Un motocycliste décède sur la route Baboua-Berra après une collision avec une antilope
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Croisement-baboua-bera-450×337.jpg” alt=”Un motocycliste décède sur la route Baboua-Berra après une collision avec une antilope” width=”450″ height=”337″ />Croisement Baboua-Berra. CopyrightCNC
Un accident mortel s’est produit mercredi dernier sur la route reliant Baboua à Berra, à environ 20 kilomètres de cette dernière localité. Yerehoule Ferdinand, un moto-taxi, a perdu la vie après avoir percuté une antilope.
Selon Pâté Noël, agent recenseur et premier témoin sur les lieux, l’accident s’est produit aux premières heures de la matinée : “J’ai découvert la victime vers 5h20 alors que je me rendais à Baboua. L’homme gisait sur la route, sa moto renversée à ses côtés, ainsi qu’une antilope. Nous avons d’abord transporté le blessé au village de Yezou avant de l’évacuer vers l’hôpital de district de Baboua, où il a malheureusement succombé à ses blessures”.
Les corps de la victime et de l’animal ont été transférés à Cantonnier. Cet axe routier, qui relie les villes de Baboua et Berra distantes de 104 kilomètres, est particulièrement fréquenté par les motos en raison d’une activité commerciale intense dans cette zone minière.
Ce nouvel accident mortel intervient une semaine après une collision entre deux motos qui avait déjà coûté la vie à quatre personnes sur le même tronçon. La route Baboua-Berra, qui fait partie de l’axe principal menant jusqu’à la frontière camerounaise à Garoua-Boulaï située à 610 km de Bangui, continue d’enregistrer un nombre inquiétant d’accidents.
Les autorités sous-préfectorales de Baboua appellent les usagers, notamment les moto-taxis, à redoubler de vigilance sur cet axe, particulièrement aux heures où la visibilité est réduite. La présence d’animaux sauvages reste un danger permanent dans cette région.
La CPC-F dénonce le massacre de Bria-Ippy et réclame une enquête internationale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse-418×450.jpg” alt=”La CPC-F dénonce le massacre de Bria-Ippy et réclame une enquête internationale” width=”418″ height=”450″ />un taxi moto sur une route boueuse
Le sang coule encore sur les routes centrafricaines. Dans un communiqué publié le 28 novembre depuis May-mbaya, la Coalition des Patriotes pour le Changement-Fondamentale (CPC-F) dénonce l’assassinat de dix conducteurs de moto-taxis sur l’axe Bria-Ippy, survenu le 26 novembre 2024.
ABOUBAKAR Siddick Ali, porte-parole général de la CPC-F, établit un lien direct entre cette tragédie et les opérations des forces Wagner dans la région. Le mouvement rappelle notamment l’assassinat récent d’un chauffeur camerounais sur l’axe Béloko – Bangui le 18 novembre, attribué aux mêmes forces du groupe Wagner.
“La terreur et les exactions de Wagner, tant les blancs que ceux surnommés Wagner noir, continuent d’endeuiller notre nation”, souligne le communiqué. Face à cette situation, la CPC-F lance un double appel : aux instances internationales pour diligenter une enquête approfondie, et à la population pour se mobiliser contre ces violences.
Le mouvement inscrit ces événements dans un contexte plus large de lutte contre ce qu’il qualifie de “dictature de Touadera” et la présence des forces Wagner sur le sol centrafricain. Ces nouvelles violences ravivent les tensions dans une région où la paix reste fragile.
Les routes centrafricaines, véritables artères économiques du pays, deviennent progressivement des zones de non-droit où les civils paient le prix fort des affrontements entre les différentes forces en présence.
Source : Communiqué N°006/CPC-F/CG/BPP/S.G-24 de la CPC-F, signé par ABOUBAKAR Siddick Ali.
LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA : les bébés, les vieillards doivent désormais aussi payer 75 000 CFA aux créanciers….
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf-450×301.jpg” alt=”Deux jeunes femmes avec leurs bébés par MSF Centrafrique , illustrant l’article sur LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA ” width=”450″ height=”301″ />Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
La Fondation Mo Ibrahim vient de jeter un pavé dans la mare. Son rapport 2024 dévoile une réalité qui glace le sang : chaque Centrafricain, du nourrisson au vieillard, porte sur ses frêles épaules une dette de 122 dollars, soit environ 75 000 francs CFA. Une sentence qui frappe avant même le premier cri de vie d’un bébé.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
LA DETTE CENTRAFRICAINE : UNE NATION SOUS LE JOUG DES CRÉANCIERS
L’histoire retiendra que sous le régime Touadera, la République Centrafricaine s’est enfoncée dans les abysses de l’endettement avec une désinvolture déconcertante. Les emprunts se multiplient dans l’opacité la plus totale pour financer la présence des Mercenaires russes et des contingents rwandais. Ces “protecteurs” aux services grassement rémunérés étouffent l’économie nationale, pendant que nos richesses minières s’évaporent dans des circuits obscurs.
Les contrats avec le groupe Wagner et le Rwanda, véritables trous noirs budgétaires, engloutissent des sommes faramineuses dont le montant réel échappe à tout contrôle. Cette dette vertigineuse n’est que la partie visible de l’iceberg. Les arrangements financiers secrets qui lient le pouvoir à ses “partenaires” militaires dépassent probablement les estimations les plus pessimistes.
Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair, illustrant l’article sur LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA ” width=”450″ height=”345″ />Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget
LA DETTE CENTRAFRICAINE : LE PRIX DE L’ASSERVISSEMENT
Les conséquences de cette politique suicidaire sont dévastatrices. Les hôpitaux de Bangui et des provinces croulent sous le manque de tout. Les établissements scolaires ressemblent à des ruines abandonnées. Les routes, artères vitales du développement, demeurent dans un état de délabrement chronique. L’accès à l’eau potable, encore moins de l’électricité reste une illusion pour la majorité de la population.
Pendant ce temps, les mercenaires paradent dans leurs véhicules rutilants. Les millions de DETTE CENTRAFRICAINE engloutis dans leur entretien auraient pu construire des dizaines d’écoles, équiper des centres de santé, réhabiliter le réseau routier, installer des points d’eau potable. Le développement est sacrifié sur l’autel d’une prétendue sécurité qui n’a apporté que plus de misère.
LA DETTE CENTRAFRICAINE : L’HYPOTHÈQUE D’UNE GÉNÉRATION
Cette dette centrafricaine colossale n’est pas qu’un chiffre abstrait. Elle représente un fardeau bien réel qui pèsera sur plusieurs générations. Chaque enfant qui naît aujourd’hui en Centrafrique porte déjà sur sa petite tête chauve et ronde le boulet de 75 000 francs CFA, avant même d’avoir prononcé son premier mot de vie devant les seins de sa maman. Une somme considérable dans un pays où la majorité de la population vit avec moins de 500 francs CFA par jour.
Cette situation inique condamne notre jeunesse à rembourser des emprunts dont elle n’a tiré aucun bénéfice. Les ressources qui devraient servir à construire leur avenir sont englouties dans une spirale d’endettement sans fin. Le pays s’enfonce dans une dépendance financière qui compromet gravement sa souveraineté.
UN AVENIR CONFISQUÉ
L’ampleur de la dette centrafricaine révélée par le rapport Mo Ibrahim sonne comme un signal d’alarme. Notre pays court à sa perte si rien n’est fait pour stopper cette hémorragie financière. Les créanciers qui nous tendent aujourd’hui des lignes de crédit avec empressement seront demain les fossoyeurs de notre indépendance.
Le peuple centrafricain doit exiger la transparence sur l’utilisation de ces fonds qui hypothèquent son avenir. La nation ne peut continuer à s’endetter pour entretenir des forces criminelles étrangères dont la présence n’a pas apporté la paix promise. Le temps est venu de briser ce cycle infernal qui mène tout droit vers la banqueroute.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront précipité la Centrafrique dans cet abîme d’endettement. Pendant qu’une poignée s’enrichit, c’est tout un peuple qui s’appauvrit, tout un pays qui s’enfonce. La dette par habitant n’est pas qu’un indicateur économique, c’est le symptôme d’une gouvernance qui sacrifie l’avenir sur l’autel d’intérêts personnels.
Les panafricanistes retournent leurs armes d’attaque contre Touadera : la trahison des espoirs d’un peuple
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1-300×259.jpg” alt=”Les panafricanistes retournent leurs armes d’attaque contre Touadera : la trahison des espoirs d’un peuple” width=”300″ height=”259″ />Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue
Des jets privés, du champagne et du caviar pendant que les élèves étudient à même le sol. Le ministre des Grands Travaux Binda Koyagbélé s’affiche dans un luxe indécent sur les réseaux sociaux. Pendant ce temps, le président Touadera mendie honteusement 10 millions d’euros d’aide financière à la France.
Touadera, un Président qui perd ses soutiens panafricanistes
La déliquescence du régime de Touadera atteint un point critique. Les plus fidèles partisans du président Touadera, les soi-disant panafricanistes, commencent à lui tourner le dos. Cette fracture au sein même du camp présidentiel témoigne de l’ampleur du désastre. D’anciens alliés politiques, écœurés par tant de gabegie, rompent publiquement avec un système qu’ils ne peuvent plus cautionner.
Un pays livré au pillage
La Centrafrique agonise sous le poids d’une administration prédatrice. Après près de dix années au pouvoir, le bilan du régime de Touadera est accablant : pas un seul kilomètre de route construit dans la capitale, pas un seul hôpital public fonctionnel, des écoles délabrées. Les ministres paradent dans des véhicules luxueux pendant que la population meurt de maladies curables.
Le gouvernement actuel de Faustin Archange Touadera a transformé les institutions en machines à enrichissement personnel. Les détournements de fonds publics atteignent des sommets vertigineux. Les caisses de l’État sont vides mais les comptes privés des dignitaires débordent.
La faillite morale du régime
Dans les provinces, la situation est encore plus dramatique. Les populations sont abandonnées, sans infrastructures de base, sans eau potable, sans électricité. Pendant ce temps, les enfants des ministres étudient dans les meilleures écoles à l’étranger.
Le cynisme des dirigeants n’a plus de limite. Ils osent parler de “révolution” alors qu’ils ont trahi tous les espoirs placés en eux. La corruption gangrène chaque niveau de l’administration. Les nominations aux postes clés se monnaient. Les marchés publics sont détournés.
Un système organisé de prédation
Les preuves s’accumulent d’un pillage organisé des ressources nationales. Les fonds destinés au développement disparaissent systématiquement. La dilapidation des deniers publics est devenue la norme.
Le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la misère pendant que ses dirigeants s’enrichissent de manière éhontée. Les populations sont réduites à la mendicité pendant que leurs gouvernants festoient dans un luxe obscène.
Cette classe politique corrompue jusqu’à la moelle n’a qu’un objectif : se maintenir au pouvoir pour continuer le festin. Elle a trahi les idéaux de changement et de progrès. Elle a trahi son peuple.
La grande déroute nationale : comment la Centrafrique bascule directement au Bord du Gouffre, selon l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
La publication de l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) 2024 sonne comme un verdict implacable pour la Centrafrique . Avec un score global de 31,5 sur 100 et une 49ème place sur 54 pays africains, le pays s’enfonce dans une crise de gouvernance sans précédent. Le professeur Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale, qualifie cette situation de “naufrage institutionnel complet”.
L’Effondrement de la Centrafrique
La déliquescence des institutions de la Centrafrique atteint des niveaux alarmants. Le système judiciaire, avec un score catastrophique de 25,9/100, illustre l’érosion continue de l’État de droit. En plus de cela, les libertés fondamentales s’étiolent dangereusement : le score nul en matière de libertés d’association et de réunion témoigne d’une dérive autoritaire alarmante.
La corruption gangrène l’appareil étatique de la Centrafrique , comme l’atteste le score de 23,2/100 en matière de lutte contre ce fléau. Les contrepouvoirs institutionnels s’affaiblissent dramatiquement (-22,8 points en dix ans), laissant la place à l’arbitraire et à l’impunité.
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale
Une Population Abandonnée
Les conséquences pour les citoyens sont désastreuses. La protection sociale atteint le niveau le plus bas du continent avec un score de 17,3/100, traduisant l’abandon total des plus vulnérables. L’accès aux infrastructures de base reste dramatiquement limité (11,6/100), plaçant le pays au 53ème rang.
La situation sanitaire est tout aussi alarmante : dernier rang continental avec un score de 28,7/100. L’accès aux soins de santé se dégrade (-8,4 points), tandis que le contrôle des maladies contagieuses atteint un niveau critique (19,3/100).
Le Développement de la Centrafrique en Panne
L’économie de la Centrafrique suffoque sous le poids des dysfonctionnements structurels. L’accès aux services bancaires est quasi inexistant (0,8/100), paralysant toute initiative entrepreneuriale. Les infrastructures de transport et de communication demeurent embryonnaires, isolant des régions entières.
L’éducation, clé du développement, est sinistrée. La qualité du système éducatif affiche un score nul, hypothéquant l’avenir de toute une génération. Les inégalités socioéconomiques se creusent dangereusement, avec un score de 4,5/100 en matière d’opportunités, le plus bas d’Afrique.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Les Germes d’une Catastrophe Sociale
Cette faillite systémique nourrit les tensions sociales. La détérioration continue des indicateurs d’inclusion et d’égalité (-9,3 points en dix ans) fait planer le spectre d’une implosion sociale. Les droits fondamentaux reculent inexorablement : -10,3 points pour les libertés individuelles, -7,5 points pour la liberté d’expression.
La situation des femmes reste particulièrement inquiétantes, avec un score nul en matière d’accès aux services publics, malgré l’existence d’une législation contre les violences.
Quelques Lueurs d’Espoir
Dans ce tableau sombre, quelques évolutions positives méritent d’être soulignées. L’économie rurale progresse (+15,3 points), portée notamment par un meilleur accès aux marchés. La sécurité s’améliore légèrement, avec une réduction significative des violences contre les civils (+39,3 points).
L’Urgence d’une Refondation de la Centrafrique
L’heure n’est plus aux demi-mesures. la Centrafrique se trouve à la croisée des chemins. Sans une refondation profonde de sa gouvernance, le pays risque de sombrer définitivement dans le chaos. Les autorités doivent prendre la mesure de l’urgence et engager des réformes structurelles ambitieuses.
La communauté internationale ne peut rester spectatrice de cette dérive. Un soutien renforcé, conditionné à des réformes concrètes, s’impose pour éviter l’effondrement total d’un État déjà fragilisé. L’avenir de millions de Centrafricains en dépend.
Le cauchemar sans fin des étudiants en anthropologie de l’université de Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-Faculte-des-Lettres-et-Sciences-Humaines-de-luniversite-de-Bangui-352×450.jpg” alt=”Le cauchemar sans fin des étudiants en anthropologie de l’université de Bangui” width=”352″ height=”450″ />La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Des étudiants prisonniers de leurs études depuis sept ans. À la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui, les inscrits en anthropologie de 2017 n’entrevoient toujours pas la fin de leur Master 2. Notre enquête révèle un système kafkaïen où de nouvelles matières surgissent chaque année, condamnant les étudiants à une perpétuelle fuite en avant.
Des études qui n’en finissent pas à l’université de Bangui
Les étudiants entrés en première année en 2017, 2018 et 2019 sont toujours là. Ils suivent encore des cours, comme s’ils étudiaient la médecine générale. Le Master 2 devrait durer cinq ans depuis la première année. Il en prend maintenant sept, huit, parfois plus.
“Je ne comprends plus rien dans cette histoire de l’université de Bangui “, dit Martial, étudiant depuis 2019. “Quand nous finissons une matière, le département en ajoute une autre. Nous tournons en rond”.
Les étudiants ne peuvent même pas protester. Ceux qui osent parler risquent des sanctions. Alors ils se taisent et subissent.
Département d’Anthropologie de l’université de Bangui. CopyrightCNC
Un département hors du temps
l’université de Bangui a déjà commencé son année 2024 – 2025. Mais le département d’anthropologie n’a pas fini 2023 – 2024. Les cours continuent sans fin. Les examens s’enchaînent. Les nouvelles matières s’accumulent.
“Nous venons en cours, nous écoutons, nous attendons”, explique Marie, inscrite depuis 2018. “Personne ne sait quand nous pourrons finir à l’université de Bangui. Nos parents ne comprennent pas pourquoi nous étudions encore, tandis que nos enfants vont sans doute nous retrouver ici à l’université”.
l’université de Bangui : une machine à broyer les ambitions
Ces retards infinis créent des problèmes concrets. Les étudiants ne peuvent pas chercher du travail. Ils dépendent de leurs familles plus longtemps. Leurs projets personnels restent en suspens.
“J’ai 35 ans maintenant, et bientôt 40 ans “, témoigne Paul, entré en 2017. “Mes amis dans d’autres départements travaillent déjà, d’autres sont devenus même des avocats. Moi, je suis encore père étudiant. Je ne peux rien faire dans ma vie avec une telle situation “.
Un système à revoir
Le département change les règles comme il veut. Il n’existe aucun planning clair. Les étudiants découvrent les nouvelles matières au dernier moment. Personne ne leur explique les raisons.
Cette situation existe uniquement en anthropologie. Dans les autres départements, les étudiants finissent leurs études dans les temps normaux.
Des questions sans réponses
Pourquoi le département ajoute-t-il sans cesse des matières ? Qui décide ces changements ? Comment justifier sept années pour un Master 2 ? Le Dr MIGAKINI-LAÏ ne répond pas à ces questions. Le doyen AZOUMAYE non plus.
Les étudiants attendent des explications. Ils veulent savoir quand ils pourront enfin terminer leurs études. Pour l’instant, seul le silence leur répond.
Cette situation ne peut pas continuer. Les étudiants perdent leurs meilleures années. L’université perd sa crédibilité. Le département d’anthropologie doit revoir son fonctionnement. Les étudiants méritent de savoir quand ils pourront enfin commencer leur vie professionnelle.
Expropriation sauvage d’un terrain familial à Bimbo : le conseiller Bida Koyagbelé traduit en justice par Fred Patrice Zemoniako
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie-450×413.jpg” alt=”Expropriation sauvage d’un terrain familial à Bimbo : le conseiller Bida Koyagbelé traduit en justice par Fred Patrice Zemoniako” width=”450″ height=”413″ />Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie
Un octogénaire dépouillé de son terrain familial par la force à Bimbo. Fred Patrice Zemoniako Liblakenze, ancien ministre et ancien maire de Bangui, traîne en justice le conseiller présidentiel Pascal Bida Koyagbelé. L’enquête d’Axiome Alternative Media démontre comment les terres sont confisquées au profit des puissants du régime Touadera.
Les manœuvres d’un conseiller présidentiel
La scène se joue à Bimbo, dans la banlieue de Bangui. Un terrain de 240 mètres carrés, propriété légale d’un ancien serviteur de l’État, devient la cible d’une mainmise autoritaire. Pascal Bida Koyagbelé, ministre conseiller aux grands travaux à la présidence, lance la construction d’un château d’eau sur ce terrain sans l’ombre d’un accord avec son propriétaire.
Le projet “Zo Kwé à gnon nzoni ngou “, censé apporter l’eau potable aux populations de Bimbo, cache une réalité plus trouble. Les documents judiciaires montrent que depuis juin 2021, Bida Koyagbelé ignore délibérément les demandes répétées de la famille Zemoniako pour régulariser la situation.
Des promesses enterrées sous le béton
Les témoignages recueillis percent le voile. “Il avait promis de contractualiser l’affaire avant la pose de la première pierre”, raconte un proche de la famille. Deux ans plus tard, aucun accord signé. Le ministre conseiller préfère le fait accompli aux procédures légales. Les travaux avancent pendant que les droits du propriétaire reculent.
Fred Patrice Zemoniako engage la justice face au pouvoir
Le tribunal de Grande Instance de Bimbo examine ce dossier le 28 novembre 2024. L’ordonnance signée par le président du tribunal, Bienvenu Scieur Wanambom, autorise Fred Patrice Zemoniako Liblakenze à assigner l’État centrafricain et l’entreprise Consortium des Entreprises de Construction. Les articles 544 et 545 du Code Civil ainsi que la loi de 1964 sur le domaine public protègent ses droits de propriété. Une astreinte journalière de 100.000 francs CFA pèsera sur chaque jour de travaux illégaux. Cette bataille juridique dépasse le simple cas d’un terrain spolié – elle teste la capacité de la justice centrafricaine à faire respecter la loi, même face aux plus hauts dignitaires de l’État.
Violence conjugale à Bangui, une femme tuée sous les coups de son mari
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/GADENGA-MAMISSO-Habiba-332×450.jpg” alt=”Centrafrique : Violence conjugale à Bangui, une femme tuée sous les coups de son mari” width=”332″ height=”450″ />La regrettée GADENGA MAMISSO Habiba, victime de violence conjugale
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Une femme, GADENGA MAMISSO Habiba, est décédée dimanche dernier à Bimbo, à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui, après avoir été violemment battue par son conjoint. Le drame s’est produit au domicile conjugal.
Le suspect, qui partageait la vie de la victime et avait des enfants avec elle, l’aurait rouée de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les motivations de cet acte restent pour l’instant inconnues.
La famille de la victime réclame une action ferme de la justice. “Nous demandons que le suspect soit sévèrement condamné. Les faits sont établis puisque c’est lui-même qui a porté les coups mortels“, déclare un proche de la victime qui souhaite garder l’anonymat.
Ce meurtre interroge à nouveau sur des actes de violences conjugales dans la capitale centrafricaine, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation des organisations gouvernementales.
Les obsèques de GADENGA MAMISSO Habiba sont prévues pour le samedi 30 novembre 2024.
À noter que Bimbo, une des deux communes limitrophes de Bangui avec Bégoua, fait partie de la région du Bas-Oubangui selon la nouvelle Constitution illégale fabriquée par Baba Kongoboro promulguée en août 2023.
CPI : la phase finale du procès Yekatom-Ngaïssona s’approche
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”CPI : la phase finale du procès Yekatom-Ngaïssona s’approche” width=”300″ height=”200″ />Yekatom-Ngaïssona
La Cour pénale internationale (CPI) programme du 9 au 12 décembre 2024 les déclarations de clôture dans le procès d’Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona, accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine.
Selon le bureau d’information publique et de sensibilisation de la Cour pénale internationale à Bangui, ces quatre jours d’audiences publiques au siège de la CPI à La Haye permettront au Bureau du Procureur, aux Représentants légaux des victimes et à la Défense de présenter leurs conclusions orales finales. La Chambre pourra ensuite poser des questions aux différentes parties.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Un-panneau-vert-et-violet-avec-du-texte-blanc-dessus-Texte-possible-DECLARATIONS-DE-CLOTURE.-YEKATOM-ET-NGAISSONA.-du-9-au-12-decembre-2024.-Cour-penale-internationale.-Restez-branches-450×253.jpg” alt=”CPI : la phase finale du procès Yekatom-Ngaïssona s’approche” width=”450″ height=”253″ />Un panneau vert et violet avec du texte blanc dessus Texte possible DÉCLARATIONS DE CLÔTURE. YEKATOM ET NGAISSONA. du 9 au 12 décembre 2024. Cour pénale internationale. Restez branchés. CopyrightCNC
Le jugement sur la culpabilité ou l’innocence des accusés n’interviendra pas lors de ces audiences. Les trois juges de la Chambre de première instance V entameront leurs délibérations à l’issue des plaidoiries finales. Selon monsieur Won-Nzerinta Gama Uziel , chargé de communication du bureau pays de la CPI, le Guide pratique de procédure, leur verdict devrait être rendu dans les dix mois suivant ces déclarations.
Une audience supplémentaire concernant une possible peine est déjà programmée pour le 8 janvier 2025. ‘Cette audience permettra d’examiner les arguments des parties sur la question de la peine, et se tiendra sans préjudice de la décision finale sur la culpabilité’, précise monsieur Won-Nzerinta Gama Uziel.
Rappelons que les victimes devront patienter davantage pour d’éventuelles réparations. ‘Cette phase ne pourra débuter qu’après une condamnation définitive’, explique le bureau pays de la CPI. Les réparations peuvent prendre la forme d’indemnisations, de restitutions ou de mesures de réhabilitation.
Il est à noter que depuis l’ouverture du procès le 16 février 2021, 78 témoins ont été entendus par la Cour. La présentation des preuves s’est achevée fin août 2024 avec la déclaration non assermentée de Patrice-Edouard Ngaïssona.”
De la fierté à la honte : Comment l’administration territoriale centrafricaine s’est effondrée
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/madame_genevieve_ngbadin_prefet-450×294.jpg” alt=”Portrait de Geneviève Chour Ngbadin, préfète de l’Ouham-Pendé, en tenue traditionnelle brune madame_genevieve_ngbadin_prefet La nouvelle préfète de l’Ouham-Pendé, Geneviève Gbadin, sème le trouble à Bocaranga” width=”450″ height=”294″ />madame Geneviève Ngbadin prefet, Préfete de l’Ouham-Pendé
Chronique d’une mort administrative annoncée
Bangui, CNC. Dans les années 1960, un préfet centrafricain connaissait le nom de chaque chef de village de sa juridiction. En 2024, certains préfets n’ont jamais mis les pieds dans leur préfecture. Ce contraste saisissant, rapporté par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre l’effondrement spectaculaire de l’administration territoriale centrafricaine. Une débâcle qui transforme des pans entiers du territoire national en zones de non-droit.
L’âge d’or de l’administration territoriale centrafricaine
Le modèle d’excellence (1960-1974) de l’administration territoriale centrafricaine
Une organisation exemplaire :
– Préfets formés à l’excellence
– Maillage territorial complet
– Services publics fonctionnels
– Autorité de l’État respectée
“Un chef de canton de l’époque avait plus d’autorité et d’efficacité qu’un préfet d’aujourd’hui”, témoigne un ancien administrateur cité par OUEIFIO. “C’était l’époque où l’administration faisait la fierté de la nation.”
La mécanique du désastre de l’administration territoriale centrafricaine
La politisation destructrice
Un processus de décomposition systématique :
– Nominations basées sur le clientélisme
– Préfets transformés en agents électoraux
– Compétence sacrifiée sur l’autel du politique
– Autorité administrative discréditée
OUEIFIO rapporte les propos d’un préfet en poste : “Aujourd’hui, on nous demande d’être des militants plutôt que des administrateurs. Notre mission n’est plus de servir l’État mais de servir le parti au pouvoir“.
L’abandon matériel de l’administration territoriale centrafricaine
Une asphyxie programmée :
– Bureaux en ruine
– Absence de moyens de transport
– Communications impossibles
– Archives abandonnées
Le quotidien d’une administration territoriale centrafricaine fantôme
L’impuissance administrative
Des représentants de l’État démunis :
– Préfets sans moyens d’action
– Sous-préfets réduits à l’impuissance
– Chefs de poste abandonnés
– Services techniques inexistants
“Mon bureau est une paillote,” confie un sous-préfet. “Je n’ai ni véhicule, ni téléphone, ni même un stylo. Comment voulez-vous que je représente l’État dans ces conditions ?”
La perte d’autorité
Un effondrement hiérarchique total :
– Ordres non exécutés
– Décisions ignorées
– Populations désobéissantes
– Autorité bafouée
Les conséquences sur le terrain
Le vide administratif
Des territoires abandonnés :
– Zones entières sans présence étatique
– Services publics inexistants
– Population livrée à elle-même
– Développement local impossible
L’émergence des pouvoirs parallèles
Dans le vide laissé par l’État :
– Groupes armés faisant la loi
– Chefs traditionnels dépassant leurs prérogatives
– ONG se substituant à l’administration
– Réseaux mafieux contrôlant les territoires
L’impact sur la population
Le désarroi citoyen
Une population abandonnée :
– Impossibilité d’obtenir des documents administratifs
– Absence de services essentiels
– Conflits non résolus
– Insécurité grandissante
La rupture du lien État-citoyen
Une fracture profonde :
– Perte de confiance dans l’État
– Recours aux solutions alternatives
– Développement de systèmes parallèles
– Contestation de l’autorité étatique
Les tentatives de réforme avortées de l’administration territoriale centrafricaine
Les échecs successifs
Des réformes sans lendemain :
– Programmes de formation abandonnés
– Équipements jamais livrés
– Réorganisations territoriales inachevées
– Financements détournés
Les résistances au changement
Des obstacles multiples :
– Intérêts politiques contraires
– Corruption endémique
– Manque de volonté réelle
– Absence de vision
Les solutions proposées par OUEIFIO
Réformes urgentes de l’administration territoriale centrafricaine
Mesures immédiates :
– Redéploiement des fonctionnaires
– Équipement minimal garanti
– Formation continue
– Restauration de l’autorité
Changements structurels de l’administration territoriale centrafricaine
Pour le long terme :
– Dépolitisation des nominations
– Autonomie administrative
– Contrôle efficace
– Modernisation des services
La reconstruction nécessaire
Restauration de l’autorité
Actions prioritaires :
– Formation des cadres
– Moyens d’action effectifs
– Protection des fonctionnaires
– Sanctions exemplaires
Modernisation administrative
Innovations requises :
– Informatisation des services
– Communication moderne
– Procédures simplifiées
– Services de proximité
L’urgence d’agir
La reconstruction de l’administration territoriale nécessite :
– Une volonté politique forte
– Des moyens conséquents
– Une vision claire
– Un engagement durable
Comme le conclut OUEIFIO : “Sans une administration territoriale forte et respectée, la RCA restera un État fantôme, incapable d’assurer sa mission première : servir ses citoyens et développer son territoire.”
Cantonnier : Une ville frontalière entre la RCA et le Cameroun
Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier-juste-a-La ville de Cantonnier, juste à la frontière avec le Cameroun
Bangui, CNC. Située à l’ouest, à la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et le Cameroun, Cantonnier est une ville centrafricaine de la commune de Koundé, sous-préfecture de Baboua(Préfecture de la Nana-Mambéré ). Elle incarne les défis et les opportunités uniques des zones frontalières d’Afrique. Cette petite localité, souvent confondue avec sa ville voisine de Béloko, joue un rôle important dans les relations transfrontalières entre ces deux nations.
Cantonnier : Histoire et géographie
Fondée au début du XXe siècle, Cantonnier doit son nom à son rôle initial de poste de contrôle routier. Située stratégiquement le long de la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun, la ville s’est développée progressivement, devenant un point de passage important pour les voyageurs et les commerçants.
Avec une population estimée à environ 4000 habitants, Cantonnier est caractérisée par sa diversité ethnique, en majorité des Gbaya et des Mboum, reflétant les influences culturelles des deux pays qu’elle relie.
Centrafrique.org/cantonnier-entre-fetes-et-dechets-leternel-conflit/dans-une-partie-du-marche-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-71104″ data-wpel-link=”internal”>Dans-une-partie-du-marche-de-Cantonnier – Cantonnier, entre fêtes et déchets : l’éternel conflit
Importance économique de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.
L’économie de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun, repose principalement sur le commerce transfrontalier. Le marché local, animé, est le cœur battant de la ville, où les produits centrafricains et camerounais s’échangent quotidiennement dans la confusion. Les principales marchandises incluent :
La ville sert également de point de transit pour des biens circulant entre les grandes villes des deux pays, Douala pour le Cameroun, et Bangui pour la Centrafrique, renforçant son importance économique régionale.
Vie quotidienne à Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.
La vie à Cantonnier est rythmée par les flux transfrontaliers. Les habitants, habitués à naviguer entre deux systèmes administratifs, ont développé une résilience et une adaptabilité remarquables. Le bilinguisme (français et diverses langues locales comme Gbaya et Mboum ) est courant, facilitant les échanges.
Les défis quotidiens incluent :
– La gestion des différentes devises (Franc CFA du Cameroun et de la RCA)
– La négociation des formalités douanières, policière et autres
– L’accès aux services de base (santé, éducation) très limité dans cette localité
Centre de santé de Cantonnier. CopyrightCNC
Défis et opportunités.
Comme de nombreuses villes frontalières, Cantonnier fait face à des défis significatifs :
Sécurité : La gestion des flux migratoires et la lutte contre les trafics illicites sont des préoccupations constantes.
Infrastructures : Les routes et les équipements publics nécessitent souvent des améliorations.
Coordination administrative : La collaboration entre les autorités centrafricaines et camerounaises est essentielle mais parfois complexe.
Cependant, ces défis s’accompagnent d’opportunités uniques :
Développement économique : Cantonnier pourrait devenir un hub commercial régional avec les investissements adéquats.
Coopération internationale : La ville offre un terrain propice aux projets de coopération bilatérale.
Échanges culturels : Sa position favorise un riche mélange culturel, potentiellement bénéfique pour le tourisme et l’éducation.
L’avenir de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.
L’avenir de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun, dépendra largement de la stabilité politique de la région et des investissements dans les infrastructures. Des projets de modernisation du poste-frontière et d’amélioration des routes sont en discussion, laissant entrevoir un potentiel de développement prometteur.
Ceci dit, Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun , bien que petite par sa taille, joue un rôle disproportionné dans les relations entre la RCA et le Cameroun. Cette ville frontalière incarne les complexités et les espoirs de l’intégration régionale en Afrique centrale, faisant d’elle un sujet d’étude fascinant pour comprendre les dynamiques transfrontalières du continent.
Dans nos prochains articles, nous allons devélopper les parties économique et les activités sociales.
Des camions détournés, des centaines des millions disparus, des coffres-forts cassés, le scandale terrifiant au ministère de l’urbanisme, organisé par Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet
Des centaines de millions de francs CFA évaporés, un directeur de cabinet qui règne en maître absolu, des coffres-forts fracturés. Notre enquête exclusive lève le voile sur l’ampleur du système de détournement systématique installé par son directeur de cabinet, Alexandre Pamphile Maleyombo au ministère de l’Urbanisme, de la reforme foncière, de la ville et de l’habitat à Bangui.
Alexandre Pamphile Maleyombo : l’homme fort qui fait trembler le ministère de l’urbanisme
Le ministère de l’Urbanisme, de la reforme foncière, de la ville et de l’habitat est devenu le fief d’un seul homme : M. Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet. Fort de ses liens ethniques avec le président Kongoboro, il a instauré un véritable système parallèle de gestion des fonds publics. La ministre Nicole Koé elle-même, pourtant sa supérieure hiérarchique, se trouve réduite au silence face à cet homme qui se considère intouchable.
Un système sophistiqué de détournement mis en place par Alexandre Pamphile Maleyombo
L’enquête du CNC révèle un mécanisme bien huilé de captation des recettes issues de la vente des terrains. Au mépris des procédures légales qui imposent que ces fonds soient versés au Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), le directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo a installé son propre coffre-fort dans son bureau. Les sommes collectées échappent ainsi totalement au contrôle du Trésor public.
Les montants détournés par Alexandre Pamphile Maleyombo et ses complices donnent le vertige : chaque parcelle est cédée à plusieurs millions de francs CFA, générant des centaines de millions qui s’évaporent dans ce circuit occulte. Le responsable financier officiellement mandaté par le Trésor public se retrouve totalement marginalisé, réduit à une présence fantomatique dans l’institution.
Les antécédents troublants du FAEU
Cette dérive s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des actes criminels. Récemment, le directeur général du FAEU lui-même, Patrice Yarkokpa, organisait le braquage des coffres-forts de son institution, s’emparant de 26 millions de francs CFA. Cet acte, resté sans conséquence judiciaire, a manifestement ouvert la voie à des malversations encore plus importantes du directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo.
Le scandale des équipements détournés par Alexandre Pamphile Maleyombo
L’investigation de Corbeaunews-Centrafrique dévoile également un volet édifiant concernant l’acquisition d’équipements. Une commande de véhicules pour 700 millions de francs CFA à Douala s’est traduite par l’achat de matériel de piètre qualité. Plus grave encore, une partie significative de ces véhicules, notamment des camions destinés aux travaux publics, a été détournée au profit de l’entreprise privée de BTP du directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo.
Un système bien rodé de justifications
Pour justifier ces détournements, le directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo lui-même fait circuler des rumeurs selon lesquelles ces fonds serviraient à financer les groupes Wagner et les troupes rwandaises, sur instruction de son oncle Touadera. Cette situation prouve non seulement l’ampleur de la corruption mais aussi l’effondrement des mécanismes de contrôle au sein de l’administration.
Le mécanisme de la spoliation foncière
Le système s’appuie sur une politique agressive de découpage et de vente des terrains à Bangui et dans sa périphérie. Les citoyens sont contraints de débourser des sommes considérables pour obtenir des documents officiels, sous peine de voir leurs terrains confisqués. Cette pratique génère un flux continu d’argent liquide qui disparaît dans les circuits parallèles mis en place, peut-être pour financer le groupe Wagner, selon les propos du directeur de cabinet Alexandre Maleyombo.
Un pillage organisé des ressources publiques
Le détournement des véhicules et équipements explique parfaitement la logique prédatrice à l’œuvre. Les tracteurs destinés au découpage des parcelles sont utilisés pour des chantiers privés. Les camions acquis sur fonds publics servent aux activités commerciales personnelles du directeur de cabinet, qui a créé sa propre entreprise de travaux publics.
L’ampleur des sommes détournées
Les montants en jeu sont considérables. Les ventes de terrains génèrent quotidiennement des dizaines de millions de francs CFA qui échappent totalement au contrôle du Trésor public. À cela s’ajoutent les 700 millions engloutis dans l’achat d’équipements de mauvaise qualité, dont une partie significative a été détournée.
Un système qui s’auto-entretient
La force de ce système réside dans son caractère tentaculaire. Du découpage anarchique des terrains à la vente forcée aux citoyens, en passant par le détournement des équipements publics, chaque maillon de la chaîne contribue à enrichir les protagonistes tout en appauvrissant l’État.
Les montants colossaux ainsi détournés permettent d’acheter les silences nécessaires et de maintenir en place ce système mafieux qui gangrène l’une des institutions clés de l’État centrafricain.
Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo : on passe désormais de la jalousie à la sorcellerie dans le conflit qui oppose l’ONASPORT au centre culturel Missy Momo
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-450×338.jpg” alt=”Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo” width=”450″ height=”338″ />Le directeur de l’ONASPORT, monsieur Sévérin Lidamon
Une scène inhabituelle s’est déroulée week-end dernier au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui : le directeur de l’ONASPORT, Séverin Lidamon, s’est livré à un geste spectaculaire de sorcellerie en tapant le sol et en levant les mains vers le ciel avant de proférer des menaces directes contre le promoteur du centre culturel Missy Momo, Armand Touaboy : « tu vas payer cher avec ta peau ». Ces menaces ont été proférées devant plusieurs témoins, dont un journaliste de CNC.
En effet, le dernier conflit trouve son origine dans la fermeture, le 29 octobre 2024, de l’ensemble du complexe sportif Barthélemy Boganda, qui comprend le stade de 20 000 places et ses installations annexes. Dans cette opération, le centre culturel Missy Momo s’est retrouvé inclus dans le périmètre de fermeture, malgré sa localisation à 800 mètres des infrastructures principales.
La tension commence à grimper d’un cran quand le directeur de l’ONASPORT a permis à plusieurs commerces de s’établir sur l’avenue Touadera, à proximité immédiate du centre culturel, maintenant ce dernier sous scellés. Face à la dérogation faite à d’autres établissements entourant le centre culturel Missy Momo, le promoteur, Armand Touaboy, afin de préserver les activités pédagogiques et artistiques, a tenté d’aménager un accès secondaire destiné aux étudiants en informatique et aux artistes de venir reprendre leurs activités pédagogique.
Mais contre toute attente, cette initiative a provoqué une mobilisation spectaculaire des forces de sécurité et l’intervention du ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng. Cependant, le ministre Doneng est revenu très vite à la raison après avoir constaté lui-même la réouverture sélective de certains établissements à proximité du centre culturel Missy Momo. Ainsi, le ministre a exigé au directeur de l’ONASPORT Sévérin Lidamon soit l’autorisation d’accès au centre culturel, soit la fermeture de tous les commerces du périmètre.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/fidele_gouandjika_au_centre_culturel_missi_momo-450×220.jpg” alt=”Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo ” width=”450″ height=”220″ />Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika au centre culturel Missy Momo
Malgré la directive ministérielle ordonnant une fermeture générale, le directeur de l’ONASPORT, dans un premier temps, a appliqué la décision du ministre, puis il a rouvert ces commerces quelques heures plus tard, tout en maintenant le centre culturel Missy Momo inaccessible. La situation a pris un tournant inquiétant le mardi 26 novembre 2024, lorsque Séverin Lidamon a annoncé sur les antennes de la Radio Guira FM son intention de détruire le centre sous 48 heures.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/reouverture-de-fine-service-360×450.jpg” alt=”Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo” width=”360″ height=”450″ />réouverture de Fine service, voisin du centre culturel Missy Momo
Or, entre temps, le dimanche dernier, l’escalade s’est poursuivie avec l’arrestation par les gendarmes des employés du centre culturel sur ordre du directeur de l’ONASPORT, avant leur libération suite à l’intervention du ministre des Sports. Ces arrestations arbitraires explique sans doute un usage abusif de l’autorité et une instrumentalisation des forces de l’ordre.
Cette persécution organisée par le Directeur de l’ONASPORT contre le centre culturel Missy Momo depuis 2021 persiste malgré le soutien explicite accordé au centre Missy Momo par le président Touadera et le ministre conseiller Fidel Gouandjika . Le centre, qui propose des formations en informatique et héberge diverses activités artistiques, constitue un pôle culturel important pour la jeunesse banguissois.
L’attitude du directeur de l’ONASPORT pousse de nombreux centrafricains à s’interroger sur son geste rituel purement mystique: taper le sol et lever les mains au ciel en jurant sur ses ancêtres – suivi de menaces de mort à peine dissimulées contre le promoteur du centre culturel Missy Momo, transforme un simple différend administratif en conflit personnel aux accents mystiques. Cette escalade inquiétante, qui mêle désormais jalousie et pratiques occultes selon certains observateurs, pose question sur les véritables motivations de ce haut responsable de l’ONASPORT.
Cette obstination à vouloir détruire une structure éducative et culturelle, contre l’avis des plus hautes autorités de l’État, interpelle la communauté banguissoise. Les gestes et menaces du directeur de l’ONASPORT, particulièrement ses démonstrations publiques d’hostilité, dépassent le cadre d’un simple différend administratif. On passe maintenant de la jalousie à la sorcellerie.
La Grande Démission : Comment l’État centrafricain a abandonné son peuple
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065-450×283.jpg” alt=”Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale” width=”450″ height=”283″ />Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale
Anatomie d’un effondrement institutionnel programmé d’un État centrafricain
Bangui, CNC. Dans son ouvrage révélateur “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO dissèque avec une précision chirurgicale le processus de démission de l’État centrafricain. À l’heure où les services publics les plus élémentaires ne sont plus assurés, son analyse permet de comprendre comment l’État est passé d’une administration modèle à une structure fantôme.
L’effondrement de l’autorité de l’État centrafricain
La perte du monopole régalien
– Incapacité à assurer la sécurité
– Absence de contrôle territorial
– Paralysie de la justice
– Effondrement du système fiscal
La dilution du pouvoir
– Multiplication des centres de décision
– Influence des groupes armés
– Ingérences étrangères
– Perte de souveraineté effective
La désagrégation administrative
Une administration fantôme
– Fonctionnaires absents
– Services publics inexistants
– Corruption endémique
– Désorganisation systémique
La rupture territoriale
– Préfectures abandonnées
– Sous-préfectures non administrées
– Services déconcentrés inexistants
– Collectivités locales dysfonctionnelles
Le naufrage des institutions de l’État centrafricain
Un exécutif affaibli
– Perte d’autorité présidentielle
– Gouvernement inefficace
– Ministères désorganisés
– Décisions non appliquées
Un législatif défaillant
– Parlement déconnecté
– Lois non appliquées
– Contrôle inexistant
– Représentation fictive
La faillite des services publics
Éducation en péril
– Écoles fermées dans la plus part de nos villages
– Enseignants non qualifiés
– Matériel inexistant
– Générations sacrifiées
Santé sinistrée
– Hôpitaux presque non fonctionnels
– Personnel médical absent
– Médicaments manquants
– Populations abandonnées
Les causes profondes
La déliquescence morale
– Perte des valeurs
– Corruption généralisée
– Impunité systémique
– Démission éthique
L’échec du leadership
– Vision absente
– Incompétence
– Intérêts personnels
– Manque de courage politique
Les manifestations quotidiennes
Dans la capitale
– Services municipaux défaillants
– Voirie dégradée
– Éclairage public inexistant
– Insalubrité généralisée
Dans les provinces
– Isolement administratif
– Services inexistants
– Population livrée à elle-même
– Autorité de l’État centrafricain absente
Le coût humain
Impact social
– Services essentiels non assurés
– Protection sociale inexistante
– Populations vulnérables abandonnées
– Cohésion sociale détruite
Conséquences économiques
– Activités paralysées
– Investissements impossibles
– Initiatives découragées
– Pauvreté généralisée
Les mécanismes de la démission de l’État centrafricain
Au niveau central
– Absence de vision
– Nominations partisanes
– Gestion chaotique
– Démotivation généralisée
Au niveau local
– Représentants absents
– Moyens inexistants
– Autorité bafouée
– Services abandonnés
Les solutions proposées par Élie OUEIFIO
Restauration de l’autorité de l’État centrafricain
– Réhabilitation des services publics
– Formation des fonctionnaires
– Rétablissement de la discipline
– Contrôle effectif du territoire
Réformes structurelles
– Réorganisation administrative
– Redéploiement des services
– Restauration de la hiérarchie
– Revalorisation de la fonction publique
L’urgence d’un sursaut
La démission de l’État centrafricain n’est pas une fatalité mais le résultat d’un processus qui peut être inversé. Les solutions existent et passent par :
– La restauration de l’autorité de l’État
– La réhabilitation des services publics
– Le rétablissement de la discipline administrative
– La revalorisation de la fonction publique
Comme le souligne Élie OUEIFIO, la reconstruction de l’État est la condition préalable à toute perspective de développement. Sans un État fort et fonctionnel, la RCA ne pourra pas sortir de sa dépendance et retrouver le chemin du progrès.
Le Ministère des PME : Une Coquille Vide au Service du Népotisme
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hyppolite-Ngatte-ministre-des-petites-et-moyennes-entreprises-450×300.jpg” alt=”Le Ministère des PME : Une Coquille Vide au Service du Népotisme” width=”450″ height=”300″ />Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le spectacle est consternant. Alors que le secteur privé centrafricain agonise, Hyppolite Ngatté, ministre des PME et de la Promotion du secteur privé, incarne parfaitement l’essence d’une gouvernance basée sur le népotisme et l’incompétence.
Hyppolite Ngatté , un ministre sans vision
Neveu du Président Touadéra, sa nomination apparaît clairement comme une récompense pour son engagement dans la campagne référendaire qui a ouvert la voie à une présidence à vie.
Depuis sa prise de fonction en janvier dernier, le bilan est d’une simplicité déconcertante : absolument rien. Pas une seule initiative. Pas un projet de loi. Pas une réforme. Pas même une tentative de réflexion sur le développement du secteur privé.
Hyppolite Ngatté préfère la parade plutôt que l’action…
Le ministère des PME, pourtant capital pour l’économie nationale, est réduit à une simple vitrine permettant à son titulaire, monsieur Hyppolite Ngatté, de parader dans un véhicule officiel aux plaques GM.
L’ironie est cruelle. Pendant que le ministre s’affaire à collectionner les selfies et à organiser des marches de soutien aux mercenaires de Wagner, le secteur privé centrafricain s’enfonce dans l’abîme.
LE RÈGNE DU PARAÎTRE
Plus préoccupant encore est l’absence totale de réaction face à cette situation. Le ministre Hyppolite Ngatté a transformé son portefeuille en sinécure, se contentant d’apparitions protocolaires où sa seule activité consiste à multiplier les séances photos.
Cette attitude traduit une dérive inquiétante où l’image prime sur l’action, où le paraître l’emporte sur l’être.
Hyppolite Ngatté , un SYMBOLE DE DÉCADENCE
Cette paralysie d’un ministère clé démontre parfaitement la déliquescence de la gouvernance du régime de Baba Kongoboro en République centrafricaine. Un pays où les compétences sont sacrifiées sur l’autel du clientélisme familial, où les postes ministériels deviennent des récompenses pour services rendus plutôt que des responsabilités au service de la nation.
L’histoire retiendra que sous le mandat d’Hyppolite Ngatté, le ministère des PME aura été réduit à sa plus simple expression : une plaque sur une porte, un bureau vide, et un ministre plus préoccupé par son image que par sa mission. Une situation qui serait risible si elle n’était pas aussi tragique pour l’avenir économique du pays.
Route fantômes , réseau morts, électricité : QUAND la Centrafrique RETOURNE À l’âge de pierre avant Jésus-Christ grâce au régime de Touadera
rondpoint centre-ville avec l’affiche de dologuelé au coin
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Avec un score catastrophique de 11,6 sur 100, la Centrafrique se classe 53ème sur 54 pays africains en matière d’infrastructures. Le rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim dévoile l’ampleur d’une déconnexion qui isole toute une nation du monde moderne.
UN RÉSEAU DE TRANSPORT FANTÔME
Les chiffres sont accablants. En République centrafricaine, Le réseau de transport plafonne à 5,6 points sur 100, plaçant la Centrafrique au 49ème rang continental. Plus alarmant encore, le réseau postal et de transport atteint à peine 0,3 point, démontrant l’isolement quasi-total des populations. En une décennie, la situation s’est détériorée de 0,2 point, signalant l’abandon progressif des infrastructures existantes.
LA CENTRAFRIQUE PLONGE DANS LE NOIR QUASI-TOTAL
L’accès à l’énergie en République centrafricaine démontre une situation dramatique avec un score de 6,5 points sur 100 (51ème rang). Cette pénurie énergétique chronique paralyse tout développement économique et social. Malgré une légère amélioration de 2,1 points en dix ans, la Centrafrique reste plongé dans une obscurité qui hypothèque son avenir.
LA FRACTURE NUMÉRIQUE COMME SYMBOLE D’EXCLUSION
Le secteur numérique illustre parfaitement cette déconnexion. Avec un score de 2,9 points pour l’accès numérique (dernier rang continental), la Centrafrique vit à l’âge de pierre digital. Même les communications mobiles, avec 42,7 points, restent largement insuffisantes pour une population assoiffée de connexion avec le monde extérieur.
DES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES NÉFASTES
Cette paralysie infrastructurelle étouffe tout développement de la Centrafrique. Avec un PIB par habitant de 445 dollars, la Centrafrique s’enlise dans un cercle vicieux où l’absence d’infrastructures nourrit la pauvreté. L’environnement des affaires en pâtit directement, avec un score médiocre de 27,8 points (50ème rang).
L’URGENCE D’UN ÉLECTROCHOC
Cette situation n’est pas une fatalité mais le résultat d’années d’abandon. L’aide internationale (122,4 dollars par habitant) semble insuffisante face à l’ampleur des besoins. Sans un plan Marshall des infrastructures, la RCA risque de rester définitivement à l’écart du développement mondial.
Le temps des demi-mesures est révolu. La reconstruction des infrastructures vitales nécessite une mobilisation sans précédent de la communauté internationale et un engagement ferme des autorités nationales. L’avenir de toute une nation en dépend.
Du scotch, un sac sur la tête et des liens aux mains et aux pieds. C’est ainsi que l’adjudant-chef Tom Bertrand, chef de détachement militaire de Sam-Ouandja, a été traité par les mercenaires Wagner lors de son arrestation la semaine dernière. Face à l’indignation générale, les mercenaires russes cherchent maintenant à justifier leurs actes barbares.
L’affaire a pris une tournure particulièrement choquante quand les détails du traitement infligé à ce sous-officier centrafricain ont émergé. Ligoté comme un vulgaire colis, l’adjudant-chef a été transporté de force en hélicoptère depuis Sam-Ouandja vers Bria, puis Bambari, dans des conditions qui violent toutes les conventions militaires.
Confrontés à la montée des critiques sur les réseaux sociaux, les Wagner ont rapidement changé de tactique. Après avoir détaché des scotchs autour de leur prisonnier dans leur base de Bambari, ils ont tenté de rejeter la responsabilité sur la hiérarchie militaire centrafricaine, prétendant agir sur ordre de l’état-major. Selon leur version, l’officier aurait été ciblé pour des liens présumés avec des groupes armés, et qu’il serait à l’origine de mutinerie des soldats à Sam-Ouandja, réclamant leurs primes globales d’alimentation (PGA) non payées depuis plusieurs mois.
Cette tentative de justification dévoile les méthodes douteuses du groupe Wagner. Même si tout le monde sait que c’est Wagner qui commande et donne des ordres à nos dirigeants, rien ne peut légitimer le traitement brutal infligé à un sous-officier supérieur des FACA. Le recours à des méthodes d’intimidation dignes de groupes criminels pose de sérieuses questions sur le véritable rôle de ces mercenaires en République centrafricaine.
Le mathématicien sud-africain Daniel Oluwole Makinde remporte le premier Prix N’GUÉRÉKATA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-Professeur-Daniel-Oluwole-Makinde-de-University-of-Cape-Town-South-Africa-338×450.jpg” alt=”Le Professeur Daniel Oluwole Makindé de University of Cape Town, South Africa, Premier gagnant du Prix N’Guerekata pour l’Excellence en Mathématiques ce Samedi 23 Novembre 2024 a l’Université Abdou Moumouni de Niamey. le Pr. Makinde est auteur de 145 pu. Photo profil Facebook du Professeur Nguerekata” width=”338″ height=”450″ />Le Professeur Daniel Oluwole Makindé de University of Cape Town, South Africa, Premier gagnant du Prix N’Guerekata pour l’Excellence en Mathématiques ce Samedi 23 Novembre 2024 a l’Université Abdou Moumouni de Niamey. le Pr. Makinde est auteur de 145 pu. Photo profil Facebook du Professeur Nguerekata
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le Professeur Daniel Oluwole Makinde de l’Université Stellenbosch en Afrique du Sud a reçu le 23 novembre 2024 le premier Prix N’GUÉRÉKATA pour l’Excellence en Mathématiques lors d’une cérémonie à l’Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger. Cette distinction, qui porte le nom du mathématicien centrafricain Gaston Mandata N’GUÉRÉKATA, récompense l’excellence de la recherche mathématique en Afrique.
Créé en novembre 2014 à Kigali par la Commission pour la Recherche et l’Innovation en Sciences Mathématiques de l’Union Mathématique Africaine, ce prix exige des candidats au moins dix publications de haut niveau dans des revues internationales et une recommandation d’un mathématicien de renommée mondiale.
Le lauréat, qui compte plus de 145 publications référencées dans la base de données MathSciNet de la Société Mathématique d’Amérique, s’est distingué par son importante contribution à la formation des mathématiciens africains.
« J’ai eu l’honneur de former 47 docteurs en mathématiques et 75 masters issus de plusieurs universités du continent », a déclaré le Professeur Makinde lors de la cérémonie.
Un comité de cinq mathématiciens non-africains, originaires des États-Unis, d’Inde, de Chine et d’Allemagne, a sélectionné le lauréat parmi les candidats. Cette récompense représente une première mondiale, aucun prix mathématique de cette envergure ne portant jusqu’alors le nom d’un scientifique africain.
Le Professeur Makinde, qui figure parmi les 2% des scientifiques les plus influents au monde, a déjà reçu plusieurs distinctions prestigieuses, notamment le Prix scientifique continental Kwame Nkrumah de l’Union Africaine en 2011.
La cérémonie de remise du prix s’est déroulée en présence du Professeur Gaston Mandata N’GUÉRÉKATA, dont le nom est désormais associé à cette distinction qui valorise l’excellence mathématique africaine.
quand L’eau de la SODECA est devenu premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/leau-de-la-SODECA-coule-au-robinet-338×450.jpg” alt=”Centrafrique : quand L’eau de la SODECA est devenu premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui” width=”338″ height=”450″ />l’eau sale de la SODECA coule au robinet dans le sixième arrondissement le vendredi 22 novembre 2024. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
L’eau qui coule des robinets de Bangui constitue un poison quotidien pour la population. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) persiste dans une négligence qui menace la santé publique, malgré les aides ponctuelles d’organisations comme le CICR et la banque mondiale.
En effet, ce vendredi 22 novembre 2024, le cas du 6e arrondissement à 8 heures prouve, une fois de plus, cette réalité accablante. L’eau distribuée par la SODECA présentait une saleté dépassant même celle des eaux de l’Oubangui.Les habitants n’avaient d’autre choix que d’attendre des heures pour que les impuretés se déposent au fond des récipients avant de faire bouillir cette eau douteuse.
Ce problème ne date pas d’hier. La société BIVAC, chargée du contrôle qualité, avait déjà donné l’alerte il y’a quelques années. Les analyses de l’eau de la SODECA avaient révélé une telle toxicité que la direction de BIVAC avait formellement interdit sa consommation à ses employés pendant plusieurs mois.
Mais la distribution de l’eau sale par la SODECA ne concerne pas seulement que le sixième arrondissement de Bangui. L’eau impropre coule dans tous les quartiers de la capitale. Les techniciens puisent directement dans la rivière Oubangui sans disposer des moyens nécessaires pour un traitement correct. La direction de la SODECA – DG, DRH et directeur financier – poursuit leurs activités toxiques sans se préoccuper de cette catastrophe sanitaire.
Les subventions des partenaires internationaux n’améliorent en rien la qualité du service. La population boit une eau plus sale que celle de la rivière Oubangui . Les maladies hydriques se multiplient. Les habitants doivent décanter puis bouillir cette eau avant toute utilisation, une procédure qui n’offre aucune garantie sanitaire.
Cette situation perdure depuis des années sans qu’aucune autorité n’intervienne. La SODECA continue de distribuer une eau dangereuse pour la santé publique. Les responsables de l’entreprise ignorent les plaintes des usagers et les risques sanitaires qu’ils font courir à la population.
L’absence de réaction des autorités de tutelle pose question. Comment accepter qu’une entreprise publique empoisonne ainsi les citoyens ? Les moyens existent pour traiter correctement l’eau. Les fonds des partenaires devraient servir à moderniser les installations et améliorer le traitement.
Centrafrique : Pendant que la population souffre, le MCU s’affaire à sa réorganisation politique à Nola
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Pendant que la population souffre, le MCU s’affaire à sa réorganisation politique à Nola” width=”450″ height=”253″ />Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
Dans une Sangha-Mbaéré défoncée par la flambée des prix et les difficultés quotidiennes des populations, le Mouvement Cœurs Unis (MCU) poursuit sa campagne de restructuration politique. Une mission conduite par le superviseur adjoint Crespin Valère KPANGBA s’est déployée dans la circonscription de Nola 2, après avoir déjà visité Nola 3 la semaine précédente.
Cette dynamique de réorganisation des organes de base du parti au pouvoir intervient dans un contexte social particulièrement très difficile. Alors que les habitants de Nola, et particulièrement ceux de Loppo ainsi que de toute la préfecture de la Sangha-Mbaéré peinent à se procurer les produits de première nécessité en raison de l’inflation galopante, et que de nombreuses localités manquent de routes et même d’accès à l’eau potable, le MCU concentre ses efforts sur le renforcement de son appareil politique.
La nomination d’un nouveau président sous-fédéral à Nola 2, NDOUMOU Kolo Olivier Bienvenu, s’inscrit dans cette stratégie d’expansion politique. Le vice-président fédéral August MASSENGUE a présenté cette restructuration comme une priorité, tandis que la mission doit se poursuivre vers Bambio et Bayanga.
Cette mobilisation politique massive contraste fortement avec l’absence de réponses concrètes aux défis quotidiens des populations. Le parti semble privilégier le renforcement de son emprise territoriale, créant un système où l’adhésion politique devient parfois le seul moyen d’accéder aux ressources et aux opportunités.
La stratégie rappelle les pratiques observées lors du récent référendum, où la transparence du processus électoral avait été largement questionnée. Cette restructuration apparaît ainsi moins comme une démarche de développement local que comme un renforcement du contrôle politique, pendant que les populations continuent de faire face à des difficultés de tout genre.
Sangha-Mbaéré : Flambée des prix inquiétante à Loppo à l’approche des fêtes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Sangha-Mbaéré : Flambée des prix inquiétante à Loppo à l’approche des fêtes” width=”450″ height=”338″ />Rondpoint de la ville de Nola, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
À dix kilomètres de Nola, le village de Loppo connaît une hausse fulgurante des prix des produits de première nécessité à l’approche des célébrations du 1er décembre. Cette situation inquiète particulièrement les habitants de cette localité centrafricaine.
Le manioc, aliment de base des Centrafricains, a connu une augmentation significative de son prix sur le marché local. Cette hausse touche également d’autres denrées essentielles comme l’huile, le riz et la viande de bœuf, pesant lourdement sur le budget des ménages.
Devant cette situation exceptionnelle, où les prix dépassent même ceux pratiqués dans des villages plus isolés, le chef de groupe par intérim, August DAÏTO, a lancé un appel pressant aux autorités locales. Il demande leur intervention rapide pour trouver une solution à cette inflation qui affecte durement le pouvoir d’achat des habitants.
La proximité avec la ville de Nola, qui devrait théoriquement faciliter l’approvisionnement et maintenir des prix raisonnables, ne semble pas jouer en faveur des consommateurs de Loppo. Cette situation paradoxale pose des questions sur les mécanismes de fixation des prix dans la région.
Des hommes armés ont lancé une attaque ce mercredi 27 novembre 2024 à l’aube contre une position des FACA (Forces Armées Centrafricaines) au PK50 dans le village de Goboundo, sur l’axe Ippy-Bria. Cette nouvelle agression s’inscrit dans une série d’incidents violents qui ensanglantent cet axe stratégique depuis deux semaines.
L’attaque de ce matin contre la position des éléments de forces armées centrafricaines, dont le bilan n’est pas encore connu, intervient à peine 48 heures après un massacre qui a coûté la vie à une dizaine de personnes dans le même secteur. Lors de cet incident, des conducteurs de taxi-moto ont été assassinés et leurs engins incendiés par des assaillants.
Rappelons que cet axe Bambari – Bria connaît une escalade alarmante des violences :
– Il y a une semaine : enlèvement d’un policier retrouvé mort, disparition d’un second agent
– Dans les jours suivants : incendie criminel d’un camion de transport
– Plus récemment : attaque contre une opération des Wagner et leur supplétifs russes noirs, causant la mort d’un mercenaires russes du groupe Wagner et un russe noir en blessant plusieurs autres
Notons que l’axe Bambari-Bria, important pour le commerce et la circulation des personnes dans le centre du pays, semble désormais sous la menace constante de groupes armés. Cette détérioration sécuritaire rapide entraine de vives inquiétudes pour la stabilité de ces localités.
Nous suivrons l’évolution de la situation et communiquerons les informations officielles dès qu’elles seront disponibles concernant l’attaque de ce matin.
Incroyable ! Un aveugle emprisonné depuis un an à la SRI à Bangui
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-450×337.jpg” alt=”Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC. patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1 8 détenus en cavale à la gendarmerie de Mbaïki.” width=”450″ height=”337″ />patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1 – 8 détenus en cavale à la gendarmerie de Mbaïki.
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Notre enquête de cinq mois dans les locaux de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de Bangui révèle l’inimaginable. Un détenu aveugle, arrêté alors qu’il était déjà non-voyant, croupit en prison depuis plus d’un an sans jugement. Cette découverte horrifiante n’est que la première d’une longue série que nous dévoilerons dans les prochains jours dans nos articles sur Corbeaunews-Centrafrique.
Les secrets honteux de la SRI
99,99% des Centrafricains ignorent ce qui se passe derrière les murs de la SRI. Notre équipe y a vécu jour et nuit pendant des mois, observant chaque détail, parlant avec les gardiens, documentant l’indicible. L’aveugle, dont nous tairons le nom pour sa sécurité, occupe une cellule commune dans des conditions inhumaines depuis plus de douze mois. Aucune charge précise n’a été retenue contre lui. Aucun juge n’a examiné son dossier.
Le calvaire quotidien à la SRI
Les conditions de détention défient l’imagination. Dans sa cellule exiguë qu’il partage avec plusieurs dizaines d’autres détenus, l’homme aveugle tâtonne pour trouver sa nourriture quand elle arrive. Il dépend entièrement des autres détenus pour ses besoins les plus élémentaires. Les soins médicaux ? Inexistants. Les visites familiales ? Rares et compliquées. Son état de santé se dégrade chaque jour.
La complicité du silence
Le CICR connaît la situation. Ses équipes visitent régulièrement la SRI. La Minusca aussi. Ces organisations internationales rédigent des rapports, formulent des recommandations, mais rien ne change. Quand nous les interrogeons, la réponse est toujours la même : “La République centrafricaine est un pays indépendant, et nous ne pouvons que suggérer des améliorations.”
Les gendarmes en service à la SRI parlent peu. Certains, sous couvert d’anonymat, expriment leur malaise : “Nous recevons des ordres. Nous ne pouvons rien faire“. D’autres détournent simplement le regard.
Une justice en faillite
Cette détention scandaleuse prouve l’effondrement total du système judiciaire centrafricain. Comment un pays peut-il emprisonner un aveugle pendant plus d’un an sans procès ? Les dossiers disparaissent mystérieusement. Les audiences sont reportées sans fin. Les avocats, quand ils osent intervenir, se heurtent à un mur.
L’histoire de cet homme n’est pas unique. D’autres détenus subissent des sorts similaires. La SRI est devenue une zone de non-droit où les principes fondamentaux de la justice n’existent plus.
Les responsabilités
Le Ministère de la Justice ne peut ignorer ces faits. Les autorités judiciaires non plus. Pourtant, personne n’agit. La chaîne de commandement reste sourde aux appels à la réforme. Les gardiens, pris entre leur conscience et leurs ordres, perpétuent ce système inhumain.
Les conséquences pour le pays
Cette situation déshonore la République centrafricaine. Comment parler de droits de l’homme quand un aveugle est emprisonné arbitrairement ? Comment prétendre au respect des droits humains quand de telles pratiques persistent ?
En tout cas, l’heure n’est plus aux rapports et aux recommandations. Chaque jour qui passe dans ces conditions est une tache sur l’honneur de notre justice. Notre pays ne peut continuer ainsi.
Cette enquête n’est que le début. Dans les prochains jours, nous révélerons d’autres aspects choquants des pratiques à la SRI. Les Centrafricains doivent savoir. Le monde doit savoir. Car si nous acceptons l’emprisonnement arbitraire d’un aveugle aujourd’hui, qui sera la prochaine victime demain ?
La mort silencieuse : L’empoisonnement comme arme de terreur politique en Centrafrique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Mokhtar-Bel-Mokhtar-la-chute-brutale-dun-criminel-tres-violent-426×450.jpg” alt=”Mokhtar Bel Mokhtar, ici, assis dans son bureau en costume noir avec une chemise blanche et cravate rouge, symbolisant la chute brutale d’un criminel très violent de la capitale centrafricaine Bangui après son empoisonnement à Damara, illustrant l’article sur la terreur politique en Centrafrique” width=”426″ height=”450″ />Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent
Dans l’enceinte même du ministère de l’Éducation nationale, Innocent KEREGUELE s’est effondré brutalement. Directeur de l’Orientation et de l’Evaluation Socio-Professionnelle, coordinateur respecté de la plateforme des syndicats enseignants, il participait à une simple réunion de la commission du mouvement du personnel administratif. Sa mort foudroyante révèle l’ampleur d’un système de terreur politique en Centrafrique qui gangrène désormais toutes les sphères de la société centrafricaine.
Une élimination calculée qui secoue le monde syndical
L’empoisonnement d’Innocent KEREGUELE porte la signature d’une méthode devenue tristement systématique. Figure incontournable du syndicalisme enseignant, il incarnait une voix à la fois critique et constructive au sein de la “Dynamique des fédérations des enseignants du Fondamental 1,2 et de l’Enseignement Technique”. Son engagement sans faille pour la défense des droits des enseignants dérangeait. Sa capacité à mobiliser les forces syndicales inquiétait.
La précipitation avec laquelle sa famille a procédé à son inhumation, refusant toute autopsie, témoigne d’une réalité terrifiante : la peur des représailles est désormais plus forte que la quête de vérité. Cette mort brutale résonne comme un avertissement glacial adressé à tous ceux qui oseraient encore porter une voix dissidente en Centrafrique, faisant planer la terreur politique en Centrafrique.
Une stratégie de la terreur politique en Centrafrique qui paralyse les institutions
Dans les couloirs des ministères, la suspicion s’est installée comme une seconde nature. Les réunions administratives, autrefois espaces de dialogue et de concertation, se transforment en exercices de haute voltige où chaque geste est pesé, chaque contact évité. Les témoignages affluent : méfiance envers les stylos prêtés, refus de partager une bouteille d’eau, crainte de toucher les documents. La paranoïa n’est plus irrationnelle, elle est devenue un reflexe de survie, et la terreur politique en Centrafrique plane de partout.
Les méthodes d’empoisonnement se diversifient, selon les rumeurs qui circulent : surfaces de table empoisonnées, papiers traités, stylos piégés. Cette sophistication dans l’horreur paralyse l’administration. Le dialogue social, fondement de toute démocratie, s’éteint dans un climat général de terreur politique en Centrafrique .
Une terreur qui s’étend au-delà des cercles syndicaux
La prison centrale de Ngaragba et du camp de Roux sont devenues le lieu macabre de cette stratégie d’élimination. Des détenus succombent dans des circonstances troubles, d’autres développent des symptômes inquiétants : ventres anormalement gonflés, vomissements sanglants. L’ancien député Dominique Yandocka, qui était en bonne santé avant son arrestation, se trouve aujourd’hui dans un état critique à la prison du camp de Roux.
L’empoisonnement ne connaît pas de frontières politiques. Même les alliés du régime ne sont plus à l’abri, comme l’illustre la mort brutale de Mokhtar Bel Mokhtar à Damara. Cette réalité crée un climat de méfiance jusqu’au sein même du cercle rapproché du pouvoir.
Les conséquences dévastatrices pour la paix
Cette vague d’empoisonnements érode les fondements mêmes de l’État de droit. Les syndicats, traditionnels contre-pouvoirs et forces de proposition, se murent dans un silence protecteur. La société civile s’autocensure. L’opposition politique, déjà fragilisée, voit ses rangs s’éclaircir dans des circonstances toujours suspectes.
Le cas du député Joseph Bendounga, qui avait publiquement dénoncé une tentative de son empoisonnement via des chocolats offerts par les conseillers russes et centrafricain de Touadera , démontre la dimension politique de ces pratiques. Les accusations impliquant des conseillers diplomatiques russes ajoutent une dimension internationale à ce climat délétère de cette terreur politique en Centrafrique.
Un avenir incertain pour la nation
Cette spirale mortifère hypothèque l’avenir même de la République centrafricaine. L’empoisonnement, arme invisible et terrifiante, est devenu un outil de gouvernance du régime de Touadera. Les libertés fondamentales s’effritent dans un climat de peur généralisée, tandis que la communauté internationale semble détourner le regard.
La mort d’Innocent KEREGUELE trace un nouveau palier dans cette descente aux enfers. Son engagement syndical, sa volonté de dialogue, son action constructive au sein de l’administration : tout cela n’aura pas suffi à le protéger. Son décès brutal pose une question: qui osera encore porter la voix des sans-voix dans un pays où la mort silencieuse est devenue une méthode de gouvernance ?
L’histoire retiendra que c’est dans le silence complice des uns et la terreur des autres que s’est construit ce système d’élimination méthodique des voix critiques. Pendant que les consciences s’éteignent une à une, c’est tout un peuple qui suffoque dans l’angoisse des lendemains. La vraie question n’est plus de savoir qui sera la prochaine victime, mais s’il restera encore quelqu’un pour témoigner de ces heures sombres de l’histoire centrafricaine.
La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou, illustrant l’article sur La course aux médailles fictives : quand le gouvernement centrafricain sombre dans le ridicule” width=”450″ height=”207″ />Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Dans une période où la République centrafricaine fait face à des défis majeurs, notamment sécuritaires et économiques, les membres du gouvernement centrafricain se livrent à une course effrénée aux distinctions honorifiques douteuses, révélant le niveau inquiétant de déliquescence morale de la classe dirigeante de ce régime.
La foire aux médailles de pacotille des ministres centrafricains
Le scandale a éclaté avec l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aristide Briand REBOAS, qui s’est vanté d’avoir reçu un “prix mondial” d’une obscure ONG camerounaise dont personne n’avait jamais entendu parler auparavant. Son successeur, le chef milicien Héritier Doneng, visiblement inspiré par cette pratique douteuse, n’a pas tardé à suivre le même chemin en exhibant une distinction similaire tout aussi suspecte, provenant d’une autre organisation camerounaise fantôme.
“Ces distinctions n’ont aucune valeur réelle. C’est un business bien instrumenté par des organisations fictives qui profitent de la vanité de nos ministres “, explique un professeur de l’Université de Bangui, qui préfère garder l’anonymat.
La contamination s’étend dans tout le gouvernement centrafricain
Plus inquiétant encore, cette pratique s’est rapidement propagée comme une traînée de poudre au sein du gouvernement centrafricain. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, s’est ainsi rendu en Côte d’Ivoire pour recevoir un prétendu “doctorat honorifique” d’un institut dont la crédibilité reste à prouver. Une source proche du dossier révèle que ces titres s’achètent parfois à prix d’or, aux frais du contribuable centrafricain.
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,
Le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, n’est pas en reste dans cette mascarade. Comble de l’ironie, lui qui devrait être le garant de l’excellence académique, s’est également vu décerner un prix douteux d’une obscure organisation, jetant ainsi le discrédit sur tout le système éducatif centrafricain.
“Quand le ministre de l’Éducation lui-même cautionne ces pratiques, comment pouvons-nous espérer inculquer le goût de l’effort et du mérite à nos étudiants ?”, s’interroge un enseignant de l’Université de Bangui.
Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa
Même le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, le général Assap, n’a pas résisté à la tentation en revendiquant un prix d’une mystérieuse organisation sud-africaine. Une situation qui serait risible si elle ne témoignait pas d’un profond malaise au sein de l’appareil d’État.
Un gouvernement centrafricain en panique
Cette frénésie de distinctions factices intervient dans un contexte particulièrement tendu. La rumeur d’un prochain remaniement ministériel d’ici fin 2024 agite les couloirs du pouvoir. Le départ quasi certain du Premier ministre Félix Moloua semble avoir déclenché une véritable panique au sein du gouvernement centrafricain, poussant ses membres à chercher désespérément une forme de légitimité, fut-elle artificielle.
“Les ministres sont dans un état de stress permanent. Certains multiplient les voyages à l’étranger pour décrocher ces fameux prix, pendant que d’autres sollicitent frénétiquement leurs réseaux pour obtenir la moindre distinction”, confie un conseiller ministériel sous couvert d’anonymat.
Une pratique qui décrédibilise l’État
Cette course effrénée aux honneurs factices au sein du gouvernement centrafricain a des conséquences désastreuses sur l’image de la République centrafricaine. Dans les chancelleries étrangères, ces comportements suscitent au mieux l’amusement, au pire l’inquiétude sur la capacité des dirigeants à gérer les affaires de l’État.
“C’est du jamais vu dans un pays africain, uniquement en Centrafrique on voit ce genre de mascarade. Les ministres qui n’ont pas encore leur médaille fictive sont actuellement en train d’en chercher une”, déplore un diplomate africain en poste à Bangui.
Un système bien rodé
Les investigations révèlent l’existence d’un véritable réseau d’organisations spécialisées dans la délivrance de ces distinctions douteuses. Ces structures, souvent basées dans des pays voisins, ont fait de cette activité un business lucratif, exploitant la vanité et l’insécurité des responsables politiques centrafricains.
“Il existe même des intermédiaires à Bangui qui proposent leurs services pour obtenir ces prix. Les tarifs varient selon le prestige supposé de la distinction”, révèle une source proche du dossier.
L’urgence d’un renouveau politique
La République centrafricaine mérite mieux que ce théâtre ivoirien de Gohou où les responsables politiques préfèrent collectionner des titres fantaisistes plutôt que d’affronter les véritables défis du pays. Cette course aux honneurs factices ne fait que souligner l’urgente nécessité d’un renouvellement profond de la classe politique centrafricaine.
Il est temps que les autorités centrafricaines comprennent que la légitimité ne s’achète pas avec des diplômes de complaisance ou des médailles en toc, mais se gagne par un travail sérieux au service de la population. En attendant, pendant que les ministres courent après des distinctions imaginaires, les problèmes réels du pays – insécurité, pauvreté, sous-développement – restent désespérément sans solution.
Deux ans après leur déclaration fracassante : Que sont devenus ces militaires centrafricains prêts à combattre pour Poutine ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/Un-autre-groupe-des-soldats-FACA-decides-a-aller-sur-les-champs-de-la-bataille-en-Ukraine-pour-soutenir-Poutine-450×242.jpg” alt=”Un autre groupe des soldats FACA décidés à aller sur les champs de la bataille en Ukraine pour soutenir Poutine, illustrant l’article sur Deux ans après leur déclaration fracassante : Que sont devenus ces militaires centrafricains prêts à combattre pour Poutine ?” width=”450″ height=”242″ />Un autre groupe des soldats FACA décidés à aller sur les champs de la bataille en Ukraine pour soutenir Poutine
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
En février 2022, alors que les premiers missiles russes s’abattaient sur l’Ukraine, une déclaration surréaliste secouait la Centrafrique. Des militaires centrafricains, embrigadés par Wagner, proclamaient leur volonté d’aller combattre aux côtés de Poutine. Cette sortie médiatique, aussi grotesque qu’inquiétante, mérite aujourd’hui un regard rétrospectif cinglant.
Des promesses en fumée des militaires centrafricains à Poutine
Que reste-t-il de ces grandes déclarations des militaires centrafricains ? Absolument rien. Aucun de ces soldats n’a mis les pieds sur le sol ukrainien, sauf certains rebelles Peuls désarmés. Cette gesticulation n’était qu’une mascarade de plus, organisée par des hommes ayant perdu tout sens de leur mission et de leur dignité. La réalité a rapidement rattrapé ces aventuriers en herbe : la Russie n’avait que faire de leur “soutien”.
Le prix de la servilité
Pendant que ces militaires centrafricains jouaient les fanfarons sur les réseaux sociaux, la situation sécuritaire en Centrafrique continuait de se dégrader. Les populations des provinces restaient exposées aux exactions, tandis que leurs supposés protecteurs rêvaient de glorieuses batailles sur les plaines gelées d’Ukraine. Cette trahison de leur mission première n’a fait qu’accentuer la perte de confiance des Centrafricains envers leur armée des criminels, braqueurs, peureux et soulards.
Wagner : le maître-manipulateur
L’épisode expose surtout l’emprise toxique de Wagner sur nos forces armées. Ces Mercenaires russes ont réussi l’exploit de transformer une partie de notre armée nationale en groupie de Poutine. Une manipulation d’autant plus perverse qu’elle s’est accompagnée d’un pillage systématique de nos ressources naturelles, véritable prix à payer pour cette “protection” russe.
Touadera, un président otage des russes
Le président Kongoboro, dont la garde rapprochée est assurée par Wagner, est devenu l’illustration parfaite de cette mise sous tutelle pathétique russe. Comment un chef d’État peut-il prétendre incarner la souveraineté nationale quand sa propre sécurité dépend de mercenaires étrangers ? Cette situation ubuesque en dit long sur la déliquescence de nos institutions.
L’armée centrafricaine à la dérive
Cette triste affaire des militaires centrafricains a dévoilé une fois de plus les carences profondes de notre armée :
– Une chaîne de commandement gangrenée par les influences russes et rwandaises
– Des militaires centrafricains plus préoccupés par leur image sur les réseaux sociaux que par leur mission
– Une confusion totale sur leur rôle et leurs devoirs envers la nation
– Une formation militaire déficiente
– Une absence criante de professionnalisme
Le double jeu de la Russie
L’ironie de l’histoire est que la Russie elle-même n’a jamais donné suite à ces propositions des militaires centrafricains. Moscou sait pertinemment que ces soldats, mal équipés et mal formés, surtout inaptes, n’auraient été qu’un fardeau sur le champ de bataille ukrainien. La vraie valeur de ces militaires pour la Russie réside dans leur rôle de faire-valoir en Afrique, pas sur le front européen.
Les leçons d’un fiasco
Cette page peu glorieuse de notre histoire militaire doit nous servir de leçon. Une armée nationale ne peut se construire sur le mercenariat et la soumission à des puissances étrangères. La reconstruction de nos forces armées passe par :
– Le retour à une chaîne de commandement purement nationale
– Une formation professionnelle rigoureuse
– La restauration des valeurs militaires authentiques
– Un engagement réel pour la protection des populations
Vers quel avenir ?
Deux ans après cet épisode navrant des militaires centrafricains, l’armée centrafricaine reste à la croisée des chemins. Soit elle continue sa descente aux enfers sous la coupe de Wagner, soit elle entreprend sa renaissance comme force véritablement nationale. Le choix n’est pas simplement militaire, il engage l’avenir même de notre nation.
La vraie bataille n’est pas en Ukraine, mais ici, sur notre sol. Elle consiste à rebâtir une armée digne de ce nom, capable de protéger nos citoyens et nos frontières. Les gesticulations pro-Poutine de 2022 ne sont plus qu’un mauvais souvenir, mais elles nous rappellent le long chemin qu’il reste à parcourir pour restaurer l’honneur de nos forces armées.
Il est temps que nos militaires comprennent qu’ils ne sont pas les mercenaires de Wagner, mais les serviteurs de la République centrafricaine. C’est ici, et nulle part ailleurs, que se joue leur véritable combat.
L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN : UNE ÉCONOMIE EN DÉCONNEXION TOTALE
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/Banque-cbca-Bangui-corbeaunews–300×250.jpg” alt=”La banque BGFI à Bangui, illustrant l’article sur L’EFFONDREMENT DU SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN” width=”300″ height=”250″ />La direction générale de la banque BGFI à Bangui. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim sur la gouvernance en Afrique vient de dévoiler un tableau particulièrement alarmant du système bancaire centrafricain. Avec un score catastrophique de 0,8 sur 100 en matière d’accès aux services bancaires, la République centrafricaine se classe à la 52ème position sur 54 pays africains.
L’ISOLEMENT BANCAIRE COMME SYMBOLE D’UNE ÉCONOMIE PARALYSÉE
Cette situation désastreuse du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN reflète l’état général d’une économie en déshérence. Avec un PIB par habitant de seulement 445 dollars – l’un des plus faibles du continent – et une croissance atone de 0,9%, la RCA peine à créer les conditions minimales d’un développement du secteur financier. Le rapport souligne que les indicateurs d’environnement des affaires et du travail atteignent à peine 27,8 points sur 100, plaçant le pays au 50ème rang continental.
UN CERCLE VICIEUX du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN QUI S’AUTOALIMENTE
L’absence d’un SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN fonctionnel aggrave considérablement les difficultés économiques. La diversification économique, malgré un score encourageant de 72,3 points, ne peut se concrétiser faute d’accès au crédit. Les entreprises, privées de financements, peinent à se développer tandis que les relations du travail se dégradent (12,5 points, 49ème rang). La fiabilité des opportunités d’emploi s’effondre avec un score de 9,9 points, reléguant le pays à la 51ème position.
DES CONSÉQUENCES SOCIALES DRAMATIQUES
Cette paralysie du SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN impacte directement la population. Les filets de protection sociale sont quasi inexistants (7,1 points) et les politiques de lutte contre la pauvreté inefficaces (18,8 points). L’indice des Objectifs de Développement Durable (44,2) place la RCA au 49ème rang, illustrant l’ampleur du retard accumulé en matière de développement humain.
UN AVENIR HYPOTHÉQUÉ
Sans un SYSTÈME BANCAIRE CENTRAFRICAIN moderne et accessible, la RCA risque de s’enfermer durablement dans le sous-développement. La dette publique atteint déjà 50,7% du PIB tandis que le pays reste largement dépendant de l’aide internationale avec 122,4 dollars d’aide par habitant. La reconstruction d’un secteur bancaire viable apparaît comme une condition sine qua non pour sortir de l’ornière économique et sociale.
L’urgence d’une réforme profonde du système bancaire centrafricain n’est plus à démontrer. Elle nécessite une volonté politique forte et un soutien international coordonné pour éviter que le pays ne s’enfonce davantage dans l’isolement économique et financier.
Des mercenaires russes formant des terroristes notoires de la LRA. L’impensable est devenu réalité en Centrafrique. Notre enquête révèle que le groupe Wagner a récupéré et entraîné douze combattants de l’Armée de Résistance du Seigneur, responsables de crimes odieux contre les populations civiles depuis des décennies.
Une alliance contre-nature avec les rebelles de la LRA qui défie l’entendement
L’opération s’est déroulée avec un cynisme déconcertant. En juin dernier, les mercenaires Wagner se sont rendus à Sam-Ouandja pour “récupérer” douze rebelles de la LRA. Ces individus, qui avaient fui le Haut-Mbomou et le Soudan du Sud pour s’établir dans la Haute-Kotto et la Vakaga, alternent entre culture du tabac et attaques contre les populations locales. Après leur formation à Bangui ou possiblement à Berengo par les mercenaires russes, ils ont été ramenés à Sam-Ouandja le jeudi 21 novembre.
Un calcul machiavélique aux conséquences potentiellement désastreuses
La stratégie des Wagner apparaît aussi claire que troublante : exploiter l’expertise de ces rebelles de la LRA en matière de guerre de brousse. Ces derniers, à l’instar des éleveurs peuls, maîtrisent parfaitement la région et ses forêts. Sous couvert de traquer d’autres groupes rebelles, cette alliance pourrait servir de paravent à des exactions dont l’ampleur reste encore à découvrir.
Un précédent dangereux qui menace la stabilité régionale
Cette collaboration avec des membres d’une organisation terroriste représente un nouveau palier dans la dérive du groupe Wagner en Centrafrique. La LRA, créée en Ouganda, s’est tristement illustrée par des années de violence contre les civils, notamment dans le Haut-Mbomou. Certains de ses éléments se sont dispersés entre le Soudan du Sud et le nord de la RCA, où ils poursuivent leurs activités criminelles.
L’État centrafricain face à ses responsabilités
Cette situation pose de graves questions sur la souveraineté de l’État centrafricain et sa capacité à contrôler les agissements des mercenaires russes sur son territoire. Comment justifier qu’une force étrangère puisse librement recruter et former des membres d’une organisation terroriste ? Le silence des autorités face à ces développements inquiétants est assourdissant.
Avec les rebelles de la LRA , c’est une menace croissante pour la population civile
Les civils centrafricains, déjà victimes des exactions des rebelles de la LRA par le passé, se retrouvent maintenant face à une menace potentiellement plus sophistiquée. Ces éléments, une fois formés par Wagner, pourraient devenir des instruments encore plus redoutables de terreur et de déstabilisation.
La formation d’anciens rebelles de la LRA par les mercenaires Wagner marque un tournant inquiétant dans la crise centrafricaine. Cette alliance contre-nature entre des mercenaires étrangers et des éléments d’une organisation terroriste fait planer de nouvelles menaces sur la population civile. L’absence de réaction des autorités nationales et de la communauté internationale face à cette dérive ne fait qu’amplifier les inquiétudes quant à l’avenir du pays. Il est grand temps que toutes les parties prenantes prennent la mesure de cette situation explosive avant qu’elle ne dégénère en une nouvelle spirale de violence.
La Vakaga sous l’emprise du ministre Abazène aux méthodes toxiques
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC, illustrant l’article sur La Vakaga sous l’emprise du ministre Abazène aux méthodes toxiques” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
“Un ministre qui ment au président et trahit sa population. Dans la Vakaga, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice et ministre résident, manipule sa communauté à des fins personnelles. La jeunesse de la Vakaga, révoltée, dénonce un double jeu qui ne fait qu’appauvrir leur région.
Un double discours qui ne trompe plus personne dans la Vakaga
Le ministre Abazène organise un ballet politique périlleux. À Bangui, il se présente au président Touadéra comme le maître incontesté de la Vakaga, capable d’influencer les choix et les orientations de sa communauté. De retour dans sa région, il déploie une rhétorique creuse, multipliant les promesses sans lendemain. Cette manipulation grossière ne passe plus auprès de la population locale.
Une rupture profonde avec la communauté de la Vakaga
La désillusion est totale. Les jeunes de la Vakaga, las des manigances de leur ministre résident, ont percé à jour son stratagème. Plus révélateur en plus : même au sein de son propre clan, la majorité lui tourne désormais le dos. Seule une poignée de fidèles continue de le soutenir, formant un cercle toujours plus restreint autour de lui.
De la précarité au pouvoir : un parcours qui interroge
L’histoire personnelle du ministre Arnaud Djoubaye Abazène mérite attention. Issu d’un milieu extrêmement modeste, il a connu une enfance difficile où même un repas quotidien, voir même dormir sur un matelas relevait du défi. Sa mère a dû déployer des trésors d’ingéniosité pour assurer sa subsistance. Par la force de sa volonté et son investissement dans les études, il est devenu magistrat. Mais cette ascension sociale, au lieu de le porter vers la grandeur d’âme, semble avoir nourri un désir de revanche sociale qui aujourd’hui empoisonne ses actions.
Les conséquences pour la Vakaga
La situation atteint aujourd’hui un point critique. Le désaveu populaire du ministre Abazène menace de se transformer en rejet total du parti au pouvoir dans la région. La jeunesse l’affirme : leur opposition au MCU ne vient pas d’un rejet du président Touadéra, mais de l’exaspération face aux agissements de leur ministre résident.
Un avenir régional compromis
L’impact de cette crise sur la Vakaga pourrait s’avérer désastreux. Dans cette région déjà fragilisée par des années d’instabilité, la rupture du lien de confiance entre la population et son représentant au gouvernement constitue une menace sérieuse pour la cohésion sociale. Le risque d’un isolement accru de la région plane, alors même que son développement nécessiterait une collaboration étroite avec le pouvoir central.
Le temps presse. Le pouvoir de Baba Kongoboro ne peut plus ignorer la voix de la jeunesse de la Vakaga. Cette crise dépasse le cadre d’un simple différend politique local pour devenir un enjeu majeur de stabilité régionale. L’avenir de toute une région ne peut rester otage des calculs politiques d’un seul homme. La situation exige une réponse rapide et appropriée, à la hauteur des aspirations légitimes de la population de la Vakaga.
Ces familles qui ne savent plus être des familles : La tragédie silencieuse d’une nation
Bangui, CNC. Un enfant qui ne reconnaît plus son père. Une mère qui pleure ses traditions perdues. Des grands-parents qui meurent seuls. Des oncles et tantes devenus des étrangers.” Ce n’est pas le synopsis d’un film dramatique, mais le quotidien bouleversant des familles centrafricaines en 2024. Au cœur de Bangui, comme dans les villages les plus reculés du pays, la famille, ce socle sacré sur lequel reposait toute la société centrafricaine, se désagrège sous nos yeux dans une indifférence assourdissante.
Dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous plonge dans les entrailles de cette tragédie sociétale sans précédent. Comment une société qui plaçait la famille au sommet de ses valeurs en est-elle arrivée à accepter sa destruction ? Comment les gardiens des traditions sont-ils devenus les spectateurs impuissants de leur propre effondrement ?
La famille traditionnelle de la RCA : Un modèle en voie de disparition
L’héritage perdu
La famille centrafricaine traditionnelle reposait sur des fondements solides :
– Une hiérarchie respectée où chaque membre avait sa place et son rôle
– Des mécanismes de solidarité efficaces face aux difficultés
– Un système d’éducation basé sur la transmission des valeurs
– Des rituels qui renforçaient les liens familiaux et communautaires
Les anciens racontent comment, jusqu’aux années 1970, au pays de Boganda, la RCA, les repas du soir étaient des moments privilégiés d’éducation où les enfants écoutaient les histoires et les enseignements des aînés. Aujourd’hui, observe OUEIFIO, “ces moments de communion familiale ont disparu, remplacés par le chacun pour soi imposé par la précarité. Un coup chaos”
Les mécanismes de protection sociale de la RCA
Le système traditionnel assurait :
– La prise en charge des personnes âgées
– L’éducation collective des enfants de la RCA
– Le soutien aux membres en difficulté
– La résolution des conflits intrafamiliaux
Les jeunes filles des differents lycees de la capitale Bangui. CopyrightCNC
L’impact des crises sur la famille de la RCA
La désagrégation économique
La paupérisation généralisée a eu des effets dévastateurs :
– Impossibilité pour les pères de famille d’assumer leur rôle de pourvoyeur
– Travail forcé des enfants pour contribuer aux revenus familiaux
– Abandon scolaire massif
– Migration économique qui sépare les familles
OUEIFIO cite le cas emblématique du quartier Boy-Rabe à Bangui, capitale de la RCA, où “des enfants de 10-12 ans passent leurs journées à laver des voitures ou à vendre des sachets d’eau pendant que leurs parents, anciens fonctionnaires, restent à la maison, humiliés par leur incapacité à subvenir aux besoins familiaux.”
Les bouleversements sociaux de la RCA
Les conflits successifs ont provoqué :
– Des déplacements forcés qui ont éclaté les familles
– Des traumatismes psychologiques profonds
– La perte des repères moraux
– L’effondrement des mécanismes de solidarité
La crise de l’autorité parentale
Parents dépassés
La situation actuelle révèle :
– Une perte de contrôle sur l’éducation des enfants
– Une incapacité à transmettre les valeurs traditionnelles
– Un sentiment d’impuissance face aux défis modernes
– Une rupture de la communication intergénérationnelle
“Les parents d’aujourd’hui”, écrit OUEIFIO, “se sentent désarmés face à une jeunesse qu’ils ne comprennent plus et qu’ils n’arrivent plus à guider.”
Enfants désorientés
Les conséquences sur la jeune génération sont alarmantes :
– Perte de respect envers les aînés
– Adoption de comportements à risque
– Vulnérabilité face aux manipulations
– Rupture avec les traditions
Les nouvelles configurations familiales de la RCA
Familles monoparentales
Un phénomène en expansion :
– Multiplication des divorces
– Abandon des responsabilités parentales
– Charge excessive sur les mères
– Précarité accrue
Familles recomposées
Des situations complexes entraînant :
– Conflits de loyauté chez les enfants
– Difficultés d’intégration
– Tensions intergénérationnelles
– Problèmes d’héritage
L’impact sur l’éducation
Déscolarisation massive
Les chiffres sont alarmants :
– Plus de 60% des enfants déscolarisés dans certaines régions
– Travail précoce des enfants
– Analphabétisme croissant
– Perte de chances pour l’avenir
Transmission des valeurs compromise
La rupture est profonde :
– Disparition des rituels d’initiation
– Perte des langues maternelles
– Oubli des traditions
– Adoption de valeurs importées inadaptées
Les pistes de reconstruction
Restauration de l’autorité parentale
OUEIFIO propose :
– Formation des parents aux défis contemporains
– Soutien psychologique aux familles traumatisées
– Réhabilitation des mécanismes traditionnels d’éducation
– Renforcement des compétences parentales
Soutien économique
Des mesures concrètes :
– Création d’activités génératrices de revenus pour les parents
– Bourses scolaires pour les enfants
– Microcrédits familiaux
– Formation professionnelle adaptée
Reconstruire la famille pour sauver la RCA
La reconstruction de la famille centrafricaine est une priorité nationale qui nécessite :
– Une politique familiale cohérente
– Un soutien économique aux familles
– Une réhabilitation des valeurs traditionnelles
– Une adaptation aux défis contemporains
Comme le souligne OUEIFIO : “Sans familles fortes et unies, il ne peut y avoir de nation forte et unie. La reconstruction de la RCA passe nécessairement par la restauration de la cellule familiale.”
Autrefois surnommée “Boda la belle”, cette ville minière située à 192 kilomètres à l’ouest de Bangui dans la Lobaye croule désormais sous les ordures. Le service local d’eau et d’assainissement, bien qu’existant depuis plusieurs décennies, ne parvient pas à endiguer la dégradation de la situation sanitaire qui s’aggrave jour après jour.
Les déchets s’amoncellent dans les quartiers tandis que les caniveaux regorgent d’eaux stagnantes et boueuses dans la ville de Boda la belle.
“Nous vivons dans une ville qui ressemble de plus en plus à une décharge à ciel ouvert”, déplore Simon Mandaba, un enseignant résidant dans le quartier à Boda. Les tentatives sporadiques de nettoyage n’ont jusqu’ici produit aucun résultat durable.
Au marché central de Boda, la situation s’avère particulièrement inquiétante : les denrées alimentaires, notamment les légumes, viandes, pains et gâteaux, sont exposées sans protection adéquate.
“Les mouches prolifèrent sur les aliments. Les commerçants Nous n’arrivent même pas à mettre en place des dispositifs de protection”, explique Marie, une mère de famille de Boda.
Plus spectaculaire, les établissements de restauration opèrent dans des conditions d’hygiène dégueulasse. “Les cafétérias et gargotes utilisent une eau insalubre pour la vaisselle, et leurs propriétaires ne possèdent aucun certificat médical”, confirme un notable de Boda.
Rond point de la ville de Boda. CopyrightCNC
Par ailleurs, l’hôpital de Boda enregistre également une recrudescence des maladies liées au manque d’assainissement. Gastro-entérites, tuberculose et méningites menacent quotidiennement la population.
“Nous recevons en moyenne vingt nouveaux cas par jour de maladies directement liées à l’insalubrité”, révèle le service hospitalier de Boda.
Les professionnels de santé redoutent une prolifération accrue des maladies contagieuses durant cette saison sèche si aucune mesure n’est prise. Le maire de la ville reconnaît la gravité de la situation : “Nous avons sollicité l’aide du gouvernement pour mettre en place un programme d’assainissement urgent. Notre budget municipal ne suffit pas pour faire face à ce défi.”
Les habitants ont adressé une pétition au ministère de la Santé et au ministère de l’Administration du territoire pour une intervention rapide. En attendant une réponse des autorités, certains résidents s’organisent en comités de quartier pour des opérations de nettoyage bénévoles, mais ces initiatives citoyennes, bien que louables, restent insuffisantes face à l’ampleur du problème.
Dernières heures : Quatre chauffeurs de taxi-motos égorgés dans la localité de Bang
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Dernières heures : Quatre chauffeurs de taxi-motos égorgés dans la localité de Bang” width=”450″ height=”298″ />Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Quatre conducteurs de taxi-motos ont été retrouvés égorgés ce lundi 25 novembre près de Bang, localité située à la frontière tchado-centrafricaine. Les corps des victimes gisaient sur l’axe routier reliant le Tchad à Bang.
Des éléments centrafricains des forces de défense et de sécurité, dépêchés sur les lieux du drame, ont découvert les dépouilles d’au moins quatre conducteurs des motos courses. Les circonstances exactes de ces assassinats restent pour l’heure inconnues.
“Nous avons entendu parler de ces meurtres atroces. Les corps de nos frères ont été retrouvés égorgés sur la route allant vers le Tchad. Notre communauté des conducteur des taxi-motos est sous le choc”, témoigne un conducteur de taxi-moto de Bang encore sous le choc.
Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, des hommes armés non identifiés seraient à l’origine de cette attaque. Des rumeurs évoquent une possible implication d’éléments du groupe armé Trois-R, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer ces allégations à ce stade.
Une enquête de la rédaction du CNC est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ces assassinats et identifier les responsables.
Pour l’heure, à Bang, c’est la colère et l’inquiétude qui domine au sein de la population.
Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Place-Oumar-Bongo-dite-place-Marabena-en-2010-450×338.jpg” alt=”Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena en 2010, illustrant l’article sur Le naufrage de la ville de Bangui: Une capitale aux portes du chaos à une semaine du 1er décembre….” width=”450″ height=”338″ />Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena en 2010
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Des ordures qui submergent les monuments historiques, des routes défoncées, une capitale à l’abandon. Les images saisissantes publiées par le journaliste Christian Aimé Ndota ce 20 novembre 2024 témoignent de l’effondrement spectaculaire de Bangui, à quelques jours des célébrations de la proclamation de la République.
Voici la place Oumar Bongo dite place Marabena filmée en 2010
La ville de Bangui : l’éclat perdu d’une place symbolique
En 2010, la Place Omar Bongo, communément appelée Place Marabena dans le cinquième arrondissement, incarnait la fierté de la ville de Bangui. Les images d’archives montrent une esplanade soigneusement entretenue, dominée par une imposante statue de colombe blanche, symbole de paix, perchée sur un socle majestueux. Les drapeaux multicolores flottaient fièrement, les bordures étaient impeccablement peintes, et la circulation s’effectuait sur des routes bien entretenues. L’environnement reflétait une gestion urbaine attentive et une volonté de préserver le patrimoine de la ville.
Voici la place Oumar Bongo en 2024 filmée par le journaliste Chritian Aimé Ndota
Le visage défiguré de 2024 de la ville de Bangui. La honte
Quatorze ans plus tard, le contraste est brutal. Les photos récentes filmées par le journalistes Christian Aimé Ndota révèlent une métamorphose catastrophique du même lieu. La statue emblématique, autrefois rutilante, se dresse maintenant au milieu d’un paysage urbain chaotique. Les détritus s’accumulent le long du mur portant le nom du président Bongo, formant des monticules nauséabonds qui défigurent le site. La chaussée, jadis bien entretenue, présente désormais des nids-de-poule béants. L’atmosphère générale est celle d’un abandon total, où même les services les plus élémentaires de voirie semblent avoir cessé de fonctionner.
Une fête nationale du premier décembre oubliée
Voici la honte: la place Oumar Bongo dite Marabena en 2024, filmée par le journaliste Christian Aimé Ndota
Traditionnellement, la célébration du 1er décembre, marquant la proclamation de la République, était précédée d’une période intense de préparation. Deux à trois mois avant l’événement, la ville entière se mobilisait. Les quartiers s’animaient d’une effervescence collective, les habitants participaient au nettoyage et à l’embellissement de leurs zones respectives. Cette dynamique touchait également les villes provinciales, créant une atmosphère festive et patriotique à l’échelle nationale.
L’impact du détournement des ressources
Mais depuis 2016, la situation s’est dramatiquement détériorée. Les fonds publics, au lieu d’être investis dans l’entretien urbain de la ville de Bangui et les services essentiels, sont massivement réorientés vers le financement de forces étrangères, notamment les mercenaires de Wagner et les troupes rwandaises. Cette réallocation des ressources a des conséquences dévastatrices sur le quotidien des Banguissois et l’image de leur capitale.
Un recul historique alarmant de la ville de Bangui
Le plus alarmant dans cette spirale de déclin, cette dégradation de la ville de Bangui ne représente pas une simple stagnation mais un véritable retour en arrière d’un siècle. Si 2010 pouvait déjà sembler en deçà des espérances, la situation en 2024 évoque un recul d’un siècle. La ville de Bangui, qui devrait incarner le progrès et le développement, présente aujourd’hui l’aspect d’une ville abandonnée, rappelant, selon certains observateurs, l’état des villages reculés de pays voisins.
Les conséquences multiples
Cette déliquescence de la ville de Bangui a des répercussions profondes :
– Sanitaires : La prolifération des déchets menace la santé publique
– Économiques : L’image dégradée de la capitale décourage les investisseurs
– Diplomatiques : L’état du monument dédié à Omar Bongo affecte les relations internationales
– Sociales : Le cadre de vie détérioré impacte le moral des habitants
Le sursaut vital d’une capitale agonisante
À l’approche du 1er décembre 2024, l’état catastrophique de la ville de Bangui pose question. Comment célébrer dignement la proclamation de la République dans une capitale qui expose ainsi son délabrement ? L’absence de préparatifs traditionnels pour cette fête nationale symbolique démontre l’ampleur de la crise de gouvernance que traverse le pays.
Le contraste saisissant entre les images de 2010 et 2024 ne laisse aucun doute sur l’urgence d’une réaction. Sans intervention rapide et changement radical dans la gestion des ressources publiques, Bangui risque de s’enfoncer davantage dans une spirale de déclin dont les conséquences seront de plus en plus difficiles à inverser.
La situation actuelle de la capitale centrafricaine constitue un signal d’alarme qui ne peut plus être ignoré. Elle appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour restaurer la dignité d’une ville qui fut jadis la fierté de ses habitants.
Négligence médicale à la prison du Camp de Roux : Ousmane Garba , un détenu entre la vie et la mort
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Lentree-de-letat-major-des-FACA-au-camp-de-Roux-caracterisee-par-une-arche-450×326.jpg” alt=”“Entrée de l’état-major des FACA avec une grande arche, illustrant l’article sur Négligence médicale à la prison du Camp de Roux : Ousmane Garba , un détenu entre la vie et la mort” width=”450″ height=”326″ />Entrée de l’état-major des FACA avec une grande arche. CopyrightCNC
Des vomissements de sang ignorés, un accès aux soins refusé, un détenu abandonné. Le major du Camp de Roux, absent depuis deux jours, laisse Ousmane Garba dans un état critique après avoir délibérément négligé sa santé.
Une détention sans fin ni jugement
Arrêté par la Minusca à Kaga-Bandoro en décembre 2021, Ousmane Garba a été transféré à Bangui sans jamais comparaître devant un juge. Depuis près de trois ans, il attend dans les geôles du Camp de Roux, privé de ses droits fondamentaux.
Des représailles médicales délibérées contre Ousmane Garba
Le 15 novembre, malade, Ousmane Garba consulte le major médical de la prison du camp. La réponse du soignant glace le sang : « Vous m’avez réclamé à la CICR et aux organismes de droits humains. À partir d’aujourd’hui, je sais comment vous traiter. Contentez-vous de cette plaquette d’ibuprofène et retournez dans votre cellule », lance le major d’un ton menaçant.
Les conséquences ne se font pas attendre. Dans la nuit, Garba est pris de vomissements de sang abondants. Au lieu d’une prise en charge médicale urgente, les gardiens l’isolent dans une salle de récréation, loin des regards.
Un système de soins corrompu
L’infirmière du camp, censée assurer les gardes de nuit, préfère monnayer ses services. « Les conditions de détention sont catastrophiques. L’accès aux soins dépend uniquement de votre capacité à payer. Sans argent, vous êtes condamné à souffrir en silence. Plusieurs détenus sont déjà morts faute de soins », révèle à la rédaction du CNC un ancien pensionnaire du Camp de Roux.
Ce n’est que grâce à l’intervention du chef de sécurité FACA qu’Ousmane Garba a finalement pu être transféré à l’infirmerie de l’État-major. Depuis, le major se garde bien de réapparaître, esquivant toute responsabilité dans cette tentative d’homicide par négligence.
Un système pénitentiaire défaillant
« La situation au Camp de Roux reflète l’état déplorable du système carcéral centrafricain. Les détenus sont traités comme des sous-hommes, privés des droits les plus élémentaires. Le refus délibéré de soins constitue une violation des conventions internationales sur les droits des détenus. Cette situation ne peut plus durer », dénonce Pierre, avocat spécialisé en droits humains.
Les organisations de défense des droits humains documentent depuis des années ces pratiques. « Le cas d’Ousmane Garba n’est que la partie visible de l’iceberg. Chaque jour, des détenus souffrent en silence, victimes d’un système qui a perdu toute humanité », témoigne Marie de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme.
Sur la base de conseil des avocats, les proches de Garba préparent une plainte contre le major devant la Cour pénale. « Mon frère est entré en prison vivant, ils veulent le faire sortir dans un cercueil. Cette tentative d’assassinat déguisée ne restera pas impunie », affirme son cousin contacté par la rédaction du CNC.
En attendant, Ousmane Garba lutte pour sa survie à l’infirmerie de l’État-major. Son cas dévoile les dysfonctionnements d’un système pénitentiaire où la vie des détenus ne vaut pas plus qu’une plaquette d’ibuprofène.
Wagner s’installe massivement à Sam-Ouandja et converge avec des matériels militaires vers le Soudan
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/Le-Convoi-russe-de-la-societe-Wanger-en-provenance-du-Soudan-et-arrive-a-Birao-en-Centrafrique-le-29-mars-2021-3-450×337.jpg” alt=”Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021 , illustrant l’article sur Wagner s’installe massivement à Sam-Ouandja et converge avec des matériels militaires vers le Soudan” width=”450″ height=”337″ />Image d’illustration d’un convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Des colonnes de Mercenaires russes du groupe Wagner ont massivement investi depuis jeudi la région frontalière de Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto. Notre équipe sur place a documenté un ballet incessant d’hélicoptères et un déploiement militaire d’envergure qui contredit frontalement les engagements diplomatiques de Bangui. Les mercenaires du groupe Wagner, une fois à Sam-Ouandja, décharger du matériel militaire destiné probablement aux Forces soudanaises de soutien rapide (FSR).
Une présence militaire massive à Sam-Ouandja
Les Wagner ne viennent pas les mains vides à Sam-Ouandja. Les hélicoptères déposent des caisses d’armes, des munitions, des équipements de communication. Tout part vers le Soudan, où les FSR mènent leur combat.
À Sam-Ouandja, les Russes tiennent massivement la ville. Ils occupent la mairie, l’aérodrome, les carrefours. Leurs véhicules militaires circulent jour et nuit. Les habitants s’inquiètent et n’osent plus sortir après le coucher du soleil.
“Ils déchargent sans arrêt. Des fûts de carburant, des caisses, des caisses et encore des caisses”, nous dit un témoin qui vit près de l’aérodrome de Sam-Ouandja. “La nuit, les camions partent vers la frontière. Le matin, les hélicoptères reviennent“.
Sam-Ouandja, un véritable corridor vers le Soudan
Les Wagner ne restent pas à Sam-Ouandja. Ils avancent vers le Soudan par étapes. D’abord Dafague, puis Bahar Talata, enfin Soungout. Cette ligne forme un corridor parfait vers les zones tenues par les FSR au sud du Soudan.
À Soungout, dernière ville avant la frontière, l’activité est intense. Les Wagner ont installé un camp. Les camions y déchargent ce que les hélicoptères apportent de Sam-Ouandja. De là, tout part vers le Soudan pendant la nuit.
Les mines comme couverture
Cette région regorge d’or et de diamants. Les mines servent de prétexte à la présence des Wagner. Mais nos sources confirment : l’exploitation minière cache autre chose.
“Ils ne touchent même pas aux mines”, explique un orpailleur de Bahar Talata contacté par la rédaction du CNC. “Ils gardent les routes, surveillent les passages. Tout ce qui arrive repart aussitôt vers le Soudan”, ajoute-t-il.
Le double jeu de Bangui
Le mois dernier, le président Kongoboro dit vouloir aider le Soudan contre les FSR. La réalité montre l’inverse. Les Wagner, qui dirige le régime de Bangui depuis bientôt dix ans, ravitaillent ouvertement les rebelles soudanais via le corridor de Sam-Ouandja.
À Toulousse, ville soudanaise proche, les habitants voient passer les hélicoptères. “Quatre appareils font des allers-retours depuis jeudi”, raconte un commerçant local interrogé par CNC. “Ils volent bas”.
Un trafic bien organisé
Le système fonctionne comme une chaîne. Les hélicoptères apportent le matériel à Sam-Ouandja. Les camions le transportent jusqu’à Soungout. De là, d’autres véhicules et hélicoptères prennent le relais vers le Soudan.
Les FSR contrôlent cette partie de la frontière sud du Soudan. Elles reçoivent les livraisons sans problème. Les Wagner et les rebelles soudanais travaillent main dans la main depuis plusieurs années.
Les risques pour la région
Cette collaboration cache des dangers. Les FSR gagnent en puissance grâce aux Wagner. Le conflit soudanais pourrait s’étendre. La Centrafrique risque de se retrouver prise dans la guerre.
Les habitants s’inquiètent. “Les rebelles soudanais viennent déjà souvent”, dit un chef de village près de Soungout. “Avec les Wagner qui les aident, ils seront encore plus forts“.
Des questions sans réponses
Pourquoi Bangui permet ce double jeu ? Que gagnent les Wagner à aider les FSR ? Comment le Soudan réagira-t-il en apprenant cette trahison ?
Les prochains jours apporteront peut-être des réponses. En attendant, les hélicoptères continuent leurs rotations. Les camions roulent vers la frontière. Et les FSR reçoivent leur matériel.
La situation montre les limites de la diplomatie centrafricaine. Touadéra promet une chose au Soudan mais fait l’inverse. Ce jeu dangereux pourrait coûter cher à la Centrafrique.
Comment une force de défense est devenue l’épicentre des turbulences politiques
Bangui, CNC. “Que reste-t-il aujourd’hui de cette armée centrafricaine qui faisait jadis la fierté de la nation centrafricaine ?” C’est la question poignante qui traverse les pages du dernier ouvrage d’Élie OUEIFIO, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024). À travers une analyse méticuleuse des archives militaires et des témoignages d’anciens officiers, l’auteur nous plonge dans l’histoire tourmentée d’une institution qui symbolise à elle seule la tragédie centrafricaine : comment une armée professionnelle et respectée s’est progressivement transformée en facteur d’instabilité nationale.
Les origines d’une armée centrafricaine (1960-1965)
La création d’une force moderne
– Formation professionnelle rigoureuse
– Standards militaires élevés
– Équipement adapté
– Discipline exemplaire
Une force au service de la nation
– Protection du territoire
– Défense de la population
– Participation au développement
– Fierté nationale
L’âge d’or sous Bokassa (1966-1974)
Une armée centrafricaine professionnelle
– Recrutement sur critères stricts
– Formation continue
– Équipement moderne
– Carrières structurées
Un modèle d’organisation
– Hiérarchie respectée
– Discipline stricte
– Missions claires
– Éthique militaire
Le tournant de la politisation de l’armée centrafricaine
Les premières dérives
– Intrusion dans la politique
– Divisions ethniques
– Loyautés personnelles
– Affaiblissement professionnel
La militarisation du pouvoir
– Coups d’État successifs
– Officiers politiciens
– Destruction de la hiérarchie
– Perte des valeurs militaires
La descente aux enfers de l’armée centrafricaine
La désintégration institutionnelle de l’armée centrafricaine
– Absence de formation
– Équipement obsolète
– Solde irrégulière
– Démotivation générale
Les conséquences dramatiques
– Indiscipline généralisée dans l’armée centrafricaine
– Violations des droits humains
– Perte de confiance populaire
– Inefficacité opérationnelle
L’émergence des groupes armés
La fragmentation sécuritaire
– Multiplication des milices
– Contrôle territorial parcellaire
– Loyautés ethniques
– Chaos sécuritaire
L’impuissance de l’armée centrafricaine
– Territoire non contrôlé
– Population non protégée
– Mission non accomplie
– Légitimité perdue
L’intervention des forces étrangères
Une souveraineté compromise
– Présence militaire étrangère
– Dépendance sécuritaire
– Autorité limitée
– Dignité nationale atteinte
Les défis de la cohabitation
– Coordination complexe
– Conflits de compétences
– Frustrations internes
– Confusion des rôles
Les tentatives de réforme
Les programmes de restructuration
– Efforts de professionnalisation
– Tentatives de modernisation
– Projets de formation
– Réorganisation des unités
Les obstacles persistants
– Manque de moyens
– Résistances internes
– Ingérences politiques
– Défis sécuritaires
L’impact sur la nation
Conséquences politiques
– Instabilité chronique
– Fragilité institutionnelle
– Crises récurrentes
– Développement compromis
Coût social
– Insécurité permanente
– Méfiance populaire
– Traumatismes collectifs
– Cohésion nationale brisée
Les leçons à tirer
Pour l’institution militaire
– Dépolitisation nécessaire
– Professionnalisation urgente
– Restauration de l’éthique
– Reconstruction doctrinale
Pour l’État
– Réforme profonde
– Investissement soutenu
– Vision claire
– Engagement durable
Les pistes de solution selon Élie OUEIFIO
Réformes institutionnelles
– Cadre légal modernisé
– Formation renforcée
– Équipement adapté
– Gestion professionnelle
Reconstruction morale
– Restauration des valeurs
– Éthique militaire
– Service à la nation
– Fierté retrouvée
Reconstruire pour l’avenir
La reconstruction d’une armée nationale professionnelle est une condition essentielle de la renaissance centrafricaine. Comme le souligne Élie OUEIFIO, cela nécessite :
– Un retour aux fondamentaux militaires
– Une dépolitisation totale
– Un investissement massif
– Une vision stratégique claire
L’avenir de la RCA dépend en grande partie de sa capacité à reconstruire une force de défense professionnelle, disciplinée et respectée, au service exclusif de la nation.
Un chauffeur abattu de sang-froid par les forces Wagner, des corps séquestrés, des familles endeuillées. Le meurtre d’AWALOU MOHAMADOU, un chauffeur camerounais sur la route de Boali en République centrafricaine n’est que la partie visible d’un système implacable qui broie les transporteurs camerounais. Notre enquête révèle l’ampleur d’une terreur institutionnalisée qui conjugue exactions militaires et extorsions administratives sur le corridor Cameroun-RCA.
Une violence sur les transporteurs camerounais devenue quotidienne en Centrafrique
Le meurtre d’AWALOU MOHAMADOU expose malheureusement une réalité sans pitié : les chauffeurs camerounais sont devenus des cibles privilégiées sur l’axe routier Béloko – Bangui. Les témoignages affluent, attestant d’une violence méthodique. En juin 2024, deux chauffeurs ont été retrouvés sans vie à Bangui, l’un d’eux criblé de balles. Ces assassinats ne sont plus des incidents isolés mais s’inscrivent dans une sinistre routine. Les forces Wagner, déployées en RCA, semblent opérer en toute impunité, transformant le corridor en zone de non-droit.
Un racket institutionnalisé qui aggrave le calvaire
La menace sécuritaire se double d’une exploitation financière systématique. L’administration centrafricaine impose une taxe de 25 000 FCFA aux transporteurs, exigée à l’aller comme au retour. Cette ponction s’ajoute à une cascade de contrôles entre le poste frontalier de Cantonnier et Béloko, pourtant distant de 2 kilomètres seulement. Les chauffeurs subissent un véritable parcours du combattant administratif, rythmé par des arrêts incessants et des sollicitations financières.
L’échec des conventions internationales
La situation actuelle révèle la faillite des accords CEMAC sur la libre circulation. Les conventions inter-États, censées protéger les transporteurs et fluidifier les échanges, restent lettre morte. L’absence de réaction des autorités camerounaises face aux exactions contre leurs ressortissants en Centrafrique témoigne d’une diplomatie défaillante.
Un coût humain et économique insoutenable
Au-delà des drames individuels, cette situation menace l’équilibre économique régional. Le corridor Cameroun-RCA constitue une artère vitale pour le commerce sous-régional. La multiplication des risques et des surcoûts fragilise l’ensemble de la chaîne logistique, impactant les prix et l’approvisionnement de la RCA.
La mobilisation des syndicats de transporteurs marque un tournant. Leur ultimatum au gouvernement camerounais traduit l’exaspération d’une profession acculée. Sans réponse concrète des autorités, sans protection effective des chauffeurs, sans révision des pratiques administratives, le corridor risque la paralysie. L’enjeu dépasse désormais le cadre professionnel pour devenir une question de souveraineté et de dignité nationale.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a publié vendredi à Bangui un réquisitoire sévère sur l’état de la nation centrafricaine. Dans une déclaration signée par son coordonnateur national Petit Delphin Kotto, l’organisation dresse un tableau particulièrement sombre de la situation politique, sécuritaire et économique du pays, un an avant les prochaines échéances électorales de 2025.
‘Près de 70% de la population vit dans l’extrême pauvreté tandis que le taux de mortalité infantile est l’un des plus élevés au monde’, révèle la COSCIPAC, démentant catégoriquement les affirmations du gouvernement sur le contrôle total du territoire national. L’organisation souligne que la réalité sur le terrain contraste fortement avec les ‘pompeux discours propagandistes des autorités’.
Sur le plan sécuritaire, malgré le déploiement des forces nationales appuyées par les mercenaires russes de Wagner, les forces spéciales rwandaises et la Minusca, la situation demeure précaire. À Bangui, pourtant centre du pouvoir situé à 76 km de Damara, ville natale du président Touadéra, le risque de violences persiste. Dans les provinces, notamment dans des villes comme Bria à 595 km de la capitale ou Bambari à 385 km, les opérations militaires se poursuivent sans parvenir à neutraliser les groupes armés.
La société civile pointe également du doigt une gouvernance qu’elle qualifie ‘d’axée sur la démagogie, le népotisme, le clientélisme, la gabegie, la concussion, le tribalisme et surtout la mafia’. La COSCIPAC critique particulièrement la nouvelle Constitution de Touadera promulguée le 30 août 2023, qu’elle considère comme un instrument destiné à permettre au président Faustin Archange Touadéra, alias ‘Baba Kongoboro’, de se maintenir indéfiniment au pouvoir.
L’organisation dénonce aussi les entraves à la liberté d’expression et les restrictions sur les réunions et manifestations publiques. Ces limitations s’inscrivent dans un contexte où ‘des millions de personnes continuent d’être confrontées à la violence, aux catastrophes naturelles et aux déplacements qui limitent considérablement leur accès aux services essentiels’ de base.
La COSCIPAC propose comme solution l’organisation d’un dialogue politique inclusif réunissant l’ensemble des forces vives de la nation, y compris les groupes armés. Cette initiative viserait à ‘décrisper le climat politique et social’ avant les futures consultations électorales de 2025. L’organisation appelle le président Touadéra à ‘laisser tomber son orgueil politique’ et à organiser cette ultime assise qu’elle qualifie de ‘dernière chance’.
En l’absence d’une réponse favorable à cette demande, la COSCIPAC menace de mobiliser toutes les forces vives de la nation pour ‘restaurer la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit’ dans le pays. Cette position ferme s’appuie notamment sur les conclusions du dernier rapport du FMI et celui du Groupe de Travail de la Société Civile, qui ont tous deux relevé des insuffisances majeures dans la gestion du pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte déjà tendu, alimenté par une profonde crise socio-économique et des inquiétudes croissantes concernant la stabilité politique du pays à l’approche des échéances électorales. Elle souligne l’urgence d’engager un dialogue constructif pour éviter une nouvelle détérioration de la situation nationale.
LA FAILLITE DU FOOTBALL CENTRAFRICAIN : UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Touadera-avec-les-fauves-centrafricains-a-Yaounde-450×229.jpg” alt=”Touadera avec les fauves centrafricains à Yaoundé, illustrant l’article sur LA FAILLITE DU FOOTBALL CENTRAFRICAIN : UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE” width=”450″ height=”229″ />Touadera avec les fauves centrafricains à Yaoundé
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Comme l’avait prédit avec clairvoyance le journaliste Christian Aimé Ndota, notre équipe nationale a échoué dans sa quête historique de qualification pour la CAN. “Sans stade et sans véritable organisation au sein de la fédération et du ministère des sports, il était illusoire d’atteindre l’objectif final”, avait-il averti, pointant du doigt les lacunes structurelles qui plombent le FOOTBALL CENTRAFRICAIN.
FOOTBALL CENTRAFRICAIN : une infrastructure sportive à l’abandon
Le constat de Ndota est accablant : “Notre talon d’Achille est le complexe sportif Barthélémy Boganda, stade non homologué par la CAF le 30 avril 2020”. Cette situation catastrophique perdure malgré les alertes répétées. La fédération et le ministère des sports ont fait preuve d’une négligence coupable, comme le souligne notre confrère : “Malheureusement, et la fédération et le département des sports, y compris le CNOSCA ont longtemps louvoyé autour de la question de la réhabilitation“.
Le scandale financier des travaux fantômes du stade 20.000 places
Le journaliste révèle l’ampleur du gâchis : “En mai 2021, près de 200 millions de FCFA avaient été mis à disposition pour entamer les travaux de la rénovation du stade 20.000 places .” Mais qu’en est-il advenu ? “Une partie de l’argent s’était volatilisée et le ‘Stade 20.000 bars’ n’a pas été réhabilité comme recommandé par la CAF”, dénonce-t-il. Cette gabegie financière illustre parfaitement les dysfonctionnements chroniques qui gangrènent le football centrafricain.
L’humiliation du football centrafricain programmée
La conséquence de cette situation fut particulièrement douloureuse. Comme le rappelle Ndota : “La Fédération a opté pour jouer tous nos matches à domicile ‘à l’extérieur’: Cameroun, Maroc et Afrique du Sud. Les Fauves étaient devenus des SDF ou plutôt des STF Sans Terrain Fixe“. Le comble de l’humiliation fut atteint lors du match à Douala, devant les plus hautes autorités du pays, où le football centrafricain avait été enterré vivant.
Une gestion opaque des ressources
“50 millions de FCFA en cash ont été remis à monsieur Héritier Doneng, Dircab du ministère des sports pour ‘l’environnement du match’”, révèle le journaliste. Cette somme colossale n’a pourtant pas empêché la débâcle des fauves. Plus révoltant encore : “Malgré cette grosse déconvenue et l’élimination de la RCA pour la CAN en Côte d’Ivoire, ce Dircab sera promu ministre“.
Les richesses du pays détournées
Ndota pose une question capitale : “Depuis 2020, la RCA avait le temps et les moyens (avec l’or de NDASSIMA et d’ailleurs, l’or de Gaga et d’ailleurs, le bois Mambere et d’ailleurs) de réhabiliter cet unique stade.” Comment un pays aux ressources si abondantes peut-il échouer à maintenir une simple infrastructure sportive ?
Une fédération de football centrafricain complice par son silence
La complicité passive des instances du football centrafricain est également pointée du doigt : “Le Président de la fédération du football centrafricain Célestin Yanendji devait signifier clairement que les travaux de rénovation n’ont pas respectés les normes requises. Il le sait et il se tait. Pour ne pas froisser les amis“. Cette culture du silence et de la complaisance gangrène tout l’édifice sportif national.
Le bilan désastreux du football centrafricain
Le résultat sportif est sans appel, comme le souligne amèrement Ndota : “Cette année, dans son groupe, notre pays est dernier avec 3 points pour 3 buts marqués et 14 encaissés“. Un bilan qui reflète l’ampleur du désastre du football centrafricain.
La situation du football centrafricain démontre parfaitement la dérive générale de notre pays. L’absence d’infrastructures dignes de ce nom, la gabegie financière, la promotion de l’incompétence et le silence complice des autorités sportives ont conduit à cette débâcle prévisible. Il est temps que les responsables rendent des comptes et qu’une véritable politique sportive soit mise en place. L’avenir de notre jeunesse et le prestige de notre nation en dépendent.
Boda : le chef du village Onaf kidnappé par des hommes armés non identifiés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Village-de-Zoundombo-situe-entre-Mbaiki-et-Boda-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-450×203.jpg” alt=”Boda : le chef du village Onaf kidnappé par des hommes armés non identifiés” width=”450″ height=”203″ />Village de Zoundombo, situé entre Mbaiki et Boda . CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le chef du village Onaf, Monsieur Samuel, a été enlevé il y a plus de 10 jours par quatre bandits non identifiés dans la sous-préfecture de Boganda, située à 30 km de Boda. L’insécurité persiste dans cette localité malgré la présence des Forces armées centrafricaines (FACA) et des paramilitaires russes de Wagner.
“Le climat de terreur ne fait que se propager dans le village Onaf . On imagine mal comment une telle dégradation de la sécurité puisse perdurer alors que les éléments des forces de l’ordre et les mercenaires Wagner sont massivement présents dans la localité”, témoigne un habitant sous couvert d’anonymat.
La famille du chef du village Onaf, monsieur Samuel reste sans nouvelles et l’ensemble du village s’inquiète de cet enlèvement qui démontre la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
Le parquet s’est saisi du dossier du kidnapping du chef du village Onaf et a ouvert une enquête judiciaire pour identifier les commanditaires de cet enlèvement. Pour l’heure, ni les motivations des ravisseurs ni les conditions de détention du chef de village ne sont connues.
Cette zone de la sous-préfecture de Boganda, située dans la préfecture de la Lobaye, reste exposée aux actions des groupes armés malgré le déploiement des forces de sécurité. Les habitants dénoncent l’impunité dont bénéficient les bandits qui “exercent en toute liberté, sans aucune conséquence”.
Cependant, ce sont les promesses russes qui s’évaporent dans l’air comme une fumée.
Rappelons qu’en début 2021, l’ambassadeur russe en République centrafricaine avait pris un engagement ferme devant les centrafricains tout en entier . L’engagement initial de l’ambassadeur de restaurer la sécurité en six mois s’est transformé en quatre années d’échec. Les populations centrafricaines constatent amèrement la détérioration continue de leur situation sécuritaire, malgré les moyens déployés, sans parler aussi des exactions des mercenaires du groupe Wagner sur les civils.