organisations apportent un soutien crucial en fournissant du matériel, du personnel et des formations.
“Sans l’aide des ONG, la situation serait encore plus catastrophique”, explique Lazare Kiandji. Toutefois, cette dépendance aux aides extérieures révèle l’incapacité du gouvernement à assurer une gestion autonome et efficace du secteur de la santé.
Témoignages des victimes.
Les témoignages des patients et des professionnels de santé sont édifiants. Un médecin anonyme raconte :
“Nous devons souvent improviser avec les moyens du bord. Parfois, nous n’avons même pas de gants ou de seringues”. Un patient de l’hôpital communautaire de Bangui décrit des scènes de désespoir où les malades attendent des heures, voire des jours, sans être pris en charge. “C’est une honte nationale, et nos dirigeants semblent indifférents à notre souffrance”,.
Un système à réformer d’urgence.
La situation sanitaire en République Centrafricaine nécessite une réforme profonde et urgente. Les discours politiques doivent se traduire en actions concrètes sur le terrain pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et garantir l’accès à des soins de santé décents pour tous les Centrafricains. La crise actuelle ne peut plus être ignorée, et des mesures drastiques doivent être prises pour sortir le pays de ce chaos sanitaire.
Faustin-Archange Touadéra : Du candidat méconnu au tyran ingrat
Centrafrique.org/troisieme-mandat-reelle-inquietude-parmi-les-conseillers-du-chef-de-letat/touadera-prete-serment-joli/” rel=”attachment wp-att-59173″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui. Copyright
“Ne traverse pas celui qui est dans la misère”, dit un adage populaire. La sagesse ancestrale avertit contre l’aide à ceux qui pourraient se retourner contre leurs bienfaiteurs. Le cas du président Kongoboro prouve de manière frappante la justesse de ce dicton.
Faustin-Archange Touadéra : un accès au pouvoir entaché de fraudes massives.
En 2016, Touadéra accède à la présidence dans des circonstances troubles. Son parcours électoral se limite à deux meetings dans le 4ème arrondissement de Bangui, pourtant il se retrouve propulsé au second tour. Des témoignages accablants et vérifiés révèlent des manipulations massives, avec la destruction de bulletins de vote par la MINUSCA. Certains ont même été retrouvés dans le puits d’eau dans une base onusienne à Bozoum, preuve flagrante de la fraude.
Faustin-Archange Touadéra : L’ingratitude comme politique d’État.
“Qui sème le vent récolte la tempête”, un dicton parfait pour ceux qui ont facilité l’ascension de Touadéra. La France, principale actrice de sa victoire en coulisses, subit aujourd’hui les attaques ouvertes de celui qu’elle a placé au pouvoir. Le président Kongoboro déclare être “en guerre permanente” avec Paris, démontrant une ingratitude sidérante.
Une purge des soutiens.
L’ingratitude de Touadéra s’étend à tous ses anciens alliés. L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Professeur Danielle Darlan, artisane de sa victoire, a été brutalement évincée pour avoir remis en question certaines décisions. Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba et Karim Meckassoua, figures de l’opposition qui l’ont soutenu, subissent maintenant une persécution acharnée.
Un régime autocratique s’installe.
“Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage”. Touadéra applique ce principe à l’ensemble de la nation centrafricaine. Sous prétexte de stabilité, il s’accroche au pouvoir pour les 40 prochaines années, au mépris des souffrances de son peuple. Les Centrafricains paient le prix fort de cette dérive autocratique, leur sang coule pour assouvir les ambitions d’un seul homme.
L’apparence trompeuse d’un dictateur.
“L’habit ne fait pas le moine”, et Touadéra en est la preuve vivante. Derrière son apparence calme et posée se cache un dictateur impitoyable. Ceux qui ne le connaissent pas intimement tombent dans le piège de ce masque de bienveillance, ignorant la réalité d’un homme prêt à tout pour garder le pouvoir.
Le cas Touadéra montre crûment comment la politique transforme les hommes, rarement pour le meilleur. La Centrafrique subit aujourd’hui les conséquences d’avoir hissé au sommet de l’État un homme dont l’ingratitude n’a d’égale que son ambition démesurée. Le peuple centrafricain devra tirer les leçons de cette amère expérience pour son avenir.
Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur
Centrafrique.org/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos-450×218.jpg” alt=”Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons” width=”450″ height=”218″ />Des policiers à moto patrouillent dans une rue animée de Bocaranga CopyrightCNC
À Bokaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé située à 532 km de Bangui, les forces de l’ordre censées protéger la population se sont transformées en prédateurs acharnés, ciblant particulièrement la communauté musulmane. Une enquête approfondie menée par notre équipe révèle un système de racket institutionnalisé qui gangrène la ville depuis plusieurs mois.
La chasse aux musulmans : un marché transformé en terrain de prédilection.
Chaque vendredi, à Bocaranga, les policiers investissent le marché central pour procéder à l’arrestation arbitraire de commerçants musulmans. Sans motif valable, ces derniers sont arrêtés et placés en détention au commissariat, avec une forte menace d’accusation fallacieuse d’atteinte à la sureté de l’État, d’association des malfaiteurs et de rébellion, ces pauvres commerçant musulmans sont contraints de verser des sommes exorbitantes pour retrouver rapidement leur liberté. Un témoin, sous couvert d’anonymat, déclare :
“Pour les policiers, la vie se résume à l’argent. Le travail, c’est l’argent”.
Le quotidien d’une rue commerçante de Bocaranga, avec ses boutiques et ses policers en patrouille de racket. CopyrightCNC
Personne n’est épargné.
L’ampleur de ces exactions est telle que même le chef du quartier musulman a été arrêté sans raison valable. Un de ses concitoyens, aussi musulman comme lui, était parti pour négocier le sort du chef du quartier. Mais à sa surprise, lui aussi a été arrêté à son tour par les policiers. La mafia dans la mafia. Les deux étaient obligés de verser chacun 10000 francs CFA pour obtenir leur libération.
chasse aux musulmans: une économie asphyxiée à Bocaranga.
À Bocaranga, le harcèlement policier constant pousse de nombreux commerçants musulmans à abandonner le marché central. Ils tentent de se replier dans leur quartier, ouvrant des boutiques loin du centre-ville. Toutefois, cette stratégie s’avère inefficace. Les policiers véreux étendent leur “chasse aux sorcières” jusque dans ces zones résidentielles, traquant sans relâche les commerçants. Ce climat de peur et d’insécurité paralyse l’activité économique de toute la ville. Les marchands musulmans, pourtant indispensables à l’économie locale, se retrouvent dans l’impossibilité d’exercer leur métier, quel que soit l’endroit où ils s’installent.
Un système de racket bien rodé.
La corruption atteint des sommets avec la délivrance forcée de récépissés à 5 000 francs CFA tous les trois mois. Tout retard dans le renouvellement de ce document expose les citoyens à des sanctions financières encore plus lourdes.
Une chaîne de commandement défaillante.
Cette situation intenable expose les dysfonctionnements profonds dans la chaîne de commandement de la police centrafricaine. Le silence assourdissant des hautes instances laisse perplexe. Le directeur général de la police, le ministre de l’Intérieur Michel Nicaise Nassin, et le Président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, paraissent soit totalement déconnectés de la réalité sur le terrain, soit complices par leur inaction. Leur apparente indifférence face à ces exactions systématiques soulève de graves interrogations sur leur capacité ou leur volonté à exercer un contrôle effectif sur les forces de l’ordre.
Les musulmans de Bokaranga, piliers de l’économie locale, se retrouvent ainsi réduits au statut de “vaches à lait” par des forces de l’ordre corrompues “de la tête aux pieds”. Cette situation explosive menace non seulement la cohésion sociale mais aussi le développement économique de toute la région.
Martin Ziguelé avertit : “Après nos femmes, c’est notre pays qu’ils veulent”
Centrafrique.org/modification-de-la-constitution-le-brdc-denonce-les-manoeuvres-du-contournement-de-la-decision-de-la-cour-constitutionnelle-par-le-regime/martin-ziguele-tres-bien/” rel=”attachment wp-att-59665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/martin-ziguele-tres-bien-450×399.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC” width=”450″ height=”399″ />Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Le président du MLPC, Professeur Martin Ziguelé, a lancé une attaque cinglante contre le régime de Faustin Archange Kongoboro lors de l’anniversaire du parti URCA. Dans un discours incisif, l’ancien Premier ministre a dénoncé l’incompétence et les dérives autoritaires du pouvoir actuel.
Martin Ziguelé : un soutien qui se retourne contre ses bienfaiteurs.
Ziguelé n’a pas mâché ses mots pour critiquer celui que l’opposition avait jadis soutenu. “Nous avons joué au guérisseur naïf. On a soigné un impuissant et maintenant non seulement il veut prendre nos épouses, mais il veut aussi qu’on quitte le village”, a-t-il déclaré, provoquant l’hilarité de l’assistance. Cette métaphore crue vise directement Touadéra, accusé de trahir ceux qui l’ont porté au pouvoir.
Martin Ziguelé : “un régime aux ambitions démesurées”.
Le leader du MLPC a dressé un tableau sombre de la gouvernance actuelle : “Il veut tout, tout le pouvoir et pour toujours”. Ziguelé dénonce une “destruction de l’espace civique” et une “manipulation de tous les textes” dans le seul but de se maintenir au pouvoir. La Constitution, les lois et les institutions seraient ainsi instrumentalisées au profit d’un seul homme.
Des résultats désastreux.
Malgré ces manœuvres, Ziguelé souligne l’absence totale de résultats concrets pour le pays. “Sans résultat”, martèle-t-il, pointant l’incapacité du régime de Baba Kongoboro à améliorer les conditions de vie des Centrafricains malgré son acharnement à concentrer tous les pouvoirs.
Un appel à l’union des forces démocratiques.
Dans ce contexte alarmant, l’ancien Premier ministre exhorte l’opposition à s’unir. “Il nous faut constituer une équipe comme celle de l’Espagne qui a gagné à l’euro”, déclare-t-il, appelant à tirer les leçons des échecs passés. Ziguelé invite les forces démocratiques à “remettre toutes les cartes sur la table” pour proposer une alternative crédible. Selon lui, seule une coalition forte et unie pourra relever les défis qui s’imposent et offrir un véritable choix aux Centrafricains.
Alors que le régime de Touadéra s’enfonce dans l’autoritarisme, l’opposition semble déterminée à ne pas laisser le champ libre à celui qu’elle qualifie désormais “d’impuissant”. Le prochain rendez-vous électoral s’annonce crucial pour l’avenir de la démocratie centrafricaine.
La mafia s’empare de la réfection du stade 20 000 places de Bangui
Centrafrique.org/la-fifa-sengage-a-construire-des-stades-de-football-en-rca-ou-en-sommes-nous-christian-aime-ndota/entree-principale-du-stade-20-000-places-en-face-de-limmeuble-de-socatel-a-bangui-photo-prise-le-16-mars-2023-apres-une-pluie/” rel=”attachment wp-att-63519″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Entree-principale-du-stade-20-000-places-en-face-de-limmeuble-de-SOCATEL-a-Bangui.-Photo-prise-le-16-mars-2023-apres-une-pluie-450×203.jpg” alt=”Entrée principale du stade 20 000 places, en face de l’immeuble de SOCATEL à Bangui. Photo prise le 16 mars 2023 après une pluie” width=”450″ height=”203″ />Entrée principale du stade 20 000 places, en face de l’immeuble de SOCATEL à Bangui. Photo prise le 16 mars 2023 après une pluie
À
À Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le chantier de rénovation du stade 20 000 places s’enlise dans un bourbier de pratiques douteuses. Cette affaire expose au grand jour l’ampleur du népotisme et de la corruption qui minent actuellement le pays de Boganda.
La réfection du stade 20 000 places : un projet crucial dévoyé.
Depuis plusieurs années, la FIFA a déclaré que le stade 20 000 places de Bangui ne répondait plus aux normes requises pour accueillir des matchs internationaux. Cette situation a contraint l’équipe nationale centrafricaine à jouer ses matchs “à domicile” à l’étranger, notamment au Cameroun, provoquant la colère des supporters et des défaites cuisantes pour les Fauves.
Sous la pression populaire et politique, le gouvernement a fini par allouer 400 millions de francs CFA au ministère de la Jeunesse et des Sports pour rénover l’infrastructure. Toutefois, au lieu de lancer un appel d’offres transparent, le ministère a opté pour une attribution opaque des marchés.
La réfection du stade 20 000 places : un réseau d’acteurs liés au pouvoir.
Les travaux ont été répartis entre différents acteurs proches du régime :
La peinture a été confiée à l’entreprise nombala, gérée par de jumeaux. Ces personnalités ne font pas de la politique.
Le marché des sièges a été attribué à l’entreprise élégance, gérée par Thierry wambenti , dont son surnom connu sur les réseaux sociaux le sultan de Dékoua. Ce monsieur est également Président du parti MCU de la région centre-ouest regroupant Sibut et Kaga-Bandoro.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, a lui aussi créé des entreprises fictives pour capter une partie du marché.
Le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon, s’est également octroyé des marchés via ses propres sociétés écrans.
Même le ministre en charge des sociétés parapubliques, monsieur Roméo Gribingui, lui aussi, a profité de l’aubaine pour placer ses entreprises fictives créées pour la cause.
Une bataille d’ego aux dépens des ouvriers.
La situation a dégénéré en conflit ouvert entre le ministre Héritier Doneng et le directeur général de l’ONASPORT, Sévérin Lidamon. Profitant de l’absence du ministre Doneng à Bangui, Lidamon payent des liveurs du régime sur Facebook pour attaquer le ministre Doneng, l’accusant de détournement des fonds destinés aux ouvriers.
En effet, selon Lidamon, c’est lui-même qui s’est rendu au Trésor Public pour retirer les fonds destinés au paiement des ouvriers ayant participé à la rénovation. Il affirme avoir ensuite remis cet argent au ministre Doneng pour qu’il le garde et payer les ouvriers. Cependant, au lieu de payer les ouvriers avec ces fonds, le ministre aurait conservé l’argent et demandé à Lidamon d’utiliser les ressources de l’ONASPORT pour rémunérer les travailleurs.
Cette décision du ministre a eu des répercussions immédiates. Lidamon explique avoir payé les ouvriers pour le mois de juin avec l’argent de l’ONASPORT, ce qui a directement impacté le versement des salaires des employés de l’organisme.
La situation s’est encore aggravée pour le mois de juillet 2024. Le ministre Doneng aurait déclaré que le gouvernement n’avait pas débloqué de fonds pour la participation aux Jeux Olympiques de Paris. En conséquence, il aurait utilisé l’argent initialement destiné à la réfection du stade pour financer son voyage et celui des athlètes centrafricains aux Jeux Olympiques.
Résultat de ces manœuvres financières : l’ONASPORT se trouve actuellement dans l’incapacité de payer ses employés. Ces allégations du Directeur Général de l’ONASPORT jettent une lumière crue sur les pratiques de gestion au sein du ministère et soulèvent de sérieuses questions sur l’utilisation des fonds publics.
Un gâchis aux multiples victimes.
Cette gabegie a des répercussions bien au-delà du stade. Les athlètes centrafricains se voient privés d’une infrastructure digne de ce nom pour s’entraîner et représenter leur pays. Les supporters, quant à eux, restent frustrés de ne pouvoir encourager leur équipe nationale sur le sol centrafricain.
L’opacité entourant ce chantier prouve les défis de gouvernance auxquels Bangui doit s’attaquer pour offrir à sa jeunesse des opportunités à la hauteur de ses aspirations. En attendant, le retour tant espéré des Fauves en Centrafrique semble s’éloigner, victime collatérale de ces manœuvres politico-financières.
Gestion opaque du budget au ministère de la Communication centrafricain : des millions volatilisés
Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.” width=”450″ height=”207″ />Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm
Une analyse approfondie des budgets 2023 et 2024 du ministère de la Communication centrafricain révèle des pratiques financières alarmantes. Des millions de francs CFA, alloués à des projets obscurs tels que des “Prix d’Excellence” et des “journaux gouvernementaux”, semblent s’évaporer sans laisser de trace. Cette enquête met en lumière un système de détournement de fonds publics bien rodé.
Le mystère des “Prix d’Excellence” et des “journaux gouvernementaux”: une Gestion opaque du budget .
Les budgets du ministère de la Communication font état de sommes importantes destinées à des “Prix d’Excellence” et à la production de “journaux gouvernementaux”. Cependant, ces initiatives restent invisibles pour le grand public. Aucune cérémonie de remise de prix n’a été médiatisée, et les journaux en question semblent introuvables.
Nos sources au sein du ministère confirment que ces lignes budgétaires existent bel et bien, et que l’argent est effectivement déboursé. Mais la destination finale de ces fonds reste un mystère. Un fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, nous confie : “Ces budgets sont comme des trous noirs. L’argent y entre, mais on ne sait jamais où il ressort”.
Une Gestion opaque du budget bien huilée.
Le processus de décaissement de ces fonds semble conçu pour éviter toute transparence. Les documents officiels mentionnent ces dépenses, mais aucun détail n’est fourni sur leur utilisation concrète. Les tentatives d’obtenir des informations auprès du cabinet du ministre se heurtent systématiquement à un mur de silence.
Cette opacité soulève des questions sur l’existence possible d’un système de détournement sophistiqué au sein du ministère. Les montants en jeu, s’élevant à plusieurs millions de francs CFA, disparaissent dans les méandres administratifs sans laisser de trace visible.
Conséquences sur le secteur de la communication.
Pendant ce temps, le secteur de la communication en Centrafrique souffre d’un manque cruel de ressources. Les médias indépendants peinent à survivre, les journalistes manquent de formation, et les infrastructures de communication restent sous-développées. L’ironie de la situation n’échappe pas aux observateurs : des millions sont budgétisés pour des projets fantômes, tandis que les besoins réels du secteur restent ignorés.
Appels à la transparence et à la réforme.
Face à ces révélations, des voix s’élèvent pour exiger une enquête approfondie et une refonte totale du système de gestion budgétaire du ministère. Certains journalistes centrafricains appellent à la mise en place de mécanismes de contrôle indépendants et à une plus grande transparence dans l’utilisation des fonds publics.
La misère des employés et le scandale financier à l’Assemblée nationale centrafricaine
Centrafrique.org/renouvellement-du-bureau-de-lassemblee-nationale-les-nouveaux-membres-elus-par-les-deputes/sarandji-assemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-62787″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/sarandji-assemblee-nationale-450×416.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023″ width=”450″ height=”416″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le 13 février 2023
Pendant que les employés de l’Assemblée nationale centrafricaine accumulent des mois de retard de salaire, plongeant de nombreuses familles dans la précarité, un vaste réseau de détournement de fonds semble prospérer au sein de l’institution. Un rapport accablant de la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle révèle une gestion catastrophique des finances au premier semestre 2022.
Des employés de l’Assemblée nationale centrafricaineau bord du gouffre.
“Cela fait deux mois que je n’ai pas touché mon salaire. Comment vais-je nourrir ma famille ?” s’indigne Jean, employé administratif à l’Assemblée nationale depuis 15 ans. Comme lui, des dizaines d’employés de l’institution parlementaire centrafricaine font face à des retards de paiement chroniques, les plongeant dans des situations financières désespérées.
Marie, secrétaire, témoigne : “J’ai dû retirer mes enfants de l’école privée, je ne pouvais plus payer les frais de scolarité. C’est un véritable déchirement”. Ces témoignages illustrent la détresse d’un personnel administratif sacrifié sur l’autel de la mauvaise gestion.
Un rapport qui lève le voile sur des pratiques scandaleuses à l’Assemblée nationale centrafricaine.
C’est dans ce contexte de crise sociale que la Commission spéciale de comptabilité et de contrôle a rendu son rapport sur la gestion financière de l’Assemblée nationale au premier semestre 2022. Le document, fruit de trois mois d’enquête, dresse un tableau alarmant des pratiques en cours au sein de l’institution.
Détournements massifs et chaos financier à l’Assemblée nationale centrafricaine.
Le rapport pointe du doigt de graves irrégularités dans la gestion des fonds publics, laissant entrevoir un système de détournement bien rodé.
Des évacuations sanitaires hors de contrôle.
Premier constat accablant : les dépenses liées aux évacuations sanitaires ont explosé. Sur une dotation initiale de 80 millions FCFA, plus de 113 millions ont été dépensés, soit un dépassement de 42%. Plus inquiétant encore, aucune pièce justificative n’a été fournie pour ces dépenses.
La Commission a également relevé un cas particulièrement choquant : l’évacuation sanitaire accordée à l’enfant d’un employé, en totale violation des règles en vigueur. Cette faveur indue illustre le népotisme qui semble régner au sein de l’institution.
Des missions parlementaires aux frais exorbitants.
Les missions des députés ont également donné lieu à des abus flagrants. Le rapport révèle que plus de 305 millions FCFA ont été dépensés pour ces déplacements, soit un dépassement de plus de 75 millions par rapport au budget prévu.
Plus grave encore, certaines missions ont même été payées sans aucun appel de fonds préalable, en totale irrégularité avec les procédures financières en vigueur.
Le chaos dans le traitement des salaires.
Le traitement des salaires au sein de l’Assemblée révèle lui aussi un véritable chaos administratif et financier. Des écarts inexpliqués de plusieurs millions de francs CFA apparaissent entre les différents documents comptables examinés par la Commission.
Le rapport dénonce une litanie de “cas d’irrégularités” : fonctionnaires fantômes continuant à percevoir un salaire, rémunérations mystérieusement doublées, primes indues, favoritisme caractérisé dans l’attribution des rémunérations.
Parmi les cas les plus flagrants, la Commission cite celui d’un simple chef de bureau percevant le salaire d’un directeur, ou encore celui d’un employé absent depuis des mois mais toujours rémunéré.
Une opacité totale de la direction financière.
Face à ces graves dysfonctionnements, la direction financière de l’Assemblée a fait preuve d’une opacité totale, refusant obstinément de fournir les pièces comptables réclamées par la Commission de contrôle.
Malgré trois courriers adressés au Président de l’Assemblée nationale pour réclamer son intervention, aucune suite n’a été donnée.
Des recommandations pour assainir la gestion.
Face à ce tableau désastreux, la Commission formule une série de recommandations pour tenter d’assainir la gestion de l’Assemblée, notamment :
– Doter l’institution d’un logiciel comptable performant
– Procéder à un audit complet du fichier des fonctionnaires parlementaires
– Mettre en place des procédures strictes pour les évacuations sanitaires et les missions
– Exiger le remboursement des sommes indûment perçues
Un test pour la volonté politique de lutter contre la corruption.
Ce scandale financier constitue un véritable test pour la volonté politique des autorités centrafricaines de lutter contre la corruption. Alors que le pays reste englué dans une grave crise économique et sécuritaire, le détournement de fonds publics par les élites politiques apparaît particulièrement choquant.
Pendant ce temps, les employés de l’Assemblée nationale continuent de subir les conséquences de cette gestion calamiteuse. “On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour nos salaires, mais visiblement, il y en a pour certains”, conclut amèrement Jean*. Un constat qui résume à lui seul l’ampleur du scandale qui secoue l’institution parlementaire centrafricaine.
Les prénoms ont été changés pour préserver l’anonymat des témoins.
Corruption, l’anarchie et insécurité, le cocktail qui tue tout espoir d’investissement en Centrafrique
Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Le climat d’affaires est devenu un véritable poison en République centrafricaine, paralysant toute tentative d’investissement étranger et national. Sous la domination du groupe Wagner et un gouvernement corrompu, la justice et la sécurité sont inexistantes, rendant impossible toute initiative économique viable. Les investisseurs fuient ce pays en proie à l’anarchie et à l’insécurité permanente.
Le groupe Wagner, implanté dans le pays depuis 2018 avec la bénédiction des autorités, s’attaque systématiquement aux investisseurs étrangers, monopolisant le système judiciaire, politique, économique, les ressources minières et créant un climat de terreur partout dans le pays. Les entrepreneurs centrafricains ne sont pas épargnés, contraints et sous la menace permanente. La justice, totalement soumise à la volonté de Wagner, ne protège plus les droits des citoyens ou des entreprises. Toute tentative de résistance est écrasée avec brutalité, et les voix dissidentes sont réduites au silence.
Sur le plan sécuritaire, la situation est catastrophique. Les enlèvements, les extorsions et les violences sont devenus monnaie courante, alimentant un climat de peur permanent. Les forces de sécurité nationales sont impuissantes, souvent complices des exactions commises par Wagner. L’absence de sécurité dissuade les investisseurs potentiels, qui voient la Centrafrique comme un territoire où la vie et les biens ne sont pas protégés.
L’économie du pays est en chute libre. Les secteurs productifs sont à l’arrêt, et les rares entreprises encore en activité subissent une pression fiscale insoutenable. Les investisseurs sont contraints de payer des impôts exorbitants sous peine de voir leurs équipements saisis et leurs activités bloquées. Cette politique économique destructrice éloigne toute perspective de développement et de prospérité. La population, démunie et appauvrie, souffre terriblement.
L’argent ne circule plus, et les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits. La misère s’étend, et les espoirs de renouveau s’évanouissent. Le gouvernement centrafricain, obsédé par le maintien au pouvoir, ferme les yeux sur ces dérives.
Le président putschiste Faustin-Archange Touadéra est une marionnette, totalement soumis à Wagner, et son premier ministre collabore avec eux pour des intérêts personnels. Le président de l’Assemblée nationale multiplie les voyages en Russie, témoignant de l’influence écrasante de Moscou sur les décisions politiques nationales.
Les ministres, plus préoccupés par leur survie que par le développement du pays, collaborent avec les forces d’occupation pour conserver leurs privilèges.
La Centrafrique, autrefois pleine de promesses, est devenue un enfer économique et social, repoussé par le monde entier. Le climat d’affaires toxique, la corruption omniprésente, la violence incontrôlée et l’influence destructrice de Wagner ont détruit toute espérance d’investissement et de développement. Les autorités, aveuglées par leur soif de pouvoir, sacrifient l’avenir du pays, laissant une population désespérée face à un avenir sombre et incertain.
Richard Filakota, ministre du Plan et de l’Économie nationale, a démontré son incapacité à formuler une vision cohérente pour le développement du capital humain en Centrafrique lors de sa récente interview sur la radio Ndékè Luka. Piégé par ses propres contradictions, le ministre s’est empêtré dans un discours creux dépourvu de toute réalité politique.
Le ministre Richard Filakota déconnecté des réalités du terrain.
Interrogé sur l’apport concret du gouvernement dans le développement du capital humain, Filakota s’est lancé dans une tirade confuse sur des “financements” et des “opportunités”. Le ministre a évoqué sa participation à la gà Washington, se vantant d’avoir “beaucoup discuté des opportunités” sans pouvoir citer la moindre mesure concrète issue de ces discussions.
Des promesses en l’air.
“On va mettre vraiment le paquet“, a déclaré Filakota, utilisant une formule creuse qui trahit l’absence totale de stratégie. Le ministre s’est montré incapable de chiffrer le moindre investissement, avouant ne pas pouvoir “donner le montant pour le moment”. Cette confession d’ignorance de la part du responsable de l’économie nationale est alarmante.
Une realpolitik inexistante.
Malgré ses prétentions à la “realpolitik”,Filakota n’a présenté aucune vision réaliste pour le développement du pays. Son discours s’est limité à des généralités sur “la réalisation des écoles” et “la prise en charge des élèves”, sans le moindre détail sur leur mise en œuvre ou leur financement.
Le ministre semble confondre éloquence et compétence. Sa capacité à parler longuement sans rien dire ne peut masquer l’absence criante de stratégie politique concrète. Les Centrafricains méritent mieux que ces discours creux et attendent des actions tangibles pour le développement du capital humain dans leur pays.
Koui, un soldat FACA décapité retrouvé près du village Ngaoukala
Centrafrique.org/Centrafrique-appel-a-la-resistance/visite-camp-kassai-Bangui-le-24-janvier-2010-2/” rel=”attachment wp-att-60075″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat FACA de forces armées centrafricaines. Visite camp Kassai, Bangui le 24 janvier 2010.
La semaine dernière, un cadavre décapité a été découvert près du village de Ngaoukala, au nord-ouest de Koui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Cette découverte glaçante dévoile une fois de plus la violence extrême qui règne dans le pays.
Des jeunes villageois tombent sur une scène d’horreur.
La semaine dernière, un groupe de jeunes du village se rendant aux champs a fait une découverte effroyable. À environ 5 km de Ngaoukala, ils ont repéré un corps partiellement enterré. En s’approchant, ils ont constaté avec effroi qu’il s’agissait d’un cadavre décapité en état de décomposition avancée.
“Nous avons d’abord vu une partie du corps qui dépassaient du sol. En dégageant la terre, nous avons réalisé que le corps était sans tête. C’était horrible”, témoigne Maxime K., l’un des jeunes présents.
Le corps du soldat FACA décapité vers Koui
Un soldat victime d’une exécution barbare ?
Le corps, en état de décomposition avancée, portait une tenue militaire complète, gilet pare-balles inclus. Cette tenue suggère qu’il s’agissait probablement d’un soldat des FACA ou d’un milicien associé aux mercenaires russes de Wagner.
Fait particulièrement troublant, la tête de la victime a été retrouvée à environ 200 mètres du corps. Cette séparation délibérée évoque une exécution barbare suivie d’une tentative de dissimulation.
Soldat FACA décapité : Des soupçons qui pèsent sur les mercenaires de Wagner.
Cette découverte intervient deux jours après une vaste opération militaire menée par les forces de Wagner et quelques soldats FACA à la frontière camerounaise. Selon des témoins, un avion de type Albatros du groupe Wagner aurait même participé aux bombardements de positions rebelles.
“Nous pensons certainement que cet homme faisait partie du groupe parti en mission. Quelque chose a dû mal tourner durant l’opération “, confie sous couvert d’anonymat un habitant de Ngaoukala interrogé par la rédaction du CNC.
Les villageois soupçonnent les mercenaires russes d’être impliqués dans cette mort violente, bien qu’aucune preuve formelle ne vienne étayer cette hypothèse pour l’instant.
Un nouveau crime de guerre ?
Cette affaire rappelle tristement les exactions commises contre deux miliciens Anti-Balaka à Bouca la semaine précédente après une opération matinale des hommes de Wagner au domicile des suspects sis au quartier SOCADA. Dans les deux cas, les corps des victimes ont été mutilés de façon barbare.
“C’est un mode opératoire similaire. On retrouve la même volonté de terroriser les populations”, analyse un expert centrafricain en sécurité basé à Bangui.
À Bangui, capitale de la République centrafricaine, l’obtention d’un passeport s’apparente à un parcours du combattant, jalonné d’obstacles et de demandes illégales. Une enquête approfondie menée par la rédaction du CNC révèle l’ampleur d’un système mafieux qui gangrène l’administration centrafricaine depuis des années.
Dès leur arrivée au service de l’immigration, les demandeurs de passeport font face à une foule impressionnante postée devant le secrétariat du service des passeports. Au même moment, le Directeur général adjoint de la police en charge de l’Immigration s’apprête lui aussi à recevoir plusieurs dizaines d’autres demandeurs dans son bureau.
“Quand on arrive dans son bureau, il ne fait que réceptionner et il y a une foule incroyable qui est devant son bureau pour attendre”, rapporte un témoin.
Ce haut fonctionnaire, dont le rôle exact reste flou, semble plus occupé à organiser sa propre mafia par un ballet d’entrées et sorties qu’à traiter efficacement les dossiers. Les citoyens, y compris ceux venus de l’étranger, sont contraints de lui remettre des billets de banque pour espérer voir leur demande prise en compte.
Passeports en Centrafrique : la corruption, étape par étape.
Enregistrement du dossier : Après avoir déposé leur demande et éventuellement versé des pots-de-vin, les demandeurs voient leur dossier dirigé vers le service des émetteurs de passeports.
Prise de photo et empreintes : À cette étape, les demandeurs sont à nouveau confrontés à la corruption. Des agents exigent des paiements supplémentaires pour “accélérer” le processus.
Confection du passeport : Le processus de fabrication est lui aussi entaché de corruption, avec des agents réclamant des sommes pour prétendument accélérer la procédure.
Signature ministérielle : Une fois confectionnés, les passeports sont renvoyés à la direction de l’immigration pour la signature du ministre. À ce stade, de nouveaux actes de corruption sont signalés. Des agents demandent des paiements pour “retrouver” les dossiers ou les “prioriser” pour la signature.
Disparitions inexpliquées : Fait alarmant, certains passeports sont parfois abandonnés sur place et disparaissent mystérieusement, obligeant les citoyens à recommencer l’ensemble du processus et à débourser de nouvelles sommes.
Le passeports en Centrafrique : le cœur du problème, le Directeur de l’Immigration.
Au centre de ce système se trouve le Directeur général adjoint de la police en charge de l’Immigration, M. Nguimalé, en poste depuis près d’une décennie. Son bureau est décrit par les demandeurs comme “le cœur de la mafia du passeport en Centrafrique”.
Le parcours surréaliste du dossier.
Une fois le passeport confectionné, le calvaire est loin d’être terminé. Les passeports sont envoyés au ministère de la sécurité publique et restent entasser au secrétariat du ministre dans des cartons, attendant d’être soumis à la signature.
“Au secrétariat du ministre, c’est entaché dans un placard, dans un carton, plein de cartons, remplis de passeports”, révèle notre source.
Les citoyens sont alors contraints de payer à nouveau pour que leur dossier soit extrait de cette masse et présenté à la signature du ministre.
Un coût exorbitant.
Pour un passeport officiellement tarifé à 50 000 francs CFA, les Centrafricains se retrouvent à débourser des sommes bien supérieures.
“Pour un passeport qui coûte 50 000 francs, tu peux sortir en gros entre 5 000 et encore au niveau de la photo, de la confection du passeport ici”, témoigne un citoyen exaspéré.
L’inertie du pouvoir.
Cette situation perdure depuis des années, sans qu’aucune réforme ne soit entreprise. Le maintien en poste du Directeur de l’Immigration depuis une décennie illustre l’immobilisme du gouvernement de Faustin Archange Touadera, alias “Baba Kongoboro”, en matière de lutte contre la corruption.
“Chez nous, on ne change jamais de personne. Et plus grave, avec Touadera, c’est plus pire. Si on te nomme là, on te nomme déjà. Si tu es là, c’est pour ta vie”, déplore un observateur politique.
Alors que les citoyens centrafricains et la diaspora subissent quotidiennement les conséquences de ce système corrompu, l’urgence d’une réforme profonde du processus de délivrance des passeports se fait de plus en plus pressante. Sans une action déterminée des autorités, ce scandale risque de continuer à entacher la réputation de la République centrafricaine, pays de Zo Kwé Zo, et à miner la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Comédie diplomatique à Bangui : le gouvernement célèbre la levée d’un embargo fantôme
Centrafrique.org/lorganisation-des-nations-unies-va-t-elle-enfin-sinteresser-au-sort-de-la-centrafrique/touadera-conseil-de-securite-des-nations-unies/” rel=”attachment wp-att-59754″ data-wpel-link=”internal”>Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 21 septembre 2022. PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS
Le gouvernement centrafricain crie victoire sur la levée d’un embargo déjà inexistant depuis plus d’une année, prouvant son incompétence et son incapacité à comprendre les messages clairs du Conseil de sécurité de l’ONU.
Comédie diplomatique à Bangui : une victoire sur un ennemi fantôme.
En juillet 2023, le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà levé totalement l’embargo sur les armes pour les forces loyalistes centrafricaines. Pourtant, le président Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, et son gouvernement ont continué pendant des mois à fustiger cet embargo fantôme, démontrant leur ignorance des décisions internationales les concernant.
La surdité volontaire des autorités.
L’ambassadeur français Mohamed Bouabdallah, , sous-directeur des Affaires politiques au ministère français des Affaires étrangères, en mission à Bangui, avait clairement expliqué en octobre 2023 que “l’embargo ne s’applique plus aux forces loyalistes centrafricaines”. Malgré cela, le Président Kongoboro et la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon ont persisté dans leurs déclarations tapageuses, appelant à la levée d’un embargo déjà caduc.
Un gouvernement perdu dans la traduction.
Le Conseil de sécurité, constatant l’incompréhension flagrante des autorités centrafricaines, s’est vu contraint d’organiser une nouvelle session cette année en juillet pour réaffirmer sa décision. Ce spectacle désolant témoigne de l’incapacité du gouvernement à saisir des messages pourtant limpides.
La véritable faiblesse des FACA.
Malgré la levée effective de l’embargo depuis un an, les Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont montré aucun signe d’amélioration. Comme le soulignent de nombreux observateurs, le problème n’est pas l’accès aux armes, mais le manque de formation adéquate et de volonté de combattre. Tant que les FACA continueront d’être formées par les mercenaires russes de Wagner, leur descente aux enfers se poursuivra.
Alors que le gouvernement célèbre bruyamment la semaine dernière une victoire imaginaire, les véritables défis sécuritaires de la Centrafrique restent sans réponse. Cette mascarade autour de l’embargo révèle une fois de plus l’incompétence chronique des autorités de Bangui, incapables de comprendre et d’agir sur les enjeux réels du pays.