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Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko

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Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko

Centrafrique.org/poste-des-douanes-de-beloko-rehabilite-grace-a-un-incendie-criminel/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko
Poste de douanes de Béloko réabilité. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les discussions qui se sont tenues ce samedi 25 janvier 2025 à la recette des douanes de Béloko ont dévoilé une crise systémique alarmante, mêlant défaillances techniques, ingérences politiques et corruption. Ce qui devrait être un point de contrôle stratégique douanier à la frontière camerounaise apparaît comme le symbole d’une administration en pleine déliquescence.

 

Le pillage des ressources minières se déroule quasi ouvertement, avec la complicité passive d’une administration douanière paralysée. “Les convois chinois, escortés par des militaires, ignorent délibérément nos contrôles au poste de douane de Béloko. Un simple coup de fil suffit à faire libérer n’importe quel chargement”, confie un haut responsable sous couvert d’anonymat. Cette situation ubuesque voit des militaires censés protéger les intérêts de l’État faire obstacle au travail des douaniers.

 

L’absence totale d’équipements modernes transforme le poste frontalier de douane de Béloko  en véritable passoire. Les agents, contraints d’utiliser leurs ordinateurs personnels, se retrouvent impuissants face à des réseaux de fraude sophistiqués. “Même les scanners que nous avions ici au poste de douane de Béloko  sont en panne, et nous continuons à payer leur maintenance sans qu’ils soient réparés”, révèle un inspecteur, illustrant l’absurdité de la situation.

 

La contrebande s’est professionnalisée, exploitant méthodiquement les failles du système. Les fraudeurs utilisent un réseau complexe de pistes secondaires, multipliant les petits véhicules et les motos pour contourner les points de contrôle. Les douaniers en poste à la douane de Béloko , sans moyens de surveillance mobile, assistent impuissants à ce ballet incessant de marchandises illicites.

 

Plus inquiétant encore, les agents signalent une multiplication des interventions extérieures dans leur travail. “Les ordres venant d’en haut pour relâcher des véhicules en cours de contrôle sont devenus quotidiens”, témoigne un douanier. Cette ingérence systématique sape l’autorité des services et encourage l’impunité des fraudeurs.

 

Le contrôle des flux financiers  à la douane de Béloko  révèle également des dysfonctionnements majeurs. Les transferts dépassant largement les limites légales se multiplient sans justification, suggérant des opérations de blanchiment d’argent à grande échelle. L’administration, privée d’accès aux bases de données nécessaires, se trouve dans l’incapacité d’exercer un contrôle effectif.

 

La falsification des documents commerciaux atteint des proportions alarmantes. Les agents rapportent une recrudescence des fausses déclarations d’origine et des sous-évaluations manifestes. “Nous voyons régulièrement des marchandises asiatiques réemballées comme productions locales, sans pouvoir intervenir faute de moyens de vérification”, explique un vérificateur.

 

La coordination avec les forces de sécurité, censée renforcer les contrôles, produit l’effet inverse. Les militaires, particulièrement ceux escortant les convois miniers, agissent comme une force d’obstruction au travail des douaniers. Cette situation absurde voit des agents de l’État entraver le travail d’autres agents de l’État.

 

L’intégrité du service, principe fondamental selon l’Organisation Mondiale des Douanes, semble avoir totalement disparu. Les pressions, les interventions extérieures et le manque de moyens ont créé un environnement où les contrôles deviennent l’exception plutôt que la règle.

 

Cette déliquescence du service de douane de Béloko a des conséquences directes sur les recettes de l’État. Les pertes financières, impossibles à chiffrer précisément, apparaissent considérables au vu du flux ininterrompu de marchandises échappant à tout contrôle effectif.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que Béloko représente un point d’entrée majeur pour les marchandises destinées à la Centrafrique. L’effondrement des contrôles à cette frontière stratégique compromet non seulement les recettes douanières mais aussi la sécurité nationale, laissant la porte ouverte à tous les trafics.

 

Cette crise profonde de la douane de Béloko démontre une fois de plus l’échec total de l’État à contrôler ses frontières et à protéger ses ressources. Elle met en lumière un système où la corruption et l’impunité sont devenues la norme, transformant ce qui devrait être un point de contrôle stratégique en symbole de la déliquescence de l’administration centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson

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Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson

 

Centrafrique.org/screenshot-9/” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson
Un groupe des Phacochères Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un phacochère agressif a tué deux personnes dans la localité de Besson, située à 123 kilomètres à l’ouest de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. L’animal, criminel de son état,  a adopté un comportement inhabituel qui alimente les différentes interprétations dans le village.

 

Les faits se sont déroulés la semaine dernière  à Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Un phacochère a mortellement attaqué une mère de famille avant de rester près de son corps pendant quatre jours, défiant toute logique animale. La situation s’est aggravée lorsqu’une foule d’habitants, venue pour chasser l’animal, a vu l’un des siens également tué par le phacochère qui est étonnement agressif.

 

“Jamais nous n’avons vu un tel comportement. Un animal qui tue et reste près des corps, ce n’est pas naturel”, confie un habitant de Besson contacté par la rédaction du CNC.

 

Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions d’animaux sauvages signalées dans plusieurs localités de la région. À Ngaoundaye, plus particulièrement à Mberé, des hippopotames s’en prennent aux pêcheurs et aux riverains.

 

Pour les habitants de Besson, le comportement du phacochère tueur dépasse l’entendement. “Un animal normal tue et s’enfuit. Mais celui-ci est resté sur place pendant quatre jours, empêchant même les familles d’approcher les corps. Même quand la foule est venue pour le chasser, il n’a pas fui. Au contraire, il a attaqué et tué une autre personne”, raconte un témoin présent lors de la deuxième attaque.

 

Dans la région, cette série d’attaques inhabituelles d’animaux sauvages inquiète. “Avant, les animaux fuyaient l’homme. Maintenant, ils nous attaquent sans raison. Les phacochères entrent même dans les villages”, explique un agriculteur de Véron.

 

Le capitaine des eaux et forêts a finalement reçu l’ordre d’abattre l’animal. Une décision qui n’empêche pas les interrogations de persister dans la région, où certains voient dans ce comportement inhabituel des signes qui dépassent le simple fait divers.

 

Pour de nombreux habitants de Besson, ce comportement inhabituel du phacochère est interprété comme un acte de sorcellerie.

 

“La population est convaincue qu’il s’agit d’un être humain transformé en animal. Le comportement du phacochère, sa nervosité excessive et surtout le fait qu’il soit resté près des corps, tout cela alimente les suspicions de transformation mystique d’un homme du village  “, explique un notable local.

 

Cette multiplication d’attaques d’animaux sauvages – phacochères, hippopotames – pose question dans une région où homme et faune ont longtemps cohabité sans incident majeur.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique , Touadéra décrit ‘un paradis’ pendant que le peuple souffre, selon l’opposition

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En Centrafrique , Touadéra décrit ‘un paradis’ pendant que le peuple souffre, selon l’opposition

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique , Touadéra décrit 'un paradis' pendant que le peuple souffre, selon l'opposition
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 En Centrafrique , le discours sur l’état de la nation prononcé le 28 décembre par le président Faustin Archange Touadéra provoque une vive réaction de l’opposition centrafricaine. Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC)  dénoncent un exercice “déconnecté” des réalités quotidiennes des Centrafricains.

 

“Le président Touadéra a passé presque trois heures à décrire un pays imaginaire où règne l’abondance et où tout fonctionne à merveille”, fustige maître Nicolas Tiangaye. Une description qui contraste violemment avec la réalité  en Centrafrique : “Un Centrafricain sur trois souffre de faim sévère”, rappelle-t-il.

 

“Dans certains quartiers en Centrafrique, les familles ont supprimé le petit-déjeuner pour ne prendre qu’un seul repas par jour”, révèle le président du PCUD, illustrant la dégradation du niveau de vie en Centrafrique. L’opposition s’appuie sur les chiffres de la Banque mondiale : une croissance négative de -2,7% en 2024 et des projections peu encourageantes pour 2025 en Centrafrique.

 

La situation sanitaire inquiète particulièrement en Centrafrique. “Pourquoi y a-t-il tant de décès actuellement ? Les Centrafricains sont incapables de se faire soigner”, alerte Crépin Mboli-Goumba. Même l’université, pourtant dirigée par “un professeur à la tête du pays”, voit ses amphithéâtres surchargés et des “étudiants obligés de suivre les cours debout”.

 

Martin Ziguélé pointe l’écart entre les nombreux voyages présidentiels et l’absence de résultats concrets  en Centrafrique : “Il a vu comment les autres présidents développent leur pays. Et lui ? Même notre centre-ville est couvert de poussière toute la journée”.

 

L’ancien Premier ministre Enock Lakoué va plus loin : “Notre pays est en deuil. Quand on regarde l’aspect économique, social, éducatif, nous n’avons aucune raison d’être fiers de la situation actuelle”.

 

Face à ce tableau catastrophique en Centrafrique , l’opposition appelle à un dialogue politique inclusif pour préparer l’échéance de 2025. “On ne peut pas gouverner si le peuple ne se reconnaît pas dans vos actes”, prévient Ziguélé, rappelant que le pays est dirigé par “un régime minoritaire face à un peuple majoritairement hostile”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages

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Centrafrique.org/bangui-a-genoux-la-tragedie-silencieuse-des-enfants-de-la-rue/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-marabena-devant-la-station-tradex%f0%9f%98%a5%f0%9f%98%ad%f0%9f%87%a8%f0%9f%87%ab/” rel=”attachment wp-att-86221″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫-337×450.jpg” alt=”La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages” width=”337″ height=”450″ />
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres de l’inflation à Bangui donnent le vertige. Le sac de manioc, aliment de base des Centrafricains, coûte désormais deux fois le salaire minimum. Le prix du carburant reste bloqué à des sommets historiques, malgré les recommandations pressantes du FMI pour une baisse. Cette flambée des prix paralyse toute la chaîne économique de la capitale et crée de la pauvreté à Bangui.

 

Les marchés de la capitale racontent cette crise sans précédent. Les étals se vident, les prix grimpent. Un kilo de viande vaut maintenant une journée de travail d’un fonctionnaire. Le poisson, autrefois accessible à tous, devient un luxe. Les légumes, pourtant cultivés sur place à Bangui, atteignent des prix prohibitifs à cause des multiples barrages routiers qui rançonnent les transporteurs.

 

Les salaires, eux, restent figés dans le temps. Un cadre qui gagnait 170.000 francs CFA  comme les inspecteurs de la douane, il y a dix ans, touche toujours la même somme, alors que le coût de la vie a triplé. Les fonctionnaires, les enseignants, les petits commerçants : tous voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil tropical de Bangui. Et la pauvreté à Bangui ?

 

La présence massive des organisations internationales aggrave le phénomène de la pauvreté à Bangui. Les loyers explosent, les prix des restaurants s’alignent sur les per diem des expatriés. Les Banguissois ordinaires se retrouvent exclus de leur propre ville, chassés des quartiers centraux par une inflation galopante qu’ils ne peuvent plus suivre.

 

L’eau et l’électricité, services essentiels, deviennent des luxes inaccessibles. Neuf Centrafricains sur dix n’ont pas accès à l’électricité à cause de la pauvreté à Bangui. L’eau courante joue à cache-cache avec les robinets. Les familles doivent choisir : payer les factures ou nourrir leurs enfants. Un choix impossible qui pousse beaucoup vers des solutions de fortune dangereuses pour la santé.

 

Les transports paralysent l’économie domestique. Le prix des taxis a doublé. Les motos-taxis, derniers recours des petites bourses, augmentent leurs tarifs chaque mois. Se déplacer pour travailler mange désormais un tiers des salaires et cause de la pauvreté à Bangui. Une équation impossible pour des milliers de foyers.

 

La spirale infernale s’auto-alimente. Les commerçants augmentent leurs prix pour compenser les taxes routières illégales. Les transporteurs répercutent la hausse du carburant. Les propriétaires alignent leurs loyers sur les salaires des expatriés. Pendant ce temps, les salaires des centrafricains stagnent, cloués au sol par un budget national exsangue.

 

Les quartiers populaires étouffent. Les familles sautent des repas, les enfants quittent l’école, les malades renoncent aux soins. L’économie informelle, dernière bouée de sauvetage, ne suffit plus à combler le gouffre entre les revenus et le coût de la vie. La classe moyenne banguissoise, déjà fragile, s’effondre et la pauvreté à Bangui gagne du terrain.

 

Cette crise du pouvoir d’achat menace la stabilité sociale. Les tensions montent dans les marchés, les files s’allongent devant les points d’eau. Le fossé se creuse entre une minorité qui peut suivre l’inflation et une majorité qui s’enfonce dans la précarité. Bangui retient son souffle, étranglée par une cherté de la vie qui ne cesse d’empirer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….

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Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….

 

Centrafrique.org/carnage-sur-laxe-bozoum-bouar-3-personnes-tuees-par-des-bandits-armes/une_moto_taxi_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83540″ data-wpel-link=”internal”>Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les allées désertes, les étals clairsemés, un silence pesant là où résonnaient jadis les cris des marchands et l’effervescence des acheteurs. La vingtième édition de la foire agricole de Bozoum offre un spectacle désolant qui en dit long sur l’effondrement du secteur agricole centrafricain.

 

“Cette vingtième édition de foire agricole de Bozoum n’est pas comme les foires d’antan”, soupire le député Gervais Girekan, observant les maigres produits exposés. Un constat amer partagé par tous les participants. Les quelques groupements agricoles venus de Ndim, Toulé et Bozoum tentent tant bien que mal de maintenir une tradition autrefois glorieuse, exposant du riz, des haricots, des courges, du miel et de l’huile de karité. Mais les quantités sont dérisoires comparées aux années précédentes.

 

Mathias Rubin Koé, président du groupement Koé Siriri de Ndim, ne cache pas sa déception. Les routes défoncées, l’insécurité persistante, l’absence de soutien gouvernemental ont progressivement étranglé la production agricole. Caroline Faïbalé, du groupement agricole Nifoya de Konang, partage ce désarroi face à une manifestation qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.

 

La foire agricole de Bozoum, autrefois vitrine de la prospérité agricole de la région, révèle aujourd’hui l’ampleur du désastre. Les paysans, abandonnés à leur sort, luttent contre des obstacles insurmontables. Les routes impraticables empêchent l’acheminement des produits. Les agriculteurs, terrorisés par l’insécurité, limitent leurs déplacements. Le régime, occupé à d’autres priorités, semble avoir oublié ces hommes et ces femmes qui nourrissent le pays.

 

Vingt ans d’histoire s’effacent sous nos yeux. Cette foire agricole, qui attirait autrefois des acheteurs de toute la région, symbolisait la vitalité de notre agriculture. Les greniers étaient pleins, les transactions nombreuses, l’espoir permis. Aujourd’hui, les rares visiteurs errent entre les stands dégarnis, témoins impuissants d’un déclin.

 

“Il faut multiplier les efforts”, lance le député Gervais , mais ses encouragements sonnent creux face à l’absence criante de politique agricole cohérente. Les promesses gouvernementales de développement rural se sont évaporées, laissant les agriculteurs seuls face à leurs difficultés quotidiennes.

 

Cette vingtième édition de la foire de Bozoum marque un tournant. Alors que la Caritas tente de maintenir cette tradition vivante, la réalité s’impose : notre agriculture se meurt. Les “soldats de la terre”, comme on les appelait jadis, baissent les bras les uns après les autres. Les jeunes désertent les campagnes, préférant tenter leur chance ailleurs plutôt que de perpétuer un métier qui ne nourrit plus son homme.

 

Les récompenses promises aux “groupements agricoles performants” ne masquent pas l’amère vérité : la foire agricole de Bozoum 2025 est le reflet d’un monde rural abandonné. Vingt ans après ses débuts prometteurs, elle expose au grand jour l’échec d’une politique agricole inexistante et le désespoir de toute une région.

 

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GAMBOULA : La sécheresse aiguë crée des tensions entre éleveurs et agriculteurs

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GAMBOULA : La sécheresse aiguë crée des tensions entre éleveurs et agriculteurs

 

Centrafrique.org/en-centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>GAMBOULA : La sécheresse aiguë crée des tensions entre éleveurs et agriculteurs
Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une sévère sécheresse frappe la région de Gamboula depuis fin décembre, contraignant les éleveurs à se rapprocher des zones urbaines avec leurs troupeaux, située à 685 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï.

 

Les pâturages traditionnels et points d’eau se sont asséchés, poussant les éleveurs à conduire leurs bêtes vers des zones inhabituelles. L’aérodrome et les alentours du district sanitaire de Gamboula accueillent désormais de nombreux troupeaux.

 

“Nos bœufs ne peuvent plus rester dans les zones éloignées car tous les petits marigots sont à sec. Nous sommes obligés de nous rapprocher de l’Académie et de l’Amboumen pour trouver de l’eau”, explique Aliou Issa, vice-président de Fergie, l’association locale des éleveurs.

 

Cette situation provoque des tensions avec les agriculteurs locaux. Les bovins, en quête de nourriture, se rabattent sur les feuilles de manioc des champs environnants. Plus d’une dizaine de plaintes ont déjà été enregistrées auprès des services de l’agriculture et de l’élevage de Gamboula.

 

Les autorités locales cherchent des solutions pour apaiser ces tensions. Le chef du secteur élevage de Gamboula appelle à la concertation entre les deux communautés : “Nous devons trouver un accord pour le partage des ressources disponibles pendant cette période difficile“.

 

Cette crise survient alors que la ville de Gamboula, important carrefour commercial de la région, tente de maintenir son équilibre entre activités agricoles et pastorales. Les services techniques locaux étudient la possibilité d’aménager des points d’eau supplémentaires pour éviter de futures crises.

 

Les prévisions météorologiques n’annoncent pas de précipitations significatives avant plusieurs semaines, laissant craindre une aggravation des tensions si des solutions d’urgence ne sont pas trouvées.

 

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La propagande présidentielle s’invite dans la lutte contre le VIH à Bossangoa

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La propagande présidentielle s’invite dans la lutte contre le VIH à Bossangoa

 

Centrafrique.org/wilfrid-sylvain-nambei-coordinateur-de-la-cnls-tp/” data-wpel-link=”internal”>
Wilfrid Sylvain Nambei, Coordinateur de la CNLS-TP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le coordinateur  de la CNLS-TP  (Comité National de Lutte contre le SIDA – Transmission) , Wilfrid Sylvain Nambei, a transformé une séance de sensibilisation sur le VIH/SIDA en véritable ode au président Touadéra, alias Baba Kongoboro, lors de la 65e Conférence générale de l’Union des Églises Évangéliques des Frères de Centrafrique à Bossangoa, située à 305 kilomètres de Bangui.

 

Durant son intervention de 30 minutes, le ministre a mentionné plus de vingt fois “le chef de l’État” ou “le président Touadéra”, reléguant au second plan les enjeux sanitaires pourtant cruciaux pour les communautés religieuses présentes.

 

” Le Coordinateur de la CNLS-TP , Wilfrid Sylvain Nambei parlait plus du président que du SIDA”, observe un pasteur présent dans l’assemblée. “À chaque phrase, il fallait citer Touadéra. Même quand il évoquait le dépistage ou les traitements, tout devait passer par une référence au président“.

 

Cette omniprésence présidentielle dans un discours censé porter sur la santé publique a provoqué malaise et incompréhension parmi les participants. “Nous étions venus pour parler santé, pas pour écouter un discours politique”, confie un autre leader religieux sous couvert d’anonymat.

 

Le phénomène s’étend au-delà de cette conférence. Dans les administrations et lors des événements officiels, la mention systématique du chef de l’État devient une obligation tacite pour les responsables soucieux de préserver leur poste.

 

“Les ministres rivalisent de flagornerie”, analyse un observateur de la vie politique centrafricaine. “C’est simple : plus vous citez le président, plus vous prouvez votre loyauté. La compétence passe après.”

 

Cette pratique installe un climat délétère où l’action publique, y compris sanitaire, se retrouve parasitée par des considérations politiques. Pendant ce temps, les véritables défis comme la lutte contre le VIH/SIDA restent en suspens, otages d’un système plus préoccupé par la glorification présidentielle que par l’efficacité des politiques publiques.

 

“Le plus inquiétant”, souligne un diplomate congolais, “c’est que cette pratique se banalise. Elle devient la norme, au détriment du débat démocratique et de l’action publique”.

 

À Bossangoa comme ailleurs en Centrafrique, la personnalisation excessive du pouvoir détourne l’attention des vrais enjeux. Une dérive qui pose question sur l’avenir de la gouvernance dans un pays où même la santé publique devient un instrument de propagande présidentielle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie

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Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Ce 10 janvier 2025, à l’ouverture de la radio Centrafrique, le président Faustin Archange Touadéra s’est livré dans un support sonore à un exercice de manipulation religieuse spectaculaire. Pendant quinze minutes, celui qui a plongé la République centrafricaine dans le chaos total s’est improvisé pasteur, transformant une prière nationale en instrument de propagande politique. Pour les centrafricains, ce monsieur n’est rien d’autre qu’un disciple du diable.

 

La farce d’un disciple du diable

 

“Je te remercie, père, toi qui m’a appelé selon ta préséance à présider aux destinées de ce beau pays qu’est la République Centrafricaine. Je te remercie encore pour le soutien constant et divin de notre peuple”, ose déclarer Le disciple du diable , Faustin-Archange Touadera dans son introduction. Ces premiers mots révèlent déjà l’imposture d’un homme qui se présente comme choisi par Dieu, alors que son maintien au pouvoir repose sur la terreur des criminels mercenaires russes du groupe Wagner.

 

L’hypocrisie du “repentant”

 

Plus cynique encore, Le disciple du diable  Touadéra poursuit : “Nous sommes tous conscients et responsables des maux qui gangrènent notre pays et qui ont pour nom la méchanceté, la haine, la jalousie, la corruption, les détournements des biens de la République et bien d’autres iniquités qui sont innombrables devant toi“. Une confession publique qui sonne creux quand on connaît l’ampleur des détournements opérés par son régime depuis 2016.

 

Le faux prophète de la paix :  disciple du diable

 

“Je te remercie également de ce que tu as toujours maintenu ta droite triomphante sur notre pays pour une paix durable et une sécurité pour toujours”, proclame le président. Une affirmation qui relève de l’insulte pure alors que les provinces sont livrées aux exactions des anges du diables,  les mercenaires russes du groupe de Wagner. De Bambari à Bria, de Bocaranga à Paoua, les populations civiles subissent quotidiennement violences et rackets.

 

Le mensonge du développement

 

“Je n’oublierai pas de glorifier ton nom, toi qui nous a permis le retour remarquable de la République Centrafricaine sur la scène internationale, le fondement solide d’un état moderne et la mise en place des bases d’un développement réel”, déclare Le disciple du diable  Touadéra, et ce,  sans même sourciller. Pendant ce temps, Bangui croule sous les ordures, les coupures d’électricité paralysent l’économie, et certains fonctionnaires accumulent les mois d’arriérés de salaire dans d’autres structures de l’État.

 

La manipulation divine : Le spectacle du disciple du diable

 

“Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et cherche ma face et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays”, cite Le disciple du diable  Touadéra en détournant les Écritures. Une manipulation grossière qui vise à faire porter au peuple la responsabilité de la faillite nationale.

 

L’arrogance messianique

 

“Seigneur, tu n’échoues pas, tu ne changes pas, tu ne mens pas, ce que tu as promis tu le réalises”, poursuit Le disciple du diable  dans son délire mystique. Ces paroles prennent une dimension particulièrement perverse quand on sait que Touadéra a fait modifier la Constitution en 2023 pour s’accrocher au pouvoir, trahissant ses engagements initiaux pris en 2016 et 2021.

 

La paranoïa du disciple du diable

 

“Nous savons du reste, Seigneur, que s’il y a des complots contre notre pays, notre peuple, notre souveraineté, notre liberté, cela ne viendra pas de toi. Le diable intensifie ses traits enflammés au fur et à mesure que le moment de la délivrance de ton peuple approche“. Ce passage révèle la paranoïa d’un régime qui voit des complots partout, justifiant ainsi la répression contre toute voix dissidente.

 

L’ultime blasphème

 

“Fais éclater ton allégresse et ta joie dans notre pays et que la prospérité de notre peuple envahisse les nations”, conclut Le disciple du diable  Touadéra. Une dernière provocation alors que 75% des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté. Les routes sont impraticables, les hôpitaux manquent de tout, les écoles ferment. La jeunesse, abandonnée, bascule dans la délinquance et la prostitution.

 

Cette prière restera comme le symbole d’un régime qui a fait de l’hypocrisie religieuse un instrument de pouvoir. Pendant que Touadéra joue au pasteur, la RCA continue sa descente aux enfers. Le peuple centrafricain mérite mieux que ces simagrées spirituelles qui masquent mal la réalité d’une dictature corrompue et violente. L’Histoire retiendra que c’est en invoquant le nom de Dieu que Touadéra aura achevé de détruire son pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Dr Alain Nzilo

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Centrafrique : Comment une poignée d’agents de l’État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l’ASECNA

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Centrafrique : Comment une poignée d’agents de l’État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l’ASECNA

 

Centrafrique : Comment une poignée d'agents de l'État, devenus des mafieux, trahit la République au profit de l'ASECNA
Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quatre hauts fonctionnaires formés par l’État centrafricain organisent aujourd’hui le plus grand coup de force immobilier jamais vu dans le pays depuis sa création. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, le procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio, le juge d’instruction Gambou Jean Bruno et l’avocat Blaise Fleury Hotto, tous anciens boursiers de la République, travaillent maintenant à détruire la légalité foncière de leur pays.

 

L’affaire éclate avec l’expulsion de Marie-Solange Ndakala. Cette propriétaire détient pourtant un titre foncier TF 557 parfaitement légal, délivré par l’État en 2011. Le lieutenant Bissakonou de la Gendarmerie Nationale force sa porte sur ordre direct du ministre Abazène. Une action illégale qui cache un plan plus vaste.

 

En effet, l’ASECNA veut récupérer des terrains qu’elle n’a jamais possédés. La Convention de 1974 est claire : l’agence n’était qu’occupante, pas propriétaire. En 2011, après son refus de rénover les bâtiments pour un milliard de francs CFA, l’État vend légalement ces terrains. M. Kamach et d’autres citoyens achètent en toute légalité.

Centrafrique : Comment une poignée d'agents de l'État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l'ASECNA
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Maître Blaise Fleury Hotto mène l’offensive juridique pour l’ASECNA. Cet avocat, formé grâce aux bourses nationales, dépose des requêtes en série contre les titres fonciers. Le procureur Foukpio les transmet immédiatement au juge Gambou. Une chaîne bien huilée qui ignore toutes les règles de droit.

 

Le ministre Abazène protège ce système. Dans son bureau, les dossiers de l’ASECNA passent avant tout. Les propriétaires légitimes n’ont même pas le droit de présenter leurs documents. Une justice à sens unique qui fait honte à la République.

 

Le plus grave reste la sélectivité des attaques. Mais cela ne va pas durer. L’hôtel 4 saisons construit sur l’ancien terrain ASECNA pourrait subir lui aussi à son tour de poursuite par l’ASSECNA. D’autres dizaine des Propriétaires sont aussi menacés. Pour l’heure, seuls certains propriétaires, comme Marie-Solange Ndakala, se retrouvent ciblés par la clique du ministre mafieux Abazène.

 

En même temps, le juge Gambou valide tout sans poser de questions. Il ignore les preuves, les titres officiels, les documents du cadastre. Le lieutenant Bissakonou exécute ensuite les expulsions, sans mandat valide, sur simple ordre téléphonique du ministre.

 

Cette manœuvre instrumentée par le quatuor Abazène-Foukpio-Gambou-Hotto menace maintenant tout le système foncier centrafricain. Si l’ASECNA gagne contre le TF 557 de Madame Ndakala, elle pourra réclamer tous ses anciens terrains. Le quartier Boeing, le ministère de la défense, y compris celui des transports, les propriétés privées : tout devient attaquable par l’ASSECNA.

 

L’État centrafricain court un danger majeur. Ces anciens boursiers, qu’il a formés pour servir la République, créent un précédent catastrophique. Comment faire confiance à un pays qui reprend les terrains qu’il a vendus ? Comment croire en des titres fonciers que les juges annulent sur commande ?

 

Le procureur Foukpio pousse l’audace jusqu’à menacer d’utiliser la force publique contre une décision de justice favorable aux propriétaires. Le ministre Abazène couvre ces abus. Le juge Gambou signe les ordonnances sans vérifier leur légalité. L’avocat Hotto, lui, empoche tranquillement les honoraires de l’ASECNA en souriant au passage.

 

Ces quatre hommes sacrifient la sécurité juridique du pays pour leurs intérêts personnels. La Direction des Domaines, le Cadastre, les notaires : tous les professionnels du secteur voient leurs actes remis en cause par cette bande organisée qui agit au nom de la justice de leur poche.

 

 

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LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA

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LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-arrestation-musclee-dun-depute-par-des-methode-tsarienne-en-violation-des-procedures-parlementaires/dominique-yandocka-pour-doudou/” rel=”attachment wp-att-71497″ data-wpel-link=”internal”>LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un député gravement malade après un an de prison arbitraire. Une demande de sortie pour soins médicaux rejetée sans motif légal. Le refus opposé au député Dominique Yandocka par le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de signer son autorisation de voyage médical vers la France prend des allures de condamnation à mort par le RÉGIME TOUADÉRA.

 

Le calvaire d’un élu empêché par le RÉGIME TOUADÉRA  de se soigner

 

Le 7 janvier, Dominique Yandocka rencontre enfin le président de l’Assemblée nationale après plusieurs demandes d’audience. Sa requête est simple : obtenir l’autorisation officielle de quitter le territoire pour recevoir des soins médicaux en France, après plus d’un an de détention dans la prison politique du RÉGIME TOUADÉRA  ayant dégradé sa santé.

 

“Dominique a simplement demandé à pouvoir partir se soigner. Il sort de douze mois de prison illégale dans le centre de détention du RÉGIME TOUADÉRA. Mais le président de l’Assemblée a dit non”, témoigne le coordinateur du G           16, Karl Blagué.

 

L’élimination par l’usure physique, une nouvelle arme du RÉGIME TOUADÉRA

 

Cette obstruction n’est pas le premier cas du RÉGIME TOUADÉRA. Le précédent de Joseph Bendounga, autre opposant démocratique décédé le dimanche 5 janvier dernier faute de soins, dessine les contours d’une méthode : affaiblir physiquement les opposants, que ça soit  par la détention ou autres, puis leur refuser l’accès aux soins. Une condamnation à petit feu par le RÉGIME TOUADÉRA, sans procès ni jugement.

 

La loi bafouée en toute impunité par le RÉGIME TOUADÉRA

 

Aucune levée d’immunité parlementaire n’a été prononcée contre Dominique Yandocka. Le refus de signature est donc totalement illégal. “Un député ne peut pas prendre l’avion comme une personne lambda”, argue pourtant le président de l’Assemblée pour justifier son refus.

 

Les institutions censées protéger les droits des élus restent muettes devant cette violation manifeste de la Constitution. Pendant ce temps, la santé du député Dominique Yandocka continue de se dégrader, exactement comme le souhaite le pouvoir en place.

 

“Ce RÉGIME TOUADÉRA veut vraiment la mort de ceux qui ne pensent pas comme eux”, résume Karl Blagué. Une accusation grave qui prend tout son sens face à l’accumulation des cas similaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain”….

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Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain”….

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain"….
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher, l’ambassadeur de France à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les ondes de la radio Ndéké-Luka samedi 11 janvier dernier dans l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango , avec ses co-débateurs ont dénoncé le silence complice des institutions internationales face à la dérive du pouvoir du roublard Baba Kongoboro depuis 2016.

 

“Ces partenaires qui prétendent nous aider, où sont-ils quand on massacre la constitution ? Où sont-ils quand on viole les règles démocratiques ?”, s’interroge Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis centristes.

 

Karl Blagué pousse l’accusation plus loin : “Les institutions internationales valident tout. Elles ont validé la constitution taillée sur mesure, elles valident les massacres des Wagner, elles valideront les Élections truquées.”

 

“La communauté internationale ferme les yeux sur tout. Elle préfère la stabilité à la démocratie”, dénonce Renée Pascale Gohé-Midé, avant d’ajouter : “Mais quelle stabilité quand le peuple souffre ?”, confirmant au passage les propos de monsieur Dieudonné Ngoumbango.

 

Les intervenants pointent particulièrement le rôle ambigu des observateurs internationaux : “Ils viennent, ils voient les irrégularités, et à la fin ils disent que tout va bien”, fustige Karl Blagué.

 

“Pendant ce temps, nos ressources sont pillées avec leur bénédiction. Les rapports s’accumulent sur l’exploitation illégale de nos minerais, mais rien ne change”, poursuit-il.

 

Face à ces accusations, Albert Mokpeme Yaloke, porte-parole de la présidence, se contente de rappeler que “la nouvelle constitution a été reconnue par la communauté internationale”.

 

“C’est ça le problème”, réplique Dieudonné Ngoumbango. “Ils reconnaissent tout, même l’inacceptable. Ils ont abandonné le peuple centrafricain à son triste sort“, ajoute Dieudonné Ngoumbango.

 

Ces révélations interviennent alors que plusieurs institutions internationales s’apprêtent à envoyer des observateurs pour les Élections de décembre 2025, dans un contexte où l’opposition dénonce déjà des conditions non transparentes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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‘En politique, on ne regrette pas, on apprend’ : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….  

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‘En politique, on ne regrette pas, on apprend’ : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….  

 

Centrafrique.org/audio-player/interview-martin-ziguele/depute-martin-ziguele-assemblee-nationale-2/” rel=”attachment wp-att-31110″ data-wpel-link=”internal”>'En politique, on ne regrette pas, on apprend' : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….
Le député Martin Ziguelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un moment de rare franchise politique, Martin Ziguélé a livré une leçon de sagesse politique tirée de trois décennies de lutte démocratique. Face aux journalistes réunis à Bangui, le leader du MLPC a partagé sa philosophie du combat politique : “Quand on est socialiste, il ne faut jamais avoir de regrets. Tous les combats sont de bons combats. Soit vous les gagnez, soit vous apprenez.”

 

Cette réflexion de Martin Ziguélé  intervient alors que le MLPC fait face à des tentatives de déstabilisation. “C’est pour ça qu’hier, les Dobozéndji  sont morts. C’est pour ça que les Patassé sont morts. C’est pour ça que les Doté Badékara sont morts… “, énumère Ziguélé, évoquant avec émotion les grandes figures disparues de la lutte démocratique centrafricaine.

 

“Nous ne pouvons pas, trente ans après leur décès, choisir d’être ministre et laisser le MLPC oublier les Centrafricains dont il est issu”, poursuit-il, dénonçant les tentatives de récupération du parti. Une position qui lui vaut aujourd’hui d’être “la cible personnelle du président de la République”.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé  refuse la personnalisation du débat politique. “Au Royaume-Uni, il existe l’opposition de sa Majesté. Ici, on veut transformer le MLPC en parti croupion de la majorité”, analyse-t-il, rejetant toute compromission avec le pouvoir.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, cette philosophie politique trouve un écho particulier dans le contexte actuel : “Chaque fois que le mal triomphe du bien, il s’agit d’une victoire temporaire”. Une vision partagée par maître Nicolas Tiangaye qui rappelle que “la dignité de la fonction présidentielle ne peut être sacrifiée sur l’autel des calculs politiciens”.

 

“C’est un combat commun pour sauver notre maison, l’embellir et la laisser à nos enfants”, conclut Martin Ziguélé, soulignant l’importance d’un “continuum entre nous et ceux qui vont venir demain”. Une leçon de résilience politique qui résonne bien au-delà des murs de la salle de conférence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À l’hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos

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À l’hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos

 

Bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731″ data-wpel-link=”internal”>À l'hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos
hôpital communautaire de Bangui, sur l’avenue des martyrs. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’hôpital communautaire de Bangui, situé sur l’avenue des Martyrs, les malades et leurs familles subissent quotidiennement les conséquences d’un système de santé défaillant. Une enquête de trois jours menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique révèle des dysfonctionnements majeurs, malgré les récentes mises en garde du ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Pierre Somsé.

 

Trafic de médicaments institutionnalisé à l’hôpital communautaire de Bangui

 

La vente parallèle de médicaments s’est transformée en un véritable réseau organisé au sein de l’hôpital communautaire de Bangui. Notre équipe a observé des soignants qui sortent systématiquement des médicaments de leurs poches pour les proposer aux patients. Les prix pratiqués dépassent largement ceux des pharmacies de l’hôpital. Un exemple, une plaquette de paracétamol vendue 300 FCFA à la pharmacie de l’hôpital atteint 1500 FCFA dans ce circuit parallèle. Des antibiotiques comme l’amoxicilline voient leur prix multiplié par quatre.

 

“Quand j’ai amené mon enfant malade, on m’a dit que la pharmacie était en rupture de stock pour les antibiotiques. Dix minutes plus tard, une infirmière m’a proposé les mêmes médicaments à un prix exorbitant”, raconte Marianne, mère d’un patient de 5 ans.

 

Un ancien employé de la pharmacie hospitalière, sous couvert d’anonymat, dévoile les mécanismes de ce trafic : “Certains membres du personnel détournent une partie des stocks pour les revendre ensuite. Les médicaments disparaissent mystérieusement des armoires de la pharmacie pour réapparaître dans les poches des soignants“.

 

Services désorganisés à l’hôpital communautaire de Bangui

 

L’absence totale d’organisation des services médicaux transforme chaque consultation en parcours du combattant à l’hôpital communautaire de Bangui. Les patients attendent des heures, parfois des jours, sans savoir quand ils seront pris en charge.

 

Au service des urgences, le chaos règne. “J’ai attendu cinq heures avec mon mari qui souffrait d’une crise d’appendicite avant qu’un médecin daigne l’examiner”, témoigne Marie-Claire.

 

Dans les services d’hospitalisation, aucun planning de visite n’est affiché ou respecté. Les patients ne savent jamais à quelle heure le médecin passera. “Le docteur peut arriver à 8h comme à 14h, ou ne pas venir du tout”, explique un agent d’entretien qui côtoie quotidiennement cette désorganisation.

 

Examens sans suite

 

Le service des examens médicaux fonctionne de manière totalement anarchique. “J’ai fait une radio il y a dix jours, mais je n’ai toujours pas l’interprétation car le docteur est toujours absent”, déplore Paul, patient en attente de diagnostic.

 

Les résultats d’analyses s’accumulent sans être lus ni interprétés. Un policier témoigne : “Voilà deux semaines que je cherche un médecin pour lire mes résultats d’analyse. Personne ne peut me dire quand il sera disponible“.

 

Permanence des soins inexistante à l’hôpital communautaire de Bangui

 

La nuit, l’hôpital communautaire de Bangui  se transforme en désert médical. Les équipes de garde, théoriquement obligatoires, sont souvent absentes ou réduites au minimum. “La semaine dernière, mon frère a fait une crise. Nous n’avons trouvé qu’un infirmier stagiaire, incapable de gérer l’urgence”, raconte Jean-Baptiste.

 

Les patients hospitalisés se retrouvent livrés à eux-mêmes pendant la nuit. “Si une complication survient, il faut espérer tenir jusqu’au matin”, confie amèrement un garde-malade.

 

Relations tendues avec les familles

 

Le comportement du personnel de l’hôpital communautaire de Bangui  envers les accompagnants des malades génère des tensions quotidiennes. Les écarts de langage sont fréquents : “Quand je demande des informations sur l’état de ma mère, on me répond avec agressivité ou on m’ignore”, témoigne Sylvie N.

 

Les familles, pourtant essentielles dans le système de santé centrafricain où elles assurent une grande partie des soins de base, subissent un mépris constant. “On nous traite comme des gêneurs alors que nous sommes indispensables pour nourrir et laver nos malades“, explique un groupe d’accompagnants.

 

Hygiène et maintenance négligées

 

L’état des locaux reflète l’abandon général. Les couloirs sales, les sanitaires hors service et le matériel défectueux créent un environnement propice aux infections nosocomiales.

 

“Les femmes de ménage font ce qu’elles peuvent, mais elles manquent de produits et de matériel”, observe un brancardier. Les déchets médicaux s’accumulent parfois dans des coins, créant des risques sanitaires majeurs.

 

Initiatives de réforme au point mort

 

Les tentatives de réforme semblent systématiquement vouées à l’échec. La récente déclaration du ministre de la Santé sur le déploiement d’enquêteurs n’a produit aucun effet visible à l’hôpital communautaire de Bangui. “Les pratiques sont tellement ancrées que seules des sanctions pénales pourraient changer les choses”, estime un cadre administratif.

 

L’hôpital communautaire de Bangui, qui devrait être une référence sanitaire dans la capitale, continue de dysfonctionner sous les yeux des autorités. Cette situation dramatique traduit l’urgence d’une réforme profonde du système de santé centrafricain.

 

Notre rédaction poursuivra son enquête sur ce dossier qui engage directement la santé publique des Centrafricains.

 

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La soif du peuple centrafricain : Quand l’eau et l’électricité deviennent un luxe

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La soif du peuple centrafricain : Quand l’eau et l’électricité deviennent un luxe

 

Centrafrique.org/un-forage-deau-pour-seul-bilan-en-8-ans-la-derive-protocolaire-du-president-kongoboro/essai-du-forage-par-la-proprietaire-en-presence-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-85909″ data-wpel-link=”internal”>La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Essai du forage en présence de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Neuf Centrafricains sur dix vivent sans électricité. Dans la capitale, l’eau courante joue à cache-cache avec les robinets. Cette crise des services essentiels, loin de s’améliorer, s’aggrave de jour en jour, transformant des besoins vitaux en privilèges inaccessibles pour le peuple centrafricain.

 

Les promesses présidentielles résonnent comme une cruelle ironie pour le peuple centrafricain. En novembre 2024, lors de l’inauguration d’un unique forage au PK13, le président Touadéra annonçait en grande pompe la construction de “centaines de forages” dans la capitale pour les prochains mois. Quelques années plutôt, son conseiller aux grands travaux, monsieur Binda Pascal Koyagbélé avait annoncé la construction de 5000 forages dans tout le pays pour son second mandat. Mais 4 ans plus tard, seul un forage supplémentaire a vu le jour au PK13 à la sortie nord de Bangui. Un seul forage parmi les 5000 forages promis il y a quatre ans, aucune autre réalisation concrète n’a vu le jour.

 

Cependant, Baba Kongoboro tente de se justifier au peuple centrafricain  face à la catastrophe de la SODECA qui n’arrive pas à fournir de l’eau potable à la population. Il se refugie derrière l’argument de la vétusté des installation de la SODECA. Même cet argument des “tuyaux vétustes” devient une rengaine usée jusqu’à la corde. Le chef de l’État évoque des canalisations “datant des années 40 et 60” pour justifier la défaillance chronique de la SODECA. Une excuse qui ne tient plus après près de 9 ans de pouvoir sans action concrète pour moderniser le réseau.

En vérité, cette situation de l’eau dans la capitale centrafricaine Bangui est plus dramatique pour le peuple centrafricain. Des quartiers entiers passent des semaines sans une goutte au robinet. La SODECA, entreprise nationale de distribution d’eau, accumule les défaillances. Les quelques forages existants sont pris d’assaut, créant des files d’attente interminables et des tensions sociales croissantes.

La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Mur publicitaire du forage Touadera au pk13 de Bangui

 

Concernant l’électricité, c’est aussi pire pour le peuple centrafricain. Les chiffres sont accablants. La production électrique de Boali, combinée aux champs solaires de Danzi et Sakaï, ne couvre qu’une infime partie des besoins. Même dans les quartiers centraux de Bangui, l’électricité reste un luxe intermittent. Les coupures se multiplient, paralysant l’activité économique et dégradant les conditions de vie du peuple centrafricain.

 

Le contraste est saisissant entre les discours officiels et la réalité quotidienne vit au jour le jour par le peuple centrafricain. Pendant que les autorités parlent de “transformation digitale” et de “modernisation du réseau”, les Banguissois continuent de puiser l’eau dans des puits artisanaux, au risque de leur santé. L’accès à l’eau potable, droit humain fondamental, devient un combat quotidien.

 

Cette crise des services essentiels creuse les inégalités sociales. Dans les quartiers aisés, les groupes électrogènes ronronnent et les citernes d’eau privées assurent un minimum de confort. Dans les quartiers populaires, l’obscurité règne et l’eau reste une denrée rare, achetée au prix fort aux revendeurs ambulants.

 

Le budget national, déjà maigre, ne prévoit que des miettes pour l’amélioration des infrastructures d’eau et d’électricité. Les grands projets annoncés restent à l’état de promesses. Pendant ce temps, le peuple centrafricain  s’enfonce dans une précarité énergétique et sanitaire qui menace la stabilité sociale.

 

Cette soif généralisée témoigne d’une gouvernance à court terme, incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires de sa population. L’eau et l’électricité, loin d’être des acquis, deviennent les symboles d’un État qui peine à assurer le minimum vital à ses citoyens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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« Plus rien ne marche” : le cri d’alarme des commerçants de Bangui

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« Plus rien ne marche” : le cri d’alarme des commerçants de Bangui

 

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La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 “Il n’y a plus d’argent dans le pays”. Cette phrase, répétée comme un refrain par les commerçants de Bangui, traduit une réalité à ne pas sous -estimer. Dans les marchés désertés, sur les berges du fleuve, la même détresse se lit sur les visages. Bouchers, vendeurs de sable, petits commerçants : tous racontent comment leur quotidien est devenu un combat pour la survie.

 

Au marché de Lakouanga, le constat est réel: sur environ 200 places disponibles, seuls quelque vingtaine des commerçants de Bangui maintiennent leur activité sur place. Les autres se sont installés dans les rues et les quartiers voisins, à la recherche de clients.

 

Bertrand, vendeur de viande au marché de Lakouanga, explique ses difficultés : “Un bœuf nous coûte maintenant entre 600 000 et 700 000 francs CFA. Il nous faut quatre jours pour tout vendre. Pendant ce temps, nous devons payer les frais de chambre froide. Mais les problèmes d’électricité nous obligent à dépenser encore plus pour les congélateurs, et c’est très difficile pour nous les commerçants de Bangui de faire face aux exigences des fournisseurs ».

 

Au marché Sango, situé à quelques mètres du marché Lakouanga, ne connaît plus d’horaires fixes. Les vendeurs s’y installent du matin au soir, attirant une clientèle qui déserte les marchés traditionnels. “Avant, les activités commencent à 17h au marché Sango. Mais maintenant, c’est toute la journée”, déplore Bertrand, l’un des commerçants de Bangui.

 

Pour le coût de la vie, n’en parle plus. Les prix des produits de base – oignons, viande, légumes – ne cessent de grimper. “Un simple pauvre ne peut même plus acheter de la viande pour toute sa famille  “, résume Bertrand. Les commerçants de Bangui  supplient les autorités de sortir de leurs bureaux pour constater cette réalité économique qui étouffe la population.

 

Cette dispersion des vendeurs hors des marchés a des conséquences sur toute la ville. La mairie ne peut plus collecter les taxes des commerçants, et même ces derniers ont de difficulté à écouler leur produits .

 

Pendant ce temps, sur les berges de l’Oubangui, la situation n’est pas aussi meilleure. Les jeunes plongent sans protection dans les eaux pour extraire le sable, risquant leur vie pour quelques pièces. “Ce ne sont pas des robots, ce sont des hommes que nous devons protéger”, insiste le responsable des vendeurs de sable. Face à l’absence de l’État, l’association prévoit d’ouvrir une pharmacie en 2025 pour soigner ces travailleurs.

 

En outre, la saison des pluies aggrave les dangers, avec la montée des eaux qui complique l’extraction du sable. Malgré les accusations portée contre eux par certains centrafricains, les vendeurs de sable tentent de maintenir leur activité, promettant plus de transparence pour 2025.

 

“Le pays traverse un moment très dur”, concluent les commerçants de Bangui. Dans les rues de la capitale, chacun cherche des solutions pour continuer son activité, malgré une économie qui ne donne plus de signes d’amélioration.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

À Boali, l’hôpital manque d’équipements pour sauver les prématurés

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À Boali, l’hôpital manque d’équipements pour sauver les prématurés

 

Bangui-le-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-au-quartier-sarah/ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-50626″ data-wpel-link=”internal”>À Boali, l'hôpital manque d'équipements pour sauver les prématurés
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’hôpital secondaire de Boali, situé à 95 kilomètres au nord de Bangui, peine à prendre en charge les nouveau-nés prématurés faute de couveuse. Cette situation alarmante vient d’être révélée par la sous-préfète Solange Mokolomboka Makanda lors d’une visite du service pédiatrique ce matin.

 

“Je viens d’apprendre le décès d’un bébé prématuré que le service n’a pas pu sauver par manque d’équipement. Le temps de transport jusqu’à Bangui est trop long pour ces nourrissons fragiles”, déplore la sous-préfète dans un entretien avec notre rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La responsable administrative lance un appel pressant au ministère de la Santé et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la création d’une unité de soins intensifs néonatals équipée de couveuses à l’hôpital de Boali.

 

Cette situation met en évidence les défis persistants du système de santé centrafricain, particulièrement dans les structures hospitalières hors de la capitale. La capacité limitée à prendre en charge les cas complexes continue d’impacter la santé des populations les plus vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Baboua : L’ONG OCADES renforce les capacités des acteurs locaux pour le développement communautaire

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Baboua : L’ONG OCADES renforce les capacités des acteurs locaux pour le développement communautaire

 

Centrafrique.org/lecole-primaire-de-baboua-debordee-par-le-manque-denseignants/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua/” rel=”attachment wp-att-77169″ data-wpel-link=”internal”>Problème de tables-bancs, manque d'enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l'école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis, illustrant eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants
Les élèves dans la cour de l’école de Baboua, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

  Une importante formation organisée par l’ONG Nationale OCADES-Centrafrique s’est déroulée les 22 et 23 janvier 2025 dans la salle de conférence de l’hôtel de ville de Baboua, mobilisant plus de soixante représentants d’associations, groupements et coopératives locales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “E Zingo na Maingo”, visant à renforcer le développement communautaire dans la région.

 

État des lieux inquiétant du système éducatif à Baboua

 

Le rapporteur du groupe 2, Simplice Mele, a dressé un constat inquiétant de la situation au lycée de Baboua, établissement créé en 1987. Parmi les problèmes majeurs relevés :

 

– Un absentéisme chronique des élèves de terminale et de troisième

– Un effectif critique en classe de terminale (5 à 6 élèves seulement)

– Des difficultés d’alphabétisation majeures, même chez les élèves assidus

– Une utilisation problématique des smartphones, principalement pour du contenu inapproprié

– Des infrastructures insuffisantes depuis la création de l’établissement

– Une gestion déficiente des installations sanitaires

– Un désintérêt marqué pour la bibliothèque

– Des activités sportives et d’EPS mal encadrées

 

Perspectives encourageantes pour le développement local

 

Jean Bonapac, président du réseau pastoral de Cantonnier, s’est montré particulièrement enthousiaste face à cette initiative de l’ONG OCADES. Il a souligné l’aspect historique de ce rassemblement, réunissant pour la première fois l’ensemble des organisations de la société civile de Baboua. Cette formation représente selon lui une opportunité unique pour stimuler les activités génératrices de revenus et favoriser le changement comportemental au sein de la communauté.

 

Une vision stratégique pour l’avenir

 

Bebetem Gonzay Creusisseux, consultant national en gestion de projets et coordonnateur de CADES, a explicité les objectifs de cette formation dans le contexte post-crise de la République centrafricaine. Il a notamment mis l’accent sur :

 

– Le renforcement des capacités des leaders communautaires

– L’amélioration de la sécurité alimentaire

– La promotion de l’autonomisation des femmes

– Le développement de l’entrepreneuriat des jeunes

 

Alignement avec le plan national 2024-2028

 

Le coordonnateur a insisté sur l’importance de cette formation dans le cadre du plan de développement national 2024-2028, soulignant que “la République centrafricaine n’est plus aux affaires de la résilience” mais dans une phase active de développement.

 

Témoignages des participants

 

Don Yanga Anne-Marie, participante à la formation, a salué l’initiative de l’OCADES, soulignant son rôle dans la sensibilisation de la communauté aux enjeux du développement. Son témoignage rejoint celui de nombreux autres participants qui ont apprécié la qualité et la pertinence des enseignements dispensés.

 

Perspectives d’avenir pour Baboua

 

Cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large de développement pour la ville de Baboua et la région de Nana-Mambéré. Les objectifs fixés s’alignent sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, avec un focus particulier sur :

 

– L’éradication de la pauvreté

– La lutte contre la faim

– Le développement économique durable

– L’autonomisation des communautés locales

 

Recommandations pour le futur

 

Les participants ont émis plusieurs recommandations pour assurer la pérennité des acquis de cette formation :

 

  1. Renforcer le suivi des projets communautaires.
  2. Améliorer la coordination entre les différentes organisations.
  3. Développer des mécanismes de financement durables.
  4. Mettre en place des indicateurs de performance mesurables.

 

Il y’a lieu de rappeler que cette formation marque un tournant décisif dans le développement de Baboua, offrant aux acteurs locaux les outils nécessaires pour contribuer activement au développement de leur communauté. L’engagement des participants et le soutien de l’ONG OCADES-Centrafrique témoignent d’une volonté commune de transformer les défis en opportunités pour l’avenir de la région.

 

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Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc  à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit

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Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc  à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit

 

Centrafrique.org/la-pretendue-marche-de-soutien-des-etudiants-centrafricains-au-maroc-a-la-nouvelle-candidature-de-touadera/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/la-pretendue-marche-de-soutien-des-etudiants-centrafricains-au-Maroc-a-la-nouvelle-candidature-de-Touadera-450×271.jpg” alt=”Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit” width=”450″ height=”271″ />
la prétendue marche de soutien des étudiants centrafricains au Maroc à la nouvelle candidature de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des photos montées, des mensonges éhontés, un coup politique raté. L’UESCAM dénonce une opération de manipulation visant à faire croire à un soutien des étudiants centrafricains au Maroc  pour un troisième mandat présidentiel. Une manœuvre qui montre jusqu’où certains sont prêts à aller pour forcer l’adhésion populaire.

 

Le mensonge n’a pas fait long feu

 

En effet, à peine publiées sur Facebook, les images d’un prétendu rassemblement d’étudiants centrafricains au Maroc ont provoqué une réaction immédiate. L’UESCAM, association des étudiants centrafricains au Maroc  ,  n’a pas mâché ses mots : “Arrêtez vos bêtises”. Pas un seul étudiant n’a participé à cette mascarade. D’ailleurs, comment le pourraient-ils ? Ils sont bien trop occupés à survivre.

 

Le vrai visage de la vie estudiantine

 

Car pendant qu’on utilise leur nom à des fins politiques, les étudiants centrafricains au Maroc vivent un calvaire quotidien. Sans bourse, sans moyen de transport, ils doivent même abandonner la moitié de leurs arriérés pour espérer être payés. Et maintenant, on voudrait les faire passer pour des soutiens du régime ? La ficelle est un peu grosse.

 

Une recette bien connue

 

À Bangui, tout le monde connaît la chanson : quelques billets distribués, une photo rapide, et hop ! Voilà un “soutien populaire” fabriqué de toutes pièces. Mais au Maroc, la sauce ne prend pas. Les étudiants centrafricains au Maroc   , déjà précarisés, ne sont pas dupes de ces manigances politiques.

 

Les ficelles du pouvoir

 

Derrière cette tentative ratée se cache une triste réalité : le désespoir d’un pouvoir qui ne peut plus compter sur un réel soutien populaire. Alors on bidonne, on triche, on manipule. Mais jusqu’à quand ? Les citoyens, eux, ne sont pas dupes.

 

Cette histoire de faux soutien estudiantin n’est pas qu’un simple fait divers. Elle traduit la fébrilité d’un système à bout de souffle, prêt à tout pour maintenir l’illusion d’une légitimité populaire. Pendant ce temps, les vrais problèmes des étudiants, eux, restent sans réponse.

 

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Bamingui-Bangoran : le village d’Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles

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Bamingui-Bangoran : le village d’Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles

 

Centrafrique.org/screenshot-8/” data-wpel-link=”internal”>Bamingui-Bangoran : le village d'Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles
Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti du président Touadéra, a essuyé un rejet cinglant dimanche 18 décembre dans le village d’Akroussoulback, situé dans la première circonscription de Ndélé, à environ 654 kilomètres de Bangui. Les villageois ont refusé catégoriquement de participer aux célébrations du 1er décembre sous la bannière du parti présidentiel.

 

Le député Aziza, élu MCU de Ndélé 1, accompagné de Benjamin Mewada, président sous-fédéral du parti, s’est heurté à une résistance unanime des habitants lors de sa tentative d’organisation  du défilé de la fête nationale. La délégation, quittant Ndélé, et qui transportait drapeaux et banderoles du MCU dans leur bagage, s’est vue opposer un “non” ferme et collectif de la communauté villageoise d’Akroussoulback.

 

“Ils sont venus avec leurs banderoles MCU, pensant nous forcer à défiler derrière leurs couleurs. Mais nous avons rejeté en bloc cette initiative qui nous met en danger”, témoigne un membre du conseil villageois sous couvert d’anonymat. “Notre village souffre d’insécurité chronique, et le MCU n’a rien fait pour nous protéger”, ajoute-t-il.

 

La colère des habitants s’est cristallisée autour de l’approche sélective du parti au pouvoir. “Pourquoi cibler uniquement Akroussoulback ? Ni Bamingui, ni la commune de Vassako, ni même les communes de Mlopoté et de Dar El Kouti n’ont reçu pareille injonction”, s’insurge un notable du village, dénonçant ce qu’il qualifie de “deux poids, deux mesures”.

 

Les jeunes du village, particulièrement véhéments dans leur opposition, ont rappelé les promesses non tenues du parti présidentiel : “Depuis l’élection du Président Touadera, mais aussi du député Aziza, aucun projet de développement n’a vu le jour ici dans notre village. Nos routes restent impraticables, nous manquons d’eau potable, et l’insécurité persiste”, énumère un responsable de la jeunesse locale contacté par la rédaction du CNC.

 

Cette manifestation d’hostilité envers le MCU révèle la fracture grandissante entre le parti présidentiel et les populations rurales du Bamingui-Bangoran. Dans cette région où les défis sécuritaires et économiques s’accumulent, le rejet des symboles du parti MCU traduit une désillusion profonde vis-à-vis des promesses du pouvoir de Bangui.

 

“Porter les couleurs du MCU nous expose davantage aux menaces, sans aucune protection en retour”, explique un ancien du village. “Nous ne voulons plus servir de faire-valoir à un parti qui ignore nos souffrances quotidiennes”.

 

Cette débâcle politique du MCU à Akroussoulback intervient dans un contexte où le parti peine à maintenir son influence dans tout le pays, sauf par manipulation. Malgré les tentatives répétées du député Aziza et des cadres locaux du parti pour imposer leur présence, la population maintient sa position de rejet total des symboles du parti présidentiel. Pour la députée Aziza, en 2025, ça ne sera pas les centrafricains qui vont voter, mais les russes de Poutine.

 

L’échec de cette mission politique souligne également les limites de la stratégie du MCU consistant à organiser des manifestations de soutien sans répondre aux préoccupations fondamentales des populations locales. “Nous attendons des actions concrètes, pas des défilés avec des banderoles “, conclut un habitant, résumant le sentiment général du village.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens, les mercenaires russes arrivent à Birao et récupèrent les trois blessés

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Les mercenaires de Wagner arrivent à Birao quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-de-wagner-sement-a-nouveau-la-terreur-a-birao-pillages-panique-et-deplacements-forces-de-population/a-laerodrome-de-birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-arrivent-dans-la-ville/” rel=”attachment wp-att-84464″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/a-laerodrome-de-Birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-arrivent-dans-la-ville-450×282.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner arrivent à Birao quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens” width=”450″ height=”282″ />
À l’aérodrome de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à 1078 km de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires de Wagner  ont fait leur entrée à Birao le mardi 21 janvier 2025, alors que la poussière des combats du 17 janvier n’était pas encore retombée. L’attaque survenue près de Terfel avait notamment coûté la vie aux chefs rebelles tchadiens Ali Massar et Abakar.

 

À leur arrivée mardi 21 janvier dernier, les mercenaires de Wagner  n’ont pas tardé. Leur avion à peine posé à Birao, ils ont mis le cap sur Amdafock, où la situation restait explosive entre les rebelles tchadiens et soudanais. En effet, les deux camps qui s’étaient affrontés – rebelles soudanais et tchadiens – avaient auparavant reçu leur formation militaire des mains mêmes de ces instructeurs russes du groupe Wagner.

 

Pendant toute la journée du mardi, les mercenaires de Wagner  se sont entretenus avec les rebelles tchadiens qui sont encore sur place sur le sol centrafricain. Le lendemain, de retour à Birao, ils se sont rendus à l’hôpital où trois combattants tchadiens :  Ismaël Kamiss, Ousman Anour et Alrachid Ali,  recevaient des soins. Sans attendre, ils les ont fait monter dans leur avion direction Bangui.

 

Cette intervention éclaire d’un jour nouveau le jeu trouble des mercenaires de Wagner  dans cette région. D’un côté, ils forment les rebelles tchadiens et soudanais. De l’autre, ils tentent d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes contribué à allumer. Un va-et-vient permanent entre les factions qui leur assure une place de choix dans l’échiquier des groupes armés de la région frontalière.

 

Les habitants de la Vakaga, eux, ne sont pas dupes. “Ils soufflent le chaud et le froid”, confie un notable de Terfel. “Plus il y a de problèmes, plus ils se rendent indispensables”. Une tactique qui semble porter ses fruits : à chaque nouvelle crise, les Wagner s’imposent comme les incontournables pompiers pyromanes de la République centrafricaine.

 

L’évacuation des blessés vers Bangui pose également des questions. Si officiellement il s’agit d’accéder à de meilleurs soins, certains y voient une manière de garder la main sur des témoins clés des événements. Une chose est sûre : dans cette région où s’entremêlent les conflits soudanais et tchadien, les Mercenaires russes continuent de tisser leur toile.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui

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arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui

 

Centrafrique.org/sayo-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui
Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le directeur général de la police nationale, Bienvenu Zokoue, a procédé à l’arrestation de Clarisse Sayo, ministre conseillère à la primature, et de son frère Aristide Sayo, gendarme, le 17 janvier 2025 dans ses bureaux situés à 100 mètres de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Cette arrestation survient quelques heures après l’interpellation de leur frère, l’ancien ministre Armel Sayo, à Douala au Cameroun.

 

Une détention sans motif ni cadre légal

 

Le directeur général de la police, manifestement sur décision de ses supérieurs,  a contacté par téléphone la ministre conseillère Clarisse Sayo pour une prétendue visite dans son bureau. Accompagnée de son frère Aristide Sayo, ils ont été immédiatement arrêtés à leur arrivée puis transférés dans les locaux de l’OCRB où ils sont détenus depuis plus d’une semaine.

 

Une détention au mépris des droits fondamentaux

 

L’arrestation et la détention des deux membres de la famille de l’ancien ministre Armel Sayo violent les principes élémentaires du droit : aucun mandat d’arrêt n’a été présenté, aucune charge n’a été notifiée. Plus grave encore, l’accès aux avocats est interdit et les visites familiales ne sont pas autorisées.

 

La Constitution centrafricaine et le code pénal établissent pourtant clairement le principe de responsabilité pénale individuelle. L’arrestation de personnes pour les actes présumés d’un membre de leur famille constitue une violation manifeste du droit national.

 

Une nouvelle étape dans la dérive autoritaire

 

Cette détention arbitraire s’inscrit dans une politique de répression croissante en Centrafrique. L’utilisation de l’intimidation familiale comme instrument politique marque une escalade inquiétante dans les pratiques du régime.

Le silence complice de la communauté internationale

 

Le mutisme de la communauté internationale devant ces pratiques arbitraires renforce le sentiment d’impunité du régime Touadera. Pendant que les organisations internationales et les chancelleries occidentales détourne nt leur regard ailleurs, les autorités centrafricaines multiplient les arrestations illégales et les détentions arbitraires.

 

Cette passivité des instances internationales donne au pouvoir une liberté d’action totale dans sa répression. L’absence de condamnation internationale des violations des droits humains encourage le régime à poursuivre ses dérives autoritaires.

 

La détention injustifiée de Clarisse et Aristide Sayo, arrêtés uniquement en raison de leurs liens familiaux, démontre l’ampleur de la dérive répressive en Centrafrique. Alors que le pays s’enfonce chaque jour davantage dans l’arbitraire, la communauté internationale semble avoir abandonné le peuple centrafricain à son sort.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

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Centrafrique :   sanglantes exactions contre des civils près de Mboki

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Centrafrique :   sanglantes exactions contre des civils près de Mboki

 

Centrafrique.org/marche-pacifique-en-faveur-de-la-paix-a-mboki-un-elan-de-reconciliation-au-coeur-de-ladversite/marche-pour-la-paix-a-mboki/” rel=”attachment wp-att-68416″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sanglantes exactions contre des civils près de Mboki
Marche pour la paix à Mboki. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Plus d’une dizaine de morts dans de nouvelles violences impliquant les FACA et les miliciens Wagner ti Azandé, selon la coalition des patriotes pour le changement fondamental (CPCF).

 

La situation sécuritaire s’aggrave dans la région de Mboki, dans le Haut-Mbomou,  à l’est de la République Centrafricaine, où de nouvelles violences ont été signalées la semaine dernière. “Les forces armées centrafricaines FACA et les miliciens de Wagner à Zandé” sont accusés d’exactions contre la population civile, selon un communiqué de presse publié le 24 janvier 2025 par la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F).

 

Les incidents les plus graves se sont produits le 21 janvier, causant “plus d’une dizaine” de morts parmi les civils et faisant quatre blessés à cinq kilomètres de Mboki, précise le document référencé N°009/CPC-F/CG/CM/P-PP/EM/S.G-25.

 

Le Général d’armées de la CPCF, Ali Darassa Mahamat, qui occupe le poste de coordonnateur-militaire et chef d’état-major de la CPC-F, s’est dit particulièrement préoccupé par ces événements qu’il qualifie de “comportement inacceptable”.

 

La situation humanitaire dans la région devient également critique. “D’innombrables civils vivent dans la peur et dans la crainte constante d’être victimes d’attaques”, rapporte le communiqué, ajoutant que “les conditions de vie se détériorent et le besoin d’assistance humanitaire est de plus en plus important et urgent”.

 

Face à cette escalade, la CPC-F, par la voix de son porte-parole Amir Faissal, “demande à la communauté internationale de faire la lumière sur cette agression” et appelle à l’ouverture “d’investigations approfondies” contre les responsables de ces violences.

 

Ce nouveau cycle de violence intervient dans un contexte déjà tendu dans la région, où les miliciens Wagner ti Azandé multiplient des exactions massives contre la population civile, poussant même le gouverneur de la région du Haut-Oubangui à qualifier les miliciens ti Azandé des fauteurs de troubles.

 

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Benzambé : Des hommes armés attaquent des commerçants dans l’Ouham

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Benzambé : Des hommes armés attaquent des commerçants dans l’Ouham

 

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Les Mercenaires russes du groupe Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des hommes armés non identifiés ont pris pour cible des commerçants jeudi matin près de Benzambé, une commune située à 72 km de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. L’incident s’est produit vers 8 heures dans le village Gbobadjon, à 18 kilomètres de Benzambé sur l’axe Kambakota.

 

Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, les assaillants, que les habitants identifient comme des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC ), ont effectué des tirs d’intimidation avant de dévaliser plusieurs commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Kaïkouda. Les victimes ont été dépouillées de leurs marchandises et de leur argent, mais aucune agression physique n’a été signalée.

 

“Ces attaques sont devenues habituelles dans notre zone, particulièrement les jours de marché”, confie un habitant de Benzambé sous couvert d’anonymat. “Les commerçants sont régulièrement ciblés sur l’axe Kabamkota, où des hommes armés maintiennent une présence active en brousse.”

 

Cette insécurité affecte particulièrement les activités économiques locales, notamment les jours de marché hebdomadaire – le lundi à Benzambé et le jeudi à Kaïkouda. Les commerçants, essentiels à l’économie de la région, se retrouvent contraints de prendre des risques pour maintenir leurs activités.

 

Cette situation sécuritaire précaire dans la région s’est encore manifestée le mois dernier lorsqu’une vingtaine d’agents recenseurs ont été victimes d’une violente agression sur l’axe Benzambé-Batangafo. Les assaillants ont intercepté et brutalement tabassé ces agents qui quittaient Benzambé pour se rendre à Batangafo. Cet incident souligne l’absence criante des forces de l’ordre dans la zone. Bien que les éléments Wagner effectuent occasionnellement des patrouilles dans le secteur, leur présence n’a pas permis d’améliorer la sécurité des populations locales qui, selon plusieurs témoignages, se disent victimes d’intimidations tant de la part des groupes armés que des forces censées les protéger.

 

Benzambé, qui fait partie des 89 communes de la sous-préfecture de Bossangoa, tente de préserver son développement économique malgré ces défis sécuritaires. Les autorités locales et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) poursuivent leurs efforts pour sécuriser la zone.

 

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Bangui : Le MLPC dénonce une tentative d’accaparement illégal du terrain Marabéna

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Bangui : Le MLPC dénonce une tentative d’accaparement illégal du terrain Marabéna

 

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Dr Gérard Deganendji, le pion de Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a organisé la semaine dernière une mobilisation massive à son siège de la place Marabéna à Bangui pour protester contre une tentative d’expulsion qu’il qualifie d’illégale.

 

Au cœur de cette affaire, une requête déposée par Maître Nicolas Tiangaye, ancien bâtonnier et avocat du MLPC, auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Le document révèle que Gérard Deganendji, professeur de géographie à l’Université de Bangui qui s’autoproclame président provisoire du parti, tente de déloger une trentaine de locataires liés par contrat avec le MLPC, propriétaire d’un terrain de 2818 m², communément appelé place Marabéna , situé au carrefour des avenues des Martyrs et Koudoukou.

 

“Le procureur de la République outrepasse ses fonctions en ordonnant l’expulsion des locataires de la place Marabéna  sous 3 jours, sans décision de justice préalable”, dénonce Kenny Yamba, conseiller spécial et porte-parole du président du MLPC. Les instructions verbales du Procureur ont été transmises au commissaire Gervais Lengo de l’OCRB de Ngouciment pour exécution immédiate.

 

La requête, s’appuyant sur l’article 544 du Code Civil qui garantit le droit de propriété, vise à stopper ce que le parti considère comme “une dépossession illégale caractérisée de la place Marabéna “, selon Maître Tiangaye.

 

“Cette manœuvre instrumentée par des individus manipulés par le pouvoir vise à déstabiliser notre formation politique en tentant de s’approprier illégalement nos biens”, affirme un responsable du MLPC présent à la mobilisation.

 

Le Bureau Politique du MLPC a décidé d’investir définitivement le terrain de la place Marabéna pour y organiser ses activités quotidiennes. Le parti appelle ses militants à la vigilance jusqu’au jugement prévu le 31 janvier 2025.

 

Cette nouvelle tension révèle l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre l’opposition centrafricaine. L’audience en référé est fixée au tribunal de Bangui ce 31 janvier à 8 heures.

 

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En RCA, l’audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l’espoir des consommateurs

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En RCA, l’audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l’espoir des consommateurs

 

Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-Bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>En RCA, l'audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l'espoir des consommateurs
station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement centrafricain refuse obstinément de réduire les prix des hydrocarbures malgré les demandes répétées du FMI. Cette position risque de coûter cher au pays alors qu’une mission d’audit s’annonce.

 

Le bras de fer entre le Fonds Monétaire International et le gouvernement centrafricain prend une nouvelle tournure. Une mission d’audit du FMI  arrive prochainement à Bangui pour examiner la structure des prix des hydrocarbures, jugés “anormalement élevés” par l’institution financière internationale.

 

L’entêtement du gouvernement étonne. Depuis plus d’un an, le FMI recommande une baisse des prix à la pompe. En réponse, certains conseillers présidentiels, comme le camerounais Jules Njawé,  multiplient les critiques contre l’institution, au risque de compromettre non seulement l’aide du FMI mais aussi celle d’autres partenaires financiers.

 

Les chiffres interpellent les experts. Alors que les prix à la pompe augmentent, les recettes fiscales de l’État sur les carburants ont chuté. Cette contradiction alimente les spéculations sur l’utilisation réelle de ces fonds. Des analystes économiques pointent notamment le financement des dépenses sécuritaires, en particulier les services du groupe Wagner et rwandais.

 

“La disponibilité des carburants à des prix raisonnables conditionne toute l’activité économique“, note Albert Tounamama, représentant du FMI pour la RCA. Le Président Baba Kongoboro a pourtant écarté toute possibilité de baisse des prix, malgré la diminution des cours mondiaux.

 

Dans les marchés de Bangui, les prix des produits de base ne cessent d’augmenter. Le coût des transports a bondi de 40%, entraînant une hausse généralisée. Les petits commerçants réduisent leurs activités non essentielles, les transporteurs, de leur côté, subissent en silence cette augmentation vertigineuse.

 

Selon les informations, L’audit du FMI s’intéressera particulièrement aussi au monopole de l’importation et à la gestion des recettes par le Trésor public. Les experts analyseront l’ensemble de la chaîne de prix, de l’achat à la distribution.

 

La Banque des États de l’Afrique Centrale prévoit déjà une baisse de 2% de la croissance en RCA cette année. Si le gouvernement persiste dans son refus, le pays risque de perdre l’appui budgétaire du FMI, entraînant un possible effet domino sur les autres aides internationales.

 

“L’opacité autour des prix et des recettes n’est plus tenable”, déclare Ali Rok Bissengue, qui dirige une association de consommateurs. Les organisations de la société civile préparent une mobilisation pour exiger des explications du gouvernement.

 

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À Bangui, la justice ordonne la délivrance d’une autorisation de sortie au député Yandocka

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À Bangui, la justice ordonne la délivrance d’une autorisation de sortie au député Yandocka

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Le député Dominique Yandocka obtient gain de cause devant le tribunal administratif de Bangui
Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le tribunal administratif de Bangui a tranché. Dans son ordonnance du 23 janvier 2025, il enjoint au président de l’Assemblée nationale d’autoriser le député Dominique Yandocka à quitter le territoire pour raisons de santé.

 

Cette décision intervient dans un contexte tendu entre le parlementaire et la présidence de l’Assemblée. Un membre du cabinet parlementaire, s’exprimant sous anonymat, a détaillé à notre rédaction les dessous de cette affaire. Selon lui, le refus initial du Président Simplice Mathieu Sarandji découle d’une intervention du ministre d’État à la justice, monsieur Arnaud Djoubaye -Abazène auprès du président de l’Assemblée nationale.

 

“Le président Simplice Mathieu Sarandji avait d’abord consulté le ministre de la Justice qui avait donné son accord. Mais quelques minutes plus tard, le même ministre l’a rappelé pour lui dire de ne pas accorder l’autorisation, prétextant que la condamnation en première instance empêchait le député Yandocka de siéger”, explique notre source au sein du cabinet parlementaire.

 

Le député Dominique Yandocka, élu du 4e arrondissement de Bangui, avait saisi la justice le 9 janvier par l’intermédiaire de son avocate, Maître Sombo Dibele Arlette. Un recours qui s’est avéré payant puisque le président du tribunal, Fabrice Armel Ndjidaresse Tchenebou, a donné raison au parlementaire.

 

“Cette affaire démontre une méconnaissance du droit”, note un juriste proche du dossier. “Une condamnation en première instance, quand elle fait l’objet d’un appel, n’est pas définitive. Elle ne peut donc pas priver un élu de ses droits parlementaires“.

 

Suite à cette décision de justice, le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, alias SMS, a finalement signé l’autorisation de sortie le 21 janvier 2025. Le document officiel, portant le numéro 011/AN/P/SG.25, autorise l’Honorable Dominique Ephrem Yandocka à se rendre en France à partir du 28 janvier 2025 pour y recevoir des soins médicaux, et ce jusqu’à la fin de son traitement.

 

Cette issue favorable pour le député Dominique Yandocka souligne l’importance du respect de l’État de droit, même dans des situations politiquement sensibles. Elle démontre également que les institutions centrafricaines, malgré les tensions, peuvent fonctionner conformément aux principes constitutionnels quand la justice joue pleinement son rôle d’arbitre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut

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Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut

 

Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un cas de variole du singe (Monkey pox) a été confirmé le 17 janvier à Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kemo, situé à 186 kilomètres de Bangui. Il s’agit d’un adolescent de 14 ans habitant le quartier de l’église française.

 

Une mission de la coordination du centre des opérations d’urgence de santé publique est arrivée mercredi dernier à Sibut pour appuyer l’équipe médicale locale. “Nous devons mettre en place un dispositif pour assurer la coordination de la réponse à cette épidémie”, explique le Dr Jean Methode Moyen, coordonnateur du centre des opérations d’urgence.

 

Les autorités sanitaires ont isolé le patient à l’hôpital et assurent sa prise en charge médicale et alimentaire. Un dispositif de surveillance a été activé pour identifier d’éventuels nouveaux cas, notamment parmi les personnes contacts.

 

“Nous appelons la population à signaler rapidement aux centres de santé toute personne présentant de la fièvre suivie d’éruptions cutanées, particulièrement sur les mains et les pieds”, indique le Dr Moyen. Il recommande également des mesures préventives comme le lavage régulier des mains et la cuisson complète de la viande de brousse.

 

Cette mission réunit les services de santé humaine et animale ainsi que les responsables de l’environnement pour une réponse coordonnée. Une réunion s’est tenue également à la préfecture de Sibut avec les autorités locales pour définir la stratégie d’intervention.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’APPEL À TÉMOINS DE LAROCHELLE AVOCATS, NOTICE D’EMPLOI

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LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’APPEL À TÉMOINS DE LAROCHELLE AVOCATS, NOTICE D’EMPLOI

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lavocat-de-maxime-mokome-denonce-la-cpi-et-les-accords-controverses-avec-le-gouvernement-centrafricain/maitre-larochelle-philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale/” rel=”attachment wp-att-70893″ data-wpel-link=”internal”>LAROCHELLE AVOCATS
Maitre Larochelle Philippe, avocat à la cour penale internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En date du 17 janvier 2025, un communiqué de presse d’appel à témoins a été produit par LAROCHELLE avocats, un cabinet d’avocat spécialisé en droit international et domicilié au Canada…

 

En effet, ce communiqué de presse qui a fait le tour des supports médiatiques s’inscrit dans la logique d’une éventuelle poursuite judiciaire des autorités de Bangui et ses complices devant la Cour Pénale Internationale (CPI).
L’association citoyenne des douze (12) apôtres et des disciples composée majoritairement de la diaspora centrafricaine reproche au pouvoir de Bangui, ses sbires, sa milice et les groupes paramilitaires de Wagner d’avoir commis depuis 2017 des crimes relevant de la compétence de la juridiction internationale instituée par le statut de Rome du 17 juillet 1998 et entrée en vigueur en 2002.
Selon les prescriptions du communiqué de presse, toutes personnes détentrices d’informations utiles documentées ou non sur les crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale sont invitées à se manifester auprès de ce cabinet canadien via un lien en ligne.
Ainsi, il convient de s’entendre sur la notion de “crime” relevant de la CPI.
L’article 5 du statut de Rome définit quatre (4) types de crimes à savoir le crime contre l’humanité, le crime de guerre, le génocide et le crime d’agression…
Le tout peut s’entendre par des meurtres, arrestations arbitraires, enlèvements, persécutions, disparitions forcées, décapitations, tortures, exécutions extra-judiciaires, viols…
À la fin de la campagne de collecte des informations et preuves, le cabinet d’avocat procèdera à la compilation,  le tamisage, le traitement afin de saisir le bureau du procureur à la Haye.
Outre ce mode de saisine de la Cour Pénale Internationale, il apparaît important de rappeler que le procureur peut soit s’auto-saisir, soit répondre à la demande du conseil de sécurité de l’ONU, soit à la demande des États signataires du statut de Rome.
Une particularité importante en cas de saisine par le conseil de sécurité de l’ONU agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies, le procureur peut poursuivre même dans les États non signataires du statut de Rome.
C’est le cas du Darfour et de la Libye.
À la demande de LAROCHELLE avocats, le procureur, au nom du principe de subsidiarité doit préalablement vérifier si l’État mis en relief n’a pas la volonté de poursuivre ou que les institutions judiciaires se sont écroulées.
Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 15 du statut de Rome, le procureur diligentera et dirigera l’enquête en collaboration avec la chambre préliminaire jusqu’à la mise en accusation des principaux acteurs toujours présumés coupables.
Pour ce faire, le procureur vérifie les critères juridiques et factuels prévus par le statut de Rome à savoir la compétence, la recevabilité et l’intérêt de la justice.
Comme toutes les missions classiques du parquet, trois (3) possibilités s’offrent au procureur…soit il renonce à poursuivre synonyme d’un non lieu lorsqu’il juge que les charges ne sont pas suffisantes, soit il poursuit les investigations en recherchant d’autres éléments nouveaux de preuve, soit enfin il ouvre une enquête après l’autorisation de la chambre préliminaire.
Dans ce dernier cas, le procureur peut délivrer soit une citation à comparaître soit délivrer un ou des mandats d’arrêt qui seront opposables à tous les pays signataires du statut de Rome.
En guise de mesures conservatoire, le mandat d’arrêt peut être assorti de la confiscation de biens, de gel d’avoirs ainsi que la restriction drastique des libertés fondamentales.
Étant donné que l’article 29 du statut de Rome stipule que les crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale sont imprescriptibles, la machine judiciaire avancera à son rythme.
S’inspirant de l’effet de panique insidieuse que le communiqué de presse de LAROCHELLE avocats produit dans les rangs des tenanciers du pouvoir, le citoyen lambda s’interroge :
– Les crimes réputés commis en Centrafrique relève-t-il de la compétence de la Cour Pénale Internationale ?
– La procédure initiée par LAROCHELLE  avocats sera t-elle recevable ?
– Si la procédure aboutit, les autorités centrafricaines poursuivies auront-elles les moyens nécessaires de défier la justice internationale comme leurs prédécesseurs à travers le monde ?
Peut-on affirmer à demi mot que la peur a changé de camp ?
Au delà de toutes spéculations, cette procédure judiciaire refroidira les ardeurs et ralentira les élans des bourreaux d’un peuple sans défense.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Limassa le 25 janvier 2025

Bernard  SELEMBY DOUDOU

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Tensions entre les conducteurs de taxis-motos et leurs syndicats à Bangui

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Tensions entre les conducteurs de taxis-motos et leurs syndicats à Bangui

 

Bangui-fortement-paralysee-cet-apres-midi-par-une-greve-des-taxis-motos/image-de-la-manifestation-des-moto-taximen-a-Bangui-le-26-aout-2020/” rel=”attachment wp-att-40218″ data-wpel-link=”internal”>Tensions entre les conducteurs de taxis-motos et leurs syndicats à Bangui
Manifestation des conducteurs de taxi moto à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les conducteurs de taxis-motos de Bangui se sont mobilisés la semaine dernière pour dénoncer la gestion de leurs bureaux syndicaux locaux. Le mouvement de protestation, parti du quartier PK5, s’est étendu aux cinquième, septième et huitième arrondissements de la capitale centrafricaine, notamment dans le secteur Benzvi-Miskine.

 

“Le travail de nos frères qui sont dans le bureau n’a aucun sens. Tu fais juste un arrêt à la gare, ils te donnent un ticket ou soit ils bloquent la clé de la moto”, dénonce Valentin Souzima, conducteur de taxi-moto du quartier Benzvi.

 

Les griefs des conducteurs portent principalement sur l’absence d’assistance de la part du syndicat et la mauvaise gestion des cotisations collectées qui, selon eux, ne profitent qu’aux membres du bureau.

 

L’Association nationale des conducteurs de moto-taxi de Centrafrique (ANCMTC) tente d’apaiser les tensions. “Certains membres des bureaux exercent mal leur travail et c’est ce qui a provoqué la colère des moto-taxis dans les arrondissements de Bangui. Nous allons essayer de les sensibiliser et de répondre à leurs activités peu à peu”, explique Cyril Njomo Damo, secrétaire général de l’ANCMTC.

 

Face aux demandes des conducteurs de passer sous la tutelle de la mairie de Bangui, l’ANCMTC maintient son autonomie et rappelle qu’elle relève du ministère des Transports.

 

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Gadzi : un jeune homme agressé par des FACA pour seulement 1000 francs à un barrage routier

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Gadzi : un jeune homme agressé par des FACA pour seulement 1000 francs à un barrage routier

 

Centrafrique.org/la-victime-des-soldats-faca-a-gadzi/” data-wpel-link=”internal”>
C’est lui la jeune victime des soldats FACA à Gadzi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 301 km de Bangui, les habitants de Gadzi dénoncent la terreur instaurée par des éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) aux barrages routiers. La dernière victime : un jeune homme de 25 ans, photographié avec un bras en écharpe dans un maillot rouge de l’équipe nationale, violemment agressé pour n’avoir pu payer pourtant la totalité de la “taxe” exigée alors qu’il se rendait au chevet de son épouse hospitalisée à Gadzi.

 

“Quand nous nous sommes arrivés à l’entrée de Gadzi, nous avons retrouvé les soldats FACA sur leur barrière. Ils nous ont demandé de faire la formalité de passage, donc de payer 1000 francs CFA. Mais comme moi je n’ai pas d’argent sur moi, je leur disais que j’ai seulement 500 francs CFA sur les 1000 exigés”, témoigne la victime sur le lit de l’hôpital. ” Et comme ils ne veulent pas les 500 francs CFA, mon accompagnateur a complété la somme et je leur ai donné 1000 francs. Mais même après avoir payé, l’un des soldats a commencé à me provoquer. Quand j’ai demandé ‘Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Je vous explique simplement que je vais voir ma femme à l’hôpital’, il m’a frappé avec un bâton.” En tentant de se protéger, le jeune homme a eu le bras cassé.

 

Cette violence n’est pourtant pas la première à Gadzi. “C’est le quatrième incident de ce type en quelques semaines”, révèle Junior, un résident. “Les FACA préfèrent racketter la population aux barrages plutôt que d’affronter les rebelles qui se trouvent d’ailleur à quelques kilomètres d’ici”.

 

Les images de l’agression et le témoignage de la victime, diffusés sur les réseaux sociaux, ont déclenché un tollé dans cette ville située dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. La population, qui avait pourtant réclamé la présence militaire pour assurer sa sécurité, interpelle désormais le président Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, sur ces abus.

 

“Ces barrages, censés nous protéger, sont devenus des points d’extorsion”, déplore un notable local. “Impossible de passer sans payer, même pour une urgence médicale”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : dans les coulisses de mensonges de la politique forestière de Touadera

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dans les coulisses de mensonges de la politique forestière de Touadera

 

Centrafrique.org/la-devastation-de-la-foret-et-les-conflits-avec-les-hommes-de-wagner-un-cauchemar-pour-les-habitants-de-la-lobaye/un-camion-charge-des-planches-des-mercenaires-de-wagner-gare-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-65021″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Un-camion-charge-des-planches-des-mercenaires-de-Wagner-gare-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui.jpg” alt=”Centrafrique : dans les coulisses de mensonges de la politique forestière de Touadera” width=”427″ height=”417″ />
Un camion chargé des planches des mercenaires de Wagner garé au camp militaire de Kassaï . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres vertigineux de la politique forestière  de Touadera, notamment des taxes forestières masquent mal le pillage organisé des ressources naturelles centrafricaines. Le discours présidentiel du 28 décembre vante 37 milliards de francs de recettes forestières, pendant que les grumes s’évaporent par milliers vers l’étranger. Cette prétendue “politique forestière 2009-2035” n’est qu’un paravent légal pour le saccage méthodique de notre patrimoine forestier.

 

Les “quotas d’exportation” brandis à l’Assemblée nationale lors  de l’annonce de la politique forestière  de Touadera sonnent comme une sinistre plaisanterie dans les régions forestières dévastées de la Lobaye ou de la Mambéré-Kadéi. Les populations locales assistent, impuissantes, au ballet incessant des camions chargés de bois précieux. La “délivrance mensuelle de kits” vantée dans le discours présidentiel ne sert qu’à légaliser une exploitation sauvage qui enrichit une poignée d’initiés.

 

La réalité sur le terrain est accablante. Les “groupements en coopérative agricole” tant célébrés par Touadera dans sa politique forestière  sont des coquilles vides qui ne profitent ni aux paysans ni aux communautés riveraines. Les forêts communautaires promises restent un mirage pendant que les concessions sont bradées par le groupe Wagner et d’autres exploitants étrangers. Les populations comme les pygmées Aka qui vivaient traditionnellement de ces ressources se retrouvent exclues de leurs propres terres.

 

L’hypocrisie atteint son comble quand le pouvoir sermonne les citoyens sur “les feux de brousse et la déforestation” tout en fermant les yeux sur l’exploitation industrielle débridée. Les “réformes” annoncées dans sa politique forestière  ne sont qu’un écran de fumée dissimulant mal une vérité criante : nos forêts disparaissent à vue d’œil pendant que les taxes alimentent des circuits obscurs.

 

Les promesses de “mobilisation citoyenne” pour la protection de l’environnement résonnent comme une cruelle ironie. Pendant que le discours officiel de la politique forestière  peint un tableau idyllique de gestion durable, les essences rares sont décimées, les écosystèmes détruits, et la biodiversité sacrifiée sur l’autel du profit immédiat.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Cantonnier , 19 femmes diplômées en couture et alphabétisation reçoivent des machines à coudre

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À Cantonnier , 19 femmes diplômées en couture et alphabétisation reçoivent des machines à coudre

 

Centrafrique.org/les-femmes-formees-a-cantonnier-a-la-frontiere-de-la-rca-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>À Cantonnier , 19 femmes diplômées en couture et alphabétisation reçoivent des machines à coudreLa Commission épiscopale pour les migrants et réfugiés de RCA a remis 19 machines à coudre à des femmes formées en couture à Cantonnier. Le projet vise l'autonomie économique des femmes de différentes religions.
Des femmes formées par l’église catholique à Cantonnier. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Commission épiscopale pour les migrants et les réfugiés de Centrafrique a procédé mardi 21 janvier 2025 à la remise de 19 machines à coudre à des femmes formées en couture et alphabétisation à Cantonnier, ville frontalière située à 600 km de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du programme de formation professionnelle des femmes en zone frontalière, a permis de former des apprenantes issues de différentes confessions religieuses. “Ces femmes – catholiques, protestantes et musulmanes – ont démontré une remarquable capacité à travailler ensemble malgré leurs différences. Sur les 20 candidates initiales, une seule s’est désistée“, a expliqué le père Jules Sau, secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les migrants et les réfugiés.

 

Le projet vise à renforcer l’autonomie économique des femmes dans cette région frontalière. “Cette formation leur permettra de gagner honnêtement leur vie. Notre objectif est qu’elles deviennent des actrices de cohésion sociale et de paix dans leur communauté”, a précisé le père Sau lors de la cérémonie.

 

Marie-Claude Yamanga, l’une des bénéficiaires, s’est réjouie de cette opportunité : “Nous remercions toute l’équipe des prêtres de l’Église catholique pour cette formation qui nous ouvre de nouvelles perspectives“.

 

La Commission épiscopale envisage d’organiser d’autres sessions de formation, bien qu’aucune date n’ait encore été fixée. La cérémonie de remise des machines s’est déroulée à la paroisse Saint-Jean de Cantonnier, sous le regard des autorités locales et administratives de la ville.

 

Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de développement socio-économique des zones frontalières de la République centrafricaine, où la formation professionnelle des femmes constitue un enjeu majeur pour la stabilité et le développement local.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : des toitures emportées par une tempête à Lambi, à 37 km de Boali

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Centrafrique : des toitures emportées par une tempête à Lambi, à 37 km de Boali

 

Centrafrique.org/boali-catastrophe-naturelle-quatorze-maisons-detruites/sinistres-de-boali-reparant-les-degats-apres-la-pluie/” rel=”attachment wp-att-76376″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : des toitures emportées par une tempête à Lambi, à 37 km de Boali
Les sinistrés de Boali réparant leur habitation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une violente tempête a endommagé six bâtiments dans le village de Lambi, situé à 37 kilomètres de Boali et à environ 130 kilomètres de Bangui. Les rafales ont arraché les toitures, obligeant les familles sinistrées à trouver refuge chez des proches.

 

“Vivre chez les autres est très compliqué, notamment pour la nourriture. Reconstruire nos maisons sera difficile sans aide”, témoigne Elie Pani, l’un des sinistrés interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les habitants demandent l’intervention du gouvernement de Faustin Archange Touadera et des organisations humanitaires pour les aider à réparer leurs habitations. La commune de Lambi, qui relève de la sous-préfecture de Bossembele dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, ne dispose pas des moyens nécessaires pour faire face à cette situation d’urgence.

 

L’évaluation précise des dommages est en cours. Pour l’heure, aucune victime n’est à déplorer mais les conditions de vie des familles déplacées restent précaires. Les autorités locales doivent encore se prononcer sur d’éventuelles mesures d’assistance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Jackpot Bob : Le Casino en Ligne Qui Fait Parler de Lui 🎲🔥

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Jackpot Bob (casino en ligne) est un établissement qui s’est rapidement imposé comme une référence incontournable pour les amateurs de jeux d’argent en France. Opéré par WCG B.V., une société enregistrée à Curaçao sous le numéro 152285, le casino est dûment licencié par les autorités de Curaçao sous la fameuse licence Master Gaming 8048/JAZ. Autrement dit, du sérieux sous les paillettes ! ✨

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Flash info : Une adjudant-chef tue son mari lieutenant par balles au quartier Yassimandji

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Flash info : Une adjudant-chef tue son mari lieutenant par balles au quartier Yassimandji

 

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Intervention des éléments de la gendarmerie à Bangui, au quartier Guinda, dans le quatrième arrondissement . CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un drame conjugal a troublé le cinquième arrondissement de Bangui dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 janvier. L’adjudant-chef NGAÏNAM Marie Noël a abattu son époux, le lieutenant MANDAKOUZOU Dieudonné, vers 21 heures dans leur domicile du quartier Yassimandji.

 

Selon les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie , une violente dispute a éclaté entre les deux militaires. L’adjudant-chef NGAÏNAM a d’abord tiré un coup de sommation dans la concession avant de cibler son mari, le criblant de sept balles dans leur chambre dans le quartier Yassimandji.

 

Après avoir commis son acte, la meurtrière présumée a pris la fuite. Elle s’est finalement rendue d’elle-même à la gendarmerie nationale quelques heures plus tard.

 

Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital général de Bangui. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame qui implique deux membres des forces armées centrafricaines.

 

Les habitants du quartier Yassimandji, situé à environ 6  km du centre-ville de Bangui, sont sous le choc. Ce type de crime conjugal impliquant des militaires ne reste malheureusement pas rare dans la capitale centrafricaine.

 

L’adjudant-chef NGAÏNAM est actuellement en détention. Elle devra répondre de ses actes devant la justice militaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Enquête exclusive : dans  les coulisses de la mafia du carburant russe en Centrafrique

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Enquête exclusive : dans  les coulisses de la mafia du carburant russe en Centrafrique

 

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Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une simple affaire de carburant russe révèle aux yeux du monde un système complexe d’importation de pétrole russe en République centrafricaine, dissimulé derrière une société-écran camerounaise. L’annonce récente d’un “don” de 30 000 tonnes de carburant, environ 35 millions de litres,  par Vladimir Poutine au président Touadera dévoile un mécanisme établi depuis plus d’un an.

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station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

En 2023, le gouvernement centrafricain a quasiment doublé le prix du carburant à la pompe, le faisant grimper de 80 à 90%. Cette hausse, appliquée sans consultation préalable de la société civile, a déclenché une vague d’inflation dans tout le pays. Les transporteurs ont dû répercuter ces coûts sur leurs tarifs, entraînant une augmentation générale des prix des produits de première nécessité.

 

C’est dans ce contexte que Neptune Oil, une modeste entreprise camerounaise, s’est vue octroyer un monopole total sur l’importation et la distribution de carburant en République centrafricaine. Par un discret arrêté ministériel, tous les autres distributeurs locaux ont perdu leur licence d’exploitation. “Notre entreprise fonctionnait depuis vingt ans”, témoigne un ancien distributeur qui souhaite garder l’anonymat. “Un matin, on nous a signifié que nos autorisations étaient annulées. Personne n’a compris cette décision, malgré que nous avons été autorisé par un décret présidentiel “.

 

Le FMI, lors de son audit du ministère des Finances centrafricain, a noté une anomalie majeure : malgré des prix à la pompe records, les recettes de l’État diminuent. L’institution financière a demandé des explications au gouvernement. Si la Centrafrique, pays enclavé, peut légitimement appliquer des prix plus élevés que ses voisins en raison des coûts de transport, le doublement des tarifs paraît excessif. Le FMI recommande une baisse significative pour maintenir des prix raisonnables, légèrement supérieurs à ceux des pays limitrophes.

 

La résistance du gouvernement centrafricain à cette demande a pris une nouvelle dimension après le récent voyage du président Touadera à Moscou. Accompagné de ses ministres des Mines et de la Défense, le chef de l’État s’est vu promettre par Vladimir Poutine un “don” de 30 000 tonnes de carburant. Cette annonce intervient alors qu’une importante cargaison de carburant russe est bloquée depuis plusieurs semaines au port de Douala, au Cameroun.

Enquête exclusive : dans les coulisses de la mafia du carburant russe en Centrafrique
Les-presidents-Paul-Biya-du-Cameroun-et-Faustin-Archange-Touadera-de-Centrafrique – Après de multiples crédits bancaires, Touadera pense à produire de faux billets de banque pour pouvoir payer les fonctionnaires

 

Les autorités camerounaises, qui ont décelé des irrégularités dans cette importation, retiennent la livraison pour “concurrence déloyale”. L’annonce du “don” apparaît comme une tentative de débloquer cette situation. Un juriste centrafricain, expert en droit commercial, explique : “Cette tactique ressemble à celle utilisée précédemment avec une prétendue donation de céréales russes que les centrafricains n’ont jamais vu les couleurs.”

 

D’après une enquête de la société civile centrafricaine, Neptune Oil servirait de société-écran pour l’importation massive de pétrole russe en Centrafrique. La hausse spectaculaire des prix aurait été décidée pour permettre la vente de ce carburant à des tarifs très avantageux, au profit d’intérêts russes. Cette explication éclaire le refus persistant du gouvernement centrafricain de suivre les recommandations du FMI sur les prix.

 

La mécanique est bien connue : une entreprise camerounaise sert de façade, un monopole lui est accordé par un arrêté fictif, les prix sont artificiellement gonflés, et le pétrole russe entre massivement dans le pays. Les bénéfices générés par ces opérations échappent aux caisses de l’État centrafricain, ce qui explique la baisse des recettes constatée par le FMI.

 

Arthur, un économiste centrafricain, explique les faits : « Ce que vous ne le savez pas, c’est que le carburant russe est bloqué depuis des semaines au port de Douala. Pour tenter de le faire circuler, Moscou a joué sa carte : une invitation du président Touadera en Russie, puis l’annonce d’un don de 30 000 tonnes de carburant. Une La stratégie est simple, faire parler massivement les médias autour d’un don de carburant russe à la Centrafrique. Eh oui, ça marche. Une semaine après, la presse russe parle d’un blocage de cette ‘aide’ par le Cameroun. Comment ça ? Le carburant russe est arrivé comment si rapidement à Douala ?Mais un simple calcul prouve la supercherie : le trajet maritime Russie-Cameroun prend plusieurs semaines. C’était bien le même carburant, déjà bloqué depuis plusieurs semaines à Douala. Finalement, le plan de Poutine – Touadera a réussi : le Cameroun a fini par céder sous la pression médiatique, ne pouvant plus retenir ce qui passait désormais pour une ‘aide humanitaire’.

 

En effet, cette opération s’inscrit dans une logique plus large. Sous sanctions occidentales, la Russie cherche de nouveaux débouchés pour son pétrole. La Centrafrique, avec ses prix gonflés artificiellement, offre une opportunité en or. Via Neptune Oil, Moscou vend son carburant deux fois plus cher qu’ailleurs, empochant des milliards de francs CFA. Un commerce juteux qui contourne les sanctions tout en assurant des profits considérables. Pour la Russie, c’est un double gain : politique avec son influence grandissante en Afrique centrale, et économique avec des marges exceptionnelles sur son pétrole.

 

Cette mainmise sur le secteur pétrolier représente une nouvelle étape dans l’implantation russe en Centrafrique. Après le déploiement des forces Wagner et les accords miniers, le contrôle du carburant renforce l’emprise de Moscou sur l’économie du pays.

 

Le bras de fer avec le FMI prend ainsi une nouvelle dimension. La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres du monde, risque la suspension de l’aide internationale pour protéger un système qui profite principalement à des intérêts étrangers. Un ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances observe : “Notre pays s’enfonce dans une dépendance économique dont il aura du mal à se défaire“.

 

L’histoire du “don” de carburant russe montre comment des opérations commerciales peuvent se dissimuler derrière des annonces d’aide humanitaire. Elle révèle aussi la complexité des relations entre la Russie et la Centrafrique, où les questions économiques et stratégiques s’entremêlent étroitement.

 

La population centrafricaine, elle, continue de payer le prix fort. Les transporteurs, commerçants et consommateurs subissent une inflation qui érode leur pouvoir d’achat. Pendant ce temps, le gouvernement maintient sa position, refusant d’entendre les appels à la modération des prix du FMI et ignorant les difficultés croissantes de ses citoyens.

 

L’opération autour du carburant russe en Centrafrique démontre une fois de plus une réalité inquiétante : les ressources et l’économie du pays semblent de plus en plus échapper au contrôle de l’État et de ses institutions. Cette situation pose question sur l’avenir économique d’un pays déjà fragilisé par des années de conflit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant :  le proverbe politique de Martin Ziguelé aux centrafricains

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Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant :  le proverbe politique de Martin Ziguelé aux centrafricains

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant : le proverbe politique de Martin Ziguelé aux centrafricains
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Une sagesse ancestrale centrafricaine s’est invitée dans le débat politique. Lors d’une conférence de presse du BRDC du 7 janvier dernier à Bangui, Martin Ziguélé a utilisé un proverbe politique  de la cosmogonie Mboum pour illustrer la relation entre le MLPC et le président Touadéra : “Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant. Car s’il retrouve sa vigueur, il testera sa santé retrouvée sur ta femme.”

 

Ce proverbe politique, lancée dans un silence absolu, fait référence au soutien décisif apporté par le MLPC à la candidature de Touadéra en 2016. “Ce sont ces hommes et ces femmes, ces jeunes ici présents mais ils ne sont pas tous présents. Et parmi ces jeunes, il y en a un qui vient de sortir de prison (faisant allusion au député Dominique Yandocka) et il y en a un qui est actuellement en prison (Parlant de l’ancien ministre Lionel Dounda). Ce sont ces jeunes-là qui sont descendus sur le terrain, sur toute l’étendue du territoire. Ce sont ces jeunes-là qui se sont battus en 2016, en février, mars 2016, sans argent pour que Faustin-Archange Touadera , un candidat indépendant, soit élu Président de la République.”, rappelle Ziguélé.

 

Le leader du MLPC balaie les accusations de tribalisme : “Si nous étions tribalistes et régionalistes, nous aurions fait un autre choix”. Une allusion claire aux origines ethniques différentes entre son parti et le président Touadéra.

 

“En politique, il ne faut jamais avoir de regrets”, poursuit Ziguélé. “Et surtout quand on est socialiste, et même un peu marxiste, tous les combats sont de bons combats. Soit vous les gagnez, soit vous apprenez”. Le MLPC “ne regrette pas d’avoir fait ce choix en ce moment-là”, mais “en a tiré les leçons”.

 

Cette leçon s’est traduite par le retour du parti dans l’opposition démocratique. “Le MLPC ne peut pas cautionner la mauvaise gouvernance”, tranche Ziguélé. “Nous ne sommes pas dans un schéma de jouissance des fruits du pouvoir, mais de transformation de la société centrafricaine. C’est ça le substrat idéologique social-démocrate“.

 

Le proverbe résonne particulièrement alors que le MLPC fait face à des tentatives de déstabilisation. “On veut transformer le MLPC en parti croupion de la majorité”, dénonce Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC. Une situation qui donne au proverbe Mboum une actualité brûlante dans la capitale centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diamant en Centrafrique : la vérité sur une prétendue découverte historique

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Diamant en Centrafrique : des versions contradictoires sur une prétendue découverte historique

 

Diamant en Centrafrique : des versions contradictoires sur une prétendue découverte historique
Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les membres du gouvernement centrafricain, du président Faustin Archange Touadéra à ses ministres, ont largement relayé sur les réseaux sociaux la découverte d’un gros Diamant en Centrafrique. Une opération de communication qui s’est rapidement tournée au fiasco.

 

Ce diamant, de 177,97 carats, provoque ce mercredi 22 janvier 2025 une vague propagande contradictoires au sein du pouvoir centrafricain. Cette opération de communication, censée attirer les investisseurs dans le secteur de Diamant en Centrafrique, dévoile les dysfonctionnements dans la stratégie de communication du régime.

 

Dès la matinée, le ministre de la Communication Maxime Balalou a donné le ton sur la plateforme de réseau social Facebook en annonçant “une première dans l’histoire de la République Centrafricaine”. Selon lui, la pierre a été découverte à Nzako. Quelques minutes plus tard, Radio Centrafrique diffuse une autre version : le diamant proviendrait de Bakouma, dans le Haut-Mbomou, à 904 kilomètres de Bangui.

Diamant en Centrafrique : des versions contradictoires sur une prétendue découverte historique
Touadera et son gouvernement réunis autour de diamant découvert par le collecteur de boubou blanc au Bec d’or à Bangui

 

Cette cacophonie dans la communication officielle révèle les failles d’une opération manifestement précipitée. L’affirmation selon laquelle il s’agit du “plus gros diamant de l’histoire” du pays est également erronée. Le record est détenu par l’“Esprit de De Grisogono”, un diamant brut de 587 carats, qui une fois taillé atteignait 312,24 carats.

 

Les photos diffusées par la présidence de la République montrent pourtant une mise en scène soigneusement instrumentée au Bec d’or, le bureau officiel d’évaluation des diamants à Bangui. Le président Touadéra, alias Baba Kongoboro, et plusieurs membres du gouvernement posent autour de la pierre présentée par un collecteur en boubou blanc.

 

Cette tentative de séduction des investisseurs intervient dans un contexte particulier. Depuis 2018, la présence du groupe russe Wagner dans le secteur minier centrafricain a profondément modifié la donne. Plusieurs anciens investisseurs et collecteurs de diamants ont quitté le pays. En 2023, neuf ressortissants chinois ont été tués probablement par les Mercenaires russes sur le site aurifère de Chimbolo, dans la Ouaka, un drame qui a refroidi les ardeurs des potentiels partenaires étrangers. En 2024, deux ressortissants franco-algériens, exploitants miniers, et surtout spécialistes de diamant, ont été braqués chez eux par des éléments de  la garde présidentielle. Plus de 700 millions de fonds et diamants ont été volés chez eux. Ce qui est aussi étonnant, les deux franco-algériens ont été placés en détention, puis faussement accusés de préparer un coup d’État. Finalement, ils ont été libérés par la justice centrafricaine pour faute de preuve.

 

Rappelons que le groupe paramilitaire russe, qui contrôle de fait de nombreuses zones minières du pays, a déjà provoqué le départ de plusieurs sociétés traditionnellement présentes dans le secteur. Des témoignages récurrents font état de pressions, d’intimidations, voire de violences envers les opérateurs miniers indépendants.

 

La levée de l’embargo en 2024 n’a pas suffi à rassurer les investisseurs internationaux. La découverte d’un diamant, même important, ne changera probablement pas la perception d’un secteur désormais sous l’emprise des paramilitaires russes. Une réalité que la communication gouvernementale ne peut masquer.

 

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Albert Yaloké Mokpeme Se réjouir du chaos  des mercenaires russes en Afrique : le cynisme glaçant du porte-parole présidentiel centrafricain

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Albert Yaloké Mokpeme Se réjouir du chaos  des Mercenaires russes en Afrique : le cynisme glaçant du porte-parole présidentiel centrafricain

 

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Monsieur Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis Moscou, où il accompagne le président Touadéra, Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence centrafricaine, vient de franchir un nouveau cap dans le cynisme politique. Dans une interview accordée depuis la capitale russe à une radio sénégalaise, il applaudit le départ des forces françaises d’Afrique, oubliant commodément de mentionner leur remplacement par des mercenaires.

 

“Nous pouvons nous en louer“, déclare Albert Yaloké Mokpeme, sans sourciller en plus, à propos du retrait des militaires français en Afrique, comme si la substitution d’armées régulières par des groupes de mercenaires représentait une avancée pour le continent. Une déclaration qui fait bondir les observateurs de la vie politique centrafricaine.

 

” Albert Yaloké Mokpeme se félicite d’avoir remplacé des militaires légaux par des tueurs à gages”, s’indigne un ancien ministre centrafricain. “C’est d’un cynisme effarant”, réagit un enseignant à l’université de Bangui. “Mokpeme célèbre le remplacement de forces armées légales par des mercenaires connus pour leurs exactions. C’est comme applaudir le remplacement de la police nationale par un gang de criminels“.

 

Le porte-parole présidentiel Albert Yaloké Mokpeme  semble ainsi consacrer un dangereux précédent en Afrique : la privatisation de la sécurité nationale au profit de groupes armés sans attache ni responsabilité. Une situation qui, contrairement à ses affirmations sur la souveraineté, place les pays concernés sous la coupe de mercenaires uniquement motivés par le profit.

 

“Ces déclarations masquent mal une réalité sordide”, analyse un homme politique centrafricain joint au téléphone par la rédaction du CNC. “La Centrafrique a troqué des forces militaires conventionnelles contre des mercenaires qui pillent ses ressources. Où est la souveraineté là-dedans ?”

 

En Centrafrique, la population subit quotidiennement les conséquences de ce choix désastreux. Les témoignages sur les exactions des mercenaires russes s’accumulent : villages pillés, civils massacrés, ressources naturelles spoliées. Des réalités que le porte-parole présidentiel Albert Yaloké Mokpeme  passe soigneusement sous silence.

 

” Albert Yaloké Mokpeme parle depuis Moscou de ‘partenariat gagnant-gagnant’ pendant que nous vivons un cauchemar”, témoigne un opérateur économique centrafricain. “Les Wagner tuent, violent, volent. C’est ça, sa vision du progrès ?”

 

Cette apologie du mercenariat par un haut responsable centrafricain inquiète les observateurs régionaux. Elle traduit une dérive dangereuse où la sécurité des États africains devient une marchandise, négociée au détriment des populations.

 

Pendant que le porte-parole présidentiel Albert Yaloké Mokpeme  vante les mérites de ce nouveau “partenariat” depuis les salons dorés de Moscou, la Centrafrique s’enfonce dans une spirale de violence où les mercenaires font la loi. Une situation dont Albert Yaloké Mokpeme  se “loue”, témoignant d’un mépris total pour les souffrances de ses compatriotes.

 

“Ces propos resteront dans l’histoire comme un monument de cynisme politique”, conclut un analyste africain. “Le jour où la justice internationale s’intéressera aux crimes des Wagner en Centrafrique, ces déclarations pèseront lourd.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Karl Blagué : La jeunesse centrafricaine, chair à canon d’un pouvoir aux abois”

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Karl Blagué : La jeunesse centrafricaine, chair à canon d’un pouvoir aux abois”

 

Centrafrique.org/une-marche-troublante-a-kaga-bandoro-un-soutien-aux-wagner-qui-fait-scandale/marche-des-partisans-du-mcu-en-soutien-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-bombardes-par-drone-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-71494″ data-wpel-link=”internal”>Karl Blagué : La jeunesse centrafricaine, chair à canon d'un pouvoir aux abois"
Marche des partisans du MCU

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les ondes de la radio Ndéké-Luka ce samedi 11 janvier Karl Blagué et ses co-débatteurs ont dénoncé l’instrumentalisation cynique de la jeunesse centrafricaine par le pouvoir en place.

 

“Les jeunes souffrent. Il n’y a pas du travail. On les instrumentalise, mais les jeunes Centrafricains sont intelligents”, a martelé Karl Blagué, mettant à nu la stratégie du pouvoir.

 

“Pendant que leurs enfants étudient à l’étranger, ils envoient nos jeunes au casse-pipe. Ils les utilisent pour des manifestations de soutien en leur promettant des miettes”, poursuit le coordinateur du G16 Karl Blagué.

 

Renée Pascale Gohé-Midé enfonce le clou : “La jeunesse montante, qu’est-ce qu’elle fera de sa santé ? Il y a l’épidémie qui est là. Qui va diriger le pays ?”

 

“On ne peut pas voir que le diable de l’autre côté. Le diable est en nous-mêmes. Nous ne serons pas sur une scène de théâtre que chacun vient maintenant faire ses simagrées et partir”, dénonce-t-elle.

 

Dieudonné Ngoumbango pointe du doigt la responsabilité du pouvoir : “Regardez les universités, regardez l’état des écoles. Comment voulez-vous former une jeunesse compétente dans ces conditions ?”

 

Karl Blagué révèle une autre facette du problème : “Les jeunes sont utilisés pour lancer des pétitions en faveur du président. On leur promet des postes, on leur fait miroiter des opportunités qui n’existent pas.”

 

Cette manipulation est d’autant plus cynique que la situation économique est catastrophique : “Il n’y a pas de travail, pas d’avenir pour ces jeunes. Et pendant ce temps, on les utilise comme masse de manœuvre politique”, dénonce Karl Blagué.

 

Ces révélations interviennent alors que des associations proches du pouvoir, principalement composées de jeunes manipulés , lancent déjà des pétitions pour une nouvelle candidature du président Touadéra aux Élections de 2025.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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