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Reportage du CNC : la République centrafricaine à l’arrêt,  Le calvaire des routes et l’odyssée des taxis-motos

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Reportage du CNC : la République centrafricaine à l’arrêt,  Le calvaire des routes et l’odyssée des taxis-motos

Motocycliste avançant sur une route rurale boueuse avec de lourdes charges.
un taxi moto sur une route boueuse

 

 

De Bangui à Birao, en passant par Bambari et Berberati, la République centrafricaine (RCA) s’enlise. Avec l’arrivée de la saison des pluies, le pays tout entier se trouve paralysé par un réseau routier en déliquescence, révélant l’ampleur de la crise infrastructurelle qui frappe cette nation enclavée.

 

Bangui, 20  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Calvaire des routes: un pays coupé en deux.

 

À 1078 km au nord-est de Bangui, la ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, est pratiquement inaccessible par voie terrestre. “Avant, on pouvait faire le trajet en deux semaines. Maintenant, c’est une expédition d’au moins six mois, quand on y arrive”, témoigne Adama, chauffeur de camion expérimenté.

 

La situation n’est guère meilleure dans l’ouest du pays. Pour parcourir les 584 km séparant Bangui de Berberati, dans la Mambéré-Kadéï, il faut s’armer de patience et de courage. “On passe plus de temps à pousser les véhicules embourbés qu’à rouler”, explique François, un commerçant habitué de cet axe. “Certains conducteurs abandonnent leurs véhicules enlisés et continuent à pied pour sortir et appeler le propriétaire “.

Voilà la route entre Bambari et Bria
Voilà la route entre Bambari et Bria

 

Les taxis-motos, héros malgré eux.

 

Face à l’effondrement du réseau routier, les taxis-motos sont devenus le seul lien entre de nombreuses communautés isolées. À Obo, à 1320 km à l’est de Bangui, ces conducteurs intrépides bravent tous les dangers. “On transporte tout : des vivres, des médicaments, même des femmes enceintes sur le point d’accoucher”, raconte Ibrahim, un jeune conducteur. “Sans nous, des villages entiers  par exemple sur la route de Zémio ou de Mboki seraient coupés du monde.”

 

Mais ce rôle vital a un coût. Sur l’axe Bambari-Alindao, long de 120 km, les conducteurs font face à des risques mortels. “Entre les groupes armés qui nous rançonnent et les éléments de Wagner qui confisquent nos motos, chaque trajet est un pari sur la vie”, confie Ousmane, président d’une association locale de taxis-motos.

 

Une économie asphyxiée.

 

Les conséquences de cette situation sont désastreuses pour l’économie centrafricaine. À Bouar, à 452 km au nord-ouest de Bangui, le marché autrefois florissant est aujourd’hui moribond. “Les prix ont triplé, quand les produits arrivent”, se lamente Marie, vendeuse de produits agricoles. “Beaucoup de commerçants ont fermé boutique”.

 

Dans la Lobaye, à seulement 192 km de la capitale, la ville de Boda, jadis surnommée “Boda la belle”, voit son économie s’effondrer. “Nos plantations de café pourrissent sur pied”, explique Jean, un producteur local. “Les acheteurs ne viennent plus, les routes sont impraticables”.

La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies
La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies

 

L’inaction gouvernementale en question.

 

Face à cette crise, l’absence de réaction du gouvernement est flagrante. Le ministre des Transports, Gontran Ndjono-Ahaba, reste muet, malgré nos sollicitations répétées. Cette inaction provoque l’incompréhension et la colère de la population.

Les mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

À Bambari, à 385 km de Bangui, un transporteur exprime son désarroi : “Le gouvernement préfère dépenser des milliards pour Wagner plutôt que de réparer nos routes. C’est comme s’ils voulaient nous isoler du monde.”

 

Calvaire des routes : un avenir incertain.

 

Alors que la saison des pluies s’intensifie, l’inquiétude monte dans tout le pays. À Bangassou, à 750 km à l’est de la capitale, un chef traditionnel livre un témoignage poignant : “Nos ancêtres parcouraient ces routes à pied. Aujourd’hui, avec nos véhicules modernes, nous sommes plus isolés qu’eux. C’est un retour en arrière terrible pour notre pays”.

 

De Paoua (487 km au nord-ouest) à Obo (1320 km à l’est), en passant par Bossangoa (305 km au nord) et Mobaye (611 km au sud-est), c’est tout un pays qui suffoque, coupé de ses voisins et de lui-même par des routes devenues impraticables.

 

Face à l’ampleur de la crise, l’urgence d’une action gouvernementale se fait criante. Sans un plan massif de réhabilitation des infrastructures routières et une véritable stratégie de sécurisation des axes de communication, la République centrafricaine risque de s’enfoncer davantage dans l’isolement et le sous-développement.

 

Le calvaire des routes centrafricaines est bien plus qu’un simple problème d’infrastructures : c’est le symptôme d’une nation au bord du gouffre, où les citoyens ordinaires paient le prix fort de l’inaction de leurs dirigeants. Pendant ce temps, à Bangui, les embouteillages s’allongent et la colère gronde. Comme le résume une vendeuse du marché central : “Nos dirigeants roulent en 4×4 climatisés et ne voient pas notre souffrance. Mais un jour, la route s’arrêtera aussi pour eux.”

 

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À Besson, dans la Nana-Mambéré,  les habitants en fuite

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À Besson, dans la Nana-Mambéré,  les habitants en fuite

 

Centrafrique.org/rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

À Besson, Nana-Mambéré, les habitants ont déserté leur village, craignant les groupes armés qui rôdent. Pendant que Bangui clame contrôler le territoire, la réalité sur le terrain reste marquée par l’insécurité et la peur.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Désertion forcée à  Besson.

 

Depuis plus de deux semaines, Besson, autrefois animé, est maintenant vide. Les villageois ont quitté leurs maisons, emportant ce qu’ils pouvaient, pour échapper à la menace constante des hommes armés. Ils ne veulent pas prendre le risque de se faire attaquer et préfèrent chercher refuge ailleurs, loin de la terreur qui sévit dans leur localité.

 

Les promesses non tenues.

 

Tandis que les autorités à Bangui se félicitent du contrôle du territoire, à Besson, la réalité est bien différente. Les paroles rassurantes du gouvernement ne résonnent pas chez ceux qui vivent la peur au ventre chaque jour. Les populations de Besson se sentent abandonnées, sans protection face aux dangers qui les entourent.

 

Le contraste frappant.

 

Ce décalage entre le discours officiel et la vie des habitants de Besson montre à quel point la situation sécuritaire est fragile. Les éleveurs peuhls et les autochtones, qui cohabitaient autrefois en paix, sont désormais forcés de fuir pour sauver leur peau. Pour eux, l’espoir d’un retour à la normale reste lointain.

 

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Routes en ruine : la détresse des usagers entre Bouar et Bocaranga

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Routes en ruine : la détresse des usagers entre Bouar et Bocaranga

 

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CopyrightCNC

 

 

La dégradation des routes dans les provinces centrafricaines atteint des niveaux insoutenables, et la route reliant Bouar à Bocaranga en passant par Bohong en est un exemple frappant. L’état lamentable de cet axe vital, autrefois un simple défi pour les chauffeurs, est aujourd’hui une menace réelle pour quiconque s’y aventure.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Bouar et Bocaranga: un parcours semé d’embûches.

 

Rouler entre Bouar et Bocaranga est devenu un cauchemar. Ce tronçon de route est jonché de trous béants et de cailloux éparpillés, transformant le trajet en une véritable épreuve. Même pour les motards chevronnés, la prudence est de mise à chaque mètre. Les pluies saisonnières, qui transforment la terre en boue épaisse, n’arrangent rien. À chaque virage, on croise des camions immobilisés, incapables de continuer leur route.

 

Jeudi dernier, trois camions commerciaux ont été bloqués à seulement 40 km de Bocaranga. En pleine saison des pluies, ce genre d’incident est devenu monnaie courante, plongeant les usagers dans une angoisse permanente. Les chauffeurs, désespérés, savent que la moindre défaillance peut les contraindre à passer des jours, voire des semaines, bloqués en pleine brousse.

 

Un gouvernement absent.

 

Pour les habitants de ces localités, l’abandon du gouvernement est évident. « Ils ont tourné le dos à cette partie du pays », s’indigne un villageois. Beaucoup pensent que l’entretien des routes de province n’est plus une priorité pour Bangui. Ce sentiment de négligence est alimenté par l’inaction des autorités face à l’état catastrophique de cet axe stratégique.

 

Cette situation a des répercussions directes sur la vie quotidienne des populations. À Bocaranga, les prix des produits de première nécessité ont grimpé en flèche, la faute à une chaîne d’approvisionnement ralentie, voire bloquée, par l’état des routes. Les commerçants peinent à s’approvisionner, et ce sont les habitants qui en paient le prix fort.

 

Vers une paralysie totale de routes entre Bouar et Bocaranga ?

 

Si rien n’est fait, la route entre Bouar et Bocaranga risque tout simplement de devenir impraticable. Et avec elle, c’est toute l’économie de la région qui pourrait s’effondrer. Les habitants, déjà épuisés par des années de conflit et de difficultés économiques, redoutent de voir leur région sombrer encore un peu plus dans l’oubli.

 

La dégradation des infrastructures routières en Centrafrique n’est pas qu’une question de confort, c’est une question de survie pour des milliers de familles. Tant que les routes ne seront pas réhabilitées, l’avenir de cette région restera incertain.

 

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Le défi des guérisseurs traditionnels en Centrafrique : Rencontre avec docteur Yaya Abdoulaye

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Le défi des guérisseurs traditionnels en Centrafrique : Rencontre avec docteur Yaya Abdoulaye

 

Portrait de Yaya Abdoulaye, tradi-praticien spécialisé dans les maladies oculaires en Centrafrique.
Yaya Abdoulaye, tradi-praticien centrafricain, lors de notre interview dans son cabinet situé à la frontière nord avec le Cameroun.

 

Yaya Abdoulaye, Tradipraticien  renommé à la frontière nord du Cameroun, nous a accordé une interview exclusive pour parler de son métier, de ses pratiques, et des défis auxquels il est confronté. Avec une expertise particulière dans le traitement des maladies oculaires, il se distingue par son approche traditionnelle, tout en soulignant l’importance d’une connaissance approfondie des plantes médicinales.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le rôle du Tradipraticien, selon Yaya Abdoulaye.

 

Yaya Abdoulaye se définit avant tout comme un “docteur traditionnel”, un guérisseur qui utilise les racines et autres éléments naturels pour traiter ses patients. Il explique que les médicaments modernes, bien que commercialisés sous forme de comprimés, sont également issus de ces racines, affirmant ainsi la validité de sa pratique : « Les médicaments que vous voyez sous forme de comprimés sont souvent faits à base de racines. C’est exactement ce que nous utilisons, mais sans passer par la transformation industrielle».

 

Les bienfaits et les limites de la médecine traditionnelle selon Yaya Abdoulaye.

 

Pour Yaya Abdoulaye, le succès de la médecine traditionnelle repose sur la connaissance précise des plantes utilisées. « Si tu connais bien tes produits, ça ne peut pas causer de problème. C’est comme la médecine moderne : ça soigne ou ça ne soigne pas, mais l’essentiel est de bien connaître ce que tu donnes à tes patients». Il reconnaît néanmoins que, comme en médecine moderne, tous les traitements ne sont pas toujours efficaces, mais insiste sur l’importance de la persévérance et de l’adaptation des traitements.

 

Difficultés rencontrées par les Tradipraticien.

 

L’un des principaux défis pour les Tradipraticien  en Centrafrique est le manque de soutien et de reconnaissance de la part des autorités. Yaya Abdoulaye alias Docta souligne que les Tradipraticien  d’autres pays comme le Cameroun, le Congo ou le Nigeria bénéficient d’un soutien gouvernemental, notamment pour l’emballage et la commercialisation de leurs produits. « Ici, en Centrafrique, nous n’avons pas d’aide, ni des ONG, ni du gouvernement. Cela nous pose de sérieux problèmes, notamment pour la production et l’emballage de nos remèdes».

 

Maladies traitées et spécialisation.

 

Yaya Abdoulaye affirme pouvoir traiter diverses maladies que la médecine moderne peine parfois à soigner, comme les plaies liées au diabète ou les problèmes digestifs. Cependant, il est particulièrement spécialisé dans le traitement des maladies oculaires telles que les tensions oculaires, les cataractes et les glaucomes : « Les maladies des yeux, c’est mon domaine principal».

 

Appel aux autorités centrafricaines.

 

En conclusion de son interview, Yaya Abdoulaye appelle les autorités centrafricaines à reconnaître et à soutenir la médecine traditionnelle, soulignant le retard pris par la Centrafrique par rapport à ses voisins. « Nous demandons aux autorités de nous aider, comme le font d’autres pays pour leurs Tradipraticien. Cela nous permettrait d’améliorer la qualité de nos produits et de mieux servir nos patients».

 

 

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Un vaste réseau criminel de trafic des passeport centrafricains découvert à Bangui

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Un vaste réseau criminel de trafic des passeport centrafricains découvert à Bangui

 

Le colonel Bienvenu Nguimalet de l'immigration

 

Un vaste réseau de trafic de passeports centrafricains, qui permet à des étrangers d’échapper aux interdictions de voyage, prospère dans l’ombre à Bangui. Grâce à la complicité de certains fonctionnaires, des citoyens tchadiens et soudanais parviennent à obtenir des documents officiels falsifiés, une pratique révélatrice du niveau alarmant de corruption qui gangrène les institutions centrafricaines.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Trafic des passeport centrafricains : un réseau bien organisé.

 

L’enquête du Corbeau News Centrafrique (CNC) a révélé une structure bien organisée, où chaque acteur joue un rôle précis. À la tête de ce réseau se trouve un certain ISSA KALLIMI,  tchadien, basé à Douala, résident dans un hôtel local. Il collabore avec un individu à Bangui, un Centrafricain d’origine tchadienne dont le nom reste pour l’instant confidentiel, en raison de la fuite des fraudeurs, qui orchestre la délivrance de passeports centrafricains authentiques mais obtenus par des moyens frauduleux.

 

spécimen de passeport centrafricain à la Une

 

Le trafic des passeport centrafricains : un marché lucratif.

 

Selon nos sources, ce dernier perçoit 300 000 francs CFA par passeport délivré, une somme qui se divise entre les différents acteurs du réseau. « Le monsieur à Bangui récupère 300 000 francs aux mains de ses clients. Il débourse 150 000 pour un passeport au service de l’immigration, et le passeport sort », explique un témoin bien informé interrogé par la rédaction du CNC. Cette somme représente une petite fortune pour beaucoup, mais pour ces étrangers, c’est le prix à payer pour espérer franchir les frontières américaines sans encombre.

 

Les motivations derrière l’achat des passeports.

 

La demande de passeports centrafricains par des ressortissants tchadiens et soudanais n’est pas anodine. En raison des restrictions strictes imposées sur les passeports tchadiens et soudanais, ces derniers ne peuvent plus voyager depuis Douala, une situation qui a poussé ces individus à recourir à des passeports centrafricains. « Les détenteurs de passeports tchadiens et soudanais ne peuvent plus voyager depuis Douala. Ils utilisent donc des passeports centrafricains pour passer sans problème », explique une source officielle camerounaise, mais  qui a préféré garder l’anonymat.

 

Le passeport centrafricain devient ainsi un précieux sésame pour ces voyageurs, leur permettant de prendre un vol pour le Nicaragua, une des rares portes d’entrée vers les États-Unis pour ceux qui envisagent de traverser clandestinement la frontière mexicaine.

 

L'une de copie du passeport centrafricain délivré à un sujet tchadien depuis Bangui, alors que l'intéressé se trouvait à Douala
L’une de copie du passeport centrafricain délivré à un sujet tchadien depuis Bangui, alors que l’intéressé se trouvait à Douala

 

Un exemple concret : Le faux passeport de Mahamat Ahmat Ahmat.

 

Dans le cadre de cette enquête, nous avons obtenu une copie de l’un de ces documents frauduleux. Ce passeport, délivré au nom de Mahamat Ahmat Ahmat, un ressortissant tchadien, démontre parfaitement la corruption qui gangrène les services d’immigration centrafricains. Le passeport en question porte le numéro P CAF 00029256et a été émis le 10 juin 2024, avec une validité jusqu’au 9 juin 2029. Le document a été signé par le ministre de la sécurité publique, monsieur Michel Nicaise Nassin.

 

Ce faux passeport a permis à Mahamat Ahmat Ahmat, enregistré comme étudiant, de voyager sous une fausse identité depuis Douala au Cameroun, destination prisée par ces fraudeurs pour rejoindre les États-Unis via le Nicaragua et le Mexique. La photo de ce document montre un homme en apparence ordinaire, mais qui cache une réalité bien plus complexe, celle d’un citoyen tchadien utilisant des voies illégales pour atteindre des pays occidentaux.

 

Le trafic des passeport centrafricains : complicités au sein de l’administration.

 

L’enquête dévoile aussi l’existence de complicités au sein même des services d’immigration centrafricains. « Ce qui est choquant, c’est que ces documents officiels, censés être rigoureusement contrôlés, sont délivrés à des étrangers sans même qu’ils soient présents dans le pays. Tout se fait à distance, les photos sont envoyées par WhatsApp, et les passeports sont expédiés dans des valises par avion jusqu’à Douala », raconte une source officielle centrafricaine.

 

Cette pratique prouve encore une fois de plus aux yeux du monde l’ampleur de la corruption au sein des institutions centrafricaines. Un exemple frappant est celui de Bienvenu Nguimalé, le directeur de la police chargée de l’immigration, un homme qui, selon plusieurs sources, a réussi à développer un système de corruption solide. « Il se croit demi-dieu. Il bouffe sans problème. Il est là depuis des années, personne ne le change, et il continue à faire ses affaires », déclare un observateur indigné.

 

Une infiltration difficile à enrayer.

 

Malgré la découverte de ce réseau, il semble que les autorités centrafricaines aient du mal à prendre des mesures drastiques pour éradiquer ce fléau. La lenteur des réactions gouvernementales laisse place à une mafia qui ne cesse de se renforcer. « On n’arrive pas à comprendre ce pays. Avec Touadéra, franchement, le laisser-aller atteint son niveau maximum. Tout le monde fait ce qu’il veut », s’insurge un citoyen.

 

Le commerce des passeports centrafricains continue ainsi de prospérer, alimentant une chaîne de corruption qui se développe au détriment de l’intégrité du pays. Pendant ce temps, les citoyens tchadiens et soudanais qui ont déjà obtenu ces passeports se préparent à tenter leur chance pour atteindre les États-Unis, bien loin de la République centrafricaine et des réalités auxquelles elle est confrontée.

 

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Héritier Doneng : Quand un Chef Milicien roule la France dans ses activités Criminelles

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Héritier Doneng : Quand un Chef Milicien roule la France dans ses activités Criminelles.

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l'ambassadeur de
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de

 

 

Il est inconcevable qu’un individu comme Héritier Doneng, chef de la milice sanguinaire « Requin », puisse encore bénéficier de privilèges diplomatiques. Responsable de massacres, de pillages et de viols en Centrafrique, ce criminel notoire, qui a fait régner la terreur dans les rues de Bangui, a été officiellement invité par la France à assister à l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. La France, autrefois fière de ses principes républicains et des droits de l’homme, se couche aujourd’hui devant un meurtrier dont les crimes sont bien documentés et connus de tous, y compris des autorités françaises.

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La France : Complice d’un assassin.

 

Héritier Doneng n’est pas un simple ministre au passé douteux. Il est un bourreau, un assassin, dont les mains sont tachées du sang de milliers de Centrafricains. À la tête de la milice « Requin », il a semé la terreur, causant la mort de civils innocents et orchestrant des massacres sans précédent. Les victimes de Doneng sont nombreuses, et leurs cris de justice résonnent encore. Pourtant, la France, en acceptant de l’inviter, en faisant de lui un “diplomate”, se rend complice de ses crimes. Le silence coupable des autorités françaises face à l’horreur de ses actions est une honte pour la République.

 

Un opportunisme diplomatique qui dégoûte.

 

Au lieu de répondre de ses actes devant une cour de justice, Doneng utilise son poste ministériel pour obtenir des privilèges personnels. Récemment, avant le lancement des jeux olympiques de Paris, il a envoyé une note à l’ambassadeur de France contenant une liste de 11 individus, pour demander que ceux-ci reçoivent des visas.

 

Parmi les personnes citées, on retrouve sa propre fille soi-disant, car c’est lui-même qui le précise dans la liste, ainsi qu’un couple d’agriculteurs ses parents et le chef de service de protocole qui fait office de son garçon de course, qu’il l’a qualifié de directeur de protocole. Cette demande est un nouvel affront à la dignité des Centrafricains. Ce n’est pas seulement une preuve d’opportunisme, c’est une insulte à toutes ses victimes. Que viennent faire ces gens dans une délégation officielle censée représenter la Centrafrique aux Jeux Olympiques ? La réponse est simple : il s’agit d’un abus de pouvoir éhonté, d’un stratagème pour permettre à ces individus de fuir le pays sous couvert de diplomatie.

 

Une France déshonorée.

 

En cédant à cette demande, la France ne fait pas que perdre son honneur ; elle se rend complice d’un criminel de guerre. Comment un pays qui se targue de défendre les droits de l’homme peut-il accepter de telles pratiques ? En fermant les yeux sur les atrocités commises par Doneng, la France prouve qu’elle est prête à sacrifier ses valeurs sur l’autel du pragmatisme diplomatique. Elle envoie un message terrible : les droits de l’homme ne pèsent rien face aux intérêts politiques et économiques.

 

La rage du peuple centrafricain.

 

Les Centrafricains en ont assez de ces jeux d’hypocrisie. La publication de la liste des bénéficiaires de visas sur les réseaux sociaux a déclenché une vague d’indignation. La colère du peuple est à son comble. Comment accepter que le bourreau de leurs frères et sœurs puisse profiter d’une escapade à Paris, accompagné de ses proches ? Comment accepter que la France, censée être un bastion de justice, accorde des privilèges à un criminel alors que des milliers de Centrafricains continuent de souffrir des conséquences de ses actions ?

 

Honte à la France, honte à Doneng.

 

Il n’y a pas de mots assez forts pour exprimer la trahison ressentie par les Centrafricains. Héritier Doneng aurait dû être jugé pour ses crimes, et non honoré par une invitation aux Jeux Olympiques. La France, en acceptant de jouer ce jeu pervers, trahit non seulement le peuple centrafricain, mais aussi ses propres principes. C’est une honte internationale, un scandale qui ne peut être ignoré. La complaisance envers les criminels de guerre doit cesser, et cela commence par refuser d’accorder des privilèges à des monstres comme Doneng.

 

Conclusion Intégrée

 

Cette affaire montre à quel point la situation est désespérée. Le peuple centrafricain ne mérite pas que son bourreau soit ainsi honoré. La France doit se ressaisir et montrer qu’elle est encore capable de défendre les valeurs qui ont fait sa réputation. Mais pour cela, elle doit cesser de courber l’échine devant des criminels comme Héritier Doneng. Le temps de l’impunité doit prendre fin. Il est temps de rendre justice à ceux qui ont souffert sous le joug de ce tyran.

 

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Blocage des Routes Migratoires  vers l’Europe : La Diaspora Centrafricaine au Maroc Dénonce la trahison de Mme GAMANA

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Blocage des Routes Migratoires  vers l’Europe : La Diaspora Centrafricaine au Maroc Dénonce la trahison de Mme GAMANA

 

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Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, au cœur d’une polémique au sein de la diaspora centrafricaine au Maroc

 

Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, et aussi cousine par alliance du Président Baba Kongoboro, se trouve au centre d’un scandale retentissant au Maroc. Après une nomination contestée en Belgique, c’est désormais au Maroc qu’elle fait parler d’elle, provoquant la colère et l’indignation de la diaspora centrafricaine.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une Nomination Entachée par le Népotisme.

 

Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, a d’abord été nommée en 2022 Conseiller consulaire et social auprès de la Mission diplomatique de la République centrafricaine auprès du Royaume de Belgique, mais les autorités belges ont rapidement bloqué cette nomination. Son mari, Évariste Ngamana, fort de sa position de vice-président de l’Assemblée nationale et du lien familial de son épouse avec le Président Touadéra, avait tenté d’imposer cette nomination dans un contexte de népotisme flagrant. Face au refus de la Belgique, elle s’est retrouvée nommée Consul de Centrafrique au Maroc, une décision qui a rapidement pris une tournure désastreuse.

 

Un Blocage Douloureux pour la Diaspora centrafricaine au Maroc.

 

Arrivée au Maroc, Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, s’est attirée la haine de la communauté centrafricaine. La diaspora centrafricaine au Maroc, composée en grande partie d’étudiants et de citoyens désespérés par la situation catastrophique en Centrafrique, voyait en ce pays une porte potentiellement ouverte vers l’Europe. Nombreux sont ceux qui, via un visa pour Cuba, tentaient de rejoindre l’Espagne et, une fois sur place, demandaient l’asile politique. Cette technique, bien connue, permettait à certains de fuir les conditions de vie précaires en Centrafrique pour se bâtir un avenir meilleur en Europe.

 

Mme GAMANA, lors d’un séjour à Bangui, a pris l’initiative d’alerter le ministère des Affaires étrangères de cette pratique, dénonçant au passage les Centrafricains qui l’utilisaient. Pire encore, elle aurait contacté l’ambassade de France pour s’assurer que cette route soit fermée aux Centrafricains. De retour au Maroc, elle aurait même signalé aux autorités aéroportuaires les manœuvres de ses compatriotes, entraînant un blocage immédiat de leur passage. Ainsi, nombreux sont ceux qui, ayant vendu leurs biens pour financer ce voyage, se sont retrouvés piégés dans les aéroports marocains, incapables de poursuivre leur périple vers l’Europe.

Une Colère Explosive de la Diaspora Centrafricaine au Maroc.

 

La trahison de Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, a provoqué une colère noire au sein de la diaspora. Les Centrafricains bloqués au Maroc  se sentent abandonnés par celle qui aurait dû les protéger. Les manifestations devant l’ambassade centrafricaine à Rabat se sont multipliées, avec des protestations allant jusqu’à menacer de brûler le bâtiment. Les manifestants dénoncent l’acharnement de Mme GAMANA à bloquer leur accès à l’Europe, et l’accusent de sacrifier la diaspora pour satisfaire des intérêts personnels ou pour se faire bien voir par les autorités marocaines et françaises.

 

Un Double Jeu Dangereux.

 

Le comportement de Mme GAMANA est d’autant plus incompréhensible qu’elle semble jouer sur deux tableaux. D’un côté, elle se montre intransigeante et dénonce les Centrafricains qui cherchent à quitter clandestinement le Maroc pour l’Europe, tout en leur coupant les bourses et les aides dont ils bénéficient. D’un autre côté, certains affirment qu’elle aurait elle-même tenté de faciliter sa propre situation en Europe par des voies détournées, notamment lors de son passage avorté en Belgique. Une Centrafricaine témoigne même qu’elle aurait entendu Mme GAMANA menacer de couper les bourses des étudiants qui, une fois au Maroc, se déclaraient réfugiés pour pouvoir bénéficier des aides sociales du HCR.

 

Ce double jeu a non seulement renforcé le sentiment de trahison parmi la diaspora, mais il a aussi amplifier les tensions au sein de la communauté centrafricaine. De nombreux étudiants, privés de bourses depuis plusieurs mois, se retrouvent aujourd’hui sans ressources, alors que la situation en Centrafrique continue de se détériorer.

« Pourquoi Mme GAMANA veut-elle nous punir ? », s’interroge un étudiant en colère. « Nous n’avons rien demandé, si ce n’est de pouvoir vivre dignement. Elle, qui est à l’abri du besoin, veut nous bloquer alors que nous tentons juste de survivre ».

 

Une Situation Explosive au Maroc.

 

Face à la gravité de la situation, l’ambassadeur centrafricain au Maroc a vérifié les faits auprès des autorités marocaines, et tente malgré lui de désamorcer la crise en minimisant l’implication de Mme GAMANA, affirmant qu’un consul n’a pas le pouvoir de donner de telles instructions aux services de l’immigration. Toutefois, cette tentative de dédouanement n’a pas suffi à calmer les esprits. La diaspora, convaincue de la responsabilité directe de Mme GAMANA dans ce fiasco, exige des explications et réclame son départ immédiat du consulat.

 

Ce scandale prouve une fois de plus les pratiques népotiques et les abus de pouvoir au sein du régime Touadéra. Le Président, qui a fait du favoritisme familial une règle de gouvernance, voit aujourd’hui les conséquences de ses choix éclater au grand jour. La colère de la diaspora, couplée à la situation explosive en Centrafrique, pourrait bien marquer le début d’une contestation plus large contre un régime de plus en plus contesté.

 

Alors que les Centrafricains, tant au pays qu’à l’étranger, continuent de souffrir des méfaits d’une gouvernance axée sur les intérêts personnels, Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, incarne aux yeux de beaucoup la trahison ultime. Les prochaines semaines s’annoncent décisives, tant pour elle que pour le régime qu’elle représente.

 

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Derrière les initiatives de paix de Darassa, se cache la main de Wagner : plusieurs officiers de la CPC dénoncent

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Derrière les initiatives de paix de Darassa, se cache la main de Wagner : plusieurs officiers de la CPC dénoncent

 

Centrafrique.org/rca-qui-sont-les-mercenaires-presents-en-Centrafrique/le-general-ali-darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-38984″ data-wpel-link=”internal”>Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

 

Le général Ali Darassa, ancien chef d’état-major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), a récemment fait l’objet d’un scandale après avoir proposé des pourparlers de paix avec le gouvernement centrafricain. Cette démarche, rapidement condamnée par les autres leaders de la CPC, n’engage que Darassa lui-même. Face à cette situation, le coordinateur politique de la CPC, le général François Bozizé, a décidé de limoger Darassa de ses fonctions, marquant ainsi une prise de distance nette entre la coalition et celui qui était autrefois l’un de ses piliers.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Dans un contexte où la tension monte au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le général Ali Darassa, autrefois figure incontournable de la rébellion, se retrouve désormais au cœur d’une controverse qui divise les rangs. Ses récentes tentatives de négociation avec le gouvernement centrafricain, interprétées par beaucoup comme un signe de faiblesse, ont déclenché une vague de réactions parmi ses propres alliés. Tandis que les commandants sur le terrain dénoncent ce qu’ils considèrent comme une trahison, Darassa cherche désespérément à justifier ses actions, mais le mal semble déjà fait.

 

Le général Amat Mounir dénonce : « Ce qu’Ali Darassa a déclaré, ça n’engage que lui ».

 

Le général Amat Mounir, l’un des commandants influents de la CPC, a réagi avec fermeté contre les actions de Darassa sur les réseaux sociaux. Dans un audio largement partagé sur WhatsApp, il a dit ceci :

« Ce qu’Ali Darassa a déclaré dans son communiqué, ça n’engage que lui. Nous, nous sommes sur le terrain, et nous n’avons rien vu en tant que tel. Nous allons nous battre jusqu’au bout pour libérer le peuple centrafricain, et non pour nous cacher derrière une fausse paix afin de demander de quoi manger ou des postes politiques. Notre objectif n’était pas cela. Notre objectif simple, c’est de sauver le peuple centrafricain».

 

Mounir a ainsi souligné que les véritables combattants de la CPC ne trahiront pas leur mission pour des intérêts personnels. Il a comparé leur lutte à celle du peuple israélien dans l’Antiquité, affirmant : « Nous sommes comme Moïses et ses partisans qui ont libéré les Israéliens de l’oppression du roi pharaons. Certains ont vu la puissance de Pharaon et ont eu peur, préférant rester esclaves plutôt que de se battre pour leur liberté. Mais nous, nous n’allons pas céder. Nous continuerons à nous battre, même si nous sommes peu nombreux. Dieu est souvent avec ceux qui ont le courage de se lever contre l’oppression».

 

Ces paroles puissantes de Mounir réaffirment la détermination des combattants fidèles à la cause, tout en dénonçant implicitement ceux qui, comme Darassa, pourraient être tentés de trahir cette mission sacrée.

 

Abdoulaye Tago : Des accusations voilées et un appel à la vigilance.

 

Le général Abdoulaye Tago, tout en s’adressant à ses compatriotes et ses frères d’armes, a exprimé son inquiétude face aux récentes divisions au sein des groupes armés. Sans nommer directement Ali Darassa, Tago a laissé entendre que des éléments infiltrés au sein de la CPC compromettaient la lutte. « Mon Général Ahmad Mounir, nous avons écouté ce que tu as dit, mais nous ne sommes pas pressés de tirer des conclusions. Nous avons pris le temps d’analyser la situation et nous avons compris que parmi nous-mêmes, il y a des traîtres. Quand tu penses trop à l’argent, ton combat ne va pas avancer. Comme vous le savez, quand tu manges quelque chose que tu as récolté par ta propre souffrance, tu le digères bien. Mais si tu manges un truc provenant d’un crime, tu ne vas pas le digérer correctement. Tu vas tout vomir. Certains parmi nous, au sein des groupes armés, ont été corrompus par l’argent de Kiriti, l’argent du mensonge, l’argent du crime. C’est pour cela que la CPC est aujourd’hui bloquée. Mais ceux qui ne sont pas complices, ceux qui sont restés fidèles, continuent de se battre pour le peuple centrafricain».

 

Par ces propos, Tago adresse une critique indirecte mais cinglante à ceux qui ont compromis la cause de la CPC pour des gains personnels, sans mentionner explicitement Ali Darassa, tout en appelant à la vigilance et à la fidélité à la cause.

 

Fessal, porte-parole d’Ali Darassa : Une tentative de justification.

 

Face à la controverse croissante, Ali Darassa a tenté de clarifier sa position par l’intermédiaire de son porte-parole, monsieur Fessal, qui a cherché à corriger les malentendus entourant le communiqué initial. « Ce que M. Idriss Amadou a dit à Bangui est une mauvaise interprétation du message du général Ali Darassa. Le communiqué n’avait pas pour but de négocier un désarmement ou de trahir notre lutte, mais simplement de créer des couloirs humanitaires pour permettre aux cultivateurs et aux commerçants de venir en aide à la population centrafricaine». Fessal a ainsi souligné que le représentant de Darassa à Bangui, monsieur Issa Amadou, avait mal compris et agi à l’encontre des directives de Darassa.

 

Pourtant, cette tentative de justification n’a pas convaincu. Beaucoup y voient une manœuvre pour dissimuler les véritables intentions de Darassa, qui semble de plus en plus isolé et en contradiction avec les autres leaders de la CPC, y compris ses propres éléments.

 

Wagner : Le véritable instigateur derrière Darassa.

 

Derrière cette initiative de Darassa, c’est la main de Wagner qui se profile. Selon plusieurs sources, Darassa aurait été manipulé par le groupe paramilitaire russe pour vendre ses combattants, en vue de les envoyer sur le front ukrainien. Wagner, avec l’appui de figures comme Hassan Bouba, cherche à recruter des éléments de l’UPC pour les utiliser dans ses opérations militaires à l’étranger. Cette trahison des idéaux de la CPC a été la goutte d’eau qui a poussé le général François Bozizé à démettre Darassa de son poste de chef d’état-major.

 

La chute de Darassa : Une fin inévitable.

 

Ali Darassa, autrefois figure clé de la CPC, a perdu toute crédibilité au sein de la coalition. Son initiative, motivée par des intérêts personnels et extérieurs, a révélé son isolement. La CPC, quant à elle, reste unie dans son objectif de libérer le peuple centrafricain. Les dirigeants de la coalition ne permettront pas qu’un homme, manipulé par des puissances étrangères, compromette leur lutte. Darassa, désormais déchu et isolé, incarne l’échec de ceux qui, par ambition personnelle, ont tenté de vendre leur cause à l’ennemi.

 

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Touadera et son armée fantôme : La grande illusion post-embargo

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Touadera et son armée fantôme : La grande illusion post-embargo

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-massacre-de-paoua-le-cnca-pdd-communique/rebelles-3r-bocaranga-img_28mars2018142757-6/” rel=”attachment wp-att-29204″ data-wpel-link=”internal”>Les éléments rebelles du mouvement 3r sur des motos circulant sur la rue principale de Bocaranga, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC
CopyrightCNC

 

L’armée centrafricaine, censée être le socle de la défense nationale, se trouve depuis 11 ans dans une situation alarmante. Alors que les discours officiels laissent entendre que tout va pour le mieux, et que l’armée centrafricaine est désormais montée en puissance, sur le terrain, par contre, la situation est toute autre choses. Les soldats continuent de subir humiliations, privations et manque de soutien. Les promesses répétées de renforcement des capacités n’ont toujours pas permis à cette institution capitale de retrouver sa dignité et son efficacité.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un discours déconnecté de la réalité de l’armée centrafricaine.

 

Lors de la célébration du 64ème anniversaire de l’indépendance, le président Baba Kongoboro a prononcé un discours qui ne peut être qualifié que de pathétique. Parlant de renforcement de notre armée, il a dépeint une réalité qui n’existe que dans ses rêves. Ses mots, loin de rassurer, ont révélé une dangereuse déconnexion avec la situation réelle des forces armées. Ce discours n’était qu’une illusion, un mensonge éhonté, une maladie pathétique qui consiste à tromper constamment le peuple centrafricain. Alors que nos soldats sont laissés à eux-mêmes, manquant de tout, le président préfère peindre un tableau fictif, oubliant que les faits sur le terrain démentent chaque parole prononcée.

 

L’armée centrafricaine: les illusions de la levée de l’embargo.

 

Ces dernières années, l’embargo sur les armes avait été progressivement assoupli par le conseil de sécurité des nations-unies, permettant déjà à la République centrafricaine, s’il y’avait de la volonté politique,  de recevoir des équipements et former ses militaires d’une manière professionnelle. Pourtant, cet assouplissement n’a pas apporté les résultats attendus. Les forces armées continuent de manquer cruellement de moyens, et la levée récente de l’embargo n’a, pour l’instant, rien changé. L’armée reste démunie, ses soldats manquant de matériel de base pour accomplir leurs missions.

 

Humiliations et abandons : le prix caché de l’influence russe.

 

Ce n’est pas à cause de l’embargo que les Mercenaires russes de Wagner se permettent de frapper et de sodomiser nos soldats. Ce n’est pas non plus l’embargo qui explique pourquoi nos officiers supérieurs sont souvent arrêtés et maltraités par ces mêmes mercenaires, sans que les autorités centrafricaines n’osent réagir. Ces humiliations répétées ne sont que le reflet d’un abandon total de l’armée par ses propres dirigeants, qui préfèrent ignorer les abus infligés par leurs « alliés » étrangers.

 

Une armée toujours dépourvue de moyens.

 

Depuis des années, l’armée centrafricaine souffre d’un manque chronique de moyens, et les récentes décisions internationales n’ont rien changé à cet état de fait. Les soldats manquent de tout : véhicules, moyens de communication, uniformes… Les équipements roulant fournis par des partenaires comme la Chine ou les États-Unis sont souvent bloqués par les mercenaires russes du groupe Wagner, ou tombés en panne. Ce n’est pas l’embargo qui pousse les soldats à demander de quoi manger à la population, mais bien l’indifférence des autorités.

 

Une formation militaire dévoyée.

 

La formation dispensée par les mercenaires russes est loin d’être à la hauteur des besoins réels de l’armée centrafricaine. En quelques semaines, les soldats reçoivent une instruction superficielle, sans aucun respect pour les valeurs essentielles d’une armée républicaine. Loin de renforcer l’efficacité des forces armées, cette formation ne fait que les affaiblir davantage, en sapant leur discipline et en les humiliant.

 

des promesses vides face à une réalité accablante.

 

Alors que l’armée centrafricaine devrait être une force unificatrice et protectrice, elle reste entravée par un manque criant de soutien et de moyens. Ce n’est pas l’embargo qui a mené à cette situation, mais bien l’abandon des autorités, plus préoccupées par leur propre maintien au pouvoir que par la sécurité nationale. Tandis que les promesses se multiplient, les soldats, eux, continuent de souffrir en silence.

 

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Appel à l’unité et à la réconciliation : les propositions d’Elie Oueifio pour sortir la Centrafrique de la crise

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Appel à l’unité et à la réconciliation : les propositions d’Elie Oueifio pour sortir la Centrafrique de la crise

 

Centrafrique.org/nzila-la-base-de-la-jeunesse-pionniere-cedee-aux-rwandais-un-symbole-national-perdu/touadera_inauguration_base_jpn_de_nzila/” rel=”attachment wp-att-78638″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Touadera et des officiels lors de l'inauguration d'un centre pour la jeunesse
Le Président Faustin-Archange Touadera lors de l’inauguration du Centre de Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes à Nzila en 2017

 

Dans son document publié en mars 2023, l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio ne se contente pas de dresser un constat alarmant de la situation de son pays. Il va plus loin en proposant une feuille de route pour la réconciliation et la reconstruction nationale. Son appel, empreint d’urgence et de pragmatisme, invite les Centrafricains à transcender leurs divisions pour bâtir ensemble un avenir meilleur. Examinons les principales propositions d’Oueifio pour sortir la Centrafrique de l’ornière.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Retour aux valeurs ancestrales : un socle pour la reconstruction.

 

Oueifio prône un retour aux valeurs traditionnelles centrafricaines comme fondement de la renaissance nationale :

– Réhabilitation de l’éthique du travail et de l’autonomie

– Promotion de la solidarité et de l’entraide communautaire

– Valorisation de la sagesse des anciens dans la résolution des conflits

 

L’ancien ministre estime que ces principes, ancrés dans la culture centrafricaine, peuvent servir de ciment social et moral pour reconstruire le pays.

 

Réforme en profondeur de la gouvernance : les propositions d’Elie Oueifio.

 

Pour Oueifio, une transformation radicale du système politique est indispensable :

– Lutte implacable contre la corruption à tous les niveaux de l’État

– Renforcement de l’indépendance et de l’efficacité de la justice

– Mise en place de mécanismes de contrôle citoyen sur l’action publique

– Promotion de la méritocratie dans la fonction publique

 

Ces mesures consistent à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions et à créer un environnement propice au développement.

 

Réconciliation nationale : panser les plaies du passé.

 

L’ancien ministre insiste sur la nécessité d’un véritable processus de réconciliation :

– Organisation d’un dialogue national inclusif, impliquant toutes les composantes de la société

– Promotion d’initiatives de rapprochement intercommunautaire au niveau local

 

Oueifio souligne que sans un travail de fond sur les blessures du passé, aucune paix durable n’est envisageable.

 

Les propositions d’Elie Oueifio pour valoriser les ressources nationales

 

Pour sortir de la dépendance à l’aide étrangère, Oueifio propose :

– Investissement massif dans l’éducation et la formation technique

– Développement d’une industrie de transformation des matières premières locales

– Promotion de l’agriculture familiale et de l’agro-industrie pour assurer la sécurité alimentaire

– Mise en place d’une politique énergétique basée sur les ressources renouvelables du pays

 

L’objectif est de créer une économie centrafricaine robuste et autonome, capable de subvenir aux besoins de sa population.

 

Refonte de la politique étrangère : vers une véritable souveraineté.

 

Oueifio plaide pour une révision des relations internationales du pays :

– Réévaluation des accords de coopération pour s’assurer qu’ils servent réellement les intérêts centrafricains

– Diversification des partenariats diplomatiques et économiques

– Renforcement des capacités de négociation du pays face aux acteurs internationaux

– Promotion d’une intégration régionale basée sur des intérêts mutuels

 

L’ancien ministre estime qu’une Centrafrique forte sur la scène internationale sera mieux à même de défendre ses intérêts et ceux de son peuple.

 

Les propositions d’Elie Oueifio constituent un véritable plan Marshall pour la Centrafrique. Elles appellent à une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation pour surmonter les défis actuels. L’ancien ministre invite ses compatriotes à prendre leur destin en main, à rejeter la fatalité et à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.

 

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Yaoundé : Les réfugiés centrafricains de Ndi Samba chassés sans ménagement,  21 familles à la rue

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Yaoundé : Les réfugiés centrafricains de Ndi Samba chassés sans ménagement,  21 familles à la rue

 

Centrafrique.org/famille_refugies_cameroun_chassee/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/famille_refugies_cameroun_chassee-450×338.jpg” alt=”Les bagages d’une famille des refugiés centrafricains à Yaoundé chassée de leur domicile. sans menagement total.” width=”450″ height=”338″ />
Les bagages d’une famille des refugiés centrafricains à Yaoundé chassée de leur domicile.

 

La semaine dernière, à Ndi Samba, un quartier périphérique de Yaoundé, vingt-et-une familles de réfugiés centrafricains ont été brutalement expulsées de leurs domiciles après plus de dix ans de vie sur place. Le plus choquant dans cette affaire ? Ces familles, déjà fragilisées par des années d’exil, n’ont eu qu’une semaine pour quitter les lieux, sans autre recours.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les réfugiés centrafricains : une expulsion précipitée et controversée.

 

Parmi ces familles, celle de KOMAS BAMI a été mise à la rue sans autre forme de procès. Malgré les démarches des réfugiés auprès du procureur de Yaoundé, qui avait demandé aux parties en conflit de patienter pour une décision de justice prévue pour le 19 août 2024, rien n’y a fait. Les bailleurs, prétendant détenir les droits légitimes sur les propriétés, n’ont pas jugé bon d’attendre. Ignorant les procédures en cours, ils ont fait évacuer les maisons en utilisant des moyens de pression que beaucoup jugeraient abusifs.

 

Les réfugiés centrafricains  chassés, le silence assourdissant du HCR.

 

Ce qui ajoute une couche d’injustice à cette affaire, c’est l’inaction du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Saisi depuis le 14 août, le service de protection du HCR à Yaoundé reste muet. Aucune assistance, aucun soutien pour ces 21 familles désormais sans abri. Dans un contexte où les réfugiés sont censés bénéficier d’une protection internationale, la passivité du HCR fait froid dans le dos. Comment une organisation censée protéger les plus vulnérables peut-elle rester indifférente face à une telle situation ?

 

Des réfugiés abandonnés à leur sort.

 

Les familles expulsées ne sont pas des cas isolés, mais elles révèlent le malaise croissant auquel sont confrontés de nombreux réfugiés au Cameroun. Vivre dans un pays qui, en théorie, leur accorde protection et droits fondamentaux, mais qui, en pratique, les laisse à la merci de potentiels abus. Les expulsions forcées, sans égard pour les procédures judiciaires en cours, montrent une réalité inquiétante : celle d’un pays où la sécurité des réfugiés semble devenir de plus en plus fragile.

 

Le Cameroun, un pays de moins en moins accueillant pour les réfugiés ?

 

Cette situation laisse présager le pire pour l’avenir des réfugiés au Cameroun. Le fait que des bailleurs puissent expulser des familles, en dépit d’un processus judiciaire en cours, et que le HCR reste inactif, envoie un message alarmant : celui d’un pays qui devient de plus en plus hostile envers les étrangers sur son propre sol.

 

La communauté internationale, et en particulier les organisations de défense des droits des réfugiés, doivent se pencher de toute urgence sur ces dérives. Sans intervention, de nombreux autres réfugiés risquent de subir le même sort que les familles de Ndi Samba, laissés sans abri et sans espoir d’une protection réelle.

 

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Les stagiaires de l’ENAM, en grève,  crient leur désespoir face au blocage de leurs présalaires

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Les stagiaires de l’ENAM, en grève,  crient leur désespoir face au blocage de leurs présalaires

 

Centrafrique.org/nepotisme-en-haute-cour-lascension-de-nimery-ben-colbert-neveu-de-abazene-dans-la-magistrature-centrafricaine/photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service/” rel=”attachment wp-att-72018″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service-450×300.jpg” alt=”Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de service. CopyrightDiaspora” width=”450″ height=”300″ />
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

Les stagiaires de l’École nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM) en République centrafricaine sont à bout de patience. Depuis des mois, ces jeunes professionnels affectés dans diverses branches de la fonction publique, notamment comme statisticiens, greffiers et agents pénitentiaires, attendent en vain le paiement de leurs présalaires. Malgré des manifestations répétées devant le ministère des Finances, leur situation demeure inchangée. L’État, qui leur a promis un soutien financier en attendant leur intégration officielle, ne tient pas parole. Face à ce silence, ces futurs fonctionnaires voient leur avenir devenir de plus en plus incertain.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des promesses en l’air pour les stagiaires de l’ENAM.

 

D’après les textes en vigueur, les stagiaires de l’ENAM ont droit à un présalaire dès leur prise de fonction, ce qui devrait leur permettre de vivre décemment en attendant leur intégration complète dans la fonction publique. Pourtant, cette promesse reste lettre morte. Dès janvier 2024, les dossiers de présalaire ont été soumis, avec l’assurance que les paiements seraient effectués le mois suivant. Nous voici en août, et ces jeunes n’ont toujours pas perçu un sou. Leur frustration les a poussés à manifester plusieurs fois devant le ministère des Finances, mais leurs revendications n’ont trouvé aucun écho favorable.

 

Le blocage vient d’en haut.

 

Ce retard dans le paiement des présalaires serait, en réalité, lié à des décisions prises au plus haut niveau de l’État. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas uniquement le ministère des Finances qui est en cause, mais une commission présidée par le Président Baba Kongoboro lui-même. Ce dernier, en dépit des conseils de ses collaborateurs, aurait choisi de ne pas donner l’ordre de libérer les fonds nécessaires. Cette situation, marquée par une gestion centralisée et peu transparente des finances publiques, rappelle des pratiques autoritaires d’un autre temps, où les décisions se prenaient en cercle fermé, sans tenir compte des lois en vigueur.

 

L’argent va ailleurs, et les stagiaires de l’ENAM en queue de liste.

 

Pourquoi ces paiements sont-ils encore en suspens ? Selon certaines sources, les finances de l’État sont actuellement sous pression, en partie à cause des engagements envers le groupe Wagner. Ces priorités budgétaires mettraient les stagiaires de l’ENAM en queue de liste, les laissant sans ressource pendant des mois. Une situation difficilement tenable pour ces jeunes qui peinent à subvenir à leurs besoins.

 

Manifestations : un espoir ténu.

 

Malgré leurs manifestations répétées devant le ministère des Finances à Bangui, les stagiaires n’ont toujours obtenu aucun résultat. Désormais conscients que la solution pourrait se trouver à un niveau plus élevé, certains envisagent de déplacer leurs manifestations devant la présidence de la République. Ils espèrent ainsi interpeller directement le Président Baba Kongoboro et faire bouger les choses. Néanmoins, l’issue de cette démarche reste incertaine.

 

Entre-temps, plusieurs stagiaires ont dû chercher du travail dans des ONG pour assurer leur survie, tandis que d’autres gardent l’espoir d’une intégration prochaine. Mais même cet espoir est mince, avec des rumeurs persistantes selon lesquelles seuls les plus “connectés” pourraient bénéficier d’une intégration rapide.

 

Une urgence pour la justice sociale et l’avenir de la fonction publique”.

 

Le cas des stagiaires de l’ENAM prouve encore une fois de plus les dysfonctionnements administratifs et les choix budgétaires douteux qui gangrènent le pays. Ces jeunes, qui devraient être soutenus dans leur entrée dans la vie professionnelle, se retrouvent au contraire négligés, sans salaire, ni perspective claire. Il est plus qu’urgent que les autorités prennent la mesure de cette situation et agissent rapidement pour rétablir l’équité et la justice dans le traitement de ces futurs serviteurs de l’État.

 

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Boali : une mosquée transformée en débit de boissons , La Communauté Musulmane Réclame Ses Droits

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une mosquée transformée en débit de boissons  à Boali , la Communauté Musulmane Réclame Ses Droits

Centrafrique.org/touadera-souvenez-vous-encore-de-votre-promesse-dans-la-mosquee-centrale-de-bangui-en-2016/touadera-a-la-mosquee-ali-babolo-km5/” rel=”attachment wp-att-60717″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Touadera-a-la-mosquee-Ali-Babolo-KM5-338×450.jpg” alt=”Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5″ width=”338″ height=”450″ />
Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5 en 2016

 

 

Les violences de 2013 à 2015 en Centrafrique ont forcé des milliers de personnes, y compris la communauté musulmane, à quitter leurs foyers. Les biens abandonnés ont souvent été occupés par d’autres, générant des conflits aujourd’hui. À Boali, un cas particulier montre bien ces tensions foncières, avec une mosquée transformée en débit de boissons.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’Occupation de Biens Abandonnés.

 

En 2013, la communauté musulmane de Boali a fui les violences, laissant derrière elle des propriétés, dont une mosquée centrale. Avec l’exode massif, ces biens ont été rapidement occupés. Verckys Gbanamikien, un habitant de Boali, a ainsi transformé la mosquée en débit de boissons et dépôt de marchandises, affirmant avoir trouvé le bâtiment abandonné. Les tensions se sont accrues lorsque la communauté musulmane a tenté de regagner ses biens, seulement pour constater que la mosquée avait changé de fonction.

 

Mosquée de Boali, la Tentative de Règlement à l’Amiable.

 

Face à cette situation, le Comité Islamique de Boali, représenté par son président Ibrahim Doumbia, a cherché un règlement à l’amiable avec Verckys Gbanamikien. Des réunions ont été organisées, visant à récupérer la mosquée, mais elles se sont soldées par des échecs. Gbanamikien a refusé de quitter les lieux, affirmant que la mosquée avait été abandonnée sans intention de retour. Ce refus a poussé la communauté musulmane à porter l’affaire devant le Tribunal de Grande Instance de Bossembélé, où ils sont représentés par leur avocat, Maître Ali Idriss.

 

Un Cas Représentatif des Tensions Foncières en Centrafrique.

 

Le conflit à Boali est loin d’être un cas isolé. Partout en Centrafrique, des biens abandonnés par des déplacés internes, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, sont aujourd’hui au centre de litiges. La restitution de ces propriétés devient un enjeu important, non seulement pour les propriétaires d’origine, mais aussi pour la réconciliation nationale. À Boali, la communauté musulmane espère que la justice leur restituera leur lieu de culte, symbolisant à la fois leur identité et leur droit à la propriété.

 

Ce cas montre bien la complexité des litiges fonciers dans le pays. Avec la paix qui revient progressivement, la question de la restitution des propriétés demeure un défi majeur pour le gouvernement et les communautés locales. Le jugement du Tribunal de Grande Instance de Bossembélé sera attentivement suivi, car il pourrait établir un précédent important pour d’autres affaires similaires à travers la Centrafrique.

 

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Twitter : Félix Moloua Applaudit la Recolonisation de la Centrafrique par la Russie

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Twitter : Félix Moloua Applaudit la Recolonisation de la Centrafrique par la Russie

 

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

 

« Je suis content et joyeux d’être né dans un pays libre », a déclaré le Premier ministre centrafricain Félix Moloua sur Twitter, se félicitant de l’indépendance de son pays, la République centrafricaine. Mais derrière cette déclaration optimiste se cache une réalité bien plus sombre. En réalité, la Centrafrique est aujourd’hui sous une nouvelle forme de colonisation, imposée par la Russie via son bras armé, le groupe Wagner.

 

Bangui, 18  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un “Pays Libre” Sous la Botte des Mercenaires russes.

 

Félix Moloua, sur Twitter, déclare ceci  : « C’est un privilège d’être né dans un pays libre. En ce jour du 13 août 2024, nous nous souvenons de nos héros nationaux pour leurs efforts désintéressés au service de notre pays bien-aimé. Unis, nous resterons éternellement . Bonne indépendance. », fin de citation.

Pendant que Moloua se gargarise de liberté fantoche, la République centrafricaine subit une véritable recolonisation par la Russie via le groupe Wagner. Ces mercenaires, loin d’apporter la stabilité promise, ont instauré un régime de terreur. Exécutions sommaires, tortures, viols : la liste des exactions commises par Wagner ne cesse de s’allonger, sous le regard complice du gouvernement Moloua.

 

La Recolonisation de la Centrafrique : un Premier Ministre Complice du Pillage National.

 

Félix Moloua, par son silence et son inaction, se rend complice du pillage massif des ressources naturelles centrafricaines par Wagner. Les mines de diamants et d’or du pays sont désormais sous contrôle russe, privant l’État de revenus cruciaux pour son développement. Pendant ce temps, Moloua préfère jouer les autruches sur Twitter plutôt que de défendre les intérêts de son peuple.

 

La Recolonisation de la Centrafrique : l’Armée Nationale Humiliée, le Gouvernement Muet.

 

Des soldats centrafricains battus, sodomisés et emprisonnés par les Russes ; des officiers supérieurs publiquement humiliés : voilà la réalité que Moloua tente de masquer derrière ses tweets patriotiques. Le gouvernement nie même l’évidence, qualifiant de “mensonges” les preuves accablantes des crimes de Wagner, y compris les images insoutenables de soldats centrafricains décapités à Bouca.

 

Une Indépendance Bafouée, des Héros Nationaux Trahis.

 

En célébrant une indépendance fictive, Moloua et son gouvernement trahissent la mémoire des véritables héros de l’indépendance centrafricaine, comme le Président Barthélemy Boganda. Ce dernier se retournerait dans sa tombe en voyant son pays livré à une nouvelle puissance coloniale, avec la bénédiction de dirigeants corrompus.

 

La Trahison des soi-disant Élites.

 

Ceux qui, aujourd’hui, sont censés défendre l’intégrité et la souveraineté de la Centrafrique, ne font que rééditer les erreurs du passé. Comme à l’époque de la traite négrière, où certains Africains collaboraient avec les colonisateurs pour asservir leurs propres peuples, les élites actuelles répètent cette trahison en permettant à une puissance étrangère de piller et de martyriser la nation.

 

Une Indignation Légitime.

 

Le discours de Félix Moloua, célébré et partagé sur Twitter, ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu d’une situation déjà explosive. Comment peut-on prétendre célébrer la liberté alors que le pays est sous occupation étrangère ? Les Centrafricains, qui voient leur pays sombrer dans le chaos sous la complicité de leur propre gouvernement, ont toutes les raisons d’être indignés par ces déclarations hypocrites. Le silence et l’inaction du gouvernement face à l’oppression russe ne font que renforcer l’idée que la Centrafrique n’a jamais été réellement libre, et ne le sera peut-être jamais tant que ses dirigeants continueront à trahir leur propre peuple.

 

Le Peuple Centrafricain Mérite Mieux.

 

Alors que Moloua se félicite d’être “né dans un pays libre”, les Centrafricains ordinaires souffrent quotidiennement sous l’occupation russe. Chômage, insécurité, pauvreté : voilà la vraie liberté que connaissent les citoyens, bien loin des discours creux de leur Premier ministre.

 

En réalité, la déclaration de Félix Moloua n’est pas seulement une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Elle est la preuve flagrante de la déconnexion totale entre une élite politique vendue à l’étranger et un peuple qui aspire à une véritable indépendance. Il est grand temps que les Centrafricains se libèrent, non seulement de l’emprise russe, mais aussi de dirigeants qui ont trahi leur serment et leur pays.

 

 

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Zémio, la milice Azandé lance une opération du recrutement de 30  jeunes musulmans

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Zémio, la milice Azandé lance une opération du recrutement de 30  jeunes musulmans

 

Centrafrique.org/grande-offensive-des-wagner-ti-azande-et-les-russes-contre-lupc-a-mboki-zemio-et-djema/ecusson-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-75987″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/ecusson-wagner-ti-azande-201×450.jpg” alt=”Écusson brodé noir affichant un crâne avec des fusils croisés, marqué des mots “WAGNER TI AZINDE” en vert.” width=”201″ height=”450″ />
Écusson de ‘Wagner Ti Azinde’, illustrant l’identité visuelle de ce groupe avec un crâne et des fusils, caractéristiques des insignes militaires.

 

Un nouveau chapitre s’ouvre dans la saga troublante de l’influence russe en Centrafrique. À Zémio, ville située à 1113 km de Bangui, la milice Wagner-Ti-Azandé, fruit de la collaboration avec les Mercenaires russes, lance une campagne de recrutement ciblant spécifiquement 30 jeunes de la communauté musulmane. Cette manœuvre inattendue, survenant deux ans après les exactions commises contre cette même communauté, révèle l’emprise grandissante de ces groupes armés sur ces localités éloignées du pays.

 

Bangui, 18 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La milice Azandé : une alliance trouble avec Wagner.

 

Il est important de rappeler que les miliciens Azandé avaient, à l’origine, pour mission de combattre les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dans la préfecture du Haut-Mbomou. Sous l’impulsion du gouvernement, ces miliciens ont été formés à Obo par des instructeurs russes du groupe Wagner. Depuis, ils ont réussi avec l’appui matériels et humain du groupe Wagner à prendre le contrôle des villes de Mboki, Zémio et Djéma, où ils se sont établis solidement depuis mai dernier.

 

Le gouvernement affirme que ces miliciens ont été intégrés aux forces armées nationales, mais sur le terrain, la réalité semble tout autre. Les mercenaires russes continuent de superviser directement les opérations de ces groupes armés, allant même jusqu’à demander aux populations locales de contribuer financièrement et en nourriture pour soutenir les miliciens. Cette situation a déjà conduit à des tensions, notamment lorsque ces derniers ont manifesté à Zémio en tirant en l’air pour réclamer le paiement de leurs soldes.

 

La milice Azandé : un recrutement qui soulève de nombreuses questions.

 

L’annonce du recrutement de jeunes musulmans par Wagner-Ti-Azandé a pris tout le monde au dépourvu. Selon des sources locales, le chef du quartier musulman a reçu l’ordre de lancer un appel public pour recruter 30 jeunes. Cette décision est d’autant plus surprenante que ces miliciens sont censés faire partie des forces armées nationales, dont le recrutement relève normalement du gouvernement.

 

Les raisons de ce recrutement ciblé demeurent floues, laissant place à de nombreuses spéculations. Pourquoi cette milice, censée être une force officielle, continue-t-elle de se comporter comme un groupe indépendant, capable de recruter de manière aussi sélective ? Pourquoi cibler particulièrement les jeunes musulmans, une communauté qui a été durement éprouvée par ces mêmes miliciens il y a à peine deux ans ?

 

La communauté musulmane sur le qui-vive.

 

Face à cette situation, l’inquiétude règne au sein de la communauté musulmane de Zémio. Ses dirigeants ont interpellé les miliciens Azandé sur les véritables objectifs de ce recrutement et son instigateur. L’absence de réponses claires ne fait qu’alimenter les craintes d’une possible manipulation ou d’un regain de violence.

 

Un habitant de Zémio, qui a requis l’anonymat par peur de représailles, a confié : “Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Il y a quelques mois, ces mêmes miliciens nous persécutaient, et maintenant ils veulent recruter nos enfants ? Que se passera-t-il si nous refusons ?”

 

Cette crainte est partagée par de nombreux membres de la communauté, qui se souviennent encore des exactions passées. Un imam local a ajouté : “Nous avons peur que nos jeunes soient utilisés comme chair à canon ou forcés à commettre des actes contre leur propre communauté”.

 

 

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Et si la mobilisation générale de la presse sénégalaise pouvait inspirer en Centrafrique…

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Et si la mobilisation générale de la presse sénégalaise pouvait inspirer en Centrafrique

 

les journaux de Centrafrique
les journaux de Centrafrique

 

Face aux pressions fiscales et aux tentatives d’intimidation diverses exercées par le pouvoir de Diomaye Faye, la presse sénégalaise se montre plus que mobilisée. Elle a organisé une « journée sans presse » le mardi 13 Aout dernier. Si celle-ci a été largement suivie, on est tenté de se demander si les hommes de médias centrafricains pourraient s’inspirer du modèle de leurs confrères sénégalais, en exprimant clairement leurs positions alors que l’Etat se refuse à leur verser les subventions annuelles, pourtant inscrites dans le budget national, ce, au titre de chaque année.

 

Bangui, 18  août 2024.

Par Ben Wilson NGASSAN (Editorialiste et journaliste indépendant).

 

L’occasion peut aussi faire le larron. Si l’actualité sénégalaise est marquée ces derniers jours par le bras de fer entre la presse et les autorités nouvellement élues, l’on ne peut s’empêcher de porter un regard analytique sur la situation plus que catastrophique dans laquelle vivent les hommes de médias centrafricains.

Le Président Touadéra, sur proposition du ministre de la communication Maxime Balalou, a beau organisé ces derniers jours ce qu’il qualifie de « déjeuner de presse », seulement, malgré la « grande fête » et les quelques pas de danse esquissés par le numéro un centrafricain lors de cette rencontre, rien n’occulte le difficile quotidien des hommes de médias centrafricains qui broient le noir depuis bientôt trois ans, sans subventions de l’Etat.

Les responsables des médias privés ont beau interpellé le ministre de tutelle sur cette situation économique exécrable, celui-ci n’a fait que rappeler des promesses toujours loin d’être tenues. Si cela ne frise pas un manque de respect pour les professionnels de médias, c’est certainement l’identité remarquable du pouvoir de Touadéra, basé sur le mensonge, les intimidations et le déni. Qui donc pour sauver les médias centrafricains ?

Si l’on parle, ici, de subventions de l’Etat, l’on ne fait guère appel à une aumône qui conditionne la main qui reçoit. Il s’agit là d’un droit auquel les entreprises de presse doivent se prévaloir. Et cela est inscrit en noir sur blanc sur le budget de l’Etat. Même si l’on peut reprocher d’une certaine façon au régime Bozizé sa phobie pour la presse, l’on se souvient bien qu’à l’époque du « général putschiste », les structures médiatiques percevaient bien leurs subventions, même si celles-ci restent insignifiantes.

Or, force est de constater que depuis son accession au pouvoir, l’administration Touadéra s’est systématiquement donnée pour mission de « sevrer » la presse des subventions que verse l’Etat. Cependant, à l’opposé, de nombreuses entreprises de presse en Centrafrique paient régulièrement leurs impôts. Demandez aux responsables des quotidiens « Le Démocrate », « Le Citoyen » ou encore « L’Hirondelle ».

Il est souvent curieux d’entendre les observateurs porter des critiques sévères contre les médias centrafricains : « partisans », « peu fiables », « peu crédibles », les présente-t-on, cependant, personne n’ose poser le vrai débat sur ce qui est du modèle économique de ces entreprises de presse dans une Centrafrique où l’économie est en lambeaux et/ou l’Etat ne fait absolument rien pour rendre propice le climat d’affaires.

L’on peut beau se « décharger » sur les actuels tenants du pouvoir quant à leur manque criant de considération envers la presse et les journalistes, mais c’est à se demander aussi si les journalistes se prennent déjà au sérieux pour mériter le respect auxquels ils ont droit dans une société dite démocratique.

Dans les Etats « normaux », les journalistes sont les baromètres de la démocratie et de l’Etat de droit. Inutile de rappeler le rôle o combien louable assuré par les médias sénégalais dans la dernière alternance démocratique dans cet Etat frère.

Excusez du peu ce qu’on qualifiera de « crise de lèse-majesté » dans cette tribune, notre seule motivation est de renvoyer chacun à ses responsabilités dans cette Centrafrique que nous voulons tous juste et prospère. Que Dieu veille sur notre Nation !

 

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Mobilisation Générale à Béloko : Le Contingent Rwandais et les Associations Locales Nettoient le Centre de Santé de Cantonnier

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Mobilisation Générale à Béloko : Le Contingent Rwandais et les Associations Locales Nettoient le Centre de Santé de Cantonnier

 

Centrafrique.org/nettoyage-aux-abords_centre-de-sante_decantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Les jeunes de la localité, équipés de gilets de sécurité, nettoient et rénovent les abords du centre de santé de Cantonnier sous la supervision des soldats de la MINUSCA
Les jeunes des associations Waly et Kra nettoient activement les abords du centre de santé de Cantonnier, sous l’œil attentif des soldats de la Minusca.

 

Le contingent rwandais de la MINUSCA, en partenariat avec l’association Koli et Wali Gara, ainsi que les jeunes et les chefs des quartiers, ont uni leurs efforts ce mercredi 14 août 2024 pour remettre en état de propreté le bâtiment du centre de santé de Cantonnier. Cette action s’inscrit dans une initiative du corps des soldats rwandais basés à Béloko, visant à renforcer les infrastructures locales.

 

Bangui, 18 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Encouragements et Appels à la Solidarité Nationale.

 

Jean Sheyaka, major du contingent rwandais, a salué l’implication des participants et les a exhortés à continuer de travailler avec ardeur pour le développement du pays. Il a rappelé que celui qui s’investit dans la construction protège efficacement les fruits de son travail. Jean Kitamber Yambadi, chef de quartier à Oropatu, a exprimé sa satisfaction à l’issue de l’activité et a lancé un appel à l’Union Nationale des Jeunes et au gouvernement centrafricain pour soutenir de telles initiatives.

Réunion de soldats de la MINUSCA et de jeunes locaux pour coordonner l’initiative de nettoyage autour du centre de santé de Cantonnier
Les soldats rwandais de la MINUSCA discutent avec les jeunes de Cantonnier lors d’une initiative de nettoyage des abords du centre de santé de Cantonnier, près de la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

L’Esprit d’Équipe au Service de la Communauté.

 

Cette démarche communautaire est un exemple concret de l’engagement des soldats rwandais et des associations locales à améliorer les conditions de vie dans leur communauté. Des actions similaires ont déjà été menées à Béloko, notamment aux abords du commissariat de police et de l’école Poste, démontrant la volonté collective de construire un environnement sain et sécurisé.

 

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Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

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Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Le 13 août dernier, aux environs de 11 heures du matin, une opération militaire menée par les Mercenaires russes du groupe Wagner a tourné au fiasco sur deux chantiers miniers situés à proximité de Markounda, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Des morts sont à déplorer tant parmi les civils que parmi les combattants.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les préparatifs de l’opération des Wagner .

 

Tout a commencé vers 10 heures du matin du mardi 13 août lorsque les artisans travaillant sur les sites miniers de Roquette et Bangui ont remarqué que leur réseau téléphonique avait subitement été coupé. Loin d’être une coïncidence, cette coupure était le signe précurseur d’une attaque imminente, une tactique bien connue des mercenaires de Wagner. Comprenant la gravité de la situation, certains ouvriers ont immédiatement fui pour se cacher, tandis que les combattants des groupes armés, identifiés comme ceux du mouvement 3R, qui contrôlent ces zones minières, se sont préparés à résister.

 

Débâcle des forces russes lors de l’opération des Wagner.

 

Les rebelles ont tendu une embuscade à quelques kilomètres du chantier Roquette, attendant l’arrivée des mercenaires russes. Quelques heures plus tard, les premiers Wagner, lourdement armés et  sur des motos, se sont précipités dans le piège tendu par les 3R, déclenchant ainsi un violent affrontement. Malgré leur équipement sophistiqué, les Wagner ont subi de lourdes pertes face à la résistance des 3R.

 

Bilan de l’affrontement.

 

Les rebelles, bien que moins équipés face aux équipement sophistiqués  des Wagner, ont réussi à infliger de lourdes pertes aux mercenaires russes, détruisant 5 de leurs motos et tuant deux d’entre eux sur place, d’autres ont été blessés. Les Wagner, malgré leur recours à des armes lourdes et de précision, n’ont pas réussi à déloger les 3R et ont finalement dû battre en retraite, abandonnant leur objectif initial. Pendant ce temps, les civils et artisans présents sur le chantier de Roquette ont profité du chaos pour s’enfuir vers les villages voisins, certains rejoignant Markounda, d’autres Nanga-Boguila ou Kouki.

 

Massacre de civils.

 

Sur l’autre site minier, surnommé Bangui, la situation a été encore plus tragique. Sans présence de combattants, les civils ont été pris pour cible. Une dizaine d’entre eux ont été tués, d’autres ont réussi à fuir, mais les survivants parlent de véritables massacres perpétrés par les mercenaires russes.

 

Intervention aérienne inefficace.

 

Face à la résistance inattendue sur le chantier Roquette, les mercenaires russes ont été contraints d’appeler des renforts aériens. Deux hélicoptères, stationnés à Bouar,  sont intervenus en fin de journée pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Malheureusement, les rebelles avaient déjà pris la fuite dans la brousse, rendant l’opération aérienne de Wagner inefficace. Les Wagner ont ensuite procédé à des ratissages sur le chantier de 13 à 20 heures, mais sans trouver de traces des combattants ni des civils.

 

Un bilan désastreux.

 

Ces événements montre une nouvelle fois la violence qui règne dans les zones minières du pays, où civils et combattants se retrouvent pris dans un cycle de violence incessant. Les survivants de ces attaques ont raconté leur nuit de fuite, traversant la brousse pour atteindre des lieux plus sûrs, marqués par la peur et la perte de leurs proches. Ces chantiers miniers, sous le contrôle des groupes armés, deviennent de plus en plus des zones de guerre où les civils paient le prix fort.

 

Le chaos qui s’est déroulé ce jour-là près de Markounda n’est que le reflet d’une situation plus large et dramatique, où les ambitions économiques se mêlent aux intérêts militaires, laissant les populations locales démunies face à une violence qui ne faiblit pas.

Le gouvernement centrafricain porte une lourde responsabilité en continuant à s’appuyer sur ces forces incontrôlées.

 

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Tractations et coup bas : Le MCU en pleine tension à l’approche de la Législative 2025

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Tractations et coup bas : Le MCU en pleine tension à l’approche de la Législative 2025

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

À Ouanda-Djallé, une localité de la préfecture de la Vakaga, la bataille pour le contrôle de la circonscription en vue des législatives de 2025 a pris un tournant inattendu. Le Mouvement des cœurs unis (MCU), parti présidentiel, est en proie à de vives tensions internes suite à l’éviction soudaine du député actuel, Adan Idriss, qui a été écarté au profit d’Hassan  Côme, ancien ministre du Commerce.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le MCU: un coup de force qui passe mal.

 

Il y a quelques jours, une mission du MCU devait se rendre dans la Vakaga, incluant des étapes à Ouanda-Djallé, Birao et Amdafock. La délégation devait compter plusieurs députés du parti, dont Adan Idriss, le député en exercice de Ouanda-Djallé. Pourtant, à la veille de leur départ pour l’aéroport de Bangui Mpoko, un changement de dernière minute a bouleversé les plans : Adan Idriss a été retiré de la liste des participants, remplacé par Hassan  Côme, magistrat et ancien ministre du Commerce.

 

Colère et frustration parmi les habitants.

 

Cette modification, qui n’est rien qu’un coup bas du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre résident de la Vakaga, a créé la surprise et provoquer une vive réaction, tant au sein de la délégation que parmi les habitants de Ouanda-Djallé. Une fois sur place, la nouvelle de l’éviction du député Adam Idriss commence à circuler, et la population exprime son mécontentement face à ce qu’elle considère comme une décision arbitraire et injuste.

 

Les habitants de Ouanda-Djallé, qui soutiennent fermement leur député Adan Idriss, ont ressenti cette manœuvre politique comme une trahison. Des jeunes, en colère de ne pas voir leur représentant parmi la délégation, ont même songé à manifester leur frustration. Toutefois, à la demande de leur député, ils ont décidé de garder leur calme, bien que la tension demeure palpable.

 

Un ministre fauteur de troubles, le MCU en crise.

 

Un habitant de Ouanda-Djallé confie  : “C’est une haute trahison” de la part du MCU de nommer Hassan  Côme, un homme qui n’a jamais mis les pieds à Ouanda-Djallé depuis son entrée au gouvernement pour la première fois en 2016. Pour eux, cette nomination est non seulement provocatrice, mais elle pourrait aussi aggraver les tensions déjà existantes dans la région.

 

Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, originaire de la Vakaga, est pointé du doigt comme l’instigateur de cette crise. Ses manœuvres politiciennes ne sont pas nouvelles dans cette région, où il est accusé de manipulation à divers niveau, y compris les exactions du groupe Wagner dans cette préfecture.

 

“Abazène divise plus qu’il ne rassemble”, déclare un cadre du MCU sous couvert d’anonymat. Son comportement risque de redoubler les tensions déjà vives dans cette zone fragile du pays.

 

La population méprisée par le MCU est en colère.

 

coup bas, les habitants de Ouanda-Djallé ont envisagé de manifester leur colère. Seul l’appel au calme du député évincé a permis d’éviter des débordements immédiats. Pourtant, la frustration reste palpable.

 

“On nous traite comme des pions qu’on peut déplacer à sa guise”, fulmine un jeune de la localité. Cette attitude du MCU risque de coûter cher au parti lors des prochaines législatives prévues en 2025. Heureusement, ces élections seront une simple nomination aux postes de député.

 

En imposant un candidat sans ancrage local et en écartant un élu apprécié, le MCU démontre son mépris total pour la démocratie locale. Cette crise révèle une fois de plus les profondes divisions qui minent le parti présidentiel, plus préoccupé par les luttes intestines que par les véritables besoins de la population centrafricaine.

 

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Centrafrique : Le discours de Touadéra, une mascarade face à un pays en lambeaux

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Le discours de Touadéra, une mascarade face à un pays en lambeaux

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou-450×410.jpg” alt=”Touadera en train de faire son discours à Moscou lors du forum consacré à la lutte contre les pratiques contemporaine du néocolonialisme .” width=”450″ height=”410″ />
Touadera en train de faire son discours à Moscou lors du forum consacré à la lutte contre les pratiques contemporaine du néocolonialisme .

 

En pleine célébration du 64e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadéra a une nouvelle fois tenté de rallier les rebelles et l’opposition au processus de paix. Mais derrière ce discours, ses détracteurs voient une manœuvre de diversion, destinée à détourner l’attention des nombreux problèmes qui gangrènent le pays, notamment l’influence grandissante du groupe Wagner et la crise économique qui continue de s’aggraver.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le discours de Touadéra: un appel à la paix qui cache mal la mainmise de Wagner.

 

Lors de son allocution, Touadéra a exhorté l’opposition armée et politique à rejoindre le processus de paix. Un appel qui, selon Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), relève de l’ironie. « Aujourd’hui, l’ironie du sort veut que le pays soit dirigé de fait par le groupe Wagner », déclare-t-il. Ces mercenaires russes, déjà bien enracinés dans les secteurs sécuritaire et économique, incarnent pour l’opposition une nouvelle forme de colonisation, 64 ans après l’indépendance.

 

Pour Ziguélé, les paroles du président sont vides de sens face à une réalité où l’État de droit est constamment bafoué. La Constitution, que Touadéra a juré de respecter à deux reprises, est selon lui, délibérément piétinée. « Nous ne faisons pas la guerre, nous défendons simplement cette Constitution qui est la base de notre République », souligne-t-il, avant de dénoncer la volonté du président de réinstaurer des pratiques autocratiques sous couvert de République.

 

Une Économie en Chute Libre.

 

Au-delà de la crise politique, c’est l’effondrement économique qui frappe de plein fouet la population. “L’inflation est devenue un fléau dans un pays aux salaires parmi les plus bas d’Afrique”, déplore Ziguélé. L’agriculture, jadis pilier de l’économie, est à l’agonie : “Le coton, le café… tout a disparu”.

 

La corruption gangrène le pays jusqu’aux portes de la capitale. Ziguélé cite l’exemple révoltant d’un barrage de gendarmerie à 9 km de Bangui, où “les moto-taxis sont rackettés quotidiennement”. Un symbole de l’absence totale de volonté politique de changement.

 

Un pays au bord de l’implosion.

 

En guise de conclusion de sa déclaration, Ziguélé avertit des conséquences sociales graves si aucune réforme audacieuse n’est entreprise. « C’est une cocotte-minute prête à exploser », prévient-il. Le manque de routes, l’isolement des régions et la désorganisation complète des infrastructures sont autant de facteurs qui accentuent le sentiment d’abandon ressenti par une grande partie de la population.

 

Il accuse le gouvernement de s’enfermer dans une tour d’ivoire, déconnecté de la réalité quotidienne des Centrafricains. « On se demande même si lorsque le président de la République lit son discours, il est au courant de la réalité du terrain », se demande Ziguélé. Cette déconnexion est d’autant plus criante quand on sait que la plupart des membres du gouvernement, y compris le président lui-même, ne mettent jamais les pieds en province.

 

L’appel à la paix du président Touadéra semble donc destiné à rester lettre morte, faute de réelle volonté de changement. Les Centrafricains, eux, attendent toujours des actions concrètes pour sortir de l’impasse dans laquelle leur pays est plongé.

 

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Centrafrique : une armée en décomposition silencieuse

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une armée en décomposition silencieuse

Centrafrique.org/le-chef-detat-major-le-general-zephyrin-mamadou-est-sous-le-feu-des-critiques-des-faca/le-general-de-corps-darmees-zephirin-mamadou-chef-detat-major/” rel=”attachment wp-att-63842″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-de-corps-darmees-Zephirin-Mamadou-chef-dEtat-major-450×434.jpg” alt=”Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major” width=”450″ height=”434″ />
Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major

 

Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro. 

Malgré la présence de plus en plus croissante des soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) sur la quasi-totalité du territoire national, des dysfonctionnements structurels et des pratiques douteuses menacent leur intégrité et leur efficacité. Ces problèmes résultent de décisions politiques biaisées et d’une gestion chaotique des effectifs militaires, révélant une armée fragile, voire en voie de désintégration, selon un rapport du Crisis Group.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une armée en décomposition : Un recrutement au mépris de toute légalité.

 

Le gouvernement centrafricain, dans son avidité de pouvoir, piétine allègrement le Plan National de Défense qu’il avait lui-même établi en 2017. Les recrutements, véritables foires au népotisme et au tribalisme, font fi de toute procédure légale. Ce dysfonctionnement est amplifié par la multiplication des lignes de commandement au sein de l’armée, où chaque bataillon semble obéir à une hiérarchie distincte, qu’il s’agisse de l’état-major, du ministère de la Défense, ou de la présidence. Cette mascarade ne produit qu’une armée de façade, plus fidèle aux intérêts personnels qu’à l’État.

Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds/” rel=”attachment wp-att-44280″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR
Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR

 

Une armée en décomposition : une formation expéditive aux conséquences désastreuses

 

Sous la tutelle de mercenaires russes aux méthodes douteuses, la formation des soldats centrafricains est réduite à peau de chagrin. Quelques semaines suffisent désormais pour transformer des civils en “soldats”, une plaisanterie macabre qui envoie ces hommes mal préparés au massacre. Les pertes et les désertions qui en résultent ne semblent guère émouvoir les autorités, trop occupées à s’enrichir. Ces manquements, pourtant très visibles,  fragilisent non seulement l’efficacité des FACA mais amplifient également les tensions au sein des forces armées, rapporte Crisis Group dans son rapport produit en 2022 sur la désintégration de l’armée nationale centrafricaine.

 

Un financement opaque et désastreux

 

La gestion calamiteuse du budget de la défense nationale force les soldats à se muer en racketteurs, braqueurs et autres  pour survivre dans telle condition. Au même moment, la militarisation de la capitale Bangui, combinée à la corruption généralisée, alimente un mécontentement croissant parmi les militaires, qui pourrait, à terme, menacer la stabilité même de la République centrafricaine.

 

L’humiliation des Wagner, ultime affront

 

Comble de l’ironie, les mercenaires russes, censés “assister” les FACA, se comportent en véritables seigneurs de guerre, humiliant ouvertement les soldats centrafricains. Les pratiques brutales et l’humiliation des militaires centrafricains par ces mercenaires du groupe Wagner ont déjà conduit à des arrestations de certains officiers supérieurs et conduits  à Bangui. Le gouvernement, dans sa lâcheté ou sa complicité, reste muet face à ces exactions, préférant sacrifier la dignité de son armée sur l’autel de ses intérêts personnels. Comme l’a dit Crisis groupe dans son rapport, sans une réaction ferme de la part du gouvernement, ces tensions pourraient rapidement dégénérer en un soulèvement au sein de l’armée.

 

Un avenir sombre, une nation en péril

 

Pour éviter une nouvelle désintégration de l’armée, selon les experts militaires, le gouvernement centrafricain doit impérativement se conformer aux principes du Plan National de Défense. Cela inclut un recrutement transparent, une formation adéquate des soldats, et une gestion stricte des ressources financières. Il est également capital de rétablir une coordination cohérente au sein de la chaîne de commandement.

Toutefois, sans un sursaut miraculeux – et peu probable – des autorités, la République centrafricaine court droit à l’abîme. L’effondrement annoncé des FACA n’est que le prélude à un chaos généralisé qui menace d’embraser le pays entier. Le gouvernement centrafricain, par son incompétence crasse et son mépris pour son propre peuple, porte l’entière responsabilité de ce désastre en devenir.

 

Une réforme urgente pour éviter le chaos

 

En réalité, l’état lamentable des FACA n’est que le reflet d’un État failli, incapable de protéger ses citoyens et prêt à vendre son âme au plus offrant. Sans un changement radical – qui semble hors de portée des dirigeants actuels,  la République centrafricaine est condamnée à rester le maillon faible d’une région déjà instable, une poudrière prête à exploser à la moindre étincelle.

 

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La corruption qui gangrène la Centrafrique : les constats alarmants de l’ancien ministre Elie Oueifio

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La corruption qui gangrène la Centrafrique : les constats alarmants de l’ancien ministre Elie Oueifio

 

Monsieur Félix Moloua
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature centrafrique

 

Dans une analyse sans concession, Elie Oueifio, ancien ministre centrafricain, dénonce l’ampleur de la corruption qui ravage son pays. Ses observations, fruits d’une longue expérience au sein du gouvernement, révèlent un système gangrené où l’intérêt personnel prime sur le bien commun. Son constat est sans appel : la corruption est devenue un cancer qui ronge les fondements mêmes de la République centrafricaine.

 

Bangui, 16  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un fléau omniprésent : la corruption à tous les étages en Centrafrique.

 

Oueifio dresse un tableau accablant de la situation. Selon lui, la corruption a infiltré tous les niveaux de la société centrafricaine, des plus hautes sphères de l’État jusqu’aux échelons les plus bas de l’administration. Il pointe du doigt un système où les pots-de-vin sont devenus la norme, où les détournements de fonds publics se font au vu et au su de tous.

 

L’ancien ministre n’hésite pas à citer des exemples concrets, évoquant des marchés publics truqués, des nominations basées sur le népotisme plutôt que sur la compétence, et des ressources naturelles pillées au profit d’une poignée d’individus.

 

L’impunité : le carburant de la corruption en Centrafrique.

 

Oueifio fustige ce qu’il considère comme une culture de l’impunité. Il dénonce le fait que les auteurs de malversations, même lorsqu’ils sont identifiés, échappent souvent à toute sanction. Cette absence de conséquences, selon lui, ne fait qu’encourager la perpétuation de ces pratiques néfastes.

 

L’ancien ministre critique notamment l’inaction face aux rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles ces documents accablants restent lettre morte, suggérant que certains hauts responsables pourraient avoir intérêt à étouffer ces affaires.

 

Les conséquences désastreuses pour le pays.

 

Oueifio ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque l’impact de la corruption sur le développement de la Centrafrique. Il estime que ce fléau prive l’État de ressources cruciales, empêchant la mise en place de services publics efficaces et d’infrastructures essentielles.

 

L’ancien ministre va plus loin, affirmant que la corruption contribue à maintenir le pays dans un état de dépendance vis-à-vis de l’aide internationale. Il établit un lien direct entre ce phénomène et la perpétuation des crises qui secouent la nation.

 

Des mesures radicales pour enrayer le fléau.

 

Face à ce constat alarmant, Oueifio plaide pour des actions immédiates et vigoureuses. Il appelle à une refonte complète du système, proposant des mesures concrètes :

– Renforcement des pouvoirs de la justice pour poursuivre les corrompus, quel que soit leur rang

– Mise en place d’un système de contrôle rigoureux des dépenses publiques

– Sensibilisation massive de la population aux méfaits de la corruption

– Valorisation de l’intégrité et de l’honnêteté dans la fonction publique

 

Le cri d’alarme d’Elie Oueifio résonne comme un défi lancé à ses compatriotes. Son message est clair : sans une lutte acharnée contre la corruption, la Centrafrique ne pourra jamais se relever. L’ancien ministre appelle à une prise de conscience collective, estimant que chaque citoyen a un rôle à jouer dans ce combat.

 

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Centrafrique : comment Touadera exploite la misère pour gonfler les rangs du MCU

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comment Touadera exploite la misère pour gonfler les rangs du MCU

 

Centrafrique.org/Centrafrique-une-marche-de-la-fin-et-de-la-honte-en-faveur-du-referendum-constitutionnel/meeting-des-partisans-du-president-touadera-au-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-la-capitale-centrafricaine-bangui/” rel=”attachment wp-att-60427″ data-wpel-link=”internal”>meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui
meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui

 

Sous le règne de Faustin-Archange Touadera, la jeunesse centrafricaine se voit poussée dans les bras du Mouvement des cœurs unis (MCU) par une pauvreté délibérément instaurée. La misère, loin d’être une conséquence, devient une stratégie politique où le manque de travail et de ressources contraint les jeunes à s’aligner avec le pouvoir en place. Cet article met en lumière cette manipulation cruelle, où l’adhésion au MCU devient une nécessité imposée par la faim et le désespoir.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La jeunesse désabusée : entre chômage et survie.

 

La République centrafricaine connaît un taux de chômage alarmant, particulièrement parmi les jeunes. Diplômés ou non, ils peinent à trouver du travail et sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le Mouvement des cœurs unis (MCU), le parti présidentiel, dans l’espoir d’une embauche.

 

« J’ai fait tout ce qu’il fallait pour réussir : études, concours, tout. Mais aujourd’hui, je me retrouve sans emploi, abandonné à mon sort. On m’a dit que rejoindre le MCU était ma seule chance, alors j’ai adhéré, mais rien ne change », confie Étienne, un jeune diplômé en droit, désemparé.

 

Touadera exploite la misère : quand l’espoir se heurte à l’arbitraire

 

L’histoire de Sylvain, professeur d’histoire-géographie, prouve parfaitement la situation. Intégré dans la fonction publique, il a été brusquement radié après avoir refusé une mutation arbitraire à Obo lors du contrôle des effectifs. Désormais sans emploi, il tente désespérément de trouver de l’aide au sein de sa propre famille.

 

« Mon frère est bien placé dans le parti au pouvoir, je pensais qu’il pourrait m’aider à récupérer mon poste. Mais il m’a simplement dit d’attendre. Des milliers de jeunes sont dans la même situation que moi, et le parti ne sait pas quoi faire de nous. C’est comme si notre avenir n’avait aucune importance », raconte Sylvain, visiblement désabusé.

 

Touadera exploite la misère:  le poids du népotisme et du clientélisme.

 

Le témoignage de Sylvain souligne une réalité amère : en Centrafrique, l’accès à l’emploi dépend de plus en plus de son allégeance au régime. Les liens familiaux sont minés par le clientélisme, et même ceux qui sont proches du pouvoir se retrouvent impuissants face à l’arbitraire du système.

 

« Ce n’est pas que je ne veux pas aider mon frère, mais le parti est submergé par les demandes. Les places sont rares et réservées à ceux qui sont prêts à tout sacrifier pour le MCU. C’est une course à l’opportunisme, et ceux qui en sont exclus n’ont aucune chance », explique Lucien, le frère de Marc, potentiel candidat aux législatives sous la bannière du MCU en 2025.

 

L’éducation en péril : une jeunesse sacrifiée.

 

La situation des enseignants en Centrafrique est emblématique du naufrage général du pays. Privés de moyens, soumis à des mutations arbitraires et parfois même radiés sans justification, ils sont le reflet d’un système éducatif à l’agonie.

 

« Nous voulons simplement enseigner, transmettre notre savoir à la jeunesse. Mais comment le faire quand nous avons manqué des moyens éducatifs? Nous sommes sacrifiés sur l’autel d’un pouvoir qui ne voit en nous que des pions à manipuler », déplore une enseignante, qui a souhaité rester anonyme par crainte de représailles.

 

L’avenir en otage : la répression comme ultime recours.

 

Face à une population de plus en plus désillusionnée et révoltée, le régime de Baba Kongoboro s’appuie sur la répression pour maintenir son emprise. Le recours aux mercenaires du groupe Wagner, tristement célèbre pour ses exactions, est devenu monnaie courante pour faire taire toute opposition.

 

« Ici, on ne vit plus, on survit. La peur est omniprésente, et le moindre mot de travers peut vous coûter la vie. On nous terrorise pour nous faire taire, mais même cela ne suffit plus. Le peuple en a assez, mais que pouvons-nous faire contre des armes et des assassins ? », témoigne un habitant de Bangui sous couvert d’anonymat.

 

une nation à reconstruire.

 

La République centrafricaine se trouve à un tournant alarmant de son histoire. La misère, le chômage et la répression ne sont pas des fatalités, mais les conséquences directes d’une gouvernance défaillante. Les témoignages de ces citoyens centrafricains rappellent avec force que derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des espoirs déçus et une jeunesse sacrifiée. Le pays ne pourra se relever qu’en rétablissant la justice, en redonnant à chaque citoyen sa dignité et en offrant à la jeunesse les opportunités qu’elle mérite.

 

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Indépendance Cha Cha 2024

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Indépendance Cha Cha 2024

 

Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Portrait de Jean-Pierre Mara, ancien Député de la République Centrafricaine, en costume officiel avec des décorations.
Jean-Pierre Mara, ancien Député, photographié en costume officiel avec des décorations honorifiques.

 

J’étais au CM2 et je venais de d’être déclaré admis en 6eme, quand mon Oncle Jean ENZA MARA N’ ZAPA  qui m’accompagnait pour prendre le car de Albert Mayo en direction de Sibut me posa cette question.

‘‘Be yaha MARA N’ ZAPA, arrivé là-bas , il faut demander aux blancs quand est ce que prendra fin l’indépendance’’

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

J’avoue qu’à l’époque, je n’avais pas compris mon Oncle. Je pensais qu’il faisait une blague. Tout le long de les études, et bien plutard dans mon engagement politique, je le suis toujours dis que l’on oncle a sûrement voulu le transmettre un message initiatique Soumalé

Depuis presque 10 ans, je réalise avec chagrin que les choses s’améliorent ailleurs alors qu’elles stagnent en RCA. Quand je voyage, je suis émerveillé par toutes les innovations, tous les changements, toutes les modernisations que subissent les endroits que j’ai eu privilège de visiter.

Je suis toujours surpris de constater que les Hommes bâtissent et construisent leur cadre social, leur vie et celle de leur progéniture.

Et quand je reviens en RCA, c’edt comme si j’entrzi dans un autre monde.

Le plus dure, c’est quand arrive le mois d’Août ou quand je lis les textes de Pierre Kalk ou de Jean-Dominique Pénel sur Boganda. Le 13 Août de chaque année, cette remarque de mon oncle me fait toujours penser à la façon d’aborder la question.

Finalement, on ne  pourra parler d’Indépendance que le jour où le dernier soldat étranger aura quitter le sol centrafricain et que le dernier mercenaire ou groupe armé aura été éradiqué.

Comment oser parler d’indépendance dans un pays ou le Président et les hautes personnalités sont protégées par des Etrangers armés.

Comment parler d’indépendance lorsqu’on est constamment assujetti à l’aide budgétaire pour assurer le financement des charges régaliennes?

Les 64 ans de dépendance seraient-ils donc ce à quoi mon oncle pensait quand il le disait :

Be yaha MARA N’ ZAPA, arrivé là-bas , il faut demander aux blancs quand est ce que prendra fin l’indépendance’’

Qu’est ce su’on va réellement fêter en RCA aujourd’hui ?

 

Jean-Pierre MARA

Ancien député

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L’amalgame médiatique autour de la CPC en Centrafrique

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L’amalgame médiatique autour de la CPC en Centrafrique

 

Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Les médias centrafricains s’illustrent par un manque flagrant de rigueur journalistique dans leur couverture des exactions commises sur le territoire national. Depuis plus de deux ans, une tendance alarmante se dégage : attribuer systématiquement et sans vérification tout acte criminel à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La CPC en Centrafrique: Des accusations infondées.

 

Cette approche simpliste et non-professionnelle révèle une défaillance majeure dans le processus de vérification des informations. Des braquages aux enlèvements, en passant par les vols et les meurtres, tout incident est immédiatement imputé à la CPC, sans enquête préalable ni distinction entre les différents acteurs impliqués.

 

Des conséquences graves sur l’information.

 

Cette pratique irresponsable a des répercussions importantes :

 

– Désinformation du public : Les citoyens reçoivent une image déformée de la réalité sécuritaire du pays.

– Perte de crédibilité : Même les médias se revendiquant indépendants propagent ces allégations non vérifiées, sapant leur propre crédibilité.

– Amalgame dangereux : Cette confusion entretenue entre la CPC et d’autres groupes criminels (LRA, bandits tchadiens, soudanais ou camerounais) brouille la compréhension des enjeux sécuritaires réels.

 

Un journalisme en faillite.

 

L’incapacité ou le refus de ces médias à distinguer les actions de la CPC de celles d’autres criminels révèle une faillite profonde du journalisme centrafricain. Ce phénomène pose énormément des questions sur :

– La formation des journalistes

– L’indépendance réelle de certains médias

– Les pressions potentielles exercées sur les rédactions

 

Alors que le pays fait face à des défis sécuritaires complexes, cette tendance à la généralisation et à la désinformation ne fait qu’aggraver la situation. Il est urgent que les médias centrafricains retrouvent le chemin d’un journalisme rigoureux, factuel et responsable pour servir efficacement l’intérêt public.

 

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Grève des élèves instituteurs à Bambari : 6 mois de bourses impayées, une situation qui perdure

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Grève des élèves instituteurs à Bambari : 6 mois de bourses impayées, une situation qui perdure

 

Centrafrique.org/Centrafrique-bambari-un-policier-soupconne-de-tentative-de-meurtre2222/les-forces-de-lordre-qui-securise-la-manifestation-des-etudiants-instituteurs-le-5-juin-a-bambari-par-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-30110″ data-wpel-link=”internal”>Manifestation des élèves instituteurs de l'ÉNI de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la RCA
Des forces de l’ordre qui sécurisent la manifestation des Étudiants de l’ENI à Bambari . CopyrightCNC

 

Les élèves de l’École Normale des Instituteurs (ENI) de Bambari sont, une fois de plus, descendus dans les rues du centre-ville pour manifester. Leur revendication est simple : le paiement des arriérés de bourses qui s’élèvent désormais à six mois. Ce n’est malheureusement pas la première fois que ces futurs enseignants se retrouvent dans cette situation précaire, une situation qui dure depuis près de dix ans.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des retards récurrents et inacceptables de bourses des élèves instituteurs à Bambari.

 

Chaque année, sans faute, les étudiants de l’ENI de Bambari sont contraints de réclamer le versement de leur bourse, un soutien financier pourtant indispensable à leur survie. Ces retards, qui peuvent atteindre de six à neuf mois, sont devenus une norme, une habitude déplorable qui fragilise la formation de ces jeunes aspirants enseignants.

 

Un étudiant, sous couvert d’anonymat, témoigne de la difficulté de vivre sans cette aide : « On ne sait pas comment on va se nourrir, comment on va payer nos besoins quotidiens. C’est chaque année la même chose, on doit manifester pour obtenir ce qui nous est dû. C’est épuisant».

 

Une situation qui s’enlise.

 

Malgré les multiples grèves et protestations, rien ne change. Les autorités semblent rester sourdes aux revendications des élèves instituteurs, et les paiements arrivent toujours en retard. Cette situation, qui aurait dû être résolue depuis longtemps, continue d’affecter non seulement la vie des étudiants mais aussi la qualité de leur formation. Comment espérer former des enseignants compétents et motivés dans de telles conditions ?

 

L’incapacité du gouvernement à régler ce problème récurrent pose de sérieuses questions sur la gestion des finances publiques et la priorité donnée à l’éducation. Si la formation des enseignants, pierre angulaire de tout système éducatif, est négligée à ce point, c’est l’avenir même du pays qui est en jeu. Le mépris des autorités pour ces jeunes qui représentent l’avenir de l’enseignement en Centrafrique est tout simplement inadmissible.

 

En réalité, la grève des élèves instituteurs de Bambari ne devrait pas être un événement banal, mais un signal d’alarme. L’inaction du gouvernement face à cette crise qui dure depuis près d’une décennie est un scandale, et il est grand temps que des mesures concrètes soient prises pour garantir aux étudiants les moyens nécessaires à leur formation.

 

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Interview exclusive de Prosper N’douba, Représentant de Sant’Egidio en Centrafrique : il revient sur la médiation menée par son institution dans le pays

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Interview exclusive de Prosper N’douba, Représentant de Sant’Egidio en Centrafrique : il revient sur la médiation menée par son institution dans le pays

Portrait de Prosper N'douba, homme d'âge mûr à la peau noire, cheveux gris courts, portant un costume sombre avec une cravate rouge
Prosper N’douba, médiateur expérimenté et Représentant de la Communauté Sant’Egidio en République centrafricaine

 

 

La Communauté Sant’Egidio est au cœur des efforts de paix en République centrafricaine depuis plus d’une décennie. Face aux critiques et aux doutes, Prosper N’douba, Représentant de l’organisation en Centrafrique, s’exprime en exclusivité pour CNC sur les actions de Sant’Egidio et sa vision pour l’avenir du pays.

Ci-dessous, l’interview intégrale :

 

CNC : Monsieur Prosper N’douba, bonjour et merci d’avoir accepté cet entretien. Après la publication d’un article de Corbeaunews-Centrafrique sur le rôle ambigu de l’organisation italienne Sant’Egidio dans le processus de paix en Centrafrique, Sant’Egidio a demandé un droit de réponse. Pourriez-vous d’abord nous présenter la Communauté Sant’Egidio, en nous parlant de son histoire et de sa mission principale ?

 

Prosper N’DOUBA : La Communauté de Sant’Egidio est un mouvement laïc d’inspiration chrétienne catholique. Elle est une association de fidèles catholiques, dédiée à la prière, engagée dans la lutte contre la pauvreté et le travail pour la paix dans le monde. Sant’Egidio est une communauté chrétienne née en 1968, au lendemain du concile Vatican II, à l’initiative d’Andrea Riccardi, dans un lycée du centre de Rome. Aux côtés des pauvres du monde, la Communauté fait l’expérience de la tragédie des guerres. De là naît son engagement en faveur de la paix qui a fait de Sant’Egidio l’artisan de l’accord de paix pour le Mozambique en 1992, accord conclu à Rome après plus de deux ans de négociations. Depuis les années 1990, cet engagement a touché de nombreux foyers de conflits dans le monde dont celui de la République centrafricaine.

Aujourd’hui Sant’Egidio est présent dans 70 pays, avec plus de 80 000 personnes sur les cinq continents.

Sant’Egidio est également responsable de la mise en œuvre de deux programmes humanitaires entièrement gratuits en Afrique : DREAM, pour le diagnostic et le traitement du VIH et d’autres maladies chroniques (dans 11 pays. Y compris la Centrafrique) et BRAVO, pour l’enregistrement de l’état civil.

 

CNC : Comment répondez-vous aux accusations selon lesquelles le rôle de Sant’Egidio dans le processus de paix en Centrafrique serait ambigu et contesté ?

 

Prosper N’douba : Je n’ai jamais écouté des accusations similaires. Le rôle et les actes que pose Sant’Egidio en République centrafricaine sont d’une extrême clarté. Dans la crise centrafricaine, elle œuvre uniquement pour restaurer la paix dans le pays grâce à la confiance que lui font tous les acteurs concernés. Elle ne tire aucun profit ni intérêt quelconque par sa présence et ses actes en Centrafrique. Elle n’a aucun agenda caché.

 

CNC : Quel est le rôle habituel de Sant’Egidio dans les processus de paix à travers le monde ? Depuis quand Sant’Egidio est-elle active en République Centrafricaine et quelles sont ses principales activités et réussites dans le pays ?

 

Prosper N’douba : Dans le monde et surtout en Afrique, l’expertise et la crédibilité de la Communauté Sant’Egidio dans la médiation des situations difficiles sont reconnues et appréciées. Les faits existent qui peuvent en attester. Elle a réussi à faire signer un accord de paix entre le gouvernement de Maputo et la rébellion au Mozambique. Elle est intervenue en Algérie, au Niger, dans le conflit au Sénégal, et dernièrement au Soudan du Sud où elle est co-médiatrice avec le Président du Kenya.

 

 

Une liste complète des médiations menées par Sant’Egidio est disponible sur www.santegidio.org.

 

Pour ce qui concerne la RCA, La Communauté Sant’Egidio a commencé à agir pour la restauration de la paix depuis 2013, lorsque le niveau de violence était très élevé à l’époque dans le pays et surtout à Bangui. Grâce a son engagement, elle a pu faire signer un Pacte Républicain par le Chef d’Etat de Transition Michel Djotodia, le Président du Conseil National de Transition, Ferdinand Alexandre Nguendet et le Premier Ministre Me Nicolas Tiangaye, afin de réduire quelque peu les exactions de la Séléka et des Anti-Balakas.

 

CNC : Malgré les efforts de Sant’Egidio, la paix semble toujours échapper aux Centrafricains. Quels sont les principaux défis auxquels Sant’Egidio est confrontée pour promouvoir la paix en RCA ?

 

Prosper N’douba : Il faut quand même admettre que la situation s’est beaucoup améliorée en RCA depuis 2013 ! Faire la guerre est facile mais construire la paix est difficile dit-on. La guerre, on sait comment et quand elle peut démarrer mais point quand elle va s’arrêter. Comment convaincre en Centrafrique, tous ceux qui ont choisi de prendre les armes pour se faire entendre que dans toute situation, la guerre n’a jamais été la solution d’un conflit. Ce sont le dialogue et la concertation qui doivent être privilégiés au détriment des egos. Le refus du dialogue par les uns et les autres ainsi que la politique de la chaise vide n’ont jamais été productifs.

 

CNC : Le dialogue républicain de 2022 a conduit à une modification constitutionnelle en 2023, confirmant les craintes initiales de l’opposition qui s’était retirée du processus. Comment expliquez-vous cette situation, sachant que Sant’Egidio avait encouragé l’opposition à participer ?

 

Prosper N’douba : S’agissant du Dialogue Républicain c’est plutôt aux responsables de l’opposition qu’il faut poser cette question et non à Sant’Egidio. Alors qu’ils ont pris activement part aux préparatifs de cette instance, comment peut-on expliquer ou justifier leur refus à la dernière minute le jour de l’ouverture officielle de participer à ce dialogue. Faut-il rappeler que Sant’Egidio avait pris l’initiative de réunir à Rome pendant presqu’une semaine, les représentants des forces vives centrafricaines dont les leaders des partis politiques de l’opposition, des représentants du parti au pouvoir, des confessions religieuses et autres ambassadeurs de la paix, afin de créer une atmosphère de nature à permettre au Dialogue Républicain de se dérouler dans de bonnes conditions.

 

CNC : Sant’Egidio tente de négocier avec Mahamat al-Khatim, chef du MPC emprisonné au Tchad. Quel est le rôle exact de votre organisation dans ces négociations entre Bangui et al-Khatim et pourquoi se concentrez-vous uniquement sur Mahamat Al-Khatim ?

 

Prosper N’douba : Après l’annonce de la déclaration de retrait de la Coalition dite des Patriotes pour le Changement (CPC) par le leader du Mouvement Patriotique du Centrafrique (MPC) Mahamat Alkhatim, le Président Touadéra a dépêché à N’djaména auprès des autorités tchadiennes une délégation de quatre Ministres dont le Ministre d’Etat Jean Willybiro-Sako. Cette délégation a pu également rencontrer

 

Mahamat Alkhatim. Un Communiqué conjoint a été signé et le Ministre tchadien de la sécurité a été

désigné par le Président Mahamat Déby Itno comme Coordonnateur. C’est après les affrontements qui ont opposé des combattants du MPC aux FACA et leurs alliés russes autour d’un chantier minier d’or que début décembre 2023, un combattant du MPC, qui se trouve être par ailleurs beau-père d’Alkhatim entre autres, a trouvé la mort. C’est après cet incident que le chef du MPC a sollicité par écrit la médiation de Sant’Egidio.

 

CNC : Al-Khatim a exprimé des réticences après le massacre de ses hommes non-combattants par des mercenaires russes. Comment Sant’Egidio prévoit-elle de surmonter cet obstacle dans les négociations, surtout en considérant sa détention ?

Prosper N’douba : La médiation est en cours, aussi je ne peux pas vous donner trop de détails mais les choses avancent. Récemment, les protagonistes se sont rencontrés à Rome pour établir les prochaines étapes.

 

CNC : Sant’Egidio collabore avec le régime de Bangui, qui travaille avec le groupe Wagner, accusé de massacres contre la population civile. Comment justifiez-vous cette collaboration dans ce contexte ? Quel conseil Sant’Egidio donne-t-elle au gouvernement ?

 

Prosper N’douba : Le terme de « collaboration » employé ici ne convient pas aux relations minimales que la nécessité du difficile travail de médiation que Sant’Egidio est obligée d’entretenir avec les dirigeants du pays, les leaders des partis politiques de l’opposition démocratique ainsi qu’avec les chefs des groupes militaro-politiques regroupés sur le territoire tchadien. Au risque de me répéter, Sant’Egidio fait ce que les anglophones appellent faire du « go between » ou encore l’intermédiation. Faut – il rappeler que dans son travail de médiation, Sant’Egidio a été la première organisation à avoir réuni la première fois à Rome à son siège en 2017, aussi bien des représentants du gouvernement centrafricain et ceux des quatorze groupes armés.

 

CNC : Y a-t-il une collaboration entre Sant’Egidio et l’opposition démocratique, surtout dans un contexte où le dialogue entre le pouvoir et l’opposition est interrompu ? Comment Sant’Egidio prévoit-elle de rassembler les deux camps malgré leurs préalables ?

 

Prosper N’douba : Sant’Egidio parle avec et à tout le monde sans discrimination. Elle n’a de cesse parler avec les leaders de l’opposition démocratique, que ce soit à Bangui, Brazzaville, N’djaména, Khartoum ou à Rome. Elle a toujours dit que la politique de la chaise vide ne paye pas.

 

CNC : La présence d’une clinique Sant’Egidio à Bangui influence-t-elle les activités diplomatiques de l’organisation ?

 

Prosper N’douba : La solidarité envers les plus démunis et la paix vont toujours ensemble selon l’expérience de Sant’Eghidio. La clinique DREAM soigne et prend en charge gratuitement le traitement des maladies chroniques telles que l’hypertension artérielle, les différentes formes du diabète, l’épilepsie. Elle dispose aussi d’un laboratoire de biologie médicale et assure le suivi des femmes enceintes ainsi qu’elle assure la couverture vaccinale mère-enfants dans le cadre du second volet des activités de Sant’Egidio en Centrafrique. Les autorités du pays viennent d’octroyer une aile de l’immeuble du Centre Hospitalo- Universitaire de Bangui qui servira à DREAM pour la Neurologie. DREAM bénéficie jusqu’ici essentiellement de financements de la Coopération Italienne, de l’Union Européenne et peut-être bientôt des USA.

 

CNC : Comment Sant’Egidio envisage-t-elle de regagner la confiance des Centrafricains qui doutent de son impartialité ?

 

 

Prosper N’douba : Vous parlez en termes de « regagner la confiance » ce qui insinue que Sant’Edigio aurait perdu la confiance des divers protagonistes du conflit en RCA mais cela ne correspond nullement à la réalité. Elle n’a nullement perdu quelque confiance que ce soit, de qui que ce soit. Comme je l’ai affirmé plus haut, bien au contraire, tous les protagonistes de la crise militaro-politique en Centrafrique reconnaissent sa crédibilité et continuent de recourir à elle pour solliciter sa médiation. Elle en est honorée et s’en félicite. Elle n’a qu’un seul souhait : le retour d’une paix durable sur la totalité du territoire de la République centrafricaine.

 

CNC : Quels sont les objectifs concrets de Sant’Egidio pour la paix en RCA dans les mois à venir ?

 

Prosper N’douba : La réussite du désarmement et la démobilisation de tous les groupes armés afin que la paix revienne durablement en RCA. Pour cela, Sant’Egidio entend développer les actions concrètes aux côtés des structures dédiées pour assurer l’effectivité du désarmement et la démobilisation des combattants de tous les groupes armés et leur réinsertion dans la société.

 

CNC : Monsieur Prosper N’douba, je vous remercie pour vos réponses.

 

Prosper N’douba : C’est moi.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo, Directeur de publications

L’attaque contre les correspondants de France 24 à Bangui : Un message personnel du ministre Nassin à la France

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L’attaque contre les correspondants de France 24  à Bangui : Un message personnel du ministre Nassin  à la France

 

 

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Le ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN

 

 

L’agression de deux journalistes centrafricains travaillant pour la chaine française France24 par le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Nassin,  a secoué profondément la capitale centrafricaine. Derrière cette attaque brutale se cache une histoire plus complexe : celle d’un homme marqué par le refus de sa demande d’asile en France, une blessure profonde qui semble aujourd’hui motiver ses actions les plus répressives.

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le Ministre Nicaise Nassin : violences Injustifiées Contre des Journalistes Centrafricains.

 

Le 9 août, deux journalistes centrafricains en reportage pour France 24 ont été violemment pris à partie par le ministre de la Sécurité publique alors qu’ils recueillaient les opinions des citoyens sur la levée de l’embargo sur les armes en Centrafrique. En pleine rue, sous les yeux de témoins médusés, le ministre, reconnaissant le logo de France 24, a ordonné à ses gardes du corps de procéder à l’arrestation immédiate des journalistes, sans autre justification que la “sécurité nationale”.

 

Le citoyen centrafricain qu’ils interviewaient a subi le même sort, arrêté sans motif valable, simplement pour avoir exprimé son opinion. Cet acte de répression contre la liberté de la presse, de plus en plus menacée en République Centrafricaine, démontre une dérive autoritaire inquiétante.

 

Arrestations Arbitraires et Dérapages Autoritaires.

 

Les journalistes et leur interlocuteur ont été emmenés à la Brigade Antidrogue, à quelques mètres de là. L’histoire a pris un tournant encore plus surréaliste lorsque le ministre, furieux de ne pas trouver le chef de poste à son bureau, ce dernier étant occupé à laver sa moto derrière le bâtiment, a ordonné son arrestation immédiate. En quelques minutes, le chef de poste s’est retrouvé derrière les barreaux aux côtés des journalistes et du citoyen arrêté, sans aucune explication claires.

 

Ce genre de dérapages, où le pouvoir est utilisé pour satisfaire des caprices personnels, ne fait que renforcer l’image d’un ministre en perte totale de contrôle, mais également frappé par un problème psychiatrique. Mais pourquoi un tel acharnement contre des journalistes centrafricains, qui ne faisaient que leur travail ?

 

Un Passé Humiliant en France : Racines d’une Vengeance Personnelle.

 

Pour comprendre l’origine de cette agressivité, il faut se pencher sur le passé du ministre Nicaise Nassin. En 2013-2014, alors que la Centrafrique était plongée dans le chaos après l’arrivée des rebelles de la Séléka, le ministre, alors un simple  ancien directeur général de la police, , avait fui vers la France où il avait demandé l’asile politique. Toutefois, ce processus s’était révélé être une expérience traumatisante pour cet homme qui a un passé trouble dans sa famille.

 

Selon des informations recueillies auprès de certains citoyens centrafricains qui l’ont accompagné lors de cette demande d’asile, le ministre était visiblement terrorisé pendant son entretien avec les agents de l’OFPRA. Il tremblait tellement qu’il était incapable de s’exprimer clairement. Son discours était confus, marquant un manque de confiance flagrant, ce qui a conduit au rejet de sa demande. Les agents de l’OFPRA ont jugé que sa demande manquait de fondement, estimant qu’il n’avait pas prouvé de manière convaincante que sa vie était réellement en danger dans son propre pays.

 

La situation s’est encore aggravée lorsqu’il a fait appel de cette décision. Malheureusement pour lui, cet appel a également été rejeté, les juges soulignant une fois de plus que la motivation présentée n’était pas claire. Le ministre, incapable de rédiger sa demande dans un français clair et défendre son dossier, s’est retrouvé dans une impasse, contraint de rester en France sans statut légal, et recevant finalement un ordre de quitter le territoire français.

 

Privé de tout droit, il a été obligé de vivre dans la clandestinité chez un membre de sa famille, incapable de sortir de chez lui par crainte d’une arrestation et d’une expulsion imminente. Cette période d’humiliation profonde, où il était réduit à une situation de grande précarité, a laissé des traces indélébiles. Aujourd’hui, ce sentiment d’injustice semble nourrir une rancune tenace contre la France.

 

Une Rancune Personnelle qui Se Transforme en Politique de Répression.

 

Revenu en Centrafrique après l’arrivée au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , le ministre a rapidement été propulsé à la tête des renseignements généraux à la présidence avant d’être bombardé ministre de la sécurité publique. Ce poste lui a donné les moyens d’exercer une vengeance personnelle contre tout ce qui représente la France. Les journalistes centrafricains travaillant pour France 24 sont ainsi devenus des cibles privilégiées de cette vendetta.

 

Cet acharnement contre la presse, particulièrement contre les médias associés à la France, est un signe clair de la manière dont le ministre instrumentalise son pouvoir pour régler ses comptes personnels. Son aversion pour la France ne se limite pas à de simples paroles, mais se traduit par des actes concrets de répression, qui sapent non seulement la liberté de la presse, mais aussi l’état de droit en Centrafrique.

 

Une Menace Croissante pour la Liberté de la Presse en Centrafrique.

 

L’agression des journalistes centrafricains par le ministre de la Sécurité publique, au-delà du scandale qu’elle représente, est le symptôme d’un problème plus profond. Ce mélange toxique de vengeance personnelle et d’autoritarisme menace gravement la liberté d’expression et les droits fondamentaux en République Centrafricaine. Si de tels abus de pouvoir restent impunis, c’est l’ensemble de soi-disant démocratie centrafricaine qui risque de s’effondrer sous les coups de ceux qui ont transformé leurs rancœurs personnelles en politiques d’État.

 

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Centrafrique : terrible Duel amoureux au sommet de l’État, qui sortira vainqueur de la bataille ?

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Centrafrique : terrible Duel amoureux au sommet de l’État, qui sortira vainqueur de la bataille ?

 

Centrafrique.org/touadera-endormi-un-president-au-pays-des-reves-diplomatiques/img-20240220-wa0065/” rel=”attachment wp-att-74093″ data-wpel-link=”internal”>Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complement lors d'une conférence internationale
Le président Faustin Archange Touadera endormi complètement debout au milieu des deux femmes diplomates lors d’une conférence internationale

 

 

Loin des intrigues habituelles du pouvoir, c’est une querelle d’un tout autre genre qui agite aujourd’hui les plus hautes sphères de l’État en Centrafrique. Le président Baba Kongoboro et son ministre des Finances, Hervé Ndoba, sont désormais engagés dans un duel amoureux d’une rare intensité. Alors que les rumeurs circulent, la capitale s’interroge : qui remportera cette bataille pour le cœur d’une femme au sommet de l’État ?

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Au centre de ce bras de fer, une jeune femme dont l’identité reste soigneusement dissimulée par la rédaction du CNC. D’après des informations recueillies par le CNC, cette dernière serait liée à un homme résidant au Canada, avec qui elle aurait des projets de vie commune. Malgré cette situation, le président Touadera aurait tenté de la séduire depuis plusieurs mois, usant de son statut pour attirer son attention.

 

Les avances présidentielles semblent avoir été repoussées, au moins dans un premier temps. C’est alors qu’Hervé Ndoba, ministre des Finances, entre en scène. Au cours de ce que des sources internes décrivent comme des “rencontres nocturnes”, Ndoba aurait réussi à nouer une relation avec la jeune femme, défiant ainsi l’autorité et les avertissements du chef de l’État.

 

Un affrontement aux répercussions politiques majeures

 

L’attitude de Hervé Ndoba a provoqué la colère de Faustin-Archange Touadera. Sani Yalo, une figure controversée proche du président, aurait tenté de dissuader le ministre, qualifiant la jeune femme de “chasse gardée” du chef de l’État. Ignorant cet avertissement, Ndoba a persisté, provoquant les tensions au sommet de l’État.

 

La situation est aujourd’hui explosive. Des rumeurs circulent sur un possible limogeage du ministre des Finances, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité politique du pays. Cette affaire révèle les graves manquements éthiques qui gangrènent les plus hautes sphères du pouvoir en Centrafrique.

 

Des dérives morales qui entachent l’image du gouvernement.

 

La conduite du président Touadera est particulièrement mise en cause. Déjà marié et père de plusieurs enfants, il est accusé d’entretenir de nombreuses liaisons extraconjugales. Certaines sources vont jusqu’à évoquer l’utilisation de pratiques occultes pour satisfaire ses désirs, une allégation qui, si elle s’avérait exacte, porterait un coup fatal à son image publique.

 

Cette crise met en évidence, une fois de plus, les défaillances morales qui gangrènent le pouvoir en République centrafricaine. Elle montre que ceux qui dirigent le pays semblent plus préoccupés par leurs affaires personnelles que par le bien-être de la nation. L’impact de ce scandale sur la scène politique centrafricaine pourrait être profond et durable, ternissant encore davantage l’image d’un gouvernement déjà fragilisé par de multiples défis.

 

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Percus Ketté, un autre député sans bac du MLPC Qui Fait Honte à la nation

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Percus Ketté, un autre député sans bac   du           MLPC Qui Fait Honte à la nation

 

Centrafrique.org/le_depute_demissionnaire_percus_kette/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/le_depute_demissionnaire_percus_kette-450×365.jpg” alt=”Le député Percus Ketté, démissionnaire du parti MLPC pour le MCU du Président Baba Kongoboro” width=”450″ height=”365″ />

 

Percus Ketté, député du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et élu de la circonscription de Paoua 4, a récemment annoncé sa démission du parti pour rejoindre les rangs du Président Faustin-Archange Touadéra. Si ce revirement n’est pas entièrement surprenant, il révèle néanmoins les dysfonctionnements et les compromis douteux qui gangrènent la classe politique centrafricaine.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Percus Ketté: un Député illettré Façonné par le MLPC.

 

Percus Ketté, un ancien boucher sans formation académique, a été propulsé sur la scène politique par le MLPC, qui l’a soutenu jusqu’à son élection en 2015, suivie de sa réélection en 2020-2021. Homme sans qualifications intellectuelles, Ketté a été l’un des nombreux députés formés et soutenus par des partis pour leurs propres intérêts stratégiques. Cette absence d’éducation a cependant été récemment remise en question par une nouvelle disposition constitutionnelle.

 

La Nouvelle Constitution : Un Bac pour Conserver son Siège.

La récente modification constitutionnelle, poussée par Touadéra, exige désormais que tout candidat aux élections législatives détienne au minimum un baccalauréat. Cette clause a semé la panique parmi de nombreux députés, surtout ceux, comme Ketté, qui sont illettrés ou peu instruits. Face à cette situation, certains ont choisi de se rallier au pouvoir en place, espérant ainsi obtenir des diplômes fictifs qui leur permettraient de continuer à briguer leur siège.

 

Une Ignorance Révélatrice du député Percus Ketté.

 

Illustrant l’étendue de son analphabétisme, Percus Ketté a déposé sa lettre de démission du MLPC au siège du parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs unis (MCU), au lieu de l’adresser directement au MLPC. C’est le secrétariat du MCU qui a réexpédié la lettre au secrétariat du MLPC. Cette erreur manifeste souligne le niveau d’éducation préoccupant de certains députés et prouve une fois de plus la réalité d’un système politique où des élus ignorent même les procédures administratives de base.

 

L’Arrivisme au Détriment de l’Intérêt Public.

Le cas de Percus Ketté illustre parfaitement la dérive politique en Centrafrique. Dépourvu de toute compétence législative, il a néanmoins gravi les échelons grâce à sa loyauté au régime, plutôt qu’à ses compétences ou à un quelconque programme pour sa circonscription. Aujourd’hui, il justifie son ralliement au pouvoir en place en évoquant ses responsabilités familiales et son besoin de maintenir un niveau de vie confortable. Une excuse qui révèle l’apathie et le cynisme de certains élus, prêts à tout pour conserver leur position.

 

Le MLPC, Un Parti en Déclin ??

 

La démission de Percus Ketté n’a pas surpris le bureau politique du MLPC, qui s’attendait à ce que ce type de manœuvre se multiplie. Le MLPC, puissant parti politique en Centrafrique, voit ainsi ses rangs s’amenuiser par un jeu politique malveillant du Président Kongoboro, ou des associations satellite du régime, dont celle de soutien au président Touadéra où Ketté a déjà été nommé trésorier. Ce départ met en lumière la fragilité de la loyauté des députés envers leur parti d’origine, particulièrement lorsque leur avenir politique est menacé.

 

Un Système Politique en Perte de Repères

 

La trajectoire de Percus Ketté, de boucher illettré à député, puis à partisan du régime, incarne les failles profondes du système politique centrafricain. À l’approche des prochaines élections, la question de l’intégrité et de la compétence des représentants du peuple devient de plus en plus pressante. Il est clair que pour certains, la politique n’est qu’un moyen d’assurer leur propre survie, quitte à trahir les idéaux qui les ont portés au pouvoir.

 

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Centrafrique : la banque des BRICS, un mirage russe qui s’évapore en Centrafrique

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Centrafrique : la banque des BRICS, un mirage russe qui s’évapore

 

Centrafrique.org/apaisement-diplomatique-au-sommet-de-brics-les-autorites-russes-rassurent-faustin-archange-touadera-apres-la-disparition-de-prigojine/monsieur-serguei-lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-faustin-archange-touadera-en-marge-du-sommet-de-brics-en-afrique-du-sud/” rel=”attachment wp-att-68178″ data-wpel-link=”internal”>monsieur Sergueï Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud
monsieur Sergueï Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud

 

Deux ans après l’annonce en grande pompe de l’ouverture d’une filiale centrafricaine de la banque des BRICS à Bangui, le projet reste lettre morte. Cet échec révèle l’écart criant entre les promesses grandiloquentes de Moscou et la triste réalité sur le terrain.

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La banque des BRICS: des annonces mirifiques restées sans suite.

 

En 2022 et 2023, une délégation des BRICS débarquait à Bangui, faisant miroiter l’eldorado d’une banque alternative censée pallier la suspension des aides occidentales. Les projets pharaoniques s’enchaînaient : aéronautique, transports, électricité… De quoi faire rêver une population meurtrie par des années de conflit.

 

Deux ans plus tard, le constat est sans appel : aucune réalisation concrète n’a vu le jour. Pas l’ombre d’un chantier, pas même une première pierre posée. Le silence assourdissant de Kongoboro et de son gouvernement sur ce fiasco en dit long sur l’embarras du pouvoir.

 

La propagande russe à l’épreuve des faits.

 

Cette débâcle démontre le décalage abyssal entre la rhétorique triomphaliste du Kremlin et sa capacité réelle à tenir ses engagements. Les propagandistes russes vantaient une banque “alternative” et “salvatrice” pour l’Afrique. La réalité est tout autre : Moscou se révèle incapable de rivaliser économiquement avec l’Occident.

 

“La Russie, c’est la bouche. La Russie, c’est la parole”, résume amèrement un observateur centrafricain. Le pays de Poutine apparaît comme une puissance de façade, compensant sa faiblesse économique par l’exportation de la violence via le groupe Wagner.

 

L’échec d’une stratégie fondée sur la force.

 

Moscou pensait pouvoir séduire l’Afrique par la force brute et la propagande mensongère. Si certains pays sont tombés dans le panneau, la supercherie devient de plus en plus évidente. Les Centrafricains constatent amèrement que la Russie n’apporte ni développement ni prospérité, mais uniquement chaos et instabilité.

 

Pendant que la population attend désespérément les projets promis, le groupe Wagner poursuit ses exactions en toute impunité. La stratégie russe en Afrique, fondée sur la violence et le mensonge, montre aujourd’hui ses limites. Le mirage de la banque des BRICS s’est évaporé, ne laissant que désillusion et amertume.

 

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Droits de l’homme en Centrafrique : Quand le silence tue plus que les armes de Wagner

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Droits de l’homme en Centrafrique : Quand le silence tue plus que les armes de Wagner

 

Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l'homme
Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL

 

Les faits sont accablants. On ne cite que quelques uns produits récemment : Deux Centrafricains décapités à Bouca par les Mercenaires russes de Wagner et les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Un ébéniste sauvagement torturé à Bangui par ces mêmes mercenaires. Un technicien de Wagner, lui aussi, victime de tortures. Et pourtant, les organisations de défense des droits de l’homme en Centrafrique restent désespérément silencieuses. À Bangui, capitale du pays, elles semblent plus préoccupées par des séminaires et des chartes que par les atrocités qui se déroulent sous leurs yeux.

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le silence assourdissant des défenseurs des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Ces organisations, censées défendre les droits des citoyens centrafricains, semblent avoir troqué leur voix contre le confort des salles de conférence. L’institut Louis Joagnin, qui a mobilisé une trentaine de ces associations pour discuter d’une nouvelle charte, a montré une déconnexion inquiétante avec la réalité. Pendant que des Centrafricains sont torturés et exécutés, ces soi-disant défenseurs préfèrent débattre de « renforcement des capacités » et de « lignes de conduite ». Ce décalage est non seulement alarmant, mais il prouve aussi aux yeux du monde une complicité par omission.

 

Droits de l’homme en Centrafrique : des engagements creux face à la réalité du terrain.

 

Les témoignages des participants à cette rencontre de quatre jours sont révélateurs de leur propre impuissance. Mariam Djanga Fal, coordonnatrice du réseau Mossouka, a souligné l’importance des « risques et des menaces » auxquels font face les défenseurs des droits humains, un discours qui justifie à peine l’inaction sur le terrain. De même, Débonnaire Bomba Wangay, représentant de l’organisation URU, s’engage vaguement à « identifier les risques » et à trouver des « palliatifs ». Des mots qui sonnent vides quand, au même moment, des vies sont brisées sous les coups des tortionnaires du groupe Wagner en province comme à Bangui.

 

 Une charte comme paravent de l’inaction.

 

Magali Besse, directrice de l’IFJD, a présenté cette charte comme un moyen de renforcer la confiance entre les défenseurs des droits humains et la société civile. Pourtant, cette initiative apparaît plus comme une distraction qu’une véritable réponse aux besoins urgents du terrain. Les organisations de défense des droits de l’homme, en signant cette charte, semblent davantage préoccupées par leur image que par l’impact réel de leurs actions. Pendant ce temps, la population centrafricaine continue de subir les pires abus dans l’indifférence générale.

 

 Un devoir de vérité et d’action.

 

Le rôle des organisations des droits de l’homme est de dénoncer, d’agir et de protéger les citoyens contre les abus de pouvoir. Leur silence face aux atrocités commises par les mercenaires de Wagner et les forces armées centrafricaines est non seulement une trahison de ce rôle, mais aussi une abdication de leurs responsabilités les plus fondamentales. Si ces organisations ne sont pas prêtes à affronter la réalité, alors elles ne sont que des témoins passifs, complices par leur silence. Le peuple centrafricain mérite mieux que des promesses creuses et des chartes sans conséquence. Il mérite des défenseurs prêts à se battre pour la justice, même au péril de leur propre sécurité.

 

Ainsi, la question se pose : ces organisations existent-elles réellement pour défendre les droits de l’homme ou ne sont-elles que des façades vides, incapables d’affronter les défis auxquels le pays est confronté ? Le peuple centrafricain attend des réponses et, surtout, des actions concrètes.

 

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Paoua : le chef-lieu abandonné de la préfecture de Lim-Pendé

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Paoua : le chef-lieu abandonné de la préfecture de Lim-Pendé

 

Centrafrique.org/route_vers_paoua_en_centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Camion embourbé sur une route boueuse et dégradée en direction de Paoua, montrant l'état désastreux des infrastructures routières pendant la saison des pluies.
Un camion bloqué sur la route menant à Paoua, empêtré dans la boue, illustre la dégradation des voies de communication dans la région.

 

Située au nord-ouest de la République centrafricaine, Paoua est le chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, mais aussi la ville agricole la plus importante du pays. Pourtant, cette ville, très importante pour le pays, est complètement laissée pour compte par les autorités, notamment en ce qui concerne les infrastructures comme les routes.

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La route menant à Paoua, qui se trouve à seulement 535 kilomètres de Bangui, est un véritable cauchemar, et ce, pendant la saison des pluies comme la saison sèche. Les images illustrées à cet article parlent d’elles-mêmes : un camion bloqué dans la boue, des hommes forcés de traverser une mare d’eau stagnante. Cette route est impraticable, rendant chaque trajet difficile et dangereux.

Centrafrique.org/route_en_etat_caotique_menant_vers_paoua/” data-wpel-link=”internal”>Des hommes tentent de traverser une route inondée et dégradée en direction de Paoua, démontrant les difficultés de déplacement pendant la saison des pluies.
Des hommes traversent une route inondée en direction de Paoua, démontrant les conditions précaires des infrastructures routières.

 

Paoua : un chef-lieu abandonné  et une ville isolée et difficile d’accès.

 

Malgré son statut de chef-lieu, Paoua souffre d’un isolement croissant. L’état catastrophique des routes rend l’accès à la ville extrêmement difficile, coupant ses habitants du reste du pays pendant plusieurs mois chaque année. Cette situation aggrave les difficultés économiques et sociales des habitants, déjà confrontés à de nombreuses épreuves.

 

L’attentisme des autorités face à la situation

 

La situation des routes menant à Paoua prouve de manière suffisante les difficultés du gouvernement à répondre efficacement aux besoins des régions. L’état délabré des routes dans cette zone témoigne des défis persistants en matière de développement des infrastructures à l’échelle nationale. Les habitants de Paoua expriment un sentiment d’isolement, estimant manquer de soutien concret pour améliorer leurs conditions de vie. Cette réalité pousse à s’interroger sur la capacité des autorités à mettre en œuvre des politiques de développement sur l’ensemble du territoire.

 

Il est temps d’agir.

 

La situation à Paoua doit pousser le gouvernement à réagir. Il est urgent de réparer ces routes pour reconnecter cette ville avec le reste du pays. Si rien n’est fait, Paoua continuera de s’enfoncer dans l’isolement, avec des conséquences graves pour ses habitants. Il est temps de mettre fin à cette négligence et de garantir à tous les Centrafricains des conditions de vie décentes.

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Bomissi : Les habitants réclament une antenne téléphonique pour leur sécurité

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Bomissi : Les habitants réclament une antenne téléphonique pour leur sécurité

 

Centrafrique.org/la-chute-inexorable-des-reseaux-telephoniques-telecel-Centrafrique-dans-les-villes-de-province-une-catastrophe-annoncee/antenne-de-telephonie-mobile-dans-le-4eme-arrondissement-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-76142″ data-wpel-link=”internal”>Antenne de téléphonie mobile dans le 4ème arrondissement de Bangui, Central African Republic
Une antenne de téléphonie mobile située dans le 4ème arrondissement de Bangui, prise le 15 mai 2024.. CopyrightCNC

 

Les habitants du village de Bomissi, situé à 72 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Gbalé, demandent l’installation d’une antenne téléphonique. Coupés du monde extérieur, ils soulignent que l’absence de réseau met en péril leur sécurité et freine le développement de leur localité.

 

Bangui, 15 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Lundi dernier, les villageois se sont mobilisés pour interpeller le gouvernement et les sociétés de téléphonie mobile. Jean Blaise Namkéré, représentant du président de la jeunesse de Bomissi, a insisté sur l’urgence de la situation. Il a déclaré que l’implantation d’une antenne téléphonique est impérative pour cette localité souvent cible d’attaques d’hommes armés.

 

Jean Blaise Namkéré a partagé un incident récent pour donner l’exemple de la gravité du problème. Un jour, il y a eu une altercation avec des éléments de nos forces armées. Cependant, faute de réseau, il nous a été impossible de joindre les autorités compétentes. J’ai dû me rendre en moto à Boguila pour finalement alerter Bossangoa, afin d’obtenir l’aide nécessaire.

 

Le village de Bomissi, avec ses 5 000 habitants, se trouve à un carrefour de pistes rurales, ce qui lui confère une position stratégique. Pourtant, cette même position le rend vulnérable aux attaques armées, rendant la communication d’autant plus cruciale pour les habitants.

 

Charles Senam, chef du village, a également exprimé son inquiétude quant aux difficultés rencontrées par les habitants pour évacuer leurs produits agricoles. Il explique que la distance entre Bossangoa et Bomissi est de 70 kilomètres, et entre Bomissi et Boguila, 32 kilomètres. Il nous est extrêmement difficile de communiquer avec l’extérieur. Sans moyen de communication, il est quasiment impossible de vendre nos produits agricoles dans les villes voisines. Les récoltes pourrissent parfois sur place faute d’acheteurs.

 

La couverture réseau dans cette localité pourrait non seulement améliorer la sécurité des habitants en offrant un moyen d’alerte précoce en cas de menace, mais aussi dynamiser l’économie locale en facilitant l’écoulement des produits agricoles.

 

Les habitants de Bomissi attendent désormais une réponse rapide du gouvernement et des opérateurs de téléphonie mobile pour résoudre cette situation qui impacte lourdement leur quotidien.

 

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Enquête exclusive CNC : découverte d’un grand réseau d’escroquerie de l’or et de diamant à Bangui

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Enquête exclusive CNC : découverte d’un grand réseau d’escroquerie de l’or et de diamant à Bangui.

 

monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines
monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines

 

Depuis plusieurs années, en Centrafrique, un réseau mafieux de haut vol opère en toute impunité dans le pays, siphonnant des milliards de dollars grâce à des complicités au sommet de l’État. Ce système criminel, d’une envergure du jamais vu, repose sur la falsification de documents officiels, trahissant la confiance d’investisseurs internationaux et fragilisant l’économie nationale. Découverte d’un grand réseau d’escroquerie de l’or et de diamant à Bangui, une enquête exclusive CNC. Révélation.

 

 Bangui, 13 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Pendant près de cinq ans, un réseau criminel de grande envergure a opéré en toute discrétion au cœur de Bangui, dérobant des milliards de dollars grâce à des transactions frauduleuses d’or et de diamants. Cette enquête dévoile les rouages d’une arnaque orchestrée au plus haut niveau de l’État.

 

L’invitation du Chef de l’État : Une tactique de légitimation.

 

Une des méthodes les plus insidieuses utilisées par ce réseau criminel consiste à émettre des invitations officielles émanant du chef de l’État, Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro. Ces invitations, signées par le ministre d’État, Directeur de Cabinet du Président, Obed Namsio et sont accompagnées d’un message-porté signé du Directeur général adjoint de la Police centrafricaine en charge de l’Émigration-Immigration Bienvenu Paterne Guimalet et qui fait office d’un visa d’entrée et de séjour en Centrafrique.

 

En réalité, cette invitation n’était qu’un leurre destiné à légitimer l’arnaque. Les victimes, une fois à Bangui, étaient présentées à des individus se faisant passer pour des représentants du gouvernement ou des directeurs de coopératives minières fictives, les rassurant sur la sécurité de leur investissement.

 

Le mandat à une Française : Une pièce maitresse dans l’arnaque au diamant à Bangui.

 

Au cœur de cette arnaque se trouve Magali Gaétane Le Courtes, une française mandatée par une coopérative minière fictive, la Coopérative Minière de TAS-BORO (CM-TB). Ce mandat lui donnait soi-disant l’autorité de négocier et de vendre des lingots d’or sur le marché international. Le document officiel attribué à Mme Le Courtes, signé par des responsables du ministère des Mines, indique qu’elle était autorisée à représenter la coopérative dans toutes les transactions liées à la vente d’or. Ce mandat, bien que fictif, a joué un rôle décisif en donnant aux investisseurs l’illusion d’une transaction légale et sécurisée.

 

Mandat d'escroquerie remis à une française afin de chercher des victimes à escroquer.
Mandat d’escroquerie remis à une française afin de chercher des victimes à escroquer.

Les factures fictives : Une escroquerie des années au diamant à Bangui.

 

Les documents fournis aux victimes sont une pièce centrale de cette escroquerie. Ces factures montrent des transactions d’or évaluées à des millions de dollars, avec des poids et des valeurs totalement fabriqués. Par exemple, une facture émise par la Coopérative Minière de KAYA (CMK) pour 530 kilos d’or évalués à 37 100 000 USD montre à quel point ces documents étaient sophistiqués. Ces factures, destinées à rassurer les investisseurs sur la légitimité de la transaction, étaient accompagnées de documents officiels tels que des laissez-passer pour l’exportation de l’or, signés par des responsables du gouvernement.

 

Facture de la coopérative KAYA minière Kaya

 

Des coopératives minières inexistantes et des passeports usurpés.

 

Pour ajouter une couche supplémentaire de crédibilité à cette fraude, les auteurs ont créé des coopératives minières fictives, comme la Coopérative Minière de KAYA (CMK) et la Coopérative Minière de TAS-BORO (CM-TB). Ces entités n’existaient que sur papier et étaient utilisées pour justifier les transactions frauduleuses. De plus, les individus impliqués dans cette escroquerie ont utilisé de faux passeports pour se faire passer pour des représentants légitimes de ces coopératives.

 

Le passeport expiré en 2018 d’un certain Monsieur Ngueréfara Samuel, Opérateur Sport, a été repris sans modification des numéros, à l’exception des dates de fabrication et d’expiration, et a été émis au nom des sieurs Ngala Blaise et Fofana Patrick avec leurs photos. Cette situation démontre comment ces identités ont été usurpées pour maintenir les fraudes en cours. Bien que ces documents soient falsifiés, ils contiennent des détails très précis qui ont contribué à tromper les victimes.

 

L'une des copies du faux passeport du mafieux qui participe à l'escroquerie des investisseurs étrangers en Centrafrique
Ue copie du faux passeport des escrocs
une copie du passeport d'un escroc du diamant et or en Centrafrique
Une autre copie du faux passeport des escrocs du diamants et or en Centrafrique
Passeport fabriqué des faussaires de l'or et du diamants en Centrafrique
Passeport fabriqué des faussaires de l’or et du diamants en Centrafrique

 

 

L’utilisation de documents officiels falsifiés pour soutenir l’escroquerie.

 

Les documents d’analyse des produits sont un autre élément clé de cette arnaque. Des rapports officiels émis par le Bureau d’Évaluation et de Contrôle de Diamants et Or (BECDOR) ont été manipulés pour indiquer des taux de pureté de l’or extrêmement élevés, tels que 96,21%. Ces rapports, accompagnés de feuilles d’exportation, faisaient partie d’un ensemble de documents soigneusement orchestrés pour convaincre les investisseurs que leurs transactions étaient non seulement légales, mais aussi très lucratives. En réalité, ces documents n’étaient qu’une façade pour une arnaque massive.

 

Feuille d’exportation de l’Or et Diamant de la coopérative KAYA

 

Le rôle des hauts fonctionnaires dans l’escroquerie.

 

Les documents que nous avons obtenus lors de cette investigation révèlent l’implication directe de plusieurs hauts fonctionnaires centrafricains. Le Directeur Général des Mines, Prince Kambale Charles, et d’autres responsables centrafricains ont signé des bordereaux de production, des factures, et des certificats d’exportation pour des transactions qui n’ont jamais eu lieu. Ces responsables ont utilisé leur position pour donner une apparence de légitimité à l’ensemble du processus, contribuant ainsi à arnaquer des milliards de dollars aux investisseurs internationaux.

 

Il y a également le chef de cabinet de Touadéra, le sieur Maleyombo, ainsi que son Directeur de cabinet, Obed Namssio, qui jouent un rôle primordial et décisif dans cette affaire. D’après nos investigations sur les précédents jeux, ces deux hauts responsables du régime sont chargés de recevoir, dans leur bureau et dans un restaurant chic de la capitale, tous les potentiels investisseurs invités une fois à Bangui.

 

Laisser-passer pour l’exportation de l’Or brut de la coopérative KAYA

 

Bordereau de production de l’Or de la Coopérative KAYA

Les conséquences désastreuses pour les victimes.

 

Les conséquences de cette escroquerie sont dévastatrices pour les victimes. En plus des pertes financières massives, beaucoup d’investisseurs se sont retrouvés piégés dans un système judiciaire complexe, cherchant désespérément à récupérer leurs fonds. Dans certains cas, les victimes ont même été menacées par les auteurs de l’arnaque lorsqu’elles ont tenté de dénoncer la fraude. Le réseau mafieux, soutenu par des membres influents du gouvernement, a réussi à échapper à la justice en raison de la complicité des hautes personnalités du régime, utilisant des tactiques de peur et d’intimidation pour maintenir le silence des victimes.

 

Protection des victimes et dénonciation des coupables.

 

Pour protéger les victimes de cette arnaque, les noms des entreprises impliquées ont été modifiés dans cet article. Cependant, les auteurs de cette vaste escroquerie, y compris les hauts fonctionnaires centrafricains et leurs complices étrangers, sont clairement identifiés pour que justice soit rendue. Le rôle de ces responsables est documenté avec précision, montrant comment ils ont abusé de leur pouvoir pour faciliter l’escroquerie devenue une arnaque internationale.

 

Une arnaque internationale à grande échelle.

 

Les preuves accumulées démontrent l’étendue de la corruption et de la criminalité en République centrafricaine, où des réseaux mafieux, protégés par le régime en place, ont réussi à arnaquer des milliards aux investisseurs étrangers. Ce système bien rodé, qui combine l’utilisation de documents officiels falsifiés, des invitations présidentielles, et des coopératives minières fictives, continue de prospérer, mettant en péril l’économie du pays et la confiance des investisseurs internationaux. La révélation de ces fraudes ouvre la voie à des actions nécessaires pour démanteler ce réseau et traduire ses responsables en justice, afin de restaurer l’intégrité du secteur minier en Centrafrique et protéger les futurs investisseurs.

 

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16 ans après le rapport du PNUD, l’État centrafricain en pleine déroute

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16 ans après le rapport du PNUD, l’État centrafricain en pleine déroute en 2024

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

En 2008, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) publiait un rapport essentiel sur le développement humain en République centrafricaine (RCA). Ce document pointait du doigt les problèmes liés au capital social et à la sécurité humaine dans un pays ravagé par des crises récurrentes et une gouvernance fragile. Près de deux décennies plus tard, en 2024, la situation s’est aggravée, plongeant la RCA dans une spirale d’insécurité, de corruption et de méfiance totale envers les autorités.

 

Bangui, 13 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le capital social en RCA : Un élément clé pour la cohésion nationale.

En 2008, le PNUD constatait un capital social extrêmement faible en RCA. Le lien entre l’État et ses citoyens était pratiquement rompu. À l’époque, 83,4 % de la population ne faisait pas confiance au gouvernement pour améliorer leurs conditions de vie. Aujourd’hui, en 2024, la situation est encore plus désastreuse. L’État, miné par la corruption, a perdu toute crédibilité. Les institutions publiques, déjà fragiles en 2008, sont désormais perçues comme inutiles, voire nuisibles. La méfiance s’est transformée en un rejet pur et simple des autorités.

 

Les interactions sociales, qui étaient déjà marquées par l’individualisme et la méfiance en 2008, ont encore régressé. Le tissu social, autrefois affaibli, est désormais en lambeaux. Les solidarités familiales et communautaires, jadis des filets de sécurité face aux crises économiques, sont en train de disparaître, remplacées par une indifférence généralisée et un sentiment d’abandon.

 

Sécurité humaine : Un impératif pour prévenir les conflits.

Le rapport du PNUD de 2008 mettait en avant l’importance de la sécurité humaine pour éviter l’éclatement de nouveaux conflits. À l’époque, 67 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté, et l’insécurité alimentaire était une réalité quotidienne pour des milliers de Centrafricains. En 2024, ces chiffres ont grimpé, aggravant encore plus la situation. Les tensions sociales, alimentées par la pauvreté extrême, l’accès limité aux services de base, et les violations des droits de l’homme, sont désormais à un point de rupture.

 

Le taux de mortalité infanto-juvénile, qui était de 176 ‰ en 2006, reste alarmant, voire pire dans certaines régions rurales. L’accès à l’eau potable et aux soins de santé est devenu un luxe pour la majorité de la population, exacerbant l’insécurité et les conflits internes. Le nord du pays, déjà marqué par les combats en 2008, est devenu un véritable no man’s land, où les autorités ne parviennent plus à exercer le moindre contrôle.

 

État centrafricain en pleine déroute : qu’en est-il de sa refondation en 2024 ?

Le PNUD, en 2008, proposait des recommandations pour restaurer la confiance des citoyens et refonder l’État centrafricain. Il s’agissait notamment de renforcer les institutions démocratiques, de lutter contre la corruption et d’engager un dialogue inclusif avec la société civile. Mais en 2024, ces espoirs semblent bien lointains.

 

La corruption, qui était déjà endémique, s’est désormais enracinée à tous les niveaux de l’État, de la plus petite administration locale aux plus hautes sphères du pouvoir. L’impunité est devenue la norme, et les rares tentatives de réforme sont systématiquement sabotées par des intérêts personnels. Le gouvernement, incapable de payer régulièrement ses fonctionnaires et de fournir des services de base, a perdu toute légitimité. Le peuple centrafricain, qui en 2008 conservait encore un mince espoir de changement, n’a aujourd’hui plus aucune confiance dans ses dirigeants.

 

En effet, le rapport du PNUD de 2008 dressait déjà un portrait sombre de la Situation en République centrafricaine, mais la réalité de 2024 est encore plus alarmante. Le capital social est en ruine, la sécurité humaine est inexistante, et l’État, rongé par la corruption, n’offre plus aucune perspective de redressement. La confiance du peuple envers les autorités est nulle, et sans une action internationale déterminée et coordonnée, la RCA risque de sombrer encore davantage dans le chaos.

 

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Martin Ziguelé dresse un tableau noir de l’économie  centrafricaine : ‘L’argent ne circule plus’

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Martin Ziguelé dresse un tableau noir de l’économie  centrafricaine : ‘L’argent ne circule plus’

Centrafrique.org/modification-de-la-constitution-le-brdc-denonce-les-manoeuvres-du-contournement-de-la-decision-de-la-cour-constitutionnelle-par-le-regime/martin-ziguele-tres-bien/” rel=”attachment wp-att-59665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/martin-ziguele-tres-bien-450×399.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC” width=”450″ height=”399″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

 

Les Centrafricains crient leur désespoir face à une inflation incontrôlée qui ravage leur pouvoir d’achat, comme en témoignent les appels passionnés des auditeurs de la radio Guira FM dans l’émission « Tribune de l’économie ». Pendant ce temps, le gouvernement semble paralysé, incapable de répondre à cette crise économique majeure. Martin Ziguelé, député et économiste invité sur l’antenne, dresse un constat alarmant : “Aujourd’hui, dans les familles centrafricaines, surtout à Bangui et dans les zones périurbaines, les gens mangent une seule fois par jour dans l’après-midi, c’est ce qu’on appelle un coup chaos. C’est dû à la faiblesse du pouvoir d’achat.” Cette déclaration choc illustre l’ampleur de la crise qui frappe le pays et l’urgence d’agir pour éviter une catastrophe sociale.

 

Bangui, 13  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’économie centrafricaine face à un pouvoir d’achat anéanti.

 

“Les ménagères sont à bout de souffle à Yaloké”, déclare une auditrice anonyme, résumant l’angoisse des foyers. À Bangui, le prix d’une simple cuvette de manioc a bondi de 80%, passant de 2500 à 4500 FCFA, selon Martin Ziguelé, député et économiste invité sur Guira FM. Cette flambée touche tous les produits essentiels.

 

Jean-Charles Sandika, boucher au marché de Yaloké, explique : “La viande est chère parce que nous cherchons la viande jusqu’aux brousses. Un bœuf, nous achetons 700 000 ou parfois 650 000 ou 500 000 comme ça”. Cette hausse des prix à la source se répercute inexorablement sur les consommateurs.

 

L’économie centrafricaine au bord du gouffre.

 

Martin Ziguelé dresse un constat alarmant : “L’inflation, c’est vraiment la peste pour l’économie centrafricaine”. Il souligne que le taux d’inflation dépasse largement les 3% fixés par la CEMAC, paralysant l’activité économique. “Aujourd’hui, il y a pratiquement plus d’activités économiques en tant que telles. L’argent ne circule pas”, alerte-t-il.

 

Le sous-préfet intérimaire de Yaloké, Bruno Bangolo, appelle le gouvernement à “mettre une stratégie en place pour réduire le coût de vie”. Pourtant, aucune mesure concrète n’a été prise pour juguler l’inflation ou stimuler la production locale.

 

Un avenir sombre sans réformes courageuses.

 

Face à ce désastre économique, Martin Ziguelé a préconisé des réformes drastiques : “Il faut un gouvernement volontariste pour imposer une politique anti-inflationniste qui va de pair avec une politique de création de richesses et de création d’emplois”. Il appelle à lutter contre la corruption, améliorer le climat des affaires et libéraliser certains secteurs comme les carburants.

 

Sans un sursaut rapide des autorités, la RCA risque de s’enfoncer dans une spirale inflationniste aux conséquences potentiellement dramatiques. Comme le résume Martin Ziguelé : “Il faut que ça commence quelque part”. Le temps presse pour éviter un effondrement économique que les citoyens centrafricains, eux, vivent déjà au quotidien.

 

 

Nzila : la base de la Jeunesse Pionnière cédée aux Rwandais, un symbole national perdu

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Nzila : la base de la Jeunesse Pionnière cédée aux Rwandais, un symbole national perdu

 

Centrafrique.org/touadera_inauguration_base_jpn_de_nzila/” data-wpel-link=”internal”>Le Président Touadera et des officiels lors de l'inauguration d'un centre pour la jeunesse
Le Président Faustin-Archange Touadera lors de l’inauguration du Centre de Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes à Nzila en 2017

 

 

Le régime de Touadera poursuit sa politique controversée de cession des infrastructures militaires nationales à des forces étrangères. La récente remise d’une base de la Jeunesse Pionnière aux troupes rwandaises illustre cette tendance alarmante qui fragilise davantage la souveraineté du pays.

 

Bangui, 13  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Base de la Jeunesse Pionnière  cédée : un pays livré aux forces étrangères.

 

Sous couvert d’accords bilatéraux, le président Touadera a ouvert grand les portes de la Centrafrique aux soldats rwandais et aux mercenaires russes de Wagner. Ces forces occupent désormais des positions stratégiques à travers le pays :

 

– Le camp de Roux, base stratégique, est largement occupé par les mercenaires russes de Wagner

– Le camp Henri-Izamo de la gendarmerie abrite également des Russes

– La base de la Jeunesse Pionnière de Nzila vient d’être cédée aux Rwandais

– Le camp RDOT à la sortie nord de Bangui, autrefois occupé par d’anciens rebelles, est désormais vide

– Le camp Kassaï  militaire, dans le septième arrondissement de Bangui, est occupé par les mercenaires russes du groupe Wagner.

Cette démarche éhontée pousse des nombreux centrafricains à s’interroger sur la capacité des forces armées centrafricaines à assurer la sécurité du pays de manière autonome.

Entrée d'une base militaire avec un grand portail métallique gris, entourée d'arbres et de terrains vagues
L’accès à la base de la Jeunesse Pionnière Nationale de Nzila.

 

Base de la Jeunesse Pionnière  cédée: une souveraineté compromise.

 

La présence massive de troupes étrangères sur le sol centrafricain, notamment des milliers de soldats rwandais et de mercenaires russes de Wagner, pose un grave problème de souveraineté. Le président Touadera semble avoir bradé le contrôle des infrastructures militaires nationales en échange d’une protection de son régime par des forces extérieures.

 

“En cédant ainsi nos bases militaires, le gouvernement hypothèque dangereusement notre souveraineté et notre capacité à assurer notre propre défense”, déplore un ancien haut gradé sous couvert d’anonymat.

 

Un avenir incertain pour les forces armées nationales.

 

Privée de ses installations et concurrencée par des contingents étrangers mieux équipés, l’armée centrafricaine voit son rôle et ses capacités s’amenuiser. Cette situation fait craindre une dépendance accrue du pays vis-à-vis de puissances étrangères pour assurer sa sécurité, au détriment du développement de forces de défense nationales autonomes et efficaces.

 

Cette dépendance croissante envers des puissances extérieures fragilise l’État centrafricain et hypothèque son avenir. Sans une armée nationale forte et autonome, comment le pays peut-il espérer retrouver stabilité et développement ?

 

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L’Hypocrisie de la Journée de l’Arbre en Centrafrique : Un Rideau de Fumée du gouvernement

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L’Hypocrisie de la Journée de l’Arbre en Centrafrique : Un Rideau de Fumée du gouvernement

 

 

La célébration annuelle de la Journée Nationale de l’Arbre en République Centrafricaine, avec ses discours grandiloquents et ses plantations symboliques, est devenue une tradition bien établie. Malgré cela, l’efficacité réelle de cette initiative est de plus en plus remise en question. Conçue pour sensibiliser la population à l’importance de la reforestation, cette journée semble davantage centrée sur l’apparence que sur des résultats concrets et mesurables.

 

Bangui, 13 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Journée de l’Arbre en Centrafrique: manque de Transparence et Absence de Suivi.

 

Depuis l’instauration de cette journée en 1984, il n’existe pratiquement aucune donnée fiable concernant l’évolution des arbres plantés. On pourrait se demander combien d’arbres ont été réellement plantés depuis 2017, et surtout, quel est leur taux de survie. Les informations à ce sujet sont soit absentes, soit soigneusement dissimulées par le ministère des forêts, qui se contente de cérémonies sans fournir les preuves nécessaires à une évaluation crédible de l’impact de ces actions.

 

Journée de l’Arbre en Centrafrique: une Initiative Coûteuse mais Inefficace.

 

Malgré les sommes considérables investies chaque année pour organiser cet événement, les résultats restent invisibles. Des localités comme Bossembélé, Bogangolo, Pissa, Landja, Lithon, Gbazabangui, et Damara ont été désignées comme des zones de plantation, mais aucune preuve tangible ne vient appuyer ces affirmations. En revanche, des initiatives individuelles, comme celle menée par Christian Aimé Ndota en 2008 avec les scouts au lycée Boganda, montrent que des efforts localisés peuvent produire des résultats visibles, prouvant les lacunes des actions gouvernementales.

 

Le Discours de Touadera : Une Rhétorique Vide.

 

Lors de la Journée Nationale de l’Arbre 2024 à Damara, dans son propre village, le Président Baba Kongoboro a prononcé un discours riche en promesses, évoquant des engagements internationaux et des stratégies nationales. Néanmoins, ces paroles n’effleurent que superficiellement les défis réels auxquels le pays est confronté en matière de gestion forestière. Des programmes comme le REDD+ ou les contributions déterminées au niveau national (CDN) sont mentionnés, mais leur mise en œuvre et leur efficacité sur le terrain demeurent hautement questionnables.

 

Pillage et Destruction par le Groupe Wagner : Le Silence Assourdissant des Autorités.

 

En 2022 et 2023 quand le groupe Wagner pillait et détruisait massivement les arbres dans la Lobaye, personne n’avait levé son petit doigt dans le pays pour dénoncer cela, y compris le Président lui-même. Pourtant, cette année, ils célèbrent cette journée avec la honte. Comment peut-on prétendre célébrer la reforestation tout en fermant les yeux sur la destruction systématique des forêts par des acteurs étrangers, surtout le groupe Wagner,  opérant en toute impunité ? Ce silence complice jette une ombre sur les engagements proclamés lors de cette journée et expose l’hypocrisie des autorités.

 

Une Stratégie de Reboisement Inefficace.

 

Le Président a annoncé une nouvelle vision stratégique pour un reboisement à grande échelle, qui, en réalité, semble être une répétition des promesses antérieures. Tant que des mesures concrètes et un suivi rigoureux ne seront pas mis en place, cette stratégie risque fort de rester une simple déclaration d’intention sans impact réel. Les plans de développement durable et de reforestation évoqués ne pourront aboutir sans une refonte complète de la gestion des projets et un engagement sincère des autorités.

 

La Journée Nationale de l’Arbre, bien qu’essentielle sur le plan symbolique, montre ses limites sans un suivi rigoureux et transparent. Les discours prononcés lors de cette journée ne peuvent compenser l’absence de résultats concrets, et la gestion forestière en Centrafrique requiert une révision profonde pour que cette initiative devienne un véritable levier de changement.

 

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La souffrance des habitants de Damala : Les braquages font la loi la nuit

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La souffrance des habitants de Damala : Les braquages font la loi la nuit

 

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“Route poussiéreuse allant au quartier Damala, à Bégoua. CopyrightCNC

 

La situation sécuritaire se dégrade de jour en jour dans le quartier Damala, situé proche de l’aéroport international Bangui M’Poko. Les habitants, en proie à des braquages répétés, lancent un cri d’alarme aux autorités.

 

Bangui, 13 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Damala : une population terrorisée.

 

“Nous vivons dans la peur constante”, déclare Charles Degouto, président de la jeunesse du quartier. “Depuis trois mois, les cas de braquage se multiplient. La nuit, personne n’est à l’abri”.

 

Jocelyne N., une veuve mère de quatre enfants, témoigne : “Ils ont forcé notre porte en pleine nuit. Ils nous ont menacés avec des armes et ont tout emporté : télévision, moto, ordinateur, téléphones et même les 20 000 francs que j’avais économisés”.

 

Damala : les commerçants, cibles privilégiées.

 

Les petits commerçants sont particulièrement visés. Sophie K., propriétaire d’une boutique, raconte : “Vers 22h, des hommes armés ont fracturé ma boutique. Ils ont pris toute ma marchandise et ma recette. Aujourd’hui, j’ai peur de continuer mon activité”.

 

Un quartier enclavé et mal desservi.

 

L’enclavement du quartier complique l’intervention des forces de l’ordre. Un fonctionnaire de la mairie, sous couvert d’anonymat, explique : “Les routes sont impraticables. La police peine à accéder rapidement au quartier en cas d’urgence”.

 

Appel aux autorités.

 

Face à cette situation alarmante, les habitants de Damala interpellent le gouvernement. Ils réclament l’installation urgente d’un poste de police dans le quartier et la réhabilitation des voies d’accès.

 

“Si rien n’est fait, certains envisagent déjà de quitter le quartier”, prévient Charles Degouto. “Nous demandons aux autorités d’agir avant qu’il ne soit trop tard”.

 

La rédaction a tenté de joindre le commissariat central et la mairie de Bangui pour obtenir leurs réactions, mais nos appels sont restés sans réponse jusqu’à présent. La situation à Damala démontre les défis sécuritaires auxquels font face de nombreux quartiers périphériques de la capitale centrafricaine.

 

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