Touadéra, roi de la 7e République : une dictature qui ne dit pas son nom
Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Touadéra, roi de la 7e République : une dictature qui ne dit pas son nom” width=”450″ height=”311″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
À Bangui, le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra ne se cache plus derrière des faux-semblants. Ce qui était censé être une présidence légitime s’est mué en un règne autoritaire, drapé dans les habits d’une 7e République autoproclamée.
Les faits parlent d’eux-mêmes : arrestations sans motif, opposants muselés, et une Constitution triturée pour garantir un troisième mandat sous la couverture de la la 7e République. L’Hirondelle, dans son édition du 24 février 2025, ne mâche pas ses mots : depuis l’arrestation d’Armel Sayo, une vague de répression s’abat sur le pays, visant quiconque ose défier le régime. Des enlèvements ciblés dans la capitale, des militants politiques traqués, et une psychose qui étouffe les voix dissidentes. Voilà le visage de cette “démocratie” centrafricaine.
Touadéra ne règne pas seul. Il s’appuie sur un cercle fidèle, une cour d’obligés qui prospèrent pendant que le peuple s’enfonce dans la misère. Les manifestations pour son troisième mandat, selon ses proches, le premier de la 7e République, décrites dans Le Démocrate comme des parades de “jeunes soudoyés”, ne trompent personne. Ce ne sont pas des élans populaires, mais des mises en scène payées pour faire croire à un soutien de façade. Pendant ce temps, 70 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté, selon une étude de l’ICASEES citée par le même journal. L’argent des Centrafricains disparaît dans les poches des puissants ou finit chez Wagner, ces mercenaires russes qui tiennent le pays en laisse, comme le déplore Le Langage.
Et que dire de la justice de la 7e République ? Une farce. Prenez Marguerite Nzapaoko-Kongbo, proche du pouvoir, accusée par Médias Plus de détournement et de faux documents pour s’accaparer les biens d’un défunt. Elle esquive les procès, portée par une impunité que seul un régime complice peut offrir. Pendant ce temps, Touadéra et ses alliés changent les règles du jeu. La Constitution, modifiée en 2023 pour bannir les binationaux de la course à la présidence, élimine des rivaux comme Anicet Georges Dologuélé ou Crépin Mboli-Goumba, selon Le Démocrate. Un coup politique habile, mais qui pue la peur de perdre face à une opposition qu’on refuse d’affronter à la loyale.
Le roi de la cette 7e République ne tolère aucun défi. Le BRDC, qui réclame un dialogue inclusif, se heurte à un mur, comme le rapporte Le Langage. Touadéra préfère ses mercenaires et ses soutiens rwandais à un vrai débat avec son peuple. L’armée nationale ? Un souvenir lointain, laminé sous son règne, incapable de protéger les Centrafricains, d’après le même journal. À la place, des panneaux solaires dans Bangui, vantés comme un progrès, alors que les provinces n’ont ni eau ni écoles dignes de ce nom, selon Médias Plus. Un décor clinquant pour masquer un pays à l’agonie.
Touadéra se croit intouchable, un monarque au-dessus des lois, entouré de vassaux qui pillent et répriment en son nom. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Chaque arrestation, chaque manifestation bidon, chaque promesse vide creuse un peu plus le fossé entre ce pouvoir et un peuple qui mérite mieux qu’un roi autoproclamé.
Aymard Guinon dévoile tout : comment Touadéra et sa clique dévalise le trésor public
Centrafrique.org/rca-quand-monsieur-marwan-guinon-charge-de-mission-a-lassemblee-nationale-souleve-un-tolle-sur-les-reseaux-sociaux/monsieur-marwan-guinon/” rel=”attachment wp-att-52930″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Marwan Aymard Guinon sur le plateau de la chaine camerounaise
Eymard Guinon, ex-conseiller à l’Assemblée nationale, balance une vérité sur les réseaux sociaux : à Bangui, Touadéra et sa clique brûlent des millions en cérémonies inutiles. Pendant que 70 % des Centrafricains crèvent de misère, le chef de l’État parade sans honte.
Aymard Guinon vide son sac
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Aymard Guinon, ancien conseiller du président de l’Assemblée nationale, met les deux pieds directement dans la sauce : « Alors que 70 % des familles centrafricaines vivent dans une extrême précarité, l’État continue d’investir des millions de francs CFA dans des cérémonies officielles à répétition », écrit-il. Pendant deux ans, Aymard Guinon a vu de près le fonctionnement de cette mafia : podiums, sonorisation, cocktails, sécurité. Résultat ? Entre 13 et 27 millions FCFA par cérémonie à Bangui, selon ses estimations. « Ces événements n’apportent aucune valeur ajoutée au pays », explique-t-il, et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Comité d’organisation : 2 à 5 millions. Restauration : 3 à 6 millions. Sécurité : 2 à 4 millions. Ajoutez les stands, le protocole, le carburant, et vous obtenez une facture qui grimpe vite. « Ces dépenses atteignent des centaines de millions par an », note Guinon, qui appelle à réorienter cet argent vers des aides sociales. Lui qui a bossé dans les TIC au cœur du pouvoir sait de quoi il parle : il a vu les marchés de gré à gré, les prestataires proches du régime, la logistique lourde pour des événements qui pourraient durer 20 minutes mais s’étendent sur cinq heures. Un gâchis pur et simple.
Le grand cirque de Touadéra : voyages et inaugurations à tout-va
Mais le scandale ne s’arrête pas aux portes de Bangui. Touadéra ne se contente pas de multiplier les cérémonies : il joue les globe-trotteurs pendant que le pays s’enfonce. Chaque mois, deux ou trois voyages à l’étranger, avec des délégations pléthoriques : conseillers, maîtresses, porteurs de valises et cireur de chaussure, et une facture qui frôle les 500 millions FCFA par voyage. Au pays, c’est pire : il inaugure tout ce qui bouge. Un fauteuil flambant neuf offert par un étranger? Il est là pour le réceptionner. Une brouette offerte par un partenaire ? Il coupe le ruban. Un râteau ou une pelle ? Il pose pour la photo, sourire aux lèvres, comme si c’était normal.
Pendant ce temps, ailleurs, les choses se passent autrement. Au Tchad, le jeune président reste en poste et délègue. Au Sénégal, au Rwanda, au Bénin, les chefs d’État envoient des ministres ou des conseillers pour les broutilles. Pas en Centrafrique. Ici, Touadéra veut être la star de chaque scène, traînant derrière lui une armada de sécurité, de protocole et de dépenses. Pourquoi ? Personne ne le force. Un directeur de cabinet ou un ministre pourrait faire le job pour une fraction du coût. Mais non, lui préfère parader, laissant le trésor public se vider à vue d’œil.
Et pendant ce temps, on entend les mêmes refrains : « tension de trésorerie », « coupes budgétaires nécessaires », « exigences du FMI ». Sauf que ces coupes ne touchent jamais la présidence. Vingt millions pour une cérémonie, des centaines de millions pour un voyage, et les ministères, eux, se serrent la ceinture. Le Fonds monétaire international sert d’alibi parfait : on accuse les créanciers étrangers pour justifier la rigueur, mais personne n’oblige Touadéra à claquer 500 millions pour aller serrer des mains à l’étranger ou 27 millions pour un cocktail à Bangui. C’est une comédie, un choix délibéré de privilégier le luxe et les apparences au détriment d’un peuple qui n’a plus rien.
Un pays à genoux, un régime qui fanfaronne
Regardez les chiffres : au moins 70 % des Centrafricains survivent dans une misère noire. Pas de revenus stables, pas de terres, pas d’espoir. Des familles entières dépendent d’un voisin généreux ou d’un vague coup de pouce. Pendant ce temps, l’État flambe des fortunes pour des micros, des tapis rouges et des discours creux. Aymard Guinon le dit bien : « Le peuple a besoin d’aide, pas de cocktails officiels ». Mais qui l’écoute ? Certainement pas un président qui semble né pour le show plutôt que pour gérer.
Réduire les cérémonies ? Simplifier les événements ? Déléguer les inaugurations de brouettes à un sous-fifre ? Ce serait trop demander. À la place, le régime préfère empiler les frais : sécurité présidentielle, logistique coûteuse, réceptions fastueuses. Et quand l’argent manque, on pointe le FMI du doigt, comme si c’était lui qui avait décidé de transformer chaque ruban coupé en fête nationale. La vérité, c’est que ce pouvoir vit dans une bulle, déconnecté d’un pays où les hôpitaux n’ont pas de pansements et où les enfants marchent pieds nus.
Vers une impasse ?
Aymard Guinon propose une sortie de crise : moins de dépenses inutiles, plus d’investissements sociaux. « Le Président n’a pas à multiplier les sorties officielles », écrit-il, citant des exemples comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, où la sobriété est de mise. Avec les millions économisés, on pourrait identifier les familles vulnérables, leur verser des aides, leur donner une chance de respirer. Mais pour ça, il faudrait un État qui priorise l’essentiel, pas un régime accro aux projecteurs.
Touadéra, lui, continue son cirque. Les caisses se vident, les estomacs aussi, et les discours sur la « reconstruction » sonnent comme une mauvaise blague. Tant que ce président filou et son équipe fanfaronneront sur les décombres, les Centrafricains n’auront que leurs yeux pour pleurer. Guinon a allumé une mèche. Reste à voir si elle fera exploser le système ou si elle s’éteindra dans l’indifférence.
Le gouvernement autorise enfin les véhicules à vitres fumées à circuler : mais pour quelle raison ?
Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/vehicule-de-traque-des-opposants-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-66237″ data-wpel-link=”internal”>L’un des véhicules à vitre fumée roulés par les Mercenaires russes dans la capitale Bangui et traquent les opposants
Le gouvernement centrafricain vient d’annoncer une nouvelle réglementation permettant la circulation des véhicules à vitres fumées, une mesure présentée comme une réponse aux besoins des automobilistes. Une carte d’homologation à 100 000 francs CFA, une procédure simplifiée, et des promesses de sécurité routière : tout semble en ordre sur le papier. Mais derrière cette façade de normalité, une réalité bien plus troublante se dessine. Qui tire vraiment les ficelles de cette décision ? Et pourquoi ce revirement après des mois d’interdictions brutales ? Plongeons dans les coulisses d’une annonce qui cache plus qu’elle ne révèle….
La semaine dernière, le gouvernement centrafricain, par la voix du directeur général des transports et des surfaces, Nono Wenceslas Nguelekoumou, a récemment annoncé une prétendue “autorisation” de la circulation des véhicules à vitres fumées. Selon cette annonce, les propriétaires de tels véhicules pourraient désormais obtenir une carte d’homologation, moyennant 100 000 francs CFA auprès de la Société Polygone Internationale Centrafrique. Une mesure soi-disant encadrée pour “garantir la sécurité” et répondre aux besoins des automobilistes. Mais derrière ce vernis de légalité se cache une réalité bien plus sombre : cette décision n’est qu’une tromperie, un mensonge instrumenté pour masquer l’influence écrasante des mercenaires russes de Wagner, véritables maîtres du jeu dans le pays.
Une interdiction imposée par Wagner, pas par le gouvernement
Rappelons les faits. En mars 2024, comme rapporté par Deutsche Welle (28/03/2024), les mercenaires russes de Wagner ont pris le contrôle des rues de Bangui, improvisant des barrages routiers et arrêtant arbitrairement des véhicules, en particulier ceux équipés de vitres fumées. Des citoyens ordinaires, des journalistes comme Eric Sabet, des députés comme Vivien Gaba, et même le directeur de cabinet du Premier ministre ont été interpellés, conduits à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), et détenus pendant des heures sans explication. Pour récupérer leurs véhicules et leur liberté, une rançon de 50 000 francs CFA était exigée. Cette opération, menée sans aucune communication officielle, a révélé au grand jour une vérité sans appel : ce ne sont pas les autorités centrafricaines qui dictent la loi, mais bien Wagner.
L’interdiction initiale des vitres fumées n’a donc jamais été une initiative du gouvernement, contrairement à ce que prétend aujourd’hui Nono Wenceslas Nguelekoumou. Elle émanait directement des Russes, qui ont transformé Bangui en un terrain de contrôle militaro-financier. Les fouilles, les arrestations et les extorsions de fonds ont provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans la presse internationale, dénonçant l’humiliation infligée aux Centrafricains par ces forces étrangères.
Une homologation bidon pour remplir les poches de Wagner et des complices centrafricains
Aujourd’hui, le gouvernement tente de reprendre la main en habillant cette situation chaotique d’une réglementation officielle. Mais qui peut croire à cette comédie ? La carte d’homologation à 100 000 francs CFA, dont une partie des recettes est censée revenir à l’État, ressemble davantage à une taxe déguisée, un racket institutionnalisé dont Wagner tire les ficelles. Les 50 000 francs CFA exigés hier par les mercenaires pour libérer les véhicules se sont transformés en 100 000 francs CFA sous couvert de “légalité”. Une aubaine pour les Russes, qui continuent d’engranger des profits, et pour les responsables centrafricains complices, réduits au rôle de marionnette docile.
Nono Wenceslas Nguelekoumou , en se prêtant à cette comédie, ne fait qu’exécuter les ordres, espérant sans doute sa part de “bakchichs” pour arroser sa bière. Pendant ce temps, le peuple centrafricain est pris en étau : d’un côté, les abus des mercenaires russes ; de l’autre, un gouvernement impuissant ou complaisant qui préfère détourner le regard plutôt que de défendre ses citoyens.
Un peuple abandonné à la merci des voyous
Cette affaire des vitres fumées n’est qu’un indice d’un mal plus profond : la souveraineté de la Centrafrique a été bradée. Wagner, auteur de crimes odieux et de violations répétées des droits humains, impose sa loi sans vergogne, tandis que le gouvernement se contente de jouer les seconds rôles dans une pièce tragique. Comme le souligne l’opposant en exil Edouard Yamalet dans l’article de DW, ces exactions pourraient bien pousser le peuple vers une “insurrection nationale”. Et comment leur donner tort ? Lorsqu’un député, un journaliste ou un haut fonctionnaire peuvent être arrêtés sans motif par des forces étrangères sur leur propre sol, que reste-t-il de la dignité centrafricaine ?
La vérité doit éclater
Il est temps de dire la vérité aux Centrafricains. Cette soi-disant “réglementation” des vitres fumées n’est qu’un écran de fumée pour légitimer l’emprise de Wagner et remplir les caisses de ses complices. Le gouvernement, incapable de protéger ses citoyens, se plie aux diktats russes au lieu de les affronter. Les 100 000 francs CFA réclamés ne sont pas une taxe pour la sécurité routière, mais un tribut payé à l’occupant. Face à cette dérive, une question résonne : jusqu’à quand le peuple acceptera-t-il d’être humilié sur sa propre terre ?
Bruno Michel Alima, vice-président de la Fédération, déplore les coûts exorbitants des matchs à l’étranger, privant les Fauves de leur public et grevant les finances nationales.
Le football centrafricain traverse une période difficile de son histoire, et Bruno Michel Alima, deuxième vice-président de la Fédération Centrafricaine de Football, en est une des voix centrales. Lors d’un entretien exclusif à la Radio Centrafrique, Michel Alima a exposé les défis majeurs auxquels son équipe fait face, notamment l’obligation de disputer tous les matchs à l’extérieur depuis deux ans et demi.
« Ça coûte beaucoup plus cher à l’État : billets d’avion, hôtels… Alors qu’à Bangui, on n’aurait pas ces dépenses », insiste-t-il, soulignant une réalité financière pesante. Cette situation, explique monsieur Alima, découle d’un manque d’infrastructures locales adaptées, forçant les Fauves à s’exiler pour chaque rencontre, comme lors de la lourde défaite contre le Maroc, où neuf buts ont été encaissés en deux matchs.
Pourtant, le Président Bruno Alima reste tourné vers l’avenir. Les équipes de jeunes incarnent cet espoir. Les U17 se préparent à une compétition au Maroc, un défi que Bruno Michel Alima voit comme une opportunité pour briller. Par ailleurs, la suspension du Congo par la CAF pourrait propulser les U20 centrafricains à la CAN en Côte d’Ivoire. « Vu les textes et les règlements, c’est nous qui devons être qualifiés », affirme Bruno Michel Alima avec une confiance mesurée, tout en attendant la décision officielle. Cette possible qualification, si elle se concrétise, marquerait une avancée majeure pour le football centrafricain, un sujet cher à Bruno Michel Alima.
La sélection senior, elle, n’est pas en reste. Bruno Michel Alima annonce un déplacement imminent à Casablanca pour affronter Madagascar et le Mali dans les éliminatoires de la Coupe du Monde.
« Si nous gagnons ces matchs, nous reviendrons dans les premières places de la poule », projette-t-il. Sous la direction du sélectionneur Enza Yamisi, l’équipe se renouvelle avec l’arrivée de binationaux évoluant en France et en Belgique, un renfort que Bruno Michel Alima juge important. « L’équipe a changé à près de 50 % », précise-t-il, illustrant une dynamique de reconstruction.
Mais au-delà des performances, Bruno Michel Alima met l’accent sur le lien avec les supporters. « Le public centrafricain est exigeant, mais il aime ses joueurs », rappelle-t-il, appelant à un soutien indéfectible malgré les désillusions passées. Privés de leur public à domicile, les Fauves puisent leur force dans cette ferveur à distance. Bruno Michel Alima rêve d’une année 2025 historique avec trois participations à la CAN, un exploit qui, selon lui, « arriverait au bon moment » pour un pays en quête de fierté sportive.
Les contraintes financières et logistiques restent un obstacle majeur, mais Bruno Michel Alima garde espoir. « On demande au public de continuer à nous soutenir, car c’est l’avenir de notre football, l’avenir du peuple », conclut-il. Avec des joueurs motivés et un staff technique en action, Bruno Michel Alima incarne une ambition : faire du football centrafricain une source de joie et d’unité nationale.
Détournements au Ministère de l’Économie : Richard Filakota pris la main dans le sac
Centrafrique.org/la-Centrafrique-prisonniere-de-wagner-couple-avec-la-corruption-et-incompetence-des-autorites-voici-le-cocktail-mortel-du-pnd-2024-2028-adopte-dimanche/ministre_de_economie_filakota/” rel=”attachment wp-att-83400″ data-wpel-link=”internal”>Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération
Des preuves accablantes de détournement de fonds publics et de biens matériels ont été révélées au sein du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale de la République Centrafricaine. Richard Filakota, le ministre en poste depuis le 4 janvier 2024 dans le deuxième gouvernement de Félix Moloua, a été pris la main dans le sac en train de détourner des véhicules, des motos et d’autres ressources destinées au projet Londo, un projet financé par la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux.
En effet, Richard Filakota, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, n’a pas mis longtemps à transformer son ministère en une caverne d’Ali Baba version Bangui. À peine nommé le 4 janvier 2024, cet homme, qui se pavane avec un CV bardé de titres ronflants : ex-directeur de l’ENAM, soi-disant docteur en patati patata,, s’est jeté sur les ressources publiques comme un rapace sur une carcasse encore tiède. Le projet Londo, financé par la Banque mondiale pour redonner un souffle aux communautés et aux infrastructures du pays, est devenu sa proie favorite. Et le tableau est accablant.
Le projet Londo : Une vache à lait du ministre Richard Filakota pilier du
Le projet Londo, reconnu dans les cercles de développement international, vise à soutenir les infrastructures et les initiatives économiques dans plusieurs pays, dont la République Centrafricaine. Ce projet, qui a déjà démontré son efficacité dans d’autres nations, est aussi en activité dans le pays. Cependant, depuis la nomination de Richard Filakota, des détournements organisés ont été constatés, menaçant la crédibilité du projet et la confiance des partenaires internationaux.
Les butins du ministre Richard Fila Kota
Ne vous rêvez pas. Ceci n’est ni une blague, encore moins une attaque personnelle. Imaginez : des véhicules 4×4, et des motos destinés au projet Londo, détournés sans vergogne par ce ministre délinquant pour atterrir dans sa cour personnelle. Pas un, pas deux, mais une ribambelle de biens du projet Londo engloutis dans son antre personnel. Même sa nièce, propulsée sa secrétaire particulière, népotisme oblige, roule désormais en 4×4 estampillé projet Londo, mais ils ont débarrassé de ses logos comme on efface une trace gênante. Ses gardes du corps, ses copains, et même un abbé catholique recyclé en coordinateur du Plan national de développement (PND), se partagent le butin : huit motos, distribuées comme des gâteaux à une clique de fidèles voleurs. On dirait un pillage en plein jour, sous les yeux d’un pays qui crève de misère.
Le pire, c’est l’arrogance avec laquelle le ministre Filako opère. Quand le projet Londo, en phase d’évaluation, a vu ses activités suspendues, le ministre Richard Filakota a dépêché son pantin, un directeur général de l’économie, un proche qu’il a lui-même nommé , pour aller arracher un véhicule 4×4 au nouveau coordinateur du projet Londo. Face au refus initial de ce dernier, le ministre Richard Filakota a insisté, et la clé a finalement changé de main, et le véhicule 4×4 se retrouve au domicile privé du ministre, où s’entassent déjà les dépouilles des projets qu’il est censé superviser. Un vrai brigandage, organisé avec une désinvolture qui donne la folie.
Le conseil du cabinet saisi du dossier, le ministre Richard Filakota en colère
Lors du dernier conseil du cabinet la semaine dernière, le Premier ministre Félix Moloua en a profité pour demander à son ministre de l’économie, Richard Filakota un inventaire complet des biens du projet Londo, y compris les véhicules et les motos. Cette demande fait suite à des pressions croissantes de la part de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux, qui exigent une transparence accrue dans la gestion de ce projet. Toutefois, la réponse du ministre Richard Filakota a été pour le moins surprenante. Il a eu le culot de rétorquer au premier ministre : “Et toi, quand tu étais ministre, on te contrôlait ?”. Une réponse d’une insolence crasse, balancée avec le mépris d’un homme qui se croit intouchable, drapé dans une proximité supposée avec le président Touadéra. C’est à se demander si ce ministre voit encore la différence entre un portefeuille public et son coffre-fort personnel.
Une culture de l’impunité
Cette réaction de Richard Fila Kota pousse à s’interroger sérieusement sur la culture de l’impunité qui règne au sein du gouvernement et des institutions du pays sous le régime de Touadera. En se présentant comme un très proche du président, Richard Filakota semble se croire au-dessus des lois et des procédures normales de contrôle. Cette attitude a provoqué l’indignation parmi les membres du gouvernement et les partenaires internationaux, qui s’inquiètent de l’impact de ces pratiques sur la crédibilité du pays.
Une opération anti-vol est en cours au ministère de l’économie
Devant l’ampleur du détournement et la réponse malpolie du ministre Filakota à son patron Moloua, ce dernier a donné l’ordre à la cellule de veille de récupérer tous les butins du ministre Richard Filakota. Ainsi, cette cellule a mené la semaine dernière une opération au sein du ministère de l’économie pour récupérer les biens détournés. Des motos et des pick-up ont déjà été récupérés, mais le ministre Richard Filakota, en mission en Afrique du Sud, a promis de régulariser la situation à son retour à Bangui. Cependant, ces promesses tardives ne suffisent pas à apaiser les inquiétudes quant à la gestion des biens publics.
Richard Filakota, un homme au passé trouble
Richard Filakota n’en est pas à son premier fait controversé. Ancien directeur général de l’INAM (École Normale d’Administration et de la Magistrature), il a mis cette institution en faillite en détournant des fonds et des ressources. Ces antécédents jettent une ombre supplémentaire sur sa nomination au poste de ministre de l’Économie et du Plan.
Il y’a lieu de rappeler que les détournements entourant le projet Londo et les actions de Richard Fila Kota à la tête du ministère de l’économie dévoile au grand jour les défis auxquels fait face la République Centrafricaine en matière de gouvernance et de gestion des deniers publics. Il est impératif que les autorités compétentes mènent une enquête approfondie et que les responsables de ces détournements soient tenus pour responsables. La confiance des partenaires internationaux et du peuple centrafricain en dépend….
Martin Ziguélé : ‘Ce n’est pas le budget qui fait la croissance, c’est le travail’
Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique
Quand Martin Ziguélé prend la parole, c’est comme un coup de vent qui balaie les belles paroles creuses du gouvernement. Invité sur les ondes, le chef du MLPC n’a pas eu besoin de long discours pour mettre les choses au clair : “Ce n’est pas le budget qui fait la croissance d’un pays, ce sont les activités, le labeur, la sueur des gens qui produisent.” Une phrase qui sonne comme un reproche cinglant à un pouvoir qui, selon lui, mise tout sur des chiffres ronflants plutôt que sur la réalité des champs et des ateliers.
Le budget 2025, avec ses 345 milliards de francs CFA, fait pourtant les gros titres. Le gouvernement s’en félicite, promettant une croissance de 2,7 % comme on agite un trophée. Mais pour Martin Ziguelé , c’est du vent dans une outre percée. “La croissance, elle vient de ce qu’on fabrique, de ce qu’on vend, des échanges qui font tourner la machine”, insiste-t-il, presque agacé qu’il faille encore le rappeler. Et en Centrafrique, la machine, elle, tousse et hoquette, à peine capable de démarrer.
Il suffit de regarder autour de soi, poursuit-il, pour voir l’étendue du gâchis. Les terres qui donnaient jadis du coton à foison – quarante mille tonnes dans les bonnes années – ne crachent plus que des miettes : 1200 tonnes aujourd’hui, à peine de quoi remplir un coin d’entrepôt. Le café ? Évaporé, rayé des exportations. “On ne produit plus rien, ni dans les champs ni dans les usines”, déplore-t-il, la voix teintée d’une colère sourde. Alors, cette croissance promise, elle pousserait sur quel terreau ? Pas celui de la République centrafricaine, en tout cas, où les filières agricoles, autrefois piliers du pays, gisent à l’abandon.
Et le budget, dans tout ça ? Une coquille vide, à en croire Ziguélé. Presque tout part dans le train-train de l’État : payer les fonctionnaires, entretenir les bureaux, graisser les rouages d’une administration qui ronronne sans avancer. Les investissements, eux, sont une goutte d’eau : 8 petits milliards sur les 124 annoncés viennent vraiment des poches centrafricaines. Le reste, c’est l’étranger qui le tend, comme une béquille à un éclopé. “L’État ne bâtit rien, il n’a plus les reins assez solides”, lâche-t-il, lucide. Les routes, les écoles, les dispensaires ? Des cadeaux d’ailleurs, pas une fierté nationale.
Pour Martin Ziguélé, le mal est profond : le gouvernement a perdu le nord. “C’est le travail qui fait naître les richesses – du coton, du café, du bétail qu’on vend, des maisons qu’on construit”, clame-t-il, comme un paysan qui sait d’où vient la moisson. Mais à la place, on empile les dettes, on bricole des prévisions, on prie pour que les chiffres masquent la misère. Sauf que la misère, elle, ne se laisse pas duper. Les entreprises plient sous le poids des carburants hors de prix, les artisans jettent l’éponge, et les Centrafricains regardent leur avenir s’étioler dans l’indifférence des puissants.
Alors, ce 2,7 % de croissance, Martin Ziguelé n’y croit pas une seconde. “C’est une fable”, tranche-t-il, sans fioritures. Pour lui, sans un sursaut, sans remettre les mains dans la glaise et relancer ce qui fait vivre un peuple, le pays continuera de végéter. Le budget peut bien parader sur le papier, la vérité, elle, est dans les sillons laissés en friche et les usines silencieuses. “C’est le travail qui sauve”, martèle-t-il. Reste à savoir si quelqu’un, là-haut, écoute encore….
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.
Ce qui se passe actuellement en Centrafrique n’est plus une simple dérive sécuritaire. C’est un génocide planifié, un plan criminel béni par le président Faustin-Archange Touadera lui-même. Sous ses ordres, des jeunes miliciens, embrigadés et armés par des mercenaires russes et des soldats des Forces armées centrafricaines (FAKA), sèment la terreur dans le pays. Leur mission ? Massacrer, piller, chasser des populations entières, avec une cible privilégiée : les Peuls et les musulmans.
Une alliance maudite : mercenaires russes, FAKA et un groupe des miliciens fanatisés
Ce qui avait commencé il y’a quelques mois comme une opération ponctuelle s’est mué en une machine de guerre généralisée. Les mercenaires russes, ces vautours du groupe Wagner qui pillent le pays sous couvert de “coopération”, ont formé ces jeunes, souvent recrutés par désespoir, pour en faire des tueurs. À leurs côtés, les soldats FAKA, censés protéger la population, marchent main dans la main avec ces milices. Armés de mitraillettes et d’armes artisanales, ils circulent à moto ou à pied, visibles comme des prédateurs dans des zones comme Bocaranga , Paoua ou Bozoum. Leur présence n’est pas un secret : le préfet de l’Ouham, une femme agissant sur instructions directes de Touadera, a même réuni ces miliciens pour leur marteler un message hallucinant : “C’est votre pays, libérez-le !” Libérer quoi ? Et de qui ? Des éleveurs peuls et de leurs familles, massacrés sans distinction ?
Un génocide ciblé : les Peuls dans la ligne de mire
Il y a un mois, près de Bozoum, ces milices ont frappé un campement peul, tuant une soixantaine de personnes, hommes, femmes, enfants. Un massacre méthodique, où les victimes ont été abattues et égorgées, leurs troupeaux décimés et volés. Aujourd’hui, à Bocaranga, c’est la même peur qui paralyse les communautés peules et musulmanes. Ils savent que ces hordes, soutenues par les FAKA et les Russes, peuvent surgir à tout moment pour tuer, brûler, détruire. Ce n’est pas une guerre : c’est une extermination ciblée, une volonté de rayer une population entière de la carte.
Et qui est derrière ce chaos ? Touadera, cet homme qui se drape dans les habits d’un chef d’État tout en laissant couler le sang de son peuple. On l’accusait déjà en 2012 – 2013 d’avoir semé les graines de la discorde, d’avoir attisé les haines lorsqu’il fut premier ministre de Bozizé. Aujourd’hui, la vérité éclate : il arme des milices dans plusieurs localités pour perpétrer ces crimes. Il croit que s’accrocher au pouvoir le protégera de la justice. Grossière erreur. La justice humaine le rattrapera peut-être tard, mais celle de Dieu, elle, ne pardonne pas les bourreaux d’innocents.
Des crimes documentés, une impunité intolérable
La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) a déjà tiré la sonnette d’alarme. Dans un article publié le 19 février 2025, nous détaillions le massacre d’Alhadji Tambaya près de Bozoum : plus de 50 morts en un jour, des fosses communes creusées à la hâte pour cacher les corps, des miliciens anti-balaka entraînés par Wagner sous les ordres de chefs comme Blaise et Dabarè. Ces faits ne sont pas des suppositions, ils sont gravés dans la mémoire des survivants, dans les ruines des campements, dans les cris des mères qui ont perdu leurs bébés.
Et pourtant, rien ne bouge. Touadera se pavane, les mercenaires russes continuent leurs sales besognes, et les FAKA, corrompues jusqu’à l’os, jouent les complices. Pendant ce temps, les Peuls et les musulmans vivent dans la terreur, abandonnés par un État qui préfère les tuer que les protéger.
Stop au carnage, justice pour les victimes !
Ça suffit. Ce pays ne peut pas continuer à saigner sous les ordres d’un président qui a vendu son âme et son peuple à des intérêts étrangers. Les milices doivent être désarmées, les mercenaires russes expulsés, et Touadera traduit devant la Cour pénale spéciale – ou mieux, devant la Cour pénale internationale, selon la volonté des centrafricains. Chaque fosse commune, chaque enfant massacré, chaque troupeau volé est une preuve de ses crimes. La communauté internationale, si prompte à fermer les yeux quand il s’agit de la Centrafrique, doit se réveiller. Les Centrafricains, eux, n’en peuvent plus de cette barbarie.
Les centrafricains de tout bord, que ça soit les citoyens ordinaires, les journalistes, les gens de la société civile, ou simplement les témoins, appellent à une mobilisation massive. Que les fosses soient ouvertes, que les corps parlent, que les coupables répondent. Touadera, Blaise, Dabarè, Wagner : vos noms sont déjà dans le livre noir de l’Histoire. Vous pouvez fuir, vous cacher, mais la justice, divine ou humaine, vous trouvera. Pour les Peuls, pour les musulmans, pour tous les Centrafricains martyrisés, il est temps de dire stop à cette manipulation criminelle instrumentée depuis le palais présidentiel.
Un nuage épais rend les mains tendues pour la paix invisibles’, déplore Ouéifio
Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours-450×300.jpg” alt=”Un nuage épais rend les mains tendues pour la paix invisibles’, déplore Ouéifio” width=”450″ height=”300″ />Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.
Quand Élie Ouéifio, ancien ministre centrafricain, prend la plume, ça ne rigole pas. Dans son ouvrage Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations et réflexions !!!, publié en janvier 2025, il dresse un tableau sans concession de la quête de paix en République centrafricaine (RCA). Ce n’est pas juste une réflexion, c’est un cri d’alarme. Pour lui, la politique des “mains tendues” de Faustin Archange Touadéra, lancée en 2016, devait être une lumière dans la nuit des crises. Mais neuf ans plus tard, elle reste un mirage, et Ouéifio n’y va pas par quatre chemins pour dire pourquoi.
En Centrafrique, la paix, c’est comme un trésor qu’on cherche sans jamais mettre la main dessus. Touadéra est arrivé le 30 mars 2016 avec une promesse qui claquait : tendre les mains à tous pour recoller les morceaux d’un pays en ruines. Ça sonnait bien, ça donnait de l’espoir. Mais en ce début 2025, Ouéifio balance un verdict qui fait mal : ce rêve, il est toujours dans les starting-blocks. “Depuis cet appel à la paix et à l’unité des Centrafricains par le Père de la nation”, écrit-il, “tout laisse supposer que la division prend le dessus” (p. 14). Et il enfonce le clou : “un nuage épais rend les mains tendues invisibles” (p. 14). Alors, d’où vient cette brume qui gâche tout ?
Ouéifio commence par mettre les pieds dans le plat : la machine est grippée. Touadéra parle de ses mains tendues à chaque micro, une pour les exilés, une pour les rebelles, une autre pour les politiques de tous horizons. Mais les chiffres qu’il sort sont cruels : combien d’exilés sont revenus ? Une poignée. Combien hésitent encore ? Une foule. Et combien fuient toujours ? Trop pour compter. Le problème, c’est que ceux qui devraient porter cette vision ne suivent pas. “Le manque de dynamisme et d’actions intégrées du gouvernement” (p. 20), voilà son premier uppercut. Les ministres, englués dans leur mantra de “rupture” et “c’est notre tour”, préfèrent remplir leurs poches plutôt que de tendre des ponts. Refus d’un dialogue large, peur des provinces, utilisation du président comme mascotte : ça coince partout.
Et puis, il y a l’Assemblée nationale, ce “pouvoir législatif sans vertu” (p. 24) qui, au lieu de tenir les rênes, bétonne les murs de la division. Mais le vrai venin, c’est ailleurs. Ouéifio appelle ça les “sirènes”, ces manipulateurs qui murmurent des douceurs à Touadéra pour mieux le perdre. Il ressort les mots de Professeure Danièle Darlan, en 2021, qui l’avait prévenu : “N’écoutez pas le chant des sirènes” (p. 39). Ces courtisans, il les voit dans les ministères, dans l’ombre du pouvoir, prêts à tout pour des villas tape-à-l’œil ou des billets flauntés sur les réseaux. “Ils ont amené le Président à oublier ce pourquoi le peuple l’a élu”, lâche-t-il, amer (p. 40). Pendant ce temps, le peuple attend, coincé entre des routes barrées et des villages qui partent en fumée.
Ouéifio ne nie pas la bonne foi de Touadéra. Il voit dans ses mains tendues un écho de Dieu pardonnant à Adam et Ève (p. 10). Mais sans une équipe qui assure, sans une justice qui rapproche au lieu de trancher dans le vif, ça ne passe pas. “La corruption est récompensée et l’honnêteté devient un sacrifice” (p. 31), écrit-il, citant Ayn Rand pour appuyer son coup. Et quand des peines de mort ou de perpétuité tombent sur ceux que Touadéra voulait rallier (p. 28), il se demande : comment avancer comme ça ?
Pas question de baisser les bras, pourtant. Ouéifio a une idée fixe : la paix, ça ne vient pas des flingues, “les armes ne mettent jamais fin au conflit” (p. 123), mais d’un dialogue, un vrai, où tout le monde joue cartes sur table. Il imagine Touadéra, Bozizé, Samba-Panza, Djotodia et Nguendet, les “cinq doigts de la main” qui ont tenu le pouvoir, face à face pour vider leur sac (p. 128). Qu’ils crachent enfin le morceau sur les “mystères cachés” qui les ont divisés, qu’ils demandent pardon. Sans ça, il prévient, c’est le chaos assuré, comme dans Esaïe 1:20 : “Si vous êtes rebelles, vous serez dévorés” (p. 44).
Il regarde le Rwanda, l’Afrique du Sud, et se dit : on peut le faire. Mais le chemin est semé d’embûches. Les “sirènes” guettent, la corruption ronge, et le peuple n’en peut plus. “Les mains tendues de Touadéra ne resteront qu’un vain slogan” (p. 34) si rien ne bouge, tranche Ouéifio. En 2025, alors que la Centrafrique chancelle, son appel tape fort : il est temps d’agir, ou ce mirage deviendra notre tombe.
Que se passe-t-il avec la réhabilitation et la reprise de l’Hôtel du Centre à Bangui ?
Centrafrique.org/projet-de-renovation-de-lhotel-du-centre/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Projet-de-Renovation-de-lHotel-Du-Centre-450×348.jpg” alt=”Panneau publicitaire montrant le projet de rénovation de l’Hôtel Du Centre devant l’hôtel lui même en construction en pleine capitale centrafricaine, Bangui. Corbeaunews-centrafrique, Ndota” width=”450″ height=”348″ />Panneau illustrant le futur design de l’Hôtel Du Centre en cours de rénovation. CopyrightChristian Aimé Ndotah
Que reste-t-il de l’Hôtel du Centre, cet établissement qui faisait la fierté de Bangui il y a encore quelques décennies ? Entre annonces de réhabilitation et appels d’offres, les habitants de la capitale se demandent pourquoi ce symbole du passé glorieux de la ville continue de sombrer dans l’oubli.”
Une annonce prometteuse en 2020
Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, l’Hôtel du Centre, trois étoiles, trônait autrefois comme une icône de prestige, un lieu où se mêlaient luxe et élégance dans le pays de Boganda, pays de zo kwé zo. Aujourd’hui, avec l’arrivée de Faustin-Archange Touadera au pouvoir, ce bâtiment jadis vibrant n’est plus qu’une silhouette délabrée, une coquille vide qui interroge : que s’est-il passé avec les promesses de sa renaissance ?
Rappelons qu’en septembre 2020, le journaliste centrafricain Jean Fridolin NgoulouKengo, dans une publication sur les réseaux sociaux, annonçait que la société congolaise Bac-El, dirigée par le centrafricain Christian Achille Colongo et associée à un partenaire libano-congolais, avait repris l’Hôtel du Centre. Selon cette publication, Bac-El aurait prévu d‘investir plus de 3 milliards de FCFA pour sa réhabilitation et son équipement, avec des travaux prévus sur 12 mois et une gestion de l’hôtel pendant 20 ans avant son retour à l’État centrafricain. Ngoulou mentionnait également le règlement partiel des arriérés de salaires du personnel (5 mois payés, 20 % des droits légaux versés, le reste en cours) et une dette de 72 millions de FCFA envers les fournisseurs héritée par la société. Cependant, deux ans plus tard, en 2022, aucune avancée visible n’avait été enregistrée, et l’hôtel restait dans un état de délabrement total. Cette annonce de Fridolin Ngoulou, qui ressemble davantage à une communication promotionnelle qu’à un compte-rendu factuel, semble aujourd’hui avoir été un vœu pieux ou une opération de propagande sans suite réelle.
Un nouvel appel d’offres en 2022 : des questions sans réponses
Subitement, en 2022, le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme a lancé un avis d’appel d’offres ouvert international (AAOOI n°002/AAOOI/MCAT/DIRCAB/CPMP/2022) pour la réhabilitation, l’exploitation et le transfert de l’Hôtel du Centre. Cet appel, clos le 31 octobre 2022, exigeait des soumissionnaires des références solides (trois projets de construction ou réhabilitation d’hôtels 3 étoiles d’au moins 1 milliard de FCFA chacun au cours des cinq dernières années) et une garantie de soumission de 20 millions de FCFA. Pourtant, depuis cette date , 31 octobre 2022, aucune information officielle n’a filtré sur l’attribution du marché ou l’avancement des travaux. Que s’est-il passé entre l’annonce de Bac-El en 2020 et ce nouvel appel d’offres ? Pourquoi le projet de Bac-El, censé durer 20 ans, a-t-il été abandonné en seulement deux ans ? Et surtout, qui a repris le dossier après 2022, si tant est qu’un repreneur ait été désigné ? Le silence du gouvernement sur ces points alimente les spéculations : problèmes de financement, désaccords contractuels ou simple incompétence administrative.
Voilà un nouvel enjeu avec le Caucus africain de 2025
La situation de l’Hôtel du Centre prend une dimension particulière avec l’organisation du Caucus africain prévu à Bangui en juillet-août 2025. Cet événement majeur, qui réunira les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des 54 pays africains membres de la Banque mondiale et du FMI, accueillera environ 400 délégués. Lors d’une réunion stratégique avec une délégation de ces institutions, dirigée par Anki Rebouya Matungulu, le Premier ministre Félix Moloua a assuré que les préparatifs avançaient, notamment en termes de capacité hôtelière. Mais avec l’Hôtel du Centre hors service, Bangui manque cruellement d’infrastructures pour héberger une telle affluence. Des établissements comme l’Hôtel Oubangui, le National Hôtel, hôtel Ledger ou l’Hôtel Kitika pourraient être mobilisés, mais leur capacité reste incertaine. Le gouvernement envisage-t-il de réquisitionner des résidences privées ou d’accélérer une réhabilitation de dernière minute ? Rien n’est clair, et le contraste entre l’ambition d’accueillir un événement continental et l’état de délabrement de la capitale est frappant.
Un environnement hostile aux investisseurs
La stagnation du projet de l’Hôtel du Centre reflète des défis plus larges en Centrafrique. L’environnement économique, marqué par l’insécurité, l’influence controversée de groupes comme Wagner (auteur de graves violences sur les civils et d’ingérence politique ), une justice non seulement à la solde de Wagner et mafieuse, décourage les investisseurs. Si le pays était autrefois comparé à la “Suisse d’Afrique” pour son potentiel, il est aujourd’hui classé parmi les plus pauvres du continent. La fuite des entrepreneurs, comme potentiellement Bac-El, et l’absence de suivi des projets annoncés renforcent ce constat. Sans transparence ni volonté politique forte, l’Hôtel du Centre risque de rester une coquille vide, un symbole de promesses non tenues au cœur de Bangui.
À ce jour, 17 mars 2025, l’Hôtel du Centre demeure une ruine sans activité, malgré les annonces de réhabilitation en 2020 par Bac-El et un appel d’offres en 2022. Les raisons de ces échecs successifs restent floues, et l’urgence de préparer le Caucus africain met en lumière l’incapacité de Bangui à offrir des infrastructures adaptées. Sans clarification officielle ou investissement sérieux, cet hôtel, jadis prestigieux, continuera de s’effriter, tout comme les espoirs d’un renouveau économique pour la Centrafrique.
Il y’a lieu de rappeler que l’avenir de l’Hôtel du Centre reste jusqu’à ce jour incertain, et les espoirs de voir Bangui se doter d’une infrastructure digne de son passé glorieux s’amenuisent. Alors que le Caucus africain de 2025 approche, l’absence de progrès concrets et de transparence gouvernementale ne fait qu’aggraver la crise hôtelière de la capitale. Dans ce contexte, la question posée par le journaliste Christian Ndota le 15 novembre 2023, “Que deviennent l’Hôtel du Centre ??” – résonne comme un cri légitime, soulignant l’urgence d’une réponse claire. Force est de lui donner raison : sans une action décisive et une reddition de comptes, cet édifice risque de rester à jamais un symbole d’abandon au cœur de la capitale centrafricaine….
Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC
Anicet Georges Dologuélé, leader de l’URCA, fustige un gouvernement centrafricain qui délaisse sa population. Entre eau et électricité absentes, il dénonce une élite focalisée sur ses privilèges, indifférente aux souffrances quotidiennes des citoyens.
Une population livrée à elle-même
À Bangui, l’eau potable et l’électricité sont des mirages. Des enfants parcourent les rues dès l’aube avec des bidons, privés d’école, tandis que les hôpitaux, sans courant, deviennent des mouroirs. “Comment un être humain peut-il vivre sans eau ?” demande Anicet Georges Dologuélé, pointant une crise humanitaire que le gouvernement ignore. Les provinces, elles, sont abandonnées, dépendantes d’ONG aux moyens réduits. Pour le leader de l’URCA, cette situation reflète un pouvoir qui “se contente d’être au pouvoir” sans assumer ses responsabilités.
Des priorités détournées au profit du faste
Pendant que les Centrafricains respirent mal sous 39°C sans ventilateurs ni eau fraîche, le gouvernement dépense sans compter ailleurs. Méga concerts, 25 millions par samedi pour “assainir” Bangui, distributions de billets pour des manifestations : ces sommes pourraient équiper la Sodeca ou l’ENERCA. “Il se contente de jouir du pouvoir”, accuse Dologuélé, décrivant une élite obsédée par les discours et les inaugurations plutôt que par des solutions concrètes. Les promesses de 5 000 châteaux d’eau ou de 100 MW d’électricité sonnent creux face à l’inaction.
Un manque de volonté politique criant
Anicet Georges Dologuélé ne voit aucun effort sérieux pour résoudre ces crises. “Je n’ai jamais vu dans un budget une somme prévue pour des forages ou des champs solaires en province”, déplore-t-il. Au lieu de mobiliser des techniciens et des fonds internationaux — disponibles pour l’eau et l’électricité partout dans le monde —, le pouvoir préfère sa routine de fêtes et de voyages. Cette “incapacité totale à gérer un pays” condamne l’économie nationale , avec des entreprises qui ferment et des citoyens au chômage.
“Il se contente d’être au pouvoir et de jouir du pouvoir” : la formule de Anicet Georges Dologuélé résume un gouvernement déconnecté, qui prospère pendant que le peuple sombre. Une critique qui appelle à un sursaut, loin des paillettes du pouvoir…
Le Fonds au Profit des Victimes de la CPI renforce ses actions en Centrafrique
A gauche madame Deborah Ruiz Verduzco, Directrice exécutif du Fonds au Profit des Victimes à la Cour pénale internationale et à droit madame Maryse Djimassé de l’équipe de l’information publique et de la sensibilisation du Bureau-Pays de la Cour pénale in
Le programme d’assistance, doté d’une enveloppe annuelle d’environ 1 million d’euros, s’adresse aux survivants des crises de 2003 et 2013 en Centrafrique. Géré par la cour pénale internationale, ce dispositif s’inscrit dans une démarche de réintégration socio-économique et de soutien psychologique aux victimes.
En effet, la Cour pénale internationale (CPI) intensifie son engagement envers les survivants des crises qui ont secoué la République centrafricaine (RCA) en 2003 et 2013. À travers son Fonds au profit des victimes, elle met en œuvre un programme d’assistance d’une valeur annuelle estimée à 1 million d’euros. Ce programme, conçu pour soutenir les victimes de violences et favoriser leur réintégration, a été détaillé lors d’une conférence de presse tenue au bureau de la CPI à Bangui par la directrice exécutive du Fonds, madame Deborah Ruiz Vrduzco .
Un programme structuré et financé par la communauté internationale
Le programme, opérationnel grâce à des contributions financières de la communauté internationale, repose sur une collaboration avec cinq partenaires d’exécution. Ces derniers ont été rigoureusement sélectionnés via un processus de passation des marchés, conforme au règlement financier de la CPI.
« Nous voulons remercier nos donateurs, notamment ceux qui nous permettent de mener à bien notre mission ici », a déclaré madame Deborah Ruiz Vrduzco , soulignant l’importance de ce soutien extérieur.
Lancé en 2020 sous la forme d’un projet pilote à Bangui, le programme ciblait initialement 200 victimes. Fort de son succès, il a été étendu sur une durée de cinq ans.
« Aujourd’hui, nous avons déjà appuyé au moins 10 000 victimes », a-t-elle précisé, ajoutant qu’elle était présente sur place pour superviser les avancées de cette initiative ambitieuse.
Lutter contre la stigmatisation et restaurer une vie normale
Les bénéficiaires, survivants des atrocités commises lors des crises de 2003 et 2013, font face à des défis multiples.
« On travaille sur des activités pour lutter contre le stigmate et pour donner aux victimes la possibilité d’avoir une vie normale, comme tout le monde a le droit de l’avoir », a expliqué la directrice exécutive, madame Deborah Ruiz Vrduzco . Elle a insisté sur la nécessité de briser les barrières sociales qui isolent les victimes, en particulier celles ayant subi des violences sexuelles.
Ces violences, a-t-elle ajouté, entraînent des pertes économiques considérables.
« Les femmes ou les hommes victimes ne peuvent pas aller à l’école parce qu’ils sont déprimés, ils ne peuvent pas travailler. Peut-être qu’on perd des foyers entiers, qu’ils sont déplacés. C’est pourquoi il est crucial d’appuyer leur réintégration socio-économique avec différentes stratégies ». Ces stratégies incluent des initiatives visant à restaurer l’autonomie des victimes, qu’il s’agisse d’accès à l’éducation, de formation professionnelle ou de soutien psychologique.
La commémoration, un pilier essentiel
Au-delà de l’aide matérielle, le Fonds met un point d’honneur à valoriser la mémoire des victimes.
« C’est important, la commémoration. C’est le type de travail que le Fonds au profit des victimes fait », a souligné madame Deborah Ruiz Vrduzco . Ces actions symboliques visent à reconnaître les souffrances endurées et à renforcer la résilience des communautés affectées.
Une mission en expansion
Depuis ses débuts modestes en 2020, le programme a pris une ampleur significative. Avec 10 000 bénéficiaires déjà accompagnés, il démontre la capacité de la CPI à transformer des fonds internationaux en actions concrètes sur le terrain. « Je suis ici pour superviser le travail que nous faisons », a conclu la directrice, réaffirmant son engagement à long terme envers les victimes centrafricaines.
Ce programme, qui allie aide humanitaire, réintégration socio-économique et travail de mémoire, incarne une réponse globale aux séquelles des conflits en RCA. Il témoigne également de la volonté de la CPI de ne pas limiter son rôle à la seule poursuite des responsables, mais de contribuer activement à la reconstruction des vies brisées par la violence….
À 40 kilomètres de Bossangoa, dans la commune de Benzambé, le marché hebdomadaire du lundi bat son plein, mais derrière l’agitation apparente se cache une vérité bien moins reluisante que celle proclamée par le gouvernement centrafricain depuis Bangui. Là où les officiels vantent une stabilité retrouvée et une économie en marche, les commerçants, eux, peinent à joindre les deux bouts, écrasés par l’insécurité, la pauvreté et des conditions de travail indignes. Rencontre avec ces voix du terrain qui contredisent les beaux discours.
Nelly : une lutte quotidienne pour 500 francs CFA
Assise sur un tabouret, un chasse-mouches à la main, Nelly fixe son étalage de courges, d’arachides et de sésame. À la fin de la journée, cette commerçante épuisée n’espère pas plus de 500 francs CFA (environ 0,76 euro) de chiffre d’affaires.
« Je vends de l’arachide, du sésame, de la courge, les pâtes d’arachide et de sésame, de l’huile », raconte-t-elle d’une voix lasse. « Les choses ne marchent pas. Il nous arrive parfois de rentrer avec une recette de 250 francs CFA ou 500 francs. » Dans un pays où le coût de la vie, même modeste, dépasse largement ces montants, ces chiffres traduisent une misère incroyable.
Nelly ne se contente pas de déplorer ses faibles ventes. Elle pointe du doigt des conditions de travail déplorables : ses marchandises, exposées à l’air libre, subissent la poussière, le soleil brûlant et parfois la pluie.
« Je demande à ce qu’on construise le marché », plaide-t-elle. « En vendant à l’air libre, nos marchandises sont exposées à la poussière, ce qui expose aussi nos clients au risque de maladies. Il faut nous construire le marché pour nous permettre d’être à l’abri». Une demande simple, pragmatique, mais qui semble encore loin d’être entendue.
Ezaïe Lakato : braver l’insécurité pour survivre
À quelques pas de l’étal de Nelly, Ezaïe Lakato, boucher de son état, attend des clients qui se font rares. Sans ressources suffisantes pour acheter du bétail en grande quantité, il doit parcourir des villages éloignés pour s’approvisionner, une tâche rendue périlleuse par l’insécurité qui gangrène la région – et, selon lui, l’ensemble de la République centrafricaine (RCA). « Ici, nous avons trop de problèmes », confie-t-il. « Il y a le problème après les crises là. Nous sommes vraiment pauvres. On n’a pas assez de ressources pour acheter du bétail en grande quantité pour venir ravitailler la population. Dans la zone, il y a l’insécurité, c’est tout comme dans toute la RCA ».
Ses mots tranchent avec les déclarations optimistes du gouvernement, qui assure que la situation sécuritaire s’améliore et que l’économie repart. À Benzambé, l’insécurité n’est pas un souvenir lointain, mais une réalité quotidienne.
« Nous sommes les enfants de Dieu et nous sommes obligés de braver cette insécurité pour aller acheter du bétail », ajoute Ezaïe. On est obligés de l’acheter. » Une résignation qui illustre le courage, mais aussi l’absence de choix pour ces commerçants laissés à eux-mêmes.
Un décalage avec les discours officiels
À Bangui, le gouvernement répète à l’envi que « tout est bon, tout fonctionne bien ». Les communiqués officiels vantent une paix retrouvée après des années de conflits armés et une relance économique portée par des investissements étrangers et des partenariats internationaux. Mais à Benzambé, ces promesses sonnent creux. L’insécurité, loin d’être éradiquée, paralyse les échanges commerciaux et expose les habitants à des risques constants. L’économie locale, elle, stagne : les clients, majoritairement issus de la commune ou de localités voisines comme Kamba-Kota et Boahi, n’ont pas les moyens d’acheter davantage, et les infrastructures nécessaires pour dynamiser le commerce font cruellement défaut.
Le maire de Benzambé, Daniel Konoheroi, reconnaît la légitimité des plaintes des commerçants, particulièrement des femmes qui portent une grande partie de l’activité marchande. « Les femmes, elles ont tout à fait raison », affirme-t-il.
« Vraiment, la population de Benzambé a augmenté ces derniers temps. Notre marché est occupé. Si on arrivait à trouver des partenaires, je serais prêt à leur affrontir un terrain». Une volonté affichée, mais qui se heurte à un obstacle majeur : le manque de fonds et de soutien concret. Sans partenaires financiers ou une intervention directe de l’État, le projet de reconstruction du marché reste un vœu pieux.
Une économie locale au bord de l’asphyxie
Le marché de Benzambé, qui s’anime chaque lundi, est un poumon économique pour la commune. Pourtant, il étouffe sous le poids des défis structurels. Les marchandises invendues s’abîment faute d’abri, les revenus stagnent, et l’insécurité freine l’approvisionnement. Pour Nelly, Ezaïe et des dizaines d’autres commerçants, la situation est intenable. « Sa reconstruction accroîtrait les activités économiques de la commune », insiste la population locale, une évidence que personne ne conteste sur place. Mais entre cette aspiration et sa réalisation, l’écart semble abyssal.
La vérité du terrain face aux illusions de Bangui
Le contraste entre la réalité de Benzambé et le récit officiel du gouvernement est saisissant. Là où Bangui parle de progrès, les commerçants décrivent un pays encore englué dans les séquelles des crises passées. L’insécurité, omniprésente selon Ezaïe, n’est pas un problème isolé à Benzambé, mais un fléau national qui contredit les affirmations d’une stabilisation générale. Quant à l’économie, elle ne « fonctionne bien » que dans les discours : sur le terrain, elle est à l’image des étals de Nelly, fragile et exposée aux éléments.
Ce cri du cœur des commerçants de Benzambé n’est pas qu’une plainte locale. Il dévoile une fracture béante entre la capitale et les zones rurales, entre les promesses d’un gouvernement déconnecté et la survie d’une population oubliée. La construction d’un marché couvert, aussi modeste soit-elle comme ambition, pourrait être un premier pas. Mais pour cela, il faudrait que Bangui cesse de respirer l’air optimiste de ses bureaux climatisés et écoute enfin les voix de ceux qui, comme Nelly et Ezaïe, tiennent debout malgré tout.
Carte Rose CEMAC : Un projet d’intégration régionale qui ne fonctionne pas
Centrafrique.org/rca-tentative-de-braquage-dune-moto-taxi-a-Bangui-un-sous-officier-de-la-gendarmerie-en-garde-a-vue/olympus-digital-camera-28/” rel=”attachment wp-att-38041″ data-wpel-link=”internal”>La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Un projet qui promettait monts et merveilles mais qui, dans les faits, laisse les automobilistes d’Afrique centrale sur le carreau : voilà ce qu’est devenue la Carte Rose CEMAC. Censée faciliter la circulation des véhicules entre les pays membres et garantir une assurance efficace, elle s’est transformée en cauchemar administratif. À mi-chemin entre bonnes intentions et réalité chaotique, cette initiative révèle les failles d’une région qui peine à transformer ses ambitions en actes.
En effet, imaginez-vous, un camion qui quitte le port de Douala, Carte Rose en poche, direction Bangui. Le passage à la frontière se fait sans accroc, mais dès le lendemain, en plein cœur de la capitale centrafricaine, des policiers bloquent le véhicule en circulation. Ils demandent les pièces afférentes du véhicule, y compris l’assurance. Et si par hasard, le conducteur leur présente sa carte rose de la CEMAC, les policiers la refuse automatiquement. Le document, pourtant valide dans toute la zone CEMAC – parfois pour trois mois, parfois moins selon le contrat –, est balayé d’un revers de main par ces éléments de forces de l’ordre. “Ça ne compte pas ici”, lancent certains agents, réclamant une assurance centrafricaine. Ce scénario, loin d’être une exception centrafricaine, se répète au Cameroun, au Gabon, partout dans la sous-région. Les automobilistes, coincés entre des règles floues et des autorités mal informées, en payent le prix.
Pire encore, en cas d’accident, la Carte Rose ne sert à rien. À Bangui comme ailleurs, les victimes d’un sinistre peuvent toujours courir pour toucher une indemnisation. Les assureurs traînent des pieds, les dossiers s’égarent, et les réponses se font attendre indéfiniment. Beaucoup jettent l’éponge, abandonnés par un système qui n’a de régulation que le nom. En Centrafrique, certains vont jusqu’à dire que l’indemnisation n’existe plus. On paie – 25 000, 300 000, 400 000 FCFA, selon les cas, mais c’est comme jeter l’argent par la fenêtre. L’assurance, Carte Rose ou pas, devient un simple sésame pour calmer les gendarmes sur les routes, sans aucune garantie derrière.
Derrière ce fiasco, il y a une CEMAC incapable de s’entendre. Chaque pays tire la couverture à lui, laissant la coopération régionale dans le fossé. Les contrats d’assurance, eux, sont un mystère : on signe, on paye, mais personne n’explique ce qu’on achète vraiment. Quand un problème survient, des clauses obscures sortent du chapeau, et le conducteur se retrouve Gros-Jean comme devant. Ce manque de clarté, ajouté à l’absence de coordination, transforme un projet simple en casse-tête insoluble.
Alors que la CEMAC clame haut et fort son rêve d’union, la Carte Rose raconte une autre histoire : celle d’une région où les promesses s’effritent face à la réalité. Sans une réforme sérieuse – des règles claires, des autorités formées, des indemnisations qui arrivent vraiment –, ce bout de papier restera une illusion. Pour les citoyens d’Afrique centrale, c’est une déception de plus, un rêve d’intégration qui s’éloigne un peu plus chaque jour.
Une journée pour sensibiliser les élèves aux abus sexuels liés au personnel de l’ONU
Centrafrique.org/lassociation-action-solidaire-organise-un-seminaire-atelier-sur-legalite-et-le-droit-a-la-sante-sexuelle/les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire/” rel=”attachment wp-att-61682″ data-wpel-link=”internal”>Les jeunes filles des differents lycees de la capitale Bangui. CopyrightCNC
Les élèves du lycée Marie-Jeanne Caron à Bangui ont participé la semaine dernière à une session pas comme les autres. Organisée par le réseau communautaire pour la prévention et la réponse, avec le soutien de l’équipe de déontologie et discipline de la Minusca, cette activité visait à ouvrir les yeux des jeunes sur un sujet sensible : les actes d’exploitation et d’abus sexuels commis par certains membres du personnel des Nations Unies.
Comprendre les méfaits pour mieux les éviter
L’objectif était clair : faire connaître les conséquences de ces comportements inacceptables. À travers des échanges et des témoignages, les organisateurs ont mis l’accent sur les dégâts que ces abus peuvent causer, tant pour les victimes que pour la confiance envers les missions de paix. “Ça nous aide, on trouve ça très important”, a confié une élève à la rédaction du CNC, soulignant combien elle avait appris durant la journée.
Transmettre le message au-delà des murs de l’école
Les participants ne comptent pas garder cette prise de conscience pour eux. “Nos amis qui ne sont pas venus aujourd’hui, on va leur dire ce qui s’est passé ici pour qu’ils prennent leurs précautions”, a ajouté une autre élève. Cette volonté de partage montre que l’initiative pourrait avoir un écho plus large dans la communauté, portée par la voix des jeunes eux-mêmes.
Une collaboration pour changer les choses
Ce projet s’inscrit dans un effort plus global porté par la MINUSCA et ses partenaires nationaux. En impliquant les élèves, l’idée est de construire une génération plus informée et vigilante. Si la sensibilisation ne résout pas tout, elle pose une pierre à l’édifice pour prévenir ces actes et encourager une culture de responsabilité….
Les programmes VIP sont devenus un élément clé dans l’univers des casinos en ligne, offrant aux joueurs les plus fidèles des récompenses exclusives et des avantages sur mesure. Que ce soit des bonus améliorés, des retraits plus rapides ou encore un gestionnaire de compte dédié, ces programmes ont pour but de récompenser les joueurs les plus actifs et de les fidéliser. Parmi les plateformes qui se démarquent dans ce domaine, Majestic Slots Casino propose un programme VIP particulièrement intéressant pour les joueurs français. Mais comment se compare-t-il aux autres offres disponibles sur le marché ? Quels sont les critères à prendre en compte pour choisir le meilleur programme VIP ? Explorons en détail les caractéristiques et avantages des différents programmes proposés par les casinos en ligne en France.
1. Qu’est-ce qu’un Programme VIP dans un Casino en Ligne ?
Un programme VIP dans un casino en ligne est un système de fidélité exclusif qui récompense les joueurs les plus assidus avec des avantages progressifs. Contrairement aux bonus de bienvenue ou aux promotions occasionnelles, ces programmes offrent des récompenses continues et permettent aux joueurs de profiter d’un traitement privilégié.
Les joueurs VIP sont souvent classés selon des niveaux, et plus le joueur grimpe dans le programme, plus il reçoit d’avantages. Ces niveaux peuvent être déterminés par :
Le montant total misé sur le casino.
Le volume des dépôts effectués.
L’activité régulière sur la plateforme.
Les récompenses varient selon les casinos mais incluent généralement :
Des bonus de dépôt plus avantageux.
Un cashback plus élevé sur les pertes.
Des retraits accélérés et des limites de mise plus élevées.
Un gestionnaire de compte personnel pour un service exclusif.
Des invitations à des événements spéciaux et des promotions exclusives.
2. Analyse du Programme VIP de Majestic Slots Casino
🎩 Structure du Programme VIP de Majestic Slots
Majestic Slots Casino propose un programme VIP structuré en plusieurs niveaux, chacun offrant des avantages supplémentaires :
Niveau VIP
Conditions d’accès
Avantages principaux
Bronze
Automatique dès l’inscription
Accès aux promotions de base et aux bonus réguliers.
Argent
1 000 points de fidélité
Bonus améliorés, service client prioritaire.
Or
5 000 points de fidélité
Cashback sur les pertes, accès à des promotions VIP exclusives.
Platine
15 000 points de fidélité
Limites de dépôt et de retrait augmentées, gestionnaire de compte personnel.
Diamant
Sur invitation uniquement
Offres sur mesure, cadeaux personnalisés, invitations à des événements exclusifs.
Le principal atout du programme VIP de Majestic Slots est son système de points de fidélité, qui permet aux joueurs de progresser de manière transparente en fonction de leur activité sur le casino.
3. Comparaison avec d’Autres Casinos en Ligne en France
📌 Critères de Comparaison
Pour évaluer la qualité du programme VIP de Majestic Slots par rapport à d’autres casinos en ligne, nous examinerons les critères suivants :
Facilité d’accès au statut VIP.
Qualité des récompenses et avantages.
Flexibilité des conditions de mise et des retraits.
Service client et assistance dédiée aux VIP.
Promotions et offres spéciales réservées aux membres VIP.
🆚 Comparatif des Meilleurs Programmes VIP en France
Casino
Facilité d’accès
Cashback
Limites de retrait
Gestionnaire de compte
Offres exclusives
Majestic Slots Casino
Moyen (basé sur les points)
Jusqu’à 15%
Très élevé pour les VIP
Oui, à partir du niveau Platine
Oui, à partir du niveau Or
Casino A
Facile (invitation rapide)
10%
Standard
Non
Peu d’offres spécifiques
Casino B
Très difficile (uniquement sur dépôt élevé)
Jusqu’à 20%
Faible
Oui, dès le début
Tournois exclusifs
Casino C
Progressif (basé sur mises et dépôts)
Jusqu’à 12%
Standard
Oui, à partir d’un dépôt minimum
Oui, promotions VIP dédiées
🧐 Analyse des Résultats
Majestic Slots Casino se distingue par la flexibilité de son programme VIP, qui permet aux joueurs de monter en niveau grâce à leurs points de fidélité, sans nécessité de gros dépôts immédiats.
Casino B offre un cashback légèrement plus élevé, mais l’accès VIP y est plus difficile car il est réservé aux joueurs déposant de grosses sommes.
Casino A propose un accès plus rapide au statut VIP, mais les avantages sont moindres, notamment en ce qui concerne les offres exclusives.
Casino C a une approche équilibrée, mais n’offre pas autant de promotions spécifiques que Majestic Slots.
🏆 Verdict
Le programme VIP de Majestic Slots Casino est idéal pour les joueurs souhaitant progresser graduellement sans avoir à déposer des sommes excessives. Il offre un bon équilibre entre cashback, retraits rapides et service client dédié, en plus d’un système de récompenses évolutif.
Accès prioritaire au service client : gestionnaire de compte personnel pour une assistance rapide.
Expérience de jeu plus fluide : retraits accélérés, limites de mise plus élevées.
Statut et prestige : accès à des événements privés et promotions exclusives.
❌ Inconvénients à Prendre en Compte
Accès parfois difficile : certains casinos exigent des mises élevées pour progresser.
Conditions de mise : certains bonus VIP sont soumis à des exigences de mise élevées.
Engagement nécessaire : pour bénéficier pleinement du programme, il faut jouer régulièrement.
5. Comment Maximiser Son Statut VIP ?
Pour profiter au maximum d’un programme VIP, voici quelques stratégies :
Jouer régulièrement : Plus vous misez, plus vous accumulez de points.
Profiter des promotions : Certaines offres permettent de gagner des points plus rapidement.
Gérer son bankroll : Ne pas miser trop d’un coup, mais adopter une approche stratégique.
Échanger ses points intelligemment : Certains casinos offrent de meilleures conversions aux niveaux VIP élevés.
Communiquer avec son gestionnaire de compte : Les VIP ont souvent accès à des offres personnalisées sur demande.
Conclusion
Le programme VIP est un élément clé pour les joueurs assidus, offrant des récompenses exclusives et une expérience de jeu améliorée. Parmi les casinos en ligne français, Majestic Slots Casino propose une offre équilibrée, avec un accès progressif aux avantages VIP, un cashback intéressant et des retraits rapides.
Si vous cherchez un casino où votre fidélité est récompensée de manière transparente et avantageuse, Majestic Slots est un excellent choix. Son système de points de fidélité évolutif en fait l’un des programmes VIP les plus attractifs du marché français. 🎰💎
Le trading sur le marché du Forex est une activité exigeante qui demande des compétences techniques, une bonne gestion du risque et une compréhension approfondie des marchés financiers. Cependant, avec l’essor du copy trading, il est désormais possible pour les traders débutants et même expérimentés de profiter des performances des traders professionnels sans avoir à analyser les marchés eux-mêmes.
Le copy trading consiste à répliquer automatiquement les opérations d’un trader expérimenté sur son propre compte. Cela permet d’investir sur le Forex et d’autres marchés financiers sans nécessiter d’expertise approfondie. Toutefois, pour maximiser vos chances de réussite, vous devez suivre certaines stratégies et appliquer une approche disciplinée.
Dans cet article, en tant qu’expert du Forex, je vais vous guider étape par étape pour devenir un copy trader performant et rentable.
1. Comprendre le Copy Trading et ses Avantages
Le copy trading repose sur une technologie qui permet aux investisseurs de copier les ordres de traders plus expérimentés en temps réel. Cela signifie que lorsqu’un trader professionnel ouvre une position, la même position est automatiquement exécutée sur votre compte, avec un pourcentage proportionnel à votre capital investi.
🔹 Les avantages du copy trading :
✅ Idéal pour les débutants : Pas besoin d’avoir des compétences avancées en trading.
✅ Gain de temps : Pas d’analyse de marché quotidienne requise.
✅ Accès aux stratégies des experts : Possibilité de suivre des traders ayant une grande expérience.
✅ Diversification : Copier plusieurs traders permet de réduire le risque global.
⚠️ Les risques du copy trading :
❌ Dépendance aux performances d’un autre trader : Un mauvais choix de trader peut entraîner des pertes importantes.
❌ Effet de levier : Certains traders utilisent un fort levier, ce qui peut amplifier les pertes.
❌ Marchés imprévisibles : Même les meilleurs traders peuvent connaître des périodes de pertes.
Choisir la Bonne Plateforme de Copy Trading
Pour devenir un copy trader efficace, vous devez d’abord choisir une plateforme de copy trading fiable et bien régulée. Voici quelques-unes des plateformes les plus populaires :
eToro : L’une des plateformes les plus connues, idéale pour les débutants.
ZuluTrade : Permet de copier des traders sur plusieurs courtiers.
NAGA : Offre une large gamme d’actifs à copier.
MetaTrader 4 & 5 (MT4/MT5) : Certaines courtiers proposent du copy trading intégré.
Lorsque vous choisissez une plateforme, assurez-vous qu’elle offre une bonne transparence sur les performances des traders, un système de gestion des risques efficace et des frais compétitifs.
3. Sélectionner les Meilleurs Traders à Copier
La clé du succès en copy trading réside dans le choix du trader que vous allez copier. Voici les critères essentiels à analyser avant de suivre un trader :
📊 1. Performance et Historique
Vérifiez le rendement global du trader sur plusieurs mois ou années.
Attention aux traders ayant des profits extrêmes en peu de temps, cela peut indiquer un trading risqué.
⚖️ 2. Gestion du Risque
Regardez le drawdown (perte maximale enregistrée). Un bon trader a un drawdown faible (<30%).
Évitez les traders qui utilisent un fort effet de levier (>10:1), car cela augmente le risque de liquidation.
🕰 3. Fréquence et Style de Trading
Préférez les traders qui adoptent un style régulier et discipliné, plutôt que ceux qui prennent des positions aléatoires.
Vérifiez la durée moyenne des trades pour voir si elle correspond à votre tolérance au risque.
💰 4. Capital Investi par le Trader
Un bon signal est un trader qui investit son propre capital, car cela signifie qu’il a confiance en sa stratégie.
4. Mettre en Place une Gestion du Risque Solide
Même en copy trading, une gestion du risque efficace est essentielle pour protéger votre capital. Voici les meilleures pratiques :
💡 Diversifier les Traders Copiés
Ne mettez pas tout votre capital sur un seul trader. Suivre 2 à 5 traders avec des stratégies complémentaires permet de réduire le risque global.
💡 Définir un Stop-Loss Global
Certaines plateformes permettent de limiter vos pertes globales. Par exemple, vous pouvez fixer un stop-loss à 20% du capital total pour éviter une perte trop importante.
💡 Ajuster la Taille des Investissements
Ne copiez pas un trader avec tout votre capital. Commencez avec un petit pourcentage et augmentez progressivement en fonction des performances observées.
Surveiller et Ajuster sa Stratégie de Copy Trading
Le copy trading n’est pas un système 100% passif. Vous devez surveiller régulièrement vos traders copiés et ajuster votre portefeuille si nécessaire.
📌 Quand faut-il arrêter de copier un trader ?
❌ Si le trader change soudainement de stratégie et prend plus de risques.
❌ Si ses performances chutent de manière continue sur plusieurs mois.
❌ Si son drawdown devient excessif et dépasse vos critères de tolérance.
6. Développer des Compétences pour Évoluer en Trader Indépendant
Même si le copy trading est une bonne porte d’entrée dans le monde du trading, il est conseillé de développer vos propres compétences pour ne pas dépendre totalement des autres traders.
📖 Formez-vous en Analyse Technique et Fondamentale
Expérimentez sur un compte virtuel avant d’investir votre propre capital.
🎯 Fixez des Objectifs Réalistes
Ne cherchez pas à doubler votre capital en quelques semaines. Le trading est un marathon, pas un sprint.
Conclusion : Copy Trading, un Tremplin Vers la Réussite
Le copy trading est une excellente opportunité pour les investisseurs souhaitant accéder aux marchés financiers sans avoir une expertise avancée. Cependant, le succès repose sur :
✔️ Choisir la bonne plateforme ✔️ Sélectionner les traders avec soin ✔️ Gérer le risque intelligemment ✔️ Surveiller et ajuster régulièrement son portefeuille
En appliquant ces principes, vous maximiserez vos chances de réussite et pourrez, avec le temps, développer vos propres compétences pour évoluer en trader indépendant et rentable. 🚀
Incroyable : quand les pasteurs des églises évangéliques des Frères de Bangui, invités à Damara, ont prié durant 4 jours à Mandjo pour le troisième mandat de Touadéra
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Ce qui aurait dû être une retraite spirituelle à Damara, village du Président Touadera, s’est transformé en un spectacle grotesque d’allégeance politique, une farce indigne qui salit à jamais les églises Évangéliques des Frères (EEF) de Bangui.
En effet, du lundi 10 au vendredi 14 mars 2025, une clique de pasteurs corrompus des églises évangéliques des frères de Bangui s’est rendue à Mandjo, village du Président Touadera alias Baba Kongoboro, pour soi-disant prier. Mais ces prières n’avaient rien de saint : elles visaient à bénir l’ambition démesurée d’un homme, Touadéra, qui rêve d’un troisième mandat illégal, au mépris de la Constitution du 30 mars 2016 et du peuple centrafricain. Cette dérive, organisée dans l’ombre par des manipulateurs sans scrupules, révèle la déchéance morale d’une Église autrefois respectable et la complicité abjecte de ses leaders dans la lente agonie de la République centrafricaine (RCA).
La foi vendue pour des billets
Officiellement, cette retraite à Damara, à 75 km de Bangui, dans l’Ombella-M’Poko, était un moment de recueillement pour l’avenir de la nation. Quelle hypocrisie ! Pendant quatre jours, ces pasteurs n’ont pas imploré la paix pour un pays ravagé par des décennies de crises, ni la justice pour un peuple écrasé par la misère. Non, ils ont vendu leurs prières au plus offrant, psalmodiant des bénédictions sur mesure pour que Touadéra, ce président-diacre autoproclamé des églises baptistes, puisse s’accrocher au pouvoir au-delà des limites légales. Nos sources confirment ce que beaucoup soupçonnaient : chaque pasteur a reçu à Damara entre 200 000 et 500 000 francs CFA, une somme dérisoire pour des hommes censés prêcher l’intégrité –, assortie de promesses de décorations officielles et de financements pour leurs églises. Certains murmurent même que des terrains ou des avantages en nature ont été discrètement glissés dans la balance. Une véritable foire aux enchères de la dignité spirituelle, où la parole divine a été troquée pour des miettes jetées par un régime aux abois.
Ce divertissement n’était pas spontané. Elle portait la marque d’une manipulation savamment organisée, un complot ourdi dans les coulisses du palais présidentiel pour donner un vernis religieux à une ambition dictatoriale. Et Touadéra, maître marionnettiste, savait exactement sur qui compter pour exécuter ce plan répugnant.
Les complices de Baba Kongoboro : des diacres au service du diable
Au cœur de cette infamie, on retrouve les fidèles lieutenants de Touadéra, des diacres et figures de l’EEF qui ont depuis longtemps troqué leurs bibles pour des mallettes de billets. À la tête, figure Obed Namssio, directeur de cabinet du président, diacre influent et homme de l’ombre, a été le chef d’orchestre de cette opération. À ses côtés, Alain Tolmo, magistrat corrompu et pilier du système judiciaire, qui prête serment à la justice le jour et complote pour la tyrannie la nuit. Ces hommes, qui devraient incarner la droiture au sein de l’Église, sont devenus les agents zélés d’un pouvoir pourri, utilisant leur statut spirituel pour manipuler les consciences et salir l’héritage de leur communauté. Alors, que dire du Doyen de la faculté de théologie qui a reçu l’ordre de manipuler ces pasteurs?
Leur cynisme est sans limites. En mobilisant les pasteurs de l’EEF, ils ont transformé une institution jadis respectée en outil de propagande au service d’un président en perte de vitesse. Car ne nous y trompons pas : si Touadéra a besoin de ces prières achetées, c’est que son trône vacille. Dans les préfectures de l’Ouham, Lim-Pendé et l’Ouham-Pendé, bastions historiques de l’EEF, pour ne citer que ces trois régions, les populations vomissent Baba Kongoboro à mort. Les habitants sont profondément lassés de ses promesses creuses et de son incapacité à ramener la sécurité ou la prospérité. Alors, il s’achète une légitimité de pacotille auprès de ces pasteurs vendus, espérant que leurs bénédictions masqueront son bilan chaotique.
L’EEF trahie : un héritage souillé par la cupidité
L’Église Évangélique des Frères a longtemps été un phare moral en RCA, où des figures comme les pasteurs Zamé Alain, Gaïwaka, Ndomale, Bédima, Youkouda ou Youfeïgane ont prêché l’indépendance spirituelle et la résistance aux sirènes du pouvoir. Ces géants de la foi doivent se retourner dans leurs tombes en voyant leurs successeurs se vautrer dans la fange de la corruption. Que reste-t-il de l’héritage de l’institut biblique de Bata à Bozoum, où les couples pastoraux étaient formés pour guider les âmes vers le salut, et non pour monnayer leur influence au profit d’un despote ? Aujourd’hui, l’EEF de Bangui n’est plus qu’une coquille vide, un repaire de charlatans qui exploitent la foi des fidèles pour remplir leurs poches et celles de Touadéra.
Ces pasteurs n’ont pas seulement trahi leur Église ; ils ont craché sur leur propre mission. Une vraie retraite spirituelle, comme le veut la tradition, devrait être un temps de communion avec Dieu, de réflexion sur l’éducation religieuse et d’engagement face aux défis sociaux : la pauvreté endémique, l’insécurité, l’abandon des campagnes. Au lieu de cela, ils ont préféré s’agenouiller devant un homme, un faux messie qui n’a que faire de leurs prières tant qu’elles servent ses intérêts.
Le précédent biblique : une souillure indélébile
L’exemple de Daniel dans la Bible (Daniel 1:8) est accablant pour ces imposteurs. Daniel, face aux offrandes corruptrices du roi de Babylone, refusa de se souiller, préférant la fidélité à Dieu aux richesses éphémères. Les pasteurs des églises des frères de Bangui, eux, ont plongé tête la première dans le festin empoisonné de Touadéra. Ils ont tendu leurs mains avides pour saisir les miettes du pouvoir, reniant leur vocation pour devenir les laquais d’un régime en déclin. Leur hypocrisie est une insulte à chaque fidèle qui, dans les églises délabrées de Bangui ou des provinces, continue de chercher un sens spirituel au milieu du chaos.
Touadéra, le tyran en sursis
Pourquoi Touadéra, ce président-diacre autoproclamé des églises baptistes, s’abaisse-t-il à de telles bassesses ? Parce que son pouvoir s’effondre. Sa popularité, déjà presqu’à zéro dans tout le pays, où les centrafricains, laissés pour compte, ne voient en lui qu’un opportuniste incapable de tenir ses engagements. Les routes défoncées, les écoles fermées, les villages pillés par les Mercenaires russes, les massacre, les viols : voilà le vrai visage de son règne. Incapable de s’appuyer sur un bilan ou sur le soutien populaire, il se rabat sur des subterfuges minables, achetant des prières comme on achète des voix dans une élection truquée.
Cette retraite à Damara n’est qu’un exemple de sa faiblesse. En s’entourant de pasteurs complaisants, Touadéra espère se draper d’une aura divine pour masquer son illégitimité. Mais ce stratagème est trop grossier pour duper qui que ce soit. Les Centrafricains ont déjà trop souffert des présidents à vie, des manipulations et des trahisons pour tomber dans ce piège. La foi ne peut pas être une béquille pour un tyran en sursis.
La révolte spirituelle et citoyenne
L’EEF a encore une chance de se racheter, mais cela passe par un sursaut radical. Ces pasteurs corrompus, ces Judas en soutane, doivent être démasqués, jugés par leurs pairs et exclus de toute responsabilité spirituelle. Ils ont transformé leurs autels en comptoirs commerciaux et leurs prières en marchandises. La foi ne peut être une arme au service d’un homme ; elle doit rester un rempart contre l’injustice et la tyrannie.
Quant à Touadéra, qu’il ne se leurre pas : ses prières achetées ne le sauveront pas. L’histoire est implacable avec les despotes qui s’entourent de prêtres vénaux pour prolonger leur règne. De Mobutu à Bokassa, les exemples abondent : ces alliances impies finissent toujours dans la disgrâce et l’oubli. Baba Kongoboro peut bien s’accrocher à sa ferme de Damara et à ses pasteurs mercenaires ; le peuple, lui, n’oubliera pas cette trahison.
Cette compromission de l’EEF est une honte nationale, un scandale qui éclabousse tous ceux qui y ont trempé. Mais elle est aussi un cri d’alarme : quand la foi se vend au plus offrant, c’est la dignité d’un peuple entier qui s’effondre. Il est temps de dire non – à Touadéra, à ses sbires et à ces faux prophètes qui os introdnt profaner le sacré pour quelques billets froissés…
Le colonel Wallo : un officier en perdition ou un homme en état de dépression mentale ?
Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua-450×372.jpg” alt=”Bangui : un soldat FACA de 22 ans tué à la machette à Galabadja: enquête bâclée et suspect en liberté” width=”450″ height=”372″ />Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé
Un colonel qui sort son argent personnel pour nourrir ses soldats, ça pourrait faire la une d’un roman. Mais quand c’est le colonel Wallo qui le clame sur les réseaux sociaux, en Centrafrique, ça sent surtout la dépression, ou en un mot une provocation de la part de cet officier toto.
J’ai couvert bien des crises dans ce pays, et je pensais avoir tout vu. Pourtant, ces dernières semaines, l’ancien chef du 6e Bataillon d’Infanterie Territoriale, le BIT6, m’a surpris. Le colonelWallo raconte sur les réseaux sociaux, la voix pleine de fierté, qu’il a dû mettre la main à la poche – 5 000, 10 000, parfois 15 000 francs CFA – pour entretenir ses hommes. Pourquoi ? Parce que l’état-major et le gouvernement, embourbés dans les finances en ruine du pays, restaient sourds à ses appels de fonds. Il n’avait pas le choix, dit-il, sinon ses soldats seraient restés à jeun. Moi, en tant que journaliste indépendant, je me pose une question simple : d’où sort cet argent ? Un officier qui joue les généreux donateurs, ça ne passe pas comme une lettre à la poste. Ça mérite qu’on gratte un peu pour savoir. Qui l’a autorisé à boucher les trous de l’État avec son propre argent ?Et si personne ne l’a fait, qu’est-ce que ça dit de notre armée ?
Mais cet officier ne s’arrête pas là dans sa dépression, le colonel Wallo. Il va plus loin, et c’est presque ridicule : il jure que c’est lui qui a “défendu le pays“. J’aimerais bien savoir où et quand. À Bangui, il paradait dans son Land Cruiser avec ses hommes armés, pendant que les provinces s’effondraient sous les coups des groupes rebelles. Défendre la Centrafrique ? Ce n’est pas de fanfaronner dans la capitale, encore moins sur les réseaux sociaux. Allez dire ça aux soldats qui risquent leur peau loin de la capitale, et qui affrontent les rebelles chaque jours sans primes globales d’alimentation, sans soldes. Ils doivent en perdre leur casque, à force de secouer la tête.
Son histoire, je la connais par cœur. Enfant de troupe dans les années 2000, il a pris la tangente en exil quand ça chauffait à l’époque du Président Patassé. Il revient plus tard, pas par héroïsme, mais grâce à son beau-frère, le mari de sa sœur, l’officier Lengbé, qui lui tend la main à l’arrivée du général François Bozizé au pouvoir en 2003. Grace à son beau-frère, il a obtenu le grade de sergent. Il grimpe ensuite les échelons à la faveur d’un coup de pouce, toujours de son beau-frère Lengbé jusqu’au grade d’adjudant. Enfin, Lengbé le pousse pour une formation de six mois en Chine. Mais avant de partir, on lui colle un grade fictif de sous-lieutenant, un titre en carton, juste pour la formation. À son retour, on le lui confirme, et le voilà officier. Mais ce n’est que le début pour cet officier filou. Il trempe dans des affaires louches : il commence à balancer des collègues, jusqu’à même accusé le chef d’état-major de fomenter un coup d’État. Grace à cette machination, il monte en grade comme une fusée jusqu’à devenir officier supérieur sous le régime de Touadera. C’est un pire traitre, et le général Mamadou le sait très bien. Avec fat, un gros bébé monstre russe, il aime ce genre de personne pour travailler avec.
Et puis il y a cette histoire avec Dominique Yandocka, le député. Un espionnage et un fichier audio truqué, un sale coup où Wallo a joué les mouchards pour le pouvoir. Résultat : un an de prison pour Dominique Yandocka, qui se soigne aujourd’hui en France, pendant que Wallo se la coule douce en Chine. Mais la justice n’a pas encore rendu son verdict final. Cette affaire traîne encore devant la Cour de cassation, et s’il faut le ramener à Bangui, on verra bien s’il fanfaronne encore.
Le colonel Wallo, lui, ne se gêne pas pour en rajouter. Il se dit “officier entrepreneur”, comme si on pouvait être officier et commerçant en même temps. Dans l’armée centrafricaine, c’est clair : c’est interdit. Alors quoi ? Il a eu un passe-droit du président ou de l’état-major ? Si oui, c’est grave. Si non, c’est illégal. Dans les deux cas, ses paroles sentent la poudre, celle qui risque de lui exploser au visage.
Pendant que le colonel Wallo joue les héros sur les réseaux sociaux, l’armée nationale, elle, reste à la traîne. Les Wagner et les Rwandais tiennent le haut du pavé, et Touadéra le dit sans détour : pour lui, ces rwandais et russes font mieux que nos soldats. Alors, le colonel Wallo, avec ses déclarations grandioses, il pèse quoi là-dedans ? Pas lourd. Un officier qui crie “j’ai défendu le pays” pendant que Poutine et ses hommes tirent les ficelles, c’est presque une blague. Mais personne ne rit.
Tout ça, ce n’est pas un coup de maître. C’est un homme qui craque. Depuis la Chine, il critique son remplaçant au BIT6, comme si ça pouvait effacer ses propres ratés. Moi, j’y vois un type qui parle trop, qui sait que le vent tourne pour lui. Il sait que ses mots sonnent faux. Il sait aussi que la justice pourrait frapper à sa porte.
Cette affaire du colonel Wallo, ce n’est pas qu’un fait divers. C’est le miroir d’une armée rongée par les combines, le manque de moyens et les passe-droits. Dans un pays qui essaie de se relever, on n’a pas besoin d’un colonel qui se prend pour un sauveur de cinéma. On veut des comptes, des réponses, de la droiture. Le colonel Wallo doit affronter la musique – devant les juges, devant les Centrafricains. Et croyez-moi, on ne lâchera pas le morceau : ce pays mérite mieux que des fanfaronnades….
Le gouvernement centrafricain a réagi ce vendredi par la voix de son porte-parole, Maxime Balalou, face à ce qu’il qualifie de “campagnes de désinformation” et “tentatives de déstabilisation” instrumentées par des “groupes malveillants”. Parmi les accusations balayées, celle concernant le brûlage du drapeau centrafricain à Kinshasa par des manifestants congolais. Une rumeur que le ministre qualifie de “mensonge grossier” visant à semer la discorde entre la Centrafrique et la RDC.
Pourtant, au-delà des déclarations officielles du gouvernement centrafricain, la tension entre les deux pays est bien réelle. Les Congolais accusent Bangui d’entretenir une proximité suspecte avec le Rwanda, pays accusé d’alimenter le conflit à l’est de la RDC via le groupe rebelle du M23. Une relation qui pose de nombreuses interrogations au peuple congolais, alors que des milliers de soldats rwandais sont déployés en Centrafrique sous couvert d’une “coopération militaire”.
Un discours gouvernemental en décalage avec la réalité
Dans un communiqué diffusé vendredi sur les antennes de la Radio Centrafrique, Maxime Balalou affirme que les relations entre Bangui et Kinshasa sont “excellentes” et que personne ne peut briser les “liens séculaires” unissant les deux peuples. Une vision qui tranche radicalement avec la colère palpable en RDC. Les manifestants, exaspérés par l’inaction des autorités centrafricaines face à l’avancée des militaires rwandais et des rebelles du M23, voient d’un mauvais œil la présence massive de militaires rwandais en Centrafrique.
En effet, cette contradiction alimente le doute : si la Centrafrique est vraiment solidaire de la RDC, pourquoi n’a-t-elle pas condamné l’agression rwandaise ? Pourquoi ne s’insurge-t-elle pas contre les soupçons pesant sur ses propres alliés militaires ? Ces interrogations trouvent peu de réponses dans la déclaration lisse et diplomatique de Balalou, qui préfère pointer du doigt des “ennemis de la paix” imaginaires cherchant à diviser la population.
Les zones d’ombre de la présence rwandaise en Centrafrique
L’implication du Rwanda en Centrafrique ne se limite pas à un simple déploiement militaire. Sur le terrain, plusieurs rapports font état d’une mainmise rwandaise sur l’exploitation minière, notamment l’or et le diamant. Ces richesses, loin de profiter à la population centrafricaine, semblent alimenter un système opaque bénéficiant avant tout à Kigali.
Et ce n’est pas tout! Un autre point sensible : les rumeurs persistantes selon lesquelles des rebelles du M23 se seraient infiltrés parmi les forces rwandaises stationnées en Centrafrique. Plusieurs sources centrafricaines et congolaises affirment que ces combattants se prépareraient à traverser la frontière à Zongo pour rejoindre l’est de la RDC. Si cette hypothèse se confirme, elle signerait une véritable trahison envers Kinshasa, transformant la Centrafrique en base arrière pour l’offensive rwandaise. Pourtant, là encore, aucune enquête, aucune mise au point officielle n’a été faite par Bangui, laissant libre cours aux soupçons et aux tensions.
Les expulsions et arrestations de Congolais : un autre sujet explosif
Au-delà des alliances militaires, un autre facteur de crispation réside dans les relations entre les populations congolaises et centrafricaines. Depuis plusieurs mois, des Congolais vivant en Centrafrique dénoncent des rafles et des expulsions arbitraires menées par les Mercenaires russes et la police centrafricaine. Des familles ont été contraintes de quitter le pays, parfois dans des conditions inacceptables.
Face à ces accusations, Balalou tente de dédramatiser, affirmant que ces allégations ne sont qu’une fabrication d’un groupe appelé les “12 apôtres”, mené par un certain Régis Sikangba. Selon lui, ces individus chercheraient à semer la haine entre les deux peuples. Mais cette explication paraît bien mince au regard des témoignages recueillis sur le terrain.
Si les relations entre Bangui et Kinshasa étaient vraiment aussi solides que le prétend le gouvernement, pourquoi ces expulsions ? Pourquoi un sentiment d’insécurité grandissant parmi les Congolais installés en Centrafrique ? Une situation qui ne peut que renforcer l’exaspération de la RDC face à ce qu’elle perçoit comme une trahison de son voisin.
Entre opacité et silences, un gouvernement en perte de crédibilité
En réalité, ce que révèle cette crise, c’est l’isolement progressif du gouvernement centrafricain sur la scène régionale. En s’enfermant dans une alliance quasi-exclusive avec Kigali, Bangui prend le risque de se couper de ses autres partenaires africains, et notamment de la RDC, pourtant un voisin stratégique.
Pendant ce temps, les tensions s’enveniment. Le peuple congolais attend des actes, pas des discours. Le peuple centrafricain, lui, voit son gouvernement multiplier les alliances opaques et éviter les vraies questions. La déclaration de Maxime Balalou n’aura fait que souligner un peu plus l’écoute sélective du pouvoir face aux inquiétudes réelles des populations.
Une chose est certaine : la colère de la RDC ne retombe pas. Et à défaut d’une clarification urgente, la Centrafrique risque de payer cher cette proximité troublante avec un Rwanda dont les ambitions régionales n’ont jamais été aussi claires….
Attendue comme un symbole de piété au Palais de la Renaissance, la cérémonie de rupture du Ramadan, qui a eu lieu le 14 mars 2025 en présence de Faustin-Archange Touadera, a viré au fiasco. Entre détournements de fonds, discours délirants de Rator Ahamat Deleris et complicité de Touadéra, la communauté musulmane centrafricaine a été littéralement humiliée en public.
Le vendredi 14 mars 2025, le Palais de la Renaissance à Bangui devait être le lieu d’une célébration empreinte de spiritualité : la rupture du Ramadan, un moment sacré pour les musulmans centrafricains. En présence du président Faustin Archange Touadéra et de quelques figures de la communauté, l’événement promettait une unité symbolique entre l’État et la foi. Mais ce qui s’est déroulé ce jour-là n’a rien d’un acte de piété. Entre un détournement de fonds organisé sous le nez du président, un discours hallucinant de M. Rator Ahamat Deleris, président du comité islamique de Centrafrique, et une gestion chaotique révélant une clique de voyous déguisés en religieux, la cérémonie a sombré dans un fiasco spectaculaire. Pire encore, Touadéra, loin d’être une victime de cette scène, apparaît comme un complice de ce désastre, un président qui ne se respecte pas lui-même et qui traîne dans son sillage des acolytes comme Rator, son “ami” dans cette farce indigne.
Un scandale financier en toile de fond
L’affaire commence bien avant le 14 mars. Pour organiser cette cérémonie, Touadéra avait alloué 19,5 millions de francs CFA au Comité islamique centrafricain (CIRCA), une somme destinée à couvrir des frais logistiques, comme la location de bus pour transporter les fidèles. Mais cet argent n’a jamais atteint sa destination. Deux individus, tous membres imminents du comité islamique, , ont purement et simplement détourné la somme. Ce n’est que la veille de l’événement, le jeudi 13 mars, que le pot aux roses a été découvert après un appel simple de Baba Kongoboro à son ami Rator, Président du comité islamique. Aussitôt, les membres du comité et les imams, roulés dans la farine, ont compris qu’ils avaient été trahis par leurs propres responsables, notamment Amine Baraka, chargé de mission du Comité islamique, et à Malam Abakar Ousmane, conseiller économique et social.
La colère a explosé. Les imams, indignés par ce vol éhonté, ont décidé de boycotter la cérémonie. “Que l’argent sorte !” ont-ils exigé, refusant de cautionner une telle indignité. Même certains membres du CIRCA, pourtant impliqués dans l’organisation, ont rejoint le mouvement de protestation. Résultat : sur les six bus prévus pour transporter les participants à la cérémonie, trois sont repartis vides, faute de fidèles qui sont absents et boycottent l’événement. Seuls deux ont finalement servi, embarquant une poignée de fidèles – ou plutôt de curieux, vers le Palais. Parmi eux, un seul imam a daigné se présenter : Imam Karim de la mosquée Ali Babolo du PK5, un ancien musicien au passé douteux, dont le profil rappelle étrangement celui de Rator. Un gangster reconverti, selon certains, qui n’a rien à envier à la clique qu’il côtoie.
Le spectacle délirant du sulfureux Rator Ahamat Deleris
Mais le spectacle n’a pas encore commencé. Et si on parle un peu du clou du spectacle : l’intervention de M. Rator. Devant Touadéra et une assistance clairsemée, ce prétendu Président du comité islamique a livré une prestation qui défie l’entendement. Avec une voix “robotique” et “malveillante”, Rator s’est lancé dans une tirade digne d’un drogué en plein délire.
“Touadéra est l’aiguille, et nous, les musulmans, sommes le fil”, a-t-il proclamé, détournant une chanson de l’orchestre Musiki intitulé Larba dans une métaphore aussi folle qu’embarrassante. Selon lui, peu importe où Touadéra va, les musulmans le suivront comme des ombres serviles, des moutons, des bêtes domestiques. Une allégeance totalement aveugle, exprimée avec une désinvolture sidérante.
Mais Rator ne s’est pas contenté de ce numéro grotesque. En pleine allocution, il s’est mis à interpeller des individus dans la foule : ” Aroufaï, c’est pas ça ? Ousmane, c’est pas ça ? Abdoul Karim , c’est pas ça ?” –, comme un animateur de foire cherchant à amuser la galerie. Ce n’était plus une cérémonie officielle, mais une cour de récréation dirigée par un homme incapable de saisir la gravité du moment. Et Touadéra, assis là, souriant, n’a rien fait pour stopper cette comédie pathétique. Lui, le président, s’est laissé rabaisser par son “ami” Rator, un complice dans cette descente aux enfers du voyoucratisme pur.
Touadéra et Rator : une amitié dans la médiocrité
Car il faut le dire clairement : Touadéra n’est pas étranger dans cette histoire. Il est de la même trempe que Rator, un homme qui ne se respecte pas et qui s’entoure de personnages aussi peu recommandables que lui. Donner 19,5 millions de francs CFA à des individus incapables de gérer cet argent, puis se contenter d’un coup de fil à Rator pour “vérifier”, témoigne de sa légèreté criminelle. Et que dire de sa passivité face aux outrances de Rator ? Le président, censé incarner l’autorité de l’État, a laissé son “ami” transformer une cérémonie officielle en un cirque honteux. “De même taille”, comme l’ont murmuré certains membres du comité pour justifier les propos de Rator ? Non, de même bassesse. Touadéra et Rator, c’est une alliance de médiocrité, une camaraderie dans l’indignité qui éclabousse tout sur son passage.
Les murmures dans l’assistance ne trompent pas. “Touadéra ne se respecte pas lui-même”, ont glissé certains, tandis que d’autres approuvaient Rator, estimant qu’il avait raison de parler ainsi à un président aussi “minable”. Cette connivence entre les deux hommes – l’un au sommet de l’État, l’autre à la tête d’un comité religieux, révèle une vérité: ils se complètent dans le mépris des institutions qu’ils représentent. Le voyoucratisme, ce mélange toxique d’incompétence et d’arrogance, était à son apogée ce 14 mars.
Imam Abakar de la mosquée Ali Babolo : un gangster qui complète le tableau
Et puis il y a Abakar, l’unique imam à avoir participé à cette farce. Ancien musicien, comme Rator, il officie à la mosquée du PK5, dans le quartier populaire de Bangui. Sur internet, son nom circule, souvent accompagné de rumeurs sur son passé trouble. “Un gangster reconverti”, disent certains fidèles, qui le placent dans la même catégorie que Rator : des voyous qui se drapent dans la religion pour cacher leur véritable nature. Sa présence au Palais, seul parmi les imams, n’est pas un gage de légitimité, mais une preuve supplémentaire du naufrage moral de cette cérémonie. Avec Rator et Touadéra, il forme un trio improbable, uni par une absence totale de dignité.
Le délire de Rator sur le Tchad : une fable grotesque
Pour enfoncer le clou, Rator a cru bon d’évoquer une anecdote sur le Tchad. Selon lui, lors d’un déplacement à Ndjamena, les musulmans tchadiens leur auraient expliqué qu’ils soutiennent unanimement leur président et leurs autorités. “Tous derrière leur Président”, aurait dit le comité islamique tchadien, dans un exemple de cohésion et de respect. Mais chez nous, a-t-il ajouté, “si les musulmans soutiennent leur président, ils sont insultés partout sur internet”. Ce parallèle, sorti tout droit de son imagination délirante, n’a aucun sens. Dans quel pays une religion entière “se traîne” derrière un président, comme un chien derrière son maître ? C’est une fable grotesque, un délire personnel de Rator pour justifier son propre chaos. Le Tchad n’a rien à voir là-dedans ; c’est une excuse bidon pour cacher son incompétence.
Une communauté trahie par ses “représentants”
Revenons au cœur du problème : la communauté musulmane. Elle méritait une cérémonie digne, un moment de fierté et de recueillement. Au lieu de cela, elle a été trahie par une bande d’imposteurs. Les imams, en boycottant l’événement, ont envoyé un message clair : ils refusent de cautionner cette clique de voyous. Mais leur absence a laissé le champ libre à Rator, Touadéra et l’imam Abakar pour souiller ce jour sacré. Les six bus à moitié vides, les fonds détournés, les chants profanes entonnés en pleine rupture du Ramadan : chaque détail est une insulte à la foi et à ceux qui la pratiquent avec sérieux.
Et que dire de la réaction publique ? Sur les réseaux sociaux, les rares voix qui osent soutenir Touadéra ou le CIRCA sont vite noyées sous les insultes. “Vendu”, “traître”, les qualificatifs fusent. Mais ce n’est pas une surprise : quand les dirigeants – qu’ils soient politiques ou religieux – se comportent comme des clowns, ils ne peuvent espérer le respect. Touadéra, Rator et leur entourage ont creusé leur propre tombe, et ils entraînent avec eux la crédibilité d’une communauté qui n’a rien demandé.
Un leadership en ruines : qui pour sauver l’honneur ?
Ce fiasco pose une question essentielle : qui représente vraiment les musulmans ? Certainement pas Rator, avec ses chansons ringardes et ses métaphores absurdes. Ni Touadéra, qui cautionne cette dérive par son inaction. Ni l’imam Abakar, dont le passé douteux entache sa légitimité. Ces hommes ne sont pas des leaders ; ce sont des opportunistes qui prospèrent dans le désordre. “Rator devrait rejoindre un comité d’artistes, pas un comité islamique”, ironise un fidèle musulman. Et Touadéra ? Il devrait peut-être se regarder dans un miroir avant de prétendre diriger un pays.
Dans un contexte où le pays cherche à panser ses plaies communautaires, ce genre de spectacle est une catastrophe. Les musulmans, déjà marginalisés dans bien des sphères, voient leur image salie par des individus qui n’ont ni la stature ni la moralité pour parler en leur nom. Le 14 mars 2025 restera comme un jour noir, non pas pour la foi elle-même, mais pour ceux qui ont osé la piétiner sous les yeux d’un président complice.
Un sursaut nécessaire
Il est temps que la communauté musulmane reprenne les rênes. Touadéra, Rator et leur clique de voyous ont montré leur vrai visage : celui de l’incompétence, de la cupidité et du mépris. Les 19,5 millions détournés, les bus vides, les discours délirants : tout cela doit servir de leçon. La foi mérite mieux que ces pantins. Elle mérite des voix sincères, des actes honorables. En attendant, ce fiasco est un cri d’alarme : si rien ne change, les institutions – politiques comme religieuses – risquent de sombrer encore plus bas dans le ridicule et la honte….
Zémio : 3 Peuls tués par des miliciens azandés, 2 suspects interpellés par les Wagner….
Centrafrique.org/?attachment_id=88405″ rel=”attachment wp-att-88405″ data-wpel-link=”internal”>Deux jeunes miliciens Azandés , en garde à vue à la gendarmerie de Zemio après l’assassinat de trois éleveurs Peuls
Un vent de terreur souffle sur Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, où trois éleveurs peuls ont été assassinés par des miliciens azandés en l’espace de quelques jours. Ces crimes, survenus au début du mois de mars 2025, ont plongé la communauté musulmane locale dans la peur et ravivé les tensions ethniques dans cette région déjà fragile.
En effet, le premier drame s’est produit le 10 mars, au début du Ramadan 2025. Un éleveur peul, monté sur son âne, avait quitté son campement pour se rendre à Zémio afin d’acheter des vivres. Après avoir fait ses provisions, il a repris la route pour rentrer. Mais sur le chemin du retour, des miliciens azandés l’ont suivi discrètement. À un moment opportun, ils l’ont attaqué, l’ont tué et ont emporté tous ses biens : provisions, argent, tout ce qu’il transportait. Son corps a été abandonné sur place, loin des regards, tandis que les assaillants disparaissaient avec leur butin.
Cinq jours plus tard, le samedi 15 mars, deux autres Peuls, des jeunes âgés de 20 et 22 ans, ont connu un sort tout aussi tragique. Ce jour-là, ils ont quitté leur campement à 6 heures du matin, marchant à pied pendant trois heures pour atteindre Zémio. Leur objectif : s’inscrire sur la liste électorale, une campagne de recensement étant en cours dans la ville. Arrivés vers 9 heures, ils ont accompli leur devoir citoyen avant de décider de rentrer. À 14 heures, ils ont repris la route. Mais vers 16 heures, alors qu’ils progressaient sur le chemin du retour, les miliciens azandés les ont rattrapés. Les deux jeunes ont été égorgés sans pitié, leurs corps laissés sur place, leurs biens – sacs et effets personnels – emportés par les meurtriers.
L’information a fini par atteindre Zémio. Le lendemain, dimanche 16 mars, des jeunes de la communauté musulmane locale, alarmés par la disparition de leurs proches, sont partis dans la brousse pour enquêter. Sur place, ils ont retrouvé les corps des deux victimes, la gorge tranchée, gisant dans la poussière. Bouleversés, ils sont rentrés en ville et ont alerté l’imam de la mosquée centrale. Ce dernier, conscient que le sous-préfet, Romaric Sangou Zirani, un partisan farouche des miliciens azandé, risquait de fermer les yeux sur l’affaire, a choisi de contourner les autorités locales. Il s’est rendu directement auprès des mercenaires russes du groupe Wagner, stationnés dans la ville, pour leur exposer la situation.
Les Russes ont pris l’affaire en main. Accompagnés des jeunes qui avaient découvert les corps, ainsi que de gendarmes et de policiers locaux, ils se sont rendus sur les lieux du crime. Là, ils ont constaté l’horreur : les deux dépouilles étaient toujours sur place. Ils ont filmé la scène, puis ont organisé le rapatriement des corps vers Zémio avec l’aide de la famille. Les deux jeunes ont été inhumés le jour même, rejoignant dans la tombe leur compatriote tué cinq jours plus tôt. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.
Les rumeurs ont enflé dans la ville, et des suspects ont été identifiés. Les mercenaires russes, déterminés à agir, ont monté une opération discrète. Leur piège a fonctionné : deux individus, soupçonnés d’être des miliciens azandés impliqués dans les meurtres, ont été arrêtés. D’autres, alertés, ont réussi à s’échapper. Les deux captifs ont été remis à la gendarmerie de Zémio, où ils sont actuellement en garde à vue.
Pendant ce temps, l’arrestation de ces deux jeunes présumés meurtriers a provoqué une onde de choc parmi certains jeunes Azandés. Mécontents, ils ont pris les armes. Dans la soirée, alors que deux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) regagnaient leur base, ils ont été pris pour cible. Des coups de feu ont retenti, tirés par ces jeunes en colère. Par chance, les militaires n’ont pas été touchés. Ils ont riposté, déclenchant un bref échange de tirs. Les assaillants ont finalement pris la fuite, laissant la situation en suspens. On ignore encore si ces tireurs étaient de simples civils ou des miliciens déguisés.
Les deux suspects détenus pourraient bientôt être transférés à Bangui ou à Bambari pour être interrogés par le procureur.
Autrefois carrefour prospère sous l’influence du sultanat azandé au XIXe siècle, Zémio est aujourd’hui une ville en proie à l’instabilité. Peuls, Banda, Rounga et Azandés y cohabitaient jadis dans une relative harmonie, mais les récentes violences, souvent organisées par les miliciens azandés, ont brisé cet équilibre. Les routes délabrées, les prix exorbitants : un sac de farine coûte désormais 70 000 CFA, et l’isolement géographique n’arrangent rien. Dans cette région du Haut-Mbomou, où les rebelles ont laissé place à des conflits internes, la paix semble plus éloignée que jamais, tandis que les habitants oscillent entre deuil et crainte d’un avenir incertain….
Amdafock : un simple braquage tourne au meurtre, provoquant une vive tension dans la ville
Centrafrique.org/Centrafrique-face-a-face-tendu-a-amdafock/brigade-de-la-gendarmerie-damdafock-dans-la-vakaga/” rel=”attachment wp-att-61233″ data-wpel-link=”internal”>Brigade de la gendarmerie d’Amdafock, dans la Vakaga
La ville d’Amdafock, située à l’extrême nord-est de la Centrafrique, fait face depuis quelques jours à une montée des tensions après un braquage meurtrier. Le climat instable de cette zone frontalière inquiète les observateurs.
En effet, un incident survenu la semaine dernière dans cette localité de la préfecture de la Vakaga a mis le feu aux poudres, ravivant les tensions entre les communautés Arabe et Sarah. Effectivement, tout a commencé lorsqu’un jeune de la communauté Sarah, victime d’un braquage, a été blessé par ses agresseurs arabes. Dans un réflexe de défense ou de vengeance, il a poignardé l’un des trois braqueurs, le tuant sur le coup. Les deux autres ont pris la fuite, laissant derrière eux un drame qui n’a pas tardé à enflammer les esprits.
Rappelons qu’Amdafock est située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, à la frontière avec le Soudan. Elle est un carrefour où les circulations sont fluides, mais dangereuses. Cette porosité, qui facilite les échanges, alimente aussi une insécurité chronique : braquages, différends communautaires et trafics prospèrent dans l’ombre d’un État peu présent. L’incident en question n’est pas rare dans cette région. À Birao, chef-lieu de la Vakaga, et dans les zones environnantes à l’ouest, au sud et à l’est, des tensions similaires sont présentes, souvent amplifiées par l’instabilité régionale et les retombées du conflit soudanais.
Ainsi, , suite au meurtre du présumé braqueur, la communauté Arabe a réagi en réclamant un diya, une pratique courante dans certains milieux arabes, notamment au Soudan voisin. Le diya, souvent traduit par « prix du sang », est une compensation financière ou matérielle exigée pour réparer un préjudice grave, comme un homicide, afin d’éviter une escalade de violences ou une vendetta. Ici, les Arabes estiment que la perte d’un des leurs, tué par ce jeune Sarah, mérite une réparation. Mais jusqu’à présent, cette exigence reste sans réponse, ce qui ne fait qu’attiser la frustration et la colère. Ainsi, depuis la semaine dernière, une vive tension est dans la ville entre la communauté arabe et Sarah.
Pour l’heure, les autorités locales peinent à contenir la crise. Sans médiation efficace, cet événement risque de dégénérer, menaçant une paix déjà fragile dans la Vakaga. Les regards se tournent vers cette ville oubliée, où un simple braquage pourrait devenir le déclencheur d’un conflit bien plus vaste….
Bangui : Un jeune homme violemment agressé pour un chapeau volé au marché Mamadou Mbaïki
Bangui-la-consommation-de-drogues-explose-au-pk5/scene-quotidienne-dans-le-quartier-commercant-de-pk5-Bangui/” rel=”attachment wp-att-76055″ data-wpel-link=”internal”>Rue animée avec des marchands ambulants et des motos dans le quartier PK5 de Bangui, montrant l’activité commerciale . CopyrightCNC
Au marché Mamadou Mbaïki, au kilomètre 5 de Bangui, un jeune garçon a frôlé la mort sous les coups d’un prétendu délégué du marché. Motif ? Un chapeau vendu 350 francs. Une justice populaire qui scandalise, ce 15 mars 2025.
En effet, une scène d’une rare violence s’est déroulée ce samedi 15 mars 2025 au marché Mamadou Mbaïki, plus connu sous le nom de marché du PK5, situé au kilomètre 5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Un homme, se présentant comme délégué du marché, voire inspecteur, selon ses propres dires, s’en est pris physiquement à un jeune garçon, dans un déchaînement de coups qui a choqué les passants.
Une agression d’une brutalité étonnante
Selon les faits observés par l’une de nos équipes sur place, l’homme, qui se dit Délégué, a roué de coups le jeune avec des chicottes et des bâtons, le frappant à répétition jusqu’à laisser son corps couvert de cicatrices profondes. “On aurait dit le corps de Jésus Christ après la flagellation”, explique un témoin interrogé par la rédaction du CNC, décrivant l’état du garçon, marqué de plaies béantes. L’agression, d’une sauvagerie extrême, a rapidement attiré l’attention de plusieurs passants, indignés par la scène.
Devant cette barbarie, certains ont tenté de raisonner l’agresseur, lui reprochant son comportement hors la loi.
“Ce n’est pas normal de s’en prendre ainsi à un enfant”, lui ont-ils lancé, soulignant qu’en cas de litige, il aurait dû saisir la justice ou le commissariat le plus proche pour faire valoir ses droits. Mais l’homme, impassible, a justifié ses actes en revendiquant son prétendu statut d’inspecteur, sans pour autant préciser de quelle autorité il dépendait. Une affirmation floue qui n’a fait qu’attiser les doutes et la colère des badauds ce jour.
Les origines d’un conflit dérisoire
Après investigation, la rédaction de CNC a pu retracer les circonstances ayant conduit à cette explosion de violence. Tout aurait débuté la veille, le vendredi 14 mars, lors d’une altercation au sein du marché. Un boucher, impliqué dans une bagarre, aurait perdu son chapeau ainsi qu’une somme de 150 000 francs CFA. Pendant ce temps, un enfant de la rue, ayant ramassé le chapeau abandonné, l’aurait revendu pour la modique somme de 350 francs CFA à ce jeune. Lorsque le boucher a reconnu son bien entre les mains d’un tiers, il a immédiatement accusé le jeune non seulement d’avoir volé le chapeau, mais aussi l’argent perdu lors de l’incident de la veille. C’est alors que le prétendu délégué du marché est intervenu, s’arrogeant le droit de punir le garçon par une correction folle.
Une justice autoproclamée dans un vide légal
Ce drame dévoile un problème récurrent dans le pays : l’effacement de la loi face à la justice populaire. Dans un contexte où les institutions judiciaires peinent à inspirer confiance, nombreux sont ceux qui préfèrent régler leurs différends par la force, contournant les voies légales.
“Ici, en Centrafrique, la justice elle-même est hors la loi”, déplore un habitant du quartier PK5, résumant un sentiment largement partagé. Cette défiance envers le système pousse des individus, comme cet homme, à s’improviser juges et bourreaux, au mépris des droits fondamentaux.
Car le plus révoltant dans cette affaire reste l’impunité dont jouit actuellement l’agresseur. Libre de ses mouvements, il continue de vaquer à ses occupations dans le marché, riant et discutant comme si de rien n’était, alors qu’il a laissé un enfant grièvement blessé, frôlant peut-être la mort.
“Il se glorifie d’être inspecteur, mais quel inspecteur qui ne respecte pas la loi ?”, s’interroge un commerçant, amer. “Il brutalise un gamin et marche la tête haute, parce qu’il sait que la loi n’agira pas.”
Les autorités doivent agir
Cette affaire ne peut rester sans suite. La violence infligée à ce jeune garçon, pour un motif aussi trivial qu’un chapeau ou une somme d’argent imaginaire, est une entorse à la dignité humaine et aux principes élémentaires de justice. Les autorités compétentes doivent se saisir de ce dossier avec sérieux, identifier cet individu – délégué autoproclamé ou non – et le traduire devant les tribunaux. Laisser un tel acte impuni reviendrait à cautionner une dérive où chacun fait sa propre loi, au détriment des plus faibles.
À Bangui, comme ailleurs, la loi doit reprendre ses droits. Car si elle continue de s’effacer face à ces caprices de violence, c’est toute la société qui risque de sombrer dans l’arbitraire….
RCA – RDC : le MECA félicite le Président Tshisekedi pour sa coopération avec les États-Unis et appelle à une solidarité régionale face à la crise sécuritaire
Centrafrique.org/Centrafrique-le-mouvement-rebelle-meca-se-reorganise/nouradine-ramat-achgar/” rel=”attachment wp-att-69772″ data-wpel-link=”internal”>Nouradine Ramat ACHGAR, le chef du mouvement MECA
Dans une lettre ouverte datée du 12 mars 2025, adressée à Monsieur Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC), le Mouvement pour l’Émergence du Centrafrique (MECA), dirigé par son président Achgar Nouradine Ramat, a salué la décision du chef de l’État congolais de collaborer avec le gouvernement américain pour remédier à la crise sécuritaire qui secoue son pays. Cette initiative, selon le MECA, témoigne d’une vision éclairée pour ramener la paix et le développement en RDC, tout en ouvrant la voie à une coopération régionale face à des défis communs.
Condoléances et reconnaissance d’une lourde responsabilité
Dès les premiers mots de son communiqué, Achgar Nouradine Ramat exprime ses « sincères condoléances les plus profondes » au nom du MECA et en son nom personnel pour « les multiples pertes de vie de nos sœurs et frères Congolais et Congolaises depuis le début des événements de crise » en RDC. Il reconnaît également le poids des responsabilités qui incombent au Président Tshisekedi : « Nous sommes tous conscients de l’énorme responsabilité qui est la vôtre dans les lourdes charges dont vous assumez à la tête de votre mère patrie pour ramener une paix durable ».
Le président du MECA met en avant le leadership de Félix Tshisekedi dans la quête d’une sécurité nationale et d’un développement durable, soulignant que cette mission vise à « assurer le bien-être de [son] vaillant peuple ».
Une coopération avec les États-Unis saluée
Le cœur de la lettre réside dans les félicitations adressées au Président Tshisekedi pour sa « brillante décision de collaborer ensemble avec le gouvernement américain ». Selon le communiqué, cette alliance est perçue comme un levier essentiel pour instaurer « la sécurité, la paix et le développement » en RDC. Achgar Nouradine Ramat va plus loin en affirmant une confiance particulière dans le leadership américain, précisant que « seul le gouvernement américain sous le leadership de son Excellence le président Donald J. Trump pourra nous aider à apporter une solution adéquate à nos problèmes de crise ».
Cette prise de position reflète une convergence de vues entre le MECA et la RDC, le mouvement centrafricain partageant « la même vision » pour son propre pays, la République Centrafricaine (RCA).
Un cri d’alarme pour la Centrafrique et une menace régionale
La lettre ne se limite pas à des éloges : elle lance également un appel à la solidarité régionale face à une crise sécuritaire grandissante en RCA. Achgar Nouradine Ramat avertit que son pays « est sur le verge de rentrer dans la même situation de crise d’insécurité » en raison d’un « leadership actuel faible et corrompu » qui représente « un grand danger pour le peuple centrafricain en particulier et pour la sous-région en général, incluant le bassin du Congo et la région du lac Tchad et outre ».
Le président du MECA identifie des ennemis communs aux deux nations, notamment « le Rwanda et le M23 », un groupe rebelle actif dans l’est de la RDC. Cette menace partagée renforce, selon lui, la nécessité d’une collaboration étroite : « Nos deux peuples partagent les mêmes ennemis et font face [aux mêmes défis] ».
Une vision fraternelle et spirituelle
En invoquant « notre lien de fraternité » et « notre relation de bon voisinage », le MECA se range explicitement dans la « même vision clairvoyante » que Félix Tshisekedi pour résoudre les crises sécuritaires régionales. Achgar Nouradine Ramat conclut sa lettre par des vœux de succès et une note spirituelle, soulignant que ce message intervient « dans ce moment divin de jeûne et de prière dans le monde des croyants ». Il prie pour que « le bon Dieu tout puissant » guide le Président Tshisekedi « vers la paix et la sécurité » et bénisse le peuple congolais.
Perspectives régionales
Cette lettre intervient dans un contexte tendu pour la région, marquée par des conflits persistants dans l’est de la RDC et une instabilité chronique en RCA. La mention explicite d’une coopération avec les États-Unis sous Donald J. Trump, dont le retour à la présidence américaine est effectif depuis janvier 2025, suggère une possible réorientation des alliances stratégiques dans la région. Reste à voir comment cette initiative sera accueillie par les autres acteurs régionaux et internationaux.
En réalité, le MECA, par la voix de son président, positionne la RDC comme un modèle à suivre tout en plaidant pour une solidarité renforcée face aux défis sécuritaires communs. Une démarche qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles dynamiques dans le bassin du Congo….
Le président Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, se prépare à briguer un troisième mandat controversé en Centrafrique, alors que le pays s’apprête à vivre une année électorale décisive en 2025.
En effet, la République centrafricaine organisera en juillet 2025 ses premières élections locales depuis l’indépendance. Les dernières tentatives remontant à 1986 s’étant arrêtées au premier tour. Ce scrutin historique sera suivi en décembre par des élections présidentielle et législatives particulièrement sensibles.
Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016, exprime ses vives inquiétudes quant à l’organisation de ces élections de 2025. Il dénonce notamment la modification constitutionnelle qui a permis au président Touadéra de se représenter, changement obtenu selon lui “avec l’aide des mercenaires russes du groupe Wagner et du Président russe Poutine”.
Le contexte électoral est d’autant plus tendu que la nouvelle constitution introduit le concept controversé de “centrafricanité d’origine”, exigeant que les candidats à la présidence soient nés de parents centrafricains. Une disposition particulièrement problématique dans un pays où l’état civil était quasi inexistant avant l’indépendance de 1960.
L’Autorité Nationale des Élections (ANE), critiquée par l’opposition comme étant “un appendice du pouvoir”, devra organiser ces scrutins dans un pays où l’insécurité persiste, notamment dans les zones rurales où des affrontements armés continuent d’être signalés.
Face à cette situation, le Bloc républicain pour la défense de la constitution de 2016, une coalition de l’opposition, exige l’ouverture d’un dialogue politique national, condition sine qua non pour garantir des élections véritablement inclusives. “Nous ne demandons pas des faveurs, nous demandons un juge impartial”, insiste Martin Ziguélé, citant en exemple les récentes transitions démocratiques au Ghana et au Sénégal.
La communauté internationale, notamment les Nations Unies présentes dans le pays, est appelée à jouer un rôle décisif pour garantir la transparence et l’inclusivité du processus électoral. L’enjeu est de taille : éviter que ces élections ne deviennent, selon les termes de l’opposition, “des élections en trompe-l’œil” qui ne serviraient qu’à “cocher des cases” pour la communauté internationale.
Dans un pays classé 180e sur 190 à l’indice de développement humain, où plus de deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’organisation d’élections transparentes et inclusives représente un défi majeur pour la consolidation démocratique et la stabilité future de la Centrafrique.
Parti socialiste centrafricain : Marcel Djimassé s’accroche sous couvert de démocratie
Centrafrique.org/guide-normatif-des-emplois-une-reforme-radicale-pour-les-fonctionnaires-en-rca/fb_img_1708372228235/” rel=”attachment wp-att-73904″ data-wpel-link=”internal”>Guide normatif des emplois : Une réforme radicale pour les fonctionnaires en RCA” width=”450″ height=”351″ />
Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique et premier secrétaire du Parti socialiste centrafricain, a organisé une comédie grotesque à Bangui : un prétendu “premier congrès ordinaire” de son micro-parti, une coquille vide qu’il a gonflée avec sa famille et ses copains pour jouer les démocrates. Reconduit à la tête de cette structure fantôme, il pavane, satisfait, au micro de la radio Centrafrique : “Une tension qui tombe”, ose-t-il dire, comme si quelqu’un doutait de l’issue de ce cirque. Derrière les mots ronflants : renouvellement des organes, souffle démocratique, c’est une comédie pathétique, une de plus, pour s’accrocher à son poste et lécher les bottes de Faustin Archange Touadéra.
Ce congrès ? Un bidule monté de toutes pièces. Marcel Djimassé a enrôlé ses proches, ses cousins, ses obligés, et hop, voilà un “vote” qui le reconduit en grande pompe. Qui croit à ce divertissement ? Personne. En Centrafrique, tout le monde sait que ces micro-partis ne sont que des échoppes à louer au plus offrant, ici, la coalition Béoko, machine à applaudir Touadéra. “Jeu démocratique”, dit-il ? Plutôt un jeu de dupes. Les organes du parti , Secrétariat, Conseil, Cour juridique, sont des coquilles remplies de fidèles qui ne bronchent pas. Le but ? Soutenir le président-dictateur à vie, point barre. Pas de programme, pas d’ambition pour la députation ou la présidentielle, juste un strapontin assuré pour Marcel Djimassé au ministère, tant qu’il chante la bonne chanson.
Et quelle chanson ! “On soutient Touadéra”, voilà la seule note que ce parti sait jouer. Marcel Djimassé n’est pas là pour les Centrafricains, ni pour le socialisme, il est là pour pérenniser son fauteuil, son salaire, ses privilèges. Ce congrès n’est qu’un alibi, une structure bidon pour crier “vive le chef” et s’assurer que le chef, reconnaissant, garde son toutou en place. Les félicitations des invités ? Des copains bien briefés, pas des témoins d’un miracle démocratique. C’est du théâtre à deux sous, une comédie tellement usée qu’elle fatigue tout le monde, sauf ceux qui en profitent.
Le pire, c’est que Marcel Djimassé n’est pas seul dans cette hypocrisie. Prenez Thierry Kamach, ministre de l’Environnement, moitié syrien par son père, moitié centrafricain par sa mère. La nouvelle constitution de Touadéra exige une “souche centrafricaine”pour les hauts postes, mais Kamach est toujours là, bien assis. Son parti ? Même cirque : un congrès bidon, un soutien aveugle à Touadéra, et puis rien. Dimassé, Kamash, même combat : des micro-partis pour faire semblant, des ministres qui s’accrochent en rampant devant le pouvoir. La musique est connue, usée jusqu’à la corde, et elle ne change pas : “Touadéra 2025”.
Les Centrafricains, eux, n’en peuvent plus de cette comédie hantée. Marcel Djimassé peut se gargariser de sa “petite réussite”, mais c’est une grande honte. Un ministre qui ne sert qu’à applaudir, un parti qui ne sert qu’à soutenir – voilà le visage du Parti socialiste sous sa coupe. Une coquille vide pour un homme vide, au service d’un régime qui n’a rien à offrir. Pathétique.
Centrafrique.org/enquete-exclusive-dans-les-coulisses-de-la-mafia-du-carburant-russe-en-Centrafrique/poutine-et-touadera-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-86939″ data-wpel-link=”internal”>Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025
Depuis le 4 mars 2025, le vice-ministre de la Défense de la Russie, le général Evkurov multiplie les interventions au sein de ses partenaires africains pour tenter de rétablir l’ordre. Malgré la présence russe, l’insécurité augmente en Afrique et affecte le développement du continent.
C’est en 2017 que l’histoire récente de la Russie en Afrique débute. Par le biais de sa société militaire privée Wagner (devenue Africa Corps) et avec le soutien de milices locales, la Russie renverse le gouvernement officiel libyen. À la même année, Wagner intervient également au Soudan, et développe peu à peu ses activités dans d’autres pays africains comme en République Centrafricaine (RCA). Pour financer la sécurisation de leur territoire par la milice russe, les gouvernements de ces pays ont alloué l’accès à leurs ressources stratégiques. En Libye, Wagner dispose de l’exploitation pétrolière tandis qu’en RCA, le Prédisent Touadéra cède une partie de ses diamants à son partenaire russe.
Plus récemment, après leurs coups d’État successifs, le Mali (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023) ont également donné leur confiance à la Russie pour assurer leur sécurité nationale. À eux trois, ces pays constituent l’épicentre du djihadisme mondial, notamment dans la zone des trois frontières. Ainsi, à l’instar de ses services proposés en Libye, au Soudan et en RCA, Wagner s’est engagé dans la lutte contre le terrorisme dans la région.
Toutefois, les actuelles visites de travail du Général Evkurov au Mali, en Guinée-Équatoriale et en RCA témoignent de la nécessité de reprendre la situation sécuritaire en main.
La Russie : un partenaire opportuniste et contre-productif
Depuis les coups d’État des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’insécurité a atteint des records. Selon les chiffres de l’ACLED, 7 620 individus sont décédés du djihadisme durant les six premiers mois de 2024, soit une augmentation de 37 % par rapport à la même période en 2022. Outre la mort de milliers de personnes, cette violence endémique se répercute sur le développement économique de la sous-région. L’agriculture et le tourisme sont rendus impossibles par les attaques terroristes, renforçant ainsi l’insécurité alimentaire. Ainsi, non seulement Wagner, ne parvient pas à sécuriser la région, mais, de surcroît, elle alimente la détérioration des conditions de vie des pays africains dans lesquelles ses mercenaires sont déployés.
Face à cette insécurité, la Russie profite de son éviction de la Syrie pour recycler son matériel militaire syrien et pouvoir l’utiliser en Afrique. En conséquence, la Libye est devenue une plateforme de transit pour l’armement russe en Afrique. Cette dynamique révèle la perte croissante de souveraineté des États africains alliés à la Russie. En atteste les pays de l’AES, confiants leur sécurité, une fonction régalienne et souveraine, à une organisation militaire étrangère. Celle-ci accorde plus d’intérêt à l’exploitation des ressources africaines qu’à la protection des territoires africains.
En Syrie, la Russie a démontré son incapacité à honorer pleinement ses partenariats internationaux. En période de trouble, la Russie n’a pas soutenu son allié Bachar Al-Assad et à même entamer des discussions avec ses bourreaux du groupe djihadistes Hayat Tahrir al-Cham (HTC). La Russie n’a pas de scrupule à revenir sur ses accords pour préserver ses intérêts à savoir l’accès aux mers chaudes et aux ressources, indispensables au financement de la guerre en Ukraine. À ce titre, l’endiguement de la guerre en Ukraine est en partie responsable de la dégradation sécuritaire en Afrique. Plus la guerre russo-ukrainienne dure, plus la Russie exploite en profondeur les ressources africaines afin de financer son effort de guerre.
Si la Russie est d’abord apparue comme un acteur providentiel en Afrique, elle est aujourd’hui rattrapée par sa réalité. Présentée comme le fruit de l’histoire, les liens Russie-Afrique sont seulement un moyen de financement pour une économie russe en quête de main-d’œuvre et ostensiblement tournée vers la guerre….
Enquête exclusive : dans les coulisses des marches du troisième mandat de Touadera
Bangui-pour-reclamer-un-troisieme-mandat-pour-touadera/” data-wpel-link=”internal”>Les chefs de groupes et des quartier de Bangui, Bimbo et Bégoua participent à une marche téléguidée de soutien pour le troisième mandat pour Touadera.
Le 12 mars 2025, une prétendue mobilisation populaire en faveur du troisième mandat de Touadera a eu lieu dans la capitale centrafricaine. En réalité, pour ceux qui connaissent bien le rouage, il s’agit d’une mise en scène organisée par Faustin-Archange Touadéra, dans une manœuvre cynique visant à légitimer son ambition d’un troisième mandat. Toutefois, les Centrafricains ne sont plus dupes : ils observent, impuissants, les agissements du président Baba Kongoboro et de son entourage.
Une mise en scène révélatrice : les détails d’une journée controversée
Revenons sur cette journée honteuse du 12 mars 2025. Les maires de différents arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua reçoivent un ordre clair du ministère de l’administration du territoire : convoquer, oui, convoquer urgemment, pas inviter, tous les chefs de quartier et de groupement à une séance du travail avec le chef de l’État Baba Kongoboro. Pas de choix, pas d’explication. Une obligation, signée par un président qui se prend pour un monarque absolu. Ces chefs des quartiers de Bangui, souvent des figures respectées dans leurs communautés, sont sommés de se présenter au centre administratif, avenue Barthélemy-Boganda. On leur parle vaguement d’un “message d’urgence du Président ” à transmettre. Et les chefs, de leur côté, ont enfilé leurs costumes, prennent leurs cannes, et partent, sans savoir qu’ils marchent droit dans un piège du pouvoir.
Et quel piège ! Une fois sur place, tous les chefs des quartiers présents sont traités comme du bétail, comme des moutons. Pas de transport, pas de respect : on les force à marcher à pied, sous un soleil écrasant, sur des kilomètres sur l’avenue Barthelemy Boganda. Ils passent devant la direction générale de la Télécel, suivi du rondpoint zéro, puis devant la mairie, le Trésor public, et s’arrêtent devant le Palais de la Renaissance, où Touadéra, tel un metteur en scène pervers, les attend. Là, on leur tend un mémorandum déjà rédigé, une feuille insultante qu’ils n’ont ni écrite ni approuvée. Les chefs, abasourdis, n’ont pas le temps de protester : on leur ordonne de le remettre au président. Le Président, sans la honte de sa vie, tend sa main et récupère ce mémorandum soi-disant des chefs des quartiers de Bangui.
Mais Touadéra ne s’arrête pas à cette mise en scène pathétique. Il dégaine 3,5 millions de francs CFA, de l’argent sale, arraché au peuple ou fourni par ses mercenaires de Wagner – et le distribue comme une aumône. Résultat ? Chaque chef repart avec 4 500 francs CFA, une somme misérable pour deux kilomètres de marche forcée et une dignité piétinée. En rentrant, ils allument la radio et tombent des nues : les médias, aux ordres du régime, claironnent que ces mêmes chefs ont “manifesté leur soutien” et “supplié” Touadéra de briguer un troisième mandat. Une aberration ! “Quelle est cette sorcellerie ?” s’écrient-ils, furieux et trahis.
Un clan de profiteurs et de lâches
Touadéra ne fait pas cela seul. Autour de lui, un clan de profiteurs se gave sur le dos d’un peuple exsangue. Ces vautours, ministres corrompus, conseillers serviles et hommes de main, savent que leur survie dépend de la pérennité de ce régime pourri. Mais même parmi eux, la honte ronge certains. Des proches du président, écœurés par ces bassesses, murmurent leur dégoût dans l’ombre. Ils voient un homme prêt à tout – mensonges, intimidations, pots-de-vin – pour s’accrocher au trône. Pourtant, ils se taisent, complices par lâcheté, otages d’un système qu’ils abhorrent mais dont ils profitent.
Et que dire des mercenaires de Wagner, ces vautours étrangers qui pillent les mines centrafricaines pendant que Touadéra joue au marionnettiste ?
Ce sont eux qui financent cette comédie , eux qui arment la répression, eux qui garantissent que le despote reste en place. Touadéra n’est plus un président : c’est une marionnette, un pion dans un jeu géopolitique sordide, sacrifiant son pays pour une poignée de roubles russe.
Une manipulation qui pue la dictature
Cette “mobilisation” n’est pas un simple dérapage : c’est une insulte calculée, une preuve éclatante que Touadéra méprise son peuple. Il sait que personne ne veut de son troisième mandat. Les Centrafricains : des vieillards aux nourrissons, comprennent qu’il manipule, qu’il triche, qu’il achète les consciences avec des miettes. Mais il s’en moque.
Rappelons que depuis 2022, quand la courageuse Professeure Danièle Darlan et la Cour constitutionnelle ont osé dire non à ses rêves de monarchie, il a montré son vrai visage. Avec Wagner, il a écrasé la justice, limogé les juges, réécrit la Constitution comme un vulgaire brouillon à son service. Aujourd’hui, il parade, sûr de son impunité, drapé dans une légitimité factice.
Pourquoi fait-il cela ?
Parce qu’il n’a plus rien d’un leader. Touadéra est un tyran mesquin, un homme terrorisé à l’idée de perdre son palais, ses privilèges, ses valets. Il manipule parce qu’il n’a plus d’idées, plus de vision, plus de respect. Il achète les chefs de quartier pour 4 500 francs, mais il ne peut pas acheter la colère d’un peuple qui le vomit. Chaque billet distribué, chaque mensonge diffusé à la radio est une gifle au visage des Centrafricains.
Un peuple trahi, une nation en danger
Les chefs de quartier, eux, ne décolèrent pas. Ils ont été utilisés, ridiculisés, transformés en pantins pour une cause qu’ils rejettent. Leur indignation est partagée par des millions de citoyens qui assistent, impuissants, à la dérive d’un pays livré à un clan cupide. Touadéra croit peut-être que ses combines tiendront encore. Il se trompe. La République centrafricaine ne mérite pas ce despote arrogant, ce roi autoproclamé qui traite ses sujets comme des moutons. Chaque pas de cette marche forcée, chaque franc distribué, chaque mot mensonger à la radio creuse un peu plus le fossé entre lui et son peuple. Jusqu’à quand tiendra cette dictature de pacotille ? Jusqu’à quand les Centrafricains toléreront-ils ce cirque indigne ?
l’atmosphère est tendu depuis la semaine dernière au siège du Comité islamique de Centrafrique à Bangui. En effet, une affaire de détournement de 19,5 millions de francs CFA, destinée à la cérémonie officielle de rupture du jeune organisé au palais de la Renaissance, provoque des remous au sein de la communauté musulmane.
Le président du Comité islamique, Rator Ahamat Deleris, se retrouve au cœur d’un scandale impliquant plusieurs figures de la communauté musulmane.
Tout a commencé par un appel simple du Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro au Président du comité islamique, Rator Ahamat Deleris. L’homme voudrais simplement s’assurer que les 19,5 millions de francs CFA qu’il a décaissé pour la cérémonie officielle de rupture du jeune, et qui devrait être organisé au palais de la Renaissance, sont bel et bien reçus par le comité islamique.
Rappelons que cette importante somme, que Baba Kongoboro avait confié à Amine Baraka, chargé de mission du Comité islamique, et à Malam Abakar Ousmane, conseiller économique et social, n’est finalement pas arrivée à la destination comme prévue.
Cependant, après le coup de fil de Kongoboro, Rator, surpris, a compris que lui et les autres membres du comité ont été bien roulés dans la farine. Non seulement qu’ils n’ont pas été informé de la réception de cette somme, mais les deux mafieux ont disparu avec l’argent.
Face à cette situation, une réunion de crise a été organisée le jeudi 13 mars 2025 pour exiger des explications. La tension était palpable. De nombreux membres du Comité islamique ont exprimé leur mécontentement, accusant Amine Baraka et Malam Abakar Ousmane d’avoir fait disparaître l’argent.
Les imams, eux, étaient particulièrement remontés. Ils considèrent que les fonds devaient être redistribués aux mosquées affiliées au Comité islamique, comme cela avait toujours été le cas par le passé. Leur frustration s’est accentuée en apprenant que l’argent avait mystérieusement disparu avant même d’atteindre les comptes du Comité.
Et ce n’est pas tout! Voilà l’intervention surprise d’un autre mafieux, monsieur Sani Yalo. Bien qu’il ne fasse pas partie du Comité islamique, Sani Yalo, président du Conseil d’administration du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), s’est lui aussi immiscé dans l’affaire. Connu pour son influence et son rôle de “parrain” dans plusieurs cercles de pouvoir, il a exigé que l’argent soit retrouvé et remis aux mosquées.
Toutefois, le Comité islamique se retrouve à un pas du bord de l’implosion. La réunion du 13 mars, censée trouver une issue à la crise, s’est transformée en un affrontement direct. Moctar et d’autres leaders de la communauté musulmane ont réclamé la démission immédiate d’Amine Baraka et de Malam Abakar Ousmane. Pour eux, il est inacceptable que des fonds destinés à une cérémonie religieuse aient été aussi facilement détournés sans que personne ne puisse donner d’explication.
Pendant ce temps, Rator, fragilisé, a tenté de sauver les apparences. Il a distribué les invitations pour la cérémonie de rupture du jeûne au Palais, mais sans les fonds nécessaires à son organisation. Cette situation chaotique a renforcé l’impression d’un Comité islamique miné par des luttes d’intérêts et une gestion opaque.
Les tensions restent vives. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, la chute de Rator semble inévitable….
De la Constitution au chaos : comment les faux amis intellectuels de Touadéra, réunis au sein du club think tank, défilent les fesses en l’air
Centrafrique.org/alain-lamessi-la-derive-intellectuelle-du-docteur/alain-lamessi/” rel=”attachment wp-att-66163″ data-wpel-link=”internal”>Alain Lamessi , assistant à l’université de Bangui, actuel directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères
Dans un pays où la démocratie devrait être un idéal à chérir, un groupe de soi-disant « intellectuels » s’est rassemblé sous la bannière ronflante des « Amis de Faustin Archange Touadéra », un think tank autoproclamé de réflexion, d’analyse et de proposition. Mais ne vous y trompez pas : derrière les titres pompeux et les CV gonflés à l’hélium, ce n’est qu’une bande de profiteurs, de voyous déguisés en costumes d’ambassadeurs et de professeurs, prêts à vendre leur dignité pour une bouchée de pain. Examinons cette farce grotesque et criminelle qui gangrène la République centrafricaine, et au-delà, inspire des craintes sur ce que devient le continent africain sous des régimes dictatoriaux impitoyables.
Une liste de titres bidons pour une crédibilité usurpée
Regardez cette coordination de ces chercher à manger : Pr. Alain Lamessi, ambassadeur et directeur de cabinet ; Pr. Silla Semballa, vice-recteur ; Pr. Michel Koyt, ancien ministre ; et j’en passe. Des « professeurs », des « diplomates », des « géologues »… Mais qui sont vraiment ces gens ? Des assistants à peine sortis d’un master 2 se pavanent avec des titres de professeurs comme on distribue des bonbons dans une cour d’école. En République centrafricaine, devenir professeur semble aussi facile que d’acheter un diplôme au marché noir. Et ambassadeur ? Un simple chef de cabinet se voit affublé de ce titre sans même avoir mis les pieds dans une chancellerie digne de ce nom. Quant à Housseini Hamadou, « collecteur de diamants », on se demande si c’est une blague ou une confession ouverte de pillage des ressources nationales.
Ces individus, qui se drapent dans des qualificatifs ronflants : « géo-stratège »,« expert-comptable », « sociologue », ne sont rien d’autre que des opportunistes. Ils sautent de branche en branche, comme des macaques affamés, pour grappiller ce qu’ils peuvent dans les poches d’un régime qui pue la corruption et la trahison. Où sont leurs thèses ? Où sont leurs travaux de recherche ? Où est leur contribution à la société ? Nulle part. Ce ne sont pas des intellectuels, ce sont des rapaces affamées.
Une dictature à la Poutine : criminelle et sans vergogne
Ce qui se passe sous nos yeux dépasse l’entendement. Faustin Archange Touadéra, qui a prêté serment deux fois sur la Constitution du 30 mars 2016, avait juré de respecter la limitation des mandats. Il l’a dit lui-même, dans les médias, face aux journalistes : « Nous consolidons les institutions, je respecterai la loi ». Des mots clairs, sortis de sa propre bouche. Mais aujourd’hui, où en est-on ? Ce président, autrefois perçu comme un homme de parole, s’est laissé encercler par une clique de charognards qui l’encouragent à piétiner ses engagements et à instaurer une dictature du type Corée du nord , inspirée du modèle russe de Poutine : un système où la violence, la répression et la criminalité organisée règnent en maîtres.
Comparée aux dictatures occidentales comme au Cameroun ou au Congo ou encore au Gabon, qui conservent au moins une façade de retenue, cette version importée de Moscou est d’une sauvagerie sans nom. Et qui sont les complices de ce désastre ? Ces « amis », ces prétendus conseillers, des ministres, des diplomates, des magistrats, qui auraient dû guider Touadéra vers le respect de la Constitution. Au lieu de cela, ils ont vendu leur âme pour des privilèges, des postes et des miettes de pouvoir. Ils se goinfrent pendant que le peuple souffre sous le joug d’un régime pourri jusqu’à la moelle.
Des professeurs de pacotille au service d’un régime malade
Quel type de professeur cautionne une telle infamie ? Des professeurs « rapaces », des professeurs « qui tournent les fesses en l’air ». Ces individus n’ont ni la rigueur académique ni l’intégrité morale pour mériter ce titre. Dans quel pays un assistant sans doctorat devient-il professeur du jour au lendemain ? Dans quel pays un collecteur de diamants devient-il trésorier général d’un think tank ? Dans quel pays un géologue sans envergure se mue-t-il en conseiller stratégique à la présidence ? Un pays malade, voilà la réponse. Un pays où les élites, au lieu de protéger la nation, se vautrent dans la fange et se battent pour les restes comme des hyènes.
Et que dire de leur mission autoproclamée ? Réfléchir ? Analyser ? Proposer ? Quelle plaisanterie ! Leur seule réflexion est de savoir comment remplir leurs poches. Leur seule analyse est de calculer combien de temps ils peuvent encore exploiter le peuple avant que tout ne s’effondre. Et leurs propositions ? Soutenir un président qui trahit ses promesses et entraîne le pays dans une spirale de violence et de misère.
Un jugement inéluctable
Tôt ou tard, ces voyous devront rendre des comptes. Comme l’a dit un compatriote, ils seront jugés – par l’histoire, par le peuple, par la justice divine s’il le faut. Ils peuvent se cacher derrière leurs titres bidons et leurs clubs de fanfarons, mais la vérité éclatera. Ces « Amis de Faustin Archange Touadéra » ne sont pas des amis du peuple centrafricain. Ce sont des ennemis, des traîtres, des parasites qui profitent de la dictature pour s’en mettre plein les poches pendant que le pays sombre.
Rectification : Mise au point sur l’arrestation d’Abakar Mahamat et de son épouse par les policiers de l’OCRB
Centrafrique.org/monsieur-mahamat-abakar-ancien-directeur-de-tresor-et-son-epouse-colonel-de-la-douane/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Mahamat Abakar, ancien directeur de trésor, et son épouse Sallé, colonel de la douane centrafricaine
Chers lecteurs,
Dans un article publié le 13 mars 2025, intitulé « Centrafrique : le directeur général adjoint de la BICIC et son épouse ainsi que leur fils arrêtés », nous avons publié des informations inexactes sur la fonction d’Abakar Mahamat. Nous présentons nos excuses pour cette erreur et rectifions les faits ci-dessous avec les informations vérifiées auprès des différentes sources.
Abakar Mahamat n’est pas le directeur général adjoint de la Banque Sahelo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BICIC), comme nous l’avions indiqué. En réalité, il est coordinateur du projet AGIR, un programme financé par la Banque mondiale et rattaché au ministère centrafricain des Finances et du Budget. Ancien directeur général du Trésor public et inspecteur principal du Trésor, il a été arrêté à son bureau le mardi 11 mars 2025 par l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), où il est toujours détenu.
Le lendemain, mercredi 12 mars 2025, son épouse, Mme Zara Salé Djidalbaye, colonel de la douane centrafricaine, s’est rendue à l’OCRB pour lui rendre visite, accompagnée de leur fils, Salé Abakar. Sur place, Mme Zara Salé Djidalbaye a été arrêtée, et leur fils a été victime de mauvais traitements. Elle a été libérée le jeudi 13 mars après deux jours de détention, tandis que Salé Abakar a été relâché dès le mercredi 12 mars. M. Abakar Mahamat reste, quant à lui, en détention à l’OCRB.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, l’arrestation de M. Abakar Mahamat est directement liée à l’affaire de l’ancien ministre Armel Sayo, arrêté il y a deux mois à Douala, au Cameroun, pour des soupçons de tentative de déstabilisation du pouvoir centrafricain. Les autorités soupçonnent M. Abakar Mahamat d’avoir eu des liens avec Sayo, ce qui aurait motivé son interpellation, ainsi que celle de son épouse. Ces arrestations s’inscrivent dans une vague plus large visant l’entourage de l’ancien ministre, incluant des membres de sa famille et d’anciens collaborateurs.
Une enquête exclusive est en cours sur cette histoire de monsieur Abakar Mahamat.
Nous continuons de suivre cette affaire et vous tiendrons informés de son évolution.
Boromata: à quoi joue Wagner avec ses milices d’autodéfense ?
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-viennent-de-creer-une-nouvelle-milice-armee-a-boromata/le-brassard-de-la-nouvelle-milice-autodefense-de-boromata-communement-appele-mamoune/” rel=”attachment wp-att-87573″ data-wpel-link=”internal”>Le brassard de la nouvelle milice autodéfense de Boromata, communément appelé Mamoune
Les Centrafricains se posent une question : à quoi sert la milice d’autodéfense créée par les mercenaires russes de Wagner à Boromata ? Cette interrogation, qui résonne dans les esprits de chaque habitant de Boromata, reflète un mélange de frustration et d’incompréhension face aux agissements du groupe paramilitaire russe.
En effet, à Boromata, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, les habitants se grattent la tête face à une énigme qui les dépasse : à quoi sert la milice d’autodéfense montée de toutes pièces par les mercenaires russes du groupe Wagner ? Dans cette ville où l’insécurité est permanente, la question n’a rien de futile. Il y’a près d’un mois, le groupe Wagner a recruté 85 jeunes de Boromata, leur a mis des armes entre les mains et les a lancés dans le vide, comme s’il suffisait d’un fusil pour chasser les bandits. Mais derrière cette comédie, le doute s’installe : est-ce vraiment pour protéger la population, ou y a-t-il autre chose en jeu ?
Ce n’est pas une première pour Wagner. Ailleurs dans le pays, ils ont déjà semé des milices aux noms évocateurs : “Wagner-Ti-Azandé” à Zémio, “Russe Noire” du côté de Bambari et Bria. À Boromata, rebelote avec une nouvelle “Russe Noire”. Le scénario est rodé : on arme des volontaires, on leur donne un titre, et on les laisse se débrouiller. Sauf qu’ici, ça ne prend pas. La population, épuisée par les braquages, les coupeurs de route et les violences quotidiennes, ne voit aucun changement. Alors, à quoi bon ?
À Boromata, sortir de chez soi relève du pari. Aller chercher de l’eau dans la brousse – souvent la même que celle des troupeaux – expose à des agressions: vols, viols, voire pire. Sur les chemins, les coupeurs de route guettent, prêts à frapper. Dans ce chaos, une milice pourrait sembler une lueur d’espoir. Mais celle-ci, sans formation ni moyens, ressemble à un sparadrap sur une plaie béante. Comment ces 85 jeunes, sans véhicules ni soutien logistique, pourraient-ils affronter des criminels mobiles et aguerris à 25 ou 30 kilomètres de là ? La réponse est simple : ils ne peuvent pas.
Devant cette impuissance, les habitants réclament autre chose. Ils veulent les Forces armées centrafricaines (FACA) et les forces de sécurité intérieure, avec du matériel et une vraie stratégie pour sécuriser la ville et ses environs, jusqu’aux villages comme Gordile ou Ouandja. Une milice sans ressources, disent-ils, c’est une illusion qui ne fait que prolonger leur calvaire.
Le problème, c’est que Wagner persiste. Armer des jeunes et les envoyer au front sans préparation ni appui, ça revient à les sacrifier. Pour beaucoup, cette tactique sent le bricolage, voire le cynisme. Les milices poussent comme des champignons, mais l’insécurité reste intacte. Alors, à quoi sert ce manège ? À donner l’impression d’agir, peut-être, pendant que les vrais enjeux – sécuritaires ou autres, échappent encore aux principaux concernés : les habitants de Boromata, qui ne demandent qu’à vivre en paix.
Tragique suicide d’un adjudant de l’armée de l’air à Bangui
Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement
Un drame a endeuillé la communauté militaire la semaine dernière à Bangui, en République centrafricaine. L’adjudant Constantin Mbombo Dallet, chef de poste à l’entrée de l’aéroport international Bangui M’Poko, s’est donné la mort vers 6h05 en se tirant une balle dans l’abdomen. Les raisons de cet acte désespéré demeurent pour l’heure inconnues, mais une enquête a été immédiatement ouverte par les autorités pour faire la lumière sur ce tragique événement.
Si les circonstances précises de cet acte odieux restent floues pour le moment, de nouvelles informations, recueillies par la rédaction du CNC au sein de l’armée et dans le quartier de l’adjudant, pointent vers une forte pression exercée sur lui, liée à des affaires d’argent et de promesses non honorées.
Toutefois, le corps de l’adjudant a été transporté quelques minutes après l’incident à la morgue de l’hôpital général de Bangui, où il repose. Ses collègues et proches, encore sous le choc, tentent de comprendre ce qui a pu pousser cet homme, connu pour son engagement dans ses fonctions, à commettre un tel geste. Mais au-delà de son professionnalisme apparent, des rumeurs circulent, expliquant que l’adjudant était empêtré dans des situations compromettantes.
Selon des témoignages recueillis au sein de l’armée, Constantin Mbombo Dallet aurait été impliqué dans une transaction douteuse avec une figure judiciaire, le « procureur de la République » – dont l’identité exacte reste incertaine. Il lui aurait promis la vente d’une arme, une pratique qui, selon certaines sources militaires, ne lui était pas étrangère. L’adjudant aurait en effet eu pour habitude de subtiliser des armes à ses collègues pour les revendre. Dans ce cas précis, il aurait déjà encaissé l’argent du procureur sans jamais livrer l’arme promise, ce qui aurait généré une pression croissante sur lui.
Mais ce n’est pas tout. Des habitants de son quartier affirment que l’adjudant aurait également profité de sa position pour soutirer de l’argent à des jeunes, en leur promettant une intégration dans l’armée, une promesse qu’il n’a jamais tenue. Ces accusations, bien que non confirmées officiellement, se répandent dans les conversations, tant au sein de l’armée que dans les rues de Bangui. Pris en étau entre ces engagements non respectés, l’adjudant aurait été submergé par une pression devenue insupportable, le conduisant à cet acte désespéré.
La gendarmerie nationale, dépêchée sur les lieux, a ouvert une enquête pour établir les faits. Les premières constatations confirment la thèse du suicide, mais les motivations exactes restent à éclaircir. Les autorités interrogent actuellement les collègues, les proches et d’éventuels témoins afin de retracer les événements ayant précédé le drame. Des militaires ont été vus près du corps peu après l’incident, alimentant les spéculations sur l’ampleur des tensions entourant l’adjudant.
Ce suicide tragique pose des questions sur les conditions de vie des militaires à Bangui, mais aussi sur les dérives possibles au sein de l’institution. Les rumeurs d’abus de pouvoir et de trafic d’armes jettent une lumière sur les pressions auxquelles certains soldats pourraient être confrontés, qu’elles soient externes ou auto-infligées. Des voix s’élèvent pour réclamer un meilleur suivi psychologique et un encadrement plus strict, afin de prévenir de telles issues.
La communauté militaire et les habitants de Bangui pleurent aujourd’hui la perte de Constantin Mbombo Dallet, qui laisse derrière lui une famille endeuillée et des collègues déconcertés. Ses funérailles sont prévues dans les prochains jours, une fois les investigations achevées. En attendant, ce drame continue d’alimenter les discussions, entre tristesse et indignation, sur fond d’appels à une réforme pour protéger ceux qui servent.
Les autorités espèrent que l’enquête en cours apportera des réponses claires sur les causes de cette tragédie et permettra d’éviter qu’elle ne se reproduise. Pour l’heure, le mystère plane encore sur les derniers jours de l’adjudant, entre rumeurs persistantes et douleur partagée….
Journée mondiale contre la censure sur Internet : les enjeux de la liberté numérique en RCA
Centrafrique.org/le-regime-touadera-sombre-dans-la-paranoia-quand-wagner-dicte-la-communication-gouvernementale/maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-86241″ data-wpel-link=”internal”>L’actuel minisre de la communication, Maxime Balalou, également porte-parole du gouvernement
Chaque 12 mars, le monde célèbre la Journée mondiale contre la censure sur Internet, une initiative de Reporters sans frontières (RSF) visant à dénoncer les restrictions à la liberté d’expression en ligne. En République centrafricaine, où l’accès à l’information reste un défi majeur, cette journée pose des interrogations sur l’état de la liberté numérique et les limites imposées à l’espace médiatique.
Un cadre juridique flou et une surveillance accrue
En RCA, la liberté de la presse et d’expression est garantie pourtant par la constitution depuis l’indépendance, mais dans les faits, la réalité est bien différente. Ces dernières années, plusieurs médias et activistes ont dénoncé des pratiques de censure, notamment à travers des coupures temporaires d’Internet ou des restrictions d’accès aux réseaux sociaux lors de périodes sensibles, comme les Élections ou les crises politiques.
Les autorités justifient souvent ces interruptions par des raisons de sécurité nationale, évoquant la nécessité de lutter contre la désinformation et les discours de haine. Pourtant, ces mesures restent opaques et arbitraires, faute d’un cadre juridique clair. En l’absence d’une législation spécifique sur la régulation d’Internet, les décisions sont souvent prises au cas par cas, sans transparence.
Un paysage médiatique sous pression
Les journalistes et blogueurs sont particulièrement vulnérables aux pressions des autorités. Si certains médias internationaux parviennent à couvrir les réalités du pays, les journalistes centrafricains, eux, doivent composer avec des menaces et des intimidations. La censure ne se limite pas seulement aux blocages de sites ou aux restrictions d’accès comme pour le site de corbeaunews-Centrafrique.org, elle passe aussi par des arrestations arbitraires et des pressions exercées sur les rédactions.
Les organes de régulation, comme le Haut Conseil de la Communication (HCC), ont plusieurs fois sanctionné des médias pour des publications jugées “contraires à l’ordre public”. Ces décisions, parfois perçues comme des outils de répression politique, contribuent à une autocensure généralisée, où les journalistes évitent certains sujets sensibles par crainte de représailles.
Les réseaux sociaux, une alternative sous surveillance
Avec un paysage médiatique sous tension, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression privilégié pour de nombreux Centrafricains. Facebook, WhatsApp et Telegram permettent aux citoyens de partager des informations et de débattre des questions d’actualité. Toutefois, ces plateformes ne sont pas exemptes de surveillance.
Ces dernières années, des campagnes de désinformation ont été organisées, souvent attribuées à des groupes pro-gouvernementaux ou à des comptes fictifs de Wagner cherchant à influencer l’opinion publique. Des comptes critiques du pouvoir, tel que CorbeauNews ont été signalés en masse et parfois suspendus, réduisant encore l’espace de liberté d’expression.
Un appel à des garanties pour la liberté numérique
À l’occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, plusieurs organisations de défense des droits humains rappellent l’importance d’un accès libre et équitable à l’information. La RCA, qui, selon le gouvernement, s’engage officiellement en faveur de la démocratie et de la transparence, doit mettre en place des mécanismes garantissant la protection des journalistes et des citoyens en ligne.
L’instauration d’un cadre législatif clair, la fin des restrictions arbitraires sur Internet et la protection des lanceurs d’alerte sont des étapes essentielles pour assurer un véritable espace de liberté numérique en RCA. En l’absence de telles mesures, la liberté d’expression en ligne restera une illusion fragile, dépendante des intérêts politiques du moment….
La capitale centrafricaine, Bangui, se prépare à accueillir un événement d’envergure continentale : le Caucus africain, qui réunira prochainement les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays africains. Dans ce cadre, le Premier ministre Félix Moloua a tenu une réunion stratégique avec une délégation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), marquant une étape clé dans l’organisation de cette rencontre prévue pour juillet-août 2025. L’objectif : s’assurer que la RCA est prête à recevoir des centaines de délégués et à faire entendre la voix de l’Afrique sur les questions économiques et financières.
La délégation, incluant Anki Rebouya Matungulu, administrateur supérieur au conseil d’administration du FMI, a passé en revue les préparatifs logistiques et techniques. Au cœur des discussions : la capacité hôtelière de Bangui, qui devra héberger plus de 400 invités venus de tout le continent, ainsi que les infrastructures nécessaires pour garantir le bon déroulement des travaux. Selon les premiers échos, les avancées sont encourageantes. “Globalement, on peut dire que les préparatifs vont bien”, a déclaré Matungulu au micro de Radio Centrafrique, soulignant l’engagement du gouvernement à relever ce défi.
Le Caucus africain, forum annuel des 54 pays membres de la Banque mondiale et du FMI, vise à coordonner les positions africaines avant les grandes assemblées internationales de ces institutions. Pour la RCA, l’accueillir représente une opportunité rare de se positionner sur la scène régionale, alors que le pays cherche à stabiliser son économie après des années de conflits. La réunion avec Moloua a également permis d’aborder les enjeux économiques plus larges, comme la mobilisation de financements pour le développement et la gestion des crises sécuritaires qui freinent encore la croissance.
Selon le premier ministre Félix Moloua, le gouvernement centrafricain ne ménage pas ses efforts pour faire de cet événement un succès. Le Premier ministre a profité de cette rencontre pour réaffirmer l’appui des autorités aux préparatifs, avec un accent mis sur la collaboration interministérielle. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des capacités nationales, illustré par le lancement récent d’un groupe de travail sur la sécurité intérieure, sous l’impulsion du président Faustin-Archange Touadéra.
Si les détails de l’agenda du Caucus restent à préciser, les discussions devraient porter sur des thèmes cruciaux pour le continent : dette publique, intégration régionale, et résilience face aux chocs climatiques et économiques. Pour Bangui, c’est aussi une occasion de montrer des progrès concrets, comme l’amélioration de l’accès à l’électricité ou les projets soutenus par ses partenaires internationaux. Reste à voir si la ville, encore marquée par des défis logistiques et sécuritaires, saura relever le pari d’un tel rendez-vous. Les mois à venir seront décisifs pour transformer cette ambition en réalité.
Le corridor 3, cet axe stratégique reliant Bangui à la frontière camerounaise via Boali et Beloko, est en train de mourir à petit feu. C’est la life line économique de la République centrafricaine, celle qui charrie les produits essentiels pour nourrir le pays.
Pourtant, malgré son importance, cette route du Corridor 3 est dans un état lamentable. Le ministre des Travaux publics, Erie REKOSSE-KAMOT, a cru bon de traverser la frontière jusqu’à Meiganga, au Cameroun, pour admirer leur station de pesage et revenir avec des airs d’explorateur émerveillé. Il pointe du doigt les camions surchargés, accusés de tout détruire, et promet des réformes inspirées de ce voisin discipliné. Sauf que c’est un écran de fumée, un mensonge grossier qui ne trompe que ceux qui veulent bien l’entendre. Le vrai problème du Corridor 3 n’est pas là, et tout le monde le sait depuis des lustres.
À Meiganga, Erie REKOSSE-KAMOT a vu une route en bon état, construite au même moment qu’un tronçon de 150 kilomètres du corridor 3 côté centrafricain par le gouvernement camerounais , mais protégée par un contrôle strict des surcharges. “Une expérience enrichissante”, dit-il, vantant des “moyens modernes” et une discipline exemplaire. Les camions camerounais, limités par des pesages rigoureux, roulent sans massacrer l’asphalte, explique Omarou-Jacques Madou, chef d’équipe sur place. Pendant ce temps, en Centrafrique, des monstres de 30 tonnes de trop passent sans vergogne, payant des amendes ridicules qui ne sauvent rien. Le ministre s’émerveille comme s’il venait de tomber sur une révélation. Mais soyons sérieux : les camions qui circulent côté camerounais sont les mêmes qui traversent le corridor 3 jusqu’à Bangui. Si leurs routes tiennent, ce n’est pas une question de poids, c’est une question d’entretien. Et là, la Centrafrique a tout faux.
Le problème, ce n’est pas la surcharge – c’est un alibi commode. Le tronçon du Corridor 3 Boire-Béloko, réhabilité en 2011 – 2013 sur le propre fonds du gouvernement camerounais sur une centaine de kilomètres, est déjà fissuré, défoncé, dangereux. Mais le reste du corridor ? Bouar – Baoro, construit en 2018, et les segments Boire-Bossemptélé, Bossemptélé-Yaloké, Yaloké-Bossembélé, Bossembélé-Boali, Boali-Bangui – tout ça, c’est un chaos absolu. Des routes laissées à l’abandon, sans entretien, sans service pour colmater les fissures ou réparer les dégâts. Résultat : des accidents en cascade. Il y’a près de trois semaines, près de Baoro, un camion en panne à un tournant a causé trois collisions en une heure, fissurant le goudron sous le choc. Et personne ne passe pour nettoyer, pour boucher les trous. Les fissures s’élargissent, la route s’effondre, et les morts s’accumulent. Mais le ministre préfère parler de son petit tronçon de 150 kilomètres et d’histoires de camions surchargés, comme si ça résumait tout.
C’est une farce. Les Centrafricains savent depuis des années que leurs routes pourrissent faute de suivi. Construire, c’est bien, mais entretenir, c’est mieux – et ça, l’État n’a jamais compris. Pas de service régulier pour vérifier l’état des chaussées, pas de signalisation digne de ce nom, pas de respect du code de la route. Les panneaux de “signalisation “, comme on les appelle, sont inexistants ou ignorés. Les accidents ne viennent pas seulement des camions ; ils viennent d’un système qui abandonne ses infrastructures une fois le ruban coupé. Le Cameroun entretient, sécurise, discipline, mais la Centrafrique, elle, regarde ses routes mourir en silence, jusqu’à ce qu’un ministre décide de jouer les touristes pour enfoncer des portes ouvertes.
Et ce divertissement ne date pas d’aujourd’hui. Les transporteurs, les habitants, les usagers crient depuis des années sur ce chaos. Mais le gouvernement a préféré détourner le regard, laissant le corridor 3 devenir un cimetière roulant. Erie REKOSSE-KAMOT peut bien promettre des réformes, inspiré par son escapade camerounaise, mais où était-il avant ? Pourquoi faut-il attendre 2025 pour s’attaquer à un désastre annoncé ? Les camions surchargés ne sont qu’un bouc émissaire. Le vrai coupable, c’est l’inaction, la négligence, l’incurie d’un État qui préfère bricoler des excuses plutôt que des routes. Pendant ce temps, les Centrafricains paient le prix – en vies, en marchandises, en désespoir. Le corridor 3 n’a pas besoin d’un ministre qui découvre l’eau chaude ; il a besoin d’un système qui fonctionne. Mais ça, visiblement, c’est encore trop demander.
Coopération RCA-UE : focus sur les projets du parc Zanga-Sanga et du corridor Bangui-Garoua-Boulaï
Bangui/” data-wpel-link=”internal”>La rencontre entre le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et Diego Escalona PATUREL, Ambassadeur de l’Union européenne en poste en Centrafrique. Photo la Renaissance
L’Union européenne (UE) et la République centrafricaine (RCA) poursuivent leur collaboration à travers plusieurs projets stratégiques visant à renforcer les infrastructures et la préservation de l’environnement. Lors d’une rencontre entre l’ambassadeur de l’UE, Diego Escalona-Pacturel, et le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, deux dossiers majeurs ont été abordés : la réhabilitation du corridor Bangui-Garoua-Boulaï et la préservation du parc de Zanga-Sanga, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Un corridor vital pour l’économie centrafricaine
Le corridor Bangui-Garoua-Boulaï est un axe routier stratégique reliant la RCA au Cameroun, principal point d’entrée des marchandises vers Bangui. Ce tronçon fait partie du corridor numéro 6 du programme Global Gateway de l’UE, une initiative visant à améliorer les infrastructures de transport en Afrique.
Malgré son importance économique, cette route souffre d’un état de dégradation avancé. Les nids-de-poule, les tronçons impraticables en saison des pluies et l’insécurité liée aux coupeurs de route entravent la fluidité des échanges commerciaux. La contribution de l’UE vise à financer la réhabilitation de plusieurs sections critiques pour garantir une meilleure connectivité et soutenir l’économie locale.
Dans le parc de Dsanga-Zanga
Le parc Zanga-Sanga, un patrimoine menacé
Situé au sud-ouest de la RCA, le parc de Zanga-Sanga est un site unique abritant une faune exceptionnelle, notamment des éléphants, des buffles de forêt et des gorilles. Ce sanctuaire naturel est aujourd’hui menacé par le braconnage, l’exploitation illégale du bois et l’extension des activités humaines.
L’UE apporte un soutien financier et technique à la conservation de ce parc, en renforçant les capacités des gardes forestiers et en développant des programmes de sensibilisation pour les populations locales. La mise en place de projets écotouristiques est également à l’étude pour valoriser ce patrimoine naturel tout en créant des opportunités économiques durables.
Un partenariat aux résultats attendus
Ces projets démontre la volonté de l’UE d’accompagner la RCA dans son développement, mais leur succès dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris. La réhabilitation du corridor Bangui-Garoua-Boulaï et la protection du parc Zanga-Sanga sont des défis majeurs qui nécessitent un suivi rigoureux et une gestion transparente des fonds alloués.
Alors que la coopération entre les deux partenaires se poursuit, les Centrafricains attendent des résultats concrets qui amélioreront leur quotidien et préserveront les richesses naturelles du pays….
Centrafrique.org/haute-kotto-deux-jeunes-femmes-sechappent-apres-11-ans-de-captivite-par-la-lra/jeunes-femmes-kidnapees-par-lalra/” rel=”attachment wp-att-87695″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/jeunes-femmes-kidnapees-par-lalra-338×450.jpg” alt=”Centrafrique : la femme, ‘socle’ du pays ?” width=”338″ height=”450″ />Les deux jeunes femmes rescapées photographiées à Samuandia après leur fuite des mains de la LRA. Elles avaient été enlevées en 2014 à Bria alors qu’elles n’avaient que 11 ans.
La semaine dernière, Marte Augustine Akirima, ministre de la Promotion du Genre, s’est ridiculisée dans l’émission radio – télévisée Parole au gouvernement. Forcée de jouer les porte-parole, elle a bégayé comme une gamine de quatre ans devant son maître, bégayant que la femme est le “socle du développement”, la “maison”, selon le proverbe fétiche de Faustin Archange Touadéra. Quota de 35 %, parité – tout ça sonne creux quand les femmes hurlent sous les viols et que le pouvoir reste muet. Cette tirade minable n’est qu’un voile jeté sur une inaction abjecte face aux atrocités.
Pitié pour cette pauvre ministre, poussée sous les projecteurs sans savoir quoi dire. Elle bredouille, se raccroche au mot “Touadéra” comme à une bouée, et c’est pathétique. On l’imagine, tremblante, récitant son texte mal appris : “La femme est la maison, protégée, meublée…” Sauf que la maison brûle, et personne ne bouge. À Boali, entre décembre et janvier, 13 filles de 8 à 16 ans ont été violées, laissées à l’abandon, sans justice, sans un murmure des autorités. À Bangui, ce sont les Mercenaires russes de Wagner qui s’en prennent aux femmes et aux filles, à ciel ouvert, en toute impunité. Et en province, l’horreur dépasse l’entendement, loin des micros et des caméras.
Le discours d’Akirima est une insulte. Elle aligne des proverbes pendant que les victimes pourrissent. Touadéra, lui, répète que les femmes sont les “principales victimes” des crises, et alors ? Où est l’action ? La loi sur la parité, ce quota de 35 %, c’est une médaille en toc qu’on agite pour faire joli. Ça ne protège personne. Les textes ne stoppent ni les Russes qui violent à tour de bras, ni les prédateurs qui sévissent dans les villages. Les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) sont une plaie béante, mais le gouvernement préfère les beaux mots aux vrais coups.
Et que dire des défenseurs des droits ? Les ateliers, comme celui de l’Action des Universitaires, pullulent – des bavardages stériles pendant que les mercenaires russes pillent et que les filles de Boali pleurent dans le vide. Akirima peut bien bafouiller sur la “maison”, Touadéra peut philosopher sur le “socle” – ça ne change rien à la barbarie quotidienne. Les femmes ne sont pas des piliers sacrés ici ; elles sont des proies, abandonnées par un régime qui se gargarise de formules creuses au lieu de frapper du poing.
Cette comédie est une honte brûlante. Forcer une ministre à bredouiller des louanges alors que le pays saigne, c’est l’aveu d’un pouvoir aux abois. Les femmes méritent des actes, pas des balbutiements ni des proverbes usés. Mais en Centrafrique, on leur sert des paroles vides pour mieux détourner les yeux. Akirima et Touadéra peuvent rougir : leur “socle” est une ruine, et leur inaction, une trahison.
LA COUR CONSTITUTIONNELLE MÊME VASSALISÉE DOIT SE PRONONCER SUR LA POLÉMIQUE DU TROISIÈME MANDAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Centrafrique.org/le-president-du-conseil-constitutionnel-jean-pierre-waboue-sagenouille-devant-touadera/jean-pierre-waboue-et-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance/” rel=”attachment wp-att-86461″ data-wpel-link=”internal”>le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.
Depuis ces derniers temps et plus particulièrement à l’approche des échéances électorales de 2025, une cacophonie confusionnelle caractérisée par le déni de vérité s’installe dans la communication politique en République centrafricaine.
En effet, certains communicants du pouvoir de Bangui y compris certaines presses nationales ergotent sur le concept du troisième mandat qui suppose le règne ou l’hégémonie voire la suprématie de la constitution du 30 mars 2016.
D’autres spéculent sur la notion de septième République c’est-à-dire que le président de la République est à la conquête du premier mandat derivé du changement de République consacré par la nouvelle constitution.
Toutes les couches d’une population affamée et à la recherche des billets de banque s’agitent à travers des marches, des manifestations, des mega-concerts pour reclamer la candidature du président de la République à la prochaine élection présidentielle alors qu’elles ne maîtrisent ni les enjeux politiques du pays ni les attentes de la population.
Ainsi le doute, l’inquiétude, la peur du lendemain…bref un climat de psychose s’empare du pays rendant incertain le climat d’affaires et décourageant des éventuels investisseurs.
Le président de la République ne dit mot mais les intentions de son parti sur le terrain sont claires mais l’opposition démocratique refuse cette perspective.
Ainsi la problématique du troisième mandat est devenue l’une des plus inflammables.
Face à cet état de fait, la Cour constitutionnelle même réputée inféodée au pouvoir de Bangui et nonobstant la validation du référendum constitutionnel doit se prononcer sur la constitutionnalité du projet du troisième mandat du président de la République.
Devant le silence prolongé de la Cour constitutionnelle qui semble confirmer ce projet mortifere de troisième mandat, nous croyons à un fantasme…celui de renoncer contre toutes attentes au troisième mandat pour epargner son pays d’un avenir incertain.
Le pouvoir de Bangui pourra entre autres saisir l’opportunité de la célébration de la disparition du père fondateur de la République Barthélémy Boganda pour annoncer la fin du suspense c’est-à-dire la renonciation au nom de l’intérêt supérieur de la nation.
En attendant la fin du suspense qui cristalise tous les débats politiques, le citoyen lambda s’interroge :
– Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, le président de la République est-il capable de braver les attentes de son parti politique pour renoncer au projet du troisième mandat ?
– La renonciation au projet du troisième mandat decrispera t-elle le climat politique déjà explosif ?
– Le président de la République hésite t-il de renoncer au projet du troisième mandat par crainte de poursuite judiciaire ultérieure ?
Fort de ce qui précède et conscient de l’illégalité voire de l’illegitimité de son futur forfait, le pouvoir de Bangui n’a d’autres issues honorables que de résigner et de se choisir un dauphin car sa personne n’est pas au dessus de la République.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.
En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.
On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…Renoncer au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Bowaye : comment les Wagner plongent ce village dans la terreur et le chaos… (Version corrigée)
Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles
Note de la rédaction :
Chers lecteurs, la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) présente ses excuses pour une erreur publiée dans la version initiale de cet article. Par inadvertance, nous avions mentionné le village de Ngbawélé, alors qu’il s’agit en réalité de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa. De plus, une précision s’impose : le village de Lucienne Patassé, épouse de l’ancien président Ange-Félix Patassé, n’est pas celui qui a été attaqué, mais fait l’objet de menaces de la part des mercenaires russes. Nous rectifions ici ces informations et vous prions de nous excuser pour cette confusion. Voici la version correcte et définitive de l’article.
Le lundi 10 mars 2025, le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, a été envahi par les mercenaires russes de Wagner. Ce qui s’est passé ce jour-là est une descente sauvage dans l’horreur pour une population de 7 000 habitants, aujourd’hui abandonnée à la merci de ces criminels sans foi ni loi. Sous les ordres d’un régime complice, ces hommes ont semé la panique, pillé sans retenue et poussé les villageois à fuir dans la brousse…
Une journée de terreur à Bowaye…
Tout a commencé lundi 10 mars dans la matinée, lorsque les mercenaires ont fait leur incursion dans ce village. Ils ont d’abord bloqué les habitants, arrêtant plusieurs jeunes pour les frapper et leur demander où se trouvaient les rebelles. Mais les jeunes n’avaient rien à dire : comment peuvent-ils savoir où étaient les rebelles ? Face à leur silence, Wagner a intensifié sa violence. Ils ont menacé la population, puis ont commencé à littéralement tuer les animaux : vaches, moutons, cochons, tout ce qui faisait vivre le village. Les villageois, terrifiés, ont vu leurs moyens de subsistance détruits sous leurs yeux…
La panique a pris le dessus…
Incapables de supporter cette sauvagerie, les habitants ont pris la fuite dans la brousse, laissant Bowaye vide aux mains des mercenaires russes du groupe Wagner qui pillent tout ce qui reste. Certains craignent que ces hommes ne quittent bientôt Bowaye pour s’attaquer aux villages voisins comme Bodjomo par exemple. Pour l’instant, c’est l’incertitude et la peur totale qui règnent…
Touadéra, l’ombre derrière le désastre. Qui a permis cette barbarie…
Faustin-Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, ce président qui a fait entrer Wagner dans le pays sous prétexte de “sécurité”. Au lieu de protéger les Centrafricains, il les livre à ces pillards qui terrorisent et détruisent. Où est sa responsabilité quand 7 000 personnes fuient leur foyer ? Où est sa dignité quand ses alliés russes écrasent son peuple ? Touadéra est complice, et son silence est une insulte à la nation…
Un silence complice…
Et les autres ? Les autorités locales ne disent rien. La Minusca, censée veiller sur les civils, reste muette face à ce désastre. La communauté internationale, si prompte à parler de paix, détourne le regard. Ce silence laisse Bowaye seul, abandonné aux griffes de Wagner.
Rappelons que sur l’axe Bossangoa – Benzambé, il y a quelques jours en direction de Batangafo, ces mêmes mercenaires ont frappé d’autres villages. À Bamassa, ils ont tué un éleveur malade et découpé un autre en morceaux après l’avoir égorgé. À Bemal 2, ils ont percuté un homme avec leur véhicule et capturé six villageois. À Kawéwin, ils ont tranché les tendons des pieds d’un chef de village, père de 52 enfants, qui est mort en détention à la gendarmerie. Partout, ils ont pillé – mil, maïs, vêtements – avant de repartir vers Batangafo. Ces faits, survenus le 28 février 2025, montrent que Bowaye n’est pas le seul cas, mais une étape dans leur campagne de terreur…
Un village pas comme les autres…
Notons toutefois une précision importante : contrairement à ce qui pourrait être supposé, Bowaye n’est pas le village de Lucienne Patassé, l’épouse de l’ancien président Ange-Félix Patassé. Ce dernier village, lié à un nom qui résonne dans l’histoire centrafricaine, n’a pas été directement touché par cette attaque. Les mercenaires russes y mènent cependant des menaces, mais les événements décrits ici concernent uniquement Bowaye. Toucher à ces lieux, c’est aussi toucher à notre passé, à notre mémoire, ce qui rend ces actes encore plus scandaleux.
Les Centrafricains ne peuvent plus supporter cela. Touadéra doit répondre de sa trahison. Wagner doit quitter notre terre. Le monde doit entendre les cris de Bowaye. Un village de 7 000 âmes est vide aujourd’hui, et ce drame ne peut rester sans suite. Justice doit être faite…