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CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D’UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ

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CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D’UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ

 

CENTRAFRIQUE : LES DÉFIS ET ENJEUX POLITIQUES D'UNE CANDIDATURE ILLÉGALE SUR UN PROCESSUS ÉLECTORAL BIAISÉ
Marche de soutien des frères peuhls à Touadera réunis au sein de l’association 100% Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les velléités de confiscation illimitée du pouvoir qui se traduisaient dans les faits et gestes des autorités de Bangui a pris véritablement corps par le dépôt dès le premier jour d’ouverture de la candidature du président de la République à un troisième mandat.

 

À titre de genèse, le président de la République avait prêté serment par deux fois sur la constitution du 30 mars 2016 de ne pas modifier le nombre ni la durée du mandat présidentiel.

 

Entre temps en 2023, des manœuvres politiques machiavéliques ont abouti à un référendum constitutionnel imposé à un score stalinien de 95% que l’opposition démocratique et une bonne partie de la société civile contestent la légalité et la légitimité.

 

À ce jour, le manque de leadership, de vision globale et de gouvernance démocratique derive à une difficulté majeure qui est celle de prédire l’issue de cette élection inédite car elle regroupe quatre scrutins.

 

À cela s’ajoutent le doute sur la capacité opérationnelle de l’Autorité Nationale des Élections qui visiblement ne maîtrise pas le jumelage de la loi électorale aux différentes étapes organisationnelles telles la liste électorale, la cartographie électorale d’où des innombrables amendements au code électoral à quelques mois des échéances électorales.

 

Par ailleurs, les démarches du pouvoir de Bangui contrastent ostentatoirement aux réalités du terrain alors que ce dernier avait ouvert un dialogue politique avec l’opposition démocratique mais convoque parallèlement le corps électoral à un scrutin où les éléments de transparence, de crédibilité devraient être définis par cette rencontre patriotique.

 

S’agissant de la candidature du président de la République qui s’apparente à une provocation, un pied de nez à la communauté nationale et internationale, le pouvoir de Bangui est lucidement conscient de son caractère illégal non seulement par le mode opératoire de la modification de la constitution mais parce que cette nouvelle constitution taillée sur mesures inaugure la notion de “centrafricanité”qui viole le principe de l’égalité des citoyens devant la loi.

 

Au delà du problème de la réduction drastique d’espace politique, civique, médiatique ajouté à celui d’independance de l’organe de gestion des opérations électorales et du conseil constitutionnel, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Le pouvoir de Bangui pourra t-il endiguer les tensions socio-politiques qui découleront d’un processus électoral imposé aux forceps ?

 

2- Comment les autorités établies entendent compenser les incapacités de l’Autorité Nationale des Élections à gérer ce quadruple scrutin ?

 

3- Était-il trop tard de sauver les meubles au lieu s’ériger en pompiers après l’incendie ?

 

Visiblement la présence des Mercenaires russes de Wagner et des forces étrangères qui bravent notre souveraineté rend autistes nos autorités au point de se muer en assurance-vie.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

 

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

 

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

Pour finir, nous exhortons tous les résistants à avoir une pensée patriotique pour le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’ on ignore encore.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 04 octobre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle

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Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Calendrier électoral : Ziguélé dénonce l’imposture constitutionnelle et défie le conseil constitutionnelle
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé vient de porter un coup sévère au processus électoral en cours en dénonçant publiquement l’illégalité flagrante du calendrier proposé par l’Autorité Nationale des Élections. Dans une déclaration sans concession, le président du MLPC démonte méthodiquement les incohérences constitutionnelles du régime en utilisant ses propres textes contre lui. Une offensive juridique redoutable qui met en lumière les manipulations électorales du pouvoir et interpelle directement la Cour constitutionnelle sur ses responsabilités.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien premier ministre Martin Ziguelé frappe fort en s’appuyant sur des calculs mathématiques implacables pour exposer la supercherie électorale en cours. Selon l’article constitutionnel que le régime a lui-même adopté, le scrutin présidentiel doit être achevé et le président élu “au plus tard 45 jours avant la fin du mandat présidentiel”. Cette exigence constitutionnelle ramène mathématiquement la date limite au 12 février 2026, sans discussion possible. L’ancien chef de gouvernement assène cette vérité avec une précision chirurgicale : “Toute opération de désignation du président de la République qui se passe après le 12 février est illégale et anticonstitutionnelle”. Cette démonstration imparable transforme le calendrier de l’ANE en violation caractérisée de la loi fondamentale.

 

L’attaque de Martin Ziguelé devient particulièrement cinglante quand il utilise ce qu’il appelle ironiquement “leur propre constitution” pour démasquer les contradictions du pouvoir. Cette formule assassine révèle toute la stratégie de l’opposant : retourner les textes du régime contre lui-même pour prouver son incohérence juridique. “Nous sommes en train d’utiliser leur propre constitution pour leur démontrer les contradictions qu’il y a dans leur propre constitution”, explique-t-il avec un malin plaisir évident. Cette approche tactique place le régime dans une position intenable : soit il respecte sa propre constitution et modifie son calendrier, soit il assume ouvertement sa volonté de violer ses propres règles.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé enfonce le clou en énumérant précisément les articles constitutionnels violés par ce calendrier fantaisiste. Les articles 67, 68, 71 et 185 de la constitution de 2016 interdisent formellement toute opération électorale au-delà du 12 février 2026. Cette énumération technique transforme la critique politique en argumentaire juridique bétonné, difficile à contester devant les tribunaux. Ziguélé répète d’ailleurs avec insistance cette date butoir, martelant quatre fois dans son intervention que “toute opération au-delà du 12 février est illégale”, comme pour graver cette échéance dans les mémoires et prévenir toute tentative d’oubli opportun.

 

Plus grave encore, l’analyse du calendrier électoral montre selon Ziguélé une intention dissimulée du pouvoir d’éliminer purement et simplement le second tour présidentiel. “Lorsque vous faites une lecture attentive du chronogramme qui a été publié par l’ANE, vous voyez de manière claire qu’en réalité, le gouvernement et l’ANE n’envisagent pas de second tour”, dénonce-t-il sans détour. Cette accusation sous-entend une manipulation électorale programmée : organiser un scrutin truqué pour assurer une victoire dès le premier tour, évitant ainsi les complications d’un second tour démocratique. Une stratégie qui transformerait l’élection en simple formalité de confirmation du pouvoir sortant.

 

Devant cette dérive autoritaire, Ziguélé lance un défi direct au conseil constitutionnel en interpellant publiquement ses compétences juridiques. “Je sais que la Cour constitutionnelle est constituée de praticiens du droit, de magistrats, de grands professeurs de droit. Et ils savent très bien que ce chronogramme-là est illégal et anticonstitutionnel”, déclare-t-il avec une assurance déconcertante. Cette mise en demeure publique place les juges constitutionnels devant leurs responsabilités : soit ils valident un calendrier qu’ils savent illégal et perdent leur crédibilité juridique, soit ils sanctionnent le pouvoir et s’exposent à ses représailles. Un piège redoutable qui transforme chaque juge en arbitre de sa propre intégrité professionnelle.

 

Cette offensive constitutionnelle de Ziguélé démontre une stratégie politique particulièrement sophistiquée : utiliser le droit comme arme de combat politique pour décrédibiliser un régime habitué à contourner ses propres règles. En s’appuyant sur des arguments juridiques incontestables plutôt que sur des critiques politiques classiques, l’ancien Premier ministre place le débat sur un terrain où le pouvoir ne peut pas tricher avec les faits. Les mathématiques et le droit ne se négocient pas, contrairement aux promesses électorales.

 

Le calendrier électoral de l’ANE devient ainsi le symbole parfait des dérives du régime Touadéra : incapable de respecter ses propres règles, prompt à violer sa propre constitution, déterminé à truquer même les échéances électorales pour se maintenir au pouvoir. L’intervention de Ziguélé transforme ce qui aurait pu passer pour un simple retard administratif en violation caractérisée de la loi fondamentale, exposant au grand jour les intentions antidémocratiques du pouvoir en place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra dans l’impasse : l’opposition centrafricaine hausse le ton

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Touadéra dans l’impasse : l’opposition centrafricaine hausse le ton

 

Les leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui
Photo de famille des leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Martin Ziguélé et le BRDC sonnent l’alarme sur la dérive du régime et exigent un dialogue politique d’urgence.

 

La patience a des limites. Après des mois de silence relatif, l’opposition centrafricaine sort de sa réserve avec une charge exceptionnelle contre le régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

La mort de jeunes candidats au baccalauréat le 25 juin dernier a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Martin Ziguélé, Président du parti MLPC et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a choisi ce moment pour dénoncer ce qu’il considère comme une faillite généralisée du système.

Entre Élections reportées, institutions discréditées et répression accrue, la Centrafrique semble s’enfoncer dans une crise dont l’issue reste incertaine.

 

En effet, le drame du 25 juin 2025 au Lycée Barthélémy Boganda, où des jeunes ont perdu la vie pendant les épreuves du baccalauréat, a révélé l’incapacité du régime à assumer ses responsabilités. La réponse du gouvernement, caractérisée par un manque de compassion et d’action, a été qualifiée par le BRDC de « cynisme criminel ». Martin Ziguélé, porte-parole du  BRDC, a dénoncé cette gestion problématique, en précisant que le pouvoir a trahi la confiance des citoyens. La demande de démission immédiate du gouvernement, formulée par le BRDC, apparaît comme une exigence justifiée face à une telle défaillance.

 

Les arrestations violentes de leaders de la société civile, menottés et maltraités pour avoir exercé leur droit d’expression, témoignent d’une dérive autoritaire assumée. Martin Ziguélé a critiqué ces actes, les présentant comme une tentative délibérée d’étouffer toute voix dissidente. Le BRDC précise que ce régime, loin de protéger les libertés, s’acharne à consolider son emprise par la peur. Cette répression s’inscrit dans une stratégie de confiscation du pouvoir, au mépris des valeurs démocratiques chères au peuple centrafricain.

 

Autorité nationale des Élections, une institution en faillite

 

L’Autorité Nationale des Élections, pilier supposé de la démocratie, est devenue une institution au service du troisième mandat du président Touadéra. Le BRDC, relayé par Ziguélé, dresse un constat sans appel : l’ANE est incapable d’organiser des Élections crédibles. Plus de cinq reports du calendrier électoral, l’absence de listes électorales malgré un budget de 6 milliards de francs CFA, et l’exclusion de 717 centres de recensement témoignent de cette défaillance. Ziguélé insiste sur la nécessité d’une refonte structurelle, non pas seulement des hommes, mais des méthodes de fonctionnement, pour restaurer la crédibilité du processus électoral.

 

Ce diagnostic, porté depuis longtemps par le BRDC, est désormais confirmé par la communauté internationale. La mission électorale des Nations Unies du 5 juin 2025, l’expert indépendant Yao Agbetsé, et les États-Unis, via le conseiller Andrew Curiel lors du briefing du Conseil de Sécurité du 30 juin 2025, ont confirmé l’incompétence de l’ANE. Des notes internes d’institutions, diffusées dans la presse, convergent vers le même verdict : l’ANE, dans sa forme actuelle, constitue un obstacle à la démocratie.

 

L’incapacité d’organiser les Élections générales de décembre 2025 menace de plonger le pays dans un vide constitutionnel. Le BRDC, par la voix de Ziguélé, met en garde contre cette dérive, en violation de la Constitution de 2016, fondement des institutions actuelles. Même la tentative du régime de s’appuyer sur la Constitution du MCU de 2023 pour prolonger le mandat de Touadéra est juridiquement irrecevable, les défaillances techniques ne constituant pas un cas de force majeure. Ziguélé qualifie cette situation d’« impasse totale », un avertissement qui reflète la gravité de la crise et l’urgence d’agir.

 

Pour sortir de cette situation, le BRDC, par la voix de son porte-parole Martin Ziguélé appellent à un dialogue politique inclusif, préalable indispensable à toute élection. Ce dialogue, loin d’être une formalité, doit permettre de restructurer l’ANE et le Conseil Constitutionnel, en s’attaquant aux dysfonctionnements systémiques. Ziguélé a demandé au président de rencontrer l’opposition pour trouver des solutions consensuelles, une démarche soutenue par la MINUSCA, qui a échangé avec le BRDC le 5 juin 2025. Cette proposition, ancrée dans les attentes du peuple, vise à restaurer la confiance dans les institutions et à garantir des scrutins transparents.

 

Face à un régime gangréné par la corruption, le pillage des ressources naturelles et le bradage de la souveraineté nationale, le BRDC annonce une mobilisation massive le 26 juillet 2025. Martin Ziguélé, dénonçant le « jeu dangereux » du pouvoir, appelle les militants à se dresser contre cette dérive….

 

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Centrafrique : L’Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique

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L’Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique

 

Centrafrique : L'Union européenne et la France face à un dilemme de financement des élections en Centrafrique
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

L’opposant Dologuélé révèle l’absence totale de budget national pour organiser les élections de décembre 2025.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Anicet Georges Dologuélé dénonce la dépendance financière totale de la République centrafricaine envers ses partenaires internationaux pour les élections.

 

La République centrafricaine se retrouve dans une situation paradoxale à quatre mois des élections générales. Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition et membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, a levé le voile sur une réalité inquiétante : “Il y a zéro centime dans le budget pour financer les élections à venir”.

 

Cette révélation place l’Union européenne et la France dans une position délicate. Depuis 1993, la République centrafricaine n’a jamais organisé seule ses consultations électorales, s’appuyant systématiquement sur le soutien financier de l’UE, de Paris et de la MINUSCA. Cette fois encore, ces partenaires devront financer un scrutin qui combine quatre élections simultanées : présidentielle, législatives, municipales et régionales.

 

Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) exprime de sérieuses réserves sur la capacité de l’Autorité Nationale des Élections à mener cette mission. “L’ANE n’a pas de COPEC, elle ne parvient pas à gérer le fichier électoral, et la révision des listes traîne depuis un an”, observe-t-il. Confier quatre élections simultanées à une institution qui peine déjà avec ses missions de base paraît irréaliste aux yeux de l’opposition comme des observateurs internationaux.

 

Cette défaillance institutionnelle s’accompagne d’une crise politique persistante. Malgré les déclarations de “main tendue” du président Faustin-Archange Touadéra lors de la fête nationale du 12 août, l’opposition continue d’être présentée comme “ennemie de la paix”. Face à cette contradiction, Dologuélé maintient sa proposition d’une médiation régionale par un chef d’État d’Afrique centrale pour relancer le dialogue.

 

L’enjeu dépasse la seule organisation électorale. L’opposition brandit désormais la menace d’un boycott si les conditions d’un scrutin transparent ne sont pas réunies. Cette perspective place les bailleurs internationaux devant un choix cornélien : financer des élections potentiellement contestées ou suspendre leur soutien au risque d’aggraver l’instabilité.

 

“Sans compétiteurs, pourquoi l’UE sortirait-elle l’argent des contribuables pour faire de Touadéra un empereur ?”, interroge Dologuélé, qui mise sur cette logique pour faire pression sur le pouvoir. La position de la MINUSCA, qui s’était abstenue de participer au référendum constitutionnel de 2023 en raison de violations démocratiques, renforce cette approche.

 

L’opposition espère que les “problèmes graves” constatés à Bangui inciteront les partenaires internationaux à conditionner leur aide financière à des réformes préalables. Cette stratégie vise particulièrement la révision de la Constitution de 2023, dont certaines dispositions comme l’interdiction faite aux binationaux de briguer la présidence restent controversées.

 

L’Union européenne et la France se trouvent ainsi confrontées à un dilemme politique majeur. Continuer à financer un processus électoral entaché de dysfonctionnements ou exercer une pression accrue en faveur de réformes démocratiques ? Leur décision pourrait redéfinir l’avenir institutionnel de la République centrafricaine et l’équilibre des forces politiques dans le pays.

 

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Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards

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Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Budget électoral : à quatre mois du scrutin du décembre, le gouvernement ne sait toujours pas comment débloquer les 14 milliards
La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique

 

À quatre mois des élections, le gouvernement ne sait toujours pas comment financer le scrutin du décembre prochain. Le ministre de la Communication a livré lundi dernier une réponse vide face aux inquiétudes sur le budget électoral de 14 milliards de francs CFA.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La question était pourtant simple  posée par le journaliste du RJDH lors du point de presse hebdomadaire du lundi 18 août : le gouvernement va-t-il débloquer l’argent nécessaire évalué à 14 milliards par l’ANE pour organiser les élections  du décembre prochain ? La réponse de Maxime Balalou ressemble à un cours de rattrapage pour journalistes distraits : “Le RGDH nous parle du budget que tout le monde connaît”. Merci Balalou pour cette précision révolutionnaire.

 

Ensuite, le porte-parole Maxime Balalou s’embourbe dans ses explications. Ce budget de 14 milliards, c’est “le budget de la campagne, de ce processus”, précise-t-il sans qu’on comprenne vraiment ce qu’il veut dire. Campagne électorale ou organisation du scrutin ? La confusion règne au sommet de l’État.

 

La solution miracle  du gouvernement ? Un mélange peu rassurant : “Le gouvernement va apporter sa contribution aussi. Les partenaires vont apporter leur contribution“. Autrement dit, personne ne sait encore qui paie quoi. À quatre mois du scrutin, cette improvisation donne déjà le ton.

 

Maxime Balalou évoque ensuite mystérieusement un “basket de fonds géré par le PNUD”. Cette formulation bancale traduit soit une méconnaissance du dossier, soit une volonté délibérée de rester dans le flou. Dans les deux cas, c’est inquiétant.

 

“Nous allons boucler ce budget, ne vous en faites pas”, assure-t-il avec une désinvolture qui frise l’irresponsabilité. Cette phrase répétée deux fois sonne comme un mantra destiné à rassurer, mais elle démontre surtout l’absence de plan concret.

 

Le gouvernement demande aux Centrafricains de faire confiance sans rien expliquer. Aucun détail sur la contribution de l’État, aucune précision sur les engagements des partenaires, aucun calendrier de déblocage des fonds. Juste des promesses creuses servies avec aplomb.

 

Cette légèreté face à un enjeu aussi déterminant prouve clairement l’amateurisme qui caractérise la gestion de ce dossier électoral. Comment croire que le gouvernement organisera des élections transparentes quand il ne peut même pas expliquer clairement leur financement ?

 

Rappelons que l’Autorité nationale des élections a déposé un budget détaillé de 14 milliards de francs CFA sur la table du gouvernement. Elle attend maintenant que l’exécutif fasse le sien. Mais au lieu de réponses précises, Maxime Balalou livre des généralités et des approximations qui ne trompent personne.

 

À quatre mois du scrutin, cette improvisation budgétaire fait peser une menace sérieuse sur la crédibilité du processus électoral.

 

 

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Centrafrique : l’opposition boycotte les élections du décembre 2025

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l’opposition maintient sa menace de boycott électoral

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Centrafrique : l’opposition maintient sa menace de boycott électoral” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le BRDC, coalition de l’opposition démocratique centrafricaine,  conditionne sa participation aux élections de décembre 2025 à un dialogue politique inclusif.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) confirme sa position face au gouvernement centrafricain. Martin Ziguélé, porte-parole de cette coalition d’opposition et ancien Premier ministre, a réaffirmé sur Vue d’Afrique la menace de boycott des élections du 27 décembre 2025. Cette décision dépend de l’organisation d’un dialogue politique que le BRDC juge nécessaire pour garantir la transparence du processus électoral.

 

L’opposition formule plusieurs exigences. Elle demande d’abord une restructuration complète de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Selon Ziguélé, cette institution a démontré son incapacité à gérer efficacement la révision des listes électorales. “Onze mois après le début de cette révision, nous attendons encore les listes provisoires malgré un budget de 6 milliards de francs CFA”, a-t-il déclaré.

 

Le BRDC conteste également la Constitution adoptée le 30 août 2023. Cette nouvelle loi fondamentale introduit une restriction qui exclut les Centrafricains binationaux des candidatures, au nom d’une notion de “Centrafricains d’origine” que l’opposition juge discriminatoire. Cette mesure affecte directement l’inclusivité du processus démocratique et prive certains citoyens de leurs droits constitutionnels.

 

La question du dialogue politique reste au centre des préoccupations de l’opposition. Ziguélé a exprimé son incompréhension face à l’attitude du président Faustin-Archange Touadéra. “Nous qui avons soutenu Touadéra en 2015 sommes ignorés, tandis que des chefs rebelles comme Ali Darassa ou Mahamat Al-Khatim sont reçus au palais”, a-t-il observé. Cette priorité accordée aux négociations avec les groupes armés au détriment des formations politiques légales alimente les tensions.

 

Le BRDC refuse de cautionner ce qu’il considère comme un processus électoral biaisé. Les rapports internationaux, notamment ceux de la MINUSCA et de la Commission des Nations Unies, confirment selon l’opposition les dysfonctionnements de l’ANE. La composition du Conseil constitutionnel, majoritairement favorable au pouvoir en place, renforce cette méfiance.

 

Malgré ces réserves, le BRDC encourage les Centrafricains à s’inscrire sur les listes électorales. Ziguélé considère le fichier électoral comme un “patrimoine national” dont l’établissement transcende les clivages politiques. Cette position nuancée témoigne d’une volonté de préserver les acquis démocratiques tout en maintenant la pression sur le gouvernement.

 

La coalition d’opposition maintient donc sa ligne de conduite. Sans réformes substantielles de l’ANE, sans révision des dispositions constitutionnelles discriminatoires et sans ouverture d’un véritable dialogue politique, le BRDC ne participera pas aux scrutins de décembre. Cette position, exprimée à plusieurs reprises depuis 2023, risque d’aggraver la crise de confiance entre les acteurs politiques centrafricains.

 

L’enjeu dépasse la simple participation électorale. Dans un pays qui combine pour la première fois élections locales, législatives et présidentielle, l’absence d’une partie significative de l’opposition pourrait compromettre la légitimité des résultats. Les défis logistiques et financiers de cette triple échéance rendent d’autant plus nécessaire un consensus minimal entre les forces politiques pour garantir la stabilité du processus démocratique….

 

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FLASH INFO :  Enlèvement d’un candidat aux élections municipales à Amdafock par les mercenaires russes

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FLASH INFO :  Enlèvement d’un candidat aux Élections municipales à Amdafock par les Mercenaires russes

 

FLASH INFO : Enlèvement d’un candidat aux élections municipales à Amdafock par les mercenaires russes
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock (préfecture de la Vakaga), a été enlevé par des mercenaires russes dans la nuit du mercredi 1 au jeudi 2 octobre 2025 à Bangui.

 

Le candidat, très populaire dans sa localité frontalière avec le Soudan, s’apprêtait à se rendre à l’Autorité Nationale des Élections pour déposer officiellement son dossier de candidature aux Élections municipales de décembre 2025 quand il a été enlevé par les mercenaires russes quelques heures plutôt.

 

Depuis son enlèvement, Wouya Mocko Abel reste porté disparu. Sa famille et ses proches ignorent où il se trouve et n’ont reçu aucune information sur les motifs de cet enlèvement. Aucune destination n’a été communiquée.

 

À Amdafock, la tension monte. Les partisans du candidat enlevé réclament sa libération immédiate et exigent des explications sur cette disparition qui intervient en pleine période de dépôt des candidatures.

 

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URGENT : Arrestation à l’aéroport de Bangui du Dr Dominique Désiré Erenon, président de la  MDSP

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URGENT : Arrestation à l’aéroport de Bangui du Dr Dominique Désiré Erenon, président de la  MDSP

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dominique-desire-erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le parti MDSP annonce le retour imminent de son président Dr Dominique Désiré ERENON
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Dr Dominique Désiré Erenon, opposant politique et constitutionnaliste, président du parti, marche pour la démocratie et le salut du peuple (MDSP), a été arrêté ce matin à l’aéroport international de Bangui M’Poko à son arrivée de Paris.

 

Suite à la déclaration de son bureau politique qui souhaitait son retour, le Dr Erenon avait quitté hier la France où il séjournait depuis plusieurs années pour rentrer à Bangui. À son arrivée ce matin, il a été conduit dans la salle d’honneur de l’aéroport où le commissaire lui a notifié que le procureur voulait le voir.

 

L’opposant a d’abord été transféré à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) pour interrogation, avant d’être conduit à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale où il se trouve actuellement. Officiellement, il attendrait l’arrivée du procureur pour sa libération.

 

Cette arrestation intervient alors que le président Touadéra avait publiquement appelé tous les Centrafricains de la diaspora à rentrer au pays. Le Dr Erenon a répondu à cet appel et se retrouve immédiatement en détention.

 

Il faut rappeler que Dominique Désiré Erenon travaillait à l’Union africaine avant que le président Touadéra ne fasse pression sur cette organisation pour obtenir son limogeage. Après son départ de l’UA, l’opposant s’était installé en France.

 

Les motifs de cette arrestation n’ont pas été officiellement communiqués. L’opposition y voit une manœuvre d’intimidation à trois mois des Élections de décembre, le régime cherchant à écarter les voix critiques du processus électoral.

 

 

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Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature

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Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les Élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature

 

 

Nous sommes un pays souverains, même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les élections, nous les organiserons nous-mêmes : Touadéra impose sa dictature
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le premier ministre centrafricain Félix Moloua vient de prononcer une phrase qui résume toute la stratégie du régime : “Nous sommes un pays souverain. Même si personne ne nous donne d’argent pour organiser les Élections, nous les organiserons nous-mêmes.” Cette déclaration confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà : Touadéra a décidé d’imposer sa dictature au mépris de la communauté internationale et des règles démocratiques.

 

Après avoir échoué à obtenir des financements des Occidentaux pour des Élections du décembre prochain, le régime de Bangui passe à la vitesse supérieure. Plus question de dialogue avec l’opposition, plus question de respecter les conditions posées par les bailleurs de fonds. Le président a choisi la confrontation directe et assume ouvertement son projet autoritaire.

 

La manœuvre était pourtant calculée au départ. Les autorités centrafricaines ont d’abord tenté de manipuler les Occidentaux en laissant entendre que la Russie allait financer les Élections. Cette stratégie visait à provoquer une réaction de jalousie : les pays occidentaux se précipiteraient pour financer le scrutin afin d’éviter une mainmise russe totale sur le processus.

 

Cette manipulation grossière n’a trompé personne. Les Occidentaux ont compris le jeu et ont refusé d’entrer dans cette logique. Leur position reste inchangée : pas de financement sans dialogue inclusif avec l’opposition, pas d’Élections crédibles sans respect des standards démocratiques minimaux.

 

Devant ce refus, Touadéra a choisi son camp. L’opposition ne participera pas au processus parce qu’il ne le souhaite pas. Il organisera son élection selon ses propres règles, se déclarera vainqueur avec les scores qu’il fabriquera, et imposera sa victoire au pays. Que la communauté internationale le veuille ou non, il restera au pouvoir et consolidera son régime pour les sept prochaines années.

 

Cette stratégie place le pays dans une situation d’illégalité totale. L’Autorité Nationale des Élections ne respecte pas le code électoral. Le décret de convocation viole la Constitution. Le processus lui-même bafoue toutes les normes légales. Touadéra agit en violation directe de la Constitution du 30 mars 2016 qu’il avait pourtant juré de respecter, y compris sa nouvelle constitution de 2023.

 

Le président a clairement affiché sa position : la loi ne s’applique pas à lui. Il gouverne au nom du “peuple centrafricain”,  formule commode qui signifie en réalité qu’il fait ce qu’il veut puisqu’il prétend incarner ce peuple. Aucune loi n’est au-dessus de lui puisqu’il est le peuple. Cette logique dissout toute notion d’État de droit.

 

La loi existe pour les autres :  pour l’opposition, pour les citoyens ordinaires, pour ceux qui contestent,  mais pas pour Touadéra qui s’en affranchit au nom d’une légitimité populaire auto-proclamée.

 

Rappelons-le, cette dérive a commencé avec la nouvelle Constitution imposée en 2023. Danièle Darlan, alors présidente de la Cour constitutionnelle, avait déclaré ce projet illégal. Dans un pays normal, ce jugement aurait clôturé le débat. La Cour constitutionnelle a le dernier mot sur ces questions.

 

Mais Touadéra n’accepte pas qu’une institution le limite. Sa réaction a été brutale : limoger Danièle Darlan, installer son parent à la tête de la Cour, puis imposer sa nouvelle Constitution à tout le monde. Le texte s’applique maintenant sans que personne n’ait pu vraiment donner son avis.

 

Cette Constitution contient des dispositions contradictoires qui rendent techniquement inéligibles tous les candidats potentiels selon les articles 10 et 67, y compris Touadéra lui-même. Mais ces contradictions juridiques ne comptent pas pour un président qui se place au-dessus des lois.

 

L’opposition a demandé un dialogue pour résoudre ces problèmes constitutionnels, pour réformer l’ANE qui dysfonctionne, pour rendre le Conseil constitutionnel indépendant. Ces demandes visaient simplement à créer les conditions d’élections un minimum crédibles.

 

Sous la pression de la communauté internationale qui a conditionné son financement à l’organisation d’un dialogue, Touadéra a accepté mollement d’engager un pré-dialogue. L’opposition a préparé ses mémorandums détaillant ses exigences et les a remis au premier ministre. Elle a notamment demandé que ce dialogue se déroule sous l’égide d’un médiateur neutre, idéalement un chef d’État africain reconnu.

 

La réponse de Touadéra a été nette : non. Pas de médiateur extérieur, pas de dialogue inclusif. On passe directement aux élections. Même si l’opposition refuse de participer, même si la communauté internationale ne finance pas, le scrutin aura lieu.

 

Le régime s’inspire du référendum constitutionnel organisé précédemment. Même avec une participation dérisoire, le gouvernement a fabriqué des scores impressionnants et imposé les résultats. La même méthode s’appliquera en décembre prochain.

 

Touadéra convoquera le corps électoral dans l’illégalité, organisera un scrutin sans listes électorales vérifiables, fabriquera les résultats qu’il souhaite, et se déclarera réélu pour sept ans. Le monde devra accepter ce hold-up électoral parce que le régime considère que personne ne peut l’en empêcher.

 

La déclaration du premier ministre Félix Moloua sur la souveraineté nationale résume cette stratégie. Nous sommes souverains, donc nous faisons ce que nous voulons. Personne ne peut nous imposer le respect de nos propres lois. La communauté internationale peut garder son argent, nous avons Wagner pour nous protéger.

 

Cette alliance avec les Mercenaires russes constitue le fondement de la stratégie présidentielle. Wagner garantit le maintien du régime par la force, peu importe l’opposition interne ou la pression internationale. Le coût de cette protection,  bientôt dix milliards par mois quand Wagner deviendra officiellement Africa Corps – sera prélevé directement sur les ressources naturelles du pays.

 

Touadéra et son entourage se comportent maintenant comme des gens qui ont décidé de tout ignorer. Ils violent ouvertement la Constitution, organisent des élections truquées, répriment l’opposition, et affichent leur mépris total pour la légalité et les normes démocratiques.

 

Cette dérive se déroule sous les yeux de la communauté internationale qui reste largement passive. Les condamnations verbales se multiplient dans les capitales occidentales, mais aucune sanction concrète ne vient punir cette destruction méthodique de l’État de droit.

 

Le peuple centrafricain se retrouve pris au piège d’un régime qui n’a plus aucune limite. La loi n’existe plus pour les dirigeants, la Constitution ne compte pas quand elle les gêne, les institutions obéissent aux ordres, et la répression attend ceux qui osent protester.

 

Les élections de décembre 2025 ne seront pas des élections au sens démocratique du terme. Ce sera une opération de légitimation d’un pouvoir qui s’installe définitivement par la force. Touadéra a choisi la dictature assumée plutôt que le compromis démocratique.

 

Sa déclaration de souveraineté cache mal la réalité : un président qui a perdu toute légitimité s’accroche au pouvoir par tous les moyens, soutenu par des mercenaires étrangers et protégé par l’impunité que lui garantit la passivité de la communauté internationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo.

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UNOPS-Centrafrique : Six ans de fraude sur les salaires, la MINUSCA légalise maintenant le vol

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UNOPS-Centrafrique : Six ans de fraude sur les salaires, la Minusca légalise maintenant le vol

 

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Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après des années de prélèvements frauduleux sur 600 000 contractuels, l’UNOPS modifie discrètement les bulletins de paie pour officialiser la baisse des salaires sans explication.

 

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue l’Office des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) en République centrafricaine. Pendant plus de six années, cette institution onusienne a méthodiquement prélevé des sommes frauduleuses sur les salaires de ses contractuels individuels, les privant de 16 000 francs CFA par jour de travail.

 

Le système frauduleux était simple mais efficace : les bulletins de paie mentionnaient un salaire journalier de 36 000 francs CFA, mais les employés ne recevaient physiquement que 20 000 francs. Cette différence de 16 000 francs par jour et par travailleur, multipliée par 600 000 contractuels répartis sur les sept régions et vingt préfectures du pays, représente des centaines de millions de francs CFA détournés.

 

Cette fraude organisée a perduré pendant six longues années sans qu’aucun mécanisme de contrôle interne ne la détecte ou ne l’arrête. Les employés centrafricains, souvent dans le besoin, acceptaient cette situation faute d’alternatives, ignorant parfois qu’ils étaient victimes d’un vol caractérisé de la part de leur employeur onusien.

 

La découverte de cette fraude massive a déclenché une série d’enquêtes journalistiques de la rédaction du CNC qui ont mis au jour l’ampleur du détournement. Face à ces révélations embarrassantes, l’UNOPS et la MINUSCA ont opté pour une stratégie de fuite en avant particulièrement cynique : légaliser rétroactivement leur fraude.

 

Au lieu de reconnaître leurs torts et de procéder aux remboursements dus, les responsables onusiens ont simplement modifié les nouveaux bulletins de paie. Désormais, au lieu d’afficher 36 000 francs et de payer 20 000 francs, ils affichent officiellement 20 000 francs et paient 20 000 francs. Cette manipulation comptable vise à faire disparaître toute trace de la fraude passée.

 

Cette manœuvre constitue une légalisation a posteriori du vol commis pendant six années. En modifiant unilatéralement les références salariales, l’UNOPS tente de transformer rétroactivement une fraude en situation normale, privant les victimes de tout recours légal basé sur la différence entre salaire affiché et salaire versé.

 

En plus de cela, aucune communication officielle n’a été faite aux 600 000 victimes de cette fraude. Les employés centrafricains découvrent cette modification par eux-mêmes, sans explication de la part de leur employeur onusien. Cette absence totale de transparence témoigne du mépris affiché par l’institution internationale envers ses employés centrafricains.

 

Les victimes se trouvent dans un flou total concernant leur situation. Elles ne savent pas si les sommes frauduleusement prélevées pendant six années leur seront remboursées, ni selon quelles modalités. Cette incertitude maintient les employés dans une situation de stress permanent et d’insécurité financière.

 

Des rumeurs circulent à Bangui évoquant un éventuel remboursement partiel sur deux années seulement. Cette information, si elle se confirmait, constituerait un nouveau vol puisque la fraude a duré six années complètes. Mais même ces rumeurs restent non confirmées par les autorités onusiennes qui maintiennent leur silence.

 

L’intervention d’auditeurs pour examiner cette affaire n’a donné lieu à aucune communication publique sur leurs conclusions. Cette opacité totale laisse supposer soit une volonté de dissimuler l’ampleur de la fraude, soit une complicité des instances de contrôle dans ce détournement massif.

 

Le comportement de l’UNOPS contrevient aux principes les plus élémentaires du droit du travail. Même dans un quartier populaire, un tel comportement serait intolérable. À plus forte raison venant d’une grande institution internationale dotée d’instruments de protection des droits humains et censée garantir aux salariés la jouissance intégrale de leurs revenus.

 

La modification unilatérale des bulletins de paie sans explication constitue une violation caractérisée du contrat de travail. Les employés ont signé pour un salaire, ils en reçoivent un autre, et maintenant on modifie rétroactivement les documents pour légaliser cette différence. Cette pratique relève de l’escroquerie en bande organisée.

 

Cette affaire pose aussi des questions sur le rôle de l’inspection du travail centrafricaine. Malgré la saisine officielle de cette institution par les avocats des victimes, aucune convocation n’a été adressée aux parties concernées. Cette inaction confirme soit des pressions exercées sur l’inspection, soit une complicité passive de l’administration centrafricaine.

 

Le ministre de l’Emploi semble particulièrement passif dans cette affaire qui concerne pourtant 600 000 travailleurs centrafricains. Cette absence de réaction de la part des autorités nationales face à une fraude d’une telle ampleur interroge sur les rapports de force entre le gouvernement centrafricain et les institutions onusiennes.

 

L’affaire de l’UNOPS démontre comment certaines institutions internationales traitent leurs employés centrafricains avec un mépris total. Ces pratiques néocoloniales transforment l’aide internationale en instrument d’exploitation des populations qu’elle prétend assister.

 

La stratégie de légalisation rétroactive de la fraude adoptée par l’UNOPS constitue un précédent dangereux. Elle montre qu’une institution internationale peut voler ses employés pendant des années puis modifier unilatéralement les documents pour effacer ses crimes, le tout dans l’impunité la plus totale. Mais cela ne doit pas se passer sans conséquences pénales.

 

Cette affaire de l’UNOPS prouve finalement que les institutions onusiennes peuvent se comporter comme de vulgaires escrocs quand il s’agit d’exploiter des travailleurs centrafricains, transformant l’aide internationale en machine à enrichissement personnel sur le dos des plus vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le BRDC déclare désormais la guerre au hold-up électoral de Touadéra

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le BRDC déclare désormais la guerre au hold-up électoral de Touadéra

 

3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges DOLOGUÉLÉ président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC.
3 leaders du BRDC, à gauche M. Anicet Georges Dologuélé président du parti URCA, au milieu M. Martin ZIGUELÉ président du parti MLPC et à droite M. Mahamat KAMOUN président du BTK lors de la conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 au siège du BRDC. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) vient de tenir sa plénière ce lundi 29 septembre 2025 et a adopté des résolutions qui constituent un réquisitoire accablant contre le régime Touadéra. Ces résolutions démontent méthodiquement l’illégalité du processus électoral en cours et appellent les Centrafricains à la résistance contre ce que l’opposition qualifie de “grossier hold-up électoral”.

 

Le BRDC qualifie la convocation du corps électoral par décret présidentiel d’acte “non seulement illégal, mais rejetant tout dialogue”. Cette décision unilatérale du président Touadéra alias Baba Kongoboro confirme ce que nous dénonçons depuis des mois : le régime MCU a choisi la confrontation plutôt que la concertation, l’autoritarisme plutôt que le dialogue démocratique.

 

L’absence de liste électorale définitive affichée un an avant l’organisation des scrutins, comme l’exige l’article 19 du code électoral, rend cette convocation totalement illégale. Cette violation claire de la loi n’est pas accidentelle. Elle est le signe de la volonté délibérée du régime d’organiser des Élections dans des conditions qui lui permettent de manipuler les résultats à sa volonté.

 

Le BRDC constate que cette décision constitue également “un défi lancé au peuple centrafricain ainsi qu’à la communauté internationale qui a fait de l’organisation du dialogue le préalable à l’organisation d’Élections libres, transparentes, inclusives et acceptables”. En ignorant cette exigence de la communauté internationale, Touadéra confirme qu’il se moque totalement de l’opinion mondiale et qu’il est déterminé à organiser ses Élections truquées coûte que coûte.

 

L’opposition note que le gouvernement a “décidé de fermer la porte à la résolution des points de divergence par le dialogue et de préférer la confrontation, avec des menaces claires émanant du Premier ministre lors de sa conférence de presse”. Cette attitude belliqueuse contraste violemment avec le traitement réservé aux chefs de groupes armés à qui “le gouvernement avait déroulé le tapis rouge”.

 

Cette différence de traitement est scandaleuse. Le régime MCU négocie avec les rebelles, leur offre des postes ministériels, leur garantit l’impunité, mais menace l’opposition démocratique et refuse tout dialogue. Cette inversion des priorités transforme la violence armée en voie royale vers le pouvoir tandis que l’opposition légale se voit traitée en ennemie.

 

Le BRDC constate que “le pouvoir MCU a décidé d’aller à des parodies d’Élections sans fichier électoral affiché dans des lieux publics”. Cette expression – “parodies d’Élections” – résume parfaitement ce qui se prépare. Des scrutins sans listes électorales vérifiables, sans transparence, sans possibilité pour les citoyens de contrôler leur inscription, ne sont pas des élections mais des parodies destinées à légitimer un hold-up démocratique.

 

L’opposition demande à l’ANE “d’arrêter cette fuite en avant dangereuse dans la conduite hasardeuse des opérations électorales et de rendre publique la liste des nombreux défis auxquels elle fait face”. Cette demande légitime appelle l’institution électorale à la responsabilité et à l’honnêteté. Si l’ANE ne peut pas organiser des élections correctes dans les délais impartis, qu’elle le dise officiellement et sollicite un report plutôt que de précipiter le pays dans une crise électorale majeure.

 

Le BRDC identifie une contradiction juridique majeure : “Le code électoral est en conflit ouvert avec la Constitution du 30 août 2023, donc inapplicable”. Cette observation technique cache une bombe politique. Selon les articles 10 et 67 de la nouvelle Constitution, aucun candidat potentiel, y compris Touadéra lui-même, ne pourrait se prévaloir de la qualité de “centrafricain d’origine”.

 

Cette disposition constitutionnelle transforme tous les candidats potentiels en inéligibles, y compris le président sortant. La seule solution pour contourner cet obstacle serait de modifier à nouveau la Constitution ou de trouver une solution politique par le dialogue. Mais Touadéra refuse le dialogue. Il s’enferme ainsi dans une impasse juridique dont il ne pourra sortir que par la force ou la manipulation.

 

Si le Conseil Constitutionnel “dit le droit”, l’élection présidentielle ne pourrait tout simplement pas avoir lieu faute de candidats éligibles. L’enregistrement des candidatures prévu à partir du 2 octobre “n’est tout simplement pas possible” juridiquement. Cette situation absurde témoigne de l’improvisation institutionnelle qui caractérise le régime MCU.

 

Face à ce “grossier hold-up électoral en préparation”, le BRDC “appelle tous les Centrafricains à se sentir concernés et à s’inspirer de leur propre histoire de lutte politique pour refuser collectivement que leur avenir leur soit volé”. Cet appel à la résistance citoyenne marque un tournant dans la stratégie de l’opposition qui demande aux Centrafricains “de se tenir prêts, le moment venu, pour manifester leur désapprobation”.

 

L’opposition demande également “à tous les partis politiques de l’opposition démocratique, ainsi qu’aux associations de la société civile de mobiliser leurs militants et adhérents afin de se tenir prêts pour la lutte de la sauvegarde de notre démocratie chèrement acquise, que Monsieur Touadéra et le MCU sont en train de détruire”. Cette mobilisation générale témoigne de la gravité de la situation et de la détermination de l’opposition à ne pas laisser passer ce hold-up sans réaction.

 

Le BRDC félicite “la communauté internationale pour son refus de financer des élections illégales” et attire “l’attention de la MINUSCA quant à un quelconque soutien logistique, matériel ou financier, sous le prétexte que cela ferait partie de son mandat”. Ce message sans ambiguïté met en garde les Nations Unies contre toute complicité passive dans l’organisation d’élections truquées.

 

Ces résolutions du BRDC constituent un document politique majeur qui démonte méthodiquement l’illégalité du processus électoral en cours. Elles confirment que le régime Touadéra a choisi de transformer la République centrafricaine en sa propriété personnelle, organisant des élections sur mesure dans le mépris total de la loi, de l’opposition et de l’opinion internationale.

 

La question n’est plus de savoir si ces élections seront légales – elles ne le sont déjà pas. La question est de savoir si le peuple centrafricain acceptera passivement ce hold-up ou si, comme le demande le BRDC, il se mobilisera pour défendre ce qu’il reste de démocratie dans ce pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison

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Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Deux-jeunes-miliciens-Azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : 4 civils arrêtés, dont un commerçant, transférés à Bangui sans raison
Image pour illustration de deux jeunes arrêtés à Zemio par les Mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre 2025, les mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de soldats FACA et de gendarmes, ont procédé à l’arrestation de Monsieur Sirou, un jeune commerçant de Zémio. Ce jeune homme d’affaires, héritier d’une activité familiale de commerce transfrontalier, a été menotté à son domicile, détenu plusieurs heures à la gendarmerie, puis transféré à Bangui par hélicoptère où il croupit actuellement à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

Son crime ? Avoir réussi à faire du commerce dans une zone où règne l’insécurité. Une accusation aussi absurde que révélatrice de l’arbitraire qui caractérise désormais la justice centrafricaine sous domination russe.

 

Monsieur Sirou exerce une activité commerciale héritée de son défunt père, grand commerçant qui possédait plusieurs camions. Il achète des produits au Soudan et en Ouganda – sacs d’arachides et autres marchandises – qu’il transporte vers Mboki pour les revendre. Cette activité permet de nourrir sa famille et fait vivre plusieurs personnes dans une région économiquement sinistrée.

 

La semaine précédant son arrestation, trois véhicules en provenance d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, ont été interceptés par des miliciens Azandés sur la route de Mboki. Deux de ces trois véhicules ont été incendiés, leurs occupants rapatriés à Obo. Cette attaque tragique n’avait aucun lien avec Monsieur Sirou qui, quelques jours plus tard, a emprunté cette même route avec son camion pour effectuer ses livraisons habituelles à Mboki avant de rentrer tranquillement à Zémio.

 

C’est précisément cette normalité qui va le condamner. Les forces de l’ordre, incapables de sécuriser les routes et d’arrêter les véritables miliciens, trouvent plus facile d’accuser un commerçant innocent. Leur raisonnement défie toute logique : puisque Monsieur Sirou peut circuler sans être attaqué sur une route dangereuse, c’est forcément qu’il est complice des miliciens Azandés. Cette logique absurde transforme l’absence de victimisation en preuve de culpabilité.

 

Ainsi, dans la nuit du 28 au 29 septembre, Wagner frappe. Les mercenaires russes, accompagnés de leurs supplétifs centrafricains, débarquent au domicile de Monsieur Sirou pour l’arrêter sans mandat, sans explication claire, sans respect d’aucune procédure légale. Dans cette série d’arrestation qui frappe cette localité, Trois autres personnes sont également embarquées : deux jeunes hommes accusés sans preuve de “donner des informations aux miliciens Azandés”, et une jeune femme dont le seul tort semble être d’avoir voyagé dans le camion du commerçant.

 

L’arrestation de cette femme montre particulièrement l’arbitraire de l’opération. Était-elle la “copine” du commerçant ? Simple passagère ? Personne ne le sait, personne ne s’en soucie. Wagner arrête, la justice centrafricaine obéit.

 

Le lendemain, profitant de l’arrivée d’un ministre à Obo par hélicoptère Wagner, les quatre prisonniers sont menottés et embarqués dans l’appareil pour être transférés à Bangui. Depuis le 29 septembre, ils sont détenus à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale, sans que les motifs précis de leur arrestation ne soient clairement établis.

 

Pendant ce temps, le commerce de Monsieur Sirou a été pillé à Zémio. Les forces de l’ordre , ou ceux qui agissent en leur nom – ont vidé sa boutique, confisqué ses marchandises, détruit en quelques heures ce qu’une famille avait construit sur plusieurs générations. Ce pillage organisé transforme l’arrestation en spoliation pure et simple.

 

Cette affaire démontre une fois de plus que Wagner décide désormais de tout en République centrafricaine. Les mercenaires russes arrêtent qui ils veulent, quand ils veulent, pour les raisons qu’ils inventent. La justice centrafricaine, transformée en simple chambre d’enregistrement des décisions russes, exécute sans questionnement.

 

Cette logique perverse établit un principe terrifiant : si vous n’êtes pas victime de violence, c’est que vous êtes complice des auteurs de violence. Si les miliciens ne vous attaquent pas, c’est forcément que vous travaillez pour eux. Cette présomption de culpabilité généralisée rend toute activité économique suspecte, tout succès commercial louche, toute normalité criminelle.

 

Comment développer une économie dans ces conditions ? Comment encourager l’entrepreneuriat quand tout commerçant qui réussit risque l’arrestation arbitraire et le pillage de ses biens ? Comment attirer des investisseurs dans un pays où la justice n’existe plus, où Wagner décide seul qui va en prison et qui reste libre ?

 

La ministre du Tourisme se plaint régulièrement que la République centrafricaine soit classée “pays à risque” par diverses organisations internationales. Elle y voit une injustice, une stigmatisation infondée. Mais comment qualifier autrement un pays où un commerçant peut être arrêté sans raison, transféré à la capitale par hélicoptère militaire, et voir son commerce pillé pendant qu’il croupit en prison ?

 

Ce pays est effectivement à risque. À risque pour quiconque tente d’y exercer une activité économique honnête. À risque pour quiconque réussit sans appartenir au bon réseau. À risque pour quiconque déplaît à Wagner ou à ses collaborateurs locaux.

 

L’affaire Sirou résume tout ce qui dysfonctionne en République centrafricaine : une justice aux ordres des mercenaires étrangers, des arrestations arbitraires basées sur des accusations farfelues, des pillages organisés sous couvert de “saisies”, et une impunité totale pour les véritables auteurs de crimes.

 

Quatre personnes innocentes souffrent actuellement dans les geôles de la SRI à Bangui. Une famille a perdu son gagne-pain. Un commerce construit sur plusieurs générations a été détruit en une nuit. Et tout cela pourquoi ? Parce qu’un commerçant a eu le tort de réussir à circuler sur une route que l’État est incapable de sécuriser.

 

Voilà la République centrafricaine de Touadéra et Wagner : un pays où l’innocence devient suspecte, où le succès commercial est criminalisé, où la justice obéit aux mercenaires russes, et où le pillage organisé remplace l’État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadera, regarde, tes ouvriers ont blessé cette jeune fille  à l’Aéroport de Bangui Mpoko : qui va s’occuper d’elle ?

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Touadera, regarde, tes ouvriers ont blessé cette jeune fille  à l’Aéroport de Bangui Mpoko : qui va s’occuper d’elle ?

 

La jeune fille blessée accidentellement à l'aéroport de Bangui Mpoko lors des travaux d'amenagement le 1 octobre 2025. Photo CNC
La jeune fille blessée accidentellement à l’aéroport international de Bangui Mpoko lors des travaux d’amenagement le 1 octobre 2025. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mercredi 1er octobre 2025, une jeune femme attendait tranquillement l’arrivée d’un vol en provenance de France à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Pendant des travaux de démolition de l’ancienne clôture du parking, une machine a renversé un poteau qui est tombé sur sa jambe. Elle s’est effondrée au sol avant d’être transportée d’urgence vers un hôpital de la capitale.

 

La première question qui vient à l’esprit est simple : comment peut-on faire des travaux de démolition avec des engins lourds dans une zone où les voyageurs et leur famille circulent librement ? Les gens se promenaient à quelques mètres de machines capables de renverser des structures métalliques sur eux.

 

Cette négligence pose un problème évident de responsabilité. L’aéroport international de Bangui Mpoko reste la principale porte d’entrée du pays. Des milliers de personnes y passent chaque semaine. Organiser des travaux dangereux sans les précautions de base constitue une faute professionnelle grave.

 

Maintenant que l’accident s’est produit, la question devient : qui va payer ? L’entreprise en charge des travaux doit-elle assumer les conséquences ? La direction de l’aéroport peut-elle se dégager de ses obligations alors qu’elle a autorisé ces travaux au milieu du public ? Qui prendra en charge les soins médicaux ? Qui indemnisera cette femme pour ses blessures ? Qui assurera sa réhabilitation si elle garde des séquelles ?

 

Dans un pays qui fonctionne normalement, la réponse serait automatique. L’entreprise de construction devrait immédiatement couvrir tous les frais médicaux et verser une indemnisation à la victime. La direction de l’aéroport devrait aussi assumer sa part pour avoir laissé faire des travaux dangereux sans sécuriser la zone.

 

Mais en République centrafricaine, rien ne garantit que cette logique s’appliquera. La gestion de ce type d’incident dépend souvent de la volonté politique et de la capacité de la victime à faire pression. Si l’affaire s’étouffe, si elle sort des médias, si la famille n’a pas les moyens de se battre, cette femme risque de ne jamais voir le moindre franc d’indemnisation.

 

Cette possibilité devrait nous choquer. Une personne a été gravement blessée par la faute d’une entreprise et l’incurie de l’administration aéroportuaire. Elle ne peut pas se retrouver seule face à ses frais médicaux pendant que les responsables continuent leurs activités normalement.

 

L’accident de Mpoko pose aussi une question plus large : combien de chantiers se déroulent actuellement dans Bangui sans aucune protection pour les passants ? Combien de gens marchent chaque jour près de zones dangereuses sans même le savoir ?

 

Cette habitude de négliger les normes de sécurité finit toujours par causer des accidents. Aujourd’hui, c’est une femme blessée à l’aéroport. Demain, ce sera peut-être un ouvrier tué sur un chantier sans équipement. Après-demain, un passant écrasé par une machine circulant sans précaution.

 

Les autorités aéroportuaires doivent expliquer pourquoi elles ont autorisé ces travaux sans évacuer la zone. Pourquoi aucune barrière n’a été installée ? Pourquoi les passagers pouvaient circuler librement à côté de machines en activité ? Qui a validé ce plan de travail manifestement dangereux ?

 

L’entreprise en charge du chantier doit aussi rendre des comptes. Quelles mesures de sécurité figuraient dans son plan ? Ses ouvriers avaient-ils reçu des consignes pour protéger le public ? L’opérateur de la machine était-il qualifié ? L’entreprise a-t-elle une assurance responsabilité civile comme l’exige la loi ?

 

Ces questions méritent des réponses rapides. Mais l’expérience nous enseigne la prudence. Combien d’accidents similaires se sont déjà produits sans que personne ne soit jamais inquiété ? Combien de victimes ont dû assumer seules les conséquences de la négligence des autres ?

 

La famille de cette jeune femme va probablement devoir se battre pour obtenir la prise en charge des soins, puis pour obtenir une indemnisation, puis pour faire reconnaître la responsabilité des auteurs. Ce parcours épuise souvent les victimes qui abandonnent face à l’inertie administrative.

 

Cette impunité ne peut pas continuer. Chaque accident causé par une négligence doit donner lieu à une enquête, à l’établissement des responsabilités, et à une réparation du préjudice. Sans cette exigence minimale, les normes de sécurité resteront du papier et les accidents continueront.

 

L’aéroport international de Bangui Mpoko représente la vitrine du pays pour tous les visiteurs. Quelle image donnons-nous quand on y voit un chantier dangereux où les gens peuvent être blessés ? Cette négligence visible dès l’arrivée annonce le reste : un pays où les normes comptent peu, où la sécurité des gens passe après, où personne ne répond de rien.

 

La jeune femme blessée mercredi attend de savoir qui va payer ses soins. Sa famille attend de savoir si justice sera rendue. Mais en République centrafricaine de 2025, obtenir des comptes de quelqu’un relève souvent de l’impossible. L’impunité reste la règle, la responsabilité l’exception. Cette femme blessée par un poteau rejoindra probablement la liste des victimes oubliées d’un système où personne ne répond jamais de rien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diplomatie en déclin : les États-Unis rétrogradent leur représentation en Centrafrique pendant que Bangui joue au guide touristique….

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Diplomatie en déclin : les États-Unis rétrogradent leur représentation en Centrafrique pendant que Bangui joue au guide touristique….

 

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La rencontre du ministre centrafricain de la communication avec la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis, Mélanie ZimmermanScreenshot

 

Par la rédaction de Corbo News Centrafrique, CNC…….

 

  Les États-Unis n’ont pas renouvelé le poste d’ambassadeur en Centrafrique. À la place, une chargée d’affaires, Mélanie Zimmerman, dirige désormais la mission diplomatique à Bangui. Ce choix, signe d’un recul du niveau de représentation, a été marqué dès sa première audience par une proposition inattendue du ministre de la Communication, Maxime Balalou, qui a surpris par l’improvisation de son discours….

 

L’absence d’ambassadeur américain à Bangui depuis plusieurs mois traduit une réalité diplomatique que le gouvernement centrafricain peine à saisir. Washington a nommé Mélanie Zimmerman au poste de chargée d’affaires, un rang inférieur qui signale un net recul dans les relations bilatérales. Cette rétrogradation protocolaire, loin d’être anodine, s’accompagne d’une démonstration involontaire d’incompétence de la part des autorités centrafricaines….

 

Le changement de statut de la représentation américaine obéit à une logique diplomatique précise. Un chargé d’affaires assure la continuité administrative des relations sans porter le poids politique d’un ambassadeur. Cette nomination constitue un message clair : les États-Unis maintiennent une présence minimale tout en prenant leurs distances avec le régime de Bangui. Dans la hiérarchie diplomatique, cette mesure équivaut à un avertissement sans rupture totale….

 

Arrivée dans la capitale centrafricaine, la diplomate américaine a accordé l’une de ses premières audiences au ministre de la Communication, Maxime Balalou. Les déclarations qui ont suivi cette rencontre expliquent l’ampleur du décalage entre les deux parties….

 

“Je suis diplomate, donc il est important de venir me présenter pour commencer un dialogue. Nous avons fait le point sur l’état des relations bilatérales et exploré comment diversifier et approfondir ces relations, notamment dans le domaine commercial“, a déclaré Mélanie Zimmerman, adoptant le langage mesuré qui caractérise sa profession….

 

La suite de ses propos dévoile cependant une proposition inattendue de son interlocuteur centrafricain  Maxime Balalou : “M. le Ministre m’a suggéré d’apprendre à connaître la Centrafrique, de voyager, d’aller au contact, d’avoir une appréciation plus subtile de la Centrafrique pour mieux connaître les préoccupations des Centrafricains“….

 

Cette recommandation, formulée par un ministre de la République à une diplomate étrangère, témoigne d’une méconnaissance profonde des usages diplomatiques. Au lieu d’aborder les dossiers stratégiques de coopération économique, sécuritaire ou politique, Maxime Balalou s’est contenté de jouer les guides touristiques face à une représentante des États-Unis….

 

L’épisode traduit l’incapacité du gouvernement centrafricain à comprendre les codes de la diplomatie internationale. Pendant que Washington envoie un signal politique en abaissant le niveau de sa représentation, Bangui répond par des conseils de voyage, ignorant les véritables enjeux qui structurent les relations entre les deux pays….

 

Cette séquence diplomatique démontre l’amateurisme persistant des autorités centrafricaines face aux partenaires internationaux. Entre un ministre incapable de tenir un discours à la hauteur des enjeux et une diplomatie américaine qui prend ses distances, l’écart se creuse dangereusement. La Centrafrique s’enfonce dans l’isolement diplomatique, privée d’interlocuteurs crédibles capables de défendre ses intérêts sur la scène internationale….

 

Le déclassement américain combiné à l’improvisation centrafricaine dessine les contours d’une diplomatie affaiblie, symptôme d’un État qui a perdu sa capacité à dialoguer d’égal à égal avec ses partenaires….

 

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José Richard Pouamby : le président du HCC qui s’autorise ce qu’il interdit aux autres

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José Richard Pouamby : le président du HCC qui s’autorise ce qu’il interdit aux autres

 

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José Richard Pouamby

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  José Richard Pouamby , le chef du Haut Conseil de Communication prêche la neutralité pour Pabandji tout en ayant lui-même affiché publiquement son appartenance au parti au pouvoir lors de son précédent mandat.

 

José Richard Pouamby vient de donner une leçon de morale d’une hypocrisie déconcertante. En sanctionnant Didier Martial Pabandji pour ses prises de position publiques, le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) oublie commodément ses propres écarts passés, quand il proclamait haut et fort son militantisme pour le MCU, parti au pouvoir.

 

“Un haut conseiller n’est pas un simple citoyen de la République”, déclare solennellement José Richard Pouamby dans son interview sur la radio Ndèkè – Luka. Cette phrase sonne particulièrement creux dans la bouche d’un homme qui, lors de son mandat précédent, avait publiquement affiché son rattachement politique sans que cela pose le moindre problème à sa conscience d’alors.

 

Quand CNC avait souligné cette contradiction il y’a quelques mois, José Richard Pouamby s’était défendu en invoquant précisément son statut de “Centrafricain ordinaire” ayant le droit de faire de la politique. “Je suis d’abord Centrafricain avant d’être président du HCC”, argumentait-il alors pour justifier ses positions partisanes. Cette défense d’hier contredit exactement les reproches d’aujourd’hui contre Pabandji.

 

L’amnésie sélective de Pouamby atteint des sommets quand il explique que “le conseiller n’a pas le droit de prendre des positions publiques sur les affaires de la cité”. Cette règle d’or qu’il brandit aujourd’hui, où était-elle quand lui-même violait allègrement ce principe de neutralité ? Cette double mesure témoigne d’une conception très personnelle de la déontologie institutionnelle.

 

Sa déclaration selon laquelle Pabandji a commis un “parjure” prête à sourire quand on connaît son propre parcours. Car enfin, qui a trahi son serment le premier ? Celui qui répond à des attaques personnelles ou celui qui transforme sa fonction en tribune politique partisane ? Cette question mérite d’être posée avec la même véhémence que José Richard Pouamby  met à poursuivre son collègue.

 

Mais c’est son interview sur la radio Ndèkè – Luka, particulièrement une partie en langue nationale  qui dévoile le fond de sa pensée avec une franchise involontaire. Le président du HCC a fini par avouer ce qui le dérange vraiment chez Pabandji : non pas ses prises de position en tant que telles, mais le fait qu’il ait osé critiquer “nos autorités” en les qualifiant de personnes “qui ne comprennent rien ”, allant jusqu’à les traiter de “Boubourou”.

 

Cette révélation tardive éclaire d’un jour nouveau la sanction infligée à Pabandji. Il ne s’agit plus d’une application neutre du règlement intérieur, mais d’une réaction épidermique face à des critiques qui touchent au pouvoir. Pouamby se dévoile ainsi comme le gardien zélé d’un régime qu’il refuse de voir attaqué, même légitimement.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que ce même homme avait pris des positions publiques bien plus compromettantes lors de son précédent mandat. Ses déclarations d’appartenance au parti au pouvoir n’avaient provoqué aucune sanction de sa part contre lui-même. Mais dès que Pabandji s’en prend aux “autorités”, les sanctions pleuvent avec une rapidité suspecte.

 

Cette sélectivité dans l’indignation trahit la véritable nature du problème. Pouamby ne sanctionne pas l’expression publique d’opinions politiques en général, il sanctionne spécifiquement les critiques dirigées contre le gouvernement qu’il sert officieusement. Cette distinction fondamentale transforme le HCC en organe de protection du pouvoir plutôt qu’en institution de régulation impartiale.

 

L’expression “nos autorités sont des boubourou ” utilisée par Pouamby mérite également attention. Ce possessif trahit une identification personnelle au pouvoir qui explique sa réaction disproportionnée. Pour lui, critiquer le gouvernement revient à l’attaquer personnellement, d’où cette colère qui transperce son masque de neutralité institutionnelle.

 

L’aveu involontaire du président du HCC sur la radio Ndèkè – Luka constitue une confession publique de partialité. En expliquant que c’est spécifiquement la critique des “autorités” qui l’a poussé à réagir, il reconnaît implicitement que sa fonction de régulateur passe après sa loyauté politique. Cette confusion des rôles discrédite totalement l’institution qu’il dirige.

 

Cette approche sélective de la déontologie transforme le HCC en tribunal d’exception où les sanctions dépendent moins de la nature des fautes que de leur cible politique. Pabandji découvre ainsi que certains sujets restent tabous, non en vertu du règlement intérieur, mais en raison des affinités politiques de son président.

 

L’attitude de Pouamby témoigne d’une conception autoritaire de la direction institutionnelle où les règles s’appliquent selon le bon vouloir du chef. Cette dérive managériale transforme le HCC en tribunal d’exception où la justice dépend plus des humeurs présidentielles que de l’application équitable des textes.

 

Cette affaire dépasse largement les querelles personnelles pour interroger le fonctionnement démocratique des institutions de régulation. Comment une autorité peut-elle crédiblement sanctionner des comportements qu’elle a elle-même adoptés ? Cette question fondamentale mérite une réponse claire et publique.

 

L’institution souffre de cette gestion à deux vitesses où les mêmes fautes sont tantôt tolérées, tantôt sanctionnées selon l’identité de leurs auteurs. Cette incohérence sape la crédibilité du HCC et transforme ses décisions en règlements de comptes déguisés.

 

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SODIAC : Mais au fait, cette société sert à quoi exactement  en Centrafrique ?

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SODIAC : Mais au fait, cette société sert à quoi exactement  en Centrafrique ?

 

Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui
Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis 2012, le gouvernement centrafricain a créé une société mystérieuse appelée SODIAC. Officiellement, elle a pour mission le développement des infrastructures aéroportuaires. Dans les faits, personne ne sait vraiment ce qu’elle fait depuis sa création. Ni les Centrafricains, ni même les bailleurs de fonds qui commencent à se poser de sérieuses questions. Alors, treize ans après sa création, une interrogation légitime se pose : la SODIAC existe-t-elle pour autre chose que nourrir le parti au pouvoir ?

 

Quand on regarde la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires de Centrafrique de loin, on se dit qu’elle a un beau nom. La loi n°12.009 qui l’a créée lui donnait une mission noble : moderniser l’aéroport de Bangui M’poko, développer le transport aérien, gérer les redevances aéroportuaires. Sur le papier, tout paraissait logique.

 

Mais voilà, treize ans ont passé. L’aéroport de Bangui ressemble toujours à ce qu’il était en 2012. Pas une amélioration notable, pas un projet abouti. Quand il a vraiment fallu moderniser les infrastructures, c’est l’ANAC qui s’en est chargée avec un financement de la Banque Africaine de Développement. Alors, on se demande : que fait la SODIAC pendant ce temps ?

 

Guy Roger Nelo dirige cette société depuis sa création. Proche du pouvoir, il brasse chaque année 1,2 milliard de FCFA qui arrivent en deux tranches de 600 millions. Une partie de ces fonds vient de partenaires basés à Genève. La SODIAC est placée sous la tutelle technique de l’IATA (Association internationale du transport aérien) et de l’ARMF basée à Genève en Suisse, pour garantir la conformité financière et lutter contre le blanchiment d’argent. Cette supervision est liée à la gestion des ressources, notamment celles issues de la redevance RDIA, afin d’assurer la transparence et la traçabilité des flux financiers.

 

Mais quand on cherche les réalisations concrètes, on trouve le vide. Pas de chantiers, pas de projets visibles, pas de comptes rendus publics. Juste des millions qui entrent et qui ressortent on ne sait où.

 

Les questions s’accumulent quand on creuse un peu. Pourquoi Nelo impose-t-il à ses employés de cotiser chaque mois pour le Mouvement Cœurs Unis ? Pourquoi lui-même verse-t-il 7 millions de FCFA au parti alors que son salaire officiel n’est que de 5 millions ? D’où viennent ces 2 millions supplémentaires ? Comment une société qui ne produit rien peut-elle générer autant d’argent ?

 

Les employés de la SODIAC, eux, ne touchent plus leurs salaires depuis deux mois. Bientôt trois. Ils continuent de venir au bureau, mais pour faire quoi exactement ? Pendant ce temps, leur patron empoche plus de 5 millions mensuels entre salaire et primes diverses. Cette différence de traitement interroge : sur quoi repose cette hiérarchie des revenus dans une société qui ne semble rien produire ?

 

Les partenaires internationaux commencent à se lasser. Certains ont gelé les financements, d’autres ont carrément interdit à Nelo d’accéder aux fonds. Leur patience a des limites : ils financent depuis des années une société qui ne leur montre aucun résultat concret. Leur réaction est compréhensible, mais elle révèle l’ampleur du problème : comment expliquer à des bailleurs sérieux que 1,2 milliard de FCFA par an ne produisent rien de tangible ?

 

Cette situation pose des interrogations plus larges sur le fonctionnement des institutions centrafricaines. Comment une société publique peut-elle exister treize ans sans mission claire ? Comment des fonds publics peuvent-ils être gérés sans contrôle apparent ? Comment des employés peuvent-ils être obligés de financer un parti politique pour conserver leur emploi ?

 

Les liens entre la SODIAC et le pouvoir politique posent d’autres questions. Nelo entretient des relations étroites avec les ministres successifs des Transports. La société fonctionne-t-elle comme un instrument de financement du MCU ? Les cotisations forcées des employés alimentent-elles les caisses du parti ? Ces pratiques sont-elles légales ?

 

Au final, la SODIAC ressemble plus à une énigme qu’à une société. Elle existe, elle dépense, mais personne ne sait vraiment pourquoi. Les Centrafricains paient pour une structure dont ils ne voient jamais les résultats. L’aéroport reste dans son état d’origine, les infrastructures ne bougent pas, mais les millions continuent de circuler.

 

Treize ans après sa création, la SODIAC reste une boîte noire. Les Centrafricains ont le droit de comprendre ce qu’elle fait de leur argent. Ils ont le droit de savoir si cette société travaille pour eux ou pour d’autres intérêts. Tant que ces questions resteront sans réponse, le mystère SODIAC continuera d’alimenter les interrogations sur la gestion des deniers publics en République centrafricaine….​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CEMAC : quand le régime de Touadera transforme un sommet des chefs d’État à Bangui en propagande nationale

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quand le régime de Touadera transforme un sommet des chefs d’État à Bangui en propagande nationale

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Croissance imaginaire, diplomatie fantôme : le show Balalou sur le bilan de la présidence de Touadéra à la tête de la CEMAC
Les chefs d’État de la CEMAC après leur sommet à Bangui, le 9 et 10 septembre 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement s’est une nouvelle fois glorifié d’un événement qui, ailleurs, passerait pour une simple formalité diplomatique. Lors de la conférence de presse de lundi, le porte-parole Maxime Balalou a présenté la 16e Conférence des Chefs d’État de la CEMAC, tenue à Bangui les 9 et 10 septembre, comme un triomphe historique. Dans son récit, le sommet aurait redonné une « fierté nationale » et redoré « le blason » du pays. Mais derrière ce discours triomphaliste se cache une manipulation grossière qui montre la dérive propagandiste du régime.

 

Maxime Balalou a rappelé que ce sommet s’inscrivait dans le cadre des « grands défis économiques, sécuritaires et institutionnels » de la sous-région, évoquant des objectifs connus de longue date : harmoniser les politiques fiscales, relancer le marché commun, renforcer la libre circulation des biens et des personnes, et améliorer la coopération sécuritaire. Autrement dit, rien de nouveau, rien d’exceptionnel. Ce sont les mêmes résolutions répétées d’année en année dans toutes les capitales de la CEMAC. Mais à Bangui, le pouvoir a choisi d’en faire un événement hors norme, un exploit unique qui « marquerait un tournant historique ».

 

La passation de la présidence tournante de la CEMAC, un mécanisme automatique qui suit l’ordre alphabétique, a également été présentée comme une victoire. Touadéra cède le flambeau à Denis Sassou Nguesso, et le gouvernement y voit une réussite éclatante. Dans les faits, il ne s’agit que d’une procédure normale, prévue par les textes communautaires. D’autres pays accueillent régulièrement ces sommets sans en faire une célébration démesurée. Mais à Bangui, la communication officielle a transformé ce rendez-vous standard en « moment de gloire » pour cacher l’absence totale de résultats concrets du régime.

 

Le discours du ministre a multiplié les superlatifs : « organisation impeccable », « surprise des observateurs », « fierté retrouvée », « génie du gouvernement ». Pourtant, la capitale a été brièvement repeinte et nettoyée pour l’occasion, sans que cela ne change rien à la réalité quotidienne des habitants : routes dégradées, quartiers plongés dans le noir, chômage endémique et insécurité persistante. Le contraste est saisissant entre la mise en scène d’un sommet de deux jours et la vie réelle des Centrafricains.

 

Balalou a même affirmé que ce sommet prouvait que « notre pays a changé ». Une déclaration qui révèle l’obsession du régime à transformer chaque événement protocolaire en preuve fictive de progrès. Organiser une conférence internationale dans un hôtel sécurisé de Bangui ne change rien au sort des millions de citoyens privés d’eau potable, de soins de santé ou d’écoles dignes de ce nom.

 

La réalité est simple : la 16e Conférence des Chefs d’État de la CEMAC est un rendez-vous tournant, qui aurait eu lieu ailleurs si ce n’était pas à Bangui cette année. Le gouvernement n’a rien inventé, rien créé, rien produit. Mais il a choisi d’exploiter cet événement régional pour fabriquer un récit nationaliste, destiné à convaincre que le régime maîtrise la scène internationale et « redore le blason » du pays. En vérité, cette récupération relève d’une propagande maladroite, qui frôle la folie.

 

Alors que d’autres pays organisent ce type de rencontres sans tambour ni trompette, la Centrafrique en fait une vitrine pour masquer son immobilisme. Cette glorification excessive d’une formalité diplomatique montre jusqu’où le régime est prêt à aller pour fabriquer des illusions. À force de transformer la routine en triomphe, Touadéra et son entourage prouvent une chose : ils n’ont plus rien de concret à offrir, sinon le spectacle d’une propagande à hauteur de leur folie.

 

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Centrafrique :  Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais,  la faillite d’un système

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Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais,  la faillite d’un système

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/les-élèves-gendarmes-à-Kolongo-à-Bangui-le-7-mars-2020..jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Des gendarmes formés pour finir vigiles de magasins libanais, la faillite d’un système
Les élèves gendarmes en formation à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, le gouvernement a célébré en grande pompe la fin de formation d’une nouvelle promotion de gendarmes, présentée comme un pas décisif vers la modernisation des forces de sécurité. Mais la réalité que vivent les Centrafricains est tout autre : ces uniformes flambant neufs ne servent pas à sécuriser les routes, protéger les populations ou rétablir l’autorité de l’État. Ils finissent postés devant les magasins des libanais, transformés en vigiles privés, dans un business honteux instrumenté par les autorités elles-mêmes.

 

Derrière les discours sur la « professionnalisation » de la gendarmerie, le ministre de la défense, le directeur général et les responsables de l’État-major ont monté un système où les gendarmes sont loués aux commerçants libanais. Contre rémunération, ces hommes en uniforme deviennent les gardiens de caisses et de vitrines, une tâche qui relève d’agences privées de gardiennage, et non d’une force républicaine.

 

Cette dérive est vécue comme une humiliation nationale. La gendarmerie, autrefois respectée pour sa discipline et son intelligence, n’est plus qu’une force dévoyée. Les jeunes qui devraient incarner l’autorité de l’État se transforment en racketteurs et en exécutants d’intérêts privés. Pire encore, certains sombrent dans la criminalité, multipliant les abus et dégradant chaque jour un peu plus l’image de l’institution.

 

Pendant que le gouvernement met en scène ses cérémonies de formation, la population constate l’abandon total de sa mission première : protéger les citoyens. Les routes nationales restent livrées aux coupeurs de route, les villages sont attaqués par des groupes armés, et les humanitaires sont agressés chaque mois. Mais à Bangui, les gendarmes montent la garde devant les magasins libanais.

 

Ce système, présenté comme une « montée en puissance des forces », n’est en réalité qu’une déchéance organisée. Les gendarmes sont devenus des vigiles, réduits à une main-d’œuvre louée pour enrichir quelques responsables. Une institution jadis pilier de l’État s’effondre sous les yeux des Centrafricains, trahissant sa mission et son honneur.

 

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Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement

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Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président Faustin-Archange Touadéra vient de regagner Bangui après trois semaines de “longue tournée diplomatique ” à travers le monde. Abu Dhabi, Casablanca, Londres, New York, Rome… Un périple présenté par la propagande présidentielle comme un “succès total pour la nation centrafricaine”. La réalité ? Un voyage financé sur fonds publics pendant que le pays s’enfonce dans le chaos, et surtout, possiblement son dernier déplacement international en homme libre.

 

L’information circule discrètement mais elle est explosive : selon Maître La Rochelle, avocat canadien spécialisé en droit pénal international, le dépôt officiel d’une plainte contre Faustin-Archange Touadéra devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pourrait intervenir dès le 8 octobre 2025. Tous les faits sont réunis, tous les dossiers sont compilés, toutes les preuves sont documentées.

 

Contrairement aux procédures bruyantes et médiatisées, cette fois l’approche sera différente. Le mandat d’arrêt, s’il est délivré, sera silencieux. Pas d’annonce préalable, pas de fanfare, pas d’avertissement. Juste une arrestation rapide et efficace lors d’un prochain déplacement international.

 

Le peuple centrafricain souhaite ardemment que cette stratégie silencieuse fonctionne. Que Touadéra soit attrapé “vite fait” comme on dit chez nous, sans possibilité de fuite, sans possibilité de négociation préalable. Qu’il réponde enfin de ses actes devant une vraie justice, pas celle qu’il a transformée en instrument à sa botte en République centrafricaine.

 

Pendant ce temps, la propagande présidentielle nous sert son habituel storytelling mensonger. Cette tournée serait un triomphe ? Examinons les faits.

 

À Abu Dhabi, Touadéra remercie les Émirats pour un champ solaire de 60 mégawatts inauguré en août. Magnifique. Pendant ce temps, 95% du pays vit dans le noir total chaque soir. Ce champ solaire ne profite qu’à quelques quartiers de Bangui et probablement aux résidences des dignitaires du régime.

 

À Casablanca au Maroc, le président se gargarise de “9 milliards d’euros d’annonces d’investissements”. Des annonces ! Pas des engagements fermes, pas des décaissements effectifs, mais des annonces. Le régime MCU maîtrise l’art de transformer les promesses vagues en “succès retentissants”. Combien de ces milliards se matérialiseront réellement ? L’histoire des relations entre la Centrafrique et ses “partenaires” nous enseigne le scepticisme.

 

À Londres, des “projets importants qui vont bouleverser l’économie” dont on ne peut rien dire pour le moment. Cette opacité calculée permet au régime de vendre du rêve sans contenu, sachant que les Centrafricains oublieront ces promesses pathétique dans quelques semaines.

 

À New York, le clou du spectacle : Touadéra propose un “Fonds mondial de prévention des conflits” pour “réparer les injustices infligées à l’Afrique”. L’ironie est savoureuse. Un président qui a livré son pays aux Mercenaires russes, qui organise des Élections illégales, qui viole méthodiquement sa propre constitution, qui laisse massacrer ses citoyens, vient donner des leçons de justice à l’ONU.

 

Le régime MCU possède un talent particulier : transformer systématiquement l’échec en réussite par la magie de la manipulation médiatique. Le pays sombre ? On célèbre un champ solaire. L’ANE est incapable d’afficher les listes électorales ? On organise une conférence de presse pour parler de “transparence”. Les mercenaires russes massacrent les populations ? On les présente comme des “partenaires pour la paix”.

 

Cette capacité à réécrire la réalité atteint des sommets avec cette tournée présentée comme triomphale. Touadéra rentre à Bangui “sous les ovations” d’une “foule enthousiaste affiliée au MCU”. Notez bien : affiliée au MCU. Pas des Centrafricains ordinaires, mais des militants payés ou contraints de venir applaudir.

 

Mais cette fois, la manipulation pourrait ne plus suffire. Si les informations de Maître La Rochelle se confirment, si le dossier CPI aboutit comme prévu, cette tournée restera dans l’histoire comme le dernier voyage international de Touadéra en homme libre.

 

Les Centrafricains qui souffrent depuis neuf ans sous ce régime calamiteux espèrent que justice sera enfin rendue. Pas la justice centrafricaine que Touadéra a transformée en farce, mais la vraie justice internationale qui ne se laisse pas manipuler par les petits dictateurs africains.

 

Le silence qui entoure actuellement la préparation de ce dossier CPI est stratégique et bienvenu. Contrairement aux procédures bruyantes qui permettent aux cibles de s’organiser pour échapper à la justice, cette approche discrète maximise les chances d’arrestation effective.

 

Profitez bien, Monsieur le Président. Alors oui, Monsieur Touadéra, profitez bien de vos voyages à l’étranger. Savourez les tapis rouges, les photos protocolaires, les discours creux devant des audiences qui s’en fichent. Dépensez allègrement l’argent public dans vos déplacements somptueux pendant que vos concitoyens crèvent de faim.

 

Mais sachez qu’à chaque voyage, vous prenez le risque d’être le dernier. À chaque escale internationale, vous pourriez être celui où un mandat d’arrêt silencieux vous attend. À chaque conférence internationale où vous venez donner des leçons de démocratie, vous pourriez être celle où la CPI décide de frapper.

 

Les dictateurs africains ont souvent cru qu’ils pouvaient échapper indéfiniment à la justice internationale. Certains ont effectivement fini leurs jours dans leurs palais, entourés de leurs richesses volées. D’autres ont fini à La Haye, dans une cellule de la CPI, face à leurs victimes.

 

L’histoire jugera cette “tournée diplomatique triomphale” pour ce qu’elle est vraiment : le dernier baroud d’honneur d’un régime aux abois qui tente de se donner une légitimité internationale qu’il n’a plus sur son propre territoire.

 

Le peuple centrafricain attend le 8 octobre avec espoir. Pas pour voir une nouvelle manipulation médiatique du régime, mais pour voir enfin la justice internationale prendre ses responsabilités face à un président qui a transformé son pays en cauchemar.

 

Que les ancêtres guident la CPI dans sa mission de rendre justice aux victimes du régime MCU.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

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Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilité

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Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilité

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gypsiane Aguené, la secrétaire de l’ANE qui fait trembler les réseaux sociaux centrafricains en piétinant la loi électorale en direct à la radio, tout en signant l’acte de décès de sa crédibilitéOn est champions en adoption des lois, mais aussi en violation des lois : la députée Gomina-Pampali démonte l’ANE sur l’affaire des listes électorales
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Gypsiane Aguené, secrétaire permanente de l’Autorité Nationale des Élections, a réussi l’impensable : faire croire aux Centrafricains que l’institution censée garantir la transparence électorale ne connaît même pas ses propres lois. Invitée dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè -Luka le 27 septembre 2025, elle a déclaré sans la honte, sans trembler  d’ailleurs : « Ce n’est pas une obligation légale pour l’ANE d’afficher la liste définitive ».

 

Si un tel mensonge n’est pas seulement une faute politique, il est par contre une fraude institutionnelle, une insulte à l’intelligence collective, un aveu d’incompétence d’une gravité extrême.

 

Le code électoral centrafricain est clair comme du l’eau pure des Wagner. L’article 19 stipule : « Les listes électorales font l’objet d’un affichage public pour être consultées par tout intéressé ». L’article 11, alinéa 3 ajoute : « La liste électorale de la commune est affichée au chef-lieu de cette unité administrative ». Le mot est écrit noir sur blanc : affichée. Pas “suggérée”, pas “mise en ligne si possible”, pas “conditionnée par le budget”. Affichée, point final. En niant cette obligation, Gypsiane Aguené démontre que l’ANE n’est plus un arbitre électoral, mais une arme de propagande du régime MCU.

 

Prise au piège de son propre mensonge, Aguené a tenté une justification grotesque : « L’ANE n’a pas publié sur toute l’étendue du territoire par manque de moyens ». Une absurdité. L’affichage des listes nécessite du papier, de l’encre et un mur. Si l’ANE n’est pas capable d’accomplir cette tâche élémentaire, comment pourrait-elle organiser quatre scrutins simultanés, imprimer des millions de bulletins et former des milliers d’agents électoraux ? La réalité est simple : l’ANE refuse d’afficher les listes parce qu’un affichage public mettrait à nu les fraudes, les doublons, les radiations arbitraires. Ce silence organisé est une stratégie de manipulation, pas une difficulté budgétaire.

 

Avec cette déclaration, l’ANE vient d’ajouter une preuve supplémentaire de son alignement total sur le régime. Elle nie l’existence des lois qu’elle est censée appliquer, ment publiquement à la radio et tente de justifier l’illégalité par des prétextes ridicules. Comment croire à des Élections libres et équitables quand la garante du processus viole elle-même le code électoral ?

 

Ce comportement ne surprend plus dans un pays où la loi est utilisée comme un chiffon jetable. La Constitution a été modifiée de force après le limogeage de la présidente de la Cour constitutionnelle, le code électoral a été révisé à la hâte et appliqué avant même sa promulgation, les délais constitutionnels ont été foulés aux pieds. Aujourd’hui, l’ANE suit le même chemin en piétinant l’obligation d’affichage.

 

La communauté internationale, qui finance à coups de millions ce processus, doit ouvrir les yeux. Soutenir l’ANE dans ces conditions, c’est financer une parodie électorale. Accepter le mensonge de Gypsiane Aguené, c’est cautionner la fraude à grande échelle.

 

En osant affirmer que l’affichage des listes n’est pas une obligation, Gypsiane Aguené a signé l’acte de décès de sa crédibilité. Une responsable électorale qui nie la loi n’est plus une fonctionnaire, mais une complice. Une institution qui viole ses propres textes n’est plus une autorité, mais une officine au service d’un clan. Les Centrafricains le voient, l’opposition le dénonce, les observateurs le savent. La question reste entière : jusqu’à quand la communauté internationale acceptera-t-elle de financer cette farce électorale organisée par des menteurs institutionnels ?

 

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Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui

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Maxime Balalou ivre de panafricanisme : quand le Tchad devient le nouveau sauveur de Bangui

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre Maxime Balalou transforme N’Djamena en bienfaiteur de la paix centrafricaine après des années d’accusations mutuelles, dévoilant les contradictions d’un régime à la dérive diplomatique.

 

Le 1er septembre 2025, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou a livré une performance digne des grands moments de l’opportunisme politique africain. Interrogé par l’un des journalistes présents à la conférence de presse sur les critiques de Jean-François Akandji Kombé concernant le soutien tchadien à l’accord de paix, le ministre s’est lancé dans une apologie du Tchad qui confine au ridicule tant elle contraste avec l’historique conflictuel entre Bangui et N’Djamena.

 

“Hier, on accusait le Tchad. Par-ci, par-là, que le Tchad est derrière, le Tchad déstabilise notre pays”, reconnaît candidement Balalou avant d’opérer un revirement spectaculaire. Cette franchise involontaire mérite d’être soulignée : le ministre admet que son propre gouvernement accusait hier le Tchad de déstabilisation. Mais les temps changent, les alliances aussi, et l’amnésie diplomatique fait des miracles.

 

Le voilà qui découvre soudainement les “liens séculiers” avec le voisin tchadien : “Nous avons des liens séculiers avec le Tchad. On est liés par l’histoire. Vous savez, à la frontière, on est à une frontière de milliers de kilomètres où les gens pratiquement ne parlent d’autre part la même langue”. Cette géopolitique approximative, où la proximité linguistique justifierait l’intervention étrangère, dévoile une conception pour le moins fantaisiste de la souveraineté nationale.

 

Maxime Balalou pousse l’effronterie jusqu’à transformer le Tchad en chevalier blanc de la paix centrafricaine : “Et si aujourd’hui, le gouvernement tchadien participe pour régler les questions sécuritaires dans notre pays, soutient. Mais c’est une très bonne chose pour les Centrafricains”. Cette métamorphose subite du “déstabilisateur” d’hier en “pacificateur” d’aujourd’hui illustre parfaitement l’opportunisme du régime Touadéra.

 

Le ministre Maxime Balalou monte ensuite sur ses grands chevaux pour fustiger les critiques du Professeur Jean-François Akandji-Kombé: “Quel est ce compatriote qui va causer comme une ingérence intérieure le fait que le Tchad participe à consolider la paix dans notre pays en apportant ce soutien ? Vous imaginez un peu comment peut-on regarder ces types de réactions ?”. Cette indignation de commande masque mal l’embarras gouvernemental face aux questions légitimes sur les contreparties de ce soutien tchadien providentiel.

 

Mais c’est dans sa tirade panafricaniste que Maxime Balalou atteint des sommets de grandiloquence creuse. “C’est terminé. Nous ne sommes plus à la colonisation, vous le savez bien. C’est terminé. Aujourd’hui, les peuples africains sont debout, sont réveillés. Nous voulons disposer de nous-mêmes”, proclame-t-il avec une conviction touchante.

 

Cette rhétorique de l’émancipation africaine sonne particulièrement faux dans la bouche d’un ministre dont le gouvernement survit grâce aux Mercenaires russes et au soutien militaire rwandais . Prétendre à l’autodétermination quand on dépend entièrement des béquilles étrangères pour se maintenir au pouvoir relève de la pure comédie politique.

 

Le porte-parole gouvernemental persiste dans cette voie : “Et maintenant, beaucoup de pays africains ont compris que leur destin était eux-mêmes. Nos destins ne dépendent plus d’un pays ou d’un leader étranger, non. Nous affirmons notre destinée nous-mêmes”. Cette déclaration d’indépendance tardive prête à sourire quand on mesure la dépendance abyssale de la Centrafrique vis-à-vis de ses “partenaires” stratégiques successifs.

 

Le ministre Maxime Balalou conclut sa charge par un verdict sans appel contre les détracteurs du soutien tchadien : “Et c’est pour cette raison que regardez ce qui se passe en Afrique. Et aujourd’hui, si certaines personnes considèrent que l’action que le Tchad a mené pour amener la paix dans nos pays est une ingérence intérieure, ces personnes se trompent diamétralement”.

 

Cette formule péremptoire traduit l’incapacité chronique du régime Touadéra à accepter la moindre critique sur ses alliances de circonstance. Plutôt que de reconnaître les zones d’ombre de cette coopération tchadienne, Balalou préfère disqualifier d’emblée ses détracteurs comme des esprits rétrogrades incapables de saisir les subtilités géopolitiques africaines.

 

Cette métamorphose du Tchad en sauveur de la Centrafrique interroge sur les véritables motivations de ce revirement spectaculaire. Hier accusé de tous les maux par Bangui, N’Djamena devient aujourd’hui l’artisan providentiel de la paix centrafricaine. Quels engagements secrets le gouvernement Touadéra a-t-il pris pour bénéficier de ce précieux soutien dans la signature de l’accord avec l’UPC et les 3R ?

 

Cette question centrale reste soigneusement évitée par Balalou, trop occupé à chanter les louanges de la “coopération fraternelle” tchadienne. Cette omission délibérée des contreparties de l’aide étrangère traduit une conception particulièrement opaque de la gouvernance démocratique.

 

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Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba

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Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/escroc-parent-de-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand des escrocs se disant parents de Touadéra ruinent et enferment un citoyen malien depuis 4 ans  à Ngaragba
Christian Armel balegbaya, l’un des escrocs soi-disant parents du Président Touadera ayant arnaqué des millions entre les mains de l’entrepreneurs malien Ibrahim Traoré

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux hommes prétendant être proches du président Faustin-Archange Touadera extorquent un entrepreneur malien résident à Bangui avant de le faire emprisonner depuis plus de 4 ans à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

 

En quelques mois, l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré est passé du statut de partenaire économique à celui de détenu de Ngaragba. Après l’épisode de Bossangoa et des quarante sacs de ciment volés par l’ex-Président du tribunal de Bossangoa, un nouveau piège s’est refermé sur lui. Cette fois, il porte la signature d’un réseau se présentant comme proche du pouvoir présidentiel.

 

En effet, le 19 mai 2021, deux hommes, Armel Balegbaya et Fred Yagbanga, se présentent à l’entrepreneur malien Ibrahim Traoré comme des parents du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Sous prétexte de lui organiser une audience présidentielle, ils lui extorquent près de 10 millions de francs CFA. Lorsque la victime réclame justice, elle est arrêtée, incarcérée et accusée d’avoir détourné 15 millions appartenant au chef de l’État Faustin-Archange Touadera.

 

Quelques semaines plus tard, le 23 avril 2021, les mêmes individus reviennent à la charge. Cette fois, ils exigent 5 millions de francs CFA supplémentaires, toujours pour organiser la rencontre présidentielle. Au total, 9,2 millions de francs CFA disparaissent dans leurs poches. L’audience promise n’aura jamais lieu.

 

Devant cette escroquerie manifeste, Ibrahim Traoré décide de saisir la justice. Mais avant même que sa plainte n’aboutisse, Balegbaya et Yagbanga frappent les premiers. Avec la complicité de Thierry Ouedemona, ancien président du Tribunal de Bossangoa,  aujourd’hui muté comme Président du tribunal de Bimbo, une commune à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui , les deux escrocs parent du Président font arrêter Ibrahim Traoré le 3 novembre 2021.

 

Il est d’abord enfermé deux mois et 19 jours à la Section des Recherches et d’Investigations de la gendarmerie, sans procès-verbal ni jugement. Les pressions sont fortes : il doit renoncer à poursuivre les escrocs en justice. Il refuse. Résultat : transfert immédiat à la prison centrale de Ngaragba. Pour couvrir l’affaire, un motif fallacieux est avancé : Traoré aurait détourné 15 millions de francs CFA appartenant au président Touadéra lui-même.

 

Depuis sa cellule, Ibrahim Traoré apprend que ses bourreaux ne s’arrêtent pas là. Balegbaya et Yagbanga viennent à Ngaragba accompagnés d’un faux huissier. Ils lui présentent un document à signer, en échange de sa liberté. Le texte exige qu’il abandonne toutes poursuites judiciaires concernant le ciment, les stocks de marchandises et les sommes qu’il a perdues. En arrière-plan, sa voiture est vendue par les mêmes individus.

 

La manœuvre est claire : transformer une victime d’escroquerie en coupable de détournement, puis profiter de son incarcération pour liquider ses biens. Cette méthode témoigne d’une organisation méthodique, capable de mobiliser à la fois des complices judiciaires et des faussaires pour parvenir à ses fins.

 

L’affaire Balegbaya-Yagbanga transcende la simple arnaque. Elle dévoile un schéma plus large où des escrocs se drapent dans des liens fictifs avec le président Touadéra pour soutirer de l’argent, puis utilisent la complicité de magistrats pour faire taire leurs victimes. Dans ce système, les voleurs deviennent intouchables et les innocents deviennent prisonniers.

 

Cette histoire pousse l’ensemble des centrafricains à s’interroger sur l’utilisation du nom présidentiel à des fins criminelles. Comment des individus peuvent-ils impunément se réclamer de la famille du chef de l’État pour commettre des escroqueries ? Comment la justice peut-elle se retourner contre les victimes au lieu de poursuivre les coupables ?

 

Quatre ans après, Ibrahim Traoré croupit toujours à Ngaragba, privé de liberté, ruiné et dépouillé de ses biens. Derrière lui, des hommes se réclamant de la famille présidentielle et un magistrat promu à la tête d’un nouveau tribunal poursuivent leur carrière, sans jamais être inquiétés. Cette impunité interroge sur la capacité des institutions centrafricaines à protéger les citoyens contre les prédateurs qui exploitent les failles du système judiciaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés

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quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent de franchir un nouveau palier dans l’horreur. Lundi 29 septembre 2025, deux hélicoptères Wagner ont survolé le village de Lakata, situé à 69 kilomètres de Bouar dans la commune de Djotoua Banguerem, et ont ouvert le feu sur des civils sans défense. Bilan : quatre morts et neuf blessés graves.

 

Les victimes ? Des cultivateurs travaillant leurs champs, des ouvriers miniers sur leurs chantiers. Des hommes et des femmes qui gagnaient honnêtement leur vie, loin de tout conflit armé, loin de toute rébellion. Des citoyens centrafricains coupables uniquement d’exister dans un pays livré aux criminels mercenaires russes.

 

Vers midi, deux hélicoptères Wagner survolent le village. Les habitants lèvent les yeux, inquiets mais pas encore paniqués. Puis l’impensable se produit : les hélicoptères ouvrent le feu sur la population civile. Rafales d’armes lourdes sur des champs, sur des chantiers miniers artisanaux, sur des êtres humains sans défense.

 

La panique s’empare du village. Les cultivateurs abandonnent leurs outils et courent se mettre à l’abri. Les mineurs sortent précipitamment de leurs puits. Mais comment échapper à des tirs d’hélicoptère ? Comment se protéger quand la mort tombe du ciel  comme le véritable Satan qui arrive ?

 

Quatre personnes n’ont pas eu cette chance. Elles sont tombées sous les balles russes, fauchées dans leur quotidien, assassinées sans raison, sans procès, sans même savoir pourquoi elles mouraient. Neuf autres ont été grièvement blessées, leurs corps déchiquetés par des armes de guerre utilisées contre des populations civiles.

 

La question se pose avec une évidence douloureuse : pourquoi ? Quel objectif militaire justifie de tirer sur des cultivateurs et des mineurs artisanaux ? Quels “rebelles” Wagner prétend-il avoir neutralisés ? Quels “terroristes” ont été éliminés ?

 

Aucun. Parce qu’il n’y avait ni rebelles ni terroristes à Lakata ce jour-là. Juste des Centrafricains pauvres qui travaillaient pour survivre. Juste des vies centrafricaines que Wagner considère manifestement comme sans valeur.

 

Cette attaque aérienne contre des civils constitue un crime de guerre caractérisé selon le droit international humanitaire. L’utilisation d’hélicoptères de combat contre une population civile non armée viole toutes les conventions de Genève et tous les principes fondamentaux du droit de la guerre.

 

Ce massacre marque une escalade terrifiante dans les méthodes criminelles de Wagner. Jusqu’à présent, ces mercenaires opéraient principalement au sol, village par village, à moto, pour braquer et tuer. Cette approche “artisanale” du crime leur permettait de justifier leurs actes comme des opérations de maintien de l’ordre ou de lutte contre les groupes armés.

 

Mais tirer depuis des hélicoptères sur des civils travaillant dans leurs champs change complètement la nature de leurs opérations. Il ne s’agit plus de bavures, d’erreurs tactiques ou d’excès lors d’opérations anti-rébellion. Il s’agit de massacres délibérés, planifiés, exécutés avec des moyens militaires lourds.

 

Cette nouvelle tactique témoigne aussi d’une impunité totale. Wagner sait qu’il peut massacrer des Centrafricains en plein jour, depuis des hélicoptères visibles de tous, sans craindre aucune conséquence. Cette certitude de l’impunité encourage l’escalade dans l’horreur.

 

Après ce massacre, que fait le gouvernement centrafricain ? Rien. Silence radio. Comme si quatre morts et neuf blessés graves n’avaient aucune importance. Comme si la vie de ces Centrafricains ne valait rien.

 

Pire : si l’information sort, si les médias en parlent, la réaction officielle sera prévisible. Le gouvernement niera. On dira que c’est “de la désinformation”, que “ce sont des mensonges de l’opposition”, que “les rebelles manipulent l’opinion”. La machine à propagande du régime MCU se mettra en marche pour salir la mémoire des victimes et protéger leurs assassins russes.

 

Cette complicité active du gouvernement centrafricain dans les crimes de Wagner transforme le régime de Touadéra en complice direct de crimes de guerre. En refusant de condamner, en niant les faits, en protégeant les auteurs, Bangui devient co-responsable de chaque mort, de chaque blessé, de chaque massacre.

 

“On tue, à Bangui on dit c’est le mensonge, c’est le mensonge et c’est fini. On laisse tomber ces pauvres citoyens”. Cette phrase résume tragiquement la réalité centrafricaine sous le régime MCU : certaines vies ne comptent pas.

 

Les quatre morts de Lakata ne bénéficieront d’aucune enquête officielle, d’aucune justice, d’aucune réparation pour leurs familles. Leurs noms ne seront pas prononcés à la tribune de l’ONU par un président Touadéra qui préfère parler de “succès diplomatiques” et de “partenariats stratégiques”.

 

Les neuf blessés graves de Lakata ne recevront probablement aucune prise en charge médicale appropriée. Ils survivront s’ils le peuvent, avec leurs blessures, leurs traumatismes, leurs handicaps, abandonnés par un État qui a choisi les mercenaires russes plutôt que ses propres citoyens.

 

La communauté internationale reste étrangement silencieuse face à ces massacres répétés. La Minusca, présente dans le pays, semble incapable ou refusant de documenter ces crimes. Les organisations de défense des droits humains peinent à accéder aux zones concernées. Les médias internationaux ignorent largement ces tragédies qui se déroulent loin des caméras.

 

Cette indifférence encourage Wagner à poursuivre. Quand on peut massacrer des civils depuis des hélicoptères sans que cela ne déclenche la moindre réaction internationale, pourquoi s’arrêter ?

 

“Quel est ce système ? Incroyable, incroyable ce pays”. Ces mots expriment le désespoir d’un peuple livré à ses bourreaux, abandonné par son propre gouvernement, ignoré par la communauté internationale.

 

Ce système, c’est celui où les mercenaires étrangers ont le droit de tuer des citoyens centrafricains sans raison, sans conséquence, sans limite. C’est celui où un gouvernement protège les assassins de son peuple. C’est celui où la vie humaine n’a de valeur que si elle est utile au maintien du pouvoir.

 

Le massacre aérien de Lakata marque un tournant sinistre dans la présence de Wagner en République centrafricaine. En utilisant des hélicoptères de combat contre des populations civiles, ces mercenaires démontrent qu’ils se considèrent désormais en territoire conquis où tout est permis.

 

Les quatre morts et neuf blessés de Lakata s’ajoutent à la longue liste des victimes centrafricaines de Wagner. Cette liste s’allonge chaque jour, dans l’indifférence générale, sous la protection d’un gouvernement complice.

 

Jusqu’à quand le peuple centrafricain acceptera-t-il que ses enfants soient massacrés par des étrangers sous les applaudissements de son propre président ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol : quand les 50 millions de dollars dans les égouts

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La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol : quand les 50 millions de dollars dans les égouts

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Banque Mondiale suspend le projet Maïngo après un viol, laissant 25 milliards de francs CFA bloqués pendant que les enfants centrafricains croupissent dans l’ignorance.

 

Le 2  septembre 2025, le Premier ministre Félix Moloua recevait une délégation de la Banque Mondiale menée par Guido Rwanga dans un silence assourdissant. L’objet de cette rencontre ? Négocier la reprise d’un projet suspendu pour l’une des raisons les plus honteuses qui soit : un cas de viol commis dans le cadre du programme Maïngo, financé à hauteur de 50 millions de dollars.

 

Ce projet, lancé en grande pompe en 2021 pour “renforcer le capital humain” centrafricain, devait transformer l’éducation, la santé et l’emploi dans un pays où l’indice de développement humain plafonne à 0,32%. Mais au lieu de construire des écoles et de former des enseignants, le programme a enfanté un scandale sexuel qui paralyse aujourd’hui l’ensemble du dispositif.

 

La suspension du projet Maïngo constitue un camouflet retentissant pour un gouvernement qui multiplie les effets d’annonce sur l’amélioration du système éducatif. Comment expliquer aux parents centrafricains que 25 milliards de francs CFA destinés à l’éducation de leurs enfants restent bloqués à cause de l’incapacité des autorités à protéger les bénéficiaires du programme ?

 

Cette défaillance sécuritaire traduit un dysfonctionnement profond dans la supervision des projets de développement en Centrafrique. Comment un cas de viol a-t-il pu se produire dans un programme censé “autonomiser les femmes et les jeunes filles” ? Cette question reste sans réponse claire de la part des responsables centrafricains.

 

L’incident qui a provoqué la suspension s’inscrit dans un contexte plus large de défaillances gestionnaires du projet Maïngo. Dès octobre 2024, le ministre de l’Économie Richard Filakota pointait déjà des “insuffisances dans la gestion du projet”, conduisant au non-renouvellement du contrat de l’ex-coordonnatrice Irène Sabendo. Ces dysfonctionnements répétés interrogent sur la capacité réelle du gouvernement centrafricain à piloter des programmes d’envergure.

 

La promesse de reprise “dès octobre 2025” formulée par Guido Rwanga sonne comme un pansement sur une jambe de bois. Car au-delà de ce cas spécifique, c’est toute la crédibilité de la Centrafrique comme partenaire fiable qui se trouve entamée. Comment les bailleurs internationaux peuvent-ils avoir confiance dans un pays incapable de garantir la sécurité de base dans ses propres programmes de développement ?

 

Cette suspension intervient à un moment particulièrement critique pour l’éducation centrafricaine. Avec un taux de scolarisation primaire qui stagne autour de 60% et des infrastructures scolaires délabrées, chaque mois de retard dans la mise en œuvre du projet Maïngo condamne des milliers d’enfants à rester sur le carreau. Pendant que les bureaucrates négocient à Bangui, les salles de classe restent vides et les enseignants sans formation.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que ce projet visait précisément à “renforcer la résilience des populations, en particulier des jeunes et des femmes”. Comment protéger les femmes centrafricaines quand les programmes censés les aider deviennent des lieux d’agression ? Cette contradiction décrédibilise totalement l’approche gouvernementale en matière de protection sociale.

 

Les 50 millions de dollars du projet Maïngo représentent une manne considérable pour un pays où le budget de l’éducation reste rachitique. Ce blocage prive non seulement les bénéficiaires directs de services essentiels, mais hypothèque également les chances de la Centrafrique de remonter dans les classements internationaux de développement humain.

 

La gestion calamiteuse de ce dossier s’inscrit dans une longue liste de projets de développement avortés ou détournés en Centrafrique. De la reconstruction post-conflit aux programmes d’urgence humanitaire, le pays accumule les échecs dans la mise en œuvre de l’aide internationale, alimentant la méfiance des partenaires techniques et financiers.

 

Cette affaire Maïngo pose également la question de la redevabilité des responsables centrafricains. Qui sera sanctionné pour ces dysfonctionnements ? Qui paiera pour l’incapacité à protéger les bénéficiaires du programme ? Le silence gouvernemental sur ces questions essentielles laisse présager une impunité qui encouragera la répétition de tels scandales.

 

Au-delà des aspects financiers, cette suspension porte un coup terrible à l’image de la Centrafrique sur la scène internationale. Comment prétendre à la respectabilité diplomatique quand les projets de développement se transforment en scandales sexuels ? Cette réputation sulfureuse complique davantage la mobilisation de nouveaux financements pour le développement du pays.

 

L’attitude de la Banque Mondiale, bien que compréhensible, explique également les limites de l’approche par projets dans des contextes fragiles. Suspendre un programme entier pour un incident, aussi grave soit-il, punit l’ensemble des bénéficiaires pour les fautes de quelques-uns. Cette logique punitive perpétue le cercle vicieux du sous-développement.

 

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ou sans passer les rapports hebdomadaires de la Minusca sur les droits de l’homme en Centrafrique?

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ou sans passer les rapports hebdomadaires de la Minusca sur les droits de l’homme en Centrafrique?

 

Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes
capture d’écran de la vidéo des soldats FACA menaçant à mort, peut être tué, un civil non armé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pourquoi la MINUSCA a-t-elle arrêté ses rapports hebdomadaires sur les droits humains en Centrafrique, alors que les violations persistent dans le pays ?

 

En effet, depuis plusieurs mois, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a cessé de publier ses rapports hebdomadaires sur les violations des droits humains. Ces documents, qui offraient un suivi régulier des abus dans le pays, ont été remplacés par des rapports mensuels. Mais ce changement montre une modification troublante dans l’approche de la MINUSCA : alors que les exactions des mercenaires russes, souvent désignés comme « FIB » (Forces internationales bilatérale) dans les anciens rapports, et des Forces armées centrafricaines (FACA) se sont multipliées, la mission reste silencieuse à leur sujet. Cette absence de mention diffère de l’attention autrefois portée aux groupes armés, qui étaient la cible principale des rapports hebdomadaires.

 

Au départ, les rapports de la MINUSCA se concentraient presque exclusivement sur les exactions des groupes armés, comme la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et la Coalition des patriotes pour le changement fondamental (CPCF). Ces groupes, actifs dans des régions comme le nord-ouest, le nord  ou le sud-est, étaient régulièrement pointés du doigt pour des attaques contre des civils, des enlèvements ou des violences sexuelles. À l’époque, les rapports mentionnaient à minima des abus commis par les forces de l’ordre ou les « FIB », un terme vague utilisé pour désigner les mercenaires russes, notamment ceux liés au groupe Wagner. Mais depuis que les activités des groupes armés ont diminué, avec une baisse estimée à 80 % de leurs exactions, la MINUSCA a non seulement abandonné ses rapports hebdomadaires, mais semble avoir cessé de documenter les violations commises par d’autres acteurs, notamment les mercenaires russes et les FACA.

 

Ce changement est d’autant plus inquiétant que les abus attribués aux mercenaires russes et aux FACA se sont intensifiés. Dans des localités comme Batangafo, Zémio, Ouadda-Maïkaga, Bria, Ouanda-Djallé, Bocaranga, Mboki, Djema, ou Nana-Bakassa, dans la province de l’Ouham, des habitants rapportent des incendies de villages, des assassinats, des enlèvements et des violences contre des civils. À 70 km de Bossangoa, deux villages ont été entièrement brûlés par des éléments de Wagner. Dans le nord, près de Ouadda-Maïkaga, ou Kaga-Bandoro, des témoignages font état de tueries et de disparitions forcées. Pourtant, les rapports mensuels de la MINUSCA n’en font aucune mention. Ce silence est complet, comme si ces violations n’existaient pas.

 

Cette omission pose des questions sur les priorités de la MINUSCA. Pourquoi une mission chargée de protéger les civils et de documenter impartialement les abus choisit-elle d’ignorer des violations aussi graves ? Il semble que la MINUSCA ait initialement conçu ses rapports pour cibler les groupes armés, un objectif qui arrangeait le gouvernement centrafricain et ses alliés russes, en détournant l’attention des exactions commises par les FACA et les mercenaires. Maintenant que les groupes armés ont réduit leurs activités, la mission semble avoir abandonné tout effort de documentation rigoureuse, plutôt que de commencer à nommer les autres responsables. Ce choix donne l’impression que la MINUSCA protège les intérêts du régime de Faustin-Archange Touadéra et de ses partenaires russes, au détriment des victimes.

 

La différence est nette avec les informations provenant d’autres sources. Des organisations indépendantes et des témoignages décrivent une multiplication par dix des abus commis par les mercenaires russes et les FACA, incluant des incendies d’habitations, des exécutions sommaires et des violences sexuelles. Pourtant, la MINUSCA, qui dispose d’une division des droits humains, ne rapporte rien de tout cela. Cette posture sélective compromet la crédibilité de la mission et son mandat de protection des civils. En refusant de documenter les exactions des FACA et des mercenaires russes, la MINUSCA risque de renforcer l’impunité et d’aggraver la méfiance des Centrafricains envers les Nations Unies….

 

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Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?

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Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene-450×254.jpg” alt=”Le Lobby Séléka Contrôle-t-il le Pouvoir Centrafricain ?” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Paul-Crescent Beninga dénonce l’emprise d’anciens rebelles de la coalition Séléka  sur le gouvernement de Bangui.

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena  au Tchad entre Bangui et les groupes armés UPC et 3R, facilité par N’Djamena, continue de provoquer des remous dans le pays. Paul-Crescent Beninga, enseignant-chercheur à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a exprimé ses inquiétudes lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka. Il accuse un “lobby Séléka” d’avoir pris le contrôle des institutions centrafricaines.

 

Selon Beninga, au moins cinq ministres issus de l’ancienne coalition Séléka siègent aujourd’hui au gouvernement. Cette présence massive leur permet d’influencer les grandes décisions politiques du pays. L’universitaire cite l’exemple de Hassan Bouba, membre du gouvernement actuel, qui bénéficie d’une immunité malgré des accusations de crimes graves. Cette protection accordée aux anciens rebelles témoigne, selon lui, de leur mainmise sur l’appareil d’État.

 

L’accord de Ndjamena cristallise ces tensions. Beninga reproche au gouvernement d’avoir préféré négocier avec Ali Darassa de l’UPC et Bobo du 3R plutôt que de les traduire en justice. Il qualifie ces leaders d’”étrangers” et de “mercenaires” qui n’ont pas leur place dans les négociations politiques centrafricaines. Cette approche privilégie, selon lui, les intérêts du lobby Séléka au détriment de la justice et de la réconciliation nationale.

 

Le porte-parole du GTSC dénonce également un traitement inéquitable entre les différentes forces politiques. Tandis que les leaders liés à la Séléka bénéficient d’arrangements favorables, les opposants démocratiques comme le BRDC sont assimilés à des rebelles. Cette discrimination fragilise l’équilibre politique et compromet les chances d’une paix durable.

Beninga s’inquiète des conséquences à long terme de cette situation. Il redoute que ce lobby ne perpétue son influence pendant des décennies, transmettant le pouvoir à ses descendants. Cette perspective menace la démocratisation du pays et maintient les Centrafricains dans l’instabilité chronique.

 

L’opacité qui entoure l’accord de Ndjamena renforce ces préoccupations. Les détails de l’accord n’ont pas été rendus publics, alimentant les soupçons sur les concessions accordées aux groupes armés. Cette méthode de négociation exclut la société civile et les partis politiques légitimes du processus de paix.

 

L’analyse de Paul-Crescent Beninga pose des questions fondamentales sur la gouvernance centrafricaine. Si ses accusations s’avèrent fondées, elles témoignent d’une capture de l’État par d’anciens rebelles. Cette situation compromet la légitimité du gouvernement et sa capacité à représenter l’ensemble des Centrafricains. La réconciliation nationale exige une rupture avec ces pratiques et un retour aux principes démocratiques….

 

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Martin Ziguelé : Nous lutterons jusqu’au dernier souffle pour la démocratie en Centrafrique

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Martin Ziguelé : Nous lutterons jusqu’au dernier souffle pour la démocratie en Centrafrique

 

Le Porte-parole du BRDC, Monsieur Martin ZIGUELÉ, lors de son interview avec les journalistes par Corbeaunews-Centrafrique
Le Porte-parole du BRDC, Monsieur Martin ZIGUELÉ, lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé réaffirme l’engagement de la coalition face aux tensions politiques et dénonce les pratiques autoritaires du pouvoir.

 

L’Assemblée générale unitaire du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution s’est tenue samedi 26 juillet 2025 dans la matinée au siège de Patrie dans la capitale centrafricaine. Martin Ziguelé, porte-parole de cette coalition de 13 partis politiques et député de Bocaranga 3, située à 532 kilomètres de Bangui, a livré un message sans équivoque à l’issue de cette rencontre.

 

 

“Nous comptons nous battre jusqu’au dernier souffle pour que les acquis de la démocratie et de la république soient respectés”, a déclaré Ziguélé face à la presse. Cette position ferme s’inscrit dans un climat politique tendu où le BRDC dénonce les pratiques du Mouvement Cœurs Unis, formation présidentielle accusée de vouloir restreindre l’espace d’expression politique dans le pays.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé a insisté sur la nécessité de maintenir un environnement où tous les partis, opposition comprise, peuvent exercer leurs activités sans contrainte. Il a exhorté les responsables des formations membres du BRDC à mobiliser leurs militants contre toute dérive autoritaire. “Nous ne voulons pas d’un retour de la dictature”, a-t-il martelé.

 

Cette intervention témoigne de la détermination du BRDC à préserver les institutions républicaines. La coalition entend poursuivre son combat pour la défense des principes démocratiques, estimant que l’avenir politique du pays en dépend. Les dirigeants du bloc appellent leurs sympathisants à rester vigilants face aux tentatives d’érosion des libertés publiques….

 

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Centrafrique : les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH

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les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/photo-de-famille-usa-faca-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH
La photo de famille lors de la remise du don de l’ambassade des États-Unis au dispensaire militaire du camp Fidèle Obrou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Ambassade des États-Unis en République centrafricaine a remis, ce lundi, du matériel de dépistage du VIH destiné aux Forces armées centrafricaines (FACA). La cérémonie s’est tenue au centre de santé du camp Fidèle Obrou, en présence de la Chargée d’affaires américaine, Dr Mélanie Anne Zimmerman, et du major John Allred, officier de coopération en matière de sécurité de l’armée américaine.

 

Le directeur général du service de santé des FACA, le Dr Koulangdongui, a réceptionné le don et salué l’appui américain en matière de santé militaire.

 

Selon l’Ambassade, cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme de prévention du VIH/SIDA du Département de la Défense des États-Unis (DHAPP). Ce programme collabore avec les FACA et le Bureau d’Études et de Maintenance des Systèmes (BEMS), partenaire local chargé de la mise en œuvre. L’objectif est de renforcer les capacités de dépistage, de diagnostic et de prise en charge dans les structures sanitaires militaires.

 

En s’adressant aux soldats et au personnel de santé, Dr Zimmerman a réaffirmé l’engagement de Washington à poursuivre le partenariat de longue date avec Bangui, en particulier dans le domaine du renforcement des capacités militaires.

 

Le matériel remis vise à améliorer la préparation sanitaire individuelle des soldats, ainsi que l’efficacité des services destinés aux militaires et à leurs familles. Pour les responsables américains, une armée en bonne santé constitue un élément essentiel de la protection des communautés et de la lutte contre les menaces sécuritaires.

 

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Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est

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Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La jeunesse consciente de la Vakaga dénonce la version officielle du ministère de la Défense sur la situation sécuritaire dans le nord-Est
Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Jeunesse Consciente de la Vakaga a réagi ce 30 septembre 2025 au communiqué du ministère de la Défense sur les opérations de désarmement menées dans plusieurs régions du pays. Le mouvement rejette une partie des déclarations officielles, en particulier celles concernant la préfecture de la Vakaga.

 

Dans son communiqué, le ministère de la défense avait qualifié de simples rumeurs les informations diffusées sur les réseaux sociaux au sujet d’une attaque dans la zone de la Vakaga. La jeunesse consciente de ladite préfecture affirme au contraire qu’une attaque armée a bel et bien eu lieu à Amkouramaye, localité frontalière avec le Soudan, et que ses auteurs provenaient du territoire soudanais.

 

Le communiqué ministériel parlait aussi d’un retour au calme dans la Vakaga. Pour la jeunesse consciente, cette affirmation est déconnectée de la réalité : plus de sept villages ont été vidés de leurs habitants, aujourd’hui regroupés à Birao après avoir fui leurs localités.

 

La situation reste tendue le long de la frontière. Deux obus ont été tirés depuis le Soudan il y a quelques jours, faits confirmés par le journal en ligne CNC, par la radio Ndèkè -Luka et par des sources internes à la MINUSCA. Dans ces conditions, parler d’un calme général dans la Vakaga relève d’une présentation inexacte de ce qui se passe quotidiennement dans cette préfecture du nord-Est du pays.

 

La Jeunesse Consciente de la Vakaga rejette également les accusations du ministère contre ceux qu’il qualifie “d’ennemis de la paix”. Le mouvement souligne que le sous-préfet d’Amdafock et le préfet de la Vakaga sont eux-mêmes parfaitement informés de la gravité de la situation et ne sauraient être assimilés à de simples diffuseurs d’informations alarmistes.

 

Si la présence des Forces armées centrafricaines est reconnue, la jeunesse rappelle que la sécurité reste insuffisante. Elle demande un renforcement immédiat du dispositif militaire, en particulier dans les zones sensibles d’Amdafock et le long de la frontière soudanaise.

 

Enfin, le mouvement appelle le ministre de la Défense à travailler en étroite collaboration avec les autorités locales et le commandement militaire de zone avant toute communication publique. Pour lui, seule une prise en compte rigoureuse des réalités du terrain peut garantir la crédibilité des déclarations officielles et éviter une rupture entre Bangui et les populations de la Vakaga.

 

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Touadera assume ouvertement sa dictature  et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale

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Touadera assume ouvertement sa dictature  et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale

 

Touadera assume ouvertement sa dictature et convoque le corps électoral dans l’illégalité totale
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président Faustin-Archange Touadéra ne se cache plus. En signant hier soir le décret de convocation du corps électoral pour les Élections du 28 décembre 2025, il vient de franchir un pas de plus dans l’installation d’une dictature assumée. Ce décret, dans sa forme comme dans son fond, constitue une violation caractérisée de toutes les normes légales qui régissent la République centrafricaine.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a qualifié cet acte de “lourde responsabilité de jeter la nation hors de toute légalité”. Il n’exagère pas. Examinons les faits.

 

L’article premier du décret présidentiel fait référence au “premier tour des Élections présidentielle, législatives, régionales et municipales”. Or, les dispositions dérogatoires adoptées par l’Assemblée nationale pour permettre l’organisation simultanée de ces quatre scrutins n’ont pas encore été promulguées. Le Conseil constitutionnel doit encore travailler sur ces textes. Comment un décret présidentiel peut-il s’appuyer sur des lois qui n’existent pas encore juridiquement ?

 

Cette aberration montre le mépris total du régime pour la hiérarchie des normes. Comme l’a si bien dit Maître Crépin Mboli-Goumba, Un décret n’est pas au-dessus d’une loi. Cette vérité élémentaire du droit semble échapper à un président qui se croit tout permis.

 

De nouvelles préfectures ont été créées, avec des circonscriptions électorales modifiées. Comment organiser des Élections législatives quand les circonscriptions ne sont pas clairement établies ? Cette improvisation institutionnelle transforme le processus électoral en loterie administrative.

 

Le matériel électoral n’est même pas commandé au moment où ce décret est pris. Comment peut-on convoquer un corps électoral pour voter dans trois mois quand on ne dispose même pas des bulletins, des urnes et du matériel nécessaire ? Cette précipitation témoigne soit d’une incompétence crasse, soit d’une volonté délibérée d’organiser une comédie électorale.

 

Le plus grave reste l’inexistence du corps électoral lui-même. Les listes électorales définitives n’ont jamais fait l’objet d’un affichage public comme l’exige le code électoral. Comment convoquer des électeurs qui n’ont pas pu vérifier leur inscription ? Cette violation fondamentale prive des centaines de milliers de Centrafricains de leur droit de vote.

 

L’ANE prétend avoir publié ces listes sur internet, dans un pays où 95% de la population n’a pas accès à cette technologie. Cette excuse grotesque ne trompe personne : il s’agit d’une stratégie délibérée d’exclusion des électeurs.

 

Maître Mboli-Goumba enfonce le clou : “Le Président de la République le sait : il n’est pas éligible. Comme tous les autres. Le Peuple Centrafricain le sait. La Communauté internationale le sait”.

 

Cette vérité dérangeante plane sur tout le processus. La nouvelle Constitution adoptée par manipulation en 2023, après le limogeage de la présidente de la Cour constitutionnelle Danièle Darlan, contient des dispositions qui rendent techniquement inéligibles tous les candidats potentiels, y compris Touadéra lui-même.

 

Rappelons que cette Constitution de 2023 est elle-même le fruit d’un coup de force. En 2022, quand Touadéra avait tenté de modifier la Constitution de 2016, la Cour constitutionnelle présidée par Danièle Darlan avait rejeté ce projet. La réaction du président ? Limoger la présidente de la Cour et la remplacer par un homme docile qui a validé une nouvelle Constitution taillée sur mesure.

 

Ce précédent montre la méthode Touadéra : quand les institutions lui résistent, il les détruit et les remplace par des nouvelles structures à sa botte. Cette pratique systématique transforme progressivement toutes les institutions de contrôle en simples chambres d’enregistrement des volontés présidentielles.

 

En outre, le code électoral exige que les ministres candidats démissionnent trois mois avant le scrutin. Nous sommes à moins de trois mois du 28 décembre et tous les ministres candidats restent en poste. Cette violation supplémentaire témoigne du sentiment d’impunité totale qui anime ce régime.

 

Ces ministres utilisent les moyens de l’État pour leur campagne électorale, créant une inégalité manifeste avec les autres candidats. Cette pratique transforme les Élections en compétition truquée dès le départ.

 

Et voilà encore, la complicité de la MINUSCA. La Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) reste étrangement passive face à ces violations. Pire, elle semble cautionner cette parodie en continuant d’appuyer techniquement un processus électoral fondamentalement vicié.

 

Cette complicité passive de l’ONU restera dans l’histoire comme une tache indélébile. Comment une mission censée soutenir la démocratie peut-elle fermer les yeux sur des violations aussi grossières des principes électoraux ?

 

Maître Mboli-Goumba lance “un vibrant appel à tous ceux qui sont soucieux de la réputation de leur pays, devenu la risée du monde, de la nécessité de se battre, les mains nues, comme jadis, pour libérer leur pays.”

 

Cet appel à la résistance citoyenne confirme le désespoir d’une opposition légale qui voit toutes les voies légales bouchées par un régime qui se moque de la loi. Quand les institutions ne fonctionnent plus, quand la justice est aux ordres, quand les Élections sont truquées d’avance, que reste-t-il au peuple sinon la résistance ?

 

En un mot, le décret de convocation du corps électoral signé par Touadéra marque un point de non-retour. En affichant aussi ouvertement son mépris des lois et des institutions, le président centrafricain assume désormais pleinement sa dérive autoritaire.

 

“Croire que le Peuple Centrafricain, qui a vécu ces 9 dernières années comme une véritable calamité acceptera les bras croisés l’inscription de la dictature dans le marbre est une erreur que les autres Présidents avaient déjà commise”, avertit Mboli-Goumba.

 

L’histoire lui donnera-t-elle raison ? Les prochaines semaines nous le diront. Mais une chose est certaine : ce décret illégal restera comme un exemple parfait d’un régime qui a choisi la dictature plutôt que la démocratie, le mensonge plutôt que la transparence, la force plutôt que le droit.

 

Que les ancêtres nous guident dans cette épreuve que le régime MCU impose au peuple centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Enquête exclusive : Loïc Ouangapou, des détournements de fonds étudiants à la mort tragique du soldat Derrick Agoma sur le front ukrainien en Russie

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Enquête exclusive : Loïc Ouangapou, des détournements de fonds étudiants à la mort tragique du soldat Derrick Agoma sur le front ukrainien en Russie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-faux-loic.jpg” data-wpel-link=”internal”>C'est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l'ambassade de la RCA en Russie
C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Moscou, une affaire d’une ampleur inédite éclabousse la communauté centrafricaine. Au cœur de l’affaire, Loïc-Junior-Fortuné Ouangapou, ancien étudiant devenu conseiller consulaire à l’ambassade de la République centrafricaine en Russie, aujourd’hui déchu, introuvable et convoqué par la justice russe. Son nom se retrouve lié à une série de manipulations, de détournements et de fraudes qui vont des fonds accordés aux étudiants par le président de la République jusqu’au recrutement clandestin d’un soldat centrafricain mort sur le front en Russie. Les documents officiels de l’ambassade, les notes de suspension et les convocations judiciaires russes  consultés par la rédaction du CNC confirment l’ampleur des faits.

 

Tout commence avec la visite du chef de l’État centrafricain Baba Kongoboro à Moscou, au cours de laquelle une enveloppe financière est remise pour soutenir les étudiants centrafricains. Cette aide, censée soulager les difficultés de jeunes vivant loin de leur pays, disparaît rapidement. Dans les couloirs de Moscou, un nom revient sans cesse : Loïc Ouangapou. Il s’autoproclame représentant des étudiants alors qu’aucun statut officiel ne prévoit une telle fonction. Ce poste fictif devient son sésame pour se rapprocher des autorités centrafricaines, notamment le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des Affaires étrangères. Il flatte, promet et distribue des illusions. En manipulant son entourage, il parvient à se faire nommer conseiller consulaire et social à l’ambassade de RCA à Moscou.

 

Mais derrière ce parcours fulgurant se cache un système opaque. Loïc Ouangapou fait croire que la Russie a réservé des dizaines de bourses pour les étudiants centrafricains. Il descend à Bangui, rencontre le ministre de l’enseignement supérieur Maghalé, et organise une pseudo-sélection de candidats, monnayant les places auprès de familles crédules qui lui versent des sommes importantes. Dans ses discours, il promet que ses contacts avec les autorités russes garantiront leur admission. La réalité est tout autre : la sélection des boursiers pour la Russie se fait uniquement via le portail officiel en ligne, sans aucune intervention manuelle. En vérité, ces promesses n’étaient qu’une arnaque.

 

Les témoignages d’étudiants recueillis par la rédaction du CNC dénoncent une opération de racket organisée avec méthode. Les preuves s’accumulent. L’ambassadeur de RCA à Moscou finit par intervenir. Dans une note officielle datée du 24 septembre, il suspend Loïc Ouangapou pour malversations, fonctionnement parallèle, usage de faux et usurpation des fonctions de l’ambassadeur. À partir de ce moment, la façade tombe : ce que beaucoup soupçonnaient devient réalité. Le conseiller consulaire n’était qu’un imposteur qui a profité de son poste pour piller et manipuler.

 

Mais l’affaire prend un tournant plus dramatique encore. Dans les archives judiciaires russes, le nom de Loïc Ouangapou apparaît lié à un dossier pénal portant le numéro 124020077702000145. Il est convoqué par le département militaire du Comité d’enquête de la Fédération de Russie. Motif : il aurait enrôlé clandestinement un jeune soldat centrafricain, Agoma-Ngamana Derrick Just Blandin, envoyé sur le front russe où il a trouvé la mort. La famille du soldat, effondrée, attend toujours des explications. Les convocations envoyées par les enquêteurs russes restent sans réponse. Loïc Ouangapou, injoignable, disparaît dans la nature.

 

Un communiqué de la justice militaire russe diffuse même un appel public, en français et en sango, demandant à toute personne connaissant Loïc Ouangapou de l’informer de sa convocation. C’est un fait rarissime qui montre clairement la gravité de l’affaire : un haut fonctionnaire consulaire d’un État étranger recherché pour répondre d’un enrôlement clandestin ayant conduit à la mort d’un citoyen centrafricain.

 

À Bangui comme à Moscou, la colère monte. La famille Ngamana exige la vérité. Elle interpelle directement Loïc Ouangapou : « Votre silence prolongé nous plonge dans l’incompréhension et alimente nos soupçons sur les circonstances de sa mort. Nous méritons de savoir la vérité». Mais l’homme reste muet. Ce mutisme est perçu comme un aveu. Pour la famille, il ne fait plus de doute qu’un jeu trouble a été mené sur le dos de Derrick Agoma, recruté illégalement et sacrifié dans une guerre qui n’était pas la sienne.

 

Les révélations de l’ambassadeur en Russie apportent une lumière crue sur ces pratiques. Dans un enregistrement audio consulté par la rédaction du CNC, il décrit comment Loïc Ouangapou a détourné le processus officiel des bourses. L’ambassadeur parle d’anarchie, de dossiers traités dans des hôtels en dehors de tout contrôle institutionnel. Il accuse ouvertement son ancien conseiller consulaire d’avoir trahi la confiance de l’État et des étudiants.

 

Ce scandale dépasse la simple fraude. Il démontre une mécanique de prédation où un individu, protégé par ses relations avec des ministres, a pu détourner des fonds publics, manipuler des étudiants et même recruter clandestinement un soldat centrafricain pour une guerre étrangère. La mort de Derrick Agoma est la conséquence tragique d’un système où la cupidité et la trahison se mêlent.

 

Aujourd’hui, le nom de Loïc Ouangapou est devenu synonyme de honte et de trahison dans la diaspora centrafricaine en Russie. Sa fuite et son silence enfoncent davantage encore son image. Pour la communauté centrafricaine, il est celui qui a transformé l’ambassade en instrument de racket, celui qui a vendu de fausses bourses, et celui qui porte la responsabilité morale de la mort d’un jeune compatriote.

 

 

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Touadera, regarde ton administration  qui vire au fiasco : le ministère de l’administration donne un faux document à Stanislas Zoumbeti  pour reconnaître son BPRDC. Pourtant, c’est une plateforme fictive sortie de sa pure folie

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Touadera, regarde ton administration  qui vire au fiasco : le ministère de l’administration donne un faux document à Stanislas Zoumbeti  pour reconnaître son BPRDC. Pourtant, c’est une plateforme fictive sortie de sa pure folie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/zoumbeti.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Stanislas Samuel Zoumbeti, PDG de la plateforme Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023, ancien membre du bureau politique du MLPC radié, ex-militant du parti MLPC
Stanislas Samuel Zoumbeti, PDG de la plateforme Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023, ancien membre du bureau Politique du MLPC radié

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un document attribué au ministère de l’Administration du territoire reconnaît officiellement une « plateforme Politique » créée par Stanislas Samuel Zoumbeti, ancien cadre du MLPC. Baptisée Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution du 30 août 2023 (BPRDC), cette structure est censée exister légalement. Mais en réalité, elle n’est que l’invention d’un homme malade mental, et qui ne dispose d’aucun parti politique sans base, et sans aucune légitimité d’ailleurs.

 

C’est la folie d’un homme malade seul face à la loi. Pourtant, la loi n°20.015 du 11 juin 2020 autorise tout citoyen à créer un parti politique, à condition de déposer statuts et règlement intérieur. Mais une plateforme n’a de sens que si plusieurs partis déjà agréés s’unissent. C’est ainsi que sont nées des coalitions comme la COD-2020 ou le BRDC. Or, Stanislas Samuel Zoumbeti  n’a ni parti, ni mandat, ni statut de chef politique. Il s’est contenté d’envoyer une demande en son nom propre, comme si un individu pouvait incarner à lui seul une coalition.

 

Et finalement, le ministère de l’administration du territoire devient de facto complice de la folie de Stanislas Samuel Zoumbeti. Au lieu de rejeter cette imposture, le ministère de l’Administration du territoire a signé un document lui donnant valeur officielle. On y lit noir sur blanc que le « BPRDC » est reconnu en République centrafricaine. C’est une faute grave. L’administration, censée être gardienne de la loi, s’abaisse à fabriquer des faux pour servir des calculs politiciens. Un ministère transformé en machine à entériner les caprices d’un ancien militant en rupture avec son parti d’origine.

 

C’est vraiment une maladie politique incurable. En effet, cette dérive fait penser à une maladie incurable  comme le sida qui attaque le cerveau et provoque des agitations incontrôlées. Ces sidéens du        MLPC, qui croient qu’ils vont finir bientôt, se tournent sans cesse à gauche puis à droite  pour agiter sans logique, incapable de distinguer le légal du fictif. On dirait que ces malades mentaux sont prêts à tout, même à vendre leur âme pour des miettes.

 

Il faut d’ailleurs comprendre que cette plateforme n’existe tout simplement pas. Le Bloc des Partis Républicains pour la Défense de la Constitution n’existe pas en droit. Il n’est que le produit de l’imagination de Stanislas Zoumbeti et de la complaisance d’un ministère qui trahit sa mission. Derrière cette comédie administrative, une vérité saute aux yeux : ceux qui gouvernent aujourd’hui ignorent volontairement la loi, et se comportent comme des malades refusant de reconnaître leur propre déchéance.

 

Pour aller un peu plus loin dans sa folie sidéenne, Stanislas Samuel Zoumbeti  accuse le BRDC de pratiquer « l’obscurantisme béant » et de mener des débats « hors délai » sur la Constitution. Mais qui est-il pour donner des leçons ? Un citoyen lambda qui s’autoproclame porte-parole d’un bloc inexistant. La loi centrafricaine de 2020 est pourtant sans ambiguïté : tout citoyen peut créer un parti politique, mais une plateforme ne peut naître que de l’alliance de plusieurs partis déjà agréés. En se déclarant chef d’un regroupement fantôme, Zoumbeti bafoue non seulement la logique, mais aussi la loi.

 

En plus de cela, Stanislas Samuel Zoumbeti  se félicite de la renonciation d’Anicet Georges Dologuelé à sa nationalité française, qu’il présente comme une reconnaissance implicite de la Constitution du 30 août. Un raccourci intellectuel qui en dit long sur la fragilité de son argumentaire. Un homme qui renonce à une nationalité pour des raisons électorales ne valide pas pour autant un texte constitutionnel. Mais quand on manque d’arguments solides, on s’accroche à ce qu’on peut.

 

Cette démarche montre clairement une stratégie d’ailleurs bien connue du régime : multiplier les fausses structures pour noyer le débat. Pendant qu’un MLPC reconverti agite son bloc fictif, les vraies questions restent sans réponse. Où sont les partis qui composent ce BPRDC ? Qui sont leurs responsables ? Combien de militants comptent-ils ? Le silence qui suit ces questions simples dit tout de la supercherie.

 

Le BRDC, qu’on l’approuve ou non, rassemble de vrais partis politiques avec des leaders identifiés et des militants sur le terrain. Stanislas Samuel Zoumbeti , lui, ne rassemble que du vent. Son BPRDC n’est qu’une réponse désespérée, un montage administratif pour contrer un adversaire politique gênant. Mais une copie reste une copie : sans substance, sans poids, sans avenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!

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Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Diaspora centrafricaine : écoutez ce que l’ex-escroc Maxime Balalou dit sur vous. Le Kitandaire vous insulte!
Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain, a encore franchi un cap dans l’arrogance. Le 8 septembre 2025, il a traité la Diaspora centrafricaine  de “championne des insultes”, comme si ses compatriotes à l’étranger étaient responsables de tous les maux du pays. Pourtant, c’est bien lui, l’ex-détenu aux multiples casseroles judiciaires, qui incarne tout ce qui pourrit la Centrafrique : corruption, impunité et mépris du peuple.

 

Pourtant, son parcours lui parle déjà : après avoir longuement escroqué les gens, après avoir séjourné au cachot, il a été propulsé au gouvernement grâce à des connexions obscures, malgré son parcours rempli des actes criminels.

 

Quand il accuse la Diaspora centrafricaine  de ne pas investir, de ne faire que des “commentaires” et des “insultes”, il oublie un détail : c’est son gouvernement qui n’a jamais créé les conditions pour attirer les Centrafricains de l’extérieur. Aucune politique d’incitation, aucun fonds dédié, aucune sécurité juridique. Rien. Juste des discours creux et des attaques contre la Diaspora centrafricaine , contre ceux qui osent critiquer. Il demande même, avec un culot monstrueux : “Est-ce qu’il existe une organisation crédible de la Diaspora centrafricaine  ?” Comme si c’était à la diaspora de prouver sa légitimité, et non à son gouvernement de lui tendre la main.

 

Maxime Balalou est un maître dans l’art de la diversion. Plutôt que de répondre aux accusations de blanchiment liées aux crypto-monnaies, plutôt que d’expliquer où sont passés les milliards du RCPCA détournés, il préfère s’en prendre à ceux qui, malgré tout, continuent de croire en leur pays. Il persécute les journalistes, comme Aimé Christian Ndotah, qu’il traite de “charognard numérique” pour avoir osé dénoncer les dérives du régime. Il organise des conférences de presse où il multiplie les attaques, les mensonges et les théories conspirationnistes, comme si le peuple centrafricain était trop stupide pour voir la réalité en face.

 

Son mépris est d’autant plus insupportable qu’il connaît la valeur de l’argent et des opportunités : lui qui, après sa sortie de prison, a su se servir du système pour s’enrichir et se maintenir au pouvoir. Depuis 2016, il enchaîne les postes ministériels sans jamais rendre de comptes, comme si la Centrafrique lui appartenait. Aujourd’hui, il se croit tout permis : insulter, mentir, et jouer les victimes quand on lui rappelle d’où il vient.

 

La Diaspora centrafricaine  n’est pas responsable de l’échec de la Centrafrique. Elle n’est pas responsable des détournements, de la corruption, ni de l’absence de vision de ce gouvernement. Balalou, lui, en est l’un des exemples les plus criants. Un ancien détenu devenu ministre, qui préfère cracher sur ceux qui pourraient sauver le pays plutôt que de faire son travail. Un homme qui, au lieu de construire, divise. Qui, au lieu de proposer, insulte. Qui, au lieu de servir, vole.

 

La question n’est pas de savoir si la diaspora fera plus pour la Centrafrique. La question est de savoir jusqu’à quand des hommes comme Maxime Balalou continueront à la diriger vers le chaos.

 

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Un pro-russe, Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse fracasse la langue française

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Un pro-russe, Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse fracasse la langue française

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale-450×302.jpg” alt=”Un pro-russe, Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse fracasse la langue française” width=”450″ height=”302″ />
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Héritier Doneng Wanzoumon, ministre centrafricain de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique, a signé  le 27 mai 2025 un arrêté qui fait mal aux yeux. Ce document d’une seule page contient plus de 30 erreurs de français. Pour un ministre en charge de l’éducation civique, c’est un double zéro.

 

Le constat est sans appel : ce ministre écrit comme un écolier de primaire. “Arrête” au lieu d’”arrêté”, “palements” au lieu de “paiements”, “comment suit” au lieu de “comme suit”, les bases du français lui échappent totalement. Mais le plus grave, c’est que personne autour de lui n’a corrigé ces erreurs. Dans son ministère, les services qui auraient dû relire ce document avant publication ont le même niveau de formation déplorable. Résultat : un texte officiel qui ressemble à une dictée d’école primaire totalement ratée.

 

Pour mesurer l’ampleur du désastre, regardons de près ces erreurs monumentales. “Arrête” écrit partout au lieu d’”arrêté”, “palements” au lieu de “paiements”, “alimentetle” – un mot qui n’existe nulle part, “communique” et “publie” sans accents, “reparties” au lieu de “réparties”. Les fautes de grammaire suivent : “Délégation de Pourvoir” au lieu de “Délégation de Pouvoir”, “tarification application” au lieu de “tarification d’application”, “conformément à durée” au lieu de “conformément à la durée”, “partout ou besoin” au lieu de “partout où besoin”. Le ministre met aussi des majuscules partout : “Administratifs”, “Technique”, “Objectifs”. On dirait qu’il découvre les majuscules et qu’il s’amuse avec.

 

Cette accumulation d’erreurs montre l’effondrement du niveau de formation dans l’administration centrafricaine. Quand le ministre lui-même écrit comme un enfant de 8 ans, que peut-on attendre de ses services ? Le plus choquant, c’est l’absence totale de contrôle qualité. Normalement, un secrétaire tape le document, un chef de service le relit, un directeur le valide. Ici, tout le monde a validé un texte bourré de fautes. Soit ils ont tous le même niveau catastrophique, soit ils s’en fichent complètement.

 

L’ironie atteint son comble quand on réalise qu’un homme qui écrit “palements” et “alimentetle” dirige le ministère chargé de l’éducation civique des jeunes Centrafricains. Comment peut-il prétendre former la jeunesse quand il ne maîtrise pas le français de base ? Son niveau scolaire est si faible qu’il écrit comme un élève de CP. Mais même à ce niveau-là, des gens payés pour travailler dans son ministère auraient dû corriger ces erreurs monumentales.

 

Face à cette situation grotesque, la réaction de l’administration rend les choses encore plus révoltantes. Quand des citoyens font remarquer ces erreurs grossières, on leur répond : “C’est légal, c’est valide, c’est comme ça“. Cette attitude montre que l’administration centrafricaine assume totalement son incompétence. Elle refuse de reconnaître ses erreurs et se cache derrière un pseudo-légalisme pour justifier sa médiocrité.

 

Au final, un document officiel truffé de fautes, c’est du mépris pur et simple envers les citoyens. C’est dire : “Vous ne valez pas la peine qu’on fasse correctement notre travail“.

 

Le niveau est si bas que c’est devenu risible. Un ministre qui écrit “alimentetle” et signe “Rodelp nheur” (au lieu de Rodolphe) n’a rien à faire dans un gouvernement. Les citoyens centrafricains doivent exiger le départ de ces incompétents qui salissent l’image de leur pays.

 

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Bangui : Le directeur du DDR Abdoulaye Déya violemment agressé par ses anciens complices et se trouve dans un état critique

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Bangui : Le directeur du DDR Abdoulaye Déya violemment agressé par ses anciens complices et se trouve dans un état critique

 

Abdoulaye Déya, Directeur du DDRR au ministère du DDRR
Abdoulaye Déya, Directeur du DDRR au ministère du DDRR

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Abdoulaye Déya, frère du ministre délégué au DDR et directeur de cette institution, a été sauvagement tabassé par ses anciens associés au quartier PK5 pour des raisons qui demeurent toujours obscures.

 

Une agression particulièrement violente a touché le quartier PK5 de Bangui, plus précisément dans la zone de Koudoukou, où Abdoulaye Déa, directeur du Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), a été sauvagement tabassé par un groupe d’individus bien identifiés. Cette attaque, qui a laissé la victime dans un état critique, découvre au passage les liens troubles entre certains soi-disant responsables et les milieux criminels de la capitale Bangui.

 

Abdoulaye Déya n’est pas un inconnu dans les cercles du régime actuel. Il est le frère cadet d’Albert Thoumou Déya, ministre délégué chargé du DDR dans le gouvernement actuel du premier ministre Félix Moloua. Cette relation familiale lui a ouvert les portes d’un poste ministériel qu’il occupe actuellement : la direction du DDR, institution chargée de la réintégration des anciens combattants.

 

L’incident s’est produit la semaine dernière dans un contexte qui en dit long sur le mode de vie du directeur du DDR. Abdoulaye Déya fréquentait régulièrement depuis des années un établissement du quartier Koudoukou où il avait l’habitude de fumer la chicha avec un groupe d’amis. Ces séances de consommation de narguilé, pratique courante dans certains milieux de la capitale, rassemblaient un groupe de personnes qui se connaissaient bien et entretenaient des relations de longue date.

 

Mais cette familiarité s’est soudain transformée en violence. Pour des raisons encore floues, les compagnons habituels d’Abdoulaye Déya l’ont accusé de trahison. Les détails de cette accusation restent mystérieux, mais elle a suffi à déclencher une agression d’une rare violence. Quatre à cinq individus se sont acharnés sur le directeur du DDR, le rouant de coups jusqu’à le laisser dans un état critique.

 

La victime souffre actuellement de blessures graves qui nécessitent des soins médicaux importants. L’ampleur des violences subies témoigne de la rage de ses agresseurs et de la gravité du différend qui les opposait. Cette agression entre anciens complices dévoile un aspect méconnu de la personnalité et des fréquentations du directeur du DDR.

 

Les tentatives d’enquête menées par la rédaction du CNC depuis trois jours se heurtent à la loi du silence qui règne dans le quartier Koudoukou. Cette zone de Bangui, également connue sous le nom de KM5 (Kilomètre 5), est réputée pour abriter des éléments peu recommandables qui vivent selon leurs propres codes. L’omerta qui caractérise ce milieu rend difficile l’obtention d’informations précises sur les circonstances exactes de l’agression.

 

Le profil d’Abdoulaye Déya lui-même pose des questions sur les critères de nomination aux postes de responsabilité dans l’administration centrafricaine. Selon plusieurs sources, le directeur du DDR ne serait pas étranger aux activités criminelles du quartier de la capitale. Son passé semble entaché par des accusations de participation à des troubles intercommunautaires qui ont secoué plusieurs localités centrafricaines du nord-Est du pays.

 

Ces accusations font notamment référence aux violents conflits intercommunautaires de 2020 qui ont opposé différents groupes ethniques, notamment les Kara, Rounga, Goula et Sara. Selon certaines versions, Abdoulaye Déa aurait joué un rôle dans le déclenchement de ces affrontements avant de fuir la région de Birao pour se réfugier à Bangui.

 

Une fois arrivé dans la capitale, il aurait poursuivi ses activités douteuses dans le quartier PK5, zone connue pour ses trafics en tout genre. Sa nomination au poste de directeur du DDR, obtenue grâce à l’influence de son frère ministre, ne l’aurait donc pas détourné de ses anciens réseaux ni de ses pratiques antérieures.

 

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Zemio : un convoi de la MINUSCA totalement dépouillé par des bandits armés

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Zemio : un convoi de la Minusca totalement dépouillé par des bandits armés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/convoi-des-vehicule-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Convoi des camions de la Minusca vers Zemio
Convoi des camions de la Minusca vers Zemio

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 28 septembre, à 73 kilomètres de Zemio, un convoi de la MINUSCA composé de camions-citernes, escorté par deux blindés et une quinzaine de Casques bleus armés, a été stoppé et dépouillé par un petit groupe de sept hommes armés.

 

Les faits se sont déroulés sur l’axe routier menant à Zemio. Le convoi de la mission onusienne, pourtant doté d’une escorte renforcée, n’a opposé aucune résistance lorsqu’un groupe des bandits armés composés seulement des sept individus a procédé à son interception.

 

Ces malfaiteurs, identifiés comme des jeunes miliciens Azandés, n’étaient pas lourdement équipés. Ils portaient des sandales et disposaient seulement de trois fusils d’assaut et de quatre fusils de chasse de type calibre 12. Malgré cette légèreté apparente, ils ont contraint les Casques bleus à rester passifs durant tout le déroulement de l’opération.

 

Le convoi a été entièrement fouillé et dépouillé. Les assaillants sont repartis avec 800 000 francs CFA, les téléphones ainsi que plusieurs effets personnels appartenant aux Casques bleus. Aucun coup de feu n’a été tiré, aucun affrontement n’a eu lieu.

 

Selon les témoins, les soldats onusiens, restés dans leurs véhicules blindés et camions d’escorte, ont assisté impuissants au pillage sans tenter la moindre réaction. Ce comportement provoque de vives critiques sur la capacité de la MINUSCA à assurer sa propre sécurité, et à plus forte raison celle des populations civiles qu’elle est censée protéger.

 

Au-delà de cet incident, la situation sécuritaire sur l’axe Zemio Mboki, Zemio Bangassou reste très inquiétante. Les routes reliant Zemio à Bangui via Bangassou sont infestées de groupes armés. Des miliciens Azandés y multiplient les barrages et bloquent la circulation. En outre, la semaine dernière, deux véhicules civils de transport ont été incendiés par des miliciens Azandé sur cet axe routier, contraignant leurs équipages à rebrousser chemin jusqu’à Abo.

 

Cet aventure vient accentuer le sentiment d’insécurité qui règne autour de Zemio. Pour les habitants comme pour les voyageurs, se déplacer sur ces routes est devenu un risque majeur. La passivité de la MINUSCA face à ces attaques ne fait qu’amplifier les critiques sur son efficacité en République centrafricaine. Pour beaucoup, la mission onusienne ne parvient plus à inspirer confiance et son rôle de protection des civils reste largement contesté.

 

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Les mercenaires de Touadéra organisent un congrès fictif du MLPC et désigne un SDF, Josephat Tagoto pour diriger leur mouvement

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Les mercenaires de Touadéra organisent un congrès fictif du MLPC et désigne un SDF, Josephat Tagoto pour diriger leur mouvement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou-450×338.jpg” alt=”Les mercenaires de Touadéra organisent un congrès fictif du MLPC et désigne un SDF, Josephat Tagoto pour diriger leur mouvement” width=”450″ height=”338″ />
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Une assemblée fantoche, réunissant des dissidents du MLPC et des militants du parti au pouvoir le 5 septembre, tente de créer la confusion autour du nom du véritable parti d’opposition, le MLPC, dirigé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé.

 

Les manœuvres de déstabilisation se poursuivent contre le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain. Un groupe de cinq dissidents, agissant sous l’influence du président Touadéra, a organisé une parodie de congrès dans les locaux de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) à Bangui, le 5 septembre. Cette assemblée, baptisée « congrès extraordinaire », manquait de toute légitimité légale, de la participation de militants authentiques et de l’aval de conseillers politiques légitimes. Elle avait pour dessein de forger un « MLPC miroir » dans l’intention de tromper l’opinion publique et la communauté internationale.

 

L’objectif de cette opération reste transparent : établir une structure parallèle portant le même nom que le parti historique dirigé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé. Cette stratégie permettrait au pouvoir de neutraliser l’influence électorale du véritable MLPC en créant une formation concurrente sous contrôle gouvernemental.

 

Les participants à cette assemblée fictive se limitaient à une poignée d’individus, estimée entre cinq et six personnes militantes du MLPC. Tous les autres personnes sont des cœurs unis. Cette poignée des militants se sont auto-invités dans une salle pour tenir des discussions sans aucune légitimité représentative. Parmi les figures présentes, on note la participation de Josephat Tagoto, Gérard Déganandji et Chantal Gabriel Édouard Koyambounou, présentés comme dirigeants de cette structure parallèle.

 

La manipulation organisée depuis l’étranger ajoute une dimension particulière à cette affaire. Depuis son lit d’hôpital au Maroc, l’ancien cadre du parti, Jackson Mazette  aurait coordonné les actions de ses relais à Bangui. Plusieurs témoins rapportent que certains participants comme Gérard Déganandji commencent à prendre leurs distances face à l’illégalité de la démarche.

 

Un militant du MLPC authentique a exprimé son indignation face à cette instrumentalisation. Il dénonce l’insulte faite à la mémoire de son père, ancien militant décédé dans les rangs du parti, ainsi qu’à celle de sa mère, également engagée jusqu’à sa mort. Cette manipulation constitue selon lui une trahison des valeurs défendues par les fondateurs du mouvement.

 

Cette assemblée factice a abouti à la désignation de monsieur Josephat Tagoto, dont le profil soulève de nombreuses interrogations. L’homme, choisi pour diriger cette structure parallèle, n’a aucun domicile fixe au monde. “C’est un SDF, un sans domicile fixe”, a confié un de ses proches sous couvert d’anonymat à la rédaction.

 

« C’est un homme irresponsable avec un niveau d’instruction limité, il a dû arrêter ses études au collège si je ne me trompe pas. C’est un père sans foyer, car il a abandonné ses enfants. Avec une telle posture, comment pourrait-il diriger ce mouvement si la justice ne met pas un frein à leur élan ? », a-t-il ajouté

 

Les véritables cadres du MLPC dénoncent cette comédie pathétique comme une insulte à la mémoire des combattants de la démocratie centrafricaine. Des personnalités comme Hugues Dobozéndji, Luc Dondon, Jean-Luc Mandaba qui ont sacrifié leur vie pour l’avancement démocratique du pays, voient leur héritage bafoué par ces manœuvres opportunistes.

 

Cette tentative de création d’une opposition artificielle comme UFDO s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir les forces d’opposition authentiques réunie au sein du BRDC. Le pouvoir cherche à multiplier les structures concurrentes pour diluer l’influence des partis historiques et maintenir son hégémonie politique.

 

Les observateurs de la scène politique centrafricaine soulignent le caractère inédit de cette situation. Jamais dans l’histoire du pays des militants d’un parti n’avaient organisé une telle opération de sabotage contre leur propre formation politique. Cette démarche témoigne de la dégradation du climat politique national et des méthodes employées pour neutraliser l’opposition.

 

Le MLPC authentique maintient sa position et refuse de cautionner cette instrumentalisation. Ses dirigeants appellent les militants à rester vigilants face à ces tentatives de confusion et à préserver l’intégrité du mouvement fondé sur des décennies de lutte politique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ndélé : le fugitif Mahamat Hassan qui a poignardé mortellement son épouse avant de fuir, a finalement été rattrapé

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Ndélé : le fugitif Mahamat Hassan qui a poignardé mortellement son épouse avant de fuir, a finalement été rattrapé

 

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Le conducteur de taxi-moto suspectée d’avoir tué son épouse en arme blanche à Ndélé et a pris fuite

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un conducteur de taxi-moto, Mahamat Hassan,  a tué sa femme au couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sara de Ndélé. Après deux jours de cavale, il a été retrouvé par les forces de l’ordre dans un village voisin.

 

La ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été frappée par un nouveau féminicide dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025. Mahamat Hassan, jeune conducteur de taxi-moto, a poignardé mortellement 3 fois son épouse au quartier Sara avant de prendre la fuite.

 

Le drame s’est produit au domicile du couple. Une dispute conjugale a dégénéré lorsque Mahamat Hassan a saisi un couteau pour porter plusieurs coups à son épouse. La victime est morte sur place, laissant le voisinage sous le choc.

 

Après son geste, l’homme a fermé la porte du domicile pour retarder la découverte du crime, puis a abandonné sa moto et s’est enfui. Le dimanche matin, les voisins, inquiets de ne pas voir le couple sortir comme d’habitude, ont forcé la porte et découvert le corps ensanglanté de la jeune femme. Les autorités ont immédiatement été alertées.

 

Les gendarmes et le médecin de l’hôpital de Ndélé sont intervenus pour constater le décès et transférer le corps à l’hôpital. Les recherches pour retrouver le fugitif ont été lancées dès le dimanche.

 

Ces investigations ont abouti lundi 29 septembre. Mahamat Hassan a été rattrapé au village de Djamassinda, situé à 25 kilomètres de Ndélé. Il est actuellement détenu à la gendarmerie de Ndélé, où il devra répondre de ses actes.

 

Rappelons que ce drame s’ajoute à la longue série de violences conjugales qui endeuillent la République centrafricaine. Le quartier Sarah de Ndélé restera marqué par cette tragédie qui a coûté la vie à une jeune femme et bouleversé une communauté entière.

 

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La fracture politique s’aggrave entre Touadéra et l’opposition

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La fracture politique s’aggrave entre Touadéra et l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Seance-photo-du-president-Touadera-en-Coree-du-Sud.jpg” data-wpel-link=”internal”>La fracture politique s'aggrave entre Touadéra et l'opposition
Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Le leader du BRDC dénonce vigoureusement l’attitude du président et sa stratégie de maintien au pouvoir.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans une déclaration faite sur la radio Ndékè Luka, Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a livré une analyse cinglante de la situation politique centrafricaine. Le juriste accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra et son Mouvement Cœurs Unis d’adopter une posture hautaine qui divise profondément le pays.

 

La Constitution de 2023, adoptée par référendum controversé, cristallise cette opposition. Mboli-Goumba la considère comme illégitime, fruit d’un “coup de force” qui permet au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Pour le BRDC, seule la Constitution de 2016 conserve sa validité juridique. Cette position place l’organisation dans une opposition totale au cadre institutionnel actuel.

 

L’avocat fustige particulièrement les déclarations du congrès du MCU, où des Centrafricains auraient été “vilipendés”. Il y voit l’expression d’une arrogance qui aggrave les fractures sociales dans un pays meurtri par des années de crise. Cette attitude contraste avec l’ampleur des défis non résolus : absence d’électricité, pénurie d’eau potable, chômage massif, insécurité permanente et délabrement des infrastructures.

 

Après une décennie au pouvoir, Touadéra aurait dû, selon Mboli-Goumba, reconnaître ses échecs et céder la place. Le bilan présenté par le leader de l’opposition est sans appel : “dix ans de rien” avec des “conséquences sur des vies humaines”. Cette évaluation tranche avec le discours officiel du pouvoir sur ses réalisations.

 

La nouvelle Constitution pose également des questions d’égalité citoyenne. Mboli-Goumba dénonce la création de “deux catégories de citoyens”, une discrimination qui menace l’unité nationale. Il accuse ce texte de favoriser “les fausses élites” et ceux qui portent, selon ses termes, “le sang de tant de nos compatriotes”.

 

Le BRDC se présente comme le gardien des valeurs républicaines face à un pouvoir accusé d’exclusion et d’impunité. Cette opposition radicale dessine les contours d’un affrontement politique majeur, où deux visions de la République centrafricaine s’opposent frontalement.

 

L’intervention de Mboli-Goumba révèle l’ampleur de la césure politique qui traverse la République centrafricaine. Entre un pouvoir déterminé à se maintenir et une opposition qui conteste sa légitimité, le dialogue semble rompu, compromettant les perspectives d’apaisement dans un pays qui aspire à la stabilité.

 

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Centrafrique : des coupeurs de route armés braquent des commerçants sur l’axe Ngarba- Akrossoulbak

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des coupeurs de route armés braquent des commerçants sur l’axe Ngarba- Akrossoulbak

 

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Image d’illustration d’un sergent-chef des Forces Armées Centrafricaines capturé par les rebelles lors de l’attaque de leur position à Ngarba , dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le 8 octobre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À 120 kilomètres de Ndélé, des bandits armés ont attaqué le 28 septembre plusieurs commerçants circulant sur des motos entre Akrossoulbak et Ngarba.

 

Environ Seize hommes armés de fusils d’assaut AK-47 ont intercepté, dans la matinée, des civils empruntant la route reliant Akrossoulbak à Ngarba. Les assaillants, présentés par les témoins comme des coupeurs de route, ont ciblé des jeunes commerçants à moto qui transportaient du poisson destiné à la revente.

 

Les victimes ont été dépouillées totalement de leurs marchandises et de leurs biens personnels. Ce type d’attaque est devenu malheureusement récurrent sur cet axe, transformant les trajets commerciaux en véritable parcours à risque pour les habitants de la région nord du pays.

 

Les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont pourtant stationnées à Akrossoulbak, mais leur absence de moyens de déplacement les empêche d’intervenir efficacement contre ces bandes armées qui se déplacent librement sur les routes.

 

Pour les commerçants, notamment les jeunes qui dépendent de ce petit commerce pour survivre, la menace des coupeurs de route sur cet axe routier vital constitue une insécurité permanente. L’axe Akrossoulbak–Ngarba, vital pour les échanges locaux, est désormais marqué par la peur et la violence de ces attaques répétées.

 

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