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De l’excellence à l’agonie : Le suicide intellectuel d’une nation centrafricaine

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De l’excellence à l’agonie : Le suicide intellectuel d’une nation centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Lycee-de-Fatima-a-Bangui.-CopyrightGuirafm-450×338.jpg” alt=”Lycée de Fatima à Bangui. Copyright radio Guira Lycee-de-Fatima-a-Bangui.-CopyrightGuirafm Crise éducative à Bangui: les élèves du lycée de Fatima face à des conditions désastreuses” width=”450″ height=”338″ />
Lycée de Fatima de Bangui

 

L’école centrafricaine : Une chute vertigineuse qui menace toute une génération

 

Bangui, CNC. Ils étaient la fierté de l’Afrique centrale. Dans les années 60, les diplômés centrafricains faisaient la loi dans les grandes écoles du continent. Aujourd’hui, dans les salles de classe délabrées de Bangui, les élèves s’entassent à même le sol, sans livres, sans espoir. Dans certaines régions, des enfants n’ont jamais vu un tableau noir de leur vie. Le pays qui formait jadis les cadres de l’Afrique francophone regarde désormais ses enfants grandir dans l’ignorance. Un suicide intellectuel à ciel ouvert.

 

Dans son analyse poignante “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous livre un diagnostic glaçant de la mort programmée du système éducatif centrafricain. Un effondrement si profond qu’il menace non seulement l’avenir d’une génération, mais l’existence même de la nation centrafricaine.

 

L’âge d’or : Quand l’école centrafricaine brillait

 

Une excellence reconnue (1960-1974)

La RCA des premières années d’indépendance avait fait de l’éducation sa priorité absolue :

– Des écoles modèles qui attiraient les étudiants de toute l’Afrique centrale

– Des enseignants hautement qualifiés et respectés

– Un taux de réussite aux examens parmi les plus élevés du continent

– Des bourses d’excellence qui envoyaient les meilleurs éléments dans les plus grandes universités mondiales

 

OUEIFIO rappelle avec nostalgie : “En 1970, un bachelier centrafricain était automatiquement accepté dans n’importe quelle université française. Notre niveau était tellement reconnu que nos diplômes ouvraient toutes les portes.”

 

Les années de plomb (1980-2000)

Le déclin s’est amorcé de manière insidieuse :

– Des enseignants de plus en plus mal payés, quand ils l’étaient

– Des grèves à répétition qui paralysaient l’année scolaire

– Des infrastructures qui se dégradaient sans être réparées

– Des manuels scolaires qui devenaient des objets rares

 

“À Bouar”, témoigne un ancien directeur d’école cité par OUEIFIO, “nous avons vu des professeurs de mathématiques vendre des arachides pendant la récréation pour nourrir leur famille. Comment voulez-vous maintenir l’autorité du maître dans ces conditions ?”

 

Le chaos actuel (2000-2024)

La situation s’est transformée en catastrophe nationale :

– Des régions entières sans écoles fonctionnelles

– Des classes de 150 élèves pour un seul enseignant

– Des “maîtres-parents” sans formation qui tentent de pallier l’absence de professionnels

– Des enfants qui obtiennent leur bac sans savoir écrire correctement

École abandonnée dans le village Déba, situé à 19 km de Baboua, sur la route de Béloko ecole_du_village_deba_vers_baboua L'école du village Déba, à 19 km de Baboua, est fermée depuis trois ans
École du village Déba vers Baboua , cette école est fermée depuis 3 ans. copyrightCNC

 

Les conséquences dramatiques

 

Une génération sacrifiée

Les chiffres sont accablants :

– 60% des jeunes de 15-25 ans sont analphabètes

– 8 enfants sur 10 en zone rurale n’ont jamais été scolarisés

– Moins de 5% des élèves qui entrent en CP atteignent le baccalauréat

– 70% des diplômés sont au chômage

 

“Nous créons une génération de futures bombes à retardement”, alerte OUEIFIO. “Des jeunes sans éducation, sans perspectives, prêts à suivre le premier chef de guerre qui leur promet un fusil et trois repas par jour.”

 

La mort de l’ascenseur social

L’école, qui était le grand égalisateur social, est devenue un facteur d’inégalités :

– Seuls les enfants des riches accèdent aux écoles privées de qualité

– Les familles modestes sont condamnées aux établissements publics délabrés

– L’université produit des diplômés sans compétences réelles

– Le mérite a été remplacé par les relations et l’argent

Élèves et enseignants réunis dans la cour de l’École Primaire Fondamentale 1 de Baboua eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua <a href=L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants” width=”450″ height=”276″ />
Les élèves dans la cour de l’école de Baboua, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Les causes profondes du désastre

 

L’abandon de l’État

Un désengagement catastrophique :

– Budget de l’éducation réduit à peau de chagrin

– Absence de politique éducative cohérente

– Non-paiement chronique des salaires des enseignants

– Négligence totale des infrastructures

 

La démission des élites

Une trahison collective :

– Enfants des dirigeants scolarisés à l’étranger

– Corruption dans la gestion des fonds éducatifs

– Nominations politiques aux postes clés

– Abandon des zones rurales

 

Les conséquences pour l’avenir de la nation

 

La perte de souveraineté intellectuelle

Un pays qui ne forme plus ses cadres :

– Dépendance accrue vis-à-vis de l’expertise étrangère

– Perte des capacités d’innovation

– Absence de relève dans les secteurs stratégiques

– Fuite des cerveaux massive

 

La fracture sociale

Une société à deux vitesses :

– Une élite formée à l’étranger

– Une masse populaire sous-éduquée

– Des tensions sociales croissantes

– Un fossé générationnel qui se creuse

 

Les solutions d’urgence proposées

 

Mesures immédiates

OUEIFIO préconise :

– État d’urgence éducatif national

– Mobilisation de tous les cadres retraités

– Programme massif de formation des maîtres

– Réhabilitation urgente des infrastructures

 

Réformes structurelles

Pour le long terme :

– Refonte complète du système éducatif

– Revalorisation de la fonction enseignante

– Adaptation des programmes aux réalités locales

– Création de filières professionnelles

 

L’éducation ou la mort

 

“Un peuple qui abandonne l’éducation de ses enfants signe son arrêt de mort”, conclut OUEIFIO. La reconstruction de la RCA passe impérativement par :

– Un réinvestissement massif dans l’éducation

– Une mobilisation nationale autour de l’école

– Une vision claire pour l’avenir

– Un engagement de toute la société

 

La bataille de l’éducation est la mère de toutes les batailles pour la RCA. C’est elle qui déterminera si le pays pourra un jour se relever ou s’il continuera sa descente aux enfers.

 

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Centrafrique : reprise controversée de la délivrance des passeports  à Bangui

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Centrafrique : reprise controversée de la délivrance des passeports  à Bangui

 

Centrafrique.org/arret-momentane-de-la-production-des-passeports-en-republique-centrafricaine/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-une/” rel=”attachment wp-att-48309″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : reprise controversée de la délivrance des passeports  à Bangui
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé ce lundi la reprise des activités de délivrance des passeports biométriques pour le mardi 28 janvier 2025, après plusieurs semaines de suspension. La société EDESEC (Édition des Documents Sécurisés en Centrafrique) devient le nouvel opérateur chargé de l’enrôlement pour tous types de passeports – ordinaires, de service et diplomatiques.

 

La décision crée déjà la polémique à l’annonce de la nouvelle par un communiqué de presse gouvernemental : seules deux banques, Ecobank Centrafrique et BGFI, sont habilitées à recevoir les paiements des quittances pour les passeports. Cette restriction interpelle alors que précédemment, toutes les institutions bancaires du pays pouvaient traiter ces opérations.

 

“Cette limitation va créer d’immenses files d’attente et ralentir considérablement le processus d’obtention des passeports”, s’inquiète Sonia Mariette, leader de l’Association des Usagers des Services Publics en Centrafrique. “Les deux banques désignées devront mettre en place des guichets spéciaux pour absorber l’afflux de demandeurs des passeports , sans quoi la situation deviendra rapidement ingérable.”

 

Le ministre de l’Intérieur Michel Nicaise Nassin n’a fourni aucune explication sur les raisons ayant conduit à cette restriction bancaire. Plusieurs questions restent en suspens : quels critères ont présidé au choix de ces deux seuls établissements? Des guichets dédiés seront-ils créés? Quel sera le délai moyen de traitement des dossiers?

 

En l’absence de réponses claires des autorités, cette reprise de la délivrance des passeports, censée marquer un progrès, risque au contraire d’engendrer de nouvelles complications pour les citoyens centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La guerre des clans au HCC : Pouambi déchire le voile sur sa chasse aux sorcières

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La guerre des clans au HCC : Pouambi déchire le voile sur sa chasse aux sorcières

 

Centrafrique.org/19289-2/josue-richard-pouambi-president-du-hcc-corbeaunews-jcy/” rel=”attachment wp-att-19290″ data-wpel-link=”internal”>La guerre des clans au HCC : Pouambi déchire le voile sur sa chasse aux sorcières
Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy – Centrafrique : bras de fer entre le Haut Conseil de Communication et les soutiens du Président Touadera.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des menaces à peine voilées, une chasse aux opposants déclarée en pleine cérémonie de vœux. Le spectacle offert par José Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la Communication (HCC), témoigne de la dérive inquiétante de cette institution censée réguler les médias centrafricains.

 

“Il y a eu ceux qui sont pour Pouambi, ceux qui sont pour tel candidat”, a tonné le président du HCC devant ses collaborateurs médusés. En effet, derrière ces propos se cache une réalité bien plus sombre : l’institution est devenue le théâtre d’un clientélisme effréné où la compétence a cédé la place aux affinités politiques.

 

La nomination des conseillers et du personnel reflète parfaitement ce système. Des postes stratégiques sont confiés à des personnes sans qualification en communication, recrutées uniquement pour leur proximité avec le pouvoir. Certains conseillers, parachutés par le groupe Wagner, n’ont même aucune expérience dans le domaine des médias. D’autres doivent leur place à des liens familiaux ou à leur docilité envers le régime.

 

“Faites très attention”, a menacé Pouambi, visant directement les agents et responsables qui “continuent de pourrir l’ambiance”. Cette sortie autoritaire révèle la vraie nature de sa gouvernance : la terreur comme mode de gestion. Les rares professionnels compétents se retrouvent marginalisés.

 

L’institution, qui devrait être le garant de la liberté de la presse et de l’indépendance des médias en Centrafrique, s’est transformée en instrument de contrôle au service du pouvoir. Les décisions y sont prises non pas dans l’intérêt de la profession, mais pour satisfaire les desiderata du régime de Baba Kongoboro et de ses alliés étrangers du groupe Wagner et rwandais.

 

La situation est d’autant plus inquiétante à l’approche des échéances électorales de 2025. Comment une institution gangrenée par les divisions internes et le favoritisme pourrait-elle garantir une couverture médiatique équitable ? Les journalistes centrafricains se retrouvent pris en étau entre un régulateur partial et des pressions politiques grandissantes.

 

Le “contrat social” vanté par Pouambi sonne creux face à cette réalité. L’institution censée protéger la liberté d’expression est devenue un champ de bataille où les clans s’affrontent pour le contrôle des médias. Les véritables enjeux – professionnalisme, éthique, indépendance – sont relégués aux oubliettes.

 

Cette dérive autoritaire du HCC reflète une tendance plus large : la mainmise croissante du pouvoir sur les institutions de régulation. Sous couvert de “neutralité” et de “respect mutuel”, c’est en réalité une purge qui s’organise, visant à éliminer toute voix discordante.

 

Le message de Pouambi est clair : soit vous êtes “pour Pouambi”, soit vous êtes dans le viseur. Cette politique de la peur augure mal de l’avenir de la liberté de la presse en Centrafrique. Pendant ce temps, les véritables défis des médias – formation, équipement, conditions de travail – restent sans réponse.

 

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L’histoire mouvementée des constitutions centrafricaines par Danielle Darlan

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L’histoire mouvementée des constitutions centrafricaines par Danielle Darlan

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/darlan-et-touadera-450×226.jpg” alt=”Danièle Darlan et Faustin Archange Touadera , illustrant l’article sur l’évolution des constitutions centrafricaines” width=”450″ height=”226″ />
Danièle Darlan et Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Soixante-trois ans après l’indépendance, l’histoire se répète en République centrafricaine. En promulguant le 30 août 2023 une nouvelle Constitution qui supprime la limitation des mandats présidentiels, Faustin Archange Touadera s’inscrit dans une longue lignée de dirigeants centrafricains qui ont modifié la Loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir. Une pratique que Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, avait anticipée avant d’être écartée de son poste.

 

Dans son analyse méticuleuse de l’évolution constitutionnelle centrafricaine, cette juriste expérimentée retrace le parcours chaotique des huit constitutions qu’a connu le pays depuis 1960. “Chaque président a suivi le même schéma : d’abord affaiblir les contre-pouvoirs, ensuite modifier la Constitution”, écrit-elle dans son ouvrage de référence.

 

L’histoire commence avec David Dacko. Le 12 décembre 1960, à la veille même de l’adoption de la première Constitution, il fait voter quatre lois répressives. En 1962, il instaure le parti unique. Son successeur, Jean-Bedel Bokassa, va plus loin : il abolit la Constitution en 1966 avant de s’autoproclamer empereur en 1976, transformant la république en empire.

 

“Les méthodes changent, mais la finalité reste la même”, observe Junior Dalemeda. “La nouvelle Constitution de Touadera reprend tous les ingrédients de ses prédécesseurs : concentration des pouvoirs, affaiblissement des contre-pouvoirs, présidence illimitée”.

 

Les innovations de la Constitution de 2023 sont révélatrices. Création d’un poste de vice-président nommé par le président, mainmise sur le Conseil constitutionnel, suppression du contrôle parlementaire sur les contrats miniers. “Touadera va même plus loin que ses prédécesseurs”, note sous couvert d’anonymat un ancien ministre. “Il introduit une discrimination constitutionnelle en réservant les hautes fonctions aux seuls Centrafricains ‘d’origine’“.

 

Le mode opératoire a également évolué. Si Bokassa imposait ses changements par la force, Touadera, alias Baba Kongoboro, utilise les apparences de la légalité. Le référendum constitutionnel affiche un score de 95% de “oui”, rappelant étrangement l’unanimité des votes sous l’empire.

 

À 76 kilomètres de Bangui, les ruines du palais impérial de Bérengo témoignent encore des excès du passé. Mais l’histoire des constitutions centrafricaines ne se résume pas à Bokassa. André Kolingba et  François Bozizé : chaque président a apporté sa pierre à l’édifice de l’autoritarisme constitutionnel.

 

“Le plus inquiétant”, analyse Danièle Darlan, “c’est que chaque modification constitutionnelle a entraîné non seulement une instabilité chronique, mais surtout un changement profond des mentalités”. Une observation qui résonne particulièrement dans un pays encore marqué par la crise de 2013-2016.

 

Classé parmi les plus pauvres au monde malgré ses richesses naturelles, la République centrafricaine semble prisonnière d’un cycle constitutionnel infernal. Les dirigeants passent, mais la tentation de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir demeure. Avec Touadera, l’histoire mouvementée des constitutions centrafricaines écrit un nouveau chapitre, qui ressemble étrangement aux précédents.

 

En supprimant la limitation des mandats présidentiels, la Constitution de 2023 confirme que les leçons du passé n’ont pas été retenues. Dans ce pays où les textes fondamentaux se succèdent au rythme des ambitions présidentielles, la démocratie reste un idéal lointain, sans cesse sacrifié sur l’autel du pouvoir personnel.

 

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La douane centrafricaine et camerounaise réunies à Béloko pour la Journée mondiale des douanes

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La douane centrafricaine et camerounaise réunies à Béloko pour la Journée mondiale des douanes

 

Centrafrique.org/18653-2/les-douaniers-centrafricains-corbeaunews-img_28janv2018120517/” rel=”attachment wp-att-18655″ data-wpel-link=”internal”>les douanier de la république centrafricaine lors de la journée internationale de la douane à Bangui. Photo fred krock. corbeaunews les-douaniers-centrafricains-corbeaunews-IMG_28janv2018120517 Centrafrique : les douaniers célèbrent leur journée internationale 2018.
les douaniers centrafricains lors de la journée internationale de la douane

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La recette des douane centrafricaine  de Béloko, ville frontalière entre la Centrafrique et le Cameroun, a accueilli ce samedi 25 janvier 2025 une conférence-débat dans le cadre de la Journée mondiale des douanes. L’événement a rassemblé les douaniers centrafricains et leurs homologues camerounais du bureau de Garoua-Boulaï autour du thème “Une douane qui concrétise ses engagements en matière d’efficacité, de sécurité et de prospérité”.

 

La journée a débuté par une présentation détaillée sur l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et ses 185 pays membres, suivie de trois exposés majeurs portant sur l’efficacité douanière, la sécurité aux frontières et la prospérité économique. Les échanges entre les deux administrations douanières ont notamment porté sur la modernisation des procédures, la lutte contre la fraude et le renforcement de la coopération transfrontalière.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une collaboration régulière entre les services douaniers des deux pays, qui travaillent ensemble depuis l’année dernière. Elle fait partie d’un programme de quatre jours incluant des activités sportives comme un match de football entre la Minusca et les opérateurs économiques, ainsi qu’une course pour les élèves sur 7 kilomètres.

 

Les discussions ont notamment mis en lumière les défis quotidiens auxquels font face les services douaniers, comme la complexité des systèmes de fraude et le manque de moyens techniques. Les participants ont partagé leurs expériences et débattu des méthodes pour améliorer l’efficacité des contrôles tout en facilitant les échanges commerciaux légitimes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique, pillée par la Russie, mais  son peuple, toujours  dans la misère

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La Centrafrique, pillée par la Russie, mais  son peuple, toujours  dans la misère

 

La Centrafrique, pillée par la Russie, mais son peuple, toujours dans la misère
Arrivée de convoi russes du groupe Wagner à Ndachima

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans les localités périphériques de la capitale centrafricaine, des enfants cherchent leur repas dans les ordures comme en Russie dans les années 90. Mais à quelques kilomètres de Bangui, des blindés transportent l’or centrafricain. Les caisses de l’État restent désespérément vides alors que 2,5 milliards de dollars prennent la route de Moscou chaque mois.

 

L’or part, la faim reste

 

À Ndassima (Ouaka), comme récemment à Ydéré (Nana-Mambéré ), le spectacle est terrible. Dans ces deux villes minières, l’or extrait vaut plus de 290 millions de dollars par an. Les villageois n’ont ni eau propre, ni courant, ni écoles. Les enfants du pays de l’or grandissent le ventre vide, sans savoir lire ni écrire.

 

Des vies brisées

 

Les rapports de LSI (Africa Intelligence) sont sans appel : 114 millions de dollars d’or quittent l’Afrique vers la Russie chaque mois. Pendant ce temps, dans les villages centrafricains, des familles cherchent des racines pour manger. Les centres de santé, rares et vides, ne peuvent plus soigner.

 

L’argent coule, le pays s’écroule

 

En effet, les contrats sont clairs : par exemple au Mali, la junte verse 10,8 millions de dollars mensuels pour garder les mines. Cet argent pourrait construire des écoles, des routes, des hôpitaux, surtout qu’au Mali, l’analphabétisme bat le record. En République centrafricaine, 70% des Centrafricains vivent dans une pauvreté extrême, avec moins d’un dollar par jour.

 

Le mot Demain n’existe plus

 

Sans écoles, sans soins, sans routes, la Centrafrique s’enfonce. Une génération entière grandit dans le noir, pendant que l’or brille ailleurs. Les données de LSI montrent que l’argent des ressources, au lieu de développer le pays, enrichit des comptes étrangers.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pendant que la Russie engrange 2,5 milliards de dollars d’or africain, les enfants centrafricains n’ont ni cahiers, ni médicaments, ni espoir. Ce pays, riche sous terre mais pauvre sur terre, attend toujours que ses richesses servent enfin son peuple.

 

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Gamboula : la crise de l’eau s’aggrave dans plusieurs quartiers

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Gamboula : la crise de l’eau s’aggrave dans plusieurs quartiers

 

Centrafrique.org/une-station-de-fontaine-a-gamboula/” data-wpel-link=”internal”>Gamboula : la crise de l'eau s'aggrave dans plusieurs quartiers
Une station fontaine à Gamboula

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les habitants de cinq quartiers de Gamboula, située à 685 km à l’ouest de Bangui dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, vivent une grave pénurie d’eau potable depuis trois semaines. Le château d’eau qui dessert Mengala 1, Mengala 2, Setak, Sololo 2 et Misengue 3 est hors service, privant la population d’un accès essentiel à l’eau potable.

 

“Pour avoir de l’eau maintenant, nous devons parcourir de longues distances. Nous sommes obligés de partager les points d’eau avec le bétail : les bœufs et cochons “, déclare Alexandre Bruno Soninga, un habitant de la zone touchée.

 

La panne affecte cinq fontaines publiques et deux forages, forçant les résidents à s’approvisionner dans les rivières environnantes, au risque de leur santé. Les habitants appellent l’ONG Water For Good à intervenir rapidement pour réparer les installations défectueuses.

Centrafrique.org/forage-gambo/” data-wpel-link=”internal”>Gamboula : la crise de l'eau s'aggrave dans plusieurs quartiers
Un forage d’eau en panne dans un quartier de Gamboula

 

“Une contribution de la population, même modeste de 100 ou 200 francs par personne, pourrait aider à financer les réparations nécessaires”, suggère M. Soninga, soulignant l’urgence de la situation.

 

Cette crise dévoile la fragilité des infrastructures d’eau dans cette ville frontalière avec le Cameroun, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Crise à l’école mixte de Wombo : entre arriérés de salaires et baisse des effectifs

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Crise à l’école mixte de Wombo : entre arriérés de salaires et baisse des effectifs

 

Centrafrique.org/les-eleves-de-ce-1-et-2-dans-une-salle-de-classe-dune-ecole-primaire-a-ciel-ouvert-a-bria/” data-wpel-link=”internal”>Crise à l'école mixte de Wombo : entre arriérés de salaires et baisse des effectifs
Les élèves de CE 1 et 2 dans une salle de classe d’une école primaire à ciel ouvert dans la localité de Bria. CopyrightRNL

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’école mixte de Wombo, située à 50 kilomètres de Boali dans la préfecture de l’Ombella-M’poko, traverse une période difficile. L’établissement, connu localement sous le nom de Da oko, cumule plusieurs problèmes : des arriérés de primes pour les maîtres parents, une diminution du nombre d’élèves et un manque de matériel pédagogique.

 

Les difficultés financières s’accumulent avec 120 000 francs CFA d’arriérés de primes d’encouragement non versées aux maîtres parents. “Nous devrions percevoir 2 primes par an, mais la situation reste bloquée”, déplore Félix Bem-Ngoana, maître parent dans l’établissement.

 

La baisse des effectifs aggrave la situation. “Les parents préfèrent inscrire leurs enfants ailleurs, malgré la présence d’un établissement CIE au CIEM”, souligne un responsable de l’école. Cette décision parentale fragilise davantage la structure éducative.

 

Le corps enseignant tente d’organiser une concertation pour résoudre ces problèmes. “Nous attendons la venue du directeur pour tenir une réunion et prendre des décisions appropriées, notamment concernant les relations avec les parents d’élèves”, indique M. Bem-Ngoana.

 

Sans matériel didactique adéquat et avec des enseignants démotivés par les retards de paiement, l’école mixte de Wombo illustre les défis du système éducatif dans les zones rurales de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’axe Kaga-Bandoro-Ouandago-Kabo dans un état de délabrement critique

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L’axe Kaga-Bandoro-Ouandago-Kabo dans un état de délabrement critique

 

Centrafrique.org/Centrafrique-concert-de-casserole-a-ouanda-djalle-la-population-en-colere/village-a-50-kilometres-de-kaga-bandoro-sur-axe-ouadango/” rel=”attachment wp-att-57262″ data-wpel-link=”internal”>L'axe Kaga-Bandoro-Ouandago-Kabo dans un état de délabrement critique
Un village à 50 kilomètres de Kaga-Bandoro sur l’axe Ouandago. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La route reliant Kaga-Bandoro, situé à 343 km au nord de Bangui, à Ouandago et Kabo présente un état de délabrement alarmant après plus de vingt ans sans travaux de réhabilitation, révèle une enquête de Radio Guira FM.

 

Les ponts effondrés et les nids-de-poule obligent les conducteurs à emprunter des détours à travers les villages, mettant en danger la population locale. “Les véhicules sont contraints de créer leur propre route dans les quartiers, ce qui représente un danger pour les enfants”, indique Besafio Nestor, chef du village Pacho, situé à 23 km de Kaga-Bandoro.

 

Cette dégradation affecte particulièrement l’accès aux soins médicaux. “Les femmes malades éprouvent des difficultés à se rendre à l’hôpital de Kaga-Bandoro. Les véhicules ne peuvent pas emprunter la voie”, témoigne Ikuzu Sylvana, une résidente interrogée par Guira FM.

 

La situation s’aggrave pendant la saison des pluies. A Waki, un village entre Ouandago et Kabo, les habitants traversent les ponts avec de l’eau jusqu’à la poitrine. “On transporte les motos sur nos épaules pour traverser le pont”, explique Benge Maturan, chef du village Waki 1.

 

Les échanges commerciaux avec le Tchad pâtissent également de cette situation. Les commerçants demandent la réhabilitation urgente de cet axe pour faciliter le transport des marchandises entre les deux pays.

 

Cette route appartient au réseau routier national RN4, reliant Bangui à Sido, à la frontière tchadienne. Une intervention du gouvernement est attendue par les populations avant la prochaine saison des pluies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Apparition des bandits armés dans la ville de Bamingui, l’ONG WCS est pointée du doigt.

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Apparition des bandits armés dans la ville de Bamingui, l’ONG WCS est pointée du doigt.

 

Minusca/” rel=”attachment wp-att-75891″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Carte-postale-de-Bamingui-Bangoron-par-la-Minusca-450×251.jpg” alt=”Apparition des bandits armés dans la ville de Bamingui, l’ONG WCS est pointée du doigt.” width=”450″ height=”251″ />
Carte postale de Bamingui Bangoron . CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’insécurité gagne du terrain dans la région de Bamingui, à 535 kilomètres au nord de Bangui. Des hommes armés terrorisent depuis plusieurs semaines les habitants des villages situés autour de nos villages, particulièrement à Balouba, Dangavo et ailleurs.

 

“Nous vivons dans la peur. Ces bandits rôdent autour de nos villages, particulièrement à Balouba, Dangavo et Bangoran. Ils sont lourdement armés”, témoigne un chef de village de Balouba  qui requiert l’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Selon plusieurs notables locaux contactés par la rédaction du CNC, ces hommes armés seraient sans doute d’anciens écogardes paramilitaires licenciés par l’organisation. “Le problème vient d’une gestion chaotique. Ces agents ont été formés au maniement des armes puis brutalement mis à la porte sans aucun plan de réinsertion”, confie un employé de WCS.

 

Des collaborateurs proches de la direction de WCS, sous couvert d’anonymat, dénoncent une atmosphère délétère au sein de l’organisation. “La situation s’est dégradée ces derniers mois. Le directeur pays est rarement présent au bureau. Il passe ses soirées dans les bars et boîtes de nuit, sans prendre au sérieux la gestion de l’organisation  “, révèle l’un d’eux.

 

D’après des informations recueillies auprès des autorités préfectorales de Bamingui-Bangoran, les ex-écogardes connaissent parfaitement le terrain et les dispositifs de sécurité de l’organisation. “Ils pourraient tenter de s’emparer de l’armurerie. Cela représente un danger réel pour toute la région”, alerte un ancien responsable de la sécurité de l’ONG.

 

Rappelons qu’une pétition avait été rédigée et signée par les communautés locales afin de demander le départ du directeur pays et quelques responsables de cette organisation, malheureusement, jusqu’à présent, les responsables de cette organisation au niveau de la région ne réagit pas. Ainsi, la population locale se demandait si cette organisation est une vraie organisation où un club d’ami.

 

Les services de sécurité de l’organisation ont été alertés de la situation. Des patrouilles ont été renforcées autour des villages menacés, mais la population reste inquiète. “Nous attendons des mesures concrètes pour sécuriser la région”, déclare un notable de Bamingui.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Centrafrique : L’opposition déclare la ‘guerre’ au troisième mandat de Touadéra

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Centrafrique : L’opposition déclare la ‘guerre’ au troisième mandat de Touadéra

 

Centrafrique : L'opposition déclare la 'guerre' au troisième mandat de Touadéra
Faustin Archange Touadera à Paris

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’année 2025 s’annonce décisive en République centrafricaine. Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a lancé mardi 7 janvier dernier à Bangui un avertissement sans équivoque au président Faustin Archange Touadéra, promettant de faire échec à toute tentative de troisième mandat.

 

“Nous utiliserons tous les moyens légaux pour faire respecter la tradition démocratique de notre pays”, avertit Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC. “Aucun président n’a réussi à se maintenir pour un troisième mandat en Centrafrique”, rappelle-t-il, évoquant les tentatives infructueuses de ses prédécesseurs, de David Dacko à François Bozizé.

 

Les signes d’un bras de fer s’accumulent. L’opposition relève plusieurs “vents contraires” qui fragilisent le pouvoir. “Le non-décaissement de la troisième tranche du FMI n’est pas anodin”, souligne maître Nicolas Tiangaye. “C’est la résultante d’une malgouvernance qui refuse de s’amender face aux exigences internationales”.

 

L’ancien Premier ministre Enock Lakoué, en tenue de deuil, dresse un tableau sombre de la situation : “Notre pays ne fait que reculer d’année en année. Nous n’avons aucune raison d’être fiers”. Une analyse étayée par les chiffres de la Banque mondiale, qui révèlent une croissance négative de -2,7% en 2024.

 

Martin Ziguélé, président du MLPC, s’appuie sur une récente décision du Conseil constitutionnel pour contrer toute tentative de prolongation du mandat, ou alors du troisième mandat. “Le Conseil a statué que les députés élus sous la Constitution de 2016 terminent leur mandat selon cette même Constitution. Cette logique s’applique également au président”.

 

Le BRDC rejette également l’hypothèse d’Élections sous les institutions actuelles. “Ni l’Autorité Nationale des Élections, ni la Cour constitutionnelle dans leur forme actuelle ne peuvent garantir des Élections transparentes”, affirme Mboli-Goumba. Pour l’opposition, la refonte de ces institutions est un préalable incontournable.

 

La détermination des opposants contre le troisième mandat s’est renforcée après le discours sur l’état de la nation du 28 décembre, qualifié de “fiction politique” par le BRDC. “Il a présenté un pays imaginaire où tout fonctionne à merveille, ignorant qu’un Centrafricain sur trois souffre de faim sévère”, dénonce Tiangaye.

 

“2025 est une année charnière”, martèle Mboli-Goumba. L’opposition promet de dévoiler progressivement sa stratégie contre le troisième mandat, tout en prévenant : “Ne vous attendez pas à ce que nous continuions uniquement à faire des conférences de presse au-delà du 31 décembre 2025”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Karl Blagué : Les Wagner violent et massacrent pendant que le pouvoir se tait”,

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Karl Blagué : Les Wagner violent et massacrent pendant que le pouvoir se tait”,

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Karl Blagué : Les Wagner violent et massacrent pendant que le pouvoir se tait",
Deux Mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le débat Patara de la radio Ndéké-Luka a pris une tournure émouvante ce samedi 11 janvier lorsque la question des exactions des mercenaires russes a été mise sur la table.

 

“Les FACA ne sont pas armés comme il le faut. Les armements, les véhicules, les engins de guerre sont détenus par les Rwandais et les Russes. Et les FACA sont envoyés les mains nues avec des vieilles Kalachnikov sur le terrain”, a révélé Karl Blagué.

 

Face à ces accusations graves, le silence de certains acteurs politiques est pointé du doigt : “Devant les massacres perpétrés par les criminels Wagner, les viols et autres, nous n’avons jamais lu un communiqué de l’UFDO”, a dénoncé le coordinateur du G16 Karl Blagué.

 

Renée Pascale Gohé-Midé a souligné l’ampleur de la crise : “L’insécurité est presque partout en République Centrafricaine aujourd’hui. Il fut un moment où il y a eu un peu d’accalmie. Et les choses ont repris de belles“.

 

“Les conditions de sécurité ne sont pas réunies”, affirme Dieudonné Ngoumbango, qui ajoute : “Moi, en 2015, je n’étais pas aux Élections parce qu’il n’y avait pas la sécurité“.

 

Le représentant de l’UFDO, Eddy Symphorien Parekoti, a tenté de défendre la situation : “Cette fois-ci, je pense qu’il y a la sécurité dans le pays“. Une déclaration qui a provoqué l’indignation de Karl Blagué.

 

“Le peuple, le citoyen lambda est abandonné à son triste sort. Mais si le peuple ne réagit pas, la plus belle fille au monde ne peut offrir que ce qu’elle a“, a martelé le coordinateur du G16.

 

Cette situation sécuritaire précaire intervient alors que des pétitions circulent déjà pour une nouvelle candidature du président Touadéra, comme l’a révélé Eddy Symphorien Parekoti : “Il y a des associations du Président de la République qui ont lancé des pétitions“.

 

“Si le chef de l’État durcit sa position, je vous assure que la RCA va être agitée”, a averti Karl Blagué, soulignant les risques d’une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire.

 

Ces révélations surviennent à moins d’un an des Élections groupées prévues en décembre 2025, dans un contexte où l’opposition réclame des garanties pour la sécurité et la transparence du scrutin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko

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Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko

Centrafrique.org/poste-des-douanes-de-beloko-rehabilite-grace-a-un-incendie-criminel/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Crise profonde à la douane de Béloko
Poste de douanes de Béloko réabilité. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les discussions qui se sont tenues ce samedi 25 janvier 2025 à la recette des douanes de Béloko ont dévoilé une crise systémique alarmante, mêlant défaillances techniques, ingérences politiques et corruption. Ce qui devrait être un point de contrôle stratégique douanier à la frontière camerounaise apparaît comme le symbole d’une administration en pleine déliquescence.

 

Le pillage des ressources minières se déroule quasi ouvertement, avec la complicité passive d’une administration douanière paralysée. “Les convois chinois, escortés par des militaires, ignorent délibérément nos contrôles au poste de douane de Béloko. Un simple coup de fil suffit à faire libérer n’importe quel chargement”, confie un haut responsable sous couvert d’anonymat. Cette situation ubuesque voit des militaires censés protéger les intérêts de l’État faire obstacle au travail des douaniers.

 

L’absence totale d’équipements modernes transforme le poste frontalier de douane de Béloko  en véritable passoire. Les agents, contraints d’utiliser leurs ordinateurs personnels, se retrouvent impuissants face à des réseaux de fraude sophistiqués. “Même les scanners que nous avions ici au poste de douane de Béloko  sont en panne, et nous continuons à payer leur maintenance sans qu’ils soient réparés”, révèle un inspecteur, illustrant l’absurdité de la situation.

 

La contrebande s’est professionnalisée, exploitant méthodiquement les failles du système. Les fraudeurs utilisent un réseau complexe de pistes secondaires, multipliant les petits véhicules et les motos pour contourner les points de contrôle. Les douaniers en poste à la douane de Béloko , sans moyens de surveillance mobile, assistent impuissants à ce ballet incessant de marchandises illicites.

 

Plus inquiétant encore, les agents signalent une multiplication des interventions extérieures dans leur travail. “Les ordres venant d’en haut pour relâcher des véhicules en cours de contrôle sont devenus quotidiens”, témoigne un douanier. Cette ingérence systématique sape l’autorité des services et encourage l’impunité des fraudeurs.

 

Le contrôle des flux financiers  à la douane de Béloko  révèle également des dysfonctionnements majeurs. Les transferts dépassant largement les limites légales se multiplient sans justification, suggérant des opérations de blanchiment d’argent à grande échelle. L’administration, privée d’accès aux bases de données nécessaires, se trouve dans l’incapacité d’exercer un contrôle effectif.

 

La falsification des documents commerciaux atteint des proportions alarmantes. Les agents rapportent une recrudescence des fausses déclarations d’origine et des sous-évaluations manifestes. “Nous voyons régulièrement des marchandises asiatiques réemballées comme productions locales, sans pouvoir intervenir faute de moyens de vérification”, explique un vérificateur.

 

La coordination avec les forces de sécurité, censée renforcer les contrôles, produit l’effet inverse. Les militaires, particulièrement ceux escortant les convois miniers, agissent comme une force d’obstruction au travail des douaniers. Cette situation absurde voit des agents de l’État entraver le travail d’autres agents de l’État.

 

L’intégrité du service, principe fondamental selon l’Organisation Mondiale des Douanes, semble avoir totalement disparu. Les pressions, les interventions extérieures et le manque de moyens ont créé un environnement où les contrôles deviennent l’exception plutôt que la règle.

 

Cette déliquescence du service de douane de Béloko a des conséquences directes sur les recettes de l’État. Les pertes financières, impossibles à chiffrer précisément, apparaissent considérables au vu du flux ininterrompu de marchandises échappant à tout contrôle effectif.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que Béloko représente un point d’entrée majeur pour les marchandises destinées à la Centrafrique. L’effondrement des contrôles à cette frontière stratégique compromet non seulement les recettes douanières mais aussi la sécurité nationale, laissant la porte ouverte à tous les trafics.

 

Cette crise profonde de la douane de Béloko démontre une fois de plus l’échec total de l’État à contrôler ses frontières et à protéger ses ressources. Elle met en lumière un système où la corruption et l’impunité sont devenues la norme, transformant ce qui devrait être un point de contrôle stratégique en symbole de la déliquescence de l’administration centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson

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Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson

 

Centrafrique.org/screenshot-9/” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré : Un phacochère sème la mort à Besson
Un groupe des Phacochères Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un phacochère agressif a tué deux personnes dans la localité de Besson, située à 123 kilomètres à l’ouest de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. L’animal, criminel de son état,  a adopté un comportement inhabituel qui alimente les différentes interprétations dans le village.

 

Les faits se sont déroulés la semaine dernière  à Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Un phacochère a mortellement attaqué une mère de famille avant de rester près de son corps pendant quatre jours, défiant toute logique animale. La situation s’est aggravée lorsqu’une foule d’habitants, venue pour chasser l’animal, a vu l’un des siens également tué par le phacochère qui est étonnement agressif.

 

“Jamais nous n’avons vu un tel comportement. Un animal qui tue et reste près des corps, ce n’est pas naturel”, confie un habitant de Besson contacté par la rédaction du CNC.

 

Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions d’animaux sauvages signalées dans plusieurs localités de la région. À Ngaoundaye, plus particulièrement à Mberé, des hippopotames s’en prennent aux pêcheurs et aux riverains.

 

Pour les habitants de Besson, le comportement du phacochère tueur dépasse l’entendement. “Un animal normal tue et s’enfuit. Mais celui-ci est resté sur place pendant quatre jours, empêchant même les familles d’approcher les corps. Même quand la foule est venue pour le chasser, il n’a pas fui. Au contraire, il a attaqué et tué une autre personne”, raconte un témoin présent lors de la deuxième attaque.

 

Dans la région, cette série d’attaques inhabituelles d’animaux sauvages inquiète. “Avant, les animaux fuyaient l’homme. Maintenant, ils nous attaquent sans raison. Les phacochères entrent même dans les villages”, explique un agriculteur de Véron.

 

Le capitaine des eaux et forêts a finalement reçu l’ordre d’abattre l’animal. Une décision qui n’empêche pas les interrogations de persister dans la région, où certains voient dans ce comportement inhabituel des signes qui dépassent le simple fait divers.

 

Pour de nombreux habitants de Besson, ce comportement inhabituel du phacochère est interprété comme un acte de sorcellerie.

 

“La population est convaincue qu’il s’agit d’un être humain transformé en animal. Le comportement du phacochère, sa nervosité excessive et surtout le fait qu’il soit resté près des corps, tout cela alimente les suspicions de transformation mystique d’un homme du village  “, explique un notable local.

 

Cette multiplication d’attaques d’animaux sauvages – phacochères, hippopotames – pose question dans une région où homme et faune ont longtemps cohabité sans incident majeur.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique , Touadéra décrit ‘un paradis’ pendant que le peuple souffre, selon l’opposition

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En Centrafrique , Touadéra décrit ‘un paradis’ pendant que le peuple souffre, selon l’opposition

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique , Touadéra décrit 'un paradis' pendant que le peuple souffre, selon l'opposition
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 En Centrafrique , le discours sur l’état de la nation prononcé le 28 décembre par le président Faustin Archange Touadéra provoque une vive réaction de l’opposition centrafricaine. Les leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC)  dénoncent un exercice “déconnecté” des réalités quotidiennes des Centrafricains.

 

“Le président Touadéra a passé presque trois heures à décrire un pays imaginaire où règne l’abondance et où tout fonctionne à merveille”, fustige maître Nicolas Tiangaye. Une description qui contraste violemment avec la réalité  en Centrafrique : “Un Centrafricain sur trois souffre de faim sévère”, rappelle-t-il.

 

“Dans certains quartiers en Centrafrique, les familles ont supprimé le petit-déjeuner pour ne prendre qu’un seul repas par jour”, révèle le président du PCUD, illustrant la dégradation du niveau de vie en Centrafrique. L’opposition s’appuie sur les chiffres de la Banque mondiale : une croissance négative de -2,7% en 2024 et des projections peu encourageantes pour 2025 en Centrafrique.

 

La situation sanitaire inquiète particulièrement en Centrafrique. “Pourquoi y a-t-il tant de décès actuellement ? Les Centrafricains sont incapables de se faire soigner”, alerte Crépin Mboli-Goumba. Même l’université, pourtant dirigée par “un professeur à la tête du pays”, voit ses amphithéâtres surchargés et des “étudiants obligés de suivre les cours debout”.

 

Martin Ziguélé pointe l’écart entre les nombreux voyages présidentiels et l’absence de résultats concrets  en Centrafrique : “Il a vu comment les autres présidents développent leur pays. Et lui ? Même notre centre-ville est couvert de poussière toute la journée”.

 

L’ancien Premier ministre Enock Lakoué va plus loin : “Notre pays est en deuil. Quand on regarde l’aspect économique, social, éducatif, nous n’avons aucune raison d’être fiers de la situation actuelle”.

 

Face à ce tableau catastrophique en Centrafrique , l’opposition appelle à un dialogue politique inclusif pour préparer l’échéance de 2025. “On ne peut pas gouverner si le peuple ne se reconnaît pas dans vos actes”, prévient Ziguélé, rappelant que le pays est dirigé par “un régime minoritaire face à un peuple majoritairement hostile”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages

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Centrafrique.org/bangui-a-genoux-la-tragedie-silencieuse-des-enfants-de-la-rue/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-marabena-devant-la-station-tradex%f0%9f%98%a5%f0%9f%98%ad%f0%9f%87%a8%f0%9f%87%ab/” rel=”attachment wp-att-86221″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫-337×450.jpg” alt=”La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages” width=”337″ height=”450″ />
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

La pauvreté à Bangui : La cherté de la vie étrangle les ménages

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les chiffres de l’inflation à Bangui donnent le vertige. Le sac de manioc, aliment de base des Centrafricains, coûte désormais deux fois le salaire minimum. Le prix du carburant reste bloqué à des sommets historiques, malgré les recommandations pressantes du FMI pour une baisse. Cette flambée des prix paralyse toute la chaîne économique de la capitale et crée de la pauvreté à Bangui.

 

Les marchés de la capitale racontent cette crise sans précédent. Les étals se vident, les prix grimpent. Un kilo de viande vaut maintenant une journée de travail d’un fonctionnaire. Le poisson, autrefois accessible à tous, devient un luxe. Les légumes, pourtant cultivés sur place à Bangui, atteignent des prix prohibitifs à cause des multiples barrages routiers qui rançonnent les transporteurs.

 

Les salaires, eux, restent figés dans le temps. Un cadre qui gagnait 170.000 francs CFA  comme les inspecteurs de la douane, il y a dix ans, touche toujours la même somme, alors que le coût de la vie a triplé. Les fonctionnaires, les enseignants, les petits commerçants : tous voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil tropical de Bangui. Et la pauvreté à Bangui ?

 

La présence massive des organisations internationales aggrave le phénomène de la pauvreté à Bangui. Les loyers explosent, les prix des restaurants s’alignent sur les per diem des expatriés. Les Banguissois ordinaires se retrouvent exclus de leur propre ville, chassés des quartiers centraux par une inflation galopante qu’ils ne peuvent plus suivre.

 

L’eau et l’électricité, services essentiels, deviennent des luxes inaccessibles. Neuf Centrafricains sur dix n’ont pas accès à l’électricité à cause de la pauvreté à Bangui. L’eau courante joue à cache-cache avec les robinets. Les familles doivent choisir : payer les factures ou nourrir leurs enfants. Un choix impossible qui pousse beaucoup vers des solutions de fortune dangereuses pour la santé.

 

Les transports paralysent l’économie domestique. Le prix des taxis a doublé. Les motos-taxis, derniers recours des petites bourses, augmentent leurs tarifs chaque mois. Se déplacer pour travailler mange désormais un tiers des salaires et cause de la pauvreté à Bangui. Une équation impossible pour des milliers de foyers.

 

La spirale infernale s’auto-alimente. Les commerçants augmentent leurs prix pour compenser les taxes routières illégales. Les transporteurs répercutent la hausse du carburant. Les propriétaires alignent leurs loyers sur les salaires des expatriés. Pendant ce temps, les salaires des centrafricains stagnent, cloués au sol par un budget national exsangue.

 

Les quartiers populaires étouffent. Les familles sautent des repas, les enfants quittent l’école, les malades renoncent aux soins. L’économie informelle, dernière bouée de sauvetage, ne suffit plus à combler le gouffre entre les revenus et le coût de la vie. La classe moyenne banguissoise, déjà fragile, s’effondre et la pauvreté à Bangui gagne du terrain.

 

Cette crise du pouvoir d’achat menace la stabilité sociale. Les tensions montent dans les marchés, les files s’allongent devant les points d’eau. Le fossé se creuse entre une minorité qui peut suivre l’inflation et une majorité qui s’enfonce dans la précarité. Bangui retient son souffle, étranglée par une cherté de la vie qui ne cesse d’empirer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….

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Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….

 

Centrafrique.org/carnage-sur-laxe-bozoum-bouar-3-personnes-tuees-par-des-bandits-armes/une_moto_taxi_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83540″ data-wpel-link=”internal”>Vingt ans de foire agricole à Bozoum : de la prospérité à la misère….
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les allées désertes, les étals clairsemés, un silence pesant là où résonnaient jadis les cris des marchands et l’effervescence des acheteurs. La vingtième édition de la foire agricole de Bozoum offre un spectacle désolant qui en dit long sur l’effondrement du secteur agricole centrafricain.

 

“Cette vingtième édition de foire agricole de Bozoum n’est pas comme les foires d’antan”, soupire le député Gervais Girekan, observant les maigres produits exposés. Un constat amer partagé par tous les participants. Les quelques groupements agricoles venus de Ndim, Toulé et Bozoum tentent tant bien que mal de maintenir une tradition autrefois glorieuse, exposant du riz, des haricots, des courges, du miel et de l’huile de karité. Mais les quantités sont dérisoires comparées aux années précédentes.

 

Mathias Rubin Koé, président du groupement Koé Siriri de Ndim, ne cache pas sa déception. Les routes défoncées, l’insécurité persistante, l’absence de soutien gouvernemental ont progressivement étranglé la production agricole. Caroline Faïbalé, du groupement agricole Nifoya de Konang, partage ce désarroi face à une manifestation qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.

 

La foire agricole de Bozoum, autrefois vitrine de la prospérité agricole de la région, révèle aujourd’hui l’ampleur du désastre. Les paysans, abandonnés à leur sort, luttent contre des obstacles insurmontables. Les routes impraticables empêchent l’acheminement des produits. Les agriculteurs, terrorisés par l’insécurité, limitent leurs déplacements. Le régime, occupé à d’autres priorités, semble avoir oublié ces hommes et ces femmes qui nourrissent le pays.

 

Vingt ans d’histoire s’effacent sous nos yeux. Cette foire agricole, qui attirait autrefois des acheteurs de toute la région, symbolisait la vitalité de notre agriculture. Les greniers étaient pleins, les transactions nombreuses, l’espoir permis. Aujourd’hui, les rares visiteurs errent entre les stands dégarnis, témoins impuissants d’un déclin.

 

“Il faut multiplier les efforts”, lance le député Gervais , mais ses encouragements sonnent creux face à l’absence criante de politique agricole cohérente. Les promesses gouvernementales de développement rural se sont évaporées, laissant les agriculteurs seuls face à leurs difficultés quotidiennes.

 

Cette vingtième édition de la foire de Bozoum marque un tournant. Alors que la Caritas tente de maintenir cette tradition vivante, la réalité s’impose : notre agriculture se meurt. Les “soldats de la terre”, comme on les appelait jadis, baissent les bras les uns après les autres. Les jeunes désertent les campagnes, préférant tenter leur chance ailleurs plutôt que de perpétuer un métier qui ne nourrit plus son homme.

 

Les récompenses promises aux “groupements agricoles performants” ne masquent pas l’amère vérité : la foire agricole de Bozoum 2025 est le reflet d’un monde rural abandonné. Vingt ans après ses débuts prometteurs, elle expose au grand jour l’échec d’une politique agricole inexistante et le désespoir de toute une région.

 

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GAMBOULA : La sécheresse aiguë crée des tensions entre éleveurs et agriculteurs

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GAMBOULA : La sécheresse aiguë crée des tensions entre éleveurs et agriculteurs

 

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Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une sévère sécheresse frappe la région de Gamboula depuis fin décembre, contraignant les éleveurs à se rapprocher des zones urbaines avec leurs troupeaux, située à 685 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï.

 

Les pâturages traditionnels et points d’eau se sont asséchés, poussant les éleveurs à conduire leurs bêtes vers des zones inhabituelles. L’aérodrome et les alentours du district sanitaire de Gamboula accueillent désormais de nombreux troupeaux.

 

“Nos bœufs ne peuvent plus rester dans les zones éloignées car tous les petits marigots sont à sec. Nous sommes obligés de nous rapprocher de l’Académie et de l’Amboumen pour trouver de l’eau”, explique Aliou Issa, vice-président de Fergie, l’association locale des éleveurs.

 

Cette situation provoque des tensions avec les agriculteurs locaux. Les bovins, en quête de nourriture, se rabattent sur les feuilles de manioc des champs environnants. Plus d’une dizaine de plaintes ont déjà été enregistrées auprès des services de l’agriculture et de l’élevage de Gamboula.

 

Les autorités locales cherchent des solutions pour apaiser ces tensions. Le chef du secteur élevage de Gamboula appelle à la concertation entre les deux communautés : “Nous devons trouver un accord pour le partage des ressources disponibles pendant cette période difficile“.

 

Cette crise survient alors que la ville de Gamboula, important carrefour commercial de la région, tente de maintenir son équilibre entre activités agricoles et pastorales. Les services techniques locaux étudient la possibilité d’aménager des points d’eau supplémentaires pour éviter de futures crises.

 

Les prévisions météorologiques n’annoncent pas de précipitations significatives avant plusieurs semaines, laissant craindre une aggravation des tensions si des solutions d’urgence ne sont pas trouvées.

 

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La propagande présidentielle s’invite dans la lutte contre le VIH à Bossangoa

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La propagande présidentielle s’invite dans la lutte contre le VIH à Bossangoa

 

Centrafrique.org/wilfrid-sylvain-nambei-coordinateur-de-la-cnls-tp/” data-wpel-link=”internal”>
Wilfrid Sylvain Nambei, Coordinateur de la CNLS-TP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le coordinateur  de la CNLS-TP  (Comité National de Lutte contre le SIDA – Transmission) , Wilfrid Sylvain Nambei, a transformé une séance de sensibilisation sur le VIH/SIDA en véritable ode au président Touadéra, alias Baba Kongoboro, lors de la 65e Conférence générale de l’Union des Églises Évangéliques des Frères de Centrafrique à Bossangoa, située à 305 kilomètres de Bangui.

 

Durant son intervention de 30 minutes, le ministre a mentionné plus de vingt fois “le chef de l’État” ou “le président Touadéra”, reléguant au second plan les enjeux sanitaires pourtant cruciaux pour les communautés religieuses présentes.

 

” Le Coordinateur de la CNLS-TP , Wilfrid Sylvain Nambei parlait plus du président que du SIDA”, observe un pasteur présent dans l’assemblée. “À chaque phrase, il fallait citer Touadéra. Même quand il évoquait le dépistage ou les traitements, tout devait passer par une référence au président“.

 

Cette omniprésence présidentielle dans un discours censé porter sur la santé publique a provoqué malaise et incompréhension parmi les participants. “Nous étions venus pour parler santé, pas pour écouter un discours politique”, confie un autre leader religieux sous couvert d’anonymat.

 

Le phénomène s’étend au-delà de cette conférence. Dans les administrations et lors des événements officiels, la mention systématique du chef de l’État devient une obligation tacite pour les responsables soucieux de préserver leur poste.

 

“Les ministres rivalisent de flagornerie”, analyse un observateur de la vie politique centrafricaine. “C’est simple : plus vous citez le président, plus vous prouvez votre loyauté. La compétence passe après.”

 

Cette pratique installe un climat délétère où l’action publique, y compris sanitaire, se retrouve parasitée par des considérations politiques. Pendant ce temps, les véritables défis comme la lutte contre le VIH/SIDA restent en suspens, otages d’un système plus préoccupé par la glorification présidentielle que par l’efficacité des politiques publiques.

 

“Le plus inquiétant”, souligne un diplomate congolais, “c’est que cette pratique se banalise. Elle devient la norme, au détriment du débat démocratique et de l’action publique”.

 

À Bossangoa comme ailleurs en Centrafrique, la personnalisation excessive du pouvoir détourne l’attention des vrais enjeux. Une dérive qui pose question sur l’avenir de la gouvernance dans un pays où même la santé publique devient un instrument de propagande présidentielle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie

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Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Le disciple du diable déguisé en pasteur : quand Touadéra profane la prière pour masquer sa tyrannie
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Ce 10 janvier 2025, à l’ouverture de la radio Centrafrique, le président Faustin Archange Touadéra s’est livré dans un support sonore à un exercice de manipulation religieuse spectaculaire. Pendant quinze minutes, celui qui a plongé la République centrafricaine dans le chaos total s’est improvisé pasteur, transformant une prière nationale en instrument de propagande politique. Pour les centrafricains, ce monsieur n’est rien d’autre qu’un disciple du diable.

 

La farce d’un disciple du diable

 

“Je te remercie, père, toi qui m’a appelé selon ta préséance à présider aux destinées de ce beau pays qu’est la République Centrafricaine. Je te remercie encore pour le soutien constant et divin de notre peuple”, ose déclarer Le disciple du diable , Faustin-Archange Touadera dans son introduction. Ces premiers mots révèlent déjà l’imposture d’un homme qui se présente comme choisi par Dieu, alors que son maintien au pouvoir repose sur la terreur des criminels mercenaires russes du groupe Wagner.

 

L’hypocrisie du “repentant”

 

Plus cynique encore, Le disciple du diable  Touadéra poursuit : “Nous sommes tous conscients et responsables des maux qui gangrènent notre pays et qui ont pour nom la méchanceté, la haine, la jalousie, la corruption, les détournements des biens de la République et bien d’autres iniquités qui sont innombrables devant toi“. Une confession publique qui sonne creux quand on connaît l’ampleur des détournements opérés par son régime depuis 2016.

 

Le faux prophète de la paix :  disciple du diable

 

“Je te remercie également de ce que tu as toujours maintenu ta droite triomphante sur notre pays pour une paix durable et une sécurité pour toujours”, proclame le président. Une affirmation qui relève de l’insulte pure alors que les provinces sont livrées aux exactions des anges du diables,  les mercenaires russes du groupe de Wagner. De Bambari à Bria, de Bocaranga à Paoua, les populations civiles subissent quotidiennement violences et rackets.

 

Le mensonge du développement

 

“Je n’oublierai pas de glorifier ton nom, toi qui nous a permis le retour remarquable de la République Centrafricaine sur la scène internationale, le fondement solide d’un état moderne et la mise en place des bases d’un développement réel”, déclare Le disciple du diable  Touadéra, et ce,  sans même sourciller. Pendant ce temps, Bangui croule sous les ordures, les coupures d’électricité paralysent l’économie, et certains fonctionnaires accumulent les mois d’arriérés de salaire dans d’autres structures de l’État.

 

La manipulation divine : Le spectacle du disciple du diable

 

“Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et cherche ma face et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays”, cite Le disciple du diable  Touadéra en détournant les Écritures. Une manipulation grossière qui vise à faire porter au peuple la responsabilité de la faillite nationale.

 

L’arrogance messianique

 

“Seigneur, tu n’échoues pas, tu ne changes pas, tu ne mens pas, ce que tu as promis tu le réalises”, poursuit Le disciple du diable  dans son délire mystique. Ces paroles prennent une dimension particulièrement perverse quand on sait que Touadéra a fait modifier la Constitution en 2023 pour s’accrocher au pouvoir, trahissant ses engagements initiaux pris en 2016 et 2021.

 

La paranoïa du disciple du diable

 

“Nous savons du reste, Seigneur, que s’il y a des complots contre notre pays, notre peuple, notre souveraineté, notre liberté, cela ne viendra pas de toi. Le diable intensifie ses traits enflammés au fur et à mesure que le moment de la délivrance de ton peuple approche“. Ce passage révèle la paranoïa d’un régime qui voit des complots partout, justifiant ainsi la répression contre toute voix dissidente.

 

L’ultime blasphème

 

“Fais éclater ton allégresse et ta joie dans notre pays et que la prospérité de notre peuple envahisse les nations”, conclut Le disciple du diable  Touadéra. Une dernière provocation alors que 75% des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté. Les routes sont impraticables, les hôpitaux manquent de tout, les écoles ferment. La jeunesse, abandonnée, bascule dans la délinquance et la prostitution.

 

Cette prière restera comme le symbole d’un régime qui a fait de l’hypocrisie religieuse un instrument de pouvoir. Pendant que Touadéra joue au pasteur, la RCA continue sa descente aux enfers. Le peuple centrafricain mérite mieux que ces simagrées spirituelles qui masquent mal la réalité d’une dictature corrompue et violente. L’Histoire retiendra que c’est en invoquant le nom de Dieu que Touadéra aura achevé de détruire son pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Dr Alain Nzilo

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Centrafrique : Comment une poignée d’agents de l’État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l’ASECNA

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Centrafrique : Comment une poignée d’agents de l’État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l’ASECNA

 

Centrafrique : Comment une poignée d'agents de l'État, devenus des mafieux, trahit la République au profit de l'ASECNA
Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quatre hauts fonctionnaires formés par l’État centrafricain organisent aujourd’hui le plus grand coup de force immobilier jamais vu dans le pays depuis sa création. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, le procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio, le juge d’instruction Gambou Jean Bruno et l’avocat Blaise Fleury Hotto, tous anciens boursiers de la République, travaillent maintenant à détruire la légalité foncière de leur pays.

 

L’affaire éclate avec l’expulsion de Marie-Solange Ndakala. Cette propriétaire détient pourtant un titre foncier TF 557 parfaitement légal, délivré par l’État en 2011. Le lieutenant Bissakonou de la Gendarmerie Nationale force sa porte sur ordre direct du ministre Abazène. Une action illégale qui cache un plan plus vaste.

 

En effet, l’ASECNA veut récupérer des terrains qu’elle n’a jamais possédés. La Convention de 1974 est claire : l’agence n’était qu’occupante, pas propriétaire. En 2011, après son refus de rénover les bâtiments pour un milliard de francs CFA, l’État vend légalement ces terrains. M. Kamach et d’autres citoyens achètent en toute légalité.

Centrafrique : Comment une poignée d'agents de l'État, devenus des mafieux,  trahit la République au profit de l'ASECNA
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Maître Blaise Fleury Hotto mène l’offensive juridique pour l’ASECNA. Cet avocat, formé grâce aux bourses nationales, dépose des requêtes en série contre les titres fonciers. Le procureur Foukpio les transmet immédiatement au juge Gambou. Une chaîne bien huilée qui ignore toutes les règles de droit.

 

Le ministre Abazène protège ce système. Dans son bureau, les dossiers de l’ASECNA passent avant tout. Les propriétaires légitimes n’ont même pas le droit de présenter leurs documents. Une justice à sens unique qui fait honte à la République.

 

Le plus grave reste la sélectivité des attaques. Mais cela ne va pas durer. L’hôtel 4 saisons construit sur l’ancien terrain ASECNA pourrait subir lui aussi à son tour de poursuite par l’ASSECNA. D’autres dizaine des Propriétaires sont aussi menacés. Pour l’heure, seuls certains propriétaires, comme Marie-Solange Ndakala, se retrouvent ciblés par la clique du ministre mafieux Abazène.

 

En même temps, le juge Gambou valide tout sans poser de questions. Il ignore les preuves, les titres officiels, les documents du cadastre. Le lieutenant Bissakonou exécute ensuite les expulsions, sans mandat valide, sur simple ordre téléphonique du ministre.

 

Cette manœuvre instrumentée par le quatuor Abazène-Foukpio-Gambou-Hotto menace maintenant tout le système foncier centrafricain. Si l’ASECNA gagne contre le TF 557 de Madame Ndakala, elle pourra réclamer tous ses anciens terrains. Le quartier Boeing, le ministère de la défense, y compris celui des transports, les propriétés privées : tout devient attaquable par l’ASSECNA.

 

L’État centrafricain court un danger majeur. Ces anciens boursiers, qu’il a formés pour servir la République, créent un précédent catastrophique. Comment faire confiance à un pays qui reprend les terrains qu’il a vendus ? Comment croire en des titres fonciers que les juges annulent sur commande ?

 

Le procureur Foukpio pousse l’audace jusqu’à menacer d’utiliser la force publique contre une décision de justice favorable aux propriétaires. Le ministre Abazène couvre ces abus. Le juge Gambou signe les ordonnances sans vérifier leur légalité. L’avocat Hotto, lui, empoche tranquillement les honoraires de l’ASECNA en souriant au passage.

 

Ces quatre hommes sacrifient la sécurité juridique du pays pour leurs intérêts personnels. La Direction des Domaines, le Cadastre, les notaires : tous les professionnels du secteur voient leurs actes remis en cause par cette bande organisée qui agit au nom de la justice de leur poche.

 

 

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LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA

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LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-arrestation-musclee-dun-depute-par-des-methode-tsarienne-en-violation-des-procedures-parlementaires/dominique-yandocka-pour-doudou/” rel=”attachment wp-att-71497″ data-wpel-link=”internal”>LA SANTÉ DES OPPOSANTS, NOUVELLE ARME DE RÉPRESSION DU RÉGIME TOUADÉRA
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un député gravement malade après un an de prison arbitraire. Une demande de sortie pour soins médicaux rejetée sans motif légal. Le refus opposé au député Dominique Yandocka par le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de signer son autorisation de voyage médical vers la France prend des allures de condamnation à mort par le RÉGIME TOUADÉRA.

 

Le calvaire d’un élu empêché par le RÉGIME TOUADÉRA  de se soigner

 

Le 7 janvier, Dominique Yandocka rencontre enfin le président de l’Assemblée nationale après plusieurs demandes d’audience. Sa requête est simple : obtenir l’autorisation officielle de quitter le territoire pour recevoir des soins médicaux en France, après plus d’un an de détention dans la prison politique du RÉGIME TOUADÉRA  ayant dégradé sa santé.

 

“Dominique a simplement demandé à pouvoir partir se soigner. Il sort de douze mois de prison illégale dans le centre de détention du RÉGIME TOUADÉRA. Mais le président de l’Assemblée a dit non”, témoigne le coordinateur du G           16, Karl Blagué.

 

L’élimination par l’usure physique, une nouvelle arme du RÉGIME TOUADÉRA

 

Cette obstruction n’est pas le premier cas du RÉGIME TOUADÉRA. Le précédent de Joseph Bendounga, autre opposant démocratique décédé le dimanche 5 janvier dernier faute de soins, dessine les contours d’une méthode : affaiblir physiquement les opposants, que ça soit  par la détention ou autres, puis leur refuser l’accès aux soins. Une condamnation à petit feu par le RÉGIME TOUADÉRA, sans procès ni jugement.

 

La loi bafouée en toute impunité par le RÉGIME TOUADÉRA

 

Aucune levée d’immunité parlementaire n’a été prononcée contre Dominique Yandocka. Le refus de signature est donc totalement illégal. “Un député ne peut pas prendre l’avion comme une personne lambda”, argue pourtant le président de l’Assemblée pour justifier son refus.

 

Les institutions censées protéger les droits des élus restent muettes devant cette violation manifeste de la Constitution. Pendant ce temps, la santé du député Dominique Yandocka continue de se dégrader, exactement comme le souhaite le pouvoir en place.

 

“Ce RÉGIME TOUADÉRA veut vraiment la mort de ceux qui ne pensent pas comme eux”, résume Karl Blagué. Une accusation grave qui prend tout son sens face à l’accumulation des cas similaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain”….

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Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain”….

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Dieudonné Ngoumbango: Les institutions internationales complices silencieux du chaos centrafricain"….
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher, l’ambassadeur de France à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les ondes de la radio Ndéké-Luka samedi 11 janvier dernier dans l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango , avec ses co-débateurs ont dénoncé le silence complice des institutions internationales face à la dérive du pouvoir du roublard Baba Kongoboro depuis 2016.

 

“Ces partenaires qui prétendent nous aider, où sont-ils quand on massacre la constitution ? Où sont-ils quand on viole les règles démocratiques ?”, s’interroge Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis centristes.

 

Karl Blagué pousse l’accusation plus loin : “Les institutions internationales valident tout. Elles ont validé la constitution taillée sur mesure, elles valident les massacres des Wagner, elles valideront les Élections truquées.”

 

“La communauté internationale ferme les yeux sur tout. Elle préfère la stabilité à la démocratie”, dénonce Renée Pascale Gohé-Midé, avant d’ajouter : “Mais quelle stabilité quand le peuple souffre ?”, confirmant au passage les propos de monsieur Dieudonné Ngoumbango.

 

Les intervenants pointent particulièrement le rôle ambigu des observateurs internationaux : “Ils viennent, ils voient les irrégularités, et à la fin ils disent que tout va bien”, fustige Karl Blagué.

 

“Pendant ce temps, nos ressources sont pillées avec leur bénédiction. Les rapports s’accumulent sur l’exploitation illégale de nos minerais, mais rien ne change”, poursuit-il.

 

Face à ces accusations, Albert Mokpeme Yaloke, porte-parole de la présidence, se contente de rappeler que “la nouvelle constitution a été reconnue par la communauté internationale”.

 

“C’est ça le problème”, réplique Dieudonné Ngoumbango. “Ils reconnaissent tout, même l’inacceptable. Ils ont abandonné le peuple centrafricain à son triste sort“, ajoute Dieudonné Ngoumbango.

 

Ces révélations interviennent alors que plusieurs institutions internationales s’apprêtent à envoyer des observateurs pour les Élections de décembre 2025, dans un contexte où l’opposition dénonce déjà des conditions non transparentes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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‘En politique, on ne regrette pas, on apprend’ : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….  

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‘En politique, on ne regrette pas, on apprend’ : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….  

 

Centrafrique.org/audio-player/interview-martin-ziguele/depute-martin-ziguele-assemblee-nationale-2/” rel=”attachment wp-att-31110″ data-wpel-link=”internal”>'En politique, on ne regrette pas, on apprend' : la leçon politique de Martin Ziguélé aux centrafricains….
Le député Martin Ziguelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un moment de rare franchise politique, Martin Ziguélé a livré une leçon de sagesse politique tirée de trois décennies de lutte démocratique. Face aux journalistes réunis à Bangui, le leader du MLPC a partagé sa philosophie du combat politique : “Quand on est socialiste, il ne faut jamais avoir de regrets. Tous les combats sont de bons combats. Soit vous les gagnez, soit vous apprenez.”

 

Cette réflexion de Martin Ziguélé  intervient alors que le MLPC fait face à des tentatives de déstabilisation. “C’est pour ça qu’hier, les Dobozéndji  sont morts. C’est pour ça que les Patassé sont morts. C’est pour ça que les Doté Badékara sont morts… “, énumère Ziguélé, évoquant avec émotion les grandes figures disparues de la lutte démocratique centrafricaine.

 

“Nous ne pouvons pas, trente ans après leur décès, choisir d’être ministre et laisser le MLPC oublier les Centrafricains dont il est issu”, poursuit-il, dénonçant les tentatives de récupération du parti. Une position qui lui vaut aujourd’hui d’être “la cible personnelle du président de la République”.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé  refuse la personnalisation du débat politique. “Au Royaume-Uni, il existe l’opposition de sa Majesté. Ici, on veut transformer le MLPC en parti croupion de la majorité”, analyse-t-il, rejetant toute compromission avec le pouvoir.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, cette philosophie politique trouve un écho particulier dans le contexte actuel : “Chaque fois que le mal triomphe du bien, il s’agit d’une victoire temporaire”. Une vision partagée par maître Nicolas Tiangaye qui rappelle que “la dignité de la fonction présidentielle ne peut être sacrifiée sur l’autel des calculs politiciens”.

 

“C’est un combat commun pour sauver notre maison, l’embellir et la laisser à nos enfants”, conclut Martin Ziguélé, soulignant l’importance d’un “continuum entre nous et ceux qui vont venir demain”. Une leçon de résilience politique qui résonne bien au-delà des murs de la salle de conférence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À l’hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos

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À l’hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos

 

Bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731″ data-wpel-link=”internal”>À l'hôpital communautaire de Bangui, un système de soins en plein chaos
hôpital communautaire de Bangui, sur l’avenue des martyrs. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’hôpital communautaire de Bangui, situé sur l’avenue des Martyrs, les malades et leurs familles subissent quotidiennement les conséquences d’un système de santé défaillant. Une enquête de trois jours menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique révèle des dysfonctionnements majeurs, malgré les récentes mises en garde du ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Pierre Somsé.

 

Trafic de médicaments institutionnalisé à l’hôpital communautaire de Bangui

 

La vente parallèle de médicaments s’est transformée en un véritable réseau organisé au sein de l’hôpital communautaire de Bangui. Notre équipe a observé des soignants qui sortent systématiquement des médicaments de leurs poches pour les proposer aux patients. Les prix pratiqués dépassent largement ceux des pharmacies de l’hôpital. Un exemple, une plaquette de paracétamol vendue 300 FCFA à la pharmacie de l’hôpital atteint 1500 FCFA dans ce circuit parallèle. Des antibiotiques comme l’amoxicilline voient leur prix multiplié par quatre.

 

“Quand j’ai amené mon enfant malade, on m’a dit que la pharmacie était en rupture de stock pour les antibiotiques. Dix minutes plus tard, une infirmière m’a proposé les mêmes médicaments à un prix exorbitant”, raconte Marianne, mère d’un patient de 5 ans.

 

Un ancien employé de la pharmacie hospitalière, sous couvert d’anonymat, dévoile les mécanismes de ce trafic : “Certains membres du personnel détournent une partie des stocks pour les revendre ensuite. Les médicaments disparaissent mystérieusement des armoires de la pharmacie pour réapparaître dans les poches des soignants“.

 

Services désorganisés à l’hôpital communautaire de Bangui

 

L’absence totale d’organisation des services médicaux transforme chaque consultation en parcours du combattant à l’hôpital communautaire de Bangui. Les patients attendent des heures, parfois des jours, sans savoir quand ils seront pris en charge.

 

Au service des urgences, le chaos règne. “J’ai attendu cinq heures avec mon mari qui souffrait d’une crise d’appendicite avant qu’un médecin daigne l’examiner”, témoigne Marie-Claire.

 

Dans les services d’hospitalisation, aucun planning de visite n’est affiché ou respecté. Les patients ne savent jamais à quelle heure le médecin passera. “Le docteur peut arriver à 8h comme à 14h, ou ne pas venir du tout”, explique un agent d’entretien qui côtoie quotidiennement cette désorganisation.

 

Examens sans suite

 

Le service des examens médicaux fonctionne de manière totalement anarchique. “J’ai fait une radio il y a dix jours, mais je n’ai toujours pas l’interprétation car le docteur est toujours absent”, déplore Paul, patient en attente de diagnostic.

 

Les résultats d’analyses s’accumulent sans être lus ni interprétés. Un policier témoigne : “Voilà deux semaines que je cherche un médecin pour lire mes résultats d’analyse. Personne ne peut me dire quand il sera disponible“.

 

Permanence des soins inexistante à l’hôpital communautaire de Bangui

 

La nuit, l’hôpital communautaire de Bangui  se transforme en désert médical. Les équipes de garde, théoriquement obligatoires, sont souvent absentes ou réduites au minimum. “La semaine dernière, mon frère a fait une crise. Nous n’avons trouvé qu’un infirmier stagiaire, incapable de gérer l’urgence”, raconte Jean-Baptiste.

 

Les patients hospitalisés se retrouvent livrés à eux-mêmes pendant la nuit. “Si une complication survient, il faut espérer tenir jusqu’au matin”, confie amèrement un garde-malade.

 

Relations tendues avec les familles

 

Le comportement du personnel de l’hôpital communautaire de Bangui  envers les accompagnants des malades génère des tensions quotidiennes. Les écarts de langage sont fréquents : “Quand je demande des informations sur l’état de ma mère, on me répond avec agressivité ou on m’ignore”, témoigne Sylvie N.

 

Les familles, pourtant essentielles dans le système de santé centrafricain où elles assurent une grande partie des soins de base, subissent un mépris constant. “On nous traite comme des gêneurs alors que nous sommes indispensables pour nourrir et laver nos malades“, explique un groupe d’accompagnants.

 

Hygiène et maintenance négligées

 

L’état des locaux reflète l’abandon général. Les couloirs sales, les sanitaires hors service et le matériel défectueux créent un environnement propice aux infections nosocomiales.

 

“Les femmes de ménage font ce qu’elles peuvent, mais elles manquent de produits et de matériel”, observe un brancardier. Les déchets médicaux s’accumulent parfois dans des coins, créant des risques sanitaires majeurs.

 

Initiatives de réforme au point mort

 

Les tentatives de réforme semblent systématiquement vouées à l’échec. La récente déclaration du ministre de la Santé sur le déploiement d’enquêteurs n’a produit aucun effet visible à l’hôpital communautaire de Bangui. “Les pratiques sont tellement ancrées que seules des sanctions pénales pourraient changer les choses”, estime un cadre administratif.

 

L’hôpital communautaire de Bangui, qui devrait être une référence sanitaire dans la capitale, continue de dysfonctionner sous les yeux des autorités. Cette situation dramatique traduit l’urgence d’une réforme profonde du système de santé centrafricain.

 

Notre rédaction poursuivra son enquête sur ce dossier qui engage directement la santé publique des Centrafricains.

 

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La soif du peuple centrafricain : Quand l’eau et l’électricité deviennent un luxe

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La soif du peuple centrafricain : Quand l’eau et l’électricité deviennent un luxe

 

Centrafrique.org/un-forage-deau-pour-seul-bilan-en-8-ans-la-derive-protocolaire-du-president-kongoboro/essai-du-forage-par-la-proprietaire-en-presence-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-85909″ data-wpel-link=”internal”>La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Essai du forage en présence de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Neuf Centrafricains sur dix vivent sans électricité. Dans la capitale, l’eau courante joue à cache-cache avec les robinets. Cette crise des services essentiels, loin de s’améliorer, s’aggrave de jour en jour, transformant des besoins vitaux en privilèges inaccessibles pour le peuple centrafricain.

 

Les promesses présidentielles résonnent comme une cruelle ironie pour le peuple centrafricain. En novembre 2024, lors de l’inauguration d’un unique forage au PK13, le président Touadéra annonçait en grande pompe la construction de “centaines de forages” dans la capitale pour les prochains mois. Quelques années plutôt, son conseiller aux grands travaux, monsieur Binda Pascal Koyagbélé avait annoncé la construction de 5000 forages dans tout le pays pour son second mandat. Mais 4 ans plus tard, seul un forage supplémentaire a vu le jour au PK13 à la sortie nord de Bangui. Un seul forage parmi les 5000 forages promis il y a quatre ans, aucune autre réalisation concrète n’a vu le jour.

 

Cependant, Baba Kongoboro tente de se justifier au peuple centrafricain  face à la catastrophe de la SODECA qui n’arrive pas à fournir de l’eau potable à la population. Il se refugie derrière l’argument de la vétusté des installation de la SODECA. Même cet argument des “tuyaux vétustes” devient une rengaine usée jusqu’à la corde. Le chef de l’État évoque des canalisations “datant des années 40 et 60” pour justifier la défaillance chronique de la SODECA. Une excuse qui ne tient plus après près de 9 ans de pouvoir sans action concrète pour moderniser le réseau.

En vérité, cette situation de l’eau dans la capitale centrafricaine Bangui est plus dramatique pour le peuple centrafricain. Des quartiers entiers passent des semaines sans une goutte au robinet. La SODECA, entreprise nationale de distribution d’eau, accumule les défaillances. Les quelques forages existants sont pris d’assaut, créant des files d’attente interminables et des tensions sociales croissantes.

La soif du peuple centrafricain : Quand l'eau et l'électricité deviennent un luxe
Mur publicitaire du forage Touadera au pk13 de Bangui

 

Concernant l’électricité, c’est aussi pire pour le peuple centrafricain. Les chiffres sont accablants. La production électrique de Boali, combinée aux champs solaires de Danzi et Sakaï, ne couvre qu’une infime partie des besoins. Même dans les quartiers centraux de Bangui, l’électricité reste un luxe intermittent. Les coupures se multiplient, paralysant l’activité économique et dégradant les conditions de vie du peuple centrafricain.

 

Le contraste est saisissant entre les discours officiels et la réalité quotidienne vit au jour le jour par le peuple centrafricain. Pendant que les autorités parlent de “transformation digitale” et de “modernisation du réseau”, les Banguissois continuent de puiser l’eau dans des puits artisanaux, au risque de leur santé. L’accès à l’eau potable, droit humain fondamental, devient un combat quotidien.

 

Cette crise des services essentiels creuse les inégalités sociales. Dans les quartiers aisés, les groupes électrogènes ronronnent et les citernes d’eau privées assurent un minimum de confort. Dans les quartiers populaires, l’obscurité règne et l’eau reste une denrée rare, achetée au prix fort aux revendeurs ambulants.

 

Le budget national, déjà maigre, ne prévoit que des miettes pour l’amélioration des infrastructures d’eau et d’électricité. Les grands projets annoncés restent à l’état de promesses. Pendant ce temps, le peuple centrafricain  s’enfonce dans une précarité énergétique et sanitaire qui menace la stabilité sociale.

 

Cette soif généralisée témoigne d’une gouvernance à court terme, incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires de sa population. L’eau et l’électricité, loin d’être des acquis, deviennent les symboles d’un État qui peine à assurer le minimum vital à ses citoyens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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« Plus rien ne marche” : le cri d’alarme des commerçants de Bangui

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« Plus rien ne marche” : le cri d’alarme des commerçants de Bangui

 

Centrafrique.org/pk12-une-ambiance-effervescente-sous-une-chaleur-accablante/la-vie-quotidienne-au-marche-de-begoua/” rel=”attachment wp-att-76281″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-Vie-Quotidienne-au-Marche-de-Begoua-450×270.jpg” alt=”« Plus rien ne marche" : le cri d’alarme des commerçants de Bangui” width=”450″ height=”270″ />
La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 “Il n’y a plus d’argent dans le pays”. Cette phrase, répétée comme un refrain par les commerçants de Bangui, traduit une réalité à ne pas sous -estimer. Dans les marchés désertés, sur les berges du fleuve, la même détresse se lit sur les visages. Bouchers, vendeurs de sable, petits commerçants : tous racontent comment leur quotidien est devenu un combat pour la survie.

 

Au marché de Lakouanga, le constat est réel: sur environ 200 places disponibles, seuls quelque vingtaine des commerçants de Bangui maintiennent leur activité sur place. Les autres se sont installés dans les rues et les quartiers voisins, à la recherche de clients.

 

Bertrand, vendeur de viande au marché de Lakouanga, explique ses difficultés : “Un bœuf nous coûte maintenant entre 600 000 et 700 000 francs CFA. Il nous faut quatre jours pour tout vendre. Pendant ce temps, nous devons payer les frais de chambre froide. Mais les problèmes d’électricité nous obligent à dépenser encore plus pour les congélateurs, et c’est très difficile pour nous les commerçants de Bangui de faire face aux exigences des fournisseurs ».

 

Au marché Sango, situé à quelques mètres du marché Lakouanga, ne connaît plus d’horaires fixes. Les vendeurs s’y installent du matin au soir, attirant une clientèle qui déserte les marchés traditionnels. “Avant, les activités commencent à 17h au marché Sango. Mais maintenant, c’est toute la journée”, déplore Bertrand, l’un des commerçants de Bangui.

 

Pour le coût de la vie, n’en parle plus. Les prix des produits de base – oignons, viande, légumes – ne cessent de grimper. “Un simple pauvre ne peut même plus acheter de la viande pour toute sa famille  “, résume Bertrand. Les commerçants de Bangui  supplient les autorités de sortir de leurs bureaux pour constater cette réalité économique qui étouffe la population.

 

Cette dispersion des vendeurs hors des marchés a des conséquences sur toute la ville. La mairie ne peut plus collecter les taxes des commerçants, et même ces derniers ont de difficulté à écouler leur produits .

 

Pendant ce temps, sur les berges de l’Oubangui, la situation n’est pas aussi meilleure. Les jeunes plongent sans protection dans les eaux pour extraire le sable, risquant leur vie pour quelques pièces. “Ce ne sont pas des robots, ce sont des hommes que nous devons protéger”, insiste le responsable des vendeurs de sable. Face à l’absence de l’État, l’association prévoit d’ouvrir une pharmacie en 2025 pour soigner ces travailleurs.

 

En outre, la saison des pluies aggrave les dangers, avec la montée des eaux qui complique l’extraction du sable. Malgré les accusations portée contre eux par certains centrafricains, les vendeurs de sable tentent de maintenir leur activité, promettant plus de transparence pour 2025.

 

“Le pays traverse un moment très dur”, concluent les commerçants de Bangui. Dans les rues de la capitale, chacun cherche des solutions pour continuer son activité, malgré une économie qui ne donne plus de signes d’amélioration.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Boali, l’hôpital manque d’équipements pour sauver les prématurés

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À Boali, l’hôpital manque d’équipements pour sauver les prématurés

 

Bangui-le-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-au-quartier-sarah/ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-50626″ data-wpel-link=”internal”>À Boali, l'hôpital manque d'équipements pour sauver les prématurés
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’hôpital secondaire de Boali, situé à 95 kilomètres au nord de Bangui, peine à prendre en charge les nouveau-nés prématurés faute de couveuse. Cette situation alarmante vient d’être révélée par la sous-préfète Solange Mokolomboka Makanda lors d’une visite du service pédiatrique ce matin.

 

“Je viens d’apprendre le décès d’un bébé prématuré que le service n’a pas pu sauver par manque d’équipement. Le temps de transport jusqu’à Bangui est trop long pour ces nourrissons fragiles”, déplore la sous-préfète dans un entretien avec notre rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La responsable administrative lance un appel pressant au ministère de la Santé et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la création d’une unité de soins intensifs néonatals équipée de couveuses à l’hôpital de Boali.

 

Cette situation met en évidence les défis persistants du système de santé centrafricain, particulièrement dans les structures hospitalières hors de la capitale. La capacité limitée à prendre en charge les cas complexes continue d’impacter la santé des populations les plus vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Baboua : L’ONG OCADES renforce les capacités des acteurs locaux pour le développement communautaire

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Baboua : L’ONG OCADES renforce les capacités des acteurs locaux pour le développement communautaire

 

Centrafrique.org/lecole-primaire-de-baboua-debordee-par-le-manque-denseignants/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua/” rel=”attachment wp-att-77169″ data-wpel-link=”internal”>Problème de tables-bancs, manque d'enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l'école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis, illustrant eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants
Les élèves dans la cour de l’école de Baboua, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

  Une importante formation organisée par l’ONG Nationale OCADES-Centrafrique s’est déroulée les 22 et 23 janvier 2025 dans la salle de conférence de l’hôtel de ville de Baboua, mobilisant plus de soixante représentants d’associations, groupements et coopératives locales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “E Zingo na Maingo”, visant à renforcer le développement communautaire dans la région.

 

État des lieux inquiétant du système éducatif à Baboua

 

Le rapporteur du groupe 2, Simplice Mele, a dressé un constat inquiétant de la situation au lycée de Baboua, établissement créé en 1987. Parmi les problèmes majeurs relevés :

 

– Un absentéisme chronique des élèves de terminale et de troisième

– Un effectif critique en classe de terminale (5 à 6 élèves seulement)

– Des difficultés d’alphabétisation majeures, même chez les élèves assidus

– Une utilisation problématique des smartphones, principalement pour du contenu inapproprié

– Des infrastructures insuffisantes depuis la création de l’établissement

– Une gestion déficiente des installations sanitaires

– Un désintérêt marqué pour la bibliothèque

– Des activités sportives et d’EPS mal encadrées

 

Perspectives encourageantes pour le développement local

 

Jean Bonapac, président du réseau pastoral de Cantonnier, s’est montré particulièrement enthousiaste face à cette initiative de l’ONG OCADES. Il a souligné l’aspect historique de ce rassemblement, réunissant pour la première fois l’ensemble des organisations de la société civile de Baboua. Cette formation représente selon lui une opportunité unique pour stimuler les activités génératrices de revenus et favoriser le changement comportemental au sein de la communauté.

 

Une vision stratégique pour l’avenir

 

Bebetem Gonzay Creusisseux, consultant national en gestion de projets et coordonnateur de CADES, a explicité les objectifs de cette formation dans le contexte post-crise de la République centrafricaine. Il a notamment mis l’accent sur :

 

– Le renforcement des capacités des leaders communautaires

– L’amélioration de la sécurité alimentaire

– La promotion de l’autonomisation des femmes

– Le développement de l’entrepreneuriat des jeunes

 

Alignement avec le plan national 2024-2028

 

Le coordonnateur a insisté sur l’importance de cette formation dans le cadre du plan de développement national 2024-2028, soulignant que “la République centrafricaine n’est plus aux affaires de la résilience” mais dans une phase active de développement.

 

Témoignages des participants

 

Don Yanga Anne-Marie, participante à la formation, a salué l’initiative de l’OCADES, soulignant son rôle dans la sensibilisation de la communauté aux enjeux du développement. Son témoignage rejoint celui de nombreux autres participants qui ont apprécié la qualité et la pertinence des enseignements dispensés.

 

Perspectives d’avenir pour Baboua

 

Cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large de développement pour la ville de Baboua et la région de Nana-Mambéré. Les objectifs fixés s’alignent sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, avec un focus particulier sur :

 

– L’éradication de la pauvreté

– La lutte contre la faim

– Le développement économique durable

– L’autonomisation des communautés locales

 

Recommandations pour le futur

 

Les participants ont émis plusieurs recommandations pour assurer la pérennité des acquis de cette formation :

 

  1. Renforcer le suivi des projets communautaires.
  2. Améliorer la coordination entre les différentes organisations.
  3. Développer des mécanismes de financement durables.
  4. Mettre en place des indicateurs de performance mesurables.

 

Il y’a lieu de rappeler que cette formation marque un tournant décisif dans le développement de Baboua, offrant aux acteurs locaux les outils nécessaires pour contribuer activement au développement de leur communauté. L’engagement des participants et le soutien de l’ONG OCADES-Centrafrique témoignent d’une volonté commune de transformer les défis en opportunités pour l’avenir de la région.

 

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Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc  à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit

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Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc  à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit

 

Centrafrique.org/la-pretendue-marche-de-soutien-des-etudiants-centrafricains-au-maroc-a-la-nouvelle-candidature-de-touadera/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/la-pretendue-marche-de-soutien-des-etudiants-centrafricains-au-Maroc-a-la-nouvelle-candidature-de-Touadera-450×271.jpg” alt=”Faux soutien des étudiants centrafricains au Maroc à la candidature de Baba Kongoboro : Madame Ngamana et son mari Évariste pris en flagrant délit” width=”450″ height=”271″ />
la prétendue marche de soutien des étudiants centrafricains au Maroc à la nouvelle candidature de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des photos montées, des mensonges éhontés, un coup politique raté. L’UESCAM dénonce une opération de manipulation visant à faire croire à un soutien des étudiants centrafricains au Maroc  pour un troisième mandat présidentiel. Une manœuvre qui montre jusqu’où certains sont prêts à aller pour forcer l’adhésion populaire.

 

Le mensonge n’a pas fait long feu

 

En effet, à peine publiées sur Facebook, les images d’un prétendu rassemblement d’étudiants centrafricains au Maroc ont provoqué une réaction immédiate. L’UESCAM, association des étudiants centrafricains au Maroc  ,  n’a pas mâché ses mots : “Arrêtez vos bêtises”. Pas un seul étudiant n’a participé à cette mascarade. D’ailleurs, comment le pourraient-ils ? Ils sont bien trop occupés à survivre.

 

Le vrai visage de la vie estudiantine

 

Car pendant qu’on utilise leur nom à des fins politiques, les étudiants centrafricains au Maroc vivent un calvaire quotidien. Sans bourse, sans moyen de transport, ils doivent même abandonner la moitié de leurs arriérés pour espérer être payés. Et maintenant, on voudrait les faire passer pour des soutiens du régime ? La ficelle est un peu grosse.

 

Une recette bien connue

 

À Bangui, tout le monde connaît la chanson : quelques billets distribués, une photo rapide, et hop ! Voilà un “soutien populaire” fabriqué de toutes pièces. Mais au Maroc, la sauce ne prend pas. Les étudiants centrafricains au Maroc   , déjà précarisés, ne sont pas dupes de ces manigances politiques.

 

Les ficelles du pouvoir

 

Derrière cette tentative ratée se cache une triste réalité : le désespoir d’un pouvoir qui ne peut plus compter sur un réel soutien populaire. Alors on bidonne, on triche, on manipule. Mais jusqu’à quand ? Les citoyens, eux, ne sont pas dupes.

 

Cette histoire de faux soutien estudiantin n’est pas qu’un simple fait divers. Elle traduit la fébrilité d’un système à bout de souffle, prêt à tout pour maintenir l’illusion d’une légitimité populaire. Pendant ce temps, les vrais problèmes des étudiants, eux, restent sans réponse.

 

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Bamingui-Bangoran : le village d’Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles

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Bamingui-Bangoran : le village d’Akroussoulback rejette massivement le MCU et ses symboles

 

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Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti du président Touadéra, a essuyé un rejet cinglant dimanche 18 décembre dans le village d’Akroussoulback, situé dans la première circonscription de Ndélé, à environ 654 kilomètres de Bangui. Les villageois ont refusé catégoriquement de participer aux célébrations du 1er décembre sous la bannière du parti présidentiel.

 

Le député Aziza, élu MCU de Ndélé 1, accompagné de Benjamin Mewada, président sous-fédéral du parti, s’est heurté à une résistance unanime des habitants lors de sa tentative d’organisation  du défilé de la fête nationale. La délégation, quittant Ndélé, et qui transportait drapeaux et banderoles du MCU dans leur bagage, s’est vue opposer un “non” ferme et collectif de la communauté villageoise d’Akroussoulback.

 

“Ils sont venus avec leurs banderoles MCU, pensant nous forcer à défiler derrière leurs couleurs. Mais nous avons rejeté en bloc cette initiative qui nous met en danger”, témoigne un membre du conseil villageois sous couvert d’anonymat. “Notre village souffre d’insécurité chronique, et le MCU n’a rien fait pour nous protéger”, ajoute-t-il.

 

La colère des habitants s’est cristallisée autour de l’approche sélective du parti au pouvoir. “Pourquoi cibler uniquement Akroussoulback ? Ni Bamingui, ni la commune de Vassako, ni même les communes de Mlopoté et de Dar El Kouti n’ont reçu pareille injonction”, s’insurge un notable du village, dénonçant ce qu’il qualifie de “deux poids, deux mesures”.

 

Les jeunes du village, particulièrement véhéments dans leur opposition, ont rappelé les promesses non tenues du parti présidentiel : “Depuis l’élection du Président Touadera, mais aussi du député Aziza, aucun projet de développement n’a vu le jour ici dans notre village. Nos routes restent impraticables, nous manquons d’eau potable, et l’insécurité persiste”, énumère un responsable de la jeunesse locale contacté par la rédaction du CNC.

 

Cette manifestation d’hostilité envers le MCU révèle la fracture grandissante entre le parti présidentiel et les populations rurales du Bamingui-Bangoran. Dans cette région où les défis sécuritaires et économiques s’accumulent, le rejet des symboles du parti MCU traduit une désillusion profonde vis-à-vis des promesses du pouvoir de Bangui.

 

“Porter les couleurs du MCU nous expose davantage aux menaces, sans aucune protection en retour”, explique un ancien du village. “Nous ne voulons plus servir de faire-valoir à un parti qui ignore nos souffrances quotidiennes”.

 

Cette débâcle politique du MCU à Akroussoulback intervient dans un contexte où le parti peine à maintenir son influence dans tout le pays, sauf par manipulation. Malgré les tentatives répétées du député Aziza et des cadres locaux du parti pour imposer leur présence, la population maintient sa position de rejet total des symboles du parti présidentiel. Pour la députée Aziza, en 2025, ça ne sera pas les centrafricains qui vont voter, mais les russes de Poutine.

 

L’échec de cette mission politique souligne également les limites de la stratégie du MCU consistant à organiser des manifestations de soutien sans répondre aux préoccupations fondamentales des populations locales. “Nous attendons des actions concrètes, pas des défilés avec des banderoles “, conclut un habitant, résumant le sentiment général du village.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens, les mercenaires russes arrivent à Birao et récupèrent les trois blessés

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Les mercenaires de Wagner arrivent à Birao quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-de-wagner-sement-a-nouveau-la-terreur-a-birao-pillages-panique-et-deplacements-forces-de-population/a-laerodrome-de-birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-arrivent-dans-la-ville/” rel=”attachment wp-att-84464″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/a-laerodrome-de-Birao-pendant-que-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-arrivent-dans-la-ville-450×282.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner arrivent à Birao quatre jours après les affrontements meurtriers entre rebelles soudanais et tchadiens” width=”450″ height=”282″ />
À l’aérodrome de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à 1078 km de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires de Wagner  ont fait leur entrée à Birao le mardi 21 janvier 2025, alors que la poussière des combats du 17 janvier n’était pas encore retombée. L’attaque survenue près de Terfel avait notamment coûté la vie aux chefs rebelles tchadiens Ali Massar et Abakar.

 

À leur arrivée mardi 21 janvier dernier, les mercenaires de Wagner  n’ont pas tardé. Leur avion à peine posé à Birao, ils ont mis le cap sur Amdafock, où la situation restait explosive entre les rebelles tchadiens et soudanais. En effet, les deux camps qui s’étaient affrontés – rebelles soudanais et tchadiens – avaient auparavant reçu leur formation militaire des mains mêmes de ces instructeurs russes du groupe Wagner.

 

Pendant toute la journée du mardi, les mercenaires de Wagner  se sont entretenus avec les rebelles tchadiens qui sont encore sur place sur le sol centrafricain. Le lendemain, de retour à Birao, ils se sont rendus à l’hôpital où trois combattants tchadiens :  Ismaël Kamiss, Ousman Anour et Alrachid Ali,  recevaient des soins. Sans attendre, ils les ont fait monter dans leur avion direction Bangui.

 

Cette intervention éclaire d’un jour nouveau le jeu trouble des mercenaires de Wagner  dans cette région. D’un côté, ils forment les rebelles tchadiens et soudanais. De l’autre, ils tentent d’éteindre les incendies qu’ils ont eux-mêmes contribué à allumer. Un va-et-vient permanent entre les factions qui leur assure une place de choix dans l’échiquier des groupes armés de la région frontalière.

 

Les habitants de la Vakaga, eux, ne sont pas dupes. “Ils soufflent le chaud et le froid”, confie un notable de Terfel. “Plus il y a de problèmes, plus ils se rendent indispensables”. Une tactique qui semble porter ses fruits : à chaque nouvelle crise, les Wagner s’imposent comme les incontournables pompiers pyromanes de la République centrafricaine.

 

L’évacuation des blessés vers Bangui pose également des questions. Si officiellement il s’agit d’accéder à de meilleurs soins, certains y voient une manière de garder la main sur des témoins clés des événements. Une chose est sûre : dans cette région où s’entremêlent les conflits soudanais et tchadien, les Mercenaires russes continuent de tisser leur toile.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui

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arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui

 

Centrafrique.org/sayo-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : arrestation arbitraire de la ministre conseillère Clarisse Sayo à Bangui
Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le directeur général de la police nationale, Bienvenu Zokoue, a procédé à l’arrestation de Clarisse Sayo, ministre conseillère à la primature, et de son frère Aristide Sayo, gendarme, le 17 janvier 2025 dans ses bureaux situés à 100 mètres de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Cette arrestation survient quelques heures après l’interpellation de leur frère, l’ancien ministre Armel Sayo, à Douala au Cameroun.

 

Une détention sans motif ni cadre légal

 

Le directeur général de la police, manifestement sur décision de ses supérieurs,  a contacté par téléphone la ministre conseillère Clarisse Sayo pour une prétendue visite dans son bureau. Accompagnée de son frère Aristide Sayo, ils ont été immédiatement arrêtés à leur arrivée puis transférés dans les locaux de l’OCRB où ils sont détenus depuis plus d’une semaine.

 

Une détention au mépris des droits fondamentaux

 

L’arrestation et la détention des deux membres de la famille de l’ancien ministre Armel Sayo violent les principes élémentaires du droit : aucun mandat d’arrêt n’a été présenté, aucune charge n’a été notifiée. Plus grave encore, l’accès aux avocats est interdit et les visites familiales ne sont pas autorisées.

 

La Constitution centrafricaine et le code pénal établissent pourtant clairement le principe de responsabilité pénale individuelle. L’arrestation de personnes pour les actes présumés d’un membre de leur famille constitue une violation manifeste du droit national.

 

Une nouvelle étape dans la dérive autoritaire

 

Cette détention arbitraire s’inscrit dans une politique de répression croissante en Centrafrique. L’utilisation de l’intimidation familiale comme instrument politique marque une escalade inquiétante dans les pratiques du régime.

Le silence complice de la communauté internationale

 

Le mutisme de la communauté internationale devant ces pratiques arbitraires renforce le sentiment d’impunité du régime Touadera. Pendant que les organisations internationales et les chancelleries occidentales détourne nt leur regard ailleurs, les autorités centrafricaines multiplient les arrestations illégales et les détentions arbitraires.

 

Cette passivité des instances internationales donne au pouvoir une liberté d’action totale dans sa répression. L’absence de condamnation internationale des violations des droits humains encourage le régime à poursuivre ses dérives autoritaires.

 

La détention injustifiée de Clarisse et Aristide Sayo, arrêtés uniquement en raison de leurs liens familiaux, démontre l’ampleur de la dérive répressive en Centrafrique. Alors que le pays s’enfonce chaque jour davantage dans l’arbitraire, la communauté internationale semble avoir abandonné le peuple centrafricain à son sort.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

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Centrafrique :   sanglantes exactions contre des civils près de Mboki

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Centrafrique :   sanglantes exactions contre des civils près de Mboki

 

Centrafrique.org/marche-pacifique-en-faveur-de-la-paix-a-mboki-un-elan-de-reconciliation-au-coeur-de-ladversite/marche-pour-la-paix-a-mboki/” rel=”attachment wp-att-68416″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sanglantes exactions contre des civils près de Mboki
Marche pour la paix à Mboki. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Plus d’une dizaine de morts dans de nouvelles violences impliquant les FACA et les miliciens Wagner ti Azandé, selon la coalition des patriotes pour le changement fondamental (CPCF).

 

La situation sécuritaire s’aggrave dans la région de Mboki, dans le Haut-Mbomou,  à l’est de la République Centrafricaine, où de nouvelles violences ont été signalées la semaine dernière. “Les forces armées centrafricaines FACA et les miliciens de Wagner à Zandé” sont accusés d’exactions contre la population civile, selon un communiqué de presse publié le 24 janvier 2025 par la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F).

 

Les incidents les plus graves se sont produits le 21 janvier, causant “plus d’une dizaine” de morts parmi les civils et faisant quatre blessés à cinq kilomètres de Mboki, précise le document référencé N°009/CPC-F/CG/CM/P-PP/EM/S.G-25.

 

Le Général d’armées de la CPCF, Ali Darassa Mahamat, qui occupe le poste de coordonnateur-militaire et chef d’état-major de la CPC-F, s’est dit particulièrement préoccupé par ces événements qu’il qualifie de “comportement inacceptable”.

 

La situation humanitaire dans la région devient également critique. “D’innombrables civils vivent dans la peur et dans la crainte constante d’être victimes d’attaques”, rapporte le communiqué, ajoutant que “les conditions de vie se détériorent et le besoin d’assistance humanitaire est de plus en plus important et urgent”.

 

Face à cette escalade, la CPC-F, par la voix de son porte-parole Amir Faissal, “demande à la communauté internationale de faire la lumière sur cette agression” et appelle à l’ouverture “d’investigations approfondies” contre les responsables de ces violences.

 

Ce nouveau cycle de violence intervient dans un contexte déjà tendu dans la région, où les miliciens Wagner ti Azandé multiplient des exactions massives contre la population civile, poussant même le gouverneur de la région du Haut-Oubangui à qualifier les miliciens ti Azandé des fauteurs de troubles.

 

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Benzambé : Des hommes armés attaquent des commerçants dans l’Ouham

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Benzambé : Des hommes armés attaquent des commerçants dans l’Ouham

 

Centrafrique.org/rca-panique-a-benzambe-la-population-en-fuite-les-mercenaires-russes-les-pourchassent-et-tuent-trois-a-nouveau/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-en-mouvement-sur-le-champ-de-bataille/” rel=”attachment wp-att-50891″ data-wpel-link=”internal”>Benzambé : Des hommes armés attaquent des commerçants dans l'Ouham
Les Mercenaires russes du groupe Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des hommes armés non identifiés ont pris pour cible des commerçants jeudi matin près de Benzambé, une commune située à 72 km de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. L’incident s’est produit vers 8 heures dans le village Gbobadjon, à 18 kilomètres de Benzambé sur l’axe Kambakota.

 

Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, les assaillants, que les habitants identifient comme des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC ), ont effectué des tirs d’intimidation avant de dévaliser plusieurs commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Kaïkouda. Les victimes ont été dépouillées de leurs marchandises et de leur argent, mais aucune agression physique n’a été signalée.

 

“Ces attaques sont devenues habituelles dans notre zone, particulièrement les jours de marché”, confie un habitant de Benzambé sous couvert d’anonymat. “Les commerçants sont régulièrement ciblés sur l’axe Kabamkota, où des hommes armés maintiennent une présence active en brousse.”

 

Cette insécurité affecte particulièrement les activités économiques locales, notamment les jours de marché hebdomadaire – le lundi à Benzambé et le jeudi à Kaïkouda. Les commerçants, essentiels à l’économie de la région, se retrouvent contraints de prendre des risques pour maintenir leurs activités.

 

Cette situation sécuritaire précaire dans la région s’est encore manifestée le mois dernier lorsqu’une vingtaine d’agents recenseurs ont été victimes d’une violente agression sur l’axe Benzambé-Batangafo. Les assaillants ont intercepté et brutalement tabassé ces agents qui quittaient Benzambé pour se rendre à Batangafo. Cet incident souligne l’absence criante des forces de l’ordre dans la zone. Bien que les éléments Wagner effectuent occasionnellement des patrouilles dans le secteur, leur présence n’a pas permis d’améliorer la sécurité des populations locales qui, selon plusieurs témoignages, se disent victimes d’intimidations tant de la part des groupes armés que des forces censées les protéger.

 

Benzambé, qui fait partie des 89 communes de la sous-préfecture de Bossangoa, tente de préserver son développement économique malgré ces défis sécuritaires. Les autorités locales et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) poursuivent leurs efforts pour sécuriser la zone.

 

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Bangui : Le MLPC dénonce une tentative d’accaparement illégal du terrain Marabéna

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Bangui : Le MLPC dénonce une tentative d’accaparement illégal du terrain Marabéna

 

Centrafrique.org/dr-gerard-deganendji-le-pion-de-jackson-mazette/” data-wpel-link=”internal”>Dr Gérard Deganendji, le pion de Jackson Mazette
Dr Gérard Deganendji, le pion de Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a organisé la semaine dernière une mobilisation massive à son siège de la place Marabéna à Bangui pour protester contre une tentative d’expulsion qu’il qualifie d’illégale.

 

Au cœur de cette affaire, une requête déposée par Maître Nicolas Tiangaye, ancien bâtonnier et avocat du MLPC, auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Le document révèle que Gérard Deganendji, professeur de géographie à l’Université de Bangui qui s’autoproclame président provisoire du parti, tente de déloger une trentaine de locataires liés par contrat avec le MLPC, propriétaire d’un terrain de 2818 m², communément appelé place Marabéna , situé au carrefour des avenues des Martyrs et Koudoukou.

 

“Le procureur de la République outrepasse ses fonctions en ordonnant l’expulsion des locataires de la place Marabéna  sous 3 jours, sans décision de justice préalable”, dénonce Kenny Yamba, conseiller spécial et porte-parole du président du MLPC. Les instructions verbales du Procureur ont été transmises au commissaire Gervais Lengo de l’OCRB de Ngouciment pour exécution immédiate.

 

La requête, s’appuyant sur l’article 544 du Code Civil qui garantit le droit de propriété, vise à stopper ce que le parti considère comme “une dépossession illégale caractérisée de la place Marabéna “, selon Maître Tiangaye.

 

“Cette manœuvre instrumentée par des individus manipulés par le pouvoir vise à déstabiliser notre formation politique en tentant de s’approprier illégalement nos biens”, affirme un responsable du MLPC présent à la mobilisation.

 

Le Bureau Politique du MLPC a décidé d’investir définitivement le terrain de la place Marabéna pour y organiser ses activités quotidiennes. Le parti appelle ses militants à la vigilance jusqu’au jugement prévu le 31 janvier 2025.

 

Cette nouvelle tension révèle l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire contre l’opposition centrafricaine. L’audience en référé est fixée au tribunal de Bangui ce 31 janvier à 8 heures.

 

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En RCA, l’audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l’espoir des consommateurs

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En RCA, l’audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l’espoir des consommateurs

 

Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-Bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>En RCA, l'audit du FMI annoncé sur les prix des carburants ravive l'espoir des consommateurs
station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement centrafricain refuse obstinément de réduire les prix des hydrocarbures malgré les demandes répétées du FMI. Cette position risque de coûter cher au pays alors qu’une mission d’audit s’annonce.

 

Le bras de fer entre le Fonds Monétaire International et le gouvernement centrafricain prend une nouvelle tournure. Une mission d’audit du FMI  arrive prochainement à Bangui pour examiner la structure des prix des hydrocarbures, jugés “anormalement élevés” par l’institution financière internationale.

 

L’entêtement du gouvernement étonne. Depuis plus d’un an, le FMI recommande une baisse des prix à la pompe. En réponse, certains conseillers présidentiels, comme le camerounais Jules Njawé,  multiplient les critiques contre l’institution, au risque de compromettre non seulement l’aide du FMI mais aussi celle d’autres partenaires financiers.

 

Les chiffres interpellent les experts. Alors que les prix à la pompe augmentent, les recettes fiscales de l’État sur les carburants ont chuté. Cette contradiction alimente les spéculations sur l’utilisation réelle de ces fonds. Des analystes économiques pointent notamment le financement des dépenses sécuritaires, en particulier les services du groupe Wagner et rwandais.

 

“La disponibilité des carburants à des prix raisonnables conditionne toute l’activité économique“, note Albert Tounamama, représentant du FMI pour la RCA. Le Président Baba Kongoboro a pourtant écarté toute possibilité de baisse des prix, malgré la diminution des cours mondiaux.

 

Dans les marchés de Bangui, les prix des produits de base ne cessent d’augmenter. Le coût des transports a bondi de 40%, entraînant une hausse généralisée. Les petits commerçants réduisent leurs activités non essentielles, les transporteurs, de leur côté, subissent en silence cette augmentation vertigineuse.

 

Selon les informations, L’audit du FMI s’intéressera particulièrement aussi au monopole de l’importation et à la gestion des recettes par le Trésor public. Les experts analyseront l’ensemble de la chaîne de prix, de l’achat à la distribution.

 

La Banque des États de l’Afrique Centrale prévoit déjà une baisse de 2% de la croissance en RCA cette année. Si le gouvernement persiste dans son refus, le pays risque de perdre l’appui budgétaire du FMI, entraînant un possible effet domino sur les autres aides internationales.

 

“L’opacité autour des prix et des recettes n’est plus tenable”, déclare Ali Rok Bissengue, qui dirige une association de consommateurs. Les organisations de la société civile préparent une mobilisation pour exiger des explications du gouvernement.

 

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À Bangui, la justice ordonne la délivrance d’une autorisation de sortie au député Yandocka

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À Bangui, la justice ordonne la délivrance d’une autorisation de sortie au député Yandocka

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Le député Dominique Yandocka obtient gain de cause devant le tribunal administratif de Bangui
Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le tribunal administratif de Bangui a tranché. Dans son ordonnance du 23 janvier 2025, il enjoint au président de l’Assemblée nationale d’autoriser le député Dominique Yandocka à quitter le territoire pour raisons de santé.

 

Cette décision intervient dans un contexte tendu entre le parlementaire et la présidence de l’Assemblée. Un membre du cabinet parlementaire, s’exprimant sous anonymat, a détaillé à notre rédaction les dessous de cette affaire. Selon lui, le refus initial du Président Simplice Mathieu Sarandji découle d’une intervention du ministre d’État à la justice, monsieur Arnaud Djoubaye -Abazène auprès du président de l’Assemblée nationale.

 

“Le président Simplice Mathieu Sarandji avait d’abord consulté le ministre de la Justice qui avait donné son accord. Mais quelques minutes plus tard, le même ministre l’a rappelé pour lui dire de ne pas accorder l’autorisation, prétextant que la condamnation en première instance empêchait le député Yandocka de siéger”, explique notre source au sein du cabinet parlementaire.

 

Le député Dominique Yandocka, élu du 4e arrondissement de Bangui, avait saisi la justice le 9 janvier par l’intermédiaire de son avocate, Maître Sombo Dibele Arlette. Un recours qui s’est avéré payant puisque le président du tribunal, Fabrice Armel Ndjidaresse Tchenebou, a donné raison au parlementaire.

 

“Cette affaire démontre une méconnaissance du droit”, note un juriste proche du dossier. “Une condamnation en première instance, quand elle fait l’objet d’un appel, n’est pas définitive. Elle ne peut donc pas priver un élu de ses droits parlementaires“.

 

Suite à cette décision de justice, le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, alias SMS, a finalement signé l’autorisation de sortie le 21 janvier 2025. Le document officiel, portant le numéro 011/AN/P/SG.25, autorise l’Honorable Dominique Ephrem Yandocka à se rendre en France à partir du 28 janvier 2025 pour y recevoir des soins médicaux, et ce jusqu’à la fin de son traitement.

 

Cette issue favorable pour le député Dominique Yandocka souligne l’importance du respect de l’État de droit, même dans des situations politiquement sensibles. Elle démontre également que les institutions centrafricaines, malgré les tensions, peuvent fonctionner conformément aux principes constitutionnels quand la justice joue pleinement son rôle d’arbitre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut

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Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut

 

Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Kémo : Un cas de variole du singe confirmé à Sibut
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un cas de variole du singe (Monkey pox) a été confirmé le 17 janvier à Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kemo, situé à 186 kilomètres de Bangui. Il s’agit d’un adolescent de 14 ans habitant le quartier de l’église française.

 

Une mission de la coordination du centre des opérations d’urgence de santé publique est arrivée mercredi dernier à Sibut pour appuyer l’équipe médicale locale. “Nous devons mettre en place un dispositif pour assurer la coordination de la réponse à cette épidémie”, explique le Dr Jean Methode Moyen, coordonnateur du centre des opérations d’urgence.

 

Les autorités sanitaires ont isolé le patient à l’hôpital et assurent sa prise en charge médicale et alimentaire. Un dispositif de surveillance a été activé pour identifier d’éventuels nouveaux cas, notamment parmi les personnes contacts.

 

“Nous appelons la population à signaler rapidement aux centres de santé toute personne présentant de la fièvre suivie d’éruptions cutanées, particulièrement sur les mains et les pieds”, indique le Dr Moyen. Il recommande également des mesures préventives comme le lavage régulier des mains et la cuisson complète de la viande de brousse.

 

Cette mission réunit les services de santé humaine et animale ainsi que les responsables de l’environnement pour une réponse coordonnée. Une réunion s’est tenue également à la préfecture de Sibut avec les autorités locales pour définir la stratégie d’intervention.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’APPEL À TÉMOINS DE LAROCHELLE AVOCATS, NOTICE D’EMPLOI

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LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’APPEL À TÉMOINS DE LAROCHELLE AVOCATS, NOTICE D’EMPLOI

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lavocat-de-maxime-mokome-denonce-la-cpi-et-les-accords-controverses-avec-le-gouvernement-centrafricain/maitre-larochelle-philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale/” rel=”attachment wp-att-70893″ data-wpel-link=”internal”>LAROCHELLE AVOCATS
Maitre Larochelle Philippe, avocat à la cour penale internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En date du 17 janvier 2025, un communiqué de presse d’appel à témoins a été produit par LAROCHELLE avocats, un cabinet d’avocat spécialisé en droit international et domicilié au Canada…

 

En effet, ce communiqué de presse qui a fait le tour des supports médiatiques s’inscrit dans la logique d’une éventuelle poursuite judiciaire des autorités de Bangui et ses complices devant la Cour Pénale Internationale (CPI).
L’association citoyenne des douze (12) apôtres et des disciples composée majoritairement de la diaspora centrafricaine reproche au pouvoir de Bangui, ses sbires, sa milice et les groupes paramilitaires de Wagner d’avoir commis depuis 2017 des crimes relevant de la compétence de la juridiction internationale instituée par le statut de Rome du 17 juillet 1998 et entrée en vigueur en 2002.
Selon les prescriptions du communiqué de presse, toutes personnes détentrices d’informations utiles documentées ou non sur les crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale sont invitées à se manifester auprès de ce cabinet canadien via un lien en ligne.
Ainsi, il convient de s’entendre sur la notion de “crime” relevant de la CPI.
L’article 5 du statut de Rome définit quatre (4) types de crimes à savoir le crime contre l’humanité, le crime de guerre, le génocide et le crime d’agression…
Le tout peut s’entendre par des meurtres, arrestations arbitraires, enlèvements, persécutions, disparitions forcées, décapitations, tortures, exécutions extra-judiciaires, viols…
À la fin de la campagne de collecte des informations et preuves, le cabinet d’avocat procèdera à la compilation,  le tamisage, le traitement afin de saisir le bureau du procureur à la Haye.
Outre ce mode de saisine de la Cour Pénale Internationale, il apparaît important de rappeler que le procureur peut soit s’auto-saisir, soit répondre à la demande du conseil de sécurité de l’ONU, soit à la demande des États signataires du statut de Rome.
Une particularité importante en cas de saisine par le conseil de sécurité de l’ONU agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies, le procureur peut poursuivre même dans les États non signataires du statut de Rome.
C’est le cas du Darfour et de la Libye.
À la demande de LAROCHELLE avocats, le procureur, au nom du principe de subsidiarité doit préalablement vérifier si l’État mis en relief n’a pas la volonté de poursuivre ou que les institutions judiciaires se sont écroulées.
Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 15 du statut de Rome, le procureur diligentera et dirigera l’enquête en collaboration avec la chambre préliminaire jusqu’à la mise en accusation des principaux acteurs toujours présumés coupables.
Pour ce faire, le procureur vérifie les critères juridiques et factuels prévus par le statut de Rome à savoir la compétence, la recevabilité et l’intérêt de la justice.
Comme toutes les missions classiques du parquet, trois (3) possibilités s’offrent au procureur…soit il renonce à poursuivre synonyme d’un non lieu lorsqu’il juge que les charges ne sont pas suffisantes, soit il poursuit les investigations en recherchant d’autres éléments nouveaux de preuve, soit enfin il ouvre une enquête après l’autorisation de la chambre préliminaire.
Dans ce dernier cas, le procureur peut délivrer soit une citation à comparaître soit délivrer un ou des mandats d’arrêt qui seront opposables à tous les pays signataires du statut de Rome.
En guise de mesures conservatoire, le mandat d’arrêt peut être assorti de la confiscation de biens, de gel d’avoirs ainsi que la restriction drastique des libertés fondamentales.
Étant donné que l’article 29 du statut de Rome stipule que les crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale sont imprescriptibles, la machine judiciaire avancera à son rythme.
S’inspirant de l’effet de panique insidieuse que le communiqué de presse de LAROCHELLE avocats produit dans les rangs des tenanciers du pouvoir, le citoyen lambda s’interroge :
– Les crimes réputés commis en Centrafrique relève-t-il de la compétence de la Cour Pénale Internationale ?
– La procédure initiée par LAROCHELLE  avocats sera t-elle recevable ?
– Si la procédure aboutit, les autorités centrafricaines poursuivies auront-elles les moyens nécessaires de défier la justice internationale comme leurs prédécesseurs à travers le monde ?
Peut-on affirmer à demi mot que la peur a changé de camp ?
Au delà de toutes spéculations, cette procédure judiciaire refroidira les ardeurs et ralentira les élans des bourreaux d’un peuple sans défense.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Limassa le 25 janvier 2025

Bernard  SELEMBY DOUDOU

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