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Dernière heure : une patrouille de la MINUSCA attaquée près de Zémio, un mort

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une patrouille de la Minusca attaquée près de Zémio, un mort

 

Dernière heure : une patrouille de la MINUSCA attaquée près de Zémio, un mort
Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une patrouille de la MINUSCA a été la cible d’une attaque meurtrière ce vendredi 28 mars 2025, à environ 20 kilomètres de Zémio, sur l’axe menant à Rafaï, dans le sud-est de la République centrafricaine.

 

En effet, la ville de Zémio, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été secouée par une violences gratuite ce 28 mars 2025. Un convoi du contingent népalais de la MINUSCA a été pris en embuscade par des hommes armés non identifiés, laissant un soldat tué, quatre autres portés disparus et des véhicules pillés puis abandonnés. Ces incidents ont poussé les Forces de défense et de sécurité centrafricaines, épaulées par des éléments russes, ainsi que la Minusca à lancer une opération dans la zone pour retrouver les auteurs.

 

Rappelons que le Haut-Mbomou, région isolée à la frontière du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, échappe largement au contrôle de Bangui, distante d’environ 1000 kilomètres. Cette enclave, où s’entremêlent milices azandées et autres groupes comme l’UPC, est un terrain fertile pour les violences. Les habitants, déjà éprouvés, assistent impuissants à cette nouvelle escalade. Les assauts contre la MINUSCA révèlent aussi les limites auxquelles se heurte la mission onusienne, malgré ses milliers de soldats déployés à travers le pays.

 

Plus de détails suivront dans nos prochains articles à mesure que la situation évolue….

 

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Centrafrique : une crise politique autour de la nomination du vice-Président de la République qui menace de faire imploser le pouvoir

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une crise politique autour de la nomination du vice-Président qui menace de faire imploser le pouvoir

 

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Le Président Touadera et Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis plusieurs mois, une tension règne au sommet de l’État centrafricain. Le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale et secrétaire exécutif du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, ne se parlent plus. Ce qui semblait être une alliance indéfectible entre les deux hommes, forgée depuis leurs années universitaires, s’est fissuré, laissant place à une guerre froide qui intrigue les observateurs et inquiète les Centrafricains. Au cœur de cette brouille : la désignation du futur vice-président de la République, un poste qui cristallise ambitions, rivalités et influences russe. Entre la pression du groupe Wagner pour imposer Hassan Bouba, le refus catégorique de Sarandji de jouer les seconds rôles, et la menace d’une nomination explosive de Sani Yalo, le pays semble s’enfoncer dans une spirale de divisions à l’approche des élections de 2025.

 

Les manœuvres de Wagner pour Hassan Bouba

 

Tout commence en novembre 2023, surtout après la promulgation de la nouvelle constitution le 30 août 2023, créant de facto un poste du vice – Président de la République, le groupe Wagner, dont l’influence ne cesse de croître en Centrafrique, propose au président Touadéra de nommer Hassan Bouba au poste de vice-président. Ancien chef rebelle tchadien, arrivé clandestinement dans le pays avant de rejoindre l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), Bouba s’est imposé comme une figure clé après l’accord de Khartoum en 2019. Devenu ministre de l’Élevage et de la Santé animale, il est aujourd’hui l’interlocuteur privilégié des paramilitaires russes à Bangui. Mais cette proposition a immédiatement provoqué une levée de boucliers parmi les proches du président.

 

Pour beaucoup dans l’entourage de Touadéra, Hassan Bouba est un choix inacceptable. D’abord, son passé de rebelle et son origine tchadienne jettent un doute sur sa légitimité à occuper un poste aussi élevé. Ensuite, il fait l’objet de poursuites par la Cour pénale spéciale pour des crimes présumés commis lors des conflits armés. “Comment peut-on confier la vice-présidence à un homme qui devrait répondre de ses actes devant la justice ?” s’interroge un conseiller du président, sous couvert d’anonymat. Face à cette opposition, Touadéra joue la montre. Il assure à Wagner qu’il envisagera la nomination de Bouba une fois la loi organique définissant le poste votée. Mais, en coulisses, il retarde volontairement le processus : bien que validée par le Conseil des ministres en janvier 2024, la loi n’a toujours pas été soumise à l’Assemblée nationale.

 

Ce double jeu ne passe pas inaperçu. Wagner, qui voit en Bouba un allié fidèle, maintient la pression. Pour les Russes, contrôler la vice-présidence serait un moyen de consolider leur emprise sur le pouvoir centrafricain, déjà renforcée par leur présence militaire et leurs intérêts économiques dans les mines et autres ressources stratégiques. Mais cette ingérence étrangère aggrave les divisions au sein du camp présidentiel, où l’on redoute que Touadéra ne cède sous la contrainte.

 

Simplice Mathieu Sarandji : un refus qui fait des vagues

 

Face à cette impasse, Touadéra élabore un plan alternatif. Il se tourne vers son vieil ami et allié, Simplice Mathieu Sarandji, qu’il considère comme un “grand frère”. L’idée est simple : nommer Sarandji vice-président et faire de la place à l’Assemblée nationale pour Évariste Ngamana, ancien chef milicien anti-balaka devenu premier vice-président de l’hémicycle et proche du président. Mais ce scénario se heurte à un mur. Sarandji refuse catégoriquement de quitter son fauteuil à l’Assemblée pour devenir le numéro deux du pays.

 

Pour Sarandji, cette proposition est une humiliation. “Il ne veut pas être un simple exécutant, un homme dans l’ombre de Touadéra qui ne possède ni du budget, ni du cabinet, encore moins de privilège comme à l’assemblée nationale “, confie une source proche de l’Assemblée. Président de l’Assemblée nationale depuis des années et secrétaire exécutif du MCU, Sarandji se voit comme une figure centrale du pouvoir, pas comme un subalterne. Il l’a d’ailleurs clamé haut et fort : “C’est moi qui ai créé le MCU, c’est moi le patron“. Ces mots, prononcés lors d’une réunion interne du parti, ont résonné comme une déclaration de guerre contre Touadéra, qui dépend pourtant du MCU pour asseoir son autorité.

 

Ce refus a fait monter la tension entre les deux hommes. Depuis des semaines, ils ne se parlent plus directement, se contentant de communiquer par intermédiaires. Pour les partisans de Touadéra, le comportement de Sarandji n’a rien de surprenant. “À chaque approche d’élections, il fait ça. Il met la pression pour obtenir des faveurs, de l’argent, ou plus de pouvoir”, lâche un cadre du MCU, exaspéré. Certains vont plus loin, accusant Sarandji de vouloir bloquer les ambitions de Touadéra pour les élections de 2025, où une nouvelle Constitution lui permettrait de briguer un troisième mandat. En gardant le contrôle de l’Assemblée et du parti, Sarandji s’assure une position de force, prêt à négocier – ou à saboter – les plans du président.

 

Sani Yalo : la bombe qui pourrait tout faire exploser

 

Mais Touadéra ne s’arrête pas là. Face au refus de Sarandji et aux réticences autour de Bouba, il envisage une troisième option qui fait trembler le pays : nommer Sani Yalo, actuel président du Conseil d’administration du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), comme vice-président. Cette idée, murmurée dans les couloirs du palais présidentiel, a de quoi alarmer. Car Sani Yalo n’est pas un inconnu : c’est une figure du banditisme dans le pays, surnommée par les banguissois “le parrain des parrains”, dont le parcours criminel est aussi long que spectaculaire.

 

Sani Yalo, c’est l’histoire d’un homme qui a bâti sa fortune et son influence sur le chaos. Sous le régime d’Ange Félix Patassé, il est arrêté et emprisonné pour faux et usage de faux. Libéré, il trouve un terrain fertile sous la présidence de Faustin-Archange Touadera, où il s’entoure de quelques criminels notoires de la capitale pour multiplier les coups tordus. Son nom revient entre autre dans des affaires retentissantes : le braquage de l’ambassade de Libye non loin du stade Barthelemy Boganda à Bangui, où il repart avec deux pistolets faute de cash, avant de revenir et vider l’entrepôt de l’ambassade le lendemain, emportant matériaux de construction, climatiseurs, groupe électrogène  et équipements divers. Et l’homme ne s’arrête pas là. Au marché de Bimbo, il est allé une nuit avec son équipe des braqueurs s’emparer de congélateurs. Plus grave encore, il pille l’Hôtel Ledger, un scandale évalué à des dizaines de milliards de francs CFA, et s’approprie illégalement un immeuble construit par l’ONG musulmane AMA sur l’avenue des Martyrs, non loin de l’école normale supérieure, qu’il revendique comme sien jusqu’à ce jour.

 

“C’est un voyou, un vrai”, tranche un habitant de Bangui qui a suivi ses exploits. “Il tue sans hésiter, comme un mafieux”. Cette réputation n’est pas un secret. Même sous Touadéra, Yalo reste intouchable, prospérant dans l’ombre du pouvoir. Son éventuelle nomination à la vice-présidence serait un signal clair : la Centrafrique basculerait officiellement dans les mains d’un réseau de criminels, où les institutions ne seraient plus qu’une façade pour des intérêts des mafieux “. Si Touadéra le choisit, c’est la fin”, prévient un diplomate africain. “Le pays deviendra une république de bandits”.

 

Touadéra : un président mouton

 

Ce feuilleton politique dévoile un autre problème : la fragilité de Faustin Archange Touadéra. Présenté comme un professeur de mathématiques discret et rigoureux lors de son arrivée au pouvoir en 2016, il donne aujourd’hui l’image d’un homme perdu, laissé influencé par des criminels mafieux étrangers, ballotté entre les pressions de Wagner, les ambitions de ses alliés et ses propres calculs électoraux.

 

“Il n’est pas le professeur qu’on imagine”, glisse un analyste politique centrafricain. “Il se laisse porter par ceux qui parlent fort et qui ont les moyens de le soutenir.”

 

Wagner d’un côté, Sarandji de l’autre, et maintenant Sani Yalo : Touadéra semble naviguer à vue, incapable de trancher sans risquer de faire éclater son camp. À l’approche de 2025, où il espère consolider son pouvoir grâce à un troisième mandat, cette crise autour de la vice-présidence pourrait lui coûter cher. Sarandji, en bloquant l’Assemblée et le MCU, limite ses marges de manœuvre. Ngamana, fidèle à Touadéra, attend son heure pour prendre la tête de l’hémicycle. Et les Centrafricains, eux, regardent avec méfiance un pouvoir qui s’enlise dans les luttes internes et les compromissions.

 

Vers une implosion avant 2025 ?

 

La situation est explosive. Si Touadéra cède à Wagner et nomme Hassan Bouba, il risque de perdre le soutien de son entourage et d’alimenter la colère populaire contre l’ingérence russe. S’il impose Sani Yalo, il s’expose à une révolte morale et politique, transformant la Centrafrique en caricature de république mafieuse. Et s’il persiste à vouloir placer Sarandji, il devra affronter un bras de fer qui pourrait paralyser le pays. Quant à Sarandji, son intransigeance le place en position de faiseur de roi – ou de fossoyeur du régime.

 

À Bangui, les rumeurs vont bon train. Certains parlent d’un coup de théâtre imminent, d’autres d’un arrangement financier pour calmer les esprits. Mais une chose est sûre : à moins de neuf mois des élections, le pouvoir centrafricain est plus divisé que jamais. Et dans ce jeu de chaises musicales, ce sont les Centrafricains qui risquent, une fois encore, de payer le prix fort….

 

Par Alain Nzilo

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Bocaranga : quatre miliciens armés arrêtés par la gendarmerie pour le vol de 87 bœufs

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Bocaranga : quatre miliciens armés arrêtés par la gendarmerie pour le vol de 87 bœufs

 

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Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ngoutéré, village situé à 45 km de Bocaranga, une attaque contre des éleveurs peuls début mars 2025 a semé la peur et entraîné la disparition de 87 bœufs. Si les enquêtes se poursuivent, quatre miliciens impliqués sont désormais enfermés dans les geôles de la gendarmerie de Bocaranga.

 

Le 2 mars, alors que le jour tombait, des miliciens armés ont fait irruption dans le campement des éleveurs peuls. Ces derniers guidaient leurs bœufs vers l’enclos après une journée dans les pâturages. Surpris par l’assaut, les éleveurs ont tenté de protéger leur bétail. Dans la panique, beaucoup ont pris la fuite avec une partie des animaux. Mais le répit fut bref. Le lendemain, 3 mars, dès l’aube, les assaillants sont revenus, bien décidés à en finir. Un éleveur a été tué, et d’autres a été touchés. L’un d’eux, refusant de céder, a riposté avec son arc et blessé un des miliciens, qui est actuellement soigné à l’hôpital de Bocaranga.

 

Depuis ce jour, les 87 bœufs emportés restent introuvables. Face à cette perte, des actions ont été lancées. Bangui, à travers le ministère de l’élevage,  a insisté pour que lumière soit faite, et des responsables du ministère de l’Élevage, en lien avec la Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricains (FNEC), ont pris les choses en main. Rapidement, des informations ont circulé, relayées jusqu’au secrétaire général de la FNEC. Ces pistes ont conduit à l’identification des miliciens responsables à Ngoutéré. Grâce à ces efforts et à la pression exercée, quatre suspects ont été repérés dans les jours suivants. Ils ont été arrêtés et conduits à la gendarmerie de Bocaranga, où ils sont aujourd’hui derrière les barreaux.

 

Une première mission, mêlant membres de la FNEC et des soldats FACA ainsi que des gendarmes, a passé deux jours sur place à Ngoutéré, mais sans retrouver les bœufs. Cependant, l’équipe de la FNEC chargée d’appuyer les forces de l’ordre dans leur enquête,  a proposé une idée : emmener un des détenus, qui sait forcément où le bétail a été caché, pour qu’il indique l’endroit exact. Cette suggestion a été discutée avec le sous-préfet de Bocaranga, mais rien n’a bougé pour l’instant. Plus tard, une autre équipe d’enquêteurs est retournée à Ngoutéré. Là, ils ont découvert un bœuf mort, les oreilles tranchées, marqué des signes distinctifs des éleveurs peuls,  une preuve qu’il venait bien du troupeau volé. La viande, elle, avait déjà été emportée.

 

Les recherches continuent. Les enquêteurs soupçonnent un homme dans les parages de Ngoutéré, qui achèterait ces bœufs volés. Lui aussi est dans le collimateur, et une enquête le vise discrètement. Pendant ce temps, les quatre miliciens restent enfermés à la gendarmerie, et les éleveurs attendent des nouvelles. Les 87 bœufs, leur source de vie, manquent toujours, mais l’espoir de les retrouver persiste, malgré les obstacles….

 

Alain Nzilo

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Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA

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nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes

 

Centrafrique.org/capture-decran-de-la-video-des-soldats-faca-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes
capture d’écran de la vidéo des soldats FACA menaçant à mort, peut être tué, un civil non armé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une vidéo virale montre un soldat FACA brutaliser un civil, arme dans la bouche, menaçant de l’égorger. Formés par les mercenaires russes du groupe  Wagner depuis 2018, ces soldats de l’armée nationale ne font qu’apprendre que la violence, loin des valeurs d’une armée digne de ce nom.

 

En effet, depuis deux jours, une nouvelle vidéo circulant sur les réseaux sociaux expose la cruauté des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). On y voit un jeune homme torse nu, assis sur un sol poussiéreux, un short rouge comme seul vêtement. Un soldat, identifiable à son uniforme et son bonnet rouge, lui enfonce une arme à feu dans la bouche, pendant que d’autres filment la scène. Le militaire, loin de cacher son acte, insiste même pour être enregistré : « Il faut me filmer, il faut que je sorte dans la vidéo », lance-t-il, transformant l’horreur en un trophée. Il menace la victime, affirmant qu’elle « mérite le couteau », une allusion claire à un égorgement, tandis que le jeune se lamente, brisé par la douleur et la peur. Soudain, le bruit d’une moto retentit, suivi d’un cri : « Les Russes t’ont vu, ils vont te tuer ». La vidéo s’arrête là, laissant planer le doute sur le sort de cet homme, peut-être déjà mort.

 

Rappelons que depuis 2018, les soldats FACA sont formés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appelés en renfort par le Président Touadera lui – même pour contrer les groupes armés. Mais que transmettent ces instructeurs de Wagner à l’armée nationale ? À en juger par cette vidéo et les nombreux témoignages d’exactions, leur enseignement se limite à des méthodes brutales : manier les armes, intimider, torturer, tuer. Loin d’inculquer des compétences militaires véritables, comme la stratégie, la discipline ou le respect des civils, les mercenaires russes semblent n’avoir qu’une leçon à offrir : la barbarie. Pas de cours sur la déontologie, rien sur les droits humains, encore moins sur le rôle d’une armée qui protège rather than terrorise sa population. Un vrai militaire, dans une armée digne de ce nom, apprend à respecter les conventions internationales, à défendre les faibles, à agir avec honneur. Ici, on voit l’opposé : des soldats qui reproduisent fidèlement ce qu’on leur a enseigné, sans réfléchir, sans retenue.

 

Les mercenaires de Wagner, par leur nature même, ne sont pas des soldats au sens noble du terme. Ce sont des hommes de main, payés pour exécuter des ordres, pas pour construire une institution militaire respectable. Leur formation se résume à des techniques de violence crue :  arracher des ongles, trancher des gorges, semer la peur. Et les soldats FACA, comme des élèves appliqués, appliquent cette leçon à la lettre. Cette vidéo n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un cycle d’atrocités qui dure depuis des années, sous le regard passif de la communauté internationale.

 

Où est la Minusca dans tout ça ? La mission des Nations Unies, censée garantir la paix et les droits humains en Centrafrique, reste muette. Aucun communiqué, aucune enquête sérieuse n’a suivi la diffusion de ces images. Les Nations Unies, dépendantes des rapports de la MINUSCA, se contentent d’une diplomatie creuse, ignorant la réalité du terrain. Pendant ce temps, le pouvoir centrafricain protège ses soldats et leurs alliés russes, laissant les civils à la merci de ces brutes en uniforme. L’impunité est totale, et les exactions, loin d’être cachées, sont affichées avec fierté.

 

Cette vidéo ne montre pas seulement un homme humilié. Elle révèle une armée pervertie par un enseignement qui n’a rien de militaire, mais tout d’un manuel du criminel. Si les FACA veulent un jour mériter le respect, il faudra bien plus que des armes et des motos russes. Il faudra des valeurs, une éthique, un vrai sens du devoir,  tout ce que Wagner, et ceux qui les emploient, semblent incapables de donner….

 

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Centrafrique : Nouvelle monnaie et PND,  le Conseil économique et social s’emmêle dans une confusion pathétique

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Nouvelle monnaie et PND,  le Conseil économique et social s’emmêle dans un flop pathétique

 

Centrafrique.org/Centrafrique-grogne-au-sein-du-conseil-economique-et-social-les-conseillers-menacent-de-destituer-le-president-alfred-poloko/les-membres-du-bureau-du-conseil-economique-et-social-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-63703″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Nouvelle monnaie et PND, le Conseil économique et social s’emmêle dans un flop pathétique
les membres du bureau du conseil économique et social

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil économique, social et environnemental rêve d’une monnaie neuve pour la République centrafricaine et d’un financement du PND dopé aux richesses nationales, oubliant les fonds géopolitiques du FMI ou de la Banque mondiale. Mais avec des caisses vides et des mines volées par les russes et les rwandais, c’est un fiasco cousu à la main.

 

En Centrafrique, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a décidé de jouer les alchimistes : transformer des cailloux en or, ou plutôt des promesses en plan économique viable. Leur dernière trouvaille ? Claquer la porte aux financements « géopolitiques » des mastodontes habituels :  FMI, Banque mondiale, Union européenne,  et puiser dans les filons nationaux pour faire naitre une monnaie nationale inédite et financer le Plan national de développement (PND) à 7 000 milliards de francs CFA. Sur le papier, ça frise le génie. Dans les faits, c’est une dégringolade annoncée, un plongeon tête en bas dans un puits sec  du quartier Boy-Rabe.

 

D’abord, cette idée d’une monnaie nationale. Le CESE, dans un élan de bravoure mal placé, imagine une devise affranchie des chaînes du franc CFA, ce vestige colonial qui lie encore la Centrafrique à la CEMAC. Mais à quoi bon tailler une nouvelle pièce si rien ne l’étaye ? Le pays ne produit pas une vis, pas un sac de manioc exportable. Les diamants de Boda, l’or de Ndassima ou de Ydéré? Sous la coupe de Wagner et de ses parrains russes, qui siphonnent les filières sans vergogne. Les forêts ? Éventrées par des russes du groupe Wagner. La balance commerciale ? Un gouffre béant. Sans moteur économique, cette monnaie nationale tant rêvée par le conseil économique, social et environnemental s’écroulerait comme un château de sable sous une pluie, laissant les Centrafricains avec des liasses aussi utiles que des brindilles.

 

Ensuite, le PND. Sept mille milliards de francs CFA, une somme astronomique pour un pays qui titube. Le Conseil économique, social et environnemental, dans sa proposition, croit dur comme fer que les richesses du sous-sol nationales peuvent financer cette ambition. Mais où sont-elles, ces richesses ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, les exportations officielles de diamants plafonnent à des miettes, une fraction infime des volumes réels, détournés par des réseaux opaques. L’or suit le même chemin, aspiré par des mains étrangères pendant que l’État regarde ailleurs. Le CESE exhorte le gouvernement à reprendre la main, à « exploiter » ces gisements pour gonfler les caisses. Facile à dire quand les contrats avec les russes et rwandais sont verrouillés, et les autorités centrafricaines sont complices.

 

Et que dire des partenaires traditionnels, ces bailleurs que le Conseil vilipende ? Le FMI a injecté 38 millions de dollars en 2023 pour tenir les comptes à flot ; la Banque mondiale aligne des projets d’infrastructures ; l’UE et la BAD comblent les brèches. imparfaits, certes, ces fonds viennent avec des ficelles :  réformes, transparence, priorités dictées depuis Washington ou Bruxelles. Mais ils existent, ils maintiennent la barque à flot. Le Conseil économique et social, lui, préfère cracher dans la soupe, dénonçant une « géopolitique » qui entraverait la souveraineté. Sauf que leur alternative,  miser sur des ressources fantômes,  n’est qu’un vœu pieux, une incantation dans le désert.

 

Pire, cette posture sent le réchauffé d’une rhétorique importée d’ailleurs. Derrière les envolées du Conseil économique et social, on devine l’ombre de Moscou, cette influence qui murmure à l’oreille des décideurs depuis que Wagner a planté ses griffes dans le pays. Les Russes promettent monts et merveilles :  routes, hôpitaux, aéroports  depuis 2021. Résultat ? Des signatures sur du papier jauni et des Centrafricains qui attendent encore le premier bulldozer. Le Conseil économique et social, en rejetant les Occidentaux pour un hypothétique salut local, semble réciter un script écrit ailleurs, un refrain qui fait écho aux lubies anti-FMI de Poutine, sans voir que la Russie, elle, ne remplit pas les caisses mais les vide.

 

Le tableau est dur : un pays exsangue, des richesses pillées, une économie en lambeaux. Et le Conseil économique et social, au lieu de poser un diagnostic lucide, s’égare dans des chimères. Une monnaie sans assise ? Elle finira comme le franc congolais en RDC, un souvenir que les marchands esquivent pour des dollars. Un PND autofinancé ? Une plaisanterie quand les rentrées fiscales peinent à payer les fonctionnaires. Le Conseil économique et social ne propose pas une vision, mais un bricolage bancal, un patchwork d’idées mal cousues qui s’effiloche avant même d’être testé.

 

Les centrafricains méritent mieux que ces élucubrations. Pendant que le Conseil économique et social s’enlise dans ses rêves éveillés, les vraies questions – reprendre le contrôle des mines, bâtir une industrie, sécuriser le territoire,  restent lettres mortes. Leur plan n’est pas audacieux ; il est pathétique, un miroir aux alouettes tendu à un peuple fatigué d’attendre….

 

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Centrafrique : des diplomates enchaînés par une dictature sans visage

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des ambassadeurs enchaînés par une dictature sans visage

 

Centrafrique.org/touadera-avec-le-nouvel-ambassadeur/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : des diplomates enchaînés par une dictature sans visage
Copyright La renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, les nouveaux ambassadeurs ont l’habitude de défiler comme des robots au palais de la Renaissance pour présenter leur lettre de créance. Mais derrière les saluts, une vérité glace le sang : ils prêtent serment à une dictature qui les bâillonne, sous l’œil froid des russes, conseillers à la présidence.

 

Une cérémonie qui cache un chantage abject

 

La semaine dernière, cinq diplomates  issus de l’Iran, du Burundi, de la Guinée-Conakry, d’Israël et du Rwanda – ont franchi les portes du palais de la Renaissance à Bangui pour remettre leurs lettres de créance à Faustin-Archange Touadéra. À première vue, une formalité banale, ponctuée d’hymnes et de poignées de main. Mais sous cette surface lisse se joue un jeu bien plus tordu. Des sources au palais de la renaissance révèlent une pratique spectaculaire :  avant de fouler le sol centrafricain, la plupart de ces émissaires doivent d’abord signer  un accord préalable imposé par le régime et ses alliés russes, et c’est obligatoire, avec une clause claire : Pas un mot à l’opposition, pas un regard vers la société civile, leur exige -t-on, sous peine de voir leur accréditation refusée.

 

L’ambassadeur de l’Union européenne, par exemple, a dû jurer même de respecter cette clause imposer par Touadera et ses conseillers russes. Il a juré de rester sourd aux cris de l’opposition et de la société civile pour poser ses valises en Centrafrique.

 

Mais cette exigence n’est pas destinée à tous les diplomates. Une exception, pourtant : le Rwanda, dont le représentant, Olivier Régina Kayumba, échappe à ce marché infâme, pour des raisons qui tiennent Touadéra par le col.

 

Les russes, principalement les Wagner, les maîtres du jeu

 

Depuis leur arrivée en 2018 pour tenir les rebelles à distance, les Mercenaires russes du groupe de Wagner ont planté leurs griffes dans le cœur du pouvoir centrafricain. Ils ne se bornent plus à patrouiller les routes ou à sécuriser les mines . Nommés par le Président Poutine comme conseillers à la présidence centrafricaine pour surveiller Touadera, ces russes dictent la cadence dans les antichambres de la présidence. Ce sont eux, aux côtés des conseillers les plus proches de Touadéra, qui passent les ambassadeurs au crible, exigeant une loyauté aveugle envers un régime qui vacille.

 

“Tu viens, mais tu te tais”, voilà le contrat qu’on leur glisse à l’oreille, un ultimatum qui transforme ces émissaires en figurants d’une pièce écrite par des Russes sans scrupules. L’Iran, le Burundi, la Guinée-Conakry, Israël, y compris tous les ambassadeurs occidentaux et africains  : tous plient, leurs diplomates avalant la pilule pour ne pas repartir bredouilles. Le Rwanda, lui, passe entre les gouttes, protégé par un lien intime et stratégique avec Touadéra. Car Paul Kagame, le président rwandais, ne se contente pas d’envoyer un ambassadeur : ses troupes, déployées à Bangui, veillent sur Touadéra comme des nounous armées, un privilège scellé par un secret embarrassant.

 

Touadéra, un pion entre Kigali et Moscou

 

Ce secret, c’est une histoire qui circule dans les ruelles de Bangui et au-delà : Touadéra a un enfant avec une garde du corps rwandaise de sa épouse officielle, Brigitte Touadera.  La fille qui vit aujourd’hui au Rwanda avec son enfant peul centrafricain. Ce lien charnel fait du président centrafricain un otage de Kagame, qui le tient à la couille avec ses soldats et cette filiation cachée. Le Rwanda n’a pas besoin de forcer son ambassadeur à jurer quoi que ce soit ; Touadéra, déjà à la merci de Kigali, n’osera jamais lui tendre un piège. Mais cette dynamique ne change rien pour les autres. Pendant que Kagame couve son “beau-frère” à distance, Wagner serre la vis aux diplomates étrangers, qui troquent leur intégrité contre les avantages d’une mission en zone rouge. Les primes gonflées, les galons faciles : voilà ce qui pousse ces émissaires à fermer les yeux sur un pays où la misère et la peur règnent en maîtres. Pendant ce temps, les Centrafricains, eux, n’entendent rien de ces arrangements, laissés pour compte par un monde qui préfère regarder ailleurs.

 

Un peuple écrasé par une élite vendue

 

Cette alliance toxique entre Touadéra, Wagner et leurs complices rwandais vide la RCA de toute souveraineté. À quoi servent ces ambassadeurs si leur seule mission est de polir la façade d’un régime qui vend son peuple à ses gardiens ? La coopération internationale, tant vantée dans les discours officiels, n’est qu’un écran de fumée pour cacher une dictature qui s’épanouit dans l’ombre. Les opposants sont muselés, la société civile étouffée, et les diplomates, censés porter un regard extérieur, deviennent des pions dociles dans ce jeu de pouvoir. Touadéra, coincé entre les fusils de Wagner et les chaînes de Kagame, n’est plus qu’un fantoche, un président qui parade pendant que son pays s’effrite. Et les Centrafricains, eux, attendent en vain une voix qui brise ce silence complice, une voix qui ne viendra pas de ces émissaires enchaînés par une dictature sans visage….

 

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Éleveurs, agriculteurs, milices armées : la Centrafrique risque de plonger dans un chaos intercommunautaire  imminente

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Éleveurs, agriculteurs, milices armées : la Centrafrique risque de plonger dans un chaos intercommunautaire  imminente

 

Centrafrique.org/un-cultivateur-centrafricain-qui-se-plaint-darrivee-massive-des-peuls-dans-son-village/” data-wpel-link=”internal”>Éleveurs, agriculteurs, milices armées : la Centrafrique risque de plonger dans un chaos intercommunautaire imminente
Un cultivateur centrafricain qui se plaint d’arrivée massive des peuls dans son village, et potentiellement pour détruire les champs agricoles

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.

 Depuis plus d’un mois, les tensions entre éleveurs peuls et agriculteurs s’enveniment en RCA, attisées par des milices armées, souvent proches du régime. Ce cocktail explosif fait craindre un chaos intercommunautaire, alors que les forces de l’ordre peinent à contenir la violence.

 

Une montée des hostilités

 

Depuis le début de l’année 2025, la situation s’est dangereusement dégradée dans plusieurs zones rurales du nord et nord-ouest. Ce qui avait débuté comme des conflits entre cultivateurs et éleveurs, notamment autour de l’accès aux terres et des dégâts causés par le bétail, a pris une ampleur intercommunautaire explosive. Les affrontements opposent désormais des groupes armés issus de communautés chrétiennes et musulmanes, ravivant des blessures jamais cicatrisées depuis la crise de 2013-2015.

 

En février 2025, les incidents se multiplient, avec une violence agressive et un cycle de représailles qui échappe à tout contrôle.

 

Dans le nord-ouest, près de villes comme Bozoum et Paoua, des milices armées, souvent composées de jeunes armés des fusils artisanaux, parfois fournies par des soutiens obscurs, ciblent les campements peuls. Ces attaques, précédées de pillages de bétail ou de destructions de champs, entraînent des ripostes sanglantes. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des cultivateurs dénonçant la dévastation de leurs récoltes, comme le manioc arraché pour nourrir les troupeaux, tandis que des éleveurs peuls dénoncent les attaques des milices armées contre leurs campements et promettent vengeance. Cette spirale, loin de s’apaiser, gagne en intensité chaque jour.

Éleveurs, agriculteurs, milices armées : la Centrafrique risque de plonger dans un chaos intercommunautaire imminente
Les miliciens armés se réunissent pour boire leur potion magique quelques minutes avant leur opération contre les éleveurs Peuls dans l’Ouham-Pendé

 

Un passé douloureux comme carburant

 

Les racines de cette crise ne sont pas nouvelles. Entre 2013 et 2015, des milliers de personnes ont péri dans des affrontements intercommunautaires, opposant milices Anti-Balaka, majoritairement chrétiennes, à des groupes armés musulmans, dont la Séléka. L’économie s’est effondrée, les liens sociaux ont été brisés, et le pays a plongé dans une instabilité chronique. L’arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra en 2016 avait causé l’espoir d’une reconstruction, avec des promesses de refondation économique et sociale. Pourtant, près d’une décennie plus tard, ces ambitions semblent s’être évanouies face à une réalité choquante : les tensions, jamais résolues, resurgissent avec une violence accrue dans le Haut-Mbomou, l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, sans citer l’Ouham-Fafa et la Nana-Mambéré.

 

Les récents massacres, comme ceux près de Bozoum en février 2025, expliquent cette récurrence tragique. Des dizaines d’éleveurs peuls ont été tués par des miliciens armés équipés par la préfète de l’Ouham-Pendé, leurs troupeaux abattus ou volés, leurs campements réduits en cendres. En réponse, des groupes peuls, parfois armés et organisés, ont menacé de frapper des villages. Ces actes, loin d’être spontanés, s’inscrivent dans une logique de vengeance alimentée par des événements antérieurs ignorés ou minimisés par les autorités.

 

Des responsabilités pointées du doigt

 

Le rôle des autorités préfectorales et nationales dans cette escalade alimente de vives critiques. Dans le nord et le nord-ouest, des préfets et responsables communaux sont accusés d’armer des milices ou de fermer les yeux sur leurs exactions. À Bozoum, par exemple, des témoignages crédibles évoquent l’implication de la préfète dans la crise. Elle aurait équipé et encouragé des jeunes villageois à s’en prendre aux éleveurs peuls, déclenchant une vague de violences qui a vidé des villages entiers. Les habitants, fuyant vers des villes comme Baoro ou Bozoum, expliquent une peur constante d’attaques nocturnes des Peuls armés. Certains ont annoncé même publiquement sur les réseaux sociaux des représailles immédiates. Ils parlent même d’une attaque très matinales qui pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

 

Le gouvernement, comme dans son habitude, reste étrangement silencieux. Les Forces armées centrafricaines (FACA), lorsqu’elles interviennent, arrivent souvent après les massacres, incapables de prévenir ou d’arrêter les cycles de violence. Cette inertie contraste avec la présence active des mercenaires russes de Wagner, dont l’influence dans le pays ne cesse de croître depuis des années. Formant des milices et sécurisant des intérêts économiques, ces acteurs russes sont soupçonnés d’attiser les tensions pour maintenir un statu quo profitable, au détriment de la population.

 

Une guerre des récits et des silences

 

Certains médias locaux jouent un rôle ambigu dans cette crise. Lorsqu’un village est attaqué, comme ce fut le cas récemment près de Ngaoundaye et Ndim, les titres s’enflamment, déplorant les victimes. Pourtant, le massacre de soixantaine de Peuls près de Bozoum ou dans des zones reculées passe souvent sous silence, révélant une couverture biaisée ou alignée sur les priorités du pouvoir.

 

Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, la colère monte : des cultivateurs accusent les éleveurs de détruire leurs moyens de subsistance, tandis que les Peuls dénoncent un acharnement militarisé, parfois qualifié de “traque” méthodiquement organisée.

 

Cette polarisation s’accompagne d’une montée des discours de haine. Des jeunes, galvanisés par des chefs des villages ou des “gris-gris” censés les rendre invincibles, se lancent dans des expéditions punitives contre les éleveurs Peuls. En face, des groupes peuls, lassés d’être des cibles, s’organisent pour contre-attaquer, menaçant des villages entiers et promettant de s’en prendre aux responsables, jusqu’aux autorités préfectorales qu’ils jugent complices.

 

Une crise humanitaire en gestation

 

Les conséquences de cette montée des tensions sont déjà visibles. Des villages se vident, leurs habitants fuyant vers des centres urbains ou des zones jugées plus sûres, comme Baoro ou Bossemptélé. Les champs, abandonnés ou ravagés, laissent présager une insécurité alimentaire croissante. Les éleveurs, privés de leurs troupeaux, perdent leur principale source de revenus, tandis que les marchés locaux, autrefois animés par le commerce du bétail, s’effondrent. Dans les hôpitaux, les blessés affluent, mais les ressources manquent pour soigner les victimes d’une violence qui ne faiblit pas.

 

Les récits des survivants, qu’ils soient cultivateurs ou éleveurs, convergent sur un point : le sentiment d’abandon. “Le gouvernement ne fait rien, nous allons mourir de faim”, déplorent un cultivateur. “Ils nous attaquent, et personne ne vient”, renchérissent les éleveurs Peuls de leur côté. Cette désespérance, couplée à la prolifération des armes, artisanales ou modernes, alimente un climat où chaque communauté se prépare au pire.

 

Une dynamique incontrôlable

 

En ce mois de mars 2025, la Centrafrique semble au bord d’un chaos. Les tensions intercommunautaires, amplifiée par des rivalités économiques et des manipulations politiques, échappent aux mécanismes traditionnels de résolution des conflits. Les affrontements, jadis localisés, s’étendent désormais à plusieurs préfectures, de l’Ouham-Pendé à l’Ombella-M’Poko, en passant par la Nana-Gribizi. Les menaces proférées sur les réseaux sociaux, promettant des attaques à l’aube ou des assauts contre des villes entières, ajoutent une dimension psychologique à cette guerre larvée.

 

Les acteurs impliqués – milices, autorités locales, mercenaires étrangers – opèrent dans un vide institutionnel où la justice reste une illusion. Les fosses communes, creusées à la hâte pour dissimuler les corps, témoignent d’une volonté d’effacer les traces, tandis que les survivants, dispersés, peinent à faire entendre leur voix. La situation, déjà critique, pourrait encore s’aggraver si les dynamiques actuelles persistent….

 

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Chaos électoral de 2025 : le PM Félix Moloua confirme, c’est un véritable désordre minutieusement organisé par le régime

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Chaos électoral de 2025 : le PM Félix Moloua confirme, un désordre minutieusement organisé par le régime

 

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Le premier ministre Felix Moloua

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, les élections de 2025 s’annoncent comme une répétition du fiasco référendaire de 2023 : un chaos intentionnellement  organisé par un régime aux abois, décidé à truquer les urnes pour imposer un troisième mandat illégal à un Touadéra plus impopulaire que jamais.

 

Les élections locales, municipales, législatives et présidentielles prévues pour 2025 s’annoncent dores et déjà comme un naufrage, une répétition grotesque du référendum constitutionnel de 2023. Sous la férule du président Touadera, surnommé « Baba Kongoboro» , et de son Premier ministre Félix Moloua, le pays s’enfonce dans une parodie électorale qui ne trompe plus personne. Loin d’être une simple incompétence, ce chaos semble délibérément entretenu pour garantir un troisième mandat à un président impopulaire, prêt à tout pour s’accrocher au pouvoir.

 

Un aveu d’échec voilé par des déclarations creuses du PM Moloua

 

Dans son interview au micro de Radio Centrafrique la semaine dernière, Félix Moloua a eu l’audace de reconnaître l’évidence : « Aujourd’hui, c’est vrai qu’il y a eu pleinement de difficultés. » Une phrase qui, dans sa banalité, trahit l’ampleur du désastre. Mais plutôt que de proposer des solutions, le Premier ministre s’est empressé de noyer le poisson dans un jargon vague et des promesses floues : « Ça nous a obligés à mettre en place un groupe de travail » et « Nous avons été vigilants pour corriger les trucs ». Les « trucs » ? Quel terme éloquent pour désigner les dysfonctionnements profonds d’un processus électoral censé incarner la souveraineté populaire ! Cette rhétorique nébuleuse n’est pas un lapsus : elle est le signe d’un régime qui refuse de rendre des comptes, préférant gesticuler pour donner l’illusion d’une action.

 

Félix Moloua vante ensuite les mérites d’un mystérieux « groupe de travail » piloté par le ministre des Finances, Hervé Ndoba, qualifiant son travail de « remarquable ». Mais qu’a-t-il accompli exactement ? Quels problèmes ce comité a-t-il résolus ? Le Premier ministre, qui se targue de présider un « comité stratégique », reste muet sur les détails. Cette opacité n’est pas nouvelle : elle rappelle la gestion calamiteuse du référendum de 2023, où les résultats truqués et la répression de l’opposition avaient été maquillés sous des discours rassurants. Aujourd’hui, le régime répète le même scénario, espérant que la communauté internationale et la population fermeront les yeux une fois de plus.

 

Un chaos qui sert une ambition dictatoriale

 

Pourquoi organiser des élections si tout est fait pour qu’elles échouent ? La réponse est limpide : Touadéra, confronté à une impopularité croissante, sait qu’un scrutin libre et transparent signerait sa chute. Le référendum de 2023, qui a modifié la Constitution pour lui ouvrir la voie à un troisième mandat, a déjà montré la méthode : un simulacre de vote, avec des irrégularités massives, une participation douteuse et une opposition muselée. Les élections de 2025 ne seront qu’une nouvelle étape dans cette entreprise de consolidation dictatoriale. Le chaos actuel – retards dans la mobilisation des fonds, insécurité persistante, absence de fichier électoral fiable – n’est pas un accident, mais une stratégie. En désorganisant le processus, le régime s’assure de pouvoir manipuler les résultats ou, à défaut, justifier un report sine die des scrutins.

 

Félix Moloua tente pourtant de rassurer : « On a rattrapé beaucoup de choses. Aujourd’hui, on n’a plus de marches, nous avons soin et nous suivons cela ». Ces mots, maladroits et dépourvus de sens précis, sonnent comme une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Que signifie « avoir soin » dans un pays où les groupes armés continuent de sévir, et où les financements promis par les partenaires internationaux peinent à arriver ? Le budget de 9 milliards de francs CFA (13,7 millions d’euros) fixé pour les élections locales n’est qu’à moitié couvert, mais le gouvernement préfère claironner des « progrès » plutôt que d’admettre son incapacité – ou son refus – à organiser un scrutin crédible.

 

Une comédie électorale qui ne dit pas son nom

 

À quoi bon cette comédie ? Si Touadéra et son clan veulent gouverner sans entraves, pourquoi ne pas assumer pleinement leur ambition monarchique ? Depuis des années, le régime nomme les maires et les responsables locaux par décret, une pratique bien arrangée qui évite les aléas d’une consultation populaire. Pourquoi s’embarrasser d’élections dont le coût – 4 à 5 millions d’euros dépensés en pure perte – ne sert qu’à enrichir les proches du pouvoir et à entretenir l’illusion d’une démocratie ? La réponse est cynique : une élection, même truquée, offre une façade de légitimité que le régime peut brandir face à une communauté internationale souvent complaisante.

 

L’opposition, quant à elle, est réduite à un rôle de figurant dans ce théâtre absurde. Comme en 2023, elle sera soit boycottée, soit écrasée par des « trucs bizarres » – fraudes électorales, intimidations, arrestations arbitraires. Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution de 2016 a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participerait pas à ce simulacre, exigeant une réforme de l’Autorité nationale des élections (ANE) et l’annulation de la Constitution de 2023. Mais ces appels résonnent dans le vide face à un régime qui n’a que faire des règles démocratiques.

 

Une population abandonnée, une communauté internationale dupée

 

Félix Moloua conclut son intervention par un appel pathétique à la mobilisation populaire : « Ce serait pour le pays vraiment un succès, si nous arrivons à le faire ». Un succès pour qui ? Certainement pas pour les Centrafricains, lassés de voir leurs espoirs piétinés par un pouvoir autocratique. Cette rhétorique creuse sur le « développement national » ne peut masquer la réalité : le régime ne cherche qu’à se perpétuer, au mépris des besoins d’une population confrontée à l’insécurité, à la pauvreté et à l’exode.

 

La communauté internationale, elle, se laisse bercer par les promesses du gouvernement, comme elle l’a fait en 2023. Les partenaires financiers, qui rechignent à débloquer les fonds nécessaires, savent pourtant que cet argent risque de finir dans les poches des apparatchiks plutôt que dans l’organisation d’un scrutin digne de ce nom. Mais leur silence complice permet à Touadéra de poursuivre son entreprise de capture de l’État.

 

Un régime qui méprise son peuple

 

Les élections de 2025 en Centrafrique ne seront ni libres, ni transparentes, ni inclusives. Elles seront une nouvelle démonstration de la mainmise d’un régime aux abois, prêt à sacrifier la souveraineté populaire sur l’autel de son ambition dictatoriale. Plutôt que de feindre une démocratie qu’il abhorre, Touadéra ferait mieux de proclamer sa royauté et d’en finir avec cette spectacle. Car, en l’état, ces élections ne sont qu’une insulte supplémentaire à un peuple qui mérite mieux qu’un chaos orchestré et une tyrannie déguisée en scrutin….

 

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Elie Ouéifio : en Centrafrique, “La corruption est récompensée et l’honnêteté devient un sacrifice”

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Elie Ouéifio : en Centrafrique, “La corruption est récompensée et l’honnêteté devient un sacrifice”

 

Centrafrique.org/rca-on-ne-tient-pas-eternellement-un-peuple-dans-la-misere-previent-lancien-ministre-elie-oueifio/ministre-elie-oueifio/” rel=”attachment wp-att-41002″ data-wpel-link=”internal”>Elie Ouéifio : en Centrafrique, “La corruption est récompensée et l’honnêteté devient un sacrifice”
ministre-elie-oueifio – RCA : « on ne tient pas éternellement un peuple dans la misère », prévient l’ancien ministre Élie Ouéifio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Élie Ouéifio, ex-ministre, frappe fort dans son livre de janvier 2025, Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations. Pour lui, la corruption tue la paix.

 

En effet, au pays de Barthelemy Boganda, pays de Zo Kwé Zo, la paix ressemble à un rêve qu’on poursuit sans jamais l’attraper. Quand Faustin Archange Touadéra a pris le pouvoir le 30 mars 2016, il a promis de tendre la main à tous pour panser les plaies d’un pays à bout de souffle. Une ambition qui avait de quoi séduire. Mais en janvier 2025, Élie Ouéifio, ancien ministre et voix tranchante, publie Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations et réflexions !!!, et lâche une bombe : cette politique est un fiasco, et la corruption en est le grand coupable. , écrit-il (p. 31). Pour Elie Ouéifio, c’est ce mal qui ronge la Centrafrique et la pousse au bord du gouffre.

 

Elie Ouéifio ne tourne pas autour du pot. Dès le départ, il raconte une histoire sombre : Touadéra parle de ses mains tendues à chaque discours, une offre de paix pour les exilés, les rebelles, les politiques de tous les camps. Mais neuf ans après, le bilan est maigre “.Combien de Centrafricains en fuite sont rentrés au pays ? Combien hésitent encore ?”, demande-t-il (p. 8). Pas assez, et trop continuent de fuir. Pourquoi ? Parce que la corruption, ce “présent” qu’on glisse sous la table, a tout gangréné. Il cite le roi Salomon pour taper fort : “Un roi affermit le pays par la justice. Mais celui qui reçoit des présents le ruine” (Proverbes 28:4, p. 31). Et en RCA, dit-il, les présents ont pris le dessus.

 

Le tableau qu’il dresse est glaçant. Au lieu de bâtir la paix, les hommes autour de Touadéra se sont servis. Dans les ministères, c’est la course aux villas et aux milliards qu’on étale sur les réseaux sociaux. “Ils réalisent le rêve de leurs tours”, accuse-t-il (p. 21), pendant que le peuple reste coincé dans la misère, les routes fermées, les villages brûlés. Il pointe aussi l’Assemblée nationale, ce “pouvoir législatif sans vertu” (p. 24), qui préfère défendre ses petits intérêts plutôt que de soutenir une vision d’unité. Et quand la justice claque des peines de mort ou de perpétuité sur ceux que Touadéra voulait rallier (p. 28), Elie Ouéifio s’interroge : comment tendre la main avec un poing fermé ?

 

Mais le pire, ce sont les “sirènes”, comme il les appelle. Ces flatteurs qui murmurent des douceurs au président pour mieux le détourner. Il ressort l’avertissement de Danièle Darlan en 2021 : “N’écoutez pas le chant des sirènes” (p. 39). Ces manipulateurs, Ouéifio les voit partout, prêts à tout pour un bout de pouvoir ou une poignée de billets. “Ils ont amené le Président à oublier ce pourquoi le peuple l’a élu”, déplore-t-il (p. 40). La promesse de paix s’effrite, noyée dans un système où l’honnêteté paie moins que la magouille. “Beaucoup s’enrichissent non par leur travail, mais par la corruption et les influences”, écrit-il, reprenant Ayn Rand pour enfoncer le clou (p. 1).

 

Touadéra n’est pas le seul visé. Elie Ouéifio remonte le fil : de Boganda à Bozizé, chaque président a vu ses rêves brisés par ce même poison. “Aucun signe de mauvaise foi” chez eux, dit-il (p. 7), mais des collaborateurs cupides ont tout saboté. Aujourd’hui, la corruption n’est plus une exception, c’est la règle. Et quand elle est “récompensée”, comme il l’affirme, elle ruine tout : la confiance, la justice, la paix. Les champs deviennent des pâturages pour les pillards, les écoles ferment, et le peuple trime pendant que d’autres s’en mettent plein les poches.

 

Alors, quoi ? Ouéifio ne se contente pas de dénoncer, il tend une perche. La paix ne viendra pas des armes – “elles ne mettent jamais fin au conflit” (p. 123) – mais d’un dialogue franc, où les cinq anciens chefs d’État encore vivants (Touadéra, Bozizé, Djotodia , Samba-Panza, Nguendet) diraient la vérité sur leurs échecs (p. 128). Il faut “identifier et dénoncer les vrais auteurs des crises” (p. 42), ces corrupteurs qui prospèrent dans l’ombre. Et surtout, pardonner, comme au Rwanda, pour repartir sur des bases saines (p. 44). Sans ça, prévient-il avec Esaïe, “vous serez dévorés par le glaive” (p. 44).

 

En 2025, alors que la Centrafrique vacille, Elie Ouéifio sonne l’alerte. La corruption, ce fléau qui récompense les profiteurs et punit les justes, est en train de tout emporter. “Un pays ne se relève pas quand ses fondations pourrissent”, semble-t-il dire. Son cri est clair : si on ne change pas la donne, la ruine sera totale. Et ça, ce n’est pas une menace en l’air, c’est une réalité qui frappe déjà à la porte.

 

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Une Vague de Colère à Mongoumba : Soupçons de Sorcellerie et Mobilisation Populaire

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Une Vague de Colère à Mongoumba : Soupçons de Sorcellerie et Mobilisation Populaire

 

Une Vague de Colère à Mongoumba : Soupçons de Sorcellerie et Mobilisation Populaire
La foule en colère à Mongoumba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les quartiers Zouangba, Gbakata et Mokokovo à Mongoumba, une foule d’environ trois cents personnes s’est rassemblée, animée par la colère, après la maladie de Thérèse, attribuée à des actes de sorcellerie. Cette affaire, qui secoue la communauté, prend une tournure dramatique.

 

Dans la petite ville frontalière de Mongoumba, située en République centrafricaine, une tension palpable règne depuis plusieurs jours. Thérèse, une habitante du quartier Mokokovo, a été admise à l’hôpital secondaire de la ville il y a une semaine. Son état de santé, qui s’est rapidement dégradé, a conduit les habitants à pointer du doigt des pratiques de sorcellerie. Selon des témoignages recueillis, un garçon de 10 ans, surnommé “Général”, ainsi qu’une femme nommée Kounda Âne Marie, d’origine congolaise, et deux autres femmes de Zinga, seraient à l’origine de la souffrance de Thérèse. Ces dernières auraient avoué leur implication dans cette affaire, alimentant la fureur des habitants.

 

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, provoquant un attroupement massif dans les quartiers voisins de Zouangba, Gbakata et Mokokovo. Environ trois cents personnes, hommes, femmes et enfants, se sont réunies sur une route de terre, bordée de végétation clairsemée, pour exprimer leur indignation. Certains, vêtus de vêtements colorés, criaient leur colère, tandis que d’autres, plus calmes, observaient la scène, attendant des réponses. La foule, déterminée à obtenir justice, a menacé de s’en prendre directement aux accusés, qui ont fui pour se réfugier à la gendarmerie locale, craignant pour leur vie.

Une Vague de Colère à Mongoumba : Soupçons de Sorcellerie et Mobilisation Populaire
CopyrightCNC

 

Face à cette situation explosive, les autorités ont rapidement réagi. Le sous-préfet de Mongoumba, A Pema Bakoutou Lezin, accompagné de la gendarmerie et de la police, s’est rendu sur place pour tenter de calmer les esprits. Leur intervention vise à éviter un dérapage, dans une région où les accusations de sorcellerie peuvent rapidement dégénérer en violences. La route poussiéreuse, théâtre de cette mobilisation, est devenue le symbole d’une communauté en quête de vérité, mais aussi d’une tension sociale profonde.

 

L’affaire reste sous haute surveillance. Les autorités locales, conscientes de la sensibilité du sujet, ont promis de mener une enquête approfondie pour établir les faits. En attendant, la population reste sur le qui-vive, et l’avenir des accusés, désormais sous protection, demeure incertain. Cette histoire, qui mêle désespoir, croyances et justice populaire, continue de tenir Mongoumba en haleine. Affaire à suivre….

 

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Journée du conte : une tradition orale en perte de vitesse en Centrafrique   

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Journée du conte : une tradition orale en perte de vitesse en Centrafrique   

 

Journée du conte : une tradition orale en perte de vitesse en Centrafrique
Lucien Dambalé, le conteur centrafricain au Festival international des contes et de l’oralité en 2023 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 20 mars, la République Centrafricaine a célébré la Journée mondiale du conte, une tradition orale ancrée dans l’histoire du pays et destinée à transmettre les valeurs et le savoir des anciens. Cette célébration, dont l’origine remonte à la journée nationale du conte en Suède dans les années 1991-1992, mettait en avant l’art du récit oral, vecteur d’éducation et de mémoire collective.

 

Des différents témoignages recueillis lors de l’émission de Radio Centrafrique soulignent que, dans le contexte actuel, la pratique du conte se voit délaissée par les nouvelles générations. Autrefois, les récits au coin du feu permettaient aux aînés de transmettre des leçons de vie et des valeurs culturelles aux jeunes.

Isidore Koyasaki rappelait que ces moments étaient essentiels pour l’éducation traditionnelle, tandis que Virginie Déboura Balezougou évoquait avec nostalgie les heures passées à écouter les histoires des anciens.

 

Devant cette érosion, le ministère des Arts et de la Culture a annoncé la création d’un module d’enregistrement destiné à préserver et valoriser ces contes. L’objectif est de combiner la culture moderne et la tradition pour offrir aux jeunes une fenêtre sur leur patrimoine oral, garantissant ainsi la pérennité de ces récits qui forgent l’identité culturelle de la Centrafrique.

 

Cette initiative apparaît comme une réponse concrète pour réconcilier modernité et tradition, dans un pays où les changements technologiques et les nouveaux modes de divertissement semblent reléguer au second plan l’importance des récits oraux….

 

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Centrafrique : un aveugle, accusé d’avoir préparé un coup d’État, arrêté et emprisonné au Camp de Roux

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un aveugle, accusé d’avoir préparé un coup d’État, arrêté et emprisonné au Camp de Roux

 

Centrafrique.org/comment-les-7-policiers-radies-par-le-reseau-mafieux-de-yarkokpa-peuvent-ils-contester-leur-radiation/le-parrain-des-parrain-mafieux-gervais-simplice-yarkokpa/” rel=”attachment wp-att-87836″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un aveugle, accusé d’avoir préparé un coup d’État, arrêté et emprisonné au Camp de Roux
Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, un vieillard aveugle est enfermé depuis plus d’un an au Camp de Roux. Accusé d’avoir planifié un coup d’État, cet ancien militaire retraité subit un sort qui défie toute logique et révèle les excès du régime Touadera.

 

Tout commence l’année dernière par l’arrestation de cet ancien adjudant-chef, monsieur Kawté,  en compagnie d’autres officiers et militaires. Les autorités les soupçonnent de préparer un coup d’État. Pourtant, l’état de santé de cet homme rend cette accusation difficile à croire. Aveugle, incapable de se déplacer sans aide, il peine même à contrôler ses besoins les plus élémentaires. Comment un tel individu pourrait-il organiser un coup d’État ? La question reste sans réponse claire.

 

Les conditions de sa détention sont tout aussi révoltantes. Selon des témoignages provenant de certains officiers militaires, ce papa avait été torturé par des mercenaires russes et le commandant Yarkokpa , un ancien milicien Anti-Balaka devenu figure influente au sein de la garde présidentielle. Lors de la torture de cet ex-adjudant l’année dernière, le commandant Yarkokpa aurait recouvert le visage de ce dernier avec un sac, menaçant de lui tirer une balle dans sa poitrine. Face à cela, l’homme, résigné, avait répondu avec une dignité poignante : « J’ai déjà fait ma vie. La mort ne me fait pas peur. Enlève ce sac, regarde moi en face et tue-moi si tu veux ». Mais au lieu de cela, les bourreaux l’ont torturé avant de l’envoyer croupir au Camp de Roux.

 

Depuis son incarcération, son état de santé n’a fait que se dégrader. Incapable de marcher seul, il tâtonne les murs pour se guider, fait sous lui et survit dans des conditions inhumaines. Malgré des examens médicaux attestant de sa fragilité, ses demandes de liberté provisoire ont été systématiquement rejetées par le procureur et le juge, sans explication convaincante. Le dossier traîne, opaque, comme si le régime préférait laisser cet homme disparaître dans l’oubli.

 

Cette affaire n’est pas une exception. Elle reflète un système où les accusations absurdes servent à justifier des arrestations arbitraires. Un aveugle accusé de coup d’État ? L’idée semble grotesque, presque unique en son genre. Pourtant, elle ne fait rire personne. Elle révèle plutôt un pouvoir qui agit sans retenue, sans égard pour la vérité ou la justice.

 

Le président Touadera et ses proches, dont le commandant Yarkokpa, dirigent un régime où les droits humains semblent n’être qu’un slogan vide. Pendant ce temps, la communauté internationale reste étrangement silencieuse. Même le sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits humains, en visite dans le pays, s’est contenté de parler de surpopulation carcérale, passant sous silence les cas comme celui-ci.

 

Aujourd’hui, cet homme âgé attend toujours dans sa cellule, malade, abandonné. Sa famille, ses proches, et peut-être lui-même se demandent combien de temps il tiendra. Quant à ceux qui le maintiennent enfermé, ils continuent de marcher la tête haute, invoquant la démocratie et les droits de l’homme sans que leurs actes ne suivent leurs paroles. Une chose est sûre : cette histoire laisse un goût amer et pose une question lancinante. Quand ces dirigeants se regardent dans le miroir, que voient-ils vraiment ?

 

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Désarmement des rebelles :  Dans les coulisses du ping-pong entre le gouvernement et les groupes armés

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Désarmement des rebelles :  Dans les coulisses du ping-pong entre le gouvernement et les groupes armés

 

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le chef rebelle Abdoulaye Hissen , ici, lors de la cérémonie de la rconciliation entre les peuple du nord à l’assemblée nationale. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un fossé profond sépare le gouvernement centrafricain de Faustin-Archange Touadéra des groupes armés. Malgré les promesses officielles de sécurité pour ceux qui déposent les armes, les arrestations soudaines et les violences, souvent menées par les mercenaires russes alliés au régime, nourrissent une méfiance tenace. Ce décalage entre discours et réalité s’affiche sur les réseaux sociaux, où les positions s’affrontent.

 

Depuis quelques jours, le gouvernement diffuse ainsi un message clair : “Groupes armés, le Président de la République est conscient de vos inquiétudes et de vos attentes. Votre sécurité est garantie par le Gouvernement si vous déposez volontairement vos armes pour le DDRR”. Une invitation à la paix, censée rassurer et ouvrir la voie à une réintégration.

 

Mais la réponse des rebelles, relayée par certains sur les réseaux sociaux, témoigne d’un rejet cinglant : “N’est-ce pas ce que Abdoulaye Hissène et les autodéfenses de KM5 ont fait, mais finalement aujourd’hui Touadéra a fini par les mettre en prison et tuer beaucoup d’entre eux ? Qui est bête pour tomber dans ce piège encore ?”. Ce ton sarcastique reflète une conviction ancrée : les engagements du pouvoir ne tiennent plus.

 

Rappelons que cette tension ne date pas d’aujourd’hui. Depuis des années, le programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) est au cœur des efforts pour stabiliser le pays, ravagé par une guerre civile depuis 2013. Pourtant, les expériences vécues par ceux qui ont tenté de s’y plier jettent une ombre sur ces initiatives. Les exemples abondent, et leurs récits, souvent tragiques, circulent autant dans les villages que sur les plateformes en ligne.

 

Les miliciens d’autodéfense du Kilomètre 5 : les cobayes piégés

 

Dans le quartier Kilomètre 5 (PK-5) de Bangui, bastion musulman au cœur de la capitale, des milices d’autodéfense ont vu le jour entre 2013 et 2015, au plus fort de la crise. Face aux assauts des milices anti-balaka, qui menaçaient d’envahir des zones comme PK5, ces groupes se sont formés pour protéger leurs familles et leurs voisins. À l’époque, les armes étaient leur seul rempart contre les massacres intercommunautaires qui déchiraient le pays. Avec l’élection de Touadéra en 2016 et le retour progressif à un ordre constitutionnel, le président a cherché à désamorcer ces poches de résistance dans la capitale. Des négociations ont été ouvertes avec ces miliciens, leur offrant une porte de sortie : déposer les armes en échange d’une réintégration dans la société ou dans l’armée.

 

Beaucoup ont accepté. Certains ont rendu leurs fusils et ont été incorporés dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA), recevant parfois des grades :  caporal, sergent,  comme gage de bonne foi. D’autres ont opté pour des programmes civils, espérant retrouver une vie normale après des années de chaos. Mais ce processus, initialement perçu comme un espoir, a vite tourné au cauchemar. À partir de 2022, avec l’incursion nocturne des mercenaires russes  du groupe Wagner dans ce quartier du PK5, la situation vite tourner au fiasco. Des habitants racontent comment ces forces russes ont commencé à sillonner le quartier, semant la crainte.

 

Un week-end, une première vague d’interpellations a visé une dizaine d’anciens miliciens incorporés  dans l’armée nationale. Peu après, une deuxième opération a porté le total à une vingtaine d’arrestations. Sans motif officiel, les témoignages convergent : environ la moitié de ces hommes ont été tués, abattus dans des circonstances troubles, tandis que les autres,   entre dix et treize, selon les versions,  ont été jetés en prison. Parmi les détenus, certains ont été libérés au fil des mois, mais d’autres croupissent encore derrière les barreaux, sans jugement ni explication. Les familles, désemparées, parlent de rafles indiscriminées, menées par des Russes aux visages masqués, parfois épaulés par des soldats centrafricains. Ces événements ont marqué les esprits, devenant un symbole de la rupture entre les paroles apaisantes du gouvernement et les actes brutaux sur le terrain.

 

Le cas d’Abdoulaye Hissène : une autre cobaye piégée

 

Un autre épisode alimente ce climat de suspicion : celui d’Abdoulaye Hissène, ancien chef militaire du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une importante faction issue de l’ex-Séléka. En 2022, lors d’un dialogue initié par Touadéra,  Abdoulaye Hissène avait annoncé quitter la rébellion. Il avait désarmé des milliers de ses hommes, répondant aux appels du DDRR. Ce geste, salué comme un pas vers la paix, l’a conduit à Bangui, où il pensait sceller une réconciliation avec le pouvoir. Mais à quelques mois de son arrivée à Bangui, il a été arrêté par l’OCRB. Transféré à la Cour Pénale Spéciale (CPS), un tribunal hybride créé en 2015 pour juger les crimes de guerre depuis 2003, il a été mis en examen pour crimes contre l’humanité en septembre 2023. Il reste détenu, dans l’attente d’un procès dont la date demeure incertaine.

 

Pour les groupes armés, cet enchaînement est une leçon amère. Hissène, une importante figure du nord-est musulman, était un chef de guerre  respectés, capable de mobiliser des combattants aguerris. Son arrestation, après avoir joué le jeu de la paix, a été vécue comme un coup de poignard. Sur les réseaux sociaux et dans les zones encore contrôlées par les rebelles, son nom revient sans cesse, brandi comme une preuve que le gouvernement préfère emprisonner ou éliminer plutôt que réintégrer. Les sanctions de l’ONU, qui le visent depuis 2017 pour des atteintes à la paix, n’ont fait qu’ajouter à la confusion : était-il un criminel à neutraliser ou un partenaire sacrifié ?

 

Le PRNC et les échos d’une répression plus large

 

Cette méfiance trouve aussi un écho dans le parcours des membres du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), autre groupe issu de l’ex-Séléka. Comme au PK-5, certains de ses combattants ont accepté de déposer les armes après 2016, séduits par les promesses de Touadéra. Plusieurs ont rejoint les rangs de l’armée nationale, espérant tourner la page des combats. Mais là encore, le scénario s’est répété. À Bangui, au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement, des ex-rebelles du PRNC, pourtant intégrés, ont été arrêtés sans préavis. Les raisons restent opaques : certains parlent de soupçons de loyauté envers leurs anciens camarades, d’autres de pressions des mercenaires russes, qui verraient en tout ex-combattant une menace potentielle.

 

Ces arrestations ne sont pas des incidents uniques. Dans d’autres régions, des histoires similaires émergent. Des hommes ayant cru aux garanties du DDRR se retrouvent capturés, emprisonnés ou, pire, disparaissent après des opérations menées par les FACA et leurs alliés russes. À Bria, à Bambari ou dans l’Ouham, les témoignages affluent. Ces récits, relayés par des proches ou des rescapés, circulent dans les conversations et sur les plateformes comme X, amplifiant la peur et la colère.

 

Les mercenaires russes : un facteur aggravant

 

Au cœur de ces drames, les mercenaires russes jouent un rôle central. Arrivés en force dès 2018 pour contrer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ils ont aidé le gouvernement à reprendre des territoires. Mais leur présence, marquée par des méthodes brutales, a tout changé. Accusés par l’ONU, Human Rights Watch et d’autres d’exécutions sommaires, de tortures et de pillages, ils opèrent souvent sans rendre de comptes. À Bossangoa par exemple, en juillet 2021, 25 civils avaient été tués par des Russes, selon un rapport onusien. À Alindao, entre juin et août 2021, vingt-et-un hommes ont été détenus dans des conditions inhumaines, certains exécutés. Ces actes, documentés mais rarement sanctionnés, font des mercenaires une force crainte, même par ceux qui ont choisi la paix.

 

Pour beaucoup, Touadéra semble dépassé par ces alliés encombrants. S’il maintient un discours d’ouverture, les exactions menées sous son mandat – ou avec son assentiment tacite – contredisent ses paroles. Les groupes armés, eux, tirent une conclusion simple : déposer les armes, c’est risquer la mort ou la prison. Et dans ce dialogue de sourds, le fossé continue de se creuser…

 

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Centrafrique : La terreur des mercenaires russes se poursuivent avec une intensité grave

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La terreur des Mercenaires russes se poursuivent en Centrafrique

 

La terreur des mercenaires russes se poursuivent en Centrafrique….
Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique – Controverse autour de l’assassinat du maire de la commune de Pombolo, au sud-Est de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

Des viols collectifs, des meurtres et des actes de torture. Les mercenaires russes du groupe Wagner multiplient les atrocités en République centrafricaine, dans une totale impunité. Des dizaines de femmes victimes expliquent des violences sexuelles d’une brutalité inouïe, pendant que les autorités restent silencieuses.

 

Une violence méthodique et planifiée des mercenaires russes

 

“Ils se sont mis à deux sur moi pour me violer”, témoigne une survivante, décrivant ces hommes blancs barbus aux bras tatoués comme des mercenaires russes du groupe Wagner. Une autre victime raconte son calvaire : “Ils m’ont emmené sur leur base près du fleuve Kotto, à Bria. Ils m’ont violé, tous les quatre. Je les ai suppliés d’arrêter jusqu’à ce que je perde connaissance“.

 

Les exactions se multiplient particulièrement autour des zones minières. Une femme a perdu six proches, dont son mari et ses frères, massacrés lors d’une attaque sur une mine d’or. Les mercenaires russes opèrent en toute liberté, terrorisant les populations locales pour s’approprier les ressources naturelles.

 

Des crimes organisés et planifiés par le régime

 

Les attaques suivent souvent le même schéma : les mercenaires russes encerclent d’abord les sites miniers, éliminent les hommes qui résistent, puis commettent des viols collectifs sur les femmes. Cette stratégie de la terreur vise à chasser les populations des zones riches en minerais.

 

Selon Malik, défenseur des droits humains qui recueille les témoignages, les mercenaires agissent par groupes de trois à seize individus lors de ces agressions. “Ces viols collectifs systématiques, nous n’avions jamais vu ça en République centrafricaine”, déplore-t-il.

 

Une impunité totale

 

Les autorités centrafricaines, sous l’influence de Wagner, n’engagent aucune poursuite contre ces criminels. Le système judiciaire, paralysé par la présence des mercenaires russes, ne fonctionne plus. Les victimes se retrouvent sans recours ni espoir de justice.

 

Cette situation empire depuis l’arrivée massive des mercenaires russes en 2018. Leur présence, initialement justifiée par la lutte contre les groupes rebelles, s’est transformée en occupation prédatrice. Les Wagner contrôlent désormais les principaux sites miniers du pays.

 

Les conséquences humanitaires

 

Les populations fuient massivement les zones contrôlées par les mercenaires. Des villages entiers se vident, créant une crise humanitaire majeure. Les déplacés, privés de leurs moyens de subsistance, s’entassent dans des camps de fortune.

 

Les organisations humanitaires, intimidées par les mercenaires, peinent à accéder aux victimes. Les soins médicaux et psychologiques restent inaccessibles pour la majorité des survivantes de viols. Les traumatismes, non traités, affectent des communautés entières.

 

L’inaction internationale

 

Malgré les nombreuses alertes des organisations de défense des droits humains, la communauté internationale reste passive. Les crimes des Wagner en Centrafrique continuent dans l’indifférence générale, pendant que les populations civiles paient le prix fort de cette occupation.

 

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Centrafrique : le lieutenant Steve Yambété transféré au camp de Roux

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le lieutenant Steve Yambété transféré au camp de Roux

 

Centrafrique : Le calvaire sans fin du Lieutenant Steve Yambété - De la prison à la liberté, et retour à la case de départ
L’ancienne operation-arrestation-lieutenant-steve-yambete – Centrafrique : l’ex-lieutenant Steve Yambété arrêté à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Encore un aller-retour entre la liberté et les barreaux pour l’ancien lieutenant Steve Yambété. Lundi 24 mars 2025, vers 15 heures, cet ex-officier a été transféré à la prison centrale du camp de Roux, à Bangui, après six mois passés dans les cellules de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB). Menottes aux poignets, il a quitté un cachot pour un autre, sans que les raisons de cette nouvelle arrestation ne soient clairement établies.

 

Tout a basculé alors qu’il tentait de quitter Bangui pour le Bénin. Officiellement, il voulait s’y rendre pour soigner un problème oculaire et participer à un pèlerinage organisé par son église. Mais les autorités en ont décidé autrement. Arrêté à l’aéroport international de Bangui, il s’est retrouvé une fois de plus dans les filets d’un système judiciaire opaque. Pourquoi cet acharnement ? Personne ne semble avoir de réponse précise. Les motifs officiels brillent par leur absence.

 

Ce n’est pas la première fois que Steve Yambété vit ce scénario. En août 2022, il avait déjà été interpellé à son domicile, dans le quartier Cité Jean 23. À l’époque, les forces de l’ordre avaient fouillé sa maison, saisi un pistolet, et tenté de bâtir une accusation. Résultat ? La justice l’avait relâché, faute de preuves solides. Aujourd’hui, rebelote : une arrestation sans explication claire, comme un disque rayé qui tourne en boucle.

 

Et l’histoire ne s’arrête pas là. À l’OCRB, on lui aurait réclamé 5 millions de francs CFA pour le laisser partir. Une somme exorbitante, presque irréelle, surtout pour un homme qui ne travaille plus et a quitté l’armée depuis longtemps. D’où pourrait-il sortir cet argent ? La question flotte dans l’air, sans réponse. Pendant ce temps, il croupit désormais derrière la fameuse “porte rouge” de la prison du camp de Roux, surnommée “Condourou” par certains. Un lieu devenu emblématique sous le régime de Touadéra, où s’entassent de nombreux détenus, souvent pour des raisons politiques.

 

Cette nouvelle chute de Steve Yambété résonne comme un écho dans un pays où la justice joue à pile ou face avec ses citoyens. Arrêté, libéré, puis repris : un cycle infernal qui interroge. Qui tire les ficelles ? Et surtout, jusqu’à quand ? Pour l’ancien lieutenant, comme pour tant d’autres, l’attente derrière les barreaux continue, dans un silence assourdissant….

 

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Touadéra, le BRDC n’a pas demandé ton autorisation pour sa marche du 4 avril

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Touadéra, le BRDC n’a pas demandé ton autorisation pour sa marche du 4 avril

 

Centrafrique.org/lopposition-centrafricaine-chien-de-garde-ou-force-de-proposition/les-leaders-du-brdc-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-84123″ data-wpel-link=”internal”>Touadéra, le BRDC n’a pas demandé ton autorisation pour sa marche du 4 avril
De gauche à droite : les principaux dirigeants du BRDC, dont Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye, Maitre Crépin Mboli-Goumba et Mahamat Kamoun, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le torchon brûle entre le pouvoir et l’opposition en République centrafricaine. Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), décidé à marcher le 4 avril, défie ouvertement Touadéra, qui interdit les manifestations sous prétexte de sécurité, tandis que ses partisans défilent librement.

 

Car oui, depuis 9 ans, en RCA, les règles ne s’appliquent pas à tous de la même manière. Quand il s’agit de soutenir le président Faustin-Archange Touadéra et son projet de troisième mandat, les marches se multiplient sans problème partout dans le pays. Des billets de 500 ou 1000 francs CFA circulent, disent les habitants, pour convaincre les plus démunis de défiler sous les couleurs du pouvoir. Ces manifestations, souvent présentées comme un élan populaire, passent entre les mailles du filet sécuritaire sans problème. Mais dès que l’opposition ou la société civile veulent faire entendre leur voix – pour dénoncer l’absence d’eau potable, les coupures d’électricité, la misère sociale ou cette réforme constitutionnelle qui ouvre la voie à un règne sans fin, la porte se ferme. “Quelle est cette histoire ?”, s’indignent les Centrafricains. Une histoire qui sent la dictature, un modèle qui rappelle les pires heures de la Corée du Nord, loin des idéaux d’un pays libre.

 

Ce 25 mars 2025, Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, a jeté un pavé dans la mare en publiant sur X une photo du courrier officiel du ministère de l’Intérieur, daté du 24 mars, qui rejette leur demande de marche. Le document, signé par Michel Nicaise Nassin, invoque un arrêté de juillet 2022 interdisant toute manifestation publique pour raisons sécuritaires, avec une menace claire : “Toute personne qui enfreint cette instruction s’exposera à des poursuites judiciaires”. Dans son tweet, Mboli-Goumba laisse entendre que ce “morceau de papier” ne les arrêtera pas, un signe que le BRDC compte bien maintenir sa marche, autorisation ou pas.

 

Pourtant, partout ailleurs en Afrique, les peuples descendent dans la rue pour crier leur ras-le-bol, et les oppositions ont leur mot à dire, même dans des contextes tendus. Au Sénégal, au Kenya, au Nigeria, les marches font partie du jeu démocratique, parfois réprimées, mais rarement interdites d’office. Pourquoi alors, en RCA, ce droit élémentaire est-il refusé ? Depuis des années, l’opposition et la société civile voient leurs initiatives étouffées sous prétexte de sécurité, tandis que le camp présidentiel fanfaronne sans gêne avec leurs multiples marches payantes. Cette injustice crève les yeux : un gouvernement qui paie pour remplir ses cortèges ne peut pas prétendre défendre l’ordre public quand il s’agit d’écouter les vrais cris du peuple.

 

Et quel peuple ! Plus de 60 ans après la mort de Barthélemy Boganda, le père de l’indépendance, qui a donné sa vie pour que la RCA soit un pays libre et uni, la nation sombre dans une spirale autoritaire. L’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner, alliés du régime, ajoute une couche de honte : une souveraineté vendue à des étrangers pour mater ceux qui osent encore parler. Les mines d’or passent dans des mains lointaines, pendant que les Centrafricains manquent d’électricité et d’eau. “On ne peut pas revenir en arrière comme ça”, s’insurge une voix anonyme dans la foule. Pourtant, c’est bien ce qui se passe.

 

La réponse du ministère, relayée par le tweet de Mboli-Goumba, sonne comme une mauvaise blague. La sécurité, toujours la sécurité. Mais qui menace vraiment la paix ? Pas ceux qui veulent marcher sans armes, sans violence, pour rappeler au pouvoir qu’il doit servir, pas asservir. Non, le danger vient d’un système qui préfère acheter des soutiens plutôt que d’affronter les vraies questions. Le troisième mandat de Touadéra, validé par un référendum contesté en 2023, plane comme une épée au-dessus de la démocratie centrafricaine. Et pendant ce temps, l’opposition, la société civile, les citoyens ordinaires sont réduits au silence.

 

Ça ne peut pas continuer ainsi. La RCA n’est pas faite pour être une prison à ciel ouvert, où seule la parole du pouvoir a droit de cité. Si cette dérive persiste, c’est la mort d’un rêve, celui d’un pays où chacun peut parler, où les pauvres ne sont pas payés pour jouer les figurants, où la liberté n’est pas un luxe réservé à quelques-uns. Les Centrafricains méritent mieux que ça. Ils méritent qu’on les écoute, pas qu’on les écrase. Alors, jusqu’à quand cette histoire absurde durera-t-elle ? Avec le BRDC prêt à braver l’interdit, le peuple, lui, n’a pas dit son dernier mot….

 

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Wagner baisse les prix : un recrutement accéléré pour la BIR d’ici fin mars

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Wagner baisse les prix : un recrutement accéléré pour la BIR d’ici fin mars

Centrafrique.org/centrafrique-eutm-rca-ceremonies-de-fin-de-fetta-a-bangui-et-a-bouar/ceremonie-de-fin-de-fetta-a-bouar-et-a-bangui-des-nouvelles-recrues-faca-le-16-octobre-2019-par-eutm-rca-cest-touadera-au-micro-a-bouar/” rel=”attachment wp-att-32909″ data-wpel-link=”internal”>Wagner baisse les prix : un recrutement accéléré pour la BIR d’ici fin marscérémonie-de-fin-de-fetta-à-bouar-et-à-bangui-des-nouvelles-recrues-faca-le-16-octobre-2019-par-eutm-rca-cest-touadera-au-micro-à-bouar Centrafrique / EUTM-RCA : Cérémonies de fin de FETTA à Bangui et à Bouar
cérémonie de fin de fetta à bouar et à bangui des nouvelles recrues des FACA

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le groupe Wagner réduit le coût d’entrée à 50 000 francs CFA pour intégrer la Brigade d’intervention rapide. Objectif : attirer des recrues avant le 28 mars, alors que désertions et méfiance freinent les vocations militaires.

 

Dans les quartiers de la capitale centrafricaine, une rumeur persistante agite les conversations : pour rejoindre les Forces armées centrafricaines (FACA), et plus précisément la BIR, il faut désormais payer 50 000 francs CFA. Cette somme, présentée comme un tarif réduit, vise à former de nouveaux soldats à Berongo d’ici la fin du mois de mars 2025. Mais cette démarche divise les jeunes de Bangui.

 

Certains se préparent déjà à verser l’argent, voyant dans cette opportunité une porte d’entrée vers un emploi stable. Les informations circulent rapidement, portées par des tracts et le bouche-à-oreille, incitant les candidats à se décider avant le 28 mars pour payer les fiches. Pourtant, d’autres refusent net. « Payer pour risquer sa vie, ça n’a pas de sens », lâche un habitant du quartier Cité Jean 23, résumant une défiance alimentée par les récits de soldats laissés sans solde ou tombés au combat.

 

Ce recrutement intervient dans un contexte tendu. Les désertions se multiplient, les salaires manquent, et les pertes humaines pèsent sur le moral. À Bangui, on murmure que Wagner, en appui au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, cherche à combler ces vides. Le prix d’entrée, abaissé selon plusieurs sources, traduirait cette urgence à renouveler les effectifs.

 

« Ils ont baissé le tarif parce que plus personne ne veut venir », confie un témoin anonyme.

 

La date du 28 mars fait office de couperet. Ceux qui paient intègrent la formation à Berongo, les autres restent sur la touche. Cette Brigade d’intervention rapide, une fois renforcée avec 500 nouveaux hommes, va renforcer sans doute les capacités militaires de la milice de Touadera. Mais la méthode choisie,  un accès payant – laisse planer des doutes. Entre ceux qui y croient encore et ceux qui tournent le dos, Bangui vit au rythme d’un recrutement qui révèle autant les espoirs que les fractures d’une nation instable….

 

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L’ancien député Mara répond à la radio Ndéké-Luka suite à son reportage sur l’enseignement secondaire à Mala

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L’ancien député Mara répond à la radio Ndéké-Luka suite à son reportage sur l’enseignement secondaire à Mala

 

Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Mala : <a href=L’ancien député Mara répond à la radio Ndéké-Luka suite à son reportage sur l’enseignement secondaire à Mala” width=”300″ height=”450″ />
Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Mala, dans la préfecture de la Kémo, les études s’arrêtent souvent après la classe de seconde faute de collège d’enseignement secondaire, comme l’a rapporté la radio Ndéké-Luka le 24 mars 2025. Les élèves, livrés à eux-mêmes, abandonnent ou échouent à Dékoa. Jean-Pierre Mara, ancien député, dénonce cet abandon et pointe la responsabilité du gouvernement Touadéra.

Voici l’extrait de sa réponse :

 

Je souhaite réagir en tant qu’initiateur et premier contributeur à l’effort qui a conduit à la construction du collège de Mala.

 

En tant qu’ancien député de Mala, je connais bien la situation. Le collège de Mala, qui couvre les niveaux de la 6e à la 3e, ne dispose que de deux professeurs titulaires. Il n’y a ni professeur de mathématiques, ni professeur d’anglais, ni professeur de français. Les élèves orientés en classe de seconde, qui doivent pour cela se rendre ailleurs, principalement à Dékoa à 62 km, n’ont pas le niveau requis et échouent inévitablement.

 

Il faut se souvenir qu’autrefois, les ressortissants de Mala fréquentaient le collège de Sibut ou le lycée de Bambari, et c’était une source de fierté (suivez mon regard).

 

Transformer le CEG en CES pour permettre aux élèves de rester sur place n’est pas une solution miracle et n’offre aucune garantie de succès. D’ailleurs, que deviennent ceux qui obtiennent le baccalauréat aujourd’hui à Dékoa, Bambari, Bouar, Berbérati, etc. ? À part grossir les rangs des chômeurs ?

 

Non, le niveau de l’enseignement en Centrafrique en général est un bilan qui ne justifie pas un nouveau mandat pour les actuels détenteurs du pouvoir. Le collège de Mala illustre l’effort d’une population qui construit des écoles et d’autres établissements scolaires. Mais cette population ne peut pas former les professeurs. Former des enseignants qualifiés, dotés des compétences pédagogiques nécessaires, et assurer régulièrement leur rémunération sont des obligations régaliennes auxquelles l’État, dirigé par le professeur Touadéra, a failli. Nous savons que Ernest Mada n’a pas justifié l’utilisation des aides accordées par la Banque mondiale pour le paiement des maîtres-parents et des professeurs des collèges en province.

 

C’est pourquoi nous disons NON à un autre mandat de Touadéra. Le peuple dit NON à un nouveau mandat et demande à Touadéra de respecter simplement son serment. Par deux fois, il a juré sur la Constitution du 30 mars 2016 de la respecter. Il ne peut donc plus se présenter comme candidat.

 

Jean-Pierre Mara

Ancien député

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Bangui : un régime qui sacrifie son peuple sous un mirage de progrès, selon  Yves Sangami

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Bangui : un régime qui sacrifie son peuple sous un mirage de progrès, selon  Yves Sangami

 

Bangui : un régime qui sacrifie son peuple sous un mirage de progrès, selon Yves Sangami
Le-ministre-Arthur-Piri-vrai – Chute du régime de Bangui, plusieurs proches du Président Touadera se préparent à quitter le pays

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, la capitale centrafricaine, la vie quotidienne ressemble à un combat permanent. Pas contre des ennemis visibles, mais contre l’absence d’eau potable et d’électricité, ces besoins de base que tout gouvernement digne de ce nom devrait garantir. Yves Sangami, conseiller spécial du Président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé, , n’y va pas par quatre chemins pour décrire cette réalité. Dans le débat Patara du samedi 15 mars dernier sur la radio Ndéké-Luka, il a mis des mots crus sur une situation que les Centrafricains subissent depuis trop longtemps, dénonçant un régime incapable de tenir ses promesses et qui, pire encore, semble se moquer de son peuple.

 

« L’eau potable, c’est la vie, et vous savez, c’est la vie », martèle Yves Sangami. Cette phrase, simple mais lourde de sens, résume l’enjeu. Sans eau, pas de dignité, pas de santé, pas d’avenir. Pourtant, à écouter les partisans du régime comme William Ndjapou , conseiller du président, on croirait presque que tout va bien. Ils se vantent d’être passés de 37 % à 51 % d’accès à l’eau potable depuis 2016. Mais Yves Sangami n’est pas dupe : selon les chiffres de l’UNICEF en 2023, moins de 10 % des Centrafricains ont réellement accès à une eau propre. Alors, où est la vérité ? Dans les beaux discours ou dans les bidons jaunes que les enfants traînent à 3 heures du matin dans les rues de Bangui ? Pour lui, la réponse est claire : « C’est un mirage, cette amélioration ». Les progrès vantés par le régime ne sont qu’une illusion, une façade pour cacher une réalité bien plus sombre.

 

Et cette réalité, elle a un coût. Des enfants meurent dans les hôpitaux faute d’électricité pour alimenter les appareils médicaux. Des femmes parcourent des kilomètres pour trouver une goutte d’eau, parfois au péril de leur sécurité,  comme cette fillette violée à Miskine en cherchant de l’eau à 23 heures. Face à cela, Yves Sangami ne mâche pas ses mots : « C’est criminel ». Comment qualifier autrement le fait que sur 6 millions de Centrafricains, seuls quelques privilégiés,  souvent proches du pouvoir,  aient de l’eau et de l’électricité  dans le pays?

 

Mais où va l’argent censé régler ces problèmes ? La Banque mondiale et d’autres partenaires ont injecté des milliards pour soutenir les secteurs de l’eau et de l’électricité. Yves Sangami pose la question qui fâche : « Cet argent est allé où ? ». Pas dans les tuyaux de la SODECA, visiblement, ni dans les lignes de l’ENERCA. Lui-même raconte avoir souscrit un abonnement à la SODECA il y a trois ans, payé en bonne et due forme, sans jamais voir une goutte d’eau arriver chez lui. Et il n’est pas le seul. Les Centrafricains paient pour des services fantômes, pendant que les responsables, bien installés dans leurs bureaux, échappent à toute sanction. « Il n’y a pas de véritable politique qui est mise en œuvre », assène-t-il….

 

Depuis 2016, sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, les promesses s’accumulent, mais les résultats restent introuvables. Un château d’eau inachevé à Bimbo sur les 5000 promis, des forages qui ne marchent pas, des stations de pompage en panne : voilà le bilan concret….

 

Pour Yves Sangami, ce fiasco n’est pas juste une question d’incompétence. C’est une trahison. Le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique, qui gère aussi le carburant, est un désastre total….

 

« C’est un cercle à ciel ouvert, tous les voyants sont au rouge », dit-il. Eau, électricité, carburant : rien ne fonctionne. Et pourtant, le régime trouve des milliards en un clin d’œil quand il s’agit de pousser un référendum pour un troisième mandat. Mais pour l’eau et l’électricité ? Rien. « On a l’impression qu’on ne vit pas dans le même pays », soupire-t-il, opposant le quotidien des élites, avec leurs forages privés et leurs groupes électrogènes, à celui des habitants des quartiers populaires, étouffés par la poussière et la chaleur….

 

Alors, que faire ? Yves Sangami en appelle à la rue : « On devrait marcher pour demander des comptes au directeur général de l’ENERCA ou de la SODECA ». Pourquoi manifester pour un mandat supplémentaire quand la jeunesse n’a ni eau pour boire, ni électricité pour étudier ? Il interpelle les citoyens, mais aussi les dirigeants : « Il faut qu’on puisse sortir de cette situation ». Ce n’est pas une suggestion, c’est un cri d’urgence. Parce que vivre comme ça, ce n’est pas vivre – c’est survivre. Et pour lui, un gouvernement qui laisse son peuple survivre au lieu de lui offrir une vie digne….

 

Cet article pourrait s’arrêter là, mais une dernière pique de Yves Sangami résonne encore : quand on lui demande pourquoi les autorités n’arrivent pas à résoudre ces crises cycliques, il répond, cinglant : « Je ne suis pas au pouvoir, je ne gouverne pas. » Une façon de renvoyer la balle à ceux qui, eux, ont les rênes,  et qui, visiblement, ne savent pas quoi en faire….

 

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La MDSP se joint à l’appel du BRDC pour la marche populaire du 4 avril 2025

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La MDSP se joint à l’appel du BRDC pour la marche populaire du 4 avril 2025

 

Centrafrique.org/vers-lannulation-pour-inconstitutionnalite-du-decret-n-22-248-du-26-aout-2022-portant-creation-dun-comite-charge-de-rediger-le-projet-dune-nouvelle-constitution/dominique-desire-erenon-2/” rel=”attachment wp-att-59581″ data-wpel-link=”internal”>La MDSP se joint à l’appel du BRDC pour la marche populaire du 4 avril 2025
Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) lance un appel vibrant à manifester le 4 avril 2025 à Bangui et Paris. Face aux coupures d’électricité, à la pénurie d’eau et à une crise sociale grandissante, cette marche, soutenue par le Mouvement pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), vise à exprimer le ras-le-bol populaire.

 

À l’approche du 4 avril 2025, la Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP)   invite citoyens et organisations à participer à une marche pour la démocratie. Prévue à Bangui puis à Paris, cette mobilisation vise à défendre les valeurs démocratiques face aux défis actuels, dans un contexte de tensions croissantes.

 

Une réponse aux crises multiples

 

La MDSP rejoint cette marche pour dénoncer les échecs de la gouvernance actuelle. Dans son communiqué du 24 mars 2025, elle déclare : « Considérant les multiples défaillances dans la gouvernance publique dans notre pays, la RCA et dont les principales conséquences sont la paupérisation galopante des couches moyennes et la détérioration progressive des conditions de vie de notre pays ». Elle appuie ainsi l’élan du BRDC contre la cherté de la vie et les pénuries.

 

Un contexte de tensions et d’urgence

 

La MDSP soutient cette initiative dans un climat de crise sociale et politique. Son communiqué précise : « Considérant aussi les difficultés d’accès aux services sociaux de base tels que les gros problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité auxquels les familles centrafricaines sont durement confrontées au quotidien ». Cette mobilisation, qu’elle renforce à Bangui et Paris, vise à alerter sur ces défis urgents.

 

Un appel inclusif à toutes les forces vives

 

En se joignant au BRDC, la MDSP élargit l’appel à la population. Dans son communiqué, elle invite : « Toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à s’unir pour manifester le 04 avril 2025 à Bangui et le 05 avril 2025 à Paris, afin d’exprimer ouvertement et pacifiquement au gouvernement nos revendications légitimes pour l’amélioration de nos conditions de vie ». Elle cherche à fédérer un mouvement collectif.

 

Une date symbolique pour l’avenir

 

La MDSP apporte son soutien pour s’opposer également à un troisième mandat présidentiel. Son communiqué affirme : « Appelle toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à s’unir pour manifester […] afin de dire clairement et pacifiquement : NON AU 3ÈME MANDAT en faveur du Président Faustin Archange Touadéra lors des prochaines élections générales de décembre 2025 ». Cette marche devient un symbole de résistance démocratique.

 

Il y’a lieu de rappeler que la MDSP, via son communiqué du 24 mars 2025, renforce l’appel du BRDC pour les 4 et 5 avril 2025. À Bangui et Paris, cette mobilisation conjointe vise à exiger de meilleures conditions de vie et à défendre l’alternance démocratique face aux crises actuelles….

 

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Nouvelle inculpation par la CPS dans l’affaire de l’attaque de Notre-Dame de Fatima à Bangui

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Nouvelle inculpation par la CPS dans l’affaire de l’attaque de Notre-Dame de Fatima à Bangui

 

Centrafrique.org/kidnappe-par-les-mercenaires-russes-a-son-domicile-mahamat-ali-fadoul-alias-grand-k-reste-introuvable/mahamat-ali-fadoul/” rel=”attachment wp-att-88560″ data-wpel-link=”internal”>Nouvelle inculpation par la CPS dans l’affaire de l’attaque de Notre-Dame de Fatima à Bangui
Monsieur Mahamat Ali Fadoul

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a procédé à l’arrestation et à l’inculpation d’un suspect dans l’attaque de 2014 contre l’église Notre-Dame de Fatima.

 

En effet, le 24 mars 2025, la CPS a publié un communiqué de presse détaillant les derniers développements dans une affaire retentissante. Selon le communiqué, « dans le cadre d’un dossier sous instruction judiciaire dans un Cabinet d’instruction à la Cour pénale spéciale (CPS) visant l’attaque perpétrée contre l’Eglise Catholique Notre Dame de Fatima située dans le 3ème arrondissement de Bangui le 28 mai 2014 par les groupes d’auto-défense du KM5, dans laquelle l’Abbé Emile NZALE a notamment été tué », un suspect, Mohamed Ali Fadoul, a été appréhendé. Cette attaque, qui a marqué les esprits par sa violence, avait ciblé un lieu de culte, faisant de nombreuses victimes, dont l’Abbé Emile Nzale, figure de la communauté catholique.

 

L’arrestation de Mohamed Ali Fadoul s’est déroulée le 20 mars 2025, comme l’indique le communiqué : « Le suspect MOHAMED ALI FADOUL a été interpellé par des officiers de police judiciaire le 20 mars 2025 en vertu d’un mandat d’arrêt des juges d’instruction de la CPS du 4 mars 2025. » Dès le lendemain, « le 21 mars 2025, il a été présenté devant les juges d’instruction de la CPS qui ont procédé à sa première comparution ». Lors de cette audience, après avoir été informé de ses droits, il a été formellement inculpé d’une série de chefs d’accusation graves. Le communiqué précise qu’il est accusé de « crimes contre l’humanité par meurtre, extermination, persécution, disparition forcée de personnes, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international et autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale ». À cela s’ajoutent des « crimes de guerre par meurtre, atteintes à la santé et au bien-être physique ou mental des personnes de même que les traitements cruels tels que la torture, les mutilations ou toutes formes de peines corporelles, attaque contre la population civile, attaque contre des lieux de culte, attaque contre des biens indispensables à la survie de la population et pillage ».

 

Cette inculpation s’inscrit dans une enquête plus large menée par la CPS. En effet, le communiqué rappelle que « dans ce même dossier d’instruction, huit autres personnes ont déjà été inculpées par le cabinet d’instruction ». Ces individus sont identifiés comme « ADAMOU YALO alias ADAMOU JESUS, HADIATOU GARY, ABDEL KADER ALI alias AMERICAIN, YOUSSOUF AMAT Youssouf, AMAT KALIT alias KALEB, MAHAMAT Abdoulaye alias ISSA MBONGUE, AHAMAT TIDJANI et ABAKAR ZAKARIA HAMID alias SG ». Avec l’ajout de Mohamed Ali Fadoul, cela porte à neuf le nombre total de suspects poursuivis dans cette affaire.

 

La CPS tient à souligner un principe fondamental du droit : « Les neufs inculpés sont présumés innocents et la procédure d’instruction se poursuit à charge et à décharge ». Cette précision reflète l’engagement de la cour à respecter les normes internationales en matière de justice, tout en poursuivant ses investigations pour établir les responsabilités dans cette tragédie.

 

Créée par la loi organique nº15.003 du 3 juin 2015, la Cour pénale spéciale est une institution hybride intégrée au système judiciaire centrafricain. Le communiqué rappelle que « la Cour pénale spéciale (CPS) est une cour hybride au sein du système judiciaire centrafricain » avec pour mission d’« enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République Centrafricaine depuis 2003 ». Basée à Bangui, rue Martin Luther King, elle joue un rôle crucial dans la lutte contre l’impunité dans un pays marqué par des années de conflits….

 

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Démenti officiel : Mahamat Deya répond aux accusations portées contre lui

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Démenti officiel : Mahamat Deya répond aux accusations portées contre lui

 

Centrafrique.org/le-general-mahamat-deya-chef-detat-major-du-prnc/” data-wpel-link=”internal”>Le général Mahamat Déya, chef d'État-major du PRNC, ici, dans la préfecture de la Haute-Kotto, dans la localité de Ouandja - Kotto
Le général Mahamat Déya, chef d’État-major du PRNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans une lettre de démenti reçu par la rédaction du CNC, Mahamat Deya, ancien garde rapproché de Michel Djotodia et ambassadeur de paix, dément fermement les accusations de meurtres et de braquages qui le visent, dénonçant une tentative de nuire à sa réputation.

 

Mahamat Deya, figure des groupes armés largement connue en Centrafrique, a tenu à prendre la parole pour rétablir la vérité face à ce qu’il qualifie de rumeurs infondées. Dans son démenti, il se présente avec clarté : « Je suis Mahamat Deya, ancien garde rapproché de l’ex-président de transition Michel Djotodia, aujourd’hui ambassadeur de paix ». Il insiste sur son parcours et son engagement actuel, expliquant qu’il a choisi de se consacrer à une cause noble : « Désormais, j’ai pris l’engagement de lutter pour la libération du peuple centrafricain, pris en otage par le régime en place dirigé par Faustin-Archange Touadéra ».

 

L’ancien garde rapproché, reconnu pour son hospitalité selon ses propres mots :  « mes anciens collègues peuvent en témoigner », , rejette catégoriquement les allégations qui circulent à son sujet. Il affirme haut et fort : « Les accusations portées contre moi, prétendant que j’aurais envoyé des hommes pour commettre des meurtres ou des braquages, sont totalement infondées ». Pour lui, ces affirmations ne reposent sur rien de concret et relèvent d’une volonté délibérée de salir son nom. « Ces accusations sont guidées par la mauvaise foi et visent uniquement à ternir ma réputation », ajoute-t-il dans sa lettre.

 

Mahamat Deya défend également ses hommes, qu’il décrit comme irréprochables : « Mes hommes sont disciplinés, respectueux des valeurs humaines et conscients de l’importance de la vie ». Il va plus loin en soulignant que les vrais coupables des actes reprochés sont connus, mais que certains préfèrent se taire. « Les véritables responsables de ces crimes sont connus de certains, mais ces derniers préfèrent garder le silence par crainte des représailles », précise-t-il, lançant ainsi un appel à la lucidité.

 

Actif dans des zones sensibles comme Sam Ouandja et Ouadda Maïkaga, où l’insécurité règne à cause des bandes armées et des braconniers, Mahamat Deya appelle à la vigilance collective. « Je vous exhorte à ne pas vous laisser tromper par ces fausses accusations et à rester vigilants face aux manipulations visant à semer la division », conclut-il, réaffirmant son attachement à la paix et à la justice.

 

Ce démenti, publié par monsieur Mahamat Déya, se veut une mise au point ferme et un message adressé autant à ses compatriotes centrafricains qu’à ceux qui, selon lui, cherchent à le discréditer….

 

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Comment le Casino Betzino Récompense-t-il la Fidélité à Long Terme ?

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Dans l’univers des casinos en ligne, la fidélité des joueurs est un élément clé, et certaines plateformes se démarquent en offrant des récompenses attrayantes à leurs utilisateurs réguliers. C’est notamment le cas de Betzino, qui met en place un programme de fidélité avantageux pour récompenser ses joueurs sur le long terme. Mais quels sont les mécanismes de ce programme, et comment en tirer pleinement parti ? Décryptons ensemble les différentes manières dont Betzino chouchoute ses membres fidèles.

 

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🎰 Les Programmes de Fidélité dans les Casinos en Ligne : Un Atout Majeur

Les programmes de fidélité sont devenus un élément incontournable des casinos en ligne. Leur objectif principal est d’encourager les joueurs à rester actifs sur la plateforme en leur offrant divers avantages en fonction de leur niveau d’activité. Contrairement aux bonus classiques, qui sont généralement destinés aux nouveaux inscrits, ces programmes visent à récompenser l’engagement à long terme.

Les joueurs accumulent généralement des points ou progressent à travers différents statuts VIP, ce qui leur permet d’accéder à des bonus exclusifs, du cashback, des free spins et même des cadeaux physiques. Betzino a compris l’importance de ces récompenses et propose un système bien pensé pour fidéliser ses joueurs sur la durée.

🏆 Le Programme de Fidélité Betzino : Un Système Basé sur la Régularité

📌 Comment Fonctionne le Programme de Fidélité de Betzino ?

Le casino Betzino récompense ses joueurs fidèles en fonction de leur fréquence de jeu et du montant de leurs mises. Chaque mise placée permet d’accumuler des points, qui peuvent être échangés contre divers avantages. Plus un joueur joue régulièrement, plus il progresse dans le programme de fidélité.

Le programme de fidélité repose sur une structure évolutive, où les joueurs peuvent gravir différents échelons pour débloquer des récompenses de plus en plus intéressantes.

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Plus un joueur monte en niveau, plus les récompenses deviennent attractives.

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Fidèle Gouandjika : « Va dire à Touadéra ce que tu publies sur les réseaux sociaux  sur les deux frères Dondra

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Fidèle Gouandjika : « Va dire à Touadéra ce que tu publies sur les réseaux sociaux  sur les deux frères Dondra

 

Fidèle Gouandjika : « Va dire à Touadéra ce que tu publies sur les réseaux sociaux sur les deux frères Dondra
Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika au centre culturel Missy Momo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’arrestation des frères cadets d’Henri Marie Dondra, dans la nuit du 19 au 20 mars, fait trembler le pouvoir centrafricain. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller, s’adresse aux réseaux sociaux et interpelle Touadéra sur une affaire qu’il juge manipulée et explosive.

 

L’arrestation des frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra, Christian et Eusèbe, dans la nuit du 19 au 20 mars, continue de faire des vagues en République centrafricaine. Interpellés à une heure du matin par des éléments de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), avec l’appui de mercenaires du groupe Wagner, les deux hommes sont aujourd’hui au cœur d’une affaire qui embarrasse le pouvoir et divise ses proches.

 

24 heures après leur arrestation, le procureur a rapidement avancé que Christian et Eusèbe Dondra seraient impliqués dans une tentative d’empoisonnement visant le président Faustin Archange Touadéra et Sani Yalo, président du conseil d’administration du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC). Une accusation qui, dès son annonce, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, où beaucoup dénoncent un « montage grossier » destiné à nuire à Henri Marie Dondra, figure montante de la politique centrafricaine, leader du parti Unité Républicaine (UNIR).

Centrafrique : Daniel Nzéwé met son service de fausseté au profit de Touadera
Le passeport congolais truqué par Daniel Nzéwé au nom de Christian Dondra habitant le 1er arrondissement de Bangui en République Démocratique du Congo.

 

Une arrestation au contour flou

 

Les circonstances de cette interpellation, survenue en pleine nuit et sans mandat clair selon les proches de la famille Dondra, alimentent les soupçons d’illégalité. Dès le lendemain, des membres de la famille et des sympathisants ont manifesté devant les locaux de l’OCRB, réclamant la libération immédiate des deux frères. Sur les réseaux sociaux, les vidéos montrant le père des accusés, visiblement bouleversé, accusant le président Touadéra et son entourage de machination, ont amplifié la colère populaire.

 

Pour beaucoup, cette affaire porte la marque de Sani Yalo, un homme de l’ombre proche du chef de l’État. Des rumeurs persistantes, relayées par des observateurs centrafricains, pointent également Daniel Nzéwé, considéré comme l’auteur des faux documents présentés pour incriminer les deux frères Dondra. Ces allégations ont trouvé un écho inattendu dans les déclarations du ministre conseiller du président, Fidèle Gouandjika, qui a choisi de briser son silence sur les réseaux sociaux.

Pendant ce temps, le procureur, lui, maintient que Christian et Eusèbe Dondra auraient planifié un empoisonnement aux conséquences politiques graves, visant à déstabiliser le pays. Mais cette version peine à convaincre, tant les accusations semblent fragiles face au tollé qu’elles ont déclenché.

 

Fidèle Gouandjika entre en scène

 

 

C’est dans ce climat tendu que Fidèle Gouandjika, fidèle conseiller spécial et oncle maternel de Touadéra, a pris la parole. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux lundi 24 mars 2025, c’est-à-dire quatre jours après l’arrestation des deux frères Dondra, il n’y va pas par quatre chemins  pour démolir tout : « Une affaire honteuse montée de toute pièce pour nuire non seulement à Henri Marie Dondra, mais surtout au président Touadéra », écrit-il. Il appelle à traquer les « vrais instigateurs, les voyous » et à libérer rapidement les frères Dondra, qu’il considère comme des victimes d’une injustice. Une position qui surprend, venant d’un homme habituellement aligné sur la ligne officielle.

 

Ces mots visent-ils Sani Yalo, souvent cité comme le cerveau derrière cette affaire, ou Daniel Nzéwé, son bras droit ? Gouandjika ne nomme personne, mais son ton incisif laisse peu de doute sur ses cibles. En s’exprimant ainsi, il met Touadéra face à une question brûlante : jusqu’où cette crise est-elle contrôlée par le palais ?

 

Un pouvoir fragilisé

 

L’intervention de Gouandjika révèle des lignes de fracture au sein de l’entourage présidentiel. À quelques mois des élections de décembre 2025, Henri Marie Dondra, qui a créé son propre parti, Unité Républicaine (UNIR), représente une menace croissante pour le régime. Cette arrestation pourrait-elle être une tentative maladroite de l’affaiblir ? Pour Gouandjika, l’opération fait plus de tort à Touadéra qu’à son rival, offrant des arguments au Bloc républicain pour la défense de la démocratie (BRDC), qui conteste la légitimité de la 7e République.

 

Sani Yalo, l’homme au cœur des questions

 

Sani Yalo, président du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), reste une énigme. Proche officieux du président, il est présenté comme une cible potentielle de cet empoisonnement présumé. Mais son rôle exact dans l’État intrigue. « On veut l’empoisonner pour faire un coup d’État ? Ça n’a aucun sens », s’étonne un observateur centrafricain. L’influence de Yalo, amplifiée par les rumeurs, alimente les spéculations sur une lutte de pouvoir en coulisses.

 

Alors que la justice promet de faire la lumière sur cette affaire, les frères Dondra restent détenus à l’OCRB. Fidèle Gouandjika, lui, appelle à la sérénité et à la confiance en l’institution judiciaire, tout en réaffirmant son attachement à la démocratie et à la paix instaurées depuis 2016. Mais dans un pays où les luttes de pouvoir se jouent souvent dans l’ombre, cette affaire pourrait bien marquer un tournant, révélant au grand jour les fissures d’un régime sous pression….

 

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Nouveau détournement : l’Autorité Nationale des Élections prise la main dans le sac

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Nouveau détournement : l’Autorité Nationale des Élections prise la main dans le sac

 

La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Autorité Nationale des Élections (ANE) se fait parler d’elle à nouveau, et pas pour de bonnes raisons. Un nouveau cas de détournement vient salir son image : des fonds détournés, des magouilles grossières, et personne pour rendre des comptes.

 

Tout part d’une mission banale mais risquée. Trente-deux (32) agents recenseurs quittent Bangui le 30 novembre 2024 pour Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, afin de rejoindre Batangafo, dans l’Ouham-Fafa. Ils voyagent léger : des tablettes pour enregistrer les données, leurs téléphones perso, un peu de cash pour manger et dormir.  La route est mauvaise, pleine de nids-de-poule, et tout le monde sait que des groupes armés traînent dans le coin. Mais avec tout le risque, ils ont quitté Bossangoa pour se rendre à Batangafo. À 2 kilomètres de la sortie de Benzambé, une ville située à environ 75 kilomètres de Bossangoa, ça dégénère. Une bande d’hommes armés équipée   de fusils d’assaut, machettes, regards noirs,  bloque leur véhicule. Pas de discussion possible. Les agents se font sortir du véhicule, aligner comme des bêtes. Les coups pleuvent : poings dans la figure, coups de crosse dans le dos. Les femmes du groupe hurlent, certaines tombent sous les claques. En dix minutes, c’est plié : les bandits embarquent tout,  tablettes, téléphones, argent ,  et filent dans la brousse. Eux, ils restent là, sur le bord de la route, sonnés, avec rien d’autre que leurs vêtements.

 

De retour à Bangui, ils vont voir l’ANE. Là, on leur dit : “Pas de panique, faites une liste de ce qu’on vous a pris, on va voir pour vous rembourser”. Ça sonne presque sérieux. Sauf que la réalité, c’est autre chose. La première liste, ils la déposent au secrétariat de la vice-présidente, car  le président est malade, c’est la vice-Présidente qui gère en attendant. Quelques semaines plus tard, ils reviennent à l’ANE demander des nouvelles. Réponse : “On sait pas où la liste c’est passée, le dossier est perdu”. Perdu ? Ils ravalent leur colère, refont une liste, détaillent tout encore une fois : téléphone marque X, montres marques z, porte-monnaie garnie. Ils ramènent ça à l’ANE. Deuxième tentative, même scénario : “Désolé, on trouve plus le papier”. À ce moment-là, ça commence à sentir mauvais. Deux fois de suite, ça fait beaucoup pour une simple coïncidence.

 

Et puis, l’histoire bascule dans le n’importe quoi. À la troisième liste, l’ANE finit par envoyer celle-ci au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui doit sortir l’argent pour les indemnisations. Sauf que le PNUD appelle les victimes pour vérifier, surprise! il tombe des nues : les noms sur la liste envoyés par l’ANE est fictive. Aucun nom des 32 victimes y figure. Ceci dit, les vrais agents, ceux qui ont pris des coups sur la route de Batangafo ne font pas partie de cette liste.

 

Ce qui rend tout ça dingue, c’est que l’ANE, censée être une machine sérieuse avec un gros budget, se plonge régulièrement dans de tel détournement honteux. On leur donne des millions pour organiser des Élections propres, et ils arrivent même pas à gérer une indemnisation sans que ça parte en vrille. Les agents se font voler une fois sur la route, puis une deuxième fois par ceux qui devaient les aider. Et personne ne bouge. À Bangui, on entend partout dans les quartiers que c’est comme ça que ça marche maintenant  dans le pays avec le régime de Touadera : tout le monde pique ce qu’il peut, et tant pis pour les autres. La justice ? Elle est bien trop occupée à taper sur les opposants que de s’intéresser à ces combines.

 

Ce nouveau détournement à l’ANE, c’est pas juste une histoire de dossiers perdus ou d’argent mal géré. C’est une claque pour tous ceux qui espèrent encore que les choses peuvent marcher droit dans ce pays. Les agents de Batangafo, eux, ils attendent toujours. Quatre mois déjà, et rien toujours. Mais à ce rythme, ils peuvent attendre longtemps, même deux ou trois ans….

 

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Centrafrique : l’Incertitude Ronge les Proches de Mahamat Abakar, Détenu dans les Geôles de la Police Politique de l’OCRB

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Centrafrique : l’Incertitude Ronge les Proches de Mahamat Abakar, Détenu dans les Geôles de la Police Politique de l’OCRB

 

Centrafrique.org/rectification-mise-au-point-sur-larrestation-dabakar-mahamat-et-de-son-epouse-par-les-policiers-de-locrb/monsieur-mahamat-abakar-ancien-directeur-de-tresor-et-son-epouse-colonel-de-la-douane/” rel=”attachment wp-att-88373″ data-wpel-link=”internal”>Rectification : Mise au point sur l’arrestation d’Abakar Mahamat et de son épouse par les policiers de l’OCRB
Monsieur Mahamat Abakar, ancien directeur de trésor, et son épouse Sallé, colonel de la douane centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mahamat Abakar, arrêté le 11 mars 2025 dans son bureau, est détenu dans les geôles de l’OCRB. Une semaine plus tard, sa famille, terrifiée et sans réponses, sombre dans une attente insupportable.

 

Une famille brisée par l’arrestation politique

 

Tout a basculé ce mardi matin, dans un bureau discret du ministère des Finances et du Budget à Bangui. Mahamat Abakar, inspecteur principal du Trésor et ancien Directeur Général du Trésor public centrafricain, était en train de superviser des dossiers du projet AGIR – une initiative financée par la Banque mondiale pour renforcer la gestion des finances publiques – quand des hommes en uniforme de l’OCRB ont fait irruption. Sans mandat, sans un mot d’explication, ils l’ont menotté sous les regards médusés de ses collègues, avant de l’emmener vers une destination inconnue. Depuis, c’est le néant. 10 jours plus tard, le 24 mars 2025, aucune nouvelle n’a filtré des geôles de cette police politique, laissant sa famille dans un désarroi qui grandit heure après heure.

 

Achta Abakar, sa fille, ne trouve plus le sommeil. « Mon père a tout donné pour ce pays », raconte-t-elle. « Il a gravi les échelons par son travail, il a passé des concours pour mériter son poste. Aujourd’hui, il est traité comme un criminel, et on ne sait même pas s’il tient le coup. Sa santé est fragile, il a des problèmes de santé ».  Elle décrit une scène qui hante encore ses nuits : le lendemain de l’arrestation, sa mère, Zara Salé Djidalbaye, colonel des Douanes centrafricaines, s’est rendue à l’OCRB pour exiger des explications. « Elle a frappé à la porte, elle a crié pour savoir où était son mari. Ils l’ont arrêtée sur-le-champ, comme si poser une question était un crime ». Zara a été retenue deux jours, enfermée dans une cellule humide, avant d’être relâchée sans un mot. Leur fils, Salé Abakar, qui l’accompagnait, n’a pas eu cette chance immédiate : tabassé par les agents, il a été jeté dehors le soir même, le corps couvert d’ecchymoses. « Il tremble encore quand il en parle », murmure Achta.

 

Elle poursuit, la voix chargée d’incompréhension : « Et puis, ils sont venus chez nous. Ils ont perquisitionné la maison, sans mandat, sans rien. Ils ont fouillé partout, retourné les meubles, vidé les tiroirs. Ils cherchaient quoi ? Qu’est-ce qu’ils reprochent à mon père, à mes parents ? Ils veulent quoi au juste ? On n’a rien à cacher, mais ils sont repartis sans rien dire ». Le silence des autorités est assourdissant. « Une semaine, et rien. Pas un signe, pas une lettre, pas une annonce. On ne sait même pas s’il est encore à l’OCRB ou s’ils l’ont déplacé », ajoute-t-elle, les yeux rougis par les larmes. Elle sait que la loi centrafricaine limite la garde à vue à 72 heures sans décision judiciaire, mais ce délai est une plaisanterie ici. « Ils nous ignorent, comme si on n’existait pas. Pourquoi tout ça ? Qu’est-ce qu’il a fait ? ».

 

Une tyrannie qui s’infiltre partout

 

L’histoire de Mahamat Abakar s’inscrit dans une vague d’oppression qui gagne du terrain en Centrafrique, portée par le régime de Faustin-Archange Touadéra et ses alliés russes du groupe Wagner. Ce qui arrive à cet homme intègre, un fonctionnaire qui a bâti sa carrière sur le mérite, dépasse la simple brutalité : c’est une stratégie froide, calculée, pour écraser toute voix ou toute compétence qui échappe au contrôle du pouvoir. Mahamat, avec son poste clé dans le projet AGIR, était une cible idéale. Nommé après un concours rigoureux supervisé par la Banque mondiale, il incarnait une exception dans un pays où les places stratégiques se monnaient souvent en coulisses ou s’offrent aux fidèles du régime.

 

L’OCRB, censée traquer les bandits, s’est transformée en une machine à broyer les indésirables. Ce jour-là, les agents n’ont pas agi seuls : des témoins parlent de silhouettes étrangères, des hommes aux accents russes, rôdant autour du bâtiment. Wagner, omniprésent en Centrafrique, tire les ficelles en échange des richesses du sous-sol – or, diamants, uranium. « On les voit partout », confie un habitant du quartier Sarah, qui a entendu les rumeurs dans les rues de Bangui.

 

 « Les polices politiques du régime surveillent, ils frappent, ils décident. Avec l’arrestation de monsieur Mahamat Abakar, ils veulent faire un exemple, montrer que personne n’est intouchable », explique l’un des collaborateurs de l’inspecteur interrogé par la rédaction du CNC.

 

Cependant, les mercenaires, aux côtés des forces de polices centrafricaines, imposent une peur qui paralyse, un climat où poser une question, comme l’a fait Zara, devient un acte de rébellion.

 

Et puis, il y a cette rumeur qui circule, tenace, dans les couloirs du ministère et les marchés de la capitale. Le poste de Mahamat, avec ses fonds internationaux et son influence, fait saliver le régime depuis des années.

 

« Ils veulent y mettre un des leurs », explique une source au ministère des finances. « Le projet AGIR, c’est de l’argent, c’est du pouvoir. Monsieur Mahamat Abakar refusait de jouer leurs jeux, de fermer les yeux sur certaines choses. Ça les rendait fous. » Cette hypothèse, bien que non prouvée officiellement, semble plausible dans un pays où l’intégrité est une menace pour ceux qui prospèrent sur la corruption.

 

Le régime avait promis une enquête bouclée en trois jours, selon des déclarations entendues à l’OCRB. « Trois jours, puis une semaine au pire », s’agace Achta. « Et là ? Rien ! Ils nous prennent pour des idiots ».

 

Ce silence qui s’éternise, cette façon de piétiner les lois, sent la manipulation à plein nez. Ce n’est pas juste une arrestation sans motif, c’est un message : même un homme honnête, soutenu par une institution comme la Banque mondiale, peut disparaître dans les geôles de cette police politique sans que personne ne bronche.

 

L’emprise de Touadéra et de Wagner s’étend comme une toile d’araignée, étouffant les institutions, vidant la justice de son sens, terrorisant les citoyens. L’affaire Abakar met à nu une dictature qui ne se donne même plus la peine de sauver les apparences. Elle s’infiltre partout, corrompt tout, élimine sans bruit, avec une précision qui glace le sang. Et pendant ce temps, une famille attend, rongée par l’incertitude, espérant un signe qui ne vient pas…..

 

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Affrontements sanglants à Tataly : les 3R contre les soldats FACA, plusieurs morts et des prisonniers

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Affrontements sanglants à Tataly : les 3R contre les soldats FACA, plusieurs morts et des prisonniers

 

Centrafrique.org/centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>Affrontements sanglants à Tataly : les 3R contre les soldats FACA, plusieurs morts et des prisonniers
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce  dimanche 23 mars 2025, Tataly, à 30 km de Ngoutéré, proche de Bozoum, a basculé dans la violence. Les rebelles du mouvement 3R ont affronté les soldats FACA et leurs alliés du MCU, laissant un bilan tragique : un mort, deux disparus, et un village ravagé par le chaos.

 

En effet, ce dimanche, tout a commencé à l’aube, vers 6 heures, quand une trentaine de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), appuyés par des miliciens armés du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, ont envahi Tataly, situé à 55 km de Bozoum. Loin de protéger les habitants, ils ont semé la panique. Le village, encerclé en quelques minutes, s’est retrouvé à la merci de ces hommes armés. Réveillés en sursaut, les villageois ont fui vers la brousse, abandonnant leurs foyers dans une débandade désespérée.

 

Une fois seuls, les FACA et les miliciens du MCU ont pillé sans retenue. Ils ont vidé les maisons de tout ce qui avait de la valeur : argent, vêtements, outils, provisions. Ce qu’ils ne pouvaient pas emporter, comme les matelas ou les meubles, a été détruit sur place, lacéré ou brisé dans une rage gratuite. Ce saccage méthodique a laissé derrière lui des habitations dévastées et une population terrifiée, sans rien à quoi se raccrocher.

 

Désemparés, les habitants ont perdu toute confiance en l’armée nationale, censée être leur bouclier. Dans un ultime recours, ils sont allés alerter les rebelles du groupe 3R, espérant une intervention pour reprendre leur village. Mais quand les rebelles du mouvement 3R sont arrivés à Tataly, les assaillants avaient déjà quitté les lieux, direction Tollé, un autre village à portée de leurs exactions. Apprenant l’arrivée des rebellesdu mouvement 3R, les FACA et leurs supplétifs miliciens du MCU ont fait demi-tour, déclenchant un violent affrontement.

 

La bataille a été rapide mais sanglante. Selon les premières informations, un Soldat FACA a été tué sur le coup, tandis que deux autres ont été capturés ou se sont volatilisés, sans nouvelles à ce jour. Ce bilan, encore incertain, témoigne de l’intensité de l’échange.

 

Cet épisode tragique laisse les Centrafricains abasourdis. Pourquoi l’armée régulière, payée pour défendre la population, s’associe-t-elle aux miliciens du MCU, des hommes armés au service du parti au pouvoir, pour piller et terroriser ? Chaque maison défoncée, chaque famille chassée dans la brousse pose une question lancinante : à qui profite cette violence ? Tataly, village martyr, incarne aujourd’hui le cri d’un peuple trahi par ceux qui devraient le protéger….

 

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Une réunion de paix à Zémio tourne à la crise : tensions autour du départ des musulmans de la ville

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Une réunion de paix à Zémio tourne à la crise : tensions autour du départ des musulmans de la ville

 

Centrafrique.org/Centrafrique-colere-et-stupefaction-des-habitants-de-zemio-contre-les-taxes-illegales-instaurees-par-le-maire-de-la-ville/madame-la-maire-de-zemio-rosalie-nawira/” rel=”attachment wp-att-58158″ data-wpel-link=”internal”>Une réunion de paix à Zémio tourne à la crise : tensions autour du départ des musulmans de la ville
Madame la maire de Zémio, Rosalie Nawira

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce lundi 24 mars 2025, Madame le  maire de Zémio a tenté de désamorcer une situation explosive en réunissant les différentes communautés de la ville, notamment  musulmans, chrétiens, Peuls et autres  pour parler de paix et de la cohésion sociale. Mais cette initiative, censée apaiser les esprits, s’est déroulée dans une atmosphère tendue, alourdie par la présence des Mercenaires russes du groupe Wagner, convié par la maire elle-même à assister à la réunion.

 

En effet, tout a basculé après un drame qui a secoué la ville il y’a quelques jours. Deux jeunes Peuls, âgés de 20 et 22 ans, , partis de leur campement à 6 heures du matin pour venir s’inscrire sur la liste électorale à Zémio en vue des Élections de décembre 2025, ont été brutalement assassinés. Arrivés vers 9 heures, ils ont effectué leur inscription avant de repartir à 14 heures. Sur le chemin du retour, à 8 kilomètres de la ville, des miliciens azandés les ont interceptés et décapités vers 17 heures. Dès le lendemain, deux suspects ont été arrêtés par les mercenaires russes et placés en détention à la gendarmerie de Zémio.

 

Depuis cet événement, la colère des miliciens azandés, y compris la population civile,  ne faiblit pas. Armés, ils ont bloqué toutes les entrées et sorties de la ville :  nord, sud, est, ouest,  et lancé un ultimatum : aucun musulman ne doit entrer ou sortir. Ils vont plus loin en exigeant que Zémio, et même d’autres localités du Haut-Mbomou, soient réservées aux seuls Azandés, refusant la présence de musulmans ou d’autres ethnies. Ils ont également interdit à quiconque de venir s’inscrire sur la liste électorale, un acte qui semble avoir coûté la vie aux deux jeunes Peuls le 15 mars dernier.

 

C’est dans ce climat lourd que la réunion de ce lundi 24 mars 2025 s’est tenue. Les discussions ont vite pris une tournure agitée. Les représentants russes du groupe Wagner ont interpellé madame le maire avec une question tranchante : « Ces jeunes veulent que tous les musulmans et les autres ethnies quittent la ville. Vous, qu’en pensez-vous ? ». La réponse de madame le maire a été immédiate. Levant les deux mains en l’air, elle a juré au nom de son Dieu qu’elle ne souhaitait pas le départ des musulmans. « Avec eux, avec toutes les ethnies, on vit bien ici », a-t-elle affirmé, précisant que cette crise était l’œuvre de quelques individus, pas de l’ensemble de la population.

 

Son plaidoyer pour la paix n’a pourtant pas fait l’unanimité. Les chefs de quartiers et de villages, présents dans la salle, ont laissé transparaître leur désaccord. Sans le dire ouvertement, leurs murmures et leur malaise montraient qu’ils ne veulent ni des musulmans ni des autres ethnies. La maire, elle, a continué d’appeler à la cohésion, demandant à chacun de travailler pour ramener le calme.

 

Mais la situation reste volatile. Environ 2 000 miliciens azandés se sont retirés dans la brousse pour, selon eux, « prendre leurs potion magique »,  un rituel avec des gris-gris qui annonce leur préparation au combat. Ils ont promis de revenir pour fouiller les quartiers musulmans, maison par maison, et chasser leurs habitants. Une menace qui fait planer le spectre d’une vague de violence.

 

Le Sous-préfet, Romaric Sangou Zirani, actuellement à Bangui, brille par son absence, laissant la maire seule pour gérer une crise qui semble lui échapper. Malgré ses appels répétés à la paix, Zémio reste sous haute tension. Bloquée par les miliciens azandés, la ville attend, dans l’angoisse, de voir ce que l’avenir lui réserve….

 

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Arrestations des Frères Dondra et Répression de l’URCA : Le MLPC Accuse Touadéra d’Autoritarisme

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Arrestations des Frères Dondra et Répression de l’URCA : Le MLPC Accuse Touadéra d’Autoritarisme

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Arrestations des Frères Dondra et Répression de l’URCA : Le MLPC Accuse Touadéra d’Autoritarisme
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le lundi 24 mars 2025, le MLPC, dirigé par Martin Ziguélé, a publié un communiqué dénonçant les arrestations des frères Dondra et l’interruption d’un rassemblement URCA, pointant les abus du régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a pris la parole avec force en ce lundi 24 mars 2025, date de rédaction et de publication d’un communiqué de presse signé par son président, Martin Ziguélé. Sous l’en-tête frappé du logo du parti et de sa devise “Justice – Liberté – Travail”, le MLPC publie une série d’événements bouleversants qui secouent la République centrafricaine sous le joug de Faustin-Archange Touadéra.

 

Dans le communiqué du parti MLPC, l’arrestation des frères Dondra, Mathurin Christian et Eusèbe, ainsi que la tentative d’arrestation de leur frère aîné, Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre, survenues dans la nuit, sont décrites comme une opération clandestine organisée par un régime aux abois. Les frères Dondra, Mathurin Christian et Eusèbe, ont été arrêtés manu militari, tandis que Henri-Marie, l’ancien premier ministre, figure politique centrafricaine, a échappé de justesse à une descente similaire. Pour le MLPC, ces actes traduisent la panique de Touadéra face à une opposition grandissante à neuf mois des élections. “C’est une chasse aux sorcières indigne d’un État de droit”, tonne le parti.

 

Le texte du MLPC poursuit.  Il exprime des préoccupations concernant les arrestations nocturnes et leur impact sur la justice et les droits des citoyens. Les détails sont accablants : des hommes armés, agissant sans mandat clair, ont semé la terreur dans les foyers des Dondra, violant leur intimité et leurs droits fondamentaux. Le MLPC accuse Touadéra de transformer la justice en outil de répression, où les arrestations arbitraires remplacent les procès équitables. “Sous Touadéra, la nuit devient le refuge des tyrans”, ajoute le parti, défendant avec ferveur sa vision de “Justice” et de “Liberté” pour tous les Centrafricains.

 

Un second incident est relaté avec précision dans le communiqué signé par Martin Ziguélé .  Il mentionne également un incident survenu le dimanche 23 mars 2025, impliquant l’interruption d’un rassemblement du Parti URCA par des gendarmes. Hier, à Bangui, une réunion pacifique de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a été brutalement dispersée par des forces de l’ordre lourdement équipées. Pour le MLPC, cet assaut, commandité par Touadéra, vise à étouffer toute voix dissidente. “C’est une déclaration de guerre contre la démocratie”, clame le parti, qui voit dans cette répression une tentative désespérée de Touadéra de consolider son pouvoir vacillant.

 

Enfin, le MLPC conclut son réquisitoire.  Le texte critique les actions des autorités et souligne l’importance de l’information publique en République centrafricaine. Le MLPC dénonce un blackout médiatique imposé par le régime, qui censure les journaux et intimide les reporters pour cacher ses exactions. À l’heure où les Centrafricains peinent à accéder à des nouvelles fiables, le parti insiste sur son rôle de gardien de la vérité. “Touadéra veut un peuple aveugle et muet, mais nous ne le laisserons pas faire”, promet le MLPC, fidèle à son engagement pour le “Travail” au service de la nation.

 

Ce communiqué du 24 mars 2025, signé par Martin Ziguélé, est un appel à la résistance. Face à un Touadéra qui enchaîne arrestations et intimidations, le MLPC se pose en bouclier du peuple, prêt à lutter pour un avenir où justice, liberté et transparence ne seront plus des mots creux….

 

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Centrafrique : le G-16 se dresse contre le troisième mandat de Touadera

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le G-16 se dresse contre le troisième mandat de Touadera

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-g-16-apporte-son-soutien-aux-enseignants-en-greve/karl-blague/” rel=”attachment wp-att-58361″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le G-16 se dresse contre le troisième mandat de Touadera
Karl Blagué de G-16

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La société civile centrafricaine passe à l’offensive. Face aux ambitions de Touadéra de briguer un troisième mandat pour 2025, le G-16 mobilise les citoyens pour une marche pacifique le 4 avril, bien décidé à sauver la Constitution.

 

Dès les premières lignes de son communiqué, le G-16 donne le ton. « Depuis le mois de février 2025, nous assistons dans notre pays à une manipulation de masse, orchestrée sous l’impulsion de monsieur Touadéra dont le régime est d’une inqualifiable défaillance », écrit-il. Selon le G-16, le président chercherait à faire croire que les Centrafricains le réclament pour un troisième mandat en 2025. Une idée qu’il a balayé  d’un revers de main : « En réalité, l’appel du Peuple à une éventuelle candidature de monsieur Touadéra à l’élection présidentielle de 2025, et dont on veut nous faire croire, est un mensonge et le Peuple Centrafricain ne s’y reconnaît pas ! ».

 

Le communiqué va plus loin, pointant du doigt des années de dérives. « Depuis le hold-up électoral de 2020 et le coup d’État constitutionnel de 2023, perpétrés par monsieur Touadéra et le conglomérat des incapables qui l’entoure », le pays serait plongé dans une crise profonde. Pour le G-16, ces manœuvres visent un seul but : « justifier sa candidature aux prochaines élections, afin de briguer un 3eme mandat présidentiel ». Une ambition jugée contraire à la Constitution du 30 mars 2016 et à la volonté populaire.

 

Devant cette situation, le G-16 ne reste pas les bras croisés. Il annonce son adhésion totale à la marche du 4 avril 2025, initiée par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC).

 

« Le G-16, soucieux de l’avenir démocratique de notre pays et solidaire des actions du BRDC, précisément celles qui visent la défense de la Constitution du 30 mars 2016, adhère pleinement à l’initiative de la marche pacifique et citoyenne du vendredi 04 avril 2025 à Bangui, dès 07heures du matin », précise le communiqué. L’objectif ? Dire « NON au projet anticonstitutionnel et antidémocratique de monsieur Touadéra ».

 

Le groupe voit dans cette mobilisation une chance de faire entendre la voix des citoyens. « Le G-16 qui sera donc présent à cette grande marche pacifique, appelle les Centrafricains, hommes, femmes, jeunes et enfants, à sortir massivement le jour dit », ajoute le communiqué. Le lieu du rassemblement, encore tenu secret, sera dévoilé prochainement par le BRDC. Cette marche s’annonce comme un test pour la capacité de la société civile à peser face au pouvoir en place.

 

D’ailleurs, le G-16 s’adresse directement à la population avec un ton rassembleur en commençant par : « Centrafricains, Centrafricaines, Chers compatriotes », avant de dresser un tableau sombre des années sous Touadéra, qu’il rend responsable d’un « supplice indescriptible » pesant sur le pays depuis des années.

 

En soutenant le BRDC, le groupe veut redonner espoir, car cette alliance entre organisations montre une détermination à ne pas laisser le pouvoir agir sans résistance. Il insiste donc : « Le G-16 appelle les Centrafricains à sortir massivement le jour dit pour un rassemblement au lieu qui sera indiqué très prochainement par le BRDC », une invitation qui pourrait changer la donne dans un pays habitué aux crises.

 

Enfin, ce communiqué n’est pas qu’une charge contre Touadéra, mais aussi un hommage à ceux qui refusent de baisser la tête, car le G-16 et le BRDC incarnent un espoir des centrafricains qui, malgré la pauvreté absolue, tient bon. « Soucieux de l’avenir démocratique de notre pays », le groupe mise sur la rue pour faire barrage à un troisième mandat, et bien que personne ne puisse prédire l’ampleur de la marche du 4 avril. Une chose est sûre : elle sera un moment clé. En clair, le G-16 ne se contente pas de parler, car avec des mots durs comme « manipulation de masse » ou « hold-up électoral », il dresse un portrait accablant du régime, tout en tendant la main aux Centrafricains pour écrire une autre histoire. Le 4 avril, à 7 heures, Bangui pourrait bien vibrer d’une énergie nouvelle, mais reste à voir si le peuple suivra….

 

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Le sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits de l’homme félicite Touadera pour son bon travail   

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Le sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits de l’homme félicite Touadera pour son bon travail

 

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Faustin Archange TOUADERA, en costume noir beige, et madame Valentine RUGWABIZA, en tenue officielle, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca, à la présidence de la République en Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En quatre jours, le sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits de l’homme  a sillonné la Centrafrique, salué des progrès et pointé la surpopulation des prisons. Mais la justice en ruines et la souffrance du peuple ? Pas un mot. Une diplomatie qui frôle la honte. L’homme préfère féliciter Touadera pour son bon travail. Ehles nations – unies !

 

Quatre jours. C’est tout ce qu’il a fallu au sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits de l’homme pour débarquer en Centrafrique, faire son tour, serrer quelques mains et repartir avec un discours qui sonne vide. Il est venu, il a vu, et il a conclu : oui, il y a des améliorations, mais aussi des défis. Des défis ? La prison, la surpopulation, les conditions pourries des détenus. Voilà ce qu’il a choisi de mettre sur la table. La justice ? Les droits humains piétinés ? Les multiples arrestations sans raison, les morts qui posent question dans la capitale et ailleurs, les tortures ? Rien. Pas un mot là-dessus. Le silence complet.

 

C’est à se demander où il a passé son temps dans la capitale. Dans les bureaux bien propres de la Minusca ? À écouter les discours bien cadrés des autorités centrafricaines ? Parce que dans les rues, auprès des Centrafricains qui galèrent jour après jour, la réalité n’a rien à voir. La justice, ici, ce n’est pas un rempart ou une solution. C’est une arme. Une machine qui écrase ceux qui osent parler, des citoyens honnêtes, et elle roule pour ceux qui tiennent le pouvoir. Et derrière tout ça, Wagner tire les ficelles. Tout le monde le sait, sauf lui, apparemment.

 

Quand il parle d’améliorations, de sécurité qui avance ou de développement qui progresse, on se demande de quoi il parle vraiment. Quels progrès ? Pendant qu’il joue les optimistes devant les micros, les gens, eux, continuent de souffrir en silence. Les prisons débordent, c’est vrai, mais ce n’est que la surface d’un désastre bien plus grand. Assassinats, disparitions, exactions : tout ça existe, et la MINUSCA, la mission des Nations unies sur place, est au courant. Mais elle ne dit rien. Pourquoi ? Parce que là-dedans, la plupart des gens sont des amis du pouvoir, des copains ou des copines de ceux qui dirigent. La souffrance des Centrafricains, ça ne les touche pas. On ne sait même pas ce que la MINUSCA est censée faire exactement. Soutenir le peuple ? On dirait plutôt qu’elle préfère caresser un régime autoritaire dans le sens du poil, et ça, ça choque profondément.

 

Le pire, c’est qu’il parle des prisons sans même poser la vraie question : qui est enfermé là-dedans ? Il voit la surpopulation, il note le problème, mais il ne demande pas. Qui sont ces détenus ? Des opposants ? Des innocents ? Il passe à côté, comme si ça n’avait pas d’importance. Alors qu’on dise qu’il y a des progrès en matière de droits humains, c’est une blague. La sécurité s’améliore, vraiment ? Avec des groupes armés et les mercenaires russes qui font la loi ? Limiter les problèmes à des cellules trop pleines, c’est refuser de voir le fond : un pays où le peuple est livré à lui-même, où les Nations unies semblent plus occupées à plaire aux puissants qu’à défendre les faibles.

 

On pourrait presque trouver ça drôle si ce n’était pas aussi triste. À écouter ce sous-secrétaire à la radio, on croirait qu’il décrit un autre monde, un pays où tout va bien, avec juste quelques petits ajustements à faire. Mais la Centrafrique, ce n’est pas ça. C’est un peuple qui étouffe, qui crie sans que personne ne l’entende. Et les Nations unies, avec leurs casques bleus et leurs grandes déclarations, qu’est-ce qu’elles font ? Elles polissent la vérité, elles la rendent présentable. Pendant ce temps, le régime continue son chemin, bien à l’abri, soutenu par une diplomatie qui n’a plus rien de respectable….

 

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Dialogue entre le ministère du Travail et les syndicats : aucune avancée sur la représentativité syndicale….

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Dialogue entre le ministère du Travail et les syndicats : aucune avancée sur la représentativité syndicale….

 

 

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building-administratif-de-bangui – RCA : vol spectaculaire d’un véhicule à Bangui, la police et la gendarmerie s’activent pour retrouver le suspect.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministère centrafricain du Travail a réuni mardi le collectif des centrales syndicales pour discuter de la question de leur représentativité. Cette rencontre, présidée par le ministre Annie – Michelle Mouanga, visait à favoriser un dialogue social entre le gouvernement et les organisations syndicales. Malgré plusieurs échanges, aucune solution concrète n’a été trouvée, et le collectif des syndicats non reconnus maintient ses revendications….

 

Un dialogue sans issue….

 

Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Annie – Michelle Mouanga, a affirmé sa volonté d’instaurer un climat de concertation avec toutes les organisations syndicales.

 

“Je les ai reçus pour leur dire que j’étais à l’écoute. Nous avons tellement de chantiers à faire, et leur mission première est de défendre les intérêts des travailleurs. Certains ne sont pas d’accord, mais c’est le dialogue social, c’est normal. Nous sommes libres, il y a la démocratie sociale, donc c’est en communiquant, en échangeant, que nous trouverons toujours un terrain d’entente”.

 

Cependant, les syndicats contestataires, qui estiment être mis à l’écart par les décisions gouvernementales, ne partagent pas cet optimisme. Les syndicats dénoncent un processus biaisé.

 

Reginald Kossi Nguémassi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Centrafrique (CGTC), a vivement dénoncé le processus actuel de reconnaissance des syndicats. Il remet en cause deux arrêtés ministériels, signés le 24 mai 2024, qui fixent les critères de détermination de la représentativité syndicale et la liste des organisations reconnues. “Le Bureau International du Travail (BIT) a demandé qu’on fasse une élection sociale pour refléter la représentativité des centrales syndicales. Le processus a été lancé, mais à notre niveau, il n’y a pas eu d’élection. Ce sont des anomalies graves. Elle (la ministre) nous a présenté deux arrêtés qui ne sont pas normaux, vous voyez ?”.

 

Face à cette situation, les syndicats ont tenté d’alerter les plus hautes autorités du pays.

 

“On a écrit au président de la République, qui a saisi le Premier ministre. Un comité a été mis en place à la Primature, qui a conclu que ces arrêtés n’étaient pas conformes. Il a recommandé leur annulation, mais la ministre a refusé. C’est notre guerre aujourd’hui”….

 

Vers une escalade du conflit social ?

 

Le collectif des syndicats non reconnus ne compte pas en rester là et envisage d’intensifier ses actions. “On ne nous reconnaît pas comme des centrales syndicales légitimes, alors que nous représentons des milliers de travailleurs. Nous dénonçons maintenant le pacte social imposé par le gouvernement et nous allons passer aux revendications”.

 

Cette tension vient s’ajouter aux multiples difficultés sociales et économiques que traverse le pays, où le dialogue entre les autorités et les organisations syndicales reste fragile. Faute de consensus, le climat social pourrait se détériorer davantage dans les semaines à venir….

 

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Travail des enfants : comment la ministre Annie-Michelle Mwanga rate la cible

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Travail des enfants : comment la ministre Annie-Michelle Mwanga rate la cible

 

Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quel Archange pourra sauver le ministère de l’emploi de la descente aux enfers ourdie par la ministre Annie Michelle Mouanga ?
Annie Michelle Mouanga , ministre du travail et de la formation professionnelle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La ministre du travail,  Annie-Michelle Mwanga, promet de sauver les enfants centrafricains du travail forcé. Sauf qu’à Bangui, sa réunion bien ficelée n’a rien changé. Elle tire à côté : la galère des familles, voilà le vrai drame qu’elle refuse de regarder en face.

 

En effet, lundi dernier, , la ministre du Travail, madame Annie-Michelle Mouanga,  a réuni du beau monde à Bangui pour l’Alliance 8-7, vantant une lutte acharnée contre le labeur des enfants. Elle a dressé un tableau sombre : des gosses enchaînés aux mines par des groupes armés. Mais sur le terrain, c’est une autre histoire. À Boda, les petits creusent l’or par nécessité, pas sous la contrainte. Les milices armées, elles, se contentent de prélever leur part,  parfois la moitié des gains vendu,  pendant que les familles ploient sous la misère. Même topo à Baboua ou Koundé : ce sont les enfants qui, poussés par la faim, vont chercher de quoi vivre, pas des chefs de guerre qui les y traînent.

 

Le hic, c’est que la ministre Annie-Michelle Mwanga semble perdue. Elle laisse entendre qu’interdire l’accès des mines aux enfants serait une victoire. Mais face à leur détresse, quelle solution propose-t-elle ? Rien de clair. Si les gamins quittent les puits, ils ne fileront pas s’asseoir en classe : ils iront vendre des bricoles au marché ou biner un champ pour quelques billets. L’argent, c’est leur survie, pas un caprice. Et l’idée des cantines scolaires de Touadera , alors ? Donner un repas pour les retenir à l’école, ça part d’un bon sentiment. Sauf que ça ne suffit pas. Un bol de riz ne remplace pas les besoins d’une famille entière, et les enfants le savent : ils retourneront chercher des sous ailleurs.

 

C’est là que le bât blesse. La ministre Annie-Michelle Mouanga et ses partenaires internationaux alignent des réunions, des discours bien tournés, mais où sont les mesures qui frappent juste ? Soutenir les parents pour qu’ils n’aient plus à envoyer leurs petits trimer ? Rendre l’école gratuite, équipée, attractive ? On cherche encore. À la place, Mwanga préfère des plans flous, des promesses qui sonnent bien à l’étranger mais s’évanouissent ici. Pendant ce temps, les mômes de 14 ans portent des sacs d’eau ou cassent des cailloux, parce que la pauvreté ne leur laisse pas d’autre porte.

 

Elle rate aussi le tableau d’ensemble. Les mines ne sont qu’un morceau du problème. Dans les campagnes, les enfants labourent les champs familiaux ; en ville, ils vendent des sachets pour deux sous. Ce n’est pas l’œuvre de milices, mais d’un pays où la galère frappe durement, ou la débrouille est reine. La ministre Annie-Michelle Mouanga devrait le savoir, pourtant elle s’égare dans des raccourcis simplistes. Résultat : sa politique tourne à la comédie, et les Centrafricains attendent toujours des réponses qui tiennent la route. Sans une stratégie solide, interdire ou nourrir à moitié, c’est perdre du temps. Mwanga doit viser mieux, et vite….

 

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Qu’est-ce qui rend le casino fatpirate si attrayant pour les joueurs en Afrique centrale ?

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Le jeu virtuel gagne en popularité en Afrique centrale, offrant une expérience immersive aux passionnés de casino. Les thèmes en ligne, inspirés par la culture locale et les intérêts régionaux, captivent l’attention des joueurs. Ils créent un lien unique entre le divertissement numérique et le patrimoine culturel.

Dans toute l’Afrique centrale, les casinos en ligne connaissent une montée en flèche de popularité, intégrant des thèmes qui résonnent avec les préférences locales. Ces plateformes exploitent des éléments culturels uniques pour attirer et retenir les joueurs, faisant ainsi des thèmes une partie intégrante de l’expérience de jeu. Avec l’avènement du jeu virtuel, les joueurs découvrent un univers où leur culture est non seulement respectée mais célébrée. Parmi ces plateformes, fatpirate se distingue par son adoption de thèmes populaires qui captivent l’intérêt des joueurs locaux.

Influence de la culture locale sur les préférences de jeu

Les jeux de casino en ligne dans cette région sont fortement influencés par les intérêts et la culture locale. Les développeurs intègrent des éléments familiers aux joueurs pour créer un environnement accueillant et engageant. Par exemple, des motifs et symboles culturels peuvent être incorporés dans la conception graphique des jeux pour renforcer ce sentiment d’appartenance.

L’influence culturelle s’étend également aux règles et mécaniques du jeu, qui peuvent être adaptées pour refléter les traditions locales. En intégrant ces aspects culturels, les plateformes offrent une expérience plus enrichissante et authentique, ce qui contribue à l’attrait du casino fatpirate pour les joueurs de la région.

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Outre le sport, d’autres éléments culturels tels que la musique traditionnelle ou les récits historiques sont aussi utilisés pour enrichir l’expérience utilisateur. Ces ajouts ne font pas seulement qu’embellir le gameplay ; ils servent à connecter émotionnellement avec les joueurs, augmentant ainsi l’attrait du casino fatpirate.

Alignement sur les préférences locales : un atout pour l’expérience de jeu

L’alignement sur les préférences locales dans le développement de jeux est essentiel pour fidéliser la clientèle en Afrique centrale. En proposant des contenus pertinents culturellement, les casinos en ligne réussissent à offrir une expérience qui dépasse le simple divertissement. Cet alignement garantit que chaque interaction avec la plateforme résonne avec le joueur d’une manière personnelle et significative. En fin de compte, cela souligne l’importance d’un contenu culturellement pertinent dans l’industrie du jeu virtuel, ce qui explique pourquoi le casino fatpirate est si attrayant pour les joueurs de cette région.

 

Entre Bangui et Bérengo, 80 km, Touadera voyage en hélicoptère!  Pathétique

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Entre Bangui et Bérengo, 80 km, Touadera voyage en hélicoptère  Pathétique

 

Entre Bangui et Bérengo, 80 km, Touadera voyage en hélicoptère Pathétique
Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce 19 mars 2025, Touadéra a préféré l’hélicoptère à la route chaotique reliant Bangui à Bérengo, 80 km à peine. Une visite au camp russe, des discours pompeux, mais surtout une fuite : il évite ainsi de affronter le désastre qu’il laisse derrière lui dans le pays.

 

Officiellement, Baba Kongoboro venait rendre visite aux soldats des Forces de Défense et de Sécurité en formation sous la tutelle d’instructeurs russes du groupe Wagner, dans ce qui fut jadis le palais impérial de Jean-Bedel Bokassa, aujourd’hui transformé en base pour les mercenaires de Wagner et leurs apprenants. Le texte publié par la présidence sur les réseaux sociaux déborde de fierté, vantant une armée en devenir, des “Forces Spéciales” prêtes à tout avec des drones et des “armes sophistiquées”. Mais derrière cette propagande maladroite, c’est une tout autre réalité qui se dessine : celle d’un président déconnecté, d’un pays en ruines et d’une mise en scène honteuse.

Entre Bangui et Bérengo, 80 km, Touadera voyage en hélicoptère Pathétique
À Berongo, lors de la visite de Touadera dans le camp des Wagner

 

Commençons par le trajet lui-même. Eh bien! 80 kilomètres. À vol d’oiseau, c’est une broutille. À l’époque de Bokassa, dans les années 70, cette route entre Bangui et Bérengo était impeccable. On y roulait sans peine, en 45 minutes à une heure, sur un bitume digne des standards européens. Bokassa, avec tous ses défauts, savait au moins que des routes en bon état sont la colonne vertébrale d’un pays. Aujourd’hui, en 2025, cette même route est devenue un cauchemar. Défoncée, criblée de nids-de-poule, elle est à peine praticable. Les accidents y sont monnaie courante, les véhicules s’y embourbent, et les motos sont devenues le seul moyen de transport fiable pour les voyageurs. Alors, pourquoi Touadéra choisit-il l’hélicoptère pour un si court trajet ? La réponse est évidente : il ne veut pas voir, ni toucher du doigt, la misère qu’il a laissée s’installer dans le pays. Prendre la route, ce serait affronter les conséquences de son inaction, regarder en face les Centrafricains qui galèrent au quotidien sur ces chemins abandonnés. L’hélicoptère, c’est sa façon de fuir, de planer au-dessus d’un pays qu’il a contribué à faire pourrir.

 

Et puis, il y a ce texte officiel, un ramassis de phrases creuses qui frisent le ridicule. On y parle d’un “Général Russe” sans nom, d’une formation basée sur “des expériences de toutes les guerres”,  toutes les guerres, vraiment ? On imagine mal ces instructeurs russes, qui sont tous d’ailleurs du groupe Wagner, transmettre un savoir universel alors qu’en Ukraine, leurs forces peinent face à une armée ukrainienne déterminée, ou qu’en Syrie, ils n’ont pas empêché les rebelles de défier le régime de leurs alliés Bachar el-Assad. Ce “Général Russe” promu au rang de star dans le communiqué, c’est l’aveu d’une dépendance humiliante. Touadéra a remis les clés de son armée à des mercenaires étrangers, payés avec les richesses du pays : taxes sur les produits pétroliers,  or, diamants, bois – pendant que les Centrafricains crèvent de faim. Et il ose appeler ça une “armée professionnelle” ? Une armée qui, soit dit en passant, n’arrive toujours pas à chasser les groupes rebelles.

 

Le texte de la présidence parle aussi de “Forces Spéciales” formées aux “techniques modernes de combat”, avec des drones et des armes dernier cri. Mais où sont ces drones quand les villages brûlent sous les attaques des rebelles ? Où sont ces soldats “aguerris” quand les civils se font massacrer à quelques heures de Bangui ? La vérité, c’est que cette visite à Bérengo n’est qu’une comédie, un spectacle pour faire croire que tout va bien. Les soldats, eux, ont été forcés de jouer le jeu, déclarant leur “grande fierté” devant un président qui les abandonne à leur sort une fois les caméras éteintes.

 

Quant à cette histoire de recueillement sur la tombe de Bokassa, c’est presque comique : Touadéra rend hommage à un passé qu’il n’a rien fait pour honorer, laissant l’héritage de routes et d’infrastructures se déliter sous ses yeux.

 

Ce voyage en hélicoptère, c’est l’image parfaite d’un président qui tourne le dos à son peuple. Il pourrait prendre la route, comme le faisait Bokassa, pour voir de ses propres yeux l’état désastreux du pays qu’il dirige depuis 2016. Il pourrait parler aux habitants qui risquent leur vie sur ces chemins boueux, aux familles qui n’ont ni sécurité ni avenir. Mais non. Il préfère survoler le chaos, s’enfermer dans sa bulle, et se gargariser de mots vides avec ses alliés russes. Pendant ce temps, la Centrafrique s’enfonce. Les routes s’effondrent, les rebelles prospèrent, et la population survit comme elle peut. Touadéra n’a pas de vision, pas de courage, juste un hélicoptère pour fuir la réalité qu’il a créée. Et ça, c’est la vraie honte….

 

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Centrafrique : Daniel Nzéwé met son service de fausseté au profit de Touadera

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Daniel Nzéwé met son service de fausseté au profit de Touadera

 

Centrafrique : Daniel Nzéwé met son service de fausseté au profit de Touadera
Nzéwé Daniel

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Touadera mise tout sur Daniel Nzéwé, virtuose de l’arnaque et roi du chaos. Il dépouille des fortunes, fabrique maintenant des faux dossiers pour écraser les Dondra. Le président applaudit, et la nation paie cash cette alliance pourrie.

 

Une arrestation illégale qui ouvre la boîte de Pandore

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Mathurin Dondra-Gbassinga et Eusèbe Dondra, deux frères sans histoire, se font arracher de leur maison , à Bangui. Des mercenaires russes du groupe Wagner et des policiers de l’OCRB mènent l’opération sans mandat. Le parquet prétend qu’ils préparent un coup d’État et veulent tuer des personnalités publiques. Christian, notaire, et Eusèbe, employé au ministère des Finances, n’ont aucun passé militant politiques. Ils sont simplement les cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, qui, lui, dirige le parti UNIR. Mais pour eux, rien ne tient debout.

 

Deux jours plus tard, le conseil des avocats des frères Dondra proteste avec force. Les autorités refusent de montrer les documents d’accusation et expliquer pourquoi leurs clients sont arrêtés chez eux à 1 heure du matin. Pendant ce temps, le gros faussaire, Daniel Nzéwé,  détient les preuves que le parquet ne dispose pas. Il produit un faux passeport congolais au nom de Christian Dondra. Ce document bidon, daté du 30 avril 2021, place Bangui en République démocratique du Congo, avec une adresse aberrante : « 1er arrondissement, Bangui, République démocratique du Congo». Cette erreur grotesque révèle la supercherie de cet homme notoirement connu pour de fausseté dans le pays.

Bangui-en-republique-democratique-du-congo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Daniel Nzéwé met son service de fausseté au profit de Touadera
Le passeport congolais truqué au nom de Christian Dondra habitant le 1er arrondissement de Bangui en République Démocratique du Congo.

 

Daniel Nzéwé au service de Touadera

 

Daniel Nzéwé n’est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir. Membre du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis,   après sa sortie de la prison de Ngaragba en 2016, il met régulièrement ses compétences criminelle au service du régime, produisant des faux documents pour appuyer des opérations douteuses. Parmi ses exploits, la falsification de passeports et de signatures officielles, notamment celle du directeur de cabinet du président, un magistrat qui, furieux, aurait exigé son arrestation l’année dernière.

 

L’affaire des faux passeports n’est qu’un exemple parmi d’autres. Daniel Nzéwé est l’auteur du détournement des milliards de francs CFA des investisseurs étrangers, notamment dans le cadre d’une escroquerie liée à de faux diamants. Avec l’aide de complices haut placés, il aurait imité des documents officiels pour duper ses victimes, promettant des richesses qui n’existaient pas. Une mécanique bien connu, qui a prospéré grâce à une impunité déconcertante.

 

Arrêté par la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie, Daniel Nzéwé a brièvement goûté à la détention pour la cinquième fois. Mais, dans un rebondissement qui en dit long, le président Touadera a personnellement ordonné sa libération. Une décision qui a scandalisé les observateurs et renforcé l’idée que ce faussaire est intouchable, tant qu’il reste utile au pouvoir.

 

Un empire de tromperie au cœur du pouvoir

 

En Centrafrique, pour ceux qui ne savent pas, Daniel Nzéwé dirige un réseau criminel qui touche le sommet de l’État. Donatien Maleyombo, chef de cabinet à la présidence, Bruno Danitié, conseiller spécial, et Maxime Namkoïssé, proche de Touadera, lui passent des documents officiels. Il les falsifie sans scrupule. En 2022, il escroque un homme d’affaires malien, Bertet, de 750 millions de FCFA avec une fausse invitation présidentielle. En 2024, il détourne 2 milliards via des coopératives minières fictives. Il vole encore 1,5 milliard dans des marchés publics truqués.

 

Ses victimes s’étendent sur quatre continents : investisseurs, diplomates, ONG. Il utilise des fausses identités, des sociétés écrans et des comptes bancaires manipulés. Ses complices au pouvoir le couvrent. Des relais en France et au Cameroun l’aident à étendre son emprise.

 

Touadera protège son faussaire

 

Quand la SRI arrête Daniel Nzéwé, le président intervient. Il le fait sortir de la gendarmerie. Les enquêtes s’arrêtent net sous la pression politique. Nzéwé défie tout le monde. Sur Facebook, il se compare à un rapace prêt à fondre sur sa proie. Il nargue la justice et le peuple centrafricain. Ses soutiens au palais restent actifs : quatre hauts fonctionnaires, trois conseillers, deux chargés de mission.

 

Libéré par la gendarmerie, Daniel Nzéwé n’a pas tardé à reprendre ses activités. Accompagné d’un ministre-conseiller de Touadera, Fidèle Ngouandjika, il s’est rendu à Damara, à 75 kilomètres de Bangui, dans une ferme appartenant au président. Là, des vidéos et des photos ont circulé, montrant l’homme en pleine démonstration de son influence, comme pour narguer ceux qui osent le défier. Même l’opposant Crépin Mboli-Goumba s’en est indigné, dénonçant un système où les criminels prospèrent sous la protection de l’État.

 

Un régime pourri jusqu’à l’os

 

Daniel Nzéwé ruine la Centrafrique. Il discrédite les institutions, chasse les investisseurs, brise la confiance. Touadera le laisse faire parce qu’il sert ses intérêts. Les frères Dondra, eux, croupissent dans cette comédie. Leurs avocats crient au scandale, mais le régime s’en moque. La justice n’existe plus. C’est un système de voyous qui salit des vies pour se protéger.

 

Les Centrafricains voient clair. Nzéwé ne trompe personne avec ses mensonges grossiers. Touadera s’enfonce dans la honte en le soutenant. Ce duo toxique tire le pays vers le bas. Les milliards volés, les faux documents, les arrestations injustes : tout ça pue la pourriture. Il est temps que ça cesse. La vérité éclate, et ce régime vacille sous ses propres magouilles.

 

Pour l’heure, le « grand, grand, grand faux », comme le surnomment ses partisans, parade en toute impunité. Mais les masques tombent, et avec eux, l’illusion d’un pouvoir intègre. La question demeure : jusqu’où ce système pourra-t-il tenir avant de s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions ?

 

En Centrafrique, la misère fête le bonheur! Quel délire !

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En Centrafrique, la misère fête le bonheur! Quel délire !

 

En Centrafrique, la misère fête le bonheur! Quel délire !
Distribution de Savon et Pagnes par le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera aux mamans pauvres du quartiers Boy-Rabe du quatrième arrondissement de Bangui.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 20 mars, la République Centrafricaine célèbre officiellement le bonheur. Pourtant, la misère domine : emploi rare, éducation en crise, santé inexistante.

 

En effet, la Journée Internationale du Bonheur, fixée par l’ONU en 2012, résonne comme une initiative déconnectée des réalités en République Centrafricaine. Dans un pays de 6 millions d’habitants, seuls quelques milliers de fonctionnaires :  6 000 à 10 000 selon les estimations,  perçoivent des salaires, souvent dérisoires. Pour la majorité, le travail reste un mirage. Les jeunes, même diplômés, se retrouvent sans perspectives, condamnés à attendre des années pour une intégration improbable dans un système verrouillé par le népotisme. Seuls ceux proches du pouvoir accèdent à ces rares opportunités, laissant le reste de la population dans l’abandon.

 

Les infrastructures indispensables aggravent cette situation désespérée. Les routes, impraticables, paralysent les échanges. Les écoles, sous-équipées et désertées, privent les enfants d’un avenir. Les hôpitaux, dépourvus de matériel et de personnel, ne soignent plus. Face à cela, les déclarations du gouvernement sur l’éducation, la santé ou le développement social sonnent comme des formules creuses, dénuées d’actions. Les citoyens, eux, n’entendent que des mots, des engagements répétés qui ne changent rien à leur quotidien.

 

Par ailleurs, la crise s’intensifie avec des facteurs externes. Depuis le retour de Donald Trump à la présidence américaine, les coupes dans l’aide humanitaire mondiale – notamment les 40 % fournis par les États-Unis – frappent durement le pays. Les organisations non gouvernementales, déjà limitées, manquent désormais de fonds. Des programmes ferment, l’impact se fait sentir immédiatement : moins de nourriture, moins de soins, moins d’espoir. Dans ce contexte, évoquer le bonheur devient presque insultant pour une population qui ne connaît que la survie.

 

Les médias officiels, comme la Radio Centrafrique, relaient pourtant un récit différent. Sous la tutelle du ministère de la Communication, ils diffusent des témoignages arrangés et des bilans flatteurs, passant sous silence la gravité des faits. Cette couverture biaisée esquive les vérités gênantes : la faim, le chômage, l’effondrement généralisé. Pendant ce temps, les responsables insistent sur des réformes futures, sans jamais préciser comment ni avec quels moyens. Cette posture traduit un décalage abyssal entre le pouvoir et les réalités du terrain.

 

La Journée du bonheur, censée promouvoir le bien-être, expose ainsi une contradiction. En Centrafrique, le bonheur ne se mesure pas en progrès ou en projets, mais en absences : absence d’emploi, de soins, d’éducation, de perspectives. Les citoyens ne demandent pas des célébrations symboliques, mais des solutions tangibles. À ce jour, ils n’obtiennent ni l’un ni l’autre….

 

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Centrafrique : 6 miliciens Azandés transférés à la prison de Ngaragba à Bangui

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Centrafrique : 6 miliciens Azandés transférés à la prison de Ngaragba à Bangui

 

Centrafrique.org/zemio-3-peuls-tues-par-des-miliciens-azandes-2-suspects-interpelles-par-les-wagner/deux-jeunes-miliciens-azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-zemio/” rel=”attachment wp-att-88405″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 6 miliciens Azandés transférés à la prison de Ngaragba à Bangui
Deux jeunes miliciens Azandés , en garde à vue à la gendarmerie de Zemio après l’assassinat de trois éleveurs Peuls

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La prison centrale de Ngaragba accueille de nouveaux détenus, ravivant les tensions autour d’une affaire liée au Haut-Mbomou.

 

En effet, la semaine dernière, six des dix miliciens Azandés arrêtés fin janvier à Bangui ont été transférés à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de la capitale centrafricaine. Ces jeunes, initialement détenus à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie, se retrouvent désormais derrière les barreaux de cette prison tristement célèbre, dans l’attente d’un procès dont les contours restent flous.

Ce transfert marque une nouvelle étape dans une affaire qui, depuis des mois, secoue le Haut-Mbomou et expose les tensions explosives entre ces combattants Zandé et les Mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Rappel des faits : une histoire née dans le chaos

 

Pour comprendre cette situation, il faut remonter à l’origine. Dans les villages reculés du Haut-Mbomou, Mboki, Zémio, Rafaï –, des jeunes de la communauté Azandé Ani Kpi Gbé ont décidé de prendre les armes face aux abus des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Rackets, assassinats, pillages : lassés de subir, ils se sont organisés en milice d’autodéfense. Formés au Soudan du Sud, ils sont revenus chez eux déterminés à protéger leurs terres et leurs familles.

 

Au début, leur combat trouve un écho favorable. Soutenus par les habitants, ils faisaient la tête aux rebelles dans plusieurs localités, gagnant le statut de héros locaux. Mais tout bascule en avril 2024 avec l’arrivée des mercenaires de Wagner. Présents en Centrafrique depuis 2018 pour épauler le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, les Russes flairent une opportunité. Ils entraînent ces miliciens, leur fournissent des armes et les enrôlent dans leurs opérations. Ensemble, ils chassent l’UPC de villes comme Mboki ou Zémio, offrant un répit à la population Zandé.

 

De héros à parias

 

L’alliance ne dure pas. Une fois les rebelles en fuite, les miliciens Azandés, grisés par leur puissance, changent de comportement. Ils s’en prennent aux civils, notamment aux musulmans,  commerçants, éleveurs, imams,  qu’ils soupçonnent de collusion avec l’UPC.

« Ils rackettaient, intimidaient, tuaient », raconte un habitant de Mboki, déçu. Le député d’Obo 1 Ernest Mizedio , dans un communiqué, évoque même « plus d’une vingtaine d’exécutions » imputées à ces jeunes, qui ternissent leur image de protecteurs.

 

Wagner, soucieux de maintenir un contrôle minimal pour ses propres intérêts, ne supporte pas ces dérives. Les tensions montent. À Bocaranga, un milicien est abattu par les Russes lors d’une opération ; à Bozoum, une dispute sur un chantier minier pousse les Azandés à se retirer vers Bossangoa.

 

« Ils ne voulaient plus suivre les ordres de Wagner », explique un témoin. Mais en Centrafrique, défier les mercenaires russes a un prix.

 

L’arrestation et les disparitions

 

Le 24 janvier 2025, dix miliciens Azandés sont arrêtés à Bangui par Wagner. Parmi eux, Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, présents dans la capitale pour des démarches administratives. Piégés sous un faux prétexte, ils sont conduits à la SRI. Quelques jours plus tard, des éléments de Wagner reviennent de nuit, emportent Bakoyoko et Ngoéngué sous les yeux des gendarmes, qui se contentent de noter l’incident. Depuis, les deux hommes ont disparu, laissant leurs familles dans l’angoisse.

 

Les huit autres restent un mois à la SRI avant que six d’entre eux ne soient transférés, la semaine dernière, à Ngaragba. Ce mouvement ravive la colère dans le Haut-Mbomou, où les habitants manifestent de Obo à Rafaï pour exiger des réponses. Le député Ernest Mizedio accuse Wagner d’un « enlèvement organisé » et fustige l’inaction du gouvernement.

 

Une impuissance

 

À Bangui, beaucoup le savent : le pouvoir de Touadéra est limité face à celui de Wagner. « Les Russes décident de tout », lâche un habitant, amer. La SRI, censée être une institution nationale, ressemble davantage à un outil entre les mains des mercenaires. Le transfert à Ngaragba, loin de calmer les esprits, pose une question lancinante : pourquoi ces jeunes, d’abord soutenus puis trahis par Wagner, sont-ils aujourd’hui traités comme des criminels ? Et que sont devenus Bakoyoko et Ngoéngué ?

 

En attendant des réponses, les six miliciens croupissent à Ngaragba, prison surpeuplée où les conditions sont rudes. Dans le Haut-Mbomou, la méfiance envers les autorités et leurs alliés russes grandit. Cette affaire, plus qu’un fait divers, révèle une réalité brutale : en Centrafrique, ceux qui se battent pour leur survie peuvent vite devenir les pions d’un jeu qu’ils ne maîtrisent pas….

 

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Centrafrique : le parti CNCA-PDD dénonce Touadera, accusé de saigner la nation avec une cruauté froide

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le parti CNCA-PDD dénonce Touadera, accusé de saigner la nation avec une cruauté froide

 

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Le Président du parti CNCA-PDD, Ferdinand Mbokoto Madji.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que la Centrafrique agonise, le parti CNCA-PDD frappe fort dans son communiqué. Il dénonce Touadera, accusé de saigner la nation avec une cruauté froide, soutenu par des puissances étrangères qui piétinent l’espoir d’un peuple assoiffé de liberté.

 

Dès les premiers mots, le parti CNCA-PDD plante le décor : « Notre pays la République centrafricaine se disloque et son avenir est incertain », clame le CNCA-PDD. Ce n’est pas un hasard, mais une volonté claire de Touadera, épaulé par Poutine et Paul Kagame, selon eux. Une accusation qui cogne dur : comment accepter que notre propre président ouvre la porte à des forces extérieures pour écraser son peuple ? Le texte va plus loin, pointant « les actions de la Russie et du Rwanda dans notre pays avec la complicité de la Représentante spéciale de l’ONU » comme des coups portés à la nation, à son vivre-ensemble, à sa jeunesse, à sa façon d’être. On parle ici d’une attaque frontale, menée par des soldats étrangers, des escrocs et quelques traîtres centrafricains que tout le monde connaît et méprise.

 

Le parti CNCA-PDD  ne mâche pas ses mots : il s’adresse au peuple et au monde entier pour crier l’unité face à cette horreur. « Notre démocratie a déjà vaincu des ennemis plus coriaces que ces lâches tueurs, mendiants ou aventuriers », rappelle le CNCA-PDD. La Centrafrique, terre de liberté et de droits humains, ne peut pas tomber entre les mains de ces minables qui rêvent de nous briser. Et pourtant, Touadera pousse le pays dans l’abîme, avec une férocité qui glace le sang.

 

Le 4 avril 2025, voilà la date que le parti met en avant, un jour où tout pourrait basculer. « Ce jour sera un tournant déterminant pour les Centrafricaines et Centrafricains dans leur quête de libertés perdues sous la présidence hasardeuse de Touadera Faustin », lit-on. Lui, c’est l’homme de la ruse et de la cruauté, un type qui se prend pour une ombre divine planant au-dessus de nous. « Sadique, il se considère comme le vicaire de Dieu en Centrafrique », accuse le texte, et il croit que ses délires sont bénis d’en haut. Il voit des ennemis partout, trempe ses mains dans le sang et jongle avec les mensonges comme un prophète tordu.

 

Depuis neuf ans, ce type gouverne par la peur et la manipulation, s’accrochant à un pouvoir qu’il a chopé sans mérite. Aujourd’hui, il chancelle : isolé à l’étranger, étranglé par l’économie, son masque de légitimité se craquelle. Alors il hurle au complot, accuse l’opposition, l’Occident, n’importe qui pour sauver sa peau. Mais les signes de la fin sont là, bien visibles. « Les mêmes méthodes qui l’ont hissé au sommet :  manipulation, mensonges, hypocrisie, sorcellerie,  le tirent maintenant vers le bas », note le parti. Le vent tourne, et ses tromperies ne passent plus.

 

Entouré d’une clique de flatteurs :  Sani Yalo, Mathieu Sarandji, Félix Moloua, Abazene, Ngouandika, et j’en passe, Touadera s’enferme dans sa bulle. Des courtisans, des charlatans, des escrocs, des militaires, des députés du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), tous lui chantent ce qu’il veut entendre. Pendant neuf ans, il a bâti son pouvoir sur du vent, mais aujourd’hui, ses paroles sonnent faux. « Touadera est bien pire qu’un étron », lâche le CNCA-PDD, et c’est dit avec toute la rage d’un peuple à bout.

 

Alors que le monde pousse à un dialogue, Touadera choisit la guerre : menaces, arrestations sans motif, massacres, exécutions sauvages, attaques contre des citoyens sans défense. Le parti déplore que lui et son MCU « sabotent la volonté des Centrafricains à vivre en paix » et torpillent toute chance de discussion sérieuse. Pour le CNCA-PDD, il n’y a qu’une issue : la fin de ce régime pourri. Ils appellent la communauté internationale à taper du poing, à pousser Touadera dehors pour ouvrir la voie à une transition digne de ce nom. Rester les bras croisés, c’est laisser la dictature gangréner la région entière.

 

Le parti finit en lançant un cri aux Centrafricains : hommes, femmes, jeunes, de Bangui aux villages, le 4 avril doit être le jour où l’on dit non à ce cauchemar. « Tous les dictateurs sont des lâches et des imbéciles, et Touadera ne fait pas exception », assène le texte, avant de citer Robespierre : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs. » Le message est clair : le peuple doit reprendre ce qu’on lui a volé….

 

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Attaque meurtrière à 12 km de Boromata : deux morts, trois disparus

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Attaque meurtrière à 12 km de Boromata : deux morts, trois disparus

 

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L’un des véhicules pris au piège par les coupeurs de route à 12 km de Boromata. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Samedi dernier, à 12 kilomètres de Boromata, des commerçants en route vers le Tchad ont été pris en embuscade. Deux enfants ont perdu la vie sous les tirs des assaillants, tandis que trois autres ont fui, introuvables malgré les recherches de la famille.

 

Ce samedi, jour de marché hebdomadaire à Boromata, une petite ville de la préfecture de Vakaga, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, la routine a basculé dans l’horreur. Après l’effervescence du marché, qui attire chaque semaine des habitants des environs pour acheter et vendre leurs produits, deux véhicules de marque Toyota ont quitté la ville en direction du Tchad. À leur bord se trouvaient des commerçants habitués à ce trajet pour s’approvisionner en marchandises, accompagnés de plusieurs enfants. Mais à seulement 12 kilomètres de Boromata, leur voyage a été brutalement interrompu par une embuscade tendue par des coupeurs de route.

 

Les assaillants ont ouvert le feu sur les véhicules, tuant sur le coup deux enfants parmi les passagers. Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, l’un des enfants, un Tchadien, a été atteint mortellement sur le coup, tandis que l’autre, un centrafricain originaire de Boromata, a reçu une balle dans la tête, causant des blessures particulièrement atroces avant sa mort. Trois autres enfants, âgés de 10, 12 et 15 ans, qui se trouvaient également dans les véhicules, ont réussi à s’échapper en courant dans la brousse pour échapper au massacre. À l’annonce de la nouvelle, les habitants de Boromata se sont lancés à leur recherche, mais aucune trace d’eux n’a été trouvée à ce jour.

 

D’après les informations vérifiées, ces enfants accompagnaient les commerçants dans l’intention de se rendre au Tchad pour intégrer des écoles coraniques, où ils devaient apprendre la langue arabe et les enseignements du Coran. Ce qui devait être un voyage d’apprentissage s’est transformé en tragédie, victime de l’insécurité qui gangrène les routes autour de Boromata.

 

Une insécurité quotidienne à Boromata

 

À Boromata, comme dans l’ensemble de la préfecture de la Vakaga, les coupeurs de route imposent leur loi. Les habitants vivent dans une peur permanente, incapables de parcourir plus de cinq kilomètres autour de la ville sans craindre une attaque. Ce drame survenu à 12 kilomètres n’est pas un événement exceptionnel. Il y a tout juste une semaine, deux autres personnes ont été tuées sur la route reliant Boromata à Ndah, un axe régulièrement ciblé par les bandits armés. Plus loin, à Sam-Ouandja, la situation est tout aussi alarmante, avec des secteurs totalement contrôlés par des groupes armés qui rançonnent, bloquent et, trop souvent, exécutent les passants.

 

Le marché hebdomadaire, bien qu’essentiel à la vie économique locale, est devenu un moment de vulnérabilité. Les commerçants qui convergent vers Boromata, puis repartent chargés de marchandises ou d’argent, attirent les prédateurs armés. Les deux véhicules Toyota  partis après le marché, explique cette dynamique : des commerçants expérimentés, accompagnés d’enfants, pris pour cibles dans un guet-apens minutieusement préparé.

 

La population de Boromata, qui fait face quotidiennement  au manque cruel de services de base, exprime une colère grandissante face à cette violence incessante.

“On ne peut pas continuer à vivre comme ça, entourés de danger”, confie un habitant. “La mort rôde partout autour de nous.”

 

Un troisième mandat de Touadera en question

 

Dans ce contexte de chaos, la candidature du président Touadera à un troisième mandat fait grincer des dents. Pour beaucoup à Boromata, envisager une prolongation de son pouvoir semble absurde alors que la sécurité, besoin fondamental, reste totalement absente. “Comment peut-on voter pour lui encore alors qu’il n’a rien fait pour nous protéger ?”, demande un résident, reflétant un sentiment largement partagé.

 

Située à plus de 1 000 kilomètres de Bangui, Boromata incarne le désintérêt des autorités pour ces zones reculées du nord-est.

 

À environ 70 kilomètres de Birao, le chef-lieu de la préfecture de Vakaga, Boromata symbolise les défis colossaux auxquels font face les communautés rurales de la région. Entre l’insécurité chronique, l’éloignement géographique et le désespoir, les habitants pleurent leurs morts et cherchent leurs disparus, abandonnés à leur sort face à une violence qui ne montre aucun signe d’accalmie….

 

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