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La descente aux enfers du quotidien Le Démocrate : de l’information à la désinformation sur le rapport du GTSC

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La descente aux enfers du quotidien Le Démocrate : de l’information à la désinformation sur le rapport du GTSC

 

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Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc – RCA : prorogation illégale du mandat de Touadera, Paul-Crescent BENINGA s’insurge et interpelle les députés.

 

Bangui, CNC. Une nouvelle affaire de désinformation secoue le paysage médiatique centrafricain. Le quotidien Le Démocrate vient de publier un article virulemment critique à l’encontre du rapport accablant produit par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) sur la gestion opaque du secteur pétrolier en République centrafricaine. Cette publication révèle une inquiétante dérive vers ce que le journaliste Ben Wilson Ngassan qualifie de « délinquance médiatique ».

 

Un texte du quotidien Le Démocrate  qui trahit ses véritables auteurs.

 

Dès les premières lignes de l’article publié par le quotidien Le Démocrate, le style et le ton trahissent son origine douteuse. Loin d’être le fruit d’un travail journalistique rigoureux, ce texte porte toutes les marques d’une commande passée par ceux-là mêmes que le rapport du GTSC met en cause : le mafieux ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri et la société camerounaise Neptune Oil.

 

« On connaît l’écriture. On sait que ce n’est pas un journaliste qui a écrit ça. C’est probablement Neptune Oil et le ministre Piri » , affirme une source au sein du ministère de l’énergie, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

 

Cette manipulation grossière de l’information n’a pas échappé aux observateurs avertis du secteur médiatique centrafricain. Le journaliste Ben Wilson Ngassan dénonce sans ambages : « Les ‘talibans’ de la presse sont lâchés contre Crescent Beninga suite à la publication de son rapport sur la mafia dans le secteur pétrolier » .

 

Une stratégie de diversion évidente du quotidien Le Démocrate.

 

L’article publié par Le quotidien Le Démocrate s’évertue à concentrer ses attaques sur la personne de Paul Crescent Beninga, porte-parole du GTSC. Cette focalisation sur un individu vise manifestement à détourner l’attention du contenu explosif du rapport, qui dévoile un système mafieux de gestion du secteur pétrolier centrafricain.

 

« Ce n’est pas M. Beninga qui a rédigé le rapport seul, c’est la société civile. Il faut accuser la société civile » , souligne un membre du GTSC, mettant ainsi en évidence la mauvaise foi de cette attaque ciblée.

 

Cette tentative de personnalisation du débat traduit la volonté des commanditaires de cet article publié sur le quotidien Le Démocrate  afin de discréditer l’ensemble du travail de la société civile en s’attaquant à son porte-parole le plus visible.

 

Un tissu d’accusations sans fondement dans un article du quotidien Le Démocrate.

 

Le texte publié par Le quotidien Le Démocrate accumule les allégations sans jamais apporter le moindre élément factuel pour étayer ses accusations. Il qualifie le rapport du GTSC de « douteux et biaisé » sans jamais démontrer en quoi les faits rapportés seraient inexacts.

 

Cette absence totale de rigueur journalistique est pointée du doigt par Ben Wilson Ngassan : « Le journalisme, ce sont les faits. On gagnerait à faire une contre-enquête afin de dire en quoi le rapport du GTSC est mensonger. Ce qui n’est pas le cas dans cet article qui ressemble plutôt à une simple note de dénonciation sur commande » .

 

Le quotidien Le Démocrate , un mépris pour l’éthique journalistique.

 

La publication de cet article par Le quotidien Le Démocrate  pose de graves questions sur l’indépendance et l’intégrité de ce journal. Tout porte à croire que la rédaction a accepté de publier un texte rédigé à l’extérieur, sans aucune vérification ni travail journalistique.

 

« Souvent, ça se paye. 150 mille à 200 000 francs CFA. On te paye là-bas, tu publies seulement » , révèle un journaliste centrafricain, dévoilant ainsi les pratiques douteuses qui gangrènent certaines rédactions des médias centrafricains.

 

Cette dérive éthique est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient sur un sujet d’importance capitale pour l’avenir économique de la République centrafricaine.

 

Un rapport qui dérange les intérêts établis.

 

Le rapport du GTSC, objet de cette attaque en règle dans le quotidien Le Démocrate, a été largement salué par la population centrafricaine. Il met en lumière les pratiques opaques dans la gestion du secteur pétrolier, notamment le monopole accordé à Neptune Oil et le rôle trouble du ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri.

 

« Le peuple grippe énormément et les Centrafricains ne voient même pas les résultats. C’est ça le problème. Donc c’est ça que le rapport rédigé par la société civile fait écho à ça. Bien documenté » , explique un observateur du secteur énergétique centrafricain.

 

Face à ces révélations gênantes, les personnes mises en cause semblent prêtes à tout pour discréditer le travail de la société civile, y compris en instrumentalisant certains médias complaisants.

 

Une attaque contre la liberté de la presse.

 

Cette affaire met en évidence les pressions considérables qui pèsent sur la liberté de la presse en République centrafricaine. Les médias qui tentent de maintenir une ligne éditoriale indépendante font face à des menaces à peine voilées.

 

« Ils veulent que les peu de médias qui restent un peu indépendants, 10% indépendants, commencent à sombrer dans la délinquance médiatique maintenant » , s’inquiète un journaliste centrafricain sous couvert d’anonymat.

 

Cette tentative d’intimidation de la société civile et des médias indépendants par le biais d’articles commandités représente une menace sérieuse pour la soi-disant démocratie centrafricaine.

 

Un appel à la vigilance.

 

Face à cette offensive médiatique orchestrée par les tenants du système, l’opposition démocratique, qui soutien d’ailleurs ce rapport, appelle à la vigilance. Elle invite les citoyens à ne pas se laisser abuser par ces manœuvres de diversion et à se concentrer sur le contenu du rapport du GTSC.

 

« Rapport excellent, apprécié de tout le monde, tous les Centrafricains apprécient ça. Parce qu’ils voient vraiment la souffrance des peuples centrafricains, vu le monopole qu’ils ont donné aux mafias, que le ministre a attribué à Neptune Oil » , souligne un membre de l’opposition centrafricaine.

 

La nécessité d’une presse libre et responsable.

 

Cette affaire souligne une fois de plus l’importance cruciale d’une presse libre, indépendante et responsable en République centrafricaine. Seuls des médias affranchis des pressions politiques et économiques peuvent jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir et d’information du public.

 

Il est urgent que les autorités centrafricaines prennent des mesures concrètes pour garantir la liberté de la presse et protéger les journalistes qui s’efforcent de faire leur travail avec intégrité.

 

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Centrafrique : L’opposition dénonce un pillage organisé des ressources naturelles

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L’opposition dénonce un pillage organisé des ressources naturelles

 

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abdoul-karim-meckassoua-sur-le-tapis-rouge-BanguiCentrafrique – RCA – Assemblée nationale : Etat de la maison laissée par Karim Meckassoua

 

Bangui, CNC. L’opposition centrafricaine, réunie au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution  du 30 mars 2016 (BRDC), tire la sonnette d’alarme. Elle accuse le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra de bradage des ressources naturelles du pays et dénonce une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour faciliter ce qu’elle qualifie de “ pillage organisé des ressources naturelles“.

 

pillage des ressources naturelles : Un trésor national livré aux appétits étrangers.

 

L’ancien premier ministre Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du BRDC, n’y va pas par quatre chemins : “Au centre de notre pays, dans la Ouaka, notamment à Ndachima, il y a la plus grande mine d’or d’Afrique centrale qui a été confiée au groupe russe Wagner, qui l’exploite à volonté. D’après ce qu’on a appris, même le ministre des mines a été là-bas, les Wagner l’ont chassé. Ces russes ne paye pas un centime de ressources à l’État”.

 

Cette situation, selon l’opposition, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, enfonce le clou : “Vous ne pouvez pas imaginer lorsque ce pétrole arrive en Centrafrique, une bonne partie des ressources sont partagées entre trois personnes au sommet de l’État”.

 

Une Constitution sur mesure pour faciliter le pillage des ressources naturelles?

 

Le BRDC pointe du doigt la nouvelle Constitution adoptée en 2023 comme l’instrument juridique de cette dilapidation. Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, explique : “L’article 60 de la constitution de 2016 constituait une garantie pour nous, les Centrafricains, pour l’exploitation de nos richesses minières, nos richesses naturelles. […] On a chassé Karim Meckassoua et on a mis en place une nouvelle constitution dans laquelle il n’y a plus ce contrôle”.

 

L’opposition dénonce la suppression du contrôle parlementaire sur les conventions liées aux ressources naturelles, ouvrant la porte à tous les abus, notamment le pillage des ressources naturelles de notre pays,  selon elle.

 

Pillage des ressources naturelles : un appel à la transparence.

 

Face à cette série du pillage des ressources naturelles de notre pays, le BRDC exige la publication intégrale de toutes les conventions signées par l’État centrafricain concernant l’exploitation des ressources naturelles. “Nous demandons la transparence totale. Le peuple centrafricain a le droit de savoir comment ses richesses sont gérées”, martèle Martin Ziguélé.

 

L’opposition appelle également à un audit international indépendant de tous les contrats miniers et pétroliers en cours. “Nous voulons savoir exactement ce qui rentre dans les caisses de l’État et ce qui part dans des poches privées”, insiste Maître Tiangaye.

 

Des conséquences désastreuses pour le pays.

 

Selon le BRDC, cette gestion opaque des ressources naturelles a des répercussions dramatiques sur l’économie du pays. Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, dresse un constat alarmant : “Vous connaissez le taux de croissance ? Le PIB de la RCA à la fin 2023, on est à 0,5. Donc il y a un rythme, il y a le ralentissement avéré des activités économiques”.

 

L’opposition accuse le gouvernement de priver le pays de ressources vitales pour son développement, préférant enrichir une poignée d’individus au détriment de la population.

 

Pillage des ressources naturelles : le cri d’alarme de l’opposition pour l’avenir.

 

Martin Ziguélé conclut par une mise en garde solennelle : “Nous ne sommes que cinq millions et nous sommes pauvres à côté de ce sac d’or. Parce que tout simplement, il existe des économies dans notre pays, une économie officielle dont les ressources vont au budget et une économie underground qui sert à financer toutes ces lobby que vous voyez là”.

 

Le BRDC appelle la communauté internationale à se saisir de la question et à exercer une pression sur le gouvernement centrafricain pour mettre fin à ce qu’il considère comme un pillage organisé des ressources du pays.

 

Alors que la République centrafricaine continue de figurer parmi les pays les plus pauvres du monde malgré ses richesses naturelles, la question de la gestion transparente et équitable de ces ressources s’impose comme un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Le débat ne fait que commencer, et l’opposition promet de ne pas lâcher prise sur ce dossier explosif du pillage des ressources naturelles de nos richesses .

 

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La diplomatie à genoux  en Centrafrique : le système Touadéra corrompt et muselle les  ambassadeurs

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Minusca/” rel=”attachment wp-att-56323″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Le-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-et-madame-Valentine-RUGWABIZA-Representante-Special-du-Secretaire-General-des-Nations-unies-et-Cheffe-de-la-Minusca-450×300.jpg” alt=”Le Professeur Faustin Archange TOUADERA, en costume noir beige, et madame Valentine RUGWABIZA, en tenue officielle, , Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca, à la présidence de la République en Centrafrique. Cette image illustre bien l’article sur La diplomatie à genoux en Centrafrique : le système Touadéra corrompt et muselle les ambassadeurs ” width=”450″ height=”300″ />
Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca

 

Bangui, CNC. À Bangui, la corruption instrumentée par le système Touadéra infecte les plus hautes sphères du pouvoir et contamine désormais le corps diplomatique. Une investigation approfondie menée par la rédaction du CNC expose l’ampleur alarmante des pratiques douteuses au sommet de l’État centrafricain.

 

Un pacte du diable imposé par le système Touadéra.

 

Le cas du nouvel ambassadeur de l’Union européenne en Centrafrique expose les mécanismes du système Touadéra. Une source haut placée à la présidence de la République confie à CNC : “Pour le nouvel ambassadeur de l’Union européenne, les conseillers russes du chef de l’État ont établi un dispositif de contrôle avant même son arrivée en Centrafrique. Ils ont dicté leurs exigences au Président, qui a ensuite imposé au nouvel ambassadeur, comme condition à son accréditation, de ne pas collaborer avec l’opposition démocratique“. Cette manœuvre du système Touadéra dans la sphère diplomatique piétine les conventions internationales fondamentales.

 

Des diplomates piégés par le système Touadéra.

 

Un haut fonctionnaire centrafricain du ministère des Affaires étrangères, s’exprimant sous couvert d’anonymat, déclare : “À présent, le système Touadéra copie le modèle russe à la lettre. Le régime de Baba Kongoboro va jusqu’à offrir diamants et or à certains diplomates pour garantir leur silence. Ceux qui acceptent se retrouvent pieds et poings liés, incapables de dire la vérité sur le régime“. Cette stratégie toucherait même certains plus hauts responsables des organisations internationales présentes dans le pays.

 

Un diplomate africain en poste à Bangui explique crûment la situation : “Les primes de risque en Centrafrique sont astronomiques. Beaucoup préfèrent fermer les yeux sur les dérives du régime plutôt que de risquer un rappel dans leur pays d’origine et voir leurs revenus s’effondrer“.

 

La MINUSCA prise dans l’engrenage du système Touadéra.

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) n’échappe pas à l’influence du système Touadéra. Un membre de la mission, sous couvert d’anonymat, expose : “Le mari de notre cheffe, Valentine Rugwabiza, a reçu 20 000 hectares de terres agricoles du gouvernement Touadéra. Il vient régulièrement à Bangui pour son chantier, et fréquente assidûment le Président ainsi que le cercle présidentiel“.

 

 

Le scandale ne s’arrête pas là. Notre source poursuit : “Le directeur chargé des élections au sein de la MINUSCA partage régulièrement des verres avec Touadéra. Sa compagne Sylvie occupe le poste stratégique de vice-présidente du Conseil constitutionnel mis en place illégalement par Touadera. Comment espérer une quelconque impartialité dans ces conditions ?”

 

L’opposition verrouillée .

 

Face à ce système verrouillé par Touadéra, l’opposition centrafricaine se retrouve totalement marginalisée et dépouillée  de ses députés à l’assemblée nationale, surtout ceux moralement fragile. Un militant de l’opposition dénonce : “Même l’ambassadeur de France s’est permis de nous discréditer publiquement, nous intimant de participer aux élections locales sous peine de marginalisation. C’est une ingérence inacceptable, fruit du système Touadéra !”

 

Un pays livré aux prédateurs.

 

Pendant que les élites profitent du système Touadéra, la population centrafricaine subit les conséquences désastreuses de cette corruption généralisée. Les exactions du groupe Wagner dans le pays restent impunies, dans un silence assourdissant.

 

Un activiste centrafricain résume amèrement la situation : “Le système Touadéra permet à tous de se servir, pendant que le pays s’enfonce. Les Centrafricains ordinaires n’ont plus que leurs yeux pour pleurer“.

 

Cette gangrène qui ronge les institutions centrafricaines hypothèque gravement l’avenir du pays. Le système Touadéra semble avoir réussi à neutraliser tous les contre-pouvoirs, ouvrant la voie à une dérive kleptocrate sans précédent. L’urgence d’un sursaut moral et politique n’a jamais été aussi criante pour sauver ce qui peut encore l’être de la République centrafricaine.

 

 

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Pour l’activiste politique Hintia Fidèle: Touadéra transforme la Centrafrique en état mafieux

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Pour l’activiste politique Hintia Fidèle: Touadéra transforme la Centrafrique en état mafieux

 

Hintia Fidèle, président de la Commission nationale d'évaluation du Congrès national centrafricain pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD), en costume gris et chemise blanche, dans son bureau
Hintia Fidèle, président de la Commission nationale d’évaluation du Congrès national centrafricain pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD),

 

Bangui, CNC. La Situation en République centrafricaine se dégrade de jour en jour sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra. C’est le constat alarmant dressé par Hintia Fidèle, président de la Commission nationale d’évaluation du Congrès national centrafricain pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD), dans un appel virulent adressé à ses compatriotes.

 

Un pays réduit à sa capitale, selon monsieur Hintia Fidèle.

 

Selon M. Hintia Fidèle, le territoire réellement contrôlé par le gouvernement se résume désormais à « quelques quartiers de Bangui et la localité de Damara ». Une situation qui témoigne de l’incapacité du pouvoir à assurer la sécurité et à maintenir son autorité sur l’ensemble du territoire national.

 

« Tous les indicateurs sont au rouge et démontrent que la République centrafricaine est un État voyou, dirigé par une caste de mafieux et de criminels », accuse le responsable du CNCA-PDD, Hintia Fidèle. Il dénonce notamment les nombreux voyages à l’étranger du président Touadéra, qualifiés de « touristiques » et financés selon lui par « l’argent du contribuable centrafricain ».

 

Un peuple qui « survit » dans la souffrance, d’après monsieur Hintia Fidèle.

 

L’opposant Hintia Fidèle  brosse un tableau extrêmement sombre de la situation socio-économique du pays. « Le peuple ne vit plus mais survit à cause de la méchanceté phénoménale du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) et de ses responsables », affirme-t-il, visant directement le parti au pouvoir.

 

  1. Hintia Fidèle fustige le « mépris de la vie humaine » dont ferait preuve le régime, ainsi que son « isolement » et sa « surdité » face aux difficultés de la population. « Malgré la souffrance extrême de ce peuple qui ne demande que le minimum, Touadéra Faustin persiste dans son ignominie et son mensonge », déplore-t-il.

 

Le responsable du CNCA-PDD, Hintia Fidèle,  va jusqu’à évoquer une possible « maladie relevant de la psychiatrie » pour qualifier le comportement du chef de l’État. Il l’accuse notamment d’« orgueil », d’« ego surdimensionné », de « détestation des opposants et des valeurs démocratiques » ou encore de « paranoïa ».

 

Des mensonges qui ne trompent plus.

 

L’opposition reproche au président Touadéra et à son entourage de mentir constamment à la population. « Mentir est un art, mais cet homme et les siens du MCU mentent tellement que le peuple finit par ne plus croire du tout à leurs déclarations », assène Fidèle Hintia.

 

Hintia Fidèle  dénonce également l’influence néfaste exercée selon lui par certains proches du pouvoir : « Ministres, officiers généraux et conseillers malsains » sont accusés d’entretenir les travers du chef de l’État.

 

Un appel au soulèvement populaire.

 

Face à ce qu’il considère comme l’obstination du président à se maintenir au pouvoir, M. Hintia Fidèle en appelle à la mobilisation du peuple centrafricain. « Quoi que l’on fasse, Touadéra ne veut pas arrêter, il ne peut pas arrêter, il ne va pas arrêter. C’est une obsession qui habite ce chantre du mal », assure-t-il.

 

Pour le responsable du CNCA-PDD, seul un soulèvement populaire pourrait mettre fin au régime actuel : « Seul le soulèvement et un renversement politique pourra stopper son régime satanique et de destruction de la République centrafricaine ».

 

Il exhorte ses compatriotes à l’action : « Unissons nos forces en dégageant ensemble une énergie cinétique nous permettant de nous libérer du joug satanique qui nous prend captifs ». Et de citer le philosophe Socrate : « Les personnes qui élisent des politiciens corrompus, des imposteurs, des voleurs et des traîtres ne sont pas des victimes mais des complices ».

 

Une légitimité contestée.

 

À travers cet appel, c’est la légitimité même du pouvoir de Faustin-Archange Touadéra qui est remise en cause. Élu une première fois en 2016, puis réélu en 2020 dans des conditions contestées par l’opposition et le peuple centrafricain, le président centrafricain fait face à une contestation grandissante.

 

La situation sécuritaire du pays reste inquiétante, malgré l’appui des forces russes et rwandaises. De larges portions du territoire échappent toujours au contrôle de l’État, tandis que les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs régions.

 

Sur le plan économique, la Centrafrique peine à se relever de années de conflit. Le pays figure parmi les plus pauvres du monde, avec une grande partie de sa population vivant sous le seuil de pauvreté.

 

L’appel lancé par Hintia Fidèle révèle l’ampleur du fossé qui s’est creusé entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Il met en lumière les défis considérables auxquels la Centrafrique reste confrontée, tant sur le plan politique que socio-économique.

 

Alors que le pays s’apprête à célébrer le 1er décembre prochain le 65e anniversaire de la proclamation de la République, la question de son avenir et de sa stabilité demeure plus que jamais au cœur des préoccupations.

 

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Coup de filet à Bangui : trois ex-rebelles du PRNC arrêtés par les forces de l’ordre

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Coup de filet à Bangui : trois ex-rebelles du PRNC arrêtés par les forces de l’ordre

 

Centrafrique.org/rca-violence-conjugale-un-homme-interpelle-par-les-gendarmes-a-bangui/intervention-des-elements-de-la-gendarmerie-au-quartier-nguinda-le-lundi-20-avril-2020-a-09h/” rel=”attachment wp-att-37651″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h-450×415.jpg” alt=”intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h RCA : violence conjugale, un homme interpellé par les gendarmes à Bangui.” width=”450″ height=”415″ />
Intervention de la gendarmerie dans un quartier de la capitale Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Une opération de la gendarmerie a conduit à l’arrestation de trois anciens membres du groupe armé PRNC dans le 5e arrondissement de Bangui. Parmi eux figure l’ex-chef d’état-major de ce mouvement rebelle.

 

Le quartier Malimaka du 5e arrondissement de Bangui a été le théâtre d’une intervention des forces de l’ordre avant-hier. Selon nos informations, huit personnes ont été interpellées lors de cette opération menée, selon les diverses sources contactées par CNC,  sous mandat de la Cour pénale spéciale (CPS).

 

Après vérification, cinq suspects ont été relâchés. Trois hommes restent en détention, dont Ahmat Adjibane alias “Ama”, ancien chef d’état-major du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC). Ce dernier avait déposé les armes en avril dernier et intégré l’armée nationale après sa formation au camp de Berongo par les Wagner. Deux autres suspects, identifiés comme “Ali” et “Adama”, sont également soupçonnés d’appartenir au PRNC.

 

Les motifs exacts de ces arrestations n’ont pas été communiqués officiellement. La CPS n’a pas encore publié de déclaration sur cette affaire. Les charges retenues contre les suspects restent à préciser.

 

Cette opération démontre que la Cour Pénale Spéciale (CPS) maintient la pression sur les anciens membres de groupes armés, malgré les accords de paix. Elle pose des questions sur le processus de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants en République centrafricaine.

 

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Bangui s’enfonce : le désastre annuel des inondations frappe à nouveau la capitale

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Bangui s’enfonce : le désastre annuel des inondations frappe à nouveau la capitale

 

Centrafrique.org/avenue-des-martyrs-la-piscine-de-la-capitale-financee-par-les-fonds-saoudiens/inondation_avenue_des_martyrs_au_niveau_marche_combattant/” rel=”attachment wp-att-77231″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/inondation_avenue_des_martyrs_au_niveau_marche_combattant-450×338.jpg” alt=”Rue inondée au marché combattant de Bangui avec des piétons et des véhicules naviguant dans l’eau boueuse. inondation_avenue_des_martyrs_au_niveau_marche_combattant Avenue des Martyrs : La piscine de la capitale financée par les fonds saoudiens.” width=”450″ height=”338″ />
CopyrightCNC

 

Bangui, CNC.  Les pluies diluviennes d’octobre plongent à nouveau Bangui dans le chaos. Comme chaque année depuis plusieurs années, la capitale centrafricaine subit de plein fouet les conséquences désastreuses des inondations, sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise pour y remédier.

 

Dans le 6e arrondissement, le quartier Saint-Jean est particulièrement touché. Les habitations proches de l’école sont submergées, certaines commencent même à s’effondrer. La situation est tout aussi alarmante dans le 5e arrondissement, où le quartier Bakundia a vu l’écroulement d’environ cinq maisons suite aux pluies du week-end dernier.

 

Un projet avorté.

 

Pourtant, des solutions avaient été envisagées. La Banque mondiale s’était engagée à financer des travaux de canalisation dans les zones les plus à risque. Mais ce projet prometteur a été stoppé net par l’interdiction faite par des mercenaires Wagner.

 

« Les Wagner ont interdit le survol de drones dans le pays. Le directeur général adjoint de la garde présidentielle est venu confisquer notre matériel et a même fait arrêter le capitaine qui supervisait les travaux » , déplore un responsable du projet sous couvert d’anonymat.

 

Cette ingérence des Mercenaires russes dans les affaires internes du pays a donc directement contribué à l’abandon du projet, laissant les habitants de Bangui à la merci des inondations.

 

Des infrastructures défaillantes.

 

Dans le cinquième arrondissement, au quartier Gbakoundja, À l’école Nicolas Barret, les cours ont dû être suspendus en raison de la montée des eaux. Sœur Marie Stella Bocalle, directrice de l’établissement, explique : « Nous avons été obligés de demander aux enfants de rester chez eux. L’eau est montée à un niveau inquiétant, nous devons pomper pour libérer les lieux. Le problème vient des caniveaux de la grande route qui sont totalement bouchés » .

 

Cette situation catastrophique n’est pas nouvelle. Chaque année, le même scénario se répète sans que les autorités ne semblent s’en préoccuper. Les habitants de la capitale et des villes de province sont livrés à eux-mêmes, contraints de trouver des solutions de fortune pour faire face à la montée des eaux.

 

Un cri d’alarme ignoré.

 

Silvère, un habitant du quartier Gbakoundja, lance un appel désespéré : « L’inondation a envahi nos maisons. Nous parvenons à vider l’eau par nos propres moyens, mais c’est insuffisant. Nous demandons simplement au gouvernement de nous aider à arranger les canaux qui sont bouchés » .

 

Malheureusement, cet appel, comme tant d’autres avant lui, risque de rester lettre morte. Le gouvernement centrafricain semble plus préoccupé par ses relations avec les mercenaires russes que par le bien-être de sa population.

 

L’inaction des autorités face à ce problème récurrent plonge la vie des habitants de Bangui dans le danger et hypothèque, au passage,  l’avenir de la capitale. Sans une prise de conscience rapide et des mesures concrètes, la ville continuera de sombrer un peu plus à chaque saison des pluies, au mépris des souffrances de sa population.

 

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L’argent coule à flots pour la “paix” en Centrafrique, mais où sont les résultats ?

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L’argent coule à flots pour la “paix” en Centrafrique, mais où sont les résultats ?

 

Richard Filakota, ministre de l'économie, du plan et de la coopération, débout, en veste grise, dans l'hémicycle de l'assemblée nationale le dimanche 15 septembre 2024 lors de l'adoption du plan national du développement (PND. Corbeaunews-Centrafrique ministre_de_economie_filakota la Centrafrique prisonnière de Wagner, couplé avec la   Corruption et incompétence des autorités : voici le cocktail mortel du PND 2024 - 2028 adopté dimanche
ministre_de_economie_filakota – la Centrafrique prisonnière de Wagner, couplé avec la   Corruption et incompétence des autorités : voici le cocktail mortel du PND 2024 – 2028 adopté dimanche

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain s’active frénétiquement autour de prétendues “stratégies de paix”, dans une débauche de réunions et d’ateliers qui masque mal une réalité plus prosaïque : l’appât du gain.

 

Derrière les grands discours sur la “consolidation de la paix” se cache un juteux business qui profite au pouvoir en place et à ses alliés russes. Le ministre de l’Économie Richard Filakota annonce fièrement 19 millions de dollars déjà “utilisés” et 10 millions supplémentaires à venir en 2025. Mais utilisés à quelles fins exactement ?

 

Un ancien haut fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, dénonce  sur CNC : « C’est un véritable détournement de fonds. Ces millions sont censés aider la population, mais finissent dans les poches d’une poignée de dirigeants corrompus. Pendant ce temps, les Centrafricains continuent de souffrir ».

 

Le groupe Wagner et la Minusca se disputent le lucratif marché du “désarmement” des rebelles. Une source proche du dossier révèle : « Wagner veut récupérer une partie de ces fonds en prétendant désarmer les groupes armés. C’est un racket organisé avec la complicité du pouvoir ».

 

Alors que la Banque mondiale, l’Union européenne et d’autres bailleurs déversent des millions, la situation sécuritaire et humanitaire reste désastreuse. Un enseignant à l’école de Gobongo confie, dépité : « On injecte de l’argent sans fin, mais on ne voit aucun résultat concret. C’est un puits sans fond ».

 

Le régime Touadéra bat tous les records en matière de financements extérieurs. Pourtant, la population ne voit aucune amélioration de ses conditions de vie, voir pire. Les routes restent impraticables, les services de base inexistants.

 

Pendant ce temps, le ballet des « ateliers » et « grandes cérémonies » se poursuit à Bangui. Une mascarade coûteuse pour les contribuables des pays donateurs, qui ne profite qu’à une élite kleptocrate. La « consolidation de la paix » n’est qu’un slogan creux servant de prétexte à un pillage organisé des ressources du pays.

 

 

Il est grand temps que les centrafricains ouvrent les yeux sur ce système mafieux qui perdure sous couvert d’aide au développement. Les Centrafricains, eux, attendent toujours désespérément de voir les dividendes de cette prétendue « paix » si chèrement payée.

 

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Chaos et dérives au ministère de l’Action humanitaire : Lina Josiane Bemaka-Soui accuse les morts

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Chaos et dérives au ministère de l’Action humanitaire : Lina Josiane Bemaka-Soui accuse les morts

 

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Lina Josiane Bemaka-Soui

 

Bangui, CNC. Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC, Mme Lina Josiane Bemaka – Soui a transformé son ministère en un “club de diffamation et de trafics d’influence”. Elle n’hésiterait pas à accuser faussement ses collaborateurs, les qualifiant de “voleurs” ou de “névrosés”. Plus alarmant encore, elle a fait emprisonner une dizaine de personnes sans procès, abusant de son autorité et de ses relations avec Baba Kongoboro, dont elle est la cinquième ou sixième maîtresse.

 

« La ministre a régulièrement porté de fausses accusations sur ses collaborateurs les traitant de voleurs ou de névrosés. Elle a même accusé une des deux premières dames, dont nous taisons le nom, de mendicité », révèle un cadre du ministère sous couvert d’anonymat.

 

Un ancien conseiller municipal, M. Sosthène, compterait parmi ces victimes incarcérées injustement. Ces agissements souligne de sérieuses questions sur l’état de droit et l’usage abusif du pouvoir au sein du ministère.

 

Lina Josiane Bemaka-Soui : détournements et abus de biens sociaux.

 

Les accusations ne s’arrêtent pas là. Mme Lina Josiane Bemaka – Soui  est également impliquée dans plusieurs affaires de détournements. Une source interne affirme : « Elle a demandé au HCR de lui verser 10% des financements du projet PARET qu’elle a fait noyer en détournant 49 000 000 FCFA. Elle a envoyé les cadres de son ministère pour cette sale besogne mais ces derniers s’y sont opposés ».

 

Ce projet connaîtrait de graves difficultés, avec des employés non payés depuis 4 mois, une situation sans précédent. Le personnel se verrait contraint de vendre du matériel pour survivre. « À l’exemple de la moto du Bureau PARET de Bria qui a été vendue au km5 par l’équipe du projet pour vivre », précise notre source.

 

La ministre utiliserait également des ressources du ministère à des fins personnelles. Des tôles destinées aux victimes de catastrophes ont servi à la construction de son école privée à Samba, sur la route de Mbaïki. « Des tôles en stock du ministère destinées à la construction des abris aux victimes d’inondation et d’autres catastrophes sont utilisées par Lina Josiane Bemaka – Soui  pour construire son école privée non loin du village Samba sur la route de Mbaïki », dénonce à CNC un employé du ministère sous couvert de l’anonymat.

 

Le véhicule de fonction de son ancien directeur de cabinet décédé a été détourné pour son usage personnel. « Elle a récupéré biens et matériels de travail du défunt DIRCAB et son véhicule de fonction qu’elle a fait peindre en noir pour usage privé sans réformer officiellement », ajoute notre informateur.

 

Un comportement maladif de madame Lina Josiane Bemaka-Soui  inquiétant.

 

Certains propos tenus par la ministre lors de réunions internes interpellent. Elle a même déclaré que son ministère était “une ancienne morgue” où elle recevrait “la visite régulièrement d’esprits mauvais”. Ces déclarations pose des interrogations sur son état psychologique et sa capacité à diriger un ministère aussi important.

 

« Elle a expliqué à ses collaborateurs que la cause du dysfonctionnement de son ministère est due au fait que le ministère est une ancienne morgue et qu’elle reçoit régulièrement la visite des esprits mauvais dans son cabinet », rapporte un participant à ces réunions.

 

Le cas de la veuve de l’ancien directeur de cabinet.

 

Un autre événement troublant concerne le traitement réservé à la veuve de l’ancien directeur de cabinet. « Elle a brutalisé la veuve de son ancien DIRCAB Feu Mbagua qui a servi ce ministère depuis 20 ans et est mort de traumatisme venant de Lina Josiane Bemaka – Soui  en plein exercice de ses fonctions », déclare un proche de la famille.

 

Cette situation déplorable au sein du ministère de l’Action humanitaire a des conséquences directes sur les bénéficiaires de l’aide. Le projet PARET, notamment, se trouve dans une situation critique. « Depuis 4 mois le personnel de ce projet est sans salaire, pourtant cela n’a jamais existé dans le passé », s’indigne un employé.

 

À cet effet, il est urgent que les autorités compétentes se saisissent de cette affaire pour rétablir un fonctionnement normal au sein de ce ministère crucial. La crédibilité de l’action gouvernementale et le bien-être des populations vulnérables en dépendent.

 

En attendant, les rumeurs vont bon train sur les raisons de ces comportements erratiques. Certains évoquent une possible consommation de substances illicites. « Nous allons dévoiler très prochainement le nom du livreur en comprimé Tramadol de Mme Lina Josiane Bemaka – Soui au Km5 », affirme une source proche du dossier.

 

Quelle que soit la vérité derrière ces allégations, il est clair que le ministère de l’Action humanitaire traverse une crise sans précédent qui nécessite une intervention urgente des plus hautes autorités de l’État.

 

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Le système hospitalier centrafricain, une machine à fabriquer des cadavres

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Le système hospitalier centrafricain, une machine à fabriquer des cadavres

 

 

Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population-450×300.jpg” alt=”Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui. Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “” width=”450″ height=”300″ />
Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population – Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “

 

Bangui, CNC. L’incompétence criante et la gestion désastreuse gangrènent le système hospitalier centrafricain, transformant les hôpitaux en véritables mouroirs pour la population. À Bangui comme en province, un simple malaise peut rapidement se transformer en sentence de mort pour les patients qui osent franchir les portes des établissements de santé.

 

Des erreurs médicales potentiellement mortelles.

 

Le cas récent d’un homme accidenté de moto à Bangui montre parfaitement l’ampleur du désastre du système hospitalier centrafricain. Admis pour de simples fractures, ce patient s’est vu prescrire une batterie d’examens coûteux et une opération, et ce, le tout est  facturée à plus de 400 000 FCFA. Plus grave encore, le laboratoire national lui a attribué un groupe sanguin erroné, le faisant passer du groupe B+ au groupe A.

 

Un médecin, sous couvert d’anonymat, déclare : « Cette erreur aurait pu être fatale en cas de transfusion. C’est malheureusement monnaie courante dans le système hospitalier centrafricain. Le manque de formation et de moyens nous expose quotidiennement à ce genre de risques».

 

Des décès évitables qui se multiplient dans le système hospitalier centrafricain.

 

Les témoignages de patients ayant frôlé la mort pour de simples consultations dans les hôpitaux se multiplient. L’un des cas les plus frappants est celui d’un employé de la Télécel Centrafrique, monsieur Koutoubo, décédé après avoir reçu une perfusion de glucose alors qu’il était diabétique connu des services.

 

« Mon mari est entré debout à l’hôpital pour une simple fièvre. Quelques heures plus tard, on m’annonçait son décès », raconte sa veuve, effondrée. « Comment peut-on commettre une telle erreur ? Qui va répondre de cette négligence criminelle ? »

 

Un système hospitalier centrafricain à bout de souffle….

 

Le manque criant de formation du personnel médical et paramédical est pointé du doigt par de nombreux observateurs. Les erreurs de diagnostic, les traitements inadaptés et le non-respect des protocoles de base sont légion dans les hôpitaux centrafricains.

 

Le Professeur Martial Mbiamba, expert en santé publique, dresse un constat alarmant : « Notre système de santé est totalement dysfonctionnel. Le manque de moyens n’excuse pas tout. Il y a un réel problème de compétences et de conscience professionnelle à tous les niveaux. Sans une refonte totale du système, la situation ne fera qu’empirer. »

 

Face à cette situation catastrophique, de nombreux Centrafricains n’ont d’autre choix que de se tourner vers la médecine traditionnelle ou de s’endetter lourdement pour se faire soigner à l’étranger. Pendant ce temps, le gouvernement reste étrangement silencieux sur ce drame sanitaire qui décime la population au quotidien.

 

L’urgence d’une réforme en profondeur du Le système hospitalier centrafricain n’est plus à démontrer. Sans une prise de conscience rapide des autorités et un plan d’action concret, les hôpitaux du pays continueront de faire plus de victimes que les maladies qu’ils sont censés soigner.

 

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Le chef du détachement des FACA à Ouadda-Maïkaga, un adjudant, souffrant de la maladie mentale,  tue froidement un jeune avec son arme de service  

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Le chef du détachement des FACA à Ouadda-Maïkaga, un adjudant, souffrant de la maladie mentale,  tue froidement un jeune avec son arme de service  

 

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Un Soldat FACA à Paoua

 

Bangui, CNC. Un nouveau drame ensanglante Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a froidement abattu un jeune auxiliaire de l’armée dimanche soir. Ce crime s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par ceux censés protéger la population.

 

FACA à Ouadda-Maïkaga : une accusation de sorcellerie meurtrière.

 

L’adjudant chef du détachement militaire, en proie à des troubles inquiétants, maladie mentale, pipi dans le pantalon, kaka et  vomissements,  a consulté un marabout local. Ce dernier lui aurait désigné un coupable pour son prétendu envoûtement. Sans preuve, le militaire a décidé de se faire justice.

 

Un témoin rapporte : « Quand l’adjudant FACA à Ouadda-Maïkaga  était venu rencontrer et s’expliquer au jeune, celui-ci ne comprenait pas l’accusation, il croyait que c’était une blague » . Le soir du drame, vers 22h, alors que la victime rentrait d’un match de football, les soldats l’ont arrêté. L’adjudant est allé chercher son arme à la base avant de revenir exécuter le jeune homme de trois balles.

 

Les FACA à Ouadda-Maïkaga, bourreaux de leurs auxiliaires.

 

Ce meurtre n’est pas un acte isolé. Les habitants affirment qu’il s’agit du sixième auxiliaire de l’armée tué par les FACA à Ouadda-Maïkaga. Un résident, sous couvert d’anonymat, dénonce : « À chaque fois ils fabriquent des raisons et puis ils tuent » .

 

Les exactions des militaires ne se limitent pas aux meurtres. Vols et violences sont monnaie courante. Un commerçant de Ouadda-Maïkaga témoigne : « Ils viennent comme ça, ils touchent, ils braquent les gens, ils prennent les affaires des gens » .

 

La population au bord de la révolte.

 

La colère gronde face à ces violences répétées. Un habitant avertit : « Ça risque de dégénérer un jour où ils récupèrent tous les FACA en otage, ou c’est quoi, ils les tuent tous » .

 

Comme à Ouadda-Maïkaga, à Sam-Ouandja également, une source locale confirme le risque : « Les soldats FACA, s’ils gardent ce même comportement,  risquent d’être pris en otage un jour par la population en colère » . L’incorporation de miliciens Azandé du sud-est dans l’armée aggrave la situation. La source explique : « Ces militaires sont en réalité des miliciens Azandé incorporés soi-disant par le gouvernement dans l’armée. Ils n’aiment pas ces zones, ils veulent retourner dans leur localité du Haut-Mbomou. Ils croyaient qu’en faisant un tel dégât, ils pourraient être délocalisés de la zone du nord-est » .

 

Les autorités doivent agir urgemment pour enrayer cette spirale de violence des FACA à Ouadda-Maïkaga avant qu’elle ne dégénère en affrontements ouverts. La protection des civils doit redevenir la priorité des FACA, sous peine de perdre toute légitimité aux yeux de ceux qu’elles sont censées défendre.

 

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Centrafrique : Sylvain Patassé, un fils de l’ancien président Patassé appelé en renfort par Touadera pour déstabiliser Martin Ziguelé du MLPC

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Centrafrique : Sylvain Patassé, un fils de l’ancien président Patassé appelé en renfort par Touadera pour déstabiliser Martin Ziguelé du MLPC

 

Centrafrique.org/photo-2024-10-11-12-01-48/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/PHOTO-2024-10-11-12-01-48-450×270.jpg” alt=”De gauche à droite, Gonedere Christian ancien courtier de. Ziguelé et Sylvain Patassé, portant le chapeau avec le logo du parti MLPC, lors d’une tournée de MCU à. Bossangoa. 12:01″ width=”450″ height=”270″ />
De gauche à droite, Gonedere Christian ancien courtier de. Ziguelé et Sylvain Patassé, portant le chapeau avec le logo du parti MLPC, lors d’une tournée de MCU à. Bossangoa. 12:01

 

Bangui, CNC. Au pouvoir depuis 2016 et résolu de rester à vie à la tête de l’État après la modification de la Constitution qui élimine d’emblée tous ses principaux opposants,  réunis d’ailleurs au sein du BRDC, sur la base de « Centrafricain d’origine », Faustin Archange Touadera n’a cessé de mobiliser toutes les ressources de l’appareil d’État pour soutenir les dissidents qu’il a créés parmi ces principaux opposants, dans le but de les affaiblir. Cela semble être sa stratégie pour se frayer un chemin, à la manière de Poutine. L’une de ses principales cibles, qui continue de lui tenir tête et qui doit être éliminé par tous les moyens, est Martin Ziguelé, ancien Premier ministre et président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), un parti influent fondé par l’ancien président Ange Félix Patassé.

 

Malgré plusieurs tentatives pour affaiblir Martin Ziguelé et son parti, notamment en utilisant des cadres influents du MLPC comme Chantal Jean Edouard Koyambonou et Jackson Mazette, anciens vice-présidents du parti, ces efforts se sont soldés par des échecs à répétition malgré les moyens financiers mis à leurs dispositions. Aujourd’hui, Touadera semble avoir changé de stratégie en se tournant vers un membre de la famille Patassé qui n’est autre qu’un neveu de Ziguélé, en l’occurrence Sylvain Patassé, fils de l’ancien président. Ce dernier est mobilisé pour tenter de déstabiliser son oncle Martin Ziguelé, figure incontournable de l’opposition démocratique en Centrafrique.

La ville de Bossangoa, fief de l’ethnie Gbaya, à laquelle appartient l’ancien président en exil François Bozizé, a été choisie comme terrain d’expérimentation pour cette nouvelle stratégie vouée à l’échec avec ce fils Patassé. Bossangoa est également une ville où Martin Ziguelé a récemment renforcé l’influence du MLPC en y envoyant une mission de restructuration de son parti, une initiative couronnée de succès. Pour contrecarrer cette avancée, le président putschiste Faustin Archange Touadera compte désormais sur un des neveux de Ziguélé, en l’occurrence, un des fils du feu l’ancien président Patassé, Sylvain Patassé, qui, bien que dirigeant son propre parti politique, le Centrafrique Nouvel Élan (CAN). Il a été aperçu, portant casquette et polo aux couleurs du MLPC, lors d’une mission de campagne de dénigrement du parti au pouvoir le MCU contre le MLPC et Martin Ziguélé dans l’Ouham.

Cette alliance inattendue entre Sylvain Patassé au maillot MLPC et Touadera pose des questions quant aux véritables motivations derrière ce rapprochement étrange. Est-ce un simple jeu d’intérêt personnel pour Sylvain Patassé, en quête de ressources financières, ou une véritable tentative de remodeler le paysage politique centrafricain en éliminant les voix dissidentes ?

Faustin Archange Touadera ne cache plus son visage d’homme autoritaire envers son ancien allié Martin Ziguelé. Il intensifie, au grand jour, toutes ses actions visant à déstabiliser Martin Ziguelé et à affaiblir complètement le MLPC, comme il l’a déjà fait pour le KNK de l’ancien président François Bozizé et le RCD du défunt André Kolingba.

Cette nouvelle alliance, pour le moins surprenante, ne fait que complexifier une situation politique déjà marquée par de profondes divisions et trahisons. L’avenir de la démocratie en Centrafrique semble de plus en plus incertain face à ces manœuvres visant à écarter les opposants les plus redoutés.

Affaire à suivre

 

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Travaux fantômes et contrats douteux : le fiasco de la société Djibro Services à la SEGA

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Travaux fantômes et contrats douteux : le fiasco de la société Djibro Services à la SEGA

 

Centrafrique.org/voici-la-rue-de-sega-en-question-copyrightchristian-aime-ndota/” data-wpel-link=”internal”>voici la rue de Sega soi-disant réhabilité par la société Djibro service. La photo a été filmé par le journaliste Christian Aimé Ndota
voici la rue de Sega filmé par le journaliste Christian Aimé Ndota, et publiée sur les réseaux sociaux

Bangui, CNC. La Société d’État de Gestion des Abattoirs (SEGA) en Centrafrique fait l’objet de nombreuses questions. Il y a quelques années, le président Kongoboro a attribué la gestion des abattoirs à la société Djibro Services. Toutefois, les modalités de ce contrat restent nébuleuses et causent des inquiétudes.

 

Selon nos sources, Djibro Services appartient au fils d’un ami du père du Président Kongoboro , un peul comme le père du Président. Le contrat stipulait que l’entreprise devait reverser 25% de ses bénéfices au président, 25% au Trésor public, et conserver les 50% restants. Pourtant, depuis le début de l’exécution de cet accord, seule la part présidentielle serait versée régulièrement. L’État centrafricain, quant à lui, attendrait toujours de percevoir sa part des revenus.

 

La société Djibro Services affirme avoir entrepris d’importants travaux de rénovation à l’abattoir. Parmi les réalisations annoncées figure la réfection des voies d’accès. Mais sur le terrain, la situation apparaît bien différente de ce qui est proclamé. Le chemin prétendument “rénové” n’est en réalité qu’un simple sentier piétonnier qui serpente à travers des propriétés privées. La véritable route menant à l’abattoir, longeant l’Oubangui, n’a visiblement pas été touchée par ces travaux.

 

Un petit canal de drainage a été creusé dans le quartier avoisinant. Toutefois, les techniciens en génie civil que nous avons consultés pointent l’inefficacité de cet ouvrage : la topographie des lieux empêche l’écoulement naturel des eaux vers la rivière Oubangui. Pire encore, ce canal mal conçu pourrait aggraver les risques d’inondation dans une zone déjà vulnérable.

petit canal pour évacuer les eaux...à gauche le mur de la Sega. C'est incroyable comme travaux.
petit canal pour évacuer les eaux…à gauche le mur de la Sega. Photo Christian Aimé Ndota et publié sur Facebook.

 

Ces aménagements sommaires contrastent fortement avec l’ampleur des travaux annoncés initialement. La SEGA semble privilégier l’entretien de ruelles secondaires au détriment de la réhabilitation de l’accès principal à l’abattoir. Cette stratégie questionne et laisse perplexes de nombreux observateurs. Toutefois, une confusion troublante entre service et travaux publics apparait.

 

En effet, la société Djibro Service, censée être une entreprise de services, réalise des travaux publics. Cette situation pose de sérieuses questions sur la légalité et la transparence des opérations. Comment une société de service peut-elle légalement exécuter des travaux d’infrastructure publique ?

 

« Il est aberrant qu’une entreprise soit à la fois maître d’œuvre et exécutante des travaux publics. Cela va à l’encontre de toutes les règles de bonne gouvernance et ouvre la porte à de potentiels conflits d’intérêts », déclare un spécialiste en droit des marchés publics souhaitant garder l’anonymat.

 

Les habitants du quartier, directement concernés par ces travaux, expriment leur mécontentement. “On nous avait promis une amélioration de nos conditions de vie, mais ces travaux ne changent rien pour nous”, déplore Mathieu, résident de longue date. “Au contraire, le creusement du canal a déstabilisé certaines maisons et augmenté les risques d’effondrement”, ajoute-t-il.

 

Du côté des bouchers et des commerçants qui fréquentent quotidiennement l’abattoir, le constat n’est guère plus reluisant. “Les conditions de travail restent précaires, l’hygiène laisse à désirer”, témoigne anonymement un boucher. “On nous avait parlé de modernisation, mais on attend toujours de voir les changements concrets”, poursuit-il.

 

La gestion opaque de la SEGA inquiète et pose également des questions sur le plan sanitaire. Dans un pays où les maladies d’origine alimentaire constituent un enjeu de santé publique majeur, l’absence apparente d’investissements dans les infrastructures de l’abattoir est préoccupante. Les normes d’hygiène et de sécurité alimentaire sont-elles respectées ? Le contrôle vétérinaire est-il efficace ? Autant de questions qui restent sans réponse claire.

 

Dans un prochain article, nous examinerons en détail l’état des installations de l’abattoir lui-même. Les investissements promis se sont-ils réellement concrétisés ? Quelles sont les conditions de travail et d’hygiène à l’intérieur de l’établissement ? Notre enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire qui concerne tant la santé publique que la bonne gestion des ressources de l’État centrafricain.

 

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Centrafrique : Elie Ouéifio dénonce le sort des retraités centrafricains

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Centrafrique.org/tension-a-bangui-les-retraites-barricadent-les-rues-wagner-intervient/retraites-en-greve-a-bangui-barricades-et-manifestation-pacifique/” rel=”attachment wp-att-76390″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Retraites-en-Greve-a-Bangui-Barricades-et-Manifestation-Pacifique-450×286.jpg” alt=”Des retraités manifestent pacifiquement dans les rues de Bangui, réclamant le paiement de leurs pensions.” width=”450″ height=”286″ />
Retraités de Bangui bloquant les rues pour protester contre le non-paiement de leurs pensions, ce vendredi matin du 24 mai 2024. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéifio dénonce le sort réservé aux retraités centrafricains dans son poème “Aux retraités de Centrafrique” une réalité sombre et souvent ignorée : la situation précaire des anciens fonctionnaires centrafricains. Ce texte poignant dévoile le contraste entre les années de service dévoué et la négligence dont ces retraités sont victimes.

 

Ouéifio commence par rappeler le dévouement passé de ces fonctionnaires : “Vous étiez jeunes et forts, Quand vous vous mettiez au Service de la Nation. Sous le soleil et la pluie, Vous avez su déployer les efforts, Travaillant avec hardiesse et abnégation, Dans l’intérêt de votre Pays”. Ces vers soulignent l’engagement et les sacrifices consentis au nom du service public.

 

Le poète évoque ensuite le système de retraite, censé assurer une fin de vie digne à ces travailleurs : “Sur toutes vos revenues, Ils ont opéré des retenues, Pour vous assurer une retraite méritée”. Cette promesse d’une retraite décente contraste fortement avec la réalité décrite dans la suite du poème.

 

Ouéifio dénonce les injustices subies par ces retraités : “Même plusieurs de vos mois travaillés, Ne vous ont jamais été payés“. Cette ligne fait écho aux arriérés de salaires, un problème récurrent dans la fonction publique centrafricaine. Selon des rapports de la Banque mondiale, ces retards de paiement affectent gravement la qualité de vie des fonctionnaires actifs et retraités.

 

Le poète décrit ensuite le calvaire quotidien des retraités : “Vos interminables déplacements à pieds, Au Trésor, à la Primature et à l’Office, Sont devenus de véritables négriers, Dans lesquels vous succombez sans crier, Sous le poids de la famine et de la maladie“. Cette image poignante illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les retraités pour percevoir leurs maigres pensions.

 

Ouéifio conclut son poème par un hommage à ces “Dignes et vaillants travailleurs d’hier”, exprimant sa compassion et son admiration. Il rappelle également que “La Nation que vous avez servie avec intégrité, Vous restera à jamais reconnaissante“. Cette dernière ligne sonne comme un appel à l’action, une exhortation à ne pas oublier ces serviteurs de l’État.

 

“AUX RETRAITÉS DE CENTRAFRIQUE” d’Elie Ouéifio va au-delà d’un simple hommage. C’est un plaidoyer pour la dignité des retraités centrafricains et une critique acerbe du système qui les abandonne. Dans un pays où le système de protection sociale reste embryonnaire, ce poème soulève des questions sur le traitement réservé aux aînés et la reconnaissance due à ceux qui ont consacré leur vie au service de l’État.

 

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Centrafrique : La société civile dénonce l’inaction face aux exactions des Wagner

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La société civile dénonce l’inaction face aux exactions des Wagner

 

Centrafrique.org/simplice-mathieu-sarandji-point-focal-de-la-nouvelle-strategie-de-campagne-anti-communaute-internationale-anti-minusca-anti-francaise-en-Centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI Simplice-Mathieu-SARANDJI-par-le-gouvernement <a href=Simplice Mathieu Sarandji, point focal de la nouvelle stratégie de campagne anti-communauté internationale, anti-Minusca, anti-Française en Centrafrique” width=”450″ height=”300″ />
Simplice Mathieu Sarandji, alors premier ministre, actuel Président de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Bangui, CNC. La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a adressé une lettre ouverte cinglante au président de l’Assemblée nationale. Ce document, daté du 14 octobre 2024, dénonce vivement l’inaction des députés vis-à-vis des “graves exactions et tortures exercées par des mercenaires russes et rwandais sur la population civile”.

 

Dans ce courrier de quatre pages, la COSCIPAC, qui se décrit comme “la voix des sans voix”, accuse les élus de “défaillance” et d’“incapacité notoire” à défendre les intérêts du peuple centrafricain. L’organisation, dirigée par Petit Delphin Kotto, rappelle avoir demandé dès le 2 mars 2021 l’ouverture d’une enquête parlementaire sur ces exactions, une requête restée lettre morte.

 

“Nous n’avons que des députés qui ne savent rien du rôle qui est le leur, avides d’argent, peureux, défaillants, mendiants, incompétents et incapables de prendre des décisions fermes pour la défense des intérêts de leurs élus”, fustige la COSCIPAC. L’organisation va jusqu’à questionner l’existence même d’une représentation nationale : “Y a-t-il des députés en Centrafrique ? Non et non !”

 

Le coordinateur national de la COSCIPAC accuse également les parlementaires d’avoir “trahi le peuple” et “vendu le pays aux mercenaires russes, rwandais, et aux mafieux libanais et chinois pour le seul intérêt, qui est le vôtre et avoir une main mise du pouvoir sur le Peuple meurtri”. Il les met en garde contre le “sacrifice de la vie du Peuple pour des intérêts égoïstes et personnels d’une poignée et d’une catégorie de personnes”.

 

La lettre évoque plusieurs épisodes qui, selon la COSCIPAC, illustrent cette trahison présumée : la destitution de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, en 2018, qualifiée de manœuvre “pour des intérêts mesquins”, ainsi que l’abandon de Dominique Yandocka, un collaborateur décrit comme “périssant encore dans les geôles de camps de roux”.

 

Les exactions des Wagner, et l’influence russe critiquée.

 

La COSCIPAC dénonce par ailleurs l’influence croissante du groupe Wagner en République centrafricaine. “Nous avons pu constater que les plus grandes décisions au sommet de l’État sont prises par les groupes Wagner”, affirme l’organisation. Elle accuse ces “terroristes” de se permettre “d’enseigner aux responsables centrafricains la dictature, la corruption et le mensonge comme mode de gouvernance”.

 

La lettre ouverte pointe également du doigt ce qu’elle décrit comme des “pseudo-mobilisations populaires” orchestrées par le groupe Wagner pour “dénigrer la Communauté Internationale (USA, France, MINUSCA et autres partenaires importants et principaux acteurs du retour à l’ordre constitutionnel en RCA)”. Selon la COSCIPAC, des “jeunes désœuvrés sont mobilisés, moyennant de l’argent mis à disposition par le groupe Wagner aux leaders des Requins” pour organiser ces manifestations.

 

L’organisation rappelle avoir “lancé plusieurs cris de détresse et plusieurs alertes” aux forces vives de la nation et à la communauté internationale sur “les nombreuses attentes du peuple centrafricain, longtemps méprisé et dont les droits ont toujours été foulés aux pieds par le régime ‘Autocratique’ de votre ami, le Président Faustin Archange Touadéra”.

 

Accusations de corruption et les exactions des Wagner.

 

La COSCIPAC s’en prend également à ce qu’elle qualifie de “pratique honteuse du Gouvernement qui consiste à fourvoyer les élus du peuple et certains leaders des partis politiques de l’opposition, groupes armés et de la société civile qui se laissent faire en oubliant qui ils sont censés défendre”.

 

L’organisation va jusqu’à accuser les plus hautes autorités de l’État, y compris les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, de se livrer à une “concurrence de partage des sites d’exploitation minière” avec des partenaires étrangers “sur le dos des Centrafricains”.

 

“La RCA est devenue invivable et ingouvernable à cause de votre ami et vous-même (Association de Malfaiteurs)”, accuse la COSCIPAC, s’adressant directement au président de l’Assemblée nationale. “Vous avez rendu les Centrafricains les plus pauvres des pauvres dans tous les domaines (manque de route, d’écoles, d’électricité, d’eau potable…).”

 

Appel à la mobilisation.

 

Face à ce qu’elle décrit comme un “tableau sombre, chaotique sur le plan tant diplomatique que politique, insupportable pour la population”, la COSCIPAC annonce que “le peuple a décidé de passer à la vitesse supérieure”.

 

“Le peuple a décidé de sortir dans la rue et exiger le départ du pouvoir de celui à qui le peuple ne peut faire confiance pour l’avenir de notre nation : Faustin Archange Touadéra”, déclare l’organisation. Cette mobilisation devrait débuter “à la fin de l’année 2024, et se poursuivra jusqu’à son départ du pouvoir”, précise la lettre.

 

La COSCIPAC promet d’informer ultérieurement de la date exacte de cette mobilisation, tout en soulignant que “le temps de la tergiversation est passé et est complètement révolu, le temps de dialogue et de la diplomatie sont finis”.

 

L’organisation réitère également sa demande de “retrait immédiat, sans délai et inconditionnel des mercenaires russes et rwandais, engagés par le Gouvernement, du territoire centrafricain”, ainsi que la “dissolution des sociétés fictives spécialisées dans le vol et pillages de nos ressources naturelles et la saisie de leurs matériels d’exploitation”.

 

Cette lettre ouverte intervient dans un contexte de tensions croissantes en République centrafricaine, notamment autour de la présence controversée du groupe Wagner. Elle souligne les divisions profondes au sein de la société centrafricaine et les défis auxquels fait face le pays en matière de gouvernance et de respect des droits humains.

 

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Bartoua, village frontalier de la RCA, sous la menace constante des hommes armés

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Bartoua, village frontalier de la RCA, sous la menace constante des hommes armés

 

Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc RCA : la Minusca annonce le « meurtred’un de ses employés «  à Ndélé par les groupes armés.” width=”450″ height=”244″ />

 

Bangui, CNC. L’attaque du 22 août dernier par des hommes armés non identifiés a plongé Bartoua dans la peur. Ce village, situé à 24 km de Koundé et 66 km de Cantonnier, à la frontière camerounaise, vit désormais dans l’angoisse permanente.

 

Alexis Saidou, chef de groupe du village, lance un appel urgent au gouvernement : “Nous avons besoin d’aide immédiatement. Notre sécurité est en jeu. Un déploiement des éléments de forces armées centrafricaines est très nécessaire pour protéger la population “.

 

L’absence des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la localité inquiète sérieusement. Des habitants rapportent que l’armée camerounaise profite de ce vide sécuritaire pour s’aventurer en territoire centrafricain, accentuant le sentiment d’abandon.

 

Cependant, à Bangui, le discours officiel contraste avec la réalité du terrain. Le gouvernement clame une sécurité à “100%” sur le territoire national, mais les Centrafricains ne sont plus dupes. Un habitant témoigne : “Dans les provinces, la paix n’existe pas. Nous vivons constamment avec la menace des groupes armés“.

 

La situation est complexe, avec la présence de multiples factions : la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), et la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPCF), sans compter les groupes armés non identifiés qui agissent aussi comme des coupeurs des route et terrorisent la population.

 

Le cas de Bartoua n’est pas isolé. De nombreuses villes provinciales vivent dans l’insécurité, loin des promesses gouvernementales. Les habitants demandent le déploiement urgent des FACA pour assurer leur protection.

 

Cette crise sécuritaire persistante remet en question la capacité du gouvernement à contrôler l’ensemble du territoire national et à garantir la sécurité de tous les Centrafricains.

 

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Centrafrique : la route nationale 1 en ruines

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la route nationale 1 en ruines

 

 

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Route nationale 1

Bangui, CNC. L’axe routier Bangui-Bossembélé-Bossangoa-Bémal, censé être la vitrine du réseau routier centrafricain, n’est plus qu’un champ de nids-de-poule et d’ornières. Cette route nationale numéro 1 (RN1), jadis artère vitale pour le commerce avec le Tchad voisin, se délite année après année dans l’indifférence des autorités.

 

Un réseau routier à l’abandon.

 

Sylvain Bondinga, directeur de l’école mixte de Bémal, dresse un constat alarmant : “La RN1 est devenue un véritable cauchemar pour les usagers. Les véhicules s’enlisent dans la boue en saison des pluies et sont secoués par les ornières en saison sèche. Le trajet Bangui-Bémal, qui prenait autrefois une journée, peut désormais durer plus d’une semaine“.

 

Cette situation catastrophique ne se limite pas à la RN1. Dans tout le pays, de Bria à Boda, de Zémio à Paoua, les routes sont dans un état déplorable. Le réseau routier centrafricain, autrefois fierté nationale, n’est plus qu’un vaste chantier à ciel ouvert.

 

L’inaction coupable du gouvernement.

 

Depuis le départ de la société DROP, aucun entretien sérieux n’a été effectué sur la RN1. Les promesses de réhabilitation se sont évaporées aussi vite que les fonds alloués à ces travaux. Le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra semble avoir abandonné tout projet d’amélioration des infrastructures routières.

 

Un habitant de Bossangoa, sous couvert d’anonymat, fustige cette inaction : “Le président Touadéra se déplace en avion et ne voit pas la réalité du terrain. Ses conseillers lui peignent un tableau idyllique, mais la vérité est que le pays s’enfonce dans le chaos à cause de ces routes impraticables“.

 

Des conséquences dramatiques.

 

L’état désastreux des routes a des répercussions graves sur l’économie et la vie quotidienne des Centrafricains. Les prix des denrées de première nécessité flambent en raison des difficultés d’acheminement. Les accidents de la route se multiplient, causant de nombreuses victimes.

 

Un commerçant de Bémal témoigne : “Avant, je faisais deux allers-retours par semaine à Bangui pour m’approvisionner. Aujourd’hui, je ne peux plus faire qu’un voyage par mois. Mes revenus ont chuté et je peine à nourrir ma famille“.

 

La Minusca, censée apporter son soutien à la réhabilitation d’une portion de la RN1 entre Bossembélé et Bossangoa, n’a pas encore tenu ses promesses. Avec cette saison des pluies, cette route nationale est totalement impraticable.

 

L’urgence d’agir.

 

La réhabilitation du réseau routier centrafricain, et en particulier de la RN1, est une nécessité vitale pour le développement du pays. Sans routes praticables, l’économie stagne, les populations s’isolent et la cohésion nationale s’effrite.

 

Il est grand temps que le gouvernement prenne la mesure de l’urgence et engage un vaste plan de rénovation des infrastructures routières. Sans cela, la République centrafricaine risque de s’enfoncer davantage dans l’isolement et la pauvreté.

 

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Arsène Gbaguidi, nouveau Centrafricain : une nationalité qui remet en question son rôle à la MINUSCA

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Arsène Gbaguidi, nouveau Centrafricain : une nationalité qui remet en question son rôle à la Minusca

 

Centrafrique.org/lautorite-de-letat-centrafricain-setend-progressivement-grace-aux-efforts-conjoints-du-gouvernement-et-de-la-minusca/conference_presse_minusca_gouvernement/” rel=”attachment wp-att-83146″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/conference_presse_minusca_gouvernement-450×260.jpg” alt=”Conférence de presse hebdomadaire du gouvernement et de la Minusca, avec Madame Valentine Rugwabiza et le ministre Marcel Djimassé de la fonction publique. CopyrightMinusca conference_presse_minusca_gouvernement L’autorité de l’État centrafricain s’étend progressivement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de la MINUSCA” width=”450″ height=”260″ />
conference_presse_minusca_gouvernement – L’autorité de l’État centrafricain s’étend progressivement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de la MINUSCA

 

La récente acquisition de la nationalité centrafricaine par le béninois Arsène Gbaguidi, directeur des élections au sein de la MINUSCA, provoque une onde de choc dans les milieux politiques et diplomatiques à Bangui. Cette naturalisation pousse à s’interroger quant à la légitimité de Gbaguidi à occuper un poste aussi sensible au sein de la mission onusienne en tant que centrafricain.

 

Arsène Gbaguidi , un changement de statut lourd de conséquences.

 

L’obtention de la citoyenneté centrafricaine par Arsène Gbaguidi modifie radicalement son statut au sein de la MINUSCA. Un expert en droit international explique : « Un fonctionnaire onusien qui devient ressortissant du pays hôte perd automatiquement sa qualité d’expatrié. Cela entraîne la perte des avantages liés à ce statut et remet en question son éligibilité à certains postes » .

 

Cette situation place les Nations Unies dans une position délicate. Un diplomate occidental souligne : « L’ONU doit impérativement vérifier la nouvelle situation de Arsène Gbaguidi. S’il est confirmé qu’il est devenu Centrafricain, son maintien à ce poste stratégique serait en contradiction totale avec les règles de l’organisation » .

 

Un conflit d’intérêts patent.

 

La double nationalité de Arsène Gbaguidi crée un conflit d’intérêts évident. Un haut fonctionnaire centrafricain s’interroge : « Comment peut-on être à la fois citoyen d’un pays et prétendre organiser ses élections de manière impartiale au nom d’une organisation internationale » ?

 

Cette situation alimente les soupçons de collusion entre Arsène Gbaguidi  et le pouvoir en place. Un leader de l’opposition dénonce : « Sa naturalisation n’est que la partie émergée de l’iceberg. Depuis des mois, voir des années, nous observons ses liens troubles avec l’entourage du président Touadéra » .

 

La crédibilité de la MINUSCA en jeu.

 

L’affaire Arsène Gbaguidi ébranle la crédibilité de toute la mission onusienne. Un observateur politique centrafricain analyse : « Cette situation démontre l’incapacité de la MINUSCA à garantir la neutralité de ses cadres. C’est tout le processus électoral qui est désormais entaché de suspicion » .

 

Les antécédents de la MINUSCA en matière électorale ne plaident pas en sa faveur. Un militant du KNK de l’ancien Président François Bozizé rappelle : « En 2016 et 2020, nous avions déjà constaté des irrégularités impliquant du personnel onusien. L’affaire Gbaguidi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » .

 

Vers une refonte du système de l’appui de la Minusca aux élections en Centrafrique?

 

Face à ce scandale, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une réforme en profondeur du système de l’appui de la Minusca aux élections en Centrafrique. Un député de l’opposition déclare : « Il est temps que nous reprenions en main notre souveraineté électorale. La MINUSCA a prouvé son incapacité à garantir son indépendance électorale » .

 

Certains vont plus loin, réclamant le retrait total de l’appui matériel ou humain de cette mission onusienne dans l’organisation des élections en République centrafricaine.

 

En effet, l’affaire Arsène Gbaguidi  place la communauté internationale dans une position inconfortable. Un diplomate africain confie : « Cette situation est un véritable casse-tête. Nous devons agir rapidement pour restaurer la confiance dans le processus électoral, sans pour autant donner l’impression d’abandonner la Centrafrique à son sort » .

 

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Arrestation à Bangui d’Ahmat Adjibane , l’ancien chef d’état-major du PRNC

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Arrestation d’Ahmat Adjibane , l’ancien chef d’état-major du PRNC à Bangui

 

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Ahmat Adjibane alias Ama, ex-chef d’état-major du PRNC, peu avant son arrestation par la gendarmerie centrafricaine

 

Bangui, CNC. L’ancien chef d’état-major du groupe armé Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), Ahmat Adjibane alias Ama, a été interpellé vendredi dernier par la gendarmerie nationale à Bangui. Cette arrestation intervient quelques mois après sa reddition et son intégration dans l’armée nationale.

 

Selon nos informations, M. Adjibane fait l’objet d’une enquête de la Cour pénale spéciale (CPS) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il est soupçonné d’avoir participé à plusieurs actes graves dans la région nord-est du pays.

 

Parmi les accusations portées contre lui figurent :

– L’enlèvement de 20 soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Ndah il y a deux ans

– Le kidnapping d’agents des Nations Unies travaillant pour la Minusca

– L’assassinat d’un Casque bleu rwandais lors d’un échange de tirs

– Le meurtre d’un chef de village et de trois civils à Ouadda Maïkaga

 

  1. Adjibane s’était rendu en avril dernier à Sam-Ouandja avec six autres rebelles. Après une formation militaire de trois mois à Berongo, il attendait son affectation dans une ville de province. C’est lors de démarches administratives qu’il a été arrêté à son domicile la nuit du vendredi.

 

Un responsable de la gendarmerie, sous couvert d’anonymat, précise : « L’ordonnance d’arrestation émane de la CPS. Les soupçons qui pèsent sur lui sont très lourds malgré sa reddition récente ».

 

Cette arrestation intervient dans un contexte de désarmement des groupes armés en Centrafrique. Elle pose des questions sur le processus d’intégration des ex-rebelles dans l’armée nationale.

 

  1. Adjibane est actuellement détenu à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue de son implication dans les crimes qui lui sont reprochés.

 

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Braquage des mercenaires russes  à Bangui : 10 personnes kidnappées

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Braquage des Mercenaires russes  à Bangui : 10 personnes kidnappées

 

Centrafrique.org/bangui-sous-tutelle-russe-touadera-livre-la-securite-nationale-a-wagner/les_wagner_a_bangui/” rel=”attachment wp-att-82615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui-450×331.jpg” alt=”Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui” width=”450″ height=”331″ />
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui

 

Bangui, CNC. Une enquête exclusive de la rédaction du Corbeau News Centrafrique (CNC) révèle un système de racket impliquant les gendarmes centrafricains et les mercenaires russes à Bangui. Cette collaboration, jusqu’ici méconnue du grand public, prend une ampleur inquiétante dans la capitale.

 

Un vendredi noir pour des civils innocents.

 

Dans la nuit du vendredi dernier, entre 23h et minuit, un groupe de mercenaires russes a procédé à l’arrestation arbitraire de dix personnes dans une cafétéria tenue par des réfugiés soudanais près du croisement du cinquième arrondissement en allant vers PK5 sur l’avenue Koudoukou. Parmi les détenus, trois clients centrafricains et sept ressortissants soudanais, dont les employés de l’établissement.

 

Un témoin, sous couvert d’anonymat, raconte : « Les Russes sont arrivés brusquement alors que nous allions fermer. Sans explication, ils nous ont forcés à monter dans leur véhicule » .

 

De l’arrestation au chantage.

 

Les détenus ont été conduits à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Là, un scénario bien rodé s’est mis en place. Sans explication  et de manière brutale, les gendarmes ont exigé une rançon : 30 000 francs CFA pour chaque centrafricain arrêté et 100 000 francs CFA pour chaque Soudanais.

 

« Les gendarmes nous ont clairement dit qu’ils se moquaient de notre statut de réfugiés. Leur seule préoccupation était d’obtenir 100 000 francs par personne » , témoigne l’un des Soudanais toujours en détention.

 

Face au refus des détenus, les trois ressortissants centrafricains ont été libérés. Les sept Soudanais, en revanche, restent emprisonnés malgré la présentation de leurs documents en règle : papiers de refugié, papier de la mairie de Bangui pour leur cafétaria etc..

 

Un système mafieux bien huilé.

 

Cette affaire met au jour une collaboration étroite entre les forces de l’ordre centrafricaines et les mercenaires russes dans des activités illégales. Selon nos sources au sein des forces de sécurité, ce type d’opération serait fréquent à Bangui.

 

Un gendarme, sous condition d’anonymat, explique le mécanisme : « Les mercenaires russes effectuent les arrestations puis nous confient les détenus. Notre rôle est d’extorquer de l’argent, que nous partageons ensuite avec eux » .

 

Cette alliance ne date pas d’hier. Il y a deux ans, les mercenaires russes du groupe Wagner avaient distribué des t-shirts de Wagner aux policiers, gendarmes, militaires des FACA et même aux douaniers, officialisant de facto cette collaboration.

 

L’impunité règne.

 

Malgré le caractère manifestement illégal de ces pratiques, les autorités semblent fermer les yeux. Les victimes, souvent intimidées, n’osent pas porter plainte. Quant aux réfugiés soudanais arrêtés vendredi dernier, ils demeurent en détention malgré leurs papiers en règle.

 

Un avocat spécialisé dans les droits humains, contacté par notre rédaction, s’indigne : « Cette situation est inacceptable. Elle démontre une grave dérive de l’État de droit en République centrafricaine » .

 

Des questions urgentes

 

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur le fonctionnement des institutions en République centrafricaine. Elle démontre l’emprise croissante des mercenaires russes sur les forces de l’ordre, censées protéger les citoyens.

 

Plusieurs questions restent en suspens :

– Quelle est l’ampleur réelle de ce système de racket ?

 

Le CNC continuera d’enquêter sur cette affaire et tiendra ses lecteurs informés des développements à venir. En attendant, le silence des autorités sur ces graves accusations reste assourdissant.

 

 

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Bangui : Deux hommes, dont leurs corps sans vie portent de signent de torture, ont été découverts sous un pont

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Bangui : Deux hommes, dont leurs corps sans vie portent de signent de torture, ont été découverts sous un pont

 

Centrafrique.org/les-deux-corps-des-victimes-dont-un-conducteur-de-taxi-moto-tue-et-jette-sous-un-pont-de-langbachi/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/les-deux-corps-des-victimes-dont-un-conducteur-de-taxi-moto-tue-et-jette-sous-un-pont-de-Langbachi-450×338.jpg” alt=”les deux corps des victimes, recouverts par un drap blanc, dont un conducteur de taxi moto, tué et jetté sous un pont de Langbachi” width=”450″ height=”338″ />
les deux corps des victimes, dont un conducteur de taxi moto, tué et jeté sous un pont de Langbachi

 

Bangui, CNC. La capitale centrafricaine s’est réveillée dans l’effroi ce 14 octobre, avec la macabre découverte de deux corps sans vie sur le pont de Langbashi. Les victimes, criblées de balles, gisaient à la vue de tous, témoignant de la violence qui gangrène la capitale Bangui.

 

Indignation et colère des habitants.

 

Révoltés par ce spectacle d’horreur, les riverains ont immédiatement manifesté leur indignation. « Nous ne pouvons plus supporter cette insécurité grandissante. Nos vies ne valent-elles rien aux yeux des autorités ? » s’est indigné un manifestant sous couvert d’anonymat. La population, exaspérée, a érigé des barricades, paralysant la circulation entre le deuxième et le sixième arrondissement pendant plusieurs heures.

 

Lenteur des forces de l’ordre.

 

L’inaction des autorités n’a fait que redoubler la colère des manifestants. Ce n’est qu’après de longues heures d’attente et face à la pression populaire que les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) se sont finalement déplacées sur les lieux. Cette réaction tardive pose de sérieuses questions sur l’efficacité et la réactivité des forces de l’ordre face à de tels actes criminels.

 

Un conducteur de moto-taxi parmi les victimes.

 

Selon des témoignages recueillis sur place, l’une des victimes serait un conducteur de moto-taxi. « Il a été sauvagement torturé avant d’être abattu. C’est révoltant ! Nous exigeons justice » a déclaré un collègue de la victime. Cette information, si elle se confirme, dévoile la vulnérabilité particulière de ces travailleurs, souvent ciblés par les criminels.

 

Climat d’insécurité croissante.

 

Cet incident tragique s’inscrit dans un contexte d’insécurité grandissante à Bangui et dans l’arrière pays. Les assassinats, les vols à main armée et les agressions se multiplient, plongeant la population dans un climat de peur permanente. L’incapacité apparente des autorités à endiguer cette violence questionne sérieusement leur compétence et leur volonté politique.

 

Les corps des victimes ont finalement été transférés à l’hôpital communautaire vers 13h, laissant derrière eux une population traumatisée et en quête de réponses. L’enquête, si elle est menée, devra déterminer les circonstances exactes de ces meurtres et identifier les responsables. Cependant, au vu des précédents, peu d’habitants osent espérer que justice sera rendue.

 

Cette tragédie met en évidence l’urgence d’une réforme profonde du système sécuritaire à Bangui. Sans des mesures concrètes et immédiates pour restaurer l’ordre et la sécurité, la capitale centrafricaine risque de sombrer davantage dans le chaos, au détriment de sa population déjà durement éprouvée.

 

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Meurtre d’un commerçant par un soldat à Sam-Ouandja :  chronique d’une descente aux enfers des FACA

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Meurtre d’un commerçant par un soldat à Sam-Ouandja :  chronique d’une descente aux enfers des FACA

 

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Bangui, CNC. Une nouvelle tragédie vient s’ajouter à la longue liste des exactions commises par les Forces armées centrafricaines (FACA) contre les civils qu’elles sont censées protéger. Ce dimanche 13 octobre 2024 à Sam Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, un militaire FACA a froidement abattu un commerçant qui avait refusé de céder à son racket.

 

Ce meurtre commis par un soldat à Sam-Ouandja   n’est que la partie émergée d’un iceberg de violence et d’abus perpétrés par une armée devenue prédatrice de sa propre population. Depuis plusieurs jours, les crimes impliquant des soldats FACA se multiplient à un rythme alarmant dans tout le pays.

 

Descente aux enfers des FACA : une armée hors de contrôle.

 

« Les soldats FACA sont devenus incontrôlables. Ils mettent la population en otage, exactement comme le faisaient les mercenaires de Wagner » témoigne à CNC un habitant de Bangui qui déplore la descente aux enfers des FACA. De fait, la formation dispensée par les paramilitaires russes semble avoir transformé l’armée nationale en une force de terreur, rompue aux techniques de torture et dénuée de toute éthique militaire.

 

Cette dérive s’opère dans l’indifférence totale de la hiérarchie. « Le chef d’état-major reste cloîtré à Bangui dans son alcoolisme. Le chef des opérations militaires ne bouge jamais de la capitale. Quant au président Kongoboro, lui aussi perdu dans son alcoolisme, laisse l’armée pourrir sur la population » dénonce notre source.

 

Descente aux enfers des FACA : une litanie de crimes.

 

Les exemples d’exactions ne manquent pas. Vendredi dernier, le président de la jeunesse de Boganangone a été tué par un soldat FACA qui tentait de le braquer. À Bangui même, trois militaires du bataillon d’intervention rapide (BIR) ont attaqué une famille dans le quartier PK5, volant une moto et un téléphone.

 

À Samba, à 18 km de la capitale, un conducteur de taxi-moto a été assassiné par un soldat qui voulait s’emparer de sa moto. Dans le centre-ville de Bangui, deux militaires ont été surpris en train de voler des motos sur le parking d’une banque.

 

« Si on continue de parler de la descente aux enfers des FACA, on n’en finit pas dans deux jours. Mais cela peut faire un mois en racontant les dérives des FACA » soupire notre témoin, épuisé par cette litanie macabre de cette descente aux enfers des FACA.

 

Descente aux enfers des FACA : un scandale d’État.

 

Comment une armée nationale censée protéger les civils a-t-elle pu à ce point se retourner contre eux ? La responsabilité du pouvoir est écrasante. En confiant la formation des FACA à des Mercenaires russes aux méthodes douteuses, le président Kongoboro a créé un monstre qu’il ne contrôle plus.

 

L’impunité dont jouissent les soldats criminels aggrave encore la situation. Malgré les nombreux cas signalés, aucune sanction exemplaire n’a été prise. Le message envoyé est clair : les militaires peuvent agir en toute liberté, quitte à terroriser la population.

 

Face à cette descente aux enfers des FACA, une réaction ferme s’impose. Les autorités doivent de toute urgence reprendre le contrôle de l’armée, sanctionner lourdement les éléments criminels et réformer en profondeur la formation des soldats. Sans quoi, c’est l’existence même de l’État centrafricain qui sera menacée par cette force devenue l’ennemi numéro un de sa propre population.

 

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Meurtre gratuit sur la route de Bossembélé : un chauffeur abattu dans une embuscade nocturne

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Meurtre gratuit sur la route de Bossembélé : un chauffeur abattu dans une embuscade nocturne

 

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Bangui, CNC. Un acte de violence insensé a coûté la vie à un chauffeur de bus dans la nuit de samedi à dimanche sur la route de Bossembélé. Vers 2 heures du matin, à environ 10 kilomètres de Yaloké, un tireur embusqué a ouvert le feu sur un car de la compagnie Avenir de Centrafrique, tuant le conducteur sur le coup.

 

Ce crime odieux démontre une fois de plus l’insécurité qui règne sur les axes routiers centrafricains, même à proximité de la capitale. L’attaque, perpétrée par un individu isolé selon les premiers éléments, pose de nombreuses questions quant aux motivations du tueur.

 

Une attaque préméditée sur la route de Bossembélé ?

 

L’heure et le lieu choisis pour cette embuscade meurtrière laissent penser à un acte prémédité. « La personne s’est peut-être préparée à se venger sur le chauffeur ou sur quelque chose » , avance une source proche de la gendarmerie de Yaloké contactée par CNC. L’hypothèse d’un règlement de comptes est évoquée, bien qu’aucun élément ne permette pour l’instant de l’étayer.

 

Le mode opératoire, avec un tireur isolé embusqué dans la brousse, rappelle tristement les méthodes des groupes armés qui sévissent dans la zone. Cependant, le caractère apparemment ciblé de l’attaque sur la route de Bossembélé  intrigue les enquêteurs.

 

Des passagers sur la route de Bossembélé  sous le choc.

 

Les passagers du car, témoins impuissants de ce drame sur la route de Bossembélé, sont profondément choqués. « C’est vraiment incroyable, incroyable, incroyable. La vie d’un innocent perdue comme dans un jeu » , déplore l’un d’eux. Ce témoignage poignant met en lumière le traumatisme vécu par les voyageurs, aux prises avec une violence aveugle et incompréhensible.

 

L’absence de réaction des forces de sécurité, pourtant censées patrouiller sur cet axe stratégique, est particulièrement inquiétante. Comment un individu armé a-t-il pu opérer en toute impunité à une heure si tardive ?

 

Un sentiment d’insécurité grandissant.

 

Cet assassinat ravive les craintes de la population quant à la sécurité sur les routes centrafricaines. Les compagnies de transport, déjà éprouvées par les difficultés économiques, voient leur activité menacée par ces actes criminels récurrents.

 

Les autorités, interpellées à maintes reprises sur la nécessité de sécuriser les axes routiers, semblent dépassées par l’ampleur du problème. Leur inaction expose quotidiennement les usagers de la route à des dangers mortels.

 

En l’absence de mesures concrètes pour endiguer cette violence, la peur risque de paralyser les déplacements, avec des conséquences désastreuses pour l’économie et la cohésion du pays. Il est urgent que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités pour garantir la sécurité de tous les Centrafricains.

 

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La santé mentale en Centrafrique : un système au bord de l’effondrement

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La santé mentale en Centrafrique : un système au bord de l’effondrement

 

Festival-de-punaises-a-lhopital-de-lamitie-un-cauchemar-pour-les-patients/hopital-amie-hopital_amitie_de_bangui/” rel=”attachment wp-att-77044″ data-wpel-link=”internal”>Entrée principale de l’hôpital de l’Amitié à Bangui, avec des patients et des visiteurs devant le bâtiment.
Hôpital de l’Amitié de Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Le centre psychiatrique de Bangui, unique structure publique dédiée à la santé mentale en Centrafrique, se trouve dans un état de délabrement avancé. Un récent reportage de la radio Ndékè Luka, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre, dévoile une situation alarmante qui met en péril la santé de milliers de Centrafricains.

 

Un établissement de la santé mentale en Centrafrique vétuste et sous-dimensionné.

 

Le centre psychiatrique, censé répondre aux besoins de tout un pays, se résume à quatre très petits bâtiments en ruine. Avec une capacité d’accueil ridiculement faible de 36 lits – 16 pour les femmes et 20 pour les hommes ,  l’établissement tente de prendre en charge plus de 800 patients cette année. Cette situation dramatique expose les limites patentes du système de santé centrafricain.

 

Dorothée, mère d’une patiente, raconte : « Ma fille était en formation militaire. Sur les champs de tirs, les tirs d’une arme lui ont causé des troubles mentaux. On ne savait pas. Ce n’est qu’après qu’elle a déclenché la maladie » . Ce témoignage souligne l’urgence d’une prise en charge adéquate, actuellement impossible dans ces conditions déplorables.

 

La santé mentale en Centrafrique : un personnel médical en sous-effectif critique.

 

Plus alarmant encore, ce centre national ne dispose que de deux personnels de santé qualifiés. Cette pénurie extrême de professionnels de la santé mentale en Centrafrique  compromet gravement la qualité des soins prodigués aux patients. Comment deux personnes peuvent-elles gérer efficacement des centaines de patients atteints de troubles mentaux graves ? Cette situation met en danger non seulement les patients, mais aussi le personnel submergé par la charge de travail.

 

La prolifération des stupéfiants : un fléau grandissant pour la santé mentale en Centrafrique.

 

Nathalie Agnès-Wakanda, majeure du centre, pointe un problème majeur : « La majorité de nos patients sont hospitalisés pour des problèmes de consommation de substances, de drogue » . La propagation de drogues bon marché, notamment l’alcool frelaté dit « de Wagner », vendu à seulement 100 FCFA, détruit la santé mentale des Centrafricains, particulièrement les jeunes.

 

Un patient, Innocent, témoigne : « J’ai consommé des stupéfiants parce que je faisais des durs travaux. Mais je demande à mes frères de ne pas en prendre. Qu’ils préservent leur santé, pour ne pas qu’ils tombent dans le même état que moi » . Ce cri d’alarme met en évidence l’urgence d’une politique de prévention, actuellement inexistante.

 

L’inaction coupable des autorités pour la santé mentale en Centrafrique.

 

Devant cette catastrophe sanitaire, le gouvernement brille par son absence. Aucun plan d’action concret n’est mis en place pour améliorer les infrastructures, former du personnel qualifié ou lutter contre la prolifération des drogues. Cette négligence condamne des milliers de Centrafricains à une détérioration inexorable de leur santé mentale.

 

Les conséquences économiques et sociales de cette crise sont considérables. Les familles, livrées à elles-mêmes, doivent assumer seules la charge de leurs proches malades. Pauline, qui accompagne son fils malade, explique : « Il était parti se faire soigner Ben Baiki chez sa belle famille. D’après ce qu’il nous a rapporté, il est tombé dans cet état après que le guérisseur lui a donné une décoction » . Cette situation pousse de nombreuses familles à se tourner vers des pratiques alternatives, parfois dangereuses, faute de soins appropriés.

 

L’absence de politiques de santé publique efficaces aggrave le problème. Aucune campagne de sensibilisation n’est menée pour informer la population des risques liés à la consommation de stupéfiants. Les jeunes, particulièrement vulnérables, se retrouvent exposés sans protection à ces substances nocives.

 

La situation du centre psychiatrique de Bangui reflète un problème plus large de négligence du système de santé centrafricain. Les infrastructures médicales, déjà insuffisantes avant la crise, se sont encore détériorées. Le manque de personnel qualifié et de médicaments essentiels compromet la qualité des soins dans tous les domaines médicaux.

 

L’impact sur la société centrafricaine est profond. Les troubles mentaux non traités contribuent à l’instabilité sociale, augmentent les risques de violence et freinent le développement économique du pays. La productivité nationale est affectée par l’incapacité de nombreux citoyens à travailler en raison de problèmes de santé mentale non pris en charge.

 

En 2024, la République centrafricaine semble abandonner sa population à un destin tragique, faute de volonté politique et d’investissements dans la santé mentale. Pendant ce temps, les trafiquants de drogue comme Wagner continuent d’empoisonner la jeunesse du pays, avec la complicité tacite de certains dirigeants. Cette situation intolérable pose la question de la responsabilité de l’État dans la protection de ses citoyens.

 

Il est urgent que les autorités centrafricaines prennent conscience de l’ampleur du problème de la santé mentale en Centrafrique  et agissent rapidement. Des investissements massifs dans les infrastructures de santé mentale, la formation de personnel qualifié et la mise en place de programmes de prévention sont indispensables. La communauté internationale doit également jouer son rôle en apportant un soutien financier et technique pour aider le pays à surmonter cette crise.

 

La santé mentale des Centrafricains ne peut plus être ignorée. Elle constitue un enjeu crucial pour l’avenir du pays, sa stabilité et son développement. Il est temps que les autorités assument leurs responsabilités et mettent en place une politique de santé mentale digne de ce nom. L’avenir de la nation en dépend.

 

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Le déplacement honteux de Touadéra à Bossangoa : un président en quête de gloire sur le dos de la MINUSCA

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Le déplacement honteux de Touadéra à Bossangoa : un président en quête de gloire sur le dos de la Minusca

 

Un bulldozer de la MINUSCA réhabilite la route Bossembélé-Bossangoa en République centrafricaine.
Réhabilitation de la route entre Bossembélé et Bossangoa par la Minusca

 

Bangui, CNC. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est rendu ce samedi 12 octobre 2024 à Bossangoa pour une mise en scène grotesque, inaugurant des travaux qu’il n’a ni financés ni initiés. Cette visite expose l’incompétence et l’opportunisme d’un chef d’État prêt à tout pour redorer son image, même au prix du ridicule.

 

Une route financée par la MINUSCA, pas par l’État.

 

La réhabilitation de la route Bossembélé-Bossangoa, vitale pour cette région agricole, ne résulte pas des efforts du gouvernement centrafricain. C’est la MINUSCA qui, devant l’inaction chronique des autorités, a décidé il y a quatre mois de prendre en charge ces travaux essentiels.

 

“La MINUSCA a dû intervenir car l’état catastrophique des routes entravait ses opérations humanitaires et le déplacement de ses troupes”, explique à CNC un officiel onusien sous couvert d’anonymat. “Le gouvernement n’a jamais agi pour résoudre ce problème qui affecte pourtant gravement la population, et voilà maintenant Touadéra est à Bossangoa  “.

Des habitants de Ndjo rassemblés autour d’une route boueuse à 5 kilomètres de la ville sur la route de Bossembélé, en Centrafrique route_boueuse_pres_de_ndjo_vers_bossangoa Centrafrique :  entre Bossembélé et  Paoua,  les routes de la honte
Route nationale 1

 

Touadéra à Bossangoa , un président en quête désespérée de crédit.

 

Au lieu de saluer l’initiative de la MINUSCA, la présidence a exigé l’arrêt des travaux pour permettre à Touadéra de s’en attribuer le mérite. Cette manipulation grossière dévoile un chef d’État plus préoccupé par son image que par le bien-être de ses concitoyens.

 

L’absurdité de la situation culmine avec le choix de Bossangoa pour cette cérémonie, alors que les travaux débutent à Bossembélé. “C’est un simulacre d’action présidentielle. Pourquoi Touadéra se rendait-il à Bossangoa  ?“, dénonce à          CNC Jean-Marc Mballa, un membre de la jeunesse du parti URCA. “Touadéra se moque ouvertement des Centrafricains“.

 

Touadéra à Bossangoa , des inaugurations dérisoires.

 

Pour couronner le tout, Baba Kongoboro s’est également attribué l’inauguration d’un modeste bâtiment du PNUD. “Un simple bloc de quelques bureaux d’une valeur dérisoire, et voilà notre président qui parade comme s’il avait construit un hôpital”, se désole Pierre, fonctionnaire au ministère de la santé à Bangui. “Cela montre l’inaction de ce gouvernement“.

un véhicule du PAM accidenté au village Gbadéngué à 30 kilomètres de bossangoa le 10 octobre 2020 par cnc un-vehicule-du-PAM-accidente-au-village-Gbadengue-a-30-kilometres-de-bossangoa-le-10-octobre-2020-par-cnc RCA : un camion du programme alimentaire mondial (PAM) pillé à Gbadéngué
un vehicule du PAM accidente au village Gbadengue a 30 kilometres de bossangoa

 

Touadéra à Bossangoa , un mépris des priorités nationales.

 

Alors que de nombreuses régions du pays affrontent des crises graves, Touadéra choisit de se déplacer pour une opération de communication sans substance à Bossangoa. Les inondations à Bozoum et dans l’ouest de Bangui, les attaques meurtrières contre les FACA à Zako et Ngarba, la situation humanitaire alarmante à Birao – autant de situations critiques négligées par un président déconnecté des réalités du terrain.

 

“Touadéra ne se déplace que lorsqu’il peut s’approprier le travail des autres”, critique Marie, activiste de la société civile. “Cela prouve son impuissance et son incompétence. La Centrafrique mérite mieux qu’un président fanfaron incapable d’agir concrètement pour son peuple“.

 

Ce déplacement de Touadera à Bossangoa restera comme un signe de la faillite du pouvoir de Touadéra. Un président réduit à inaugurer des chantiers qu’il n’a pas initiés, inapte à répondre aux crises qui frappent son pays, et visiblement plus préoccupé par son image que par le sort des Centrafricains. La honte nationale, c’est lui.

 

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L’armée centrafricaine abandonne ses positions à Ngarba : une déroute spectaculaire

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L’armée centrafricaine abandonne ses positions à Ngarba : une déroute spectaculaire

 

Centrafrique.org/Centrafrique-deploiement-des-soldats-faca-a-bangassou-des-forces-speciales-de-la-Minusca-au-renfort-pour-securiser-le-convoi/les-faca-en-colonne-dans-un-camp-de-banguiimg_4091-5/” rel=”attachment wp-att-21068″ data-wpel-link=”internal”>les-Faca-en-colonne-dans-un-camp-de-BanguiIMG_4091 Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi.
les-Faca-en-colonne-dans-un-camp-de-BanguiIMG_4091 – Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi

 

Bangui, CNC. L’armée nationale centrafricaine vient de subir un revers cuisant dans le nord-est du pays. Quelques jours seulement après une attaque rebelle, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont déserté leur base de Ngarba, située à une centaine de kilomètres de Ndélé, laissant la population locale sans protection.

 

L’armée centrafricaine : un déploiement hasardeux.

 

Cette débâcle de l’armée centrafricaine dévoile les graves lacunes stratégiques de l’état-major centrafricain. Positionner des troupes à proximité de la frontière tchadienne, sans moyens adéquats pour assurer leur défense, démontre une incompétence flagrante. Un officier haut gradé, sous couvert d’anonymat, déclare : « Envoyer nos hommes dans ces conditions, c’est les condamner d’avance. On les a jetés dans la gueule du loup » .

 

L’attaque rebelle a révélé la vulnérabilité extrême de ce détachement de L’armée centrafricaine. Le chef de l’unité, un sergent-chef, a même été capturé par les assaillants. Ironie du sort, ce sont les villageois qui ont dû négocier sa libération, soulignant l’incapacité de l’armée à protéger ses propres hommes.

 

Un repli précipité et honteux de l’armée centrafricaine.

 

Plus inquiétant encore, les FACA ont complètement évacué leur position moins de cinq jours après l’attaque. Un habitant de Ngarba témoigne : « Nous avons vu les soldats partir en catastrophe vers Ndélé. Ils nous ont abandonnés face au danger » . Cette retraite précipitée anéantit des mois d’efforts pour sécuriser la région.

 

La propagande gouvernementale démasquée.

 

Cet épisode jette un éclairage cru de radar sur le décalage entre la rhétorique triomphante du gouvernement et la réalité du terrain. Les discours martiaux sur la « montée en puissance » de l’armée centrafricaine s’effondrent face à l’évidence : les FACA demeurent sous-équipées et mal préparées.

 

Un ancien officier, aujourd’hui analyste militaire, affirme : « L’état-major s’approprie les succès des mercenaires de Wagner pour masquer ses propres insuffisances. Nos soldats manquent cruellement de formation et de matériel. C’est un mensonge éhonté de prétendre le contraire » .

 

Cette déroute à Ngarba expose au grand jour l’incapacité persistante de l’armée centrafricaine à contrôler son territoire et à protéger ses citoyens. Elle pose de sérieuses questions sur la stratégie militaire du gouvernement et son dépendance excessive envers les mercenaires russes.

 

Alors que les habitants de Ngarba se retrouvent livrés à eux-mêmes, l’état-major doit urgemment revoir sa copie. Sans un changement radical dans la formation et l’équipement des FACA, de tels fiascos risquent de se multiplier, compromettant durablement la sécurité du pays.

 

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La Coalition Siriri exige le départ de Touadéra et des mercenaires russes de Centrafrique

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La Coalition Siriri exige le départ de Touadéra et des mercenaires russes de Centrafrique

GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri. samedi-gervil-coordonnateur-de-Siriri-coalition RCA : pour la coalition Siriri, « Le Président TOUADERA n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays ».
Samedi Gervil, coordonnateur de Siriri

 

 

Bangui, CNC. La Coalition Siriri, un regroupement de citoyens centrafricains, a publié un communiqué le 8 octobre 2024 réclamant le départ immédiat du Putschiste Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, ainsi que celui des mercenaires du groupe Wagner et des troupes rwandaises présentes en République Centrafricaine (RCA).

 

Dans son communiqué, la coalition dénonce une recrudescence des violences en RCA. Elle affirme que des groupes armés, des mercenaires étrangers et des terroristes, notamment ceux du groupe russe Wagner, en collaboration avec des mercenaires rwandais, auraient pris le contrôle de vastes territoire du pays.

 

Selon la Coalition Siriri : “Des villages entiers ont été rasés et les violences s’étendent désormais jusqu’à Bangui, la capitale. La Minusca, censée restaurer la paix depuis 2014, s’est montrée inefficace pour désarmer les groupes armés“.

 

La coalition accuse certains contingents de la MINUSCA, notamment les troupes rwandaises, de complicité avec les forces russes du groupe Wagner impliquées dans l’aggravation de la crise.

 

Se présentant comme une structure inclusive ouverte à tous les Centrafricains, la Coalition Siriri affirme vouloir restaurer la paix et promouvoir la réconciliation nationale. Elle appelle les “forces vives de la nation” à se joindre à sa cause.

 

Le communiqué fait également état d’une action militaire menée le jour même à Ngarba, à environ 505 km de Bangui, qualifiée de “frappe” contre des cibles précises.

 

La situation en RCA continue de soulever des inquiétudes, alors que les appels au départ du président Touadéra et à la fin de l’ingérence étrangère se multiplient.

 

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Provocation militaire russe à la frontière tchado-centrafricaine : Wagner entraîne les FACA dans une dangereuse escalade

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Provocation militaire russe à la frontière tchado-centrafricaine : Wagner entraîne les FACA dans une dangereuse escalade

 

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou Embargo sur les armes en Centrafrique : la Russie n’a pas d’autre chose à offrir au pays?
deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou – Embargo sur les armes en Centrafrique : la Russie n’a pas d’autre chose à offrir au pays?

 

Bangui, CNC. L’incident diplomatique entre le Tchad et la Centrafrique prend une tournure inquiétante. Des Mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), ont franchi la frontière tchadienne vendredi 11 octobre, dans un acte de représailles suite à l’arrestation de six Russes à N’Djamena quelques jours plus tôt.

 

Une opération d’infiltration russe déjouée au Tchad.

 

L’affaire a débuté lorsque six ressortissants russes, dont un Biélorusse, quittant Bangui, ont été arrêtés à N’Djamena par les services de renseignement tchadiens. Selon des sources proches du dossier, ces individus auraient tenté d’infiltrer les services de sécurité tchadiens. « Ils sont venus, on ne sait pas exactement leur but de voyage, mais selon certaines informations, ils voulaient infiltrer le service de renseignement tchadien », rapporte à la rédaction du CNC un haut fonctionnaire tchadien sous couvert d’anonymat.

 

Les six Russes ont été détenus pendant six jours dans les locaux des services de renseignement avant d’être libérés. Cette arrestation a provoqué l’ire du groupe Wagner en RCA, qui a décidé de se venger en utilisant la frontière tchado-centrafricaine comme terrain d’opération.

 

Incursion armée et provocation à la frontière tchado-centrafricaine.

 

Le vendredi 11 octobre, une force composée de mercenaires russes et de soldats FACA a franchi la frontière tchado-centrafricaine. Un témoin centrafricain raconte : « Ils ont tiré sur des gens, arraché le drapeau tchadien et planté celui de la Centrafrique. C’était une véritable provocation ».

 

Cette incursion a entraîné une réaction immédiate des autorités tchadiennes. Le gouverneur de la province du Logone Occidental a ordonné le renforcement des positions militaires à la frontière. Face à cette montée des tensions, les soldats centrafricains, basés à Bang,  se sont repliés vers la localité de N’Dim.

 

Provocation frontière tchado-centrafricaine : Wagner entraîne les FACA dans une escalade dangereuse.

 

L’opération à la frontière tchado-centrafricaine  semble avoir été minutieusement préparée. Des témoins rapportent qu’environ une centaine de soldats FACA et autant de mercenaires russes ont quitté Bocaranga le vendredi dans la soirée en direction de la frontière. « Ils étaient sur le bord de véhicules, de motos. Ils sont arrivés à N’Dim où ils ont dormi. Et à 6h du matin, le samedi, ils ont quitté N’Dim pour aller à Bang », précise une source locale.

 

Cette escalade militaire instrumentée par Wagner installe une tension diplomatique déjà fragile entre le Tchad et la Centrafrique. Un analyste politique centrafricain déplore : « Wagner veut à tout prix créer le désordre à la frontière entre les deux pays. Ils ont tenté d’infiltrer le Tchad pour déstabiliser le régime. N’ayant pas réussi, ils se vengent en entraînant les autorités centrafricaines et les forces de l’ordre dans leurs manœuvres irresponsables ».

 

La communauté internationale s’inquiète de cette montée des tensions. Un diplomate occidental en poste à Bangui s’alarme : « Cette provocation pourrait dégénérer en conflit ouvert si la situation n’est pas rapidement maîtrisée. Il est urgent que les autorités centrafricaines reprennent le contrôle de leurs frontières et cessent de se laisser manipuler par Wagner ».

 

Alors que la région est déjà fragilisée par de multiples crises, cette nouvelle escalade fait craindre une déstabilisation accrue de toute la région de l’Afrique centrale. L’implication du groupe Wagner dans les affaires intérieures et la politique étrangère centrafricaine pose de questions quant à la souveraineté du pays et sa capacité à maintenir des relations pacifiques avec ses voisins.

 

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Tempête sur le pétrole centrafricain : L’opposition fait bloc contre une gestion mafieuse

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Tempête sur le pétrole centrafricain : L’opposition fait bloc contre une gestion mafieuse

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Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

 

 

Le rapport explosif du GSTC sur le pétrole centrafricain  enflamme le débat politique à Bangui.

 

Bangui, CNC. Le secteur pétrolier centrafricain est au cœur d’une violente polémique depuis la publication en septembre 2024 d’un rapport accablant du Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC). Ce document, qui dénonce une “gestion mafieuse du pétrole centrafricain , a provoqué un séisme politique à Bangui. L’opposition, réunie au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), s’est saisie de l’affaire pour accentuer la pression sur le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra.

 

Le monopole controversé de Neptune sur le pétrole centrafricain .

 

Au centre des critiques se trouve l’attribution du monopole d’importation et de distribution des produits pétroliers à la société Neptune. Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, a vivement dénoncé cette situation lors d’une conférence de presse du BRDC du 11 octobre dernier : “Le monopole qui a été banni par la loi est remis en place. Vous pensez que le prix actuel des carburants est normal ? C’est parce qu’il y a le monopole”.

 

Selon l’opposition, cette décision a des conséquences désastreuses sur l’économie du pays et le pouvoir d’achat des Centrafricains. L’ancien premier ministre Martin Ziguelé, président du MLPC et porte-parole du BRDC, a souligné la chute vertigineuse des recettes fiscales : “En période normale, la fiscalité pétrolière rapportait quelque chose comme 4 milliards de francs CFA par mois, dont Total payait la moitié. Maintenant, c’est tombé à 1 milliard“.

Les journalistes lors de la conférence de presse des leaders de l’opposition démocratique le 11 octobre 2024 à Bangui
Les journalistes lors de la conférence de presse des leaders de l’opposition démocratique le 11 octobre 2024 à Bangui

 

Le rapport du GSTC sur le pétrole centrafricain, une bombe à retardement.

 

Le rapport du GSTC sur le pétrole centrafricain, publié en septembre 2024, a servi de détonateur à cette crise. Le document pointe du doigt de nombreuses irrégularités dans la gestion du secteur pétrolier, allant jusqu’à parler de “mafia”. Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, a repris ces termes à son compte : “Nous sommes dans une situation où, aujourd’hui, parler de mafia dans le secteur pétrolier est bien choisi. Ce n’est pas au bénéfice du peuple centrafricain, c’est à son détriment“.

 

L’opposition salue le travail du GSTC, estimant qu’il a “mis le fer chaud dans la plaie”. Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, a déclaré : “Le GSTC a fait son travail. Ce travail doit être relayé par la presse, qui a la possibilité de mener aussi des enquêtes, faire des investigations“.

 

Piri, un ministre mafieux sur la sellette.

 

Le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, s’est retrouvé dans l’œil du cyclone suite à la publication du rapport du GSTC sur le pétrole centrafricain. Ses multiples réactions, jugées peu convaincantes par l’opposition, n’ont fait qu’attiser les critiques. Maître Tiangaye a fustigé l’attitude du ministre : “Il s’en prend personnellement à Béninga [du GSTC], qu’il méprise quand il parle de Beninga. Il ne dit pas Monsieur Beninga. Beninga, Beninga, Beninga. Beninga  est devenu le mari de sa tante ?Donc, je pense que ce genre de comportement traduit la tourmente dans laquelle se trouve le ministre, parce qu’ils ont fauté et ils n’ont plus d’arguments“.

 

L’opposition exige la transparence.

 

Devant une telle situation, le BRDC exige la publication intégrale de la convention signée entre l’État centrafricain et Neptune. Maître Tiangaye a affirmé : “Vous ne pouvez pas imaginer lorsque ce pétrole arrive en Centrafrique, une bonne partie des ressources sont partagées entre trois personnes au sommet de l’État. Pendant ce temps, c’est la population qui subit les contre-coups, vous et moi“.

 

L’opposition dénonce également la suppression, dans la nouvelle constitution, du contrôle parlementaire sur les conventions liées aux ressources naturelles. Maître Tiangaye a expliqué : “L’article 60 de la constitution de 2016 constituait une garantie pour nous, les Centrafricains, pour l’exploitation de nos richesses minières, nos richesses naturelles. […] On a chassé Karim Meckassoua et on a mis en place une nouvelle constitution dans laquelle il n’y a plus ce contrôle, même si ce contrôle n’est pas totalement parfait, c’est pour qu’il y ait l’opacité dans la gestion des affaires de l’État.”

 

Un impact économique et social désastreux.

 

Les conséquences de cette gestion controversée du secteur pétrolier se font sentir dans tout le pays. Mahamat Kamoun a souligné : “Vous connaissez le taux de croissance ? Le PIB de la RCA à la fin 2023, on est à 0,5. Donc il y a un rythme, il y a le ralentissement avéré des activités économiques. Tout ça, c’est lié à la question du carburant“.

 

L’ancien Premier ministre a également évoqué les conséquences sociales : “Quand Total est parti, et même Tamoil , vous savez le nombre de Centrafricains qui sont mis au chômage ? Quand on sait qu’un Centrafricain fait vivre combien de personnes, au moins 20 bouches, ça n’a pas ému les autorités“.

 

Appel de l’opposition.

 

Face à cette situation, le BRDC appelle à une enquête approfondie et à une révision complète de la gestion du secteur pétrolier. L’opposition demande également à la presse et à la société civile de jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir.

 

Martin Ziguelé a conclu : “Nous ne sommes que cinq millions et nous sommes pauvres à côté de ce sac d’or. Parce que tout simplement, il existe des économies dans notre pays, une économie officielle dont les ressources vont au budget et une économie underground qui sert à financer toutes ces lobby que vous voyez là“.

 

Le débat autour de la gestion du secteur pétrolier centrafricain est loin d’être clos. Alors que l’opposition maintient la pression, le gouvernement devra tôt ou tard apporter des réponses concrètes aux accusations portées par le GSTC et relayées par le BRDC. L’avenir économique du pays pourrait bien dépendre de l’issue de cette crise.

 

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Les Paramilitaires des Forces de Soutien Rapide S’approchent Dangereusement de la Frontière Centrafricaine

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Les Paramilitaires des Forces de Soutien Rapide S’approchent Dangereusement de la Frontière Centrafricaine

 

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Bangui, CNC. Plusieurs centaines de paramilitaires des Forces de Soutien Rapide (FSR), accompagnés de plus de 1000 véhicules 4×4 lourdement armés, se rapprochent de la frontière entre le Soudan et la République centrafricaine. Actuellement positionnés à Madjanguéré, à environ 25 kilomètres d’Amdafock, ils fuient les combats acharnés qui les opposent avec les forces gouvernementales sous la direction du général Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil souverain de transition.

 

L’aviation soudanaise, soutenue par des hélicoptères de guerre, traque les paramilitaires qui continuent leur avancée vers la frontière. Des affrontements violents se déroulent à seulement 5 kilomètres de Madjanguéré, et la possibilité d’une incursion sur le territoire centrafricain devient une préoccupation majeure pour les autorités de Bangui.

 

Crainte d’une Incursion sur le Sol Centrafricain.

 

Les habitants de la Vakaga, région frontalière de la RCA, suivent la situation avec une grande inquiétude. Le risque que ces combattants armés puissent traverser la frontière est réel, d’autant plus que les forces armées centrafricaines ne disposent pas des moyens nécessaires pour faire face à une telle menace. Avec plus de 1000 pick-up armés en approche, les forces de sécurité centrafricaines, déjà sous-équipées, se trouvent dans une situation de vulnérabilité extrême.

 

L’intervention éventuelle des mercenaires du groupe Wagner, présents sur le territoire centrafricain, reste incertaine face à une telle démonstration de force des FSR. Le spectre d’une nouvelle crise sécuritaire plane sur la région, alors que les paramilitaires semblent se diriger vers la Vakaga pour potentiellement s’y établir, ce qui exacerberait encore davantage les tensions locales.

 

Contexte Historique du Conflit.

 

Le conflit actuel entre Hemedti et le général Abdel Fattah al-Burhan est le résultat d’une lutte pour le pouvoir qui a éclaté en avril 2023. Les Forces de Soutien Rapide, initialement créées pour contrer les rebelles dans la région du Darfour, sont devenues une force redoutable sous la direction de Hemedti. Elles ont joué un rôle clé dans le coup d’État de 2019 qui a renversé le président Omar el-Béchir, mais les divergences entre Hemedti et al-Burhan ont conduit à des affrontements ouverts. Cette guerre de pouvoir a rapidement dégénéré, provoquant des violences meurtrières à travers le Soudan.

 

Le Défi pour les Autorités Centrafricaines.

 

La question qui se pose désormais est de savoir comment le gouvernement centrafricain compte réagir face à cette menace imminente. Les observateurs craignent que l’arrivée massive de ces paramilitaires sur le territoire ne conduise à une escalade de la violence dans une région déjà fragile. Alors que les combats font rage de l’autre côté de la frontière, la vigilance est de mise pour les autorités centrafricaines, qui devront rapidement définir une stratégie face à cette situation de plus en plus critique.

 

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Réaction des mercenaires russes au Rapport de l’ONU et parlent d’une campagne opérée par les occidentaux contre la Russie…

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Centrafrique : les Mercenaires russes réagit au Rapport de l’ONU et parlent d’une campagne opérée par les occidentaux contre la Russie…

 

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Bangui, CNC. Les forces paramilitaires russes affiliées au groupe Wagner, opérant en République centrafricaine, ont vivement contesté les accusations portées par l’expert des Nations unies sur les droits de l’Homme, Yao Agbetse. Dans son dernier rapport, présenté à l’ONU, Agbetse a souligné que ces forces, en collaboration avec l’armée centrafricaine, auraient commis de graves violations des droits de l’Homme, notamment à l’encontre de civils et de représentants de l’État. Cette contestation marque un nouveau chapitre dans la controverse entourant la présence des Wagner en Centrafrique, où leur rôle est de plus en plus scruté par la communauté internationale.

 

Rejet des Accusations par les mercenaires russes.

 

Le rapport de Yao Agbetse, expert des droits de l’Homme de l’ONU, a dévoilé plusieurs cas d’exactions commises par les groupes armés et les les mercenaires russes. Agbetse a spécifiquement mentionné des abus dirigés contre les populations civiles, ainsi que des actes de représailles envers ceux soupçonnés de collaborer avec des groupes rebelles. Selon l’expert, ces actes incluent des meurtres, des arrestations arbitraires, des détentions illégales et des violences sexuelles.

 

Face à ces accusations, les forces Wagner ont catégoriquement nié leur implication dans ces abus, qualifiant le rapport de l’ONU de “biaisé” et “non fondé”. Les représentants de Wagner en Centrafrique, monsieur Dimitri Sitiy affirment que leur mission est uniquement axée sur la protection des infrastructures stratégiques et sur l’accompagnement de l’armée centrafricaine dans la lutte contre les groupes rebelles. Ils soutiennent que les allégations portées contre eux ne sont que des tentatives de ternir leur image et de discréditer leur présence dans le pays.

 

La Responsabilité des Forces Bilatérales Russes.

 

Malgré le démenti du groupe Wagner, les témoignages recueillis par l’ONU pointent vers une implication systématique des mercenaires russes  dans plusieurs incidents graves. Yao Agbetse a affirmé que les les mercenaires russes ne se contentent pas de jouer un rôle de protection, mais sont également impliqués dans des opérations militaires offensives, souvent en dehors des cadres légaux. Ces opérations se traduisent par des violations des droits de l’Homme, notamment dans les zones reculées du pays, où les populations sont fréquemment prises pour cible.

 

L’expert de l’ONU a également évoqué des actes de représailles dirigés contre des personnes accusées de collaborer avec des groupes armés. Ces représailles, qui incluent des arrestations massives et des violences physiques, sont qualifiées par les témoins de mesures punitives visant à instiller la peur au sein des communautés. Ces actions, selon le rapport, ne respectent ni les conventions internationales ni les droits fondamentaux de la population civile.

 

Les Répercussions opérées par les mercenaires russes  sur la Population Civile.

 

Les opérations militaires menées conjointement par les forces armées centrafricaines et les mercenaires russes ont exacerbé la situation déjà fragile dans plusieurs régions du pays. Le rapport de l’ONU souligne que les violences perpétrées par les Wagner ne visent pas seulement les groupes rebelles, mais affectent également les populations civiles qui se trouvent souvent au milieu des affrontements. Agbetse a recueilli de nombreux témoignages concordants faisant état d’abus, notamment des exécutions sommaires, des disparitions forcées, et des actes de torture.

 

Ces violations ont un impact direct sur le quotidien des habitants, qui vivent sous la menace constante d’attaques et de représailles. La peur d’être pris pour cible pousse de nombreuses personnes à fuir leurs villages, créant ainsi un déplacement massif de population dans les zones touchées par les conflits. Selon les chiffres des Nations unies, des milliers de personnes ont été déplacées au cours des derniers mois en raison de ces violences.

 

Appels à des Enquêtes Indépendantes.

 

Yao Agbetse, dans son rapport, a appelé les autorités centrafricaines, qui sont d’ailleurs des poupées russes,  à ouvrir des enquêtes indépendantes sur les abus commis par les mercenaires russes  et à garantir que justice soit rendue aux victimes. L’expert a insisté sur l’importance de mettre fin à l’impunité et d’assurer la transparence des actions menées par les forces étrangères sur le sol centrafricain. Selon lui, sans des mesures concrètes, la situation pourrait s’aggraver, avec un risque accru de nouvelles violations des droits de l’Homme.

 

Les Wagner, de leur côté, continuent de nier toute implication et refusent de coopérer avec les appels à enquêtes. Leur porte-parole a déclaré que les accusations portées contre eux ne sont que le fruit de manœuvres politiques visant à saper leur collaboration avec le gouvernement centrafricain. Ils affirment que leurs actions sont strictement encadrées par des accords bilatéraux et qu’ils respectent les lois du pays.

 

Le Débat sur la Présence des Wagner en Centrafrique.

 

La présence des forces Wagner en République centrafricaine est de plus en plus contestée, tant au niveau national qu’international. Si leur soutien militaire a permis au gouvernement de reprendre le contrôle de certaines zones, leur méthode d’intervention et les abus signalés soulèvent des inquiétudes quant à leur rôle réel dans le pays. Des organisations de défense des droits de l’Homme, tant nationales qu’internationales, appellent à une surveillance accrue de leurs activités et à un retrait progressif des forces paramilitaires.

 

Pour l’heure, le gouvernement centrafricain continue de collaborer étroitement avec Wagner, en justifiant leur présence par le besoin de stabiliser le pays face à des groupes rebelles toujours actifs. Toutefois, le rapport de l’ONU et les témoignages des victimes pourraient exercer une pression supplémentaire sur les autorités pour revoir ces partenariats.

 

La contestation du rapport de l’ONU par les forces Wagner met en lumière les tensions croissantes autour de leur rôle en République centrafricaine. Alors que les accusations de violations des droits de l’Homme se multiplient, la question de leur responsabilité et de leur avenir en Centrafrique reste au cœur des débats. Pour les populations civiles, prises au piège dans ces conflits, la situation reste désespérément critique.

 

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À Boganangone, un FACA tue le président de la jeunesse locale dans un acte de braquage

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À Boganangone, un FACA tue le président de la jeunesse : l’armée centrafricaine encore mise en cause

 

Centrafrique.org/wagner-le-charcutier-habituel-en-Centrafrique/un_soldat_faca_au_complet_avec_son_arme/” rel=”attachment wp-att-62211″ data-wpel-link=”internal”>Intérieur de l'article, un soldat FACA au complet avec son arme à la main, peut être celui qui se fait tuer par les wagner un_soldat_faca_au_complet_avec_son_arme <a href=Wagner le charcutier habituel en Centrafrique” width=”223″ height=”450″ />

 

Bangui, CNC. L’armée centrafricaine est à nouveau impliquée dans un drame. À Boganangone, dans la préfecture de la Lobaye, un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a abattu le président de la jeunesse locale dans des circonstances encore floues. Cet incident s’ajoute à une longue liste d’exactions attribuées aux FACA ces derniers jours, démontrant les graves dysfonctionnements au sein de l’armée nationale.

 

Une formation militaire déficiente.

 

L’intégration hâtive d’anciens rebelles et criminels dans les rangs de l’armée, sans véritable enquête de moralité, est pointée du doigt. Un ancien officier témoigne sous couvert d’anonymat : « On forme les soldats uniquement au maniement des armes et aux techniques d’interrogatoire musclées. La formation à l’éthique militaire et au respect des civils est totalement négligée » .

 

Cette lacune dans la formation explique en partie les nombreux dérapages observés sur le terrain. À Markounda récemment, un Soldat FACA a ouvert le feu sur une autre personne, un civil avant de rentrer dans sa base. À Ngarba, les soldats ont abandonné leurs positions face à une attaque des rebelle , laissant la population sans protection.

 

Une chaîne de commandement défaillante.

 

L’absence de sanctions contre les soldats impliqués dans des exactions encourage un sentiment d’impunité. Le géographe Martial Koudou déclare : « Il n’y a aucun contrôle effectif de la hiérarchie militaire sur le comportement des troupes. Les officiers ferment les yeux sur les débordements pour préserver leurs propres intérêts » .

 

Cette situation désastreuse nuit gravement à l’image de l’armée et compromet la sécurité des populations qu’elle est censée protéger. Le meurtre du jeune leader à Boganangone démontre une nouvelle fois l’urgence d’une réforme en profondeur des FACA.

 

En l’absence de mesures concrètes pour professionnaliser l’armée et sanctionner les auteurs d’exactions, la confiance entre les FACA et les civils continuera de se dégrader, au détriment de la stabilité du pays. Le gouvernement doit agir rapidement pour mettre fin à cette spirale de violence qui menace de plonger à nouveau la Centrafrique dans le chaos.

 

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La population de Ngarba obtient la libération d’un sergent FACA capturé par des rebelles

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La population de Ngarba obtient la libération d’un sergent FACA capturé par des rebelles

 

Centrafrique.org/sergent-chef-faca-capture-a-ngarba/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/sergent-chef-FACA-capture-a-Ngarba-337×450.jpg” alt=”Sergent-chef des Forces Armées Centrafricaines capturé par des rebelles à Ngarba, près de Ndélé, le 8 octobre 2024.” width=”337″ height=”450″ />
Un sergent-chef des Forces Armées Centrafricaines capturé par les rebelles lors de l’attaque de leur position à Ngarba, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le 8 octobre 2024.

 

Bangui, CNC. Des groupes armés ont attaqué, Mardi 8 octobre 2024,  une position de l’armée nationale centrafricaine à Ngarba, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Lors de cette offensive, ils ont capturé le sergent chef du détachement local des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Face à cet enlèvement, la population du village Ngarba, situé à une centaine de kilomètres de Ndélé, s’est immédiatement mobilisée. Un chef de quartier de Ngarba, interrogé par la rédaction du CNC,  témoigne :

 

“Nous ne pouvions pas laisser le sergent aux mains des rebelles. Il collabore bien avec nous et protège la population. Tout le village s’est rendu auprès des ravisseurs pour négocier sa libération. Nous avons même menacé de nous faire prendre en otage si le sergent n’était pas relâché”.

 

Cette mobilisation exceptionnelle a porté ses fruits. Après de longues discussions avec les habitants, les rebelles ont finalement accepté de libérer le militaire. Blessé lors de sa capture, le sergent a été soigné par les villageois avant de regagner sa base.

 

Ce soutien sans faille de la population démontre l’importance des bonnes relations entre l’armée et les civils dans un pays en proie aux violences comme la République centrafricaine. Le sergent de Ngarba a su gagner la confiance des habitants par son attitude respectueuse et protectrice.

 

Cependant, tous les militaires ne bénéficient pas d’un tel soutien populaire. À Kouki, dans la préfecture de l’Ouham, l’adjudant chef du détachement FACA est régulièrement accusé d’abus de pouvoir et d’exploitation illégale des ressources minières locales. Ces comportements contrastés soulignent les défis persistants dans l’établissement d’une relation de confiance entre l’armée et les populations civiles en République centrafricaine.

 

Le ministère de la Défense, contacté par la rédaction du Corbeau News, n’a pas souhaité commenter ces informations.

 

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Disparition de sexe d’un soldat FACA à Batangafo, des tirs d’armes entendus, panique au sein de la population

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Disparition de sexe d’un soldat FACA à Batangafo, des tirs d’armes entendus, panique au sein de la population

 

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa <a href=Centrafrique :4 soldats FACA tués dans une embuscade des rebelles de la CPC vers Markounda  ” width=”450″ height=”346″ />
FACA à Kabo, dans l’Ouham-Fafa

 

Bangui, CNC. Des coups de feu ont retenti mercredi soir à Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Fafa, située à 385 km au nord de Bangui. À l’origine de ces tirs : la tentative de suicide d’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) persuadé d’avoir perdu son organe génital.

 

Selon des témoins, le militaire en poste à la barrière ouest de la ville a tenté de retourner son arme contre lui après avoir constaté le “rétrécissement spectaculaire “ de son sexe. Ses collègues sont intervenus pour le désarmer, tirant des coups de sommation qui ont semé l’émoi parmi la population.

 

“Le soldat était complètement paniqué. Il disait que sa vie était finie et voulait en finir“, rapporte un témoin de la scène sous couvert d’anonymat.

 

L’incident survient alors que des rumeurs de “vol de sexe” agitent Batangafo depuis plusieurs jours. Au moins trois autres hommes auraient signalé la “disparition” de leur pénis dans le quartier Bissangaï 3.

 

Ces informations provoquent une véritable psychose chez de nombreux habitants de sexe masculin. “Les hommes ont peur de sortir ou de parler aux inconnus. Certains portent même des amulettes de protection”, explique un commerçant local.

 

Le phénomène n’est pas nouveau en Centrafrique. Des cas similaires ont été rapportés ces derniers mois à Cantonnier, Bambari, Bangui et Paoua, poussant le gouvernement à dénoncer une “propagande mensongère” le mois dernier.

 

Malgré la mise en garde des autorités, les hommes continuent de signaler la disparition de leur pénis dans le pays, gagnant des villes de plus en plus reculées. À Batangafo, la psychose atteint désormais les rangs de l’armée.

 

Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à ces nouvelles informations vérifiées. La gendarmerie de Batangafo indique qu’aucune plainte n’a été déposée pour l’instant concernant ces “vols de sexe”.

 

 

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Radio Centrafrique à l’abandon : L’indifférence scandaleuse des autorités face à un patrimoine en ruine

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Radio Centrafrique à l’abandon : L’indifférence scandaleuse des autorités face à un patrimoine en ruine

 

Technicien ajustant les équipements dans le studio de Radio Centrafrique
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Bangui, CNC. Trois mois après sa suspension, Christian Aimé Ndota découvre une Radio Centrafrique en ruines. L’institution, jadis capitale pour l’information nationale, est désormais un lieu de désolation, témoin du laxisme et de l’indifférence des autorités.

 

Radio Centrafrique : Un monument de l’information délaissé.

 

Radio Centrafrique, autrefois l’une des principales voix du pays, est aujourd’hui réduite à un édifice en ruines, oublié par ceux qui devraient en garantir la pérennité. Lorsque Christian Aimé Ndota, ancien directeur général de ladite institution, est retourné sur les lieux après une suspension de trois mois, il n’a trouvé qu’un spectacle désolant : des herbes folles envahissant les locaux, des portes abîmées, des studios plongés dans le noir, et des archives précieuses laissées à la merci de l’humidité et du temps.

 

Ce bâtiment, qui abrite également les archives de la Télévision Centrafricaine, devrait être un sanctuaire de la mémoire audiovisuelle du pays. Pourtant, il se détériore jour après jour, sans aucune action concrète des autorités pour remédier à cette situation désastreuse. Les cassettes vidéo, des documents d’une valeur inestimable relatant des événements historiques comme le sacre de Bokassa, sont aujourd’hui entreposées dans un sous-sol mal ventilé, exposées à une détérioration rapide. Comment une nation peut-elle laisser ainsi son patrimoine sombrer dans l’oubli ?

 

Un manque de volonté politique.

 

L’inaction des autorités est une honte nationale. Depuis 2019, plusieurs ministres de la Communication se sont succédé sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour préserver cette institution essentielle. Maxime Kazagui, Ghislain Djorie, et l’actuel ministre Maxime Balalou, n’ont fait que détourner le regard face à cette situation dramatique.

 

Le manque de financement est souvent cité comme excuse, mais il est évident que le problème dépasse les simples ressources financières. Il s’agit d’un manque total de volonté politique. Comment justifier qu’une radio nationale, symbole de l’information pour des millions de Centrafricains, soit laissée dans un tel état d’abandon ? Ce silence assourdissant de la part des autorités est tout simplement inadmissible.

Portrait de Christian Aimer Dota, ancien directeur de la Radio Centrafrique
Christian Aimer Dota, ancien directeur de la Radio Centrafrique.

 

Des tentatives désespérées pour maintenir les apparences.

 

Christian Aimé Ndota, en parcourant les locaux, a constaté que certains compatriotes ont pris l’initiative d’effectuer des travaux de peinture, financés de leur propre poche. Ces efforts, bien qu’honorables, ne suffisent pas à masquer la réalité : Radio Centrafrique est une institution publique abandonnée par ses dirigeants. Même les panneaux solaires installés pour alimenter le studio A semblent dérisoires face à l’étendue des dégâts.

 

Les studios B, C, et D sont dans l’obscurité, symboles de l’inaction et de l’incapacité des autorités à prendre en main cette situation. La régie, quant à elle, a été déplacée de manière précipitée, avec des installations improvisées qui compromettent encore davantage le fonctionnement de la radio.

 

Un patrimoine en péril.

 

Au-delà des infrastructures délabrées, c’est tout un patrimoine qui est en péril. Les archives de la télévision, qui contiennent des moments clés de l’histoire du pays, sont aujourd’hui entassées dans un sous-sol humide, sans aucune protection. Des milliers de cassettes vidéo, bandes magnétiques et autres supports audiovisuels risquent de disparaître à jamais, privant ainsi les générations futures d’un accès à leur propre histoire.

 

Le travail de restauration et de numérisation de ces archives est un défi immense, mais il est impératif que des mesures urgentes soient prises. Si rien n’est fait rapidement, ces documents irremplaçables seront perdus pour toujours.

 

Une situation intenable pour les employés.

 

Les employés de Radio Centrafrique ne sont pas en reste. Livrés à eux-mêmes, ils doivent composer avec des conditions de travail déplorables, sans équipement adéquat ni soutien institutionnel. Christian Aimé Ndota lui-même s’indigne de cette situation, décrivant avec amertume les poignées de portes brisées, les studios non fonctionnels, et l’ambiance morose qui règne dans les locaux.

 

Alors qu’il ne demande qu’à reprendre son poste et à contribuer à la relance de cette institution, il se heurte à une administration bureaucratique et inefficace. Son dossier de réintégration, ballotté d’un service à l’autre, est symptomatique d’une gestion chaotique et déconnectée des réalités du terrain.

 

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La débâcle des Fauves de Bas-Oubangui  : l’équipe nationale de football s’enfonce dans la médiocrité

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La débâcle des Fauves de Bas-Oubangui  : l’équipe nationale de football s’enfonce dans la médiocrité

 

Centrafrique.org/afrique-accord-entre-la-fifa-et-lafd-pour-le-developpement-du-football/equipe-de-football-de-la-republique-centrafricaine-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-29575″ data-wpel-link=”internal”>quipe-de-football-de-la-République-centrafricaine-par-wikipédia Afrique : accord entre la FIFA et l’AFD pour le développement du football
L’équipe nationale de football centrafricain. Photo Wikipédia

 

Bangui, CNC. 2. “5-0” : deux chiffres qui résument la débâcle des Fauves de Bas-Oubangui face au Maroc. L’équipe nationale centrafricaine de football continue sa descente aux enfers, enchaînant les défaites humiliantes sous la direction de l’entraîneur Raoul Savoy. Les supporters, en colère, réclament des changements immédiats.

 

Les Fauves de Bas-Oubangui : un bilan catastrophique.

 

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : en 32 matchs sous la direction de Raoul Savoy, l’équipe nationale affiche un bilan désastreux de 16 défaites, 9 nuls et seulement 7 victoires. Ces chiffres accablants montrent l’incapacité du sélectionneur à améliorer les performances de l’équipe.

 

Un supporter exaspéré s’exclame sur les réseaux sociaux : “Pourquoi garder ce type ? Trop c’est trop. Votre business avec ce boulanger doit s’arrêter aujourd’hui”.

 

Des arrangements suspects ?

 

Le journaliste Remy Loïc Gotto soulève une question troublante : “Si Raoul Savoye continue son aventure à la tête de notre équipe nationale, c’est qu’il y a une autre raison que le bas peuple ignore et que peut-être seule la fédération connaît“. Cette remarque laisse planer le doute sur de possibles arrangements occultes entre la Fédération et l’entraîneur, d’après ce journaliste.

 

Les Fauves de Bas-Oubangui : des supporters entre résignation et colère

 

Face à ces résultats pitoyables, les réactions des supporters varient. Certains tentent de dédramatiser : “On est mieux que le Barça qui avait pris 8-2 avec soi-disant le meilleur joueur du monde”, ironise un internaute. D’autres, plus critiques, dénoncent le gaspillage d’argent : “Je ne sais même pas pourquoi j’ai pris mes 100 francs pour aller payer dans le cinéma pour regarder le match en direct“.

 

La débâcle des Fauves de Bas-Oubangui  :  un risques pour la santé des fans.

 

Plus inquiétant encore, cette situation lamentable commence à affecter la santé mentale des supporters des Fauves de Bas-Oubangui  . Un témoin rapporte : “D’autres ont dit même qu’ils ne vont plus maintenant sur les matchs de football centrafricains, pour les raisons de leur santé. Ils risquent de faire la crise cardiaque“. Ce constat alarmant montre à quel point l’équipe nationale est devenue une source de stress et de déception pour la population.

 

Un avenir peu reluisant avec les Fauves de Bas-Oubangui .

 

Alors que le match retour approche, les perspectives sont sombres. Un supporter désabusé prévient : “Allez, ils ont pris 5, peut-être le retour, ça peut être 10. Donc, il faut se préparer“. Cette crainte d’une humiliation encore plus grande illustre le manque total de confiance envers l’équipe nationale.

 

La Fédération centrafricaine de football et l’entraîneur Raoul Savoy portent l’entière responsabilité de ce fiasco. Leur incapacité à redresser la situation et les soupçons d’arrangements douteux sont inacceptables. Il est urgent d’opérer des changements radicaux pour redonner sa dignité au football centrafricain et épargner aux supporters d’autres déceptions potentiellement dangereuses pour leur santé.

 

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Crise au MLPC : Martin Ziguélé dénonce une tentative de liquidation du parti

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Crise au MLPC : Martin Ziguélé dénonce une tentative de liquidation du parti

 

Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC Martin Ziguelé dénonce le référendum constitutionnel comme une escroquerie politique
Martin Ziguelé, Président du MLPC

 

Bangui, CNC. Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, a tenu une conférence de presse ce jeudi 10 octobre à Bangui pour dénoncer ce qu’il qualifie d’”agitation des liquidateurs exclus du parti”.

 

Dans son intervention, M. Ziguélé a vivement critiqué la tenue d’une “prétendue assemblée générale” organisée le 28 septembre dernier par un groupe d’opposants internes. Selon lui, cette réunion a abouti à la mise en place d’un “organe apocryphe abusivement qualifié de bureau politique provisoire du MLPC”.

 

Le président du MLPC a rappelé que son parti est “légalement reconnu en République Centrafricaine” depuis 1991 et que son fonctionnement est encadré par des statuts et un règlement intérieur. Il affirme que les contestataires ont tous été “sanctionnés conformément à ces textes pour violations dont ils se sont rendus coupables”.

 

Sur le plan judiciaire, M. Ziguélé a indiqué avoir saisi le ministère de l’Administration du territoire et engagé une procédure judiciaire pour permettre au MLPC de “recouvrer ses droits”, notamment concernant l’utilisation de sa dénomination et de son logo.

 

Le leader du MLPC a également dénoncé les motivations politiques de ses opposants, estimant qu’ils ont “relégué au second plan les exigences fondamentales de l’opposition” lors du Dialogue républicain de mars 2021, dans l’espoir d’une “ouverture du pouvoir”.

 

“Trois ans après le Dialogue républicain, le camp des fauteurs de troubles reste profondément divisé, et la République centrafricaine s’enfonce chaque jour un peu plus dans de graves problèmes économiques, financiers et de gouvernance”, a déclaré Martin Ziguélé.

 

Le président du MLPC a conclu en affirmant attendre que “justice soit rendue pour mettre un terme à l’usurpation, à l’imposture, à la confusion et au désordre” au sein de son parti.

 

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Centrafrique : Le dialogue politique dans l’impasse, le BRDC exige des actes concrets du gouvernement

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Centrafrique : Le dialogue politique dans l’impasse, le BRDC exige des actes concrets

 

Centrafrique.org/Centrafrique-creation-du-comite-charge-de-rediger-le-projet-de-la-constitution-le-brdc-contre-attaque-et-saisit-la-cour-constitutionnelle/les-4-leaders-des-partis-politiques-dopposition-a-savoir-maitre-nicolas-tiangaye-crepin-mboli-goumba-martin-ziguele-et-mahamat-kamoun/” rel=”attachment wp-att-58966″ data-wpel-link=”internal”>Les 4 leaders des partis politiques d'opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC Les-4-leaders-des-partis-politiques-dopposition-a-savoir-Maitre-Nicolas-Tiangaye-Crepin-Mboli-Goumba-Martin-Ziguele-et-Mahamat-Kamoun <a href=Centrafrique : création du comité chargé de rédiger le projet de la constitution, le BRDC contre attaque et saisit la cour constitutionnelle” width=”450″ height=”173″ />
Les 4 leaders de l’opposition réunis au sein du BRDC

 

Le BRDC met en doute la sincérité du pouvoir et pose ses conditions.

 

Bangui, CNC. Le dialogue politique en Centrafrique semble être au point mort. Malgré les appels répétés de la communauté internationale et les déclarations d’intention du président Faustin-Archange Touadéra, l’opposition, réunie au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), reste sceptique quant à la volonté réelle du pouvoir d’engager des discussions sincères.

 

Une main tendue qui reste lettre morte.

 

Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS et figure de proue du BRDC, a rappelé la position de l’opposition : « Nous avons toujours été ouverts. La plateforme, ce qui concerne les échanges. Nous n’avons jamais été opposés au dialogue » . Cependant, il ajoute avec une pointe d’ironie : « Le président Touadéra lui a dit qu’il a les bras tendus pour le dialogue. Je ne sais pas s’il a déjà laissé le bras ou si le bras reste encore tendu » .

 

Cette déclaration dévoile le fossé qui persiste entre les déclarations d’intention du pouvoir et l’absence de mesures concrètes pour initier un véritable dialogue.

 

Des conditions préalables au dialogue.

 

Le BRDC ne ferme pas la porte au dialogue, mais pose des conditions claires. Maître Tiangaye explique : « Il ne suffit pas de le dire. Il faut passer aux actes. Lorsqu’il passera aux actes, en disant que moi, en tant que président de la République, garant de la stabilité politique et des institutions, j’estime pour ma part qu’il est important que le ministre retrouve autour d’une table longue pour discuter de l’avenir de la RCA et bien le BRDC répondra oui » .

 

L’opposition insiste sur la nécessité de définir clairement l’agenda politique et le contenu du dialogue avant tout engagement. Cette exigence vise à garantir que les discussions ne se limitent pas à de simples effets d’annonce, mais abordent les problèmes de fond qui minent le pays.

 

Un climat de méfiance persistant.

 

Le scepticisme de l’opposition s’explique en partie par l’expérience des dialogues passés, souvent restés sans suite. Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du BRDC, rappelle : « Nous avons été échaudés par des promesses non tenues. Nous voulons des garanties solides cette fois-ci » .

 

Cette méfiance est renforcée par ce que l’opposition perçoit comme des manœuvres du pouvoir pour affaiblir ses rangs. Martin Ziguelé, porte-parole du BRDC, dénonce : « On a acheté tous nos députés. On ne peut intervenir qu’en notre nom propre, même pas au nom de nos partis politiques, à l’Assemblée nationale » .

 

Les enjeux d’un dialogue national.

 

Pour l’opposition, un véritable dialogue national devrait aborder plusieurs questions cruciales :

 

1. La révision constitutionnelle.

Le BRDC conteste la légitimité de la nouvelle constitution adoptée en 2023 et demande le retour à la constitution de 2016.

 

  1. 2. La gouvernance économique.

L’opposition exige plus de transparence dans la gestion des ressources naturelles et une meilleure répartition des richesses.

 

3. La sécurité.

La présence des mercenaires du groupe Wagner et la réforme du secteur de la sécurité sont des points de friction majeurs.

 

4. Le processus électoral.

Le BRDC réclame une refonte du système électoral pour garantir des élections libres et transparentes.

 

Le rôle de la communauté internationale.

 

L’opposition centrafricaine appelle la communauté internationale à jouer un rôle plus actif dans la promotion du dialogue. Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, déclare : « Nous demandons à nos partenaires internationaux d’exercer une pression plus forte sur le pouvoir pour l’amener à la table des négociations » .

 

Le BRDC suggère que des médiateurs internationaux, possiblement sous l’égide de l’Union africaine ou des Nations Unies, puissent faciliter les discussions entre le pouvoir et l’opposition.

 

Une opportunité à saisir.

 

Malgré les obstacles, l’opposition centrafricaine continue de croire en la nécessité d’un dialogue inclusif pour sortir le pays de la crise. Martin Ziguélé conclut : « Nous sommes prêts à discuter, mais pas à n’importe quel prix. Il en va de l’avenir de notre nation » .

 

Le BRDC se dit prêt à saisir toute opportunité de dialogue sincère, tout en restant vigilant sur les conditions de sa tenue. Pour l’opposition, seul un dialogue franc et inclusif peut permettre de relever les défis auxquels la République centrafricaine est exposée.

 

Alors que le pays continue de faire les frais de multiples crises, la question du dialogue politique reste au cœur des préoccupations. La balle est désormais dans le camp du pouvoir, qui devra démontrer par des actes concrets sa volonté réelle d’engager des discussions constructives avec l’opposition. L’avenir politique de la RCA pourrait bien dépendre de la capacité des différents acteurs à surmonter leurs divergences et à trouver un terrain d’entente pour l’intérêt supérieur de la nation.

 

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Au cœur de Bangui, dans le huitième, le football comme alternative à la délinquance

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Au cœur de Bangui, dans le huitième, le football comme alternative à la délinquance

 

Centrafrique.org/photo-douverture-du-match-a-galabaja/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/photo-douverture-du-match-a-Galabaja-450×203.jpg” alt=”Deux équipes de football alignées sur un terrain en terre battue devant un bâtiment scolaire à Bangui"” width=”450″ height=”203″ />
Photo d’ouverture du match de la cohésion sociale qui à eu lieu le 6 octobre 2024 sur le terrain de l’école Galabadja. Sis dans le 8èm arrondissement de Bangui, non loin du centre culturel Linga-Tèrè. Ce match a opposé les joueurs des l’équ…

 

Bangui, CNC. Dans le 8e arrondissement Au cœur de Bangui, un tournoi de football a récemment attiré l’attention des habitants. Organisé sur le terrain de l’école de Galabadja, l’événement a vu s’affronter plusieurs équipes du huitième devant un public nombreux et enthousiaste.

 

Cette initiative Au cœur de Bangui  est l’œuvre de l’association Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN), dont le directeur exécutif Magloire Dobian explique les motivations :

 

“Notre association œuvre dans plusieurs domaines, dont la cohésion sociale. Ces derniers mois, nous avons constaté une recrudescence d’actes criminels et de braquages dans le quartier. Ce tournoi vise à rassembler les jeunes, à leur permettre d’échanger et de développer leur potentiel de manière positive”.

 

Ce tournoi Au cœur de Bangui  s’inscrit dans une démarche plus large de prévention et d’engagement communautaire. Blaise Nzangba, président de la sous-ligue de football de Galabadja, souligne l’importance de telles initiatives :

 

“Ce type d’événement offre une alternative constructive aux jeunes du quartier. C’est aussi l’occasion d’attirer l’attention sur les besoins de notre communauté, comme l’état de l’école de Galabadja qui manque cruellement d’équipements”.

 

En effet, l’école de Galabadja  au cœur de Bangui  qui a accueilli le tournoi fait face à des difficultés matérielles importantes. Elle dispose de plus de 5 salles de classe, mais manque de tables-bancs et même de portes, ce qui la rend vulnérable aux vols. Les élèves s’assoient souvent à même le sol pour apprendre.

 

La finale du tournoi a opposé deux équipes de Galabadja dans une ambiance festive. L’équipe “huitième clan” a remporté la victoire, sous les acclamations des spectateurs.

 

Cependant, un élément inattendu a attiré l’attention lors de ce tournoi. L’une des équipes participantes avait choisi de se nommer “FC Wagner”. Ce choix poussent des nombreux participants à s’interroger sur ce choix de nom, surtout dans un pays où la présence du groupe des Mercenaires russes de Wagner fait débat depuis 2018.

 

Pourquoi des jeunes Centrafricains ont-ils choisi ce nom au cœur de Bangui  pour leur équipe ? S’agit-il d’une référence directe au groupe paramilitaire, d’un effet de mode, ou d’une forme de provocation ? Les organisateurs du tournoi n’ont pas commenté ce choix, qui ne manque pas d’interpeller dans le contexte actuel du pays.

 

Quoi qu’il en soit, l’objectif principal du tournoi – promouvoir la cohésion sociale et offrir une activité positive aux jeunes du quartier – semble avoir été atteint, au-delà des polémiques liées aux noms des équipes.

 

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Grave accident entre une voiture et deux taxi motos à Bangui

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Grave accident entre une voiture et deux taxi motos à Bangui

 

Centrafrique.org/une-voiture-est-entree-en-collusion-avec-deux-taxis-motos-a-lentree-du-pk10/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/une-voiture-est-entree-en-collusion-avec-deux-taxis-motos-a-lentree-du-PK10-450×203.jpg” alt=”La scène d’un accident, où Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12. La voiture vient de quitter vers Gobongo pour aller vers le PK12 quand elle a percutté deux engins sur sa route. Les gendarmes motorisés sont arrivés sur le lieu.” width=”450″ height=”203″ />
Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

 

Bangui, CNC. Un violent accident de la circulation s’est produit vendredi vers 16 heures à la limite entre les quartiers Gobongo et PK10 de Bangui, à proximité de la cave Alima au PK10 , sortie nord de la capitale centrafricaine. Une voiture est entrée en collision avec deux taximotos, faisant plusieurs blessés graves.

 

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la voiture roulait à vive allure en direction du quartier PK12 nord quand elle a percuté successivement deux taxi motos qui circulaient dans le même sens. L’impact a été d’une grande violence.

 

“J’ai entendu un grand bruit et vu les motos projetées sur plusieurs mètres. Les conducteurs et les passagers ont été éjectés“, raconte un commerçant dont la boutique se trouve à proximité du lieu de l’accident.

 

La Brigade Mobile Motorisée de Bégoua est rapidement intervenue sur les lieux. Les blessés, dont les deux conducteurs de taximotos, ont été transportés vers l’hôpital de l’Amitié de Bangui par des particuliers, en l’absence de services de secours officiels dans le pays.

 

Les premiers éléments de l’enquête menée par la gendarmerie révèlent que le conducteur du véhicule serait sous l’emprise de stupéfiants. Les gendarmes rapportent que l’homme était presque dans un “état second” au moment de l’accident, probablement dû à la consommation de “Wanawan ,un stupéfiant bon marché vendu 100 francs CFA le sachet, très populaire chez les jeunes à Bangui et en province.

 

Cet accident met en évidence la dangerosité croissante de la consommation de Wanawa, un problème qui prend de l’ampleur dans le pays. Les forces de l’ordre appellent à la vigilance face à ce phénomène et rappellent les risques liés à la conduite sous l’emprise de stupéfiants.

 

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Flash info : vive tension entre le Tchad et la Centrafrique, 2 soldats tchadiens auraient été tués

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vive tension entre le Tchad et la Centrafrique, 2 soldats tchadiens auraient été tués

 

Des militaires tchadiens à l'arrière d'un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020 des-militaires-tchadiens Dangereux incident entre le Tchad et la Centrafrique, deux soldats FACA et 3 civils arrêtés
Des militaires tchadiens

 

Bangui, CNC. Une grave escalade des tensions a lieu à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine. Hier, une centaine de soldats des FACA, appuyés par autant de Mercenaires russes du groupe Wagner, ont franchi la frontière tchadienne près de la localité de Mini. Cette incursion se serait soldée par la mort de deux soldats tchadiens, ravivant de douloureux souvenirs.

 

Tension entre le Tchad et la Centrafrique : un scénario qui se répète.

 

Ce n’est pas la première fois que de tels incidents meurtriers se produisent dans cette zone frontalière. En 2021 déjà, six soldats tchadiens avaient trouvé la mort lors d’affrontements avec les mercenaires de Wagner qui étaient entrés sur le territoire centrafricain, provoquant ainsi une vive tension entre le Tchad et la Centrafrique.

 

Cette fois-ci, c’est le drapeau centrafricain qui aurait été hissé sur le sol tchadien par les Wagner pour provoquer le Tchad, marquant une volonté d’appropriation territoriale inquiétante. Un geste perçu comme une provocation pure et simple de la part des Wagner, ainsi alimenter la vive tension entre le Tchad et la Centrafrique.

 

Des tensions provoquées par Wagner.

 

« Les mercenaires russes cherchent constamment à créer de vive tension entre le Tchad et la Centrafrique  pour justifier leur présence en Centrafrique » , explique Marc Simon Ngouanet, expert en géopolitique régionale. « Cette stratégie de la tension permanente sert leurs intérêts en maintenant le pays dans un état d’instabilité chronique » .

 

La réaction du Tchad ne s’est pas fait attendre. D’importants renforts militaires tchadiens ont été déployés à la frontière, faisant craindre une possible riposte. De son côté, Bangui a également mobilisé ses troupes, créant une situation explosive.

 

Vive tension entre le Tchad et la Centrafrique : un risque de conflit régional.

 

Cette nouvelle escalade fait planer le spectre d’un conflit ouvert entre les deux pays. « Si la situation n’est pas rapidement désamorcée, nous risquons d’assister à un embrasement régional aux conséquences désastreuses » , prévient Jean Mbara, chercheur centrafricain.

 

L’implication du groupe Wagner dans ces provocations répétées pose de nombreuses questions quant aux véritables intentions de la Russie dans la région d’Afrique centrale. Alors que la stabilité de l’Afrique centrale est plus que jamais menacée, la communauté internationale semble étrangement silencieuse face à ces dangereuses manœuvres.

 

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