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Bamingui-Bangoran : Ibrahim Senoussi, le Sultan-maire  de Ndélé, imite Touadéra dans la distribution des ressources minières aux étrangers

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Bamingui-Bangoran : Ibrahim Senoussi, le Sultan-maire  de Ndélé, imite Touadéra dans la distribution des ressources minières aux étrangers

 

Centrafrique.org/ibrahim-kamoun-senoussi-sultan-maire-de-ndele/” data-wpel-link=”internal”>Bamingui-Bangoran : Ibrahim Senoussi, le Sultan-maire  de Ndélé, imite Touadéra dans la distribution des ressources minières aux étrangers….
Ibrahim Kamoun Senoussi, sultan-maire de Ndélé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, à 654 km de Bangui, le Sultan-maire de Ndélé, monsieur Ibrahim Senoussi,  reproduit à l’échelle locale le modèle présidentiel de distribution des ressources minières aux intérêts étrangers, au détriment des populations centrafricaines.

 

La semaine dernière, six prospecteurs tchadiens, munis d’équipements de détection, se sont installés, sur décision exclusive et illégale du sultan – maire de Ndélé,  dans le village de Zoukoutouniala 2, situé à 25 kilomètres de Ndélé. Tout comme le président Touadéra qui multiplie le bradage des concessions minières aux groupes russes, rwandais  et chinois, le Sultan-maire Ibrahim Senoussi octroie, sans contacter le gouvernement,  des autorisations d’exploration aux investisseurs tchadiens sur son territoire.

 

“Les populations de Zoukoutouniala n’ont plus accès aux sites miniers traditionnels. Le Sultan-maire réserve l’exploitation de l’or et du diamant aux étrangers”, révèle un notable de Zoukoutouniala qui requiert l’anonymat par crainte de représailles.

 

Cette répartition exclusive des richesses minières entre dirigeants rappelle le mode opératoire du pouvoir central. À Bangui, le président Touadéra, alias “Baba Kongoboro”, a cédé d’importantes concessions aux sociétés étrangères. À Ndélé, le Sultan-maire Ibrahim Senoussi  reproduit ce schéma en interdisant aux populations locales l’exploitation artisanale tout en distribuant les permis miniers aux nouveaux arrivants.

 

“Le Sultan-maire Ibrahim Senoussi  s’arroge un contrôle total sur nos ressources. Il décide seul qui peut exploiter les mines, comme le fait le président Baba Kongoboro avec les groupes russes, rwandais et chinois au niveau national“, dénonce un ancien artisan-mineur de Ndélé sous couvert d’anonymat.

 

Cette situation contredit l’article 56 de la nouvelle Constitution de Baba Kongoboro promulguée le 30 août 2023 qui qualifie de “pillage” tout acte privant la nation de ses ressources naturelles.

 

Une source proche des services miniers à Ndélé estime que “plus de 80% des sites aurifères et diamantifères de la région sont désormais sous contrôle d’intérêts étrangers”. Pendant ce temps, la population de Ndélé, l’une des villes les plus pauvres du pays, observe impuissante cette dilapidation de ses ressources naturelles.

 

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Élections législatives et présidentielle de 2025 en Centrafrique : La menace voilée de Touadéra à son gouvernement

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Élections de 2025 – 2026  en Centrafrique : La menace voilée de Touadéra à son gouvernement

 

Centrafrique.org/du-carburant-aux-ordures-moloua-champion-du-mensonge-devant-les-deputes/le-premier-ministre-centrafricain-felix-moloua-devant-les-elus-de-la-nation-ce-24-aout-2022/” rel=”attachment wp-att-85524″ data-wpel-link=”internal”>Élections de 2025 – 2026 en Centrafrique : La menace voilée de Touadéra à son gouvernement
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des ministres sous surveillance, une discipline exigée, des mises en garde répétées… À l’approche des échéances électorales en Centrafrique, le président centrafricain resserre brutalement la vis. Notre analyse dévoile comment ce discours martial prépare un verrouillage politique total pour les scrutins à venir.

 

L’obsession du contrôle en Centrafrique

 

Le ton est donné dès l’entame : “Je vous appelle à la prudence et la retenue la plus complète“. Derrière cette formule policée se cache une menace claire. À l’approche des Élections locales et présidentielle en Centrafrique, Touadéra exige une soumission totale de son gouvernement.

 

Le spectre des sanctions

 

Le message aux potentiels candidats est limpide. Le président dénonce les “agendas personnels” de certains ministres, fustige ceux qui “soignent leur image sur les réseaux sociaux”. Une mise en garde à peine voilée aux ambitieux qui rêveraient d’émancipation politique.

 

La machine électorale en Centrafrique  se met en place

 

Les directives présidentielles dessinent une stratégie électorale en Centrafrique  très verrouillée. “Garantir l’impulsivité, le calme, la sérénité et la liberté des scrutins”, proclame Touadéra. Une formule qui sonne comme une ironie quand elle s’accompagne d’un contrôle renforcé sur l’appareil d’État.

 

Le piège des lettres de mission

 

L’ordre donné au Premier ministre de “réactualiser les lettres de mission” prend tout son sens. Il s’agit d’encadrer strictement l’action des ministres pendant la période électorale. Une manière de neutraliser toute velléité d’indépendance à l’approche des scrutins.

 

La démocratie en trompe-l’œil en Centrafrique

 

Le discours présidentiel révèle une conception autoritaire du processus électoral en Centrafrique. Touadéra parle de “renforcer la démocratie” tout en muselant son gouvernement. Il évoque le “droit des citoyens” tout en préparant un verrouillage politique total.

 

À travers ce discours de menaces à peine voilées, Touadéra dévoile sa stratégie électorale : un contrôle absolu sur l’appareil d’État pour s’assurer que les prochains scrutins se déroulent selon ses plans. La démocratie centrafricaine s’apprête à vivre des heures sombres.

 

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Pour 1,3 million de FCFA, un député meurt faute d’évacuation sanitaire pendant que le pouvoir reste sourd

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Pour 1,3 million de FCFA, un député meurt faute d’évacuation sanitaire pendant que le pouvoir reste sourd

 

Centrafrique.org/rca-lopposant-joseph-bendounga-president-du-parti-mdrec-saisi-a-nouveau-la-cour-constitutionnelle/le-depute-de-bimbo3-joseph-bendounga-dans-lhemicycle-de-lassemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-49674″ data-wpel-link=”internal”>Pour 1,3 million de FCFA, un député meurt faute d'évacuation sanitaire pendant que le pouvoir reste sourd
Le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le décès du député Joseph Bendounga le 4 janvier dernier a cristallisé les tensions lors du débat Patara sur la radio Ndéké-Luka Luka ce dimanche, révélant les failles béantes du système sanitaire centrafricain.

 

“C’est avec tristesse et colère que j’ai appris le décès de Joseph Bendounga. Il n’aurait pas dû finir comme ça”, a lancé Karl Blagué, avant d’ajouter : “J’ai entendu parler d’un problème de 1.300.000. Pour qu’un État débourse 1.300.000 en complément pour soigner un député de la Nation, un État incapable, ça ne peut pas être raisonnable.”

 

Les circonstances de sa mort ont particulièrement choqué Dieudonné Ngoumbango : “Un député de la Nation, ce n’est pas quand même une petite personnalité. À mon avis, Monsieur Joseph Bendounga aurait dû être soigné et il serait encore en vie“.

 

La colère de sa famille a marqué les esprits, comme l’a souligné Karl Blagué : “Il est décédé dimanche matin et dans l’après-midi même, il a été inhumé. Il y a eu la colère des parents pour éviter les cérémonies, les cimagrées et autres pour venir déposer les gerbes de fleurs“.

 

Renée Pascale Gohé-Midé a élargi le débat : “Le problème ici, ce sont les institutions de la République. Le ministère de la Santé, qu’est-ce qu’il faut faire pour ne pas mettre une infrastructure sanitaire en place ? Qu’est-ce qu’ils en font ? Tous les illustres intellectuels vont partir comme ça“.

 

“Il est allé en Côte d’Ivoire, il est allé au Maroc, avec très peu d’argent mis à sa disposition. Et j’ai appris que c’était par rapport à une insuffisance de financement des frais hospitaliers qu’il était obligé de revenir sur Bangui pour intégrer l’Hôpital de l’Amitié”, a détaillé Karl Blagué.

 

Cette situation rappelle d’autres drames similaires, comme l’a souligné Karl Blagué : “Le professeur Blagué était malade. Le régime de l’époque a refusé qu’il soit évacué. Mon oncle a refusé les cérémonies officielles en disant : ce monsieur-là, il devait être évacué. Vous l’avez négligé“.

 

“La République centrafricaine a ses moyens de mettre une infrastructure sanitaire avec des plateaux techniques conformes aux normes internationales pour soigner les centrafricains sur place. Qu’est-ce qu’on fait avec nos minerais ? Qu’est-ce qu’on fait avec nos sous-sols ?”, s’est insurgée Gohé-Midé.

 

Cette mort brutale intervient dans un contexte politique déjà tendu, à quelques mois des Élections prévues en décembre 2025, et souligne l’urgence des réformes du système de santé centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Crise au MLPC : l’opposition fait bloc derrière Martin Ziguélé face aux dissidents

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Crise au MLPC : l’opposition fait bloc derrière Martin Ziguélé face aux dissidents

 

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Les agitateurs du MLPC dit MLPC-CO reçus par Touadera le 27 décembre 2024. Au milieu, Chantal Jean-Édouard Koyambonou Andjikoua

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un élan de solidarité, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a affiché son soutien total au Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dirigé par Martin Ziguélé, dénonçant les manœuvres de déstabilisation instrumentées contre le parti.

 

“La réception au Palais de la Renaissance d’un groupuscule illégal du MLPC montre le mépris du président Touadéra pour la loi”, dénonce maître Nicolas Tiangaye, rappelant que le ministère de l’Administration du territoire a confirmé l’inexistence juridique du “MLPC – CO” dans ses registres.

 

Le coordonnateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba, s’indigne de la “personnalisation des problèmes politiques” visant à transformer le MLPC en “parti croupion de la majorité”. Une stratégie illustrée par les récentes provocations contre le parti, notamment une tentative d’expulsion des locataires de la place Marabéna, dont le MLPC est propriétaire.

 

“Ces dissidents qui prétendent que leur candidat est Touadéra n’ont qu’à rejoindre le MCU”, lance Martin Ziguélé, rappelant que ces mêmes personnes participaient au congrès du MLPC qui l’a élu à la tête du parti en mars 2020. “S’ils étaient légitimes, on les aurait mis à la tête du parti”, ajoute-t-il.

 

La mobilisation des militants MLPC lors du défilé du 1er décembre, arborant le logo du parti et la photo de Ziguélé, démontre selon l’opposition que “ce sont les militants qui ont choisi leurs dirigeants”. Une réponse aux tentatives du pouvoir d’imposer une direction parallèle au parti.

 

Le BRDC voit dans ces manœuvres une stratégie plus large visant les élections de 2025. “On veut pousser le MLPC dans la rue pour dire qu’il trouble l’ordre public et suspendre le parti”, analyse Mboli-Goumba, promettant que l’opposition restera unie face à ces provocations.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les éléphants de forêt de Dzanga-Sangha : Géants menacés de la RCA

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Les éléphants de forêt de Dzanga-Sangha : Géants menacés de la RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Un-elephant-dans-le-parc-de-Dzanga-Sanga-450×338.jpg” alt=”Un éléphant de forêt marche devant un bungalow sur pilotis dans le parc de Dzanga-Sangha, République Centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
La rencontre quotidienne entre nature et tourisme : un pensionnaire inattendu près du Bungalow 1 du parc Dzanga-Sangha

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Dzanga-Sangha, la vie des villageois est rythmée par la présence des éléphants. Dernièrement, un groupe de 10 éléphants a détruit les bassins de pisciculture d’un village, montrant à quel point la cohabitation peut être difficile. Pour les habitants, c’est une réalité quotidienne qu’ils doivent accepter.

 

Les éléphants de cette région sont différents de leurs cousins des savanes. Plus petits, ils se déplacent avec une étonnante agilité dans la forêt dense. Leurs défenses légèrement rosées leur servent d’outils polyvalents, que ce soit pour chercher de la nourriture ou, malheureusement, pour dévaster les cultures des villageois.

 

La clairière de Dzanga Baï, que les locaux appellent affectueusement “le village des éléphants”, est le point de rassemblement de ces géants. Chaque soir, les familles d’éléphants s’y retrouvent pour creuser le sol à la recherche de sels minéraux. Les villageois observent comment les petits apprennent auprès des adultes, dans cette véritable école de la nature.

 

Les habitants racontent que la vie sociale des éléphants ressemble un peu à la leur. Les femelles restent en groupe, guidées par une matriarche expérimentée qui connaît tous les secrets de la forêt. Les mâles, plus solitaires, mènent leur vie à l’écart, ne rejoignant les groupes que périodiquement.

 

Le quotidien des villageois est marqué par les défis de cette coexistence. Les braconniers menacent constamment les éléphants, poussant les communautés à s’organiser. Les gardes forestiers, équipés de technologies, travaillent main dans la main avec les pisteurs BaAka, dont la connaissance ancestrale de la forêt est précieuse.

 

Les conflits sont fréquents autour des villages. Avec la réduction de leur habitat, les éléphants s’aventurent de plus en plus dans les zones cultivées. Pour les agriculteurs, voir une récolte entière détruite en une nuit est une réalité déchirante qui se répète trop souvent.

 

Pourtant, les communautés locales développent des solutions. L’écotourisme apporte des revenus qui aident à compenser les pertes. Les jeunes du village se forment pour devenir éco-gardes, et les écoles sensibilisent les enfants à l’importance de préserver ces animaux.

 

Les villageois apprennent des chercheurs que les éléphants communiquent par des infrasons sur plusieurs kilomètres, une découverte qui provoque l’admiration même chez ceux qui subissent leurs dégâts.

 

Pour les habitants de Dzanga-Sangha, ces éléphants représentent à la fois un défi et une richesse. Quand ils détruisent les cultures ou les bassins de poisson, la colère est réelle. Mais les anciens rappellent souvent que la forêt a besoin des éléphants : ils dispersent les graines, maintiennent les clairières, et font partie intégrante de l’écosystème.

 

Un sage du village résume bien la situation : “Les éléphants sont comme des voisins difficiles mais nécessaires. Ils étaient là avant nous, et notre devoir est de trouver comment vivre avec eux”.

 

Cette cohabitation entre humains et éléphants à Dzanga-Sangha illustre parfaitement les défis de la conservation en Centrafrique. Entre les dégâts dans les cultures, les incidents avec les bassins piscicoles, et la majesté d’un troupeau traversant paisiblement la forêt, c’est toute la complexité de la vie dans cette région qui se révèle. Les villageois continuent d’écrire cette histoire partagée, cherchant jour après jour le délicat équilibre entre leurs besoins et la préservation de ces géants de la forêt.

 

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Comme la Sainte Vierge qui s’est retrouvée enceinte de Jésus :  Martin Ziguélé ironise sur les chiffres économiques de la RCA

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Comme la Sainte Vierge qui s’est retrouvée enceinte de Jésus :  Martin Ziguélé ironise sur les chiffres économiques de la RCA

 

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Le-ministre-des-finance-Herve-Doba – RCA : Le projet de loi des finances 2022 a été adopté par l’assemblé nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le président du MLPC a utilisé cette parabole biblique pour critiquer les projections économiques du gouvernement centrafricain. Lors d’une conférence de presse à Bangui, Martin Ziguélé a remis en question la cohérence des chiffres présentés dans le plan national de développement de la RCA.

 

“Comment voulez-vous qu’un plan national de développement de la RCA  avec 7000 milliards d’investissements fonctionne, quand le budget d’investissement sur fonds nationaux n’est que de 18 milliards 600 millions ?”, a interrogé l’ancien Premier ministre, précisant que “les investissements réels de la RCA  ne dépassent pas 6 milliards“.

 

Les prévisions de croissance du gouvernement ne convainquent pas davantage l’opposition. “Pour 2025, ils annoncent 2,7% de croissance. Mais d’où viendra cette croissance ? Sans consommation ni production, c’est comme la Sainte Vierge qui s’est retrouvée enceinte de Jésus. Expliquez-moi l’exemple”, a ironisé Martin Ziguélé.

 

Les données économiques actuelles de la RCA  contredisent l’optimisme officiel. “La croissance en 2024 est de 1,4% avec une inflation de 4%. En réalité, nous avons une croissance négative de 2,7%. Les Centrafricains perdent 2% de leur pouvoir d’achat”, a calculé le président du MLPC.

 

L’ancien Premier ministre pointe aussi les incohérences du secteur pétrolier de la RCA. “Comment les recettes fiscales peuvent-elles baisser quand les prix augmentent ? L’argent est quelque part”, a-t-il déclaré, saluant l’initiative de la Banque mondiale d’auditer les prix du carburant.

 

Le FMI a posé des conditions précises pour poursuivre son programme : “Baisse des prix du carburant, libéralisation des importations et augmentation des recettes de l’État. Cette décision reste bloquée au niveau de l’exécutif de la RCA  “, a révélé Martin Ziguélé.

 

Pour l’opposition, le problème est structurel. “Le budget d’État centrafricain sert uniquement au fonctionnement de l’État et au paiement des dettes. Sans investissements réels, sans pouvoir d’achat des citoyens, parler de croissance économique relève du miracle”, a conclu le leader de l’opposition.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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LA SALETÉ S’INSTALLE AU MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : LE GRAND LAISSER-ALLER DE SYLVIE BAÏPO-TEMON….

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LA SALETÉ S’INSTALLE AU MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : LE GRAND LAISSER-ALLER DE SYLVIE BAÏPO-TEMON….

 

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L’entrée du ministères centrafricain des affaires étrangères à Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un panneau défraîchi sur un muret délabré, des ordures jonchant le sol. Voilà ce qui accueille les visiteurs au Ministère centrafricain des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger à Bangui. Les images prises ce dimanche 12 janvier 2025 par le journaliste Christian Aimé Ndotah témoignent de l’abandon total de ce qui devrait être la vitrine diplomatique du pays.

 

L’entrée du MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES  repousse les visiteurs…

 

Le contraste est frappant entre l’écriteau officiel “MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES” et l’environnement délabré qui l’entoure. La peinture s’écaille, la terre battue remplace tout aménagement, les déchets s’accumulent. “C’est la première image que voient les diplomates étrangers en arrivant dans le ministère centrafricain des affaires étrangères  ici à Bangui “, s’indigne un fonctionnaire dudit département interrogé par la rédaction du CNC.

 

“Je n’en crois pas mes yeux. Comment peut-on laisser un MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES  aussi important dans un tel état ?” s’indigne Christian Aimé Ndotah, journaliste qui a constaté la situation ce dimanche. Les visiteurs sont unanimes : le bâtiment, qui abritait autrefois l’une des plus prestigieuses institutions du pays, ressemble aujourd’hui à une maison abandonnée.

 

Six ans sans entretien du ministère centrafricain des affaires étrangères …

 

Depuis le parachutage de Sylvie Baïpo-Temon à la tête du MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES  en 2018, aucune rénovation n’a été effectuée sur ce bâtiment ministériel. “Sous Armel Doubane, secondé par le ministre Sokodé,  et certains de ses prédécesseurs, tout était impeccable. Aujourd’hui, même les femmes de ménage semblent avoir abandonné”, témoigne un agent présent depuis 15 ans.

 

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Le bâtiment du rectorat de l’université de Bangui, filmé le 12 janvier 2024 par Christian Aimé Ndotah et publié sur son profil Facebook

L’université fait mieux avec moins…

 

À quelques mètres du MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, l’Université de Bangui brille par sa propreté malgré des moyens limités. Ses murs fraîchement peints et sa cour bien entretenue font ressortir par contraste l’incurie qui règne au MINISTÈRE centrafricain DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES. Une preuve qu’avec de la volonté, l’entretien est possible.

 

Le Haut Conseil de la Communication et le Conseil National des Droits de l’Homme, également logés dans ces murs sales, subissent eux aussi cette déchéance. “On dirait que personne ne se soucie plus de l’image que nous renvoyons“, déplore un fonctionnaire. Une situation qui résume parfaitement l’état de notre diplomatie : une belle façade pour l’international, mais un intérieur qui tombe en ruines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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TOUADÉRA, “Votre radio est morte ce matin, votre ministre Maxime Balalou est où ?”

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TOUADÉRA, “Votre radio est morte ce matin, vos ministres sont où ?”

 

Centrafrique.org/radio-Centrafrique-a-labandon-lindifference-scandaleuse-des-autorites-face-a-un-patrimoine-en-ruine/dans-le-studio-de-la-radio-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-83997″ data-wpel-link=”internal”>TOUADÉRA, "Votre radio est morte ce matin, vos ministres sont où ?"
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Radio nationale centrafricaine s’est tue pendant plus de deux heures ce mardi 21 janvier 2025. Ni le président Baba Kongoboro , ni ses ministres mafieux n’ont réagi à cette panne. Il a fallu attendre 7h20 pour que la propagande du pouvoir reprenne ses droits.

 

À 5 heures du matin, horaire habituel du début des émissions à la radio Centrafrique, c’est le silence total. Pas de prière d’ouverture, pas de voix du président Faustin Archange Touadéra alias “Baba Kongoboro”, pas d’hymne national. Les auditeurs de Bangui et des provinces, habitués au rituel matinal de Radio Centrafrique, n’ont entendu que le souffle du silence sur leurs postes.

 

Il a fallu attendre 7h20 pour entendre à nouveau la voix d’un animateur.

“Deux techniciens ont dû escalader les montagnes de Bazoubangui pour réparer les antennes”, a expliqué l’animateur lors de la reprise des émissions, visiblement soulagé de retrouver l’antenne. Une réparation périlleuse effectuée avec les moyens du bord qui souligne la précarité technique de cette institution médiatique pourtant importante pour la propagande du pouvoir et de ses alliés du groupe Wagner.

 

Dans son intervention, l’animateur a dévoilé un paradoxe révélateur : “Pendant ces deux heures de silence total, personne n’a appelé. Ni les auditeurs, ni les autorités ne se sont inquiétés de notre absence. Mais quand nous diffusons certains contenus à l’antenne, les appels et les menaces affluent de toutes parts.”

 

Cette indifférence étonne, venant d’un gouvernement qui utilise habituellement la radio comme son principal outil de propagande. Chaque jour, depuis ses locaux situés à 800 mètres du palais présidentiel à Bangui, la station relaie fidèlement les messages officiels et les conférences de presse du ministre de la Communication Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement très influencé par le groupe Wagner.

 

Les difficultés techniques de la Radio Centrafrique ne datent pas d’hier. “Il y a trop de problèmes à la radio, trop de problèmes, mais personne ne fait cas pour réparer”, a souligné l’animateur, dont le témoignage rejoint celui de plusieurs sources internes qui évoquent, sous couvert d’anonymat, un délabrement total des équipements.

 

“Nos consoles de mixage datent d’un siècle, nous n’avons qu’un PC avec un disque dur de 500 Gigas, nos micros tombent régulièrement en panne, et nous devons parfois utiliser nos propres téléphones pour assurer la continuité du service”, confie un technicien qui préfère garder l’anonymat par crainte de représailles.

 

Cette situation paradoxale interroge : comment une radio considérée comme vitale pour la communication gouvernementale peut-elle être laissée dans un tel état de délabrement ? Les moyens existent pourtant. Le budget 2024 du ministère de la Communication prévoit-il  des fonds pour la modernisation des médias d’État?

 

Pour certains analystes, cette négligence reflète une vision purement utilitariste des médias publics. “La radio n’est vue que comme un outil de propagande. Tant qu’elle peut diffuser les messages officiels, peu importe son état technique”, analyse un ancien technicien de la station ayant requis l’anonymat.

 

Cette panne s’inscrit dans un contexte particulier. La Radio nationale est censée incarner la voix de l’État sur tout le territoire, des quartiers de Bangui jusqu’aux zones les plus reculées. À 5 heures chaque matin, elle entame sa journée par la diffusion choquante d’une prière de Baba Kongoboro , avant d’enchaîner avec d’autres activités de propagande du gouvernement et de Wagner.

 

L’incident de ce mardi témoigne d’une situation pour le moins singulière : un média considéré comme vital par le pouvoir, mais laissé dans un état de délabrement avancé. Un choix qui pourrait bien finir par se retourner contre ceux qui l’ont fait.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Trafic humain : La Russie envoie à la mort des centaines d’Africains piégés en Ukraine

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Trafic humain : La Russie envoie à la mort des centaines d’Africains piégés en Ukraine

 

Centrafrique.org/guerre-en-ukraine-touadera-va-t-il-envoyer-des-renforts-a-poutine/ceremonie-dallegeance-des-soldats-faca-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-sur-leur-place-darmes-a-berengo-en-vue-daller-combattre-aux-cotes/” rel=”attachment wp-att-54625″ data-wpel-link=”internal”>Trafic humain : La Russie envoie à la mort des centaines d'Africains piégés en Ukraine
Cérémonie d’allégeance des soldats FACA aux mercenaires russes de la société Wagner sur leur place d’armes à Berengo en vue d’aller combattre aux côtés des russes en Ukraine.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Russie utilise des réseaux de recrutement douteux en Afrique pour envoyer des civils sur le front ukrainien. Une enquête de RFI révèle un véritable trafic d’êtres humains, avec la complicité passive de certains États africains.

 

“On m’avait promis un poste de concierge dans un camp militaire russe. Je me suis retrouvé avec une kalachnikov”, témoigne Samuel, un Camerounais diplômé qui s’est confié à RFI. Parti en mai 2022 de Yaoundé après avoir versé plus de 2 millions de FCFA à une agence de voyage, il combat aujourd’hui dans le Donbass. Sur les cinq Camerounais partis avec lui, trois sont morts au combat.

 

Ces réseaux de recrutement opèrent notamment au Cameroun, au Bénin et en République centrafricaine. À Bangui, des hommes liés au groupe Wagner effectuent même des recrutements directs dans les commissariats, selon des témoignages recueillis par Jeune Afrique.

 

D’autres africains sont piégés une fois arrivés en Russie. Les 35 000 étudiants présents sur le territoire russe subissent des pressions sur leurs visas et leurs diplômes pour s’engager. “C’est une forme moderne de trafic d’êtres humains”, analyse Florent Parmentier, chercheur à Sciences Po Paris.

 

Pour Moscou, qui peine à renouveler ses troupes après de lourdes pertes – estimées à plus de 45 000 morts en novembre selon Londres,  ces combattants africains représentent une main d’œuvre bon marché. Les autorités leur promettent 2 200 dollars de prime à la signature et 2 000 dollars mensuels. Beaucoup ne toucheront jamais cet argent.

 

Face à cette situation, la plupart des États africains restent silencieux. “C’est plus de l’embarras que de la complicité”, estime François Mazet, grand reporter à RFI. Contrairement au Sri Lanka ou au Népal qui ont rapatrié leurs ressortissants piégés, les autorités camerounaises n’ont pas répondu aux appels à l’aide de leurs citoyens auprès de l’ambassade à Moscou.

 

Au total, plusieurs centaines d’Africains seraient ainsi enrôlés de force aux côtés d’autres étrangers – Indiens, Népalais, Cubains – pour servir de “chair à canon” sur le front ukrainien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Le CRSP de Serge Simon Bozanga  s’oppose farouchement au troisième mandat de Touadéra

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Centrafrique : Le CRSP de Serge Simon Bozanga  s’oppose farouchement au troisième mandat de Touadéra

 

Centrafrique.org/dictature-en-centrafrique-serge-simon-bozanga-appelle-a-chasser-touadera-du-pouvoir/bozanga/” rel=”attachment wp-att-74607″ data-wpel-link=”internal”>Le CRSP de Serge Simon Bozanga s'oppose farouchement au troisième mandat de Touadéra
Serge Simon Bozanga, leader du CRSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un document accablant, Serge Simon Bozanga, président du Comité de Redressement pour le Salut Public, dénonce un “coup d’État constitutionnel”

 

Un véritable réquisitoire contre le président Faustin-Archange Touadéra vient d’être publié par le Comité de Redressement pour le Salut Public (CRSP). Dans ce document de neuf pages daté du 21 janvier 2025, son président Serge Simon Bozanga dresse un bilan sans concession des neuf années de pouvoir du chef de l’État centrafricain, alias “Baba Kongoboro”.

 

LA CONSTITUTION AU CŒUR DES CRITIQUES

 

Le document s’attaque d’emblée à la légalité d’un éventuel troisième mandat. “M. Faustin-Archange Touadéra est inéligible à un troisième mandat en vertu de la Constitution du 30 mars 2016, sur laquelle il a prêté serment par deux fois“, souligne le texte. Le CRSP rappelle que cette constitution stipulait clairement en son article 35 que “le mandat est renouvelable une seule fois” et qu’”en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs”.

 

La nouvelle Constitution du 30 août 2023 est particulièrement visée. Pour Serge Simon Bozanga, elle n’est qu’un instrument taillé sur mesure pour permettre à Touadéra de “remettre le compteur de son mandat présidentiel à zéro, de rallonger la durée de chaque mandat à sept ans et de briguer plusieurs mandats présidentiels consécutifs”.

 

UNE GESTION ÉCONOMIQUE chaotique

 

Le document signé par Serge Simon Bozanga  s’attarde longuement sur la gestion économique du pays. Le CRSP dénonce notamment l’absence de projets viables pour utiliser “le fond BEKOU de 310,2 millions d’euros, soit 203,48 milliards de FCFA, mis à disposition du gouvernement centrafricain par l’Union Européenne”. Plus grave encore, selon le texte, “d’autres financements, de plusieurs millions de dollars, ont tout simplement été rapatriés par les donateurs dans leurs comptes faute d’engagement du gouvernement pour leur réalisation“.

 

Le texte pointe également du doigt la mainmise étrangère sur l’économie nationale. “Les libanais détiennent environ 80 à 85% de secteurs clés tels que le commerce général, le BTP, l’hôtellerie, le secteur minier et forestier”, précise Serge Simon Bozanga. Il dénonce aussi “le bradage de nos ressources minières et forestières” via “des contrats mafieux à des sociétés écrans du groupe Wagner”.

 

LA SITUATION SÉCURITAIRE EN QUESTION

 

Le CRSP conteste vivement la version officielle concernant la sécurité du pays. “Le mensonge d’État qui consiste à dire que les FACA et leurs alliés contrôlent 80% du territoire national est gravement démenti par les attaques régulières des groupes armés”, Serge Simon Bozanga. Il accuse également le président d’avoir “foulé aux pieds” l’Accord de Politique de Paix et de Réconciliation signé en février 2019.

 

UN RETOUR DE BOOMERANG CONSTITUTIONNEL

 

Dans un retournement ironique, Serge Simon Bozanga souligne que la nouvelle Constitution pourrait disqualifier son propre architecte. L’article 67 impose en effet trois conditions que le président actuel pourrait avoir du mal à remplir selon le document :

 

  1. “Jouir d’une bonne santé morale et physique”: Le CRSP questionne l’état de santé du président 2. “Être centrafricain d’origine” :  Le document met en doute les origines du président 3. “N’avoir pas créé ni appartenu à un groupe armé” :  Le texte accuse Touadéra d’être “le co-fondateur, le contributeur financier et le défenseur des milices requins et Anti-Balaka

 

UNE DIPLOMATIE CONTROVERSÉE

 

Serge Simon Bozanga critique sévèrement la politique étrangère du président. “M. Touadéra s’est illustré par une diplomatie belliqueuse qui a souvent été associée à des liaisons douteuses et des accusations de double langage”, note le texte. Il pointe particulièrement du doigt les relations avec le groupe Wagner et “les incidents réguliers provoqués par les mercenaires russes à la frontière Centrafricano-Tchadienne”.

 

CONCLUSION SANS APPEL

 

Serge Simon Bozanga conclut son analyse par une formule lapidaire : “Le premier mandat de Touadéra en 2016 était un accident, le second en 2020 était un hold-up et un hypothétique troisième mandat en 2025 lui sera fatal”. Le document se termine sur une citation du Général de Gaulle, utilisée comme avertissement à peine voilé : “Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu’elles ne me quittent”.

 

LA RÉACTION DU POUVOIR ATTENDUE

 

Ce document intervient dans un contexte politique particulièrement tendu à Bangui, à l’approche des échéances électorales. Pour l’instant, ni la présidence ni le gouvernement n’ont réagi officiellement à ces accusations de Serge Simon Bozanga. Selon nos sources à Bangui, ce document circule déjà largement dans les cercles politiques et diplomatiques de la capitale centrafricaine.

 

Le CRSP, qui se présente comme une force de proposition alternative, affirme vouloir “mettre fin à tout le système mafieux créé et mis en place par M. Touadéra qui gangrène toute la société centrafricaine”. La publication de ce document marque une nouvelle étape dans la contestation du pouvoir actuel, alors que le débat sur un possible troisième mandat continue d’agiter la classe politique centrafricaine.

 

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Selon Dieudonné Ngoumbango, « la nouvelle Constitution de 2023,  un texte taillé sur mesure pour s’éterniser au pouvoir”

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Dieudonné Ngoumbango : « la nouvelle Constitution de 2023,  un texte taillé sur mesure pour s’éterniser au pouvoir”

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>« la nouvelle Constitution de 2023, un texte taillé sur mesure pour s'éterniser au pouvoir"
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un débat houleux sur la radio Ndéké-Luka ce samedi 11 janvier, le politicien Dieudonné Ngoumbango  et ses co-débatteurs ont levé le voile sur les véritables enjeux de la nouvelle Constitution de 2023.

 

“Dans cette constitution de 2023, qu’est-ce qu’on voulait ? Il fallait sauter le verrou de limitation de mandats, augmenter le nombre de mandats, rester au pouvoir, crever au pouvoir“, a dénoncé Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis centristes.

 

Anicet Georges Dologuélé, l’un des leaders de l’opposition démocratique centrafricaine, a été encore plus direct : “On a massacré ce texte pour faire un texte à sa gloire, pour le permettre d’évoluer sans concurrence, d’évoluer sans garde-fou, de faire ce qu’il veut quand il veut“.

 

“Cette Constitution de 2023 qui a été montée de toutes pièces, qui avait pour seul objectif, rester advitable et éternam au pouvoir“, a renchéri Ngoumbango, rappelant le rôle de la Cour constitutionnelle : “Mme Danielle Darlan qui était présidente de la Cour constitutionnelle… lorsque ces institutions ont pris une décision pour dire qu’il n’est pas question de changer de constitution, mais on est passé outre“.

 

Face à ces accusations, le porte-parole de la présidence, Albert Mokpeme Yaloke, s’est retranché derrière la légalité : “C’est une majorité de centrafricains qui s’est dégagée pour dire oui à cette Constitution de 2023. Et c’est cela, c’est ces voix-là qu’il faut écouter”.

 

Karl Blagué a révélé que le processus est déjà en marche : “Il y a des associations du Président de la République qui ont lancé des pétitions pour demander au Président de la République de se représenter candidat“.

 

“Nous, centristes, on a toujours été légalistes. On veut que les choses, que le respect des textes de notre pays soit véritablement la pierre angulaire dans le fonctionnement de la République“, a insisté Ngoumbango.

 

Renée Pascale Gohé-Midé s’inquiète des conséquences : “Cette Constitution de 2023 va amener des divisions, va être chrysogène dans notre pays. Aujourd’hui, nous sommes devant l’effet. Aujourd’hui, qui est d’accord avec cette constitution ?”

 

“Le peuple centrafricain meurt de faim. Le peuple centrafricain n’est pas soigné. Le peuple centrafricain souffre dans sa chair et son âme“, a conclu Karl Blagué, soulignant le décalage entre les manœuvres constitutionnelles et les préoccupations quotidiennes des citoyens.

 

Ces révélations interviennent alors que le pays se prépare aux Élections de décembre 2025, dans un contexte où l’opposition réclame un dialogue politique que le pouvoir refuse systématiquement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les FACA et les forces russes démantèlent une barrière illégale camerounaise dans la région de Koundé

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Les FACA et les forces russes démantèlent une barrière illégale camerounaise dans la région de Koundé

 

Centrafrique.org/kounde-les-defis-de-la-sante-en-milieu-rural/panneau-indiquant-le-croisement-kounde/” rel=”attachment wp-att-75487″ data-wpel-link=”internal”>Les FACA et les forces russes démantèlent une barrière illégale camerounaise dans la région de Koundé
Panneau indiquant le croisement Koundé – Koundé . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes du groupe Wagner, ont démantelé jeudi dernier une barrière illégale installée par les forces de sécurité camerounaises au village Simon, région de Koundé, situé à 123 kilomètres de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Cette barrière, érigée depuis plus de dix ans lors de la crise sécuritaire de 2003 – 2016, permettait aux forces camerounaises d’imposer une taxe de passage de 1000 à 2000 francs CFA aux habitants circulant entre les différents villages de Koundé, alors même qu’elle était implantée en territoire centrafricain.

 

“La population de la région de Koundé souffrait énormément de cette situation. Grâce à l’intervention des FACA et de leurs alliés russes, nous pouvons enfin circuler librement”, a déclaré Michel Amouin, premier conseiller municipal et chef du village Mbartoua, région de Koundé, dans un entretien avec notre rédaction.

 

Les forces conjointes russes – FACA ont planté le drapeau multicolore centrafricain pour marquer la souveraineté nationale sur cette zone. Toutefois, les forces camerounaises sont revenues pour retirer ce symbole après le départ des FACA et de leurs alliés.

 

La présence régulière des patrouilles FACA-Wagner dans la région de Koundé a néanmoins permis d’instaurer un climat plus sécurisé pour la population locale, selon le chef dudit village interrogé par CNC. Les villages de Simon, Besson et les localités environnantes connaissent désormais une période d’accalmie, limitant notamment les activités illégales d’exploitation forestière menées par des ressortissants camerounais dans la zone.

 

Cette opération s’inscrit dans les efforts de restauration de l’autorité de l’État centrafricain sur cette portion du territoire national, particulièrement dans les zones frontalières où des tensions persistent avec les pays voisins.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les relations tendues entre la Centrafrique et le FMI : Les points de désaccord se multiplient

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Les relations tendues entre la Centrafrique et le FMI :  Les points de désaccord se multiplient

 

Les relations tendues entre la Centrafrique et le FMI : Les points de désaccord se multiplient
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’Assemblée nationale jette la lumière sur les relations tendues entre la Centrafrique et le FMI (Fonds Monétaire International). Le programme de facilité élargie de crédit, véritable bouée de sauvetage pour l’économie nationale, vacille dangereusement. Les points de désaccord se multiplient, notamment sur la réforme des hydrocarbures, mettant en danger le soutien vital des partenaires financiers internationaux.

 

L’aveu du ministre des Finances devant la Commission ne laisse place à aucune ambiguïté. La troisième revue du programme FMI achoppe sur plusieurs points critiques, particulièrement la réforme du secteur des hydrocarbures. Cette situation délicate menace directement l’ensemble du soutien financier international, le FMI agissant comme chef de file de tous les partenaires techniques et financiers.

 

Les enjeux dépassent largement le cadre des relations avec le FMI. Une suspension du programme aurait des conséquences catastrophiques sur les finances publiques nationales. Les appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers, essentiels à l’équilibre des comptes publics, pourraient être gelés. Pour un pays qui compte sur 160,20 milliards de francs CFA de ressources extérieures en 2025, dont 27,30 milliards d’appui budgétaire direct, le choc serait violent.

 

Le gouvernement se trouve acculé à des choix cornéliens. Le FMI exige des conditions strictes pour poursuivre son soutien, notamment l’atteinte d’un niveau de recettes intérieures de 255 milliards de francs CFA d’ici fin décembre 2024. Un objectif qui paraît hors de portée au vu des performances actuelles des services fiscaux, qui peinent déjà à atteindre leurs cibles.

 

La situation budgétaire actuelle explique cette fragilité. Les dépenses ont explosé, atteignant un taux d’exécution de 118,98%, bien au-delà des prévisions. Cette dérive budgétaire, que le gouvernement justifie par le paiement d’arriérés et des dépenses urgentes, complique encore les discussions avec le FMI, traditionnellement attaché à la rigueur budgétaire.

 

Le ministre promet la poursuite des négociations jusqu’à des “conclusions satisfaisantes”. Mais le temps presse. Sans accord rapide, c’est tout l’édifice du financement public qui risque de s’effondrer. Les réformes exigées par le FMI, notamment dans le secteur des hydrocarbures, se heurtent à des résistances internes, tandis que la capacité du gouvernement à tenir ses engagements en matière de recettes fiscales reste incertaine.

 

L’impasse actuelle avec le FMI place la Centrafrique dans une position périlleuse. Sans le parapluie protecteur du Fonds, le pays pourrait rapidement se retrouver à court de financements extérieurs, compromettant ses projets de développement et sa stabilité financière. Les semaines à venir seront cruciales pour l’avenir des relations entre Bangui et ses partenaires financiers internationaux. L’alternative à un accord entre la Centrafrique et le FMI   se résume à un saut dans l’inconnu, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l’économie nationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La cathédrale de Mbaïki se prépare pour le jubilé 2025

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La cathédrale de Mbaïki se prépare pour le jubilé 2025

 

Centrafrique.org/eglise-catholique-de-bouar/” data-wpel-link=”internal”>La cathédrale de Mbaïki se prépare pour le jubilé 2025
Église catholique de Bouar. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La cathédrale de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye,  a fermé temporairement depuis quelques jours  ses portes pour préparer l’ouverture solennelle prévue lors du grand jubilé de 2025 annoncé par le Vatican. Cette fermeture s’inscrit dans une démarche mondiale de l’Église catholique.

 

Située à 107 km au sud de Bangui, la cathédrale de Mbaïki, église principale du diocèse, revêt une importance symbolique particulière. “Les cathédrales diocésaines abritent le symbole de Saint-Pierre, marque de l’unité et de l’universalité de l’Église”, explique une source ecclésiastique.

 

Cette fermeture temporaire permettra de préparer l’ouverture rituelle des portes, un acte liturgique majeur qui marque traditionnellement le début des années jubilaires dans l’Église catholique. En effet, le Vatican a demandé à toutes les cathédrales du monde d’organiser une ouverture solennelle de leurs portes pour inaugurer le jubilé 2025.

 

Le diocèse de Mbaïki, qui fait partie des diocèses suffragants de l’archidiocèse de Bangui, se joint ainsi à cette célébration universelle qui touchera l’ensemble des cathédrales catholiques à travers le monde.

 

La réouverture de la cathédrale de “Mbaïki la Belle”, comme la surnomment affectueusement les habitants, marquera le début des célébrations jubilaires dans cette partie de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Cantonnier : Un comité de gestion installé pour la construction du nouveau bâtiment du collège

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Cantonnier : Un comité de gestion installé pour la construction du nouveau bâtiment du collège

 

Centrafrique.org/un-nouveau-college-public-ouvre-ses-portes-a-cantonnier-beloko/college-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-84489″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier : Un comité de gestion installé pour la construction du nouveau bâtiment du collège
La façade rénovée du Collège d’Enseignement Général de Cantonnier symbolise l’espoir d’un meilleur avenir éducatif dans cette ville frontalière

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un comité de gestion chargé de superviser la construction de trois nouvelles salles de classe au collège d’enseignement général de Cantonnier a été installé samedi 18 janvier 2025 dans la salle de conférences Santa Maria. Située à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun, la ville de Cantonnier relève de la municipalité de Koundé.

 

La direction du collège a déjà alloué une somme de 1 millions 13 000 francs CFA au projet, qui sera géré via la municipalité de Koundé. Christian Beni, chef d’agence de Télécel – Centrafrique, a été désigné président du comité.

 

“Tous les participants étaient très engagés et prêts à contribuer à ce projet”, s’est réjoui Ringo Gimba Bardé, président de la délégation spéciale de la commune de Koundé. Le projet prévoit la construction d’un bâtiment comprenant trois salles de classe et un bureau administratif. Le terrain a déjà fait l’objet d’une étude topographique par les services compétents.

 

La réunion a rassemblé les chefs de village de la commune, les représentants des services déconcentrés de l’État, les leaders religieux et les associations locales de cette ville frontalière. Le comité sollicitera des contributions en nature et des dons pour faire avancer le projet.

Bardé a salué le soutien du gouvernement, rappelant que le ministère de l’Éducation nationale avait déjà affecté du personnel enseignant à l’établissement. “Notre principal besoin maintenant concerne les infrastructures – bâtiments, tableaux et équipements”, a-t-il précisé.

 

Les nouvelles salles de classe devraient être opérationnelles pour la prochaine rentrée scolaire, permettant aux élèves de cette zone frontalière d’étudier dans de meilleures conditions.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Birao : affrontement meurtrier entre rebelles soudanais et tchadiens à Hadjar Fatna

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Birao : affrontement meurtrier entre rebelles soudanais et tchadiens à Hadjar Fatna

 

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Les rebelles soudanais de RSF à Khartoum en 2022

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un affrontement sanglant a opposé jeudi 16 janvier 2025 des combattants des Forces de Soutien Rapide (FSR) soudanaises à un groupe de rebelles tchadiens, faisant plusieurs morts dans une grotte située à Hadjar Fatna, en territoire centrafricain, à 35 kilomètres à l’est de Birao.

 

Les chefs rebelles tchadiens Ali Massar et Abakar figurent parmi les victimes de cette attaque menée par des jeunes combattants soudanais de RSF venus de la ville frontalière du Soudan. Trois blessés graves, dont :  Ismaël Kamiss, Ousman Anour et Alrachid Ali,  ont été évacués vers l’hôpital de Birao par la population locale.

 

Une base rebelle tchadien établie depuis deux ans

 

La grotte de Hadjar Fatna, située à 115 kilomètres de la ville tchadienne de Tissi, servait depuis deux ans de refuge à plusieurs groupes rebelles tchadiens composés principalement des ethnies Arabe, Ouaddaï et Sara. La composition de cette base s’est modifiée après le début du conflit au Soudan entre l’armée nationale et les rebelles de RSF.

 

“Le chef rebelle Atahir Moussa, d’ethnie arabe, a retiré ses hommes pour rejoindre les rangs des RSF, tentant sans succès de convaincre les autres groupes de faire de même”, révèle une source locale  jointe au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Des représailles après des actes de banditisme

 

L’attaque des rebelles soudanais de RSF serait une expédition punitive en réponse à trois agressions commises par les rebelles tchadiens contre des femmes peuhles Mbororo qui revenaient d’Amdafock. Ces dernières avaient été dépouillées de leurs marchandises, effets personnels et bétail.

 

“Les femmes victimes ont alerté leurs frères soudanais et demandé protection, déclenchant cette opération de représailles”, explique un notable local qui suit la situation de près.

 

Un pacte de non-agression violé

 

L’ironie de cette situation réside dans le fait que quelques semaines avant l’attaque, les rebelles tchadiens de Hadjar Fatna s’étaient rendus à Amdafock pour établir un pacte de non-agression avec les FSR, argumentant que leur lutte visait uniquement le régime de N’Djamena.

 

Les assaillants ont pillé la base des rebelles tchadiens après l’attaque, emportant tout ce qui s’y trouvait, y compris des dizaines des motos et d’autres biens. Les trois blessés, actuellement soignés à l’hôpital de Birao, ont été interrogés par les autorités militaires centrafricaines.

 

Une menace pour la stabilité régionale

 

Cet incident montre la complexité de la situation sécuritaire dans cette zone frontalière où s’enchevêtrent les conflits tchadien et soudanais. La présence de groupes armés étrangers en territoire centrafricain cause de sérieuses  inquiétudes quant à la capacité des autorités à sécuriser ces régions éloignées de Bangui.

 

Le double jeu des autorités centrafricaines

 

En 2022, ces rebelles tchadiens avaient officiellement demandé au gouvernement centrafricain l’autorisation de s’installer sur son territoire. Le ministère des Affaires étrangères, par la vois de la ministre Sylvie Baïpo-Temon,  avait publiquement refusé. Une réponse de façade : ces groupes armés étaient déjà présents dans la région depuis plusieurs mois et y sont restés, avec la complicité tacite des autorités centrafricaines et de Wagner.

 

Wagner, formateur et déstabilisateur

 

Les Mercenaires russes du groupe Wagner ont entraîné, en 2022 2024,  ces rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Un ancien officier de l’armée nationale confirme : “Ils leur ont appris les techniques de combat et leur ont fourni du matériel“. Cette collaboration a renforcé ces groupes qui, aujourd’hui, s’affrontent entre eux.

 

Les préparatifs de vengeance

 

Les survivants du groupe tchadien ne cachent pas leurs intentions. “Nous allons riposter”, affirme un autre combattant tchadien qui a pris fuite au moment de l’attaque.  Entre temps, des armes et des hommes arrivent dans la région. Les habitants craignent une reprise imminente des combats.

 

Une armée centrafricaine aux abonnés absents

 

À Birao, l’armée centrafricaine reste dans ses casernes. Un habitant témoigne : “Les militaires ne sortent pas de la ville. Les frontières sont ouvertes à tous les trafics“. Après avoir interrogé les blessés à l’hôpital, aucune patrouille n’a été envoyée dans la zone des combats.

 

Les populations locales paient le prix de cette situation. Un chef de village près de Birao raconte : “Nous voyons passer les combattants. Personne ne nous protège. L’État nous a abandonnés”.

 

La rédaction poursuit son enquête et communiquera tout nouveau développement concernant cette situation inquiétante à la frontière tchado – soudano-centrafricaine.

 

 

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LE CAMEROUN AU CŒUR D’UN DILEMME JURIDIQUE DANS L’AFFAIRE DU COLONEL SAYO

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LE CAMEROUN AU CŒUR D’UN DILEMME JURIDIQUE DANS L’AFFAIRE DU COLONEL SAYO

 

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Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La notice rouge d’Interpol qui a conduit à l’arrestation du colonel Sayo à l’aéroport de Douala vendredi dernier place le Cameroun dans une position délicate. L’ancien ministre centrafricain, interpellé par la police camerounaise, se trouve au centre d’une procédure où la présence du groupe Wagner en République centrafricaine altère profondément le fonctionnement des institutions judiciaires, obligeant Yaoundé à naviguer entre obligations internationales et pressions régionales.

 

Les documents d’accusation, dont nous avons obtenu copie, dévoilent les contours d’une affaire complexe. Le colonel Sayo est accusé d’avoir dirigé une opération militaire à Markounda, localité de l’Ouham-Pendé située à 605 kilomètres de Bangui. Les rapports d’organisations humanitaires présentes dans la région attestent que cette zone était alors sous le contrôle des Mercenaires russes du groupe Wagner ainsi que des soldats FACA, impliqués dans de nombreuses exactions  et pillages.

 

Toutefois, le dossier transmis à Interpol présente une version différente des événements. Les autorités centrafricaines qualifient l’opération des hommes de Sayo contre les mercenaires russes comme une attaque contre les forces de défense et de sécurité intérieure, occultant la présence des mercenaires russes. “La justice centrafricaine transforme systématiquement les actions contre Wagner en crimes contre l’État centrafricain “, analyse un activiste de société civile centrafricaine   qui requiert l’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Cette requalification des faits place la justice camerounaise dans une position complexe. La Convention des Nations Unies contre la torture, ratifiée par le Cameroun, encadre strictement les conditions d’extradition. Un juriste du barreau de Yaoundé explique : “Notre pays ne peut légalement extrader une personne vers un État où elle risquerait des traitements inhumains ou un procès inéquitable“.

 

En outre, les statistiques de l’ONU renforcent ces inquiétudes. En 2023, les observateurs internationaux ont documenté 147 cas d’intimidation judiciaire en République centrafricaine. Ces procédures visent particulièrement les opposants politiques et les leaders communautaires critiques envers les activités du groupe Wagner.

 

Le droit international offre plusieurs options au Cameroun. L’État peut refuser l’extradition vers Bangui et privilégier un transfert vers une juridiction internationale comme la Cour Pénale Internationale. Cette alternative garantirait un procès équitable, éloigné des pressions exercées sur le système judiciaire centrafricain.

 

Selon nos informations, la défense du colonel Sayo s’apprête à déposer une demande de libération sous caution auprès des autorités camerounaises. “Le dossier présente des incohérences majeures qui méritent un examen approfondi”, indique une source proche du conseil du colonel Sayo. La demande souligne notamment l’absence de preuves directes impliquant leur client dans les événements de Markounda, et plusieurs d’autres raisons.

 

L’affaire dépasse le cadre d’une simple procédure d’extradition. Elle démontre les défis auxquels les États africains sont exposés quand la justice devient un instrument politique. Un diplomate ouest-africain en poste à Yaoundé note : “Le Cameroun doit équilibrer ses obligations internationales avec la nécessité de maintenir des relations stables dans la sous-région”.

 

La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Yaoundé, qui examine actuellement le dossier, pourrait créer un précédent juridique important. Sa décision définira les limites de la coopération judiciaire quand l’indépendance de la justice du pays demandeur est compromise par des influences étrangères.

 

Des organisations de défense des droits humains suivent l’affaire avec attention. Elles rappellent que certains opposants centrafricains extradés vers Bangui, comme le cas de monsieur Nourd Gregaza,  ont subi des traitements dégradants. Ces précédents renforcent l’importance d’une décision respectueuse des conventions internationales.

 

La présence du groupe Wagner en République centrafricaine a transformé le paysage judiciaire du pays. Un ancien magistrat centrafricain, aujourd’hui à la retraite, témoigne : “Les décisions de justice suivent désormais une logique politique plutôt que juridique. Les droits de la défense sont régulièrement bafoués“.

 

Les prochains jours seront décisifs. La justice camerounaise doit se prononcer sur la demande de libération provisoire, première étape d’une procédure qui pourrait durer plusieurs mois. Cette décision enverra un signal fort sur l’engagement du Cameroun envers les principes du droit international et la protection des droits humains.

 

En attendant, le colonel Sayo reste détenu à Yaoundé, symbole involontaire des tensions entre justice nationale, obligations internationales et influences étrangères qui traversent la République centrafricaine. Sa situation rappelle que l’indépendance de la justice constitue un pilier essentiel de l’État de droit, particulièrement quand des puissances étrangères tentent d’instrumentaliser les institutions judiciaires à des fins politiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le Président Touadéra, le grand illusionniste : ‘Je vous fais confiance’ mais je vous accuse

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Le Président Touadéra, le grand illusionniste : ‘Je vous fais confiance’ mais je vous accuse

 

Centrafrique.org/lenigme-du-premier-ministre-felix-moloua-une-bouche-toujours-entreouverte-qui-capte-lattention-des-reseaux-sociaux/le-premier-ministre-felix-moloua-la-bouche-entreouverte/” rel=”attachment wp-att-72139″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Touadéra, le grand illusionniste : 'Je vous fais confiance' mais je vous accuse
Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte – L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une performance digne d’un double jeu Politique à la comédie ivoirienne, le président Touadéra jongle entre félicitations creuses et accusations acerbes. “Je vous renouvelle ma confiance”, lance-t-il à ses ministres, avant de dresser un catalogue accablant de leurs manquements. Notre analyse décortique ce numéro de spectacle présidentiel qui ne trompe plus personne.

 

La mascarade de la confiance du Président Touadéra

 

Le spectacle confine à l’absurde. D’une même voix, le président Touadera félicite et condamne, encourage et menace. “Je voudrais vous dire la fierté et le plaisir”, commence-t-il, avant d’enchaîner sur un réquisitoire dévastateur. Cette valse des contradictions révèle un pouvoir qui a perdu toute crédibilité dans l’exercice même de sa fonction.

 

Le grand écart présidentiel

 

Les contradictions s’accumulent au fil du discours. Le Président Touadéra  vante “les résultats encourageants du gouvernement à 65% en 2024 “, puis dénonce l’inefficacité généralisée de son gouvernement. Il célèbre “l’engagement” de ses ministres tout en les accusant de déserter leurs postes. Un exercice d’hypocrisie Politique qui ne peut plus masquer la faillite du système.

 

Le théâtre de l’autorité

 

Derrière ces doubles discours se cache une réalité plus sombre. Le président Touadera tente de maintenir l’illusion de son autorité tout en avouant son impuissance. “J’ai l’obligation d’apporter des réponses”, affirme-t-il, reconnaissant implicitement n’en avoir fourni aucune en neuf ans de pouvoir. Une confession d’échec à peine voilée.

 

L’art de la diversion du Président Touadéra

 

Cette stratégie du double langage du Président Touadéra  sert un objectif clair : détourner l’attention des vrais problèmes. Pendant que le président joue la comédie de la confiance et du blâme, le pays s’enfonce. Le grand banditisme prospère, la pauvreté s’aggrave, les services publics se délitent. Des réalités que même les plus belles pirouettes rhétoriques ne peuvent plus cacher.

 

Un pouvoir qui se contredit

 

Plus révélateur encore, le Président Touadéra  appelle à la “solidarité gouvernementale” tout en semant la division. Il prône le “dialogue” tout en pratiquant la menace. Il exige la “discipline” tout en sapant l’autorité de son propre Premier ministre. Un festival de contradictions qui témoigne d’un pouvoir perdu dans ses propres incohérences.

 

Ce numéro d’équilibriste présidentiel marque l’épuisement d’une méthode de gouvernance basée sur le double langage et la manipulation. À force de souffler le chaud et le froid, le président Touadera ne convainc plus personne. Les Centrafricains aspirent désormais à une direction claire et cohérente de leur pays, loin de ces jeux de dupes au sommet de l’État.

 

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C’est celui qui habite à côté des toilettes qui sait qui a mal au ventre dans le village :  Martin Ziguélé sur l’organisation des élections en RCA

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C’est celui qui habite à côté des toilettes qui sait qui a mal au ventre dans le village :  Martin Ziguélé sur l’organisation des élections en RCA

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Le Président de l’ANE, Barthelemy Mathias Morouba

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Président du parti MLPC, Martin Ziguélé, a utilisé cette parabole traditionnelle lors d’une conférence de presse à Bangui pour décrire sa longue expérience des élections en RCA  (République centrafricaine). “Les élections, on connaît. Quand c’est bien organisé, on sait. Quand ce n’est pas bien organisé aussi, on sait”, a déclaré l’ancien premier ministre, député de  Bocaranga 3.

 

L’ancien Premier ministre, qui a participé à quatre élections présidentielles et trois législatives, a pointé plusieurs obstacles au processus électoral de 2025. Il a notamment évoqué le manque de financement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). “Il manque un milliard quatre cents millions de francs CFA pour boucler l’opération de révision des listes électorales. C’est la part de l’État qui n’est pas versée”, a-t-il précisé, parlant des enjeux de ces élections en RCA à venir.

 

Martin Ziguélé a également critiqué les dispositions de la nouvelle Constitution du 30 août 2023, particulièrement l’article 10 sur la nationalité exclusive. “La nationalité centrafricaine est exclusive. Cela signifie que tout Centrafricain ayant une autre nationalité n’est plus centrafricain. L’inclusivité dont on parle concerne autant les électeurs que les candidats”, a-t-il expliqué.

 

Pour appuyer ses propos, le porte-parole du BRDC a rappelé plusieurs expériences passées, notamment les élections de 2005 où la Cour constitutionnelle avait écarté neuf candidats sur douze. “C’est l’intervention du président Omar Bongo qui avait permis de rétablir la situation”, a-t-il rappelé.

 

Le BRDC (coalition de l’opposition) réclame un dialogue direct avec le président Faustin Archange Touadéra. “Nous demandons le dialogue politique avec Touadéra, pas avec le pouvoir, avec Faustin Archange Touadéra, président de la République, garant du bon fonctionnement de l’État”, a insisté Martin Ziguélé.

 

Cette demande intervient alors que l’opposition s’inquiète du contrôle des institutions électorales. Le nouveau Conseil constitutionnel comprend six représentants du pouvoir sur onze membres. “Si vous ajoutez à cela le vagabondage politique, comment voulez-vous aller aux élections en RCA?”, s’est interrogé le leader du parti MLPC.

 

Martin Ziguélé a conclu en réaffirmant la position du BRDC : “Si on s’entend, on va aller aux élections en RCA. Si on ne s’entend pas, on va rester à la maison. Eux, ils vont aller aux élections“.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nanga-Boguila : Les Wagner déchaînent leur fureur contre des civils sur un site minier

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Nanga-Boguila : Les Wagner déchaînent leur fureur contre des civils sur un site minier

 

Nanga-Boguila : Les Wagner déchaînent leur fureur contre des civils sur un site minier
Deux-hommes-de-Wagner-en-operation – Centrafrique : nouveau massacre dans la Vakaga, un bilan humain terrifiant

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une nouvelle tuerie a endeuillé la région de Nanga-Boguila ce 8 janvier 2025. Les Mercenaires russes du groupe  Wagner ont massacré plusieurs dizaines de personnes et blessé plusieurs autres sur un site minier artisanal situé aux environs de 30 kilomètres de la ville, sur l’axe menant à Markounda.

 

Arrivés à moto et lourdement armés dans la matinée sur le chantier minier de bazooka, situé dans les alentours du village boyanga , qui est aussi situé à son tour à 17 km  de Nanga-Boguila, les mercenaires ont ouvert le feu sans sommation sur les mineurs. “Ils tiraient sur tout le monde, même sur ceux qui tentaient de fuir”, raconte un rescapé, encore sous le choc. Les blessés les plus graves ont dû être évacués d’urgence vers l’hôpital de Bossangoa avant d’être transférés à Bangui.

 

Cette attaque contre des civils sans défense n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie de terreur des Wagner, qui depuis leur déroute face aux rebelles du 3R sur le site de Roquette en 2024, multiplient les représailles contre les populations civile sans défense.

 

“Ils n’osent plus affronter les 3R depuis qu’ils ont perdu leur chef à Roquette. Alors ils s’acharnent sur nous, les civils”, déplore un jeune artisan de Nana-Boguila qui préfère garder l’anonymat.

 

L’ironie de la situation atteint son paroxysme : pendant que ses mercenaires ensanglantaient Nanga-Boguila, le président Touadéra, en visite à Moscou, n’a pas hésité à vanter leur “excellent travail” en Centrafrique.

 

“Le président félicite ceux qui massacrent son peuple. C’est une honte”, s’indigne un activiste centrafricain. “Comment peut-il encore prétendre diriger ce pays ?”

 

Cette tuerie de Nanga-Boguila, ville située à 457 kilomètres au nord de Bangui, démontre une fois de plus que les Wagner, loin d’apporter la sécurité promise, plongent les régions minières dans un cycle infernal de violence. Leur présence, censée stabiliser le pays, ne fait qu’aggraver les souffrances d’une population déjà durement éprouvée.

 

La communauté internationale reste pourtant étrangement silencieuse face à ces exactions répétées. Pendant ce temps, les mercenaires russes continuent d’imposer leur loi sanglante sur les zones minières centrafricaines, avec la bénédiction apparente du pouvoir de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La danse des vautours recommence à Bangui avec la nouvelle Plateformes Eboumbi

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La danse des vautours recommence à Bangui avec la nouvelle Plateformes Eboumbi

 

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Come Hassan, le chef de la nouvelle Plateforme Eboumbi du soutien à Baba Kongoboro

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Plateformes Eboumbi”, prétend  rassembler 130 associations derrière le chef de l’État, vient gonfler les rangs des admirateurs sorciers du régime. À Bangui, cette énième création politique fait sourire plus d’un.

 

Son coordinateur, Come Hassan, a déroulé aujourd’hui à Bangui un discours louangeur sur le bilan de Baba Kongoboro. “Touadéra a propulsé notre pays sur la voie de la stabilité”, affirme-t-il, citant pêle-mêle l’intégration des jeunes diplômés, le recrutement dans l’armée et des chantiers routiers largement imaginaires.

 

“C’est du recyclage politique classique”, analyse un observateur averti. “Ces mouvements poussent comme des champignons à l’approche des élections. Leurs chefs cherchent simplement à se positionner pour les prébendes à venir“.

 

“Nous vivons dans deux pays différents”, ironise un fonctionnaire. “Dans le leur, tout va bien. Dans le nôtre, nous sommes revenus un siècle en arrière. Les hôpitaux sont vides, les écoles fermées, les routes défoncées“.

 

Neuf ans après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la Centrafrique ne fait que s’enfoncer. “Nous ne reculons plus, nous plongeons”, témoigne un commerçant du marché Miskine de  Bangui. “En 2016, nous étions en 2016. En 2025, nous vivons comme en 1800. Même l’eau potable est devenue un luxe“.

 

“Ces associations sont des caisses de résonance vides”, note un ancien ministre. “Leurs responsables savent pertinemment que le pays s’enfonce, mais ils espèrent leur part du gâteau en chantant les louanges du président.”

 

Dans ce pays livré aux Mercenaires russes  de Wagner, ces nouveaux mouvements politiques ressemblent à des agences de placement. “Ils espèrent tous leur part du butin”, explique un ancien député. “Certains veulent un poste, d’autres des marchés publics. C’est la grande braderie avant la fin”.

 

Le timing de cette création, à quelques mois des futures échéances électorales, ne laisse aucun doute sur ses véritables motivations. Plateformes Eboumbi rejoint la longue liste des structures opportunistes qui fleurissent dans le sillage du pouvoir, plus préoccupées par leurs intérêts personnels que par le développement du pays.

 

Les discours dithyrambiques de ces structures masquent mal leurs vraies motivations. “Ils savent que le navire coule”, analyse un diplomate. “Alors ils se précipitent pour grappiller ce qui reste avant le naufrage final“.

 

“Ces gens nous prennent pour des idiots”, peste un étudiant. “Ils inventent des réalisations imaginaires alors que la population s’enfonce chaque jour davantage dans la misère“.

 

À Bangui, la population observe ce ballet avec un mélange de colère et de lassitude. “Ces gens nous volent même notre misère”, lance un jeune du quartier Combattant. “Ils transforment nos souffrances en opportunités d’enrichissement”.

 

Pendant que Come Hassan et ses pairs vantent un paradis imaginaire, la Centrafrique continue sa descente aux enfers. Un pays où même l’espoir est devenu une denrée rare, remplacé par le cynisme de ceux qui prospèrent sur ses ruines.

 

Le seul secteur qui “progresse” dans ce pays reste celui des associations de soutien au pouvoir. Une industrie florissante dans un pays qui ne produit plus rien d’autre que des discours creux et des promesses sans lendemain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

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Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

 

Centrafrique.org/linquietante-tendance-apocalyptique-de-la-demographie-centrafricaine/medard-polisse-bebe-2/” rel=”attachment wp-att-73958″ data-wpel-link=”internal”>Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »
Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Médard Polisse-Bébé , cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain, vient d’adresser une lettre cinglante au Président Faustin-Archange Touadéra. Dans ce réquisitoire de quatre pages, l’opposant dénonce la mainmise du groupe Wagner sur les ressources du pays, la dérive autoritaire du régime et l’affaiblissement des institutions démocratiques. Il exhorte notamment le chef de l’État à renoncer à toute ambition de troisième mandat et à rompre avec les mercenaires russes.

À lire l’intégralité de la lettre ouverte ci-dessous :

 

Lettre ouverte au Président de la République Centrafricaine,
Son Excellence Faustin-Archange Touadera

Objet : Dénonciation des exactions et appel au respect absolu de la Constitution du 30 Mars 2016.

Excellence Monsieur le Président de la République,

C’est avec un profond sens du devoir envers notre nation que je vous adresse cette lettre ouverte, motivée par l’urgence de la situation que traverse notre pays. La République centrafricaine, notre bien commun, est aujourd’hui fragilisée par des dérives graves qui menacent son avenir.

Depuis votre accession au pouvoir en 2016, nos compatriotes nourrissaient l’espoir d’un renouveau politique et économique. Cependant, près d’une décennie plus tard, les faits parlent d’eux-mêmes : le bilan de votre régime est marqué par des échecs préoccupants, des atteintes aux droits fondamentaux et une gouvernance qui s’éloigne des idéaux démocratiques.

Un bilan négatif qui appelle à une remise en question

  1. Insécurité généralisée : Malgré les promesses de restaurer la paix, de larges pans de notre territoire demeurent sous le contrôle de groupes armés. Pire encore, la dépendance à des mercenaires étrangers, notamment ceux du groupe Wagner, a aggravé la situation. Ces derniers, loin d’apporter une solution, se sont rendus coupables d’exactions graves contre les civils.
  2. Corruption endémique et gestion opaque des ressources : La mauvaise gestion des ressources nationales, notamment dans les secteurs minier et forestier, alimente une corruption systémique. Ces richesses, qui devraient être une bénédiction pour notre pays, profitent davantage à des réseaux étrangers qu’à nos populations.
  3. Affaiblissement des institutions démocratiques : Sous votre leadership, les principes fondamentaux de l’État de droit ont été mis à mal. L’indépendance de la justice, du Parlement et d’autres organes essentiels est aujourd’hui compromise. Les révisions constitutionnelles récentes, perçues comme un outil pour vous maintenir au pouvoir, sapent la confiance du peuple en ses institutions.
  4. Crise économique et sociale persistante : Malgré les aides internationales et les ressources naturelles dont dispose notre pays, la pauvreté reste endémique. L’accès à l’éducation, à la santé et à des infrastructures de base est un luxe pour la majorité de la population, accentuant le sentiment d’abandon.
  5. Répression et climat de peur : La liberté d’expression, essentielle à toute démocratie, est aujourd’hui menacée. Les voix critiques, qu’elles soient issues de la société civile ou de l’opposition, font face à des intimidations, des arrestations arbitraires et parfois des violences.

Les exactions du groupe Wagner : une atteinte à notre dignité nationale

Le recours aux mercenaires russes du groupe Wagner pour renforcer votre régime a eu des conséquences désastreuses :

  1. Violations des droits humains : Ces mercenaires sont accusés de massacres, de tortures, de viols et de disparitions forcées, infligeant des souffrances indicibles à nos populations. Ces actes, documentés par des organisations internationales, doivent être dénoncés et traduits en justice.
  2. Pillage économique : L’exploitation abusive et opaque de nos ressources naturelles par ces groupes étrangers prive l’État de revenus essentiels, tout en aggravant les frustrations des populations locales.
  3. Affaiblissement de notre souveraineté : En confiant une partie de notre sécurité nationale à ces acteurs étrangers, votre régime a compromis l’indépendance de notre pays. La République centrafricaine ne peut se construire durablement sur la soumission à des intérêts extérieurs.

Appel à un sursaut démocratique

Excellence, le peuple centrafricain aspire à un État fort, souverain et démocratique. La Constitution de 2016, adoptée avec l’assentiment populaire, limite les mandats présidentiels à deux, afin de prévenir les abus de pouvoir et de garantir une alternance pacifique. La persistance dans la voie d’un troisième mandat serait une trahison de cette volonté collective.

Je vous exhorte donc à :

  1. Rompre immédiatement avec le groupe Wagner et engager des enquêtes indépendantes sur les crimes commis par ses membres.
  2. Restaurer la souveraineté nationale, en renforçant les capacités de nos propres forces armées et en mettant un terme à toute dépendance envers des acteurs étrangers.
  3. Respecter scrupuleusement la Constitution et renoncer publiquement à toute ambition de troisième mandat, pour garantir la paix et la stabilité institutionnelle.

Excellence, le destin de notre nation repose sur vos choix. Soyez l’homme d’État que le peuple centrafricain espérait en 2016 : un bâtisseur de paix, un garant de la démocratie et un protecteur de la souveraineté nationale.

L’histoire retiendra non seulement vos actions, mais aussi votre capacité à respecter les aspirations légitimes du peuple centrafricain. Faites le choix de la dignité et de l’intégrité.

Respectueusement !

Fait à Paris, le 20/01/2025

Méda rd POLISSE-BEBE

Personnalité politique centrafricaine

Cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain

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‘Seul le peuple mérite le titre d’Honorable’ : le testament politique de Bendounga

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‘Seul le peuple mérite le titre d’Honorable’ : le testament politique de Bendounga

 

Centrafrique.org/rca-elections-presidentielles-et-legislatives-lopposant-joseph-bendounga-saisit-la-cour-constitutionnelle-et-exige-la-restitution-des-cautions-versees-par-les-candidats/le-president-du-mdrec-joseph-bendounga-dans-les-locaux-de-la-cour-constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020/” rel=”attachment wp-att-41831″ data-wpel-link=”internal”>'Seul le peuple mérite le titre d'Honorable' : le testament politique de Bendounga
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

L’humilité comme héritage politique. Joseph Bendounga, député récemment décédé, laisse derrière lui une leçon de modestie qui résonne désormais dans le paysage politique national. “Par humilité, il refusait qu’on l’appelle Honorable, considérant que seul le peuple méritait ce titre, les députés n’étant que ses mandataires”, révèle maître Nicolas Tiangaye.

 

Les derniers instants du député témoignent de cette cohérence. Enterré dans un simple linceul, sans passage à la morgue, dans un cercueil “banal acheté en cours de route”, selon l’ancien Premier ministre Enock Lakoué, Bendounga est resté fidèle à sa vision jusqu’au bout. “La famille a respecté sa volonté de simplicité”, souligne Martin Ziguélé.

 

Ses dernières paroles, prononcées sur son lit d’hôpital le 27 décembre 2024, résonnent comme un testament politique. “Tu n’es pas fort, libérez le peuple centrafricain, le peuple centrafricain souffre”, a-t-il lancé aux leaders de l’opposition venus à son chevet. “Malgré qu’il était malade, il parlait de son pays”, témoigne le président du PUD.

 

La population de Bimbo 3, sa circonscription, a tenu à honorer cette intégrité. “Ils étaient déterminés quand le président de l’Assemblée était là, les gendarmes étaient là. La population ne voulait même pas d’eux”, raconte un témoin. Une manifestation de respect pour un homme qui “a payé de son âme”.

 

Le BRDC dénonce le “traitement discriminatoire” dont il a fait l’objet de son vivant. “Quand il était hospitalisé à l’hôpital l’Amitié, même chez lui à la maison, une bonne partie des députés l’ont abandonné, sauf ceux de l’opposition qui s’approchaient de lui”, révèle un leader du parti.

 

“Infatigable défenseur des Centrafricains ordinaires”, selon la formule de Crépin Mboli-Goumba, Bendounga laisse un message de résistance. Sa famille et sa circonscription ont respecté ses dernières volontés, refusant notamment le passage de son corps à l’Assemblée nationale, un geste fort qui traduit son rejet des honneurs officiels.

 

“Le flambeau qu’il nous a transmis ne doit pas s’éteindre“, conclut maître Tiangaye, transformant la disparition du député en appel à poursuivre son combat pour la dignité du peuple centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Christian Aimé Ndotah lève le voile sur les réseaux camerounais derrière la nomination de Rigobert Song

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Christian Aimé Ndotah lève le voile sur les réseaux camerounais derrière la nomination de Rigobert Song

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>Christian Aimé Ndotah lève le voile sur les réseaux camerounais derrière la nomination de Rigobert Song
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une interview accordée le 15 janvier à la Radio Mars au Maroc, le journaliste centrafricain Christian Aimé Ndotah a levé le voile sur les dessous de la nomination controversée de Rigobert Song à la tête des Fauves du Bas-Oubangui. Ses révélations dévoilent un réseau d’influence camerounais au plus haut niveau de l’État centrafricain et des pratiques de gouvernance questionnables.

 

Un coup de théâtre instrumenté au palais présidentiel

 

Tout commence par une photo qui fait l’effet d’une bombe dans le microcosme du football centrafricain. On y voit Rigobert Song, l’ancien capitaine emblématique des Lions Indomptables du Cameroun, aux côtés du président Faustin Archange Touadéra au palais de la Renaissance à Bangui. Une image partagée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon, qui marque le début d’une controverse sans précédent dans l’histoire du football centrafricain.

 

Mais ce qui intrigue particulièrement Christian Aimé Ndotah, c’est la présence de deux autres mafieux camerounais sur cette photo : un youtubeur camerounais Steve Fah, et, plus significatif encore, Jules Njawé, le conseiller camerounais du président centrafricain Faustin-Archange Touadera. “Une opération marketing ou business”, selon le journaliste Christian Aimé Ndota, qui cache des enjeux bien plus profonds.

Christian Aimé Ndotah lève le voile sur les réseaux camerounais derrière la nomination de Rigobert Song
Touadera avec les fauves centrafricains à Yaoundé

 

Le réseau camerounais au cœur du pouvoir centrafricain

 

Les révélations du journaliste Christian Aimé Ndota dessinent les contours d’une influence camerounaise grandissante dans les cercles du pouvoir à Bangui. “Autour du cercle présidentiel gravitent beaucoup de Camerounais”, affirme-t-il, citant notamment le cas emblématique de Jules Njawé, fils d’un journaliste camerounais, devenu non seulement conseiller du président Touadéra mais aussi propriétaire d’un club de première division centrafricaine.

 

Cette présence camerounaise ne se limite pas au football. Le journaliste Christian Aimé Ndota rappelle les nombreuses naturalisations de joueurs camerounais ces dernières années, des “apparitions flash” qui se sont soldées par des disparitions tout aussi rapides. Un schéma qui, selon lui, démontre une stratégie plus large d’influence.

 

Un ministre aux méthodes controversées

 

Les révélations de Christian Aimé Ndotah pointent particulièrement le rôle du ministre des Sports dans cette affaire. “Un jeune ministre qui fait à sa tête”, décrit-il, “puisqu’il a cette couverture politique du président de la République”. Le journaliste détaille notamment la gestion contestée de la réhabilitation du stade Barthélemy Boganda, où le ministre avait écarté les entreprises agréées au profit d’autres sociétés, maintenant la fédération à l’écart du processus.

 

Cette façon de faire n’est pas nouvelle. Déjà lors de l’élimination de la Centrafrique de la CAN, le ministre s’était distingué en réclamant publiquement la démission de l’entraîneur Raoul Savoy, court-circuitant là encore les instances fédérales.

 

Des intérêts financiers colossaux en toile de fond

 

“En RCA, il y a beaucoup d’intérêts, des histoires d’or, de diamant”, révèle le journaliste Christian Aimé Ndota, suggérant que le football sert de porte d’entrée à des enjeux économiques plus vastes. Il explique comment le “cercle des Camerounais autour du président de la République profite de cette aubaine”, chacun essayant “d’avoir gain de cause en poussant des pions”.

 

Cette dimension économique se reflète dans l’opacité totale qui entoure le contrat de Rigobert Song. Aucun document officiel n’a été publié, ni sur la durée de son engagement, ni sur sa rémunération. “Seul le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rigobert Song et ceux qui l’ont introduit ici savent de quoi il en retourne”, souligne Christian Aimé Ndotah.

 

Une fédération mise devant le fait accompli

 

L’un des aspects les plus troublants de cette affaire reste la mise à l’écart complète de la Fédération centrafricaine de football. Alors qu’un processus était en cours pour confirmer le duo centrafricain de Eloge Enza Yamissi après leurs bons résultats en intérim, la fédération a découvert la nomination de Rigobert Song sur les réseaux sociaux, tout comme l’ancien sélectionneur Raoul Savoy avait appris son propre limogeage.

 

Cette situation est d’autant plus paradoxale que, comme l’a confirmé Savoy dans la même émission, la pratique habituelle impliquait des contrats tripartites entre la fédération, le gouvernement et le sélectionneur. L’ancien coach a d’ailleurs souligné la différence de traitement entre l’ancien ministre des Sports Aristide Briand Reboas, “quelqu’un de très agréable, très facile d’accès“, et l’actuel, “qui ne connaissait rien au foot ni au sport en général”.

 

Des échéances sportives importantes en perspective

 

Ces révélations interviennent à un moment critique pour le football centrafricain. L’équipe nationale doit affronter Madagascar et le Mali en mars prochain dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde. Si Christian Aimé Ndotah reconnaît que Rigobert Song “n’est pas né de la dernière pluie” et “peut apporter quelque chose”, il déplore la méthode employée : “Ils auraient pu se rapprocher de la fédération pour essayer d’arrondir les angles et voir quels objectifs on pourrait fixer”.

 

Ces révélations du journaliste Christian Aimé Ndota offrent ainsi une plongée rare dans les coulisses du pouvoir à Bangui, où sport, politique et intérêts économiques s’entremêlent dans un jeu d’influence complexe. Une situation qui pose question sur la gouvernance du football centrafricain et, plus largement, sur les réseaux d’influence qui opèrent au plus haut niveau de l’État.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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La CPC revendique une attaque contre des paramilitaires russes dans la région de Bozoum

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La CPC revendique une attaque contre des paramilitaires russes dans la région de Bozoum

 

Centrafrique.org/rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>La CPC revendique une attaque contre des paramilitaires russes dans la région de Bozoum
Les combattants rebelles de la CPC dans la localité de Bondiba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quatre Mercenaires russes du groupe Wagner ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade près de Bozoum, selon un communiqué publié le 18 janvier 2025 par la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement).

 

L’incident s’est produit le 15 janvier sur l’axe menant à Bozoum, à hauteur du village Bogali, situé à environ 45 km de la ville. Une colonne de quarante motos transportant des paramilitaires russes a été prise pour cible par des combattants de la CPC. Le groupe affirme avoir récupéré du matériel militaire lors de cette opération.

Selon le document, “une colonne de quarante (40) motos transportant ces mercenaires russes du groupe Wagner sont tombés dans une embuscade tendue par les vaillants combattants patriotes de la CPC au niveau du village Bogali, situé à environ 45 km de la ville de Bouar”.

“La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) porte à la connaissance de l’opinion nationale et de l’opinion internationale les actes de pillages des ressources naturelles, notamment des mines de diamant et d’or que les prédateurs de Wagner sont en train de perpétuer sur le territoire national”, indique le communiqué N°03/CPC/CG/SG/PP/2025 signé par Jean Pierre Zanguende Goyamba, porte-parole politique de l’organisation.

 

Le communiqué précise que “le bilan fait état de quatre(04) mercenaires russes de wagner tués et plusieurs blessés. Leurs matériels de combat récupérés. Aucune victime n’a été déplorée du côté des combattants patriotes.”

 

Cette action s’inscrit dans une stratégie plus large de l’organisation armée qui déclare que “les vaillants combattants patriotes de la CPC ne baisseront jamais les bras devant ces hommes qu’on peut qualifier d’envahisseurs prédateurs. Tant que ceux-ci séjourneront encore sur le territoire centrafricain, ils croiseront toujours sur leur chemin la flamme de feu de la CPC”.

 

Située à 385 kilomètres de Bangui, la zone de Bozoum est stratégique pour ses ressources minières. Le groupe Wagner y a renforcé sa présence depuis son déploiement en République centrafricaine en 2018, à la demande du président Faustin Archange Touadera.

 

L’authenticité des informations contenues dans ce communiqué n’a pu être vérifiée de manière indépendante, la zone concernée étant difficilement accessible aux journalistes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les membres du comité DDRR réclament plus de deux ans d’arriérés d’indemnités à Bangui

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Les membres du comité DDRR réclament plus de deux ans d’arriérés d’indemnités à Bangui

 

Centrafrique.org/greve-a-Bangui-des-membres-du-comite-consultatif-et-du-suivi-du-programme-national-ddrr/entree-du-ministere-du-ddrr-bloquee-par-les-grevistes/” rel=”attachment wp-att-60371″ data-wpel-link=”internal”>Les membres du comité DDRR réclament plus de deux ans d'arriérés d'indemnités à Bangui
Entrée du ministère de DDRR bloqué par les grévistes.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les agents du comité consultatif et de suivi du programme national de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) ont entamé une nouvelle grève ce lundi 20 janvier 2025 à Bangui. Ils réclament le versement de leurs indemnités impayées depuis plus de deux ans.

 

Le mouvement paralyse l’accès au ministère du DDRR situé sur l’avenue Barthelemy Boganda, où les grévistes se sont rassemblés pour exiger leurs arriérés. Cette action s’ajoute à une série de protestations similaires, dont la dernière remonte à octobre 2023 quand ces mêmes agents réclamaient déjà 22 mois d’arriérés.

 

“Notre travail sur le terrain a permis le désarmement de plus de 5000 ex-combattants. Nous ne pouvons plus continuer sans percevoir nos indemnités”, explique un membre du comité consultatif sous couvert d’anonymat.

 

Les grévistes attendent une réponse du ministre d’État chargé du DDRR, Jean Willybiro-Sako, et du ministre des Finances, Hervé Ndoba. Des négociations sont en cours au ministère des Finances pour tenter de débloquer la situation.

 

Le programme DDRR, essentiel pour la stabilité du pays, risque d’être perturbé si une solution n’est pas rapidement trouvée pour régler ces arriérés qui s’accumulent depuis plus de deux ans.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Gratowin : une aventure de jeu exceptionnelle à ne pas manquer ! 🎰✨

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Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés

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Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés….

 

Minusca/” rel=”attachment wp-att-87011″ data-wpel-link=”internal”>Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés
Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Une enquête exclusive sur le sort d’un contingent oublié…

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils ont risqué leur vie pour ramener la paix en République centrafricaine. Certains sont morts, d’autres vivants. Aujourd’hui, ces hommes n’ont plus que leurs médailles pour témoigner de leur service. Mais le plus choquant dans cette affaire, , personne n’imaginait que dix ans plus tard, ces soldats attendraient encore leur solde. Une situation qui révèle les failles profondes dans la gestion des missions onusiennes en Afrique….

 

Une situation sans précédent dans l’histoire des opérations de maintien de la paix….

 

Le 16 janvier 2016, un avion de Kenya Airways affrété par la MINUSCA décollait de Bangui avec à son bord les derniers éléments du contingent congolais. Dix ans plus tard, ces hommes qui ont servi sous le drapeau de l’ONU en République centrafricaine attendent toujours leur solde. Une situation qui soulève de nombreuses questions sur la gestion des compensations dues aux casques bleus….

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De la MISCA à la MINUSCA : chronologie d’un engagement….

 

Le contingent congolais, composé de 140 policiers et 740 militaires, est arrivé en RCA le 13 décembre 2013. Leur mission s’est déroulée en deux phases distinctes. D’abord sous la bannière de l’Union Africaine (MISCA) du 19 décembre 2013 au 15 septembre 2014, puis sous celle des Nations Unies (MINUSCA) jusqu’au 16 janvier 2016, soit 16 mois de service….

 

L’argent fantôme des Nations Unies…….

 

“Nous avons reçu, bien que partiellement, nos compensations pour la période sous l’Union Africaine. Mais pour les 16 mois sous la MINUSCA, nous n’avons touché aucun centime des 1025 dollars mensuels promis”, révèle un ancien membre du contingent qui préfère garder l’anonymat. Ce montant, multiplié par la durée de la mission et le nombre d’hommes déployés, représente une somme considérable qui n’a jamais atteint ses bénéficiaires….

 

La stratégie du diviser pour mieux faire taire….

 

Pour éviter toute contestation collective, les autorités congolaises ont dispersé les anciens membres du contingent dans différentes régions du pays. “On nous a délibérément séparés et affectés dans des zones reculées pour nous empêcher de nous organiser”, affirme un autre ancien casque bleu joint au téléphone par la rédaction de Corbeau News Centrafrique….

 

Le mutisme des institutions….

 

Ni les Nations Unies, ni les autorités congolaises – anciennes comme actuelles – n’ont fourni d’explications sur cette situation. La MINUSCA, contactée dans le cadre de cette enquête, n’a pas répondu à nos sollicitations. Le ministère congolais de la Défense maintient également un silence radio sur ce dossier….

 

Des héros partis sans leur dû….

 

La situation est d’autant plus dramatique que certains membres du contingent sont décédés sans avoir jamais reçu leur dû. “Des collègues nous ont quittés sans avoir pu bénéficier de ce qu’ils avaient mérité au péril de leur vie”, déplore un ancien officier du contingent….

 

L’énigme des millions disparus….

 

Plusieurs zones d’ombre persistent :

– Les fonds ont-ils été versés par l’ONU au gouvernement congolais ?

– Si oui, qu’est-il advenu de cet argent sous l’administration de Joseph Kabila ?

– Pourquoi le gouvernement actuel de la RDC n’a-t-il pas ouvert d’enquête sur ce dossier ?

Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés
La photo montre deux médailles distinctes :
1. La médaille du haut (UA/AU – MISCA) :
Cette médaille est attribuée dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), organisée par l’Union africaine (UA). Elle est décernée au personnel ayant participé à cette mission.
2. La médaille du bas (ONU) :
Il s’agit d’une médaille des Nations unies. Les médailles de l’ONU sont données aux militaires, policiers ou civils pour leur participation à des opérations de maintien de la paix sous mandat des Nations unies. Photo Alain Nzilo. CopyrightCNC

 

Des médailles sans valeur….

Ironie du sort, ces hommes ont reçu des médailles tant de l’Union Africaine que des Nations Unies en reconnaissance de leurs services. Des décorations qui contrastent cruellement avec l’absence de compensation financière….

 

Les revendications légitimes des anciens casques bleus….

 

Les anciens membres du contingent demandent :

– Une enquête transparente sur le sort des fonds

– L’intervention du gouvernement actuel de la RDC

– Des éclaircissements de la part de la MINUSCA

– Le versement des arriérés dus

 

Un signal d’alarme pour les futures missions….

 

Cette situation pose question sur la gestion des compensations des casques bleus africains et pourrait décourager d’autres contingents. Elle soulève également des interrogations sur les mécanismes de contrôle des Nations Unies concernant le versement effectif des compensations aux troupes….

 

L’urgence d’une réponse officielle….

 

“Il est temps que les autorités actuelles fassent la lumière sur cette affaire”, insiste un ancien membre du contingent interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique. “Si l’argent a été détourné sous l’ancien régime, qu’une enquête soit ouverte. Si le blocage est au niveau des Nations Unies, que la vérité soit dite.”…

 

Le cas des comptes bancaires inactifs….

 

Les membres du contingent avaient même ouvert des comptes à l’ECOBANK en RCA en prévision des versements. “Ces comptes n’ont jamais été alimentés”, confirme un ancien officier. Une preuve supplémentaire que les fonds n’ont jamais atteint leurs destinataires….

 

L’honneur bafoué des soldats de la paix….

 

Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi une question de reconnaissance qui se pose. À leur retour en RDC, aucune cérémonie officielle n’a été organisée pour accueillir ces hommes qui ont risqué leur vie pour la paix en RCA….

 

Les chiffres qui interrogent….

 

Selon les documents officiels consultés, signés par le Général Charles Bissengimana, le contingent comprenait exactement:

– 140 policiers

– 740 militaires des forces armées

– Une solde mensuelle promise de 1025 dollars par personne

– 16 mois de service sous la MINUSCA

– Une dette totale estimée à près de 14,5 millions de dollars

 

Pour un ancien officier supérieur du contingent : “Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Ils représentent des vies, des familles qui comptaient sur cet argent pour construire leur avenir.”

 

En résumé, dix ans après, le mystère reste entier sur le sort des compensations dues à ces casques bleus congolais. Une situation qui montre les dysfonctionnements dans la gestion des missions de maintien de la paix en Afrique et pose la question de la responsabilité des différents acteurs impliqués. L’anniversaire de leur départ, ce 16 janvier 2025, sera-t-il enfin l’occasion d’obtenir des réponses ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie

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Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli-450×354.jpg” alt=”Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui, illustrant l’article sur Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie” width=”450″ height=”354″ />
Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La démocratie centrafricaine vient de subir un coup fatal. Avec sa nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023, le président Faustin Archange Touadéra s’arroge les pleins pouvoirs et ouvre la voie à une présidence illimitée, suivant les pas de l’empereur Bokassa. Une régression constitutionnelle dénoncée par Danièle Darlan, l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir osé s’opposer à ce projet. Dans son ouvrage de référence sur l’histoire constitutionnelle du pays, elle met en garde : “La descente aux enfers de la République Centrafricaine a commencé dès le lendemain de l’indépendance par l’instauration d’un régime dictatorial”. Une analyse prémonitoire qui résonne particulièrement aujourd’hui.

 

“La descente aux enfers de la République Centrafricaine a commencé dès le lendemain de l’indépendance par l’instauration d’un régime dictatorial”, souligne Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir osé s’opposer au projet de révision constitutionnelle. Dans son ouvrage “L’évolution constitutionnelle et juridictionnelle de la République centrafricaine à travers les textes”, elle retrace minutieusement cette dérive constante vers l’autocratie.

 

Promulguée le 30 août 2023 par le président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro, la nouvelle Constitution centrafricaine supprime la limitation des mandats présidentiels. Une modification qui s’inscrit dans une longue tradition de manipulations constitutionnelles visant à pérenniser le pouvoir en place.

 

La nouvelle Loi fondamentale, adoptée dans un contexte trouble où une partie du territoire échappe encore au contrôle de l’État, renforce considérablement les pouvoirs présidentiels. Elle crée un poste de vice-président nommé directement par le président, et accorde au chef de l’État le pouvoir de nommer la majorité des membres du Conseil constitutionnel. Plus inquiétant encore, le contrôle parlementaire sur les contrats miniers est supprimé, ouvrant la voie à une gestion opaque des ressources naturelles du pays.

 

“C’est l’unique but de cette réforme constitutionnelle. Le président Touadera veut rester au pouvoir ad vitam æternam, comme l’empereur Bokassa avant lui”, dénonce un leader du BRDC interrogé par la rédaction du CNC.

 

L’histoire constitutionnelle centrafricaine est jalonnée de telles dérives. En 1960, à peine cinq mois après l’indépendance, le président David Dacko adoptait une série de lois liberticides. “La dérive totalitaire en RCA n’a pas commencé avec Bokassa, mais bien sous Dacko”, rappelle Danièle Darlan, “même si celui-ci n’a peut-être pas eu les moyens ni le temps de mettre en œuvre ces textes, il en porte la responsabilité”.

 

Le 12 décembre 1960, quatre lois particulièrement répressives sont adoptées : l’une permettant la déportation et l’assignation à résidence des opposants, une autre réprimant les “actes de résistance”, une troisième réprimant les “écrits subversifs”, et une dernière permettant la dissolution des partis politiques et syndicats. Un arsenal juridique qui préfigurait la dictature à venir.

 

En 1966, Bokassa va plus loin en abolissant purement et simplement la Constitution. Dix ans plus tard, il s’autoproclame empereur. La Constitution de 1976 stipulait alors : “C’est par une libre et unanime décision que les représentants du parti unique ont érigé la République Centrafricaine en Monarchie Parlementaire”. Une “unanimité” qui rappelle étrangement les 95% de “oui” obtenus lors du référendum constitutionnel de 2023.

 

“La situation est même plus pire actuellement, où Touadera et ses soutiens utilisent les mercenaires criminels qui tuent massivement les centrafricains   “, confie sous couvert d’anonymat un ancien haut fonctionnaire. “Au moins, Bokassa assumait ouvertement ses ambitions impériales. Aujourd’hui, on garde les apparences démocratiques tout en vidant les institutions de leur substance”.

 

De Bangui à Bérengo, où Bokassa avait établi sa cour impériale, il n’y a que 76 kilomètres. Un trajet symbolique qui illustre la proximité entre république et autocratie dans ce pays riche en ressources naturelles mais classé parmi les plus pauvres au monde.

“Les changements inconstitutionnels ont entraîné une instabilité chronique“, note Danièle Darlan, “mais le plus grand impact a été le changement des mentalités, les divisions, la destruction du tissu social”.

 

La nouvelle Constitution de 2023 s’inscrit dans cette longue tradition de textes fondamentaux taillés sur mesure pour un homme. Elle introduit même une nouveauté inquiétante :

seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent désormais être candidats aux élections nationales et assurer les hautes fonctions civiles et militaires, une disposition qui risque d’exacerber les tensions communautaires.

 

Alors que le pays peine encore à se relever de la crise de 2013-2016, cette révision constitutionnelle apparaît comme un dangereux retour en arrière. Soixante-trois ans après son indépendance, la République centrafricaine semble condamnée à répéter les erreurs du passé, sacrifiant les aspirations démocratiques de son peuple sur l’autel des ambitions personnelles de ses dirigeants.

 

 

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Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l’aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans

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Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l’aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans

 

Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l'aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La gestion des finances publiques en République centrafricaine a pris un nouveau tournant incroyable depuis 2020. Lors de l’émission “Face à face de la vérité” sur la télévision centrafricaine ce jeudi 16 janvier 2024, les invités ont dévoilé une information alarmante : la Centrafrique ne tient plus de comptabilité publique depuis 2020.

 

“Depuis le départ de l’agent comptable Béninois en 2015, la Centrafrique n’a plus de comptabilité publique. Nos recherches prouvent que cette situation dure depuis 2020”, a déclaré Dieudonné Ngoumbango, coordinateur des partis centristes, pendant le débat télévisé.

 

Le dysfonctionnement des organes de contrôle aggrave cette situation. Samuel Zoumbeti, ancien ministre aujourd’hui inspecteur d’État, raconte une anecdote édifiante : “Pour contrôler une structure, j’arrive en panne avec mon véhicule. Je dois demander au responsable que je contrôle de me raccompagner. Comment exercer notre autorité dans ces conditions ?”

 

Laurent Gomina Pampali, ancien ministre et ancien député, n’y va pas par quatre chemins : “Des voleurs en col blanc se pavanent en ville. Ils devraient être derrière les barreaux. C’est révoltant pour les citoyens honnêtes de la Centrafrique .”

 

“Regardez l’écart entre le train de vie des dirigeants de la Centrafrique  et la misère du peuple. La bonne gouvernance en Centrafrique ? Parlons-en”, lance Gildas Benam, représentant du parti UNIR de l’ancien Premier ministre Dondra.

 

Des institutions vidées de leur substance

 

La création d’organes supplémentaires n’arrange rien. Dieudonné Ngoumbango, également président de l’Union pour le bien-être en Centrafrique (UNIBEC), est catégorique : “A quoi bon créer une Haute Autorité de la Bonne Gouvernance quand les organes de contrôle existants ne marchent pas ?”

 

Le dénuement des services publics saute aux yeux : “Les directeurs généraux des médias d’État n’ont même pas de voiture. Pendant ce temps, les ministres qui quittent leurs fonctions emportent tout le parc automobile”, dénonce un participant au débat.

 

Une jeunesse instrumentalisée

 

Samuel Zoumbeti pointe un autre problème de taille : “Des jeunes sont utilisés par le régime pour exiger la démission de tel ou tel ministre, pour faire des sit-in devant les structures de l’État. Un ministre de la Centrafrique  ne se traite pas ainsi. Si un ministre a fauté, qu’on prenne la responsabilité de l’éjecter. On ne passe pas par les jeunes pour régler ça.”

 

“Nous, quand on était jeunes, ce n’était pas comme ça. On n’était pas là pour tenir le sac des grands hommes politiques. On apprenait à leurs côtés”, ajoute-t-il.

 

Les anciens responsables laissés pour compte

 

Le sort des anciens hauts responsables de la Centrafrique  préoccupe aussi les participants. “Comment accepter de voir le ministre Pampali dans cet état, et bien d’autres encore ? En République Centrafricaine, au mètre carré, vous trouvez plusieurs anciens ministres. Qu’est-ce que l’État en fait ?”, s’indigne Samuel Zoumbeti.

 

Gildas Benam abonde dans ce sens : “Il faut un statut pour les anciens ministres et députés. Faisons honneur à ceux qui ont représenté valablement notre pays.”

 

L’argent public, nerf de la guerre

 

“Un État organisé structurellement ne peut pas être pauvre”, affirme Dieudonné Ngoumbango. “Quand vous consommez une bouteille de gasoil, l’État prend sa part. Vous prenez une bière, l’État prend sa part. Vous achetez un billet d’avion, l’État prend sa part. Ce qui nous rend pauvre aujourd’hui, ce qui fait que la population centrafricaine souffre, c’est la mauvaise gouvernance, la corruption, les détournements.”

 

Cette absence de traçabilité des comptes publics prend une dimension particulière alors que la Centrafrique  vient d’adopter en 2023 une nouvelle Constitution qui permet au président Touadera, alias Baba Kongoboro, de briguer autant de mandats qu’il souhaite. Un changement constitutionnel que Gildas Benam qualifie de “non consensuel”, estimant que “le président n’a pas su ou n’a pas réussi à fédérer toutes les forces vives de la nation autour de cette initiative.”

 

En attendant, la République centrafricaine continue de fonctionner sans comptabilité publique, une situation qui, selon les participants au débat, ne peut qu’aggraver les problèmes de gouvernance dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines : les documents officiels défigurent la langue française

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L’incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines : les documents officiels défigurent la langue française

 

Centrafrique.org/rca-linterpellation-du-gouvernement-a-lassemblee-nationale-interrompue-a-cause-de-coupure-delectricite/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-49885″ data-wpel-link=”internal”>L'incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les institutions centrafricaines , notamment À l’Assemblée nationale, à la Présidence, dans les ministères, les documents officiels sont devenus un festival des fautes d’orthographes et de grammaire. Le dernier exemple : un livre de condoléances préparé par l’Assemblée nationale pour une cérémonie officielle le 15 janvier 2025. Une catastrophe orthographique qui n’est que la partie visible d’un grave problème.

 

L’inventaire accablant des erreurs des institutions centrafricaines

 

Dans ce seul document d’une page produite par l’assemblée nationale , les fautes s’accumulent :

– “L’honorables” au lieu de “L’honorable”

– “special” sans accent

– “2eme” sans accent circonflexe

– Usage incohérent des majuscules (“primature” puis “Primature”)

– Points-virgules mal placés

– Ponctuation anarchique

– Mise en forme incohérente

– Alignements aléatoires

– Espacement irrégulier entre les lignes

– Utilisation désordonnée des puces

– Format horaire non standardisé (07h30 puis 09:00)

– Redondances inutiles de titres

– Formulations maladroites

– Syntaxe défectueuse

 

Le même désastre dans toutes les institutions centrafricaines

 

Cette désinvolture des institutions centrafricaines  ne se limite pas à l’Assemblée nationale. À la Présidence, dans les ministères, les communiqués officiels, notes de service et documents administratifs présentent les mêmes défauts :

– Conjugaisons approximatives

– Accords fantaisistes

– Ponctuation hasardeuse

– Mise en page bâclée

– Titres honorifiques mal orthographiés

– Usage erratique des majuscules

– Acronymes mal formés

– Dates mal présentées

– Formules protocolaires défigurées

 

Un problème endémique dans les institutions centrafricaines

 

L’analyse des documents produits ces six derniers mois par les institutions centrafricaines  révèle une situation alarmante :

– 80% des documents contiennent des erreurs d’orthographe

– 90% présentent des problèmes de mise en forme

– 70% comportent des fautes de grammaire

– 85% ne respectent pas les règles protocolaires

– 95% ignorent les normes typographiques

– 75% contiennent des erreurs de ponctuation

 

Des conséquences graves

 

Cette négligence permanente a des répercussions graves :

– Perte de crédibilité des institutions centrafricaines

– Documents officiels illisibles

– Communications internationales compromises

– Image du pays dégradée

– Temps perdu en corrections

– Gaspillage de ressources publiques

 

Un système défaillant

 

Les causes de cette situation sont multiples :

– Absence de service de relecture

– Manque de formation du personnel

– Outils informatiques obsolètes

– Absence de procédures de validation

– Négligence généralisée

– Recrutements inadaptés

 

Le coût de l’incompétence dans les institutions centrafricaines

 

Ces erreurs répétées ont un coût :

– Réimpression de documents

– Retards dans les procédures

– Perte de temps en corrections

– Confusion dans les communications

– Multiplication des versions

– Gaspillage de fournitures

 

L’urgence d’une réforme

 

Face à ce désastre orthographique et administratif, des mesures s’imposent  pour les institutions centrafricaines :

– Formation intensive du personnel

– Mise en place de services de relecture

– Modernisation des équipements

– Établissement de procédures strictes

– Contrôle qualité systématique

– Sanctions en cas de négligence

 

Un pays entier pris en otage

 

Cette situation ne peut plus durer. La République centrafricaine mérite des institutions capables de produire des documents conformes aux standards internationaux. L’incompétence administrative ne peut servir d’excuse à ce massacre permanent de la langue française.

 

La réputation du pays en jeu

 

Ces erreurs répétées dans les documents officiels donnent une image déplorable du pays. Comment prétendre à la crédibilité internationale quand les plus hautes institutions ne maîtrisent pas les bases de la communication écrite ?

 

L’heure du changement

 

Il est temps que les responsables de ces services prennent conscience de la gravité de la situation. La qualité des documents officiels n’est pas une option, c’est une nécessité absolue pour le fonctionnement d’un État moderne.

 

Sans une réforme urgente et profonde de l’administration, la République centrafricaine continuera de souffrir de cette image d’amateurisme qui nuit à sa crédibilité et à son développement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol

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L’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol

 

Centrafrique.org/screenshot-7/” data-wpel-link=”internal”>L'ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol
La capture de d’écran de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, où il simule un pilotage d’avion à l’aide d’un simulateur.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Firmin Ngrébada, l’ancien Premier ministre centrafricain, le nouveau riche centrafricain, étale sans vergogne son train de vie luxueux sur les réseaux sociaux. Sa dernière exhibition : une vidéo le montrant devant un simulateur de vol en Belgique, où il prétend suivre une formation de pilotage.

 

“J’ai un certificat en pilotage sur simulateur. Mon avion de type est le Cessna. Je fais, je vole sur le Cessna et sur le Baron“, déclare l’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada  dans cette vidéo, invitant même ses abonnés à créer un groupe pour “partager leurs expériences sur le vol en simulateur“. Une déclaration qui sonne comme une provocation pour les habitants de sa circonscription électorale de Boali.

 

À 95 kilomètres de Bangui, les électeurs de Boali qui l’ont porté, bien qu’il y’a de doute,  à l’Assemblée Nationale, vivent dans le dénuement total. Les populations s’approvisionnent encore en eau dans des marigots insalubres, remplis de vers de terre. Pendant son passage à la Primature, Ngrébada n’a initié aucun projet d’adduction d’eau potable dans cette localité dont il est devenu par miracle le député.

 

L’ancien Premier ministre préfère parader devant sa nouvelle villa de luxe à la cité Bellevue, dans le 7e arrondissement de Bangui il y’a deux ans. Cette résidence fastueuse, lui avait été construite et remise gratuitement par des opérateurs économiques libanais, tranche violemment avec la misère qui règne à Boali. Entre deux séances de simulateur de vol à Bruxelles, il publie des vidéos le montrant en tenue de sport au bord d’un lac.

 

Ces étalages publics interrogent sur l’origine des fonds. Comment un ancien Premier ministre, peut-il s’offrir une villa de standing de ce type dans un lapse de temps, des voyages réguliers sur les sites touristiques en Europe et même des cours de pilotage , le tout, dans l’objectif de provoquer les centrafricains dans leur pauvreté? Les Centrafricains attendent toujours des explications sur la gestion des deniers publics durant son mandat à la tête du gouvernement.

 

L’arrogance de Ngrébada va jusqu’à inviter ses abonnés à le “suivre dans ses aventures” de pilotage virtuel. Une attitude qui scandalise les citoyens centrafricains, dont la majorité vit avec moins d’un dollar par jour. Pendant que l’ancien Premier ministre joue à l’apprenti pilote avec l’argent du contribuable, les habitants de sa circonscription continuent de boire une eau impropre à la consommation.

 

Ce comportement d’un ancien haut responsable de l’État pose la question de la redevabilité des dirigeants centrafricains. L’absence d’enquête sur l’enrichissement des anciens membres du gouvernement laisse un goût amer aux populations qui survivent dans la précarité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l’axe Bozoum-Bossemptelé

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BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l’axe Bozoum-Bossemptelé

 

Centrafrique.org/carnage-sur-laxe-bozoum-bouar-3-personnes-tuees-par-des-bandits-armes/une_moto_taxi_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83540″ data-wpel-link=”internal”>BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l'axe Bozoum-Bossemptelé
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une nouvelle attaque à main armée s’est produite ce matin sur l’axe Bozoum-Bossemptelé, à la sortie du village Boyabane, à 27 kilomètres de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

 

D’après les témoignages recueillis, des hommes armés ont surgi de la brousse et arrêté les voyageurs qui empruntaient cet axe routier. Un conducteur de moto, victime de cette attaque et qui préfère garder l’anonymat, raconte : “Les assaillants portaient des tenues militaires et étaient équipés de kalachnikovs flambant neuves. Trois d’entre eux se sont positionnés sur la route pour stopper les véhicules, tandis que d’autres restaient dissimulés dans la végétation”.

 

Les malfrats ont dépouillé systématiquement les passants, s’emparant de leur argent, téléphones portables et objets de valeur. Le nombre exact des victimes reste pour l’instant indéterminé.

 

Cette zone de l’Ouham-Pendé connaît une recrudescence des actes de banditisme. La semaine dernière, une attaque similaire avait déjà eu lieu à 15 kilomètres de Boyabane. Les populations locales s’inquiètent de cette situation qui paralyse les activités économiques et les déplacements.

 

Le sous-préfet de Bozoum n’a pas encore réagi officiellement à ces événements. Les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) ont annoncé le renforcement des patrouilles sur cet axe stratégique qui relie plusieurs villes importantes de la région.

 

Les autorités recommandent aux voyageurs d’éviter les déplacements non essentiels sur cet axe, particulièrement aux premières heures de la matinée et en fin de journée, moments privilégiés par les bandits pour leurs opérations.

 

Pour rappel, l’axe Bozoum-Bossemptelé est une route vitale pour l’approvisionnement de plusieurs localités de l’Ouham-Pendé. Cette situation préoccupante risque d’impacter négativement les échanges commerciaux dans la région.

 

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La mascarade du CSISCA : Quand Rator  Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera

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La mascarade du CSISCA : Quand Rator  Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-actions-controversees-de-rator-president-du-comite-islamique-qui-divisent/ahmat-deleric-rator/” rel=”attachment wp-att-66126″ data-wpel-link=”internal”>La mascarade du CSISCA : Quand Rator Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera
Ahmat Deleric Rator

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une lettre de soutien politique signée ce 18 janvier 2025 par le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) fait grand bruit à Bangui. Et pour cause : ce document censé représenter la voix des musulmans centrafricains cache une réalité bien différente.

 

Franchement, ce bandit criminel du quartier Mamadou Mbaïki est né avant la honte. En effet, au centre de cette affaire, Ahamat Deleris, dit Rator, basé au quartier PK5, s’autoproclame porte-parole d’une communauté qui le désavoue totalement. Sa lettre, truffée de formules dithyrambiques, tente d’offrir une caution religieuse à un “troisième mandat présidentiel”,  une manœuvre politique qui ne trompe personne.

 

La communauté musulmane de Bangui reste sidérée par cette récupération de leur instance représentative. Comment un individu contesté a-t-il pu s’emparer des tampons et du papier à en-tête du CSISCA pour produire un tel document ? Les fidèles du PK5 sont les premiers à dénoncer cette manipulation qui détourne leur voix à des fins politiques.

 

Cette lettre de soutien fabriquée de toutes pièces démontre une fois de plus les méthodes utilisées pour créer l’illusion d’un consensus populaire. Mais dans les rues de Bangui, particulièrement au PK5, la réalité est tout autre : le rejet est unanime face à ce qui apparaît comme une parodie de représentation religieuse.

 

Le CSISCA, créé en 1992 pour représenter les musulmans centrafricains, se retrouve ainsi au centre d’une manipulation politique qui bafoue sa mission première : servir sa communauté dans le respect des principes religieux.

 

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Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki

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Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki

 

Centrafrique.org/dans-une-rue-de-mbaiki-chef-lieu-de-la-prefecture-de-la-lobaye/” data-wpel-link=”internal”>Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki
Une station Total à Mbaïki offrant carburant et services dans une zone en développement.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un homme de 30 ans a été abattu jeudi 16 janvier près du village Bossako, à 67 km de Mbaïki dans la préfecture de la Lobaye. La victime, Joachim Mouengue, laisse derrière lui une veuve et des orphelins.

 

Le drame s’est produit dans la brousse de la commune de la Lesset, où la victime pratiquait la pêche. Selon le maire Jean Faustin Makavo, les éleveurs de la zone s’étaient organisés depuis plusieurs jours pour identifier les responsables présumés du vol de leur bétail.

 

“Le pêcheur est tombé sur un groupe d’éleveurs armés qui l’ont abattu avec une kalachnikov. Quand il n’est pas rentré, les habitants de Bossako sont partis à sa recherche et ont découvert son corps”, a déclaré le maire à la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le corps de Joachim Mouengue a été inhumé le jour même. D’après l’édile, la victime était un pêcheur qui approvisionnait régulièrement les communes de Lesset, Pissa, Mbaïki et même la capitale Bangui.

 

Le maire dénonce la présence d’éleveurs qui, selon lui, “ne paient pas de taxes et créent des troubles” dans la région. Il appelle les autorités à “trouver des solutions à cette situation” pour éviter de nouveaux drames.

 

Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ce meurtre qui ravive les tensions entre éleveurs et populations locales dans cette zone de la Lobaye.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Afrique : le pillage des ressources naturelles par la Russie se poursuit

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Afrique : le pillage des ressources naturelles par la Russie se poursuit

 

Centrafrique.org/drame-minier-a-sosso-nakombo-trois-ouvriers-enterres-vivants/sur-un-chantier-minier-a-carnot-a-louest-de-la-republique-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-56667″ data-wpel-link=”internal”>Sur un chantier minier à Carnot, dans la préfecture de Mambéré, dans l'ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC Sur-un-chantier-minier-a-Carnot-a-louest-de-la-Republique-centrafricaine-1 Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois ouvriers enterrés vivants
Sur-un-chantier-minier-a-Carnot-a-louest-de-la-Republique-centrafricaine-1 – Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois ouvriers enterrés vivants


Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les ressources naturelles  africaines sont massivement pillés par les Mercenaires russes de Wagner. Leurs exploitations aggravent la situation économique de nombreux pays et sont commises au prix de crimes contre l’humanité.

 

Le Soudan, qui traverse une grave crise humanitaire depuis le 15 avril 2023, a vu son économie chuter à cause de l’exploitation aurifère de Wagner. 2 milliards de dollars d’or ont été exploités par la milice russe en l’espace d’une année, un revenu dont le pays est privé et qui contribue à son endettement. Le groupe paramilitaire fournit des armes au chef du gouvernement Abdel Fattah al-Burhane, mais entretient des liens avec Hemetti, qui détient d’importantes mines d’or. Ce double jeu aggrave la situation sécuritaire au Soudan. Au Mali, Wagner a investi la mine Intahaka, le plus important site d’orpaillage du pays. Bien qu’ils soient financés par l’État malien à hauteur de plusieurs millions de dollars par mois, de nombreux documents et témoignages laissent supposer que les soldats de Wagner ne vont pas se contenter de protéger les mines des attaques terroristes. L’extraction des ressources naturelles , notamment des diamants de la République Centrafricaine s’est déroulée au prix de multiples exactions, ce qui a valu aux diamants la dénomination « diamants de sang ». Le groupe Wagner dirige ses propres sociétés diamantifères, comme Diamville SAU, Lobaye Invest (RCA), Meroe gold (Soudan).

 

Les mercenaires russes ne se privent d’aucune ressources naturelles pour servir leurs intérêts.

En 2021, ils utilisent la société Bois rouge pour se livrer à l’abattage intensif de bois précieux en République Centrafricaine, mettant en danger les populations locales. Partout en Afrique où Wagner pille les ressources, les morts et les exactions se multiplient. Les exploitations abusives des ressources naturelles  par les mercenaires russes en Afrique sont dénoncées dans un rapport du World Gold Council.

 

Des populations meurtries et la perte de confiance en l’armée.
Initialement, les hommes de Prigojine sont arrivés sur le continent en tant « qu’instructeurs russes » afin d’aider plusieurs gouvernements à rétablir la situation sécuritaire et à lutter contre le terrorisme. Leur rôle consiste entre autres à aider l’armée nationale et à lui apporter un soutien matériel. En paiement de leurs services, les mercenaires s’accaparent les richesses qu’offrent les sols africains. Or, diamants, pétrole, bois rare, ils exploitent illégalement toutes les ressources qui leur permettent de financer la guerre contre l’Ukraine. En l’espace de deux ans, le pillage des ressources naturelles , notamment le commerce de l’or ont rapporté à Wagner plus de 2,5 milliards de dollars selon le Blood Gold Report. Mais alors que les soldats russes s’enrichissent, les attaques terroristes augmentent et la situation sécuritaire s’aggrave. Selon un rapport de l’ACLED, les violences des mercenaires russes en Afrique sont en hausse depuis la mort de leur leader Prigojine.

 

Pour acquérir toutes ces richesses, le groupe paramilitaire s’est adonné aux pires exactions contre les mineurs qu’ils exploitent et contre les populations qu’ils sont censés protéger des groupes terroristes. L’extraction des ressources naturelles a coûté des centaines de vies, la disparition de plusieurs villages, et d’innombrables tortures. En République Centrafricaine (RCA), de nombreux massacres de civils ont eu lieu près des mines entre 2021 et 2023, comme à Kouki, Bria  ou Ndassima. Des mineurs soudanais ont été assassinés et torturés en 2022 près de la frontière entre le Sud-Darfour et la RCA. Les exactions et le partenariat entre Wagner et les autorités gouvernementales ont entraîné la perte de confiance de la population en l’armée nationale, comme en RCA et au Mali.

 

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À Cantonnier, le cri d’alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga

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À Cantonnier, le cri d’alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>À Cantonnier, le cri d'alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga
La ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Nous vivons dans des conditions extrêmement difficiles”, déclare Jean Mowele, chef du centre de santé de Maikolo, lui-même déplacé avec sa famille à Cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun. Comme des centaines d’autres habitants de Bohong-Bocaranga, il a dû fuir les attaques d’hommes armés dans sa localité d’origine.

 

Les déplacés, installés depuis plusieurs mois à Cantonnier, lancent un appel pressant au gouvernement et aux organisations humanitaires. “Même trouver un logement est un défi quotidien. Nos enfants sont contraints de travailler comme journaliers dans les champs pour 1000 ou 2000 francs par jour, juste pour avoir de quoi manger”, explique Jean Mowele.

 

Cette présence prolongée des déplacés à Cantonnier a provoqué une hausse significative des prix sur le marché local. Le coût des loyers a également augmenté, rendant la vie encore plus difficile pour ces familles déracinées.

 

“Nous demandons au gouvernement et aux organisations humanitaires de ne pas nous oublier”, insiste le chef du centre de santé, qui témoigne des conditions de vie précaires de sa communauté. Les déplacés de Bohong-Bocaranga, contraints de reconstruire leur vie à Cantonnier, attendent une aide d’urgence pour améliorer leur situation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les tendances des jeux de casino en direct en 2025

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Centrafrique.org/online-casino-rankings-reviews-license-bonus-security/pub-casino-en-anglais-1/” rel=”attachment wp-att-86287″ data-wpel-link=”internal”>Les tendances des jeux de casino en direct en 2025

 

Les jeux de casino en direct gagnent en popularité depuis quelques années déjà. En 2025, cette tendance se confirme et de nombreux joueurs apprécient l’authenticité et le réalisme que procurent ces jeux animés par de vrais croupiers. Nous examinerons ici les raisons de cet engouement et les innovations récentes dans ce secteur.

Pourquoi de plus en plus de joueurs choisissent les jeux de casino en direct

L’une des principales raisons est le réalisme et l’authenticité. Contrairement aux jeux RNG classiques au Betzino Casino, les jeux en direct permettent d’interagir avec un vrai croupier, de voir les cartes distribuées en temps réel. Les joueurs apprécient ce côté humain et cette immersion dans l’ambiance d’un vrai casino.

Selon les statistiques du secteur, les jeux de blackjack et de roulette en direct sont les plus plébiscités. Le tableau ci-dessous montre la répartition des préférences des joueurs français en 2025 :

JeuPourcentage
Roulette en direct35%
Blackjack en direct30%
Baccarat en direct20%
Poker en direct10%
Autres (craps, Sic Bo)5%

On constate que la roulette occupe toujours la première place, avec 35% des préférences, alors que le blackjack (30%) est également très apprécié. Viennent ensuite le baccarat et le poker, tandis que les jeux plus confidentiels comme le craps ou le Sic Bo ferment la marche.

Cette répartition s’explique en partie par la popularité historique de la roulette dans les casinos français. Mais le blackjack et le poker bénéficient également de l’engouement pour les cartes et les jeux de stratégie. Le baccarat reste quant à lui confidentiel.

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Innovations technologiques

Si les jeux en direct rencontrent un tel succès, c’est aussi grâce aux récentes innovations technologiques qui améliorent sans cesse l’expérience des joueurs :

  • Diffusion en HD et en full HD pour une qualité d’image irréprochable
  • Son stéréo ou 5.1 pour une immersion totale dans l’ambiance du casino
  • Multiplication des angles de caméras, avec la possibilité de passer de l’une à l’autre
  • Nouvelles options de chat en direct avec les croupiers et les autres joueurs
  • Intégration de la réalité augmentée pour afficher certains éléments d’information durant les parties

Toutes ces avancées rapprochent les joueurs d’une expérience de jeu identique à celle d’un vrai casino terrestre. La diffusion en continu et les graphismes en haute définition font presque oublier que l’on joue derrière son écran !

Les tendances en matière de dealers et d’interactions sociales

L’une des grandes tendances de ces dernières années concerne aussi les croupiers eux-mêmes. De plus en plus de joueurs accordent une grande importance à la qualité des interactions avec les dealers en direct.

Certains opérateurs l’ont bien compris et mettent en avant le professionnalisme et la convivialité de leurs équipes de croupiers. Des dealers expérimentés, souriants et chaleureux, qui appellent les joueurs par leur prénom et entretiennent une ambiance agréable.

Par ailleurs, de nouvelles options de chat en temps réel permettent d’échanger facilement avec les dealers et les autres joueurs pendant les parties. Ce côté social et interactif renforce l’immersion et le sentiment d’être réellement dans une salle de casino traditionnelle.

Enfin, avec les progrès de l’intelligence artificielle, certains experts prédisent l’arrivée de dealers virtuels ultra-réalistes d’ici quelques années. Mais de nombreux joueurs restent attachés au charme et à l’authenticité des vrais croupiers en chair et en os !

Perspectives pour 2025 et au-delà

Les experts du secteur s’accordent à dire que la croissance des jeux de casino en direct se poursuivra dans les années à venir. D’ici 2030, ils pourraient même dépasser les jeux de casino RNG traditionnels !

Cette progression devrait être portée à la fois par les habitudes des joueurs, de plus en plus à l’aise avec les nouvelles technologies, et par les innovations constantes des éditeurs de logiciels.

L’arrivée de la 5G permettra par exemple une qualité de diffusion toujours plus élevée. La réalité virtuelle pourrait également faire son entrée sur certains sites de casino en direct d’ici quelques années. Le joueur serait alors totalement immergé dans le décor du casino, avec un réalisme bluffant.

Quoi qu’il en soit, le futur s’annonce radieux pour les amateurs de roulette, blackjack et autres jeux animés par de vrais croupiers. La popularité des casinos en direct ne cesse de progresser année après année !

 

 

Les secrets de 1Win dévoilés et pourquoi les joueurs Ivoiriens misent plus intelligemment

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Aujourd’hui, parier en ligne n’est plus seulement une affaire de chance. Grâce à des plateformes innovantes, les joueurs en Côte d’Ivoire ont accès à des outils et des avantages qui leur permettent de prendre de meilleures décisions. Mais qu’est-ce qui distingue vraiment cette plateforme des autres ? Décryptons ensemble les raisons de son succès auprès des parieurs ivoiriens.

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Une connexion optimisée pour les joueurs Ivoiriens

En Côte d’Ivoire, accéder rapidement à une plateforme de paris fiable n’est pas toujours simple. C’est là que cette option se démarque. Avec une interface intuitive et une connexion fluide, les utilisateurs peuvent se connecter à leur compte en quelques clics, que ce soit depuis un ordinateur ou un smartphone.

  • Inscription simple : quelques informations suffisent pour créer un compte.
  • Compatibilité mobile : idéal pour parier en déplacement.
  • Sécurité renforcée : vos données sont protégées à chaque étape.

Cette accessibilité fait toute la différence pour les amateurs de paris en ligne. Découvrez dès aujourd’hui tout ce que la plateforme 1Win CI peut vous offrir.

Bonus casino : comment les utiliser pour maximiser vos chances ?

Le bonus casino, c’est un peu comme un cadeau qu’il faut savoir exploiter au maximum. Mais comment l’utiliser intelligemment ?

  • Consultez les conditions d’utilisation : chaque bonus a des règles spécifiques, comme les mises minimales ou les jeux éligibles.
  • Testez différentes stratégies : par exemple, commencez avec des mises modérées sur les machines à sous.
  • Concentrez-vous sur les jeux à fort potentiel : blackjack, roulette, et même certains jackpots progressifs.

Comprendre comment utiliser le bonus casino sur 1Win est essentiel pour optimiser votre expérience de jeu et augmenter vos chances de gains.

Un retrait simplifié : gagnez et encaissez facilement

Rien n’est plus frustrant que de gagner et de ne pas pouvoir récupérer ses gains rapidement. Heureusement, ici, tout est conçu pour simplifier vos retraits.

Voici comment procéder :

  1. Connectez-vous à votre compte via l’interface sécurisée.
  2. Allez dans la section « Retraits » et choisissez une méthode adaptée :
  • Mobile Money (MTN, Orange)
  • Carte bancaire
  • Portefeuilles électroniques
  1. Indiquez le montant et validez votre demande.

Vous vous demandez comment retirer de l’argent sur 1Win ? Ce processus fluide vous garantit des délais rapides, sans frais cachés.

Un catalogue de jeux riche et varié

Avec un éventail impressionnant de jeux, cette plateforme s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux experts :

  • Machines à sous : des centaines de thèmes et des jackpots progressifs.
  • Jeux de table : poker, blackjack, baccarat.
  • Paris sportifs : football, basketball, tennis et même e-sports.
  • Paris en direct : suivez les matchs en temps réel et ajustez vos mises instantanément.

Cette diversité explique pourquoi tant de joueurs reviennent régulièrement.

L’application mobile : votre partenaire de jeu partout, tout le temps

L’ère des jeux en ligne est mobile, et cette plateforme ne fait pas exception. L’application est pensée pour ceux qui veulent parier sans contrainte, où qu’ils soient.

Les avantages :

  • Notifications instantanées sur les promotions et bonus.
  • Interface fluide, même avec une connexion moyenne.
  • Pari en un clic, pour ne jamais rater une opportunité.

Grâce à cette application, la connexion en Côte d’Ivoire est à la fois rapide et pratique.

Pourquoi cette plateforme conquiert-elle la Côte d’Ivoire ?

Ce n’est pas tout neuf : les Africains de manière générale adorent le sport. Le football, le cricket ou encore le rugby captivent des millions de personnes. Ainsi, cette culture sportive est largement propice à l’engouement des paris sportifs. En savoir plus sur l’essor des paris sportifs en Afrique.

Il ne s’agit pas uniquement de jeux, mais d’une expérience utilisateur unique, pensée pour répondre aux besoins spécifiques des joueurs ivoiriens.

Voici les raisons du succès de 1 win :

  • Des bonus généreux qui donnent un vrai coup de pouce.
  • Des retraits rapides sans tracas.
  • Un support client réactif, disponible 24h/24.
  • Une plateforme localisée, adaptée aux moyens de paiement et aux habitudes de jeu ivoiriennes.

C’est cet équilibre parfait entre innovation et simplicité qui attire une communauté toujours plus nombreuse. La jeunesse ivoirienne, de plus en plus passionnée de paris sportifs, illustre parfaitement cet engouement. Découvrez-en plus ici.

Découvrez les secrets de 1Win : pariez plus intelligemment en Côte d’Ivoire

 

Comment retirer de l’argent sur 1Win en toute sérénité ?

Récupérer ses gains n’a jamais été aussi simple. En suivant les étapes décrites précédemment, les joueurs peuvent s’assurer que leurs transactions sont rapides et sécurisées. Cela fait partie des aspects qui fidélisent les utilisateurs.

Un petit plus : les secrets pour maximiser vos gains

Pour tirer le meilleur parti de vos paris :

  1. Utilisez vos bonus avec stratégie.
  2. Préférez les jeux à retour sur investissement élevé.
  3. Mettez en place un budget de jeu clair et respectez-le.

En adoptant ces bonnes pratiques, chaque session devient plus rentable.

Conclusion : pourquoi rejoindre la communauté ?

Avec ses fonctionnalités adaptées, son interface intuitive et ses avantages sur mesure, cette plateforme redéfinit l’expérience des paris en ligne pour les joueurs ivoiriens.  1Win Côte d’Ivoire connexion offre une passerelle simple et fiable vers un univers de divertissement et de gains. Alors, prêt à essayer ?