Ouham : violant affrontement près de Kouki entre les CMSPR et les Wagner, débandade générale
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Des combats ont éclaté ce dimanche 24 novembre 2024 dans la préfecture de l’Ouham, à 30 kilomètres de Kouki. Les éléments de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), sous le commandement du Colonel Armel Sayo Mingatoloum, se sont heurtés aux forces armées centrafricaines (FACA) et à leurs alliés russes du groupe Wagner.
L’attaque s’est produite dans le village Contenair, situé à dix kilomètres de Bodjomo sur l’axe Kouki-Nana-Bakassa. Les hommes de la CMSPR, sous le commandement du Colonel Armel Sayo Mingatoloum, ont lancé une offensive contre les positions tenues par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les paramilitaires russes du groupe Wagner.
D’après des sources militaires contactées par notre rédaction, l’affrontement a tourné à l’avantage des éléments de la CMSPR. Les FACA et leurs alliés russes ont dû se replier, abandonnant sur place un important matériel militaire, notamment deux véhicules qui ont été récupérés et incendiés par les assaillants.
Cette région, située à 450 kilomètres au nord de Bangui, revêt une importance stratégique majeure. Le village Contenair se trouve sur l’axe reliant Kouki à Nana-Bakassa, deux localités agricoles de la préfecture de l’Ouham. La première est un important point de passage, tandis que Nana-Bakassa constitue l’une des sous-préfectures de l’Ouham.
Suite à ces affrontements, les éléments de la CMSPR ont pris brièvement le contrôle de la localité avant de se retirer dans la brousse avoisinantes. Ce développement pourrait modifier l’équilibre des forces dans cette partie de la préfecture de l’Ouham, touchée par une forte instabilité ces derniers temps.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)