l’institut universitaire Supgesa : les étudiants crient au scandale
Centrafrique.org/institut_universitaire/” data-wpel-link=”internal”>
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 10 septembre 2024 (CNC).
À Bangui, l’institut supérieur de gestion et des sciences appliquées (Supgesa) traverse une crise. Les étudiants dénoncent les agissements du président fondateur, le député Kolou, qu’ils accusent d’abus de pouvoir et de pratiques financières douteuses.
Une amende injustifiée.
Le député Kolou a récemment exigé le paiement d’une amende de 5000 FCFA à tous les étudiants de première année, les accusant d’avoir cassé une table. Or, selon plusieurs témoignages, cette table s’est simplement dégradée à cause de la pluie qui s’infiltre dans les salles mal entretenues. Malgré les protestations, le président fondateur est resté inflexible.
“On n’a rien cassé. Cette table était déjà en mauvais état”, explique un étudiant qui préfère rester anonyme. “Le député Kolou ne veut rien entendre et nous force à payer”.
Des frais abusifs qui s’accumulent.
Cette amende s’ajoute à d’autres frais contestés par les étudiants, comme 5000 FCFA pour les rattrapages ou 15 000 FCFA pour une prétendue bibliothèque numérique jamais mise à disposition. Au total, chaque étudiant de première année doit débourser 10 000 FCFA supplémentaires pour accéder aux examens.
“Le député Kolou profite clairement de sa position pour s’enrichir sur notre dos”, accuse un autre étudiant. “Il invente sans cesse de nouvelles taxes sans aucune justification”.
Des méthodes autoritaires dénoncées.
Le jour des examens, le président fondateur est allé jusqu’à confisquer les copies des étudiants n’ayant pas payé l’amende, sous les yeux ébahis des surveillants de l’université de Bangui. De nombreux étudiants ont ainsi été empêchés de composer.
“C’est un véritable abus de pouvoir”, s’indigne un enseignant. “Le député Kolou gère l’institut comme son fief personnel, sans se soucier des règles élémentaires ni du bien-être des étudiants”.
Le pire, c’est que les étudiants n’ont jamais vu le règlement intérieur censé justifier ces punitions.
Un établissement au bord de l’implosion.
Si la qualité de l’enseignement à Supgesa est reconnue, les méthodes du président fondateur risquent de mettre en péril l’avenir de l’établissement. De plus en plus d’étudiants envisagent de quitter l’institut, découragés par ces pratiques abusives.
Les autorités académiques sont appelées à intervenir de toute urgence pour mettre fin à ces dérives et garantir des conditions d’études décentes aux étudiants de Supgesa. Le député Kolou devra répondre de sa gestion contestée devant les instances compétentes.
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
