samedi, octobre 31, 2026
Accueil Blog Page 106

Cambriolage au Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe : un gardien tabassé, du matériel volé

0

Cambriolage au Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe : un gardien tabassé, du matériel volé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka.jpg” data-wpel-link=”internal”>Cambriolage au Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe : un gardien tabassé, du matériel volé
pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka – RCA : une opération de la CNS visant à débusquer un malfrat fait polémique à Bangui.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Lycée Scientifique Ama de Boy-Rabe a été cambriolé dans la nuit de jeudi à vendredi. Les voleurs ont battu le gardien et emporté plusieurs équipements de l’établissement.

 

“J’ai trouvé le gardien ligoté”

 

Vendredi matin, le Proviseur Godfrey Kolor arrive comme d’habitude à son travail. Devant la bibliothèque où dort le gardien, il voit du monde rassemblé. Le spectacle le choque : le gardien a été battu, ligoté et abandonné là.

 

“Quand je suis arrivé très tôt le matin, j’ai vu une foule devant la bibliothèque là où loge ma sentinelle. Il était dans un piteux état“, raconte le professeur à Radio Centrafrique. L’homme a été emmené d’urgence à l’hôpital.

 

Bureau saccagé, matériel emporté

 

Après s’être occupé du gardien, le Proviseur veut vérifier son bureau. La porte s’ouvre toute seule, elle a été forcée. À l’intérieur, tout est sens dessus dessous.

 

“L’ordinateur a été emporté, le régulateur aussi. Mon ventilateur a été renversé”, détaille-t-il. Le Proviseur attend la police avant de faire l’inventaire complet. D’après les premières constatations, les voleurs ont pris du matériel bureautique et peut-être même du matériel biologique.

 

“Des malfrats rôdent dans le quartier”

 

Cette attaque inquiète le responsable de l’établissement. “Il y a des malfrats qui rôdent autour, qui sont même dans le milieu, et qui s’évertuent vraiment à commettre des forfaits. Et leur présence m’a été signalée par la population même”, explique le Proviseur Kolor.

 

Il demande aux autorités d’agir rapidement : “J’aurais aimé que les forces de l’ordre puissent vraiment s’investir pour que mon lycée soit sécurisé. Sinon, je ne sais pas ce qui pourrait arriver par après“.

 

Une enquête ouverte

 

Ce cambriolage s’ajoute aux nombreux cas d’insécurité qui touchent Bangui. Les écoles deviennent des cibles faciles pour les voleurs, privant les élèves d’équipements nécessaires à leur formation.

 

La police a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de cette agression. En attendant, le lycée doit reprendre ses activités malgré les dégâts et l’absence de matériel volé….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : comment les gardiens de prison exploitent les détenus malades à Ngaragba

0

comment les gardiens de prison exploitent les détenus malades à Ngaragba

 

Centrafrique.org/rca-une-nouvelle-structure-penitentiaire-flambant-neuve-financee-par-les-etats-unis-a-ete-remise-au-gouvernement/dans-une-cellule-de-la-prison-de-ngaragba-a-bangui-le-8-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38351″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : comment les gardiens de prison exploitent les détenus malades à Ngaragba
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, les gardiens de prison du centre carcéral de Ngaragba exploitent les détenus malades en réclamant des paiements pour des soins, malgré leur intégration dans la fonction publique.

 

À la prison centrale de Ngaragba à Bangui, les gardiens de prison, également appelés surveillants pénitentiaires, ont pour mission d’assurer la sécurité des détenus et de faciliter leur accès aux soins médicaux. Pourtant, des pratiques contraires à leurs responsabilités persistent, où l’argent dicte leurs actions au détriment des détenus.

 

Avant leur intégration dans la fonction publique, ces gardienss de prisons, alors stagiaires, demandaient régulièrement des paiements aux détenus pour des services relevant de leurs tâches. Par exemple, accompagner un détenu malade vers un centre de santé nécessitait un versement. Les détenus sans ressources, souvent dans une situation précaire, devaient emprunter ou trouver des fonds pour couvrir ces frais. Sans paiement, leur sortie était annulée, les laissant sans soins, parfois dans des conditions graves.

 

Depuis leur intégration dans la fonction publique, avec un salaire mensuel, cette pratique n’a pas cessé. Les gardiens de prison de Ngaragba continuent d’exiger des paiements pour escorter les détenus, en particulier ceux nécessitant des soins médicaux. Lorsqu’un infirmier de la prison établit une autorisation pour une consultation externe ou un traitement à l’hôpital, les gardiens imposent des frais, parfois calculés à l’heure ou à la journée. Pour une hospitalisation de plusieurs jours, ces coûts s’accumulent.

 

Si un détenu ne peut pas payer, les gardiens peuvent invoquer de faux motifs pour justifier son retour en cellule. Ils prétendent, par exemple, que le détenu a tenté de s’évader, ce qui entraîne son rapatriement à la prison, même si son traitement médical n’est pas terminé. Cette pratique semble liée à leur refus d’accompagner les détenus sans compensation financière, compromettant ainsi leur santé.

 

Malgré les formations dispensées par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), ces comportements persistent. Ces sessions, destinées à renforcer l’éthique et les compétences des gardiens, n’ont pas d’effet durable. Certains estiment que les gardiens participent à ces formations davantage pour les indemnités associées que pour appliquer les consignes enseignées. Une fois formés, ils reprennent leurs pratiques habituelles.

 

Cette situation reflète un dysfonctionnement dans la gestion de la prison de Ngaragba ou ailleurs dans le pays. Les gardiens, censés protéger les détenus et garantir leurs droits, adoptent des comportements qui entravent l’accès aux soins. Ces pratiques appellent une réforme, avec un contrôle rigoureux des agissements des surveillants et des sanctions pour ceux qui abusent de leur position. Sans mesures concrètes, les détenus, déjà vulnérables, continueront de subir ces abus….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : « Soif de justice »,  30 étudiants de l’ISM-Africa plongent au cœur de la Cour pénale internationale à Bangui en République centrafricaine

0

« Soif de justice »,  30 étudiants de l’ISM-Africa plongent au cœur de la Cour pénale internationale à Bangui en République centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-etudiants-a-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-etudiants-a-bangui-450×203.jpg” alt=”Les 30 étudiants de l’Institut des Sciences et de Management (ISM-Africa) dans le local de la Cour pénale internationale à Bangui en République centrafricaine.” width=”450″ height=”203″ />
Les 30 étudiants de l’Institut des Sciences et de Management (ISM-Africa) dans le local de la Cour pénale internationale à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le cadre de ses activités d’information et de sensibilisation, la Cour pénale internationale (CPI) a accueilli, le 7 mai 2025, 30 étudiants de l’Institut des Sciences et de Management (ISM-Africa) dans ses locaux de Bangui en République centrafricaine. Cette séance, placée sous le slogan évocateur « Soif de justice », s’inscrit dans les efforts constants de la CPI pour rapprocher la justice internationale des communautés locales.

 

Pendant cette rencontre riche en échanges, M. WON-NZERINTA Gama Uziel, Responsable de l’Information Publique et de la Sensibilisation au sein du Bureau de la CPI en République centrafricaine, a présenté le mandat de la Cour, les principes fondamentaux de la justice pénale internationale ainsi que les mécanismes mis en place pour lutter contre l’impunité des crimes les plus graves.

 

« Je suis profondément inspirée par cette séance. Comprendre le rôle de la CPI me donne envie de m’engager pour la paix et la justice dans mon pays », a déclaré une étudiante de l’ISM-Africa.

 

Grâce à une approche interactive, l’équipe de la CPI a permis aux participants de mieux saisir les enjeux des procédures judiciaires internationales, les droits des victimes, ainsi que les défis rencontrés dans l’application du droit international en situation de conflit.

 

« C’est essentiel que les jeunes soient au cœur de ce dialogue. Ils sont les relais de demain dans la lutte contre l’impunité », a souligné M. WON-NZERINTA Gama Uziel durant son intervention.

 

Cette activité s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer la culture juridique et à favoriser l’appropriation locale de la justice internationale. Pour les étudiants, cette visite a représenté bien plus qu’un simple moment académique : une expérience citoyenne, inspirante et formatrice.

 

« La justice ne devrait jamais être un privilège, mais un droit pour tous. Aujourd’hui, j’en suis convaincu », conclut un étudiant de l’ISM-Africa.

 

Par cette action, le Bureau de la CPI en RCA continue de bâtir des ponts entre la Cour et les communautés affectées, avec l’espoir qu’une jeunesse bien informée soit le moteur d’un avenir plus juste et plus équitable.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

FLASH INFO : Manifestation à Djéma contre l’arrestation du député Lambert Akovourou

0

FLASH INFO : Manifestation à Djéma contre l’arrestation du député Lambert Akovourou

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/manifestation-a-djema-contre-arrestation-depute.jpg” data-wpel-link=”internal”>Manifestation à Djéma contre l’arrestation du député Lambert Akovourou….
Manifestation à Djéma contre l’arrestation du député Lambert Akovourou…. CopyrightCNC

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les fils et filles de Djema, dans le Haut-Mbomou, disent “Non” à l’injustice, et surtout contre l’arrestation de leur unique député par la police à Bangui.

 

En effet, depuis les premières lueurs de l’aube ce lundi 2 juin 2025, la ville de Djéma vit au rythme de la contestation. Hommes, femmes, jeunes et vieux, tous unis dans un même élan de solidarité, battent le pavé pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire contre leur élu, l’honorable député Lambert Akovourou.

 

UNE ARRESTATION QUI FAIT POLÉMIQUE

 

L’affaire remonte au 19 mai dernier, quand les enquêteurs de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) ont mis la main sur le parlementaire dans la capitale Bangui. Le motif ? Son implication présumée dans l’assassinat du sous-préfet sortant Dieudonné Zangbe Nguilelo, un dossier qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines.

 

Mais c’est surtout la dénonciation de Michel Trogodé, chef de centre de l’hôpital de Djéma, qui a mis le feu aux poudres. Ce dernier accuse frontalement le député d’avoir organisé le meurtre du sous-préfet, des accusations que la population locale rejette en bloc.

 

“NOTRE DÉPUTÉ N’EST PAS UN ASSASSIN !”

 

Dans les rues de Djéma, la mobilisation ne faiblit pas. Dès 7 heures, devant l’église catholique, les manifestants, brandissant des pancartes et scandant des slogans en sango et en français, clament haut et fort l’innocence de leur représentant à l’Assemblée nationale.

 

“Lambert Akovourou, c’est notre fils, notre frère. Nous le connaissons depuis toujours. Il ne peut pas tuer quelqu’un”, témoigne Mama Béatrice, une commerçante du marché central de Djema.

 

L’UNITÉ FACE À L’ADVERSITÉ

 

Cette manifestation révèle également la cohésion sociale qui caractérise cette région périphérique de la République centrafricaine. Face à ce qu’ils perçoivent comme une injustice, les habitants de Djéma ont choisi de faire corps autour de leur élu, transcendant les clivages habituels.

 

La marche, qui se poursuit dans le calme selon nos correspondants sur place, témoigne de cette détermination collective à défendre celui qu’ils considèrent comme victime d’un complot….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

URGENT : Wagner perd trois hommes dans une embuscade à Zémio

0

URGENT : Wagner perd trois hommes dans une embuscade à Zémio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>URGENT : Wagner perd trois hommes dans une embuscade à Zémio
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les miliciens Azandés frappent fort contre les Mercenaires russes du groupe Wagner dans le Haut-Mbomou

 

L’axe Mboki-Obo a connu dimanche l’un des plus sanglants affrontements entre des mercenaires russes et certains éléments de la milice Azandé depuis plusieurs semaines. Trois éléments Wagner sont tombés sous les balles des miliciens Azandés lors d’une embuscade bien organisée.

 

Exécutions avant l’embuscade

 

La journée du dimanche avait pourtant commencé par une opération de routine pour les mercenaires russes basés à Zémio. Vers 13 heures, ils se rendent à la gendarmerie locale et récupèrent plusieurs jeunes qu’ils avaient arrêtés plutôt et détenus dans cette unité de force de l’ordre. Direction : un site d’exécution à un kilomètre de la ville.

 

Les prisonniers sont égorgés sur place par les mercenaires russes. Une pratique devenue courante dans cette ville où la justice expéditive tient lieu de droit. Les corps abandonnés, les Wagner reprennent leur convoi sur 12 motos pour une patrouille vers Mboki – Obo.

 

L’attaque

 

Entre 8 et 15 kilomètres de Zémio, sur la route de Mboki, les miliciens Azandés attendent. L’embuscade est parfaitement préparée. Les premiers coups de feu retentissent vers 16h00.

 

Le combat dure plus de deux heures. Armes automatiques contre armes lourdes. Dans cette partie reculée du Haut-Mbomou, personne ne viendra en renfort. Les Wagner doivent se débrouiller seuls face à des adversaires qui connaissent le terrain.

 

Quand les tirs cessent provisoirement, le bilan côté russe est lourd. Trois morts confirmés, dont l’interprète du groupe. Côté Azandé, pas de bilan pour l’instant.

 

Une région hors contrôle

 

Le Haut-Mbomou reste le ventre mou de la Centrafrique. Cette préfecture frontalière du Soudan du Sud et de la RDC échappe depuis des années à tout contrôle étatique réel.

 

Pour Wagner, cette région représente un défi permanent. Déployés officiellement pour appuyer les forces centrafricaines, les mercenaires russes multiplient les patrouilles dans ces zones. Avec des résultats mitigés et de bilan catastrophique.

 

Wagner sous pression

 

Depuis leur installation en Centrafrique, les mercenaires russes accumulent les accusations. Exactions contre les civils, pillages, exécutions sommaires. Les événements de dimanche à Zémio confirment ces pratiques dénoncées par les organisations internationales….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Article 140, 56, 158  de la nouvelle loi sur la communication : La RCA déclare la guerre à la liberté de la presse

0

Article 140, 56, 158  de la nouvelle loi sur la communication : La RCA déclare la guerre à la liberté de la presse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Lex-detenu-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Article 140, 56, 158 de la nouvelle loi sur la communication : La RCA déclare la guerre à la liberté de la presse

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nouvelle loi sur la presse en République centrafricaine, votée par acclamation le 26 mai 2025, menace la liberté d’expression avec des mesures répressives contre les médias.

 

Le lundi 26 mai 2025, l’Assemblée nationale centrafricaine a adopté par acclamation une loi sur la communication et la presse qui, loin de protéger les journalistes, s’attaque directement à leur liberté. Présentée comme un outil pour encadrer la profession, elle cache des dispositions dangereuses, notamment dans ses articles 140, 56, 158, 177, 178 et 179. Ces mesures, au lieu de soutenir une presse libre, visent à la faire taire, révélant une volonté claire du pouvoir de contrôler l’information et d’étouffer les voix critiques.

 

Article 140 : Punir tout le monde pour fermer les médias

 

L’article 140 est particulièrement inquiétant. En cas d’infraction, il tient pour responsables l’auteur de l’article, le rédacteur en chef et le directeur de publication. Cette règle, qui impose une responsabilité collective, va à l’encontre du bon sens juridique. Punir plusieurs personnes pour un seul acte, c’est chercher à paralyser un média entier. Un journal ou une radio peut se retrouver sans direction du jour au lendemain, simplement pour une erreur ou une enquête qui dérange.

 

Cette disposition n’a qu’un seul but : intimider les rédactions et décourager les journalistes de faire leur travail. Dans un pays comme la RCA, où la presse est essentielle pour révéler les abus et donner la parole aux citoyens, cet article est une arme contre la vérité.

 

Article 56 : Le Code pénal pour menacer les journalistes

 

L’article 56 aggrave le problème en introduisant le Code pénal pour sanctionner les délits de presse. Une loi spécifique, comme celle sur la communication, devrait définir ses propres règles, adaptées au travail des journalistes. Au lieu de cela, cet article ouvre la porte à des peines lourdes, celles prévues pour des crimes bien plus graves. C’est une façon de transformer une faute professionnelle : une information mal vérifiée ou une critique trop directe,  en délit pénal, avec des conséquences qui peuvent aller jusqu’à la prison.

 

Ce choix montre une intention évidente : rendre le métier de journaliste plus dangereux. En RCA, où les reporters travaillent déjà dans des conditions difficiles, souvent sous pression, cette règle est une menace directe. Elle pousse les médias à s’autocensurer pour éviter des sanctions qui n’ont rien à voir avec la réalité de leur mission.

 

Articles 158, 177, 178, 179 : Supprimer les médias qui dérangent

 

Les articles 158, 177, 178 et 179 vont encore plus loin en prévoyant le retrait de l’autorisation de publication ou de diffusion pour les journaux, radios ou télévisions. Cette sanction, c’est la fermeture pure et simple d’un média. Une radio locale à Ndélé ou un journal à Bangui peut disparaître pour une seule infraction, même mineure. C’est une punition disproportionnée, qui équivaut à rayer un organe de presse de la carte, sans égard pour son rôle dans la société.

 

Dans un pays où la presse est l’un des rares moyens de faire entendre les voix des citoyens, cette mesure est une attaque frontale contre la liberté d’informer. Elle donne au pouvoir un outil pour éliminer les médias qui osent questionner ses actions, laissant le champ libre à la propagande du gouvernement , de Wagner ou au silence….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Touadera dévoile son vrai visage  dictatorial : les militants du BRDC agressés sur le terrain de l’UCATEX

0

Touadera dévoile son vrai visage  dictatorial : les militants du BRDC agressés sur le terrain de l’UCATEX

 

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens du parti au pouvoir, MCU, venue boycotter le meeting de du BRDC samedi 31 mai 2025 sur le terrain de l'UCATEX à Bangui, dans le huitième arrondissement, sur l'avenue des martyrs en allant vers l'aéroport de Bangui
Les miliciens du parti au pouvoir, MCU, venue boycotter le meeting de l’opposition démocratique samedi 31 mai 2025 sur le terrain de l’UCATEX à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 31 mai 2025 restera marqué dans l’histoire politique centrafricaine comme un tournant sombre. Ce qui devait être un rassemblement pacifique du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) sur le terrain de l’UCATEX s’est transformé en une démonstration brutale de la dérive autoritaire du régime de Faustin-Archange Touadera.

 

Une agression préméditée

 

Dans le huitième arrondissement de Bangui, à proximité de l’aéroport de Bangui-M’Poko, le terrain de l’UCATEX devait accueillir un meeting de l’opposition démocratique. Le BRDC, coalition regroupant la quasi-totalité des forces d’opposition centrafricaines, avait respecté toutes les procédures légales. Depuis plus d’un mois, les organisateurs avaient notifié les autorités compétentes, contacté le ministère de l’Intérieur et celui de l’Administration du territoire pour garantir le bon déroulement de l’événement.

Bangui-venus-agresser-les-militants-de-opposition-sur-le-terrain-de-ucatex.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les chefs miliciens du parti au pouvoir, MCU, venue boycotter le meeting de l'opposition démocratique réunie au sein du BRDC samedi 31 mai 2025 sur le terrain de l'UCATEX à Bangui
Les chefs miliciens du parti au pouvoir, MCU, venue boycotter le meeting de l’opposition démocratique samedi 31 mai 2025 sur le terrain de l’UCATEX à Bangui

 

Pourtant, ce jour-là, des hommes armés affiliés au Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, ont investi les lieux avec une violence inouïe. Équipés de bâtons, de machettes et selon plusieurs témoignages, d’armes à feu, ces individus se sont attaqués aux militants du BRDC ainsi qu’aux journalistes présents pour couvrir l’événement.

 

L’organisation de cette agression ne laisse place à aucun doute. Les agresseurs portaient des T-shirts aux couleurs du BRDC et utilisaient des bâches de l’opposition, démontrant la préméditation de cette opération d’intimidation. Le bilan est lourd : plusieurs blessés graves ont été hospitalisés, et des journalistes ont été molestés, leurs équipements confisqués ou détruits.

 

La réponse de l’opposition : un constat amer

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, n’a pas mâché ses mots lors de la conférence de presse qui a suivi ces événements. Ses déclarations révèlent l’ampleur de la dérive autoritaire du régime Touadera.

 

“Aujourd’hui est un bien triste jour pour la démocratie”, a-t-il déclaré d’emblée, avant de détailler les précautions prises par l’opposition : “Nous avons donné rendez-vous au peuple centrafricain depuis plus d’un mois. Nous avons pris toutes les précautions nécessaires. Informer le ministère de l’administration du territoire, informer le ministère de l’Intérieur, informer la MINUSCA, afin que notre meeting se passe dans la quiétude”.

 

Le coordinateur du BRDC a ensuite dénoncé la préméditation de cette agression : “Le fait qu’il y ait tant de bâches et de T-shirts imprimés aux effigies des leaders du BRDC prouve bien que c’était prémédité. Cela fait depuis quelques jours que cette action a été prévue, mise en branle et exécutée froidement par les nervis du régime“.

 

Plus grave encore, Maître Mboli-Goumba a souligné la discrimination dans l’application des droits constitutionnels : “Il y a donc deux poids, deux mesures. D’un côté, le MCU et ses militants dans une république. Ces militants qui auraient tous les droits. Et de l’autre côté, nous, et désormais vous avec nous, chers journalistes, discriminés, tabassés, lapidés, agressés“.

 

Face à cette fermeture de l’espace démocratique, le coordinateur du BRDC pose une question lourde de sens : “La question qu’on doit se poser aujourd’hui, plus que jamais, quelle option le pouvoir laisse-t-il aux démocrates ?”.

 

L’inquiétante passivité des forces de sécurité

 

L’un des aspects les plus troublants de cette journée réside dans l’attitude des forces chargées du maintien de l’ordre. Le coordinateur du BRDC a été particulièrement sévère sur ce point : “Les forces de l’ordre, comme la MINUSCA, n’ont pas été en mesure d’assurer la sécurité de nos militants, ni même la sécurité des professionnels de la presse“.

 

Plus troublant encore, Maître Mboli-Goumba a dénoncé cette passivité complice : “Et plus grave, c’était la présence des casques bleus de la MINUSCA. Ces casques bleus n’ont aucunement réagi et même les forces de l’ordre qui étaient présents n’ont même pas réagi“.

 

Le coordinateur a souligné que ces faits se sont déroulés “devant la MINUSCA. Et pour tout vous dire, à côté d’un site important de la MINUSCA, donc au vu et au su de tout le monde“. Il a lancé un avertissement direct à la communauté internationale : “La communauté internationale ne pourra pas dire qu’elle n’était pas au courant, puisque les faits se sont produits devant la MINUSCA“.

 

Une dérive autoritaire confirmée

 

Ces événements s’inscrivent dans une logique plus large de restriction des libertés démocratiques en République centrafricaine. Tandis que le président Touadera peut organiser ses rassemblements politiques sans entrave aucune, l’opposition fait face à une répression systématique qui prend désormais des formes ouvertement violentes.

 

Cette escalade dans la répression marque une rupture dans l’exercice du pouvoir en Centrafrique. Le recours à la violence politique contre des citoyens qui exercent leurs droits constitutionnels témoigne d’un régime qui préfère la force brute au débat démocratique. Cette stratégie, loin de renforcer la stabilité du pays, ne fait qu’exacerber les tensions politiques et sociales.

 

L’appel du BRDC à poursuivre le combat démocratique, malgré cette répression, témoigne de la détermination de l’opposition à ne pas céder face à l’intimidation. Comme l’a déclaré Maître Mboli-Goumba : “Chacun doit prendre ses responsabilités. Nous prendrons les nôtres pour la restauration de la démocratie“.

 

Toutefois, le coordinateur du BRDC a également souligné l’impasse dans laquelle le régime place l’opposition démocratique, posant cette question cruciale : “Quelle option le pouvoir laisse-t-il aux démocrates ?”. Cette interrogation résonne comme un avertissement sur les conséquences possibles de la fermeture systématique des voies de dialogue pacifique.

 

Face à cette dérive autoritaire, la question qui se pose désormais n’est plus de savoir si le régime de Touadera respectera les principes démocratiques, mais plutôt de déterminer jusqu’où cette escalade dans la répression peut mener un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité politique….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Firmin Ngrebada tente de salir Bozizé  sur les réseaux sociaux , mais un boomerang qui lui revient en pleine face

0

Firmin Ngrebada tente de salir Bozizé  sur les réseaux sociaux , mais un boomerang qui lui revient en pleine face

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/le-premier-ministre-firmin-ngrebada-à-bangui-le-18-avril-2020-par-la-primature-de-la-république-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Firmin Ngrebada tente de salir Bozizé sur les réseaux sociaux , mais un boomerang qui lui revient en pleine face
le-premier-ministre-firmin-ngrebada-à-bangui-le-18-avril-2020-par-la-primature-de-la-république-centrafricaine – RCA : les groupes armés se retirent collectivement du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En critiquant la rencontre entre l’ancien Président François Bozizé et le Président tchadien Idriss Déby, Ngrebada espère se refaire une image auprès du Président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro. Mais les Centrafricains, indignés, lui rappellent son passé chaotique sur les réseaux….

 

Firmin Ngrebada, ancien Premier ministre centrafricain, a cru malin de s’exprimer sur la rencontre entre François Bozizé, ex-président centrafricain, et Mahamat Idriss Déby, président tchadien. Ses propos, jetés sur les réseaux sociaux, ont mis le feu aux poudres, et pour cause : ils transpirent l’ingratitude et l’hypocrisie. Cet homme, qui roulait autrefois sur une vieille mobylette avant d’être propulsé au sommet par Bozizé, ose aujourd’hui mordre la main qui l’a nourri. Face à la vague de colère sur Internet, il tente de faire marche arrière, mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Détaillons, point par point, pourquoi son discours est indigne et pourquoi son ingratitude révolte.

 

Un opportuniste ingrat jusqu’à l’os

 

Firmin Ngrebada  pointe du doigt Bozizé, en insistant sur le mandat d’arrêt contre lui. Mais qui est-il pour parler ? Cet ancien inspecteur du travail, qui n’était rien avant que Bozizé ne le nomme directeur adjoint du cabinet de Faustin-Archange Touadéra, alors Premier ministre, doit tout à l’ancien président. Bozizé l’a sorti de l’ombre, lui offrant une carrière qu’il n’aurait jamais eue autrement. Et pourtant, il trahit son bienfaiteur avec une ingratitude sidérante, critiquant Bozizé pour se faire bien voir du pouvoir actuel. Cette bassesse, les Centrafricains la rejettent en bloc.

 

La paix, un prétexte qui sonne creux

 

Firmin Ngrebada  prétend que recevoir Bozizé menace la paix. Mais de quelle paix parle-t-il ? Celle qu’il a compromise en ouvrant la porte aux mercenaires de Wagner ? Sous son mandat, la Centrafrique a vu son indépendance s’effriter face à l’influence russe, dans un climat de violences incessantes. Pendant ce temps, le Tchad, sous Déby, a travaillé à des accords de paix avec des groupes comme l’UPC et les 3R. S’attaquer à Déby, qui a œuvré pour la stabilité du pays, tout en taisant ses propres échecs, c’est d’une malhonnêteté qui ne passe pas.

 

Le Tchad, une cible pour détourner l’attention

 

En accusant le Tchad, Firmin Ngrebada  veut faire oublier ses propres dérives. Il insinue que Déby, en recevant Bozizé, joue un jeu dangereux. Mais il oublie un détail : Bozizé, ancien chef d’État, a des liens historiques avec Déby, qui l’a protégé par le passé. Cette rencontre n’a rien d’un complot ; elle s’inscrit dans des relations humaines et diplomatiques. Ngrebada, lui, crie au scandale pour plaire au régime de Touadéra. Une manœuvre pitoyable qui ne trompe personne.

 

Une vision tordue de la responsabilité

 

Firmin Ngrebada  reproche à Bozizé de se comporter comme si la présidence était un dû. Mais qui est-il pour parler de devoir ? Lui qui, sous Touadéra, a validé des nominations douteuses, comme celle de Hassan Bouba, un ex-chef rebelle, au gouvernement ? Sans oublier la nomination de son neveu Daniel Nzéwé au poste de chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports ? Lui qui a ignoré les dérives du régime ? S’en prendre à Bozizé, c’est une façon de masquer son propre manque de responsabilité. Et son ingratitude envers Bozizé, qui l’a hissé au pouvoir, est une insulte à la mémoire collective.

 

Justice ? Il est le dernier à pouvoir en parler

 

Firmin Ngrebada parle de justice pour Bozizé, mais où était-il quand le peuple réclamait des comptes sur la gestion des richesses nationales ? Il a détourné des fonds publics, tenté d’envoyer 200 000 euros en Europe via Ecobank pour acheter des maisons, un transfert bloqué pour suspicion de blanchiment d’argent. Ce n’est pas une accusation : c’est un fait. Les Centrafricains, sur les réseaux, dénoncent ce voleur qui ose jouer les vertueux alors que ses mains sont sales.

 

Une attaque qui divise et énerve

 

En s’acharnant sur Bozizé et le Tchad, Ngrebada attise les tensions au lieu de rassembler. Les réactions sur Internet, comme celles de Christian Aimé Ndotah ou Lily-Blanche Koulaninga, montrent que les Centrafricains en ont assez de ces querelles stériles. Ils veulent des leaders qui construisent, pas qui divisent. Ngrebada, en se posant en justicier, creuse le fossé avec le peuple. Face à la polémique sur les réseaux, il tente de rétropédaler, mais c’est trop tard : sa maladresse l’a trahi.

 

Un passé qui le rattrape, des propos délirants

 

Firmin Ngrebada  semble oublier son rôle dans l’histoire récente de la Centrafrique. Il a été un acteur clé dans l’arrivée de Wagner, une décision qui a fracturé le pays. Pire, il répand des histoires absurdes : selon lui, en 2013, lors de l’arrivée de la Séléka, Bozizé l’aurait abandonné seul au palais de la Renaissance, ne prenant que ses enfants pour fuir. Ces propos, sortis d’un esprit embrouillé, sont indignes d’un ancien Premier ministre. Ngrebada va plus loin, payant des influenceurs sur YouTube pour redorer son image à l’étranger. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Comme l’écrit Henri Grothe sur Facebook, il « a raté une occasion de se taire ». Son ingratitude envers Bozizé, qui l’a fait, et Touadéra, qu’il a servi avant de se retourner, est un scandale national.

 

Les commentaires sur les réseaux, comme celui de Denise Madina Duekoe, rappellent une vérité simple : Bozizé, malgré ses erreurs, reste un Centrafricain, un ancien chef d’État, et mérite un minimum de respect. Comparé à des chefs rebelles comme Ali Darassa, accueillis à bras ouverts par le régime, pourquoi s’acharner sur lui ? Cette indignation sélective est une honte pour notre pays.

 

Firmin Ngrebada n’a aucune leçon à donner. Ses attaques contre Bozizé et Déby, suivies de ses tentatives maladroites de rétropédalage, ne sont qu’une manœuvre pathétique pour se repositionner politiquement. Cet homme, qui doit tout à Bozizé et Touadéra, incarne l’ingratitude à son paroxysme….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Ouanda-Djallé, les Wagner pris au piège dans une embuscade des groupes armés à Talie

0

Ouanda-Djallé, les Wagner pris au piège dans une embuscade des groupes armés à Talie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/la-population-de-ouanda-djalle-se-reunissent-autour-de-helicoptere-de-la-Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ouanda-Djallé, les Wagner pris au piège dans une embuscade des groupes armés à Talie
La population de Ouanda-Djallé vient regarder l’hélicoptère de la Minusca

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à la résistance des groupes armés dans la Haute-Kotto, notamment à Talie, les mercenaires russes contraints de partir réquisitionner des motos à Ouanda Djallé.

 

Depuis vendredi dernier, les mercenaires russes du groupe Wagner vivent des moments difficiles dans la préfecture de la Haute-Kotto. Partis de Bria en direction d’Ouanda Djallé, ils se sont heurtés à une forte résistance des groupes armés près d’Ouadda Maïkaga.

 

Les combats ont été particulièrement intenses. Les Wagner, habitués à dominer le terrain, ont dû reculer et se replier sur Tali, un petit village à 55 kilomètres d’Ouadda Maïkaga, et à 70 kilomètres de Ouanda-Djallé. Là-bas, ils tentent de reprendre leurs esprits et de trouver une nouvelle stratégie.

 

Face à ces difficultés, les mercenaires ont pris une décision surprenante : ils ont envoyé certains de leurs hommes à Ouanda Djallé pour récupérer des motos des particuliers. Selon eux, leurs véhicules ne conviennent pas pour ce type d’opération. Ils veulent au moins cinq à dix motos pour retourner à Tali et continuer leurs activités.

 

La panique s’installe à Ouanda Djallé

 

Depuis samedi, les Wagner occupent le rond-point central d’Ouanda Djallé. Leur présence a vidé la ville. Les habitants sont restés chez eux et refusent de sortir. Même les activités aux champs ont cessé. Tout s’est arrêté.

 

La population connaît bien ces mercenaires. Leur réputation les précède : ils prennent ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Cette fois, ils tentent de rassurer les gens en promettant de rendre les motos après un mois d’utilisation.

 

“Un mois avec nos motos ? Dans quel état elles vont revenir ?”, se demandent les propriétaires. Personne ne croit à ces promesses. L’expérience a appris aux Centrafricains à se méfier de ce genre d’engagements.

 

Une situation qui se complique

 

Les Wagner commencent à perdre patience. Devant le refus de la population de coopérer, ils envisagent maintenant de faire du porte-à-porte pour trouver des motos. Cette perspective inquiète encore plus les habitants d’Ouanda Djallé.

 

La situation révèle les nouvelles difficultés des mercenaires russes en République centrafricaine. Après plusieurs années de présence dans le pays, ils rencontrent aujourd’hui plus de résistance, tant de la part des groupes armés que des populations civiles.

 

À Tali, leurs collègues attendent toujours des renforts. Les combats avec les groupes armés continuent et la situation reste tendue. Pour les Wagner, cette opération qui devait être simple se transforme en véritable casse-tête.

 

Les habitants d’Ouanda Djallé espèrent que cette tension va baisser rapidement. Pour l’instant, ils préfèrent rester chez eux et attendre que les choses se calment. La ville reste figée dans cette attente anxieuse.

 

Cette affaire montre que la domination des Wagner en Centrafrique n’est plus aussi évidente qu’avant. Les résistances se multiplient et les obligent à revoir leurs méthodes….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Zawa : Sakala et ses artistes dévalisés lors d’un braquage nocturne

0

Zawa : Sakala et ses artistes dévalisés lors d’un braquage nocturne

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/zawa-artiste.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les artistes du groupe Sakala dans leur auberge à Zawa, situé à 35 kilomètres de Yaloké, dans la préfecture de l'Ombella-Mpoko
Sakala et ses artistes dans leur auberge à Zawa après leur braquage

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zawa, le groupe de danse Sakala et ses artistes ont été victimes d’un braquage nocturne, dépouillés de leurs équipements dans une auberge.

 

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2025, un vol audacieux a secoué Zawa, un village proche de Yaloké, dans la préfecture de L’Ombella Poko, sur l’axe Bangui-Bouar. Le groupe de danse Sakala et ses musiciens, venus pour animer un événement local, ont été attaqués. Avec leurs caméras, micros et autres équipements, ils avaient assuré une prestation avant de se retirer dans une auberge pour la nuit. C’est là que des hommes armés, non identifiés, ont surgi, les dépossédant de leurs biens, évalués à plusieurs millions de francs CFA. L’attaque, rapide et sans pitié, a laissé les artistes démunis, leurs outils de travail disparus.

 

Cet incident a ravivé la frustration des habitants de Zawa et des villages voisins, qui dénoncent l’inutilité de deux barrières installées par les Forces armées centrafricaines (FACA) sur les axes Zawa-Gaga et Boya-Gomion. Ces points de contrôle, perçus comme illégaux, sont critiqués pour servir à extorquer de l’argent. Un habitant explique que chaque passage est taxé, que ce soit pour aller au champ, rendre visite à un proche ou même pour des besoins personnels.

 

« Si tu leur dis que tu n’as pas d’argent, et que tu sors de l’hôpital ou que tu viens de perdre un parent, ils exigent toujours un paiement », raconte-t-il. Refuser peut entraîner des violences ou des intimidations.

 

Les gens se demandent à quoi servent ces barrières. Si des hommes armés peuvent attaquer en pleine nuit et repartir sans être arrêtés, quel est leur rôle ? Les FACA, censées assurer la sécurité dans la zone, sont pointées du doigt pour leur absence lors des incidents.

 

« Le jour, on les voit, mais la nuit, ils sont tous derrière leurs copines dans des quartiers, laissant leur base vide», confie un habitant avec amertume. La base militaire de Zawa, supposée protéger la population, semble inactive quand les vols surviennent. Même les victimes du braquage, quand ils appellent les forces de l’ordre à l’aide, on leur dit toujours d’attendre le jour pour que les forces de l’ordre arrivent, sans réponse immédiate.

 

Un autre sujet de mécontentement concerne les pièces d’identité. Les FACA exigent à chaque barrière la carte nationale d’identité et rejettent la carte d’électeur, pourtant considérée comme un document officiel dans d’autres pays, comme la RDC.

 

« Si tu leur présentes une carte d’électeur à la place de celle d’identité, ils la refusent, parfois ils la détruisent et te forcent à payer plus », déplore un habitant. Cette pratique, jugée injuste, alimente la colère.

 

Devant ce braquage et à l’inaction des forces de l’ordre, les habitants exigent des explications. Ils appellent le député de la localité à intervenir pour supprimer ces barrières, qu’ils jugent inutiles et oppressantes. Certains proposent même d’organiser des rondes d’autodéfense communautaires la nuit, estimant que cela serait plus efficace que de compter sur les FACA, accusées de « racketter les gens et de laisser les criminels agir librement »….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Carnot : troisième exaction policière en une semaine

0

Carnot : troisième exaction policière en une semaine

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/le-policier-kongbo-de-carnot.jpg” data-wpel-link=”internal”>Portrait de monsieur Kongbo, le policier de Carnot qui se dit général de police
Portrait de monsieur Kongbo, le policier de Carnot

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le policier Kongbo Christ a brandi son arme contre un jeune homme à deux reprises en deux jours.

 

À Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, un incident grave s’est produit dimanche 25 mai 2025. Un policier du nom de Kongbo Christ a menacé un citoyen avec son arme de service, puis a récidivé le lendemain au commissariat.

 

En effet, dimanche 25 mai vers 22 heures, plusieurs policiers se trouvaient dans un débit de boisson pour fêter l’anniversaire du mari d’une de leurs collègues. Dans le même établissement, un jeune homme et sa fiancée buvaient tranquillement une bière à leur table.

 

Mais vers 22 heures, quand le couple a décidé de rentrer chez eux, le policier Kongbo Christ les a suivis dans la rue, arme en main. Plusieurs mètres plus loin, il s’est mis à menacer le jeune homme sans raison apparente. Le couple, pensant avoir affaire à quelqu’un sous l’effet de l’alcool, a préféré ne pas répondre et est rentré rapidement à la maison.

 

Pourtant, le lundi 26 mai à 8 heures du matin, le jeune homme s’est rendu au commissariat de Carnot pour une affaire personnelle. Il y a retrouvé le même policier Kongbo Christ qui, cette fois devant ses collègues, a de nouveau sorti son arme pour le menacer. L’agent était sobre, ce qui prouve que l’alcool n’expliquait pas son comportement de la veille.

 

Personne ne comprend les motivations de ce policier. S’agit-il d’un différend personnel ? Veut-il montrer qu’il est au-dessus de la loi ? Les raisons restent floues.

 

Cette affaire s’ajoute à d’autres incidents récents à Carnot. En une semaine, au moins trois cas d’exactions policières ont été rapportés dans la ville. Quelques jours avant l’incident impliquant Kongbo Christ, d’autres agents ont agressé physiquement des citoyens.

 

Le jeune homme visé par les menaces connaît bien le fonctionnement du système. Il a choisi de ne pas répondre aux provocations et de partir, évitant ainsi une escalade qui aurait pu mal tourner.

 

Dans plusieurs villes de province en Centrafrique, des policiers agissent comme s’ils étaient intouchables. Ils oublient qu’ils sont au service des citoyens et non l’inverse. Carnot, autrefois sous-préfecture de Mambéré-Kadéï, est devenue chef-lieu de la préfecture de Mambéré avec le nouveau découpage territorial….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Paoua : Les mercenaires russes mènent une opération de pillage à Boali

0

Paoua : Les Mercenaires russes mènent une opération de pillage à Boali

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Monument-de-la-Paix-a-Paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paoua : Les mercenaires russes mènent une opération de pillage à Boali
Monument de la paix à Paoua. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Paoua, dans le vibrant quartier commercial de Boali, les mercenaires russes du groupe   Wagner, appuyés par les soldats FACA, ont semé la panique parmi les habitants.

 

En effet, le samedi 30 mai 2025, vers 18 heures, le quartier commercial de Boali, véritable poumon économique de la ville, situé à environ 600 mètres du rondpoint central, a été le lieu d’une opération musclée instrumentée par les mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce quartier vibrant, où se mêlent vendeurs de viande grillée, de bière, d’alcool traditionnel et autres produits, est un lieu de vie incontournable. À l’image d’un marché animé comme Château Rouge en France, Boali attire une foule dense, surtout le week-end, lorsque les habitants viennent se détendre, partager un moment avec des amis ou profiter de l’ambiance festive après une journée de travail.

 

C’est à ce moment de forte affluence que les mercenaires russes et les soldats FACA, lourdement armés, ont fait irruption à bord de leurs véhicules. Encerclant le quartier commercial, ils ont semé la panique parmi les habitants et les commerçants. Leur cible : les motos des particuliers, soigneusement choisies pour leur bon état. Sans égard pour les propriétaires, ils ont confisqué les engins, les jetant brutalement dans leurs camions. Lorsqu’un motocycliste tentait de fuir, il était rapidement intercepté. Dans un autre incident, un jeune conducteur a vu sa moto immobilisée par un soldat FACA qui a soulever l’arrière de l’engin, bloquant celle-ci de rouler, sous les rires d’un mercenaire russe qui a ensuite chargé l’engin dans un véhicule. Une dizaine de motos ont ainsi été saisies de force, laissant les propriétaires désemparés.

 

Pour les habitants de Paoua, ces motos ne sont pas de simples moyens de transport. Souvent acquises à grand prix – entre 800 000 et 1 million de FCFA – après des mois, voire des années de sacrifices, elles sont essentielles pour les familles. Elles servent à se rendre au marché, transporter des marchandises, aller au travail ou même assurer un service de taxi-moto, une activité cruciale pour de nombreux ménages. En les confisquant, Wagner et les FACA brisent le fragile équilibre économique de ces familles, les plongeant dans une précarité immédiate.

 

« Une moto, c’est la survie d’une famille. On se bat pour l’acheter, pour travailler, pour vivre. Ils viennent et nous laissent sans rien », confie un vendeur de Boali.

 

Cette opération de pillage n’est pas un acte exceptionnel. À Paoua, comme ailleurs en République centrafricaine, les mercenaires russes et les soldats FACA ont fait de ces saisies une pratique courante. Ils renouvellent régulièrement leur « stock » de motos, abandonnant celles qui s’usent pour s’emparer de nouvelles, sans justification sécuritaire ou militaire. Ces actes, qui s’apparentent à du vol organisé, se déroulent en toute impunité.

 

Boali, le quartier commercial de Paoua, habituellement synonyme de vie et de convivialité, est devenu le théâtre d’une violence gratuite qui a profondément choqué les habitants. « On vient ici pour se détendre, pour vivre. Mais eux, ils viennent pour nous dépouiller », déplore un commerçant. Cette opération, menée sans égard pour les conséquences sur la population, révèle une réalité inquiétante : loin de protéger les civils, les mercenaires russes et leurs alliés FACA sèment la terreur, fragilisant une communauté déjà éprouvée par des années de crises….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Joute oratoire entre l’ancien Premier ministre Ngrebada et la CPC

0

Joute oratoire entre l’ancien Premier ministre Ngrebada et la CPC

 

Centrafrique : Joute oratoire entre l'ancien Premier ministre Ngrebada et la CPC
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La polémique autour de la rencontre entre l’ancien président François Bozizé et le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno prend une tournure plus acerbe avec la réponse de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) aux critiques de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada.

 

Dans une déclaration signée par Jean-Serge Zanguendé, porte-parole politique de la CPC, la coalition riposte avec vigueur contre ce qu’elle qualifie de “manipulations” et de “fausses accusations” de l’ancien chef du gouvernement.

 

Réponse point par point aux accusations

 

Contrairement aux allégations de Firmin Ngrebada, la CPC rappelle que la présence de François Bozizé au Tchad n’est pas une fuite, mais une mission confiée par la communauté sous-régionale.

 

“La République du Tchad, à la demande de la CEEAC et de la CIRGL sous la présidence du président angolais João Lourenço, avait accepté d’accueillir sur son territoire les leaders de la CPC”, précise le communiqué.

 

Cette clarification jette un éclairage nouveau sur les circonstances de cette rencontre, suggérant qu’elle s’inscrit dans un cadre diplomatique plus large que ne le laisse entendre la critique de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada.

 

La CPC explique que le Tchad avait reçu la charge de veiller sur l’ancien président Bozizé et ses compagnons “jusqu’à ce que M. Touadéra crée les conditions d’un dialogue politique et du retour de ces derniers dans leur pays”. Selon la coalition, c’est l’arrivée des mercenaires Wagner qui a fait échouer cette option du dialogue politique.

 

Des attaques personnelles virulentes

 

La réponse de la CPC ne se contente pas de réfuter les arguments, elle s’attaque directement à la personne de Firmin Ngrebada, qu’elle qualifie de “frimeur, nouveau riche de la touadérade”. Cette attaque personnelle révèle la profondeur des antagonismes politiques qui divisent la classe dirigeante centrafricaine.

 

Le porte-parole de la CPC va plus loin en rappelant que Firmin Ngrebada  avait “déroulé le tapis rouge au leader des bouchers Séléka” lorsqu’il était directeur de cabinet adjoint de Touadéra. “Vous nous donnez ici le vrai sens de la fameuse ‘main tendue’ de ce dernier: dialoguer avec Lucifer et ses démons mais pas avec le Général Bozizé”, écrit Zanguendé.

 

Wagner au centre des polémiques

 

L’un des éléments les plus saillants de cette joute oratoire concerne le rôle des mercenaires Wagner. La CPC accuse explicitement Ngrebada d’être “l’allié personnel de Wagner” et de faire partie des “faucons du régime” qui ont “battu en brèche l’option du dialogue politique”.

 

La coalition va encore plus loin en accusant les forces gouvernementales d’avoir “à plusieurs reprises violé le territoire tchadien pour abattre cinq soldats de ce pays frère et emporter quelques-uns qu’ils ont ensuite assassinés en territoire Centrafricain”.

 

La question de la justice remise en cause

 

Sur la question de la justice, la CPC retourne l’argument de Firmin Ngrebada  contre lui-même. “Votre justice n’est pas celle que la République a instituée. C’est une justice à géométrie variable qui épargne certains et s’acharne sur les opposants”, déclare Zanguendé.

 

Le porte-parole de la CPC interpelle directement l’ancien Premier ministre : “Autrement dit, Hassan Bouba, tous les ministres Séléka et requin ne seraient plus au gouvernement, mais en prisons.” Une façon de pointer du doigt ce qu’elle considère comme une application sélective de la justice.

 

Défense du rôle du Tchad

 

Au cœurde cette polémique se trouve le rôle du Tchad, pays frère confronté à un dilemme diplomatique délicat. La CPC défend fermement la position de N’Djamena en soulignant que “le Tchad n’est pas un État failli tel la Centrafrique sous Touadéra” et rappelle son “rôle salutaire sur les théâtres militaires en Afrique”.

 

La coalition va même jusqu’à interpeller Ngrebada : “Oseriez-vous accuser le Président tchadien de jouer un faux jeu ?” Cette défense du Tchad témoigne également des limites de la souveraineté centrafricaine et de la dépendance du pays vis-à-vis de ses voisins pour la résolution de ses crises internes.

 

Retour sur les événements de 2020

 

La CPC profite de sa réponse pour revenir sur les événements qui ont précédé la formation de la coalition. Selon Zanguendé, dès le retour d’exil de Bozizé en novembre 2019, le pouvoir a “tenté à plusieurs reprises de le faire arrêter, sinon de le faire assassiner”.

 

La coalition évoque plusieurs incidents : les funérailles de l’épouse de Jean-Serge Bokassa au palais Omnisport, les tirs sur la résidence de Bozizé aux 100 logements, et la tentative de grenade contre sa garde rapprochée le jour du dépôt de sa candidature.

 

Un échange qui divise

 

Cette guerre des mots entre l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada  et la CPC révèle la profondeur du fossé qui sépare les différents acteurs politiques centrafricains. Plus qu’un simple échange d’arguments, c’est toute une vision de l’avenir politique du pays qui se dessine en filigrane.

 

La CPC termine sa déclaration par une interpellation directe : “De quel droit décidez-vous de la fin de carrière politique d’un centrafricain, qu’il soit Bozizé ou un autre ? Vous-même, M. Grebada, ne pouvez pas lever un défi électoral face au Général François Bozizé !”….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Transfert d’Isaac Ngoma : Les supporters de l’AS Tempête Mocaf exigent des réponses

0

Transfert d’Isaac Ngoma : Les supporters de l’AS Tempête Mocaf exigent des réponses

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/joueur-centrafricain-ngoma.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le joueur centrafricain Isaac Ngoma qui joue actuellement dans un club en Biélorussie
L’ancien joueur de TP MOCAF Isaac Ngoma

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les supporters de l’AS Tempête Mocaf, champions 2024, s’interrogent sur le transfert d’Isaac Ngoma vers la Biélorussie. Une réunion des supporteurs du 29 mai doit clarifier la situation.

 

À Bangui, l’ambiance est tendue autour de l’AS Tempête Mocaf, le club phare de la capitale centrafricaine, sacré champion national en août 2024 après un parcours sans faute lors du Play-Off à Bambari. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une victoire sur le terrain qui fait parler : c’est le transfert d’un de leurs joueurs vedettes, Isaac Ngoma, vers le club de Neman Grodno en Biélorussie. Ce départ, entouré de zones d’ombre, alimente la grogne des supporters, qui réclament des explications claires sur la gestion de ce dossier.

 

Isaac Ngoma, ailier droit de 22 ans, formé dans la pépinière de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), est un talent prometteur. Né à Bangui, ce joueur de 1,72 m, connu pour sa vitesse et son pied droit, a rejoint Neman Grodno en 2024, avec une valeur marchande estimée à 50 000 €. Son transfert aurait généré une somme d’argent, mais personne ne semble savoir où elle est passée. Ni le club, ni les parents du joueur, ni même les supporters n’ont eu de détails sur cette transaction. Cette opacité a mis le feu aux poudres.

 

Les supporters, fidèles au club, se sentent laissés pour compte. Ils se demandent pourquoi l’AS Tempête Mocaf, pourtant auréolée de son récent  titre, reste muette.

 

« On veut savoir où est l’argent du transfert, qui gère quoi, et pourquoi personne ne parle », confie un supporter joint par notre rédaction. Cette frustration a conduit à l’organisation d’une réunion jeudi 29 mai 2025, à l’initiative des supporters, sur le lieu d’entraînement du club. L’ordre du jour est clair : discuter du manque de transparence du comité directeur, de la gestion problématique du club et du soutien insuffisant aux joueurs.

 

Sur les réseaux sociaux, les débats s’enflamment. Une publication remarquée, signée « FRAPPER POUR ÉDUQUER » sur la page « LE PAYS 7 », appelle les supporters à la retenue tout en posant des questions pertinentes : qui est le véritable manager d’Isaac Ngoma en Biélorussie ? Quel rôle a joué l’ancien président du Red Star, surnommé « l’Apôtre » ? Et qu’en est-il de « Fox », un acteur mystérieux mentionné dans l’affaire ? Ces interrogations soulignent le flou entourant ce transfert et la méfiance envers la Fédération et les dirigeants du club.

 

Le comité directeur de l’AS Tempête Mocaf, aujourd’hui sous la houlette du fils de l’ancien président M. Tago, est particulièrement visé. Des rumeurs circulent selon lesquelles le jeune dirigeant surpasserait son père en matière de mauvaise gestion, une accusation grave qui attend des preuves concrètes. La réunion de ce jeudi pourrait être décisive : les supporters espèrent des réponses claires de la part des responsables du club.

 

« On ne peut pas continuer comme ça. Un club comme Tempête Mocaf mérite mieux », déclare un autre supporter, déterminé à obtenir la vérité.

 

En attendant, la Fédération Centrafricaine de Football, qui a vu Ngoma briller sous les couleurs des Fauves de Bas-Oubangui (avec notamment un but marqué contre Madagascar en 2023), reste silencieuse sur cette affaire. Le sélectionneur intérimaire Éloge Enza Yamissi, qui a récemment convoqué Ngoma pour les éliminatoires de la CAN 2025, n’a pas non plus commenté. Les regards se tournent donc vers le club et ses dirigeants pour clarifier la situation et apaiser les tensions….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Célébration de l’Amitié Sino-Centrafricaine : Course de Pirogues sur l’Oubangui pour le Festival des Bateaux Dragons

0

Célébration de l’Amitié Sino-Centrafricaine : Course de Pirogues sur l’Oubangui pour le Festival des Bateaux Dragons

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/course-des-pirogues-sur-la-rivere-oubangui.png” data-wpel-link=”internal”>Course des Pirogues sur la rivière Oubangui dans la capitale centrafrizcaine Bangui. Une activité sponsorisée chaque année par la mairie de Bangui avec le soutien de certains partenaires internationaux et des sociétés installées dans le pays.
Course des Pirogues sur la rivière Oubangui. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le fleuve Oubangui à Bangui a accueilli ce jeudi 29 mai une compétition de pirogues dans une ambiance festive. L’Ambassade de Chine en République Centrafricaine et la Mairie de Bangui ont organisé ensemble cet événement pour célébrer le Festival chinois des Bateaux Dragons, connu sous le nom de Duanwu.

 

Cette course annuelle rassemble les communautés autour des eaux du fleuve. Plusieurs équipes de piroguiers se sont affrontées avec détermination. L’équipe du village Yakouni a remporté la victoire et le premier prix de 500 000 francs CFA.

 

Monsieur Yantan, Consul de Chine en Centrafrique, était présent pour cette manifestation. Il a expliqué l’importance de cette rencontre : « Nous nous réunissons une fois sur les rives magnifiques de l’Oubangui, afin de co-organiser avec la mairie de Bangui, cette course de pirogues qui est une tradition hautement symbolique. Cet événement célèbre pas seulement la culture chinoise, mais aussi incarne la pérennité de l’amitié entre la Chine et la Centrafrique ».

 

Le diplomate a rappelé la valeur culturelle du festival. « La fête des bateaux dragon s’agit de la première fête chinoise inscrite au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO. Le Duanwu porte une signification historique profonde, symbole de l’esprit patriotique du peuple chinois. Il véhicule à la fois les valeurs ancestrales de notre nation et sert de pont pour le dialogue des civilisations ».

 

Selon le Consul, cette compétition de pirogues représente des valeurs importantes. « La course de pirogues, la pratique emblématique du Duanwu, illustre l’esprit de détermination et de persévérance. Elle résonne avec les bases résolues du peuple centrafricain, reconstruisant son pays, reflétant simultanément la ténacité commune de nos pays ».

 

Pour Monsieur Yantan, cette manifestation montre comment « à travers des échanges, nos civilisations progressent dans le respect mutuel et l’innovation inclusive ».

 

Cette journée a permis aux communautés chinoise et centrafricaine de partager un moment convivial. La course a renforcé les liens culturels entre les deux peuples et témoigne d’une coopération fondée sur le respect mutuel.

 

L’événement confirme la solidité des relations entre la Chine et la République Centrafricaine, relations qui se nourrissent de ces échanges populaires et culturels réguliers sur les bords de l’Oubangui….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

CENTRAFRIQUE : RÉQUISITOIRE D’UNE ASSEMBLÉE NATIONALE CORROMPUE ET COMPLICE DE LA MISÈRE DU PEUPLE

0

RÉQUISITOIRE D’UNE ASSEMBLÉE NATIONALE CORROMPUE ET COMPLICE DE LA MISÈRE DU PEUPLE

 

CENTRAFRIQUE : RÉQUISITOIRE D'UNE ASSEMBLÉE NATIONALE CORROMPUE ET COMPLICE DE LA MISÈRE DU PEUPLE
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le cosmos politique et démocratique centrafricain calqué textuellement sur le modèle français est fondé sur le jeu d’équilibre défini par le penseur Montesquieu dans sa célèbre théorie de la séparation de pouvoirs.

 

Dans la compréhension de la notion de séparation de pouvoirs, l’État est constitué du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire dans une parfaite harmonie de garantir un équilibre entre les trois organes de l’État pour qu’en cas d’abus, un pouvoir puisse arrêter l’autre.

L’assemblée nationale centrafricaine est constituée de députés élus au suffrage universel direct qui représentent la nation tout entière et le peuple centrafricain.

Les représentants de la nation ont pour mission d’abord de voter les lois, c’est-à-dire les projets et les propositions de lois, ensuite de contrôler l’action gouvernementale à travers des commissions d’enquête ou des missions d’information parlementaires et des questions orales ou écrites au gouvernement, enfin d’évaluer les impacts des politiques publiques avant et après le vote des lois.

Au delà de cette prestigieuse mission, force est de constater malheureusement que cette noble institution, foncièrement inféodée au pouvoir de Bangui a institutionnalisé la corruption en marchandant, en troquant les intérêts du peuple en contrepartie des billets de banque.

La notion de la souveraineté du peuple est ainsi en berne et les fondements standards de la démocratie en veilleuse.

 

Outre l’éviction très opaque et ambiguë de l’ancien président de l’assemblée nationale, le pouvoir de Bangui a commencé par torpiller l’esprit et la lettre de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016 en son alinéa 2.

En effet, les dispositions de cet article font obligation au gouvernement de recueillir préalablement l’autorisation de l’assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles.

Ensuite et après le limogeage non réglementaire de la présidente de la cour constitutionnelle, le pouvoir de Bangui animé par les velléités de s’éterniser au pouvoir à travers un troisième voire un quatrième mandat s’en prend violemment à la constitution du 30 mars 2016 qui limite le mandat présidentiel à deux.

En conséquence de ce qui précède, une nouvelle constitution discriminatoire et taillée sur mesures sera imposée par voie d’un simulacre de référendum à un peuple mécaniquement fabriqué.

 

La manœuvre de nivellement d’obstacles n’a pas épargné le code électoral en augmentant la caution d’être candidat et instaurant un niveau de scolarité qui au final comme si cela ne suffisait pas, se voit suspendre les effets juridiques des dispositions de l’article 18 qui impose la disponibilité du fichier électoral actualisé un an avant la date du scrutin.

 

La dictature sans limite de ce pouvoir n’a pas fait l’économie du quatrième pouvoir c’est-à-dire la presse ou les médias.

L’assemblée nationale érigée en chambre d’enregistrement des desideratas du pouvoir vient de voter par acclamations c’est-à-dire sans débat une loi liberticide des organes de presse.

À ce stade, il apparaît important de rappeler qu’un journaliste est écroué injustement au mépris de la notion de la présomption d’innocence pour avoir publié un article qu’il a pris le soin de mettre au conditionnel.

Au chapitre d’arrestation, un député a été arrêté pour avoir commandité un crime dans le haut-mbomou en dépit de son immunité parlementaire alors que les faits qui lui sont reprochés ne relèvent nullement de la flagrance comme évoquait precedemment le procureur dans l’affaire Yandoka.

Au delà de la maltraitance réservée à l’architecture juridique centrafricaine, le pouvoi de Bangui n’a aucun compte à rendre aux parlementaires nonobstant leurs missions initiales de contrôle de l’action gouvernementale.

Pour preuve et jusqu’à ce jour, l’assemblée nationale centrafricaine n’a pas à disposition les termes de l’accord qui lie notre pays avec les mercenaires du groupe Wagner ni elle ne connaît la contrepartie financière.

 

Par ailleurs, les parlementaires ne sont jamais consultés pour avis non seulement pour l’accord de Khartoum et encore moins le dernier accord signé à Ndjamena avec les groupes armées à but électoral.

Le président de la République, détenteur du mandat du peuple ne rend jamais compte de ses innombrables voyages à l’étranger alors qu’il y’a systématiquement une haie de parlementaires qui constitue un comité d’accueil à son retour à l’aéroport…c’est devenu une tradition républicaine.

Ces parlementaires nantis du mandat du peuple et censés défendre leur cause, demeurent muets c’est à dire ne connaissent ni le sort, ni la destination des dons de blé et de carburant offerts par la fédération de Russie…et cela ne dérange personne.

Les parlementaires ignorants de leur mission donnent l’opportunité au pouvoir de Bangui de leur manquer de respect.

C’est ainsi que les membres du gouvernement refusent parfois de répondre à leur interpellation devant l’assemblée nationale et cette noble institution devenue minable sous ce régime, se contente d’une recommandation au chef du gouvernement de limoger un ministre récalcitrant.

C’est l’occasion pour nous de vous rappeler que dans les grandes démocraties à travers le monde, le pouvoir appartient au peuple et ce dernier mandate les parlementaires d’agir en leur nom.

 

Le président de la République et son gouvernement doivent vous rendre des comptes et dans ce cas d’école, vous n’avez pas le pouvoir direct de limoger un ministre mais vous avez bel et bien le pouvoir de mettre la pression sous menace de la motion de censure pour obtenir le limogeage d’un membre du gouvernement…faute de connaissances, mon peuple périt.

 

À titre d’illustration, au Congo démocratique voisin, le ministre de la justice est actuellement mis en examen dans une affaire de détournement de fonds sur le projet de construction d’une prison à Kisangani.

Cette procédure a été possible suite à son interpellation devant l’assemblée nationale.

 

Choqué par ce constat qui n’honore la République, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pourquoi toutes les lois à l’assemblée nationale sont-elles votés par acclamations ?

2- L’absence de débats ou d’amendements s’explique t-elle par la majorité absolue à l’assemblée nationale ?

3- Que disent les parlementaires sur les décès du jeune tué par la brigade d’intervention rapide à Bruxelles et de l’autre jeune electrocuté par un poteau électrique de l’Enerca ?

4- Les parlementaires sont-ils conscients d’un nouveau phénomène instauré par le pouvoir de Bangui qui se résume à”tuer et verser une aide financière à la famille”?

Face à la gravité de l’heure, nous vous demandons humblement de faire quand même semblant de vous approprier le mandat du peuple car c’est trop visible… votre laxisme, votre incompétence et votre complicité dans la misère de ce peuple qui a commis le seul tort de vous choisir comme son représentant à l’assemblée nationale.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu despote le caractère sacré du serment, de la parole donnée et le respect des textes établis.

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa….

 

Limassa le 31 mai 2025….

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Wagner continue de multiplier sa propagande sauvage en ligne

0

Wagner multiplie sa propagande sauvage en ligne

 

Centrafrique.org/Centrafrique-affaire-des-bien-mal-acquise-le-president-touadera-bientot-devant-ses-juges-a-paris/touadera-suce-langue-img_4190-2/” rel=”attachment wp-att-23293″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Wagner multiplie sa propagande sauvage en ligne
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le groupe russe Wagner inonde les réseaux sociaux africains d’une propagande sauvage , comme cet article de “camer.be”, un soi-disant journal camerounais. Ce tissu de mensonges robotiques, mécanique, dénué de tout sens humain, ne peut tromper que les traîtres de Bangui, complices d’un régime corrompu.

 

Le groupe Wagner, cette bande de Mercenaires russes, noie la Centrafrique et les réseaux sociaux sous une propagande sauvage et inhumaine, comme en témoigne l’article publié sur “camer.be” le 12 avril 2025. Ce site, qui se présente comme un journal camerounais, n’est qu’un vulgaire outil de désinformation, probablement financé par Wagner pour répandre leurs mensonges. Le texte, intitulé “Inquiétudes en Afrique centrale : des acteurs étrangers accusés de soutenir l’instabilité”, est un ramassis de phrases robotiques, mécaniques et répétitives, totalement dépourvues de sens humain. Il s’agit d’une bouillie de mots, une insulte à l’intelligence, conçue pour bourrer les esprits et détourner l’attention des exactions de Wagner et de ses complices en République centrafricaine.

 

L’article prétend que “des éléments liés au régime ukrainien chercheraient à étendre leur influence en Afrique centrale, notamment pour déstabiliser la République centrafricaine (RCA)”. Il cite un certain Alexandre Ivanov, soi-disant “directeur de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale”, qui accuse des agents liés à Kiev de “participer à la formation de groupes armés” dans les pays voisins de la RCA. Ce n’est qu’un mensonge grotesque, un prétexte pathétique pour faire de l’Ukraine un bouc émissaire. Wagner utilise ce genre de fable pour justifier sa présence en Centrafrique, alors qu’en réalité, ce sont eux qui sèment la terreur : massacres de civils, viols, pillages de ressources comme l’or et le diamant. Leurs accusations sont totalement nulles, dénuées de preuves, et ne servent qu’à embrouiller les esprits.

 

Le texte va plus loin en pointant du doigt la France, affirmant qu’elle serait impliquée “en coordination avec des éléments ukrainiens” pour déstabiliser la région. Il évoque un contexte où “Paris, après avoir perdu une partie de son influence au Sahel, voit la Russie renforcer ses partenariats militaires et économiques” avec des pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger. C’est une tentative ridicule de Wagner pour détourner l’attention de leurs propres crimes en jouant sur des rivalités géopolitiques. La réalité est bien plus simple : Wagner et le régime de Bangui veulent faire croire qu’ils défendent la “souveraineté africaine” contre l’Occident, mais ils ne sont que des vautours qui exploitent le pays pour leur propre profit.

 

L’article ose même parler d’un “débat sur la souveraineté”, prétendant que “certains dirigeants africains prônent un ordre multipolaire”, tandis que d’autres “sont suspectés de n’adopter un discours panafricain que pour masquer leur dépendance envers les anciennes puissances coloniales”. Ce langage est une supercherie éhontée. Wagner n’a aucun intérêt pour la souveraineté de la Centrafrique ; ils pillent ses ressources et manipulent ses dirigeants pour asseoir leur domination. Leur propagande est bête, presque animale, et n’a rien d’humain. Elle se répète inlassablement, comme un disque rayé, pour embrouiller et manipuler.

 

Et qui peut croire à ces inepties ? Seuls les traîtres de Bangui, ces complices du régime actuel, sont assez corrompus pour gober ces mensonges. Le président Faustin-Archange Touadéra et ses sbires – des “Tintin” et des marionnettes – ont vendu leur pays à Wagner pour de l’argent et des promesses creuses. Ils savent que Wagner ne protège pas la Centrafrique, mais ils préfèrent fermer les yeux, car ils profitent des richesses détournées. Ce sont des traîtres, des sauvages qui trahissent leur peuple, laissant la population dans une misère noire : chômage, insécurité, services publics à l’abandon.

 

Wagner inonde les réseaux sociaux de ce type de contenu grotesque, finançant des médias bidon comme “camer.be”, corrompant des soi-disant journalistes, et produisant des textes robotiques pour étouffer leurs exactions. Ils distribuent des T-shirts “Je suis Wagner” dans les rues de Bangui, projettent des films de propagande comme Tourist dans des stades, et polluent les plateformes numériques avec leurs récits mensongers. Cet article n’est qu’une pièce de leur machine de désinformation, une pièce dénuée de cœur, de raison, et d’humanité. Les Centrafricains méritent mieux que ces mensonges, mieux que ces sauvages qui se prétendent sauveurs, mieux que ces traîtres qui les gouvernent. Il est temps de rejeter cette propagande immonde et de reprendre le contrôle de l’avenir du pays….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Attaque à Ouadda Maïkaga : le PRNC dénonce les exactions de la MINUSCA

0

Attaque à Ouadda Maïkaga : le PRNC dénonce les exactions de la Minusca

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Le-general-Mahamat-Deya-chef-dEtat-major-du-PRNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attaque à Ouadda Maïkaga : le PRNC dénonce les exactions de la MINUSCA
Le général Mahamat Déya, chef d’État-major du PRNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), dirigé par le chef d’État-major Mahamat Déya,  dénonce une attaque meurtrière à Ouadda Maïkaga et accuse la MINUSCA de complicité, selon son communiqué du 28 mai 2025.

 

Dans son communiqué de presse, le Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) alerte sur les récents événements survenus à Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Selon le communiqué, le 22 mai 2025, une attaque a visé ses combattants, entraînant la mort d’Ousman Maïkaga, membre du mouvement. Le PRNC précise que cette opération s’inscrivait dans une action visant les positions des Forces armées centrafricaines (FACA), accusées d’« extorsions aux barrières, violences sexuelles sur les femmes, humiliations répétées » contre la population locale. Le communiqué souligne que ces abus ont conduit le PRNC à intervenir pour « protéger les civils et rétablir la dignité du peuple centrafricain ».

 

Le PRNC pointe également du doigt le contingent rwandais de la MINUSCA, qu’il accuse d’avoir pris part aux combats en ciblant ses forces, au lieu de protéger les populations comme le prévoit le mandat onusien. Le communiqué dénonce l’inaction de la MINUSCA face aux « exactions du groupe Wagner », accusé de crimes graves à Ouadda, tels que des « assassinats, incendies de maisons, viols ». Le PRNC affirme que ce n’est pas la première fois que la MINUSCA s’en prend à ses combattants, citant une attaque, le même jour, contre un poste de contrôle établi à la demande de la population.

 

Le communiqué qualifie ces agissements de « complicité inquiétante avec les oppresseurs du peuple centrafricain ». Devant ces événements, le PRNC déclare que toute nouvelle agression de la MINUSCA, quel que soit le contingent, sera désormais considérée comme un « acte de guerre », et ses forces se réservent le droit de riposter. Le mouvement réaffirme son engagement à défendre « les causes du peuple centrafricain opprimé » contre le régime du MCU, les forces russes et leurs « alliés silencieux », selon les termes du communiqué signé par le général Mahamat Deya et le porte-parole Nama Yeba Ahmed Atny, à Ouadda Maïkaga….

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Drame à Carrefour : un enfant tué par la foudre dans l’Ombella-Mpoko

0

Drame à Carrefour : un enfant tué par la foudre dans l’Ombella-Mpoko

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/dans-le-village-boyabane.jpg” data-wpel-link=”internal”>Drame à Carrefour : un enfant tué par la foudre dans l'Ombella-Mpoko
Des habitations du village Boyabane, 60 km de Bossemptélé, 20kn de Bozoum. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un enfant de 13 ans a trouvé la mort jeudi 29 mai 2025 à Carrefour, village situé dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, après avoir été foudroyé lors d’un violent orage. La communauté locale pleure cette disparition brutale.

 

Le drame s’est produit dans la journée quand l’enfant jouait à l’extérieur. Un orage soudain s’est abattu sur le village, situé à 60 kilomètres de Zawa et à quelque 320 kilomètres de Bangui. La foudre a frappé directement le jeune garçon, provoquant sa mort immédiate.

 

Cette tragédie ravive les souvenirs douloureux d’incidents similaires survenus dans le pays. En 2014 à Bouca, la foudre avait coûté la vie à un enfant, entraînant des accusations de sorcellerie contre une femme âgée d’une soixantaine d’années. Sous l’emprise de la colère, la population l’avait enterrée vivante, convaincue de sa responsabilité dans ce décès. D’autres cas comparables ont marqué différentes localités du territoire centrafricain.

 

Dans les communautés rurales du pays, la foudre cause des diverses interprétations. Si certains y voient un phénomène purement naturel relevant de la volonté divine, d’autres croient fermement que des individus pratiquant la sorcellerie peuvent manipuler ces forces pour nuire à autrui. Cette dualité de perception alimente régulièrement des tensions au sein des villages.

 

La saison pluvieuse en République centrafricaine, qui s’étend de mai à octobre, expose particulièrement les zones rurales comme l’Ombella-Mpoko aux risques liés aux orages. L’absence d’infrastructures de protection, notamment de paratonnerres, maintient les populations dans une situation de vulnérabilité face à ces phénomènes météorologiques.

 

Dans le village Carrefour, les habitants expriment leur profonde tristesse face à cette perte. Le village, qui fait face à de nombreux défis quotidiens, se trouve une fois de plus confronté à un événement tragique difficile à prévenir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Motos-taxis et armes illégales à Bangui : Une campagne audacieuse face à un défi de taille

0

Motos-taxis et armes illégales à Bangui : Une campagne audacieuse face à un défi de taille

 

Centrafrique.org/rca-recrudescence-de-la-delinquance-a-bangui-les-cas-de-vols-et-de-braquages-se-multiplient/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycee-gobongo-rue-mbaikoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-2/” rel=”attachment wp-att-38552″ data-wpel-link=”internal”>Motos-taxis et armes illégales à Bangui : Une campagne audacieuse face à un défi de taille
Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les rues du quartier Malimaka, la Commission nationale de lutte contre les armes légères (KOMNAT-ALPC) lance une initiative qui intrigue autant qu’elle interroge : mobiliser les conducteurs de motos-taxis pour freiner la circulation d’armes illégales. Mais dans une ville où la méfiance et la violence sont monnaie courante, ce pari peut-il vraiment tenir ?

 

Une idée qui séduit, mais qui demande à convaincre

 

Jean-Vincent Benda, porte-parole de la KOMNAT-ALPC, est catégorique : les motos-taxis, souvent victimes des violences armées, pourraient devenir des alliés précieux. Les chiffres donnent le vertige : 60 % des affrontements violents impliquent ces conducteurs, et dans le 5e arrondissement, une arme circule pour 50 habitants. La Commission veut transformer cette réalité avec une campagne de trois mois, mais le chemin s’annonce ardu. Former 500 conducteurs pour repérer les trafics, diffuser des messages en sango via des affiches et la radio, ou ouvrir une ligne téléphonique anonyme : l’approche est astucieuse, mais repose sur une confiance fragile. Dans une ville où dénoncer peut coûter cher, qui prendra le risque ?

 

Pour répondre à ce défi, la KOMNAT met des garde-fous : des formations discrètes pour protéger les conducteurs, une ligne anonyme gérée par une équipe indépendante, et des messages conçus avec des leaders locaux pour parler directement aux habitants. « Ces conducteurs connaissent chaque coin de rue », insiste Benda. Reste à savoir si cette connaissance se traduira en action.

 

Des obstacles ancrés dans le quotidien

 

Le marché des armes, où un pistolet se vend autour de 50 000 FCFA, prospère dans l’ombre. Certaines communautés continuent de voir l’arme comme un symbole de statut. Un conducteur, marqué par la perte d’un proche dans une fusillade, confie qu’il redouble de prudence avec ses clients. Changer ces dynamiques en si peu de temps semble ambitieux, voire optimiste. La méfiance envers les autorités, nourrie par des années de promesses non tenues, complique encore la donne.

 

La KOMNAT contre-attaque avec des mesures ciblées : des réunions avec les chefs traditionnels pour déconstruire le prestige de l’arme, et une collaboration étroite avec les associations de motos-taxis pour bâtir un climat de confiance. Mais dans un pays où une arme circule pour 10 habitants – l’un des taux les plus élevés d’Afrique centrale –, ces efforts suffiront-ils à inverser la tendance ?

 

Des ambitions mesurables, mais sous pression

 

La Commission ne s’arrête pas aux belles paroles. Elle annonce des opérations conjointes avec la gendarmerie pour saisir 200 armes d’ici six mois, la formation de 1 000 conducteurs d’ici 2026, et une réduction de 20 % des incidents armés dans les zones pilotes. Des cours dans les auto-écoles et une extension à Bimbo et Begoua d’ici fin 2025 sont aussi au programme. Des évaluations publiques sont prévues pour montrer les progrès, mais sans résultats rapides, la population, lassée des annonces, risque de rester sur la touche….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Nathanael Don-De-Dieu Mandakondji devient le SG par intérim du collectif “Touche pas à ma Constitution”

0

Nathanael Don-De-Dieu Mandakondji devient le SG par intérim du collectif “Touche pas à ma Constitution”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/collectif-touche-pas-à-ma-constitution-en-Centrafrique-bannière-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nathanael Don-De-Dieu Mandakondji devient le SG par intérim du collectif "Touche pas à ma Constitution"
collectif-touche-pas-à-ma-constitution-en-Centrafrique-bannière- – Communique de Presse du Collectif « Touche pas à ma Constitution » relatif au projet de la                    prorogation du mandat

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le collectif “Touche pas à ma Constitution” a procédé hier à la nomination de son nouveau Secrétaire général par intérim. Nathanael Don-De-Dieu Mandakondji occupera désormais ce poste au sein de cette organisation de la société civile centrafricaine.

 

La décision, signée le 29 mai 2025 par Dr Godfroy-Luther Gondje-Djanayang, avocat à la Cour, officialise cette nomination qui fait suite à une proposition adoptée à l’unanimité par les membres du collectif.

 

Cette organisation, enregistrée au Journal officiel depuis juin 2012, continue ainsi ses activités sous une nouvelle direction. Le collectif fonctionne selon les dispositions de la loi du 1er juillet 1901 qui régit les associations en France.

 

La décision administrative précise que cette nomination abroge toutes les dispositions antérieures concernant ce poste. Elle entre en vigueur immédiatement et sera diffusée auprès du Bureau Exécutif, du nouveau responsable et des médias.

 

Nathanael Don-De-Dieu Mandakondji aura pour mission de coordonner les activités du collectif et de représenter l’organisation dans ses relations avec les différents partenaires. Le collectif “Touche pas à ma Constitution” poursuit son engagement dans la défense des principes constitutionnels.

 

Cette transition s’effectue dans un contexte où les organisations de la société civile jouent un rôle important dans le débat public. Le nouveau responsable devra mobiliser les membres autour des objectifs de l’organisation tout en maintenant sa visibilité sur la scène publique.

 

L’organisation compte sur cette nouvelle direction pour renforcer son action et élargir son influence dans les débats constitutionnels qui animent le pays….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Exclusivité : Dans les coulisses du préparatif d’augmentation de salaire des fonctionnaires de 40 %

0

Exclusivité : Dans les coulisses du préparatif d’augmentation de salaire des fonctionnaires de 40 %

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fonctionnaires-centrafricains-attendent-leur-salaire-en-dormant-devant-une-banque-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fonctionnaires-centrafricains-attendent-leur-salaire-en-dormant-devant-une-banque-de-bangui-450×425.jpg” alt=”Des fonctionnaires Centrafricains, passant la nuit devant la banque BSIC de Bangui dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 2025 en attente de salaires.” width=”450″ height=”425″ />
Des fonctionnaires Centrafricains, passant la nuit devant la banque BSIC dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 2025 en attente de salaires. Photo Christian Aimé Ndotah

 


Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À quelques mois des élections présidentielle et législatives du décembre 2025 en Centrafrique, Touadéra promet une hausse de 40 % des salaires pour les fonctionnaires, mais des tensions internes retardent ce plan.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro prépare le terrain pour un troisième mandat à l’horizon des élections de décembre 2025. Cette ambition, rendue possible par un changement de constitution en 2023 qui a supprimé la limite des mandats et allongé leur durée à sept ans, fait grincer des dents dans le pays. Pour apaiser les tensions et rallier du soutien, son gouvernement a lancé une série d’initiatives, dont une augmentation salariale de 40 % pour tous les fonctionnaires, censée débuter fin mai 2025. Mais ce projet, présenté comme un geste généreux, se heurte à des obstacles qui mettent en évidence les défis politiques et financiers du pouvoir.

 

En effet, depuis plusieurs mois, l’équipe du soutien de Touadéra organise des marches à travers le pays pour montrer un appui populaire à sa candidature. Ces rassemblements, qui ont mobilisé des enfants dans des villes comme Bambari ou Ndélé, ont un coût élevé. Selon des informations exclusives du CNC, chaque député ont reçu 2,5 millions de francs CFA pour organiser ces événements, ce qui représente des centaines de millions dépensés avec plus de 100 parlementaires impliqués. Les préfets et sous-préfets ont aussi été mis à contribution pour mobiliser les habitants. Beaucoup y voient une tentative d’acheter les consciences dans un pays où la pauvreté touche plus de 70 % de la population.

 

Côté sécurité, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens. De nouveaux pick-up Toyota Land Cruiser, équipés d’armes lourdes, ont été acquis pour renforcer l’escorte présidentielle. Cette démarche, soutenue par des partenaires russes, notamment le groupe Wagner, montre que Touadéra anticipe des résistances à son projet de troisième mandat. Dans un pays où des groupes armés continuent de résister, cette priorité donnée à la sécurité du pouvoir interroge.

 

Mais c’est l’annonce d’une hausse salariale de 40 % qui fait le plus parler. Ce plan, destiné à séduire les fonctionnaires, commence par les Forces armées centrafricaines (FACA). Problème : la gendarmerie, qui dépend du même ministère de la Défense, s’estime lésée et exige la même augmentation. Ce différend a provoqué un blocage des salaires de mai 2025, toujours pas versés au 27 mai, car le gouvernement hésite sur la marche à suivre : limiter la hausse aux FACA, l’étendre aux gendarmes et aux policiers, ou l’appliquer à tous les fonctionnaires. Pendant ce temps, les officiers de police, à partir du grade de commandant, touchent déjà une prime de 80 000 francs CFA depuis trois mois, ce qui alimente les frustrations des autres corps.

 

Ce blocage salarial reflète des difficultés plus profondes. L’économie centrafricaine, fragile et dépendante de l’aide internationale, peine à financer ces engagements. Un programme du FMI, suspendu pour des raisons de mauvaise gestion, complique encore la situation. Des questions se posent sur l’origine des fonds : certains évoquent les revenus des mines d’or et de diamants, souvent liées à des intérêts russes. Alors que les fonctionnaires attendent leurs salaires, ce retard dévoile les limites d’une stratégie qui mise sur des promesses coûteuses pour consolider le pouvoir.

 

À l’approche de la présidentielle 2025, Touadéra joue gros. Ses adversaires, regroupés dans des mouvements comme le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, dénoncent une dérive autoritaire. Les marches pro-Touadéra, les achats d’armes et les hausses salariales sont perçus comme des moyens de calmer les mécontentements tout en renforçant son contrôle. Mais avec une économie chancelante et des tensions entre les corps de sécurité, ces initiatives pourraient se retourner contre lui. Les prochains mois diront si ces « cadeaux » suffiront à apaiser un peuple lassé par les promesses non tenues et les luttes de pouvoir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Arrestation du député Lambert Akovourou : un nouveau signal clair de la dictature

0

Arrestation du député Lambert Akovourou : un nouveau signal clair de la dictature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-sous-prefet.jpg” data-wpel-link=”internal”>Arrestation du député Lambert Akovourou : un nouveau signal clair de la dictature
Dieudonné Zangbé-Nguilelo, sous-préfet de Djema dans le Haut-Mbomou, République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’arrestation du député Lambert Akovourou, représentant de la circonscription de Djéma, dans la préfecture du Haut-Mbomou, continue de provoquer des interrogations. Cette interpellation, survenue le matin du 22 mai 2025 à son domicile à Bangui par les éléments de forces de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), intervient dans un contexte de tensions politiques de plus en plus croissant dans le pays.

 

L’arrestation de Lambert Akovourou fait suite à l’assassinat du sous-préfet sortant de Djéma, Dieudonné Zangbe Nguilelo, enlevé le 14 avril 2025 et retrouvé égorgé le 17 mai à deux kilomètres de la ville, en direction de Zémio. Quelques jours plus tard, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, dans laquelle monsieur Michel Trogode, chef du centre de santé de Djéma, a accusé le député Akovourou et le maire de la ville de Djema d’être impliqués dans l’enlèvement et le meurtre du sous-préfet. Selon Trogode, des tensions ethniques auraient motivé cet acte, le sous-préfet et lui-même, fonctionnaires de l’État issus d’autres ethnies, étant mal accueillis par certains responsables administratifs à Djema, dont le maire. Michel Trogode a affirmé que le député aurait mobilisé ses hommes depuis Obo  pour organiser l’enlèvement du sous-préfet sortant.

 

À la suite de ces allégations, Michel Trogode a lui-même été arrêté le 19 mai à Djéma par des Mercenaires russes, transféré dans un endroit inconnu par hélicoptère et détenu dans des conditions opaques. De même, l’arrestation du député Akovourou, effectuée sans convocation préalable ni levée officielle de son immunité parlementaire.

 

Pourtant, en droit centrafricain, l’immunité parlementaire, garantie par l’article 105 de la Constitution du 30 août 2023, protège les députés contre toute poursuite, recherche, arrestation ou détention dans l’exercice de leurs fonctions, sauf en cas de flagrant délit. Selon l’article 119 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, un député peut être arrêté sans levée d’immunité s’il est pris en flagrant délit, c’est-à-dire surpris en train de commettre une infraction ou immédiatement après. Cependant, dans le cas de Lambert Akovourou, l’arrestation a eu lieu à son domicile à Bangui, plus d’un mois après l’enlèvement du sous-préfet et plusieurs jours après la diffusion de la vidéo incriminante. Aucun élément factuel ne semble indiquer que le député était en train de commettre un acte délictueux au moment de son interpellation.

 

Cette invocation du « flagrant délit » rappelle l’arrestation controversée du député Dominique Yandocka en décembre 2023. Yandocka, arrêté à son domicile du quartier Fouh à 4 heures du matin sans mandat ni levée d’immunité, avait été accusé de « complot » et de « tentative de coup d’État ». Détenu pendant plus d’un an au camp de Roux, la prison politique sous contrôle de mercenaires russes et de la garde présidentielle, il a été condamné le 26 décembre 2024 à un an de prison ferme, malgré l’absence de preuves solides et des accusations jugées vagues par les observateurs. Libéré après sa peine, Yandocka est actuellement en France pour des soins médicaux, tandis que ses avocats ont fait appel de la décision.

 

L’arrestation de Lambert Akovourou, tout comme celle de Dominique Yandocka, est perçue par de nombreux observateurs comme un message du président Touadéra à l’ensemble des élus et de l’opposition : l’immunité parlementaire ne constitue pas une protection face au pouvoir exécutif. Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution en août 2023, qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels et introduit des critères d’éligibilité restrictifs excluant les binationaux, le régime de Touadéra est accusé de museler l’opposition et de consolider une gouvernance autoritaire.

 

La présence de mercenaires russes du groupe Wagner, mentionnée dans les deux affaires, ajoute une dimension supplémentaire. Leur implication dans l’arrestation de Trogode et les soupçons de leur rôle dans l’assassinat du sous-préfet soulignent l’influence croissante des forces de Wagner dans les affaires sécuritaires et judiciaires du pays. Cette dépendance à des acteurs extérieurs, couplée à la répression des voix dissidentes, alimente les accusations de dictature formulées par les partis d’opposition, tels que le MLPC, l’URCA, le MDSP, et le BRDC, ainsi que par des figures comme l’ancien député Jean-Pierre Mara….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui : les conflits entre le doyen et les chefs de département s’enlise

0

Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui : les conflits entre le doyen et les chefs de département s’enlise

 

Centrafrique.org/le-cauchemar-sans-fin-des-etudiants-en-anthropologie-de-luniversite-de-bangui/la-faculte-des-lettres-et-sciences-humaines-de-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-85532″ data-wpel-link=”internal”>La faculté des lettres et des sciences humaines de l'université de Bangui
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Conflits à l’Université de Bangui : le doyen de la Faculté des lettres centralise le pouvoir, marginalisant au passage les chefs de département.

 

En effet, à  la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui, une situation hors du commun fait parler. Le doyen, Jean-Claude Azoumaye, au centre de toutes les décisions, semble redessiner les contours de la gestion académique, au détriment des structures établies. Là où les chefs de département et les professeurs devraient jouer un rôle clé, une association estudiantine de la faculté, dirigée par un Président, prend une place démesurée, jusqu’à assumer des tâches réservées aux fonctionnaires de l’État.

 

Tout commence avec la gestion des examens. Normalement, les chefs de département planifient et organisent ces épreuves, en mobilisant les professeurs pour la surveillance. Mais ici, le doyen a choisi une autre voie. Il s’appuie sur des étudiants, membres de l’association estudiantine de la faculté, pour contrôler les examens. Ces jeunes, sans formation ni statut officiel, se retrouvent à superviser des épreuves académiques, une responsabilité qui devrait revenir à des enseignants qualifiés. Cette démarche laisse les chefs de département sur la touche, réduits à des figures décoratives, sans réelle influence sur le fonctionnement de la faculté.

 

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Un événement encore plus choquant a récemment vu le jour. Le secrétaire particulier du doyen, un fonctionnaire de l’État, devait partir en congé. Dans une université, lorsqu’un tel poste est vacant temporairement, l’intérim est généralement confié à un autre fonctionnaire, comme un chef de département ou un professeur. Pourtant, le doyen a pris une décision inattendue : il a désigné le président de l’association estudiantine, un étudiant, pour assurer l’intérim de ce fonctionnaire. Un étudiant, sans expérience administrative ni statut officiel, se retrouve ainsi à occuper un poste clé, habituellement réservé à un personnel qualifié. Cette nomination, qui contourne les professeurs et les chefs de département, interroge sur les priorités du doyen et sur le respect des procédures administratives.

 

En parallèle, le doyen a mis en place une cellule informatique rattachée directement à son bureau. Cette structure, qui gère des tâches comme la saisie des notes, la planification des cours et des examens, échappe totalement aux chefs de département, qui devraient pourtant superviser ce type d’activités. Résultat : les responsables académiques se retrouvent dépossédés de leurs missions, tandis que le doyen concentre l’ensemble des pouvoirs. De la programmation des examens à leur délibération, en passant par la gestion des résultats, tout passe par lui ou par les étudiants qu’il mandate. Les chefs de département, censés être au cœur du fonctionnement académique, se retrouvent sans rôle effectif, simples spectateurs d’une gestion centralisée.

 

Cette situation donne l’impression que la Faculté des lettres et sciences humaines est devenue le domaine exclusif du doyen. En s’appuyant sur une association estudiantine plutôt que sur les structures académiques officielles, il redéfinit les règles, au risque de fragiliser l’intégrité de l’institution. Les professeurs, relégués au second plan, assistent à une prise en charge de leurs responsabilités par des étudiants, tandis que les chefs de département, pourtant garants de la bonne marche des départements, sont écartés des décisions majeures. Cette dynamique, qui place un étudiant à un poste de fonctionnaire et confie des missions académiques sensibles à une association, soulève des questions sur la gouvernance de la faculté et sur le respect des normes universitaires….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Simplice Mathieu Sarandji plaide pour l’envoi de plus d’Étudiants centrafricains à l’abattoir en Russie

0

Simplice Mathieu Sarandji plaide pour l’envoi de plus d’Étudiants centrafricains à l’abattoir en Russie

 

Centrafrique.org/les-etudiants-centrafricains-en-russie-en-colere-contre-le-gouvernement-moloua/rencontre-du-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-avec-les-etudiants-centrafricains-en-russie/” rel=”attachment wp-att-64253″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Rencontre-du-President-de-lassemblee-nationale-Simplice-Mathieu-Sarandji-avec-les-etudiants-centrafricains-en-Russie-450×299.jpg” alt=”Rencontre du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie” width=”450″ height=”299″ />
Rencontre du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Simplice Mathieu Sarandji promeut la coopération éducative avec la Russie, mais les étudiants centrafricains y endurent une détresse sans nom dans ce pays pauvre.

 

Lors du 11e Congrès écologique international à Saint-Pétersbourg, Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale centrafricaine, s’est entretenu avec Valentina Matvienko, présidente du Conseil de l’Assemblée fédérale de Russie. Il a défendu un renforcement des liens éducatifs, louant les 75 bourses d’études accordées chaque année aux Centrafricains pour des formations en sciences et technologies. « J’ai dit que 75 bourses, c’est un bon début, mais il en faut davantage », a-t-il déclaré, insistant sur l’excellence des universités russes et leur rôle dans le développement de la Centrafrique.

 

Ce discours, porté par une vision d’avenir, s’effrite face à la réalité vécue par les étudiants centrafricains envoyés en Russie. Leur quotidien, loin des projecteurs diplomatiques, est signé par l’abandon et la précarité.

 

L’Association des Étudiants Centrafricains en Russie (AECAR) a alerté sur leur situation dans une lettre adressée au gouvernement en août 2024. Sur les 55 étudiants partis en 2021-2022 grâce aux accords de coopération, seuls 9 ont reçu une aide financière. Les autres survivent sans ressources, dans un pays où le coût de la vie explose. Les bourses russes, lorsqu’elles sont versées, ne couvrent que quelques jours de besoins de base. Quant au gouvernement centrafricain, il reste silencieux, malgré les engagements pris en 2019 par le président Baba Kongoboro.

 

Cette absence de soutien a des conséquences graves. Sans assurance maladie, les étudiants ne peuvent se soigner. Certains, à bout, envisagent de fuir vers l’Europe pour trouver un moyen de subsistance, mais sans argent, ce projet est irréalisable. D’autres, désespérés, réclament un rapatriement pour reprendre leurs études à l’université de Bangui.

 

Par ailleurs, les étudiants comparent leur calvaire à la situation des boursiers centrafricains dans d’autres pays. Au Maroc, les conditions d’études sont nettement meilleures : aides financières régulières, coût de la vie abordable, et proximité géographique avec la Centrafrique. La Tunisie offre également un cadre plus stable. Pourquoi persister à envoyer des jeunes en Russie, où les obstacles s’accumulent, alors que des destinations plus accessibles existent ? Le retour au pays, entravé par le prix exorbitant des billets d’avion, aggrave leur sentiment d’isolement.

 

La Direction générale des bourses, responsable de ces programmes, est au cœur des critiques. Les étudiants dénoncent une gestion obscure, des fonds qui ne parviennent jamais à destination, et un mépris face à leurs appels. Des rumeurs évoquent des étudiants « retenus » ou « abandonnés » par les autorités, sans qu’aucune explication claire ne soit fournie. La visite de Sarandji à Moscou, loin d’apporter des solutions, a renforcé leur désillusion.

 

Pendant que le président de l’Assemblée nationale célèbre une coopération idéalisée, les étudiants centrafricains en Russie paient le prix d’un système défaillant. Leur avenir, sacrifié sur l’autel des discours diplomatiques, révèle les failles d’une politique éducative mal pensée….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Le ministre des Mines met en garde les FACA, mais les entreprises minières doivent aussi agir pour les populations

0

Le ministre des Mines met en garde les FACA, mais les entreprises minières doivent aussi agir pour les populations

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Une-jeune-fille-orpailleuse-passee-a-tabac-a-son-tour.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le ministre des Mines met en garde les FACA, mais les entreprises minières doivent aussi agir pour les populations
Capture d’écran de la vidéo sur Une jeune fille orpailleuse passée à tabac à son tour par un Soldat FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre des Mines, Ruffin Benam-Beltoungou, critique les abus des soldats FACA sur les sites miniers, mais oublie de pointer aussi l’inaction des entreprises face aux attentes des populations.

 

Le ministre centrafricain des Mines, Ruffin Benam-Beltoungou, a effectué une visite dans les sous-préfectures de Bakala et Mbrés, où de nouvelles sociétés minières opèrent. Lors de cette tournée, il a adressé un avertissement clair aux éléments de forces armées centrafricaines (FACA) déployées sur les sites miniers, dénonçant les agissements de certains soldats qui nuisent aux communautés locales. Si ces abus sont un problème réel, ils ne doivent pas occulter la responsabilité des entreprises minières, qui ne respectent pas leurs engagements envers les populations, comme le prévoient les cahiers des charges du secteur minier.

 

Une mise en garde aux FACA dans un contexte tendu à Yaloké

 

Le ministre a rappelé que la majorité des militaires et agents de sécurité travaillent dans des conditions difficiles, mais que certains éléments adoptent des comportements inacceptables. Ces abus, souvent des violences ou des pratiques d’extorsion, ont été révélés par un scandale à Yaloké, à environ 250 km de Bangui. Des soldats FACA ont brutalisé des femmes et des enfants qui ramassaient des graviers laissés par les entreprises minières pour survivre. Les soldats ont revendiqué ces graviers comme une source de revenus, en l’absence de primes alimentaires régulières. Cette situation a provoqué une vive tension, amplifiée par des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, entraînant des débats nationaux et l’intervention de l’état-major ainsi que des organisations de défense des droits humains.

 

Ruffin Benam-Beltoungou a exigé des responsables hiérarchiques un renforcement de la discipline et la sanction des fautifs par les conseils de discipline. Cette fermeté est essentielle, mais elle ne résout qu’une partie du problème. Les retombées économiques et sociales pour les populations locales dépendent principalement des engagements des entreprises minières, et non uniquement du comportement des FACA.

 

Les entreprises minières : des obligations non respectées

 

Le maire de Bakala, Martin Kadangu, a déploré que sa commune, riche en or, diamants et autres minerais, ne profite pas des bénéfices attendus des activités minières. Pourtant, le Code minier centrafricain impose aux entreprises de respecter des cahiers des charges prévoyant des investissements sociaux : construction de routes, d’écoles, de centres de santé, ou encore attribution de bourses d’études. Ces mesures visent à garantir des bénéfices concrets pour les communautés locales, au-delà de l’extraction des ressources.

 

Depuis une décennie, la plupart des entreprises minières, souvent chinoises ou russes, se limitent à extraire les minerais sans investir dans le développement local. Les populations, délaissées, doivent fouiller les graviers abandonnés pour survivre, une pratique que les soldats FACA cherchent à contrôler pour leur propre profit. Cette situation est inacceptable : ramasser des graviers ne constitue pas un bénéfice économique. Les véritables retombées incluent des infrastructures durables, des formations professionnelles, des transferts de technologies et une gestion responsable des impacts environnementaux, notamment la pollution des eaux due aux produits chimiques utilisés pour extraire l’or et les diamants.

 

Actions concrètes

 

Le ministre a insisté sur le respect des lois, notamment le Code minier, le Code du travail et les réglementations environnementales. Ces textes obligent les entreprises à protéger l’environnement et à compenser les communautés affectées. La pollution des rivières doit être contrôlée, et des projets concrets, comme la construction de centres de santé équipés ou d’écoles modernes, doivent voir le jour. Ces investissements permettraient aux populations de bénéficier des richesses de leur territoire et de réduire les tensions sociales.

 

Le gouvernement centrafricain, qui ambitionne de faire du secteur minier un pilier de l’économie nationale, doit exiger des entreprises une collaboration transparente et équitable. Les communautés locales doivent être associées aux projets et profiter directement des ressources extraites. Sans ces efforts, les abus des FACA, bien que répréhensibles, ne sont qu’un symptôme d’un problème plus vaste : l’absence de bénéfices significatifs pour les populations.

 

Ceci dit, l’avertissement de Ruffin Benam-Beltoungou aux FACA adresse les abus de pouvoir, mais il ne suffit pas à résoudre la crise du secteur minier. Les entreprises minières doivent honorer leurs obligations en finançant des infrastructures et en protégeant l’environnement. Les FACA, de leur côté, doivent garantir la sécurité des populations sans entraver leurs moyens de subsistance. Seule une action conjointe sur ces deux fronts permettra à la Centrafrique de transformer son secteur minier en un moteur de développement équitable pour tous ses citoyens….

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Poutine, regarde  : L’Europe et l’AFD se mobilisent pour redonner vie au projet hydroélectrique de Boali 3

0

Poutine, regarde  : L’Europe et l’AFD se mobilisent pour redonner vie au projet hydroélectrique de Boali 3

 

Centrafrique.org/chute-du-regime-de-Bangui-plusieurs-proches-du-president-touadera-se-preparent-a-quitter-le-pays/le-ministre-arthur-piri-vrai/” rel=”attachment wp-att-60828″ data-wpel-link=”internal”>Poutine, regarde : L’Europe et l’AFD se mobilisent pour redonner vie au projet hydroélectrique de Boali 3
Le-ministre-Arthur-Piri-vrai – Chute du régime de Bangui, plusieurs proches du Président Touadera se préparent à quitter le pays

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une équipe de l’Union européenne (UE) et de l’Agence française de développement (AFD) a fait le déplacement jusqu’à Boali, dans l’Ombella-Mpoko, pour explorer les moyens de relancer le projet de la centrale hydroélectrique.

 

À la tête de cette mission, on retrouvait le mafieux ministre centrafricain de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bertrand Arthur Piri, accompagné de Thierry Patient Béndima, le patron de l’ENERCA.

 

Côté européen, l’ambassadeur de l’UE en Centrafrique, Diego Escalona, et le directeur régional de l’AFD, Mathieu Chabrun, étaient de la partie. Ensemble, ils ont pris le temps de visiter les installations des centrales de Boali 3, Boali 2 et 1, pour faire un état des lieux précis des infrastructures et évaluer ce qu’il faudrait pour remettre le projet sur les rails.

 

Le ministre Piri n’a pas caché son enthousiasme face à l’engagement des partenaires européens. « Je tiens à remercier l’UE et l’AFD pour leur soutien sans faille dans le domaine de l’énergie. On a déjà pu compter sur l’AFD pour l’entretien de Boali 3, 2, et sur la Banque africaine de développement par le passé. Aujourd’hui, notre objectif, c’est de booster Boali 3 pour atteindre une capacité de 10 MW dans un premier temps », a-t-il déclaré. Un discours optimiste, mais qui contraste avec les critiques qui entourent le ministre et le régime actuel, souvent accusés de privilégier des alliances stériles au détriment du développement national. Car, pendant que l’UE et l’AFD explorent des solutions concrètes pour électrifier Bangui et ses environs, le partenariat avec la Russie, vanté à grands cris par le gouvernement, laisse la population sur sa faim. Malgré des discours glorifiant Moscou comme un « grand partenaire », les retombées russes en Centrafrique se limitent à l’exploitation des ressources minières, sans bénéfices visibles pour le budget national ni pour les citoyens. À part une livraison symbolique de trois cartons de médicaments contre le VIH/SIDA il y a un mois, applaudie de manière disproportionnée par le ministre de la Santé, la Russie n’a rien apporté de tangible. Pas d’investissements dans les routes, les hôpitaux ou l’énergie – contrairement aux partenaires européens, qui soutiennent activement des projets comme Boali 3, mais aussi la santé, les infrastructures et même la sécurité.

 

De son côté, l’ambassadeur Escalona a rappelé pourquoi cette visite comptait tant : « En Centrafrique, notre priorité, c’est d’améliorer le quotidien des habitants, et l’accès à l’énergie est au cœur de cet effort. Les projets comme Boali 3, qui misent sur les énergies renouvelables, sont une pièce essentielle de notre stratégie. Avec l’AFD, on regarde comment combiner nos forces et nos financements pour redonner vie à cette centrale ».

 

Pour le gouvernement centrafricain, Boali 3 , c’est bien plus qu’un simple projet. C’est une clé pour électrifier Bangui et les régions voisines, avec un impact direct sur la vie des gens. « Sans électricité, difficile d’avancer », a insisté le ministre Piri. « Avec Bois-Litroi, on pourrait alimenter des villes comme Bossembélé. C’est une urgence pour le pays. »

 

Cette visite pose les bases de discussions sérieuses sur le financement et les travaux nécessaires pour réhabiliter la centrale. L’objectif à terme ? Faire de Boali 3 une infrastructure capable de produire jusqu’à 30 MW, pour enfin offrir à la Centrafrique l’énergie dont elle a tant besoin….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Action Solidaire exclue des discussions sur la santé menstruelle : Nadine Kossi dénonce un manque de reconnaissance dans une interview exclusive à CNC

0

Action Solidaire exclue des discussions sur la santé menstruelle : Nadine Kossi dénonce un manque de reconnaissance dans une interview exclusive à CNC

 

Centrafrique.org/madame-nadine-kossi-presidente-de-lassociation-action-solidaire-2/” data-wpel-link=”internal”>Action Solidaire exclue des discussions sur la santé menstruelle : Nadine Kossi dénonce un manque de reconnaissance dans une interview exclusive à CNC
Madame Nadine KOSSI, Présidente de l’association Action Solidaire

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un contexte où la santé menstruelle reste un enjeu majeur en Centrafrique, l’association Action Solidaire, pionnière dans ce domaine dans le pays, s’est vue écartée d’une réunion stratégique organisée par le ministère de la Santé avec l’AFD et plusieurs ONG. Nadine Kossi, présidente de l’association, exprime sa déception face à cette exclusion, alors que son organisation milite depuis trois ans pour briser les tabous et améliorer l’accès aux protections hygiéniques. Dans cette interview exclusive accordée à Corbeaunews, elle interroge les raisons de cette absence, alerte sur les risques d’une marginalisation des acteurs locaux et réaffirme son engagement envers les jeunes filles centrafricaines.

 

Rédaction  du CNC: Bonjour Madame Kossi. Votre association est très active sur la question de la santé menstruelle en Centrafrique, et pourtant vous n’étiez pas conviée à la réunion organisée récemment par le ministre de la Santé avec l’AFD et plusieurs ONG. Comment avez-vous réagi à cette absence ?

 

Nadine Kossi : Bonjour monsieur le journaliste. Honnêtement, nous avons été surpris et déçus. Cela fait trois ans qu’Action Solidaire œuvre sur cette thématique, notamment à travers la distribution de kits hygiéniques, des campagnes de sensibilisation dans les écoles et la création de la Journée nationale de l’hygiène menstruelle. Nous avons été à l’initiative de la première célébration de cette journée mondiale en République centrafricaine. C’est d’ailleurs nous qui avons expliqué au Ministre de la Santé l’existence de la Journée du 28 mai, instaurée par l’OMS en 2014, les images sont là. Ne pas être conviés à une réunion de cette importance soulève donc des interrogations légitimes.

 

CNC: Avez-vous reçu une explication officielle de la part des organisateurs ?

 

Nadine Kossi : Non, aucune. Ni le ministère, ni l’AFD ne nous ont contactés avant ou après la réunion. Nous avons appris notre exclusion par voie de presse, comme tout le monde. Ce silence est préoccupant, car il donne l’impression qu’on minimise l’expertise des acteurs locaux.

 

CNC : Pensez-vous que cette absence résulte d’un oubli ou d’une volonté délibérée d’écarter certaines associations ?

 

Nadine Kossi : Je ne veux pas faire de procès d’intention, mais il est difficile de croire à un simple oubli, compte tenu de notre visibilité sur le terrain. Si c’est une décision stratégique, elle est regrettable, car exclure ceux qui travaillent au quotidien avec les communautés ne peut que fragiliser le projet.

 

CNC : Que souhaiteriez-vous dire au ministre ou aux bailleurs à ce sujet ?

 

Nadine Kossi : J’aimerais rappeler que les solutions durables se construisent avec tous les acteurs, surtout ceux qui connaissent le terrain. Notre souhait n’est pas de polémiquer, mais de participer activement à un projet qui nous tient à cœur. Nous restons disponibles pour toute collaboration.

 

CNC : Un dernier mot pour les jeunes filles bénéficiaires de vos actions ?

 

Nadine Kossi : À toutes les adolescentes que nous soutenons, sachez que nous restons engagés à vos côtés. Cette absence ne change rien à notre mission : vous accompagner avec dignité, respect et constance.

 

Propos recueillis par le journaliste Brahim

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Centrafrique : une comédie électorale se prépare sous le vernis des droits humains

0

une comédie électorale se prépare sous le vernis des droits humains

 

Centrafrique : une comédie électorale se prépare sous le vernis des droits humains
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’approche des élections présidentielle et législatives prévues pour 2025-2026 en Centrafrique, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF) fait mine de s’agiter.

 

Un atelier organisé à Bangui du 12 au 17 mai 2025, soutenu par la Minusca, l’ambassade de France et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), promet de renforcer la vigilance face aux violations des droits humains. Mais derrière les beaux discours et les plans bien ficelés, difficile de ne pas voir une mise en scène qui cache mal les vraies intentions des acteurs en jeu.

 

Un décor bien connu : insécurité et exclusions

 

Personne n’a oublié les élections de 2020-2021, où la violence a laissé des traces indélébiles. Plus de 500 cas de violations des droits humains, 1 221 victimes, dont 144 morts, selon la MINUSCA. Des groupes armés comme la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ont semé la peur, attaquant civils et bureaux de vote. Aujourd’hui, le tableau n’a pas beaucoup changé. Les menaces contre les électeurs persistent, les déplacés et réfugiés risquent d’être laissés pour compte, et l’Autorité Nationale des Élections (ANE) semble sous pression, avec des soupçons de fraudes qui planent déjà. Pourtant, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), censée être en première ligne, donne l’impression de se réveiller seulement quand les projecteurs internationaux sont braqués sur elle.

 

La CNDHLF, un figurant dans son propre rôle

 

Parlons franchement : la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), avec ses cellules de veille électorale et ses fiches de collecte, ressemble à un acteur qui récite son texte sans y croire. Où était-elle ces dernières années, même en ce moment, quand les exactions continuaient, quand les arrestations arbitraires et les violences faisaient partie du quotidien  des centrafricains avec le lot des exactions des mercenaires russes ? Cette commission, qui devrait crier au scandale à chaque abus, préfère souvent rester dans l’ombre, se contentant de rapports bien rangés et de plaidoyers timides. Son soudain empressement à l’approche des élections sent l’opportunisme. On dirait une opération de communication pour rassurer les partenaires internationaux, tout en évitant de froisser le gouvernement.

 

Et que dire du timing ? Ces élections, c’est aussi l’histoire d’un troisième mandat qui se profile pour le président Baba Kongoboro. Beaucoup y voient une manœuvre pour prolonger un pouvoir qui ne lâche rien. La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), en se focalisant sur les violences électorales, esquive habilement la question de fond : un système politique qui semble verrouillé, où les dés sont pipés avant même le premier vote. En jouant les gendarmes des droits humains, elle donne l’illusion de l’action, mais sans jamais remettre en cause les vrais rouages du pouvoir.

 

La MINUSCA et la France : des sponsors intéressés

 

La MINUSCA, dont le mandat a été prolongé jusqu’en novembre 2025, est présentée comme le garant de la sécurité et de la stabilité. Mais là encore, il y a de quoi douter. Cette mission onusienne, grassement financée, a tout intérêt à maintenir le statu quo. Ses responsables savent que leur présence dépend du bon vouloir du gouvernement centrafricain. Critiquer trop fort, c’est risquer de perdre leur confortable position. Alors, on soutient, on sécurise, on rédige des rapports, mais on ferme les yeux sur les dérives qui arrangent tout le monde.

 

L’ambassade de France, de son côté, tente un retour en grâce après avoir été éclipsée par l’influence russe et le groupe Wagner. Soutenir cet atelier, c’est une façon de se racheter une image, de montrer qu’on est toujours dans le jeu. Mais qui croit encore à la sincérité de ces gestes ? Les droits humains, dans ce contexte, ne sont qu’un prétexte pour reprendre pied dans un pays où les intérêts géopolitiques pèsent plus lourd que les principes.

 

Des recommandations qui sonnent creux

 

L’atelier de Bangui a accouché d’une liste de recommandations : punir les responsables de violations, inclure les femmes et les minorités, auditer le processus électoral. Sur le papier, tout est parfait. Mais dans la réalité, qui va appliquer ces mesures ? Le gouvernement, qui a tout à gagner à contrôler le scrutin ? Les Forces armées centrafricaines (FACA), parfois impliquées dans les abus ? Les groupes armés, qui n’ont que faire des ateliers et des fiches de collecte ? Quant à l’appel à la transparence, il risque de rester une belle idée, noyée dans un système où l’opacité est la règle.

 

Et les Centrafricains dans tout ça ?

 

Au milieu de cette pièce de théâtre, les Centrafricains, eux, attendent autre chose que des promesses. Ils veulent voter sans craindre pour leur vie, ils veulent que leur voix compte, ils veulent un avenir où leurs droits ne soient pas juste un slogan. La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF)affirme que la réussite du processus dépend de leur engagement. Mais comment s’engager quand tout semble joué d’avance, quand les institutions censées les protéger regardent ailleurs ou jouent les complices ?

 

Un sursaut ou un divertissement ?

 

En fin de compte, cet atelier et les initiatives qu’il porte ressemblent à une tentative de maquiller une réalité peu reluisante. Les droits humains, brandis comme un étendard, servent surtout à donner bonne conscience aux acteurs impliqués. La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), la MINUSCA, la France et les autres savent que les élections de 2025-2026 seront un test. Mais pour l’instant, ils se contentent de jouer leurs rôles dans un scénario écrit d’avance, où le pouvoir en place a toutes les cartes en main. Si un vrai changement doit arriver, il viendra des Centrafricains eux-mêmes, pas des bureaux de Bangui ou des rapports bien tournés des organisations internationales….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Lancement de l’année agricole : Guismala Hamza récite la leçon de la FAO sur le concept de l’agriculture intelligente

0

Lancement de l’année agricole : Guismala Hamza récite la leçon de la FAO sur le concept de l’agriculture intelligente

 

Centrafrique.org/mafia-au-ministere-des-travaux-publics-le-ministre-guismala-amza-dans-le-viseur/le-ministre-guismala-amza/” rel=”attachment wp-att-65012″ data-wpel-link=”internal”>Lancement de l’année agricole : Guismala Hamza récite la leçon de la FAO sur le concept de l’agriculture intelligente
Le ministre Guismala Amza de l’agriculture

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre Hamza inaugure la campagne agricole 2025 à Kémo, reprenant les concepts de la FAO sans répondre aux besoins urgents des agriculteurs centrafricains.

 

Un discours ramassé sur google

 

Le ministre a présenté l’« agriculture intelligente face au changement climatique » comme une priorité pour garantir la sécurité alimentaire. Selon la FAO, ce concept vise à augmenter la productivité, renforcer la résilience face aux aléas climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces objectifs, bien que pertinents, semblent difficilement applicables dans un contexte centrafricain où l’agriculture fait face à des défis profonds.

 

Le secteur agricole souffre d’une faible productivité, de sols épuisés et d’un manque d’accès aux ressources essentielles comme les semences, les outils ou les formations. Le ministre a annoncé la formation de 500 agents vulgarisateurs, la création de 20 champs-écoles, la distribution de semences améliorées et la réhabilitation d’unités de transformation. Ces mesures sont ambitieuses, mais leur mise en œuvre reste incertaine. Combien de paysans bénéficieront réellement de ces initiatives ? Les ressources promises arriveront-elles jusqu’aux communautés rurales ?

 

Une inflation qui aggrave la précarité

 

Les difficultés économiques rendent la situation encore plus inquiétante. Les prix des produits de base, comme le manioc, ont fortement augmenté. Dans les années 90, une demi-cuvette de manioc coûtait 250 FCFA. En 2015, elle atteignait 1300 FCFA. Aujourd’hui, en 2025, elle se vend entre 3900 et 4900 FCFA selon les secteurs de la capitale. Cette hausse des prix pèse lourdement sur les ménages, qui peinent à se nourrir. Les annonces du ministre ne proposent pas de solutions concrètes pour stabiliser les marchés ou soutenir les populations face à cette inflation.

 

Le rôle central de la FAO

 

Les initiatives présentées reposent largement sur le soutien de la FAO. De la conception des programmes au financement, en passant par l’organisation des formations et des déplacements officiels, l’agence onusienne joue un rôle clé. Ce partenariat est important, mais il met en évidence une dépendance qui limite l’autonomie des politiques agricoles nationales. Les priorités du ministre, alignées sur les concepts de la FAO, manquent d’adaptation aux réalités nationales: les contraintes des petits agriculteurs, l’état des infrastructures rurales et l’accès limité aux marchés.

 

Des priorités éloignées des besoins réels

 

Le choix de Kémo, une région à fort potentiel agricole, est judicieux, mais les visites officielles – usine cotonnière de Kipa, centre de formation de Ngoumbelle, exploitations pilotes – semblent davantage destinées à des objectifs de communication qu’à des actions concrètes. Les concepts comme l’agroforesterie ou les systèmes d’alerte précoce, promus dans le cadre de l’agriculture intelligente, sont difficiles à mettre en œuvre pour des agriculteurs confrontés à des problèmes plus immédiats : absence de routes, manque d’équipements de base et insécurité alimentaire.

 

Une politique agricole efficace devrait prioriser des solutions pratiques, comme des subventions pour les intrants, la réhabilitation des routes rurales ou le soutien aux coopératives pour stabiliser les prix. Ces mesures répondraient mieux aux besoins des paysans que des approches techniques complexes importées d’ailleurs.

 

Pour une agriculture ancrée dans les réalités

 

Le ministre évoque la vision du président Touadéra pour faire de l’agriculture un moteur économique. Pour que cette vision soit crédible, elle doit se traduire par des actions adaptées au terrain. Les ateliers prévus en juillet, l’évaluation de septembre et le forum de novembre doivent déboucher sur des résultats tangibles, pas sur des discussions sans suite. L’agriculture centrafricaine a besoin d’une stratégie qui écoute les paysans, investit dans des solutions accessibles et répond aux défis de la pauvreté et de l’inflation. La dépendance aux partenaires internationaux ne doit pas dispenser l’État de bâtir une politique autonome et efficace….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : le Royaume-Uni, un pilier du programme des Ambassadeurs de la Justice

0

le Royaume-Uni, un pilier du programme des Ambassadeurs de la Justice

 

Centrafrique.org/ambassadrice/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le Royaume-Uni, un pilier du programme des Ambassadeurs de la Justice
L’ambassadrice du Royaume-Uni en République démocratique du Congo, Mme Alyson King, aux côtés des Ambassadeurs de la Justice dans les locaux du Bureau de la CPI à Bangui, lors de son passage en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En République centrafricaine, là où le lien entre justice internationale et communautés locales reste fragile, un programme unique en son genre s’illustre depuis plusieurs années : les Ambassadeurs de la Justice. Mis en œuvre par la Cour pénale internationale (CPI) en Centrafrique, ce programme n’aurait jamais pu prendre racine ni s’étendre sans le soutien constant, déterminé et visionnaire de l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa. Grâce à ce partenariat durable, des femmes et des hommes issus de tous horizons œuvrent au quotidien pour rapprocher la justice des populations, dans un pays en quête de paix durable et de vérité.

 

Depuis sa création, grâce au soutien constant de l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa, ce programme a permis de former quatre promotions, composées de femmes, d’hommes, de jeunes et de doyens issus de toutes les régions. Les Ambassadeurs sont intervenus dans plus de 30 localités, de Bangui aux villes de Mbaïki, Carnot, Yaloké, Bossemptélé, Boali, Damara, Bria, Birao, et bien d’autres. Ils y ont animé des rencontres, traduit les décisions de la Cour en langage simple, écouté les préoccupations des populations et renforcé la confiance dans le droit.

 

La voix du Sultan de Birao

 

Parmi eux, le Sultan de Birao, chef traditionnel et Ambassadeur de la Justice, témoigne de l’importance du programme :

 

«Le programme est un véritable relais entre la Cour et nos communautés. Dans ma localité, il a changé la perception de la justice internationale. Mais nos besoins sont encore immenses. Une nouvelle promotion serait un appui précieux».

 

Une sélection inclusive et transparente

 

L’une des grandes forces du programme réside dans la neutralité de sa sélection, assurée par la Cour pénale internationale en Centrafrique. Ce processus garantit une diversité sociale, régionale et professionnelle des Ambassadeurs. Juristes, enseignants, chefs de quartier, journalistes, étudiants, sociétés civiles ou retraités, tous unissent leurs voix pour porter une parole claire et apaisante autour des principes de justice.

 

Un partenariat exemplaire à poursuivre

 

L’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa, en soutenant la formation de quatre promotions successives, a posé les bases d’un programme reconnu aujourd’hui comme modèle d’engagement civique en lien avec une institution internationale. Grâce à ce soutien, la cinquième promotion est en préparation.

 

Mais face aux demandes croissantes des localités encore peu couvertes, la mise en place d’une sixième promotion devient une nécessité stratégique et humaine.

 

En renouvelant son engagement, le Royaume-Uni réaffirmerait sa place aux côtés du peuple centrafricain dans sa quête d’une justice proche, comprise et incarnée….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Urgence : 1 Manifestation des jeunes à Bangui après la mort d’un des leurs, abattu par des soldats FACA

0

Urgence : 1 Manifestation des jeunes à Bangui après la mort d’un des leurs, abattu par des soldats FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Urgence : Manifestation des jeunes à Bangui après la mort d’un des leurs, abattu par des soldats FACA
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du 28 au 29 mai 2025, un drame a secoué le quartier Kpéténé à Bangui, déclenchant la colère des jeunes dudit quartier.

 

En effet, dans la nuit de mercredi à jeudi 29 mai 2025, des soldats de la Brigade d’intervention rapide (BIR) des Forces armées centrafricaines (FACA), basés dans le sixième arrondissement, au quartier Kpéténé , ont ouvert le feu sur un jeune homme. Touché par des balles, il a été rapidement transporté à la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) située au centre-ville de Bangui. Malheureusement, ce matin, la nouvelle de son décès a été confirmée, provoquant une vague de colère dans son quartier Kpéténé .

 

Les jeunes de Kpéténé , bouleversés par cette perte, se sont rassemblés en grand nombre devant la clinique MSF. Face à l’interdiction d’accéder au bâtiment, leur frustration a explosé : ils ont forcé l’entrée de la clinique et ont récupéré le corps de la victime. Déterminés à faire entendre leur voix, ils ont entamé une marche vers le rond-point zéro, dans le centre de Bangui, pour exhiber le corps devant le palais présidentiel et interpeller directement le président Touadéra alias Baba Kongoboro.

 

À l’heure actuelle, la manifestation se poursuit dans les rues de la capitale. Les forces de l’ordre sont déployées en nombre pour encadrer le cortège, et la tension reste vive. Nous suivons l’évolution de la situation et vous tiendrons informés des développements dans nos prochains articles sur CNC….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Flash info : Armel Sayo transféré de l’OCRB à la prison de camp de Roux

0

Flash info : Armel Sayo transféré de l’OCRB à la prison de camp de Roux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-Chef-rebelle-Armel-Sayo-dans-un-local-de-la-police-camerounaise.jpg” data-wpel-link=”internal”>Armel Sayo transféré de l’OCRB à la prison de camp de Roux /
Le Chef rebelle Armel Sayo dans un local de la police camerounaise.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien chef rebelle Armel Sayo, accusé de plusieurs chefs, dont le terrorisme et d’assassinat, vient de quitter sa cellule à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) pour être transféré à la prison de camp de Roux, à Bangui.

 

En effet, tout a commencé le 17 janvier 2025, quand le colonel Armel Sayo, ex-ministre et leader du groupe armé CMSPR, a été arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun. Extradé quatre mois plus tard vers Bangui, il a été placé en détention à l’OCRB, où les autorités centrafricaines ont poursuivi leur enquête sur ses activités. On lui reproche, entre autres, d’avoir cherché à renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Après plusieurs semaines à l’OCRB, il a été conduit ce mercredi 28 mai vers 15 heures à la prison centrale de camp de Roux.

 

Ce transfert fait suite à une extradition qui a provoqué bien des débats. Selon nos informations, des responsables camerounais, dont le commissaire Meva et le sulfureux mafieux Jules Njawe, sous la coordination du juge centrafricain Mathieu Bibi Nana, ont joué un rôle clé pour rendre ce retour à Bangui possible. Les accusations contre Sayo, lourdes et nombreuses, continuent de faire parler.

 

Plus d’informations à suivre dans nos prochaines publications sur Corbeau News Centrafrique (CNC)….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Vive tension à Boda : Le sous-préfet attaque quatre hauts responsables de la justice, dont le Procureur de la ville , dans des fiches confidentielles envoyées à Bangui

0

Vive tension à Boda : Le sous-préfet attaque trois hauts responsables de la justice, dont le Procureur de la ville, dans des fiches confidentielles envoyées à Bangui….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/Screenshot_20240708_102025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/Screenshot_20240708_102025-450×284.jpg” alt=”Vive tension à Boda : Le sous-préfet attaque trois hauts responsables de la justice, dont le Procureur de la ville, dans des fiches confidentielles envoyées à Bangui….” width=”450″ height=”284″ />
Les juges de la cour d’appel de Bambari

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Boda, une crise éclate : le sous-préfet accuse les responsables de la justice, de force de l’ordre, dont le Procureur de Boda, dans des rapports confidentiels envoyés à Bangui….

 

Dans la sous-préfecture de Boda, située dans la Lobaye, à l’ouest de la République centrafricaine, un différend oppose le sous-préfet de la ville, Damalé Crépin, à trois responsables de la justice : le commissaire de police, le commandant de compagnie de la gendarmerie et  le procureur. Ce conflit repose sur des accusations formulées par le sous-préfet et des plaintes transmises discrètement aux autorités de Bangui….

 

Damalé Crépin reproche au commissaire de police, au chef de la gendarmerie, et au procureur de ne pas remplir correctement leurs fonctions. Il les décrit comme incompétents et peu investis dans leurs responsabilités. Pourtant, ces accusations n’ont pas été discutées lors des réunions de sécurité organisées régulièrement à Boda, où ces responsables rencontrent le sous-préfet, le maire et d’autres acteurs locaux. Au lieu de cela, le sous-préfet a envoyé des rapports aux supérieurs hiérarchiques à Bangui pour balancer ces quatre personnalités….

 

Pour le commandant de compagnie de la gendarmerie, il a transmis un message vocal via WhatsApp à Landry Dépôt, directeur général de la gendarmerie. Pour le commissaire de police, il a contacté Bienvenu Zokoué, directeur général de la police. Le cas du procureur a été signalé à Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice. Les trois responsables n’ont pas été informés de ces démarches au préalable. Ils n’ont découvert les plaintes qu’en arrivant à Bangui la semaine dernière….

 

Damalé Crépin, ancien membre des milices anti-balaka de Boda, est lié au premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana. Cette relation explique en partie sa nomination à ce poste administratif. Pourtant, les trois responsables participent aux réunions de sécurité à Boda, où ils discutent régulièrement des questions locales avec le sous-préfet, le préfet et le maire. Ces réunions n’ont pas été utilisées pour aborder les reproches du sous-préfet, qui a préféré agir en secret  au dos de ses compatriotes comme un serpent à triple têtes….

 

En effet, ce conflit s’inscrit dans un contexte plus large en République centrafricaine, où de nombreux individus cherchent à obtenir des faveurs des autorités supérieures. Dans le pays, depuis 5 ans, certains enregistrent des conversations, collectent des informations ou rédigent des rapports pour gagner de l’argent ou des avantages. Cette pratique, parfois décrite comme une forme de délation, est courante. Le message vocal envoyé par Damalé Crépin à Landry Dépôt, sans le consentement du chef de la gendarmerie, en est un exemple. Les rapports adressés à Arnaud Djoubaye Abazène pour le procureur suivent la même logique…….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Racket et extorsion : le chef du département d’anthropologie impose sa mafia à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui

0

Racket et extorsion : le chef du département d’anthropologie impose sa mafia à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui

 

Centrafrique.org/le-cauchemar-sans-fin-des-etudiants-en-anthropologie-de-luniversite-de-bangui/departement-danthropologie-de-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-85533″ data-wpel-link=”internal”>Racket et extorsion : le chef du département d’anthropologie impose sa mafia à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui
Département d’Anthropologie de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’Université de Bangui, le département d’anthropologie est gangréné par des pratiques mafieuse, où le chef de département impose un racket organisé aux étudiants.

 

À la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Bangui, le département d’anthropologie est au cœur d’un système qui dépasse tout le monde. Depuis des années, le chef de département organise un système d’extorsion qui pèse lourdement sur les étudiants. Ce n’est pas un simple désordre administratif, mais une pratique bien ancrée, où l’autorité est utilisée pour soutirer de l’argent aux étudiants de manière abusive.

 

Lors des examens, par exemple, le chef de département procède à une fouille des étudiants, confisquant leurs téléphones portables, qu’il s’agisse de smartphones ou de téléphones à clavier plus anciens. À la fin des épreuves, il ne rend pas les appareils sans contrepartie. Il exige 5 000 francs CFA pour un smartphone et 2 000 francs CFA pour un téléphone standard. Les étudiants, souvent sans ressources, doivent payer pour récupérer leurs propres biens. Cette pratique, appliquée sans explication ni justification, touche tous les étudiants, examen après examen, et ce, sans la moindre réaction du doyen de ladite faculté, ni du rectorat.

 

Ce système semble connu de tous dans la faculté des lettres et des sciences humaines. Le doyen et des responsables du rectorat sont informés, mais aucune mesure n’a été prise pour arrêter ces agissements. Certains étudiants affirment même que cette tolérance pourrait cacher une forme de complicité, où les sommes collectées seraient partagées entre certains responsables. Cette situation laisse les étudiants dans une position de vulnérabilité, contraints de se plier à ces exigences pour poursuivre leurs études.

 

Ce n’est pas un phénomène récent. Depuis des décennies, la faculté des lettres et des sciences humaines est le lieu de tensions liées à des abus d’autorité. En 1999-2000, un professeur d’histoire-géographie a été poursuivi sur le campus par un étudiant armé d’un couteau, après des différends liés à des comportements jugés injustes. L’incident a été stoppé par l’intervention d’autres étudiants et professeurs. En 2015-2016, un autre professeur, connu pour son attitude autoritaire, a été attaqué physiquement par des étudiants excédés. Ces événements, bien qu’extrêmes, montrent à quel point les abus répétés ont engendré frustration et colère parmi les étudiants.

 

Le département d’anthropologie, en particulier, fonctionne selon des règles imposées par le chef de département et d’autres responsables. Les étudiants, qui devraient se consacrer à leurs études, se retrouvent à naviguer dans un système où leur argent est exigé sans raison valable. L’Université de Bangui, censée être un lieu d’apprentissage et de rigueur, donne l’impression d’un espace où l’arbitraire prévaut….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Aéroport à 3 milliards  de dollards : Touadéra veut rouler les Centrafricains pour son troisième mandat

0

Aéroport à 3 milliards  de dollards : Touadéra veut rouler les Centrafricains pour son troisième mandat

 

Centrafrique.org/rca-laeroport-international-de-bangui-mpoko-privatise-a-la-societe-turque-damnus/aeroport-international-de-bangui-mpoko-excellent/” rel=”attachment wp-att-42047″ data-wpel-link=”internal”>aéroport international de Bangui Mpoko, illustrant l'article sur Aéroport à 3 milliards : Touadéra veut rouler les Centrafricains pour son troisième mandat
aéroport international de Bangui Mpoko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Touadéra promet un aéroport à 3 milliards de dollars, soit 1800 milliards de francs CFA. Une véritable mise en scène bidon pour piéger les Centrafricains et viser son troisième mandat.

 

Touadéra et son piège électoral à 1800 milliards de FCFA

 

Le 21 mai 2025, le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro a fanfaronné avec un accord signé pour un aéroport à Bogoula, à 60 km de Bangui sur la route de Boali, coûtant 3 milliards de dollars, soit 1800 milliards de francs CFA. Signé avec AGL Business Solutions, une soi-disant firme américaine, le projet promet 15 000 à 18 000 emplois et un hub régional, selon Bruno de Menu, prétendu PDG. Mais c’est du vent. Touadéra, visant un troisième mandat présidentiel, organise cette mise en scène pour impressionner les électeurs. “Les ambitions sont grandes pour la RCA”, claironne-t-il. Vraiment ? Dans un pays où l’Assemblée nationale n’a pas de courant, cet aéroport est une fable électorale. Pas de fonds, pas de plan, juste un piège pour faire rêver les Centrafricains et sécuriser les urnes. C’est une supercherie, pas un projet.

 

Touadera, sur les mêmes pas de Bozizé?

 

Les Centrafricains ont déjà vu ce cinéma. Sous François Bozizé, on leur promettait une route rutilante sur l’avenue des Martyrs, avec un échangeur futuriste. Des plans en 3D, des affiches placardées dans Bangui, des discours enflammés : tout était là. Et aujourd’hui ? L’avenue des martyrs reste dans un état chaotique, avec des routes devenues des pièges à pneus, l’échangeur un fantôme. Bozizé a vendu du rêve pour les élections de 2011, et Touadéra recycle le même scénario pour 2025. Son aéroport à 3 milliards, soit 1800 milliards de francs CFA : une promesse bidon pour endormir les électeurs. Les Centrafricains méritent mieux que ces vieilles ruses. Où sont les routes de Bozizé ? Dans les oubliettes. Où sera l’aéroport de Touadéra ? Dans ses discours de campagne.

 

AGL : une entreprise fictive pour une arnaque électorale

 

AGL Business Solutions ? Une blague. Les médias citent un PDG, Bruno de Menu, et un projet à 2,5 à 3 milliards, mais c’est tout. Pas de site crédible, pas de références, pas d’historique. AGL est une coquille vide, une entreprise fictive montée pour la mise en scène. Les 18 000 emplois ? Un chiffre jeté pour éblouir. Les études de faisabilité ? “On verra plus tard”, bredouille Bruno. Pas un sou n’est engagé, pas un bloc de fonds n’existe. C’est une arnaque cousue de fil blanc : Touadéra signe un contrat bidon avec une firme fantôme pour faire croire à un avenir radieux pour les centrafricains. Dans un pays où les contrats douteux enrichissent les élites, cette supercherie sent le détournement programmé.

 

Des priorités tordues : urnes avant peuple

 

Pourquoi Touadéra vend-il un aéroport à 3 milliards alors que les hôpitaux sont des mouroirs, que les écoles s’écroulent, que la 3G est un mythe ? Parce que les élections approchent, et un projet clinquant rapporte plus de votes qu’un générateur pour l’Assemblée. Les 15 000 emplois ? Un mensonge pour chômeurs. Les Centrafricains veulent du courant, des routes, des jobs réels, pas des contes électoraux. Touadéra mise sur des mirages pour s’accrocher au pouvoir, pendant que le pays souffre. Cette promesse est une gifle, un piège pour voler un troisième mandat….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Fidèles de l’église Bataillon 2, le pasteur Faki Issene Saïté vous répond…, mais pas à votre préoccupation

0

Fidèles de l’église Bataillon 2, le pasteur Faki Issene Saïté vous répond…, mais pas à votre préoccupation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Le-Pasteur-controverse-Faki-Issene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fidèles de l’église Bataillon 2, le pasteur Faki Issene Saïté vous répond…, mais pas à votre préoccupation
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Accusé de diviser l’église Bataillon 2, Faki Issene Saïté répond par des menaces et des excuses bancales, montrant qu’il n’a pas les épaules pour diriger.

 

Des menaces ridicules qui montrent son incapacité

 

Faki Issene Saïté, par un soi-disant “membre actif”, menace de traîner en justice le directeur de Corbeau News Centrafrique (CNC), pensant que des poursuites, même contre le Directeur soi-disant basé au Canada, suffiront à faire taire les critiques. Cette attitude est grotesque. Menacer au lieu de répondre calmement, c’est le signe d’un pasteur qui n’a rien compris à son rôle. Un vrai leader spirituel chercherait à rassembler, à discuter, pas à jouer les gros bras comme les requins. En brandissant la justice comme une arme, Faki prouve qu’il est complètement à côté de la plaque. Il n’a ni la sagesse ni la maturité pour guider une église. Franchement, c’est un pasteur qui se perd dans ses propres contradictions, incapable de répondre aux vraies questions des fidèles.

 

Bataillon 2 : une église en chute libre

 

Depuis son arrivée en 2019, imposée par le pasteur Gazayeke malgré l’opposition des fidèles, Faki Issene a transformé l’église Bataillon 2 en un lieu de discorde. Les reproches sont lourds : il dirige d’une main de fer, exclut ceux qui osent parler, et gère l’argent de l’église de façon douteuse. Par exemple, sur les 5 millions de FCFA donnés par le président Touadéra en 2021, 500 000 FCFA ont disparu sans explication. Pour la reconstruction de l’église, il a choisi une offre à 600 millions de FCFA, rejetant une autre à 300 millions, ce qui fait parler sur d’éventuelles commissions. Pendant ce temps, lui s’en sort bien : il construit une école privée à Voudambala, une ferme, et finance un voyage pour son fils en Tunisie. Résultat ? L’église, qui comptait 1 000 fidèles avant 2019, n’en a plus que 200 à 215. Les gens partent en masse, fatigués de ce pasteur qui divise au lieu d’unir.

 

Une réponse qui ne convainc personne

 

Dans sa défense, Faki Issene élude les accusations graves pour se draper dans une soi-disant rigueur morale. Il évoque le cas de Valérie, sanctionnée pour avoir brisé un foyer, prétendant que celle-ci a fait recours en  justice pour invalider sa décision, mais le juge a validé sa décision. Mais ça n’a rien à voir avec les détournements ou le népotisme qu’on lui reproche. Il se vante d’avoir arrêté des dépenses inutiles, comme 5 000 FCFA par semaine pour un responsable de la jeunesse de l’église, mais ne dit rien sur les fonds de reconstruction gérés dans l’ombre avec ses proches. Il prétend avoir choisi une entreprise pour plus de transparence, mais tout le monde sait que ses réunions se font en cachette, sans comptes clairs. Parler d’adultère ou de petits frais pour éviter les questions sérieuses, c’est pathétique. Sa réponse, maladroite et hors sujet, montre un pasteur qui n’a rien à dire pour se défendre.

 

Un pasteur qui se croit tout permis

 

Faki Issene pense qu’il est intouchable parce qu’il s’affiche avec le président Touadéra, comme lors de la prière publique en mars 2025 au stade 20 000 places. Pour lui, être proche du pouvoir lui donne un passe-droit, une sorte de bouclier contre les critiques. Mais un pasteur, c’est censé rester neutre, pas courir après les faveurs politiques pour se protéger. Les fidèles sont choqués par ce mélange de religion et de politique. Ils veulent un guide spirituel, pas un opportuniste qui se sert de l’église pour ses ambitions. Ce n’est pas de la morale, c’est de l’arrogance.

 

Faki Issene Saïté, avec ses menaces ridicules et ses excuses bancales, s’enfonce tout seul. Les fidèles de Bataillon 2, écœurés par son comportement, le rejettent en bloc. Ce n’est pas une poignée de mécontents, mais toute une communauté qui n’en peut plus. Qu’il aille s’occuper de son école privée et laisse l’église tranquille….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : fouilles et saisies spectaculaires à la prison de Ngaragba

0

fouilles et saisies spectaculaires à la prison de Ngaragba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Dans-la-prison-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : fouilles et saisies spectaculaires à la prison de Ngaragba
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mardi 27 mai 2025, une opération d’envergure a ciblé les prisons de Ngaragba et du Camp de Roux à Bangui pour saisir téléphones et objets illicites dans les cellules.

 

Ce mardi 27 mai 2025, le parquet du tribunal de grande instance de de Bangui a conduit une vaste opération de fouilles dans deux prisons de la capitale centrafricaine : la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement, et celle du Camp de Roux, installée sur la colline panthère. L’objectif était de récupérer les téléphones portables détenus illégalement par les prisonniers, ainsi que d’autres produits interdits. Cette initiative a été déclenchée après des récentes  révélations du CNC sur la vente illégale de divers  produits, sous la supervision du chef de la sécurité de la prison de Ngaragba. Ces informations ont incité le parquet à intervenir pour rétablir l’ordre dans ces établissements.

 

À Ngaragba, les équipes du parquet, appuyées par des gendarmes et des policiers, ont minutieusement inspecté les cellules et effectué des fouilles corporelles. Le bilan est impressionnant : au moins deux sacs Bankos remplis de téléphones ont été saisis, comprenant des smartphones Android, des téléphones à clavier et d’autres modèles. Selon le parquet, cette opération visait à couper les moyens de communication illicites utilisés par certains détenus pour organiser des activités illégales, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la prison.

 

L’opération s’est également étendue à la prison du Camp de Roux. Pourtant, les fouilles dans cet établissement n’ont pas donné de résultats significatifs, avec très peu d’objets interdits découverts. Malgré cela, un incident a marqué les esprits. Lors de l’inspection d’une cellule, Boybanda François, un détenu de 96 ans, ancien chef de groupe du village de Ngbaïna, arrêté le 17 juillet 2023 par la Cour pénale spéciale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, s’est adressé directement au lieutenant de la gendarmerie qui dirigeait l’opération. Ce vieillard, visiblement affaibli, a tout de même reconnu l’officier et l’a accusé d’avoir profité de son arrestation en 2023 pour lui voler une somme de 70 000 francs CFA. « À mon âge, 96 ans, tu n’as pas honte pour voler mon argent, ce n’est pas juste ! », a-t-il déclaré devant les autres détenus et gendarmes. Gêné, le lieutenant a quitté la cellule sans répondre, sous les regards des personnes présentes.

 

Cet incident a mis en évidence les tensions qui persistent dans le système carcéral, où les relations entre détenus et forces de l’ordre peuvent être marquées par des abus. Boybanda François, malgré son âge avancé, reste détenu dans des conditions difficiles à camp de Roux, ce qui pousse à s’interroger sur le traitement des prisonniers âgés.

 

Cette opération, spectaculaire par son ampleur à Ngaragba, montre les défis auxquels sont confrontées les prisons de Bangui en matière de sécurité et de discipline. Le parquet a indiqué que de telles interventions se poursuivraient pour mieux contrôler les établissements pénitentiaires et prévenir les activités illégales….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Pendant que le gouvernement finance à plusieurs milliards le groupe Wagner, le HCR dote le tribunal de Ndélé de simples registres d’actes de naissance pour renforcer l’état civil

0

Pendant que le gouvernement finance à plusieurs milliards le groupe Wagner, le HCR dote le tribunal de Ndélé de simples registres d’actes de naissance pour renforcer l’état civil

 

Centrafrique.org/la-prise-en-charge-amelioree-des-bebes-prematures-grace-a-msf-Centrafrique/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf/” rel=”attachment wp-att-85458″ data-wpel-link=”internal”>Pendant que le gouvernement finance à plusieurs milliards le groupe Wagner, le HCR dote le tribunal de Ndélé de simples registres d'actes de naissance pour renforcer l'état civil
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Pendant que le gouvernement centrafricain déverse des milliards pour financer le groupe Wagner, accusé de massacrer des populations centrafricaine, des milliers d’enfants du pays n’ont toujours pas d’actes de naissance. Pas un million, pas même 100000 francs CFA pour fournir des registres aux communes et garantir un droit fondamental : une identité légale. C’est une honte nationale. Au même moment, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), voyant la situation,  se voit contraint de procéder le mercredi dernier à la remise officielle de quinze registres d’actes de naissance parafés et codifiés au tribunal de grande instance de Ndélé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appui institutionnel aux autorités administratives locales de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, la situation est alarmante. Sans ces documents essentiels, les enfants sont des fantômes administratifs, privés d’accès à l’école, à la santé ou à une carte d’identité. Les parents, eux, vivent dans l’angoisse. « Comment prouver que mon enfant est Centrafricain ? On nous laisse dans le vide », s’indigne Amina, mère de trois enfants à Ndélé.

 

Le préfet de Bamingui-Bangoran, Dongopu Magui Francis, s’est déclaré particulièrement satisfait de cette action concrète. “Je suis très content que nos communes soient enfin dotées de ces registres essentiels pour délivrer des actes de naissance aux citoyens, notamment aux enfants qui en étaient privés jusqu’à présent”, a-t-il affirmé lors d’une interview accordée depuis Ndélé à la radio Centrafrique.

 

Ces nouveaux registres seront répartis entre les différentes communes de la préfecture :

– La commune de Ndélé

– La commune de Bamingui

– La commune de Dar-el-Kouti

– La commune de Bassacam

 

Cette dotation répond à un besoin capital dans cette région frontalière où de nombreux habitants éprouvaient des difficultés à obtenir des documents d’identité officiels. “Désormais, les citoyens de Ndélé qui souhaitent obtenir leur carte nationale d’identité pourront se procurer ces actes de naissance, qui constituent les documents de base attestant de la centrafricanité d’une personne”, a précisé le préfet Francis.

 

L’action du HCR vient combler un vide administratif important dans cette zone reculée du pays. Les autorités locales estiment que cette initiative permettra :

  1. De régulariser la situation civile de milliers d’habitants 2. De faciliter l’accès aux services publics 3. De renforcer la sécurité et le contrôle aux frontières 4. D’améliorer le recensement démographique

 

Sur le terrain, les populations accueillent favorablement cette nouvelle. “C’est une avancée majeure pour nous qui vivions dans l’angoisse de ne pas pouvoir prouver notre identité ou celle de nos enfants”, témoigne un habitant de Ndélé rencontré devant le tribunal.

 

Le HCR, présent dans le pays depuis plusieurs années, continue ainsi à appuyer les institutions centrafricaines dans leurs missions régaliennes. Cette opération s’inscrit dans un programme plus vaste de renforcement des capacités administratives locales dans les zones frontalières.

Ainsi, pour les centrafricains, cette situation est plus qu’un simple dysfonctionnement administratif, c’est une trahison. Pendant que Wagner prospère, le peuple souffre. Il est temps que le gouvernement rende des comptes et investisse dans l’avenir de ses citoyens, à commencer par un acte de naissance pour chaque enfant. Car sans identité, il n’y a pas de futur.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Touadera, pense-toi que les droits de l’homme  existent-ils vraiment en Centrafrique ?

0

Touadera, pense-toi que les droits de l’homme  existent-ils vraiment en Centrafrique ?

 

Touadera, pense-toi que les droits de l’homme existent-ils vraiment en Centrafrique ?
Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le gouvernement présente sa Politique des droits de l’homme , face à une réalité traversée par des injustices et des exactions.

 

Le 7 mai 2025, le ministère de la Justice et de la Promotion des droits humains, en partenariat avec la Minusca, a lancé un atelier de deux jours à Bangui pour promouvoir la Politique nationale des droits de l’homme (PNDH), adoptée en 2023. Ce document est présenté comme un cadre pour protéger les droits des Centrafricains, notamment en période électorale. Mais dans un pays où les abus sont fréquents, cette initiative semble davantage servir des intérêts politiques que répondre aux besoins des citoyens.

 

Une vitrine électorale pour le pouvoir

 

Le gouvernement brandit la PNDH comme un étendard des droits humains, mais cette démarche apparaît opportuniste. À l’approche des Élections, le président Baba Kongoboro et son entourage craignent les débats autour du troisième mandat, un sujet qui divise et inquiète. En période de tension, les droits humains deviennent un outil pour amadouer la population et apaiser les critiques, tant locales qu’internationales. Ruffin Julien Ngoadebaba , chargé de mission au ministère, a décrit la PNDH comme une « boussole », mais les Centrafricains y voient plutôt une manœuvre pour calmer les esprits. Quand les projecteurs électoraux s’éteignent, les engagements en faveur des droits humains s’estompent, réservés aux moments où ils servent les intérêts du pouvoir.

 

Des abus qui contredisent le discours

 

Les annonces sur la PNDH contrastent avec la réalité. Des organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International documentent régulièrement des violations graves : exécutions sans procès, arrestations sans fondement, violences par les forces de l’État ou leurs alliés russes du groupe Wagner. En 2024, des rapports ont signalé des civils arrêtés sans motif clair, souvent pour des accusations floues comme « atteinte à la sécurité de l’État  ». Ces pratiques, loin des principes de la PNDH, montrent que les droits humains restent un slogan plus qu’une priorité.

 

Le système judiciaire, censé protéger les citoyens, aggrave la situation. Les centrafricains parlent d’une « mafia judiciaire » où le ministère de la Justice protège les proches du pouvoir tout en ciblant les simples citoyens et les opposants. Cette partialité mine la crédibilité de la PNDH, qui promet pourtant de défendre les droits civils et politiques.

 

Une période électorale sous tension

 

L’atelier de Bangui met l’accent sur des Élections respectueuses des droits, une nécessité après des scrutins marqués par des violences. La PNDH est censée garantir des votes libres et apaisés, mais le climat actuel rend cet objectif fragile. En 2023, des rapports de la MINUSCA ont pointé des pressions exercées par les forces de l’État sur des électeurs et des candidats lors des Élections locales. Ces actes, rarement sanctionnés, montrent que le gouvernement parle de droits humains quand cela l’arrange, notamment pour séduire l’opinion en période électorale.

 

La MINUSCA, entre soutien et silence

 

La MINUSCA, partenaire de l’atelier, soutient la PNDH, mais son rôle interroge. Chargée de protéger les civils, la mission reste souvent silencieuse face aux abus de l’État ou de ses alliés, comme les mercenaires du groupe Wagner, impliqués dans des violences régulières depuis 2021 jusqu’à ce jour, selon des sources indépendantes. Elle critique plus volontiers les rebelles, ce qui alimente les soupçons de partialité. En appuyant la PNDH, la MINUSCA donne une légitimité au gouvernement, mais sans s’attaquer aux violations qui touchent les Centrafricains au quotidien.

 

Des familles prises pour cibles

 

Un aspect ignoré par la PNDH est la persécution de familles entières. Des informations crédibles rapportent que, lorsqu’une personne est soupçonnée d’opposition, ses proches,  parents, siblings,  sont arrêtés, même sans lien avec les faits reprochés. Le cas palpable est celle de la famille Sayo. Cette pratique, qui brise des foyers et viole les lois internationales sur la responsabilité individuelle, est absente des discussions officielles. Elle illustre à quel point la PNDH passe à côté des vraies souffrances des citoyens.

 

Une population sceptique

 

Ce qui est troublant, à la fin de cet atelier, un soi-disant membre de la société civile salue l’atelier, mais beaucoup de Centrafricains restent méfiants. Après des années d’injustices, les annonces du gouvernement peinent à convaincre. La promesse de traduire la PNDH en langues locales et de la diffuser dans les provinces est vue comme une tentative de communication, surtout en période électorale. Les citoyens, lassés par les discours, attendent des changements qu’ils ne voient pas venir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC