violent affrontement entre les rebelles et les Wagner à Nzako
Mercenaires russes à Alindao les-mercenaires-russes-a-Alindao-1 RCA : reprise de la ville de Mbrés par les rebelles de la CPC, les mercenaires russes quittent la ville” width=”450″ height=”433″ />
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Pendant que les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) restaient confinées dans Nzako par peur des rebelles, les mercenaires russes de Wagner menaient l’assaut le 17 octobre dernier. Cet épisode dévoile une fois de plus la dépendance persistante de la Centrafrique envers des mercenaires étrangers, malgré les discours rassurants du pouvoir sur le renforcement de la puissance de l’armée nationale.
À Nzako : une armée nationale confinée.
Depuis plusieurs mois, les FACA stationnées à Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma, sont incapables de sécuriser ne serait-ce qu’un kilomètre autour de la ville. Un soldat interrogé, sous couvert d’anonymat, confie : « Nous sommes pratiquement prisonniers ici à Nzako. Les rebelles nous encerclent et nous n’osons pas sortir afin d’éviter d’être attaqués » . Cette situation démontre l’inefficacité criante des forces armées nationales.
Wagner à la rescousse des FACA à Nzako.
Face à cette inertie, ce sont les mercenaires russes qui ont pris l’initiative d’affronter les rebelles. Partis de Bria dans la Haute-Kotto, ils ont attaqué les positions ennemies à 12 km de Nzako le jeudi dernier. Un habitant témoigne : « Sans les Russes, rien ne bougerait ici. Nos soldats restent terrés en ville pendant que Wagner fait le sale boulot » . Cette dépendance envers des mercenaires étrangers questionne la souveraineté même de l’État centrafricain.
Un bilan humain quand-même lourd.
L’opération aurait fait deux morts du côté des rebelles, mais aussi trois à quatre civils blessés, évacués vers l’hôpital de Bakouma à 60 km. Ces victimes collatérales témoignent des risques que font courir ces interventions militaires pour la population.
La propagande gouvernementale démentie.
Le gouvernement ne cesse de vanter une prétendue « montée en puissance » des FACA. Or, les faits sur le terrain démontrent le contraire. Un analyste militaire indépendant déclare : « Les discours officiels sont en total décalage avec la réalité. Les FACA restent une force symbolique, incapable d’assurer seule la sécurité du pays » .
Cette situation expose la fragilité persistante de l’État centrafricain, toujours dépendant de forces étrangères pour assurer le contrôle de son territoire. L’incapacité du gouvernement à construire une armée nationale efficace hypothèque gravement l’avenir du pays.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)