La ville de Boda frappée par une pénurie de Carburant
Bangui-le-16-octobre-2022-afp-barbara-debout/” rel=”attachment wp-att-61889″ data-wpel-link=”internal”>Vente de carburant a la sauvette devant une station service fermee a Bangui.
L’approvisionnement en carburant reste chaotique dans de nombreuses villes centrafricaines, malgré les promesses du gouvernement. Dans la ville de Boda, située à moins de 200 km à l’ouest de Bangui, une grave pénurie paralyse l’économie locale depuis deux semaines. Cette situation dévoile l’échec de la politique de distribution des produits pétroliers mise en place par les autorités.
Un monopole de Neptune Oil inefficace dans la ville de Boda
Le gouvernement a attribué de manière contestable le monopole de la distribution du carburant sur l’ensemble du territoire à une seule entreprise, Neptune Oil, une société mafieuse camerounaise. Selon le ministère de l’Énergie, cette décision devait garantir un approvisionnement régulier et mettre fin aux files d’attente dans les stations-service. La réalité sur le terrain démontre le contraire.
“Nous n’avons plus de carburant super depuis deux semaines dans la ville de Boda. Les jeunes sont obligés d’aller s’approvisionner à Bangui avec leurs motos”, déplore Abdousalim Aboubacar, vendeur de carburant au centre-ville de Boda.
Dans la ville de Boda , l’économie est lourdement impactée
Cette pénurie frappe durement l’économie de la ville de Boda, ville minière réputée pour ses gisements de diamants et d’or. “Le manque de carburant paralyse nos activités d’extraction. Nous ne pouvons plus faire fonctionner nos machines”, explique Hassan, exploitant minier.
La hausse des prix qui en découle affecte l’ensemble des secteurs économiques. Les commerçants voient leur chiffre d’affaires chuter tandis que les transporteurs peinent à maintenir leur activité.
Un problème récurrent dans les régions
La situation de la ville de Boda n’est pas un cas isolé. De nombreuses villes comme Obo, Zémio, Rafaï, Birao, Paoua, Berberati, Bouar ou ailleurs dépendent toujours de l’importation informelle de carburant depuis les pays voisins. Le gouvernement semble ignorer cette réalité, focalisé uniquement sur la capitale.
“Le monopole accordé par l’État ne profite qu’à une poignée d’individus à Bangui. Dans les régions, nous sommes abandonnés à notre sort”, dénonce Jean-Baptiste Mboli, commerçant à Paoua joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Devant une telle situation alarmante, le gouvernement doit urgemment revoir sa politique de distribution des produits pétroliers. L’approvisionnement régulier en carburant de l’ensemble du territoire est une nécessité vitale pour le développement économique du pays.
Bangui, capitale du danger routier : l’inconscience au volant tue
Bangui-quand-limprudence-tue/” data-wpel-link=”internal”>La Jungle Routière de Bangui , Quand l’Imprudence Tue. Copyright Christian Aimé Ndota
Bangui, CNC. À Bangui, prendre la route relève du parcours du combattant. La capitale centrafricaine est devenue le symbole d’une anarchie routière meurtrière où le code de la route semble avoir été oublié. L’accident survenu dimanche dernier à Bimbo, dans le 10e arrondissement, en est la preuve manifeste.
Bangui, capitale du danger routier : des pratiques mortelles banalisées
Les rues de Bangui offrent un spectacle ahurissant d’imprudence, au point de devenir une capitale du danger routier. Les motos-taxis, principal moyen de transport, se muent en véritables menaces ambulantes. Des femmes n’hésitent pas à s’y entasser à trois, avec des nourrissons attachés dans le dos ou juchés sur leurs genoux. Cette insouciance met en péril non seulement leur vie, mais aussi celle des autres usagers.
Un habitant de Bangui, sous couvert d’anonymat, déplore : « On voit des femmes avec des bébés nourrissons, ils s’attachent dans leur dos et puis ils montent sur les motos, ou parfois ils mettent sur leurs genou, ils montent sur les motos, deux ou trois, la sécurité n’est pas garantie » .
L’incompétence au volant dans la capitale du danger routier
La situation s’aggrave par l’inaptitude criante des conducteurs dans la capitale du danger routier. La majorité des chauffeurs, de motos comme de voitures, n’ont jamais passé leur permis de conduire. Ils l’obtiennent par des moyens frauduleux, sans connaître les règles élémentaires de la circulation.
Le même témoin ajoute : « La quasi-totalité n’ont pas de permis, ils n’ont pas passé leur permis, en Centrafrique on connaît le système, ils ne passent pas vraiment leur permis, ils achètent seulement et puis ils conduisent le véhicule, donc ils connaissent pas ce qu’on appelle la règle de conduite, la priorité » .
Cette ignorance des bases de la conduite transforme chaque trajet en un jeu de hasard mortel pour tous les usagers de la route dans cette capitale du danger routier.
L’inertie coupable des autorités
Les autorités brillent par leur absence dans ce chaos routier dans la capitale du danger routier. Aucune campagne de sensibilisation d’envergure n’a été lancée. Les contrôles routiers sont quasi inexistants, sauf pour racketter les usagers, laissant libre cours à toutes les dérives. Le ministre des Transports reste muet devant l’hécatombe quotidienne qui se déroule sous ses yeux.
Un bilan humain et économique catastrophique
Les conséquences de cette anarchie sont désastreuses. Au-delà des pertes humaines, dont le nombre précis demeure inconnu faute de statistiques fiables, l’impact économique est considérable. Les accidents répétés engendrent des coûts médicaux importants, sans compter les pertes de productivité liées aux blessures et aux décès.
Le témoignage du journaliste Christian Aimé Ndota sur l’accident de Bimbo est glaçant : « J’ai vu deux corps voltiger en l’air et retomber sur la voie. Il y avait un bébé et une fille (qui est en fait la mère de l’enfant), une autre femme et le conducteur qui gisait au sol avec une fracture au pied » .
L’urgence d’agir se fait sentir à chaque coin de rue de Bangui. Sans une prise de conscience collective et des mesures drastiques de la part des autorités, la capitale centrafricaine continuera d’être le lieu d’une hécatombe routière silencieuse. Il est grand temps que le gouvernement assume ses responsabilités et mette en place un véritable plan d’action pour sécuriser les routes de Bangui. La vie des Centrafricains en dépend.
Bangui, CNC. La rentrée scolaire 2024 – 2025 en République centrafricaine (RCA), lancée en grande pompe le 16 septembre à Bambari par le président Kongoboro, se révèle être un fiasco dans de nombreuses régions du pays. Alors que le gouvernement cherche à présenter l’image d’un système éducatif fonctionnel, la réalité sur le terrain est tout autre, notamment dans les zones rurales où l’école reste un mirage pour de nombreux enfants.
À Kouango et ses communes : un mois perdu et un trimestre menacé
« Nous avons déjà perdu un mois. Le mois d’octobre est déjà perdu et nous tendons maintenant vers le mois de novembre », déplore Jean Daniel Yokanga, chef du secteur scolaire de la sous-préfecture de Kouango. Cette situation catastrophique installe un risque sur l’ensemble du premier trimestre, compromettant gravement l’année scolaire pour des milliers d’élèves de Kouango et ses communes.
Dans la sous-préfecture de Kouango, située à une centaine de kilomètres de Bambari, la rentrée scolaire reste lettre morte dans la majorité des établissements.
« Le plus pire des cas c’est dans les écoles rurales, dans les villages tels que Yangasso, les écoles de Yangasso, Yamaka, Ngadja, sur l’axe bianga, nous avons les écoles comme Maïgari, Ngadja, Gawa, Gwase, etc. », énumère Yokanga.
Un phénomène qui dépasse Kouango et ses communes
Ce constat alarmant ne se limite pas à Kouango et ses communes. Ailleurs dans tout le pays, c’est le même constat. Un autre exemple est à Koundé, dans la préfecture de Nana-Mambéré, l’école n’a toujours pas repris depuis la rentrée officielle. Cette situation se répète dans de nombreuses communes et villages à travers le pays, créant un fossé éducatif entre les grandes villes et les zones rurales.
« À part certaines villes, telles que Bangui, Bouar, Bambari, Berberati, et certaines grandes villes, certaines préfectures et sous-préfectures, l’école fait semblant d’être reprise. Mais, en réalité, dans les communes, les villages, ailleurs, là, c’est zéro », témoigne un observateur centrafricain.
Un ministère déconnecté de la réalité
Face à cette situation critique, le ministère de l’Éducation, dirigé par Aurélien Simplice Zingas, semble vivre dans une réalité parallèle. Alors que le taux de réussite au baccalauréat plafonne à 18%, les établissements scolaires manquent de tout : enseignants, salles de classes, outils pédagogiques etc…, le ministre et ses proches vantent sur les réseaux sociaux une prétendue amélioration du système éducatif sous sa gouvernance.
Cette déconnexion entre le discours officiel et la réalité du terrain pose des questions sur la compétence et l’intégrité des responsables en charge de l’éducation nationale.
Des obstacles multiples à surmonter à Kouango et ses communes
Les raisons de ce désastre éducatif sont multiples. À Kouango et ses communes, Jean Daniel Yokanga évoque « les phénomènes d’enlèvement des sexes masculins » largement propagé dans la zone, aurait freiné en partie la reprise scolaire cette année. Malgré les efforts de sensibilisation des autorités locales, la peur persiste et empêche de nombreux parents d’envoyer leurs enfants à l’école.
À ces craintes s’ajoutent d’autres problèmes structurels : manque d’enseignants qualifiés, infrastructures délabrées, absence de matériel pédagogique, et difficultés d’accès dans certaines zones rurales, selon le chef du secteur.
Un appel à une réponse urgent
Face à cette débâcle éducative, Jean Daniel Yokanga lance un appel pressant : « Je compte vraiment lancer ce vibrant appel à l’endroit des autorités communales des trois communes que regorge Kouango […] de conscientiser les parents et de s’investir vraiment sur l’éducation dans leur commune ».
Cet appel résonne bien au-delà de Kouango. Il dévoile l’urgence d’une mobilisation nationale pour sauver l’année scolaire et, plus largement, l’avenir de toute une génération d’enfants centrafricains privés de leur droit fondamental à l’éducation.
La rentrée scolaire 2024-2025 en RCA apparaît comme un échec cuisant, révélateur des profondes failles du système éducatif national. Alors que le gouvernement se gargarise de succès imaginaires, des milliers d’enfants restent sur le bord du chemin, otages d’une administration incapable de garantir leur accès à l’éducation. Sans une prise de conscience rapide et des actions concrètes à tous les niveaux, c’est l’avenir même du pays qui est en jeu.
L’Égypte, pays phare du football africain et arabe, a vu émerger plusieurs footballeurs de talent au cours des années 2000. De nos jours, les utilisateurs ont la possibilité de placer vos paris sportif Côte d’Ivoire sur divers événements de foot auxquels les clubs pour lesquels ils ont joué participent.
Voici les trois joueurs égyptiens les plus emblématiques de cette période :
milieu offensif Mohamed Aboutrika ;
milieu de terrain Ahmed Hassan ;
attaquant Hossam Hassan.
De nos jours, les utilisateurs peuvent en Côte d’Ivoire placer vos paris sportifs sur divers événements de foot auxquels les clubs ou ces footballeurs ont joué participent. Mohamed Aboutrika, Ahmed Hassan, et Hossam Hassan ont marqué le football égyptien et africain dans les années 2000 par leurs performances exceptionnelles et leur longévité au plus haut niveau. Leurs succès en club et en sélection nationale les ont placés parmi les meilleurs joueurs non seulement de leur pays mais aussi du continent africain.
Comment et où ont-ils développé leur carrière ?
Mohamed Aboutrika a commencé sa carrière professionnelle en 1997 au Tersana SC, un club basé au Caire. Sur www.1xbet.ci/fr/line il y a la possibilité de placer des paris sur de nombreux événements de foot auxquels les clubs pour lesquels il a joué prennent part. Il s’est fait rapidement remarquer par ses qualités techniques, son intelligence de jeu, et sa capacité à marquer des buts en tant que milieu offensif.
En 2004, Aboutrika rejoint Al Ahly SC, l’un des clubs les plus prestigieux d’Égypte et d’Afrique. C’est là que sa carrière a véritablement décollé. Avec Al Ahly, il a connu un immense succès, remportant de nombreux titres nationaux et continentaux, dont cinq Ligue des champions de la CAF (2005, 2006, 2008, 2012, 2013). Sur 1xBet les utilisateurs peuvent placer des paris sur de nombreux événements auxquels les clubs de foot nommés prennent part.
Ahmed Hassan a commencé sa carrière au Ismaily SC, un club réputé en Égypte, où il s’est rapidement imposé comme un milieu de terrain polyvalent. Ses performances avec Ismaily lui ont ouvert les portes de l’équipe nationale égyptienne, où il a commencé à s’affirmer dans les années 1990. Hassan s’est ensuite tourné vers l’Europe, rejoignant d’abord le Kocaelispor en Turquie en 1998, puis le club turc Besiktas en 2000, où il a remporté la Coupe de Turquie.
Hossam Hassan a débuté sa carrière professionnelle au Al Ahly SC en 1985, où il a rapidement montré son talent pour marquer des buts. Il a remporté trois Coupes d’Afrique des nations (1986, 1998, 2006) avec l’équipe nationale d’Égypte et est l’un des meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection égyptienne avec 68 buts.
En parlant des meilleurs représentants du football aux Pays-Bas, il est possible de nommer de nombreux sportifs performants. De nos jours, sur le site de paris sportif en ligne 1xbet.bj/fr les utilisateurs ont la possibilité de parier sur de nombreux évènements de foot se passant aux Pays-Bas.
Voici le top 3 des footballeurs néerlandais qui ont marqué les années 2000, tant par leurs performances sur le terrain que par leur impact sur le football international :
attaquant Ruud van Nistelrooy ;
attaquant Arjen Robben ;
milieu de terrain Rafael van der Vaart.
Sur le site 1xBet il est possible de placer des paris sportifs en ligne sur de nombreux événements de foot auxquels les clubs pour lesquels ces footballeurs ont joué participent.
Qu’est-ce qu’il est important d’apprendre à propos de Ruud van Nistelrooy ?
Ruud van Nistelrooy a été l’un des attaquants les plus redoutés des années 2000. Il a connu un immense succès à Manchester United, où il a été le meilleur buteur de la Premier League à plusieurs reprises (de 2001 à 2006). Sur 1xbet.bj/fr/line/football – pari sur le football peut être facilement place sur tout match auquel le club nommé prend part. Son sens du but et sa capacité à marquer dans des situations cruciales ont fait de lui une légende du football.
Voici les clubs pour lesquels il a également joué lors de son parcours sportif professionnel :
Real Madrid de 2006 à 2010 ;
Hamburger SV de 2010 à 2011 ;
Malaga de 2011 à 2012.
De nos jours, il est possible d’effectuer un pari sur le football 1xBet sur de nombreux événements auxquels les clubs sportifs nommés prennent part.
Les principales informations sur Arjen Robben et Rafael van der Vaart
Arjen Robben a émergé comme l’un des meilleurs ailiers de sa génération dans les années 2000. Il a remporté des titres dans plusieurs pays, notamment en Premier League et en Bundesliga. En décidant de jouer jeux de machines à sous, les utilisateurs ont la possibilité de parier simultanément sur les matchs se déroulant lors de la Premier League. Sa vitesse, sa technique et sa capacité à marquer des buts décisifs ont fait de lui un joueur clé pour chaque équipe qu’il a intégrée.
Rafael van der Vaart a été un milieu de terrain créatif et talentueux, jouant un rôle important dans les succès de ses clubs, ainsi que dans l’équipe nationale des Pays-Bas (2001-13). En choisissant des jeux de machines à sous jouer, il est possible de parier simultanément sur les matchs auxquels l’équipe nationale des Pays Bas prennent part.
Les paris en ligne sont aujourd’hui très populaires. Chaque utilisateur adulte peut s’inscrire sur la plateforme du meilleur bookmaker 1xBet et gagner des prix en espèces. Inscription aux paris sportifs permet à ceux qui connaissent les tournois de football de gagner de l’argent grâce à leurs compétences.
Le Championnat d’Angleterre de football rassemble tous les meilleurs joueurs de l’ère moderne. Il y a de la place pour les records et les anti-records. À la fin de la campagne 2023/2024, la pire équipe de l’APL était Sheffield United. Le club a concédé 104 buts, a terminé à la dernière ligne du classement et a établi un anti-record absolu pour toute la durée de la compétition. Une inscription simple et rapide vous permettra d’utiliser vos atouts aux paris sportifs et de gagner, si vous prédisez correctement l’issue de telle ou telle confrontation. Il est plus pratique de faire des prédictions via l’application mobile, disponible pour installation sur n’importe quel smartphone moderne.
Le problème de “Sheffield” était aussi le fait que l’équipe marquait moins d’un but par match, si bien qu’elle a terminé la saison à la dernière place. Les fans ne peuvent que deviner qui sera capable de dépasser cet anti-record et si le club sera capable de se réhabiliter dans de nouvelles confrontations.
Qu’est-ce qui a manqué à Sheffield United pour obtenir de meilleurs résultats ?
Si nous parlons d’un match en particulier, il peut mal se passer. Mais sur le long terme, il y a des problèmes systémiques. Prêtez attention à application 1xBet original, si vous êtes intéressé par le football européen et souhaitez parier sur vos favoris. Ici, il est facile de prédire les résultats de n’importe quel match, alors ne manquez pas l’occasion de faire un autre pari.
Si nous parlons de l’anti-record de “Sheffield”, parmi les principales raisons d’un tel échec de la défense de l’équipe, il convient de noter :
le manque de défenseurs pour assurer une défense solide ;
une compréhension insuffisante entre les joueurs ;
des ratés réguliers et des défaillances ;
le manque de confiance en leurs propres capacités ;
un plan tactique infructueux ;
un manque de motivation et d’envie de gagner.
Il est impossible de qualifier la performance du Sheffield FC cette saison-là autrement que d’échec, mais elle a marqué l’histoire du championnat d’Angleterre. Ce qui arrivera au club à l’avenir, vous pouvez le prédire sur la plateforme de paris. Inscrivez-vous, faites un dépôt, téléchargez l’application original et commencez, car 1xBet offre de nombreuses opportunités de profit. Il est important de choisir un match avec une cote élevée et de faire une prédiction précise.
Les années 90 ont été une période de transition pour le football polonais, marquée par la fin de l’ère communiste et les débuts de la réorganisation du football dans le pays. Les utilisateurs peuvent jouer avec 1xBet online en pariant sur divers événements de foot auxquels les joueurs et les clubs polonais prennent part.
algré un relatif manque de succès au niveau international pour l’équipe nationale polonaise, plusieurs footballeurs polonais se sont distingués pendant cette décennie. Voici quelques-uns des meilleurs footballeurs polonais des années 90 :
Andrzej Juskowiak ;
Jerzy Brzęczek ;
Tomasz Wałdoch.
Les utilisateurs peuvent avec 1xBet online placer des paris sur les matchs auxquels les clubs ou ces footballeurs ont joué prennent part.
Qu’est-ce qu’il faut en savoir ?
Andrzej Juskowiak a été un attaquant prolifique dans les années 90. Il a commencé sa carrière au Lech Poznań avant de jouer en Europe, notamment pour le Sporting CP au Portugal, le Borussia Mönchengladbach en Allemagne, et l’Olympiakos en Grèce. Les utilisateurs peuvent 1xBet apk download sur votre téléphone pour placer des paris sur divers événements auxquels les clubs nommés prennent part.
Capitaine de l’équipe polonaise lors des Jeux Olympiques de 1992, Jerzy Brzęczek a été un milieu de terrain combatif et influent. Il a joué pour plusieurs clubs en Pologne (GKS Katowice 1994-95), en Israël (Maccabi Haïfa 1999-00) et en Autriche (FC Karnten 2003-04). Les utilisateurs modernes ont la possibilité de download apk 1xBet sur votre téléphone pour placer des paris sur divers événements auxquels les club nommés prennent part. Brzęczek a également eu une carrière d’entraîneur et a été sélectionneur de l’équipe nationale polonaise de 2018 à 2021.
Les principales informations à propos de Tomasz Waldoch
Tomasz Wałdoch a été un pilier de la défense polonaise dans les années 90 et 2000. Les utilisateurs peuvent placez pari de foot sur divers événements sportifs auxquels les clubs pour lesquels il a joué prennent part.
Il a joué en Pologne pour le Górnik Zabrze (1988-95) avant de partir en Allemagne, où il a passé la majeure partie de sa carrière avec le VfL Bochum (1995-99) et Schalke 04 (1999-06). Connu pour sa solidité défensive et son leadership, Wałdoch a été un joueur clé pour Schalke, remportant la Coupe UEFA en 1997. Les fans de foot ont la possibilité de placer des paris sur divers événements de foot auxquels les clubs sportifs nommés prennent part.
Bangui, CNC. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance (HABG) en République centrafricaine, censée être le fer de lance de la lutte anticorruption, se révèle être un colosse aux pieds d’argile. Paul-Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile, n’y va pas par quatre chemins en la qualifiant d’institution “mornée”. Ce terme, euphémisme à peine voilé, traduit l’inefficacité totale de cet organisme supposé être le gardien de l’intégrité nationale.
La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance , une institution sans mordant.
Créée en grande pompe pour terrasser l’hydre de la corruption, la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance s’avère être un tigre de papier. Les scandales financiers qu’elle a elle-même dévoilés restent lettre morte, sans aucune suite judiciaire. Un observateur, préférant garder l’anonymat, déclare : “La Haute Autorité de Bonne Gouvernance ferme les yeux sur beaucoup de faits. Le peu de cas décelés dans son rapport ne déclenche aucune poursuite devant les tribunaux.”
La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance muette, et une justice aux abonnés absents.
Plus inquiétant encore, la justice centrafricaine brille par son mutisme dans cette bataille contre la gabegie. La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance ne saisit pas la justice, et cette dernière ne s’autosaisit pas non plus des affaires mises au jour. Ce silence assourdissant laisse planer le spectre d’une possible connivence avec les hauts responsables impliqués dans ces malversations.
Un ancien ministre intouchable.
Un exemple criant démontre cette impunité rampante. Un ancien ministre de la Défense, accusé d’avoir détourné près d’un milliard de francs CFA via des chèques frauduleux, échappe à toute poursuite malgré un rapport accablant de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance . Notre source insiste : “C’est la preuve concrète. Christian Beninga a raison de dire que la Haute Autorité de Bonne Gouvernance est morte, totalement morte.”
Une Haute Autorité de la Bonne Gouvernance fantôme, une brigade anti-fraude de façade.
La récente création d’une brigade anti-fraude apparaît comme un écran de fumée supplémentaire. Au lieu de s’attaquer aux gros bonnets, cette unité se contente de sanctionner des policiers subalternes pour des peccadilles. Un activiste local s’insurge : “C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.”
Le détournement érigé en sport national.
La corruption semble s’être muée en véritable discipline olympique en Centrafrique, pratiquée avec zèle jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Notre informateur n’hésite pas à pointer un doigt accusateur vers le sommet de la pyramide : “Ça commence par le président lui-même. C’est un champion toutes catégories. Le numéro 11, c’est l’attaquant vedette de l’équipe des détourneurs et des mafieux.”
D’autres personnalités haut placées sont également dans le collimateur :
“Ernest Mada, ministre chargé du Secrétariat du gouvernement, a détourné 65 millions de francs CFA quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Éducation. Aujourd’hui, il est ministre sans qu’aucune enquête n’ait été diligentée”, révèle notre source.
Une impunité endémique.
Cette impunité généralisée gangrène l’ensemble de l’appareil étatique. Notre informateur déplore : “Tout le monde est devenu voleur. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance reste muette.” Cette situation alarmante pousse la société civile centrafricaine à réclamer une refonte totale des institutions de lutte contre la corruption, seule planche de salut pour espérer endiguer ce fléau qui sape les fondements mêmes du développement national.
Des témoignages accablants.
Un fonctionnaire du ministère des Finances, sous couvert d’anonymat, témoigne : “Les détournements sont devenus monnaie courante. Chaque jour, nous assistons impuissants à des manœuvres frauduleuses. Personne n’ose parler par peur des représailles.”
Un entrepreneur centrafricain ajoute : “Pour obtenir un marché public, il faut obligatoirement verser des pots-de-vin. C’est un système bien rodé qui profite à une poignée d’individus au détriment du développement du pays.”
Une société civile mobilisée mais impuissante.
Face à ce constat accablant, la société civile centrafricaine tente de sonner l’alarme. Plusieurs organisations non gouvernementales ont multiplié les rapports et les dénonciations, en vain. Un membre d’une ONG locale confie : “Nous avons l’impression de prêcher dans le désert. Les autorités font la sourde oreille à nos appels répétés.”
Un avenir incertain.
L’inaction persistante de la HABG et de la justice centrafricaine laisse présager un avenir sombre pour le pays. Sans une volonté politique forte et des actions concrètes, la corruption risque de continuer à prospérer, minant les efforts de développement et de reconstruction post-conflit.
Paul-Crescent Beninga conclut : “Si rien n’est fait rapidement, notre pays court à sa perte. Nous avons besoin d’une véritable révolution morale et institutionnelle pour espérer sortir de cette spirale infernale.”
L’heure est grave pour la République centrafricaine. La lutte contre la corruption nécessite une mobilisation sans précédent de toutes les forces vives de la nation. Sans cela, le pays risque de s’enfoncer davantage dans une crise morale et économique dont les conséquences pourraient être désastreuses pour les générations futures.
L’hypocrisie de l’État centrafricain face aux alcools frelatés de Wagner
Arrivée du camion d’alcools frelatés de Wagner à Cantonnier. CopyrightaCNC
Bangui, CNC. La lutte contre les alcools frelatés en République centrafricaine prend des allures de farce tragique. Alors que le gouvernement multiplie les opérations coup de poing contre les produits illicites importés, il ferme les yeux sur la production massive d’alcools frelatés de Wagner . Cette situation ubuesque révèle l’emprise des Mercenaires russes sur l’État centrafricain, au mépris de la santé publique et de l’État de droit.
Alcools frelatés de Wagner : une production hors de tout contrôle.
Depuis deux années, le groupe Wagner inonde le marché centrafricain d’alcools frelatés produits dans le pays, sans aucun contrôle sanitaire. Leur produit phare, baptisé “Wanawa”, est commercialisé en sachets de 100 FCFA. L’étiquette annonce un degré d’alcool de 45 à 50°, mais la réalité pourrait être bien plus alarmante.
« Personne ne peut vérifier le degré réel d’alcools frelatés de Wagner dans ces sachets. Ça pourrait être 150 ou 200 degrés, c’est extrêmement dangereux » , s’alarme un médecin de l’hôpital communautaire de Bangui sous couvert d’anonymat. « Wagner ne subit aucun contrôle sur sa production. Leurs usines sont des zones de non-droit » .
La gamme de produits Wagner ne s’arrête pas là. Des bouteilles d’un litre sont vendues 1000 FCFA, présentées comme de la bière Africa ti l’or à 6 degrés. « C’est un mélange de vodka et d’eau avec des additifs douteux. Ils appellent ça de la bière, mais c’est une arnaque qui peut tuer » , témoigne un ancien employé de l’usine Wagner.
Ces breuvages sont distribués massivement dans tout le pays, y compris dans les zones frontalières où les autorités prétendent lutter contre les trafics. « À Cantonnier, Wagner a installé son bar d’alcools frelatés de Wagner juste à côté du poste-frontière. Ils vendent de l’alcool frelaté en masse sous les yeux des douaniers qui n’osent rien dire » , rapporte un commerçant local.
sachet_vodka_wanawa-_vendu_par_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Alcools frelatés de Wagner : l’omerta des autorités.
Face à cette situation, le silence des autorités centrafricaines est assourdissant. Malgré les nombreuses alertes lancées par des travailleurs et des médecins, aucune enquête n’a été ouverte sur les activités de Wagner dans ce domaine.
« Le gouvernement a peur de Wagner. Personne n’ose contrôler leurs activités par crainte de représailles » , explique un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. « Wagner est au-dessus des lois en Centrafrique. Ils font ce qu’ils veulent » .
Cette impunité contraste violemment avec le zèle déployé contre les produits importés. Le mardi 15 octobre dernier, les autorités ont organisé une opération médiatique de destruction d’alcools frelatés saisis à la frontière camerounaise, plus précisement à Cantonnier. Des centaines de sachets et bouteilles ont été brûlés publiquement.
« C’est du théâtre. Pendant qu’ils brûlaient quelques cartons de produits camerounais, les camions de Wagner déversaient des milliers de litres d’alcool frelaté dans tout le pays » , dénonce un leader d’une association de la jeunesse centrafricaine. « Le gouvernement fait semblant de lutter contre ce fléau, mais il laisse Wagner empoisonner la jeunesse centrafricaine » .
sachet_vodka_wanawa_de_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Une campagne de sensibilisation hypocrite.
Comble de l’ironie, le gouvernement centrafricain a récemment lancé une campagne de sensibilisation sur les dangers de l’alcool frelaté. Des diffusion radio et des affiches mettent en garde contre ces « poisons qui détruisent notre jeunesse » .
« Cette campagne a été imposée par Wagner » , révèle une source au ministère de la Santé. « Ils veulent éliminer la concurrence des produits importés pour avoir le monopole du marché. C’est du cynisme pur » .
En effet, la campagne ne mentionne jamais les produits Wagner, pourtant omniprésents dans le pays. « On nous dit de ne pas boire les alcools en provenance du Cameroun ou du Congo, mais on ne parle pas du Wanawa qui coule à flots » , s’indigne un jeune de Bangui. « Tout le monde sait que c’est du poison, mais c’est moins cher alors les gens en boivent quand même » .
Alcools frelatés de Wagner : Un enjeu de santé publique ignoré.
Au-delà des considérations politiques et économiques, c’est la santé des Centrafricains qui est en jeu. Les alcools frelatés causent chaque année des milliers de décès et d’intoxications graves dans le pays.
« Nous voyons de plus en plus de patients, surtout des jeunes, avec des lésions hépatiques et neurologiques irréversibles » , alerte un médecin de l’hôpital général de Bangui. « Beaucoup meurent dans d’atroces souffrances. C’est une catastrophe sanitaire silencieuse » .
Malgré l’ampleur du problème, les autorités sanitaires semblent paralysées face aux activités de Wagner. « Nous n’avons pas le droit d’analyser leurs produits ou de mener des enquêtes épidémiologiques » , confie un cadre du ministère de la Santé. « C’est frustrant de voir qu’on sacrifie la santé de notre peuple pour des intérêts obscurs » .
La-biere-de-Wagner-baptise-Africa-ti-lor – De l’alcool russe qui tourne au vinaigre…
L’État de droit bafoué.
Cette situation dévoile l’étendue de l’emprise de Wagner sur l’État centrafricain. En violant ouvertement les lois du pays sans être inquiétés, les mercenaires russes démontrent qu’ils sont au-dessus de toute autorité légale.
« C’est un cas d’école de capture de l’État par des intérêts privés étrangers » , analyse un diplomate occidental en poste à Bangui. « Wagner a réussi à se placer au-dessus des lois, au-dessus du gouvernement même. C’est extrêmement préoccupant pour l’avenir de la Centrafrique » .
L’alcool frelaté n’est qu’un exemple parmi d’autres des activités illégales de Wagner en Centrafrique. Exploitation minière sauvage, trafics en tous genres, exactions contre les civils : la liste des crimes impunis s’allonge. Jusqu’à quand l’État centrafricain laissera-t-il ces mercenaires bafouer sa souveraineté et mettre en danger sa population ?
La mafia du secteur pétrolier assèche les caisses de l’État centrafricain, selon le FMI
Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>Herve-Ndoba-modifie – Missions d’études diagnostic du FMI en RCA, les experts découvrent des faits inattendus
Bangui, CNC. Le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Centrafrique dévoile une situation économique alarmante. La gestion opaque du secteur pétrolier par le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, prive l’État de ressources vitales et plonge le pays dans une crise financière sans précédent.
Les caisses de l’État centrafricain : un effondrement des recettes pétrolières,.
Les chiffres sont accablants. La contribution du secteur pétrolier aux caisses de l’État centrafricain s’est effondrée, passant de 20-25% à un maigre 9%. Cette chute vertigineuse trouve son origine dans les pratiques douteuses dénoncées par le Groupe de travail de la société civile (GTSC).
Un haut responsable du secteur, sous couvert d’anonymat, explique : « Le ministre Piri a octroyé de manière illégale un monopole de distribution des produits pétroliers à l’entreprise camerounaise Neptune Oil. Cette décision prive les caisses de l’État centrafricain de revenus essentiels tout en maintenant des prix à la pompe parmi les plus élevés au monde » .
Une croissance en chute libre pour les caisses de l’État centrafricain.
Les répercussions de cette gestion désastreuse se font durement ressentir sur l’ensemble de caisses de l’État centrafricain. Le FMI a revu drastiquement à la baisse ses prévisions de croissance pour 2024, les ramenant à un piteux 1%. Le rapport pointe « l’environnement défavorable aux affaires, l’instabilité réglementaire et l’insécurité qui plombent lourdement l’activité économique » .
les caisses de l’État centrafricain sont vides, et un gouvernement dans le déni.
Malgré la gravité de la situation, le gouvernement semble plus préoccupé par son image que par la mise en place de réformes structurelles. Le président Kongoboro persiste dans ses voyages coûteux à l’étranger, puisant dans les maigres ressources de l’État.
Un opposant politique fustige : « Leur priorité n’est pas le développement du pays mais le pillage jusqu’à l’épuisement des ressources. Avec les Russes comme complices, ils excellent dans la tromperie. Mais cet édifice de mensonges finira par s’effondrer » .
Des pratiques mafieuses dans le secteur pétrolier.
Le récent rapport du GTSC lève le voile sur les méthodes mafieuses qui gangrènent le secteur pétrolier centrafricain. L’attribution illégale d’un monopole à Neptune Oil par le ministre Piri est au cœur du scandale. Cette décision a non seulement privé les caisses de l’État centrafricain de recettes cruciales mais a également entraîné une hausse vertigineuse des prix à la pompe.
Un expert du secteur déclare : « Les exonérations fiscales accordées à Neptune Oil sont un véritable hold-up sur les finances publiques. Pendant que l’État se vide de ses ressources, une poignée d’individus s’enrichit de manière éhontée » .
Tentatives d’étouffement des critiques par le ministre mafieux Piri.
Face à ces révélations accablantes, le ministre mafieux Piri tente désespérément de faire taire les voix critiques. Un journaliste centrafricain témoigne : « Il finance des journaux, des étudiants, profère des menaces envers les radios et le groupe de travail. Son agitation trahit sa panique devant les révélations sur sa gestion opaque du secteur » .
Le FMI tire la sonnette d’alarme.
Face à ce constat alarmant, le FMI appelle à un retour urgent à l’orthodoxie financière. L’institution internationale insiste sur la nécessité d’une reprise en main du secteur pétrolier et d’une lutte acharnée contre la corruption.
« Une amélioration significative à court terme des recettes intérieures ne sera possible qu’avec une contribution plus élevée de la fiscalité pétrolière » , martèle le rapport du FMI. L’institution exhorte le gouvernement à « s’assurer de la mise en œuvre effective de ses engagements de réformes dans le secteur des produits pétroliers, afin de réduire les coûts d’importation, augmenter les recettes de l’État et alléger les coûts pour les populations et entreprises centrafricaines » .
Un appel à l’aide internationale.
Le FMI souligne également l’urgence d’un soutien accru de la communauté internationale. « Malgré la reprise des appuis budgétaires par certains bailleurs, l’enveloppe globale reste bien en deçà des niveaux historiques, et par conséquent des besoins de stabilisation des finances publiques » , note le rapport.
L’institution appelle « l’ensemble des bailleurs à soutenir les efforts de stabilisation et de réformes des finances publiques en cours en RCA par l’apport en dons et en financement fortement concessionnel » .
Un avenir incertain.
L’économie centrafricaine se trouve à un tournant critique. Sans une refonte en profondeur de la gestion du secteur pétrolier et une lutte implacable contre la corruption, le pays risque de s’enfoncer davantage dans la crise.
L’avenir de la Centrafrique dépend désormais de la volonté politique de ses dirigeants à assainir la gestion des finances publiques. Le temps presse, et les citoyens centrafricains attendent des actions concrètes pour sortir leur pays de l’ornière économique dans laquelle il s’enlise.
La communauté Goula dans la tourmente d’une éventuelle “opération hibou
Centrafrique.org/arrestation-a-bangui-dahmat-adjibane-lancien-chef-detat-major-du-prnc/arrestation-dahmat-adjibane-lancien-chef-detat-major-du-prnc-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-84152″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Arrestation-dAhmat-Adjibane-lancien-chef-detat-major-du-PRNC-a-Bangui…-332×450.jpg” alt=”Portrait d’Ahmat Adjibane, ancien chef d’état-major du groupe armé PRNC, portant un t-shirt orange” width=”332″ height=”450″ />Ahmat Adjibane alias Ama, ex-chef d’état-major du PRNC, peu avant son arrestation par la gendarmerie centrafricaine
Bangui, CNC. Une vague d’angoisse déferle sur la communauté Goula en République centrafricaine. Des rumeurs persistantes évoquent un plan d’élimination instrumenté par le président Baba Kongoboro et les Mercenaires russes du groupe Wagner. Cette “opération hibou”, comme la nomment certains, viserait les jeunes de cette ethnie du nord-est du pays, y compris ceux ayant déposé les armes.
Un climat de terreur au sein de la communauté Goula.
Depuis près d’une semaine, la peur s’est emparée des membres de la communauté Goula de Centrafrique. Un jeune activiste Goula déclare : « Nous vivons dans une terreur constante. Même ceux qui ont intégré l’armée nationale après avoir abandonné la rébellion craignent pour leur vie » . Cette atmosphère délétère se nourrit d’événements récents qui semblent confirmer les pires craintes.
Des arrestations troublantes au sein de la communauté Goula.
L’arrestation de huit jeunes Goula la semaine dernière à Bangui, dans le quartier Malimaka du cinquième arrondissement a mis le feu aux poudres. Parmi eux, trois ex-rebelles du groupe PRNC ayant rejoint l’armée nationale après avoir déposé les armes en avril dernier. Si des sources au sein de la gendarmerie invoquent un mandat de la Cour pénale spéciale, de nombreux Goula y voient la preuve d’une persécution ciblée.
Le cas de M. Nour Gregaza , un citoyen centrafricain de l’ethnie Goula arrêté à l’aéroport de Bangui après son retour de France et détenu au camp de Roux, ajoute à l’inquiétude. Un proche de M. Nour témoigne : « Le procureur dit qu’il est le chef du groupe PRNC, mais en réalité c’est faux. Son seul crime est d’appartenir à notre communauté. C’est une chasse aux sorcières » .
Un gouvernement muet, une communauté Goula divisée.
Devant une telle crise, le silence des membres Goula du gouvernement est assourdissant. Leur inaction est perçue par certains comme une trahison. Un ancien combattant intégré dans l’armée nationale exprime sa déception : « Nos représentants au gouvernement nous ont abandonnés. Ils collaborent avec ceux qui veulent notre perte » .
Cette situation révèle les profondes divisions au sein de la communauté et l’échec du processus de réconciliation nationale. Les ex-rebelles ayant accepté le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) se sentent particulièrement vulnérables.
Des accusations graves.
Les allégations contre le régime Touadéra sont d’une extrême gravité. Selon des sources anonymes, un plan systématique viserait l’élimination des jeunes Goula, y compris ceux ayant intégré l’armée nationale. Si ces accusations s’avéraient fondées, elles constitueraient une violation à grande échelle des droits humains.
L’implication des mercenaires russes du groupe Wagner dans ce plan ajoute une dimension internationale à cette crise. Leur présence controversée en Centrafrique fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale.
Touadera transforme ses alliés dissidents du MLPC en rivaux déchirés.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Etienne-Malekoudou-coordonnateur-du-MLPC-CO-450×410.jpg” alt=”Portrait d’Étienne Malekoudou, coordonnateur du MLPC-CO, portant une chemise bleue et un béret noir devant une fenêtre grillagée.” width=”450″ height=”410″ />Étienne Malekoudou, coordonnateur de la faction du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – courant originel (MLPC-CO), pris en photo à Bangui .
Bangui, CNC. Un nouveau coup de tonnerre secoue l’alliance des dissidents du MLPC, utilisés par Touadera pour fragiliser son ancien allié, l’honorable Martin Ziguélé. Engagés dans une bataille acharnée pour le contrôle de leur mouvement, Jackson Mazette, Chantal Jean-Edouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, autrefois unis contre leur leader Ziguélé, sont désormais des rivaux déchirés, en guerre ouverte les uns contre les autres.
Tout a commencé lorsque le président putschiste Faustin-Archange Touadera, dont l’ascension doit beaucoup à Ziguélé, avait essayé de semer la discorde dans le parti de ce dernier. En cherchant à affaiblir son ancien faiseur de roi, Touadera n’avait certainement pas anticipé que ses actions créeraient de nouveaux adversaires, bien plus divisés et hostiles les uns envers les autres que jamais.
Dans une déclaration bouleversante signée par Étienne Malekoudou, au nom de sa filiale du MLPC-CO, cet avocat de profession, Étienne Malekoudou en rivaux déchirés avec ses amis fondateurs, n’a pas mâché ses mots pour qualifier les comportements autoritaires et troublants de ses frères d’armes, Chantal Jean-Edouard Koyambonou et Jackson Mazette, qui, selon nos informations, doit défendre leurs intérêts devant la justice contre une action intentée par le MLPC, dirigé d’une main de fer par Martin Ziguélé.
Contre Jackson Mazette, Étienne Malekoudou n’a pas hésité un seul instant pour qualifier sa démarche tendant à mettre en place un soi-disant Bureau politique provisoire du MLPC, de farfelue. Il lui rappelle à l’ordre que les statuts du MLPC, notamment son article 12 qui stipule que seul un congrès peut organiser la direction du parti, et que la création d’un bureau politique provisoire est hors des prérogatives de tout groupe de militants :
« Les statuts et le règlement intérieur du MLPC, amandé et adopté par les deux derniers congrès ordinaires, notamment les dispositions pertinentes de l’article 12 des statuts dispose « le congrès est l’instance suprême du Parti. Il se réunit en session ordinaire tous les 3 ans sur convocation du président du parti. Toutefois, à la demande du conseil politique national (CPN), ou des 2/3 des unions fédérales ou des fédérations, le congrès se réunit en session extraordinaire ».
Étienne Malekoudou de rappeler à Mazette que les dispositions des articles 16 et suivantes n’ont prévus de droit, un bureau politique provisoire même en cas de crise au sein du MLPC.
Quant à son ami co-fondateur du MLPC-CO Chantal Jean-Edouard Koyambonou qui a quitté le navire de l’UFDO pour une destination inconnue, Etienne Malekoudou l’accuse de naviguer de manière opportuniste dans l’arène politique et le décrivant comme un “danseur de TANGO et VALSA, qui partent de gauche à droite et reviennent en arrière », dans le but de divertir la classe politique centrafricaine en s’autoproclamant coordonnateur et autre appellations.
Mais ce qu’Étienne Malekoudou semble oublier, c’est qu’aucune des dispositions des textes qu’il cite ne lui confère le droit de mettre en place ce qu’il qualifie de « comité ad hoc » pour changer la direction de ce parti, et ce, en méconnaissance des autres dispositions de ces mêmes statuts qu’il prétend interpréter, notamment l’article 24 et suivants, qui confèrent aux instances du parti, à l’issue de leur mandat de trois ans, le pouvoir de poursuivre leurs missions jusqu’à la tenue d’un nouveau congrès. Plus incompréhensible encore, Étienne Malekoudou se proclame coordonnateur d’un parti inexistant, le « MLPC-CO », tout comme son ami Chantal Jean-Edouard Koyambonou, un parti qui n’est reconnu ni dans le pays, ni par l’Internationale socialiste qu’ils mettent son nom en bas de leur logo.
Ce qui rend cette sortie encore plus absurde et idiote, c’est qu’Étienne Malekoudou qui assurera la défense de ces dissidents rivaux déchirés devant la justice centrafricaine. Comment va-t-il plaider leur cause s’il admet, avant même le procès, l’illégalité totale de leur action ? Cette confusion démontre parfaitement une fois de plus le chaos qui règne sur la scène politique centrafricaine, où les alliances et les trahisons s’enchaînent à un rythme effréné, au détriment de la stabilité du pays.
Touadéra, le président voyageur: L’opposition dénonce un luxe présidentiel sur le dos des Centrafricains
Centrafrique.org/touadera-en-voyage-officiel-zero-impact-et-les-derives-dun-president-nomade/retour_de_touadera_de_voyage_officiel/” rel=”attachment wp-att-77594″ data-wpel-link=”internal”>La valse diplomatique de Touadera : Coûts exorbitants, résultats nuls” width=”450″ height=”298″ />Retour de Touadera de voyage à l’étranger
Bangui, CNC. Les déplacements incessants du président Kongoboro à l’étranger provoquent l’ire de l’opposition centrafricaine. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dénonce des dépenses jugées exorbitantes, au moment où le pays traverse une crise économique et sociale sans précédent.
Le président voyageur , un agenda international chargé au détriment des priorités nationales.
L’ancien premier ministre Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du BRDC, a vivement critiqué le rythme effréné des voyages présidentiels : « De janvier à octobre, Touadéra a déjà fait plus de 30 voyages à l’extérieur. Et chaque voyage ne coûte pas moins de 500 à 600 millions de francs CFA » .
L’opposition s’interroge sur la pertinence de ces déplacements alors que des problèmes urgents persistent dans le pays. Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, déclare : « Pendant que le président voyageur parcourt le monde, nos concitoyens souffrent des inondations, du manque d’infrastructures et de la hausse du coût de la vie » .
Le président voyageur , un coût astronomique pour les finances publiques.
Le BRDC a fait ses propres calculs et estime que les voyages présidentiels ont déjà coûté plus de 18 milliards de francs CFA depuis le début de l’année. Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, s’indigne : « C’est un véritable scandale ! Avec cet argent, on aurait pu construire des écoles, des hôpitaux, ou venir en aide aux sinistrés des récentes inondations » .
L’opposition exige la publication détaillée des frais de déplacement et des résultats concrets obtenus lors de ces voyages. « Le peuple centrafricain a le droit de savoir ce que ces déplacements lui rapportent réellement » , insiste Martin Ziguélé.
Des résultats diplomatiques contestés.
Si le pouvoir justifie ces voyages du président voyageur par la nécessité de renforcer la position diplomatique de la RCA, l’opposition reste sceptique quant aux bénéfices réels pour le pays. Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, s’interroge : « Où sont les investissements étrangers promis ? Où sont les accords de coopération qui devaient sortir notre pays de la crise » ?
Le BRDC pointe également du doigt ce qu’il considère comme un isolement croissant de la RCA sur la scène internationale, malgré la frénésie des déplacements présidentiels.
Le président voyageur , une exigence à recentrer les priorités.
Face à cette situation, l’opposition centrafricaine appelle le président voyageur Kongoboro à se recentrer sur les problèmes intérieurs du pays. Martin Ziguélé propose : « Il faut supprimer les voyages du président de la République. Dans une République, quand un chef d’État voyage, il revient, il y a un communiqué de presse de la présidence qui dit que le président de la République a été à tel endroit. Il a fait ça, il a fait ça, il a fait ça, il a fait tel accord, il a noué tel programme, il a fait telle chose » .
Le BRDC demande la mise en place d’un mécanisme de contrôle parlementaire sur les déplacements présidentiels et l’utilisation des fonds qui y sont alloués. « Nous ne pouvons plus accepter ce gaspillage alors que notre peuple souffre » , martèle l’ancien premier ministre Maître Tiangaye.
Une gestion des priorités remise en question.
Pour l’opposition, ces voyages incessants du président voyageur sont symptomatiques d’une gestion défaillante des priorités nationales. Maître Mboli-Goumba conclut : « Notre pays a besoin d’un président présent, à l’écoute de son peuple, et non d’un globe-trotter en quête de reconnaissance internationale » .
Le BRDC appelle le gouvernement à rediriger les fonds du président voyageur utilisés pour ces voyages vers des projets de développement concrets et à impact immédiat pour la population centrafricaine.
Alors que la polémique enfle, le pouvoir reste pour l’instant silencieux sur ces accusations. La question des voyages présidentiels s’ajoute à la longue liste des points de friction entre le gouvernement et l’opposition, dans un contexte politique et social déjà tendu en République centrafricaine.
Boda : Récit glaçant d’une tentative de meurtre intrafamiliale
Centrafrique.org/lobaye-lhopital-de-boda-deborde-par-la-gastro-enterite/personnel-medical-en-action-a-lhopital-de-boda/” rel=”attachment wp-att-76397″ data-wpel-link=”internal”>Personnel soignant à l’hôpital de Boda
Bangui, CNC. Un drame familial a bouleversé la paisible ville de Boda, située à 192 km de Bangui, mardi dernier. Poutou Paulette, une cultivatrice, a échappé de justesse à une tentative de meurtre perpétrée par son beau-fils, Nicodème Gédéon alias Nico, âgé de 27 ans. Ce dernier a ensuite tenté de mettre fin à ses jours. La victime, aujourd’hui hors de danger, nous livre un témoignage détaillé sur cette soirée qui a failli lui coûter la vie.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : contexte de l’affaire
L’histoire de cette tentative de meurtre intrafamiliale à Boda commence quelques jours plus tôt, lorsque Poutou Paulette et son mari travaillaient dans leur ferme. “J’étais avec mon mari au champ. On a passé plusieurs jours là-bas, dans notre ferme”, explique Paulette. “Puis il est sorti pour rentrer à la maison. Il y a trois jours, il est sorti, et moi je suis restée seule à la ferme“.
Après trois jours de solitude, Paulette décide de rentrer chez elle lundi. ” Le lundi, j’étais sortie à la maison, puis on est venu, on a tout préparé, mangé, il n’y a aucun souci entre nous”, raconte-t-elle, soulignant l’absence apparente de tensions familiales avant cette tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : déroulement des événements
Le lendemain, mardi, Paulette retourne à la ferme pour une tâche spécifique. “Puis je rentrais encore au champ pour aller sécher des maniocs, des tubercules de manioc. Donc je suis allée au champ pour les sécher. Puis j’ai ramené une partie”, détaille-t-elle.
À son retour à la maison, Paulette découvre que l’une de ses filles a pris l’initiative de préparer le repas. “Pendant ce temps, l’une de mes filles a fait des choses à préparer pour qu’on puisse manger”, explique-t-elle. Voulant compléter le repas, Paulette envoie sa fille cadette accomplir une tâche supplémentaire : “Bon, j’ai dit à sa cadette d’aller écraser des maniocs à la machine, pour en faire de la farine pour préparer et manger“.
Pendant que sa fille cadette s’occupe de la farine, Paulette commence la préparation de la boule de manioc, un plat traditionnel centrafricain. “Pendant ce temps, moi-même, j’ai mis de l’eau au feu pour faire la boule de manioc”, précise-t-elle.
C’est à ce moment-là que Paulette remarque l’absence de son beau-fils, Nicodème, surnommé Nico, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda. “Et puis j’ai demandé aux enfants, ‘Votre frère Nico, il est où ?’ Parce que depuis que je suis venue, je ne l’ai pas vu”, raconte-t-elle. Les enfants lui répondent qu’il est parti depuis le matin et qu’ils ne l’ont pas revu.
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes de Wagner diversifient leurs affaires en Centrafrique : des charbons de bois aux « Khanda Ngoundja »” width=”450″ height=”338″ />CopyrightCNC
L’agression et la fuite de Paulette
Vers 18 heures, alors que Paulette poursuit la préparation du repas, Nicodème, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, fait son apparition. “Ah, je l’ai vu, j’ai dit, je l’ai demandé, ‘Mais Nico, comment ça ? Tu es parti, j’ai demandé à tes frères, à tes sœurs, tu es où ?’” se souvient Paulette. Nicodème lui répond qu’il était parti au champ pour faire quelque chose.
C’est à ce moment que Paulette remarque l’état inhabituel de son beau-fils. “Pendant ce temps, il a récupéré un petit banc pour s’asseoir, mais il s’est glissé pour tomber au sol”, raconte-t-elle. Comprenant que Nicodème est probablement sous l’influence de l’alcool, Paulette le taquine gentiment : “J’ai dit, mais ah, tu as passé la fête là-où? Je l’ai taquiné, on s’est souri un peu”.
Paulette continue la préparation du repas, versant la farine de manioc dans l’eau pour faire la boule. Elle coupe une portion pour Nicodème et lui prépare également de la sauce pour accompagner le manioc. C’est à ce moment précis que la situation bascule tragiquement vers une Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
“Automatiquement, il m’a demandé , maman, papa, il est où ?’” se rappelle Paulette. Elle lui répond que son père est sorti et qu’il n’est pas encore revenu à la maison, ajoutant qu’il est parti à la garde.
Soudainement, sans raison apparente, Nicodème se lève. “Il a dit, ‘Bon, je vais te tuer. Avant que ton mari vienne, je le tue. Après, je me tue.’” raconte Paulette, encore sous le choc. “Et c’est là qu’il m’a poignardé. Il m’a poignardé immédiatement avec un couteau“, accomplissant sa Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
La fuite et l’hospitalisation de la victime
Terrifiée, Paulette réussit à s’enfuir. “J’ai couru, couru, couru”, dit-elle. Par chance, un homme à moto la remarque et vient à son secours. “Il y a un monsieur avec une moto. Il m’a pris avec sa moto. Il m’a amené à l’hôpital”, explique Paulette, reconnaissante envers ce sauveur providentiel.
À l’hôpital, Paulette vit un nouveau choc. “J’étais à l’hôpital. Subitement, je l’ai vu en train de soigner à l’hôpital. J’ai dit, ‘Qu’est-ce qui s’est passé ?’” raconte-t-elle, découvrant que son agresseur, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, avait lui aussi été admis pour des soins, probablement suite à sa tentative de suicide.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : Absence de conflit préalable
Malgré cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, Paulette insiste sur l’absence de conflit préalable avec son beau-fils. “J’ai parlé avec lui. Il n’a même pas de problème avec moi. Je n’ai même pas de problème avec lui”, affirme-t-elle. “Bon, c’est après moi que les enfants m’ont dit telle ou telle chose. Mais on n’a même pas de problème avec nous. Bon, je ne sais pas ce qui lui est arrivé“.
Contexte de violence à Boda
Cette affaire tragique s’inscrit malheureusement dans une série d’actes violents récents à Boda, surnommée “Boda la belle”. Elle rappelle notamment le meurtre d’une jeune fille peule sur la route de la rivière Louamé, un événement qui avait déjà secoué la communauté locale.
Les autorités de Boda n’ont pas encore fait de déclaration officielle concernant cette tentative de meurtre intrafamiliale. Une enquête approfondie devrait être ouverte pour élucider les circonstances exactes de cet acte de violence inexpliqué et déterminer si l’abus d’alcool ou d’autres facteurs ont pu jouer un rôle dans ce drame.
En attendant, les habitants de Boda restent sous le choc, s’interrogeant sur les raisons qui ont pu pousser un jeune homme à s’en prendre ainsi à sa belle-mère, dans un contexte familial apparemment sans tension préalable. Ce drame rappelle la fragilité des liens familiaux et l’importance de rester vigilant face aux signes avant-coureurs de comportements violents, même au sein des foyers les plus paisibles en apparence.
Bangui, CNC. L’incurie du gouvernement Touadéra atteint de nouveaux sommets. Le 17 octobre, les ingénieurs pakistanais de la MINUSCA ont dû prendre en charge la réhabilitation d’un pont stratégique à 35 km de Rafai, sur l’axe Rafai-Bangassou, dans la préfecture du Mbomou. Cette intervention, qui devrait relever des compétences de base de l’État, montre de manière criante l’abdication du pouvoir de Bangui face à ses responsabilités les plus élémentaires.
Un gouvernement Touadéra en roue libre depuis 2016
Le gouvernement Touadéra, aux commandes depuis 2016, s’illustre par une inertie chronique en matière d’infrastructures. Les promesses pompeuses de reconstruction et de développement se sont évaporées, laissant place à un paysage de désolation. Routes défoncées et ponts chaotiques sont devenus le symbole d’un État en déliquescence, incapable d’assurer la libre circulation de ses citoyens et de ses marchandises.
Jean-Pierre, habitant de Rafai, ne cache pas son amertume : “Voilà huit ans que nous attendons en vain le moindre chantier d’envergure dans notre région. Nos infrastructures tombent en ruine pendant que le gouvernement se tourne les pouces“.
La MINUSCA, béquille involontaire d’un État défaillant du gouvernement Touadéra.
Face à cette carence du gouvernement Touadéra qui confine à l’abandon de poste, la MINUSCA se retrouve, bon gré mal gré, à endosser des responsabilités qui incombent normalement à l’État centrafricain. La remise en état du pont près de Rafai n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce glissement inquiétant des responsabilités.
Ahmed, s’exprimant au nom du contingent pakistanais de la MINUSCA, ne cache pas son embarras : “Notre mission est d’épauler le gouvernement Touadéra, pas de nous y substituer. Malheureusement, l’état catastrophique des infrastructures nous contraint à agir pour faciliter nos propres déplacements et venir en aide à la population“.
Un pays au développement entravé
Cette démission de l’État face à ses devoirs les plus basiques plombe lourdement les perspectives de développement de la République centrafricaine. L’isolement de pans entiers du territoire, conséquence directe du délabrement des voies de communication, asphyxie l’activité économique et prive de nombreux citoyens d’accès aux services essentiels.
Un rapport confidentiel de la Banque mondiale, dont nous avons pu prendre connaissance, dresse un constat accablant : “L’incapacité du gouvernement centrafricain à entretenir et développer ses infrastructures ampute le pays d’environ 2% de croissance économique chaque année“.
La République centrafricaine humiliée, faute du gouvernement Touadéra
Le spectacle d’une force internationale contrainte de pallier les carences flagrantes du gouvernement Touadéra en matière d’infrastructures de base constitue une humiliation cuisante pour de nombreux Centrafricains.
Marie, commerçante à Bangassou, ne mâche pas ses mots : “C’est une honte sans nom. Notre gouvernement est tellement incompétent qu’il faut faire appel à des étrangers pour construire nos ponts. Que fait-on de l’argent de nos impôts ?”
Dans un pays toujours aux prises avec de multiples défis sécuritaires et humanitaires, l’incapacité manifeste du gouvernement à remplir ses missions les plus élémentaires soulève de graves questions quant à sa légitimité et son efficacité. Sans un sursaut rapide et décisif des autorités nationales, la République centrafricaine risque de s’enliser durablement dans une dépendance malsaine à l’aide internationale, même pour les tâches les plus fondamentales de l’État, perpétuant ainsi son statut peu enviable d’État failli.
Le député de Boali, Firmin Ngrébada, promet des tables-bancs pour une école rurale
Centrafrique.org/rca-lancien-premier-ministre-firmin-ngrebada-souhait-t-il-quitter-le-navire-touadera/le-president-touadera-et-lancien-premier-ministre-elu-depute-de-boali-firmin-ngrebada/” rel=”attachment wp-att-49413″ data-wpel-link=”internal”>Le president Touadera et lancien Premier ministre elu deputé de Boali Firmin Ngrebada
Bangui, CNC. Firmin Ngrebada, ancien premier ministre de Touadera, député de Boali, s’engage à fournir prochainement des tables-bancs à l’école Bounguendet, située à 5 km de Boali sur la route de Bossembélé. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Boali vendredi.
“Dans les jours à venir, je viendrai remettre à l’école de Bounguendet quelques tables-bancs pour permettre à nos enfants d’aller à l’école”, a déclaré le député.
Firmin Ngrebada a également évoqué la situation des fonctionnaires affectés à Boali : “Le Président de la République a fait des efforts et on a envoyé des fonctionnaires ici. Il y a deux ou trois semaines, j’ai échangé avec l’inspecteur d’académie de l’Ombella -Mpoko sur la situation de l’école”.
Le député Firmin Grebada a souligné sa présence sur le terrain : “Je vis en circonscription. Avant de repartir sur Bangui, je vais examiner les problèmes liés à la rentrée scolaire et nous tenterons d’apporter des solutions concrètes pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école“.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à résoudre certains problèmes sociaux de la circonscription de Boali, à 95 km au nord-ouest de Bangui.
Le BRDC dénonce une gestion calamiteuse et des perspectives sombres pour l’économie centrafricaine
Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays ?” width=”450″ height=”345″ />Hervé Ndoba, ministre des finances en RCA
Bangui, CNC. Bangui, CNC. L’opposition centrafricaine, réunie au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dresse un tableau apocalyptique de l’économie centrafricaine. Entre faibles recettes, endettement croissant et gestion opaque des ressources, le BRDC estime que la République centrafricaine se dirige tout droit vers une catastrophe économique.
L’économie centrafricaine : des recettes en chute libre.
L’ancien premier ministre Mahamat Kamoun, l’un des leaders influent du BRDC, s’alarme de la baisse drastique des recettes de l’État : “En période normale, la fiscalité pétrolière rapportait quelque chose comme 4 milliards de francs CFA par mois, dont Total payait la moitié. Maintenant, c’est tombé à 1 milliard” .
Cette chute vertigineuse des revenus de l’État inquiète l’opposition, qui y voit les conséquences d’une gestion hasardeuse du secteur pétrolier, notamment depuis l’attribution du monopole à la société Neptune.
L’économie centrafricaine : un endettement qui explose.
Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, pointe du doigt l’augmentation inquiétante de la dette publique : “Vous connaissez le niveau d’endettement du pays ? Justement, dès lors, ils perdent un pan entier de leurs ressources, mais ils sont obligés de s’adresser aux ressources de la sous-région” .
Le BRDC dénonce le recours systématique à l’endettement pour combler les trous budgétaires, une stratégie qu’il juge insoutenable à long terme. “C’est vous qui allez payer. Vous les jeunes, comptant son dette, c’est un impôt différé” , avertit Kamoun.
L’économie centrafricaine , une croissance en berne.
L’opposition s’inquiète également de la stagnation économique du pays. Mahamat Kamoun livre un constat alarmant : “Vous connaissez le taux de croissance ? Le PIB de la RCA à la fin 2023, on est à 0,5. Donc il y a un rythme, il y a le ralentissement avéré des activités économiques” .
Cette croissance anémique, bien en deçà des prévisions gouvernementales, est perçue par le BRDC comme le symptôme d’une économie centrafricaine au point mort, incapable de générer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des Centrafricains.
Un pillage organisé des ressources naturelles.
Martin Ziguélé dénonce ce qu’il considère comme un bradage des richesses du pays : “Au centre de notre pays, dans la Ouaka l’Ouaka, il y a la plus grande mine d’or d’Afrique centrale qui a été confiée au groupe russe Wagner, qui l’exploite. D’après ce qu’on a appris, même le ministre des mines a été là-bas, ils l’ont chassé. Il ne paye pas un centime de ressources à l’État” .
L’opposition accuse le gouvernement de dilapider le patrimoine national au profit d’intérêts étrangers, privant ainsi le pays de ressources cruciales pour son développement.
L’économie centrafricaine , un budget de l’État famélique.
Le BRDC s’alarme de la faiblesse du budget national dans l’économie centrafricaine. Martin Ziguélé dresse un parallèle saisissant : “Hier, je suivais Africa Business à la télévision. La Société nationale de télécommunications du Sénégal a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 377 milliards de francs CFA. Et elle va distribuer cette semaine des bénéfices de 188 milliards de francs CFA. Dans le collectif budgétaire qui est arrivé à l’Assemblée nationale avant-hier, les recettes propres de l’État centrafricain pour 2024 sont de 160,1 milliards de francs CFA” .
Cette comparaison dévoile, selon l’opposition, l’incapacité du gouvernement à générer des ressources suffisantes pour financer le développement du pays.
Des dépenses somptuaires injustifiées.
Le BRDC fustige ce qu’il considère comme des dépenses excessives et injustifiées, notamment les nombreux voyages présidentiels. Martin Ziguélé s’indigne : “De janvier à octobre, Touadéra a déjà fait plus de 30 voyages à l’extérieur. Et chaque voyage ne coûte pas moins de 500 à 600 millions de francs” .
L’opposition estime que ces dépenses somptuaires sont incompatibles avec la situation de l’économie centrafricaine et appellent à une réallocation des ressources vers des investissements productifs.
Un appel à la mobilisation.
Face à ce tableau sombre, le BRDC appelle à une prise de conscience collective. Martin Ziguélé conclut par une mise en garde : “Nous ne sommes que cinq millions et nous sommes pauvres à côté de ce sac d’or. Parce que tout simplement, il existe des économies dans notre pays, une économie officielle dont les ressources vont au budget et une économie underground qui sert à financer toutes ces lobby que vous voyez là” .
L’opposition centrafricaine exhorte la population à se mobiliser pour exiger une gestion plus transparente et efficace des ressources du pays. Elle appelle également la communauté internationale à se saisir de la question économique centrafricaine, estimant que la stabilité de la région en dépend.
Alors que la République centrafricaine peine à se relever de décennies de conflits, la question économique s’impose comme un défi majeur pour l’avenir du pays. Entre un gouvernement qui se dit sur la voie du redressement et une opposition qui dénonce une gestion catastrophique, le débat sur l’avenir économique de la RCA ne fait que commencer.
Économie, sécurité, démocratie : le réquisitoire de Ziguélé Martin contre Touadéra
Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-martin-ziguele-devoile-sa-profession-de-foi/martin-ziguele-pour-la-profession-de-foi-2020/” rel=”attachment wp-att-41901″ data-wpel-link=”internal”>RCA : présidentielle du 27 décembre, Martin Ziguélé dévoile sa profession de foi” width=”450″ height=”318″ />
Bangui, CNC. Plus de 30 ans après l’instauration du multipartisme, la République centrafricaine sombre à nouveau dans les travers du parti unique sous le règne de Faustin-Archange Touadéra. C’est le constat alarmant dressé par Ziguélé Martin , ancien Premier ministre et président du MLPC, dans une interview exclusive à la radio Ndékè Luka.
Ziguélé Martin : un pouvoir qui étouffe toute opposition.
“Ce pouvoir veut tout l’exécutif, tout le législatif et contrôler d’autres contre-pouvoirs comme les médias”, dénonce Ziguélé Martin . L’Assemblée nationale, jadis espace de débat démocratique, est désormais muselée : “Pour la première fois en 31 ans, il n’y a plus de groupes politiques de l’opposition à l’Assemblée nationale. Nous sommes tous des députés non inscrits”.
Cette situation résulte d’une stratégie délibérée du pouvoir, qui n’hésite pas à recourir à des méthodes peu républicaines : “Ils ont parachevé leurs œuvres en achetant, en débauchant des députés de l’opposition”, affirme l’ancien Premier ministre.
Une sécurité en trompe-l’œil, selon Ziguélé Martin .
Malgré les discours officiels vantant les progrès sécuritaires, la réalité sur le terrain est tout autre. Ziguélé Martin dresse un tableau accablant :
“J’ai vu des brigades de gendarmerie, des détachements militaires qui n’ont même pas de PGA, qui n’ont même pas de carburant, qui n’ont même pas de véhicule et qui sont obligés d’aller demander aux jeunes qui font taxi moto de les transporter pour faire des opérations militaires“.
Cette situation catastrophique perdure malgré le vote d’une loi de programmation militaire, dont le bilan reste opaque. “Où est la prochaine loi de programmation militaire ? Quel est le bilan du passé ? Nous n’avons aucune information”, s’indigne le président du MLPC.
Une économie en berne, selon Ziguélé Martin .
Avec une croissance quasi-nulle de 0,7% prévue pour 2024, l’économie centrafricaine est au point mort. Pour Ziguélé Martin , le diagnostic est sans appel : “Toutes les filières agricoles dont vivent, dont se nourrissent 70% à peu près de la population centrafricaine […] n’ont pas de revenu”.
Le secteur cotonnier, autrefois florissant, est exsangue : “La production de coton ne dépasse pas 2000 tonnes”, déplore-t-il. Quant au café, fleuron de l’économie centrafricaine, sa production est désormais inexistante dans certaines régions.
Face à ce marasme, l’ancien Premier ministre fustige l’inaction du gouvernement : “Ce gouvernement ne s’occupe pas de la production des richesses agricoles comme le faisait Bokassa ou d’autres régimes par la suite. D’où viendrait la richesse, d’où viendra la croissance ?”
Un pouvoir sourd aux souffrances du peuple.
L’indifférence du régime Touadéra aux difficultés de la population est incroyable. Ziguélé Martin cite l’exemple des victimes récurrentes d’inondations à Bangui : “Tous les deux ou trois ans, ils sont inondés. En saison sèche, qu’est-ce que le gouvernement a fait pour les reloger ?”
Cette absence de réponse aux catastrophes naturelles illustre, selon lui, le mépris du pouvoir pour l’intérêt général : “Aujourd’hui, nous sommes arrivés vraiment dans une situation où on se pose la question si l’intérêt général a une signification pour le pouvoir en Centrafrique.”
Face à ce sombre tableau, Ziguélé Martin lance un cri d’alarme : “Les acquis de la démocratie centrafricaine sont en train de disparaître sous nos yeux par la volonté unique du président de la République”. Un constat qui appelle à une réaction urgente de la communauté internationale pour éviter que la Centrafrique ne sombre définitivement dans l’autoritarisme.
Centrafrique : mort suspecte d’un détenu de la prison du Camp de Roux
Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Le Camp de Roux, l’une des prisons politiques de Bangui, se transforme en mouroir pour détenus. Le décès de Yacoub Gawame le 19 octobre 2024, privé de soins médicaux urgents, dévoile l’ampleur des dysfonctionnements d’un système pénitentiaire centrafricain à la dérive, où la vie des prisonniers ne vaut rien.”
Mort d’un détenu de la prison du Camp de Roux : des négligences fatales.
D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’état de santé de Yacoub Gawame s’était considérablement dégradé ces derniers jours. Malgré les alertes, l’administration pénitentiaire aurait refusé de le transférer vers un hôpital, préférant le garder dans l’infirmerie de la prison, notoirement sous-équipée et mal entretenue.
« Les autorités ferment les yeux sur la situation sanitaire désastreuse de détenu à la prison du Camp de Roux. Le service médical de la prison manque de tout, c’est criminel de laisser les prisonniers y mourir » , dénonce un avocat sous couvert d’anonymat.
Cette négligence apparente pose de graves questions sur le respect des droits fondamentaux de détenu à la prison du Camp de Roux, en particulier leur droit à la santé et à la dignité.
Centrafrique.org/lentree-de-letat-major-des-faca-au-camp-de-roux-caracterisee-par-une-arche/” data-wpel-link=”internal”>L’entrée du camp militaire de Roux. CopyrightCNC
Une pratique systémique.
Le cas de Yacoub Gawame ne serait pas isolé. Selon plusieurs témoignages concordants, l’administration du Camp de Roux refuserait systématiquement les transferts de détenu à la prison du Camp de Roux malades vers les hôpitaux de la capitale. L’exemple palpable est celui du député Dominique Yandocka, malade, mais toujours détenu dans la prison sous équipée.
« C’est une pratique courante ici. On préfère laisser mourir les prisonniers plutôt que de les soigner correctement » , affirme un ancien détenu du Camp De Roux. Cette politique meurtrière viserait notamment à limiter les risques d’évasion, au mépris de la vie des prisonniers.
Le cynisme mortel de l’administration pénitentiaire
Des informations d’une source judiciaire obtenues par notre rédaction dévoile une fois de plus l’ampleur du scandale. D’après des témoignages concordants, l’administration du Camp de Roux aurait libéré Yacoub Gawame in extremis, alors que son état de santé était déjà critique. Le détenu a été transféré à l’hôpital de l’Amitié dans le 4ème arrondissement, où il est décédé une semaine plus tard.
Cette manœuvre de l’administration pénitentiaire apparaît comme une tentative désespérée d’échapper à ses responsabilités. « Ils ont préféré se débarrasser d’un homme mourant plutôt que d’assumer les conséquences de leur négligence » , dénonce un avocat spécialisé dans les droits des détenus. Ce comportement témoigne d’un mépris total pour la dignité humaine et d’une volonté manifeste d’étouffer un potentiel scandale, au détriment de la vie d’un homme.
Cette affaire expose au grand jour les dysfonctionnements profonds du système carcéral centrafricain et l’urgence d’une réforme en profondeur pour garantir le respect des droits fondamentaux des détenus.
Le corps de Yacoub Gawame a été transféré dans la matinée du 24 janvier à la mosquée Ali Babolo du quartier PK5, sans qu’aucune autopsie n’ait apparemment été pratiquée. Cette précipitation provoque des interrogations sur la volonté des autorités de faire toute la lumière sur ce décès.
Le décès de Yacoub Gawame dévoile les conditions de détention déplorables qui prévalent au Camp de Roux, et plus largement dans le système carcéral centrafricain. Il est urgent que les autorités prennent des mesures concrètes pour garantir le respect des droits fondamentaux des détenus, à commencer par leur droit à la santé.
L’ONU ignorée : des avertissements restés sans effet.
Le drame de détenu à la prison du Camp de Roux confirme les inquiétudes exprimées par le Secrétaire général de l’ONU il y a quelques mois. António Guterres avait alors dénoncé « les conditions de détention inhumaines et dégradantes » dans les prisons centrafricaines, appelant le gouvernement à prendre des mesures urgentes. Force est de constater que cet avertissement est resté lettre morte, avec des conséquences aujourd’hui fatales pour Yacoub Gawame et potentiellement pour d’autres détenus.
La sourde oreille du gouvernement face à la détresse des détenus.
Les prisonniers eux-mêmes, y compris de détenu à la prison du Camp de Roux, tentent désespérément d’alerter sur leur sort. « Plusieurs mouvements de grève de la faim ont été organisés ces derniers mois pour dénoncer nos conditions de détention, mais le gouvernement reste sourd à nos appels » , témoigne un détenu sous couvert d’anonymat. Cette indifférence des autorités face à la détresse des prisonniers traduit un mépris flagrant pour la dignité humaine et les droits fondamentaux. Le décès de Yacoub Gawame n’est que la partie émergée d’une crise humanitaire qui couve dans les geôles centrafricaines.
Conseil constitutionnel centrafricain : Faustin-Archange Touadéra parachève sa mainmise avant les élections de 2025
Centrafrique.org/jean-pierre-waboue-trahison-et-indecence-a-la-cour-constitutionnelle/professeur-jean-pierre-waboue-president-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-62993″ data-wpel-link=”internal”>Jean Pierre Waboué, trahison et indécence à la Cour Constitutionnelle” width=”450″ height=”397″ />Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain
Bangui, CNC. Le président putschiste centrafricain Faustin-Archange Touadéra vient de franchir une nouvelle étape dans son contrôle des institutions clés du pays. Par décret n°24.243 du 2 avril 2024, il a nommé de nouveaux responsables au sein du Conseil constitutionnel, écartant l’ancienne équipe perçue comme proche de Danièle Darlan, ex-président de la Cour constitutionnelle. Cette manœuvre s’inscrit dans une stratégie de longue haleine visant à verrouiller le système judiciaire en prévision des élections de 2025.
Conseil constitutionnel centrafricain : un noyautage méthodique.
Le décret présidentiel nomme aux postes stratégiques du Conseil constitutionnel centrafricain des personnalités réputées très proches du pouvoir :
– Bipoki Sylvère Mbedjane, Directeur de Cabinet
– Nadie Célestine Nam, Chef de Service du Secrétariat Particulier
– Fernande Ouassongo née Zoumandji Binoua, Directeur des Services Administratif et Financier
– Firmin Naissem, Directeur des Affaires Juridiques, de la Documentation et des Publications
– Serge-Freddy Bemana-Malo, Greffier en Chef
Un haut fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, déplore : « C’est un noyautage en règle du Conseil constitutionnel centrafricain. Les nouveaux responsables sont tous des fidèles du président ou des proches des juges qu’il a nommés. Même le traitement des dossiers de candidatures sera orienté ».
Chronique d’une reprise total en main du Conseil constitutionnel centrafricain.
Cette restructuration du Conseil constitutionnel centrafricain est l’aboutissement d’un processus entamé en octobre 2022. À l’époque, la Cour constitutionnelle, présidée par Professeur Danièle Darlan, avait invalidé le comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution. Cette décision avait provoqué l’ire du président Kongoboro .
Un magistrat explique : « Mme Darlan s’était opposée à toute modification de la Constitution permettant à Touadéra de briguer un troisième mandat. Elle aurait même repoussé des avances de Wagner, le groupe paramilitaire russe, qui proposait des solutions pour maintenir le président au pouvoir ».
Face à cette résistance, Touadéra a immédiatement instrumenté le limogeage de Danièle Darlan. Jean-Pierre Waboué, ancien vice-Président de la cour, a été immédiatement nommé président par intérim de la Cour constitutionnelle, a ensuite validé le projet de nouvelle Constitution, ouvrant la voie à une refonte complète de l’institution.
La nouvelle Constitution, promulguée en août 2023, a transformé la Cour constitutionnelle en Conseil constitutionnel centrafricain. Le nombre de juges est passé de 9 à 11, permettant au régime en place de nommer une majorité de magistrats qui lui sont favorables.
Un constitutionnaliste centrafricain analyse : « Le but est clair : permettre à Touadéra de se maintenir indéfiniment au pouvoir. La nouvelle Constitution a verrouillé le système et le Conseil constitutionnel, dans sa composition actuelle, ne s’opposera à rien ».
Vers des élections totalement sous contrôle.
À l’approche des élections générales de 2025, les forces vives de la nation s’inquiètent des conséquences de cette mainmise sur les institutions. Un membre de la société civile déclare : « Comment espérer des élections libres et transparentes dans ces conditions ? Le Conseil constitutionnel centrafricain est censé être le garant de la démocratie, mais il est devenu un instrument au service du pouvoir ».
Le contrôle exercé sur le Conseil constitutionnel centrafricain pose en effet de sérieuses questions sur l’intégrité du processus électoral à venir. L’institution joue un rôle déterminant dans la validation des candidatures et la proclamation des résultats. Avec une équipe entièrement dévouée au président en place, les garde-fous semblent avoir disparu.
Touadera s’inspire du contexte régional.
Cette situation n’est pas sans rappeler les manœuvres observées dans d’autres pays africains où des présidents ont modifié la Constitution et pris le contrôle des institutions pour se maintenir au pouvoir. En République centrafricaine, le processus semble bien engagé, au détriment de la démocratie et de l’État de droit.
Un diplomate occidental en poste à Bangui s’alarme : « La communauté internationale doit rester vigilante. La stabilité de la Centrafrique est décisive pour toute la région. Un glissement vers l’autoritarisme pourrait avoir des conséquences désastreuses ».
Alors que le pays peine encore à se relever des années de conflit, cette concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme et de ses proches fait craindre un retour en arrière démocratique. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir politique de la République centrafricaine.
La chasse aux humanitaires à Ngaoundaye : enquête sur Belkpi Luc , un maire xénophobe
Centrafrique.org/belkpi-maire-de-ngaoundaye-en-fonction/” data-wpel-link=”internal”>Le maire de Ngaoundaye, M. Belkpi Luc, photographié lors d’un événement
Bangui, CNC. La commune de Ngaoundaye, située dans la préfecture de Lim-Pendé, se trouve au cœur d’une polémique qui menace gravement l’aide humanitaire dans la localité. Le maire, Belkpi Luc, adopte depuis plusieurs mois une attitude hostile envers les travailleurs humanitaires non originaires de sa localité, entravant ainsi des projets essentiels au développement et au bien-être de sa population.
En novembre 2023, Belkpi Luc a expulsé l’équipe d’enquêteurs de l’ONG Danish Refugee Council (DRC). Récemment, il a récidivé en chassant les membres de l‘International Rescue Committee (IRC) venus évaluer l’impact de projets humanitaires. D’autres organisations comme Action Contre la Faim, ALIMA et Médecins avec l’Afrique ont également été victimes de cette politique discriminatoire.
La nécessité des activités humanitaires pour comprendre au maire Belkpi Luc.
Les activités menées par ces ONG, telles que les études de référence (Baseline),le suivi post-distribution (PDM) et les évaluations finales (Endline), sont déterminantes pour mesurer l’efficacité des projets humanitaires. Ces données permettent d’ajuster les interventions aux besoins réels de la population et d’optimiser l’utilisation des ressources.
Jean-Marc Kongo, expert en aide humanitaire à Bangui, explique :
« Ces activités de collecte de données sont indispensables pour garantir la pertinence et l’efficacité de l’aide apportée. Sans elles, nous travaillerions à l’aveugle, risquant de gaspiller des ressources précieuses sur des projets inadaptés ».
Le défi des compétences locales.
Le maire Belkpi Luc exige que seuls les habitants de Ngaoundaye soient recrutés pour les projets locaux, ignorant les compétences spécifiques requises. Cette approche pose un problème majeur dans une région où les ressources humaines qualifiées sont rares.
Marie-Claire Kossi, spécialiste en ressources humaines, précise :
« Les enquêtes humanitaires nécessitent des compétences pointues en méthodologie, analyse de données et utilisation d’outils spécifiques. Ces profils sont rares, même dans les grandes villes. Exiger un recrutement exclusivement local compromet la qualité et la fiabilité des données collectées ».
Le comportement du maire Belkpi Luc menace la cohésion nationale.
Le comportement du maire de Ngaoundaye, Belkpi Luc, pousse les centrafricains à s’interroger sur l’unité et la solidarité nationales. Son exigence de n’employer que des locaux va à l’encontre des principes fondamentaux de la République centrafricaine. Pierre Kourou, sociologue à l’Université de Bangui, s’alarme de cette situation :
« Imaginons qu’un diplômé originaire de Ngaoundaye trouve un emploi à Bambari, Bria ou Berberati, et qu’on le chasse sous prétexte qu’il n’est pas natif de ces villes. Ce serait inacceptable. Tous les Centrafricains ont le droit de travailler partout dans leur pays. L’attitude du maire Belkpi Luc est non seulement illégale, mais aussi dangereuse pour la cohésion sociale et le développement du pays. Exiger que seuls les ressortissants d’une localité y travaillent est une forme de discrimination qui n’a pas sa place dans notre République. C’est un comportement malhonnête qui va à l’encontre de nos valeurs nationales ».
Des conséquences graves pour la population.
L’attitude du maire Belkpi Luc prive sa commune d’une aide précieuse. Le Dr. Simplice Bero, médecin, s’inquiète :
« En chassant ces équipes qualifiées, le maire empêche l’évaluation correcte des besoins sanitaires de sa population. Cela peut avoir des conséquences dramatiques, notamment pour les programmes de vaccination ou de lutte contre la malnutrition ».
Nécessité d’une intervention des autorités face au comportement du maire Belkpi Luc.
Face à cette situation alarmante, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une réaction des autorités nationales. Maître Paul Mbari, avocat spécialisé en droit administratif à Bangui, analyse la situation :
« Les agissements du maire de Ngaoundaye, Belkpi Luc, sont manifestement illégaux. Il outrepasse ses prérogatives en entravant le travail d’organisations légalement autorisées à opérer sur le territoire national. Le ministère de l’Administration du territoire doit intervenir rapidement pour mettre un terme à ces pratiques discriminatoires qui nuisent gravement à l’image et au développement de notre pays ».
Si rien n’est fait, Ngaoundaye risque de se retrouver isolée et privée d’une aide vitale pour son développement. Il est urgent que les autorités compétentes agissent pour faire respecter les principes de solidarité nationale et d’ouverture, essentiels au progrès de la République centrafricaine.
Bayanga : Une bavure des forces de l’ordre déclenche un conflit communautaire
Centrafrique.org/un-gendarme-violemment-agresse-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa/deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-yaloke/” rel=”attachment wp-att-75395″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes à Nana-Bakassa” width=”407″ height=”450″ />CopyrightCNC
Bangui, CNC. La tension est à son comble à Bayanga, préfecture de la Sangha-Mbaéré, après qu’un gendarme a grièvement blessé par balle un jeune homme soupçonné de vol d’arme. Cet incident, survenu dans la nuit du mercredi 16 octobre dernier, révèle une fois de plus l’incapacité des autorités à maintenir l’ordre sans recourir à une violence excessive.
Conflit communautaire : des méthodes policières archaïques et dangereuses.
Au lieu d’enquêter de manière professionnelle sur la disparition présumée d’une arme de service, le gendarme a choisi de faire justice lui-même. Cette réaction disproportionnée a conduit à l’usage inconsidéré de son arme, blessant gravement un jeune dont la culpabilité n’était pas établie. La balle a traversé la cuisse de la victime, nécessitant son évacuation d’urgence vers Bangui pour des soins.
Une riposte violente et conflit communautaire.
La famille du jeune blessé, révoltée par cet acte, a riposté en s’en prenant physiquement au gendarme. Ce dernier, blessé à son tour, a dû être transféré à Nola pour recevoir des soins médicaux. Cette escalade de conflit communautaire témoigne de la méfiance croissante entre les forces de l’ordre et la population.
Conflit communautaire à Bayanga : un échec cuisant des autorités locales.
L’incapacité des autorités locales à désamorcer rapidement la situation est grave. Aucune médiation efficace n’a été mise en place pour apaiser les tensions entre la communauté et les forces de l’ordre. Ce manque de réactivité risque d’aggraver le climat de conflit communautaire déjà tendu dans la localité.
« Les gendarmes se croient tout permis ici. Ils nous traitent comme des criminels sans preuve », témoigne un habitant de Bayanga sous couvert d’anonymat. « Comment pouvons-nous faire confiance à ceux qui sont censés nous protéger s’ils nous tirent dessus ? »
Une formation des forces de l’ordre à revoir d’urgence.
Cet incident pousse à s’interroger sur la formation et le professionnalisme des forces de l’ordre en République centrafricaine. L’usage disproportionné de la force et l’incapacité à gérer pacifiquement les conflits sont des problèmes récurrents qui minent la confiance de la population.
Le silence assourdissant des autorités nationales sur cette affaire est tout aussi inquiétante. Aucune enquête indépendante n’a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cet incident et établir les responsabilités.
Sans une refonte en profondeur des méthodes policières et une véritable politique de rapprochement entre les forces de l’ordre et la population, de tels incidents risquent de se multiplier, fragilisant encore davantage la stabilité précaire de la région.
Bangui, CNC. La crédulité envers les pratiques occultes continue de semer le chaos en République centrafricaine, menaçant la fragile cohésion sociale du pays. Deux incidents récents, l’un à Boganangone dans la Lobaye, l’autre à Ouanda-Djallé, dans la Haute-Kotto, illustrent les dangers de cette tendance alarmante.
Tensions intercommunautaires à Boganangone.
À Boguéré, sous-préfecture de Boganangone (Lobaye), une prétendue voyante sexagénaire a failli déclencher un conflit intercommunautaire aux conséquences potentiellement désastreuses. L’incident trouve son origine dans le désarroi d’un homme natif de Boguéré, en proie à des problèmes d’impuissance sexuelle depuis plusieurs mois.
Désespéré par sa situation, l’homme a choisi de consulter une soi-disant “tradipraticienne” du village, une femme d’une soixantaine d’années réputée pour ses dons de voyance. Lors de la consultation, cette prétendue guérisseuse a livré une “révélation” explosive : elle a accusé sans preuves des musulmans récemment revenus à Boganangone , notamment dans le village d’avoir “volé” mystiquement la puissance sexuelle de l’homme pour en faire leurs activités rituelles maléfiques dans l’extraction du diamant et or.
« La voyante a affirmé au monsieur que son problème était dû aux pratiques malsaines des musulmans retournés à Boguéré. Elle a dit qu’ils avaient échangé sa puissance sexuelle contre de l’or et des diamants », témoigne une source locale jointe par la rédaction du CNC.
Suite à cette révélation, l’homme au sexe prétendument ensorcelé s’est mis à la recherche du musulman accusé, dans l’intention de le tuer. Cette chasse à l’homme a provoqué une vague de panique au sein de la communauté, ravivant des tensions latentes entre chrétiens et musulmans à Boganangone.
« Ces accusations sans fondement sont extrêmement dangereuses. Elles peuvent facilement dégénérer en violences intercommunautaires », déclare Jean Mopoko, chercheur spécialisé dans les conflits en Centrafrique.
Face à la montée des tensions, les autorités ont placé la fausse voyante en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Boganangone. Cependant, cette mesure n’a pas apaisé la situation. Des proches de la détenue rôdent désormais autour de la mosquée centrale, menaçant de l’incendier si leur mère n’est pas libérée immédiatement.
« La situation reste très tendue. Nous craignons que le moindre incident ne déclenche des violences généralisées », confie un notable musulman de la ville sous couvert d’anonymat.
Avant celui de Boganangone , un Meurtre d’un innocent à Ouanda-Djallé toujours à cause de marabout.
Un incident encore plus grave s’est produit quelques jours plus tôt dans la préfecture de la Haute-Kotto. Le chef du détachement militaire à Ouanda-Djallé a abattu un jeune homme avec son arme de service, sur la base des accusations d’un marabout.
Le militaire, souffrant d’incontinence (pipi, caca dans le pantalon à chaque fois) et de vomissements, avait consulté un charlatan qui a désigné un jeune de Ouanda-Djallé comme responsable de ses maux par sorcellerie. Sans autre forme de procès, le FACA a exécuté l’innocent.
« C’était un acte criminel d’une extrême gravité. Un militaire censé protéger la population a tué un civil innocent sur la base de superstitions », s’indigne Crépin Balézou,.
L’ignorance, terreau fertile du charlatanisme.
Ces incidents dévoile la persistance alarmante des croyances irrationnelles en Centrafrique. Selon l’ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, « 80% des Centrafricains sont illettrés ». Ce manque d’éducation les rend particulièrement vulnérables aux manipulations des charlatans.
« Beaucoup de Centrafricains croient naïvement aux pouvoirs des marabouts et des guérisseurs. Cette crédulité est exploitée par des escrocs qui s’enrichissent en semant la discorde », explique Marie Bertin, sociologue centrafricaineBangui.
Un pays au bord de chute libre.
L’impact de ces croyances irrationnelles va bien au-delà des conflits locaux. Elles paralysent le développement du pays tout entier.
« Pendant que certains se perdent dans des prières farfelues ou consultent des marabouts, la Centrafrique s’écroule. Il n’y a plus personne pour réfléchir sérieusement à l’avenir du pays », s’alarme Cyrille Jaïrus, analyste politique.
Sans un sursaut d’intelligence collective et un renforcement urgent du système éducatif, la Centrafrique risque de rester prisonnière de ces croyances archaïques qui la maintiennent dans le sous-développement. Le temps presse pour mettre fin à ce fléau qui gangrène la société centrafricaine depuis trop longtemps, avant que d’autres vies innocentes ne soient sacrifiées sur l’autel de l’ignorance.
violent affrontement entre les rebelles et les Wagner à Nzako
Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-mbres-par-les-rebelles-de-la-cpc-les-mercenaires-russes-quittent-la-ville/les-mercenaires-russes-a-alindao-2/” rel=”attachment wp-att-45542″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes à Alindao les-mercenaires-russes-a-Alindao-1 RCA : reprise de la ville de Mbrés par les rebelles de la CPC, les mercenaires russes quittent la ville” width=”450″ height=”433″ />CopyrightCNC
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Pendant que les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) restaient confinées dans Nzako par peur des rebelles, les mercenaires russes de Wagner menaient l’assaut le 17 octobre dernier. Cet épisode dévoile une fois de plus la dépendance persistante de la Centrafrique envers des mercenaires étrangers, malgré les discours rassurants du pouvoir sur le renforcement de la puissance de l’armée nationale.
À Nzako : une armée nationale confinée.
Depuis plusieurs mois, les FACA stationnées à Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma, sont incapables de sécuriser ne serait-ce qu’un kilomètre autour de la ville. Un soldat interrogé, sous couvert d’anonymat, confie : « Nous sommes pratiquement prisonniers ici à Nzako. Les rebelles nous encerclent et nous n’osons pas sortir afin d’éviter d’être attaqués » . Cette situation démontre l’inefficacité criante des forces armées nationales.
Wagner à la rescousse des FACA à Nzako.
Face à cette inertie, ce sont les mercenaires russes qui ont pris l’initiative d’affronter les rebelles. Partis de Bria dans la Haute-Kotto, ils ont attaqué les positions ennemies à 12 km de Nzako le jeudi dernier. Un habitant témoigne : « Sans les Russes, rien ne bougerait ici. Nos soldats restent terrés en ville pendant que Wagner fait le sale boulot » . Cette dépendance envers des mercenaires étrangers questionne la souveraineté même de l’État centrafricain.
Un bilan humain quand-même lourd.
L’opération aurait fait deux morts du côté des rebelles, mais aussi trois à quatre civils blessés, évacués vers l’hôpital de Bakouma à 60 km. Ces victimes collatérales témoignent des risques que font courir ces interventions militaires pour la population.
La propagande gouvernementale démentie.
Le gouvernement ne cesse de vanter une prétendue « montée en puissance » des FACA. Or, les faits sur le terrain démontrent le contraire. Un analyste militaire indépendant déclare : « Les discours officiels sont en total décalage avec la réalité. Les FACA restent une force symbolique, incapable d’assurer seule la sécurité du pays » .
Cette situation expose la fragilité persistante de l’État centrafricain, toujours dépendant de forces étrangères pour assurer le contrôle de son territoire. L’incapacité du gouvernement à construire une armée nationale efficace hypothèque gravement l’avenir du pays.
Arrestations d’ex-rebelles du PRNC à Bangui : la Cour Pénale Spéciale n’est pas impliquée
Centrafrique.org/rca-bria-un-homme-froidement-assassine-par-les-rebelles-du-prnc-au-village-gbali/deux-rebelles-seleka-discutent-avec-des-gens-a-bria-corbeaunews-Centrafrique-4/” rel=”attachment wp-att-39673″ data-wpel-link=”internal”>FPRC parlent avec des passants à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”345″ />À Bria, dans la Haute-Kotto. CopyrightCNC
Bangui, CNC. La récente vague d’arrestations d’anciens membres du PRNC à Bangui prouve une fois de plus les failles profondes de la politique de réintégration des ex-combattants dans le pays de Barthelemy Boganda. Cette opération, menée dans des circonstances troubles, interroge sur les fondements mêmes de la politique du désarmement des rebelles dans le pays.
Contrairement aux informations initiales publiées par Corbeaunews-Centrafrique, la Cour Pénale Spéciale (CPS) n’a joué aucun rôle dans ces arrestations. Suite à une enquête menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le porte-parole de la CPS, M. Gervais Bodanga, a formellement démenti toute implication de l’institution dans cette affaire.
« La Cour Pénale Spéciale n’est en aucun cas impliquée dans ces arrestations », a déclaré M. Gervais au CNC. « Nous n’avons émis aucun mandat et n’avons pas été consultés sur cette opération ».
Cette révélation jette un nouvel éclairage sur la nature de l’opération, qui semble être le fruit d’une initiative unilatérale du gouvernement centrafricain. Elle pose de sérieuses questions quant au respect des procédures judiciaires et des accords de paix en vigueur dans le pays.
Le cas d’Ahmat Adjibane, ex-chef d’état-major du PRNC, est particulièrement révélateur de cette situation. Après s’être rendu en avril dernier, il avait intégré l’armée nationale suite à une formation de trois mois. Son arrestation soudaine, alors qu’il effectuait des démarches administratives, démontre l’ambiguïté de la position des autorités.
Un ancien cadre du programme national de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confié au CNC :
« Ces arrestations contredisent totalement la politique de désarmement et de réintégration que nous avons mise en place. Nous avons passé des années à convaincre les groupes armés de déposer les armes, en leur promettant une réinsertion pacifique. Ces actions sapent tous nos efforts et risquent de pousser d’autres combattants à reprendre les armes par peur de représailles » .
Cette situation met en évidence les contradictions de la politique gouvernementale envers les ex-rebelles. D’un côté, les autorités prônent la réconciliation et offrent des opportunités de réinsertion. De l’autre, elles semblent revenir sur leurs engagements en procédant à des arrestations ciblées.
Un spécialiste centrafricain en résolution de conflits, requérant l’anonymat par crainte de représailles, a analysé pour le CNC les conséquences de ces arrestations :
« Ces actions compromettent gravement le processus de paix. Quel rebelle acceptera maintenant de déposer les armes, sachant qu’il risque d’être arrêté à tout moment ? Le gouvernement sabote ses propres efforts de réconciliation nationale » .
L’implication du groupe Wagner dans cette affaire ajoute une dimension inquiétante à la situation. Plusieurs sources évoquent une possible « vaste opération d’assassinat » planifiée conjointement par le gouvernement et ses partenaires russes pour éliminer tous les jeunes Goula , y compris ceux qui sont dans l’armée nationale.
Si ces allégations venaient à être confirmées, elles indiqueraient une dérive autoritaire inquiétante et criminelle du régime de Baba Kongoboro, prêt à éliminer physiquement ses opposants sous couvert de justice.
L’imprimerie centrafricaine au bord de l’asphyxie : 19 mois d’arriérés de salaires impayés
Centrafrique.org/impremerie-centrafricaine-copyrightrnl/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Impremerie-centrafricaine.-CopyrightRNL-450×337.jpg” alt=”Impremerie centrafricaine, bâtiment blanc avec la couleur du drapeau centrafricain. CopyrightRNL” width=”450″ height=”337″ />Impremerie centrafricaine. CopyrightRNL
Bangui, CNC. L’imprimerie centrafricaine se trouve dans une situation catastrophique, avec ses employés accumulant plus de 19 mois d’arriérés de salaires. Cette crise profonde intervient dans un contexte où d’autres entreprises publiques, comme la SOCATEL, font face à des difficultés similaires, témoignant d’une gestion désastreuse des finances publiques sous le régime de Touadera.
Le personnel de l’imprimerie centrafricaine au bord du chaos .
Les agents de l’imprimerie centrafricaine , mécontentés par des mois d’attente et de vaines promesses, ont décidé de passer à l’action. Après une première grève de trois jours la semaine dernière, ils viennent de déposer un nouveau préavis de huit jours, menaçant de prolonger leur mouvement si aucune solution n’est apportée.
Privat Serge Loma Bendere, délégué du personnel de l’imprimerie centrafricaine, expose la situation dramatique des employés :
« Les gens viennent le matin à pied. Ils sont là, rien à faire. A partir de 11 heures, ils commencent à prendre le chemin du retour à pied. Vous voyez, chaque fois, on crie, on crie, on crie. La rentrée, nos enfants n’ont plus droit à l’éducation. Nous sommes là à la maison avec nos enfants » .
Une gestion calamiteuse aux conséquences désastreuses.
Cette situation dévoile l’incapacité du gouvernement Touadera à gérer les entreprises publiques et à honorer ses engagements envers ses propres fonctionnaires. Le cas de l’imprimerie centrafricaine s’ajoute à celui de la SOCATEL, dont les employés accumulent plus de 60 mois d’arriérés de salaires, démontrant un problème systémique dans la gestion des finances publiques.
L’impact de cette crise dépasse largement le cadre de l’imprimerie centrafricaine. Elle affecte directement des centaines de familles, privées de revenus depuis plus d’un an et demi, et met en danger l’éducation de nombreux enfants. De plus, le dysfonctionnement de cette institution essentielle entrave le bon fonctionnement de l’administration et des services publics dépendant de ses prestations.
Face à l’inaction gouvernementale, les employés de l’imprimerie centrafricaine n’ont d’autre choix que d’intensifier leur mouvement de grève. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, le pays risque de se retrouver confronté à une paralysie totale de cette institution clé, avec des répercussions graves sur le fonctionnement de l’État.
La crise de l’imprimerie centrafricaine n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une gestion catastrophique des entreprises publiques en République centrafricaine. Elle exige une réaction immédiate et des mesures concrètes de la part du gouvernement Touadera, faute de quoi le pays s’enfoncera davantage dans une crise sociale et économique aux conséquences imprévisibles.
Bangui, CNC. L’inaction complice du gouvernement centrafricain face aux inondations récurrentes à Bangui plonge dans l’inquiétude des milliers de vies. Alors que les eaux de l’Oubangui et de la Mpoko montent inexorablement, engloutissant maisons et infrastructures, les autorités brillent par leur absence.
La galère des banguissois : une catastrophe annoncée.
À Sapéké 2, dans le 2ème arrondissement de Bangui, la situation est alarmante. Hippolyte, un riverain, témoigne : “C’est depuis trois ans que nous subissons ces inondations. L’eau s’approche de ma maison et je sais que je dois partir. Donc, je m’apprête”. Cette déclaration souligne l’impuissance des habitants face à un phénomène devenu tristement prévisible de la galère des banguissois.
À Mpoko Bac, le tableau est tout aussi désolant. Natacha Gomore, sur le point d’évacuer, décrit : “Les maisons de mes voisins sont inondées. Je suis en train d’arranger mes bagages. D’ici peu, je vais aussi les suivre“. Ces déplacements forcés, qui se répètent année après année, témoignent de l’incapacité chronique du gouvernement à mettre en place des solutions durables pour faire face à cette galère des banguissois.
La galère des banguissois : Infrastructures submergées, vies bouleversées.
La montée des eaux ne se contente pas de chasser les habitants de leurs foyers. Elle paralyse également les infrastructures vitales. À Bimbo, le pont permettant aux résidents de circuler est submergé. Jobet Zaho, un habitant impliqué dans sa construction, lance un appel désespéré : “Maintenant que le pont est inondé, nous demandons au gouvernement de penser à sa reconstruction pour atténuer cette galère des banguissois “. Une requête qui risque fort de rester lettre morte, au vu de l’inertie gouvernementale face à cette galère des banguissois.
L’économie locale n’est pas épargnée. Jean-Pierre Mandaba, délégué des extracteurs de sable à Poko, déplore : “Nous avons de sérieux problèmes, l’eau a dépassé le niveau à partir duquel les enfants peuvent plonger. Après un ou deux tours, ils ont mal aux oreilles, ils s’en coulent dans les narines, ils ne peuvent pas continuer de travailler“. Ces travailleurs, déjà précaires, voient leur gagne-pain menacé par les inondations, sans aucune perspective d’aide gouvernementale.
Un gouvernement aux abonnés absents de la galère des banguissois.
Face à cette situation critique, le silence assourdissant des autorités est révoltant. Roger Magugbanoko, chef du quartier Orkide, tente de rationaliser : “Cette montée des eaux est un problème mondial. La partie aux autorités de Bangui de sillonner certains quartiers, de constater les dégâts et de s’y trouver des solutions“. Une déclaration qui souligne l’attentisme coupable du gouvernement.
Pourtant, les signes avant-coureurs étaient là. Les inondations sont un phénomène récurrent à Bangui, frappant les mêmes quartiers année après année. L’absence de plan d’action concret pour prévenir ces catastrophes ou en atténuer les effets démontre un mépris flagrant pour la sécurité et le bien-être des citoyens.
Les riverains, livrés à eux-mêmes, n’ont d’autre choix que de fuir, abandonnant leurs biens et leurs moyens de subsistance. Pendant ce temps, le gouvernement reste muet, incapable de proposer ne serait-ce qu’un plan d’évacuation ou des abris temporaires pour les sinistrés.
Cette inaction chronique face aux inondations n’est qu’un symptôme parmi d’autres de la défaillance générale de l’État centrafricain. Incapable d’assurer la sécurité la plus élémentaire de ses citoyens, le gouvernement démontre une fois de plus son incompétence et son indifférence envers les souffrances de la population.
Alors que l’eau continue de monter, emportant avec elle les espoirs et les biens des Banguissois, une question s’impose : combien de temps encore le peuple centrafricain devra-t-il subir l’inertie criminelle de ses dirigeants ?
Élections locales en RCA : Un financement gouvernemental dérisoire, symbole d’une souveraineté en péril
Des électeurs en rang devant un bureau de vote le 31 mars 2016.
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient de poser un acte qui frise le ridicule dans sa tentative désespérée d’organiser des Élections locales en juillet 2025 en RCA. Vendredi dernier, le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapendé, a remis un chèque de 400 millions de francs CFA au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), censé représenter la contribution de l’État à ces scrutins. Cette somme dérisoire révèle l’amateurisme et l’incompétence d’un pouvoir aux abois.
Élections locales en RCA : un financement gouvernemental indigent, symbole d’une souveraineté en péril
Le Premier ministre Félix Moloua tente de justifier cette aumône en évoquant un “contexte international difficile”. Pourtant, les experts estiment le coût réel de ces Élections locales en RCA entre 4 et 9 milliards de francs CFA. Le gouvernement prétend participer à un événement majeur avec à peine 10% du budget nécessaire, une aberration qui en dit long sur le sérieux de l’opération.
“C’est une honte nationale de voir notre gouvernement mendier pour organiser ses propres Élections”, s’indigne Firmin Jean Mbeko, analyste politique à Bangui. “Comment peut-on parler de souveraineté quand on dépend à ce point de l’aide étrangère pour un acte aussi fondamental que des élections locales ?”
Certes, d’autres contributeurs comme l’Union Européenne, certains pays africains voisins comme le Cameroun, les Nations Unies et la Minusca ont également promis leur soutien. Mais le fait que l’État centrafricain ne puisse apporter qu’une fraction du budget nécessaire soulève de graves questions sur sa capacité à gouverner.
Élections locales en RCA : une légitimité constitutionnelle douteuse
Ces Élections locales en RCA , les premières depuis plus de 30 ans, sont censées valider la nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023. Or, ce texte fondamental est contesté par l’opposition qui dénonce son illégalité et refuse de participer au scrutin.
“Le pouvoir cherche à légitimer sa Constitution bancale à travers ces élections factices”, affirme un activiste de la société civile centrafricaine. “Nous ne cautionnerons pas cette mascarade électorale qui bafoue les principes démocratiques“.
Un PNUD complice d’une opération douteuse
Le rôle du PNUD dans cette opération pose également des questions. L’organisation onusienne accepte de cautionner un processus électoral manifestement sous-financé et contesté, au risque de compromettre sa crédibilité.
“Le PNUD se rend complice d’une opération qui n’a aucune chance d’aboutir à des élections crédibles”, dénonce Salomon Bara Ngoulo. “Cette institution devrait au contraire exiger des garanties de transparence et un financement adéquat”.
Élections locales en RCA : un avenir démocratique en péril
“Si le gouvernement peine déjà à financer des Élections locales en RCA , comment fera-t-il pour les législatives et la présidentielle prévues en décembre 2025 ?”, s’interroge Marie Mbari. “On se dirige vers des simulacres d’élections, comme le référendum de juillet 2023.”
Le spectre d’élections factices plane en effet sur ces scrutins. Le président Kongoboro lui-même n’avait-il pas déclaré qu’il avait “besoin seulement des urnes au bureau de vote, mais pas des électeurs” ? Cette attitude méprisante envers le processus démocratique laisse présager le pire pour l’avenir politique du pays.
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) prétend se préparer à la révision du fichier électoral. Mais avec quels moyens ? Cette annonce semble relever davantage de la communication que d’une réelle préparation technique.
Le gouvernement centrafricain, en organisant cette parodie d’élections locales, démontre son mépris pour la démocratie et les aspirations du peuple. Ce simulacre électoral à 400 millions ne trompera personne et ne fera qu’aggraver la crise de légitimité qui mine les institutions du pays. La République Centrafricaine mérite mieux qu’un pouvoir incapable d’assumer ses responsabilités les plus élémentaires.
Jean-Pierre Mara livre une contre-analyse aux recommandations d’ICG
Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre-Mara-Ancien-Depute-de-la-Republique-Centrafricaine – Mouji Mad Ngar » : De l’Art de la Flatterie des Dignitaires à l’Aliénation par Jean-Pierre Mara
Bangui, CNC. Dans une analyse incisive, Jean-Pierre Mara, ancien député et membre du Parti Social-Démocrate centrafricain, remet en question la pertinence des récentes préconisations d’International Crisis Group (ICG) concernant la République centrafricaine. Le document d’ICG, intitulé “Pour une paix durable en République Centrafricaine”, publié récemment, dresse un tableau sans concession de la situation humanitaire du pays. Cependant, Mara estime que les recommandations formulées à l’attention de l’Union européenne témoignent d’une compréhension erronée des dynamiques internes du pays sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra.
L’ancien parlementaire, fort de son expérience politique, offre une lecture alternative de la gouvernance actuelle, remettant en cause l’efficacité potentielle des mesures proposées par ICG. Il souligne le décalage entre ces recommandations et ce qu’il perçoit comme la réalité politique et économique de la Centrafrique, marquée selon lui par une dérive autoritaire et une prédation des ressources nationales. Cette analyse critique pose la question cruciale de l’adéquation entre les approches préconisées par les organismes internationaux et les défis concrets auxquels fait face la nation centrafricaine.
Ci-dessous, l’intégralité de la réaction de l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara :
Réaction aux préconisations de ICG formulées dans son analyse ‘’Pour une paix durable en République Centrafricaine’’
Par Jean-Pierre Mara, ancien Député, membre du PSD
International Crisis Group (ICG) vient de publier une excellente analyse du cshis socio-économique, résultat de la mauvaise gouvernance instaurée depuis 2016 par le président Touadera en République Centrafricaine.
L’analyse intitulée ”Pour une paix durable en République Centrafricaine est publié dans le document
Wl-2024-autumn-car-fr.pdf sur le site et sur la page Facebook de ICG.
Le document restitue parfaitement et sans complaisance la situation humanitaire dans un pays où le Président a adopté et imposé le totalitarisme russe comme modèle de fonctionnement politique mais qui se finance ou espère se financer sur contribution occidentale.
Le document serait presque parfait, n’eut été la préconisation à l’Union Européenne qui dit ce qui suit:
L’Union Européenne et ses membres devraient:
Continuer à éviter de considérer le gouvernement de la RCA uniquement sous l’angle de la concurrence géopolitique avec la Russie ;
Maintenir l’aide humanitaire tout en commençant à mettre en œuvre des plans de soutien au développement du pays ;
Renforcer les opportunités pour les jeunes
– hommes et femmes en soutenant la création d’emplois et des projets de formation, et en encourageant leur participation à la vie politique ;
Accroître les efforts visant à promouvoir, dans le secteur de la sécurité, une culture d’inclusion, de respect des droits humains et de redevabilité.
Mon Commentaire :
Pour être franc avec ICG, les préconisations formulées à l’Union Européenne ne serviront strictement à rien. Aussi, je voudrais répondre de façon globale car les préconisations démontrent que les acteurs occidentaux dont les membres de ICG ont une lecture erronée de la situation intérieure de la République Centrafricaine, lecture qui conduit à des prises de décisions contre productives.
En 8 ans de gouvernance, nous connaissons les limites de la politique du président Touadera et sa motivation politique, un pilotage à vue d’une société meurtrie qui n’aspire qu’à une bonne gouvernence.
Des préconisations telles que celles formulées à l’endroit de l’Union Européenne sont contre nature pour la RCA au vue de l’expérience que nous vivons depuis 2016, année d’entré en fonction d’un président élu pour ramener la paix et enraciner la démocratie, action délaissée par le président Touadera. En effet, au lieu de paix, enracinement de la démocratie multipartite, nous vivons l’été de la terreur dabs la prédation sécurisée par les Mercenaires russes de Wagner et les mercenaires Rwandais.
Ces préconisations ne serviront à rien dans la résolution de la crise en Centrafrique, puisqu’il s’agit de mesures qui ne peuvent que servir dans un système politique orienté vers la réussite de construction d’un état de droit et dans une volonté de reconstruction du pays par des gouvernants qui ont pour ambition la construction de leurs pays. Ce n’est pas le cas en RCA.
Le régime du président Touadera n’a pas caché son ambition dès 2017. Ce régime montre son vrai visage de prédation dans tous les actes sociopolitiques. Il n’a aucune volonté de changer les conditions de vie des citoyens. L’élan d’enrichissement personnel chaque fois que l’occasion se présente et la volonté de destruction de la construction d’un état démocratique au modèle universel sont manifestes.
Il faut être de mauvaise fois pour ne pas percevoir que les conditions de vie de la population de l’arrière-pays n’a pas changé depuis la prise de pouvoir de Touadera en 2016.
Le système a toujours prôné sa volonté de retour au parti unique masqué et reste engagé la pratique d’une gouvernance basée sur le modèle Camerounais ou sur le modèle dynastique de pouvoir perpétuel qui passera de père en fils.
La création d’emplois est un vocabulaire inconnu dans le language du gouvernement centrafricain, bien le faire n’est pas difficile dans un pays où tout est à construire. Les occasions pour la création d’emplois des jeunes sont multiples. Les opportunités pour soutenir les initiatives entrepreneuriales des femmes sont multiples, surtout dans le secteur de l’écologie et de la protection de la nature. Cependant le modèle de gestion autocratique mise en place depuis 2017 n’a que pour priorité la séquestration de l’opposition afin de la réduire au silence. Ce point apparaît nulle part dans les préconisations de ICG. Or faire disparaitre l’opposition est une priorité de Touadera car sans opposition, il peut continuer de faire comme il veut. International Crisis Group ne devait pas taire sur cet aspect.
La création d’emploi n’edtpas la priorité du régime Touadera et de son gouvernement, si non comment expliquer que depuis 2017 aucune entreprise de transformation ou de production de biens n’est ouvert ses portes en RCA.
Je voudrais citer pour exemples le système scolaire en perdition, 17% de taux de réussite au baccalauréat ; hypothèque certaine de la jeunesse et l’avenir de l’emploi dans ce pays. Un autre cas, le fonctionnement des sociétés d’état dont la gestion est confiée à des cadres dirigeants appartenant au parti-Etat, des gens nommés sans critères de compétences autres que l’allégeance au parti. Comment peuvent-ils créer des emplois si la production de résultats voir de bénéfices n’est pas une obligation pour ces dirigeants choisis pour allégence.
Au niveau politique, International Crisis Groupe n’est certainement pas absent dans l’observation de la déconstruction de la démocratie entamée par la mise à l’écart de Mme Darlan, un acte qui a conduit volontairement à la modification constitutionnelle de 2023 avec toutes les violations anti constitutionnelles qui s’en sont suivies.
Au niveau économique, nous avons assisté à des décisions hasardeuses dans le secteur monétaire, nous assistons à une stagnation des activités productives faute d’énergie et d’infrastructures nécessaires.
Nous assistons à un manque de politique d’accompagnement des opérateurs économiques Centrafricains dans les secteurs de production et de transformation des produits locaux.
Nous assistons à la monopolisation des secteurs clé de l’économie tels les hydrocarbures ou l’import-Export par un cartel ou une mafia qui ne disent pas leurs noms.
L’état des routes ne permet pas la circulation des marchandises d’où une économie en ruine.
Nous assistons à la main-mise des mercenaires Wagner et des forces spéciales Rwandaises sur le secteur minier.
C’est dans quel secteur que les emplois des jeunes pourront subitement être crées alors que depuis 2020 ce gouvernement n’arrive pas à élaborer un programme d’emploi hors mis quelques essais dans le secteur de la police, gendarmerie et militaire tous trois des secteurs de coûts.
Le décollage économique ne viendra sûrement pas d’un soutient à ce gouvernement qui manque d’idées politiques et économiques.
La préconisation démontre que ICG n’a pas réellement compris le fonctionnement du régime Touadera depuis 2016. ICG n’a pas compris les motivations politiques de Touadera
Quand l’ancienne danseuse de JMC, Ngola Marie-Françoise Ramadan-Mamata, devenue ministre, détruit complètement l’Ensemble Artistique centrafricain
Centrafrique.org/scandale-au-ministere-de-la-promotion-du-genre-la-fille-du-ministre-margueritte-ramadan-devient-vice-ministre/sista-ngola/” rel=”attachment wp-att-66065″ data-wpel-link=”internal”>La ministre de la culture Ngola Ramadan
Bangui, CNC. L’Ensemble Artistique National (EAN), joyau culturel centrafricain créé en 2021 par le président Touadera, est aujourd’hui menacé par l’incompétence criante de la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme, Mme Ngola Marie-Françoise Ramadan-Mamata. Cette ancienne danseuse de l’orchestre JMC, propulsée au gouvernement grâce à ses live Facebook pro-Touadera, démontre une méconnaissance alarmante des procédures administratives et du fonctionnement de l’État.
L’Ensemble Artistique centrafricain , une création présidentielle ambitieuse.
Le 13 janvier 2021, le président Faustin Archange Touadera signait le décret n°21.162 portant organisation et fonctionnement de l’Ensemble Artistique centrafricain. Ce texte, fruit d’une réflexion approfondie, visait à doter la Centrafrique d’une institution culturelle de premier plan.
Le 30 septembre 2021, le Conseil des Ministres validait la mise en place d’un comité interministériel chargé de définir les conditions de recrutement, de formation et d’intéressement des artistes. Cette décision, notifiée par le ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement sous le numéro 059, témoignait de l’importance accordée au projet par l’exécutif.
Le 11 avril 2022, l’arrêté n°0057/MACT/DIRCAB/CMAC.22 officialisait la création du comité interministériel, associant les ministères des Finances, de la Fonction Publique et de la Culture. Un processus rigoureux de sélection fut alors lancé.
« Le 3 juillet 2022, un casting s’est tenu à l’École Nationale des Arts devant un jury de professionnels », rappelle un membre du comité. « Nous avons retenu 315 artistes, encadreurs et personnel administratif, conformément aux directives présidentielles. »
La ministre de la culture Sista Ramadan
Une ministre hors-sol balaye le travail accompli de l’Ensemble Artistique centrafricain.
Dix mois après sa nomination surprise, Mme Ramadan-Mamata semble décidée à faire table rase du passé. Le 7 octobre 2023, elle signe l’arrêté portant mise en place d’un comité chargé de la restructuration de l’EAN, en totale contradiction avec le décret présidentiel de 2021.
« Elle ne connaît rien à la procédure administrative », s’indigne un haut fonctionnaire. « Un arrêté ministériel ne peut en aucun cas supplanter un décret présidentiel. C’est une faute grave. »
L’arrêté de la ministre prévoit de réduire drastiquement les effectifs de l’Ensemble Artistique centrafricain:
– Orchestre National : 35 artistes (contre plus de 100 actuellement)
– Troupe Nationale de Théâtre : 20 artistes
– Ballet National : 25 artistes
– 20 techniciens et encadreurs
Au total, seulement 100 personnes contre 315 sélectionnées initialement.
« C’est un massacre culturel », dénonce un artiste de l’Ensemble Artistique centrafricain. « La ministre ignore totalement le travail accompli depuis deux ans. Elle ne sait même pas comment nous avons été recrutés».
Une nomination controversée aux conséquences désastreuses pour l’Ensemble Artistique centrafricain.
La nomination de Mme Ramadan-Mamata au gouvernement provoque l’incompréhension. Ancienne danseuse sans expérience administrative, elle doit son poste à ses live Facebook pro-Touadera et à son appartenance à l’ethnie Ngbakamandja du président.
« Pour elle, la petite nomination qu’elle a eue au gouvernement, elle se croit déjà demi-dieu. Elle a touché le ciel », confie, amer, un cadre du ministère. « Elle se laisse manipuler par certains membres de son cabinet qui veulent profiter de son inexpérience».
Cette gestion calamiteuse menace l’existence même de l’Ensemble Artistique centrafricain. « Les autorités nationales ont toujours apprécié à leur juste valeur les différentes prestations de l’Ensemble Artistique National », souligne un membre fondateur. « Contrairement à la nouvelle ministre qui pense que ce groupe ne sert à rien ».
Un mépris affiché pour les artistes.
Mme Ramadan-Mamata ne cache pas son dédain pour les artistes de l’Ensemble Artistique centrafricain. « Elle se permet de dire que ces artistes sont des pauvres, qu’ils n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins jusqu’à la fin du mois », rapporte, choqué, un danseur qui a écouté son interview à la radio Ndékè Luka en français comme en sango.
Ce mépris s’accompagne d’une fermeture totale au dialogue. « Le département des arts et culture est devenu inaccessible à presque tous les grands artistes et opérateurs culturels », déplore un responsable d’association culturelle. « Seuls ceux qui sont dans ses petits papiers bénéficient des moindres allocations du secteur ».
L’artiste Ozaguin a vivement réagi dans un live Facebook : « Madame la ministre donne une version oh combien erronée de la genèse de cette structure artistique nationale. Le monde entier et celui des artistes qui ont toujours soutenu les actions politiques du président sont choqués ».
L’Ensemble Artistique centrafricain appelle au président Touadera.
Face à ce chaos, de nombreuses voix s’élèvent pour demander l’intervention du président Touadera. « Le véritable drame est le silence du Chef de l’État qui est l’initiateur de cet Ensemble Artistique National », déplore un observateur. « Il aurait pu mettre fin à ce cirque depuis longtemps ».
« Monsieur le Président, mettez de l’ordre dans la maison artistique », implore un artiste renommé. « En dehors de l’Ensemble Artistique National, il y a beaucoup d’autres problèmes qui n’ont pas un début de solution».
Sans une action rapide du chef de l’État, l’incompétence de la ministre Ramadan-Mamata risque de détruire l’un des plus beaux fleurons culturels de Centrafrique. L’EAN, créé pour promouvoir le rayonnement artistique du pays, pourrait disparaître sous les coups de boutoir d’une ministre hors-sol, plus préoccupée par son ego que par l’intérêt national.
Il est urgent que le président Touadera rappelle à l’ordre sa ministre et réaffirme l’importance de l’EAN pour la Centrafrique. Le pays ne peut se permettre de voir son patrimoine culturel dilapidé par l’incompétence d’une seule personne, fût-elle ministre.
Le projet de loi liberticide sur les “agents étrangers” dévoile le vrai visage du régime Touadéra
Centrafrique.org/poutine-veut-changer-les-chefs-de-wagner-en-centrafrique-touadera-conteste-et-exprime-sa-colere/ngamana-au-cote-de-sarandji-et-chef-de-wagner/” rel=”attachment wp-att-64774″ data-wpel-link=”internal”>Poutine veut changer les chefs de Wagner en Centrafrique, Touadera conteste et exprime sa colère” width=”450″ height=”308″ />Le Président de l’assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji et son adjoint, Évariste Ngamana au côté du chef de Wagner en Centrafrique.
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain s’apprête à porter un coup fatal aux libertés fondamentales et à la société civile. L’Assemblée nationale examine actuellement dans la discrétion un projet de loi visant à surveiller et à contrôler toute personne ou entité “financièrement contrôlée” depuis l’étranger. Cette législation, calquée sur le modèle répressif russe, menace gravement les ONG, les médias indépendants et les voix critiques dans le pays.
Un copier-coller de la législation autoritaire russe par le régime Touadéra.
Le texte proposé par le régime Touadéra reprend sans vergogne la loi liberticide sur les “agents de l’étranger” adoptée en Russie en 2012. Cette loi a permis au Kremlin de museler systématiquement toute opposition et d’étouffer la société civile russe. En important ce modèle, le régime Touadéra révèle ses véritables intentions autoritaires.
“C’est une attaque frontale contre les libertés fondamentales. Le régime Touadéra veut contrôler et surveiller toute voix indépendante dans le pays”, dénonce Maître Cyrille Mambo, avocat spécialisé en droits humains. “Sous prétexte de lutter contre l’ingérence étrangère, c’est en réalité un outil pour réprimer toute critique“.
Une riposte à la dénonciation des pratiques douteuses du gouvernement.
Ce projet de loi intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le régime Touadéra et la société civile centrafricaine. En septembre dernier, le groupe de travail de la société civile a publié un rapport accablant sur le ministère de l’Énergie, dénonçant l’octroi du monopole de la distribution de pétrole à la société camerounaise Neptune. Le rapport qualifie cette décision de “mafieuse”.
“Le ministre a immédiatement rejeté nos conclusions, prétendant que ce n’était pas la société civile qui avait rédigé ce rapport, mais des ‘partenaires internationaux’. C’est exactement ce type d’accusations que cette nouvelle loi cherche à légitimer, mais aussi attaquée à la presse indépendante comme la radio Ndékè Luka, partenaire de l’Union européenne, qui a fait échos de notre rapport “, explique un membre du groupe de travail sous couvert d’anonymat.
Les ONG et la société civile dans le viseur du régime Touadéra.
Le secteur associatif et humanitaire est particulièrement inquiet. De nombreuses ONG centrafricaines et internationales, qui fournissent une aide vitale à la population, risquent d’être étiquetées comme “agents étrangers” et de voir leurs activités entravées par le régime Touadéra.
“Si cette loi passe, c’est la mort programmée de la société civile centrafricaine”, s’alarme Marie Balézou, conseillère de l’ONG Femmes débout. “Nos financements viennent en grande partie de nos partenaires étrangers. Comment continuer nos actions si on nous traite d’agents étrangers ?”
Un régime aux abois qui cherche à se maintenir au pouvoir.
Pour de nombreux observateurs, ce projet de loi traduit la fébrilité d’un pouvoir aux abois. Incapable de répondre aux attentes de la population, le régime Touadéra tente de museler toute voix critique pour se maintenir coûte que coûte.
“C’est l’aveu d’un échec cuisant du régime Touadéra. Au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes du pays, le pouvoir préfère s’en prendre à ceux qui les dénoncent”, analyse Pierre Damienlo, politologue à l’Université de Bangui. “C’est la fuite en avant d’un régime Touadéra qui n’a plus aucune légitimité populaire“.
L’ombre inquiétante de Wagner sur le régime Touadéra.
L’influence russe derrière ce projet de loi du régime Touadéra interroge également sur le rôle croissant du groupe Wagner dans la gouvernance du pays. Plusieurs sources affirment que des “conseillers” russes ont directement participé à la rédaction du texte.
“Wagner n’est pas là uniquement pour la sécurité. Ils s’immiscent de plus en plus dans les profondeurs des affaires intérieures du pays”, s’inquiète un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. “Avec cette loi, ils cherchent à évincer toute influence occidentale pour avoir les mains libres“.
Si ce projet liberticide venait à être adopté, il marquerait un tournant inquiétant pour la démocratie centrafricaine. Le régime Touadéra franchirait une nouvelle ligne rouge, au mépris des droits humains et des libertés fondamentales. Face à cette dérive autoritaire, la mobilisation de la société civile et de la communauté internationale est plus que jamais nécessaire pour préserver les acquis démocratiques si chèrement obtenus en Centrafrique.
Les promesses russes au Sénégal : un mirage déjà vu en Centrafrique
Poutine et Touadera à Moscou, en Russie
Le modèle de voiture que la Russie à promis de fabriquer cela en Centrafrique
Bangui, CNC. L’annonce d’une future usine russe de fabrication de véhicules au Sénégal ravive le souvenir amer des fausses promesses faites à la République centrafricaine il y a huit ans. Cette nouvelle déclaration russe s’apparente davantage à une manipulation qu’à un véritable engagement, comme l’a démontré l’expérience centrafricaine.
La Russie, championne toute catégorie du mensonge.
“Les Russes sont des menteurs avérés, innés. Menteurs depuis la naissance, depuis la création du monde”, déclare un analyste politique centrafricain. Cette réputation de maître du mensonge s’est solidement établie en Centrafrique, où les promesses russes n’ont jamais été tenues.
Des promesses en l’air.
Le journaliste Ben-Wilson NGASSAN rappelle : “Pour notre cas, nous avons eu droit depuis cinq ans à des usines à trolls, usine à voler nos richesses minières, usines de production de boissons frelatées “. Cette réalité contraste cruellement avec les projets industriels initialement annoncés par la Russie en Centrafrique.
Le gouvernement russe avait notamment promis l’installation d’une usine de fabrication de véhicules russes en Centrafrique. L’ambassadeur centrafricain en Russie s’était même déplacé pour visiter une prétendue usine. Aujourd’hui, cette promesse reste lettre morte.
Le Sénégal dans le viseur de la propagande russe.
Les récentes annonces au Sénégal ressemblent étrangement à celles faites en Centrafrique. Un expert en relations internationales prévient : “Les effets d’annonce sont une spécialité russe. Ils avaient promis une usine de véhicules en Centrafrique, l’ambassadeur avait même visité le site. Résultat ? Rien”.
Il est important de comprendre que ces promesses russes au Sénégal sont probablement aussi mensongères que celles faites en Centrafrique. La Russie excelle dans l’art de la manipulation et du mensonge, une tactique qu’elle semble reproduire au Sénégal. Mais il faut voir avant de croire.
Appel à la prudence.
L’expérience centrafricaine devrait servir d’avertissement au Sénégal et aux autres pays africains tentés par des partenariats avec la Russie. Il est impératif de ne pas considérer les déclarations russes comme des vérités, mais plutôt comme de potentielles manipulations.
Ben-Wilson NGASSAN souligne : “Les retombées de toute alliance diplomatique dépendent généralement des qualités des dirigeants“. Cette observation invite les autorités sénégalaises à la plus grande prudence dans leurs négociations avec la Russie.
Un bilan désastreux en Centrafrique.
Après huit ans de présence russe, la Centrafrique n’a bénéficié d’aucun projet de développement significatif. Au contraire, le pays a vu ses ressources minières pillées et son marché inondé d’alcool frelaté fabriqué par les russes, aggravant les problèmes sociaux.
Cette situation déplorable en Centrafrique devrait inciter le Sénégal à examiner avec un œil critique les promesses russes. La prudence est de mise face à un partenaire dont la fiabilité a été sérieusement remise en question par l’expérience centrafricaine.
En réalité, les annonces russes au Sénégal doivent être considérées avec la plus grande méfiance. L’histoire récente de la Centrafrique nous rappelle que les promesses russes sont souvent des mirages, conçus pour tromper plutôt que pour développer. Le Sénégal serait bien avisé de tirer les leçons de l’expérience centrafricaine avant de s’engager plus avant avec un partenaire aussi peu fiable que la Russie.
Inondations en Centrafrique : les proposition chocs du BRDC au gouvernement
inondation_ville_de_bozoum – Bozoum sous les eaux: la saison des pluies met la Centrafrique à genoux
Inondations en Centrafrique : Le BRDC exhorte à une gestion plus efficace des crises humanitaires.
Bangui, CNC. Les récentes inondations en République centrafricaine ont mis en évidence les carences du gouvernement dans la gestion des catastrophes naturelles. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), principale coalition de l’opposition centrafricaine, a vertement critiqué la passivité des autorités et avancé une série de mesures pour venir en aide aux sinistrés.
Martin Ziguelé, Président du MLPC
Inondations en Centrafrique : une réponse gouvernementale jugée défaillante.
Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du BRDC, a condamné l’absence de réaction du gouvernement : « Quand il y a eu une inondation à Bozoum, quand il y a eu des morts à Ngarba, quand il y a eu une inondation à Birao, quel est le représentant du gouvernement, ou le ministre, ou le président de la République qui a mis pied là-bas pour savoir comment les choses se passent sur le terrain » ?
Le leader de l’opposition centrafricaine a souligné le manque d’empathie des autorités envers les victimes : « Il y a eu une inondation à Bozoum, ce sont les organismes internationaux, comme d’habitude, qui ont mobilisé 10 véhicules pour aller à Bozoum depuis 10 jours. Et à 7 kilomètres de la ville, ils sont en bourbon, ils ne peuvent pas entrer dans la ville » .
Maître Crépin Mboli Goumba
Inondations en Centrafrique :des propositions concrètes pour une meilleure gestion des crises.
En réponse à cette situation, le BRDC a formulé plusieurs propositions pour améliorer la réponse aux catastrophes naturelles :
1. Création d’un fonds d’urgence dédié à l’Inondations en Centrafrique.
Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, a suggéré la mise en place d’un fonds spécial pour les situations d’urgence : « Nous proposons la création d’un fonds d’urgence alimenté par une partie des recettes pétrolières. Ce fonds permettrait une intervention rapide en cas de catastrophe naturelle » .
2. Renforcement des capacités de la protection civile.
L’opposition centrafricaine préconise un investissement significatif dans les moyens humains et matériels de la protection civile. « Il est crucial de doter nos équipes de secours d’équipements adaptés et de formations adéquates pour faire face aux situations d’urgence » , a déclaré Nicolas Tiangaye, président du CRPS.
3. Mise en place d’un système d’alerte précoce.
Le BRDC recommande le développement d’un système national d’alerte précoce pour anticiper les catastrophes naturelles. « Avec les technologies modernes, il est possible de prévoir certains événements climatiques extrêmes. Nous devons nous doter de tels outils pour protéger nos populations » , a expliqué Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre.
4. Élaboration d’un plan national de gestion des risques.
L’opposition centrafricaine appelle à l’élaboration d’un plan global de gestion des risques et des catastrophes. « Nous ne pouvons plus nous contenter de réagir au coup par coup. Il faut une stratégie nationale cohérente et à long terme » , a souligné Martin Ziguélé.
5. Coopération régionale renforcée.
Le BRDC propose également de renforcer la coopération avec les pays voisins en matière de gestion des catastrophes. « Les phénomènes climatiques ne connaissent pas de frontières. Une approche régionale coordonnée est nécessaire » , a affirmé Maître Tiangaye.
L’opposition centrafricaine insiste sur la responsabilité première du gouvernement dans la gestion des crises. Maître Mboli-Goumba a déclaré : « Il y a un souverain primaire qui s’appelle le peuple, qui abdique en faveur d’un régime, parce qu’il y a l’État et le souverain primaire abdiquent en faveur des gouvernants dans la responsabilité et de donner satisfaction aux besoins du peuple » .
Martin Ziguélé a ajouté : « Nous voulons que le gouvernement ait de l’empathie pour nos compatriotes et nous voulons que dans le peu de ressources que notre pays a, que ce qui, le peu qu’il y a là, c’est comme dans nos familles, les gens mangent à 16 heures et disent un coup K.O. là, petite race doit te couper, quand même, petite race couille hop » .
La nécessité d’une réallocation des ressources.
Le BRDC souligne que des fonds pourraient être dégagés pour la gestion des catastrophes en réduisant certaines dépenses jugées superflues. Martin Ziguélé a notamment critiqué les nombreux voyages présidentiels : « De janvier à octobre, Touadéra a déjà fait plus de 30 voyages à l’extérieur. Et chaque voyage ne coûte pas moins de 500 à 600 millions de francs. Calculer 600 millions de francs multiplié par 30, ça fait combien de milliards ? Est-ce que cet argent-là ne peut pas être utilisé pour régler le problème des inondations » ?
Maître-Nicolas-Tiangaye-Président-de-la-Convention-républicaine-pour-le-progrès-social-CRPS-et-porte-parole-de-la-COD-2020 – RCA : élections 2020-2021, selon maître Nicolas Tiangaye, les membres de l’ÂNE sont dans le dispositif de fraude électorale de Touadera
Une vision à long terme pour la résilience du pays.
Au-delà des mesures d’urgence, l’opposition centrafricaine appelle à une réflexion de fond sur la résilience du pays devant les changements climatiques. Mahamat Kamoun a souligné : « Nous devons repenser notre modèle de développement pour le rendre plus durable et plus résistant aux chocs climatiques. Cela passe par des investissements dans les infrastructures, l’agriculture résiliente et l’éducation environnementale » .
Le BRDC se positionne ainsi comme une force de proposition devant les défis environnementaux et humanitaires que rencontre la République centrafricaine. En mettant en avant ces solutions, l’opposition centrafricaine cherche à démontrer sa capacité à gouverner et à gérer les crises, tout en pointant du doigt les manquements du pouvoir en place.
Alors que le pays fait de plus en plus souvent les frais des conséquences du changement climatique, la question de la gestion des catastrophes naturelles s’impose comme un enjeu majeur du débat politique centrafricain. Les propositions du BRDC alimenteront sans doute les discussions sur la meilleure façon de protéger les populations et de renforcer la résilience du pays devant les aléas climatiques.
Centrafrique : Une énième manœuvre de déstabilisation du MLPC avortée à Bossangoa
Centrafrique.org/jackson-mazette-le-manipulateur-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge-et-despionnage/monsieur-jackson-mazette/” rel=”attachment wp-att-59721″ data-wpel-link=”internal”>Jackson Mazette, le manipulateur, pris en flagrant délit de mensonge et d’espionnage de son parti, le MLPC” width=”450″ height=”338″ />Mazette Jackson
Bangui, CNC. Avec les ressources de l’État à sa disposition, Faustin-Archange Touadéra ne recule devant aucun moyen pour atteindre ses objectifs. Dans un climat politique de plus en plus tendu en République centrafricaine, le président, qualifié de putschiste par ses opposants, agit désormais ouvertement pour affaiblir ses principaux adversaires. Parmi eux, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et leader du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), qui fut autrefois son allié, est devenu sa cible privilégiée. Dans cette optique, Touadéra a envoyé une mission de dénigrement et de déstabilisation à Bossangoa, ville majoritairement peuplée par l’ethnie Gbaya, qui représente un bastion historique du MLPC et un fief de l’ancien président François Bozizé, récemment restructurée par une mission téléguidée par Martin Ziguelé.
Le mercredi 9 octobre, cette mission hibou de déstabilisation du MLPC a été dirigée par Christian Gonidere, un ancien homme de course de Martin Ziguélé et neveu de Jackson Mazette, désormais au service du président Kongoboro . Soutenu par Sylvain Patassé, fils du défunt président Ange-Félix Patassé, Gonidere a tenté de rallier des jeunes de la localité de Bossangoa à sa cause pour accueillir Touadéra lors de sa visite à Bossangoa le samedi 12 octobre. Cependant, cette tentative a échoué, morte dans l’œuf.
Malgré ses efforts, Gonidere n’a pas réussi à mobiliser les militants du MLPC qu’il ne les connaissent pas d’ailleurs. Selon un témoignage recueilli par un correspondant local de CNC, les jeunes invités à rejoindre Gonidere ont refusé de le suivre, évoquant l’absence de précisions claires sur la compensation financière qu’ils devaient recevoir pour leur participation.
« Ils ont eu de l’argent de Touadera pour faire ce sal boulot de déstabilisation du MLPC mais il ne veut pas nous le dire combien il doit nous donner », rapporte ce jeune.
Cette énième tentative infructueuse reflète la difficulté croissante pour le régime en place de trouver un appui local dans une région historiquement liée au MLPC. La fracture politique semble s’élargir, tandis que l’opposition menée par Martin Ziguélé reste forte, malgré les manœuvres répétées visant à l’affaiblir et à la déstabilisation du MLPC en générale.
Cette situation montre une fois de plus la fragilité des alliances politiques en République Centrafricaine et l’importance des soutiens locaux dans les dynamiques du pouvoir. En choisissant d’envoyer des émissaires en paille comme Christian Gonidere à Bossangoa, Percus Ketté à Paoua, Faustin Archange Touadéra démontre que la bataille pour le contrôle politique du pays ne doit pas que se faire entre les intellectuels et ne doit pas aussi se limiter seulement à Bangui, mais doit s’étendre dans toutes les régions stratégiques comme Bossangoa, Paoua, Bocaranga où le soutien populaire est encore acquis à l’opposition.
A Sam-Ouandja : un FACA tue un commerçant pour un biscuit
Centrafrique.org/wagner-le-charcutier-habituel-en-Centrafrique/un_soldat_faca_au_complet_avec_son_arme/” rel=”attachment wp-att-62211″ data-wpel-link=”internal”>Wagner le charcutier habituel en Centrafrique” width=”223″ height=”450″ />
Bangui, CNC. Le meurtre d’un commerçant tchadien par un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) à Sam-Ouandja le 13 octobre dernier prend une tournure encore plus grotesque. L’enquête du CNC révèle que ce crime odieux trouve son origine dans une dispute autour d’un simple biscuit, mettant en exergue l’indiscipline criante et la violence gratuite qui rongent certains éléments de l’armée nationale.
Une altercation qui défie l’entendement à Sam-Ouandja.
Abdel Djalil Ali, tchadien commerçant originaire d’Abéché, résidant à Sam-Ouandja depuis des années, a payé de sa vie le refus de servir gratuitement du gâteau à un militaire. Ce dernier, après avoir obtenu des biscuits et du thé, a exigé un accompagnement supplémentaire. Face au refus légitime du commerçant, le soldat a réagi avec une violence disproportionnée.
Un témoin à Sam-Ouandja relate, horrifié : « Le FACA s’est emporté pour un simple morceau de gâteau. Il a dégainé son arme et tiré sans sommation. Tout ça pour un biscuit ! C’est insensé » .
A Sam-Ouandja :Des “protecteurs” devenus bourreaux.
Ce drame absurde pose la question de la qualité du recrutement et de la formation au sein des FACA. Comment expliquer qu’un soldat, censé incarner l’autorité de l’État et la protection des civils, puisse basculer dans une telle barbarie pour un motif aussi dérisoire ?
Le professeur Ferdinand Doui, sociologue, s’alarme : « Cet incident révèle une grave dérive au sein de l’armée. Certains éléments se comportent en véritables prédateurs, considérant la population comme une ressource à exploiter plutôt qu’à protéger » .
Une armée qui se ridiculise.
Au-delà de son caractère tragique, cette affaire jette le discrédit sur l’ensemble des FACA. L’image d’une armée nationale capable de tuer pour un biscuit est désastreuse, tant sur le plan national qu’international.
« Nos soldats sont devenus la risée de la population. Comment peut-on prétendre défendre le pays quand on est incapable de gérer ses pulsions pour si peu ? » , s’indigne Joseph Biolo , président d’une association de la société civile.
Un danger permanent pour les civils.
Ce meurtre absurde n’est malheureusement pas un cas isolé. De nombreux témoignages font état d’exactions commises par des soldats pour des motifs futiles. La population vit dans la crainte constante de ceux qui devraient assurer sa sécurité.
« Nous ne savons jamais comment va réagir un FACA. Un simple malentendu peut dégénérer en drame » , confie un habitant de Sam-Ouandja, préférant garder l’anonymat.
L’urgence d’une réforme profonde.
Ce meurtre pour un biscuit est le symptôme d’un mal profond qui gangrène l’armée centrafricaine. Il est impératif que les autorités prennent la mesure de la gravité de la situation. Une refonte complète de la formation, de l’encadrement et du suivi psychologique des soldats s’impose.
Sans une action énergique pour restaurer l’éthique et la discipline au sein des FACA, c’est la crédibilité même de l’État centrafricain qui est en jeu. Il est grand temps que l’armée nationale cesse d’être une menace pour ceux qu’elle est censée protéger.
Drame familial à Boda : un homme poignarde sa belle-mère avant de tenter de se suicider
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond-point-de-la-ville-de-Boda-copyrights-CNC – Les Mercenaires russes de Wagner diversifient leurs affaires en Centrafrique : des charbons de bois aux « Khanda Ngoundja »
Bangui, CNC. Un violent incident s’est produit mercredi soir à Boda, sous-préfecture de la Lobaye située à 192 km de Bangui. Dans le quartier Dimasse, Nicodème Gédéon, 27 ans, a gravement blessé sa belle-mère Natalie avant de retourner l’arme contre lui-même.
D’après les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, le drame serait survenu suite à une dispute entre Nicodème et son père au sujet d’une machette. Souhaitant se venger, le jeune homme s’est rendu au domicile paternel avec l’intention de s’en prendre à son géniteur. Ne le trouvant pas sur place, il s’est alors attaqué à sa belle-mère, la poignardant au bas-ventre. Il aurait ensuite tenté de mettre fin à ses jours en s’égorgeant, accusant sa victime d’être une “mauvaise conseillère” auprès de son père.
Les deux blessés ont été admis à l’hôpital de district de Boda. Si l’état de Natalie s’améliore progressivement, celui de Nicodème demeure très préoccupant.
Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé à Boda, surnommée “Boda la belle”. Récemment, un homme y avait mortellement poignardé une jeune fille peule sur la route menant à la rivière Louamé. Ces actes de violence répétés plongent la population locale dans l’insécurité.
Les autorités n’ont pour l’instant pas communiqué sur cette affaire. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame familial qui a choqué les habitants de Boda.
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain s’engage dans une voie sans précédent en s’attaquant aux propriétés d’institutions internationales. L’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) se trouve aujourd’hui dans la ligne de mire du pouvoir, marquant une escalade inquiétante dans la confiscation de biens en République centrafricaine.
L’ASECNA en Centrafrique : une menace sur la sécurité aérienne.
Le mardi 17 octobre, les employés de l’ASECNA à Bangui ont organisé une assemblée générale extraordinaire. Leur préoccupation : la tentative du gouvernement de s’emparer des logements de l’agence, situés avenue de l’Indépendance. Ces habitations, partie intégrante d’une convention vieille de 64 ans entre la RCA et l’ASECNA en Centrafrique, revêtent une importance capitale pour le fonctionnement de l’organisme.
Aubin Rebanda Kénguéléwa, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’ASECNA en Centrafrique, expose la situation :
« Un membre du gouvernement a saisi le logement de l’ASECNA en Centrafrique, dénonçant cette convention. En commun accord, la base a décidé de lancer un préavis de grève de 8 jours. Si à l’issue de ce délai rien n’est fait pour arrêter le processus de réquisition, nous entrerons directement en grève » .
Cette démarche du personnel traduit l’urgence et la gravité de la situation. Une grève potentielle pourrait avoir des répercussions majeures sur la sécurité aérienne dans le pays.
Un climat d’insécurité grandissant.
L’expulsion de certains employés de l’ASECNA en Centrafrique de leurs logements a déjà commencé, créant un climat d’insécurité au sein de l’organisation. Cette situation place le bon fonctionnement de l’agence dans un équilibre fragile, essentielle à la sécurité du trafic aérien en Centrafrique.
Serge Alissé Kodia, représentant de l’ASECNA à Bangui, appelle à la raison :
« C’est l’État centrafricain qui a cédé ce bien à l’ASECNA. Il y a le droit mais aussi la volonté politique derrière, sachant que c’est l’image de notre pays à l’international qui est en jeu. Nous avons payé les frais pour obtenir le titre foncier en 2001 » .
Un modus operandi inquiétant.
Cette nouvelle tentative de confiscation des biens de l’ASECNA en Centrafrique s’inscrit dans une série d’actes similaires instrumentés par le régime. Des bâtiments publics et privés ont déjà été saisis, à l’instar de l’ancienne caserne militaire du camp Fidèle Obrou, désormais transformée en résidence privée présidentielle.
La communauté internationale observe avec inquiétude ces agissements qui compromettent non seulement les investissements étrangers, mais menacent également le fonctionnement d’institutions importante comme l’ASECNA.
Une invitation à agir vite.
Face à cette situation, la communauté internationale et les acteurs locaux appellent à une intervention urgente. Le respect des accords internationaux et la protection des biens des organismes internationaux sont essentiels pour maintenir la crédibilité de la République centrafricaine sur la scène mondiale.
L’affaire de l’ASECNA pourrait constituer un tournant décisif. Si le gouvernement persiste dans cette voie, il risque de s’isoler davantage et de compromettre gravement la stabilité du pays.
La balle est désormais dans le camp des autorités centrafricaines. Leur réaction dans les prochains jours déterminera non seulement l’avenir de l’ASECNA dans le pays, mais aussi la perception de la Centrafrique comme partenaire fiable sur la scène internationale.
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Alors que la plupart des activités de paris nécessitent une connexion Internet, l’application Betwinner vous permet de consulter certaines sections comme votre historique de paris ou vos préférences enregistrées sans avoir besoin d’être en ligne. Cela peut être pratique pour vérifier des détails sans consommer de données.
Conclusion
Le téléchargement de l’application Betwinner pour Android est un processus simple et rapide qui offre une expérience utilisateur améliorée par rapport au site Web. Avec des avantages tels que des performances plus rapides, des notifications en temps réel et une interface utilisateur optimisée, l’application est un must pour tout parieur sérieux.
Placer des paris en utilisant des plateformes comme Betwinner est devenu un passe-temps courant au Cameroun, de nombreux utilisateurs appréciant la commodité et les fonctionnalités offertes par l’application. Mais l’une des grandes préoccupations des joueurs est de savoir si la plateforme est réellement sûre. Après tout, les paris impliquent des transactions en argent réel, la transmission de données personnelles et la confiance. Il est donc important de savoir que l’application que vous utilisez est sûre et fiable.
Dans cet article, nous allons examiner de plus près la sécurité de l’application Betwinner pour les joueurs camerounais, et couvrir ce qui rend toute application de pari sûre, y compris les aspects tels que les licences, la sécurité, les cotes équitables et les options de paiement. Voici comment Betwinner se positionne dans ces domaines clés :
1. Licence de Betwinner
Betwinner est un bookmaker en ligne international qui détient une licence de Curaçao, une autorité de licence réputée pour de nombreuses plateformes de jeu en ligne. Cependant, ce bookmaker n’indique pas clairement s’il dispose d’une licence spécifique pour opérer au Cameroun.
Cela ne signifie pas que la plateforme n’est pas sûre, mais c’est quelque chose dont il faut être conscient. Pour les joueurs camerounais, le fait d’avoir un opérateur local licencié signifierait une plus grande protection dans le cadre des lois sur les jeux d’argent du pays, en particulier en cas de litige.
2. Sécurité des données
En ce qui concerne la protection des données, Betwinner utilise des technologies de cryptage avancées telles que le cryptage SSL pour sécuriser les données des utilisateurs. Cela signifie que vos données personnelles et vos informations bancaires sont protégées contre les menaces de cybersécurité, comme l’usurpation d’identité. Ce niveau de sécurité est standard sur la plupart des plateformes de paris en ligne légitimes, les joueurs camerounais peuvent donc être sûrs que leurs informations sensibles sont sauvegardées.
3. Des cotes équitables de Betwinner
Betwinner a la réputation d’offrir des cotes compétitives sur un large éventail de plus de 50 sports. Que vous pariez sur le football, le basket-ball, le tennis ou d’autres sports de niche, les cotes sont souvent aussi bonnes, voire meilleures, que celles de nombreux autres bookmakers internationaux. Les joueurs ont ainsi une chance équitable de gagner, et les cotes sont transparentes, ce qui contribue à renforcer la confiance. Vous pouvez consulter le livre de sport, les jeux de casino et les cotes ici https://betwinnerwiki.com/fr/apk/
L’application offre également une variété de types de paris, y compris les paris d’avant-match et les paris en direct, qui sont tous conçus pour maintenir le même niveau d’équité.
4. Fonctionnalités de jeu responsable
Bien que ce bookmaker propose des outils de jeu responsable, tels que la définition de limites de dépôt ou des options d’auto-exclusion, ils ne sont pas aussi fortement mis en avant que sur d’autres plateformes. Cependant, l’application fournit des informations sur le jeu responsable, de sorte que les joueurs qui veulent garder le contrôle de leurs paris peuvent profiter de ces fonctionnalités. Cela dit, Betwinner pourrait faire un peu plus pour sensibiliser les joueurs et les aider à jouer de manière responsable.
5. Options de paiement sécurisées
Pour les joueurs camerounais, Betwinner offre une gamme de méthodes de paiement sécurisées, y compris les services d’argent mobile populaires comme MTN et Orange, qui sont largement utilisés dans le pays. Ces méthodes sont non seulement pratiques mais aussi sécurisées, de sorte que les joueurs peuvent effectuer des dépôts et des retraits en toute tranquillité.
En plus de l’argent mobile, Betwinner prend en charge les options de paiement internationales comme les portefeuilles électroniques et même les crypto-monnaies, ce qui donne aux joueurs plus de flexibilité dans la gestion de leurs fonds. Les retraits sont généralement traités assez rapidement, et les politiques de retrait claires de cette plateforme facilitent l’accès des joueurs à leurs gains sans retards inutiles.
Conclusion
Tout bien considéré, Betwinner est généralement un bookmaker de paris sûr pour les joueurs camerounais, en particulier lorsqu’il s’agit d’aspects tels que la sécurité des données, les cotes équitables et la protection des paiements. L’application utilise un cryptage solide pour garder vos informations personnelles en sécurité, et les cotes qu’ils offrent sont compétitives, donnant aux joueurs une chance équitable de gagner.
Avec sa sécurité renforcée, son large éventail d’options de paiement et son engagement en faveur du fair-play, Betwinner reste un choix populaire et sûr pour les paris sportifs et les jeux en ligne dans le pays.
20 jours, 3 pays, 700 millions : le train de vie pharaonique du dernier voyage de Touadera….
Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-putschiste-constitutionnel-de-bangui-peine-a-delimiter-la-frontiere-de-la-honte-et-de-lhumiliation-au-pays-dun-putschiste-acclame/le-president-putschiste-faustin-archange-touadera-tellement-gros-descend-avec-de-la-peine-de-lavion-que-lui-empruntent-les-mercenaires-de-wagner-pour/” rel=”attachment wp-att-73822″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : QUAND LE PUTSCHISTE CONSTITUTIONNEL DE BANGUI PEINE À DÉLIMITER LA FRONTIÈRE DE LA HONTE ET DE L’HUMILIATION AU PAYS D’UN PUTSCHISTE ACCLAMÉ” width=”450″ height=”271″ />Le Président putschiste Faustin Archange Touadera de son retour à Bangui
Bangui, CNC. Le dernier périple du président Touadéra aux États-Unis, en France et en Ouganda a englouti près d’un milliard de francs CFA du trésor public centrafricain. Cette dépense astronomique provoque l’ire de l’opposition et de la société civile qui exigent la fin de ces déplacements ruineux.
Voyage de Touadera : une délégation pléthorique et des séjours prolongés.
Avant même son voyage aux États-Unis, le chef de l’État s’était envolé pour la Chine avec une suite démesurée. Parti le 25 août, soit deux semaines avant le début du sommet Chine-Afrique du 6 septembre, le cortège présidentiel a arpenté trois provinces chinoises, tout cela aux frais du contribuable centrafricain.
La délégation comprenait notamment le directeur du protocole et son adjoint, le courtier présidentiel, le responsable du nettoyage des chaussures, des caméramans et une vingtaine d’autres personnes. Ce départ anticipé a permis au groupe de s’adonner au tourisme, multipliant les frais de séjour.
À peine revenu à Bangui, le président a de nouveau ponctionné les caisses de l’État pour assister à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Confronté à l’épuisement des fonds alloués, il a dû solliciter le ministre des Finances pour un nouveau versement, acheminé via l’Ouganda.
Voyage de Touadera , un ancien Premier ministre fustige ces pratiques.
Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et figure de l’opposition, a vertement critiqué ces dépenses du voyage de Touadera lors d’une récente conférence de presse du BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution) : « La simple proposition que nous pouvons faire au gouvernement, c’est de supprimer les nombreux voyages de Touadéra » . Cette requête trouve un écho favorable dans l’opinion publique.
Voyage de Touadera : des résultats invisibles après huit ans de mandat.
Malgré huit années de présidence et des déplacements incessants, les Centrafricains peinent à percevoir les bénéfices concrets de cette diplomatie itinérante. L’absence de progrès palpables accentue l’impression d’un gaspillage des fonds publics au détriment du développement national.
Voyage de Touadera : un luxe injustifiable face à la précarité économique.
Dans un contexte économique difficile, ces voyages présidentiels de Touadera apparaissent comme une extravagance que la République centrafricaine ne peut se permettre. La réduction drastique de ces déplacements s’impose comme une nécessité urgente pour préserver les finances publiques et réorienter les ressources vers les besoins criants de la population.
Le coût exorbitant de ces voyages de Touadera pose de nombreuses questions sur la gestion des deniers publics. Alors que le pays fait face à de nombreux défis socio-économiques, comment justifier de telles dépenses ? La transparence sur l’utilisation des fonds et les résultats concrets de ces déplacements fait cruellement défaut.
L’absence de contrôle parlementaire sur ces dépenses présidentielles est également inquiétante . Il est impératif que l’Assemblée nationale exerce pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, y compris sur les frais de déplacement du chef de l’État.
La durée excessive de ces voyages de Touadera pose aussi problème. Alors que la plupart des chefs d’État limitent leurs déplacements à l’essentiel, le président Touadéra semble s’attarder bien au-delà du nécessaire, gonflant d’autant la facture pour le contribuable.
Face à ces excès, une réforme en profondeur des pratiques s’impose. La mise en place d’un plafond pour les frais de déplacement présidentiel, une réduction drastique de la taille des délégations et une justification détaillée des dépenses engagées devraient être envisagées.
Il est temps que le président Touadéra prenne conscience de l’impact négatif de ces voyages dispendieux sur l’image du pouvoir et sur les finances du pays. Dans un État où une grande partie de la population vit dans la précarité, de tels excès sont moralement indéfendables.
L’heure est venue pour le chef de l’État de recentrer son action sur les priorités nationales, en limitant ses déplacements à l’international au strict nécessaire. C’est à cette condition que la confiance des Centrafricains envers leurs dirigeants pourra être restaurée.