Arrestation d’Ahmat Adjibane , l’ancien chef d’état-major du PRNC à Bangui

Bangui, CNC. L’ancien chef d’état-major du groupe armé Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), Ahmat Adjibane alias Ama, a été interpellé vendredi dernier par la gendarmerie nationale à Bangui. Cette arrestation intervient quelques mois après sa reddition et son intégration dans l’armée nationale.
Selon nos informations, M. Adjibane fait l’objet d’une enquête de la Cour pénale spéciale (CPS) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il est soupçonné d’avoir participé à plusieurs actes graves dans la région nord-est du pays.
Parmi les accusations portées contre lui figurent :
– L’enlèvement de 20 soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Ndah il y a deux ans
– Le kidnapping d’agents des Nations Unies travaillant pour la Minusca
– L’assassinat d’un Casque bleu rwandais lors d’un échange de tirs
– Le meurtre d’un chef de village et de trois civils à Ouadda Maïkaga
- Adjibane s’était rendu en avril dernier à Sam-Ouandja avec six autres rebelles. Après une formation militaire de trois mois à Berongo, il attendait son affectation dans une ville de province. C’est lors de démarches administratives qu’il a été arrêté à son domicile la nuit du vendredi.
Un responsable de la gendarmerie, sous couvert d’anonymat, précise : « L’ordonnance d’arrestation émane de la CPS. Les soupçons qui pèsent sur lui sont très lourds malgré sa reddition récente ».
Cette arrestation intervient dans un contexte de désarmement des groupes armés en Centrafrique. Elle pose des questions sur le processus d’intégration des ex-rebelles dans l’armée nationale.
- Adjibane est actuellement détenu à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue de son implication dans les crimes qui lui sont reprochés.
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.


![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)

