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Centrafrique : sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes

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sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes
Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo aCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques kilomètres seulement de la capitale centrafricaine Bangui, dans le village Samba, sur la route de Mbaïki,  Près de 4000 enfants n’ont pas leurs actes de naissance, et ce,  dans un seul village, sans compter l’ensemble du pays.

 

À Samba, un village centrafricain de l’Ombella-Mpoko, l’ONG Femmes Sans Frontières vient de délivrer 600 actes de naissance. Une bonne nouvelle, certes, mais qui cache une réalité plus sombre : sur les 4000 enfants recensés dans ce village, 2550 n’existent toujours pas administrativement. Ils sont nés, ils grandissent, mais l’État ignore leur existence.

 

Nancy Eri Deibona, de l’ONG Femmes Sans Frontières, le dit simplement : « Sans acte de naissance, un enfant ne peut pas aller à l’école, se faire soigner ou avoir des droits. C’est le premier document qui compte dans une vie. »

 

Pendant que cette association fait ce travail de base avec ses petits moyens, le gouvernement court les salons internationaux. À Casablanca, les ministres présentent aux investisseurs une Centrafrique moderne : datacenters, fibre optique, aéroports futuristes, des milliers des routes bitumées, construction des écoles…. Des projets sur papier qui s’ajoutent à une longue liste de promesses jamais tenues depuis 10 ans.

 

En 2020, Touadera annonçait la construction de 5000 forages. En 2021, un autre projet d’une cité moderne sur l’île des Singes. En mai 2025, un nouvel aéroport au PK-28. Aucun de ces projets n’a changé quoi que ce soit au quotidien des Centrafricains. Mais les annonces continuent, toujours plus spectaculaires.

 

Mais dans le village de Samba, les besoins sont simples  que le gouvernement n’arrive pas à satisfaire : que les enfants puissent avoir un nom, aller à l’école, se faire soigner quand ils sont malades. Que les familles mangent tous les jours. Que l’eau potable arrive dans les maisons. Ces problèmes de base n’intéressent visiblement pas un gouvernement obsédé par son image.

 

L’action de l’ONG prouve qu’avec peu de moyens, on peut obtenir des résultats concrets. 600 enfants qui avaient un nom mais pas d’existence légale peuvent maintenant prétendre à une vie normale. Mais les 2550 autres attendent toujours. Et Samba n’est qu’un village parmi tant d’autres où la même situation se répète.

 

Dans tout le pays, des milliers d’enfants grandissent sans papiers, condamnés à rester en marge. Leurs parents les élèvent comme ils peuvent, mais l’administration les ignore. Ces enfants ne comptent dans aucune statistique, n’apparaissent dans aucun recensement, n’existent dans aucun fichier.

 

Pendant ce temps, à Bangui, on planifie des systèmes numériques sophistiqués. On parle d’identité électronique pour un pays qui n’arrive même pas à délivrer des actes de naissance en papier. On rêve de gouvernement connecté alors que l’administration de base ne fonctionne pas.

 

Les Centrafricains ne demandent pas grand-chose. Ils veulent que leurs enfants aient une identité, qu’ils puissent apprendre à lire et à écrire, qu’un médecin les soigne quand ils tombent malades. Ces attentes basiques semblent pourtant insurmontables pour un État qui préfère vendre des rêves technologiques.

 

L’exemple de Samba montre un pays à deux vitesses. D’un côté, des ONG qui font le travail concret avec trois fois rien. De l’autre, un gouvernement qui accumule les projets grandioses sans jamais s’attaquer aux problèmes de fond.

 

600 actes de naissance distribués, c’est un début. Mais 2550 enfants qui attendent encore dans un seul village, ça dit tout sur les priorités d’un pouvoir qui préfère les paillettes aux réalités. Tant que cette logique persistera, ce sont les associations qui continueront à faire le travail que devrait accomplir l’État.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À  Bossangoa, quand l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, détourne quarante sacs de ciment d’un malien et envoie sa victime vers l’enfer à Ngaragba

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À  Bossangoa, quand l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, détourne quarante sacs de ciment d’un malien et envoie sa victime vers l’enfer à Ngaragba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ibrahim-traore.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments
L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’ancien Président du tribunal de Bossangoa, le magistrat Thierry Ouedemona   transforme un vol de ciment dans lequel il est le voleur en machination judiciaire contre un entrepreneur malien.

 

Le 17 mai 2020, à Bossangoa, l’ancien président du Tribunal de Grande Instance, Thierry Ouedemona, aujourd’hui président du Tribunal de Grande Instance de Bimbo, s’est emparé de quarante sacs de ciment appartenant à l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré. Ce détournement, apparemment banal au départ, a ouvert la voie à un engrenage mafieux où justice et criminalité se confondent.

 

L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré n’aurait jamais imaginé qu’une simple affaire de ciment pouvait l’envoyer en prison pour des années. Tout commence à Bossangoa, une ville située à 305 kilomètres de Bangui, dans l’Ouham, où il gère un dépôt de matériaux de construction. Le 17 mai 2020, Thierry Ouedemona, alors président du Tribunal de Grande Instance de Bossangoa, se présente pour se plaindre à monsieur Ibrahim Traoré afin d’obtenir dix sacs de ciment. Le magasinier, sur instruction de Traoré, lui accorde cette faveur. Mais le magistrat Thierry Ouedemona  n’en prend pas dix. Il repart avec quarante sacs.

 

Cette soustraction frauduleuse ne résulte pas d’une simple confusion du magistrat Thierry Ouedemona. Le lendemain, 18 mai 2020, Ibrahim Traoré saisit immédiatement le directeur de cabinet du ministre de la Justice, un certain Ghazialet, qui instruit formellement le magistrat Thierry Ouedemona de restituer les 30 sacs supémentaires. L’ordre est totalement ignoré. Le magistrat s’installe dans l’impunité, convaincu que sa fonction le protège.

 

Cette affaire, qui aurait dû se résoudre par une restitution immédiate des 30 sacs supplémentaires, se transforme rapidement en bras de fer. Ibrahim Traoré, loin de se douter du piège qui se referme sur lui, poursuit ses activités. Quelques jours plus tard, il se rend à Bangui pour préparer un chantier à Alindao. Mais derrière lui, ses ennemis s’activent.

 

De Bossangoa à Alindao, la traque est méthodiquement organisée, et c’est encore plus  criminel. Le 29 mai 2020, alors qu’il séjourne à Alindao, Ibrahim Traoré est arrêté dans son motel. Les hommes qui l’interpellent ne sont pas de simples gendarmes : ce sont des rebelles de l’UPC, Unité pour la paix en Centrafrique. Ce sont d’ailleurs des alliés de Thierry Ouedemona. Ils l’accusent d’espionnage pour le compte du gouvernement sous prétexte que sa femme est militaire.

 

Pendant plusieurs mois, Traoré et son épouse sont détenus, torturés et privés de tout contact avec leur famille. Pour sauver sa vie, il doit verser une rançon de 3,5 millions de francs CFA. L’affaire du ciment s’est muée en machinerie criminelle. Derrière le rideau judiciaire, une alliance douteuse entre magistrats, miliciens et fausses accusations se met en place.

 

Le 16 octobre 2020, une fois libéré, Ibrahim Traoré revient à Bossangoa. Son dépôt est vide. Les marchandises ont disparu. Quand il demande des comptes, le voleur magistrat Thierry Ouedemona lui rétorque qu’il n’est “pas chez lui” et lui promet la prison. La menace se concrétise : arrêté et poursuivi sur de faux motifs, Ibrahim Traoré est condamné à trois mois de prison. Même libéré, il est à nouveau qualifié d’“évadé” et renvoyé à nouveau en détention.

 

Dans ce processus, il perd deux téléphones, un ordinateur portable et plus de 1,6 million de francs CFA. Son activité est détruite. Sa réputation est brisée. Et pourtant, l’origine du calvaire reste la même : un magistrat voleur Thierry Ouedemona  qui a détourné quarante sacs de ciment et mobilisé son influence pour écraser celui qui osait réclamer justice.

 

Et ce n’est pas tout! L’affaire Ibrahim Traoré dépasse le cadre d’un simple abus de fonction. Elle explique un système où des magistrats utilisent leur robe rouge pour couvrir des détournements et réduire au silence leurs victimes. Comment un président de tribunal peut-il détourner des biens, collaborer avec des rebelles de l’UPC, et en même temps manipuler la justice pour emprisonner celui qui dénonce ses agissements ?

 

La question reste entière. Ibrahim Traoré, détenu à Ngaragba depuis près de cinq ans, continue de payer le prix de son audace. Derrière lui, une machine judiciaire corrompue a fabriqué des dossiers, multiplié les mensonges et brisé une vie.

 

La suite de l’enquête exclusive dans le prochain épisode sur CNC.

 

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Finalement, Maxime Balalou, on connaît l’origine des équipements électriques que tu as volé

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Finalement, on connaît l’origine des équipements électriques volés par le ministre de la Communication Maxime Balalou

 

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Le don du ministre Maxime Balalou, un bien public volé à l’ENERCA

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les poteaux-lampadaires volé par l’ex-détenu et ministre de la communication Maxime Balalou proviennent d’un don du Fonds saoudien consacré à l’éclairage public. Le lot concernait 6 000 lampadaires solaires destinés aux voies de la capitale. L’exemplaire photographié par le journaliste Chritian Aimé Ndotah devant une maison privée présentée comme siège du MCU dans le IIᵉ arrondissement. Et ce poteau implanté devant cette résidence porte l’inscription : « Don de votre frère Maxime Balalou i ké ba ndo i ké mou ndo ».

Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou
Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou

 

L’élément nouveau  dans cette affaire criminelle tient à la provenance : ces équipements sont issus d’un financement extérieur fléché service public, et non d’une initiative personnelle du Kitandaire Maxime Balalou. Des riverains accusent le ministre de la Communication, auteur de ce vol, d’avoir soustrait un lampadaire du projet pour l’installer devant une concession louée et le présenter comme un « don » partisan. Les mêmes sources décrivent un déplacement nocturne de l’équipement et l’ajout de la mention personnalisée, alors que le matériel devait être affecté à la voirie.

La lampe solaire de l'État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui
La lampe solaire de l’État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Les marquages visibles sur le lampadaire et les informations opérationnelles du programme confirment l’affectation publique initiale : acquisition par financement saoudien, installation prévue sur la voie, usage collectif. Le repositionnement devant une adresse politique rompt cette chaîne d’affectation et alimente l’accusation de prévarication. Des messages largement partagés réclament des sanctions contre le « donateur » affiché et la vérification des circuits de pose.

 

Les demandes immédiates portent sur trois points : identifier l’ordre de retrait et de pose, publier la traçabilité du lot de 6 000 unités (emplacements, numéros, dates), et remettre sans délai tout matériel déplacé à l’usage public prévu. L’inscription personnelle, accolée à un bien financé par un partenaire étranger pour l’ensemble des habitants, reste au cœur du dossier : elle matérialise l’appropriation d’un don public transformé en mise en scène politique.

 

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Dialogue politique rompu avec le BRDC : Touadera ferme la porte, l’opposition le met au pied du mur

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Dialogue politique rompu avec le BRDC : Touadera ferme la porte, l’opposition le met au pied du mur

 

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Photo de famille des leaders du BRDC après la conférence de presse au siège du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Président Touadera, à travers son premier ministre Félix Moloua rejette la médiation internationale. Le BRDC répond par une lettre cinglante et refuse d’abandonner.

 

Le 26 septembre 2025, l’échange épistolaire entre le cabinet du Premier ministre Félix Moloua et le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a acté la rupture. Le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir à la demande du BRDC d’une médiation internationale indépendante. Le courrier, rendu public sur les réseaux avant d’être officiellement transmis, a déclenché une réponse immédiate et très dure du coordonnateur du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba.

 

Dans sa lettre datée du 26 septembre, Moloua rappelle que « la République centrafricaine est un État souverain » et affirme que les institutions nationales sont « capables d’assurer des dialogues directs entre centrafricains ». Il conditionne toute reprise du dialogue au retrait par le BRDC de sa demande préalable sur le format et l’oblige à préciser les thèmes qu’il aurait dû exposer lors de la session inaugurale du 2 septembre. Le message est net : pas d’arbitre extérieur, pas de médiation internationale.

 

Le BRDC voit la posture du gouvernement autrement. Dans sa réplique, le mouvement dit avoir découvert le courrier du Premier ministre d’abord sur les réseaux sociaux, ce qu’il interprète comme un mépris institutionnel. Le texte du BRDC qualifie la réponse gouvernementale de « fin de non-recevoir » et juge le ton de Moloua « belliqueux ». Le coordonnateur rappelle que le pouvoir accuse désormais l’opposition de « logique de déstabilisation », alors même que le BRDC dénonce l’influence et la présence des forces étrangères dans les mécanismes de sécurité du pays.

 

Le BRDC va plus loin. Il accuse le gouvernement de s’asseoir « quotidiennement avec les bourreaux assumés et documentés de votre peuple », allusion explicite aux groupes armés signataires de l’accord de paix de Ndjamena avec le gouvernement, sous l’égide du Président tchadien Mahamat Idriss Déby. La lettre interpelle : comment traiter comme « pires terroristes » des compatriotes qui ont contribué à la montée au pouvoir du régime, tout en accueillant des forces étrangères suspectées d’exactions ? Le BRDC affirme rester « le dernier rempart capable de restaurer la démocratie » et promet de poursuivre sa lutte politique.

 

Les faits procéduraux sont simples et datés. Le BRDC a envoyé une demande de médiation le 14 septembre. Le gouvernement a répondu le 26 septembre en rejetant le format demandé. La divergence porte sur la garantie d’impartialité du dialogue. Le gouvernement invoque la souveraineté. L’opposition réclame un tiers neutre pour éviter tout conflit d’intérêts. À trois mois des Élections de décembre 2025, l’enjeu est politique et temporel : un dialogue sans garanties externes peut devenir un instrument de validation d’un processus jugé partial par l’opposition.

 

Sur le fond, la lettre du BRDC met en accusation la stratégie politique du pouvoir : museler la contestation, criminaliser l’opposition et verrouiller le processus électoral. La forme de la réponse gouvernementale — diffusée d’abord en ligne — nourrit le sentiment d’un dialogue instrumentalisé. Le BRDC transforme cette pratique en argument : si le pouvoir préfère la mise en scène aux échanges formels, c’est parce qu’il compte sur un rapport de force et non sur la négociation.

 

Cet affrontement épistolaire a des effets pratiques immédiats. Il réduit la marge de manœuvre pour toute médiation interne crédible. Il polarise l’espace politique et fragilise l’organisation d’Élections acceptées par tous. Il expose aussi le pays à des pressions extérieures : acteurs internationaux et organisations de défense des droits observent désormais de près l’évolution du processus.

 

Texte contre texte, le face-à-face est désormais public. D’un côté, la défense stricte de la souveraineté et la demande d’un dialogue « entre Centrafricains » portée par Félix Moloua. De l’autre, le BRDC qui refuse un dialogue qu’il juge inéquitable sans présence internationale et qui accuse le gouvernement de complaisance envers des forces étrangères. Le gouvernement affirme sa maîtrise des institutions. L’opposition revendique la garantie d’un arbitre indépendant pour protéger le déroulement libre des débats.

 

La situation ne laisse guère de place aux demi-mots. Le gouvernement verrouille un format. Le BRDC appelle à la surveillance et promet de garder la pression politique. Entre les deux, la population et le calendrier électoral restent les premières victimes d’un conflit institutionnel devenu publicité. Les prochains jours diront si l’un des camps cède ou si la confrontation s’enracine, avec toutes les conséquences pour la tenue d’un scrutin accepté par l’ensemble des acteurs.

 

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Ndélé : le jeune Mahamat Hassan poignarde mortellement son épouse et prend la fuite

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Ndélé : le jeune Mahamat Hassan poignarde mortellement son épouse et prend la fuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-suspect-criminel-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le conducteur de taxi-moto suspectée d'avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite
Le conducteur de taxi-moto suspectée d’avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mahamat Hassan , un conducteur de taxi-moto dans la ville de Ndélé a tué sa femme au couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sarah avant de disparaître dans la nature.

 

Un nouveau féminicide vient d’endeuiller la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025, Mahamat Hassan, jeune conducteur de taxi-moto, a poignardé mortellement son épouse au quartier Sarah avant de prendre la fuite.

 

Le drame s’est déroulé au domicile du couple dans des circonstances qui restent à éclaircir. Un différend a opposé le mari à sa femme durant la nuit, mais la nature exacte du conflit demeure inconnue. Ce qui est certain, c’est que cette dispute a basculé dans l’horreur quand Mahamat Hassan a saisi un couteau pour porter des coups mortels à son épouse.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/corps-sans-vie-de-la-femme-tuee-par-son-mari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le corps sans vie de la femme tuée par son conjoint conducteur de taxi moto à Ndélé le 28 septembre 2025
Le corps sans vie de la femme tuée par son conjoint conducteur de taxi moto à Ndélé le 28 septembre 2025

 

Après son acte, le meurtrier présumé Mahamat Hassan  a adopté un comportement particulièrement troublant. Il a soigneusement fermé la porte du domicile comme si de rien n’était, tentant probablement de retarder la découverte du crime. Cette préméditation dans la dissimulation témoigne d’une conscience claire de la gravité de son acte.

 

Mahamat Hassan a ensuite pris la fuite, mais de manière précipitée. Il a abandonné sa moto, outil de travail essentiel pour un conducteur de taxi-moto, suggérant une fuite improvisée. Il est probablement parti à pied, peut-être en direction de la brousse pour échapper aux recherches.

 

La découverte du crime a eu lieu le dimanche matin grâce à la vigilance des voisins. Ces derniers s’inquiétaient de ne pas voir sortir ce jeune couple qui avait l’habitude de saluer le voisinage chaque matin. Cette routine brisée a éveillé leurs soupçons.

 

Face au silence inhabituel régnant dans la maison et à l’absence de réponse à leurs appels, les voisins ont décidé de pousser la porte d’entrée. Ne trouvant personne pour répondre malgré leurs coups frappés, ils ont fini par défoncer la porte pour vérifier ce qui se passait à l’intérieur.

 

La scène découverte était macabre : le corps ensanglanté de la jeune femme gisait au sol, témoignant de la violence de l’agression qu’elle avait subie. Les voisins ont immédiatement alerté les autorités compétentes pour signaler cette découverte tragique.

 

Les gendarmes et le médecin de l’hôpital de Ndélé se sont rapidement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Le médecin a confirmé le décès de la victime avant que sa dépouille ne soit transportée à l’hôpital pour les formalités légales.

 

Les forces de gendarmerie ont lancé des recherches actives pour retrouver Mahamat Hassan, considéré comme l’auteur présumé de ce crime. Ces investigations se concentrent probablement sur les environs de Ndélé et les zones de brousse où le fugitif Mahamat Hassan  pourrait s’être réfugié.

 

Ce nouveau féminicide s’ajoute tristement à la liste des violences conjugales qui secouent régulièrement la République centrafricaine. Ces drames montre l’ampleur d’un phénomène qui touche toutes les couches sociales et toutes les régions du pays.

 

L’affaire de Ndélé pousse  des nombreux centrafricains à s’interroger sur la prévention de ces violences domestiques. Comment identifier et prendre en charge les couples en difficulté avant que les conflits ne dégénèrent en tragédie ? Cette réflexion devient urgente face à la multiplication de ces crimes.

 

La fuite du suspect Mahamat Hassan  interroge également sur l’efficacité du système judiciaire centrafricain. Trop souvent, les auteurs de violences conjugales disparaissent dans la nature après leurs crimes, échappant aux poursuites et laissant les familles des victimes sans justice.

 

Comme le rappelle un proverbe centrafricain: “Les deux montagnes ne se rencontrent jamais, mais les personnes finissent un jour à se rencontrer”. Cette sagesse populaire exprime l’espoir que la justice finira par rattraper Mahamat Hassan, où qu’il se cache.

 

En attendant, une famille pleure sa disparue et une communauté s’interroge sur ces violences qui frappent aveuglément. Le quartier Sara de Ndélé gardera longtemps en mémoire cette tragédie qui a brisé une vie et détruit une famille.

 

Ce crime aveugle rappelle l’urgence de sensibiliser les populations aux violences conjugales et de renforcer les mécanismes de protection des femmes dans un pays où ces crimes restent trop souvent impunis.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zawa : Tentative de braquage ratée, trois voleurs arrêtés par la gendarmerie

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Zawa : Tentative de braquage ratée, trois voleurs arrêtés par la gendarmerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-braqueurs-de-zawa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les jeunes braqueurs de Zawa arrêtés par les forces de l'ordre en train de commettre leur forfait
Les jeunes braqueurs de Zawa arrêtés par les forces de l’ordre en train de commettre leur forfait. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Trois malfaiteurs ont tenté de braquer un jeune homme dans la nuit du samedi à dimanche près du village  Zawa, dans la circonscription de Yaloké 2, mais les suspects ont été interpellés par les gendarmes.

 

La localité de Zawa, située à 245 kilomètres de Bangui, a été le lieu spectaculaire d’une tentative de braquage qui s’est soldée par l’arrestation de trois suspects dans la nuit du samedi à dimanche 28 septembre 2025. Cette affaire confirme l’insécurité croissante qui frappe les zones rurales centrafricaines.

 

Les faits se sont déroulés vers 21 heures au niveau de Ngbangozo  sur l’axe de Boy-Balé  quand un jeune homme Peul rentrait tranquillement chez lui.  Trois voleurs sur une moto ont surgit derrière lui pour lui arracher son téléphone portable des mains. Cette technique du vol à l’arraché, pratiquée par des malfaiteurs motorisés, se répand malheureusement dans tout le pays où les victimes constituent des proies faciles.

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La victime du braquage de Zawa dans la nuit du samedi a dimanche 28 septembre 2025. Photo CNC

 

La première tentative de vol a partiellement échoué. Dans la précipitation, les agresseurs ont fait tomber le téléphone au sol sans pouvoir le récupérer avant de repartir sur leur moto. La victime a alors ramassé son appareil et l’a mis dans sa poche, pensant l’incident terminé.

 

Mais les trois voleurs n’avaient pas renoncé. Ils ont roulé quelques mètres plus loin avant d’arrêter leur moto et d’éteindre les phares pour se dissimuler dans l’obscurité. Cette tactique montre clairement une certaine organisation et une connaissance des lieux qui leur permettait de tendre ce piège.

 

Le jeune homme, ne soupçonnant pas cette embuscade, a continué sa route tranquillement. C’est alors que les trois malfaiteurs ont resurgi, cette fois armés de couteaux et déterminés à passer à un niveau de violence supérieur. Ils ont tenté de poignarder leur victime pour s’emparer définitivement du téléphone.

 

Heureusement, le jeune homme a réussi à se défendre face à cette agression. Son courage et sa résistance lui ont probablement sauvé la vie dans une situation qui aurait pu tourner au drame. Cette légitime défense a créé suffisamment de bruit pour alerter le voisinage.

 

L’intervention rapide de la gendarmerie a permis d’interpeller les trois suspects sur le lieu même de l’agression. Cette réactivité des forces de l’ordre témoigne d’une présence effective sur ce secteur, même si elle n’a pas pu empêcher la tentative initiale de vol.

 

Les trois voleurs ont été conduits à la gendarmerie de Zawa dans un premier temps, puis transférés à Yaloké avant d’être probablement déférés à Bossembélé dans les prochains jours, chef-lieu de la circonscription judiciaire compétente de la zone. Cette procédure respecte le circuit judiciaire normal pour ce type d’infractions.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité qui frappe la République centrafricaine. Le vol sous toutes ses formes : téléphones portables, motos, argent,  est devenu un fléau qui touche particulièrement tout le pays, de la capitale aux zones rurales où les moyens de protection sont limités.

 

Zawa, de par sa position géographique à 245 kilomètres de la capitale, illustre parfaitement la vulnérabilité de ces localités reculées. L’éloignement des centres urbains complique l’intervention des forces de sécurité et encourage les malfaiteurs à opérer dans ces zones.

 

La technique employée par ces voleurs – vol à l’arraché suivi d’une embuscade armée – montre une escalade dans les méthodes criminelles. De simples pickpockets, ces malfaiteurs n’hésitent plus à recourir aux armes blanches quand leur première tentative échoue.

 

Cette évolution inquiétante transforme de simples vols en tentatives d’homicide, mettant en danger la vie des victimes pour des biens de faible valeur. Un téléphone portable ne justifie certainement pas de risquer de tuer quelqu’un.

 

L’affaire de Zawa rappelle aussi l’importance de la vigilance citoyenne. C’est grâce aux cris de la victime qui se défendait que l’alerte a pu être donnée et les gendarmes prévenus. Cette solidarité de proximité reste un atout important face à l’insécurité.

 

La résistance courageuse de la victime mérite d’être soulignée. Face à trois agresseurs armés, il aurait pu céder et abandonner son téléphone. Mais sa détermination à se défendre a non seulement sauvé ses biens, mais aussi permis l’arrestation des malfaiteurs.

 

Cette arrestation devrait avoir un effet dissuasif sur d’autres tentatives similaires dans la région. Elle montre que même dans les zones reculées, la justice peut fonctionner quand les citoyens et les forces de l’ordre collaborent efficacement.

 

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Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable  embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement

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Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable  embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Les-rebelles-de-la-CPC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Détails exclusifs sur le massacre des rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, une véritable embuscade lors d’un rendez-vous de désarmement
Les-rebelles-de-la-CPC – Bambouti , violent affrontement entre la milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE et les rebelles de l’UPC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Contrairement à ce qu’a annoncé l’État-major des forces armées centrafricaines, une enquête de la rédaction du CNC confirme que l’attaque mortelle contre des éléments rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et des civils s’est déroulée le samedi 27 septembre 2025, tôt le matin (vers 06h–07h), sur un champ agricole situé à environ 7 km de la sortie de la ville de Boire, près de la localité de Yolé. Le bilan relevé par nos reporters : 8 combattants tués et 9 civils abattus, soit  17 morts au total.

 

Cette tragédie trouve ses origines dans les négociations qui ont suivi l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Pendant que le gouvernement négociait officiellement avec les 3R et l’UPC, d’autres groupes composant la CPC restaient exclus de ces pourparlers. Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation….

 

Les Mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus….

 

Face au refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments….

 

Une dizaine de combattants de Ndalé ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités….

 

Le rendez-vous est fixé pour le samedi 27 septembre à 9 heures du matin dans la localité de Guesset, situé à environ 2 kilomètres de Yolé, juste à 7 kilomètres de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Mais ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel pour ces pauvres combattants armés. Ces derniers, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous à Guesset la veille, c’est-à-dire le vendredi dans la soirée, ont été accueillis par une opération militaires. Mais bien avant cette opération, il y’a un propriétaire du champ à côté offre un endroit calme aux combattants de dormir. Sur place, la population est venue aussi assisté à la cérémonie du désarmement de ces combattant de la CPC.

 

Or, bien avant, dans la soirée du vendredi 26 septembre, des éléments russes, accompagnés de soldats FACA, se sont approchés discrètement pendant la nuit du lieu indiqué. Au matin, vers 6 heures, ils ont surpris les combattants. Parmi les 10 combattants regroupés, 2 ont pu s’échapper, et 8 autres ont été massacrés. Plusieurs civils venus assister au rendez-vous,  voisins, paysans, le propriétaire du champ et des membres de sa famille,  ont été pris au piège et tués. Des récits concordants font état d’exécutions par égorgement pour certains des tués.

 

Le bilan de ce guet-apens est lourd : huit combattants de Ndalé ont été tués sur place. Neuf civils présents dans la zone ont également péri dans cette opération. Cette tuerie délibérée d’hommes venus se désarmer constitue une violation grave des lois de la guerre et des accords de désarmement….

 

Pour tenter de voiler cette exécution sommaire, l’état-major centrafricain des armées, sous la décision du groupe Wagner, a publié un communiqué mensonger sur les réseaux sociaux. Ce document de propagande présente l’incident comme une “opération des Forces armées centrafricaines” ayant “ciblé le campement des éléments du groupe armé CPC de Marcel Ndalé” qui “préparait une attaque contre un convoi humanitaire”….

 

La rédaction du CNC a joint plusieurs représentants et combattants issus de différentes tendances de la CPC   y compris des éléments de la CPCF et d’autres groupes centrafricains qui ne partagent pas tous la même structure. Ces interlocuteurs dénoncent unanimement une manœuvre préméditée. Ils affirment que la promesse de désarmement a servi de leurre pour attirer puis exécuter les combattants.

 

Un responsable de la CPC, joint par la rédaction, résume l’accusation : « Ce sont des criminels. Touadera veut pour sa part tuer les rebelles centrafricains, tout en protégeant les rebelles étrangers en leur déroulant des tapis rouges pour les accueillir en grande pompre dans la capitale. Mais les centrafricains, on les tue, on les forces à déposer les armes, pendant que les étrangers, on les baratine.

 

Ce massacre fragilise les processus de réintégration et de paix. Il crée un précédent dangereux : des combattants prêts à déposer les armes peuvent désormais être traités comme des cibles. Les acteurs humanitaires et partenaires internationaux doivent en tenir compte pour toute opération de sortie d’armes ou de démobilisation.

 

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Centrafrique : Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR

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Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-elements-du-chef-rebelle-Armel-Sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Wagner mobilise les ex-rebelles du MPC et de l’UPC pour traquer Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR
Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les Mercenaires russes du groupe Wagner sont en train d’organiser une vaste opération dans l’Ouham pour capturer le chef du CIEM-SPR, utilisant d’anciens combattants comme supplétifs dans cette chasse à l’homme.

 

Une opération d’envergure se dessine dans les forêts de l’Ouham où les mercenaires du groupe Wagner concentrent tous leurs efforts pour mettre la main sur Florent Kema, chef d’état-major du CIEM-SPR. Cette traque, qui dure depuis plusieurs mois, prend aujourd’hui une dimension nouvelle avec l’implication directe d’anciens rebelles du MPC et de l’UPC transformés en auxiliaires des forces russes communément appelés russes noirs.

 

La stratégie déployée par Wagner repose sur une manipulation savante des anciens combattants censés avoir été désarmés. Un ancien rebelle du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), récemment rallié au CIEM-SPR, a été approché par Mahamat Al-Khatim, chef du MPC, qui l’a convaincu de déposer ses armes auprès des mercenaires russes.

 

Cette reddition apparemment volontaire cachait en réalité un piège sophistiqué. L’ex-combattant du MPC a ensuite été présenté aux Russes comme un élément du CIEM-SPR disposant d’informations sur la localisation de Florent Kema dans la forêt. Cette mise en scène permet aux mercenaires d’obtenir des renseignements tout en gardant leurs mains apparemment propres.

 

Autour de cet ancien combattant utilisé comme appât, d’autres éléments du MPC, désormais intégrés dans la sphère d’influence russe depuis l’accord de leur mouvement avec le gouvernement, se préparent à participer activement à cette opération de traque. Ces hommes, qui combattaient hier contre l’État centrafricain, servent aujourd’hui d’auxiliaires aux mercenaires russes.

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa n’est pas en reste dans cette collaboration avec Wagner. Des ex-rebelles de ce mouvement, officiellement désarmés et démobilisés, ont été discrètement réemployés par les mercenaires russes pour des missions de repérage en brousse. Ces hommes connaissent parfaitement le terrain et les habitudes des populations locales, ce qui en fait des auxiliaires précieux pour les opérations russes.

 

La promesse d’intégration dans l’armée nationale, brandie devant ces anciens combattants, s’efface progressivement devant la réalité d’une collaboration forcée avec les mercenaires. Au lieu de devenir des soldats centrafricains, ils se transforment en supplétifs d’une force étrangère poursuivant ses propres objectifs.

 

Cette instrumentalisation des ex-rebelles par Wagner s’inscrit dans une stratégie plus large d’effacement. En refusant d’apparaître directement dans ces opérations, les mercenaires russes utilisent le MPC et l’UPC comme façade pour avancer leurs pions. Cette méthode leur permet de nier toute implication directe tout en dirigeant effectivement les opérations.

 

L’objectif de cette vaste mobilisation est clair : capturer Florent Kema, ex-député centrafricain devenu chef militaire d’une coalition rebelle. Cet homme représente visiblement une menace suffisamment importante aux yeux des mercenaires pour justifier une opération de cette ampleur.

 

Depuis plusieurs mois, toutes les tentatives de capture de Florent Kema se sont soldées par des échecs retentissants. Ces opérations ratées ont pourtant laissé des traces douloureuses : incendies de villages, violences contre des civils dans l’Ouham, déplacements forcés de populations. Le coût humain de cette chasse à l’homme s’alourdit sans que l’objectif soit atteint.

 

Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte particulièrement ironique. L’accord de Ndjamena du 19 avril 2025 prévoyait officiellement la dissolution des 3R et de l’UPC. Pourtant, les anciens combattants de ces groupes se retrouvent aujourd’hui enrôlés, sans statut légal ni protection, dans une guerre qui ne dit pas son nom.

 

Cette contradiction entre les accords officiels et la réalité sur le terrain démontre l’hypocrisie du processus de paix centrafricain. Pendant que les dirigeants signent des accords de désarmement à grand renfort de publicité, les mêmes combattants sont recyclés dans de nouvelles opérations militaires sous direction étrangère.

 

La transformation des ex-MPC et ex-UPC en simples supplétifs de Wagner constitue un détournement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration. Au lieu d’être réinsérés dans la société civile, ces hommes deviennent les instruments d’une puissance étrangère sur le territoire centrafricain.

 

Cette chasse à l’homme contre Florent Kema , menée avec la bénédiction de chefs rebelles devenus collaborateurs, met en péril le fragile processus de paix. Elle démontre que les accords signés ne valent que le papier sur lequel ils sont écrits quand les mercenaires russes ont d’autres priorités.

 

Cette situation confirme la dépendance totale du régime centrafricain aux mercenaires russes. Ces derniers ne se contentent plus de conseiller ou d’appuyer les forces gouvernementales, ils dirigent directement les opérations militaires en utilisant les ressources humaines locales comme chair à canon.

 

La mobilisation des ex-rebelles pour traquer Florent Kema démontre aussi l’échec du processus de réconciliation nationale. Au lieu de pacifier le pays en intégrant véritablement les anciens combattants, le gouvernement les utilise dans de nouveaux conflits armés sous direction étrangère.

 

Cette instrumentalisation des ex-rebelles par Wagner transforme la République centrafricaine en terrain de jeu pour les mercenaires russes qui manipulent les acteurs locaux selon leurs besoins. Le pays perd ainsi progressivement le contrôle de ses propres forces et de sa politique sécuritaire, devenant un simple théâtre d’opérations pour des intérêts étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Vakaga : Les mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja

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Vakaga : Les Mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-Wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : Les mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivées en masse à Sam-Ouandja ce dimanche  28 septembre 2025 pour lancer des opérations d’envergure contre les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza dans la Vakaga.

 

La préfecture de la Vakaga s’apprête à vivre de nouveaux affrontements d’envergure avec l’arrivée massive de mercenaires russes à Sam-Ouandja. Ce dimanche 28 septembre 2025, les forces Wagner ont déployé d’importants moyens militaires dans cette sous-préfecture pour mener une offensive contre les rebelles du PRNC.

 

Cette mobilisation militaire intervient dans un contexte stratégique particulier. La fin de la saison des pluies approche, ouvrant traditionnellement la période des grandes offensives militaires en République centrafricaine. Les conditions météorologiques difficiles de ces derniers mois avaient considérablement limité les mouvements des différentes forces en présence.

 

Les mercenaires russes préparent une opération d’envergure avec des moyens considérables. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ils mobilisent des moyens aériens incluant des hélicoptères, des blindés, des motos tout-terrain et tout l’arsenal nécessaire à une campagne militaire de grande ampleur. Cette accumulation de matériel témoigne de l’importance accordée à cette offensive.

 

L’objectif de cette opération est clairement identifié : traquer et neutraliser les hommes de Nourd Gregaza, leader des rebelles du PRNC dans la région. Ce groupe rebelle maintient depuis des mois une présence significative dans plusieurs localités de la Vakaga, défiant l’autorité gouvernementale et la présence des forces russes.

 

Les rebelles du PRNC ne restent pas passifs face à cette mobilisation. Ils se renforcent également en prévision de l’affrontement à venir, mobilisant leurs combattants dispersés dans la région. Cette montée en puissance des deux camps laisse présager des combats particulièrement intenses.

 

La zone d’opération s’étend sur plusieurs sous-préfectures stratégiques. Les rebelles du PRNC sont principalement concentrés autour de Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé et dans la région de Ouadda-Maïkaga. Ces trois localités constituent leur bastion principal dans l’extrême nord-est du pays.

 

Cette répartition géographique des forces rebelles complique considérablement la tâche des mercenaires russes qui devront mener des opérations sur plusieurs fronts simultanément. La connaissance du terrain par les rebelles constitue également un avantage tactique non négligeable.

 

La saison sèche qui se profile à l’horizon change complètement la donne militaire dans cette région. Les pistes deviennent praticables, les cours d’eau baissent, facilitant les déplacements de troupes et de matériel. Cette période est traditionnellement celle des grandes offensives dans cette partie du pays.

 

Les deux camps semblent conscients de ces enjeux saisonniers et se préparent en conséquence. L’offensive pourrait débuter dans les prochains jours, probablement entre lundi et mercredi, selon les préparatifs tactiques des mercenaires russes.

 

Cette mobilisation intervient dans un contexte plus large de tensions dans la Vakaga. La région connaît depuis plusieurs mois des incidents récurrents impliquant les mercenaires russes, les groupes soudanais et les populations civiles. Cette nouvelle offensive risque d’aggraver encore l’instabilité régionale.

 

La présence massive de rebelles du PRNC dans la brousse de la Vakaga témoigne de leur capacité de résistance face aux différentes opérations menées contre eux. Malgré les pressions militaires, ils maintiennent une structure organisée et une capacité opérationnelle significative.

 

L’implication directe des mercenaires Wagner dans cette offensive confirme leur rôle central dans la stratégie militaire du gouvernement centrafricain. Ces forces étrangères mènent désormais directement les opérations les plus importantes, reléguant les forces nationales au second plan.

 

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Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave

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Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Djidou Théthé, un père de famille à Ouanda-Djallé  a été violemment battu par des soldats FACA qui l’ont confondu avec un homme violent, alors qu’il tentait de calmer son épouse malade mentale.

 

Vendredi dernier, un nouveau cas de violence militaire agite la préfecture de la Vakaga où les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont violemment agressé un père de famille innocent. Djidou Théthé, habitant de Ouanda-Djallé, a été hospitalisé après avoir été roué de coups par des militaires qui ont mal interprété la situation.

 

L’incident s’est déroulé vendredi dernier dans cette localité de l’extrême nord-est du pays. Djidou Théthé tentait de maîtriser son épouse qui traversait une crise liée à ses troubles mentaux. Cette situation n’était malheureusement pas nouvelle pour cette famille qui doit régulièrement gérer ces épisodes difficiles en l’absence totale de structures médicales spécialisées dans la région.

 

Selon les témoins présents et interrogés par la rédaction du CNC, l’épouse de Djidou Théthé connaissait un épisode de colère particulièrement violent. Face à cette crise récurrente, le mari tentait de la calmer et de la contenir pour éviter qu’elle ne se blesse ou ne blesse d’autres personnes. Cette intervention familiale, bien que nécessaire, allait tragiquement être mal comprise par les soldats FACA.

 

Ainsi, un groupe de soldats FACA qui effectuait une patrouille dans le quartier est arrivé sur les lieux au moment où Djidou Théthé tentait de maîtriser sa femme. Sans chercher à comprendre la situation ni à interroger les proches présents, les militaires ont immédiatement conclu qu’ils assistaient à des violences conjugales.

 

Cette interprétation hâtive et erronée a déclenché une réaction violente des soldats FACA. Ils se sont jetés sur Djidou Théthé, le frappant à coups répétés sans lui laisser l’occasion d’expliquer la situation. Cette agression s’est déroulée sous les yeux horrifiés de sa famille et des voisins qui tentaient vainement d’expliquer aux militaires leur méprise.

 

Les soldats FACA ont continué de frapper le père de famille malgré les protestations de l’entourage. Cette violence aveugle a causé de graves blessures à Djidou Théthé qui a dû être transporté d’urgence à l’hôpital où il reçoit actuellement des soins intensifs.

 

Dans la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, cet incident a provoqué une vive émotion parmi les habitants qui dénoncent un climat de terreur instauré par les interventions militaires. Les villageois rapportent que ce n’est pas la première fois que des soldats FACA commettent des exactions dans la région, mais l’agression de Djidou Théthé a particulièrement choqué la communauté.

 

Les habitants soulignent que la victime est un homme respecté dans le quartier, père de plusieurs enfants et considéré comme un doyen de la communauté. Sa réputation d’homme paisible et responsable rend d’autant plus révoltante cette agression gratuite. Personne dans l’entourage ne comprend comment les soldats ont pu s’acharner sur un homme qui ne faisait que prendre soin de son épouse malade.

 

Cette affaire montre une nouvelle fois les dérives comportementales des soldats FACA. Au lieu de protéger les populations civiles, certains soldats deviennent eux-mêmes source de violence et d’insécurité. Cette inversion des rôles transforme ceux qui devraient être des protecteurs en agresseurs.

 

L’incident de Ouanda-Djallé pose aussi la question de la formation des soldats FACA. Comment ces militaires peuvent-ils intervenir dans des situations familiales complexes sans formation appropriée ? Leur réflexe de violence immédiate témoigne d’un manque évident de préparation à la gestion des conflits civils.

 

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Centrafrique : Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC

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Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/antoine-tombet.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le Collectif des victimes de Noureddine Adam rejette les accusations du FPRC
Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le collectif des victimes de crimes attribués à Noureddine Adam dénonce fermement les accusations de manipulation Politique portées contre lui par le FPRC.

 

Une polémique oppose actuellement le Collectif des victimes de Noureddine Adam aux responsables du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). Cette organisation de victimes vient de publier une mise au point ferme pour répondre aux accusations portées contre elle par des dirigeants du mouvement rebelle.

 

Le différend porte sur la nature et la légitimité des activités du collectif. Des responsables du FPRC ont récemment accusé cette organisation de victimes d’être manipulée par le pouvoir en place et de servir des intérêts politiques plutôt que de véritables préoccupations de justice.

 

Le collectif rejette catégoriquement ces allégations qu’il qualifie de “fausses, graves et profondément irrespectueuses”. Cette réaction témoigne de la sensibilité de ses membres face à ces accusations qui remettent en question la sincérité de leur engagement.

 

L’organisation rappelle qu’elle regroupe des victimes directes, des familles endeuillées, des survivants de torture, de traitements inhumains et dégradants, d’exécutions extrajudiciaires et d’attaques ciblées. Ces crimes auraient été commis sous la responsabilité directe ou indirecte de Noureddine Adam, notamment durant sa période de leadership au sein de la coalition Séléka.

 

Le collectif insiste sur l’ancienneté de son combat pour la justice. Selon ses responsables, cette lutte s’étend sur plus d’une décennie, bien avant l’installation des équilibres politiques actuels. Cette antériorité vise à démontrer l’indépendance de leur démarche par rapport aux enjeux politiques contemporains.

 

L’organisation affirme n’entretenir “aucun lien avec le pouvoir ni avec aucun parti politique”. Elle revendique une loyauté exclusive “envers la mémoire de nos morts, la souffrance des survivants et le droit des Centrafricains à vivre en paix”.

 

Cette controverse s’inscrit dans le contexte plus large des tensions qui entourent la question de la justice transitionnelle en République centrafricaine. La période Séléka, durant laquelle Noureddine Adam occupait des responsabilités importantes, reste marquée par de nombreuses accusations de violations graves des droits humains.

 

Les accusations du FPRC contre le collectif témoignent de la politisation de ces questions de justice. Chaque camp semble suspecter l’autre d’instrumentaliser les souffrances des victimes à des fins politiques.

 

Cette polémique interroge sur l’indépendance des organisations de victimes dans un contexte politique polarisé. Comment ces groupes peuvent-ils maintenir leur légitimité tout en évitant d’être récupérés par les différents acteurs politiques ?

 

Le collectif semble conscient de ces enjeux en insistant sur son indépendance politique et l’antériorité de son combat. Cette stratégie vise à préserver sa crédibilité face aux accusations d’instrumentalisation.

 

La réaction du collectif témoigne également de la persistance des divisions liées aux crimes du passé en République centrafricaine. Les blessures de la période Séléka restent vives et continuent d’alimenter les tensions politiques actuelles.

 

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Jeunes talents centrafricains à surveiller en 2025

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Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jeunes talents centrafricains à surveiller en 2025
L’équipe de RED STAR de Bangui

 

Le sport centrafricain connaît un nouvel élan, porté par la détection de jeunes joueurs prometteurs et des performances inédites sur la scène continentale. En football notamment, les Fauves de Bas-Oubangui ont créé la surprise en décrochant, pour la première fois de leur histoire, une qualification pour le CHAN 2025 (Coupe d’Afrique des nations des joueurs locaux).

L’essor du football centrafricain

 

La qualification historique pour le CHAN 2025 atteste de la montée en puissance du football national. Encadrée par le sélectionneur Sébastien Ngato, l’équipe locale a surpris le Cameroun. La RCA a validé son billet pour ce tournoi pour la première fois de son histoire. Les observateurs ont particulièrement retenu la prestation de l’attaquant Bertillon Arnold Yangana (23 ans), du club Red Star de Bangui. Entré en seconde période lors du match retour contre le Cameroun, Yangana inscrit le but victorieux à la 87ᵉ minute, le plaçant d’emblée parmi les héros du football centrafricain. À ses côtés, le jeune gardien Saturnin Ngarsouma (20 ans) a multiplié les arrêts décisifs pour sceller la qualification des siens.

 

Ces succès collectifs montrent que le championnat local, longtemps méconnu, héberge aujourd’hui des joueurs capables de rivaliser avec les meilleures sélections africaines. Grâce à ces exploits sur le terrain, l’analyse statistique des rencontres gagne du terrain parmi les supporters. En effet, ils combinent désormais instinct et chiffres pour suivre les progrès de leurs équipes. Lors des grands matchs, beaucoup se tournent même vers les plateformes de pari sportif, utilisant les cotes en temps réel en complément des statistiques traditionnelles comme les buts, les passes et la possession.

Talents locaux et diaspora

 

La révélation de nouveaux talents centrafricains passe également par les clubs locaux et par la diaspora. Au niveau national, des clubs comme le Red Star de Bangui, champion 2024, fournissent des cadres expérimentés, mais la relève vient surtout des plus jeunes. Parmi eux, les attaquants Boris Gbenou (21 ans) et Ibrahim Dote-Betoua (21 ans) incarnent l’espoir offensif du pays. Boris Gbenou évolue comme attaquant et arbore déjà les couleurs de l’équipe nationale U20 de la RCA. Ibrahim Dote-Betoua, attaquant de même âge, représente le club Red Star et figure parmi les espoirs centrafricains. Ces deux joueurs forment une génération de jeunes footballeurs passés par les centres de formation de Bangui, prêts à faire la transition vers l’équipe A.

 

Parallèlement, la diaspora nourrit le vivier de talents. Certains footballeurs nés en Centrafrique mais formés à l’étranger sont régulièrement appelés en sélection. Par exemple, Noah Ato-Zandanga (22 ans) joue en Suisse et possède la nationalité centrafricaine. Bien que ces joueurs ne soient pas encore stars internationales, ils illustrent la volonté de l’encadrement fédéral de capitaliser sur la diaspora pour renforcer l’équipe. Le maillage des réseaux scouts et les compétitions de jeunes (notamment U17 et U20) permettent d’identifier ces jeunes diamants bruts, qu’ils soient locaux ou basés à l’étranger.

L’avenir par les équipes jeunes

 

Le vivier des équipes nationales de jeunes est particulièrement prometteur. Les Fauves U20, par exemple, ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures sélections adolescentes d’Afrique. Le capitaine de cette génération, Bercier Eddy Jores Mbaigoto (18 ans, du club As Gbangre), s’est révélé lors du tournoi UNIFFAC 2024. Il a inscrit un but d’anthologie dans la victoire 2-1 contre le Gabon. De son côté, l’attaquant Serge Nestor Chérubin Kondja (19 ans, du FC SOS en RCA) est décrit comme le patron de l’attaque centrafricaine. À cet âge déjà canonique, Kondja se distingue par ses qualités techniques et son efficacité devant le but, ce qui en fait l’un des talents offensifs les plus observés par les recruteurs.

 

Ces deux joueurs, en plus de plusieurs autres U17 et U20, seront les fers de lance de la Centrafrique lors des grands rendez-vous prévus en 2025 (Coupe d’Afrique U20 en Égypte, CAN U17 au Maroc, etc.). Leur évolution sera un indicateur clé de la santé future du football centrafricain. Les récentes campagnes de détection (U15, U17) ont permis d’identifier de nombreux talents prometteurs même dans les catégories féminines. En parallèle, des programmes de formation intensifs ont été lancés dans les centres de Bangui, véritables pépinières de talents. Toutes compétitions confondues, l’année 2025 s’annonce donc riche en occasions de découverte de jeunes talents venus d’un pays d’à peine 5,5 millions d’habitants.

 

URGENT :  L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus à l’OCRB depuis plusieurs jours

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URGENT :  L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus à l’OCRB depuis plusieurs jours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/sayo-menotte.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le colonel Armel Sayo menotté et présenté à un juge d'instruction au palais de justice à Bangui le 28 août 2025
Le colonel Armel Sayo menotté et présenté à un juge d’instruction au palais de justice à Bangui le 28 août 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une information très inquiétante circule depuis quelques semaines au sein de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus détenu à l’OCRB comme le prétendent les autorités. Depuis plusieurs semaines, il se trouve aux mains des Mercenaires russes au camp de Roux.

 

Les faits parlent d’eux-mêmes. Le lundi 7 septembre 2025 vers 9 heures, Armel Sayo et Nourd Grégaza ont été extraits de leur cellule de la prison du camp de Roux par le directeur de l’OCRB et transférés dans les locaux de ladite unité policière. Mais dans la nuit même, c’est-à-dire vers 23 heures, l’ancien ministre Armel Sayo a disparu. Enlevé de sa cellule par les mercenaires russes, il a été porté disparu pendant près d’un mois, provoquant un tollé international.

 

Cette disparition a mobilisé jusqu’au président camerounais Paul Biya, qui a écrit directement à Faustin-Archange Touadéra pour exiger des explications. Le CICR, l’ambassade de France, la famille et les réseaux sociaux centrafricains ont réclamé des nouvelles. Armel Sayo avait été arrêté à l’aéroport de Douala puis extradé vers Bangui après les accords de Yaoundé.

 

Un mois plus tard, les Russes l’ont finalement “rendu”. Officiellement, il a retrouvé sa cellule à l’OCRB. Mais cette version cache une tout autre réalité. Depuis son retour, Armel Sayo n’est plus réellement détenu dans la prison centrafricaine. Il a été discrètement transféré dans les geôles souterraines du camp de Roux, sous contrôle exclusif des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

La supercherie fonctionne parfaitement. Dès que la justice centrafricaine a besoin de l’entendre, les Russes sortent Sayo de son sous-sol et le ramènent temporairement à l’OCRB. Les caméras le filment, tout le monde le voit, l’illusion est parfaite. Puis, une fois les formalités terminées, retour express dans sa vraie cellule souterraine russe au camp de Roux. Un ballet cynique qui transforme la justice centrafricaine en simple figurante.

 

Cette prison secrète du camp de Roux n’est pas la seule. Les mercenaires russes disposent de deux centres de détention clandestins à Bangui : le premier au sous-sol du camp de Roux, le second à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. Au camp de Roux, selon des informations recueillies auprès des ex-otages des russes, Des cellules sont très minuscules, d’un mètre sur un mètre, où les détenus vivent dans des conditions très inhumaines loin de tout contrôle judiciaire. Tandis qu’à l’aéroport, les détenus sont placés dans  un conteneur comme des bétails.

 

Cette affaire montre l’ampleur de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Non content de confier nos ressources minières, notre sécurité, nos forêts aux mercenaires russes, le pouvoir leur abandonne désormais la justice centrafricaine. Armel Sayo n’est plus un prévenu sous contrôle judiciaire centrafricain, mais un prisonnier politique aux mains d’une milice étrangère.

 

Le plus grave reste cette tromperie permanente. Pendant que les autorités font croire que l’ancien ministre Armel Sayo est détenu à l’OCRB selon les règles légales, il subit en réalité un sort que nul ne connaît vraiment. Cette comédie judiciaire transforme la Centrafrique en État fantoche où les lois nationales s’appliquent uniquement aux opposants.

 

Dans ce pays où “ la loi n’existe plus, où c’est le bordel qui remplace tout, la dictature qui remplace tout”, l’affaire Armel Sayo montre parfaitement la dérive en cours. Un ancien ministre de la République, quelles que soient les accusations qui pèsent contre lui, mérite d’être jugé selon les lois de son pays, pas d’être livré aux geôliers russes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi

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L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi
La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) dénonce un appel à candidature taillé sur mesure pour la sœur de la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga.

 

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) traverse la plus grave crise de son histoire. Au cœur de l’affaire: un népotisme assumé entre la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga et sa sœur cadette Renée Bimbo, actuelle directrice générale par intérim de l’agence.

 

L’histoire commence il y a un peu plus d’un an. Sans consultation ni transparence, la ministre du Travail nomme sa sœur directrice générale par intérim de l’ACFPE. Une décision qui surprend tout le monde, y compris les employés de l’agence. Renée Bimbo n’a qu’une licence en ressources humaines, mais elle bénéficie du soutien indéfectible de sa grande sœur ministre.

 

Après l’avoir placé directrice générale par intérim, le ministère du Travail lance un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire. Mais la lecture des termes de référence laisse pantois. L’appel est taillé sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartent délibérément tous les autres candidats potentiels, y compris ceux qui travaillent déjà à l’ACFPE et les anciens directeurs de l’agence.

 

Cette manipulation grossière pousse les employés à bout. Ils constatent que même des cadres expérimentés de leur propre institution ne peuvent pas postuler à cause de critères discriminatoires. La ministre a verrouillé le processus pour que sa sœur soit la seule candidate viable.

 

Face à cette parodie, la délégation du personnel dépose une plainte auprès du tribunal administratif de Bangui. Dans leur requête, ils demandent “l’annulation pure et simple de cet appel à candidature” et dénoncent “une incohérence dans la rédaction du terme de référence au point 4 qui stipule l’expérience professionnelle du candidat par rapport à l’ancien termes de référence”.

 

Les employés pointent également “une mauvaise gestion Administrative et financier au sein de l’ACFPE” et remettent en cause “la légitimité du cabinet CIFOM à procéder au recrutement du nouveau Directeur Général”. Selon eux, ce recrutement n’est “pas compatible au présent Accord Collectif d’Établissement” car “l’ACFPE est une Institution de l’Etat dont le recrutement des Directeurs Généraux se font par le conseil d’Administration conformément à l’article 22 de l’Accord Collectif d’Établissement”.

 

Avant de saisir la justice, les employés avaient multiplié les recours. Ils ont interpellé le président de la République, monsieur Baba Kongoboro, le Premier ministre, le ministre contrôleur du secteur parapublic, l’Inspection générale d’État. Aucune de ces autorités n’a bougé le petit doigt. Face à cette indifférence généralisée, la justice reste leur dernier espoir.

 

Le tribunal administratif a programmé la délibération pour le 29 septembre prochain. Une date que les employés attendent avec impatience, espérant que la justice mettra fin à ce népotisme institutionnalisé.

 

Cette histoire familiale dépasse le simple cas de l’ACFPE. Elle témoigne de la banalisation du népotisme dans l’administration centrafricaine, où les liens familiaux comptent plus que les compétences. La ministre du Travail utilise son portefeuille ministériel pour caser sa sœur à la tête d’une agence publique, au détriment de toute procédure transparente.

 

Les employés de l’ACFPE vivent cette situation comme une humiliation. Voir leur institution transformée en affaire de famille les révolte. Ils dénoncent aussi “ le non-respect de l’accord collectif d’établissement”, “ le non-paiement des frais médicaux du personnel” et “ le non-paiement des heures supplémentaires des conseillers emploi”.

 

L’agence sombre dans la misère gestionnaire pendant que la guerre des sœurs Mouanga se joue. L’une utilise son pouvoir ministériel, l’autre profite de sa position d’intérimaire pour se maintenir. Entre elles, une institution publique qui devrait servir la formation professionnelle et l’emploi des Centrafricains.

 

Le 29 septembre, la justice dira si ce népotisme peut continuer ou si l’ACFPE retrouvera un semblant de gouvernance normale. En attendant, les employés espèrent que leur courage à défier ce système familial paiera. Car au-delà de leur cas personnel, c’est l’avenir des institutions publiques centrafricaines qui se joue devant le tribunal administratif.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les mercenaires russes  

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une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les Mercenaires russes  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les mercenaires russes
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les mercenaires russes ont tendu un guet-apens mortel à une dizaine des combattants de la CPC qui acceptaient de déposer leurs armes, tuant neuf rebelles et plusieurs civils.

 

Un nouveau massacre vient d’endeuiller la préfecture de la Nana-Mambéré où les mercenaires du groupe Wagner ont organisé un guet-apens particulièrement cynique. Dans la nuit du 26 septembre 2025, neuf combattants de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), sous le commandement du général Marcel Ndalé, ont été tués alors qu’ils venaient pour déposer leurs armes dans le cadre du processus de désarmement.

 

Cette tragédie trouve ses origines dans les négociations qui ont suivi l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Pendant que le gouvernement négociait officiellement avec les 3R et l’UPC, d’autres groupes composant la CPC restaient exclus de ces pourparlers. Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation.

 

Les mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus.

 

Face au refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments.

 

Une dizaine de combattants de Ndaley ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités.

 

Ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel. Les combattants de la CPC, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous, ont été accueillis par une opération de ratissage menée par Wagner. Au lieu de recevoir leurs armes, les mercenaires russes ont ouvert le feu sur ces hommes qui venaient se rendre.

 

Le bilan de ce guet-apens est lourd : neuf combattants de Ndalé ont été tués sur place. Plusieurs civils présents dans la zone ont également péri dans cette opération. Cette tuerie délibérée d’hommes venus se désarmer constitue une violation grave des lois de la guerre et des accords de désarmement.

 

Pour tenter de voiler cette exécution sommaire, l’état-major centrafricain des armées, sous la décision du groupe Wagner, a publié un communiqué mensonger sur les réseaux sociaux. Ce document de propagande présente l’incident comme une “opération des Forces armées centrafricaines” ayant “ciblé le campement des éléments du groupe armé CPC de Marcel Ndalé” qui “préparait une attaque contre un convoi humanitaire”.

 

Cette version officielle affirme que “tous les éléments, au nombre de dix-sept, ont été neutralisés, dont le général Ibrahim Ndalé et deux autres chefs rebelles de la CPC”. Cette désinformation grossière vise à justifier rétrospectivement le massacre en présentant les victimes comme des agresseurs potentiels.

 

La différence entre les faits réels et la version officielle est frappante. Le communiqué parle de dix-sept morts incluant des chefs rebelles, alors que la réalité montre neuf combattants de base venus se désarmer. Cette manipulation de l’information témoigne de la volonté de masquer la nature criminelle de cette opération.

 

Ce massacre par traquenard aura des conséquences dramatiques sur tous les futurs processus de désarmement. Comment convaincre d’autres combattants de déposer leurs armes quand ils voient leurs camarades tués après avoir fait confiance aux promesses gouvernementales ? Cette trahison détruit toute crédibilité des initiatives de réconciliation.

 

L’opération de Wagner révèle aussi leur stratégie de manipulation des processus de paix. Au lieu de faciliter le désarmement, ils utilisent ces processus pour attirer leurs ennemis dans des pièges mortels. Cette méthode transforme chaque négociation en potentiel guet-apens.

 

Cette tuerie pose également la question de la responsabilité du gouvernement centrafricain. En laissant Wagner agir en son nom, le régime de Touadéra devient complice de ces crimes de guerre. Le communiqué officiel signé par le ministère de la Défense officialise cette complicité.

 

Le général Marcel Ndalé  avait eu raison de se méfier des intermédiaires. Son exigence d’un contact direct avec le président Touadéra témoignait de sa compréhension des risques. Malheureusement, ses combattants ont payé de leur vie leur confiance dans les promesses de désarmement.

 

Cette affaire démontre l’impossibilité de négocier sérieusement avec un gouvernement qui sous-traite ses négociations à des mercenaires étrangers. Wagner ne cherche pas la paix mais l’élimination physique de ses adversaires par tous les moyens, y compris la tromperie.

 

Le massacre de la Nana-Mambéré s’ajoute à la longue liste des crimes commis par Wagner en République centrafricaine. Cette escalade dans l’horreur transforme chaque processus de paix en piège mortel pour ceux qui acceptent de faire confiance aux autorités.

 

Au final, ce nouveau massacre confirme que Wagner considère le désarmement non comme un processus de réconciliation mais comme une opportunité d’éliminer facilement ses ennemis en les attirant dans des traquenards mortels, détruisant ainsi toute perspective de paix durable en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nouveau massacre de civils à Ndassima : les mercenaires russes ouvrent le feu sur une manifestation

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Nouveau massacre de civils à Ndassima : les mercenaires russes ouvrent le feu sur une manifestation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/crime-des-mercenaires-russes-sur-le-site-minier-de-ndassima-ou-ndichima.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.
L’une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Ndassima, dans la préfecture de la Ouaka,une dizaine de personnes tuées par des mercenaires russes du groupe Wagner, et le village est totalement vidé de ses habitants.

 

En effet, le samedi 27 septembre 2025, vers 13 heures, à Ndassima, localité située à 60 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des mercenaires russes du groupe Wagner ont tué une dizaine de civils lors d’une manifestation. Ces criminels russes de Poutine du groupe Wagner  ont réprimé dans le sang une protestation déclenchée par l’arrestation injuste de jeunes orpailleurs sur le site minier.

 

Rappelons que quelques jours auparavant, une dizaine de mineurs artisanaux avaient été arrêtés et enfermés dans des conteneurs, accusés de vol de minerais. Leurs familles, soutenues par leurs amis, ont organisé ce samedi 27 septembre 2025 une marche pacifique pour exiger leur libération. Mais la réponse des mercenaires russes a été immédiate : un manifestant a été abattu d’une balle, déclenchant la colère des autres manifestants. Dans leur révolte, ils ont détruit un pont servant à l’approvisionnement en eau des mercenaires ainsi qu’une motopompe indispensable à l’exploitation du site aurifère des russes.

 

Cette action de défiance ouvre la voix aux mercenaires russes de commettre plus de crimes. En voulant punir les manifestants de leurs actes, les mercenaires ont lancé une vaste opération militaire de grande ampleur contre ces civils non armés, utilisant d’armes lourdes et légères en continue pour réprimer dans le sang les manifestants, provoquant la mort d’au moins dix civils. Les cadavres ont été transportés vers Bambari, tandis que les survivants fuyaient dans la brousse. Le village de Ndassima s’est retrouvé presque entièrement désert.

 

Il y’a lieu de rappeler que les violences de Ndassima s’ajoutent à une longue liste d’exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le pays. Le 5 septembre 2025, au même endroit, dix jeunes orpailleurs avaient été capturés puis exécutés après des sévices. En février de la même année, à Bodjomo, plusieurs civils avaient été égorgés et mutilés. Dans chaque cas, les mercenaires justifient leurs actes par la sécurisation des sites miniers, alors qu’il s’agit en réalité d’imposer leur contrôle sur l’or et d’asseoir leur domination par la peur.

 

Devant ces crimes répétés, l’attitude du gouvernement centrafricain  est toujours les même : silence total. On fait comme si on ne sait rien. On ne connait pas l’histoire, et on s’en fout.     Dans ce contexte, aucune condamnation n’a été formulée depuis Bangui, laissant la population conclure à une complicité. Dans les villages, une phrase circule désormais avec amertume : « Laisse Wagner tuer. » Les familles endeuillées savent qu’aucune justice ne viendra tant que le pouvoir se tait.

 

Ce silence, ajouté à l’absence d’enquêtes crédibles, alimente un sentiment d’impunité qui encourage la poursuite des massacres. Les organisations locales et internationales exigent que des enquêtes indépendantes soient ouvertes et que ces crimes soient reconnus pour ce qu’ils sont : des crimes de guerre. La Minusca, les ONG et la communauté internationale sont pressées d’agir pour protéger les populations, pendant que Ndassima se vide de ses habitants et reste marqué par la peur et le deuil.

 

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Routes chaotique, pas de panneaux de signalisation, Permis obtenus dans les quartiers, morts sur les routes, pourtant,  l’ex-détenu Maxime Balalou accuse les victimes

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Routes chaotique, pas de panneaux de signalisation, Permis obtenus dans les quartiers, morts sur les routes, pourtant,  l’ex-détenu Maxime Balalou accuse les victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le ministre Maxime Balalou rejette la responsabilité gouvernementale sur l’hécatombe routière, préférant incriminer l’imprudence des conducteurs plutôt que l’abandon des infrastructures par l’État.

 

Interrogé par un journaliste de la radio Ndèkè – Luka sur la multiplication des accidents mortels à Bangui et en province, Maxime Balalou a livré une réponse aussi désinvolte qu’irresponsable. Face à un fléau qui décime quotidiennement les Centrafricains, le ministre préfère pointer du doigt l’imprudence des conducteurs plutôt que de questionner les carences abyssales de l’État en matière d’infrastructures routières et de formation.

 

“Encore vous parlez d’accidents, comme si les questions d’accidents, qu’est-ce que je peux vous dire madame ? Dans tous les pays du monde, vous avez les cas d’accidents”, lâche Balalou avec un agacement palpable. Cette réaction désinvolte face à un journaliste qui ose évoquer la mort de “beaucoup de citoyens” en dit long sur l’indifférence gouvernementale face à ce drame national.

 

Le ministre poursuit dans cette veine fataliste : “Il y a un travail qui se fait. Mais l’imprudence parfois de conducteurs et autres peut amener dans certaines circonstances. Nous avons vu avec notre collègue malheureusement ce qui s’est passé. Angélien Gondard, qui n’est plus”. Cette évocation d’un cas particulier lui permet d’esquiver habilement la question de fond sur les responsabilités systémiques de l’État.

 

Balalou enfonce le clou dans sa stratégie d’évitement : “Il y a des choses qui se passent, des imprudences de la conduite et autres qui peuvent amener, malgré les efforts du gouvernement, les cas d’accidents. Il s’est arrivé. Est-ce que cela peut poser vraiment un problème ?” Cette question rhétorique dévoile un cynisme confondant : comment un ministre peut-il minimiser ainsi l’hécatombe routière qui frappe quotidiennement son pays ?

 

Cette approche culpabilisante masque honteusement les véritables causes de cette tragédie nationale. En accusant systématiquement les conducteurs d’imprudence, Balalou fait l’impasse sur les carences monumentales de l’État centrafricain en matière de sécurité routière.

 

Que dire de l’état désastreux des routes centrafricaines, criblées de nids-de-poule et dépourvues de signalisation ? Comment rouler prudemment sur des axes défoncés où aucun panneau n’indique les virages dangereux, les passages à niveau ou les zones sensibles ? L’imprudence que dénonce Balalou n’est souvent que la conséquence directe de l’abandon de l’entretien routier par les pouvoirs publics.

 

Mais l’irresponsabilité gouvernementale va bien au-delà des infrastructures. Le système de délivrance des permis de conduire en Centrafrique constitue une véritable farce administrative. Ces précieux sésames s’obtiennent désormais dans les quartiers, moyennant quelques billets glissés dans la bonne poche. Cette corruption généralisée transforme l’obtention du permis en simple transaction commerciale, vidée de toute exigence de formation ou de compétence.

 

Comment s’étonner des accidents quand les conducteurs n’ont jamais appris le code de la route ? La plupart des Centrafricains au volant ignorent tout des règles de priorité, des distances de sécurité ou des limitations de vitesse. Ils conduisent à l’instinct, sans formation préalable, armés d’un permis acheté qui ne garantit aucune compétence réelle.

 

Cette absence totale de formation transforme les routes centrafricaines en terrain de tous les dangers. Quand personne ne connaît les règles de base de la circulation, l’accident devient inévitable. Mais cette réalité dérangeante, Balalou préfère l’ignorer pour se réfugier derrière la thèse commode de l’imprudence individuelle.

 

L’État centrafricain a tout simplement abandonné ses responsabilités régaliennes en matière de sécurité routière. Aucune auto-école digne de ce nom, aucun centre d’examen sérieux, aucune campagne de sensibilisation d’envergure. Cette démission collective des pouvoirs publics crée un environnement où l’accident devient statistiquement inéluctable.

 

Le ministre évoque mollement “un travail qui se fait” sans jamais préciser la nature de ces prétendus efforts gouvernementaux. Quelles mesures concrètes le gouvernement a-t-il prises pour améliorer la sécurité routière ? Quels investissements dans la signalisation, la formation des conducteurs ou l’entretien des routes ? Cette opacité délibérée trahit l’absence totale de politique publique cohérente en la matière.

 

Cette déresponsabilisation permanente de l’État explique parfaitement les dérives du régime Touadéra. Face à chaque problème public, la réaction gouvernementale consiste invariablement à rejeter la faute sur les citoyens eux-mêmes. Les routes tuent ? C’est la faute aux conducteurs imprudents. L’insécurité persiste ? C’est la faute aux “égarés” qui perturbent l’ordre public. Cette rhétorique de l’irresponsabilité systémique décrédibilise totalement l’action publique.

 

Le parallèle établi par Balalou avec les “pays du monde” où existent également des accidents routiers témoigne d’une malhonnêteté intellectuelle flagrante. Comparer les taux d’accidents centrafricains avec ceux des pays développés dotés d’infrastructures modernes et de systèmes de formation efficaces relève de la pure imposture statistique.

 

Cette attitude gouvernementale condamne les Centrafricains à subir indéfiniment cette hécatombe routière. Sans reconnaissance des responsabilités publiques, aucune amélioration n’est possible. Les citoyens continueront de mourir sur des routes abandonnées, au volant de véhicules conduits par des chauffeurs non formés, dans l’indifférence générale des autorités.

 

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Centrafrique : Mort mystérieuse d’un pasteur béninois à Bangui

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Centrafrique : Mort mystérieuse d’un pasteur béninois à Bangui

 

Dépouille du Pasteur béninois ROLAND OUEHOGBELO, décédé à Bangui dans une circonstance mystérieuse
Dépouille du Pasteur béninois ROLAND OUEHOGBELO, décédé à Bangui dans une circonstance mystérieuse. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un pasteur béninois de l’église UFEB retrouvé mort dans des circonstances encore inexpliquées à Bangui, loin de sa famille et de son pays.

 

Un pasteur béninois a été découvert mort dans la nuit du mercredi 25 septembre 2025 au quartier Miskine, dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui. L’homme, arrivé en Centrafrique il y a quelques mois seulement, était hébergé par des confrères de l’église baptiste du même quartier.

 

Le défunt pasteur baptiste béninois avait quitté son pays d’origine il y a quelques mois. Son itinéraire l’avait conduit du Bénin au Nigeria, puis au Cameroun, avant de rejoindre la République centrafricaine par voie terrestre. À Bangui, il avait d’abord été accueilli par un pasteur centrafricain de l’église baptiste du quartier Miskine. Mais après un certain temps, il avait exprimé le souhait de rentrer chez lui. Mais son problème était financier : il n’avait plus d’argent pour assurer son transport retour.

 

Son logeur avait alors transmis sa requête au comité de l’église, qui avait répondu qu’il fallait attendre les offrandes du dimanche afin d’évaluer la possibilité de lui réunir la somme nécessaire à son voyage de retour. Le départ n’avait donc pas pu être organisé immédiatement.

 

Peu après, le premier pasteur qui l’hébergeait devait voyager en province. Une réunion avait été convoquée par l’église pour lui trouver un nouvel hébergement provisoire. Un autre pasteur avait accepté de l’accueillir dans sa maison du quartier Miskine.

 

Les premiers jours de cohabitation s’étaient déroulés normalement. Mais dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 septembre, la situation a basculé. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, le pasteur béninois ne s’était pas levé le matin suivant. Vers 7 heures, l’enfant de la maison s’était étonné de ce long sommeil. Son père, le pasteur centrafricain qui l’hébergeait, avait d’abord pensé que son confrère était simplement fatigué.

 

Lorsque l’enfant a tenté de pousser la porte pour réveiller le béninois avant d’aller à l’école, il a constaté que la porte résistait. Prévenu, le père est intervenu. Après plusieurs tentatives, il a réussi à forcer l’ouverture.

 

La scène à l’intérieur de la chambre a marqué les témoins. Le pasteur béninois était nu. Son téléphone portable reposait à proximité, avec la lampe torche de son téléphone encore allumée. Le corps se trouvait dans une posture inhabituelle : la partie inférieure, du ventre aux jambes, était posée sur le lit, tandis que la tête et la poitrine se renverse vers le sol.

 

Alertée, la police criminelle s’est rendue immédiatement sur les lieux. Les enquêteurs ont procédé au constat d’usage avant de transporter le corps vers l’hôpital de l’Amitié de Bangui au quartier Fouh. Aucune information n’a encore été communiquée sur les causes exactes du décès.

 

Le pasteur béninois ne disposait pas de famille à Bangui. C’est la communauté béninoise de la capitale qui a été contactée pour confirmer l’identité du défunt et prendre en charge les formalités administratives liées au rapatriement de son corps.

 

Pour les fidèles de l’église baptiste de Miskine  , ce décès reste difficile à comprendre. Deux pasteurs avaient successivement offert l’hospitalité au visiteur. Le premier l’avait accueilli dès son arrivée, le second avait accepté de le loger provisoirement. Tous affirment que rien ne laissait présager un tel dénouement.

 

À ce stade, les circonstances entourant cette mort restent obscures. La police criminelle poursuit ses investigations. L’enquête devra déterminer ce qui s’est réellement passé dans la chambre du quartier Miskine, où un pasteur béninois en transit a perdu la vie dans des conditions qui interrogent encore.

 

Ce drame dévoile la précarité dans laquelle vivait ce religieux, arrivé à Bangui sans ressources suffisantes et dépendant de la solidarité de ses confrères. Son souhait était de repartir vers le Bénin, mais faute de moyens, il a attendu une aide qui n’est jamais arrivée à temps. C’est finalement dans un cercueil qu’il retournera dans son pays natal.

 

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Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises

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Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rondpoint-de-la-ville-de-Nola-en-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Déclin économique de Nola : disparition de l’aérodrome et essor des entreprises minières chinoises
Rondpoint de la ville de Nola, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Nola, la  capitale de la Sangha-Mbaéré perd son aérodrome et voit ses richesses exploitées par des entreprises étrangères chinoises sans retombées locales.

 

La ville de Nola traverse la période la plus sombre de son histoire. Cette ville du sud-ouest centrafricain, chef-lieu de la préfecture de Sangha-Mbaéré, a perdu son aérodrome, infrastructure vitale désormais reconquise par la végétation. Cette disparition coupe définitivement Nola du reste du pays et accélère son déclin économique.

 

Les habitants parlent d’une “ville dans le coma “. L’expression n’a rien d’exagéré quand on observe l’état des lieux. Les entreprises forestières qui faisaient vivre la région il y’a dix ans ont disparu, emportant avec elles des centaines d’emplois. La production de café, autrefois florissante, appartient au passé. Même l’exploitation minière artisanale, pratiquée depuis des générations, ne suffit plus à nourrir les familles.

 

Cette désolation économique contraste avec l’intense activité des compagnies minières chinoises. Ces entreprises extraient or et diamants à une échelle industrielle, mais leurs profits ne profitent jamais à la communauté locale. Elles emploient peu de jeunes centrafricains, préférant faire venir leur propre main-d’œuvre du Cameroun ou de la Chine. Cette pratique viole pourtant les dispositions du code minier national, qui impose aux exploitants de contribuer au développement des zones d’extraction.

 

L’isolement de Nola s’aggrave chaque jour. Pour rejoindre la ville par avion, il faut atterrir à Bayanga, située à une centaine de kilomètres, ou à Berbérati, puis affronter des routes dans un état déplorable. Ces voies de communication, négligées depuis des années, deviennent impraticables durant la saison des pluies. Les habitants comparent leur situation à un retour plusieurs siècles en arrière.

Le gouvernement a tenté de réagir en nationalisant l’aérodrome de Bayanga le 17 avril 2025. Cette décision, officialisée par deux arrêtés du Conseil des ministres, vise à améliorer la connectivité régionale et à soutenir le tourisme vers le parc national de Dzanga-Sangha. Mais cette mesure ne résout pas le problème fondamental : l’absence de routes praticables entre Bayanga et Nola.

 

Les dégâts environnementaux aggravent la situation. Les rivières, polluées par les activités minières chinoises, ne permettent plus la pêche. L’agriculture, base de l’économie locale, souffre également de cette contamination à grande échelle. Les entreprises forestières étrangères continuent d’exporter des billes de bois vers Bangui et l’international sans investir un franc dans les infrastructures locales.

 

Cette situation reflète les maux profonds de la République centrafricaine. Depuis la crise de 2013 – 2015, l’exploitation illégale des ressources naturelles a fait chuter les recettes fiscales. Les richesses du sous-sol et de la forêt enrichissent les entreprises étrangères tandis que les populations locales s’appauvrissent.

 

Les habitants de Nola réclament des mesures urgentes. Ils exigent plus de transparence de la part des entreprises extractives, des emplois pour les jeunes et des investissements dans les infrastructures de base. Sans ces changements, Nola risque de devenir une ville fantôme, loin de son passé de centre économique dynamique….

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Centrafrique : Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux élections de décembre prochain

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Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux Élections de décembre prochain

 

 

Le BRDC dénonce l’incohérence du pouvoir face aux élections de décembre prochain
Les leaders du BRDC après la conférence de presse. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposition centrafricaine réunie au sein du BRDC tire la sonnette d’alarme sur un processus électoral bâclé et des listes électorales fantômes.

 

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) a organisé ce jeudi 25 septembre une conférence de presse pour dénoncer les contradictions du gouvernement dans la préparation des Élections de décembre. Leur porte-parole, Martin Ziguelé , n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme une parodie électorale en préparation.

 

L’histoire commence le 2 septembre dernier. Le Premier ministre Félix Moloua invite l’ensemble du bloc républicain à une réunion de lancement du dialogue politique. Une rencontre qui se veut consensuelle, où toutes les parties prenantes discutent des conditions d’organisation des prochaines Élections. À l’issue de cette réunion, les participants se mettent d’accord sur un point : le BRDC va transmettre un document détaillant leurs conditions pour poursuivre le processus de dialogue.

 

Le 14 septembre, le BRDC respecte sa parole et envoie son cahier de charges au gouvernement. Tout semble sur de bons rails pour un dialogue constructif. Mais trois jours plus tard, le 17 septembre, c’est la douche froide. Les membres du BRDC apprennent par la presse que l’Autorité nationale des Élections (ANE) vient de convoquer le corps électoral pour les Élections de décembre. La convocation prend effet à partir du 29 septembre.

 

Cette annonce surprend d’autant plus que l’un des problèmes centraux de ces élections reste non résolu : le fonctionnement défaillant de l’ANE et surtout l’absence totale de listes électorales affichées. Ziguélé rappelle que même si la loi a été modifiée pour supprimer l’obligation d’affichage un an avant le scrutin, l’obligation d’affichage existe toujours. Logiquement, cet affichage devrait précéder toute convocation du corps électoral.

 

Le BRDC a vérifié sur le terrain. Résultat : dans aucune commune du pays, les listes électorales ne sont affichées à ce jour, comme l’exige pourtant la loi. Comment convoquer des électeurs sans leur dire qui peut voter et où ? Comment organiser des élections sans que les citoyens puissent vérifier leur inscription sur les listes ?

 

Face à cette situation, le BRDC interpelle la Minusca. La mission des Nations unies a reçu mandat d’assister et d’accompagner ce processus électoral. Martin Ziguelé demande à la MINUSCA de faire son travail “de manière courageuse”. Il ne s’agit pas de prendre position politiquement, précise-t-il, mais de s’assurer que le chronogramme électoral et les opérations respectent les normes techniques minimales imposées par le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’opposition rappelle les leçons de 2020. Cette année-là, elle avait déjà alerté sur les dysfonctionnements du processus électoral et demandé un dialogue politique préalable. Le président burundais Sylvestre Ntibantunganya était même venu plaider pour ce dialogue. Il avait essuyé une fin de non-recevoir du pouvoir. La suite, tout le monde la connaît : des élections contestées, des violences post-electorales, une crise politique majeure.

 

“Nous ne voulons pas que l’histoire se répète”, insiste Martin Ziguelé. “On dit que lorsque l’histoire se répète, c’est une tragédie”. Le BRDC craint que le pouvoir ne reproduise les mêmes erreurs : organiser des élections dans la précipitation, sans respecter les procédures de base, sans dialogue préalable avec l’opposition.

 

La contradiction est claire. D’un côté, le gouvernement invite l’opposition au dialogue, fait mine de vouloir organiser un processus inclusif. De l’autre, il lance unilateralement la machine électorale sans attendre les conclusions de ce dialogue, sans même respecter les obligations légales d’affichage des listes.

 

Cette incohérence montre soit une incompétence totale du pouvoir dans la gestion des processus démocratiques, soit une stratégie délibérée pour organiser des élections sous contrôle, sans véritable débat ni transparence. Dans les deux cas, cela ne présage rien de bon pour la démocratie centrafricaine.

 

Le BRDC tire donc la sonnette d’alarme. Il rappelle que des élections bâclées ne règlent aucun problème et risquent au contraire d’aggraver les tensions. Mais le pouvoir écoutera-t-il ? L’expérience de 2020 laisse planer le doute sur la volonté réelle du gouvernement d’organiser un scrutin transparent et apaisé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Amdafock : Tirs de roquettes soudanaises sur la ville, escalade majeure du conflit frontalier entre la RCA et le Soudan

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Amdafock : Tirs de roquettes soudanaises sur la ville, escalade majeure du conflit frontalier entre la RCA et le Soudan

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la <a href=Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga” width=”450″ height=”338″ />
Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des groupes armés rebelles soudanais du FSR ont tiré deux roquettes sur Amdafock depuis la frontière, ouvrant officiellement une escalade inquiétante dans le conflit que traverse la région nord du pays.

 

La crise frontalière entre la République centrafricaine et le Soudan vient de franchir un nouveau seuil avec les premiers tirs de roquettes sur le territoire centrafricain. La semaine dernière, plus précisément le vendredi vers 13 heures, deux roquettes ont été tirées sur la ville d’Amdafock depuis le côté soudanais de la frontière, ouvrant une escalade majeure dans ce conflit qui dure depuis l’attaque des mercenaires russes du 16 septembre dernier.

 

Ngabo Nibissi Herman, habitant d’Amdafock, joint au téléphone par la rédaction du CNC, a témoigné de cet événement qui a semé la panique parmi la population locale. Les deux projectiles lancés par des “bandes armées arabes soudanaises” depuis la frontière soudanaise ont atteint leur cible centrafricaine, transformant ce qui était jusqu’alors un conflit de basse intensité en affrontement militaire direct.

 

La première roquette a touché les environs de la sous-préfecture d’Amdafock, tandis que la seconde est tombée près d’une mosquée située à proximité du marché central de la ville. Cette précision dans les tirs confirme soit une connaissance approfondie des lieux, soit l’utilisation d’armes de guerre sophistiquées par les assaillants soudanais.

 

Heureusement, ces tirs n’ont fait aucun mort selon les premières informations. Mais au-delà du bilan humain provisoire, c’est la nature même de l’attaque qui constitue un tournant dans cette crise. L’utilisation de roquettes ouvre le passage d’actions de représailles locales à une forme de guerre transfrontalière.

 

Cette escalade était prévisible après les menaces explicites proférées récemment par un général des Forces de soutien rapide soudanaises. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ce responsable militaire avait promis de “brûler” Birao et Amdafock pendant la saison sèche. Les tirs de roquettes du vendredi semblent être la mise en application anticipée de ces menaces.

 

L’attaque s’inscrit dans la continuité directe du cycle de violences déclenché par les mercenaires russes le 16 septembre. Ces derniers avaient tué quatre à cinq éleveurs arabes soudanais avant de se retirer à leur base, laissant les populations civiles centrafricaines face aux conséquences de leurs actes.

 

Les représailles soudanaises s’étaient d’abord limitées à des incursions terrestres contre des villages centrafricains. Aujourd’hui, le passage aux tirs de roquettes montre une montée en puissance inquiétante des moyens mis en œuvre par les groupes soudanais.

 

Cette escalade pose des questions fondamentales sur la capacité de réaction du gouvernement centrafricain. Comment répondre à des tirs d’artillerie transfrontaliers quand on dispose d’une armée nationale aux capacités limitées ? Cette situation expose cruellement la faiblesse militaire du pays face à des adversaires mieux équipés.

 

Le choix des cibles est également révélateur. Viser la sous-préfecture et une mosquée près du marché central montre une volonté d’atteindre les symboles du pouvoir étatique et les lieux de rassemblement de la population. Cette stratégie vise autant à terroriser les civils qu’à défier l’autorité centrafricaine.

 

L’appel de Ngabo Nibissi Herman au gouvernement pour “renforcer les effectifs des forces armées centrafricaines au niveau de la frontière” résonne comme un cri de détresse. Les populations frontalières réalisent qu’elles sont abandonnées face à des adversaires qui n’hésitent plus à utiliser des armes lourdes.

 

Cette demande de renforcement militaire pousse à s’interroger. Avec quels moyens le gouvernement centrafricain pourrait-il faire face à des tirs de roquettes ? Les FACA disposent-elles d’équipements de défense antiaérienne ou de riposte à distance ? La réponse semble négative.

 

Cette impuissance militaire place le gouvernement centrafricain dans une position délicate. Il ne peut ni protéger efficacement sa frontière ni riposter de manière proportionnée aux attaques soudanaises. Cette situation d’infériorité militaire encourage probablement les groupes soudanais à poursuivre leurs actions.

 

L’utilisation de roquettes transforme aussi la nature du conflit du point de vue du droit international. Ces tirs constituent des actes d’agression caractérisés contre le territoire centrafricain qui justifieraient normalement une réaction diplomatique ferme et une saisine des instances internationales.

 

Pour les populations d’Amdafock et des villages environnants, ces tirs ouvrent l’entrée dans une nouvelle phase de terreur. Après avoir fui leurs villages face aux incursions terrestres, elles découvrent qu’elles ne sont plus en sécurité même dans les centres urbains supposés protégés.

 

Cette escalade compromet également davantage les perspectives de retour des populations déplacées. Comment convaincre les habitants des villages vidés de regagner leurs foyers quand même les villes subissent des bombardements ? L’exode risque de s’amplifier et de devenir définitif.

 

L’incident d’aujourd’hui confirme que la stratégie des mercenaires russes a parfaitement fonctionné. En attaquant puis en se retirant, ils ont créé un conflit durable qui justifie maintenant leur présence “protectrice”. Cette escalade leur offre l’opportunité de revenir en force pour “sécuriser” une région qu’ils ont eux-mêmes déstabilisée.

 

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ANE joue à la comédie électorale  : Comment organiser des formations des candidats quand on n’est pas en mesure de publier les listes électorales définitives à 3 mois des élections  ?

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ANE joue à la comédie électorale  : Comment organiser des formations des candidats quand on n’est pas en mesure de publier les listes électorales définitives à 3 mois des Élections  ?

 

ANE joue à la comédie électorale : Comment organiser des formations des candidats quand on n’est pas en mesure de publier les listes électorales définitives à 3 mois des élections ?
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’Autorité Nationale des Élections (ANE) prétend former les candidats municipaux à Bangui alors qu’elle n’arrive toujours pas à afficher les listes électorales définitives promises depuis août dernier.

 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) vient de franchir un nouveau cap dans l’absurdité. Vendredi dernier à Bangui, cette institution a organisé une journée d’information pour les candidats aux Élections municipales, leur expliquant comment s’inscrire et constituer leurs listes. Cette initiative pourrait sembler louable si elle ne cachait pas une réalité beaucoup plus gênante : l’ANE n’arrive même pas à accomplir ses tâches les plus élémentaires.

 

En effet, comment peut-on prendre au sérieux une institution qui forme les candidats aux procédures électorales alors qu’elle ment publiquement sur ses propres obligations ? Rappelons que le 21 août 2025, le président de l’ANE avait annoncé sur radio Ndèkè -Luka que les listes électorales définitives seraient affichées le 23 août dans tous les bureaux de vote.

 

Un constat d’huissier réalisé le 19 septembre dans toutes les mairies de Bangui a pourtant démontré qu’aucune liste électorale définitive n’était affichée nulle part. Cette vérification méthodique a établi que l’ANE avait menti sur l’accomplissement de cette obligation légale fondamentale.

 

Maître Barthélemy Mathias Morouba, président de l’ANE, s’est exprimé lors de cette journée de formation pour souligner l’importance de sensibiliser les candidats. “Nous sommes dans une phase qui précède l’envoi des candidatures. Il est important que les acteurs comprennent comment procéder”, a-t-il déclaré. Cette déclaration devient presque comique quand on sait que sa propre institution ne maîtrise pas les procédures de base.

 

Comment peut-on expliquer aux candidats “quels documents produire et comment remplir les formulaires exigés” quand on n’arrive pas à produire soi-même les documents les plus élémentaires du processus électoral ? Cette situation ressemble davantage à une comédie qu’à une préparation sérieuse d’élections démocratiques.

 

L’ANE prétend accompagner les acteurs politiques dans “ce processus inédit d’élections groupées”. Mais si publier des listes électorales représente déjà un défi insurmontable pour cette institution, comment peut-elle prétendre gérer la complexité d’élections groupées incluant présidentielles, législatives, municipales et régionales ?

 

Cette journée de formation interroge également. Les candidats formés à Bangui devront-ils se déplacer dans toute la République centrafricaine pour déposer leurs candidatures ? Car si l’ANE n’arrive pas à afficher des listes dans la capitale, on imagine difficilement qu’elle puisse organiser des procédures de candidature dans l’ensemble du pays.

 

La situation devient encore plus absurde quand on réalise que beaucoup de villages et de communes rurales n’ont probablement aucune infrastructure pour recevoir ces candidatures. Comment les futurs candidats municipaux des zones reculées vont-ils accéder à ces formations et déposer leurs dossiers ?

 

Maître Morouba a insisté sur “le devoir de l’ANE d’informer sur les pièces requises et les démarches pratiques”. Mais quel crédit accorder aux informations d’une institution qui ment sur ses propres réalisations ? Si l’ANE peut mentir sur la publication des listes électorales, pourquoi les candidats devraient-ils faire confiance à ses autres déclarations ?

 

Cette journée de formation ressemble davantage à un exercice de communication qu’à une véritable préparation électorale. L’ANE tente probablement de donner l’impression qu’elle maîtrise le processus électoral, alors que la réalité démontre le contraire.

 

Le président de l’ANE parle de “transparence” et de “garantir une meilleure préparation des candidats”. Ces mots sonnent creux quand ils viennent d’une institution qui cache ses propres défaillances derrière des mensonges publics. Comment peut-on parler de transparence quand on ment sur l’accomplissement d’obligations légales ?

 

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Centrafrique : Le BRDC met Touadéra face à ses contradictions constitutionnelles

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Centrafrique : Le BRDC met Touadéra face à ses contradictions constitutionnelles

 

3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges DOLOGUÉLÉ président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC.
3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges Dologuélé président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposition démocratique centrafricaine réunie au sein du BRDC dénonce l’impossibilité juridique d’organiser des Élections avec la Constitution actuelle.

 

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) vient de porter un coup dur au processus électoral en cours. Dans une lettre ouverte adressée ce 24 septembre au président Touadéra, l’opposition met le doigt sur une contradiction majeure : la Constitution promulguée par le chef de l’État lui-même rend impossibles les Élections de décembre.

 

L’argument du BRDC est simple et redoutable. La Constitution de 2016, initiée et promulguée par Touadéra, impose dans son article 10 une condition stricte pour occuper les hautes fonctions : être “centrafricain d’origine, de parents eux-mêmes centrafricains d’origine”. Le problème ? Cette exigence est techniquement impossible à remplir.

 

La Centrafrique a accédé à l’indépendance le 13 août 1960. Avant cette date, tous les habitants du territoire étaient français grâce à la loi Lamine Gueye. Comment peut-on alors être “centrafricain d’origine” quand la nationalité centrafricaine n’existait pas avant 1960 ? Le BRDC en tire une conclusion logique et embarrassante pour le pouvoir : ni Touadéra ni les autres dirigeants actuels ne peuvent être éligibles selon leur propre Constitution.

 

“Seule la génération de nos enfants pourra être éligible”, écrit le coordonnateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba. Une affirmation qui démontre l’absurdité juridique de la situation. Le président lui-même ne pourrait pas se représenter selon les critères qu’il a établis.

 

Mais ce n’est pas tout. Le BRDC pointe une autre faille majeure : le code électoral n’a jamais été mis en conformité avec cette Constitution. L’exigence d’être “centrafricain d’origine” n’apparaît nulle part dans le code électoral. Cette contradiction rend le code anticonstitutionnel et donc illégal. Par conséquent, toute élection organisée sur cette base serait elle-même illégale.

 

L’opposition ne s’arrête pas là. Elle rappelle que l’Autorité nationale des Élections (ANE) demande au président de prendre un décret le 29 septembre pour convoquer le corps électoral. “Quel texte viseriez-vous, puisque le code électoral est lui-même anticonstitutionnel ?”, interroge le BRDC. “Quel corps électoral convoqueriez-vous, puisque le fichier électoral n’est toujours pas disponible ?”

 

Cette dernière question touche un autre problème persistant. L’article 19 du code électoral exige que le fichier électoral soit affiché publiquement et disponible toute l’année. Or, personne n’a encore vu ces fameuses listes électorales dans les communes centrafricaines.

 

Le BRDC rappelle également un détail technique important. Selon les experts de la MINUSCA, la date limite pour commander le matériel électoral était fixée au 22 septembre. Nous sommes déjà le 24 septembre. Toute commande passée après cette échéance ne peut plus garantir la tenue des Élections dans les délais prévus. Le chronogramme de l’ANE devient donc techniquement caduc.

 

Face à ces multiples obstacles, l’opposition tire une conclusion sans appel. Les Élections prévues pour décembre cumulent les vices de forme : chronogramme caduc, code électoral anticonstitutionnel, absence de listes électorales, exclusion de fait de tous les acteurs politiques majeurs y compris le président lui-même.

 

La lettre du BRDC met Touadéra dans une position délicate. Comment peut-il maintenir un processus électoral basé sur des textes qu’il a lui-même rendus inapplicables ? Comment justifier l’organisation d’élections avec un code électoral qui contredit sa propre Constitution ?

 

L’opposition demande donc au président de “prendre les mesures nécessaires afin que se tienne le dialogue”. Un dialogue qui permettrait de “trouver une solution politique à cette situation” avant qu’elle ne dégénère en crise majeure.

 

Le ton de la lettre reste respectueux mais ferme. Le BRDC ne peut “croire qu’il pourrait être de votre fait d’instruire votre Premier Ministre d’ouvrir le dialogue avec le BRDC et en même temps favoriser la tenue d’élections exclusives, irrégulières et illégales”.

 

Cette démarche du BRDC montre clairement la solidité juridique de leur opposition au processus en cours. Ils ne contestent pas seulement la forme ou le calendrier des élections. Ils remettent en cause leur faisabilité même au regard des textes constitutionnels et légaux en vigueur. Une position qui pourrait contraindre le pouvoir à revoir entièrement sa copie ou à assumer l’organisation d’élections juridiquement contestables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le BRDC dénonce des pressions du MCU sur les fonctionnaires

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le BRDC dénonce des pressions du MCU sur les fonctionnaires

 

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Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) accuse le Mouvement Cœurs Unis (MCU) de forcer des fonctionnaires à rejoindre ses rangs sous menace de sanctions administratives. Cette déclaration a été faite par Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3 et porte-parole du BRDC, au terme de l’Assemblée générale unitaire de la coalition, tenue samedi matin au siège de Patrie à Bangui.

 

Martin Ziguelé affirme que des responsables administratifs imposent aux agents de l’État une adhésion forcée au MCU, notamment dans les préfectures et sous-préfectures. « L’adhésion des fonctionnaires n’est plus un choix. Elle est présentée comme une obligation, sous peine de sanction ou de révocation », a-t-il déclaré à la presse.

 

Selon le BRDC, ces méthodes constituent une atteinte grave à la liberté d’association et traduisent la volonté du parti présidentiel de neutraliser toute opposition. La coalition, qui regroupe treize formations politiques, estime que le MCU cherche à instaurer un monopole politique en exploitant la dépendance économique et hiérarchique des agents publics.

 

Le porte-parole a rappelé que la Constitution garantit le pluralisme politique et la liberté d’adhésion. Il accuse le gouvernement d’utiliser l’administration comme un instrument de contrôle électoral. « Nous recevons des témoignages de fonctionnaires intimidés, menacés de mutation ou de perte de salaire s’ils refusent d’intégrer le MCU », a-t-il insisté.

 

Lors de l’Assemblée générale, les dirigeants du BRDC ont appelé leurs militants à résister à ces pressions et à documenter tout cas d’abus. La coalition prévoit également de saisir les institutions compétentes pour exiger la fin de ces pratiques jugées contraires aux principes démocratiques.

 

Cette dénonciation survient dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition, à quelques mois de l’ouverture du processus électoral. Le BRDC accuse le régime en place de vouloir verrouiller l’espace politique en réduisant au silence les voix dissidentes et en contrôlant l’administration publique.

 

La déclaration de Martin Ziguelé pose une question centrale : comment garantir un processus électoral libre et équitable si les fonctionnaires, censés rester neutres, sont contraints d’afficher leur loyauté à un parti politique ?

 

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Bangui : Deux homosexuels arrêtés dans une auberge à Pétévo, entre vide juridique et pression sociale

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Bangui : Deux homosexuels arrêtés dans une auberge à Pétévo, entre vide juridique et pression sociale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/couple-homosexuel.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le couple homosexuel centrafricain pris en flagrant délit de relation homosexuelles dans une auberge à Pétévo
Le couple homosexuel centrafricain pris en flagrant délit de relation homosexuelles dans une auberge à Pétévo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’arrestation du gendarme Gbanngazoni  et d’un civil surpris dans une relation intime au quartier Pétévo, dans le sixième arrondissement de la capitale relance le débat sur le statut légal de l’homosexualité en Centrafrique.

 

Une arrestation survenue la semaine dernière dans le sixième arrondissement de Bangui relance une question sensible en République centrafricaine : quelle est la situation légale réelle de l’homosexualité dans le pays ? L’interpellation de deux hommes, dont un gendarme en service et un civil, surpris en plein rapport sexuel dans une auberge du quartier Pétévo, pose des questions juridiques importantes sur les limites entre morale sociale et droit pénal.

Bangui : Deux homosexuels arrêtés dans une auberge à Pétévo, entre vide juridique et pression sociale
CopyrightCNC

 

La scène s’est déroulée lorsqu’une patrouille a découvert les deux hommes dans une chambre d’auberge. Immédiatement conduits à la Section de recherches et d’investigations (SRI), ils ont provoqué de vives réactions dans le quartier où beaucoup considèrent leur acte comme une atteinte à la morale publique. Cette réaction populaire contraste avec la réalité juridique du pays.

 

En effet, le code pénal centrafricain ne condamne pas explicitement les relations entre personnes de même sexe. Contrairement à d’autres pays de la région, la République centrafricaine n’a pas de loi spécifique criminalisant l’homosexualité. Tant que ces rapports se déroulent en privé et entre adultes consentants, ils ne constituent pas techniquement un crime au regard de la législation nationale.

 

Cette situation juridique crée un flou que les forces de l’ordre exploitent souvent en s’appuyant sur des articles généraux du code pénal. Les notions d’« outrage public à la pudeur » et d’« atteintes aux bonnes mœurs » deviennent alors des outils juridiques utilisés lorsqu’un acte est découvert dans un espace que les autorités jugent accessible au public.

 

Dans le cas de l’auberge du quartier Pétévo, cette ambiguïté juridique est particulièrement visible. D’un point de vue strictement légal, rien n’interdit explicitement l’acte commis dans une chambre privée. Mais socialement et moralement, la stigmatisation reste très forte, poussant les autorités à agir davantage selon les normes sociales que selon une base pénale claire.

 

Cette approche n’est pas nouvelle en République centrafricaine. Il y a une année, deux ressortissants camerounais avaient été arrêtés à Bangui pour suspicion d’homosexualité. Bien qu’aucune disposition légale ne permette une condamnation pénale directe pour ce motif, les deux hommes avaient finalement été expulsés vers leur pays d’origine.

 

Cette expulsion passée montre parfaitement le décalage entre la légalité théorique et les pratiques réelles. Juridiquement, il n’y avait pas matière à sanction pénale, mais socialement et politiquement, les autorités avaient cédé à la pression populaire et aux normes morales dominantes. Cette affaire avait créé un précédent troublant où l’absence de base légale claire n’avait pas empêché des mesures coercitives.

 

La Constitution ajoute une nuance importante à ce tableau juridique complexe. Si elle interdit explicitement le mariage entre personnes de même sexe, elle ne criminalise pas pour autant l’homosexualité elle-même. Cette distinction constitutionnelle crée un paradoxe : le mariage homosexuel est constitutionnellement prohibé, mais les relations homosexuelles privées ne sont pas pénalement sanctionnées.

Bangui-centrafrique-corbeaunews.jpg” data-wpel-link=”internal”>La dictature s’enracine en Centrafrique : le marché Pétévo devient "Marché Professeur Faustin Archange Touadera"
rond-point du marché Pétévo . CopyrightCNC

Cette situation juridique paradoxale explique les arrestations arbitraires, les intimidations et parfois les expulsions qui frappent les personnes homosexuelles sans qu’aucune condamnation formelle ne soit jamais prononcée. Les autorités agissent dans un vide juridique qu’elles comblent par l’application de normes sociales non codifiées.

 

Le cas du gendarme Gbanngazoni  arrêté au moment où son anus était en train d’être chauffé par un autre PD ajoute une dimension particulière à cette affaire. En tant que membre des forces de l’ordre, sa situation professionnelle pourrait être compromise même en l’absence de condamnation pénale. Les règlements internes de la gendarmerie peuvent prévoir des sanctions disciplinaires pour des comportements jugés contraires à l’éthique du corps, indépendamment de leur caractère légal ou illégal.

 

Cette affaire pousse ainsi les centrafricains à s’interroger sur l’état de droit en République centrafricaine. Dans quelle mesure les autorités peuvent-elles arrêter et sanctionner des citoyens pour des actes qui ne sont pas explicitement criminalisés par la loi ? Cette pratique ne constitue-t-elle pas une forme d’arbitraire judiciaire contraire aux principes constitutionnels ?

 

La situation actuelle traduit un conflit entre plusieurs sources de normes : le droit pénal qui ne condamne pas explicitement l’homosexualité, la Constitution qui interdit le mariage homosexuel, les normes sociales qui rejettent fermement ces pratiques, et les pressions populaires qui poussent les autorités à agir.

 

Dans ce contexte complexe, les personnes homosexuelles en République centrafricaine évoluent dans une zone grise particulièrement inconfortable. Elles ne risquent pas théoriquement de condamnation pénale, mais peuvent subir des arrestations, des intimidations ou des expulsions basées sur des interprétations extensives de textes juridiques généraux.

 

Carburant et Vignettes : la Stratégie Électoraliste risquée de Touadéra

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Carburant et Vignettes : la Stratégie Électoraliste risquée de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Un-moto-taximan-a-Bangui-devant-un-vehicule-de-la-gendarmerie-et-pret-a-depasser-un-policier-au-controle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Carburant et Vignettes : la Stratégie Électoraliste risquée de Touadéra
Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En République centrafricaine, l’augmentation des prix du carburant et la réintroduction des vignettes automobiles sous la présidence de Touadéra créent des tensions sociales dans un contexte économique fragile précédant les élections.

 

Depuis son discours de fin d’année 2018, le président Faustin-Archange Touadéra entretient une relation compliquée avec les Centrafricains sur la question des prix du carburant. À l’époque, il avait annoncé une possible hausse des coûts à la pompe, expliquant que la République centrafricaine, dépendante des importations pétrolières, subissait les variations des prix mondiaux. Pour éviter de toucher directement les plus modestes, il avait proposé une solution : des vignettes automobiles pour les véhicules à plus de trois roues, avec des tarifs annuels allant de 20 000 à 150 000 FCFA selon le type de véhicule. Les motos, quant à elles, devaient faire l’objet d’une réflexion séparée. Mais cette idée, qui risquait de mécontenter une large partie de la population, a été mise de côté à l’approche des élections de 2020, un moment où le président cherchait à consolider son image.

 

En 2023, la donne a changé. Après les élections, les prix du carburant ont grimpé en flèche, frôlant le double pour l’essence, le gasoil et le pétrole lampant. Cette hausse, qui a frappé de plein fouet les ménages, a été accompagnée par une décision controversée : l’octroi d’un monopole de dix ans à la société camerounaise Neptune Oil pour importer les produits pétroliers. Ce choix, défendu par le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, proche de Touadéra, visait à stabiliser l’approvisionnement et à augmenter les recettes fiscales. Mais l’effet a été inverse. Les prix à la pompe, parmi les plus élevés au monde, ont alimenté une inflation galopante, rendant le transport et les produits de première nécessité inabordables pour beaucoup. Le Fonds monétaire international a pointé du doigt ce monopole, estimant qu’il générait des coûts opaques et freinait la compétitivité. Les recettes fiscales pétrolières, qui représentaient autrefois 20 à 25 % des revenus de l’État, ont chuté à 9 % en 2024, un revers économique majeur.

 

En mai 2025, le gouvernement a tenté un geste : une baisse des prix du carburant, de 50 à 100 FCFA par litre, présentée comme une réponse à la détresse des Centrafricains. Cette réduction, en partie rendue possible par un don de 30 000 litres de carburant de la Russie, a été accueillie avec scepticisme. Les opposants et les associations de consommateurs l’ont jugée dérisoire, incapable d’alléger le fardeau de l’inflation ou de réduire les coûts du transport. Dans le même temps, une vieille idée a refait surface : les vignettes automobiles. Désormais, les motos devraient s’acquitter de 5 000 FCFA par an, tandis que les voitures seraient taxées selon leur puissance fiscale, avec des montants variables entre 20 000 et 120 000 francs CFA. Cette mesure, évoquée dès 2019 mais jamais appliquée, semble aujourd’hui servir à compenser les pertes fiscales tout en donnant l’illusion d’un effort pour baisser les prix à la pompe.

 

Cette alternance entre annonces de baisses et introduction de nouvelles taxes nourrit la défiance populaire. De nombreux observateurs y décèlent une approche électoraliste, particulièrement en perspective des prochaines échéances politiques. Les interrogations se multiplient concernant la gestion opaque de Neptune Oil, alimentées par des allégations d’accords douteux impliquant des partenaires étrangers et des détournements de bénéfices. Le refus gouvernemental de libéraliser le secteur pétrolier, malgré les recommandations du FMI, aggrave la situation économique. Les Centrafricains, confrontés simultanément à l’insécurité et à la pauvreté, subissent les conséquences d’une économie paralysée par des décisions politiques qui privilégient apparemment les considérations électorales au détriment des préoccupations quotidiennes de la population….

 

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Vakaga : quel avenir pour la jeunesse ?

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Vakaga : quel avenir pour la jeunesse ?

 

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Le marché de Birao. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la Vakaga, les jeunes peinent à trouver un emploi stable. Sans opportunités, ils se tournent vers des petits boulots pour survivre.

 

En tout cas, pour trouver un travail en République centrafricaine est déjà un défi, même dans la capitale, Bangui. Mais dans la préfecture de la Vakaga, c’est encore plus compliqué. Les jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, se retrouvent souvent sans perspectives. Beaucoup abandonnent leurs rêves pour se lancer dans des activités manuelles comme la maçonnerie, la menuiserie ou la couture, ou encore dans le petit commerce, comme vendre des produits dans la rue. Ces métiers, bien qu’indispensable pour gagner de quoi vivre, ne permettent pas de bâtir un avenir stable.

 

À Birao, capitale  provinciale de la Vakaga, la situation est encore plus préoccupante. Les emplois dépendent presque entièrement des organisations internationales, comme les ONG ou la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, ainsi que de quelques rares postes au sein du gouvernement. Mais ces opportunités sont limitées et souvent temporaires. Quand ces organisations réduisent leurs activités, les jeunes se retrouvent sans rien, et la situation devient encore plus dure. L’économie locale, freinée par l’isolement de la région, l’absence de routes correctes et le manque d’investissements, n’offre presque aucune alternative.

 

Prenez Yusuf Ali, par exemple. Ce jeune bachelier voulait devenir médecin, mais sans argent pour étudier à Bangui, il a appris la couture pour s’en sortir. Comme lui, beaucoup de jeunes de la Vakaga mettent leurs ambitions de côté pour des activités qui rapportent juste de quoi manger. Oussama Malik, un agent de sécurité à Birao, apprend aussi la couture pour compléter son salaire. Il explique que sans ces petits boulots, survivre est presque impossible. Même les emplois dans les ONG, très convoités, sont rares et ne durent pas.

 

Mandindo Enseigneur, responsable local de la jeunesse et des sports, admet que la situation est compliquée. Il souligne que la MINUSCA et les ONG offrent parfois des petits contrats ou des travaux temporaires, ce qui aide certains jeunes à tenir le coup. Mais tout le monde le sait : ces efforts ne suffisent pas. Ils ne remplacent pas une vraie politique pour créer des emplois durables dans la région.

 

Le gouvernement, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports, organise des sessions pour expliquer aux jeunes la réalité du marché du travail. Mais parler des problèmes ne les résout pas. Ce qu’il faut, c’est former les jeunes, les aider à lancer leurs propres projets et développer la Vakaga avec des routes, des écoles et des entreprises. Sans cela, la région reste coupée du reste du pays, et les jeunes continuent de bricoler pour survivre.

 

Cette situation montre un problème plus large : les régions comme la Vakaga sont laissées pour compte. Les jeunes ont du potentiel, mais sans opportunités, ils ne peuvent pas avancer. Les ONG et la MINUSCA font ce qu’elles peuvent, mais c’est à l’État de prendre ses responsabilités pour offrir un avenir à cette jeunesse….

 

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Centrafrique : quand Touadéra brise à nouveau son serment constitutionnel et force illégalement  sa candidature pour un troisième mandat

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quand Touadéra brise à nouveau son serment constitutionnel et force illégalement  sa candidature pour un troisième mandat

 

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Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

L’annonce du troisième mandat de Faustin-Archange Touadera intervient alors que l’ancienne constitution limite Touadéra à deux, rendant sa démarche une violation ouverte de son engagement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sous l’ancienne constitution du 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadera reste contraint par la limite de deux mandats, pourtant il annonce sa candidature le 26 juillet dernier à Bangui, foulant son serment et la légalité.

 

En effet, le 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadéra prête serment pour son premier mandat présidentiel sur la Constitution alors en vigueur, texte fondamental limitant le chef de l’État à deux mandats de cinq ans. Cinq ans plus tard, en 2021, il renouvelle le même serment pour un second mandat, engageant une nouvelle fois sa parole à respecter les dispositions de cette constitution, y compris la limite stricte qui interdit toute tentative de troisième mandat consécutif. Cet engagement solennel, prononcé devant la nation et la Cour constitutionnelle, le lie jusqu’au terme de son mandat en cours.

 

Toutefois, en 2023, un référendum modifie profondément la loi fondamentale. La nouvelle constitution, promulguée le 30 août, prévoit un septennat renouvelable et ne fixe plus de plafond au nombre de mandats. Cependant, ses dispositions transitoires précisent que le président en fonction demeure en place jusqu’à la fin de son mandat actuel, sans pour autant le délier des obligations issues de la constitution du 30 mars 2016, laquelle il a prêté serment par deux fois. Juridiquement, cela signifie qu’il conserve le pouvoir, mais reste soumis aux contraintes de l’ancienne constitution qui existaient au moment de sa réélection.

 

C’est pourtant dans ce contexte qu’en juillet 2025, lors du congrès de son parti à Bangui, le Mouvement Cœurs Unis, Touadéra annonce sa candidature pour un troisième mandat. Pourtant, cette décision intervient avant la fin de son mandat actuel et en contradiction directe avec la limitation de deux mandats imposée par la constitution de 2016. Un tel acte ne relève pas d’une simple manœuvre politique, mais d’une violation caractérisée de l’engagement constitutionnel qui le lie à la nation.

 

Pour comprendre l’ampleur de cette violation, il faut revenir à la crise institutionnelle provoquée par la tentative de réécriture de la Constitution en 2022. En septembre de cette année-là, la Cour constitutionnelle, alors présidée par la professeure Danièle Darlan, annule les décrets créant un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution. La haute juridiction rappelle que la loi fondamentale de 2016 ne peut pas être purement et simplement remplacée par un texte issu d’une commission présidentielle. Elle précise que toute révision doit passer par les procédures prévues, incluant le vote du Parlement réuni en Congrès ou le recours au référendum, avec l’avis préalable des organes compétents. Elle insiste aussi sur l’intangibilité du nombre et de la durée des mandats présidentiels, clauses que nul pouvoir ne peut modifier.

 

Au lieu de se conformer à cette décision, le président choisit de contourner l’obstacle en écartant Danièle Darlan, brisant ainsi un principe fondamental de séparation des pouvoirs. Ce geste n’est pas anodin : il démontre un comportement constant de refus d’acceptation des règles lorsqu’elles limitent ses ambitions. Cette attitude installe un précédent dangereux où le chef de l’État se place au-dessus de la loi, donnant le signal qu’aucune institution, pas même la plus haute juridiction du pays, ne peut freiner sa volonté.

 

Le texte remanié est soumis à référendum en juillet 2023, dans un contexte où les contre-pouvoirs ont été affaiblis. La nouvelle constitution, promulguée le 30 août, efface les garde-fous de 2016 et supprime les verrous protégeant la durée et le nombre des mandats. En créant ce cadre sur mesure, Touadéra montre que son rapport à la loi est utilitaire : elle s’impose seulement quand elle sert son intérêt, et se modifie dès qu’elle constitue un obstacle.

 

L’annonce de candidature de juillet 2025 s’inscrit dans la continuité de ce comportement. Elle confirme que le président n’hésite pas à exploiter chaque brèche, quitte à trahir l’esprit du texte sur lequel il a prêté serment. Cette posture fragilise l’ensemble de l’architecture institutionnelle du pays : si le garant de la Constitution est le premier à la violer, alors le contrat social qui lie l’État et les citoyens perd toute valeur. Les conséquences dépassent le simple calendrier électoral : elles installent l’idée qu’en Centrafrique, la loi n’est qu’un instrument malléable au service d’une ambition personnelle.

 

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Pourquoi Betwinner se démarque en Côte d’Ivoire

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Betwinner est rapidement devenu l’une des marques les plus fiables du secteur des paris en Côte d’Ivoire. Reconnu pour sa fiabilité et ses fonctionnalités exceptionnelles, il a gagné la confiance de nombreux parieurs locaux. Combinant une interface conviviale, des transactions sécurisées et une variété de promotions, Betwinner offre une plateforme exceptionnelle, adaptée aux besoins des utilisateurs ivoiriens.

Bonus et promotions généreux

L’un des principaux atouts de Betwinner CI est sa gamme alléchante de bonus et d’offres promotionnelles. Les nouveaux utilisateurs reçoivent un généreux bonus de premier dépôt de 100 % jusqu’à 80 000 XOF, leur donnant la possibilité d’explorer la plateforme et de placer leurs premiers paris.

 

De plus, des promotions régulières, notamment des bonus de cashback et des paris gratuits hebdomadaires, sont proposées pour récompenser les utilisateurs fidèles. La variété et l’ampleur de ces offres font de Betwinner une option compétitive pour les parieurs en Côte d’Ivoire.

Engagement en matière de sécurité et de licences

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Revue complète de Betwinner en Côte d’Ivoire

La sécurité est une priorité absolue pour Betwinner, permettant aux utilisateurs de placer des paris et de gérer leurs comptes en toute confiance. La plateforme est exploitée sous la licence Curaçao eGaming (licence n° 8048/JAZ), reconnue pour ses normes réglementaires strictes dans le secteur des paris. Cette licence garantit un environnement de paris sûr et équitable, conforme aux protocoles de sécurité internationaux et instaurant la confiance entre les utilisateurs.

Méthodes de paiement pratiques et localisées

Betwinner comprend l’importance de transactions financières fluides pour ses utilisateurs en Côte d’Ivoire. La plateforme propose plusieurs méthodes de paiement adaptées localement, notamment des options de paiement mobile comme Orange Money et MTN Mobile Money. Le dépôt minimum pour commencer à parier est de seulement 1000 XOF, ce qui rend la plateforme accessible aussi bien aux parieurs occasionnels qu’aux joueurs plus expérimentés.

Application mobile riche en fonctionnalités

L’application mobile Betwinner constitue un atout majeur pour les utilisateurs ivoiriens. Elle offre les mêmes fonctionnalités que la version ordinateur, mais avec une mobilité et une facilité d’accès améliorées. Compatible avec les appareils Android et iOS, elle permet aux utilisateurs de parier, de gérer leurs comptes et de profiter des paris en direct où qu’ils soient. Le design intuitif et l’interface réactive de l’application garantissent une expérience fluide, transformant chaque instant en une opportunité d’interaction avec la plateforme.

Service client fiable

Un service client efficace est essentiel pour toute plateforme de paris, et Betwinner Côte d’Ivoire excelle dans ce domaine. L’équipe du service client est disponible 24h/24 et 7j/7 pour répondre aux questions des utilisateurs, des problèmes de compte aux paris. Les options d’assistance incluent le chat en direct, l’e-mail et le téléphone, permettant aux utilisateurs de trouver rapidement de l’aide selon leur préférence.

Paris sportifs sur la plateforme Betwinner

Les paris sportifs sont l’une des activités les plus exaltantes pour les passionnés de Côte d’Ivoire. Betwinner, bookmaker leader dans la région, propose à ses utilisateurs une vaste plateforme de paris sportifs, proposant une variété d’événements et de championnats pour tous les goûts.

Paris sur le football sur Betwinner

Le football reste le sport le plus populaire en Côte d’Ivoire, et Betwinner offre une expérience inégalée aux amateurs de ce sport. Les utilisateurs peuvent parier sur des événements allant des compétitions internationales comme la Ligue des champions de l’UEFA, la Coupe du monde de la FIFA et la Coupe d’Afrique des Nations aux championnats nationaux, comme la Premier League anglaise, la Liga et la Ligue 1.

 

Betwinner propose une variété d’options de paris sur les matchs de football, notamment le vainqueur, le nombre total de buts marqués, le premier buteur et même des résultats spécifiques comme le nombre de corners ou de cartons reçus. Ces nombreuses options de paris s’adressent aussi bien aux parieurs expérimentés qu’aux novices.

Paris sur le basketball sur Betwinner

Les passionnés de basketball ont également la possibilité de parier sur des événements mondiaux tels que la NBA, l’Euroligue et les tournois internationaux de la FIBA. La section Betwinner paris sportif permet aux utilisateurs d’explorer une large gamme d’options que les prédictions du vainqueur du match, le total des points marqués, les écarts de points, ainsi que les paris axés sur les joueurs tels que les rebonds ou les passes décisives.

Options de paris sur le tennis

Les fans de tennis peuvent parier sur des tournois prestigieux tels que Wimbledon, l’US Open et Roland-Garros. Betwinner propose des paris sur un match, notamment en prédisant le vainqueur du match ou du set et le nombre total de matchs joués. Les utilisateurs peuvent également explorer les paris sur le nombre de sets, les tie-breaks ou même les performances de joueurs spécifiques.

Paris sur des sports moins populaires

Betwinner va au-delà des sports traditionnels et propose des catégories comme le volley-ball, le cricket et même l’eSport pour les utilisateurs à la recherche d’options variées. Pour les matchs de volley-ball, les utilisateurs peuvent parier sur le nombre total de sets, l’issue des matchs ou l’écart de points.

 

Les fans de cricket peuvent parier sur le vainqueur du match, le nombre de points au-dessus ou en dessous de ce total, ou sur des paris spécifiques à un joueur, comme le meilleur buteur ou le meilleur preneur de guichet.

Jeux de casino sur la plateforme Betwinner

Les jeux de casino sont une autre fonctionnalité intéressante de la plateforme Betwinner, offrant aux utilisateurs la possibilité de découvrir le glamour et le frisson des jeux de casino sans quitter leur domicile. La plateforme propose une large gamme de jeux, des jeux de table classiques aux machines à sous modernes, pour tous les goûts.

Machines à sous sur Betwinner

La section Betwinner casino propose une sélection incroyable de machines à sous aux graphismes éclatants et à la jouabilité captivante. Les utilisateurs peuvent personnaliser différents aspects de leur expérience de jeu, notamment le nombre de lignes de paiement, leur valeur nominale et la mise totale. Les machines à sous sont proposées dans une variété de thèmes et de styles, allant des machines à fruits classiques aux machines à sous d’aventure ou de fantaisie, offrant ainsi aux utilisateurs un large choix.

Options de mise à la roulette

La roulette est l’un des jeux de casino les plus emblématiques, et Betwinner en propose plusieurs variantes, notamment la roulette européenne, française et américaine. Les joueurs peuvent miser sur des numéros spécifiques, des séries de numéros, ou sur la couleur rouge ou noire. Des options de mise supplémentaires, comme les mises paires/impaires ou les numéros hauts/bas, ajoutent une complexité et un plaisir supplémentaires à la roulette.

Blackjack et ses variantes

Les amateurs de blackjack trouveront de nombreuses occasions de profiter de ce jeu de cartes classique sur Betwinner. Les joueurs peuvent miser sur le total de leur main pour battre celle du croupier, en visant un score aussi proche que possible de 21 sans le dépasser. Différentes variantes de blackjack sont disponibles, offrant des variantes de règles uniques et des options de mise adaptées à différents niveaux et stratégies.

Salles de poker et vidéo poker

Pour les joueurs en quête de défis plus stratégiques, Betwinner propose des salles de poker ainsi que des formats de vidéo poker. Les salles de poker traditionnelles permettent aux joueurs de s’affronter en misant sur leurs mains tout en respectant les règles et les tactiques du poker. Le vidéo poker allie le rythme rapide des machines à sous aux règles du poker, offrant la possibilité de miser sur des combinaisons gagnantes telles que les paires, les couleurs ou les fulls.

Opportunités de paris au baccarat

Betwinner propose également le baccarat, un jeu de cartes réputé pour sa simplicité et son élégance. Les utilisateurs peuvent parier sur la main du joueur ou du banquier, ou prédire une égalité. Les variations des règles du baccarat offrent une certaine flexibilité, permettant aux joueurs d’explorer différentes stratégies et styles de mise.

Jeux avec croupiers en direct pour une expérience de jeu immersive

Pour les utilisateurs à la recherche d’une expérience de casino plus immersive, Betwinner propose des jeux avec croupiers en direct. Ces jeux reproduisent l’atmosphère d’un casino physique et permettent aux utilisateurs d’interagir avec de vrais croupiers via des flux vidéo. Certains des jeux les plus populaires de la section casino Betwinner en ligne incluent la roulette en direct, le blackjack et le baccarat, qui offrent tous des expériences de jeu réalistes et passionnantes.

Premiers paris sur Betwinner en Côte d’Ivoire

Betwinner offre une plateforme accessible et conviviale aux parieurs ivoiriens, ce qui en fait un choix de choix pour les utilisateurs novices comme expérimentés. La procédure de démarrage sur la plateforme est simple et intuitive, permettant aux utilisateurs de débuter leur expérience de pari en toute simplicité.

Processus d’inscription sur Betwinner

S’inscrire sur Betwinner est la première étape pour accéder à leur large gamme de paris. La procédure d’inscription est conçue pour être simple, permettant aux nouveaux utilisateurs de créer un compte rapidement.

 

  1. Visitez le site web de Betwinner ou ouvrez l’application mobile pour commencer.
  2. Cliquez sur le bouton « Inscription » affiché en évidence sur la page d’accueil.
  3. Choisissez votre méthode d’inscription préférée : par téléphone, par e-mail ou en un clic.
  4. Remplissez les informations requises avec précision, y compris vos coordonnées et un mot de passe unique.
  5. Confirmez votre inscription en saisissant le code envoyé sur votre téléphone ou par email.

Effectuer un dépôt pour commencer à parier

Pour commencer à parier, les utilisateurs doivent s’assurer que leur compte Betwinner dispose de fonds suffisants. Effectuer un dépôt est un processus rapide et transparent, offrant une grande flexibilité en termes de méthodes de paiement.

 

  1. Connectez-vous à votre compte Betwinner avec les identifiants créés lors de votre inscription.
  2. Accédez au paiement depuis la section de gestion du profil.
  3. Sélectionnez votre mode de paiement préféré, comme les services d’argent mobile, les virements bancaires ou d’autres méthodes de paiement locales acceptées en Côte d’Ivoire.
  4. Saisissez le montant du dépôt souhaité et confirmez la transaction.
  5. Suivez les instructions de paiement requises par le fournisseur de paiement pour finaliser le dépôt.

Comment placer son premier pari sur Betwinner

Après avoir terminé votre inscription et déposé des fonds, les utilisateurs sont prêts à placer leur premier pari sur la plateforme. Betwinner propose une vaste sélection de jeux, de sports et d’événements parmi lesquels choisir pour vos paris.

 

  1. Connectez-vous à votre compte Betwinner et explorez les sections « sports » ou « casino » disponibles sur la page d’accueil.
  2. Sélectionnez un sport ou un événement qui vous intéresse en parcourant les catégories ou en utilisant la fonction de recherche.
  3. Consultez les options de paris et les cotes affichées pour l’événement ou le jeu choisi.
  4. Cliquez sur la cote souhaitée pour ajouter la sélection au coupon de pari.
  5. Sur le coupon, saisissez le montant de la mise en fonction du solde déposé.
  6. Confirmez le pari en cliquant sur le bouton « Placer un pari ».

Les casinos en ligne et les sites de paris sportifs sont-ils une escroquerie ou une activité légitime ?

Les casinos en ligne et les sites de paris sportifs ne sont pas des escroqueries en soi ; ce sont des entreprises légitimes qui opèrent dans un cadre réglementé dans de nombreux pays. Leur modèle économique consiste à fournir une plateforme où les utilisateurs peuvent placer des paris ou jouer à des jeux de hasard ou d’adresse, tels que le poker, le blackjack ou les événements sportifs.

Ces plateformes gagnent de l’argent en proposant des jeux avec un « avantage de la maison » intégré, ce qui signifie que les chances sont légèrement en faveur du casino, assurant ainsi une rentabilité à long terme. Par exemple, la marge de la maison pour des jeux comme le blackjack est généralement comprise entre 0,5 % et 2 %, tandis que pour les machines à sous, elle peut aller de 2 % à 10 % ou plus. Pour les paris sportifs, ils fixent des cotes qui leur permettent de réaliser des bénéfices quel que soit le résultat, généralement en prélevant une commission ou « vig » sur les paris, qui se situe généralement entre 5 % et 10 % selon la plateforme.

La légitimité dépend de la réglementation et de l’agrément de la plateforme. Les opérateurs agréés doivent respecter des règles strictes, notamment en ce qui concerne la transparence des cotes, l’équité du jeu et la sécurité du traitement des fonds des clients. Les sites non réglementés ou illégaux présentent des risques tels que les jeux truqués et le vol potentiel de fonds.

Bien que de nombreux casinos et sites de paris en ligne offrent un divertissement légitime, il est essentiel de bien se renseigner avant de s’engager. Vérifiez les licences et les avis pour choisir des plateformes fiables et éviter les escroqueries sur un marché non réglementé.

 

Centrafrique : vers un mandat d’arrêt international contre le président Touadéra ?

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vers un mandat d’arrêt international contre le président Touadéra ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Maitre-Larochelle-Philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Maitre-Larochelle-Philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale-450×409.jpg” alt=”Centrafrique : vers un mandat d’arrêt international contre le président Touadéra ?” width=”450″ height=”409″ />
Maitre Larochelle Philippe, avocat à la cour penale internationale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’avocat canadien Philippe Larochelle annonce le dépôt d’une plainte contre le Président Touadera devant la Cour pénale internationale.

 

Maître Philippe Larochelle, avocat canadien établi à Montréal, s’apprête à déposer une plainte contre le président Touadéra alias Baba Kongoboro  devant la Cour pénale internationale. Cette procédure, mandatée par des membres de la diaspora centrafricaine communément appelée « Les 12 apôtres » , sera formalisée au plus tard le 8 octobre 2025.

 

Fort de plusieurs années d’expérience avec la CPI, Larochelle connaît parfaitement les rouages de cette institution. Son cabinet a obtenu même de libération dans des dossiers centrafricains, ce qui lui confère une expertise reconnue dans les procédures internationales. L’avocat canadien s’est spécialisé dans la défense de victimes centrafricains et maîtrise les exigences particulières de la justice pénale internationale.

 

Les accusations formulées contre le Président Touadera visent des faits de fraude électorale, de pillage des ressources nationales et de recours à des mercenaires étrangers. Le dossier s’appuie sur plusieurs dizaines de témoignages sous serment et des rapports d’experts soigneusement rassemblés. Larochelle a méthodiquement constitué un ensemble probatoire qu’il estime suffisant pour convaincre les procureurs de La Haye.

 

Cette initiative judiciaire survient à un moment particulier pour la République centrafricaine. Alors que le pays émerge d’une longue période de conflits et bénéficie d’un soutien international considérable pour sa reconstruction, le Président Touadéra alias Baba Kongoboro profiterait de cette situation pour consolider son emprise. La communauté internationale, soucieuse de préserver la stabilisation acquise au prix de lourds investissements, fermerait les yeux sur les dérives du pouvoir.

 

L’avocat canadien dénonce cette complaisance qui permettrait au président centrafricain de poursuivre ses activités illégales en toute impunité. Modification de concessions minières, détournements de fonds publics et violations des droits humains se multiplieraient sous couvert de stabilité retrouvée.

 

La stratégie de Larochelle mise sur une approche progressive et documentée. Il ne précipite rien et s’appuie sur une connaissance approfondie des critères d’admissibilité de la CPI. Cette méthode lui a permis d’obtenir des succès dans d’autres affaires africaines.

 

L’expertise de Larochelle dans les méandres de la justice internationale donne à cette plainte une crédibilité particulière. Son approche méthodique et sa connaissance des précédents de la CPI renforcent les chances d’aboutissement de la procédure contre un dirigeant qui exploiterait la bienveillance internationale pour ses intérêts personnels.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra, votre programme électoral de 2020 était un catalogue de pure mensonges. Voilà pourquoi

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Touadéra, votre programme électoral de 2020 était un catalogue de pure mensonges. Voilà pourquoi

 

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Président Touadéra au milieu de foule au côté de son véhicule avec des casques-bleus

 

Bilan catastrophique  en 5 ans: Touadéra a littéralement trompé les Centrafricains avec des promesses électorales bidon et pathétique impossibles à tenir.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Monsieur le Président Faustin-Archange Touadera, en décembre 2020, vous vous présentiez devant les Centrafricains comme l’homme providentiel capable de transformer radicalement leur quotidien. Votre programme tenait effectivement du rêve grandiose : 100 hôpitaux réhabilités, 500 centres de santé construits, 2 000 écoles nouvelles, 50 000 enseignants formés, 5 000 kilomètres de routes bitumées, 500 kilomètres de voies ferrées, 10 000 forages d’eau potable, 500 châteaux d’eau, 10 centrales solaires, 3 barrages hydroélectriques, une ferme éolienne révolutionnaire, 50 usines agro-industrielles, 4 data centers ultramodernes, 1 000 points Wi-Fi publics gratuits, et même un million d’hectares cultivés. À ces promesses déjà délirantes s’ajoutaient des résultats économiques mirobolants : croissance annuelle à 8%, création d’un million d’emplois, réduction massive de la pauvreté et hausse spectaculaire de l’espérance de vie. Cinq ans se sont écoulés, comment expliquez-vous que pas une seule de ces promesses n’ait été tenue ?

 

D’abord, analysons froidement vos réalisations réelles dans le domaine sanitaire et éducatif. Vos 100 hôpitaux réhabilités n’existent nulle part sur le territoire centrafricain. Les structures existantes continuent de manquer de médicaments de base, de personnel qualifié et d’équipements fonctionnels. L’hôpital communautaire à Bangui fonctionne toujours avec des générateurs défaillants, exactement comme en 2020. Vos 500 centres de santé promis restent totalement invisibles, tandis que les villages de brousse continuent d’envoyer leurs malades mourir faute de soins accessibles. Construire ces infrastructures sanitaires nécessitait plus de 200 milliards de francs CFA, soit les deux tiers de votre budget annuel. Aviez-vous conscience de l’impossibilité financière de vos engagements ou trompiez-vous délibérément vos électeurs ? Dans l’éducation, le constat s’avère identique : vos 2 000 écoles nouvelles et vos 50 000 enseignants formés relèvent de la pure fiction électorale. Les écoles existantes croulent sous les effectifs, les instituteurs attendent leurs salaires depuis des mois, et le taux de scolarisation stagne honteusement.

 

Ensuite, vos promesses d’infrastructures routières et énergétiques montrent  un degré de déconnexion avec la réalité encore plus stupéfiant. Vos 5 000 kilomètres de routes réhabilitées nécessitaient un investissement de 5 000 milliards de francs CFA, soit quinze fois votre budget national annuel. Cette impossibilité mathématique élémentaire ne vous a pas empêché de promettre en plus 500 kilomètres de voies ferrées, projet qui aurait coûté 5 000 milliards supplémentaires. Comment justifiez-vous de telles promesses pharaoniques sans le moindre financement identifié ? Aujourd’hui, les routes centrafricaines demeurent dans un état plus catastrophique qu’en 2020, transformant chaque déplacement en expédition périlleuse. Vos 10 centrales solaires et vos 3 barrages hydroélectriques n’ont jamais dépassé le stade des discours de campagne, tandis que les Centrafricains continuent de vivre avec des coupures d’électricité quotidiennes. Cette accumulation de projets énergétiques fantômes démontre-t-elle votre méconnaissance totale du secteur ou votre cynisme assumé ?

 

De plus, vos promesses dans les domaines agricole et industriel atteignent des sommets de grotesque politique. Promettre la mise en culture d’un million d’hectares dans un pays qui exploite péniblement 50 000 hectares correctement relevait de la provocation pure. Vos 50 usines agro-industrielles devaient transformer cette production imaginaire, mais aucune machine n’a jamais été installée, aucun chantier n’a démarré. Les paysans centrafricains continuent de vendre leurs récoltes à vil prix faute de transformation locale, exactement comme avant vos promesses révolutionnaires. Cette débâcle industrielle condamne le pays à importer ce qu’il pourrait produire sur place, aggravant sa dépendance alimentaire. Aviez-vous réellement l’intention de développer l’agro-industrie centrafricaine ou utilisiez-vous ces promesses comme simples arguments de campagne ?

 

Concernant vos engagements numériques et hydrauliques, le bilan frôle l’absurde complet. Vos 4 data centers ultramodernes et vos 1 000 points Wi-Fi gratuits n’existent que dans vos anciens discours électoraux. La fibre optique importée à grands frais traîne dans les rues de Bangui sans améliorer les connexions internet, qui restent parmi les plus lentes d’Afrique. Vos 10 000 forages d’eau potable et vos 500 châteaux d’eau promis n’ont jamais vu le jour, condamnant les Centrafricains à continuer de boire l’eau de la rivière Oubangui pollué. Cette gestion calamiteuse des secteurs stratégiques montre-t-elle votre incompétence technique ou votre indifférence envers les besoins vitaux de votre peuple ?

 

Au final, Monsieur le Président, ce que vous appeliez pompeusement votre “programme politique” n’était effectivement rien d’autre qu’un catalogue de mensonges électoraux. Ces promesses extravagantes, présentées comme des solutions concrètes aux problèmes centrafricains, n’étaient en réalité que des slogans vides destinés à masquer la corruption endémique, l’incompétence généralisée et le mépris profond de votre régime envers le peuple. Les Centrafricains n’ont récolté de votre quinquennat ni hôpitaux fonctionnels, ni écoles correctes, ni routes praticables, ni énergie stable, ni emplois durables. Ils ont uniquement récolté la déception amère, la misère prolongée et la certitude absolue d’avoir été trahis par un président qui a délibérément confondu gouvernance sérieuse et démagogie électorale. Cette accumulation de promesses brisées pose une question fondamentale : dirigez-vous la Centrafrique ou vous contentez-vous de la tromper ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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ACFPE : La ministre Mouanga et son Wagner” Ganabo transforment l’agence publique en entreprise familiale

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ACFPE : La ministre Mouanga et son Wagner” Ganabo transforment l’agence publique en entreprise familiale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique
ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) détournée par un réseau familial sans scrupules digne d’une mafia mexicaine.

 

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), institution censée lutter contre le chômage en République centrafricaine, est devenue le terrain de prédilection d’un réseau familial dirigé par la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, et son collaborateur Ganabo. Ce dernier, surnommé le “Wagner de l’ACFPE” par les employés terrorisés, organise avec la ministre un système de détournement des fonds publics au profit de leur clan.

 

Annie Michelle Mouanga, titulaire d’un master en ressources humaines obtenu en France à Château rouge, c’est-à-dire l’équivalent de l’université de Miskine, a été nommée ministre en juin 2021 après une carrière chez Orange. Mais derrière cette façade professionnelle se cache une pratique du népotisme d’une grande ampleur. Elle a placé sa sœur cadette, Renée Michèle Bimbo, au poste de directrice générale de l’ACFPE  par intérim depuis plus d’un an, et cherche maintenant à la faire confirmer à ce poste.

 

Bimbo, décrite par les agents comme “rancunière et sans capacité managériale ”, a entrepris de remplacer les anciens cadres compétents par des membres de sa famille et ses proches au chômage. Des logisticiens et informaticiens avec quinze années d’expérience ont été écartés, remplacés par des personnes incompétentes dont les salaires ont été doublés, passant de 200 000 à 400 000 francs CFA mensuels. Pendant ce temps, les autres agents peinent à obtenir une prise en charge de leurs frais médicaux, l’administration invoquant des “tensions de trésorerie”.

 

Un appel à candidatures récent, conçu sur mesure pour légitimer la position de Bimbo, exigeait dix années d’expérience et au moins une année comme directeur général dans une agence similaire. Cette procédure a écarté tous les candidats qualifiés pour officialiser cette nomination familiale.

 

Le système mis en place par Mouanga ne s’arrête pas à sa sœur. M. Ganabo, chargé de mission au ministère et secrétaire général du conseil d’administration de l’ACFPE, constitue la pièce maîtresse de cette organisation. Autodidacte en informatique formé durant son exil en France où il occupait des emplois temporaire et précaires, Ganabo ne possédait aucun diplôme initial. Il a obtenu une licence de l’Université Gate School, dirigée par Henri Koulayom, professeur et président du conseil d’administration de l’ACFPE.

 

Cette promotion de Koulayom par Mouanga en échange de sa complaisance lui a permis de délivrer ce diplôme douteux à Ganabo. Grâce à ce titre, ce dernier a intégré la fonction publique  dans la dernière vague et est devenu le véritable directeur général occulte de l’agence. Il terrorise directeurs et employés, étant surnommé “mal à l’aise” ou “Wagner” pour ses méthodes d’intimidation. Il instaure une surveillance paranoïaque où “tout le monde est suspect d’être agent de renseignement”, procède à des limogeages arbitraires et maintient un climat de peur permanente.

 

Des rumeurs persistantes évoquent une “relation particulière” entre Ganabo et la ministre, mais le résultat est patent : l’ACFPE est devenue leur patrimoine privé.

 

Le détournement des fonds publics s’opère de manière méthodique. Les contributions patronales, unique source de financement de l’ACFPE car l’État n’accorde aucune subvention, sont détournées vers des formations fictives organisée par le clan de la ministre, comme sa sœur Ledot, autre sœur de Mouanga et commerçante établie en France. Cette dernière revient tous les deux mois pour dispenser des sessions de “changement de mentalité” facturées 7 millions de francs CFA pour une semaine, soit 250 000 francs CFA par jour. Ces tarifs dépassent largement ceux des experts français d’autrefois qui percevaient 70 000 francs CFA par jour.

 

Ces formations, payées par l’agence, visent paradoxalement des inspecteurs de la fonction publique qui sont ensuite intégrés à l’ACFPE, créant une aberration administrative. Les marchés publics sont systématiquement gonflés : un portail informatique refait par une entreprise fictive de madame la ministre qui s’appelle EFN

, pour 20 millions de francs CFA au lieu de 2 millions, imposé directement par Mouanga. Deux véhicules pick-up acquis à 25 millions de francs CFA chacun ont été détournés pour les besoins personnels de la ministre.

 

Les irrégularités se multiplient. Un proche de la ministre, Kokadou Jésus, a imité des signatures pour détourner 2 millions de francs CFA, somme reversée directement à Mouanga au lieu d’être versée au Trésor public. Des rétrocommissions sont prélevées sur chaque opération. Les fonds destinés à la lutte contre la pauvreté sont recyclés dans les activités du MCU, les directeurs étant contraints de porter les tenues du parti au pouvoir pour conserver leurs postes.

 

Le conseil d’administration, dirigé par Koulayom, n’est qu’une façade. L’ACFPE, autrefois référence en matière de recrutement, affiche des résultats catastrophiques : les stagiaires sans relations familiales sont automatiquement recalés, les droits des agents sont bafoués, et toute critique vaut un exil professionnel.

 

Malgré l’organisation récente d’un atelier sur le “pacte social” présidé par Mouanga le 8 septembre, l’hypocrisie de la situation demeure totale. Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur Roméo Gribingui ne peuvent ignorer l’agonie de l’ACFPE sous la direction de ce duo Mouanga-Ganabo.

 

Une enquête indépendante s’impose d’urgence pour mettre fin à ce pillage clanique et redonner à l’agence sa véritable mission : former la jeunesse centrafricaine plutôt que d’enrichir une élite corrompue. Le silence des autorités supérieures face à cette situation équivaut à une complicité. L’heure de l’action a sonné pour sauver cette institution publique et restaurer sa crédibilité auprès des citoyens centrafricains qui attendent des services publics dignes de ce nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Africa Corps : La nouvelle arme de Poutine pour assoir son empire en Centrafrique

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Africa Corps : La nouvelle arme de Poutine pour assoir son empire en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Africa Corps : La nouvelle arme de Poutine pour assoir son empire en Centrafrique
Fidele Gouandjika avec deux Mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Vladimir Poutine redessine la carte de l’influence russe en Afrique, y compris en Centrafrique  avec Africa Corps, successeur officiel de Wagner sous contrôle étatique direct.

 

La disparition du chef du groupe Wagner n’a pas freiné les ambitions africaines du Kremlin. Moscou a créé Africa Corps, structure militaire intégrée au ministère russe de la Défense, pour poursuivre et amplifier la stratégie initiée par les mercenaires de Prigojine. Cette nouvelle organisation dépasse largement le cadre sécuritaire : elle constitue un instrument de domination politique et économique continental.

 

Africa Corps se déploie méthodiquement à travers l’Afrique subsaharienne. En République centrafricaine, cette force va remplacer Wagner en imposant un contrat mensuel de 15 millions de dollars, soit 10 milliards de francs CFA  à Faustin-Archange Touadéra. Cette facture astronomique pour un pays dont le budget annuel ne dépasse pas 300 millions transforme Bangui en vassal financier de Moscou.

 

Au Mali, Africa Corps a pris le relais en juin 2025 sous prétexte de lutte antiterroriste. Bamako verse désormais des sommes considérables pour cette protection, tandis que les groupes djihadistes continuent leur progression dans le nord du pays. Cette situation montre l’inefficacité réelle d’une force davantage concentrée sur l’exploitation des ressources que sur la sécurisation des territoires.

 

Le Burkina Faso s’engage dans la même voie avec le régime d’Ibrahim Traoré. Ouagadougou échange son or contre une hypothétique stabilité, reproduisant le schéma centrafricain d’appauvrissement déguisé en coopération. Les mines burkinabè alimentent les circuits russes sans retombées substantielles pour les populations locales.

 

La Libye constitue un autre théâtre d’expansion pour Africa Corps. L’organisation soutient militairement Khalifa Haftar, consolidant l’emprise russe sur les champs pétrolifères de l’est libyen. Cette alliance offre à Moscou un accès direct aux hydrocarbures méditerranéens, contournant partiellement les sanctions occidentales.

 

Des négociations secrètes se déroulent au Soudan pour un déploiement imminent d’Africa Corps. Le pays, déchiré par la guerre civile, présente des opportunités considérables avec ses réserves aurifères et pétrolières. L’instabilité soudanaise facilite l’implantation russe dans une région stratégique de la Corne de l’Afrique.

 

Le modèle économique d’Africa Corps repose sur l’extraction systématique des richesses africaines. Les concessions minières obtenues par les entreprises russes échappent aux mécanismes de transparence habituels. Les revenus générés partent directement vers Moscou, privant les États hôtes de ressources fiscales essentielles.

 

En Centrafrique, les mines est un exemple parfait de cette prédation organisée. L’or extrait finance l’effort de guerre russe en Ukraine plutôt que le développement centrafricain. Cette spoliation condamne le pays à une dépendance croissante envers l’aide internationale.

 

L’Union européenne alerte sur les conséquences de cette stratégie. Les pays partenaires d’Africa Corps s’isolent progressivement de leurs alliés traditionnels, perdant l’accès aux programmes de développement occidentaux. Cette exclusion aggrave leur vulnérabilité face aux exigences russes et réduit leurs options diplomatiques.

 

Africa Corps aggrave paradoxalement l’insécurité dans ses zones d’intervention. Au Mali et au Burkina Faso, les attaques terroristes se multiplient malgré la présence russe. Cette dégradation sécuritaire révèle l’inadéquation entre les objectifs affichés et les capacités réelles de l’organisation.

 

L’expansion d’Africa Corps menace l’équilibre géopolitique continental. L’organisation crée des zones d’influence exclusives où les partenaires traditionnels n’ont plus accès. Cette fragmentation compromet les efforts de développement coordonnés et affaiblit les institutions africaines multilatérales.

 

La Banque africaine de développement exprime ses inquiétudes face à cette évolution. Les contrats d’Africa Corps vident les budgets nationaux sans générer de contreparties développementales. Cette ponction financière compromet les objectifs de croissance et aggrave les indicateurs sociaux.

 

L’Union africaine tente de limiter cette influence en proposant des mécanismes de sécurité continentaux alternatifs. Ces initiatives peinent toutefois à rivaliser avec l’offre russe immédiate, séduisante pour des dirigeants confrontés à des menaces urgentes.

 

Les États-Unis et leurs alliés occidentaux observent cette progression avec inquiétude. Washington redoute la création d’un bloc africain pro-russe capable de perturber les équilibres mondiaux. Cette compétition géopolitique transforme l’Afrique en terrain d’affrontement indirect entre grandes puissances.

 

Certains pays africains explorent des alternatives à l’emprise russe. Le Ghana et la Côte d’Ivoire développent des coopérations sécuritaires diversifiées, évitant la dépendance exclusive envers une puissance extérieure. Ces exemples démontrent la possibilité de résister aux sirènes moscovites.

 

L’avenir de l’Afrique se joue dans cette confrontation entre souveraineté nationale et prédation étrangère. Africa Corps représente un test majeur pour la capacité du continent à préserver son indépendance face aux nouvelles formes de colonialisme. Les choix actuels détermineront si l’Afrique restera maîtresse de son destin ou deviendra le théâtre d’une domination russe déguisée en partenariat.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand Évariste Ngamana, invité à la radio,  transforme pathétiquement le bilan médiocre de Touadera en réussites

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quand Évariste Ngamana, invité à la radio,  transforme pathétiquement le bilan médiocre de Touadera en réussites

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-NGAMANA.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-NGAMANA.jpeg” alt=”La CEMAC réaffirme son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara dans un élan de coopération Sud-Sud” width=”194″ height=”259″ />
Évariste Ngamana, Président du parlement CEMAC

 

« D’abord, il faut comprendre qu’il y a une crise économique au plan mondial liée à la guerre Russie-Ukraine et à la pandémie de Covid-19, touchant tous les pays. […] Je relativise ce bilan et dis que le président Touadéra, malgré tout ça, à travers sa vision et le travail du gouvernement, nous sommes en programme avec le FMI, la banque mondiale ».

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Vous lisez cici? L’art de l’esquive politique vient de trouver son maître en Évariste Ngamana. Dans sa sortie médiatique sur la radio Ndékè Luka, le premier vice-président de l’Assemblée nationale transforme la défense du régime Touadéra en numéro d’illusionnisme, où les crises disparaissent sous le voile des “contextes mondiaux” et où les critiques se volatilisent dans un discours d’autosatisfaction béat. Armé de son statut de porte-parole du MCU, Évariste Ngamana déploie un arsenal rhétorique qui ferait pâlir d’envie les plus grands prestidigitateurs : faire disparaître la réalité socio-économique centrafricaine en quelques formules magiques. Cette performance révèle un pouvoir qui a perfectionné l’art de gouverner les yeux fermés.

 

Quand l’excuse planétaire devient bouclier national

Face aux chiffres implacables :  un endettement public qui flirte avec les 56,5 % du PIB selon la Banque mondiale , Évariste Ngamana déploie sa stratégie préférée : la mondialisation des responsabilités. Comme un météorologue qui expliquerait chaque orage local par le réchauffement climatique, il attribue systématiquement les déboires centrafricains aux turbulences internationales. La guerre russo-ukrainienne devient ainsi le parapluie parfait sous lequel s’abriter, la pandémie de Covid-19 l’alibi universel pour justifier l’inaction. Cette gymnastique intellectuelle lui permet de transformer chaque échec en fatalité extérieure, chaque crise en épreuve subie plutôt qu’en défi mal géré. Pendant ce temps, les Centrafricains ordinaires découvrent avec amertume que leurs estomacs vides n’ont cure des explications géopolitiques de leurs dirigeants.

 

L’opposition réduite au rang de trouble-fête professionnel

Dans l’univers d’Évariste Ngamana, critiquer le pouvoir relève apparemment d’un vice incurable, d’une addiction pernicieuse à la contestation gratuite. L’opposition ne formule plus d’analyses légitimes sur la gouvernance : elle “critique pour le plaisir”, tel un enfant capricieux qui s’amuse à renverser les châteaux de sable des adultes sérieux. Cette caricature montre clairement une conception particulièrement étriquée de la démocratie, où le débat contradictoire devient pathologie et où la dissidence se mue en symptôme d’instabilité mentale collective. En qualifiant de “distraction” les préoccupations du BRDC et de la société civile concernant les réformes constitutionnelles, Ngamana ne se contente pas de mépriser ses adversaires : il insulte l’intelligence citoyenne elle-même, réduisant les inquiétudes démocratiques légitimes à de simples diversions sans fondement.

 

Le syndrome de l’unanimité imaginaire  

Le plus fascinant dans la rhétorique d’Évariste Ngamana reste sa capacité à transformer l’isolement politique en plébiscite populaire. Selon lui, le “travail unanimement reconnu” de Touadéra justifierait naturellement un troisième mandat, comme si cette reconnaissance universelle coulait de source. Cette unanimité fictive ressemble étrangement à celle des régimes autoritaires qui confondent l’absence de protestation visible avec l’adhésion massive. Les 200 mètres de routes goudronnées de Bangui et l’organisation d’événements diplomatiques deviennent, sous sa plume, des preuves irréfutables d’un succès généralisé. Cette déformation de la réalité atteint des sommets lorsqu’il présente ces réalisations partielles comme des victoires historiques, ignorant délibérément que construire quelques kilomètres d’asphalte ne constitue pas une révolution développementale dans un pays rongé par la pauvreté structurelle.

 

Pour bon nombre d’observateurs de la vie politique nationale, Évariste Ngamana vient d’offrir à la République centrafricaine un spectacle édifiant : celui d’un pouvoir qui a érigé le déni en système de gouvernance et l’autosatisfaction en doctrine politique. Sa performance médiatique illustre parfaitement les dérives d’un régime qui préfère réécrire la réalité plutôt que la transformer, qui choisit de combattre les symptômes de la critique plutôt que les causes de la crise. En transformant chaque reproche en caprice d’opposant et chaque difficulté en fatalité mondiale, le porte-parole du MCU dessine les contours d’une République parallèle où les problèmes n’existent que dans l’imagination malveillante des mécontents. Cette fuite en avant rhétorique démontre un gouvernement qui gouverne désormais par procuration avec la réalité, préférant les discours rassurants aux réformes courageuses.

 

 

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Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji,  parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route  pour justifier l’inaction des FACA à Birao  

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Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji,  parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route  pour justifier l’inaction des FACA à Birao  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille-450×252.jpg” alt=”Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route pour justifier l’inaction des FACA à Birao” width=”450″ height=”252″ />
Patrouille des soldats FACA

 

Le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji  évoque des solutions nationales lointaines pour rassurer sur l’insécurité à Birao

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Thierry Evariste Binguinendji multiplie les promesses abstraites pendant que les populations du Fertit subissent l’insécurité quotidienne des groupes armés soudanais.

 

Les journalistes de la radio Ndèkè – Luka ont interrogé Thierry Evariste Binguinendji sur la présence des soldats FAKA à Birao et à Amdafock, mais les groupes armés soudanais continuent de semer la terreur dans sa région. La réponse du gouverneur du Fertit a laissé ses interlocuteurs perplexes face à un discours déconnecté, probablement sous l’emprise de l’alcool.

 

“Le problème des FAKA, vous savez que ce n’est pas seulement ici à Birao. C’est dans tout le pays”, a commencé Binguinendji pour diluer la responsabilité. Une entrée en matière qui annonce déjà la couleur : le gouverneur va encore fuir ses obligations.

 

Cette tentative de minimisation devient encore plus grotesque quand Thierry Evariste Binguinendji sort ses solutions miracles. Il annonce fièrement : “Là où je vous parle, si vous avez des informations à Bangui, dans le recrutement qui est en train de se faire, il y a plus de 2000 jeunes qui vont aller en Ouganda“.

 

L’absurdité de cette réponse frappe immédiatement. Thierry Evariste Binguinendji propose aux populations terrorisées de la Vakaga d’attendre patiemment que 2000 jeunes aillent en Ouganda et terminent leur formation. Entre-temps, les soldats FAKA, déployés  à Amdafock et Birao continuent leurs inaction face aux groupes armés soudanais qui viennent frapper les centrafricains sur leur propre territoire. Une logique qui défie l’entendement si on écoute la réponse pathétique de Thierry Evariste Binguinendji.

 

Le gouverneur poursuit dans le même registre délirant en évoquant le matériel militaire. “Mais le problème de nombre de matériels là, c’est ça qui gêne un peu, mais le président ne dort pas”, déclare Thierry Evariste Binguinendji avec un détachement sidérant.

 

“Un peu” ? Les populations de Birao vivent dans la terreur quotidienne des groupes armés et Binguinendji qualifie le manque d’équipement de gêne “un peu” embarrassante. Cette minimisation révèle soit une ignorance totale de la situation, soit un cynisme révoltant.

 

Pendant que le gouverneur du Fertit évoque des formations ougandaises hypothétiques, les habitants de sa région subissent braquages, enlèvements et violences. Binguinendji leur demande implicitement de patienter le temps que ses solutions nationales se concrétisent. Dans combien d’années ?

 

L’argument présidentiel que brandit Thierry Evariste Binguinendji sonne comme une fuite supplémentaire. “Le président ne dort pas” proclame-t-il, mais lui semble parfaitement endormi face aux urgences de sa région. Les FAKA n’attendront pas que le président se réveille pour continuer leurs crimes.

 

Cette réponse de Thierry Evariste Binguinendji montre un gouverneur complètement dépassé par les événements. Incapable de proposer des mesures immédiates, il se raccroche à des promesses nationales vagues et lointaines. Les 2000 jeunes en formation ougandaise ne protègent pas les marchés de Birao aujourd’hui.

 

L’ironie de la situation échappe visiblement à Thierry Evariste Binguinendji. Il évoque fièrement des initiatives nationales pendant que sa propre région sombre dans l’anarchie. Un gouverneur qui ignore sa mission première : assurer la sécurité immédiate des populations sous sa responsabilité.

 

Les solutions concrètes et immédiates existent pourtant pour Thierry Evariste Binguinendji. Il peut organiser des patrouilles avec les moyens disponibles, coordonner les forces présentes, mobiliser les autorités traditionnelles. Mais le gouverneur préfère attendre ses renforts ougandais.

 

Cette approche attentiste de Thierry Evariste Binguinendji condamne les populations du Fertit à subir encore longtemps les violences des FAKA. Ses promesses de formation lointaine et de matériel hypothétique ne remplaceront jamais l’action immédiate que réclame la situation.

 

Les habitants de Birao retiendront cette nouvelle déclaration lunaire de leur gouverneur. Ils comprendront que Binguinendji leur demande d’attendre sagement que ses solutions tombent du ciel ougandais. En attendant, les FAKA ont encore de beaux jours devant eux dans le Fertit abandonné par son premier responsable.

 

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BGFI-Bank certifiée “anti-blanchiment” : quelle crédibilité dans un pays pourrie par la corruption ?

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BGFI-Bank certifiée “anti-blanchiment” : quelle crédibilité dans un pays pourrie par la corruption ?

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-depute-mafieux-evariste-ngamana.jpg” data-wpel-link=”internal”>BGFI-Bank certifiée “anti-blanchiment” : quelle crédibilité dans un pays pourrie par la corruption ?
Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La BGFI-Bank Centrafrique obtient une certification contre le blanchiment d’argent dans un pays où les scandales financiers impliquant les plus hautes autorités se multiplient quotidiennement.

 

La BGFI-Bank Centrafrique vient d’obtenir la certification AML 3001 contre le blanchiment d’argent, devenant ainsi la première banque du pays à recevoir cette distinction internationale. Cette annonce, faite en grande pompe samedi dernier à l’hôtel Ledger Plaza en présence du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, sonne étrangement dans un pays où la corruption financière atteint des sommets inégalés.

 

Cette certification, délivrée par l’organisme Coficert, est présentée comme une victoire contre la criminalité financière. Hervé Kogboma, directeur général de la banque, affirme que cette distinction “épargne la République centrafricaine des sanctions internationales et la classe parmi les meilleures banques du monde”. Une déclaration qui interroge quand on connaît la réalité du terrain centrafricain.

 

Car pendant que cette banque se targue de lutter contre le blanchiment d’argent, le pays vit au rythme des scandales financiers impliquant les plus hautes personnalités de l’État. Récemment, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana s’est rendu au Cameroun avec 100 millions de francs CFA volés qui ont été volés par les mafieux camerounais. Cette somme s’est littéralement “évaporée entre les mains des mafieux camerounais ”, sans qu’aucune explication crédible ne soit fournie.

 

Dans le même temps, l’ancien premier ministre Firmin Grebada avait lui aussi transféré frauduleusement 200 000 euros vers la France pour l’achat d’une maison. Ces transferts de fonds, qui ressemblent étrangement à du blanchiment d’argent, se déroulent pendant que le pays célèbre sa première certification anti-blanchiment. Le contraste est saisissant.

 

La situation devient encore plus ironique quand on sait que le pays a récemment adopté sa propre monnaie numérique, probablement pour échapper au contrôle des systèmes bancaires traditionnels. Cette initiative permet des transactions financières opaques, loin des regards des institutions de contrôle classiques.

 

Les réseaux mafieux prospèrent ouvertement en République centrafricaine. Les Libanais contrôlent une partie importante de l’économie informelle, les Mercenaires russes brassent des sommes considérables à travers leurs activités minières et sécuritaires, et les Camerounais participent activement aux circuits financiers parallèles. Tous ces acteurs opèrent dans une quasi-impunité totale.

 

Dans ce contexte, la certification de la BGFI-Bank ressemble davantage à une opération de communication qu’à une véritable lutte contre la criminalité financière. Comment peut-on prendre au sérieux une certification anti-blanchiment dans un pays où les plus hautes autorités sont soupçonnées de participer elles-mêmes à ces pratiques ?

 

Le directeur général de la BGFI-Bank invite les diplomates et responsables d’organismes internationaux à découvrir les avantages de cette certification. Mais ces invités pourront-ils ignorer la réalité économique du pays où ils se trouvent ? Pourront-ils fermer les yeux sur les scandales financiers qui éclatent régulièrement ?

 

Cette certification pose également la question de sa sincérité. Les organismes internationaux qui délivrent ces labels connaissent-ils vraiment la situation sur le terrain ? Ou se contentent-ils de vérifier des procédures sur le papier sans s’intéresser à la réalité des pratiques centrafricaines?

 

La BGFI-Bank s’engage à maintenir “un haut niveau de vigilance” à travers des audits internes et des formations continues. Mais cette vigilance s’appliquera-t-elle aux personnalités politiques qui utilisent potentiellement ses services pour leurs transactions douteuses ? La banque osera-t-elle refuser les opérations suspectes de clients influents ?

 

Cette certification intervient aussi au moment où les populations centrafricaines vivent dans une misère extrême. Pendant que les élites détournent des millions, les citoyens ordinaires peinent à manger une fois par jour. Cette disproportion entre les discours officiels sur la lutte anti-corruption et la réalité vécue par les populations interroge sur les véritables priorités du gouvernement.

 

L’obtention de cette certification par la BGFI-Bank pourrait servir d’alibi au gouvernement centrafricain pour prétendre qu’il lutte efficacement contre la corruption financière. Cette façade pourrait être utilisée dans les relations internationales pour rassurer les partenaires sur la gouvernance financière du pays.

 

Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils voient quotidiennement les signes extérieurs de richesse de leurs dirigeants pendant qu’eux-mêmes survivent dans la pauvreté. Ils constatent l’écart béant entre les discours officiels et les pratiques réelles de leurs élites.

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Centrafrique : la liste des 1200 délégués électoraux  enfin rendue publique par l’autorité nationale des élections. Au plein cœur du dispositif des fraudes électorales en cours

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la liste des 1200 délégués électoraux  enfin rendue publique par l’autorité nationale des Élections. Au plein cœur du dispositif des fraudes électorales en cours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la liste des 1200 délégués électoraux enfin rendue publique par l’autorité nationale des élections. Au plein cœur du dispositif des fraudes électorales en cours
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) vient de publier la liste des délégués électoraux dans l’ensemble du territoire. Derrière la présentation administrative, c’est une opération politique qui se dévoile : plus de 1 020 noms alignés, soigneusement sélectionnés et placés sous la bannière du MCU. Certains de ces délégués, surnommés par les observateurs brigadiers d’électoral, sont directement rattachés aux parti MCU du président, assurant le contrôle des sites stratégiques.

 

Dans chaque préfecture, dans chaque sous-préfecture, les mêmes profils répétés, les mêmes connexions locales, les mêmes “fidèles” prêts à exécuter le plan du parti présidentiel. Ce n’est pas une organisation électorale, c’est un déploiement militaire du contrôle du scrutin.

 

Région 1 : Ombella M’Poko et Lobaye

 

Rien que dans cette région, 65 personnes installées à Boali, Damara, Bossémbélé, Yaloké, Bogangolo, Mbaïki, Mongoumba, Boda, Boganda, Pissa, Bogongo-Gaza, M’batta, Lobaye-Ngotto et Baléloko. Parmi eux, Jean-Marc Tia, Alice Gbokou et Fabrice Mbaka, identifiés tous comme des militants du MCU, parti au pouvoir. Ces  brigadiers électoraux, assurent la coordination et la surveillance de la fraude. Ces délégués servent d’outils au MCU pour quadriller chaque village et contrôler la transmission des rapports locaux vers la capitale.

 

Région 2 : Équateur et Nana-Mambéré

 

À Berbérati, Gamboula, Sosso-Nakombo, Nandobo, Carnot, Amada-Gaza, Gadzi, Bouar, Baoro, Baboua, Nola et Bayanga, 215 délégués sont déployés. Parmi eux, Michel Bango, Joséphine Tali et Éric Mboua, brigadiers d’électoral, sont chargés de verrouiller la zone Ouest. Chaque site stratégique possède un relais sûr, garantissant l’application stricte des directives présidentielles.

 

Région 3 : Ouham, Ouham-Fafa et Ouham-Pendé

 

Bossangoa, Batangafo, Bouca, Sido, Bozoum, Bocaranga, Paoua, Ngaoundaye… Ici, 230 personnes parachutées sous l’étiquette d’“organisation électorale” jouent le rôle de véritables brigadiers d’électoral. Richard Toma, Aline Mbengue et Samuel Dogo supervisent les équipes, assurant un suivi rigoureux des listes et de la participation sur chaque site.

 

Région 4 : Kémo, Nana-Gribizi et Ouaka

 

Sibut, Dékoa, Ndjoukou, Kaga-Bandoro, Bambari, Kouango, Bakala, Grimari… 290 noms ajoutés à la liste. Jean-Baptiste Mbolo, Sophie Tchamou et Patrick Mbaya, brigadiers d’électoral, contrôlent les sites sensibles et coordonnent la présence des délégués. Chaque chef-lieu est placé sous la supervision directe d’un proche du président, assurant l’alignement parfait avec le MCU.

 

Région 5 : Haute-Kotto et Bamingui-Bangoran (données partielles)

 

À Bria et dans ses environs, quelques dizaines de délégués connus pour leur proximité avec le régime complètent l’architecture. André Dogo, Marie-Louise Téma et Richard Mbata, brigadiers d’électoral, surveillent les rotations et veillent à ce que toutes les opérations suivent les directives centralisées.

 

Ceci est une élection programmée d’avance. En additionnant toutes les régions publiées, plus de mille délégués sortent de cette “désignation”. Aucun équilibre, aucune représentation réelle de la diversité politique centrafricaine. Cette liste n’est pas un outil de transparence, c’est un plan de confiscation. Le pouvoir a fabriqué une élection nationale sur mesure, en multipliant les délégués loyaux, en plaçant ses hommes et ses femmes partout. C’est une parodie démocratique, une comédie électorale nationale montée de toutes pièces.

 

Ce n’est plus une préparation d’Élections, c’est la préparation d’un total KO électoral : un scrutin vidé de sens, où les résultats sont déjà écrits avant même que les urnes soient ouvertes. Les brigadiers d’électoral, disséminés sur tous les sites, assurent une présence permanente et le contrôle absolu des opérations.

 

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Ouandja : Pluies torrentielles sur la ville, familles devenus sans abri et cultures détruites

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Ouandja : Pluies torrentielles sur la ville, familles devenus sans abri et cultures détruites

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/inondation-a-ouandja-dans-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>La capture d'écran de la vidéo de l'inondation à Ouandja, dans la Vakaga
La capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Ouandja, dans la Vakaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des pluies diluviennes ont dévasté la sous-préfecture de Ouandja dans la nuit du 23 septembre, laissant des dizaines de familles sans abri et compromettant leur sécurité alimentaire.

 

La sous-préfecture de Ouandja, dans la Vakaga,  a vécu une nuit d’enfer le 23 septembre 2025. Des pluies d’une intensité exceptionnelle se sont abattues sur cette localité, causant des dégâts considérables qui plongent aujourd’hui de nombreuses familles dans le dénuement le plus total.

 

Les images qui circulent depuis sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur des destructions. Plusieurs habitations ont été complètement rasées par la violence des eaux, laissant leurs occupants sans toit. Ces familles se retrouvent du jour au lendemain privées de tout, contraintes de chercher refuge où elles peuvent en attendant une hypothétique assistance.

 

Les dégâts ne se limitent pas aux habitations. Les champs de cultures vivrières, base de l’économie locale et de la survie des familles, ont été ravagés par les eaux. Cette destruction compromet gravement la sécurité alimentaire des populations dans les mois à venir. Comment ces familles vont-elles se nourrir quand leurs récoltes ont été anéanties en une nuit ?

 

Les infrastructures communautaires n’ont pas été épargnées. Routes impraticables, bâtiments publics endommagés, systèmes d’approvisionnement en eau perturbés : toute la vie socio-économique de Ouandja se trouve paralysée. Cette situation complique davantage les conditions de vie déjà précaires des habitants.

 

Face à cette catastrophe, les victimes et les autorités locales lancent un appel au secours. Ils sollicitent le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux pour une assistance humanitaire d’urgence. Les besoins sont immenses : vivres, abris provisoires, produits de première nécessité, aide à la réhabilitation des infrastructures agricoles.

 

Mais cet appel à l’aide pose une question fondamentale : où est l’État centrafricain dans ces moments difficiles ? Pendant que des citoyens perdent tout en une nuit, le gouvernement semble absent de cette tragédie humaine. Cette indifférence contraste avec l’empressement des autorités à organiser des cérémonies coûteuses ou à financer des Mercenaires russes.

 

Les autorités locales soulignent l’urgence d’une intervention rapide pour éviter une crise humanitaire plus grave. Elles évoquent les risques de maladies liées à l’eau stagnante et la perte des moyens de subsistance de nombreuses familles. Ces craintes sont fondées, mais elles interrogent aussi sur l’absence de mécanismes de prévention et de réaction face à ce type de catastrophes qui se répète chaque saison pluvieuse.

 

Car ce drame de Ouandja n’est pas une exception. Chaque saison des pluies apporte son lot de destructions dans différentes régions du pays. Pourtant, aucun système d’alerte précoce ni de préparation aux catastrophes naturelles n’semble exister. Les populations restent livrées à elles-mêmes face aux caprices de la météo.

 

L’absence de planification urbaine et d’infrastructures adaptées aggrave les conséquences de ces phénomènes naturels. Les habitations construites sans normes, l’absence de système de drainage, le manque d’entretien des infrastructures existantes transforment chaque forte pluie en catastrophe potentielle.

 

Cette situation interpelle également sur les priorités budgétaires du gouvernement centrafricain. Pendant que les populations de Ouandja appellent à l’aide, l’État dépense des milliards pour des Mercenaires russes et organise des Élections dont tout le monde connaît les défaillances. Cette hiérarchisation des priorités questionne l’engagement réel des autorités envers leurs concitoyens.

 

Le document mentionne “l’importance de renforcer les mécanismes de résilience communautaire et les infrastructures d’adaptation aux changements climatiques”. Ces mots sonnent bien sur le papier, mais que signifient-ils concrètement pour les familles de Ouandja qui dorment à la belle étoile ?

 

Les populations touchées “attendent avec espoir une réponse solidaire et immédiate de la part des pouvoirs publics et de la communauté internationale”. Cet espoir risque d’être déçu si l’on considère l’historique des réponses gouvernementales aux crises humanitaires dans le pays.

 

Cette catastrophe de Ouandja rappelle la vulnéra

 

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Quand la fête de l’amitié se célèbre sous les verrous  en Centrafrique : le paradoxes du 30 juillet centrafricain

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Quand la fête de l’amitié se célèbre sous les verrous  en Centrafrique : le paradoxes du 30 juillet centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Quand la fête de l'amitié se célèbre sous les verrous en Centrafrique : le paradoxes du 30 juillet centrafricain
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

L’amitié internationale célébrée tandis qu’un ancien ministre réapparaît après trois semaines de détention et de torture secrètes.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le calendrier a parfois ses ironies. Ce 30 juillet 2025, tandis que Bangui sortait ses plus beaux discours sur l’amitié internationale, Armel Sayo franchissait les portes de sa captivité après vingt et un jours d’absence forcée. Coïncidence troublante pour une journée censée honorer la fraternité entre les hommes.

 

L’Organisation des Nations unies avait pourtant pensé à tout en 2011 quand elle institua cette célébration. Inspirée d’une idée commerciale américaine des années 1930, cette journée devait tisser des ponts entre les peuples. Noble intention que celle de transformer le 30 juillet en hymne à la solidarité planétaire.

 

À Bangui, les autorités ont déployé leur arsenal habituel : forums sur la paix, rencontres interreligieuses, messages radiophoniques sur l’unité nationale. Moïse Kivir Kandoro Kelly, observateur attentif des questions sociales, rappelle dans son intervention sur la Radio Centrafrique que ces gestes de rapprochement demeurent essentiels pour panser les blessures du passé.

 

Les églises et mosquées de la capitale ont ouvert leurs portes à des échanges fraternels. Dans les quartiers, quelques initiatives citoyennes ont fleuri, portées par une jeunesse qui refuse de porter éternellement le fardeau des conflits d’hier. Ces efforts, aussi modestes soient-ils, dessinent les contours d’une société qui tente de se reconstruire malgré les obstacles.

 

Mais l’ombre portée par l’affaire Sayo plane sur ces célébrations. Comment parler d’amitié quand des hommes disparaissent dans les geôles du pouvoir ? Comment invoquer la fraternité quand la peur du lendemain habite encore tant de foyers centrafricains ?

 

De Bambari à 385 kilomètres de la capitale jusqu’à Berbérati située à 584 kilomètres, les échos de cette journée se sont perdus dans les préoccupations quotidiennes. Là-bas, l’amitié se mesure moins aux grands principes qu’aux petits services rendus entre voisins, aux solidarités concrètes face aux difficultés du quotidien.

 

Les véritables organisations de défense des droits humains saisissent l’occasion pour rappeler une évidence : l’amitié véritable ne prospère que dans le terreau de la justice et du respect mutuel. Leurs voix portent d’autant plus loin que la libération de Sayo, le jour même des festivités, sonne comme un aveu involontaire.

 

Les leaders religieux, eux, appellent à dépasser les discours convenus. Leurs prêches du 30 juillet ont mis l’accent sur la réconciliation authentique, celle qui exige vérité et pardon plutôt que silence et oubli.

 

Cette Journée de l’amitié 2025 restera dans les mémoires comme un moment de vérité pour la Centrafrique. Elle aura montré qu’entre les belles paroles sur la fraternité et les actes qui l’incarnent, un gouffre persiste. L’amitié ne se proclame pas ; elle se mérite par la cohérence entre les principes affichés et les comportements adoptés.

 

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URGENCE : Accident d’un car de l’agence Horizon près de Bossembélé, plusieurs morts

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URGENCE : Accident d’un car de l’agence Horizon près de Bossembélé, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/accident-horizon.png” data-wpel-link=”internal”>Les blessés de l'accident du car horizon à Bossembélé ce jeudi 25 septembre 2025. Photo CNC
Les blessés de l’accident du car horizon à Bossembélé ce jeudi 25 septembre 2025. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un car de l’agence de transport terrestre Horizon, parti ce matin de Bangui à destination de Béloko, a fait un grave accident de circulation à quelques kilomètres de Bossembélé, sur l’axe Yaloké.

 

L’accident s’est produit il y a une heure environ. Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs passagers ont trouvé la mort et d’autres sont grièvement blessés. Le nombre exact des victimes n’a pas encore été confirmé, mais les blessés sont actuellement ramenés à l’hôpital de Bossembélé, situé à près de 160 kilomètres de Bangui.

 

Les circonstances de l’accident restent pour l’instant indéterminées. Une équipe de notre rédaction est sur place pour recueillir plus de détails.

 

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