vendredi, avril 24, 2026
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Village délocalisé, exploitation massive de l’or et du mercure : les mercenaires russes défigurent le paysage dans la Nana-Mambéré

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Village délocalisé, exploitation massive de l’or et du mercure : les Mercenaires russes défigurent le paysage dans la Nana-Mambéré

 

Centrafrique.org/rca-les-mercenaires-russes-requisitionnent-de-force-deux-engins-excavateurs-chinois-a-lamy-pont/un-poclain-en-activite-a-laeroport-de-Bangui-mpoko/” rel=”attachment wp-att-51744″ data-wpel-link=”internal”>Village délocalisé, exploitation massive de l'or et du mercure : les mercenaires russes défigurent le paysage dans la Nana-Mambéré
Un poclain en activité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des maisons rasées, des familles jetées à la rue sans le moindre dédommagement, une terre ravagée par les bulldozers. À Ydéré, dans la préfecture de Nana-Mambéré, les hommes du groupe Wagner ont transformé un village jadis paisible en chantier minier apocalyptique d’or et de mercure, au mépris absolu de ses habitants.

 

Les faits sont accablants. Depuis près de trois ans, les mercenaires russes du groupe Wagner règnent en maîtres absolus sur cette zone de Ydéré gorgée de richesses minières. Il y a six mois, leur brutalité a franchi un nouveau palier : l’expulsion sauvage de tous les villageois. Sans discussion ni argent, des générations entières ont dû fuir leurs terres ancestrales. Ces exilés de force survivent désormais dans les villages voisins, bâtissant des abris sommaires pour protéger leurs familles.

 

En effet, la machine de guerre minière de Wagner tourne à plein régime. Les mercenaires ont lancé une opération d’extraction tentaculaire qui dépasse l’entendement. L’or ne leur suffit plus : ils pompent aussi le mercure, poison mortel pour l’environnement. Chaque week-end, de Ydéré à Nguia Bouar en passant par Baboua, des colonnes de véhicules blindés des mercenaires russes escortent des citernes pleines de mercure liquide. Ces convois sinistres, protégés par les mercenaires et l’armée nationale, filent vers Bangui ou Douala.

 

La terre d’Ydéré pleure ses blessures. Là où s’étendaient champs et forêts, des cratères béants lacèrent le sol. Les rivières, autrefois cristallines, charrient une boue toxique. Le mercure, poison sournois, s’infiltre partout. Les sols agricoles, stérilisés par les produits chimiques, ne nourriront plus personne avant des décennies. Dans les villages encore habités, la peur grandit : jusqu’où s’étendra la contamination ?

 

Le scandale d’Ydéré crache à la face des autorités leur propre déchéance. Comment tolérer que des forces étrangères pillent ainsi les richesses nationales ? Les Wagner violent nos lois, empoisonnent notre terre, chassent notre peuple. Et pendant ce temps, que font nos dirigeants ? Ils détournent le regard, complices silencieux d’un crime contre leur propre nation.

 

La catastrophe dépasse le seul village d’Ydéré. C’est toute une région qui bascule dans le chaos. Les terres souillées, les communautés éparpillées, les ressources englouties : autant de plaies qui saigneront longtemps. D’autres villages tremblent déjà : seront-ils les prochains sur la liste des Wagner  après Ndachima, Ydéré ? Le temps presse. Sans réaction vigoureuse, d’autres communautés subiront le même sort tragique. Le peuple centrafricain observe, impuissant, le festin des vautours sur sa terre martyrisée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique : 15 ans de prison pour un voleur de panneaux, liberté pour les voleurs de milliards

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En Centrafrique : 15 ans de prison pour un voleur de panneaux, liberté pour les voleurs de milliards

 

Bangui-deux-jeunes-garcons-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cable-electrique/deux-jeunes-garcons-presumes-voleurs-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cables-electrique-au-quartier-benz-vi-a-Bangui-le-dimanche-14-avril-2024/” rel=”attachment wp-att-75357″ data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique : 15 ans de prison pour un voleur de panneaux, liberté pour les voleurs de milliards
Deux jeunes garçons présumés voleurs pris en flagrant délit de vol de câbles électrique au quartier Benz-vi à Bangui, le dimanche 14 avril 2024

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un pauvre type, présenté comme un voleur de panneaux,  vient d’écoper de 15 ans de travaux forcés pour avoir volé des panneaux solaires à Bangui. Pendant ce temps, des hauts cadres de l’État qui ont détourné des centaines de millions des caisses publiques paradent librement dans leurs luxueuses voitures. Des ministres aux mains sales continuent même d’être promus à des postes toujours plus juteux. Cette justice à la tête du client vient encore de montrer son vrai visage lors de la dernière session criminelle de la Cour d’appel de Bangui.

 

Une justice qui ferme les yeux sur les gros poissons

 

Les faits parlent d’eux-mêmes. D’un côté, un homme présenté comme un voleur de panneaux  meurt à petit feu en prison pour quelques panneaux solaires. De l’autre, des ministres et directeurs de cabinet empochent des centaines de millions sans être inquiétés. En effet, ces grands voleurs accumulent les postes comme des trophées. Tel ministre des sports, un haut criminel du régime qui a autant du sang des centrafricains aux mains,  occupe tranquillement son poste ministériel, tel ministre chargé du secrétariat du gouvernement , Ernest Mada, qui avait détourné 80 millions de francs CFA au ministère de l’éducation, continue de larguer ses victimes. Mais pour eux, pas de menottes, juste des promotions et des enveloppes toujours plus grosses.

 

Le vol par nécessité face au pillage organisé

 

Dans les rues de Bangui, la misère pousse au vol. En effet, quand l’argent des écoles part dans les poches des ministres, quand les fonds des hôpitaux s’évaporent dans les comptes à l’étranger, que reste-t-il aux plus démunis ? Les petits voleurs chapardent pour manger, pendant que les grands voleurs festoient avec l’argent du peuple. Les premiers finissent comme un voleur de panneaux  aux travaux forcés  dans des prisons, les seconds dans des villas climatisées.

 

L’OCRB, le bras qui frappe les faibles

 

La police elle-même joue ce jeu malsain. En effet, l’Office Central de Répression du Banditisme traque sans relâche les petits délinquants des quartiers, mais ne franchit jamais les grilles dorées des ministères. Ses agents exhibent fièrement leurs prises : un voleur de panneaux par-ci, un chapardeur par-là. Pendant ce temps, les grands bandits en costume signent des marchés truqués et détournent des milliards en toute tranquillité.

 

Le règne de l’impunité

 

Les geôles de Ngaragba débordent de miséreux  comme ce prétendu voleur de panneaux , quand les vrais pilleurs de la République siègent dans les conseils des ministres. En effet, la justice centrafricaine ne connaît qu’une loi : écraser les faibles et servir les puissants. Les pauvres purgent de longues peines pendant que les riches enrichissent leurs comptes bancaires à l’étranger. Dans les palais de justice de Bangui, la balance penche toujours du côté du plus fort.

 

Les prisons centrafricaines racontent cette histoire à deux visages : côté pile, des années de travaux forcés pour un voleur de panneaux solaire volé, côté face, des promotions et des millions pour les pilleurs de la République. En effet, cette justice-là n’a de la justice que le nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’OCRB, bras armé d’une justice sans visage : Le calvaire de la famille Sayo

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L’OCRB, bras armé d’une justice sans visage : Le calvaire de la famille Sayo

 

Centrafrique.org/la-derive-autoritaire-de-touadera-alias-fatou-la-repression-sintensifie-en-Centrafrique/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-74360″ data-wpel-link=”internal”>L'OCRB, bras armé d'une justice sans visage : Le calvaire de la famille Sayo
La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC – La Dérive Autoritaire de Touadera alias FATOU : La Répression s’intensifie en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des cellules insalubres de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) s’élève un nouveau scandale. La ministre conseillère Clarisse Sayo et son frère gendarme Aristide, arrêtés le 17 janvier dans le bureau du directeur général de la police, croupissent désormais en détention sans motif légal. Malades, privés de soins et d’avocats, leur seul crime : porter le nom de la famille SAYO. Notre enquête révèle les rouages d’une machine à broyer les familles.”

Centrafrique.org/rca-arrestation-de-la-ministre-clarisse-sayo-a-Bangui/sayo-2/” rel=”attachment wp-att-86985″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui
Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

 

Une arrestation à l’OCRB qui défie toute légalité

 

L’histoire commence comme tant d’autres dans notre pays. Un matin de janvier, des agents de l’OCRB font irruption dans le bureau du directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué. Sans mandat, sans explication claire, ils embarquent  sur décision du général Bienvenu Zokoué, la ministre conseillère  Clarisse SAYO, et son frère, le gendarme  Aristide Sayo. Le motif ? Un lien familial avec l’ancien ministre Armel Sayo, Coordinateur d’un groupe armé arrêté le même jour à Douala au Cameroun. Ceci dit, selon la nouvelle dictature instaurée par Baba Kongoboro, la faute devient héréditaire dans notre République.

 

Des conditions de détention inhumaines pour les frères Sayo à l’OCRB

 

“La situation de Madame Clarisse Sayo ne fait que se détériorer à l’OCRB “, alerte Maître Stéphane Guigui, leur avocat. Malades, les deux détenus se voient refuser l’accès aux soins les plus élémentaires. Les visites médicales ? Interdites. Les consultations avec leurs avocats ? Bloquées. Les visites familiales ? Un luxe apparemment trop grand pour ces “criminels” dont le seul tort est d’appartenir à la soi-disant mauvaise famille ciblée par Touadera.

 

La justice bafouée chaque seconde dans le pays

 

“La faute est personnelle, elle est individuelle”, rappelle Me Guigui, comme s’il fallait aujourd’hui réexpliquer les principes les plus basique du droit à ceux-là mêmes qui sont censés le faire respecter. L’OCRB et le directeur général de la police, pourtant garant de la justice des centrafricains, semble avoir oublié que la présomption d’innocence n’est pas une option mais un droit fondamental.

 

Un système de justice dirigé par des mafieux

 

Cette affaire n’est que la partie visible d’un système bien plus vaste. L’OCRB, censé protéger les citoyens, est devenu un instrument de terreur où les droits les plus fondamentaux sont quotidiennement piétinés. La pratique de la culpabilité collective, digne des heures les plus sombres de notre histoire, est devenue monnaie courante.

 

L’affaire Sayo n’est pas qu’un simple fait divers. Elle est le symptôme d’une dérive autoritaire où la justice est devenue l’instrument d’un pouvoir qui ne prend même plus la peine de masquer ses abus. Pendant ce temps, dans les geôles de l’OCRB, Clarisse et Aristide Sayo attendent que leurs droits les plus élémentaires soient enfin respectés. Jusqu’à quand notre société acceptera-t-elle ces pratiques dignes d’un autre âge ?

 

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Toposed  à Bangui : Quand une société de lotissement se prend pour l’État centrafricain

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Toposed  à Bangui : Quand une société de lotissement se prend pour l’État centrafricain

 

Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Toposed à Bangui : Quand une société de lotissement se prend pour l'État centrafricain
les employés de l’entreprise TOPOSED en activité de lotissement dans le neuvième arrondissement de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un entretien accordé aux journalistes centrafricains, Jean-Claude Nibayom, directeur général de l’entreprise Toposed, a tenu des propos qui interpellent sur la gestion des terres dans le 9e arrondissement de Bangui. Son discours témoigne d’une dérive inquiétante dans la conduite d’un projet pourtant important pour la capitale centrafricaine.

 

Tout commence en 2018. Le gouvernement confie à Toposed une mission de lotissement dans ce qui était alors le 7e arrondissement. Le contrat est simple : aménager les terrains selon un cahier des charges précis. Mais cinq ans plus tard, la réalité sur le terrain raconte une autre histoire.

 

“Je représente le groupe Toposed. Même si tu construis un gratte-ciel, je viens détruire”, lance sans détour M. Nibayom. Ces mots démontre parfaitement le glissement progressif de cette entreprise privée vers un rôle qui n’est pas le sien. Car si Toposed dispose bien d’un contrat avec l’État, celui-ci ne lui accorde nullement le droit de décider du sort des constructions existantes.

 

Le directeur général va plus loin encore. Il s’attribue le droit exclusif de vendre les terres : “C’est Toposed qui doit vendre la terre”. Une affirmation qui ignore totalement le principe fondamental du droit foncier centrafricain : seul l’État est propriétaire des terres et peut décider de leur attribution.

 

Les habitants du quartier ne s’y trompent pas. Depuis un an, ils dénoncent des ventes multiples de terrains par Toposed. Une pratique qui pose question : comment une entreprise mandatée pour lotir peut-elle se retrouver à commercialiser des parcelles ?

 

La gestion des “relogés” par Toposed  pose également problème. M. Nibayom évoque une “base de données” et des critères de sélection, mais sans jamais mentionner une quelconque validation par les services de l’État. Les attributions semblent se faire selon des règles que l’entreprise définit elle-même.

 

Plus troublant encore, le ton employé par le directeur général traduit une conception très personnelle de sa mission : “Tu devrais t’agenouiller et accepter ce projet”. Une posture qui fait fi des droits des citoyens et du nécessaire dialogue dans tout projet d’aménagement urbain.

 

Les grands projets annoncés par M. Nibayom :  cimetières de 400 hectares, lac artificiel, édifices publics ,  relèvent normalement de la planification urbaine étatique. Comment une entreprise privée peut-elle s’arroger le droit de décider seule de tels aménagements ?

 

Cette situation met en lumière une fois de plus un dysfonctionnement majeur. Une société privée ne peut se substituer à l’État dans la gestion du domaine public. Le contrat de lotissement doit rester ce qu’il est : une mission technique encadrée, et non un blanc-seing pour remodeler la ville à sa guise.

 

L’urgence aujourd’hui est de clarifier les rôles de Toposed. L’État doit reprendre la main sur ce projet d’aménagement vital pour Bangui. Les citoyens ont besoin de règles claires et équitables, pas du bon vouloir d’une entreprise privée.

 

Le cas Toposed illustre parfaitement les dangers d’une privatisation mal encadrée des missions d’aménagement urbain. Il rappelle que la ville appartient d’abord à ses habitants, et que son développement ne peut être laissé aux seules mains d’intérêts privés.

 

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Les aveux d’impuissance de Touadéra : ‘Le banditisme continue, le peuple attend’

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Les aveux d’impuissance de Touadéra : ‘Le banditisme continue, le peuple attend’

 

Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-est-il-deja-rassure-de-sa-victoire-en-2020%e2%80%89/faustin-archange-touadera-Centrafrique-discours-janvier-2019-4/” rel=”attachment wp-att-30084″ data-wpel-link=”internal”>Les aveux d'impuissance de Touadéra : 'Le banditisme continue, le peuple attend'
Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro lors de son discours du janviers 2019

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à son gouvernement, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera vient de livrer sans le vouloir un bilan catastrophique de son régime. Entre constats d’échecs et aveux d’impuissance, son discours révèle un pouvoir qui peine à masquer son incapacité à redresser le pays après 9 ans au pouvoir. Les confessions involontaires d’un président aux abois.

 

Touadéra : Les aveux qui accusent

 

“Le grand banditisme continue de faire des victimes innocentes dans nos provinces”. L’aveu présidentiel résonne comme un constat d’échec. Neuf ans après son arrivée au pouvoir, Touadéra reconnaît lui-même son incapacité à sécuriser le territoire. Une confession qui en dit long sur la faillite de sa gouvernance.

 

La litanie des échecs du régime de Touadéra

 

Les admissions d’échec s’enchaînent au fil du discours de Touadéra alias Baba Kongoboro . “Le peuple veut des réponses concrètes”, “nous devons améliorer la gestion des finances publiques”, “nous devons réduire le taux de corruption“. Autant de formules qui sonnent comme la reconnaissance d’un bilan désastreux dans tous les domaines clés de l’État.

 

L’impuissance au grand jour

 

Plus spectaculaire encore, le président Touadéra  multiplie les appels à l’action, trahissant son impuissance. “Il est temps d’assurer le maillage territorial”, “nous devons poursuivre les efforts”, “il faut accélérer les réformes“. Des injonctions qui sonnent creux après tant d’années d’immobilisme et de promesses non tenues.

 

Un pays à la dérive

 

Le tableau dressé par le président Touadéra  lui-même est accablant. Services publics défaillants, corruption endémique, insécurité chronique… Touadéra dresse sans le vouloir l’inventaire d’un État en déshérence. Ses appels répétés à “améliorer les conditions de vie” des Centrafricains témoignent de l’absence de progrès réels.

 

L’horizon bouché des réformes

 

L’accumulation des “il faut” et des “nous devons” dans le discours présidentiel trahit l’absence de stratégie concrète. Les réformes promises restent lettre morte, les plans d’action s’empilent sans résultats. Un immobilisme que même les plus beaux discours ne peuvent plus masquer.

 

En réalité, en voulant accabler ses ministres, le président Touadéra a surtout dressé le constat de sa propre impuissance. Ses aveux involontaires dessinent le portrait d’un régime à bout de souffle, incapable de relever les défis du pays. Un bilan d’autant plus accablant qu’il vient du chef de l’État lui-même.

 

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Un président qui refuse le dialogue prépare sans doute des élections chaotiques, avertit le G16

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Un président qui refuse le dialogue prépare sans doute des Élections chaotiques, avertit le G16

 

Un président qui refuse le dialogue prépare sans doute des élections chaotiques, avertit le G16
Un centre du bureau de vote du référendum constitutionnel à 9 heures. Les bureaux sont vides

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors du débat Patara sur la radio Ndéké-Luka, Karl Blagué, coordinateur national du G16, a lancé un avertissement solennel sur les risques d’une obstination du pouvoir à rejeter tout dialogue politique.

 

“Si le chef de l’État durcit sa position, je vous assure que la RCA va être agitée. Nous avons des moyens légaux. Nous pouvons nous mettre dans la rue et protester”, a prévenu Karl Blagué.

 

Le porte-parole de la présidence, Albert Mokpeme Yaloke, reste pourtant inflexible : “C’est la Constitution qui fixe les conditions des Élections. Ce n’est pas le président de la République. Le pays avance avec ceux qui sont pour la Constitution, avance aussi avec ceux qui sont hostiles“.

 

Pour Dieudonné Ngoumbango, cette posture présidentielle est dangereuse : “Avoir un dialogue véritable signifie qu’on ne va pas compter des gens. À chaque fois qu’il y a eu des dialogues dans ce pays, le pouvoir s’est toujours arrangé à avoir plus de participation des gens favorables à ses idées“.

 

“On ne peut pas faire l’économie du dialogue”, insiste Renée Pascale Gohé-Midé, avant d’ajouter : “Plusieurs dialogues ont été faits dans ce pays. Mais les suivis, les recommandations, ça aboutit encore aujourd’hui. On va demander un dialogue pour un partage de gâteau ?”

 

Le leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé a été plus direct : “Nous voulons rencontrer celui qui a massacré ce texte pour lui dire ce que nous, leaders politiques de haut niveau, nous pensons de ce texte et ce que nous pensons de l’avenir immédiat de notre pays“.

 

Face à ce blocage, Karl Blagué s’inquiète : “Au niveau de l’autorité nationale des Élections, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour aller vers des Élections transparentes et crédibles. Il serait judicieux que tous les acteurs impliqués dans le processus électoral se retrouvent“.

 

Cette crispation intervient alors que des associations proches du pouvoir lancent déjà des pétitions pour une nouvelle candidature du président Touadéra, comme l’a révélé Eddy Symphorien Parekoti : “Il y a des associations du Président de la République qui ont lancé des pétitions pour demander au Président de la République de se représenter candidat.”

 

Une situation qui fait dire à Dieudonné Ngoumbango : “Cette nouvelle constitution va amener des divisions, va être chrysogène dans notre pays. Aujourd’hui, nous sommes devant l’effet. Aujourd’hui, qui est d’accord avec cette constitution ?”

 

Ces tensions émergent à moins d’un an des Élections groupées prévues en décembre 2025, dans un contexte où l’opposition réclame des garanties pour la transparence du scrutin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Renée Pascal Goyemidé : L’opposition centrafricaine ne fait pas peur

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Gohé-Midé : L’opposition centrafricaine ne fait pas peur

 

Centrafrique.org/Centrafrique-refusant-detre-complice-dune-mauvaise-gouvernance-de-touadera-le-parti-pur/eddy-symphorien-kparekouti-president-du-pureric-ngaba/” rel=”attachment wp-att-25804″ data-wpel-link=”internal”>Gohé-Midé : L'opposition centrafricaine ne fait pas peur
Eddy-Symphorien-Kparekouti-président-du-PUR@Eric-Ngaba – Centrafrique : refusant d’être complice d’une mauvaise gouvernance de Touadera, le parti PUR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans un débat tendu sur la radio Ndéké-Luka, Renée Pascal Goyemidé a livré une charge violente contre l’Union des Forces Démocratiques de l’opposition centrafricaine  (UFDO), mettant à nu ce qu’elle considère comme la faiblesse de l’opposition actuelle.

 

“L’opposition fait peur ailleurs. Mais ici, chez nous, l’opposition centrafricaine  ne fait pas peur parce qu’ils sont maniables, sincèrement“, a déclaré Renée Pascal Goyemidé , dans une attaque à peine voilée contre l’UFDO.

 

Karl Blagué a immédiatement appuyé cette critique : “L’UFDO n’est pas un parti, n’est pas un mouvement de l’opposition centrafricaine. Ce sont des aventuriers qui ont été achetés, corrompus par le système, afin de briser l’élan de certains partis politiques“.

 

Face à ces accusations, Eddy Symphorien Kparekouti de l’UFDO a tenté de se défendre : “Nous, on a tiré des leçons de tout ce qui s’est passé dans ce pays. On ne veut pas faire l’opposition radicale, on veut faire l’opposition constructive“.

 

Dieudonné Ngoumbango a enfoncé le clou : “Au jour d’aujourd’hui ce que fait l’UFDO ne correspond pas du tout à ce que devait être déjà même un parti politique. On ne crée pas un parti politique pour jouer à l’occupation des postes, pour partager le gâteau“.

 

“Devant les massacres perpétrés par les criminels Wagner, les viols et autres, nous n’avons jamais lu un communiqué de l’UFDO. Mais c’est quand il faut partager des postes, ils se précipitent“, a martelé Karl Blagué.

 

Cette position est contestée par Eddy Symphorien Parekoti qui défend le bilan de son parti : “Le terrain est clair. Les règles sont claires. Ceux qui, dans leur habitude, tirent leur plaisir au quotidien sur la souffrance du peuple centrafricain, veulent toujours passer par le dialogue pour être ministre“.

 

Le débat intervient dans un contexte où l’opposition centrafricaine , réunie au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) multiplie les demandes de dialogue avec le président Touadéra. Le porte-parole de la présidence, Albert Mokpeme Yaloke, reste inflexible : “Le pays avance avec ceux qui sont pour la Constitution, avance aussi avec ceux qui sont hostiles à la Constitution“.

 

Ces échanges dévoile la profonde division au sein du paysage politique centrafricain, alors que le pays se prépare pour les Élections groupées de décembre 2025.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui : 30 accidents graves par jour, l’hécatombe silencieuse des taxis-motos

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Bangui : 30 accidents graves par jour, l’hécatombe silencieuse des taxis-motos

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui-450×253.png” alt=”Bangui : 30 accidents graves par jour, l’hécatombe silencieuse des taxis-motos” width=”450″ height=”253″ />
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui croule sous l’afflux quotidien des blessés. Chaque matin, le professeur Bertrand Tekpa et son équipe doivent traiter une trentaine de cas graves d’accidents, principalement causés par les taxis-motos. Ces drames, devenus routine, endeuillent des familles entières dans la capitale centrafricaine.

 

Une urgence quotidienne à Bangui

 

“Entre 6 heures du matin et 6 heures le lendemain, nous recevons en moyenne 30 blessés graves à l’hôpital communautaire de Bangui, nécessitant une intervention immédiate”, révèle le professeur Bertrand Tekpa, chef du service de traumatologie. Ces chiffres ne représentent que la partie visible de l’iceberg. De nombreuses victimes sont dirigées vers l’hôpital MSF-SICA de Bangui, où les soins sont gratuits, tandis que d’autres succombent directement sur les lieux des accidents.

 

Les statistiques hospitalières dressent un tableau alarmant. En 2012, le service avait déjà enregistré 1665 victimes d’accidents graves et 250 décès. Douze ans plus tard, la situation s’est considérablement aggravée avec la multiplication des taxis-motos dans la capitale.

 

Les causes d’une catastrophe

 

Dans les rues de Bangui, le spectacle est édifiant. Des motos surchargées transportent des familles entières, avec des enfants sur le réservoir et des bébés dans le dos des mamans. D’autres servent au transport de marchandises, les conductrices perchées dangereusement au sommet de sacs de manioc.

 

“Vous voyez des motos qui traversent plusieurs checkpoints de gendarmerie. Ils sont surchargés comme une 4×4, avec la propriétaire des marchandises perchée en haut sans appui”, décrit le professeur Bertrand Tekpa. Les forces de l’ordre, censées faire respecter la réglementation, se contentent de prélever 200 ou 500 francs avant de laisser passer ces véhicules en infraction.

 

Le chaos institutionnalisé

 

Le directeur général des transports urbains, Nono Wenceslas Nguelekoumou , reconnaît l’ampleur du désastre : “Dans Bangui, le nombre de taxis automobiles n’atteint pas 100, et nous avons à peine 70 bus”. Cette pénurie de transports en commun a favorisé l’explosion incontrôlée des taxis-motos.

 

Plus préoccupant encore, 90% des motos appartiennent à des membres des forces de sécurité qui les confient souvent à des mineurs ou des conducteurs sans formation. “Un homme en tenue qui achète une moto peut la donner à son enfant, même mineur, pour aller chercher de quoi manger après l’école”, explique un responsable du ministère des Transports.

 

Les tentatives de régulation se heurtent à ce système bien établi. “Chaque année, nous formons un millier de conducteurs, mais 3000 nouveaux arrivent sur le marché”, admet le directeur des transports. Les arrêtés ministériels qui imposent le port du casque et limitent le nombre de passagers restent lettre morte.

 

Un drame humain quotidien à Bangui

 

Les conséquences sont dramatiques à Bangui par exemple. “Les victimes meurent toutes de traumatisme crânien”, souligne le professeur Tekpa. Les femmes perchées sur les chargements sont particulièrement vulnérables. En cas d’accident, elles atterrissent sur la tête, avec des blessures souvent fatales.

 

Antoinette Montaigne, ancienne ministre de la Communication, pointe un autre aspect du drame : “Les femmes dont on parle, qui sont obligées d’être perchées au-dessus de leurs feuilles de manioc, c’est leur seul moyen de survie avec leurs enfants. Si on les empêche, elles vont mourir de faim“.

 

Le ministère des Transports de son côté promet une nouvelle stratégie nationale de sécurité routière, avec la création d’une agence spécialisée. Mais sans une véritable volonté politique d’affronter le problème des propriétaires en uniforme, la situation risque de perdurer.

 

Les routes défoncées de la capitale Bangui  aggravent encore la situation. “Quand vous quittez le PK-9 pour entrer à Pétévo, vous tombez dans des fossés tellement profonds que les petites voitures restent coincées”, témoigne Antoinette Montaigne. Cette dégradation des infrastructures rend impossible le respect du code de la route, même pour les conducteurs les plus prudents.

 

Karl Blagué, coordinateur des organisations de la société civile, résume l’ampleur du désastre : “De 2012 à 2024, ça fait douze ans que nous vivons cette situation. Le problème des taxis-motos est passé d’une solution conjoncturelle au chômage à un problème structurel profond“. En attendant une hypothétique solution, les morgues de Bangui continuent de se remplir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique, des inspecteurs d’État réduits à demander un taxi à ceux qu’ils contrôlent

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En Centrafrique, des inspecteurs d’État réduits à demander un taxi à ceux qu’ils contrôlent

 

En Centrafrique, des inspecteurs d'État réduits à demander un taxi à ceux qu'ils contrôlent
Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte – L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’anecdote paraît surréaliste mais elle est bien réelle. Les inspecteurs d’État En Centrafrique, censés traquer la corruption, doivent aujourd’hui quémander des moyens de transport auprès des services qu’ils contrôlent. Une situation impensable dévoilée lors de l’émission “Face à face de la vérité” sur Radio Centrafrique ce jeudi 16 janvier 2024.

 

“Je suis inspecteur d’État ici En Centrafrique. Mon véhicule tombe en panne devant le service que je dois contrôler. Je dois supplier le responsable de me déposer”. Le témoignage de Samuel Zoumbeti, ancien ministre devenu inspecteur d’État, en dit long sur l’état des institutions de contrôle en Centrafrique.

 

Un système paralysé En Centrafrique

 

“Comment voulez-vous exercer un contrôle sérieux dans ces conditions ?”, interroge Dieudonné Ngoumbango, coordinateur des partis centristes En Centrafrique. “Nos institutions de contrôle n’ont ni moyens, ni autorité réelle“.

 

Cette paralysie touche l’ensemble des services publics. En Centrafrique , les directeurs généraux des médias d’État n’ont même pas de voiture. Pendant ce temps, les ministres qui quittent leurs fonctions emportent tout le parc automobile”, dénonce Laurent Gomina Pampali, ancien ministre.

 

Des institutions qui se marchent dessus

 

“On crée de nouvelles structures sans donner de moyens aux anciennes”, note Gildas Benam du parti UNIR. “À quoi bon une Haute Autorité de la Bonne Gouvernance quand l’Inspection d’État ne peut même pas se déplacer ?”

 

Le constat est partagé par Dieudonné Ngoumbango : “ici En Centrafrique , L’Inspection Générale d’État, l’Inspection Générale des Finances, la Cour des Comptes… Toutes ces institutions existent mais ne peuvent pas travailler“.

 

Ici En Centrafrique , l’impunité règne

 

Cette impuissance des organes de contrôle a des conséquences directes. “Des gens circulent librement à Bangui alors que leurs malversations sont connues de tous”, peste Laurent Gomina Pampali. “Sans moyens pour enquêter et poursuivre, l’impunité devient la règle“.

 

“Il faut donner aux institutions de contrôle En Centrafrique  les moyens d’agir”, plaide Gildas Benam. “Dans d’autres pays, comme le Cameroun, ces structures ont le pouvoir de poursuivre directement les délinquants financiers.”

 

Un cercle vicieux

 

L’absence de comptabilité publique depuis 2020, également révélée lors du débat, aggrave la situation. “Comment contrôler quand il n’y a même plus de traces des dépenses ?”, s’interroge Dieudonné Ngoumbango.

 

Cette débâcle des institutions de contrôle intervient alors que le pays vient d’adopter une nouvelle Constitution. “On change les textes mais on ne donne pas aux institutions les moyens de les faire respecter”, regrette Gildas Benam.

 

“Un État qui ne peut plus contrôler ses finances n’est plus vraiment un État”, conclut Laurent Gomina Pampali. Une phrase qui résonne comme un avertissement dans un pays où la transparence des institutions semble plus que jamais compromise.

 

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Modernisation fiscale  en Centrafrique : La numérisation, nouveau mirage du fisc centrafricain

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Modernisation fiscale  en Centrafrique : La numérisation, nouveau mirage du fisc centrafricain

 

modernisation fiscale en Centrafrique : La numérisation, nouveau mirage du fisc centrafricain
Le-ministre-des-finance-Herve-Doba – RCA : Le projet de loi des finances 2022 a été adopté par l’assemblé nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’assemblée nationale expose les grands chantiers de Modernisation fiscale  en Centrafrique  prévus pour 2025. L’administration fiscale centrafricaine promet une révolution numérique pour améliorer ses performances. Mais derrière ces promesses alléchantes de digitalisation et de dématérialisation, la réalité du terrain pourrait rapidement rattraper ces ambitions technologiques.

 

L’administration fiscale dévoile un catalogue de réformes numériques ambitieuses. Au programme : digitalisation intégrale du système fiscal, dématérialisation des procédures, déploiement du télépaiement dans toutes les directions opérationnelles. Un grand bond technologique censé transformer un système fiscal aujourd’hui à bout de souffle.

 

Les chiffres actuels parlent d’eux-mêmes. La Direction générale des impôts peine à collecter ses recettes, avec seulement 52,30 milliards de francs CFA récoltés sur un objectif de 75,50 milliards. La Direction générale des droits indirects ne fait pas mieux, plafonnant à 49,77 milliards sur les 77,50 milliards attendus. Ces contre-performances chroniques poussent l’administration à chercher des solutions dans la technologie.

 

Le ministère des Finances mise gros sur l’interface des systèmes entre opérateurs et l’administration fiscale. Les carnets de reçus papier, souvent source de fraudes et de détournements, céderaient la place à des systèmes électroniques de paiement. Une petite révolution dans un pays où les transactions en espèces restent la norme.

 

Mais les obstacles s’accumulent déjà. Le rapport pointe du doigt des détournements massifs dans les trésoreries régionales, conduisant à des poursuites judiciaires contre certains agents. La digitalisation suffira-t-elle à enrayer ces pratiques frauduleuses profondément enracinées ? La question reste entière.

 

L’accès à internet, la fiabilité du réseau électrique, la formation des personnels : autant de défis pratiques que le rapport passe sous silence. Dans les régions éloignées de Bangui, la mise en place d’un système fiscal entièrement numérisé ressemble davantage à un vœu pieux qu’à un projet réaliste à court terme.

 

En un mot, la modernisation numérique du système fiscal centrafricain apparaît comme un pari risqué. Si l’intention est louable, la réussite de ce chantier titanesque dépendra moins des outils technologiques que de la capacité de l’administration à changer ses pratiques en profondeur. Entre les défis techniques, les résistances au changement et les réalités du terrain, la route vers un fisc moderne et efficace promet d’être longue et semée d’embûches.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Bozoum et à Paoua, une marche téléguidée pour le 3e mandat de Touadéra est en marche

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À Bozoum et à Paoua, une marche téléguidée pour le 3e mandat de Touadéra est en marche

 

Centrafrique.org/?attachment_id=87001″ rel=”attachment wp-att-87001″ data-wpel-link=”internal”>À Bozoum et à Paoua, une marche téléguidée pour le 3e mandat de Touadéra est en marche
Marche de soutien pour la candidature de Baba Kongoboro en vue de l’élection présidentielle de 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce lundi 3 février 2025, des députés illettrés de l’opposition “ayant retournés leur veste en faveur de Touadera ” organisent des marches à Bozoum et Paoua pour soutenir un troisième mandat de Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro. Une mise en scène qui ne trompe personne.

 

En effet, cette opération est bien connue  de tous les centrafricains: 2 millions de francs CFA par préfecture pour mobiliser des “manifestants” dans l’Ouham-Pendé, Bozoum,  et le Lim-Pendé, à Paoua. Mais ce qui étonne plus, ce le nom des organisateurs, qui sont d’ailleurs bien connus pour leur changement de couleur  en pleine saison sèche : les députés qui ont trahi leur camp pour rejoindre le pouvoir. Parmi eux, Gervais Nguerekane, ex-député du MLPC devenu serviteur zélé du régime à Bozoum, située à 385 km de Bangui. À Paoua, distante de 487 km de la capitale, ce le député illétré Kette Percus et Lucien Mbaigoto, autres transfuges du MLPC pour le premier,  et du Monui pour le second, qui battent le rappel.

 

Ces députés, dont certains comme Ketté Percus de Paoua qui a un niveau de CP2, n’ont même pas le baccalauréat exigé par la nouvelle Constitution, ont obtenu des garanties du pouvoir : leurs sièges sont “protégés” en échange de leur allégeance. Une pratique qui explique la dérive autoritaire d’un régime prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.

 

Cette tournée des préfectures avait déjà commencé à Mbaïki dans la Lobaye et dans la Vakaga. Une opération de séduction qui ressemble plus à un achat de consciences qu’à un véritable élan populaire. Dans une Assemblée nationale désormais monocolore, les voix discordantes ont été méthodiquement étouffées à coups de billets.

 

Joint par téléphone, un jeune leader de Paoua dénonce “une mascarade organisée avec l’argent du contribuable centrafricain”. Un avis partagé par de nombreux habitants  de Paoua qui voient dans ces manifestations “commandées” le signe d’un pouvoir aux abois.

 

Pendant ce temps à Bangui, surnommée jadis “la coquette” et aujourd’hui tristement rebaptisée “Bangui la poubelle” durant le régime de Faustin-Archange Touadera, le silence des quartiers populaires en dit long sur l’adhésion réelle des Centrafricains à ce projet de maintien au pouvoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Un appel à témoins international lancé par Le cabinet d’avocats Larochelle  provoque la colère de Bangui

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Centrafrique : Un appel à témoins international lancé par Le cabinet d’avocats Larochelle  provoque la colère de Bangui

 

Centrafrique.org/centrafrique-lavocat-de-maxime-mokome-denonce-la-cpi-et-les-accords-controverses-avec-le-gouvernement-centrafricain/maitre-larochelle-philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale/” rel=”attachment wp-att-70893″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un appel à témoins international lancé par Le cabinet d'avocats Larochelle provoque la colère de Bangui
Maitre Larochelle Philippe, avocat à la cour penale internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner et les autorités centrafricaines ciblés par une enquête sur des crimes de masse commis sur le territoire centrafricain.

 

Le cabinet d’avocats Larochelle, établi à Montréal au Canada, a lancé le 17 janvier 2025 un vaste appel à témoins sur les crimes commis en République centrafricaine. Cette initiative du cabinet d’avocats Larochelle  , qui cible directement le groupe Wagner et plusieurs hauts responsables du régime, révèle l’ampleur des atrocités commises dans le pays depuis 2017.

 

Dans son communiqué, Me Philippe Larochelle  du cabinet d’avocats Larochelle   demande des informations sur “les exactions commises par le groupe Wagner entre 2020 et 2024”, particulièrement dans les préfectures de la Ouaka, Haute-Kotto, Nana-Mambéré, Ouham, Bamingui-Bangoran et Vakaga. Le document cite spécifiquement le ministre de l’Élevage Hassan Bouba, “impliqué dans plusieurs attaques de sites de déplacés, de mosquées et églises à Bambari et Alindao.”

 

Comme tous les centrafricains le savent, peut-être le cabinet d’avocats Larochelle   également, le groupe Wagner en Centrafrique a une méthodologie minutieuse de ses  exactions. Ces criminels russes, présents depuis 2018 à la demande du président Touadéra, ont développé un système sophistiqué pour dissimuler leurs crimes. “Ils décapitent ou brûlent les corps des victimes, retirent parfois leurs organes ou les attachent à des pierres avant de les jeter dans les rivières afin d’éviter que les corps jetés dans l’eau ne reviennent sur surface “, explique un travailleur humanitaire joint par la rédaction du CNC.

 

En outre, les mercenaires russes du groupe Wagner interdisent formellement toute documentation de leurs actions. “Quiconque est surpris en train de filmer ou de photographier risque la mort immédiate”, témoigne un habitant de Bria contacté par CNC. Les mercenaires russes bloquent régulièrement l’accès aux sites d’exactions aux équipes de casques bleus de la Minusca et aux organisations humanitaires, mais également à tous les centrafricains curieux qui tentent de s’approcher du lieu.

 

La réponse du gouvernement centrafricain au cabinet d’avocats Larochelle   ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué signé par le ministre de la Communication Maxime Balalou le 30 janvier, Bangui dénonce une “démarche non professionnelle” et une “instrumentalisation géostratégique”. Le gouvernement rappelle que “la RCA est un État souverain” et affirme qu’“aucun crime ou délit ne saurait resté impuni”.

“Avec un tel langage du gouvernement, c’est devenu leur excuse pour massacrer la population en toute impunité”, dénonce un activiste de la société civile centrafricaine. “Ils modifient la Constitution à leur guise, comme celle du 30 août 2023 dont personne ne sait où elle a été rédigée, pour permettre à Touadéra de rester président à vie.”

 

Les principaux responsables sont clairement identifiés par le peuple centrafricain. Au sommet, le président Touadéra lui-même, qui a fait venir les mercenaires russes et reste sourd aux souffrances de la population. Le chef d’état-major des armées, le général Zéphirin Mamadou,  le directeur général de la police, Bienvenu Zokoué, le directeur général de la gendarmerie, qui ont totalement abandonné leur autorité au groupe Wagner, qui commande désormais l’armée, la gendarmerie et la police nationales.

 

“Quiconque critique est immédiatement qualifié d’ennemi du peuple et risque la mort”, explique un activiste centrafricain des droits humains. Des milliers de familles pleurent leurs disparus. Les ONG et les Nations Unies documentent ces atrocités malgré les obstacles. “Ce ne sont pas des inventions mais une terrible réalité quotidienne que les centrafricains y vivent, et comptent le dénoncer au cabinet d’avocats Larochelle  “, souligne un responsable onusien.

 

Le communiqué du cabinet d’avocats Larochelle  a ravivé l’espoir de nombreux Centrafricains. “La Cour Pénale Internationale est intervenue au Kenya pour 1000 morts. Ici, nous dépassons les 2000 victimes”, rappelle un juriste centrafricain. Le président kényan lui-même s’était présenté devant la CPI malgré sa fonction.

 

Les organisations humanitaires confirment la sophistication des méthodes du groupe Wagner. “Ils anticipent les enquêtes internationales en effaçant systématiquement les preuves”, explique un activiste centrafricain du droit humain. “Mais les témoignages s’accumulent et les familles des victimes n’oublieront pas”.

 

Le ministre Maxime Balalou, porte-parole officieux du groupe Wagner, persiste à brandir l’argument de la souveraineté nationale. “Mais la souveraineté ne peut justifier le massacre d’un peuple”, rétorque un leader religieux. “La CPI existe précisément pour juger les crimes que les États ne peuvent ou ne veulent pas poursuivre“, ajoute-t-il

 

Les Nations Unies et plusieurs ONG internationales ont documenté de nombreux cas où les Wagner empêchent délibérément l’accès aux sites d’exactions. “Ils établissent des checkpoints, bloquent les routes, menacent les enquêteurs”, détaille un commerçant centrafricain de Bambari. “Mais les preuves finissent toujours par émerger“. Et c’est justement le prochain boulot du cabinet d’avocats Larochelle  .

 

Pour beaucoup de Centrafricains, cet appel à témoins du cabinet d’avocats Larochelle   marque un tournant. “La peur change de camp”, observe un ancien avocat centrafricain. “Le régime et les Wagner se croyaient tout-puissants avec leurs modifications constitutionnelles et leur impunité. Maintenant, ils découvrent que la justice internationale reste vigilante“.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ce cauchemar prendra bientôt fin” : l’avertissement de Crépin Mboli-Goumba au pouvoir de Bangui

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Ce cauchemar prendra bientôt fin” : l’avertissement de Crépin Mboli-Goumba au pouvoir de Bangui

 

Centrafrique.org/le-brdc-intensifie-la-pression-sur-touadera-pour-obtenir-un-dialogue-entre-pouvoir-et-opposition/maitre-crepin-mboli-goumba-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-86669″ data-wpel-link=”internal”>Ce cauchemar prendra bientôt fin" : l'avertissement de Crépin Mboli-Goumba au pouvoir de Bangui
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La phrase claque comme un coup de tonnerre. Face au ministre de la Communication Maxime Balalou sur la radio Ndéké-Luka, le leader du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) délivre un message glacial au régime. Plus qu’une menace, c’est une prédiction fondée sur des chiffres implacables : la RCA s’enfonce dans une crise sans précédent que le pouvoir ne peut plus masquer.

 

Les signes de la fin annoncés par maître Crépin Mboli-Goumba

 

“Nous sommes parmi les cinq pays les plus dangereux au monde, parmi les dix pays les plus pauvres”, martèle Crépin Mboli-Goumba. Face à lui, le ministre Maxime Balalou s’agite, parle de “gesticulations”. Mais les chiffres sont têtus : la RCA fait partie des trois seuls pays d’Afrique qui s’appauvrissent.

 

Un régime aux abois

 

“Le président n’a plus la maîtrise de son destin”, assène le leader de du BRDC Crépin Mboli-Goumba. La situation est explosive : Wagner contrôle la sécurité, la défense, les finances, les ressources et le commerce, tandis que le FMI impose ses conditions, pendant que des étrangers comme Jules Njawé s’arrogent le droit de parler au nom de l’État centrafricain.

 

Le peuple gronde

 

“Quand le peuple centrafricain qui a faim va se lever en 2025, il n’y aura pas de pouvoir à vie”, prévient Crépin Mboli-Goumba. Dans un pays où 70% sont analphabètes et où seuls 4,7% des enfants savent lire, la colère monte.

 

L’heure des comptes

 

“La reddition des comptes viendra”, promet le coordinateur du BRDC. “Vous serez moins flamboyant face à la main de la justice”. Un avertissement direct au pouvoir qui refuse toujours le dialogue.

 

“On pourra se retrouver ici dans cette station pour parler de ce que je suis en train de vous dire”, lance Crépin Mboli-Goumba au ministre Maxime Balalou. Un rendez-vous avec l’histoire que le leader de l’opposition annonce avec la tranquille assurance de celui qui voit déjà les premiers craquements d’un régime à bout de souffle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Après la polémique et le tollé général, le ministre Bruno Yapande annule le baptême du marché Pétévo au nom du président Touadera

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Après la polémique et le tollé général, le ministre Bruno Yapande annule le baptême du marché Pétévo au nom du président Touadera

 

Centrafrique.org/bruno-yapande-ministre-en-charge-de-ladministration-du-territoire-une-personne-parlant-dans-un-microphone-devant-une-foule-de-personnes-texte-possible-paroisse-merit-ausiliatrice/” data-wpel-link=”internal”>Après la polémique et le tollé général, le ministre Bruno Yapande annule le baptême du marché Pétévo au nom du président Touadera
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Administration du territoire Bruno Yapande a été contraint d’abroger par arrêté le 1er février 2025 la décision controversée de renommer le marché Pétévo du 6e arrondissement de Bangui en “Marché Professeur Faustin Archange Touadera”. Ce revirement intervient après une vive polémique et de nombreuses critiques dans la capitale et sur les réseaux sociaux sur cette affaire.

 

Dans un communiqué officiel révélant l’embarras des autorités, le ministre Bruno Yapande précise que “l’auteur de cet acte n’a jamais eu l’autorisation ni de son département ni des hautes autorités à cet effet”. La controverse avait débuté dès la publication de l’arrêté initial par le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Nakombo  le 30 janvier 2025.

 

Rappelons que cette affaire s’inscrit dans une série de changements de noms de lieux publics en l’honneur du président Touadera alias Baba Kongoboro depuis 2016, comme une section de route de 300 mètres entre le lycée technique et l’avenue des Martyrs près de l’université de Bangui, ou encore le centre de formation de football féminin que le Président de la fédération centrafricaine de football préfère le baptiser au nom du Président Touadera.

 

“Dans une capitale qui croule sous les ordures et où les infrastructures de base se délabrent à ciel ouvert, ces tentatives de renommage semblent particulièrement mal venues pour les centrafricains “, souligne un observateur de la société civile qui souhaite rester anonyme. Il ajoute que “Bruno Yapande, ministre de l’administration peine à citer une seule réalisation majeure de Baba Kongoboro pour améliorer le quotidien des Centrafricains”.

 

Malgré ce désaveu public, le ministre Bruno Yapande tente de sauver la face en appelant la population “à ne point céder à la panique” et “à garder une entière et indéfectible confiance aux institutions de la République”. Il salue au passage “les initiatives de modernisation des infrastructures” du président Touadera, sans toutefois pouvoir en citer d’exemples concrets de la réalisation de Baba Kongoboro depuis son investiture en 2016.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Inquiétude à Amdafock après l’arrivée massive des rebelles tchadiens à bord des  dizaines des véhicules lourdement armés

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Inquiétude à Amdafock après l’arrivée massive des rebelles tchadiens à bord des  dizaines des véhicules lourdement armés

Centrafrique.org/dernieres-minutes-les-mercenaires-russes-sont-sur-le-point-de-quitter-la-republique-centrafricaine/mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-56655″ data-wpel-link=”internal”>Inquiétude à Amdafock après l’arrivée massive des rebelles tchadiens à bord des dizaines des véhicules lourdement armés
Les rebelles soudanais de RSF à Khartoum en 2022

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une importante colonne de rebelles tchadiens, environ cinquante véhicules lourdement armés, s’est positionnée discrètement à l’Est de Amdafock  , à environ 35 kilomètres de Birao, selon plusieurs sources locales jointes par la rédaction du CNC. Cette présence soudaine a provoqué la fermeture préventive des écoles vendredi dernier et l’évacuation des élèves.

 

Les intentions de ce groupe armé tchadien restent floues. Cette mobilisation intervient quelques jours après l’attaque meurtrière menée le 16 janvier par les Forces de Soutien Rapide (FSR) soudanaises contre une base rebelle tchadienne à Hadjar Fatna, qui avait coûté la vie aux chefs rebelles Ali Massar et Abakar.

 

“La population est très inquiète. Ces rebelles se sont installés furtivement dans la zone. On ne sait pas s’ils préparent une riposte contre les FSR au Soudan ou s’ils veulent reprendre le contrôle des grottes de Hadjar Fatna”, explique un notable local joint au téléphone par CNC.

 

Pour rappel, l’attaque du 16 janvier avait aussi fait trois blessés graves parmi les rebelles tchadiens : Ismaël Kamiss, Ousman Anour et Alrachid Ali, évacués vers l’hôpital de Birao avant d’être à nouveau transféré à Bangui par les Mercenaires russes du groupe Wagner à bord de leur mini avion CESNA. Cette attaque menée par les rebelles soudanais faisait suite à des actes de banditisme commis contre des femmes peuhles Mbororo.

 

Cette nouvelle concentration de forces dans cette localité tripartite du nord- Est de la République centrafricaine inquiète les autorités centrafricaines. La ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon avait pourtant officiellement, comme tout le monde le savait très bien,  refusé en 2022 l’installation de ces groupes armés sur le territoire national afin juste de tromper les autorités tchadiennes.

 

La rédaction continue de suivre l’évolution de la situation dans cette zone frontalière sensible entre le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine.

 

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Comment le président Touadera transforme l’armée nationale en sa milice ethnique

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Quand la machine ethnique de Touadera pulvérise l’armée centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Bir-de-touadera-450×253.jpg” alt=”Lors du lancement le 7 février de la nouvelle brigade de Touadera dénommée Brigade d’intervention rapide (BIR) à Bangui, illustrant l’article sur la machine ethnique de Touadera pulvérise l’armée centrafricaine” width=”450″ height=”253″ />

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Une enquête explosive de la rédaction du CNC révèle l’ampleur de l’ethnicisation systématique des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sous la présidence de Faustin Archange Touadera. Cette politique délibérée de recrutement ethnique menace de transformer l’armée nationale en une force tribale au service du pouvoir.

 

La lumière sur la machine ethnique de Touadera  

 

Des documents confidentiels obtenus par notre rédaction démontrent l’existence d’un système organisé de recrutement favorisant l’ethnie Mbaka-Mandja, celle du président Touadera. En 2023, plus de 70% des nouvelles recrues appartenaient à ce groupe ethnique qui ne représente pourtant que moins de 3% de la population centrafricaine.

 

C’est une politique délibérée d’épuration ethnique de l’armée”, dénonce un colonel récemment radié. “Les ordres viennent directement de la présidence. Nous devons privilégier les Mbaka-Mandja dans tous les recrutements”.

 

La purge silencieuse des autres ethnies

 

Les chiffres sont accablants. En moins d’un an, 130 militaires d’origine Gbaya, dont huit officiers supérieurs, ont été radiés sans motif valable. “On nous accuse de déloyauté, de complicité avec les rebelles, mais sans jamais apporter de preuves”, témoigne un capitaine Gbaya contraint à l’exil.

 

Un autres document parvenus à la rédaction du CNC interne révèle que plus de 200 autres officiers non-Mbaka sont sur une liste d’officiers à “neutraliser”. “C’est une épuration ethnique qui ne dit pas son nom”, affirme un responsable militaire qui en profite pour dénoncer cette machine ethnique de Touadera en marche.

 

Un système de corruption sous la machine ethnique de Touadera

 

Le recrutement est devenu un véritable machine ethnique de Touadera. “Pour intégrer les FACA aujourd’hui, il faut soit être Mbaka-Mandja, soit payer entre 100 000 et 500 000 francs CFA selon le grade souhaité”, révèle un recruteur repenti. “Les non-Mbaka doivent payer le double“.

 

Cette corruption ethnique s’étend jusqu’aux plus hauts grades. Un général témoigne sous anonymat : “Les promotions sont accordées en priorité aux Mbaka-Mandja. Les autres ethnies doivent soit payer, soit stagner dans leur grade“.

 

Les conséquences désastreuses de cette machine ethnique de Touadera  sur le terrain

 

Cette ethnicisation a des répercussions directes sur l’efficacité opérationnelle des FACA. “Les unités sont constituées sur des bases ethniques, créant des tensions permanentes“, explique un commandant de zone. “Certains soldats refusent d’obéir à des officiers d’autres ethnies“.

 

Dans plusieurs régions du pays, comme à Bossangoa ou Bocaranga, , les populations accusent les FACA de discrimination ethnique. “Les patrouilles Mbaka-Mandja harcèlent systématiquement les autres communautés“, dénonce un chef traditionnel de Bambari. “Ce n’est plus une armée nationale, c’est une milice ethnique.”

 

Le précédent historique inquiétant

 

Le Dr. Marie-Ange Mballa, historienne, établit un parallèle alarmant : “Nous reproduisons exactement le schéma qui a conduit à l’effondrement de l’armée en 2013. Sous Bozizé, c’étaient les Gbaya qui dominaient. Aujourd’hui, ce sont les Mbaka-Mandja. Le résultat sera le même : une armée divisée incapable de défendre la nation“.

 

La complicité des partenaires internationaux

 

Plus troublant encore, cette ethnicisation se déroule sous le regard complaisant des partenaires internationaux. “Les instructeurs russes du groupe Wagner encouragent cette politique“, révèle une source militaire. “Plus l’armée est divisée ethniquement, plus elle dépend de leur protection“.

 

Les tensions montent dans les rangs

 

“Le mécontentement grandit dans toutes les ethnies”, prévient un sous-officier. “Même certains Mbaka-Mandja sont mal à l’aise avec cette situation. Ils savent qu’ils seront les premières victimes en cas de changement de régime“.

 

Une bombe à retardement

 

“Cette politique d’ethnicisation est une bombe à retardement., alerte un officier de l’armée nationale. « Une armée construite sur des bases ethniques plutôt que sur la compétence ne peut qu’imploser entrainant le pays dans sa chute.

La militarisation ethnique des FACA représente une menace directe pour l’unité nationale. Sans une intervention urgente pour rétablir l’équilibre ethnique dans les recrutements et les promotions, l’armée centrafricaine risque de devenir le catalyseur d’une nouvelle guerre civile à base ethnique.

 

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Bangui joue au cash – cash avec l’électricité

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Bangui joue au cash – cash avec l’électricité

 

Bangui-soutiennent-leconomie-familiale/activite-commerciale-devant-le-magasin-point-2-au-marche-gobongo/” rel=”attachment wp-att-76757″ data-wpel-link=”internal”>Bangui joue au cash – cash avec l’électricité
Activité commerciale au marché Gobongo . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En effet, depuis plusieurs semaines, les habitants de plusieurs arrondissements de la capitale centrafricaine Bangui vivent au rythme intensif des coupures d’électricité. La situation affecte particulièrement les petits commerçants et artisans qui dépendent de l’énergie électrique pour leurs activités quotidiennes. À la sortie nord de Bangui, la situation est plus grave.

 

“Ici chez nous, le courant apparaît à peine 30 minutes par jour”, témoigne Marcelin, qui fait fonctionner un moulin à manioc à Gobongo, à 9 kilomètres du centre-ville. En effet, devant sa machine, une longue file de clients attend, cuvettes de manioc en main. “Voyez vous-même, rien n’avance. Les clients patientent mais nous ne pouvons rien faire sans électricité“.

 

La situation n’épargne personne dans ce secteur nord de la capitale Bangui. Dans sa mini-papeterie du PK11, Romaric ne peut plus assurer les services d’impression et de photocopie. “C’est une petite entreprise qui dépend entièrement de l’électricité. Sans courant, nous sommes totalement bloqués”, explique-t-il.

 

En effet, même les institutions publiques subissent ces désagréments électrique. À l’Institut Centrafricain de Recherche Agronomique (ICRA), au PK10 de Bangui, les activités tournent au ralenti. “Les chercheurs ne peuvent ni concevoir ni imprimer leurs documents. Nous sommes contraints de travailler la nuit”, explique le directeur du Département de Technologie.

 

L’ENERCA, la société nationale d’électricité, de son côté, tente de se justifier maladroitement comme d’habitude. Elle évoque des travaux de maintenance annuelle comme cause de ces perturbations à Bangui. “Nous effectuons actuellement l’entretien de la centrale solaire de Danzi (26 km de Bangui) “, indique le directeur de la production. “De plus, nous devons gérer une panne au niveau du palier turbine à Boali (95 km de Bangui ) “.

 

Cependant, les résidents de Bangui tentent de s’organiser comme ils peuvent. Certains commerces modifient leurs horaires pour profiter des rares moments où l’électricité est disponible. D’autres investissent dans des groupes électrogènes, malgré le coût supplémentaire que cela représente.

 

Selon les prévisions de l’ENERCA, cette situation devrait encore durer une semaine. En effet, les équipes techniques doivent terminer les travaux de maintenance et réparer les équipements en panne avant un retour à la normale.

 

En attendant, les banguissois continuent de s’adapter, tout en espérant une amélioration rapide de la situation. “Nous n’avons pas le choix”, confie un commerçant. “Il faut bien continuer à travailler, avec ou sans électricité.”

 

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Haut-Mbomou : une épuration ethnique se déroule sous les yeux complices des autorités

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Haut-Mbomou : une épuration ethnique se déroule sous les yeux complices des autorités

 

Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : une épuration ethnique se déroule sous les yeux complices des autorités
Les miliciens Azandé à Zémio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les massacres quotidiens se poursuivent dans la préfecture du Haut-Mbomou, à 1214 km de Bangui. Les miliciens “Wagner ti Azandé” y mènent une campagne d’épuration ethnique contre les populations musulmanes, dans l’indifférence totale des autorités nationales.

 

Le 21 janvier, plus d’une dizaine de civils ont été tués et quatre blessés à cinq kilomètres de Mboki, dans le Haut-Mbomou. Ces violences aveugles sont l’œuvre des miliciens Azandé, formés en mars 2024 par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

“Dans le Haut-Mbomou, la situation sécuritaire est grave”, déclare sur les antennes de la radio Centrafrique,  Victor Bissekoin, gouverneur de la région du Haut-Oubangui. “Les jeunes Zandé recrutés et formés agissent sans contrôle. Ils inquiètent la population du Haut-Mbomou au lieu de la protéger”.

 

Ces miliciens, que le gouvernement prétend avoir déjà intégrés dans l’armée nationale, multiplient les exactions dans tout le sur les antennes de la radio Centrafrique, , notamment à Zemio, Bambouti, Mboki et Rafaï. “Ils sont censés être des fils du pays avec la mission de protéger la population, mais leur comportement n’a rien à voir avec celui d’une armée nationale”, ajoute le gouverneur Bissekoin.

 

Dans son communiqué N°009/CPC-F/CG/CM/P-PP/EM/S.G-25, le Général Ali Darassa Mahamat, coordonnateur-militaire de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F), dénonce “un comportement inacceptable des Wagner ti Azandé “. Il alerte sur la situation humanitaire désastreuse  dans le Haut-Mbomou : “D’innombrables civils vivent dans la peur et dans la crainte constante d’être victimes d’attaques“.

 

Les médias nationaux et les députés locaux, qui avaient dénoncé les exactions impardonnables des éléments de l’UPC avant et chérir les Wagner ti Azandé, , restent étrangement muets devant les massacres de la population musulmane par leurs bébés chéris les Wagner ti Azandé. Même la Minusca, déployée dans la région, ne réagit pas, reste spectaculairement muette.

 

Par la voix de son porte-parole Amir Faissal, la CPC-F exige une intervention de la communauté internationale et des enquêtes sur ces massacres ethniques. Cette violence organisée se déroule au vu et au su de tous, sans qu’aucune autorité n’intervienne pour protéger les populations civiles ciblées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La mairie de Bangui démolit un centre d’incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles : une affaire qui sent la mafia

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La mairie de Bangui démolit un centre d’incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles : une affaire qui sent la mafia

 

La mairie de Bangui démolit un centre d'incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles : une affaire qui sent la mafia
Le centre d’incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles qui vient d’être détruit par la Mairie de Bangui au marché de Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un coup de bulldozer a mis fin à 23 ans de formation professionnelle près du marché de Pétévo, dans le sixième arrondissement. La mairie de Bangui a détruit sans préavis le centre de l’ONG UTEFAGET, alors que leur bail court encore. Mais derrière cette démolition se cache une histoire trouble.

 

Une destruction au contour mafieux

 

“On n’a même pas eu le temps de sauver tout notre matériel”, raconte Christian, directeur de l’UTEFAGET, au micro de la radio Ndéké-Luka ce jeudi 30 janvier dans la matinée. Les sept salles de formation, dont celles dédiées à l’informatique, sont parties en poussière.

 

Mais le plus étrange dans cette affaire ? Le bail entre l’ONG et la mairie est toujours valable pour 2 ans et demi. “Ils n’ont présenté ni papier du tribunal, ni notification”, ajoute le directeur.

La mairie de Bangui démolit un centre d'incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles : une affaire qui sent la mafia
Centre de formation professionnelle détruit à Pétévo par la mairie de Bangui

 

Le vrai visage de l’affaire impliquant la mairie de Bangui et la mafia

 

Selon nos informations, cette démolition cache une transaction douteuse. La mairie de Bangui  aurait déjà promis ce terrain à un opérateur économique étranger pour un nouveau projet commercial. Une source proche du dossier parle d’une “entente préalable” entre le maire de Bangui, le parrain mafieux Emile Gros Nakombo et cet homme d’affaires étranger.

 

Un membre du cabinet du maire, qui préfère rester anonyme, joint au téléphone par la rédaction du CNC, tente de justifier l’action : “L’ONG a construit des bâtiments annexes non autorisés et les a mis en location”. Une explication qui ne tient pas la route, puisque la première démolition partielle remonte à plusieurs mois, sans qu’aucun document officiel n’ait été présenté par la mairie de Bangui, ni par le tribunal.

 

Des jeunes abandonnés au profit d’intérêts mafieux

 

Pendant que la mairie de Bangui  laisse les ordures s’accumuler dans les rues de la capitale, elle trouve le temps de détruire un centre d’incubation de formation des Ex combattants, des femmes et filles, d’ailleurs outillées gratuitement aux métiers techniques. “Chaque année, des dizaines de jeunes désœuvrés trouvaient ici une chance de se former”, témoigne un ancien élève, aussi en colère contre la mairie de Bangui.

 

Le directeur de cabinet du président de la délégation spéciale, Sylvain Djamani, promet une “réaction ultérieure de la mairie de Bangui “. Un silence qui en dit long sur les vraies raisons de cette démolition.

 

Une ville de Bangui livrée aux appétits mafieux

 

Cette affaire montre comment certains responsables municipaux bradent le patrimoine de Bangui. Pendant que les jeunes cherchent du travail, que les ordures s’entassent dans les rues, la mairie de Bangui  préfère raser un centre de formation pour satisfaire des intérêts privés.

 

Les habitants du 6ème arrondissement perdent un lieu d’espoir et de formation. Et pendant ce temps, personne ne sait vraiment qui profitera de ce terrain, ni quelles sommes ont changé de mains dans cette histoire trouble.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : 5000 châteaux d’eau promis en 2021, 1 seul réalisé, restant 4999 manquants dans le bilan de Touadéra

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5000 châteaux d’eau promis en 2021, 1 seul réalisé, restant 4999 manquants dans le bilan de Touadéra

 

Centrafrique : 5000 châteaux d'eau promis en 2021, 1 seul réalisé, restant 4999 manquants dans le bilan de Touadéra
Le 1er château d’eau sur les 500 promis par Touadera en construction finale. Photo Cristian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, peine à concrétiser sa promesse grandiose de construire 5000 châteaux d’eau. Quatre ans après l’annonce officielle de ce projet d’envergure nationale, seuls deux modestes forages ont vu le jour, dont un encore inachevé.

 

Le 19 juin 2021, la présidence centrafricaine, par la voix de monsieur Binda Pascal Koyagbélé, conseiller du Président Touadera en matière des grands travaux,  annonçait en grande pompe la construction de 5000 châteaux d’eau pour améliorer l’accès à l’eau potable des 6 millions de Centrafricains. Aujourd’hui, en janvier 2025, le bilan s’avère particulièrement maigre : un forage en cours d’achèvement à Bimbo, à 5 kilomètres à la sortie sud-ouest de Bangui, et un second inauguré en 2024 sur la route de Damara.

 

“La présidence avait promis des châteaux d’eau capables d’alimenter un ou deux arrondissements entiers. À la place, nous avons deux simples forages dont la capacité est nettement inférieure, capable d’alimenter seulement une ruelle “, souligne un agent spécialisé en hydraulique interrogé par la rédaction du CNC. Cette différence technique n’est pas anodine : un château d’eau peut desservir plusieurs milliers d’habitants, contrairement à un forage dont la portée reste limitée.

Un château d’eau dit château d’eau ailleurs. dans d’autres pays

 

Le contraste est saisissant avec d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. “Au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, les présidents transforment visiblement leurs pays dès le premier mandat avec des infrastructures concrètes :  routes, ponts, systèmes hydrauliques”, note un observateur politique centrafricain basé à Bangui.

 

Pour le président Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, ce retard considérable dans la réalisation des infrastructures hydrauliques promises intervient alors qu’il brigue un troisième mandat cette année. La modification de la Constitution adoptée par référendum truqué en 2023 lui permet désormais de se maintenir au pouvoir, malgré un bilan critiqué par tous les centrafricains.

La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Essai du forage en présence de Touadera

 

À Bangui, l’inauguration prochaine du forage de Bimbo ne fait pas oublier l’arithmétique implacable : il manque encore 4998 infrastructures pour atteindre l’objectif minimum annoncé. “Comment justifier un tel écart entre les promesses et les réalisations ?”, s’interroge un habitant de Bimbo qui préfère garder l’anonymat par crainte de représailles.

La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Mur publicitaire du forage Touadera au pk13 de Bangui

 

Cette situation reflète les difficultés plus larges de la République centrafricaine, pays enclavé classé parmi les plus pauvres au monde. Toutefois, pour de nombreux Centrafricains, l’argument des contraintes économiques ne suffit plus à expliquer l’immense décalage entre les annonces présidentielles et leur concrétisation.

 

Le ministère de l’Hydraulique, dirigé par le mafieux Arthur Bertrand Piri, n’a pas souhaité répondre à nos questions sur le calendrier de réalisation des infrastructures manquantes. Pendant ce temps, des millions de Centrafricains continuent de faire face à des difficultés quotidiennes d’accès à l’eau potable, rappelant l’urgence d’actions concrètes au-delà des effets d’annonce.

 

Cette promesse non tenue s’ajoute à une liste croissante de projets en suspens, alors que le pays reste largement dépendant de l’aide internationale et de la présence controversée des Mercenaires russes du groupe Wagner pour assurer sa sécurité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui, une capitale sans pompiers : quand une ville de plus d’un million d’habitant n’a qu’un seul camion

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Bangui, une capitale sans pompiers : quand une ville de plus d’un million d’habitant n’a qu’un seul camion

 

Centrafrique.org/des-curieux-observent-le-camion-des-sapeurs-pompiers-lors-dune-intervention-sur-lavenue-de-france-devant-fateb-le-24-decembre-2019-par-cnc-mbata/” data-wpel-link=”internal”>Bangui, une capitale sans pompiers : quand une ville de plus d’un million d’habitant n’a qu’un seul camion
Des curieux observent un camion des sapeurs pompiers sur l’avenue de France . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 De fait, cette saison sèche amène son lot d’incendie dans la capitale centrafricaine et les sapeurs-pompiers peinent à intervenir. À vrai dire, l’absence de secours devient une source d’angoisse réelle pour les Banguissois.

 

Au quartier Fou, vendredi dernier, Vincent de Paul a vu sa maison brûler sans aide. “J’ai appelé les pompiers plusieurs fois, sans succès”, nous dit-il.

 

À bien considérer les choses, le problème touche tous les secteurs. C’est ainsi qu’à la cité golf du PK-11, Berang Dokoula a lui aussi dû faire face seul à un incendie déclenché par un court-circuit. À ce propos, il précise : “Les services de secours m’ont clairement dit qu’ils ne viendraient pas“.

 

Dans ces conditions, ce sont les voisins qui s’entraident. Assurément, sans cette solidarité spontanée, les dégâts seraient encore plus graves. “Les gens du quartier accourent dès qu’ils voient de la fumée”, remarque un habitant.

 

Il est à noter que même des boutiques qui sont aux alentours du stade Sagbado vers le quartier PK5  n’ont pas été épargnées. Il a fallu l’intervention des pompiers de la Minusca pour maîtriser les flammes. Manifestement, seules les forces internationales disposent des moyens nécessaires.

 

Pour tout dire, la situation des sapeurs-pompiers est chaotique. Concrètement, le service ne fonctionne qu’avec un seul camion, le deuxième étant en panne depuis des mois.

 

À l’évidence, les habitants doivent s’adapter. Certains achètent des extincteurs, d’autres organisent des tours de garde. “On apprend à se débrouiller”, explique un père de famille du quartier Fou.

 

Sans nul doute, cette situation préoccupe tout le monde. Dans la pratique, chaque Banguissois sait désormais qu’il ne peut compter que sur lui-même et ses voisins en cas d’incendie.

 

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Des mercenaires russes tirent sur un orpailleur près de Baboua

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Des Mercenaires russes tirent sur un orpailleur près de Baboua

 

Centrafrique.org/Centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Des mercenaires russes tirent sur un orpailleur près de Baboua
Fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner – Centrafrique : deux jeunes interpellés par les mercenaires russes à Nana-Bakassa sont portés disparus

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un civil d’une cinquantaine d’années a échappé à la mort après avoir reçu trois balles tirées par des mercenaires russes criminels du groupe Wagner à 20 kilomètres de Baboua, dans la Nana-Mambéré. Les mercenaires russes l’ont agressé et tenté de l’exécuter après une tentative d’extorsion infructueuse sur la route du site aurifère de Diba.

Centrafrique.org/le-miraculeux-survivant-des-mercenaires-russes-a-diba-pres-de-baboua-dans-la-nana-mambere/” data-wpel-link=”internal”>Des mercenaires russes tirent sur un orpailleur près de Baboua
Le miraculeux survivant des mercenaires russes à Diba, près de Baboua, dans la Nana-Mambéré.

 

Les faits se sont déroulés il y a trois jours lorsque la victime, qui rentrait à pied du site minier de Diba, a été intercepté par les mercenaires Wagner. Après l’avoir demandé et fouiller minutieusement sans trouver ni or ni argent, les criminels  mercenaires russes l’ont sauvagement tabassé malgré ses explications. Aussitôt quand les coups commencent à pleuvoir massivement sur la victimes, elle commence à crier à l’aide. En langue Gbaya, une langue couramment parlé dans cette localité, le monsieur crie fort et très fort. Les mercenaires russes, troublé par ce cri de détresse de l’homme, ils   l’ont répondu par trois tirs à bout portant avant de l’abandonner, le croyant mort.

 

“Ils m’ont fouillé de la tête aux pieds, dans toutes mes poches. Quand ils n’ont rien trouvé, ils ont commencé à me tabasser “, témoigne la victime aux habitants de Diba, qui, vu l’intention criminelle de ces voyou,  a miraculeusement survécu en rampant jusqu’au village le plus proche.

 

Cette tentative d’assassinat dévoile une fois de plus les méthodes criminelles des mercenaires russes du groupe Wagner, qui terrorisent la population centrafricaine depuis leur arrivée en 2018. Ces exactions sont souvent attribuées aux rebelles pour masquer la responsabilité des mercenaires russes.

 

La sous-préfecture de Baboua, à 560 kilomètres de Bangui et 104 kilomètres de Bouar, est une zone stratégique pour l’extraction aurifère. Les orpailleurs locaux y subissent régulièrement les violences et tentatives d’extorsion des mercenaires Wagner, qui contrôlent de fait les sites miniers de cette région.

 

La complicité des autorités centrafricaines avec le groupe criminel Wagner rend impossible toute poursuite judiciaire de ces crimes, alors même que les mercenaires russes multiplient les exactions contre les civils dans tout le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les religieuses kidnappées près de Bocaranga ont finalement été libérées

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Les religieuses kidnappées près de Bocaranga ont finalement été libérées

 

Centrafrique.org/les-religieuses-kidnappees-pres-de-bocaranga/” data-wpel-link=”internal”>Les religieuses kidnappées près de Bocaranga ont finalement été libérées
Trois religieuses enlevées à Bocaranga ont été relâchées après avoir enduré des violences physiques et psychologiques

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les trois religieuses catholiques et leur chauffeur, enlevés le 29 janvier sur l’axe Bocaranga-Bouar, ont été libérés quelques heures après leur rapt. Selon nos informations précédentes, l’enlèvement s’était produit près du village Douya, à environ 15 kilomètres de Bocaranga.

 

Les victimes ont été contraintes de marcher plus de 10 kilomètres dans la brousse avant d’être dépouillées de leurs biens et d’une somme de 20 millions de francs CFA.

“Ils nous ont forcées à marcher rapidement et nous ont frappées avec des bâtons”, témoigne l’une des sœurs, qui porte encore les marques physiques de cette violence.

 

Les ravisseurs, selon les victimes, qui étaient au nombre de trois et vêtus d’uniformes militaires, ne s’exprimaient ni en sango ni en français, ce qui complique leur identification formelle. Cette particularité linguistique pourrait indiquer l’implication de bandits venus du Cameroun voisin, la sous-préfecture de Bocaranga étant située à 532 kilomètres de Bangui, près de la frontière camerounaise.

 

L’une des religieuses a notamment prié lors des vêpres pour “la conversion de ces jeunes désorientés“, démontrant une remarquable résilience malgré l’épreuve. Les sœurs, qui n’ont pas dormi la nuit suivant leur libération, commencent progressivement à retrouver leur sérénité.

 

Comme nous l’avions souligné dans nos précédentes publications, cet axe routier reste particulièrement dangereux aux actes de banditisme de tout genre. Les autorités n’ont toujours pas renforcé la sécurité dans cette zone stratégique, laissant les populations locales et les acteurs humanitaires, y compris les réligieuses  exposés à ces violences récurrentes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui : un contrôle musclé des FSI sème la panique à Gbaloko

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Bangui : un contrôle musclé des FSI sème la panique à Gbaloko

 

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Patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont mené une vaste opération de contrôle ce samedi 1er février 2025 à Gbaloko, quartier périphérique situé à la sortie nord de la capitale Bangui sur la route de Boali.

 

Les habitants ont été réveillés par des fouilles organisées de maisons et des contrôles d’identité. “Les forces de l’ordre sont passées porte par porte, exigeant la présentation des pièces d’identité. La population est paniquée”, témoigne un habitant de Gbaloko contacté par la rédaction du CNC.

 

Cette opération intervient alors que des rumeurs persistantes évoquent une infiltration de groupes rebelles dans la capitale centrafricaine. Selon plusieurs analystes, ces allégations pourraient émaner des Mercenaires russes du groupe Wagner, désireux de maintenir leur influence dans le pays.

 

Les Forces de sécurité intérieure n’ont pas communiqué officiellement sur les motifs et résultats de cette opération surprise qui a débuté aux premières heures de la matinée. Selon nos informations, les contrôles se poursuivaient encore en fin de matinée à Gbaloko.

 

Cette situation ravive les inquiétudes des habitants qui dénoncent des méthodes jugées brutales. “On ne sait même pas quand la population sera enfin laissée tranquille”, s’indigne notre source.

 

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À Mbaïki, la préfète réunit les chefs de service pour un bilan d’activités

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À Mbaïki, la préfète réunit les chefs de service pour un bilan d’activités

 

Centrafrique.org/la-prefete-de-la-lobaye-avec-les-representants-de-letat-a-mbaiki-apres-une-reunion/” data-wpel-link=”internal”>Bangui : un contrôle musclé des FSI sème la panique à Gbaloko
La préfète de la Lobaye, Lydie Georgette Gaoro Sounou, entourée des chefs des services déconcentrés de l’État et du maire de Mbaïki, lors de la réunion du 31 janvier 2025 à la sous-préfecture de Mbaïki.La préfète de la Lobaye, Lydie Georgette Gaoro Sounou, entourée des chefs des services déconcentrés de l’État et du maire de Mbaïki, lors de la réunion du 31 janvier 2025 à la sous-préfecture de Mbaïki.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La préfète de la Lobaye, Lydie Georgette Gaoro Sounou, a présidé ce vendredi 31 janvier une importante réunion à la sous-préfecture de Mbaïki. Cette rencontre, qui a rassemblé l’ensemble des chefs des services déconcentrés de l’État et le maire de la ville, visait à dresser un bilan des activités de chaque service et identifier les difficultés sur le terrain.

 

“Nous avons organisé cette réunion ici à Mbaïki  pour nous rassembler, échanger les vœux de nouvel an et accomplir notre mission de représentation du gouvernement”, a expliqué la préfète Gaoro Sounou.

 

Plusieurs défis ont été identifiés lors des échanges, notamment le manque de locaux pour certains services administratifs et les problèmes de mobilité. La question de la transhumance a également été abordée, la préfecture de la Lobaye accueillant de nombreux éleveurs. “Nous avons tenu des réunions avec les éleveurs pour permettre une transhumance apaisée et éviter les crises entre agriculteurs et éleveurs”, a précisé la préfète.

 

Dans le domaine de l’éducation, les responsables ont souligné l’absentéisme des élèves au niveau du lycée à Mbaïki  malgré leur inscription. Une situation qui nécessite une action concertée entre les autorités et les parents d’élèves.

 

La préfète a insisté sur le respect des horaires de travail, rappelant que les fonctionnaires doivent être présents de 7h30 à 15h30. Elle a également évoqué l’importance du corridor 13, un axe routier qui facilitera l’accès à Brazzaville et stimulera le développement local.

 

Pour les prochaines réunions, la préfète envisage d’élargir la participation aux ONG locales et à la Minusca afin d’assurer une meilleure coordination des actions de développement. Elle a également rappelé aux fonctionnaires l’obligation de résidence, soulignant que l’implantation d’une agence de la banque BGFI dans la localité, en un mot à Mbaïki  facilite désormais le paiement des salaires.

 

Située dans la région des Plateaux à 107 km de Bangui, Mbaïki est le chef-lieu de la préfecture de la Lobaye.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Journée mondiale des douanes : bilan de la conférence-débat à Béloko

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Journée mondiale des douanes : bilan de la conférence-débat à Béloko

 

Centrafrique.org/les-douaniers-centrafricains-et-camerounais-a-beloko/” data-wpel-link=”internal”>Journée internationale de la douane : Les douaniers camerounais et centrafricains réunis à Béloko
Journée internationale de la douane : Les douaniers camerounais et centrafricains réunis à Béloko. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La recette des douanes de Béloko a accueilli, la semaine dernière, une conférence-débat marquant la Journée mondiale des douanes, illustrant la volonté de modernisation des services douaniers centrafricains. Cette rencontre, qui s’inscrit dans une série d’événements sur quatre jours, a réuni les douaniers centrafricains et leurs homologues camerounais du bureau de Garoua-Boulaï autour du thème “Une douane qui concrétise ses engagements en matière d’efficacité, de sécurité et de prospérité”.

 

Selon le receveur, la coopération transfrontalière entre les deux pays, le Cameroun et la Centrafrique,  s’est particulièrement renforcée depuis l’année dernière. “Nous travaillons main dans la main avec nos collègues camerounais. Avant de mettre le programme en place, nous avons partagé notre planning et ils l’ont approuvé”, explique le receveur des douanes de Béloko lors de ce débat de la Journée mondiale des douanes  . Cette collaboration, selon lui,  s’est manifestée à travers plusieurs initiatives conjointes, notamment l’organisation d’événements sportifs et culturels.

 

Le programme des célébrations de la Journée mondiale des douanes   2025 à Béloko a débuté le 22 janvier par un match de football opposant la Minusca aux opérateurs économiques, suivi le 24 janvier d’une course de 7 kilomètres pour les élèves des établissements publics et privés. Les quinze premiers garçons et filles ont été récompensés, illustrant la volonté d’impliquer la jeunesse dans les activités douanières.

 

La conférence-débat lors de cette Journée mondiale des douanes   2025 a permis d’aborder en profondeur les enjeux de la modernisation douanière. Les discussions ont notamment porté sur l’harmonisation des procédures entre les deux pays, avec un accent particulier sur la numérisation des services. “Notre objectif est d’équiper chaque douanier d’un ordinateur pour faciliter le traitement des déclarations”, souligne un responsable de l’administration centrale.

 

Les échanges ont également dévoilé les avancées en matière de formation continue des agents. L’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) propose désormais des modules d’apprentissage en ligne, permettant aux douaniers de se former aux meilleures pratiques internationales. Cette plateforme e-learning couvre l’ensemble des questions douanières et facilite la mise à niveau des compétences.

 

La coopération régionale s’est également renforcée grâce à l’utilisation du Custom Enforcement Network, un outil développé par l’OMD pour faciliter la communication d’informations opérationnelles entre les services douaniers. Ce système permet un échange rapide de renseignements sur les mouvements suspects de marchandises et contribue à la lutte contre la fraude.

 

Les participants aux débats de la Journée mondiale des douanes   ont particulièrement insisté sur l’importance de l’intégrité dans le fonctionnement des services douaniers. La déclaration d’Arusha, référence internationale en la matière, a été largement discutée comme cadre pour promouvoir la bonne gouvernance et renforcer la transparence des opérations.

 

La modernisation des procédures douanières s’inscrit dans un contexte plus large de développement durable. L’administration des douanes centrafricaine contribue activement à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par les Nations Unies, notamment en matière de facilitation des échanges commerciaux et de sécurisation des frontières.

 

Cette rencontre transfrontalière témoigne de la volonté des services douaniers de s’adapter aux défis du commerce international moderne. La présence des représentants camerounais souligne l’importance de la coopération régionale dans la modernisation des pratiques douanières et le renforcement de l’efficacité des contrôles.

 

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La dictature s’enracine en Centrafrique :  le marché Pétévo devient “Marché Professeur Faustin Archange Touadera”

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La dictature s’enracine en Centrafrique :  le marché Pétévo devient “Marché Professeur Faustin Archange Touadera”

 

La dictature s’enracine en Centrafrique :  le marché Pétévo devient "Marché Professeur Faustin Archange Touadera"
rond-point du marché Pétévo . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En effet, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile-Gros-Raymond Nakombo, vient de signer un arrêté rebaptisant le marché Pétévo du 6e arrondissement au nom du président Faustin-Archange Touadera. Cette décision rompt avec 40 ans de tradition républicaine centrafricaine, où aucun chef d’État n’avait donné son nom à un marché public de son vivant, sauf celui du marché central, à l’époque baptisé marché Bokassa.

 

Effectivement, cette pratique rappelle des méthodes de personnalisation du pouvoir observées dans plusieurs pays africains. Le timing de cette décision interpelle également, survenant 17 mois après l’adoption d’une nouvelle Constitution qui supprime la limitation des mandats présidentiels et instaure au passage une dictature qui ne dit pas son nom.

 

“Cette décision est inquiétante. En effet, baptisé le nom d’un marché à celui de Professeur Faustin Archange Touadera  marque une dérive autoritaire progressive dans notre pays”, note Julien Kanga, Professeur au lycée d’État des rapides de Bangui. Certes, il établit un parallèle avec l’ancien président Bokassa, qui avait multiplié ce type de pratiques avant de s’autoproclamer empereur.

 

Assurément, cette tendance à la personnification du pouvoir par le Professeur Faustin Archange Touadera  s’observe aussi dans d’autres domaines. Le visage du président Touadera, surnommé Baba Kongoboro, apparaît désormais sur de nombreux supports à Bangui : affiches, t-shirts, panneaux publicitaires, le nom de la rue, le nom d’un centre de formation et bien d’autres…, et peut être le nom d’une église dans les prochains mois.

 

Manifestement, cette décision du maire de Bangui intervient dans un contexte où le débat démocratique se réduit progressivement dans le pays. Les voix critiques peinent à se faire entendre, tandis que le pouvoir du Professeur Faustin Archange Touadera  renforce son emprise sur les institutions.

 

L’opposition dénonce une manœuvre politique visant à ancrer durablement l’image du Professeur Faustin Archange Touadera  dans l’espace public. En effet, elle y voit les signes d’une dérive autoritaire qui s’installe progressivement dans ce pays d’Afrique centrale.

 

Cette décision administrative, apparemment anodine, pourrait en effet présager d’autres mesures similaires dans les mois à venir. Les observateurs de la vie politique centrafricaine restent vigilants quant à l’évolution de la situation dans le pays.

 

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Nzako : Un soldat FACA tire sur un chef de village

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Nzako : Un Soldat FACA tire sur un chef de village

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Nzako : Un soldat FACA tire sur un chef de village
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un soldat de 1ère classe de l’armée nationale en poste à Nzako, dans la préfecture du Mbomou, dans l’Est de la Centrafrique, a tiré, sans hésitation,  sur un chef de village dans la soirée du 29 janvier 2025. L’incident s’est produit après que le chef, connu localement sous le sobriquet du “Commandant”, est intervenu pour protéger un jeune villageois menacé par le militaire.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, le soldat FACA, sous l’emprise de l’alcool après avoir consommé des boissons traditionnelle et de chanvre indien pendant plusieurs heures dans un quartier de Nzako, a d’abord menacé un jeune habitant de Nzako avec son arme de service. Le chef du village a tenté de s’interposer pour apaiser la situation.

 

Au lieu d’écouter les appels au calme, le soldat a retourné son arme contre le chef, l’attrapant par le cou avant de lui tirer dans le pied. La victime a survécu à cette agression.

 

Cette attaque s’ajoute à une série d’incidents impliquant des militaires dans la région, située à environ 750 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

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Touadera : votre prière a créé une panne à la Radio Centrafrique depuis une semaine

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Touadera : votre prière a créé une panne à la Radio Centrafrique depuis une semaine

 

Centrafrique.org/troisieme-mandat-une-reunion-de-strategie-des-caciques-du-pouvoir-sest-deroulee-a-damara/le-president-faustin-archange-touadera-dans-pleine-priere-pour-ses-moments-difficiles/” rel=”attachment wp-att-59827″ data-wpel-link=”internal”>Touadera : votre prière a créé une panne à la Radio Centrafrique depuis une semaine
Le Président Baba Kongoboro fait la prière pour ses moments difficiles

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

C’est depuis une  semaine que la Radio nationale s’enfonce dans le chaos. À l’heure où devrait retentir la prière maléfique de Baba Kongoboro, dit Touadera , seul le silence répond aux auditeurs. Les techniciens, eux, grimpent la colline de Bazou dès l’aube pour tenter de réanimer une antenne moribonde. Un rituel qui en dit long sur l’état des médias d’État.

 

La radio de Touadera  en panne

 

L’aube se lève sur Bangui. 5 heures. Le moment sacré où la voix de Touadera devrait envahir les foyers centrafricains pour sa prière matinale. Mais depuis une semaine, les haut-parleurs restent muets. Il faut désormais patienter jusqu’à 7h, parfois 8h, pour que les ondes daignent reprendre vie. Entre-temps, deux techniciens s’échinent sur les pentes de Bazoubangui , leurs outils à la main, dans une quête quotidienne pour ressusciter une antenne capricieuse.

 

Le grand pillage des médias publics par Touadera

 

L’histoire ressemble à une mauvaise farce écrite par Touadera. Six ans plus tôt, les caisses de l’État se vidaient d’environ  22 milliards de francs CFA. Leur destination ? La modernisation des médias publics, confiée au sulfureux homme d’affaires camerounais Amougou Bolonga  de la chaine vision 4. Sur cette manne providentielle, à peine un milliard a effectivement servi sa cause. Le reste ? Volatilisé dans les zigzags d’un système bien rodé mis en place par Touadera, pendant Amougou prenait le chemin de la prison à Yaoundé pour crime.

 

Au royaume d’incompétence de Touadera

 

Dans cette comédie spectaculaire à l’ivoirienne, le ministre de la Communication Maxime Balalou brille par son absence. Ce porte-parole de Wagner, plus occupé à parader sur les plateaux de la télévision nationale, semble ignorer l’agonie des trois médias sous sa tutelle. Radio Centrafrique, TVCA, Agence Centrafrique Presse : trois navires qui prennent l’eau de toutes parts. Les journalistes en sont réduits à apporter leurs propres micros, leurs ordinateurs personnels. La radio nationale, elle, survit avec un disque dur de 500 gigas, vestige d’une autre époque avant même la naissance de Touadera.

 

Le règne de l’absurde

 

Ce cirque médiatique démontre parfaitement les contradictions du régime de Touadera  arc-bouté sur ses rituels d’autocélébration, mais incapable d’en assurer la diffusion. La prière présidentielle, censée être la pierre angulaire de ce théâtre quotidien, se noie dans les défaillances techniques d’un système à bout de souffle.

 

Plus qu’une simple panne technique, cette débâcle raconte l’histoire d’un pays où même la propagande ne fonctionne plus correctement. Pendant que les millions s’évaporent dans la nature, deux techniciens gravissent chaque matin leur Golgotha médiatique, métaphore parfaite d’un État en perdition. La radio nationale reste ainsi figée dans son mutisme, à l’image d’un pays qui attend toujours son réveil.

 

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Centrafrique : Une croissance en chute libre révèle l’échec économique de Touadéra, selon l’opposition

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Une croissance en chute libre révèle l’échec économique de Touadéra, selon l’opposition

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Une croissance en chute libre révèle l'échec économique de Touadéra, selon l’opposition
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres sont implacables. L’économie centrafricaine, sous le règne de Touadera,  s’enfonce dans le rouge avec une croissance réelle de -2,7% en 2024, ont révélé les leaders de l’opposition ce mardi 7 janvier à Bangui, s’appuyant sur les dernières données de la Banque mondiale.

 

“L’économie n’est pas de la philosophie ou de la théologie, ce sont des chiffres”, martèle Martin Ziguélé, économiste et ancien Premier ministre. “Avec un taux de croissance du PIB de 1,4% et une inflation de 4-5%, le pays s’appauvrit concrètement de 2,7% cette année, et ce, depuis 2016 sous Touadera “.

 

Les perspectives pour 2025 n’offrent aucun répit. “Même avec une projection de croissance à 2,4%, l’inflation prévue à 4,5% va encore amputer le pouvoir d’achat des Centrafricains de 1,7%”, analyse Crépin Mboli-Goumba, qui dénonce “neuf ans de recul économique sous Touadéra”.

 

“C’est aussi simple qu’une journée de travail”, illustre Ziguélé. “Si vous commencez à 7 heures pour produire 10 sacs d’arachides, et que le lendemain vous n’en produisez que 8 en travaillant les mêmes heures, votre productivité régresse, votre développement régresse“.

 

La suspension du financement du FMI aggrave la situation économique du régime de Touadera . “Le non-décaissement de la troisième tranche révèle l’incapacité du gouvernement de Touadera à respecter les exigences de bonne gestion, particulièrement dans le secteur des hydrocarbures”, souligne maître Nicolas Tiangaye.

 

“Des pesanteurs qui dépassent l’État empêchent notre pays de rejoindre l’orthodoxie financière”, observe Mboli-Goumba, faisant allusion aux influences extérieures sur la gestion économique nationale.

 

L’opposition dénonce également l’opacité croissante dans la gestion des ressources par le régime de Touadera. “La nouvelle Constitution a supprimé le contrôle parlementaire sur les contrats miniers”, rappelle l’économiste et ancien premier ministre Enock Lakoué. “On nous parle d’accélérer les procédures, mais c’est plutôt pour faciliter les passations de marchés douteuses“.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Mensonges et fantasmes : Dimitri Sitiy , patron de Wagner en Centrafrique invente sa présence dans toute l’Afrique

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Mensonges et fantasmes : Dimitri Sitiy , patron de Wagner en Centrafrique invente sa présence dans toute l’Afrique

 

Mensonges et fantasmes : Dimitri Sitiy , patron de Wagner en Centrafrique invente sa présence dans toute l'Afrique
Dimitri Sitiy, chef de Wagner en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le chef de Wagner en Centrafrique s’est lancé dans un étrange exercice de propagande. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Dimitri Sitiy affirme que ses hommes distribuent de l’aide militaire dans vingt pays africains. Une déclaration qui ne tient pas debout quand on examine les faits pays par pays.

 

Certes, la présence de Wagner est bien réelle dans certaines nations africaines. Au Mali, en Centrafrique, au Soudan et en Libye, le groupe paramilitaire russe opère au grand jour. Au Burkina Faso et au Niger, des accords récents ont officialisé leur venue.

 

Mais Dimitri Sitiy ne s’arrête pas là. Il cite pêle-mêle le Cameroun, le Tchad, la République Démocratique du Congo… Des pays où Wagner n’a aucune présence officielle. Au Cameroun, les autorités n’ont jamais fait appel à leurs services. Le Tchad maintient une position ferme contre toute collaboration avec le groupe. Quant à la RDC, malgré des tentatives d’approche, Wagner n’a pas réussi à s’y implanter.

 

Plus troublante encore est son affirmation d’avoir distribué cette aide “en juillet seulement”. Comment imaginer une telle opération éclair, touchant supposément vingt pays, sans que personne n’en ait eu vent ? Les mouvements de matériel militaire ne passent pourtant pas inaperçus sur le continent.

 

Dimitri Sitiy parle aussi de “programmes” mystérieux qu’il compte “augmenter”. Mais lesquels ? Aucun détail concret ne vient étayer ces propos. Cette absence de précision trahit la nature propagandiste de son discours.

 

La réalité est bien différente. Wagner peine à étendre son influence au-delà de ses bastions actuels. Dans plusieurs pays, leurs approches se heurtent à des refus catégoriques. Les controverses qui entourent leurs activités, les accusations de violations des droits humains, et la méfiance grandissante des populations locales freinent leurs ambitions.

 

Les “volontaires” dont parle Di City sont en réalité des mercenaires professionnels, payés pour leurs services. Cette tentative de les présenter comme des humanitaires généreux ne trompe personne.

 

La déclaration se termine sur un “futur prometteur” entre la Russie et l’Afrique. Mais en mélangeant ainsi la Russie officielle et les activités de Wagner, Dimitri Sitiy  entretient une confusion dangereuse. Les relations diplomatiques entre États souverains n’ont rien à voir avec les agissements d’une société militaire privée.

 

Cette sortie médiatique ressemble plus à une opération de communication destinée à impressionner qu’à un véritable bilan d’activités. Elle rappelle surtout que dans le monde de Wagner, les mots pèsent parfois plus lourd que les faits.

 

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En Centrafrique, la démocratie s’éteint : Le MLPC sonne l’alerte rouge

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En Centrafrique, la démocratie s’éteint : Le MLPC sonne l’alerte rouge

 

En Centrafrique, la démocratie s'éteint : Le MLPC sonne l'alerte rouge
L’ancien député du MLPC, Percus Ketté, un autre député sans bac de l’opposition Qui Fait Honte à la nation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À Bangui, la répression contre les voix dissidentes s’intensifie. Martin Ziguélé, Président du MLPC  dénonce une année 2024 noire pour les libertés politiques et associatives en République centrafricaine.

 

À Bangui, le silence remplace peu à peu le débat démocratique. Les sièges des vrais partis d’opposition démocratiques se vident, les locaux des médias indépendants ferment leurs portes, les associations libres disparaissent. Un décor qui rappelle les années sombres de la dictature dans le monde, selon Martin Ziguélé, président du MLPC.

 

“2024 marque l’année où l’autoritarisme s’est décomplexé”, déclare le leader du MLPC, un parti de  l’opposition dans son discours de fin d’année. Dans les rues de la capitale, les portraits du président Touadéra, alias Baba Kongoboro, occupent chaque espace disponible, symbole d’un pouvoir qui ne tolère plus la contradiction.

 

Les chiffres donnent le vertige. Plus aucun groupe parlementaire d’opposition à l’Assemblée nationale, comme le MLPC ou l’URCA, voir le PATRI. Une première depuis l’instauration du multipartisme en 1993. Les médias indépendants se comptent désormais sur les doigts d’une main. Les véritables organisations de la société civile subissent des pressions quotidiennes.

 

Au marché Boy-Rabe, les discussions politiques se font désormais à voix basse. “Avant, nous débattions librement dans les taxis. Maintenant, nous regardons seulement  “, murmure Antoine, commerçant. La peur s’installe dans les quartiers populaires de Boy-Rabe, Combattant, Boeing, Galabadja et ailleurs.

 

Le MLPC paie le prix fort de sa résistance. Depuis son refus de participer au “dialogue républicain” en avril 2022, le parti subit une campagne de déstabilisation sans précédent. “Ils créent de faux mouvements dissidents, achètent nos militants, tentent de nous diviser”, explique un cadre du parti MLPC sous couvert d’anonymat.

 

Dans le quartier Boeing, un membre d’une  association des jeunes témoigne : “Les habitants évitent  désormais de se réunir en association pour discuter des enjeux de leur quartier, par crainte que les agents de renseignement du régime ne les accusent injustement. Cette méfiance s’explique par le fait que Boeing est perçu comme un fief de l’ancien Président François Bozizé.  D’ailleurs, certaines associations ferment les unes après les autres. Seules survivent celles qui applaudissent le MCU”. Un étouffement méthodique de toute voix critique, déclare le député du MLPC Martin Ziguelé..

 

Les derniers espaces de liberté se réduisent comme peau de chagrin. À 95 kilomètres de Bangui, dans la ville de Boali, un journaliste local raconte : “Même dans les provinces, la pression monte. Nous ne pouvons plus parler de certains sujets.”

 

Pourtant, le MLPC refuse d’abdiquer. Le 1er décembre 2024, ses militants ont défilé dans tout le pays, brandissant leurs drapeaux. “Notre parti est né dans la lutte contre la dictature“, rappelle Ziguélé. “Nous avons survécu à Bokassa, nous survivrons à ce régime.”

 

Pour 2025, le président du MLPC promet de poursuivre le combat “dans la légalité” pour la restauration des libertés. Un engagement qui trouve écho dans les ruelles de Bangui la coquette, devenue Bangui la muette, où les citoyens aspirent au retour du débat démocratique.

 

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L’ASECNA veut désormais tout : Des ministères jusqu’à l’aéroport de Bangui, le grand hold-up immobilier de l’État

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L’ASECNA veut désormais tout : Des ministères jusqu’à l’aéroport de Bangui, le grand hold-up immobilier de l’État

 

Centrafrique.org/communique-de-presse-ceremonie-douverture-de-la-reunion/logo-asecna/” rel=”attachment wp-att-52500″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/logo-asecna-450×450.jpg” alt=”L’ASECNA veut désormais tout : Des ministères jusqu’à l’aéroport de Bangui, le grand hold-up immobilier de l’État” width=”450″ height=”450″ />

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Ministère de la Défense, ministère des Transports, aéroport international de Bangui – Mpoko, maisons de particuliers… Notre enquête dévoile l’étendue des ambitions immobilières de l’ASECNA. Les expulsions à la cité ASECNA ne sont que le début d’une opération qui cible les infrastructures vitales de l’État centrafricain.

 

L’histoire frise l’absurde. L’ASECNA, simple “affectataire”,  selon ses textes fondateurs, cherche aujourd’hui à devenir propriétaire d’une grande partie du patrimoine immobilier de l’État centrafricain. Un appétit étonnant car l’agence possède déjà une cité entière à proximité de l’aéroport de Bangui, vers le quartier Fondo, où ses agents ont construit leurs maisons.

 

Les documents que nous avons analysés dans notre investigation racontent une autre histoire. Premier objectif  de l’ASECNA : les bâtiments en face du lycée Marie – Jeanne CARON, dont le ministère de la défense occupe l’un,. Le scénario paraît invraisemblable : un ministère régalien qui pourrait demain se trouver sous le contrôle d’une agence technique !

 

Et ce n’est que le début. L’ASECNA ne s’arrête pas là. Elle veut aussi mettre la main sur l’ensemble immobilier du ministère des Transports, du BARC et des 17 villas de la CNSS. Une demande de mutation de titre foncier qui transformerait ces bâtiments publics en propriétés de l’agence.

 

Plus spectaculaire encore : l’aéroport international de Bangui – Mpoko. L’ASECNA a déjà construit une clôture dans le quartier Boeing sans titre foncier, provoquant la colère des habitants. Aujourd’hui, elle demande la mutation du titre foncier d’une partie de l’aéroport. Cette manœuvre contredit la Convention et le Cahier des charges de l’agence qui précisent qu’elle n’est qu’“usufruitière” des biens occupés.

 

Le plus cocasse ? En 2002, un représentant de l’ASECNA admettait par écrit ce statut d’affectataire dans une note au ministre de l’Aviation Civile. Vingt ans après, cette réalité semble oubliée.

 

Les expulsions récentes dans la cité ASECNA prennent maintenant un autre visage. Elles ressemblent à une première étape dans une stratégie d’acquisition immobilière à grande échelle. Une bataille juridique qui touche à la capacité même de l’État centrafricain à garder ses biens.

 

Le mutisme des ministères concernés étonne. Comment comprendre cette absence de réaction face à ces tentatives de prise de contrôle du patrimoine public ? La question se pose, d’autant que l’ASECNA, créée pour la navigation aérienne, paraît aujourd’hui plus attirée par l’immobilier que par ses missions d’origine.

 

Cette situation bizarre amène une question simple : comment une agence technique, qui doit servir l’État, peut-elle essayer de lui prendre ses infrastructures? Dans un moment où la maîtrise du territoire national compte plus que jamais, la réponse à cette question touche au cœur de l’avenir de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Les FACA à deux pas de l’effondrement

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Centrafrique : Les FACA au bord de l’effondrement total

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/De-droite-a-gauche-le-president-Faustin-Archange-Touadera-et-ses-4-generaux-Mamadou-Yakoubou-Boguin-et-Legbefaca-450×300.jpg” alt=”De droite à gauche, le président Faustin-Archange Touadéra et ses 4 généraux : Mamadou, Yakoubou, Boguin et Légbé, illustrant l’article sur Centrafrique : Les FACA au bord de l’effondrement total” width=”450″ height=”300″ />
De droite a gauche le Président Faustin Archange Touadera et ses 4 generaux: Mamadou Zéphirin, Yakoubou, Boguin et Legb.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

“L’histoire se répète. Tous les signaux sont au rouge. Nous revivons exactement les mêmes conditions qui ont conduit à l’effondrement de 2013”. L’avertissement vient d’un général quatre étoiles. Son constat, partagé par de nombreux officiers supérieurs, est sans appel : les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont au bord d’une nouvelle désintégration.

 

Une enquête approfondie menée par le service d’investigation de la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique révèle l’ampleur de la crise qui menace l’armée nationale. Documents confidentiels et témoignages exclusifs des officiers supérieurs de forces armées centrafricaines dessinent les contours d’un effondrement imminent.

 

“L’armée se désagrège de l’intérieur”, confie un colonel de l’état-major. “Nous avons perdu tout contrôle sur nos troupes. Certaines unités n’obéissent plus qu’aux Mercenaires russes du groupe Wagner, d’autres se sont transformées en milices privées. La chaîne de commandement n’existe plus que sur le papier“.

 

Les chiffres sont alarmants. En 2023, plus de 800 soldats ont déserté leurs postes, emportant souvent leurs armes. “Ce ne sont plus des cas isolés”, explique un officier du renseignement militaire.

 

À Bouar, en 2022, un instructeur témoigne à CNC de la décomposition accélérée de l’armée nationale : “Les nouvelles recrues n’ont aucune loyauté envers l’institution. Elles viennent pour le salaire, les armes, ou pire, pour infiltrer l’armée au profit de groupes rebelles“.

 

Plus inquiétant encore, les divisions ethniques s’accentuent. “Le recrutement massif de Mbaka-Mandja crée des tensions explosives”, révèle un commandant de zone. “Les autres ethnies se sentent exclues. Certains officiers refusent déjà d’obéir à des supérieurs d’une ethnie différente.”

 

La corruption générale achève de saper les fondements de l’institution. Un rapport confidentiel, consulté par notre rédaction, estime que 60% du budget de la défense est détourné avant d’atteindre les troupes. “Même les munitions sont vendues au marché noir”, dénonce un responsable de la logistique.

 

À Bangui, la concentration de militaires mécontents fait craindre le pire. “Ces soldats en colère, humiliés par les Wagner, et sans perspective d’avenir sont une bombe à retardement”, alerte un officier général interrogé par la rédaction du CNC. “Il suffirait d’une étincelle pour déclencher une nouvelle mutinerie“.

 

Les signes avant-coureurs se multiplient. La semaine dernière, des soldats ont ouvertement défié leur chef du détachement à Nzako. À Sam-Ouandja, une unité entière a manifesté leur mécontentement et refusé de partir en mission, exigeant le paiement des arriérés de leur PGA.

 

“Le plus grave”, analyse un ancien ministre de la Défense, “c’est que personne ne semble tirer les leçons de 2013. Nous reproduisons exactement les mêmes erreurs : ethnicisation, corruption, humiliation des troupes, absence de formation“.

 

La présence des mercenaires russes, loin de stabiliser la situation, accélère la désintégration. “Les Wagner sapent systématiquement l’autorité des officiers centrafricains”, témoigne un capitaine. “Ils créent délibérément le chaos pour se rendre indispensables“.

 

Devant cette situation critique, le pouvoir reste étrangement passif. Les alertes des officiers supérieurs sont ignorées. Les propositions de réforme restent lettre morte. Pendant ce temps, l’armée nationale continue sa descente aux enfers.

 

“Si rien n’est fait immédiatement”, prévient le général quatre étoiles, “l’effondrement des FACA sera encore plus catastrophique qu’en 2013. Cette fois, nous n’aurons plus d’armée du tout à reconstruire“.

 

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Sans hôpital de référence, la région Haut – Oubangui vit un drame sanitaire quotidien”, s’alarme le gouverneur Bissekoin

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Sans hôpital de référence, la région Haut – Oubangui vit un drame sanitaire quotidien”, s’alarme le gouverneur Bissekoin

 

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Un promoteur de santé de MSF fournit des informations sur les services de planification familiale aux femmes qui attendent une consultation à l’hôpital universitaire régional de Bangassou (HRUB). RCA, 2023. © MSF

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans la région 6 Haut – Oubangui, la vie des malades tient à un fil. Sans hôpital de référence et confrontée à des routes impraticables vers Bangui, la population vit un véritable cauchemar sanitaire. Le gouverneur Victor Bissekoin dresse un tableau sombre d’une situation qui met quotidiennement des vies en danger.

 

“Quand quelqu’un n’est pas en bonne santé, malgré ses richesses, malgré les possibilités qui lui sont offertes, il ne peut rien faire”, déclare le gouverneur de la région Haut – Oubangui, sa voix trahissant une profonde préoccupation pour sa région qui englobe les préfectures de la Basse-Coteau, Mbomou et Haut-Mbomou.

 

Le drame se joue chaque jour dans les centres de santé de la région 6. Malgré la présence d’un personnel soignant dévoué et responsable, l’absence d’équipements nécessaires transforme chaque urgence médicale en situation critique. “Nous avons un personnel de santé compétent”, souligne le gouverneur Victor Bissekoin, “mais ils se retrouvent impuissants face aux cas graves“.

 

L’état désastreux des routes aggrave considérablement la situation. Une évacuation vers Bangui, seule ville disposant d’infrastructures médicales, peut prendre des jours, voire des semaines, sur des pistes défoncées et souvent impraticables en saison des pluies. Ce qui devrait être un simple transfert médical devient une épreuve périlleuse pour les patients.

 

“Le problème d’évacuation se pose cruellement”, explique le gouverneur. “Même si nous décidons d’évacuer un malade vers Bangui, l’état des routes transforme ce trajet en véritable calvaire“. Dans ces conditions, chaque cas grave devient potentiellement fatal.

 

Devant cette situation alarmante, quelques initiatives tentent d’émerger dans la région Haut – Oubangui. Un centre de formation pour le personnel intermédiaire est en construction, visant à renforcer les équipes dans les districts sanitaires. Mais cette mesure, bien que nécessaire, ne résout pas le problème urgent du plateau technique inexistant dans la région 6 Haut – Oubangui.

 

Les familles vivent dans une angoisse permanente. La moindre maladie, le plus petit accident, peuvent rapidement tourner au drame faute d’équipements appropriés. Dans les trois préfectures de la région que comprennent le Haut – Oubangui, les populations se sentent abandonnées, livrées à elles-mêmes face à la maladie.

 

La région Haut – Oubangui attend désespérément des investissements majeurs dans son système de santé. Car comme le rappelle avec force le gouverneur Bissekoin, sans santé, tout développement devient impossible. Chaque jour qui passe sans action concrète met de nouvelles vies en danger dans le Haut – Oubangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le recensement électoral révèle une profonde fracture entre discours officiels et réalité  du régime

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Centrafrique : le recensement électoral révèle une profonde fracture entre discours officiels et réalité  du régime

 

Centrafrique : le recensement électoral révèle une profonde fracture entre discours officiels et réalité du régime
Joseph Bindoumi

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le recensement électoral en vue des Élections  de cette année en Centrafrique amène de vives inquiétudes. Alors que le président vante un “bon déroulement” des opérations, les observateurs et l’opposition dressent un tableau beaucoup plus sombre de la situation.

 

“La réalité est toute autre”, affirme sans détour le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dans son communiqué du 29 janvier. Lors de sa conférence de presse du 7 janvier, l’opposition avait déjà alerté sur les nombreux dysfonctionnements qui compromettent le processus.

 

Les défaillances techniques paralysent le recensement. La majorité des tablettes destinées au recensement électoral ne fonctionne pas correctement. Les logiciels montrent leurs limites. Plus inquiétant encore, l’impossibilité d’effectuer certains transferts de données électroniquement a forcé les agents à recourir à des méthodes manuelles, jetant un doute sérieux sur l’intégrité des informations collectées lors de ce recensement électoral.

 

“Nous manquons cruellement de moyens pour ce recensement électoral “, témoigne Joseph Bindoumi du réseau Arc-en-ciel, organisme indépendant d’observation électorale. “Des agents n’ont pas pu se déployer sur le terrain faute de financement. La sensibilisation auprès des populations a été insuffisante“, ajoute-t-il.

 

La sécurité des agents électoraux pose également problème. À Benzambé et Bocaranga, des incidents graves ont été signalés : “Des hommes armés ont attaqué et dépouillé notre personnel”, rapporte un responsable de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Ces événements ont poussé la Minusca à prendre position, demandant officiellement la reprise des opérations dans ces zones.

 

La MINUSCA, dans son dernier rapport, rejoint les constats du BRDC et de l’ONG Arc-en-ciel : les opérations du recensement électoral  ont été “globalement très mal effectuées”. Un constat d’échec qui pousse l’opposition à réclamer un “réexamen global des conditions d’organisation des futures Élections générales”.

 

Malgré ce tableau sombre, quelques lueurs d’espoir subsistent. La participation des femmes, des jeunes et des personnes handicapées lors de ce recensement électoral  a dépassé les attentes. Les communautés minoritaires, notamment les Pygmées AK, ont pu accéder à des centres d’inscription adaptés.

 

Le temps presse pourtant. Dans onze mois, les Centrafricains devront élire leurs représentants lors des scrutins locaux, législatifs et présidentiels. Le BRDC appelle à l’ouverture urgente d’un dialogue politique avec le pouvoir pour redresser la situation.

 

“Ce n’est pas un simple exercice d’autosatisfaction qui résoudra ces problèmes”, souligne le BRDC, faisant référence au récent discours présidentiel. L’opposition exige des mesures concrètes pour garantir un processus électoral transparent et inclusif.

 

Les observateurs d’Arc-en-ciel, déjà formés à Bambari et Bangassou, se préparent à surveiller la deuxième phase du recensement électoral  dans les neuf préfectures restantes. Leur mission s’annonce nécessaire: veiller à ce que les erreurs de la première phase ne se répètent pas.

 

L’enjeu est majeur pour la petite démocratie centrafricaine. Sans un recensement électoral fiable, c’est la légitimité même des futures Élections qui pourrait être remise en cause. Le pays se trouve donc à un tournant décisif de son histoire politique.

 

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Alcool et danger sanitaire à Bayanga : les enfants en première ligne face à la galère

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Alcool et danger sanitaire à Bayanga : les enfants en première ligne face à la galère

 

Centrafrique.org/tentative-denlevement-dune-fillette-de-10-ans-a-bayanga/batiment-de-la-sous-prefecture-de-bayanga-dans-la-sangha-mbaere/” rel=”attachment wp-att-86662″ data-wpel-link=”internal”>Alcool et danger sanitaire à Bayanga : les enfants en première ligne face à la galère
Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, Sangha-Mbaéré, République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’inquiétude grandit à Bayanga, où une pratique dangereuse place la santé des plus jeunes au risque de contamination. Des enfants parcourent les rues pour récupérer les sachets plastiques d’alcool usagés, attirés par les quelques gouttes qui y restent. La famine commence à ravager le pays avec cette pratique.

 

“C’est un véritable danger pour nos enfants”, alerte Barnabé Sambo, chef du centre de santé EHB à Bayanga. “La consommation de ces résidus expose les jeunes de Bayanga à la tuberculose, aux parasites intestinaux, à l’hépatite B et à la fièvre typhoïde”, précise-t-il.

 

Le phénomène touche particulièrement les quartiers populaires de Bayanga, où ces sachets servent également de combustible pour allumer le feu. Sana Hilda, élève en CM2, témoigne des risques : “Nous ne connaissons pas l’état de santé des personnes qui ont bu dans ces sachets avant nous”.

 

Devant cette situation, Éloise Elomolo, moniteur au centre des droits humains de Bayanga, appelle à l’action : “Les autorités doivent intensifier la sensibilisation auprès des familles”. Il pointe aussi la responsabilité des consommateurs, les exhortant à jeter leurs sachets dans des endroits inaccessibles aux enfants.

 

Plus inquiétant encore, certaines autorités locales fermeraient les yeux sur le transport de ces boissons, pourtant interdites par le gouvernement. Une situation qui a déjà causé plusieurs décès par abus dans la région.

 

À Bayanga, l’urgence est désormais de protéger les plus jeunes de ce fléau qui menace leur santé et leur avenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : comment l’État condamne la jeunesse des villages du secteur Pama à l’analphabétisme total

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Centrafrique : comment l’État condamne la jeunesse des villages du secteur Pama à l’analphabétisme total

 

Centrafrique.org/batiment-de-lecole-publique-de-djabarouna-situe-45km-de-bangui-route-de-boali/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : comment l’État condamne la jeunesse des villages du secteur Pama à l'analphabétisme total
Bâtiment de l’école publique de Djabarouna situé 45km de Bangui route de Boali.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les villages du secteur Pama, situés à environ 95 kilomètres de Bangui dans la région des Plateaux, n’ont aucune infrastructure scolaire digne de ce nom. Une situation qui pousse de nombreux jeunes, particulièrement les filles, à abandonner leur scolarité pour devenir très tôt mères.

 

“Pour devenir chef de village aujourd’hui, il faut être instruit. Même nos frères Peuls et Pygmées sont plus intelligents que nous”, déplore Philippe Boulibo, chef du groupe du secteur Pama 2, qui s’inquiète pour l’avenir de sa communauté.

 

Dans le village de Bio-Bomba, comme à Godoforo ou Yawara, seule l’Église catholique tente d’apporter une réponse d’urgence à travers une école de fortune abritée sous une paillote. “Les enfants quittent leur maison avec des tabourets pour s’asseoir par terre. C’est grâce à l’Église que quelques maîtres-parents peuvent enseigner”, explique le Père Oscar Urusimani de la paroisse Saint-Pierre-de Boali.

 

Ces conditions d’apprentissage précaires ont des conséquences dramatiques. De nombreuses jeunes filles abandonnent l’école prématurément, devenant mères à un très jeune âge. “Cette situation me déchire le cœur. Nos cadets souffrent, ils n’ont pas d’enseignants”, s’indigne Père Oscar Urusimani.

 

Les autorités locales multiplient les appels à l’aide. “Nous avons besoin de vrais bâtiments scolaires, pas de paillotes couvertes de feuilles de bananiers”, insiste le chef de groupe. Il interpelle directement le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra, l’UNICEF et les ONG présentes dans la région : “Ne restez pas à Bangui, venez voir ce qui se passe réellement dans le secteur Pama“.

 

La région des Plateaux, dont dépend administrativement le secteur Pama, dispose pourtant d’un cadre légal favorable au développement de l’éducation. La Constitution de 2023 réaffirme dans son article 43 que “l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publics”. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre.

 

Le secteur Pama démontre à lui seul déjà les défis persistants auxquels doit répondre le gouvernement centrafricain en matière d’éducation : manque d’infrastructures, absence d’enseignants qualifiés, et déscolarisation massive des filles. Une situation d’autant plus préoccupante que l’éducation constitue un levier essentiel pour le développement du pays.

 

Sur la route nationale menant de Bangui à Boali, les véhicules des organisations humanitaires passent quotidiennement. Mais rares sont ceux qui s’arrêtent dans ces villages oubliés du secteur Pama, où toute une génération risque de grandir sans accès à une éducation de base.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Flash info : Une religieuse kidnappé près de Bocaranga

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Flash info : Une religieuse kidnappé près de Bocaranga

 

Centrafrique.org/rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>Flash info : Une religieuse kidnappé près de Bocaranga
La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP – RCA : Bocaranga

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un kidnapping s’est produit ce mercredi 29 janvier 2025 sur l’axe Bouar-Bocaranga, à environ 5 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Un véhicule transportant une religieuse a été intercepté par des individus non identifiés vers 10 heures du matin.

 

L’incident est survenu peu après le passage d’un véhicule d’une organisation humanitaire sur cet axe routier qui relie Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, à Bocaranga, situé à environ 532 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

 

Les circonstances précises de cet enlèvement restent pour l’heure inconnues. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur l’identité de la victime ni sur celle des ravisseurs. La destination vers laquelle la religieuse aurait été emmenée n’a pas non plus été établie.

 

La zone de Bocaranga, située dans la région de Yadé, connait régulièrement des incidents sécuritaires avec des hommes armés. Cette sous-préfecture, qui partage ses frontières avec le Cameroun et le Tchad, est considérée comme une zone sensible en matière de sécurité. D’ailleurs, il y’a un an, un véhicule de mission catholique roulait sur des mines terrestres, occasionnant de graves blessures aux membres de l’équipage.

 

En outre, les forces de sécurité ont été alertées et des recherches seraient en cours pour retrouver la religieuse enlevée. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet enlèvement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La comédie du docteur en insulte publique : quand Euloge Doctrouvé Koé écrit la propagande de Touadéra

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La comédie du docteur en insulte publique : quand Euloge Doctrouvé Koé écrit la propagande de Touadéra

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-mensonges-et-manigances-deuloge-doctrouve-koi-lui-enfin-rattrapes-au-cou/le-fameux-et-sulfureux-professeur-et-dr-en-sciences-po-euloge-doctrouve-koi/” rel=”attachment wp-att-68887″ data-wpel-link=”internal”>quand Euloge Doctrouvé Koé écrit la propagande de Touadéra
Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences po Euloge Doctrouvé Koé – Centrafrique : les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin  rattrapés au cou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un hôtel de luxe réquisitionné, un parterre de ministres, le Premier ministre Félix Moloua en personne. Tout ce beau monde mobilisé pour la dédicace d’un livre aux relents de propagande grossière. L’auteur ? Un certain Euloge Doctrouvé Koé, connu sous le sobriquet d’insulteur public, qui s’arroge par ailleurs le titre de “docteur en science politique sorti de l’université de Miskine, dont  Daniel Nzéwé est le recteur “.

 

“Professeur Faustin Archange Touadéra, une figure à l’opposé des anti-valeurs”. Le titre du livre suffit à lui seul à révéler la nature de l’exercice. Un exercice de flatterie que même le préfacier, le ministre Ruffin Benam Beltoungou, peine à justifier quand il admet que “préfacer un livre sur un chef d’État en fonction est un exercice délicat”.

 

Délicat, en effet, surtout quand on connaît le parcours de l’auteur. Hier encore virulent opposant au régime, Euloge Doctrouvé Koé s’est miraculeusement converti en thuriféraire du pouvoir. Une métamorphose qui interroge, tout comme ce titre de “docteur” dont l’origine reste aussi mystérieuse que son revirement politique.

 

Les 145 pages de ce prétendu ouvrage, publié aux éditions d’Imbimbé au Cameroun, ne sont qu’une longue litanie d’éloges convenus. L’auteur, Euloge Doctrouvé Koé,  y dépeint Touadéra comme “une nouvelle génération de dirigeants africains, à la fois pragmatiques et visionnaires”. Une description qui arracherait un sourire si elle n’était pas aussi cynique.

 

La mise en scène de la dédicace en dit long sur les dérives du régime. Mobiliser les plus hautes autorités de l’État pour un exercice de propagande aussi grossier témoigne d’un mépris profond pour les institutions. Le Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale et trois ministres d’État ont dû se prêter à cette mascarade, recevant chacun leur exemplaire dédicacé des mains du président Baba Kongoboro.

 

Le plus inquiétant dans cette farce n’est pas tant le livre lui-même que ce qu’il révèle du système. Un opposant d’hier devenu griot aujourd’hui, un titre de docteur sorti de nulle part, des louanges démesurées envers le pouvoir… Le tout instrumenté avec les moyens de l’État pour donner un vernis de respectabilité à ce qui n’est qu’une opération de propagande.

 

Cette pratique du griotisme moderne, où les intellectuels de façade se transforment en laudateurs professionnels, gangrène notre vie politique. Euloge Doctrouvé Koé n’est que le dernier exemple en date de ces reconversions opportunistes qui caractérisent le régime actuel.

 

Le plus tragique est peut-être de voir les plus hautes institutions de l’État se prêter à cette mascarade. Pendant que le pays s’enfonce dans la crise, ses dirigeants participent à des séances d’auto-congratulation basées sur un livre de complaisance écrit par un faux docteur reconverti en griot.

 

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