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Centrafrique : Jean-Édouard Koyambonou, dernier sauveur de l’Autorité nationale des élections comparée désormais à un malade en phase terminale?

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Centrafrique : Jean-Édouard Koyambonou, dernier sauveur de l’Autorité nationale des élections comparée désormais à un malade en phase terminale?

 

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La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Autorité nationale des élections (ANE) traverse l’une des périodes les plus critiques depuis sa création. Incapable de mener à terme la révision du fichier électoral entamée en septembre 2024, cette institution centrale du processus démocratique fonctionne aujourd’hui à l’aveugle, sans calendrier clair ni méthode de travail visible.

 

Un analyste politique centrafricain compare désormais l’ANE à un malade atteint du sida : affaiblie, sans repères, prête à accepter toute proposition comme un moribond accroché à la moindre promesse de guérison.« Même si un prétendu pasteur dit pouvoir la soigner par la prière, elle accepte. Même si un vendeur ambulant propose un sirop miracle, elle accepte. C’est exactement ce que fait aujourd’hui l’ANE », affirme-t-il.

 

En effet, prévue initialement pour durer quelques mois, la révision du fichier électoral stagne depuis près de dix mois. Des opérations d’enrôlement sont toujours incomplètes dans plusieurs zones, notamment dans l’Ouham-Pendé, le Mbomou ou encore la Vakaga. Cette lenteur alimente les doutes sur la capacité de l’ANE à organiser, dans les délais, les élections législatives, présidentielle et communales, voir régionales  prévues pour décembre 2025.

 

Le 11 juillet dernier à Bangui, Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, a suggéré publiquement de reporter le scrutin, estimant que les conditions techniques et financières n’étaient pas réunies. Plusieurs leaders de l’opposition, dont Martin Ziguélé et Crépin Mboli-Goumba, ont rejoint cet appel, exigeant également une réforme en profondeur de l’ANE, qu’ils accusent de partialité et d’amateurisme.

 

Un aveugle pour guider une institution à l’agonie

 

Dans ce contexte, l’ANE s’ouvre à toutes les propositions, sans ligne stratégique définie. C’est ainsi que Chantal Jean-Édouard Koyambonou, ancien Premier ministre sous Patassé et conseiller à la présidence, a été reçu à deux reprises par le président de l’ANE. Ancien membre de la Commission électorale indépendante en 2011, Koyambonou propose aujourd’hui son appui au processus électoral.

 

Mais son implication provoque des réactions mitigées. Connu pour ses problèmes de vision, il est perçu par certains comme l’image même de l’aveuglement général qui affecte l’ANE. “Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Mais ici, c’est un aveugle qui tente de diriger une institution déjà perdue”, ironise un observateur. “Koyambonou a été utile à une époque, mais aujourd’hui, il incarne surtout le désespoir de l’ANE”.

 

La crise de confiance s’est aggravée le 7 juillet dernier, après la diffusion d’un enregistrement audio d’Arsène Gbaguidi, directeur des élections à la Minusca. Dans ce document sonore authentifié, le haut responsable des Nations unies livre un constat accablant sur le fonctionnement de l’ANE, évoquant des dysfonctionnements graves et des pratiques de corruption.

 

Ces déclarations ont provoqué un choc dans les milieux diplomatiques et politiques à Bangui. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a immédiatement demandé la suspension de l’appui de la Minusca à l’ANE, jugeant incohérent que l’ONU continue à soutenir une structure que son propre responsable considère comme défaillante.

 

Dans l’enregistrement, Gbaguidi revient également sur la mise en place précipitée de l’ANE actuelle, créée le 24 décembre 2020, soit trois jours seulement avant le scrutin présidentiel. Il précise que plusieurs membres de l’ancienne équipe ont été reconduits temporairement avec l’appui de la communauté internationale pour permettre le déroulement des élections.

 

L’ANE actuelle a par ailleurs décidé seule d’organiser le référendum constitutionnel de 2023, alors que la Minusca n’était pas autorisée par le Conseil de sécurité à appuyer ce processus.

 

Une institution prête à tout accepter

 

Dans les faits, l’ANE agit aujourd’hui comme un corps sans direction, sans autonomie, ni capacité technique. Faute de compétences internes, l’institution sollicite toute aide extérieure, sans filtrage ni stratégie. “C’est un malade qui accepte tous les remèdes : prière, herbes, injections douteuses. Même les charlatans sont écoutés”, commente un technicien électoral local.

 

Aucun audit du fichier électoral n’a été engagé, les techniciens formés par l’ONU ont été écartés, et l’actuel budget électoral n’a toujours pas été validé par le gouvernement. Les soutiens extérieurs — Union européenne, PNUD, Union africaine — exigent des garanties techniques, mais l’ANE, elle, continue d’avancer à l’aveugle.

 

Malgré les alertes, le gouvernement reste déterminé à organiser les élections en décembre 2025. Officiellement, aucune date de report n’est envisagée. Le calendrier électoral, toujours en attente, devait être publié depuis mars. Selon plusieurs sources internes, la présidence pousse pour des élections rapides, quitte à les organiser dans des conditions incomplètes.

 

En privé, des diplomates estiment que poursuivre dans cette direction pourrait déclencher une crise post-électorale grave. “On ne peut pas aller à des élections crédibles avec une institution que même ses partenaires qualifient de corrompue et dysfonctionnelle”, résume un fonctionnaire onusien.

 

Ceci dit, l’ANE n’est plus seulement une institution fragile : elle est devenue un symbole d’abandon. Comme un malade en phase terminale, elle accepte toute visite, tout remède, tout discours — pourvu qu’on la maintienne en vie, encore quelques mois….

 

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Dengossin Elvis Fanny interpelle Emmanuel Macron sur le sort de sa campagne française Clarisse Sayo et de son frère Armel Sayo

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Dengossin Elvis Fanny interpelle Emmanuel Macron sur le sort de sa campagne française Clarisse Sayo et de son frère Armel Sayo

 

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Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Monsieur  Dengossin Elvis Fanny exige une intervention présidentielle pour libérer sa compagne et son beau-frère.

 

Dengossin Elvis Fanny ne mâche pas ses mots. Dans une lettre ouverte datée du 23 juillet 2025, le président-directeur général de BEAFRICA GROUP interpelle Emmanuel Macron sur la détention illégale de sa compagne Clarisse Sayo et de son frère Armel, tous deux de nationalité française, dans la capitale centrafricaine.

 

Cette missive, transmise directement à l’Élysée, dénonce ce que Dengossin Elvis Fanny qualifie de “détention illégale” de Clarisse Sayo en République centrafricaine. Armel Sayo, citoyen français également, subirait selon les informations crédibles des tortures dans les locaux de l’Office central de répression du banditisme (OCRB). L’homme d’affaires compare leur situation à celle de Boualem Sansal ou Serge Atlaoui, deux autres ressortissants français détenus à l’étranger mais bénéficiant, eux, d’un soutien diplomatique actif.

 

Dengossin Elvis Fanny, établi à Saint-Chamond dans la Loire, rappelle avoir reçu le 7 mars 2025 une réponse d’Emmanuel Macron lui garantissant une action française. Cinq mois plus tard, il exprime sa “profonde déception” face à l’inertie diplomatique. L’ambassade de France dans la capitale centrafricaine resterait passive malgré l’aggravation de la situation.

 

Les accusations portées dans cette correspondance visent directement plusieurs responsables sécuritaires centrafricains. Bienvenue Zokoué, directeur général de la police, et Armel Baraba, directeur de l’OCRB, sont nommément mis en cause. Dengossin Elvis Fanny évoque également l’implication d’éléments du groupe Wagner dans ces traitements qu’il qualifie d’inhumains.

 

Le compagnon de Clarisse Sayo, gravement malade, pointe l’absence d’infrastructures médicales adaptées dans le pays et réclame une évacuation sanitaire urgente vers l’étranger. Il interpelle le président français sur sa responsabilité morale envers ces deux citoyens dont les conditions de détention échappent à tout contrôle consulaire. L’état de santé de Clarisse Sayo, qui se dégrade, nécessite des soins médicaux spécialisés impossibles à obtenir en République centrafricaine.

 

Cette lettre de Dengossin Elvis Fanny, diffusée simultanément à la presse nationale et internationale, traduit l’exaspération d’un homme qui estime que l’État français sacrifie ses ressortissants sur l’autel d’intérêts économiques et géostratégiques. Le PDG de BEAFRICA GROUP attend désormais une “réponse urgente” et une “prise de position claire” de l’Élysée.

 

Les circonstances entourant l’arrestation de Clarisse et Armel Sayo demeurent opaques. Plusieurs sources locales évoquent des arrestations sans mandat officiel et des extractions de cellule contraires aux procédures légales. Ces pratiques s’inscriraient dans une répression plus large visant les opposants au régime du président Touadéra. Le sort d’Armel Sayo suscite également de vives inquiétudes sur les réseaux sociaux, certaines rumeurs évoquant même sa mort….

 

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Centrafrique : des enfants de 11 à 14 ans détenus illégalement dans les cellules de l’UMIRR, unité mixte,  sous les yeux de la MINUSCA

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des enfants détenus illégalement dans les cellules de l’UMIRR, unité mixte,  sous les yeux de la Minusca

 

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À l’UMIRR, le 18 juillet 2025 à Bangui. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, des enfants âgés de 11 à 13 ans ont été retrouvés incarcérés depuis plusieurs jours dans les cellules de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles (UMIRR), une structure censée intervenir exclusivement dans les cas de violences basées sur le genre.

 

En effet, le constat a été fait ce jeudi 18 juillet par une équipe d’investigation de Corbeau News Centrafrique présent discrètement dans l’enceinte de l’UMIRR. Cinq mineurs ont été aperçus à l’arrière du bâtiment, temporairement sortis pour permettre le nettoyage des cellules. Selon des sources internes interrogées par CNC, certains étaient détenus depuis plusieurs jours, deux semaines, d’autres depuis un mois.

 

L’UMIRR est une unité mixte de police et de gendarmerie, appuyée par la MINUSCA, spécialisée dans le traitement des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Elle n’est pas habilitée à détenir des mineurs, en particulier lorsqu’aucune procédure judiciaire n’est engagée. Pourtant, dans ce cas précis, les enfants concernés n’auraient été ni présentés à un juge, ni placés dans un centre spécialisé pour mineurs.

 

Au moment des faits, un véhicule de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA se trouvait sur place. Des casques bleus étaient visibles dans la cour. Aucun contrôle des cellules n’a été effectué en leur présence, selon les constatations de notre équipe. Les enfants ont été sortis discrètement par l’arrière pour être écartés du bâtiment pendant le passage des agents et le nettoyage des lieux. La nature des infractions reprochées aux enfants reste inconnue.

 

Le Code de protection de l’enfant (loi n°06.032 de 2006) interdit la détention prolongée des mineurs et impose la présentation rapide devant un juge spécialisé. L’article 140 précise que la détention ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et pour une durée aussi brève que possible, environ 48 heures. L’article 141 exige la séparation stricte entre mineurs et adultes, et l’article 142 prévoit la notification obligatoire au juge des enfants.

 

Dans ce cas, aucun de ces principes ne semble avoir été respecté. Les enfants, tous âgés de moins de 14 ans, n’ont pas été transférés dans un centre adapté ni même signalés à une autorité judiciaire compétente.

 

La présence des casques bleus et des agents de la Division des droits de l’homme sur le site pose plusieurs interrogations : la MINUSCA était-elle informée de la présence de ces enfants dans les cellules ? Un contrôle a-t-il été volontairement évité ? S’agit-il d’une présence purement formelle ou d’un accompagnement réel des conditions de détention dans cette unité ?

 

Au-delà de la légalité, la compatibilité de l’UMIRR avec la gestion de mineurs en conflit avec la loi reste à clarifier. Car cette unité, dédiée aux violences sexuelles, n’a ni mandat judiciaire pour incarcérer, ni structure d’accueil conforme pour les enfants….

 

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Centrafrique : bref blocage du désarmement des groupes rebelles après l’accord de N’Djamena

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Centrafrique : blocage du désarmement des groupes rebelles après l’accord de N’Djamena

 

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Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le processus de désarmement promis dans l’accord de N’Djamena du 19 avril bute sur des exigences techniques très floues.

 

Deux cérémonies symboliques avaient donné le ton. Le 12 juillet dans la Ouaka, une dizaine de combattants de l’UPC ont remis leurs armes. Cinq jours plus tard à Koui, dans l’Ouham-Pendé, douze éléments du mouvement 3R ont fait de même. Ces gestes semblaient annoncer un démarrage prometteur du désarmement prévu par l’accord signé avec les groupes rebelles.

 

Mais l’opération s’est arrêtée net à Koui et à Maloum. Le Service national de désarmement, démobilisation et réintégration a suspendu les activités, évoquant des « problèmes techniques ». La reprise était annoncée pour le 22 juillet. En réalité, un différend majeur oppose le gouvernement aux groupes armés.

 

En effet, les autorités centrafricaines exigent désormais pour chaque opération du désarmement, que chaque combattant remette 500 munitions minimum, contre 100 lors du précédent processus de 2019. Cette nouvelle condition provoque l’incompréhension des groupes armés. « Où voulez-vous qu’on trouve ces munitions ? », s’interroge un responsable du 3R contacté par CNC.

 

Les mouvements rebelles y voient une stratégie pour limiter le nombre de désarmés. Selon eux, cette exigence permettrait au gouvernement de restreindre l’opération à une cinquantaine de combattants par site, en prétextant l’insuffisance des munitions collectées.

 

Le blocage paralyse l’application de l’accord de paix sur le terrain. Les négociations continuent officiellement, et la date de reprise du désarmement à Koui et à Maloum est prévue pour le mardi 22 juillet. D’autres sites restent dans l’attente  comme dans plusieurs localités des préfectures de la Mambéré-Kadéï, de la Nana-Mambéré, de la Basse-Kotto et de la Haute-Kotto.

 

Cette querelle technique cache-t-elle une volonté politique de vider l’accord de sa substance ? Ou témoigne-t-elle simplement d’une préparation défaillante des autorités centrafricaines ? La réponse conditionnera l’avenir d’un processus de paix déjà fragile….

 

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Centrafrique : 10 villages de la région de Batangafo attaqués par des éleveurs armés

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10 villages de la région de Batangafo attaqués par des éleveurs armés

 

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CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les attaques répétées d’éleveurs tchadiens contre 10 villages de la région de Batangafo  poussent 446 personnes à l’exode vers Gbazara.

 

Dix villages de la sous-préfecture de Batangafo subissent depuis plusieurs semaines des attaques répétées qui ont transformé la vie de leurs habitants en enfer quotidien. Bekondjo, Ngonkou, Mira, Sangara, Behili, Ndabala, Koyo, Kouloungou 1, Kabaya et Maïmbaya, situés à 144 kilomètres de Batangafo sur l’axe Balèze, près de la frontière tchadienne, font face aux assauts d’éleveurs armés venus du Tchad voisin.

 

Le bilan humain s’alourdit. Six personnes ont perdu la vie, dont le président des jeunes de Bekonjo et quatre jeunes hommes à Beili. Plusieurs autres habitants portent encore les blessures de ces affrontements. Ndingana Farabin, maître-parent de Bekonjo, témoigne de la violence qui s’abat sur sa communauté. Ndolyam Sébastien et Merci Adeline racontent les pillages systématiques, la destruction des cultures et l’incendie des habitations. À Maïmbaya, toutes les maisons ont été réduites en cendres.

 

L’exode a commencé aussitôt. Quatre cent quarante-six personnes, regroupées en 116 ménages, ont pris la route de Gbazara où elles tentent de survivre dans des conditions difficiles. Le chef de groupe de Gbazara a mis à leur disposition une école de trois salles de classe, espace largement insuffisant pour accueillir tous ces déplacés. La promiscuité s’ajoute aux privations.

 

Les besoins essentiels manquent. La nourriture se fait rare, l’eau potable demeure introuvable dans plusieurs villages d’origine comme Bekondjo et Maïmbaya. Les abris de fortune ne protègent ni du soleil ni des intempéries. Cette pénurie d’eau n’est pas nouvelle. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL et l’UNICEF avaient déjà documenté ce problème en 2019 lors de violences similaires dans la région.

 

La peur paralyse les populations. Les habitants n’osent plus retourner dans leurs villages tant que la menace des éleveurs armés persiste. Ils réclament une intervention immédiate du gouvernement centrafricain et des organisations humanitaires. Leur demande est claire : renforcer la présence des Forces Armées Centrafricaines pour sécuriser la zone et permettre un retour dans leurs foyers.

 

“Si on déploie des renforts militaires, nous pourrons rester. Sinon, nous risquons d’abandonner définitivement nos terres”, explique Ndingana Farabin. Cette déclaration résume l’angoisse de communautés entières face à un avenir incertain.

 

La situation actuelle s’inscrit dans un schéma récurrent d’insécurité qui frappe cette région frontalière. Les incursions transfrontalières et les activités des groupes armés alimentent un cycle de violence qui déstabilise durablement ces communautés rurales. Seule une réponse coordonnée entre aide humanitaire d’urgence et sécurisation du territoire pourra briser cette spirale destructrice….

 

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Insécurité endémique sur l’axe Birao – Amdafock :  braquage et violence quotidienne dans la Vakaga

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Insécurité endémique sur l’axe Birao – Amdafock :  braquage et violence quotidienne dans la Vakaga

 

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Brigade de la gendarmerie d’Amdafock, dans la Vakaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des bandits soudanais continuent de terroriser l’axe Birao – Amdafock, multipliant braquages et meurtres dans cette zone frontalière stratégique de l’extrême nord-Est de la RCA.

 

La préfecture de la Vakaga connaît une escalade de violence sans précédent. L’axe Birao – Amdafock, qui s’étend sur 65 kilomètres jusqu’à la frontière soudanaise, est devenu le territoire de prédilection d’un groupe de six bandits armés. Ces hommes, que les populations locales associent aux Forces de soutien rapide soudanaises, mènent leurs opérations quotidiennement entre Amkourmay, situé à 17 kilomètres de Matala, et Amdafok.

 

Le 17 juillet dernier, dans la ville d’Amdafock côté centrafricain, deux agriculteurs ont été tués dans leur champs par ces même bandits armés. Quatre jours plus tard, le 21 juillet, un couple a été intercepté à 25 kilomètres de Birao, près de Matala. Les six assaillants soudanais ont délésté l’homme de 150 000 francs CFA avant d’être dérangés par le bruit d’une moto qui approchait. Constatant l’arrivée imminente de la moto, ils ont libéré précipitamment le couple pour se concentrer sur la moto.

 

Le conducteur de cette moto, un réfugié soudanais du camp de Korsi à Birao, a échappé de justesse à ces bandits grâce à une stratégie qu’il a adopté. Faisant malin de s’arrêter, le jeune homme a accéléré brusquement lorsqu’il arrive au niveau des assaillants. Les bandits ont ouvert le feu sur lui, mais ce n’est que sa moto qui est touchée. Détruisant la roue arrière de son engin. L’homme a poursuivi sa route sur les jantes jusqu’au village de Burmatar, où il a donné l’alerte sur la présence des assaillants.

 

Cette proximité immédiate avec la frontière soudanaise facilite les mouvements des criminels. Depuis Amdafock côté centrafricain, on peut apercevoir Amdafock -Soudan, séparés par une distance dérisoire. Le conflit qui ravage le Soudan depuis avril 2023 nourrit cette instabilité régionale, transformant la zone en couloir d’insécurité.

 

Les habitants de Burmatar, habitués aux détonations quotidiennes, reconnaissent désormais ces bandits qui circulent librement entre les villages. Cette situation paralyse les activités commerciales, provoque une flambée des prix et plonge les populations dans une crise humanitaire profonde.

 

Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC attestent d’une urgence absolue. Les communautés locales exigent le déploiement immédiat des Forces armées centrafricaines sur cet axe névralgique. Sans intervention rapide, cette spirale de violence menace de déstabiliser davantage une région où la sécurité constitue un défi permanent…….

 

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Nouvelle alerte sécuritaire sur l’axe Boguila-Sido dans l’Ouham

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Nouvelle alerte sécuritaire sur l’axe Boguila-Sido dans l’Ouham

 

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un taxi moto sur une route boueuse

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les conducteurs de taxi-moto continuent de subir sur ‘axe Boguila-Sido  une vague de braquages armés.

 

L’insécurité gagne du terrain dans la sous-préfecture de Nanga-Boguila. Mercredi dernier, dans la matinée, vers 10 heures, des hommes lourdement armés ont pris position au village de Sido, situé au kilomètre 18 sur la route de Boguila. Cette présence armée s’accompagne d’une série de braquages visant spécifiquement les conducteurs de taxi-moto qui empruntent cet axe.

 

La situation inquiète particulièrement les populations locales qui dépendent entièrement de ces motos pour leurs déplacements quotidiens. Dans cette région rurale de l’Ouham, distante de 457 kilomètres de Bangui, les taxis-motos représentent l’unique liaison fiable entre les villages isolés et les centres administratifs.

 

Ces incidents s’inscrivent dans un climat sécuritaire déjà fragile autour de Markounda. Cette zone frontalière avec le Tchad a traversé plusieurs crises majeures ces dernières années, notamment en 2014 et 2021, quand des groupes rebelles avaient pris le contrôle de la ville avant d’en être délogés par les forces gouvernementales.

 

La géographie particulière de Nanga-Boguila complique le maintien de l’ordre. Cette sous-préfecture, créée en 2002, s’étend sur un territoire parsemé de plus d’une centaine de villages dispersés. Les forces de sécurité peinent à assurer une surveillance continue de l’ensemble de ces localités, laissant des espaces non contrôlés dont profitent les groupes armés.

 

L’impact économique de ces braquages dépasse le simple préjudice subi par les conducteurs. En s’attaquant aux taxis-motos, les assaillants perturbent l’ensemble du système de transport local et menacent l’approvisionnement des villages les plus reculés. Cette stratégie d’intimidation vise manifestement à paralyser les activités économiques de la région….

 

Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée.

 

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Jean Sosthène Dengbe vante le DDR  des groupes armés, et l’intégration des ex-rebelles dans l’armée : mais à quel coût pour la discipline militaire ?

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Jean Sosthène Dengbe vante le DDR  des groupes armés, et l’intégration des ex-rebelles dans l’armée : mais à quel coût pour la discipline militaire ?

 

Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Jean Sosthène Dengbe vante le DDR des groupes armés” width=”450″ height=”244″ />
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le député de Berberati  Jean Sosthène Dengbe célèbre l’intégration d’ex-rebelles via le DDR, mais cette stratégie fragilise-t-elle la discipline militaire, essentielle à la réforme sécuritaire ?

 

Le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est au cœur de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) en République centrafricaine, un pays où l’insécurité persiste malgré les efforts des partenaires internationaux pour stabiliser les institutions du pays. Lors de l’émission du Parlement sur la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a défendu avec ferveur l’intégration d’ex-rebelles dans les forces de sécurité, une mesure phare du DDR issue de l’accord de Khartoum de 2019. Il présente ces anciens combattants comme des “républicains respectueux des principes de droit”, capables de renforcer l’armée, la police et la gendarmerie. Mais ce discours optimiste élude une question enflammée : à quel prix cette intégration affecte-t-elle la discipline militaire, fondement d’une armée efficace ? Les silences de Dengbe sur les défis de cette stratégie laissent planer un doute sérieux sur ses retombées.

 

Jean Sosthène Dengbe explique que le DDR a permis de dissoudre des groupes armés signataires de l’accord de Khartoum, leurs membres étant triés pour rejoindre les forces de sécurité ou d’autres secteurs. Ceux jugés aptes ont été incorporés dans l’armée, la gendarmerie ou la police, un processus qu’il décrit comme une réussite. Selon lui, ces ex-rebelles, formés et encadrés, apportent des effectifs précieux à une armée affaiblie par des années de crises. Il insiste sur leur engagement, affirmant qu’ils respectent les valeurs républicaines et contribuent à la reconstruction d’une force de défense unifiée. Cette intégration, soutenue par des partenaires internationaux comme l’Union européenne, est censée consolider la RSS en renforçant les capacités opérationnelles des forces de l’ordre face aux violences dans des préfectures comme l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré, le Lim-Pendé, ou l’Ouham.

 

Pourtant, l’incorporation massive d’ex-rebelles pousse à s’interroger sur des inquiétudes majeures, que Jean Sosthène Dengbe passe sous silence. La discipline militaire, essentielle pour garantir la cohésion et l’efficacité des forces armées, repose sur une formation rigoureuse, une chaîne de commandement claire et une loyauté indéfectible à l’État. Or, les ex-rebelles, issus de factions souvent opposées au gouvernement, apportent avec eux des antécédents complexes : rivalités internes, allégeances résiduelles à leurs anciens chefs, ou encore une méfiance envers les institutions. Sans un encadrement strict et une formation approfondie, leur intégration risque de fragiliser la discipline, transformant les forces de sécurité en un patchwork d’intérêts divergents. Jean Sosthène Dengbe, en qualifiant ces recrues de “républicains”, semble minimiser ces défis, sans préciser comment leur loyauté est assurée ou comment leur formation est standardisée.

 

Les réalités du terrain amplifient ces préoccupations. Dans les provinces, où les FACA (Forces armées centrafricaines) manquent de moyens logistiques, l’arrivée d’ex-rebelles n’a pas toujours renforcé l’unité. Des témoignages rapportent des tensions entre soldats réguliers et nouvelles recrues, parfois perçues comme imposées par des accords politiques. Certains ex-rebelles, habitués à des structures hiérarchiques lâches dans leurs groupes armés, peinent à s’adapter aux exigences de la discipline militaire, comme le respect des ordres ou la coordination en opération. Ces frictions, absentes du discours de Dengbe, compromettent la cohésion des unités, essentielle pour affronter des groupes armés mobiles et bien organisés. Dans des zones comme la Nana-Gribizi, où les conflits liés à la transhumance dégénèrent, une armée désunie est un handicap majeur.

 

La dépendance envers des acteurs extérieurs complique encore la situation. Jean Sosthène Dengbe omet de mentionner que la RSS, y compris le DDR, repose largement sur le soutien de la MINUSCA, qui fournit carburant, formations et appui logistique. Mais ce soutien ne garantit pas une intégration harmonieuse des ex-rebelles. Dans certaines régions, les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA, jouent un rôle sécuritaire parallèle, éclipsant les FACA. Équipés de blindés et de motos tout-terrain, ils interviennent là où les forces nationales, mal préparées et parfois divisées par l’arrivée d’ex-rebelles, ne peuvent agir. Cette tutelle, qui marginalise l’armée, dévoile les failles du DDR : sans discipline solide, les FACA risquent de devenir un simple faire-valoir face à des acteurs étrangers mieux organisés.

 

Les crises passées expliquent en partie ces difficultés. Jean Sosthène Dengbe rappelle les “plaies béantes” héritées de la guerre civile de 2013 et des conflits postérieurs, qui ont démantelé l’armée et la police. Le DDR, en intégrant des ex-rebelles, vise à pacifier le pays en offrant une alternative à la lutte armée. Mais cette stratégie, si elle réduit les effectifs des milices, ne résout pas automatiquement les problèmes de discipline. La formation des recrues, souvent limitée à quelques semaines, est insuffisante pour instaurer une culture militaire unifiée. Les officiers, débordés par l’afflux de nouveaux éléments, peinent à imposer une chaîne de commandement cohérente. Jean Sosthène Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une responsabilité dans cette impasse. Son discours, qui célèbre l’intégration sans aborder ses risques, manque de franchise face à une armée en quête de cohésion….

 

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David Koïmara, directeur général de la radio Centrafrique, est la parfaite voix qui trahit la Centrafrique

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David Koïmara, directeur général de la radio Centrafrique, est la parfaite voix qui trahit la Centrafrique

 

David Koïmara, directeur général de la radio Centrafrique, est la parfaite voix qui trahit la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Il est des voix qui informent, des plumes qui éclairent, et puis il y a David Koïmara, directeur général de Radio Centrafrique, dont les éditoriaux ne sont qu’un écho servile des desiderata du pouvoir. À l’écouter, on se demande si l’homme est journaliste, griot ou simple mercenaire de la parole publique. Son dernier exercice en date, une ode béate à l’accord de paix signé le 19 avril 2025 à N’Djamena, est un nouvel épisode dans une longue série de dérives qui insultent l’intelligence des Centrafricains.

 

Depuis des années, David Koïmara se distingue par une constance pathétique : celle de transformer la fréquence nationale en tribune de propagande. Sous prétexte d’éditoriaux, il débite des récits complaisants, glorifiant un régime qui, après une décennie au pouvoir, n’a toujours pas su juguler l’insécurité qui gangrène le pays. Les groupes armés, dont il évoque la reddition avec une candeur suspecte, continuent de semer la mort dans le pays. Les Centrafricains, eux, ne demandent pas des héros autoproclamés ni des accords de façade, mais la sécurité, la dignité et un avenir qui ne soit pas hypothéqué par des compromis douteux.

 

David Koïmara, avec ses 200 000 francs CFA de salaire, semble avoir vendu son âme pour des miettes. Il chante les louanges d’un président qu’il qualifie de « père de la nation », oubliant commodément que ce même pouvoir savait, dès son arrivée, l’ampleur des exactions des groupes armés. Dix ans plus tard, les résultats sont difficiles à supportés : des villages pillés, des familles endeuillées, et des accords de paix qui ne tiennent que le temps d’une cérémonie. Pourtant, David Koïmara persiste à peindre un tableau idyllique, où les chefs rebelles, hier criminels, deviennent subitement des apôtres de la paix. Cette rhétorique, aussi creuse qu’indécente, est une insulte aux victimes de l’insécurité chronique.

 

Comment un directeur de radio nationale peut-il se regarder dans une glace en tenant un tel discours ? La mission d’un média public est d’éclairer, de questionner, de confronter le pouvoir à ses échecs, et non de s’agenouiller devant lui. David Koïmara, lui, préfère jouer les hérauts d’une « realpolitik » qu’il ne comprend manifestement pas, vantant des initiatives qui, loin de consolider la paix, risquent de légitimer des criminels. Quand il évoque les « gages d’espoir » offerts par des chefs rebelles comme Ali Darassa, on oscille entre la nausée et l’incrédulité. Ces « gages » sont-ils censés effacer les vies brisées, les terres spoliées, les espoirs anéantis ?

 

Et que dire de l’omission criminelle dans les éditoriaux de Koïmara ? Pendant qu’il célèbre des accords partiels avec deux groupes armés, il passe sous silence le fléau des Mercenaires russes, introduits dans le pays par le pouvoir qu’il défend si ardemment. Ces forces, loin d’être des alliées, surpassent en barbarie les exactions des groupes armés qu’il prétend voir désarmés. Leur présence, instrumentée par le régime, a semé plus de morts et de chaos que les factions rebelles réunies. L’assassinat récent de l’ancien ministre Armel Sayo, une énième tragédie imputable à ces mercenaires, est la goutte de sang qui fait déborder le vase. Quand David Koïmara chantera-t-il le désarmement de ces tueurs à gages ? Quand osera-t-il pointer du doigt ceux qui les ont invités, ceux qui les laissent prospérer, ceux qui sacrifient les Centrafricains sur l’autel d’alliances opaques ? Son silence est une complicité, et sa plume, tachée du sang des victimes, trahit une nation entière.

 

Le plus tragique, c’est que David Koïmara n’est pas une exception. Il incarne une caste de responsables qui, par opportunisme ou lâcheté, préfèrent les strapontins du pouvoir à l’honneur de servir leur peuple. Les Centrafricains méritent mieux que ces griots modernes, dont la voix ne porte que pour flatter l’ego des puissants. Ils méritent une radio nationale qui soit un phare de vérité, non un haut-parleur de la complaisance. Ils méritent des dirigeants qui, plutôt que de glorifier des accords fragiles, s’attaquent réellement aux racines de l’insécurité : la corruption, l’impunité, l’absence d’État.

 

David Koïmara, par ses éditoriaux pathétiques, trahit non seulement son métier, mais aussi son pays. Son nom devrait être rayé des annales de la Centrafrique, non pas par vengeance, mais par nécessité. Car un peuple qui aspire à se relever n’a que faire des laudateurs qui le bercent d’illusions. À l’heure où la Centrafrique pleure ses morts et lutte pour sa survie, il est temps que des voix courageuses s’élèvent, et que les mercenaires de la parole soient réduits au silence qu’ils méritent….

 

 

Par       Alain Nzilo

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Fidèle Gouandjika: Enquête sur le “mauvais flic” de Poutine au cœur du pouvoir centrafricain

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Fidèle Gouandjika: Enquête sur le “mauvais flic” de Poutine au cœur du pouvoir centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fidele Gouandjika avec deux mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui
Fidele Gouandjika avec deux Mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Simple provocateur ou agent d’influence de Moscou ? Notre enquête plonge au cœur du système centrafricain pour révéler le vrai visage de Fidèle Gouandjika.

 

Des propos d’une rare agressivité, non pas sur un champ de bataille mais depuis le palais de la renaissance à Bangui. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, n’a pas mâché ses mots. En qualifiant le président ukrainien de criminel méritant la “peine de mort” et en accusant son homologue français Emmanuel Macron d’avoir une “fibre de nazisme”, il a franchi un nouveau cap.

Loin d’être le dérapage d’un franc-tireur, cette sortie est la manifestation la plus claire de la stratégie du régime de Bangui : une allégeance totale à la Russie, masquée par un “double jeu” diplomatique de plus en plus transparent. Cette analyse décrypte les rouages de cette déclaration, les forces qui la sous-tendent et ses conséquences pour l’avenir du pays de Boganda.

 

Une Salve Verbale Dictée par le Kremlin

Reprenons les propos bruts de Fidèle Gouandjika. Ils ne laissent place à aucune interprétation. Sur le président ukrainien, l’attaque est frontale :

« Il n’est pas président, c’est un criminel, il n’est plus légitime…, sa place est en prison quelque part ».

 

Cette délégitimation est la première étape. La seconde est l’appel au meurtre, à peine voilé :

« …le monde entier va se mobiliser pour nuire. Nuire c’est un petit, mot, mais pour mettre hors d’état de nuire Zelensky et sauver le peuple ukrainien de ce terrorisme, de ce bandit qui mérite la peine de mort ».

 

L’analyse de ces phrases de Fidèle Gouandjika montre une chose importante : elles ne sont pas une production originale de la diplomatie centrafricaine. Il s’agit d’une copie quasi parfaite des éléments de langage les plus extrêmes diffusés par la propagande du Kremlin.

L’utilisation du terme “nazi” pour diaboliser les dirigeants ukrainien et occidentaux est la pierre angulaire du narratif russe pour justifier son invasion de l’Ukraine. Gouandjika ne fait que servir de caisse de résonance, comme il le confirme lui-même en liant directement l’Occident à ses accusations :

« …ce qui est sorti de la bouche de M. Zelensky, c’est sorti de la bouche de l’Occident, en premier lieu le président Macron. Je pense qu’il y a une fibre de nazisme dans Emmanuel Macron qui est en connivence avec Hitler ressuscité, Zelensky est Hitler ressuscité… ».

 

Cette déclaration est un acte d’allégeance. Le régime de Bangui, dont la survie dépend entièrement de la protection des paramilitaires russes d’Africa Corps (ex-Wagner), paie sa dette en se transformant en avant-poste de la guerre informationnelle de Moscou sur le sol centrafricain.

 

Le “Double Jeu diplomatique” : Le Président Modéré et son “Mauvais Flic”

 

Comment un régime peut-il tenir des propos aussi incendiaires tout en continuant de solliciter l’aide de ceux qu’il insulte ? C’est ici qu’intervient une stratégie complexe de “double jeu”, reposant sur une répartition des rôles parfaitement organisé :

 

Le Président Faustin-Archange Touadéra, le “gentil flic” :

Avec sa voix posée et son profil d’universitaire, il est le visage acceptable du régime. Face aux diplomates occidentaux et aux institutions internationales, il joue la carte de la modération, plaidant pour un soutien continu afin d’éviter le chaos. Il est celui qui tend la main pour recevoir les financements, notamment l’aide humanitaire vitale.

 

 Le Ministre Fidèle Gouandjika, le “méchant flic” :

Il est le pitbull rhétorique. Son rôle est de satisfaire le protecteur russe, de galvaniser la base anti-occidentale et de créer des ruptures irréversibles. Ses “dérapages” contrôlés permettent au régime de prouver sa loyauté à Moscou sans que le président ne se salisse directement les mains.

Cette tactique, qui consiste à “gonfler la poitrine” en s’appuyant sur la garantie sécuritaire russe, vise à maximiser les gains : conserver la protection de Moscou tout en essayant d’empêcher la rupture totale des flux financiers occidentaux.

 

Des Conséquences Profondes Malgré une Prudence Occidentale

Devant ce jeu de dupes, la réaction mesurée des Occidentaux n’est pas due à la naïveté. Les chancelleries savent parfaitement à quoi s’en tenir. Cette prudence est dictée par un dilemme stratégique très profond :

 L’Impératif Humanitaire : Couper brutalement toute aide reviendrait à provoquer une famine et une crise sanitaire, punissant un peuple déjà martyr.

La Peur du Vide Stratégique : Un retrait total livrerait la RCA et ses immenses ressources à un contrôle exclusif et prédateur de la Russie.

La Stabilité Régionale : L’effondrement de la RCA embraserait ses voisins. Maintenir un semblant d’État, même hostile, est perçu comme un moindre mal.

Toutefois, il est faux de croire à une absence de conséquences. Elles sont déjà là, massives et structurantes.

 

L’Isolement Politique : La RCA est devenue un paria diplomatique. Les déclarations de Fidèle Gouandjika lui ferment définitivement les portes d’un partenariat de confiance avec toute démocratie. La crédibilité du régime est nulle.

 

L’Asphyxie Économique : La conséquence la plus concrète est la fin de la coopération structurelle. L’aide militaire et les programmes de formation européens sont suspendus. L’aide budgétaire directe est gelée. L’argent qui arrive est majoritairement une aide humanitaire d’urgence distribuée par les ONG, contournant un État jugé indigne de confiance.

La Perte de Souveraineté : C’est la conséquence ultime. En choisissant la protection de Moscou, le régime de Bangui a vendu sa souveraineté. Sa politique étrangère est dictée par le Kremlin et ses ressources sont mises au service des intérêts de son protecteur.

 

Le Pari Suicidaire de Bangui

Les propos de Fidèle Gouandjika ne sont donc pas un simple fait divers diplomatique. Ils sont le révélateur d’un drame national et d’un enjeu géopolitique majeur. Le régime centrafricain, pour assurer sa survie à court terme, a fait le pari de s’enchaîner à un partenaire unique. Le “double jeu” peut donner l’illusion d’une habileté tactique, mais il ne fait que masquer une lente descente vers une vassalisation complète.

En devenant le porte-voix de Moscou, la RCA a gagné une assurance-vie pour son régime, mais elle a peut-être signé l’acte de décès de son développement et de son indépendance.

 

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Centrafrique : le député Jean-Sosthène Dengbé impliqué dans un trafic illicite de drogue

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le député Jean-Sosthène Dengbé impliqué dans un trafic illicite de drogue

 

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Le député Jean-Sosthène Dengbé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une affaire de trafic de stupéfiants éclabousse l’Assemblée nationale centrafricaine avec l’implication du député Jean-Sosthène Dengbé.

 

Le véhicule de fonction du député Jean-Sosthène Dengbé a transporté des cartons de  l’alcool frelaté et de la drogue de synthèse depuis la frontière camerounaise. L’opération s’est achevée par un accident grave qui a hospitalisé l’épouse du parlementaire.

 

Jean-Sosthène Dengbé représente la circonscription de Berbérati 1 et préside la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale. Son véhicule officiel a effectué un aller-retour entre Bangui et la frontière camerounaise. Au retour, il transportait de l’alcool frelaté, des tramadol et d’autres substances interdites, selon des sources sécuritaires et douanières jointes par la rédaction du CNC.

 

Le député n’accompagnait pas ce déplacement. Seuls sa femme et son chauffeur occupaient le véhicule pour ce trafic illicite. L’accident s’est produit à quelques kilomètres de Bangui lors du voyage de retour. L’épouse du parlementaire a subi de graves blessures aux jambes et reste hospitalisée depuis une semaine à la clinique MSF de Bonga-Bonga à Bangui.

 

L’affaire provoque des remous dans les milieux sécuritaires. La position de Jean-Sosthène Dengbé à la tête de la commission chargée de lutter contre les trafics rend la situation particulièrement embarrassante. Les occupants du véhicule ont échappé aux contrôles grâce au laissez-passer parlementaire affiché sur le pare-brise. Le chargement a été embarqué à Garoua-Boulaï, côté camerounais, pour rejoindre discrètement la capitale centrafricaine.

 

Sur le plan juridique, l’utilisation d’un véhicule officiel pour le transport de stupéfiants constitue un détournement de moyens publics. Le code pénal centrafricain punit le trafic de drogue de peines pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement. L’immunité parlementaire ne protège pas les élus dans les affaires de droit commun. L’Assemblée nationale pourrait être contrainte de lever cette immunité si le parquet décide d’engager des poursuites contre le député.

 

La responsabilité du député reste à établir juridiquement. En tant que propriétaire du véhicule et employeur du chauffeur, Jean-Sosthène Dengbé devra démontrer son absence de connaissance des activités illicites. Sa fonction de président de la Commission Défense et Sécurité pourrait aggraver les sanctions en cas de condamnation.

 

Cette affaire relance le débat sur l’implication d’élus dans les réseaux de contrebande et questionne l’efficacité des mécanismes de contrôle des biens publics mis à disposition des parlementaires.

 

L’Assemblée nationale et Jean-Sosthène Dengbé gardent le silence sur cette affaire….

 

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Torture à Sam-Ouandja : Le policier Namkomana Jospin Lionel sauvagement agressé par un capitaine des FACA

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Torture à Sam-Ouandja : Le policier Namkomana Jospin Lionel sauvagement agressé par un capitaine des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : suicide d’un soldat FACA à 5 kilos, dans la Vakaga
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Sam-Ouandja, le policier Namkomana Jospin Lionel a été torturé par un capitaine des FACA après avoir interpellé des rebelles armés circulant dans la ville avec leurs armes.

 

L’affaire éclate le 15 juillet 2025 dans la sous-préfecture de Sam-Ouandja, préfecture de la Haute-Kotto, en République centrafricaine. Certains rebelles de l’UPC, sortis dans le cadre de leur processus de désarmement conformément à l’accord du Ndjamena signé le 19 avril 2025, circulent dans la ville avec leur tenue militaire et en plus armés, semant la terreur parmi les habitants. Témoin de cette situation, le policier Namkomana Jospin Lionel décide d’intervenir. Il interpelle ces hommes, leur reprochant de porter des armes et des tenues militaires en public. Il leur demande fermement de circuler en civil ou de déposer leurs armes à leur base pour éviter d’intimider davantage la population civile.

 

Cette intervention professionnelle et légitime du policier Namkomana Jospin Lionel provoque une réaction violente immédiate. Les rebelles tentent de s’en prendre physiquement à lui. Pour se défendre face à cette agression, Namkomana Jospin Lionel tire deux coups de feu en l’air, un geste dissuasif qui lui permet d’échapper à ses agresseurs.

 

Rapidement, les éléments de forces armées centrafricaines interviennent sur les lieux. Ils procèdent à l’arrestation de Namkomana Jospin Lionel, qui est aussitôt conduit à la gendarmerie locale. Une fois arrivé, le policier est interrogé en présence des Casques bleus de la Minusca et du commandant de brigade. Le policier présente ses excuses pour les faits. Après cet interrogatoire, Namkomana Jospin Lionel est placé en détention dans une cellule de la gendarmerie.

 

Le lendemain, 16 juillet 2025, vers 13 heures précises, la situation prend une tournure dramatique et criminelle. Le même capitaine des Forces armées centrafricaines arrive à la gendarmerie, accompagné de plusieurs de ses éléments. Dans un acte d’une gravité inouïe, le commandant de brigade, pourtant sous-officier de police judiciaire et censé faire respecter la loi, ouvre personnellement la cellule où se trouve Namkomana Jospin Lionel détenu. Il désigne alors explicitement le policier au capitaine des FACA et à ses hommes, les autorisant tacitement à agir.

 

Les militaires emmènent immédiatement Namkomana Jospin Lionel dans un local séparé, à l’écart des regards. C’est là qu’ils commettent l’irréparable : ils torturent sauvagement le policier. Ils le frappent à plusieurs reprises avec une violence inouïe, lui infligeant de multiples blessures graves, notamment à la main. Les coups portés sont d’une telle brutalité que Namkomana Jospin Lionel se retrouve dans un état critique, incapable de se défendre face à cette agression barbare.

 

Laissé pour compte dans un état physique inquiétant, le policier Namkomana Jospin Lionel est finalement transféré d’urgence à l’hôpital local pour recevoir les soins médicaux indispensables à sa survie. Ses blessures témoignent de la sauvagerie de l’agression qu’il a subie.

 

Ce comportement criminel dépasse l’entendement. Le commandant de brigade, qui avait pour mission de protéger les détenus sous sa responsabilité, a trahi son serment en livrant délibérément un gardien de la paix à une agression préméditée. Son rôle dans cette affaire est celui d’un complice actif, non d’un serviteur de la justice. Quant au capitaine des FACA et à ses éléments, leur acte constitue un crime pur et simple, totalement indigne d’hommes portant l’uniforme de la République.

 

Pointer du doigt un policier détenu, l’extraire de sa cellule et le tabasser jusqu’à lui infliger des blessures graves n’a rien à voir avec l’application de la justice. Il s’agit d’un acte de barbarie pure, d’une démonstration de force brutale qui n’a sa place dans aucune société civilisée. Cette agression planifiée expose un chaos institutionnel profond où la loi du plus fort remplace l’État de droit.

 

Dans un pays où chaque responsable agit selon ses propres règles, l’absence totale d’État de droit devient criante. Ce n’est pas le rôle d’un policier ou d’un gendarme de faciliter des actes de torture sur des collègues. Ce n’est pas non plus le rôle d’un capitaine des FACA d’agir comme un voyou de quartier, encore moins de diriger des séances de torture dans un commissariat.

 

Ces agissements criminels reflètent les conséquences désastreuses d’une formation déficiente et inadéquate des forces de sécurité, parfois dispensée par des mercenaires peu scrupuleux. Ils témoignent également d’un système institutionnel totalement défaillant où l’impunité règne en maître absolu. Tout le monde fait ce qu’il veut, sans aucun respect pour la loi, les institutions républicaines ou les droits humains les plus élémentaires.

 

Comment un pays peut-il prétendre fonctionner normalement dans de telles conditions ? Comment peut-on parler d’État de droit quand les gardiens de la paix deviennent les premiers criminels ? L’agression barbare subie par Namkomana Jospin Lionel n’est malheureusement pas un incident isolé, mais bien le symptôme visible d’une dérive institutionnelle totale qui gangrène le pays.

 

La Cour pénale spéciale doit impérativement intervenir en urgence pour ouvrir une enquête approfondie, procéder aux arrestations nécessaires et sanctionner exemplaire le commandant de brigade complice, le capitaine tortionnaire et tous ses éléments impliqués dans cette agression. Sans une justice rapide, ferme et impartiale, la République centrafricaine continuera inexorablement sa chute libre vers l’anarchie complète, où les hommes en uniforme, censés protéger les citoyens, deviennent leurs premiers bourreaux et les symboles vivants de la criminalité institutionnalisée.

 

L’affaire Namkomana Jospin Lionel doit servir d’électrochoc pour réveiller les consciences et exiger des réformes profondes du secteur de la sécurité. Car au-delà de ce policier torturé, c’est toute la crédibilité des institutions centrafricaines qui est en jeu….

 

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Centrafrique : assassinat sauvage d’un médecin entre Alindao et Kongbo, la terreur gagne les routes de la Basse-Kotto

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assassinat sauvage d’un médecin entre Alindao et Kongbo, la terreur gagne les routes de la Basse-Kotto

 

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Hôpital de Bangassou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un médecin abattu entre Alindao et Kongbo  lors de son retour de congé sur le lieu de son travail plonge le secteur de la santé dans l’effroi.

 

Le 21 juillet 2025, un médecin originaire de Bangassou perdait la vie à 25 kilomètres d’Alindao, près de Kongbo, dans la préfecture de la Basse-Kotto. Le praticien regagnait son poste d’affectation après un congé lorsque des hommes armés l’ont intercepté sur la route. Voyageant à moto avec deux compagnons, il a été emmené en brousse où ses agresseurs l’ont abattu avant de libérer les autres passagers.

 

L’enquête ouverte par la gendarmerie locale et le parquet de Mobaye n’a donné aucun résultat. Aucun suspect n’a été arrêté. L’absence de mobile apparent et la libération des témoins orientent les investigations vers un assassinat ciblé, mais les raisons de cet acte restent inconnues.

 

Cette exécution frappe un secteur déjà malmené par l’insécurité. Depuis janvier, plusieurs soignants ont été menacés, rackettés ou agressés dans les préfectures de la Ouaka, de la Basse-Kotto et du Mbomou. Les attaques visent désormais ceux qui exercent dans les zones reculées, là où la population compte sur leurs services pour survivre.

 

“Il sauvait des vies dans des conditions difficiles. Et on l’a abattu comme un animal en pleine brousse”, témoigne un collègue du défunt à Bangassou. La communauté médicale s’inquiète de cette escalade de violence qui vise spécifiquement les professionnels de santé.

 

Le Syndicat des agents de santé dénonce l’inaction des autorités. “Comment comprendre que ceux qui sont censés prendre soin de la population soient désormais des cibles ?”, interroge un responsable régional. Les soignants réclament une protection effective dans leurs déplacements et sur leurs lieux d’exercice.

 

L’axe Alindao-Kongbo, distant de 545 kilomètres de Bangui, demeure sous le contrôle de groupes des bandits armés. Malgré la présence annoncée des Forces armées centrafricaines et de leurs alliés russes, des miliciens y établissent des barrages illégaux et terrorisent les voyageurs. Cette route, comme beaucoup d’autres dans la région, échappe totalement à l’autorité de l’État.

 

Les habitants d’Alindao, de Kongbo  et de Bangassou expriment leur colère face à cette nouvelle tragédie. “On tue les enseignants, on tue les infirmiers, on tue les médecins. Qui restera pour servir ce pays ?”, s’indigne un notable d’Alindao joint au téléphone par la rédaction du CNC. Cette question résume l’angoisse d’une population abandonnée par ses dirigeants.

 

Le parquet de Mobaye a commencé les auditions dans l’entourage de la victime. Les enquêteurs explorent toutes les pistes, y compris celle d’un conflit personnel ou professionnel. Mais l’absence de réaction du gouvernement national alimente le sentiment d’impunité qui gangrène le pays.

 

Ce meurtre s’inscrit dans une série d’assassinats de civils commis dans l’indifférence générale. Cette fois, c’est un médecin qui a payé de sa vie son engagement au service de la population. Un homme dont la mission était de soigner, abattu sans raison apparente sur une route livrée à la violence.

 

L’État centrafricain continue de démontrer son incapacité à protéger ses citoyens, même les plus utiles à la société. Dans ce climat de terreur, combien de soignants accepteront encore de servir dans les zones reculées ? Et que restera-t-il du système de santé public quand la peur aura chassé les derniers praticiens ?

 

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Villages abandonnés, pillages organisés : Wagner et FACA dévalisent Zémio et Koumboli

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Villages abandonnés, pillages organisés : Wagner et FACA dévalisent Zémio et Koumboli

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/commandant-michael-banafio-de-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Villages abandonnés, pillages organisés : Wagner et FACA dévalisent Zémio et Koumboli
Le commandant Michael Banafio, chef du détachement militaire à Zemio, dans le Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Villages désertés après les combats d’avril, Zémio et Koumboli subissent pillages massif par les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA.

 

Depuis les affrontements violents entre les combattants de la milices Azandés et les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les mercenaires russes du groupe Wagner, du 30 avril au 4 mai 2025 à Koumboli, un village situé à trois kilomètres de Zémio, la région du Haut-Mbomou vit un chaos total. Ces combats ont contraint la majorité des habitants de Zémio et Koumboli à fuir vers la République démocratique du Congo (RDC), traversant la rivière Mbomou pour trouver refuge dans des camps ou des églises. Les villages vidés de leurs habitants sont devenus des proies faciles pour des pillages organisés par les FACA, les mercenaires Wagner, les gendarmes, les policiers et d’anciens rebelles de l’UPC, intégrés ou non dans l’armée nationale.

 

Depuis le 23 mai 2025, les soldats FACA, dirigés par Michael Banafé, et les mercenaires russes du groupe Wagner, avec l’aide d’un collaborateur local, Dominique Gassikpio, ont intensifié leurs opérations de pillage à Koumboli. Les maisons abandonnées sont fouillées une par une, les biens de valeur emportés et les propriétés détruites. À Zémio, la situation est identique. La ville, autrefois centre économique régional, est aujourd’hui dévastée. Son marché fonctionne à peine, et seuls quelques habitants, principalement dans le quartier musulman, restent sur place, vivant dans une peur permanente. L’ampleur des pillages provoque même des disputes entre les pilleurs pour le partage du butin, aggravant encore l’instabilité.

 

Un événement récent montre l’ampleur de cette crise. Un camion, en provenance de Bangui, a été attaqué le 25 mai 2025 près de Kitessa, à 45 kilomètres de Zémio, alors qu’il circulait sur l’axe Mboki-Zémio. Des hommes armés, probablement des miliciens Azandés, ont ouvert le feu, blessant le chauffeur et deux passagers, qui ont été transportés à l’hôpital de Zémio pour y être soignés. Ce même camion, après réparation, a repris la route vers Bangui, mais cette fois, il était rempli de marchandises pillées par les FACA. Selon des sources, le véhicule, qui vient de quitter Sibut et approche de Bangui, transporte un butin considérable, témoignant de l’ampleur du pillage organisé dans ces localités. Cette opération pose des questions sur la provenance de ces biens, issus de maisons, commerces et infrastructures publiques dévalisés.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner jouent un rôle central dans cette vague de pillages. Accusés de transporter les biens volés par hélicoptère  de Zémio à Bambari, puis à Bangui, ils sont soupçonnés d’exploiter les ressources de la RCA, notamment les minerais, sous couvert de missions de sécurité. L’opacité de leurs activités alimente les interrogations : que deviennent ces biens ? Sont-ils vendus, et à qui profite l’argent ? Ce système de pillage organisé, impliquant également les FACA, les gendarmes, les policiers et d’anciens rebelles de l’UPC, a transformé la région en une zone de non-droit.

 

Le Haut-Mbomou, englobant Zémio, Koumboli, Mboki et Obo, connaît un désordre sécuritaire total. Outre les milices Azandés, actives sur l’axe Mboki-Zémio, les rebelles de l’UPC, dont certains ont été formés par Wagner mais non intégrés à l’armée, participent aux exactions. Les civils, pris au piège, vivent dans une insécurité permanente. « On ne peut plus circuler sans crainte », confie un habitant de Zémio, préférant garder l’anonymat. Les organisations humanitaires, comme l’ONG visée à Kitessa, sont également des cibles, rendant leur travail presque impossible.

 

La crise humanitaire est dramatique. Des milliers de personnes ont fui vers la RDC, tandis que ceux restés à Zémio vivent dans des conditions difficiles, sans accès à des services de base. Le marché local, jadis florissant, est paralysé, et l’économie s’est effondrée. La mission de maintien de la paix Minusca est critiquée pour son incapacité à protéger les civils et à restaurer l’ordre. Les habitants, désespérés, appellent à une intervention urgente des autorités. « Il faut arrêter ce pillage et cette violence », déclare un résident. Pourtant, face au silence du gouvernement et à l’impunité des responsables, l’espoir s’amenuise pour les communautés de Zémio et Koumboli, laissées à l’abandon dans une région ravagée par la cupidité et le désordre….

 

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Mission du Ministre  Éric Rokosse Kamot : Une Redécouverte Hypocrite des Routes désastreuses de Centrafrique

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Mission du Ministre  Éric Rokosse Kamot : Une Redécouverte Hypocrite des Routes désastreuses de Centrafrique

 

Mission du Ministre Éric Rokosse Kamot : Une Redécouverte Hypocrite des Routes désastreuses de Centrafrique
Mathieu Eric ROKOSSE KAMOT -, ministre centrafricain des travaux publics

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Après des années d’inaction, Éric Rokosse Kamot, ex-ministre de l’Agriculture, feint de découvrir l’état désastreux des routes en Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï et Mambéré.

 

Le 4 janvier 2024, Éric Rokosse Kamot, nommé ministre des Travaux publics après avoir occupé le poste de ministre de l’Agriculture, s’est lancé dans une tournée très médiatisée à travers les préfectures de Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï et Mambéré. Cette visite, présentée comme une mission d’évaluation des infrastructures routières de Centrafrique, ressemble davantage à une comédie bien organisée . Depuis près de 10 ans, les populations alertent sur l’état catastrophique des routes, qui paralyse les échanges commerciaux, isole les villages et entrave la mobilité. Pourtant, le gouvernement, avec une amnésie sélective, joue la surprise face à une crise qu’il a laissée pourrir.

 

Le constat de la délégation ministérielle est d’une banalité affligeante : les routes sont impraticables, surtout en saison des pluies. Les pistes rurales, ravagées par l’érosion et l’absence d’entretien, coupent des communautés entières du reste du pays pendant des mois. Les conséquences sont dramatiques : produits agricoles invendables, commerçants ruinés, habitants prisonniers. Une commerçante de Berberati, à bout, a résumé l’absurde : « On paye des taxes, mais nos marchandises pourrissent parce que les camions ne passent plus quand il pleut ». Un conducteur de taxi-moto, lui, a dénoncé les nids-de-poule qui détruisent son engin, sans aucun soutien des autorités. « On risque nos vies sur ces routes, et l’État nous abandonne », a-t-il lâché.

 

Ces plaintes ne sont pas nouvelles. Depuis plus de sept ans, les habitants de Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï et Mambéré crient leur désespoir face à l’abandon de leurs infrastructures. Une mère de famille à Kamo a évoqué les kilomètres que ses enfants parcourent dans la boue pour rejoindre leur école, un calvaire quotidien bien connu. Éric Rokosse Kamot, qui gérait l’Agriculture jusqu’en décembre 2023, ne peut ignorer ces réalités, pourtant sa tournée semble instrumentée pour feindre une prise de conscience. « Ils viennent, constatent, promettent, et disparaissent », a résumé un habitant de Bouar, lassé par ce cycle de promesses creuses.

 

Face à ces critiques, Rokosse Kamot a servi le discours habituel : mobilisation accélérée des partenaires techniques et financiers, suivi rigoureux des projets, implication des communautés locales. Il a même osé parler de la réhabilitation des axes reliant Bouar, Carnot et Berberati, comme si ces routes n’étaient pas au cœur des revendications depuis des années. Ces annonces, ressassées sans résultats concrets, sonnent comme une insulte. « C’est une moquerie envers le peuple centrafricain», a fustigé un villageois, dénonçant l’hypocrisie d’un gouvernement qui recycle les mêmes promesses.

 

Si quelques habitants gardent un mince espoir, leur patience s’effrite. Les Centrafricains n’attendent plus des visites ministérielles ni des discours ronflants, mais des routes praticables et des ponts solides. Cette tournée d’Éric Rokosse Kamot, loin d’incarner un renouveau, n’est qu’une mise en scène. Après sept ans de négligence, les routes s’effondrent, les villages s’isolent, et le peuple centrafricain mérite mieux que ce théâtre d’inaction….

 

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Éric Megalos-Dima, DG de la SODECA ,  tu veux dire quoi par là : « Je vous remercie d’être venu à la source de l’information ? Tu l’as dit à un journaliste de la radio Ndékè Luka

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Éric Megalos-Dima, DG de la SODECA ,  tu veux dire quoi par là : « Je vous remercie d’être venu à la source de l’information ? Tu l’as dit à un journaliste de la radio Ndékè Luka

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/eric-dima-directeur-general-de-la-sodeca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Éric Megalos-Dima, DG de la SODECA , tu veux dire quoi par là : « Je vous remercie d’être venu à la source de l’information ? Tu l’as dit à un journaliste de la radio Ndékè Luka
Éric Megalos-Dima, DG de la SODECA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand Éric Megalos-Dima, DG de la SODECA,  félicite la radio Ndékè Luka pour être « venu à la source  de l’information », parle-t-il vraiment de vérité ou d’un outil pour contrôler l’opinion ?

 

En remerciant le journaliste de la radio Ndékè Luka  pour sa démarche, le directeur général de la Sodeca alimente une vieille stratégie : faire croire que la seule version officielle détient la vérité. Dans un pays où la manipulation d’État a pris racine, cette formule devient un piège. « Aller à la source » ne signifie pas confronter la réalité sur le terrain, mais plutôt s’en remettre aux discours préparés, validés et souvent édulcorés par les autorités.

 

Depuis des années, le gouvernement multiplie les promesses sur la distribution d’eau potable, mais la réalité reste inchangée. Les quartiers se réveillent avant l’aube pour remplir des bidons, les robinets restent secs des heures durant, et les bornes-fontaines sont prises d’assaut. La population vit dans la résignation, pendant que la Sodeca et l’État s’échangent des responsabilités. La vérité est visible partout : elle se lit dans les longues files d’attente, les enfants portant des seaux sur la tête, et les ménages forcés de payer des vendeurs privés pour survivre.

 

Quand un responsable public évoque la « source », il détourne l’attention de la vraie mission du journalisme. Le travail d’un journaliste n’est pas de répéter docilement les déclarations des dirigeants, mais d’aller sur le terrain, confronter les chiffres, écouter les habitants et montrer la situation telle qu’elle est. La « source » officielle devient alors un instrument pour verrouiller l’information et éviter les questions embarrassantes. Cette pratique n’est pas nouvelle : elle alimente le climat de méfiance et protège un pouvoir qui craint la transparence.

 

Le directeur général parle d’un projet financé par la Banque africaine de développement, d’un avenir radieux où tout sera réglé par la SODECA. Mais ces discours rassurants sont répétés chaque année, sans résultat. Le problème est connu : la Sodeca n’a pas de réserve suffisante, fonctionne en refoulement direct et reste entièrement dépendante d’un réseau électrique fragile. Au lieu d’acheter des groupes électrogènes puissants pour maintenir les pompes en activité, l’État choisit de maintenir le statu quo. Les moyens financiers existent, mais l’absence de volonté politique bloque toute avancée.

 

La manipulation s’appuie aussi sur l’image d’une Sodeca victime. On pointe les habitants qui « refusent de payer », on accuse les kiosques qui « volent l’eau », mais jamais on ne montre les responsabilités des dirigeants qui refusent d’investir ou de planifier sérieusement. Pendant ce temps, la population paye, attend et subit. Les discours officiels se multiplient, mais l’eau ne coule toujours pas.

 

Dans un pays où l’information est souvent confisquée, le vrai courage est d’aller au-delà de la « source » imposée. Il faut confronter la parole officielle à la réalité des quartiers. Cette dualité — vérité officielle contre vérité vécue — révèle la fragilité d’un système fondé sur le discours et non sur les actes. Chaque fois qu’un responsable remercie les médias pour « aller à la source », il renforce une illusion et éloigne la population de la vraie question : pourquoi l’eau, ressource vitale, reste-t-elle inaccessible dans la capitale ?

 

L’État trouve chaque année des milliards pour financer le groupe Wagner, construire des villas luxueuses et acheter des voitures à des dizaines de millions. Mais il refuse d’investir dans un simple groupe électrogène capable de garantir l’eau à toute une ville. Cette contradiction crie plus fort que tous les discours. Derrière chaque goutte d’eau manquante, c’est la priorité d’un pouvoir qui se révèle : protéger ses intérêts, jamais sa population….

 

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Centrafrique : l’autorité nationale des élection, désorganisée,  face à l’impasse du fichier électoral

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l’autorité nationale des élection, désorganisée,  face à l’impasse du fichier électoral

 

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La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un an de recensement pour des résultats mitigés et des défis organisationnels insurmontables.

 

L’Autorité Nationale des Élections centrafricaine accumule les retards. Après plus d’un an de recensement électoral, l’institution peine à finaliser un fichier crédible pour les scrutins combinés de 2025. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur plus d’un million de nouveaux électeurs attendus, seuls 757 866 ont été enregistrés.

 

Le total actuel de 2,3 millions d’électeurs pour une population de 6 millions d’habitants interroge sur la capacité de mobilisation de l’ANE. Cette performance décevante touche particulièrement les zones rurales et la diaspora, deux segments pourtant essentiels pour la légitimité du processus électoral. L’institution justifie ce résultat par le nombre réel de personnes en âge de voter, mais cette explication masque mal l’échec de la sensibilisation.

 

Plus inquiétant, 254 000 électeurs ont été radiés du fichier sans explications détaillées. Cette opération, menée dans l’opacité, alimente les suspicions sur l’intégrité du processus. L’ANE devra rendre des comptes sur ces suppressions qui risquent de compromettre la confiance des citoyens dans l’institution électorale.

 

La gestion technique du fichier expose d’autres failles. L’impression des listes provisoires s’effectue actuellement pour affichage dans tous les centres d’enrôlement et ambassades. La période de réclamation de 10 jours, suivie de 10 à 15 jours pour le traitement des contestations, doit aboutir à la publication de la liste définitive le 23 août 2025. Ce calendrier serré témoigne d’une planification défaillante après plus d’un an de travail.

 

L’ajout des élections locales aux scrutins présidentiels et législatifs complique la donne. L’ANE reconnaît ouvertement son manque d’expérience dans l’organisation de ces élections municipales et régionales, inédites pour la population centrafricaine. Cette triple consultation simultanée exige une logistique sans faille que l’institution ne maîtrise pas.

 

L’appel à l’aide lancé aux partenaires techniques et financiers traduit l’aveu d’impuissance de l’ANE. L’institution sollicite des expertises extérieures pour pallier ses lacunes internes, confirmant son inadéquation face aux défis organisationnels. Cette dépendance externe fragilise l’autonomie de l’institution et questionne sa capacité à conduire le processus électoral.

 

Le faible engouement pour l’inscription électorale, combiné à l’absence de campagne de sensibilisation efficace, laisse présager un désintérêt massif pour les élections locales. L’ANE elle-même redoute le “désordre” si la population n’est pas préparée, mais ne propose aucune stratégie concrète pour remédier à cette situation.

 

Ces dysfonctionnements multiples placent l’ANE dans une impasse. L’institution doit repenser intégralement ses méthodes et son calendrier. La réussite des scrutins de 2025 nécessite une réorganisation urgente, une clarification des radiations et une mobilisation effective des électeurs. Sans ces ajustements, la crédibilité du processus électoral s’érodera, compromettant la légitimité des futures élections centrafricaines….

 

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Le Rassemblement Unitaire organise une manifestation parisienne contre l’ingérence tchadienne en Centrafrique

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Le Rassemblement Unitaire organise une manifestation parisienne contre l’ingérence tchadienne en Centrafrique

 

Le Rassemblement Unitaire organise une manifestation parisienne contre l'ingérence tchadienne en Centrafrique
Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mouvement centrafricain Rassemblement Unitaire  dénonce l’immixtion du Tchad dans les affaires de la RCA via l’Accord de N’Djamena.

 

Le Rassemblement Unitaire centrafricain appelle à une mobilisation citoyenne le 26 juillet 2025 à Paris, près de l’ambassade du Tchad. Cet événement, programmé de 13h à 17h dans le 16e arrondissement, vise à protester contre ce que le mouvement considère comme une violation de la souveraineté centrafricaine.

 

Dans son communiqué du 16 juillet, le coordinateur général Jean-François Akandji-Kombé accuse N’Djamena d’avoir imposé la signature de l’Accord de N’Djamena au gouvernement centrafricain et à deux chefs de guerre étrangers recherchés par la justice internationale. Le mouvement dénonce l’introduction non autorisée d’éléments armés tchadiens sur le territoire centrafricain et la nomination imposée de criminels étrangers à des postes étatiques.

 

Le Rassemblement Unitaire pointe une disparité de traitement préoccupante. Alors que des responsables centrafricains comme le général Abdoulaye Miskine demeurent détenus au Tchad et qu’Armel Sayo reste emprisonné à Bangui, des criminels étrangers bénéficient apparemment d’une protection particulière. Cette situation constitue, selon le mouvement, une atteinte directe à la souveraineté du peuple centrafricain.

 

Les revendications du mouvement s’articulent autour de quatre axes principaux : le retrait immédiat des forces tchadiennes présentes en RCA, l’abandon par N’Djamena de toute participation à l’Accord de N’Djamena, la libération des chefs de guerre centrafricains détenus au Tchad, et l’application d’un traitement judiciaire équitable pour tous les responsables de groupes armés, qu’ils soient centrafricains ou étrangers.

 

Le mouvement exige également la publication complète de l’Accord de N’Djamena pour garantir la transparence sur ses dispositions réelles. Cette demande s’inscrit dans une démarche plus large de contrôle démocratique des engagements pris au nom de l’État centrafricain.

 

La manifestation parisienne constitue une étape dans la stratégie du Rassemblement Unitaire pour mobiliser la diaspora centrafricaine et attirer l’attention internationale sur cette question. Le mouvement n’exclut pas d’autres actions si ses demandes restent sans réponse et évoque même une possible collaboration avec des “patriotes tchadiens” pour défendre les intérêts des deux peuples.

 

Ce communiqué, adressé aux autorités centrafricaines et tchadiennes ainsi qu’aux organisations internationales comme la Minusca, l’Union européenne, l’Union africaine et la Cour pénale internationale, témoigne de la volonté du mouvement d’internationaliser ce différend. L’appel à la mobilisation s’inscrit dans une démarche de résistance aux “velléités hégémoniques” que le Rassemblement Unitaire attribue au Tchad.

 

Cette initiative s’appuie sur les précédentes prises de position du mouvement, notamment son communiqué du 10 juillet dénonçant déjà l’Accord de N’Djamena. Elle témoigne d’une montée en puissance de la contestation centrafricaine face à ce qui est perçu comme une tutelle extérieure inacceptable….

 

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Le renouveau des casinos en ligne : entre innovation, proximité et expérience sur mesure

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-du-mardi-11.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-du-mardi-11.png” alt=”Casinos en ligne : immersion, bonus personnalisés et nouvelles tendances” width=”451″ height=”271″ />

L’univers des casinos en ligne ne cesse d’évoluer, porté par une technologie toujours plus immersive et une compréhension fine des attentes des joueurs. À l’heure où le numérique prend le pas sur les déplacements physiques, les plateformes de jeux d’argent s’adaptent, innovent et offrent une expérience toujours plus proche de celle d’un casino terrestre… avec quelques atouts supplémentaires. Zoom sur cette métamorphose passionnante qui redéfinit la façon dont nous jouons, misons et rêvons de jackpots.

Une immersion toujours plus réaliste

L’un des grands défis des casinos en ligne a toujours été de recréer l’ambiance, la tension et le plaisir du jeu comme si l’on y était. Aujourd’hui, ce défi est largement relevé grâce aux technologies immersives.

Les casinos proposent des interfaces dynamiques, des décors élégants et des animations qui font vibrer l’écran au rythme des mises. Les jeux avec croupiers en direct offrent une dimension humaine inédite : on assiste aux tirages de cartes, aux lancers de bille en temps réel, avec un véritable animateur professionnel, filmé en direct. Cela confère une tension palpable et une sensation d’interaction très proche de la réalité.

Trouvez plus d’explications en cliquant ici.

 

 

Des jeux conçus pour tous les profils

Jouer en ligne, c’est aussi bénéficier d’une diversité de jeux inégalée, où chacun peut trouver son style de jeu préféré. Que vous soyez amateur de stratégie ou à la recherche d’un moment ludique sans prise de tête, il existe un panel de jeux adaptés à chaque type de joueur.

Voici une classification simple qui montre les types de joueurs et les jeux qui leur correspondent le mieux :

Type de joueurJeu recommandéCaractéristique principale
Débutant curieuxMachines à sous simplesRègles accessibles et visuels ludiques
Stratège réfléchiBlackjack, pokerMaîtrise des règles et des probabilités
Amateur d’adrénalineRoulette en directSuspense et mises rapides
Esthète du jeuJeux à thème narratifImmersion visuelle et sonore forte
Joueur occasionnelJeux à gratter, mini-jeuxPartie courte et résultat immédiat

Cette richesse d’offres rend les casinos accessibles à tous, en cassant l’image élitiste ou complexe parfois associée à l’univers du jeu.

Des bonus toujours plus personnalisés

Dans les casinos terrestres, les offres spéciales sont souvent limitées à certaines périodes ou à certains profils VIP. En ligne, tout est repensé pour fidéliser le joueur en tenant compte de ses habitudes, de son style de jeu et de sa régularité.

Les plateformes proposent aujourd’hui des bonus à la carte : tours gratuits, cashback sur les pertes, dépôts doublés voire triplés selon les promotions, défis hebdomadaires personnalisés… Le but est clair : que chaque joueur se sente reconnu et récompensé.

Voici une liste numérotée des bonus les plus fréquents :

  1. Bonus de bienvenue sur le premier dépôt ;
  2. Tours gratuits offerts sur des machines à succès ;
  3. Programme de fidélité avec paliers de récompenses ;
  4. Cashback mensuel ou hebdomadaire sur les pertes nettes ;
  5. Bonus exclusifs envoyés par email ou SMS.

Cette personnalisation crée un sentiment d’appartenance et transforme une simple partie de jeu en une expérience engageante.

Une sécurité renforcée pour rassurer les joueurs

Le sujet de la sécurité est primordial lorsqu’on parle de jeux en ligne. Les meilleurs casinos privés ou publics misent sur des protocoles de chiffrement avancés, des vérifications d’identité strictes et une transparence totale sur les conditions d’utilisation des données.

Il ne s’agit plus simplement de faire des mises, mais de le faire dans un environnement fiable, où chaque joueur sait que ses informations personnelles et bancaires sont protégées.

Par ailleurs, les autorités de régulation (comme l’ANJ en France) veillent à ce que les opérateurs respectent des normes strictes, en matière de prévention des comportements à risque et de lutte contre la fraude.

Une accessibilité pensée pour le quotidien

Le casino en ligne s’adapte au mode de vie de ses utilisateurs. Plus besoin de se déplacer, de s’habiller ou de réserver une table. Depuis son canapé, son bureau ou même dans les transports, chacun peut accéder à sa plateforme préférée via mobile, tablette ou ordinateur.

Cette fluidité d’accès offre de nombreux avantages :

  • On peut jouer à n’importe quelle heure, même quelques minutes seulement ;
  • Aucune pression sociale, on joue dans un cadre familier et détendu ;
  • Possibilité de contrôler ses sessions de jeu facilement grâce aux outils de gestion du temps ;
  • Compatibilité avec tous les systèmes d’exploitation et navigateurs récents ;
  • Interface personnalisable pour un confort de jeu optimal.

Cette accessibilité est un levier majeur dans l’explosion de la popularité des jeux d’argent en ligne, notamment chez les jeunes adultes.

Les nouvelles tendances à suivre de près

Les casinos en ligne ne cessent d’innover. On observe depuis quelques années l’émergence de tendances captivantes, qui promettent de remodeler encore davantage le paysage du jeu :

  • Le jeu social : des salons virtuels où l’on peut interagir avec d’autres joueurs, discuter, observer les parties en cours, un peu comme dans une salle physique ;
  • Les mécaniques de gamification : quêtes à accomplir, niveaux à franchir, trophées à collectionner, missions chronométrées, etc. Ces éléments empruntés aux jeux vidéo renforcent l’engagement ;
  • Les tournois en ligne : les joueurs peuvent s’inscrire à des compétitions régulières avec des classements, des gains progressifs et une vraie dynamique de challenge collectif ;
  • L’intelligence artificielle : utilisée pour suggérer des jeux pertinents, proposer des limites de jeu personnalisées ou détecter les comportements à risque ;
  • Les crypto-casinos : de plus en plus de plateformes permettent d’effectuer des dépôts et des retraits en cryptomonnaies, offrant ainsi plus d’anonymat et de rapidité.

Toutes ces innovations ne sont pas de simples effets de mode. Elles traduisent une volonté claire des casinos en ligne de proposer une expérience plus riche, plus interactive et surtout plus engageante.

En s’adaptant aux habitudes des joueurs connectés, ces plateformes dépassent le simple cadre du jeu pour offrir un univers complet, mêlant compétition, immersion et liberté. Et ce n’est qu’un début : la réalité virtuelle ou augmentée promet d’aller encore plus loin dans l’immersion, avec des expériences toujours plus proches du réel.

Pourquoi les casinos en ligne séduisent de plus en plus ?

Au-delà de la commodité et de l’innovation, le succès des casinos en ligne s’explique par leur capacité à recréer un univers à la fois ludique, sécurisé et sur mesure. Chaque joueur, qu’il mise 5 € ou 500 €, peut ressentir de l’émotion, vivre une montée d’adrénaline ou savourer une victoire surprise.

Ils offrent une alternative attrayante à ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas se rendre dans un casino physique. Et surtout, ils cassent les codes : fini le dress code strict, les regards intimidants ou les horaires d’ouverture limités.

En résumé, les principaux atouts des casinos en ligne sont :

  • Une immersion visuelle et sonore bluffante ;
  • Une offre de jeux vaste et adaptée à tous les styles ;
  • Des bonus personnalisés et fréquents ;
  • Une sécurité renforcée et des régulations claires ;
  • Une expérience fluide, nomade et accessible partout.

À mesure que la technologie progresse, les casinos en ligne continueront de s’enrichir et de se diversifier. Ils ne remplacent pas totalement l’ambiance d’un établissement terrestre, mais ils savent proposer une autre manière de jouer : plus libre, plus personnelle, et souvent plus palpitante. Que l’on joue pour se divertir quelques minutes ou pour viser un gros gain, ces plateformes ont définitivement changé la donne du monde du jeu.

FAQ – Tout savoir sur les casinos en ligne modernes

Quels sont les avantages des casinos en ligne par rapport aux casinos terrestres ?

Les casinos en ligne offrent une grande flexibilité : on peut jouer où et quand on veut, sans contrainte d’horaire ou de tenue. Ils proposent aussi un large choix de jeux, des bonus personnalisés et une accessibilité sur tous les supports (mobile, tablette, PC).

Les jeux en ligne sont-ils vraiment sécurisés ?

Oui, à condition de choisir un casino en ligne licencié et réglementé. Ces plateformes utilisent des systèmes de chiffrement avancés, des audits réguliers et respectent des normes strictes de protection des données.

Peut-on jouer en direct avec un vrai croupier ?

Absolument. De nombreux casinos en ligne proposent des jeux avec croupiers en direct, filmés en studio, pour une expérience immersive très proche d’un casino physique.

Quels types de bonus sont proposés ?

Les plus courants sont : les bonus de bienvenue, les tours gratuits, le cashback, les programmes de fidélité et les promotions ponctuelles. Certains bonus sont personnalisés selon l’activité du joueur.

Peut-on jouer depuis un smartphone ?

Oui. La majorité des casinos en ligne sont optimisés pour mobile, avec des sites responsives ou des applications dédiées. Cela permet de jouer facilement depuis n’importe quel endroit.

L’essor du travail numérique : freelances, influenceurs et activités annexes

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Le monde du travail a évolué bien au-delà des bureaux cloisonnés et des horaires fixes. Grâce à Internet, de plus en plus de personnes redéfinissent leur carrière et leurs revenus selon leurs propres conditions. Des freelances à temps plein aux influenceurs de niche, en passant par ceux qui jonglent avec plusieurs activités annexes, le travail numérique n’est plus marginal, il est devenu monnaie courante. Cette évolution a ouvert la voie à de nouvelles sources de revenus, à des horaires flexibles et à des voies alternatives vers l’indépendance financière.

Revenus d’affiliation et croissance des références de divertissement

Parmi les nombreuses opportunités d’affiliation disponibles, un domaine connaît un essor discret : les recommandations vers des plateformes de divertissement numérique. En particulier, les revenus d’affiliation provenant des recommandations meilleur casino en ligne France est devenu une source de revenus croissante pour les créateurs et blogueurs évoluant dans des niches pour adultes ou axées sur les jeux. Ces programmes d’affiliation sont structurés de manière à récompenser les utilisateurs lorsque leurs parrainages génèrent des inscriptions, des dépôts ou de l’engagement, permettant ainsi même aux petits créateurs de monétiser efficacement.

Ces plateformes étant réglementées dans de nombreuses régions, les partenaires affiliés peuvent les promouvoir en toute confiance tout en proposant à leur public des expériences engageantes, souvent ludiques. Pour les créateurs de contenu qui produisent déjà des critiques ou des tutoriels liés aux jeux, à la finance ou au divertissement, ces partenariats peuvent constituer une extension naturelle de leur marque, sans avoir à recourir à des tactiques de vente agressives.

 

Les freelances se frayer un chemin vers de nouvelles carrières

Le freelance est devenu une véritable économie mondiale. Des plateformes comme Upwork, Fiverr et Toptal mettent en relation des talents avec des clients du monde entier, éliminant ainsi le recours à un emploi traditionnel. Qu’il s’agisse de design, de codage, de rédaction ou de marketing, les freelances peuvent entreprendre des projets correspondant à leurs compétences et à leurs centres d’intérêt, souvent sans même mettre les pieds dans un bureau.

Ce qui rend le travail indépendant si attrayant, ce n’est pas seulement l’autonomie, c’est la capacité de accumuler des revenus de manière créative de nombreux freelances combinent désormais travail contractuel et produits numériques, conseil ou contenu pédagogique. Ce modèle hybride permet non seulement de diversifier les revenus, mais aussi de proposer aux freelances des solutions au-delà du tarif horaire.

Les influenceurs transforment l’attention en revenus

L’économie des influenceurs est devenue l’un des aspects les plus visibles du travail numérique. Ce qui a commencé avec les blogueurs de mode et les YouTubeurs s’est étendu à presque tous les créneaux imaginables, du fitness à la finance, en passant par les critiques de livres et les conseils de productivité. Les influenceurs fidélisent leurs abonnés en créant du contenu qui résonne, informe ou divertit.

Une fois la confiance et l’engagement gagnés, beaucoup monétisent leurs campagnes grâce à des accords avec les marques ou des publications sponsorisées. D’autres privilégient les liens d’affiliation, qui offrent plus de contrôle et un potentiel de revenus à long terme. Plutôt que de s’appuyer sur des accords ponctuels, les influenceurs peuvent percevoir des commissions régulières lorsque leur audience suit une recommandation : achat d’un produit, inscription à un service ou téléchargement d’une application. Ce modèle privilégie la pertinence et le développement de relations plutôt que les chiffres accrocheurs.

Activités annexes : pérenniser les rêves numériques

Activités secondaires les emplois numériques sont le point d’entrée de nombreuses personnes dans le monde du travail numérique. Qu’il s’agisse de vendre des produits imprimables sur Etsy, de proposer des voix off sur des plateformes freelance ou de gérer un blog spécialisé, les possibilités se multiplient rapidement. Contrairement aux seconds emplois traditionnels, ces emplois sont flexibles, évolutifs et souvent profondément personnels.

Certains se lancent dans des activités annexes pour rembourser leurs dettes ou économiser pour des vacances, tandis que d’autres les transforment en carrières à temps plein. La faible barrière à l’entrée, notamment pour les produits et services numériques, permet à presque toute personne disposant d’une connexion internet de se lancer. Le véritable défi n’est pas l’accès, mais la concentration, la persévérance et la recherche du bon créneau.

Conclusion : Une nouvelle ère de revenus autogérés

L’essor du travail numérique est plus qu’une tendance, c’est une transformation durable de la façon dont chacun perçoit sa carrière et son potentiel financier. Que vous soyez freelance à temps plein, influenceur ou que vous exploriez de nouvelles activités annexes, le monde numérique offre des opportunités inexistantes il y a une génération. Avec le développement des modèles d’affiliation et des outils de création, gagner de l’argent en ligne, à ses conditions, n’est plus une exception. C’est devenu la nouvelle norme.

 

Touadera, dos au mur suite à la disparition d’Armel Ningatoloum Sayo. Paul Biya lui demande des explications. La CPI aux aguets.

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Touadera, dos au mur suite à la disparition d’Armel Ningatoloum Sayo. Paul Biya lui demande des explications. La CPI aux aguets.

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En République centrafricaine, la disparition d’Armel Ningatoloum Sayo, ancien ministre et chef rebelle, met le président Faustin-Archange Touadera dans une position intenable. Le pouvoir, à travers son porte-parole Maxime Balalou, tente de nier l’évidence avec des déclarations confuses et une vidéo truquée par intelligence artificielle. Mais les faits, révélés par des enquêtes journalistiques et des accusations d’opposants, dressent un tableau accablant. Cette affaire, qui a poussé le président camerounais Paul Biya à exiger des explications, pourrait même attirer l’attention de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Les déclarations de Balalou : une tentative désespérée

 

Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement et ancien détenu, ancien Kitandaire, a affirmé qu’Armel Ningatoloum Sayo est « en vie et en bonne santé ». Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, il a dénoncé une image circulant sur les réseaux sociaux, montrant un corps ensanglanté présenté comme celui d’Armel Ningatoloum  Sayo, la qualifiant de « montage » créé par intelligence artificielle (IA). Voici ses propos :

« Des informations circulaient au sujet de ce compatriote, de ce chef rebelle, qui certains croient sur une image qui a été diffusée sur les réseaux sociaux, une image montée de toutes pièces, même les spécialistes l’ont reconnue ».

 

Ces paroles ne trompe personne, à plus forte raison les centrafricains qui connaissent cet ancien détenu qui tient régulièrement des propos maladifs. Si Armel Ningatoloum Sayo est vivant, pourquoi le gouvernement ne le montre-t-il pas, tout simplement ? Une vidéo authentique, une apparition publique ou une audience judiciaire filmée suffiraient à éteindre les doutes. Au lieu de cela, Balalou s’enferme dans des explications vagues, espérant apaiser une population en colère et des partenaires internationaux, comme Paul Biya, qui demandent des réponses claires. Son ton arrogant, surtout pour ce Kitandaire,  ne fait qu’aggraver les soupçons.

 

Une opération planifiée par Touadera pour faire taire Sayo

 

Les faits, rapportés par nos journalistes d’investigations,  montrent une opération soigneusement organisée  depuis la présidence.

 

En effet, le 4 juillet 2025, Cédric Gbaka, conseiller de Touadera, s’est rendu à la prison du camp de Roux avec des mercenaires russes du groupe Wagner, des policiers et le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité. Sous prétexte d’une fouille, Gbaka a annoncé avoir trouvé un téléphone portable et un document, soi-disant un « plan de coup d’État », dans la cellule d’Armel Ningatoloum Sayo et de Nourd Gregaza.

 

Sayo et Gregaza ont nié posséder ces objets. Des témoins confirment que Cédric Gbaka les a lui-même apportés, dans une mise en scène évidente pour justifier leur extraction. Le 7 juillet, le général Barrabas Armel, directeur de l’OCRB, a transféré les deux hommes dans les locaux de l’OCRB. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, des mercenaires russes ont emmené Sayo. Depuis, il a disparu. Cette chronologie pointe vers une décision venue du sommet de l’État notamment du Président Touadera. L’implication des mercenaires russes, connus pour leurs méthodes criminelles, fait craindre une issue tragique.

 

Une vidéo truquée qui trahit le régime

 

Le 18 juillet 2025, une vidéo diffusée par des comptes proches du pouvoir montre un homme ressemblant à Sayo, lisant un document dans une mise en scène artificielle. Cette vidéo, générée par IA, est une tentative maladroite de faire croire qu’il est vivant. Mais si Sayo est en vie, pourquoi recourir à un tel subterfuge ? Pourquoi ne pas le présenter en personne ou le laisser parler devant une caméra ?

 

L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les opposants d’avoir fabriqué par l’intelligence artificielle une image d’un corps ensanglanté pour discréditer le gouvernement. Pourtant, c’est le régime lui-même qui utilise l’IA pour manipuler l’opinion. Cette contradiction est révélatrice : le pouvoir n’a rien de concret à montrer aux centrafricains. La vidéo truquée, loin de rassurer, ne fait qu’amplifier les doutes sur le sort de Sayo.

 

Paul Biya exige des réponses

 

L’affaire a pris une dimension internationale avec l’intervention du président camerounais Paul Biya. Le 21 juillet 2025, Biya a envoyé un télégramme à Touadera, demandant des explications sur le sort d’Armel Sayo, arrêté à Douala le 17 janvier 2025 et extradé vers Bangui en mai. Ce geste, rare de la part d’un chef d’État discret, montre que le Cameroun s’inquiète des rumeurs de disparition ou d’assassinat.

 

Paul Biya demande des précisions sur le lieu de détention de Sayo, l’état des procédures judiciaires et son statut actuel. En extradant Sayo, le Cameroun s’attendait à ce que la RCA respecte les règles de la coopération judiciaire. Le silence de Bangui, combiné à la vidéo truquée, met en danger les relations entre les deux pays. Cette démarche de Paul Biya est un avertissement clair à Touadera : il doit rendre des comptes.

 

Un silence qui en dit long

 

Le gouvernement répète que Sayo est vivant, mais refuse de le prouver. Les chargés de communication du régime affirment que l’ancien ministre Armel Ningatoloum Sayo  a été interrogé par un juge le 21 juillet 2025. Si c’est vrai, pourquoi ne pas avoir filmé cette audience , ou même filmer son arrivée au tribunal ?

 

Nourd Gregaza, extrait en même temps que Sayo, est toujours détenu à l’OCRB dans de condition sanitaire sérieuses. Entre temps, Armel Ningatoloum Sayo est enlevé et porté disparu.

Touadera doit répondre

 

La disparition d’Armel Sayo est un scandale qui expose les dérives du régime Touadera. Les déclarations de Maxime Balalou, les agissements de Cédric Gbaka, l’implication des mercenaires russes du groupe Wagner et le silence du pouvoir forment un tableau insupportable. L’intervention de Paul Biya et les accusations de l’opposition et de la société civile montrent que cette affaire dépasse les frontières de la RCA. Si Sayo est vivant, qu’il soit présenté publiquement. Sinon, Touadera devra répondre devant la justice internationale. La vérité finira par éclater, et le peuple centrafricain mérite des réponses….

 

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Bangui sous pression : Moscou réclame 10 milliards par mois pour les nouveaux mercenaires russes, Touadera en pleure

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Bangui sous pression : Moscou réclame 10 milliards par mois pour les nouveaux Mercenaires russes, Touadera en pleure

 

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Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Russie de Poutine impose un ultimatum financier au président centrafricain Faustin Archange Touadera pour remplacer les russes du groupe Wagner par ceux  de la société Africa Corps.

 

En effet, Poutine ne blague pas! Avec lui, c’est l’argent ou rien! Depuis plusieurs mois, il resserre son étau sur son tintin centrafricain Faustin Archange Touadera. Selon Africa Intelligence, Moscou a notifié au président Faustin-Archange Touadéra un contrat contraignant pour substituer Africa Corps aux mercenaires de Wagner. L’accord prévoit un versement mensuel de 15 millions de dollars américains, soit 10 milliards de francs CFA, exigible en espèces ou devise convertible avant fin août 2025. C’est très fort.

 

Vous comprenez? Cette facture représente au moins 120 milliards de francs CFA par année,  soit 40 %  du budget national de 2025. Ce montant n’est pas rien pour les centrafricains, il représente une part colossale de la richesse nationale.  Un pays où  sept citoyens sur dix vivent dans une pauvreté extrême. L’administration centrafricaine manque de moyens élémentaires : fournitures de bureau, carburant pour les véhicules officiels, primes globales d’alimentation pour les militaires, et même de l’eau potable. Dans ce contexte, l’exigence russe apparaît comme un défi insurmontable pour les finances publiques de Bangui.Mais pour son pouvoir, Touadera est capable!

 

Le chef de l’État centrafricain cherche à gagner du temps face à l’inflexibilité de son partenaire russe. Les négociations, menées par le ministre centrafricain de la Défense Claude Rameaux Bireau, s’enlisent dans des manœuvres dilatoires. Le responsable centrafricain multiplie les prétextes pour repousser la signature définitive, conscient de l’impact budgétaire désastreux de cet engagement.

 

D’après Africa Intelligence, Africa Corps présente ses services comme une solution globale : sécurisation des sites miniers, lutte antiterroriste, formation des forces armées centrafricaines. Mais les autorités centrafricaines doutent de l’efficacité de cette nouvelle structure par rapport à Wagner, dont le conseiller Dmitri Sytyi maintient son influence dans les cercles du pouvoir à Bangui.

 

Le coût annuel de 120 milliards de francs CFA accentue la crise économique d’un État rongé par la mauvaise gestion. Les gisements aurifères, notamment celui de Ndassima, passeraient sous contrôle d’entreprises russes, Africa Corps se concentrant uniquement sur les missions de sécurité. Cette répartition des rôles diminue l’influence de Wagner sur l’exploitation des richesses naturelles. En apparence, oui, mais en réalité, non.

 

Le vice-ministre russe Iounous-bek Evkourov pilote cette transition stratégique depuis Moscou. Son intervention directe témoigne de l’importance accordée par le Kremlin à ce dossier centrafricain. Pour la Russie, la Centrafrique constitue un laboratoire d’influence en Afrique subsaharienne, justifiant des investissements considérables malgré la fragilité économique de son partenaire centrafricain.

 

L’approche des échéances électorales amplifie les préoccupations du régime de Touadéra. La stabilité politique dépend largement du soutien sécuritaire russe, mais le prix à payer menace l’équilibre social. Les populations centrafricaines supportent déjà les conséquences d’un État défaillant, et cette nouvelle charge budgétaire risque d’aggraver leur situation.

 

L’équation financière posée par Moscou place Bangui dans une impasse. Accepter revient à hypothéquer davantage l’avenir économique du pays. Refuser pourrait compromettre la protection du régime face aux défis sécuritaires internes et externes. Cette alternative explique la dépendance croissante de la Centrafrique envers son protecteur russe, au prix d’une souveraineté nationale de plus en plus théorique….

 

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À Zawa, la police transforme la demande des cartes d’identité à une opération de racket organisé

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À Zawa, la police transforme la demande des cartes d’identité à une opération de racket organisé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ecole-a-zawa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les demandeurs de la carte nationale d'identité à Zawa , 20 kilomètres de Yaloké
Les demandeurs de la carte nationale d’identité à Zawa . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans cette localité centrafricaine de l’Ombella-Mpoko, Zawa, les forces de l’ordre extorquent les citoyens venus demander leurs papiers d’identité.

 

En effet, dans la localité de Zawa, à 245 kilomètres de Bangui, obtenir une carte d’identité nationale relève du parcours du combattant financier. Ce qui devrait constituer un service public gratuit s’est mué en une opération d’extorsion massive menée par des policiers en poste.

 

L’histoire débute par les violences répétées aux barrières routières de Zawa et des villages environnants. Ainsi, les habitants de Zawa comme d’autres villages voisins subissent des contrôles incessants où l’absence de carte d’identité se solde par des paiements de formalités pathétiques de 5 000 à 10 000 francs CFA, sans reçu ni justification légale. Femmes enceintes, personnes âgées, commerçants et jeunes étudiants paient le même tribut. Les récalcitrants s’exposent à des violences physiques publiques sous le regard impassible d’autres agents.

 

Face à cette situation, le député de ladite circonscription électorale négocie avec la société libanaise Almadina, chargée de produire les cartes d’identité, pour qu’un représentant se déplace à Zawa. L’objectif affiché consiste à permettre aux habitants d’obtenir enfin leurs documents et d’échapper aux tracasseries policières.

 

La réalité sur le terrain diffère totalement des intentions initiales. Un représentant d’Almadina et deux policiers sont envoyés à Zawa pour collecter toutes les demandes de la population. Ainsi, une fois arrivée à Zawa, la délégation s’est installée dans une école locale. Un seul représentant d’Almadina s’installe dans une salle d’école, accompagné de deux policiers : Emmanuel et un certain Brigadier. Ces derniers annoncent d’emblée leur intention de “faire de l’argent” grâce à cette mission.

 

Une fois installés, le processus commence à fonctionner selon un schéma bien établi. Les citoyens qui souhaitent les cartes nationales d’identité déposent leur dossier dans une chemise cartonnée contenant les documents requis, notamment le certificat de nationalité, l’acte de naissance. Dans cette même chemise, tous les demandeurs, s’ils souhaitent, glissent discrètement un pot-de-vin variant entre 2 000 et 5 000 francs CFA selon leurs moyens. Les policiers trient ensuite les dossiers en fonction des sommes déposée dans la demande. Les montants élevés garantissent un traitement immédiat : appel du demandeur, prise d’empreintes digitales et orientation vers le représentant d’Almadina. Les sommes dérisoires ou absentes condamnent les dossiers à l’attente, parfois pendant des semaines ou de mois.

 

Le représentant d’Almadina, quant à lui, se contente de percevoir les 6 000 francs CFA de frais officiels, prend la photo réglementaire et délivre un reçu. Il reste étranger au système de corruption mis en place par les policiers.

 

Cette extorsion prend une dimension discriminatoire particulièrement inquiétante. Les musulmans, désireux d’accélérer le traitement de leur dossier, déposent souvent 10 000 à 20 000 francs CFA dans leur chemise. Mais lorsque les policiers identifient un nom à consonance musulmane ou peul, ils exigent parfois des sommes supplémentaires allant de 100 000 à 150 000 francs CFA. En cas de refus, ils fabriquent un motif d’accusation, comme l’incapacité à parler couramment le sango, pour qualifier le demandeur d’étranger. Le commissaire est appelé, il intervient alors, et les demandeurs risquent l’expulsion ou l’arrestation, perdant du même coup l’argent initialement versé.

 

Ce système d’extorsion à Zawa s’inscrit dans un contexte plus large de corruption généralisée en République centrafricaine. Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, les barrières routières génèrent des millions de francs CFA mensuels qui enrichissent non seulement les agents de terrain, mais également leurs supérieurs hiérarchiques. Les généraux, complices de ce système, bloquent toute tentative de réforme, maintenant la population dans une précarité quotidienne.

 

Le député de Zawa, en tentant d’apporter une solution à ses administrés, s’est heurté à un mur de corruption institutionnalisée. La République centrafricaine semble avoir atteint un point où la corruption constitue, selon les termes d’un observateur centrafricain, “la première médaille” du Président Faustin Archange Touadera. Les instances internationales, souvent mal informées, sous-estiment l’ampleur du phénomène, mais la RCA figure désormais parmi les pays les plus corrompus au monde.

 

Pour le futur successeur de Touadéra, la tâche s’annonce colossale. Démanteler un système où l’extorsion et le détournement se sont enracinés dans l’administration exigera une volonté politique exceptionnelle et des réformes profondes. En attendant, les habitants de Zawa, comme ceux de nombreuses autres localités, continuent de subir les abus d’un système qui, loin de les protéger, les exploite sans retenue….

 

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Centrafrique : Édouard Yamalé accuse le gouvernement centrafricain de l’enlèvement et de l’assassinat d’Armel Sayo et exige des comptes

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Édouard Yamalé accuse le gouvernement centrafricain de l’enlèvement et de l’assassinat d’Armel Sayo et exige des comptes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene-450×254.jpg” alt=”Centrafrique : Édouard Yamalé accuse le gouvernement centrafricain de l’enlèvement et de l’assassinat d’Armel Sayo et exige des comptes” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Édouard Yamalé porte de lourdes accusations contre le régime de Faustin-Archange Touadéra sur le possible assassinat de l’ancien ministre Armel Sayo.

 

L’ancien troisième vice-Président de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), Édouard Yamalé, a déclaré avoir organisé une conférence virtuelle en présence de quatre avocats du cabinet de maître Philippe Larochelle, dont Julien Maton, ainsi que plusieurs participants centrafricains. Édouard Yamalé tient le gouvernement pour responsable de l’enlèvement, de la torture et de l’assassinat du commandant Armel Sayo Ningatoloum.

 

L’opposant s’en prend directement au président Faustin Archange Touadera et à son entourage, particulièrement le procureur de la République, un parent du chef de l’État. D’après sa déclaration, une plainte a été déposée auprès du procureur de la Cour pénale internationale contre Touadera et les mercenaires du groupe Wagner pour crimes contre les Centrafricains.

 

Édouard Yamalé s’adresse au ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qu’il considère comme un ancien camarade d’études, et exige une conférence de presse pour qu’il présente Armel Sayo vivant à la nation. « S’il n’est plus en vie, vous en assumerez l’entière responsabilité devant l’histoire et la Centrafrique », déclare-t-il. Il dénonce les montages vidéo diffusés sur les réseaux sociaux, qu’il considère comme des tentatives gouvernementales de manipulation de l’opinion publique.

 

« Vous prenez les Centrafricains pour des cons ? », lance-t-il en critiquant l’inaction face à ces falsifications. Il accuse le gouvernement d’avoir criminalisé et instrumentalisé la justice centrafricaine.

 

L’opposant condamne fermement l’accord signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R de Sambé Bobo, et UPC d’Ali Darassa. Il qualifie ces derniers d’« étrangers tchadiens » ne maîtrisant ni le sango ni le français.

 

« Le président leur a déroulé le tapis rouge, tandis que les fils du pays, les Centrafricains, vous les tuez », accuse-t-il…. Édouard Yamalé dénonce l’impunité dont bénéficie Hassan Bouba, qu’il accuse d’avoir tué quatre de ses parents et d’autres Centrafricains. Selon lui, cette personnalité devrait être arrêtée et exécutée.

 

L’opposant évoque également l’achat par Touadéra de quatorze députés de l’UNDP, qui ont rejoint le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti présidentiel. Cette défection l’a contraint à l’exil. Il mentionne d’autres persécutions, notamment l’arrestation de son compagnon Wa Moustoyo, et d’autres personnes, dont l’ancien aide-de-camp de l’ex-président Patassé, et d’autres proches.

 

« Vous vous baissez la culotte devant ces étrangers, devant Bobo, devant Ali Darassa », lance-t-il au ministre, dénonçant la soumission du gouvernement aux influences extérieures. Il fustige le rôle du ministre dans ces actes, le qualifiant de complice des « voyous » au pouvoir.

 

Édouard Yamalé affirme sa volonté de transparence, précisant qu’il informe toujours ses interlocuteurs avant d’agir, par respect pour leur passé commun. Il confirme que la procédure judiciaire concernant Armel Sayo progresse, avec une saisine officielle du procureur de la CPI. Pour lui, Touadera est un voyou, un malade mental.

 

L’opposant appelle à la mobilisation contre les agissements du gouvernement, dénonçant une justice corrompue et un système qui opprime les Centrafricains. Sa demande d’une conférence de presse pour clarifier le sort d’Armel Sayo demeure sans réponse, dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en République centrafricaine.

 

 

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Affaire Yekatom-Ngaïssona : Le porte-parole de la CPI décrypte sur CNC les enjeux de ce jugement historique

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Affaire Yekatom-Ngaïssona : Le porte-parole de la CPI décrypte sur CNC les enjeux de ce jugement historique

 

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Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’approche du verdict dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona, premier jugement de la Cour pénale internationale dans la Situation en République centrafricaine II, Corbeaunews Centrafrique s’est entretenu avec Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour pénale internationale, afin d’éclairer les enjeux juridiques et sociaux de cette décision historique.

 

CNC : Quelle est la portée juridique et symbolique de ce premier jugement dans le cadre de la situation en République centrafricaine II devant la Cour pénale internationale ?

 

Fadi El Abdallah : Ce jugement marque une étape importante dans le cadre de la situation en République centrafricaine II, ouverte par la Cour en 2014. Il s’agit du premier verdict rendu dans ce contexte, ce qui représente une avancée majeure sur le plan judiciaire. Les juges de la CPI ont examiné, en profondeur et de manière indépendante et impartiale, des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis lors du conflit, en respectant pleinement les droits de toutes les parties et participantes, y compris la présomption d’innocence des accusés.

 

CNC : Quels sont les éléments clés qui ont guidé les juges dans leur évaluation des preuves et dans la détermination de la responsabilité pénale des accusés ?

 

Fadi El Abdallah : Les juges de la CPI se fondent uniquement sur les preuves présentées pendant le procès. Cela inclut des témoignages, des documents, des rapports d’experts, des images ou encore des communications interceptées. Dans cette affaire, ils ont analysé des preuves détaillant la chaîne de commandement, le contexte des violences, et les rôles spécifiques qui auraient été joués par Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona. La chambre de première instance a également évalué la crédibilité des témoins et la cohérence des faits, dans le respect scrupuleux des droits de la défense et du principe de la présomption d’innocence.

 

CNC : En quoi ce verdict constitue-t-il une étape significative dans la lutte contre l’impunité des crimes graves commis en RCA ?

 

Fadi El Abdallah : Ce verdict représente une étape importante dans le processus judiciaire engagé par la CPI dans le cadre de la situation en République centrafricaine II. Il montre que des allégations de crimes graves – tels que les meurtres, les déplacements forcés, le recrutement d’enfants soldats ou la persécution – peuvent faire l’objet d’un examen approfondi devant une juridiction internationale indépendante.

 

Cela souligne le rôle de la justice internationale de venir en complément aux tribunaux nationaux pour assurer que personne ne sera en dessus de la loi.

 

CNC : Quelle place la Cour accorde-t-elle aux attentes des victimes et aux communautés affectées dans ce procès historique ?

 

Fadi El Abdallah : La CPI accorde une place centrale aux victimes dans ses procédures. Dans cette affaire, 1 965 victimes ont été autorisées à participer à la phase de procès . Elles sont représentées par deux équipes d’avocats (une pour les anciens enfants-soldats et une autre pour les victimes d’autres crimes), ce qui leur permet de faire entendre leurs perspectives, de soumettre des observations et de poser des questions via leurs représentants légaux. Cette participation garantit que la voix des victimes et de leurs communautés est entendue et prise en compte dans le déroulement du procès.

 

CNC : Comment la Cour entend-elle renforcer la compréhension de ce jugement auprès de la population centrafricaine, notamment dans les zones les plus touchées par les violences ?

 

Fadi El Abdallah : La Cour mène des activités d’information publique en République centrafricaine, notamment à travers son programme de sur le terrain. Des résumés du jugement en langue accessible, des émissions radio, des discussions communautaires et des visites et missions d’information sont organisés pour expliquer les décisions de la Cour. L’objectif est de rendre la justice internationale plus compréhensible et plus proche des populations concernées, en particulier dans les zones les plus touchées par les événements jugés.

 

Avant le prononcé du verdict, des membres de l’équipe de la CPI participent à des émissions à la télévision et à la radio, en collaboration avec des représentant(e)s de la société civile et des associations des victimes partenaires, pour fournir des explications techniques sur la procédure et le rôle de cette décision dans le processus judiciaire. Ces interventions se font à la fois en français et en sango, afin d’être accessibles au plus grand nombre.

 

Le jour du verdict, une retransmission en direct sera organisée depuis à Bangui, rassemblant environ 300 personnes, dont des représentants des communautés de victimes, des organisations de la société civile partenaires de la Cour, ainsi que des journalistes locaux spécialisés en justice.

 

L’équipe de la CPI en République centrafricaine répondra aux questions des journalistes, en français et en sango, comme cela a été le cas pour toutes les grandes étapes judiciaires dans le cadre de la situation en RCA. Ces efforts visent à garantir une information claire, factuelle et équilibrée, dans le respect des principes de transparence et d’accès à la justice à travers l’accès à l’information.

 

CNC : Quel sera l’impact de ce jugement sur les autres affaires en cours ou à venir concernant la RCA, en particulier en matière de jurisprudence et de stratégie judiciaire ?

 

Fadi El Abdallah : Chaque affaire reste indépendante et évaluée selon ses propres preuves.

 

CNC : Ce jugement peut-il contribuer à restaurer la confiance des citoyens centrafricains dans les mécanismes internationaux de justice et de réparation ?

 

Fadi El Abdallah : Oui, nous l’espérons. En assurant un procès équitable et transparent, la CPI vise à renforcer la confiance des citoyens dans le droit et dans les mécanismes internationaux. La justice avance à son propre rythme en fonctions des besoins de protection et de vérification des preuves, mais elle persévère dans son projet au service des victimes et de la vérité.

 

Nous remercions chaleureusement M. Fadi El Abdallah pour ses éclairages précieux. À travers cette interview, Corbeaunews Centrafrique souhaite contribuer à une meilleure compréhension du travail de la Cour et de son impact auprès des communautés centrafricaines.

 

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Centrafrique : comment les réseaux mafieux implantés au sein de la Minusca s’autoprotège

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comment les réseaux mafieux implantés au sein de la Minusca s’autoprotège

 

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Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dix ans après son déploiement, la MINUSCA enrichit illégalement ses cadres en détournant l’aide destinée aux Centrafricains.

 

Au cœur de Bangui, la capitale centrafricaine, les entrepôts de la MINUSCA abritent un secret bien gardé. Depuis 2014, une organisation criminelle dirigée par les plus hauts responsables de la mission onusienne transforme l’aide internationale en business personnel. Groupes électrogènes, tonnes de ciment, câbles électriques : tout disparaît pour réapparaître au marché du KM5, revendu aux populations que la mission prétend protéger.

 

Cette machine à voler fonctionne selon un modèle bien connu de tous. Braima Jamanca, arrivé de Guinée en 2014, a posé les fondations du système en recrutant Tony Mushimbelé, spécialiste du détournement formé au Soudan. Ensemble, ils ont bâti un empire parallèle au sein de la logistique onusienne. Aujourd’hui, Sory Sangaré, nouveau maître du jeu depuis avril 2023, perfectionne leurs méthodes depuis son bureau de Directeur des services d’appui.

 

Par exemple, des conteneurs disparaissent sur le corridor Douala et Bangui avec une régularité d’horloge. Les camions de fer s’évaporent des convois. Les stocks de matériaux de construction fondent comme neige au soleil équatorial. Lafleure Dieuneille et Abasse, responsables des sections techniques, organisent ce ballet de la corruption avec la précision d’un chef d’orchestre. Leurs complices au KM5 écoulant la marchandise volée prospèrent tandis que les projets d’infrastructure promis aux Centrafricains restent sur le papier.

 

Le département des ressources humaines sert de caisse noire à ciel ouvert. Olga Lubazandio, venue du Congo-Kinshasa, maîtrise l’art du contrat fantôme. Elle émet des documents caducs au profit d’UNOPS tout en licenciant les gêneurs. Les journaliers centrafricains, promis à 36 250 FCFA quotidiens, ne touchent que 20 000 FCFA. Les 16 250 FCFA restants alimentent directement les comptes du réseau. Sur un mois, cette ponction représente 300 000 FCFA par travailleur spolié.

 

Les accidents de chantier enrichissent encore davantage les trafiquants. Pas de couverture médicale pour les blessés, pas d’indemnisation pour les familles endeuillées. Les Centrafricains qui osent protester perdent leur emploi dans la foulée. En 2023, les licenciements massifs ont décimé les rangs de ceux qui avaient osé porter plainte. Le message passe : fermer sa bouche ou crever de faim.

 

Cette mafia en costume-cravate a transformé la MINUSCA en pompe à finances. Des entreprises locales bidons, montées par les cadres ou leurs proches, raflent les marchés juteux. Les postes fictifs se multiplient pour récompenser les fidèles. Un expatrié empoche vingt fois le salaire d’un Centrafricain pour un travail souvent inexistant. Les services de contrôle et de discipline ? Achetés, corrompus, neutralisés.

 

Sory Sangaré règne en maître absolu sur ce royaume de l’ombre. Il bloque les enquêtes, manipule les rapports, fait taire les témoins. Les plaintes s’accumulent dans les tiroirs depuis 2023, accompagnées de preuves écrites que personne ne veut voir. Les containers non répertoriés continuent de disparaître sous les yeux fermés d’une hiérarchie complice.

 

Cette entreprise de pillage transforme chaque dollar d’aide internationale en enrichissement personnel. La MINUSCA, censée reconstruire un pays dévasté par des années de guerre, devient l’instrument de sa destruction économique. Les Centrafricains, qui attendaient la paix et le développement, découvrent que leurs nouveaux maîtres portent le casque bleu des Nations Unies.

 

Le siège de New York doit agir avant que cette gangrène ne tue définitivement la crédibilité onusienne en Afrique centrale. Une mission d’audit indépendante, des vérifications comptables impitoyables, l’ouverture de tous les containers suspects : seule une intervention chirurgicale peut encore sauver ce qui reste de l’honneur des Nations Unies à Bangui. Car aujourd’hui, la MINUSCA ne stabilise plus rien. Elle déstabilise en volant ceux qu’elle devait sauver….

 

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Centrafrique : suicide d’un soldat FACA à 5 kilos, dans la Vakaga

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suicide d’un Soldat FACA à 5 kilos, dans la Vakaga

 

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Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un militaire de l’armée nationale centrafricaine a mis fin à ses jours au village 5 kilos, communément appelé Manou, près de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga.

 

Un militaire des Forces armées centrafricaines s’est donné la mort dans la nuit du 20 au 21 juillet 2025 au village Manou, communément appelé village 5 kilos, situé près de Tiringoulou,  dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la RCA.

Le jeune soldat a utilisé son arme de service pour se tirer une balle dans la tête. Il est mort instantanément.

 

Ses camarades ont immédiatement récupéré le corps et l’ont transporté à bord d’un pick-up emprunté jusqu’à Tiringoulou, distant de 125 kilomètres de Birao, chef-lieu de la préfecture de Vakaga. Faute de moyens logistiques suffisants, ils préparent son rapatriement vers Bangui pour les formalités administratives et les obsèques.

 

Cette tragédie s’inscrit dans une série d’incidents similaires qui frappent les militaires déployés dans cette région reculée du nord-est centrafricain. Les conditions de service dans la préfecture de Vakaga poussent de nombreux jeunes soldats au bout du désespoir. L’isolement géographique, le manque de ressources et l’absence de rotation régulière des effectifs créent un climat délétère.

 

Plusieurs militaires ont déjà choisi la désertion, entreprenant à pied des voyages de centaines de kilomètres pour rejoindre Ndélé ou la capitale. D’autres ont perdu la vie dans des affrontements ou des accidents. Ces drames à répétition témoignent des défaillances structurelles qui affectent l’armée centrafricaine.

 

La région de Vakaga, frontalière avec le Tchad et le Soudan, reste l’une des plus difficiles d’accès du pays. Les soldats y sont déployés pour de longues périodes sans perspectives claires de relève. Cette situation génère une détresse psychologique que les autorités militaires peinent à prendre en charge.

 

Le suicide au village Manou pose avec acuité la question du soutien aux militaires en mission dans les zones les plus isolées du territoire. Les Forces armées centrafricaines font face à des défis considérables : manque d’équipements, soldes irrégulières et absence de suivi psychologique des troupes.

 

Tiringoulou se trouve à 180 kilomètres de Gordil et à 55 kilomètres de Sikikédé, deux autres localités de la région où les militaires connaissent des difficultés similaires. Cette géographie complexe complique l’acheminement des secours et le maintien des liaisons avec la hiérarchie militaire.

 

 

Le commandement des FACA n’a pas encore communiqué officiellement sur cet incident. Les familles des militaires déployés dans ces régions exigent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de service et prévenir de nouveaux drames….

 

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À la SODIAC, Guy Roger Nelo impose des cotisations forcées au MCU

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Guy Roger Nelo impose des cotisations forcées au MCU à la SODIAC

 

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Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À la SODIAC, Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires en Centrafrique , le directeur général Guy Roger Nelo contraint ses employés à verser mensuellement de l’argent au parti au pouvoir, le MCU.

 

À la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires en Centrafrique, Guy Roger Nelo a instauré un système de prélèvement mensuel obligatoire sur les salaires de ses employés. Ces sommes sont présentées comme des contributions au Mouvement Cœurs Unis, le parti au pouvoir. Pour ce faire, une employée qu’il a désignée est chargée de collecter mensuellement ces fonds bureau par bureau avant de les remettre au directeur général Guy Roger Nelo. Après prélèvement, les employés ne reçoivent aucun justificatif ni reçu de ces versements.

 

Par ailleurs, le refus de payer cette contribution entraîne une convocation immédiate dans le bureau du directeur général Guy Roger Nelo. Après interrogatoire musclé par le DG, ce dernier lui colle un motif disciplinaire  farfelu, conduisant à un licenciement sans indemnités ni droits sociaux. Comme il a lui-même dit, il est très puissant et personne ne peut lui faire quelque chose. Dans ce contexte, l’homme s’impose et devient un téméraire à la SODIAC. Ainsi, avec cette méthode,  il exerce une pression constante sur l’ensemble du personnel.

 

Depuis sa nomination en 2013 par l’ancien ministre des Transports Arnaud Djoubaye Abazène à l’époque de la Séléka, Guy Roger Nelo a transformé la SODIAC en bastion familial et politique. Sa maîtresse Jeanne Yagoundou dirige le service matériel, tandis qu’Ardin Lakouetene, parent de sa femme à la maison, occupe le poste de chef du service IATA. Krada, petit frère de son épouse, supervise le service pointage. Ange Babango, propre frère du directeur général, dirige un service, aux côtés de Mauricette comme caissière principale et d’Ouango comme éclairagiste.

 

Le réseau familial s’étend à travers Kambalima Jean, membre de la famille de l’épouse, et Kobenzoni, ancien coiffeur personnel reconverti en technicien de surface. Les proches du ministre Abazène occupent également des postes stratégiques : Djôto aux ressources humaines, Magà aux finances, Misral à la direction technique, accompagnés d’Izeri, Radjah, Mamadou, Àbrasse Foctor et Moda Merveille.

 

Le clan Piri place aussi ses membres : Piri Djoskin, Panayo, Fidélia, Sofia, Touadere Sylvère et Ngaîporo Innocent. Du côté du MCU, on retrouve Koundja Geoffroy, Ketengou Nelson, Pedergo, Divine Mbata, fille du directeur général de la SOCASP, et Benam, petit frère du ministre des Mines.

 

L’influence religieuse n’est pas en reste. Plusieurs fidèles de l’église Saint Jacques de Kpetènè ont été intégrés : Kolingou Dieubeni, Omokomi Modeste et Etomane Evodie bénéficient de cette proximité spirituelle avec le directeur général.

 

Guy Roger Nelo, magistrat de formation, revendique publiquement d’être le plus généreux contributeur au MCU parmi tous les directeurs des entreprises para-publiques. Il affiche une assurance totale quant à sa position, se proclamant intouchable et impossible à démettre de ses fonctions. Et il a raison. Cela fait déjà 13 ans qu’il est nommé à ce poste juteux que personne ne convoite.

 

Le climat de travail à la SODIAC s’est dégradé au point que plusieurs agents décrivent leur environnement professionnel comme une structure mafieuse. La loyauté politique et personnelle au directeur général prime sur toute considération de compétence ou de mérite. Les employés, quelle que soit leur conviction politique ou religieuse, subissent cette pression financière mensuelle sous peine de perdre leur emploi.

 

Depuis plus de dix ans, cette pratique s’est institutionnalisée. L’exigence de fidélité au MCU et les contributions forcées ont remplacé les critères habituels de gestion administrative. La SODIAC fonctionne désormais selon cette logique où l’allégeance politique détermine l’avenir professionnel de chaque employé….

 

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Centrafrique : la constitution de 2023, un coup de force contre la démocratie, selon le Dr Erenon

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la constitution de 2023, un coup de force contre la démocratie, selon le Dr Erenon

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la constitution de 2023, un coup de force contre la démocratie, selon le Dr Erenon
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dr Erenon critique la constitution de 2023, imposée par Touadéra, sur décision des russes, comme un recul démocratique fragilisant la Centrafrique.

 

Dans une interview accordée à Global Africa Télé-Sud, le Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP) et auteur de Constitutionnalisme et coups d’État en Afrique, présente une analyse sévère de la situation politique en République centrafricaine (RCA). Expert des questions constitutionnelles, il alerte sur les conséquences néfastes des coups d’État et des dérives autoritaires, en particulier concernant la nouvelle constitution adoptée le 30 août 2023 sous le président Faustin-Archange Touadéra.

 

Erenon rappelle que les coups d’État, phénomène récurrent en Afrique depuis les années 1960, ont durablement affaibli la RCA. Avec cinq coups d’État réussis et plusieurs tentatives échouées, le pays traverse des crises sécuritaires et humanitaires répétées. Dans son ouvrage, il analyse les répercussions de ces ruptures: suspension des constitutions, dissolution des institutions et désordre social. « Quand un coup d’État survient, l’ordre juridique et politique s’effondre », explique-t-il, rappelant que la RCA en subit encore les conséquences aujourd’hui.

 

La constitution de 2023, adoptée par un référendum contesté, représente pour Erenon un exemple concret de dérive antidémocratique. Il la qualifie de « forcée », imposée malgré l’opposition unanime des partis démocratiques, dont le MDSP. La Cour constitutionnelle, alors présidée par Danielle Darlan, avait rejeté ce projet en 2022, mais Touadéra a ignoré cette décision juridiquement contraignante. Cette démarche, selon Erenon, transgresse les principes fondamentaux du droit et écarte l’opposition, affaiblissant les bases d’une démocratie déjà fragile. Nombreux sont ceux qui y voient une manœuvre pour permettre à Touadéra de briguer un troisième mandat, prolongeant ainsi ses neuf ans au pouvoir.

 

Erenon prône un retour au respect des règles constitutionnelles pour garantir la stabilité. Il propose de consolider les institutions et de favoriser un débat inclusif, où l’opposition peut s’exprimer. En tant que leader d’une nouvelle génération politique, il insiste sur l’urgence de construire un État de droit solide pour sortir la RCA des cycles de crises alimentés par des pratiques autoritaires….

 

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Le Rassemblement Unitaire remercie le Président Paul Biya pour son intervention dans l’affaire Armel Sayo

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Le Rassemblement Unitaire remercie le Président Paul Biya pour son intervention dans l’affaire Armel Sayo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Les-presidents-Paul-Biya-du-Cameroun-et-Faustin-Archange-Touadera-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Rassemblement Unitaire remercie le Président Paul Biya pour son intervention dans l'affaire Armel Sayo
Les-presidents-Paul-Biya-du-Cameroun-et-Faustin-Archange-Touadera-de-Centrafrique – Après de multiples crédits bancaires, Touadera pense à produire de faux billets de banque pour pouvoir payer les fonctionnaires

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mouvement politique centrafricain Rassemblement Unitaire  exprime sa reconnaissance envers les autorités camerounaises dans l’affaire Sayo.

 

Le Rassemblement Unitaire a publié lundi un communiqué saluant l’action du Président Paul Biya dans le dossier du colonel Armel Sayo. L’organisation politique centrafricaine y exprime sa gratitude pour la rapidité avec laquelle le chef de l’État camerounais a réagi à leur appel du 18 juillet.

 

En effet, Paul Biya a adressé une demande d’éclaircissements à son homologue Faustin Archange Touadéra concernant la situation du Commandant Sayo. Cette démarche intervient trois jours après l’interpellation publique du Rassemblement Unitaire sur ce dossier.

 

Le Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur Général du RU, réaffirme la confiance de son organisation envers les autorités camerounaises chargées du suivi. Il estime que cette intervention présidentielle constitue un engagement significatif dans la recherche de la vérité.

 

Le mouvement politique espère que ces démarches, associées à la mobilisation des patriotes centrafricains, permettront de dissiper les incertitudes entourant cette affaire. La famille du colonel Armel Sayo vit dans l’angoisse depuis plusieurs semaines.

 

Le Rassemblement Unitaire annonce maintenir sa pression jusqu’à l’obtention d’une résolution satisfaisante. Le communiqué a été transmis à la Présidence centrafricaine, à l’Assemblée nationale, à la Primature, à l’Ambassade du Cameroun en RCA et aux médias.

 

L’organisation conclut son message par sa devise habituelle : “Pour le Peuple Centrafricain et avec lui !”….

 

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Procureur Zéphirin Kotazo Yétene : Bangassou face à l’effondrement judiciaire

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Procureur Zéphirin Kotazo Yétene : Bangassou face à l’effondrement judiciaire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/procureur-bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bienvenue Zéphirin Kotazo Yétene, procureur de la République près le TGI de Bangassou. Photo: RNL/Jean Balipio
Bienvenue Zéphirin Kotazo Yétene, procureur de la République près le TGI de Bangassou. Photo: RNL/Jean Balipio

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le procureur Zéphirin Kotazo Yétene dénonce la paralysie totale du système judiciaire à Bangassou, victime de surpopulation carcérale.

 

Le magistrat s’est confié à RNL sur une situation devenue ingérable au Tribunal de Grande Instance de Bangassou. La prison locale déborde littéralement. « La maison d’arrêt est inondée », confie-t-il, expliquant que la majorité des détenus, accusés de crimes, patientent derrière les barreaux sans perspective de jugement. Leurs dossiers restent bloqués au cabinet d’instruction, conformément à l’article 50 du code de procédure pénale.

 

Cette paralysie trouve son origine dans l’absence du président du tribunal, une situation que le procureur qualifie pudiquement d’« empêchement ». Pendant près d’un an, aucun dossier n’a été traité. L’arrivée du magistrat Yann Yandoba le 13 juin 2025 a relancé les audiences, mais le mal est profond.

 

Le procureur évoque des « montages défectifs » dans la gestion carcérale, un euphémisme qui cache l’incapacité totale du système à absorber ce flux de détenus. Cette surpopulation, que le gouvernement Touadéra ignore superbement, bloque toute procédure judiciaire normale. Les prisonniers croupissent dans un vide juridique total. Le ministère de la Justice refuse de fournir les moyens nécessaires pour désengorger cette prison. Les habitants de Bangassou se retrouvent privés de justice fonctionnelle.

 

Les défenseurs des droits humains documentent quotidiennement les violations des droits fondamentaux. Les conditions de détention sont devenues inhumaines.

 

L’inaction gouvernementale montre clairement une négligence assumée. Pourquoi Touadéra et son équipe ont-ils laissé cette situation pourrir ? Pourquoi les ressources humaines et matérielles font-elles défaut pour traiter ces affaires criminelles ? Le procureur Yétene reste diplomatique, mais ses mots trahissent une réalité explosive. Des centaines de détenus végètent dans un système judiciaire mort.

 

Cette paralysie traduit l’abandon pur et simple des régions périphériques. Bangassou paie le prix de cette négligence. Les citoyens affluent pourtant au tribunal depuis la reprise des audiences, espérant vainement une réaction du pouvoir central. Mais Bangui reste sourde à leurs appels….

 

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Nourd Gregaza entre la vie et la mort dans les geôles de l’OCRB

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Nourd Gregaza entre la vie et la mort dans les geôles de l’OCRB

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nourd Gregaza entre la vie et la mort dans les geôles de l’OCRB
Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président du PRNC, Nourd Gregaza,  agonise à l’OCRB sans soins médicaux depuis son extraction du Camp de Roux le 7 juillet dernier.

 

Nourd Gregaza se meurt dans les locaux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme à Bangui. Le président du Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine endure depuis des semaines des conditions de détention qui relèvent de la torture. Aucun médecin ne l’a examiné. Aucun médicament ne lui parvient. Sa famille se heurte aux refus répétés des gardiens.

 

L’engrenage s’est enclenché le 4 janvier dernier lors d’une fouille aux allures de mise en scène. Cédric Gbaka, conseiller du président Touadéra, débarque à la prison du Camp de Roux accompagné d’agents de la Compagnie Nationale de Sécurité et de Mercenaires russes du groupe Wagner. Objectif : la cellule de Gregaza et celle d’Armel Sayo, ancien ministre. Gbaka ressort miraculeusement avec un téléphone portable et des documents qu’il présente comme un “plan de coup d’État”. Des détenus témoins affirment que Gbaka apporte lui-même ces objets. Les deux hommes clament leur innocence.

 

Trois jours plus tard, le général Armel Baraba, directeur de l’OCRB, procède à l’extraction des deux détenus. Armel Sayo, placé dans les geôles de l’OCRB,  disparaît entre les mains des mercenaires russes après son enlèvement dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier. Son sort demeure inconnu. Nourd Gregaza atterrit également dans les geôles de l’OCRB le 7 juillet, lieu redouté des opposants politiques.

 

Depuis, la santé de l’homme se dégrade à vue d’œil. Les diarrhées l’épuisent quotidiennement. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, des céphalées violentes l’empêchent de fermer l’œil. Ces symptômes inquiètent : ils peuvent signaler des complications neurologiques graves. L’OCRB, surnommé “Guantánamo” par les détenus, ne dispose d’aucun service médical digne de ce nom. Les prisonniers dorment sur le béton nu, sans matelas ni couvertures, sauf si leur famille parvient à leur en faire parvenir.

 

Les proches de Gregaza multiplient les démarches pour lui apporter des médicaments de première nécessité. Peine perdue. Les autorités de l’OCRB barrent systématiquement l’accès. Cette obstruction délibérée aggrave une situation déjà précaire. Le leader politique souffrait déjà de douleurs costales avant son transfert. Les conditions de détention inhumaines ont empiré son état général.

 

L’incertitude plane même sur le lieu exact où agonise Nourd Gregaza ces dernières 24 heures. Se trouve-t-il toujours dans les locaux de l’OCRB ou a-t-il été discrètement transféré dans un centre de santé ? Les autorités maintiennent le flou tout en admettant la gravité de son état. Cette reconnaissance implicite n’a débouché sur aucune mesure concrète pour préserver sa vie.

 

La détention de Nourd Gregaza s’inscrit dans une campagne plus large de répression contre les centrafricains. Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution en juillet 2023, le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra a durci sa posture. Cette Constitution, approuvée illégalement par référendum, consolide les prérogatives présidentielles et limite les possibilités d’alternance démocratique. Le cas de Nourd Gregaza devient emblématique des dérives autoritaires du régime….

 

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Où est actuellement Armel Sayo ? Pourquoi le président Paul Biya a personnellement écrit à Faustin-Archange Touadéra

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Où est actuellement Armel Sayo ? Pourquoi le président Paul Biya a personnellement écrit à Faustin-Archange Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-364×450.jpg” alt=”Où est actuellement Armel Sayo ? Pourquoi le président Paul Biya a personnellement écrit à Faustin-Archange Touadéra….” width=”364″ height=”450″ />
Le colonel Armel Sayo, menotté dans le bureau du DG de la police Zokoué à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 21 juillet 2025, le président camerounais Paul Biya a adressé un télégramme officiel à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra pour lui demander des clarifications urgentes sur le sort d’Armel Sayo, ancien ministre et chef rebelle centrafricain, extradé vers Bangui par les autorités judiciaires camerounaises en mai dernier. Une démarche exceptionnelle, révélatrice du caractère sensible et préoccupant de cette affaire.

 

Extradé le 5 mai 2025 à la demande des autorités centrafricaines, Armel Sayo avait été arrêté à Douala le 17 janvier dernier, puis transféré à Yaoundé. La justice camerounaise avait validé son extradition, sans intervention publique de l’exécutif. Mais depuis son retour en Centrafrique, aucune information fiable sur sa détention ou son état de santé n’a été rendue publique. Des rumeurs persistantes évoquent sa disparition, voire son assassinat, après son extraction de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB) dans la nuit du 7 au 8 juillet.

 

Dans un État organisé comme le Cameroun, les extraditions sont encadrées par des procédures strictes. Lorsqu’un individu est remis à un pays tiers, le ministère de la Justice suit le dossier jusqu’à la clôture des poursuites ou jusqu’à la libération de l’intéressé. En cas de préoccupations :  absence de nouvelles, violation présumée des droits, ou soupçon de disparition, , le ministre de la Justice peut transmettre ses observations au ministre des Affaires étrangères, qui prend le relais sur le plan diplomatique. C’est ce dernier qui contacte l’ambassade du pays concerné ou adresse une note verbale à son homologue pour obtenir des éclaircissements.

 

Lorsque ni la voie judiciaire ni la voie diplomatique ne permet d’éclaircir la situation, les ministres concernés rédigent un rapport à l’attention du président de la République. Si les faits apparaissent graves, ambigus ou susceptibles d’engendrer une crise bilatérale ou une pression internationale, le président peut alors s’impliquer personnellement, en adressant un message à son homologue étranger.

 

C’est ce qui s’est produit dans l’affaire Armel Sayo. Le message signé par Paul Biya évoque « des informations fragmentées et parfois contradictoires » concernant la situation de l’ex-rebelle extradé, et demande formellement à Bangui de fournir trois précisions essentielles : le lieu exact de détention de Sayo, l’état des procédures judiciaires engagées contre lui, et tout élément complémentaire utile à la compréhension de son statut actuel.

 

Le chef de l’État camerounais insiste aussi sur l’impact de cette affaire au Cameroun : l’opinion publique commence à s’interroger, les partenaires internationaux exigent des garanties, et la coordination sécuritaire entre les deux pays pourrait être affectée. En l’absence de réponses, le silence de Bangui pourrait être interprété comme un désaveu des engagements pris dans le cadre de la coopération judiciaire et sécuritaire régionale.

 

La gravité de cette démarche présidentielle souligne que le sort d’Armel Sayo n’est plus seulement une affaire judiciaire ou un dossier politique centrafricain. Il devient une question de confiance entre deux États voisins, partenaires dans la lutte contre les groupes armés. En écrivant lui-même à Touadéra, Paul Biya montre que Yaoundé n’entend pas rester silencieux face à un éventuel cas de disparition forcée d’un homme remis aux autorités centrafricaines en toute légalité….

 

Disparition d’Armel Sayo : quelle est la responsabilité du Cameroun ?

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Disparition d’Armel Sayo : quelle est la responsabilité du Cameroun ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-Chef-rebelle-Armel-Sayo-dans-un-local-de-la-police-camerounaise.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-Chef-rebelle-Armel-Sayo-dans-un-local-de-la-police-camerounaise-373×450.jpg” alt=”Disparition d’Armel Sayo : quelle est la responsabilité du Cameroun ?” width=”373″ height=”450″ />
L’ancien ministre Armel Sayo dans un local de la police camerounaise après son arrestation à l’aéroport de Douala.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’extradition vers Bangui de l’ex-ministre Armel Sayo sans garanties  de vie pose des questions sur l’engagement international du Cameroun.

 

En effet, tout a commencé le 17 janvier 2025, quand le colonel Armel Sayo, ex-ministre et leader du groupe armé CMSPR, a été arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun. Extradé quatre mois plus tard vers Bangui, malgré les alertes sur les risques d’élimination physique qui planaient sur lui, il a été placé en détention à l’OCRB, où les autorités centrafricaines ont poursuivi leur enquête sur ses activités. On lui reproche, entre autres, d’avoir cherché à renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Après plusieurs semaines à l’OCRB, il a été conduit ce mercredi 28 mai vers 15 heures à la prison centrale de camp de Roux.

 

Le 7 juillet 2025, le directeur de l’OCRB, le général Armel Baraba et ses éléments, l’ont sorti de sa cellule pour le ramener à l’OCRB. Dans la nuit du lundi au mardi, des éléments des forces russes l’auraient enlevé de ce lieu de détention. Depuis cette date, toute trace de lui s’est perdue. Des rumeurs insistantes font état de son exécution. Des images de mauvaise qualité circulent sur les réseaux sociaux, présentant un corps qui serait le sien.

 

Le gouvernement de Bangui n’a diffusé aucun communiqué officiel concernant cette affaire. Aucune autorité n’a infirmé les informations relatives à sa disparition, ce qui nourrit les suspicions d’un assassinat prémédité.

 

Le Cameroun, qui a organisé son extradition, connaissait pourtant parfaitement la situation sécuritaire et judiciaire à Bangui. Yaoundé était informé des activités des Mercenaires russes soutenus par le pouvoir centrafricain et des conditions de détention dans les centres pénitentiaires centrafricains . Pourtant, les autorités camerounaises n’ont réclamé aucune garantie concernant la protection physique de l’ancien ministre.

 

En tant que signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, le Cameroun s’est engagé à ne pas extrader vers un pays où une personne risquerait des mauvais traitements ou une disparition forcée. En remettant Armel Sayo à un système judiciaire opaque sans exiger de protection, l’État camerounais assume une responsabilité directe dans cette affaire.

 

À ce jour, les autorités camerounaises n’ont formulé aucune réaction officielle face à cette disparition inquiétante. Si la nouvelle de son assassinat venait à être confirmée, la famille de l’ancien ministre Armel Sayo  pourrait porter plainte contre le Cameroun devant les instances internationales….

 

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De la gratitude à l’ingratitude : Le paradoxe de Sylvie Naïssem face à Danielle Darlan

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De la gratitude à l’ingratitude : Le paradoxe de Sylvie Naïssem face à Danielle Darlan

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Madame-Danielle-Darlan-de-la-cour-constitutionnelle-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>De la gratitude à l’ingratitude : Le paradoxe de Sylvie Naïssem face à Danielle Darlan
Professeur Danielle Darlan, ancien Président de la Cour constitutionnelle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 20 juin 2025, madame Sylvie Naïssem, vice-présidente du Conseil constitutionnel de la République centrafricaine, a adressé une lettre ouverte à Danielle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle.

 

Dans ce document, Sylvie Naïssem  commence par exprimer sa gratitude envers Darlan pour avoir, selon elle, facilité sa nomination à la Cour constitutionnelle en 2017. Mais ce vernis de reconnaissance s’effrite rapidement pour laisser place à des accusations virulentes de persécution, de diffamation et de haine. Ce revirement, d’une gratitude proclamée à une ingratitude affichée, montre un paradoxe troublant Sylvie Naïssem  tente de se poser en victime tout en manipulant les faits pour salir une ancienne professeure. Loin de défendre son honneur, cette lettre expose son incohérence, son incompétence et ses motivations opportunistes.

 

Une gratitude de façade

 

Sylvie Naïssem ouvre sa lettre en remerciant Darlan pour avoir recommandé son nom au président de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Meckassoua, pour sa nomination à la Cour constitutionnelle. Ce récit est un mensonge éhonté. En réalité, Sylvie Naïssem  n’a pas été proposée par Darlan, mais par le chargé de mission juridique de Meckassoua, qui a soumis son nom pour des raisons politiques, et non pour ses mérites. Naïssem, qui a étudié le droit à l’Université de Bangui où Darlan était sa professeure, sait pertinemment que sa nomination est le fruit de tractations politiciennes, et non de l’appui de Darlan. En prétendant le contraire, elle cherche à se donner une légitimité qu’elle n’a jamais eue, tout en accusant celle qu’elle appelle sa bienfaitrice de l’avoir persécutée pendant des années. Cette contradiction criante entre gratitude affichée et accusations venimeuses trahit une démarche opportuniste, où Sylvie Naïssem  manipule les faits pour se poser en victime.

 

Pire encore, Sylvie Naïssem  manque cruellement de compétences juridiques. Connue à l’Université de Bangui, elle a démontré un niveau de connaissance quasi nul. Sa nomination à la Cour constitutionnelle, parachutée grâce à des connexions politiques, n’a rien à voir avec ses aptitudes. Cette incompétence explique pourquoi elle n’a pas rédigé elle-même cette lettre. Le véritable auteur est son compagnon béninois, chargé des élections à la Minusca, qui a prêté sa plume pour masquer l’incapacité de Naïssem à produire un texte cohérent. Cette manipulation grossière ne fait qu’accentuer le caractère pathétique de sa démarche.

 

Une ingratitude au service d’intérêts politiques

 

L’ingratitude de Sylvie Naïssem  ne s’arrête pas à ses accusations contre Darlan. Elle reproche à son ancienne professeure d’avoir instrumenté une campagne de diffamation contre elle, sans jamais fournir la moindre preuve. Elle va jusqu’à accuser Darlan d’avoir rédigé seule la décision de déchéance du mandat de député de Karim Meckassoua, une allégation grave mais risible. Où était Sylvie Naïssem  à l’époque pour dénoncer cette supposée irrégularité ? Son silence d’alors contraste avec son empressement actuel à pointer du doigt Darlan, révélant une tentative désespérée de réécrire l’histoire pour diviser et manipuler l’opinion publique. Cette stratégie est d’autant plus claire quand on sait que Sylvie Naïssem  roule aujourd’hui pour le président Touadéra, soutenue par son compagnon béninois qui travaille étroitement avec le chef de l’État. Sa lettre n’est pas une défense de son honneur, mais une opération politique visant à fragiliser Darlan, une figure respectée, pour mieux servir les intérêts de ses nouveaux alliés.

 

Sylvie Naïssem  accuse Darlan d’avoir fait d’elle un bouc émissaire lors de la crise de la Cour constitutionnelle en 2022, mais ses propres inactions parlent plus fort que ses mots. Elle admet avoir été absente lors d’une réunion clé où les juges ont refusé de publier un communiqué en soutien à Darlan. Plutôt que de prendre ses responsabilités, elle se contente de s’aligner sur la décision collective, tout en insinuant que d’autres juges ont déformé les faits pour l’accuser. Cette passivité, combinée à son incompétence juridique, montre qu’elle n’a jamais été à la hauteur de sa fonction. En attaquant Darlan, elle cherche à détourner l’attention de ses propres failles, utilisant une lettre publique pour régler des comptes personnels et politiques.

 

Une manipulation pathétique qui dessert l’institution

 

La lettre de Sylvie Naïssem  est une manipulation pure et simple, destinée à monter les uns contre les autres et à semer le chaos dans une institution déjà fragilisée. En accusant Darlan de tous les maux – de la gestion « opaque » de la Cour à des complots internationaux – elle tente de salir une ancienne professeure intègre tout en masquant son propre manque de légitimité. Ses attaques, dénuées de preuves, frisent le ridicule, comme lorsqu’elle évoque un prétendu « empire immobilier » de ses enfants ou son inscription à la Bourse de Lagos. Ces déclarations, loin d’impressionner, soulignent son désespoir de se donner une stature qu’elle n’a pas.

 

Cette lettre, rédigée par son compagnon de la MINUSCA, est un aveu d’échec. Sylvie Naïssem, incapable de s’exprimer avec la rigueur attendue d’une juge constitutionnelle, préfère s’en remettre à des stratagèmes pour attaquer Darlan. Elle devrait cesser ces bêtises et assumer son incompétence, plutôt que de s’acharner contre une figure respectée pour servir les intérêts de Touadéra. En choisissant la voie de l’ingratitude et de la manipulation, Naïssem ne fait que ternir davantage l’image de la Cour constitutionnelle, une institution qui mérite mieux que ces querelles pathétiques….

 

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Paoua, les autorités administratives exigent des mercenaires russes le respect de la population

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Paoua, les autorités administratives exigent des Mercenaires russes le respect de la population

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/Pancarte-brigade-de-la-gendarmerie-de-Paoua-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paoua, les autorités administratives exigent des mercenaires russes le respect de la population
Pancarte brigade de la gendarmerie de Paoua

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les autorités de Paoua haussent le ton contre les mercenaires russes du groupe Wagner, réclamant le respect de la population face aux prises forcées de motos qui indignent.

 

À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, les autorités locales s’efforcent de reprendre le contrôle face aux agissements des mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes, déployés pour appuyer les Forces armées centrafricaines (FACA), adoptent des comportements qui troublent profondément les habitants. Ils se livrent notamment à des saisies violentes de motos appartenant à des civils, bloquant souvent des routes pour s’emparer d’engins en bon état, abandonnant les propriétaires sans recours.

 

Ces pratiques jettent une ombre pesante sur la vie quotidienne à Paoua. Les habitants racontent des scènes où, face à l’arrivée des mercenaires, beaucoup prennent la fuite, intimidés par leur attitude autoritaire. Les saisies de motos, menées sans ménagement, privent les gens de moyens de transport essentiels et alimentent un sentiment d’impuissance. Des rapports font aussi état d’autres abus, comme des pillages ou des violences, qui renforcent l’image de Wagner comme un groupe agissant en toute impunité.

 

Pour mettre fin à ces pratiques, les autorités de Paoua ont décidé d’agir. Elles ont instauré une règle claire : les mercenaires doivent désormais passer par la gendarmerie ou la police pour obtenir des motos, plutôt que de les prendre de force aux civils. Cette mesure cherche à apaiser les tensions et à protéger la population d’actes arbitraires. Les responsables locaux ont prévenu que persister dans ces comportements pourrait nuire davantage à la réputation de la Russie auprès des habitants.

 

Pour l’instant, les mercenaires n’ont pas clairement répondu à cette exigence. Leur attitude  arrogante, complique les efforts pour instaurer un dialogue. Des sources, y compris des rapports des Nations Unies, évoquent un passé d’exactions graves attribuées à Wagner, comme des assassinats ou des pillages, ce qui rend la tâche des autorités encore plus délicate.

 

À Paoua, comme ailleurs en République centrafricaine, la présence de Wagner cause des sentiments partagés. Si leur soutien aux FACA a permis de reprendre des zones aux groupes rebelles, leurs méthodes brutales provoquent un rejet croissant. En exigeant le respect des civils, les autorités locales posent un geste audacieux pour ramener un semblant de normalité. Reste à savoir si ces efforts porteront leurs fruits, alors que les habitants attendent des changements concrets pour retrouver leur tranquillité….

 

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Des villages incendiés dans le Haut-Mbomou après une opération punitive menée par Wagner et l’UPC

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Des villages incendiés dans le Haut-Mbomou après une opération punitive menée par Wagner et l’UPC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des villages incendiés dans le Haut-Mbomou après une opération punitive menée par Wagner et l’UPC
Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le samedi 19 juillet 2025, vers 4h50, les Mercenaires russes du groupe  Wagner et leurs supplétifs du groupe armé UPC ont mené une incursion dans les villages de Kitessa et Tournant, situés sur l’axe Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, cette attaque serait liée à une fausse alerte faisant état d’une présence supposée des miliciens azande dans ces localités.

 

Sur place, aucune trace des combattants Azandé n’a été retrouvée. En revanche, les éléments de Wagner et de l’UPC ont procédé à des actes de représailles contre les populations civiles, incendiant l’ensemble des habitations dans les deux villages et commettant des actes de torture et de pillage. Des sources sécuritaires locales parlent d’exactions méthodiques contre des civils, accusés à tort de complicité avec les milices rivales.

 

L’opération s’est déroulée à plus de 50 kilomètres de Zémio, alors que, selon les mêmes sources, les véritables groupes armés Azandé sont positionnés à moins de 10 kilomètres de la ville. Ce déplacement disproportionné et mal ciblé des forces pro-gouvernementales interroge sur la qualité des renseignements reçus par ces unités criminelle.

 

Le Haut-Mbomou est devenu ces derniers mois une zone de tensions accrues, caractérisée par la résurgence des affrontements entre les mercenaires russes, leurs alliés de l’UPC, et les milices Azandé. Le contournement des cibles armées au profit de la population civile fait craindre une stratégie punitive visant à dissuader toute forme de soutien aux groupes rebelles.

 

Dans un message transmis à la presse, des habitants dénoncent la responsabilité directe du gouvernement centrafricain dans ces actes. Ils pointent du doigt la chaîne de commandement qui a permis l’intervention de ces forces étrangères, assimilées à des « mercenaires voyous », dans des zones habitées et sans présence avérée de combattants. Des menaces explicites ont également été adressées aux autorités nationales, mettant en garde contre un possible renversement de la situation sécuritaire à Zémio.

 

Des images documentant les destructions sont attendues dans les prochaines heures, promettent les témoins. Cette attaque pousse à s’interroger une nouvelle fois la question du mandat Des mercenaires russes en Centrafrique et de leur encadrement sur le terrain. Sont-ils là pour combattre des groupes armés ou pour terroriser des civils ?

 

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Violences transfrontalières dans la Vakaga : où est le ministre résident Arnaud Djoubaye Abazène pendant que des civils tombent sous les attaques soudanaises ?

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Violences transfrontalières dans la Vakaga : où est le ministre résident Arnaud Djoubaye Abazène pendant que des civils tombent sous les attaques soudanaises ?

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Vakaga endure des attaques soudanaises meurtrières depuis plusieurs mois. Le ministre résident, Arnaud Djoubaye Abazène,  reste étrangement silencieux.

 

Les incursions armées venues du Soudan frappent régulièrement cette préfecture frontalière. Villages brûlés, civils abattus, familles déplacées : le bilan s’alourdit chaque semaine. Face à cette tragédie, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice et ministre résident de la Vakaga, maintient un silence spectaculaire.

 

Sa nomination symbolique comme ministre résident de la Vakaga visait à renforcer la présence étatique dans cette région stratégique. Il devait incarner l’autorité de Bangui, coordonner les réponses sécuritaires et défendre les intérêts de la Vakaga auprès de Bangui. Son mandat l’obligeait à porter la voix de populations vulnérables et à exiger des mesures de protection immédiates.

 

Pourtant, depuis l’attaque multiple des bandits soudanais, aucune déclaration de sa part. Aucun déplacement sur le terrain n’a été organisé. Pas une déclaration publique pour condamner ces agressions ou rassurer les habitants. Cette absence de réaction contraste avec l’urgence de la situation et interroge sur l’efficacité de cette fonction ministérielle.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas davantage réagi. Aucun plan d’urgence n’a été annoncé. Les renforts militaires attendus tardent à arriver. Cette inaction administrative laisse les populations livrées à elles-mêmes face à des groupes armés étrangers.

 

Les habitants questionnent cette passivité. Le ministre subit-il des pressions politiques ? Manque-t-il de moyens d’intervention ? Sa fonction se limite-t-elle à une représentation symbolique sans pouvoir réel ? Au pire des cas, une simple déclaration condamnant ces meurtres devrait en principe calmer la colère de la population de la Vakaga. Mais rien!

 

Cette inertie alimente la frustration dans la Vakaga. Les communautés attendent des actes, non des postes honorifiques. Elles espèrent une autorité capable de mobiliser les ressources nécessaires à leur protection.

 

La Vakaga pleure ses victimes pendant que les responsables politiques maintiennent leur mutisme. Cette attitude nourrit un sentiment d’abandon chez des populations qui méritent mieux qu’une indifférence administrative. L’heure est à l’action, non au silence….

 

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Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique

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Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-du-BRDC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Crépin Mboli-Goumba dénonce l’isolement diplomatique de Touadéra, désavoué par les États-Unis et l’ONU sur les élections.

 

Depuis plusieurs mois, le pays de Boganda traverse une période de tensions politiques intenses. Crépin Mboli-Goumba, l’un des leaders de l’opposition et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a participé à la conférence de presse le 4 juillet 2025 organisée par l’opposition démocratique à Bangui. Prenant la parole, il a fait un constat simple : le président Faustin-Archange Touadéra se trouve désormais isolé par la communauté internationale.

 

Mboli-Goumba s’appuie sur des faits concrets pour étayer son analyse. Les États-Unis et les Nations Unies ont publiquement exprimé leurs doutes sur la possibilité d’organiser des élections crédibles dans les conditions actuelles en République centrafricaine. Cette position officielle des grandes puissances et des institutions internationales constitue, selon le leader de l’opposition, un véritable désaveu du président Touadéra.

 

Le dirigeant du BRDC explique que cette prise de position internationale place le chef de l’État centrafricain dans une situation délicate. En refusant obstinément le dialogue avec l’opposition démocratique, Touadéra se coupe progressivement de ses partenaires traditionnels qui financent les processus électoraux du pays.

 

Mboli-Goumba rappelle que la communauté internationale soutient activement la démarche de dialogue politique inclusif comme solution à la crise centrafricaine. Cette convergence entre les positions de l’opposition et celles des partenaires internationaux renforce la légitimité des revendications du BRDC.

 

Le contraste est frappant avec la position du gouvernement centrafricain. Le porte-parole officiel continue de rejeter l’idée d’un nouveau dialogue, arguant qu’un dialogue républicain a déjà eu lieu. Cette attitude gouvernementale creuse davantage le fossé entre Bangui et ses partenaires internationaux.

 

L’opposition centrafricaine observe avec attention l’évolution de la position internationale. Mboli-Goumba estime que Touadéra risque de perdre définitivement le soutien du “monde civilisé” et des bailleurs de fonds qui accompagnent habituellement les processus démocratiques en République centrafricaine.

 

Cette situation d’isolement diplomatique pourrait avoir des répercussions concrètes sur la capacité du pays à organiser des élections transparentes et crédibles. Les partenaires internationaux conditionnent de plus en plus leur soutien à l’ouverture d’un véritable dialogue politique inclusif.

 

Le coordinateur du BRDC exprime ses préoccupations sur l’affaiblissement progressif des institutions centrafricaines. Il considère que l’entêtement de Touadéra face aux demandes de dialogue fragilise l’architecture constitutionnelle du pays et pourrait déboucher sur un vide institutionnel.

 

Mboli-Goumba insiste sur le fait que plus le président tarde à répondre aux attentes internationales, plus son isolement s’accentue. Cette dynamique négative affaiblit progressivement les institutions de l’État et compromet la stabilité politique du pays.

 

L’opposition centrafricaine trouve dans les déclarations internationales une validation de ses positions. Les prises de position des États-Unis et des Nations Unies confortent Mboli-Goumba dans son analyse : Touadéra s’éloigne des standards démocratiques internationaux et se retrouve en décalage avec ses principaux partenaires.

 

Cette convergence entre les positions de l’opposition et celles de la communauté internationale place le président centrafricain dans une position inconfortable. Il doit désormais faire face à une pression conjuguée de ses opposants internes et de ses partenaires externes.

 

Devant cette situation, Mboli-Goumba appelle à une mobilisation générale en faveur du dialogue inclusif. Il prône une approche alignée sur les attentes de la communauté internationale pour préserver la paix sociale et garantir l’intégrité de l’État centrafricain….

 

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets inadaptés et un plan national de développement en quête de réalité

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Lorenzo Ganazoui dénonce des projets inadaptés et un plan national de développement en quête de réalité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités
Monsieur Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lorenzo Ganazoui critique les projets inadaptés en Centrafrique et un Plan National de Développement déconnecté des réalités locales.

 

Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale, exprime sur la RNL ses préoccupations concernant l’inadéquation des projets de développement et les lacunes du Plan National de Développement (PND). Selon lui, ces initiatives peinent à répondre aux besoins réels des communautés locales.

 

Les projets de développement, souvent financés par des partenaires internationaux, présentent un problème récurrent : ils ne correspondent pas aux besoins spécifiques des populations qu’ils prétendent servir. Ganazoui observe que ces initiatives sont conçues sans tenir compte des contextes socioculturels et géographiques variés du pays, ce qui limite leur efficacité.

 

Le Plan National de Développement, bien qu’ambitieux dans ses objectifs, reste selon lui trop général pour être applicable. Il ne parvient pas à s’adapter aux réalités différentes des régions du pays. La Lobaye, par exemple, bénéficie d’une relative stabilité, tandis que la Vakaga fait face à des défis particuliers. Cette diversité régionale nécessite une approche plus nuancée que celle proposée par le PND actuel.

 

Ganazoui pointe du doigt l’absence de déclinaisons locales dans l’élaboration du PND. Sans plans de développement adaptés à chaque commune, le document national risque de rester une vision abstraite, sortie des ordinateurs des partenaires, éloignée des préoccupations concrètes des populations. Cette situation transforme les communautés en simples spectateurs de leur propre développement, plutôt qu’en acteurs principaux.

 

L’expert propose une refonte des approches de développement. Il recommande des initiatives qui s’appuient sur les réalités locales et impliquent activement les communautés dans le processus de planification et de mise en œuvre. Pour lui, la solution réside dans l’élaboration de plans locaux de développement, alignés sur le PND mais ancrés dans les spécificités de chaque région.

 

Cette approche permettrait à la Centrafrique de bénéficier d’un développement véritablement adapté et efficace, où les projets répondraient aux besoins réels des populations et respecteraient leurs contextes particuliers.

 

Ganazoui insiste sur l’importance de consulter les communautés avant de lancer tout projet de développement. Cette consultation préalable garantirait une meilleure adéquation entre les initiatives proposées et les attentes locales, augmentant ainsi les chances de succès et d’impact positif sur les conditions de vie des populations….

 

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